Le devoir, 20 avril 1957, samedi 20 avril 1957
A la place de M.Trueman A nos lecteurs i fi r Me Guy Roberge, président (Joyeuses fPàcjues rlo rnfli#* Nfitî ahm I An c;U ^l 4in,iqu4 -^ de [Office national du Film (Lire en page 9) T' nos annonceurs et amis ^ Joukov à roccident î Nous répondrons à toute provocation de TOTAN (Lire en page 9) 10c le numéro DEVOIR Hebdomadaire pour le foyer DU SAMEDI Samedi, 20 avril 1957 FIN DE SEMAINE.DERRIERE les mornes denlelés.au dos de ce tap tourmenté tjui masque l'étendue mobile et glauque de la mer, l'aurore n’a pas encore déployé ses oripeaux.Dé jà, pourtant, sur les cailloux des routes étroites qui dévalent vers le bourg ou la ville, trottent et soupirent les petites bourriques.Où courent elles donc, les oreilles-droites, le regard absent, les naseaux humides?Où courent elles entre les talus chargés de rosée, hérissés de cactus et de yuccas, sous le balancement des palmes et des grandes mains lustrées des papayers et des arbres à pain?Où courent-elles sous les bouquets gigantesques des flamboyants et des tchastchas en fleurs, elles qui eussent si placidement continué de dormir derrière la caille aux portes closes.l'odorat caressé par le parfum ries ananas, des sapotilles et «les bananes-figues?De chaque côté de leurs flancs, les macoutes sont lourdes, lourdes: le harnais de corde blesse les chairs que dévorent les pa- .EN TERRE D'HAÏTI par Marie-Antoinette Grégoire-Coupal rasites.les paysannes, bien jfcmbl>enn Abncot.^Ros^’uv Ou assises sur leurs croupes, bien on marche droit sur l’un les houspillent à coups de î*es grands marchés de i*4 i i ort-au Prince ou sur celui dp haton, les paysonnes pour cap-Haitien.des Cayes ou de Jé qui la vie âpre et besogne»- rcmie.*VST'ÜaSi rpi(,e Sa"S A la campagne, on Se loge cette hebdomadaire evasion sous des tonnelles rustiques, cou.L'éperon de la célèbre forteresse La Ferrière, au sommet de la montagne du "Bonnet-à-VEvêque” matinale.C’est samedi, jour de marché.vertes de chaume, ou bien J on s'abrite du soleil par une grande natte fixée à un pieu com- D'un bout à l’autre de l'ile d’Ha- lnî’ H11?.vo^e a -sun mat- 11,111 est étale par terre, sur un sac, un carré de coton, une macoute mu, auA vanviuuis icuis V1z 'e 'a|d d'une hécatombe de bayaliondcs , n* ;l s,ulrnar,e’ 'p hareng saur, et peut-être même d’acajou.a 1îorue séchee, la viande sus- pendue qu on dépece sur deman-Ah ! les petites bourriques gri- de, à grands coups de machet-ses qui font le pittoresque inédit te 1 coutelas à tout usage ).Et des indescriptibles chemins d’Ha- les huiles, le tafia < alcool de iti, et ces paysannes et ces ar- canne ), les volailles vivantes, tisans qui tous n’onl pas cette bées par les pattes, les oeufs.bonne fortune de posséder une brave béte comme portefaix et dont le crâne s'encombre allégre- les petits .ains, les beignets, les friandises domestiques qu’on appelle bougonnins, les arachides.ment d’une demi-douzaine de surnommées amusements, les chaises, d’un incroyable échafau- n01x de coco.Vous désirez des dage de hottes ou de paniers ou citrons doux des chadèques d’un bac plat sur lequel s'empi- pamplemousses > des oranges, lent les galettes de cassave.les des papayes, des cachiments.des bouteilles d'huile de ricin et mangues, des caimites, des co-peut-être même le réchaud de rossols, des goyaves, des grena-braises sur lequel mijote on ne dines, des gousses de tamarin sail quelle bouillie d’akassan ou pour Ij* confiture ?Et le sucre 3uei potage inconnu de nos cor- brut, dit rapadou, et la mélasse?ons bleus.Oc bien des herbes pour le thé- pays, ti-baume.mélisse, derrière-C’est samedi.On se rend à ce dos, gingembre ?Ou même du rond-point où se rencontrent thé-Chine si vous en avez la fan- trois ou quatre chemins de cam- taisie.Par ici les palates, les pagne, ou sur la grande place mirlitons, les ignames, les ma-du bourg qui peut se nommer zombelles, les pois-congo, les pi-Pilate, Le Trou ou Marmelade ments, tous les légumes.Ah ! voi- ci les coupons de cotonnade, les vêtements qu'on a cousus sur la petite machine portative, à manivelle.les chapeaux tressés à la main, les savates.Et les rubans et les dentelles avec les peignes.les savons, les flocons d’odeur, les bijoux dorés, les anneaux pour les oreilles.La ferronnerie, les ustensiles, les objets usagés.Et le kola, car on a soif dans cette cohue à tant dépenser de sueurs et de salive sons ce soleil indiscret qui fait grimper le thermomètre à 100 et 120 degrés, en dépit de cc vent des Antilles qui passe sournois.en déplaçant tout, en dérangeant tout, surtout la poussière et les mouches.Sur ce décor presque oriental, les rires, les interpellations, les injures.— Nèg1 feuille ! Nèg' zou-lou ! Espèce de salaud, oui 1 — Tonnerre crasse moin 1 Les langues s’agitent, les gourdes sales, décolorées qu’on dénomme encore piastres, se tassent ¦ comme chiffons sous le noeud des mouchoirs, les vieux ’ Zanmis " se retrouvent.— Bonjour, oui ! Comment ou yé ?Les cousins, les cousines, les commères qui ont toujours des nouvelles a pleins haleforts ( sacs à provisions ).— Hé, madame Pèradam ! - Plait-il ?— M’gain yon ti nouvelle pour ou, oui.t j’ai une nouvelle pour vous.) —Qui nouvelle, ça ?On s’en raconte.Pas n’est besoin de journaux, de téléphones, de radios ou de télévisions.Tout s’apprend et se colporte et s’amplifie, les événements heureux qui font rire à gorge déployée ou les tristes qui lont pleurer et gémir.— Cé grand malheur, cé grand malheur, oui ! Mais un mendiant, dix mendiants.une mendiante, dix mendiantes viennent mêler leurs lamentations aux rires comme aux sanglots.— Mo pov’.Yon ti cob.s’ou plait.( Un sou ! Dans le coui tendu, fait d’une écorce de calebasse, tombent une poignée de riz, une banane, ou même le cob sollicité, un centime de gourde, soit un cinquième de cent canadien.Parfois cependant le cool reste à peu près vide.Il y en a trop qui le tendent.Alors le pas tramant ramène vers une masure en ruine un demi-squelette noir, à peine couvert de haillons que ronge peut-être la tuberculose ou la malaria.La vie est dure.L’ile montagneuse, aux décors de rêve, a trop de population pour ses possibilités, pour l’efficacité de son organisation.Avec le soir qui s'annonce à l'occident, se vide la place du marché.Les commères détachent les bourriques, réajustent le chapeau panama sur le fichu à carreaux qui dissimule leurs petites tresses crépues.Telle vieille allume gai-ment sa pipe, telle autre enlève scs sandales et les pose au sommet du monticule de ses emplettes.sur sa tête qui en a vu bien d'autres.On prend le chemin du retour, une route de terre molle qui se délaie à la moindre averse, hachée d’ornières, traversée de flaques d'eau ou de calcaire, semée de raidillons, qui tourne, serpente, se coule sous les branches, se rétrécit débouche sur un cimetière, semble s’y perdre, reprend forme, escalade un morne, traverse une ravine ou la barrière d’eau d'un torrent pour s'arrêter dans le couloir en étuve d'un vallon.Des cabris, un cochon noir, des bourriquets, quelques chiens jaunes et maigres.un veau parfois ont.sans façon, fait un bout de chemin avec le passant ou la passante.Au loin, un klaxon hurle sur la route nationale.C’est l’auto du préfet ou du colonel, à moins que ce ne soit la jeep de Monseigneur l'évêque qui s'évertue à demander passage au camion-autobus qui revient de Port-au-Prince ou du Cap-Haitien.Dans ce pays sans chemin de fer ni compagnies d'aulobus.où les riches ne voyagent qu’en avion ou dans leurs propres voitures, le camion reste Tunique moyen de transport à distance des gens du peuple.Peint de rouge ou de rose, traversé de bancs étroits, il entasse, Dieu sait comment, toute une cargaison de vivants, de marchandises et de choses hétéroclites qui logent sur la capote, aux feux du soleil, quand l'intérieur n’en peut plus.Soufflant, renâclant, avec mille sursauts, il se balance au dessus des précipices, fonce à travers les eaux, dévale les pentes et provoque tous les obstacles pour arriver infailliblement au termi nus, serait-ce avec quinze heu res de retard.Il a pour lui por ter chance, un nom qu’a longue ment médité son propriétaire un nom tout comme nos chalet d’été, comme nos embarcations sur les lacs.C'est peut-être "Bon Dieu bon " ou l'immaculée ou Sainte-Rose de Lima, mais ces saints protecteurs rencontreront.chemin-faisant, Vénus, et l’Innocence, Mignon et Se»»tinel-le, Ca ira.Bons Amis, Partout.Sans rancune.Volcan, Princesse, que sais-je encore ?En ce sarnedi soir, ce camion romanesque ramène à la caille blanche, coiffée d'herbe roussie, un voyageur harassé et fripé, lourd des emplettes faites à la ville ou simplement encombré du baluchon de scs hardes de travailleur.Il a roulé à travers les champs de canne à sucre et de sisal, près des caféiers dissimulés sous Tombre protectrice des bambous et des cacaoyers, le long des rizières et des bananeraies : il a frôlé les haies de cactus sur lesquelles sèchent les loques brûlées par le soleil que les lavandières ont achevé d’user sur les galets des rivières.Tl entre dans la vide par les faubourgs populeux, bordés de taudis aux portes branlantes eon tre lesquelles se tassent des en fants nus qui flattent un chat qu'on garde en laisse ou un ca nard dont le bec agace une pe lure déjà couverte de fourmis, E puis il gagne les rues mieux aé rées, bordées de maisons hau tes.à balcons fleuris et de pe tiles échoppes encore ouvertes où s’attardent les jolies créoles Le voici dans le quartier des affaires, au milieu des piétons et des taxis, des bourriques et des manoeuvres attelés à quelque chariot venu des quais tout proches.Le drapeau national agite à peine ses deux couleurs à la porte des succursales de banque ou des édifices municipaux; les grands magasins, un a un.tirent les grilles de fer sur leurs devantures sans vitrines ; sur les trottoirs hauts et étroits, les femmes, qui y tiennent à peine deux côte à côte, ont refermé leurs ombrelles et leurs sourires exhi- L’.iffairc Norman ; un ‘c.mr-této" Réponse des E.-U.à Ottawa Affirmations et démentis se succèdent au Canada WASHINGTON.— Le State Department a publié vendredi le texte d'une note adressée eu gouvernement canadien, par l'intermédiaire de notre ambassadeur, M.D.P.Heeney, dans laquelle le gouvernement américain déclare qu'il a apporté la plus haute attention à la requête canadienne, qu'il Ta soumise i toutes les agences officielles concernées et qu'il entend y donner suite.On sait qu'à la suite du suicide au Caire de l'ambassadeur canadien Herbert Norman, le gouvernement d'Ottawa avait demandé avec insistance à celui de Washington que les renseignements dits de sécurité concernant ses nationaux et transmis eux services américains ne soient plus mis à la disposition des commissions du Congrès non plus que d'aucun organisme qui ne soit pas sous le contrôle du gouvernement américain.Si ces conditions ne devaient pas être remplies, le gouvernement Canadien laissait entendre qu'il ne pourrait plus communiquer aux agences américaines officielles aucun renseignement de "sécurité".UNE REPONSE "PROVISOIRE” La note du gouvernement canadien avait été envoyée par le ministre des Affaires extérieures, M.Pearson.La menace qu'elle renfermait remet en question un système d'échange d'informations en vigueur depuis plusieurs années.M.Lincoln White, attaché d'information au State Department qui a communiqué aux journalistes le texte de la réponse américaine (signée par M.Robert Murphy, sous-secrétaire d'Etat) a précisé que toutes les "agences gouvernementales", y compris le F.B.I., recevront communication de la note canadienne.En dépit de l'insistance du Canada pour obtenir (’assurance que ne soient pas rendus publics les renseignements confidentiels sur la "sécurité" quant à ses nationaux, le State Department n'a jamais pris un tel engagement.Encore aujourd'hui, rien n'indique qu'il soit disposé à le faire.M White a toutefois qualifié la récente note américaine de "réponse provisoire" et a laissé entendre que son texte avait été soumis à la sous-commission sénatoriale sur la sécurité intérieure.LE TEXTE DU STATE DEPARTMENT Ce sont les accusations de cette sous-commission à l'endroit de M.Norman qui ont provoqué toute la série d'incidents qui devait être marquée par la fin dramatique du diplomate canadien.Voici le texte de la note américaine en réponse à la requête du gouvernement canadien : "Excellence, "J'ai l'honneur de répondre à votre note portant le No 19S et datée du 10 avril 1957, dans laquelle le gouvernement canadien formule des inquiétudes au sujet de l'emploi des renseignements de sécurité touchant des citoyens canadiens."Je tiens à vous assurer que la demande de votre gou-vernement reçoit une attention sérieuse de la part du State Department."Le State Department portera à la connaissance des agences gouvernementales intéressées l'attitude de votre gouvernement en ce qui a trait à l'échange d'informations qui, comme il est dit dans votre note, ont grandement aidé au maintien de la sécurité dans nos deux pays."Nous donnerons suite à votre demande avec vigueur et le State Department se tiendra en relations avec votre ambassade."Veuillei accepter, Excellence, l'assurance de mes sentiments les plus distingués." "Pour le Secrétaire d'Etat: Robert MURPHY, Sous-secrétaire adjoint." UN "CASSE-TETE” Mais entre temps, au Canada, les affirmations et les démentis au sujet de "l'affaire Norman" continuent de se succéder.Peu à peu, le gouvernement fédéral lève le voile sur des secrets jusqu'ici bien gardés .> sujet du passé de Tex-ambassadcur et de ses prétendues relations do jeunesse avec des éléments communistes.Une série d'articles par te correspondant dans la capitale fédérale du quotidien montréalais "The Gazette" a provoqué Tire de M Pearson qui, dans un télégramme à la direction du journal, a voulu rétablir certains faits et apporter diverses précisions PREMIERE ALERTE EN 1940 Il semble que Ton ne sache plus très bien où on en est et l'affaire Norman prend les aspects d'un véritable casse-tête.Jeudi, le ministre de la Justice, M.Stuart Garson, a révélé qu'en 1940, un premier rapport de la Gendarmerie Royale, sur la foi des informations d'un de ses agents secrets, émettait l'opinion que M.Norman était communiste (celui-ci était entré au service du ministère des Affaires extérieures à la fin de 1939).Ce rapport fut simplement versé au dossier de "la sécurité générale de l'Etat".Dix ans plus tard, soit rn 1950, le gouvernement américain ayant demandé que lui soient transmis tous renseignements au sujet de M.Norman, ce rapport lui était communiqué.Six semaines après, soit en décembre 1950, la Gendarmerie Royale qui avait procédé à une enquête sérieuse et complète entre temps, faisait tenir à Washing, ton un nouveau rapport annulant le premier et disant que ce dernier reposait sur une erreur d'identité ou sur des rumeurs sans fondement.UNE TROUBLANTE CONTRADICTION Mais apparemment, la sous-commission sénatoriale américaine n'a eu connaissance que du premier rapport.On relève toutefois une contradiction assez flagrante chez M.Pearson.Le 15 avril, il donnait à la Chambre des Communes, l'assurance que les renseignements au sujet de M.Norman que la sous-commission sénatoriale américaine avait en sa possession, n'émanaienl pas directement ou indirectement d'un organisme canadien.Or, aujourd'hui, le ministère des Affaires extérieures reconnaît que 'a sous-commission a eu en mains le premier rapport de Gendarmerie Royale de 1950, lequel comportait notnmmi que M.Norman était en 1940 membre du parti communiste.RAISONS DU SILENCE D'OTTAWA Invité à donner les raisons pour lesquelles le gouvernement canadien n'a pas révélé les renseignements contenus dans le deuxième rapport, lorsque M.Norman fut une pre-mière fois accusé de communisme par la sous-commission américaine de sécurité intérieure en 1951, un porte-parole du ministère a déclaré que les autorités canadiennes ont comme habitude de ne pas rendre publics les renseignements ayant trait aux questions de sécurité.Le ministère n'a pas dérogé à cette politique en 1951.On cherchait à protéger un haut-fonctionnaire contre des insinuations possibles au sujet d'erreurs passées que M.Norman regrettait sincèrement.Dans l'atmosphère qui prévalait alors, a souligné le porte, parole, la révélation des anciennes attaches communistes de l'ambassadeur aurait rendu sa position très difficile et peut-être impossible dans le service de l'Etat.(Suite à le page 9) (Suite à la page 2) ’ I Les cocotiers Porte du marché principal de Port-au-Prince.Voilier sur la mer des Caraïbes, au sud d’Haïti.cathédrale de^M^^A^F^ Cousineau, c.s.v.t DEUX LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI, LE 20 AVRIL 1957 Disques récents BRAHMS : L« c»ne»rta " doubl» " pour violoncollo •> violon, on l« minour, opu* 102, oxécuté por David Oiitrakh, violonlsto, Piarra Pourniar, violoncalliala, ot l'Oreheitra Philharmonlqua da Londra», tout la diraetlon d'Alceo Gai-liara — L'Ouvartura trapiqua, opu» SI, m»mo orthaalra, mima direction.M2" ANGEL 353S3.• Dialogua admirablement bien équilibré, entre le vin-ion brillant et vigoureux, et un violoncelle dont le» ar-rents atteignent nu tragique : les deux interprètes ont une égale valeur et donnent une impression de plenitude, Ce qu'ils font sentir surtout, c'est la sincérité un peu romantique de ces pages où chantent tant de beaux thèmes, et où une architecture nsses stricte ne détruit en rien le charme de l'émotion.Il nous parvient par le moyen d'un son chaleureux et colore, et d’un style qui possède une admirable ampleur.I.e disque permet de suivre jusque dans les nuances les plus délicates les sonorité des'cnrdes, qu'on dirait présentes chez soi.Pour compléter le disque, l'orchestre joue seul l'Ouverture tragique, oeuvre antérieure qui n'a peut-être pas le même accent, mais dont le chef d'orchestre Alceo (’.alliera souligne la couleur sombre et où encore une fois les cordes vibrent avec une extrême intensité.— A.R.LUKAS FOSS : Concarto no 7 pour piano, interpréta par lo compositeur au piano *t l'Orchaitre du Feitival da Lo« Angelot tou» la direction de Frank Waxman.— WAX-MAN : Sinfoniatta pour corde» et timbale*.Le compositeur dirige l'Orchettre du Fettival de Lo* Angele».1-12" DECCA DL-9889.• Parmi les grandes compagnies qui encouragent les compositeurs contemporains.DECCA et COLt’MBlA se classent au premier rang Avouons que cette initiative de leur part prouve un certain désintéressement, car hors des sentiers battus, on risque fort de n'atteindre que très peu de discophilcs.I-cs deux oeuvres américaines présentées sur ce disque valent d être enregistrées surtout le Concerto pour piano de Lukas Foss.L'auteur s’y révèle un excellent pianiste.Son Concerto, il est vrai, se ressent vaguement de l'influence de Stravinski, mais on retrouve dans les deux derniers mouvements une expression personnelle qui force l'admiration.La Sinforùctta de Waxman est une belle pièce de virtuosité qu'interprete magnifiquement l'Orchestre du Festival de Los Angeles.Enregistrement parfait.— M.T.MENDELSSOHN : Symphonie écotttit* (No 3 *n I* mL nnur, Opu» 56) »t Symphoni* it»li»nn« (No 6 *n la ma-jour, Opu» 90).L'Orchostra Philharmonique de Londre», •ou» la direction de Sir Adrien Boult.1-12" WESTMINSTER X WN-18239.• C'est la première fois que ces deux chefs-d'oeuvre de Mendelssohn se trouvent accouplés sur un même disque.Les qualificatifs ''écossaise'' et ' italienne'' indiquent assez clairement leurs couleurs locales : elles sont le fruit de voyages de .Mendelssohn en Ecosse et en Italie.On saisit au passage plusieurs melodics caractéristiques de ces deux pays, particulièrement dans le deuxième mouvement de {'Ecossaise et le dernier de Htalienne, un "Saltarello''.La clarté caractérise le style de Sir Adrian Boult.Son interprétation demeure toujours fidèle à la pensée du compositeur, quel que soit celui qu'il aborde.La sonorité est riche : les techniciens de Westminster ont réussi à capter tout le velouté des violons qui n'ont pas ici.dans le registre aigu, ce son métallique qui dépare souvent les enregistrements de haute fidélité.— M.T.MOZART : L** »on«t«» no 10, *n il bémol, K.378, *?no 15, on »i bémol, K.454, jouét» par Jttch* Hoifotx, viole-nitto, ot Brook» Smith, pianiste.M2" RCA VICTOR LM-1958.• Exécution très pure très "classique " *1 l'on veut, mais aussi très sensible: Heifetz aborde Mozart avec vi-geur.comme s'il réagissait contre une conceplion trop gratuite .de cette musique exquise qu'il ne faudrait pas prendre pour une simple dentelle Entre les deux instrumentistes.le fondu est parfait, même si le pianiste reste très froid l-a mise au micro est tout le temps juste, et les deux instruments dialoguent avec une vivacité qui ne se dement pas La sonorité est généralement pure et exacte.— A.R.FANFARE : "The Regimental Band of the Coldttrtem Guards" joua de* marche» ot divonet fantoitic» (pour piccolo, clarinatta, trombone», etc.) tout la direction du major Dougle» Alexander Pope.M2" ANGEL 35370.• Un fort bel instrument, composé d'excellents musiciens.capable de fantaisie, mais dont les réussites ont le style grave et soutenu du “God Save The Queen".Cette fanfare a de la couleur et de la saveur, daas les arrangements folkloriques en particulier.Elle n'abuse pas des rafistolages où le remplacement des cordes par les bois ne rend justice ni g ceux-ci ni à celles-là en général, les cuivres dominent nettement, ce qui est honnête.Fiien entendu, le répertoire est traditionnel, comme la fanfare elle-même — dont l'histoire remonte au 18e siècle.Cette musique souffre d'étre entendue dans un salon, mais les ingénieurs nous la transmettent avec une grande fidélité.— A.R.LES VALSES I* plut (imét».Morton Gould ot ton orchestre exécutent de» valse» connue* de Straut», de Tchaikovsky, Sibelius, Zichrer, Gould, Weber et Lehtr.1-12" RCA VICTOR LM-2072.• Ces oeuvres fragiles durent plus, neanmoins, que d'autres entreprises plus ambitieuses.Gould retrouve leur charme en les suivant fidèlement, sans exagérer les rubato.sauf peut-être dans la Valse Triste de Sibelius, sans hâte excessive et pourtant avec un rythme vif.L'enregistrement est, comme il se doit, une joie pour l'oreille : les cordes, une fois de plus sont à l'honneur.A.R.L ENREGISTREUSE PATRON AUX SONS STEREOPHONIQUES Cofto nouvolt* «nrogistrouta tur ruban posséda un systama da reproduction i trois haut-parleur» : deux peur la» basses installât dan» l'appareil et un troisième pour la» haute» dan» un* botta da résonance sëparéa.Ce damier haut-parleur peut être placé dent un endroit quelconque da votre chambre.Ce aystèma permet une reproduction idéal#.Reproduit parfaitement de 40 i 12,000 eyclti PAfETTEtADIO 730 ouest, rue St-|acquei UN.6-6681 m © mu jc Formes et Couleurs par René CHICOINE Fin de la saison symphonique De la Tour d'ivoire à la Chambre de commerce Le saison symphonique montréalaise s'est tarminés catta semaine da grandiose maniàro par un concert que dirigeait Piarre Monteur et auquel participaient le soprano Eileen Farrell, le baryton Martial Singher at le choeur des Disciples de Masse-net.Au programme, le premier acte de I ALCESTE de Gluck ainsi qua des pages du CREPUSCULE DES DIEUX de Wagner, dont le Voyage de Siegfried sur le Rhin, la Marche Funèbre de Siegfried, et la scène de l'Immolation de Brünnhilde, oeuvres dont le gravité at la grandeur conféraient au concert une allure de festival.Combien la Société de l'Orchestre Symphonique a raison de terminer ses saisons par des oeuvres faisant appel è la noble participation de la voix humain* qui donne è une manifestation musicale un caractère quasi rituel.Co fut un concert mémorable è tou* point* d* vue, d'abord an raison da la beauté de* oeuvre* qui y furent exécutées et ensuite en raison des qualités vrai-mant exceptionnelles des participants.La mutiqu* da l'ALCESTE d* Gluck possède ce caractère de cérémonial que l'on admira dans les tragédies antiques.Tout y est surhumain comme dans Sophocle, tout y est ordonné comme dans un* liturgie.Gluck a véritablement retrouvé la tradition d* la tragédie grecque, è la fois dans I* traitement des passages confié» aux protagoniite* et dans celui de* passage* confies eu choeur.C'est dan* cet esprit que Mon.teux * dirigé t'oeuvre.Ce fut une inoubliable démonstration du stylo classique ; dignité et compositeurs tans ottr y croire; •II* • chanté le réle écrasant d'Alceste avec une facilité voca-I* désarmante, sans le moindre effort et Hans une couleur qui est demeurée très belle, meme dans les moments de la plus intense émotion.Comme interprète.Eileen Ferret, avec une grande simplicité de moyens, tans jamais recher- ean VALLLRAND pondération au service d'une expression portent tur l'essentiel du drame.Monteux • trouvé en Eileen Farrell et Martial Singher des collaborateurs qui se sont trouvés spontanément au niveau de la pureté et de la fermeté de style tur lesquelles il avait centré son interprétation.Martial Singher est plut en voix qu'il ne l'a jamais été.Le timbre s’est arrondi et il a gagné en puissance.Comme styliste, Singher a gagné en profondeur de conception et te diction demeure l'uno des plus irréprochables qui soient probablement au monde actuellement.Eileen Ferrell est un soprano dramatique comme en révent les cher l'effet, atteint au grand art.Les auditeurs n'oublieront plut ces passages : "Non, ce n'est point un sacrifice" non plut que l'invocation "Divinités du Styx", chantes avec une telle sobriété dans l'extase et la douleur que l'on se sent amenés au seuil des larmes.L'orchestre a manifesté des signes de fatigue dans LE VOYAGE DE SIEGFRIED SUR LE RHIN : justesse défaillent* dans toutes les sections, manque de "support".LA MARCHE FUNE-BRE n'a pas été aussi impressionnante qu'on l'imagine devoir être è la lecture de la partition, mais par contre, l'Immolation de Brünnhilde a été une expérience exaltante.Eileen Farrell chante cette musique avec la même soin, la même fini et le même phrase que s'il t'agissait d'un LIED.Et c'est en effet un lied que deviennent ces pages dont on sent enfin, émerveillé, la forme intérieure.Ce n'est plus simplement un tableau scénique d'ellure cinématographique, mais l'expression grandiose d'un état d'âme, d'une réalité psychologique.Et alors tout te justifie : les moyens gigantesques mis en oeuvre par Wagner, la longueur même de la partition.Cette musique est è la mesure de la tragédie, mais encore faut-il que les interprètes parviennent è se maintenir è ce n veau et è y emener leurs auditeurs.C'est ce qu'ont réussi Eileen Farrell et Pierre Monteux Les Disciples de Massenet, qu'aviit préparés Charles Goulet ont été les dignes collaborateurs des solistes dans l'ALCESTE de Gluck.Les Disciples sont restés un choeur d'une extraordinaire qualité.Cette soirée rappelait les anciens triomphes des mémorables concerts de notre orchestre symphonique.Il est è placer eu sommet de le saison symphonique en compagnie de ce concert où Igor Markevitch dirigeait LE SACRE DU PRINTEMPS.LE CAS PROKOFIEV par René DUMESNIL En t!>53 Sergo Prokofiev, qui avait passe a l'étranger la plus grande partie des quinze années suivant la révolution ri'Octobre, rentrait en Russie.On s'est beaucoup occupé de ce retour, et l'on a cherché les explications b's plus compliquées, les plus tendancieuses aussi naturellement, a un fait précis, assez simple en soi, mais dont les conséquences ont prêté à des interprétations contradictoires.Dans le volume de Nestiev, publié du visant même de Prokofiev en 1942 (1), on peut lire: “La période ''étrangère" prit fin subitement avec le Chant symphonique, le Concerta pour violoncelle et les trois pièces de l'opus 59: les premières de ces oeuvres furent refusées sans la moindre équivoaue par l'auditoire soviétique, qu elles laissèrent totalement indifférent.Quel est donc en définitive le bilan de cette période "étrangère"?Un aperçu statistique et purement superficiel révélé au premier coup d'oeil des symptômes menaçants, au lieu des trente-quatre outrages produits de 1909 à 1919, nous n en trouvons que vingt pour la période 1924-1934, et cela en comptant toutes les oeuvres anciennes remaniées, transcrites ou adaptées.Au cours de ces dix années Prokofiev ne compose aucun opéra, pas une seule oeuvre vocale, négligeant son domaine préféré, celui de la musique nee des intonations de la parole humaine.Ses compositions pour le piano deviennent renfermées contemplatives, anomiques.Les morceaux de virtuosité perdent leur réalisme d'autrefois et se contentent d'une sorte de neo-searlattisme sobre et froid.Bien qu'il s'efforce de ne pas céder aux influences bourgeoises et déclare parfois publiquement leur être hostile, il n'en subit pas moins l'influence neiaste dos milieux artistiques de Pans — de là ses hésitations qui le portent tantôt aux essais constructivistes de la Deuxieme Symphonie et du Quintette, tantôt au naturalisme mécanique du Pas d'acier et de ses nouvelles pièces pour piano.Mais d'un autre côlé la période parisienne fait ressortir quelques trails parfaitement viables: ce sont le dra-matisme profond de la Troisième Symphonie, les nouvelles visions lyriques du Fils prodigue, de curieuses incursions dans le domains de la mélodie russe, particulièrement sensibles dans le Quatuor, le Pas d'acier; certaines pièces pour piano, comme par exemple les Pensée», opus 62 L’attrait du mélos russe se manifeste tour à tour dan» des réminiscences plus ou moins conscientes de Moussorgs ki et dans l'emploi de thèmes populaires”.Il s agit, en définitive, pour l'auteur du volume, d’expliquer, sinon même de justifier, les consequences du retour définitif de Prokofiev en Russie, conséquen ces artistiques et démêlés avec la censure du parti, ce qui ne va pas, bien entendu, sans imprimer une tournure de plaidoyer a scs assertions, même exactes.Qui veut trop prouver .Donc on peut accepter grosso modo l'exposé des faits dressé par Nestiev.la ''statistique'’ établie par lui d'après les numéros d’oput.Une seule réserve sur ce point, mais d'importance : la production d'un artiste n'est pas comparable au rendement d’une machine, et les années où la masse des écrits semble avoir baissé sont parfois les plus utilement employees en préparations, en méditations, même en apparence stériles.J'ai connu Prokofiev, et je l ai beaucoup frequente pendant les années qui ont immédiatement précédé son retour en Russie.Lié avec les fondateurs de la jeune société de musique de chambre Triton, appelé par eux a être des leurs, il était infiniment curieux de tout ce qui touchait au mouvement musical, et quand il était a Paris (se* succès de pianiste virtuose, interprète prestigieux de ses com- Ïiositions.('obligeaient à de nom-ireux déplacements) il ne manquait jamais d'assister non seulement aux séances de ta jeune société, mais aussi le samedi matin aux répétitions des associations symphoniques.Je l'y retrouvais, et je l'ai souvent vu manifester son admiration pour des ouvrages qui me semblaient à l'opposé de scs go^Ls, de scs idées.Nestiev le note ' Il se familiarisa avec tous les mystères techniques du style d'aujourd'hui, il put apprendre tout ce que savent les compositeurs occidentaux et tout ce dont ils sont capables.” Cela est exact.Mais pourquoi ajouter : "L'ayant appris, il se convainquit de l ane-mie incurable de leur art trop formel et sans avenir.” La s'érité obligerait à dire, me semble-t-il, 3u ayant assimilé de la pensée, es modes d’expression d'autrui, en Europe occidentale, tout ce qui pouvait être utile à une personnalité aussi profondément originale que la sienne, il sut en tirer grand bénéfice.Son intelligence et sa culture le mettaient à l’abri des influences trop profondes, et, n’ayant point a en redouter les conséquences, d savait que le* idées personnelles naissent souvent du contraste, d'un refus aussi bien que d'une adhésion, devant ce que l’on rencontre chez les autres.Il était de ceux qui croient utile de tenir grandes ouvertes les fenêtres donnant sur le monde extérieur.Fut-ce le matin d'octobre 1929 où Pierné fit répéter la Symphoni* classiquo, ou bien le samedi que Ruhlmann, également au Châtelet.donna, en mars 1932, les quatre Portreit» et le final que Prokofiev avait tirés du Joueur pour en faire une suite d'orchestre ?— mais je me souviens fort bien des propos que nous échangeâmes après la répétition.Igor Glcbov, rapporte Nestiev.avait prévu que “le lyrisme de Prokofiev s'épanouirait un jour”.J'eus ce matin-là la certitude tjue ce jour était proche, s'il n'était déjà venu.Et je pense aujourd'hui que l’évolution de Prokofiev, de ses idées, de leurs modes d'expression, fut parfaitement naturelle, en dehors de toutes les contingences, lesquelles, bien entendu.ont agi sur sa production, mais comme causes occasionnelles, non point comme raisons profondes et déterminantes.Ses actes, comme scs ouvrages, ont été conséquents, et les raisons de son retour en Russie me pa raissent logiques, comme logique me semble son comportement a-pres qu'il y fut rentré.Holislav Hofmann a écrit: “En 1933 Prokofiev regagne 1U.R.S.S.Musicalement il l’avait regagnée six ans plus tôt avec le Pas d'acier." Ces! profondément vrai.N'est-il pas naturel qu'il ait ressenti — douloureusement — le mal du pays?Je sais avec quelle nostalgie il en parlait.A cette raison sentimentale s'ajoutèrent sans doute d autres raisons, dites aussi par Hofmann, et qui, bien que Prokoiiev n en parlât point, pouvaient se deviner: Diaghilev mort et l'atmosphère des ballets russes évanouie avec lui.Prokofiev pouvait découvrir qu'il aurait fmi par être la victime du jeu de surenchère auquel le contraignait celte cour se epuisante vers ia nouveauté a la suite du patron.Le lyrisme du Fils prodigue annonçait tout autre chose.Et d'autre part il y a beaucoup de vrai dans ce qu'ajoute Hofmann: Prokofiev se sentait doublement “contré'' en Europe par Stravinski en tant que compositeur, par Rachmaninov en qualité de pianiste virtuose.Avouées ou obscures, ces raisons ont agi, renforçant un sentiment plus impérieux encore: comme An-tée, tout artiste est fils de la Terre.et il a besoin de toucher le sol natal pour reprendre des forces a l’instant qu'il se sent près d'etre épuisé.Quand nous parlions de la Russie il y avait dans les propos de Prokoiiev des silences soudains, qui en disaient bien plus que des paroles.\ a-t-il, rentré en Russie, et pour obéir au parti, cesser d être lui-mème'1 Dans les Nouvelles du 16 novembre 1934.il écrit: “En Russie soviétique des millions d'hommes découvrent la musique, des gens qui autrefois seraient restés réfractaires ou indifférents et c'est à ces cadres nouveaux que doit penser le compositeur d'ati-jnurdriui.'' Cette obligation morale dont il a pris conscience va-t-elle étouffer son génie propre, changer le libertaire en conformiste ’ La réponse est dans ses oeti-irc' Ce n>st pas dans l'Hemmage À Staline bien sûr.ni dans la Garde de la paix (et encore ’ i qu'il la faut chercher, mais dans Pier- re ot U loup, dans le Lieutenant Kijé, dans ses Cinguièma, Sixième et septième symphonies.Ne voit-on pas que la Sixième conserve, dans sa forme dépouillée, une variété rythmique et une richesse harmonique où se reconnaît le compositeur du Fils prodigue?Car Prokofiev, quoi qu'on en ait dit, ne put faire autrement que de demeurer lui-même, ce qui lui valut quelques embarras.Accusé comme Cnos-takovitch de formalism# bourgeois Réservation: RE.8-5906 — RE.3-8211 — Loc.80 cJhéâtre - méma - Spectacles scene I 11 n’existe pas de différence fondamentale entre le métier de metteur de théâtre et celui de metteur en scène d’opéra.L’un et l'autre ont comme function de transporter un texte à la réalité de la représentation ; l'un et l'autre ont affaire aux mêmes éléments : comédiens, décors, éclairages, etc.Le metteur en scène d'opéra est toutefois confronté continuellement avec certains problèmes qui sont inhérents au répertoire lyrique et à ses conditions habituelles de représentation.Les interprètes d'opéra sont acceptés dans la carrière à cause de leurs qualités vocales et non à cause de leurs qualités de comédiens.Il y a certes des chanteurs qui sont d’excellents comédiens ; ils sont la plupart du temps ce qu’on appelle “des comédiens naturels”.De façon générale le chanteur d’opéra reçoit peu ou pas de formation de comédiens : la quasi totalité de son entrainement, la majeure partie de ses études portent sur l'aspect musical de son métier.Qu’il le veuille ou non, le metteur en scène doit donc travailler avec des interprètes qui n’ont du métier de comédien que des notions très élémentaires, pour ne pas dire primaires.De plus, l’activité musculaire et respiratoire propre au métier de chanteur commande un réflexe du geste n’ayant aucun fondement dans la vérité psy.chologique du personnage : cette série de gestes conventionnels, le chanteur l'applique à tous les personnages qu’il interprète, que ces gestes soient justifiés ou non sur le plan de l'expression.Pour le metteur en scène d'opéra.le plus tragique de cette situation est qu'il n'a pas le choix de l’accepter ou de !a refuser : ce n’est pas lui qui choisit les interprètes et il n'a pas toujours la possibilité de faire .son travai! aussi librement qu'il le voudrait.Dans toutes les maisons d'opéra, c'est le chef d'orchestre qui est le dictateur absolu.Si, pour des raisons de technique musicale, il exige une mise en place plutôt qu'une autre, !e metteur en scène doit se soumettre, même si cette mise en place est antithéâtrale.Le metteur en scène doit de Plus se débattre contre des traditions solidement ancrées dans le répertoire lyrique, traditions nees du cabotinage et aussi des exigences du public.Un exemple illustrera ce point.Le personnage de Don José de la Carmen de Bizet est de petite noblesse nan'arraise ; il est fier d’une fierté farouche.Son aventure amoureuse avec Carmen est pour lui une déché-ance dont il souffre jusqu'au plus intime de lui-même : cet homme est descendu au point le plus bas de la honte.Georges Bizet a admirablement compris la psychologie de ce personnage.A la fin de l'air “La fleur que tu m'avais jetée”.Don José avoue à Carmen : “Et j'étais une chose à toi”.C’est pour lui l'aveu de la plus effroyable abjection.le renoncement à sa dignité d'homme.Sous la note finale de ce passage.Bizet a écrit pianissimo, car c’est là un aveu que Don José ne peut que mur-| murer.Ce qui n'empêche pas tous les ténors du monde de hurler ce passage, faisant ainsi t de Don José une grande marion nette braillarde.Quant à Carmen, elle n'est ni une poule ni une grue.C’est une gitane possédée elle aussi par l’orgueil.L’un des éléments dramatiques les plus puissants de l’oeuvre consiste précisément dans l'impossibilité ou'il y a pour Carmen et Don José de se vraiment comprendre: Carmen c'csi un drame de l'impénétrabilité foncière des êtres bu mains.Le jour où ia Carmen de Bizet sera réintégrée dans sa vérité théâtrale, cette oeuvre prendra des proportions encore plus gigantesques.De toutes les oeu-vres du répertoire lyrique, c'esl l'oeuvre qui a le plus besoin de rajeunissement c'est-à-dire d'être reconsidérée à neuf, en dehors j de toutes les traditions musicales et scéniques acquises depuis sa création.Les interprètes d'opéra, chanteurs et chef d'orchestre, se doivent eux aussi de suivre les conseils que répétait si I souvent Jouvet: “revenir au te\ • te”, concevoir l'oeuvre par unci fraternité avec le texte et non* mise en plus au travers les théories et les commentaires que cette oeuvre a provoqués.Une tendance dans cette direction s'est amorcée depuis quelques années tant en Europe erreurs, il est certain qu’un bon metteur en scene de théâtre à condition bien sûr qu'il soit quelque peu musicien — a plus de chance de retrouver la vérité théâtrale d'un ¦opéra qu'un met- par Jean VALLERAND qu’aux Etats-Unis.Et c'est pourquoi l'on fait appel de plus en plus à des metteurs en scène de théâtre pour “monter” les oeuvres du répertoire lyrique : quels que soient les succès et les échecs, les triomphes et les leur en scène accédé à ce métier par le chemin d’une carrière de chanteur.La solution idéale résiderait, je crois, dans une collaboration étroite entre le metteur en scène et le directeur musical.C'est une collaboration de cet ordre qui a fait la grandeur des Ballets Russes de Diaguilev.Le metteur en scène doit connaître la partition et le chef d'orchestre doit être informé de Ja technique scénique et des réalités du métier de comédien.Tous deux doivent s'entendre sur le sens de l'oeuvre, sur son climat, son ambiance, sur la psychologie de ses personnages et surtout sur le style scénique qu'elle comman de.Au prix de cette collaboration, le répertoire lyrique retrouvera la vérité du théâtre et cette as soeiation cessera d'être une ex ception miraculeuse.i' fe- é w ii ¦ •ail, » « .JL 3 -rTSUP * ¦* Nouveau manège au Pare Belmont — Le “Teen Ange Flyuf”, ci-haut, connaîtra ses débuts au Parc Belmont, de concert avec deux autres manèges sensationnels, à I occasion de l’avant-première, samedi le 27 avril et dimanche le 28 avril tout particulièrement, il grands.Destiné aux adolescents séduit également petits c Gazette artistique Dernières représentations.— '‘En attendant Godot”, une pièce tout à fait révolutionnaire , qui a été mise à l’affiche du Théâtre de Dix Heures à plusieurs reprises durant les mois de mars et d’avril, sera bientôt remplacée par "Les bonnes ’, "En attendant Godot sera présentée tous les soirs jusqu'au 23 inclusivement.Cotes morales des films SEM \ F VF DU 19 AVRIL 1957 SAINT-DENIS: L* Boulan**r d* Valorgue — Adultes.ST-DENIS: La Symphonie Pa&torale — Adultes avec Réserves.CHAMPLAIN - UREMAZIE: Benny Goodman (The Benny Goodman Story) (U.T.) — Tous.CHAMPLAIN - CKEMAZIE: I,a 5ïu-raille d’Or (Foxfire - U.I.) — Adultes.ELECTRA - VILLERAY: Les Deux Nigauds *t la Momie «Abbott A Costello meet the Mummy U.I.) — Tous.ELECTRA - VILLERAY: La Louve de Calabre (La Lupe) — Adultes avec Réserves.LOEWS: Funny Face fPara' —Tous PALACE: Heaven Knows.Mr.Allison (20th) — Tous.CAPITOL: Ten Thousand Bedrooms (MOM.) — Adultes.PRINCESS: The Bi* Land (W.B.) — Tous.KENT - AVON: Davy Crockett and the Riyer Pirates — Tous.STRAND - OUTREMONT - SEVILLE SNOWDON - PAPINEAU - EMPRESS CORONA: The Incredible Shrinking Man (U.I.) — Tous.The Man who Turned to Stone (Col.) — Adulte» avec Résen-es.RESTENT A L*AFFICHE DANS LES CINEMAS PARIS: Le* Grandes Manoeuvres f4e semaine)—Adultea avec Réa*r.e* AVENUE : The Battle of the River Plate (3e semaine) — Tous.ORPHEUM: The ten Commandmenta (ISe semaine) — Tou».ALOUETTE: Around (h* World In *0 Days (8e semaine) Tous.IMPERIAL: Seven Wonders of the World (3e semaine- — Tom.A LA TELEVISION (C.B.F.T.) L’AVENTURIER DE SEVILLE: Samedi le 20 avril k 9h.du eolr — Tous.SECRETS D’ALCOVE: Samedi le 20 avril à llh.30 du soir — A Déconseiller.PASTOR ANGEUCUS: Dimanche le 21 avril à 3h.de l apres-mldl — Tous.MYSTERE A SHANGAI: Les 22.23.24.25 avril à Ilh.lS du soir — Adultes.TROIS ARTILLEURS EN VADROUILLE: Mercredi le 24 avril à 3h.30 de l'aurés-mldi _ Tous.DEUX AMOURS ( Cinéfeullleton ) • Jeudi le 25 avril à 7h,30 du soir — Adultes.JEU DANGEREUX (To Be or not to Bel (U.A.): Vendredi le 26 avril A llh.30 du soir ¦— Adultes.le C4S DU DOCTEUR GALLOIS: Samedi le 27 avril A 3h.30 de l'après-midl — Tous.“La Dame aux Camélias” à prix réduits pour les JMC —Les membres des Jeunesses Musicales pourront se procurer des billets à prix réduits pour deux des représentations que donnera la troupe F.DWIGE FEUILLERE à Montréal.Des billets réduits sont disponibles au secrétariat pour la représentation de jeudi soir le 25 avril de “LA DAME AUX CAMELIAS” de même que pour celle de “PHEDRE” qui sera CKTAMPI.AIN - CREMAZIE: Vacanc» k Vfnije: 1.51 - 5.14 - 8.37.Marti: 12 10 ¦ 3.33 - 8.3« - 10.19.ALOUETTE- "Around the World In 80 Days”- Matinées: mercredi, samedi et dimanche: 2.30 p.m.la* soir: 8.00 p.m.ST-DENIS: Le Boulanger de Valorgue 12 32 - 4 37 - 8.20.(Samedi, dimanche.lundi, mardi et mercredi seulement.20 21.22 .23 avril) Symphonie Pastorale: 2.12 - 6.17 - 10.00.(Samedi, dimanche, lundi, mardi et mercredi seulement.20.21.22.23 avril).BIJOU: La porteuse de Pain: 12 48 -4.32 - 3.12.(Samedi, dimanche, lundi, mardi et mercredi seulement.20 .21 22.23 avril».Les Deux Gamines: 2 28 - 6 12 -9.52.(Samedi, dimanche, lundi, mardi et mercredi seulement.20.21.22.23 avril).CINEMA DF PARIS- Le* Grande* Manoeuvre*- 11.32 - 2.00 - 4.30- 6.50 - 9.28.RADIO CITE: Samson et Dalila, 12.40 - 3.00 - 9.15 Houdf'nl: 3 05 - 7.20 LOEWS — Funnr rare: 1013 - 12 35 2.50 - 5.10 - 7.25 - 9 45.PALACE — Heaven knows Mr Allison- 10 05 - 12.20 - 2.40 - 5 00 -7 20 - 9 40 PRINCESS — Big I.and: 10 20 - 12 40 3 00 - 5.20 - 7.35 - 9 55.ORPHEUM : The Ten Commandments • Tous les Jours: 10.30 am A 2.10 p m.Dimanche en matinée 2 00 p.m.Le soir: 8.00 p.m.CAPITOL — 10.000 Bedrooms: 10 00 12.15 - 2 35 - 4 55 - 7.15 - 9-35.EXPOSITIONS Galerie Agnès Lefort : Dessins de Allan Hirrlsson.Jusqu'au 5 mal.donnée en MATINEE le 24 avril.A noter qu'aucune réduction ne sera accordée aux membres pour d’autres représentations que celles mentionnées, soit le 4 et le 25.Il faut prendre les billets au secrétariat des JMC, 1200 rue Bleury.A repéra du samedi Aujourd'hui, le Metropolitan Opera clôturera sa saison 1956-57 a\ec l'opéra de Ponehielli — La Gioconda.Ces émissions hebdomadaires furent présentées aux mélomanes canadiens par les soins de la McColI-Frnntenae Oil Co.Limited."La Gioconda” sera diffusée sur les réseaux français et anglais de Radio-Canada a 2 h.HI.N.EJ.La distribution comprendra Zinka Milanov, Nell Rankin, Bien Amparan.Gianni Poçgi, Leonard Warren et César Siepi.Fausto Cleva dirigera l'orchestre du Metropolitan.Michèle Perrin vient d'obtenir pour son roman "LA SENSITIVE" le Prix des 4 Jurys, décerné cette année à Casablanca.La traduction italienne de LA SEN SITIVE va paraître chez Longa-nesi.THOM.i SEVEN WÜNDERS EWORLD 1ES SEPT MERWIIIS Ml MONDE" jrtsenlée é»S! Ij spltséw (o root TOUTE IA FAMIUII Bill** *w vente ow qvcHe» e* pm erdrei peitoex.tfSttVATIONS: AV.8-1 3.50, ».S3 50.SI.50 EN VENTE AU SI-DENIS PAHORAie ïlWHAKOff de 11 h a.m.a 7 h.p.m.if SK BOULANGER DK VALORGUE' • e*m»m atuwo ««•'.fx r***M*»»* •, rtdMfit iwn ALAN VIRGINIA EDMOND LADDMAYOO’BRIEN TH* AMS LMWfL A I.'AFFICHE POND! LE 10 JANVIER 1910 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS D»T0lr" «t Imprtm* tu No.434 rst, ru» Notre.D»m«, à Montr4»l.par l'Imprlnirrl» Pooulatr».comp»cnle à reaponubUlt» limiter, ijul m »at l'adltrlct.Dtrccteur-Rérant : Urrard FlUor."I* Dtvolr" rat mrmbre de la Canadian Proaa.de l'Audit Bureau of Circulation et de la Canadian Dally Newspaper Aaaoclatlon.La Canadian Près» eut arule autorls4e a faire l'emploi pour retm-preealon de toutea Ira dfpfchra attribuera à la Canadian Prêta, à l'Asaoclaird Prra» et aux aarnera lleutera, alnal que de toulea les Inlormatlona local» que ' Le Derolr " publie.Tou» droit» ne reproduction dra déptchea partlcullérea au "Devoir'1 sont étalement reserves.Canada, Etats-l'nie, Commnnaralth ________ Canada, Etata-l'nls, Commotiwcalih et l'nlon pnatalr.ta.00.— Ira abonnement» aont payable» d'avance par mamlat-poat» ou par chique encaissable au pair à Montreal.Aulorlaé comme matter» postal» de deuxieme claaae par 1» ministère des Foatra, Ottawa.Abonnement par la poste: EDITION QUOTIDIENNE (un anl: ( et l'nlon postale, flt.oo.— EDITION DI SAMEDI (un an): C Téléphone: BEIeir 3 3 6 1''“ Courrier de France Raymond Aron : l'Algérie est une mauvaise affaire i (par Jacques de GRANDPRE) LA GLOIRE LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, LE 20 AVRIL 1957 La souscription patriotique La souscription patriotique est ouverte.Elle se propose de recueillir $100,001) d’ici la fin d'avril ou au plus tard la fin de mai.("est la troisième campagne annuelle.Les deux premières, comme il fallait s'y attendre, n'ont pas atteint leur objectif, mais le progrès est sensible d’une année à l’autre.Le dépliant qui accompagne la lettre de sollicitation indique quelques oeuvres qui ont besoin d’un secours urgent: la presse française en Acadie, aux Etats-Unis, en Ontario, dans l'Ouest canadien: la radio française de l’Ouest et de la Nouvelle-Angleterre; l’Association de la jeunesse ca-nadienne-française dans le Québec, l’Ontario et l’Alberta; les écoles indépendantes de Saint-Boniface nu Manitoba; le collège classique de Gravelbourg; le collège de Falher; les concours de français dans l'Ouest canadien et en Nouvelle-Angleterre; l’Université de Sudbury.La liste pourrait s’allonger.Il est peu d'institutions dans les centres minoritaires de langue française qui n’aient besoin d’une transfusion d’argent.Dans tous les cas, les besoins sont immenses et les ressources limitées.Même si l’objectif de $100,000 est atteint, les oeuvres plus haut mentionnées ne recevront pas tout le secours dont elles ont besoin.Elles devront compter sur le dévouement de leurs dirigeants et sur la générosité de la population locale.« L'idée d’une souscription patriotique prit naissance au lendemain des événements malheureux de Maillardville.Nos frères de la Colombie nous tendaient la main, nous n’avions à leur offrir que des encouragements platoniques.Aucune de nos institutions patriotiques ne possédait les disponibilités voulues pour leur venir rapidement en aide.II fallut quelques années pour mettre le projet à point.La formule actuelle comporte une participation active du Conseil de la vie française et de la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec.C’est l’accord entre ces deux mouvements qui a permis la réalisation du projet et qui en assure le succès pour une troisième année.Les Canadiens français ne sont d'ailleurs pas des pionniers dans ce domaine.Des minorités beaucoup moins importantes en nombre et en ressources sollicitent chaque année la générosité de leurs compatriotes pour des fins religieuses et culturelles.Le Canadian Jexcish Conrjrcss, pour ne mentionner que celui-là, dispose de sommes imposantes qu'il fait servir à la défense et à la promotion des commu-! PARIS, 8 avril.— l'avoue qu'il ne m’est pas désagréable de taire ici echo à une opinion de M.Raymond Aron qui confirme ce que j'écrivais il y a un an, au grand scandale de quelques-uns.Et je suis doublement heureux que ce soit un "réaliste" et de surcroit un illustre collaborateur du très conservateur FIGARO que mes propos m'amènent à citer aujourd'hui! .,, , i ,, i Sc fondant sur dos .stalistiqiic.ns vont jusqu'à affirmer que la , ^a?liere, les campagnes de souscriptioniprance nc serajt rjen sans pAlgé- s adressaient a une minorité.Le temps est ne.us envoient une armée de venu de les démocratiser.C’est tout le;500,000 hommes la plus forte peuple, cultivateurs, ouvriers, collets iarmèe.frann‘des môI,r,>polc/'l P?-vs- .P?ur les besoins d'une grande nue mute au trésor fr->nnii« irm ¦ at-mu‘lllon Les modifications a apporter ville comme Montreal.2!;n;^!ileaaUf,re'SOr françals 300 taudis a Montreal, et plus preci- sur iP, ni-lnq sc-aient de réduire Ce ou’il faut depuis nlus d’un milliards de francs par an (sans sèment sur le maintenant fameux Tur lcs.plan,- sc:?lem uc rLalulrc , lc V j aep, p , a u.n - ¦ • ¦ “Plnn noVi .';, UULa lu raïueux.jg nombre de pieces par loge- demi-stccle dans le contre de i an uo/.ois .- ments, de distribuer selon une Montréal, ce sont des logemrnls Cost une étude très objective autre échelle les personnes de- pouvantètreutiUséspardcspcr-„ .sur le Plan lui-même, sans tenir! vant devenir locataires de ccs lo- sonnes seules, ou couples seuls, i ortant lui aussi ses regards compte des malheureuses dispu- gements.; Un nombre ncalculable de per- vers le passe, Raymond Aron tes politiques qui ont eu lieu sur Ce n’est pas dans le but d’aug- sonnes travaillant dans le centre écrit: Au milieu du siecle (1er- un sujet dune aussi grande im- monter ia population du quadri- de la ville désirent demeurer à se, V01.e ouv[.®r).® “ lex-portance.ilatère que je suggère une autre! un endroit qui leur permettra de pansion trançaise était bien Le Plan Dozois, a malheureuse- division de logements, c’est sim- marcher entre leur domicile et le iCdui.a son terri(°trc,ment été étudié par trop de per- plement, afin de donner un nom- bureau, commerce ou industrie uropeen, ia riance, dans uneisonnes dans certains cas incom- hre nlus élevé de loeements et nù ils travaillent (tin antre «nu.j- t- ., .sonnes dans certains cas incom- bre plus élevé de logements et!où iis travaillent.(Un autre sou- diplomatie a 1 echclle mondiale, nat»-,t«.«t — —i—•- j____________»-,_________.- ., .était ,-n,,éo a,, t i •• péteites et dans d'autres cas parjmoins de pièces par logements.lagement pour 1a circulation).aa.v,,ue®a“„ •t0'SHiîne iang:"i des personnes qui ne pouvaient! L'étude du problème social.! Il est ridicule de penser que la uais ia conquête d un empire-pas se donner une conduite con- vous donnera plus bas, les rai ! majorité des résidents actuels do impartialité.! sons qui militent en faveur de ce ce quadrilatère pourront ou do- suis en mesure changement important à apporter sirent habiter dans ees nouvelles études et expé- aux plans et partant à l'utilisa- constructions.Il faut être prati-Plan Dozois est tion des bâtisses.que tant au point social qu'au iicuiu moiiia ((ue i appui uiuiai que uuua - iviiaaiiiiiits.ve u i-si pas i oujci ., V, - (orme a l imparti sur donnons par notre geste de solidarité.!de chronique de les analy-Ja natalité.’ Si le mal était pro- Aujourd'hui, je ïràce à la souscription patriotique, les ^Vel^aUstioues^^n/^'miPr tci'ir’denraccroil«senicntnde la no d.’affirmer> aprèsDI Canadiens français de la dispersion ontIpréution est toujours délicate, je Pulatlon la colonisation pouvait- it urBsnt^nécWitè; ^Pour'le^otafinitial du nombre poînt'éclo'mi^e l’assurance d un secours tangible dandles le concede, mais qui n’ont certes elle et un seul point est à changer de logements projetés so" T.38P.Tes nouvewx petits logements moments difficiles.Ce_sentiment de secu- ^ ete mjentees in ^ pas a eçhcanco d,e quelques d - dans cçtte realisation si long- logements, nombre considérable- modernes, seront loués très rapi- rite est pour eux un réconfort plus Jn-andjfio"rna qt«lq“M ^;;[ajb|isscmpnt r*la,ifJd^lar ara'nacf; temps attendue ment réduit après les coupures rement à un prix rajusté, car que les quelques milliers de dollars que t,uent qu’en jg54 Ia Franpe a la charge d'une disproportion en- ‘ pn considéré 1 endroit, il qu a subies le Plçm Dozois, il fan- la demande est très grande pour nous pouvons leur donner.liendi, dans lisleri.toi^es fram tre les ressources de" la' mé[roPo!l !sr qc”adre',a^pre iMHhm ion’H es" loTmen'î ’hF das encore intervenu pour soutenir bien organisé et bien équilibré 1I11C demande formelle de vos clec-d'mdustries.de commerces et vous dcmandons.par ,a ne maisons financières, ïc présente, de bien vouloir vous pro-"thrill” de cette concurrence \noncer publiquement sur le sujeL dont les capitalistes nous ehan- .N2us.nous, réservons par la suite d agir suivant que nous serons satisfaits ou déçus.lent les effets stimulants.?Je suis prêt pour ma part, à recevoir des conseils de modération: à me faire dire que je vis au-dessus de mes moyens: à étudier la possibilité île me serrer encore la ceinture.Je suis prêt à me faire décrire les dangers de la sécurité du chien gras ct à me faire chanter la beauté immarcescible de la liberté du loup affamé.Je suis prêt à réfléchir sur les dangers dc certaines formes de l'intervention de l’Etat même si, dans les pays démocratiques, l’Etat c’est vous.Je suis prêt à subir tout cela mais à une condi- Bien à vous, Monsieur le Député, René VINCENT L'assurance-santé provinciale M.Léopold Pouliot, député de Laval, Québec.Monsieur le député, Nous venons, par la présente, v ous demander de saisir vos supérieurs d’un projet dc loi visant à établir un plan d’Assurance-Santé contributoire sur une base provinciale.Avant que le terrain ne soit occupé par Ottawa, n’y aurait-il lion: que ces conseils et ces re-'Pa- touche plus tes paupières.L'ombre de ton visage Change l'image du monde.Tant de bonté enclôt Cette forme de la Croix Que ses bras enlacent L’humanité-bourreau Et l’arrachent De la terre des tcnehrei.Ton arbre pousse Dans l'infini des siècles et du temps Dans la forêt De nos coeurs durs Erré par les clous de Golgotha Le tronc ne s'effrite pas.Chnst assoiffé Ta promesse Au larron pendu Porte l'echo de ta voix Dans la profondeur De la nwt Jusqu'à l'ombre De nos âmrs.Irène STÏTMXEN'SKA oCa Vie des Jdetires NOTULES L'"HISTOIRE DE LA LITTERATURE ERANCAISE CONTEMPORAINE" (tome II) de P.-H.SIMON NOS CONTEMPORAINS DEPUIS 1940 Livres reçus L'apostolat rte l'Elite cnehée par Sr Jean-Baptiste, s.p.Les éditions Fides viennent de rééditer un outrage considéré comme un classique canadien, ou pour être plus exart, comme un classique de la spiritualité, tant il a été accueilli avec ferveur et apprécié dans tous les pavs.Il s'agit de “L'APOSTOLAT OF 1,’ELITE CACHEE”, de Soeur Jean-Baptiste, dont le.s ouvrages parurent, durant de nombreuses années, sous la signature tonte humble de “Une soeur de l’A-s-somption’’.Cet ouvrage, Soeur Jean-Baptiste l'a dédié spécialement à une catégorie d’âme', "aux petites âmes’’ comme elle l’écrivait cüe-m é m e.c’est-à-dire à toutes les personnes qui, aux yeux du monde ne tiennent pas une grande place mais qui, sur le plan divin “président par leurs prières.leurs sacrifices, leur abnégation, au recrutement sacerdotal, à la sanctification du clergé, à la conquête des âmes et aux destinées de l’Eglise".Mais, comme l’indique S Exe.Mgr Ambroise Leblanc dans sa preface, “L’Apostolat de l’Elite cachée", s’il s’adresse spécialement aux petites âmes, ne leur est pas réservé.Tous ceux qui veulent faire de leur vie un monument élevé à la gloire de Dieu y trouveront matière A enrichissement; pour les autres, il sera l’occasion d’un salutaire retour sur eux-mêmes.En écrivant ces pages, Soeur Jean-Baptiste s’est fortement inspirée de la doctrine de sainte Thérèse de l’Enfant - Jésus dont elle s'employa, toute sa vie, à faire connaître le message, tant par son exemple que par ses écrits.C’est dire combien la doctrine I.'Histoire de la lillérature française contemporaine, v 1 i d* Pitrre-Henri Simon s aebèv» par l’etud* de la " décennie tragique ( 1940-1950 ).Après avoir décrit un premier avant-guerre caractérisé par un bonheur de vivre prolongeant le XIXe siècle bien plus qu’il n’inaugurait le XXe, l’auteur nous a peint successivement un euphorique après-guerre qui avait porté à son lénith la plus extraordinaire pléiade littéraire du siècle (2) ; puis la période de profonde révolution spirituelle ébranlant les certitudes de l’hu manisme positiviste, period» qui va de la crise de 1929 a la seconde guerre mondiale et qui a révélé de nouveaux maîtres, mieux accordes à l’actuel sens tragique de la vie, à l’effort du dépassement héroïque des egois-mes et des bonheurs individuels.Le recul du traditionnel thème amoureux ou du moins les transformations qu’il subit sont un important symptôme du profond changement des moeurs et de la sensibilité.La " décennie tragique " constitue un moment littéraire ou l’esprit d’invention semble amor-ti Elle comporte d’abord le demi-silence des lettres pendant la guerre, tous l’occupation ; les écrivains d« cette période sont départagés selon les normes politiques du moment : collaboration d’une part, résistance de l'autre.Pour un court chapitre reproduisant ce qui s’est passe dans la réalité, la classification de Simon cesse d’obéir à des mobiles purement intellectuels.L’on a envie, à ce propos de reprendre une phrase de l’auteur relative à I’ " immense déchet " de la première guerre : " les passions collectives, les fictions politiques et les contraintes de l’état de siege ne créent pas les conditions favorables au chef-d’oeuvre ", Nous en savons quelque chose au Canada français, où ce sont les conditions permanentes, bien que diluées, qui sont faites à l’esprit depuis deux siècles.Mais voici que retentissent l'une après l’autre les grandes voix qui se sont élevées dans la période inquiété de l’avant-guer-re, et qui se font encore fort bien entendre de la jeune génération : Saint-Exupéry qui continue à laiciser généreusement des données chrétiennes dans " La Citadelle " ; Georges Bernanos, contempteur magnifique d’un âge français de tiédes vertus, qui poursuit *on rêve d’une nation chevaleresque et paysanne et multiplie les pamphlets contre toutes les puissances du monde moderne hostiles à T " esprit d’enfance ‘‘ ; André Malraux enfin, dont l’auteur suivra l’évolution à propos de l’Existentialisme.A ces voix essentielles se mêlent celles des " grands vieil- THEATRE .30 ARISTOPHANE MOLIERE Les Nuées Dom )uan BEAUMARCHAIS Les Femmes savantes Le Tartuffe Le Barbier de Séviila CORNEILLE MUSSET Le Cid L’Illusion comique Fantasio Il ne faut jurer de rien ESCHYLE RACINE Promèthée enchaîné Andromaque EURIPIDE Phèdre Alceste Iphigénie » Aulis SHAKESPEARE Beaucoup de bruit pour GOETHE Egmont Iphigénie en Tauride Le second Faust rien Jules César Macbeth Le Marchand de Venise Othello HUGO Le roi Lear Hernani Ruy Bla* Romeo et Juliette Songe d'une nuit d’ete MARIVAUX SOPHOCLE Lee fausses confidence* Antigone Le |eu de l'Amour et du Electro Hasard Oedipe à Colone qui s'en dégage est élevée et la pensce profonde.L'APOSTOI.VT DF L'FI.ITE CACHEE, P»r Soeur Jean-Baptlsw.Un ouvrage de 173 pa^cs.Format 5:; * 8’4-Prélace de S.Exc.Mgr Ambrolee IiCblanc.Nouvelle préeentation aoua couverture vernie.Illustrée en couleurs.En vente daxia toutes les librairies et aux Editions Fides.23 e*t, rue Saint-Jacques Montréal 1, Qué.(PL.83351.La Foi en l'amour de Dieu par Sr Jean-Baptiste, s.p.Banni les ouvrages de Soeur Jean-Baptiste."La foi en l'amour de Dieu ’ tient une place prépondérante en raison de sa densité spirituelle.Comme “ L'Apostolat de l'Elite cachée” réédité récemment aux Mitions Eidcs, il est devenu un classique de la spiritualité.Traduit en plusieurs langues, répandu maintenant jusqu’aux confins du monde.“La Foi en l'Amour de Dieu” avait été salué, lors de sa parution, et de sas éditions successives, par des critiques plus qu'élogieuses.n FOI f\ l.’ \Moot J>F Dire, per Soeur Jean-Baptiste, s.n.- 705 pâlies.Format .V2 x 8'.Nouvelle pré-sentation sou» couverture vernie en couleurs.En vente dans toutes les librairies et aux Editions Fides 25 est me Saint-Jacques.Montréal 1 Qué.Be la TITe à U IVe République, par André .Siegfried.Il y a tm quart rie siècle, 1 auteur avait esquisse le vl-aatre politique français de l'époque dans son Tableau des Partis en France.C'était un moment, de perturbation*.qui s été suivi par le Front populaire, la guerre, loccupatlon, Vichy.I auteur considère que.les régimes qui se sont succédé en France depuis 18.\5 ne peuvent, se comprendre séparément, et U note dans la IVe République des survivances de la JTle M.Siegfried n'a pas voulu mettra s Jour son Tableau des Partis, il présente une analyse de la politique française de 1871 a 1P56.en se référant a des impressions personnellement vécues I a seconde moitié du volume porte sur la IVe République et constitue une solide Initiation à la politique française d'aujourd'hui t Grasset) Comment se faire des amis, de Dale Carnegie.Cet ouvrage b*en connu ei qui a eu un tirage énorme, traduit TiiajA 'spiiutuj lia arlmoiSttoi fqtulap de parai ire dans la collection Le livre de poche encyclopédique.I.irds 11 qui déjà s'éloignent : lé Valéry de Mon Faust .lo Claudel qui, enîro deux traductions de la Bible, voit son théâtre triompher sur la tard auprès du public ; le Gide goathéen et décidément déspiritualisé de Tiio-sôe ; la Colette toujours serein?, naturelle et gourmande de L'Jv toile Vesper.Une brève revus de ce que deviennent les maîtres des années 30 ( Maurois, Romains, Duhamel, Montherlant, Mauriac, puis Green, Giono, A nouilh, Salacrou ) achemine vers le de spiritualité qui a désorganisé l'esprit et une ecole de poésie qui a tué le poeme Crise de puberté et fièvre cérébrcïle auxquelles, estime-t-il, ont échappé la plupart des écrivains authentiquement créateurs de la génération née aux environs de 1900.Mais que les épigones retardataires et lointains du mouvement ne s'effraient pas ! Si cette poesie a échoué " à exprimer la vie même, à ébranler les âmes par un chant, à jeter un vers dans la mémoire des par Pierre de CRANDPRE le chapitre principal de cette dernière partie : la littérature existentialiste.L'auteur a des positions idéologiques fort ouvertes, qui lui permettent de sympathiser suffisamment avec toutes les tendances du nouvel humanisme pour les exposer avec justice et porter sur leurs lacunes une critique compétente.Son idealism* le situerait assez bien dans la ligne de cet humanisme " péguys-te " dont un Daniel-Rops représente l'aile droite, cependant que son aile gauche englobe les amis d'"Esprit" et le "personnalisme " d'un Meunier.Cela lui donne une position forte pour parler pertinemment des maîtres de l'après-guerre, Sartre, Camus, Malraux.Mais est-il bien juste de ne souffler mot en cette période de Marcel Aymé romancier et dramaturge, et de disposer de Robert Brasillach par un " paix à sa jeûna ombre coupable en faveur de son repentir lorsque deux pages entières sont consacrées à cet autre écrivain rempli de promesses et de dons, lui aussi fauché en pleine jeunesse, Jean Prévost ?M.Simon a évidemment prévenu les cri-tiques de cet ordre, en annonçant son parti pris inévitable d'être " injuste ", — à la maniéré de la postérité.Certains estimeront aussi que, dans ce bilan dressé par un homme de pens'?*, la poesie n'a que la portion congrue.C'est sans doute que le mouvement dominant de cette epoque, le Surréalisme, qui s'est voulu un mode de connaissance, parait à l'auteur avoir bien été cette " infortune continue " dont parlait déjà Breton dans " Point du jour".Il y voit, en dépit d'ambitions exceptionnelles, " une éco- hommes '', elle n'en a pas moins été une grande " aventure de l'esprit ", qui a agi sur tout# la littérature du sied*.Et Pierre-Henri Simon, des le premier volume de cette Histoire littéraire souligne que des poetes aussi bien doués que Reverdy, Sou-pault, Aragon, Eluard, Breton lui-même, ne dépassèrent le balbutiement et la stérilité qu'en retrouvant le style, " qui est sans doute exploitation des automatismes mais sous le contrôle de l'esprit qui choisit et qui gouverne." Cette distinction tou te valéryenne permet de réchapper bien des noms, d'Apollinaire à Francis Ponge en passant par Henri Michaux, St-John-Per-se, René Char et vingt autres.Mais dans nos années d'après-guerre, ce n'est pas la poésie qui tient la vedette.Le nouvel humanisme laique sur lequel pretend déboucher l'existentialisme athee de Sartre, de Camus et de Malraux, a le scrupule de reconnaître, sans le ' saut dans la métaphysique " auquel n'échappe pas une Simone de Beauvoir, que la notion d'altruisme et même toute la morale sont à réinventer dés lors qu'a disparu le soutien métaphysique de la routinière moralité bourgeoise.C'est le " tout est permis " de l'athée clairvoyant déjà analysé " par Dostoiewski.La réinvention toute théorique de valeurs à laquelle nous assistons, dans un climat d'angoisse consentie se situant bien au delà du superficiel optimisme positiviste, se révèle fort incertaine et laborieuse.Sartre reproche à Camus de faire bon marché d* sa " révolte " initiale ; de son côté.Camus fait grief à Sartre de sacrifier la valeur maîtresse qu'il a prétendu rajeunir, celle de liberté, en la subor- VIENT DE PARAITRE : AUX EDITIONS CLAIR-FLO ENRG.5207 rue BERRI - Montreal 34 DANS MES SOULIERS ROUGES ( UN RECUEIL DE POEMES ) De Rolande MAJOR CHARBONNEAU donnant a la " marche d.l'hij-fsire " que l’on tait: I existen-tialicmt sartrien mon» au seuil du communicme comme l'a fait, précédemment, le principal tronçon du surréalisme.Quant aux successifs espoirs d?Malraux : l'aventure, la révolution, la création artistique, voilà uns bien flottante " monnaie de l'absolu ", En réalité, ce n'est pas le sentiment tragique de la vi» contenu dans l'existentialisme, de St-Augustin à Pascal et à Kierkegaard, qui comporte ces résultats décevants.’’ La voie de connaissance subjective et d'intériorisation de la pensée peut aussi bien déboucher sur Dieu que sur le néant." Et l’idée que l’homme, même en situation, "se fait" dans ses actes, donne un sens à sa vie en se choisissant perpétuellement, idée philosophique développée dès avant la guerre par Gabriel Marcel et Nicolas Bcrdiaeff, est infiniment plus féconde que ne le laisse entendre sa vogue récente.Elle est capable encore de susciter un humanisme élargi et rajeuni ne niant pas au départ la nature spirituellement ordonnée de l’homme.Le phénoménologie allemand» a été tirée par Lavelle, Le Senne et Marcel dans le sens d’un existentialisme qui rejoint un# conception spirituelle et pro prement religieuse de la vie, dans laquelle le prochain est respecté comme un sujet qui enveloppe un mystère, et non traite comme un objet faisant surgir des problèmes.Tel est bien le sens également du " personnalisme " de Meunier, faisant sa part à la pesé» du réel sur la conscience, mais transcendant cette " situation " initiale, en reliant la dignité de la personne à son être spirituel.Ce que Pierre-Henri Simon eut pu souligner en conclusion, c’est l’idealism* constant, le perpétuel souci des valeurs qui se retrouvent chez les plus grands écrivains français d» notre epoque, at même chez ceux-là qui, selon une formule de Bertrand d’As-torg, sont " canailles par lucidité, sceptiques par sagesse, désespérés par gravité Cette constatation affleure du reste, pour le lecteur, à chaque page d’une histoire elle-même en quête des principes de vie épars à travers toutes les oeuvres qu’elle classe et apprécie.Pierre-Henri Simon possédé en outre l'art, essentiel à l'historien, de déceler les filiations et les parentés : c’est ainsi qu’il voit dans la quête d’un» impossible pureté du Grand Meanines la fleur romanesque produite par la seve déjà lointaine du symbolisme ; et qu’il découvre une consanguinité secrète entre Ramuz et Péguy, Ra-muz et Colette, Giono et le Gide des Nourrilures terrestres : ne pourrait-il pas même, à propos de l’évasion naturiste, remonter aux Chants du soleil et de la pluie d’Hugues Rebell, sur lesquels la thèse de Jean Menard Au Cercle du Livre de Franc* La littérature canadienne ne pouvant sr limiter aux livres prunes par le jury d automne, le Cercle du Livre a eu l’excellente idée de tonder une collection de romans canadiens dans laquelle les oeuvres paraîtront à n’importe quel moment de l'année.Ce t ainsi que deux nouveaux romans viennent de voir le jour, dont nous reparlerons prochainement dans cette page, U s'agit du premier roman d'un auteur connu jusqu'ici comme réalisateur a Kadio-C'anada, M.Jean l’ellerin, roman qui a pour litre “Le diable par la queue”, cl d'un nouveau roman de M.Jean Kilia-traull: “Le refuge impossible”.La librairie André Dusseault est depositaire à Montréal de ces deux oeuvres nouvelles."Les Ecrivains", sélection d» juin “Le pire ennemi de l'écrivain, c’est ia femme.Depuis un million d'années environ, la femme croit avoir le privilège de la fécondité.Elle n'entend le partager, ce privilège, avec personne- De là qu’elle bat instinctivement l'é crivain.Et.croyez-moi, le moyen pour elle de nous haïr îe plus efficacement, c’est encore de nous aimer.En sorte que nous o -mes, que je suis en proie a l'a-irou • des femmes.C'est à sa nouvelle secrétaire qu Alexandre Damvilie, le grand écrivain héros princ.r.! du nouveau roman de Michel de Sain,-Pierre, lient ce discours aussi brillant que paradoxal.Et si k don principal d'un romancic.est de créer des personnages, l'auteur des "ARISTOCRATES” nous donne une nouvelle preuve qu’il le possède au plus haut degré.Cet Alexandre Dnmvillc.que nous alions voir v ivre pendant les quelques semaines couvertes par le roman est le personnage le plu-fa.scin.mt que nous ayons vu surgir des pages d’un livre depuis des années.Ses manies, ses défauts, ses mots à l'emporte-pièce, se insolences, sa cruauté envers celles qui l'aiment devraient nous 1?rendre antipathique.Mais la ha- - attirait récemment l’attention av sujet de René Boylesve ?Les dernières pages conduisent jusqu'à la nouvelle génération, celle des Hervé Bazin et des Françoise Sagan.La génération actuelle est ” riche en critiques érudits, métaphysiciens et souvent difficiles ”, — ce qui confirme bien cette remarque de Simon relative à l’élargissement du domaine de l’écrivain : ” Jamais les lettres, instrument d'un plaisir, ne s’étaient chargées d’autant d’intentions philosophiques ” qu’en notre époque.Des obscurités de l’inconscient aux éclairages, jusque là plus ou moins inconnus dans les lettres, du surnaturel, la littérature nouvelle fait son bien de tout le domaine humain : ” psychanalyse, métaphysique, physiologie, théologie, infra-logique et surrationnel En outre l’écrivain a pris l’habitude de s’attribuer une fonction d’enseignement et de direction de conscience, habitude contre laquelle réagissent, depuis 1950 quelques écrivains de la toute dernière volée.(I) Pirrce-nrnri Simon: Tome 2 U'une "Histoire de ta llfreraînre française contemporaine'' publie.- chez Armand Co'.ln.Fr, vente s Montreal chez Beauchemtn.251 est.r je Vitre et dans quelques autres librairies.(2, Une recension du tome I ppvarU sur ces deux périodes , paru dans le Devoir du samedi S prri! (31 Voir farîtrle de sarr.-'M dernier, n avril, soas le titre "De la crise a la Ruerre tB idée qu'il se fait de »nn art, su noblesse profonde, son admirable sens do la grandeur rl sa décision, à l'instant dramatique du livre, do renier toute sa philosophie pour voler au secours do son fils, emportent irrésistiblement noire adhésion.Ce personnage d'Alexandre Dam-vüle suffirait à lui seul à assurer aux “ECniVAINS” un succès comparable à celui qui accueillit “LES ARISTOCRATES", niais il serait injuste de passer sous silence George' Damvilie, le fils, écrivain lui-méme.aux antipode* des idées do son père, ci quelques figure* de femmes, gracieuses ou touehan-tos.q ;i -ont ks muscs des deux écrivain.*.Michel de Saint Pierre possédé un stylo inoisif et brillant, un* v erve comique saine et drue.Son livre csl viril, tonique, irrésistible.Vous lo lirez dans la joie, o» qui csl aujourd'hui, hclas, de plus on plus rare.Biaulieu, Gouin: poètes Maurice Beaulieu, producteur au Service international rie Radin-Canada ot critique littéraire, publiera au début de mai son r mier recueil de poèmes : A GLAISE FENDRE, dont le thème est la rigueur de la condition humaine : ‘ il gèle à glaise fendre.Mes mains ont la violence humide du silence.” Radio-Canada est décidément une mine de nouveaux talents oour nos lettres.Olivier Mcneier-Gou'i:, qui y est réalisateur, vient de publier, rie son côté, un recueil intitulé “Poèmes et chansons ’ avec dédicace et dessins de Jean Cocteau.A LA SOCIETE DES EDITEURS CANADIENS Lors de l'assemblé* annuelle qui s'est tenue à Montréel, récemment, M.Victor Martin, gérant des ventes chez Fid*s, a été élu président de la Société des Editeurs Canadien* du Livre français.M.Victor Martin succéda à M.Paul Mi-chaud, de l'Institut Littérair* du Ouéb»c, dont le terme d’of-fica était arrivé à expiration.Le* autres officiers élus sont: M.Pierre Tisseyr» (Le Cercla du Livra de Franc») à la vice-présidence, M.André Constantin (Granger Frères).I» R.F.Luc-M.Lacroix, e.p., (Editions du Lévrier) et M- Réal d'Anjou (Presses llniversitaires Levai) au poste de conseillers.MM.Eugène Issalys (Beauchamin), président-fondateur et Paul Michaud, président sortant, sont conseillers d offica.L* nouveau secrétaire-trésorier *-lu est le R.F.Lue-M.Lacroix, o.p.CRITIQUE des 6 ouvrages d’André La Rivière DOM DAMIEN, Prêtre et Médecin (France 'La psychanalyste catholique Andra La Rivièr* adressa au grand public un* oeuvra plein* d* bonté humain# et l'on sent a travers «II# I* bien qu# peut Faire un psychothérapeute chrétien.L'auteur réussit à nous montrer lêtr# malheureux et parfaitement digne — plus digne qu'un autre d'ètre aimé et aidé que constitue le névrosé." O.?6 ouvrages sur la Névrose sont en rente dans- toutes les Librairies et au.r EDITIONS PSYCHOLOGIQUES ENRG.3426 Avenue Mardi, N.D.G., Montreal, P.Q.LIBRAIRIE TRANQUILLE 67 ouest.STE-CATHERINE r,cs classi(/tirs rir la spirihtali! ïAPOSTOLAT DE L'ÉLITE CACHÉE par Saeur Jean-Eaptistr, s.p.Nsuvellc édition sous couv.il!.173p.Formot S’/j x 8’ 4 $2.00 (franco $2.10) MONTREAL 23 est, rue Coinf-Jocqucs LA FOI EN L'AMOUR DE DIEU par Scsur Jean-BapLste, s.p.Nouvelle edition sous couv.i!l.236p.Format SVi x 8' 4 $2.50 (franco S2.60) SA'NT-PONIFACE, AA on.135 ev.Provenchcr VOICI LES OUVRAGES DU LIVRE CLUB QUE PROPOSE VOÏRE LIBRAIRE Choisis parmi les oeuvres marquantes des grands auteurs classiques et contemporains, imprimés avec soin sur un beau papier blanc, reliés pleine toile ou pleine soie habillés d'après une maquette originale donnant au livre caractère et élégance, illustrés, s'il y a lieu, de documents d’époque ou de dessins originaux, présentas dans un format idéal pour votre bibliothèque.protégés par une jaquette en rhodoïd, limités, dans leur tirage, offerts au plus juste prix.ANOUILH Antiaone — L'Alouette EDGAR POE Histoires extraordinaire» .FROMENTIN Dominique GAUTIER Le Capitaine Fracasse .SAINT PIERRE L» Mer à boire LACLOS Le» Liaisons dangereuses FLAUBERT L education sentimental# BAUDELAIRE Le* Fleurf du mal BROMFIELD Mrs.Parkington MACHIAVEL Le Prince RADIGUET Le B il du comte d Orgel .STENDHAL La Chartreuse de Parme .CRONIN Les Clés du royaume VOLTAIRE Candide GIONO Jean le Bleu VILLIERS Les Contes cruels VILLON Oeuvres LA ROCHEFOUCAULD t.’axl nés GOETHE F’ust JOINVILLE Sa nt Louis NERVAL Les filles du f*u LENOTRE Paris révolutionnaire .Demandez vos prospectus LIVRE CLUB DU LIBRAIRE EXCLUSIVITE FOMAC LIEE 480 ouest, Lagaucheiicre Montréal 1, P.Q.v HUIT U DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI, LE 20 AVRIL 1957 Le naturel des enfants fait le succès de TIC TAC TOC •‘Ce qui fait le succès de Tic Tac Toc, dit André Cailloux, c'est aurtout 1* grand naturel des enfants.fis ont du plaisir a jouer ensemble, et ce plaisir est contagieux.Le principal rôle des animateurs consiste justement à leur faire oublier la présence des caméra.Les enfants s'adaptent tout naturellement les uns aux autres, et ce sont en fait les adultes qui leur apprennent qu'il peut exister des barrières.'' Comme on peut le constater, Andre Cailloux, qui anime Tic Toc Toc en compagnie de Deny-se St-Pierre, pense le plus grand bien du jeune auditoire avec lequel il a l'occasion de travailler tous les samedis après-midi à 5 heures.‘Personnellement, j'ai beaucoup appris des enfants: ils nous donnent beaucoup plus qu'on ne peut leur donner, car ils possèdent encore cette merveilleuse faculté d'émerveillement que nous perdons trop tôt, hélas!.” ‘ D'ailleurs, j'adore ce travail d'animateur.J'ai toujours eu le don de parler aux enfants, et quand j’étais jeune, je nie souviens d'avoir organisé a maintes reprises des séances de magie pour les enfants de mon quartier.” "Comment a débuté ma participation à Tic T»c Toc?Tout cela a commencé à l'automne de J PSI, alors que j'acceptais un engagement avec les Compagnons rie St-Laurent.Je me souviens encore de mon arrivée au Canada, un matin d'octobre 1961 ; le Pe-re Legault m'avait attendu à Dorval avec quelques-uns de ses acteurs pendant une bonne partie de la nuit car l'avion avait plusieurs heures de retard.Personne n'avait de cigarettes.Heureusement, j'en avais: des Gauloises.Ce qui n'eut pas le don de satisfaire tout le monde.“Après avoir terminé mon engagement avec les Compagnons, j'ai fait mes de-buts à la télévision comme animateur de Tic Tac Toc.Il faut dire que je possédais déjà une certaine expérience du travail auprès des jeune* ptusqu'en France j'avais monté plusieurs spectacles avec des troupes de patronages et de colonies de vacances.J’ai d'ailleurs une longue expérience du travail dans les mouvements de jeunesse et l'on peut dire que c'est un peu ce même travail que je poursuis sous une autre forme à Tic Tac Toc.Les jeunes qui assistent à rémission à l’Auditorium Saint-Laurent le samedi après-midi, et ceux aussi qui la voient à la télévision.ont sans doute dû se demander parfois qui avait bien pu imaginer les jeux merveilleux auxquels ils étaient appelés à participer.Les responsables de ces jeux sont tous trois hautement qualifies pour s acquitter de leur tâche, puisque tous trois sont chefs scouts et professeurs à la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, ce sont : MM.Georges Kelly, Aurèle Daoust et Ernest Romano.Pour les jeunes qui ne le sauraient pas encore, tous sont invités à participer à l'émission Tic Tac Toc qui est télédiffusée de l’Auditorium St-Laurent le samedi après-midi à 5 heures.Les portes de l’Auditorium St-Laurent sont ouvertes entre 4 heures et 4 h.15 de l’après-midi, et on n’a pas besoin de laissez-passer pour être admis.Récemment, un nouveau jeu a été inauguré à Tic Tac Toc, un jeu direclement inspiré de la littérature enfantine.En effet, il s'agit pour les jeunes de reconnaître des personnages que tous connaissent bien déjà, pour avoir lu leurs aventures dans des oeuvres telles que Robinson Crusoé, Vile au Trésor, le Petit Chaperon Rouge, le Chat botté.etc.Ces personnages sont incarnés par des comédiens en travesti qui fournissent aux enfants la clef du mystère en mimant quelques scènes de l'histoire.A ce sujet, il ne faudrait pas oublier de mentionner le nom de Paule Tessier, responsable des costumes, qui, selon les mots mêmes du réalisateur Henri Parizeau, accomplit un travail d'une qualité exceptionnelle dans ce domaine.Il semble d'ailleurs que la formule de Tie Tac Toc a le don de plaire à tous les jeunes, puisque cette émission reçoit à elle seule entre 4.000 et 8.000 lettres par semaine.Il faut dire aussi que tous les participants, ceux de la salle comme ceux qui écrivent, ont la chance de gagner un prix.I^e réalisateur Henri Parizeau est heureux d'annoncer qu'il commencera très bientôt à faire tirer au sort des bicyclettes! Avis aux intéressés.Le Samedi Saint, pour rester dans l'esprit de Pâques, Tic Tac Toc présentera un parallèle entre la joie humaine et la joie spirituelle: la joie humaine sera personnifice par un groupe de petits lapins (des petites bonnes femmes qui apporteront a ce rôle toute la jeunesse et le sautillant qu'il requiert), et la joie spirituelle sera exprimée par un "Alléluia” de Mozart chanté par Mlle Liliane Ayotte, âgée de quinze ans.L’émission comprendra évidemment des jeux, comme à l'accoutumée; on y retrouvera Cousine Toc (Deriyse St-Pier-rel et Monsieur Toc (André Cailloux), ainsi que Toupie et Coquelicot (Raymonde Prud'homme et Serge Longpré).Et, comme le dit Henri Parizeau, "les jeunes pourront de nouveau jouer entre eux avec une saine emulation".RADIO-TV Mouvement populaire pour une station de TV exclusivement française à Sherbrooke par Jean BENOIT Il app«rt, d'après Us informations recueillies auprès da personnes parfaitement au courant de la situation de la television, à Sherbrooke, qu'un tort mouvement de l'opinion publique ic dessine actuellement dans >• but d'obtenir deux stations distinctes, l'une entièrement française et l'autre anglaise.Et i'ai entendu dire, d'autre part, que les propriétaires actuels de CHLT-TV ne demanderaient pas mieux que d'accéder à cette demande.Indépendamment des concepts d'ordre sentimental qu'on pourrait invoquer dans la circonstance, il existe plusieurs autres facteurs qui semblent justifier ce désir de la population de Sherbrooke.J'examine, depuis plusieurs semaines déjà, l'horaire des émissions de CHLT-TV.Et je constate avec surprise que sur vingt-trois heures de programmes locaux, douze heures sont données en anglais.Or, si je ne m'abuse, la population anglaise de Sherbrooke, qui a diminué constamment, ne serait plus que de 15%.On constate que nos compatriotes de langue anglaise, proportionnellement à leur nombre, ont obtenu une fois de plus la part du lion.La même situation s'était produite à Montréal et à Québec.Cependant, cette impressionnante portion des émissions réservées aux Anglais diminue à environ 30°o si l'on considère le total des heures de transmissions de CHLT-TV.Sur quelque 65 heures d'émissions données au cours d une semaine, seize heures sont de langue anglaise.Des 65 heures qu'elle est en opération, la station CHLT-TV télédiffuse 46 heures de programmes empruntés à la Société Radio-Canada, dont 42 heures en français.L'on constate ici que sans les règlements de Radio-Canada concernant les postes privés affiliés, règlements qui obligent les stations à transmettre un certain pourcentage de ses émissions, les téléspectateurs de langue française de Sherbrooke auraient probablement à subir quelque trente heures d'émissions anglaises, si l'on se base sur les relevés des émissions.A mon avis, les Sherbrookois ont le droit d# réclamer une station de TV exclusivement française, au même titre que les Québécois.Nexiste-t-il pas deux postes distincts dans la vieille capitale, où il n'y a pourtant que S°o de Canadiens anglais?En outre, les Anglais de Sherbrooke, qui sont déjà bien servis comme on l a vu, ont l'avantage de pouvoir syntoniser leurs appareils sur au moins trois stations américaines qui émettent dans leur région: Mont-Washington, Plattsburg et Burlington.Il n'est donc pas déraisonnable que les citoyens de Sher- brooke demandent à avoir exclusivement du français sur le canal 7.D'autant plus que leurs programmes pénétrent à Montréal, Trois-Rivières, Drum-mondville, Thetford-Mines et dans une multitude de villes et de villages des Cantons de l'est où la population est presque entièrement française.Ce désir d'une station de télévision exclusivement française est confirmé en quelque sorte par une enquête récente faite par le MESSAGER SAINT-MICHEL.Sur 5,000 pères et mères de familles interrogés, on a constaté que 17°o seulement regardent des émissions américaines.Ce pourcentage est surprenant, si l'on considère la proximité des Etats-Unis Le sourire de Radisson.— Cette jolie princesse indienne incarnée par Dyne Mousso est parvenue à dérider le grave Jacques Codin, interprète du rôle-titre de la série Radisson que les jeunes téléspectateurs peuvent suivre tous les dimanches, de 5h.30 à 6 heures du soir.Ils n'auront le plaisir de faire la connaissance de la jolie princesse que l’automne prochain puisque, cette saison, la série Radisson se termine dimanche 28 avril par la présentation du 13e épisode où nous verrons l'intrépide Radisson et son ami Des Groseil-lers aux prises avec des loups féroces.La série Radisson est réalisée à la télévision par Pierre Gau-vreau.•t U facilité avac laqualU on paut capter la( programmai américains dam cetta région.Il aurait été intéressant da connaîtra la proportion axacta da personnes désirant un poste de TV exclusivement français.Mais aucune enquête n'a été faite sur ce point.Un autre fait qui démontra que las programmas français ont la préférence des Sherbrookois, c'est que des 25 émissions les plus populaires, trois seulement sont da langu» anglaisa .La première, "LAWRENCE WELK”, est la treizième choix des personnes interrogées; la deuxième, "$64,000 question ', est le 18ème choix et la ‘roisième, "CLIMAX", est le 19ème choix.Cependant, les enfants sont plus attirés que leurs parents vers les programmes anglais.Huit sur vingt-cinq savent leur plaire.L'émission "KID CARSON'' est leur troisième choix, après "RIN-TIN-TIN" et "PEPINOT".Ce fait nous permet de constater qu'à Sherbrooke comme à Montréal, il est urgent qu'on conçoive des programmes de qualité pour enfants dans le plus bref délai possible.Il n'appartient pas tellement aux parents de fermer d'autorité l'écran de télévision, en créant du ressentiment chez leurs enfants qu'à la Société Radio-Canada de trouver rapidement des experts qui sauront concevoir des émissions qui sauront plaire aux jeunes.Mais avant tout, il faudrait qu'on trouve le moyen de satisfaire très bientôt ce désir des citoyens de Sherbrooke d'une station de télévision exclusivement française, ne serait-ce que pour combattre l'influence de la TV américaine dans cetta région, même si elle n'a pas la foret que l'on a d'abord cru.Et il existe beaucoup d'autres motifs qui justifieraient une telle mesure.D'ailleurs, M.Alphonse Ouimet, directeur général de la Société Radio-Canada, a lui-même exprimé l'avis (ref.; son article dans la dernière livraison de POINTS DE VUE) que la télévision est l'arme la plut forte pour combattre l'Influence de nos voisins sur nos caractéristiques ethniques.Sélection des programmes de radio Samedi Dimanche Nouvelle* CHF flOO-1.15 p.ra.— 6.00-10.00 —11.57.CKAC — 9.00—11.00—12.01—1.00 o m.—1.50—4.00~-5.00-5.‘)5 — 6.30 — 7.17—8.55—10.00—10.45 Uulvl d# Ici Jean-Louis OiRnon) — minuit — 1.00 a.m.- Lee évéue-mente eocleux A 4 05 p.m.CHLP — 8.55—9.55—10.55—11.55—1 00 —1.35—4.25—0.00—0.55—7.55—9.55 — 10.55—11.55.CJMS : R ;i0-9 30—10.30—11.30—4 30 6.15—10.30 et 11.30 Nouvelle» sportive» CBF — 9 00 p.m.: Radio-Hockey CKAC — fl.10 D.m.— 11.00.CHLP — « 10 p.m.— 10.50.La vie de l’homme, la vie sociale CBF — 6 15 p.m.: La langue bien pendue CKAC — 12.20 La colonisa lion 7.00 p m.: Le croisade du Rosaire CHLP — 11.30: Le promoteur d’industrie 4.00 p.m.: Radio Notre-Dame 7.00 p.m.: The Rosarr Pour le* jeune* CBF — 9.30 Tante I.ucllle 10 00: Les Ondes enfantines 1O.30: L’Heuri* des -feanes CKAC 10.05: Club Jufënile de U Police Musique CBF — 2.00 Metropolitan Opera CBF — 6.30 : Orchestre symphonique rie Boston.CBF R.00.Artistes de renom.Nouvelle» CBF — 9.00—1.15 p.m.— 6.00—10.00.CKAC — 8.55—1.00 p.m.— 4 00 («ul» p.m.— 6.30—7.15—8.53—10.45 — minuit — 100 a.m.CHLP — 9.55—10.55—11.55—2.00 n m -3.00—3.55—3.55—6.00—6.53—7 51 —8.55—10.15—11.33.CJMS — 7.30—4.30—5.30—4.23—-10.9# et 11.30 Nouvelle» sportive» CBF — 8.10 P m.— 11.2S.CKAC — 9.20—4.45—8.15—11.00.fill.P — 6.05 P m.— 10 50.La vie de l’homme, la ai» sociale, émission» religieuse» CBF — 12.00: Perspectif*» Intenta- tionales 12.15: Jardins plantureux 12.30: Présence de rEglise 1.00 p.m.: Revue des hebdo* 1.30 p.m.: Grandes figure* — 10.15 p.m.: Entretiens du dimanche.CKAC — 9 00.Le quart d’heure 4* l’Oratoire 11 00: Mess* à l’Ontoir* 1.15 p.m.: Les amis de l’art 6.43: Chronique littéraire 7.00: La croisade du Rosalr* 10.30: La Tribun* des Conférenciers 10.55: Chronique de rUneaen 11.15: Les Nations Unies CHLP — 9 50: Nouvelles cathollqiiaa 10.00: Grand-messe du Gesà 4.00 p.m.: Radio Notre-Dame 6.45: Perspeetifes internationalet 7.00 p.m.: The Rosary Musique CBF — 9.30: L’heure dn Concert# 3.00 p.m.: Les Concerts populaires de Toronto 5.00 pm.: lllustrationi de f’op^ra 6 30.Récital 7 30: Les Petites Svmphonl*# Dir.Poland Leduc 8.30: Festival du dimanth* "La fontaine de Paris" d'Eloi de Grandmont Dimanche 21 avril, à 5h.30 de l'après-midi, le Canada parle au monde présentera aux auditeurs du réseau français de Radio-Canada une comédie-farce d’Eloi de Grandmont, créée il y a quelques années par le Théâtre du Nouveau Monde et intitulée: la fontaine de Paris.L’action de cette oeuvre inspirée d’un vieux conte canadien se situe dans un moyen âge de fantaisie.Son auteur nous fait pénétrer dans la maison de Me Cornaud, bûcheron.C'est un homme tourmenté: il marche de long en large devant la servante Marie, une grosse bonne femme impassible: "Qu’est-ce qu’elle croit?Que c’est agréable pour moi?Ah! cette femme me fait enrager à la fin! Jamais là.Elle m’oublie.Tout pour ce prince Coquard, rien pour moi.L’an passé, on se contentait de nous faire visite une fois par semaine.Maintenant on est là tous les jours.Peut-être même plusieurs fois par jour.Au fait, je n’en sais rien.Ah! Quelle misère d'avoir épousé une femme pareille!” Ce Jour-là encore on attendait la visite du prince Coquard.Celui-ci s’amena avec *ix bouteilles do vin et un astucieux stratagème qui lui permettrait de se débarrasser de la présence du mari pour un bon moment.L'histoire cependant ne devait pas se dérouler aussi bien que l’espérait l’habile prince.Un panier chantant devait mettre fin à son doux tête-à-tête avec la femme de Me Cornaud.Tout finit heureusement pour le mieux dans le meilleur des mondes.Me Cornaud n'était pas d'un naturel rancunier et puis il y avait.les six bouteilles de vin du prince Coquard.La distribution de la Fontaine de Paris d'Eloi de Grandmont sera assurée par: Carmen Tremblay (narratrice): Lionel Villeneuve (Me Cornaud); Elisabeth Chouvalidze (Marie); Gisèle Schmidt (Finette); Julien Bessette (Coquard); Jean-Louis Paris (le cocassicr).C’est une réalisation Jean-René Major de la section française du Service International.Conservez votre horaire de la TV pour la semaine du 20 avril au 26 avril SAMEDI DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI L« 20 avril TBFT MONTREAL — < an*J 2 CBOFT OTTAWA — tanzl 9 Sauf indication contraire, lei tmis-tioos inyrrlt*» à cet horaire passent a CBFT et à CBOFT.19.00— Fou Fon Animatrice : Claudine Valierend.au piano Pierre Brabant.Centre d'Interèt: la fête de PAques.11.00— Concerts pour la jeunes»»» La musique chorale.George Little, commentateur et i* Choeur Bach de Montréal aoua aa direction.Ave Verum” (Jooquln de« prési.— "Du fond de ma pensée' .Adoramus T* Christ*’ et ' Lamentations de Jére-mie" 'Roland de Laasust — Trois Choral* de ; La Passion aeion saint Jean'' iBaclii.— Meat* en eol majeur (Poulenc).2.30— L'Annonce fait* à Marie (Paul Claudel».Jean Ga.soon.Guy Provost.Jean-Liouie Roux Marthe Thiéry, Françoise Faucher, Charlotte Boiajoli.5 00—Tir Tac Toc Avec André Caillou-X, Denvæ St -Pierre.Serge Longpré et Ravmond* Prud'homme.5.36— Pépinot 6.00— Beau temps, mauvais temps «.30—Ce soir 6.45— Vigile pascale à %t.Benoit dq lAr 7.15— Le Téléjournal 7.30— CinéfeuJlleton “Seul* au monde".7.45— Quelles Nouvelles 8.00— Aventures 8.30— Chacun son métier 4.00— Long métrage "L'aventurier de Seville Luu Mariano, Danielle Godet.Lolita Sevilla.10.30— A la romance Lucille Dumont, lea Bov.levardiers et ensemble dir.Lionel Renaud.11.00— Le Téléjournal 11.10— Nouvelles sportives Avec René I>ec«.va;ier et Jean Mau* rie* Bailly et Richard Garneau.11.15— Cabaret de Paris 11.30— Long métrage "Secret d'Alcôve' Jeanne Moreau, Richard Tobb, Ftajiçoi-sc Arnoul, Martine Carol Françol» Perler Bernard Biler Vittorla de Sica.Mou-loudjl.CBMT MONTREAL — Canal 6 CBOT OTTAWA — Canal 4 Sauf indication centraire.le* émissions Inscrit** à cet horaire panent à CBMT éf à CBOT 2 00—CBMT—Camera III 2.30— Speaking French Avec le professeur Jean-Paul Vinajr •t Phylils Ciapperton.3.00—Long métrage CBOT—Crunch and Des 3.30— CBOT—Cowboy Corner 4.00— CBMT—Hans Chrtstaln Andersen 4.30— Sir Lancelot 5.00— Count of Monte Cristo 5.30— Wild R,il flicrkok 6.00— Oh ! Suxannah ! 6.30— Mr.Fix-it 6.45— CBC rv News 7.00— Radisson 7.30— Holiday Ranch 6.00— Perrv Como 9.00— Great Movies "He stayed for breakfast '.Loretta Young.Melryn Doiyrlaa.10.30— The Barris Beat 11.00—CBC News 11.10— Juliette 11.30— Lu tU CHLT — SHERBROOKE — Canal 7 9.55—CHLT-TV To-day 1.30— Speaking French 2.00— Life Is Worth Living 2.30— Long métrage 3.45— Ciné-Feuilleton 4 00—Les Histoires de M.de la Fontaine 4.30— L'heure du Far West 6.(H)—Sounds for Saturdav 6.30— Télébtilletin 6.36— La Météo 6.39—Edition Sportive €.45—PUT of the Week 7.30— Télé-Supplément 10.30— Quiz D t LL 1I.L5—Local Front New* 11.23—Sports in Review 11.30— Late Show Pour autres émissions consulter l'horaire de CBFT et CBMT Montréal.L* 21 avril CBFT MONTREAL — Canal 2 CBOFT OTTAWA — Canai 9 10.00— Messe de Piques En 1 egiise St.Joseph.Ottawa.12.00— Musique 12.55—Le Telejournal 1.00— Aux quatre coins du monde Iæ cathédrale de Chartres.— Rome.ville éternelle.— Lea nobles métier*.— Lea Salnt*a-Marlea-de-ia-mer.1.30— l.'ne caméra chez les bétes Plumes et brume*.1.45— Actualités religieuses Un an dans l'antarctique.2.00— Film 2.30— 3 émoignage Joaeph Foil let : I* croix et.:a Re-aurraction, force —Ci né-Feuillet on 4.(i0—Madame a sa Cuisine 4.30— It’s a Woman's World 4.45— Cartoons 5.00— Range Rider 6.00— l.es oals Lurons 6.30— Télébulletin 6.’,6—I •» Métco 6.39—Edition Sportive 6.45— My Hero 7.30— Le Monde et ses Peuples 10.30— encyclopédie Sportive 10.45— Etrange, mais vrai 11.15— Local Front News 11.23—Sports In Review Pour autres émissions consulter l'horaire de CBFT et CBMT MontréaL • "Lisez et faites lire Le Devoir*' Le 24 avril CBFT MONTREAL — Canal X CBOFT OTTAWA — Canal » 2.30— Place aux dames Avec Micheline Moloan et Jean-Pierre Maison.Odett* Ollgnv recette» broccoli et éiplnard.— Lucette Do-bert ; recette de Jambon.— Couture Réjane DesRameaux: le déménagement.— Anne-Marte Mala-voy: einpolaeonnementR et saignements de nez.— Madeleine Arbour: Boites A fleurs.— Invité: Thoma» Legrady.piano.3.30— Long métrage "TroU artilleur» en vadrouille" Pierre Larquey, Paul Azai*.Gisèle Pré-ville.5.00— La Boîte à surprises I.e facteur.Hubert Lolselle ; Paul Bulssone&u, et Louis de Senti*.5.30— LTle aux trésors Gilles Pelletier.Lionel Villeneuve.Françoise Oraton.Paul Gauthier.Marcel Giguère.I, ® Capitaine Hublot est guéri.11 retrouve ses amis.On est à la poursuite du voleur de la Perle de Ca-lypso.L*s bandits veulent empêcher l'expedltlon vers ITle aux trésor» .6.00— Opinions Anilmatrice Jeanne Sauvé.6.30— Ce soir 6.45— Carrefour 7.15— Le Téléjournal 7.30— Cinéfeuilieton "Seul* au monde".7.45— Les Collégiens Troubadours 8.00— Pays et Merveilles Avec André Laurendeau.8.30— Iji Famille Plouffe Téleroman d* Roger Lemelln.9.00— Lutte 10.00—Point d'interrogation Animateur: Doris LUoêler.10.30—Au p’tit café Normand Hudon, Dominique Michel Pierre Thérlault et l'ensemble d» Pierre Beaudet.II.00—Le Téléjournal 11.10—Nouvelles sportives 11.15— Télépolicier "Mystère à Changbai".CBMT MONTREAL — Canal 6 CBOT OTTAWA — Canal 4 3.25—Today on CBMT 3.30— CBMT—Kiddies’ Corner 4.00— Open Bouse 4.30— Howdy Doody 5.00— Hidden pages 5.30— Rin Tin Tin 6.00— CBMT—Life Is Worth Living Mi.’r Fulton Sheen.CBOT—So This Ik Hollywood 6.30— ( BMT—Frankie l.aine CBOT—This Week in Sport 6.15— I B( TV News 7.to—CBMT—Around the Town CBOT—Tabloid 7.30— Disnevland "Our Friend the Atom".8.:o—Cross Canada Hit Parade 9.00— Kraft.TV Theatre 10.00—Folio The Unburled Dead ' (Jean-Paul Sartre'.A ec Lome Greene.ll.'Kt—(B( News J 1.15—Hob Cummings’ CBOT—Theatre Royal 11.45— CBMT—Top Play* of 57 J1.45—CBMT—Top Plays of *57 CHLT — SHERBROOKE — Canal 7 1.55—CHLT-TV Today 2.00— Théâtre an Matinée 3.45— Ciné-Feuilleton 4.00— Madame à va Cuisine 4.3D—Actualité Féminine 4.45— Cartoons 5.90—Gene Autry Show 6.00— Border Rhvthmairec 6.30— Télébulletln 6.36—La Métco 6.39—Edition Sportive 7.1.5—Télé journal 7.30— Disco-Vision 11.15— Local Front News 11.23—Sports In Review Pour autres émissions consulter l'horaire de CBFT et CBMT Montréal» Le 25 avril CBFT MONTREAL — Canal 2 CBOFT OTTAWA — Canal > 4.00— Musique 5 00—La Boite à surprises 5.30— L’Aigle noir f.00—Les Histoires de.M.de La Fontaine Fables dramatlsoes et concourt.Jacques Auger Glsele Maurice t.Ma.eel cabay.Guy Hoffmann et Jean-Claude Deret.6.30— Ce soir 6.45— Carrefour 7.15— Le Téiéjournal 7.30— Cinéfeuilieton "Deux Amours".Tl no Roa^i Sylvie Delmont.7.45— Tpi et moi 8.00— Le Fil d’Arian* 8.30— !,* Colombier 9.00— Rendez-vous avec Michelle 9.30— Le Théâtre des étoiles "De tout, mon coeur .Mark Stevens, Ruth Huasey.10.00— Sérénade pour cordes Claire Gagnler.Denis Harbour et orch.dlr.Jean Dcalaurlers.10.30— Film "Grande pêche'*.Prix du reportage au Festival de Canne» 1955.11.00— Le Téléjournal 11.10—Nouvelles sportives 11.15— Télépollcier "Mystère à Changha.'.CBMT MONTREAL — Canal 6 CBOT OTTAWA — Canal 4 3.25—Todav on CB.MT 3.30— ( BMT—Kiddies Corner 4.00— Open House 4.30— Howdy Doodv 5.00— Maggie Muggins 5.15— Sport Time 5.30— The Lone Ranger "Teltale pullet".6.00— CBMT—1 Spy CHOT—Robin Hood 6.30— Charles Laughton CBOT—Frankie l^iint 6.45— News 7.00— Tabloid 7.30— CBMT—The Goldbergs ( HOT—Western Fife 8.00— .lane Wyman "Harbour Patrol”.8.30— Climax 9.30— lackie Rae 10.00— CB.MT—Alfred Hitch* oek 10.30— CBMT—The World in Action CBOT—I Search for Ads enture 11.00— CBC News 11.15— Sport Guesses and Guests CBOT—Sport sea p 11.35—CBOT—The Tapp Room 11.45— CBMT—The Lone Wolf CHLT — SHERBROOKE — Canal 7 3.40—CHLT-TV Today 3.45— Ciné-Feuillet on 4.00— Madame à sa Cuisine 4.30—Is’t a Woman’» World 4.45— Le 'n d'heure de Pierrot 5.00— Rin-XIn-Tin 6.00— Les Gais fuirons 6.ÜO—Télébulletln 6.36—La Météo fl.39—Edition Sportive 6.45— ( bina Smith 7.30— Soirée Can idlenne 11.13—Local Front News 11.23—Sports In Reviegr Pour autres émissions consulter l'horaire de CBFT et CBMT MontréaL L« 26 avril CBFT MONTREAL — r*n»l * CBOFT OTTAWA — Can»l » 5.00— La Boite à surprises Pierre Thérlault.Michel Cailloux.HuTuett?Uguay.Arrangement» mu-alcaux: Herbert.Ruff.5.30— Le Grenier aux images Avec Andre Cailloux.Paule Bayard, Jacques Z o u v 1, Joué Rodriguez, Yvon Dufour.6.00— Sophie-Magazine Texte de Françoise Lorangcr.anima* trice: Françoise Faucher.M&rth* Choquette dans le rflle de Sophie.6.30— Ce soir 6.45— Carrefour CBOFT—A propos 7.15— Le Téléjournal 7.30— Clnéfruillrton "Deux amours 7.45— Pour elle 8.00— I.e Sport en revue 8.30— (lia usons-vedettes 9.00— f basse au crime 9.30— Ouatuor "Ells* Voider ’ i Robert Choquette), 10.0:)—Profils d'adolew-ents 10.30— Conlérence de Presse 11.00— Le Téiéjournal 11.10—Nouvelles sportives ll.lr*—.Mélanges 11.30— Reprise long métrage "Jeux dangereux".CBMT MONTREAL — Canal 0 CBOT OTTAWA — Canal 4 3.25—Today on CBMT 3.30— CBMT—Kiddies' Conter 4.00— Open House 4.30— Howdy Doody 5.00— Discoveries 5.15— Children’s International Newsreel 5.30— Roy Rogers 6.00— Crunch and Des ( HOT—Life is Worth Llvtttf 6.30— CBMT—Adventures CBOT—Korla pandit.fl.45—News 7.00— 1 ahloid 7.30— Studio M.( BOX—Robert Cummings 8.00— On Trial 8.30— The Plouffe Family 9.on—Graphic 9.:',o—Country Hoedown 10.00— Cavalcade of Sport* 10.15— Jim Coleman Show 11.00— CBC News 11.15— CBMT—Revival Night CBOT—Long métrage CHI T — SHERBROOKE — Casual T 3.49—CHLT-TV Today 3.45— Ciné-Feuilleton 4.00— Madame à sa Cuistn* 4.30— Actualité Féminine 4.15— Cartoons 5.00— Jet Jackson C.no—Border lth\t lunaires fl.10—Télébulletin 6.36—La Météo 6.30— Edition Sportive 6.15— Overseas Adventure 7.30— Album des Artistes 11.15— Local Front New* 11.23—Sports In Review Pour autres émissions consuitev l'horaire de CBFT et CBMT Montréal.Lt semtin* è RADIO-SACRE-COEUR (du 22 tu 27 avril) LLVDI rt MARDI : P, G .lie, LAngav.n.a.l : 1—*T nion 8r» chrétiens a la croia” , n.—"Union dm chrétien!: à la réturreetton".MERCREDI.JEUDI et VEND.: P V.Coloszn.«J.I- M.-Madeleine et U divin jardinier" , II.—"Lea detail» Inutllm t confene' , in.—"Confetslon : aentlr et consentir".SAMEDI : P.Maurice Vigneau, «j.: Tont "pour nous".CHANTS : L i Manécant de Ntcolet : M.i PP Blanca d Ottawa ; Mer.i Par de St-Prédérle de Dnimmondville J > Par de 8t-Jerôme.Lac Si-Jean : V.) Parolsee de la Bale-St-Pau! .9 > PP.du S.-C.d'Arthahaaka.30 postM au Canada - Montréal; CHLP - tti.a.m.ot éh.70 p.m.I Let auvent* an toile ont toujours la confiance du public qui aima confort et beauté ACHETEZ-LES DE ¦¦fe» LE DEVOIR LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI, LE 20 AVRIL 1957 Ci* d’Auvents des MARCHANDS l.tée Articles en toile, tentes, drapeaux, parasols de jardin UN 6-6855 — 24 est, rue St-Paul MX il LES CHEFS DU KREMLIN A L'OCCIDENT : ffi# J'Tl w QUATRE COINS DU MONDE.Dans 10 ans, l’OTAN disposera de formidables projectiles téléguides PARIS.— Lt feld-maréchal vicomte Montgomery a annoncé eue le programme de défenje de l'OTAN est fondé sur l'utilisation d'ici 10 ans d'un projectile téléguidé d'une portée de 2,000 milles.Cette déclaration fait suite à la manoeuvre dite "Paper" dirigée par 270 des plus hauts officiers de l'OTAN.Le maréchal a précisé qu'en 1966, las projactiles-fusées surent un pouvoir de destruction plus formidable que tout ce qu'on a pu imaginer.On procédera alors à l'essai de projectiles d'une portée de 5,000 milles.1966 sera l'âge du projectile et l'OTAN en bénéficiera.Remise au 1er mai du nouveau réglement de péage à Suez PORT-SAÏD —- L’administration du canal de Suez permet jus-l pa r 'd roil s'^ver'' 'b mon Irai e ' d e'11 e u r ' v ?eommp1 avTnf Ip*^ MOSCOU.— Le maréchal (leoi- kov avait déclaré quelques minu- Arrêter la course aux armaments répété que "notre désir le plus payer tes droits avec ia monnaie de leui pays, comme avant les[8e .foukov.ministre de la défense tes auparavant, à des journalistesi sincère est celui de la paix.Ce ministre de la défense de n'est pas parce (jue nous avons a poursuivi en disant que peur, tout au contraire mais par- hommes devraient s assagir ce qUe nous sommes profonde- L’URSS répondra force toute menace Tout en réitérant la volonté de paix de l'Union Soviétique en souhaitant une entente sur le désarmement, Joukov Khrouchtchev avertissent (Ouest de ne pas intervenir dans affaires des pays communistes projectiJ téléguidés d'autres pavillons seront astreints a paver les droits en dollars équivoques aux pays occidentaux, de contre-balancer Me Guy Roberge, président de l'Office national du Film OTTAWA IRC) — Le premier ministre St-Lau-renf a annoncé jeudi la nomination de Me Cuy Roberge, 42 ans, comme président de l’Office National du Film.Cette nomination entre en vigueur le 1er mai et sera d’une durée de cinq ans.M.Roberge succède à M.A.W.Trueman, qui vient d’étre nommé directeur du Conseil des Arts du Canada.M.Roberge est né à St-Ferdinand d’Halifax, comté de Mégantic.Il a été admis au Barreau en 1937 à l'âge de 22 ans.Il a été député à l’Assemblée législative du Québec de 1944 .à 1948, comme représentant de Lotbi-nière.M.Roberge fut conseiller juridique de la Commission Massey sur les arts et les sciences et fut nomme membre de la Commission de pratiques restrictives en 1955.Il est membre et ancien directeur de (’Association du Barreau canadien.prendre le'! moyens de mettre convaincus de l’inutilité de,- puissance lm torme à 'a course aux arme- ia guerre.ÎS h7 canadiens ou en francs suisses.L administration a au cours d une réception otferte à des pays occidentaux munis de n “ date de mlse en YguCur du nouJveau re*lem,ent alln dc l’ambassadeur de Pologne.ces enlns par les EUts-Unis permettre aux compagnies de navigation de prendre les mesures Pour sa part.Khrouchtchev a vi- "Nous pendrons les mesures vement recommandé aux puissan- nécessaires pour parer à tout da alors au maréchal: Si i URSS ces occidentales de ne pas inter- geste posé par l’OTAN.Nous a le dr0lt d,e.Procéder a des expe-vemr dans les affaires du monde mettrons à la disposition de nos fiences nucléaires, la Grande-Bre-commumste, particulièrement en alliés tous les mnvens tagne n a-t-elle pas aussi le meme La situation dans le Moyen Orient necessaires.La veuve de Léon Trofsky ranimerait I affaire Norman communiste, particulièrement en alliés tous les moyens nécessai-, .NEW-YORK — Un chroniqueur du New-York Po*t croit te- Allemagne orientale, de peur que res à leur défense et nécessaires .J?.' ' Joukov de rétorquer voir que la veuve du révolutionnaire Léon Trottky * déposé con- nous ne soyons obliges de vous1 éventuellement à répliquer à Lertainement, quelle la Tant fidentiellemen» devant la sous-commission sénatoriale de Washing- s,ur _Je;s df>7f,' Après; toute provocation des Etats mem- qu 1 » existera pas une entente mettant fin tous les "nous ne soyons obligés de vous éventuellement a frapper sur les doigts ”.Après toute piton qui a accusé l'ambassadeur canadien de communisme, un té- ‘j'T' ^ll de' n’ols aimables à i en- l)r(.s (|e l'OTAN." Le maréchal a moignage qui ferait rebondir foufe l'affaire.A le suite de cette p'7 'l®,!rcV an' chef du p affirmé par ailleurs qu'il ne “"f.PM.r'rlknnsTtif'dë^rlFen' déposition, selon 1 le chroniqueur, la sous-commission poursuivrait :i ’ ^er,irR hl* S» a " thé7?.«'on la- £ u légitime d7ense esf un pas aux essais.pays ont le droit d’en faire pour certaines recherches sur la vie d'un ambassadeur américain qui, if^^tnpc amicalement les quelle les armes nucléaires'peu- droiMnahénabfe deTom Davs”1"1 en 1951, aurait été envoyé au Canada avec des renseignement, de PaS -servir à empêcher la guer “d e s Wrnaîisfes «cfdentaux i.Sûreté fédéral, et de l'armé, américain.» au sujet de certain, “ rit noue 7* KS‘ rc- “S'il existe dc telles armes, avant dema.dé s îs seraient nvi- personnages officiels canadiens.Les enquêteurs voudraient savoir fi- i-on, fajt pnPIi|f7i7 .torn,I]e elles seront fatalement utilisées.té« à assister aux prochaines e\- d.cet ambassadeur au sujet de oui il a livré ce, secrets.L.répon- tlevëménL No^snë^me" pfs ÏT en a'M, la P««'e dans le périe^c^’nudéa^es" Toukov” leur p r I m uer considérablement sur affaire Norman.de petits saints et s’il le faëit îil! -„qnU.C , a P Ppart deS pavs re' a répliqué: "Oui, quand vous nous nous n'hésiterons pas a leur flap- ,,7S sqmme,s.consacrées; inviterez aux vôtres”.Ensuite, le per sur les doigts” a.ux a.rmes conventionnelles et maréchal a souligné qu'une guerre i De son enté le m = gai s ^PO161’11-de plus en plus sur les nucléaire serait spécialement doue son cote, le maréchal Jou- armes nucléaires." 'sastreuse pour l’Allemagne qui se- rait la victime de coups venant des deux côtés.La réception où ont été faites 1 ces diverses declarations, était Mise en garde soviétique contre l’enfrée dc l'Espagne dans l’OTAN LONDRES.— La radio de Moscou, s'adressant en espagnol, a mis la population de l'Espagne en garde contre l’entrée de ce pays dans l'OTAN.L’Espagne risque de subir des représailles, si elle aide les Américains à développer leur réseau d’agression.Le message ajoutait : "Cela comporte des risques terribles qui n'in-quiètent pas beaucoup les sénateurs américains, mais qui doivent inquiéter le peuple espagnol comme ils inquiètent les Français, Anglais et autres peuples déjà pris dans les filets de l’OTAN”.Cet avertissement suivait la recommandation émise par le Congrès américain en faveur dc l admission de l’Espagne dans l'Alliance atlantique.Milliers de pèlerins à l’Office des Ténèbres su Vatican C1T6 DU VATICAN — Romains et pèlerins se Belgrade te veut parient mais .Tito : Moscou n'a pas renoncé à son hostilité à notre endroit donnée en l’honneur du premier ministre de Pologne, Cyrankie-vvicz.qui s est arrêté à Moscou a son retour d’une tournée dans Mes pays d’Extréme-Orient.Faisant allusion aux efforts de Ubé- Belgrade.— Dans un discours ranimée parce que l'URSS et la I'ali-a'i°n du régime communiste u enclu public hier, le président! Yougoslavie n'ont pu en venir !de PoloKne> Khrûuchtc’t,ev a dit : lilo.de la Yougoslavie, a répété a une entente complète à la suite ’’Nous avons eu des difficultés, que la politique de l'URSS vis-à- de la visite de Tio en juin der- Pan dernier, mais cela est main- «n i> v,.cilla,,.r4» coi.era a p Vls des au^res Pa>'s est encore nier- Menant de l'hisLoire ancienne.217 ^Isra.117* é * r i Rom.pour .ss.st.r .I Off.ce entachee de stalinisme.„ Tout aussi ancienne que celle des ëérémëë?.b les 15 riTra.s 71* 77l|dU ,cour‘ «* '* l'es chefs russes se rendront T- Rs;s, commença à soupçon-invasionsdeiaRussiepardesPo- lilhT Jllrlàr.7 7», “7 7*'n“' sîuf un'ccup'e dans un avenir rapproché n,,r la Yougoslavie et a expri-l lonais ou vice versa .Mais au- *Jym7l* 7 Chn*t- A»m d* rsppsUr.sux que la Yougoslavie n’a aucune ',’er, d'’ "j inquietude" au sujet lourd hui, camarade Cyrankie- 1 orientation de la politique,wiesz.vous êtes courtisé comme [Ofllave.cooperation you-1 un#! fiancée .j .« .proc#s- cours d’une réunion des diri- ^ •«•n avait litu hitr au toir tur la mont Palatin qui domina la ceints yougoslave* sur nia Rrin.R.rum .t I.Coûté* d.I.vi.ill.«.pit.l.it.li.nn*.m dans^mtiqùe jeudf.Luff* contre la discriminalion raciale Til0 * soutenu que son gouverné r.Iiica v R„,rr.r4-.nement a parfaitement le droit •f religieuse aux Bermudes de refuser de se joindre au Dès le retour de Tito de Mos HAMILTON.— Un avocat de Hamilton, aux Bermudes, a wamp soclallste dominé par cou.une campagne ’systémati-affirme que la politique de discrimination raciale et religieuse ap- Moscou.qUe" fut entreprise poiir tenter pliquée dans l’hôtellerie du pays est une insulte et une humilia- 11 a «Joule que quelques diri- de compromettre la politique in- lion pour les gens de couleur, les Juifs et autres races non-ge‘i 1115 du •vccmlin n'ont pas en- ternationale de la Yougoslavie, caucasiennes”.Cette situation ferait tort à la réputation des Ber-:core abandonné leurs opinions ainsi que son organisation inter mudes à l’étranger.Le président du Comité des Finances a dé- suf,|*,nees' nf Cette campa claré, par contre, que les habitants des Bermudes, Blancs et gens Pn dtP‘t du fait qu'ils ont cesse intensifiée’’, a dit M.Ran- de couleurs, dépendent trop de l’industrie du tourisme pour ris- corrigé dans une certaine mesure kovic.quer de compromettre les S25 millions qu'elle rapporte annuelle-'cs1.tendanc'es staliniennes de leur ment.L'orateur de l’Assemblée a insisté pour que M.Richards ac- P° ü''1116, ccs tendances apparais-eepte rie former un comité, afin de ne pas faire à son pays "un '‘’‘T’.encore dans la politique so-tort irréparable".M.Richards a consenti à la formation du co-,vld,'tlue envers les autres pays, Men.a*rrier* .uiei, symooi.au v.nn,T.Afin d* r«pptl*r aux que la Yougoslavie n’a aucune imer de "l’inqi Kd«l*t I** convulsions d* t* natur* au moment d* la mort d* raison de modifier sa politique et de Pofientatioi Joaua, un fort bruit s est fait entendra.Las clochas on* cassé de son altitude a déclaré Titn su yougoslave.Ixi •onnor au Gloria d* la mass* d* la dernière Cèn*.Un* procas- tours ri unp' .-éMnip,, aJ goslave avec le< goslave avec les pays occidentaux^ j fut considérée comme ' une tra- klnfin.le secretaire general du bison des principes de Vintema- pal*1 connnumste de 1 URSS a tionalisme prolétaire et de la solidarité des pays socialistes”.Plus de 1r500 donneurs de sang à rhôfel-de-ville La population montréalais* s répondu magnifiquement, hier, à j'appel du maire Drapeau en faveur de le banque de sang de la Croix-Rouge.Plus de 1,500 personnes ont donné chacune une chopine de sang, sous la surveillance du Dr Adélard Groulx.La température très clémente et le collaboration des médium de publicité, la TV y compris, ont encouragé les donneurs dont l'âge était fixé entre 18 et 60 ans.La Croix-Rouge distribue ainsi gratuitement de 1,600 â 2,000 bouteilles de sang par semaine dans la Province.On se souvient que le campagne du Nouvel An n'avait accueilli que 900 donneurs.La Croix-Rouge compte sur le renouvellement régulier des dons de sang, ces renouvellements pouvant se répéter tous les 3 mois pour les hommes et 4 mois pour les femmes sans être le moindrement dommageable pour la santé.L'affluence hier â l'Hôtel-de-Ville dès 9h.du matin est un bel encoursgement pour l oeuvre de paix de le Croix-Rouge.Jérusalem s'inquiète des entretiens Egypte-E.-U.; nouveaux incidents de frontières - Un appel du gén.Burns mité dont il a été nommé président.Réponse des E.-U.f.S'uifc de la première page) ERREUR SUR LA PERSONNE Pa r ailleurs, M.Garson a expliqué que les informations da l'agent secret qui allaient faire la base du premier rapport de la Gendarmerie Royale avaient en réalité trait à un professeur Norman n'ayant rien de commun avec l'ambassadeur.On n'a d'ailleurs pas retrouvé la trace de ce pré* tendu professeur Norman.Le 1er décembre 1950, un deuxième rapport de la Gtn-darmerie Royale, également transmis aux gouvernements canadien et américain, disait: "Nous avons effectué des recherches approfondies au sujet des renseignements primiti-vement transmis par notre agent secret et nous en sommes venus à la conclusion que ces renseignements sont sans fondement ou reposent sur une rumeur non fondée provenant d'une source secondaire non identifiée.Des nombreux in-dices réunis à l'époque (1940) la plupart se sont avérés erronés, les autres n'ont pu être confirmés et l'agent ne se souvient pes de l'affaire.Nous avons conséquemment annu* lé cette enquête dans la mesure où Norman est concerné".LE PARLEMENT "TROMPE"?Signalons encore que le "Telegram" de Toronto a publié quo Pat Walsh, ancien membre du parti communiste, devenu depuis férocement anticommuniste, est l'agent secret qui a présenté en 1950 les renseignements qui avaient abouti au premier rapport de la Gendarmerie Royale.Mais cette affir-mation semble infirmée par le fait que le premier rapport enregistré par la Gendarmerie Royale remonte à 1940.Enfin, dans la "Gazette" de Montréal, le journaliste Arthur Blakely a écrit que ses trois articles au sujet de l'affaire Norman avaient simplement pour but d'attirer l'attention publique sur le fait que dprant une période de six mois, le parlement a été trompé et induit en erreur au sujet l'exactitude ou non des déclarations qu'une sous-commis* •ion sénatoriale américaine a formulées au sujet des relation» ou des sympathies communistes de feu M.Norman.Vingt pays «ntendront simultanément le message du pape CITE DU VATICAN.— Las réseaux radiophoniques d'un* vingtaine d* pays transmettront la massage papal d* Pâques â da, millions d'auditeurs.Les jours suivants, la radio vaticane dif-„ fusera des traductions de l'allocution en 28 langues.De plus, pour A A Vf na_1S •• première fois, les relais de la télévision européenne trans-mtttron| |# message du pape en direct.C'est du balcon de le besilique de St-Pierre que Sa Sainteté parlera au monde, demain à 6 heurts du matin, heure normale d* l'est.A l'issue de la cérémonie, le pape prononcera la bénédiction "urbi et orbi" devant les centaines de milliers de pèlerins rassemblés sur la place.Paris et Londres à la portée des fusées soviétiques VIENNE.— D’après un journal viennois, la Bussie a établi quatre grandes bases de projectiles téléguidés en Tchécoslovaquie.Elle font partie d’un demi-cercle dans les pays du bloc soviétique les plus rapprochés de l’Occident.Elles concrétisent l’avertissement soviétique à l’effet que Paris, Londres et d’autres capitales seraient à la,portée de ces projectiles téléguidés.Les bases sont sous la garde armée et la population locale a été évacuée.- , -r.— | Le parti communiste anglais à la discours a ete suivi d’une alla-;çais, paralyses par une grève fer- Ique contre la Yougoslavie parU’oviaire presque totale, sont re- reenerene ae memores j Mikhail Suslov, Tun des secrétai-i venus à la normale aujourd’hui LONDRES.— L* parti communis*, d* Grande-Bretagne a rares du parti communiste soviéti-' après une interruption de 48 heu- v«l* hi,r tu* I* nombre d* ses membre» a diminué d* 20°o l’an et envers la Yougoslavie en particulier”, dit-il.Qui crairaT Tito ajoute que le discours prononcé récemment par le chef communiste Nikita Khrouchtchev et exprimant le voeu de bonnes relations avec la Yougoslavie était "un rayon d’espoir’’.Mais ce Crève terminée, en France Rail, autobus, métro : retour à la normale PARIS — Les transports fran- darniar, pour tomber â 27,000.La causa principale serait las réper eussions da la révolution hongroise.M.John Gollan.sacrétaira du parti, a déclaré â l'ouverfur* du congrès annuel qu* 6,960 communiste» ont abandonné le parti; il a exprimé t espoir que plusieurs d'antre aux reviendront dans les rangs.qup.; res qui a coûté au pays approxi "Qui devons-nous croire main- mativement 15,000,000,000 de tenant'”’ a demandé le président francs (environ $42,000,000).yougoslave.Les chemins de fer sont bon- "L’un parle d’une façon au- dés car il y a abondance de voya-jourd’hui et le lendemain l’autre ; geurs allant passer le congé de fait un écart de 180 degrés.Je Pâques à la mer ou à la campa-pense que c’est très mauvais etjgne; certains ont déjà deux jours nous devons le leur dire d’une de retard, certaine façon, peut-être pas parj la presse ou en engageant des po- .Les ordres de retour au travail lemiques, mais nous devons trou-.emi.s,^eud* S011 I,al 1e?syndicats ver un moyen de dire que ]os - s®cia”s*es.p* communistes s’ap-choses ne peuvent continuer ain- p ll1uen^ egalement aux employés si, des services d’autobus et du mé- "S’ils croient sincèrement que J,10 de Par*s.qui ont fait la grève nos relations doivent s’amélioier dll,ran'- deux jours, de même cl se développer dans leur inté- qu aux équipages terrestres d’Air-rêt et le nôtre et pour la paix du * iancf’ fui ont cessé le travail monde ils doivent abandonner^‘n.-nifectéSocialistes italiens (le P.S.Ï., de la Fédération Syndicale mondiale, ces méthodes.dans les* rues de Paris jeudi ik pietro N en ni et le P.S.D.I.de d’inspiration communiste; 3e) ils Le vice-president Alexandre , .n7rres anVnnli Giuseppe Saragat) semble avoir devront enfin se retirer des ad Rankovic a dit aujourd hui que °"ers et ceux ciPônt dû titihser le échoue.On avait cru que le pas- ministrations provinciales et mu-les chois yougoslaves sabstien- CCU\ CI ont OU llllltser 1C i r.- 1-1 n mi mine nn île mr-t q rsnnf r»rncnn Par suite de l’ultimatum de Saragat Les chances de réunification des partis socialistes italiens sont plus faibles que depuis longtemps ROME.— L’ne nouvelle tenta-ivail italienne qui est dominée live d’unification des deux partis par les communistes et adhère à TEL AV1V — Le ministre des Affaires étrangères d'Israël, Mme Golda Meir.a reçu hier l’ambassadeur américain.M.Edward B Lawson, tandis que les critiques de la politique américaine grandissent en Israël.On présume que l'émissaire américain.qui avait demandé l’entrevue.a discuté les problèmes du canal de Suez et du golfe d’Akaba.Le gouvernement de M.Ben-Gourion s'inquiète de plus en plus depuis quelques jours de ce que le ministère des Affaires étrangères a appelé ‘Ta tendance mal- heureuse” dans la situation de Suez.Cette inquiétude provient des négociations entre les Etats-Unis et l’Egypte et des déclarations faites par le président Eisenhower à sa conférence de presse de mercredi dernier.Israël s* dit oublié ! l,e président a dit que les Etats-Unis ont décidé de ne pas soumettre le problème de Suez à l’ONU pour le moment dans l'espoir que les négociations directes entre le Caire et Wa- shington apporteront une solution satisfaisante II a ajouté que les pourparlers confidentiels ont fait du progrès.Il a é.galement dit que 1« gouvernement américain n'a pas in-jvité les armateurs américains à jne pas utiliser le canal de Suez, jmais leur a seulement demande d’étre 'prudents ”.On dit par ailleurs que même Vêt avis de précaution est sur le point d’être annulé après consultation avec Londres et Paris.Le premier cargo britannique à utiliser le canal de Suez depuis novembre dernier a franchi cette voie maritime aujourd’hui.Un paquebot américain doit faire le voyage la semaine prochaine.Selon les rapports diplomatiques, le président Nasser n’a fait aucune concession importante aux usagers du canal, encore moins sur les droits d'Israël et ce pays croit que l'on oublie les droits israéliens.Multiple» incidents TEL AVIV — Israël et ses voisins arabes en sont venus aux pri ses à deux frontières, jeudi, et le gouvernement israélien s'inquiète du fait que les escarmouches con-tinuent à la frontière israélo-syrienne.Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a dit que les incidents entre Israël et la ISyrie, s'ils continuent, "pourraient devenir très graves”.Des soldats israéliens et syriens se sont battus à travers la frontiè-jre durant deux heures et 40 minu-Tes.jeudi, au nord de la Mer de ! Galilée.Le feu a cessé après que des surveillants de la trêve de T’ONU furent intervenus.Des deux côtés, on dit qu’il n'v eut pas de morts ni blessés et chacun accuse l'autre d'avoir commencé.C’est ia neuvième escarmoucht rapportée depuis le 20 mars à lt frontière israélo-syrienne, mai: c’est la première fois que l'ONl intervient.Autre irveidant Les porte-parole militaires is raehens ont aussi rapporté un ac croehage a la frontière israélo jordanienne, près de Meggido Une bande de huit ou neuf Jor daniens armés a pénétré en ter ritoire israélien et a ouvert li feu sur une patrouille juive.Le.* Israéliens ont répliqué et les Jor daniens se sont retirés.Cependant, la commission d'ar mistice jordano-israélienne, réu nie à Jérusalem en l’absence de: délégués israéliens, a décidé jeudi de censurer Israël pour ur incident signalé samedi dernier Une patrouille israélienne aurai! alors tiré sur un cultivateur er territoire jordanien ; l’homc s en serait tiré indemne.L’Irak s'est joint aux autre! pays arabes pour protester contre le voyage d’un nav ire-citern» américain dans le golfe d'Akabi jusqu'au port israélien d'Eilat.Avertissement du gén.Burns LE CAIRE —Iæ centre d i formation des Nations unies a nonce hier que le major-géné: E.L.M.Burns, commandant d la force d'urgence de TONU, , transmis cinq plaintes aux auto rités israéliennes concernant de: violations de Gaza depuis que J( contingent a pris position dans cct te région.Le général Burns s'est plaint que des soldais israéliens ont saisi de-bestiaux dans l’enclave de Gaza ont envoyé des avions au-dessus de la région et une patrouille israé lienne de l’autre côté de la ligne de démarcation, dans le secteur des troupes danoises et norvégiennes.AVANT D'ACHETER UN PETIT TRACTEUR Voyez le Puissant GRAVELY 5 C.V.A trois vitesses 2 avant, 1 arrière.La charrue rotative GRAVELY fait un labour et hersage parfaits en UNE seule opération.23 ACCESSOIRES pour travaux à l'année Venez, écrivez nu téléphonez pour démonstration ou 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rT/\ its Liireiienî» nu premier minisirc sirent pas contribuer à enveni- hMM?le ‘salaire"07'îo "pour avec le parti communiste de To^ Segm'' prPmler mer les relations internationales ccnt ont été appliquées avec une Shatti) poursuivent depuis pills et les relations mutuelles en gc- solidarité qui pose un sérieux d un an des négociations pour la néral." a dit M.Rankovi:.problème au gouvernement de M.réunification.On considérait la Il commentait une série de vi- (}llv Mollet le président du Con- visite de Gaitskell comme devant ves critiques formulées contre la Seii socialiste actuellement aux être une étape importante dans le politique yougoslave par des prjses avf(- des difficultés éco-|Pr°8rès des négociations.Mais chefs et des journaux de l’URSS nomiques par des hausses dc sa- une nouvelle tension .survenue en-et des pays de l’est de l'Europe à laires généralisées.,ie le* doux partis laissait peu la suite du refus de la Yougosla Du point de vue du gouver-|d'ospoir sur l’influence que pour-vie de se joindre au "camp so- nement.l'un des aspects inquir-'vsit maintenant exercer le chef cialistc" dominé par Moscou citants des grèves est qu'elles ont des travaillistes anglais, après que Belgrade eut décrit le été appuyées par les syndicat;; La sans d* l'ultimatum du PSDI soulèvement d’octobre en Mon- socialistes ausj bien que corn-1 Jeudi soir, en effet, le romilé grie comme une véritable "révo- munistes et qu elles laissent pre-directeur du parti social-démocra-lution populaire".sager une menace d'arrêts de te de Saragat a servi un véritable M.Rankoric a parlé à une travail subséquents si les reven- ultimatum au parti socialiste de séance plénière du conseil téde- dications ouvrières demeurent Nenni.Il déclare que les négocia-ral de l'Alliance socialistes, une sans réponse.lions pour la réanification ne peu- organisation politique yougosla- Jeudi soir, la Confédération vent désormais se poursuivre qu’à vc de 5,000,000 de membres quLgénérale du Travail, dominée trois conditions: le) les socialises! étroitement alliée au parti Par lps communistes, a dit que tes nenniens devront abandonner communiste.La réunion a eu lieu'>a lutte pour une hausse géné- immédiatement toutes tes organ! sur Vile Brioni.dans l'Adriatique.ra'p clcs salaires pourrait pren- salions sous contrôle eommunis-où le maréchal Tito est en repos.idrc de l’ampleur si le gouverne- te.comme les “partisans de la ment et les employeurs ne "re-.paix”, etc.2e) ils devront eon-Mocou mécontent visent leur attitude et n’entre- venir qu’il est anormal pour les Selon le vice-president, la ram-|prenncnt sans retard les discus- ouvriers socialistes d’appartenir à pagne contre la Yougoslavie a été sions et décisions appropriées”, (la Confédération générale du tra VOYAGES HONE 1460, AVENUE UNION.Montréal 2 HA.8221 GRANDE CEREMONIE en plein air au landuaire NOTRE-DAME DE BONSECOURS à l'occasion du tricentenaire MARDI, LE 30 AVRIL à 8 heures du soir Sermon de Son Eminence le Cardinal Léger r DIX LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, LE 20 AVRIL 1957 Ci ouxxiex xeli igieux Ceci « e»t pat un fourrier du coeur.Au routraire, Tetpril cbexrhe a y prendre U meilleure pail.l.es pro* bl'-met religieux > ^oni a l'honneur.I.’homme a beaucoup erolue depuis quelque» années.Il cherche datantjfie a justifier ** conduite ri a eriairer ta foi de façon plu» m-tellisente.Grace a re routTier.une équipe d>* fOlla0oraî',ur* errlesia»* uqks reporùra a tc» problèmes, une fou la semaine, le samedi.Oisons que «e courrier veut ae parer d'un caractère apologétique et ihru> logique, «n évitant les problèmes personnels de direction de conscience et I s questions teintees tant sou peu de roirtrerie.Adresse’/.?os lettres, signées d'un pseu-donvme, a I.F.Di.VOIR.4.14 Notre-Dame est.a-s de Maurice Crete "Les conversions ne se font pas par des arguments" trésors artistiiiucs Que nous avons impressionnas par nos explications hérités, notre enthousiasme exa et nos excuses, géré pour la dentelle, notre ntusi j Vous vous direz, peut-être, que nue sentimentale et même operati tout cela est exagere, ne contient que.notre manque de révérence point de vérité que c est le reel d'attention aux services, notre sultat seulement des préjugés des hâte de quitter l'église avant la protestants.Vous vou^dtre/^ peut.Je suis ne dans une famille tout, à fait protestante, de souche écossaise et presbytérienne.In de mes oncles fut un ministre.Kntre l'âge de dix sept ans et ma réception dans l'église catholique! à l'âge de vingt-trois ans, j’étais un athée convaincu.Mais en dépit de ce fait je crois que je con- „ ., i .naissais et que je connais encor" (J.— Maiatle.il m est impossible de me rendre a [a mentalité protestante.J'ai t'église pour entendre la messe le dimanche, .le l'écoute grandi dans une ambiance proies- donc à la télévision.Pouvez-vous dire quel mérite et !ante' a‘ pr'e m.3tin et.SH'r a',l'c 0 , : les autres membres de ma fa- quelle par.je prends au i-acnltce de la Messe entendu miiiei j'allais chaque dimanche à notre église, ma mère me lisait la Bible chaque jour, je subissais p t .j-_t_________i j?______ ________________ , le- attitudes, les convictions, rt '•onvaincu que fldèles sontTus’ aotMTf?l?ucn®|?e« un Vandale "passif "‘et "r^q: ;;,essexe,S!mcs';s ^ dévoUo,w qi,c aï Nous publions sous ce titre uno causerie qu'a donnée M.Murray Ballantyne, le li mars dernier, devant des membres du clergé réunis à l'occasion d'un déjeuner-causerie mensuel à l'botel Queen's.M.Ballantyne, journaliste et ancien directeur de l'Ensign, est lui-même un converti de l’Eglise presbytérienne.Son épouse de même.Il a publié les circonstances de sa conversion dans un velume intitule "All or Nothing".Tout le long de sa conté-ronce, il décrit les préjugés des protestants vis-é-vis l'Eglise catholique.l'amour — l'amour e n t re lllieu el scs créatures.On ne dement pas amoureux par la logi-ique.On peut utiliser tuus les ar-'gutneiiN sans jamais gagner une' âme.Ou.la logique a sa place.Je suis loin de vouloir dire que la religion est une atfaire de sen-timentalité, ie suis convi la position catholique ment logique.Mais mes expéiici.-• , , .position unique de l’Eglise.I.a fis-ces m'inclinent à penser que le Et ou’est-ce qu'on entend dans Meme .i - • .: ' J*.0'1’ sure de nutre unité était un mal role de la logique est de résoudre nos églises?On entend trop par | ¦ scHanur un protestant de v oir l'Eglise mais plus on étudie Dieu plus fois que la plus grand,.' préoccupa- (olérànts cl charitables?Hélas' catholique comme cilc est eu v cri-on le trouve aimable.Nous de-1 ion soit le revenu paroissial.J1 nnn -fynp souvent nous agissons tc.vons croire en Dieu avec tout v a des exhortations pour les_que-.des peureux St Paul nous fin face d'une telle situation, en notre esprit et â la limite de nos tes, il y a des appels spéciaux.1 a ^ qu'j,np f0j 'parfaiie évite face de telles diifércnces intellee- pouvoirs intellectuels.Il y a tant II y a des boites d offrandes jiar- ja pPl|r nous démontrons tuelles, émotionnelles, et psycholo- â accomplir avec la logique que tout.On vend les bougies, on fait fréquemment une peur de perdre giques.qu'cxi-cc que nous dcVons c'est un gaspillage rie s on serv n appel pour les fleurs, on collée- notr(< f(|j y011.• 1 (uit d abord, nison.qu une personne capable ]t.s préjugés de mon milieu.Sur-d’assister à !a messe à l’église ne pourrait pas satisfaire tout, je voyais clairement que mes au précepte en se contentant de suivre la cérémonie à la parents avaient des convictions re radio ou même à la télévision.C’est qu’alors il manque !lRconsÿmeirunenil l^peux^vous un element es.-entiel à la participation au Saint Sacri- parler avec une certaine autorité D ^^.n| |,e!'l'rl,'’ !>ü,i' i>as responsables.Ils sont incapa-devoir, c’est de permettre au >1 semble de temps en temps;ex“jusjvjïé nous l’exagérons pour fiee, la présence corporelle.La messe, en effet, est un de Ja mentalité protestante et ,ai'ssuit oui se m«e de PoIitSue'Mes de voir et de i«8er l'Eglise.Christ de vivre dans nos âmes, que même les sacrements sont a ' s tenir écartés de la vie de acte public de sa nature e; pour y prendre part, il faut des difficultés qui nuisent à la con- .p*.;Uar‘(.ai,j pu tyrannique l-eur, ignorance est assurément in-,De nos propres forces nous ne vendre.notre communauté et de notre faire corns avec l’ossistance version des protestants.ou enseisn- la servilité oui en::,vmclble' La Premiere chose est de Pouvons rien faire.Cest seulement1 No, pays, latie coips avec l assistance.,.a premiére chose â compren- f® *ar^f.V,‘le;tq,“l *" les accepter tels quels, de les corn-Jésus qui convertit les âmes.Mais No* ,xcus,‘ f y .re, c'est qu'il est très difficile ti i : .a„: j e t t0.Prendre, et d'admettre leur bonne ordinairement il opère par nous Or.je sais bien que nous avons tuehe seulement.Mais, de meme que par la pensee vous pour -— —*— w w 1 ~ .— -*— —* '—* — — ”- : • • - 1 l.a première chose est de se rcn-'déiù en train de se dissoudre.ge les fidèles a être presents a la y ^ans i p;j,|jSP lmp rertaine ex- dre compte que tous les protestants Ah non.on ne fait pas les con- messe les dimanches, et puis ™*j'clusivitè doctrinale qui est la ron-sont de bonne toi.La Réforme date version^ par les arguments, mais vend les places à dix sous.On|st; |cnce jirPC(P ,)
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