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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 19 novembre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-11-19, Collections de BAnQ.

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Volume XXI — No 268 Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E-UNISET UNION POSTALE .3.00 1?nrirniD Ci lr|j wl lill Directeur-.HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS Montréal, mere.19 novembre 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241» SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant HArbour 4897 Le rapport de la commission des services électriques La Commission des services électriques de la ville de Montréal vient de publier un rapport des travaux qu’elle a accomplis depuis sa fondation en 1011.Ce rapport, dont le texte anglais nous parvient à l’instant (on dit que le texte français a été retardé et verra ie jour sous peu), est adressé au conseil municipal.La Commission exerce des fonctions qui lui sont déléguées par radminiôtralion montréalaise.On saisit bien l’utilité de cette délégation de pouvoirs quand on sait que les compagnies intéressées dans l’enfouissement des fils sous terre sont au nombre de six et que les problèmes que doit résoudre la Commission sont extrêmement complexes.Elle n’en procède pa^ moins d’un pas égal à l’accomplissement de sa besogne et depujs 1921 rétablissement des conduites se fait au taux moyen de 5.74 miilles par an.Dans d’autres champs des activités municipales surgissent des problèmes d'une complexité égale à ceux que nous venons d’indiquer.C’est l’une des raisons qui nous font réclamer rétablissement d’une Commission technique, car seule une commission travaillant à l’aise peut d’avance se fixer un programme et l’accomplir par étapes régulières.Ainsi la Commission a déjà étendu ses travaux à 58.45 milles de rues.Ce sera pour plus d’un lecteur une surprise de l'apprendre.Si elle obtient un nouveau budget de cinq millions de dollars, comme elle le demande, ainsi que nous le disions samedi dernier, elle procédera dès l’année prochaine à rinstallation des conduites de la rue Ontario est, entre Saint-Denis et Pie IX, ce qui représentera une dépense d’environ $400.000.Tous ceux qui passent rue Ontario saisiront facilement la portée considérable de cette amélioration.Cette artère, mal éclairée, est couverte d’un réseau de fils.En pareil cas, ce ne sont pas seulement les considérations d’ordre, esthétique qui interviennent, mais aussi le problème de la sécurité et du confort.En cas d’incandie, cet enchevêtrement gêne le travail des pompiers.Ceux-ci doivent sectionner les fils et priver la localité d’énergie électrique.Avec le développement de l’utilisation de l’électricité, nombre de ces usagers d’une rue où se produit un accident sont aussi p/ivés de l’utilisation de leurs systèmes de chauffage et de leurs glacières électriques.Dans son rapport, la Commission étudie longuement la question de l’enfouissement par pâtés de maisons ou par artères.Le premier procédé est de beaucoup le plus économique.Il n’est cependant pas pratique d’y recourir toujours pour les raisons que nous avons indiquées plus haut.Si l’on procédait de cette façon, certaines artères n’auraient pas l’enfouissement des fils avant des années et c’est là pourtant, à raison de la densité considérable des câbles électriques qui les desservent, qu’elle s’impose le plus.Le travail projeté pour remploi des cinq millions que la Commission se propose de faire voter s’étendra surtout dans l'est, puisqu’il comprend le quadrilatère formé par l’avenue du Parc, l’avenue Papineau, le port et l’avenue du Mont-Royal.L’est aura donc, enfin, sa large part.Comme on peut s’y attendre dans un rapport portant sur des travaux d’une nature aussi technique, les graphiques et les tableaux abondent dans les texte et hors-texte ;mais les dernières pages sont consacrées à une leçon de choses.Elles contiennent une série de photographies qui établissent le contraste entre l’état des rues avant et après, c’est-à-dire au temps où existaient encore les fils anciens et depuis que ceux-ci sont disparus.Dans notre dernier article, nous nous plaignions de la lenteur qui marque la disparition des poteaux dans les rues où les conduites sont posées et nous citions comme exemple la rue Saint-Denis et la rue Sainte-Catherine est.Nous constations, à la lecture du rapport, que si le travail de la Commission procède à son rythme régulier, il peut s’écouler une période maxima d’unp trentaine de mois entre le moment où elle se met en oeuvre jusqu’à celui où les derniers poteaux sont enlevés.Nous avons communiqué avec le président de la Commission, M.Augustin brigon, qui nous a déclaré que les derniers vestiges de fils aériens (sauf évidemment ceux des tramways) devraient disparaître au commencement de l’année prochaine.Les seuls poteaux qui subsistent encore rue Sainte-Catherine est, entre Papineau et Pic IX.sont, nous a déclaré M.Frigon, ceux de la Compagnie des tramways portant les lignes de distribution qui ne sont jamais enfouies sous terre.Mais ces poteaux de bois, remarquablement laids à cause de leur forme et des nombreuses potences qui les dominent, peuvent être remplacés par des poteaux de fer.Ce qui sera fait sous peu.la Commission devant insisier auprès de la comnacnie oour qu’elle se conforme aux ordonnances.De meme la Commission s efforcera, sans vouloir prendre l’engagement d’y réussir, d’accélérer son travail.Il lui faut pour cela le concours de tous les intéressés, v conmris les services municipaux de Montréal.' F Nous avons pour trop longtemps encore à souffrir des multiples inconvénients des fils aériens, dont la laideur n'est pas I un des moindres, pour qu’on ne doive pas tout tenter pour iaire disparaître les poteaux dès que cela est possible.Souhaitons donc que tous les intéressés collaborent harmonieusement a cette fin.Louis DUPIRE L’actualité L’apôtre blanc Il s'appelait Joseph h'iltiov.Il était né dans un des coquets villages de.Vile d'Orléans, à Saint-Laurent, au bord même du fleuve sur lequel passent les paquebots dont un devait l’emporter feune homme vers l’Afrique.U fit ses études au séminaire de Québec.En juin 1901, il sortait de cette maison, l’un des lout premiers de sa promotion.L'Afrique l'attirait.Il ne l’avait jamais vue; mais il avait une âme de missionnaire et d'apôtre, deux de ses frères étaient déjà prêtres, et l’oeuvre des Pères Planes le prit.Il entra au postulat de la rue des Femparts.d'où, A chaque heure du iour.Il pouvait voir ta large nappe du fleuve, ton lie natale, mollement étendue vers l'est et que des bateaux sortis du chantier maritime de sa famille reliaient A la vieille ville où s’était écoulée sa jeunesse studieuse.Vn four d'août 1902.il prit la roule mouvante, vers l'Europe H puis vers l'Algérie.I.A-bas, mi voisinage d'Alger, il poursuivit sa préparation A la grande tâche missionnaire.Il était du groupe original entraîné par le R.».Forbes, premier des nôtres A pé- nétrer en Afrique sous le burnous du Père Blanc.De la Maison Carrée il partit pour Carthage, patrie de saint Augustin.Puis ce fut, en 1906.la grande aventure de sa vie: le départ pour l'Ouganda, pour l'Afrique équatoriale où il devait passer quinze ans de sa vie d'homme, et où il sentit les premières attaques du mal qui Va tué à quarante-neuf ans.A cet tige où tant d'entre nous ne font que commencer leur véritable carrière, il a fini la sienne, et combien remplie, au regard de laquelle les nôtres pèseront si peu! A peine tin an après son maître et son père spirituel, le regretté Mgr Mathieu, dont il fut un des élèves de choix an séminaire de Québec, il est mort.Et, ce matin même, A la Maison Carrée,.sous les palmiers bruissants de la campagne africaine, ce Canadien devenu Africain au point qu'il voulut aller mourir là-bas, vient d’être descendu en terre, — dans sa terre africaine.“Tu m'as en vivant, garde-moi mort'', aurait-il pu dire; peut-être même se Vest-il murmuré, le jour de septembre dernier qu’il partit de Québec pour là-bas, voyant défiler an long des rives les maisons blanches de Vile d'Orléans, le clocher de sa paroisse natale, la dernière flèche de Vile, relie du eloeher de Saint-François, la pointe d'Argentenay, toutes les anses et les baies de ce coin de terre bénie où germa, grandit sa vocation.•k it 4t In après-midi de juillet 1926, ii l'embarcadère d'une des paroisses de cette ile, nous nous rencontrâmes.Sans être de vieux amis, nous nous connaissions.Nous n’avions pas été du même collège, mais de ses camarades de séminaire étaient de nos compagnons d’université.Que de fois n’avaient-ils pas, dans leurs conversations, parlé de “Jos.Fillion”! Il nous était familier.Ils l’aimaient lotis, admirant son esprit de sacrifice, pensant à son prochain dépari pour la lointaine terre d'Afrique.Souvent, nous nous étions croisés, nous avions échangé des paroles, — d’autant qu’à notre ancien collège nous avions connu clés siens, tout comme, à l’université Laval, le secrétaire de la maison, c'était l’un de ses frères, aujourd’hui Mgr Fillion, recteur de.l'université québécoise et supérieur du séminaire.Cet après-midi de juillet 1926, nous reprîmes la conversation, nous étant reconnus, comme si n’avions été séparés pendant vingt-quatre ans.Ces années-là, il en avait passé quinze en Afrique, prêtre, missionnaire, apôtre, aumônier militaire dans un régiment anglais en campagne, animateur d’une grande école pour les indigènes; puis il éteil revenu diriger le postulat de Québec d’où il était parti en 1902.Tandis que le bac à vapeur nous emportait vers la ville aux murailles dorées par un soleil ardent, mais tout juste tiède pour qui avait connu la lumière aveuglante et les feux torrides du jour africain, — notre compagnon n’avait-il pas un jour fait 78 milles à bicyclette dans la brousse de l’Ouganda, sous un ciel de flamme?— nous causâmes.Il était resté le.compagnon gai, jovial, spirituel et rieur de jadis.Drapé dans son blanc manteau, sa barbe caressée par le vent du fleuve, ses yeux vifs et pleins de sourires, il nous parla de l’Afrique, son Afrique, Plus peut-être que ces grands capitaines de France appelés les Africains,— les Marchand, les Mangin, les Baratter, tant d’autres, — il était africain tout en étant resté intensément canadien, et de Tile d’Orléans, "l’un des plus beaux pays du monde", nous dit-il cette fois, rieur en même temps que sérieux.Humble et modeste, H n’aurait pas toléré qu’on tentât, de son vivant, son éloge.Il aurait dit, un brin moqueur: "Ai-je fait autre chose que mon devoir?" Il le fit, et comment! Ses frères en apostolat auront à écrire, sur son travail d’Afrique, de belles pages et qui se hausseront jusqu'à l’éloquence, même dans le simple compte rendu de ses activités en Ouganda.Privations, misère, faim, maladies, risque de mort, il subit tout, rire et plaisanteries à la bouche.Ses noirs le vénéraient, il les aimait et les conduisit vers Dieu, au péril de sa vie, qui fléchit enfin, atteinte aux sources les plus profondes.* * Ÿ Ce matin, à Tissue de touchantes funérailles, l’Afrique Ta pris, mort, comme elle l’avait eu, vivant et vigoureux.Quel sujet de méditation que cette brève vie, si pleine, auprès de laquelle tant et tant, fastueuses et magriifiques, remplies de pompe et d’honneurs jusqu’au seuil de l’éternité, ne pèsent pas même te poids d’un des cent mille grains de sable amoncelés sur la tombe de bois brut où dort en Algérie Joseph Fillion, prêtre du Seigneur, apôtre des noirs, enveloppé dans son pauvre manteau et qui, jeune homme, sut choisir la meilleure part, — la plus dure, la plus obscure, la plus remplie! G.P.Feu Gustave Gagnon Petit à petit, ceux qui ont aidé à créer la vie musicale chez, nous disparaissent.Vétérans d*une campagne qu’ils menèrent en leur temps contre des forces matérielles et aveugles qu’on croyait invincibles, ils surent petit à petit, pas à pas, avancer à travers les obstacles et rendirent possible la floraison d’aujourd’hui.Le dernier d’un groupe qui eut, il y a une cinquantaine d’années, l’honneur d’ouvrir à la culture artistique un domaine qu’on tAchnit de lui fermer, Gustave Gagnon, vient de mourir à l’Age de quatre-vingt-huit ans.11 était le frère d’Ernest Gagnon, disparu depuis quelques années, el le père de M.Henri Gagnon.organiste de la Basilique de Québec, après son oncle et son père.Le 16 octobre dernier, l’Académie de musique célébrait à Québec son jubilé de diamant.Gustave Gagnon, le dernier survivant de ses fondateurs, plein de vie, capable de tenir tête à ses jeunes collègues, assistait au diner el, à la demande générale, raconta ses souvenirs.C’est donc en pleine possession de sa vigueur intellectuelle et physique qu’il a passé ses derniers jours.Avec son frère il exerça une influence profonde sur la croissance de l’esprit musical A Québec, Gentilhomme autant qu’artiste, H ne laissera après lui qu’une mémoire exempte de toute rancoeur et de toute critique.Au nom de tous les lecteurs de !h Vie musicale, je prie M.Henri Gagnon d’agréer l’expression de ma plus vive sympathie.Frédéric PELLITIdR' Nos enquête» A Un ministre des finances réfugié à Meurling Le cas s’est présenté, il y a quelques années - Toutes les classes de la société fournissent de la clientèle à notre refuge municipal - Le témoignage de M.Albert Chevalier, directeur de l’Assistance municipale Quelle sorte -de gens fréquentent te refuge MeurlingV Je pose la question au directeur de l’Assistance municipale, M.Albert Chevalier, qui ne s’en étonne pas.Cette question lui est toujours posée par ceux qui visitent le refuge.On n’en finirait pas, dit-il, d’énumérer les types de réfugiés qui se présentent.Il n’v a pour ainsi dire pas de classe de la société qui n’ait été représentée dans la clientèle de Meurling.On pourrait en dire autant des races, en faisant toutefois exception pour la race jaune.M.Chevalier ne se souvient pas d’avoir vu un Chinois ou un Japonais au refuge Meurling.Il y a quelques années, le surintendant du refuge, M.Valiquette, remarqua parmi ses dlients un vieil-Jard à grande barbe blanche.H avait plus de quatre-vingts ans.Sous ses baillons, il conservait un air très digne.Aux questions qu’on lui posait, il répondait avec une correction de langage qui surprenait chez un vagabond.Mais cet homme refusait de parler de sa vie passée.Comme il avait cependant indiqué sa nationalité, son cas fut signalé aussitôt au consulat d’un pays d’Europe.’ Enquête faite par le consulat en question, on apprit que ce vieillard avait été ministre des finances dans son pays d’ori- gin*- .A la suite d’une triste histoire de famille, i3 était disparu subitement.A quatre-vingts ans passes, des compatriotes le retrouvaient parmi la troupe des miséreux de Meurling.Ce pauvre homme, grâce à la générosité de quelçuesHins de ses compatriotes habitant Montréal, a fini convenablement ses jours dans un hospice.* * * Dans un article qu’tü écrivait pour le Bulletin d’Hygiène, publié par le service municipal de Santé, en 1928, M.Chevalier disait: “Des observations et des enquêtes faites depuis l’ouverture du refuge, nous pouvons conclure qu’il n’existe pas de type particulier de sans-asile; il n’y en a pas deux qui se ressemblent.Chaque individu a son aspect particulier.Les origines ne sont pas les mêmes ni le milieu où ils ont été élevés.L’expérience acquise de la vie est différente ainsi que leur capacité de travail et leur habitude de vivre.Ils ont des besoins spéciaux et souffrent de malladies particulières.Ces sans-asile sont aussi différents les uns des autres que les voyageurs qui logent dans n’importe quel hôtel de la ville de Montréal.Les causes qui les ont jetés en dehors de la vie normale de la société sont multiples.Il y a des vieillards de plus de soixante-dix ans, des hommes dans la force de l’age et des adolescents; des hommes forts et en bonne santé, dos infir mes de toutes sortes et des malades ayant besoin de secours médicaux.Qn rencontre aussi des travailleurs accidentels, des ouvriers de tous métiers, des hommes de professions libérales, des marchands qui ont fait faillite et des, vagabonds qui vivent sans jamais tra-I vailler.Il y en a qui ont toujours I demeuré à Montréal et d'autres qui ne sont ici que depuis quelques jours.On y trouve des nommes tempérants, des alcooliques, des ivrognes de la pire espèce, des gens usant de narcotiques, des sains d’esprit et des demi-tous; des mendiants de profession et d’autres qui ont la mendicité en horreur.On y voit des célibataires, des veufs, des hommes mariés ayant leur famille à l'étranger et qui «on» à la recherche d'ouvrage, ainsi que des pères de famille (pii ont, pour mille et une raison, abandonné leur femme et leurs enfants.Cette nomenclature donne une idée dp la diversité des types hébergés au refuge." J’aà voulu donner toute la pièce parce que M.Chevalier, depuis seize ans qu’il a la haute direction du refuge, a pu sr rendre coimite parfaitement de la situation.Son témoignage en l'espèce est relui d'un technicien.* * * J'ai passé quelques heures à Meurling, pour observer et questionner, non pas par simple curiosité mais pour faire connaissance avec la misère el la faire connaître ensuite à mes concitoyens.La grande misère d'une grande ville est malheureusement chose inconnue de la masse de ceux qui Vivent une vie normale.Chacun va.quotidiennement, par le même chemin, de son doiùtclle à son atelier, à son usine, k son bureau, passe la journée dans un tout petit coin de sa ville, et reprend chaque soir, en sens Inverse, le même chemin qu’il a parcouru le matin.Chacun s’habitue tellement fc cela qu’il ne regarde même plus ce qu’il y a en cours de route.On sait qu’il y a des pauvres mais on prend aussi pour acquis qu’il y a «tes Institutions de charité pour les recevoir.Mais les Institutions de charité ne suffisent plus à la tâche.Elles sont débordées.A la porte des hôpitaux, des malades indigents dont les ras sont pressants, doivent attendre.Des convalescents, qui tremblent encore de faiblesse, qui sont sans ressources, sans parents, sans amis, sont mis à la porte des mêmes hôpitaux: il V a tellement de miséreux qui attendent depuis longtemps leur tour.Attendre son tour, voilà une expression qui, dans certains cas, n’est pas sans signification.Attendre son tour, à la porte du refuge Meurling, par exemple, cela peut vouloir dire rester une heure et demie à faire imprégner ses haillons par une pluie froide.La pneumonie n’est pas une maladie réservée aux seuls gens qui ont un domicile.Sait-on que là ville de Montréal paie plusieurs dollars par jour (?3 par jour exactement en vertu d’un contrat passé avec l’hôpital Saint-Luc) pour les malades indigents?Est-ce qu’il n’en coûterait pas moins cher de prévenir la maladie des sans-asile?L’entretien d’un hôpital de convalescents pour indigents et d’une maison de refuge pour les indigents qui altendent d’être traités dans un hôpital représenterait en définitive mie économie pour la ville.L’hospitalisation à $3 par jour serait moins longue dans chaque cas et les malades indigents qui attendent attendraient moins longtemps.* * * Mais nous ' revenons au refuge Meurling.Il semble que ses réfugiés peuvent être d’abord divisés en deux grandes classes: les valides et les invalides.La classe des invalides comprend les vieillards, les infirmes, les impotents, les malades.Ce sont des cas d’hôpilaux et d’hospices.Toutes les places étant prises partout, il n’y a plus de place pour eux.Meurling est trop souvent le seul refuge de ces gens-là.Parmi les valides, il y a des chômeurs qui ne peuvcnl trouver du travail et aussi des chômeurs qui ne veulent pas en trouver.Ces derniers constituent la catégorie des paresseux.Ce ne .sont pas les plus nombreux.Meurling reçoit encore des étrangers, des immigrants venus chez ndus dans l’espoir de faire fortune et qui n’ont pas réussi.Ceux-là n’attendent que l’occasion de rentrer dans leur patrie.D’anciens ruraux encombrent le refuge municipal de Montréal.Ce sont des déracinés.Ils ne veulent généralement pas admettre qu’ils auraient élé mieux de rester chez eux.dans leur village, et qu’il serait encore à propos d’y retourner.H convient d’établir une classe spéciale pour les demi-invalides, les déficients mentaux, les abouliques.L’organisation économique moderne, satisfaite de son efficiency, n’a que faire des demi-invalides.Pour elle l’homme est une machine et cette machine humaine doit être parfaite.L’homme qui s’est fait manger un doigt par les dents d’un engrenage perfectionné et celui qui ne voit plus aussi bien parce qu’il a travaillé trop long-’emps à la lumière artificielle, ces hommes-là sont rejetés par l’industrie.Ce sont des déchets humains.Les déficients mentaux, les abouliques?La société ne sail qu’en faire.L'aboulie n’rst-clle pas une maladie qui devrait être réservée aux seuls riches?Meurling, refuge municipal montréalais, réunit la collection à peu près complète des misères humaines, misères physioues el misères morales.Il ne peut être question de faire disparaître toutes les misères.Cela dépasse les movens des hommes.Tout de même n'est-il pas possible de les soulager?Il ne faut qu’un peu de charité.Emile BENOIST Bloc - notes La ‘ Survivance" Comme le temps pusse! Ln Survivance d’Edmonton nous annonce qu'elle entre dans sa troisième année.11 semble pourtant que ce soit hier qu'elle nous arrivait, porteuse de tant d’espoirs.et d’inquiétudes.Ce troisième anniversaire coïncide avec un fait qui autorise presque toutes les espérances.En même temps qu’elle commence sa troisième année, la Survivance s’installe dans un Immeuble nouveau, construit spécialement pour elle et qui abritera pareillement, croyons-nous, le secrétariat de l’Ax-sociatinn cnnadicnnc-françaine de TAIberla.Comme à Ottawa, les bons ouvriers de la cause pourront.sous le même toll, visiter leur journal et les quarliers-gêncraux de leur association.La Survivance est extrêmement Mort de M.Gustave Gagnon, doyen des musiciens de Quéliec (Voir page 3) intéressante.Elle est faite pour la région même qu’elle doit desservir, et c'est par là qu’elle suscite non seulement chez elle, mais à l’extérieur, la plus vive et la plus saine curiosité.A travers ses pages, on peut suivre à la fois l’évolution des grands problèmes qui affectent le groupe franco-albertain, mais aussi la vie de ses diverses paroisses.Avons-nous besoin de dire que nous souhaitons à la Survivance de prospérer encore, d’atteindre non seulement toutes les familles françaises de son domaine propre, mais tous ceux qui, à l’extérieur, s’intéressent à la vie catholique et française?Nous lui souhaiterions aussi d’être lue par beaucoup d’Anglo-Canadiens.Ils y apprendraient à nous mieux connaître.Notons que la Survivance n’a pas voulu laisser passer cet anniversaire «ans rappeler, et avec gratitude, le souvenir de M.Rodolphe La-plante, qui fut son premier directeur.Vos preuves?On a beaucoup dit et répété, à propos du choix du trésorier provincial, qu’une tradition réserve ce poste à un Anglo-protestant.Pour ruiner cette prétention, il suffit de rappeler que nous avons eu des trésoriers qui s’appelaient Bachand, Langelier, Shehyn, Taillon et Tessier.Mais voici que, dans une lettre nu Star du 11 novembre, M.H.-K.-S.Hemming soulève une prétention, jusqu’ici inédite, croyons-nous.M.Hemming écrit que "les gens paraissent avoir oublié que cette coutume (d’avoir un trésorier anglo-protestant] n’esf pas une faveur.mais la simple mise en pratique d'une partie d’une entente — établie avec une candide franchise (entered into with candid outspokenness) quoique non mise par écrit, an temps de la Confédération — à T effet que le trésorier provincial serait toujours un protestant de langue anglaise et l'auditeur provincial un catholique de langue française".M.Hemming aojute: Cette dernière règle a été, je crois, observée pendant toutes les soixante-trois années (qui se sont écoulées depuis la Confédération).La stricte observance d’une entente de bonne foi de cette nature semblerait être d'une plus grande importance pour le maintien des bons sentiments qui existent entre les deux races que tout inconvénient politique subi par un gouvernement, particulièrement par un gouvernement qui dispose de partisans aussi nombreux que celui du premier ininistre Taschereau.Laissons de côté tout ce qui peut sembler avoir l’apparence d’une querelle de parti: cela n’a aucune espèce d’importance en l’espèce.Laissons de côté même la question générale dp représentation minoritaire: nous avons dit et répété à satiété, ici même, que si la justice ne commandait point de donner aux Anglo-protestants une équitable représentation dans le cabinet provincial.le plus élémentaire sens politique l’exigerait.Persécuter une minorité, lui donner même la simple impression qu’elle est persécutée, c’est proprement, du simple point de vue politique, une absurdité.Mais ce n’est pas de cela qu'il s’agit aujourd’hui.Il faut tout simplement élucider un point d’histoire.M.Hemming prétend qu’il y a une entente et affirme de la sorte, implicitement.que cette entente a élé maintes fois rompue depuis soixante trois ans.H nous doit de dire quels ont été les artisans de eette entente et quelle qualité ils avaient pour parler au nom de la population de la province de Québec, catholique ou protestante, anglaise ou française.O.H.Hommages àVirgile L'ACADEMIE FRANÇAISE DU COLLEGE SAINTE-MARIE COMMEMORE LE DEUXIEME MILLENAIRE DU GRAND POETE PAR UNE SEANCE LITTERAIRE PRESIDEE PAR S.E.LE LIE UTEN ANT-GOU VERN EUR L'Académie Française du Collège Sainte-Marie a commémoré hier soir par une séance académique à laquelle assistait Son Honneur Henry George Carroll.lieutenant-gouverneur de la province Oc Québec, le bi-millénaire de Virgile, le Pro* phète de Rome, comme l’a surnommé Paul Claudel, et le poète latin qui résume toute la latinité, selon d'autres.Les quatre élèves de rhétorique ou de philosophie qui prononcèrent des discours sur l'auteur de l’Enéide ont fait ressortir aussi l'influence des chefs-d'oeuvre latins sur la culture et la pensée françaises.Pour un peu, le nombreux public ji avait envahi la salle mirait cru assister à une série de plaidoyer* — par des jeunes qui parfois ont peut-être maudit Virgile à cause de l'effort qu’il leur demandait pour traduire ses oeuvres — en faveur des Humanités, et l’ombre même de Léon Daudet, qui, il y a quelques années, s’est fait le champion de la défense des Humanités, planait «vec d'autant plus dé précision dan* la salle que les orateurs l’évoquaient plus souvent.Son Honneur le lieutenant-gou-verueur * défendu lui-même le» l|u- manités et il a montré la valeur de l’apostolat éducatiomnesl de» Pères 4e la Compagnie de Jésus et la valeur de l’enseignement classique, principalement au point de vue social.Comme Tun de» orateurs, SL Alban Flamand, exprimait à Son Honneur la reconnaissance du Collège d’avoir joué un rôle important dans la résurrection du vieux Collège de Québec, M.Carroll a fait remarquer, dans son allocution plus tard, que tout le mérite revient à î’émi-nentissime cardinal Rouleau.Et il ajouta qu’il se réjouissait fort de la “résurrection’’ de la première maison d’enseignement secondaire de .notre province.S.H.M.CARROLL Voici la substance du discours dé S.H.M.Carroll: “Former la jeunesse 4 la vie religieuse.et particulièrement à la vie laïque moderne, est à mon sens le plus ardu et le plus difficile des apostolats, disait-il à l’adresse des RR.PP.Jésuites.Jamais plus que de nos jours l’oeuvre de l’enseignement n’a été plus délicate.Je ne veux point médire, encore moins calomnier notre époque; elle n’est probablement ni pire ni meilleure que celle des générations qui noua ont précédés; mais la vie trépidante, rapide, le souci des intérêts immédiats qui captent les attention* et multiplient les activités souvent inutiles, nous privent de temps pour réfléchir.Je suis persuadé que si les maux sociaux, si la vie déréglée et inconsciente ne sont pas encore plus troublants, nous le devons surtout à des oeuvres comme la vôtre, qui poursuivent avec coeur et intelligence un enseignement tout imprégné du sens chrétien.Tout l'ordre social y repose; lo plus instruit qui ne s’en éclaire pas s’égare dans sa science.“L’enseignement classique, continue Son Honneur, quoi qu'on dise, n’a pas de meilleur but et aussi de meilleur résultat que de développer le sens exact des choses.Une version grecque ou latine qui applique l’esprit et impose l’effort pour comprendre ce qu’un autre a dit avec différentes formes de pensée dont H faut saisir les nuances, et avec une variété de vocables dont il s’agit de choisir le plus approprié, est un exercice qui est un assouplissement des facultés de discernement et de bon sens.A ce travail s'acquiert l’équilibre de l’esprit,.“Un autre avantage, dit le lieutenant-gouverneur, de l’enseignement classique, c’est qu’il développe le goût du beau et du bien.Pourquoi certaines oeuvres antiques demeurent-elles toujours vivantes et recherche-t-on dans les heures de loisir el applique-t-on, à maints événements et circonstances de notre existence les sages et profondes réflexions qu’elles nous inspirent?Vous célébrez le deuxième millénaire de Virgile.Est-ce que le monde n produit tin homme qui plus que lui a été attiré par In splendeur du Beau, qui s’est laissé plus séduire par le "charme mystérieux des choses de l’esprit?Vous l'avez bien compris; la plupart de ces oeuvre» nous rappellent que, dans le cours des âges, l’humanité toujours n’a valu que par le souffle d’épopée, d’héroïsme et de courage qui passait sur son front.Virgile, bien qu’il drapât majestueusement ses dieux de l'Olympe auxquels il ne croyait pas, avait peut-être eu l’intuition géniale de la vraie Divinité.Même dans sa déchéance, c’est ptr les Humanités que le monde se relève à ses propres yeux et apprend que dans l’idéal seul s’inspirent les grandes et généreuses actions.Vous aurez dans votre vie des joies, dit en terminant M.Carroll, mais les épreuves ne manqueront pas.Soyez amis des livres.Ces amis vous donneront des joies et vous consoleront de bien des épreuves.” JdiS DISCOURS Le programme de la soirée s’ouvrit par ua morceau d’orchestre par ïes élèves du Collège Sainte-Marie et le trio Gustave Daigoaull, violon, Jean Locas, violoncelle, et André Laurendeuiu, piano, exécuta aussi quelques pièces musicales au cours de la soirée.M.Alban Flamand inaugura la série des discours en parlant du deuxième millénaire de Virgile.Il présente le grand poète de Fanti-quilé, fait le résumé de sa vie et insiste sur la valeur de ses chefs-d’oeuvre, lesquels ont traversé les siècles et Inspiré les générations successives.II rappelle qu’à Iravers le monde entier, on c.élé-brail la mémoire de Virgile.“Virgile Patriote”, tel était le sujet du discours de Dollard Danse-reau.Celui-ci fit voir Virgile comme le chantre de la patrie: Montoue, Home et toute l'Italie.En des vers impérissables, dit-il, il tv vhanté la terre, il a chanté les exploits de ses devanciers.“Virgile Artiste’’ formait le titre du tribut d'hommage à Virgile d’André Laurendeau.Deux poètes résument deux civilisations antiques.dit-il.Homère pour le» Grecs et Virgile pour les Romains.Il établit ensuite un parallèle entre las (Suite à la page 2) Un article de M.l’abbé Sideleau Un contretemps inattendu nous contraint de remettre 4 demain la pnbliration d’un article de M.l’abbé Sideleau, du séminaire de Sherbrooke, sur "loi réforme da jÿui-seignement secondaire^. LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 19 NOVEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 261 Au» CUce» polaire» L’expédition du R.P.Duchaussois Il parcourt 6,500 milles à pied, en canot et en avion, tourne 10,000 pieds de films et rapporte de précieux cahiers de notes H y a des voyages gui sont de simples promenades et d’autres — plus rares de nos Jours — qui sont de véritables expéditions, des aventures hardies.C’est un voyage de ce genre que vient d’accomplir le H.P.Duchaussois, O.M.I., docteur ès-lettres, lauréat de l’Académie Française, historien officiel de !a congrégation des Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée.L’auteur célèbre de Aux Glaces Polaires, Femmes Héroïques, Sous les feux de Ceylan et autres ouvrages qui ont révélé au monde l’énergique dévouement et l’héroïsme sublime des missionnaires de son ordre est un écrivain consciencieux.Il ne décrit que ce qu’il a vu.Seuls l’intéressent les documents vivants Pour voir le vicariat du Mackenzie et visiter quelques milliers de Peaux-Rouges et d’Fsquimaux éparpillés dans 22 missions il n’a pas hésité, l’été dernier, à parcourir plus de 6,500 milles de désert à pied, en canot et en avion, ù braver les colères subites de l’Océan Arctique, l’épidémie de grippe es- ill bas sans l’audace du capitaine qui, en plein brouillard, jeta carrément son navire sur une banquise.Si ia glace avait été plus solide le Bay-chlmo basculait avec la banquise au foncL’de l'océan.Par bonheur, elle céda et le voyage de 1,000 mil tin pagnole qui chemine actuellement vers le Pôle, la noyade dans les rapides et l’atterrissage forcé dans le Barren Land.Mais aussi quelle riche moisson il rapporte! En cours de route il a tourné 10,000 pieds de films, dont des scènes esquimaudes tout à fait inédites, rempli des cahiers de notes pittoresques et enrichi son fonds d’expérience personnelle de quelques aventures qui auraient fait les délices d’un Jack London.Surtout il a pu noter les progrès accomplis par les missions du Nord et recueillir les confidences enthousiastes des “Apôtres inconnus" (les frères Oblats) et de ces admirables Soeurs Grises canadiennes qui, rendues au rivage de l’Océan Arctique —après Dieu sait combien de souffrances et de misères! —harcèlent maintenant leur vicaire apostolique pour qu’il les envoie plus loin encore ouvrir des hôpitaux et enseigner les petits indigènes.Parti le 15 juin de Montréal, par le Canadien National, le Père Duchaussois rejoignit quelques jours plus tard à Fort McMurray Mgr Gabriel Breynat, vicaire apostolique du Mackenzie et organisateur du voyage.Tous deux s’embarquèrent dans le canot à moteur des missions, Vlmmaculala, et poussant devant eux une barque chargée de provisions, par étapes de 150 milles.en voyageant jour et nuit, par voie des lacs et du Mackenzie ils atteignirent Aklavik en juillet.D’Ak-lavik le bateau-patrouille de la Police Montée du Nord-Ouest les conduisit à l’Ile Herschell où ils jetèrent les fondements d’une nouvelle mission.AU SOLEIL DE MINUIT Le voyage vers le nord-est devait se continuer à bord du Notre-üame de Lourdes, navire construit spécialement à San Francisco pour les Missionnaires Oblats et dont la moitié du coût, soit $10,000, a été soldée par Sa Sainteté Pie XL Ce navire n’était pas en état de prendre la mer immédiatement; pour éviter des retards Mgr Breynat et son compagnon s’embarquèrent par un beau soleil de minuit, à bord du Batfchimo, cargo de la Compagnie rie la Baie d’Hudson qui ravitaille chaque année les postes de traite de la Compagnie dans l’extrème-nord.Les voyagettrs y trouvèrent une nombreuse, bruyante et dangereuse compagnie car le bateau était rempli ae chiens esquimaux.Ces féro- ies put se continuer un peu au hasard puisque les dépôts de fer sur la côte affolent le compas et que l’an dernier le même Baÿchimo, en se fiant à sa boussole, marcha douze heures dans la direction exactement contraire à celle qu il croyait suivre.Pour leur faire oublier ces ennuis, pour ne pas dire ces dangers, les voyageurs avaient de multiples distractions, entre autres les trou-peaux de phoques qui s’ébattaient librement sur les banquises et les ravitaillements en eau douce qui s’opéraient en plein océan chaque fois que leur navire rencontrait un gros iceberg sur lequel le soleil avait fait fondre un petit lac d’eau potable.Par contre, aux escales, il leur arrivait de servir eux-mêmes de spectacle aux petits indigènes.Sur Plie Victoria, à Rymèr Point, où s’étalent réunis environ 300 esquimaux dont un grand nombre n’avaient jamais vu de blanc, les Cetits enfants, intrigués par leur arbe de missionnaires, s’y accrochèrent et tirèrent dessus de toutes leurs forces pour s’assurer que cet ornement n’était pas postiche.Au cours de ce soi-disant cabotage de 1,000 milles qui les entraîna parfois au delà du pole magnétique ELLE les deux voyageurs ne firent que trois escales.Chacune leur mon* tra une douzaine de maisons, toutes reliées entre elles par la lanière de peau, le fil d’Ariane du Nord, qui permet aux occupants de ?e visiter en hiver sans se perdre dans le brizzard, quelques traitants, quelques missionnaires et un certain nombre d’indigènes occupés, comme d’habitude, à faire des provisions de bouche pour écarter la famine, le spectre monstrueux et permanent de l’Arctique.Partout on leur offrit cette proverbiale hospitalité du nord qui oblige de partager le dernier morceau de poisson, le dernier croûton de pain avec le premier affamé venu.A Letty Harbor, les missionnaires saccagèrent leur jardinet de six pieds carrés, et leur firent manger une poignée de radis, les premiers légumes frais depuis leur départ de Fort McMurray.Dans ces postes perdus où la Nature est le seul médecin, le Père Duchaussois payait son écot en soins médicaux.Diplômé de la Faculté libre de médecine de Lille, qui, à la demande du Pape, donne des cours spéciaux pour missionnaires, il eut plusieurs fois l’occasion de soigner en passant des confrères ou des indigènes.Mais son plus beau cas, il le rencontra sur i’He Victoria en la personne d’un esquimau à qui l’un de ses chiens avait broyé la main et qui aurait probablement perdu ce membre sans la prompte intervention du missionnaire.mit son habileté au service des petits orphelins de la mission et.en quelques jours, tua le maximum d’oies sauvages et de canards permis par la loi, soit une centaine d’oies sauvages et près de deux cents canards.Il filma aussi les fameux rapides du Sang (Bloody Falls), où il faillit périr.Il tomba dans un remous qui heureusement l’entraîna vers le bord, et bien que ne sachant pas nager le Père Duchaussois s’en tira avec un bain glacé.LE RETOUR On était alors à la veille de la saison morte pendant laquelle il est impossible de voyager dans le nord par aucun moyen.Encore une fois le Père Duchaussois échappa aux griffes de l’hiver et rejoignit la civilisation représentée par le train transcontinental du Canadien National.Trois jours plus tard il était de nouveau à Montréal, après avoir parcouru, en tout, quelque 10,500 milles, mays heureux d’avoir pu constater sur place les énormes progrès spirituels et matériels, des missions oblates du nord.A Montréal, où il entend demeurer quelques mois, le Père Duchaussois achèvera la relation de la Vie de Mère Marie-Rose, fondatrice de la communauté des RR.SS.de Jésus et Marte, qu’il avait entreprise avant son voyage.Puis il se rendra au sud de l’Afrique recueillir la documentation d’un nouveau livre sur les missions des Oblats de Marie-Immaculée au Basutoland, au Transvaal, au Natal, etc., et remontant au nord par la voie de terre, il se rendra probablement jusqu’au Congo belge pour v visiter d’autres missions de son ordre.L’Ecole technique de Montréal FETERA SA VINGTIEME ANNEE LE 26 ET 27 NOVEMBRE.LES JOURNALISTES VISITENT LA MAISON.UN REPAS DE POISSON CRU A l’embouchure de la Coppermine où les Oblats de Marie-Imraacu-lée viennent d’ouvrir une nouvelle mission les voyageurs quittèrent le Baÿchimo et s’installèrent au milieu des esquimaux qui s’y réunissent en été en grand nombre pour y pêcher la truite saumonçée dont la taille, dans ces parages, atteint frè- res animaux se promenaient nu ml- quemment une trentaine de livres lieu des machines, des bidons d essence, des caisses de provisions et des ballots de fourrure qui débordaient de la cale sur le pont et il lailatt sen garder continuellement.Dès le départ ils faillirent être arrêtés par les glaces.Ils seraient peut-être encore là- Avis de décès FOt’RNIKR — A at-JArômi*.le 18 courent, (ll'céde à 74 ans, le Dr K -N.Fournier, mMectn et pharmacien, époux d'Elisabeth McMtlIen Funérailles le vendredi, le 21 courant A SWérôme à 10 h.30 du matin après l’arrivée du train de Montréal.Parent* et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Nécrologie AUDETTE — A Montréal, le 17.à 38 ans, Marie-Alice Audette, fille de feu Adol-phe Audette BRÜNEAU — A Montréal, le 16.A 67 an» Mlle Loula-O.Bruneau, née Céllna Robt-tallle.DE REPENTIONT — A Montréal, la 17.A 67 ans.Olivine Bolvln.épouse de feu Mr?ESJARmNs'P—^jf^t-callate.le 17.A 44 ans.Albertlne Desjardins.FOREST — A St-Roch l'Achlgan.le 18.à 87 an».Simon Forest FREDETTE - A Plantagenet, comté Prescott, le 17.A 46 ans.Louis Malouln.épouse d’Honorlus Fredette.HICKEY — A Cartlervllle, le 17.A 69 ans.Joseph Lauiln, époux de Joséphine Oiroux LAURIN — A Cartlervllle le 17, A 69 ans, Joseph Laurin, époux de Joséphine Glroux.MAHER — A Bt-JérAme.le 17.A 58 ans.Dame veuve Alfred Maher.MrttHAULT — A Montréal, le 17.A 25 au».Jeanne Mireault, fuie de feu Josa-phat Mireault.PROVOST — A Ste-Anne de Bellevua le 16 A 62 ans.Honorine James dit Carrières, épousé d’Aldérlc Provost TREMBLAY — A Montréal, le 17.à 74 ans.Mme veuve AleXle Tremblay, épouae de feu Alexis Tremblay.BA?,INET — A Montreal, le 17, A 72 ans.Théophile Bazlnet.époux d'Alexlna Collerette.La Société Coopérative DR FRAIS FtmRRAUtRS Entrepreneurs de Pompes Funèbres m Aasurmncaa Funéraire* HArbour 5555 J#*.RUE SAINTE-CATHERINE rsT et, dan» certains cas, soixante-cinq livres.Le Père Duchaussois profita de la rencontre pour tourner plusieurs scènes intéressantes, entre autres un repas de poisson cru.Cette mission de la Coppermine, bien que récente, est déjà célèbre dans le nord.Son directeur, le R.P.Falaize, O.M.I., est le quatrième missionnaire affecté à sa desserte.Les deux premiers furent assassinés par les esquimaux et le troisième se noya dans le grand lac de l’Ours.De plus, deux jeunes ingénieurs canadiens-français, à l’emploi du gouvernement canadien, viennent d’y ériger la station radiophonique la plus puissante du Dominion.Elle possède deux jeux d’antennes permettant d’irradier sur des longueurs d’ondes variant de G00 à 2,000 mètres et de 15 h 60 mètres et elle est en communication directe avec Ottawa.Après avoir visité le site des trois autres missions que les Oblats de Marie-Immaculée se proposent d’ouvrir dans les environs de la Coppermine, Mgr Breynat et le R.P.Duchaussois montèrent dans un avion de la Dominion Explorers, une compagnie d’exploration minière de Toronto, et survolant les lacs Grouard, Maxenod, Glut, Gran-din, Taché, etc., dont les noms rappellent les premiers missionnaires Oblots à évangéliser l’Ouest, ils atteignirent Fort McMurray.Le voyage se fit en deux étapes, l'une de sept heures et l’autre de deux heures et trois quarts.Autrement dit, ils prirent nu retour neuf heures et trois quarts h parcourir en avion la distance qui, è l’aller, leur avait coûté deux mois et demi d’efforts.Et, ce qui souligne mieux encore l’utilité de l’avion dans l'extrême nord, ils échappèrent nu long hiver de l’Arctique car, sans le plus lourd que l'air, il leur eût été Impossible de guitter le golfe de Coronation avant l'année prochaine.A LA CHASSE De retour au lac Athabaska, le Père Duchaussois, nemrod émérite, L’Ecole Technique de Montréal fêtera, les 26 et 27 novembre, sa vingtième année.Il y aura deux visites officielles de l’école; une mer credi, pour tous les principaux et directeurs des écoles d’enseigne ment primaire; une autre jeudi après-midi à laquelle sont invités tous les corps publics.Le soir il y aura banquet au Windsor sous la présidence de M.Athanase David.Hier après-midi quelques journalistes ont visité l’école sous la direction de M.Jean-Marie Gauvreau.L’Ecole Technique de Montréal est aussi bien outillée qu’aucune autre du genre au Canada, aux Etats-Unis ou en Europe, nous a dit M.Gauvreau.La visite d’hier nous a émerveillé; on a beau avoir entendu parler de l’École, avoir vu des photographies, c’est une révélation que de parcourir ces grandes salles remplies de machines de toutes sortes, d’y voir des ouvrages à peine ébauchés, d’autres en voie d’exécution, d’autres terminés.Les élèves sont au travail avec autant de sérieux et de discipline que dans une véritable usine; ils ont cependant sur la figure quelque chose de plus, probablement le sentiment qu’ils ne sont pas les esclaves de ces machines, parce qu’ils en comprennent bien le mécanisme Et cela illustre bien ce que le directeur de l’Ecole, M.Alphonse Bé langer, nous disait quelques minu tes avant notre visite: “Le but de l’Ecole n’est pas uniquement ni surtout de former de bons ouvriers, mais de former des chefs d’indus-Irle”.C’est une erreur répandue dans le public que l’école technique n’est qu'une école d’entrainement manuel; elle est beaucoup plus que cela; un coup d'oeil dans le programme nous convaincra.Les cours du jour se divisent en quatre groupes.L pratiques pouvant les aider dans i’exercice de leurs fonctions.U y a d’abord les cours généraux pour tous les métiers; mathématiques et dessin industriel; puis les cours spéciaux: chimie, électricité, tracé en menuiserie et construction, ébè-nisterie, menuiserie et charpente, construction et lecture des plans, estimation en bâtiment, modèlerie, mécanique d’ajustage, forge, fonderie, ferblanterie, plomberie et chauffage, soudure autogène, soudure électrique, préposés aux bouilloi res, automobile, aéronautique, moteurs d’aviation, radio, peinture d’enseignes, imprimerie.On voit que le champ couvert est vaste.Cette année les élèves aux cours du soir seront plus de 2,000; il est important que nos jeunes gens se dirigent davantage vers ces études, surtout vers le cours technique, afin que nous puissions tenir notre part dans la direction de nos industries, et n’être pas seulement des manoeuvres, chez nous.LETTRES MJ DEVOIR Nous ne publions que des lettre» signées, ou des communications aé-compagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pa* la responsabilité de ca gui oaraft sous cette rubrique.Quand aurons-nous justice?J’ai lu dans les quotidiens en date (Ju 22 courant que la commission èchevinale pour la législation avait proposé plusieurs amendements à ta charte qui doit être présentée à la prochaine session provinciale.Il m'est inutile de tout énumérer.Je me bornerai à indiquer une clause qui a déjà été mentionnée d l’assemblée de ta semaine dernière et qui est revenue cette semaine pour être reconsidérée et qui a été rejetée par ta majorité des experts qui nous représentent à l’hôtel de ville et qui s’intéressent peu aux intérêts des malheureux contribuables de l’tle de Montréal.Il y a quelque trois ans, plusieurs unions et clubs ouvriers avaient résolu, après plusieurs assemblées à la salle de l’union des débardeurs, de faire signer une requête par tes contribuables pour demander à l’administration de ce temps-tà d’imposer une taxe sur les au bains, dits les oiseaux printaniers, qut viennent enlever le travail aux contribuables qui sont obligés de payer taxe sur taxe.Après trois ans d’un dur labeur, nous avons enfin fini par faire passer un règlement par le conseil de ce temps-là qui imposait une taxe de vingt-cinq dollars ($25.00) sur ces étrangers, avec la promesse que si ces messieurs du conseil étalent réélus au mois d’avril de cette même année.Us demanderaient, à la prochaine session de la législature, d’effacer la loi, passée par la Chambre, U y a quelque six ans, défendant à toute municipalité de plus de 5,000 de population d’imposer une taxe quelconque sur les aubalns ou tout autre étranger qut viennent temporairement habiter dans ces municipalités.Donc, depuis ce temps-là, le conseil de ville a changé, puis sans doute peut-être l’un des anciens éc he vins s’est souvenu de ces vieilles promesses et a Voulu les mettre à exécution cette année, mais les nouveau-nés du printemps dernier, qui ont obtenu le suffrage des contribuables en leur promettant de s'intéresser A leur malheureux sort, ont jugé meilleur de demander des pouvoirs d'emprunt pour alimenter des pelles à vapeur et à gazoline plutôt que de chercher à protéger ceux qu’ils représentent et de leur sauvegarder le peu de pain qu’ils pourraient gagner.Ce sônt nos grands hommès à double parole qui se sont engagés solennellement à ryus protéger et qui, après avoir été élus, nous dédaignent, ne voient plus nos misères et ne veulent pas reconnaître que nous souffrons par leur manque de connaissance ou leur mauvaise volonté; nous voyons que nous n'aurons jamais rien de bon à tirer d’eux, nous les ouvriers de Montréal.H ne nous reste plus qu’à nous adresser à la législature pour lui demander de bien vouloir faire dis: paraître cette loi, et si les députés ont un peu de volonté et de droiture, ils ne peuvent nous refuser de rayer cette loi qui cause tant de mal à tous les ouvriers.La terre pour les cultivateurs, la ville pour les citadins.Je prie ces messieurs de la législature de Québec de bien vouloir céder à la prière des malheureux ouvriers de toute la pro- Siméon HAMELIN, 6520, rue Chateaubriand.« Critiques Nous avons au Canada, en proportion des oeuvres parues, un assez grand nombre de critiques.Les uns connaissent leur rôle, sa grandeur et son importance, ce n’est pas à ceux-ci que je m’adresse; mais a ceux-là, plus nombreux que les précédents, qut critiquent à tort et à travers, voyant du beau où il y a du laid, et quelquefois même du vrai où il y a du faux.Si Sainte-Beuve avait raison, en Produit/ et Paint de Regime DYSPEPSIE.DIABÈTE, OBÉSITÉ, ENTÉRITE, ARTHRITISME, ALBUMINURIE, ALIMENTATION DES ENFANTS., îfeude&efct essmS Pain «a Glu len YUudtl***- AC E N T GENERAL POUR 1 E CANADA J.Alfred Ouimet 84-, Paul Est Montreal écrivant que "te critique est un homme qui sait lire, et qut apprend à tire aux autres," il est à se demander comment lisent certains de nos critiques.Quelqu’un sait lire: qui peut disséquer une oeuvre, en expliquer et en préciser les caractères essentiels, en pénétrer à fond te sujet, y goûter le beau, mais sentir le laid, y voir le vrai, mais trouver te faux.Ceci est savoir lire.Mais te fôle du critique ne s’achève pas là: il doit apprendre à lire aux autres, il doit rendre son jugement."La critique, dit Léon Daudet, est étymologiquement un jugement porté sur une oeuvre, un fait, un événement, et elle est en conséquence, un discernement.” Pour bien juger, il faut bien savoir discerner.Voilà ce que beaucoup de nos critiques ignorent.Pour eux, ce n’est qu’une question de publicité."Plus je louangerai ce livre, disent-ils, plus la vente sera forte, plus l’auteur sera content." —"Et le lec-\ teur?" —"Bah!" Mais à qut donc s’adresse la critique si ce n'est pas au lecteur?N’est-elle pas faite pour le diriger?Pourtant s’il fallait se fier sur certains de nos critiques dans le choix de nok livrés, nous deviendrions plus vite bornés que cultivés.Mais s’il trompe le lecteur, le mauvais critique trompe encore plus l’auteur même du livre.Celui qui lanée un livre médiocre, et qui reçoit en tetour une critique d’encensoir, ne peut voir ses défauts ni ses erreurs.Alors comment peut-il se corriger?Pour cela il sera toujours un piètre écrivain.Au contt-aire, Fauteur auquel, sans le persécuter, on fait voir ses défauts, pourra se corriger et devenir un jour sinon un grand, du moins un bon écrivain.Je dis cela pour te bien du lecteur, de l’écrivain et de la littèralu-re.La nôtre n’est pas à ce point développée, qu’tl ne Soit Imprudent de la laisser diriger aux caprices dt tout le monde.Mieux vaut possède/ quelques oeuvres d'une égale gram dear, que beaucoup d’une égale mé diocrité.Soit dit en passant.Marcel ANDRE Hommages à Virgile (Suite de la 1ère page) deux, montre qu’il y a plus de philosophie dans la poésie du second que dans celle du premier, mais peut-être moins de grande passion.Il fait observer ensuite que Virgile fut toujours à la recherche de 1* beauté et qu’il ciselait continuellement ses vers.Marcel Champoux, qui avait pris comme sujet: “Virgile notre Maître”, a tiré deux leçons des oeuvres de Virgile; leçon de patriotisme vécu et réalisateur et leçon de perfectionnement et d’art.Il s’est efforcé d’appliquer dans le domaine i pratique actuel ces leçons.A un moment donné, on aurait cru qu’il voulait réveiller toute la polémique sur le nationalisme littéraire, mais il termina en disant que le nationalisme littéraire selon l’esprtt dç Virgile permettrait à no» poètes et artistes de jouer un rôle et une influence dépassant de beaucoup les cadres de la nation.M.de Saint-Uenys Carneau a lu un sonnet de sa composition sur Virgile.Il formait une véritable synthèse des mérites du poète des Géorgiques et fut apprécié.M.Louis Lapointe, baryton, chanta l’Ar/oso de Benvenuto.La comédie en un acte Gringoire clôturait le programme des élèves et amusa l’auditoire.Aux côtés de Son Honneur le lieutenant-gouverneur, on remarquait aussi Mme Carroll, le R.P-Carrière, repteur, le colonel Papineau, aide-de-camp, et autres.LA VOCATION e cours technique à pour libjet de donner aux jeunes gens qui ont complété leurs études primaires complémentaires et qui se destinent à l’industrie un enseignement théorique et un entrainement manuel qui leur permettront, lorsqu’ils auront acquis l’expérience nécessaire, de devenir des chefs d’atelier, des contremaîtres, des dessinateurs experts, des ouvriers spécialistes, des vendeurs techniques, enfin, d’occuper une des importantes fonctions qu’exige la production industrielle.Le cours des métiers s’adresse aux jeunes gens qui n’otit pas terminé leurs études primaires et leur permet d’apprendre les bases d’un métier; ce n’est pas un apprentissage puisqu’il est fait Indépendamment de toute organisation ouvrière ou de patrons.Ce cours est donné dans les métiers de base: ajustage, menuiserie, fonderie, forge.L’élève peut ensuite se spécialiser dans une branche du métier de base qu’il à étudié.Le cours d'apprentissage ne comporte actuellement qu'une école d’imprimerie.Ces cours sont organisés selon les besoins locaux, en collaboratiûn avec l’industrie.On n’y enseigne que l'arithmétique, le dessin el les principes indispensables au métier étudié.Les cours spéciaux sont organisés en vue de permettre des études intensives dans une spécialité industrielle.Les seuls cours de cette nature organisés actuellement sont ceux de l'automobile.Les cours du soir ont pour but ; de donner aux ouvriers et apprentis, aux contremaître, commis, vendeurs, les notions ” théoriques ou Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles—SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCES, m.Rachel Est.MONTREAL.Tél.BELAIR 1203-1204 AIm Oour O.vendftlM, Jr.Docteurs, Consultes ! ! ! ETABl.lBSF.MENTS RAIFFE, GALIOT & PILON 14, Hlvd de VaufIran! — Pari* XV*me Rayons X Diathermies Electrothérapie OAM.OIS A CIE t«, Chemin Villon.Lyon (RhSnel UHra-violtU.Intm-roufe» Lampes ascUtinnon pour aalle» d'opérations et dentiatea Électrodes de quarts.Prix et oondltton» im plu* avanUeoux Dort* at cataloftiiM »ur demanda Service d'un Ingénieur «lectrlolen-radlologlito.Agence générale pour le Canada: Paul CARDINAUX, D.S.• PRRCISION FRANÇAIBH" ÎMS.St-Dtni» - ha.13 J T MONTREAL tU ronron de leur rouet, sotnrent fort tard dans le nuit, nos aïeules chantonnaient encore leurs plaintives berceuses .leur tâche ne connaissait pas de fin! Jadis, en effet, l’on ne naissait que destiné soit au labeur soit au travail; et rare était l’exception entre ces deux extrêmes.En accomplissant mainte tftche autrefois exécutée par la ménagère, l’Electricité, ce nouvel et infatigable serviteur, lui permet de consacrer plus de son temps à la vie familiale, mondaine, ou même politique de son entourage.L'époque n’est plus où les palais des grands et les salons des marquises donnaient ses directives à la société—toutes les classes sociales la font profiter de leur expérience.Certes, aujourd’hui, la Femme se doit non seulement au cercle restreint de son foyer mais aussi aux affaires civiques et nationales.Son influence peut s’y révéler incalculable, et les générations à venir en bénéficieront autant que nous-mêmes.Northern Electric COMPANY LIMITED Fahricmtion Nationale d’Ontillage Electrique 1600, RUE NOTRE-DAME O.MONTREAL, QUE.il m J’ECOUTE.Ut tMpU**x rngMtii dmm lu 413 mutUtu lixtiUt Jm CamofU »• i prit 4i $200,000,000.i -CALENDRIER- Demain: J*UDI, 20 turremkre 1950.Saint Félix de Vaiote, confesseur.Lever du soleil.7 h.04.Coucher du soleil, 4 h.25.Lever de la lune, 1 h.40.Coucher de la lune 4 h.15.Pleine lune, le f, a s n.m m.du mutin.Dernier quart, la 13, à 7 h.31 m.du matin.Nouvelle lune, le 20, à 3 h.27 m.du matin.Premier quart, le £8, i 1 h.24 m.du matin.VOLUME XXI — Ne 268 OCCNIEKC 11 EU E E Monfrétt, mercredi 1?novembre 1930 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de r“A.B.C.” et de la “C.D.N.A.?» - DEMAIN - NUAGEUX ET DOUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 45.Même date l’an dernier 35.Minimum aujourd'hui SS.Même date l’an dernier 27.BAROMETRE 1# heures a m.30.04.11 heures a.m.30.0».Midi: 30.10.Chiffre* fournis par la Matson M -R.de Mealé, 1010 St-Denis.Montréal Naufrages Les fils en mer électriques ON EN SIGNALE QUATRE.— AUCUNE PERTE DE VIE.Les dépêches de ce matin annoncent plusieurs naufrages en mer, qui ne paraissent avoir causé aucune perte de vie.Le paquebot anglais "Highland Hope”, naviguant de Londres à Buenos-Ayres, s’est brisé sur un récif de la côte portugaise, mais les quelque 550 personnes à bord ont toutes été transbordées.Un cargo suédois, l”‘Ovidia”, était, aux dernières nouvelles, en train de sombrer au sud du cap Race mais plusieurs navires se portaient à son secours.Un troisième navire, le “Thrayi” était aussi sur le point de couler au large de Boston.On mande de Stockholm que le cargo suédois “Tania" a probablement sombré dans la Baltique, ces jours derniers.Dans ce dernier cas, il pourrait y avoir plusieurs pertes de vie.^ Aux Assises Les jurés ont été assermentés ce matin aux assises dans la cause de Sam Arcadi et Harry Tucker qui doit s’instruire devant le juge Wilson.Tucker et Arcadi sont accusés de vente de narcotiques.Ils ont déjà plaidé culpabilité devant le juge Monet, mais l’ordre est venu du département du procureur-général de leur faire subir leur procès.Le principal témoin ce matin fut M.Joseph Payette, un fonctionnaire au Palais de Justice, que Mire Cohen, qui occupe pour la défense, a questionné sur les procédures suivies lorsque Tucker et Arcadi comparurent devant le juge Monet.Mtre Ernest Bertrand représentait la Couronne.________ ______ Le cabinet espagnol traque les agitateurs Madrid, 19.(S.P.A.) — Le gouvernement ayant pris des mesures pour détruire un complot communiste contre le trône, des détachements d’une vingtaine de policiers patrouillent dans la capitale aujourd’hui et une soixantaine de chefs communistes et républicains sont incarcérés.Bien que la grève générale continue de se propager, le gouvernement croit avoir la situation en main.Il fait traquer les agitateurs dans les provinces.Le Chili se retirerait de la S.D.N.Santiago, Chili, 19.(S.P.A.) — Le gouvernement du Chili aurait l’intention de se retirer de la Société des Nations.11 estime que le Chili a été dédaigné par les autres grosses puissances de la Société.Le gouvernement a fort mal digéré le rejet des candidats du Chili et du Brésil, pour le tribunal international en faveur des candidats de Cuba, de la Colombie et de San Salvador.Ils obtiennent des passeports Rio de Janeiro, 19.(S.P.A.) —Le gouvernement brésilien a accordé des sauf-conduiis aux principaux représentants de l’administration renversée il y a un mois environ.Ceux qui ont obtenu un sauf-conduit pour l’Europe, sont l’ancien président, le Dr Washington Luiz Pereira da Souza; le vice-president Mello Viana; le général Zefredo Passes, ministre de la guerre; l’amiral Pinto da Luz, ministre de la marine, et autres.La conférence indienne Londres, 19.(S.P.A.) — L’assertion, par le chef de la Société de protection indoue, M.B.-S.Moonje, que le gouvernement britannique exploite les Indes au bénéfice de la Grande-Bretagne denuls un siècle a marqué les délibérations de la conférence indienne, il y a quelques heures.M.Moonje a déclaré inexacte l’affirmation de lord Peel qu’il n’y a pas de monopole britannique aux Indes, cl a fait observer que les Britanniques ont aux Indes le monopole des carrières militaires.des carrières dans le service civil et dans le service médical.Prévision pessimiste de M.Thomas LES TRAVAUX D’ENFOUISSEMENT La Commission des services électriques de la cité de Montréal vient de publier un rapport sur le travail accompli depuis 1911, pour l’enfouissement des fils et conduites électriques.La commission est composée de MM.Augustin Frigon, directeur de l’Ecole Polytechnique, nommé par la Commission des Services publics, M.de Gaspé-Beaubien, représentant de la cité, et R.S.Kelsh.représentant des compagnies intéressées.La loi qui créait la Commission autorisait la ville à emprunter 85.-000,000 remboursables en 40 ans.pour enfouir les fils dans certains districts.Mais cette somme sera automatiquement remboursée par les compagnies intéressées, car celles-ci doivent payer à la Commission un loyer pour chaque pied de conduite souterraine enfouie, en sorte que la cité n'aura pas à payer pour l’enfouissement, en réalité.La Commission peut obliger les compagnies sous juridiction provinciale ou municipale à enfouir les fils, mais elle n’a pas juridiction sur les compagnies qui ressortissent du gouvernement fédéral pour les permis d’opération.Ce ront, en l’occurrence, les compagnies de télégraphe.La Commission a donc été obligée d’obtenir une ordonnance de la Commission des chemins de fer pour forcer lesdites compagnies de télégraphe, à enfouir leurs fils.Les premiers travaux ont été commencés en 1913, et les lils furent enfouis sur une distance de 6.87 milles.Le travail a été suspendu en 1916, par suite de la guerre, et n’a été repris qu’en 1920.Actuellement, les fils sont enfouis sur une distance de 59.45 milles.Le coût de l’enfouissement au mille, a été en moyenne de $67.800.Sur les grandes rues commerciales comme Saint-Denis, Mont-Royal, Ste-Catherine, Bleury et Atwater, le coût était de $100,000 au mille, tandis qu’ailleurs il était de $45,000.L’enfouissement des fils est avantageux à de nombreux points de vue.I! facilite la tâche des pompiers.en cas d’incendie, évite partant de nombreuses interruptions de service, puisque le feu ne peut plus affecter les fils qui auparavant étaient sur les poteaux; il diminue les taux d’assurances contre le feu; il améliore l’esthétique de la ville; il maintient un service olus régulier et homogène; permet l’installation plus pratique de, systèmes de signalisation et d’alarmes, diminue les dommages aux arbres; protège le service d’électricité contre h?vent, la tempête, la grêle, supprime le danger des fils découverts qui peuvent tomber sur les passants.Le coût d’un système souterrain est plus élevé, ^iais il est plus durable, donne un meilleur service.Jusqu’à date les fils ont été enfouis dans un district compris entre l’extrémité- ouest de la rue Sherbrooke (limites de la ville), la rue Mountain, les rues Guy, Notre-Dame, McGill, le port, les rues Bon-secours, Craig et St-Laurent.Sur les rues suivantes, les fils ont été entièrement enfouis: avenue du Parc, de la rue Mont-Royal au port; St-Laurent, de Mont-Royal au port; rue Mont-Royal, de l’avenue du Parc à la rue Iberville; Sherbrooke, de l’avenue Atwater au boni.Pie IX; Sherbrooke, de la rue Atwater au Parc LaFontaine; le parc LaFontaine; la rue Rachel, du parc LaFontaine à la rue St-Laurent.Voici les districts où l'on doit enfouir les fils: rue Centre, de McGill aux limites ouest de la ville; Côte St-Antoine, de Notre-Dame à St-Jacques; la section comprise entre la rue Atwater, les voies du C.N.R., la rue Mountain, In rue Dorchester, la rue Guy et la rue Sherbrooke; le district compris entre McCord, le port, McGill, Notre-Dame; toute la section est et nord comprise entre Mont-Royal, Delori-mier et avenue du Parc et le port; la rue Ontario, de St-Laurent à Pie IX.Prévisions atmosphériques Toronto, 19.(S.P.C.) —- Il y a haute pression sur la province de Québec et sur les Provinces Maritimes et basse pression sur le nord du continent.On prévoit que le ciel restera nuageux demain sur les bassins de rOulaouais el du haut Saint-Laurent et qu’un vent est modéré soufflera dans cette région.Londres, 19 (S.P.A.).— Dans une causerie à 1,® '"'hambre de commerce américaine, M.J.-H, Thomas, secrétaire d’Etat pour les Dominions.a exprimé l’opinion que les Etats-Unis traverseront ces quatre prochains mois un malaise économique plus pénible que tous ceux qu’ils ont éprouvés jusqu’à présent.Le départ du “Do-X” retardé Bordeaux, France, 19 (S.P.A.).•— Par suite de l’inclémence de la iempéralure.le départ du Do-X Pour Corunna, puis Lisbonne, a été retardé.Il pleut continuellement et visibilité est très mauvaise.Le Dr Claude Dernier, Finven-leur et constructeur du gigantesque avion paraissait pressé de partir.par suite de la réception offi-ceille faite à Coste et BcHontr.ré-ccptlon où les officiers du Do-X "‘avaient pas été invités.Motion de censure de lord Stanjey Londres, 19 (Par T.-T.Champion, de la Canadian Press).~ Au débat fiarlementaire sur la conférence mpériale, mercredi prochain, lord Slanley, conservateur, proposera un vote de blâme à l’adresse du Souvernement pour insuccès à éla-lir une politique de commerce interimpérial.Pour que les chômeurs anglais cultivent Londres, 19 (S.P.A.).— Le gnu-vernement a conféré avec le ministre de l'agriculture, il y a plusieurs heures, au siujel d’un bill destiné à permettre à nombre de chômeurs de gagner leur pain par la culture de petites étendues de terre.La mort de M.Gustave Gagnon CE MUSICIEN BIEN CONNU EST DECEDE CE MATIN A QUEBEC, A L’AGE DE 88 ANS Québec, 19.(D.N.C.) — M.Gustave Gagnon, organiste, professeur de piano et compositeur très connu, à Québec et dans tout le Canada français, est mort subitement ce matin à l’âge de 8$ ans.Rien ne laissait prévoir sa mort si soudaine.Il marchait encore droit comme un I et sa mémoire semblait n’avoir rien perdu de sa vivacité.Aucune des infirmités inhérentes à la vieillesse ue l’avait encore atteint.Il avait surtout conservé sa joyeuse humeur et sa cordialité.Le 16 octobre dernier, M.Gustave Gagnon assistait encore au banquet qui a clôturé les fêtes du 60ème anniversaire de l’Académie de musique de Québec, dont il fut l’un des fondateurs.jl prononça en cette circonstance un discours qui ne faisait pressentir en aucune façon sa fin prochaine.Quelques jours plus tard, M.Gagnon se sentit moins bien et dut renoncer à ses visites quotidiennes sur les Remparts et chez ses nombreux amis.Hier soir, il avait conversé jusqu'à onze heures avec son fils et sa belle-fille, M.et Mme Henri Gagnon, chez lesquels il demeurait, ainsi qu’avec sa fille, Mme E.Payment.Vers quatre heures, il éprouva un malaise violent et fit mander un prêtre et un médecin.M.l’abbé Joseph Boutin, premier vicaire à la Basilique, Ibi administra les derniers sacrements et à l’arrivée du Dr Paul Poliquin, il avait déjà rendu le dernier soupir.Il s’est éteint paisiblement vers 4 heures 30.Ses funérailles auront lieu samedi, à la Basilique.Survivent à M.Gustave Gagnon: sa femme, née Séphora Hamel, qui a atteint l’âge vénérable de 83 ans et qui est encore très alerte, deux fils et deux filles; Mme Jean Côté, d’Edmonton (Cécile), et Mme Eugène Payment, de Québec (Jeanne), M.1 au! Gagnon, du ministère des travaux publics à Ottawa, et M.Henri Gagnon, organiste à la Basilique de Québec.Il était le frère de feu~Ernest Gagnon, historien, organiste et compositeur célèbre, ainsi que de MM.Edouard et Arthur Gagnon.II était aussi le beau-frère de feu Paul Le-tondal, ifameux musicien de la métropole.Parmi ses beaux-frères et belles-soeurs qui lui survivent mentionnons: Mme Joseph Gau vin, de Québec, M.Eugène Hamel, artiste peintre, la R.M.Marie de la Conception, du couvent de Jésus-Marie, à Lauzon, et Mme Charles Vézina.Au nombre de ses neveux et niè-ces.citons: M.Arthur Gagnon, du ministère des travaux publics, Mlle Eugénie Gagnon, de Québec, Mlle Antoinette Gagnon, de Montréal, M.Arthur Letondal, organiste à la Basilique de Montréal, Mme (Dr) Alexandre Lemieux, de Québec.M.Jean Gagnon, de Montréal, Mlles Blanche et Alice Gagnon, de Québec, Jules Hamel, de Montréal, Mme Irma Delnrimier, de Montréal et Mlle Angéline Tremblay, de Québec.M.Gustave Gagnon laisse aussi un grand nombre de petits-fils et petites-filles: MM.Jean, Paul, Ernest, Pierre, Jacques, enfants de feu le sénateur et de Mme Jean Côté, d’Edmonton, Mlles Madeleine, Camille et Mariette Payment, Mme Gérard Cantin (Ernestine Payment), MM.Jules et Noël Payment, enfants de Mme E.Payment de cette ville, Mlle Françoise Gagnon, fille de M.Paul Gagnon, et M.Denis Gagnon et Mlle Geneviève Gagnon,, enfants de M.Henri Gagnon.M.Gustave Gagnon était natif de Louiseville.Il fit ses études collégiales à Joliette et quatre ans plus tard, il se rendait à Montréal pour commencer ses études musicales sous la direction de M.Paul Ixton-dal.De là, il se rendit à Québec pour y remplir les fonctions d’organiste à l'église Saint-Jean-Baptiste.Fl a ensuite passé deux ans à Paris sous la direction de Chauvet, 11 fut ensuite organiste de la Trinité, puis élève du conservatoire Royal de LiégCfc Belgique.De là.il revint s’téablir à Québec en 1876, après avoir passé quelque temps en Allemagne et en Italie.De 1876 à 1915, il fut organiste à Ju basilique Notre-Dame de Québec, étant remplacé- ensuite à ce poste par son fils.M.Henri Gagnon, qui l’occupe encore à l'heure actuelle.M.Gagnon devint alors professeur à l’Ecole Normale Lava et au Séminaire de Québec pendant nombre d’années.M.Gagnon est l’auteur de plusieurs piècie de genre pour piano et de deux marches pontificales, la première dédiée au Cardinal Taschereau, et la seconde au cardinal Bégin.C’est à lui que nous devons rétablissement à Québec du Collège de Musique "Dominion”.(1 est le dernier survivant des fondateurs de l’Académie de Musique tpii fêtait récemment son soixantième anniversaire.M.Gustave Gagnon fut l’instigateur du mouvement en faveur de la création d’un hymne national canadien.Il est même l’auteur du pre-mief vers de l'hymne que nous chantons actuellement: “O Canada, Terre de nos aïeux”.Mort d’un ancien ministre autrichien Vienne.19 (S.P.A.).— la?Dr Karl Leth, 69 ans, ministre des finances de l’Autriche durant la guerre, cat décédé hier.Le “Do-X” ne traversera pas Lisbonne, Portugal, 19.(S.P.A.) — Maurice Dernier annonce sa quasi-certitude que l’envolée transatlantique du DO-X n’aura pas lieu maintenant à cause des conditions atmosphériques défavorables sur la côte portugaise et au-dessus de l'Atlantique.Le désarmement LA COMMISSION QUI SIEGE A GENEVE NE PEUT LIMITER LE TONNAGE M A X I M U M DES GRANDS CUIRASSES Genève, 19 (S.P.A.) — Le délégué soviétique Maxim Litvinoff a vainement tenté d’obtenir de la commission préparatoire de désarmement, aujourd’hui, la limitation des grands cuirassés à 16,000 tonnes et à canons de 12 pouces.Lord Cecil a fait observer que la commission ne peut pas fixer de maximum dans ce domaine, et la commission a décidé de confier à la conférence générale de désarmement la tâche de fixer tous les chiffres.La commission, aujourd’hui, a adopté les principes de limitation par catégories de vaisseaux et du privilège d’opérer des transferts dans les tonnages de catégories.La délégation de Grande-Bretagne a manifesté, au sujet de ce privilège, son opposilion à une proposition des petites puissances qui aurait pour effet de permettre la conversion en submersibles du tonnage total des marines limitées à 100,000 tonnes.Les Etats-Unis paraissent appuyer la Grande-Bretagne en principe, sur ce point.MM.Bracken, Brownlee et Anderson sont à Montréal M.Bracken, premier ministre du Manitoba, J.E.Brownlee, de l’Alberta.et J.T.M.Anderson, de la Saskatchewan, sont arrivés cet avant-midi à Montréal après avoir conféré hier à Ottawa, avec le premier ministre intérimaire, sir George Perley, sur la question d’un rrix minimum pour le blé.On croit que les trois premiers ministres discuteront le problème du blé avec les banquiers montréalais.M.A.J.MacPhail, président du Canadian Wheat Pool, les accompagne.Le service téléphonique de la Cité Vaticane Cité Vaticane, 19 (S.P.A ).— Appliquant un commutateur.Sa Sainteté Pie XI a inauguré aujourd'hui le service téléphonique de l’Etat de la Cité Vaticane.Comme le bienheureux dom Bosco, qui a été béatifié l’année dernière, je veux, a dit le Souverain Pontife, être dans l’avant-garde du progrès.Le prix du blé Calgary, 19 (S.P.C.).—La question de la fixation, par le gouvernement.d’un prix minimum du blé est une des principales du 22e congrès annuel de l’association des districts municipaux d'Alberta, lequel siège en cette ville présentement.L’exposition de Toronto Toronto, 19 (S.JE C.).— L'ouverture de l’exposition d’hiver au public a eu lieu à dix heures ce matin.Sir Robert Borden présidera l’ouverture officielle ce soir.La culture physique chez les étudiants Par suite de la décision de la Commission des Etudes de l’Université de Montréal de rendre la culture physique obligatoire pour les etudiants, un premier groupe des étudiants de 1ère année subiront, ce soir, à 7 heures 30, un examen médical les déclarant aptes à suivre le cours de physique.Ceux dont la santé sera trouvée anormale ne suivront pas ces cours.D’autres groupes subiront PrMkuen médical les 21, 24, 26 novembre et 1er décembre.I^es élèves des années supérieures ne suivront pas ces cours._ La retraite des prêtres de l’archevêché La retraite des prêtres de l’archevêché île Montréal aura lieu du 23 au 28 novembre courant.A celte retraite prendront part aussi tous les évêques de la province ecclésiastique de Montréal.Le R.P.BournivaJ.S.J., en sera le prédica-teur._ ^ ^ ^ Le prochain budge^de Montréal M.J.-B.-A.Mérinenu.contrôleur et vérificateur de la ville, a transmis nu comité exécutif les pronos-lics budgétaires pour l'an prochain.Le budget sera environ de $38.635,224, à condition que le taux de la taxe reste le même, soit à $1.-35.Voici l’évalutlôn des revenus pour l’an née 1931 : Cotisation, $24,409,454.68; taxe d’eau, $761.327.63; taxe d'affaires, 42.716,830,83; mitres revenus: recettes au 31 octobre.$5,171,515.19; recettes pour novembre et décembre 1929, $1,073,096; Montreal Tramways.$500,000.A l’hôtel de ville DELEGATIONS”AUPRES DE L’EXECUTIF.Le Comité exécutif a reçu ce matin plusieurs délégations.Un groupe de citoyens de St-Paul-de-la-Croix a demandé l’entretien en hiver des rues Olympia et blvd des Ormes jusqu’à la propriété des Sulpicicns.Le comité a accordé la demande.Us ont demandé aussi d’étudier de nouveau le cas de renvoi do M.Faubert, ancien contremaître.Le comité a décidé d’enquêter de nouveau sur l’affaire.Le comité a reçu aussi une délégation des Syndicats Catholiques et Nationaux, section des employés de bureaux de Ja cité.Les délégués demandent certains rajustements de salaires pour de vieux employés, et un plus juste traitement pour les vieux employés temporaires, qui, comme tels n’ont pas droit à leur pension.M.Bray a déclaré aux délégués qu’il les approuvait entièrement.Le Conservatoire National de Musique a demandé une subvention municipale de $20,000.environ.En retour, l’institution travaillera à développer le goût de la bonne musique chez le peuple, donnera une instruction musicale gratuite à 100 personnes et 10 concerts publics gratuits chaque année.La ville de Montréal-nord demande un service d’autobus sur le blvd Pie IX pour raccorder avec la ligne de tramways existante.Assemblées oppositionnistes A l'assemblée régionale qui aura lieu dimanche après-midi à Marie-ville et au cours de laquelle M.Ca-millien Houde, chef de l’opposition, exposera le programme de son parti, plusieurs orateurs de Rouville et des comtés voisins adresseront la iiarole.Mentionnons MM.Laurent îarré, qui prend une part si active dans la campagne conservatrice à travers la province; J.-K.Tétreault, député fédéral de Shefford; Dr F.H.Pickel, député de Brome-Missis-quoi; Victor Sylvestre, ex-candidat conservateur de St-Hyacinthe-Rou-ville; Yvan Sabourin, ex-candidat conservateur de St-Jean-Iberville; Hortensias Réique, L.-A, Giroux, avocat rie Sweetsburg; M.Coupai et autres.MM.J.-O.Renaud, député rie Laval; Aldéric Blain, député rie Horion et Armand Crêpcnu, député de Sherbrooke, seront aussi présents.L'assemblée aura lieu dans la salle de l’hôpital, et vu le nombre des orateurs qui sont au programme, elle commencera à 2h.précises.Les discours seront irradiés par hauts parleurs.Samedi soir, M.Houde sera à St-Jean où il assistera au dîner conservateur.M.Aimé Guertin, député de Hull et whip conservateur, présidera vendredi après-midi la convention conservatrice du comté d’Abitibi, qui aura lieu à Amos.Jeudi soir, M.Guertin portera la parole à une assemblée qui aura lieu à Rouyn et vendredi soir à un ralliement à Amos.M.Charles Bélec, député de Pontiac, sera président ainsi que M.Hector Boutet, organisateur du district et autres orateurs._ La radio et les autos de patrouille Demain après-midi, la Northern Electric donnera une démonstration de l'utilité des autos de patrouille moulées de récepteurs de radio.Il y aura un auto muni d’un récepteur sur ondes courtes.En même temps un poste émetteur lancera des avis qui seront captés par ce poste.La démonstration aura lieu au coin des rues Guy et Saint-Jacques._ M.Bennett est à Edimbourg Edimbourg, 19 (S.P.A.).—M.R.B.Bennett, premier ministre du Canada, James Scullin, de l’Australie, et G.S.Forbes, rie la Nouvelle-Zélande, ont passé la journée à Edimbourg.Ils ont reçu de-s titres honoraires de l’Univefslté.“C’est un canard”, dit M.Brownlee A son arrivée à Montréal, avec les lieux autres premiers ministres des Prairies, M.Brownlee, d’Alberta, n qualifié de fantaisie une rumeur selon laquelle il entrerait dans le cablneMéilérnl.Le manège militaire ne servira pas de refuge La ville avait demandé au gouvernement fédéral la permission d'utiliser le manège militaire de la rue Graig pour en faire un flocal pour soupos gratuites et dortoirs publics pour les sans-travail et miséreux.Lassistnnt sous-ministre Brown, du département de la milice.a répondu qu’il regrettait beaucoup de refuser cette demande, car le manège va être constamment «ti lisêê cet hiver pour exercices militaires._ __ De la boxe au “Gayety” Le promoteur de boxe Brosseau flrnuindera prochainement au comité exécutif de donner des séances de boxe au théâtre Gauety, fermé par ordre du comité.Ce dernier n'y a aucune objection, à condition que la bâtisse ne serve à aucune représentation théâtrale.M.Auguste De scarries A LA SOCIETÊTdES CONFERENCES Double régal, hier soir, à la Société des Conférences de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales; une conférence sans peur ni reproches de M.Ubald Faquin et un concert de M.Auguste Descarries.M.Paquin a parlé du nationalisme en littérature.Pour rendre justice à son travail il faudrait le reproduire en entier, car il n’est pas de ceux qui souffrent l’analyse ou le résumé.La clef de ce discours, c’est que nous n’aurons une littérature nationale que le jour où nous saurons voir ce qui se passe chez nous et le dire avec des mots à nous, au lieu de n’avoir qu’un cerveau fabriqué en France.M.Paquin ne s’esl pas contenté, comme tant d’autres, de manier le goupillon; il n’a pas peur de la vérité et la dit telle qu’il la pense.Cette conférence était encadrée d’une très littéraire et naturelle présentation de M.Jean Aubl v, président de la Société, et de remerciements spirituels de M.le Dr Léo Parizeau.M.Auguste Descarries a joué le programme suivant: 2e Impromptu et 1ère Ballade de Chopin, 6e Nocturne de Gabriel Fauré, l'Invitation à la Valse de Weber, arrangée par Tansig, Andante e Hondo Capric-cioso de Mendelssohn, Séguedille d’Albeniz, avec le soin technique et l’intelligence musicale qui caractérisent ses exécutions.Trop résonnante quand elle est à moitié remplie, sourde quand elle est pleine, la salle Saint-Sulpice présente à la musique un obstacle à vaincre dont tous ne peuvent être vainqueurs.C’est à l’honneur de l’artiste d’y être parvenu.Le temps est passé où l’on pouvait découvrir M.Descarries, depuis le jour, qui commence à être lointain, où Edmond Clément lui confiait les accompagnements d’une mémorable tournée de concerts.Depuis son retour d’Europe, les soirées de musique auxquelles on le convie d’office commencent à être nombreuses; c’est la meilleure preuve de l’estime dans laquelle on le tient.Frédéric PELLETIER Eloquence limitée Londres, 19 (S.P.C.).— La conférence indienne en est à son troisième jour rie travail; Elle a encore 27 délégués à en,tendre, aussi, pour éviter les séances de nuit, elle a décidé de limiter les discours à 10 minutes, tout en laissant au président la faculté de suspendre cette règle pour les discours les plus importante.Le successeur de lord Irwin Londres, 19 (S.P.C.) D’après le Times, le gouvernement parait disposé à remplacer par un pair travailliste le présent vice-roi des Indes, lord Irwin, à l’expiration de son terme d’office,^en avril.Un éleveur de renards, lieutenant- gouverneur Charlottetown, Ile - du - Prince- Edouard.19 (S.P.C,).Il parait que M.Charles Dalton, éleveur rie renards, sera nommé lieutenant-gouverneur de l’Ile-du-Prince-Edouard, en remplacement rie M.F.-Jt.Hoantz.Crève générale à Séville S,êville„ 19 (S.P.A.).— La grève générale a été déclarée à Séville aujourd’hui.Deux personnes ont été blessées dans une bagarre avec la police, après la déclaration de grève.Ÿ Barcelone.19 (S.P.A.).Une partie ries grévistes sont retournés à elur travail aujourd’hui.Des milliers d’autres pique-niquent.Dividentfec déclarés Sherwin-Williams Co., 40 cents et boni de 5 cts par action ordinaire; 1 % % par action privilégiée j pour le trimestre finissant le 30 novembre.Tous sont payables le 31 décembre aux actionnaires inscrits Je 15 décembre, International Petroleum Co., 25.cts par action, payable le 15 déeenr j brr.I EN ROCHSE LOCALE Montreal Power en vedette Le marché local n’a guère été actif ce matin et il n’a donné lieu à au cun changement appréciable, si et n’est dans le cas de Montreal Power qui s’est mis en vedette en s’avançant de 2 3-8 à 57 1-4.C’est le seul titre qui ait manifesté une certaines activité, 5.675 action* étant échangées au cours de la ma tinée.Brazilian fléchit de 1-4 à 26 3-8.Nickel se maintient à 18 3-8 Le reste de la lisle varie à peim de quelques fractions, en hausse ou en baisse.A WALL STREET la vigueur se maintient New-York, 19.— Un mouvement fi achat dans les titres de compa-gnies d’autos, d’accessoires d’autos, d’utilités publiques et de chemins de fer a donné confiance et les cours ont repris en hausse après qu’une petite vague de liquidation eut été absorbée à l’ouverture.La faillite de la maison Bauer, Pogue, Pond and Vivian n’a pas eu d'effet déprimant sur les cours.Reading, Western Union, Hudson Motors se sont avancés de 3 points chacun, Atchison, Louisville and Nashville, Southern Railway, DuPont et Johns Manville de 2 à 3, American Can, Chrysler, N.Y.Central, Union Pacific, General Motors.Murray Consolidated Gas.Mack Truck, Eaton Axle et American Water Works de 1 à 1 1-2 chacun.U.S.Steel, après avoir fléchi de 3-4 s’est avancé de quelques fractions au-dessus de son prix d’hier.American Telephone a avancé de 1 point après avoir reculé d’autant.Les cours du blé se relèvent Winnipeg, 19—Favorisés par une plus grande vigueur à Liverpool et à Buenos Ayres et par un mouvement d’achat de la part des commerçants locaux, le marché du blé a débuté en hausse et a su maintenir sa vigueur à mesure que la session avançait ce matin.Après la session dramatique d’hier, alors que les cours tombèrent jusqu’à 8 sous le boisseau dans certains cas.on remarquait encore une certaine nervosité chez les courtiers à Pou-verlure mais la vigueur maintenue a raffermi la confiance.Une heure après l’ouverture, les cours s’étalent avancés de 1 1-8 à 1 1-2 sou le boisseau, la première qualité pour livraison en novembre avançant à 59 5-8.Tous les autres grains sont aussi en hausse.Sur Te Curb I.ER COUR» I.A MATTNB* Cours fournis par U maison BEAULIEU * DUNCAN.220 ouest, rae Notre-Dame Valeurs Ouv Hsut B*» *»' l A.D.O.20 26 26 26 Brew.Jlc Dl«t.15 >,i 15 y.is v; 13 ,i 17 17 ».Imperial Tobacco 0 S 9 9 Inter.Petroleum U y* 14 y.14 V4 11 'h Mitchell Robert .UTILITES PUB H *,4 14 (s 14 Ml 14 >» Beeuhamol* 7H 7*4 7 Vi 7».Hydro.Eiec.Sec.20 25 23 23 Inter Utll.A.37 37 37 37 Inter.Utll.B.MINES 7 7 7 7 Arno 3 3 2.^ 2 a4 Abana .21 25 .20 Bln Missouri .50 .54 49 .53 Montreal Rouyn .01 01 01 01 Noranda 18.25 18.25 17.90 18.05 Premier Gold .80 .80 80 80 Sisco .33 .33 .33 33 Stadacona .4 4 4 4 Teck Hughes 5 70 5.70 5.70 5 70 Vlpond 92 92 92 .92 Wright Hargraves 1.74 1 75 1 73 1.75 Sherrltt Gord.80 .82 80 .81 Le cartel de l’acier se dissout Paris.19.— L'Agenre Economique Financière rapporte que les intérêts français se sont retirés du Cartel européen de l’acier parce que les membres ne continuaien1 plus d’observer l’entente au sujet des frontières des marchés.D'après les renseignements donnés, cela aurait été le cas dans la Sarre particulièrement, où la concurrence des producteurs ne faisant pas partie de l’entente est tr'-s grande.Il semble que le retrait des Français provoquera la dissolution définitive du cartel._ Cours des trusts fixes Canada-America.$7.24 Canadian International.9^ Corporate .611» North American .7Vfc LITURÇIA Nous avons fait venir, à la demande de plusieurs lecteurs.1 itije£ia Encyclopédie populaire des connaissances liturgiques publiée sous la direction de l’Abbé R.AICRAIN professeur aux facultés catholiques de l’Ouest Ce livre vient de nous parvenir.U contient près de 1200 pages et est indispensable à toutes les bibliothèques et maisons d'éducation.Il complète admirablement ECCLESIA, ouvrage don' nous avons vendu des centaines d'exemplaires.$2.50 au comptoir; ^2.75 par la poste.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR.430, NOTRE-DAME EST* ' Casier Postal 4020. LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 19 NOVEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 268 ¦«LA R AD I CM CONCERTS DE MERCREDI Postes extérieurs WEÀF 7.30 p.ra.—Welcome Lewis chantera “A Perfect Day” au cours de l'heure de radiophonie des "Radio Luminaries" avec accompagnement de xylophone.Le programme comprendra en outre des duos vocaux par Breen et de Rose, t lancée de mes jours d'université, par Simons, duo de violon et de banjo.Sur la voie de l’arc-en-ciel, Breen-de Rose.Lorsque vos cheveux sont devenus blancs, par de Rose.8.30 p.ni.—Le répertoire du chef Yowlache, basse chantante indienne, et artiste invité de la Mobiloll, comprendra des chants du folklore indien ainsi que des pièces classique* italiennes, françaises, allemandes et anglaises.9.30 p.m.—Programme de 1 Heu- re Palmolive.Orchestre dirigé par Gustave Haenschen.Voici le printemps, de Strauss, Olive Palmer, soprano.Macushla, solo de Paul Oliver, ténor.Sweet Jenny Lee, par l'orchestre._ 10.30 p.m.— Programme Coca Cola.Orchestre dirigé par Leonard Joy.Embraceable You, de Gin Cr'azy”, orchestre et chant.Cécile, orchestre.Pardonnet-raoi, orchestre et chant.Amoureuse, Ma Guitare et Vous, de Snyder, orchestre.WJZ 9.00 p.m.— Muriel et Vee, duo instrumental et , voc.a^, ,ip^e’Pî,"^e* ront la composition inédite de Muriel Pollock sur le pays de Teche.En plus, Je suis Fier de \ous, par Coots.Chantes quelque chose de simple, par Hupfield, et l’ardon-nez-mot, par Vallée.10.30 p.m.— Programme Wayside Inn, mettant en vedette Mabel Zeckler, soprano, et un choeur d’hommes.Direction de George uil-worlh, Les pièces au programme sont : Forth to the Battle, A la Chasse au Lièvre, Doux Richard.Black sir Hurry et Durant toute la Nuit.11.00 p.m.—L’Heure du Coucher (Direction de Ludwig Laurier).— Ouverture de Stradella, de Flotow.Extrait de “La Grande Duchesse .d’Offenbach; Danse de Festival et Danse des Heures, de Delibes: imite Dansante, de Rosse; Harmonies du Soir, (en Hollande), de Kriens.le Rosaire, de Nevin.12.00 p.m.— Programme d orchestre du Royal York, de Toronto, du Pacifique Canadien.Direction de Fred Culley.Au programme: Vos lèvres rencontrèrent es uumv nés; Bonsoir; Extrajt du Petit Ca-fé” de Paris; Vous etes les Mots, je suis la Mélodie, et autres pièces musicales.La Symphonie d« Détroit (Chaîne Columbia) De 10 h.30 à 11 h.30 p.m.mercredi soir.— Concert de b» symphonie, sous la direction dOssip Gabrilowitsch.Programme: troisie-me symphonie en fa majeur, de Brahms.Chant du printemps, de Grieg.L’Islam, de Balakirev.Causerie do sir Robert Borden Sir Robert Borden prononcera ce soir mercredi, à 7.15, poste CrCr, une causerie sur l’agriculture.CONCERTS DE |EUDI Postes extérieurs WEAF 7 h.— THE MID-WEEK FEDERATION HYMN SING.Direction Arthur Billings.— The sweet by and by, de Webster, quatuor.Jesus, je viens, de Stebbins, solo de contralto, par Helen Janke.Jesus tout pour moi, de Thompson, qua- tU°7r‘h.30.PROGRAMME D’ORCHESTRE NIAGARA-HUDSON.— Direction William Merrigan Daly.West Paint March, tirée de “Rosalie”, de Romberg.La Rosita, de Dupont.Chant de la jungle,^ d’Al-ter.Molly sur la grève, de Grainger.Extraits de “Récoltes de pommes”.9 h.— THE ARCO BIRTHDAY PARTY.— Heure consacrée à la mémoire de Louis-Jacques Daguerre, inventeur de la photographie et de l’appareil dit “Daguerreotype”.En cet âge de vues parlantes, on comprend que l’on ait de la reconnaissance à celui qui a créé la photographie.Le programme musical célébrera l’anniversaire de sir William Gilbert, librettiste de nombreuses opérettes.9 h.30.HEURE DE MELODIE JACK’S FROST.Direction d’Eu- 8ène Ormandy.Ouverture de "Fra if ‘ ‘ ‘ “ PROGRAMMES DE MERCREDI Postes focaux CK AC 8.00 Heure du déjeuner.10.00 Programme d’orgue de la salle Tudor.10.30 Ouverture de la Bourse.10.45 Causerie française sur le menu quotidien.11.00 Heure exacte.12.00 Thoronoid Old Tymcrs.12.30 Bouraes de Montréal et de New'-York.12.40 Récital d’orgue Ogilvy.1.15 Programme À.-J.Léger.3.45 Fermeture de la Bourse.Heure exacte.5.45 Causerie de M.J.Massé.8.00 Nouvelles, Bourse et sommaire des programmes de la soirée.6.05 Programme Léger-St-Jean.6.20 Père Noël chez Eaton.7.00 Programme des "Northeastern Troubadours”., 7.45 Programme Eskimo Pie.8.00 Programme “Bachelor’s Cigar”.8.30 Lés "Orient Serenaders”, courtoisie de la "Canadian Silk Products, Ltd.” 9.00 Le choeur de la cathédrale de Sherbrooke.10.00 Concert.10.30 Rêvons, c’est l’heure, par l’orchestre C.K.A.C.11.30 Programme du Windsor.CFCF 10.00 Heure ensoleillée.11.00 Dorothy Chase et son groupe.11.15 Mélodies matinales.11.45 Programme Dawson Bros.12.00 Programme Alfred Payne.12.15 Lavigne Window Shade Co.12.30 Déjeuner musical.1.00 Bourse.1.30 Causerie du club Kiwanis St-Laurent, 3.00 Programme de la salle Ross.4.00 Programme Botter Service.5.00 Musique Hartney’s Eventide.5.55 Température, programme.6.55 Fermeture de la Bourse.7.00 Oncle Willard.7.15 Causerie sur l’agriculture canadienne, par sir Robert Borden.8.15 Estelle Holland, chanteuse et comédienne.8.30 Programme Toilet Laundries *¦.- - Limited.8.00 Orchestre.10.00 Programme Marconi.11.00 Température et heure exacte.PROGRAMMES m Postas Vocaux CKAC ÎEUDI le 8.00 L'heure du déjeuner .10.15 Rapport des conditions atmosphériques sur l’aviation et disques Columbia.10.30 Ouverture de la Bourse.10.45 Causerie en français sur menu quotidien.11.00 L’heure exacte.11.15 Programme Tintex.11.30 Nouvelles, température, disques.12.00 Le concours Borden.12.30 Bourses de Montréal et de New'-York.12.40 Récital d’orgue Ogilvie.3.45 Fermeture de la Bourse.Heure exacte.5.30 Programme "Temple Radio”.6.00 Père Noël chez Eaton.6.30 Rapport fédéral sur le marché (bilingue).7.00 Programme Macdonald Blenders.8.00 Programme Laberge & Chevalier, 8.30 Concert Supertest.9.00 Orchestre de la compagnie Neilson Chocolate.10.00 Heure du C.N.R.11.00 Résultats des parties de hockey, courtoisie de la “Canada Motor & Cycle”.11.00 Orchestre du Mont-Royal.11.30 Musique d’orgue du studio.CFCF 8.00 Heure du déjeuner.11.00 Matinée musicale.11.45 Programme La Branche.12.15 Programme de la maison Fi-liatrault.12.30 Déjeuner musical.1.00 Cotes.1.15 Theronoid Old Tyraers.3.00 Programme de la salle Ross.4.00 Programme Better Service.5.15 Théâtre des Tout petits, direction Camille Bernard.5.55 Température et programme.6.00 Heure du Crépuscule.7.00 Fermeture de la Bourse.7.15 Programme de la Monrtreal Service & Sales Ltd.7.30 Sandro Belogh, ténor.8.00 Les Boosters Buckingham.8.30 Récital d’orgue de la maison Ogilvy.10.00 Orchester du café Mandarin.11.00 Rapports du hockey, température.Petite vie des saints 19 novembre SAINTE ELISABETH de Hongrie Elisabeth était fille d’André II, roi de Hongrie.Elle naquit en 1207.Devenue reine, elle donna l’exemple de toutes les vertus.Sa bonté et sa munificence à l’égard des {rnuvres étaient sans bornes.Elle it bâtir plusieurs hôpitaux.Elle soignait elle-même les malades, lavait et pansait leurs plaies, les aidait en toutes choses, leur portait le morceau à la bouche avec une tendresse toute maternelle.A la douce vertu de la sainte manquait encore l’achèvement que donne une douloureuse épreuve.Son mari mourut en Sicile, tandis qu’il se rendait à la Croisade.Ce fut grand deuil au coeur de la tendre épouse.Mais voici que sans tenir plus compte de ses droits que de ses larmes, son beau-frère, Henri, la chassa honteusement avec ses enfants du palais qu’elle habitait et la laissa sans ressources.Par crainte de représailles, partout on lui fermait la porte, au point que c’est à peine si elle put trouver logis dans une hôtellerie! Elisabeth n’aut pas un mot de protestation contre le misérable qui l’avait expulsée de chez elle, pas un mot d’amertume contre ceux qui avaient refusé de la recevoir.Réintégrée dans ses droits, elle ne leur témoigna pas la moindre rancune.Au contraire, elle les accabla de ses bienfaits.Elle mourut en 1231.Au Mont-Saint-Louis Samedi, le 22 novembre, à 8 heures du soir, il y aura réception de S.G.Mgr Rodrigue Villeneuve, à son Alma Mater, le Mont-Saint-Louis.LesSnciens du collège, avec leurs compagnes, seront les bienvenus.Il n’y a pas de cartes d’entrée.Les Fils natifs du Canada Les ouvriers sont à mettre la dernière main aux travaux de décoration du nouveau foyer des Fils Natifs du Canada, situé au no 687i.de la rue Saint-Denis, pré» de la rue Bélanger.L’inauguration officielle de cette salle se fera à l’occasion de l’installation du nouveau Conseil de l’assemblée LaFontaine, ce soir, sous la présidence de quelques officiers du Conseil National.Le nouvel orchestre de la société des Fils Natifs du Canada fera les frais de la musique.Conférence du Dr Ernest Gendreau Le Dr Ernest Gendreau, professeur à l’Université de Montréal et directeur de l’Institut de Radium, donnera demain soir, dans la grande salle de FUniversité de Montréal, sous les auspices de l’Association canadienne-frsnçaise pour l’avancement des sciences, une conférence accompagnée de projections lumineuses, intitulée: “La tragédie du cancer et la physique contemporaine”.L’entrée est libre.Le tunnel de l'Avenue du Parc Les travaux au tunnel de l’avenue du Parc, sous les voies du Pacifique, sont commencés.Le tunnel de la rue Jean-Talon sera terminé d’ici dix Jours.Soirée acadienne Les Acadiens de Montréal sont à parfaire l’organisation de leur deuxième soirée intime annuelle.Elle aura lieu le 13 décembre, au café Saint-Jacques.M.Georges Go-guen travaille à l’organisation de cette fête.Les billets sont déjà en vente au café Saint-Jacques, chez Mlle P.Ro-bichaud, 2039, St-Denis, Ha 9812, ou chez M.J.-F.Richard, 8577 Drolet, Du 1449.« L'Institut du radium L’Institut du radium de Montréal, selon ce que nous fait connaître M.le docteur Ernest Gendreau, directeur de cet institut, vient d’être mis au nombre des cinq grands instituts du cancer du continent américain par VAmerican College of Surgeon.Le document officiel classant les instituts énumère en plus de celui de Montréal: le Memorial Hospital à New-York; l’Institut du cancer de l’Etat de New-York, à Buffalo; les Hôpitaux et Laboratoires du cancer de l’Université Harvard, à Boston; et l’Institut Barnard, à Saint-Louis.Cet honneur rejaillit sur l’Université de Montréal et le ouvernement provincial, dit M.endreau, lesquels ont fondé l’institut.¦ 1920 - LE MEILLEUR DEPUIS LE DEBUT DE LA RADIODIFFUSION 1930 SEMAINE DE DEFI du ¦£/iOIO Mavolo”, par Auber.Rose in the bud, de Foster, par l’orchestre.Dans le silence de la nuit, de Rachmaninoff, solo du ténor Oliver Smith.Ma Belle, par le même té- nor.WJZ 6 h.— PROGRAMME DE MUSI- ! QUE CLASSIQUE ET SEMI-CLAS- | SIQUE — Hernie Reyes, violoniste, ; et Juan Reyes, pianiste, exécuteront les solos suivants: Mélodie, de Dawcs.Polka de concert, de Bartlett.Sous bois, de Staub; et Chant de Solveig, de Grieg.7 h.45.PROGRAMME DES FRIENDLY FIVE FOOTNOTES.— Direction de Del Lampe.Pièces d’orchestre an programme: Get goin’, Keyboard Kapers.Alabama Lullaby, Montana.8 h.30.— PROGRAMME MAXWELL HOUSE.Direction de Willard Robison.Duo par piano, par Muriel Pollock et Vee Lawnhurst.Voici venir le soleil, de Woods.Goin’ Home, de Dvorak, quatuor.10 h.SERIE D’OPERAS VICTOR HERBERT.— Au programme: Le diseur d’aventures, direction de Harold Sanford.Personnages: Irma, Margaret OIscnr Boris.Frank Moulan; comte Berezowski, H.Hyn-dermeyer; Fresco, Walter Preston; Sandor, Harry Donaghy; Ladislas, Fred Hufsmith; Pompon, Ivy Scott; Vininka, Mary Hopple.11 h.HEURE DU COUCHER.— Direction Ludwig Laurier.Symphonie en Si bémol, de Haydn.Série de chansons, Schumann.Alla pPolacca, de Beethoven.Le jardin du Paradis, de Silver.Fan chon eti >.fe, de Klamm.Légende, de Frirti).aougea du couchant, de Hadley., TOUS les derniers perfectionnement* scientifiques se trouvent dans le nouveau Fada.Fada continue à perfectionner, ne sacrifiant rien au prix.Partout le Fada est considéré comme le meilleur radio de Tannée.“Noua défions la comparaison”.—Voyez le FLASHOCRAPH Feda annoncer lea poste* au moyen d’un jet de lumière.—Faites fonctionner le nouveau FILTRE DES BRUITS Fada f* — l'ennemi de la statique.—Entendez le CONTROLE AUTOMATIQUE DU VOLUME éliminer le* bourdonnements et l’amortissement.—Remarquez le MAGNIFIQUE NOUVEAU CABINET DE LUXE Fada représentant les plus grands idéals dans les meubles du siècle.—Soyez émerveillé de la QUALITE DE SON DU FADA si clair et si naturel, et de la performance que seules peuvent donner les 16 caractéristiques du Fada.Dans un simple receveur se trouvent réunis une abondance de divertissements, une nouvel^ et luxueuse facilité de fonctionnement qui placent le Fada dans une classe à part et au premier rang dans le champ des radios.Permettez nous de vous démontrer l'étonnante supériorité du Fada, point par point, ou par toute comparaison que vous aimerisz à faire.Bien que le Fada coûte un peu plus, son prix est largement compensé par lea nouveaux prototypes de divertissement qu’il rend possible.POUVONS-NOUS VOUS DEMONTRER Ci QUE NOUS PRETENDONS?NOUVEAU FADA 42 261 .50 AU COMPLET ET INSTALLE Facilités d* paiement: comptant $10 par et mois C-W.LINDSAY & CO.LIMITED 6888 Rue Saint-Hubert (Pré* Bélanger) SIEGE SOCIAL : 1112 Rue Sainte-Catherine ouest (Ju*fe û l'oueit de Peel) | 380 , Rue Sainte-Catherine Est I [angle Saint-Hubert) 4272 Rue Wellington.Verdun NOUS RECOMMANDONS LE FADA.COMME LC MEILLEUR RADIO DE L’ANNEE Décisions de la Commission législative La Commission échevinale de législation a siégé hier matin, dans la salle du conseil.La commission a adopté une demande d’emprunt de $500,000 pour les terrains de jeux, un projet de bill pour la vente de la ruelle Drolet, une définition plus exacte des mots “ruelle privée”, le droit d’imposer une licence de $100 sur les agents de recouvrement, une icence de $100 maximum pour le jolfs miniature; l’identification, par un moyen à être décrété par le conseil, pour le vote municipal.La commission a rejeté par un vote de 16 contre 5 une proposition de l’échevin Mathieu de ramener à $200 le dépôt pour candidature à l’éche-vinat.Ce dépôt est actuellement de $500._____________ Le "Columbia" sera exposé à Montréal Agissant comme représentant du capitaine Errol Boyd, M.J.A.O’Brien annonce que l’avion du premier aviateur canadien à traverser l’Atlantique, le Columbia, sera exhibé au public montréalais le mois prochain et que les recettes de l’exposition seront entièrement versées au comité d’atténuation du chôma ge.______ , Fête yougoslave On fêtera le 1er décembre prochain, au consulat général yougoslave de Montréal, le 12ème anniversaire de l’Union des Yougoslaves.Le consul général, M.Antoi-ne-V.Seferovitch, prie ses compatriotes de se rendre à la chambre 612, édifice Keefer, rue Sainte-Catherine ouest, à cette occasion à 12 heures 30 p.m.C’est parla voie intestinale que l’on enraie un rhume Dès que vous contractez un rhume, les pores de la peau se ferment, la transpiration est entravée.Les gaz et les déchets ne peuvent se dégager par la pt au.C’est pour cela que la première chose que conseille le médecin, dans le cas ds rhume, est un laxatif léger comme la cas-cara.Les autorités médicales conviennent qu’elle fortifie réellement les muscles de l’intestin.C’est dans les bonbons Cascarets que vous obtenez la cascara sous sa forme la plus agréable.Rappelez-vous cela quand vous contracterez le rhume, quand vous aurez l’haleine mauvaise, la langue chargée, que vous serez en proie à la migraine, bilieux, constipe.Pourquoi recourir aux agents vio-lents, alors que les CascareL accélèrent le fonctionnement des intestins de façon à la fois si rapide, si inoffensive et si agréable, — au simple coût de dix cents?Maisons d'éducation ERNE?T LAVIGNE Organiste à St-Jean-Baptiste Professeur de piano, orgue, théorie, solfège 958, avenue Duluth est m nUmtuiM SMS Hob trial Nouveau commissaire Québec, 19 (D.N.C.) — La Commission du chômage a siégé de nouveau hier matin, au parlement, dans la salle des bills publics.Un nouveau membre fait partie de cette organisation.Il a été nommé par le gouvernement, lors de la dernière séance du cabinet, M.Gifford Lafolley.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS A INGENIEURS H.Lobracque, I-O.O.Papineau.I.O.•» Arpenteur.U.Cailloux.I.O.Les Ingénieur» Associés UMITI'JC INGENIEURS CONSBUL.S 1*.St-Jacaue» ouest — «Arbour 04M MONTRÈÀL Raymond Beausoleil I.C.Spécialité : COMBUSTION craupfaob yipuarargL vr DOMESTIQUE— UïSlTlUTIOMS HOPITAUX — CONCIXaaKRLSS 182, rus St-Jacques O.HA.1841 Chambra US BREVETS D’INVENTION X/emanau ça mamaatcetl» hrrnul&drYrvuoodLmv,itm ¦ «rsoum 1 ALBERT FOURNIER 931|ru£ ste.Catherine est -r ¦ * t SK.L AVOCATS bertrandTguerin COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS rw».ms.Each., ZT« ouest, rue St-Jacuues Ernest Bertrand, C.R.Substitut Senior du Procureur Général-C.-B.Quértn.C B.Maur.GoudrauU, CR.Antonio Gameau.MX.L.Bon.-N.Oareeau.Aldérlo B lain.UA.I*.M.AJ* Boxer Pinard.AA.A.BLÀIN & PINARD AVOCATS Tmm.Duluth, chambra JJ M, rua Notre-Dame ouest lAn — .Montréal COMPTABLES P.-A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 Ouest rue Craig Téléphone : HArbour 599Ô laequee danser, nw.w._ XM- tj*M‘ ™9 Jean -Victor Cartier.LA.I» L.t.Baroelo, LA.8.J -Eugène Rivard, LA.A Cartier, Barcelo & Rivard AVOCATS Chambre 926.“Tsamwaya Bldg" 139 ouest, rue Craig - Montréal Maurice Dnpré, L.L.L.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR DE L'ETUDE OXtKpatrlck.Dupri.Gagnon et Parmi Immeuble Morin 111 COTE DE LA MONTAONS Téléphones! 2t2 et SU QUEBEC ST-GERMAIN & ST-GERMAIN AVOCATS ML BAlh.9119-9111 - 10 St-J&cquee E.P.Bt-Oermaln, LA.L.CR.Jean St-Qennaln, AL.B.LARUE & TRUDEL COMPABLES 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que je suis chanceuse! — Que c’est ennuyeux, ce temps! Je ne vois pas bien pourquoi ça te rend si joyeuse! — Eh! bien, quoi! ,sJ»»s cela, je n’aurais pas encore été capable d'étrenner le bel imperméable que tu viens de m’acheter .La coquetterie fémitvr.e n’aurait-elle que cela de *t*»n de rendre optimiste, que serait bien suffisant à la r^are pardonnable.POUR LE COMMENCEMENT DE L’HIVER v JEUKE FEMME FORTIFIEE Aprè» avoir prit» le Composé Végétal de Lydie E.Pinkham.Bancroft, Ontario.— "Il y avait un an environ quo j’étais mariés quand j’ai pria le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, la Îremière fois.le» forces diminuaient à cause de mon état.Je n’avais que 19, et c’était mon premier «nfant.Ma mère me dit qu’il ’ me fallait quelque chose pour affermir mes nerfs et une amie me dit de prendre le Composé Végétal.Je suis fière d’en avoir pris, car il a fortifié tout mon système, je suis maintenant parfait»»***!* ***• ««u petit garçon."—àï«n» J.B.Stalker.Bancroft.Ontario.et versez quelques gouttes de votre parfum dans cette paraffine.Vous suspendez alors vos sachets aux portemanteaux à l’intérieur de vos jupes, robes ou corsages.Le parfum pénètre peu & peu au plus profond des tissus ei y demeure longtemps; l’odeur ainsi régulièrement répandue est à peine perceptible, mais infiniment agréable.Beau travail antituberculeux NOUVELLE Les bas de soie La jeune malade ouvrit les yeux et regarda autour d’elle machinalement, sans curiosité ni espoir de découvertes.Depuis deux mois qu’elle gisait là, dans cette clinique, elle avait eu le temps de le faire en détail, l’examen de sa chambre! Le calme et le silence qui lui semblaient si doux aux jours de souffrance, maintenant l’exaspéraient.Elle trouvait austères les murs nus, le parquet luisant, les meubles rares et simples.Et pourtant, en une nuit douloureuse où la mort parut si proche, cette nudité presque monastique ne l’avait-elle pas aidée à ae soumetre à la volonté de Dieu?Alors, ici, rien qui lui rappelât les plaisirs et les vanités de sa vie d’enfant heureuse.Les bibelots, les oeuvres d’art, les livres préférés, les portraits de ceux qu’elle aimait.comme tout cela était loin! La voiture d'ambulande n’avait amené à la clinique qu’une jeune fille en danger de mort qu’il fallait opérer d’urgence.Entrer là, changer ses habitudes, quitter son milieu, c’est accomplir un premier détachement qui est parfois le prélude de plus grands sacrifices.Cependant, Alice allait mieux.Avec le temps, elle guérirait.On lui demandait seulement une longue patience.Et su mère, après avoir vécu des heures d’angoisse, se reprenait à espérer et trouvait une jouissance infinie à entourer d’attentions sa fille unique et à satisfaire ses moindres désirs.Des revues illustrées traînaient sur le lit.Des oeillets jaunes mêlaient leur parfum poivré aux odeurs d’éther et d’antiseptiques qui filtraient sous la porte.Une image de sainte Thérèse de Lisieux souriait sur la table de chevet.Assise près de la fenêtre, la m*rp.tricot en mains, veillait son enfant.Alice se tourna dans son lit.Sa Dispensaire pour les infirmes Les Révérendes Soeurs de la Providence ouvrent un dispensaire à 1471 rue Fullum pour les infirmes pauvres, enfants ou adultes, de la ville de Montréal.Ce service est sous la direction du docteur J.-Ed.Samson, chirurgien-orthopédiste, ci-dc-vant de Québec.Les intéressés voudront bien se rendre à l’endroit plus haut nommé le lundi, à 10 heures a.m., à partir du 24 novembre courant.* 12-12-30 natte brune serpenta sur l’oreiller.Elle allongea le bras, vers la lampe électrique et une clarté rose envahit la pièce, — Ma petite Alice?— Viens près de moi, maman, Apporte ta chaise.Là, tout près.Comme c’est bon d’être ensemble! Elle baisait les mâins actives, serrait contre elle la chère tête grise.— Couvre-toi, Alice.Je pense que Soeur Bertile va bientôt apporter ton goûter.— Il est à peine 4 heures.Et déjà il est nuit.Comment pouvais-tu travailler?—Je tricote par habitude, sans regarder.Toutefois, J’ârrive au bout et je ne voudrais pas me tromper dans les diminutions.— Je suis si contente d’avoir des bas de soie, et faits par toi, maman! Jamais nous n’en aurions trouvé de si beaux, à la fois souples et solides.Ce caprice de ta petite malade t’a donné bien de la peine, mais tu verras, maman, comme je serai mignonne, au printemps, avec mes escarpins vernis et ma robe de velours, lorsque nous réunirons mes amies pour fêter ma guérison et mes vingt ans! Passe-moi le premier bas, s’il te plait.Alice enfila son bras dans la molle gaine blanche.Ses doigts s’écartèrent afin de tendre les mailles, mais le réseau était si régulier, la soie si épaisse, que la teinte ambrée de sa peau ne se devinait même pas.Ce n’étaient certes pas des bas “mousseline”.De ceux-là.on en aurait trouvé des douzaines de douzaines dans les grands magasins.Mais Alice, qui avait des idées très arrêtées quant à sa toilette, assurait qu’elle irait nu-jam-mes plutôt que de porter des bas en "toile d’araignée”.Et sa mère, tout heureuse d’entendre sa fille exprimer un désir “raisonnable” — en plein novembre ne lui avait-elle pas réclamé des cerises?— la mère fit venir de Lyon des écheveaux de belle soie blanche, et, malgré la fatigue de ses yeux usés par les veilles et les larmes, se mit au travail avec ferveur.Pauvre petite Alice! Elle croyait les étronner au printemps, les jolis bas.Mais sa'mère savait qu’à la mi-aoùt seulement — peut-être — elle commencerait à marcher.— Et voilà le numéro 2, Mademoiselle la coquette.— Merci, merci.Nous allons les envelopper soigneusement et les retirer dans l’armoire.Mais, avant, je veux les montrer à Soeur Bertile.Elle ne doit pas tarder.Ah! la voici! La religieuse entrait avec un plateau.— Voyez donc, ma Soeur, les beaux bas que maman a tricotés pour moi.Soeur Bertile admira en connaisseur, regarda Alice par-dessus ses lunettes, et dit : — Enfant gâtée! Puis se tournant vers Mme Erbé: — Quand vous aurez une minute,' Madame.La vieille grand mère au bras cassé vous réclame.Elle ne fait que pleurer depuis ce matin.Vous seule réussissez à la calmer.Je vais être prise au moins pour une demi-heure.Il nous arrive une jeune ouvrière qui a eu la main déchirée par une machine.Le docteur se prépare à la panser et je dois l’assister.— Je verrai lâ Vieille grand’mère, ma Soeur.Avez-vous le temps de nous apporter une bouteille d’eau d’Evian?Nous n’en avons plus.Tout de suite.Un instant après, la garde-malade revenait.— Voici la bouteille, Madame.Je retourne auprès de ma blessée.Quelle petite entêtée! Nous lui demandons de quitter ses chaussures avant de monter sur la table d’opération.Elle ne veut pas.Je l’ai suppliée, grondée.Rien à faire.Et savez-vous pourquoi?Parce qu’elle a des trous à ses bas.Voilà.On porte des souliers vernis, avec des talons Louis XV, mais on a des bas déchirés.Ces pauvres enfants! Elles n’ont guère le temps de raccommoder.Elle est toute rouge: “.Ma Soeur, ma Soeur, que dira le docteur?” Le docteur?11 est comme nous, il en a vu d’autres.— Eh bien, moi, je la comprends.A sa place, je serais très malheureuse.11 n’y a pas de mercerie, dans le voisinage, maman?—- Non, Alice.Les bas de soie étaient étalés sur le couvre-lit.Alice les tint un moment dans ses mains; puis, après un rapide coup d’oeil à sa mère, les tendit à la religieuse: — Donnez-lui ceux-ci, ma Soeur.Un jour de l’été suivant.Alice se promenait dans 3e jardin; de sa mère.Elle était guérie, mais il lut fallait encore un peu de temps pour s’accoutumer à l’état de “bien portante”.t A la grille, le fadeur lui remit le courrier: une seule lettre, à son adresse.lai jeune fille s’assit sur un banc rustique et ouvrit l’enveloppe.Une image pieuse s^en échappa avec un feuillet qu’Alicé parcourut immédiatement : Mademoiselle, Est-il trop tard potlr vous remercier d’un bienfait que vous avez sans doute oublié?Je suis i’ouvriè-re à qui vous avez donné, l’année dernière, une paire de bas, afin de lui épargner une humiliation bien méritée.Je suis entrée au service des malades dans la Congrégation des Soeurs de X.!.Demain, nous commençons notre retraite, et, la première semaine d’octobre, j’aurai le bonheur de recevoir le saint ha riche de mon costume, ce sera.mes bas.vos bas.J’aurai une prière spéciale pour vous et Madame votre mère, à qui je reste toute dévouée en Notre-Seigneur, R.S.Le sort des choses comme celui des gens est difficile à prévoir.Jeanne COUTIN.(La Maison) BON A SAVOIR PRESERVATION DES MOISISSURES Pour préservèr les meubles, livres, papiers, étoffes de l’humidité, par exemple dans une maison de campagne que-l’on ferme pendant l’hiver: lo Vous réunissez tous les objets fragiles dans une chambre du premier étage; 2o Vous bouchez hermétiquement toutes les ouvertures (cheminée, fenêtres, portes), en ayant soin de coller des bandes de papier sur les joints, fentes ou fissures; 3o Vous placez dans la pièce ainsi close plusieurs vases débouchés, contenant soit de l’essence de térébenthine, soit de l’acide phénique.L’acide phénique convient le mieux.Vous pouvez frotter les bois également avec cet acide.La conservation est parfaite.PARFUMER LES VETEMENTS Pour parfumer les vêtements d’une façon discrète, persistante, voici un procédé simple; Cousez un sachet en tissu de soie très fin, remplissez-le de paraffine E .bit.Ce jour-là, nous revêtons une toilette d’épouse, et la partie la plus Poésie des feuilles Splendeur des bois de mon pays.Vous toutes les feuilles que j’aime, Et dont le Nord clôt le poème, Lorsque sont mûrs les blonds maïs.Combien nombreux, les jours gris, Dans les sentiers le vent vous sème, Vous toutes les feuilles que j’aime, Splendeur des bois de mon pays! I Vous n’ètes plus l’orgueil des chênes, Des érables et des bouleaux, Qui chantèrent le long des eaux Fit dans le clair lointain des plaines.Mon âme, ô feuilles, sent vos peines, Et suit vos deuils, sur les côteaux, Pleurant la grâce des bouleaux, Et le hautain regret des chênes.Vous étiez la gloire de juin, Le frais manteau des forêts vertes, O feuilles, qui tombez inertes, Comme un oiseau blessé soudain, Vos tons de rouille et de tanin Affligent les routes désertes.Manteau souillé de forêts vertes, Feuilles mortes, gloire de juin! AU SERVICE SOCIAL DE L'INSTITUT BRUCHESI Les Infirmières du Service Social de l’Institut Bruchési visitent régulièrement les patients qui ont été diagnostiqués tuberculeux au dispensaire, et surveillent les contacts entre adultes et enfants.Les familles où il y eut un décès par tuberculose reçoivent également leurs conseils de prophylaxie.Extrait du rapport du mois d’octobre 1930: Familles sous surveillance, 1428; formant un total de personnes sous surveillance de 7910.Nouvelles familles de tuberculeux durant le mois, 38; patients tuberculeux sous surveillance, adultes 1057, ènfants 371; nouveaux patients tuberculeux durant le mois, adultes 42, enfants 5; patients décédés durant le mois, adultes 24, enfants 0; personnes vivant en contact de tuberculeux sous surveillance, adultes 3637, enfants, 2836; nouveaux contacts durant le mois, adultes 98, enfants 96; patients référés au dispensaire par le médecin de famille, 31; patients référés au dispensaire par dei institutions ou organisations, 17; vki-.tes faites par les infirmièns S Service Social dans les familles tuberculeuses, 1160; demande d’hospitalisation, 35; patients hospitalisés, 22; bébés nés dans les familles tuberculeuses, 4; bébés immunisés par B.C.G., 4; contacts placés, placement familial, 6.Chez les Sourdes-Muettes La retraite annuelle des Dames bienfaitrices de l’Institution des Sourdes-Muettes commencera le dimanche, 30 novembre pi^çhain, à trois heures de l’après-midi.Elle sera prèchée par le R.Père J.Latour, supérieur provincial des Clercs de Saint-Viateur.MICHELLE LE NORMAND (Madame Léo-Pol Desrosiers): Au* tour de la Maison.(Illustrations de Madame Lionel de Bellefeuille).Un des plus grand succès de librairie du Canada 'rancab, ce livre, dont la troisième édition vient de paraître, en est à son sixième mille.“Livre Immortel, chef-d’oeuvre du terroir”, ainsi le qualifiait notre poète Albert Lozeau a sa parution.Rempli d’originalité, de talent, d’émotion, ce livre intéresse tous les figes.Au comptoir, $1.00; franco.*1.05, Librairie du Drvoir.Aux Anciennes du Pensionnat' de Lachine EATON •••**'•’** Une mise parfaite vous rend confiant ! 'MJ I I VOUS ne craindrez plus d’accepter «ne invitation qu’on pourrait voua faim dans les cercles les plus exclusifs, quand voua aaqrez que voue êtes vêtu avec jroât et élégance, Et, que ce aoit l’habit & queue, (souvent de rigneur) ou le tuxedo, vous trouvères exactement c
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