Le devoir, 11 novembre 1930, mardi 11 novembre 1930
Volume XXI —No 261 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Montréal, mardi 11 novembre 1930 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TROIS SOUS LE NUMÉRO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Le congrès qui s’ouvre Urbains et ruraux - Quelques réflexions d’actualité - Une besogne qui presse U Union catholique des Cultivateurs ouvre ce matin à Québec son congrès annuel.L’événement est d’importance pour les cultivateurs, il l’est aussi pour les gens de la ville.C’est un fait que petsonne ne songerait probablement à contester, mais auquel on ne pense pas assez.Car le bien-être des cultivateurs, cela ne veut pas simplement dire que les ouvriers et les commerçants de la ville auront davantage de travail ou de transactions à faire; cela veut dire aussi que la population urbaine ne sera pas grossie par d’excessifs afflux déjà campagne, qu’elle ne verra pas s’augmenter indéfiniment ainsi le nombre de ses chômeurs, éventuels.A la ville, quand les affaires vont mal, un certain nombre d’ouvriers sont condamnés à l’inaction et ne touchent plus de salaire.C’est un fait brutal, qui saute aux yeux de tous et dont les conséquences sont aussi immédiatement visibles.A la campagne, les conséquences de la crise n’apparaissent point si tôt, elles ne sont pas aussi faciles à constater, elles s’accumulent dans une sorte de demi-obscurité, pourrait-on dire, mais lorsqu’elles éclatent au grand jour, elles attestent, au lieu d’un malaise temporaire, une ruine complète.L’habitant a trouvé le moyen d’endurer, de tenir, et comme son malaise ne se traduisait pas par une brusque interruption de travail, on ne l’a guère remarqué souvent; mais un jour vient où l’homme ne peut faire face à ses échéances, il est contraint de partir, d’abandonner la terre.Et c’est dans la campagne, trop souvent, une nouvelle maison aux contrevents fermés, aux fenêtres barrées par les planches qui crient la mort.Gela ne se répare point comme le chômage urbain.A la ville, si l’activité reprend, le chômeur retrouve le moyen de s’employer.L'habitant qui a quitté sa terre ne peut la reprendre du jour au lendemain.C’est une force perdue pour la campagne, une force dont les citadins sont trop enclins à sous-estimer la valeur, et qui, s’engouffrant dans la grande ville, vient ajouter aux difficultés de la population urbaine.Ne serait-ce que par souci de sa défense personnelle, celle-ci, encore une fois, aurait un intérêt de tout premier ordre à voir s’améliorer la situation des campagnes, afin que celles-ci ne déversent point chez elle un surplus d’inemployés.Mais il est bien d’autres raisons qui commandent à la population des villes comme à celle du reste du pays de s’occuper du sort des cultivateurs.Ce sont des raisons d’ordre commun, qu’on a souvent indiquées, mais auxquelles il conviendrait plus souvent encore de réfléchir.Par exemple, il est clair que la prospérité des villes dépend, dans une large mesure, du bienTêtre de la population des campagnes, des ressources dont celle-ci peut disposer.Il est clair encore que, d’une façon générale, les milieux ruraux sont plus sains que ceux de la ville, que les conditions de la vie y sont moins dangereuses, moralement et physiquement, qu’à la ville.Il est clair aussi que la natalité a toute chance d’y être plus considérable qu’à la ville parce que les circonstances y favorisent les mariages précoces; et c’est pourquoi on dit si généralement que les campagnes sont notre grand réservoir de population.Il est un autre point de grande importance auquel on ne pense pas assez souvent: c’est que la campagne est aussi un vaste réservoir de ressources intellectuelles.Oh! sans doute, les campagnes ne sont point pourvues de l’outillage scolaire des villes; mais les conditions générales de la vie y favorisent, bien plus qu’à la ville, l’exercice des facultés intellectuelles, du jugement, de l’esprit d’observation.Le plus modeste habitant est obligé de faire plus de calculs, donc d'observer et de peser plus de choses, que les trois quarts des gens de la ville.Pour mener à bonne fin ses entreprises, il lui faut tenir compte des rpar-chés, de la température, des qualités diverses de sa terre, des conditions de vie de son bétail, de ses volailles, du comportement des grains divers qu’il cultive.Comparez cette vie diversifiée, aux éléments presque indéfiniment variables, à celle de tant de gens de la ville dont toute la besogne consiste à se rendre à l'usine ou au bureau à tel moment donné et à répéter pendant huit ou neuf heures les mêmes gestes; voyez laquelle est vraiment éducative, laquelle met en jeu le plus de forces intellectuelles! Autre point auquel on ne réfléchit pas assez: la prospérité des campagnes réglerait à elle seule quantité de problèmes sociaux.A la campagne, particulièrement dans une campagne à l'aise, il y a place pour les vieillards, il y a place pour les orphelins.Ceux-là restent capables de services, ceux-ci peuvent grandir dans des familles parentes, y recevoir une juste formation, une préparation à la vie qui naturellement doit être la leur.* * * On pourrait sans aucun doute beaucoup ajouter à ces réflexions hâtivement griffonnées.Mais le temps et l’espace nous manquent.Sautons donc tout de suite à la conclusion.La conclusion, c’est qu’il faut applaudir à tout ce qui peut accroître la force des cultivateurs, et non seulement à la législation et aux mesures administratives favorables, mais encore et surtout au groupement professionnel qui leur permettra de s’aider entre eux, de faire connaître aux autres leurs besoins et leurs aspirations.La conclusion, c’est encore que les gens de la ville doivent suivre de près les questions agricoles, chercher où et de quelle façon ils peuvent aider leurs concitoyens de lu campagne.Pour cela, on nous permettra de formuler de nouveau un voeu qu’on a plus d’une fois trouvé dans ces colonnes mêmes: c’est que les sociétés de la ville fournissent à des cultivateurs l'occasion d’expliquer aux citadins leurs besoins et leurs désirs, et de quelle façon ruraux et citadins pourraient s’aider.Il ne serait pas mauvais non plus que des ouvriers de la ville aillent de temps à autre dire aux ruraux ce que c'est réellement que la vie des villes et quelles angoisses masquent certains décors.• * Aidons-nous les uns les autres: vieux comme la sagesse, l’antique axiome resté, partout et toujours, vrai et fécond comme la vérité.Sachons donc, non seulement ne pas l’oublier, mais, quotidiennement et avec méthode, le mettre en pratique.'"ela presse.^ Orner HEROUX L’actualité Un “croisé” dégoûté On me signale, dans un des derniers numéros d’Editor and Publisher, l'histoire pathétique d’un croisé qui se .décroise.Il s'agit de Al.Harry D.Haines, rédacteur et propriétaire du Patterson Evening News.Il a fait des campagnes municipales ardentes; mais, aujourd’hui, il en est tellement revenu que, dit le reporter d’Editor and Publisher, “en regardant par la fenêtre de son bureau dans la direction de l’hôtel de ville, tout proche, il me déclara: "Ils pourraient amener là un camion et emporter le coffre-fort de la ville et je ne lèverais pas un doigt pour les arrêter.Je donnerais la nouvelle, naturellement, en lui accordant l’importance voulue et si quelqu’un rentrait pour me dire que c’est une abomination, je citerais ce qui m’a été dit.Rien de plus."Les croisades (entendez par là les campagnes d’assainissement municipal) sont une distraction d’homme riche, surtout dans une collectivité de la taille de Patterson.Vous y perdez des contrats de publicité, vous y perdez du tirage, vous y perdez même du prestige.Les gens commencent à penser que vous avez une vengeance personnelle à exercer ce que vous avez des idées de derrière la tête.Et même quand vous avez fait échouer les projets de politiciens et que vous avez épargné de l'argent à ta ville ou au comté des millions de'dol-\ lars, qu’est-ce qui arrive?Tout le : monde s’en bat l’oeil.Les amis apprécient le service que vous leur | avez rendu pendant quelques minutes et puis ils oublient complètement.Mais les ennemis que vous ; vous êtes faits n’oublient jamais.! Non, et leurs frères, leurs soeurs, leurs collègues de loge (maçoni-que) et tous les autres qui sont en relations avec le coupable et les coupables n’oublient jamais non plus.Les sympathies que vous provoquez dans ' une croisade sont courtes et éphémères, les antipathies durent à jamais."J’ai découvert que les gens honnissent un croisé et aiment un clô-turiste.Depuis que j’ai adopté ma nouvelle pratique de rejeter les croisades tout va comme sur des roulettes et je ne connais plus les ennuis.Autrefois, une bande de politiciens faisaient queue tous les jours à la porte de ce bureau pour • discuter ou menacer ou exposer leurs plans ambitieux.Maintenant, j'ai le calme.Il n’y a plus d’imprévu.Chacun me tape dans le dos et me proclame un bon garçon.Nous n’avons qu’à fermer les yeux sur tout et alors tout le monde est heureux.“La satisfaction personnelle que retire un publiciste des services qu’il rend au public — la garde des fonds des contribuables qui sc fichent pas mal que leur argent soit gardé ou non — c’est le seul bénéfice d’une croisade.Il me fait sans doute un certain plaisir de me souvenir que j’ai empêché une gabegie de $8,000,000 dans une certaine transaction immobilière de la part des commissaires de la ville, et que, dans une autre occasion, j’ai arrêté la pratique de forcer les pompiers de la ville de payer pour leurs places en hypothéquant leurs maisons, etc., mais je puis itoir aussi comme j’ai fait en cela du tort à mes affaires."Tout récemment on a convoqué une assemblée des contribuables de Patterson pour savoir comment le budget de la ville serait réparti.Tous les journaux de la ville ont donné beaucoup d’espace à l’annonce de la réunion, et quand le jour est arrivé nous usâmes tous de fortes manchettes afin d’avoir une bonne assistance.A l’heure de l’assemblée il n’y avait pas dans la salle un seul contribuable.“Cela, je le pense, illustre l’apathie dévastatrice du public pour le gouvernement municipal.Quand un journal s’indigne, on le croit pris de folie.Le seul moment nii le public s’indigne, c’est quand arrive le temps de payer les taxes.On croit que les faxes sont peut-être trop hautes et on prend la décision de voter contre l'administration aux prochaines élections; mais quand les élections arrivent on a très généralement oublié cette décision.’’ Le reporter d’Editor and Publisher ajoute: “Rien que M.Haines ait sans cesse manifesté un intérêt très vif pour les affaires municipales, il n’a jamais brigué la moindre place à T hôtel de ville et n’a pas l’intention de se présenter, "On me prêtait, dit-il, assez de motifs de derrière la tele sans cela.Qu’au-rait-ce été si je m’étais mis sur les rangs?’’ Désabusé, le coeur brisé, comme dit une réclame célèbre, on aime, encore le disque d’or.M.Haines s'est retourné vers ce disque d'or que chacun aime voir briller au fond de son escarcelle: ses affaires progressent, il fait désormais de l’argent.La jeunesse passe, l'enthousiasme s'ételnt.Le croisé se décroise, ou plutôt, croise les bras.N'empêche que ce que dit M.Haines de l’apathie du public est parfaitement vrai.Qui ne se souvient, pour citer un exemple fameux, de la lutte victorieuse que l'opposition de Québec avait entreprise vers 1910, contre la charte des tram-mays?Elle avait gagné son.point.Vint la dernière séance du comité du parlement.On y présenta une résolution du conseil municipal qui approuvait la charte in toto on quasi.L’opposition n’avait qu’à battre en retraite et avec elle les journfrtr qui l'avalent appuyée.Le régime* Nos enquêtes Le refuge Meurling En temps ordinaire on ne peut dire que les sans-abri de Montréal soient réellement des sans-abri -Ils peuvent toujours trouver un gîte pour la nuit - L’hiver prochain, à cause de circonstances exceptionnelles, il en sera peut-être autrement — Comment fonctionne le refuge municipal A proprement parler et si paradoxal que cela puisse paraître, les sans-abri ne sont pas sans abri à l’heure actuelle dans la ville de Montréal.Pour la nuit, ils peuvent trouver un gîte gratuit en un certain nombre d’endroits, au refuge Meurling ou encore dans les dortoirs de la Salvation Army et de YOld Brewery Mission.Ces deux dernières institutions n’ont cependant pas pour but de fournir un gîte gratuit aux indigents.En tant que possible on demande aux réfugiés de payer 15 ou 20 cents et même 25 cents par nuit.Evidemment on ne refuse personne s’il y a de la place mais dans l’une et l’autre maisons le nombre de lits est très limité: 200 à la Salvation Army et 100 à YOld Brewery.Par contre Meurling peut recevoir 708 personnes tous les soirs et ce refuge est absolument gratuit.Pour y être admis, un indigent doit être sans travail et ne pas posséder plus de 25 cents en argent.En plus de ces trois refuges principaux, il en existe une trentaine d’autres, refuges payants, rue McGill, rue Craig, rue Saint-Paul; dans le bas du boulevard Saint-Laurent, rue Bonsecours.La location d’un lit y coûte de 15 à 35 cents pour une nuit.Ce sont bien plutôt des refuges queues maisons de pension.En anglais on les désigne sous le nom de Lodging houses.Il faut mentionner encore, le refuge de l’Assistance Publique, rue Lagauchetière est.C’est un hospice plutôt qu’un refuge.On n’y reçoit pas d’hommes pour une nuit en passant mais tant qu’il y a de la place on ne refuse pas l’hospitalisation aux femmes.Cette maison de l’Assistance .Publique, oeuvre d’initiative priv*e, est même le seul endroit où les femmes indigentes puissent trouver gîte pour la nuit.A Meurling comme à la Salva-’tion Army, à YOld Brewery Mission et dans les refuges payants à 15 et à 20 cents, on n’admet que des hommes.I En temps ordinaire Meurling et les autres refuges suffisent à recevoir les sans-abri.Il y a même habituellement un bon nombre de lits qui restent libres à Meurling.La grande affluence des miséreux ne se produit qu’aux pires mois de l’hiver, janvier, février et mars.Cette année, il en est autrement.A cause du chômage qui existe par tout le pays, des gens s’en viennent à Montréal d’un peu partout.Dès le mois d’octobre, tous les lits itu refuge Meurling ont été occupés à peu près tous les soirs.Comme la situation ne peut aller qu’en empirant, il est à prévoir que d’ici quelques semaines, Meurling devra refuser du monde.C’est déjà ce que l’on est obligé de faire à la Salvation Army ainsi qu’à YOld Brewery Mission.A l’Assistance Publique, il n’y a plus une seule place de libre dans les dortoirs de femmes.Les perspectives ne sont pas roses pour l’hiver qui s’en vient; et l’on comprend que des échevins aient pensé à établir un refuge de jour soit au manège militaire de la rue Craig, soit dans un autre endroit.Ce ne sont pas les locaux qui manquent dans le bas de la ville.Tout à côté du manège militaire, rue Craig, il y a par exemple un vaste édifice inoccupé, où se trouvait autrefois la Cour du coroner.Bue Saint-Urbain, à deux pas de la rue Dorchester, un édifice plus vaste encore pourrait servir de refuge; c’est une école désaffectée dç la Commission scolaire protestante.Au besoin, on pourrait y établir non seulement un refuge de jour mais si Meurling ne suffit pas au cours de l’hiver, un véritable refuge de nuit.Les seuls frais appréciables seraient occasionnés par le chauffage et l'ameublement.Evidemment, ces refuges de fortune n’offriraient pas les mêmes avantages que Meurling où les conditions d’hygiène sont excellentes.En cas de nécessité il faut tout de même s’accommoder de ce qu’on peut avoir.}(.Parlons d’abord du refuge Meur-Ung.Beaucoup de Montréalais savent qu’il existe mais sans jamais l’avoir vu.Le refuge municipal se qui avait ainsi traité les Intérêts de Montréal est resté près de vingt ans aux affaires.Aujourd'hui il serait difficile, dans la plupart des villes de la province, de faire ce que fit M.Haines.Il n’y a plus, sauf de très rares exceptions, de journalistes libres: il n'y a plus que des propriétaires de journaux, des marchands de publicité, qui vendent à tant la ligne toutes leurs colonnes — y compris celles de la rédaction — à une colerie on à un parti.Ce qui seul différencie les colonnes éditoriales d'avec les antres, c’est que le tarif est plus élevé et que les sommes qu'elles rapparient n'entrent pas dans le livre de caisse.Paul ANGER trouve rue du Chainp-dc-Mars, entre les rues Bonsecours et de Ber-ri.L’édifice est de quatre étages, il occupe tout l’espace de la rue _ du Champ-de-Mars à la rue Saint-Louis.Les réfugiés se trouvent à gîter dans un quartier de Montréal qui fut autrefois celui des gens riches.Disons une fois pour toutes que nous tenons de M.Albert Chevalier, directeur de l’Assistance municipale, les renseignements que nous transmettons au lecteur à propos du refuge Meurling.Cet établissement, unique au Canada a été inauguré en 1914, au mois de mars.Sa construction a coûté $180,200.La maison peut recevoir 708 réfugiés, en deux dortoirs de 354 lits.Le coût d’entretien peut varier, d’une année à l’autre, de $25,000 à $30,000.L’an dernier, Meurling a donné 120,921 couchers à 5,283 individus et il a distribué à ces mêmes réfugiés 264,305 repas, repas modestes, il est vrai: une tranche de pain et un bol de café.L’âge moyen des réfugiés appartenant à 32 nationalités différentes, n’était en 1929 que de 43 ans.Un homme ivre n’est pas admis à Meurling, non plus que celui nui travaille on possède en argent plus de 25 cents.Le refuge ouvre ses portes chaque soir à 5 heures 30.Les réfugiés entrent par une porte latérale, rue du Champ-de-Mars.On les admet dans une salle de réception, par groupes de 177.Dès la minute où il franchit le seuil de la maison, le réfugié doit garder le silence.A la file, les réfugiés passent devant un premier guichet où chacun donne à un fonctionnaire son nom, son âge, son état civil, sa nationalité, son métier.Le réfugié doit encore déclarer depuis combien de temps il est au Canada et à Montréal, dire quel a été son dernier patron, depuis combien de temps il est sans travail et pourquoi il a cessé de travailler.Ces formalités étant accomplies, on remet au réfugié trois jetons enfilés dans des cordes et portant le numéro de son inscription.Au deuxième guichet, le réfugié remet à un autre fonctionnaire tout ce qu’il a dans ses poches et un troisième fonctionnaire le fouille.Les objets appartenant à chacun sont mis dans de grandes enveloppes portant le numéro d’inscription.Ces choses seront rendues au réfugié le lendemain matin.Un par un, les réfugiés descendent au sous-sol, dans un vaste pièce où ils sc déshabillent.En entrant là, on leur a remis un sac en mailles de filet et un porte-habits.Les sous-vêtements vont dans le sac et les autres vêtements sur le porte-habits.Le tout, avec deux des jetons qui ont été remis au réfugié lors de son inscription, est mis dans un fumigateur.Chaque soir, les vêtements des réfugiés, à l’exception des chapeaux et des chaussures,sont désinfectés.Les vêtements restent pendant trente minutes dans le fumigateur à une température de 300 degrés.On considère qu’une telle chaleur est suffisante pour détruire non seulement la vermine mais tous les microbes.Le réfugié, après s’èlre mis autour du cou la corde du troisième jeton, qui peut servir à l’identifier, passe dans la salle des douches.Comme il y entre on lui met sur la tête du savon mou antiseptique.Le réfugié ne peut alors éviter la douche.La température de l'eau est de 80 à 90 degrés.C’est ensuite l’examen médical.Un réfugié qui est gravement malade est dirigé immédiatement vers un hôpital après avoir reçu les premiers soins.C’est dans l'Intérêt non seulement du malade que l’on fait cela mais des autres réfugiés, au cas où il s’agirait d’une maladie contagieuse.M.Chevalier nous fait observer que l'examen medical permet encore aux autorités du refuge de se rendre compte de la capacité de travail de chacun des réfugiés.11 arrive en effet très souvent que des citoyens s’adressent nu refuge pour obtenir de la main-d’oeuvre.En sortant de chez le médecin, le réfugié reçoit une chemise de nuit blanchie du matin puis il monte au réfectoire.On lui sert une tranche de pain et un bol de café, 11 passe ensuite à l'un des deux dortoirs situés aux étages supérieurs.Chaque réfugié couche dans le lit portant le numéro de son inscription.Les lits sont tout en fer, à deux étages.Il n’y a pas de matelas.La literie sc compose de deux couvertures en laine, de deux drops el d’une laie d'oreiller.En été, le réveil a lieu à cinq heures; en hiver, à six heures.Les réfugiés se lèvent un par un, selon leur numéro d’ordre.Ils vont d'abord letrr draps et taies d'oreillers dans une chute qui conduit directement à la bunanderie.Puis ils peuvent faire leurs ablutions dans •les lavabos mis à leur disposition.Une fois vêtus, les vêtements ayant été montés de la fumigation, ils se rendent dans un ordre parfait Jus- L’anniversaire de la signature de l’armistice Les cérémonies dans les grandes capitales Londres, 11 (S.P.A.) — Le Bol, accompagné de ses fils, le prince de Galles et le duc d’York, des premiers yiinistrcs de l’Empire et des princes indiens, a observé, au pied du cénotaphe de Whitehall, les deux minutes de silence en l’honneur des morts de la guerre 1914-1918.11 y avait une grande foule autour de la place.11 y a eu des prières dans les grandes églises.A WASHINGTON Washington, 11 (S.P.A.) — L’habituelle cérémonie officielle au cimetière d’Arlington, où repose le soldat inconnu des Etats-Unis, a marqué la célébration de l’armistice.11 y a eu eérémonie auprès de la tombe de Woodrow Wilson, président pendant la guerre.A GENEVE Genève, 11 (S.P.A.) — Les délégués de trente-deux nations à la commission préparatoire du désarmement ont observé les deux minutes de silence, à 11 heures, en l’honneur des morts de la guerre 1914-1918.A PARIS Paris, 11 (S.P.A.) — Une revue des anciens combattants et des invalides par le président Doumer-gue et son cabinet, à l’arc de Triomphe, a marqué la célébration de l’anniversaire de l'armistice.Après la revue, le président a déposé des fleurs sur la tombe du soldat inconnu.A MONTREAL La ville de Montréal a rendu aujourd’hui hommage aux soldats de la grande guerre en ce douzième anniversaire de la signature de l’armistice.Des centains de personnes ont assisté cet avant-midi à la cérémonie qui s’est déroulée devant le cénotaphe, au square Dominion.Les clairons ont sonné pour annoncer l’ouverture de la cérémonie, puis toutes les personnes présentes ont gardé le silence durant deux minutes, ainsi que l’avait demandé le maire dans une proclamation, pour rendre hommage aux soldats tombés au champ d'honneur en 1914-1918.Le chanoine Sylvestre et le révérend Almond, aumôniers militaires, officiaient à la brève cérémonie religieuse.Les corps militaires qui se trouvaient là ont présenté les armes pendant que les tambours battaient au champ et la cérémonie s’est terminée par la déposition de couronnes au pied du cénotaphe.Le major-général sir Arthur Currie représentait le vicomte Willing-don tandis que le brigadier-général E.de B.Panel représentait le lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Son Honneur le maire Camillien Houde et le brigadier-général King, commandant du district militaire no 4, étaient aussi présents.qu’au réfectoire où ils reçoivent encore une tranche de pain et un bol de café.A la sortie, le réfugié remet son troisième jeton et reçoit en échange les objets qu’on lui avait enlevés la veille.Le réfugié redevient libre, il lui est loisible de vagabonder tout le jour à travers la ville.Le refuge garde cependant chaque jour un certain nombre de ses clients, une soixantaine choisis parmi les Jeunes et les valides.Ces gens sont de corvée pour la matinée.Ils font, à grande eau, le nettoyage des dortoirs et des autres pièces du refuge.Ils aident à la buanderie où sacs de sous-vêtements, serviettes de bain, draps et taies d’oreillers sont blanchis et désinfectés quotidiennement.II s’agit ensuite de préparer les lits pour la nuit prochaine.Les réfugiés de corvée font encore diverses autres besognes.D’habitude ils sont libres vers 11 heures dans la matinée.Avant leur départ, le refuge leur sert un repas substantiel, viande et légumes.Ceux qui ont été de corvée le matin et reviennent le soir peuvent entrer plus tôt que les autres.Au moment de l’admission ils auront diverses tâches à accomplir.Mais auparavant on leur aura servi un autre repas de viande et de légumes.Nous n’avons fait que rapporter ici le fonctionnement du refuge, selon ce que M.Chevalier nous en dit.11 nous a été donné d’assister à l’entrée des réfugiée.Ce sera le sujet d’un autre article.Emile BENOIST Bloc-notes Après cent ans La Gazette de ce matin sert à ses abonnés un fac-similé de ce qu’était la Gazette d’il v a cent ans exactement.- - le 11 novembre 1830.C’est une pièce curieuse el dont l’étude, même la plus superficielle, fait bien voir l'évolution dui journal depuis un siècle.En première page, après ‘ deux colonnes d’annonces jetées pêle-mêle, où on lit d’abord,—dans celle d’un armateur, — qu’un voilier, le John Francis, en partance pour l'Angleterre, a “a tolerable accommodation for passengers", ce qui n'est pas tout à fait de la vantardise comme on en voit tant dans les réclamos d'aujourd’hui; on trouve, en tête de la matière à lire, deux pièces de vers, — quelle place la poésie tient-elle aujourd'hui dans nos quotidiens?—- et puis ce qui s’appelait dans le temps des nouvelles.Ces nouvelles, c’est pour la plus grande partie des coupures de journaux anglais, notamment du Spectator de Londres.L’une du Morning Herald, de Londres, en date du 25 septembre, relate la mise en accusation à la Chambre des Députés, à Daris, des anciens ministres de Charles X dont le règne vient de prendre fin par suite de la révolution de 1830.A la colonne voisine, sans plus de déploiement typographique que ce titre: Netherlands, une traduction d’un journal de Grand, en Belgique, raconte la séparation de la Belgique du Royaume des Pays-Bas.(Vêtait la naissance de la Belgique d’aujourd'hui.D’autres détails rfe même provenance sur le même fait historique, en page 2, sans plus de sensation, de même que sur les premières semaines du règne de Louis-Philippe en France^ Peu, presque pas d'information* ea,n«diennes, pas même locales.On y relève une couple de ligne» sur “le passage très rapide du paquebot Erie, qui a franchi la distance du Havre à Montréal en vingt-quatre jours”, avec les dernières iiouve.llrs de Pa-rU, — datées du 9 octobre.11 n’y avait en ce lemps-là ni navires rapides, ni câble télégraphique, ni poste aérienne, ni radio, ni néfro-plan.es, ni dirigeables, ni sous-ma- rins, oi téléphone, ni automobile, ni sensation, ni jaunisme.Le numéro d’il y a cent ans de la Gazette est à lire et A conserver.En le réimprimant, la Gazette donne matière à'réflexion aux journalistes et aux lecteurs de journaux.Quel chemin parcouru, depuis, et pus toujours dans le bon sens! Timbres Dans plusieurs lettres, des lecteurs nous signalent que le timbre qui figure sur les enveloppes timbrées d’avance n’est pas bilingue et donc qu’il y a place à une nouvelle initiative, de ce côté-là.En effet il est exclusivement anglais.Un autre correspondant note que dès le temps du ministère Laurier, alors que M.Lemieux était aux postes, il y avait une carte postale bilingue de deux sous, pour le service postal de l’extérieur, et que le ministre.son attention ayant été attirée là-dessus, fit imprimer et mettre en vente des cartes postales bilingues d’un sou, pour service au Canada, cartes dont des fonctionnaires anglo-canadiens prirent sur eux de limiter lu vente à la seule province de Québec, au point que pour en avoir, hors de la province, il fallal) s’en approvisionner directement à Ottawa.Il y eut, en 1908, si nous ne faisons erreur, à l’occasion des fêtes du troisième centenaire de la fondation de Québec, — 1608-1908, — une émission de timbres-poste commémoratifs sur lesquels figurait du français; mais elle disparut vite.Tout cela pour dire que depuis vingt-deux ans et peut-être depuis plus longtemps, la campagne en faveur du timbre-poste bilingue a fait de temps à autre du progrès et qu’il convient de ne pas la laisser tomber où elle en est, à la veille de la victoire complète.Le présent ministre des postes devra marquer de cet heureux événement son règne.Il reste la question des billets de banque et de la monnaie bilingues.Un politicien de langue française, dès lors puissant, à Québec, vers 1909, parlait dédaigneusement de “patriotisme de sous et de timbres-poste”.Les événements sont en train de lui infliger un complet démenti.A propos du “R-101” Ce dirigeable anglais aurait-il péri à la, suite d’une, tentative criminelle de gens qui en aura lent saboté certaines parties de la charpente; ou s’est-il brisé et a-t-il brûlé avec son équipage dans Iç voisinage de Beau vais, il y a un mois., par suite de manque d'attention, d'absence de préparation et d’urne trop grande hâte à lui faire commencer un voyage pour lequel il n’était pas prêt?La commission chargée de faire enquête sur le sinistre parait avoir écarté la première éventualité, n’ayant rien qui l'autorise à se tourner de ce côté; d’autre part, les indices d’un manque suffisant de préparation deviennent de plus en plus nombreux et manifentes, à mesure que se déroulent les témoignages d’experts et de techniciens convoqués par le tribunal.Ije commandant Booth, du /M00, vient de déclarer que le /f-lt)l n’avait pas subi toutes les épreuves préliminaires de vol par où il eût dû passer avant son départ pour l’Inde.L’on voulait se hâter d’y aller et d’en revenir pendant k conférence impériale à Londres, afin d’impressionner les délégués et, si possible, de les amener à se prononcer dans un sens favorable à la construction de nouveaux dirigeables, de nouveaux mâts d'ancrage, etc., et de les décider à solliciter de leurs parlements des fonds pour ce* différentes sortes d'entreprises.L'incendie du /MM a mis fin A ces projets ambitieux; et il est de plus en plus évident que, pour avoir voulu faire trop grand trop tôt, toute l’affaire est presque définitivement compromise.G.f. LI DEVOIR, MONTREAL, MARDI 11 NOVEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 261 Les conférences Le rôle de la civilisation latine dans les rapports internationaux .i ¦ —¦¦¦h .1-.W— ——— • Le R.P.Gillet, maître général des Dominicains, traite ce sujet à la salle Saint-Sulpice — S.G.Mgr Gauthier préside — Présentation du R.P.Lamarche, O.P., et remerciements de M.Edouard Montpetit Conclusion Le Rrae Père Stanislas-Martin Gillet, Maître général des Dominicains, a traité hier soir, salle Saint-Sulpice, du rôle de la civilisation latine dans les rapports internationaux.La conférence était sous les auspices de l’Institut scientifique franco-canadien, et S.G.Mgr Gauthier présidait.Le ft.P.Lamarche, O.P., présenta le conférencier; après lui avoir souhaité bonne fête — c’est aujourd’hui, 11 novembre, fête de saint Martin, — il insiste sur la grande activité du Rme P.Gillet, qui maigre les soucis de l’administration de l’ordre entier des Dominicains est rest^ apôtre, et il trouve le secret de cette activité dans l’union de la vie contemplative et de la vie active qui, au lieu de cheminer côte à côte se compénètrent et forment ce que saint Thomas appelle la vie mixte.La contemplation est alors, dans la vie, comme ces lacs des montagnes qui paraissent isolés et immobiles et qui sont, en réalité, les sources des eaux qui désaltèrent les gens de la plaine.Le R.P.Cillfit Voici en bref la thèse du Père Gillet.La civilisation moderne tente de rapprocher les peuples sur le terrain des intérêts materiels \ 9 heures du matin à Ste-Qenevlève de Batlscan où le service sera célébré.Parents et.amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.Nécrologie ARCHAMBAULT.— A Montréal, le 7, à 80 ans, Mme Paul Archambault, née Carmel dit Bézier, Laurence.DUMESNIL — A Rtvtére-Beaudet, comté Boulanges, à 53 ans, Dame Délia Sauvé, épouse de L.-C.Dumesnll.GAREAU.— A Montréal, lé 7.à 77 ans.Dame Léocadle Beaulieu, épouse de feu Ferdinand Gareau.„ , GIRARD.— A Montréal, le 9.à 59 ans, Hormlsdas Girard époux d'Alice Cft- dlGUÀY.— A Montréal, le 8, à 79 ans.Mélina Gratton, épouse d’Honoré Guay.GUILBEAULT.— A Montréal, le 9, Alex-Ina Duclos.à 64 ans, épouse de feu Isidore Gullbeault.- _ .„ HEROUX — A Montreal, le 8.à 35 ans.Eva Marcotte, épouse de Narcisse Héroux LABERGE.— A Montréal, le 8, à 84 an».Mme Ephrem Laberge.née Pauline Com- ^LÀMONTAONE.— A Montréal, le 8, à 33 ans, Eglantine Kind, veuve d’Albert La- niLAMOUREUX.— A Montréal, le 9.à 49 ans.Marguerite Lamoureux.LAURENT.— A Montréal, le 9, à 63 ans.Victor Laurent, époux de Céllna Bolduc.NORMAND IN.— A l’hOpltal du Sacré-Coeur.Cantervtlle.le 9, à 10 ans.Mme Louis Normandln.née Pelletier.Blanche.FERRAS — A Saint-Isidore, Lapralrte, le 8.à 74 ans, Alma Léonard, épouse de Ferdinand Ferras._ , „ PESANT.— A Montréal, le 8.à 70 ans, Mme Elise Pesant, née Bouchard.QUESNEL.— A Montréal, le 8, à 31 ans, Alphonse Quésnel.X X ¦ , .I .1 * *-é tXV-kltX V- AA 6 V, 11V-11 VI LA lIlV-Sls tl V V-V> IV/L8 latins, cest précisément pour bien ce que rEglise leur a infusé de vé.mettre en relief leur valeur humai-ne et ^impossibilité pour l’homme de s’en passer, s’il ne veut pas sacrifier les droits éternels de la personne humaine, aux exigences légitimes, mais infiniment variables, de l’individu.Ce serait une erreur de ne pas tenir compte cependant des besoins sans cesse renouvelés qui naissent de la complexité des relations individuelles et sociales, mais l’erreur serait encore plus grande de ne pas tenir compte des besoins éternels de la nature humaine.Le conférencier insiste ensuite sur l’apport nécessaire fourni par le catholicisme aux humanités pour leur permettre de remplir efficacement leur haute fonction civilisatrice.Ll brosse alors un grand tableau de la formation de l'Europe, du rôle de l’Eglise et des moines dans ce travail civilisateur.La civilisation moderne Puis il passe à la deuxième partie: la civilisation moderne.H y a apparemment une sorte de paradoxe à faire remonter à la Renaissance la civilisation moderne, s’il est vrai que le» hommes de la Renaissance ont prétendu remettre intégralement en honneur ie culte des humanités que la civilisation moderne _ abandonne de plus en plus.Mais pour résoudre ce paradoxe il suffit de ne pas confondre les intentions des humanistes avec l’esprit individualiste qni les animait.€ar, c’est par cet esprit beaucoup plus que par ses intentions que l’humanisme de la Renaissance devait un jour aboutir à l’abandon des humanités.Dans l’ensemble, la Renaissance fut animée d’un esprit païen, une sorte de revendication orgueilleuse des prétendues droits de l’individu contre les véritables droits de l’homme, et par eux contre les droits même de Dieu.Sous prétexte d’humaniser l'individu, on commença par le déchristianiser, c’est-à-dire que Ton voulut faire table rase en art, puis en morale, puis en philosophie, de tout ce que le christianisme avait infuse de lumière et de force éducative à la civilisation latine.La Réforme elle-même est née de j ce esprit-là.On retrouve à son origine, comme dans toutes les hérésies, le libre examen, cette forme subtile, mais indéniable, de l'individualisme.Et c'est le même principe qui anime au XVIlTe siècle les encyclopédistes.Mais il était réservé nu XIXe siècle de poursuivre jusqu’au bout cette oeuvre de dissociation et, après avoir essayé île déchristianiser l'univers, d’entreprendre de le deshumaniser par une guerre contre les humanités.Abaissement des consciences rite et de vie surnaturelle pour assurer l’efficacité de leur influence sur toutes les nuissances de Thom-me: son intelligence, sa volonté, sa sensibilité.A l’heure actuelle l’Eglise catholique est à même, plus qu'aucune autre organisation spirituelle, de résoudre le problème des rapports internationaux.Elle dispose pour cela des moyens les plus efficaces, sans parler de sa puissance d’adaptation séculaire à tous les besoins des individus et des peuples, M.MONPETIT M.Edouard Montpetit a remercié le conférencier.Il faut conserver en nous la latinité.L’américanisme est parmi nous, c’est notre esprit, c’est notre sang; nous devons l’agrandir ou agrandir notre doctrine en le conservant et en l’assujettissant.11 faut être de l’Amérique, il faut être de chez nous, mais pourtant, il faut rester français, latins et catholiques.M.Montpetit demande à tous les assistants de retourner dans leurs foyers et de se dire: sur cette terre d’Amérique, si je veux rester ce que nous sommes restés, je dois prendre chez moi toutes les mesures na cessaires, avoir cette doctrine sûre, cette langue à moi, cette discipline à moi, cette religion, cette foi, afin d’être un êirc vraiment complet.En terminant, M.Montpetit fait l’éloge de nos religieux, en particulier de nos Dominicains.AU SEMINAIRE DE SAIN1T-THERÈSE REPRESENTATION DE L’AIGLON les notes »» Le “Do-X LE PAQUEBOT AERIEN ACCOMPLIT AVEC SUCCES LA DEUXIEME ETAPE DE SON ENVOLEE VERS LES ETATS-UNIS Galshot, Angletwc, 11.(S.P.A.) — Le gros hydroplane allemand DO-X a accompli avec succès la deuxième partie de son envolée qui doit Tamencr aux Etats-Unis après avoir traversé TAUaivtique.U est arrivé ici, hier, à 3 heures 37 de Tatprès-midl (10 heures 37, heure normale de TEst).Le gros bateau-volant s’est posé sur les eaux di^ port après avoir accompli en moins de quatre heures le trajet d’Amsterdam où pendant plusieurs jours i] avait attendu une température favorable.11 y avait une quarantaine de passagers à bord, y compris les membres de 1 equipage.Cette envolée de 325 milles a été accomplie sans encombre au-dessus des eaux de la Mer du Nord et de lu Manche.L’un des plus gros hydroplanes de Southampton était a,,f, ^.Ja ren5on1re du DO-X jusqu à 1 île de Wight pour le guider La Société Cooprralive DR KRAIS FtTNURAIRFS Entrepreneur» de Pompe» Funèbre» et Assurances Funéraires HArbour 5555 t BIMERI* roPUI.Amx (à reeponeebUltl | mitée).OKC;«OZS KLIAXXBi aietramw a» sacrUilra.V c I LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI II NOVEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 261 COMMERCE ET FINANCE J Faits et potins Le marche du bétail , es nounsi: locale Les arrivages de bovins n'ont pas Les vedettes sont fermes été aussi abondants au cours de la Nouvelle baisse du blé Les cours du 1>lé ont de nouveau degna0u*v »uv»' a des deux grands marchés nord-amé-rioains où il se soit fait des opéra-tioins puisque celui de Winnipeg était fermé a l’occasion de la célébration de l’Armistice et du Jour d’action de grâce.C’est que plusieurs nouvelles ont influé défavorablement- sur les cours.D'abord la récolte de l’Argentine, qui est évaluée à quelque 250 millions de boisseaux comparativement à 148 millions l’an dernier, sera beaucoup moins atteinte qu’on l’avait d'abord cru par la rouille.L’Australie aussi prévoit une récolte beaucoup plus abondante qu’il y a un an, soit aux environs de 200 millions de boisseaux, contre 123 millions en 1929-1930.Dans quelques mois, ces deux pays reprendront leurs efforts pour écouler la plus grande partie de leur production et seront par conséquent de forts concurrents aux pays de l’Amérique du Nord.D’autre part, les stocks visibles aux Etats-Unis, d’après les derniers rapports publiés, sont notablement plus élevés qu’on le croyait.Comme la demande étrangère ne s’améliore guère, on comprend que le problème de la vente des blés canadiens et américains se pose avec plus d’acuité que jamais.Aussi, en prévision de nouvelles baisses possibles.le pool du b:é canadien vient-il de réduire une fois de plus son versement initial et au lieu de aa sous les cultivateurs ne recevront que 50 sous le boisseau.Au moment où nous écrivons, nous n’avons pas encore reçu le résumé des cours sur te marche de Winnipeg, mais à moins de changements importants dans les dernières nouvelles, il semble probable qu il y aura baisse notable dès les premières transactions.Le commerce des E.-U.Le commerce américain a subi une nouvelle chute au cours du mois de septembre.Les importations sont tombées de plus de 100 millions de dollars à moins de 257 millions tandis que les exportations ont dégringolé de 125 millions à moins de 312 millions.En un seul mois nos voisins ont donc vu leurs transactions avec l’étranger diminuer de quelques 225 millions de dollars.Ce sont les échanges avec le Canada qui ont diminué le plus considérablement et particulièrement les exportations.En fait, nous qui étions les principaux clients de la république voisine sommes tombés au second rang, après la Grande-Bretagne.La valeur de nos importations des Etats-Unis, d’après les chiffres publiés par le ministère du commerce à Washington, n’a été au cours de septembre que de 52 mil-près ds 80 1-2 millions en septembre 1929.Nos exportations par contre n ont baissé que de 10 millions environ nom* former un total de ; 2 1-2 millions.Nul doute que la baisse des prix, cette année, comparativement à il \ a un an a contribué pour une bonne part à la diminution.En d’autres termes, le volume de nos i mportations des Etats-Unis a certainement moins diminué proportionnellement que la valeur.Par contre, les achats des Américains chez nous ne paraissent pas avoir considérablement diminué en volume.Deux facteurs paraissent avoir joué pour diminuer nos importations: la dépression économique d’une part et le tarif plus élevé de 1 autre.Ne disposant oas encore des statistiques en détail pour ce qui est, des différents produits importés, il n est pas encore possible de déterminer même approximativement quelle part de la diminution résulte «le lu dépression et quelle autre part , Les vaches se vendaient 75c.de moins, de $3.50 à $4.50 pour la plupart des bonnes pesanteurs et des bonnes qualités.Les taureaux se vendaient $2.50 à $4.Les génisses partaient lentement, $4.50 à $5.VEAUX Les vedettes ont été fermes en Bourse locale ce matin mais le reste de la liste a quelque peu baissé.Brazilian, Nickel, Montreal Power et Quebec Power se sont avancés de 1-4 de point chacun.Massey a avancé d’autant et Consolidated Smelting de 1-2.Dominion Bridge est resté ferme.Le reste de la liste a eu tendance à reculer.Powei Corporation a élé particulièrment faible et a perdu 2 points à 50 1-2.Bell Telephone el Dominion Textile ont reculé chacun de 1 point et Winnipeg Electric de 1 1-4 à 18 3-4.Les autres titres actifs ont baissé de moins d’un point.Bourse de New-York Cours «otunis par la maison GEOFFRION * CIE.courtiers Allied Chemical.American Bosch Magneto .American Can American & Foreign Power American Locomotive American Power & Light American Smelting American Water Works .American Tel.& Tel.Anaconda Atchison .¦ Baltimore & Ohio .Bethlehem Steel , Canadian Pacific Commercial Solvents Chicago Rock Island .Chrysler Motors .Columbia Gas & Electric Cons.Gas of Nrw York Continental Can.Co.Corn Products .Commonwealth Southern Dupont .Davidson Chemical Electric Pow.& Light Corp.Erie Railroad Paramount .Freeport Texas .General Foods Corp.General Motors .Gillette .General Electric General Railway Signal Hudson Motors .Int.Tel & Tel.Co.Kennecott Copper Mack Trucks Missouri Pacific Montgomery & Ward .Nash Car Co.National Biscuit .New York Central.New Haven Packard Motors .Pan American B.Pennsylvania R.E.Phlllipps Pete Pub Service of New Jersey Radio Corporation Remington Rand .Republic Iron St Steel Oi'v Midi 95 192% 20% 110% 110>.37 37% 29% 49V* 49% 48 60% 60% 186 .344» 180 - 18% .20% 19% 72 60 40% 40% 15 15% .64 - 14% 14% 33% 32% 83% 45% 454» .75% 77 8 85% 16% 39% 30% 31 42% 31% ¦ 49% 49% 32 32% 30% 30% .46 56% 57 18% 263* 25% 257, 40% 40% 35% .17 17 24% .72% 72% 128», 128% 78 79 7% 42% .57% 18% 17 67% 8744 .14% 15 .16% .47 47% ¦ 11% .11% 64% 15 1544 67 49% 494* 25 98% 19 19% BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L.-C.Beaubien) Ventes Valeurs 5 Abitibi .25 Asbestos Corp.- 2435 Brazilian .610 B.C.Power "A” 25 B.C.Fishing .660 Can.Car préf.100 Canada Cement .45 Canada Cernent préf.160 Cockshut Plow .IZ’/i 865 Can.Ind.Alcohol .25 Can.Ind.Alcohol “B” .425 Can.Pow.and Pap.66 Chs Gurd .715 Con.Smelting .130 1610 Dom.Bridge.10 Dom.Glass .160 Dom.Textile .375 Fraser .t.187 Nat.Steel Car 163 Quebec Power 3275 Shawinigan .BANQUES 2 Montréal .285 21 N.-Ecosse .318 245 Royale .280 Ouv.Haut Bus Midi 9 — — 9 .37 — 37 .7 — — 7 .50 — 50 .1.00 — 1.00 ,.148 148 147 147 .25 ** 25% 25 Vi 25% .35% 35% 35% 35% .2 Mi — — 2% .20 M« 21% 20% 21% .17 >4 17 Ms 17 V4 17% , 23% 23% 23% 23% .14% — — 14% .90Vi — — 90% .12'/4 — — 12% .3 % — — 3% 2 — — 2 .6% — — 6% .25 25 24 24% 130 Vi 130 130% 53 54 53 54 .lOOMt — — 100% .76 — 76 3 — 3 .16Ms — — 16% .17Ms 17 T4 17% 17% .29Ms — — 29% .I6M1 17 16 Vi 16% .15Va 15% 15% 15% .53% 53 Va 52% 53% .25 —— — 25 .30 — -w- 30 .250 — 250 .51 ‘/i 51 Vi 50% 50 % .45% 45 V* 45 45% 50% 50 50% .16*4 — — 16% .40 40% 40 40 Vi .19 19 18% 18% .171% 171% 171 Vi 171% .229 230 229 230 Sur Te Curb LES COURS DE LA MATINEE Conn fournis par la ma'fon BEAULIEU Si DUNCAN, Valeuis Brit.Am.OU Can.Dredge Can.Vickers .Can.Malting 31st.Seagram .• Dalhousle Eastern Dairies .Home Oil .Imperial OH Imperial Tobacco Inter.Petroleum Mitchell Robert Regent Knitting Walk Gooderham UTILITES PUB.Inter.Util.A.inter.Util.B.MINES Arno .Abana Amulet .Big Missouri Montreal Rouyn Noranda .Premier Gold Sisco .Teck Hughes Wright Hargraves Sherrltt Gord.Ou v.Haut Bt.» Ml t 14 Ta 15 41 14 4k 14 4k 24 24 24 24 3 «à 3 V, 3 V2 3 Vj 134 13.4 13.4 13 4 9 4i 9 44 9 4k 9 4 k 50 50 50 50 18 18 18 18 2.05 2.05 2.05 2.05 16 17 4k 18 % 17 4» 9 9 9 9 14 >/, 14 i* 14 14 14 % 14 % 14 Vt 14 Va 3 3 3 3 6 4* 6 % 6 44 6 44 37 37 V*.37 37 6 6 Va 6 6 2 2 2 2 .20 .21 .20 .20 .30 .30 .23 28 .35 .35 .35 .35 01 01 .01 .01 15.25 15 50 15.25 15.50 .75 .75 .75 .75 .31 .31 .31 .31 5.55 5.55 5.30 5 35 1.65 1.67 1 65 1.05 85 .85 .70 .70 A WALL STREET Variations indécises des cours New-York, 11.— Le marché est resté toute la matinée «tans l’Incertitude et a évolué indistinctement en hausse et en baisse.Une avance substantielle s’est faite après que se fut épuisé un premier mouvement de vente mais elle ni- s’est pas maintenue lorsque la liquidation est apparue dans les ferroviaires, les pétroles et les amusements.Toutefois les vedettes ont été supportées, y compris IJ.S.Steel et, de nouveau, les cours ont repris en hausse.Vers midi toutefois, ils ne se maintenaient qn’assez difficilement et certains titres reprenaient à faiblir.American Telephone et Baltimore and Ohio ont été lourds, reculant chacun de 2 points à de nouveaux bas niveaux.Standard Oil of N.J-, Consolidated Gas, General Electric et d’autres ont été fermes.318 280 Canada-Amcrica Trust Trust cotent $6.99 aujourd’hui.Immeuble général e» Prêts hypothécaires 5504, Avenue Verdun Tél.YOrk 4707 Sinclair OU .- Southern Railway .Standard Brand .Standard Gas St Electric .Standard OU of New Jersey Standard OU of New York Southern Pacific .Studebaker .Union Pacific .177 United Gas Improvement .25% U.S.Rubber .11% U.S.Industrial Alcohol 56% U.S.Steel .140% 140 Western Union .131 Va Westinghouse .96% Wlllys Overland .3% Woolworth .55% White Motors , _ 26% Les ventes d’immeubles Renseignements fournis par la maison ERNEST PITT & CIE Au cours de la journée de samedî, 35 ventes ont été enregistrées au montant de *314,119.75.Sur ce nombre.19 se chiffraient au montant de $3,000 et plus.Avec un total de *97.601.Notre-Dame de Grâce prit la tête.La vente principale fut transigé» dans le même quartier entre L.-J.Beaudoin, Ltée., et A-B.Hsmelln.pour une maison appartements, au montant de *75.000.Voici la liste complète des ventes subdivisées par quartier et par ordre d’importance : Quartier Notre-Dame de Grâce.— Boulevard Décarie, bâtisses, maison appartements, no 5200, lots nos 51-641 â 644, partie N.-O , 641.terrain 70 x 150 pieds.L.-J, Beaudoin Ltée., vend à A.-B Hamelln.$75,000.— R Désy, notaire, 1930.Avenue Saranac, bâtisses, nos 238, 3^'’ partie N.-E.49-184, partie S.-O.185: terrain 30 x 90 pieds.L.-N.& J.-E.Nolseux, Engr., vend à O.Lefebvre, *9,250.— J.Ménard, notaire, 1930.Avenues Melrose et Somerled, vacants, partie 175-967.966.1121 à 1123.terrain 17,-736 pieds.J.Hoolahan Jr., vend à J.Hoo-lahan Construction Ltd., *8,501.J.Ménard, notaire, 1930.Boulevard Décarie, bâtisses nos 4336.4338, lot no 57.terrain 50 x 95 pieds.J -E.Dubeau vend à E.-R.Mitchell, *4,500.J.-A.Couture, notaire, 1930.Rue Madison, vacant, lot no 162-26.Le Shérif de Montréal vend à dame O.-W.Legault, *350.— 1930 Quartier Mercier.— Rue Sainte-Catherine est.bâtisses, nos 5046 à 5078, lots nos 5-44, 6-15.partie S.-O.5-45, partie 6-16; partie N.-E., 5-45, partie N.-E, 6-16.partie S,-O.46, partie 17.partie, etc.Bontn & Frère Ltée, vend à O.Bontn, *69.000, — J.-R.Crépeau, notaire, 1930.Rues Beauclerk, Gouln.vacants, 14 lots, 327-73, 74, 148, 254, 255, 258, etc., terrain 25 x 88 à 111 pieds chaque lot.Montreal City Land Co.Ltd.vend à P.-C, Duboyce.*1.000.— E Gravel, notaire, 1930 Rue Hochelaga, vacant, lot no 404-249; terrain 25 x 89 & 91 pieds.H.Déguisé vend à W Larose, *150.— J.-P.Turenne, notaire.1930.Quartier Rosemont.— Chemin publie, bâtisses, lots nos 183-599 à 601, chaque lot 25 x 91 pieds O Bélanger vend à dame C Brochu.*27,000.J.Hébert, notaire.1930.6ètne avenue, bâtisses nos 4953.4955.lot no 172-95, terrain 25 x 78 pieds.A.Meloche et al.vend à A Cournoyer, $6.100.J.-M.Vermette, notaire, 1930 6ème avenue, vacant, lot no 172-1846, terrain 25 x 78 pieds, A.Hassall vend â A.Légaré, *600 J-R.Crépeau, notaire, 1930.Rue Danriurand, vacant, lot 183-1069, terrain 20 x 84 pieds.A Perreault, vend â G ! Séguin.*475.J -E.Prieur, notaire, 1930.lOétne avenue, vacant, lot no 172-2100: 1 -E.Wilder, vend â R Phaneuf, *450.— W Labonté.notaire, 1930 Quartier Saint-Edouard.— Rue Saint-Denis, bâtisses nos 6839 à 6843, 1-2 N -O 8-414, terrain 25 x 130 pieds.J Meunier vend â J.-E Gauthier.*26 000 — J,-A, 8a-vlgnac, notaire.1930.Quartier Salnt-Jean-BapUste.— Parc La Fontaine, bâtisses no 1331.lot no 6-3.terrain 26 x 100 pieds.W.Begnoche vend ?.A *16,000.— J.-E, Jeannotte, no- , taire.1930.Rue De Laroche, hâtlsses.nos 4396 â 4400, ! lot no 7-185, dame D.Sarasln vend â A I , , • .,., Berthlaume.*4.500 — c-A, Lavtmodiére.bons (tonnaient jusqu à *11.; 1rs ; notaire, 1930 Avenue Henri-Julien, bâtisses nos 4444.! 4446, lot no 15-1084, E-8.Belodubrowskv, I vend â L.Leclalre, *4.500 — D.Pelletier, notaire, 1930, j Cité Outremont, quartier AhunUtc.— Bues Lajoie.Durocher.avenue du Parc bâtisses, nos 1819, Lajoie, lots nos 38-208-2 .38-207, 277-120 à 141 346-572 â 578 £.:?;JU,2e,l£Lv*nd à L J Beaudoin, Ltée.*15.i00.R Désy, notaire.1930 Quartier Mont-Royal.— Avenue Victoria.vacants, lots nos 151-78.77 1-2, S.-E.76 Terrain 125 x 105 pieds.A Deschamps vend â t> Wolfe *9,843.75 — E Massl-cotte, notaire.1930, Quartier Saint-Henri — Rues Notre-Dame ouest et Carillon, bâtisses nos 5351 â 5355 Notre-Dame, lots nos 1698-199.200 Dame E.Dixon vend à H.Demers, *7,500.H.Francoeur, notaire, 1930.Quartier Préfontalne.— Rue Chapleau, vacants, lots nos 175-24.25.terrain 30 x 97 9 pieds.P.Dufour vend â F.Bouvier, *4.800.J.-P Turenne, notaire, 1930.Rue Préfontalne.vacants, lots nos 76-194-195, terrain, 5.750 pieds.Dame T.-C.Aylwln et al, vend â H.Cournoyer, *1,850.J.-H.Courtois, notaire, 1930.Quartier Saint-Laurent.— Rue Lagau-chetlère ouest, bâtisses no 179, partie 567, terrain 21.9 x 97 pieds Wong Foo vend â J.-A.Wong, *5,000 J.-T.Legault, no- taire, 1930.Quartier Anuntslc — Rue Rancourt, bâtisses, no 10361.lots nos 134-425 , 426, terrain 50 x 87 pieds H.Barrière vend â dame D.Cherry, *5,000.J.-H.-R.Messier, 1930 Ville Pointe-Claire.— Chemin Lakesho-re, bâtisses, lots nos 57-21 à 23, partie 57-F, partie 57-13.H.Campeau vend â T.Campeau, *3,000.A.-G.-E.Rankln, notaire, 1930.Terrasse Beaurepatre.vacants, lots nos 4-160, 181, 358.terrain 14.480 pieds.Mansfield Realty Corporation Ltd., vend à F.Sykes.*600.— Il Gohier, notaire.1930.Quartier Saint-Michel.— Avenue Henri-Julien.bâtisses nos 6628.6630.lot no 10-1569.terrain 32 x 70 pieds.R.Lauzon vend à F.Leroux, *3,300.H.Schetagne, notaire, Ville Montréal-Nord.— Avenue Hébert, 13ème et 14ème rues, vacants, lots nos 62-268 à 278.281 à 284, chaque lot 31 x 80 pieds.J.-A Champoux vend â L.Simon, *1,000.— A.Boileau, notaire, 1930.Boulevard du Parc George, rue Reims, vacants, lots nos 90-659 â 675, 93-525 à 540.343-114-41 à 60.Le Shérif de Montréal, vend à R, Trottter, *800.— 1930.Avenue Bruxelles, vacants, lots nos 82-142 à 146 I.Altman vend à W.Altman, $125.J.-C.-V.Roy, notaire, 1930.Cité de Verdun.— Rue Evelyn, bâtisses no 3611, lot no 3401-447.La Succession P.O’Brien, vend à L.-L.Barré, *1,000.— H.-R.Beaudoin, notaire, 1930.Quartier VUleray.— Rue Lajeunesse.vacant.lot no 2628-19.E.Gravel vend à N.Ferri et al, *500.G.Paquette, notaire, 1930 Rue Lajeunesse, vacant, partie S.-E.287-178, terrain 15 x 96 pieds G -H.Larocque, vend à R.Albert *300.E.Du-charme, notaire, 1930.Cartlervüle.— Rue Fillon, vacants, lots nos 19-1276 à 1278, Montreal Park Co vend à W.Barhold, *225.H.Gohier, notaire, 1930.Cité de Lachlne — Chemin public, vacant, lot no 395-32.A.Rodrigue vend à R.Lalonde, *200.— J.-A.Meunier, notaire, 1930.MONTREAL vendait 2.133 veaux.Les animaux étaient, pour la plupart, de qualité commune et des veaux engraissés à l’herbe et les arrivages peu abondants.Les prix gagnaient 50c.sur les veaux d’herbe.Les veaux de boucherie moyens et ¦ ¦ EMPIRE TRUST COMPANY Établie en 1903 MONTRÉAL G.S.WESTGATE THOS.B.HOLMES Président Gérant général Fiduciaires Exécuteurs Administrateurs Agents de transfert Registraires Département d’obligations Département immobilier ¦ ¦ Les titres définitifs des Obligations, première hypothèque, 5V2%, de la Société Diocésaine des Colonies de Vacances et de la Communauté des Soeurs de Sainte-Croix sont maintenant prêts pour livraison.Société Générale ùr Jfinance 3nt.57 rue Saint-Jacques ouest — Montréal Téléphone: HArbour 5168 communs et les moyens $(».à $9.25 el ceux engraissés à l’herbe, $3.50 à | $5.le quintal.PORCS —- MONTREAL vendait 4.302 pores Les actions ^du^ (.unada-Ain n M(r un niarché phis actif.Les porcs à bacon et de boucherie donnaient $10.75 à $11.; ceux de choix $1.de plus par tète.Les légers et ceux d’engrais $10.75 à $11.et les truies i $9.50 à $10.nourries el abreuvées.MOUTONS MONTREAL vendait 7,314 têtes.Les agneaux étaient en faveur à des prix un peu moins élevés.La plupart des bonnes brebis et des bons béliers donnaient $7.75 à $8.: les agneaux de Québec $7.50 à $7.75; les communs et les moyens $7.à $7.50.Les grossiers et tes mâles donnaient $5.50 et $0.50 dans quelques cas.I.es montons nc vendaient plus facilement de $2.à $4.25, UN AUTRE VOUS-MEME L’administration de vos biens est-elle pour vous une source d’ennuis et de tracas?Confiez le soin de vos intérêts è une société organisée expressément pour cette fin et à laquelle vous pouvez vous fier comme i vous-méme.JrUST f^éNéRAL PUT (ANAPA, lit mw St-Jacu»*» ov«*b MONTREAL J J.-Patil ftenofot, C.P.À.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE Speelalitts: Vérifications municipales.scolaire*, commerciales et industrielles 487 »ue St-Francohi-Xavier - Cfc.29} Tél.MArquette *139 MauHee Ferga* aillas Ferget Forget & Forget Membre# de la Bout*# de Montréal Membres du Mentreel Curb Market •uccuraale * St-Jeen, P.Q.«1, ruett-Jeequee,a, Tél.• VIA.57G1 Montreal, P.O.Cartes Professioiinelies et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.Labrecque, X.C.G.Papineau, I.C.et Arpenteur.M.Cailloux.I.O.Les Ingénieurs Associé» LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton tirtnê — Arpentage — Expeitlae EDIFICE THEMIS 14.St-Jacques ouest — HArbour 048., MONTREAL -.C.fepéclallté : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE- INSTITUTIONS | HOPITAUX — CONCIERGERIE* 132, ru* St-Jaeques O.HA.1811 Chambra 524 BREVE'; D’INVENTION IM Demanda ce'hanueJetceüt HmnuUdeŸreum dlmtenUon srjmuns i ALBERT FOURNIER 9,tUmJESTE CATHERINE EST avocats BERTRAND, GUERIN GOUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREUP.S Imm.In*.Exclu, 276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertram!, C.R.Substitut Senior du Procureur Général.C.-E.Guérin, C.R.Msur.Goudrault, C.R Antonio Qarneau, M.L.L.Han.-N.Uarceau.Aldêrlc Bleln, LX., L» M-A.L.Roger Pinard.LX.L.BLAIN & PINARD AVOCATS Imm.Dniuth.rbsmbre 22 81.rue Notre-Dame ouest Î.AU 4489 Montréal Jacques Cartier, u.t,.r>.TéL LA a.7293 Jean-Victor Cartier.L.L.I* L.J.Darcelo, L.X,.B.J.-Eugêne Rivard, LX.L.Cartier, Barcelo & Rivard avocvpN Chambre *20, '•Tramway* BM*" 159 ouest, rue Cralf - Montréal Maurice Dupre, L.L.L.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR DE L’ETUDE Fltrpatrlck, Dupré, Gagnon et Parent Immeuble Morin m COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 212 et 211 QUEBEC ST-GERMAIN & ST-GERMAÏN AVOCATS Tél.HArb.8116-9117 - 10 St-Jacquet E.P.St-Oermaln, L.L.L.C.R.Jean St-Germaln.L.L.B.Anatole Vanler.C.» Guy Van'er.C R.VANIER & VAMER AVOPSTS 57 ouest, rue Saint-Jacquet Tél HArbour 2M1 mmm mm tou* «mye DemenJn la Manual traitant daa Brarata, marquai da commun», atc.MARION & MARION jBniit: mm lût 126# rvm Unirrmiti, Montréal.COMPTABLES P.-A.GAGNON Comptabîe Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 Ouest rue Craig Téléphone : HArb«>ur 3990 LARDE & TRUDEL «-ompaki es '-TTARTKREO ACCOUNT S V r « c-iéher M ontré «I J.Arthur LaRtw, r\ \ Fmrfii,» T-.i-M, ' \ J.Yilfrid Roulai, c.Mviric* Cho-tr', C L A.F.n>lle Besu/aa, c.A David RnhRIaM, ’ v Maurice Boulanivr, Ç.A.Jean-Paul Ch1'aiïr, J LARUE TR U O EL A PlCli^.i êyndiea et liquîdateura Téléphone: HArhoi.r 1 Nion'rAai Ld».Ranmi- Oinadiea«.r ;?i, F p» National* FVhnn*" • J.rve 8t-Plaira Iff.St-Jac pia, > NOTAIRE Tél.HArbour 5390 f.-OCi FRIEÏIEJ, BAIL! 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Lrccc 5t.L:'n:x;riLCi:;a:x ::L.ixiLLiaxrrrirr gr mnrgLEv Notaires HArbour 7137 Bélanger & Bélanger PrCU hypothécaire* 10 rua Sl-Jaequee eat • Montréal Professeur t*i.uptown 49*4 Cour» préparatoire du piomeaeiu René Savoie, l.G.LE.Bachelier ée-arta et eolence» appliquées Droit, Médecine, Pharmacia Art Dentaire Coure clneelque, commercial.levons privée#.1441 SITE R BROOK! OUTS” 974388 LA VIE SPORTIVE À mon avis .Le promoteur Riopel a fait, hier soir, l’inauguration de sa saison de lutte au théâtre Saint-Denis alors qu'il offrait trois rencontres fort intéressantes.Du côté financier ce ne fut pas un succès mais du côté sportif cette soirée fut très bien réussie et les quinze cents amateurs présents furent très satisfaits des exhibitions données.La rencontre qui a suscité le plus d’intérêt fut sans contredit le match entre le comte Zarynoff et le grec Demetroff car ces deux athlètes ont créé une excellente impression et les connaisseurs ont été à même de se rendre compte de la valeur exceptionnelle du lutteur russe.Le comte Zarynoff n’est pas seulement un lutteur de tout premier ordre mais il possède de grandes qualités comme acrobate.Ses sauts, ses culbutes et sa rapidité ont émerveillé l’assistance.Tous les spectateurs ont été unanimes à déclarer que le comte est le lutteur le plus agile et le plus rapide encore vu à Montréal.La rencontre entre Demetroff et Zarynoff- était limitée à quarante-cinq minutes mais au bout de trente et une minutes et trente-cinq secondes le Russe réussissait à coucher son adversaire et lui coller les épaules au tapis par un ciseau de tête combiné avec un bras barré.La victoire du Russe fut très populaire et le promoteur Riopel a décidé de retenir ses services pour la prochaine séance qui aura lieu le premier décembre.La finale permit à George Vassell de vaincre le noir Regis Siki en prenant deux chutes contre une.Dans le premier engagement le lutteur de l’Abyssinie sortit victorieux en s'assurant la chute en dix-sepl minutes et cinquante secondes après lui avoir appliqué son fameux ciseau de corps mais le Grec prit sa revanche dans les deux autres engagements en collant les épaules du noir au tapis en dix-huit minutes puis en neuf minutes.La dernière chute prise par le Grec souleva les protestations des partisans de Siki car Vassell s’était servi d’une tactique apparemment déloyale ou tout au moins peu sportive.A la suite d’une série de prises de tête Siki semblait devoir sortir victorieux car son adversaire était fort épuisé mais, profitant d'une ouverture le Grec frappa son rival avec la main ouverte dans la région du coeur et le noir alla au plancher.Vif comme l’éclair Vessel se jeta sur son rival et lui cloua les épaules au tapis.L’arbitre Tremblay déclara le Grec vainqueur mais l'assistance, qui n’avait pas goûté les tactiques plutôt rudes de Vassell, hua le vainqueur.Comme lever de rideau Jack Sherry, qui était à ses débuts à Montréal, triompha de Jack Ganson en prenant une chute en vingt-deux ,u.mîtes et quinze secondes.Le programme d’hièr soir a don-cé satisfactiori aux amateurs de lutte et il y a tout tien de croire que les séances du promoteur Riopel an Saint-Denis ne manqueront pas d’attirer une assistance plus considérable le premier et le quinze décembre.X.-E.NARBONNE LOUIS LÉTOURNEAU SE RETIRE DU SYNDICAT CATTA-LÉO M.Louis Letourneau, l’un des propriétaires du club de hockey Canadien, vient de se retirer du syndicat Catta-Léo, d’après les informations que nous avons obtenues d’une personne ordinairement bien renseignée.M.Letourneau a vendu ses intérêts à ses associés Jos.Cattarinich et Léo Dandurand et il abandonnera le sport pour de bon.M.Létourneau s’associa à Catta et Léo il y a environ quinze ans alors qu’il devint vice-président du Montreal Driving Club.Plus tard, il décida avec ses associés d’acheter la piste de Dor-val et à la mort de George Kennedy le syndicat Catta-Louis-Léo devint propriétaire du club de hockey Canadien.M.Louis Létourneau avait des intérêts dans les pistes américaines, mais depuis hier il est complètement sorti des activités sportives.Lors de l’assemblée annuelle du Dorval Jockey Club, les officiers de ce club ne partagèrent pas la même opinion et Fred Richard donna sa démission comme président, et hier s’était au tour de Louis d’abandonner le club Dorval et les autres entreprises du syndicat.M.Létourneau n’avait jamais pris une part active au sport jusqu’à ce qu’il se décidât à jouer au golf il y a deux ans.Louis, sans être un sportif, ne refusait jamais son appui aux associations athlétiques et encore tout récemment il souscrivait généreusement au National.* Les parties de ce soir La ligue de hockey Nationale fera ce soir l’inauguration de la saison alors que trois parties seront à l’affiche.Voici le programme de la soirée d’ouverture: A Philadelphie: Rangers vs Quakers.A Boston: New-York Américains vs Bruins.A Ottawa: Montréal vs Sénateurs.JOUTE D’EXHIBITION Canadien à London Hébert .155 146 109— 410 Totaux .551 643 5a9—1753 f.AwiJTow-r11”' McRobie .1 Miron .1 Beaudoin .1 Holstein .1 Collins .1 144 139 139 127 159 44» 428 428 420 429 Totaux >178 Les Kéros des Six Jours sont fêtés Samedi soir au restaurant français du Cordon Bleu, se réunissaient les membres du club cycliste Quilicot il leurs amis, pour fêter les héros canadiens-francais du dernier Six Jours montréalais: Henri Lepage, Laurent Gadou et Pierre (iachun.Quarante-deux convives étaient présents à ce banquet: René Domont, président et sa dame: Ls Quiiicot, Laurent Gadou, Pierre Gachon, Louis Gachon, André Descari, secrétaire de la Canadian Wheelmen; J.-A.Forest, de la C.C.M.; Henri Vander Auvera et sa dame; A.Salette et sa dame; Roméo Dorval, secrétaire du club Quilicot; Stanley Vaction, gérant; Réjane Gauthier, Paul Bernier, Léopold Sylvestre, Tony Fitz, Jules Audy, Zenon Saint-Laurent, Gérard Osti-guy, Ronald Dyer, Eugène Latreil-le, Marcel Joubert, Laurent Borris, Jean Obry, Ernest Laurendeau, Antonio Duradeati, Len Masterman, Robert Alaterre, Armand Héneault.Roger Damien et sa dame, Rose Damien, Alfred Sylvestre, Roméo Rio-pel, Georges Roy, Raymond Trudeau, R, Gingras, Arthur Mireault.Ernest Lagace et A.Demers.Cette fêle avait pour but de présenter à Laurent Gadou et à Pierre Gachon, deux coupes en souvenir de leur belle tenue à leur premier Six jours déroulé au Forum, le mois passé, ainsi qu’à Louis Gachon, une coupe, emblème du championnat amateur du Canada de deux milles, gagnée à Ottawa, le jour d : lu fête du Travail.Ces coupes furent présentées par le prési-i.eul du club Quilicot, Dr René Do-i! ont, :rux grands applaudissements des personnes présentes qui enton-'"lit le refrain populaire: "Il u gagné ses épaulettes,” etc.Le représentant de la Canadian Wheelmen, André Descart, fit une longue allocution, félicitant tous ceux qui ont répondu à l’appel du club Quilicot, pour témoigner leur enthousiasme pour les port de la bicyclette el encourager nos jeunes athlètes canadiens-français, qui font dignement honneur à notre race.A.Salette, un vétéran de la pédale, se dit fier du succès obtenu par le club Quilicot.11 avoue, toutefois, qu’il fut quelque peu surpris de la belle performance de Laurent Gadou et de Pierre Gachon, qui en étaient tous deux à leur début dans une telle épreuve et.malgré tout, ont brillé fortement.Tout en félicitant ces jeunes, il ajoute qu’il ne faut pas oublier ceux qui sont la cause de leur avancement.En effet, il reconnaît en Louis Quilicot un maître dans l’art de faire des prodiges avec des jeunes athlètes sérieux.Il mérite des remerciements pour tous les efforts et sacrifices qu’il fait pour le progrès du cyclisme dans notre métropole.Terminant, il souhaite qu’aux prochains Six Jours il y ait une équipe montréalaise et une autre, représentant la Province de Québec.Avant de prendre son siège il fait remarquer qu’il regrette l’absence du champion canadien-français Henri Lepage, retenu chez lui par une légère grippe.Ce dernier aurait certainement brillé plus vivement, s’il avait eu "un meilleur partenaire, au lieu d’un convalescent comme équipier.Peut-être qu’à la prochaine occasion la guigne qui semble le poursuivre ne se fera plus sentir.Il éprouva trois déceptions consécutives, lors des trois Six Jours montréalais.Henri Van der Auvera, beau-père de Pierre et Louis Gachon, se dit ensuite très heureux du succès remporté par ses deux brillants cyclistes.Adressèrent aussi quelques mots: Louis Quilicot, J.-A.Forest, Roméo Dorval, Armand Hé-neault, Jean Obry, Stanley Vachon et Paul Bernier.Le tirage du club Quilicot favorisa Eugène Latreille et Maurice Catton, porteurs des numéros 74 et 18.Tous ceux présents purent ensuite être témoins d’une représentation cinématographique très intéressante.Robert Alaterre fit dérouler les films de la course Trois-Rivières à Montréal et de la (’ourse annuelle des Vétérans.Puis tous retournèrent à leur foyer, emportant un doux souvenir de cette agréable soirée.La boxe au Ste - Brigide 1 de boxe de demain qui commencera à 8 h.15 pour se terminer avant 11 heures: 112 lbs: P.Hitchison, M.A.A.A., vs T.Bergamo, Ste-Brigide.E.Paquette,«fl P.Villeray, vs G.Gregersen, Belding-Corticelii.118 lbs: R.Martin, “Y” vs J.Con-lin, Black Watch, A.Jones, C.N.R., vs R.Comtois, Ste-Brigide, A.Martin, Ste-Brigide, vs L.Phillips, Y.M.H.A.126 lbs; J.Keller, Belding Corti-cclli, vs A.Dunn, Préf.A.C.130 lbs: M.Morgan, Y.M.H.A., vs A.Miller, Ste-Brigide, E.Deguire, Ste-Brigide, vs P.Raspmussen, Belding Corticelli, J.Rowan, Ste-Brigide, vs P.Mecteau, M.A.A.À.135 lbs: J.Pope, Beld.Corticelli, vs A.MacLachlan, V.B.C.140 lbs: J.Fox, Black Watch, vs L.Mcloche, M.A.A.A., A.Monjeau, C.P.Villeray, vs R.Dufour, Ste-Bri-fiide.Dans la ligue des Brasseries Les joutes disputées dans la Ligue de Quilles des Brasseries ont donné les résultats suivants: Dow Gap .709 736 733 DAWES NOIR Beauchamp .133 162 124— 419 Lachance .1H) 135 171— 4/6 Vachon .195 .— 10a Sicotte .152 179 116— 447 Cari .159 188 163— 501 Duplessis.156 129— 285 Totaux .710 820 703—2233 Dawes Noir gagne 2 parties.DAWES VERT Turner .137 121 119— 377 Jenkevire .177 129 128— 434 Deneault .164 157 152— 473 Callan .105 129 132— 366 Graham .169 167 128— 464 -2114 Totaux .752 703 659 GARAGE Déchantai .109 110 167— 386 Du bue .102 105 97— 304 Gingras .146 136 136—- 428 Dagenais .177 141 124— 442 Casette .126 96 138— 396 Totaux .696 588 662— Dawes Vert gagne 2 parties, • DOW CROWN STOUT Tardy .155 105 112- Déry .148 118 154— McCoughan .119 152 142- Couillard .117 107 105— Jarry .127 109 80- -1956 372 420 413 329 316 UN TYPE DE PERFECTION mi 20 pour 25e.12 “ 15c.et en boîtei métalliques de 50 fM?Collectionnez !«i "Maine «U Foktr” DIXIE La Cigarette Supérieure Une 3)QW ou deux chasse les bleus! -1850 BIERE OLD STOCK Brasserie Dow, Montréal Bermingham.Norton .Dorais .Migneault ., Rose .Totaux Gingras , Blais .Deisjairdins .Damphousse.DesauteLs .150 180 154-154 114 133 152 220 177-170 173 162-191 191 183- 484 - 401 - 549 - 505 - 565 Totaux .666 591 593 DAWES KINGSBEER Dubois .122 117 186— 425! Boucher .108 118 131— 357 ! y Clarke .103 120 122— 345 t Guertin .126 144 125— 394 Caselli .138 122 144— 404 ya
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