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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1985-01-30, Collections de BAnQ.

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10 ¦ Le Devoir, mercredi 30 janvier 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Air Canada placés, se trouvent à Montréal Les Gens de l’air dénoncent aussi le fait que pas un seul des pilotes de Boeing 747 ou de DC-8 d’Air Canada ne résident au Québec.L’Association dénonce également les nombreux transferts qui sont effectués vers Toronto, et ce dans toutes les classes d’employés, des pilotes aux agents de bord et techniciens.Par exemple, l’AGAQ note que l’entretien des appareils Boeing 747 qui effectuent la liaison Montréal-Miami quatre fois la semaine se fait maintenant à Toronto, alors que les équipages sont basés à Vancouver.De plus, on craint que la société d’Etat n’ait plus un seul vol international au départ de Mirabel d’ici peu.4 Hatfield président du tribunal qui n’a pas répondu directement, mais qui a noté que les médias en avaient tiré une « histoire très juteuse ».Le juge Harrigan a rappelé qu’un reporter de la télévision était au courant de l’enquête policière quelques jours à peine apres la saisie, alors que rien n’avait encore été rendu public.Le sachet de 35 grammes de mari juana a été trouvé dans une pochette extérieure de la valise de M.Hatfield, le 25 septembre, avant qu’il ne prenne l’avion à Fredericton pour se rendre à Moncton en compagnie de la reine Elizabeth II et du prince Philip.Le premier ministre n’a été rnis au courant de l’affaire que trois jours plus tard et la mise en accusation n’a eu lieu que le 26 octobre.Le dernier témoin de la couroime, mardi, a été le caporal Gordon Smith, expert en empreintes digitales.Le caporal Smith a déclaré qu’il ne pouvait certifier qu’une empreinte partielle relevée sur le sachet de marijuana était celle du pouce droit de M.Hatfield, puisqu’il n’y avait que huit points de similitude entre les deux et qu’il en faut au moins 10 pour établir une identification positive.Le juge Harrigan, d’un autre côté, a donné raison à la défense, qui avait affirmé que la GRC avait violé la Charte des droits en retardant à faire savoir à M.Hatfield qu’il faisait l’objet d’une enquête.« La police, a dit le président du tribunal, devrait commencer à se plier à certains articles de la Charte et celui-là en est un.De quel droit peuvent-ils garder un accusé dans le noir ?L’un des avocats de la défense, Me Don Gillis, a d(; plus soutenu que la prise des empreintes digitales de M.Hatfield par la GRC constituait un « déni délibéré des droits d’un individu par le ministère de la Justice ».Il a été révélé, au cours du procès, que le chef des nouvelles au Nouveau-Brunswick de r Allan tic Television System avait appris, avant même M.Hatfield, que la police faisait enquête dans cette affaire.Le surintendant-chef Denis Ling, commandant de la GRC à Fredericton, a raconté qu’il avait reçu un appel téléphonique de Pat Ryan, le 27 septembre, lui demandant de confirmer un renseignement voulant que des produits de contrebande aient été découverts dans les bagages d’un représentant du gouvernement, au cours de la visite de la reine.Au cours de la conversation d’une demi-heure, a fait savoir M.Ling, Ryan lui a appris d’où il tenait ce renseignement.Fait curieux, cependant, ni la couronne ni la défense n’ont demandé à M.Ling de répéter où Ryan avait dit s’être renseigné.Ryan n’a cependant jamais diffusé le renseignement qu’il détenait.En fait, c’est le journal Fredericton Gleaner qui a été le premier à en parler, le 20 octobre.^ Le procureur vailleurs.Chmielewski est un bon père de famille.» < Mais ils étaient dépendants de Piotrowski, ils craignaient qu’un refus de leur part entraîne une punition.» Le colonel Pietrus^ « est le plus cynique de tous » a poursuivi le procureur : « Il a menti à ses co-incul-pés, tenté ensuite de les couvrir pour se protéger lui-même, a essayé en vain de rejeter la responsabilité sur le général Zenon Platek (son supérieur au ministère de l’Intérieur), mais il a été démasqué.» Si < l’on a parlé d’une instance supérieure au ministère de l’Intérieur » impliquée dans l’affaire, « cette instance supérieure était Pietruszka».« Sans la participation de Pietruszka, ce crime aurait été complètement impossible », a-t-il affirmé.« Il est établi qu’aucun responsable de rang plus élevé n’a été impliqué et qu’à un moment donné les trois accusés ont compris que Pietruszka était le plus haut dirigeant mêlé à l’affaire.» Au cours du procès, les accusés ont tenté de minimiser leur geste.Ds ont affirmé n’avoir voulu qu’intimider le prêtre et se sont rejetés la responsabilité de sa mort Le procureur Kolacki a battu en brèche leur système de défense.« Ces hommes étaient résolus à commettre un meurtre.Ils étaient assurés de leur impunité et n’avaient aucune crainte des policiers en uniforme, a-t-il dit.Ils ont participé à une provocation politique sans précédent contre l’autorité du gouvernement mais aussi contre les principes moraux, légaux et sociaux de l’Etat socialiste.» Retraçant les événements qui se sont produits entre le 19 octobre, date de l’enlèvement du père Popie-luszko, et le 30 octobre, jour de la découverte de son corps dans la Vis-tule, le procureur Kolacki a affirmé ne pas douter que les trois accusés aient agi avec préméditation.Il a également déclaré que l’enquête avait démontré que, mal^é ses dénégations, le colonel Pietruszka avait toujours été au courant des agissements de ses subordonnés.Le procureur a rappellé que lorsque le capitaine Piotrowski était venu l’informer de l’échec d’un premier attentat contre le prêtre (jet de pierre contre sa voiture pour provoquer un accident), le colonel Pietruszka avait répondu : « Quel dommage.Ç’aurait été un si joli accident.» Il a également souligné que l’officier supérieur avait remis des documents spéciaux aux trois hommes pour qu’ils échappent aux contrôles de poUce alors qu’ils transportaient le corps du père Popieluszko dans leur voiture.Dans la petite salle archi-comble du tribunal de Torun, le procureur général Pietrasinski a choqué les amis et la famille du père Popieluszko en incluant dans son réquisitoire une tirade de 45 minutes contre le militantisme anticommuniste du prêtre qu’il a accusé d’avoir provoqué sa propre mort.« L’extrémisme de Popieluszko a donné naissance à un autre extrémisme tout aussi néfaste qui a produit ce crime », a-t-il dit avant d’accuser le prêtre d’avoir mené une campagne de haine contre les autorités communistes.« Les autorités de l'Église montrent une trop grande tolérance envers certains prêtres qui se servent de leur statut religieux pour se Uvrer à de l’agitation contre l’État », a-t-il ajouté.Le procureur Pietrasinski n’a pas totalement écarté l’existence d’un instigateur à l’étranger.Restant dans le flou, il a fait état d’une enquête « parallèle au procès » sur les contacts du capitaine Piotrowski avec un certain « Grzegorz Suski qui mène des activités antipolonaises en Allemagne fédérale.» Lors de deux séjours en Pologne, en 1981 et 1982, M.Suski aurait remis au capitaine Piotrowski deux voitures occidentales « en échange de services non spécifiés ».Alors que Me Pietrasinski lançait ces accusations, le capitaine Piotrowski a secoué la tête en signe d’incrédulité.Et quand il a entendu que la peine de mort était requise contre lui, il s’est rejeté en arriére en pous- AUJOURD’HUI Dans le cadre du 6e Festival de la santé à ru de M, conférence sur « le suicide » du Dr Carmen Plante, à midi 30, salie B-2305.343-7705 ¦ Conférence intitulée « Science et Conscience ou le temps du changement » offerte par Nouvelle Acropole, 400 esl boul.Saint-Joseph, à 19 h 30.2796535 ¦ Conférence du Centre Hillel intitulée < Humour et politique » à l’amphithéâtre du pavillon des Sciences sociales de l'U de M, 3200 rue Jean Brillant à 20 h 30.738-2655 ¦ Introduction à la Série de conférence de base et d’exercices mentaux sur la méditation dynamique Méthode José SUva.Rendez-vous à une réunion gratuite à 19 h, au Holiday Inn Richelieu, 505 est, rue Sherbrooke.Pour inf.: Mme Marie-Hélène Lamy, 11., 845-7095 ¦ L’Association gnostique offre une conférence d’introduction gratuite, à 19 h 30, au 6977 rue Saint-Denis.Le sujet de la causerie sera « Psychologie profane et psycholi^e gnostique».274-8^ Les beaux mercredis, groupe de croissance en ateliers de gestalt, offerts avec la collaboration des CLSC St-Hubert et Samuel de Champlain, ouvre une nouvelle session sur « La critique d’affirmation » à Longueull.On peut s’inscrire à la session complète ou se bâtir un programme sur mesure en s’inscrivant aux ateliers de son choix (au moins 2).658-8480 ¦ « Les femmes et la paix : puissance et non violence », tel est le theme d’un dé-jeùner-cBUserle qui aura lieu de midi à 14 h au Centre des femmes de Montréal, dans le cadre du 12e anniversaire, au 3585 rue Saint-Urbaia ¦ La Famille tantrique Arlca propose des reportages filmés sur ses activités ainsi que des éléments de méditation active lors de sa soirée d’information, au 3727 rue Montana à 20 h.524-4645 ¦ Centre Collette Maher, 9924 rue Saint-Laurent vous invite à participer gratuitement à une leçon d’Anti-Stress, à 19 h.387-7221 ¦ Troisième d’une série de six rencontres offertes par Sentiers de foi sur le thème « Etre cluétien, cela a-t-il du sens aujourd’hui?», Quelle sorte d’Eglise veut Jésus Christ?avec Jean-Guy Pagé, professeur à l’Université Laval, 1202 de Bleury.866-2305 ¦ Conférence de M.Yvon Valcin, auteur du livre « L’argent électronique : quitte ou double » au département des communications de i’U de M, salie A-415, pavillon Marie Victoria, 90 Vincent d’Indy, à 16 h.343-7819 ¦ Au Centre vocationnel, 827 est, rue Sherbrooke, les jeunes 15-30 sont invités à une rencontre d’information et d’échanges avec les Soeurs de Saint-Paul de Chartres, à 19 h 30.Soeur Rolande Bessette, spdc.526-9485 ¦ Séance d’information sur le Groupe interentreprises pour la gestion informatique de la terminologie, affilié à l’ACFQ, de 8 h 30 à midi, à l’Hôtel Régence Hyatl Salon Cartier A.8496244 ¦ Si vous vous sentez en difficulté, si vous avez le goQt de participer à une réunion d’échange et de partage, si vous voulez vous sentir appuyé, il faut vous joindre au groupe tous les mercredis à 9 h 30 au 1188 rue Champlain, 3e étage.L'Atelier d’artisanat Centre-Sud, 3e étage du Centre social Centre-Sud, 1710 Beaudry, offre à la population un stage de 3 heures sur la fabrication de lavette à vaisselle.Rendez-vous à 13 h 30.526-5656 sant un long soupir.Les lieutenants Chmielewui et Pekala sont restés tout le temps tête baissée entre les mains, tandis que le colonel Pietruszka jxenait sans cesse des notes.Aujourd’hui le tribunal doit entendre les avocats de la partie civile représentant la famille du père Popieluszko et son chauffeur Waldemar Chrostowslû, qui avait réussi à sauter en marche de la voiture des ravisseurs.Le verdict est attendu en fin de semaine ou en début de semaine prochaine.Ce procès qui est sans précédent en 40 ans d’histoire de la Pologne communiste « entrera dans l’histoire socialiste comme le procès du respect absolu de la loi socialiste et de la bonne rotation de la République socialiste de Pologne », a dit enfin le procureur général 4 LePLQ des libéraux, la Commission demandera l’autorisation de se déplacer prochainement à Montréal pour entendre le porte-parole de la Coalition des malades, M.Claude Brunet Mise à part la CSN, qui normalement viendra exposer demain les raisons de son opposition, aucun syndicat n’a voulu se faire entendre par la Commision parlementaire qui étudié l’avant-projet de loi rendu pubUc avant les Fêtes par M.Clair.Rejet-tant fortement la proposition gouvernementale, une quinzaine de syndicats indépendants et de centrales syndicales ont récemment créé une coalition, qui rendra publique aujourd’hui même les orientations d’une réforme du mode de négociations qui aurait le soutien de ces syndicats.« Ces orientations, qui devront être endossées samedi par l’assemblée, ne prendront pas la forme juridique, technique, d’un avant-projet de loi mais ses idées-force seront la matrice de base d’une riposte », a précisé hier le président de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), M.Yvon Charbonneau, lors d’une conférence de presse.Si le Parti libéral du Québec veut la suppression du droit de grève dans les hôpitaux, « alors nous serons pour la suppression du Parti libéral dans les affaires gouvernementales, a lancé M.Charbonneau.« n faut que, dans les prochaines semaines, tout gouvernement comprenne que l’a-vant-projet de loi n’a pas de bon sens et que cela ne passera pas.Nous ne laisserons pas faire Clair, ou les successeurs de Clair, qu’ils soient pé-quistes ou libéraux », a encore déclaré le président de la CEQ, très en verve.Il a aussi lancé un avertissement à certains ministres: « Il faut que la minorité du cabinet (Lévesque) prenne ses responsabilités et amène a plus de raison les petits gendarmes du papier quadrillé.».< On veut essayer de nous enlever le droit de négocier.Il leur faudra aller le chercher, s’ils en sont capables.Nous n’allons pas négocier le droit à la négociation », a conclu M.Charbonneau.Par ailleurs, dans son discours d’ouverture, le président du Conseil du Trésor a rappelé que le temps presse.« C’est dans deux mois, soit le 5 avril prochain, que la mécanique infernale de l’ancienne machine à produire les affrontements se mettra en marche», a-t-U dit.Rappelant que le projet gouvernemental mise sur la décentralisation progressive au niveau local des questions touchant notamment l’organisation du travail M.Clair s’est dit « convaincu que l’immense majorité des salariés préférerait un tel régime à ce qui prévaut actuellement ».« Enfin, ces salariés auraient sur le plan local la garantie du statu quo, mais surtout la possibilité de le faire évoluer en fonction du vécu de leur établissement, plutôt que d’attendre trois ans en accumulant de la frustration», a ajouté M.Clair.Au sujet du nouveau mécanisme proposé pour fixer annuellement la rémunération des salariés du secteur public, M.Clair estime qu’il favorisera le dialogue permanent et la mise en place éventuelle d’une forme de consultation par le gouvernement des divers agents socio-économiques.On sait que la rémunération serait négociable pendant quatre mois chaque année, mais sans droit de grève.Celui-ci demeurerait tous les trois an^ en ce qui touche les clauses normatives » lourdes », négociées au seul niveau national Les deux associations patronales du secteur des Affaires sociales qui comparaissaient hier après-midi appuient le gouvernement dans les grandes lignes de son projet de réforme et elles ont souMgné le pas important que constituerait notamment l’instauration d’un Institut paritaire sur la rémunération.Cependant, si toutes deux refusent de voir retirer le droit de grève aux employés du secteur de la santé, la Fédération des CLSC voudrait voir les négociations locales (celles portant sur le « normatif léger ») assorties du droit de grève, alors que l’Association des CSS appuie le gouvernement dans son choix d’interdire le droit de grève à ce niveau local La Fédération des CLSC et l’Association des CSS demandent à ce que la décentralisation soit appliquée très progressivemenl même si les deux organismes ont décidé d’appuyer cette évolution du mode de négociations, auquel elles furent d’abord opposées.La Fédération de CLSC demande notamment que soit définie d’abord la convention coUec-tive-type d’un sous-secteur (celui des CLSC par exemple) avant de songer à décentraliser davantage vers des organismes qui n’ont encore ni le personnel ni les moyens ad-hoc.Dans une étape ultérieure, on con-cluerait des arrangements locaux pour établir la liste des sujets à négocier.La Fédération des CLSC justifie ainsi son opposition au retrait du droit de mve dans les services de santé: « fl vaut mieux travailler sur les conditions qui feront qu’on aura le moins recours possible au droit de OTève et se concentrer sur la modification des règles du jeu qui font appel à la collaboration (employeurs- Audiences publiques de la CUM sur le financement du transport en commun ALAIN DUHAMEL La Communauté urbaine de Montréal (CUM) reprend à neuf le dossier du financement du trans- rirt en commun et vient de confier la Commission de l’évaluation, des finances et du dévelop^ment économique du conseil la tâche de l’étudier et de tenir des audiences publiques à ce sujet Le mandat comprend à la fois le financement des infrastructures de transport en commun, telles le métro et les trains de banUeue, et le financement de l’exploitation, c’est-à-dire les tarifs, la politique gouvernementale d’aide au transport en commun et la recherche des sources alternatives de financement.En confiant ce nouveau mandat d’étude à la Commission de l’évaluation, des finances et du développement économique, le comité exécutif met à exécution une résolution unanime du conseil de la CUM adoptée à l’automne 1983 pendant l’étude du budget de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM) pour l’année 1984.Le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) avait pris l’initiative de cette résolution.L’automne dernier, au moment où le conseil de la CUM étudiait le budget du transport en commun pour l’année 1985, il avait vivement reproché au comité exécutif de n’avoir rien entrepris à l’égard de cette résolution.Le financement du transport en commun a alimenté de nombreux et vifs débats, au conseil de la CUM et à l’extérieur, depuis cinq ans.Les citoyens de l’ile de Montréal n’ont pas eu l’occcasion d’en débat- tre dans un forum public depuis la commission parlementaire chargée, en d’entendre les mémoires relatifs au livre blanc du ministre des Transports sur le financement et le développement du transport en commun dans la région mé-tropoUtaine.De ce document dans lequel le gouvernement québécois évoquait les hypothèses d’un organisme régional de transport, d’une tarification à la distance parcourue et d’une ristourne sur les péages et taxes sur l’essence, il ne subsiste guère aujourd’hui que le programme de plafonnement et de réduction des contributions gouvernementales à l’exploitation.La politique québécoise d’aide au transport en commun, fondée sur les revenus d’exploitation des transporteurs, conjuguée à la volonté des administrations municipales de réduire le déficit d’exploitation à leur charge, a accru la pression à la hausse sur les tarifs de telle sorte que la CTCUM n’a eu d’autre choix que de les augmenter tous les ans d’un pourcentage supérieur à l’indice des prix à la consommation.En janvier dernier, par exemple, elle augmentait sa g^e tarifame de 7.5% en moyenne alors que l’inflation n’augmentait que de 4.2%.Le président du comité exécutif, M.Pierre Des Marais II, a déjà indiqué que sa politique consistait à faire passer graduellement la part des usagers dans le financement de l’exploitation de 41% à 50%.Elle lui a attiré les critiques du RCM qui tient le transport en commun comme l’un de ses principaux thèmes.L’opposition lui reproche de mener la CTCUM tout droit dans une impasse financière d’autant plus rapidement que la politique d’équirâment, compte tenue de la stabilité relative de la clientèle, accroît les frais d’exploitation.Ainsi la mise en service ae la li^e 7 coûterait au moins |17 millions de plus à la CTCUM sans qu’elle puisse en e^rer une hausse telle de son achalandage qu’elle couvrirait les frais supplémentaires d’ex-ploitatioa À l’égard des Infrastructures et des équipements, la politique du gouvernement québécois prend à son compte la totalité des coûts de construction.Aussi, a-t-il pu imposer récemment un métro en fer sur fer dans l’est bien que la CUM ait promu avec insistance la construction d’un métro pneumatique dont elle est équipée sur l’ensemble de son réseau.Le gouvernement québécois n’a pas tenu compte non plus de la volonté de la CUM de moderniser le train de banlieue CN/Deux-Montagnes (ligne 3) qu’elle identifiait comme l’une de ses priorités.n reste en outre à débattre, entre la CUM et Québec, le dossier de l’intégration tarifaire à propos duquel le président du comité exécutif a des volontés biens arrêtées.Le ministre des Transports, M.Guy Tardif, a l’intention, lui, de régler avant la fin de l’année financière du gouvernement (en mars) cette affaire sur laquelle ses prédécesseurs ont buté.Le comité exécutif n’a pas précisé l’échéancier des travaux de la commission de l’évaluation, des finances et du développement économique.On s'attend cependant à ce que les audiences publiques aient heu avant le printemps.employés) ».Quant au Parti lib^rd, outre la primauté du droit des citoyens - qui en-trainerait le retrait du Â'oit de grève dans les services de santé, - il préconise le respect du droit d’association des employés de l’Étal l6 reconnaissance d’un cadre de relations de travail qui ne soit pas le même que celui prévalant dans le secteur privé, enfin la responsabilité du gouvernement à l’égard de l’équilibre des finances publiques.Le Parti libéral veut que les négociations conservent un cadre centralisé mais que le territoire de négociation soit considérablement réduit.« Nous croyons fermement que la partie syndicale doit accepter qu’en contre-partie du rapport de force très avantageux que lui confère le cartel intersyndical le nombre et l’étendue des sujets ouverts à la négociation doit être restreint », a déclaré M.Pagé.n faudra cependant attendre la publication mardi du programme élaboré par la commission politique du PLQ pour en savoir davantage sur les intentions du Parti libéral là-dessus.4 Parizeau cavalerie, comme le fait Maheu Noi • seux, U faut voir tout ce qu’implique l’option III, lance le ministre démis-sioimaires.Celle-ci introduit une diminution générale très forte des tables d’im^t mais, avant de la favoriser, il faut voir si les gens sont d’accord avec une généralisation de la taxe de vente à tous les biens et services.Quand les hot-dogs et les hamburgers ont été taxés dans les restaurants de l’Ontario, il y eût tout un tollé, quasi une émeute.Ça mérite consultation ».En fait, l’analyse de la fiscalité québécoise a franchi cinq étapes au niveau gouvernemental depuis deux ans.D’abord, le comité ad hoc sur les politiques fiscales a analysé la situation.A la suite de cela, une deuxième version du document a été écrite et présentée aux comités ministériels du déveloi^ment économique et du développement social.Puis, le comité des priorités a été saisi de la question; seulement en quatrième instance, le conseil des ministres a-t-il débattu des différentes options élaborées.Il est évident, dit M.Parizeau, qu’il y a eu des discussions véhémentes au Conseil des ministres.« On ne change pas la situation de millions de gens, sans que les passions ne s’animent ».Durant un certain temps, le conseil des ministres a songé à présenter les trois options sans que le gouvernement ne s’engage pour l’une ou l’autre.Mais en fait, en y pensant bien, il a été jugé qu’il serait absurde de voir un ministre défendre publiquement une option et un autre ministre, une option différente.Il était nettement préférable d’adopter une position commune.M.Parizeau se refuse à préciser qui défendait telle option au conseU des ministres.< Ça existe, le serment de confidentialité des ministres, dit-ü, et je vais le respecter.Je ne vais vous donner que ma position personnelle ».En fait, l’option III est d’autant plus difficile à entériner pour le gouvernement que celui-ci S6st efforcé depuis six ans de favoriser les secteurs manufacturiers mous à l’aide de ses politiques fiscales; l’adoption de cette option, qui implique un bouleversement de l’im^t beaucoup plus profond que l’option II, signifierait l'abandon de la poUtique fiscale préférentielle aux secteurs mous.Cet abandon ouvre la porte à un bouleversement complet des tables d’impôt, mais nécessite un accord unanime du public, avant sa mise en vigueur.Mais, de toute façon, dit-il les tables d’impôt resteront plus progressives qu’en Ontario.M.Parizeau ne comprend pas qu’une firme de comptables montréalaise ose encore prétendre qu’il faille procéder à de nouvelles coupures budgétaires pour accroître la portée de la réforme du livre blanc.« Mais, où donc étaient ces gens depuis 1980, demande-t-il?Il y a peu d’endroits au Canada, sauf en Colombie-Britannique, où les coupures ont été aussi fortes qu’au Québec, depuis 1980».L’ex-ministre estime que Québec, comme tous les gouvernements, peut continuer à faire des coupures normales dans la fonction publique, mais il faut ici distinguer nettement ces coupures avec celles mises de l’avant par le gouvernement canadien qui li4 s’était refusé à faire des coupures jusqu’à récemment « L’Ontario a commencé ses coupures budgétaires plusieurs années avant nous, précise M.Parizeau; le Québec s’y est mis en 1980, et la Colombie-Britannique voici deux ans.Le gouvernement fédéral, pour sa part, n’a pas encore touché à la compression des dépenses.C’est pourquoi on ne saurait dire que cette réforme est mineure parce qu’il est question de réductions d’impôt nettes de 1800 millions sur des revenus totaux de l’État de $ 25 milliards ».On ne saurait amputer davantage des programmes gouvernementaux pour que la réforme prenne de l’ampleur.La vraie question, c’est plutôt de décider si on est d’accord pour entreprendre une diminution considérable de l’impôt sur le revenu des particuliers, en ayant bien à l’esprit que ceci n’est permis que par une généralisation de la taxe de vente.C’est une décision majeure à prendre, déclare M.Parizeau, car ici la population n’a pas l’habitude d’être taxée sur les biens et services.D faut voir si les gens sont d’accord pour être taxés sur le travail du mécanicien au garage, en plus d’être taxés sur les pièces, s’ils acceptent d’être taxés sur le coke, sur tous les services personnels, autres que l’alimentation et les services médicaux; peut-être, les gens préfèrent-ils une diminution moindre de l’impôt sur le revenu et le maintien des exemptions présentes à la taxe de vente.C’est là un choix social qui se doit d’être circonscrit avec précision dès le départ, estime le père du livre blanc.Il ne faut pas que le débat parte sur de fausses pistes.M.Parizeau serait même personnellement favorable à une réforme encore plus vaste que l’option III, réforme qui n’est pas abordée dans le livre blanc, parce que celui-ci veut éviter tout débat constitutionnel sur les impôts.DEMAIN La solution: une TVA générale 4 Pluies acides apporter à la stratégie canadienne de négociation avec les Américains en raison du nouveau rapprochement entre les deux capitales (lire à ce propos en p^e 4).L’étude contient toutes les données accumulées entre 1981 et 1983 par les 46 stations automatiques chargées de recueillir des échantillons de précipitations à travers le Québec.Selon le ministère québécois, les études effectuées à partir des prélèvements du réseau québécois d’échantillonage « mettent en relief l’importance des précipitations acides sur le territoire québécois et le danger qu’elles représentent pour les écosystèmes récepteurs».Au cours d’une conférence de presse, hier, le directeur des politiques au ministère de l’Environne-menl M.Jean Piette, a affirmé aue « les précipitations sont une véritable menace pour le Québec.Sur ces régions (Montréal Québec et No-randa), elles sont de TU fois plus acides que la pluie que l’on considère comme normale et les quantités de sulfates sont le double que la norme admise pour protéger les écosystèmes », a-t-il expliqué aux journalistes, après un long exposé de trois spéciiuistes du mhiistere.Si les trois plus grands centres urbains du Québec se retrouvent au coeur des r^ons les plus menacées.c’est essentiellement parce que s’y superposent les polluants américains, ontariens et les sources locales de pollution comme les automobiles et le chauffage des maisons.La région de Rouyn-Noranda présente quant à elle des caractéristiques bien particulières.Les impacts majeurs constatés aux abords de la ville se prolongent vers l’est sur une longue bande de terrain qui se prend presque jusqu’à Chibougameau, ce que le ministère impute directement à la raffinerie de cuivre de la No-randa.Au Mont-Mégantic, on a relevé jusqu’à 40 kg de polluants par hectare: ce record québécois s'expliquerait en raison de la hauteur de la montagne, située pas très loin du corridor fort vulnérable des Adiron-daks.Quant aux sources de la pollution, la contribution québécoise dépasse 30 % dans la région immédiate de Noranda et diminue graduellement ves l’Est pour atteindre 10 % sur les Maritimes.La contribution ontarienne atteint un maximum de 30 % à la frontière Ontario-Québec pour s’établir entre 10 et 20 % pour le reste du Québec.Selon les études québécoises, de façon générale 80 % de nos précipitations acides viennent des Etats-Unis et de l’Ontario.Les apports américains constituent 60 % du problème.Dans le sud de la province, les dépôts en provenance des Etats-Unis sont si intenses qu’ils se comparent aux régions du nord-est de ce pays, les plus touchées.Le tiers des lacs de la province sont jugés en voie d’acidification, selon le ministère de l’Environnement.Ils écopent de quantités de sulfates trois fois supérieures à celles que l’on trouve dans les régions jugées à l’abri du mal acide.Les populations de poissons y diminuent progressivement en quantité et en qualité.Les acides y libèrent aussi des métaux lourds généralement toxiques, dont l’aluminium, qui affectent gravement la santé de ces animaux (colmatage des branchies).30 janvier par ta PC etrAP 1984:1e colonel Moammar el Kadhafi met en garde contre le risque d’une escalade militaire au 'Tchad après la mise en place de la nouvelle ligne de défense française dans le pays.1979: les Rhodésiens blancs approuvent la nouvelle constitution accordant le pouvoir à la majorité noire.1972: treize civils sont abattus par Tarmée britannique au cours des émeutes de Londonderry, en Irlande du Nord.1969: lancement du satellite de communicaUons canadien Isis-un.1957: l’Assemblée générale de TONU demande à l’Afrique du Sud d’abandonner sa poUUque d’apartheid.1948: le mahatma Gandhi est assassiné à New Delhi par un fanatique hindou.1933: Adolf Hitler est nommé chancelier du Reich.1927: le gouvernement canadien prend en main le chemin de fer du Grand Tronc qui donnera éventuellement naiæance au Canadien National 1881: inauguration du premier chemin de fer sur la glace, long de quatre kilomètres, reliant le quartier Hochelaga, sur l’Ile de Montréal à Longueuil sur la rive sud du fleuve.1154: Nicolas Denys devient lieutenant-général et gouverneur de l’Acadie.Ils sont nés an 36 janvier; le philosophe anglais F.H.Bradley (1846); le président Franklin D.Roosevelt (1882); l’actrice Vanessa Redgrave a ^ ans. Le Devoir, mercredi 30 janvier 1985 ¦ 19 SPORTS 6omeau.Sept-Vae.ansoWM avec fréquenta pasaagm nuagaux Vents modérét Max : -10.Jeudi généralamant ensolaiM Basse Cote nord-AnticoatI, aec-tsur é l'ournt dt Nataahquan: clél vanabta PottibilM dé qualquéa flocons de naigs Vanta modérét par endroiti.Max ' -6.Précipitatlont 30% Jeudi beau Secteur dt Nataahquan et rest: cielvanabit PoewMHé de quelquaa flocons de ntig*.Vanta modérés, sauf du aecisur ouest de U é 50 km-h prés de BItne-StbIon Max.: -4.Précipilationt.30 % Jeudi'ptu dé changamant.
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