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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 30 octobre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-10-30, Collections de BAnQ.

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Volume XXI — No 252 Abonnements par la poste?Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS! Directeur: HENRI BOURASSA Montréal, jeudi 30 octobre 1930 TROIS S OU S LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant : .HArbour 4897 Un tremblement de terre secoue la côte de l'Adriatique Optimistes en 1928, pessimistes en 1929 A Toronto, hier, deux courtiers accusés d’avoir fraudé leurs cdients ont reçu leur condamnation; l’un et l’autre om dû payer une amende de $250,000 moyennant quoi ils échapperont à la prison dans l’Ontario.Un tribunal de Calgary, saisi de leur cas parce qu’ils ont aussi fait des opérations analogues dans l’Alberta, les a déjà, lui, condamnés à $250,000 d’amende et à 5 mois de prison.Le procureur général de l'Alberta en appelle de cet arrêt, pour ce qui a trait à leur incarcération, trouvant que le tribunal a été là-dessus outre mesure indulgent.A Montréal, la semaine dernière, trois courtiers en mines ont été condamnés, les deux premiers à chacun cinq ans de prison et le troisième à deux ans, ayant élé trouvés coupables •d’avoir, eux aussi, fait sciemment des opérations de bourse illicites, au détriment de leur clientèle.D’autres prétendus financiers qui passaient, il y a un peu plus d’un an, pour connaître à fond les secrets de la bourse et faisaient grand train ont déjà comparu, depuis janvier dernier, devant des jurés qui les ont trouvés coupables, eux aussi, et des juges qui les ont condamnés.“C’est bien bon pour eux, c’est tout ce qu’ils n’ont pas vole , dit un public simpliste.En effet, la peine ne paraît pas outre mesure sévère; et l’on est porté à croire, en voyant le nombre de gens ruinés à la bourse pour avoir accepté les mauvais conseils de certains aventuriers et de maints boursicoteurs, qu’il reste en liberté des hommes dont les actes ressemblent, eux aussi, singulièrement à de l’escroquerie.Pour s’être tenus dans les strictes frontières de la légalité, ces gens ont échappé à des démêlés avec la justice, à des séjours plus ou moins longs en prison; mais sont-ils moins coupables, au fond, que les rares individus déjà pincés et traités comme il importait qu’ils le fussent?A cause d’eux, de leurs conseils, des milliers de gens, imprudents, il est vrai, et qui les ont crus, ont perdu leur avoir, d’aucuns se sont suicidés, — on en rapporte deux cas cette semaine même dans les dépêches de l’extérieur; et combien d’autres que le public ignore! Des économistes disent froidement; “Nous sommes entrés dans une ère de liquidation.” Des banquiers ajoutent: “Les gens ont été trop crédules.” Des manieurs de l’épargne affirment dans leurs conférences ici.là et ailleurs: “Après l’inflation, la déflation.Tout se paie.” Et la masse pense: “Quand cela va-t-il finir?” tandis que la justice sévit, sur le tard, et que des optimistes de carrière commencent à lancer de nouveaux pronostics de prospérité prochaine.Liquidation, crédulité, imprudence, déflation, il y a de tout ;ela.La crise bat à peine son plein et déjà des charlatans, sous prétexte de rassurer le public, lui montrent des mirages qu’ils voudraient lui faire prendre pour la réalité.La race des vendeurs de parts de mines fictives, des placiers en entreprises hasardeuses.des rabatteurs de l’épargne populaire n'est pas morte.Elle s’est terrée quelques mois, mais elle sort de l’obscurité, elle recommence scs démarches, sachant qu’il reste à des milliers de gens quelque argent liquide, s’il s’en est beaucoup perdu, et que la crédulité et l’appât de grands profits travaillent encore maintes intelligences toujours plus ou moins rétives à la voix du sens commun.Ce qui n’est pas moins intéressant que de voir remuer et s’agiter ce inonde, c’est d’entendre ou de lire les discours d’hommes qui, pendant des mois, à venir à octobre 1929, ont prêché et pratiqué avec l'argent des autres un optimisme fou, et qui, maintenant, voudraient qu’on les tirât des fondrières où ils se sont jetés en aveugles, malgré les mises en garde de banquiers, d’économistes et d’observateurs qui n’avaient perdu ni la tête ni le bon sens, —• car il en est resté.Dieu merci, et c’est à ceux-là que tout un public doit de n’avoir pas été lui-même dépouillé à fond.Ces mêmes optimistes fous de 1928 et de 1929, pour lesquels toutes les valeurs n’étaient jamais assez élevées, malgré leurs capacités de gains et leurs perspectives d’avenir déjà dix fois escomptées, ce sont les pessimistes de ces mois-ci.Les uns pérorent en public, disant que le prix des articles de consommation est trop bas; d’autres, que le Federal Reserve Board américain devrait enrayer au plus ôt la déflation, même s’il fallait y employer un demi-milliard; d’aucuns ne parlent rien moins que de la nécessité de remanier de fond en comble notre régime économique et notre système de crédit.maintenant qu’ils ont faussé le premier et abusé du second, au détriment de l’épargne populaire confiée à leurs maisons, vu leur prétendu génie financier qui devait la mettre en valeur et, pour employer un des termes de leur jargon, Ta dévalorisée, dépréciée, sinon dissipée en partie, ila plaçant comme ils n’eussent pas dû la placer, si le bon sens eût guidé leurs opérations et non pas le désir de s’enrichir davantage avec l’argent d’autrui.Des scandales ont éclaté, d’autres peut-être éclateront.Avant-hier, c’était celui de cette compagnie qui, de la réserve appartenant au vrai à ses actionnaires, a perdu cinq millions de dollars, — on dit même six millions, — dans des spéculations osées menées au nez d’un bureau de direction ayant pour le moins manqué de vigilance; car à qui fera-t-on croire que pendant un an deux administrateurs auraient pu jouer avec pareille somme sans éveiller l’attention d’un conseil qui eût suivi son affaire mois par mois?Demain, qui sait si ce n'en sera pas un, deux, cinq autres, et qui compromettront l’équilibre financier de grandes entreprises où le peuple a placé de son argent?Peut-être, il est vrai, cela s’éfouf-fera-t-il, dans la coulisse.— comme s’est perdu le premier scandale,—sous prétexte qu’il ne faut pas outre mesure alarmer les gens, risquer de causer de nouvelles paniques.On s’étonne qu’il arrive en France des affaires Humbert, des affaires Hanau, des escroqueries comme celle de la Gazelle du Franc, et en Angleterre des machinations comme celle du banquier Hatry déclanchée l’automne dernier à Londres.Si nous regardions chez nous, si nous voyions clair, si la justice pouvait informer à fond, des optimistes de l’an dernier qui sont cette année des pessimistes auraient à donner de difficiles explications.Georges PELLETIER l’achialltg Pour Ici petits Je cvellle dan» une ricenle cour terle du docteur Jante» W.Barton, le» réflexion» tulvanle»: •'Quand }e songe à mon temps d'écolier où fêtai» tenu de rester les beat croisés ou derrière le dos pendant que le professsur expliquait les leçons.Je m’étonne sou- vent de ce qu’il n’y ait pas eu plus de révoltes parmi mes condisciples."Se tenir quinze à vingt minutes dans la même position, c'était peut-être excellent pour apprendre à se contraindre, mats cela p’avait aucun sens commun et n'étatl pas une bonne formation du point de vue santé."Je ne suggère peu de laisser les enfants prendre une attitude indolente et débraillée et d'appuyer leur tête sur leurs mains, mais de contraindre les enfants à rester pendant des minutes dans la même position, cela ne valait rien de bon pour leur développement mental et physique.- ‘‘Car après tout les enfants sont comme tes autres petits animaux, ils aiment à se remuer, à tourner la tête, à examiner ce qu’il y a autour d’eux, à chanter, à chahuter, à s’étirer, etc.Je crois que l'on devrait permettre aux bambins, entre 7 cf 10 ans, de bouger ou de s’étirer à peu près toutes les dix minutes.On pourrait obtenir cela en les faisant quitter leur pupitre et accomplir deux fois le tour de la classe au pas gymnastique.H est possible que ce genre d’exercice trop tapageur dérange tes classes voisines, en quel cas il n’est que de tes faire tenir debout dans les allées et de commander des exercices de flexion.Cela changerait leur sang de place, le ferait passer de leur cerveau à leurs membres et donnerait satisfaction à cette bougeotte qui est de leur âge."Ce genre de diversion est d’autant plus nécessaire que désormais la plupart des cours scolaires ne donnent pas aux enfants cet espace de 100 pieds carrés dont chacun a besoin."Par ailleurs, pendant la récréation et après la classe, les enfants qui jouent le plus sont ceux qui en ont le moins besoin.Ceux qui en ont un besoin réel font cercle pour voir jouer les autres."Bon nombre d'instituteurs organisent des jeux de groupe auxquels tous les élèves prennent part parce qu’il n'esf pas besoin d'un haut degré d'habileté.Mais cependant cela n’est pas générai dans te pays." On a pour ceux qui nous donnent raison une admiration irrésistible.Il y a quelque temps, ici même, je parlais de ta nécessité d’organiser les jeux collectifs à propos d’un concours de jeux dans un collège.On voit que tes autorités en hygiène ne sont pas d’un sentiment différent.Il est important que tes enfants prennent de l'exercice au grand air et on doit avoir soin d’y contraindre doucement ceux qui ne veulent pas jouer pan e qu’ils sont gauches et timides.L'un ne va guère sans l’autre.Sans cela leur santé générale ne sera pas bonne et ifs se ressentiront tonie leur vie d’une formation physique incom’ plète et négligée.Sans doute, tous tes éducateurs ne seront pas de l’avis du docteur Barton.Il en est encore qui exigent une tenue rigide, à la prussienne, d’élèves de six ou sept ans.Cette formation peut aimlr des avantages; mais il nous semble que s’il est un domaine où l'on doive observer une.gradation méticuleuse, c’est bien dans la formation des enfants.On doit tenir compte de.leur âge.Est modus in rebus.Il serait injuste de demander la même rigueur dans la tenue à un enfant de sept ans et à un enfant de quinze.On pourrait, avec grand profit, an dire des hygiénistes, reviser notre modus vivendi à partir du traitement donné aux nourrissons, dont un si grand nombre meurent, jusqu'au genre de vie des adultes en insistant surtout sur la période de formation scolaire.Les gens chez nous qui réfléchissent et qui voient clair constatent une chose dont ils cherchent la cause: ta plupart de nos chefs d’industrie on de nos hommes éminents dans le domaine intellectuel ou po- litique sont contraints de prendre leur retraite dès la soixantaine.Il y a des exceptions; il en faut pour confirmer la règle.Chez nos compatriotes de langue anglaise, chez les Ecossais notamment, race bâtie à chaux et à -sa-ble, H n’est pas rare qu’un homme perce après la cinquantaine et continue de jouer un rôle de premier plan à un âge très avancé.Il serait facile, de citer des exemptes, parmi les morts et parmi le* vivants.Lord Atholstan dirige encore son journal et il a plus de S0 ans; sir Herbert Holt est depuis longtemps septuagénaire et domine la finance du pays.L’ancien president de ta Banque de Montréal, str Vincent Meredith, n’avait vas cessé de s’occuper de ses affaires quand il est mort A plus de S0 ans.A quel âge est mort lord Strathcona?Ft, B.Angus avait 90 ans quand on le rencontrait encore tous tes jours me St-Jacques.Et quel âge a M.James Morgan?Si nous avons bonne mémoire, lord Mount Stephen avait également vrès de 90 ans quand il est mort.Et tutli quanti.Sans doute il y a chez le Canadien français ce goût atavique pour la vie de rentier qui est pour quelque chose dans sa retraite prématurée; mais cela n'erpliqne pas tout.On a dit que c’était la bouillir de farine d'avoine on te gruau qui donne leur vigueur aux Highlanders.Mais c'est surtout, pensons-nous, te fait qu’ils se privent moins one quiconque de cet aliment indispensable à tous, le plus économique mais le plus universellement négligé: Fair pur.Peut ANGER Le journal de demain Demain, veille de ta Toussaint, la “Devoir” paraîtra à l’heure où il a coutume de paraître le samedi.Samedi, fête de la Toussaint, il n’y aura pas da journal.I^ps bureaux seront fermés.Les Acadiens de la Louisiane Leur tragique course à travers le continent - Leur situation actuelle - Les fêtes de Grand’Pré et le prochain voyage du “Devoir” Le R.P.Plamondon veut bien nous adresser ce nouvel et émouvant articte(les titres sont de nous) : En août dernier, un événement très significatif attirait davantage l’attention du Canada français sur les descendants d’Acadiens transplantés jadis en Louisiane.Par une imposante délégation aux fêtes de Grand-Pré, ceux que l’on avait pu croire à jamais séparés de leurs frères du Nord sont venus tout-à-coup prouver à ceux-ci que, même après cent soixante-quinze années disolement, leur groupe, fort •développé, est encore bien vivant; qu il reste toujours aüssi digne d’attention que d’affectueuse estime, en gardant sans cesse au plus profond du coeur et avec un soin jaloux le culte du passé.Or, avant d’aller leur rendre la visite fraternelle qu’ils attendent de nous et que souhaite lui-même le sympathique évêque de Lafayette, Mgr Jeanmard, il pourrait n’être pas sans intérêt de nous redire, d'après la tradition, le comment de leur survivance «ur le Golfe du Mexique.On s’imagine peui-être fr(>P bêlement que ces Acadiens du sud y ont été directement déportés par leurs bourreaux de 1755.Il n’en est pourtant rien.Acadiens loudsia-naig comme ceux du Texas ne sont tout simplement que les arrière-petits-fils de ceux qu’une inconcevable barbarie avait d’abord disséminés sur îles côtes de la Virginie et surtout des deux Carolines.L’on conçoit, du reste, que les Anglo-saxons protestants n’eussent jamais voulu fortifier d’un tel contingent la population catholique et française de la Louisiane d'alors; sans compter que île droit des gens leur eût interdit d’imposer leurs victimes à une colonie étrangère.Eparpillés sur dés rives inhospitalières, nos braves Acadiens martyrs restaient avant tout désireux de sauverTeur foi et leur langue.Sachant bien qu’en allant vers l’ouest ils finiraient par atteindre le Mississipi, et, par cette voie, pourraient descendre jusqu’à la basse Louisiane, où vivait un peuple de leur sang, de leur idiome et de leur religion, ils réussirent à se communiquer le mot d’ordre en vue d’un nouvel exode.Les risques de l’entreprise n’avaient certes rien de souriant.Mais l’héroïsme traditionnel d’une race si chrétienne devait rendre capable de tout affronter pour le salut commun.Le départ fut aussi discret que général.Hommes, femmes et enfants l’opérèrent en masse à la faveur de la nuit.A travers la forêt vierge des montagnes et des vallées, ils s'acheminèrent, à tout hasard, vers l’occident, à peu près dépourvus de toute provision de bouche, bien que probablement munis de quelques fusils de chasse, de haches ou d’autres ustensiles indispensables.Y eut-il plusieurs détachements?C’est tout vraisemblable, vu les distances à parcourir pour se rejoindre tous et In nécessité de ne pas éveiller l’attention de l'étranger.En fout cas.le côté crucifiant d’une telle équipée déconcerte l’imagination et peut difficilement se concevoir.Le coeur fait mal rien qu’à y penser.11 va sans dire que privations et douleurs furent extrêmes.Même la chaleur de l’été devait y ajouter largement.Pareille migration ne peut supporter la comparaison, ce semble, qu’avec la marche similaire de ces autres Acadiens, déportés à la même époque aux alentours de Boston et fuyant bientôt, eux aussi, furtivement et sans ressources, leur pénible exil, pour chercher refuge dans la province de Québec, où nous leur devons trois de nos plus belles paroisses rurales: l'Acadie, Saint-Jacques de l’Achigan, et Saint-Grégoire de Nicolet.Outre le territoire des Carolines, nos Acadiens du sud avaient à traverser à pied, dans leur largeur, la Géorgie.l’Alabama et le Mississipi.Plusieurs succombèrent au cours de cette phase d’une dés plus douloureuses tragédies de l’histoire moderne et durent ainsi, le long du trajet, être sommairement confiés à la terre.Exténués, les survivants touchaient enfin le grand fleuve, après bien des semaines de fatigues et d’indicibles souffrances.Les hommes, armés de haches, coupèrent alors des arbres et en firent des radeaux.Ce fut pour tous le moyen de franchir, au courant du Missisri-pi, leur longue et dernière étape.Comment, sans eau potable même, put-on survivre encore jusqu’en Louisiane?C’est une sorte de mys-.tère dont les pénibles détails ne seront jamais éclaircis parfaitement.Un jour, au moins —et Dieu sait dans quel état lamentable— l’on atteignit Ràton-Rouge.poste déjà colonisé par des rréolejs.Ceux-ci, paraît-il.ne virent pas d’un bon oeil arriver au milieux d’eux celle troupe de gens réduits à la plus horrible misère.Ils n’aimaient guère s’embarrasser de ces colons d'aventure ainsi dépourvus de tout moyen d’existence.Ils leur conseillèrent donc de se diriger plutôt vers» l’ouest du Mississipi, où Ton pouvait trouver des terres à son gré.Et nos pauvres Acadiens, presque la mort dan* l’Ame, après une si courte joie, d'entreprendre, en plus de la traversée du fleuve, celle des immenses marais avoisinants et de la rivière Atchafalaya —dont les inondations printanières couvrent toujours de vastes étendues de terrains—- pour aboutir finalement au célèbre Bayou Tèche.Sa rive devait voir surgir leur premier établissement de Saint Martinville à jamais illustré par l’immortel souvenir de la douce Evangeline.Evidemment, le pire était fait.Néanmoins, que d’épreuves encore à subir avant de pouvoir subsister sans trop de gêne.11 y fallut, avec une assistance toute providentielle, des prodiges de travail, de courage et de patience.Secours spirituels eux-mêmes et consolations de la religion durent forcément se faire attendre, pour n’être ensuite dispensés que miette à miette, faute de prêtres, de longues années durant.Mais le sacrifice est toujours fécond.Le miracle acadien du sud, comme celui du nord, reste indéniable.Le Dieu qui veille sur les opprimés y a, de toute évidence, pris sa grosse part.Bénissons-en sa Providence.De nombreuses et florissantes paroisses — quelques-unes extraordinairement populeuses — sont aujourd’hui le partage des Acadiens louisianais.Après Saint-Martin-ville, en effet, se sont fondés, dans ce qui forme en particulier te diocèse actuel de Lafayette, outre celui de la ville épiscopale, les établissements de Pont-Braux, Jean-nerette, Abbeville, Bayne, Caren-cro, Broussardville, Grand-Coteau, Delcambre, Scott, Arnaudville, Franklin.Léonville, Church Point, Coulée Croche, Port-Barré, Erath, Mamou, Mermentau, Ville-Platte, Thibodeau, Châtaignier, Patouville, Kaplan, Lawtell, Gueydan, Loreau-ville, Jennings, Basile, Lake Charles, Oberlin, Élton, Duson, Guy, Washington, Rousseau, Martin, Iota, Hébert, Chiasson, Choupèque, Saint-Louis, Grosse-Tête, Canton, Calcossieu, Lacassine, Sulphur, Leblanc, Landry, Evangeline, Hi-chard, Duplessis, Fayette, Gauthier, Duchamp, Bernard, Deshôtels, Pé-canière, Dumesnil, Benoît, Soileau, Roberre, Olivier, Bourgeois, Marin-gouin, Prévost, Sorrel, Hubertville, Leroy, Piletle, Ledoux, Guidry, Garland, Dubuisson, Grande-Pointe, Duboin, Lagrange, Levert, Bellevue, Blanche, Pitreville.Delacroix, Bon-Air, Fusilier, Vincent, Renoudet, Fordoche, Rossignol, Bo-bette, Huron, Declouet, Caroline, Fournet, Billemid, etc., etc.Abstraction faite des noirs, qu’on trouve en nombre un peu partout, la population de ces diverses localités campagne comprise — est à peu près exclusivement de race française et acadienne.Si d’autres nationalités s’y mêlent dans certaines petites villes comme celles de Kinder, de Eunice.de la Nouvelle-lbérie, de Crowley ou d’Opelousas — cet endroit s’appelait jadis le “Vieux Village” — les campagnes restent plutôt domaine des Acadiens, {.’aisance a donc succédé pour eux à l’ancienne détresse infligée aux aïeux par la cruelle déportation que l’on sait.C’est vrai, la grande inondation d’il y a quelques années a dû faire revivre des jours assez sombres aux habitants des terres basses.Mais la charité proverbiale des Acadiens était la et les secours voulus furent vite prodigués à leurs frères dans le malheur.Vu la fertilité du sol, beaucoup de fermiers du sud pourraient être très riches, Roosevelt leur (lisait même, un jour, qu’il n’en tenait qu’à eux de devenir millionnaires.Assez généralement, les Acadiens de la Louisiane sont de beaux grands hommes vigoureux et à cheveux plutôt blonds ou châtains.Un Allemand de là-bas, qui les admire, s’est souvent phi à les réclamer pour sa race.Beaucoup des nom» les plus connus d’Acadie se sont comme donné rendez-vous, ici et In.A Lafayette, d’autre part, on en trouve un.très honorable, qui semble disparu des provinces maritimes, celui de Mouton (1).Il y a longtemps représenté une forte partie de cette population très cultivée.Le Dr Robert Mouton, médecin distingué et ancien élève des Jésuites de Grand-Coteau, était maire de la ville épiscopale ces années passées, Les familles Martin y constituaient aussi un groupe considérable.Probablement que Mgr Martin, premier évêque de Natchitoches, après avoir été curé de Mansura.dans les Avoyelles, appartenait à l’une de ces familles.Bien sûr que partout, dans la partie sud de la Louisiane, on pent parler français.Les nègres eux-mêmes savent encore, pour la plupart, celle langue de leurs anciens maîtres dans laquelle ils ont été évangélisés.Dans presque toutes les églises de campagne, c’est toujours le français qui prévaut pour la prédication.Nos voyageurs de Tan prochain sauront, du reste, en faire l'expérience.En attendant, (1) Sur la carte de la Nouvelle-Ecosse, au sud-ouest, se voient encore cependant les noms de Port-Mouton el de Baie-Mouton.Aux dernières nouvelles le nombre des morts s'élevait à 27 — Le chiffre des blessés dépasse soixante et les pertes matérielles sont considérables - Treize villes et villages éprouvés ANCONE.Italie.30 (S P A.) — Un tremblement de terre a secoué les provinces des Marches, particulièrement le long de l’Adriatique, ce matin.Aux dernières nouvelles cet après-midi, le nombre des morts s’élève à vingt-sept.Le nombre des blessés dépasse soixante et les pertes matérielles sont très considérables.Une vingtaine des morts ont perdu la vie à Senigallia, deux à Ancône Treize villes et villages ont été éprouvés.Parmi ces villes et villages, on signale, outre Ancône et Senigallia: Arezzo, Ravenne, Frabriano, Fano, Magerata, Mondalfa, Morozzo, Grottamare, Faenza et Borazzo.' .Lors du tremblement de terre du 23 juillet, en Campanie, le rétablissement des communications avec plusieurs petits villages a montré que le nombre des victimes qu'on avait cru peu élevé était considérable en réalité.Ce matin, en apprenant la nouvelle du tremblement de terre, les autorités ont envoyé des policiers en motocyclettes chercher des précisions.De la sorte, des communications se trouvaient établies, cet après-midi, avec la plupart des centres éprouvés.t ., Il y a eu deux grandes secousses d'après le sismograpnê d Ur-bino, la première à 6 heures 15, la seconde, à 9 heures 30.D’après les informations recueillies jusqu’à présent, les secousses se sont fait sentir de Ravenne, au nord, jusqu’à Crotta-mare, sur la frontière des Abruzzes, au sud.Près de l’autre littoral, à Rome même, on â éprouvé un choc, très faible cependant.Da-près le sismographe de l’observatoire météorologique de la capitale, le séisme a duré vingt minutes et l'épicentre a été probablement dans l’Adriatique.£ .I A Ancône, une espèce d’effroyable mugissement a précédé les secousses.Parmi les édifices endommagés il y a l’église du Saint-Sacrement, dont la tour s’est écroulée en partie, le palais provincial, dont la façade de marbre s’est écrasée sur la place de Rome.Parmi les villes et villages qui ont éprouvé les secousses sans cependant subir de dommages M y a Fabriano et Maceira._____ La majorité du parti conservateur anglais exprime sa confiance en M.Baldwin Sur 578 délégués au caucus de ce matin tenu à Caxton, 462 votent en faveur du chef — 116 dissidents LONDRES.30.(S.P.A.) — Le parti conservateur a affirmé sa confiance en M.Baldwin par un vote de 460 à 116 lors d'une assemblée tenue aujourd’hui à Caxton.Ce caucus du parti a été précipité par la publication hier d un manifeste qui aurait été signé par quarante-quatre conservateurs en vue dont plusieurs ont nié toute participation à I affaire.La réunion d’aujourd'hui, tenue sous le prétexte de fournir à M.Baldwin l’occasion de définir son programme, a donné lieu à ce vote de confiance; la réunion s’est tenue à huis clos.La plupart des chefs du parti, pairs et députés, étaient présents.De longues discussions se sont engagées avant qu on en vienne au vote par scrutin secret sur une motion pour choisir un nouveau chef du parti conservateur.Les amis de M.Baldwin se sont rallies et lui ont donné cette écrasante majorité.avec la sympathie la plus cordiale, gardons aux descendants des héros de l’Acadie sincère et inalterable admiration.Et puisse l’avenir permettre à un bon nombre des nôtres d’aller en donner, sur place, des preuves non équivoques à cette noble et glorieuse portion de no- trC IaCp,-J.-A.PLAMONDON, SJ.Bloc-notes Est-ce une victoire?Les chefs conservateurs anglais — membres de la Chambre des lords, membres de la Chambre des Communes et anciens candidats — viennent, par un vote de 462 contre 11C, de se prononcer en faveur dm maintien, à la tète du parti, de M.Stanley Baldwin, l'ancien premier ministre.Est-ce pour M.Baldwin une victoire.nous entendons une victoire décisive, et qui règle définitivement la crise qui sévit dans son parti?On en peut douter.-Si les électeurs s’étaient réunis pour choisir un chef nouveau, après la mort ou la disparition de l’ancien, et qu’un candidat quelconque eût obtenu 462 voix sur un total de 578, lo succès serait sans doute très grand.Mais telle n’est pas la situation, bien loin de là.M.Baldwin est je chef du parti depuis des années, et c’est à ce chef ancien, qui fut premier ministre du pays et qui est l’objet au dehors d'attaques passionnées, que 20 pour cent des principaux membres du parti, ses représentants au parlement et ses candidats défaits, viennent de déclarer formellement, et dans un scrutin secret mais dont Je résultat devait être rendu public, qu'ils estiment qu’un autre devrait le remplacer au commandement suprême.Est-ce que l’autorité de M.Baldwin n’en sera pas singulièrement atteinte?Est*ce qu’il se sentira, en de telles circonstances, après une telle manifestation de non-confiance de ses premiers lieutenants, bien en état de mener la prochaine bataille électorale?Et quelles rancoeurs va laisser dans les rangs du parti un pareil débat?M.Baldwin démissionnerait que cela n’aurait rien de surprenant.S’il reste au poste, sa situation sers particulièrement difficile et délicate.D’autant que, si le vote de ce matin est de nature à refaire dans les rangs du parti parlemen-tsire une apparente unite, il ne fera point taire une partie des gens qui, du dehors, mènent la campagne contre l’ancien premier ministre» see méthode* et «ou program me.M.Baldwin Person nejlememt, M.Stanley Baldwin parait bien être l’un des hommes les plus estimables de la politique anglaise.Il est multimillionnaire et fort cultivé.Ce grand industriel est un .amoureux das études classiques.Il a même été president de la société qui s'efforce d’en propager l’étude et il a raconté comment, au sortir de ses premières réunions publiques, il se consolait des ennuis de la campagne en relisant ses vieux auteurs.Très modeste, il ne manquait pas d’«(jouter qu’il avait soin de tenir à sa portée un utile dictionnaire.On a révélé qu’au cours de la guerre, il se convainquit que tons les Anglais riches devraient faire une offrande directe au trésor national.Il jugea que pour lui cette offrande devrait être d’un quart à peu près de sa fortune.Il appela son comptable, fil faire des calculs •••, «* remit au trésor un peu plus d un million de dollars.La chose ne devint publique que plusieurs années après.M.Baldwin ne paraît guère ressembler au type du politicien à l’américaine.C'est un grand bourgeois.M.Churchill Parmi les successeurs possible» de M.Baldwin, on désignait, aveo M.Neville Chamberlain et sir Robert Horne, M.Winston Churchill, l'ancien ministre des finances.11 est assez curieux que la récem te conversion de celui-ci au protectionnisme ne paraisse pas avoir fait plus de tapage.Aurait-Il passé le temps où ses moindres gestes suscitaient curiosité et commentaires?Ce n’est pourtant ni l’art da la publicité, ni celui de la mise en scène qui semblent manquer à cet aristocrate de vieille souche.M.Churchill, en tout cas.libre-échanglste de tradition, vient de déclarer qu’il a changé avec les circonstances et que "te temps est ar-rivé où tous les droits imposés en différentes circonstances, pour de.i raisons diverses, devraient être régularisés et inscrits dans un ensemble comportant un tarif général sur l’importation des produits manufacturés de l’étranger.” Que M.Churchill ait ou non de-passé le zénith de sa carrière, cetté déclaration et son attitude méritent d’être notées.Même s’il ne peut plus espérer tenir en son pays la toute première place, il a trop da talent pour n’y pas Jouer encore, selon toutes les apparences, un rôle fort considérable. 2 LE DEVOIR, MONTREAL.)EUPI 30 OCTOBRE 1930 VOLUME XXI — No 252 LETTRES AU DEVOIR Nous a» publions que des lettres signées, ou des commi nications accompagnées d’une lettre signée, ivec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui paraît sous cette rubrique.Les extraordinaires facilités de distribution du marché Bonsecours M.le Rédacteur, Le Devoir, Montréal.La question des marchés semble être redevenue d'actualité, et comme mon bon ami Me Côté fait remarquer qu'il reste encore beaucoup d’encre à couler, je me contenterai de me servir de mon ruban de clavigraphe pour ce soir.Je devrais m’abstenir de vous écrire ces lignes car j’di amplement à voir ces temps-ci, mais je trouve tellement papous )eTch!miisexcepté\7rS7f- feŸc’eTpourquoi le pu” par- par tous les chemins excepté par ce lut qui est tout indiqué que je crois de mon devoir envers mes concitoyens de venir en peu de mots leur dire pourquoi je me crois justifié d’affirmer que la vraie solution du problème des marchés ,est l’agrandissement du marché Bonsecours.Quoi qu’on en dise et quoi qu’on veuille en faire penser, le marché Bonsecours demeurera toujours le marché central de gros de Montréal tant que le Saint-Laurent coulera au pied de la Place Jacques-Cartier.Erigez des marchés excentriques, des petits, des grands, des moyens, etc., ces marchés ne serviront toujours qu’à approvisionner tes petits débits et les ménagères, tandis qu’au marché Bonsecours, avec le Canadien Pacifique, les bateaux, le Canadien National, concentrés dans un peu moins d’un quart de mille, il faudrait être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas admettre que c’est bien l’endroit qui fournit le meilleur débouché aux produits maraîchers, à cause, des facilités uniques d’expédition.Et je suis très à mon aise pour parler d’expédition : depuis 45 mois mon travail consiste à voir à l’expédition des produits achetés des cultivateurs pour les ports du Saint-Laurent, les villes de la vallée du Saint-Maurice, Québec, Chicoutimi, Mont-Joli, Pivière-dn-Loup, Sherbrooke, Dmmmondville.etc., même les Maritimes, et aussi ne vous en déplaise, à nos amis anglais de l’Ontario Nord, North Bay, ' Pembroke, Sudbury, etc Canadien National.A 5h.45 te tout était empaqueté et livré et les connaissements prêts à mettre à la poste, et ce avec le mi-n i mu m de frais.Si nous avions dû faire le même travail dans un autre endroit nous n’au-rinns pu éviter de manquer le bateau et à coup sûr l’un des deux chemins de fer.D’où je dégage la conclusion incontestable que la location du marché Bonsecours permet de faire des expéditions dans le moindre délai possible.Est-ce que le fermier peut se refuser cet avantage?Au marché Bonsecours l’acheteur est comme un téléphoniste placé à portée de main de son tableau de distribution.Et quand l’acheteur peut expédier facilement, il achète plus et le fermier vend plus, c’est logique.Je désire faire remarquer tout de suite que ni moi ni mon patron, indirectement ou directement ne sommes intéressés pécuniairement dans la question du marché.Nous avons un bureau loué à court nous achetons des fer- Cobalt, ., Neiges nde ^aTnU-Do/othée e/ Pd’aU- voir de ne pas se dérober à cette Soyons de bon compte: je crois qu’à propos de marché, la question est déplacée à volonté pour satisfaire les intérêts ou les caprices de celui-ci ou celui-là.Pour la bien solutionner, il faudrait en dégager tes principes fondamentaux sans parti pris et une fois la synthèse établie, aucune influence ne devrait intervenir.Pourquoi un marché?Afin de permettre l’écoulement des produits maraîchers.Donc l’endroit gui permet l’écoulement le plus facile et en plus grand volume, est l’endroit idéal.Cependant ici interviennent les intérêts des contribuables de la ville de Montréal, qui ne sont pas prêts à payer plus que le quotient nécessaire à l'approvisionnement des résidents, et saurait-on les en blâmer?J’en conclus donc que dans un district maraîcher comme Montréal, les ruraux bénéficiaires sont appelés à fournir leur quote-part dans l’établissement du marché idéal.Je m’en tiens à cette formule puisque l’on parait être sincère dans la volonté de résoudre la question des marchés d’une façon définitive.Cependant obérer davantage le budget de l’agriculteur ne saurait être de mise, pas plus d’ailleurs que grever plus que de mesure le contribuable tie Montréal.Donc inévitablement il faut le concours d’un corps supérieur qui a pour mission de voir à l’intérêt général, cl à mon humble avis notre gouvernement provincial a le de- leurs sont en mesure de (Ure combien de chars de choux nous leur avons écoulés i automne dernier pour l'Ontario Nord, et quel a eie l’effet du manque de demande cette année.Serait-il opportun de citer un exemple vécu cet après-midi meme?Nous avons commencé à 4 h.45 Vexpédition d’une charge de choux-fleurs, partie à la gare Vi-fjfcr, partie au bateau, et partie ait Avis de deeds I ArHAPELLE-JEANNOTTE.— A Salnt-Psiü l'Ermite, le 28 octobre courent, est décédée à.82 an».Clotilde Jeannette, épouse * d’Edouard Lachapelle, bourgeois.Service funèbre le 31 du ^YfîV.matlon se paroissiale, suivi de ln^matlon au cimetière Parents et amis sont priés a y assister sans autre Invitation.COLLIN — A St-Jeaa, PQ-, le 29 octobre 1930.décédé à 87 ans.G mois.M.l'abbé Charles Collin, ancien curé de 8t-Jean.Funérailles le vendredi 31 courant à St-Jean l'Evangéliste è 9 h 45 du matin.Parents et anus sont priés d y assis-ter sans autre Invitation.Nécrologie tâche.Je considère que tant que le gouvernement provincial n’abordera pas impartialement cette question il est illusoire de penser à un règlement de la localisation des marchés, car la ville, de Montréal ballottée par toutes sortes d’influences et d’intérêts sera forcée de.corn ¦'oser en établissant des simulacre: de marchés au point de vue efficace, ici et là et notre marché Bouse -ours demeurera le centre de distribution encombré et inextricable qu'il est.Pou en venir à une solution il est donc du devoir de la ville de Montre d et des fermiers de moins s’occuper du tintamarre fait par celui-ci ou celui-là pour déplacer la question, mais de l'aborder de front et d’obtenir le concours nécessaire.Le petit màcanisme, légal, si l’on veut bien le mettre impartialement à l'oeuvre comme dans d’autres circonstances d’expropriations, saura bien rendre le prix coûtant d’ex-propriatlon d’un niveau abordable, si l’on sait tirer parti de tout.Entre autres, est-ce.que les réclamations commerciales pour marchands déplacés ne pourraient pas s'éliminer en fournissant les locaux nécessaires dans le nouveau marché, avec occupation gratuite pendant un certain temps à litre de compensation?Je ne crois pas que l'on soit justifiable d’attacher des valeurs déraisonnables aux vieux immeubles de la rue Saint-Paul qui tombent en ruines et ne servent qu'à abriter nos pauvres épaves hn ARCANP — A Montréal, le 28.A 84 ans, Joseph-Adolphe Arcand., .AUBERT — A Montréal, le 27, A 18 ans, Adrien Aubert, fils de feu Joseph Aubert ^ BISSONNETTE — A Montréal, le 28.A 71 ans.Roseida Chagnon.épouse d Eugene Bissonnette.„ ., no i COLLIN — A l'hApltal bt-Jean.le 29.A 87 ans.l’abbé Charles CûlUn, ancien curé de St-Jean., , , DAGENAÎS — A Montréal, le 28.A 59 ans.Joseph Dagenais.époux d Anny Car- lar>ESAUTELS — a st pie de Bagot.le inaiucs.Nous pourrions bien nous 27.Eizéar Désàuteis.a 71 an».; passer des 7 ou 8 tavernes qui rc- Æ?SL^.épSux dc iiiïa Marsom:, cueillent les quelques sous de ces GAGNE — A Montreal, le 28.à 67 ans.pauvres gueux.A propos, est-ce que Mn# veuve Zoël Gagné née Clarisse For- | yiHe rfe Montréal va vermeltre ta 11orise - a st-Basiie-ie-Grand, le 29.i construction, rue Saint-Paul d’un A 81 ans, vietortne uurance, épouse ae, nouvel immeuble sur l'emplacement **LAî£?VEE-ST-JEAN _ A Montréal, le 27, !l ^ 0.5— La cité accordera tous les permis nécessaires pour la tenue de cette exposition ainsi que les permis requis pour tous les genres d’amusements et l’Association des Hommes d’affaires du Nord s’engage à se conformer aux règlements de la cité en la matière.6— La cité de Montréal n'exige pas que les bâtiments temporaires érigés par l’Association des Hone mes d’affaires du Nord incorporée’ pour tenir cette exposition soient; conformes aux règlements de la cite de Montréal concernant les bâtit ment s permanents.7— jLa cité de Montréal a drot* d’avoir un représentant dans le Inè reau de direction de I’AssociatieO des Hommes d’affaires du Nord **t cette compagnie doit payer à la clYé 3% des entrées payées pour voir cette exposition.8— Le présent permis pourra être révoqué par le comité exécutif sur Le refus de l’association de se conformer aux conditions ci-dessus énumérccis ou aux règlements de la cité dans un délai de 15 jours de la signification d’une mise en demeure à cette fin.^ Acquittement d'Alexander Québec, 30.IÏÏTn.C.) - G.H.Alexander, accusé de conspiration pour fraude dans une affaire de mines, a été acquitté honorablement par la Cour Criminelle.Le prévenu s’est défendu seul pendant toute la durée du procès, parce qu’il n’avait pas les moyens de recourir à un avocat, 11 a constamment étonné les membres du Barreau québécois qui ont été émerveillés de la façon dont il a conduit sa cause.Les jurés n’onl délibéré que dix minutes, et ils ont déclaré non fondées les trois accusations portées contre Alexander.M.Duranleau part pour l'Ouest Ottawa, 30 (D.N.C) — M.Alfred Duranleau.ministre de la marine, quitte Ottawa ce soir pour l’Ouest où il étudiera sur les lieux certains problèmes qui préoccupent actuellement la Commission du port «le Vancouver.M Duranleau fera le voyage en compagnie de Mme Duranleau et de sa jeune fille, Claire.M.Duranleau a également aceep-té «le prononcer une conférence à l’un des lunches du Canadian Club, de Vancouver.Après quelques jours passés à Victoria, M.Duran-leuu reviendra à scs bureaux, croyons-nous, vers ie milieu du mois de novembre.^ Débats universitaires La Société des Débats de l’Université de Montréal reprendra bientôt ses activités.M.Paul Massé, président de la société, a bien vou- j lu nous communiquer les détails suivants au sujet du programme1 suivi cette année.Il y aura en tout quatre débats publies, à la salle St-Sulpice.Le premier sera un débat mixte et aura lieu le 14 novembre.Le second, un débat universitaire, aura lieu le 12 décembre.Le troisième aura lieu entre les étudiants «le l'Université de Montréal et ceux j de l’Université Laval, «le Québec.1 Enfin, le quatrième se fera, le 6 mars, sous forme de procès militaire._ |résenté à «les rois et à des reines, ’homme qui a chanté quelque quatre cents fois le grand air de Là Juive (quatre cents fois, c’est la modestie qui le retient), l’homme qui a enthousiasmé Monte-Carlo et Paris, l’homme enfin dont la perfection est telle que l’esprit humain ne peut la concevoir.Mais c’est M.Désiré Charlesky.Malheur au pauvre critique qui osera trouver un défaut dans cet ensemble de perfections.Confondu, accablé sous le mépris des amants de l’art, le rouge au front, il ira cacher sa honte au plus profond des bois, heureux encore d’en être quitte à si bon compte.M.Désiré Charlesky est un très grand artiste.Il chante bien un peu du nez, mais un grand artiste ne doit-il pas faire usage de tous 'es organes dont la nature l’a doué?Il ne rfarde pas toujours la mesure, mais celle-ci n’est-elle pas l’humble servante qui doit se plier à toutes ses fantaisies?Il chante quelquefois faux; mais c’est pour mieux faire admirer les notes justes qu’il «loniie.Çà et là, sa voix sonne le fer-blanc, mais le fer-blanc est un métal aussi précieux, en certaines circonstances, que l’or le plus mir, M.Désiré Charlesky est donc, à n’en pas douter, un très grand artiste.¥ * Ÿ Maintenant, parlons de choses sérieuses.M.Auguste Descarries a donn un programme bien ordonné et interprété avec une conscience qu’on regrette de ne pas rencontrer nlns souvent chez des musiciens renom-talés.D’un premier groupe d«* niè-Lces anciennes il faut mentionner une délicieuse Rnmance de Mfc5*' Marais et une agréable danse hollandaise de Duphly, exécutées, ainsi que la Gavotte et variations r*-' Rameau, avec cette lucidité nid semble l’apanage de l’école française de piano.Debussy, que M.Descarries affectionne particulièrement, a mêlé heureusement son Children's Corner la naïveté è l’art particulier qui l’a porté a', premier rang parmi les comonsi-teurs pianistiques français et l*1 oh* ce immédiatement après Chonîn parmi les créateurs dans ceMo musique si difficile qu'est relie du piano.Je ne narle pas du GoPl-ivogg’s Cake-walk qu’on met à b»an-coup trop de sauces, mais la Bt-ceuse de Jnmhn, le Petit Berner et surtout la Neige danse sont de délicieux tableaux qu’on aime de nies en plus à mesure qu’on les entend.Maurice Ravel a fait de ses Jeux d’Eau une pièce à éclat, mais oui vieillit à force d’être jouée.Huant à Fauré, il occupe une place à pari entre les classiques et les modernes.Il penche tantôt vers les uns.tantôt vers les antres, gardant toujours l’empreinte fnuréenne qui fait qu’il est vraiment l’une des a1oi**es de l'école française contemporain", bien qu’il soit mort déjà depuis six ans.En somme, la partie pianistiou" du concert a été ce qu’on non va it en attendre: d'une tenue Irréprochable et d’un intérêt oui ne languit pas un instant.Desearries est un musicien qu’on aurait aimé entendre sans le concours «le contingences nialhenreuses.Romain-Octave PELLETIER La fortune de Gérard Côté Québec, 30 Tl).N.C.) — Gérard Côté, jeune employé de banque, est retourné à son travail cet avant-midi après avoir retiré une somme «le $67,827, â la suite de la victoire «le “The Pen”, dans le Derby rte Cambridgeshire.Le gagnant demeure à Brgerville, près Sillery, où son père représente les Prévoyants du Canada.Il a étudié au Séminaire de Québec et à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales.Pendant qu’il poursuivait ses études classiques, il a servi la messe chaque jour pen-«lant la durée du terme de M.Narcisse Pérodeau.comme lieutenant-gouverneur, et les châtelains de Spencer Wood l’ont toujours tenu en haute estime.Le jeune Côté n’a pas encore fait de projets, et il a déclaré vouloir consulter le gérant de là Banque at Montréal avant de faire un placement.______^ __ A bord du "De Grasse" New-York, 30 Le De Gra.tse.de la Compagnie Générale transatlantique, arrivera à ce port demain après-midi.Pornta ses 333 passagers il y a S.G.Mgr Defcbvre.Lazariste, évêque titulaire de Gibba.vicaire apostolique «le Ningpo, Chine.La grève des métallurgistes Berlin, 30.(S.P.A.) — Le scrutin sur la grève des employés en métallurgie continue.Les observateurs croient qu’il aura pour ré sultat de mettre fin à la grève.Il« se fondent sur le fait que 35 p.c.des grévistes ont repris leur travail et qu’il faut que 75 p.c, des grévistes se prononcent dans l'af-ffrmutivt* pour que la grèva coati-' nue. 4 E DEVOIR, MONTREAL, |EUDI 30 OCTOBRE 1930 VOLUME XXI — No cgî PETITS JR»ITS DE PLUME Les nôtres et ceux des autres Jeudi, 30 octobre 1930 SALUT! Pour la meilleure compréhension de ces colonnes, faut-il nécessairement ajouter qu’elles se composent de “traits” de notre cru et d’autres “traits” cueillis ici et là et d’endroits si variés que nous ne croyons pas nécessaire d’en indiquer la provenance?UN CHAMEAU EN AVION Nous ne parlons pas des individus qui sont assez chameaux pour monter dans les airs et piquer une tête quelque part ou aller se perdre dans des régions inhabitées ou inconnues.Non, il s’agit de bien autre chose et qui justifiera notre titre, littéralement.Voici.Le jardin zoologique de Rome vient d’enrichir ses collections d’un jeune chameau de moins d’un an, né en Tunisie.Si la presse italienne a enregistré l’arrivée de ce oe-tit animal, c’est qu’au lieu d’être amené de Tunis à Rome tout bêtement, si je puis dire, par bateau et par chemin de fer, il eut l’heureux privilège de faire le voyage en aéroplane.Un chameau en avion, voilà un spectacle peu banal et qui atteste 3ue l’humanité a fait des progrès ans les transports depuis l’époque de la Bible.Ce passager bossu, arraché au désert natal, fut solidement attaché dans la cabine de l’avion et la traversée se passa sans accident.Il garda son calme impertubable au-dessus du désert liquide des flots et il débarqua à Ostie, sans se douter qu’il était le premier de sa race à essuyer le baptême de l’air! * * * RECORD?Les records! Il en est de toutes sortes.Il en est de volontaires.et il en est même de forcés.Ce dernier cas est celui d’un ouvrier du nom de Kelly.Il travaillait sur le nouveau pont gigantesque du port de Sydney, perdit l’équilibre, tomba d’une hauteur de 175 pieds et frappa l’eau la tète la première.II fit ainsi jaillir une colonne d'eau à 20 pieds de haut.Et Kelly a calé! Malgré tout, il n’a pas l’air de s’en porter plus mal.Il a simplement gagné un quai à la nage et ne s’énerva pas davantage de son aventure.Mais il se demande s’il n’a oas établi un record de plongeon.C’est un problème! Ÿ # « BOSSUET ET HERRIQT M.Herriot possède, ô paradoxe! la même écriture que.Bossuet; or M.Lautier, qui ignorait ce détail, l’apprit ces temps derniers.— Figurez-vous, racontait-il.l’autre jour à des collègues, figurez-vous que passant à Meaux, je vois, dans une vitrine plusieurs lettres autographes de mon ami Herriot; je m’étonne, car si Herriot est célèbre, il est — heureusement — vivant et il n’est pas d’usage d’exposer les lettres des contemporains; or quelle n’est pas ma stupéfaction en m’approchant de la vitrine de constater que les lettres en question ne sont pas de l’ancien président du Conseil, mais bien de Bossuet! Et M.Lautier de conclure: — Cette écriture semblable est encore un lien de plus entre ces deux grands hommes.seulement Bossuet ne fumait pas la pipe! explicatTon Berlureau au thé de la baronne: — C’est très aimable à vous, cher monsieur, d’avoir pensé à venir me voir.— Oui, il pleuvait, je suis monté vous demander un parapluie.¥ * * EST-CE POSSIBLE?Tient-on à savoir combien a coûté l’arrivée en ce monde du bébé de la duchesse d’York?$40,345.simplement ! En voici les détails: Accouchement, 2 médecins, $25,- 000.Salut royal, $3,000.Baptême, $3,000, Cadeaux aux serviteurs, $2,500.Avis officiels, $1,500.Gardes-malades, $1,320.Enregistrement de la naissance, $525.Appels téléphoniques, $500.Trousseau de l’enfant, $500.Dépenses diverses, $2,500.En tout, $40,345.Il est certain que si nos bébés coûtaient aussi cher que cela, il y en aurait un grand nombre parmi nous qui ne seraient jamais nés! * * * UTILITE DES SOURIS.Allons, souris, Blanche.il ne faut rien craindre de ce titre, il ne s’agit que des souris blanches, si gentilles, si inoffensives.Il ne faut donc pas leur faire de mal.Ne tuons pas les petites souris blanches.La petite souris blanche est, en effet, un gentil petit animal qui parfois sauve des vies humaines.A bord des sous-marins anglais qui sont actionnés à l’aide de la gazoline, il y a des quantités de souris blanches dans des cages.Pourquoi?Parce que ces souris ont un odorat très subtil et que lorsque la moindre fuite de gazoline se produit, elles s’agitent, poussent de petits cris, grimpent le long des barreaux, préviennent enfin les marins du danger qui s’approche d'eux.L’homme, en effet, ne sent pas ces vapeurs légères qui l’entourent, le grisent et l’asphyxient.Sans compter que, mêlée à l’air, la gazoline peut provoquer des explosions terribles.}(• LEÇON BIEN DONNEE Le grand Napoléon dut loger, un jour, dans un village.Le jeune médecin qui le recevait était orgueilleux, et l’empereur s’en aperçut assez tôt.Tout en parcourant la maison, il vit que le vieux père du médecin habitait la chambre du second étage, tandis que le fils gardait à lui seul les riches appartements du rez-de-chaussée.H n’en fallait pas plus pour choquer l’Empereur qui décida de donner une leçon de convenance et d’humilité à ce fils oublieux.Il le fait venir et lui demande à brûle-pourpoint de faire le signe de la croix.Le médecin hésite, puis commence: Au nii.ii du Père, et du Fils et.—- Veuillez recommencer, commande Napoléon.Et le médecin obéit, la honte au front, car il sent qu’il va recevoir une leçon.Elle ne tarde pas, en effet, car aussitôt qu’il a repris: Au nom du Père et du Fils.l’Empereur s’écrie: — Halte, mon ami.La main au front, c’est pour le Père.— Oui, sire.— C’est donc le Père qui passe le premier.Est-ce ainsi que vous traitez votre propre père?Il faut que cela change, sinon il vous en cuira.Le médecin comprit et promit.Pour donner l’exemple du respect dû à la vieillesse et à la paternité, Napoléon appela le père, le plaça à sa droite, lui offrit une belle taba: tière d’or, et quitta son hôte en lui disant: Malheur aux familles où ne règne pas l’amour filial; malheur aux enfants qui n’aiment pas et n’hono-rent pas leurs parents! ^ ^ SIMPLICITE De la biographie du maréchal French par M.Cecil Chishalm, nous détachons l’anecdote suivante: Ce fut pendant la guerre sud-nfricaine qu’il obtint le surnom de “général en manche de chemise”.Un après-midi, un correspondant, arrivant à cheval dans les lignes, aperçut un soldat qui, assis sur une botte de foin, fumait une vieille pipe de bruyère dont l’aspect était fort lamentable.Le journaliste lui demanda ou se trouvait le général.— Le vieux est quelque part par là, répliqua le soldat avec flegme.— Eh! bien, tenez donc mon cheval un instant, pendant que je vais me mettre à sa recherche.— Certainement, monsieur, répondit le soldat.« Le nouveau Radio BRUNSWICK Voici la Reproduction Fidèle Après 85 ans consacrés i l’art de l’exécution du son, nous avons obtenu la reproduction fidèle.Brunswick a produit un radio aussi près que possible de la perfection.Et il se vend è prix raisonnable.ZTCZ: £2 '2 M 'g- «t ‘i S! Voyez aujourd'hui las nouveaux modèles—écoutez la reproduction Brunswick, claire comme du cristal —ajustez le contrôle è votre goût —et voyez comme le cabinet fera bien chez vous.LOWBOY 4 lampe* à circuit protêt* *224.85 avec les lampes.En.fflicfuwnSaM) 500, rue Sainte*Catheriite Est, angle Berri MArquette 6201* Et, se levant d’un air soumis, il prit la bride de la monture.— Pouvez-vous me dire où est le général?demanda encore le journaliste à un officier d’état-major qui passait un peu plus loin.— Le général French?répliqua l’officier.Oh! il doit être tout près.Tenez, le voilà là-bas, qui tient la tête d’un cheval.Et l'officier montra du doigt le fumeur de pipe.£ Y?EXORCISME Un brave curé luxembourgeois, aussi spirituel que simple d’allure, monté en chemin de fer, ouvre le bréviaire et fait le signe de la croix.A cette vue, un jeune mécréant, assis en face de l’ecclésiastique, lui dit: — Oh! oh! Monsieur le curé, je croyais que vous alliez m’exorciser.— Soyez sans crainte, on n’exorcise que les esprits malins.IL AVAIT L’EXPERIENCE Un jeune homme passe près d’une rivière et entend appeler au secours: — Sauvez-moi! crie une jeune fille qui est en train de se noyer.Le jeune homme s’arrête et dit: — Avant tout, sachez que je suis marié.— Oui! mais hâtez-vous! Je vais couler à pic! — Vous ne vous cramponnerez pas à mon cou en m’appelant “mon héros!” “Mon sauveur?” — Je vous le jure! Venez vite! Le jeune homme se décide enfin, se met à l’eau et en retire la jeune fille.— Quelle reconnaissance! Comment vous remercier?— Assez, répond le jeune homme.On me l’a déjà fait.C’est comme cela que je suis marié! PROPOS DE CHIRURGIEN — Ma plus belle opération chirurgicale a été à Carcassone; j’ai coupé les deux jambes à un malheureux; je le croyais perdu; un mois après il était sur pied.* * * PEUT-ETRE Le mari, ivre.— Je reviens.heu!,, d’une conférence.— Oui, d'une conférence navale! UN GRAMMAIRIEN Au restaurant.—Hé! garçon, je vous demande une langue de veau et vous m’apportez une langue de mouton 1 Le garçon.— Mille regrets, Monsieur, c’est un lapsus linguae.EXPRESSION LITTERAIRE —Le docteur avait dit que je serais remis sur pied en six semaines.—A-t-il tenu sa parole?—Oui, j'ai dû vendre mon auto pour payer ses honoraires.H" H" UN AVIS Clara Bow, à Hollywood, reçoit beaucoup et tient table ouverte.Il y a même des gens qui en abusent.Dernièrement, elle a placardé dans le hall de sa villa l’avis suivant: “Lç£ ladies et les gentlemen qui sont invités du samedi au lundi sont priés de ne pas rester au delà du mercredi!” ¦Y» H* CE PETIT CHERI Une vieille fille se présente à la caisse d’un cinéma, ÿon petit chien sous le bras.—Vous ne pouvez pas entrer avec votre chien, lui dit la caissière.—Vraiment?fait la vieille fille avec un air courroucé.Vous croyez donc que votre film pourrait donner de mauvaises idées à ce pauvre petit chéri?Y Y CHACUN ENSEIGNE A SA FAÇON Le doreur dit: Je dore les yeux ouverts.Le forgeron: Je ferre les pieds en l'air.L’écrivain: Je suis un homme de plume.UN *A CCI!) EXT Quoi! chère Madame Kahn, vous êtes en deuil! —Depuis un mois, chère madame Levy.Vous ignorez que j’ai perdu mon pauvre mari?L’avis était pourtant dans les Journaux.•—C’est que nous rentrons de vacances.Je n’ai rien su.Et comment cet affreux malheur vous est-il arrivé?—Ah! Madame Levy! ne m’en parlez pas! Figurez-vous que nous étions à la synagogue, le jour du j mariage de la petite Rachel.Après la cérémonie on a fait la quête.* LA FOLIE*DES GRANDEURS Le nouveau mirtistre d’un petit Etat allemand, qui prenait ses fonctions au sérieux, décida un jour de voyager incognito dans les limites de son territoire et de se rendre compte par lui-même de la façon dont marchait l'administration.11 arrive à l’asile d’uliénés et interpelle brusquement le portier: Annoncez-moi tout de suite au directeur.Je suis le nouveau ministre.Ht le portier qui en a vu bien d'autres répond avec un suave sourire : —Entrez, Excellence, entrez donc, vo# appartements sont préparés! Nous avons déjà onze ministres dans rétablissement; vous compléterez la douzaine!.SIVEL LES NOUVEAUX VERRES “T a ît-favrea u” Correcteur* et protecteur* de le vue Un examen de vo* yeux par un de nos SPECIALISTES et une explication précise de ces merveilleux verres vous permettront de juger de leur qualité et exactitude.Ces verres sont faits exclusivement dans nos laboratoirca TAIT-FAVREAU, Ltée SPECIALISTES Optométristes Opticiens Licenciés 265, Ste-Catherinc Est Tél.LAn.6703 Cloches d'églises Carillons, cloches neuve» i K et d’occasion, de dlWa-™ rente poids et prix.Ecrire ou voir Z.-O.TOURANGEAU 1656, Boul.St-Joseph (Est) Appt 6 - TéL FR.6272 - Montréal C.-EMILE MORISSETTE, LIMITEE 232-236.rue LstoureUe, Québec Léon-A.HURTUBISE C.P.A.Comptable public licencié 60, St-Jacques Ouest Montréal Téléphone: H Arbour 5065 Donnez vos commandes à J.-A.DES Y Limitée 1459, Avenue Delorimier Ils Importent directement leur CAFE et leur THE Ils manufacturent eux-mêmes leurs CONFITURES Qualité Prix Modérés — Prospérité Nouvelle adresse: 1003 Ste-Catherine Est vis-i-vis théâtre Amherst TOUT EN FAIT DE MUSIQUE ET INSTRUMENTS DE MUSIQUE A nos amis de Montréal Venez nous voir à notre nouvelle adresse, en face du théâtre Amherst, un escalier.Vous trouverez un étalage de MUSIQUE et INSTRUMENTS des mieux garnis, dans tous les prix, de tous les pays, et aux meilleures conditions, comme toujours.Anos amis de la Province Grâce à l’espace dont nous disposons dans notre nouveau local, nous serons mieux installés pour vous donner un meilleur service et s’il y a moyen de meilleurs prix.A TOUS Quels que soient vos besoins, dans le domaine de la musique, vous êtes assurés de trouver chez TURCOT PRIX — CHOIX — QUALITE Au bonheur de vous lire ou de vous voir, je demeure avec reconnaissance, Votre tout dévoué, J.-EL.TURCOT.\ V De qui devez-vous acheter votre CHARBON ?Du marchand reconnu pour sa probité et son expérience, évidemment.,.Nos dix années dans le commerce de charbon sont un sûr garant de bon ser-, vice et de plus grande satis* j faction pour le client.Consultez noire bureau de renseignements sur le genre de charbon à utiliser et que nécessite votre mode de chauffage.Distribution rapide^ J.JUTEAU EDIFICE SAINT-DENIS Rue Ste-Cathei s, coin St-Denis Téléphone HArbour Les lettres de Napoléon Bourassa ON DIRAIT QU’ELLES ONT ETE ECRITES PAR UN FRANÇAIS DU GRAND SIECLE “Je n’aime pas les recueils de 'lettres”.Leur lecture m’a toujours paru fastidieuse à l’égal de la visite d’un musée, où l’on voit des tas de choses plus ou moins belles, disposées pAle-mêle le long des murs.Eh bien! j’avoue que les lettres de Napoléon Bourassa seraient de nature à me réconcilier avec ce genre de littérature.Il y a là tant de finesse dans l’observation, tant de délicatesse dans le sentiment et dans son expression, qu’on se laisse prendre au charme.Ces lettres, qui s’échelonnent de 1858 à 1912 sont exquises, toutes, quoique à des titres et degrés divers.On dirait qu’elles ont été écrites par un Français du grand siècle; oui, un Français de la vieille France, égaré aux XIXe et XXe siècles.” E.G.(Annales du Mont Saint-Michel).Ce volume est en vente eu prix de .75s eu comptoir et .85s per le poste eu Service de Librairie do “DEVOIR” 430, Notrc-Deme Est, Montréel.POUR LA FABRICATION DE VOS —CONSULTEZ LA Photogravure Nationale Ltée 59, Ste-Cetherine ouest Tél.MArquette 4549 Le plus grande organisation H| canedienne-frençaise de Montréal.Tousignant Frites, Limitée Beurre — Oeufs, Fromage — Thés Cafés — Epiceries Pâtes alimentaires Gros e» détail n NOTER: Ce que nous pouvons faire avec avantage pour des clients qui demeurent à des milles et des milles d’ici, nous pouvons le faire également à toute personne qui peut venir elle-même acheter ce dont elle a besoin à notre magasin principal ou à nos très magasins.9-MAGASINS- \ Le plus bas prix Bureau et Magasin Principal: 6312 St-Hubert 5167 rue Clarke 2929 rue Masson 1584 Ste-Catherine Est 2034 Mont-Royal Est 1148 Mont-Royal Est 1587 rue Ontario Est 2309 rue Ontario Est 3539 rue Ontario Est Maison MONTESANO Doreur, argenteur, nicXeleur Spécialité: Ornementa d'églUa.1079, Amherst - CH.9325 BONBONS Lécnie 388, rue Sherbrooke (est) Banquets, Réceptions et Noces M ADAME, pourquoi prendre la peine de préparer un déjeuner de noces, une réception, un banquet, un souper?Nous vous servirons, soit à notre restaurant, soit à votre domicile, les plats les plus fins présentés avec élégance.1284, St-Denis MONTREAL Tél.: HA, 7104 VOLUME XXI — No 252 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 30 OCTOBRE 1930 ) LES TRAVAUX FEMININS “ ' Les jours turcs OCCUPONS NOS LOISIRS Les jours sont plus que jamais de mode dans la broderie et nous entendons fréquemment parler de jours turcs.Savons-nous bien en quoi ils consistent et saurions-nous les exécuter?Voici la différence entre les jours ordinaires et les jours dits.turcs.Il faut pour les premiers tirer des fils, tandis que pour les seconds il suffit de faire avec du fil fin et solide des points qui resser-icnt les brins du tissu.Le jour ordinaire ne peut donc s'exécuter que dans le droit fil, tandis que l autre peut suivre les courbes d'un feston, les lignes angulaires d'unt dent ou des motifs géométriques.Les points se font de droite à gauche et forment un jour double séparé au milieu par une ligne formée des brins resserrés.Vous avez probablement eu l'occasion d’en voir des illustrations?Elles suffisent à en expliquer la manière.C est un travail facile qui ne demande qu’un peu d'attention et de soin.U fait une garniture délicate et sans prétention.Nappes, serviettes, lingerie personnelle en sont décorées.Il s’allie bien au point de noeuds, au j)lumetis et s’accompagne encore plus souvent d’un feston picoté ou de broderie anglaise.Il sert encore pour incruster un entre-deux ou fixer une dentelle, faire des applications en couleurs.Dans ce dernier cas, il se fait en fil de même ton que l’appliqué ou une nuance plus foncée.U est à remarquer que les broderies multicolores semblent plus en faveur que les blanches.La Richelieu elle-même subit l'influence de la couleur et se simplifie.Point de brides minutieusement tissées.Seulement des découpures séparées entre elles par une étroite barrette à même le tissu.Rien que du Point de feston, des picots et du point de noeuds.Cela doit faire à celles qui jugeaient auparavant la Richelieu trop élaborée, et elles sont légion! Le point de tige joue souvent le principal râle dans la broderie moderne.U dessine à lui seul la p'u-part des motifs.Quant au point de noeuds, pour le bien réussir il est beaucoup mieux de laisser les six brins du coton et de faire moins de tours sur l’aiguille.Cela nuit évidemment à l'apparence soignée de.l'envers, mais lorsque ce côté est invisible, rien n’empêche de faire ainsi.FLAVIE-LUCE La saison des huîtres OUI OU NON, L’HUITRE ESTELLE NOCIVE?— L’HUITRE EST UN ALIMENT D’ELITE POUR LA DIETE DES CONVALESCENTS ET L’ALIMENTATION DES DEBILITES ET DES GOURMETS — ELLE NE DEVIENT NOCIVE QU’A LA SUITE DE CERTAINS VICES D’OSTREICULTURE OU DE CERTAINES FAUTES COMMERCIALES — LES HUITRES DANS LES ANNALES GASTRONOMIQUES — GOINFRES CELEBRES ET GOURMETS PRODIGUES — COMMENT RECONNAITRE L’HUITRE FRAICHE ET SAINE PAT H J h/ VENN A T 62SS No 6285 — Très riche modèle de nappe en broderie Colbert (Richelieu sans bride).Patron à tracer, coin et bande de côté, 35c; centre, 20c*, perforé complet, $1.00; au fer chaud complet 2x2% verges, $1.25 avec centre.Tout étampée sur coton fini toile, 2 x 2% verges, $4.50; 2x3 verges, $5.75.Sur pure toile, 2x2% verges suivant qualité, $7.00 ou $8.75; 2x3 verges $8.50 ou $10.00.Coton M.F.A.pour la broderie, $2.25.Papier carbone bleu, 7c et 15c; rouge, 7c; blanc ou jaune 15c.Catalogue de Broderie , 35c.Revue Mensuelle de Broderie et Musique, 25c l’abonnement par an » (Coupon de patrons VEN NAT) 30 octobre 1930 Le Devoir, Montréal.Ci-inclus .pour patrons Nos Nom .¦.Adresse .Adresser toutes commandes au DEVOIR, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.A l’instar de beaucoup d’autres denrées alimentaires discutées par la diététique, les huîtres ont été, suivant les temps, suivant les modes scientifiques, tour à tour, vigoureusement préconisées ou combattues par les médecins.Tantôt on exalte leur digestibilité, leur richesse en iod.e animalisée, tantôt on leur fait porter en bloc tous les péchés d’israèl quand survient sur un point quelconque une épidémie de fièvre typhoïde.Un parc sordide, un maraîcher malpropre, a-t-il livré à la consommation quelques bourriches infectées?Rien vite, la presse médicale ou les articles pseudo-médicaux des grands quotidiens, non moins influents en l’espèce, lancent l’anathème, et le bourgeois prudent de s’imposer le supplice de Tantale pendant tout un hiver, plutôt que de-succomber sinon au bacille de la fièvre typhoïde, du moins à la tentation.L’érudition facile, la peur l’emportent sur la gourmandise.Adieu les plats appétissants où le noble mollusque s’offre, gras- souillet, dans son jus salé, aux regards excités du gourmet! L’hui-trophobie est-elle rationnelle oii insensée?L’huitre est-elle la citoyenne estimable du littoral ou l’empoisonneuse?Nous croyons opportun de rechercher froidement l’étendue de ses services rendus et de ses méfaits, de vérifier si: elle a mérité Ou cet excès d’honneur ou cette [indignité.Oui ou non, l’huître est-elle nocive?Oui ou non, le médecin peut-il la conseiller à ses convalescents, à ses dyspeptiques, à ses anémiques, et le chirurgien à ses opérés?Evidemment, l’huître fut de toute l’antiquité prisée comme aliment, et les méthodes actuelles d’ostréiculture ne sont que la continuation perfectionnée des pratiques romaines.Déjà, chez les anciens, on estimait ses qualités de finesse et de goût.Les Romains appréciaient surtout celles de Circé.On allait jusqu’à attribuer à l’huître quelques propriétés eupepti-ques et évacuantes.C’est ainsi qu’Horace a pu dire dans ses Satires: “Votre ventre paresseux est-il obstrué?Les moules, les huîtres de Circé et d’autres coquillages vous le réveilleront”.Un des titres de gloire d’Apicius (troisième du nom) était d’avoir trouvé le moyen de conserver les huîtres longtemps dans toute leur fraîcheur.Elles faisaient bonne figure sur la table des patriciens, à côté des crêtes de coq et des langues de phénicoptè-res- Vitellius ingurgitait douze cents huîtres, Albinus, qui disputa l’Empire à Septime-Sévèrc, en niangeait quatre cents; mais ce n’était pour lui qu’un jeu, un intermède, une velléité.S’il eût véritablement aimé les huîtres, il aurait dépeuplé à lui seul le lac Lucrin et le golfe de Tarente car sa puissance digestive était telle que, d’après les historiens, il avala un jour, sans désemparer, cinq cents figues sèches.Si chez les Hébreux, qui considéraient ce mollusque comme impur, l’huître était l’objet d’une des nombreuses interdictions alimentaires, il n'en fu! pas de même chez les Grecs, qu» en faisaient une grande consommation, à tel point que les coquilles étaient utilisées Feuilleton du “Devoir" Sur rticnneur Par josé MYRE 17 (Suite) Lorsqu'il retrouva Maud à la Po-tinière, Régis lui reparla de sa méprise et s’en excusa.— Mais, dit-elle, la méprise était facile et vous ne me devez aucune excuse, Monsieur.— Je suppose, reprit-il, que la comtesse est atteinte d’anglophilie, de germanophilie, d’italophilip, etc., etc., car, hier soir encore, combien d'étrangers à table?Cela devient inquiétant et je ne reconnais plus mon père.Je ne trouvais donc nullement drôle que vous fussiez Anglaise, d’autant plus que vous avez un léger accent.— Je ne m’en aperçois pas moi-même, dit-elle, mais on me l’a déjà dit.Il est vrai que j’ai parlé l’anglais dès l’enfance car ma grand’- mère paternelle était anglaise et je passais plusieurs mois à Londres chaque année.— Et c’est de Londres que vous êtes venue ici?— Non.j’habite la Rretagne., ma chère Bretagne.Dans la crainte de paraître indiscret il n’interrogea pas davantage, mais il ne s'expliquait pas comment et par qui elle avait été amenée à Orrnontal.— Et puis, ceia m’intéresse, au fond, si peu! conclut-il en lui-même.Mais quelques jours après, alors que quelqu’un lisait à haute voix le récit d’un accident bizarre et mortel arrivé à un sportsman connu, une discussion toute courtoise s’éleva, les uns parlant d’imprudence.comme bulletin de vote, comme en témoigne l’ostracisme prononcé contre Aristide le Juste et Thémis-tocle.Brillat-Savarin nous parle de bons vivants de sa connaissance qui absorbaient, pour se mettre en appétit, douze douzaines d’huîtres.Junot, duc d’Abrantès, consommait chaque matin trois cents huîtres; ce n’est vraisemblablement pas ce qui l’a rendu fou, puisque l’empereur romain précité, Vitellius, allait jusqu’à douze cents, et qu’il périt en pleine connaissance.Deux cents de ces mollusques représentent environ 10% onces de substance azotée.Elles sont riches en phosphate de chaux par la coquille; c’est ce qui explique que leur chair soit riche en acide phosphorique.Cette chair contient, en outre, beaucoup d’azote et de fer.Quelle dérision si, au lieu de donner à un débilité un reconstituant idéal, on exposait son organisme, ce lieu de moindre résistance, à une pullulation de microbes typhiques! Quelle aberration si, au lieu d’utiliser un aliment fin et généreux on propageait de plus en plus ce véhicule de maladies justement redoutées: fièvre typhoïde et choléra! Or, la chose n’a rien de surprenant: l’huître absorbe de l'eau de mer et entraîne avec elle, dans la consommation, l’eau où elle vit.Cette eau peut contenir les bacilles les plus variés.L’huître n’est qu’un intermédiaire passif, un véhicule des agents pathogènes déversés sur elle, soit dans les parcs, soit dans leur trajet en chemin de fer ou à l’arrivée chez le vendeur lors du rafraîchissement.Les expériences de Sacquépée ont démontré qu’après un certain séjour ou un certain nombre de lavages à l’eau de mer l’huître, même infectée par les souillures des égoûts qui se déversent dans la mer ou les habitudes dégoûtantes des travailleurs de l’huître, redevient comestible.Voilà de quoi éclairer d’un jour brillant les précautions élémentaires à prendre et que nous résumons ainsi : les huîtres, avant la vente, repasseront en pleine eau pendant le laps de temps nécessaire à leur lavage; des fonctionnaires compétents et responsables (!) s’assureront de l’application de cette prophylaxie générale et d’au- les autres de fatalité, d’autres enfin de Providence pour le vainqueur du tournoi que cette mort inattendue faisait arriver premier.Interrogé, Régis, âpre et moqueur, répondit que pour sa part il ne croyait guère plus à la fatalité qu’à la Providence.Spontanément, sans réfléchir.Maud leva les yeux sur lui.Elle vit sur ses lèvres ce sourire amer qui semblait bien plutôt un défi et elle pensa que cette discussion avait remué en lui quelque souvenir pénible.Elle détourna son regard aussitôt et se remit à l'ouvrage, au grand store qu'Eva avait commencé et que, selon le vicomte, ses arrière-petites-filles devaient terminer.Mais quand Régis put rejoindre Maud, il lui dit à brûle-pourpoint: - Qu’avait donc tout à l’heure de si étrange ma profession de foi?Vous paraissiez indignée de mon aveu.— Pardon, dit-elle sans s’émouvoir, je n’étais pas indignée, mais surprise seulement.— Et pourquoi?— Mais parre que je nc’^ense très menus détails y attenant.Alors seulement nous pourrons en paix savourer l’huître, et le médecin pourra la prescrire sans devenir homicide En attendant, contentons-nous des aspects extérieurs : la locuste en coquille est une Ostrea edulis, ou huître fraîche et saine, lors qu’une fois la coquille difficilement ouverte, la chair du mollusque apparaît brillante et baignant dans une eau limpide.Autrement, on comprend quel sens péjoratif nos pères attachaient au mot hui tre, lorsqu’ils disaient d’une chose d’aucun prix, qu’elle ne valait pas une “oistre en escalle”.(Petit Echo de la Mode).Pensées Ne pas accepter, mais tout comprendre; ne pas tout approuver, ne pas tout adopter, mais chercher en tout la parcelle de vérité qui s’y trouve renfermée.Ne repousser ni une idée, ni une bonne volonté, si gauche et faible soit-elle.Elisabeth LESEUR Lorsqu’on connaît la vie et tous ses écueils, 11 est bien difficile de se promettre qu’un jeune homme les évitera tous et qu’il pourra toujours offrir à la mort une conscience assurée et une mort paisible.C’est un don de Dieu que de mourir jeune et sans tache.La raison ne le dit pas, mais la fol nous le persuade.LACORDAIRE Vous m’apportez quelque chose de plus précieux que l’argent et l'or, si c’est une occasion de vous obliger.Quelle interruption heureuse pour moi que celle qui vous est utile! LA BRUYERE Une mauvaise écriture est une des formes du mépris qu’on a pour autrui; car elle prouve qu’on attache plus de prix à son propre temps qu’à celui des autres.GROTIUS Au Foyer Ste-Claire Il y aura au Foyer Sainte-Claire d Assise.5045, St-Dominique, Montréal, Tél.BElair 8792, une retraite fermée pour jeunes filles, du 7 au 11 novembre et une retraite pour dames, du 17 au 21 novembre.Les personnes, qui désirent prendre part à 1 une ou l’autre de ces retraites sont priées de s’inscrire à l’avance.Dans nos hospices et nos pensionnats, dit un médecin des Cantons de l’Eat, l’incontinence d’urine est une affliction commune.Cependant, d’après ma longue expérience, bien peu de cas résistent à un traitement à la SPHINCTERINE.C’est le remède qui s’impose.SPHINCTERINE CONTRE ^INCONTINENCE D'URINE.Le remède efficace et Inoffentlf Recommandé par la prof •¦•ion médical*.— Employé avec «uccéa daiu daa eantainaa de panalonnaU at d’hospIcM.En vente dan» toute» le» pharmacie» SPHINX LABORATORIES REG’D - Québao Distributeurs t FARLEY -MYERS, LIMITED •14, rus Chennsvills, MONTREAL.BON A SAVOIR Les vieux bouchons.— Ne vous débarrassez pas de vos vieux bouchons bien secs; ils vous permettront d’entretenir à peu de frais le feu de votre cuisinière, si vous les mêlez aux scories et au poussier.Nettoyage des flacons gras.— Pour nettoyer les flacons qui ont contenu des liquides gras, il suffit de les laver avec du vinaigre très fort et du sel de cuisine, de les passer à l’eau chaude, de les rincer à l’eau fraîche.Pâte pour les mains.— Choisissez quelques pommes de terre bien blanches et bien farineuses.Faites-les cuire à l’eau, pelez-les, écrasez-les bien en y ajoutant un peu de lait.La pâte d’amandes n’est pas sensiblement meilleure pour blanchir et adoucir les mains.MICHELLE LE NORMAND (Madame Léo-Pol Desrosiers): Autour de la Maison.(Illustrations de Madame Lionel de Bellefeuille).Un des plus grand succès de librairie du Canada français, ce livre, dont la troisième édition vient de paraître, en est à son sixième mille.“Livre immortel, chef-d’oeuvre du terroir”, ainsi le qualifiait notre poète Albert Lozeau a sa parution.Rempli d’originalité, de talent, d’émotion, ce livre intéresse tous les âges.Au comptoir, $1.00; franco.$1.05.Librairie du Devoir.Let soupers eux huîtres chez les Sourdes-Muettes Auront la présidence des tables au souper aux huîtres du vendredi 7 novembre prochain: Mmes W.A.Handfield, Emile Bruchési, C.-A.Dugas, J.-H.Laçasse, M.Ferras, H.Bar-salou.Orner Noël, Edmond Montet, Hector Desjardins, Maxime Raymond, Olivier De Guise, Arthur De-Guise, Vf.J.Tabb, Mademoiselle E.Rolland, Mmes Pierre Rolland, G.-H.-A.Dufresne, Edouard Proven-cher, David Deschamps, N.Ladou ceur, J.-À.Lemieux, Ernest Archambault, J.-O.Quenneville, A.-B.Charbon n eau, Lionel Charbonneau, L.-C.Rivard, F.Shallow, A.Pichet, A.Seers, J.-É.Garneau, Eugène Poitevin, H.-M.Duhamel, J.-B.Lanoie, Georges Magnan, J.-T.St-Jorre, C.-E.Arpin, Arsène Lamy, S.-A.Bnul-ne, Ed.Bouchard, E.Cousineau, L.Bourgeois, R.Turcotte, A.Dionne, J.-A.Lespérancc, J.-A.Leblanc, Mademoiselle Albertine De Guise, Mesdames Georges Charbonneau, P.Dallaire, Napoléon Gendreau, Thomas Dussault, Ladislas Jouhcrt, Anatole Rivest, Honoré Damphousse, F.Leclerc, J.-O.Monette, J.-G.Gauthier, Tancrède Jodoin, Pierre Ste-i Marie, Mademoiselle Yvonne Label-le, Mesdames Léon Dubois, N.Desjardins, Ernest Lauzon, Emile Cha-put.Jules Desmarais, W.Lnbrie, .L-O.Dupuis, P.Larocque, Eugène Moreau, Pierre Leduc, Paul Leduc, Ls Dansereau, D’Aragon.L’entrée pour tout le monde est sur la nie St-Denis, vis-à-vis l’Avenue des Pins.Une des quatre grandes pièces où se donnent les Soupers “Salle Est” est entièrement à la disposition des personnes qui n’ont pas de places réservées par les présidentes de tables.Aucun siège n’est retenu après huit heures et demie.Les soupers sont servis à huit heures précises.Petite vie des saints 30 octobre, SAINT ALPHONSE RODRIGUEZ, confesseur.— Alphonse naquit, à Ségovie, en Espagne, le 25 juillet 1531.Jusqu’à l’âge de quarante ans, il exerça dans sa ville natale la profession de marchand de drap.Il menait une vie fort édifiante, très dévouée aux oeuvres de piété et de charité.Avez-vous songé à la Couturière du Salon de l’ensemble pour votre toilette pour le Bal de Garnison?Elle sait bien que ce bal est un des événements sociaux les plus importants de la saison, et elle est prête à mettre tout son talent à votre disposition pour vous aider à avoir une toilette tout à fait exclusive.Elle peut: .copier un modèle original de Paris .ou créer un modèle s’adaptant parfaitement à votre genre, .confectionner—pour $59.50 — une toilette selon le modèle et avec les tissus que yous aurez choisis.copier, à son même prix» toute toilette que vous aimerez au Salon de I’Ensemble.Téléphonez PLnteau 9211 pour fixer l’heure d’une entrevue Troisième étage •— Rue Sainte-Catherine ' EATON C°u LIMITED DE MONTREAL Devenu veuf et ayant perdu son unique enfant, il entra en qualité de frère coadjuteur dans la compagnie de Jésus.Il devint le modèle des plus sublimes vertus.Fréquemment malade, eu proie à de violents assauts du démon accablé d’infirmités, il se montrait toujours patient et accueillant pour tous.Les quarante-six années de sa vie religieuse se passèrent presque tou-les dans la charge de portier duj collège de Majorque.Cependai relevait ces humbles fonctions une intention très pure de plai Dieu et par toutes les vertus près à son état.En retour, ] départit au bon frère un don d’i son extraordinaire.Souvent Ni Seigneur et la sainte Vierge dai rent lui apparaître.Iis le trait* avec une familiarité étonni Saint Alphonse Rodriguez mo le 30 octobre 1617.Pas qu’en disant cela vous étiez sincère.Vous vous trompez absolument, Mademoiselle______ Comment ne croirais-je pas à l’incohérence des faits quand dans ma vie, à moi, tout arrive toujours trop tôt ou trop lard! Ses paroles décelaient la colère qui faisait trembler sa voix et Maud comprit qu’il vivait encore une mauvaise heure.— Alors, dil-elle très doucement, bien vrai, selon voua, il n’y a pas de Providence?— Non.Des circonstances seulement dont on profite ou ne profite pas., dont on pourrait profiter si l’on savait.mais quand on sait, il est trop tard le plus souvent.Et c’est de cela qu’on a fait la fatalité.—•Vraiment, dit-elle nettement, vous avez une philosophie bien indépendante et combien je vous plains si voua ne croyez plus à rien I Ironique toujours, il répliquai — Si vous pouviez m'expliquer ce qu’est, à votre sens, la Providence, peut-être me convertiriez-vous.Elle se redressa, combative: — Je le voudrais et le souhaite de tout coeur.Monsieur, mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.11 devenait agressif: — Vous croyez que tous nos actes sont régis par la Providence?Si vous êtes à Orrnontal, c’est la Providence qui vous y a amenée?— Mais oui, dit-elle.Il éclata de rire: — C’est bien cela! Et alors, quel jeu a-t-elle fait?le vôtre?Ah! lais-sez-moi rire.Elle fut Providence pour Jacques, mais pas pour vous! — Vous n'en savez rien, répondit-elle, très calme.— Je sais toujours bien, je puis vraiment me douter que vous n’ê-tes pas ici de gaieté de coeur?— Non, certes, avoua-t-elle, et c'est la nécessité qui, en changeant soudain ma situation, m’y a amenée.•— Eh bien, mais ce changement aussi était sans doute providentiel.?Avec cela vous irez loin et serez toujours contente.Elle se tut un instant, hésita, puis dit enfin : — Ecoutez, Monsieur.vous al- lez juger vous-même si des faits, des circonstances seuls suffisent à expliquer certaines catastrophes.Vous dites: des circonstances dont on profite ou ne profite pas., mais il faudrait premièrement que ces circonstances fussent connues de nous?Or, ce qui m’a amenée ici fut une catastrophe subite, imprévue, foudroyante et on ne pouvait ni réfléchir, ni se défendre.— Ce qu’il est enfin convenu d’appeler une fatalité.“C’est écrit”, disent les musulmans.et ils sont satisfaits avec cela.— Oui, parce que leur fatalisme n’est qu’une résignation absolue à la volonté d’Allah.Chez nous, le vrai croyant s’incline de même quand la main divine frappe.Ce fut le cas pour nous quand il fallut nous séparer.Régis l’arrêta, gêné: — Je vous en prie.Je ne voulais pas être indiscret.— Vous ne l'êtes en aucune façon, Monsieur.D’ailleurs, lorsque monsieur votre père s’entendit par correspondance avec mon cher vieux curé, la triste histoire lui fut contée.La voici, elle est trbi cour- ) te.Comme je vous l’ai dit un jour ma grand’mère était anglaise et, selon la loi du droit d’ainesse, ce fui son frère qui hérita de la fortune paternelle, à charge à celui-ci df servir, leur vie durant, une rente annuelle à chacune de ses soeurs.Mais la grosse usine qu’il possédai! et dirigeait connut plus tard une terrible crise due à la hausse subit* des métaux.C’est alors que, pour I* sauver de la faillite, mon grand-père et mes tantes lui prêtèrent la totalité de leur fortune.Au bout de quelques années, 11 remboursa intégralement tout le monde et mon grand-père rentra en possession de son bien.Mais voici où commence pour lui ce que vous appellerez fatalité: le notaire chez qui les fonds furent déposés pour les nouveaux placements que lui-même avait conseillés, le notaire, dis-je, prit la fuite le soir même el jamais, entendez-vous, jamais on ne le retrouva.(A suivre) C* journal wt imprima au Ko «M.n>« rotro-Damt Kit.k Mon triai par ITH-tRIMIBXZ POPULAUUI (à rwpomaMUM imité»), OfCltOM ¦UltraMur «a 6 LE DEVOIR, MONTREAL, |EUDI 30 OCTOBRE 1930 VOLUME XXI — No 252 •«L/l I3ADIC« CONCERTS DE |EUD1 Poste* extérieurs WEAF 7.30 p.m.PROGRAMME NlAGA-RA-HUDSON (Direction William Merrigan Daly) The One Girl (Rainbow) de Youmans; Londonderry Air, arrangement de Grainger; The Moon is Low (Montana Moon); Extraits (The Only Girl) de Herbert; Mardi-gras (Suite Mississipi) de Grofe.9.00 p.m.The ARGO BIRTHDAY PARTY — Valse du Beau Danube Bleu, de Strauss; Mélodie hawaïenne; Le chant du toréador (Carmen) de Biet; Le duo de Micaela (Carmen) de Bizet; The lost chord, de Sullivan.9.30 p.m.— The JACK FROST’S MELODY MOMENTS— (Direction Eugène Ormandy) — Extraits (Hit the Deck) de Youmans; Just a Little While, de Berlin; Madrid, de Francesco; Good Evening, de Seymour; Extraits (Jack o’Lantern) de Kern; En automne (Ballet des saisons) de Glazounow; La poupée valsante, de Poldini; Allerseelen.de Strauss; Ouverture (Zampa) de Herold.WJZ 9.30 p.m.Programme MAXWELL HOUSE (Direction Willard Robison) — Extraits (Jack o’Lantern), de Caryll; God’s River, de Albin: Old Kentucky Home, de Foster; Valse Miami, de Jacobi; Make Me a Pallet on the Floor, de Handv, 10.00 p.m.— SERIE D’OPERAS HERBERT — “Sweethearts”, opérette en 2 actes, de Victor Herbert.(Direction Harold Sanford).—Person!.;s: (Sylvia) Muriel WHson; (Prince) Walter Preston; (Liane) Jvy Scott; (Mikel) Frank Moulan; (Paula, Jeannette) Mary Hopple; (Karl) Steele Jamison; (Van Troup) Harry Donaghy; (Caniche) Harry Hindermyer; (Slingsby) Leo Stark 11.00 p.m.L’HEURE DU COUCHER (Direction Ludwig Laurier).Ouverture, (Iphigénie en Aulide) de Gluck; Eine Kleine Nachtmusik.de Mozart; Symphonie surprise, de Haydn; Aria sur la corde sol, de Bach.“Faust” Les auditeurs des postes de la chaîne transcontinentale du Canadien National auront le plaisir d’entendre^ ce soir, î’opéra de Gounod “Faust” qui sera interprétée par Mlle Jeanne Hesson, soprano, Mme George Peterson, contralto, M.Georges Dufresne, ténor, M.Jack van der Straeten, ténor et M.Irving Levine, baryton, L’orphestre sera sous la direction de M.Henri Miro.CONCERTS DE VENDREDI Postes extérieurs W.E.A.F.6h.30 p.m.L’ORCHESTRE NOIR ET OR.— (Direction Ludwig Laurier).— Ouverture (L’impresario) de Mozart; Chant d’automne (Les saisons) de Tschai-kowsky; Vous et vous, de Straus; Une vision fantaisiste, de Rubinstein; Extraits (Miss Dollar) d’Herbert; Canzonetta, d’Ambrosio; Scènes napolitaines de Massenet.8h.p.ni.THE CITIES SERVICE CONCERT.(Avec Jessica Dra-gonette, soprano; the Cavaliers; un orchestre).— Ah.sweet Mystery of Life, d’Herbert; Pompe et circonstance, de Elgar; Travelling AH Alone, de Johnson; Jalousie, de Gade; Free Fantasy (St-James Infirmary) de Buttolph; Whirlwind, de Brooks; A Cottage for Sale, de Robinson; Soliloque, de Bloom-Bourdon; Ave Maria, de Schubert; Ao Beats My Heart for You.de1 Waring; Moonbeams, d'Herbert.W.J.Z.4h.p.m.THE PACIFIC FEATURE HOUR.(Direction Charles Hart; Eva Gruninger Atkinson, contralto; Irving Kennedy, ténor).—Extraits (Hansel et Gretel) d’Humperdinck; Romanza, de Granados: Suite andalouse, de Mira-montes; Légende indienne, de Baron ; En vue de l’oasis, de Baron; Où les eaux du Nil coulent, d’André.11 h.p.m.L’HEURE DU COUCHER.—.( Direction Ludwig Laurier) — Ouverture (Czaar und Zimmermann) de Lortzing; Of Olden Time Flavor, de Sudds; Extraits Der Zarewitsch) de Lehar; Sérénade.de Chaminade; Toujours ou jamais, de Waldteufel; La mer du coucher, de Morse.CONCERTS DE SAMEDI Postes extérieurs WEAF 9.0t) p.m.—RECITAL D’ORGUE.d’Edwln Stanley Seder.— Chorale en la mineur, de Franck; Menuet en si, de Zimmerman; Nuit de mai, de Palmgren; Marche des gnomes, de Stoughton; Drink to Me Only VVitu Thine Ejes; Le chant du grillon, de Hebikolt; Scherzo (Deuxieme sonate) d'Andrews.11.00 p.m.—L’HEURE DU COUCHER, direction Ludwig Laurier.— Extraits (Der Freischutz) de Weber; Suite (Gitanilla) de Laconie; Woodland Songsters, de Ziehrer; Extraits (Pommiers en fleurs) de Kreisier; Fleur d’amarauthe, de Strauss; Une vision fantaisiste, de Rubinstein; Andante Heligioso, de Thomé; La Toussaint, de Strauss.6.15 p.m.-—L'ORCHESTRE NOIR ET OR.—(Direction Ludwig Lau rier).Ouverture (Rêves d une nuit dété) de Mendelssohn; Prélude (Werther) de Massenet; Al Fresco, d’Herbert; Extrait (The Dollar Princess) de Fall; Fideles VVien, de Komsak; Ballet des fleurs, de Hadley.9.00 p.m.—The GENERAL ELECTRIC HOUR.—(Direction Walter Damrosch).— Danse slave, de Dvorak; Ouverture (Egmont) de Beethoven; Ballet (Iphigénie en Aulide) de Gluck; Second mouvement (Symphonie en ré mineur) de Franck: Marche (Aida) de Verdi.11.00 p-m.—LE TROUBADOUR DE IA LUNE, Lannie Ross.(Assisté d’un trio à cordes).Humoresque, de Dvorak; Mélodie, de Friml; Beauty’s Eyes, de Tosti; Sérénade, de Chaminade; Tomorrow Is Another Day, de Slept.PROGRAMMES DE jEUDI Postes locaux IL Y A QUINZE ANS i Le quatuor Kedroff qui se fera entendre durant l'heure “Imperial Oil’’ dimanche soir Une institutrice décharnée gape 14 livres en 3 semaines STE-AURELIE, P.Q.~ “J’étais nerveuse, épuisée, maigre nu point d’en être genée,” dit Mile Alphonsi-nc Fortier, institutrice.Ayant essuyé la Levure Ferrugineuse (Iron-ized Yeast), j’ai (gault H.Lavigne, et plusieurs autres.M.Alexander et M.Baldwin Londres, 30.ls.RC.) — M.A.V.Alexander, premier lord de l’Amirauté, a déclaré hier soir dans une réunion à Balham qu’il a une grande estime personnelle pour M.Baldwin.“Je suis étonné, a-t-il dit, de la somme de propagande frauduleuse faite en faveur de ce qu’on appelle le libre-échange impérial”.“M.Baldwin doit être bien peiné de l’insurrection soulevée dans son parti.Lorsqu’un adversaire reçoit de la presse le genre de traitement qu’on a fait à Si.Baldwin, je suis porté à admirer l’énergie qui le porte à se dresser contre la tentative de domination.“J’ai beaucoup de sympathie pour lui”, a dit le premier lord en terminant sa parenthèse sur M.Baldwin.M.Scullin sera l'hôte d'un banqueta Montréal Toronto, 30.(S.P.C.) — Le premier ministre d’Australie, M.Scullin, sera J’hôte de l’Association des manufacturiea-s canadiens, à Montréal, à son retour de la conférence impériale.Les manufacturiers conféreront avec M.Scullin au sujet du développement du commerce entre le Canada et l’Australie.Université de Montréal FACULTE DES LETTRES—COURS D’HISTOIRE DE L’ART Le vendredi 31 octobre à 8 heures du soir, M.J.-B.Lagacé, professeur d’Histoire de l’Art donnera à l’Université de Montréal sa 2e leçon qui portera sur la peinture hollandaise et Rembrandt.Vient de paraître Le curé Labelle par l’abbé Elie J.Auclair.Beau volume de 270 pages, format 7 1-4 x 10 3-4, avec portrait du curé Labelle, illustrations.Edition brochée, $1.00; édition reliée, $1.50.Service de librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est , Montréal.Commémoration de la conquête de l'Angleterre Pour commémorer la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, en 1066, un comité composé de personnalités éminentes de France et d’Angleterre a été formé dans le but de préparer les voies à une cérémonie au cours de laquelle une tablette commémorative sera dévoilée dans l’enceinte du château de la Falaise (Calvados), où naquit Guillaume.Cette tablette sera dévoilée l’an prochain et portera inscrits les noms de tous les preux qui accompagnèrent Guillaume le Conquérant dans sa valeureuse épopée.Le manifeste envoyé par le Comité des fêtes se lit comme suit: “Plusieurs célébrations émouvantes, non assujetties aux relations mesquines du commerce et de la politique, ont contribué à nouer plus étroitement les liens d’amitié et de confiance qui existent entre la Grande-Bretagne et la France, afin de maintenir allumée la flamme sacrée qui jaillit en 1066 sur le champ de bataille de Hastings.“La renommée de la Normandie ne constitue pas seulement une chronique provinciale; c’est plutôt un chapitre de l’histoire internationale.Notre belle province est rattachée au Rovaume-Uni et ses liens s’étendent jusqu’aux confins les plus reculés du globe où se parle l’anglais.“L’an prochain, ce comité projette l’érection d’une tablette commémorative à l’intérieur du château où naquit Guillaume le Conquérant, et cette manifestation donnera le lieu à des fêtes anglo-françaises dans le château de la Falaise.“Les descendants des Normands qui peuvent retracer leur origine jusqu’à la conquête de l’Angleterre et qui seraient intéressés à prendre part à ces fêtes, sont priés de communiquer avec le professeur L.J.Macary, secrétaire du comité Guillaume le Conquérant, Falaise (Calvados), France.Le comité en question est constitué de MM.M.Guilloteau, maire de Falaise, de S.H.le maire D.Thorpe, de Hastings; M.le comte d’Har-, Sur les grands lacs Toronto, 30 (S.P.C.).— Bien qu’il y ait encore six semaines avant la fermeture officielle de la navigation aur les grands lacs, plusieurs des navires de ces lacs occupent déjà leurs places d’hiver.Dans bon nombre de cas, c’est le manque de cargaison qui a forcé les propriétaires à désaffecter les navires dès maintenant.Les tartres cas sont ceux de navires chargés d’une quanJHé de grain qu’ils garderont jusou’au printemps, parce qu’il n’y a plus d’espace dans les élévateu rs.Livres de piété MISSEL DU PETIT COMMUNIANT.Ce Missel, rédigé conformément au décret Quam singulari, contient: lo un abrégé des vérités essentielles de la Religion; 2o la Prière; 3o la Messe; 4o la manière de se préparer à la Confession; 5o les Actes avant et après la Communion; 6o les Vêpres du dimanche; 7o les Prières des Saluts.Le Missel du Petit Communiant est indispensable aux enfants qui font la sainte Communion.Le texte en est parfaitement adapte à leur intelligence.Edition encadrée d’un filet rouge, mesurant 4 % x 314, imprimée en caractères bien lisibles sur beau papier, illustrations.Reliure cuir ancien marbré, coins ronds, ornements or et à froid, tranche dorée.Au comptoir et par la poste.75 MEDITATIONS SUR L’EVANGILE, par Bossuet, percaline façon cuir, près de 800 pages Au comptoir.75 Par la poste.85 PENSEZ-Y BIEN ou réflexions sur les quatre fins dernières.Percaline façon cuir, reliure souple, coins ronds, tranche dorée, 295 pages.Au comptoir et par la poste.* .20 VISITES AU SAINT-SACREMENT ET A LA SAINTE VIERGE, par saint Alphonse de Liguori, 324 pp.Même reliure et même prix que le précédent.LES TROIS PETITS MOIS réunis, avec résolution et bouquet spirituel pour chaque jour, par M.le chanoine Bel-lune, 290 pp., même reliure et même prix que le précédent.LA JOURNEE DU CHRETIEN, augmentée des Evangiles de tous les dimanches de l’année, 310 pp., même reliure et même prix que le précédent.AVANT ET APRES LA COMMUNION, par Mgr Ricard, 326 pp., même reliure et même prix que le précé-leni.LES SAINTS EVANGILES SUIVIS DES ACTES DES APOTRES.traduction nouvelle.Percaline façon cuir, tranche rouge, coins ronds, 465 pp.Au comptoir et par la poste.40 PETIT OFFICE DE LA T.S.VIERGE, latin-français, augmenté de l’Office des Morts, du Petit Office de l’immaculée Conception, de l’Ordinaire de la messe; 327 pages, gros caractères, même reliure et même prix que le précédent.L’OFFICE LITURGIQUE de chaque jour, par le Rma Dom Fernand Cabrol.Nombreuses illustrations de Pau-le Richon.Ouvrage contenant tout le texte du Missel romain avec une introduc-tiqn, des notes et des commentaires de Dom Cabrol.Un livre de messe très complet, pratique et artistique.Volume de près de 1800 pages.Genre chagrin, noir, souple, coins ronds, tranche dorée.1.7a La même reliure, tranche rouge.175 Chagrin noir, souple, coins ronds, tranche dorée.2.50 On n’a pas besoin d’un Vespéral pour aller à la Messe, ni d’un Missel pour aller aux vêpres; du reste, le Missel et le Vespéral sont, liturgiquement parlant, des livres distincts: de plus, la réunion des deux ouvrages, lorsqu’ils sont complets, forme un volume inutilement épais et d’un maniement difficile, à moins que l’éditeur, pour le réduire, n’emploie un caractère fin qui rend la lecture fatigante.Pour ces raisons, l’auteur de l’Office liturgique a voulu que le Missel fît l’objet d’un volume et le Vespéral d’un autre.VESPERAL, par le Rme Dom Cabrol, volume de 726 pp.Percaline façon cuir.75 Genre chagrin.1.00 Chagrin.1-25 PAROISSIEN ROMAIN contenant les Offices du Dimanche et tous les évangiles, augmenté de prières et du Chemin de la Croix.Volume de 640 pages, reliure façon chagrin, tranches or, gros caractères.Au comptoir et par la poste .90 PAROISSIEN DES MARTYRS CANADIENS contenant les Offices de tous les Dimanches e» des principales fêtes, augmenté des prières aux bienheureux martyrs canadiens, à Ste-Anne de Beaupré et Ste-Thérèse de l’Enfant Jésus.Volume de 625 pages, reliure façon chagrin, tranche rouge.Au comptoir et par la poste .90 PETIT GUIDE ILLUSTRE DU CHRETIEN AU PIED DES AUTELS par l’abbé Victoria Germain.Couverture cuir, 270 pages, nombreuses illustrations.Tranche rouge sous or.Au comptoir et par la poste .50 PETIT MISSEL contenant les Offices du Dimanche, les messes de mariage et d’enterrement.128 pages, couverture soie, renfermé dans porte-carte cuir.Au comptoir et par la poste .75 PETIT PAROISSIEN à l’usage des enfants se préparant aux communions privées, contenant les prières pour la communion, la messe et les vêpres, et les évangiles des yrincipales fêtes, par l’abbe .A.Illustré par Maryel.Gros raractères.256 pages, tranche or, reliure verte, ornements dorés.Au coniptotr et par la poste MISSEL ROMAIN contenant l’office du dimanche et des principales fêtes et les évan- S lies de tous les dimanches.eliure toile, ornements dorés, 336 pages, tranche blanche.Au comptoir et par la poste .2f* PETIT MISSEL contenant les Offices du Dimanche, les messes de mariage et d’enterrement.Volume fortement cartonné de 126 pages, tranche dorée.Au comptoir et par la poste .20 court, sénateur du Calvados, de M.le marquis d’Eyragues, du professeur Prentout, de l’Université de Caen, une autorité en histoire anglo-normande, M Jackson Crispin, M.Duval, trésorier et le professeur Ma-cary, du collège de Falaise, secrétaire.ANNONCE MUNICIPALE AVIS DEMANDE a tté faite fc la CITE DE MONTREAL par Laura Record Candy Shops, No 86» Vlger, pour permission d’installer un réservoir à gazollne pour usage personnel, sur les lots Nos 234-235 quartier Ville-Marie.No (arr.l 869 Vlger.Toute opposition à cette demande doit être communiquée dans les dix Jours, à J.-ETIENNE GAUTHIER, Greffier de la Cité.Montréal.30 octobre 1S30.AVIS Avis public est par les présentes donné que l'Hépltal Ste-Justlne.corps politique et incorporé ayant son principal bureau d’affaires en la cité de Montréal, province de Québec, s'adressera à la Législature de la Province de Québec.A sa prochaine session pour obtenir une loi augmentant ses pouvoirs tels que décrétés par sa charte.Loi 8 Edouard VII, chapitre 137.et ses amendements 14 Georges V.chapitre 118, et 15 Georges V, chapitre 128 et plus spécialement augmentant son pouvoir d’acquérir et de posséder des Immeubles pour son usage et son occupation Jusqu'à concurrence d’une somme de deux mllllc-de dollars.Les procureurs de la requérante LACOSTE & LACOS1 Contrat pour le transport des correspondances DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées au Ministre dee Postes, seront reçues à Ottawa.Jusqu’à midi, vendredi, la 28 novembre 1930 pour le transport des correspondances de Sa Majesté, sous les conditions d’un contrat pour un terme de quatre années.6 fols par semaine aur la route rurale St-Hyaclnthe No I, à commencer le 1er Janvier 1931 prochain.Des a via Imprimés contenant dee renseignements plus détaillés au sujet dee conditions du contrat projeté peuvent être vus aux Bureaux de Poste de St-Hyaclnthe.P.Q., et au bureau de l'Administrateur du District où l'on pourra aussi te procurer des formules de soumission.J.TAYLOR, Administrateur de District.Bureau de l’Administrateur de district.Montréal, le 15 octobre 1930.AVIS Avls^eat par^ les présentes donné qu’AH- i'Outre- ce Prances Dwane, de la cité d’c/uwro-mont.dans le district de Montréal, épouse séparée de biens de James Richard Ross Elliott, écuyer, du même Heu et dûment autorisée par son dit époux s’adressera à la Législature de la province de Québec à sa prochaine session aux fins d’obtenir l'adoption d'une loi pour accroître l’annuité payable, suivant les termes du testament de feu John Dwane et 'our autres fins.ALICE P ELLIOTT, JAMES R.R.ELLIOTT, outréal.15 octobre 1930.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.Labrecque, I.O.O.Papineau, I.O.at Arpenteur.M.Cailloux.1.0.Les Ingénieur» Associé» INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Expertise F.mncv thSmis 19, St-Jaeqnea ouest — HArbour 94** MONTREAL \ '¦ ¦"LC.ftpédallté ! COMBUSTION CHAUPPAO* INDUSTRIEL BT DOMESTIQUE— INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-Jacques O.HA.1841 Chambre 528 AVOCATS BERTRAND.GUERIN GOUDRAULT ù CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.Ins.Exch., 276 ouest, rue 8t-Jacque» Ernest Bertrand, C.R.Substitut Senior du Procureur Général.C.-E.Guérin, C.R.Maur.Goudrault.CA.Antonio Oarneau, M.LL.Hoa.-N.Oarceau.Aldério Bleln, Li, D, MAJ* Roger Pinard, L.I.L.BLAIN & PINARD AVOCATS fmm.BnratTi, chambre a LAu.448» M, rne Notre-Dame eneat - Montréal Jacques Cartier, Xj.t,.t,.XéL LA».TZ0» Jean-Victor Cartier.Lit.I».L.J- L.ti.B.J.-EugêûA RJr&rd» L.L.I*.Cartier, Barcelo & Rivard avocat» Chambre 920, “Tramway* BIdg" 159 ouest, rue Craig - Montréal Maurice Dupré, L.L.L.GR.AVOCAT ET PROCUREUR DE L’ETUDE pltrpatrtck.Dupré.Gagnon et Parant Immeuble Morin 171 COTE DE LA MONTAGNE Téléphonée; 212 et 21> QUEBEC ST-GERMAIN & ST-GEHMATN AVOCATS Té!.HArb.9118-9117 - 10 Ht-Jaeqnes E.P.Bt-Oermaln, L.L.L.C.R.Jean St-Germaln, L.L.B.BREVETS D'INVENTION f^iNVINTEURS NVf;.Uzrr.ALBERT FOURNIER STE CATHERINE.EST rv’ *7» ex* -r- ww ^ xa.it_ MARION W.tmék rua Univanlté.COMPTABLES P.'A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramway» 159 Oueat rue Craig Téléphone s HArbour 5996 LARÏJE & TRUDEL COMPABLRS AC.Rftft» CHARTERED ACX»UNTANT4 Ouébee Montréal f O- * Fturine Trudel.C.4.J.Wilfrid Boulet C.A.Maurice Chartr*.O.4.A.Enule Besnval*.C.A.Dsvid Rohillerd, C.A Maurice Boulanger, C.A.Jean-Paul Gauthier.O i LARUE TRUDHL A PICHKM .Syndic et Liquidateur* 7 éMi'hons: HArbour 26:14 Montréal 721, Edif.tmnranoi Exchange 576, St-Jacques J , Çoéhea ndif.Banque Canadluoiar .Nationale ' I, rua St-Pierre.NOTAIRE Tél.HArbour 5390 ».MI.PIuniEJ, B.4.1L1 NOTAIRE 266.rue Saint-Jacques, Oueat •nlta 203 Montréal Anato’e Vanier, CR Guy Van'er.CR VANIER & VANIER AWOCàT» 51 oueat, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2*41 Tél.: HA.9116-9117 PAUL V1AU, L.L.B.AVOCAT Ch.20 — 10.rue St-Jacquet Bat, MONTREAL ENCADREURS Morency Frère», Limitée 458 Ste-Catherlne E.HAr.6891 Encadrement — oorur# — Matériel d'artlsteo.Choix d'oeuvres canadiennes, tableaux eaux-ronea.gravure* sur bol*, ete.EBENISTES-REMBOURREURS KBINI8IE8-REMBOURREURS Louis PISTONO & Cie Atelier artistique d'ameublement# et d'êbénlsterle d'art Meubles de styles.Fabrication de meubles de tous genre* iur commande, ainsi que réparations de toutes aortes.4240, RUE ST-PENIS - MONTREAL Tél.BElalr 0708 Service de Librairie du “Devoir 430, rue Notre-Dame Ert — ir” Montréal Avez-vous fcctoTn de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir", 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241* REMBOURREUR — MATELASSIER Maison Boyer SPECIALITES: Meubles et matelas tur commande ainsi que réparation*.Estimés gratuit* vur demande.5043-47 ST-DENIS : MONTREAL Tél.BE.8328 ignic ^Assurance sur U Vie Saubegarbr" MONTREAL NARCISSIS DUCpARMB* Phbmiuhn*; 31051 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 30 OCTOBRE 1930 VOLUME XXI — No 252 COMMERCE ET FINANCE Faits et potins McColl-Frontenac Nous avions perdu l’habitude de voir un titre devenir subitement vigoureux sous la force d’une rumeur.Tel fut pourtant le cas de McColl-Frontenac hier.Ayant clôturé à 15 mardi, il s’est avancé jusqu’à 19 1-2 pour clôturer à 18 8-4, un gain de 3 3-4.Au prix d’où ii est parti l’avance est considérable et il fallait que la demande soit particulièrement forte pour qu’elle se maintienne.A l’ouverture, ce matin, il recule à 18 mais c’est encore une avance de 3 points sur avant-hier, et le marché est faible tant à Montréal qu’à New-York.L’avance d’hier s’est faite sous la force d’une rumeur répandue très rapidement et voulant que la direction de McColl-Frontenac ait reçu une très alléchante offre de vendre à une importante compagnie.Certains assuraient que l’offre avait été faite par Shell Oil, d’autres par Sinclair, d’autres par Imperial Oil et enfin certains parlaient d’une fusion avec Cities Service.D’après le Financial News Bureau qui a pris des informations auprès de la direction, rien de tel n’aurait eu lieu depuis deux ans alors que certains intérêts américains désirant s’établir sur le marché canadien ont fait des approches pour acheter le contrôle de la compagnie, démarches qui n’ont eu aucune suite.Distillers-Seagram Il s’est raconté tellement de choses défavorables au sujet des distilleries et de la fermeture du marché américain, il s’est passé un si grand nombre d’événements plus ou moins favorables dans ce domaine que le rapport de Distillers Corpo-ration-Seagrams Limited nous surprend nécessairement quelque peu.Les bénéfices de cette compagnie en effet ont fait un bond qu’on n’aurait pas prévu dans les conditions présentes en passant de $2,-562,324.l’an dernier à $3,819,349.pendant l’exercice terminé le 31 juillet dernier.Moins certaines charges fixes, il reste un bénéfice net, avant soustraction de l’impôt sur le revenu, de 3,404,591.Comme un total de $1,500,000 a été payé en dividendes au cours du dernier exercice alors qu’il n’y eut pas de dividendes l’année précédente, il est resté une balance de $1,904,585, de laquelle il faudra déduire le montant, non encore déterminé, de l’impôt sur le revenu.L’an der.nier, le montant de l’impôt fut de moins de $04,000.Si nous calculons les bénéfices par action, on constate qu’ils s’établissent à $2.27 comparativement à $1.52 l’an dernier.L’augmentation est considérable, surtout en période de dépression et indique que cette industrie n’est pas aussi déprimée qu’on le croyait généralement._ C.H.Le marché ties changes Cote des devises étrangères fournie par la maison L.-G.Beaubien cl Cie, banquiers et agents de chan-pe Cours moyens le 30 octobre 1930.Montréal.Angleterre, Liv.S.4.80 2-3 4.85 3-8 France, franc .3.92 .035*2% Belgique, belga .13.9 .1395 Italie, lire .19.3 .0525 Suisse, franc .19.3 .1941 Hollande, florin .40.2 .4045 Espagne, eseta .’ .193 .1120 Suède, couronne .26.8 •2683 Norvège, couronne .26.8 .2674 Danemark, couronne 16.8 .2674 Brésil, milreis .• 32.Etats-Unis, dollar, 5-32 p.c.esc.Allemagne, H.Marks 23.8 .236.Hors-liste Cours foarnts par or», fteamol*Il St Cie, 132 Ourst ru* St-JacquM .p«rr Dom, du Canada S'-;-Dom.du Canada 5V • Dom.du Canada 5 V • Dom.du Canada.5V/.Dom du Canada.3% Dom.du Canada 5V; Dom.du Canada 5".Dom.du Canada 4'i', Dom.du Canada 4 S'¦ Dom.du Canada 4y.r4 Dom.du Canada 5% __ Com du Port Mont .5' ; 1969 105.Cité da Montréal 4li‘4 2.45 17 9 % 15 8 1.00 3 2 7 »i Cours tournis par ta maison GEOFFRION & CIE.courtier» 231 ouest, rue Notre-Dame.Montreal Ou.Midi Air Reduction .*98 *98 Allied Chemical 2*0 206,2 American Bosch Magneto American Can .• ¦ ¦ American & Foreign Power American Power & Light w ,4 American Smelting .55 « American Water Work .75‘* American Tel.& Tel.*96-/» Anaconda .36 a Atlantic Refining .221s Baldwin Locomotive .2a,2 Baltimore Ohio .o*'/» Bethlehem Steel .71V4 Canadian Pacific .43 Commercial Solvents a»3,* Chicago Rock Island ¦ 74 Chrysler Motors .187* Columbia Oas & Electric .444s Cons.Oas of New York 95 11844 **8% 41 4144 494» 78 104» 944» 18 50 334» 494» Continental Can.Co.Corn Products .Commonwealth Southern Dupont .Davidson Chemical .Electric Power & Light Corp.Erie Railroad .Paramount .- Oeneial Foods Corp.5144 General Motors M Gillette • 354a General Electric .51% General Railway Signai .64 Hudson Motors .204» Int.Tel.& Tel.Co.30% Kennecott Copper .26)» Mack Trucks .47 Montgomery St Ward .201» Nash Car Co.,.28% National Biscuit .79 New York Central .14144 Packard Motors ._9 Pan American B.Pennsylvania R.R.PhilUpps Pete Public Service of New Jersey Radio Corporation .Remington Rand .*9 Republic Iron St Steel .20 _ Sears Roebuck.504s 471» 6744 224» 844« 204: 56 198U 37% 224» 7144 434» 1844 74 9544 95 1844 5044 34 4944 52 3644 34 5144 65 2044 2744 47 6744 2144 BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée Ventes (Compilation de la maison L.-G.Beaubien) Valeurs 90 Alb.Grain 15 Bell Teleoh 65 Can.Car 30 Can.Ind.Alcohol .60 Can.Ind.Alcohol “B” 277 Can.Pow.and Pap.18 Chs Gurd.40 Con.Smelting .15 Dom.Textile 78 Fraser .2440 Int.Nid 100 Lake of 529 Mont.Power 135 Nat.Brewerk 33 Power Corp.154 1344 70% 644 Simmons Bed Sinclair OU Southern Railway Standard Brand .164! Standard Gas St Electric .7 f ¦>» Standard Oil of New Jersey .54 Standard OU of New-York 2744 Studebaker .224» United Gas Improvement , 31% U.8 .Steel *4744 Western Union .13944 1 40 Westinghouse .104 404 Woolworth .6444 14 71 17 5444 2244 3144 147 •» 6444 3 So.Can.Power 10 Winn.BANQUES Ouv.Haut Bas Midi 1H4 HV* 5 „ —— 5 147 —- — 147 26% 26% 25% 26 2% — 2% 21» % — -,— 20% 19 —» — 19 15 — 15 12M, 12% 12% 12% 2% — — 2% 2 .-— 2 6 6% 6 6% 26 26 25% 25% 133 134 133 134 57 Vis — — — 80 80 79% 79% 3% 3% 3 3 5.75 _ 5.75 18% 19 18% 18% 28 Va — — 28% 15 Va 16 15% 16 56% 56% 55% 55% 26% 26% 26 26% 52% — — 52% 53 53 52% 53 28 — - 28 38% 38% 38% 38 Va 20 — — 20 285 285 117 318 317 318 99.50 99 50 103.102.105 105 104 VslMlia Brit Am.OU Can.Malting Can Wineries Dlst.Seagram Home Oil Imperial Oil Imperial Tobacco Inter.Petroleum lake Superior Nat Distillerie» Regent Knitting Walnwell Oil Walk Goodcrham UTILITES TUB.Inter Util.A.In* UtU.B.HINES Arno .Amulet Big Missouri Montreal Rouyn Nora nda Pend' Oreille Sisco Stadacona Teck Hughes Vlpond .Sherrtt Gord.38 38 38 38 7 7 7 7 Vsi 1 \ .32 1 % .30% t n 42 .42 .40 01 01 .01 .01 17 17.25 16.80 17.00 66 #6 .65 65 31 .32 .30 .32 6 10 2 1k 6 10 2 U.6.10 2 1 6 10 93 93 92 92 1.00 1.00 .99 100 Statistiques de la construction MacLean Building Reports Ltd.fait connaître qu’au cours d’octobre, la construction au Canada s’est élevée à $33,332,100, comparativement à $32,407,100 pour le mois de septembre.Jusqu’à date, les nouveaux travaux de tous genres sont en deçà de 21.2% comparativement à la même période de l’année dernière, tandis que la construction des édifices a été moindre aussi de 28.5%.Les travaux projetés durant octobre avaient une valeur de $56,-899,900, soit une augmentation de onze millions sur le total du mois précédent.La construction en Ontario s’est élevée à $13,561,000, soit 40.7% de la construction totale pour tout le Canada.Québec arrive au deuxième rang avec $11,-636,100 soit 34.9%; les autres provinces viennent ensuite dans l’ordre suivant: les provinces des Prairies, $5,901,900, soit 17.7%; la Colombie britannique, $1,835,700, soit 5.5%, et les Provinces maritimes, $397,400, soit 1.2%.D’après les statistiques pour octobre, ce sont les travaux de génie qui sont à la tète avec une valeur de $12,931,500, soit 38.8% de la construction totale.Au reste, il en est ainsi pour les dix premiers mois de l’année.La construction résidentielle a maintenu, cependant une bonne moyenne avec une valeur de $9,251,200.soit 27.7%.Délégation en Amérique latine La Chambre de commerce canadienne a décidé d’envoyer une délégation, l'an prochain, dans l’Amérique du sud pour y étudier les possibilités commerciales en Argentine, au Brésil, au Chili, à Cuba et dans l’Uruguay.Cette délégation commerciale visitera ces pays au cours des mois de mars et avril prochains.Elle partira de Halifax, le 2 mars, à bord du “Prince Robert".Ce voyage est organisé simultanément avec l’exposition de l’Empire britannique, à Buenos-Ayres, à laquelle le Canada participe.La Chambre de commerce canadienne croit que les pays de l’Amérique du sud offrent des débouchés avantageux pour les produits canadiens.D'autre part, nous pouvons importer de l’Amérique du Sud bien des produits dont nous manquons ici.Le voyage de la Chambre de commerce canadienne, organisé avec la coopéralion de l’Association des manufacturiers canadiens et des intérêts de l’agriculture du Canada.Tous les manufacturiers intéressés dans le commerce d’exportation devraient profiter de cette occasion d’aller se renseigner sur place sur les possibilités d’ac-croitre leurs exportations.M.W.McL.Clarke, secrétaire de la Chambre de commerce canadienne, donnera tous les renseignements nécessaires au sujet de ce voyage qui groupera un grand nombre d’hommes d’affaires.Il a son bureau à Montréal.4 WALL STREET Coca-Cola dégringole de 11 points New-York, 31.— Après un effort tenté sans succès pour raffermir le marché, le mouvement de liquidation a repris au cours de la matinée, accentué par les baissiers qui ont provoqué une chute de 11 points dans le cas de Coca-Cola.L’activité toutefois est restée réduite.U.S.Steel a encore reculé de 2 points à 146 comparativement à 154 mardi.Eastman Kodak continue de reculer de même que Allied Chemical qui tombe de 6 points.Au nombre des titres qui ont reculé de 2 à 3 points on remarque American Telephone, Gillette, American and Foreign Power, Joims Manville, Air Reduction, United Aircraft, Columbia Carbon, Union Carbide, Atchison.EN BOURSE LOCALE Le marché est ferme — Le mtrché local est resté ferme ce matin et les changements ne sont pas accentués.McColl-Frontenac n’est pas resté aussi actif qu’il le fut hier et cote 18.Brazilian fléchit de 3-4 à 26 tandis que Nickel s’améliore à peine d’une fraction à 18 5-8.Montreal Power recule de 1-2 à 55 3-4.Smelting avance de 1 à 134.Massey-Harris continue de s’améliorer graduellement et avance de 3-4 à 16.Cockshutt et National Breweries avancent aussi de quelques fractions tandis que Canada Power, Canada Cernent, Steel of Canada fléchissent.J.-Paul Benoist, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Spécialités: Vérifications municipales, scolaires, commerciales et industrielles «67 rue St-Françole-Xavler - Ch.205 TéL MArquette 5339 Immeuble général c$ Prêts hypothécaires 5504, Avenue Verdun Tél.YOrk 4707 Un service complet NOVEMBRE Paiements d’intérêts Remboursements Placements Nous recommandons: RR.SS.de Ste-Croix Obligations 1ère hyp.5%% Emprunt, de la Malson-Mére.Société Diocésaine de Colonies de Vacances Obligations 1ère hyp.5%% Garanties par 18 paroisses de Montreal.offrant les fadlitlt nécessaires pour toutes opérations de Bourse et de Placement GEOFFRION & CIE banquiere — agenta dm change membres do la Bourse do Montréal 1231 ouset.rua Notro-Dama et I mm.Canada Cament MONTREAL North American Trust Shares Certificats de dépôt Diversification scientifique dans les 28 plu» fortes compagnies du monde entier.Encaissement sans frais de coupons el de 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demanda HAMEL, FUGERE & CIE, Limitée 71, RUE ST-PIERRE, QUÉBEC Tél 1 3*6643 — L’agrandissement du marché Bonsecours LA CHAMBRE DE COMMERCE FAVORISE CE PROJET La Chambre de Commerce, à sa réunion d’hier, s’est prononcée en faveur de l’agrandissement du marché Bonsecours plutôt que pour tout projet d’établir ailleurs un marché central à Montréal.C’est M.J.-A.Pauihus qui a propotsé une motion à cet effet, proposition qui a été adoptée à 12 voix contre 1.Les raisons émises par M.Paul-hus étaient la disposition naturelle du marché actuel, qui se trouve à proximité des deux ponts, des entrepôts frigorifiques et des deux voies de chemin de fer.L’expropriation générale, si par trop coûteuse, pourra se faire graduellement.Le terrain proposé est compris entre les rues des Commissaires, Saint-Paul, de Berri et Jacques-Cartier.M.J.-A.Vaillancourt était en faveur du site compris entre les rues Notre-Dame, Delorimier, Ste-Catherine et Papineau.Il fut le seul à voter contre la motion Paul-bus.M.Taggart Smyth proposa d’adresser une lettre aux gouvernements fédéral, provincial et muni-cipal les priant d’accorder, au plus tôt, la somme nécessaire à la construction du pont de Caughnawaga et des deux tunnels de la rue Wellington et Church, afin de diminuer ainsi le chômage dans la ville de Montrée* Les membres du conseil décidèrent qu’en réponse à l’invitation qui leur a été faite d’aller visiter les travaux de la Beauharnois, une délégation, composée de membres de la Chambre de commerce, partirait de l’édifice du même nom, le 8 novembre prochain, à 11 heures a.m.pour se rendre au canal.Le date du banquet annuel a été fixée au 24 novembre, à l’hôtel Windsor.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241* Périra de Souxa refuse de démissionner Rio de Janeiro, Brésil, 30 (S.P.A.) •—Le refus du président Wash-ington-Luis Périra de Souza de signer sa démission fait obstacle à la reconnaissance du gouvernement révolutionnaire provisoire par les puissances étrangères.Le président Périra de Souza aurait dit à deux personnes qui sont allées le voir dans sa prison, à la forteresse de Copacabana, qu’il est le chef du seul gouvernement légitime du Brésil.On dit dans les milieux diplomatiques que la junte militaire de la capitale me recevra vraisemblablement la reconnaissance qu’elle désire avant l’expiration du terme d’office de Périra de Souza, le 15 novembre prochain.Les Indiens refysenf de payer leurs taxes Bombay, 30.(S.P.A.) — Le refus de payer les taxes, un des moyens adoptés par les nationalistes indiens pour mener à bien leur campagne de désobéissance civile, semble gagner du terrain dans certaines régions de l’Inde.Le Congrès national panindien prétend que 50,000 paysans de la région de Bar-doli ont abandonné leurs biens, bien résolus à ne pas payer l’impôt foncier tant que l’Inde n’aura pas obtenu le “Swaraj", l’indépendance.Voici les almanachs! L’Almanach du Pèlerin et Mon Almanach ont un tel succès que nous les commandons désormais à la centaine.Pressez-vous de commander.Nous avons également T Almanach de Saint-François pour 1931 (canadien) magnifiquement illus-tré.L’Almanach du Pèlerin, 15 c.l'unité.Mon Almanach, 10 c.Vunité (prix spèciaux à la douzaine).L’Almanach de Saint-François, 25 c.Service de Librairie du Devoir./ Grande Vente êTEcoulement présentement fcn cours avant de déménager dans notre nouvel Edifice Pupitres, Chaises, Classeurs de tous genres.Cette grande variété d’accessoires de T’Office Specialty” dans nos deux magasins de Montréal doit être vendue promptement afin de nous permettre d’avoir un assortiment complètement nouveau pour notre vaste immeuble en voie de construction sur la rue Craig, près du square Victoria.La plupart de ces accessoires sont offerts avec grand rabais pour assurer une vente rapide.En plus, vous en profitez juste dans un temps où l’économie en affaires est de la plus grande importance.Entrez voir nos vastes étalages à l’un ou l’autre de nos deux magasins.«FHŒSPEaAlTVWfp,^ * 894, me Saiot-Antoine, G.N.Dalton, Gèrent.922, square Victoria G.A.Cri tes, Gérant.Siège social et asues: Newmarket, Ontario.nmemmrmltm h Toronto, Ottawa, Montréal, Qaékoa, Hallfan, St-Jaaa, N.B^ ¦aatUtom, Wlaalpe#, H>*l»a, Calgary, Edmonton, Vanroarrr.413 UN AUTRE VOUS-MEME L’administration de vos biens est-elle pour vous une source d’ennuis et de tracas?Confiez le soin de vos intérêts à une société organisée expressément pour cette fin et à laquelle vous pouvez vous fier comme à vous-même.JRUBT gÉNÉRAL DU (ANAPA Ht too SUacqew ouott, MONTREAL SKim.uu.UTnpuy J ¦* *4 *» AT IW «ft *11 »> *1 « I PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL ! “On a souvent besoin d’un plu» “ferré” que 1 roA” — dirait LaFontaine lllt-UG-ptrr rrrrirrri-n:r: rrsErgij i.egy]:’ Notaire» HArbour 7U7 Bélanger & Bélanger Prête hypothécaires 10 me Pt-Jacqura est - Montréal Professeur m cW»., cour» prépara tou.du pioiemaux Koné Savoie, LU.LE.',, Bachelier ée-nrt» et acténow Art Dentaire cour* ciw«*ique.c«mm«rctal m* ¦bt.'rhr&okb* ou*a» VOLUME XXI — No 252 9 LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 30 OCTOBRE 1930 LA VIC SECETIVE Polo aquatique à la palestre du National Les amateurs de polo aquatique ont pu être témoins de deux intéressantes joutes à la palestre du National, hier soir.Le National senior défit l’Université McGill, et en retour l’Université McGill junior défit le National Blanc.La plus belle partie de la soirée fut celle disputée entre les deux équipes senior McGill et National; le National sortit victorieux par 7 x 1.A.Neasmith et Roger Gagnon furent les étoiles du National, assistés de R.Major et J.Charlick, tandis que Munroe Bourne compta l’unique point pour l’Université McGill.Une grande assistance a suivi la partie avec grand intérêt et a fort encouragé notre équipe ca-nadienne-française.NATIONAL McGILL Crawford but Gardner Latourelle défense Astwood Kent défense Payton Major " attaque Matthams Gagnon * attaque Gilman Charlick demi-centre Shackell Neasmith centre Bourne Première période Neasmith — National.Neasmith — National.Major — National.Deuxième période Bourne — McGill.Major — National.Gagnon — National.Gagnon — National.Neasmith — National.Arbitre: D.Light.Chronomé- treur: Belland.Compteur: G.Cha-lifoux.Juges: Lachance et Plante.Dans la deuxième partie, l’Université McGill défit le National Blanc par le résultat de 6 à 1.Alignement des équipes: NATIONAL McGILL Toupin but Wayland Racicot défense Street défense Shaw Dupuis centre Cross Fortin attaque Stein Collin attaque Brophy Ledoux demi-centre French Première période Brophy — McGill.Brophy — McGill.Deuxième période Stein — McGill.Fortin — National.French —- McGill.Stein — McGill.Arbitre: D.Light; chronométreur Belland.Compteur, C.Chalifoux; Juges: Lachance et Plante.L’ESCRIME Quelle belle chambrée, jeudi dernier, au Cercle d’Escrime de Montréal, pour assister aux poules de fleuret et d’épée.Grâce à es épreuves éliminatoires l'équipe ca .dienne se désigne elle-même, ui participera aux rencontres in-ernationales d’escrime à New-ïork, les 5 et 6 décembre.Le public attentif était plus nombreux que de coutume.Décidément, l’escrime intéresse Montréal.On y vient.Le jury était composé de M.Nobbs, du major Long, de l’ancien maitre d’armes belge, M.Leuchter, et de son fils.Il était présidé par un escrimeur de renom de passage au Canada, M, Gassier, finaliste lu championnat de Paris.M.Gassier est un escrimeur re-toutable aux trois armes, depuis âge de 14 ans.Les conseils qu’il donnés, basés sur une expérience celle, ont été les bienvenus.Ses lécision rapides, en connaissance parfaite de cause, ont été fort remarquées, les jurys péchant d’ordinaire, dans tous les pays, par leur enleur à se prononcer, lenteur qui st une conséquence de leur in-¦ompétenee.M.Gassier avait bien voulu ap-orter deux pièces d’argenterie omme prix pour les vainqueurs.>a générosité a fait l’objet d’aimables commentaires, qui se sont accentués quand M.Gassier, champion de la Salle Bourdon, à Pads, a invité tous les escrimeurs du Canada à fréquenter cette salle, s’ils viennent en France.La Salle Bour-lon s’ouvrira gracieusement à tout mi canadien de passage à Paris, Irçk et Amerbach 2, Poule à l’épée en une louche.Drake, une fois de plus, a mar-é sa supériorité en enlevant 6 iCtoires et Je prix Gassier.Après il I Wiggers.Marcus, Baillie, ont l'Yraistré 5 victoires.Pollack 3, fri Morris 2.Bataille et Chabâlle classent ensuite.•Bons résultats, très eneoura-getfjts.Les prochaines rencontres auront lieu aujourd’hui, â 8 heure 15, au Cercle d’Escrime de Monlrénl* 102.3, mie Stc-Catherine Ojpst, 4p étage.ijbcs amis de l’escrime sont cordialement invités à y assister.' ' —¦ }Jt Ciroux cçntre Bias Rodriguez Le promoleur Delisle a conclu la ^icontre principale de lundi soir * -haln au Saint-Denis car hier il nait la signature de Bias Rodri-"z pour an match contre notre
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