Le devoir, 12 janvier 1985, samedi 12 janvier 1985
locânoN.tct proÉtMîonntti dt II loction tf*MloinolNlii rv« Sh»rWooli»/ Mtl.642-2220 Vol.LXXVI — No 9 Légère chute de neige Max.: -12 (détail page 10) Montréal, samedi 12 janvier 1985 C6H Nord.AbrtiCM â Goopoio 85 c^nls NouvMu-Bruntinck 90 conts.Toronto 1.008 75 CENTS Le milieu des affaires aura son mot à dire Duhaime est disposé à troquer les RÉA contre un taux d’imposition moindre JEAN CHARTIER Le ministre des Finances du Québec, M.Yves Duhaime, a élargi la portée de l’option 111 du Livre blanc sur la fiscalité, option qui s’avère déjà la préférée du milieu des affaires, et il a peut-être même semé les germes d’une option 4.M.Duhaime est en effet disposé à considérer l’abolition du régime d’É- En RFA Le moteur d’un missile Pershing-2 prend feu: trois morts HEILBRONN (RFA) (AFP) -Trois soldats américains ont trouvé la mort hier après-midi et sept autres ont été blessés quand le moteur d’une fusée Pershing 2 non armée a pris feu sur la base américaine de Waldheide, près de Heilbronn (sud-ouest de la RFA), a annoncé le général américain Raymond Haddock, commandant des unités de Pershing en RFA.Le général a précisé que l’accident s’était produit lors d’un exercice de routine dans une tente servant à l’entrepôt et à l’entretien des Pershing sur la base de Waldheide.La fusée, qui appartenait à la 56e brigade d’artillerie de campagne américaine, n’était équipée ni d’une charge explosive nucléaire, ni d’une charge conventionnelle, a-t-il ajouté.Aucune explosion ne s’est produite.C’est le carburant du moteur de la fusée qui a pris brusquement feu, a-t-il indiqué.Deux soldats sont morts sur les Voir page B: Un Pershing pargne-actions en faveur d’une diminution majorée du taux marginal d’imposition si tel est le voeu des milieux d’affaires.C’est ce qu’il a répondu hier à une question d’un membre de l’Association de planification fiscale et .successorale à Montréal.Le ministre Duhaime a cependant ajouté qu’il est prêt à considérer ce type de requête dans le cadre de l’option 111 du Livre blanc sur la fiscalité mais que les contribuables y per- draient grandement au change dans ce cas; les Régimesd’Épargne-ac-tions ont entraîné un manque à gagner de $183 millions au trésor public québécois en 1983 tandis qu’une diminution du taux marginal maximum d’imposition, au niveau de l’Ontario, ne susciterait un manque à gagner que de $ 90 millions.Cet alignement permettrait donc une économie d’impôt de $90 millions, a lancé le ministre à la blague.« Pen- sez-y, avant de réclamer une telle aboUtion ».L’option 111 du Livre blanc sur la fiscalité rendu public jeudi propose un taux marginal d’imposition maximal de 56.4 %; l’option 11 favorisée par le conseil des Ministres propose un taux de 58.4 %.Le taux marginal maximal d’imposition a été fixé à 51.1 % en Ontario pour l’année 1984 et il était de 50.7 % en 1983.Il semble que les propos à la bla- gue de M.Duhaime aient laissé une grande confusion parmi les participants.« Il est impossible que le taux marginal d’imposition de tous les contribuables soit aligné sur celui de l'Ontario, pour un montant aussi peu élevé que ce qui a été mentionné par M.Duhaime », a précisé au DEVOIR M.Pierre Goyette, le président de la Banque d’Épargne et ancien sous-ministre des Finances du Québec.Voir page 8:Duhaim* Lévesque: surmenage MARIE-AGNÈS THELLIER QUÉBEC — Pleinement rassuré sur son état de .santé, le premier mi-mstre du Québec, M.René Lévesque, peut se vanter d’avoir fait vivre hier à la province du Québec (et plus particulièrement à ses politiciens et à ses médias) sept heures chargées de suspense et d’émotions.Tout débuta par un communiqué laconique émis a 9h45 hier matin par son bureau à Québec : on y apprenait avec surprise que M.Lévesque était rentré de vacances mardi soir, six jours plus tôt que prévu, et qu’il était entré la veille à l’hôpital pour y subir des examens médicaux.Sept heures plus tard, vers 16h30, M.Lévesque quittait l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec par un porte dérobée au moment meme où la trentaine de journalistes accourus apprenaient, de la bouche des deux médecins traitants, que M.Lévesque n’était victime que d’un surmenage, somme toute compréhensible dans la conjoncture politique actuelle.Voir page 8; Lévesque Le congrès spécial aura lieu tel que prévu r/ GILLES LESAGE QUÉBEC— Le congrès extraordinaire du Parti québécois sur la révision de son orientation fondamentale aura lieu tel que prévu, samedi prochain, au Palais des Congrès de Montréal.C’est ce que la permanence du PQ s’est empressée de faire savoir hier, quelques minutes après la diffusion du bulletin de santé du premier ministre et président du parti, M, René Lévesque.Avant même que les médecins de L’Enfant-Jésus rassurent leur iUus-tre patient sur son état général de santé, la vice-présidente du PQ et présidente du conseil exécutif - à ce titre, porte-parole officiel - avait laissé entendre qu’il était peu probable que le congrès soit ajourné, même si M.Lévesque devait en être absent.Mme Nadia Assimopoulos avait expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un congrès de leadership, les déU-bérations du week-end prochain portant exclusivement sur la modifica-Voir page 8: Le congrès \ r TéMptwtoPC Le premier ministre Lévesque a subi hier à Québec un examen medical intensif.Verdict des médecins: surmenage.MERCI LeDEVOIRareçu ces trois derniers jours d’innombrables témoignages d’amitié et d’estime.En provenance de tous les milieux et de tous les médias une fête spontanée est née qui a accompagné, élargi et enrichi les modestes célébrations que nous avions prévues.A tous ceux qui ont célébré avec nous le 75ième anniversaire de fondation du DEVOIR, nous adressons nos remerciements les plus chaleureux.Le directeur JEAN-LOUIS ROY.îï Landry et Clark ont discuté d’un sommet francophone Le Québec y porterait le titre de «gouvernement participant» PAULE DES RIVIÈRES Téléphoto PC Le ministre Bernard Landry hier à Ottawa.OTTAWA—L’idée d’un sommet francophone, inimaginable il y a six mois encore, a fait l’objet de discussions préliminaires hier entre le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, et le ministre québécois des Relations internationales, M.Bernard Landry.L’esprit de coopération était tel que le Québec pourrait y porter le titre de « gouvernement participant».C’est ce qu’a indiqué le ministre québécois hier à l’issue d’un long entretien avec M.Clark et d’un bref échange avec le ministre d’Etat au Commerce international, M.James Kelleher.M.Landry a en effet déclaré que le « modèle potentiel » évoqué avec M.Clark est celui dont jouit le Québec au sein de l’Agence de coopération culturelle et technique, forum de niveau ministériel, se réunissant annuellement et où le Québec a un statut de gouvernement participant depuis « de nombreuses années».Et tout en soulignant le caractère « explora- toire » des échanges, M.Landry a confirmé que la tenue d’un sommet fait son chemin lentement mais non moins sûrement : « Nous avons exprimé une volonté commune que cette activité ait lieu »,a-t-il dit.« L’esprit d’harmonie » -tels sont les mots de M.Clark- qui a marqué la rencontre des deux hommes hier s’inscrit logiquement dans le « nouveau climat » qui prévaut entre Ottawa et Québec dans ce domaine depuis que le premier ministre canadien, M.Brian Mulroney, a déclaré en novembre devant le premier ministre français, M.Laurent Fabius, que le Canada n’alimenterait plus de guerre de drapeaux et ne mettrait plus de bâtons dans les roues du Québec dans ses relations avec l’extérieur.Plus récemment, le président du Conseil du trésor du Canada, M.Robert De Cotret, relançait l’idée d’une réunion des chefs d’Etat francophones, dont l’initiative revient à l’ex-président du Sénégal, M.Léopold Sédar Senghor.Mais le projet du chef Voir page 8: Landry et Clark L’Hôpital pour enfants de Toronto: la science versus la loi NATHALIE PETROWSKI TORONTO — À l’hôpital pour les enfants mâlades de Toronto, l’hôpital où 36 bébés sont morts mystérieusement sans que la commission royale d’enquête, chargée de l’affaire, puisse élucider le mystère ni trouver le coupable, un nuage de doute et de méfiance continuel planer.Lundi dernier, les autorités de l’hôpital, qui étaient démeurées silencieuses tout au long de l’enquête, se sont enfin prononcées publiquement.Douglas Snedden, le directeur de l’hôpital, a déclaré à la presse qu’il acceptait les conclusions du rapport Grange: la mort de 8 des 36 bébés constituent un meurtre.Mais le directeur, pas plus que la police de Toronto ni le juge Grange, n’ont le moindre indice sur l’auteur de ces meurtres.Le mystère èontinue donc de planer sur cette histoire, l’une des plus sinistres dans les annales de la médecine canadienne.Situé au coeur du centre-ville sur University Avenue, l’hôpital pour enfants malades de Toronto a 109 ans et une architecture sévèrement symétrique pour le prouver.Le directeur.Douglas Snedden, un colosse, m’attend en manches de chemise dans son bureau aux couleurs criardes.Après des mois et des mois de silence, de frustration, d’attente et d’angoisse, le directeur avoue qu’il est soulagé, en dépit des conclusions accablantes du rapport Grange.Il a surtout hâte de voir l’hôpital reprendre son activité habituelle.«Vous reconnaissez donc le meurtre des bébés?».Douglas Snedden devient discrètement blême.Ce n’est pas la question qui le gêne, mais l’utilisation du mot tabou qu’il n’emploie jamais.Il rectifie immédiatement.«J’ai dit que j’ai accepté le rapport.Cela inclut les conclusions quoiqu’il soit très difficile pour nous d’accepter que des bébés soient morts de surdoses administrées avec préméditation.Je ne prononce jamais ce mot-là parce que je ne peux concevoir qu’un membre du personnel soit coupable.Nous avions 105 ans en 1981 lorsque les incidents sont survenus.Jamais dans toute l’histoire de l’hôpital, avons-nous eu des rapports de surdoses.Il y a eu des accidents bien sûr, jamais rien d’intentionnel.Mais, que voulez-vous, le juge Grange est un juge très respecté et très érudit.Sa commission a duré 191 jours, tout le monde a été interrogé.Je dois m’incliner et accepter le rapport.» Est-ce parce qu’il n’a pas le choix?Il hésite.«Toutes les morts ont été examinées avec beaucoup de soin.Nous avons fait des autopsies.Dans notre charte, il y a des raisons médicales qui expliquent chacune des morts.Il faut comprendre que tous ces bébés étaient très, très malades.Il y a eu des rapports internes et des enquêtes internes après l’enquête préliminaire.La question que l’on se pose en tant que scientifiques, porte sur les tests de digoxin réalisés sur des tissus morts.Certains bébés étaient morts et enterrés lorsque nous avons les avons testés.Pouvons-nous vraiment nous baser sur ces tests-là, voilà la vraie question.» Il se tait un instant puis décide de répondre lui-même à la question.«Je Voir page 8: L’HépKal LE DEVOIR CULTUREL 50 bougies à l’OSM Lundi, le 14 janvier, l’Orchestre symphonique de Montréal aura jour pour jour ses 50 ans bien comptés.C’était le soir du 14 janvier 1935 ., rappelle notre critique musical Gilles Potvin, une activité inaccoutu mée régnait sur l'avenue Calixa-Lav allée.Dans la salle du Plateau le chef Rosario Bourdon dirigea l’« orchestre des concerts symphoniques de Montréal » dans Beethoven {Léonore, l’ouverture no.3, première pièce de l’histoire de l’OSM), Tchaikovsky (la Symphonie Pathétique), Mendelssohn (le Caprice brillant), Debussy (le Prélude à l’après-midi d’un faune).Léo-Pol Morin était le violoniste invité.Aujourd’hui, rOSM dirigé par Charles Dutoit, son septième chef, a la vigueur et la maturité des grands ensembles.Page 17 Pasolini 1985 Il y a dix ans le cinéaste et poète italien.Pier Paolo Pasolini, était assasiné sur la plage d’Ostie.Il laissait une oeuvre de dramaturge, de poète, de romancier, d'essayiste, de critique et de cinéaste qui, encore aujourd’hui, questionne et déstabilise l’homme du vingtième siècle.Au Quat’sous, le metteur en scène Denis Marleau et le chorégraphe Daniel Léveillé présentent à compter de mercredi un spectacle, Théorème 1985, qui veut recréer au théâtre l’univers pasolinien du désir et du changement.Robert Lévesque a rencontré Denis Marleau.Page 17 LE DEVOIR .A LOISIR 4 Faites-leur voir le fleuve.Avec nos hommages posthumes à Jean-Jules Richard, dont le roman Faites-leur boire le fleuve (1970) se situe justement dans le vieux port de Montréal, LE DEVOIR .À LOISIR pose la question ; les Montréalais veulent-ils revoir leur fleuve ?Une proposition d’aménagement de l’architecte Marc Drouin constitue la première volée de ce débat auquel nos lecteurs sont conviés.Page 25 Kenneth Blanehard, Ph.D.Speneer Johnson, iH.D.Mani^r- Mimaem AUGMENTEZ SATISFACTION.RÉSULTATS.PROFITS ET PRODUCTIVITÉ Dans ce livre, vous découvrirez la méthode la plus rapide qui soit pour augmenter la productivité, les bénéfices, la satisfaction née du travail bien fait et le bien-être du personnel.Cette nouvelle forme de management, résolument révolutionnaire, permet déjà aux dirigeants de nombreuses sociétés américaines d'obtenir des résultats incontestables.Cette méthode est reconnue comme la solution par excellence à la baisse de productivité qui frappe le monde occidental — la réponse de l’Ouest à la Théorie Z du Japon.En librairie à 14,95$ FRANCE - AMERIQUE Le Devoir, samedi 12 janvier 1985 ;ï - i5'i-:;:sîv :ïjù., i i^;«?La situation économique au centre de ia discussion Mulroney attend beaucoup de sa rencontre avec Bourassa PIERRE O’NEILL Le premier ministre conservateur Brian Mulroney attend beaucoup du tête-à-tête qu’il aura demain avec le chef libéral, Robert Bourassa.L’attaché de presse du premier ministre, M.Michel Gratton, a indiqué hier au DEVOIR que M.Mulroney considère comme importante la rencontre qu’il aura demain à Montréal avec M.Bourassa, précisant qu’il y serait essentiellement question de la situation économique du pays.Le leader national du Parti conservateur et le chef libéral du Québec prendront le dîner ensemble à l’hotel Ritz Carlton puis, en cours d’après-midi, donneront une conférence de presse conjointe.Quoi qu’Us soient des amis de longue date, c’est la première fois que ces deux chefs politiques se rencontrent depuis les élections générales fédérales du 4 septembre.M.Mulroney profitera de sa présence à Montréal pour assister ce soir à la partie de hockey entre les Sabres de Buffalo et le Canadien de Montréal.Cet acte de présence du chef du gouvernement du Canada vise à souligner les cérémonies du 75è anniversaire du Forum de Montréal.M.Mulroney s’était rendu à Québec le 5 septembre pour y avoir des entretiens avec le premier ministre René Lévesque.Cette première rencontre avait également porté sur l’économie et s’était soldée par la signature de l’entente-cadre Ottawa-Québec sur le développement économique.Au terme des discussions,' M.Mulroney s’est dit disposé à la relance des négociations constitutionnelles mais à la condition que l’on en évacue l’ambiguité et la confusioa A une semaine du congrès du Parti québécois sur la mise au rancart de la souveraineté, la rencontre de M.Mulroney avec M.Bourassa risque d’ajouter aux pressions déjà accablantes que subit déjà M.Lévesque depuis que s’est amorcé le débat entre révisionnistes et orthodoxes.Pour Robert Bourassa, ces premiers entretiens avec le premier ministre du Canada sont « d^un très grand intérêt », a-t-il déclaré hier au DEVOIR.Tout en reconnaissant qu’il y plus de six mois qu’il n’a pas revu le chef conservateur, M.Bourassa rappelle qu’ils ont eu de fréquentes conversations téléphoniques.Ils se sont en- tendus sur les sujets des discussions qu’ils auront demain.Même s’il est acquis que l’essentiel de la rencontre portera sur l’économie, l’hypothèse d’une reprise des négociations constitutionnelles y sera également soulevée, mais avec le seul objectif précis de s’entendre sur un calendrier de travail.Après avoir fait le point sur le climat politique québécois, les deux chefs politiques aborderont les principaux problèmes économiques de l’heure.M.Bourassa entend insister davantage sur les risques que comporte l’ampleur du déficit fédéral et il soumettra à ce propos des éléments de solutions visant à une normalisation de la situation.Il lui apparaît urgent de briser le « cercle vicieux » par lequel les déficits entraî- nent la hausse des taux d’intérêt et vice-versa.Dans ce même ordre de préoccupations, M.Bourassa soumettra, à titre exploratoire, des idées qu’il croit susceptibles de solutionner certains problèmes relatifs au fonctionnement de l’Union économique canadienne.Il discutera en outre avec M.Mulroney des inéquités du système de la péréquation, de l’importante du commerce international et des inéquités de la péréquation.De la relance des négociations constitutionnelles, M.Bourassa en avait discuté avec le premier ministre Davis de l’Ontario, en début décembre, au moment même où à Québec M.Mulroney rencontrait M.Lévesque.Au cours de cette même tournée en dehors du Québec, M.Bourassa avait également rendu vi- site aux premiers ministres Loug-heed et Devine.Mais il ne leur aviut pas parlé de constitution.M.Bourassa ne volt pas pourquoi il consacrerait trop de temps à traiter de constitution avec M.Mulroney, alors que M.Lévesque a lui-même jugé de réléguer le dossier « à la Trinité ».Enfin, M.Bourassa profitera de cette occasion pour vérifier, auprès de M.Mulroney, l’apropos de certaines des nouvelles orientations économiques définies par les experts de sa commission politique et qui doivent être soumises, en début de mars, au congrès d’orientation du PLQ.Dans l’esprit de M.Bourassa, cette consultation bilatérale réciproque entre les deux niveaux de gouvernement apparaît comme un échange d’idées indispensable et une élémentaire prudence.-Wr Sur les toits à — 22 degrés La vague de froid que nous avons connue cette semaine n’a pas empêché les ouvriers travaillant à la construction d’une tour du centre-ville de faire leur boulot.Grâce à un système qui souffle de la vapeur d’eau et permet d’éviter que se forme de la glace sur la structure quand le béton est coulé, les ouvriers travaillent dans des conditions un peu plus clémentes L’ayant rencontré entre le 4 et le 8 mai Huit témoins affirment que Lortie avait un comportement « normal » AUTO M N E 1985 Affaires sociales Quatre associations patronales appuient la réforme du régime de négociation RENÉE ROWAN Malgré un certain nombre de réserves ou « précautions » dont ils feront part lors de la commission parlementaire qui aura lieu entre le 28 et le 31 janvier, quatre groupements d’établissements du secteur des affaires sociales ont donné publiquement leur accord, hier, à la révision du régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic.« Tout le monde convient qu’il y a des choses fondamentales à changer dans la façon de négocier », a déclaré en conférence de presse M.Pierre Cloutier qui parlait au nom de l’Association des centres d’accueil du Québec, de la Fédération des centres locaux de services communautaires du Québec, de l’Association des centres de services sociaux du Québec et de l’Association des centres hospitaliers et d’accueil privés du Québec.Ces 650 établissements représentent l’ensemble du secteur social du réseau des affai- res sociales alors que les centres hospitaliers publics, absents de la rencontre d’hier, représentent le secteur santé.L’Association des hôpitaux du Québec entend faire entériner sa position par son conseil d’administration au cours de la semaine prochaine.Reconnaissant qu’il faut prendre les moyens pour éviter les conflits à répétition que le Québec a connus lors des rondes de négociation des conventions collectives du secteur des Affaires sociales, les quatre groupements estiment que l’avant projet de loi dépose par le gouvernement le 20 décembre dernier constitue un « effort louable » en ce qu’il propose des solutions nouvelles qui doivent être étudiées plus à fond.L’avant-projet de loi qui doit être discuté en commission parlementaire entre le 28 et le 31 janvier prochain, vise à redéfinir le cadre de négociation dans une approche favorisant la décentralisation; à établir une nouvelle méthode de détermination de la rémunération; à exclure certains différends du champ d’exercice du droit de grève et à accroître les pouvoirs du Conocil des services essentiels.Se refusant pour l’instant à commenter dans le détail les propositions de Tavant projet de loi présenté par M.Michel Clair, ministre délégué à l’Administration et president du Conseil du trésor, le directeur général de l’Association des centres d’accueil, M.Pierre Cloutier, a souligné que certains s’étaient empressés d’établir trop rapidement un lien entre négociation et droit de grève.Il y a encore de la place pour de la négociation, a-t-il dit, ajoutant qu’il était d’accord pour que la masse salariale ne soit pas négociable.Les quatre du secteur social invitent vivement tous les organismes intéressés, y compris les organisation syndicales, à accepter l’invitation gouvernementale à la consultation: il en va de l’intérêt du public, affirment-ils.Des centrales syndicales ont déjà annoncé leur intention de boycotter la commission parlementaire.LIA LEVESQUE QUEBEC (PC) -H uit témoins qui ont eu l’occasion de voir ou d’échanger avec le caporal Denis Lortie, entre le 4 et le 8 mai, ont affirmé hier à la cour que celui-ci avait un comportement qui leur paraissait « normal ».Le caporal Denis Lortie, stationné à la base militaire de Carp, près d’Ottawa, subit actuellement son procès en Cour supérieure de Québec sous trois chefs d’accusation de meurtre, en rapport avec la fusillade du 8 mai à l’Assemblée nationale.guérin l'éditeur mil I iii^A édite M diBponIble Mon nouveau programme de français au primaire Des neuf témoins qui sont venus à la barre, hier, huit ont vu ou échangé avec Lortie dans les heures ou les jours qui ont précédé la fusillade du 8 mai, à 9h40.Tous ont qualifié de « parfaitement normal » ou de « tout à fait normal » le comportement de Lortie lors de leur rencontre.M.Guy Hamel, propriétaire du motel Fleur de Lys, à Sainte-Foy, où Lortie aurait passé les nuits du 6 et 7 mai, a même déjeuné avec le jeune caporal, entre 7h30 et 8h00 le 8 mai.Il n’a rien noté de particulier dans le comportement de Lortie; « absolument rien, sinon je n’aurais jamais discuté avec lui », a-t-il mentionné.Après lui avoir prépare à déjeuner, le gérant d’hôtel s’est assis auprès de lui pour discuter.« Il était calme, Spic and Span et par- En vente dans toutes les librai fait », a lancé M.Hamel, en réponse aux questions du procureur de la Défense, Me André Royer.Selon la version énoncée par M.Hamel, Lortie est arrivé à son motel, le dimanche 6 mai vers 15h00.Il en est reparti le 8 mai à 8h00, vêtu de son habit de camouflage de militaire.En discutant avec Lortie, lors du petit déjeuner, M.Hamel lui aurait notamment demandé pourquoi il était vêtu en militaire.Lortie aurait simplement répondu qu’il avait un exercice à faire à lOhOO à la base de Valcartier, une sorte d’attaque simulée à laquelle participaient quatre groupes de militaires.Un autre témoin, Mme Maritchu D’Aba-die-D’Arrast, qui a discuté avec M.Lortie peu avant 9h00, décrit le caporal comme un homme « à l’air décidé, qui se tenait droit, très strict ».Mais, d’un seul souffle et sans qu’on lui ait posé la question, elle a pris soin de préciser qu’elle ne s’est « jamais sentie menacée» en sa présence.C’est à Mme D’A-badie-D’Arrast, recher-chiste à CJRP, que le caporal aurait remis une cassette destinée à l’a- guérin lèonif e.11 n?T J'.K .'.'l.RÏ?)4R’ Cahier IA 4,95$ ISBN-2-7601-1287-X (159 pages) Cahier IB ISBN-2-7601-1288-8 (143 pages) Les cahiers d'activités Mon nommu progrmmm» d» fnnçslê suggère un ensemble de travaux conçus selon l'esprit du nouveau programme de français.nimateur André Arthur, le matin du 8 mai.M.Lortie se serait rendu au poste, demandant à voir l’animateur de radio.Celui-ci étant en ondes, c’est Mme D’Abadie qui l’a reçu dans le hall d’entrée.Lortie lui aurait notamment demandé un entretien privé dans une salle isolée.Comme il n’y avait pas de salle de ce type, Lortie l’aurait rencontré à l’extérieur de la station.Il lui aurait alors remis une cassette, en lui imposant un embargo, une heure à respecter avant d’écouter le message.M.Lortie aurait refusé de dire ce que contenait le message, se bornant à lancer « tu verras, tu verras » à Mme D’Abadie qui l’interrogeait.M.René Comtois, un militaire de 20 ans, était en poste à la Citadelle de Québec, le soir du 7 mai.Lortie se serait présenté pour lui remettre une cassette, cette fois au nom du lieutenant-colonel Melvyn Arsenault, aumônier de la base de Valcartier.Lortie aurait insisté pour que le lieutenant-colonel reçoive la cassette « au plus vite ».Jusqu’ici, les témoins appelés par la Couronne ont successivement appris au jury que Lortie aurait loué une voiture le 4 mai chez Budget à Ottawa afin de se rendre à Québec.Il serait rentré au travail le samedi le 5 mai, prétextant du retard à son inventaire.Dans la chambre forte, il se serait emparé d’armes et de munitions.Il serait arrivé à Québec le 6 mai et se serait établi au motel Fleur de Lys.Il aurait payé d’avance deux nuits.Le 7 mai entre lOhOO et llhOO, il aurait effectué une visite guidée de l’Assemblée nationale.Il se serait rendu en après-midi au magasin à rayons Sears où il aurait acheté un magnétophone ainsi que trois cassettes.Le soir, il se serait rendu à la Citadelle de Québec pour remettre une cassette à l’intention de l’aumônier de la base de Valcartier.Le 8 mai, il aurait déjeuné au motel entre 7h30 et 8h00 puis aurait acheté un journal dans un dépanneur.Il se serait ensuite rendu à la station CJRP pour remettre une cassette à l’animateur André Arthur.Le procès a été ajourné à lundi matin.PROGRAMMES D'ÉTUDES DE DEUXIÈME ET DE TROISIÈME CYCLES L UQAM est entrée dans sa quinzième année d'activités.Forte de ses réalisations durant cette période, avec ses trente mille étudiants, ses huit cents professeurs, ses mille chargés de cours, son large éventail de programmes de premier, deuxième et troisième cycles, l'UQAM vous invite à vous joindre à elle: vous y trouverez un milieu intellectuel stimulant et vous y viserez l’excellence au sein de programmes d'études et d'activités de recherche de qualité.! l'écxx:ation des aouues I AUCÉGEP nJ ^ R«nMlgn«2-vou« ¦U cég«p d« votr* région ou è CÉGÉPHONE (514) 271-1124 du lundi au vondrodl juaqu'à 21 h.noua accaptona lea frpia (fintarurt>ain / Certificéta dé dauxièmé cycle: • Intégration de la recherche à la pratique éducative • Météorologie • Thanatologie Maltnsea: • Administration des affaires (MBA) (admission en décembre seulement pour l'année débutant au mots de mat sutvam) • Analyse et gestion urbaines • Art dramatique • Arts plastiques • Biologie • Chimie • Communication • Économique ;v.• Éducation • Études des arts • Études littéraires • Géographie • Gestion de projet # (conjointement avec t'UQAC l'UÛTR et rUQAH) • Histoire • Informatique de gestion • Linguistique • Mathématiques • Philosophie • Psychologie • Science politique • Sciences de la terre * Sciences de l'atmosphère (conjointement avec l'UQAC) • Sciences de l'environnement * Sciences religieuses * Sexologie * Sociologie Doctorats: ?Administration (conjointement avec HEC, l'Université Concordia et rUniversiié McGill) Histoire; • I^tos4phi»{««w»ionnd (i* l'OQTO) ^Psychologie • Science politique .* Sémiolotogie • SoaoloQie Aide finsncière La Fondation de l'UQAM offre un carlsip nombre de bourses d'études de dépsiimept de troisième cycles.Des postes d’édjqiqt d# recherche et d’auxiliaire d'enseigraNyHKht sont également possibles dans iss partements.POUR TOUS RENSEIGNSMCNTS 400 «it, Sta-C«th«fiot Directeur des services administratifs Michel Paradis LA RÉFORME DE LA FISCALITÉ De tous les moyens dont dispose un État moderne, aucun n’a l’importance m la force de la politique fiscale.Celle-ci fixe pour l’essentiel l’ordre de grandeur des revenus publics et, en conséquence, des services offerts à l’ensemble ou à des catégories particubères de citoyens.Elle détermine une structure directe de redistn-bution du revenu entre les catégories de contribuables.Son poids relatif étabht aussi les marges d’mitiative laissées aux consommateurs et aux investisseurs.Elle influe donc sur l’évolution du marché de l’emploi et sur le développement économique Fiscalité, justice sociale et développement sont amsi étroitement bés.Le ménte du Livre blanc sur la fiscalité déposé jeudi par le ministre des Finances, M.Yves Du-haime, est justement de chercher à tenir ensemble ces inséparables vases commumquants.Mais cet effort est incomplet.Le document reste silencieux sur la création d’emplois Après avoir proposé trois options de réforme de la fiscalité, le gouvernement écarte celle dont les effets économiques, selon sa propre évaluation, « sont les plus prononcés aussi bien sur l’efficacité économique que sur la production et l’emploi» Ce choix est cuneux.Pour le gouvernement, l’incitation à l’emploi constitue un aspect central de sa proposition de réforme de la fiscalité.Le Livre Wane propose une pohtique d’mcitation à l’emploi.Du coté de la demande, sa proposition est ambitieuse.Elle demeure faible, smon inexistante, dû côté de l’offre.Contradiction apparente ?Choix politique visant à ne pas trop secouer durement les clientèles dans les régions et à protéger les secteurs mous ?Cramte des effets d’une fiscahté davantage tnbu-taire d’une taxation visant la consommation ?Si ce dernier motif a prévalu, il faut bien constater qu’il ne repose sur aucune démonstration probante.Cette question devrait occuper une place centrale dans les débats à venir, à l’occasion de la tournée du Québec que fera M.Duhaime et de la commission parlementaire qui fera l’examen du projet de révision de la fiscahté.Les rédacteurs du Livre blanc ont cherché des voies de réforme en tenant un compte exact de l’ensemble des contraintes qui limitent le champ de manoeuvre du gouvernement : niveau du deficit de l’État, incertitude quant au rendement de l’économie dans les prochains mois smon dans les prochaines années, nécessité de prendre en compte les politiques fiscales visant les particu-hers et les entreprises dans les sociétés voisines qm sont nos prmcipaux compétiteurs.D’où la modestie apparente des allégements fiscaux de l’ordre de $ 600 qui pourraient éventuellement profiter aux contribuables si la réforme annoncée passe des mtentions aux actes.Mais cette modestie apparente s’accompagne d’une recherche de nouvelles cohérences, de propositions majeures de changement dont les effets considérables modifieraient à fond le système fiscal et celui dee la protection sociale des Québécois Ces modifications visent quatre domames ; dé-fmition renouvelée du revenu garanti, mtégration des politiques de prestations sociales à une politique d’incitation au travail, fusion complète des régimes de taxation et de transfert, et recherche d’un meilleur équUibre dans les charges fiscales des contribuables selon leur mveau de revenu.Le Livre blanc n’évacue pas l’obhgation du pouvoir pubhc d’assurer à tous les citoyens un revenu mmimum « garanti ».Au contraire, ses rédacteurs ont placé au centre de leurs préoccupations cette exigence qui ne saurait être abandonnée.Ils lui ont donné un statut clair.Prudents quant à la question centrale du mveau des besoins essentiels garantis par l’État, ils ont établi les catégories susceptibles de profiter de cette pohtique.Ils ont, de plus, étabh son mode de fmancement.Cette pohtique nouvelle de garantie de revenu mtégrerait différents programmes et budgets .aide sociale qm exigera des déboursés de $ 2 milhards en 1985, supplément du revenu de travail et subventions pour la garde des enfants.Cette voie apparaît prometteuse, dans la mesure cependant ou elle serait partie d’un ensemble plus large.Le Livre Wane démontre, exemples à l’appui, que le système de sécurité sociale désincite les bénéficiaires à chercher et à accepter un emploi : « Toute tentative pour les bénéficiaires d’amého-rer leur sort est taxée bien plus lourdement que l’augmentation des revenus des gens qui ont les revenus les plus élevés.» Ici encore, la démonstration mathématique proposée, bien que probable, n’en demeure pas moins fragile.Combien sont-ils à préférer toucher des prestations plutôt qu’à occuper un emploi ?Il est impérieux que l’État crée des incitations fmancières réelles ^ur amener les travailleurs à faible revenu à conserver leur emploi.Qu’il rende avantageux aussi aux bénéficiaires du programme de revenu garanti à naître la réintégration du marché du travail en leur laissant une plus grande partie de leur revenu d’emploi que ce que permet le régime actuel.Les mesures fiscales proposées dans le Livre blanc pour atteindre ces objectifs apparaissent susceptibles de corriger ce qui doit l’être.Celles visant l’intégration des régimes de taxation et de transfert modifieraient substantiellement l’ordre actuel des choses.La proposition apparaît utile, mais il est vraisemblable que sa mise en place exigera d’importants travaux qui sont absents du Livre blanc.Enfm, le gouvernement se propose d’opérer une intervention délicate dans la courbe des tables d’impôt.Il se propose de relever le seuil de départ, de mieux comptabihser les coûts réels des dépendants et notamment des enfants à charge, et de réduire modestement l’écart dans le taux d’imposition des revenus élevés au Québec par rapport à l’Ontario.Tout ce volet du Livre blanc apparaît bien prudent, de l’ordre de l’ajustement davantage que de l’ordre du changement.Après des mois et des mois de travaux, d’hésitations et de débats internes, le gouvernement a produit un bon document de travail.Il a indiqué une préférence.Le temps est venu de fixer des choix.La consultation et les travaux de la commission parlementaire devront parfaire la démarche, utile mais incomplète, consignée dans le document Panzeau-Duhaime.On doit souhaiter que cette consultation et ces travaux suscitent partout mtérêt et participation.— JEAN-LOUIS ROY Devant l’ambiguïté DÉCISION HABILE que celle de créer un comité ministériel ad hoc pour étudier la situation hnguistique, et voir s’il y a heu de réformer la législation québécoise, affaibhe à nouveau par le dernier jugement de la Cour supérieure Au strict plan pohtique, le cabinet pouvait, en effet, cramdre que ce coup porté à l’un des symboles les plus puissants de la loi — l’affichage unilingue — ne provoque chez les troupes du Parti québécois un mouvement d’indignation qui nuise à l’entreposage de l’option souverainiste L’aile dite « orthodoxe » aurait en effet pu, au congrès du 19 janvier, exploiter l’affaire pour démontrer aux mihtants que l’essentiel, la protection de la langue française, n’était même plus garanti On pourra désormais les rassurer le gouvernement veille et prépare déjà la réphque à l’érosion de la loi 101, en sus d’avoir fait appel du jugement Boudreault À moyen terme, toutefois, ces mesures de temponsation pourraient se muer en erreurs II faudra des mois, et même des années, d’appel en appel, pour en arriver à un jugement définitif sur la langue de l’affichage, et les chances sont grandes que la Cour suprême réitère le jugement Boudreault Le Parti québécois sera-t-il encore au pouvoir, et pourra-t-il dès lors apporter les corrections qui s’imposent pour éviter un régime de « bilmguisme symétrique » intégral ’’ Nombreux sont les analystes qui ont suggéré au gouvernement d’élargir dès maintenant la loi 101 pour permettre un affichage dans une autre langue, mais en obligeant à la prépondérance du français II est beaucoup plus facile au Parti québécois de le faire qu’à un éventuel gouvernement libéral qui aurait de la difficulté à faire accepter cette solution à ses troupes, loin de Tunanimité autour de la « pnmauté du français » au Québec Quant au comité ministériel, il ne pourra évidemment pas, en quelques semaines, étudier mieux que superficiellement la situation Non pas qu’il faille recourir aux grandes orgues, et suggérei la création d’une vaste commission d’enquête sur l’é- tat des langues au Québec Mais le temps est certamement venu de s’m-terroger sur la donnée que personne ne veut voir l’ambiguïté des opinions de la communauté francophone elle-même, quant à l’étendue de la protection législative à donner au français II est facile, en effet, et courant dans les milieux gouvernementaux, d’interpréter cette ambiguïté comme une survivance de notre mentahté de colonisés.Or, quand elle persiste, et souvent dans des milieux fort dynamiques, il y a au moins lieu de lever le couvercle sur nos certitudes trop faciles Depuis le début des années ’80, la plupart des sondages disponibles, et non pas seulement ceux d’Alliance-Québec, révèlent qu’une majorité de Québécois francophones sont favorables au bilinguisme dans l’affichage Les sondages les plus récents montrent même une progression de cette attitude, qui frôle dans certams cas une volonté de bihnguisme institutionnel intégral Les sondages ne font cependant pas foi de tout et n’éclairent surtout pas les motifs de ces attitudes déconcertantes.On peut au moins formuler quelques hypothèses La première, qui n’est pas souvent évoquée, pourrait tenir à la réflexion plus poussée que mènent les sociétés québécoise et canadienne à l’égard des libertés et droits fondamentaux, à l’occasion de l’adoption des chartes fédérale et provmciale des droits Le gouvernement canadien en a fait une partie intégrante de sa constitution, le gouvernement du Québec en a fait une loi prépondérante eu égard à toutes les autres lois Ces décisions ont une signification profonde quant aux valeurs d’une société et il ne serait donc m étonnant, ni surtout déplorable, qu’elles aient eu une influence sur les perceptions des citoyens, sur la pnonté qu’ils semblent donner à la liberté d’expression plutôt qu’à la protection rigide du français Il est fort probable aussi, comme le soulignait notre collègue Jean-Pierre Proulx dans LE DEVOIR du 10 janvier ( La Charte de la langue autopsie d’une bataille perdue), que rattachement au bilinguisme institutionnel soit beaucoup plus profond qu’on ne le croit généralement, chez les Québécois francophones Tout ce siècle a été marqué de batailles pour l’égahté des langues dans les institutions fédérales, dans les autres provinces, pour faire justice aux minorités francophones, et au Québec pour briser le monopole de l’anglais notamment dans les milieux d’affaires On n’efface pas aussi facilement une conception certes utopiste de la réciprocité possible au Canada, mais qui paraît encore à plusieurs l’image même de l’harmome souhaitable Enfin, on ne peut faire abstraction de ce que nos penseurs officiels appelleraient la « civilisation » québécoise, tout en se montrant réticent à en reconnaître le très fort contenu nord-américain Pour leurs loisirs, leurs évasions, leurs compléments d’activités culturelles, les Québécois tendent naturellement à tirer parti des ressources américaines, quel que soit le scandale des beaux esprits Leur fréquentation de la langue anglaise, surtout chez les plus jeunes, est dépourvue de l’agacement qui fut celui, normal, des générations précédentes II ne manque pas de raisons de croire qu’un tel confort repose sur l’illusion —ri suffit de passer quelques heures en colloque à Ottawa pour s’en rendre compte.Mais il y a, en même temps, des limites à vouloir modeler les consciences Le pan du gouvernement du Qué bec, et de M Camille Laurin son inspirateur, en faisant adopter la loi 101, voulait que l’affirmation collective précède et soutienne les affirmations individuelles II a en partie réussi, nul ne peut nier que l’assurance linguistique des Québécois francophones soit beaucoup plus forte aujourd’hui Mais elle ne va pas jusqu’à adopter la thèse entière de la loi 101, qui donne au français la primauté absolue II y a là un problème « existentiel » qui devrait retenir les législateurs pressés, et qu’un comité mi nisténel, dans la tourmente actuelle, ne saurait résoudre seul — LISE BISSONNETTE LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par I imprimerie Populaire société à responsabilité limitée dont le siège social est situé au numéro 211 rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par I imprimerie Dumont division du Groupe Ouebecor Inc dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi- vin Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques division du Groupe Ouebecor Inc située à 775 boulevard Lebeau Ville Saint-Laurent H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2 50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour information à Montréal 332-3891 à Ouébec 687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année 6 mois 62$ 3 mois 32$ Alé franger 225$ par année 6 mois 115$ 3 mois 60$ édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-postri à LE DEVOIR, 211 rue St-Sacrement, Montréal Québec H2Y 1X1 Tarif de I abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Ouébec La «révolution» de Jean Lesage QUEBEC GILLES LESAGE ?Dale C Thomsom, Jean Lesage et la Révolution tranquille, editions du Trécarré, Montreal, 616 pages UN LIFIN, d’aüleurs mutueL de respect et de sympathie attachait Jean Lesage et René Lévesque, alors que le premier dirigeait le gouvernement dit de la Révolution tranquille, dont le second était la vedette la plus tapageuse, au début de la décennie soixante Il en est plusieurs exemples, certains bien connus, d’autres beaucoup moins En VOICI un savoureux, que relate M Thomson dans sa fresque magistrale sur une période palpitante et même exaltante à certains égards Au début de 1965, Lesage avait besoin de deux « braves » pour défendre la formule Fulton-Favreau Pierre Laporte accepta de bonne grâce, mais le ministre des Richesses naturelles se faisait tirer Toreille Sceptique, M Lévesque y voyait l’un de ces jeux auxquels les junstes aiment s’adonner, mais qu’il ne fallait pas prendre au sérieux, d’autant que ses conseillers y flairaient un piège tendu par ses ennemis « Tiraillé entre ses convictions nationaUstes et les impératifs de la solidarité ministérielle, il finit par proposer un marché à Jean Lesage il accepterait d’être le porte-parole du gouvernement à condition que le premier mimstre lui promette d’appuyer le projet Soquem Marché conclu, Lévesque se rendit donc à l’Université de Montréal où, comme il devait l’admettre plus tard, le professeur Jacques-Yvan Morin, l’un des principaux adversaires de la formule F'ulton-Favreau, l’avait “déculotté” » C’est ainsi que s’écrit l’histoire politique La société mmière d’État fut créée au cours des mois suivants et la formule Fulton-Favreau tomba dans les hmbes Cette anecdote n’est pas la seule révélation de cet ouvrage d’envergure, ni même la plus importante.Mais elle dénote bien avec quelle minutie l’auteur a poussé ses recherches approfondies, à l’aide d’archives abondantes, de documents inédits, d’entrevues exhaustives, en vue de livrer un tableau saisissant, non seulement sur Tac-coucheur de la Révolution tranquille, mais sur les principaux dossiers et animateurs d’une décennie bouillonnante Avec beaucoup de respect, mais aussi avec une grande franchise, M Thomsom cisèle finement le portrait d’un homme politique remarquable, Tun des plus importants et imposants de son époque Avec force détails, mais sans se départir d’une sobriété de bon aloi, il traite de ses origines, de sa jeunesse studieuse, de sa famille, de son apprentissage et de son ascension politique, à Ottawa et à Québec, des remous et ressacs d’une carrière mouvementée et haute en couleurs II fait état de ses immenses qualités, qui confinaient à celles d’un véntable chef d’État, dans les grandes occasions, de son sens politique, de son goût inné de l’action, de sa faculté d’adaptation Ce n’est pourtant pas un faux portrait de samt.M Thomson évoque aussi les défauts et faiblesses de Lesage, y compris son goût de la nbote et son alcoohsme chromque Certams apprendront avec étonnement que, durant toute sa vie si active, Tan-cien premier ministre a été aux pn-ses avec Téthylisme et ce que l’auteur, comme les Québécois, appelle « la boisson » Loin de verser dans le sensationnalisme et le potinage, l’auteur montre avec une rigueur et un exemplaire souci du détail que les gestes capitaux, les décisions importantes s’mcament toujours dans l’épaisseur de l’humain, avec ses grandeurs et son idéal, ses ambitions et ses arrière-pensées, ses objectifs souvent inavoués Quelles que soient, par ailleurs, la stature et l’envergure des protagomstes Or ces protagonistes d’une trop brève et formidable entreprise de modernisation du Québec sont également mis en relief par M.Thomson Si Lesage reste au centre des événements, ils est loin d’être la seule vedette de ce monumental ouvrage II en est quelques-unes qm lui causent d’ailleurs du souci et le mettent souvent en colère .MM Lévesque, Paul Gérin-Lajoie, Lapalme, Kierans.Il est aussi de jeunes serviteurs publics qui surgissent avec fougue et jouent du coude derrière la scène • Claude Morin, Jacques Parizeau, Arthur Tremblay, André Marier, Roch Bolduc et autres «ingénieurs» d’une révolution qui, grâce à eux, fut autant celle de Lesage lui-même que d’une société sortant de son cocon Pour bien comprendre le cheminement de certains dossiers encore chauds, pour mieux cerner la démarche d’acteurs encore actifs qm ont fait leurs dents il y a plus de vingt ans, il faudra désormais se référer à la synthèse convaincante, quasi fulgurante, du professeur de sciences politiques à McGill.Sa contribution à notre mémoire collective, SI faible et défaillante, est d’autant plus remarquable que la rigueur de l’auteur l’astreint a s’effacer, en quelque sorte, derrière ses « héros » et à ne pas porter de jugements de valem sur les faits et événements qu’il relate II est vrai que ses pièces à conviction, scrutées et dépouillées avec grand soin, parlent d’elles-mêmes, avec éloquence, et qu’il n’est nul besoin d’en tirer quelque leçon ou morale Les deux tiers de ce volumineux travail de bénédictin sont consa- crés à l’examen attentif et approfondi, presque à la dissection dans certains cas, des dossiers pnontai-res du gouvernement Lesage, qu’il s’agisse de l’État du Québec, levier de la Révolution tranquille, de son financement difficile, de l’épopée de la Caisse de dépôt et placement, de la revalorisation de l’économie québécoise, de la reconquête des cerveaux les réalisations durables sont nombreuses et significatives, en dépit de ratés et d’erreurs de perspective Elles sont mises en relief avec doigté et savoir-faire Dans ce tableau parfois lumineux, M Thomson ne néglige pas pour autant les points d’ombre et les aventures coûteuses en temps et en énergie II est important, par exemple, de refaire avec lui la petite histoire du Conseil d’orien*ation économique, de Soma et de Sidbec, ne serait-ce que pour éviter, vingt ans plus tard, de recommencer les mêmes erreurs Le chapitre sur le projet de développement des chutes Churchill est particuhèrement révélateur de la pratique et des méthodes de Lesage, en même temps que des tractations de coulisses et chausse trapes de ses collaborateurs.Quant aux dimensions extérieures de la Révolution tranquille, elles peuvent paraître fort modestes, vingt ans plus tard, mais il importe de se rendre compte, avec le chercheur, que mieux vaut atteindre des objectifs circonscrits et modestes, comme Ta fait l’équipe Lesage, que de promettre des rivages lointains et inaccessibles à court terme, comme Ta malheureusement fait Téquipe essoufflée qui est au pouvoir depuis huit ans Il faut lire et consulter cet ouvrage de référence qui comble une lacune grave, tellement les principaux animateurs de cette période passionnante, politiciens et technocrates en joyeux orbite, sont avares de livrer leur version des événements qu’ils ont nourris D’une lecture parfois aride, ces 600 pages denses, fouillées, bien tassées, jettent un éclairage sobre et nuancé sur un homme et son temps, un homme qui aspirait à une « politique de grandeur », un temps qui a permis au Québec de sauter de plain-pied dans son siècle en ébul-htion Ce qui ne dépare rien, bien au contraire, à l’exception de quelques vétilles (« Eskimos » au heu d’« Esquimaux », « culturistes » à propos des promoteurs d’un ministère des Affaires culturelles, marché « monétaire » au heu de financier), ce h-vre est écrit dans un français classique, jusqu’à Tutihsation du plus-que-parfait du subjonctif ' On ne sait a qui on doit ce tour de force, mais la plupart des éditeurs francophones devraient demander la recette du Trécarré Ce dermer devrait toutefois refréner son abus des majuscules Un survol remarquable, une fresque majeure, indispensable ' ¦ Anniversaires à souiigner DANS SON ÉDITION du 29 décembre, LE DEVOIR publiait un article de Bernard Racine (de la Presse canadienne) sur les anniversaires importants en 1985 Bien que l'enseignement de This-toire, surtout au mveau umversi-taire, ne soit plus axé sur l’événementiel, il demeure que la connaissance de certains faits essentiels aide à mieux comprendre l’évolution des sociétés.À cet égard, j’aimerais ajouter quelques anmversaires importants de Thistoire latino-américaine, qui n’apparaissaient pas dans le texte de M Racine, dans Tespoir de familiariser davantage vos lecteurs avec cette autre partie de l’Amérique En 1975, le Venezuela nationalisait son pétrole.En 1960, Brasilia devenait la nouvelle capitale du Brésil, prenant la relève de Rio de Janeu-o En 1955, la première conférence épiscopale latino-américaine se tenait à Rio (elle serait suivie de celles de Medellin, en 1968, et de Puebla, en 1979).Dans la même année, Peron était renversé par les mihtaires en Argentine En 1945, la fin de la guerre ouvrait une parenthèse démocratique dans plusieurs pays au Pérou, le parti APRA de Haya de la Torre redevenait légal, au Venezuela, le parti Action démocratique de Romulo Bétancourt gagnait le pouvoir En Argentine avait lieu une manifestation populaire monstre en faveur de Peron Au Brésil, fin du gouvernement autontaire de Vargas En 1935, la guerre du Chaco, entre le Paraguay et la Bohvie, prenait fin Au Venezuela, fin de la dictature de Gomez (au pouvoir depuis 1908) En 1910 débutait la révolution mexicaine, avec la lutte de Ma-dero contre la dictature de Por-fino Diaz En 1835 commençait au Brésil la guerre farroupilha.Tune des plus importantes rébelhons provinciales contre le gouvernement central, qui se prolongerait jusqu’en 1845 Enfm, en 1585, les jésmtes commençaient à organiser les premières reducciones (villages de mission) au Paraguay — JOSÉ del POZO département d’histome de TUQAM Montréal, 6 janvier ¦ Une erreur de fait DES ÉTUDIANTS et étudiantes se présentant comme membres du Comité de coordination des sciences pohtiques de TUQAM ont publié, dans LE DEVOIR du 2 janvier, le texte d’une lettre ouverte au ministre de l’Éducation, sous le titre « Frais de scolarité et accessibihté à Tumversité».Ce texte comporte une erreur de fait importante les auteurs affirment, en effet, que la réorganisation des programmes d’études présumément suggérée aux universités par le mimstre de l’Éducation aurait déjà entraîné à TUQAM la « disparition du programme d’animation et de recherche culturelles».Cela est faux En effet, depuis plusieurs années, TUQAM offre non pas un, mais deux programmes en animation culturelle un baccalauréat, qui comptait 129 msents à la session d’automne 1984, et un certificat de premier cycle, qui en comptait 172 à la même session Les deux programmes ne sont pas « disparus » comme on Taf-firme, et il n’est aucunement question qu’ils disparaissent.Par ailleurs, s’il y a un « conflit » au module de musique, cela n’a rien à voir avec le ministre de l’Éducation La vie universitaire est parfois l’occasion de divergences de vues d’origme purement interne Ce module offrira même, à compter de l’automne 1985, une version modifiée et enrichie de son baccalauréat en musique, comme quoi aucune menace ministérielle ne plane sur lui Enfin, s’il y a eu des problèmes administratifs au programme de danse, il y a deux ans, il n’a jamais été question d’une mise en tutelle et ce programme se porte très bien — CLAUDE CORBO vice-recteur à Ten.seignement et à la recherche, UQAM Montréal, 8 janvier ¦ La crise de i’Afrique l.cttie dcliessée à Mme /.ise S/ssonne/(e DANS VOTRE ÉDITORIAL intitulé « La ense de l’Afrique », vous faites preuve d’une grande lucidité, mais à mon humble avis, vous négligez de mentionner les faits suivants a) après avoir obtenu l’indépendance à laquelle ils soupiraient depuis SI longtemps, les Afncams se sont crus aptes à prendre leurs propres décisions, à financer le développement de leurs ressources naturelles et, surtout, à se passer des conseils que pouvaient leur offrir les pays occidentaux L’échec attendait les édiles autochtones adonnés à la corruption et à l’incompétence Preuve que l’indépendance n’apporte pas forcément la sagesse ni la richesse ' b) la plupart des pays africains ont mis en place un gouvernement de gauche ou franchement communiste, et parce qu’ils ont accepté cette idéologie, ils se meuvent dans un univers utopique qui ronge toute liberté et écarte toute progression sociale et humaine Cette politique, qu’elle s’appelle marxiste, maoïste ou socialiste, devait pourtant fournir toutes les clés de la réussite africaine, mais où en sont-ils aujourd’hui ’ Dans les bas-fonds d’un endettement que Ton ne sait plus chiffrer Pourquoi les Russes, qui sont si souvent les promoteurs de ces formules miracles, ne viennent-ils pas à la rescousse de ceux qu’ils ont su si bien endoctriner '> Pourquoi la presse ne nous rappelle-t-elle pas plus souvent que ces pays miséreux sont d’obédience communiste, que le résultat de la politique de Moscou a abouti à une défaite flagrante '' Et que Ton cesse de nous culpabiliser pour le sort dévolu à ces pauvres gens ' Flnfin, pourquoi devons-nous voler au .secours de ceux qui condamnent notre régime libre et capitaliste Parce que seule la chanté chrétienne peut nous sensibiliser en deçà des préoccupations terrestres Et vive votre 75e anniversaire ' — ODETTE SCHULTZ lie des Soeur.s, 10 janvier DBS IDEES, DES EVENEMENTS LA NAISSANCE D’UN PARTI ?LESANMBK call VIEMMBMT JEAN-PAUL L’ALLIER ON POURRA cette année spéculer sur la date des élections, la liste des candidats vedettes de chaque parti et même sur l’opportunité, le moment et tes consi^uences de la démission du premier ministre René Lévesque.Il sera fascinant d’observer le comportement du premier ministre canadien dans le choix discret qu’il fera, et qu’il fera faire au monde des affaires, de l’équipe à supporter pour qu’elle devienne le prochain gouvernement du Québec.Malgré les apparences, en effet, les prochaines élections au Québec sont d’une importance stratégique capitale pour les conservateurs.Toutes ces inconnues et bien d’autres viendront évidemment influencer la situation politique québécoise et fixer au jour le jour le vrai cheminement qu’elle suivra.Il n’en reste pas moins qu’un certain nombre d’éléments sont déjà connus ou suffisamment prévisibles pour permettre une première opinion.Le 19 janvier prochain, le Parti québécois, tout en conservant son nom, ses couleurs et ses drapeaux, choisira sa deuxième vie.Malgré les discours, les affrontements et les scissions probables, et quel que soit le choix de mots utilisés, l’indépendance ne fera plus partie des objectifs à court et moyen termes du Parti québécois.Le long terme a peu de sens en politique partisane.Guidés par une idée qui est vite devenue une doctrine au contact de la technocratie, tenus en laisse par un homme qui les dépassait tous en crédibiUté et en charisme, les éléments hétéroclites qui composent le Parti québécois depuis toujours, de la gauche à la droite et des nationalistes sentimentaux aux indépendantistes rigoureux et minoritaires, le Parti québécois qu’on a connu arrive à son échéance ultime.Il donnera naissance à un néo-Parti québécois, conservateur de nature, nationaliste de coeur et par conviction mais fédéraliste de fait et pour aussi longtemps que l’a^ession ne dépassera pas, dans la forme et dans le fond, certaines limites qu’avaient depuis longtemps franchies les lib^aux fédéraux.Pour survivre à l’accouchement.ce nouveau Parti québécois devra avoir un chef à qui il ressemble et qui le reconnaîtra.Un chef différent du précédent, certes, mais tout aussi capable que lui de susciter l’adhésion, les regroupements, les synthèses d’opinions et d’intérêts même divergents.Sa cUentèle viendra largement d’ailleurs et il mobilisera massivement dans la fragile et soupçonneuse clientèle du chef libéral Dans la logique de ce qui est en train de se passer, le 19 janvier sera le vrai congrès au leadership du Parti québécois.Pour garder le suspense et pour faire les choses dans les règles autant qu’avec dignité, on peut s’interroger sur les chances d’un Bernard Landry, par exemple, qui a avalé, intacte, son option indépendantiste pour maintenir ses chances à la succession de René Lévesque.Parizeau absent, c’est sans doute celui qui correspondrait le plus au choix d’un nouveau chef pour le Parti québécois, si ce dernier choisissait de maintenir l’essentiel de son option actuelle.Cependant, à partir du moment où le PQ se fait mutant, il n’y a que Pierre-Marc Johnson qui puisse répondre aux exigences de sa survie et de son éventuel succès.Toujours dans la même logique.ce néo-Parti québécois enlève toute raison d’être à un éventuel Parti conservateur sur la scène provinciale puisqu’il sera, en fait, ce qu’il y a de plus parfaitement conforme aux objectifs recherchés par les Québécois conservateurs, aux politiques et aux attitudes du gouvernement canadien et aux intérêts du Parti conservateur lui-même.Un parti politique québécois ne peut en aucune façon être une simple filiale d’un parti « national ».Possible dans d^autres provinces, cette situation est impensable ici et les plus fédéralistes des libéraux l’ont reconnu eux-mêmes il y a longtemps.C’est une qualité de plus pour le parti du 19 janvier.On voit déjà que les jeux sont loin d’être faits pour les prochaines élections.On peut même croire que si la mutation réussit, la nécessité libérale ne sera plus du tout évidente.Par habitude autant que par nécessité, Robert Bourassa s^est depuis longtemps astreint à tenir un discours plus fédéraliste qu’il ne l’est lui-même en réalité.Misant tout sur la carte du pouvoir garanti, il a déjà établi bon nombre de contacts avec des hommes d’affaires aussi prestigieux dans leur domaine que peureux en politique, éventuellement disposés a le suivre, mais qui lui feront défaut les uns après les autres à partir du moment où la grande communauté discrète dont ils font partie jugera que le pouvoir n’est plus assure aux libéraux.On commence déjà à chuchoter qu’un éventuel néo-Parti québécois pourrait peut-être bien finalement, dans le contexte Mulroney, faire mieux l’affaire.En plus, il apaiserait les craintes de ceux qui, dans la population, ne peuvent s’empêcher d’imaginer qu’avec le retour de Robert Bourassa, on assistera à un recul inacceptable par rapport à certains gains sociaux et culturels rendus possibles par le Parti québécois, et on craint la turbulence qui pourrait en découler.Mauvais pour les affaires.Le chef libéral devra sans doute, même si ce n’est pas son premier choix, accepter les quelques candidatures d’ex-députfe ou ministres fédéraux qui ne manqueront pa;.de s’offrir à lui avec insistance et dmt la plupart ne viendront que dans l’espoir, déjà évident chez certains, de lui succéder et de le remplacer plutôt à court qu’à moyen terme.De plus, le silence à peu près complet des éléments les plus progressistes de l’aile parlementaire du Parti libéral et, du même coup, la place importante qu’occupent des députés qui feraient passer aujourd’hui Bona Arsenault pour un homme de gauche sont loin d’annoncer la réforme et le renouveau promis par le chef du gouvernement des années 1970.Est-il déjà trop tard pour les libéraux provinciaux qui ont choisi de piéger te pouvoir plutôt que de profiter de leurs huit années d’opposition pour se refaire en profondeur, se renouveler et se définir par rapport aux années qui viennent et non par rapport au Parti québécois ?Car c’est bien le choix qu’ils ont fait au moment de rejeter Claude Ryan qui leur proposait pourtant ce défi de ressourcement et de renouvellement dans les prm-cipes, les idées et une certaine conception de la politique et du Québec.En faisant dépendre son retour à la direction du gouvernement des seules déchéance et décrépitude du Parti québécois, le PLQ doit accepter la logique de son choix : si, plutôt que de dégénérer, le PQ se régénéré, se donne un nouveau chef et se présente à la population avec me équipe largement renouvelée, les libéraux subiront aussi sûrement la défaite qu’ils auraient autrement hérité du pouvoir.VOULOIR L’INDÉPENDANCE LIBRE OPINION DENIS MONIÈRE L’auteur a participé, il y a quelques semaines, à la fondation de la Coalition pour l’indépendance du Québec.« Tant que l’indépendance n'est pas faite, elle reste a faire.» — Gaston Miron L’INDÉPENDANCE n’est ni une mode ni une question de génération.L’indépendance est une nécessité historique pour tous les peuples qui veulent accéder à l’universalfté.Vouloir l’indépendance ne signifie pas vouloir se séparer des autres, mais plutôt vouloir être comme les autres peuples et pouvoir agir par soi-même pour orienter son développement.C’est vouloir participer à part entière au concert des nations.La conquête de cette liberté traverse l’histoire de tous les peuples et nous assumons notre historicité en la revendiquant.Nous voulons l’indépendance parce que nous voulons accomplir les exigeants devoirs de la liberté.L’indépendance est une idée neuve au Québec car même si cette aspiration est une constante de notre lüs-toire collective, elle est restée en deçà de la réalisation.Systématiquement appauvri de son contenu et réduit à une rhétorique de parti, le projet national québécois n’est plus qu’une rengaine électorale vide de signification et dont tout un chacun se demande maintenant, non sans pertinence, si elle sert encore à quelque chose.Et comment s’en étonner ?Ce disque usé, trafiqué, déformé, qui ne rend plus qu’un faible écho de la chanson originale, n’a effectivement pas d’autre utilité que d’ennuyer tout le monde.Pendant la décennie soixante, les créateurs, les intellectuels de toutes disciplines, les syndicalistes et la jeunesse tout entière avaient articulé et porté ce projet d’indépendance nationale.A sa défense affluaient en nombre des citoyens et citoyennes aux horizons idéologiques diversifiés qui affirmaient leur volonté de liberté et leur désir de société nouvelle.Mais, depuis dix ans, le débat sur la question nationale a été accaparé par les professionnels de la politique qui en ont détourné le sens.Le champ de la parole indépendantiste s’est rétréci.On n’entend plus que le discours des instances supérieures d’un parti politique et les mots d’ordre fédéralistes chuchotés par les « patenteux » d’élections.En huit ans de pouvoir, l’idée originale d’un Québec souverain est passée sous silence.Seul le mot traîne encore dans les phrases officielles comme un tic de langage qui reste à corriger pour ne pas faire rétro.Le besoin fondamental de liberté n’a plus son franc parler.Par stratégie et auto-discipline, mais non sans protester à l’occasion, nous avons accepté la récupération partisane du projet indépendantiste car nous n’avions aucune raison de nous méfier de nos porte-parole politiciens.Nous avons accepté de faire confiance au Parti québécois pour réaliser l’émancipation politique du Québec.Il fallait regrouper toutes les forces vives, nous disait-on, freiner nos passions, modérer nos discours.Nous avons accepté d’être à la remorque d’un parti politique qui devait avoir le monopole de la bonne stratégie pour faire avancer le projet national.Nous avons accepte de bonne foi de donner la chance au coureur; nous pensions que la cause était entre bonnes mains.Si cette attitude d’attentisme ou de retrait de la scène avait sa raison d’être dans les années soixante-dix, aujourd’hui nous ne pouvons plus nous faire d’illusion.D’échec en échec, la stratégie péquiste nous ramène en arrière et dilue nos objectifs.L’indépendance a été réduite à une question de conjoncture où les intérêts immédiats priment sur l’intérêt national.Elle est devenue conditionnelle à la conjoncture et, dans cette logique, ce n’est jamais le temps d’en parler.Le peuple n’est pas prêt, nous dit-on, il faut donc attendre le miracle de l’opération du Saint-Esprit.En attendant, il faudrait remiser nos espoirs, nous accommoder des structures de dépendance et accepter notre intégration au fédéralisme canadien.Nous ne serons pas dupes des maquignonnages politiques.Nous ne pouvons plus nous taire devant une telle abdication.Nous ne pouvons plus mettre nos espoirs dans le seul Parti québécois.Le débat sur l’avenir politique du Québec ne peut se confiner aux instances du PQ, car la question nationale ne doit pas être la propriété d’un seul parti.Nous avons notre mot à dire.Nous voulons reprendre la parole et continuer le combat.Nous savons que rien n’effraie plus les adversaires de l’indépendance que la continuité du combat.Si l’action partisane est une condition nécessaire au combat indépendantiste, elle ne saurait être une condition suffisante.Il faut multiplier les lieux de parole et rassembler ceux et celles qui, au-delà de leurs différences, reconnaissent la nécessité historique de l’indépendance.Créer dix, vingt, cent forums où s’exprimera la volonté de changement : tel est l’objectif prioritaire de la Coalition.À ces interventions publiques s’ajouteront des groupes de réflexion qui actualiseront la problématique nationale et ajusteront l’action indépendantiste aux réalités de notre temps afin de réactiver la conscience nationale.L’indépendance d’un peuple est un objectif noble et exaltant.C’est la condition ind^iensable qui permet à une collectivité d’orienter son devenir, de débattre et de choisir un projet de société qui réponde aux besoins et aux aspirations de la majorité.Pour vouloir l’indépendance, il n’est toutefois pas nécessaire de s’entendre au préalable sur la nature du projet de société car, quel que soit le contenu du projet de société que nous préconisons, l’indépendance est le moyen de le réaliser.De plus, après l’indépendance, la question du projet de société sera toujours une François Mitterand en sa diversité LU ROGER DUHAMEL * Catherine Nay, Le Noir et le Rouge, Grasset, Paris, 1984, 382 pages.ON A déjà écrit et l’on écrira encore beaucoup d’ouvrages biographiques sur le président François Mitterrand.Celui que nous terminons porte en sous-titre ; « l’histoire d’une ambition » et l’on imaginerait difficilement un meilleur résumé d’une carrière patiente et prestigieuse.Le clin d’oeil sten-dhalien se justifie pleinement, encore que l’homme politique ait tendu ses filets beaucoup plus haut que ne le faisait Julien Sorel; il a su agrandir son personnage à la dimension d’un destin national.Journaliste bien en cour sur la place de Paris, Mme Catherine Nay a voulu savoir qui était le locataire actuel de l’Élysée, connaître ses origines, les influences subies, les expériences vécues, bref découvrir son caractère.Louable curiosité dont nous partageons les bénéfices.Le héros est plus mystérieux qu’il y parait de prime abord; il ne se livre pas aisément.C’est autant par envie que par mépris que ceux qui ne l’aiment pas insistent pour voir en lui un Florentin, épris (fintrigues et maître absolu des manoeuvres les plus compliquées.Son activité publique depuis une quinzaine d’années nous réserve peu de surprises.Ce qui demeure plus obscur, c’est la période de formation.C’est le mérite très grand de Mme Nay de faire porter sa recherche sur les premières orientations de celui dont elle écrit avec justesse qu’il « est né monarque ».Il a vu le jour à Jarnac en 1916 et il a connu la douceur de vivre de la société charen-taise — celle de Chardonne — au sein d’une excellente famille d’honnête aisance, à l’abri des soucis financiers.C’est un milieu profondément chrétien dont il conservera longtemps l’empreinte.Évoquant beaucoup plus tard le jardin de son enfance, n’est-il pas Inattendu qu’il mentionne géraniums et giroflées M.François Mitterrand.« qui plaident pour l’existence de Dieu mieux qu'on ne fait à Notre-Dame » ?D’une jeunesse pieuse, d’un penchant pour le catholicisme social, Mitterrand gardera mémoire, même après qu’il se sera détaché de la pratique religieuse et qu’il aura dénoncé l’Église institutionnelle.« Toute sa vie il a aimé les rites religieux et fréquenté volontiers les églises et les chapelles.L’une de ses belles-soeurs raconte : « Dès que Danielle partait avec les enfants en vacances de neige à Noël, il se précipitait avec nous à la messe de minuit.» Un volet insoupçonné de son être intime nous est ainsi révélé.Une ambivalence analogue se retrouve au rayon de l'éducation.Il ne fait aucun doute que l’homme public favorise un régime laïc unifié qui assujettisse les établissements privés et confessionnels aux normes communes.D’autre part, le citoyen privé est moins fermement convaincu de ce oui est bien et de ce qui est équitable et il ne peut oublier que ses deux fils l’ont imité en étant élevés comme lui dans des Institutions religieuses.Un pareil flottement se fait jour au sujet de la contraception.Parvenu au socialisme au terme Photolattr AP d’une longue pérégrination idéologique, il ne cesse de multiplier les déclarations ambiguës et même contradictoires au gré des situations changeantes.Pour rassurer ses fidèles qui redoutent parfois la fragilité de ses convictions, il s’exclame : « Socialiste j’étais, socialiste je reste ! » Voilà qui est catégorique.Cependant, comment ne pas mentionner qu’il a aussi déclaré, devant l’échec des mesures prises au cours de la première année du septennat : « Ce que j’ai appelé le socialisme, je n’en fais pas ma bible.» Excellent écrivain, on comprend qu’il n’ait jamais retenu les textes de Karl Marx comme lecture de chevet.Pour les Français de sa génération, il est évident que les années de guerre, de l’occupation et de la libération ont exercé une action décisive.Le cas est particulièrement frappant chez François Mitterrand, qui a alors procédé à une mue véritable.Il a rompu avec une éducation, un milieu, un ordre social; il a éprouvé un douloureux chagrin d amour; il a abandonné la pratique religieuse; il a subi dix-huit mois de captivité ponctuée de trois évasions dont la dernière réussie.Un homme nouveau est né pour s’égaler à son destin.Au départ, le jeune soldat prisonnier témoigne dans sa correspondance de sentiments pétainistes.Le maréchal ne défend-il pas des valeurs familières à un garçon de sa formation chrétienne : lutte contre l’argent, contre le libéralisme et le communisme, contre la bourgeoisie ?Un camarade communiste a vu clair en notant que « Mitterrand louvoyait entre la légalité vichyssoise et la résistance ».L'hésitation vaincue, il sera un résistant courageux et intrépide.Si presque tous les Français ont été gaullistes à tel ou tel moment de leur carrière, Mitterrand fait nettement exception à cette règle.La première entrevue des deux hommes à Alger ne fait que marquer leur opposition irréductible.Ils se reverront plus tard, à quelques reprises, sans jamais se rapprocher.Leurs atomes crochus se font rétractiles, le courant ne passe pas.Mme Nay raconte avec un grand luxe de détails ce qu’on a appelé l’affaire de l’Observatoire, qui n’a ja mais été éclaircie d’une manière entièrement satisfaisante et qui laisse planer un doute sur la probité de celui qui en fut l’instigateur ou la victime.À l’inculpation subséquente dont il fut l’objet, il n’y aura pas de suites judiciaires.Quand les gaullistes s’apprêtent à exploiter l’incident à des fins électoralistes, de Gaulle lui-même intervient pour les en dissuader, en arguant du fait qu’« il ne faut pas atteindre dans son honneur un homme qui peut être un jour président de la République ».Étrange et sûre prémonition.Le Noir et le Rouge constitue, à mon avis, le meilleur ouvrage d’actualité politique paru depuis plusieurs mois.Outre de décortiquer avec adresse l’écheveau souvent confus des magouiUes politiciennes, l’auteur a réussi à cerner, d’une plume élégante et aiguë, la personnalité fuyante de « ce beau ténébreux à la moue hautaine, aux paupière qui battent comme des ailes de tourterelle craintive ».On répète que le modèle a peu apprécié l’oeuvre du peintre.Est-il le meilleur juge en la matière ?question ouverte car nous voulons fonder une société démocratique.Par l’indépendance, nous voulons précisément nous inscrire dans la cynétique de la réalité moderne.Un projet de société ne saurait être adapté au réel que s’il est en transition permanente.En notre époque où le temps s’est compressé, où tout s’est accéléré, il faut ajuster périodiquement notre projet.Si nous prévoyons des mécanismes de mise à jour permanente, si nous respectons les balises que sont les contraintes de l’environnement et de la justice sociale, alors nous pouvons réussir à construire un projet de société évolutif susceptible de favoriser notre accomplissement personnel et notre progrès collectif.Nous revendiquons l’indépendance parce que nous voulons instaurer une société différente qui libère l’individu des horizons étroits de la logique marchande, de l’indifférence aux autres et du sentiment d’impuissance.L’indépendance s’inscrit dans le courant universel des droits de l’Homme, du dialogue des cultures, de la lutte des différences contre les hégémonies uniformisantes.Elle s’érige en faux contre le principe de la centralisation politique.L’indépendance est le moyen de recréer un tissu social communautaire, de réanimer le sens de l’appartenance et de la solidarité, de retrouver le sens de la responsabilité, de la dignité et de la fierté.Nous appelons à la mobilisation contre les inégalités de pouvoir.Nous voulons la redistribution des pouvoirs et la réappropriation populaire du contrôle sur le mode de vie.La Coalition se veut un lieu d’échanges et de dialogue, ouvert à toutes les tendances du mouvement indépendantiste.Nous faisons appel à ceux et celles qui croient que le pluralisme social ne doit pas faire obstacle à notre émancipation collective.Nous souhaitons que, dans tous les groupes, la parole indépendantiste se fasse entendre, que l’on remette à 1 ordre du jour la recherche d’une alternative a la désintégration des solidarités et du sens de l’appartenance.7551 fCt/noÀid ^ftau- 5219, Côte-des-Neiges acfas fîîi.-iMiji'Liüiirî 'msi PRIX DES SCIENCES DE L’ENVIRDNNEMENT L'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS) a décidé de créer, en collaboration avec le ministère de l'Environnement du Québec, un nouveau prix: le PRIX DES SCIENCES DE L’ENVIRONNEMENT 1985.Ce prix commandité par Hydro-Québec s'accompagne d'un montant de 2000 $.Prix des sciences de l'environnement Le PRIX DES SCIENCES DE L'ENVIRONNEMENT 1985 vise à reconnaître la contribution exceptionnelle d'un scientifique ou d'une équipe de scientifiques pour leurs travaux sur le milieu de vie (naturel ou modifié), en relation avec les activités humaines.En cette année québécoise de l'eau, une attention particulière sera apportée aux recherches effectuées dans le domaine de l'eau.Critères d’attribution Le PRIX DES SCIENCES DE L'ENVIRONNEMENT 1985 est accordé pour des travaux de recherche proprement dite: par exemple, la gestion de la recherche, la formation de chercheurs, la communication scientifique.Il a pour but de couronner l'ensemble d'une carrière ou des percées significatives pouvant avoir été effectuées par des candidats relativement jeunes.Il est accessible à des individus de tous les milieux, secteur public, réseau d’enseignement, etablissements privés.Ce prix est décerné: — à une personne de citoyenneté canadienne et d'expression française dont les principales contributions ont été faites au pays: — pour des réalisations relativement récentes, précédant de quelques années seulement l'octroi du prix.Mises en candidature Toute candidature doit être proposée par au moins deux personnes et être accompagnée d'un curriculum détaillé (avec liste de publications) ainsi que d'une lettre de présentation faisant nettement ressortir le caractère exceptionnel de la contribution du candidat.Sur recommandation du jury constitué à cette fin, l’ACFAS procédera à la remise du prix, le 21 mai prochain, lors de son 53^ congrès annuel, qui se tiendra à Chicoutimi.DATE LIMITE; Les dossiers doivent être expédiés au Secrétariat de l'ACFAS, 2730, chemin de la côte Sainte-Catherine, Montréal, Qué.H3T 1B7 au plus tard, le 31 janvier 1985. 8 B Le Devoir, samedi 12 janvier 1985 SUITES DE LA PREMIERE PA^E ^ Duhaime « M Duhaime ne parlait probablement que du taux d’imposition maximum, précise M.Goyette, et ce, dans le cadre de l’option 111 du Livre blanc.Car.en 1983, pour un revenu iniiMi.-iabU- de $ 120.000 le t€iux mar ^iiia! d’inip.'sition était de 60 4''^ au tcMii.U yut b'’c et de ,i) ' e.'" On- ia: U P'-ur ii'i rei cnu Tipo, ab'-.''e % 40,000, le taux marginal vi r.rpcsi-tior.atteignau 54.1 dô au Québec cî 4'^ 1 % en Ontario.L épargne-acfions contre une taux marginal d'imposition ontarien, ce n’est pas possible » \I Pierre Brunet, le piésident de r.Xs.sociation de.s courtiers en valeurs mobilières estime que ce serait une grande erreur a’abandonner le Régime d'épargne-actions du Québec.« Nous avions fait le calcul du coût d’un alignement des taux d’im-position québécois sur ceux de l'On tario quand j’étais président de la Chambre de commerce de Montréal dit-il, et c’était une affaire de $ 1 3 ciper à l’émission de nouvelles actions sous ce régime Le système des RËA a bien marché pendant cinq ans, fait-il remarquer mais il faudra Dieatôt trouver autre chose Les bonnes compagnies n ont pli.' besiin de itaüsation et elle s., .it donc retiré du marché De façon générale, le milieu ues affaires ne semble pas disposé à favoriser l’abohtion du régime d'Épar-gne-actions, mais il n’est pas du tout satisfait de l’option 11 du Li\Te blanc d’après les réactions initiales recueillies.« Ce que nous allons regarder de plus près, c’est l’nr.pact de l’élarg's .sement de la lax'- .•» eonsommalion dans pluaieu! ¦- sc< 1 j,., à pa; iu opptiCïi 11l.déi.¦ i- Vi \ni1ié Vaht ’¦apf), ¦ i''e pré idea‘ osecutif de 'a < hamore de cnnimerce de Montréal, hn tout cas.rous sommes contre l’option 1 car.elle est la plus i approchée du statu quo, tandis que l’option 11 ne va pas assez loin dans le sens de la diminution du taux marginal d'imposition Abaisser le taux marginal d’impo.sition de 10 points au heu de 4 comme c’est le cas de l’option 111, ce serait pour nous l’option 4 ».Ce qui étonne par-dessus tout les milieux d’affaires, c’est l’ampleur des modifications proposées aux taxes à la consommation dans l’option 111.elles totalisent $ 936 millions mais ne sont pas énumérées.« Ceci Modifications aux taux d'imposition Option Option Option Modification de 1 II III la table d'impoadion Abolition de la (36.5) (116 9) 775,4 réduction générale de 3 % Introduction d'une (203,6) (203,6) (203,6) réduction d’impôts Impact total des modifications 731,8 886,7 684,1 dans le calcul de l'impôt 491,7 566,2 1 255,9 miUiard C’est quasiment du dix pour un par rapport à l’épargne-actions.C’est impos.siWe de se permettre ça, avec le déficit actuel».Le pi ésident de la Commission sur la capitalisation des entreprises, M.Serge Saucier, espère que les RÉA soient là pour rester 145,000 individus y ont souscrit en 1984.En outre, les RÉA ont permis à un grand nombre de petites co.mpagnies de devenir publiques alors que ça leur aurait été impossible autrement C’est le cas notamment des papiers Ca.'-cades, de Télé-Capitale, des Circuits électroniques H eux, des Magasins Château, de MacNeil Mantha, de l'Imprimerie Transcontinentale et d Ahgro L'abandon du légime d’Épargne-actions nuirait au dévelopoement des entreprises, dit M.Saucier.Il ajoute cependant que, comme individu il aimerait bien être imposé au même taux marginal d’imposition qu’en Ontario.Un observ ateur d’une institution finarxiere montréalaise fait reperdant remarquer que le RÉ.'i va devenu beaucoup rnoins intéressant â compter de 1886.À compte de cette année, les grandes compagnies comme T Alcan, ne sont déaurtibles du revenu imposable que pour 50% des titres achetés Plusieurs institutions comme la Banque nationale.Dominion Textiles et Québec Téléphone ont en outre cessé de part'- représente une majoration de 36 % des revenus de la taxe de v ente actuelle».précise M Goyette Cela veut dire ou bien le passage de 9 à 12.3 % de la taxe de \ ente actuelle ou l'élargissement de la taxe de vente à tous les produits qui ne sont ças taxés présentement comme les vêtements, les chaussures, les meubles, les réfngérateurs.l’huile à chauffage, le gaz naturel, les livres, tout et à un taux fortement relevé Rien n'est précisé à ce propos dans le Livre blanc.Le Livre blanc se réserve aussi un crédit de la taxe de vente de $ 315 millions qui serait re-mis aux particuliers dans le cadre de l'option 111, sans que ceux-ci y aient ‘nécessahrement contribué.C’est l’équivalent d’un impôt négatif.Ça, ce sont les restrictions à un endossement général de l’option 111 du Livre blanc.Les facteurs favorables, ce sont les diminutions d’impôt extraordinaires.Les modifications aux taux d’imposition totalisent en effet ICI S 775 millions tandis que dans le cas de Toption 11, les contribuables sont privés d’un montant .supplémentaire de $116 millions.C’es' une différence considérable Pin outre, il y a aussi introduction d’une réduction d’impôt de $ 684 millions.Celle-ci est toutefois moins considérable que dans l’option 11.elle s’y chiffre à $ 886 millions dans l’option 11.L’impact total des modifications atteint $ 1,255 milhons dans le cas de l’option 111 en regard de $ 566 millions pour l’option 11 et de $ 491 millions dans l’option 1.M.Goyette sou-àgne que la disparité de ces chiffres nê peut que pousser l’adhésion à l’op-iKi.ni.^ Lévesque Le bulletin de santé émis par les Dr Jean-Pierre Bouchard et Pierre Langeher devrait couper court à toutes les rumeurs qui s’étaient amplifiées durant les sept heures de suspense Selon ses mMeems, M.Lévesque ne .«ouffre d’aucune tumeur, ni au \ 'umi ¦ m au cerveau.En d’aulx* li )l.s .évesque n’est pas can-:ét ‘X.tomme le laissaient enten-d> depuis Noel des rumeurs persistantes dans la Vieille Capitale.Maigre son retour prématuré de \ acances, malgré les vertiges dont il a été victime jeudi, malgré la présence hier à son chevet de deux de ses trois enfants, M.Lévesque ne souffrirait d'aucune maladie sérieuse.Il serait même dans les 10 % de personnes les plus en forme dans sa classe d'âge, selon le Dr Bouchard M Lévesque a soixante-deux ans.Le principal médecin traitant, le Dr.Langeher, spécialiste en médecine mteme et en endocrinologie, aurait bien sûr préféré que M Lévesque demeure quelques jours de plus à l'hôpital, notamment pour s’assurer que le premier ministre respecte effectivement les trois jours de repos qui lui ont été prescrits.Mais, « compte-tenu du personnage », il n’a pas été possible pour les médecins d’obliger M.Lévesque à demeurer hospitalisé.Les médecins estiment que les résultats des principaux examens sont déjà connus ; scanner cérébral, radios pulmonaires, électrocardiogramme.Certains résultats de tests biologiques ne sont pas connus mais, selon les mots des médecins, ce ne sont que des tests complémentaires ; métabolisme, calcium, magnésium, fonctions rénales Les deux médecins ont exposé en détail leur diagnostic et ils ont répondu à toutes les questions.La rencontre avec les journalistes a duré environ une demie-heure.Aucun communiqué n’avait été émis hier .soir par le cabmet du premier ministre.Selon les termes employés par le Dr Langeher, l’évaluation clinique, les te.sts biologiques et les examens radiologiques ont confirmé « l’état de surmenage » du premier ministre, mais n’ont révélé aucune pathologie particulière ».Aussi le médecin traitant s’est-il contenté de prescrire deux à trois jours de repos.Il a suggéré à M.Lévesque de diminuer les abus, que ce soit le tabac ou l’alcool.Aucun médicament et aucun calmant n’ont été prescrits.Après une bonne nuit de sommeil à l’hopital, M.Lévesque paraissait déjà « en meilleure forme » hier, toujours selon ses médecins.Des examens plus approfondis qu'un banal « check-up » ont été décidé.*, notamment l’utilisation d’un scanner cérébral, parce que M.Lévesque est surmené alors qu’il a pris trois semaines de vacances.L’hôpital de l’Enfant-Jésus est spéciahsé en neurologie et en neuro-chirurgie : il est le seul hôpital de la région de A SURVEILLER DIMANCHE l.a clinique d'information juridique du Y NU'A internalional commandite une conférence intitulée «Partir sa propre entreprise» Les personnes mtéressées à se documenter sur les aspects juridiques et légaux, sur les sources possibles de financement.sont priées de se présenter à 14 h au 55!>0.av du Parc, angle St-Viateur Personnes-ressources M JohnFoldiak et Mme L>dia Milancovic 277-3323 ¦ Les «danses-dimanche» pour le 3e âge reprennent à compter de ce dimanche au centre Pierre-Charbonneau, 3000, rue Viau.Les portes .sont ouvertes à compter de 13 h 30 Pour réservations ou renseignements 723-9581 ¦ «Le critique théâtral en tant qu’adver-saire» tel est le thème d'une discussion informelle qui aura heu à 14 h, au théâtre Centaur, 453, rue St-Prançois-Xavier 288-3161 ¦ I.es personnes désireuses de s’imlier au ski alpin peuvent le faire en toute quiétude grâce aux programmes fniski mis sur pied par la station touristique de Bro-mont Pour la somme de $10.le débutant dispose d'un équipement de location, d'une leçon de groupe ( maximum 10 personnes) ainsi que d’un billet de remontée mécanique 534-2200 ¦ Excursion de ski de fond sur les pistes de l’auberge du P'tit Bonheur, organisée par Détour-Nature 271-6046 ¦ Le Centre de la pensée convie les personnes intéressées à s’initier aux tarots, à la numérologie, à la relaxation et à la pensée positive 849-8749 ou 849-8974 ¦ Le parc Marcel-Laurin et ses abords offrent gratuitement aux skieurs plus de 20 km de pistes balisées et entretenues mécaniquement Trois des sentiers .sont pa-trouillés tous les soirs de la semaine de 19 h à 21 h, et tous les .sentiers le sont la fin de semaine de 9 h à 16 h 30 La cafétéria de la polyvalente Émile-Legault, 2395, boul Thimens, est ouverte pour se réchauffer 744-7305 ¦ Randonnée en ski de fond à Stowe au Vermont, chez la famille von Trapp organisée par Randonnées en plein air 374-4700, poste 450 ¦ Séance d'information sur le logement à 13 h, à la clinique du métro Guy.Les pnn-cipaux sujets traités seront les hausses de loyer, les rénovations, les services de la Régie du loyer et les recours à l’aide juridique Un avocat sera présent pour répondre aux questions légales.932-2616.¦ Soirée d’introduction à «l'analyse des rêves», au centre Colette-Maher, 9924, boul St Laurent, à 20 h.387-7221.¦ Michelle Miron, astrologue, donnera un cours d'introduction gratuit au centre Colette-Maher, 9924, boul St-Laurent, à 18 h 387-7221 Le Dr Roger Kois>, n d , directeur du Centre d'épanoui.sscment intégral, don nera une conférence intitulée «Comment accepter l’inacceptable pour être heu reux», à 14 h, à l’hôtel Reine-Éüzabeth, salons Duluth et Mackenzie 388-1402 ¦ Rencontre avec les artistes Geneviève Cadieux, Sandra Meigs et Françoise Boulet, exposantes de «l’avant-scène de l’imaginaire» au musée des Beaux-Arts, à 14 h, 1379, rue Sherbrooke ouest 285-1600 Lundi 14 janvier La Maison internationale de la Rue-Sud offre des cours de français, d’anglais et d'espagnol 6564723 ou 565-5275 ¦ Le service de l’éducalion des adultes de la Commission des écoles catholiques de Montréal offre des cours de conversation anglaise et française, de même que la possibilité pour les adultes de compléter leurs éludes primaires ou secondaires 849-4792 ¦ Les inscriptions au programme d'acti-vité.s de la session d’hiver du Centre communautaire de loi.sir de la Côte-des-Nei-ges commencent ce lundi 733-1478 ¦ Détour-Nature invite les amateurs de ski de fond à une excursion au Vermont, la fin de .semaine des 18,19 et 20 janvier I.e départ .se fera le vendredi soir et le retour le dimanche soir Le coucher se fera en auberge II y aura également excursion de ski alpin au mont Ste-Anne Le départ aura lieu également le vendredi .soir et le retour le dimanche soir 271-6046 ¦ De 19 h 30 à 21 h 30, au grand séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke ouest, débute une session de 24 cours consacrés à l'initiation à la lecture de la Bible l’Ancien Testament Organi.sés par le Centre biblique, ces cours sont donnés, à raison de deux par .soir, par M Marie Georges Bluteau, pss.931-7311, poste 295 ¦ Le service des activités sportives de Saint- l.aurent offre gratuitement des cliniques d’information sur le ski de randon née Vous y apprendrez comment choisir un équipement .selon votre niveau d’habi-lité, son entretien pour en tirer un bon rendement, la localisation des centres de .ski, etc Rendez-vous à 19 h, cafétéria de la polyvalente Émile Legault, 2.395, boul Thimens 744-7305 ¦ La Société canadienne du stress tient, à compter de ce lundi, une se.ssion de relaxation.méthode Jacobson D’une durée de huit .semaines, ce cours hebdomadaire débutera à 20 h 527-3523 ¦ Des cours de yoga relaxation-respiration d’Hélène Beauchamp seront donnés les lundis et jeudis à midi, 17 h 30 et 19 h au 2124, rue Drummond Ln cours préliminaire est offert gratuitement 351 26,56 ¦ De 10 h à 16 h 30, la Croix-Rouge tiendra une collecte de sang à l’hôpital du Sacré-Cœur, 5400, boul, Gouin ouest Rencontre du club des lecteurs de la bibliothèque municipale de Longueuil sur 1 oeuvre de Robert Blondin, Le Bonheur possible Rendez-vous à 19 h 30 au Centre culturel de Longueuil, 100.rue SI Laurent ouest 670-1410 ¦ Pour apprendre à surmonter le stress et à vaincre l’in.somnie, le centre Colette-Maher, 9924, rue St-Laurent, vous mvite à participer à une leçon gratuite d’«anti-stres-s» à 17 h 30 387-7221.¦ Cours gratuit de baladi (danse du ventre) offert aux femmes de tous âges à 17 h 45 et leçon gratuite de yoga à 20 h 15 Rendez-vous au centre Colette-Maher, 9924, rue St-Laurent 387-7221 ¦ Le collège Marie-Victonn offre un cours de lecture de cartes et d’orientation en forêt D’une durée de neuf heures, le cours est réparti sur trois lundis 322-6,383 ¦ Le cenlie éducatif Intégration, qui offre de.s ateliers d'apprentissage en techni-que.s corporelles (massage pour adultes, enfants, automassage, réflexologiej, vous convie à une soirée d’information à 19 h 30 au 404, rue St-Pierre, angle St-Paul 843-7,356 ¦ Soirée d’information du groupe Séréna Rive-Sud, sur la régulation des naissances, à 19 h 30 au collège Durocher, 857, promenade Riverside, à Saint-Lambert.468-9985 ¦ Le YMCA Saint-Laurent, 1745, boul Décarie, offre des cours de danse aéro-bique et de conditionnement qui débutent ce lundi 747 9801 ¦ On vous invite à profiter du vaste programme d’activités sportives conçu par le .service des sports de l’UQAM à l’intention de tous les jeunes de coeur (ou ceux qui pensent le devenir J Les inscriptions débutent ce lundi et se poursuivent jus qu’au 18 au pavillon Latourelle, 840, rue Cherrier 282 3105 ¦ Les conseillers du Comité-Chômage Sud-Ouest sont à la disposition de toutes les personnes intéressées par la loi de l’assurance-chômage II suffit de com-po.ser 933-5915 ou de se présenter du lundi au vendredi de 9 h 30 à 16 h 30 au 1640, rue St Antoine ouest, 3e étage ¦ Si vous vous sentez seul, en difficulté, si vous avez le goût de participer à une réunion d'échange et de partage, il faut vous joindre au groupe des Déprimés anonymes qui se réunit à 19 h 30 tous les lundi.* au 1050, 5e avenue, à Verdun ¦ Le département de musique du cégep l.ionel Groulx offre des cours d'mitiation à renseignement individuel du piano qui seront donnés par Marise F'ournier, du 28 janvier au 21 février (à raison de cinq heures par semaine les mardis et les jeudis J Il y a séance d’information ce lundi et le lundi 21 janvier à 19 h 30 430-3120, poste 231 Québec dont le scanner fonctionne actuellement.Son directeur médical le Dr Bouchard, est lui-même un neurologue.« Je peux vous certifier hors de tout doute qu’il n’y a pas de lésion pulmonaire », a praise le Dr Lange-lier.À quelques journalistes, il a même précisé qu’il avait été « très impressionné » de n’entendre aucun « bruit pulmonaire » sortir de la poi-tnne d’un tel fumeur mvétéré.« M.Lévesque s’est présenté à l’hôpital vers 20h jeudi soir après avoir éprouvé des étourdissements ».Selon les médecins, M.Lévesque était alors inquiet de sa santé Le bi lan de .santé ayant été fait, « sa santé deviendra pour lui-même une niom.* grande préoccupation et.avec un repos de quelques jours, je pense qu’il pourra reprendre ses activités », a précisé le Dr Langeher.Il n’a pas voulu prononcer le terme de « burn out» à propos de M.Lévesque.Visiblement, le médecin a été séduit par la force et par la personnalité de son illustre malade.Il l’a trouvé « très simple, très correct », collaborant facilement aux tests médicaux même si, dès son arrivée à l’hôpital, M.Lévesque demandait d’en sortir si possible le soir même ! M.Lévesque n’auraitpas vu de médecins à Montréal pencbnt les 48 heures qu’il a passées après son retour précipité de vacances.Ce retour était d’autant plus précipité que sa femme, Mme Corinne Coté-Léves-que, n’a pu rentrer que jeudi soir des Bahamas.Mardi, on n’avait trouvé que deux places dans un avion de retour pour M.Lévesque et pour son garde du corps.Plusieurs éléments demeurent mystérieux, notamment la raison exacte du retour précipité de vacances, alors que M.Lévesque ne s’est rendu dans un hôpital que 48 heures après son retour.Selon diverses sources, des ministres n’auraient appris que jeudi soir le retour précipité de leur chef.Par exemple, le ministre des Communications, M.Jean-François Bertrand, a appris la présence à Québec de M.René Lévesque jeudi vers 18h quand un des proches du premier ministre lui a téléphoné pour demander des précisions sur un dossier dont s’occupe M.Lévesque.Selon diverses informations, M.Lévesque serait resté à Montréal jusqu’à jeudi après-midi.Il n’était pas présent à Québec mercredi et il n’a donc pu participer à la réumon du conseil des ministres, m rencontrer deux visiteurs aperçus ce jour-là au bunker : son ancien chef de cabinet, M.Jean-Roch Boivin et l’ancien mi-mstre, M.Jacques-Y van Morin.Vu la gravité apparente de la situation, hier après-midi, le leader parlementaire du gouvernement, M.Marc-André Bédard, s’est rendu par avion à Québec.En fin d’après-midi, il aurait rencontré le premier ministre par intérim, M.Bernard Landry, rentré vers 18h d’Ottawa, amsi que le secrétaire général du Conseil exécutif, M I,ouis Bernard On ne savait hier si M.Bédarc’,, lui-même convalescent, a pu ou non rencontrer le premier ministre Le député de Chicoutimi part lundi pour trois semaines de vacances en Floride et il ne reviendra à son poste qu’à la reprise de la session parlementaire le 12 mars procham.À part quelques membres de son cabinet (notamment son attachée de presse, Mme Catherine Rudel-Tes-sier, dont les fonctions s’achevaient justement hier), seules trois personnes de sa famille ont été vues à Thô-pital ; sa femme et deux de ses trois enfants adultes, Pierre et Suzanne.Ces derniers, venus de Montréal en limousine, auraient selon les médecins été inquiétés par les rumeurs alarmistes au sujet de l’état de santé de leur père.Les deux médecins traitants ont signalés que M.Lévesque ne se plaignait plus de maux de dos, comme ce fut le cas le mois dernier .les vacances auraient été bénéfiques à cet égard.Jusqu’à récemment, M.Lévesque était connu comme un homme à la santé de fer.Début octobre il était cependant rentré avec une forte grippe d’un épuisant voyage en Asie du Sud-Est.Il avait été alors obligé de prendre quelques jours de repos et de suivre un traitement par antibiotiques.Alors que le premier ministre avait semblé traverser sereinement les événements dramatiques vécus par son gouvernement et par son parti en novembre et au tout début décembre, il semblait s’effrondrer par la suite.Le point culminant de son comportement bizarre ou erratique fut attemt le lundi 17 décembre, pendant une période de questions à l’Assemblée nationale.On annonçait immédiatement après l’imminent départ en vacances de M.Lévesque, qui trouvait cependant encore la force de réaliser un remaniement ministériel, plutôt surprenant, le 20 décembre.Hier matm, la surprise était totale dans les divers cabmets ministériels et dans le milieu poütique québécois.Le retour prématuré de vacances et la nouvelle de l’hospitahsation furent commentés à l’infim, notamment dans l’optique de la tenue prochaine du congés du Parti québécois.Cependant, interrogés officiellement par les médias, les quelques ministres ou députés libéraux demeuraient prudents, l’état de santé réel de M.Lévesque n’étant pas connu.C’est avec une voix de circonstance, assourdie et presque étouffée, que le ministre de la Justice et éventuel candidat à la succession de M.Lévesque, M.Pierre-Marc J ohnson, a refusé de commenter la nouvelle de l’hospitalisation.Il était alors interrogé peu après l’assermentation du nouveau président de la Commission des droits de la personne hier en fm de matmée.Pour sa part, le député libéral de Jean-Talon, M.Jean-Claude Rivest, rappelait combien était fatigante la fonction de premier ministre et, comme M.Johnson, il souhaitait que tout aille bien, que M.Lévesque recouvre la santé.4 Le congrès tion de l’article 1 du programme et sur les mandats qui en règlent pour les instances du PQ.L’on a appris toutefois que la vice-présidente et quelques collègues se sont tenus sur le qui-vive, à la permanence, durant plusieurs heures, hier, dans l’attente des nouvelles de l’hôpital.En fin d’après-midi, un porte-parole faisait savoir aux journalistes que le congrès aurait heu à la date prévue et que tout ajournement à une date ultérieure était exclu.Durant plusieurs heures, toutes les personnes qui s’intéressent de près ou de loin à ces assises extraordmai-res - provoquées par le demande de M.Lévesque de réviser l’article 1 -se sont tenues aux aguets des dermè-res nouvelles, assorties de toutes sortes de rumeurs.Par exemple, l’ancien ministre Jacques Léonard estimait, en fin de matinée, que le congrès devrait être reporté si son état de santé ne permettait pas à M.Lévesque d’y prendre part II serait impensable, selon lui, que les déhbérations se tiennent en l’absence du premier mimstre et président du PQ.« Ça n’aurait pas de sens autrement», a-t-il fait savoir.Nul ne sait ce qui se passera au cours des prochains huit jours, ni si M.Lévesque prépare un autre quelconque coup d’éclat dont lui seul a le secret.Toutefois, si les choses restent telles qu’elles sont et que M.Lévesque est bel et bien à la table réservée aux membres du conseil exécutif, samedi matin, il recevra assurément des plus de 1,500 délégués -même de ceux qui le contestent de façon ouverte ou larvée - l’une des plus formidables ovations de sa carrière politique, longue de vingt-cinq ans.Que ce soit par admu'ation, sympathie ou déférence, les militants pé-quistes se réjouiront bruyamment de ce que leur président-fondateur ait surmonté l’alerte que son propre comportement des récentes semaines avait sonnée.Il se pourrait même, prévoit-on, que la publication d’un bilan de santé aussi éclatant fasse remonter d’un cran la popularité du chef, surtout chez les députés et militants qui croyaient qu’il n’était plus assez en forme pour les étapes cruciales qui s’annoncent.Le congrès n’est censé durer qu’une journée.Mais les orthodoxes insistent toujours pour que les votes importants soient pris au scrutin secret, plutôt qu’à main levée, ce qui exigerait plusieurs heures supplémentaires, probablement jusqu’au lendemam, dimanche.La décision finale à cet égard sera prise vendredi soir par le conseil national du PQ.À ce jour, la permanence et le comité directeur du congrès s’appuient sur la tradition péquiste voulant que les voles s’y prennent à main levée, depuis la fondation, en 1968.# L’hlôpital suis en fait dans un dilemme.D’un côté, J’ai des explications médicales pour toutes les morts.De l’autre, le juge Grange détient des renseignements auxquels je n’avais pas accès et qui lui permettent de conclure que 8 bébés sont morts de surdoses.Selon lui, il y a tout simplement trop de coïncidences.C’est comme lire un roman poheier dont on a volé le dernier chapitre.Tout ce que j’espère c’est que le dernier chapitre du roman, c’est le rapport Grange.» Mais encore.Ne peut-on pas répéter une erreur médicale sans s’en rendre compte et sans le faire intentionnellement?«Tout à fait, c’est d’ailleurs ma question.La réponse du juge c’est que des répétitions aussi fréquentes, sont improbables donc suspectes.En fait, le vrai débat porte sur l’opposition entre le monde scientifique et le monde légal.Les deux systèmes n’ont pas les mêmes valeurs ni la même vision des choses.Les scientifiques basent tout leur travail sur la répétition.Ils n’acceptent que ce qui se répète.Tout le reste pour eux n’est que de l’expérimentation.C’est leur façon d’arriver à une preuve.C’est toute la différence avec l’approche légale qui se base sur la théorie des probabilités et qui procède par déduction pour arriver a la preuve.» Dans ce rapport de force entre la science et la loi, on comprend que la science n’a pas le choix.Elle doit s’incliner devant le juge suprême même si celui-ci est incapable de produire un coupable.Et la question demeure.Le coupable rôde-t-il encore dans les couloirs étanches de l’hôpital?Douglas Snedden est persuadé que si le coupable existe, il faudra qu’il passe lui-même aux aveux.En d’autres mots, la police et la justice ont été incapables de ramasser suffisamment de preuves pour porter des accusations contre qui que ce soit.«Si le coupable ne s’avance pas -et pourquoi le ferait-il maintenant-, nous ne saurons jamais le fond de l’histoire, dit-il.Un nuage va continuer à planer au-dessus de nos têtes.Pour être bien franc, je ne croîs pas qu’il y ait de la lumière au bout du tunnel.» Il n’en reste pas moins que les réputations de deux mfirmières, Susan Nelles et Phyllis Trayner, ont été sa-hes et que l’hôpital n’a pas fait grand chose pour les défendre.Susan Nelles a été blanchie et va revenir travailler dans une autre unité de l’hôpital; Phyllis Trayner vient de dé-missioner de son i^ste.Le directeur n’aime pas aborder la question.Il avoue qu’il aurait préféré que les deux infirmières démissionnent.«Susan Nelles a insisté pour revenir, dit-il, elle est très persévérante, alors j’ai cédé.Phyllis a eu un enfant et je crois qu’eUe a décidé par elle-même que cela serait trop dur de recommencer sa vie ici.Je ne sais pas ce qu’elle va faire.Elle nous a envoyé sa lettre de démission et le hasard a voulu que j’accepte sa démission le jour ou j’ai reçu le rapport Grange.C’est une pure coïncidence.Elle y pensait depuis longtemps.Elle a pris sa décision en décembre.Elle vivait sous une pression constante.Je ne sais pas ce qu’elle va faire, je crois qu’elle va contmuer à pratiquer ailleurs.» Douglas Snedden est mal à l’aise.«Depuis mars 1981, dit-ü, il n’y a pas eu une seule mort suspecte.Il y a eu des morts bien entendu.Une moyenne de 400 enfants meurent à l’hôpital chaque année et pas juste dans l’umté cardiaque.Ils meurent de causes naturelles.» Puis il ajoute que depuis un an, les parents ont recommencé à avoir confiance.Cela lui semble capital.C’est une façon comme une autre de rassurer l’opimon publique.Il reconnaît cependant que la plupart des parents sont pointilleux sur les m^i-caments qui sont prescrits et les doses qui sont admimstrées à leurs enfants.Plusieurs tiennent à dormir à l’hôpital.Le directeur ne s’inquiète pas de la situation et pose cela en termes de changements sociaux et de conscientisation des parents.À la fin de l’entrevue, il avoue aussi qu’ils n’ont pas le choix et que l’hôpital est le seul du genre dans la région.C’est dire que les parents et le personnel de l’hopital, sont désormais complices d’un même mystère, comme dans un roman noir dont personne ne connaîtra jamais le dénouement.^ Landry et Clark d’Etat africain n’a jamais vu le jour et les épiques taïUes entre Ottawa et Québec sur le statut du Québec, dont les échos résonèrent jusqu’à Paris, y furent pour quelque chose.Ces querelles semblent désormais appartenir au passé même si les deux hommes ont davantage insisté sur le climat que sur le contenu de leurs échanges et même si il n’a pas été que.stion de relance du projet auprès des autres pays.Le ministre québécois affichait le même optimisme lorsqu’il a parlé aux journalistes de la présence québécoise sur la scène internationale et a donné à entendre qu’Ottawa ne s’opposerait plus jamais à l’ouverture d’une délégation québécoise à l’étranger comme cela se produisit par le passé.^ Un Pershing lieux de l’incendie, l’autre pendant son transport à l’hôpital.Le transporteur sur lequel était installée la fusée a brûlé complètement, a poursuivi le général Haddock, selon lequel à aucun moment il n’y a eu de danger jiour la population civile.La fusée défectueuse était arrivée des États-Unis récemment.Le général Haddock a ajouté que c’était le premier accident de ce type depuis 10 mois de stationnement de Pershing 2 en RFA.Le 24 septembre dermer, le transporteur d’une fusée Pershing 2 s’était renversé dans un chemin forestier entre Lorch et Welzheim (Bade-Wur-temberg, sud-ouest du pays).Il n’y avait pas eu de victimes, mais le fuselage de l’engin avait été endommagé.La 56e bngade d’artiUene est équipée de Pershing 1 et de Pershing 2.Après l’accident, les mesures de surveillance ont été renforcées autour du terrain militaire, qui a été hermétiquement bouclé.Les « Verts » (écologistes-pacifistes) de la région ont aussitôt exigé que le gouvernement fédéral ouvre une enquête sur « la série d’accidents de Pershing » et « qu’il en tire les conséquences ».« Ces fusées doivent disparaître immédiatement.On ne peut absolument pas dire qu’elles apportent plus de sécurité », ont-ils ajouté.Selon la double décision de l’OTAN de décembre 1979,108 fusées nucléaires de type Pershing doivent être installées en RFA.45 d’entre elles ont déjà été déployées dans la région de Heilbronn.Pendant ce temps à Washington, le président Ronald Reagan a exprimé sa douleur à la suite des morts entraînées par l’accident survenu au missile Pershing 2 en RFA, a indiqué la Maison-Blanche, tout en estimant que cet accident ne devrait pas affecter la poursuite du déploiement des fusées de l’OTAN.Le porte-parole adjoint de la Maison-Blanche, M, Robert Slms, s’est refusé à préciser les circonstances de l’accident.Cet accident n’aura aucune incidence sur les projets de déploiement des Pershing 2 en RFA, a estimé M.Slms.12 janvier par la PC »! l’AP 1*84 la Chine et les États-Unis signent des accords de coopération industrielle et technologique 1*82 les autontés polonaises annoncent leur intention de suspendre la loi martiale avant le premier février et indiquent que Lech Walesa pourrait participer aux négociations sur l’avenir des syndicats polonais.1*80 Téhéran menace d’arrêter les livraisons de pétrole à tout pays qui soutiendrait les sanctions économiques décidées par les États-Unis contre l'Iran 1*67 l’armée chinoise s’engage à soutenir Mao Tsé-toung au cours des désordres provoqués par la Révolution culturelle.1*58 Moscou propose la création d’une zone dénucléan.sée du Cercle arctique à la Méditerranée 1*44 le général de Gaulle et Wuis-lon Churchill confèrent à Marrakech Ils sont nés un 12 janvier: l'écn-vain Italien Andrea Alicati (1492), Hermann Gœnng, maréchal et homme poUtique allemand (1893) 1 LE DEVOIR ECONOMIQUE CAHIER I Montréal, samedi 12 Janvier 1985 LES AFFAIRES .EN âUELQUES LIGNES PAUL DURIVAGE ¦ Seagram tente une OPA sur Mumm L’entrepnse Seagram Liée de Montréal a lancé une OPA (offre publique d’achat) sur les actions de la société champenoise Mumm, a annoncé hier la Chambre syndicale des agents de change L’important groupe mondial de liqueurs et spiritueux se propose d’acquérir en bourse toutes les actions de Mumm au prix de 775 francs chacune Seagram détient déjà directement ou mdirectement 56.2 % du capital de la société Mumm.Il lui coûtera 281 millions de francs (environ $ 47 millions CAN) pour obtenir les actions restantes La cotation de Mumm avait été suspendue à la Bourse de Pans le 12 décembre dernier dans l’attente des modalités de l’OPA de Seagram La veille le titre cotait 598 FF.Pour sa part, l’action ordmaire de Seagram s’inscnvait en baisse de % à $ 50% a la Bourse de Toronto hier ¦ Rogers vend ses filiales US La société Rogers Cablesystems Inc.a annoncé hier son mtention de se départu- de ses entreprises de câblodistnbution à New York et en Ca-lifonue afm de réduire sa dette à long terme d’environ 1800 millions.La plus importante entreprise de télédistnbution au Canada a essuyé une perte de 616.3 miUions ou 86 cents par action ordinaire pour son exploitation courante, au 31 août dermer.Ce déficit s’ajoute aux 114 millions ou 79 cents l’action encourus un an plus tôt.Les recettes ont pourtant augmenté entretemps de 18 %, en passant à $ 294.8 millions.La perte d’exercice est aussi élevée que $ 30.2 millions, y compris les postes extraordmaires reflétants l’abandon de différentes activités sur venue au cours de l’année dernière.À la Bourse de Toronto hier, les actions de classe A de Rogers Cable-systems ont gagné % à $ 7%.¦ La Nationale veut $ 50 millions la Banque Nationale du Canada a déposé un prospectus final auprès des commissions des valeurs mobihères du Canada en vue d’un important placement pubhc d’umtés de dettes.La banque de Montréal vise à émettre pour % 50 millions de dében-tures échéant le 1er févner 1990 et portant un taux d’mtérêt nommai de 10 25 %.La demande adressée aux organismes réglementaires porte aussi sur l’émission de 50,000 droits pour l’achat d’autant de coupures de $ 1,000 d’obhgations du gouvernement du Canada, échéant le 1er mars 1995 et portant un coupon de 11.75 %, à un prix de 61,002.50.Les droits peuvent être exercés d’ici au 23 janvier 1990.Débentures et droits seront offerts sous la forme d’unités consistant en $ 1,000 de débenture et un droit d’achat.Le syndicat d’émission est dirigé par les firmes de courtage Burns Fry Ltd et Mcleod Young Weir Ltd.La Bourse de Montréal a déjà accepté l’inscription des droits à sa cote, SI toutes les autres conditions d’émission sont remplies.¦ Mitel établit sa présence aux É.U.La société Mitel Corp.de Kanata en Ontario a signé hier trois premiers contrats avec des concessionnaires régionaux américains, autorisés aux Etats-Unis.Les sociétés Ise Inc.de Chicago, Telecom North Inc.de Milwaukee et International Office Systems Inc.de Mmneapolis seront les concessionnaires autorisés à vendre et entretenir des systèmes intégré de communications SX-2000 dans leurs régions.Celles-ci représentent un échantillon du marché tel qu’identifié par Fortune 1000.Mitel est un manufacturier d’équipement de télécommunications et de semi conducteurs y compris les systèmes PABX d’interrupteurs téléphoniques électromques pour transmission de voix et données.À la Bourse de Toronto hier, Mitel Corp.a gagné % à $ 7%.¦ Le bénéfice d’Innopac en hausse Le bénéfice de la société d’empaquetage Innopac me de Willowdale en Ontario s’est accru fortement au cours du premier trimestre de son nouvel exercice.Celui-ci s’est étabb à $ 2.0 millions ou 20 cents par action ordmaire, au 30 novembre dernier.Un niveau de profit de $ 1.6 million ou 16 cents l’action avait été étabb un an plus tôt.À la Bourse de Toronto, Innopac a gagné Vè à $ 11% hier.La Corporation de développement du Canada détient 10 % du contrôle de la compagnie, par le biais de sa fibale CDC Ventures Inc.¦ Résultats décevants pour De Beers Le groupe sud-afncain De Beers qui commerciabse 85 % de la production de diamants du monde occidental a annoncé hier que son chiffre d’affaires n’avait augmenté que de 1 % en 1984 par rapport à l’année précédente pour se solder à $1.6 milbon US.Pour le seul deuxième semestre de 1984, les ventes de De Beers sont mféneures de 6.2 % à celle de la pénode correspondante de l’année précédente, soit $668 milbons US contre $712 miUions US.La compagnie a expliqué qu’outre le niveau élevé du dollar et des taux d’intérêt, ses ventes ont souffert, principalement au 2ème semestre, d’un accroissement de celles de l’URSS, qui en est également un gros producteur.¦ Jesse Helm veut CBS Le sénateur républicain ultra-conservateur de Caroline du Nord, Jesse Helms, aimerait prendre le contrôle de la chaîne de télévision CBS, qu’il juge anti-Reagan, afm de mettre au pas une de ses bêtes noires, Dan Rather, présentateur vedette du journal du soir.Selon un journal de Caroline du Nord, M.Helms serait sur le point d’envoyer à un milüon de conservateurs américains une lettre leur demandant d’acheter en bourse des actions de CBS, afm de prendre le contrôle de la chaîne si nécessaire et devenir les patrons de M.Bather.La Commission de contrôle des valeurs mobibères a contomé hier à Washington avoir été saisie des projets de M Helms.Certains spéculateurs semblent avoir pris l’idée au serieux puisque l’action CBS, après avoir gagne 1 3-8 à 73 7-8 doUars, jeudi, était à nouveau en hausse d’un dollar vendredi matm à Wall Street ¦ En moins que quelques lignes.Laidlaw 'Transportation a annoncé une augmentationde son mveau de rentabibté amsi que de son dividende pour le tnmestre termmé le 30 novembre.La société de camionnage prévoit un taux de croissance de son bénéfice de Tordre de 25 % à 30 % pour l’exercice en cours.Les actions de classe A ont gagné % à $ 21%, tandis que les actions B non votantes affichaient $ 21%, en hausse de $ 1%.canada northwest energy a augmenté son dividende annuel de 25 centsà 30 cents.Le titre a néanmoins perdu $ 1 à $ 23%.La société immobibère Cadillac Fairview a annoncé Tacquisition de Chartwood Developments Ltd, une compagme fermée détenant des m-térêts dans trois centres d’achat à Régma, Guelph et Cornwall, en On-tano Les détails de la transaction n’ont pas été révélés En Bourse, Cadillac Fairview a arraché % à $ 31%.Echo Bay Mmes a complété Tacquisition des unités de cuivre de Louisiana Land & Exploration pour $ 55 milbons US.L’importante en-trepnse minière a gagné % à $ 10% à Toronto hier.L’Ontario et le Québec font mieux que les autres Le taux de chômage tombe à 10.8 % OTTAWA (PC) - Le Canada comptait 1,316,000 de chômeurs à la fin de décembre, soit 39,000 de moins qu’à la fin de novembre.Le taux désaisonnalisé du chômage s’établissait à la fin de 1984 à 10.8 % comparativement à 11.3 % un mois plus tôt En publiant ces données, vendredi matm.Statistique Canada a insisté sur le fait qu’il s’agissait du taux de chômage le plus bas enregistré depuis mai 1982, alors qu’il était de 104%.Les données de la fm d’année démontrent également que le taux mensuel moyen du chômage pour l’ensemble de Tannée 1984 s’établissait à 113 % ce qui représente une régression par rapport au sommet de 11.9 atteint en 1983, alors que la récession avait atteint le creux de la vague Pour l’ensemble de Tannée 1982, le taux mensuel moyen du chômage avait été de 11 % Statistique Canada attribue la baisse du nombre de chômeurs au cours du mois de décembre à deux facteurs; « une chute du nombre des sans-travail.à une période où le chômage normalement est à la hausse et une baisse légèrement supérieure à la normale de la participation de la mam d’oeuvre» Le nombre de chômeurs découragés, c’est-à-dire ceux qui voudraient bien travailler mais qui ont fmalement cessé de se chercher du travail parce qu’ils en sont venus à la conclusion qu’il n’y a pas de travail disponible, a fait un bond de 13,000 passant de 87,000 en novembre à 105,000 à la fm de décembre.Mais les données les plus récentes, qui indiquent que le nombre de personnes avant un emploi a augmenté de près de 100,000 au cours du dernier trimestre, seront accueillies avec soulagement par le gouvernememnt conservateur qui Données désaison- nalisées lo.a Effectjf_ouvrjerJ|2jM2,000 Chômage Sans travail (Millions de travailleurs) 81983 ¦ 1984 -18- -17- -16- -15- Décembre ,316 a promis « des emplois et encore des emplois » au cours de la campagne électorale qui Ta porté au pouvoir.Amélioration au Québec Statistique Canada signale que les gams dans l’embauche sont concentrés encore une fois dans deux provmces, TOntario et le Québec.Le taux désaisonnalisé de l’embauche a grimpé à 33,000 durant le mois de décembre.Les emplois permanents ont progressé de 47,000 à 9 5 millions alors que 30,000 de ces nouveaux emplois sont allés à des hommes et 17,000 à des femmes.Par contre, au cours de la même période de 31 jours, le travail à temps partiel a fléchi de 14,000 à 17 million, ces pertes d’emplois étant réparties à peu près également entre les deux sexes.Il y a eu une augmentation de 17.000 emplois au Québec et de 23.000 en Ontario, alors que la Colombie-Britannique a enregistré une perte de 9,000 emplois au cours de la même période de décembre La situation de l’embauche est demeurée à peu près stable dans les autres répons du pays Ces nouveaux emplois ont été offerts dans les domaines de l’agriculture, de la construction, du transport, des communications et autres services publics.Par contre.Heureux, les conservateurs n’en demeurent pas moins prudents OTTAWA (PC) — Le premier ministre Brian Mulroney a fait part, hier, de sa satisfaction de constater une diminution du taux de chômage, qui est passé de 11.3 % en novembre à 10.8 % en décembre, son plus bas mveau depuis 1983.« Je SUIS encouragé, a-t-il dit, et je crois que la tendance va dans la bonne direction.J’ose croire que l’aspect le plus important de cette nouvelle c’est qu’elle va dans le sens de ce que nous avons indiqué tout au long de la dernière campagne électorale puisque 100,000 emplois à plein temps ont été créés depuis le mois d’octobre.» Cet optimisme partagé par le premier ministre, son collègue des Finances, M.Micheal Wilson, et la ministre de l’Emploi et de Tlmmi-gration, Mme Flora Macdonald, qm a pris la peine de tenir une conférence de presse inattendue pour commenter les statistiques, n’a pas empêché M.Mulroney d’ajouter une note de prudence.« Une irondelle ne fait pas le printemps, a-t-il souligné, et ces derniers chiffres ne sont que le début d’un long processus.» Du côté de l’Opposition, les dif- férents porte-parole ont aussi tait part de leur satisfaction, même s’ils continuaient de prédire des jours plus sombres pour les travailleurs canadiens Pour le critique libéral du mims-tère de l’Emploi, M Warren All-mand, la nouvelle est quand même encourageante.« Il est certain, a-t-il dit, que le gouvernement conservateur n’a encore rien fait pour améliorer la situation et je me demande comment il peut s’en attribuer le crédit, pas plus que les libéraux » Selon M Allmand, le gouvernement Mulroney devra présenter des mesures plus concrètes si le taux du chômage doit baisser à 7 ou 8 %.« Nous devons, a-t-il conclu, réduire de moitié le taux actuel.» Pour le critique du Nouveau parti démocratique, M.Lome Nys-trom, « c’est une nouvelle positive, mais les statistiques d’un seul mois n’impnment pas une tendance ».« Ce qui m’inquiète le plus, a-t-il dit en parlant des coupures budgétaires et des augmentations de taxes, c’est que les effets des décisions du gouvernement jusqu’à maintenant n’ont pas été ressentis dans le système économique» M Nystron a ajouté que si le gouvernement continue à couper les dépenses - cela pourrait bien être le cas - le nombre de chômeurs augmentera au lieu de diminuer La ministre de l’Emploi et de l’Immigration, Mme Flora Mac-Donald, était enchantée, hier matin, au cours d’une conférence de presse inattendue, et elle a indiqué que ces chiffres reflétaient un accroissement de la confiance dans l’économie depuis que les conservateurs ont été portés au pouvoir au mois de septembre 1984.« Personne, a-t-elle dit, ne pourra s’attnbuer tout le crédit de cette situation, mais je pense que le gouvernement a réussi à modifier Ten-vironnement et qu’il peut même se créditer une part du changement.» Selon Statistique Canada, la diminution du nombre de chômeurs, principalement au Québec et en Ontario, est attribuable à deux facteurs.un baisse du nombre de chômeurs à un moment de Tannée où le chômage augmente habituellement, et une dimmution un peu plus forte que la normale du taux d’activité.le nombre d’emplois a régressé dans les secteurs de la finance, de l’assurance et de Timmeuble ainsi que de Tamimstration pubüque.Le taux memsuel du chômage a fléchi d’un point à 17 % chez les leu-nes, soit le groupe d’age de 15 à 24 ans.Parmi le groupe d’âge des 25 ans et plus, le taux des sans-travail a régressé de 0 4 à 9 0 %, cette baisse étant répartie à peu près également chez les hommes et les femmes.Voici le taux mensuel du chômage pour le mois de décembre; il a décliné de 0 3 à 13.3 % en Nouvelle-Ecosse, de 0 7 à 14.9 % au Nouveau-Brunswick, de 12 à 119 % au Québec, de 0 4 à 8 7 % en Ontario, de 0 4 à 8.3 en Saskatchewan et de 0 2 à 10 7 % en Alberta Le taux mensuel du chômage a augmenté de 0 2 à 21 2 % à Terre-Neuve, de 0 7 à 13.5 à l’Ile du Prince-Edouard, de 0 4 à 8.9 au Manitoba et de 0 3 à 15 en Colombie-Britanmque Principaux centres urbains Statistique Canada a également publié les taux du chômage de décembre pour les principales villes canadiennes, mais l’agence fédérale signale que les chiffres peuvent varier considérablement d’une ville à l’autre parce que ces données sont basées sur un échantillonnage relativement peu consi-dérale.Les taux pour le mois de nombre sont entre parenthèses pour fms de comparaison; — Samt-Jean de T.-N.(12 3).— Halifax, 10.6 (12 9).— Samt-Jean, N.-B., 16.1 (15).— Chicoutimi-J onquière, Qué., 10 3 (9.3) —Québec, 90(11.6).— Montréal, 11.4 (118) - Ottawa-HuU, 9.5 (9 4) — Sudbury, Ont., 14 6 (12).— Oshawa, Ont., 11.2 (6.2).— Toronto, 6 0(7) — Hamilton.8.9 (8).— St.Cathannes-Niagara, Ont., 9.3 (10.3).— London, Ont., 8 5(8 9).— Windsor, Ont., 8.5 (8 9) — Kitchener-Wa-terloo.Ont., 7 4 (7) — Thunder Bay, Ont., 9 0 (13 8).— Winnipeg, 10.1 (9 3) — Regina, 9 7(8 8) — Saskatoon, 11 3 (13) — Calgary, 11.1 (12 1) — Edmonton, 14 (12 7).— Vancouver, 13.5 (12 9).— Victoria, 142(141) De Bané accuse Ottawa de compromettre la reprise dans les régions éloignées DENIS LESSARD OTTAWA (PC) — En réduisant son aide au développement régional, le gouvernement conservateur compromet la reprise économique dans les régions éloignées, notamment dans TEst du Québec, estime le sénateur Obérai, M.Pierre De Bané.Selon l’ancien responsable du ministère de l’Expansion économique régionale sous Pierre Trudeau, les coupures annoncées peu avant les fêtes par le responsable conservateur du Développement économique, M Sinclair Stevens, auront un impact « dramatique » au Québec et aux Maritimes Du même souffle, le sénateur prend quelques distances d’une déclaration de son collègue député de Laval-des-Rapides, M Raymond Garneau, qui estime que son parti devrait endosser des abattements fiscaux au lieu de Taide directe pour tendre la perche aux entreprises défaillantes.« C’est vrai pour stimuler l’économie nationale, mais pas quand on parle des régions », a soutenu M De Bané.Début novembre, le ministre Stevens annonçait qu’Ottawa entendait épargner $ 175 millions en modifiant le Programme de développement industriel et régional (PDIR) mis en place par les libéraux.Ce programme allouait une aide financière fédérale aux nouveaux projets créateurs d’emplois.Le niveau de ces subventions était déterminé tant par le type de projet prévu que par le degré de pauvreté de la région (quatre pahers sont prévus).Quelque 14 locahtés du Québec, essentiellement dans l’Est de la pro- vince, font partie du quatrième palier qui regroupe le cinq pour cent le plus démum de la population Or au ministère de M.Stevens, on a réduit les divers maximums de subventions, un tour de vis qui affectera proportionnellement davantage les régions pauvres que fortunées Par exemple, Ottawa ne pourra financer que jusqu’à un maximum de 30% un projet nouveau projet de construction d’usine et jusqu’à 37.5 -%les études de faisabilité Sous la précédente admmistration, un projet pouvait être payé jusqu’à 60 % à même les deniers fédéraux et les études préalables jusqu’à 75 % dans une zone éloignée, rappelle M De Bané.Même s’il admet que ces maximums étaient rarement attemts sous le régime hbéral, ils demeuraient de précieux outils de négociation pour attirer hors des grands centres les éventuels investisseurs, rappelle-t-ü.M De Bané s’interroge de plus sur le fait que le gouvernement du Québec n’ait pas poussé les hauts cris après qu’en modifiant le programme, Ottawa ait rendu inatois-sibles les compagnies sous contrôle réel des sociétés gouvernementales québécoises « C’est pour le moins iromque que 'Trudeau et Lalonde, qui passaient pour être durs avec le Québec, n’aient pas hésité à financer ces projets à la différence d’un gouvernement qui aujourd’hui se targue d’être ouvert face aux provinces », a lancé M De Bané « Mon seul espoir c’est que le premier ministre, venant lui-meme d’une région éloignée, sous-mdustna-lisée (la Côte-Nord), décide de renverser la vapeur», a-t-il dit.Près de XOO dépenneur*< la plupart ouverts X4h LES DÉPANNEURS mm m protfi-soir Détaillant LotO'Québec 10 B Le Devoir, samedi 12 janvier 1985 LE DEVOIR ECONOMIQUE Sommet économique de Bonn Européens et Japonais presseront les USA de réduire leur déficit BONN (AFP) — Les Européens et les Japonais presseront les Américains de réduire leur énorme déficit budgétaire à l’occasion du sommet économique qui se tiendra du 2 au 4 mai à Bonn, a annoncé vendredi le ministre ouest-allemand de l’Economie, M.Martin Bangemann, au retour d’un voyage au Japon.Dans une interview au quotidien Mainzer AUgemeine Zeitung à paraître samedi, M.Bangemann estime que ce déficit pèse sur toute l’économie mondiale.Il contribue notamment au déficit de la balance commerciale américaine, par l’intermé- diaire de ses répercussions à la hausse sur le cours du dollar, et peut entraîner des réflexes protectionnistes aux Etats-Unis qui toucheraient toute l’économie mondiale, a-t-il estimé.Pour cette raison, ajoute le ministre, le thème du commerce international sera très important au cours du sommet, auquel participeront les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats-Unis, de l’Allemagne fédérale, du Canada, du Japon, de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie et la présidence de la Commission européenne.La CEE accorde un crédit libellé en écu à l’URSS PARIS (AFP) — Pour la première fois, un crédit libellé en écu (unité de compte européenne) a été accordé jeudi par un groupe de banques, représentant une dizaine de pays et ayant pour chef de file le Crédit lyonnais, à la banque du commerce extérieur d’URSS.Portant sur un montant de 150 millions d’écu (environ 143 millions de dollars canadiens), ce crédit, in- dique-t-on au Crédit lyonnais, sera d’une durée de cinq ans avec une marge de 1-2 pour cent supérieure au taux offert sur le marché bancaire international.Signé en fin d’après-midi au siège du Crédit lyonnais à Paris, cet accord a été officialisé du côté soviétique par M.Gerashenko, vice-président de la banque du commerce extérieur d’URSS.Un Sud-Coréen effectue un voyage d’affaires en Chine TOKYO (AFP) — Un éminent homme d’affaires de Corée du Sud a effectué récemment un voyage secret en Chine pour promouvoir les relations économiques entre les deux pays, a rapporté hier l’agence japonaise Jiji Press dans une dépêche datée de Séoul.Selon Jiji Press, le voyage de M.Kim Woo-Jung, un responsable du groupe Daewoo, le troisième groupe industriel de Corée du Sud, aurait été confirmé par des sources officielles à Séoul.Le Japon et les USA s’entendent TOKYO (AFP) — Le Japon et les Etats-Unis sont parvenus à un accord sur un projet japonais de supprimer la retenue fiscale sur les intérêts versés aux investisseurs étrangers détenant des obligations japonaises libellées en euro-yen, a-t-on indiqué de sources gouvernementales japonaises.La suppression de cette taxe sera effective au 1er avril prochain.Selon l’accord intervenu, le Japon supprimera à partir du 1er avril 1985 la retenue à la source de 20 % que les sociétés japonaises doivent prélever sur les intérêts versés au titre d’obli- La Chine compte remplacer ses vieux avions par des Boeing PEKIN (AFP) — L’aviation civile chinoise (CAAC) va supprimer progressivement tous ses vieux avions et achètera en 1985 des avions moyens et gros porteurs, dont plusieurs exemplaires de l’avion européen Airbus et de nouveaux Boeing 747, a indiqué hier l’Agence Nouvelles de Chine (China News Service).L’agence semi-officielle en langue chinoise, citant des informations du bureau de la CAAC, a précisé qu’une quinzaine d’avions Yüuchine 14 à hélices seront supprimés cette année en raison de leur vétusté et que les avions de fabrication britannique Trident qui composent l’essentiel de la flotte chinoise seraient modernisés.Ces mesures, a ajouté l’agence, constituent une première étape dans la modernisation de la CAAC qui doit se poursuivre sur plusieurs années.Le but étant de remplacer tous les vieux appareils trop petits par des avions modernes plus rentables et plus gros.En 1985, selon Nouvelles de Chine, la CAAC augmentera également notablement la densité de ses vols pour transporter un million de passagers de plus.Ces informations, soulignent les observateurs, viennent confirmer l’annonce faite le mois dernier par le vice-premier ministre Li Peng, selon laquelle le gouvernement chinois a Selon des sources sures citées par J ij i Press, l’homme d’affaires s’est entretenu avec des responsables chinois des possibilités de promouvoir directement et indirectement la coopération bilatérale dans des projets de construction au Moyen-Orient.Selon l’agence japonaise, ces contacts feraient suite à des consultations de gouvernement à gouvernement.Séoul et Pékin n’ont pas de relations .diplomatiques, rappelle-t-on.gâtions en yen émises à l’extérieur aux non-résidents.Les deux pays ont également décidé la suppression de la retenue fiscale frappant les intérêts des obligations en euro-yen rachetées aux détenteurs étrangers par des investisseurs locaux.Le ministère des Finances du Japon avait autorisé à partir d’avril 1984 les sociétés japonaises à offrir des obligations libellées en yen sur l'euromarché, mais cette décision n’avait eu aucun effet en raison du trop faible rendement après impôt qu’auraient procuré ces émissions.pris une décision de principe d’acheter trois avions Airbus A-310.En décembre dernier, le général Jacques Mitterrand, président du Groupement des industries françaises de l’air et de l’espace (GIFAS), avait indiqué à Pékin que des perspectives intéressantes existaient également pour l’Airbus A-320 et l’avion de transport régional franco-italien ATR-42, dont certaines pièces pourraient être fabriquées en Chine.M.Michel Lagorce, directeur des programmes de l’aviation civile française, avait de son côté indiqué que M.Shen Tu, directeur de la CAAC, avait récemment évalué les besoins de la Chine pour les prochaines années de 200 à 300 avions de tous types.Selon l’hebdomadaire édité à Hong Kong « Far Eastern Economie Review », la Chine avait fin 1982 déjà passé une commande de |300 millions pour l’acquisition de nouveaux avions, dont un quatrième Boeing 747 SP, un Boeing 747 Combi (version mixte fret plus passagers), dix Boeing court-courriecs 737 et deux DC-9.La revue avait précisé que la CAAC avait également l’intention de remotoriser ses 33 avions Tridents.M.Shen Tu avait par ailleurs annoncé à la fin de l’année dernière que la CAAC perdrait en 1985 son monopole des liaisons aériennes chinoises avec la création de plusieurs com-pagnies régionales.Monsieur Raymond Comtois, Président du conseil d'administration de Sécurité Desjardins Ltée, a le plaisir d’annoncer la nomination de monsieur Mirel Beauchamp au poste de Président directeur général de la corporation.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 I Offres d’ampioit ¦ Offres d’emplois LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 9h à 16h30 Pour modifier, annuier ou placer votre annonce, téléphonez avant 13h pour l’édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, MU, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS xmmj.PAR TÉLÉPHONE 286-1200 I Cours I Cours I Ameublement SALLE A MANGER chêne foncé avec 8 chaises, desserte et buffet: armoire antique pin blond, copie buffet antique pin bleuVis.console ef miroir laqués bourgogne 932-3000 samedi, dimanche 9h à ISh, semaine: 286-5424 poste 395 161-85 I Animaux ¦ Bureaux à louer 276 ST-JACOUES, 2525 p.c., suite de bureaux pour professionnels, bonne 6 nition, sous-location lusqu'en février 1987 Renseignements Dons Bouchard 8467037 7-02-85 MÉDECINE NATURELLE L’Association Québécoise des phytothéra-peutes en collaboration avec les Laboratoires Vachon offre au public des cours en phytothérapie diffusés à travers la province.La profession des phytothérapeutes vous permet de connaître les plantes médicinales qui ont des valeurs curatives, d’étre à l’écoute de votre corps et comprendre vos problèmes de santé, aider votre prochain.Pour plus d'informations: Montréal: 388-6222 — 728-2029 Laval: 625-5166 Longueuil: 651-8035 14-01-05 SECRÉTAIRE MÉDICALE DEMANDÉE Doit être bilingue, versée dans l’orthographe française.Travail de 2 à 4 jours par semaine dans une clinique externe privée sur la rue St-Denis près de Jean Talon.Salaire selon compétence et expérience.Demandez Arnlré Lachaine 279-6334 du lundi au jeudi de9hà13h —14hà17h 10-01-as I Cour* COURS DE CHANT classique, piano et soltëge par Premier Pnx de Conservatoire.5261704.14-1-85 AIREDALE, chiots.3 mois, vaccinés, C K.C.père champion, spécial 250$ I -632-7628.14-01-85 j I Antiquité* VIOLON Italien signé, 1920, colleclion privée Sou et 6n de semaine.276 6817.14-1-85 I App.à vendre Ile des soeurs, condo 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Ici.11 —Situé.— Colère.— Gaz rare.12—Te trompes.— Opération consistant à coudre les lèvres d’une plaie.Verticalement 1— Qui a de l'acrimonie.2— Règle obligatoire.— Iridium.— Pourvoir.3— Chacun des aspects successifs d’un phé- nomène en évolution.— Tige cylindrique métallique.— Strontium.4—Obtenu.— Jeu de cartes à emblèmes particuliers.5 — Poitrine d’une femme, — Avis préalable.6—Bolcan de la Sicile.— Vedette de cinéma.7 — Courroie fixée au mors du cheval.— Scandium.— Terres entourées d’eau.8— Mèche de cheveux rebelle.— Qui a de gros os.9— Assemblage de choses qui vont ensemble.10— Art de combiner les sons.— Obtenu.11— Terre entourée d’eau.— Utilisai.— Durillon.12 — Souveraine.— Pourvu d’un cro-cher.Solution d’hier A 5'A * 'A Alguebel o 2000 $516 516 516 Alt Energy 30850 $1816 1816 1844 4 'A Alt Enr A 5300 $29 ’.Z ;i - 1 ’2 1 1 / 1 B 7 V A r I N K \ t .Ni F I R (J U \ I’ I N I, \ I Le Devoir, samedi 12 janvier 1985 ¦ 21 LE IXVOIS CULTUREL Guy Nadon, qui jouera dans K2, à compter de mardi au Centaur Guy Nadon: la vérité du faux PAUL LEFEBVRE T jN soir, Pierre Bourgault m’adit : «Tu //Il devrais faire de la politique ! » Je n’ai pas répondu sur le coup.Mais j’ai fini par dire que politique et théâtre étaient radicalement différents ; le public de théâtre sait que ce n’est pas vrai et l’acteur, par le biais du faux, lui fait croire que c’est vrai.En politique, le public croit que c’est vrai, le politicien sait que ce qu’il dit est faux en employant le vrai pour le faire passer.Ainsi, le théâtre est plus honnête que la politique ; au théâtre, c’est parce que c’est faux que c’est vrai ».C’est le comédien Guy Nadon qui parle ainsi et pour avoir joué dans les pièces de Jean-Claude Germain, les rôles de Durham (« plus dur à jouer que Mésa dans Partage de midi»).Sir Wilfrid Laurier et Pierre Elliot Trudeau, on peut supposer qu’il sait de quoi il parle.Guy Nadon sera, en compagnie de Raymond Legault, un des deux alpinistes de K2de Patrick Meyers, qui sera présenté à compter de mardi par le Théâtre populaire du Québec, d’abôrd au Centaur puis, ensuite, en tournée dans tout le Québec.K2se passe sur la paroi d’un pic rocheux où deux alpinistes sont en difficulté ; une pièce sur la nécessité, l’urgence, l’amitié et la mort.C’est à l’École nationale de théâtre que Guy Nadon allait rencontrer Jean-Claude Germain et le regretté André Pagé qui, tous les deux, l’ont engagé très fréquemment dès la fin de ses études.« Germain et moi sommes passés par le même collège classique, nous avons eu à 10 ans d’intervalle les mêmes profs, avons reçu une éducation semblable et partageons ainsi une même culture.Ce qui fait qu’on se comprend à demi-mot.Il m’a beaucoup fait travailler à son théâtre, me faisant jouer des rôles de clowns blancs brillants et cyniques.» Nadon a un jeu assez particulier, où il donne à ses personnages uh côté lucide, intelligent.Ainsi, dans En attendant Godot, au Café de la Place en début de saison, il faisait un Estragon au désarroi tout intérieur, dont les questions continueDes renvoyaient directement aux interrogations angoissées et graves que Beckett pose à travers son oeuvre.Quand je le qualifie de comé^en intelligent, il est un peu étonné et finit par réagir : « Un comédien doit savoir intellectuellement ce qu’il veut faire et arriver à le faire sans le vouloir.» Pour arriver à cela, il faut une technique solide.Comme le dit Dietrich Fischer-Dieskau, il faut arriver à pouvoir chanter la mort d’Isolde en pensant à son épicerie.Un comédien est là pour jouer, pas pour être.Être acteur, c’est un métier à la base duquel il y a des techniques artisanales qu’il faut maîtriser.Il faut faire ce métier consciencieusement, comme un bon plombier fait le sien.Il faut se fendre le cul en quatre, comme le disait mon personnage dans En sourdine les sardines : c’est ma seule devise en art.L’acteur n’est pas sur scène pour des fins personnelles : c’est une vision romantique du métier.Si quelqu’un tient à travailler sur lui-même, les thérapies sont plus efficaces, sans parler de ce qu’on épargne au public.Nadon a été très mêlé au théâtre ouvertement nationaliste des années 1970.Je lui demande comment il considère maintenant le rapport entre théâtre et politique au Québec : « Meme si ce n’était pas mon option, le non, au référendum, a été une réponse valable.Je ne mourrai jamais ensanglanté au pied de la statue de la culture nationale.En ce moment, on se rend compte que l’aphorisme « Pas de culture sans pays » avec lequel on a fonctionné pendant 15 ans est faux.Les années 1980 le prouvent.En ce moment, le théâtre au Québec, c’est les Lettres persanes.On parle toujours d’ici mais sous les dehors de bailleurs, que cet ailleurs s’appelle Zelda Fitzgerald ou Gertrude Stein.On ne veut rien savoir, en ce moment, de notre réalité de façon directe, c’est trop douloureux.La pièce de famille sur le référendum, style Hier, les enfants dansaient, n’est pas à la veille d’être présentée.Et le serait-elle en ce moment que personne ne voudrait aller la voir.D’une façon ou d’une autre, la notion de théâtre québécois a beaucoup évolué : monter Godot ou K2, c’est faire du théâtre québécois parce qu’il n’ÿ a pas un autre endroit au monde qui aura le même rapport à ces textes que celui que nous exprimons en les montant.« C’est Maurice Blanchot qui disait que, pour le public, un livre est un Uvre, mais que pour son auteur, c’est une oeuvre, une brique de plus pour bâtir la cathédrale.Mon rôle dans if^c’est ma 38e ou 39e brique.Je ne sais pas encore quelle sera la forme de ma cathédrale.» Petit bilan de la télé des fêtes radio-telT VICTOR-LÉVY BEAULIEU COMME c’est terrible de se dire que le temps des fêtes est déjà loin, même si c’est dans la solitude que ça s’est passé, une solitude que la neige, le vent et le froid n’ont rendu que plus habitable, par ce qu’il y a d’intraitable dedans et ce qu’on y retrouve toujours de soi aussi, dans cette vulnérabilité qui vient des grandes tempêtes québécoises.Et pourtant, les deux pieds sur la bavette du poêle à bois, et avant de réintégrer Montréal, pourquoi ne pas rester encore un peu dans les aveilles de Noël et ce qui d’elles sont venues, en ma qualité de téléphage en tous cas ?Et pourquoi ne pas dire ce que j’y ai vu, non pour dresser un bilan de cette télévision du temps des fêtes, mais pour dire d’elle ce qui m’a sollicité ?Une première constatation d’abord.Notre télévision se couche de bonne heure.Après deux heures du matin, ne cherchez plus : c’est, au niveau de l’image, le désert.Et tout de soi y tombe en morceaux, surtout si on le vit tout seul.On aimerait alors que la folie qu’il y a en soi se retrouve ailleurs, ne serait-ce que pour avoir l’impression de fêter soi aussi, mais il n’y a rien à faire : la télévision, même entre les aveilles de Noël et les lendemains qui chantent du nouvel an, n’est pas faite pour que la folie puisse y entrer.Elle serait plutôt faite pour que tout ce qu’il y a de raisonnable en soi vous ramène à vous même, c’est-à-dire dans tout ce qu’il y a toujours d’un peu épais dans le plein du jour.Au chapitre de l’épaisseur (puisque nous y sommes), il faudrait bien décerner la première palme à Télé-Métropole.Que voilà une télévision du temps des fêtes qui reste presque absurdement à la hauteur d’elle-même, dans le mâchemalo quétaine de ses émissions de va- Janine Sutto et Geneviève Bujold, deux interprètes du film Kamouraska, présenté en mini-série pendant la saison des Fêtes à Radio-Québec.riétés — Peter Pringle et alii, chantant de bien vieux Noëls, ceux qui, rien qu’à les entendre, vous donnent la gueule de bois tellement ils viennent de loin, asexués, à croire que l’univers de la croix de tempérance vous guette toujours.Et je ne parle pas du cinéma dont Télé-Métropole nous a affligés durant la période des fêtes, toutes ces vieilles comédies américaines et tous ces antédiluviens films français dont on se demande comment il se fait qu’on n’en ait pas encore perdu les bobines.Pour un peu, je n’aurais pas été étonné de revoir a TVA Le triporteur avec Darry Cowl.Je sais bien qu’on y a eu droit au moins trente fois depuis vingt ans, mais tant qu’à niaiser, pourquoi ne pas le faire de belle façon ?Remarquez que pour la période des fêtes, Radio-Canada n’est pas très loin de Télé-Métropole.Heureusement qu’il y a Bye Bye parce que sans ça, on s^y en-nuyerait profondément, entre Bobinette, Denise Bombardier et Second regard.En plein temps des fêtes, nous présenter cette entrevue avec Jean Guitton dont le haut fait d’armes a été pendant 27 ans, et le 7 septembre plus précisément, dej)rendre le café avec Paul VI, le pape conciliaire, faut le faire.Ce dans quoi Second regard et Radio-Canada réussissent bien, ce que j’admets au fond puisqu’il y a dans la débilité quelque chose de profondément sain : c’est que la débilité vous permet de vivre fort vieux, comme c’est le cas pour Jean Guitton et comme ça semble vouloir être le cas pour Second regard.Ah, comme c’est rassurant le christianisme quand il ne se perçoit plus que comme de l’image si tranquille qu’à comparer à ça, les commentateurs sportifs de Radio-Canada sont comme des anges remontant des enfers ! Avec les patins de Guy Lafleur ou le ballon de football de Dan Marino peut-être, mais quelle .importance au fond ?Il suffit de savoir que le show est là et qu’on puisse s'y traîner soi-même.Le reste, qui pourrait bien s’en préoccuper, même dans la tempête québécoise ?Peut-être Radio-Québec tout compte fait, puisque c’est elle qui, durant le temps des fêtes, a accompli la meilleure besogne, avec Kamouraska, bien meilleur dans sa version télévisée que quand le film de ça nous a été présenté ; avec le choix de ses films aussi, que quand je les écoutais, je n’avais pas l’impression qu’on me prenait pour un imbécile, en ce que le choix était bien fait, même pour Alexandre le bienheureux, déjà vu mais si drôle, que de le revoir ça valait bien les nombreux vieux Pierre Richard dont Radio-Canada a farci son écran durant le temps des fêtes.Et puis, chapeau aussi pour Ciné-Cadeau que présentait Nathalie Simard.Enfin ! Une programmation pour enfants qui se tenait dans tous ses bouts, à une heure où, précisément, les grandes personnes ne se tiennent plus de nulle part et ne savent plus quoi faire, ni d’elles ni de leur progéniture.Alors imaginez à quoi je pense quand je songe qu’il existe à Radio-Québec une race de monde de hauts fonctionnaires qui, pour ne pas entendre grand-chose à la télévision quand elle peut enfin être autre chose, voudrait la changer, c’est-à-dire la faire devenir bien pire que ce qu’elle est ailleurs.D’y penser vraiment, les cheveux m’en tombent de la tête.PRO MUSICA présente COLORADO STRING QUARTET 1er prix: Concours International de Banff 1983 Programme: HAYDN — Quatuor op.33 no 4 — BERG — Quatuor op.3 — MENDELSSOHN — Quatuor «6 op.80 LUNDI — 4 FÉVRIER — 20 h.Blllata: 10S, SS.SS — EtuOlanta 7/25 ana; 5S PRO MUSICA —1410, iiM Slanlay, buroiu 408 — 045-0532 im \iRi MMsOWIl \f JM \( ! IH'' ^KI^ Stir lout hiltei rie plus do s'ajoute un monlani rie ft.'SS a ftirr rie roriev.rntp à la Place ries Arls.V THEATRE DU RIDEAU VERT cl 'er.tior^ yvetlB biind'amour merctde* palomino ' ^ Chacun P âa Vérité ^ ,1, i ri(,l PIRAINDLI LO \ .rsH.n I r uk.um Mfll j.ini I fl (^rcillICllX Miv ifV xtcnc DANli l.i: I .Sl'LS.SA ) ic/lc Bri)i(l'Amour Jacques Godin (.iilhcrine Bégin Gérard Poirier Jean-.Méirié Lemieux Lénie.Scoffié (.Liire Pimparé Vincent Dary (lisele, 1 répanier .irlelle Sanders < /
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