Le devoir, 12 novembre 1930, mercredi 12 novembre 1930
Volume XXI — No 262 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.0t’ E.* *Unis et Empire Britannique .8.0C UNION POSTALE.10.0T Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Dlrecteuc: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, mere.TZ novembre 193C TROIS S oTTs LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .m .HArbour 3679 Gérant : .HArbour 4897 Encore l’ouverture de la rue de Berri Li ne se passe guère de jour qui ne nous fasse regretter l’absence d’une commission d’urbanisme.Parce que cette commission est inexistante, la ville continue de se développer au hasard, les améliorations, de se faire sans but et sans plan déterminé.L’affaire de la rue de Berri et le projet de déplacement du marché central sont de nouvelles preuves de cet état de choses.ff.%.* Nous avons parlé déjà des deux questions; mais il est opportun de revenir sur la première, puisque le conseil, à sa séance d’hier, a décidé, après une assemblée houleuse, l’achat de la propriété des Frères de la Charité connue sous le nom d’Ecole de réforme.Cette transaction a été brusquée, ce qui, aux yeux des éche-vins qui ont favorisé naguère l’achat de la Montreal Water and Power, paraissait aussi condamnable que la fameuse séance du 14 février 1926.Cette prétendue analogie n’existe pas en réalité.Il n’a pas fallu, hier, suspendre tous les règlements du conseil; l’affaire ne s’est pas transigée à l’unanimité des conseillers présents; il en était question depuis plusieurs semaines dans les journaux; personne n’oserait comparer les vendeurs une communauté honorable, propriétaire depuis des années des terrains qu’elle cède — aux vendeurs-champignons, surgis au moment psychologique, de la Montreal Water.Il ne faut pas laisser les légep-des s’établir.La somme en jeu ne se compare pas, non plus, et il est évident que dans le cas présent la vente des résidus et la recette des impôts sur des immeubles jusqu’ici exemptés doivent compenser les déboursés actuels dans une très large mesure.Ce que nous condamnons surtout dans cette affaire, c’est qu’elle n’atteigne pas totalement le but proposé: la rue de Berri ne sera pas ouverte en entier.Il faudra dépenser encore des milliers et des centaines de milliers de dollars pour y parvenir.Le bouchon entre les rues Sherbrooke et Ontario subsiste.Par ailleurs, l’amélioration actuelle ne sera d’aucune utilité aux propriétaires de domiciles rue Sherbrooke, par exemple, et rien ne dit qu’ils ne seront pas appelés à en payer le coût.En somme, ce qu’il faudrait, c’est mettre de l’ordre ici.Quand une amélioration est d’intérêt général, il est évident qu’elle est utile, qu’il faut la faire; mais dans ce cas, elle doit Être portée par l’ensemble des contribuables; si elle est d’intérêt purement local, elle ne doit se faire que sur la demande expresse d’au moins les trois quarts en nombre et en valeur des propriétaires appelés à payer les pots cassés.9k Mais ce classement ne peut se faire sagement que par une commission qui a le temps et les moyens à sa disposition pour prendre tous les renseignements nécessaires.En somme, une amélioration comme celle de la rue de Berri ne pourrait être sagement décrétée que quand nous aurons un plan d’ensemble.Et ce qui est vrai de la rue de Berri l’est aussi de la question de rétablissement des marchés.• Nous ne condamnons pas l’ouverture de la rue de Berri réclamée par le commerce de l’est, qui n’a jamais été gâté juS-qu’ici, sauf, peut-être, par nous; mais ce que nous désirons, c’est que l’on procède avec méthode.Il est donc urgent que le conseil utilise tous les pouvoirs que lui confère la charte pour nommer une commission d’urbanisme ou une commission équivalente.Il paraît que la commission d’urbanisme ou d’embellissement a été abolie dans la charte, du temps même de M.Brodeur; mais la commission technique pourrait jouer le même rôle à toutes fins pratiques.La formation de cette commission technique a été annoncée récemment par le maire; raison de plus pour qu’on ne tarde pas à la constituer.* * * II existe peut-être de l’urgence de la formation de cette commission une autre raison plus importante que celles que nous venons d’énumérer.M.Trépanier y faisait allusion hier.Il est entendu que le tramway doit amorcer prochainement avec les autorités municipales la question de la construction des souterrains.Quel sera le tracé de ces souterrains?Si on ne veut voir la répétition de l’aventure du C.N.R.où la ville a été prise sans vert il est indispensable — qui ne le voit?— de constituer cette commission.Certains conseillers pourraient croire qu’un corps ainsi constitué, with teeth in it, avec des pouvoirs, constituerait un empiétement sur leurs prérogatives; mais les contribuables se soucient moins de conserver les prérogatives du conseil que les intérêts de la ville.Des séances disgracieuses comme celle d’hier ne prouvent-elle pas surabondamment que le conseil, dès lors qu’il comporte une opposition vigoureuse, est incapable de tout travail sérieux?Quand il n’y a pas d’opposition, les résultats ne sont pas toujours supérieurs.La touchante unanimité de la séance du 14 février 1926 nous a enseigné à nous méfier toujours des baisers Lamourette.Louis DUPIRE L’actualité Navigation Le dernier grand transatlantique va quitter Montréal le 28 novembre.Ensuite, ce sera, pour les compagnies de paquebots à passagers, l’hiver, jusqu’à la fin d’avril prochain.Serait-ce à dire que la navigation sera close, sur le fleuve Saint-Laurent?Pas tout de suite.Des cargos iront, viendront, pendant deux ou trois semaines, marchant de jour, jetant l'ancre pour la nuit; car la formation des glaces, au fur et A mesure que le froid de l’hiver tout proche se fera sentir, obligera le personnel du service du chenal A lever les bouées lumineuses pour éviter qu’elles ne partent A la dérive, A les remplacer par des bouées de fortune, longues pièces de bois dont l’extrémtté inférieure est ancrée au fond du fleuve, tandis que la supérieure dépasse de quelques pieds la surface de l’eau.Un à un, les derniers cargos partiront, — cette année moins nombreux qu’il g i deux ans.par suite de la rareté des cargaisons de blé A destination d'Europe.L'oisiveté fondra sur le port; tes quais seront déserts, les entrepôts se cloront, le camionnage lourd cessera presque, les débardeurs seront démobilisés.U ne restera dans cette partie de la ville basse que de rares équipes de manoeuvres utilisées aux réfections impossibles à faire sauf pendant U chômage de l’hiver, et des gardes qui feront patrouille autour des magasins et des élévateurs.Sur les bassins et dans le port, entre tes quais, les glaces se formeront.Plus de roups de sifflets rauques, de hurlements de sirènes, d’appels stridents de navires aux portes du canal; de la neige swr tout et partout, le sommeil, la léthargie du commerce maritime.Tandis que de Québec à Montréal l'hiver vaincra pour quelques mois le géant fluvial et le tiendra captif, de Québec au golfe quelques navires continueront pendant une ou deux semaines de naviguer.Dangereuse entreprise que celle de conduire, de diriger un vapeur à travers vents du nord-est ou du nord-ouest, ou du nord, dans la brume, te brouillard, tes tempêtes de neige, à cette dure saison, inclé-mente et qui met au transport maritime plus d’obstacles que jamais: champs de glaces déjà formés et A la dérive, poussés par les marées et les vents, absence de bouées el de points de repère, de bateaux-phares, etc.Seuls, pendant quelques semaines, les phares stationnaires vissés aux flancs des caps, on sur les pointes des Iles, on encore sur de solides assises ancrées an fond sous-marin, agitent, dans la nuit de décemlÆe, leurs doigts lumineux et qui font le tour de l’horizon, ou pointent le danger.Des pilotes, des murins ont perdu la vie, A cette époque de Tannée, dans des naufra- ges ou des abordages; d’autres sont disparus mystérieusement, dont on n’a jamais retrouvé les cadavres, déchiquetés par les glaces, emportés vers le golfe par des banquises, au fil de T eau.Et puis, de Québec à Gaspé, à Sainte-Anne-des-Monts, aux Sept-lles, A Godbout, il y a chaque fin d'automne les goélettes à moteurs, les bateaux à voile occupés au transport des dernières charges de provisions pour de petits villages que n’atteint pas le chemin de fer et qui se font des réserves pour passer l’hiver: sacs de farine, barriques de lard, poches de pois et de fèves, balles de foin pour les rares chevaux ayant survécu à la poussée de.l’auto et les quelques vaches qui donneront dans ces postes éloignés un lait maigre, pour les enfants tard venus.Ces goélettes et ces bateaux prendront des jours et des jours à se rendre à destination, où ce sera l’arrivée sous un vent glacial, le pont chargé d’autant de tonnes de glace attachée aux borda-ges, aux cordages et à ta coque qu'il peut y avoir de tonnage de cargaison à bord.Il aura fallu naviguer contre vents et marées, s’abriter vaille que vaille contre une tempête de deux ou trois jours derrière l’épaule d’un cap désolé, dont te roc troue le sol balayé par le saouest ou te nordet; débloquer les poulies pleines de neige on d’eau glacée en frâsil; grelotter sous des vêtements alourdis d’humidité, exposer dix fois, vingt fois te jour sa vie pour éviter le naufrage sur une batture sournoise, sur un banc de sable traître, vers lesquels le vent, la marée poussent la coque cuirassée de glaçons et lourde à la manoeuvre, qui ne répond plus au gou-' ver nail.De ces caboteurs audacieux, secoués par la mer furieuse, parfois on n'a plus aucune nouvelle.Ils ont pris le large, un matin, de Québec, an commencement du baissant.On les a vus disparaître derrière la Pointe-Lévis, passer au ras de Saint-Michel, descendre derrière Tile aux Grues, s’en aller, Imites voiles dehors.au large des Piliers.Des navigateurs retraités affirment les avoir devinés entre les Pèlerins et la terre ferme, un soir que le vent de nord soufflait à déraciner les clochers.Des vieux racontent avoir aperçu, le lendemain, par un jour glacial, sous un vent effroyable, une goélette, à ia cape, demi-démâtèe et fuyant devant la tempête.Une | bourrasque de neige est venue bar-; rer l’horizon, ils n’ont pluiT rien vu, personne n’a plus rien vu.Une méchante chaloupe trouvée vide sur une des Biquettes, une coque défoncée le printemps suivant, dans une anse déserte de la côte nord.Mers de décembre dans le golfe, mers qui font tes veuves et les orphelins.Pierre KIROUL Bloc-notes A Londres La conférence impériale s’achève à peine, elle n’est pas même encore terminée, que s’ouvre la conférence des Indes.Les hommes d’Etat anglais ont de la besogne! Deux petits faits, que rapprochent les dépêches de ce matin, suffiraient à le démontrer.A midi, M.Ramsay MacDonald devra rencontrer les membres de la Conférence indienne, mais il aura dû auparavant présider, au cours de l’avant-midi, une réunion des premiers ministres des Dominions.Rappelons que les deux conférences sont, comme l’on sait, de caractère bien différent.La conférence impériale réunissait des chefs de gouvernement, la conférence indienne, avec les princes indiens et le chef du gouvernement anglais, groupe des hommes politiques qui n’exercent pas de fonctions exécutives.L’Angleterre y sera représentée par des hommes de tous les partis, les Etats autonomes de l’Inde par 16 délégués y compris des princes régnants, l’Inde anglaise proprement dite par 57 délégués appartenant aux divers groupes politiques, ethniques et religieux.On multiplie déjà, autour de cette conférence, prophéties et pronostics.Certains y voient le berceau des futurs Etats-Unis des Indes.Mais tous reconnaissent, il est impossible du reste de ne le pas voir, que le point sombre en toute l’affaire, c’est l’absence de représentants du congrès pan-indien.Que vaudront, comme efficacité, des décisions prises par un corps où ne figurent point les hommes qui, à l’heure actuelle, paraissent tout de même représenter un puissant courant d’opinion aux Indes?Seulement, il faut ajouter que Rome ne n’est point bâtie en un jour, que les grandes évolutions politiques ne sont pas choses d'un moment et que la conférence de Londres aidera peut-être à préparer le terrain où pourront se rencontrer demain les hommes qui aujourd’hui paraissent fort éloignés les uns des autres.Une dépêche nous a déjà dit qu'on avait été un peu surpris, en certains milieux anglais, de la vivacité dos opinions autonomistes de quelques-uns des délégués qui sont présentement à Londres.Bonne besogne Notons, en marge du congrès de TUnion catholique des cultivateurs, qui siège aujourd'hui à Ottébec, le prochain congrès des cultivateurs Nos enquêtes Le refuge Meurling Une belle pièce de machinerie miséricordieuse - Comment les réfugiés sont reçus, accueillis, traités - Des gens de tous les âges et de toutes les races — Des vétérans de la guerre • (Par Emile BENOIST) Un triste soir d’octobre, vers cinq heures.Une bruine maussade enveloppe la ville de son humidité.Les lampadaires municipaux ont des reflets jaunâtres qui ondulent sur l’asphalte montréalais.Par tous ses gratte-ciel et tous ses édifices, le quartier des affaires dégorge ses populations d'employés qui frissonnent rien que d’avoir mis le nez dehors par un temps pareil.Les cols des paletots et des manteaux se relèvent! A l’abri des auvents qui s’offrent, cette humanité frileuse attend avec patience et même résignation que survienne le tram qui ne sera pas ar-chicomplet.Il s’agira ensuite de l’atteindre, ce tram, par des prodiges d’audace et d’habileté, à travers un grouillement d’autos qui patinent sur le pavé gluant.Mais le Montréalais est habitué à tout cela.En tant que piéton, il ne considère plus comme une tentative de suicide le fait d'entreprendre la traversée de la moitié d’une rue.Ces gens qui attendent sous la pluie — la majorité d’entre eux ayant par bonheur échappé à l’écrabouillement — retrouveront tout de même tantôt la chaleur familiale du foyer.Le même soir, rue du Champ-de-Mars, à la même heure, cent et même deux cents hommes sont déjà à la file, trois ou quatre de front.Pendant une heure et demie encore ils doivent attendre, sous la pluie glacée, que s’ouvre la porte du gîte qu’ils cherchent pour la nuit.Jusqu’à l’heure d'ouverture leur troupe se sera grossie.Ils étaient cent, deux cents; ils sont maintenant sept cents et même davantage.Les derniers venus, n’étant pas du tout certains d’être admis, ne se mettent pas dans le rang.Pour éviter l’averse ils s’en- franco-ontarlens, qui se tiendra à Ottawa lundi proehain.L’Union des cultivateurs franco-ontariens, est née de l’esprit d’ini-‘tive, des observations faites et I des relations créées par l’Associa-I lion d’Education.Celle-ci, au cours de sa longue 'lutte pour la liberté scolaire de la minorité, était venue en contact avec tous les groupes; elle avait pu se rendre compte, non seulement de leur situation au point de vue scolaire, mais de leurs conditions économiques.Et elle s’était rendu comptf aussi qu’il y avait beaucoup à faire de ce côté.Aussi, dès que les circonstances le lui permirent, provoqua-t-elle la réunion du grand congrès agricole d’où devait naître l’Union.Celle-ci, ainsi que l’indique la réunion de lundi, poursuit sa besogne.C’est une bonne besogne! Tout ce qu’elle fait pour aider les cultivateurs à rester sur leurs terres, à améliorer leur situation, est autant de fait, non seulement pour eux, mais pour le pays tout entier.$9,560,791 Une dépêche spéciale à la Gazette de ce matin annonce que les profits commerciaux de la Commission des liqueurs seront cette année de $9,560,791, l’année la plus considérable de toute son histoire — the biggest year in the history of the Commission.Si l’on n’envisage la question que du point de vue chiffres, ou même du point de vue de l’emploi qui pourra être fait de ce pactole, on peut être enclin à se réjouir de cette ascension des profits de la Commission; mais, si l’on regarde la situation d’un autre point de vue, les réflexions sont moins gaies.Car cette hausse des profits correspond à une hausse de la consommation; et l’on a beau, en celle-ci, faire aussi large que possible la part de nos visiteurs, il reste que la quarantaine de millions de dépenses à laquelle doivent correspondre les bénéfices de la Commission, c’est tout de même une chose énorme — et inquiétante.Nous aurons l’occasion d’y revenir quand on publiera à ce propos des chiffres détaillés.La '‘Question des Ecoles du Manitoba” Les hommes de cinquante ans en pnt-ils entendu parler de cette “question des Ecoles du Manitoba?’’ Pendant une pleine décade, elle a figuré dans tous les débats politiques, —- ce qui ne veut pas dire, malheureusement, que le public d’alors en a mieux connu les tenants el aboutissants.Pour les jeunes d'aujourd'hui, c’est probablement un souvenir aux contours assez imprécis.M, l’abbé Groulx, dans s» série d'études sur les luttes scolaires des minorités, devait aborder, du point de vue de l’histoire, ee débat qui fut si passionné.En deux conférences, il tracera les origines et les progrès de celte grande crise.Le premier de ces cours aura lieu demain.On fera bien de ne pas l’oublier.O.H.fouissent dans les encoignures du voisinage, sous le porche d’une taverne voisine, dans l’obscurité d’une porte cochère.On en voit qui mordent goulûment à un quignon de pain.Dix d’entre eux se précipitent pour ramasser le mégot de cigare ou de cigarette qu’un passant, vient de jeter.Ce serait cruel de dire que les cols des paletots sont relevés car trop d’entre eux n’ont pas de paletots.Les riches dans cette bande de miséreux ont des paletots miteux et trop légers pour la saison; les moins riches, des vestons troués aux coudes; quelques-uns n’ont qu’un tricot de laine.Ils attendent qu’une porte leur soit ouverte.C’est la troupe de la grande misère urbaine montréalaise, ce sont les réfugiés de Meurling.Je les ai vus, ces pauvres gens, attendre sous la pluie, mordre à un quignon de pain, ramasser un bout de cigarette que je n’aurais pas dû fumer, rue du Chatnp-de-Mars, à cinq heures, un soir du mois d’octobre de cette année.Les miséreux observent des choses qui nous semblent indifférentes.Le spectacle du malheur n’a rien de réjouissant — si je suis allé le voir, ce n’est pas du tout par plaisir mais parce que je considère qu’il convient que le public sache les misères qui existent et qu’il ne connaît pas, des misères que des oeuvres d’initiative publique et d’initiative privée s’efforcent de soulager mais sans que le public s’en doute.Pour finir l’histoire de mon mégot, je l’avais jeté machinalement, sans aucune espèce de raison, parce que je n’avais plus l’envie de griller une cigarette.Le spectacle pitoyable de la misère m’occupait suffisamment.Un grand jeune homme blond — il ne doit paS avoir trente ans — s'est précipité pour le saisir.Y étant parvenu, il souleva sa casquette en disant: Half smoked, thank you, sir.* * * A 6 heures 30j Meurling ouvre ses portes.C’est une belle machine d’hospitalisation qui fonctionne sans la moindre anicroche.Pourquoi ne pas ouvrir plus tôt, au lieu de laisser les indigents au froid et parfois à la pluie?C’est que l’administration d'une maison de ce genre doit compter avec certaines nécessités.Il faut nettoyer, écurer, ventiler les salles où 700 personries ont passé la nuit précédente, attendre que la lingerie et la literie, blanchies et désinfectées au cours de la journée, soient prêtes à; servir de nouveau.Organisé comme il l’est — et c’est la seule façon ' recommandable — le refuge Meurling ne peut admettre des réfugiés | sans les désinfecter tout de suite, sans désinfecter leurs vêtements, ' sans les soumettre d’abord à l’inspection médicale.Au vrai tout cela pourrait se faire un peu plus tôt.Mais en recevant des réfugiés à 5 heures de l’après-midi, par exemple, on ne pourrait les mettre tout de suite en dortoirs.Il faudrait des salles pour les abriter et dans ces salles une surveillance convenable.Le refuge Meurling, qui est pourtant j l’une des plus grandes institutions | du genre, si parfaite que soit son j organisation, est trop exigu pour offrir cette hospitalité.Il admet ses réfugiés dès six heures et demie; les premiers se couchent vers sept heures et les derniers, avant neuf heures.Les réfugiés entrent par théories de 177.Ce nombre n’est pas arbitraire.C’est que le refuge comprend deux dortoirs de 354 lits, des lits à deux étages, et 2 fois 177 font 354.Les vieux couchent en bas et les jeunes en haut.On fait d’abord entrer 177 vieux — l’agent de police qui est de faction à la porte classe évidemment les gens au jugé — et quand les vieux sont lavés, désinfectés, qu’ils ont subi l’inspection du médecin, qu’ils ont j mangé leur morceau de pain qu’ac- [ compagne un bol de café, ils s’en vont aux dortoirs où ils occupent les lits du bas.Un groupe de 177 jeunes, qui coucheront dans les lils du haut, est admis.Puis c’est un j deuxième contingent de vieux et un deuxième contingent de jeunes.Le classement des vieux et des jeunes se fait dans la rue, sans aucune espèce de difficulté.Les hu-hitudinaires de Meurling font, chaque soir, l’éducation des nouvelles recrues du refuge.La première partie de la colonne des sans-abri, ce sont des vieux; puis il y a un contingent de jeunes, suivi d’un contingent de vieux et l’arrière-garde est composée de 177 jeunes.Il arrive que l’arrière-garde soit plus nombreuse.Dans re cas-là, le refuge doit refuser des clients.Il les envoie dans les postes de police, principalement au poste central, qui se trouve tout près.Ce qui étonne, c’est que Meurling abrite tant de jeunes, cette année surtout.La moyenne d’âge des réfugiés, n’est pas élevée, 43 ans, ce qui veut dire que s’il y en a de très vieux, il y en a aussi tie très jeunes, des garçons de 10, 17 et 18 ans.Ces derniers sont pour la plupart des immigrés.Mais ce sout là des considéra- George Y préside l’ouverture de la conférence indienne La cérémonie s’est déroulée dans la galerie royale de la Chambre des lords, en présence de 86 délégués - M.Ramsay MacDonald présidera les délibérations LONDRES, 12.(S.P.A.) — Le Roi a inauguré aujourd'hui la conférence en table ronde sur la question du statut des Indes.Quatre-vingt-six délégués, dont soixante-treize viennent des Indes, étaient présents dans la galerie royale ’de la Chambre des lords, pour écouter l’allocution inaugurale de Sa Majesté.Dans cette allocution, le Roi a souligné l’extrême importance de l’objet de la conférence et a formulé ses voeux de succès.Les paroles de Sa N/.ajesté ont été irradiées.Après l’allocution royale, le maharajah de Patiala, prince régnant du Punjab et chancelier de la Chambre des princes, a proposé le premier ministre Ramsay MacDonald comme président de la conférence.Ayant accepté, M.MacDonald a d abord demandé à l’assemblée l’autorisation de remercier le Roi au nom des délégués et de remercier la Reine pour l’hospitalité quelle accorde aux femmes des délégués indiens.Le premier ministre a ensuite parlé du problème que la conférence cherchera à résoudre.?lions que nous pourrons faire plus tard.Voyons le défilé des gueux à mesure qu’ils entrent au refuge.tfe Clopin dopant, s’aidant d’une béquille et parfois de deux, éclopés, toussoteux, le premier contingent des vieux pousse des soupirs de satisfaction en pénétrant dans la salle de réception.Ils sont enfin au chaud.Cette machine de miséricorde municipale qu’est Meurling n’attend pas cependant.Il y a d’ailleurs assez d’autres miséreux qui attendent dehors.Les premiers entrés sont happés tout de suite par l’engrenage de la charité officielle.Un premier guichet: chacun doit énumérer son nom, son prénom, ses titres et ses qualités, fournir certaines informations.L’enquête n’est d’ailleurs pas indiscrète et le fonctionnaire enregistre les déclarations qui lui sont faites.Certains réfugiés sont tellement faits à cette routine que le fonctionnaire n’a fias le temps de leur poser les questions de formalité; ils ont déjà répondu; Un tel, tel âge, tel métier, telle origine, etc.C’est-à-dire que Meurling a ses habitués, des gens qui couchent la 365 jours par année.11 en est cependant qui viennent pour la première fois.Us ne savent comment s’y prendre.Us seraient prêts à faire une confession générale et voudraient expliquer comment il se fait qu’ils en sont à ce point de dénuement.La machine miséricordieuse, à cause sans doute de ceux qui attendent dehors, n’a pas le temps de s’arrêter à tant de détails: le nom, l’âge, l’adresse, le métier, etc?L’engrenage ne s’arrête pas.Un réfugié à la minute et même à la demi-minute.Chacun reçoit ses trois jetons et passe au deuxième guichet.Au premier guichet, les réfugiés n’ont même pas le temps de dire merci.Ils passent.Le deuxième guichet est desservi par deux fonctionnaires, l’un qui reçoit et l’autre qui perquisitionne.Pour celui qui n’en a pas l’habitude, c’est au deuxième guichet que la visite de Meurling lui donne un vrai serrement de coeur.Le réfugié remet alors à l’un des fonctionnaires ce qu’il a dans scs poches — toute sa fortune — et l’autre fonctionnaire perquisitionne prestement.Il n'y a rien de m*I-veillant dans cette manoeuvre: ce fonctionnaire est là pour perquisitionner, il perquisitionne.Il accomplit son devoir, un devoir nécessaire.Sait-on jamais ce qu’un individu qui a recours au refuge municipal peut avoir dans sa poche?Mais cette cérémonie a tout de même quelque chose de très pitoyable.Il est humiliant de demander et d’accepter la charité; c'est presque dégradant que de si faire perquisitionner.J’ai entendu des réfugiés de Meurling — des habitués, sans doute — dire merci après cette cérémonie.Qu’est-ce que des réfugiés de Meurling peuvent bien déposer ainsi dans les enveloppes du refuge municipal?Dans presque chaque cas, il y a une pipe et mie blague à tabac.Souvent c’est la seule for-lune du réfugié.Certains ont de la paperasse, qui n’est d’ailleurs pas examinée, des lettres, des photographies, un ou deux magazines, des lunettes, un rasoir, un morceau de savon, un livre, un peigne.Ceux qui ont un peigne le gardent généralement, ce qu’on leur permet de faire.A propos des hahitudinaires du refuge, j’ai entendu l’un d’eux, au premier guichet, qui avait fourni toutes les explications nécessaires avant que le fonctionnaire lui ait posé une seule question: So, 63, single, Ireland, etc.Les informations fournies correspondaient exactement à l’ordre des colonnes que le fonctionnaire avait à remplir pour établir sa statistique.Ce genre de réfugié est évidemment le moins intéressant.C’est un individu qui, sans aucun espèce d’amour propre ou de respect humain, considère que la société doit le faire vivre.Au même guichet, un individu se présente, à peu près cinquante ans.ii ne parle pas le français et ne bredouille que quelques mots d’anglais.En guise de réponse aux questions qui lui sont faites, ii présente un passeport qui semble très en règle ou qui l’était parce que ce passeport remonte à la Itujsie du temps de feu Nicolas III.Des Slaves et des Scandinaves n’ont pas de passeports et certains d’entre eux ont des noms si difficiles à orthographier qu’ils doivent les dessiner à la demande du fonctionnaire du premier guichet.Les réfugiés descendent au sous-sol où ils se dépouillent de leurs vêtements, qui sont envoyés immédiatement à la fumigation.Ce n’est pas sans besoin car on a l’impression que certaines dépouilles marcheraient tant elles doivent être garnies de vermine.Les chaussures et les coiffures ne vont pas à la fumigation, ce qui pourrait les endommager, si l'on peut dire.Le surintendant du refuge, M.Arthur Valiquette, me dii que le préposé aux casiers des coiffures et des chaussures est un habitué du refuge depuis plus de dix ans.Il n’a jamais mêlé deux paires de chaussures mais il n’a jamais eu l’idée qu’il pourrait gagner sa vie comme employé dans le vestiaire d’un hôtel.Les habitués de ce genre sont cependant l’exception et, en somme, ils rendent service au refuge en accomplissant certaines besognes.A l’inspection médicale, c’est là que je peux le mieux interroger les réfugiés.Le Dr Louis-Philippe Robert s’y prête d’ailleurs avec une bonne grâce admirable, attendu que mes observations resteront parfaitement anonymes.Peut-on dire que les réfugiés de Meurling soient en santé?Sur 707 réfugiés, le soir que j’ai visité l’institution, il y avait 114 malades que le docteur Robert a dû traiter, sans compter les impotents, les invalides, les éclopés, les amputés, les infirmes, les vieillards et aussi les malades dont la maladie n’était pas évidente.Un médecin qui voit passer des gens, ne peut tout de même pas deviner quels sont ceux qui sont malades quand la maladie n’est pas apparente et que ics gens ne se plaignent pas.La maladie la plus fréquente, c’est la gale.Certains réfugiés de Meurling en sont couverts du cou jusqu’aux genoux.Avant de les laisser monter au dortoir, le médecin les fait s’enduire d’ongnent ou de pommade.Les furonculeux sont aussi très nombreux et le badigeonnage d’iode s’impose dans leur cas en (Suite à la 2ème page) La musique Le Concert de Nazareth Je ne crois pas inutile de revenu sur le concert que les Aveugles de Nazareth donnent à la salle Wind )Or demain soir.Pendant que d» nomtbreuses oeuvres de charité, de; plus méritoires, n'ont d’autres res sources que de faire un tag-day Nazareth a recours à un moyer dans lequel il n'est plus passif mais actif.L’institution ne sc fi« pas sur son seul mérite, — et Diet sait qu’il est grand! — die offre en retour de ce qu’o» fait poui elle une des plus belles jouissances d'art qu’il soit possible de présenter.Nans doute, ceux qui ne voient dans la musique que le piédestal du virtuose, qu’une humble et souvent importune servante du moi encombrant, que la voix chez le chanteur el la prestigieuse technique chez l’instrumentiste, ne se satisfont-ils pas entièrement d’une musique présentée avec les seuls moyens d’une maison qui ne peut puiser que chez elle-même ses instrumentistes et ses chanteurs.Mais il y a, au-dessus de toutes les qualité de la voix ou des doigts, quelque chose qui fait la musique plus belle, et c’est le fini de (l’interprétation, son intelligence, la fusion d'éléments ordinaires en un tout parfait.Considérons les programmes qu’offre Nazareth; on y trouve chaque année des oeuvres qui effraieraient les ensembles les plus solides et à travers lesquelles cm bons chanteurs passent sans broncher, avec une élégance d’exécution stupéfiante.Au programme de cette année «’ajoute une attraction des plus Intéressantes avec let Chansons Canadiennes de M.Achille Fortier, et les oeuvres Inédités de M.Gabriel Cusson.Ceci devrait contribuer à remplit la saille Windsor le soir du con- Frédéric PELLETIER % I i i 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 12 NOVEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 262 Les conférences Bolchevisme contre catholicisme Le R.P.Pau! Doncoeur, S.J., a traité ce sujet hier soir, à la salle académique du Collège Sainte-Marie - Présidence du docteur J.-B.Prince -Remerciements de S.G.Mgr Villeneuve "Bolchevisme contre Catholicisme’*: tel est le sujet que le R.P.Paul Uoncoeur avait promis à ses admirateurs pour sa conférence d’adieu; tel est le sujet qu’il a m«-gnifiquememt développé hier soir au Gesù devant un des auditoires les plus brillants et les plus représentatifs que pouvait fournir Montréal.Comment faire revivre en un compte rendu cette éloquence toute d’énergie, où vibrent cependant une sensibilité frémissante, un enthousiasme ardent?Qui de nous pouvait se flatter de connaître quelque chose du bolchevisme?Le R.P.Doncoeur a fièrement campé le portrait de Lenine devant ses auditeurs: il a parlé de l’énergie indomptable, du travail acharné et de la passion de savoir de l'homme ¦qui a transformé la Russie.Nous soupçonnions déjà que le bochevisme n’était pas un mouvement révolutionnaire quelconque: voilà déjà treize ans qu'il tient et les dernières dépêches nous apportaient le récit de manifestations gigantesques, l’exposé d’entreprises colossales qui saisissaient notre imagination.Le Père Doncoeur nous a révélé hier soir dans le bolchevisme une puissance formidable, formidablement dangereuse, parce qu’elle s’appuie sur une pensée.Et il trouvait pour évoquer la puissance farouche de la machine bolcheviste des syllabes dures, des formules taillées comme en un bloc de pierre.Si nous voulons résister au bolchevisme qui est essentiellement doctrinaire — c’est la conclusion du R.P.Doncoeur — il faut lui opposer la pensée catholique et la rendre aussi et plus forte que a pensée bolcheviste.C’est en parlant de cette croisade pour vivifier notre doctrine catholique que le directeur des Eludées a donné libre cours à son éloquence, La conference s’achève en un cri de confiance en la puissance salvatrice de la doctrine catholique, en une évocation de la splendeur future du Canada, de la grandeur de sa mission catholique dans l’avenir, entrevues dans un éclair.Le Dr J.-B.PRINCE C’est le Dr J.-B.Prince qui a présenté |e conférencier aux centaines de personnes qui remplissaient la salle du collège Sainte-Marie et sc pressaient jusque dans 1 enceinte réservée aux membres et jusque sur le plateau.On ne présente pas, dit-il, un homme que les foules sont venues entendre, H sc contentera donc de te remercier.Depuis que des Français sont venus ici pour la première fois il y a quatre cents nous que de recevoir un de nos frères de France.Dans sa modeste consultation, il lui est arrivé bien des fois de voir entrer des hommes ou des femmes au visage ravagé: ce n’était pas l’âge pourtant qui avait creusé ces rides, c’était la souffrance, la souffrance physique et la souffrance morale.Nous qui portons souvent nos regards vers la France, il nous semble qu’elle a vieilli.Ce me sont pas les siècles qui se sont appesantis sur elle, c’est la souffrance qui lui a imprimé son sceau, la souffrance physique de la guerre, la souffrance morale des luttes qui l'agitent.Mais nous sommes convaincus que la France ne mourra pas: le bon Dieu en a besoin pour la diffusion de la Foi.Le R.P.Doncoeur Le Dr Prince avait parlé avec une émotion bien sentie.Le R.P.Doncoeur était visiblement ému lorsqu’il s’est levé pour prendre la parole.11 n’était venu que dans iin-térêt des Etudes, l’oeuvre d'apostolat doctrinal auquel il s’est consacré, mais la portée de son voyage s’est un peu élargie et il s’est fait de nombreux amis pendant son séjour au Canada.’’Ce pays sonne avant tout la sincérité du coeur, dit-il; votre parole, docteur, était simplement canadienne.” Forte du dévouement des meilleurs de ses enfants, forte de l’amitié canadienne, la France connaîtra encore de beaux jours.Avant d’aborder son sujet, le R.P.Doncoeur se réjouit de la coïncidence qui a voulu que que Le T.R.P.Gillet traite la vejlle même d’un sujet analogue au sien: il pourra ainsi s’appuyer sur sa Àoctrine et son autorité., Le R.P.Doncoeur se réjouit de la coïncidence qui a voulu que le P.Gillet traite la veille meme d un sujet analogue au sien: il pourra ainsi .s’appuyer sur sa doctrine et son autorité.Que le conflit des civilisations soit grave et urgent, commence-t-il c’est évident.Une incertitude s’est exprimée partout, même au Canada.Le matérialisme, comme une coulée boueuse, menace de tout submerger.On redoute un peu Par' tout l’anarchie.L’anarchie n est qu'une crise, elle n’est pas dangereuse.Il n’y a que C’archie , la “cratie”, qui soit forte.Le pouvoir qui surgirait de ce matérialisme ou de cette anarchie, c’est le bolchevisme qui le représente.Uom-prenons-nous toute l’étendue de cette menace?Nous commençons à tenter des défenses contre le bolchevisme.Quelles .défenses?Nous sentons que Avis de décès MAILLOUX — A 8t-Luc.comté St-Jesn, le 11 novembre 1930, décédé à 57 an».J™, E.Mailloux, époux d Efne6t'n® î^“n'e(> Funérailles le 14 novembre à 1 église pa-roiBsiale.Parents et ami» sont priés a y assister sans autre invitation.DE LORIMIER — A Prtccvllle.le 11 du courant, à l'ftge de 74 ans et hult mols.est décédée Victoria Ducharme, épouse de leu Emile de Lorimler.Les lunérallles auront lieu à Montréal.Jeudi le 13 novembre courant, à l'arrivée du train de Mont-Joli, a 9 b.10 a.m.Le convoi funèbre partira de la gare Bonaventure pour se rendre a 1 é-gllse Ste-Cunégonde, ou le service sera chanté, et de té au cimetière de la Côte des Neiges, Heu de la sépulture.premiere lois u y a quramc .u.yuci.co-— -¦uiv c’est tou murs un bonheur pour I |a propagande se fait, que la >*L*a- ____tion se propage.La premiere defense qui est apparue était inspirée par la crainte, par l’effroi d’un égoïste qui veut défendre son bien.Il est apparu ensuite à des apôtres qu’il fallait monter la garde autour des consciences ouvrières.Lette anlipropagande est nécessaire.Il nous faut prêter notre concours à ces oeuvres.Mais si nous ne faisons que cela, nous ne faisons rien.Le mal n’est pas dans les sphères intérieures, chez les masses qui auront toujours à souffrir.La bataille est avant tout d’ordre doctrinaire, il nous faut l’élever au-dessus des simples convoitises.Nécrologie Lenine La grande oeuvre architecturale des Soviets est le mausolée de Lénine.Le geste initial de cette grande existence a été accompli au moment où celui qui devait deve son irere avau vie uenuu la riart qu’il avait prise à un attentat conl ARCHAMBAULT - A Montréal.le lO.Mme veuve Aristide Archambault, née Ata- lllBE01NSe— A Sherbrooke, le 8, Valéda Bé- AJ«OFRle-?éA^lMot?Ueaî.le 9, à 72 i niumcu» uu wn*.|u.v.ans^M ^Joseph Bélanger, époux de Po- nir Lenine, en passant en rhéton niél'8 S&?!£entler; „ ,o a 52 ; due.en proie aux doutes, arracha 1.croix qu'il porl.it au cou ct cra-ri a oui nard, x .j cha dessus.Son pere venait de mou- broueur - A Montréal, le io « 9 ; j frère avait été pendu pour ans.Juliette Brodeur, fille de M.et Mme, ! > ., .—.» Matrlolre Brodeur., CADIEUX - A Montréal, le 10.A 19 ans.Germaine Cadieux, fille d'Emile Cadieux et Bernadette Gratton., .CHARTRAND — A Lachcnale, le 10, a 75 ~ J é 2ciIlCO iAVéV-CT»* V« AO*MW.v.— - DAOOST — A Montréal, le 10, A 87 ans, Mme Olivier Daoust, épouse d'Ol.vter Daoust.décédé., .DAOUST — A Ste-Martlne, le 10, A iS ans, Joseph Daoust, époux de Marie-Anne PrDESCHENES — A Ste-Héléne de Ksmou-raska.le 9, A 70 ans, Louis Deschênes, époux de Marie-Anna Gagnon, autrefois agent de chemin de fer.DESP4ROI8 A Montréal, le 10.A 86 ans, Mme veuve Narcisse Desparols.CERMINARA — A St-Je»n de Matha, le 10, A 61 ans, Dominique Cermtnara.époux de Céllna Souey., .„ , GIRARD — A Montréal, e 9, A 59 ans.Hormlsdas Girard, époux d Alice Cadieux^ GRATTON — A sa résidence, 2125 Blvd Décurie, le 10, A 87 ans, Fred Oratton LAMBERT — A Montréal, le U, A 75 ans, Dame Céllna Hudon dit Beaulieu, veuve de feu Octave Lambert._ .HURTUB1SE — A Alexandria, Ontario, le », A 41 ans.Oscar Hurtublse, époux de Léna Sabourin._ , „„ LABONTE — A Montréal, le 8.AJ!) an».Donat Labonté.époux de Berthe Thébert LAURENCE —• A Montréal, le 9.A 63 ans.Victor Laurence, époux de Céllna Bol- ^LORIOT — A Montréal, le 8.A 67 ans.Angêllne Plché.épouse de feu Herman ^UJSSIER — A Montréal, le 10, A 30 ans.Stanislas Lussier, époux de Germaine Car- d MASSE — A Chambly Bassin, le It, A 82 ans.Charles Massé.MICHAUD — A Montréal, le 10, A 74 ans.Valérie Landreville, épouse de Joseph MRICHARD — A Montréal, le 10 A 82 ans.Rosalie Larocque, épouse de Johnny R SENKCAL — A 8te-Thêrêse de Blaln-vllle.le 9, A 60 ans.Elvlna Dechatelet.épouse d'André Sénêcal.itrc le tsar.En sortant du collège, il tombe dans un milieu de fer- c.MAKirx.ni-'LJ — « .-.mentation intellectuelle.Il nous est 15 ans, Rose-de-Llma Biteu dit Desrochers, | (|iffjci!(e ,|t.nous faire une juste n^esér d'Wdoero! idée de cette -intelligentsia” russe • ——— as craint de recommander tout I spécialement cette pièce.En effet, tous les compagnons de M.Hébert sont d'avis que la repié-i sentation du ’Mirage” surpasse ! lout ce qu’ils ont préparé jusqu’à date, et ce n’est pas peu (lire si i l’on juge que depuis bientôt cinq ; ans ce groupe d’amateurs va de succès en succès et donne des représentations de plus en nlus préparées et dp plus en pin* belles.11 y aura répétition spéciale pour enfnnts, samedi après-midi, le 22 novembre, à 2 heures 15.L’on peut se procurer des billets en s’adressant au bureau des Anciens, nu sous-sol de TégiUse du fiesù.rue Bleury.Pour renseignements, téléphoner là I.Ancaster 4453, de 16 heures 3ù de IVtcnnt-midi à 6 heures du soir, sauf le dimanche., .(Communiqué) ne saurait en être bien fier — portent l’Union Jack en bleu ou en rouge sur leurs biceps ou sur leurs omoplates.Ces impressions, qui doivent être douloureuses, ont dû se faire dans un moment d’exaltation loyaliste.En passant chez le médecin, des réfugiés ont demandé — sans doute parce qu’ils étaient des habitués — des remèdes pour le rhume, la grippe, la constipation, le mal de gorge, etc.Le médecin ne leur refuse rien.Après l’examen médical, les réfugiés enfilent une robe de nuit sans aucun bouton, qui fait penser à la tunique romaine.L’impression est d’autant plus forte si l’on voit dans cette tenue un certain nombre de réfugiés en train d’absorber une tranche de pain avec une tasse de café.Ces gens attablés donnent une idée de ce que pouvait être une foule romaine dans les cirques, avec l’agitation en moins sans doute, car ici la foule n’est pas mouvante mais très calme.Elle est silencieuse.C’est dans le plus grand silence que les réfugiés passent du réfectoire aux dortoirs.Là-haut on leur laisse quelques Instants de liberté.Des groupes se forment autour des lits et l’on cause.Le refuge Meurling serait-il le dernier salon où l’on cause?En tout cas les réfugiés de Meurling ne eau* sent pas longtemps.la* couvre-feu survient de très bonne heure et chacun doit s’empresser de profiter de la charité sinon somnifère du moins hospitalière que leur procure la ville de Montréal.Emile BENOIST En passant M, le Rédacteur, Un soir que je Usais tranquillement mon journal au coin du feu-l’idée me vint de passer tout de suite au plus important, car vous savez, il y a bien des écrits qui encombrent notre intelligence plutôt que de la doter.La Parade de M.le Maire, annoncée en caractères très distincts attira mon attention.En voilà une histoire, il n*)) avait plus que le maire Monde dans tout Montréal qui n a-vait pas organisera parade.J’évoquais dans ma _ pense e une série d’athlètes masculins tous {dus beaux les uns que les autres, habillés à la Louis XV, se promenant dans les quartiers fashionnables de la métropole, proclamant partout à tue-tête les louanges et les honneurs dus à notre chef de I opposition.La politique est touiours pour beaucoup dans ces organisations publiques, aussi j’entendais pleuvoir les hourrahs de la foule enthousiaste.Je l’entendais même le proclamer premier ministre.Que de belles choses mon imagination avait inventées.Mais hélas! la folle du logis s’était aventurée trop loin .c’était tout simplement une promenade que Son Honneur avait organisée pour distraire nos constables montréalais de leur lourd travail monotone.Mais, comme, vous allez le voir, tous n’ont pas pris part à cette fête.Le soir même de cette fameuse parade, un individu fut poursuivi par la police.Ne pouvant l’atteindre, ce respectable représentant de la justice résolut de lui loger une balle dans la ïambe.Naturellement, la victime fut conduite à l’hôpital où l’attendaient des chirurgiens habiles et des personnes dévouées.Seulement, comme c’clail^ un homme fourbe et rusé, ont décida de laisser un gardien à son chevet, délicatesse fort appréciée de la part des autorités de l’hôpital.Je ne sais si c’était la fatigue d’une course suffocante ou l’odeur du chloroforme ou des médicaments qui se répand toujours dans l’atmosphère de ces établissements, toujours est-il que notre surveillant en question s’endormit à côté du patient.Celui-ci, ayant constaté que son gardien était rendu dans les bras de Morphie, prit la fuite tout simplement.Il aurait eu tort de se gêner!.Drôle de coïncidence, la parade étant justement faite dans le but de démontrer comment la ville élail bien protégée contre les bandits par des hommes forts et à leur devoir.Quelle ironie du sort!.Les autorités municipales ont jugé bon.dans leur sagesse, d’absoudre te coupable.Il serait peut-être utile de rechercher les causes de ce sommeil qui peut paraître étrange aux yeux de certaines gens.La fuite de ce bandit rapportait peut-être quelques billets a son surveillant?C’est bien plausible! J’admets aussi que je sommeil est quelquefois très itiffi-cite à combaltre.Mats qui vent arriver à une fin en prend les moyens.Croyez-vous qu’il n’y ait que les constables dans l’univers qui soient appelés A travailler plus que leur journée?Allez dans tes hôpitaux, ouvre: les yeux et vous verre: qu’il y a là des personnes possédant une santé beaucoup plus délicate et recevant un salaire beaucoup moindre, qui font du 24 rl même du 36 heures de service.Ne croyez pas que leur ouvrage n’est pas fatigant, seulement elles agissent consciencieusement, se réservant le droit de prendre un peu de repos quand on voudra bien leur en donner la liberté.Je sais que le personnel de ces mai- Soumissions de prix demandée) pour la construction de l’Ecoli Primaire Supérieure “Le Plateau’’, rue Panet, Fare LaFon tainc, D.C., (Lots P.121: quartier St-Jacques et P.113C quartier Ste-Marie La Commission des Ecoles cathollqua de Montréal recevra jusqu’à trois heuie: (3 hrs) vendredi le 21 novembre 1930.dei soumissions de prix pour les travaux di construction de l’Ecole Primaire Supérieure "Le Plateau" rue Panet, Parc Lapon-taine, D.C.(Lots P.1213 quartier St-Jac-quts et P.1136 quartier Ste-Marien ce.soumissions devront être scellées et adres sees à Monsieur Victor Doré, président gé néral.117 ouest, rue Ste-Catherlne - Eco if du Plateau), et devront porter en sus d( l’adresse les mots “Soumission, Ecole L» Plateau”.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque personnel du soumissionnaire au montant de VINGT-CINC MILLE DOLLARS ($25,000.00), certifié pal une banque canadienne à charte, payabh à l’ordre de la Commission des Ecolei catholiques de Montréal.Les travaux de construction de eetti école devront être terminés le 1er septembre 1931 Toute soumission non accompagnée d’ur tel chèque ou qui ne sera pas faite suivant les formules prescrites par la Commission et fournies par l'architecte ni sera pas considérée.Les soumissionnaires pourront consulte) les plans et devis pour ces travaux e1 s'en procurer des copies en s’adressan' au bureau de l’architecte Jean-Juller Perrault, 10 ouest, rue St-Jacques (Tél.i HArbour 8639) à partir de ce présent Jour La Commission des Ecoles catholique! de Montréal ne s'engage à accepter ni 1| plus basse ni aucune des soumissions reçues.LE SECRETAIRE: Jean Casgraln Montréal, ce 11 novembre 1930.TOUTES DEMANDES — Location», maisons, chambres, magasins, etc.—A vendre.Perdu.Trouvé, etc.— I sou le mot, minimum 25 sous.— La même annonce, un mol», remise de NAISSANCES.DECES, MESSES.REMERCIEMENTS — 50 sou» par insertion.CARNET MONDAIN, - etc.—$1.00 pat insertion.PETITES AFFICHES Tarif EMPLOI DEMANDE Dame et sa fille demandent emploi dans presbytère ou communauté.Téléphone: CLalrVal 2920.13-11-30 sons est fort critiqué, tant médecins que gardes-malades.On leui attribue même l’honneur de tuer les gens.Qui n’a jamais entendu cetU parole: "Ah! oui, si telle personne avait été mieux traitée, si telle autre avait en plus de soins ou encore, malheureusement, si on avail payé plus cher, elle ne serait pas morte’’.Depuis quand l'argent achète-t-il la vie?.Il faut vivre parmi les malades tant pauvres que riches pour voir de quelle manière on traite ces êtres souffrants.Je crois que le sort du médecin n'est pas toujours à envier.Ceux qui le condamnent seraient les premiers à battre en retraite en certains cas difficiles et pas payants du tout.Faites la part des rhoses: si vous demandez un médecin, à 2 h.du matin pour un cas, s'il est un peu impatient, songez qu'il a peut-être été 24 heures sans dormir et qu'il n'a pas craint de sc donner nu surcroit de fatigues pour venir soulager celte misère humaine.Vous objecterez peut-être qu'il est payé.Parfaitement, ne nagez-vous pas.vous aussi, les employés de la ville quoique indirectement! Vous donnent-ils touiours un service excellent?Puisqu’on a été si débonnaire vis-à-vis ce pauvre constable, soyez indulgents pour ceux qui se dévouent, qui passent leur vie à chercher 1rs moyens les plus efficaces pour soulager le plus rapidement possible ceux que la souffrance visite avec tant d’acharnement.MICHELLE I ALENDRIER Demain: JEUDI, 13 novembre 1330.Saint Stanislas de Kostka, confesseur.Lever du soleil, 6 h.SS.Coucher du soleil, 4 h.33.Lever de la lune, 11 h.20.Coucher de la lune, 1 h.40.Pleine Inné, le 6, a S h.34 m.du matin.Dernier quart, le 13, à 7 h.33 m.du matin.Nouvelle lune, le 20, à 5 h.27 m.du matin.Premier quart, le 28, à 1 h.21 m.du matin.VOLUME XXI — No LoL CEPNIf:*.»; HEURE Montréal, mercredi 12 nov.lîau LE DEVO Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press", de l’“A.B.C.” et de la “C.D.N.A." - DEMAIN - DOUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 40.Même date l'an dernier 48.Minimum aujourd'hui 20.Même date l'an dernier 38.BAROMETRE 10 heures a.m.30.M.11 heures a.m.30.48.Midi: 30.45.Chiffre* fournis par ta Maison M-R.de Meslé.1610 Sl-Denls.Montréal.Ouverture du congrès deru.C.C.Le R.P.Léon Lebel dit une messe solennelle ce matin, au Petit Séminaire de Québec — L’abbé Cyrille Gagnon prononce le sermon — M, Lalon-^Je proclame les vainqueurs du concours de propagande — L’Union compte 16,350 membres et 386 cercles Québec, 12 (D.N.C.) — Le congrès annuel de VUnion Çatholioue deg Cultivateurs s’est ouvert ce matin à la chapelle extérieure du Petit Séminaire.L’U.C.C.étant une association franchement catholique, il convenait que d’aussi importantes assises débutent au pied des autels.Une messe solennelle a été dite par le R.P.Léon Lebel, S.J., aumônier général de l’association, et un éloquent sermon de circonstance a été prononcé par M.l’abbé Cyrille jjagnon, directeur du Grand Séminaire.Son Excellence le lieutenant-gouverneur Carroll et le président de l’U.C.C., M.Àldéric Lalonde, occupaient des fauteuils à l’avant-nef.Mgr Larouche, de Chicoutimi, et Mgr Verrault, de l’Islet, ainsi qu’une cinquantaine de membres du clergé avaient pris place dans le choeur.Le drapeau de l’Association avait été installé en face du maître autel, dans le choeur et la coquette chapelle était brillamment illuminée.Un joli programme de chant a été rendu à l’orgue.Environ trois cents délégués étaient venus de toutes les parties de la province pour assister au congrès.LE SERMON Dans son sermon.M.l’abbé Gagnon invita les membres de PU.G.G., à pratiquer la charité mutuelle et tout particulièrement sous les trois formes suivantes: charité de bienveillance, charité de bienfaisance et charité d’indulgence.Il avait choisi pour texte de son sermon ces paroles des livres saints: Pardessus tout ayez la charité qui est le lien de la perfection.C’est toujours un spectacle édifiant et réconfortant, dit-il, qu’un poupe d’hommes agenouillés au pied des autels pour déposer leur hum nage à Dieu.Mais ce spectacle ut plus beau encore quand il s’agit d u;: groupe comme le vôtre.Vous êtes le coeur de la race”.M.l’abbé Gagnon ajoute que l’Eglise et l’Etat s’intéressent à l’Union des cultivateurs et qu’il n’en peut donner de meilleure preuve que la présence de S.Ex.le lieutenant-gouverneur et de nombreux membres du clergé à la cérémonie d’ouverture du congrès.Le prédicateur parle ensuite de la charité mutuelle et leur indique trois formes de charité: la charité de bienveillance, de bienfaisance et d’indulgence.“La première, dit-il, unit les coeurs, tandis que l’égoïsme les divise.Au sein de votre association vous avez besoin de gens bienveillants les uns pour les autres.“Vous devez vous aimer les uns les autres, respecter vos chefs, collaborer avec eux”.M.l’abbé Gagnon ajoute qu’il n’est pas suffisant d’être bienveillant pour son prochain, mais qu’il faut encore chercher à lui faire du bien.Les cultivateurs ont besoin de s’entr’aider.La coopération est nécessaire.Vous devez mettre en commun vos connaissances, vos talents au profit de tous.Voilà la charité de bienfaisance qui élargit le coeur.Chacun des membres d’une association comme la vôtre qui met ses efforts au profit de tous, est le premier à bénéficier de sa charité.Les deux grands ennemis de l’amour de bienfaisance, vous les connaissez, c’est l’égoïsme et la jalousie.Il faut que tous généreusement fassent leur part.Si vous avez dans le coeur cet amour de bienfaisance, votre association sera un succès.En dernier lieu, M.l’abbé Gagnon parle de la charité d’indulgence et déclare à ses auditeurs qu’il importe de ne pas tenir compte de leurs imperfections, car personne n’est impeccable.” “Pratiquons la vraie charité”, dit-jl, si nous le faisons, toute notre vie, nous serons admis un jour dans la céleste patrie.” REUNION DES AUMONIERS -A l’issue de la messe, les délégués et leurs aumôniers se rendaient pro-cessionnellement à l’Académie commerciale où se tiennent les séances du congrès.Un détachement de la police à cheval figurait en tête du long cortège.Il était suivi du corps de clairons de l’Académie.A 10 heure » précises, il y eut une réunion générale des aumôniers de l’U.C.C., et l’enregistrement des délégués.M.LALONDE _ A 10 h.30, le président de l’Association, M.Albéric Lalonde, prononçait le discours d’ouverture et proclamait les vainqueurs du concours de propagande.“Chaque année, dit M.Lalonde, je ne puis assister sans émotion à l’ouverture des congrès.Il y a une question agricole qui intéresse toutes les classes de la société et tout particulièrement le clergé.J’ai assisté aux débuts de l’U.C.C., à ses développements et je dois vous dire que plus nous faisons de la besogne, plus il en reste à faire.M.Lalonde parle des responsabilités qui incombent à ceux qui ont des charges officielles et se déclare heureux de pouvoir faire partager la tâche de prendre des décisions, à tous les délégués, pendant le congrès.Le président rappelle brièvement que les résolutions passées l’an dernier ont porté leurs fruits et il en annonce plusieurs nouvelles pour cette année.M.Lalonde donne ensuite des rc.mseignements aux congressistes sur des questions de procédure et demande à l’auditoire s'il faut laisser la parole aux seuls délégués ou à tous les membres.L’assistance décide que tous les membres pourront parler pendant trois minutes et les délégués pendant cinq minutes.M.Lalonde proclame les lauréats du concours de propagande et le premier prix est attribué au cercle de Nedelec, T6mi.scamin.gue.RAPPORT DU SECRETAIRE M.Paul Boucher, secretaire géné-rail, produit ensuite son rapport.M.Boucher rend tout d’abord hommage à la mémoire de M.J.-E.Caron, de M.J.-N.Ponton, de M.F.H.Greenly et évoque la mémoire des membres ou des parents des membres qui sont morts au cours de l’an née.Parlant ensuite des activités de PU.C.C., il fait voir qu’elles sont plus considérables que jamais ei qu’elles s’étendent de plus en plus.Le 1er octobre dernier, 16.350 membres avaient payé leur .contribution.Les chiffres des années précédentes étaient 11.577 e,n 1924; 9.612 en 1925: 9.355 en 1926; 7.631 en 1928, 9.286 en 1929, puis une progression lie 16,350 en 1930.Cet automme, le nombre des cercles en règle avec l’association s’élevait à 386.soit 77 pour cent.Le pourcentage était de 59 en 1929.de 51 en 1928 et de 64 en 1927.Au moment où nous allons sous presse, la séance se continue.Délégations auprès de l’exécutif municipal Le comité exécutif a reçu ce matin une délégation d’Ahuntsic.M.Legault, porte-parole de la delegation, a demandé une double vole rue Saint-Laurent jusqu’à la rue Kelly.M.Bray lui a répondu comme au conseil hier que le conn té fera son possible pour faire installer cette double voie au printemps.Une délégation est venue du quartier Papineau: elle a demandé qu’on empêche les marchands de musique d’installer des haut-parleurs dans les fenêtres; ces musiques troublent la rue.et nuisent aux pro-priélaires des environs.M.Bray a répondu qu’il a reçu mille plaintes en ce sens et qu’un règlement est devant le conseil pour remédier a celle situation.Cet après-midi se réuniront les commissions «les travaux publics et des expropriations.Aux Indes Bombay, Indes, 12.(S.P.A.) — La conference indienne de Londres, cela va de soi, est presque l’unique sujet de conversation dans les milieux indiens et occupe la première place dans les journaux.Leur chef Gandhi étant toujours emprisonné, les nationalistes maintiennent leur attitude d'hostilité à l’égard de la conférence, à laquelle d’ailleurs il n’a pas voulu sc faire représenter.Toutefois un organe nationaliste déclare que la conférence en table ronde pourrait en devenir une véritablement par la proclama tion d’une amnistie générale et par pur une modification des sentiments de la Grande-Bretagne.Boulevard natinonalistê, Bombay observe aujourd’hui le traditionnel chômage de protestation.Munumwarni Naidu, ministre du gouvernement de Madras, a dit dans un discours que l’avenir de l’Angleterre autant que celui des Indes est lié au résultat de la conférence.M.Bennett consultera • les provinces Oltawa.12 (D.N.C.) — A son retour de Londres, M.Bennett convoquera une conférence interpro-vineiale afin de consulter les gouvernements provinciaux sur le rappel de la loi rie la validilé des lois coloniales, tel que recommandé par la Conférence impériale.Comme ce rappel affecte In eons-titution du Canada, des premiers ministres provinciaux, notamment MM.Taschereau et Ferguson, ont demandé que les provinces fussent consultées.M.Bennett, ou convoquera une conférence interprovinciale, ou consultera par correspondance 1rs gouvernements provinciaux.Les travaux dans l’Ouest canadien Ottawa.12 (SJLCD — Le séna leur Robertson, ministre du travail, a communiqué aujourd’hui les détails de travaux publics qui seront effectués dans rOucst, avec l’aide du gouvernement fédéral, pour l’ut-témiation du chômage.Les travaux publics en question représentent une dépense de $1,455,000, dont $L-152.450 pour la Colombie britannique.et $235.000 pour le Manitoba.$52,000 seront affectés à l'améliorH tion du parc national de Drincc-AI-bert, en Saskatchewan.Un emprunt de $800,000 LE CONSEIL MUNICIPAL AUTOBISE L’ACHAT DE L’IMMEUBLE DES FRERES DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL, ENTBE LES HUES DE MONTI GNV, SAVOIE, ONT Ait IO ET PROVIDENCE, POUR L’OUVEHTURE DE LA BUE DE BERRI —MM.TH EPA-NIER ET DESROCHES DEMANDENT D’AJOURNER LE DEBAT I^e conseil a adopté hier après un Ipng débat le règlement pourvoyant à un emprunt de 1800,000 pour l’acquisition de Timmeutble des Frères de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul de Montréal, situé entre les rues de Montigny, Savoie, Ontario et Providence.La ville avait une option qui fill if sa it aujourd’hui pour l’achat à l’amiable de l’immeuble au prix de 1725,000, soit $1.87 le pied carré.M.Auger, éehevin du quartier intéressé, a donné la plus complète explication de la question.De toutes les offres qui ont été faites pour cette propriété, celle-ci est La plus avantageuse, aucun* n’ayant été acceptée à moins de $2 le pied.L’ancienne administration n’était pas opposée à l’achat à $2 le pied, puisque le 27 février 1928 M.Desroches écrivait à M.Perron lui disant n’avoir pas d’objection à ce que la législature donne à la cité de Montréal le pouvoir de faire cette transaction.L’ancien comité exécutif avait demandé à M.Crépean de donner instructions à M.Terreau It de faire l’arpentage de la rue de Berri.Le comité exécutif actuel, voulant éviter les intermédiaires, a chargé l’encanteur de la ville, M.J.-H.La-framboise.d,e prendre l’option sur cette propriété.Les Frères ont déjà refusé de vendre cette propriété pour $2,500,000.I^es terrains, rue Ontario, se vendent $7 le pied, ceux de la rue de Montigny, de $3 à $6 le pied : est-ce que nous ne faisons pas urne bonne affaire en achetant à ce prix?Cette amélioration est demandée par les principaux hommes d’affaires de la partie est centrale de Montréal, des hommes qui possèdent 16 millions des 21 millions d’évaluation du quartier Saint-Jacques.Si l’ancienne administration avait ouvert la rue de Berri il y a 10 ans, nous aurions $125,000 de taxes -additionnelles, chaque année.M.Legault blâme le comité exécutif de vouloir acheter cette propriété $725.000 alors qu’il y a tant de chôm-age/’M.Savignac disait que le C.N.R.consacrait les octrois à -acheter des propriétés, vous en faites autant.Sur ce montant, $10,000 vont à l’encanteur de la ville comme commission.” M.Legault trouve cette commission beaucoup trop forte.M.TREPANIER M.Trépanier se dit en faveur de cet achat, comme il serait en faveur de l’achat de toutes les propriétés des communautés religieuses à Montréal, parce que ces propriétés nous enlèvent des revenus, et que les taxes seraient mieux réparties sans elles entre les propriétaires; 11 ajoute que las communautés pourraient s’installer plus avantageusement, à tous les points de vue, à la périphérie de la ville ou à la campagne.Mais il demande d’attendre qu’on connaisse les projets du tramway et des tunnels souterrains, le plan d’ensemble que préconisera la commision -d’urbanisme.Il reproche aux hommes d’affaires de l’est — l'Est Central Enregistré — de ne pas être venus exposer leur projet devant le conseil.On parle d’un immense stadium, d’une salle de concert's, qu’on construirait sur le résidu du terrain, nous voudrions bien être nu courant des projets.On ne me fera pas croire que la transaction ne peut pas être retardée; l’option actuelle peut être maintenue un mois, deux mois, cinq mois.Je suis prêt à voter cet achat, je ne dis pas que c’est trop cher, mais je voudrais avoir tout le projet devant moi pour voter; il demande qu’on retarde l’affaire deux ou trois jours pour permettre aux hommes d’affaires de l’Est de se présenter devant le conseil.M.HOUDE M.Houde dit que s’il y a des intermédiaires entre la ville et les Frères, aujourd’hui, c’est la faute de l’ancienne administration.II v a sur celte propriété une option qui ne se terminera qu’en 1934, et sur le montant de la vente, les Frères devront payer In commission du notaire Bélanger.C’est le plus beau développement que l’est ait jamais entrepris, dit le maire, et je crois que d’ici la prochaine élection nous pourrons arriver devant le public avec des profits.M.DESROCHES M.Desroches admire l'habileté du maire qui trouve toujours le moyen de rejeter les torts sur l’ancienne administration.Je ne suis pas contre la transaction, dit-il, mais j'aurais voulu être informé; j'ai demandé des détails cet après-midi à 1 heure et demie et on ne m’en a jias donné.La transaction peut être retardée parce qu’il n’y a que la ville qui puisse acheter cette propriété.Et la preuve qu’il n’y a que la ville c’est que la vente est faite à condition que la propriété ne soit livrée que dans deux ans.Enfin M.Desroches dit qu’il préfète à celle transaction l’achat de la Mont real Water amt Power.11 se dit ronflant qu’en décembre le rapport indiquera un million et demi de profits avec la J/.R', and P.M.BRAY M.Bray dit qu'il a refusé de trailer avec des intermédiaires, qu'il La commission du désarmement LE JAPON S’OPPOSE A LA LIMITATION DU MATERIEL MILITAIRE DE TERRE LA RUSSIE APPUIE LES ETATS-UNIS Genève, 12.(S.P.A.) - Le délégué du Japon à la commission préparatoire de désarmement, N.Sato, a annoncé aujourd’hui que son gouvernement s’oppose à la limitation du matériel militaire de terre, parce qu’il estime que la limitation des effectifs est un désarmement suffisant.M.Sato a expliqué que son gouvernement s’oppose à la limitation du matériel tant par des moyens directs que par les restrictions budgétaires.!i a ajouté qu’il croit que l’opinion publique japonaise n’accepterait pas l’arrangement “inégal” que contient la propositon faite par le délégué des Etats-Unis, M.Gibson, de limitation directe pour les Etats-Unis et de limitations budgétaires pour les pays qui préféreraient ce dernier moyen.Le délégué des Soviets, Maxim Litvinoff, a affirmé que sans une véritable limitation de l'outillage de guerre la solution du problème des armements reste impossible.Il a exprimé la crainte (Te voir la commission renoncer à toute limitation de n’importe quel matériel de guerre.Il a ajouté que les Soviets appuient la combinaison Gibson de limitation directe de l’outillage et de limitation par restrictions budgé* taires et compte sur l’opinion publique pour modifier, avant la conférence générale, l’attitude de certains gouvernements.Sir Robert Borden, délégué du Canada, avait exprimé l’opinion qu’il est difficile de concevoir un projet d’entente qui ne contiennent pas la limitation de l’outillage de guerre et qui soit quand même satisfaisant pour tout le monde.Le Canada, a-t-il dit, trouve la limitation directe plus pratique, mais il est prêt à appuyer la méthode que la commission adoptera.Les délégués des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et de l’Italie, ayant exprimé l’attitude de leur gouvernement respectif hier n’ont pas pris part au débat d’aujourd’hui.La canonisation du P.Félice de Andreis Cité Vaticane, 12 (S.P.A.) — La Congrégation des Rites commence J instruction du procès en canonisation du l’ere belice de Andreis, pre-îI?.ie,r supérieur des Lazaristes aux Etats-Unis.Le Père de Andreis naquit au Piémont, Italie, en décembre 1778 et mourut à Saint-Louis, Etats-Unis, le 15 octobre 1820.C’est en 1816, en compagnie de cinq autres religieux, que le Père de Andreis établit sa congregation aux Etats-Unis.Le Pere de Andreis se rendit d’abord a Baltimore, il séjourna ensuite è Louisville et, en 1818, alla se fixer a Saint-Louis.La Congrégation des Rites a commencé en 1900 Pexa-men de ses vertus.Feu M.Jos.Desautels Saint-Hyacinthe, 12 (D.N.C.) — Un industriel de Saint-Hyacinthe.M.Joseph Désautels.est décédé, à lage de 54 ans.Il était propriétai-r?Ie „la “Crémerie de Saint-Hya-cinthe .Outre sa femme, née Antoinette Courchesne, il laisse ses fils, Clément, Jean-Michel, Paul, Maurice, et Charles-Henri, tous de cette ville, ainsi que deux filles, Mlles Marie-Ange et Pierrette.Il laisse aussi ses frères: Ernest, Rodolphe et Armand, de Sainte-Rosalie; scs soeurs: Mme Clément Lussier (Adélina).Mme Hector Girard (Albina), et Mlle Cécile Désautels, également de Sainte-Rosalie.Les funérailles auront lieu vendredi matin à la cathédrale de Saint-Hyacinthe, à 9h.30.^ Feu Madame Emile de Lorimier Nous apprenons la mort de Mme Emile de Lorimier, née Victoria Durham*, survenue à Priceville, à l'âge de 74 ans et huit mois.Elle était la veuve d’Emile de Lo-romier, la soeur de feu Narcisse Durham* et la tante du juge Albert de Lorimier.Les funérailles auront lieu à Montréal demain matin à Sainte-Cunégonde, après l’arrivée du train de Mont-Joli, à 9 h, 10.Le convoi funèbre partira de la gare.Le Devoir offre ses condoléances aux familles de Lorimier et Dû-charme.Le prince de Galles à bord du Do*X Calshot, Angleterre, 12 (S.P.A.) — Le prince de Galles s’est rendu en hydroplane pour visiter le Do-X, ce matin.Le paquebot aérien s'est envolé quelques minutes après, dans la dirertiou de Pile de Wight, avec le prince à son bord, Prévisions atmosphériques T< # >nlo, 12 (S.P.C.) — On an-noms du letups nuageux et doux pour demain dans la région de Montréal, avec des averses n’a pas voulu passer par l'option du notaire Bélanger.Enfin M.Biggar soumet que pour faire un scandale il faut deux parties, et il se- refuse à croire que l’une de» deux parties au moins, les Frères, ait pu s’y prêter.Trois réunions oppositionnistes a drummondvTlle.valley-field ET QUEBEC La fin de semaine sera particulièrement active pour l'opposition provinciale, qui tiendra trois assemblées, à DrummondvilJe, à Vai-icyfield et à Québec.Samedi après-midi, M.Garni Bien Houde parlera à une assemblée régionale, à DrummondviJIe, qui commencera à 2 hrs.Parmi ceux qui accompagneront le chef de •l’opposition, on mentionne: MM Maurice Duplessis, député des Trois-Rivières; Laurent Barré et les orateurs locaux, dont MM.Napoléon Garceau, c.r.; Jos.Marier, e.r.; et autres.En plus du comté de Dnimmond-Arthabaska, les comtés voisins, Ba got, Nicolct et Yamaska, enverront des délégations et les candidats conservateurs de ces comtés aux récentes élections fédérales, MAI.Paul Comtois, le Dr Léon Gauthier, et l’avocat Alfred Gaudet adresseront aussi Ja parole.Dimanche, AI.Houde, accompagné de plusieurs de scs anciens collègues et du nouveau député des Deux-Montagnes, Al.J.-Paul Sauvé, sera à Québec où il sera le principal orateur à une grande assemblée qui aura lieu à 2 heures de l’après-midi, A Valleyfield, l’Association de la jeunesse conservatrice du comlé de Beau barn ois, récemment fondée, sera officiellement inaugurée, dimanche après-midi, au cours d'une assemblée régionale qui se tiendra dans la salle de l’hôtel de ville.Les orateurs seront Ai Al.Aldéric Blain, député de Dorion; Aimé Guertin, député de Hull; Alcide Boisson-neault, avocat, ancien candidal; J Proulx, notaire; P.-A, Bonhomme, et Gérard Thibault secrétaire de l'Association des jeunes conservateurs dp Alontréal.Des orateurs locaux seront aussi au programme.L’assemblée commencera à 2 heures.Banquet à MM.Duranleau et Sauvé Le 27 courant, le Club Arthur Sauvé offrira un banquet à ses officiers honoraires.M.Arthur Sauvé, ministre des postes, et AI.Alf.Duranleau, ministre de la marine.Le banquet aura lieu à l’hôtel Mont-Royal et il commencera à 7 heures 30.Pour informations ,on est prié de s’adresser à M.J.E.Bienvenu, secrétaire.7419 rue Saint-Denis, Calumet 9664, ou à M.J.H.Michaud, président, 84 ouest, rue Notre-Qa-me, Lancaster 5826.Demain soir LE COURS DE M.L’ABBE GllOULX Demain soir, à TUniversité de Montréal, rue Saint-Denis, cours d’histoire du Canada de AI.l’abbé Groulx.Sujet: La Question des Ecoles du Manitoba.Entrée libre.Dames et messieurs sont invités.Le cours commencera à huit heures et quart.Les réparations allemandes Berlin.12.(sÏpX) — La préparation, par le comité des relations étrangères du Reichstag, d’un dossier sur le paiement des réparations de guerre ne signifie en aucune façon que l'Allemagne se prépare à demander la revision des accords au sujet des réparations.M s’agit implement d’une procédure de routine occasionnée par la dissolution d.«Ittrstcur #t I J LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 12 NOVEMBRE 19?0 VOLUME XXI — No 262 COMMERCE ET FINANCE Faits et potins Comparaisons LE MARCHE DES VIVRES LES ARRIVAGES Tableau indiquant les arrivages de beurre, de fromage et d'oeufs à Montréal hier et les jours correspondants de la semaine dernière et de l’année passée: 1930 1929 Dans l’assurance-vie NOVEMBRE le 11 le 4 le 12 Beurre .165 112 Fromage .11570 4225 2204 Oeufs .2289 709 PRIX DE GROS A MONTREAL GRAINS (Prix au boisseau pour commandes par wagons.» Blé d’alimentation.4 Orge no 4.36 Orge no 5.35 Avoine no 2.42 Avoine no 3 39 Avoine d’alimentation extra no 1 .39 Avoine d’alimentation no i.36 Avoine d’alimentation no 2.34 Blé argentin.76 FARINES (Prix au boisseau.Escompte de 10 sous le baril pour commandes au comptant.) Première patente.$5.80 Seconde patente.$5.20 Forte à boulanger .$4.90 ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris, moins 25 sous pour commandes au comptant.) Son .$20.25 Gru rouge.$“^?ÿ Gru blanc.29.25 FOIN (Prix à la tonne.) Extra no 2.$15.00 No 2.$13.00 No 3 .; $12.00 BEURRE (Prix la livre aux détaillants.) De crémerie, en boîtes .32 De crémerie, en blocs.33 FROMAGE de Québec .13% d’Ontario.13% OEUFS (Prix la douzaine au détaillants.) Frais : Spéciaux.68 Extras.65 Premiers .55 Seconds.40 D’entrepôts : Extras.42 Premiers .39 Seconds.35 VOLAILLES (Prix la livre aux détaillants pour volailles plumées de la qualité “a”.La qualité “Standard” commande des prix de 3 à 4 sous de plus la livre alors que la quadité "B” est à 3 sous plus bas.) Poussins dodus à griller .36 à .38 Poussins choisis à griller .30 à .34 Poulets choisis.24 à .32 Poules choisies .21 à .30 Jeunes cannetons.27 Cannetons domestiques.25 Canards choisis.21 Oisons choisis.• • .20 Dindons choisis.28 à .36 POMMES DE TERRE Green Mountains, les 80 Ibs.85 Cobblers, les 90 Ibs.85 Les ventes d'immeubles (Renseignements fournis par la maison Ernest Pltt et Ciel Au cours de la Journée d'hier.38 ventes ont été enregistrées au montant de $454,171.Sur ce nombre.20 étalent au montant de $2,000 ou plus.Notre-Dame de OrAce prit plus des deux tiers des ventes avec un montant de $317,101.La même maison appartements, au coin des rues Mardi et Monkland figure pour le montant de $297,000 sur le montant total.Au cours de l'aprés-mldl, quatre ventes ont été translgées par quartier et par ordre d'importance: Quartier Notre-Dame de Grâce.— Ave» Mardi et Monkland, bâtisses (appartements The Superior.545 avec Mardi; lots Nos 176-434, 482.438; terrain 119 X 105 pieds.Benoit Investment Corporation vend à A.Lambert, $172,000.J.W.Lévesque.notaire—1930.Aves Mardi et Monkland, bâtisses (maison appartements), 4251 ave Mardi; lots Nos 176-434, 482.433; terrain 119 x 105 pieds.The Lancashire Land and Construction Co.Ltd.vend ft Benoit Investment Corporation.$125.000 et autres considérations I.Kert.notaire—1930.Ave Hingston, bâtisses 4187; lots Nos 168-840.partie S -E 168-925; terrain 26 x 103.6 teds Benoit Investment Corporation vend Le plus grand mal des autres ne guérit peui-èire pas le nôtre mais n n’en est pas moins vrai que la comparaison peut, parfois, constituer un encouragement indéniable.C'est ce qui résulte d’un article qui vient d’être publié par le gérant-général de la Banque Canadienne ue Commerce.Nous savons tous que les progrès industriels du Canaua, depuis la guerre en particulier, ont eie considerables.En fait notre production manufacturière a plus que double uepuis quinze ans.De 1924 au sommet de 1929, l’augmentation chez nous a été de 65 p.c.tandis qu’elle n’a été que de 26 p.c.aux Etats-Lnis et de 12 p.c.en Grande-Bretagne.Pendant la même période le nombre des employés dans les différentes industries manufacturières a augmenté de 38 p.c.comparativement à 4 p.c.aux Etats-Unis et à une diminution de 6 p.c.en Grande-Bretagne.Tout cela est très bien mats qu’est-il survenu depuis un an de dépression économique?Le bulletin nous en donne un aperçu, Aux Etats-Unis la production manufacturière, pendant les six premiers mois de l’année a été de 14 p.c.moindre que pendant la période correspondante de 1929 et pendant le troisième trimestre de 27 p.c.moins considérable.Au Canada, pendant les mêmes périodes, la diminution n’a été que de 15 p.c.et de 20 p.c.respectivement.En Europe la diminution a été moins grande mais l’augmentation de la période précédente fut aussi moins accentuée.En résumé, tandis que le Canada continue de inoduire au niveau moyen de 1927, l’Europe ne produit qu’au niveau de 1926 et les Etats-Unis au niveau de 1924 seulement.• Non seulement notre pays a progressé plus rapidement mais il a mieux résisté que la plupart des autres pendant la dépression.United Amusements Les compagnies d’amusements continuent, malgré la tlépression économique, de faire de bonnes affaires.United Amusements Corporation, qui opère 17 cinémas à Montréal, deux à Lachine et un à Sherbrooke, le prouve après plusieurs autres dans son dernier rapport.L’expérience terminée le 30 août dernier a assuré en bénéfices nets, après soustraction de toutes les charges fixes et de l’impôt sur le revenu, un montant de $278,452 comparativement à $253,118 l’an dernier, soit $3.75 par action contre $3.41 l’an dernier en calculant sur le même nombre d’actions.Int.Nickel Les directeurs de l'International Nickel viennent de déclarer le dividende régulier de 25 sous par actions pour le dernier trimestre de l'année.D’après ce qui semble être, il est probable que les bénéfices nets des opérations de la seconde partie de l'année ne seront pas suffisamment élevés pour couvrir complètement ce dividende mais la différence ne sera pas grande et les directeurs ont assez confiance dans l’avenir pour ne pas craindre de puiser à même le surplus pour maintenir un revenu régulier aux porteurs d’actions.C.H.Le marché des oeufs Ottawa, 12.— La production d’oeuls frais est pratiquement tranquille à travers tout le Canada, à i exception de la Colombie-Bri tannique.Dans cette province, la production augmente et on y trouve des surplus disponibles plus considerables pour exportations de la (.oiombie-Brita unique à d’autres endroits du Canada.Toronto.—- Les oeufs frais sont très raies ici, mais le marché est ferme.Les oeufs d’entreposage sont actifs.Les commerçants paient aux expéditeurs d’oeufs non classifiés: , extra frais, 48 à 50 cents; pre-1 i a.Lambert, $7,ooi.j -w Lévesque, no- iitiers, 45 à 46 cents, seconds, 28 à taire—1930 1 Ave Hingston, bâtisses 335; lots No* 168-840, partie !>25; terrain 26 x 103.6 pieds M Miller vend à Benoit Investment Cor- BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison u.-C.Beaubien) J \.I M.RAOUL CARIGNAN, gérant de la succursale montréalaise de la Dominion Life, vient d’être promu gérant provincial de cette même compagnie.M.Carignan est avantageusement connu dans le domaine de l’assurance-vie dont il est depuis plusieurs années une îles figures les plus marquantes.Ventes Valeurs 35 Abitibi .7 Bell Telephone .43Ü Brazilian .3UU B.G.Power “A” 80 Can.Car .400 Can.Car prêt.35 Canada Cernent .6 Canada Cernent prêt.30 Cockshutt Plow .65 Can.Ind.Alcohol .5 Can.Pow.and Pap.20 Can.Steamship pref.90 Con.Smelting .165 Dom.Bridge .865 Int.Nickel ___ 25 McColl .130 Massey-Harris 765 Mont.Power ., 580 Nat.Breweries 25 Nat.Steel Car .500 Power Corp.185 Steel of Canada préf.BANQUES 2 Montréal .28 N.-Ecosse .316 52 Royale .280 Ouv.Haut Bas Midi 8“* e — 8% 147 V* 148 147*4 148 25'H 25la 25 Vè 35 ‘-j 35% 35‘* 35‘4 2,s — — 2% 33 7â — — 33% 18 — 18 24 24 23% 23% 15 — — 15 9U‘i — — 90% 12 U .— 1214 4 4 3% 3% 0 6% (i 6*3 20 — — 20 130 131 130 131 54 — — 54 70 76 — 5.75 17% 17% 17*4 17 '4 10% ' — 10 Va 10 10 15% 15% 53',* 53 U 53 53 25 _ — 25 30 — 30 50 y* 50 Va 50 50 4 4 Va — — 44*% 45 45 44 Vi 44% 50 50 49 Va 50 40 la — s 40% 39 39 Vi 39 39% 19 — — 19 287 - - 287 ,316 280 Rue St-Ambroise, bâtisses 5285 à 4289; lot , no 1913-74.A.Blnnette vend à N.Emery, $2,800.A.Labrêche, notaire— 1930.Cité de Westmount.— Rue Ste-Catherl-ne, bâtisses 4320, 4322; lot No 1415-50, H.J.Ross vend à Dame W.Fedluk, $6,900.O.R.Llghthall, notaire—1930.Quartier Ste-Marle.— Rue Cartier vacant.lot No 615-35a, La Cité de Montréal vend à T.Lacombe, $3,000.J.W.Bolsjoll, notaire—1930.Ville Montréal-Nord.— Blvd Pie IX, vacants: lots Nos 65-192, 193; terrain 64 x 92 pieds.J Lasalle vend à Canadian Na-1 tlonal Ry Co., $1,100, C.Mayrand, notaire—1930.Blvd Pie IX, vacant; lot No 65-194; terrain 32 x 92 pieds.G.Paquette vend à Canadian National Ry Co., $600.G.Mayrand.notaire—1930.Rue Lalonde.vacants; lots Nos 37-534 à 540: terrain 25 x 89 pieds.H.C.Dushak vend ft Canadian National Ry Co., $350.O, Mayrand, notaire—1930.Quartier Villeray — Rue Stuart, vacants; lots No» 350-727, 728; terrain 60 x 85 pieds.J.Doré vend à Canadian National Ry Co., $500.G.Mayrand, notaire—1930.Ave du Parc, vacant; lot No 345-688; terrain 25 x 83 pieds.R.Saumure vend â Canadian National Ry Co„ $250.G.Mayrand.notaire — 1930.Quartier St-Jean.— Rue Crescent, vacants; lots Nos 351-370.371; terrain 60 x 76 pieds.W.Hately vend & Canadian National Ry Co., $450.G.Mayrand, notaire —1930, Quartier Ahuntslc.— Rue Charton, vacant; lot No 164-1624; terrain 25 x 79.8 pieds.Dame S.W.Moore vend â Canadian National Ry Co., $175.O.Mayrand, notaire—1930.Cité de Lachine.— 25e avenue, vacants; lots Nos 238-551, 552; terrain 50 x 78 pieds.The Lachine Land Co.Ltd.vend & W.Croft, $150.R.Biron, notaire—1930.VENTES DE L'APRES-MIDI Rue Poupart, bâtisses 6770 à 6774; lot No partie N -O.208-1089; terrain 20 x 105 pieds.J.Paradis vend à H-C.Lavlgueur.$7,500.V W.Meek, notaire—1930.Quartier St-Jean-Baptlste, — Rue St-Do-mlnlque.bâtisses 4427 à 4433; lots Nos 230, 231: terrain 46.6 x 69 pieds.J, Co-deck vend â J.-E.Chlcolne, $7,000.J.-E.Jeannette, notaire—1930, Quartier Rosemont.— 16e avenue, bâtisses 5664 .5666; lot No 179-60; terrain 25 x 90 à 98 pieds.R.Phaneuf vend à la Cle de Construetlon de Rosemont.Ltée, $6 000.J.-M.Vermette, notaire—1930.Quartier Ste-Marle.— Rue Demontigny, bâtisses, lot No 848: terrain 50 x 84 pkds.Earnham Realties Ltd vend à A.Gillet, $4,500.H.L.Cardln._ notaire—1930.Dividende régulier de International Nickel Les directeurs de l'International Nickel Company of Canada, pendant leur assemblée, tenue hier après-midi, ont déclaré le dividende trimestriel de 25 cents par action sur le stock ordinaire, (payable le 31 décembre aux_ actionnaires inscrits le 1er du même mois.Bourse de New-York cours lautnis par la maison GEOFFRIUN A CIE, courtiers ^ .__ ., __11 .o 'Vlnntrs Air Reduction .Allied Chemical American Boson Magneto American Lan American & Foreign Power American Power A Light .Amencap Smelting American Water Works American Tel.& Tel.Anaconda .Atchison saitimore & Ohio .Bethlehem Steel .Canadian Pacific .Commercial Solvents .Cnicago Rock Island .Chrysier Motors .Columbia Gas & Electric .Cons.Gas of New York .Continental Can.Co.Corn Products .Commonwealth Southern .Dupont .Davidson Chemical .Electric Power & Light Corp Erie Railroad .Paramount .Freeport Texas .General Foods Corp.General Motors .33 >,2 Gillette .General Electric .ââ1* Hudson Motors Int.Tel.& Tel.Co.26*,4 Kennecott Copper .Mack Trucks .Missouri Pacific .Montgomery & Ward .Nash Car Co.National Biscuit .New York Central .New Haven .Packard Motors.Pennsylvania R.R.Vente par licitation Samedi le vingt-neuvième Jour de novembre courant 1930 à quatre heures de l après-mldl en l'étude du notaire soussigné au No 6029 Boulevard Monk, Montréal, sera vendu au plus offrant et dernier enchérisseur le tiers Indivis de l'Immeuble cl-après décrit.Un emplacement ayant front sur la rue Jollcoeur en la Cité de Montréal, connu et désigné aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal sous le numéro mille vingt de la subdivision du lot numéro quatre mille slx-cent-solxante et onze (4671-10201 avec une maison portant le No civique 2025 de ladite rue Jollcoeur.Ladite propriété appartient pour un tiers Indivis aux enfants mineurs de feu Dame Victoria Lapointe, épouse de M.Pierre Dufort.Pour les conditions, s’adresser & L.-E.HETU, notaire.A Montréal, ce 13ème Jour de novembre mil neuf cent trente.On\ Midi 951.4 94 192 Yj 190% 21 lilFU 110% 37 Vi M 51 % 411,4 61 61% ldi‘/a loi 35 166 20 21 71 71 601s m» 41ç» 16 U 63 lâlg 34 >.64 -ÇN "S* co 46% 74 74% 8 8 85% 16% 3au 39% 31% 42% 42 30% 48% 48% 33% 33% 31% 31% 46% 46')8 18% 26% 26% 26 26% 39% 34% 17% 17 26% 70% 69% 130% 130 79 7% 57y4 Phllltpps Pete .19% 19% Public Service of New Jersey .69'j Ik* , Radio Corporation 14% 14 Remington Rand • “ft 144» Republic Iron & Steel 16% Sears Roebuck 46% Simmons Bed Ilia 11% Sinclair Oil .11% Standard Brand 15% Standard Gas & Electric .f0'4 63' Standard OH of New Jersey &0 ,4 i$v Standard Oil of New York 55% 55% Southern Pacific .97 97 Studebaker 19% Union Pacific .177 a* United Gas Improvement .25% 25% U.S.Rubber • 11% U.S.Industrial Alcohol 591 y 591 U S.Steel 140% Westinghouse 97% 97% Woolworth 54% 54% Le marché tfes changes Cote des devises étrangères fournie par la maison L.-G.Beaubien et : Cie, banquiers et agents de change.- —-~ Cours moyens le 12 novembre 1930 Angleterre, 1.s.~ “ France, franc Belgique, belga Italie, lire Suisse, franc Hollande, florin Espagne, peseta Suède, cour.Norvège, cour.Danemark, cour.Brésil, milreis Etats-Unis, dollar Allemagne, r, m.23.8 Sur le Curb LFS COURS UE LA MATINE* Cours fournis par la maison BEAULIEU A DUNCAN.229 ouest, rue Notre-Dame Ouv.Haut Bas 4.8(i 2-3 $4.85 & 3.92 .0393 13.9 .1397 19.3 .0526 19.3 .1940 40.2 .2023 19.3 .1157 26.8 .2681 26.8 .2673 26.8 .2678 .32 7-64 p.C.CSC.23.8 23.82 36 \ 'i Des travaux considérables La New England Power Association, subsidiaire de l’International Power Company, est à exécuter l’un les programmes de construction les plus étendus encore projetés dans des Etats
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