Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 6 novembre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1930-11-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Volume XXI — No 257 Abonnements par la poste: Editfon quotidienne CANADA.$ 6.00 È.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, Jeudi 6 novembre 1930 TROIS SOUS.LE NUMERO Rédaction et administration î430 EST NOTRE-DAME MOimtSAL .TELEPHONE: .HArfcour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : * .HArbour 1243 Rédaction ; ^ .HArbour 3679 Gérant ; lc „ .HArbour 4897 Les élections américaines - - ¦¦ -— 9 Notes et réflexions ; ••- A l’heure où nous commençons ces notes, une chose est claireî les démocrates ont fait, dans les élections américaines, un progrès énorme: ils ont conquis des sièges partout, au Sénat, à la Chambre des représentants et dans les élections guberna-toriales.Mais il n’apparait point qu’au Sénat ou à la Chambre ils soient assurés d’une majorité, si modeste soit-elle.Un certain nombre de résultats sont encore douteux.Il faudra les attendre pour savoir définitivement qui, du point de vue chiffres, restera maître des deux chambres.Mais iJ est facile de conjecturer qu’une situation aussi incertaine, cette presque égalité des forces ennemies, permettra aux indépendants et aux irréguliers de jouer dans les sessions prochaines un rôle considérable.; Oue les derniers chiffres soient favorables aux républicains ou aux démocrates, l’écart entre le® deux groupes sera si peu considérable qu’il suffira de quelques révoltés pour paralyser la volonté du parti dominant.Or, ces révoltés, l’expérience des dernières années laisse facilement croire qu’d* pourront surgir aux périodes de crise.En fait, La Follette, par exemple, le sénateur républicain du Wisconsin, est couramment qualifié d’insurgent republican.C’est un républicain, mais un républicain d’idées très personnelles.On peut donc s’attendre, dans les prochaines chambres, à d’assez vifs débats, — et à des débats dont l’issue pourra être assez souvent incertaine.Notons tout de suite à ce propos que les nouveaux élus ne commenceront à siéger qu’en mars prochain.Ce qui veut dire qu’il se passera plusieurs mois encore avant que leur choix puisse avoir un effet direct sur la conduite des affaires publiques.* * * 0 Les deux élections qui frappent peut-être davantage, au premier abord, ce sont celles de M.FranMin-D.Roosevelt comme gouverneur de l’Etat de New-York et de M.Dwight-W.Morrow comme sénateur du New-Jersey.Les deux hommes, de l’avis commun, sont du bois dont on peut faire les présidents.Leur succès de mardi pose pratiquement leur candidature à la candidature dans chacun des deux partis.Chez les démocrates la route est à peu près libre.M.Smith reste très populaire, mais sa dernière campagne a été l’occasion d’un tel déploiement de passions sectaires qu’il n'est pas probable que son parti prenne de nouveau, et si tôt à tout le moins, le risque d’une pareille tempête.D’ailleurs, les partis ne s’acharnent pas autour des candidats qu’a touchés l’insuccès.Puis, M.Smith paraît bien pris par ses affaires personnelles et ne plus s’occuper des affaires publiques qu’en amateur, pourrait-on dire.Chez les républicains, c’est autre chose.M.Hoover est en selle et la tradition fait de lui le candidat naturel de son parti aux prochaines élections.Mais l’insuccès de mardi l’atteint cruellement et, si les circonstances ne changent point à fond d’ici deux ans, les républicains seront bien tentés de se chercher un f>orte-drapeau qui ne paraisse point directement responsable du malaise.Il y a gros à parier — mais nous jugeons à la lumière des fails actuels et tant de choses peuvent se passer d’ici là! — que les regards se tourneront alors vers M.Morrow.D'autres élections sont remarquables, et particulièrement celle de M.Gifford Pinchot, qui vient d’être choisi comme gouverneur de la Pennsylvanie.Pinchot, qui a maintenant soixante-cinq ans — et qui, avec un pareil nom, paraît bien avoir de lointaines origines françaises — est un irrégulier.Très riche, fort cultivé, ancien compagnon d’armes politique de Théodore Roosevelt, il n’a jamais été très docile aux injonctions des chefs de parti.Cette année, il s’est fait, contre la volonté de certains des meneurs, choisir candidat du parti républicain, son parti du reste.Le.mécontentement a été tel que certains républicains ne cachaient point leur mauvaise humeur, tandis que d’autres restaient sous leur tente.Pinchot a triomphé, malgré tout, mais son élection n’a qu’une portée locale et son âge l’écarte vraisemblablement de toute action importante future dans le domaine fédéral.Au Wisconsin, l’élection du jeune Philip La Follette présage peut-être autre chose.Les La Follette sont les insurgés types, pourrait-on dire.Leur père, Robert-M.La Follette, fut même un jour candidat indépendant à la présidence de la république.Il échoua, mais il avait tellement façonné à son image l’esprit public du Wisconsin que, de ses deux fils, relativement jeunes encore, l’un, Robert, représente aujourd’hui l’Etat au Sénat de Washington, tandis que le cadet, Philip, vient d’être nommé gouverneur.Mais il est possible que les raisons mêmes qui font si grande, si profonde, l’influence locale des La Follette soient précisément celles qui les empêchent de jouer plus tard un rôle absolument national.Ils sont peut-être trop personnels, et trop particulièrement les représentants du Middle.West, pour que leur parti officiel songe à en faire des porte-drapeaux nationaux.Quant aux candidatures, indépendantes, l’échec de leur père et celui de Roosevelt, qmjnd il prit la direction du mouvement progressiste, semblent bien indiquer qu’elles sont d’avance condamnées à l'insuccès.Une défaite à noter, et dont personne ne songera beaucoup à se plaindre: celle de Heflin, le sectaire, apparemment maniaque, de l’Alabama.Son propre parti, Je démocratique, l’a d'abord écarté.Il a essayé de surnager en posant une candidature indépendante.Les électeurs, ratifiant la condamnation de son parti, l’ont définitivement écarté.Tant mieux! * * » La grande cause du recul républicain, c’est, tout le monde l’admet et tout le monde le prévoyait sans en mesurer pleinement les conséquences, le mauvais état des affaires.Quand ça va mal, en pays d'élections, on se tourne à peu près toujours contre les gouvernements.C’est précisément le rôle joué par le malaise économique qui empêche d’affirmer que l’échec de mardi entraînera oeiui des républicains aux prochaines élections présidentielles.La situation, d’ici là, pourra s’améliorer et, si elle s’améliore, le parti républicain en profitera nécessairement.Puis, il ne faut pas oublier que le parti républicain parait numériquement, en temps ordinarre, beaucoup plus fort que son principal adversaire.Pour que celui-ci il’emporte, il faut, ou une division profonde chez les républicains, ou une crise qui secoue le pays jusqu’en ses profondeurs.Verrons-nous, en 1932, l’une ou l’autre?Om«r HE ROUX L’actualité Première neige Des courses, des cris, des claquements de mains.Que peut-ce être?De son Ut le papa tend l'oreille.On dirait ta liesse d’un matin de Jour de l'An.Grand’maman et la bonne font chut ii tour de rôle pour modérer l'enthousiasme.Mais on perçoit dans le ton des admonestations une nuance de complicité.La joie des enfants est évidemment irrépressible.On n’essaie de la contraindre que pour la forme.Dans la chambre des parents, de la fenêtre ouverte tombe un jour gris comme cendré et entre un air aigre.La maman a deviné avant le père : "C’est la neige".En effet c’est la neige, le plus merveilleux des jouets des tout petits.Pierrot a tout juste trois ans.il a vu trois hivers mais il se souvenait bien vaguement de la neige.Quel émerveillement tantôt quand il a vu la terre glacée comme les gâteaux qu’il aime tantl Les souvenirs lui reviennent.On l’entend d’une voix claire proclamer: “C’est le Jésus qui envoie la neige.Il envoie la neige à Pierrot pour pelleter.Il est bon le Jésus; Pierrot va lui dire merci." Puis c’est la pelle qu’il réclame impérieusement.Elle est brisée, mais il n’a pas la patience d’attendre celle que l’on commande au téléphone chez Dupuis.Il veut sortir tput de suite, maintenant, que ses frères aînés, partis pour la classe et qui ont été horrifiés que pour si peu de neige on les oblige à mettre des claques, l’ont laissé tout seul.C’est une fête pour Pierrot, un mystère joyeux, immense, impénétrable, un miracle.Les Juifs, quand ils ont vu la manne dans le désert, devaient être dans ces sentiments.Il déborde de reconnaissante allégresse."Papa, dit-il, dès qu'il aperçoit son père, viens voir comme il est gentil le petit Jésus; viens voir ce qu’il a donné à Pierrot." Car toute celte neige est pour Pierrot, il.la fait sienne, il aimerait mieux céder une friandise, — ce que, soit dit en passant, il fait facilement, — que de partager'cette neige.C’est trop beau.Le papa en partant pour le bureau a laissé un Pierrot perplexe, qui a consenti à déjeuner et n’est pas encore sorti.Il a son manteau, ses claques et sa pelle, sa vieille pelle, mais il hésite à attaquer cette neige splendide, ce cadeau céleste, avec un instrument aussi indigne.Il se demande s’il n’attendra pas, s’il n’aura pas la patience d'attendre la pelle neuve qui va venir tantôt par la livraison rapide et que lui envoie, dit-il.Madame Proulx.(Madame Proulx, c'est, s’imagine le papa, l’une de ces demoiselles du service spécial).Elle a sans le savoir un fervent admirateur ce matin, car Pierrot ne cesse de rèpêtej-'.“Tu sais, Madame Proulx, elle va m’envoyer une belle pelle, une belle pelle louge (rouge).Elle est fine, Madame Proulx, elle aime bien Pierrot, Madame Proulx.Pierrot aussi l’aime bien." Il ne l’a jamais vue; mais la joie dilate le coeur de beaux sentiments et Pierrot trouve tout le monde bon, tout le monde aimable, et aime tout le monde ce matin parce qu’il y a dehors une poudre blanche merveilleuse (bien mince hélas!) mais si différente de la laide poussière.Il sent qu’on va lut permettre de la fouiller, cette poudre, d’en faire ce qu'il voudra, de.la triturer dans ses grosses mitaines et de sentir le froid à travers la laine défensive.Du fond de sa toute petite mémoire se lèvent des images rapidement, comme une fantasmagorie.Et il trotte d'une pièce â l’autre, d’une fenêtre à l’autre, mais dans sa petite tête blonde trotte, bien plus vive encore, la folle du logis.On la volt passer à la fenêtre de ses yeux.Il en fut ainsi dans presque tous les foyers, ce matin.Celte joie enfantine fait rentrer les prognements des vieux qui savent bien, eux, que cette neige fondra et fera de la boue, maïs qu'il en viendra d'autre après, d’autre qui restera, qui s'entassera.Ce sera décembre, janvier et février, les trois mots qui font encore plus froid an coeur qu’à l’épiderme, de ceux qui vieillissent.Pour les petits c’est autre chose.Cela les met sur le même pied que les enfants fortunés qui peuvent faire des pâtés et tracer des galeries avec le sable fin des plages.El la neige est bien supérieure, elle -t plus plastique, elle est blanche, lumineuse, elle vient du ciel.Dans plus d’un foyer aussi, songeons-u, le père, tôt levé, a dit en regardant par lç carreau: "Enfin, ça y est.C’est peu de chose, mais c’est signe que eu vient." C’est dans ces foyers-là que la neige symbolise bien la manne.On mangera mieux dans quelques fours quand il y aura du travail dans les rues.Paul ANGER M.Lapointa critiqua M.Bennett Québec, 6 (D.N.C.) — M.Krncst Lapointe, ancien ministre de la ustice, a été l'hôte hier du club ercler.Il a prononcé un grand discours et a déclaré que le chômage augmente au lieu de diminuer.H a critiqué la conduite de M.Bennett à Londres et a prétendu qu'il avait eu tort de vouloir dynamiter sur son chemin et de placer le couteau sur la gorge des Anglais.Commissaire de la colonisation Oitawa, 6 (D.N.C.) —Le gouver* nemeni fédéral vient de nommer M.'Valter Jones, d'Ottawa, comme commissaire de la colonisation à un traitement annuel de $6,000.Nos enquêtes Un refuge de joui pour les sans-abri —.A cause des circonstances exceptionnelles causées par la crise du chômàge, la ville aurait tout intérêt à l’établir - Les refuges de nuit sont déjà peuplés à leur pleine capacité Ju M (Par Emile BENOIST* Depuis des années déjà, les lecteurs du Devoir ont accoutumé de suivre, en marge des rubriques ordinaires de notre première page, des enquêtes.M.Georges Pelletier a enquêté autrefois sur l'immigration et le coût de la vie: M.Ernest Schenck, qui est sorti du journalisme, sur le tourisme et l’industrie hôtelière.Entre deux sessions parlementaires, il m’est arrivé d’entreprendre des enquêtes sur le commerce et l’industrie en général, l’industrie du papier, les Chain Stores, et même, en interrogeant M.Lhomme, sur la découverte du Canada.Pourquoi ne pas continuer cette tradition des enquêtes?A l’heure actuelle, le chômage pose un problème qui, dans un grand centre urbain, en appelle un autre, le problème de la misère.Une enquête sur la misère n’est pas hors de propos.La misère, la grande misère existe à Montréal.Je le sais parce que je viens d’être à même de la voir.Je n’ai pas tout vu, c’est certain: les misères les plus pitoyables se cachent, se terrent à domicile.Les pires misères sont évidemment à domicile, dans les familles qui souffrent du froid et de la faim, quand le père est obligé de chômer.La Saint-Vincent-de-Paul, oeuvre paroissiale, essaie de découvrir ces misères-là pour les secourir.Si elle les découvrait toutes, la Société ne pourrait, avec les moyens dont elle dispose, suffire à la tâche.C’est surtout vrai cette année alors que la misère est innombrable.Ce que j’ai vu, c’est pour ainsi dire la misère officielle, celle qui fait appel, sans aucune espèce de respect humain, à ja charité organisée.Les miséreux que j’ai rencontrés couchent au refuge Meur-ling, dans les dortoirs de la Salvation Army ou de Y Old Brewery Mission, prennent leur petit déjeuner dans ces institutions et continuent leur journée à mendier.Sait-on qu’il y a actuellement, ’dans la ville de Montréal, à peu près deux mille individus sans domicile, couchant dans les refuges et vivant de la mendicité?Nous n’en sommes qu’au mois de novembre.Qu’est-ce que cela va devenir aux pires mois de l’hiver: janvier, février et mars?Le refuge Meur-ling, gratuit et municipal, et les autres refuges sont déjà débordés.Il en est de même pour les institutions de charité qui distribuent des secours alimentaires.Soeur Bonneau, par exemple, dès le mois d’octobre, distribue autant de morceaux de pain que d’habitude aux mois d’hiver.Les gueux défilent constamment à sa porte, lis demandent non seulement du pain mais des vêtements.La bonne Soeur ne peut malheureusement répondre à toutes les demandes qui lui sont faites.Elle distribue ce qu’elle possède.ce qui lui a été donné pour la charité.Il en est de même dans les autres institutions .La file des mendiants à l’Asile de la Providence, rue Saint-Hubert, dès 8 heures du matin, ne manque pas d’être impressionnante.Voici l’hiver qui s’en vient et c’est plus qu’une simple constatation climatologique que je veux faire.Comment la ville de Montréal va-t-elle passer l’hiver?Pour ceux qui ont de quoi, le problème est résolu; il ne se pose même pas.Mais pour ceux qui n’ont rien, même pas de domicile?Ces gens ne sont d’origine montréalaise que dans une faible proportion.Il y en a de la campagne, des déracinés, et de l’étranger, des immigrés d’hier ou d’avant-hier.Comme il n’y a de IravaH nulle part, c’est vers la grande ville, c’est vers Monlréal que convergent tous les chômeurs.Ils échouent pour la nuit nu refuge Meurling, qui ne pourra bientôt plus les recevoir, et ils passent leurs journées à mendier ou encore à accomplir de menus travaux, ce qui leV donne quelques sous.C’est ainsi qu’un certain nombre des réfugiés de Meurling deviennent les clients des refuges payants, à quinze ou vingt-cinq sous du lii, qui se trouvent rue Craig, rue Saint-Paul et boulevard Saint-Laurent.En questionnant de* réfugiés de Meurling, j’ai découvert que plusieurs d’entre eux n’étaient arrivés à Montréal que depuis quelques heures seulement et qu’ils n’avalent jamais vécu dan* noire ville auparavant.Ils viennent ici dan* l’espoir de trouver de l’emploi.A peine sont-ils arrivés qu’ils ont appris que Montréal leur offre un refuge de nuit.Si la situation devient pire qu’elle n’est «rhiellement, chose A prévoir, comment pourrons-nous nous tirer d’affaire?A l’heure qu’il est, le refuge Meurling est peuplé chaque soir à sa pleine capacité.Tl en est de même pour les dortoir* de la Salvation Army, de VOld Brewery Mission.Les refuges payants, à 1S et à 2S sous, font des affaires d’or.Mais il n’y a pour ainsi dire plus de place pour personne.Le gouvernement municipal, qui a déjà pas mal de choses pour s’occuper, devra vraisemblablement considérer d’ici peu de temps le problème des sans-abri.Dans qn pays civilisé, il n’est pas possible en effet de laisser des gens périr de froid et de faim.Les journaux ont annoncé récemment que l’échcvin Bruno Charbon-neau, du quartier Viüeray, allait demander à la ville d’aménager des refuges de jour pour les sans-abri qui gîtent nuitamment au refuge Meurling ou ailleurs.C’est une excellente idée qu’a eue là le représentant de Villeray à î’hôtel de ville.Va-t-il y donner suite, en saisir le comité exécutif et le conseil municipal?Il faut l’espérer.Le refuge Meurling est déjà insuffisant.Il conviendrait de l’agrandir.Mais le refuge Meurling n’est qu’un refuge de nuit, qui ne reçoit ses gens que de 6 heures et demie du soir jusqu’à 6 heures dit malin.11 faudrait le complémenter, pour l’hiver qui s’en vient, d’un refuge de Jour.Montréal est encombré de chômeurs, non seulement des siens mais de ceux qui lui viennent de partout, des provinces de l’Ouest comme de l’Ontario.Ces gens sont sans le sou comme sans abri.Le refuge Meurling les accueille pour la nuit mais ils doivent passer toute la journée à vagabonder par la ville, quémandant une soupe ici et un morceau de pain à tel autre endroit.Les institutions de charité ne peuvent déjà plus suffire aux demandes qui leur sont faites.Qu’est-ce que cela sera quand l’hiver sera venu pour tout de bon?Quelqu’un qui s’intéresse de près aux oeuvres sociales me faisait observer que la ville gagnerait à établir un refuge de jour.Les sans-abri trouvent bien un gîte pour la nuit, quand ça ne serait que dans un poste de police, mais tout le jour ils sont obligés de rester dehors.Comme conséquence un grand nombre d’entre eux tombent malades et c’est aux frais de la ville qu’ils sont traités dans les hôpitaux.Un indigent de Meurling qui s’en va à l’hôpital coûte à la ville $3 par jour.Ne serait-il pas plus économique de prévenir le mal en offrant aux malheureux un abri pour les protéger contre le froid?Un indigent qui est hospitalisé aux frais de la ville coûte cher.S’il souffre de pneumonie, par exemple, et e’H guérit, l’hôpital le renvoie dès qu’il est en convalescence.Le malheureux se trouve dans la rue, sans aucun autre abri que le refuge de nuit.Tout le jour, il doit vagabonder, mendier son pain.Ce qui arrive le plus souvent c’est mi’il redevient malade et que la ville doit paver de nouveau pour son hospitalisation.Si le malheureux succombe, c’est encore In ville qui doit payer les frais de l’inhuma-tiop.Du simple point de vue pratique ne vaudrait-il pas mieux que la ville donnât suite à l’idée de i’éche-vin Charbonneau?Tl ne s’agit pas d’établir à Montréal un refuge de jour en permanence mais de parer à une situation mû dépend de cir-consfônces exceptionnelles.Il n’en coûterait d’ailleurs pas très cher à la ville.Il suffirait d’aménager et de chauffer une ou deux grandes salles el d’en ouvrir les portes aux sans-abri.Un grand nombre d’immeubles qui sont actuellement inoccupés conviendraient tout à fait pour cela.I.a ville ferait non seulement oeuvre de charité mais oeuvre de prévention.En protégeant les sans-abri contre le froid, elle leur épargnerait des maladies et elle s’épargnerait des frais d’hospitalisation.Ça ne serait pas une innovation (Suiie & la cage 3) M.Bennett passe la journée à Sheffield Le premier ministre canadien est l’hôte de cette ville anglaise — Dublin l’invite — La conférence impériale se prolongera probablement encore de quinze jours LONDRES, 6.(S.P.C.) — Le premier ministre R.B.Bennett est aujourd hui à Sheffield où il doit être fait citoyen honoraire et assister ce soir au fameux banquet annuel des couteliers.Les autres premiers ministres sont à Birmingham.Le travail des experts est pratiquement fini, mais la conférence a encore beaucoup à faire.Les chefs de délégation ont encore à étudier les questions vitales du commerce interimpériai.On considère généralement que la grande question qui se pose pour les délégués, c est celle de trouver le moyen de développer les échanges commerciaux entre les différentes parties de l’Empire.Les chefs de délégation ne pourront cependant pas se réunir avant lundi prochain à cause de la célébration de l’armistice et de l’ouverture de la conférence de la table ronde pour la réforme constitutionnelle aux Indes.Il est possible que la Conférence se prolonge encore quinze jours.Le premier ministre Bennett a été invité à visiter le gouvernement de l’Etat libre d’Irlande à Dubin.Sa réponse dépendra de la date où se terminera la Conférence.La Commission préparatoire du désarmement siège à Genève Pour aplanir les difficultés entre la France et l’Italie - Rédaction d’un avant-traité - Une conférence diplomatique internationale décidera ensuite GENEVE, 6.(S.P.A.) — La commission préparatoire du désarmement siège aujourd’hui en cette vide, par suite des efforts que l’ambassadeur Gibson, représentant des Etats-Unis à la commission comme intermédiaire, a tentés pour aplanir les difficultés que la question des armements navals a dressées entre la France et l’Italie.On n’espère guère, à la commission, pouvoir concilier les points de vue des deux pays.Quelques-uns des délégués disent que le véritable espoir de la commission n’est pas de préparer un avant-traité complet sur le désarmement, mais plutôt de dresser un avant-traité englobant les points d’entente et de préparer, pour les points de mésentente, des textes optionnels.Le tout sera soumis à une conférence diplomatique des nations qui aura lieu probablement peu après l’ajournement de la commission, aussitôt que tout le travail préliminaire aura été parachevé.M.Gibson a dit que son gouvernement ne présentera aucune nouvelle proposition de désarmement à la commission et qu’il ne modifiera pas son opposition à la limitation des armements par la diminution des dépenses d’armements, moyen que préconise la France et qui maintenant agrée à la Grande-Bretagne, paraît-il.On tient de bonne source que Maxim Litvinoff, le délégué soviétique, n’émettra pas, comme il avait accoutumé de faire, d’hypothèse étonnante.Chacun, a expliqué l’ambassadeur Gibson, a déjà défini clairement l’attitude de son propre gouvernement, de sorte qu’il ne devrait guère se produire de discussion générale.Une autre autorité en la matière a fait observer que le monde est fatigué des discussions de la commission préparatoire et désire que cette commission termine son travail et laisse à une conférence générale le soin de régler la question.nais qui a enseigné le français à Toronto pendant dix-sept an», dlt-on, et dont une maison à dû signaler l’ignorance au ministère de l’instruc-lion publique ontarien, à la suite d’une effroyable traduction qui n’était rien moins, selon le dicton italien: Traduttorc, Traditore, qu’une ! trahison.En voici maintenant une j autre.Les fabricants ontariens finiront par s’apercevoir que, depuis ! des années, de» imposteur» les exploitent dans le domaine de la traduction.Encore quelques cas comme le» deux que nous venons de relever et l’abus devra définiU-vement cesser.Cartes de Noël Depuis plusieurs années, des ministres, sous-minlstres et autres personnages du monde officiel fédéral adressaient de-ci de-là, À leurs connaissances.leurs souhaits de Noël, sur de belles cartes, gravées ou armoriées, parmi lesquelles il y en Bloc-notes Un autre cas Nous signalions l'autre soir le cas de celte maison de Toronto qui venait d’adresser à des clients de langue française une circulaire libellée en un jargon qu'elle pensait être du français.Un agronome québécois a fait connaître nos commentaires A cette mni*on: elle lui écrit en réponse, —nous traduisons du texte anglais:— "Nous vous remercions d'avoir porté à notre attention le pitoyable français de notre circulaire.Cela provient du fait qu’un monsieur qui se prétend spécialiste en “français de Québec’’ a repris notre texte original pour le corriger et l’adapter, nous a-t-il dit.Nous regrettons extrêmement la méprise commise”.Tl y • à coup sûr à Toronto pltuicurs ‘‘spécialistes en français de Québec.” qui ne savent pas le français de France ni du Québec, -comme s’il y avait plusieurs aortes de français.Ges “spécialistes” ont Jusqu'Ici fait de l’argent à maxsarrer notre langue, ils ont abusé de la crédulité de fabricants et de manufacturier» désireux de faire affaires avec les Canadien français.Tel est le cas, assez récent, de ce prétendu Lyon- avait *es, p en rea alité de remarquables.D’après une dépêche d’Ottawa, ce» b les payait; on cite ise de $1400 depuis cartes, l’Etat les même une dépense 1924, attribuable de ce chef à un seul personnage en vue.M.Cahnn.nouveau secrétaire d’Etat, vient de donner ordre que rela cesse.Qui voudra des cartes de Noël et du Jour de l’An, dans le monde officiel, devra dorénavant les payer de sa poche.En ces temp* de gêne et de pénurie, cette décision parait excellente.Le* caries seront à coup sûr moins belles, le* graveurs toucheront moins d’argent, les collectionneurs auront de moins belles pièce* dans leurs albums; mais, devant la perspective d’un déficit de 60 millions dans le budget fédéral au 31 mars prochain, il est certain qu’il va falloir pratiquer partout la plus minutieuse économie.Revolver Il y a peu de temps un bandit américain attaqué par trois ou quatre fie ses anciens camarades qui se croyaient Irnhis par lui fut victime d'une tentative d'assassinat, à son hôtel.11 a dû aller se faire traiter dan* un hôpital de New-York où il fut entre la vie et la mort pendant des semaines.A un moment donné, la bani jl) qui l’avait dépisté et laissé pou fimort fit connaitre à la direction de cet hôpital sa décision de le faire sauter à coups de bombes si leur camarade de jadis n’en sorlaitipas en vitesse.11 a fallu qu'il en sorte pour aller se terrer secrètement ailleurs.Ces semaines-ci.un autre bandit, réfugié dans Jin autre hôpital,- à Newark, — pour y faire panser une plaie superficielle, s’imagina qu’il y serait à l'abri et y prit une chambre.Le lendemain, deux visiteurs entrèrent à pas lents dans la maison, pénétrè-rent dams la chambre* même où l’homme était au lit, lui tirèrent sans mot dire trois coups de revolver, le tuant sur le coup, et disparurent dans le brouhaha causé par leur attentat.I^a police ks recherche encore.Après le lynch, les Etats-Unis ont maintenant la "jusit-ce” des gunmen.Doux pays! selon la légende fameuse de Forain.En route Le Do-X, cet énorme hydroplane imaginé et consiruit sur le lac de Constance par les frères Donner, Allemands d’origine française, vient de franchir en quelques heures et d’un vol rapide sans Incident la distance de son port d’attache jusqu’à celui d’Amsterdam, d’où il repartira prochainement pour l’Angleterre, puis pour New-York, avec escale en mer près des Bermudes.Si la grande envolée de ce bateau aérien bâti pour pouvoir flotter quelques heures en toute sécurité sur une mer assez agitée réussit, ce sera un bel exploit; et les constructeurs du Do-X mettront immédiatement en train d’autres machines du même type, amélioré selon les leçons de l’expérience.Ils ont formé un ambitieux projet: celui d’établir un service de transport aérien périodique et sûr entre l’Europe, l’Amérique du Nord et même l’Amé-rloue du Sud, dans de très grands avions, transportant à la fois une soixantaine de voyageurs.Jusqu’ici, le Do-X, longuement étudié et essayé, n’a désappointé personne de ceux qui l’ont mis au point.Voici maintenant que l’Angleterre, après la catastrophe du dirigeable R-101, se tourne ver» le plus lourd que l'air et se prépare à mettre en chantier pour 1931 deux grands hydroplanes munis de moteurs de 5,000 C.V.d’un rayon de vol de 1,000 milles sans arrêt et où pourraient loger 50 ou 60 voyageurs transportés à une vitesse de 140 à 160 milles à l’heure, U JMOO, sous hangar ces semaines-ci, en attendant l’issue de l'enquête sur le désastre du /MOI, parai* devoir être écarté par les bateaux aériens du type Do-X, si tant est que celui-ci donne ce qu’en attendent les ingénieurs des mains desquels il est sorti et de l’expérience desquels Londres voudra profiter.C- à 2 VOLUME XXI — No 257 LE DEVOIR, MONTREAL, IEUPI 6 NOVEMBRE 1930 Les conférences de M.Gilson les êtres et leur contingence L eminent professeur donne sa deuxième leçon sur le christianisme et l’idée de Dieu M.Etienn« Gilson donnait hier soir à Saint-Sulpice sa deuxième et dernière confère-nce philosophique.I.e sujet en était particulièrement complexe.L’auditoire avait l'impression d'ume dentelle merveilleu-k, aux milliers de fils ténus et soyeux Inextricablement enchevêtres; mais M.Gilson avec un fil d’or en marquait la magnifique oi-donn^nce.M.Gilson esf en quelque sorte le Jules Lemaître de la philosophie.Il se joue avec une aisance familière et toute naturelle dans les nuances de la pensée philosophique.Et de même qu’à lire Jules Lemaître, la littérature semble chose facile, de même la philosophie telle qu’enseignée par M.Gilson est un simple délassement, tant il y met de clarté limpide, de précision dans la langue, et de souplesse.Ce n’est pas le monsieur a noire redingote bastionné de bouquins, et qui dès l’exode braque sur l’audit '-5 les trois canons des trois points traditionnels, puis le mitraille de termes savants et techniques jusqu’à la confusion finale.Il est vrai que de tels conférenciers sont souvent des ânes à longues oreilles.M.Gilson parle de theories extrêmement compliquées et délicates, avec line langue toute simple, un naturel qui sont un enchantement, Et puis la langue est si belle, si harmonieuse; elle est si précise dans un charmant laisser-aller, qu’on se laisserait bercer unique-meoit à la musique de sa voix.Je vais passer pour hérétique en un certain monde; mais je ne puis m’empêcher de formuler un vif regret que l’on ait préféré de belles briques à des professeurs comme M.Etienne Gilsom La conception de Dieu Si, ainsi que nous l’avons dit hier, la conception de Dieu a ete très différente chez les philosophes chrétiens et chez les philosophes païens, si Jamais les païens ont identifié Dieu et l’Etre avec les perfections infinies qui en découlent, alors l’avènement du christianisme a été d’une importance capitale en phiiisophie, car il transformait, bouleversait en même temps que la conception de la déité, la uoiicep-Gon de l’univers et des rapports de cet univers avec Dieu.Le Dieu-Etre chrétien, comporte l’Etre total, immuable, sans passé comme «ans devenir, l’Etre essentiellement Etre, à la source de toute existence et qui renferme aussi la plénitude de l’Etre.Le reste des êtres, comme l’univers, les mondes, ne mérite donc pas véritablement le nom d’Etre au sens complet et absolu.Et voilà donc que la création se trouve reléguée dans la pénombre de l’apparence et de rifréalité.Que la réalité ne soit pas absolument de l’Etre, ce n’est pas un apport nouveau à la pensée humaine.On lit dans Platon que le monde matériel est dans un perpétuel devenir qui mérite à peine le nom d’être.Seule l’idée intelligible immobile, dit-il, mérite ce nom.Mais à cette conception, le christianisme a apporté un approfondissement extraordinaire non inattendu, puisque nous sommes surpris de ne pas le trouver chez Platon et Aristote.Mais le fait reste qu’on ne le retrouve pas chez ces philosophes et pour une raison bien simple.C’est que n’ayant pas les mêmes notions et conceptions du Dieu chrétien que les philosophes chrétiens, ils tu pouvaient pas non plus avoir la même appréciation de l’Etre.Au sens chrétien, la définition essentielle de Dieu, c’est l’Etre; Ego sum qui sum, Dieu étant par définition l’Etre intégral, l'Etre parfait infini, sans contingences.Il se trouve donc que l’Etre appliqué à autre chose qu’à Dieu, prend un sens différent, un sens d’analogie, si l’on veut, L’Etre divin est parfait comme être, il ne peut l’être dans le “devenir” ni “l’avoir été", mais il est immuable.Dieu-Etre ne peut changer car alors s’il changeait, il perdrait ou acquerrait quelque chose qu’il n’a plus ou n’avait pas.Et le Dieu-Etre est infini, non dans le sens grec qui signifiait inachevé, mais dans le sens chrétien qui élimine l’idée de bornes qu’implique l’idée païenne, puisque bornes signifie quelque chose au delà, que l’Etre ne serait pas.Or, Dieu est l’Etre complet et ce qui est limité est borné par le manque de quelque perfection possible.Aussi le christianisme a-t-il enlevé les bornes placées par les philosophes grecs païens, à la définition de Dieu, pour en élargir la conception à l’infini.Et c’est où les conceptions chrétienne et païenne diffèrent profondément.C’est là que se trouvent la hardiesse de la philosophie chrétienne et son incomparable grandeur.Car le Dieu chrétien devient réellement le centre de tout ce qui existe en Etre comme en perfection.Le Dieu chrétien est au-dessus de nos concepts du parfait et de l’infini.La philosophie chrétienne l’à étendu au delà de toute détermination possible.Et c’est là le départ de la philosophie moderne qui pose à l’origine des choses, une réalité transcendante de nos concepts, qui est énergie infinie et inbornée.Le mouvement NAISSANCE GRENIEU.— A Montréal, le 4 novembre 1930, à M.et Mme Jean Grenier, no 26Q.S rue Ohapleau.A Montréal, un fils, baptl-*é Joseph-Paul-Pierre.Parrain et marraine, M et Mme Paul Grenier, oncle et tante de l'enfant Porteuse, Mlle Léa Srenler.tante de l'enfant.Avis de décès LABELLr — A Montréal, le 6 novembre 1930, décétlte, à 57 ans Mlle Léa Labeüe.720 Outremont, ct-devant de Sorti, fille de feu Albert Labeüe et I.cuise Armstrong.Funérailles le 8 novembre, samedi, A So-rel, A 8 heures 30 du matin.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.LEONARD.— A Montréal, 1* 5 novembre 1930, décédé.A 12 ans.André Léonard, fils de G.-E.Léonard.Ingénieur civil, et de Corinne Martin.Funérailles le samedi.8 novembre.Le convoi funèbre partira du no 3934 rue Saint-Hubert, A 7 heures 43 du matin, pour se rendre A l'église Saint-Louis de France, où le service sers célébré.et de IA au cimetière do la Côte des Neiges, Heu de sépulture.Parents et amis •ont priés d'y assister sans autre invitation (Nécrologie AUBE — A 8t-Bustaehe.le 3.A 78 ans, Gabriel Aubé.époux d'Aglaé Boileau BASTIEN — A Montréal, le 3, A 51 ans.Mme veuve Avlla Bastion, née Aurore Du-rocher.BONIN — A Montréal, le 30, A 51 ans, Raoul Bonin, époux de Maria Schambler.BRUNET — A Ste-Anne de Bellevue, 1# | J.A 73 ans.Hélène Roberge, mariée en 1 s premières noces A Joseph Meloche et en secondes noces, A Urgei Brunet, ex-hôte-ller.DeGUlSE — A Montréal, le 3, A 52 ans.Oscar DeQulse, époux de Lucrèce Barbeau.DERY — A Montréal, le 4, A 48 ans, Albert Déry, célibataire.DUBUC — A Montréal, le 5, A 20 ans, Eugène Dubue, fils d'Auguste Dvibus et d'Ortina David.DUIiONG' — A Outremont, le 5, A 20 ans.Gérard Dulong, fils de madame veuve Fabien Dulong.GAUTHIER — A Ahuntsle.le 3.A 73 ans, Mme Turlef Gauthier, née Célantre Marcotte.MARTIN — A l'Hôtel-Dteu de Montréal.A 83 ans.Louls-Jean-Baptutc Martin dit Ladouceur PAQUETTE — A Montréal, le 4, A 22 ans.Wilfrid Paquette, fils d'Alcide Paquette et de feu Marie-Anne Lauzon.La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entetpreneur* da Pompe* Funèbres m Assurances Funéraire* HArbour 5555 RUE SAINTE-CATHERINE IM.r$i Pour définir l’idée de l’Etre et aussi celle de l’Univers, saint Thomas s’est servi de la doctrine d’Aristote sur le mouvement.Elle est absolument vraie.On s’en est étonné, et on a pu rire de cette définition: Etre en puissance parce que en puissance seulement.Il n’en reste pas moins qu'elle est définitive.Et la philosophie y attachait une importance capitale, parce qu’elle établissait la différence entre le contingent et le nécessaire.C’est pourquoi rAristotéljs-nie prend une telle importance chez saint Thomas.La réalité qui intéresse saint Thomas, c’est l’existence d’un monde où nous sommes et qui est en devenir perpétuel.Et la définition du mouvement conduit saint Thomas à la .preuve de la réalité de l’univers et à la définition de sa nature, en ‘ mt que contingente.Saint Thomas veut montrer que le monde est contingent, et comme le mouvement est tel qu’il implique la contingence, le mouvement est donc essentiel.Pour qu’il y ait mouvement, il faut que quelque chose se meuve.Le mouvement est le changement de quelque chose en train de changer.Mais pour changer il faut qu’il y ait des êtres qui changent.Ces êtres ne sont pas des réalités parfaites, car en changeant je cesse d’être ce que j’étais, pour devenir ce que je n’élais pa».Tout être en train de changer est ce qui n’était pas complètement ce qu’il devait être.Nous étudions et ce faisant notre esprit change, ignorant ce qu’il doit savoir et oubliant ce qu’il savait lorsqu’il apprend.C’est ainsi que l'intelligence de l’enfant est toujours en train de se réaliser mais elle n’est pas la réalité immobile, sans perle ni gain, immuable et absolue.De même l’univers est un momie d’êtres non complètement êtres, mais qui sont en train de se réaliser et qui ne se réalisent jamais complètement.Ce sont des êtres qui existent d’une certaine manière, mais non dans le sens entier, plénier, complet.L’être en mouvement est un être dont l’animateur est de ne pas être complètement réalisé.La définition d’Aristote sur le mouvement n'est pas très claire, mais le mouvement lui-même ne l’est pas davantage.Lorsqu'on veut mettre en formules les relations de l’être d’Aristote avec le Dieu Chrétien, la pensée qui en résulte atteint à une profondeur que la doctrine d’Aristote n'avait pas et ne pouvait pas avoir.Dans la doctrine chrétienne en effet, Dieu-Etre donne l'être à la création.Cette dernière est son oeuvre.C’est Dieu qui a donné à êtres incomplets mobiles, d'exister.Et c’est ainsi que la philosophie chrétienne associé l’idée de la Création essentiellement au Dieu-Etre.Ce n’esl pas ce qu'on voit chez Platon.Le Demiurge façonne les éléments, les regards tournés vers les idées intelligibles, mais avec des matières indépendantes du Bien qu’il met à la base des idées intelligibles.E» le Demiurge donne tout au monde, sauf l’être.Quant à Aristote, il est difficile de «lire qu’il y avait dans sa doctrine l’idée de la création associée in- I timement au Dieu.Evidemment j saint Thomas lisait Aristote à travers sa propre pensée et il est dlffi- | cile de savoir ce qu’il lui prête ainsi quand il déclare: Plato et Aristo- ! teles pervenerunt ad cognoscendum prtnctptum totins esse.Mais il reste ce fait qu'Aristotc | ne parle en aucun endroit de ta crén-lion.Or, l'idée de création associée à l’idée de Dieu, n’i * pas une ' vérité secondaire, et si un philosophe comme Aristote l’avait eue, il l’aurait dite.Or, l’idée de création n'affleure même pas son esprit.Aucun texte forme!, pas même une fugitive expression de pensée au sujet de la création.Aristote n’était pas un esprit à négliger pareille vérité, ou même pareille hypothèse.Et remarquez qu’il n’y a aucun illogisme à ce qu’Aristotc ne soit pas amené à l’idée de création.C'est que s’il a ignoré la création, il avait ignoré aussi le Dieu-Etre chrétien.M.R.Jollivet dit à ce sujet d’Aristote: “II n'a même pas pu la nier comme on l’en a accusé, n’y ayant jamais songé”.Et plus loin .“Chose si étonnante que saint Thomas et tant d’autres après lui ont refusé de croire à ce formidable illogisme.Et cependant il n’est aucun texte formel, pas même une fugitive allusion touchant l’acte créateur.Aristote a ignoré la création.” Et d’ailleurs il n’y a même pas illogisme.II y en aurait de la part d’Aristote si on lui prête la notion du Dieu-Etre sans la création.Mais il n’y en a pas s’il n’a pas connu le Dieu-Etre.C’est que la lacune est à la source.C'est là qu’il a posé plus qu’il ne comprenait, des formules qui contiennent plus que sa pensée actuelle.Le Dieu grec est cause dans la mesure où il est être.Aristote le fait cause.M.Jollivet a raison.Mais sa causalité ne peut excéder son être.Comme il ne l’est pas il ne le donne pas.Et alors, alors! Si Platon et Aristote n’ont pas pensé à la conception du Dieu-Etre.Si Platon et Aristote n’ont pas eu l’idée de la création, et donc ne l’ont pas associée à l’idée du Dieu-Etre, voit-on maintenant, la part formidable qui revient à la philosophie médiévale chrétienne.La conséquence, c’est que les preuves thomistes signifient autre chose que les preuves aristotéliciennes qu’elles reproduisent.C’est un apparent paradoxe, mais je crois que c’est une vérité.Comment le montrer?Les historiens accordent qu’Aristote ignore la création; donc celle-ci n’est pas impliquée dans ses oeuvres.Si je peux montrer qu’elle l'est dans les preuves de saint Thomas, leur sens est tout différent de celui des preuves d’Aristote.C’est que chez saint Thomas, Dieu étant le postulat des êtres, il peut prendre les paroles et la technique raisonnante d’Aristote et tirer des conclusions qu’Aristote n avait pas en vues.Et nous voyons que saint Thomas va suivre en apparence la vieille voie aristotélicienne.Quand une chose est mobile, elle ne peut être mouvante et immuable.Or, il faut donc remonter aux causes jusqu’au premier terme de la série.Le premier moteur d'Aristote On trouve chez Aristote son fameux premier moteur immobile.Ce moteur immobile d’Aristote pense sa propre pensée.Les autres moteurs, 47 ou 55, il ne le sait trop, qui signifient que tout mouvement dans la nature dépend des sphères celestes, coexistent avec le premier moteur, et i’aiment, se meuvent autour de lui par amour.Le premier moteur, est le moteur des autres comme cause finale.Il est le moteur, mais non la cause d’Etre du mouvement.Pour Aristote, le monde est éternel et les autres dieux ne doivent pas leur être au premier moteur.Ils sont et se meuvent à cause de lui; il ne sont pas par Jui.Nous sommes dans l’ordre du devenir.Le premier moteur d’Aristote ne s'occupe pas du monde.Il est sa propre pensée mais pas du reste.Il est l’objet du désir des 55 moteurs qui tâchent d’approcher l’image de sa propre perfection, mais il ne crée pas ces 55 moteurs eux-mêmes, tandis que le Dieu-Etre chrétien donne le mouvement aux autres mobiles.Le Dieu d’Aristote se laisse aimer, tandis que le Dieu-Etre de saint Thomas aime le monde et donc est créateur de mouvement.Chez saint Thomas, le monde a une cause efficiente que nous appelons Dieu, et le premier moteur est le créateur du mouve-itient.Le Dieu chrétien, cause finale des êtres suscite l’activité des êtres créés.C’est lui qui créé le mouvement qui soutient les êtres créés.Autrement dit, le Dieu chrétien aime la création tandis que le Dieu d’Aristote n’aime pas, mais se laisse aimer par des Etres immuables, éternels qu’il n’a pas créés.Dans l’interprétation aristotélicienne, il y a causalité efficiente du j premier moteur en ce sens qu’il est cause finale d’abord et que la cause finale est génératrice d’cfficicn-ce, ensuite on ce qu’il est acte.Toute causualité est déclanchée par sa causalité.On peut aller plus loin: est communiquée par la sienne qui.elle, ne lui est pas communiquée.Nous sommes tout près.Et très loin.Car les mitres moteurs immobiles sont là, aussi nécessaires que la première cause.Il y a distribution de causalité, comme d’une station centrale d’énergie, non pas création.C’est toujours l'ordre du devenir.Résultats Essayons maintenant de dégager les résultats «le l'enquête que nous venons «te faire.Aristote n’est pas contre la création.et même l’on peut dire que ses Geo.Vandelac Limit te Directeurs de funérailles—SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCES, \20.Rachrt Est, MONTBEAI ' (o.Vsndélae.Jr.T4I.BCLAIR J2Q3-1204 xie)E wur 34, Docteurs, Consultes ! ! ! ETABUS8F.MKNTS O.UFFK, G ALLOT Si PILON B1t8 rte Vauflrard — Paris xVèmt Rayons X Diathermies Electrothérapie GALLOIS Si ens SI, Chemin Villon.Lyon (Rhrtn#) - Ultra-rloleu, infra-rou(e« Lampes asriatiques pour salles d'opérations et dentistes Electrodes de quartz.Prix et «wnrtltlons les plus «rantageux Devis et cttaloriP» «ur demande Service d'un Ingénieur électrlden-radiologlite.Agence générale pour le Canada: Paul CARDINAUX, D.S."PRECISION FRANÇAISE" 3438.Nt-Danl* - HA.t»I MONTREAL principes l'impliquent en ce sens qu’ils étaient capables de porter la doctrine de l’être nécessaire, immobile, premier moteur et première cause.Mais il aurait dû pouvoir se rendre compte qu’il fallait aller plus loin et poser la question de l’origine de l’être même.Il nous suffit d’interpréter à fond ses formules pour y voir ce qu’il n’y a pas vu, et la raison y suffit.Mais alors si Aristote et Platon ne l’ont pas vue, l’origine de l’être meme, quel philosophe l’a vue et qui le lui a enseigné ce que la philosophie païenne pendant des sietdes et des siècles n’a pu approcher?C’est saint Thomas, le philosophe chrétien, qui l’a vu et il y a été conduit par la Révélation.Et voilà le fait grandiose de la Révélation chrétienne.Cette iler-nière n’a pas été impérieuse, despotique.Elle n’a pas imposé et guidé l’esprit dans des bornes rigoureuses et obligatoires.Mais elle a agi comme action indicatrice, comme avertissement, comme moniteur.Elle a été le pédagogue dont parle Clément d’Alexandrie, le magistère de saint Augustin.Saint Thomas dit: Ce que nous venons de dire sur Dieu a été examiné avec pénétration par beaucoup de philosophes païens, bien que plusieurs d’entre eux se soient trompés là-dessus.Et ceux qui ont dit vrai, c’est à peine s’ils ont pu atteindre cette vérité après une longue et laborieuse recherche”.Et donc la philosophie chrétienne n’est pas du traditionalisme.Elle n’est pas une révélation qui se fait accepter par une foi; elle a ses racines «ians le passé, dans le paganisme.Elle n’est pas non plus de la théologie car on ne déduit pas d’un dogme la vérité rationnelle.Or, ses principes sont rationnels.Et nous voici donc en présence d’une philosophie qui.puremen! rationnelle, ne serait pas ce qu’elle est si, selon saint Thomas, Dieu n’avait pias révélé non seulement du supra-rationnel, niais même du rationnel.La vérité ayant été sommairement indiquée, la raison s’y applique, s’y retrouve, s’y reconnaît.La philosophie chrétienne n’est qu’une philosophie vraie, mais celte philosophie n’est vraie que parce que ses quteurs sont chrétiens.Plusieurs philosophes ont pré tendu que la philosophie chrétienne était vraie en tant que philosophie, et non en tant que chrétienne.Il est clair qu’on peut arriver à la connaissance de la vérité sans la foi, en philosophie.Il est également vrai qu’on peut théoriquement arriver à la connaissance de vérités rationnelles nécessaires pour l’oeuvre du salut, sans la Révélation.Mais il reste aussi, et ayons donc le courage de le reconnaître, qu’il y a des vérités purement rationnelles nécessaires à l’oeuvre du salut, et à la hase même de toute philosophie, et qui, malgré les travaux des philosophes antiques pendant des milliers d’années, sont restées inconnues jusqu’au jour où la Révélation les a mises à jour.Et c’est de là que la philosophie médiévale a tiré ses conceptions si grandes, si larges et si étendues.Et il est un fait étranger.C’est que la philosophie scolastique est restée dans l’histoire, fonction de la foi.Chaque fois que la foi a diminué, l’entendement de la philosophie scolastique s’est obscurci et même a disparu.Et c’est lorsque la foi a été le plus vive que la compréhension de la philosophie chrétienne a été le plus vive A.GAGNON “Pour les Buissonnets” Mardi soir le 25 novembre 1930, a la salle LaFontaine, 460, rue Sherbrooke est, l’association dramatique Crémazie présentera un drame historique, “Le Drapeau de Carillon”, de L.-O.David, au profit exclusif de la maison “Les Buisson-nets”.située à 4329 Saint-Denis.On pourra applaudir dans les entr’actes des artistes bien connus, tels que M.H.Charland, Mlle Estelle Moffet, et autres.“Les Buisson-nets”.nfjin si cher aux Thérésiens.ont été fondés avec l’approbation de Sa Grandeur Mgr G.Gauthier, archevêque coadjuteur, administrateur «le Montréal.La maison est dédiée à la petite sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, et l'oratoire est sous le vocable de la sainte Famille.Les Buissonnets sont une réplique de la villa où Thérèse Martin passa une partie de sa délicieuse enfance.La tradition orale de cette maison et de cette oeuvre rapporte que plusieurs sulpiciens en ont souhaité la fondation, surveillé discrètement l’éclosion, et se réjouissent maintenant de sa prospérité.Car, elle est nrtispère en effet, cette maison des Buissonnets.où le prêtre fondateur et ses collaboratrices, mêlant leurs souffrances et leurs prières, consacrent leurs activités à la propagation et à la conservation de la foi, aux missions étrangères et à l’oeuvre des bons livres, aux vocations sacerdotales et religieuses, et servent d'intermédiaire entre les âmes mondifintes et In petite sainte millionnaire.Les personnes qui vou-«iraient aider au progrès «les oeuvres de cette maison, sont cordialement invitées à la visiter.Cette maison qui a reçu la bénédiction du Souverain Pontife Pie XI, pour ses bienÇiiteurs, ses associés et ses protégés, possède en plus une exposition missionnaire permanente très instructive, qui ne manque pris d'intéresser tous les visiteurs et les amis de la maison de la patronne des missions.N,B.- Pour renseignements, s’adresser à M.Lucien Boyer, 7416 St-Denis.Calumet 4885m ou à M.Benoit Garenu, 4310 St-Hubert.TiM.Frontenac 7393.(Communiqué) A la Ligue Catholique Féminine LE R.P.lioNCOEUR, S J- Mercredi prochain, 12 novembre, le R.P.Doncoeur, S.J., parlera sous L’administration municipale M.ALLAN BRAY REND COMPTE DE SON ADMINISTRATION DEPUIS SON ENTREE A LA PRESIDENCE DE L’EXECUTIF.IL S’ADRESSAIT HIER SOIR A SES ELECTEURS DE SAINT-HENRI ET AUX ECOUTEURS PAR RADIO.IJES MEMBRES DE L’EXECUTIF L’ENTOURAIENT.— M HOUDE PARLE DE HEMMING-FORD.— REPONSE A DES CRITIQUES.plupart des échevins de la elle a ' PRODUIT-T ET PAINT DE REGIME DYSPEPSIE, DIABÈTE.OBÉSITÉ, ENTÉRITE, ARTHRITISME, ALBUMINURIE, ALIMENTATION DES ENFANTS.r~* Pain 4» Gluten Ueudeôei/- IptTT» Special Diabeitc Omne laetee CressinS AGENT GENERAL POUR l E CANADA J.Alfred Ouimet 84., St Paul Est, Montreal Da nouvelle administration ont déjà rencontré leurs électeurs pour leur dire ce qu’ils ont fait et ce qu’ils veulent faire: le présiident de l’executif, M.Allan B ray, s’est exécuté à son tour hier spir en tenant une grande assemblée dans Saint-JJenri, à la salle Cartier.Si l’apparition des'chefs de l’hôtel de ville ne suscite pas le même enthousiasme qu’en avril dernier, ils comptant cependant encore de nombreux amis.D’aucuns prévoyaient des in terruptions, du chahut: il ne s’est produit rien de tout cela.Les quelque trois mille personnes qui remplissaient la salle se sont conlenitées d’écouter.Les membres du comité exécutif, MM.Tancrède Fortin, Weldon, Mathieu et Savignac sont venus affirmer leur confiance en leur chef, M.Allan Rray.L'échevin «le Saint-Henri a présenté un plaidoyer habile en défense de son administrar lion.Il a été moins applaudi cependant que M.Savignac, qui a parlé des proÿets de l’adminnist.ra-tion pour les années à venir, ou que M.Hector Dupuis, qui a prononcé un bon discours.Le notaire Jos.Proulx a réimporté un vif succès en racontant des incidents de la campagne de Maskinongé.il a aussi donné une nouvelle version de la légende des écuries d’Augias: cet Augias serait un cultivateur salop qui aurait été sept ans sans sortir le fumier de ses écuries, ani point qu’il n’y avait plus moyen d’apercevoir les vaches.I,a situation laissée par Tan-cienne administration municipale, voilà les écuries d’Augias; et le no-«aire Proulx de pousser l’allégorie jusque dans ses moindres détails au grand amusement de la foule.Le maire Hourle.qui se trouvait à Hemmingford où il était allé remplir une promesse en tenant une assemblée pour remercier les électeurs de Huntingdon, a réussi à vaincre les distances, non pas par l’avion cette fois, mais par le téléphone qu’on avait relié au poste CRAC; il n’y a guère que les premières phrases du maire qu’on ait pu comprendre cependant.Les échevins Gi-lday, Lalonde et Seigler ont aussi adressé la parole.M.BRAY Une administration qui ne serait pas critiquée, dit M.Bray, ne ferait rien de bon; nous ne sommes pas dans la vie publique pour nous faire jeter des fleurs.Mais il y a critique et haine.Oh! je comprends que le Canada ait tant de fiel à déverser.Nous lui avons coupé les vivres, lors de notre entrée à l’hôtel de ville, en lui enlevant les contrais d'impression qu’on avait l’habitude de lui confier; Ottawa en a fait autant et bientôt il en sera de même à Québec.M.Taschereau a fait sa campagne provinciale sur le dos de l’administration de Montréal.Il a ouvert trois comtés et il a subi deux défaites.C’est une victoire morale! On vous a parlé du scandale de la rue de Lorimier.Voici.L’ancienne administration avait exproprié certains édifices au prix d’environ Î75.000.Lorsque notre encanteur les mit à l’enchère, on ne nous offrit que $5.645: nous refusâmes de vendre à ce prix.Un M.Dupré qui avait acheté le reste du terrain nous offrit $10.000: nous refusâmes encore «le vendre en lui disant que nous tiendrions de nouvelles enchères et qu’il n’avait qu’à s'y présenter.La propriété lui fut alors adjugée pour $10.000.La ville avait gagné plus de $4,000.M.Dupré a en-mite voulu acheter une partie «lu terrain exproprié.Nous allions consentir parce que nous, croyions qu’il ne voulait qu'obtenir une sortie sur la rue.Nous nous sommes rendu crmvpte qu’il n’en était pas ainsi et nous lui avons donné ordre de démolir dans les trente jours sous peine de confiscation.Voilà le scandale! LES VOIES ELEVEES Sur la question des voies élevées, nous nous sommes battus: je puis en rendre le témoignage, à mon chef, le maire Camillien Houde.II a multiplié leu voyages à Ottawa pour rencontrer les ministres.Mais on lui a répondu qu’il élait impossible de revenir sur les actes de l'ancienne administration.Ives journaux et les clubs nous reprochaient d’enlever du travail pux chômeurs.C’est alors que nous avons voté les voies élevées pour le centre de.la ville.J’ai obtenu cependant du vice-président du Canadien National, M, Hunger ford, une lettre ou il m'assure que toutes les voies resteront ouvertes dans l’ouest de la ville.Si les citoyens «le Saint-Henri veulent continuer In lutte contre les voies élevées devant la Commission des Chemins de fer.In ville s’engagera ù payer les frais de leur avocat.11 y a encore le scandale de la Burton Brewery.On nous avait offert cette construction à 8125,600: nous l’avons achetée à $65,000 alors que l'évaluation municipale était de $70.000.Cette bâtisse vaut nu moins $200.000 pour la ville; les rouleaux à vapeur ne passeront pas l'hiver sous la neige cette année.Nous avons aussi acheté sur la rue Des Carrières à 50 sous du pied un terrain que nous avons pavé $30,000 VCTAGIE EN FLORIDE DE 20 SEMAINES Organisé par O.Larocque, prop, de l’hôtel Canadien, SL Petersburg.CE VOYAGE EST DE $500 ET $550 comprend passage aller et retour, chambre et pension à l’hôtel Canadien.DEPART 17 NOVEMBRE — RETOUR 1er AVRIL Pour tout renseignement, adressez-vous au bureau: 4475 St-Denis Tel.BEI.3049 Cavité EST CELLE QUI FUME LE MIEUX.No 1, $1.00 — No 2, 50c ——- ¦ -."r Cavité de Luxe faite à Londres Avec étui et bouquin en ambre, monté en or, $6.00 Avec sac en chamoi-sette et bouquin en La Cavité—Pas de tube vulcanite, $2.50 E.-N.CUSSON, 7062, St-Denis, Montréal les auspices de la Ligue Catholique j 'Àn’nous" demandait lllllmra 11 les .lias «lit («null ¦ 1 .« •* ___ia ____ _ à _ Féminine, à la salle du Gcsù Les membres de l’oeuvre et leurs amis y sont instamment Invités.L'émlncnt orateur en parlant de “Nos frères les saints" ne sniirnit | manquer d’éveiller en tous scs au-I ditetirs cet esprit d'apostolat dont toute bonne ligueuse doit être animée.Les billets aux prix de 25, 50 et I 75 sou» sont en vente nu secrétariat ¦ «ie l’oeuvre, 5035.rue De la Roche I et 853 Nutre-Danie e»!.$2 "du pied.Il v avait sur ce terrain des constructions qui nous serviront à remiser notre outillage pour l'enlèvement de la neige.Voilà d’antres scandales.LE CHOMAGE Parlons maintenant du cluùnage.Nous sommes arrivés au pouvoir en pleine crise.Les membres d*» l'executif ont parfois siégé jusqu’à trois fols par jour et jusqu’à deux voir , heures du matin pour venir ù bout du travail.Nous avons fait des démarches auprès du Canadien National pour qu’il distribue une partie de ses travaux aux usines Vick-ers, nous avons fait des démarches auprès de la Dominion Rubber pour qu’elle diminue les heures de travail afin qu’elle puisse garder plus «l’ouvriers.Nous avons réduit a huit heures la journée des ouvriers employés par la ville afin de redoubler des équipes et employer plus d’hommes.En six hiois, nous avons voté des travaux pour une somme de $12,800,000 pour venir en aide aux chômeurs.Nos adversaires prétendent que nous allons finir l’année avec un déficit.Je puis vous assurer que nous n’aurons pas de déficit à la fin de décembre.Je réserve des surprises au Canada, la “suce nationale”.M.Bray parle ensuite des activités de la police contre les maisons de jeu, de ce que l’administration a fait pour l’hygiène et de ce qu’il a fait dans l’intérêt du quartier St-Henri.Je n’administre pas la ville seul comme cela se faisait sous l’ancienne administration: nous nous partageons le travail, mes collègues et moi.C’est la seule façon d’administrer, mais c’est ce qui ne s’est jamais fait dans le passé.Le maire Camillien Houde a pris la responsabilité de l’administration, aussi nous ne faisons jamais rien sans le consulter.Le p’tit gars de Sainte-Marie va montrer à Taschereàu à administrer.Pour ma part, j’ai travaillé de toutes mes forces et des que je serai rétabli je t - : encore prêt à prodiguer le meiliuur de moi-inême pour donner une bonne administration à mts concitoyens.M.SAVIGNAC M.Savignac a parlé des projets qui seront soumis aux propriétaires lors d’un prochain referendum, construction de tunnels, de postes de pompiers et de police, de terrains de jeux, au montant de $4,500,-000 et qui permettront de donner du travail aux chômeurs.Il a aussi parlé du problème des expropriations auquel la commission dont H est le président est à la veille de trouver une solution.On nous a accusés pendant les élections complémentaires provinciales d’avoir élevé la taxe spéciale des pavages à $1.60 par mille.Mais ce que l’on ne vous a pas dit.c’est qu’il nous fallait faire face au déficit de l’an dernier.Nous avons voulu faire face à la situation au lieu «l’accumuler les déficits.Nous mettons cartes sur table.La critique est bonne, ’mais pas celle du Canada.Les autres journaux qui se respectent ne le suivront pas dans la voie de la stupidité où il s’engage.Les rangs se sont éclaircis dans la salle après le discours de M.Bray, mais des centaines de personnes ont écouté les autres orateurs jusqu’à une heure avancée.Deuxième lifte de souscripteurs au concert de Nazareth S.G.Mgr Georges Gauthier, S.G.Mgr A.E.Desohamips, Mgr V.PieU te, M.le chanoine Chuirrtier, M.C.VV.Lindsay.M.Orner Héroux, Mme Rosaije Dupuis, M ci Mme Geo.A.Fortin, le Dr et Mme Godin, M.et Mme P.E.Layton.M.S.Fraser.M.R.•Shurmann, le Dr et Mme John MacDonald, M.et Mme Thomas Stewart, le Dr et Mme Fred.Pelletier, M.Romain Pelletier, Mlle Lucrèce Gravel.M.et Mine Alf, Roy, Mille (rabrialie Gravel, Mlles A.et J.Duhamel, le Dr et Mme H.Cy-pihot, M.et Mme J.P.Dupuis.Mme Steele, Mlle Wood, le Dr et Mme Rraidles, M.et Mme Alph, Racine, M.et Mme Alh.Morin, M.et Mme Jos.Sawyer, Mme F.de S Rastlen.M.le curé J.N.Dupuis, Mme J.N.AnctM.Mlle Gagnon.M et Mme Arthur Tourville.M.Angers, nvocnl; M.A.E.Prud’homme, le notaire T,.J.Roiilenu.M.A.Tetté, M.et Mme Jules Archambault, Mme S.R.Benoit, Mme Geo.A.Simard.Mme Emile Simard.Mme A.Favreau.Mrtie Gélinas, Mme G.Louis Bourgeois, Mime J.A.Julien, M.Aid.Laurendeau M.Perras.Mme Dnbpe Mlle Guérin, JRle Esther Lefebvre’ Un roman de Delly Vient d’arriver Ve dernier roman de Delly: Gilles de Cesbrcs, 75 sous franco.Service de Librairie du “De- viennent d’arriver Almanachs "Hachette” Ed.simple, brochée ., .,40 Ed.simple cartonnée .50 Ed.simple reliée.90 Ed.complète, cartonnée.75 Ed.complète reliée .1.10 “VERMOT” Fd.brochée ~ .60 “NATIONAL” Ed.brochée.50 —Port en plus— Librairie Déam 1247, Saint-Dgnis (voisin de l’Université) Protégez votre bouche et votre bourse en voyant DR J.D.FAQUIN CHIRURGIEN-DENTISTE 10 ans d’expérience et de bons services au public.Le REEL SANS DOULEUR 1297, SAINT-DENIS Coin Ste-Catherine.LAn.8361 Maisons d'éducation ERNEST LAVIGNE Organiste à St-Jesn-Baptisto Professeur de piano, orgue, théorie, solfège 958, avenue Duluth est Tél.FRoatenae SS44 Montréal LETTRES_AU DEVOIR Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications ac* compagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous n# prenons pas la responsabilité «le ca qui oarait sous cette rubrique, Timbres bilingues Ottawa, 30 octobre 1930 Monsieur le Rédacteur.Un mot à propos des commentaires très appréciés sur l’émission de timbres-poste bilingues, parus récemment dans le Devoir.Il y est fail mention qu’il n’y a plus que les timbres chiffres-taxe (postage-duc) qui ne soient unilingues.Votre correspondant a oublié de mentionner les enveloppes timbrées de l et de 2 sons.Dans l’ovale entourant le profil de Sa Majesté on lit: Canada Postage, 1 cent I ou 2 cents 2.J'ai appris au Ministère des Postes qu'une nouvelle émission de ces enveloppes serait prochainement émise.Souhaitons que l'on n'ignore pas que le français q a sa place, ce anr l’on a fait lors de la récente émission des timbres chiffre-taxe.II s'écoulera probablement de deux à trois ans maintenant avant qu’ils ne soient bilingues.Ces timbres, de par le génie de la langue, seront réellement bilingues.Serait-ce pour cette raison que l'on a hésité à nous les donner?Remerciements sincères aux ministres qui ont eu le courage de faire res changements et de les maintenir, malgré l’oppositton violenie d'un groupe anti-natlona! fanatique, qui a, dans le temps.Inondé le bureau de M.Venlnt de protestations, de requêtes, de me' tiares et d'insultes gratuites pour cette reconnaissance officielle de notre langue sur les ttmbres-poate du Canada.Il a fallu un véritable courage, pour faire cet acte, en sot tnstgnL fiant., iHILATBUinm - CALENDRIER - VOLUME XXi — No 257 D E E2 N 1 fï 9< £! HEURE Montréal.Jeudi 6 novembre 1930 * - DEMAIN - Dm»ta: ?kndhkdi, 7 asvamUr» ma.¦oiat WUUbroid, évftqae et confeaenz.Lever du lolell.« h.«T.Coucher du coîeU, 4 h.4».Lew de U lune, S h.19.Coucher de lu lune, • h.Pleine lune, le 0, a S h.34 m.du mutin.Dernier quart, ta 13, k 7 h.33 m.du matin.Nouvelle lune, ta Z0, & S h.27 m.du matin LE DEVOIR BEAU ET mono MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 32.Même date l’an dernier 49.Minimum aujourd'hui 19.Même data l'an dernier 35.BAROMETRE 10 heure* a m 29.87.11 heure» am.29.79.Midi: 29.72.Chiffre* fourni* par la Muteon M -R.de Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de (’“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” Mente.1410 61-Denis.Montréal.Un Anglais, un Canadien français ou un Juif ?Qui sera trésorier provincial?— On met d’avant les noms de MM.Victor Marchand, Victor Doré et Peter Bercovitch Qui I* gouvernement nommera-t-il trésorier provincial?Le “Star” suggère de trouver un autre comté pour M.Scott qui conserve son portefeuille, même s’il n’a pas de mandat.Le gouvernement pourrait le nommer au conseil législatif.Il y a des précédents, depuis MM.Perron et Caron.Mais le gouvernement, disent des libéraux au courant, veut accepter “in toto” le verdict de Huntingdon, dont il avait par la bouche de M.Taschereau fixé d’avance la portée: les Anglais ne veulent pas de trésorerie provinciale.On nommera donc un Canadien français à ce poste.Cela aura aussi l’effet de satisfaire bon nombre de gens qui croient indigne — alléguant qu’après l’exemple de sir Lomer Couin les premiers ministres deviennent directeurs de la “Banque de Montréal", — de désigner toujours aux finances un candidat de cette grande institution financière.On mentionne parmi les Canadiens français qui ont quelque chance de décrocher la timbale le député de Jacques Cartier, M.Victor Marchand qui a pris une part très active dans l’élection de Maskinongé.Dans les milieux huppés l’on parle aussi couramment de la nomination de M.Victor Doré.Lequel des deux Victor sera le vrai victorieux, l’événement le dira; mais M.Doré a pour lui ses états de service à la Commission scolaire de Montréal.Le gouvernement est très satisfait de la réorganisation des finances qu’il effectue là.Et il est certain que le nom de M.Doré est aujourd’hui très connu dans tous les milieux, que sa valeur y est appréciée.Mais voilà le hic.Les Juifs sont pour la représentation des minorités, on le sait, il n’est pas de domaine qui leur reste étranger.Ils ont tenu, ou du moins ils devaient hier tenir conseil de guerre au cours duquel on devait décider de sommer M.Taschereau de Jeter les yeux sur son fidèle serviteur, M.Peter Bercovitch, pour lui confier les finances de la province, sans quoi Israël lui tournerait le dos.C'est une sérieuse complication.Un discours de Litvinoff LE DELEGUE ^SOVIETIQUE A LA COMMISSION PREPARATOIRE DU DESARMEMENT DENONCE EN PARTICULIER LA FRANCE QUI VEUT LA SECURITE AVANT LE DESARMEMENT Genève, 6 (S.P.A.)— Malgré une protestation du président London, le délégué soviétique Maxim Litvinoff a prononcé à la première séance de la commission préparatoire du désarmement, ce matin, un discours où il a dénoncé les pays, notamment la France, qui veulent la sécurité avant le désarmement Bien que le président Louden eût déclaré ce discours hors d'ordre et qu’il eu eût interdit la traduction, le délégué soviéiique en a fait distribuer des copies aux nouvellistes.Cette distribution a causé une certaine agitation.Litvinoff a dit, dans son disJ cours, que le monde est en face de graves menaces de guerre.11 a qualifié d’ennemis de la poix les pays qui veulent la sécurité avant le désarmement.Il a affirmé que c’est maintenant chose connue que les pays les plus exigeants dans leurs demandes de garanties de sécurité étaient ceux dont les chefs d’états-majors préparaient, au même moment des plans pour provoquer la guerre avec les pays voisins.Le délégué soviétique a déclaré qu’il n’a aucun espoir de voir accepter la proposition soviétique de désarmement absolu ou la proposition subséquente de désarmement proportionnel.Toutefois il a demandé à la commission de substituer le mot désarmement à l’expression limitation et diminution des armements.LOUDON INTERVIENT Le président Loudon, a.dit, interrompant l’orateur, que le discours de Litvinoff était hors d’ordre parce qu’il était convenu que toute discussion générale serait interdite pour accélérer les travaux de la commission.Litvinoff a continué son discours, malgré cette dé-Maration.Lord Cecil, délégué de Grande-Bretagne, le comte von Bernstoff, d’Allemagne, Naotake Sato, du Ja-non, ainsi que Litvinoff et le président Loudon ont employé la plus grande partie de la séance à délibérer sur la méthode à suivre pour les travaux de la commission.Von Bernstoff et le président London ont émis l’opinion de reprendre les travaux au point où la commission les avait laissés à sa dernière séan-ee, il y a dix-huit mois, sans remettre sur le tapis les questions déjà réglées.Litvinoff a fait observer qu’il n’était toul de même pas possible d’ignorer le passage de dix-huit mois.Lord Oeil était d’avis de procéder o la troisième et dernière lecture de l’avant-pro-jet d’entente.Finalement on a décidé, en principe.que sauf à la demande du président les questions considérées comme réglées ne seront plus remises sur le tapis.On sait que depuis cinq ans, la commission essaie de compléter un avant-projei à soumettre à une conférence générale sur le désarmement.Le prince de Galles reçoit Boyd et Connor Londres, 6 (S.P.A.) — Le prince de Galles a reçu au palais d’York le capitaine Errol Hoÿd, le premier Ganadlcn à franchir l'Atlantique en ¦vion, et son compagnon le lieutc-nanl Harry P.Connor- Le congrès des municipalités aux troTFrivieres Les Trois-Rivières, 6.— Le congrès d’automne de l’Union des Municipalités s'est ouvert hier en notre ville.Le maire Arthur Reliez, léputé fédéral du comté, a souhiaité a bienvenue aux délégués.C’est le président de l’Union des Municipalités, le maire Beaubien, d'Outre-mont, qui a répondu.U a insisté sur l’opportunité pour les munici-jalités de limiter Jqurs dépenses au striot nécessare en ce temps de crise afin de ne pas surcharger les contribuables.M.Maurice Duplessis, député des Trois-Rivières à la Législature, a prononcé un éloquent plaidoyer en faveur de La ville qu’il habite.Il a félicité l’Union des Municipaités du travail qu’elle accomplit.Il a réclamé l’autonomie complète des municipalités et -urtout l’abolition de l’exemption de taxes pour les compagnies d'utilités publiques.M.Arthur Gaboury, secrétaire-général de la Ligue de Sécurité publique.a demandé la coopération de l’Union des Municipalités et signale le danger que présentent les vé* hicules hippomobiles qui ne portent pas de lumières.M.Oscar Morin, sous-ministre dej affaires municipales, a parlé des lois concernant les municipalités adoptées à la dernière session.M.Ernest Layi-gne, commissaire des incendies pour la province, a oaiW de la prévention des incendies.\f.A.J.0.Bergeron, des laboratoires muni-"ipnux.M.Joseph Jean, conseiller égal de l’Union, des règlements concernant les lieux de campement.La séance s’est terminée par •a discussion sur un travail de M.T.D.Bouchard, sur les rentes sei-gneuriales.Les appels au Conseil privé L’ATTITUDE DE L’IRLANDE Belfast, Irlande du Nord.6 (S.P.A.)—Sa Grandeur Mgr John Gregg, archevêque de Dublin, et le Rév.G.S.Darcy, primat prolestant de l’Irlande, se sont unis pour protester énergiquement contre la proposition faite par le gouvernement de l’Etat libre à la Conférence impériale d’abolir le droit d’appel au Conseil privé.“Nous n’imputons pas au gouvernement de l’Etat libre, ont-ils déclaré dans un manifeste conjoint, l’intention d'empiéter sur nos droit* de propriété ou de liberté religieuse, mais le gouvernement actuel ne gardera pas toujours le pouvoir.Et l’Irlande est un pays où les distinctions religieuses ont une influence prépondérante que ceux qui ne vivent pas ici peuvent difficilement comprendre.La situation de la minorilé, une m iorité environnée d'hostilité jalouse, nécessite la protection d’une telle sauvegarde pour assurer ses droits fondamentaux tel que prévu par l’article 66 du traité.” ^ Quatre ans pour vols de lettres Le juge Lacroix a condamné, ce matin, Wm Williams à 4 ans de pénitencier pour avoir volé des lettres chargées dans de§ boites de 'poste à Westmount, h* 24 octobre dernier.L’accusé volait des lettres, prenait les chèques lorsqu’elles en contenaient et les échangeait aux banques en forgeant des signatures.M.Sauvé et les élections LA VICTOIRE DANS DEUX-MONTAGNES EST PLUS GRANDE QUE NE L’INDIQUE LA MAJORITE, DECLARE LE MINISTRE DES POSTES — LA CHUTE DU GOUVERNEMENT TASCHEREAU EST ASSUREE, SI LE PARTI CONSERVATEUR SAIT S’UNIR FELICITATIONS A M.HOU-DE — REMERCIEMENTS Ottawa, 6 (D.N.C.) — Arrivé dès hier midi à Otlawa, le ministre des postes était à son bureau à 2 heures, de belle humeur et sans grande apparence de fatigue.M.Sauvé avait fait le trajet de St-Eustache à Ottawa en automobile.C’est devant une correspondance volumineuse, des cèntaines de lettres, que le ministre des postes reçut quelques journalistes.“Connaissant bien, dit-il, tout ce dont le gouvernement de Québec pouvait disposer dans une élection partielle, et quelle lutte particulièrement le parti libéral tenterait de faire contre moi, je savais quel risque je prenais en cédant devant les électeurs qui s’obstinaient à exiger la candidature de mon fils.Ce risque, je t l’ai pris par respect pour mes fidèles électeurs et dans le meilleur intérêt de mon parti.On comprendra mieux plus tard toute la signification de mon consentement.“Je n’ai pas besoin, ajoute M.Sauvé, de vous dire combien je suis satisfait du résultat de la lutte dans Deux-Montagnes.Si l'on tient compte des moyens que nos adversaires ont employés pour nous battre, la victoire est plus grande que ne l’indique la majorité.Des adversaires ont réussi à faire passer deux “télégraphes” au poil de Saint-Eusta-che-sur-le-Lac.Quand les vrais électeurs sont arrivés pour voter vers 5 heures de l’après-midi deux citoyens avaient voté à leur place.“Le bulletin de votation sans talon facilite la fraude et la substitution de faux bulletins marqués d’avance.“Par une victoire dans Deux-Montagnes, le parti libéral aurait voulu non seulement relever le gouvernement de Québec, mais aussi amoindrir l’effet du triomphe fédéral dans ce comté.Il a évidemment voulu gagner à tout prix cette élection.Il l’a perdue, et MM.Taschereau et David, surtout, doivent voir maintenant l’erreur de leyr tactique ainsi que le sentiment de l’électorat.“La victoire conservatrice dans Huntingdon est fatale au gouvernement de Québec.Si le parti conservateur sait s’organiser de façon à pouvoir présenter un front uni.sans éléments discordants, la chute du gouvernement est assurée.Il v a de forts bons hommes dans le parti.Il convient de féliciter le chef de l’opposition de Québec pour le succès que le parti conservateur a remporté mardi.“Vous me permettrez bien de saisir l’occasion qui m’est offerte de remercier tous les bons amis qui ont contribué à notre victoire.J’apprécie beaucoup leur dévouement et leur générosité.’’^ _ Feu Mlle Léa Labelle Nous avons le regret d’annoncer la mort de Mlle Léa Labelle, de Sorel, décédée ce matin, après une longue maladie.La défunte, qui appartenait à Tune des plus anciennes familles de Sorel, laisse son frère, M.J.Edouard Labelle C.R., de Montréal; ses soeurs, Mme Georges Beauche-min, de Sorel, et Mmes James Dean et Wilfrid Martel, de Montréal.Elle était la nièce de M.C.-N.Armstrong, la cousine germaine de M.l'abbé René Labelle, supérieur de Saint-Sulpice, et du brigadier-général Armstrong.La dépouille mortelle sera transportée ce soir à Sorel où les obsèques auront lieu samedi matin à 8 heures 30.Le Devoir prie la famille d’agréer ses vives condoléances.M.Tolmie a 36 députés sur 48 Vancouver-Nord, C.-A., 6.(S.F.G.) — Le gouvernement conservateur de M.Tolmie compte maintenant 36 partisans sur 48 députés à la Législature de la Colonïbie-An-laise.I^s libéraux ont perdu, ier, le comté de Vaneouver-Nond où se tenait une élection complémentaire.Les rapports reçus, qui sont pratiquement complets, donnent le ¦résultat suivant: Jack Lou-tet, conservateur, 2.136; l’échevin E.H.Rridgman libéonal.i,700; James Whitman, indépendant, 49.Cette élection complémentaire a élé rendue nécessaire par la démission de M.Ian Mackenzie qui entrait dans le cabinet libéral de M.Mackenzie King.M.Ian Mackenzie n’avait remporté le comté que par 48 voix aux élections provinciales f UN GAINSBOROUGH Il arrive des faits inouïs qui démontrent les caprices du hasard.Combien de personnes passent ainsi & côté de la fortune sans la saisir.Ce qui vient de se passer à Toronto, la ville des gens intelligents, le prouve surabondamment.Une peinture payée $40 par James J.O’Neill, financier de Toronto, à un encan, la semaine dernière, serait un authentique Gainsborough.En arrière de la toile on peut lire ces mots: Peint par Gainsborough pouf le Dr Mather, en 1768.Le tableau porte aussi la signature: T, Gainsborough.AUTRE FORTUNE Puisque nous y sommes, parlons d’une autre fortune qui, elle, fut perdue et retrouvée dans un café.Récemment dans un café de Castres, un consommateur distrait avait, sur une table, oublié sa serviette.Celle-ci, restée de longues heures à In vue d'une nombreuse clientèle, fut examinée par l’un des garçons de l’établissement.Elle renfermait une centaine de mille francs en billets de banque et 700,* 000 francs en titres divers.Le propriétaire de la serviette ne s’aperçut de la perte que le lendemain matin; ii revint alors au café où.bien entendu, la précieuse serviette lui fut restituée.Le garçon de café, M.Botello.a reçu une belle récompense, ' Il est de ces oublis impardonnables.qui éprouvent et prouvent l’honnêteté des gens.* * * EST-CE UN SCANDALE?Du Pacifique à l'Atlantique le golf miniature soulève le plus fol enthousiasme comme les pires colères.Les oisifs ont enfin trouvé quelque chose qui n’était pas vieux jeu.Mais les autorités, elles, sont bien embarrassées de savoir si ce jeu est bien approuvable le dimanche.La question s’est posée récemment en Colombie anglaise.Elle se pose maintenant à Halifax.Les ministres croient que si l’on tolère l’ouverture des terrains de golf lilliputien le dimanche, les théâtres voudront en faire autant.Les pasteurs tonnent du haut de la chaire contre le pygmée des sports.De guerre lasse il faudra soumettre la cause & Perrin Dandin.if- if if EXTRAVAGANCE Elle existe encore malgré les progrès modernes.peut-être ù cause d’eux, qui sait?On se rappelle qu’en Egypte les corps des momies étaient enterrés avec des pierres précieuses représentant des fortunes.Nous apprenons qu’à Tokio un richissime extravagant a l’Intention de dépasser ces folies.Kochichi Mikimoto, le roi japonais des perles, projette de faire élever une tour sous laquelle il déposera des perles pour une valeur de $50,000,000.Quel trait d'intelligence, de génie?* * * LES GRANDES PECHES L’armement à la pêche commence à substituer aux voiliers de grands chalutiers dotés de tous les perfectionnements de la technique.Le plus grand chalutier à moteur Diesel français est parti, cette année, pour les banCs de Terre-Neuve.C’est T’Heureux”.Ses caractéristiques principales sont les suivantes: déplacement, 2,250 tonnes, longueur 08 m.50, puissance, 1,100 chevaux, portée de poisson salé, 17,000 quintaux.Son équipage ne compte pas moins de cinquante-deux hommes.C'est le sixième grand chalutier à moteur Diesel de la flotte de pêche française et le plus grand de ce type construit en France.* * * LE JOUEUR D’ORGUE Un mendiant avait coutume d’aller, chaque jour.Jouer de l’orgue de Barbarie sous la fenêtre du célèbre musicien Puccini.Et de tourner sa manivelle à tour de bras! La musique sortait de la caisse avec une vitesse épouvantable.Un jour, le compositeur de la “Tosca” descendit dans la rue, prit lui-même la manivelle et lui montra la cadence à laquelle il fallait la tourner pour respecter approximativement la mesure.Le lendemain, le joueur d’orgue se promena toute la journée dans les rues de Turin, non seulement avec sa boite à musique, mais avec une immense pancarte où les passants pouvaient lire: “Pietro, joueur d’orgue, élève de Puccini”.* * * POUR LES VIOLONISTES De même que Stradivarius perfectionna le violon, François Tourte, au dix-hukième siècle, perfectionna l’archet et lui donna sa structure définitive, demeurée la même encore à l’heure actuelle.Mais voilà trop longtemps que Cela durait; il fallait trouver autre chose.Un violoniste allemand nommé Flesch, a imaginé de remplacer, dans la confection de l’archet, les crins de cheval par des fils métalliques.Et il se déclare très satisfait de sa trouvaille; 11 la croit appelée à Un succès colossal, universel.Reste à savoir si l’ingénieur Flesch ne s’illusionne pas.Laisse-ra-t-ü son nom à la postérité comme Tourte 1 4k * * LA MAISON DU SILENCE Si vous voûtez vous rendre compte des progrès de l’architecture moderne, allez voir la Building Chez soi— Comme sur le terrain La Reproduction Fidèle du Radio ffinmswick^ procure des divertissements comme il n'a jamais été possible de le faire auparavant.H Vt Un fauteuil confortable devant un bon feu de cheminée .et le Radio Brunswick vous apporte tous les divertissements de la radiophonie—musique—sport— historiettes—discours—reproduits comme seule peut le faire la REPRODUCTION .FIDÈLE Brunswick.Le gracieux cabinet, fait de loupe de noyer spécialement choisie et préparée, fut créé au Canada par la maison Brunswick—reconnue miii msmm.depuis 85 ans pour l'art exquis M°dtle 15 Lowboy—$224.85—avec lampes de scs ébénistes.——.500, rue Sainte-Catherine Est, angle Berri MArquette 6201* Exhibition, de Londres.Il parait qu’elle est magnifique, avec ses quatre cents stands, où l’on a raS*i semblé tous les types possibles d’habitations et les matériaux de construction les plus extraordinaires.Les intellectuels et tous ceux qui ont les nerfs brisés par les bruits infernaux des villes, s’arrêteront longuement devant une maquette baptisée la^ “Maison du silence”.Cette “silent house” a des murs et des fenêtres qui isolent totalement le home du inonde extérieur: les portes se ferment avec une extrême douceur et il y a partout des amortisseurs du son.On pense à la fameuse ‘“cham-bre de liège” que le pauvre Marcel Proust eut tant de peine à aménager, boulevard HausSmann.Que n’eût-il pas donné pour avoir toute une maison merveilleusement silencieuse, lui qui redoutait tant, non seulement le bruit, mais la lumière trop vive, qu’il vivait fenêtres fermées et volets closl RIONS UN*PEU Elle n’avait pas froid aux yeux, la bonne soeur Henriette.Douce comme un ange.elle s’ert allait d’une table à une autre, courant à tous les pauvres malades,., ayant une bonne parole pour chacun d’eux.Mais, quand il fallait, elle savait lever la tête.dire sa façon de Eenser, et sans détours encore.es médecins le savaient.ort l’aimait bien du reste.à cause de sa franche bonhomie.Depuis quelques années, elle desservait l’hôpital de.Un jour, le docteur Chapelle, l’un des médecins traitants, l’accoste d’un ton bourru: — Ma soeur, je voudrais visiter la salle Jean et la salle Jacques.— Docteur, pourquoi ne dites-vous pas la salle Saint-Jean et la salle Saint-Jacques?— Ma soeur, je n’aime pas les saints.La bonne soeur ne dit rien.mais à voir briller ses yeux et ses lèvres se pincer dans un demi-sourire.on sentait qu’elle âvait son idée.Elle conduit le médecin dans les deux salles indiquées.La visite terminée, elle le précède pour ouvrir la porte.— Bonjour, ma Soeur, dit le docteur en s’en allant.— Bonjour, Monsieur Pelle, fit.la soeuf, d’une voix éclatante.— Monsieur Pelle!.Mais je ne me nomme pas Pelle, je tne nomme Chapelle 1.Docteur, répondit la soeur, je n aime pas les chats!.^ y y HOMME D’AFFAIRES Un etudiant, qui redouWftît sa bohème, devait, depuis sept ou huit ans, $30 à uii taiReur.Dernièrement, le créancier se jrésente chez son débiteur et le rouve plus que jasoaLs disposé à conserver le statu quo dans sa si* tuation financière.— Monsieur, dit le tailleur en tirant de sa poche Un état de stalls* tique qu il mit sous les yeux de son client, si vous m’aviez seulement donne un sou chaque fois que Je suis venu, à l'heure qu’il est.— Je ne vous devrais plus rien?— A l’heure qu’il est c’est mol qui vous devrais *30.— Eh bien! comme c’est heureux que je ne vous aie point payé! in-| lerrompit l’étudiant.SI vous étiez mon débiteur aujourd’hui, je Serais obligé par mon état de gêne, de vous traiter avec la plus grande rigueur.CHEZ LE PHOTOGRAPHE — Souriez, Monsieur, souriez! ,.:7 .,on> monsieur, ma femme à l intention d’envoyer une des mes Photographies à sa mère et si la bonne femme me voit sourire, elle viendra passer une semaine à la maison.SA PRIERE On fait dire à Robert sa prière du soir.i ^ton r,,PU- accordez à papa la fortune, accordez à maman la sanlé, et accordez.de piano.Quelle inspiration chrétienne! * * * ON S’HABITUE La dame, en wagon de chemin
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.