Le devoir, 28 décembre 1984, vendredi 28 décembre 1984
Ih'puis 25 ans.1280 bout.LauranUan Saint-Laurent Tél.: 336-0233 Vol.LXXV — No 301 Bruineverglaçanteavecventsmodérés Max 2 (détail page 17) Montréal, vendredi 28 décembre 1 984 Côte-Nord Atxttl Nouveeu'BfunswiCk 50 c I d Gaspèsie 45 cents, mts.Toronto 50 cents 35 CENTS L’assassinat du père Jerzy Popieluszko 2 accusés évoquent un « ordre venu d’en haut » #•- ' TO.Phototaser AP Des gardes en uniforme séparent les quatre policiers accusés de l'enlèvement et du meurtre du père Jerzzy Popuieluszko.Dans la première rangée, le capitaine Grzegorz Piotrowski(à gauche) et le lieutenant Leszek Pekala.À l’arrière, le lieutenant Waldemar Chmielewski et le colonel Adam Pietruszka.TORUN, Pologne (AFP) - L’ombre de l’inspirateur occulte a plané sur la première journée du procès des quatre policiers inculpes dans l’assassinat du père Jerzy Popieluszko, qui s’est ouvert hier à Torun (nord de la Pologne) au milieu d’un impressionnant déploiement des forces de l’ordre.Ce commanditaire inconnu a été évoqué dès l’ouverture des débats dans la salle d’audience du tribunal de Torun, où avaient pris place les quatre accusés, tous fonctionnaires du département chargé des cultes au ministère de l’Intérieur; le capitaine Grzegorz Piotrowski, 33 ans, les lieutenants Waldemar Chmielewski, 29 ans, et Leszek Pekala, 32 ans — les trois auteurs directs de l’assassinat — ainsi que le colonel Adam Pietruszka, accusé «d’instigation et d’assistance au crime».Les quatre accusés risquent de huit ans de prison à la peine de mort.Selon l’acte d’accusation, long de 70 pages, Chmielewski et Pekala pensaient agir sur «ordre venu d’en haut» et communiqué par Piotrowski, qui leur aurait garanti non seulement l’impunité, mais aussi une promotion, en cas de réussite de l’opération.Pekala, premier des incul- pés à être interrogé par le président Artur Kujawa, a ainsi déclaré que Piotrowski les avait convoqués début octobre, lui et Chmielewski, pour savoir s’ils étaient prêts à participer «à une opération périlleuse, couverte par les chefs» au cours de laquelle r«aumônier de Solidarité pourrait perdre sa vie».Au cours des interrogatoires avant le procès, Piotrowski a fermement nie avoir tenu de tels propos.Il a affirmé avoir monté l’opération de son propre chef, «par frustration» devant le «manque de succès» de son département contre «les activités anti-État de certains prêtres».Le quatrième accusé, le colonel Pietruszka, qui aurait fourni, selon l’accusation, des laissez-passer spéciaux à ses subordonnés pour monter un traquenard au père Popieluszko, a tout nié, qualifiant les accusations lancées contre lui d’«absurdes».Mais ce qui ressort avec netteté de cette première journée, malgré les déclarations contradictoires des accusés, c’est qu’ils ont bien tenté à deux reprises d’assassiner le père Popieluszko.Une première fois, le 13 octobre, sur la route de Gdansk à Varsovie, ils ont lancé des pierres Voir page 10: 2 accusés Gratuité des médicaments Québec propose la formule du « prix réel » FRED A.REED collaboration spéciale La méthode de fixation des prix des médicaments remboursés par la Régie de l’assurance-maladie aux personnes âgées et aux assistés sociaux, connue sous le nom de « prix médian », sera remplacée au cours des prochains mois par une autre méthode dite du « prix réel d’acquisition ».L’entrée en vigueur de la nouvelle méthode marquera, espère-t-on à Québec, un regain de vie de l’industrie pharmaceutique québécoise tout en assurant un meilleur contrôle des coûts croissants du programme d’assurance-médicament dont bénéficient actuellement 1,200,000 québécois.Le nouveau régime, entériné « en principe » le 28 novembre dernier par le conseil des ministres, doit toutefois encore faire l’objet d’importantes négociations entre le gouvernement, les pharmaciens et les compagnies pharmaceutiques et son entrée en vigueur pourrait être reportée « à l’été ou à l’automne 1985 », a fait savoir l’adjoint exécutif du président de la Régie de l’assurnce-ma-ladie, M.Pierre Boucher.« Les pharmaciens vont demander une compensation pour les profits que le nouveau régime leur fera perdre.On ne sait pas encore combien cela va coûter ni si le gouvernement est prêt à payer ce montant.» Voir page 10: Médicaments Il y a 70 ans, les goulags canadiens 2 - Considérés comme agents de l’ennemi, hommes, femmes et enfants étalent internés sans procès En vertu de la Loi sur les mesures de guerre et d’un décret ministériel sur l’internement des ressortissants étrangers, les services secrets procédèrent d’une façon arbitraire, entre 1914 et 1920, à l’arrestation et à la détention de 8,579 ressortissants étrangers, dont 81 femmes et 156 enfants.De plus, 40 femmes et 81 enfants, séparés de leur soutien de famille, durent survivre de maigres allocations gouvernementales.LAURENT SOUMIS Aucune de ces personnes n’a subi à un moment donné un procès selon les règles du droit britannique.Sur simple rapport des agents spéciaux, toute personne soupçonnée de menacer la sécurité du Dominion et les intérêts de la mère-patrie pouvait être internée.L’arrestation sur simple délation et la détention sans procès furent la marque de cette page d’histoire canadienne.Le contexte de l’époque et le fonctionnement de la police secrète canadienne permettent d’expliquer le cours des événements.Les arrestations arbitraires étaient alors parfaitement légales en vertu de la Loi britannique des secrets officiels.Adoptée d’abord en Angleterre en 1911, cette loi fut appliquée au Canada jusqu’en mai 1939.Reprenant l’esprit de la pré- cédente, le Canada adopta à ce moment sa propre Loi des secrets officiels.Dans un ouvrage écrit en collaboration et publié en 1978 aux éditions Québec-Amérique, La police secrète au Québec, les auteurs rappellent que « cette loi a toujours été reconnue par les juristes comme une loi inextricable du point de vue des libertés civiles à cause de son caractère vague et ambigu».Voir page 10: Les goulags k y' .y y y mi Photo Clercs de Saint-Viateur Le camp de Spirit Lake, près d’Amos en Abitibi, érigé le long du Transcontinental, accueillit jusqu’à 1,144 prisonniers de guerre entre 1915 et 1917.L’un des bunk-houses du plus important des camps d’internement québécois abritait encore, en 1982, le cheptel bovin et porcin d’une école d’agriculture.Lévesque a fait « battre les rouges », mais après ?¦ A Québec, !’« effet Mulroney » se fera sentir encore longtemps René Lévesque: vent tournait UÉBEC - Il a fallu le départ de M.I Trudeau pour que le gouvernement pé-^ quiste réussisse à faire « battre les rouges », comme il le souhaitait depuis toujours; mais l’élection de M.Mulroney et sa perche tendue au Québec, saisie avec frénésie par M.Lévesque, ont fait éclater au grand jour la profonde crise existentielle que le Parti québécois couvait et ruminait depuis trois ans, depuis la conclusion de l’accord constitutionnel qui a laissé le Québec sans statut.Durant plus de deux ans, sous la férule brouillonne et belliqueuse de M.Lévesque, le PQ a nourri le projet de se venger de son humiliation en participant aux élections fédérales; même après le choix de M.Mulroney comme chef du Parti conservateur, le PQ a décidé d’appuyer le Parti nationaliste de l’ac- Une analyse de GILLES LESAGE tiviste Marcel Léger.Mais M.Lévesque était déjà moins ardent de lancer ses ouailles dans l’aventure fédérale lorsque la démission de M.Trudeau, en fin de février dernier, a bouleversé tout l’échiquier politique québécois.Dédouanés de leur lien sentimental, las de la confrontation et des chicanes perpétuelles entre Ottawa et Québec, les Québécois se mirent à la recherche d’un autre fils favori, sinon d’un autre messie.Il était là, attendant son heure, avec les mots mielleux de réconciliation et de conciliation à la bouche, promettant la fin des hostilités inutiles et une nouvelle ère de collaboration.Abandonnant le PN à son sort pitoyable, M.Lévesque fut l’un des premiers à sentir que le vent tournait et à saisir le rameau d’olivier.Sautant prestement dans le train bleu en marche, il loue le beau discours de M.Mulroney, surtout celui de Sept-Iles, où le chef tory proclame son désir de tout mettre en oeuvre pour que le Québec signe enfin, dans l’honneur et la dignité, l’accord constitutionnel.Pour une fois sur la scène fédérale, M.Lévesque a misé juste.Les conservateurs obtiennent plus de 50 % des suffrages au Québec, y faisant élire 58 députés, dont des militants notoires du « oui » au référendum de mai 1980, tandis que le rejeton renié du PQ se classe bon dernier, à 3 %, avec le Parti rhinocéros.Cachant mal son enthousdiasme de ce que les choses se remettent à bouger, M.Lé-Voir page 10: Lévesque Brian Mulroney : une secousse sismique 1985: plus d'emplois pour les diplômés OTT.XWA (d’après PC) — Les tendances observées au cours des six dernières aimées sont en train d’être renversées : les diplômés universitaires en génie, sciences et administration, et même les finissants de niveau collégial, pourront trouver plus facilement un emploi à l’avenir, indique une étude publiée jeudi par la Commission des relations de travail de la fonction publique.L’organisme indique que 76% des 89 entreprises canadiennes consultées prévoient engager davantage de diplômés universitaires en 1985, comparativement à 52% en 1984.La plupart des nouveaux employés auront un baccalauréat.Soixante de ces 89 compagnies prévoient faire appel cette année à de nouveaux diplômés universitaires.Quarante-quatre des 60 entreprises ont indiqué qu’elles hausseront le nombre de nouveaux employés de quatre pour cent en moyenne.Les employeurs offriront Voir page 10: Emplois AU SOMMAIRE L’enquête n’aboutit pas Aux détectives bavards dans l'affaire Merrill Lynch, la direction de la police a donné ordre de se taire et de reprendre l'enquête à zéro puisque les premières pistes n'ont abouti nulle part.Page 2 Les drames de 84 Les événements tragiques n’ont pas manqué en 1984.La fusillade à l’Assemblée nationale, la tragédie de Rock Forest, la terrible explosion de la gare Centrale, l’enlèvement du petit Maurice Viens et les nombreux meurtres de policiers ont été ceux qui ont semé le plus d'angoisse et de stupeur.Page 3 La justice mise en accusation Douleur et colère à Bologne.Préférant des funérailles individuelles, les familles des victimes de l'attentat du train Naples-Milan ont «boycotté» la cérémonie à laquelle assistait le président Sandro Pertini, sanctionnant ainsi la faiblesse de l’État face au terrorisme.Le maire communiste de Bologne, à son tour, a stigmatisé l'impuissance de la justice.Page 5 Nordair fusionne Les actionnaires de Nordair, second transporteur régional au Canada, ont approuvé hier sa fusion avec la société montréalaise Innocan.Il ne manque plus maintenant que l’approbation du cabinet fédéral, une étape qui devrait se faire aujourd'hui, malgré une nouvelle tentative des Cris de bloquer la transaction.Page 11 Baisse du taux d’escompte Le taux d’escompte de la Banque du Canada a poursuivi son mouvement à la baisse hier en passant de 10.16 à 10.09 %.Page 11 Y TOYOTA.* Un concessionnaire de choix 6807 DE LORIMIER pRtS DE BÉLANDER) MONTRÉAL 376-9191 et vous OFFRE LES SERVICES DE: • Vente • Location • Pièces e Mécanique • Débosselage Voitures d’occasion Le Devoir, vendredi 28 décembre 1984 Le vol à la Merrill Lynch Les détectives bavards ont ordre de se taire et de reprendre à zéro l’enquête L'un des moments les plus émouvants la visite du Pape Jean-Paul contré les enfants de Montréal à la basilique Notre-Dame.au Canada s’est produit lorsqu’il a ren- La visite du Pape Jean-Paul II Une expérience humaine et religieuse inoubliable MAURICE GIRARD de la Presse canadienne Il reviendrait peut-être à un étranger de recevoir, cette année, le titre de la personnalité de l’année, qui aura le plus marqué les Canadiens en 1984.Qui d’autre, en politique, dans les arts ou dans le sport, aurait pu, pendant 12 jours, tenir le pays tout entier en haleine en lui faisant vivre une expérience humaine et religieuse sans précédent et recueillir partout sur son passage des records d’assistance?Sur le tard de l’été, du 9 au 21 septembre, on a eu l’impression que le pays s’est arrêté pour concentrer son attention sur la tournée pan-canadienne de Jean-Paul II, son 23e voyage à l’étranger.Des millions de Canadiens de confessions religieuses diverses se sont mis au diapason de la foi prêchée par le pape au fil de ses 40 discours dans 12 villes.On a écrit que cinq millions de personnes se seraient déplacées pour apercevoir du coin de l’oeil le pape, sans compter les millions d’autres qui ont suivi ses moindres déplacements (même en papamobile) par le truchement de la télévision.L’arrivée et les premières heures au pays ont déterminé l’allure de la plus longue visite en terre étrangère du chef de l’Eglise catholique.Dès son arrivée à l’aéroport de L’Ancienne-Lorette, Jean-Paul II a conquis par sa simplicité et son naturel.En fin tacticien, il a évité les affrontements, tout en se prononçant sans gêne pour ses convictions profondes sur des questions fondamentales qui préoccupent l’Eglise catholique contemporaine.Ainsi, il n’a pas dénoncé les femmes qui donnaient la communion aux célébrations eucharistiques de Montréal et de Québec, mais il ne s’est pas non plus prononcé sur l’ordination des femmes.Par contre il n’a pas manqué de réaffirmer son opposition, à Montréal, au mariage des prêtres (cet « homme pour tous les autres ¦>) et, à Vancouver, son horreur de l’avortement (« ce crime inexprimable contre la vie humaine»), A certains égards, il s’est mêlé de questions purement internes en prenant fait et cause pour les pêcheurs des Maritimes, tout en donnant une caution morale aux évêques canadiens quand il a déclaré à Flatrock, Terre-Neuve, que l’économie doit donner « la primauté à la personne plutôt qu’à la productivité, à l’humain plutôt qu’aux choses matérielles».Incommodé pendant la majeure partie de son séjour par le mauvais temps, le pape a dû écourter sa visite d’une de ses étapes les plus importantes: la rencontre des nations Déné et Inuit à Fort Simpson dans les Territoires du Nord-Ouest.Mais, contre les éléments, Jean-Paul II a répliqué par la technique moderne en enregistrant à Yellowknife, sur vidéo, une de ses plus importantes déclarations de sa visite en faveur de l’autonomie des nations autochtones.A Winnipeg, terre d’un conflit linguistique marqué par l’intolérance, Jean-Paul II a stigmatisé les membres de la majorité qui ne veulent pas donner la chance aux minorités de s’épanouir.A Edmonton et à Ottawa entre autres, il a répété son appel en faveur de la paix dans le monde et son opposition à l’exploita- tion des pays pauvres par les superpuissances.Avant tout spectaculaire grâce aux foules records qu’il a réussi à rassembler dans des provinces majoritairement protestantes, la visite de Jean-Paul II n’était tout de même pas dénudée d’une certaine mise en scène comme l’a démontré avec éclat le rassemblement des 60,000 jeunes au stade olympique.Mais, c’est surtout la réussite indiscutable de la première étape dans la plus catholique des provinces, le Québec, qui a donné le ton au reste de la visite dans les Maritimes, en Ontario et dans l’Ouest.A titre d’exemple, a-t-on besoin de se rappeler ces dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui se ont massés le long de la voie ferrée Québec-Montréal pour voir passer, en pleine nuit et sous la pluie battante, le train papal?Et le reste de la visite, télédiffusée dans ses moindres détails (1,500 personnes y ont travaillé), s’est poursuivi de la même façon, sous les regards d’un impressionnant service de sécurité (qui a mobilisé en tout et pour tout 27,000 personnes).Il fallait un homme au charisme étonnant pour réussir cet exploit.Et le chef de l’Eglise catholique a charmé, même les plus endurcis parmi les athés.A telle enseigne que, trois mois après cette visite historique, il faut bien se rendre à l’évidence: le voyage du pape au Canada n’a été rien d’autre qu’un véritable triomphe sur tous les plans sauf financiers.La Conférence des évêques catholiques, responsable de la visite du pape, indiquait au début de décembre que le déficit accumulé pour la totalité de la tournée se chiffrait par % 13.5 millions.LOUIS-GILLES FRANCOEUR L’enquête sur le vol de $68.5 millions aux dépens de la Merrill Lynch sera complètement réorientée parce que l’identification « visuelle » des auteurs du coup par les deux seuls témoins oculaires s’est avérée un échec.En effet, les deux messagers, qui ont ont été retenus pendant plusieurs minutes par les deux voleurs non-masqués, ont tout juste réussi à identifier dans le fichier de la police-.trois détenus actuellement derrière les verrous et deux spécialistes montréalais du hold-up avec des alibis tout aussi solides.Confrontés à un cul-de-sac, les enquêteurs ont l’intention de concentrer leurs efforts sur d’autres hypothèses de travail que certains détectives du poste 25 ont commencé à scruter depuis quelques jours, a confié l’un d’eux hier au DEVOIR.L’état-major de la police de la eu M a décidé hier de leur imposer le silence le plus complet.C’est ce qu’a précisé au DEVOIR le porte-parole de la police de la CUM, M.Mario D’Arcy.Ce dernier n’a d’ailleurs pas hésité à déclaré que les multiples déclarations des enquêteurs aux journalistes au cours des derniers jours « ont nui à l’enquête elle-même ».Les six détectives du poste 25, chargés de résoudre ce qui pourrait bien être le vol le plus important des dernières décennies, ont donc com- mencé hier à référer les journalistes aux « relations publiques » du SP-CUM.« L’enquete se poursuit, a poursuivi l’agent D’Arcy.Il se disait jusqu’ici toute sorte de choses sans qu’il y ait eu des développements.Désormais, il n’y aura plus de faux pas.Nous vous contacterons quand il y aura du nouveau.» Quant aux enquêteurs, ils estiment que « quelqu’un va inévitablement commencer à parler bientôt, que ce soit un mouchard ou une personne intéressée par la récompense de la Merrill ».En dépit de leurs efforts, les policiers n’ont pas réussi à obtenir de « tuyaux » importants du monde interlope en dépit du nombre de leurs informateurs.« Ils sont muets comme des carpes », a confié au DEVOIR un des enquêteurs en soulevant le coin de son bâillon.Les enquêteurs ne connaissent pas, eux non plus, le montant de la récompense promise par la société de courtage, qui serait « substantielle ».« En réalité, explique une source du DEVOIR, la compagnie va négocier le montant en fonction de la valeur des renseignements obtenus.J’imagine que s’ils retrouvaient le paquet qu’ils cherchent, ils mettront eux aussi.le paquet! » La Merrill Lynch a d’ailleurs mis ses meilleurs limiers nord-américains sur l’affaire.Ces enquêteurs spécialisés, au nombre pour l’instant indéterminé, concentrent pour l’instant leurs efforts sur la recherche d’un complice à l’intérieur de la compagnie.« Nous nous parlons régulièrement », explique une source policière qui ne prend pas du tout ombrage de cette collaboration du secteur « privé » sur un aspect essentiel de l’affaire.Les policiers estiment en effet que les voleurs ont fort probablement obtenu des renseignements de l’intérieur de la maison de courtage de la rue Dorchester.La facilité et la rapidité d’exécution du coup indiquent, en effet, qu’à moins d’un hasard peu ordinaire, les voleurs connaissaient les allées et venues de la malette de 30kg et.fort probablement, son contenu.L’équipe de la Merrill Lynch a aussi une bonne connaissance des individus et des organisations qui ont la technique et l’argent pour écouler une marchandise aussi encombrante, quite à attendre quelques années pour y arriver.Pour l’instant, explique un enquêteur au DEVOIR, il est trop risqué de « passer ».une telle marchandise car toutes les institutions financières du monde ont les numéros de série des quelque $40 millions en titres « négociables » dérobés.« Mais à long terme, c’est une autre affaire, commente te même enquêteur.Ça ne vaut peut-être pas le $40 millions net mais sûrement une jolie fortune.Surtout pour un spécialiste qui se contenterait d’écouler un ou deux millions par année ».La majorité du PQ n’a cessé de diminuer à l’Assemblée NORMAN DELISLE QUEBEC (PC) — La diminution graduelle de la majorité péquiste à l’Assemblée nationale a marqué l’année parlementaire 1984, au point de menacer la survie même du gouvernement en décembre.Plusieurs faits ont grugé petit à petit cette majorité qui paraissait pourtant confortable au lendemain des élections du 13 avril 1981, où le Parti québécois avait emporté 80 des 122 sièges de l’Assemblée nationale.Déjà en 1982 et 1983, l’opposition libérale poursuivait sa remontée dans l’appui populaire en remportant des élections complémentaires dans des circonscriptions acquises au PQ: Jonquière, Saguenay.Cette propension libérale à gagner les élections partielles s’est poursuivie en 1984.En juin, trois libéraux étaient élus dans les comtés de Marguerite-Bourgeois, Sauvé et Marie-Victorin.La victoire libérale ne surprenait pas dans Marguerite-Bourgeoys, détenu depuis 1973 par le libéral démissionnaire Fernand Lalonde.Sauvé avait élu sans interruption depuis 1973 un des pionniers du PQ, Jacques-Yvan Morin, tandis que dans Marie-Victorin, Tex-ministre Pierre Marois avait obtenu en 1981 un score à faire pâlir d’envie: 65.5 % des suffrages et 10,264 voix de majorité.Le 26 novembre 1984, le comté de Saint-Jacques réélisait un député libéral pour succéder à M.Serge Champagne, décédé accidentellement.M.Champagne avait arraché en 1983 le comté détenu pendant 13 ans par Claude Charron.La majorité péquiste était d’autre part réduite par une avalanche de démissions.De retour de prison où il avait séjourné pendant huit mois,l’ex-pé-quiste Gilles Grégoire, député de Frontenac, joignait les rangs de l’opposition le 5 juin.A la fin de novembre, une crise au sujet de l’indépendance comme objectif fondamental du PQ suscitait plusieurs démissions: les députés Pierre de Bellefeuille (Deux-Montagnes), Jérome Proulx (Saint-Jean), Jacques Léonard (Labelle) et Denise Leblanc-Bantey (Iles-de-la-Madeleine) quittaient le caucus pour siéger comme indépendants tandis que deux ministres, MM.Denis La-zure et Jacques Parizeau, abandonnaient la vie politique.Trois autres ministres, Mme Louise Harel, MM.Gilbert Paquette et Camille Laurin, démissionnaient du cabinet mais demeuraient péquis-tes.Une motion de blâme du chef de l’opposition libérale le 14 décembre dernier était défaite par 57 voix contre 50, une différence d’à peine sept voix.Cette mince marge pourrait être franchement menacée lors de la reprise des travaux parlementaires le 12 mars.Entre temps, l’Assemblée nationale n’a siégé que six mois en 1984 et plusieurs lois y ont été débattues dans la controverse.Le gouvernement a retraité avec sa loi 43 voulant réglementer le monde des travailleurs au pourboire, et sa loi 38 oui voulait interdire aux municipalités de toucher des subventions fédérales sans la permission préalable de Québec.Enfin, autant le premier ministre René Lévesque que le chef de l’op position Gérard-D.Lévesque ont promis que l’Assemblée nationale consacrera la majeure partie de ses énergies aux dossiers economiques.C’est un engagement dans la réalisation duquel l’un et l’autre ont lamentablement échoué, l’économie n’ayant certes pas été le sujet favori des parlementaires en 1984.Les shampoings Consommateurs et laboratoires évaluent différemment les produits QUEBEC (PC)-L’évaluation des shampooings varie selon Chantons/ Dansons (1) Chantons/ Dansons (2) Hélène Poirier, Carmen Ste-Marle Borduae, Michelle Vanda! Sudrau.Poèmes et chansons Hélène Poirier, Carmen Ste-Marle Borduae.qu’elle est faite en laboratoire ou par des consommateurs, révèle une étude effectuée par le magazine «Protégez-vous» et dont les résultats sont publiés dans l’édition de janvier.Dans le cadre de cette étude, le magazine a confié à des techniciens et à un groupe de consommateurs le mandat d’éprouver 52 produits.En vente dans toutes les librai ries •a.!!' Chantons dansons L’évaluation a porté sur l’activité moussante et nettoyante, l’état des cheveux après le lavage, le degré d’acidité, le contenu net par format, l’absence de bactéries et l’irritation oculaire.Selon les auteurs de l’article, la subjectivité est un facteur d’une grande importance dans le choix d’un shampooing puisque experts et utilisateurs n’arrivent pas toujours aux mêmes résultats.Les tests en laboratoire révèlent que les shampoings «Gillette» pour cheveux gras, «Herbal Essence» pour cheveux normaux et «Head and Shoulders» contre les pellicules sont ceux qui produisent le plus de mousse.Le «Revlon Flex» pour cheveux gras, le «Rogier» à la camomille et le «Johnson» pour bébés en produisent le moins.Comme prévu, les shampooings pour bébés sont les moins irritants pour les yeux contrairement au «Head and Shoulders» qui irrite le plus les yeux.La plupart des shampooings testés se sont révélés un peu acides oupresque neutres.Les produits «Agréé» se sont avérés les plus acides tandis que d’autres, comme le «Kirolac Plus» le «Head and Shoulders» et le «Té-grin» ne le sont pas suffisamment.L’étude révèle aussi que certains shampooings contiennent plus d’eau que d’autres.C’est le cas de «L’Oréal» ultra riche pour cheveux secs, le «Bout de choux» pour bébés et le «Biolan Castille», ce qui n’a pas empêché le premier d’être très bien coté par les consommateurs.L’aide parvient en Éthiopie TORONTO (PC) — L’ambassadeur canadien en Ethiopie a confirmé, jeudi, que cinq avions remplis de provisions au Canada ont été déchargés dans ce pays éprouvé par la famine, à l’occasion de la fête de Noel.«'Pout semble avoir fonctionné avec efficacité, a déclaré M.Marc Lemieux au Toronto Star, dans une interview téléphonique d’Addis Ababa.Les secours sont déjà en partie entre les mains des gens».Les cinq avions, a précisé M.Lemieux, contenaient quelque 200 tonnes de provisions.Le premier est arrivé la veille de Noël, deux autres le jour de Noël même et les deux derniers mercredi matin.RENAÇID-BRAY Jusqu’à minuit ! Les thèmes de ces recueils de poemes et chansons ont été conçus en fonction des événements se déroulant au cours de l'année Chantons ¦ Dansons 1,4-5 ans ¦ livre - ISBN-2-7601-0810-4 96 P 4,75 $ ¦ 2 cassettes 30 mn dans un boîtier - ISBN-7601-1192 18,95$ Chantons - Dansons 2,6-7-8 ans ¦ livre - ISBN-2-7601-0811-2 96 p.4,75 $ ¦ 2 cassettes 30 mn dans un boîtier-1193-8 18,951 Poèmes et chansons.9-10-11 ans ¦ livre - ISBN-2-7601-0149-5 120 p.4,95 8 ¦2 cassettes 30 mn dans un boîtier- 1194-6 18,95 8 4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél:(514) 849-1112 En vente dans les librairies: Station 168 est, rue Métro-Longueuil Sainte-Catherine Longueuil, Québec Montréal, Québec Tél: (514) 677-6525 Tél: (514) 861 -5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514) 843-6241 Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: CARTES D'AFFAIRES ROBIC, ROBIC & Fondée en 1892 Conseils en propriété Agents de brevets d'invention intellectuelle et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél (514)934-0272, Télex.05-268656, Cable: MARION À Montréal: À Québec: 332-3891 687-2022 Extérieur: Code régional: 1-800-361-B059 (819); 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 ^ (613); 1-800-361-5699 SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER Agents de Brevets et de Marques de Commerce 1001, Bout, de Maltonnauve ouest Montréal, Québec H3A 3C8 Tél.: (514) 845-7126, Télex 05-24355 Fac-»lmlle (514) 288-6389 (CCITT l-ll-lll) Samson Bëlair Comptables agréés Moniréii Bureau 3t00 four de 11 Bourse H4/ 1H8 1871 IMS» Lavli Bureau SlO ?Place laval H7N SN6 1668 8910» Longueuil Bureau /OO i?S Boui Ste Foy J4J 1W7 1670 4?70) 75 Bwmuh dans les prmapiles vies du Québec et du Canada Allilialion internationale - Moore Stephens & Co avis de demande d’un permis d’alcool ^ Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société visé dans l'art 60 du Code de procedure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis a la Régie, s’opposer a une demande de permis Cl après énumérée, dans les 15 |ours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée n La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec.H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation ANTONIO INCOLIINGO & ANTONIO D'ONOFRIO Panorama Cale Espresso 1568, Jean Talon est Montreal KOURAFAS George 5345, avenue du Parc Montreal 2169-1712 QUÉBEC INC Pub La Rencontre 200, Mont Royal est Montreal JURICLUB INC JuficlubInc 1 Notre-Dame est.salle 5175 Montreal 135037 CANADA INC Club Zigzag 1050, Sherbrooke ouest Montreal GESTION GABRIEL JEAN INC La Boite a Lunch Enr 84.boul Labelle Ste-Therèse 1 Restaurant 1588, Jean Talon est Montréal 1 Bar danse cl 5345, avenue du spectacles Parc Montréal 1 Baf danse el 200 Mont Royal spectacles est (suite a une cession) Montréal 1 Club 1.Notre-Dame est Montreal Autorisation projection 1050, Sherorooke de films dans 1 bar ouest danse et spectacles/ Autorisation spectacles et films dans t Restaurant danse (suite à une cession) Montreal 1 Restaurant 64.boul Labelle Ste-Thérèse Le président et directeur général Ghisiain K.-Laflamme, avocat Québec Le Devoir, vendredi 28 décembre 1984 Victime des lavages de cerveaux financés par la CIA « Ils ont détruit ma vie » — Velma Orlikow OTTAWA (CP) — Mme Velma Orlikow, l’une des 53 victimes canadiennes du programme expérimental de lavage de cerveaux de l’Institut Allan Memorial, financé par la Central Intelligence Agency américaine (CIA) au cours des années 50, a révélé lors d’une entrevue télévisée diffusée dimanche au réseau américain CBS, que les drogues, les électrochocs et les thérapies du sommeil qu’elle a subis ont complètement démoli sa vie.Mme Orlikow qui est l’épouse du député néo-Démocrate aux Communes, M.David Orlikow, figure parmi les neuf ex-patients du psy-chiâtre Kwen Cameron qui poursuivent le gouvernement américain pour des dommages de $ 1 million chacun, Cameron aujourd’hui décédé, coordonnait le programme de la CIA au Canada.À l’émission « 60 Minutes» de CBS, Mme Orlikow a décrit le traitement de manipulation psychique que lui a fait subir à son insu le Dr.Cameron lorsqu’elle était patiente de l’Institut Allan Memorial de Montréal (rattaché à l’Université McGill) à la fin des années 50 et début 60.Ces traitements comprenaient l’assimilation de drogues jumelées à l’écoute répétée de messages enregistrés.« Je n’arrive pas à surmonter la rage que m’inspire Cameron de m’avoir fait ça à moi et à d’autres patients », a précisé Mme Orlikow.« Ils ont détruit les années qui me restaient à vivre ne me laissant que des miettes, ce qui n’est pas suffisant pour moi ou pour n’importe qui».« 11 m’injectait de l’acide lyser-gique (LSD) dans les veines et me tapotait l’épaule en disant « je te verrai plus tard, ma petite ».Il sortait alors de ma chambre et fermait la porte», a révélé Mme Orlikow.« Après quelques minutes seulement je commençais à me sentir très bizarre et les choses m’apparaissaient distordues.Je ne semblais plus avoir aucun contrôle sur quoi que ce soit ».« Ce traitement me terrorisait, a-t-elle ajouté, et je commençais à me jeter sur les murs de ma chambre.Je ne savais pas comment surmonter ma frayeur.J’avais l’impression que mes os fondaient à l’intérieur de mon corps.Je ne savais plus qui j’étais à ce stade-là».Kn 1977, la CIA a admis une certaine implication dans ces expériences psychiatriques qui se déroulaient également au même moment dans des hôpitaux, cliniques et prisons américaines mais Mme Orlikow et les huit autres ex-patients qu’elle a pu retracer n’ont jamais pu jusqu’à maintenant obtenir une seule excuse des autorités américaines qui pourrait être utilisée dans les procédures judiciaires qui se déroulent présentement à Washington.Rejoint à son domicile de Winnipeg après la diffusion de l’entrevue, le député David Orlikow a précisé que les frustrations de sa femme et les siennes vis-à-vis le gouvernement américain se sont maintenant tournées contre le gouvernement canadien qui ne met pas, af-firme-t-il, les pressions nécessaires sur le Département d’État pour obtenir les excuses requises pour faire avancer le dossier.Le député de Winnipeg Nord aux Communes a ajouté que les avocats du groupe qui poursuit le gouvernement américain a accumulé des « montagnes de renseignements » de la CIA et d’autres agences américaines pour obtenir les compensations désirées mais espèrent maintenant retracer d’anciens officiers de la CIA pour parfaire leur cause.Ces gens ont 60 ans ou plus maintenant.« Voilà pourquoi je suis si enragé, a ajouté M.Orlikow.Cette excuse publique ou ce mémo (sur lequel s’appuierait l’excuse) nous aiderait terriblement à préparer le procès».Le précédent gouvernement libéral a révélé en mai dernier que le gouvernement américain avait exprimé à quatre reprises ses regrets pour son implication dans les expériences en question, mais nie toute responsabilité pour les souffrances infligées aux ex-patients de Cameron.Le gouvernement libéral n’a pas déposé de documents du gouvernement américain à l’appui de ses dires.Le nouveau secrétaire d’État aux Affaires étrangères du gouvernement Mulroney, M.Joe Clark, a donné au couple Orlikow l’assurance Zi'- vi -y' ê-, Le député David Orlikow demande au gouvernement canadien de fai-repression auprès du Département d’État américain afin de pouvojr obtenir les excuses nécessaires pour faire avancer le dossier.qu’il chercherait l’information voulue auprès des Américains.M.Orlikow a révélé toutefois dimanche que M.Clark n’est guère plus avancé.En effet, les membres de son personnel qui ont commencé à s’occuper du cas n’ont été jusqu’à maintenant référé qu’à un avocat mineur du ministère de la Justice américaine.• Plan de rachat des permis de taxi Le vote «déterminant» sera pris le 20 janvier ANGÈLE DAGENAIS Le nouveau vote que prendront les propriétaires de permis de taxi de .Montréal et qui devrait être « déterminant » cette fois pour mettre en branle le plan de rachat de plusieurs centaines de permis de taxi du cen-treville de Montréal, se prendra non pas le 13 janvier comme l’avait annoncé prématurément la Ligue de taxi de Montréal (A-11), mais bien le 20 janvier 1985, à la polyvalente (Îeorges-Vanier de Montréal.Cette précision a été amenée récemment par le fiduciaire de la Cité et du district de Montréal, M.Léopold Vanier, qui a été mandaté par le gouvernement du Québec pour voir à la gestion du fonds de rachat.Ce fonds devrait osciller entre $ 10 millions et $ 25 millions selon le nombre de permis retirés de la circulation (à une valeur de $ 12,000 chacun).À l’origine le plan avait été conçu pour le rachat par les membres de la Ligue de taxi A-11 de 2000 permis mais le fiduciaire a maintenant fixé à 800 le nombre minimal d’offres de ventes fermes qu’il devra avoir en main après le vote du ‘20 janvier pour procéder dans cette opération qui dure maintenant depuis presqu’un an.À l’heure actuelle quelque 1150 propriétaires ont manifesté leur intention de vendre leur permis.Le nouveau vote a été réclamé par une trentaine d’opposants (sur un total de 3850 propriétaires) qui, par des actions judiciaires devant la Commission de transport du Québec et la Cour Supérieure de Montréal ont tenté de faire échec au plan initial, prétextant que le premier vote n’avait pas intéressé un nombre suffisant de votants (2500 sur 3850), n’avait pas dégagé une majorité suffisante (54.7 %), compte tenu de l’ampleur de l’opération et de la somme à rembourser, et que les cotisations de remboursement étaient trop élevées pour leur capacité de payer.Avant même qu’un seul permis ne soit racheté, les 3850 propriétaires devaient au cours de l’année 1984 rembourser deux cotisations de $ 375 chacune; quelque 2000 propriétaires de permis refusent encore de défrayer cette somme bien que le renouvellement de leurs plaques d’immatricualtion pour 1985 en dépende.Les propriétaires auront, lors du vote du 20 janvier, le choix de refuser carrément le plan de rachat, de réadopter le plan original (1500 à 2000 permis avec des remboursements annuels de $ 1500 pendant huit ans) ou d’adopter un plan modifié (de 1000 à 1500 permis exigeant des remboursements de $ 1000 à $ 1200 pendant huit ans également).Le fiduciaire, M.Léopold Vanier, a précisé qu'il a suspendu devant la Commission de transport du Québec (CTQ) toutes les procédures du plan de rachat lorsque le nouvel exécutif de la Ligue de taxi A-11 lui a fait part de son intention de tenir un nouveau vote pour « tester » la volonté de ses membres de s’engager véritablement dans cette opération.Dans le cas d’un vote négatif, a précisé M.Vanier, il reviendra au gouvernement du Québec de déterminer comment seront remboursées aux propriétaires qui les ont payées les cotisations 1984 déjà versées.Ces cotisations ont en effet été fixées par règlement gouvernemental en juin dernier.M.Vanier précise que l’établissement du plan a déjà entraîné des frais assez élevés (parution des demandes de transfert dans les journaux, audiences devant la CTQ, etc) mais il n’est pas en mesure de dire par qui ces frais seront assumés.Si le plan de rachat est réétabli par le vote du ‘20 janvier, précise encore M.Vanier, chaque vendeur devra reconfirmer son offre de vente pour qu’elle soit à nouveau valide puisque le plan original expirait selon le décrêt governemental le 31 décembre 1984.Le montant versé pour le rachat de chaque permis n’a pas varié depuis six mois: il s’agit d’une somme de $ 12,000, soit le double de la valeur des permis de taxi dans la région montréalaise.À Toronto où le fatio permis/population est de 1 à 800 (à Montréal, il est de 1 à 240), la valeur des permis est d’environ $ 40,000.'x.,/ M.Thomas Brigham En 1984 H ¦ C» 1 '% 1 r :: M.Dennis.Colic M.André Castonguay M Henri Marchessault M.Denis Lortie M Robert Harrison De nombreux drames ont semé la stupeur et Fangoisse ROLLANDE PARENT de la Presse canadienne En 1984, de nombreux événements ont marqué l’imagination populaire, semé la stupeur et l’angoisse, alimenté les conversations et fait couler beaucoup d’encre.Quand on s’interroge sur les faits qui demeureront le plus longtemps imprimés dans la mémoire collective, le palmarès est difficile à établir.Retiendra-t-on davantage la fusillade à l’Assemblée nationale par De- nis Lortie, soldat des forces armées t canadiennes, qui a fait trois morts ou ' les multiples disparitions d’enfants et de jeunes, ou encore la mort violente de policiers?L’affaire de Claire Lortie qui avait tranché à la scie mécanique son ami Rodolphe Rousseau pour le cacher ensuite dans un congélateur a refait surface en 1984 sous les traits d’Isabelle Charron.Cette jeune femme a été reconnue coupable d’avoir dépecé le corps de son mari Michel mort d’intoxication médicamenteuse.La preuve a démontré que l’accusée avait tenté de faire disparaître les traces de son crime en plaçant les morceaux dans trois grosses boîtes de carton scellées au ruban gommé.' Les caprices du hasard ont voulu que la mort de Michel Charron survienne le jour où Claire Lortie a su qu’elle devait purger trois ans d’emprisonnement pour avoir mutilé le cadavre de son ami Rodolphe.Par ailleurs, c’est au début de 1984 que l’ex-directeur de l’escouade des stupéfiants de la CUM, Henri Marchessault, a reçu une sentence de 14 ans pour trafic de stupéfiants.Son complice, l’ex-policier Louis Trot-tier, a été condamné à purger 23 mois de prison et de 120 jours de travaux communautaires.Le meurtre de Maurice Marcil, âgé de 14 ans et de Chantal Dupont, âgée de 15 ans, a refait surface, la Cour d’appel ayant ordonné la reprise du procès.Pour une deuxième fois, il a été reconnu que les jeunes , Guérin-Pimparé avaient bel et bien volé et violé leurs victimes pour les jeter ensuite dans les eaux du fleuve du haut du pont Jacques-Cartier.Pour l’homme d’affaires Robert Harrison l’année fut source de fortes tensions.Arès avoir été acquitté des accusations portées contre lui dans l’affaire des ateliers d’usinage HaU, l’ex-président du Board of Trade a dû re- venir devant les tribunaux pour répondre à des accusations de fraude et de parjure.Après une disparition au Paraguay, Harrison était incarcéré jusqu’à ce qu’il retrouve sa liberté, le 15 novembre, moyennant un cautionnement de $ 3()0,000 jusqu’à la tepue de son procès.Un autre homme politique a fréquenté les tribunaux.L’ex-député libéral de la circonscriptiopn de Do-rion, M.Alfred Bossé, a été reconnu coupable d’une fraude de $ 10,000 à l’endroit de la compagnie Les Mines d’Etain du Québec et ses actionnaires au cours des années 1977-78.En outre, les policiers de la CUM ont perdu deux collègues.L’agent Pierre Beaulieu, 38 ans, a été tue le 6 novembre à Montréal-Nord.L’Ontarien Dennis Colic de Woodstock a été accusé de ce meurtre.L’agent Robert Larue a été descendu à bout portant alors qu’il préparait un repas à son domicile, un samedi soir de novembre.Ces morts violentes n’ont pas manqué de déclencher une autre polémique sur la peine de mort.Cependant d’autres policiers se sont retrouvés sur la sellette dans des circonstances fort différentes.Les policiers de Rock Forest, Roger Dion et André Castonguay et Michel Salvail ont été blanchis de toute-accusation pour la mort de Serge Beaudoin, un poseur de tapis de Québec.Les relations difficiles entre l’architecte Roger Taillibert et la Régie des installations olympiques ont connu un aboutissement.M.Taillibert, qui réclamait des honoraires en souffrance de4 32 millions, s’est vu octroyer $ 3 millions par la Cour supérieure.Toujours en rapport avec les jeux olympiques, Tingenieur montréalais Régis TTudeau a été trouvé coupable d’abus de confiance et condamné à un jour de prison et $ 100,000 d’amende.Il a été établi qu’il avait soudoyé Gérard Niding, ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, dans le but d’obtenir des contrats de construction.La famille Cotroni a perdu son doyen, Vincenzo, et Frank Cotroni ne sait toujours pas s’il sera extradé aux États-Unis où on aimerait bien l’accuser de conspiration pour distribution d’héroine dans l’Etat du Connecticut.Georges Lemay, Serge et Alain Charron, bien connus de la police, ont été acquittés du meurtre de Pierre Quintal.Il y a eu aussi quelques vaques dans le secteur de la santé.Le Dr Carol Vernacchia a été reconnu coupable d’avoir sodomisé et violé une cliente et d’avoir attenté à la pudeur d’une autre.Quant au guérisseur Roland Daigle, il a été poursuivi par un veuf, M.Marcel Gosselin, pour avoir causé la mort de sa femme qui souffrait d’un cancer.Le guérisseur appliquait des cataplasmes de térébenthine et d’alcool à friction pour soi-disant extirper la maladie.Il a écopé de trois ans de pénitencier.Les gens du spectacle ont également fait parler d’eux.La comédienne Denise Morelle a été trouvé morte, étranglée dans un appartement vide au cours de l’été.La vedette du téléroman Le Temps d’une paix, Pierre Dufresne, est décédé des suite d’une crise car- diaque.Sur la Côte-Nord, le pont qui recouvrait la rivière Madeleine, à Sept-Iles, s’est effondré au début de novembre causant la mort de six travailleurs.Une semaine avant l’arrivée du pape à Montréal, une violente explosion cause d’importants dégâts a la gare Centrale et la mort de trois touristes français.C’était le 3 septembre en matinée.Thomas Brigham qui est accusé de ce crime est né le 3 septembre à 9h30 à Rochester, New York.Une autre terrible explosion cause la mort de quatre hommes liés au milieu de la drogue et force l’évacuation d’un immeuble à appartement rue Maisonneuve, dans l’ouest de la métropole.Huit personnes sont blessés et une centaine d’autres en sont quitte pour leur peur.Plus récemment, trois criminels, les frères Pouliot et Denis Rouette, s’évadent de la prison de Parthenais.Ils scient les barreaux de leurs cellules du llème étage et se laissent glisser le long d’une corde constituée par une quarantaine de draps pour Plusieurs crimes demeurent non résolus (PC) — Explosions, incendies mortels et criminels, enlèvements, sé-•questrations et meurtres défraient à coeur d’année les manchettes des médias.Pendant plusieurs jours on scrute différentes pistes pouvant conduire à l’auteur du crime.Quelques semaines plus tard cependant, il n’est pas rare qu’aucun élément nouveau ne soit venu éclairer l’enquête si bien qu’un crime non résolu s’ajoute à la Uste.A titre d’exemple, a-t-on à ce jour identifié l’homme dans la vingtaine qui avait enlevé et séquestré la fillette Véronique Rocheleau, l’hiver dernier?A t-on retracé cet autre qui a tenté d’obtenir une rançon du père de Véronique en prétendant être l’auteur du rapt?Vérification faite auprès de l’agent de la CUM responsable du dossier, Richard Lévesque, le mystère demeure entier.Les poUciers n’ont réussi à recueillir aucun élément de preuve pouvant être ajouté à ceux communiqués par la victime.Véronique Rocheleau a suivi cet homme qui l’a amenée dans un sous-sol d’une maison en réparation.Elle y est demeurée quelques jours sans manger.Elle s’était finalement échappée en se glissant le long d’une cloison.La fillette n’avait été victime d’aucun abus sexuel.Quand à l’auteur du canular, il s’agit sans doute d’un farceur qui voulait profiter de la situation, a dit l’agent.L’enlèvement, estime-t-on, était le fait d’un déséquilibré mais une enquête menée auprès d’un certain nombre de suspects n’a rien donné.« Le dossier demeure ouvert mais il y a longtemps qu’il ne s’est rien passé», a admis le policier.Au sujet de la bombe qui a explosé aux petites heures du matin le dimanche 25 novembre dans un édifice à appartements situé dans l’ouest de la métropole, l’enquête a révélé que la bombe était composée de huit à 10 bâtons de dynamite et que les quatre victimes, membres de la pègre locale, ont été tuées par l’explosion.Selon le lieutenant Serge Daoust de l’escouade technique de la CUM, l’enquête n’a pas démontré si les victimes en étaient les fabricants.« Tout ce que l’on sait c’est que d’après leurs dossiers, aucun des quatre ne possédait de connaissan- ces en explosif.» Le sergent Daoust ajoute qu’étant donné qu’on n’a pas retrouvé l’amorce de la bombe, on ne peut dire si l’explosion a été déclenchée par un système téléguidé ou par un cadran.« Les gens qui connaissent les explosifs, comme les motards, font en sorte de faire sauter le mécanisme en même temps.» Le lieutenant Daoust estime que les activités clandestines des quatre hommes rend difficiles la tâche de retrouver une ou des personnes susceptibles d’avoir voulu les faire disparaître.Comment trouver un responsable quand au moins une centaine de personnes avaient des raisons de leur en vouloir, a dit le policier.Le policier croit que l’enquête pourrait connaître un nouveau souffle si des composantes découvertes lors de cette explosion étaient retrouvées ailleurs.Ainsi un acte similaire permettrait aux policiers de faire des recoupements.Les circonstances de la mort par strangulation de la comédienne Denise Morelle n’ont pas encore été éclaircies.Son corps ligoté avait été retrouvé en plein été dans un appartement vide de l’est de la ville.Dans ce cas également, le dossier demeure ouvert mais il n’existe aucune piste.Pour ce qui est de Maurice Viens, le bambin de 4 ans, qui est disparu le 1er novembre et qui a été retrouvé quelques jours plus tard sans vie à Saint-Antoine-sur-le-Richelieu, l’enquête se poursuit.Deux hommes ont été interrogés en rapport avec cette affaire.Dans un cas le coroner a ordonné qu’il soit relâché après avoir constate l’insuffisance de preuves.Dans l’autre, l’homme a été amené dans une institution psychiatrique.Il devrait comparaître devant le coroner quand il sera rétabli.On n’est guère plus avancé dans le dossier des jeunes Sébastien Méti-vier et Wilton Lubin.Ils sont disparus le 1er novembre.Le corps inanimé du jeune Lubin a été trouvé un mois plus tard dans les eaux froides du Saint-Laurent à la hauteur de Longueuil.L’analyse a révélé qu’il était mort avant d’etre jeté dans le fleuve.Pour ce qui est de Sébastien, âgé de 8 ans, le mystère demeure entier.¦¦V ¦¦¦ .-l: atterrir sur un garage situé au deuxième étage.Deux d’entre eux se rendent 24 heures plus tard.Un autre criminel, Wayne Boden, dit Bill l’étrangleur, assassin de quatre jeunes femmes a échappé a la surveillance de son gardien alors qu’ils prenaient un lunch dans un restaurant du centre-ville.Il était retrouvé trois jours plus tard.Carole Chapados retrouve sa fiUe Julie enlevée par son père Michel Servan.La fillette vivait dans un temple de la secte Hare Krishna depuis plusieurs mois parce que son père voulait qu’elle échappé à l’influence de sa mère, une danseuse.En 1984, trois ex-felquistes ont fait parler d’eux.Alain Allard et Jean-Pierre Cha-rette sont menacés d’être extradés aux Etats-Unis pour un détournement d’avion survenu en 1969.Il y a quelques semaines, Raynond Ville-neuve rentrait au pays après 16 ans d’exil en France, en Algérie et à Cuba.Il attend en prison la décision de la Commission des libérations conditionnelles.L’année 1984 aura été douleureuse pour plusieurs familles qui ont vu disparaître un des leurs.En début d’année, un enfant de quelques mois est battu à mort par son gardien à Saint-Paul d’Abbots-ford pendant que ses parents étaient en vacances au Mexique.Le 1er novembre, un bambin de quatre ans est enlevé par un automobiliste qui l’attire en lui offrant des bonbons.On ne devait plus revoir vivant le petit Maurice Viens.Cinq jours plus tard, son corps est retrouve dans une habitation déserte de Saint-Antoine-sur-le-Richelieu.Les jeunes Sébastien Métivier et Wilton Lubin, également de l’est de Montréal, disparaissaient eux aussi le 1er novembre.Les policiers ont d’abord cru à une fugue.Le corps inanimé du jeune Lubin fut répéré plus d’un mois plus tard dans les eaux froides du Saint-Laurent à la hauteur de Longueuil.Quant à son ami Sébastien, âgé de 8 ans, le mystère demeure entier.La disparition de Véronique Rocheleau, âgée de 8 ans, s’était terminée plus harmonieusement en début d’année.Elle a réussi à s’enfuir de l’endroit où l’avait amené un jeune homme dans la vingtaine.La dernière disparition est ceUe de Michel Ethier, âgé de 12 ans.On a perdu sa trace depuis qu’il est allé louer dans une arcade de jeux vidéos à Repentigny. Le Devoir, vendredi 28 décembre 1984 INFORMATIONS INTERNATIONALES Afghanistan: l’anniversaire passe sous silence en URSS PARIS (d’après AFP et Reuter) — «L’enlisement».Le constat s’impose au Sème anniversaire de l’intervention soviétique en Afghanistan.Si la presse soviétique a omis jeudi de mentionner cette date du 27 décembre 1979, elle ne peut passer totalement sous silence la véritable guerre que mènent contre la résistance afg- hane les jeunes soldats de l’Armée rouge.La Pravda évoquait bien hier un anniversaire en Afghanistan, mais c’est des 20 ans du Parti communiste de Kaboul qu’il s’agissait.Les gouvernements occidentaux, une nouvelle fois, ont saisi cette occasion pour réclamer le retrait des forces soviétiques.Comme le président Ronald Reagan la veille, le secrétaire au Foreign Office, sir Geoffrey Howe, a souligné hier que l’amélioration des relations entre l’URSS et l’Ouest exigeait ce départ des militaires soviétiques.À Paris, le ministère français des Relations extérieures estime que «le fait accompli reste une voie de fait et n’a pas créé de droit» et réclame «le retrait des troupes étrangères».Dans le quotidien du Parti communiste français, L’Humanité, pas une ligne n’est consacrée à cet anniversaire.Dans une déclaration rendue pu- Cambodge: les combats font toujours rage pour le contrôle du camp de Nong Samet ARANYAPRATHET, ThaRande (AFP) — Guérilleros cambodgiens et troupes vietnamiennes continuent à se battre pour le contrôle de l’important camp de réfugiés de Nong Samet, partiellement occupé le jour de Noël par les forces de Hanoi qui ont contraint quelque 62,0(X) Cambodgiens à trouver refuge dans la Thaïlande voisine.Selon un porte-parole de l’armée thaïlandaise, les troupes du Front na-, tional de libération du peuple khmer (FNLPK) tenaient encore hier la partie nord-ouest de cet immense camp situé à proximité de la frontière thaïlandaise à quelque 250 km à l’est de Bangkok.De 1,200 à 1,500 combattants cambodgiens armés de fusils, de mortiers et de lance-grenades tentent d’après le porte-parole de déloger le millier de Vietnamiens qui ont occupé une partie du camp et qui en ont incendié une grande partie.De source thaïlandaise, on précise que les Vietnamiens bénéficient d’un armement plus lourd et sont appuyés par des transports de troupes blindés, de l’artillerie lourde et au moins cinq chars T-54 de construction soviétique.Des échanges d’artillerie incessants provenant du camp de Nong Samet ont été entendus toute la journée, certains obus tombant fréquemment en Thaïlande où l'es Cambodgiens fuyant les combats se sont abrités.Les artilleurs thaïlandais ont répliqué par des tirs qualifiés d’aver- tissement, selon les porte-parole de Bangkok.M.Mark Ita, adjoint local du Comité international de la Croix-Rouge, a déclaré hier que l’organisation avait traité au moins 56 guérilleros et civils blessés dans les combats.Le nombre des blessés ne correspond pas toutefois, selon lui, à l’intensité des combats, laissant percer son inquiétude au sujet de ceux qui ne pourraient pas être évacués.Les blessés du FNLPK ont été soignés pour partie à la frontière par des équipes de la Croix-Rouge, pour partie dans un hôpital de campagne situé à plusieurs kilomètres à l’intérieur du territoire cambodgien pour les plus gravement atteints, victimes d’éclats d’obus.Selon les guérilleros, le bilan des combats s’élèverait à 10 morts dans leurs rangs et à 23 dans les rangs vietnamiens depuis mardi.L’objectif des Vietnamiens aurait été de s’emparer des dépôts de vivres et de munitions du camp, selon un porte-parole thaïlandais.Pour le FLNPK et les organisations s’occupant des réfugiés l’attaque vietnamienne, contrairement aux précédentes depuis le déclenchement de l’offensive de la saison sèche du 18 novembre, semblait dirigée intentionnellement contre les civils pour tenter de briser le moral de la résistance.Au total 115,000 Cambodgiens ont fui leur pays depuis le début de l’of- Huit autres morts au deuxième jour des élections en Inde NEW DEI.HI (Reuter) — À 24 heures de la clôture des trois journées de scrutin en Inde, de nouveaux incidents violents ont éclaté hier dans le sud de l’Andhra Pradesh et l’opposition a renouvelé ses accusations de fraude à l’égard du parti du premier ministre Rajiv Gandhi.Six personnes ont été tuées et 30 blessées lors de heurts violents dans l’Andhra Pradesh, fief de M.N.T.Rama Rao, ancienne star du cinéma indien et opposant farouche de M.Gandhi, rapporte l’agence indienne PTI.Deux autres personnes ont été tuées dans l’Uttar Pradesh.Dans l’État d’Andhra Pradesh, trois personnes ont été tuées par leurs propres bombes, une personne a été poignardée et deux autres ont été tuées lors de heurts avec la police, qui tentait de séparer des groupes adverses, rapporte PTI.Dans l’Uttar Pradesh, la police avait reçu l’ordre de tirer a vue en cas de troubles.Le scrutin a débuté lundi dernier et s’achève aujourd’hui dans trois circonscriptions électorales isolées du nord-est de l’Inde.26 personnes ont été tuées et 250 blessées depuis le début des élections législatives.PTI rapporte par ailleurs que des plaintes ont été déposées à propos de fraudes électorales dans dix bureaux de vote.Les responsables du scrutin ont indiqué qu’ils enquêtaient sur un certain nombre de plaintes déposées.La Commission électorale a par ailleurs annoncé qu’elle avait rejeté la demande de l’opposition, qui désirait qu’un nouveau scrutin soit organisé dans une circonsciption détenue par un dirigeant de l’opposition, M.Charan Singh.Dans le nord-est du pays, l’armée a été placée en état d’alerte, ces régions reculées étant le fief d’une guérilla indépendantiste qui se poursuit depuis 20 ans.L’Assam et les autres États de la région sont reliés à l’Inde par un couloir étroit coincé entre le Népal et le Bangladesh.La tâche du premier ministre Rajiv Gandhi, s’il est reconduit à la tête de son gouvernement, sera lourde.Il s’agit de combattre les partisans des droits ethniques, religieux et linguistiques des habitants de ces provinces.M.Gandhi a fait de l’unité du pays son cheval de bataille face aux forces qu’il accuse de vouloir déstabiliser l’Inde sur le plan intérieur et extérieur.Les elections dans le nord-est sont un test de la capacité du Parti du Congrès (I) à maintenir la sécurité aux frontières et à contenir les velléités indépendantistes dans la région.Le premier résultat d’hier est celui de l’État du Mizoram, où le Parti du Congrès a remporté l’unique siège à pourvoir.Signes d’un timide dégel entre Israël et l’Égypte JÉRUSALEM (AFP) - Gelées depuis le déclenchement de la guerre du Liban, en juin 1982, les relations entre Israël et l’Égypte pourraient se réchauffer timidement à l’occasion de prochaines négociations relatives au sort du .secteur de Taba (à la pointe sud du littoral égyptien de la mer Rouge), estiment les observateurs.I,e mini.stère israélien des Affaires étrangères et le bureau du premier ministre n’ont pas voulu confirmer la tenue prochaine de ces négociations.Selon une .source officielle à Jérusalem, l’ambassadeur d’Israël au Caire, M.Moshe Sasson, doit cependant rencontrer, la semaine prochaine, le chef de la diplomatie égyptienne, M.Ismail Abdel Maguid, rwur en fixer la date et les modalités.Selon la radio israélienne, diplomates égyptiens et israéliens sont convenus de se retrouver vers la mi-janvier alternativement à Beer-Sheba (sud d’Israël) et à Ismailia (canal de Suez) en présence de délégués américains pour déterminer le rôle que les casques bleus de la Force multinationale du sinai (MFOi pourraient être appelées à jouer a Taba.Cette petite plage de moins d’un kilomètre carré fait l’objet d’une querelle de souveraineté entre Israël Photolaser AP Des soldats thaïlandais renforcent leurs positions de l'autre côté du camp de résistance cambodgien de Rithisen.À l'arrière, on distingue la fumée qui se dégage du champ de bataille à la suite d’une attaque des forces vietnamiennes.fensive pour trouver refuge dans sept camps thaDandais proches de la frontière.À New York, le secrétaire général de rONU, M.Javier Perez de Cuellar a appelé hier toutes les parties concernées à ne pas mettre en danger la vie de milliers de civils vivant déjà dans des conditions précaires dans cette région.Le porte-parole de l’ONU a déclaré dans un communiqué que M.Perez de Cuellar notait «avec une inquiétude croissante l’escalade des combats à la frontière khméro-thaï-landaise qui ont accrû les difficultés et les souffrances des populations déplacées du Cambodge».M.Perez de Cuellar s’est déclaré convaincu que le conflit au Cambodge ne pourrait être résolu par des moyens militaires et qu’une solution politique globale ramenant la paix et la stabilité dans la région ne pourra être atteinte que par de «réelles négociations et des concessions réciproques».par le ministère belge des Affaires étrangères à Bruxelles, les dix pays de la Communauté européenne ont réclamé hier le retrait immédiat des troupes soviétiques d’Afghanistan comme préalable à une «solution juste et durable au problème afghan».Ils ont réaffirmé leur condamnation de l’intervention spoviétique et de «l’occupation illégale par l’URSS d’un pays traditionnellement neutre et non aligné».Les Dix se disent prêts à appuyer toute initiative en faveur d’une solution juste et durable conformément aux résolutions des Nations unies.«Cette solution, rappellent-ils, a reçu l’appui de 119 États membres des Nations unies».À Kaboul, la radio nationale corn mémore l’instauration de r«ordre nouveau», et évoque le jour où, «avec l’aide du grand ami de l’Afghanistan, l’Union soviétique, le Parti communiste a sauvé le pays des contre-révolutionnaires, des impérialistes chinois et américains».Seule référence aux combats qui se déroulent actuellement dans le pays, Radio-Kaboul rapporte les voeux adressés par le president Ba-brak Karmal aux soldats qui «remportent des grandes victoires face à l’ennemi dans la vallée du Panchir».Sur le terrain en effet, et depuis plusieurs semaines, soldats soviétiques et gouvernementaux afghans, appuyés par des blindés, de l’aviation et des unités de pionniers, poursuivent leurs opérations dans les provinces de Paktia et de Kunar, à la frontière du Pakistan.Leur but : installer des postes de surveillance et couper, en minant routes et sentiers, les liaisons entre les résistants et leurs amis réfugiés pour l’hiver au Pakistan.Autant de précautions visant à faire échouer la traditionnelle offensive rebelle du printemps.Les mesures de sécurité ont également été renforcées autour de la capitale.De toute évidence, les forces so-viéto-afghanes, contrairement aux années précédentes, ne semblent pas devoir observer une trêve de fin d’année.Malgré le silence général sur l’anniversaire, un journal soviétique n’a Cas caché hier la réalité des comats.Komsomolskaya Pravda, quotidien des Jeunesses communistes, a publié sur une page entière les témoignages de soldats engagés en Afghanistan, soulignant la cruauté des combats et accusant de massacres les «bandits» (les rebelles, selon la terminologie officielle soviétique).À Washington, 500 personnes environ ont manifesté hier.Outre des exilés afghans, divers groupes antisoviétiques participaient à cette manifestation, notamment des représentants d’organisations d’immigrés vietnamiens.«Les bouchers soviétiques hors d’Afghanistan», «Mort à Karmal», «Mort à Tchernenko», scandaient les manifestants, évoquant le président afghan Babrak Karmal et le chef de l’Etat soviétique Constantin Tchernenko.Au début de la manifestation, M.Hamid Navid, membre de l’Unité islamique des moudjahidine afghans, une organisation basée à Washington, a affirmé que les Afghans «combattront jusqu’à ce que le dernier Soviétique soit expulsé de leur pays».De son côté, le président Ronald Reagan a déclaré que l’entrée des troupes soviétiques en Afghanistan, il y a cinq ans, constituait «un jour d’infamie», au même titre que l’attaque du Japon contre Pearl Harbor le 7 décembre 1941.«Un président (Franklin Roosevelt) a jadis qualifié une certaine journée de jour d’infamie.Je suppose que c’est exactement la même chose aujourd’hui: l’anniversaire d’un jour d’infamie», a déclaré M.Reagan à la presse, alors qu’il quittait la Maison-Blanche pour des vacances californiennes.«Il n’y a pas d’excuse pour une grande puissance comme rURSS de faire ce qu’elle fait au peuple afghan», a ajouté le président américain.Ces vifs propos de M.Reagan à l’égard de l’URSS surviennent moins de deux semaines avant la rencontre à Genève des ministres des Affaires étrangères américain et soviétique George sHultz et Andrei Gromyko.et l’Égypte depuis que l’armée israélienne a évacué le Sinaï, le 26 avril 1982, conforménent aux accords de Camp David.Selon un haut fonctionnaire à Jérusalem, si les diplomates égyptiens veulent se limiter aux problèmes de la vie quotidienne à Taba, Israël souhaite que «les pourparlers soient l’occasion d’un dialogue global débouchant sur une amélioration des rapports bilatéraux».L’Égypte a rappellé en consultations son ambassadeur à Tel-Aviv, à la suite de l’offensive israélienne au Liban.Elle a d’autre part unilatéralement su.spendu les négociations sur l’autonomie palestinienne prévues par les accords de Camp David, Dès son discours d’inve.stiture, il y a trois mois, le premier ministre israélien, Shimon Pérè.s, avait déclaré vouloir relancer le proce.ssus de normalisation avec l’Egypte.L’éventualité d’une rencontre entre le président égyptien Hosni Moubarak et M.Pérès a été évoquée à di-ver.ses repri.ses.L’Égypte pose trois conditions préalables à la tenue de ce sommet: la solution du contentieux de Taba, le retrait total israélien du Liban et l’amorce d’un règlement de la question palestinienne.' t'ï ¦ ' ' ^ m UN REGARD NBJF SUR LES AFfiNRES Avec la publication récente du Devoir économique-un nouveau cahier exceptionnel réalisé par une nouvelle équipe de journalistes chevronnés-le journal Le Devoir vient combler un manque et devient le seul quotidien à offrir un contenu économique et financier exhaustif Cotes boursières américaines et canadiennes, indice général individuel, taux d'escompte, devises étrangères, performance du dollar et des métaux, marché des options, contrats à terme, fonds mutuels, mercuriale, évaluation de la performance dans chacun des secteurs, statistiques économiques, nouvelles des compagnies, résultats financiers, nouvelles émissions, avis de dividendes, conjoncture économique nationale et internationale, graphiques, analyses,.Tout y est! À tous les jours! Dans une mise en page intelligente, spécialement structurée pour un maximum d'efficacité et un minimum de temps de lecture.Le Devoir, c'est aussi un regard franc sur le monde politique, social et culturel.Abonnez-vous! LE DEVOIR ESSENTIEL! Le Devoir, vendredi 28 décembre 1984 INFORMATIONS INTERNATIONALES LE MONDE EN BREF ¦ Sommet du Pacte de Varsovie à Sofia VIKNNK (Reuter) — Un Sommet du conseil consultatif du Pacte de Varsovie se tiendra à la mi-janvier à Sofia (Bulgarie), a annoncé hier l’agence de presse bulgare BTA.Le conseil rassemble les chefs d’État et de parti des sept pays membres du Pacte.Ce sommet sera le premier du Pacte depuis juin 1983.Il devrait être, en principe, la première occasion de visite à l’étranger du président Constantin Tchernenko.À Moscou, l’agence Tass a peu après confirmé la nouvelle du prochain Sommet en précisant qu’y participeront les chefs d’État et de gouvernement ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Défense.¦ Rapt d’un Canadien en Boiivie LA PAZ (AFP) — Un ressortissant canadien, M.Antonio Van Kss, gérant d’une entreprise de chau.ssures à La Paz, a été enlevé le vendredi 21 décembre par un groupe dénommé «J-Sabe», inconnu jusqu’alors, a-t-on appris hier de bonne source dans la capitale bolivienne.Cet enlèvement est de nature crapuleuse, indique-t-on de sources proches du ministère bolivien de l’Intérieur.Les ravisseurs auraient réclamé une rançon d’un million de dollars, selon des informations non confirmées officiellement.De leur côté, les responsables de l’entreprise Manaco, où travaillait M.Van Kss, se sont refusés à toute déclaration sur son sort «pour des raisons de sécurité».Le samedi 22 décembre, la voiture de M.Van Kss a été retrouvée près de la ville de Cochabamba (centre de la Bolivie).À l’intérieur de celle-ci, le corps d’une femme tuée à coup de ré-volver a été découvert.Selon les premiers élé ments de l’enquête, il s’agirait vraisemblablement d’une domestique de la famille Van Kss.¦ Tchernenko est apparu à ta tété soviétique MOSCOU (AFP) •— Le numéro un soviétique, M.Constantin Tchernenko, est apparu hier à la télévision dans un reportage consacré à une remise de décorations à un groupe d’écrivains soviétiques.Pendant quelques minutes, le secrétaire général du Parti Communiste soviétique a lu, avec ses difficultés d’élocution et de respiration habituelles, un texte adressé aux récipiendaires des médailles.Selon des experts occidentaux.le chef du Parti et de l’État soviétiques, qui est âgé de 73 ans, souffrirait d’un emphysème pulmonaire.¦ Prêtre américain exputsé du Chili SANTIAGO (Reuter) — Les autorités chiliennes ont annoncé hier qu’elles expulsaient un prêtre américain, Denis O’Mara, arrêté dimanche pour avoir distribué des cartes de Noël qui souhaitaient aux Chiliens une bonne année sans tortionnaire.Deux religieuses et un prêtre irlandais, arrêté avec lui, ont été libérés et conduits à la nonciature de Santiago.Le nonce a indiqué qu’ils étaient libres de retourner chez eux.L’ex-pusion du père O’Mara reflète la tension qui préside aux relations entre la dictature militaire du général Auguste Pinochet et l’Église, dont les membres participent activement à la défense des droits de l’homme.¦ Le pétrolier Aragon arrive à Bahrein BAIIRKIN (Reuter) — Le pétrolier espagnol Aragon, attaqué sans doute par l’Iran mercredi dans le Golfe, est arrivé hier à Bahrein pour y subir des réparations.Le pétrolier, atteint par deux projectiles, est endommagé à tribord, a dit son capitaine, Fernando Garcia.«À bord c’était la panique, mais nous sommes parvenus à maîtriser les deux foyers d’incendie qui se sont déclarés sans aide extérieure», a-t-il déclaré à la-gence Reuter par radio.Personne n’a été blessé.Lorsqu’il a été attaqué, l’Aragon (122,000 tonneaux) avec 38 membres d’équipage espagnols à bord, naviguait à vide en direction du port saoudien de Ras Tannourah.Le capitaine a dit n’a-voir pu déterminer le type d’avion attaquant.¦ Le Parlement s’oppose à un veto de Duarte SAN SALVADOR (Reuter) — L’Assemblée législative salvadorienne a confirmé hier l’interdiction de se porter candidat à des élections pour M.Alejandro Duarte, fils du chef de l’État, comme pour tout proche d’un haut responsable.Klle a rejeté le veto qu’avait opposé le président José Napoleon Duarte, le 18 décembre dernier, à cette clause du nouveau code électoral.Les députés avaient accusé le chef de l’État de violation de la constitution.M.Alejandro Duarte, maire de San Salvador, espérait pouvoir se porter à nouveau candidat aux élections municipales de la capitale en mars prochain.INTTITUr t« INST nfVrUTPPEMINT INTFRNATTQNAL INTFBNAIIONAI DEVELOPMENT DF roOPEBATkiN PROGRAMME D’ÉTUDES EN DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL (PRODEV) Le programme — est conçu dans une optique interdisciplinaire — se donne à temps complet (septembre à avril) et à temps partiel — mène à l'obtention d'un Diplôme en Coopération internationale Conditions d’admission — baccalauréat universitaire ou l'équivalent — expérience en développement international ou intention de travailler dans ce domaine — connaissance pratique de la deuxième langue officielle est souhaitable On peut obtenir une brochure explicative ou poser sa candidature en s'adressant au: SECRÉTAIRE DE L’INSTITUT Institut de Développement tnternatlonal et de Coopération Université d'Ottawa Ottawa (Ontario) K1N 6N5 Tél.:(613) 231-4910 Après l’attentat meurtrier du train Naples-Milan La justice est mise en accusation BOLOGNE (AFP) -La ville de Bologne a rendu hier matin un dernier hommage solennel aux 15 victimes de l’attentat de dimanche soir contre le train Naples-Milan, en accusant ouvertement l’État italien de ne pas assurer la justice.Funérailles publiques, douleurs privées; la coupure était très nette en cette fin de matinée.Dans la basilique gothique de San Petronio, une messe est concélébrée par l’archevêque de la ville, Mgr Giacomo Biffi, et les évêques de la région, en présence du cardinal de Naples Mgr Corrado Ursi, représentant du pape.Mais les cercueils des victimes ne sont pas là : les familles ont préféré se recueillir seules.Une impression de malaise aussi: le chef de l’État, M.Sandro Per-tini, et les plus hautes autorités de l’État sont présents.Mais le président du conseil, M.Bet-tino Craxi, n’est finalement pas venu.Dehors, une longue tribune a été dressée sur le parvis de la basilique, où avaient déjà été célébrées en 1974 les funérailles des 12 victimes de l’attentat contre le train Italiens et en 1980 celles des 85 morts de la gare de Bologne.100,000 personnes au moins attendent dans un froid glacial la fin de la messe.«Bologne, la ville rouge’», en grève depuis le matin, crie sa rage: «Gouvernement assassin», «Lâche», «Justice».En bout de tribune, avec les parents d’une des victimes, Abramo Vastarella, 29 ans, trois enfants en bas âge, hagards, ont l’air mal à l’aise dans une cérémonie où la mort est l’occasion de luttes aux-quelles ils sont sans doute étrangers.«Les assassins ont pu frapper parce que le terrorisme noir est impuni, affirme dans un discours le maire communiste Renzo Imbini.Cet État n’assure pas ta justice.Le terrorisme d’extrême-droite est-il donc un ennemi si puissant?» «Le fait est que les poseurs de bombes ont joui de connivences à l’intérieur de l’appareil d’État», ajoute-t-il, accusant ouvertement les services secrets italiens et étrangers de ne jamais avoir dépisté les responsables des massacres de Bologne.M.Pertini n’a pour sa part pas pris la parole.Le visage figé, la tête dans les épaules, il s’est éloigné à petits pas sur la place, tandis que la foule se dispersait lentement, dans le calme.Dès 8heures, elle avait afflué dans la basilique San Petronio, où un important service d’ordre avait pris place.Les sacs avaient été minutieusement fouillés à l’entrée.La messe a été suivie sans émotion par quelque 50,000 personnes.Seule une alerte à la bombe a créé quelques mouvements de foule, mais le calme est vite revenu.Au même moment, à deux cents mètres de là, une messe privée était célébrée pour l’une des victimes, Luisa Mata-razzo, 27 ans, fille d’un général de Bologne.L’enquete «ne doit négliger aucune piste», a déclaré hier au Sénat le président du conseil italien, M.Bettino Craxi, lors d’un débat extraordinaire (15 morts, 116 blessés) «Il est normal, a ajoute M.Craxi, qu’on attribue l’attentat en premier lieu à la subversion d’extrêm.e-droite, étant donné les analogies impressionnantes existant avec l’attentat du train Italiens (12 morts en 1974)» attribué au terrorisme néo-fas-ciste.«Les analogies, les similitudes, les coincidences ne sont pas seulement nombreuses.Elles sont même trop nombreuses et finissent par prouver plus qu’il n’est nécessaire.On ne peut donc exclure que l’attentat ait été conçu par un cerveau aussi lucide que pervers pour faire en sorte que les enquêtes se concentrent vers une seule direction», a ajouté le président du conseil italien.Il a rappelé «d’autres analogies», tels les attentats commis l’an dernier à bord du TGV Mar- tt(tû A iÉ Ph de Jacques Offenbach, arrengements et m en s Philippe Grenier, du 28 nov au 30 dec , mer au ven 21h , sam 19h30et22h30, dim 20h LA CROISETTE: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Lambert au piano dim t6h a21h,lun au ven de I9h 00 a 22h OO L'AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Ouvert chaque jour a compter de 16h du lun au sam — Arlene Smith Ensemble 28-29-30 dec L’ESKABEL: 1235 Sanguine! (849-7164)— La Compagnie Théâtrale l'Échiquier présente ¦ Les Iroyennes • m en s Alexandre Hausvater et Jean Lafontaine, 27 au 29 dec et3au5{anv sem 20h30 sam 19h et21h30 L'IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Lambert au piano de 17h 00 a 19h 00, Eddie Prophète de 21 h 00 a 02h 00 du lun au ven — Eddie Prophète de 21 h a 02h sam MAISON-THEATRE: Le Trito-rium, 255 Ontario (288-7211)— La Troupe Circus presents • Dyna-mogenique • du 26 dec au 6 |anv 14h (relâche Tianv ) PLANÉTARIUM DOW: tOOO St-Jacques ouest (872-4530)— € L'etoile des Mages ¦ spectacle français mar au ven 14hl5et 20h 30, sam 14h 15, 16h 30 et 20h30, dim 13h , 15h 30,16h 30 et 20h 30— spectacle anglais mar au ven 13h 19h30 sam 13h,15h30 19h30 dim 14h 15 19h 30 du 5 dec au 6|anv RESTAURANT LE COMMENSAL: 680 ouest Ste-Catherine (871-1480)—Ou )eu au dim concerts de luth et de guitare clas- sique de 18h 30 a 22h 30 LES RETROUVAILLES: 1709 St-Oenis (849-9275)— John Bau-dine quartette (BSB) mer au sam de 22h a Olh — Sylvain L'Heureux, chansonnier, du dim au mar de22h a 01 h LE RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine (861-0657)— Double Agent and the now, ska, 28 dec SALLE FRED BARRY: 4353 est Ste-Catherine (253-8974)— Le Carrousel presente • La marelle » .de Suzanne Lebeau, m en s Alain Grégoire, 26 au 30 dec 13h 30 SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA (842-2112)- Les Grands Ballets Canadiens présentent Casse-Noisette, 28 déc 19h 30, 29 dec 14h et 19h30 STATION 10 PUB: 2071 ouest Ste-Catherine (934-0484)— Eyes on you, new wave, 29-30 dec TANGENTE: 3655 St-Laurent ste 303 (842-3532)— Special de Noel .Tournifolie.danse théâtre pour entants du 27 au 30 dec t3h 30 THÉÂTRE DE L’AVANT-PAYS: 550 Atwater (935-7257)— • Sabib ou une orange a la mer.de Marielle Bernard, m en s Michel P Ranger, 26 au 30 dec 14h — Exposition permanente de 60 marionnettes, décors et accessoires du Théâtre de l'Avant-Pays THÉÂTRE LA GRANDE RÉPLIQUE: 200 ouest Sherbrooke (282-3147)— La Troupe du théâtre experimental Volcan présente • Ploutt, le fantôme • les 29-30 dec 14h théâtre PORT-ROYAL: PDA (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente .Un village de fous • de Neil Simon, m en s Gilbert Lepage a compter du 12 dec ¦mar au ven ,sam 17h et 21 h MAISON DU CITOYEN: 25 rue Laurier, Hull (771-6669)- Le Théâtre de l'ile présente • Les ballons enchantés ¦ piece écrite et presentee par le Théâtre National des pissenlits, 26 au 29 dec, 3-4-5 et 10-11-12|anv a 19h30 CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa— Salle Opéra Cinderella, 26 au 30 déc, mer jeu 13h 30 el 19h 30, ven 19h 30, sam 13h30,19h30, dim 13h30 TELEVISION CBFT Premiere edition Hashimoto Cinema ' « L Odyssee des sept or- * pheiins • amer 74 avec * Stewart Petersen Dewey Martin et Anne Collings 14.30 Tete-Feuiileton « Maîtres et valets > 15.30 Prince Noir 16.00 Bobtno 16.30 Ulysse 31 •17.00 Tele-5 18.00 Ce soir 18.28 Les nouvelles du sport ' *18.33 Avis de recherche 19.00 A premiere vue 19.30 Vivre a trois 20.00 Hors-Sene ^ « Sara Dane • (4e partie) ^1.00 Déjà 20 ans 22.Ù0 Le teléjournal •22.27 Le Point *23.00 La meteo .04 Les nouvelles du sport J{3.16 Vivre en forme 43.22 Cinema K • Mon nom est Buldozer • * avec Bud Spencer Ray- * mond Harmstorff et Enzo ^ Santaniello Æ) CFTM 12.00 Le dix vous informe 12.15 Ciné Quiz « La voiture la plus folie du monde • ail 74 avec Ro- bert Mark, Kathrin On- 1 ginski, Sal Borghese et Evelyne Kraft 14.30 Forum 15.30 Drôle de monde 16.00 La bande animée 16.30 Les sateilipopettes 17.00 Montréal en rlirect 18.00 Le 18 heures 18.30 Odyssée 19.00 Cinéma du vendredi « Un petit génie à l'université »amér 83 avec Gary Coleman, Robert Guillaume et Kan Michaelsen 21.00 Revue {nternalionale 84 22.00 Video clip Tirages de Loto-Quebec Les nouvelles TVA Le dix vous informe Les sports et la couleur du temps Cinema de fin de soiree « Texas nous voila • amer 66 avec Dean Martin Alain Delon et Rosemary Forsyth Cinema de fm de sotree c Les complices » amer 66 avec Bradford Dillman Harry Guardino et Pat Mingle RADIO-QUÉBEC Cine-Cadeau « Les aventures de tmtin l'affaire Tournesol • Passe-Partout Cine-Cadeau • Le secret des Sélénites • Tirage de la Quotidienne Fanny et Alexandre Marc-Aurèle Fortin ou la • maniéré noire © TVFQ(Câble) 12.30 A l’enseigne de la gascon-nette 12,45 Rocking chair 13.15 Intermede 13.30 Concert Schumann 14.16 Intermede 14.30 Les artistes contemporains 15.00 La tabufoserie 15.30 Le théâtre de Bouvard 16.30 Le village dans les nuages 16.50 Contes pour Noel 17.00 Deux gourmands disent 17,15 Est-ce ainsi que les hommes vivront 17.30 Le Journal 18.00 Les petits papiers de Noel 18.30 Des chiffres et des lettres 18.50 Atout pic 10.00 Aujourd'hui la vie 20.00 A l'enseigne de la gascon-netle Rocking chair La libération de Pans Emmenez-moi au théâtre Pauline ou l'écume de la mer Les utopistes du XI Xe siècle 9470) — “Flamingo KId” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINÉMA DU PARC 11:- "Beverly Hills cop” 1 h, 3 h, 5 h.7 h, 9 h CINÉMA DU PARC III: — "Beverly Hills cop" 12 h, 2 h,4h, 6h, 8h L'AUTRE CINÉMA:(722-1451) — Ferme jusqu'au 1er janv LAVAL l:(688-7776)- ''2010” 12 h 20, 2 h 35, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 20 LAVAL II:— Gremlins’,' 12 h 50, 2 h 55.5 h, 7 h 05, 9 h 15 LAVAL III: - City heal " 12 h 25.2 h 15, 4 h 10, 6 h.7 h 50, 9 h 45 LAVAL IV:- Le jumeau” 12 h 40.2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 LAVAL V:- Beverly Hills cop" 1 h 10, 3 h 15.5h 15, 7 h 25, 9 h 35 LAVAL-ODÉON l:(687-5207 )—“Le moment de vérité" 10 h, 12 h 15, 2 h 30.4 h 45, 7 h, 9 h 30 LAVAL-ODÉON II:- "J’ai rencontré le Père Noël" 10 h, 12 h, 2 h— “Johnny dangerously” 4 h, 6 h.8 h.lOh LOEWS l:(861-7437) — “City heat” 12 h 20, 2 h 10, 4 h, 6 h.7 h 50.9 h 40 LOEWS II:- Protocol" 1 h 10, 3h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 15 LOEWS III:- Falling in love " 1h.3h05.5h10,7 h 15.9 h 20 LOEWS IV:- Flamingo kid 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30, 6 h 30, 8 h 30.LOEWS V:- ’’Flamingo kid’ I h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 35 MERCIER:(255-6224)— “Pinoc-chlo” 12 h, 2 h, 4 h.6 h, 8 h, 10 h OUIMETOSCOPE:(525-860 0) — ' Zellg" 7 h 30, 9 h 30—"La femme de rhôlel” 7 h , 9h OUTREMONT:(277-4145)— “Star 80“ 7 h 1 5— “El Norte” 9 h 15 PALACE l:(866-6991) — ' Dune” II h 30, 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 35 PALACE II:- The killing Helds ”12 h 45.3 h 30, 6 h 15, 9 h PALACE III:— Beverly Hills cop” 12 h, 2 h, 4 h, 6 h, 8 h PALACE IV:— Beverly Hills cop" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h PALACE V:— Beverly Hills cop” 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30, 6 h 30, 8 h 30 PALACE VI:— Beverly Hills cop " 1 h 30, 3 h 30.5 h 30.7 h 30, 9 h 30 PARADIS l:(866-6991) - “Le moment de vérité" 1 h, 3 h 20, 5 h 40, 8 h, 10 h 15 PARADIS II:— "La guerre des tuques" 2 h 40.6 h 05, 9 h 30—“Juste un peu d’amour” 1 h, 4 h 25, 7 h 50 PARADIS III:— Purple rain 2 h 40.6 h 10, 9 h 40— "Académie de police " 1 h, 4 h 30, 8 h CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)— ferme jusqu'au 7 janv PARISIEN l:(866-3856) - "Fort Saganne” 12 h 45, 4 h 30, 8 h 15 PARISIEN II:—“Gremlins ” 12h55, 3h, 5h.7h05, 9h 10 PARISIEN III:— “Le jumeau ” 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 25, 9 h 30 PARISIEN IV:— ’Joyeuses Pâques” 12 h 15, 2 h 05, 3 .h 55, 5 h 50, 7 h 50, 9 h 50 PARISIEN V:- "Indiana Jones et le temple maudit” 12 h 15, 2 h 30, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) — “S.O.S.fantômes” 10 h, 12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 45 PLACE LONGUEUIL II:— Pi-nocchio" 10 h, 11 h 55, 1 h 50, 3 h 45, 5 h 40, 7 h 35, 9 h 20 PLACE VILLE-MARIE l:(866-0689) — MIckI and Maud" 12 h 10, 2 h 35, 5 h, 7 h 25, 9 h 50 PLACE VILLE-MARIE II:-Mickland Maud " 1 h 10, 3 h 35, 6 h, 8 h 25 PLACE ALEXIS NIHON I:(g35 4246) — "Colton club " 12 h 15, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON II:-'Johnny dangerously " 12 h 30, 2 h 15, 4 h, 5 h 45.7 h 35, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON Ml:— PInocchio” 12 h, 1 h 45.3 h 30.5 h 15, 7 h.8 h 45 PLACE DU CANADA:(861- 4595)— "Amadeus" 1 h 20, 4 h 10.7 h.9 h 50 SAINT-DENIS ll:(845-3222) -’Top Secrel" 13 h 55, 17 h 30, 21 h 10— "Les pirates de l’ile sauvage" 12 h 05, 15 h 35.19 h 15 SAINT-DENIS III:- "La dernière licorne " 12h15, 14h 05, 15 h 55.17 h 45, 19 h 35, 21 h 25 VERDUN:(768-2092)- S.O.S-.fantômes” 12 h, 2 h 25, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 40 VERSAILLES l:(353-7880) -"Gremlins” 1 h 15.3 h 15, ¦ 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 VERSAILLES II:- Le jumeau" 1 h 10.3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 VERSAILLES III:— ' Indiana Jones et le temple maudit" 12 h 30.2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9h 10 VILLERAY:(388-5577) -“S.O.S.fantômes" 12 h, 2 h 25, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 40 WESTMOUNT SQUARE:(931-2477) — “Prolocol” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15.9 h 15 YOPK:(937-8978) — Starman” 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9h 10 Vous n'aurez Jamais tant ri depuis! "La Cage aux Foiies" 23.20 Le Théâtre de Bouvard 23.35 Coconcocoboy 23.50 Le Journal O CBMT 12.00 Midday news 12.10 Midday 12.25 Community events 12.30 Parenting 12.58 Program highlights 13.00 All my children 14.00 Dallas 15.00 Coronatiort street 15.30 All in the family 16.00 Do It for yourself 16.30 Mr Rossi looks for happiness 16.59 Newswatch 6 17.00 Video hits 17.29 Newswatch 17.30 Three's company 18.00 Newswatch 19.00 Raccoons on ice 19.30 World professional figure skating Dallas The National The Journal Newswatch Newswatch headlines and the national update 23.27 Good rockin tonight 00.57 Best of midnight special (B CFCF 12.30 Pulse 13.00 The Don Harron Show 14.00 Another world 15.00 General hospital 16.00 Soap 16.30 Take a break with Matthew Cope 16.37 Family feud 17.00 The price IS right 18.00 Pulse 19.00 Entertainment tonight 19.30 Snowjob 20.00 CTV Friday night movie • Popeye • 22.00 Matt Houston 23.00 CTV National news 23.21 Pulse 00.00 Funtastic 00.05 NiteUfe 01.05 Potpourri 02.05 Cinema 12 « The brain • 1969 avec David Niven.Jean P Belmondo et Bourvil 04.05 Six million dollar man avec la participation de CATHERINE DENEUVE w ^ MICHEL DUCHAUSSOY sAjOAMAbis SOPHIE MARCEAU Ttr.;; mise en scene ALAIN CORNEAU d après le roman de LOUIS GARDÉL Editions du SEUIL 70MM UQl dolby STEREO I AUCUN LAISSEZ-PASSER TOUS LES JOURS À 12.45, 4.30, 8.15 Le PARISIEN 1 480 ST-CATHERINE O 866-3856 McGILL “UN GRAND FILM A VOIR D’URGENCE Les yeux organe intellectuel.La bouche JOYEUSES PAQUES organe sensuel.De cette fusion naît un homme.” Le Point “Je me sens impuissante à résumer en quelques lignes une oeuvre de la richesse du film ‘Les yeux, la bouche’.” Francine Laurendeau - Le Devoir “.Un film événement.Une.suite de ‘Les poings dans les poches’.” Louis-Guy Lemieux - Le Soleil Avec SOPHIE MARCEAU •AAAf?IELAFORET Adaptatkmetdialoguede JEAISI POIRET Auteur de'La Cage aux Unfllmde GEORGES LAUTNER TOUS LES JOURS A 12.15, 2.05, 3.55, 5.50 7.50, 9.50, Sam.dernier spectacle 11.40.Le PARISIEN 4 480 ST-CATHERINE O 866-3856 MCGILL MARCO BELLOCCHIO MICHEL ANGELA LOU PICCOLI • MOLINA • CASTEL musique NICOLA PIOVANI • produit par ENZO PORCELLI avec la collaboration de ENEAFERRARlO 35 MILTON 842 6053 LES CINQ DERNIERS JOURS VO FUNF IFTnr UGF Avirs r fMnçAK VIVAFILM ?I»- Un film de PERCY ADLON Avec IRM HERMANN — LENA STOLZE ÉLYSÉE: 1.20, 3.20, 5.20, 7.2b, 9.20 ÉLYSÉE: TOUS LES JOURS A 1.00,3.00,5.00,7.05,9.10 35 MfLTON 842-6053 ARTS ET SPECTACLES Le Devoir, vendredi 28 décembre 1984 Des gravures et des affiches prestigieuses au MBA A PTS gravure contemporaine.Mme Cas- mateurs spécialisés : le jeudi 10 répondront à toutes les questions ||||||||||||||||||||||||||h||||||h^^^_IIIIII|h_||||^^ telmanestaussil’auteuredelabro- janvier à 19 h.M.Raymond Beau- des visiteurs, le dimanche 13 jan-DI ACTi^sffVC* chureoui accomoaenel’exoosition.^ranri-rhnmnaprno nariora h» l’nh.vior h Honc ,4.'(i ARTS PLASTiaUES GILLES DAIGNEAULT Le Musée des beaux-arts annonce la venue de deux expositions importantes de formes d’art dites « moins importantes » qui proviennent de musées américains : d’abord, des bois gravés du Museum of Modem Art de New York, puis des affiches du Walker Art Center de Minneapolis.Du 4 janvier au 17 février, le Cabinet des dessins et estampes accueillera, sous le titre de Planches gravées, de Gauguin à nos jours, une soixantaine d’estampes exécutées entre 1894 et 1982 par la plupart des grands artistes qui ont expérimenté la très vieille technique de la taille d’épargne, notamment Albers, Chagall, Dine, Kandinsky, Matisse, Munch et, bien sûr, Picasso.11 sera intéressant de voir tous les partis que des artistes aussi différents ont réussi à tirer de cette discipline passablement contraignante et le rajeunissement que leurs innovations plastiques ont pu y apporter.Les oeuvres ont été sélectionnées par Riva Castelman qui est la directrice du Département des estampes et des livres illustrés du MOMA, et dont les travaux font autorité en matière de gravure contemporaine.Mme Castelman est aussi l’auteure de la brochure qui accompagne l’exposition.?Par ailleurs, du 1er février au 17 mars, le Musée recevra L’affiche d’avant-garde au 20e siècle, une exposition de 180 affiches provenant des plus grandes collections privées et publiques d’Europe et d’Amérique.Elle racontera l’histoire et les modes d’utilisation de cette forme d’art graphique au cours de notre siècle.Le corpus réunira non seulement des affiches d’artistes réputés (comme Arp, Delaunay, Duchamp, Man Ray et Tzara) et des affiches de cinéma réalisées par Rodchenko et d’autres constructivistes russes, mais aussi des images qui ont servi à promouvoir des produits de consommation courante (comme des vêtements, des cigarettes ou des automobiles) au début des années 1900.Un catalogue superbement illustré accompagnera l’exposition de même qu’une affiche créée exprès pour l’occasion par les artistes montréalais Martin Dufour et Gilles Gheerbrant.?En attendant, le MBA présente quelques activités à l’occasion des expositions qui sont en cours.Dans le cadre de L’Italie.Un pays modelé par l’homme, on pourra assister à trois rencontres avec des ani- Un beau livre pour enfants La mort de Blaireau, la tristesse de Taupe DOMINIQUE DEMERS ?Susan Varley, Au revoir Blaireau, Gallimard, Paris, 1984.On ne parle pas tous les jours de la mort aux enfants.Surtout dans les livres d’images.Au revoir Blaireau, de Susan Varley, aux éditions Gallimard, aborde ce thème grave .sans faux-fuyants, avec sincérité, sensibilité, respect et courage.L'auteure aurait pu envelopper cette dure réalité dans une histoire plus rigolote et alléger ce sujet difficile en masquant un peu sa lourde charge affective.Elle a préféré aller droit au but.Rencontrer la mort sans détours, sans tenter de minimiser la portée dramatique du sujet.Le ton est donné dès le début.« Blaireau n’avait pas peur de la mort (.) Une seule chose le tourmentait : la peine qu’éprouveraient ses amis.» De la mort, Susan Varley retient surtout cette tristesse immense que ressentent ceux qui sont laissés derrière.Blaireau mourra, sans cris, ni rage, ni amertume.F’eut-être juste avec un peu de mélancolie.11 est vieux et fatigué.11 a beaucoup appris, beaucoup donné.11 regarde maintenant ses amis courir autour de lui sans pouvoir se joindre à eux.C’est l’automne.11 a envie de laisser son corps se reposer et décide de mourir tranquillement, une nuit, au coin du feu.La tragédie de la mort, la douleur, le déchirement, c’est Taupe, son meilleur ami, qui la vivra.Taupe se sent désormais « seul, perdu et Irès malheureux ».Tout au long de l’hiver, les animaux se réuniront pour revivre leur amitié en souvenirs.Se rappeler le jour où Blaireau a aidé Grenouille à avancer en patins sur la glace, celui où il a enseigné à Taupe comment découper des guirlandes en papier ou encore lorsqu’il a appris à Renard à nouer sa cravate.Entre les lignes, avec poésie, d’un ton grave et patient, Susan Varley raconte qu’il n’y a pas de formules magiques pour effacer la mort, qu’il n’existe rien pour balayer la tristesse.Peut-être n’a-t-on d’ailleurs jamais plus le coeur parfaitement léger mais, après deux .saisons, la tristesse fond, sans disparaître complètement.Taupe se réconciliera avec sa peine.Elle perdra son urgence et s’adoucira.Il ira alors sur la colline où il avait rencontré son ami pour la dernière fois et lui dira doucement merci.Tout simplement.Sans savoir s’il l’entendra.En espérant.Susan Varley signe aussi bien le texte que les illustrations de ce magnifique album où le mariage des mots et des images est admirablement réussi.Les deux procèdent de la même intention, du même souffle, et possèdent aussi cette même puissance faite de sagesse et d’intensité qu’une juste sobriété éclaire et illumine.L’album dégage une impression de force tranquille et affirmée.L’auteure et illustratrice s’exprime à petits traits et à voix basse, sans véritable économie mais sans gaspillage comme si ses mots, tout comme ses coups de pinceau, étaient tous nécessaires et longuement réfléchis.Ils conservent pourtant toute leur spontanéité et leur ferveur.Chez le même éditeur, La perle, de Helme Heine appartient aussi à la tradition des contes intemporels.Pour une malheureuse huître Perlière, les animaux sont prêts à tout sacrifier et à s’entre-déchirer.La parabole est claire, elle a déjà été maintes fois racontée sous d’autres couverts et le déroule^ ment de l’histoire est facilement prévisible.Mais La perle a l’avantage d’être raconté avec talent et d’être accompagné de belles aquarelles.Plus rare, plus déconcertant aussi, ce Quasimodo Souriceau de Bernard Stone et Ralph Steadman.Le récit, qui s’adresse aux bons lecteurs, recèle de nombreuses qualités mais mériterait d’être plus étoffé.Avec des intentions plus précises et un ton mieux soutenu le texte aurait pu éviter LES FILMS RENE MALO et CINEMA INTERNATIONAL préienlent UNE COMÉDIE QUI REDOUBLE DE SURPRISES: DEUX PIERRE RICHARD POUR LE PRIX D’UN! PIERRE ^ .RICHARD^ + PIERRE > RICHARD TOUS YVES ROBERT „ Arec Carey MORE Camilla MORE Andrea FERREOl iean-Pierre KAIFON Muiiqut de viedimif COSma AdRpuhon 0« (Utabclh RAPPINIAU •« Vv«t ROilRT DiRloquc Ht Borit BEROmAN roc* ROBERT PARISIEN: 1.10, 3.15, 5.20, 7.25, 9.30.Sam.derniar spactacie 11.35.GREENFIELD: 1.00, 3.00, 5.00, 7.05, 9.10.VERSAILLES: 1.10, 3.10, 5.10, 7.10, 9.10.LAVAL: 12.40, 2.50, 5.00, 7.10, 9.20.Sam.darniar spaclacla 11.20.Le PARISIEN 3 LAVAL 4 480 ST-CATHERINE O 866 3856 MCOILL CENTRE LAVAL 688-7778 PL greenfield park 871*8129 PLACE VERSAILLES 353-7880 RADI^SON m mateurs spécialisés : le jeudi 10 janvier à 19 h, M.Raymond Beau-grand-Champagne parlera de l’objet d’art sacré; le jeudi 17 janvier à 19 h, M.Yves Goyette traitera des armes, plus spécialement du raffinement que suppose la production de ces objets; enfin, le jeudi 24 janvier à 19 h, Mme Jacqueline Beaudoin Ross expliquera « en quoi la composition des costumes et la signification historique de certains d’entre eux ont marqué l’Italie».D’autre part, dans le cadre du programme « Les dimanches Esso-Musée », le public est invité à se rendre à la Salle éducative, les dimanches 6,13 et 20 janvier entre 14 h et 17 h, pour y fabriquer des « espaces de rêve » inspirés des oeuvres de Françoise Boulet, Geneviève Cadieux et Sandra Meigs qui constituent l’exposition Avant-scène de l’imaginaire.Rappelons aussi que les trois artistes parleront brièvement de leur travail et répondront à toutes les questions des visiteurs, le dimanche 13 janvier à 14 h dans le fover du deuxième étage du Musm (contrairement à ce qui avait été annoncé erronément dans LE DEVOIR il y a deux semaines).* ?Finalement, on me permettra d’attirer l’attention sur le Portrait culturel de l’année 1984 qui sera diffusé, au réseau FM de Radio-Canada, cet après-midi à 16 h 30.D’une durée de deux heures, cette édition spéciale de l’émission L’art aujourd’hui fera le point sur l’activité cultureUe de 1984 au moyen de chroniques, de disques et d’extraits d’entrevues avec les personnalités marquantes de l’année.Les lecteurs du DEVOIR ne seront pas trop dépaysés puisqu’ils y retrouveront, entre autres, Suzanne As-selin, Richard Gay, Nathalie Pe-trowski et le signataire de cette chronique.Détail de l'oeuvre de Geneviève Cadieux qui fait partie de l'exposition Avant-scène de l’imaginaire.d’être à la remorque des illustrations qui, elles, sont d’une originalité et d’une fraîcheur particulièrement séduisantes.Elles semblent avoir été dessinées à traits hâtifs, avec peu d’application.Les formes sont pointues, les couleurs lourdes, presque maussades.Mais le résultat est charmant : des personnages facétieux et délicieusement excessifs.L’été, Quasimodo Souriceau abandonne son poste à Notre-Dame de Paris et s’enfuie vers la mer.Ses mésaventures nous valent des situations burlesques merveilleusement mises en images.Ainsi, lorsque le serveur d’une petite auberge se déguise en fantôme pour mieux voler les bas de laine de Quasimodo et que ce dernier met à profit ses attributs physiques plutôt ingrats pour faire fuir le brigand.Malgré quelques faiblesses dans le texte, l’album propose plusieurs bons moments.La parodie des récits d’aventures avec héros tout-puissants est réussie.Quasimodo n’est pas que le bossu de Notre-Dame.Il est tout à la fois Don Quichotte, Superman, Tarzan et Po-peye.Arrivé à la plage, il se transformera en maître-nageur viril et se débarrassera de sa bosse comme d’une vieille chemise avant de se porter au secours d’Esmeralda que tes flots bleus menaçaient d’engloutir.L’histoire mènera Quasimodo droit aux épousailles avec sa belle rescapée.¦.É1AIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE I /robert • » : OeNIRO rt f 3 50'7 55 EI^EllililEIIO^O ¦ ST-DEMIS STE-MTHEfllWE ÏMÎtlS Rene Mak> prcbenie LEPUBUCETLA CRITIQUE SONT UNANIMES! | t'i )i k Touthmonihaime:(MARtO}unepeHeànepêsmanq9r ‘ 1.30 • 3.30'5.30 - 7.30 - 9.30 LE DAUPHIN Z BEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE 721-6060 POUR TOUS 1 TIRE DU ROMAN LA COMTESSE DE SEGl R V un film de \ J JEAN-CLAUDE BRIALY \/ avee BERNADETTE LAFON.PHILIPPE CLAY et PAUL COURTOIS dans le rôle de Charles musique de GÉRARD LENORMAN 10.15 - 12.15 - 2.15.(Ex- .I cepté le 1er jan.; 12.15 - | ST-OENIS - STE-CATHERINE 288-2115 APRES “LA NUIT DE SAN LORENZO” PRIX SPÉCIAL DU |URY CANNES VOICI ENCORE UNE FOIS LE GÉNIE DES FRÈRES TAVIANI UNFLMOE PAOLO ET VITTORIOTAVIANI D’après “Les nouvelles pour un an" DE PIRANDELLO “KAOS” est le chef-d’oeuvre des frères lèviani.Il y a dans les milles et une nuits de ce “KAOS” fantastique, une étonnante force de séduction.Les images sont littéralement portées par le génie de conteurs des frères lèviani.“KAOS” a un pouvoir magique qui transporte le spectateur dans les airs pour son émerveillement.” Anne de Gasperi - LE QUOTIDIEN DE PARIS “Et puis soudain - enfin - le génie.La formidable beauté des quatre nouvelles de Pirandello, réunies par les frères lèviani.“KAOS” devrait réconcilier tout le monde” QUE NUL N’OSE TOUCHER À CE CHEF-D’OEUVRE.“KAOS” est un beau grand souvenir.” 2.15.BRAVO! I NK PROl l-SSI-! .i N SPKCI actt: capiiv ant.pi.kin Diu moi K.DE DROI EKIKS El OL Tt:M)RKSSK.M Vrer IHivvauh l \ PKI SM l N iKKKSISTIBl.L TOI R DP KOR( K.SI \Ol S M 1)1 Vil / VOIR gUT N SKI I HI M ( Kl \l lOMNK.CKSi I.K BAL Ql II.FAUT ( MOISIR! Kahvd I » IIV\ IIIK ETTORE SCOLA IML THEATftE DU CAMPAGNOL !¦(l-•.irTlP M liMOl.jgT.tl'n RfCAnOO ARONOVICH MuMQiiP (le VLAOiMIR COSMA PfCHil/Ctèli’ GIORGIO SILVAGNI m STE-CATHERINE 288 21 IS BERR-5 ET cinémaplus inc.PRÉSENTENT, .t}.“Un film pour tous ceux qui croient au • Père Noël et tous ceux qui regrettent de •' -1.-;_" •* ilZiSi Bern et Brossera ouverts tous les Jours dès 10.00 a.m.fExcepfé le 1er Jan.dès MIDI) CINEMA PUIS U TU ua fllB de ANDRE MELANÇO OMVEUnTEMUK.naElICMTM NATHALIE SIMARD BerrI, 10.00 - 12.00 - 1.S0 - 3.40 - 5.20 - 7.10 - 9.00.Le 1er |an.: 12.00 - I.SO - 3.40 - S.20 - 7.10 - 9.00.Brossard, 10.00 - 12.10 - 2.20.Le 1er jan.: 12.10 -2.20.Montréal, 1.15 - 3.00 - 4.45 - 7.50 - 9.40.m ST-OENIS • STE-CATHERINE 2BB 2I15 MONTRÉAL RROSSARD 3 MAIL CHAMPLAIN 485-5906 PARAD s 2 /SR£ 3 aussi: Maska à St’HyacInthe 4.00 > 6.40 ST-LEONARD 9480 LACORDAIRE 327 5001 Ü U BerrI, Brassard et “é^n-tavalouve; xL ntmdéCHRISTlAH GION K/\OS Avec Omero ANTONUTTI • Massimo BONETTI* Biago BARONE Musique écrite et dingee par NICOLA PIOVANI >11 h BerrI, 10.15 • 12.30 - 2.15.Le 1er jan.: 12.30 - 2.15 Brossard, 10.10 - 11.50 - 1.35 - 3.15.Lé 1er lan.: 11.50 - 1.35 -3.15.Odéon-Laval, 10.00 - 12.00 - 2.00.Le 1er lan.: 12.00 - 2 00 Montréal, 1.40 - 3.15 - 4.50 - 6.25 - 8.05 - 9.40.RERRI 3 BR0SSAR.0 1 1584 HT R0Ï»L PAfINELU 521 7870 8125.SUE NOCHEIAGA 354-3110 - 9.20.BERRI 3 STE-CATHERINE 288-2115 ST-OENIS • STE-CATHERINE 288 2115 MAIL CHAMPLAIN 485-5006 1584 MT ROYAL • PAPINEAU 521-7870 CENTRE 2000 BOUl ST-MARTIN 687-5207 aussi: Matka, St-Hyacinthe at Capitol, St-Jaan.Où des affaires étaient brassées, des vies trafiquées et la legende du lazz créait l'ambiance COPPOLA REUSSIT A |- FONDRE DEUX DES PLUS l’T GRANDES TRADITIONS AN .S YW ou CINEMA AMERICAIN le film de - THE COnON CLUO EST- gangster ET LA UN FILM D EPOQUE Va’'>48’^ COMEDIE MUSICALE.PARFAITEMENT CONÇU, Ip , •* -richard GAY., DUNE VIOLENCE A ¦ le DEVOIR RAREMENT GRATUITE DIRIGE DE MAIN DE MAITRE, - LUC PERREAULT U PRESSE ConrtDiN (Dliuib TRES A L ECOUTE DE SES COMÉDIENS, COPPOLA A TOUT Mis EN OEUVRE' POUR QU ILS SE SENTENT A L AISE ET QU ILS TROUVENT PLAISIR A TOURNER.LE MAITRE A.REUSSI SON COUP.! » - FRANCO NUOVO LE JOURNAL DE MONTREAL GREGORY HINES • DIANE UNE ¦ LONEnE McKEE • "THE COTTON CLUB" ¦ DOOHÔSKINS • JAMES REMAR MulK by OwKIOr of ^«togropfly NICOUS CAGE ¦ AliEN GARFIELD ¦ FRED GWYNNE ¦ JOHN BARRY ¦ STEPHEN GOLDBLATT CotfumM OwQnM by FNoOuciOn OAigrw 'luCP'vivnq (d Produce ContuhotM MILENA CANONERD • RICHARD SYIDERT • BARRY MALKIN • MILTON FORMAN Co Pnxhxet EivtucvvP'oduce imdhoducet SYlVIOTABETo~,FRED POOS • DYSON LOYEU • BARRIE M.OSOORNEoJOSEPH CUSUMANO iiontby Sovevtoi'bv WILLIAM KENNEDY:, FRANCISCOPPOU,,,,MARIO PllZO'VILilAM KENNEDY,, FRANCISCOPPOU PH3duc*d by_ 0>r*cwd by — fYirSotBySTBgol (au Alexis Nihon aeulemant) IIIVE8U OU METOO «TWHTER 935 4240 SQUARE DÊCARIE 1 ¦ RROSSARD 3 OtMRIE.8U0 or JEMl T4L0» 341-3100 KIL C8««IPL»I> 405-5006 8' U0«»l) MM riiomut 327 MOI GAGNANT DE 4 PRIX DE LA CRITIQUE DE LOS ANGELES! ?MEILLEUR \ DIRECTEUR \ 7/ ?MEILLEUR / nLM MEILLEUR SCÉNARI ?MEILLEUR , ACTEUR F.MURRAY ABRAHAM ¥i ODEOn ROBERT EVANS p,»»»» RICHARD GERE ÜUlDOBYSTBtân 1.20 - 4.10 9.50 7.00 - LE DAUPHIN 1 BEAU8IEN PRES D'IBERVILLE 7?l-80e0 cm by tECMMCOlOK**nm bv DM.ua** X)ErRon:sTUDicPv Alèilt Nlhtm • 12.15 - 2.30 • 4.i .Attr».1.00 - 3.20 - 5.40 8.00-10.15. 8 B Le Devoir, vendredi 28 décembre 1984 FAIS CE QUE DOIS Fonde par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur.Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeur de l'information Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints Denis Lord.Jacques Chabot Directeur des services administratifs Michel Paradis UNE CROISADE D’UN AUTRE ÂGE UX DERNIÈRES HEURES de 1984 s’applique la menace américaine d’un retrait de ‘¦l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).Rien, pas même un important train de reformes auxquelles plusieurs autres pays occidentaux ont donné leur appui, n’a troublé l’esprit de croisade des États-Unis qui entendent, avec un vocabulaire et des méthodes d’un autre âge, ramener l’organisation « sur le droit chemin », selon le terme même de leur ambassadrice à l’Unesco, Mme Jean Gerard.Pendant longtemps, le Canada a refusé de se n-dicuhser à côté du Gohath américain qui voudrait faire croire au monde que ce petit organisme international, SI on ne le stoppe, sera le fourrier de l’ordre communiste et de ses valeurs sur la planète.Au cours des dernières semaines, quelques VOIX, à Ottawa, ont toutefois repris des clichés de nos voisms et, tout en se défendant d’une sortie de rUnesco, se sont associées à ce relent de maccarthysme.Il serait désastreux que ce courant gagne ainsi la capitale fédérale.Non pas que l’Unesco souffre de maux imaginaires.Comme beaucoup d’agences de l’ONU et d’organisations internationales qui ont pullulé dans l’après-guerre, l’approche de la quarantaine la trouve essouflée, bureaucratisée.Son « palais » de la place de Fontenoy, à Paris, bourdonne de discours, croule sous la paperasse, et bruit de controverses autour du style d’autorité de son directeur tout-puissant.Amadou Mahtar M’Bow, aussi brillant que capricieux, dont l’esprit de richesse convient mal à un organisme oeuvrant surtout dans le tiers monde.Mais si la démoralisation y est aujourd’hui presque palpable, c’est d’abord parce que le personnel voit tomber un couperet qui menace l’existence même de l’Unesco — les États-Unis fourmssent 25 pour cent de son budget — et qu’il est largement convaincu, surtout, d’être victime d’un procès aussi mjuste que démesuré.Quand Washington a fait part de son avis de retrait, il y a un an, les pires rumeurs couraient alors sur des malversations fmancières au sem de l’organisme.Plusieurs mois d’enquêtes, internes aussi bien que journahstiques, n’ont jamais réussi à déterrer de véritables scandales.L’Unesco a cependant accepté de revoir ses méthodes comptables et de réduire ses appétits en se ralliant a un gel, ou presque, de son budget, qui était cette année de $ 187 millions US.Peu à peu, les critiques se sont alors rabattus sur le « gaspillage ».De grands journaux américains, y compris, hélas ! le New York Times dont on attendrait plus de rigueur, se sont lancés dans une campagne aveugle, accusant l’Unesco de n’être que la somme de ses réunions et de ses études mutiles, et de ne plus agir sur le terrain.L’élude des faits, encore une fois, devait démolir ces perceptions caricaturales.L’ambassadeur canadien auprès de l’Unesco, lan Christie Clark, le rappelait en juin dermer : depuis 1979, l’Unesco a, par ses divers programmes, contribué à alphabétiser 15 millions de personnes et, chaque année, elle participe à la formation de près de 30,000 enseignants.Quelque 20,000 scientifiques, à travers le monde, sont liés d’une façon ou d’une autre à ses programmes, surtout dans le domaine de l’environnement, des ressources, de l’alimentation.Vers la fm de cette année, le véritable reproche que font les États-Unis à l’Unesco est apparu sans autre artifice : l’organisme est trop « politisé », entendre par là qu’il favorise indûment, dans ses documents et autres débats, des systèmes politiques qui ne sont pas ceux de la libre entreprise et qui s’appuient trop sur l’omniprésence de « l’État ».Après s’être fait rappeler que la pohtisation de rUnesco était un résultat direct d’une impulsion américaine — ce sont les USA qui, au cours des ans, ont insisté pour que les délégués soient des représentants des gouvernements et non plus des experts indépendants, d’où les affrontements prévisibles en assemblée générale — ; après avoir plus ou moins convenu que l’Unesco pouvait s’intéresser aux questions de paix et de désarmement, puisque sa charte lui en fait en préambule un devoir explicite, Washington cristallise aujourd’hui sa mauvaise humeur sur un unique sujet : les travaux de l’Unesco sur le « nouvel ordre mondial de l’information », perçu comme une attaque directe à la hberté de la presse.Encore là, le bavardage ne résiste pas aux faits.Mise en demeure de prouver que l’Unesco approuvait l’adoption d’un code de conduite international des journalistes et, surtout, bête noire entre toutes, l’émission de permis par les États pour les laisser circuler et travailler dans leurs territoires, Mme Gerard n’a pu qu’exhumer deux obscures résolutions réclamant étude des codes d’éthique journalistique et une brochure plus zélée qui n’était, comme tant d’autres, qu’une opinion personnelle.Tout en reconnaissant les excès auxquels a donné lieu ce débat passionné sur le déséquilibre du flot d’informations entre le Nord et le Sud et surtout sur les moyens d’y remédier, on admet largement aujourd’hui, même dans les milieux de presse, qu’il a sonné l’heure de redressements plus que nécessaires, dont la création de nouvelles agences de presse dans le tiers monde et une meilleure formation des journalistes des pays en développement.À la limite, la frustration américaine se dit mal : des 161 nations membres de l’Unesco, la majorité vient maintenant du tiers monde et tient un discours selon ses valeurs, s’opposant souvent à celles des pays occidentaux qui assument la plus large part du budget.Ou on accepte de travailler dans ce cadre en oubliant les aléas de la rhétorique et en demandant à l’organisme de concentrer encore mieux ses efforts sur le terrain, ou on tente, en poussant le prosélytisme jusqu’à la provocation, d’obliger les « pauvres » à porter ses couleurs.C’est cette option qu’a choisie Washington, où l’on affirme que l’argent économisé à rUnesco ira à des pays du tiers monde qui n’entravent pas le libre jeu du capitalisme.Le cas de l’Unesco sert d’avertissement américain au système de l’ONU, qui fait aussi l’objet d’une caricaturale campagne de rejet aux États-Unis.On ne saurait accepter que l’agacement idéologique pave ainsi la voie à un nouvel isolationnisme, dont les résultats seront bien plus désastreux que les quelques maux actuels.Dans cette tempête créée de toutes pièces à Washington, le Canada a le devoir de garder le cap et le calme, en commençant par refuser d’endosser des accusations qui n’ont cessé de s’effondrer.— LISE BISSONNETTE La montée aux extrêmes L’OBJECTIF du président du Conseil du trésor est de doter le Québec d’un régime de négociations dans le secteur public qui soit « moins générateur d’antagomsmes » Pour M.Michel Clair, il s’agit de définir « de nouveaux mécanismes qui font davantage appel à la concertation qu'à l’affrontement, à la compréhension des enjeux qu’à la stratégie, à l’inteUigence qu’à la force ».L’objectif est largement partagé par les Québécois, on ne saurait l’écarter du revers de la main.Il comporte trois éléments : pour le gouvernement, une réduction des pressions qui s’exerceront dorénavant sur lui pour « défoncer » sa résistance devant les revendications syndicales, pour les usagers, une plus grande continuité dans la prestation des services et, singulièrement, des services essentiels; pour la collectivité dans son ensemble, un climat social moins sujet aux traumatismes engendrés par les luttes de grands sauriens qu’occasionne chaque nouvelle ronde de négociations.Mais la question demeure de savoir SI M.Clair a trouvé la pierre philosophale.Comment juger si les nouveaux mécanismes, proposés dans l’avant-projet de loi que le ministre a déposé jeudi dermer devant l’Assemblée nationale, .seront efficaces ’’ À cette étape-ci, toute réponse à pareille question ne peut être que provisoire À première vue, et sur le papier, le nouveau régime paraît fonctionnel.Il tend à réduire les terrains d’affrontement, à mieux circonscrire le champ d’exercice du dialogue, à favoriser des accords négociés plus civilement.Ainsi, par exemple, au chapitre des salaires.Désormais la rémunération dans le secteur public sera bée « à l’état et à l’évolution » des salaires dans le secteur privé.Le principe ne manque pas de logique C’est le secteur privé qui génère les ressources nécessaires au maintien des services que la collectivité choisit de se donner.Les employés du secteur public n’ont aucun titre à des hausses de salaires nettement supérieures à celles que le secteur privé peut consentir à ses propres employés.En revanche, ils ne doivent pas non plus traîner de l’arrière.En toute équité, la société se doit de les rémunérer selon sa capacité de payer.Les salaires donc, seloh l’avant-projet de M.Clair, seraient retoés de la liste des objets négociables.C’est le gouvernement qui les déterminerait par voie de règlement, mais non sans devoir tenir compte du rapport d’un organisme paritaire chargé de suivre l’évolution des rémunérations dans le secteur privé, ni sans en avoir « discuté » avec les associations syndicales.Le mécanisme proposé par M.Clair présuppose un haut degré d’acceptation de la part des syndicats.Et c’est là son tendon d’AchiUe.Il ne peut fonctionner que si les syndicats, et surtout les trois grandes centrales, partagent la conviction du ministre, que s’ils acceptent ce nouveau « contrat social » qui lie leur sort à celui du reste de la société.Or nen n’indique que les syndicats soient disposés à abandonner un système qui présente pour eux les avantages qu’on sait.Il y faudrait un retournement des attitudes, des men-tahtés et des comportements tel qu’il serait vain d’en espérer.Il est utopique de penser que la loi, à elle seule, puisse imposer pareille révolution.Loin de réduire les affrontements, comme le souhaite M.Clair, le nouveau régime qu’il préconise risque de mettre le feu à la province.Le retrait du droit de grève pour appuyer leurs demandes .salariales risque de multiplier les situations d’« illégalité » pouvant aller jusqu’à un mouvement massif de désobéissance civile.Or les syndicats ont appns qu’ils ne risquent à peu près nen dans ce genre d’opération, smon quelques pénalités toutes symboliques.Au contraire, Tillégalité paie au Québec (retrait de toutes les plaintes après les grèves de 1976, règlement de la Baie-James.).Et si les Québécois avaient eu tendance à l’oublier, les grèves récentes à l’hôpital Saint Ferdinand, à la Sûreté du Québec, à la police de la CUM et dans les services ambulanciers d’Urgences-Santé leur auront rafraîchi la mémoire.Si donc le gouvernement veut donner suite à cette réforme, et que ses adversaires syndicaux sont déterminés à y faire échec, il ne pourra s’en suivre qu’une « montée aux extrêmes » dont parle Clausewitz en déve'oppant le concept pur de la guerre.Quel sera le frein dans l’usage d’une telle violence ?Le recours à la loi des services essentiels, même renforcée par les dispositions prévues dans l’avant-projet de M.Clair, serait bien insuffisant devant un mouvement généralisé de grèves illégales.On a dit des policiers de la CUM qu’ils se battaient contre une mouche avec des canons.Le gouvernement voudrait-il arrêter un ouragan avec un tire-pois ?« Aller aux extrêmes » signifierait, comme dans certains pays, par ailleurs fort civilisés ; réquisition militaire des grévistes, exécution par l’armée du travail qu’ils refusent d’exécuter, déclaration de l’état d’urgence .On comprend qu’un gouvernement éprouve une sensation de vertige devant de tels recours S’il faut rejeter cette « montée aux extrêmes », il reste une dernière voie.En toute hypothèse, les syndicats sont puLssants; ils peuvent tenir le gouvernement en échec, smon lui imposer leur volonté.Mais de qui tiennent-ils ce pouvoir ?La réponse est facile : le mouvement syndical puise sa force dans les « droits » que les lois du travail lui consentent : accréditation officielle, monopole de représentation, cotisation obligatoire et perçue par les employeurs, etc.Il n’est pas sans intérêt de noter qu’il s’agit là du seul terrain sur lequel M.Clair n’a pas voulu s’engager.Le ministre, ce faisant, a peut-etre voulu donner aux centrales syndicales un gage supplémentaire de sa bonne foi.Filles y verront plutôt un excès de naïveté dont elles chercheront à tirer profit.— JEAN FRANCOEUR LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'imprimerie Populaire.société à responsabilité limitée, dont le siege social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y IXt Il est composé et imprimé par l'imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi- vin.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc .située à 775 boulevard Lebeau.Ville Saint-Laurent H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2.50$ par semame Le samedi seulement 75‘ Pour information à Montréal 332-3891.à Québec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne t20$ par année 6 mois 62$.3 mois 32$ A l'étranger 225$ par année.6 mois 115$.3 mois 60$.édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR.2t1 rue St-Sacrement.Montréal.Québec H2Y tXt Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 DépOt légal Bibliothèque nationale du Québec Votre année 1984 BILLET ALBERT BRIE CIIAQUFI ANNÉE, à la fin d’icelle (joli mot, ne trouvez-vous pas ?), nous nous ménageons une pause, nous nous arrêtons.Presque tous, pendant un jour ou deux.Ceux qui continuent leur course ralentissent leur erre d’aller, par contagion; ils ressentent moins la presse.Ils fixent moins l’avenir, ce qui vient après, sauf pour savoir où ils mettent le pied, pour se garantir, s’empêcher de glisser.Que faisons-nous sur notre cran d’arrêt ?Nous nous détournons, regardons en arrière.Nous négligeons de penser à demain, nous nous défendons de nous laisser solliciter par le jour qui viendra, comme nous faisons tout au long de l’année.Nous abolissons le jour proche.C’est merveilleux ! Nous voulons que la vie de tous les jours, ceux de l’existence quotidienne nous fichent un peu la paix, avec leurs soucis anticipés, imaginés, presque toujours empoisonnants.Nous demandons grâce, nous ménageons une trêve À quoi occupons-nous un coin de notre esprit au terme d’une année ?D’une part, à ce que les agences de presse ont recueilli des événements et des hommes, qui ont occupé la première place d’une ac-tuaüté révolue.La presse écrite et électronique y pourvoit.Fille exhume les faits de la petite histoire, les gestes, les paroles de ceux qui en ont été les auteurs, les acteurs ou les témoins.Fille les fait défiler une dernière fois sous nos yeux pour nous émouvoir, nous, les spectateurs que nous fûmes en ce temps-là, spectateurs oublieux.Fit nous nous immobilisons (ô temps suspends ton vol ! ) pour les regarder s’éloigner, en leur faisant un signe de la mam, avant de les reléguer une fois pour toutes aux oubliettes.Fit nous nous avouons : « Comme nous avons la mémoire courte ! » Mais nous ne regrettons nen, car s’il fallait que les tribulations d’un monde en plein désarroi nous collent à la mémoire, nous ne résisterions pas à leurs assauts.Je dois avoir une petite nature.Ce doit être un effet de l’âge ou une mchnation naturelle à me protéger, à ne pas trop me laisser remuer par ce qui constitue la trame de la comédie de l’humanité.J’a''oue sans honte que j’en ai jusque-là, et même douze pieds par-dessus le bol, quand l’année agomse, de m’entendre redire les événements et de me faire remontrer les faces qui ont fait ad nauseam les grosses manchettes de Tmformation.Assez, c’est assez, surtout quand c’est trop.Je ne tiens plus comme autrefois à me souvemr de ce qui mérite l’oubli.Par exemple, ça me rend triste de me faire rappeler la réélection des républicains américains et du super-grand minus.Ronald Reagan.Ça ne m’enchante pas de me faire rebattre les oreilles avec les politiques de Mrs Thatcher, la dame de fer à repasser de cette pauvre Albion.J’en ai ma claque de revoir les images de la tornade bleue des conservateurs du changement à la Mulroney, de l’assassinat de Mme Gandhi et des massacres des sikhs qui s’ensuivirent.Quel est l’avantage de nous remontrer les cadavres de la grande famine d’Éthio-pie ?Avant d’enterrer 1984 pour de bon, j’apprécierais qu’on nous laisse un peu tranquilles avec la crise d’infantilisme du PQ et les symptôme de la sénilité des libéraux d’Ottawa et de Québec.Ne vous semble-t-il pas que cette ab- surde comédie a suffisamment sévi tout au long de 1984 ?Je ne vois pas qu’il y ait lieu de nous la resservir pour notre édification.Je ne m’objecte pas à ce que l’on remette sur le pavois Walesa, Mgr Tutu, Gaétan Boucher.Ils ont bien mérité.Et Jean-Paul II.Et Gretzky.Je m’excuse de la macédoine.Mais on ne peut nen là-contre.Ne vivons-nous pas dans un monde de confusion des valeurs ?En fait, y a-t-il d’autres valeurs qui « valent », que l’on prend au sérieux, que les valeurs boursières ?Ce qui devrait faire l’objet de nos rappels de fin d’année, ce sont nos petites affaires à nous, nos grandes petites affaires : choses et gens qui ont peuplé 1984.Ce sont ceux-là qui comptent.Dans le voyage qu’est notre vie, c’est le voyageur seul qui importe.Faisons un examen, un inventaire de nos joies ou de nos déceptions à ne pas oublier.Il y a une quantité plus importante qu’on ne croit de grands petits faits ayant meublé nos 365 jours qui tirent à leur fin.Cherchez, vous trouverez.Par exemple, quelle a été la rencontre qui vous a fait le plus grand plaisir ?Le jour de vos vacances qui a été le plus plein ?Le Uvre qui vous a procuré les plus belles heures d’evasion ?Le plus beau geste que vous avez pose ?Le meilleur plat que vous avez savouré ?Ne vous en tenez pas à vos petits bonheurs.Remémorez-vous le chagrin qui vous a le plus bouleversé; la plus mauvaise soirée de télévision perdue ; la gaffe de votre année; la dispute la plus éclatante que vous avez eue avec la personne qui vous est la plus chère.N’oubliez jamais que l’événement le plus extraordinaire qui se soit produit en 1984, et la personne qui a occupé le plus de place dans vos pensées,- c’est vous-même.¦ Pas de II.SELON une annonce d’un récent numéro du New York Times, le nom du paquebot Queen Elizabeth prend bien le chiffre arabe — et non romain.La reine n’a jamais autorisé l'usage de .son nom pour ce paquebot Il s’agit, tout bonnement, du second na\ ire de ce nom à s’appeler Queen Elizabeth, d’où la nuance — JEAN-PAUL BROUSSEAU Montréal, 10 décembre ¦ Ce n’est pas la fin du monde ( ERTAINS JOURNAUX ont pu blié, en tout ou en partie, un article de ,M Norman Delisle, de la Pres.se canadienne (PC), à propos d’une recherche poursuivie à l’Institut québécois de recherche sur la culture (IQRC)etquitrai-| tait des représentations et des croyances quant à la fin du monde La nouvelle a suscité un certain émoi ou une certaine hilarité, dans les médias radiophoniques particulièrement Une brève mise au point est sans doute utile pour l’information du public La pet ite enquête de madame Rondeau était une contribution à une plus vaste recherche sur la religion populaire dirigée par le père Benoît Lacroix, l’un des éminents spécialistes en la matière, (’’est pourquoi elle n’a pas été publiée, bien qu’elle soit à la disposition des personnes désireuses de la consulter Ainsi, M Dehsle a pu en avoir sans peine communication Je .souligne, au pas.sage, que cette politique de notre Institut est la plus ouverte que je connaisse .sont-ils nombreux les organismes de recherche qui procèdent ainsi ¦' Qu’un centre de recherche sur la culture poursuive des travaux sur les opinions, les attitudes, les croyances, on ne s’en étonnera pas, puisqu’il s’agit ju.stement de la culture Pas plus qu’on ne se surprendra qu’un institut de bon-tanique soit préoccupé par les plantes.Fit pour situer ces recherches dans un plus vaste contexte, il e.st pertinent de mentionner que notre in.stitut a mené aus.si des investigations, publiées celles-là, sur le développement de Montréal, les communautés ethnique.s, les statistiques culturelles, etc.Nous en poursuivons d’autres sur le chômage et les jeunes, les familles monoparentale.s, la formation des maîtres, la condition féminine, etc Là-dessus, je renvoie les intéressés à nos rapports annuels (oubliés eux au.ssi) où sont recen.sees nos activités M Delisle écrit ' « En 1982, au pire moment de la crise économique, des fonds publics québécois ont été investis dans une recherche sur la fin du monde.» L’insinuation est claire : nous gaspillons des fonds publics pour des futilités ' Si M Delisle veut bien consulter les catalogues des éditeurs et les rapports des universités, i) vé-nfiera sans peine qu’en 1982, comme dans les années antérieures et postérieures, un grand nombre de chercheurs en scien- ces humaines ont travaillé et continuent de le faire sur les sectes religieuses, la gno.se, la construction navale en Nouvelle-F'rance, l'architecture ancienne, la phénoménologie de Hegel, l’oeuvre de (’rémazie, la grâce chez saint Augustin, la chanson en Gaspésie, et sur d’autres thèmes infiniment plus variés encore.I.es chercheurs se sont occupés de ce genre de problèmes pendant la crise économique, et avec des fonds publics.A ma connaissance, il en est ainsi dans tous les pays civilisés où l’on n’a pas songé encore à porter là-dessus des interdits •lusqu’à nouvel ordre, ici comme dans les autres sociétés démocratiques, on accorde aux chercheurs et aux artistes la liberté de déterminer eux-mêmes les thèmes de leur travail Va-t-on réclamer une inquisition qui triera désormais les bons et les mauvais sujets Va-t-on, pour assurer le pouvoir de cette inquisition, caricaturer à l’usage du grand public certaines études choi.sies à cette fin pour mieux assurer le contrôle d’une police de la recherche ’’ M.Delisle et ceux qui ont utilisé son article ne le souhaitent certainement pas.J’aurais souhaité, à mon tour, qu’ils le disent plus nettement.— FERNAND DUMONT président et directeur scientifique de ITQRC Québec, 14 décembre ¦ Un congrès crucial UNE RENCONTRE historique aura lieu à Montréal, le 19 janvier prochain.C’est la date où sera tenu le prochain congrès du Parti québécois Mais c’est dans la rue, « aux portes du congrès », qu’aura lieu l’événement le plus important.Ce jour-là, pour la première fois depuis 1976 (exception faite de la campagne du référendum), des hommes et des femmes du Québec manife.steront publiquement leur foi en l’indépendance de notre pays.Nous voulons que ce geste soit doublement significatif Il vise d’abord à faire réfléchir les congressistes sur les conséquences qu’un appui à l’option Lévesque ri.sque d’avoir non seulement sur l’avenir du PQ, mais sur celui du Québec tout entier.Fit surtout, il s’agira de démontrer une fois pour toutes que l’idée d’indépendance est toujours vivante au Québec, et que le PQ n’en détient plus le monopole.« Nous ne commettrons pas une deuxième fois l’erreur d’abandonner aux politiciens l’idéal indépendantiste.» Désormais, les hommes et les femmes du Québec qui ont foi en un pays souverain ne se tairont plus dans la peur et la honte II est temps de dire NON aux collaborateurs de Québec ' NON à la lâcheté et aux magouilles politiciennes ' Nous lançons un appel aux indépendantistes.Quant à nous, nous seront, le 19 janvier, « aux portes du congrès », pour prouver que l’indépendance e.st plus vivante que jamais dans nos têtes et dans nos coeurs.Fit nous croyons qu’entre autres, des jeunes indépendantistes démontreront ainsi que l’idéal, la conscience et le courage ne sont pas uniquement le fait de nos aînés.Contre les « collabos » du Québec, contre l’usurpation de l’idée indépendanti.ste par un .seul parti politique, contre la signature du Canada Rif/par Léve.sque et ses acolytes.Ce jour marquera le réveil de l’indépendantisme québécois et son envol vers de nouveaux sommets.Nous sortons du silence ! Vive le Québec libre ' — ALAIN CORMIER DANIEL PELLETIER RICHARD CARDINAL Montréal, 14 décembre.¦ Triste constatation IL EST TRISTFl de constater que celui qui a été, durant tant d’années, le grand promoteur industriel de la ville de Montréal mette soudain en péril l’oeuvre de sa vie en rejettant, somme toute, un investissement dont Montréal aurait grand besoin, et pour des raisons qui me semblent davantage celles d’un homme à l’orgueil froissé que celles d’un gestionnaire efficace .M Drapeau a osé dire, pour ju.stifier sa volte-face, que « l’intérêt général commande » qu’on retarde sine die ce projet-con.sen-sus.Userait plus juste de dire que c’est l’intérêt — et l’orgueil — d’un vieux général qui commande, contre la volonté populaire — M.-A.DUGRÉ Outremont, 18 décembre.¦ Un jeu malhonnête Dl'lVOlR montrer que le Québec joue « le jeu du fédéralisme coopératif » émeut par sa noblesse et son originalité ?Dans les faits, on s’apprête à changer d’idée ou d’idéologie Changer d’idée peut s’avérer sam et permettre à un peuple d’évoluer Mais pour ce faire, il faudrait, à mon humble avis, que M Pierre-Marc John.son renonce au Parti québécois qui ne colle plus à sa « peau ».Le Parti québécois dont l’idée principale serait de réaliser la souveraineté de notre peuple n’a plus sa raison d’être dans ce contexte.A part son opportunisme politique, M Johnson devrait avoir la décence de quitter ce parti et d’en former un autre qui pourrait s’appeler les « soubresauts gagalstes » nés d’un chef fa-ligué I,e langage de ce dernier, digne d’un Pygmalion dont la machine détraquée a perdu le contrôle, revient à la rusticité.Fin vieillissant, les défauts qu’on a voulu cacher prennent le dessus, s’accentuent.Que l’on veuille faire avancer la cause du Québec reste une initiative valable auprès d’Ottawa.Mais le faire dans le cadre d’un parti dont l’idée de base consiste a se .séparer du Canada, c’est, ironiquement, duper les (Québécois et Québécoises et prendre les fédéralistes convaincus pour des imbéciles.Au moins.Trudeau a su partir à temps tout en conservant l’élégance et la franchise qu’on lui reconnaît.Dans ce contexte, la logique des « révisionnistes » me paraît absurde ' absurdité soutenue par le jeu de celui qui se croit un « grand illusionniste » Montrer que l’on joue le jeu signifie qu’on n’est pas honnête dans cette démarche, puisqu’elle consiste à montrer .seulement et non pas à croire en .son agir dans l’immé-dial — SOLANGE-ÉLISABETH BOLDUC Montréal, 13 décembre DES IDEES, DES EVENEMENTS 9 Il était une fois un pays, la Roumanie ! MICHEL-M.SOLOMON IL ÉTAIT autrefois un pays qui s’appelait la Roumanie.Surnommée « la Belgique de l’Orient » pour avoir copié, en 1866, la constitution belge, sa capitale, Bucharest, était « le petit Pans ».Ce peuple de souche latine, de bonne humeur et traditionnellement hospitaher est tombé après la Deuxième Guerre mondiale sous la griffe de son grand voisin de TEst qui, après l’avoir dépossédé de ses richesses naturelles, lui a imposé un régime sauvagement totaütaire.Autrefois, les écnvams d’ailleurs venaient s’inspirer au folklore rou- main — aujourd’hui rendu célèbre par le gémal Georges Énesco — et l’idée que « le Roumain est né poète » était confirmée par une poésie populaire sans égal en Europe.Aujourd’hui, il n’existe plus de poètes sauf les « balladiers » du parti, l’objet de leurs louanges est le président Nicolas Céaucescu et son auguste famiUe.Depuis les temps de Claudius et de Néron, jamais tant d’encre n’a été consommée pour porter aux nues un homme d’État qui, avec son épouse et ses deux fils, conduit la Roumanie avec une poigne de fer Je savais déjà, par des lettres et des histoires racontées par les émigrants et les rares touristes, que ce beau pays est devenu le plus dé- muni de toute l’Europe J’étais au courant de cette moquerie qu’on appelle officiellement « la diète socialiste » et qui recommande aux Roumains de s’abstenir de manger de la viande, de la graisse, des produits comme le beurre et les fruits frais — produits destinés à l’exportation pour payer la dette extérieure —, se contentant de bouffer les déchets ammaux Mais ne les ayant pas vus de mes propres yeux, je croyais qu’à cause de la souffrance collective, les indigènes ajoutaient un peu d’imagination à ce sombre tableau Eh bien ' après avoir regardé le reportage télévisé de Bucarest de Burt Qumt, le reporter de la chaîne américaine CBS, je n’entretiens plus le momdre doute De tous les pays de l’Est, la Rou-mame est impitoyablement traitée par ses maîtres actuels Les visages des hommes et des femmes qu’on voyait faire la queue devant les magasins d’alimentation étaient les masques d’êtres déshumanisés, résignés à leur sort Pas une seule lumière dans leurs yeux cernés; pas un sourire sur leurs lèvres exsangues Rien, sauf la honte profonde d’être immortalisés par les caméras américaines dans leurs vêtements rapiécés, eux qui étaient autrefois les plus élégamment vêtus dans ce coin de l’Europe Dans une séquence, on pouvait voir le « fils gémal de la nation », le président à vie Céaucescu, donnant lecture du décret en vertu duquel chaque femme roumaine est obligée — sous peine d’une lourde amende — de donner quatre enfants à la patne socialiste ' L’appel du chef de l’État était accompagné d’une image démographique expliquant la dégradation de la population qui devient de plus en plus âgée alors que les jeunes couples refusent de pourvoir à l’état des nouveaux-nés destmés à vivre dans un monde de misères et de pnvations Dans une autre image, celle-ci présentant aux téléspectateurs une classe supéneure d’un lycée de jeunes filles, la propagande sociahste insistait sur le fait que les filles de 16 ans n’ont rien à craindre si elles donnent naissance à des enfants illégitimes « La patrie aura soin d’eux », lit- on dans les classes.Ce dans un pays où la morale prolétaire interdit ngoureusement la lecture d’une revue de cméma étrangère.Toujours dans ce reportage sur le vif, on nous a fait savoir I quel pomt l’hypocnsie officielle est maîtresse en Roumanie.Grâce à un mensonge officiel — le prétexte étant que les jeunes filles doivent se soumettre à un examen radiologique pour dépister un cancer éventuel —, les écohères des classes supéneures sont exammées minutieusement pour constater si elles sont encemtes ou non.La même chose pour les millions de filles et de femmes embauchées dans les industries.Pour elles, pas le moindre ménagement.Avec une brutahté sans pareille, les jeunes et les moms jeunes sont traînées, chaque mo/s, devant l’écran radiologique d’une équipe volante de tech-mciens, pour dépister la grossesse La construction est-elle une « chasse gardée » ?REPLIQUE LOUIS-MARIE CLOUTIER L'auteur est président de la Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers, forestiers et travailleurs d'usines (FTQ) UNE LETTRE d’un lecteur décrivant la construction comme une « chasse gardée » est parue bien encadrée dans la page éditoriale du 24 novembre dernier de votre journal.J’étais à rédiger une réponse lors-qu’est paru l’éàtonal du 5 décembre, signé Jean Francoeur, sur les amendements du ministre Raynald Fréchette au règlement de placement dans l’industrie de la construction.J’ai dû me rendre à l’évidence ’ ce qui semblait l’opinion d’un lecteur correspond, en fait, à votre propre point de vue.Disons tout de suite que je suis étonné qu’un homme de votre cahbre accepte si facilement cette solution anarchique qu’est la déréglementation telle que la propose le ministre du Travail et que la réclament les patrons Pourtant, dans le même éditorial, vous admettez la justesse de notre raisonnement lorsque nous disons que faire entrer les jeunes dans l’mdustrie à l’heure actuelle, c’est en- 7 \ / ^ / > ; / ') KTr?W7TTT7TTT7 nizzsszn :2ZS3ZI3 7TTTT7 zzuzzuzzozz 7Ty"7"\\ // V\ /yW /, r77 W // \\ / ?AT77M\7; x-iz/w/vw //'¦^7n\7nK'7Tf7 Photolaser CP Aurons-nous une autre grève des internes et résidents en médecine ?LIBRE OPINION PETER T.MACKLEM, m.d.L'auteur est directeur des services médicaux à l'hôpital Royal-Victoria, professeur et doyen du département de médecine à l'université McGill LA FÉDÉRATION des résidents et internes en médecine du Québec (FRIMQ) négocie actuellement une nouvelle convention avec le ministère des Affaires sociales (MAS) Dans le passé, chaque ronde de négociations s’est soldée par une grève qui a affecté tous les hôpitaux d’enseignement du Québec.L’histoire a toutes les chances de se répéter à nouveau au début de 1985 La FRIMQ et le MAS divergent sur bien des questions, et même si les résidents et internes du Québec sont parmi les moins bien payés au Canada (les avant-dermers), toutes les questions en h-tige sont loin d’être strictement monétaires Par exemple, la précédente convention stipulait que les résidents et internes ne seraient pas tenus d’assurer une garde de nuit plus d’une nuit sur quatre.L’« offre » actuelle du MAS ne précise pas la fréquence des gardes de nuit Qu’arnvera-t-il si une grève est déclenchée et que les résidents et internes n’assurent plus leurs services ?D’abord, les médecins titulaires des hôpitaux d’enseignement devront assumer les fonctions et les responsabilités des internes et résidents.Cela risque de sérieusement perturber leurs activités professionnelles et privées et de provoquer leur colère.Même si cet effet n’est pas négligeable, il est de peu d’importance par rapport aux conséquences que cettte grève risque d’avoir sur le public, notamment sur les malades.La plupart des médecins du Québec travaillent au minimum 60 heures par semame Physiquement, ils ne peuvent assumer des responsa- bilités supplémentaires, mais ils y seront bien forcés en cas de grève.Pour faire face à la situation, les hôpitaux d’enseignement suspendront toutes les admissions et toutes les interventions chirurgicales non urgentes, donneront leur congé au plus grand nombre de malades possible et n’assureront que les services d’urgence.La phrase qui précède est lourde de sous-entendus.Examinons certaines de ces imph-cations.Suspendre les interventions chirurgicales non urgentes on procède généralement à une intervention chirurgicale d’urgence lorsque la vie du malade est en danger en raison, par exemple, d’une hémorragie massive du tube digestif qu’il faut réprimer immédiatement.Une intervention non urgente est une intervention chirurgicale qui peut être différée, mais des maladies comme le cancer ou une cardiopathie ischémique menacent tout autant la vie du malade, et même parfois davantage.Chaque journée qui s’écoule voit la tumeur croître et se propager un peu plus.Ou, dans le cas d’une cardiopathie ischémique, chaque jour qui s’écoule voit augmenter pour le malade les risques d’un infarctus du myocarde.Donner leur congé au plus grand nombre de malades possible .les malades dont l’état nécessite des soins aigus sont à l’hôpital parce que, de l’avis de leur médecin, leur santé l’exige.Le congé d’un malade qui devrait normalement rester hospitalisé va manifestement à l’encontre des intérêts de sa santé et, par conséquent, de son existence même.Le malade est ainsi obhgé de prendre un risque injustifié.Les hôpitaux ne jraurront assurer que les services if urgence : dans nie de Montréal, on ne dénombre que 3 4 lits de soins aigus pour 1,000 habitants, chiffre, à ma connaissance, inférieur à celui de toutes les autres réglons d’Amérique du Nord situées au nord de la frontière mexicaine.Pour le Québec dans son ensemble, ce chiffre est de 3.8 pour 1,000.Selon la plupart des spécialistes de la santé, la proportion optimale se situe entre 4,5 et 5.À Montréal et au Québec, le système de soins fonctionne donc déjà sur une base cntique, l’encombrement et la congestion de nos salles d’urgence s’expliquent par la pénurie de lits de soins aigus Nos salles d’urgence sont pleines à ras bord de malades qui y demeurent trop longtemps car il n’y a pas d’autres üts pour les accueillir.Au cas où les résidents et internes se mettraient en grève, il sera encore plus difficile de se faire admettre dans un hôpital et les malades courront davantage de risques mutiles Comme c’est le cas pour toutes les grèves affectant le secteur pu-büc, c’est la population qui est prise en otage.Cela est moralement macceptable.On a beaucoup écnt sur la nécessité de trouver des solutions innovatrices aux conflits de travail dans le secteur public Pour ce qui est du conflit qui oppose la FRIMQ au MAS, la solution est évidente.La FRIMQ s’est récemment vu octroyer le statut juridique d’umté de négociation.De ce fait, elle a droit à l’arbitrage exécutoire.Elle en a fait la demande mais, jusqu’ici, le MAS a refusé d’y accéder.La Fédération des médecins spéciahstes et la Fédération des omnipraticiens du Québec appuient la position de la FRIMQ en ce qui concerne l’arbitrage exécutome.Même SI la FRIMQ n’avait pas le statut juridique d’umté de négociation, le MAS devrait lui accorder cet arbitrage exécutoire pour éviter de nume au pubhc.Les résidents et les internes ont obtenu l’arbitrage exécutoire dans toutes les provinces du Canada, à l’exception de Terre-Neuve, de la Nouvelle-Écosse et du Québec.La loi canadienne sur la santé oblige les provmces à offrir à tous les regroupements de médecins un cadre de négociation, dont le plus acceptable est l’arbitrage executome.Selon toute probabilité, si l’on a recours à l’arbitrage exécutoire pour régler le conflit actueL la FRIMQ ne déclenchera pas de grève.Afin d’éviter les risques moralement inacceptables que court le public en cas de grève, le MAS doit accepter l’arbitrage exécutoire voyer leurs pères au chômage C’est de la poudre aux yeux que l’on jette aux jeunes, car tout ce qu’on leur propose, ce sont des emplois temporaires ou du bien-être social déguisé.Ils n’échapperont pas à cette règle en entrant dans la construction.J’aimerais bien guénr le désespoir de toute une société, mais pas en empirant le désespoir des travailleurs de la construction.Le problème n’est pas de se demander qui va chômer, mais bien quels emplois vont être créés dans l’mdustne de la construction et l’ensemble de la société québécoise.Le mouvement syndical a tenté honnêtement, avec son projet Corvée-Habitation, de trouver des solutions au problème du chômage dans la construction Les travailleurs de la construction ont accepté de prendre à même leur fonds de pension 12 5 cents sur chaque heure travaillée pour créer des emplois Pourtant, nous avons dû nous battre dès le début contre les employeurs qui voulaient déjà mettre en pratique la fameuse déréglementation en engageant des braconniers et des illégaux ' Le règlement de placement : notre clause d’ancienneté Je note que personne, dans votre milieu, ne conteste ce principe fondamental reconnu par notre société qu’est l’ancienneté.Cela demanderait, en effet, un don de soi hors du commun de la part d’un éditoriahste que de suggérer qu’un jeune le remplace apres 15,20 ou 30 ans de loyaux services.C’est pourtant ce que vous nous demandez de fame dans la construction.En tenant compte des caractéristiques de notre industrie, l’application du règlement de placement est l’équivalent d’une clause d’ancienneté.Le règlement de placement instauré en 1978 s’est révélé un outil acceptable pour le contrôle quantitatif de la main-d’oeuvre dans une industrie qui a toujours été considérée comme une éponge et un heu de passage pour qmconque voulait aller se chercher un revenu d’appoint ou pour les députés qui voulaient placer leurs travailleurs électoraux ' Je SUIS toujours étonné de voir qu’aussitôt qu’il y a un problème de chômage dans notre société, on pense tout de suite à la construction Pourtant, on ne vous entend pas réclamer, par exemple, l’ouverture du port de Montréal aux jeunes.Vous vous souviendrez des conflits qu’on a connus à l’époque où tout le monde se présentait à la barrière pour avoir un emploi au bord de l’eau Depuis que les débardeurs ont réussi à négocier un régime de sécurité du revenu, vous n’avez plus à dénoncer ce qui se passe dans le port de Montréal et on ne vous entend pas demander la déréglementation de ce secteur pour faire entrer les jeunes Vous vous rappelez sans doute que la commission Cliche, en 1975, poursuivait officiellement deux objectifs d’abord sécuriser les employeurs contre certaines personnes qui, d’après la commission, avaient abusé de certains employeurs; ensuite, sécuriser les travailleurs et leurs familles contre l’insécurité chromque qu’ils vivent tous les jours Que s’est-il passé par la suite ?Les employeurs ont été s^urlsés La sécurité aux employeurs leur a été donnée dans les quelques jours qui ont SUIVI le rapprt de la commission on a retire les délégués de chantier, on a créé une présomption de culpabilité à tout représentant syndical qui se trouverait sur les lieux d’un quelconque conflit, on a enlevé le placement aux syndicats, on a créé une association patronale unique et on a enlevé le droit à toute personne ayant un dossier criminel d’obtenir un poste syndical — rien n’empêche cependant cette même personne de lame partie d’une entreprise comme chef, surintendant ou contremaître ' On refuse la sécurité aux vrais travailleurs de la construction Voyons maintenant ce qui s’est passé du côté des salariés.La commission avait recommandé qu’il y ait une plamfication des travaux par les différents paüers de l’administration pubhque (recommandation 101), que le gouvernement élabore une vraie politique de la main-d’oeuvre (recommandation 109), que le service de placement devienne l’instrument d’un régime de préférence d’emploi, et ce au plus tard le 1er janvier 1976 (recommandation 130).La dernière recommandation, mais non la moindre, préconisait la négociation d’un régime de sécurité du revenu dans les 60 jours suivant la formation de l’Office de la construction (OCQ) (recommandation 133).Tout cela pour que les patrons travaillent d’une façon sécuritaire et que les salariés ne soient pas obhgés de subir la poütique de chantage patronal qu’on connaît depuis ce temps Aucune de ces recommandations n’a été retenue ou mise en application Nos salariés continuent d’être victimes de chantage et de vivre tous les jours l’insécurité .leurs conditions de travail sont constamment ' remises en cause, les règles les plus élémentaires de la sécurité sont bafouées — l’AECQ bloque même l’application de la loi sur la santé et securité au travail, le pluralisme syndical imposé par la commission Ch- > che amène des déchirements et des tiraillements contmuels.Ce que nous réclamons est très normal.S’il y avait, par exemple, des chômeurs ou des chômeuses qui se présentaient devant un poste de pompiers ou devant LE DEVOIR pour prendre la job des personnes à l’intérieur, vous savez comme moi que la poüce serait vite sur les heux Pourquoi les travailleurs de la construction et leurs famdles n’ont-ils pas droit à ce mimmum de sécurité pour vivre ?Révolution sexuelle : l’Amérique sort du lit DANIEL GIRARD L'auteur est étudiant en sciences politiques à l'Université de Montréal Ce texte a été publié dans l'édition du 15 octobre du journal des étudiants et étudiantes de l'université De Récentes études effectuées aux États-Ums le confirment : il y a eu une baisse marquée de la promiscuité sexuelle en Amérique du Nord au cours des dermères années.Certes, comme l’affirment la plupart des psychiatres et des sociologues américains, ce déclin de l’activité sexuelle entre personnes ne se connaissant pas ou peu est dû en grande partie a ces fléaux modernes que constituent le sida et l’herpès.Toutefois, beaucoup de ces spécialistes et de nombreux sociologues considèrent qu’il y aurait un autre facteur important expliquant cette baisse un retour au conservatisme.En effet, alors que depuis quelques années, les « boutiques de sexe » voient leur chiffre d’affaires piquer du nez, les taux de mariage et de natalité atteignent des sommets impressionnants .aux États-Unis, en 1982,2 5 millions de couples se sont mariés (ce qui constitue un record) et le nombre de divorces a été de 1.2 milhon (ce qm s’avère une baisse depuis 1981) C’était la première fois, depuis 1950, que le taux de divorce n’augmentait pas ' Quant au taux de naissance, il n’a jamais été aussi élevé depuis 1973.Ces statistiques ne mentent pas.On assiste bel et bien, au cours des années ’80, à ce que plusieurs n’hésitent pas à appeler une « contre-révolution sexuelle ».Il semble que le désir de fonder une famille et d’avoir des relations stables ait remplacé celui d’avoir des orgasmes avec une gamme variée de partenames ' Bien sûr, la pilule contraceptive, cette bougie d'allumage de la révolution sexueUe, qui devait « libérer » les femmes en leur permettant, tout comme à l’homme, de séparer le plaisu- sexuel de sa fonction procréatrice, est toujours aussi utili^.Mais à une différence près elle Test de plus en plus dans le cadre de relations amoureuses à long terme Toutefois, lorsqu’on parle de contre-révolution sexuelle, on doit absolument mentionner la Suède En effet, qui ne se souvient pas de Tin-croyable légende que constitue la Suède au milieu des années ’60 ?Les femmes y étaient superbes et avides de sexualité, la prostitution légale, l’avortement aussi, les contraceptifs faciles à obtenir, et les cours de sexualité commençaient pour les enfants dès Tâge de sept ans.Or s’il y a un pays auquel la révolution sexuelle a coûte cher, c’est bien la Suède ' Les Suédois sont le peuple nécessitant le plus de soins psychiatriques au monde — un citoyen sur dix — et le pays se classe septième quant au taux de suicide.Un nombre record de couples se bousculent aux portes des cliniques des sexologues.Et ce n’est pas parce qu’ils n’éprouvent pas d’orgasmes satisfaisants, mais bien parce qu’ils sont aux prises avec d’immenses problèmes affectifs.En Suède comme ailleurs, ce sont surtout les femmes qui ont payé la note de cette gigantesque « par-touze ».Selon Vern Bullough, historien de l’Université de New York à Buffalo, il n’y a eu aucun changement dans le comportement des hommes au cours des cent dermères années L’histoire de la révolution sexuelle serait celle « de l’homme toujours prêt, qui aurait eu accès à un nombre plus élevé de femmes dis-pombles ».Cette grande accessibihté sexuelle de la gent fémmine aurait été en partie causée par les résultats des recherches scientifiques sur la sexualité qui avaient lieu à l’époque.Le docteur Kinsey, par exemple, s’était proposé de faire dimmuer la fngidité fémimne en pubhant un rapport où il affirmait que 90 % des femmes atteignaient l’orgasme vaginal et que la masturbation contribuait grandement à ce qu’elles ressentent cette sensation durant le coït ( !).De telles statistiques erronées ont engendré une sorte de « compétition sexuelle » entre les femmes qui se sont mises à la poursuite de la « nor-maUté ».« Les femmes, écrit le docteur Hélène Michel-Wolfromm, mues par un instinct grégaire, ont toutes voulu ressentir la même chose que leur voisine Telle hystérique s’évanouissait à un premier contact et remphs-sait de honte sa collègue de bureau plus lente à réagn.(.) Une femme en arrivait à exiger trois critères pour se juger normale ¦ un plaisir vaginal complet, une perte de connaissance et une quiétude absolue après Tétremte sans aucune envie de recommencer avant la semaine suivante tant elle était fatiguée .» Dans de telles circonstances, on comprend bien pourquoi le sociologue Helmut Scnelsky ait reproché au rapport Kinsey d’avoir implanté une nouvelle norme sociale « Tor-gasme obügatome» Nul n’est toutefois plus sévère que Roger Drolet, qui a effectué des recherches sur la sexualité féminine pendant 25 ans, en ce qui a trait aux rapports « scientifiques » sur la sexualité.« L’affaire de la jouissance féminine telle que pensée et imaginée par les hommes, écnt-il dans son récent hvre Les Femmes me disent, c’est la plus grande fumisterie de Tiustoire de Thumamté.Ces rapports ont fait un tort immense à fa société ils ont obhgé les femmes à simuler et à mentir, et ont fait croire aux hommes que les femmes fonctionnaient exactement comme eux sur le plan physique.» En 1984, les causes de l’échec de la révolution sexuelle sont de plus en plus évidentes : c’est que la femme est incapable, comme l’homme, d’opérer une séparation entre vie sexuelle et vie amoureuse.« Dans leur-très grande majorité, écrit l’anthropologue Donald Symons, les femmes veulent éprouver un sentiment d’amour ou de tendresse pour leur partename.Le sexe pour le sexe ne les mtéresse pas » Si on écoute les propos d’anciennes combattantes de la révolution sexuelle, on ne peut que constater la justesse de cette observation.L’éditrice de la revue Cosmopolitan, Helen Gurnley Brown, confiait récemment au magazine Time : « Les relations sexuelles dans le cadre de liaisons amoureuses sont quelque chose d’absolument déhcieux.Faire Tamour avec un garçon d’un soir est msigmfiant.» Que ces messieurs se le tiennent pour dit ! 10 B Le Devoir, vendredi 28 décembre 1984 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ 2 accusés contre la voiture du prêtre pour tenter de provoquer un accident.Le scénario était alors, selon l’acte d’accusation, soit de brûler la voiture, soit d’enlever le prêtre, de le menacer et, le cas échéant, de le tuer pour l’enterrer dans un endroit «où personne ne l’aurait retrouvé» La deuxième fois, le 19 octobre, sur la route de Bygdoszcz, sera la bonne Le chauffeur du père Popie-luszko, Waldemar Chrostowski, s’échappera par miracle en sautant en marche de la voiture des ravisseurs.Le prêtre, enfermé dans le coffre, sera battu à trois reprises, à chaque fois qu’il reprendra connaissance Comble du raffinement policier, Piotrowski avait confectionné un bâton spécial «long de 55 cm et entouré d’étoffe» pour battre le père Popie-luszko, qui était bâillonné par une corde rehant le cou aux pieds en passant par le dos.Quand ses tortionnaires Pont leté dans la Vistule, r«au-mônier de Solidarité» n’était plus qu’un cadavre : il s’était vraisemblablement, selon l’autopsie, étouffé dans son propre sang.À l’audience, Piotrowski, élégant, presque une gravure de mode, a eu l’au- très sûr de lui, tout autant que le colonel Pietruszka, fort de son «innocence».Chmielewski et Pekala ont semblé plus nerveux.Le premier, agité de tremblements et serrant sans cesse les mâchoires, peinera à répondre à l’interrogatoire d’identité, tandis que le second restera longtemps tête baissée, fixant le sol.Une centame de spectateurs, dont la mère et le frère de Jerzy Popie-luszko, partie civile, ont pu assister à cette première journée, entourée d’un dispositif policier ommprésent dans Torun, avec des canons a eau et des hélicoptères survolant sans cesse le tnbunal.Des chicanes ont été disposées le long de l’avenue longeant la grande bâtisse de briques rouges qui a été interdite y compris aux piétons.À l’mténeur du tnbunaL la sécunté est encore renforcée avec des commandos en tenue léopard qui ont pns position à l’entrée de la salle d’audience.Le procès doit reprendre ce matin avec la poursuite de l’audition de Leszek Pekala On s’attend à ce qu’il soit ajourné jusqu’au 2 janvier.Le verdict est attendu le 12 janvier 4 Médicaments Le processus de changement, qualifié de « radical » par les milieux pharmaceutiques, est toutefois bel et bien enclenché La nouvelle a été confirmée au DEVOIR lors d’une rencontre avec M Roger Ladouceur, adjoint exécutif au sous-mimstre des Affaires sociales, et avec le Dr Denis Gagnon, président du Conseil consultatif de -pharmacologie, Mme Joanne Gagnon, pharmacienne attachée au cabinet du sous-ministre et M Pierre Gouin, directeur général des relations du travail au MAS.Le peu de publicité qui a jusqu’ici entouré ce changement de régime — pourtant favorable aussi bien aux bénéficiaires, qu’aux compagnies pharmaceutiques québécoises et peut-être même aux pharmaciens — s’explique facilement, mdique-t-on au bureau du ministre des affaires sociales, par le fait que « le ministère était alors en transition entre deux mims-tres» La décision du conseil des ministres de modifier le régime a en effet été prise le jour même de l’important remaniement ministériel qui a SUIVI la démission de quatre ministres du gouvernement Lévesque, dont celle du ministre des Affaires sociales, M.Camille Launn, et marqué la nomination à ce poste de M.Guy Chevrette.Le conseil des ministres avait alors enténné les recommandations d’un groupe de travail réunissant des représentants du ministère des Affaires sociales, de la Régie de l’as-surance-maladie, du ministère de rindustne, du Commerce et du Tourisme, et du Secrétariat au développement économique.Se sont joints à eux des représentants du ministère de la Science et de la Technologie et du président du Conseil du trésor.Le groupe de travail s’est livré à des consultations avec tous les intervenants au dossier sociétés pharmaceutiques, pharmaciens et grossistes.« Il s’agit d’un changement majeur, reconnaît le Dr Gagnon, d’un virage.Nous abandonnons un système de prix contrôlés pour laisser libre cours aux forces du marché Le sys-< tème actuel, celui du prix médian, s’est avéré insatisfaisant.Nous avons constaté qu’il avait eu des effets néfastes sur l’industrie pharmaceutique, pour laquelle il n’était , que la moins pire des mauvaises mé-' modes».,.Le pnx médian, ou pnx plafond, a -^été mtroduit au début de 1982, dans le but de réduire les coûts du programme des médicaments assurés, „qui sont passés de â 63 millions à $ 147 , millions de 1977 à 1981.Bien que cette ’ méthode ait permis les réductions de coûts escomptés ($ 5.5 millions en 1982), selon le mémoire soumis au conseil des ministres par MM.Ca- AUJOURD’HUI La bibliothèque municipale de Longueur présente, pendant la période des Kêles, les films pour enfants Martin le sa-I ef/er (un conte de Tolstoï) et Le Chandail de hockey (une histoire de Roch Carrier), ce vendredi à 13 h 30 à (a succursale de la place Désormeaux (670 2130), le jeudi 3 janvier à 13 h 30.à la succursale ('laude-llenri-Orignon (674-8260), et le vendredi 4 janvier à 13 h 30, au Centre culturel de Longueuil' 670-1410 Les goulags canadiens suite de la première page Citant le rapport de 1969 de la Commission royale d'enquête Mackenzie sur la sécurité au Canada, les auteurs précisent qu’en vertu de celte loi, « point n’est besoin de prouver que l’accusé est coupable d’une accusation déterminée» « Il suffit qu’il en semble ainsi d’après les circonstances qui entourent l’affaire ou la conduite ou le caractère de l’accusé » Incidemment, cette loi a servi d'argument, soixante ans plus tard, au juge Rodolphe Paré, de la Cour d’Appel du Québec, pour mettre fin aux travaux de la Commission d’enquête Keable sur les actes illégaux de la GRC Dans son rapport sur l’Opération internement, rédigé à la fin de la première guerre, le major-général William Otter avouait lui-même que « seulement 3,138 prisonniers pouvaient être correctement classés comme ennemis de guerre».Le major précisait d’ailleurs qu’outre certains officiers de la manne militaire et marchande et certains membres de l’armée de réserve, les prisonniers se recrutaient majoritairement parmi les mmistres du culte, les marchands, les professionnels, les mécaniciens, les pêcheurs et les agriculteurs En outre, le major Otter soulignait aussi « la tendance suspecte de certaines municipahtés à se décharger ainsi de leurs mdigents» Divers documents permettent aujourd’hui d’exphquer les procédés arbitraires utilisés par la police secrète canadienne.Dans son rapport pubhé en 1981, la Commission d’enquete sur certaines activités de la GRC (commission McDonald) a relaté le rôle exact joué à cette époque par les deux principaux corps policiers du pays • la Police du Dominion ou Police du Canada et la Royale Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest « Le rôle principal (des services secrets) fut confié à la Police du Canada dont l’effectif, bien qu’augmenté au cours de la guerre, n’était que de 140 hommes en 1919.Elle effectua certaines enquêtes par l’entremise d’agents secrets, recrutés pour la plupart chez des agences améncaines de détectives, mais elle comptait sur une large mesure sur l’information recueillie par les corps policiers du Canada et par les fonctionnaires des ministères des Douanes et de l’Immigration » «En Colombie-Britannique, nous apprend le rapport, un ancien agent de Timmigration avait été nommé commissaire de police pour cette mille Laurin, ministre des Affaires sociales à l’époque, et Rodrigue Biron, ministre de l’Industrie, du Commerce et du Tounsme, certaines difficultés non prévues sont apparues.Des pertes de $13,5 millions pour l’industrie québécoise Même si la méthode du prix médian a permis de réaliser certaines économies au début de sa mise en application, de telles économies se seraient montrées factices, soutient le Dr Gagnon.« Il faut d’abord vom le contexte global », explique-t-il.« Le pnx médian a créé une certame dés-tabihsation de l’industrie, et cela re- Erésente un coût social apprécia-le.» Ce coût social est quantifié davantage dans le mémoire de MM.Camille Laurin et Rodrigue Biron, qui souhgne que la méthode du pnx médian aurait occasionné des pertes de ventes évaluées à quelque $ 13.5 millions à l’industrie pharmaceutique québécoise, « compte tenu de l’effet d’entraînement du programme sur l’ensemble du marché des médicaments au Québec.» Avec le pnx médian, le Québec encourageait les manufacturiers de produits génériques, avantagés par la politique de substitution pr^o-nisée par la liste des médicaments.Cette liste, un formulaire de quelque 2,000 médicaments assurables dressée sur la recommandation du Conseil consultatif de pharmacologie, établit un prix plafond, au-delà duquel aucun remboursement n’est effectué par la Régie L’effet pnncipal de la liste a été cependant de favo-nser Tutihsation accrue de produits génériques se situant presque toujours parmi les produits les moins chers qui y sont inscnts Du même coup, Québec aurait ralenti les investissements dans l’industrie pharmaceutique au Québec, traditionnellement onentée vers les grandes sociétés multinationales, dites « d’innovation ».Cette industrie aurait vu son chiffre d’affaires grugé par les activités croissantes du secteur des produits génériques.Elle aurait aussi perdu une partie du marché canadien, dont la part des fabricants de génériques s’élève à presque 15 % en terme de volume, et repr^nte près de 20 % des ventes Le MAS devenait ainsi partie prenante au conflit entre les fabricants de médicaments génénques et ceux des médicaments d’uinovation au sujet des brevets d’invention.(L’Article 41(a) de la loi sur les brevets permet aux fabncants génénques de copier, moyennant une redevance de 4 % sur le pnx du produit génénque, les médicaments des compagnies multinationales, pour ensuite les vendre à des prix très avantageux pour les consommateurs.« Le système PRA (pnx réel d’ac-quisition) va certainement favoriser l’installation de manufacturiers pharmaceutiques au Québec.Bien sûr, le choix final du médicament relèvera toujours du pharmacien, mais ce dernier prendra en considération de tels facteurs.Nous avons voulu créer un climat positif pour l’industrie pharmaceutique, et le PRA y jouera un rôle», déclare le Dr Gagnon.Pour M.Roger Ladouceur, adjomt province en vertu de la Loi sur la Police du Canada et était responsable des enquêtes sur les étrangers de nationalité ennemie et les présumés sympathisants avec l’Allemagne » Mais, d’une façon générale, la Royale gendarmerie à cheval du Nord-Ouest ( RGCNO) était responsable au premier chef de la collecte des renseignements dans les provinces des Prairies « Son travail à cet égard découlait surtout des règlements adoptés en vertu de la Loi sur les mesures de guerre et concernait l’inscription et l’internement des ressortis.sants suspects de pay s ennemis », précise le rapport « Quelque 200 détachements de la Gendarmerie étaient chargés d’enquêter sur des immigrants européens soupçonnés de sympathies ou d’activités pro-germaniques.La RGCNO ne possédait pas de service de sécurité et n’avait pas favorisé la tenue d’enquêtes criminelles par des agents en civil.» « La Gendarmerie comptait donc, pour les opérations secrètes de contre-espionnage, sur des agences de détectives privées et sur des agents secrets payés par la Police du Canada Ces agents s’infiltraient dans les organismes sociaux des collectivités d’immigrants, souvent à la suite de rapports reçus de citoyens concernant des conspirations présumées.Pendant la seule année 1915, la Gendarmerie et ses agents ont effectué 2,309 enquêtes qui ont entraîné l’intemement de 396 personnes.» Dans leur livre intitulé An Unauthorized History of the RCMP, pubhé chez James Lewis and Samuel, en 1973, les auteurs, Lome et Caroline Brown, précisent la nature exacte des activités de la Pohce montée au moment de la guerre Jusqu’en 1917, rappellent-ils, les Etats-Ums maintenaient leur neutralité dans le conflit mondial.Mais les autorités canadiennes craignaient que des germano-américains ne s’introduisent au Canada pour y mener des actions de sabotage Après la révolution Iwlchévique de 1917, le terme « ennemi étranger » fut élargi à tous les immigrants provenant des territoires appartenant à l’ancienne Russie tsariste qui allait devenir l’Union soviétique, rapportent les auteurs « La définition d’ennemi étranger pouvait ainsi s’appliquer à plus de 200,000 résidents des Prairies canadiennes Ils souffrirent considérablement du harcèlement des autorités et des super-patriotes parmi la population Des centaines furent internés parce qu’ils menaçaient ou pouvaient menacer l’effort de guerre » exécutif au sous-mmistre, le but du changement est d’d’abord d’assainir le cümat entre tous les intervenants au dossier complexe de Tassurance-médicaments, même s’il vise aussi à mieux contrôoler les coûts qui ont de nouveau monté en flèche en 1983.« On veut établir un climat de collaboration avec l’industrie et avec les pharmaciens afm de donner le meilleur service possible », dit-il.Des avis partagés À l’Association canadienne de l’industrie du médicament (ACIM), qui regroupe les sociétés pharmaceutiques multinationales au Canada, on se réjouit de la décision.« Formida-'ole, », s’est exclamé le président de l’Association, M.Guy Beauchemin, rejoint par téléphone à Ottawa.« Le PRA est de lom le meilleur système.Nous représentons les compagnies orientées vers la recherche Tous nos membres —ils sont 66 — seront prêts à collaborer « Depuis plusieurs années déjà nous avons entrepris des démarches auprès du gouvernement du Québec Le pnx médian, c’était une injustice.Mais nous avons travaillé ensemble afin d’améliorer le système, pour aboutir à la conclusion qu’il fallait changer ça », a-t-il déclaré C’est avec réserve que M Jean-Guy Sabourin, porte-parole québécois de l’Association canadienne des fabricants de produits pharmaceutiques (ACFPP — produits génériques), accueille le grand virage du prix médian vers le prix d’acquisi-tion réel.« En théone, c’est un bon système, mais d’application complexe, fait-il observer.Je pense, cependant, que ce sont les pressions des compagmes multinationales qui nous ont amenés au PRA.On fait des concessions à ces dernières afin de les garder à Montréal.D’après moi, le prix médian fonctionnait assez bien », dit-il.« Par rapport à l’Ontario, je dois dire que c’est un net recul », ajoute M Sabounn.L’Ontano serait en tête du peloton avec de 35 % à 40 % du marché canadien des médicaments, SUIVI par le Québec qui ne compte que pour 25 %.De ce quart du gâteau canadien, à peine 10 % est contrôlé par les fabricants de médicaments génériques, pour une valeur de $ 25 milhons.« En Ontano, c’est le choix du médicament meilleur marché qui prévaut.Ici, on doit se fier à la bonne foi du pharmacien », dit-ü, en souhgnant que les pharmaciens d’officine peuvent être puissamment soUicités par les grandes sociétés multmationales, même sous l’empire du PRA.« Elles peuvent vendre de leurs produits, faire leurs factures tout à fait correctement, \.i toujours offrir des « cadeaux » ou primes.Ces compagnies sont des professionnelles du marketing qui exploitent des commerces très profitables.Il faut arrêter de prendre des gens pour des innocents ! » Le Dr Denis Gagnon ne croit pas que l’instauration du PRA favorise à ce pomt les sociétés multinationales.« En définitive, ce n’est pas simple de prédire ce qui détermmera le rapport générique-multinational.Le pharmacien peut toujours choisir entre produits génénques ou d’innova- « Derrière cette surveillance des étrangers de nationalité ennemie, concluent les Brown, la Pohce montée gardait un oeil sur les sociahstes, les pacifistes et les activistes des unions ouvrières qui s’opposaient vivement à l’effort de guerre » Le premier camp d’internement, situé a Montréal, accueillit ses premiers pnsonniers arrêtés par les services spéciaux canadiens, dès le 13 août 1914, soit trois mois avant le déclenchement officiel de l’opération Il ferma ses portes en novembre 1915 et accueilht au plus 26 prisonmers.Vingt-quatre camps furent établis à travers le pays.Le dernier ferma ses portes le 24 février 1920 En Colombie-Britannique, des camps furent ouverts à Vernon, Nanaimo, Monashe-Mara Lake, Ferme-Morrissey, Edgewood, Revelstoke-PTeld-Otter et Jasper En Alberta, les localités de Lethbridge, Banff-Castle et Munson-Ea-ton furent choisies comme sites Au Manitoba, des camps furent érigés à Wimupeg et à Brandon L’Ontario en compta six.à Kingston, Petawawa, Toronto, Kapuska-sing, Niagara Falls et Sault-Sainte-Mane Deux autres camps ont été établis en Nouvelle-Écosse dans les régions de Hahfax et Amherst.Au Québec, quatre emplacements furent désignés À Montréal, on uti-hsa l’Édifice de l’Immigration, au 172 de la rue St-Antome Dans la région de Québec, deux camps furent établis à l’arsenal de Beauport et à la base mihtaire de Valcartier.Le camp de Valcartier ne demeura en opération que pendant six mois au cours de l’année 1915.Celui de Beauport abrita un maximum de 48 prisonniers entre décembre 1914 et juin 1916 Des cabanes de bois rond furent élevées pour constituer le dernier camp, celui de Spirit Lake, à une di-7.aine de kilomètres à l’ouest d’Amos, en Abitibi C’est là que furent internés plus de 85 % des prisonniers détenus au Québec Jusqu’en 1917, où les États-Unis entrèrent de plein pied dans la guerre, les consuls américains effectuèrent quatorze visites dans dix de ces camps, à titre de gouvernement neutre au nom des pays ennemis.Entre 1917 et 1919, les délégations consulaires suisses et suédoises prirent part à onze inspections organisées dans cinq camps Malgré cette surveillance internationale exercée surtout dans les camps du sud du pays, la vie des camps n’était guère facile pour les prisonniers et leurs familles À SUIVRE tion.Le rôle du pharmacien dans un système du PRA est infiniment supérieur à ce qu’il est aujourd’hui », dit-il.« Il est possible, selon M.Roger Ladouceur, que la méthode PRA ne favorise pas la vente de médicaments génériques.On ne veut pas nuire ni à l’un ni à l’autre, mais on veut encourager l’industrie québécoise », note-t-il en évoquant à titre de comparaison la politique québécoise d’achats chez nous.Par tradition, fait-il remarquer, les pharmaciens francophones se sont identifiés aux sociétés multinationales, et la production pharmaceutiques québécoise a été le fait de ces compagnies innovatnces En dépit des progrès accomphs par les fabricants de médicaments génériques, l’industrie multinationale tient toujours le haut du pavé au Québec, souhgne le Dr Gagnon, en faisant remarquer qu’à peine 20 % des coûts du programme d’assurance-médi-caments ne sont pas rattachés aux produits uniques ou à ceux du deuxième fourmssseur, presque toujours des compagmes multinationales.4 Lévesque vesque lève d’emblée le boycott, imposé en novembre 1981, des conférences fédérales-provinciales.Il montre patte de velours.Louant le « beau risque » du fédéralisme qui n est pas le goulag, Il voit enfin poindre la chance de prouver qu’il n’est pas l’éternel empêcheur de tourner en rond et de réparer le gâchis constitutionnel dont son gouvernement est en partie responsable Aux quelques pé-quistes qui rouspètent, M Lévesque rétorque que le programme péquiste n’est pas un évangile Un audacieux virage se prépare Dans son discours inaugural à l’As-¦semblée nationale, à la mi-octobre, M Lévesque écarte ostensiblement toute mention de l’indépendance ou de la souveraineté et tend ouvertement la main au gouvernement Mul-roney, d’abord pour créer des emplois, puis pour rouvrir le dossier con.stitutionnel, au moment opportun pour Québec et Ottawa.Des sondages confirment que l’améhoration des relations fédérales-provinciales se classe en haut de la liste des mesures que les Québécois proposent pour améhorer l’économie Comme en écho, quelques jours plus tard, M Mulroney reprend les mêmes priorités, dans le même ordre, réitère son désir de réconciliation nationale et son intention de « rapatrier » te Québec dans le giron constitutionnel Cependant que les do.ssiers débloquent les uns après les autres, surtout entre les ministres «bleus», MM Johnson, Bertrand, Biron, et leurs homologues fédéraux, la cri.se fait rage au gouvernement et au PQ, dont la raison d’être fondamentale est remise en cause par les révisionnistes Sachant que le temps presse et joue contre lui, au pouvoir depuis huit ans, M Lévesque dit qu’il est prêt à soumettre rapidement un en-semnble de propositions et de conditions précises, dès que M M ulroney lui fera signe, ce qui plonge ses collègues orthodoxes, qui n’ont pas en- core digéré la défaite référendaire, dans la stupeur et le désarroi.Plus l’idylle se poursuit entre les deux gouvernements, plus les ministres et députés orthodoxes se raidissent envers ce que M Parizeau appellera « l’union nationalisation » du parti souverainiste.Certes, M Mulroney est moins anxieux que M Lévesque, mais il sait aussi que les lunes de miel ne durent qu’un temps et qu’il doit profiter de ce que tous les astres lui sont encore favorables, à Ottawa et dans les provinces Ne voulant pas passer à l’histoire comme un second Godbout, M Lé-ve.sque se fait fort de réparer l’injus-tice commise envers le Québec et de récupérer de « nouveaux anciens pouvoirs », perdus en 1981.Pendant que les ministres et députés démissionnaires — neuf, au total — craignent une entente à rabais, le premier ministre, déjà plus secoué qu’il ne l’admet, tente de justifier sa préférence pour le droit de retrait avec pleine compensation financière plutôt que le traditionnel droit de veto, qualifié d’absurdité, pour le Québec A l’Assemblée, les libéraux réclament en vain un débat, accusant M.Lévesque d’agir sans mandat et craignant que, dans sa fébrilité, le premier ministre ne commette d’autres impairs plus dommageables encore.Témérité et imprudence, opine M.Claude Ryan.Début décembre M.Lévesque, confiant de faire un bon bout de chemin avec son homologue fédéral, se donne un an pour négocier un nouveau fédérahsme II est même prêt à soumettre à M.Mulroney des pro-positionms précises, autour de Noel.J ugeant raisonnables les propos du premier mimstre québécois, M Mulroney se dit disposé à reconnaître le « caractère distinct » du Québec Puis, à l’issue d’un déjeuner en tête-à-tête, à Québec, les deux premiers conviennent que l’ambiguïté et l’im-provisation ne sont pas de mise; il n’y a pas de risque à prendre et mieux vaut aller lentement mais sûrement.Surprise Alors que l’on croyait M Lévesque fin prêt, il reconnaît lui-même qu’il a d’autres chats à fouetter — une crise existentielle à résorber, un psychodrame péquiste à résoudre tant bien que mal — et que ses conditions et propositions ne seront pas au point avant Pâques.A moins que ce ne soit à la Trinité.C’est-à-dire tard au prmtemps, entre la mi-avril et la mi-juin.La nouvelle cordialité, la normalisation des rapports est empreinte de prudence On s’attend, on s’étudie, on s’épie mutuellement.La balle est pour l’heure dans le camp du Québec Que veut-il en faire ?Comment veut-il la saisir ’ Mystère et boule de gomme Rouillé par trois ans de bouderie, se remettant mal de la politique du pire qui ne menait nulle part, le gouvernement ne semble savoir où donner de la tête.On sort à peine les dossiers de la poussière où ils avaient été classés dans l’amertume qui a suivi une certaine nuit de novembre 1981, à Ottawa Seul, semble-t-il, M Pierre-Marc Johnson a une quelconque idée de la démarche qu’il veut suivre dans ce labyrinthe constitutionnel.Sans le dire expressément, il rectifie et corrige le tir déficient de M.Lévesque, établissant des distinctions entre le droit d’option et le droit de veto, nécessaire en matière d’mstitutions fédérales.Conciliant, il a expliqué à ses collègues, dans un document de travail soumis juste avant que la crise péquiste n’éclate au grand jour, que le Québec doit éviter de compromettre le climat nouveau qui s’est instauré entre Ottawa et (juébec, donc ne pas mettre de l’avant des revendications à priori inacceptables pour le fédéral.Le fédérahsme coopératif, quoi.Dans un grave échange épistolaire, l’ancien ministre Camille Laurin accuse M.Lévesque de vouloir négocier les mains vides, pieds et poings liés.Comment le savoir dans la brume épaisse qui entoure le bunker mimsténel ’ Il y a deux semaines, l’opposition présente à l’Assemblée une motion de censure, accusant le gouvernement de défendre mollement les intérêts supérieurs du Québec Pendant que MM Gérard-D Lévesque et Claude Ryan attaquent à fond de tram, avec un dossier sohde et preuves à Tappui, le premier ministre se contente de promettre vaguement que l’Assemblée sera invitée à discuter des enjeux constitutionnels, quelque part au printemps A Pâques ou à la Tnnité, quoi Sur la sellette et en vedette durant toute la semaine qui a précédé Noel, le mimstre de la Justice et des Affaires intergouvemementales canadiennes a créé un peu de confusion en laissant entendre que le droit à l’autodétermination serait l’une des conditions du Québec pour qu’il signe le « Canada Bill » de 1981-82 Le lendemain, M Johnson précise que ce droit ne se négocie pas, que le Québec l’a et l’a exercé à deux reprises au moins, en 1867 et en 1980.Il ajoute que son objectif n’est pas de renouveler le fédéralisme, mais de faire en sorte que te Québec en retire le maximum II tente aussi de faire dévier le débat en accusant les hbéraux de ne pas vouloir concourir à un consensus, introuvable et que personne ne voit poindre à l’horizon.Brume et brouillard De toute évidence, il y a un nouveau climat, un début de normalisation entre Ottawa et Québec, à preuve, notamment, l’entente de coopération de plus de $1 milliard sur le développement économique régional.Jusqu’au ministre des Finances, M Yves Duhaime, qui vante « un ch-mat d’aération, un climat nettement meilleur » qu’il a perçu à Ottawa, même si Québec risque de perdre $ 200 millions en paiements de transferts, en 1985-86 Mais tout le monde marche sur des oeufs que l’on craint de casser avant que les marmitons soient prêts à faire l’omelette.Erreur sur la personne OTTAWA (PC) - La Presse Canadienne a rapporté par erreur, mercredi, que l’ancien ministre du Parti québécois, M Rodrigue Tremblay, avait été nommé au conseil d’administration de la Commission nationale des musées Mme Lisa Van Dusen, secrétaire de presse du premier ministre Brian Mulroney, a souhgé que le Rodrigue Tremblay nommé à la commission est en fait un organisateur du Parti conservateur de Sept-Iles, dans la circonscription de Manicouagan, représentée par M Mulroney Pendant que Québec étale ses états d’âme troublée, panse ses plaies, tergiverse, suppute dans la confusion, M Mulroney redit calmement que « le Canada n’aura de véritable constitution que lorsque le Québec aura réintégré sa place dans la fédération » Avec combien d’à propos, le premier ministre fédéral ajoute.« Le Québec à l’écart de l’accord constitutionnel, cela veut dire que c’est un document constitutionnel qui n’en est pas un.» M Lévesque a réussi à faire battre les rouges.Mais après, et avec quels résultats ?Un parti divisé contre lui-même, un gouvernement exsangue et en déroute, lui-même émo-tivement affecté en profondeur.L’effet Mulroney se fait lourdement sentir Il faudra attendre plusieurs mois, peut-être un nouveau chef péquiste, ou un autre gouvernement, avant que le Québec n’absorbe tout à fait la secousse sismique du 4 septembre 4 Emplois également de meilleurs salaires Près de 73% d’entre eux prévoient hausser cette année les salaires de base, ce qui teprésênte une augmentation de 23% par rapport à 1984 Plusieurs compagnies offrent aussi des primes de rendement aux nouveaux travailleurs possédant des quahfica-tions particuhères Les diplômés en génie et administration seront le plus en demande.Selon le bureau de recherche sur les salaires de la Commission, les employeurs interviewés engageront 1,364 diplômés universitaires, à un salaire moyen de $1,686 par mois.L’an dernier, les entreprises prévoyaient faire appel à seulement 466 diplômés universitaires Ce sont les ingénieurs qui seront les plus favorisés.On s’attedn à ce qu’ils gagnent $2,167 avec un diplôme de premier cycle et $2,315 avec une maîtrise Même si la situation s’améliore, elle ne Semble pas idéale pour les diplômés en administration, puisque selon l’étude les employeurs engageront seulement un peu plus de gens formés dans ce domaine que l’an dernier mais à un salaire moindre soit, $2,178 par mois Les compagnies consultées disent qu’elles entendent embaucher près de deux fois plus de diplômés en sciences humaines et informatique qu’en 1984 à un salaire mensuel moyennde $1,6130 pourvles premiers et $2,012 pour les seconds Evitez la tonnée Pour mieux respirer 28 décembre par ta PC et VAP 198:1.Pékin kltsse entendre que Moscou porte la respon.sabililé de la luplure de.s négociations de dé sai ineinenl de (îenève avec les Ainéi icain.s 1982- selon un rapport des Nations limes, 122 millions d'enfants .sont nés dans le monde en 1982.dont 104 millions dans les pays en voie de dé\ elopiiement 1979 le président Carter envoie un émissaire à Londresjxiur discuter a\ec les alliés des Etats-Unis de l’inlervenlion soviétique en Afg-hanislan I97.'> vaine tentative pour sauver 372 hommes bloqués par une ex plosion au fond d'une mine de chai bon dans le noid-est de l’Inde tous ont péri 1974: un Commando fait irruption au cours d'une réception offerte en l’honneur de l’amba.ssadeur amé-iicain à Managua, abat trois gar de.s et prend plusieurs personna lilés nicaraguayennes en otages 1972 quatie fedayin arabes détiennent SIX otages [tendant 19 heu les à l’amba.ssade d’Israël à Bang kok, puis libèrent leurs prisonmers et s’envolent pour Le Caire 1976.un tribunal militaire espa gnol, siégeant à Burgos, condamne SIX militants .séparatistes basques à la peine de mort 1969 des avions israéhens atta quent des objectifs le long du ca nal de Suez et en .lordame, tandis que Le Caire annonce une opéra tion navale contre de.s positions israéliennes 1%8.un commando israélien ef fectue un raid contre l’aéroport de Beyrouth et détruit 13 avions ap-pailenanl à des compagnies ara bes 1966 les Chinois procèdent à un cinquième es.sai nucléaire 1962 les Casques bleus des Na lions unies livrent de violents corn bats au Katanga I9S0.les forces chinoises franchissent le ,38ème parallèle en Corée 1948 as.s.sasinat de NokrachI Pa cha, premier ministre égyptien 1942' de.s avions japonais bombar dent Calcutta 19.38 'Irak rompt ses relations avec la France 1917 la Bessarabie proclame son indéjiendance .sous le nom de république de Moldavie 1908 tremblement de terre en Ca labié et en Sicile 84,000 morts 18.36 riOspagne reconnaît l’indé [lendance du Mexique H LE DEVOIR fl LES AFFAIRES .EN aUELQITES UGWES SYLVAIN BLANCHARD ¦ La Baie d’Hudson subit une perte de $106 minions Pour les neuf premiers mois de leur exercice financier s’étant terminés le 31 octobre dernier, la compagnie de la Baie d’Hudson a subi une perte de $ 166 millions, $ 82 millions de plus que le déficit réalisé à la même période de l’exercice précédent.Les revenus provenant des ventes de l’entreprise ont atteint la somme de $ 3 2 milliards, comparativement à $ 2 9 milliards un an plus tôt.Les bénéfices provenant de Simpson’s, Zellers et La Baie ont tous été inférieurs à l’an dernier Les gains de la compagnie provenant de leurs placements immobiliers se sont fortement accrus, gnmpant de $ 21 milüons à $ 49 millions i ¦ Pan Am : bénéfice de $5.6 millions La société Pan Am a enregistré un profit net de $ 5.6 milbons au cours de son troisième trimestre terminé le 31 octobre dernier, comparativement à $ 77 milbons l’an dernier Les profits d’opé- M ration ont atteint la somme de $ 34 millions, contre $ 78 millions en 83.Les revenus d’opération de la compqgnie quant à eux ont chuté de 7 5 %.¦ Profit record pour American Brands Le bénéfice net par action d’American Brands a augmenté de 8 % au cours de son troisième trimestre pour atteindre la somme record de $ 1 85, en hausse de 13 cents par rapport à l’an dernier Les revenus de la compagnie pour cette période se sont chiffrés à 1106 millions, contre $ 99 millions ITentL , merican * Brands ont atteint $ 184 milbard, $ 400 milbons de plus qu’à la même époque de l’an dernier Pour les neuf premiers mois de l’année, les profits de l’entreprise ont grimpé de 8 % pour atteindre $ 308 millions, ou $ 5 35 l’action, comparativement à 1286 milbons, ou $ 4 95 l’action en 83 Les ventes de la compagnie pour cette période se sont élevées à $ 5 35 milbards, une augmentation de $ 5 milbons par rapport à 83.¦ Contrat de $ 60 millions pour GM La division diesel de General Motors du Canada Ltée a décroché un contrat d’une valeur de $60 millions pour la construction de locomotives Le porte-parole de l’usine de GM à London, M Mike Gallaghan, a expliqué, hier, que la commande de CP Rail pour 45 locomotives diesel-électriques vient remplir le carnet de commande de la division diesel pour 1985 Néanmoins, cela ne modifiera en rien les plans de la compagnie prévoyant le bcenciement, à compter du 7 janvier, et pour une durée indéterminée, de 185 employés horaires de la ligne de montage des locomotives Environ 480 travailleurs demeureront au travail sur cette ligne La ligne de montage de la division diesel, qui comptait trois quarts, a été réduite à seulement deux en raison de trous dans le carnet de commandes pour les années à venir Selon M Callaghan, la dernière commande de CP Rail devrait éviter de nouveaux bcenciements sur cette bgne de montage au cours de l’année 1985 I.e travail sur cette commande devrait débuter en juillet ou en août et la première locomotive devrait être bvrée en septembre 1985 ¦ Fusion Schiumberger-Sedco : c’est fait I.a société de services pétroliers Schlumberger Ltd a indiqué qu’elle avait terminé tes opérations d’achat de la firme texane d’équipements de forage Sedco Inc., pour une valeur totale estimée à $967 milbons.Schlumberger Ltd, qui avait annoncé cet achat en septembre dernier, a payé $482 milbons au comptant pour 46 % des actions de Sedco, soit $48 par action, et environ 13 milbons d’actions nouvelles Schlumberger pour les 54 % restants ¦ Les garanties de B&D resteront secrètes La compagnie Black and Decker ne sera pas tenue de dévoiler les garanties qu’elle a donné au gouvernement fédéral avant de procéder à l’achat de l’usine d’électro-ménager appartenant à General Electric à Barrie, en Ontario Dans un jugement rendu hier, la juge Barbara Reed, de la cour Suprême du Canada a également rejeté une demande faite par le local 545 de United Electrical, Radio and Machine Workers du Canada pour forcer le ministre de l’industrie et du commerce du Canadien, M.Sinclair Stevens à obbger Black and Decker de dévoiler toutes les garanties que la compagnie avait accordé relativement à cet achat, ¦ 150 conteneurs Manac au CP Le Canadien Pacifique vient de prendre livraison de 150 conteneurs fabriqués par Manac inc.à son usine de Saint-Geaorges de Beauce.De ce nombre, 100 unités sont destinées à transporter de la marchandise sécher alors que les 50 conteneurs isolés serviront à transporter des marchandises périssables Ces conteneurs, qui seront utibsés dans le système mter-modal du Canadian Pacifiquef transport sur route, chemms de fer et maritime), ont été conçus de concert avec les services techniques du CP et le service de recherche et de développement de Manc inc La valeur de la commande est estimée à environ $ 2.7 milbons GM CPRaH » ¦ Pétro-Sun et Muscocho /4 14'/* 14'/4 $26 25% 26 + % $8'/4 8'/* 6'/a - % 475 465 465 - 5 156 156 156 - 4 $24 23% 23% - % $25% 25% 25% + '/* $27 26% 26¥4 -2»/4 $5% 5% 5% + '/* $9% 9'/* 9'/* - % 150 150 150 - 8 225 216 216 - 7 $11% 11% 11% - '/* $12% 12% 12% - y* $33% 33% 33% + Va $25% 25% 25% 33 33 33 $16'/4 16'/4 16'/4 - Va 30 29 30 + 1 445 410 410 -10 25 25 25 $17% 17% 17% - Va 212 205 205 - 2 100 100 100 $29 29 29 + Va 58 54 54 - 5 $7'/: 7% 7% 17 17 17 Eaglet 0 3000 Echo Bay 2400 Echo 1986 w 400 Echo 1987 w 1500 Echo 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Va NC Oils 1500 $19 19 19 Nor Tel 21280 $46'/4 45% 45% - % NTel 3 P 400 $25% 25% 25% Ngote 122900 4VS 400 405 -10 NthIndOo 2000 10 10 Nthws Drg too $8% 8% 6% + y* NvQ AltAf 37474 $7'/4 7»% 7'A Nova K p 1800 $21% 21% 21% + ’/* Novo L p 340 $30% 30% 30% Novo M p 2300 $33>/4 32% 33 Novo N p 2,500 $27% 27% 27% N Beauc o 10000 26 26 26 — V: Nowsco W 1500 $19 18% 19 + Va Nu-West 1329 45 41 45+4 NuWst SP A11046 36 32 32 - 5 NuWst SP B 3600 31 31 31 + 1 • Numoc 6500 $14% 14% UV: — % O P Ookwood 614 $5% 5 5 Oakwd A f 4614 335 370 320 -20 Oakvvood w 1320 $16% 16'/4 16V2 + Va Obrien o ZlOO /2 7?72 Ocelot B f 300 385 385 385 -10 Oiltex 0 1'200 155 155 155 Omego 200 $8% 8% 8% + % Omnibus w 2500 43 40 43+3 Onitap w /OOO 6 7 + 1 Onyx Pete 260 $7% 7% 7% + Va Orbit 1339 125 170 125 + 3 Orca 0 1000 19'/: 19% 19% -3% Oshawo A f 46180 $22% 22% 22% + Va Osiskoo 250 II II 11 Poc NthA f Z120 $16 15% 15% Pac Nth 6% 760 $I6'/4 l6'/4 16'A Poc W 500 $10% 10% 10% PWstrn A p 3500 $25 25 25 Poliiser 0 1000 24 24 24 - 1 Polomo P 300 360 360 360 + 10 Pamour 1000 $5% 5% 5'/: + '/* PonCan P 600 $27% 27% 27% Parkside 1000 70 70 70 Pothfind 0 2000 136 135 135 - 3 Peerless 900 470 465 465 -5 Pegosus 9706 $9% 8% 8% - Va Penn Wst o 9580 105 IÜÜ 100 —10 Pennont o 600 3/ 3/ 37 + 1 Ptrotech o 200 170 >70 170 Phonix Oil 4100 $01/4 7% S'A + Va Place GO o 6000 12) 120 121 + 1 Placer 45900 $22% 22% 22'/2 - % Placer w 3000 390 375 390 -10 Plexus 0 1200 150 150 150 + 8 Poco Pete 2900 $5% 5'/4 5% + % Pysr pr 200 $27% 27'/: 27% Pominex o 800 27 27 27 - 1 Potash Co p 100 $25'/4 25'/4 25’/4 Potter A f 1400 111 no 110 — 1 Powr Cor f 10100 $28% 27% 28% - Va Prado Ex o 5000 16 16 16 + 1 Precomb 1000 $5% 5% 5% + % PnncpI A f 300 $7% 7% 7% Provigo 200 $I6'/4 16'/4 16'/4 + '/* G R Que Sturg o 800 390 380 3M -20 Que Tel 200 $34 34 34 +1% Quebcor Z5000 Qenstk 500 300 285 285 + S Ouenstn o 3500 130 130 130 Qintra B o 1000 35 35 35 Ram Pet 300 $5% 5% 5% Rnchm A f 541 $6 6 6 - '% Rnchm B f 1000 $5% 5% 5% Rnchmn p 500 $24% 24'/4 24% Ranger 3/400 $6% 6'/4 6'A — »A Rovrock f 1200 $8'/4 8% S'A + '/* ReoGIdo 100 100 10Ü 100 +14 Redpoth 900 $32% 32'/4 32''2 + % R Sth A 19910 $17 16% 16% + Va Regional o 550 470 450 450 +5 Reichhold 1000 $9 V 9 - Va Reigote A o 7500 25 25 25-4 Reigot 12 p 100 400 400 400 Res Serv f 3000 145 145 145 Revn Prp j 552 101 101 101 - 4 Revnu B f 1108 65 65 65 Rio 8 5 100 450 450 450 -75 RLittte t 10020 125 80 M -50 Rogers A 1500 $7 6% 6% Rogers B f 520 $7 / 7 Romon 15140 $13% 13 13% - '/a Rothmon 200 $40'/4 40'* 40'A — Va Roxy A 100 205 205 205 + 5 Roxy B 2100 205 200 200 -10 Rovot Bnk 13894 $30% 30% 30% Ry Bk 1.88 300 $21% 21% 21% + '/è Rv Bk 2.75 2170 $34 33% 33% - % Ry Bk 1.45 600 $17% 17 17 Ry Bk w 6/50 470 460 460 Ryl T & M 215 $11 n 11 RyTreoAf 11848 $18 18 18 — Va R TC A p son $52 52 52+2 Royex 23627 425 385 400 -25 Royex p 2466 $6 6 6 Ruprtind 0 z60C 15 9 9 S T ViMM 10195 600 105 100 TrCon PL TrP 1st D TrP 1st E TrP 1st F Trpoc ResolOSOS TresrVlyo 6000 Trillium 1500 Trilogy 2277 Tnlon A 375 Trilon Fin p 7100 Trimoc 13444 Trc 9.12 100 Trinity Res 3900 Trpi Cm E 400 Tudor 0 6000 Turbot 11400 Turbosp z150 U V Hwt !• F*ml $21% 2I'A 21% $50% 50% 50V: $54* S4/2 11% 11% + 3050 20 20 20 4000 74 74 74 1500 22 22 22 500 $14% 14% 14% + 600 $24% 24% 24% > 5038 $15% 15 15% 5000 14 13 13 - 2500 47 47 47 2500 415 415 415 Z24 $51% 51% 51% 4000 65 65 85 -i 1500 45 40 40 - 410 $12 11% 12 600 $27'/4 27 27'/4 ^ 3575 $74'/4 74 74 -i 20825 375 355 365 - z400 72 72 72 17500 47 45 45 - 1924 $10% 10% 10% H 100 $7'/4 7*/4 7Va 2300 $5'/* 5'/* 5% -200 $18'* 16'/e 18'/*- 500 290 290 290 - 13400 200 195 200 Partially Paid Shares 16850 $15% 15% 15% + Partnership Units Trust Units Z200 75 75 75 z50 $9'/4 9’/4 9’/4 Traded In US Funds 400 $27’/4 27 27'/4 + 1200 $27 27 27 100 $28% 20% 28% + OPTIONS SUR L’OR (Prix en devises américaines) Int.en Senes Ve ceun Hovt Ses ferm.feb 280p 2 33 2.50 2.50 2.50 May 280p 20 0 4.50 4.50 4.50 Aug 280p 30 1 5.00 5.00 5.00 Feb 300 1 82 17.00 17.00 17.00 Feb 300p 10 300 5.60 5.60 560 May 300p 50 296 9 00 9.00 9.00 Aug 300 1 64 30.00 30.00 30.00 Aug 320 3 48 22.00 20.00 20.00 Aug 320P 11 389 17.00 16.00 17.00 Fb 325 13 549 5.50 5.00 5.00 Feb 325P 13 1904 16.50 16.50 16.50 Mol 325 5 533 10.50 9.50 10.50 Moi 325p 1 899 17.00 17.00 17,00 Aug 340 3 143 11.00 11.00 11.00 Feb 350 5 1586 1.80 1.80 1.80 Mai 350p 60 310 41.00 39.00 41.00 Totol volume: 228 Non trantigéet Int.Senes eneewn Offre Oem feb 280 0 30.00 33.00 MOV 280 0 36.00 40.00 Aug 280 0 43.00 46 00 MOV 300 88 21.00 24.00 Aug 300p 871 900 11.00 Aug 340p 31 30.00 33.00 Feb 350p 221 39.00 42.00 Moi 350 723 4.50 5.00 Aug 360 597 6.00 7.00 Aug 360p 0 47.00 52.00 Feb 375 1867 .50 1.40 Feb 375p 47 62.00 67.00 Moi 375 790 1 20 2.20 Mai 375p 30 62.00 67.00 Aug 380 78 2.00 3.00 Aug 380p 0 67.00 72.00 Feb 400 2712 .20 .50 Feb 400p 6 87.00 92.00 LE DOLLAR CANADIEN \ll>\THK.\l.(P( )- Le dollar américain a clôturé CH hausse de 12-2n, hier, et colail $1.:12I1 contre la de-\ isc canadienne.La livre sterling a cédé 23-25 à SH .5342 \ \cu York, le dollar canadien a perdu 7-25 à $0.7,569 et la livre I 3-'25 à $1.1613.DIVIDENDES \ueuiie société n'a déclaré de dividende, hier.BENEFICES \iieune société n'a fait élat de bénéfice, hier.Sosko B 0 500 Scarboroo 1000 Sceptre 11592 Sceptre pr 1000 Scintifor o 2600 Scintrex 200 SeabritAo 500 Seogrom 15350 _ 1/4 Sears Con 100 ->/*' Selkirk A f 1000 Cus K-3 Cus S-1 Cus S-4 mtl Lex Resreh Monhotn Oppcnhmr i Tech icor 0 imasco imosco A p lmp Life p lmp MetI 0 lmp Oil A lmp Oil 6 Inco 0 Inco Inco 10 Incowt Indol Inglis innopoc Inter-City IBM Intl Thorn intpf Pipe Inverness 2500 1850 200 100 3500 8871 Z4 1250 48140 1100 24300 400 400 15310 4535 554 34700 2900 1200 Iron Boy T 28700 Irwin Toy 1600 IvOCOAt 300 IvocoCp 100 Ivoco E p 700 Ivoco F p 200 Jomie 0 4416 Jonnock z74 Jonnock 8 183 Janock wf 2 112 Joute! 0 3000 70 70 70 M7% 47'/4 47% 325 325 325 $27% 27% 27% 85 85 85 $42’* 41% 42 $41% 41% 41% 300 280 300 $16'4 15% 15% $27% 27'/4 27% 240 210 210 $11 11 11 $12 12 12 $10% 10% 10% $10 9% 9% $163% 162% 163% $8 7% 8 $34% 34% 34% $5'/4 5'/* 5'* 70 65 65 $5% 5 5'* $15'/4 15 1S'/4 $43% 43% 43% $25% 25% 25% $25% 25% 25% 35 35 35 $10'/4 10'/4 10'/4 $12 12 12 420 420 420 30% 30% M% 250 5500 1000 2950 500 400 9832 1500 100 2600 K L Keg Rest 1200 Keg A f 1200 Kelly DA f 400 Kerr Add 422 K Anocon 0 z33 L A Voroh 2400 LAVw 500 LK Res A 1000 Lobott 4960 LocMnrIs 3258 Locona 1000 Lofarge 100 Loidlow A 9225 Loidlw B f 5000 LOnf Cem z50 L Shore 600 Lmbdo A p 800 Lonpar 300 Lorlol 00 3700 Lourasio o 4000 LovoCopo 5500 Leigh Insi 65900 Lenoro o 20500 Liberian 2M0 Linear T 1025 LL LOC 1200 Loblaw Co 1440 Lob Co pr 250 400 400 400 360 360 360 $21 21 21 $14% 14‘/4 14% 67 67 67 370 350 350 81 81 81 60 60 60 $21% 21% 21% $26% 25% 25% $10'/4 10 10 $11 11 11 $19% 19% 19% $18'/4 18'/4 18'/4 $8% 8% 6% $35 34% 34% 220 220 220 291 291 291 98 96 96 29 29 29 50 45 50 315 295 300 42 40 40 130 130 130 $10% 10% 10% $27% 27 27 $19 19 19 $26% 26% 26% — Va ‘ Selkirk w v*i Senioco , Shownee 4.1/4 Shell Con + 1/^ Shitr OG 0 ?1/* 1 Sheperd P ! Sherritt I Sienne 0 -I Silcorp A f ,, Silcorp B _ ?^ ! Silver Lk 0 3950 j Silversido 1500 + I SloterBpr 175 ,, Sonoro 0 2220 ^ Sorrel 0 7500 ,, Southm 3W ?Spor Aero f 11000 - % Spar w 1000 + ^ Soooner 2000 ' Std Trstco zSO ?.Starrex 0 2000 Steep R 350 ?^jStnbO 29375 400 “'/f StelcaA 10220 ?^^istelcoCP 2950 StelCO E P 900 Stelco w 1800 StrndOGo 700 Strheono z300 Sud Cont 0 6175 Sulivon 1822 Sulptro 200 Sydney 0 lliOO SystmhsA 1430 Svstmhs p 500 Talcorp300 1200 Tnglwodo 3400 Toro 1900 Toro Ind 200 Teck Cor A 299 Teck 8 f 21667 I Terro Mn 0 5247 i Terro O 6500 I Tex Con 900 iThdCGInv 100 Thom L 0 6000 ,, Thom NA 865 -'5 ! Tiber 125 TIminco 220 Tiverton 0 2150 Tor Dm Bk 5938 TO Bk 1.835 400 Tor Sun 541 Torstar B f SCO Total Pet 17360 Totol PA p 700 Total P w zlOO Troders A f 1380 TrCon R A 1200 TrC R P 500 TrnsMt 300 Trns Wsl 2000 TrAlt R PB 200 TrAlt A 8057 TrAlla 12 1000 TrAI1 14.25 300 TrAlt 12% 100 TrAlt 9 1700 TrAlt 8.40 350 TrAlt w 12400 17 17 53 53 $5’/4 5'/4 $16% 16% 130 130 $7'/* 7'/* 135 135 $51'/4 50% $7% 7% $19% 19% $5% 5% 142 140 31 31 $21% 21% 82 62 $8% 8% $6% 6% 17 S3 5'/4 - V* 16% 130+4 7’/* - '/* 135 + S 51'/4 + % 7% + '/» 19% 5%-142 + 6 31 - 4 21% + Va OBLIGATIONS * 5 « I - vt -e/, - V, 61 60 61 ?6 $26 26 26 + % $25 25 25 115 110 114 4 4 75 75 75 5 $13% 13’/j 13'% $5% 5% 5% '% 116 113 113 5 $52% 52'/4 52'A % $24V4 23% 24'A + % $34 34 34 4 1 30 30 30 4 2 $15 15 15 IM 175 175 _ 5 215 215 215 $27 27 27 4 % $20% 20% 20% '% $24% 24 24 $29% 29% 29% + Va 330 325 325 S 400 400 400 S S3 53 S3 125 120 125 ?5 325 320 325 ?5 276 276 276 + 6 22 20 22 + 2 137 136 136 1 410 410 410 + 10 205 205 205 5 36 35 35 3 $15% 15% 15% 115 115 115 $10 10 10 $10% 10'/4 10% 219 200 200 » 60 56 60 4 7 $35% 35% 35% — % $38'* 38'/4 38'/4 48 45 48 4 1 $50% 50% 50% — % 450 450 450 225 225 225 110 110 110 1 $18% 11% 18% $20% 20% 20% — % $23 22% 22% $16% 16% 16% $12% 11% 12% % $33'A 33 33 92 92 92 $20% 20% 20% 200 198 200 + 2 $16% 16% 16% _ % $7'A 7 7 % 6 6 6 $24% 24V: 24% % $24% 24'/4 24% ?% $77% 27% 27% >A $29% 29% 29% $28% $2^6 28% 25% 28% 25% — Va $24% 24% 24% + % 350 345 145 — 4 l'OIÎdNTd (l’C) — Les eoui s étaienl à la hausse el les al fan es calnnes, hier, dans le marché canadien des obligations.Le court terme était inchangé Les moyen el long termes ainsi que les obligations des provinces el des sociélés, ont gagné un quart de point.L'argent au jour le jour commandait un intérêt de 10 iKiur cent.MARCHE A TERME NEW YORK Marché des valeurs é terme (Transactions combinées Toronto*Montréal) Par la PRESSE CANADIENNE iBons du trésor du Canada, 91 Ijours.$1 mlHion, multiples de $0.005.Hovt 90 23 Cown Rtgl.9012 90 08 89 80 89 50 'D«c 84 Moi 85 — Jun 85 — Sep 85 — Déc 85 — Venlei hier 13 ControH en vigueur itudi 634 Limite de fiucivotion quotidienne $0 150 plui Ou momi court de règlement Obligotiont du Conodo, 18 om, 9 %, quantité $100,000, base $100 (décimales é 1-31e) Hovt 8m Ot' 04 - - Mof85 7700 7700 Jun85 Sep85 0vt85 Ventet hier 285 ControH en vigueur vendredi'6,218 limite de fluctuotion quotidienne' 64-32 plut ou momt dernier court de règlement.- I 14 653 08 2672 06 2267 08 75 Les cours sont en baisse NKW YORK (AT) — La Bourse de New York a perdu du terrain, hier.au cours d'une séance très calmede find'année.L'indice Dow Jonesdesindus-Irielles a perdu 6 40 points et marquait en clôture 1.20'2.ï'2.Les échanges ont porté sur 70.10 millions de titres, contre 46.80 millions au cours de la séance précédente.\u total .Ï74 litres sont en hau.s.se.897 en bais.se et 526 inchangés.Le marché a élé alone el a reflété l’absence d’informations économiques fondamentale.s.Les gains enregistrés lundi ont encore été érodés par des prises de bénéfices.Le regain de tension des taux d'intérêt enregistré depuis mercredi a également pesé sur la tenue de la Bour.se, de même que les opérations techniques de fin d'année.Parmi les tiiresen bais.se, on note 3M (3-4 à 79), .K' Penney (3-4 à 46 1-2) el ('.M (7-8 à 77).Parmi les hausses, Loews (1 3-4 à 103), Delta Airlines (1 à 43 1-4) el Synlex (11-2 à 48 1-2).Parmi tes valeurs canadiennes traitées, Alcan a jierdu 5-8 à $27 7-8; Dome Mmes 1-4 à $6 7-8; Northern Telecom 1-4 à 34 5-8 el Inco 7-8 à $11 5-8.Seagram a gagné 1-4 à $387-8 el lliram Walker Resources 1-4 à $17 7-8.I- I-2.'i0-mb- 1757KS 27-12 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE McDnO McGEd McGrH Mcint Meod Measrx I Meivill Merck i Merr Lv ' Mid Ras MAAM MoPsv b Mitel Mobil Mhwk O Monsn MoreM Motrolo NCR NL ind : NWA I NabscB I Not Con ' Nat Oist • Not Gyp NU NMedE Nt NtSvIn Newmt NiaMP NorTel Nthgote NYNX O P Dow ionos lrKiwsf«4«l Dow Jonoft Trerntport Sorvico$ puMkft Voriotions dos titres S&R 500 NASDAQ OT€ 12801 INDICÉ GÉNÉRAL 9 268 70% 13 797 38'* 15 277 42% 23 27% 8 229 3474 13 50 18% 11 476 38'* 14 1561 n'/A 113 2917 27% 16 37 m 13 1019 79% 6 11 19% 741 5% 6 3560 28% 577 ll'A 6 776 43 Il 85 22V3 10 2670 35% 81914 36% 77 748 n 10 344 41'/4 11 458 52'* 8 172 32 13 91 25% 6 336 38'/4 488 28 12 2473 23% 12 2937 11% 11 297 28'/2 28 2821 35% 6 585 17% 889 34% 260 3'/4 8 5217 73'/4 I Nmb Ok 70%+1 38'4- % 41%- % 26%+ % 33^*- % 16%- % 37%- '/A 92%+ % 27%- % 17%— % 79'4- % 19%- % 5%~ % 28 .j 11%+ % 42% ' 22*4 34%- % 1 26 - % 10%— Va 41'/*- % 51 %- % 31''2- % 25%- % $ + Va iè + Va i 23yB- % 11%+ % ! 28%- % 34%- % 17'/4 34%- 'U 3% .73'/4+ V: Occ Pet 7 1435 27% 27% 27%+ % Ohio Ed 5 842 13% 13% 13'/7- Va Olin 8 357 30'A 29% 29%- % OutbM 10 441 29'/* 26% 28%~ % Owen Cn 9 449 32% 32 32 - % PocG 7 925 16'% 16% 16% Poc Lig 12 133u40% 40% 40'/4 PonAm 1857 4% 4% 4% PonhEC 10 1933 36% 36'A 36%+ Va Penney 7 2460 47 46% 46»/:- % Pennzoi 10 2534 44'% 44% 44% .PeopEn 7 382 15% 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Zurnin nj 128 251 1270 13 337 376 3021 9 3589 16 897 13 8 789 6 323 13 400 8 240 9 213 11 1760 7 2493 11 246 6% 6% 17% 17% 21»/4 20% 35% • 35'/4 3% 3% 8% d 6'/* 26'% 25% 29% 29'% 14% 14'% 28% 28'% 29% 29 14% 14'/4 33'% 32% 37% 37'% 38% 38>/8 201% dl9% 27% 27 6/4 17%+ 1/4 20%— '/* 35%- % 3% 8%- % 25%- % 29'/:- Va 14%+ V* 28'/4 .29'%+ '/* 14%— '% 33 .37'/4+ Va 38'/4- Va 19%~ % 27'%- % VOLUME (en millions) MO lillHllIlllIll MJVlMMlVLMMiVlMMlVMl 28 » M 3 4 5 6 7 10 11 12 13 M 1718 W » 21 24 27 Brian aun problème de * A B Im Nrm.Ok AMF 77 414 14'/* 13% 13% AMR 6 2730 36 35% 35%+ Va AMR 2.18 2 19% 19% 19'/*- % AMR 2.13 33 36% .36% 36% ASA 670 49% 47% 48'%-1% AbtLob 13 925 41% 40% 41%- % Acme Cl 83 13'/4 13 13'/*+ '/* Alcon 9 1057 28% '77% 27%- % Alex Alx 393 22% 22% 22%+ % Alieg CPb 8 156 76% 76'* 76% .Alg Int 23 90 '22'/4 21% 22 Altg Pw 8 612 29% 28% 28%- Va AllenG b 10 46 16% 16% 16'/2- Va Alld Cp 7 1203 34/8 Jy 10 p 45 70 SO 33 Jy 12% 55 75 50 215 Jv 12%p 170 195 185 91 Jy 15 15 30 25 52 Jy 15 P $4'% $4 40 IS 40 273 100 41 1 1033 $3% 233 $5'/4 51 4 604 $7 6 1 1319 $6% $2% 7 50 22 110 86 130 88 50 433 $3% 235 25 458 $5% 79 $3 26 I-Citv Mr 7% $2'/?$2% l-Cltv Mr 7%p IS l-Clty Mr 10 35 50 50 1116 l-Citv Mr 10 p 30 55 75 2 l-Clty Mr 12V2 5 15 10 24 l-City Mr 12%p $2V2 $2% l-Clty Jn 7% $2% $3 $2% 5 l-CItv Jn 7%p 1 25 l-Citv Jn 10 70 85 80 110 l-CItv Jn 10 P 45 70 75 l-Citv Jn 12% 8 20 20 40 l-CItv Jn I2%P $2% $2 l-Ctty .Sp 7% $2% $3% i-City Sp 7%p 30 l-Clty Sp 10 T5 110 too 5 i-Clty sp 10 P 60 65 l-City Sp 12% 15 40 l-City Sp 12%p $2% $3 imsco Jo 32% $14% $15% 90 imsco Jo 32%P 5 Imsco Jo 35 $12% $12% 1160 Imsco Jo 35 P 5 .35 Imsco Jo 40 $7% $7% 350 Imsco Jo 40 P 182 Imsco Jo 45 $2% $2% 857 Imsco Ap 35 $12% $12% 113 Imsco Ap 35 P 25 v:i Imsco Ap 40 $8 $8% 52 Imsco Ap 40 P 15 40 300 Imsco Ap 45 y y% 529 Imsco Ap 45 P 100 125 24 Imsco Ap 50 p $3V2 $3% 10 Imsco Jv 40 $B% $9 313 Imsco Jy 40 p 40 65 10 Imsco Jy 45 $5% $5% 40 Imsco Jy 45 Pl55 180 8 ImKo Jv 50 P $3% y 20 Inco Fb 10 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?2'%p Mv 25 My 25 P Ag 22% Ag 22%p 20 Ag 25 Ag 25 p Fb 12% Fb 12'%p Fb 15 Fb 15 P Fb 17% $4 Fb 17%p Fb 20 p 10 Fb 22% 15 Fb 22'%p 110 Mv 15 Mv 15 P Mv 17% My 17%p Mv 20 p Mv 22% $6% $7% 5 $4% 175 10 25 $2% $2% 1216 143 160 110 1 25 5 15 40 50 55 80 $4% $4 1 20 $2u\er ( D’après DOW Jones)— I,'indice s’est stabilisé à 80’2 33, hier, ce qui représente une hau.sse de 0 8S par rapport à lundi, .seule journée d’ourerture ¦' celle semaine Kn tout, en\ iron 4,800,000 d’actions ont changé de main au cours de la journée, .soit 200.000 de - moins (jue lundi Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Indies général Valums {sn millions) Variations dos titras 802,33 INDICE GÉNÉRAL saoi •M VOLUME (en millions) 21 18 15 12 11111111111111111111 MMJVIMMJVIMMJVIMMJVJ Î7 28 W 30 3 * 5 6 7 10 11 12 13 U 17 18 19 20 21 27 Vefitn Hout Soi ^tnn.A B Aaron Abitibi 'Abu oil •Acodm •Acegoh ¦Achofs •Ad dm •Adams •Adopt te lAdmiri lAerolift lAerolf w •Agio lAiaska (Alcina .Alice LK -Ail Star Alto Exp Amble *Amco *Amer oq "Amer bd *Am mer •Am Pvd •Amer tel ¦Anhwk Amir Andron Anglo Bo Angus rs Aoorus Arbsg Arbor Arch dev Arte Red Arcana Anvac ‘Arve w b Arizona Ark ia tx Arthrn Asherft Asitko Atintc Avino Award Awsom Axiom Azora BCres Baden Baho res Baker Banco rs Bankit Bnqwst Bar BoroQU Both N Battle Beaver Sedrek «elair Belobn Bellevu Belmnt BImort Berg Ben res Best res Better • Bgs mnr Bishop Bitec dvi Bloc mrl BIk thdr Bllzard Blue Ike Blugrss Bpt res Brace Bras d or Brkwtr Brigde 6ro res €rx min Bur GId Butler C D 1000 B 8 267 8 8 3000 48 48 48 —1 500 30 30 30 5000 70 70 70 900 35 35 35 500 90 90 90 + 5 500 69 69 69 -5 2000 114 110 114 2000 6 6 832000 45 40 45 25000 5 B 4000 14 14 14 200 100 100 100 2200 40 40 40 1100 27 27 27 22000 27 20 25 ?5 10000 10 10 10 2000 35 35 35 1000 67 65 65 20000 61 60 60 + 10 2000 20 20 20 -1 7750 24 21 21 21900 90 83 86 -2 29600 250 250 250 + 10 6524 30 30 30 500 65 65 65 -5 2250 20 20 20 3300 96 95 95 2880 26 26 26 -2 1800 15 14 15 + 1 2000 15 15 15 2250 47 45 47 -2 500 5 5 5 -1 1500 25 25 25 53000 25 20 20 —4 400 205 200 200 -5 5000 2 2 2 100 245 245 245 + 10 1000 22 22 22 10000 10 10 10 2000 10 10 10 4500 50 47 47 -3 10000 16 16 16 -2 16500 125 110 125 + 10 5000 16 14 16 1000 30 30 30 500 36 36 36 7500 26 24 24 —6 1235 270 268 268 -2 4500 24 22 23 21000 45 40 41 —4 200 215 215 215 3500 67 66 67 + 1 9000 19 19 19 + 1 2000 20 20 20 800 68 68 66 4500 40 40 40 + 3 2000 40 40 40 —1 2500 20 18 18 3000 55 55 55 + 7 1000 35 35 35 3000 18 18 18 -2 500 17 17 17 5000 16 16 16 6300 65 65 65 4900 110 05 105 -10 2000 28 28 28 8000 19 16 16 -2 12000 45 40 45 + 9 1500 23 23 23 1000 31 33 33 -2 550 110 110 110 + 5 1000 150 150 150 6000 15 15 15 5000 28 25 25 1000 6 6 6 100 135 135 135 3000 9 9 9 3860 145 140 140 -10 7800 27 25 27 500 70 70 70 2000 $5% 5% 5V8 - '/4 2500 40 36 40 + 5 2000 10 10 10 2000 10 10 10 800 n 11 11 6000 65 61 61 + 1 Dora Dragon Draw rs Dual res Dunoil a E F Ventes Hwt ks Ftrm.3300 11 10 11 560 25 25 25 5100 130 130 130 1750 200 162 200 1000 180 180 160 C T Exp Cal dnvr Colavrs Coidnia Coiiex Con ex Conmx Cnortic Canovo Cnreo Conuc w Capetia Copilno Cpncrn Cop cons Corvete Cortson Comes Corero Casio pt Coulfid Cdn entt Cdn tent Cdn pwn Cdn untd Cdn ut w Cdr Res Cetbrtv Cetico R Chmpn Champ Chanel Chrlmg Chariot Chekmt Cheryl Chrmx Clearpt Cit roog Cold Lk Collins Colony Condka C andex C ascot C borler C barir r C CInolo Cons knb C norex C S Butte Cons siv Contet ConSv Cop yrkq Cop Lok Coroita Core Corin Corprte Cosmos Cous erk Cove Crock Creom Entre le printemps et l’automne, Hydro-Québec procédé chaque jour à une quinzaine d’interruptions de service dans la seule région nord-montréalaise.En vertu de l’article 9 du règlement, « Hydro-Québec doit limiter le plus possible le recours à l’interruption durant la période comprise entre le 1er novembre et le 1er mai ».M.Nadeau estime que « les abonnés menacés d’interruption peuveût en appeler au supérieur immédiat du commis au recouvrement chargé de leur dossier».Photolaser AP M Gerhard Haerendel (à droite), coordonnateur du projet, a surveillé de près, hier, la formation de la première comète artificielle de l’histoire Comète artificielle: tout s’est passé comme prévu LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 I Offres d’emplois I Offres d’emplois ¦ App./logements ST-lAMBERT.5'/î ensoleillé, garage, lardin.421$ chauffé Sous-localion Occupation 1er lévrier 671-1464, 845-5141 poste 291 31-12-84 formée environ 10 minutes après le largage des cylindres de baryum et s’était dissipée au bout d’une quinzaine de minutes.Elle a été moins brillante que prévu, car les chercheurs n’ont utilisé que deux des quatre cylindres de baryum pour pouvoir répéter l’expérience l’été prochain.Deux satellites d’observation, américain et britannique, qui avaient élé lancés en même temps que l’engin ouest-allemand, en août dernier, ont également observé le nuage de baryum, ainsi qu’un second avion qui était parti spécialement de Hawaii.De mauvaises conditions météorologiques ont cependant empêché toute observation dans trois des quatre observatoires au sol (notamment à Kitt Peak, dans l’Arizona).M.Haerendel s’estime toutefois satisfait.Il a indiqué que les satellites avaient pu réaliser les mesures souhaitées grâce à leurs systèmes de détection.La comète avait été baptisée comète de Noël, car elle aurait dû être lancée le jour de Noël, mais l’expérience avait été repoussée à hier à cause de mauvai.ses conditions météorologiques.Cette expérience fait partie d’un programme de $ 78 millions de.stiné à étudier les vents solaires — formés de petites particules de matière émises par le Soleil — et leur influence sur la Terre.Elle pourrait apporter des informations sur la façon dont ces particules affectent le climat terrestre ou peuvent gêner les communications par satellite ou sur Terre.U de M, 3';^ meuble, demi sous-sol, ?chambres fermées, cuismette, douche, entree privée Libre 15 janvier.341-6196 après 17h 03-01-85 DISPONIBLE IMMEDIATEMENT Grand appariement 1 cc -, duplex rénové, très propre, petit parc, quartier St-Urbain/des Pins, 400$ — 481-3302 03-01-85 RUE CHERRIER, rdc., rénové, chauffé 650 $, possibilité bureau dans logement 525-9753 3-1-85 COURT TERME, meublés, superbe app ou maison, tout inclus.3 à 12 I mois Troc-Vacances, 288-4194 31-i 12-84 OUTREMONT, 833 Dollard 6'2 à louer.2 s b, salon foyer, entièrement refait, disponible immédiatement, 750 $; mois non chauffe 270-5369 9-1-85 LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 9h à 16h30 Pour modifier, annuler ou placer votre annonce, téléphonez avant 13h pour l’édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 I App/logements Edouard-Montpetil.face U de M.6'/! chauffé, eau chaude.3 cc.1er.575$, 342-1503.31-12-84 LE BRIDGE Coups fins, habiles, adroits par Charles-A.Durand ?V ?* Donneur: Ouest Vulnérables: Est-Ouest Nord 4|$ K V 7.5 2 ¥52 ?743 Jl, K I) \ Ouest Kst ?.\ n 8 4 3 ?I) iO fi 4$ .V 8 7 fi tp - ?KDV ?A 10 9 fi 2 4k8fi.')42 Sud ?- ¥ R I> V 10 9 4 3 ?8.5 J|5 A 10 9 2 Les enchères: fiuest Nord Est .Sud !?!?2^ 44^ passe passe passe Entame: le Roi de carreau par Ouest.Il est de ces coups fins, adroits, subtils qui demandent une connaissance approfondie du jeu et une vision psychologique de la pensée des adversaires; ils sont le produit de celui qui les exécute au moment imprévisible où ils se présentent.La donne suivante se prête bien à l’exécution d’un de ces coups que seul un très bon déclarant sut employer.D’abord regardons jouer la majorité des joueurs qui ne sauront pas déceler la marche du jeu pour réaliser leur contrat: l’entame du Roi de carreau s’y fil très normalement par Oue.st et Est, en jouant le 9, signala qu’il avait l’As.C’était une première communication bien établie par l’équipe des défenseurs.La deuxième carte jouée par Ouest fut .son 7 de trèfle; c’était de toute évidence un singleton.Nord prit cette levée du Roi et immédiatement joua l’atout.Ce joueur sans expérience vil Ouest prendra la main avec .son As et exploiter le signal de carreau de son partenaire pour lui donner la main.Et malheur pour Sud, Est joua un trèfle que Ouest coupa.C’était 2 levées de carreau, une coupe en trèfle et l’As de coeur qui venaient d’être acquis par les défenseurs pour une levée de chute.Et la plupart des joueurs tombèrent dans le même pétrin tandis que le déclarant habile saura circonscrire la faille que contient sa main et réalisera son contrat avec éclat.En effet, lorsque le Roi de trèfle s’emparera de la main, l’envergure de Sud saura pénétrer l’esprit des défenseurs (que le langage bridge est beau), il verra très clairement l’amorce mentale engagée par les défenseurs.Le déclarant habile perdra le deuxième carreau à sa manière, mais d’une ma-nière si fine que le joueur Est ne pourra pas prendre la main par cette couleur pour donner un trèfle à couper à son partenaire.Fit le contrat s’accomplira.Le coup est facile.Après la deuxième carte, Nord prenant la main avec le Roi de trèfle jouera le Roi de pique sur lequel il écartera la perdante de carreau de Sud.Les levées des défenseurs seront 1 carreau, l’As de coeur et l’As de pique.C’est un accomplissement digne d’un grand joueur! On l’appelle le coup du ciseau.Ne coupe t’il pas les communications entre partenaires laquelle empêchera la coupe d’un trèfle; le déclarant ayant coupé ce carreau avec un ^os honneur.Nous répétons que Culbertson appelait ces coups les coups sans noms.Ils sont des milliers lesquels renchérissent la valeur des Experts qui savent si bien les manier.Quartier St-Louis, rue Lava! près Roy.occupation immédiate, 6''2 pièces sur 2 niveaux.3 cc.rénové, jardin — 845-3991 31-12-84 ¦ Espaces commerciaux à louer OCCASION UNIQUE, espace commercial 1 500 p.c., à sous-louer.386 Laurier 0.secteur de prestige Libre Ier janvier Bail long terme raisonnable 843-3596, 4-1-85 I Déménagement ACCEPTERAIS déménagements de tous genres Spécialité appareils électriques.Assurances Téléphone 253-4374 J NO -'DISPONIBLE en tout temps déménagements.Spécialité cuisinière, réfrigérateur Local, longue distance, emballage, entreposage, assurance complète 253-3275, J.N.O.À BAS PRIX, appelez Pierre Déménagements, ^n tout genre, estimatKMi gratuite 937-9491 J.N.O.¦ Divers à vendre Equipement de photocomposition Compugraphic modèle MCS 10:1 clavier, photocomposeuse 8 fontes en ligne.modèle 8208 HR.dééveloppeur ZRC avec séchoir, 16 fontes - 4 familles de caractères, 22 000$.381-7231, 526-8129 31-12-84 Importante maison d’édition canadienne française désire rencontrer professeur(s) d'économie familiale oeuvrant au secondaire au sujet d'un projet d'initiation à l’économie familiale sec.2.S.V P.Envoyez votre curriculum vitae à: Dossier 181 Le Devoir C.P.6033 Suce.Place d’Armes Montréal, Qc H2Y 3S6 4-1-85 ¦ Maison de campagne à vendre Maison ancienne, planchers pin.pou: très.4 arpents, vallonneux.Cantons de i'Est, 45 000$ - 671-3442 ou 1-548-2793 31-12-84 ' Offres de services I Gardiennes AHUNTSIC.couple ayant entant 14 mois, cherche gardienne 5 ps/se-maine, de 7h30 à I6h Références exigées — 337-6504 07-01-85 ¦Oeuvres d'art OUTREMONT, dame sérieuse cherche emploi comme femme de ménage Heures ou journées-277-6041.03-01-85 ¦ Offres de services LAVAGE plafonds, tapis, murs, vitres, peinture, plomberie, ouvrage général 276-4909 J NO M Société-Loisirs BUT SERIEUX SEULEMENT, vous cherchez une personne distinguée, cultivée, de même niveau que vous?Communiquez avec notre équipé expérimentée en ressources humaines La Vie a Deux.1405 Bishop, suite 100, Montréal 287-9759 - 288-4727 03-01-85 Huile 8" X10”, Pfeiffer "Rocky Point" 1972 -843-3043 31-12-84 LA METEO rt général de comptes de livres et de cession de créances, intervenu le 1er novembre 1984 en la cité de Montreal et enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Terrebonne sous le numéro 697968, le 2 novembre 1904 et enregistré au ' bureau d'enregistrement de ia division de l'Assomption sous le numéro 300959.le 2 novembre 1984, EDWARD FREMETH, résidant et domicilie au 471, boul Ste-Sophie à New Glasgow.Province de Québec, a cédé la totalité de ses comptes à recevoir.creances et dettes de livres passes, actuels ou futurs à la Cooperative Fédérée de Québec MONTRÉAL, ce 21ème jour de décembre 1904 GARNEAU 4 GILBERT AVrS DE TRANSPORT GÉNÉRÂl'dE COMPTES DE LIVRE AVIS est donné par la présente que conformément à un acte de transport général de comptes de livres et de cession de créances, intervenu le 1er novembre 1984 en la cité de Montreal et enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Terrebonne sous le numéro 697971, le 2 novembre 1984 et enregistré au béreau d'enregistrement de la division de l'Assomption sous le numéro 300956.le 2 novembre 1984, LÉ-NARD FREMETH.résidant et domicilié au 435.boul Ste-Sophie, à New-Glasgow.Province de Québec, a cede la totalité de ses comptes à recevoir, creances et dettes de livres passés, actuels ou futurs à la Coo-pertive Fédérée de Québec MONTRÉAL, ce 21 eme jour de décembre 1984 GARNEAU 4 GILBERT AVIS oTtRANSPORT GÉNÉRAL DE COMPTES DE LIVRES AVIS estdonné par la présente que conformement à un acte de transport général de comptes de livres et de cession de créances, intervenu le 3 octobre 1984 en la cité de Montreal et enregistré au bureau d'enregistrement de la division de Terre-bonne sous le numéro 696104, le 4 octobre 1984 et conformément à une convention de prêt, de nantissement agricole et de cession de créances, intervenue sous seing privé le 19 mars 1984 en la cité de Montréal et enregistré au bureau d'enregistre-I ment de la division de Terrebonne.< sous le numéro 681952.le 4 avril : 1984, LA FERME FREMETH INC.corporation légalement constituée.' ayant son siège social au 453, boul Ste-Sophie a New Glasgow.Pro-1 vince de Québec, a cédé ia totalité de ses comptes a recevoir, créances et dettes de livres passes, actuels ou futurs a la Coopérative Fédérée de Québec MONTRÉAL, ce 21ème jour de de cembre 1984 3ARNEAU 4 GILBERT, avocats Prenez avis que la requérante.U-HAULCO (CANADA) LTÉE.détentrice du permis M-60(M17, ieque* I auton^ a fournir un service da location a court terme de petites remorques généralement destinées à être attachées à des véhicules de promenade et de camions spécialement agencés pour le déménagement.au 9643 boul du Hêtres Shawinigan.province de Quebec, s adresse a la Commission des transports du Quebec, afm d'obtenir un permis spécial t'autorisant a changer son bureau de location pour qu'il se lise désormais 4520 -12e avenue.Shawinigan, province de Quebec La requérante demande egalement a (a Commission des transports du Quebec de décréter suivant l'article 85 des regies de pratique et de regie interne que ladite Commission décrété que la decision devienne executoire a la date ou elle sera rendue Tout interesse peut faire opposition ou intervenir a la présente demande dans les cinq (5) jours de la deuxieme parution de cet avis en s'adressant a la Commission des transports du Quebec, au 505 est.rue Sherbrooke.Montreal, province de Quebec 1ère publication 27 décembre 1984 2eme publication 28 décembre 1984 CORBEIL, GROLEAU 4 DUFRESNE 31.St-Jacques suite 100 Montreal Québec H2Y 1K9 AVIS DE CESSION DE CRÉANCES ET DE QUOTAS DE POULET A GRILLER Avis est donne par la présente que conformement a un acte de cession de creances et garantie de quotas intervenu sous seing prive le 1er novembre 1984 en la cite de Montreal et enregistre le 2 novembre 1984 au bureau d'enregistrement de la division de l'Assomption, sous le numéro 300962 et le 2 novembre 1984 au bureau d'enregistrement de Terrebonne sous le numéro 697975.Irwin Fremeth et Steven Fremeth.conjointement et solidairement, résidants et domiciliés au 340.boulevard Ste-Sophie en la municipalité de New Glasgow, province de Quebec ont donne en garantie, cede et transporte en faveur de la Cooperative Federee de Quebec tout quota de production de poulets a griller emis par la Fédération des producteurs de volailles du Quebec leur appartenant ainsi que le produit de l'a-itenation éventuelle et/ou de toutes creances provenant d'une telle alienation totale ou partielle desdits quotas Montreal ce 2i leme jour de décembre 1984 GARNEAU & GILBERT, avocats AVIS DE CESSION DE CREANCES ET DE QUOTAS DE POULET A GRILLER Avis est donne par la présente que conformement a un acte de cession de creances et garantie de quotas, intervenu sous seing privé le 1er novembre 1904 en la cité de Montréal et enregistré le 2 novembre 1984 au bureau d’enregistrement de la division de l'Assomption, sous le numéro 300963 et le 2 novembre 1984 au bureau d'enregistrement de Ter-rebonne sous le numéro 697973, Sarah Fremeth personnellement et/ou es-qualite d'héntière à la succession de David Fremeth.résidante et domiciliée au 1956.Riviere du Nord en la municipalité de St-Lin, province de Quebec a donné en garantie, cede et transporté en faveur de ia Cooperative Fédérée de Québec tout quota de production de poulets a griller emis par la Fédération des producteurs de volailles du Québec lu» appartenant ainsi que le produit de I aliénation éventuelle et/ou de toutes creances provenant d'une telle aliénation totale ou partielle desdits quotas Montreal ce 21 lème jour de décembre 1984 GARNEAU 4 GILBERT, avocats AVIS DE CESSION DE CRÉANCES ET DE QUOTAS DE POULET A GRILLER Avis est donné par la présente que conformement à un acte de cession de creances et garantie de quotas, intervenu sous seing privé le 1er novembre 1984 en la cité de Montréal et enregistré le 2 novembre 1984 au bureau d'enregistrement de la division de l'Assomption, sous le numéro 300964 et le 2 novembre 1984 au bureau d'enregistrement de Ter-rebonne sous le numéro 697974, Lenard Fremeth.résidant et domicilié au 435, boulevard Ste-Sophie en la municipalité de New Glasgow, province de Québec a donné en garantie.cède et transporté en faveur de la Cooperative Fédérée de Québec tout quota de production de poulets a griller emis par la Fédération des producteurs de volailles du Québec lui appartenant ainsi que le produit de l'aliénation éventuelle et/ou de toutes creances provenant d'une telle aliénation totale ou partielle desdits quotas Montreal ce 2lième jour de décembre 1984 GARNEAU & GILBERT, avocats AVIS DE TRANSPORT GÉNÉRAL DE COMPTES DE LIVRES AVIS est donné par la présente que conformement à un acte de transport général de comptes de livres et de cession de créances intervenu le 3 otobre 1984 en ia cité de Montréal et enregistré au bureau d'enregistrement de la division de l'Assomption sous le numéro 300097 le 4 octobre 1984 et conformément à une convention de prêt, de nantissement agricole et de cession de créances, intervenue sous seing privé le 19 mars 1964 en la cité de Montréal et enregistré au bureau d'enregistrement de la division de l'Assomption sous le numéro 293010 le 4 avril 1964, et conformément à une cession de créances générale intervenue le 1er novembre 1984 en la cité de Montréal et enregistré au bu-, reau d'enregistrement de la division de Terrebonne sous le numéro 697972 et enregistré au bureau d'enregistrement de la division de l'As-semption sous le numéro 300955 le i 2 novembre 1984 Saul Fremeth Inc , ' corporation légalement constituée.ayant son siège social au 1956, Ri-I viere du Nord à St-Lin, Province de I Quebec a cédé la totalité de ses I comptes a recevoir, créances et det-I tes de livres passés, actuels ou fu-.turs à la Coopérative Fédérée de ‘ Québec MONTRÉAL, ce 21ëmejOur de décembre 1984 GARNEU 4 GILBERT, avocats .COMMI iNAlin IJRHAINf 1)1 MOMHfAI IHfAI APPEL D’OFFRES P33-84 Achat et/ou location d’environ quatre-vingt-neuf (89) appareils à photocopier.Les soumissionnaires sont par la présente informés que la date limite fixée au 8 janvier 1985 pour la réception des soumissions par la Communauté a été changée et que les soumissions devront être déposées avant 12:00 heures le 22 janvier 1985, pour être ouvertes à 12:00 heures ce même jour.Le Secrétaire Suzanne Jalbert Montréal, Québec Le 27 décembre 1984. 20 Le Devoir, vendredi 28 décembre 1984 SPORTS Le premier match du Temps des Fêtes va au Tricolore La défensive du Canadien neutralise les Nordiques ANDRÉ BELLEMARE QUEBEC (PC) — Le Canadien.a,.utilisé son arme favorite, la défensive, et il a su profiter d’erreurs des Nordiques pour remporter le premier match des Fêtes 5-3, hier soir ^u Colisée., Dans une rencontre qui ne figurera pas parmi les plus enlevantes entre lesdeux grands rivaux, Mario Tremblay a joué un solide match en dirigeant l’offensive des siens avec ses 10e et lie buts.Pierre Mondou, Tom Kurvers et Lucien Deblois (dans un filet abandonné) ont complété le pointage pour les vainqueurs.^ Les Nordiques se sont réveillés un peu sur le tard au dernier vingt pour donner la frousse au Canadien.Wilfrid Paiement et Michel Goulet, son deuxième du match, ont rétréci la marge à un but (4-3) avant que Deblois ne mette un terme au duel.Le Canadien est demeuré ainsi invaincu face aux Nordiques cette saison avec un troisième triomphe en autant de rencontres.Steve Penney a fait face à 28 tirs contre 21 pour Daniel Bouchard.« Pour espérer gagner contre une équipe comme les Nordiques, il faut profiter de leurs erreurs.Le troisième but (celui de Mondou) était très important parce que nous avions raté quelques occasions.Ça nous a redonné le momentum », a commenté l’entraîneur Jacques Lemaire.Lemaire avait insisté beaucoup sur l’aspect défensif avant de rencontrer les Nordiques.« Ce soir nous avons bien appliqué notre système défensif avec les résultats que vous connaissez», a-t-il ajouté.Le joueur par excellence du match, le gardien Steve Penney, a aussi rendu hommage à ses coéqui- Les Penguins connaissent enfîn du succès sur la patinoire et aux guichets PITTSBURGH (AP) - Les Penguins de Pittsburgh, de l’entraîneur Bob Berry, vont entreprendre la nouvelle année bien en avance sur leur rythme de la saison dernière, tant au chapitre des victoires que de l’affluence aux matches.Les Penguins, qui sont les hôtes des Whalers de Hartford ce soir, ont défait les Islanders de New York 6-5 mercredi, grâce au tour du chapeau de Mike Bullard et à une performance de deux buts et deux passes de Mario Lemieux.Leur fiche est désormais de 13-16-3 et ils n’ont que trois vici 'res de moins que durant toute la saison 1983-84.Les Penguin ont présenté la pire fiche de la Ligue nationale au cours des deux dernières campagnes.La foule de 15,656 spectateurs accueillis mercredi a porté la moyenne d’affluence à 10,025 spectateurs par match, près de 3,000 de plus que la saison dernière.« Ils sont venus voir les Islanders et nous les avons battus.Espérons qu’ils reviendront pour nous la prochaine fois, a déclaré l’ex-Canadien John C habot.Si nous pouvons attirer quelques spectateurs de plus, peut-être allons-nous causer un peu d’animation dans cette ville ».Bullard, de son côté, a rappelé qu’à la même époque l'an dernier, les Penguins étaient déjà éliminés de la course aux séries éliminatoires, alors que cette fois, « nous sommes au plus fort de la lutte.Cela vous fait travailler un peu plus fort quand il y a un but à atteindre».Quatrièmes au classement de la forte division Patrick, les Penguins devancent les Rangers par deux points et les Devils du New Jersey par trois.Ils détiennent deux parties en réserve sur les premiers et une sur les seconds.Ils disputeront cependant trois de leurs quatre prochains matches à l’étranger, où leur fiche est de 4-10-0.HOCKEY Ligue Nationale Mercredi Hartford 5.New Jersey 3 Buffalo 6, Toronto 0 Pittsburgh 6, Islanders 5 Detroit 5, Rangers 2 Washington 6, Phila'phie 0 St-Louls 4, Chicago 3 Minnesota 4.Winnipeg 0 Edmonton 6, Calgary 5 L Angeles 3, Vancouver 3 Hier Montréal 5, Québec 3 New Jersey 4, Toronto 1 Washington 5, Islanders 4 Boston à L.Angeles Ce soir Hartford à Pittsburgh Winnipeg à Buffalo Detroit à Calgary Phila'phie à Vancouver Samedi Rangers à Montréal Pittsburgh à Québec Boston au Minnesota Hartford à Washington Buffalo au New Jersey Chicago à Toronto Detroit à Edmonton Islanders à St-Louis Les meneurs (LA'Boston non compris) b a pts Gretzky.Edm.36 63 99 Kurn, Edm 34 37 71 Bossy, Isl 31 31 62 Hawerchuk.W.20 36 56 Sutter, B.Isl 19 36 55 Nilssori, Cal 21 32 53 Dionne, LA 23 27 50 Federko.St-L.14 36 50 Nicholls.LA 22 27 49 Carpenter, Was 28 20 48 Tonelli, Isl 22 26 48 Yzerman, Det,.,.17 31 48 MacLean, Win.17 31 48 Goulet.Qué .26 21 47 Gartner.Was.22 25 47 Kerr, Phi 28 18 46 Ogrodnick, Det 22 24 46 Savard.Chi.20 26 46 Fox, LA 17 27 44 Steen, Win 14 29 43 HOCKEY QUÉBEC LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Galles Section Charles Adams n bp bc 6 145 115 9 122 108 5 134 139 5 122 116 4 108 138 Pi g P 35 20 .9 34 13 12 36 15 16 34 14 15 32 13 15 Section Lester Patrick WASHINGTON .37 20 10 7 152 115 47 PHILADELPHIE.34 19 10 5 142 102 43 ISLANDERS N Y.34 19 14 1 166 141 39 PITTSBURGH.32 13 16 3 117 139 29 NEW JERSEY.34 12 18 4 119 141 28 RANGERSNY.34 11 18 5 120 143 27 Division Clarence Campbell Section James Norris ST-LQUIS.33 15 13 5 127 124 35 CHICAGO.35 16 16 3 143 130 35 DETROIT.34 12 18 4 127 153 28 MINNESOTA .35 11 18 6 121 140 28 TORONTO.36 6 25 5 109 170 17 Section Connie Smythe EDMONTON.34 WINNIPEG.35 CALGARY.35 LOS ANGELES.35 VANCOUVER.36 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Robert Lebel n bp bc pts 2 212 172 46 1 208 202 41 0 188 187 38 1 175 191 35 2 165 197 28 1 214 151 58 4 192 180 42 4 164 155 41 3 175 216 37 1 177 178 35 1 172 213 28 N.B; Le chiffre entre parenthèee r»pré*ente let pointe bonit obtenus è la eulte d'une défaite en prolongation.LIGUE COLLÉGIALE AAA 34 24 7 3 173 107 35 19 12 4 150 139 35 18 14 3 175 142 35 15 13 7 155 140 36 8 24 4 109 194 Pj g P VERDUN 317 22 13 HULL (2) 38 19 18 ST-JEAN (4) 36 17 19 LAVAL (2) 38 16 21 LONGUEUIL (4) 38 11 25 Section Frank Dlll< SHAWINIGAN (1) 39 28 10 DRUMMONDVILLE.36 19 13 CHICOUTIMI (3) 36 17 15 QUÉBEC 38 17 18 T-RIV(ÈRES(4) 36 15 20 GRANBY (1) 36 13 22 Pi g P n bp be pto VICTORIAVILLE .26 20 2 4 156 90 44 LÉVIS-LAU20N .26 17 8 1 135 109 35 ST-GËORGES .27 15 12 0 138 115 30 ST-LAURENT.27 12 12 3 100 124 27 ST-JÉROME .27 11 14 2 114 117 24 THETFORD .25 10 14 1 102 123 21 ST-HYACINTHE .27 9 17 1 131 144 19 SHERBROOKE .25 5 20 0 89 143 10 Bourque, Bos .7 35 42 Larmer, Chi.21 20 41 Coffey, Edm.12 29 41 Maclnnis, Cal.,.7 34 41 Taylor, LA.17 23 40 Duguay, Det.15 25 40 Nasiund, Mti.22 17 39 Propp.Phi.18 21 39 Ligue Majeure du Québec Ce soir Laval à Chicoutimi T Rivières à Drum'ville Granby à Shawinigan Verdun a St-Jean Dimanche Chicoutimi à Drum'ville Laval à Québec Granby à T.-Rivieres Longueuil à St-Jean Hull à Verdun Les meneurs b a pts Rouleau, Lon42 47 39 Darnph'se.Sha.37 50 87 Momesso, Sha .32 50 82 Robitailie, Hul 34 45 79 Lemieux,Ver, 39 39 73 Bélanger.,Sha, .30 47 77 Foglietia, Hul 27 46 73 Mongeau, Lav., 33 38 71 Gosselin, Que 29 42 71 Prov'cher.Qué.30 40 70 Lefebvre.Qué.27 43 70 Ligue Collégiale (N B Reprise des activités le dimanche, 6 janvier ) Les meneurs b a pis Mats Nasiund .22 17 39 Mario Tremblay 11 20 31 Pierre Mondou 10 21 31 Chris Chelios .4 27 31 Bobby Smith 10 18 28 Larry Robinson 5 19 24 G Carbonneau 10 13 23 Torn Kurvers.6 14 20 Ron Flockhart , .5 13 18 Mark Hunier 11 6 17 Mike McPhee .4 11 15 Chris Milan 7 7 14 Ryan Walter 10 3 13 Bob Gainey 8 5 13 Allie Turcotte .3 10 13 Petr Svoboda .2 10 12 Lucien Deblois 7 3 10 Craig Ludwig .4 6 10 Rick Green 0 8 8 Ken Carlson 1 0 1 T Rundqvist .0 1 1 Steve Penney 0 1 1 Gardiens min bc bl moy.Penney .1480 74 1 3 00 Soetaert 655 39 0 3 57 (Deux butt dant un filât déterl) FOOTBALL Ligue Nationale Éliminatoires Samedi Seattle à Miami Giants NY à S.Francisco Dimanche Chicago à Washington Pittsburgh à Denver Dimanche, 6 janvier Championnat de Conférence Dimanche, 20 Janvier Super Bowl XIX piers, surtout les défenseurs, qui lui ont facilité la tâche, a-t-il mentionné.« Nous avons disputé un gros match, pas seulement moi mais toute l’équipe qui a appliqué à la jjer-fection le système de Jacques Lemaire.Nous savions que les Nordiques reviendraient forts en troisième mais on ne s’en est pas laissé imposer », a dit encore Penney.On a beaucoup parlé du but de Pierre Mondou, le deuxième du Canadien qui portait la marque 2-0 en première période.« Les statistiques démontrent que lorsque nous marquons le premier but dans un match, nous gagnons 90 pour cent du temps », a dit Mondou qui a profité d’une erreur de Brad Maxwell pour aller déjouer Bouchard.Le Sorelois a expliqué qu’il avait été aussi surpris que la foule de voir le défenseur des Nordiques lui aban- donner la rondelle près des filets des Nordiques.« J’ai bondi sur le disque et j’ai laissé partir un boulet qui a pris Bouchard par surprise».Tom Kurvers, qui a également disputé un excellent match, a dit que les Nordiques ont joué de la manière dont il s’attendait.L’entraîneur des Nordiques, Michel Bergeron, croyait pourtant que son équipe avait dominé le Canadien, « mais, a-t-il précisé, c’est une équipe très difficile à battre quand elle prend l’avance.A ce propos, je peux dire que nous l’avons aidée à se donner cette priorité de deux buts».Bergeron faisait allusion aux erreurs de Brad Maxwell, Normand Rochefort et Brent Ashton et à une mauvaise pénalité à Paul Gillis pour expliquer trois des cinq buts du Canadien.Il n’a pas voulu blâmer ni Maxwell ni Gillis.« Maxwell en était à un pre- Photolaser AP Le lanceur Ed Whitson, accompagné de sa femme Kathy et du gérant Yogi Berra, des Yankees de New York, a été présenté à la presse ne-wyorkaise, hier.L'ex-lanceur des Padres de San Diego avait acquis son statut de joueur autonome au terme de ia dernière saison.Jarvis marque le but gagnant en prolongation UNIONDALE (AP) — Doug Jarvis a transformé en but le retour d’un tir de Gaétan Duchesne à 50 secondes de la fin de la période de prolongation hier, et a procuré un gain de 5-4 aux Capitals de Washington sur les Islanders de New York.C’était le deuxième but de Jarvis dans le match Dave Christian a aussi réussi deux buts pour les vainqueurs.Les recrues Pat LaFontaine et Patrick Flatley ont donné une avance de 2-1 aux Islanders à la première période tandis que Duchesne répliquait pour les Capitals.Jarvis et Christian ont marqué leur premier but à la deuxième tandis que John Tonelli marquait pour les Islanders.Tomas Jonsson a donné une avance de 4-3 aux Islanders à mi-chemin du troisième engagement, mais Christian a ensuite égalé les chances.À East Rutherford, John MacLean a marqué un but et en a préparé un autre, et les Devils du New Jersey ont établi une nouvelle marque d’équipe avec 21 tirs au but en deuxième période et disposé des Maple I.eafsde Toronto 4-1.Les Devils ont ainsi mis fin à une série de trois défaites consécutives.Aaron Broten, Mel Bridgman et Phil Russell ont marqué les autres buts des Devils, qui avait déjà tiré au but 19 fois au cours d’une période le 30 octobre 1982 contre les Islanders de New York.John Anderson a privé Glenn Resch du blanchissage au début de la période médiane.Les Leafs, qui subissaient un 25e revers, n’ont qu’une seule victoire à leurs sept derniers matches.SOMMAIRES 34 3:12 Capitals 5, Islanders 4 Premiere période 1— WASHINGTON.Duchesne 9 (Langway.Gould).7 38 2— NEW YORK LaFontaine 9 (Gilbert, Persson).10 01 3— NEW YORK Flatiey12 (LaFontaine, Gilbert) 14 02 Pénalités — Tonelli NY 4 46, Di- duck NY 8 31, Stevens W 9 08 Pot-vin NY 10 32.Langevin NY 17 43 Haworth W 19 25 Deuxième période 4— NEW YORK Tonelli 22 (Potvin) 5— WASHINGTON Jarvis 6 (Murphy, Sampson).6— WASHINGTON Christian 13 (Veitch).11.25 Pénalités — Gartner W, Potvin NY 9 18.Persson NY 9 26, Jarvts W 16 22 Troisième période 7— NEWYORK Jonsson 7 (8 Sutler, 0.Sutter) 9.34 8— WASHINGTON Christian 14 (Laughlm, Carpenter).1328 Pénalités — Langway W.D.Sut- ter NY 1514 Prolongation 9— WASHINGTON Jarvts 7 (Duchesne Laughlm).Aucune pénalité Tirs au but Washington .14 11 New York .10 2 Gardiens — Washington, Riggm New York Smith A —16,002 Pénalités — Russell NJ .22 Anderson T 1 45.Verbeek NJ 15 34, Saiming T 17:27, Bridgman NJ 17 27.Tira au but Toronto.9 7 14—30 New Jersey .7 21 6—34 Gardiens Toronto.St Croix.New Jersey, Resch A — 9,453.9 44 .6 02 14 47 1704 4.10 6—40 1-16 DevHs 4, Maple Leafs 1 Premiéra période 1~NEW JERSEY Bridgman 1118 32 Pénalités — Gavm T 3 28.Russell NJ 6.02, Lonmer NJ 9.10, Brubaker T 15 50, Cirelta N.J 17 50, Sal-mmgT 19 25.Deuxième période 2— TORONTO Anderson 7 (Bennmg) .615 3- NEW JERSEY MacLean 6 (Pichette Broten) 6 43 4- NEW JERSEY Broten 10 (Pichette.MacLean) 15 04 Pénalités — New Jersey au banc (purgee par Chernoma2) 5 07, Lee-man T 7 58, Brubaker T (majeure).Bridgman NJ 11 55 Trolaléme période 5— NEW JERSEY Russeil2 I (Bndgman.Gagne).4 06 Mercredi Oilers 6, Flames S Première période 1- EDMONTON Coffey 10 (Gretzky, Huddy).2- CALGARY Nilsson 21 (Reinhart, Beers) 3- EDMONTON Coffey 11 (Huddy, Messier) .Pénalités — Gregg E 6 36, Kon- royd C 9 48.Krushelnyski E 10 31.Fogolin E 12 48.Anderson E, Ma-coun C 15 09, Calgary au banc (purgee par Kromm) 16 49.McLelland E.Baxter C19 56 Deuxième période 4- CALGARY McDonald 6 (Maclnnis Nilsson) 414 5- EDMONTON Kurri33 (Messier, Anderson) 14 44 Pénalités — Messier E (majeure), Pepitnski C (inconduite) 1 22.Bourgeois C 9 19.Kurn E.Reinhardt C 11 18, Sheehy C 13 13, Baxter C 13 47, FogolmE1924 Troisième période 6- CALGARY.McDonald 7 (Nilsson, Reinhart) .7- EDMONTON Coffey 12 (Gretzky.Kurri) .8- EDMONT(3N Kurn 34 (Gretzky, KrasTielnyski),, 9- CALGARY Maclnms 7 (Nilsson, Eaves).10- CALGARY Kromm 12 (Patterson, Wilson).14 40 11- EDMONTON Coffey 13 (Gretzky, Kurn) 16.46 Pénalité — Lowe E, McDonald C 8 32.Kurn E 8 14 LoweE 14 47 TIrs eu but Edmonton 8 13 12—33 Calgary .11 10 12-33 Gardiens Fghr.Edmonton, Lome-lin, Calgary A — 16,683 2— CHICAGO 0 Wilson 11 (Savard.B.Murray).3— ST LOUIS’Pettersson 11 (Federko, Wilson) .13 05 Pénalités — Fraser C 4 26, Wic- kenheiser StL 7 58, Johnson StL 8 54.B Murray C 1133.Savard C 16 31 Deuxième période 4— CHICAGO Fraser 14 (O'Cd)iahan.Savard) .1512 Pénalités — Johnson StL 1 40.Bothwell StL 5 26, B Wilson C 8 05 Troisième période 5- ST LOUIS Bothwell 3 (Wilson.Paslawski).6- CHlCAGO: Fraser 15 (Savard.Larmer) 7- ST LOUIS, Levie 3 (LaVailee, Federko) Pénalités — D Wilson C 5.49, Ramage StL 10 11.Paslawski StL 18 11, B Mu'-rayC 1943 TIrs au but Chicago.7 13 13—33 St Louis .10 8 11-29 Gardiens — Chicago.Bannerman, St Louis.WamsIey A —18,186 7:40 10.34 1330 0 52 355 808 10 20 Bluet 4, Black Hawkt 3 Première période 1—ST LOUIS Ramage 1 (Federko.Levie) 5.32 Canucks 3, Kings 3 Première ^rlode 1_VANC0UVER Gradin 14 (Lemay.Halward).15 43 Pénalité — Lapointe LA 19 36 Deuxième période 2- vANCOUVER Bubla 2 (Gradin) .7 23 3- LOS ANGELES Dionne 23 (Hardy.Taylor) .7 34 Pénalités — Sundstrom V1 44, RuskowsKi LA 5:56.Lemay V 6 35.Lapointe LA 1602 Troisième période 4- LOS ANGELES Fox 17 (Engblom) ,, 0 47 5- -VANCOUVER Gillis 1 (Kirton, MacAdam) .13 07 6- LOS ANGELES.Nicholls 22 (Fox.Ruskowski) .16 33 Pénalité — MacLellan LA 9 50 Protongstlon —Aucun but Aucune pénalité Tirs au but Los Angeles 5 6 8 2—23 Vancouver .11 15 15 0—41 Gardiens — Janecyk, Los Angeles.Brodeur.Vancouver A — 11,435 mier affrontement du genre, tout comme Mark Kumpel, et c’est une question d’adaptation pour eux.Quant à Gillis, il faut vivre avec son agressivité, même si parfois, il peut écoper de pénalités inutiles.Ca fait partie de la « game », a dit l’entraîneur.Canadien 5, Nordiques 3 Première période 1— MONTREAL.Tremblay 10 (Chelios.Nasiund).2:48 2— MONTRÉAL.Mondou 10.18:34 Pénalités — Paiement Q 2:32, Nilan M 10 21.Hunter Q 11:09.Tremblay M, Price O 19:11, Ludwig M.Hunter Q 19:23 Deuxième période 3— QUEBEC: Goulet 25 (Marois, Sauvé).6:31 4— MONTRÉAL.Kurvers 6 (Chelios.Flockhart) .10:28 Pénalités — Carlson M 3:22.Chélios M.Ludwig M.P Stastny 0 (mineure double) 5:26.Gillis Q 9:24.Hunier M 11 26 Troisième période 5— MONTRÉAL.Tremblay 11 (Mondou).0:59 6— QUÉBEC: Paiement 7 (Moller, Gillis).3:51 7— QUÉBEC Goulel 26 (P.Stastny).18:59 8— MONTRÉAL Deblois 7 (Kurvers).19.42 Pénalités — Tremblay M, Marois Q (mineures, manures) 14:17 Tirs au but Montréal .10 7 4—21 Québec .9 9 10—28 Gardiens Montréal.Penney.Québec.Bouchard A — 15.380.Pierre Harvey est désormais dans le coup JO MALLÉJAC « Ça prend cela pour être dans le coup.» C’est ainsi que Pierre Harvey résume le fracassant début de saison qu'il vient d’accomplir.Les compétitions de la Coupe Canada, qui servaient de sélection de base pour l’équipe nationale qui s’est envolée hier pour l’Europe, ont été dominées, tant à Labrador-City qu’à Saint-Jean-de-Matha, par le Québécois.Ses huit courses se sont soldées par autant de succès.Et il se pourrait que notre fondeur no 1 au pays soit plus que jamais en mesure de réaliser une année exceptionnelle au cours de son périple sur le vieux continent.Tout porte à le croire.Son état d’esprit d’abord.« Maintenant que ma sécurité financière est assurée grâce aux conditions matérielles qui sont garanties par mon nouvel employeur (Vachon), j’ai l’esprit beaucoup plus libre, dit-il.Jusqu’à l’an dernier, mes projections quant à ma carrière ne dépassaient pas la saison en cours.D’où l’impossibilité d’établir une progression à long terme, avec des objectifs permettant de s’entraîner sans forcément craindre les résultats immédiats.Depuis que je me suis spécialisé en ski de fond, c’était malheureusement ainsi que je fonctionnais, avec la hantise de voir tous mes efforts ruinés par des échecs qui me condamnaient pour la saison suivante.Je n’avais pas le choix.Il me fallait donner constamment le meilleur de moi-même, d’une course à l’autre, sans aucune possibilité de me forger un moteur dont le rendement futur aurait été prioritaire.» Sans avoir l’air d’y toucher, notre champion venait de souligner un des points clé qui entravent la réussite de la grande majorité de nos espoirs du sport amateur.Il a fallu qu’une poignée d’hommes d’affaires s’inquiète de l’avenir de Pierre au lendemain des J.O.de Sarajevo, pour que sa carrière prenne la tournure qu’il espérait depuis longtemps.Désormais il pourra investir à long terme, ce qui va influer sur le choix des compétitions et sur ses grands objectifs.Par exemple, cette année, il part en Europe deux mois plus tard.Le séjour, qui fut souvent démoralisant en raison de sa durée, va être plus bref.D’où va découler une attitude mentale plus positive.Les aspects financiers étant définitivement mieux cernés, il n’aura pas à se préoccuper des questions d’argent.qu’il fallait résoudre d’une rencontre à l’autre les années précédentes.Et surtout, s’il fait chou blanc, il n’aura pas à craindre des répercussions condamnant la suite de son programme.C’est grâce à tout cela, tout ce contexte rassurant qu’il va évoluer dans un climat autrement plus sécuri.sant, avec comme but suprême les Jeux de Calgary.Il aura alors 30 ans, l’âge où très souvent un skieur de fond arrive à maturité, au summum de sa science.Harvey, dont la clairvoyance n’est pas la moindre quaUté, n’a pas la fatuité de croire que ses huit victoires en terre canadienne, vont l’amener à rivaliser d’emblée avec les meilleurs spécialistes soviétiques et norvégiens, déjà en grande forme.« Nous ne pouvons nous baser sur ce que nous avons produit depuis un moisct demi.Ce qui est sûr, en ce qui me concerne, c’est qu’il me fallait un tel régime pour passer la surmultipliée.C’est pourquoi je me suis fait mal volontairement, surtout sur le plat, mon point faible; car j’avais toujours tendance à trop relaxer dans les portions faciles, pensant à tort que si j’étais fort en côte (et.de fait il l’est), je pourrais y refaire le terrain éventuellement perdu.» Quand on est capable à ce niveau de s’analyser aussi froidement, c’est certainement qu’on est en passe de changer un peu de peau aussi.Pierre en est là.Et c’est bon signe.Le 16 décembre à Saint-Jean -de-Matha, après avoir écrasé ses suivants dans le 10 km, il a continué sur sa lancée pendant 10 autres kilomètres .et il en avait fait cinq à réchauffement auparavant.« Histoire de se défoncer consciemment comme il le dit si bien.» Mais derrière cette volonté d’acier, il y a autre chose ; c’est en effet sur 15 et 30 km que notre bonhomme va porter tous ses efforts dans les semaines à venir.Dès le 3 janvier à Furth Wagen (RFA), puis le 9 à St.Moritz et les 12 et 13 à Davos ( Suisse), il ne s’alignera pas pour faire de la figuration.Harvey a conscience qu’il est mieux armé que jamais pour doser ses sorties, de façon à être plus « percutant » au jour J.Et celui-ci, c’est pour le 30 km des championnats du monde le 18 janvier à See-feld (Autriche), où il se remettra en piste le 22, sur 15 km cette fois-ci.Le 50 km, prévu le 27 est moins important dans l’immédiat.Mais il veut être capable également d’apporter le meilleur de lui-même dans le relais quatre fois 10 km le 24 janvier.Cè jour-là il sera le chef d’orchestre d’un quatuor canadien à 100 % québécois.Car les trois autres athlètes masculins retenus pour Seefeld sont Yves Bilodeau, André Tourigny et Richard Weber.D’ailleurs sur les sept athlètes retenus pour ces Mondiaux 84, il y a cinq Québécois, puisque Marie-Andrée Masson a été qualifiée avec Carol Gibson et Jenny Walker, pour défendre les couleurs féminines canadiennes.Nous vous l’avions 4it le 13 no» vembre passé dans ces mêmes colonnes ; l’heure de la suprématie québécoise ne va pas tarder à sonner.Jugez par vous-même.Et ne vous y trompez pas : l’exemple de ce phénomène qu’on appelle Pierre Harvey y est pour beaucoup.EN BREF.¦ Retour de Zola Budd JOH ANNESBOURG (AP) — Zola Budd participera dimanche à une course de huit kilomètres sur route en Suisse, sa première épreuve depuis les Jeux olympiques de Los Angeles.Elle a refusé de parler aux journalistes à son départ d’Afrique du Sud et une conférence de presse prévue à Zurich samedi aurait été annulée.¦ Un Japonais avec les Brewers (AP) — Un des plus réputés lanceurs japonais, Yutaka Enatsu, aurait signé un contrat d’un an avec les Brewers de Milwaukee, de la Ligue américaine de baseball.Si la rumeur est confirmée, Enatsu, 36 ans, deviendra le deuxième joueur japonais à évoluer dans le baseball majeur.Le premier fut Masanori Murakami.Il a lancé deux ans avec les Giants de San Francisco, en 1964 et 1965.¦ Le rallye de Monte-Carlo annulé MONACO (AP) — I.a 53e édition du rallye automobile de Monte-Carlo n'aura pas lieu en 1985.L’Automobile club de Monaco renonce en effet à organiser l’épreuve.Dans un communiqué, le club précise que cette décision fait suite au différend qui l’oppose depuis plusieurs mois à la Fédération française du sport automobile.Celle-ci, par l’entremise de son président, Jean-Marie Balestre, réclame un million de francs pour emprunter les routes de France, ou encore le contrôle de l’épreuve sur son territoire, soit presque la totalité du rallye.¦ L’athlète de l’année en URSS MOSCOU (AP) — Serguei Bubka, 21 ans, le détenteur du record du monde du saut à la perche, a été nommé athlète soviétique de l’année par la Fédération des journalistes sportifs d’URSS.Bubka a devancé l’haltérophile Yourik Vardanian et le lanceur de marteau Youri Sedykh.
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