Le devoir, 16 février 1912, vendredi 16 février 1912
TROISIEME ANNEE—No.39 MONTREAL.VENDREDI 16 FEVRIER, 1912 UN SOU LE UMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .ONION POSTAXE.’ .#3.00 $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS." OWION POSTAI,E .$1.00 #1.60 #2.00 LE DEVOIR Rédaction et Adminiftrationk 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: Mai» 7461 REDACTION: 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! \ y « POURQUOI LA LOI DE LA MARINE DOIT ETRE RAPPELEE MOTIFS POLITIQUES Quel que suit, le mode de contribution qu'ils préconisent-—marine canadienne”, dons de Dreadnoughts, prêts à l’Angleterre ou paiements de tribut—les partisans de la .participation du Canada à la défense navale de l’Empire ont tour à tour invoqué divers motifs qui peuvent tous se rattacher à deux hypothèses: premièrement, les conditions extérieures et intérieures de l’Empire sont changées au point d'imposer le renversement des principes jusqu’ici reconnus essentiels au bon'ordre et à la sécurité de l’empire; deuxièmement, la puissance navale de l’Angleterre est menacée, il y va de notre salut et de notre honneur de venir à son aide.Il me semble avoir démontré que la vérité de ces hypothèses est loin d’être prouvée.Je pourrais ajouter quelques observations sur l’inanité de la seconde proposition.Il ne serait pas difficile, je pense, de faire voir toute la folle présomption de ceux qui croient 'que le Canada peut et doit venir au secours de l’Angleterre en péril—et surtout de l’Angleterre maritime ! Si, après trois cents ans de traditions glorieuses, d’études constantes, d’efforts intelligents, soutenus par le tempérament de son peuple et les nécessités de sa situation insulaire, de son commerce mondial et de son empire, si, après un siècle de suprématie maritime.l'Angleterre est impuissante à remédier aux lacunes de son organisation navale, ce n'est assurément pas le Canada, à qui ces traditions et ees études font absolument défaut et dont la.situation particulière exige tout un autre genre d'efforts, qui peut l’aviser, la diriger et suppléer à ces lacunes.-Mais je laisse de côté, cet: aspect de.la question et je suppose, pour un instant, que les partisans de la contribution aient raison, que leurs hypothèses soient justes, en tout ou en partie, et qu’en effet le Canada doive “faire quelque chose”—"must do something”—: c’estla phrase aussi intelligente qu'élégante qu'emploient couramment une foule de politiciens des deux partis et des deux races, aussi vagues dans leurs expressions qu'obscurs dans leurs idées et mous dans leurs principes.Ils éprouvent le besoin impérieux de “faire quelque chose” —seulement ils ne savent ni quoi, ni quand, ni comment.Les gens ordinaires, qui n’étant pas ministres, sénateurs ou députés.sont dans la pénible nécessité de savoir, de penser et d’agir, ne peuvent s'en tenir à une formule aussi cotonneuse.Parmi ceux-là, il n'est pas un homme de bonne foi, impérialiste ou nationaliste—ayant l’esprit suffisamn»ent ouvert, qui n’admette que si le 'Canada “fait quelque chose”, s’il entre par une voie ou par une autre sur le terrain de l’organisation navale de l’empire, si.au fardeau de sa défense t erritoriale, il ajoute une charge additionnelle, une part quelconque du fardeau de la défense de l’empire,—alors se pose dans toute son ampleur un grave problème, d’ordre constitutionnel et politique.Si le Canada participe sous une forme quelconque à la défense générale de l’Empire, quelle autorité exercera-t-il sur le gouvernement de l’empire, sur sa politique étrangère, sur la direction générale de ses flottes et de tses armées?Ce lien, cette corrélation essentielle, M.Laurier l’a bien comprise, et depuis longtemps.Quelque erreur qu 'il ait pu commettre, son sens politique, supérieur à celui de la plupart de ses contemporains canadiens,—oh! s’il avait eu l’énergie, la volonté d'un Cartier, d’un Blake ou d'un Tupper!—son sens politique l’avertissait que toute contribution à la défense de l’empire entraînerait avant longtemps, surtout aux yeux des Anglo-Canadiens, le droit de représentation dans le gouvernement de l’empire.Et c’est pourquoi, redoutant d’aborder le problème de front et d’en proposer la solution dans un sens ou dans l’autre—nationalisme ou impérialisme—il a préféré le dérober à l’attention de son pays, leurrer tous les Canadiens et laisser à d’autres le soin de le résoudre.Mais en dépit de ces tentatives d’escamotage, le problème se pose, M.Laurier lui-même l’a posé par sa loi de la marine.En effet, quelles que soient les divergences et les nuances d'opinion qui ont divisé et qui divisent encore les hommes d’Etat britanniques.quelles que soient les variantes dans la forme des diverses propositions soumises aux gouvernements des colonies, elles n’ont jamais varié, ni dans le fond ni par la forme, sur un point: la nécessité de conserver l’unité de commandement et de direction des flottes de l’empire.et par conséquent l’unité d’inspiration et d’exécution de la poli-que navale de l’empire.Et en cela, tous les hommes politiques sont, tombés d'accord avec toutes les autorités navales et militaires.Qu'on relise les rapports des conférences impériales de 1897 à 1911, les discours de Chamberlain et d’Asquith, ceux de Goshen, de Selborne et de McKenna, ceux de Brodrick et de Haldane, les mémoires de l’amirauté et du War Office.—et l’on constatera qu’à travers toutes les péripéties de la politique, les variations de tendances et d’opinion, voire les contradictions sur maints sujets, il y a unanimité sur cc poini.Personne ne s’est écarté un instant de l’axiome formulé en 189tj par le comité de la défense : "2.Le maintien de la suprématie maritime est la hase du système de la défense de l'empire.L’amirauté.réclame, le, pouvoir absolu de disposer de ses forces de la manière qu’elle considère la plus certaine d'assurer le succès.” (1) * * # La force de eet axiome et l’évidence de cette unanimité sont tellement écrasantes que M.Laurier n'a pas même tenté de s’y soustraire.Il a cherché à éluder le problème politique.Lui et ses acolytes ont ergoté à l'infini sur le maintien des prérogatives du gouvernement et du parlement canadiens, sur la liberté que le Canada conserve de refuser de prendre part avec sa flotte aux guerres de l’Empire.11 n’y a pas lieu de revenir aujourd’hui sur cet aspect de la question.Mais à la conférence de 1909, où la loi s’est faite en réalité, les ministres canadiens ont été forcés de reconnaître “qu’en temps de.guerre, les forces navales locales devraient être sous la direction générale de l’Amirauté”.Cette reconnaissance a été consacrée par l'article 18 du bill, devenu l'article 23 de la Loi de la marine, et confirmée par l'article XVI de la Convention consentie par M: Laurier lui-même à.Londres, en 1911 (2) Par conséquent, sous l’empire de la loi Laurier, comme sous tout autre modo de participation, les marins canadiens, enrôlés par le gouvernement canadien, les navires canadiens, construits avec les deniers du peuple canadien, seront, en temps de guerre,—c'est-à-dire quand ils serviront aux seules fins pour lesquelles ils existent—sous l'autorité exclusive d’un bureau du gouvernement britannique; ils seront employés dans des opération et des combats dont la direction appartient tout entière à l’amirauté et à l’étatntajor britannique; ces guerres seront la conséquence d’une politique étrangère conçue, formulée et exécutée par un ministère et une diplomatie britanniques ; elles se régleront par les plénipotentiaires britanniques, nommés, inspirés et dirigés par le seul cabinet britannique,—et Punique source comme le contrôle exclusif de toutes ces autorités, de tous ces pouvoirs, politiques, militaires et diplomatiques, c’est le parlement du Royaume-Uni, élu par le peuple d'Angleterre.d’Ecosse, d’Irlande et de Galles.Et dans ce parlement le peuple canadien,—qui aura prêté ou donné ses marins, ses vaisseaux et ses canons, afin d’accroître les forces navales do l’Empire—ne comptera pas un seul représentant, ne pourra exprimer en aucune manière son approbation ou son blâme de la guerre à laquelle il aura pris part, de la politique qui aura préparé cette guerre et de êblle qui eu aura réglé les suites! • # • Si c’est être "déloyal'', “rebelle”, “anti britannique”, que de dénoncer un te! état de choses, je confesse hautement mon insubordination.Mais en vérité, toutes tues notions de l’histoire d’Angleterre, de la constitution britannique et du tempérament anglo-saxon seraient réduites à néant si.envisageant la question sous cet aspect, la grande majorité du peuple anglo-canadien n'était pas ou ne devenait pas aussi (1> Voir Ii “IVvoir" du ‘24 janvier 15)12.(2) Sur rr point, voir le “Devoir" du 12 février 1912, et aURri les brochures de fauteur sur "l-c projet de loi naval ", 1010, «t “La CooléreRoe impériale", 1911."déloyale”, aussi “rebelle” que les nationalistes les plus-ardents de Québec.¦Cet aspect, l'ardeur des luttes électorales a pu l’obscurcir: les po liticiens faibles de tous les partis, les démagogues de mute langue et de toute plume, ont pu le dérober à la conscience et à la raison du peuple canadien, mais c’est le véritable aspect de ta question, ("est celui-là que le gouvernement et le parlement doivent envisager avec intelligence et énergie.La loi de la marine doit être rappelée, parce quelle s’écarte des principes jusqu’ici reconnus comme essentiels à la sécurité matérielle du 'Canada et de l’Empire.Elle doit être rappelée surtout parce qu’elle sape à la base le principe des droits populaires, de l’autonomie coloniale, du gouvernement de l'empire; parce qu'elle met en danger l'ordre de choses établi et qu’elle ne substitue rien à ce qu'elle détruit.C’est une oeuvre de désintégration, qu'onda fasse disparaître avant qu’elle n'ait produit son mal.Henri BOURASSA.P.S.—Demain, je répondrai aux objections qu'opposent au rappel immédiat de la loi les gens qui n’aiment à dire ni oui.ni non.Il y a quelques Normands parmi nos hommes d’Etat, mais ce ne sont pas les Normands de la conquête ! BILLET DV SOIR Et les laitiers, donc ! Un pasteur méthodiste vient de déclarer que certaines villes de l’Omest cnaouragent Vivrognerie en founmsant à leurs habitants de Veau impure, comme breuvage.Peut-être cette opinion n’est-elle pas tout à fait fausse, car une foule d’ivrognes prétendent qu’ils ne mettraient jamais le nez dans un verre d’alcool s’ils pouvaient s’abreuver d’eau limpide et pure.Mais, si en ne se souciant pas de perfectionner la qualité de son eau, une ville rend de mauvais services à la société, quel crime, ne commet-elle pas, en tolérant que messieurs les laitiers baptisent leur produit ou qu’ils l'appauvrissent de quelque façon ?Les efforts de quelques philanthropes ont pu en ces derniers temps, améliorer un, peu la situation, mais il ne faut pas se louer des succès obtenue, surtout si tous les jours on veut bien compter le nombre des laitiers malpropres qui défilent devant le Recorder.Ces derniers croient satisfaire leur conscience et respecter la loi, en inondant moins leur marchandises tout en cultivant leur mépris, pour la propreté, et voilà pourquoi on les voit crier contre la persécution, charpie fois que la justice s’occupe d’eux.Il existe à Montréal des apôtres de l’oeuvre, du bon lait et nous osons les recommander aux membres de notre nouveau conseil municipal.Certains éch ovin»—qu ’on nous pardonne ce reproche—ont Id manie de toujours pro- poser à leurs collègues des mesures gigantesques et irréalisables dans le but de se rendre populaires auprès de leurs électeurs.Que ceux-là demandent V extermination du laitier malpropre et ils auront mérité la confiance du contribuable.Et en termina,ni, nous dirons aux laitiers trop peu scrupuleux : "Baptiser le lait, messieurs, l’inonder d’eau pure ou impure, ça peut être, urne faute vénielle, mais nom le servir malpropre, gras de microbes de poussière, c’est un crime qu’il vous faut expier.” Léon TREPANIER.Au Parlement Modèle Le parlement modèle ouvrira ce soir ses séances.Si les jeunes députés qu’on a un peu blagués veulent s’en donner la peine, leurs délibérations pourront susciter un intérêt considérable.Mais il faut qu’ils ne se bornent pas à faire servilement écho aux querelles d’Ottawa et de Québec.Ils ne sont pas gênés par les soucis du “patronage”, ils n'ont pas à ménager les chefs de parti, qu’ils sachent donner une voix claire et hardie aux véritables aspirations de la.jeunesse ! S’il se bornent à édifier des plaidoyers plus ou moins habiles pour on contre le cabinet.Borden, ils peuvent être assurés que leurs délibérations tomberont bientôt dans la plus parfaite insignifiance.Les députés pour de bon et les journaux de parti servent au public toute la matière qu’il peut absorber là-dessus.Si.au contraire, ils abordent les questions publiques au mérite, s’ils font écho aux sentiments vrais d la foule qui, souvent, trouvent si peu d’inteprètes au parlement'— s’ils disent leur pensée intime, ils ont chance de voir leurs délibéra tions suivies avec un intérêt presque égal à celui qui entoure les Chambres de Québec et d’Ottawa.Us n’auront pas le droit de légiférer sérieusement, mais l’on cherchera dans leurs discours le secret de notre prochain avenir.Nous aurons tout de suite l’occasion de les juger à l'oeuvre, car le discours du trône qui sera lu ce soir met au premier plan la question navale.C’est une excellente pierre de touche.O.H.L’affaire Tourigny M.Doherty vient de déclarer qu’il ignore, si, au cours de la dernière campagne électorale, il a été porté des accusations graves contre M.le juge Tourigny.C'est le plus magnifique exemple d’ignorance officidle, que nous ayons encore vu.Mais M.Doherty ne «’est pas contenté de prouver ainsi qu’il existe, entre le ministère de la Justice et les tréteaux politiques, un mur épais; il a ajouté que le gouvernement aie croyait pas devoir s’occuper de cette affaire et rechercher si les accusations sont fondées ou non.Nous croyons (pie le gouvernement commet un impair grave.Quelle que soit la profondeur de l’officielle ignorance où M.le ministre de la Justice estime à, propos de s’enfoncer, le fait n’en reste pas moins que les accusations de M.Lavergne ont eu pn retentissement énorme, qu'elles ont créé dans toute la province une impression douloureuse.Bien plus, ces accusations n’étaient que la suite de déclarations aussi graves, faites au cours d’une enquête judiciaire, par M.Simon Lapointe de Chicoutimi.Et ces declarations ont olles-mê-ines reçu une très large .publicité.Dans l'intérêt de la justice, dans l’intérêt de M.le juge Tourigny, les choses n’en peuvent à-ester là.Si M.Tourigny est innocent— et nous le souhaitons—qu’on le venge de ces douloureuses imputations.S’il est coupable, qu’on lui inflige le châtiment qu’il mérite.On a beaucoup parlé hier soir, au banquet du Barreau, du respect dû à la magistrature, et l’on a eu raison: ta magistrature est l ’une des grandes forces sociales; mais il faut qu’il en soit d’elle comme de la.femme de César, que le soupçon ne puisse même effleurer le bord de sa robe.La logique du peuple, simpliste et brutale, ne comprendra rien à l’inertie du ministre de la justice.Orner HEROUX.Sur le Pont d’Avignon.S'il n'exietait une marge très ronsi-dérable entre la connaissance “officielle ’ et la connaissance “réelle”, on pourrait croire fpie le ministre de la justice est le seul homme de ia province qui n’ait pas entendu parler de rassemblée de Saint-Hyacinthe.Les députés-modèles ont au moins un avantage sur les députés-réels : ils n’ont pas d’élections à faire.La gratuité .LETTRE D’OTTAWA des livres L’OPINION D’UN SECOND INSTITUTEUR Si les prétendus conspirateurs ouvriers ont laissé auitant de lettres qu’on le dit, ils ne connaissaient pas le premier mot de leur métier.Talleyrand disait : Donnez-moi trois mots de l’écriture d’un homme, et je le ferai pendre.Que fera-t-on avec 40,000 lettres ?On vient encore de lyncher deux nè-pres aux Etats-Unis : un’ homme et une femme.tes Américains pourraient m'étire fin à ce scandale avant, de donner aux autres des leçons d’humanité.Tl faudra faire raconter tout au long l’histoire du chèque scolaire, du député et de l’arracheur de dents qu’on n’a fait qu’esquisser devant la commission des comptes publics de Québec.Il y a là la matière d’un numéro sensationnel pour une revue de fin d’année.MISE AU POINT Une erreur d’impression a défiguré le dernier paragraphe de la lettre de M.le Docteur Oauvreau.Nous nous empressons de rétablir le texte vrai, qui doit se lire ainsi: ‘Lie possède une copie (te chaque r?-“solution qui a été adoptée par lea “Conseils municipaux condamnant la ‘‘résolution de la Chambre de Coin “merce de Montréal, et c'est par cen-“talnes que je pourrai les publier, “quand on !« voudra.Je n’attendrai “peut-être pas qu’on eu doute ni qu’-‘‘¦en me le demande,” liés notes d'un vieux professeur que nous avons déjà publiées, à propos de la gratuité des fournitures classiques, ont suggéré à nu autre instituteur quelques observations sur le même sujet.Nous les signalons avec plaisir, car cette question intéresse directement le publie et spécialement les pères de familles.Ajoutons seulement que, tandis que notre second correspondant trouve excessif l’estimé du premier, un troisième correspondant.instituteur lui aussi, le trouve inférieur à la réalité et fixe à six piastres le coût do revient, par tête, de la fourniture gratuite des livres, cahier, etc.“11 est certain, nous écrit cet .instituteur, que la gratuité serait une désillusion et causerait beaucoup de désagréments.Aussi, je suis persuadé de ce que nos commissaires d’écoles y regarderont à deux fois avant de prendre l'initiative d'une pareille ine-sure.Il faut surtout, et tout particulièrement, tenir compte de l'argument “échange des livres au point de vue de l’hygiène”, et aussi du fait que les élèves sortants ne pourraient plus emporter leurs livres pour les consulter à l’occasion.-le pense toutefois (pie votre cor-resipondant exagère en ce qui concerne la dépense probable que susciterait l'adoption du projet, le cas échéant.Ceci, bien entendu, à titre purement documentaire, puis que.comme beaucoup d’autres, je condamne le principe d,e la gratuité.Le chiffre de cinq piastres qu’il donne par élève et par an est selon moi.beaucoup trop élevé.Les petits des classes préparatoires, et ils pullulent, n’ont besoin que d’un syllabaire, d 'un crayon et d’un cahier très ordinaire.Si, en septième et huitième un-nées, les fournitures sont plus coûteuses.les enfants qui les emploient sont aussi bien moins nombreux : une moyenne de dix à, quinze tout au¦ plus par classe.De plus, certains livres chers, tels que le dictionnaire, géométie et d’autres, servent longtemps; leur prix s’amortit en plusieurs années.Le chiffre moyen de $2.50 serait certaino-ment déjà au-dessus de la vérité.D’un autre côté, je ne crois pus (pie l’idée des auteurs de la proposition fut de fournir à “bouche que veux-tu” tous les objets classiques.Comme dans toute autre chose, il y aurait eu un règlement: Au commencement de l’année scolaire, chacun recevait un matériel complet pour l’année.Tout cahier fini, e’est-à-dire a-em pli, est remplacé, mais si l’élève, par négligence, par malice ou autrement, détériorait on perdait un cahier, un livre, etc., les parents devaient pourvoir à son remplacement .tout comme cela se fait actuellement.Je ne conçois pas bien que ces derniers puissent, raisonnablement se plaindre, dans un cas semblable.S’ils achètent un billet de chemin de fer et qu ’ils le perdent ou le vendent, ou l’échangent, la compagnie ne les transportera pas gratis et ils devront payer une seconde fois, s’ils veulent se rendre à destination.Il faut done bien mettre la population sous cette impression que, dans aucun, cas, il ne saurait être question d'une gratuité “absolue.” D’ailleurs je ne pense pas que sous prétexte que l’on donne gratis ou presque, parents et enfants se désintéresseront de l’école.Déjà on fournit pour rien le nécessaire à un certain nombre d’enfants peu fortunés.Or, j’en appelle au témoignage de tous les instituteurs, je ne sache pas que les fournitures classiques de ces élèves soient, en général plus mal tenues que celles de leurs camarades dont, les parents sont à l’aise.Il y a pourtant quelque chose d’utile à faire dans cette voie.Il faudrait dans toutes les écoles vendre au prix coûtant, ou à peu près.Autre chose, on est très large déjà dans l’application du terme “enfants pauvres” pour distribuer cahiers et livres.Etendons encore la mesure, donnons à tous ceux qui ont difficulté à, payer, et je suis persuadé que personne ne trouvera à redire.Ceci ne doit pas empêcher la commission scolaire de veiller à l’hygiène dans nos écoles, naturellement.Et je ica range absolument en cela l’opinion de mon confrère,” Le Centenaire Cartier Toujours tranquille.— M.Lemieux aura-t-il une crise, demain ?=-Des réponses intéressantes.Encore les grains.— Les taux de voiturage dans TOuest.— Les écoles du Keewatin.Ot «près-midi, à J heures, nur» liau dans les salons de l'hfltel Freeman, la réunion hebdomadaire du eeutoiXir* Cartier.Ottawa.15.—Peu de monde, aux Communes, aujourd’hui, et peu d'animation.Un groupe de gens de l’Ouest suivent seuls les délibérations sur le bill des graius; il approche de l’étape finale.Le débat est paisible.Il consiste plutôt en échange d'opinions et de renseignements qu'en véritable discussion.Une couple de votes, pris en comité, mettent un soupçon d’intérêt dans la Chambre, pendant quelques instants puais le calme plat se rétablit vite.Quelques rides, quand M.Turriff discute les taux de transport des marchandises dans Ouest.Nous aurbns eu.s'il faut en croire ce qui s’est passé jusqu'à ce soir, une semaine plutôt paisible.Présagerait-elle un orage à brève échéance?Ou se clora-t-elle même, demain soir, par une nouvelle crise de M.Rodolphe Lemieux, qui semble affectionner tout particulière ment les scènes qu’il fait toujours aux fins de semaines?Lombroso, qui voyait des maniaques chez tous les hommes, n’aurait pas manqué de conclure, après avoir étudié un peu le cas de M.Lemieux, qu 'il souffre d’une " ventlredilp” mentale chronique.Au début de la séance, le ministère répond à plusieurs questions intéressantes, ("est ainsi qu 'il déclare n’entendre pas donner suite à la fameuse affaire Tourigny.M.Bon lay lui demandait récemment s'il avait l'intention de s'enquérir du bien-fondé des accusations d'Armand Lavergne à ce, propos.Or, tantôt.M.Doherty dit que le ministère ignore si quelqu'un a porté de graves accusations contre le juge Tourigny, qu'il ne sait pas si ce magistrat a répondu ou non à son accusateur, et qu'il n’a pas l'intention de s'assurer du bien ou du mal fondé de ees accusations.Ged n’est guère satisfaisant pour ceux qui veulent tirer l'affaire Tourigny au net.De même, le ministère répond à M.Barrette: “Nous avons bien reçu, adressée au gouverneur-général en conseil, une requête de gens do Le Pas.Keewatin, relative à la formation d'un conseil destiné à aider le commissaire des Territoires du Nord-Ouest à rendre des ordonnances en matière, d’éducation : mais le commissaire n’a pas encore fait rap port au ministère.” Le cabinet promet d’étudier la question, ce rapport une fois fait.Nous est avis qu’il serait, temps de réveiller M.le commissaire, probablement occupé, comme le sous-préfet de Daudet, à, faire des vers dans quelque endroit enchanté.Car, si l’on attend quelques semaines, il sera trop tard, l’affaire du Keewatin sera bien ou mal réglée.Notons au surplus que le gouvernement, n'a pas encore donné de réponse à M.Lamarche, désireux de savoir le sort futur do la résolution Kévigny.Celui-ci paraît vouloir insister afin d’obtenir permission de saisir la Chambre de sa proposition, mais le ministère n'a guère l’air à vonloii' v consentir.Le l’este du jour, la Chambre a feuilleté l’énorme bill des grains, en a adopté plusieurs clauses, discuté quelques autres., pris une couple de votes, approfondi les connaissances de M.Foster à l’endroit de cette mesure, et, quand le comité a suspendu ses travaux, il avait fait un ouyi’age considérable.Peu de détails intéressants à noter, sur ce point.Le gouvernement déclare toutefois qu'il établira un bureau d'inspection des grains, à Calgary, à cause de l’expédition de plus en plus considérable du blé par la route de Vancouver.Il existe déjà un tel bureau à, Winnipeg, mais les circonstances en exigent un autre dans l’Extrême-Ouest.Six examinateurs choisis par la Chambre de Commerce de cette ville auront droit d’agir, et tout le grain qui passera par ce point, soit, à destination do l’Est, soit à celle de Vancouver, devra subir leur surveillance.La semaine dernière, les députés de l'Ouest ont différé d'avis» quant au choix d’un nom officiel pour la meilleure sorte de blé cana dien.lies gens du Manitoba en tenaient pour "le, Manitoba, numéro un, dur,” d’autres proposaient le "Northern Prairie,” quelques-uns —dont M.Foster,—'pour le "Canada”, plusieurs autres, pour le "Canada Western ”.Cet après-midi, le choix du nom s’est fait.M.Foster s’est prononcé finalement pour le maintien du " Manitoba No.1 hard” et, à 34 voix de majorité, la Chambre a approuvé cette décision, l u eu plus tard, elle la réapprouvait; la première fois, elle se déclarait contre le "Canada Western”, nom proposé par la gauche, M.Oliver en tête, et, la seconde fois, elle rejetait, le "Canada,”.Tous les députés du Manitoba se sont empressés de voter pour le maintien du nom de leur province .appliqué au meilleur blé de l’Ouest.La fierté provinciale les faisait s’affirmer sans tenir compte des désirs de leurs chefs politiques.Aussi bien faut-il dire que ce n’était pas là une affaire de partis.# # # Vers la fin de la soirée, M.Turriff, un député libéral de l’Ouest, se plaint longuement des taux exagérés des chemins de fer, pour le transport des marchandises dans l’Ouest.“Depuis cinq ans, dit-il.les chemins de fer nous pressurent, leurs taux sont plus élevés que dans l’Est, et même qu’ils le sont dans l’Ouest américain.” — “Est-ce que le gouvernement Laurier a laissé cette partie du pays se faire exploiter de la sorte sans protester là contre?” demande M.Ne, Tcmere Burnham.— “Oui”, confesse M.Turriff, “mais personne n’a jamais attiré son attention sur les fails.J’en ai parlé une fois à M.Laurier, il y a, quelques mois, il ni’a dit: “C'est un état de choses condamnable (“a damnable state of affairs”) et j’y verrai, les élections faites, si les chemins de fer n’agissent pas mieux.” M.Turriff voudrait que le gouvernement établisse le principe que les taux pour voiturage des marchandises dans l’Ouest ne devrait pas être sensiblement plus élevés que dans Québec et Ontario.Comme la commission des chemins de fer fait actuellement une enquête sur ces taux de voiturage, le ministère se contente de le rappeler à M.Turriff et laisse entendre -que le rapport de la commission, quel qu’il soit, devra satisfaire les gens de l’Ouest canadien.• * • Les journaux ont fait et font encore beaucoup de bruit à propos d'une réunion des conservateurs canadiens-francais, tenue hier soir, chez le ministre de la Justice, M.Doherty.L’on y a parlé des écoles séparées du Keewatin et des propositions (pie le ministère fédéral entend faire à ce propas.au ministère manitobain.Ceci a fait gloser toute la presse.Les histoires les plus fantaisistes et les rumeurs les plus contradictoires ont abondé, dans les couloirs, pendant tout le jour.Mais ceux qui ont assisté à cette réunion, importante et qui a.duré longtemps, sont d’un mutisme absolu.Jje journaliste le plus habile ne saurait leur desserrer les dents; aussi tout ce que rapportent les journaux, à l’heure présente, à ce propos, n’est-il que pure conjecturé, et racontars à prendre avec un gros grain de sel.Il est faux, aussi, que les députés assemblés hier soir aient demandé aux corres pondants parlementaires qui leur sont sympathiques un silence absolu à ce propos.Ils se sont contenté de ne leur rien dire.11 n’apparaît pas que ce silence prenne fin de sitôt.11 convient, donc de mettre le public en garde contre toutes les rumeurs qui circuleront d’ici à quelques jours dans les journaux de toutes nuances.Elles ne valent rien.L’imagination seule en est l’étoffe.Mais tout le monde admet l’importance extrême de cette réunion, ainsi que de toutes celles,—libérales ou conservatrices,—qui la sui vront.Il ne s’agit pas là de primes aux aciéries, de politique fiscale, de qtrojels et d’entreprises de nature purement 'matérielle.La question est d’une plus grande et d’une plus ample portée; elle a trait à la situation même que la majorité fera à la minorité, dans la confédération canadienne.A maintes -reprises, le problème s'est posé, pour se dénouer immanquablement, au mépris de droits établis, reconnus et imprescriptibles.Une fois de plus, il va revenir.Se résoudra-t-il encore, cette fois-ci, comme en 1896 et en 1905, tristement?Georges PELLETIER.* % LE DEVOIR, Vendredi, 16 Février 1912 LETTRE DE QUÉBEC {L’ex-propriétaire de Pile Fanning La Bromptoo Pulp et le gouvernement.— La loi médicale.— La Commission Métropolitaine des Parcs.— Routine de la Chambre.Québec, lu.—Evidemment 1h Brompton Pulp and Paper Co., cq/i-iiait le secret de rester en bons termes avec le cabinet Gouin.Malgré toutes les déclarations du premier ministre, à l’effet •que cette année, le règlement de la Chambre quant au dépôt des projets de loi privés serait scrupuleusement respecté, M.Gouin et tous ses collègues lui ont permis de présenter une pétition et immédiatement après, un projet de loi pour incorporer cette compagnie, bien que les délais soient depuis longtemps expirés pour cette procédure.Après le procès que vient de lui faire -M.La vergue, procès basé sur les pièces officielles, la Brompton Pulp and Paper rd Haldane, le ministre anglais de la guerre, est une entente entre l’AlUmagne et la Grande Bretagne do discontinuer complètement tout espionnage sur leurs territoires respectif*. LE DEVOIR, Vendredi, IB revrier 181?LA VIE SPORT VE Hochelaga triomphe du Club Champêtre Ces deux clubs ont été obligés de jouer une période supplémentaire [/os trois joutos, Kirr soir, au -[ubi-lée ont ôfô très intorossantos nt los J,500 amateurs ijui ass-istaent à oos parties eu sont revenus plus enthousiasmés que jamais.Los équipes de l'Association de Montréal ont joué avee plus d’entrain, plus d’animation que jamais.J,a pièce de résistance au programme hier soir, était la partie Hochelaga t hampêtre.l/es hommes d’Albert J’i-geon ont fait merveille et sortirent victorieux mais non sans avoir été obligés de jouer une période supplé mentairp.Le score était égal à la conclusion des deux périodes réglementaires.Vu l’importance de la partie on décida de jouer une période supplémentaire de dix minutes et Blanchard rompta un point ce qui donna la victoire aux Hochelaga.f/cs joueurs, de part et d’autre, nous ont donné une superbe exhibition.Le National a blanchi le Saint-Louis dans la deuxième partie et les Athh' tiques ont remporté une l>e!!e victoire sur les Voltigeurs dans la première partie nu programme.t’es derniers sont réellement malchanceux, car ils ont été aussi forts que leurs adversaires.Suivent les alignements et les sommaires des parties : Voltigeur Buts Points Couverts Avants 3.Voltigeurs — Daurais .b Voltigeur — Lalonde .2e Mi-Temps 5.Athlétique — Arnold .fi.Athlétique — Martin , 7.Athlétique — Phelan .h.Voltigeur — Paré, .I.I.ÏK) .30 3.00 1.00 12.00 3.00 National Cadotte Buts Cattarinich Points Dueketi Couverts Séguin Avants Bougie “ Cuèvromont Desourdy • luges des buts dreau.Chronométreurs — .T.N.et Brabant.SOMMAIRE 1ère Période Pas de score.2ènre Période I.National — Guèvremont St-f/ouis Martin Smith Galbraith •J.Bradford H ennessey Bradford Hughes E.Rabey et Bou- 0.Ledoux I7f00 Laurin Théoret Armstrong Lalonde Paré Daurais David Juges des buts et Lefrançois.Chronométreurs Athlétique Harney Davis Martin Arnold Phelan Clements Thompson MM.Jos.Valois W.Gothereole.Buts Points Couverts Avants Geo.C hampêtre Lambert Déearie Furlong Belisle Gtiy Galarneau J otté Miobaud et Pénitencier — M.Lucien Provost.Arbitres — MAI.Ernie Dubeau et Dallaire.SOMMAIRE 1.Athlétique — Arnold ., 3 99 2.Athlétique — Clements .3.99 Hochelaga Giroux Conrcau Saucier Blanchard Martin Simard Matte Chronométreurs J.N.O, T/edoux.Juges des buts — Moquin et T/ecava-lier.SOMMAIRE 1.Hochelaga — A.Blanchard 2.Champêtre — Guy 3.Hochelaga — Saucier 4.Champêtre — Gaiarneau.2ème Période Pas de score.Période Supplémentaire 5.Hochelaga — Art.Blanchard.Ligue Maisonneuve Les clubs Beauchemin et Royal sortirent victorieux des deux parties Je hockey, jouées mercredi soir, au pa tinoir Tricolore, dans la ligue àlaison-neuve.L’assistance n’a pas ménagé ses applaudissements aux vainqueurs.Voici quel était l’alignement des équipes;— PREMIERE PARTIR Alignement et sommaire:— Primus (0) Beauchemin (3) Maynard huts D.Gurray Poirier points A.Globensky Chabot couverts Alex Globensky Chabot centres Thomas Champagne ailes g.Lunn Langlois ailes d.Thomas Poirier substittits Brisebois Arbitres: Elliott et Hamelin.Punitions: Globensky, Lunn, 2: Chabot, 5.Sommaire Hère période: pas de point.2ième Période Beauchemin—Aug.Globensky .10 Beauchemin—G.Lunn.5 Beauchemin—Aug.Globensky .3 DEUXIEME PARTIE Royal (6) Tricolore (2) R.Dufour buts A.Gagnon F.Mitchell points E., Leroiix Côté couverts O.Bourdon Léonard centres J.Thibault Cormier ailes g.J.Laverdure David ailes d.O.Amiot Smith substituts Villeneuve Comtois Arbitres: Elliott et Hamelin.Punitions: Thibeault, 10; David, 3; Pôté, 3; Leroux, 2; Cormier, 2.Som maire Hère Période:— Royal—David.8 Tricolore—J.Laverdure.10 Royal'—Cormier.3 2ième Période:— Royal—Léonard.8 Royal—F.Mitchell.| Royal—Léonard.3 Tricolore—O.Amiot.ç Royal—Léonard.3 POSITION DES CLUBS luCbs G.P.P.C.A.,T.Beauchemin .3 I 10 .7 2 Royal .3 I 15 12 2 Primus .2 2 20 15 2 Tricolore .0 2 5 19 2 Chez nosjoueurs de Quilles CHAMPETRE ETABLI UN NOUVEAU RECORD Crescent No 1,3; Standard, 0.Beaver, 2 ; West mount, 1.Champêtre, 2 ; M.A.A.A.'' ouges, Tel est le résultat de la soirée d’hier dans la classe “A”.l.o Champêtre B défait les M.A.A.A.Rouges et à établi un nouveau record en faisant 1,030 points, ce qui est de 15 points de mieux que le meiilexir score cette saison.Résultats détaillés : Champêtre Dans la ligue des Manufacturiers Les parties de la Ligue dos Manufacturiers ont attiré un grand nombre d amateurs hier soir, et tone ceux qui: étaient présents ont été enchantés do leur soirée.Voie: les résultats des trois parties: A.QB.—4 G.T.R.—4 Hyslop Bute Si mips on Norton Pointe Larue Duckett Couverts Reid Kai ser Avants Ramsden Ledoux Avants M un slow Strike Avants Sauvé Kelly Avants Copland Arbitre: Tom Melville; juges des buts: Ashdown et Ryan: Ohronomé- treurs: Red) et Booth.Bell TeL n C.P.R.—3 Broughton Buts Proud,foot Lukeman Points Kelly Kewitt Couverts Parson Ford Avants McCaig Bell Avants Buckingham McGowan Avants Robinson McKierman Avants Roddick Arbitre: Pud Glass.Juges dos buts; C.Weiss et Morriey.Chronométreurs: J.Weiss et Green.Pénitenc ers.In gram et Leslie.LH.4 P- -1 Dom.Bridge—8 McKay Buts Hunt Grama,ry Points Hollo Lockwood Couverts Vallée MjcGrauahan Avants Bériault Fennell Avants Bell McDonald Avants Davs Cameron Avants Speck Arbitre: Broughton.Juges dos buts: Arnold et Nicholson Cnronométrours: Wand «t Williams.Pénitenciers: Gil- bert «t Grey.Darling 178 169 180' Plant»" 159 170 234' Rondeau 181 191 2111 Pelletier .189 177 199 Label le 205 196 296 Total 894 903 1030.Moyenne d’éqdipe : 565.4.M.A.A.A Rouges Bach 192 208 196' Legallnis 192 200 237 Bourdon 169 201 181 Gardner 170 161 198 Clark 178 204 141 j Total 892 977 953 Moyenne d'équipe : 562.4.Croscont No 1 Stanford 185 211 180 Viau 163 145 138 I.cbcau 157 172 173 Bessner .214 191 162 i Edison 185 202 159 Total 901 921 812 Moyenne d’équipe : 527.4.Standard Drvsdalc 161 211 154 Hancock 166 155 122 Quinn 155 200 168 t'openinn 187 167 165 Nelson 178 185 192 Total 847 918 SOI Moyenne d’équipe 513.4.Beaver Clarabut 180 145 131 Zimmerman 171 177 174 Whiétot .199 189 160 ( 'ockbuni 192 161 163 Aird 211 214 124 Toi ail 953 886 752 Moyenne d'équipe : 522.2.Westmosint Rev 131 147 171 Andrews 147 171 t'orneli 121 162 137 Shaw 198 104 139 Brown .167 167 219 Total 804 733 793 Moyenne d'équipe : POSITION DES CLUBS Classe “A” Gag.Perd.P.C.C'rcsocnt .30 9 .769 Champêtre .27 12 .692 M.A.A.A.Rouges .24 15 .(115 National .23 16 .590 Crescent, No 1 .23 16 .590 M.A.A.A.Bleu .21 18 .538 Boaver .20 19 .513 Canadien .12 27 308 Wesunoum .s 31 .205 Standard.32 .179 La boxe à poings nus QUELQUES RENSEIGNEMENTS SUR CE QUE SONT CES COMBATS.Un amateur de boxe demande si des rencontres à poings nus sont encore organisées dans l'univers.Nous répondons dans l’affirmative et il nous semble intéressant de donner aujourd’hui à nos lecteurs quelques renseignements sur ce que sont ees combats à poings nus.“ Us sont régis par une réglementation connue sous le titre de “ London | Prize Ring Rules ” ( Règles du ring .professionnel de Londres), et tous les I combats de championnats devaient se ! disputer à poings nus.Il en fut ainsi | de 1719 jusqu’au 8 juillet 1889, date à laquelle John L.Sullivan battit Jake Kilrain, à Richburg, Miss., en 75 rondes, pour le titre de champion du monde.D’après ees règxles, les hommes sont mis en présence dans l’arène, et, au signal de l’arbitre, s’abordent et combattent jusqu’à ce que l’un d’eux soit à terre.Ils peuvent se tenir dans les corps à corps et frapper comme ils l’entendent, sauf, bien entendu, avec la tête, ou plus bas ejue la ceinture.Lorsqu’un des combattants tombe, ses seconds peuvent pénétrer dans l’arène et le eonduirn ou le porter dans son coin, où il s’assied sur le genou de l’un des deux.Aueune autre personne que les deux seconds et un “bottle holder” (teneur de bouteille) ne peuvent soigner le combattant.Le chronométreur, trente secondes après, crie : “’Time” et chaque homme doit se lever et venir sans aucun aide au centre de l’arène.11 a pour rvda huit secondes et les seconds ont le même temps pour quitter l’arène.Dans le cas où, au bout, des huit secondes, l’un des deux combattants n'a pas gagné le centre de l’arène, il est déclaré vaincu.Il en est de même si les seconds n’ont pas quitté le ring, les huit secondes écoulées.Au moment où les deux hommes vont s’aborder, l’arbitre leur fait ouvrir les mains et constate qu’ils n’ont ni pierre ni bout de bois dans la paume, et qu’elles ne sont pas enduites de résine.Mais les boxeurs à poings nus ont le droit de se faire "tanner” les mains en les faisant macérer dans une préparation spéciale.C’est ce qu’on appelle “ pickle the fists ” ( mariner les poings) ._ La marinade la plus usitée à cet effet se compose do vinaigre, d’essence do térébenthine et de whiskey.Trois fois par jour et pendant une quinzaine au moins le boxeur qui s’entraîne pour un combat fait tremper scs mains dans cette préparation.Buis un spécialiste lui masse les doigts et le dos de la main de façon à faire fondre les chairs et ne plus laisser que la penu, les muscles et les os.Ainsi tannées, les mains du boxeur peuvent résister au déchirement et deviennent dures comme do véritables pierres.L’arène, d’après les règles, doit être établie sur le sol durci et sur Therbe rase.Les boxeurs sont autorisés à porter des souliers munis de pointes couine ceux des coureurs à pied, sauf que le talon est également armé d’une pointe.Dans ces combats à poings nus, le rôle des seconds est d’une importance considérable.Un second doit savoir débrider une plaie, recoudre une blessure, empêcher la tuméfaction des paupières, qui peut aveugler un combattant.C’est presque un chirurgien et généralement une sorte de "rebouteux”.Il a avec lui une trousse et un arsenal de fioles.c est que, sur la figure, les poings nus laissent des traces terribles.La peau éclaté, pend, et sur les chairs vives les coups deviennent particulièro- vent arriver à se voir.Il est, pour obtenir un soulagement passager, des remèdes bizarres et sauvages, comme d appliquer, sur le visage tuméfié, du pain sortant brûlant d’un four.L’emploi do la glace, dans le même but, est actuellement très fréquent—car, ne l’oublions pas, ces combats à poings nus ont encore lieu aux environs de Londres, malgré les peines édictées contre tous ceux qui les organisent et v prennent part d’une façon quelconque.Autrefois - il n’y a pas si longtemps—ils étaient publics et se don.unient sur le turf anglais, après les a poings mis se lait dans les journaux^ seul l’endroit où il doit avoir lieu n’est pas désigne.Les intéressés en sont pré venus au dernier moment, et les plus grands soins sont pris pour dépister la police.Les risques encourus ajoutent ccrtni nement, pour certains sportsmen.un attrait de plus à.ces rencontres, les seules, disent les fanatiques, qui méritent le nom de “pugilats”.Ligue de la Cité l/e meilleur compteur de la ligue de la fkté est Turner des Garnet®, qui a 21 points à son crédit, son plus dangereux adversaire est Coiligan, des j Stars, qui a compté 12 points.A oici le classement de ceux qui ont enregistré plus de deux points : Turner — Garnets.21 Coiligan — Stars .12 Guèvremont — St-Jacques .10 Allan — Baiilargeon.W.F.va — Baiilargeon .( .Eva Baiilargeon .Fennell — Stars.• • 6 F.Arnold St-Jaeques .fi Johnston Garnets.6 Kane — Garnets.5 \\ alsh Carnets.5 •*.Johnson — Baiilargeon.1 S.Strike - Baiuargnon.4 E.Kelly - Stars .3 Kirlin — G ai 7! et s.4 O’Grady — Garnets.4 Batenaudc National-Ind.4 Heffernan — Stars.3 Grannary — Stars.».3 Hart — Stars.» » .3 Lajoie — St-Jacques.3 F nrd — Sl-J aeques.3 1 n mitre beau programme est offert Pour lundi soir prochain aux amateurs et les ti-ois parties seront plus chaudement contestées que jamais.Tous les clubs pratiquent avec ardeur cette semaine en vue de l'importance des parties.Ix-s trois seront .ouées aux heures suivantes.8 à 9 Garnets vs St-Jaeques 9 à 19 — National-Ind vs Astor-Can 10 à 1 1 — Stars vs Baiilargeon.Au Jubilee ce soir LES DEMOISELLES DU ST-JAO-QUES JOUERONT UNE BARTIE DE HOCKEY CE SOIR AU JUBILEE A H) HR S B.M.La première partie de jeunes filles au hockey se jouera ce soir au Jubilée lorsque les demoiselles du St-Jacques s’aligneront pour jouer une partie d’exhibition.11 y a eu au moins 3 pratiques depuis une semaine par conséquent on peut s’attendre à voir une belle partie puisque les membres qui composent les deux équipes consistent en ce qu’il y a de mieux parmi les patineuses à Montréal.l/e gérant du Club a reçu une foule d’applications et ce ne sera pas tâche facile pour lui de choisir son équipe.Cette joute attirera certainement une foule d’amateurs de hockey au Jubilée ce soir.Viger victorieux l/e Viger A.A.A.a remporté une éclatante victoire mercredi dernier devant une nombreuse assistance en triomphant du St-Lambert par un score de fi à 1 et par ce fait remporte sa lie victoire consécutive.Louis Lasnier f>our le Viger fut l'étoile de la partie, enregistrant 4 points sur 6.Gravel, du côté des visiteurs fit des merveilles.La partie fut très vite et les deux clubs firent maints efforts pour remporter la victoire mais finalement Viger sut affirmer ses droits et quitta la glace avec une nouvelle victoire à son crédit/ SCORERS BU VIGER Lasnier—11.A.Thomas—6, E.Thomas—5, G.Lunn—l, J.Thibault '2, A.Globensky—1, Encore du bluff ON VOUDRAIT FAIRE CROIRE Q1 K GERARD EST CANADIEN-FRANÇAIS.Baseball à Sorel ( De notre correspondant ) ) Sorel.16.— Le club de baseball Sorel aura la saison prochaine, la meilleure équipe qui l’a jamais représenté.Les joueurs déjà engagés sont : Car- pentier, Hamel.Uclletier, Adélard, l/ouis Péloquin, Hector Paul.Nap.I-atraverse jr., Sabourin.de St-Jean.N.-B., St-Martin jouera à Sorel s’il ne reste pas avec le Montréal professionnel.Pilon, Coumoyer, Connors et Bil-1 ly Paul, tous joueurs des Etats-Unis et amis du receveur Péloquin seront tous engagés.Montréal, 15 février 1912.-M.le Rédacteur du Sport."J/e Devoir”, Montréal.Monsieur, •le ne suis pas un "grand sport", je ne suis pas un mauvais garçon, mais je suis un bon ‘‘Canayen’ , qui n’aime pas A me faire emplir.Que M Kennedy engage Eddie Gérard, “Ecossais pur sang", pour jouer au hodkoy, e’pst son affaire, mais qu’il h baptise du nom de Girard.qu’il l’habille en St-Jean-Bap-tiste, pour mousser son ours, ça dépasse les limites du bluff.T/es Canayens sont assez faciles à enthousiasmer et par suite A étourdir, mais ils ne sont pas des fous ; ils pourraient s'apercevoir un jour qu’on joue la comédie.Pourriez-vous nous fournir en même temps la liste des arbitres Canadiens-Français que M.Kennedy a produite A la ligue ?UN AMATEUR.Stars en voyage l/e gérant Cecil Hart de l’équipe des Stars de la ligue de la Cité fera voyager son elub.Tl jouera le mois prochain A Syracuse, N.Y., et Cleveland.Ohio, trois parties seront jouées par les Stars dans leur voyage, deux à C levé lead at tun à Ssracua*.A Cartierville (De notre correspondant) Cartierville, IG — Dimanche dernier le club de hockey do l’Association la Casque tte, qui devait venir se mesurer avec les Cartierville, a jugé bon de manquer à ses engagements.C’est malheureux, que la renommée du elub local leur ait inspiré une telle crainte et qu’ils n’aient pas jugé à propos de justifier leur acte impardonnable A toute association susceptible de vouloir s’occuper de vrai sport.Di tanche prochain lo club de Cartierville se rendra à St-Eustaehe pour sc mesurer avec le club de hookoy de l’endroit.l.e Cartierville est assuré d’un fort contingent qui se joindra à lui pour les encourager à la victoire et manifester l’appui que lés citoyens de Cartierville sont heureux d’accorder à leurs hommes.Pour le 20 février au soir il y a une mascarade d’organisée qui aura lieu à la patinoire des Sapins.On nous assure un gros succès.Mardi Gras à Québec Les billets d’excursion A Québec sont, maintenant en vente et continue ront à l’être jusqu’au 20.Le chemin de fer Pacifique Cana dion fournit un excellent service de train, partant de la Place Viger à 9.00 a.m., train rapide à' 1.30 p.nt., avec, wagons salon et restaurant et train de nuit à 11.30 p.m.Des wagons de première classe seront attachés, vendredi, le 18 février, nu train de 11.30 p.m., qui seront occupés par les raquetteurs en uniforme, dont nous espérons la présence eu grand nombre.(xéc.) Les Courses RESULTATS DES EPREUVES COU RUES, HIER APRES MIDI, A LA CHINE LT A CHARLESTOWN.LACHINE Classe nommée — non terminée: Grace Kelly.i i 2 4 Nitchhy.3 « j j Maggio Brino.2 4 3 2 L- Boy.5 3 ret White Bird.4 5 4 3 Temps: 2.40, 2.42, 2.43.2.41.Classe 2.23, trot et amble: Indian Hill.1 p 1 Lord Roberts.2 2 2 King Gazette.3 3 4 Alex Neal.7 8 3 Madden.4 4 5 Planet .5 58 Blak Mary.6 66 Freddie K.g 7 7 Temps: 2.30, 2 30iJ>, 2.31.Les courses seront contmmées à 2 heures p.m.a/ujourd ’hui.CHARLESTOWN Ire.course, 3 furlongs: 1— •Little Dad, 113, McTaggart, 3 à 1, 1 à 2.2— Rosturtium, 113, Williams, 8 à 1, 3 à 1, 3 à 2.3— Senator James, 113, Davenport, 10 à 1, 4 à 1, 2 à 1.Temps: 47 secondes.Okeetee, Roseburg IV, Forge, Arco ne, Prince Fonso et Mauryboy ont aus-ti couru.2ème course, 6 12 furlongs: 1— Aviation.102, Connors, 6 à 1, 2 2— Ace of Clubs, 107, Keener, 12 à , 5 à 2, 2 à 1.3— Tackle, 106, Hanover, 12 à 1, 4 à , 8 A 5.Temps: 1.29 2 5.Reine Margot, Cash in, Henock, Jay P., J.C.Core, Edna Collins, Léon Bl et Canop'ian ont aussi, couru.3ème course, 6 furlongs: 1— Tillies’ Nightmare, 99, Slavin, 18 à 5, 1 à 2.2— —Bard of Hope, J07, Koorner, 8 à 5, 7 à 10, 1 à 4.3— Mad River, 104, Beak, 8 à 5, 2 à 5.Temps: 1.21 3-5.Flamma, Hempstead, Lewis, Eaton et Duval ont aussi couru.4ème course, 6 1-2 furlongs: 1—Peter Pand-er, 116, Loftus, 20 à 1, 8 à 1, 4 à 1.2.—Chilton Squaw, 105, Skirven, 11 à 5, 1 à 2, 3—Barney Igoe, 105, Ambrose, 20 à à 1, 8 à 1, 3 à 1.Temps: 1.28 2-5.Rose O ’Noil, Koufman, Lady Ori mar, Blundara et Mark Anthony ont aussi couru.-*- Ligue de hockey Big Four WILDER ET MORGAN VAINQUEURS Le club Wilder a triomphé de l’équipe Sellers-Gough par un score de 7 à 1 et le Morgan a battu le club Mont Royal, par 6 à 4 dans la série des par ties de la 1 gue de hockey Big FYnir.Votci les alignements des équipes: Wilder—7 Sellers-Gough—1 Patoine Buts G.Reynolds W>.Ware 'Prudkonwne Avants Juges des buts: MM) Charron et Gagnon.Chronométreurs: MM.V.Feller et Dosrosiers.Juge du jeu: Bernier.Arb Are—Henderson.POSITION DES CLUBS Gag.Perdu Wilder .4 0 Morgan.3 Sellers-Gough.1 3 Mont-Roj'al.0 4 Rouan en tête de la N.H.A.Contre le hockey professionnel Moncton, N.B.16.Lo révérend J.L.Bntty, de la Central Methodist Church, a attaqué le professionnalisme au cours d’un sermon prononcé dimanche dernier.En voici le texte résumé : “ Je crois à la valeur morale du sport, car je ne suis pas un éteignoir Par contre, je suis de l’opinion du Due de Connaught qui vient de refuser son concours officiel aux événements professionnels.Je suis enchanté de voir nos jeunes gens se livrer, aux choses du sport, mais je déteste l'importation d’athlètes payés A $50 on 860 par semaine.pour intéresser notre publie dans des joutes de hoekey professionnelles.Juojier, le professionnalisme aussi haut dénote une perte de goût pour l’athlétisme tel qu’il a toujours été considéré par les gens sages et Uvcrtis.” le PACIFIQUE Canadien ALLEZ AVEC LES CANADIENS $3.35 V a OTTAWA DE MONTREAL A OTTAWA et RETOUR Bons pour partir par tous les trains de samedi, 17 février.Bons pour retour jusqu’au lundi, 19 février 1912.Léquipe de hockey du Canadien part de la gare de la rue "Windsor à 4 p.m.Service de trains partant de la gare de la rue Windsor à a8.35 a.m.; a4.09 p.m., b9.50 p.m., 10.30 p.m.Partent de la Place Viger à 8.30 a.m.et 5.30 p.m.(a) Wagon-restaurant.(b) Wagons-dortoirs attachés.Bureau des billets, 218 rue Saint- Jacques.Téléphones Main 3732, 3733, ou gare Place Viger et rue Windsor.191** siooo.oo La “Hupmobile” Grand Modèle Voiture de tourisme à cinq passagers La plus Haute Valeur pour 1912 Le fini et l’aménagement sont les meilleurs.Prix $ 1000.Livrée à Windsor, frais de douane payés.On ne dispose que d’un nombre limité.Cela vous paiera de vous informer.The " Import Go.OF CANADA LIMITED EDIFICE DU FORUM RÜES‘«-C*THE™E0ÜEST ET AVENUE ATWATER Pierce-Arrow Franklin Hudson 33 Hupmobile Viger(6) S.-Lambert ( 1 ) Dowling Avants S.Reynolds D’Auray Trudeau J.J.Macdonald Avants Burkc Laurin Points iVlcKeeman Forte Avants Jegries Globensky Couverts Gravel Fillon Avants Latin Lasnier Avants Brosseau Denaoilt Avants Yorke E.Thomas * * Ferras Chronométreurs: MM.O ’Leary et A.Thomas Lunn SOMMAIRE Charron S te-Ma rie Durand.Arbitre: Henderson.Juge du jeu : Bernier.I,.Viger — Lasnier .• .10.(0 Morgans—6 Mont-Royal—4 2.A’iger — T.asnier .3.00 E.Carroll Bute Therein 3.St-Lambert — Gravel .8.09 Fo rt n Points Daoust 4.Vig’or ¦— Lasnier .2.00 R.Ritter Couverts Garreau 5.Viger — I.um-n .10.00 Turgeon Avants H.Garreau 6.Viger — Lasnier .5.00 Barr Avants Michaud 7, Vig’er — A.Thomas .1.00 J.Carroll Avants Gagnon de Physiothèrai “Qui veut réussir doit pratiquer La Culture Phj’sique qui p e r f ectionno l’individu et la race’ \ Traitement de la Neurasthénie Par tous les moyens naturels La Culture Physique, l’électricité, T hydrothé r a p i e, *• etc.PRIERE DE L’ATHLETE Dieu qui créas le corps et T âme en harmonie Prête-moi la vigueur.J’en ferai du génie.La santé, j’en deviendrai beau.Epargne-moi vieillard l’horreur de me [survivre Que j'apprenne à mes fils debout, la règle (à suivre Pour descendre ferme au tombeau MARIO PRAX.LF JOUEUR DU CLUB OTTAWA EST LE MEILLEUR COMPTEUR AUJOURD’HUI.Didier Pitre n'est plus en tête des compteurs de la N.H.A.Rouan, du club Ottawa, a dépassé Didier et occupe aujourd’hui la première place.Voici la position des joueurs qui ont compté le plus de points : Konan.Ottawa.Pitre, Canadien.24 Russell, Wanderer.20 Kerr, Ottawa.20 0.Cleghorn, Wanderer.DJ Oatman, Québec.H> McDonald.Québec.14 Ross, Wanderer.Hî Darragh, Ottawa.12 Hall.Québec.1' Malone.Québec.Il Walsh, Ottawa.19 Shore, Ottawa.0 S.Cleghorn, Wanderer.9 Roberts, Wanderer.7 Glass, Canadien.6 Pnyan.Canadien.6 Laviolette, Canadien.5 Lake.Ottawa.b Bernier, Wanderer.4 Marks, Québec.4 Dubeau, Canadien.3 Prodgers.Québee.2 -4- Dépêches Sportives LE BIG FOUR Toronto, 16.— Le président de la Dominion Lacrosse Union a convoqué une assemblée des clubs affiliés pour le samedi, 24 féxrier, A Montréal.Cette réunion aura lieu A 2 p.m., au restaurant Kastel.1/’ordre du jour oom prendra l’étude et l’adoption de la constitution.Les documents de l’ineor poration et eeux des garanties A déposer seront, signés ce jour-là par les présidents des quatre clubs.Ceux-ci devront déposer chacun $5,099 comme garantie qu’ils rempliront leurs obligations A la lettre.ILB S’OPPOSENT A L'ENTENTE NATIONALE Chicago, 16, — Las propriétaires des clubs de la Ligue Américaine sè sont réunis aujourd'hui et ont.refusé d’accepter la nouvelle entente nationale telle que présentée au président Ban Johnson.Une foule d'objections ont été présentées, mais les plus importan tes se rapportant aux réelamations que les clubs majeur» pouvaient faire au sujet des joueusr achetés ou obtenus par repêchage.LEQUEL EST LE MEILLEUR Hamilton, 16.— Biny Sherring, le seul Canadien qui gagna un Marathon Olympique, est d’avis que Billy Qneal, le coureur d’Alexandria Bay, est fort, supérieur à Longboat.Do son côté, Tom Flanagan prétend que Longboat serait encore invincible s’il voulait se soumettre à un entraînemeut sérieux.DES BOXEURS D’AVENIR New-Vork, 16.— Bob Fitzsimmons, n 'entend voir disparaître son nom de l'arène.Son jeune fils, âgé de 16 ans.est actuellement à l'entraînement sous la direction du vétéran, et l’on chuchote qu’il est le “véritable esyoir de la race blanche.” Le jeune Fitz pose 160 livres et mesure 6 pieds de hauteur.Le “cowboy” Jess Willard est la dernière addition à la famille des “espoirs” de la race blanche.Charley Cutler l’a découvert récemment au Kansas et l’a amené à Chicago.Willard mesure 6 pieds 6 pouces de hauteur et pèse 246 livres.M.JOHNSON PRESIDENT DE LA N.T.A .New-York, 16.— L'assemblée semi-annuelle de la National Trotting Association s'est terminée hier.Le bureau des dirertours du district sud a réélu M.D.Johnson, de Lexington à.la présidence.Le comité des règlements a adopté un nouveau règlement à l’effet d’allouer 3 secondes aux chevaux, déten-teus de records sur justes d'un mille, lorsqu’ils trotteront sur pistes d’un demi mille.L’OPINION DU CLUB CORNWALL Cornwall, Ont., 16.— L’opinion générale en cette ville est.que le Big Four ne verra pas les beaux jours d c té et que la N.L.U.restera maîtresse do la situation avec tous les clubs qui en faisaient partie l’an dernier.L'assemblée annuelle du club aura lieu le 13 mars prochain, Au cas où le retour au “bon vieux temps” semblerait impossible, les dirigeants du elub local seraient en faveur de l’admission «lu elub Québee dans les rangs de la N.L.U.LA LIGUE NATIONALE New-Vork, 16.— T/es magnats «le la ligne Nationale n'ont pns brisé les vitres pendant leur réunion qui s'est ter minée hier.Rogetr Bresnahan et Murphy, des Cubs, n'en sont pas venus aux coups, et.tout s’est passé paisiblement.Le calendrier de parties comprend 154 ASSUREZ VOS AUTOMOBILES Contre lo feu, les accidents et les voleurs avec la HARTFORD FIEE INSURANCE CO.Bureau à Montréal: 90 St.-Frs Xavier, N.A.Fromings, gérant.J.A.GRENIER, Dépt.français • AGENTS DEMANDES Tél.Main 120 AVIS aux ENTREPRENEURS DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées aux Commissaires et déposées à leur bureau, à l’Hôtel de Ville, seront reçues jusqu’à midi, le 29 février 1912, pour couvrir la petite Rivière Saint-F’ierre, à partir du Chemin Saint-Paul jusqu'à peu près la rue De-Couroelles.Les plans et devis pourront être examinés et les formules de soumissions avec, tous les renseignements voulus pourront être obtenus au bureau do l’Ingénieur Surintendant des Egouts.Toutes soumissions qui n’auront pas été faites sur les susdites formules et qui n’auront pas été mises dans les enveloppes imprimées, qui seront fournies à cette fin, seront écartées.Un enèque certifié au montant do $15.000.09 devra accompagner chaque soumission et être enfermé avec la soumission.La pins basse, ni aucune autre des soumissions, ne sera nécessairement acceptée.Les soumissions seront ouvertes, en présence des intéressés, par le Bureau des Commissaires à leur assemblée ré gulière, dans leur salle des délibéra tiens, à midi, jeudi le 29 février 1912.Far ordre du Bureau des Commis saires.L.N.SENEGAL.Secrétaire.Bureau des Commissaire», Hôtel de A’ille, Montréal, 15 février 1912.joutes.La saison s'ouvrira le 11 avril et se terminera le 8 octobre.Les arbitres suivants ont été engagés pour la saison: R.D.Em s lie, J.Johnstone, \V.Brennan, Mat.Eason, MfT Fiuneran, W.Klein, et Charles Bigler.^ LE DEVOIR, Vendredi.16 Février 1912 3 COURTES DÉPÊCHES CANADA LE CHEF DE POLICE DE CALGARY.Calgary, Alberta, 16.— Les connus sa:ro3 recommandent la nomination de ! inspecteur Alfred Cuddy, de la police de Toronto, au poste de chef de police de Calgary.Cette recommandation se ra probablement ratifiée par le Conseil municipal.DES SERMONS LA RENDENT FOLLE.Chatham, Ont., 16.— Madame Ben jamin Ward, demeurant sur la rue King, est devenue atteinte tout-à-coup de folie fumeuse h er soir, alors qu’elle tenta de tuer son mari, sa mère Madame Dungy et d’autres membres de sa famille.Klle a été conduite au poste de police en attendant qu’il soit statué sur son cas.M.Ward prétend que la folie de sa femme a été causée par les sermons de ses frères qui appartiennent à une secte relpjeuse, et qui persistent à vouloir la faire entrer dans cette société.UN INSPECTEUR A LA RETRAITE.Toronto, 16.— J.L.Hughes, inspecteur en chef dos écoles publiques de Toronto, a donné sa démission.Au milieu de l’été il prendra sa retraite avec une pension de $2,000, après 38 années de service.Tl est le frère du ministre de la Milice.NOYADE EN NOUVELLE-ECOSSE Halifax, \.- K.16.— Price McKay s'est noyé aujourd’hui à Dominion, en tombant dans un puits alors qu'il était à puiser de l’eau.M.McKay avait été gravement blessé dans une mine il y a deux ans; il laisse une femme, et 5 enfants.Etranger ILS PERISSENT DANS LA TEMPETE Omsk, Asie Russe, 16.— On a retrouvé les cadavres de 63 personnes qui ont perdu la rie durant une tempête, dans le district de Tshim, en Sibérie.LES ETUDES D'UN PRINCE Londres, 116.— On dit ici que le prince de Galles entrera, en octobre, au collège Magdalen, à Oxford.LES QUAIS DE FORT wriURCHILL Londres, ]0 — Pethick Frères, de Plymouth, ont obtenu, le contrat pour la construction des quais et des entrepôts à céréales de Fort Church!'!]], Les travaux qui commenceront dans trois mo s nécessiteront une dépense de $1000,000.NAVIRE ANGLAIS BOMBARDE Aden ArabVe, 16.— Le croiseur anglais “Dido" a été récemment bombardé par un fort turc près de Pcrimi Le “Dido’ - a évidemment été pris pour un navire de guerre italien.Le capitaine ne fut pas effrayé de cette atta que et aborda quand même au port.LES HOSTILITES CESSERAIENT Londres, Ang., 16.— L’ambassadeur allemand à Constantinople à la Porte, d:t dans nue dépêche de la capitale turcs, que l'Italie ees&era’t bient-.t,les hostilités elans l’archipel.ON NETTOIERA LE BROADWAY Xew-York, 16.— Sur une distance de cinq milles, les autorités muTiicipale.s vont débarrasser les trottoirs du Broad-rvay -des obstructions qui empliétaient depuis des années sur le chemin despiétons, porches, enseiigne-s, piliers, kiosques, montres.Dans certains cas on va démolir les façades des édlifioes.AUDACIEUX EXPLOIT New-York, 1S.— Trois bandits ont ce matin en plein quartier commercial arrêté un automobile transportant les recettes de la Hast River National Bank.Les bandits se sont emparés d'une somme de $25,000 et ont grlèveinent blessé les deux commis chargés de la surveillance du dépôt!.MORT DU Dr J.Z.TRIGANNE.Plesisisville, 15.— Le docteur ,b Z.Tri gitan o est décédé à l'âge de 46 ans après quelque® mois de maladie.I! était coroner du district.Un enfant lui sur-vit* IL EST TUE PAR UN TRAIN St Hyacinthe, 15.— Un jeune 'homme, Albert.Lefebvre, revenant de son travail a été tué par un train du Grand Tronc vers six heures hier soir.Tl était âgé de.vingt quatre ans.Une femme et un enfant lui survivent.-f- La nouvelle gare à Ottawa Ottawa, 16.— La compagnie du Pacifique a bon espoir que le gouvernement verra d’un bon œil son projet d’une nouvelle gare centrale, et de la construction d’un tunnel sous la rue Wellington.Il est assez probable que la question sera réglée d’ici quelques jours.Faits-Montréal fD^wieMwide 17 CAS DE PETITE VEROLE Le Bureau d’hygiène a signalé hier un autre cas de petite vérola On l'a mis en quarantaine.Ajouté aux seize autres déjà découverts, cela fait un total de 17.ELLE N'A RIEN PERDU La compagnie FarreW et Bélisie déclare qu’elle n *a Ben perdu dans l'incendie à la bâtisse Ottawa mardi soir.IL OBTIENT UN CON xi M.A Ghysens, ass -.ant-ingénieur au département de l'aqueduc, a obtenu un congé d’un mois afin de pouvoir aller en Europe dans l’intérêt fle sa famille.CINQ ALARMES HIER SOIR On a sonné Anq alarmes hier pour un petit feu dans la chambre aux bouilloire à la brasserie Dow.pour dis commencements d’incendie, 97 rue Str-Oatherine Est et dans la cour du‘Grand Tronc à la Pointe St-Charles.Les d cix dernières alarmes étaient fausses.TRANSFERT DE TROIS LICENCES La commis*.on des licences a accordé le transfert de la licence de A.Desmn-teau à A.E.Higgins, celui de D.Mil-nes à Arlington Hotel et celui de T.Sutton à L.April.Personne n’a fait opposition à ces transferts.BATEAU EN FEU Un petit navire, le “City of Lindon ”, propriété de M.Connolly, mouillé dans le canal au bas de la rue des Sei-neurs, a pris feu hier après-midi.Les flammes ont ravagé tout l'intérieur du second pont et il a fallu quatre boyaux pour éteindr-o l’incendie.OUVRIERS BLESSES A la suite de Uesplosion d’un réservoir à gaz aux usines de la Dominion Textile, rue St Ambroi.se, St-Henri, William Graham, contro-maître et un autre employé reçurent de légères brulu res.L’explosion détermina un incendie qu.fut éteint à.l'aide des extincteurs ch indiques avant l’arrivée des pompiers.DEUX ACTIONS CONTRE M.RUSSELL Deux poursuites pour libelle ont été rtentées contre M.David Russell, par ohn Patherson, manufacturier de 'ittsburg, et Frances Allen, de New-rork; la première est au montant, Je 25.000 et la seconde de $5,000.M.Patherson était l’un des prinei-aux mis en cause dans l’action pour onspiration contre David Russell, en ctobre dernier, action qui a été renoyée, mais que M.Russell doit por-er en appel.CHANGEMENTS DANS LA POLICE Le chef Campeau a hier annoncé le transfert de quatre capitaines et de deux sergents.Le capitaine BeUefleur qui commandait au poste du Parc Lafontaine ira à celui de Rosemont où il devra être à la fois capitaine de police et de pompiers.Le capitaine Pbiléas Bélanger du poste de Rosemont depuis deux ans va à celui de l'avenue Laurier.Le capitaine Beatty du poste de L’avenue Laurier retourne à celui de la Côte des Xeigcs où il était il y a un an.Le capitaine Clermont, chef de police à Saint-Louis, avant l’annexion île cette ville, prendra le commandement du poste de la rue Parc Lafontaine.Le lieutenant Laflèche est.transféré au poste de l’avenue Laurier.Le lieutenant Turner, du poste de l'avenue Laurier, remplacera le lieutenant Laflèche à celui du Parc Lafontaine.Le lieutenant Renaud qui depuis 2 mois faisait du service au poste de la rue Parc Lafontaine, retourne à son ancien poste à la Longue-Pointe.Le lieutenant Marcoux qui comman (lait à.la Longue-Pointe depuis un an remplacera le lieutenant Renaud au poste de la rue Pare Lafontaine.Le sergent St-Jean.quitte /e poste de la rue Parc Lafontaine p^'.r celui de la rue Frontenac et le sergent Hu-berdeau, celui de la rue Frontenac, pour la rue Parc Lafontaine.Ces changements entrent en vigueur aujourd’hui même.GEORGE WOODBURN EST DECEDE.George Woodbum est décédé hier midi à l’hôpital Général des suites des brûlures reçues lors de l'ineendiie de la battisse de J.W.Hugues à l'angle, de la petite rue St-Antoine.mardi.C’est la seconde victéme de cet incendia Ouvrier Excursion à Ottawa, 17 février LE CONSEIL DES METIERS Le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal a eu hier soir l'une de ses plus longues séances, sous la présidence de M.G.R, Brunet.Une centaine de délégués s’étaient rendus dans la perspective qu'il s’y passera t des choses intéressantes, très intéressantes même; mais la majorité déçut cette attente en refusant au camarade Gariépy le privilege de rouvrir l’incident Brunet-McClennan.Cet incident est clos, pour le moment, du moins.Un grand nombre de délégués, représentant différentes unions, ont présenté leurs lettres de créance qui furent acceptées.Ces lettres furent reçues comme suit: 1) —Local 134 des charpentiers; A.Lamarche, Joseph Tisdale, Hector Lamy.2) —Local 33 électriciens: Jos.Char-bonneau, W.Vidai.3) —Local 21 des monteurs: J.A.Paré, J.W.Wolfe, C.King, F.Robert.4) —Local 2 maçons: D.Lanthier, J.McBean, C.Pcriard, IT.Haley.5) —Local - des briqueteurs: J.Bte Delisle, Harry Hardcastle.6) —Local 711 des machinistes: A.R.Schofield, T.J.Daly, F.Gilmom.7) —Local 320 des ouvriers en cuivre: E.Prévost, Geo.Moss.8) —Local 299 des bouchers: Louis Montmarquette, Xazairc Dubé.9) —Local 274 des forgerons: Geo.Edwards, G.Ryan, D.McPhee.10) 1—Local 266 des cordonniers : Nap.Germain, O.Côté.M.1.H.Jaxon, du Mexique, qui fut autrefois secrétaire de Rie! et qui a pris part à plusieurs mouvements ouvriers a parlé de l'organisation ouvrière à travers le monde particulièrement au Mexique et en Angleterre.M.Jaxon a bien analysé les hommes et les événements dans les grands centres industriels et il a des vues universelles sur ce qui se passe chez nous comme sur l'activité étrangère.Il a donné hier soir comme les conclusions de sa longue expérience d’observateur et il a passé en revue les événements de la politique ouvrière au Mexique et en Angleterre.C'est ainsi qu’il i.développé les causes de la grande grève des mineurs anglais qui doit s’ouvrir le premier mars prochain et montré les conséquences que poura avoir ce mouvement gigantesque sur l’économie générale du pays.Nous reprendrons ce sujet demain.M.Jaxon a été l’objet d'une chaleureuse réception de la part du Conseil.On passa, ensuite à l'ordre du jour.! que.ne peut être blâmé pour sa conduite et l’accusation de M.Dupont i n’est pas prise en considération.Le Conseil s’ajourne très tard.GREVE A TORONTO Quinze cents employés de la Compagnie T.Eaton, manufacturiers d'habits pour hommes se sont mis en grève , hier matin.Les ouvriers sont opposés à l'instal lation d’une nouvelle machine qui a permis à la compagnie le renvoi de 67 employés.Les grévistes sont les plus tranquilles du monde.LE CHARBON AU MEME PRIX New-York, 16.— On ne croit pas à une hausse des prix du charbon aux Etats Unis, car l’on ne craint pas la grève.Depuis 1902, il y a.parait il, entente parfaite entre les patrons et leurs ouvriers.Les patrons se sont réunis hier et ont déclaré qu’n'y avait pas de perspective de grève et que le charbon resterait au même prix.LES DEBARDEURS DE BOSTON Depuis que la grève est réglée à Boston, les débardeurs ont laissé le travail trois fois parce que les compatîmes d’expédition continuent d'employer des non unionistes.Les agents des compagnies ont envoyé leur ulti matum aux débardeurs les sommant de reprendre le travail ce matin, sans quoi ils seraient immédiatement remplacés et que les compagnies n ’entreraient pas en négociation avec leurs te présentants.LOCAL 667 DES OUVRIERS BARBIERS L'assemblée régulière du local 667 des ouvriers barbiers de la partie ouest aura lieu dimanche prochain, le 18 février, à 2 heures, à la salle Duvernay, No 45 rue Vinet.Plusieurs nouveaux membres se feront initier à cette assemblée.Le local prie les unionistes de bien se rappeler que c’est dimanche soir, le 10 mars, qu’aura lieu leur euchre à la salle Nationale.A l’occasion de la joute de hockey du samedi, 17 février, à Ottawa, entre les Canadiens et les Ottawa, le Grand Tronc fera une excursion spéciale au taux de 83.35 pour l’excursion, aller et retour, les billet® permettant de partir par tous les trains, samedi, le 17 février et de revenir d’Ot tawa par tous les trains jusqu’au 19 février.réc.Une difficulté entre les clieheurset les pressiers d’un journal quotidien a été confiée à un comité spécial.La difficulté vient de ce que les autorités du journal refusent de signer le contrat d’entente avec les clieheurs.Le rapport du comité, exécutif est ensuite présenté et mis à l’étude comme suit : ( ai L’on reçoit une lettre du Conseil de Toronto s’opposant à une immigration plus large des Hindous.Cette résolution est appuyée par je Conseil de Montréal.(b) On s’occupera aussi de fonder à Montréal un département du label tel que recommandé par la Fédération américaine.(c) Le Conseil réitère sa confiance que le Conseil législatif et la Chambre se rendront à la demande des ouvriers de Montréal, d’abolir la qualification foncière telle que votée par le plébiscite du 1er février 1912.On passe ensuite à.l’élection des officiers qui n’ont pas été élus par réclamation à la dernière assemblée.Les nouveaux officiers sont : — Auditeurs : .Sigouin, Gariépy et Dickey.Comité exécutif : Fréchette, Crcol-nnas.Gauthier, Dickey, Fourville, Foster.Kunserman, Ainey, Mullin.Délégués du Parti ouvrier .G.R.Brunet, A.Filiatrault, J.E.Campeau, Galub, E.Provost, Jacques, C.R.Salmon, Miron, St-Hilaire.Comité de la fête du t-avail : A.Filiatrault, J.E.Campeau.C R.Salmon.J.MrClennan, J.Foster, Oaiié-P.v, Côté.St-Hilaire, Fréchette, Provost, Laflamme.Un appel est fait pour le moi liment de Sir George Etienne Cartier à la montagne.Le Conseil ne croit pas devoir s’occuper de l’affaire et la lettre est renvoyée aux archives.On veut d’abord s’occuper du monument Rodier.Les ouvriers textiles de Lawrence font appel au Conseil des Metiers pour do l’aide financière.La circulaire est signée du président.John Gouldin.et des autres offiriers de l’Union.1! est résolu d’envoyer 810 aux grévistes de Lawrence.On reçoit une lettre du gouvernement demandant au Conseil des Métiers de donner les informations
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