Le devoir, 15 décembre 1930, lundi 15 décembre 1930
Volume XXI — No 289 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unls et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Montréal, lundi 15 décembre 1930 Directeur : HENRI BÔlJRASSA FAIS CE QUE DOIS! TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241» SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction HArbour 3679 Gérant : .HArbour 4897 Pour barrer la route au Communisme La nécessité des oeuvres — Emouvant appel de Mgr l’Archevêque-coadjuteur - La profondeur de Ta misère- Un exemple poignant - Le spectacle qu’il faut éviter Migr T Archevêque-coadjuteur de Montréal est, on le sait, très frappé des dangers qu’offre déjà chez nous le communisme.Plus renseigné là-dessus que la presque totalité des gens, il ne laisse passer aucune occasion de jeter le cri d’alarme que lui impose son haut souci de tous Jes intérêts de notre peuple.Mais Mgr l’Archevêque a trop le sens des réalités, trop de connaissance de l’histoire et trop d’expérience pour s’imaginer qu’il suffise, pour barrer efficacement et tout de suite la route au communisme, de lui opposer des dénonciations, si justes soient-ellevS, et des déclarations de principe, fussent-elles les plus fondées du monde.Il faut tout cela sans doute, — mais, et en abondance, des oeuvres aussi.Des oeuvres qui allègent pour les miséreux le poids de la vie, des oeuvres qui offrent aux malheureux qui n’ont trop souvent ni pain ni abri de quoi manger et se protéger contre le froid et le vent; des oeuvres qui suppriment ce magma de misères et de souffrances où le communisme trouve un si facile bouillon de culture.La misère est mauvaise conseillère, disait la sagesse ancienne.Combien davantage ne le sera-t-elle point quand des hommes intelligents, eux-mêmes fanatisés, viendront l’irriter encore, et dresser devant sa souffrance le rêve d’un bouleversement général?Aussi bien, si la charité ne commandait point d’aider les malheureux, d’apporter aux oeuvres anciennes et nouvelles qui s’ingénient à les soulager aide et secours, le plus simple instinct de conservation y devrait inciter tous les hommes doués de quelque intelligence.En apportant hier à l’oeuvre du refuge de jour, qui vient s'ajouter à tant -d’autres entreprises charitables pour répondre à des besoins extraordinaires, le plus efficace et le plus émouvant appui, Mgr l’Archevêque a rappelé cette nécessité des oeuvres dams la lutte contre le communisme.Il l’a fait avec cette empoignante éloquence dont la source est au plus profond de son coeur d’évêque et de père de la communauté chrétienne.Puisse sa voix porter au loin, éveiller et stimuler d’abondantes et généreuses bonnes volontés! » * * Si l’on savait! Mais combien saveirt ce qui se passe présentement dans une ville comme Montréal! L’enquête de notre confrère Benoist a été là-dessuS, pour grand nombre de gens, une extraordinaire révélation.Et pourtant il n’a pas encore dit tout ce qu’il a vu, de ses yeux vu.Pris par le spectacle de cette souffrance, Benoist a cru qu’il valait mieux chercher à lui trouver quelque remède, travailler à l’institution de ce refuge de jour dont l’effroyable nécessité lui apparaissait si évidente, que de continuer à détailler, par exemple, les conditions où tant d’autres miséreux trouvent un pénible abri.Il s’est jeté à plein collier dans sa besogne d’organisation.Ll l’on sait quel succès promet de couronner cet effort! Les bonnes volontés se prodiguent.Mgr l’Archevêque-coadjuteur bénit F oeuvre, s’y fait représenter par l’un des principaux’mem-bres de son clergé, le curé de la vieille Paroisse.Montpetit, sur un simple coup de téléphone, s’arrache à ses multiples tâches: Mais oui! je suis avec vous, et accompagne ses collègues au Canadien National, qui va fournir le local.Des jeunes, sur eui nous pouvons toujours tirer, entrent en ligne] Et, naturellement, le modeste religieux qui — pourquoi ne pas le dire?— a provoqué l’enquête d’où naît cette oeuvre nouvelle, ne peut lui refuser l’appui de son expérience ni de son dévouement.D’autres concours, personnels et financiers, s’annoncent.Mais ceci est une digression.Ce que nous voulions rappeler, c’est qu’on ignore, à peu près partout, la profondeur de la misère actuelle.De celle-ci, Benoist donnait l’autre jour une preuve émouvante.Un soir de très grand froid, il y a une dizaine de jours, il a vu des centaines et des centaines d’hommes, vêtus comme Ton s’imagine, attendant dans les encoignures des murs, sous les portes-cochères, que s’ouvre pour la nuit le Refuge Meurling.Hier soir encore, il passait à une école désaffectée, que Ton a transformée en refuge temporaire pour les non-catholiques.L*a, pas d organisation ancienne et niéthodicjue, comme à Meur-ling; pas de breuvage chaud, pas même de lit.On a dû tout improviser, et tout ce que Ton peut offrir aux miséreux, c’est la chant e de reposer sut le plancher, a î abri de la neige et du vent froid.Or il a trouvé là de trois à quatre cents réfugiés, parmi lesquels bon nombre de jeunes gens, et dont la moyenne d’âge, oroit-H, ne doit pas beaucoup dépasser la quarantaine.__J’ai vu beaucoup de choses tristes depuis quelques semaines nous confiait-il ce matin entre deux courses pour le refuge nouveau, mais rien qui autant que cela déchire le coeur.Et cela seul ne suffirait-il pas à démontrer ]a nécessité d’un grand effort de charité - de charité abondante et immédiate?* * »¦ Quelle pénible surprise on éprouve ensuite à constater qu’en face de pareilles misères, d’autres essaient de monter encore pour la veille du Jour de l’An quelqu’une de ces fêtes païennes contre lesquelles se sont douloureusement élevés ces années dernières les coeurs les mieux faits, à commencer nar Mgr l Archevêque-coadjuteur et le chef de l’église anglicane à Montreal! ® Ces gens-là ne comprennent-ils donc pas qu’en organisant un pareil étalagé de luxe et de gaspillage, ils font la plus efficace propagande révolutionnaire qui puisse être, cl amassent tous les elements d un formidable incendie?Ne se trouvera-t-il point quelques hommes de bon sens et d assez d autorité pour les rappeler efficacement à Tordre r>our les obliger à refréner cet appétit de lucre et de plaisir ' La misère est mauvaise conseillère.N’allez noint minnd elle tenaille si profondément les chairs et les coeurs ]’?rriter encore par de pareils spectacles.Orner HEROUX L’actualité Concision Je viens de lire une nouvelle — dans le sens de conte — Qui m’a amusé.Elle n'est pas toute neuve puisque la publication remonte A prés de deux mois, mais le vais quand même essayer de vous la raconter succinctement au risque de la défigurer.L'auteur est Pittigrilli qui a trouvé — car, comme son nom l'indt-que assez, Pittigrilli est un auteur italien, — un merveilleux traducteur dans M.J.C.Barbicry.Le héros de la nouvelle est entré au lycée.On propose aux élèves de.sa classe une composition de fran-cals dont le thème était le suivant: Une lettre vous est arrivée d’Allemagne: étant donné que vous ne connaisse* pas la langue allemande.vous écrivez à un ami en le priant de vous ia traduire.L’élève, qui n'avalt pas trouvé la composition difficile, écrivit: "Cher ami, je te prie de me traduire cette lettre.Tous mes remerciements et mes bonnes amitiés.” Le professeur lui donne quatre, le suspend des leçons pendant une semaine et l’invite à revenir au bout de ce temps accompagné de son père.I.e père ri le fils furent reçus par le directeur: — Depuis quarante ans que ie suis dans renseignement — com-mença-t-il — j’ai rarement rencontré des sujets tels que vous.Vous n’ignorez pas, Monsieur, — conti-niia-t-il en s’adressant à mon père — que le professeur avait donné cette composition.— Je le saisi Je le sais! admit mon père, levant les bras au ciel comme Y majuscule.— N’avez-vous pas compris—me demanda le proviseur — que votre développement était plus court que le thème même, qui vous avait été proposé?— Je croyais avoir tout dit.en peu de mots, essayai-je à peine d’articuler.— Mais vous n’avez rien dit, malheureux! hurla le directeur.Pas même fait la moindre illusion au dérangement que, occasionnellement, vous pouviez causer ù l’ami! — Si j’avais cru lui causer un si grave dérangement, je ne lui aurais pas écrit.— Ecoutez donc ces réponses! fit le directeur à mon père.Et mon père: — Je te prie d’être plus respectueux.Nous ne sommes pas à la maison, où ta mère accepte tous tes caprices, et le laisse faire toutes les fantaisies! — Dans la lettre que vous adressiez à votre ami, vous ne faites aucune allusion à sa connaissance de la langue allemande 1 — Je n’ai pas cru nécessaire d’en parler, car si l’autre ne connaissait pas l’allemand, je ne me serais pas adressé à lui.— Entendez-vous?hurla l’éducateur.— Je te le dis pour la deuxième fois, ordonna mon père, sois plus respectueux envers tes supérieurs.— Et vous n’avez pas dit, non plus, que vous ne saviez pas l’allemand.— Si je savais l’allemand, j’aurais traduit seul cette lettre.Il me semble que cela est implicite.— Avez-vous entendu, continua le directeur, il a dit im-pli-ci-te.Puis avec le ton d’un docteur qui se trouve devant un cas incurable, il ajouta: — Vous pouvez vous en aller.Et cherchez à vous mettre vaillamment à l’ouvrage.Rentré en ciasse, l’élève reçoit de son professeur l'ordre de lire la 1 composition de Pasquale Columbo, le fort en thème et en tout, le premier de la classe.Il lit donc: “Toi qui as eu le bonheur de connaître la langue d’Arminius, étant né “près du Quarnaro qui ferme Tlta-lie, et baigne ses ternies”, comme Ta chanté le divin poète.” Le reste était à l'avenant.Mais même l’auteur de la lettre laconique resta convaincu que c’était un chef-d’oeuvre de composition que l’effort de Pasquale Columbo.Il ne verdit pas cette foi, meme quand le fort en thème, lamentable epave, échouait huissier aux assises.St bien qu’ayant un jour reçu une lettre d’une Allemande, il écrivit une lettre en tout identique à celle qui tnt avait valu du directeur la semonce que nous avons racontée et de plus {’humiliation de rater ses examens de fin d’année.“On dit, y raconte la nouvelle, que pour évoquer les fantômes certaines formules magiques suffisent.Je devais en avoir trouvé une sans le savoir”.Bref, d’avoir tracé ces simples mots évoque d l'esprit de l’écrivant tout la scène du lycée et, comme il fient beaucoup h avoir sa traduction, il fouille dans son vieux Métastasé où il sait que la composition de Pasquale Columbo est enfouie et il Pmtressc, en guise de.lettre, à son ami.Il attend la réponse huit jours; finalement il se présente en personne au bureau de son ami.Le secrétaire de celui-ci confesse que le récipiendaire, quelque peu courroucé, a frotssé ta demande de traduction et Va lancé e dans le panier à papier.Le solliciteur finit tout de même par être introduit auprès du traducteur réfractaire: “Je lui remis en mémoire ma lettre.Alors Dabowich fit un demi-tonr sur son siège et me fixant de son regard gris qui aurait changé un verre d’eau en un cy 1 i nd ce d e gl ace, i 1 nie de manda : — Mais n’était-il pas plus simple d’écrire: ’‘Cher ami.voudrais-tu me traduire cette lettre?.” Vn personnage politique me racontait que son précepteur désespérait de lut.Si celui-ci donnait comme thème une harangue d’An-nibat à ses troupes pour les prévenir contre les dangers de Lapone, l’élève réussissait tout juste à aligner dix lignes, -Que voulez-vous?Je n'ai jamais réussi à habiter la peau d’autrui.Je m'y sens intrus et malaisé, confessait-il.Le précepteur désespérait de son élève et lui disait souvent : "Vous ne réussirez jamais à faire un bon discours.” Or, à vingt-six ans, cet homme était à la tête des orateurs de son temps el II a gardé sa place depuis quarante ans.La leçon de Pasquale Palombo devrait nous servir.Apprenons la concision.Dans les salles de rédaction bien des lettres vont droit au panier parce qu elle parlent de Quarnano et de midi à quatorze heures au lieu d’aller droit au but.Quand sera-t-on convaincu qn'tl faut écrire comme nn doit parler et que jamais personne, en parlant, ne songerait A évoquer le souvenir du divin poète pour demander la traduction d'une lettre.U parait atte le temps vaut de l'or.Nos voisins ultra-pratiques, s’ils lisaient certaines lettres que nous rerêvons, nous trouveraient bien gaspilleurs, puisque rien n’y est ménagé, même pas les fautes d’orthographe.Paul ANGER Bloc-notes Impôts Le retour de M.Bennett et la proximité de la session fédérale rappellent à l’attention de tout un public aux aguets une déclaration que Ut le premier ministre à Maisonneuve, pendant la dernière campagne électorale.II venait de promettre tant et tant de choses qu’une électrice lui demanda comment il allait trouver l’argent pour tenir tous ces engagements : ”By taxation”, lui répondit-il instantanément.Taxation, ce mot inquiète quelques milliers de contribuables auxquels de nouveaux impôts ne sourient guère.Pourtant, de nouveaux impôts, il en faudra pour équilibrer dès avril prochain le budget fédéral, tant il est certain qu’il se soldera par un déficit sérieux.Ce que le commerce et l’industrie redoutent à l’heure présente, c’est que M.Bennett impose le chiffre d’affaires de toute maison un tant soit peu importante, — ce que l’on appelle dans d’autres pays le turnover tax.Au cours de la session 1926-1927, ainsi que le note un rédacteur du Droit, M.Bennett, dans son discours sur le budget soumis alors par M.Robb aux Communes.rappela que sir Edmund Walker, autrefois de la Canadian Bank of Commerce, préconisa “une taxe universelle sur le chiffre d’affaires".Et M.Bennett ajouta: “Cette taxe est simple, commode, équitable et universelle, sans compter qu’elle est de perception facile.De plus elle cadre avec les conditions de la vie moderne et aidera à la solution de nombreux problèmes que nous devons envisager à cette heure au Canada”.Il reste à voir si M.Bennett va tout de suite recourir à ce nouveau mode d’impôts, dont il s’est déclaré si nettement partisan.Et c’est de cela que s’alarment déjà tant de gens qui, par ailleurs, sont plutôt sympathiques aux théories financières et économiques du premier ministre.Coquilles Elles restent la terreur du journaliste; elles surviennent quand il s’y attend le moins, dans un texte qu’il a soigneusement lu, même, s’il l’a écrit en toute hâte.Ainsi, jeudi dernier, une de ces erreurs typographiques nous faisait dire, ici même, qu’à “vouloir apprendre de façon parfaite l’anglais aux élèves des collèges classiques.on court risque qu’ils ne savent ni l’anglais ni le français”.Nous avions écrit “qu’ils ne sachent .Ce qui nous console un peu de celte coquille, c’est deux autres, que nous trouvions dans deux journaux de la province, il y a quelques heures.Un texte porte que “le voyage de M.Bennett à Londres n’aura pas été infectieux — au lieu d'infructueux, sans doute.Un autre journal avait écrit de M.Adélard Godbout, nouveau ministre de l’Agriculture: “Ce petit homme modeste et effacé.” La coquille est survenue et le texte porte: “Ce petit homme modeste et affamé.” Quelle irrévérence à l’endroit d’un si honnête homme! Sur une lettre M.Alexander Smith, directeur de l’enseignement de l’anglais à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, nous adresse une lettre que nous publions ailleurs aujourd'hui, au sujet d’une réflexion que nous avons faite à son adresse, dernièrement.On la trouvera sous la rubrique des I.ettres au Devoir.Il y dit.à l’adresse de notre journal, des choses fort aimables, dont nous lui savons gré.Et il persiste dans sa déclaration à la Gazette, à savoir que huit ans d’expérience l’ont amené à la conclusion que l’enseignement de l’anglais dans nos collèges est tout à fait défectueux.Attirons son attention sur un récent article de l'Action Catholique, qui commente des statistiques officielles de l’enseignement secondaire dans notre province (11 décembre premier-Québec).Des 2,390 gradués de nos collèges classiques, depuis cino ans, selon l'Enseignement Secondaire, environ 82 se sont dirigés vers VEcole des Hantes Etudes, où enseigne M.Smith.C’est donc chez ces 82 élèves que M.Smith, depuis cinq ans.a pu faire ses observations quant à la connaissance qu’ils avaient de l’anglais et qui, dit-il, ne s’améliore pas.“En toute justice, M.Smith a-t-il le droit de conclure de 3 pour cent à 100 pour cent?Peut-il formuler une conclusion qui englobe tous les collèges classiques, en ce nui concerne renseignement de l'anglais, d’une donnée aussi incomplète?” demande l'Action Catholique.En d’autres termes, de 2,390 élèves sortant des collèges classiques depuis cinq ans, Sf.Smith en a rencontré environ 82.Or parce que ces 82 ne savaient pas bien l’anglais, étaient-ils au reste parmi les meilleurs élèves de ces 2,390 finissants?— H en conclut que les 2,308 autres ne doivent pas mieux le savoir.Cela est aller un peu vite en besogne, n’en déplaise à l'excellent et fidèle abonné du Devoir qui s'appelle M.Smith, auquel du reste nous ne voulons aucun mal.“Il ne faut pas désirer la mort du pécheur, mais sa conversion.G.P.Le refuge de jour a maintenant un domicile C’est l’ancienne fabrique de chaussures Slater, rue Vitré, à l’ouest du square Victoria — Le Canadien National, au lieu de démolir l’immeuble maintenant, en laisse la jouissance à un comité où se trouvent représentées l’archevéché et l’Université — Ce refuge de jour deviendra refuge de nuit, mais il faut d’abord le chauffer — L’on compte sur l’aide des autorités municipales mais cela ne dispense pas les particuliers de leur devoir de charité UN APPEL DE SA GRANDEUR MGR GAUTHIER EN FAVEUR DE L’OEUVRE NOUVELLE Le refuge de jour pour les sans-asile invalides est fondé.Uela ne signifie pas qu’il a ouvert ses portes, il n'est que fondé.Son organisation est en bonne voie cependant et le comité improvisé pour présider à sa naissance lui a trouvé tout de suite un domicile, un do-i miellé assez vaste puisqu’il porte les Nos 755,57,59 et 761 de la rue Vitré ouest.C’est un édifices de quatre étages au-dessus d’un rez-de-chaussée, à Tangle de la rue Sainte-Geneviève, l’ancienne fabrique de chaussures Slater.Le généreux souscripteur ontarien qui nous adressait une première offrande de $10.tout en suggérant au Devoir de prendre Tinitia-tive d’un fonds de secours dont le produit servirait à l'établissement d’un refuge diurne, se doutait-il que le projet prendrait corps aussi promptement?En tout cas c’est à lui — à sa demande formelle, nous taisons son nom — que revient le mérite d’avoir déclanché le mouvement, Les choses se sont subséquemment passées si vite — formation du comité, obtention du local, etc.— que cela tient du merveilleux pour ne pas dire du miraculeux.Non seulement le refuge est fondé, non seulement il a un domicile mais déjà, au lendemain même de sa naissance, cette oeuvre a obtenu l’approbation publique de Sa Grandeur Mgr Tarchevêque-administra-teur du diocèse de Montréal.Le refuge s’est fondé samedi matin.Dimanche après-midi, salle Saint-Sulpice, Sa Grandeur Mgr Gauthier présidait l’assemblée générale annuelle des conférences de Saint-Vlncent-de-PauL Après a-voir parlé de l’oeuvre admirable accomplie par celle-ci.Sa Grandeur, avec une bienveillance toute paternelle, a signalé à la charité catholique l’oeuvre nouvelle du refuge de jour pour les sans-asile: “une initiative prise par des catholiques et au nom de l’Eglise catholique.” Le refuge de jour — en attendant qu’il soit un refuge de nuit —- ne sera pas ouvert aux seuls catholiques mais à tous les miséreux sans-asile.Sa Grandeur, qui avait parfaitement compris la pensée des fondateurs, a tenu à le déclarer tout de suite.Dans la grande ville cosmopolite de Montréal, il n’y a pas que des catholiques qui se-trouvent dans la plus grande détresse.Il y a aussi des gens qui ne sont que chrétiens et même des gens qui ne pas chrétiens.Tous les miséreux sont nos frères et, dans la mesure du possible, nous voulons les secourir tous, sans distinction.L’oeuvre de miséricorde doit être universelle comme l’Eglise.D’est le 8 décembre, fêle de l'immaculée Conception, que le chèque du souscripteur ontarien est parvenu aux bureaux du Devoir.Moins d’une semaine plus tard, le fonds s’est grossi, le refuge est fondé, il reçoit l’encouragement de la plus haute autorité diocésaine.Des journaux de nuance politique différente de la nôtre parlent de cette oeuvre avec faveur.Il faut dire que l’oeuvre du refuge de jour cesse d’être celle du Devoir pour devenir celle d’un comité où se trouvent représentées l’autorité diocésaine et TUniversité de Montréal.Notre journal met à la disposition du refuge, à la disposition du comité, tous scs moyens de propagande.Il continuera de recevoir, pour les transmettre immédiatement au trésorier du comité, les offrandes qui lui seront adressées.L’oeuvre du refuge de jour — puisqu’il s’agit d’abord d’un refu- ge de jour — n’appartient à aucun clan, à aucun groupe, à aucun parti.Par suite du geste généreux d’un Ontarien, il a été donné à notre journal de lancer le mouvement.Le Devoir ne pouvait pas ne pas le lancer.Un comité étant maintenant constitué, c’est ce comité et non plus le Devoir qui doit aller de Tavant L’oeuvre du refuge de jour, c’est l’oeuvre maintenant de tous les catholiques du diocèse.Ainsi que le disait, hier, Sa Grandeur Mgr Gauthier, il faut faire, cet hiver, la charité plus généreusement et plus ponctuellement que jamais, pour que la propagande des idées malsaines du bolchevisme et du communisme chez nos gens soit paralysée.* * * Le comité du refuge de jour, improvisé avec une extraordinaire rapidité, comprend un représentant de l’archevêché, M.l'abbé Louis Bouhier, P.S.S., curé de Notre-Dame, M.Edouard Montpetit, secrétaire général de l’Université de Montréal et directeur de VEcole des sciences sociales, le R.P.Si-gouin, S.J., aumônier catholique de l'Hôpital Général.M.Eugène Simard, avocat, M.Wilfrid Guérin, notaire, M.Louis Dupire, journaliste, M.Claude Melançon, publiciste français du Canadien National et ancien courriériste parlementaire à Ottawa, M.Emile Benoist, journaliste.Ce comité, en se constituant en vitesse dans l’un des parloirs de l'antique presbytère de Notre-Dame, s’est réservé le droit de s’adjoindre de nouveaux membres.Comment s’csf-il fait que ces gens aient pu se rencontrer pour former le comité en question et pour devenir, gratuitement, les locataires de l’ancienne fabrique de la Stater Shoe?C’est ce qui tient du merveilleux.D’ordinaire — et la constatation a été faite bien des fois — celui qui organise un comité doit sacrifier des heures et des jours avant d’atteindre ceux qu'il lui faut.Pour le refuge de jour il n’en a pas été ainsi.Les choses ont marché seules.Racontons-les ainsi qu'elles se sont passées.Un lecteur ontarien nous envoie un chèque, accompagné d’une lettre dans laquelle il suggère que le Devoir ouvre un fonds de secours dont le produit servira à rétablissement d’un refuge pour les sans-asile.Devait-on ou ne devait-on pas accepter l’idée d’un tel fonds de souscription?L’administrateur du journal, mis an courant de l’affaire, n’hésite pas une seule seconde: “Nous ne pouvons refuser de recueillir de l’argent pour les pauvres”.Le projet de refuge devient le sujet des conversations à la salle de rédaction.On tire des plans.Chacun donne son idée.Jeudi dernier, un article annonce Touvertu-re du fonds de souscription.Un confrère fait alors remarquer que le fonds de secours existe puisqu'il y a déjà $10 en caisse.II ajoute qu’un refuge pour les miséreux doit se loger gratuitement.Il faut trouver le local.Parmi les maisons que le Canadien National vient d’exproprier pour la construction de sa nouvelle gare, n’y en aurait-il pas une dont la démolition puisse être retardée jusqu’au printemps?11 n’y a pas un journaliste cana-dien-français qui ne connaisse M, Claude Melançon, ancien journaliste lui-même.Il suffit de lut dire ce dont il s’agit pour que tout s’organise et se décide.N’anticipons pas cependant.M.Melançon nous dit, au cours d'une première conversation téléphonique, qu'il vaudrait mieux qu’un comité et non pas un simple particulier fit une demande auprès des autorités du chemin de fer.Un comité de jeunes s’improvise tout de suite.M.Wilfrid Guérin, notaire, M.Eugène Simard, avocat, M.Louis Dupire, journaliste, M.Emile Benoist le constituent.Il conviendrait d'avoir un représentant autorisé de l’archevêché, un représentant de TUniversité, puisque celle-ci a maintenant depuis dix ans une sorte de faculté des sciences sociales.S.G.Mgr Gauthier désigne tout t po re partie du comité.M.Edouard Montpetit accepte aussi d’en être.Tout cela se fait pendant la soirée de jeudi et au cours de la matinée de vendredi.Samedi madin, le comité tient d’urgence une première séance dans Tun des parloirs de Notre-Dame.M.l'abbé Bouhier est élu président; M.Edouard Montpetit devient vie coprésident, M.Emile Benoist, secrétaire, M.Eugène Simard, trésorier.C’est une élection sans discours.Voituré par son: trésorier, M.Eugène Simard, le comité se rend directement au bureau de M.Hunger-fotxb assistant du vice-pésident du Canadien National, qui attend sa visite et qui sait déjà, grâce à M.Claude Melançon, ce dont il s’agit.M.(Montpetit présente le secrétaire qui dit quelques mots pour exposer la demande du comité.M.Hunger-ford acquiesce tout de suite.Celui-ci réfère le comité au colonel Clarke, administrateur des immeubles du Canadien National.Il ne s’agit plus mie de faire le choix de l'immeuble.M.Hungeirford a ses bureaux, rue McGill, dans l’édifice des quartiers généraux du Canadien National.Le colonel Clarke loge au troisième éloge de Vlnsunmce Exchange, rue Notre-Dame.I-e comité se transporte de Tun à l’autre endroit.Le choix est vite fait.Le colonel Clarke recommande lui-même le choix de l’édifice Slater.La maison est vaste, bien éclairée, se ventile fa-cilem.ent.Un refuge pourra s’y établir au moins jusqu’au printemps prochain, tar bail doit se passer au-jound’hui ou demain.Voilà comment il se fait que le refuge de jour — en attendant de devenir refuge de nuit — s’est trouvé un domicile.Avant d’ouvrir la maison, il faut cependant avoir les moyens de la chauffer.Le comité ne dispose encore que d’un fonds de $70, ce qui est manifestement insuffisant.Les autorités municipales feront leur part, c’est certain, mais cela ne dispense pas les particuliers de leur devoir de charité.L’oeuvre du refuge de jour attend l’obole d-e chacun.Le Devoir continue de recevoir les souscriptions.On peut aussi les adresser au trésorier du comité, M.Eugène Simard, avocat, édifice de la Sauvegarde, 152, rue Notre-Dame es^ Montréal.T.S.— Le refuge de jour pour les hommes a maintenant sa maison.11 n’en est pas de même du refuge pour les femmes.11 s’agit de trouver quelque chose au plus vite.Nous réitérons la demande que nous avons déjà faite à nos lecteurs à ce sujet : il tfaul une maison, assez vaste, pas trop éloignée du centre et d’un prix abordable,s’il faut toutefois payer un loyer.Mais comptons que la générosité du C.N.R.servira d’exemple à d’autres.Notre organisation économique M.L’Heureux, du “Progrès du Saguenay’’, l’étudie à fond dans une conférence prononcée à Ottawa -Tortset faiblesses PERSPECTIVES D’AVENIR eur de dépenser de l’argent pour nos écoles primaires, pour nos collèges et pour nos universités.C’est le meilleur placement pour le père de famille et pour la nation.Si nous voulons améliorer notre enseignement, faisons-en une carrière intéressante, en payant mieux ceux qui y mettent leur coeur et leur esprit.Le rôle de M.L’Heureux consistait à signaler les lacunes de notre situation économique et les principales entraves à notre progrès.Il s’est acquitté de cette tâche en réaliste.Il est cependant optimiste pour l’avenir, à la condition que la race reçoive une direction.Un voeu C’est pourquoi, il émet le voeu suivant: “Que nos meilleurs économistes, en nombre suffisamment restreint pour avoir une pensée homogène, se groupent et prennent l’initiative de lancer le mouvement de direction après lequel attend notre peuple pour accélérer le pas dans sa marche vers les sommets.Plusieurs formes, toutes aussi bonnes probablement les unes que les autres, peuvent être données à ce mouvement: il suffira de choisir, puis de marcher avec confiance.” , Puis il termine en disant que l’organisation économique des Canadiens français, loin de déplaire aux Anglo-Canadiens, leur sera agréable car il les croit assez fiers et chics pour préférer avoir des compagnons riches et faisant honneur à leurs affaires.Cela est, d’ailleurs, absolument conforme, dit le conférencier, au bel idéal national qui se dégage d'une conférence prononcée récemment par M.Spry, le secrétaire des Clubs canadiens, idéal faisant au Canada tm pays d’une seule nationalité et de deux cultures.LETTRESjUI DEVOIR .Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous na prenons pas la responsabilité de ca qui uarait cous cette rubrique.M.Smith nous écrit own French words — we call a lawyer an advocate, we eat a nigot of mutton off an ashel, our boys steal groseis from other people's gardens and we play whist ihith "the cartes" And how did l, at my age and with all my daily responsibilities in teaching English to French-Ca-nadians, manage to learn the little French that enables me to translate Government documents (and J think, correctly, and better than some translation for Government that I have seen) if not as yet to write to Le Devoir in its own language, as I hope to do one day?Well, here is the secret.Seven years ago l began to read Le Devoir every night of my life — editorials, news, advertisements, everything.The effect of your excellent journal on my life and habits of thought has been profound.I have acquired a taste for good French — the best available in the provincial press, I am certain — as keen as the palate of the skilled connoisseur of good wine.And already I begin to translate.and Into English which I strive to make equal to the French.Mr.Lavergne is quite right in all he says about the absolute duty of every French-Canadian fighting for his language.There arc a hundred reasons for that.And when he goes on to visualize .a Canada which is “only a pale copy" of a very different sort of country, 1 gratefully acknowledge that the French-Canadians’ devotion to his maternal language {mother-tongue) is the greatest bulwark this Dominion possesses against such a terrible happening.With regard to the colleges and their difficulties in doing justice to thetr students while avoiding — as 1 applaud their doing everything to avoid — a false and futile sort of "bi-linauatisrn'’, I think the real crux has not yet been mentioned.It is this: to teach the grammars of two living languages is a mistake.All up-to-date educationalists see this.One should thoroughly master the grammar of one’s own longue first.Then one should abstract from it the rules of “universal grammar".These rules, as applied to French and English, are easy.In the third place only should one learn the desired language — not as if it were dead, like ancient Greek — but in a practical, colloquial way, for use.< 1 look upon it as sheer waste of time to inflict on young students two, three and four “grammars", that is why / think the colleges wrong in spending so much time and pains on English grammar rules.My experience proves to me daily that the students only apply them in a confused, ineffective way.Whereas all the time they might have been learning to speak EnglishI However, I do not wish to arouse an educational discussion in “Le Devoir" — / should be handicapped in replying! Lastly, a very kind letter has reached me from L’Assomption College, pointing out that l exaggerated very grievously when l stated in the “Gazette" that “none or almost none” of the classical college professors could “speak English”.Names and proofs of my error were provided me by a kindly priest, who wrote thanking me for my criticisms which he called “honest and helpful”, even if he did not agree with them.In return for this example of true French politeness, l take this opportunity of entirety withdrawing in the French press, a statement calculated to slight the attainments of reverend gentlemen for whom I have infinite respect.As / stateil in the “Gazette" this morning: “If l have spoken frankly in this matter, it has been with the frankness of a candid friend and as one whose whole life is being spent without stint on the higher education of the French-Canadian people, for whom I have the sin-cerest respect and admiration ’.Rut most of my ropy of today's “Devoir" is still unroad.My French lesson rails.A dieu I Faithfully yours, Alexander H.SMITH Montreal, Dec.11, 1930.PARENTS: Suggestions de cadeaux pour fêtes Amuses vos enfants en les instruisant Collections de timbres-poste 1,003 différent» de tous pays i.aa 2.000 " .ann 3.000 a.oo e.oo Grand choix d'albums et catalogues.A.H.VINCENT 294, Ste-Catherine Ouest Pré» de Bleury.CANADIAN GOVERN.MENT MERCHANT MARINE, LTD.A vendre par soumission Des soumissions cachetées seront reçues par le soussigné, comme agent dee pro-prlétalres & 364.rue Saint-Jacques, Mont-féal, Jusqu'à midi le 30 décembre.1930, pour l’achat des vapeurs suivants, soumissions qui devront être basées sur l’acceptation dos vaisseaux respectifs dan» leur état actuel et où Us sont situés pour! "CANADIAN MILLER" — actuellement en service de cabotage, dù A Halifax.14 22 Janvier 1931.AD PIONEER" A Halifax, "CANADIAN N -E ••CANADIAN SEIGNEUR" — A Vancouver, C.A., après le 26 décembre.“CANADIAN MILLER" — capacité assurée poids lourd 8390 tonnes, construit en 1919.••CANADIAN PIONEER" — Capacité assurée poids lourd 8408 tonnes, construit en 1918."CANADIAN SEIGNEUR" — Capacité assurée poids lourd 8391 tonnes, construit en 1919.CONDITIONS Les soumissions peuvent être faites pout un des trois vaisseaux ou plus, et devront être accompagnées d'un chèque au montant de cinq pour cent (5%) du chiffre de la soumission fait payable à l’ordre de la Canadian Government Merchant Marine Limited et accepté par une banque à charte du Canada.Ls Intéressés pourront, en s’adressant au soussigné, voir les plans et devis des vapeurs et obtenir tous les renseignements quant à la date certaine de livraison.Lee noms des vaisseaux devront être changé» avant que le transport en soit effectué.R.B.TEAKLE, „ Gérant général, Canadian Government Merchant Marine Limited.3 LE PROGRAMME DE M.BA1LLARGE0N LE PROPAGANDISTE DE LA VILLE DE MONTREAL L’EXPOSE AUX JOURNALISTES M.J.-B.Baiiilargeon, propagandiste de lu ville, avait invité les journalistes, samedi soir, à un dîner prépare au Club St-Denîs.M.Bai Margeon a exposé les grandes lignes de son programme, aux représentants de la presse.11 veut amener à Montréal, autant que possible, les industries qui nu concurrenceront pas les industries existantes; entreprendre une campagne de publicité autour des produits fabriqués à Montréal, aiueûo-rer je commerce locai et aimer plus île tourisme.M.Baidairgeon, avant de mettre son programme à exécution., convoquera des représentants des corps publics, des compagnies de services publics et des grandes institutions financières, commerciales et industrielles.M.Baillargeon a parlé aussi de la campagne contre la tuberculose, il est maintenant président de J Institut Bruchési.Ce dernier aura une somme de $l,(i00,i)ÜU pour construire un sanatorium-hôpital antituberculeux, mais cette somme reste quand même insuffisante pour les besoins, car il faudrait immédiatement une somme de $5,000,000 pour répondre aux besoins."Je suis informé, dit M.Baillargeon, que le gouvernement d’Ontario demandera cett* année ?23,-000,000 pour sanatorium, hôpitaux, etc.Québec perd 3,000 habitants chaque année, par tuberculose, alors qu Ontario n’en perd que 1,800 avec unie population plus considérable.” M.Baillargeon favorise aussi üa construction d’une salle de concerts et la (formation d’un conservatoire nationale de musique.misse populaire, se sent plutôt en clin à fréquenter les humbles; To the Editor of Le Devoir, Str, 1 was sorry to read tn one of your editorial columns to-day that in your opinion my recent letters to the Gazette (on the teaching of English in the classical colleges) Jj had better not have been written.A Verdun UN EMPRUNT SANS DUM — EMISSION TIONS REFEREN- D’OBLIGA- see it, tested by over eight years experience.My opinion has not changed during these years, because no signs of improvement have come under my notice.I do not expect the defenders of the classical veut les assister discrètement dans ^hey^c ont cnn the simple truth as / leurs tribulations et enjoliver chaque jour leur vie en v ajoutant une fleur bien modeste peut-être, mais animée du plus vivifiant parfum.Puis le conférencier fustige en passant certains escrocs qui déprécient la promotion industrielle déjà plus difficile chez nous qu’ail-leurs, de même que certains courtiers sans entrailles qui prêtent de l'argent à 15% ou plus, en retenant j une prime minima de 10% et er s’assurant toutes les garanties ima-t ginables, puis qui étranglent leur débiteur dès le premier retard à rencontrer ces odieuses conditions.L’échevin P.-A.LafJeur, aussi député de Verdun à Québec, a annoncé au conseil de Verdun, réuni en assemblée spécla’?vendredi soir, qu’il apportait de bonnes nouvelles do Québec.Grâce à un amendement à la loi du chômage, La ville de Montréal a été autorisée, dit-il, à emprunter de l’argent, sans recourir à un referendum, pour la construction des deux tunnels de Cûtc-Saint-Paml et de la rue Wellington, sous le canal Lachine.L’échevin Casimir Allard et le maire Allen ont colleges to agree with me, but any exprimé à M.Lafleur leur sotisfac-rate they must realize that I have lion d’aonrendre la nouvelle offi-the courage of my convictions.j cielle de.cettê décision et ils ont However, the airing of this mal- \ fait remarquer que cela marquait la ter in the press has brought me tin d'un combat de 20 années.r» nn certain compensations.! letter of Mr.Armand One is the Lavergne, MM.J.Burgess, secrétaire de In cité de Verdun, et Aimé Parent, tré- which you publish to-day.It Is a sorier.ont respectivement lu en an glais et en français le reglement 222 autorisant la Commission métropolitaine à émettre au nom de ta cité de Verdun des obligations pour la , somme do $100,000 à 0 p.e.d’inté-.rèt, rachetables en 1050.L’échevin ' pleasure to cross swords with such a “preux chevalier".1 thank him for his congratula-L’jvenir fions on my humble, painful efforts to acquire a working knowledge of M.L’Heureux n'y va pas par qua-1 Mr beautiful French tongue, the tre chemins pour dire que l’avenir language of my grandmother, sera ce que nous le ferons.Le ron-1 whom God assoit — as the English férencicr croit l'esprit canadien- ' used to say in days when their dai-français assez fort pour donmter ly speech was more French than les obstacles mis sur sa route par now, and consequently more mala Nature et certaines circonstan- ; steal and more beautiful.1 would ces spéciales.Il suffit que nous give half my life to restore nous débarrassions de pertains dé- ! to my language some of its "lost fauts encombrants, puis que nous words", especially if in so doing l élaborions les cadres d’une vérita-1 roiiW rid it of a few jazzy Amerl-blc organisation économique faite i canisms.For I am a Scotchman, tn pour nous.[^ny country we treasure our very Wood hall a proposé l’adoption du règlement en première lecture et l’échevin Garrlty l’a appuyé.Le règlement qui énumère une liste de travaux représentant la dépense de 1200.000 — >100,000 fournis par Verdun,, et les gouvernements fédéral et provincial fournissant Je reste, — sera soumis à la Commission métropolitaine et subira peut-être quelques changements avant sa deuxième lecture.Gagnants de la bourse Rhodes Les deux gagnants de la Bourso Rhodes dans la province de Qu,-bcc sont cette année: MM.Kenneth M.Cameron, âgé de 22 ans, fils de M.et Mme H.-M.Cameron, demeurant à 4787, rue Notre-Dame ouest, et Paul Bouchard, de la ville de Québec, selon ce qu’a annoncé samedi M.le colonel G.Stairs, C.R., secrétaire du Comité chargé de faire le choix des gagnants.Ce comité est sous la présidence de M.E.W.Beatty.M.Cameron vint d’Angleterre à Montréal en 1914.Il collabora activement au McGill Daily, de l’université McGill, et fut président de VEnglish Literature Society.Il fonda aussi le McGilllad.Paul Bouchard, de l’université de Québec, a remporté la palme sur les écoliers de la vieille cité de Champlain.A Sainte-Madeleine d'Outremont Demain soir aura lieu une soirée musicale donnée par les artistes français M.cl Mme Duprat.accompagnés d’un pianiste de renom.Tous auront l’avantage d’assister, entre autres numéros très intéressants, à la comédie intitulée: Mariez-vous donc!!! Les portes seront ouvertes à 7 hre.4 30.La représentation commence à 8 lires 15.Entrée: Ecole Lajoie (coin Lajoie et Oui remont).* N.B.—11 y aura un vestiaire à la disposition du public.Le tourisme Le prochain déjeuncr-causerne de ia Ligue du Progrès civique aura lieu le 17 décembre à 12 heures 45.>* Le conférencier sera M.Theodore G.Morgan, président du Bureau du Tourisme et des congrès A Montréal; il parlera de (’“Inmortance croissante du tourisme â Montréal* et en tiananla'» - CALENDRIER - wLUME XXI — No 289 ID E R N 1 E f: Il E U 12 E Montréal, lundi 15 décembr* 1930 - DEMAIN - Drnujn: MARDI, 18 décembre 1930.Saint Buxèbe, évêque et martyr.Lever du soleil, 1 h.36.Coucher du soleil, 4 h.17.Lever de la lune, 4 h.07.Coucher de U lune, 1 h.S0.Pleine lune, ie S, A 7 h.48 m.du soir.Dernier quart, le 12, à 3 h.13m.du soir.Nouvelle lune, le 19, à 8 h.30m.du soir.Premier quart., le 27, à U h.5m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press’*, de lmA.B.C.** et de la “C.D.N.A.” DRAP ET FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 3.Même date l’an dernier 20.Minimum aujourd'hui 0.Même date l’an dernier 10.BAROMETRE 10 heures a.m.30.28.11 heuress.m.30.25.Midi: 30.22.Chiffres fournis par is Maison M.-R.ds Meslé.1610 St-Dsnls.Montréal.La Saint-Vincent de Paul et ses oeuvres Il y a 110 conférences à Montréal - Elles ont reçu cette année $152,057 et ont déboursé $143,132 — La fondation d’un refuge - Des plaintes - Félicitations et appel de S.G.Mgr Gauthier La Société de Saint-Vincent de Paul de Montréal tenait hier après-midi, salle Saint-Sulpice, sa réunion générale annuelle sous la présidence de S.G.Mgr Gauthier.L’é-vénément de la réunion fut l’annonce de (‘installation imminente d’un refuge de jour pour les miséreux de Montréal.La salle était bien remplie; les rapports du secrétaire et du président furent comme d’habitude édifiants et réconfortants.RAPPORTS Après l’ouverture de la réunion par la prière habituelle crue récita Sa Grandeur, le secrétaire général, il.J.-R.Limoges, donne lecture de son rapport pour l’exercice terminé le 31 octobre 1930.C’est la liste éloquente des recette- et déboursés de chaque conférem^: ainsi que la statistique des personnes secourues; les chiffres globaux sont donnés dans le rapport du président.Signalons du rapport du secrétaire qu’il y a à Montréal 110 conférences de Saint-Vincent de Paul, dont 4 de formation récente, réparties en 10 conseils particuliers.On donne ensuite lecture du rapport annuel de la conférence juvénile Saint-Edouard (Maisonneuve); la charité de ces jeunes gens pour les enfants pauvres de leur milieu et les autres oeuvres de cette conférence de jeunes ont profondément ému tous les assistants; pour montrer leur appréciation du travail de ces jeunes.Mgr Gauthier et le président général promettent d’assister au congrès des conférences juvéniles que tiendra cette conférence le 18 janvier prochain h l’occasion de son lOème anniversaire de fondation.M.J.-A.JULIEN M.J.-A.Julien, président général.donne ensuite son rapport.U/est d’abord la nomenclature des oeuvres aidées par le conseil cenl-aî de la Société; la colonie des Grèves, les prisonniers libérés, les nnu-vres honteux, les gueux, etc.11 repd hommage à l’Assistance Maternelle qui dans son domaine est d'une aide si efficace aux pauvres.Les conférences de Montréal ont reçu dans l’année un montant total de $152,057 et ont déboursé $143.-132; l’année précédente ces chiffres étaient respectivement de* $125.000 et $112,000 environ.4.039 familles ont été secourues, contre 2.774 l’année précédente, et l’année du rapport se termine le 31 octobre; c’est assez, dire la tâche de la Saint-Vincent de Paul pour l’hiver qui commence.Les familles secourues comprennent 7.904 adulte*, contre 5,240 l’année précédente; 14.800 enfants contre 10.032 Tannée précédente, soi! un total de 22.710 personnes c! 15,278 respectivement.Les conférences comptent 2224 membres actifs et 2r00 membres honoraires.La ville et le gouvernement provincial nous aideront celte année, continue M.Julien; nous avons déjà reçu quelque chose qui, divisé entre les conférences, représente peu de chose, mais on n'a pas voulu aller trop vite.Pour sauver du temps vous (les conférences) ferez bien d’adresser vos demandes au président de votre conseil particulier.Nous donnerons à chaque conseil particulier le montant qui lui revient el il le distribuera à 'es conférences.On nous a promis d’autres secours au cours de Phi-ver.Il est question de la fondation d’un refuge pour les sans-travail.Au comité de secours pour la repartition des fonds du gouvernement cl de la ville, il a élé convenu, après discussion, que les enlho-liques recevront les trois quarts des secours et les protestants, les juifs, etc., l’autre quart.Mais 1rs protestants ont dit : nous avons un refuge à entretenir et il nous faut des secours spéciaux pour cela: te n’avais rien à dire à cela, s’ils ont ce refuge il faut bien l’entretenir, niais maintenant que nous aurons un refuge, je demanderai des secours spéciaux pour son entretien.» et je ne doute pas d’avoir l'appui de Mgr Oublie qui représente 1 archevêché dans ce comité.ENTREVUE AVEC UN MINISTRE Malgré les chiffres que vous venez d’entendre, et quelque pénible que cela soit à dire, tout le monde n’est pas satisfait de nous.Cet automne, un ministre provincial me demandait de le rencontrer.11 me reçut très bien, et me dit qu'il avait reçu des plaintes à notre sujet; je lui répondis que j’étais fort surpris d’avoir à lui rendre des comptes, mais que j'étais d’autant plus à l’aise pour répondre que nous ne lui avions jamais rien demandé et qu’il ne nous avait jamais rien donné.On répète, me dit le ministre, que la Société Saint-Vincent de Paul est une société vieillotte, qui ne répond plus aux besoins modernes, que vous n’assistez pas vos familles, qu’enfin vous ne faites plus l’affaire.La plainte venait d'une société protestante, j’ai deviné tout de suite qui a écrit cette lettre, J’expli-•-que au ministre l’organisation de notre Société, avec ses conférences autonomes, ses conseils particuliers, son conseil central, je fais remarquer au ministre que nous avons presque autant de membres que de familles secourues, etc., etc., et il me rend finalement le témoignage que c’est très bien.Je lui dis l’entente intervenue entre les protestants et nous; nous secourons les catholiques et ils secourent les protestants; nous recevons ainsi environ 50 lettres par année de cette société protestante nous signalant des familles à secourir.De ce nombre, plusieurs familles sont déjà assistées, et.nous sont signalées parce qu’elles ont demandé du secours ailleurs espérant en recevoir de deux sources à la fois; d’autres ne méritent pas d’assistance, car nous ne pouvons pas soutenir des maisons de désordre; d’autres enfin n’en ont pas besoin; puis, il y a des paroisses où il n’y a pas de conférence, il y a des familles irlandaises; il reste, en somme, une dizaine de familles qui nous ont échappé sur 110 paroisses.J’explique alors au ministre que des maisons de commerce canadiennes-françaises souscrivent aux Federated Charities, et ne nous donnent rien; dans certains cas, des employés canadiens-français se voient imposer sur leur salaire une souscription forcée de $25 aux Federated Charities sous peine de renvoi, et ils ne nous donnent rien.C’est bien organisé, mais de grâce, laissez-nous tranquilles.Et n’ouhliez pas que sur chaque dollar de souscription aux Federated Charities 66 cents sont dépensés en salaires: les chiffres officiels sont là vous les pouvez voir; chez nous, rien en salaire, et chez eux les deux tiers.Le ministre me nomme alors celui qui lui avait écrit; or, ce monsieur était venu dans mon bureau avec des camarades, nous demander de lui aider à obtenir des secours.Une délégation se présenta devant le premier ministre et, rendu à la porte, cet homme ne voulut pas entrer, me disant qu’il n’était pas en bons termes avec le premier ministre.Je ne connais rien de l’affaire, mais si le premier ministre a le don d’éloigner les exploiteurs, je lui en rends hommage.Le ministre m'offrit de demander à son correspondant la permission de me donner sa lettre, mais je n'en ai jamais entendu parler depuis.11 vient de se produire chez nous, continue le présidenl, quelque chose de regrettable.Nous avions 10 conférences anglaises, nous leur avions donné un conseil particulier de langue anglaise pour les grouper.Depuis la guerre le nombre de ces conférences était resté à dix; petit à petit elles désertaient les rapports avec nous; elles m’ont dit que leurs pasteurs n’en voulaient plus, c'est leur affaire, mais cela nous fait énormément de peine que nous perdions d’un coup dix unités.La Saint-Vincent de Paul est une affaire vieillotte disait le correspondant du ministre, mais à peine survient-il une crise que l’on se pend à ses jupes.Nous avons dù protester dans les journaux de Montréal, de Québec et des Trois-Rivières contre des organisations qui sc servaient de notre nom.Une fois c’était une course internationale qui se disait patronnée par nous, Puis ce fut un cirque, puis un grand tirage (sweep) de la National American Hase ball League.On a voulu lancer des affaires commerciales ; on m’a promis $15,000 par mois de profit; on a voulu organiser des concerts en notre nom et partager les bénéfices avec nous.On nous a même proposé de faire des bals, tout le monde danserait pour la Saint-Vincent de Paul, disait-on.Enfin, il y a eu le Comptoir Saint-Vincent de Paul; un jour on nous avertit de l’existence d’une organisation de ce nom qui envoyait des avis en français demandant aux gens les vieux vêtements, et tous les objets dont ils pourraient disposer.Quelqu’un qui fut surpris du nom: Comptoir Saint-Vincent de Paul, téléphona tout de même au numéro indiqué, et ce fut une voiture de la Salvation Army qui se présenta pour prendre le paquet promis.Nous nous sommes informés; des Irlandais nous ont dit: bien, c’est nous qui avons fait cela, mais nous n’envoyons plus de circulaires en français, et nous ne nous servons plus de ce nom.Pour une société qui ne vaut rien, qui ne fait plus l’affaire, la Saint-Vincent de Paul est tout de même populaire.OEUVRE MONDIALE La Société Saint-Vincent de Paul est une oeuvre mondiale qui se multiplie de plusieurs centaines de conférences chaque année.Le manuel a été traduit dans plusieurs langues, même en arabe.Notre société n été approuvée par tous les papes, encouragée de nombreuses indulgences.Il y a 80 ans, le Souverain Pontife nous donnait un cardinal protecteur; Sa Sainteté Pie XI disait au président général, qui est à Parts, qu’il ne serait satisfait que lorsqu’il y aurait une conférence de Saint-Vincent de Paul dans ehaque paroisse du monde entier.La Sainf-Vincent de Paul n été établie à Montréal il y a quelque 80 ans par Mgr Bourget.Nous fêterons le centenaire de notre société dans trois ans et nous avons l'es- pérance d’obtenir à cette occasion la béatification d’Ozanam.1æ premier des miracles soumis pour la béatification c’est le développement de notre Société à travers le monde entier; et nous irions l’amoindrir par des désertions?Je ne crois pas que nous puissions faire cela.Il faut que nous en venions à nous réunir pendant toute l’année; vous n’abandonnez pas vos pauvres, nous le savons bien, mais le public voit cette fermeture d’un mauvajs oeil.Les conférences de Saint-Vincent de Paul sont vraiment la gloi-rq des temps modernes, elles ne s’expliquent pas humainement.Mgr Mermilîod appelait notre Société le séminaire des oeuvres, c’est de chez nous que sont sorties après un stage de formation quantité d’oeuvres.Dans la Saint-Vincent de Paul nous donnons de notre argent, nous payons de notre personne, nous donnons surtout de notre coeur; est-ce qu’il n’y a pas là assez pour nous sauver, mais encore pour sauver notre Société?On procède ensuite à la quête, article indispensable d’une réunion de la Saint-Vincent de Paul.S.G.MGR GAUTHIER Sa Grandeur parle ensuite.Elle adresse des félicitations pour le travail énorme accompli durant l’année écoulée; les chiffres parlent d’eux-mêmes, dit Sa Grandeur.Ce qu’il y a de remarquable, c’est que, chez nous, les services sont gratuits.Cette année, la Saint-Vincent de Paul a eu un témoignage qui a dû faire plaisir au président général; c’esl à elle qu’on s'adresse pour faire face à la crise.A Montréal nous avons beaucoup de pauvres qui souffrent et qui ont droit à notre sympathie.On a, chez les catholiques, l’idée de créer un refuge.M.Emile Benoist a dû être bien content lorsque M.le président a promis tout à l’heure le charbon.C’est ce qui nous préoccupait hier, le charbon, M.Benoist! 11 est bon que les étrangers qui sont en très grand nombre à Montréal, dont quelques-uns n’ont pas nos croyances, dont quelques-uns ont des idées subversives, il est bon qu’ils voient que l’Eglise catholique prend soin de leurs souffrances.Il faut que cette année la charité soit extraordinaire, il faut que l’exemple donné par les catholiques fasse contrepoids à la propagande bol-chcviste qui se répand.Il faut que nos conférences fonctionnent toute l’année, sans quoi nous donnons occasion aux critiques injustes, mais qui devraient nous stimuler, nous pousser à une action plus fructueuse et plus persévérante.11 faudrait peut-être que la Société de Protection et de Renseignements ouvre un bureau pour centraliser la charité à Montréal.Si nous pouvions faire rendre à la société filiale de la Saint-Vincent de Paul quelque chose de plus, ce serait encore au crédit de la Saint-Vincent de Paul.Sa Grandeur dit ensuite un mot de l'Assistance Maternelle, qu’il appelle “une de nos gloires catholiques à Montréal.’’ Votre archevêque a besoin d'encouragement; ce sonl des spectacles comme celui de cet après-midi qui le lui donnenl.Je compte sur vous comme un général compte sur une armée d’élite, niais ne me manquez pas, je vous pricl * * * Sur l’estrade on remarquait Mgr Lcpailleur, Mgr Dubuc, M.l’abbé Aimé Boileau, le juge Fabre-Sur-veyer, MM.A.Laramée.J.-P.Surprenant.J.Gingras, A.Nadeau, F.-X.Desrosiers et B.Carignan.M.AlpK.Raymond élu directeur M.Alphonse Raymond, industriel bien connu, vient d’être nommé directeur du Club de Ilockeg Canadien en remplacement de feu Me Elliott, décédé il y a quelques années.Cette nomination fut faite samedi dernier à une réunion du bureau de direction tenu aux bureaux du président, M.Athanase David.Il y a une autre vacance dans !e ! bureau de direction mais la nomination ne sera faite que lors du re-lour de M.Jos.Cattarinich.au commencement du mois prochain.Les contrats pour travaux de chômage Le conseil tiendra sa prochaine assemblée, mercredi, pour approuver le contrat sur les travaux de chômage, tel que prévu par la loi du chômage provinciale et la loi fédérale.Les contrats seront accordés immédiatement afin que les travaux soient terminés au ter juillet.Ces travaux comprennent la construction de tunnels, etc.Pour le pont Jacques-Cartier La ville de Montréal versera prochainement $150.000 comme quote-part pour le coût d’entretien et le fonds d’amortissement du pont Jacques-Cartier, construit par la Commission du port.Le déficit de cette année sera donc de $450,000 dans les opérations du pont.Cette somme de $150,000 est inscrite au budget de 1931.La pesée du charbon de bois M.Henry Auger, président de la Commission échevinalp pour la pesée du charbon de bois, a déclaré que les témoignages au sujet du projet de règlement seront mis par écrit.L’incendie à Beauport LA PARTIE EST ~DE L’HOPITAL ST-MICHEL-ARCHANGE, QUI ABRITAIT PLUS D'UN MILLIER DE PATIENTS, SUBIT POUR $700,000 DE DOMMAGES — AUCUNE PERTE 1)L_ VIE Québec, 15 (D.N.C.) — L’hôpital St-Michel-Archange a été ravagé dans la nuit de samedi à dimanche par un dramatique incendie.La partie est, qui abritait plus d'un millier de patients, a été menacée d’une destruction complète.' Les pompiers de Québec ont lutté pendant près de treize heures pour maîtriser les flammes.Le sauvetage de tous les patients s’est opéré dans l’ordre le plus parfait.Il n’y a pas eu de panique et tous les malades ont été placés en lieu sûr.II était environ 6 h.20, lorsqu’un patient placé dans la salle no 13 au cinquième étage vit un filet de fumée tourbillonner au-dessus de sa tête.11 a réussi à briser le grillage qui le tenait captif et l’alarme fut bientôt donnée dans toute la maison.Il était 6 h.41 lorsque les pompiers furent prévenus.Pendant que cet appel leur était donné, les religieuses et les employés de l’institution établissaient un service d’ordre pour faire passer dans l’aile réservée aux femmes les 1,008 hommes qui se trouvaient dans cette partie où le feu a éclaté.La fumée n’était pas encore très dense à ce moment et tout se fit avec ordre.Tl s’agissait ensuite de loger tous ces patients pour la nuit.Pendant que l’on faisait diligence pour placer les malades à l’abri de tout danger, la brigade du feu entreprenait d’enrayer la marche des flammes.Les dommages, parait-il, sont évalués à $700,000.L’origine du feu est inconnue.Aucun incident ne s’est déroulé au cours de l’incendie.Les médecins des deux sections, hommes et femmes, les religieuses, les gardiens et les surveillantes se sont occupés de secourir les malades.Un malade seulement s’est évadé de la maison.Il a été ramené au cours de la matinée.Tous les patients, au nombre de 1,008 ont d’abord été conduits dans un lieu sûr où ils ont passé la nuit.Aujourd’hui, plus de 300 malades ont dû êlre logés dans les annexes voisines de Phôpital.La reconstruction et les réparations de la bâtisse commenceront dans le plus court délai.LE DP A.-H.DESLOGES SE RENDRA A QUEBEC M.Taschereau, premier ministre de la province, et M.David, secrétaire provincial, ont eu une entrevue ce matin au sujet de l’incendie de Thôpital de St-Michel-Archange.à Beauport.Ec Dr A.-H.Desloges, directeur médical général des hôpitaux d'aliénés, part ce soir pour Québec afin de rencontrer les dames religieuses, propriétaires de l’institution, où sont placés les malades.Le cabinet- Stceg PREMIERE DEFECTION - ATTAQUES NATIONALISTES Paris, 15.(S.P.A.) — A peine formé, le cabinet Steeg perd un de ses membres.M.Etienne Riche, radical-socialiste, qui refuse maintenant le sous-secrétariat pour l’aviation, qu’il avait accepté dans une communication téléphonique avec M.Steeg.samedi.D’après l’explication qu'il a fournie au nouveau premier minuistre, M.Riche était sous l’impression, au moment où il a accepté le sous-secrétariat, que tous les partis de gauche en étaient arrivés à une entente au sujet du nouveau cabinet, mais ayant ensuite constaté qu’il n'y avait pas unanimité chez res partis, le retrait de son acceptation s’imposait.II est de plus en plus manifeste que le nouveau cabinet ne bénéficiera pas d’une trêve des luttes de partis.La nomination de ministres dont la présence au gouvernement peut désintégrer la majorité centre-droite a déjà déchaîné la fureur des nationalistes et de leurs organes.Le nouveau cabinet ne se présentera pas à la Chambre avant jeudi probablement.L'affaire Davis M.le juge Lafontaine, juge en chef de la Cour d’apoe], a entendu ce malin dans la chambre des délibérés de la Cour d’appel une requête des défendeurs dans la cause de Royal Trust Co.et al contre les exécuteurs test am enta ires de sir Mortimer Davis.Il s’agit de Faction par laquelle la première femme de sir Mortimer réclame de la succession une Somme de plus de quatre millions; dans cette cause les défendeurs, avaient présenté une motion dilatoire, que M.le juge Coderre a rejetée par jugement du 10 décembre.Ce matin, les défendeurs demandaient au juge Lafontaine la permission d’appeler de ce jugement du juge Coderre._____ __________ Le premier kiosque municipal Le premier kiosque municipal pour la vente des journaux et périodiques a été ouvert, ce matin, angle nord-ouest des rues Amherst et Ste-Catherine.Il est tenu par M.Gérard Jacques, fils de Mme Stella d’Abret.^ Prévisions atmosphériques Toronto, 15 (S.P.C.) — On annonce du temps beau et froid pour demain dans la région de Montréal, La révolution en Espagne LE SORT DU ROI DEPEND DE LA LOYAUTE DES SOLDAIS DE LA CAPITALE - LE PAYS EST SOUS LA LOI MARTIALE PEU DE RENSEIGNEMENTS PRECIS (D’après 1’"Associated Press’’) Les premières dépêches d'aujourd’hui lainnonçaient que les principales villes d’Espagne étaient en proie, depuis l’aube, à une agitation révolutionnaire, ayant pour but la substitution de là républi- Îue à la monarchie, que le sort u roi dépendait uniquement de la loyauté des soldats de la capitale.Elles annonçaient en outre que des aviateurs révolutionnaires, dont peut-être Je major Ramon Franco, célèbre pour une traversée aérienne de l’Atlantique, ont survolé Madrid, dans des avions enlevés à l’armée, et ont répandu sur la capitale des circulaires déclarant la république proclamée dans tout le pays et invitant les troupes encore fidèles au roi à se rallier à la révolution.Des dépêches subséquentes annoncent qu’un décret lu publiquement à Madrid place le pays tout entier sous le coup de la loi martiale, que des aviateurs révolutionnaires d’un aérodrome à proximité de la capitale se sont constitués prisonniers et que le calme règne à Madrid et à Sara gosse.Le gouvernement, qui a passé une partie de la nuit dernière en séance, a fait arrêter, dimanche, un certain nombre de chefs, entre aulnes, Alcala Zamora, que les républicains proclament président du pays.D'après une dépêche de Madrid, le ministre de l’Intérieur, M.Mal-tos, affirme que le gouvernement est maître de la situation.On mande de Londres que deux personnes ont été tuées à Saint-Sébastien.au cours de rixes provoquées par la déclaration d’une grève à l’appui du mouvement révolutionnaire.La cavalerie et la garde civile onl rétabli l’ordre dans celte ville.Il appert qu’une censure rigoureuse empêche d’obtenir une information précise sur la situation.Funérailles du R.P.Filiatrault AU COLLEGE JËAN-DE-BREBEUF Les funérailles du R.P.Télés-phore Filiatrault, Jésuite» oui eu lieu ce matin.Le service a été célébré au collège Jcan-de-Brébcuf.Le recteur de l’institution, le R.P.Ivan d’Orsonnens, a fait la levée du corps et présidé la récitation de l’office des morts, le T.R.P.F-X.Bellavance, supérieur provincial, a dit la messe, et Mgr l'auxiliaire a donné l'absoute, assisté du B.P.Alphonse Daigneault, de la villa Saint-Martin, et du R.P- Samuel Bellavance, du collège Sainte-Marie.Parmi les nombreux membres du clergé présents ou sanctuaire, on recoiumissail M.Hector Filiatrault, frère du défunt, Mgr G.-M.LePail-leur, curé d’Hochclaga, le B.P.Alphonse de Grandpré, assistant provincial des Clercs de Saint-Vialeur, M.E.Moreau, Sulpicien, supérieur du séminaire de philosophie, M.Olivier Maurault, Sulpicien, supérieur de l'cxtcrnat classique de Saint-Sulpice, M.R.Neveu, Sulpicien, directeur du Collège de Montréal, les RR.PP.E.Pauzé et P.-A.Blais, de la Congrégation de Sainte-Croix.M.l’abbé C.-R.Kieffer, curé de Saint-Pascal-Baylon.le R.P.V.Lault, vice-provincial des Pères du Saint-Sacrement, M.l'abbé J.-C.Chaumont, curé du Très Saint-Nom de Jésus, M.l’abbé A.Duplessis, du collège de Saint-Jérôme, MM.André Pustienne, O.Rolland et Etienne Blanchard, Sulpiciens, le H.P.P.Jalbert, de la Compagnie de Marie, M.l’abbé Edouard Côté, le R.P.F.Bison, le B.P.Léonidas Bégin, S.J., recteur du Sault-au-Récol* let, le B.P.Avila F’avreau, vice-rec-leur de l’école Saint-Ignace, le H.P.Edouard Roy, ministre de l'Im-maculéc-Conceplion, Maurice Beau-lieu, les RR.l’P.B- Dechêne, Joseph Desjardins, R.Durocher, Arthur Dubois, Paul Fontanel, Anatole Mireault, Arsène Monette, Joseph Plamondon, Armand Porcheron, Ernest Roby, Jésuites.Plusieurs rclgieuses étaient présentes.Parmi les laïcs, il y avail: MM.Arthur Laramée, Albert l)es-champs, Lucien Lorangcr, A.Pi-ché, Orner De Serres, J.-W.Limoges, B.Carrière, E.Beauchesne, E.Carrière.L’inhumation a eu lieu au Sault-au-BécolIet.L'état de M.Lapointe Baltimore.15 (S.P.A.) — Les autorités de l’hôpital Johns Hopkins annoncent que l’état de M.Firnest Lapointe, opéré pour l’appendicite samedi, est satisfaisant.130,000 personnes tuées en Chine Les voies élevées du G.N.R.dans le nord — -—-i L’ingénieur en chef de la Commission des chemins de fer conférera avec les ingénieurs de Montréal et de la compagnie - S'il n’y a pas entente, la Commission agira d’après son ingénieur Shanghai, 15.(S.P.A.) .— D’après des statistiques établies par les journaux chinois, les bandits et les communistes ont tué 130,000 personnes et ont causé des pertes matérielles pour une centaine de millions dans la province du Kiangsi, cette année, jusqu’à da[c._ M.Poincaré est indisposé Paris, 15.(S.P.A.) — L’ancien président Poincaré est retenu chez lui depuis deux jours par une Indisposition dont la nature n’est pas révélée.On pense que M.Poincaré souffre de suites de l’opération qu’il a subie il y n plusieurs mois.La Commission des chemins de fer présidée par M.C.-F.McLean, assisté de MM.Thomas Vien et 1L-A.McKeown, a entendu ce matin la requête du C.N.R.pour faire approuver ses plans de tunnels sous la voie qui devra relier Val-Royal à Longue-Pointe.Ces tunnels sont aux rues Delorimier, St-Hubert.Stanley Bagg, Lajeunesse, Barri et Saint-Laurent.La ville de Montréal a demandé aussitôt la remise à une date ultérieure.Me CHARLES LAURENDEAU Me Charjes Laurendeau rappelle qu’au mois de septembre, au cours des entrevues qui ont eu lieu entre les autorités municipales et les représentants du C.N.R., ces derniers ont affirmé que la construction de la vole Val-Royal à Longue-Pointe ne sait pas commencée avant deux ans.La ville étant donc assurée par la compagnie, d’un délai raisonnable se préparait à commencer l’étude du projet, par ses ingénieurs et surtout entendait la confier à la Commission Technique qu’elle voulait créer et qu’elle a créée en effet depuis.Or, tout récemment, le C.N.R.a déclaré qu’il entendait procéder sans délai.La commission technique, dit Me Laurendeau, a reçu du comité exécutif l’ordre d’étudier le projet.A-près une enquête forcément sommaire, elle a envoyé une lettre au comité exécutif, vendredi dernier, pour lui dire que la question était très grave, que l’étude préliminaire indiquait qu’on pouvait trouver une meilleure solution pour certains passages à niveau, que sur 80 rues, 7 seulement se trouvaient ouvertes, mais qu’il éallait plus de temps pour faire une étude intelligente et sérieuse de la question, ear il manquait bon nombre de renseignements.M.McLEAN M.McLean établit alors la juridiction de la Commission des Chemins de fer, en l’ocrurence.La Commission n’a pas à dérider si la ligne doit passer ailleurs que sur le tracé soumis dans les plans, car la chose a été décidée par une loi fédérale.F.a Commission des chemins de fer n simplement le droil de décider si les tunnels ou passages à niveaux, remplissent toutes les conditions voulues pour raccommodement et la sécurité.Mais il s’ensuit par le fait même que la Commission a juridiction pour décider si les voies devront être construites en tranchées, en souterrains, en surface ou élevées, suivant que l’exigeront les traverses.M.ROBERTSON M.Charles Robertson, ingénieur consultant, membre de la Commission technique, témoigne.Il déclare que la Commission technique a fait une étude préliminaire du projet, suivant l’ordre du comité qui demandait cette étude, ayant trait à la construction des passages à niveau.Mais, dit-il, la commission technique n’a pas eu le loisir d’éludier la question à fond.Cependant, il s’agit d’un projet d’une importance grave pour la vil- le.Le plan se trouve à fermer 58 rues au moins, sans compter les rues qui, vraisemblablement, seront tracées dans un avenir peut-être rapproché.La Commission technique n’est ni opposée ni favorable aux voies élevées, car elle n’a pu se renseigner suffisamment dans un laps de temps aussi court.M.McLean déclare que si la Com-mission technique ne s’entend pas avec le C.N.R., ou si ses membres ne s’accordent pas, il confiera aux techniciens de la Commission, le soin d’étudier la chose.UN ESSAI M.Brown, chef ingénieur du C.N.H., déclare que le plan des voies a été soumis officiellement le 19 octobre 1930, mais officieusement, un an auparavant.Il admet que le plan tel que soumis en 1929 était un essai et qu’il n’a pas été soumis au comité exécutif.M.McLeod, ingénieur de la vilio, à qui l’on a soumis ledit plan en 1929, fait remarquer que dans le temps, le C.N.R.avait soumis deux plans alternatifs, et que ledit plan n’a pas été soumis au comité exécutif.M.McLeod déclare que le bureau d’ingénieurs de la ville n’est pas prêt à donner un visa au plan, car il reste beaucoup de choses à étudier, surtout pour ce qui a trait au degré d’élévation des voies et aux dévelojipcments futurs de la ville.decision C’est le président même de la Commission des Chemins de fer, M.McLean, qui a fait connaître la décision.Mtre Laurendeau avait conclu en demandant un délai tandis que Mtre Beaulieu, au nom du Canadien National, demanda qu’on procédât tout de suite.à l’examen des pians de la compagnie en autant qu il s agit de déterminer si le circuit Ix>ngue-Pointe-Vnl-Roval sera élevé, souterrain ou à niveau.La Commission, dit M.McLean, est seulement appelée à étudier et à modifier le projet qui lui est soumis, elle ne peut rien changer du tracé de la ligne.Là-dessus, tout le monde paraît s entendre.La ville critique plutôt modérément (middly) les projets de la compganie, clic proteste qu elle na pas eu le temps de les examiner.Elle demande un délai auquel la compagnie s’oppose.La question est purement technique: cost clair.En conséquence, afin de ne pas retarder les travaux que la compagnie considère comme urgents et afin de ne pas causer do détriment a la ville que ces travaux peuvent affecter, voici ce que nous décidons.Notre Ingénieur en chef se mettra en relation avec les ingénieurs de la ville et de la compagnie pour en arriver à une entente.Si on n'arrive pas à une entente, nous agirons d’après le rapport de noire ingénieur.¥ ÿ MM.Hondo, Bray, Weldon, le vice-président du Canadien National, M.Hungerford.M.Legault ont aussi rendu témoignage devant la Commission des Chemins de fer qui a siégé jusqu’à une heure.Sentences aux Assises I^e juge en chef Greenshields a rendu sa sentence ce matin, en Cour du Banc du Roi, contre un Russe du nom de Tomachuck, trouvé coupable par le petit jury de tentative de meurtre sur la personne du constable Saint-Aubin et de tentative de vol avec effraction dans la maison du chef Boyer, de Dorval.Le juge a condamné Tomachuck à 20 ans de pénitencier sur le premier chef d’accusation et à cinq ans sur le deuxième.Les deux sentences seront purgées concurremment.Le juge Wilson a rendu des sentences dans les autres causes qu’il a entendues.Il a condamné Gérard Desmarais, coupable d’avoir mis en circulation trois fahx chèques au montant de $210 à sept ans de pénitencier.î.’accusé avait été condamné à trois ans de pénitencier pour quatre offenses semblables au cours de l’automne.Charles C.amaraire, trouvé coupable de négligence criminelle pour avoir causé la mort d’une dame en la frappant avec son automobile au cours de l’été à l’angle des rues Beaubien et Saint-Denis, a été condamné à six mois de prison, à compter do la date de l’arrestation.Dans le cas d’Arthur Lcfort.ce! individu qui avait personnifié un agent de la paix afin de voler des dot machines et qui avait de fait volé une de ces machines et son contenu au montant de $16.05.le juge a imposé une sentence de 7 ans de pénitencier.Avant do prononcer la sentence, le juge Wilson a demandé au prévenu ou il avait pris la slot machine qu’il avait remise au plaignant pour remplacer celle qu’il avait volée et rbisée.— “C’est Dave Major qui me Fa donnée”, a répondu I.efort.Le juge a rappelé au prévenu qu’il avait été gravement blessé en 1926 au cours d’un vol dans une salle de billard située au no 1974 rue Saint-Laurent, alors qu’un constable qu’il avait frappé à la figure afin de pouvoir se sauver lui avait tiré une halle dans la hanche."Vous êtes un voleur de grand chemin et un êlre dan/ereux”, lui n dit le juge avant de prononcer sa sentence.Ce soir, à 8 heures 30, à la salle paroissiale de Saint-Henri, réunion de la jeunesse ouvrière de la paroisse.Le fonds de secours pour les sans'asile Anonyme ontarien .$10.00 Anonyme (au nom de la petite sainte Thérèse de l’Entant- jésus) .$ 100 M.S.-D.Vallières .$10.00 M.E.-E.Dion .$ 5.00 Association catholique des voyageurs de Commerce, section Mont-Royal.$50.00 Total • » » m> • m* • mm»’» • -m m* m m ^76-(X > * LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 15 DECEMBRE ivau VOLUME XXI — No 289 M H i n im i i i ‘ 1.ET CONCERTS DE LUNDI Postas sxlérisurs WEAF 6 b.45.— ORCHESTRE NOIR OR.— Direction de Ludwig Laurier.Détails: Marche héroïque.de Saint-Saëns.Ouverture de Festival, de Relu Bêla.Prélude du “Déluge" de Saint-Saëns.Ex-Irait de “It happened in Nordland do Herbert.Berceuse, tirée do “Gilunilla", de Lacome, Gross Wein, do Strauss.Suite do Carmen", dc Bizet.7 h.15 p.m.— L’INDE El L EMPIRE, tel est le sujet de lu causerie de James G.McDonald, série ‘Le monde d’aujourd’hui".5 h.30 p.m.— MUSIQLE BOHEMIENNE.Direction de Harry Hor-lick, Details.Swanee River et Sylvia, de Speaks, par un quatuor, Mvstère nocturne, de Denni.I.o-ca', de Srnet.Let the rest of the world go by, de Ball, et autres, par le quatuor.Caucasian Sketches, de Ippolitow-Iwanow.Habanera, de Chabrier, par le quatuor.9 h.30 pan.— PROGRAMME GENERAL MOTORS.Direction de Frank Black.Three little words, de Ruby.By the waters of Minnetonka, de Lieurance, par les Brigadiers.Sérénade, de Moszkowsky, par l’orchestre.Extrait de “Carmen", de Bizet, solo de ténor par James Melton; Liebestraum.de Liszt, par les Brigadiers, ('hunt ties vagabonds, tiré dc “The Vagabond King", de Friml, par les Brigadiers.WJZ 6 h.15 p.m.- LE CHOEl’R MORMON.— A 1’orgue Edward-P.Kimball.Détails du programme: Hail Brigth Millenial Day, par 1c choeur.Dans le jardin, par l’orgue.Psaume 19, de Beethoven.Dernier printemps, de Grieg, par l'orgue, l^ius Deo, de “Messe de mariage", de Dubois, et Gloria, de Mozart, par le choeur.S h.30 p.m.— PROGRAMME INGRAM.Détails.Extraits de Sons o’ Guns, par l’orchestre.Avec tout mon coeur, solo de ténor.Série de chant, par le trio Ingram.Valse des baisers, et Voici venir le soleil, par l’orchestre.lü h.p.m.— HEURE STROM-BERG-CARLSON.Direction dc l’orchestre civique: Guy Fraser Harrison.Détails: Prélude des “Maîtres chanteurs, de Wagner.Crépuscule, de Massenet.Rêverie du soir et Marche militaire française, de St- 1 n h.p.m.— L’HEURE DU COUCHER — Direction de Ludwig Laurier.Détails: Ouverture de “La muette de Portici", de Auber.Sérénade Napolitaine, de Sgambati.Suite Esmeralda, de Drigo.Czikos et Bohémienne, de Bohm.Alabama, de Spalding.Beauty Parade, de Schad, et Adieu, de Schubert.CONCERTS DÈ MARDI Postes extérieurs WJZ tt.SO Causerie sur la campagne de la Fédération des oeuvres catholiques.6.45 L’Association «les bijoutiers de Montréal.7.ÜÜ Causerie aux enfants sur la sécurité, pur l'Oncle Joe.7.30 Les Vapex-Aïubassadors.8.0Ü Programme WTn.Wrigley.8.30 Le programme Eveready.0.00 Concert de la Living Boom Furniture.10.00 Programme des Imperial Joyrasters, de la compagnie Imperial Tobacco of Canada, Limited.11.00 Fred Cully et son orchestre, de l’hôtel Royal York, du Canadien Pacifique, à Toronto.11.30 Mélodies favorites, musique d’orgue du studio.CFC!' 10.00 Heure ensoleillée.11.00 Mélodies matinales.11.30 Programme Holt Renfrew.11.45 Programme Dawson Bros.12.00 Refrains populaires.12.30 Déjeuner musical.1.00 Cote de la Bourse.2.00 Heure Wilder.3.00 Programme de la salle Ross.4.00 Programme Better Service.5.00 Musique Hurlney’s Eventide.5.55 Température, programme.6.00 L’heure du crépuscule.7.00 Fermeture de la Bourse.7.15 Programme Brodie & Harvie.7.30 Orch.de l’hôtel Mont-Royal.8.00 Programme Connor Washer Store.9.00 Melody Mike’s Music Shop C.P.R., Circuit GKGW, Toronto.10.00 Musique du cabaret Frolics.11.00 Annonce «le l’heure.PROGRAMMES DE*MARDI Postes îoeaux L'Acadie dans ses ruines DEUXIEME COUlïs"DU IL F.BERNARD A L’UNIVERSITE DE MONTREAL CK A C L’heure du 0.15 p.m.—SAVANNAH LINERS —- Direction de Harold Sanford.Détails du programme: Madelon, de Robert; Liebesfreud, de Kreis-ler; Sleepy Clou«ls, de Slevens-Class; Nuvida, de Claypoole; Entr’acte “Gavotte", de Mignon, de Thomas; Mv Love for you, de Khan.8.00 p.m.—PURE OÏL ORCHES- TRA.Direction de Wayne King.Détails: Caprice Viennois, de Kreisler, par l’orchestre; The Owl and the Pussycat, de DeKovcn, par un quatuor; Pièces de Henderson et de Horlick, par l’orchestre.9.00 ŒUVRES DES GRANDS COMPOSITEURS.— Cesare Sodero «iirigera l’orchestre.Détails du nro-gramme: Air de Lia, de “L’Enfant Prodigue", solo de soprano par As-trid Fjelde; Seconde Arabesque et Ballade, par l’orchestre; Beau soir et Nuit d’Ktoiles, solos de soprano par Astrid et Fjelde.11.00 —L’HEURE DU COUCHER —Direction de l’orchestre par Ludwig Laurier: Ouverture de "Smi-ramide", de Rossini; Danse Slave, de Dvorak; Extrait de "Fidclio".de Beethoven; Sérénade Hongroise, «le Joncières; Scène aurier et de .nombreuses autres patinoires dans la ville.Les amateurs de sport d’hiver auront aussi à Ottawa une glissoire pour traînes sauvages qui est en construction actuellement à Rockliffe.Le programme comprend enfin des courses en patin, une parade de flambeaux, le bal du Carnaval, ou Château-Laurier, et maintes autres attractions qui attireront des milliers de visiteurs.Le classement des équipes LIGUE NATIONALE Section Canadienne FORUM WILBANH 6131 CE SOIR.A 8 H.(Hockey Amateur Senior) McGILL vs M.A.A.A.CANADIENS vs COLUMBUS Enfanta .*» Admiailon itênérale .SO Sieges de loge et promenade *1.00 Taxa Incluie.Le Syracuse est défait Cleveland, 15.— Les Indiens de Cleveland ont triomnhé du Syracuse samedi soir dans une joute de la Ligue Internationale par nn résulta! de 3 à 1 et cette victoire était bien méritée car les Indiens tinrent leurs rivaux en échec jusqu’à la fin de la troisième période alors que les visiteurs enregistrèrent leur unique point.C’était la huitième défaite du Syracuse sur onze par-t>.jouées.Composition des équipes: Cleveland Baxter Me Far la ne Young Gray Dona f y Gdark Syracuse Fisher , Paddon Hughes Holmes Markle Lauder but defense défense centre avant .avant Subts Cleveland: McBride, Frew, Williams, Brophy, Dunning, Kunts, Walker.Subs.Syracuse: Palangio, Klein, Rnetz, Brown.Arbitre: Rodden.SOMMAIRE Première période 1.Cleveland Doraty 5.00 Punition: Aurnne.Deuxième période 2.Cleveland Gray 3.15 Punitions: Brophy, McFcrlane.Troisième période 3.Cleveland Brophy 10.18 4.Syracuse Markle 13.14 Punition: Hughes, Young, G.P.N.P.C.Canadien ., 8 3 1 37 27 Toronto .5 4 2 24 18 Montréal .6 5 0 19 22 Américain .3 5 5 15 18 Ottawa .7 1 19 25 Section Américaine G.P.N.P.C.Chicago .7 3 1 24 13 Boston .7 4 1 32 24 Détroit .5 5 2 23 23 Bangers .5 5 2 29 27 Philadelphie 1 10 1 18 42 LIGUE INTERNATIONALE G.P.N.P.C.Buffalo .9 3 ft 28 11 Windsor .7 4 2 37 29 London .5 5 2 22 22 Détroit .6 i 23 26 Cleveland .4 6 3 29 35 Pittsburg .4 6 2 23 33 Syracuse .4 8 Ô 23 34 LIGUE i CAN.-AMERICAINE Springfield .9 0 0 45 18 Providence .6 2 2 33 19 New-Haven .4 7 1 17 37 Boston 3 7 ft 29 31 Philadelphie 1 7 1 12 31 10 16 12 11 11 II) 8 LIGUE PROVINCIALE Trois-Rivières 1 0 ft 4 3 2 LaTuque .1 ft ft 7 2 2 Shawinigan .ft 1 ft 2 7 ft Québec .(t 1 0 3 4 0 LIGUE MONT-ROYAL LaFontaine .3 1 1 12 8 7 St-François .2 1 2 8 6 6 St.Michael.2 2ft 2 5 4 C.P.Verdun t 4 0 8 11 2 LES SERIES DE LA LIGUE MONT-ROYAL Près de cinq mille personnes ont été témoins des parties disputées hier après-midi, à l’Arena Mont-Royal, dan* les séries du circuit du président Percy Reed et les fervents du nockey ont été très satisfaits des exhibitions fournies.Le laiFonitaine, qui mène actuellement dans la Ligue Mont-Royal, a subi sa première défaite de la saison alors qu’il a été vaincu par le Champêtre par un résultat de 3 à 2 dans une joute très excitante, qui était la première au programme.Dans la deuxième partie, le Saint-François-Xavier a eu raison du C.P.Verdun, car les hommes d’Udège Gervais sont sortis victorieux par un résultat de 4 â 2.Alignement des équipes: PREMIERE PARTIE LaFontaine (2) Champêtre (3) Archambault but Boulanger Arcand défense Fowlre Shearer défense Unsworth St-Jean .centre Hills Thompson avant Octeau Bélanger avant Dupuis LaFontaine, subs.- Hamel, O’Rourke, Ferry, Clermont, Belle-humeur, Grant.Champêtre, subs.— Beauchamp, Golvey, Etbier, Leduc, Walker.1ère période 1— LaFonl ai ne—Hamel .8.4 5 2— Champêtre—Fowler .19.0ft Punitions—Shearer, Hills.2ème périgde 3— Champêtre—Walker .11.45 4— LaFontaine—Thompson .Ib.la Punitions—Hamel, Bélanger, Leduc., , .3eme période 5— Champêtre.—DupuiS .-25 Punitions—Grant, Ethier, Walker, Thompson 2.DEUXIEME PARTIE C.P.Verdun (2) St-François (4) Armstrong but LopUW Jotkus défense Roswell Bennett défense Mongeon Valois centre Gravel avant Moore avant - C.P.Verdun, subs.—Reeves, Connolly, Alary, Proulx.St-François-Xavier, subs.—- Alex-andre, Gervais, Kaston., Gau dette.1ère période 1— St-François—Thibault .2— Nt-F ra nç o i s—A rxn an d .3— St-François—Gaudette .Punition—Aucune.2ème période 4__c.p.Verdun—Connolly 5— St-François—Thibault .j Punitions—Proulx, Armand, bas- ton, Gravel, Bennett.3ème période 6— C.P.Verdun—Valois .15.45 Punitions — Thibault, Connolly (majeure).„ .o Arbitres—Campbell et Sauve- Ligue de hockey amateur de l’Est Ce soir sera la deuxième soirée de ia ligue de l’Est, â P Arena de l’Académie Roussin., Le Saint-bu-sèbe rencontrera le Saint-Léonard pour l’ouverture.Ce dernier fait ses débuts dans la ligue.M.Adrien Vanicr, gérant du Sainl-Léonard, entend bien débuter par une victoire aux dépens des vainqueurs des millionnaires.Mais comme le Saint-Eusèbe sera l’équipe à vaincre, cette année, il fera l’impossible pour ajouter un deuxième triomphe à son crédit et se maintenir en tête de la ligue.Monsieur Vanier s’obstinant à ne point dévoiler le nom de ses joueurs d’ici lundi, pourra fort bien causer des surprises aux meilleurs connaisseurs.La solide équipe du Henri-Hébert défendra ses couleurs contre le club des Millionnaires, dans la seconde joute.Si la glace est bonne et dure, lundi soir, il se peut fortement que la lumière rouge des jeu de but s’éclaire souvent.M.Hébert possède de bons compteurs tandis que les prolégers de M.Liboiron remaniés sensiblement, s'attendent à une dure joute qu’ils disputeront chèrement.En somme, un intéressant programme est à la portée des Amateurs de l’Est.La ligue a retenu les services de M.Hector 1/épine, frère de Pete Lépine, du Canadien, de la N.H.L., pour arbitrer les joutes de ce soir.Armand Thibeault Bourgou i n 4.10 15.30 18.45 5.00 16.45 Les Bruins ont déclassé le Toronto Toronto, 15.— Les amateurs de hockey de cette ville qui se sont rendus pour être témoins de la joute entre les Briuins et les Leats, samedi soir, s’attendaient à voir le club local suibir un échec aux mains des protégés du gerant Ross et U» ne furent nullement surpris de voir les visiteurs remporter la victoire par un résultat de 7 à 3 car les locaux étaient privés des services de Charlie Conacher, Pri-meau et Cotton, leurs trois meilleurs avants et les meilleurs compteurs de l’équipe, cette saison.Pour tombde de malchance, le capitaine Happy Day dut se retirer du jeu dans ia période fiimlc à cause d’une blessure au genou.Toronto a rappelé Roily Huard, dn club Buffalo, et il a débuté sur la ligne d’avants.11 a joué une bonne partie et c’est même lui qui a enregistre le premier point de ia soirée.Les Maple Leafs ont bien tenu dans la première période.Ici, chaque club compta deux fois.Huard lut le premier à déjouer Thompson puis Harry Uliver égala le résultat.Une demi-minute plus tard Oliver donnait l’avantage à son club et ensuite Blair et Bailey combinèrent pour encore égaler.Ce fut une superbe pièce d'ensemble.Dans la deuxième période les Bruins comptèrent deux fois.Barry déjoua Chabot eu milieu de rengagement puis Gainor passait dans lu liste des compteurs à peu près cinq minutes plus tard.Le dernier engagement fut encore à i'avatage des Hi uin-s.Barry enregistra un autre point en moins de deux minutes de jeu et Harris, sur nne passe de Connie Welland, porta le résultat à 6 à 2.Clancy et Bailey combinèrent alors pour le dernier point des Maple Leafs et finalement Shore termina le résultat de la soirée.Alignement des équipes: Boston Toronto Thompson but Chabot Shore défense Clancy Ilitch man défense Day Barry centre Blair Oliver avant Bailey Galbraith avant Jackson Subst.Boston: l’ratt, Owen, Harris, Welland, Chapman, Gainor, Clapper, Darraugh.Subst.Toronto: Hamel, Huard, Jenkins, Horner, Grant.Arbitre, Cleghorn et Daignault.SOMMAIRE Première période 1.Toronto Huard 9.13 2.Boston Oliver 4.05 3.Boston Oliver .30 4.Toronto Blair 1.45 Punition: Hitchman.Deuxième uériode 5.Boston Barry 10.00 C.Boston Gainor 4.50 Punition : Hamel.Troisième période 7.Boston Barry 1.54 8.Boston H a cris 2.59 9.Toronto Clancy 14.41) 1(1.Boston Shore 2.10 Punition: Aucune.La victoire aux Pirates Windsor est victorieux Cleveland, 15.— Les clubs Windsor et Cleveland étaient aux prises hier soir dans une joute des séries de la ligue de hockey Internationale et cette rencontre fut très contestée car pour décider de la victoire il a fallu jouer une période supplémentaire.Pendant les trois périodes régulières les Indiens ont tenu tête è leurs adversaires mais dans la manche additionnelle les visiteurs ont enregistré trois points pendant que Cleveland était tenu en respect.La partie se termina par un résultat de 7 à 4.Composition des équipes: W i NDSOR CLEVELAND Benedict but Baxter Brown défense McFnrkme Arbour défense Young W.Phillips centre Gray B.Phillips aile Doraty Northcott aile Brophy Frew sub Robinson McBride Duncan Kuntz Duguid Dunning, Clark Lever Arbitre: Rodden.SOMMAIRE Première période 1.Cleveland: Gray .1.20 2.Windsor: Northcott .1.17 3.Windsor: Duguid .9.47 4.Cleveland, Gray.1.46 5.Cleveland, Youny.24 Punitions: Doraty, Brown, Du- guid et Northcott.Deuxième période fi.Windsor: W.Phillips .15.29 7.Cleveland: Doraty .2.31 Punitions: Young, Clark, McFar-Jane, Northcott et Brown.Troisième période 4.58 Le résultat du hockey LIGUE NATIONALE Samedi soir Américains 1, Canadiens 1.Boston 7.Toronto 3.Détroit, 3 Philadelphie, 2.Dimanche soir Montréal.2 Chicago 0.Rangers 3.Détroit 0.LIGUE INTERNATIONALE Samedi soir Cleveland 3, Syracuse 1.Dimanche soir Windsor 7, Cleveland 4.Pittsburgh, 3, Détroit.L Syracuse 3, London 2.LIGUE CAN-A M ERICAIN E Samedi soir New Haven 3, Boston 2.Dimanche soir Providence 4.New Haven 2.LIGUE PROVINCIALE LaTuque 7.Shawinigan 2.LIGUE MONT-ROYAL Champêtre 3, Lafontaine 2.St-François-Xavier 4, Lafontaine JUNÏONR A.H.A.M.A.A.A.McGill 2, Columbus 0.LES DOCUMENTS SVERDRUP Ottawa, 13.— I.e Canada a acquis par voie d’achat les cartes, notes, registres et autres précieux documents originaux relatifs aux explorations et aux découvertes que le commandant Otto Sverdrup, célèbre explorateur norvégien, a faites dans l’archipel arctique canadien.Au cours de la dernière session du Parlement, le gouvernement fédéral a inscrit dans les crédits supplémentaires un don qu’il sc proposait de faire au commandant Sverdrup en reconnaissance de ses travaux dans les régions septentrionales du Canada, ainsi que pour l'achat de ses documents.Ce don vient d’être effectué par le gouvernement à ce projet.ANTIKOR-LAÜRENCE «« i va v, i j *f V- A-9 I \ l 'It Punitions: Clark, Gray, Duguid.| McGill .3 1 (1 5 2 6 Période supplémentaire M.â.A.A.2 0 0 5 II 4 9.Windsor: Duncan 2.35 L Victoria .1 1 (1 0 l 2 1(1.Windsor: Northcott .3.26 r Loyola .1 3 ft 3 12 2 11.Windsor: Northcott ,,,, 7.31 i Columbus .0 2 0 0 4 0 v Punition: Duncan."Lève PROMPTCMCNTLS _ Otemouts p Durillons.SW.ffflCKt.SAM DOULfUft- Ht VEHTf RâRTOUT ?5^Fw*°ni PHJMEIAMEMMP tu* a t Carte au trait, représentant une partie des Territoires du Nord-Ouest, Canada, et indiquant l'emplacement des îles du Groupe Sverdrup-Axel Heiberg, Ellef Ringncs, Amund Ringncs, et King Christian.„ Ce fut en 1898 que le commandant Sverdrup entreprit son expédition arctique à bord du Fram, navire spécialement construit pour les explorations polaires.L’expédition dura quatre années et coûta $200,000 environ.L’explorateur parcourut la région comprise entre 76° et 81° 40’ de latitude nord, et entre 76* et 107° de longitude ouest, soit une superficie d’environ 100,000 milles carrés.La région forme partie de l’archipel canadien.Le commandant Sverdrup accomplit une tâche extrêmement utile et son lever cartographique des îles Axel Heiberg.Amund Rin-gnes, Ellef Ringnes et King Christian, et les études scientifiques qu’il effectua là-bas, non seulement constituent un magnifique travail d’exploration mais forment une remarquable contribution scientifique qui produit des résultats très importants dans plusieurs branches des connaissances humaines.Ils ont été d’une grande utilité nu ministère de l’intérieur et à la gendarmerie fédérale au cours de leurs patrouilles annuelles.Ces services rendus à la science dans le secteur canadien de l’Arctique sont considérés comme grandement profitables au Canada, et c’est pourquoi le gouvernement canadien a décidé de faire au commandant Sverdrup un don pécuniaire représentant en même temps une compensation pour la cession par l’explorateur des cartes, des registres et de tous les autres documents qu’il possédait.M.Bennett s'est reposé hier Ottawa, 15 (S.P.C.) — M.R.B.Bennett, premier ministre du Canada, a passé le dimanche à Ottawa.Il a eu une entrevue avec sir George Pcrley, puis s’est reposé toute la journée.Aujourd’hui, M.Bennett va procéder à une vérification générale des départements quant aux dépenses faites, puis convoquera une réunion du cabinet.Mort du nain Orman Belfast, Maine, 15 (S.P.A.) —- L?nain Donald Orman, qui mesurait 44 pouces, est décédé.Il était âgé de 71 ans.Cartes Professionnelles et Cartes d'Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.L&brecque, I.C.O.Papineau.I.C.at Arpenteur.M Cailloux.I.O.Les Ingénieurs Associés LIMITE» INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentaje — Expel t’a» EDIFICE THEMIS 10, St-Jarqurc ouest — HArhour 0,3 MONTREAL Détroit, 15.— Privé des services de Johnny Newman, qui s’est fait blesser vendredi dernier lors de la joute avec le Windsor, le club Détroit, de la Ligue Internationale, a fait piètre figure dans la jfc rtie d’hier soir et il a subi une défaite aux mains du Piltsburg par un résultat de 3 à 1.Alignement des équipes: Pittsburg Détroit Cox but Venue Berlet défense Hoffinger Fraser défense Spring Fields centre Creighton Gregg avant Steele Proudlock avant Gillie Subst.Pittsburg: McGuire, Halli-day, Sullivan, Smith, Bouchard,] Reise, Moore, McIntyre.Subst.Détroit: Ealy, Herberts, Mcl’berson, Tabor, Gilhooley, Williams, Murray.Arbitres: LafLamme et Bnsh.SOMMAIRE Première période Pas de point.Punitions: Hoffinger, Murray et Berlet.Deuxième période 1.Pittsburg Reise 12.17 Punitions: Fraseur majeure, Creighton.Gregg, Gillie 2.Troisième période 2.Détroit Spring 4.25 3.Pittsburg Fields 6.02 4.Pittsburg McGuire 7.27 Punitions: Proudlock, Williams.Raymond Beausoleil I.C.bpéclallté : COMBUSTION CHAUFFAQR INDUSTRIEL ST i DOMESTICJUB— INSTITUTIONS I HOPITAUX — CONCIEROERIS3 132, ru* St-Jacques O.HA.1811 Chxmbrn 52* AVOCATS BERTRAND, GUERIN COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.Ins.Exch., 270 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand.C.R.Substitut Senior du Procureur Général.C-E.Guérin, C.R.Maur.Goudrault, C.R.Antonio Clameau, M L L, Hon -N Garceau.Aldérle Blaln.L.L.L.MAJ* Roger Pinard.L.L.L.BLALN & PLNARD AVOCATf* Imm.Druntl».eksmbre 21 UAn ééOT 84.rue Notre-Dame ouest - Montréal Jacques Cartier, */.*n ri?
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