Le devoir, 31 janvier 1985, jeudi 31 janvier 1985
LE VENT DE L'ESPOIR LE DEVOIR a eu 75 ans en ce mois de janvier 1985, et la «révolution tranquille» a franchi le cap du quart de siècle.Pour célébrer notre anniversaire, nous avons choisi de faire tout simplement notre métier, celui du reportage, de l'analyse, de la réflexion autour de ces dernières 25 années où le Québec s’est profondément transformé.À la fois reconnaissable et méconnaissable, il se dit au fil des pages d’un numéro spécial que nous vous offrons aujourd’hui; notre équipe et plusieurs de nos collaborateurs réguliers re- voient et actualisent les mouvements sociaux, politiques, culturels, économiques de cette période unique.Mais nous ne nous sommes pas, pour autant, oubliés.À travers les textes de nos anciens directeurs, Gérard Filion et Claude Ryan, et celui de Jean-Louis Roy, on retrouvera une analyse de la façon dont LE DEVOIR a vécu ce grand tournant québécois, et ervvit encore l’ébullition qui continue sous d’autres formes.À tous nos lecteurs, nos amis, bon anniversaire, et bonne lecture! ServicM d’entreposage de dossiers BOITES •*0» Vol.LXXVI — No 25 Plutôt nuageux avec neige passagère.Max.; -6 (détail page 22) Montréal, jeudi 31 janvier 1985 Côte-Nord.Atxttbi à Gaspèsie 45 cents.Nouveau-Brunswick 50 cents.Toronto 50 cents 35 CENTS PARIZEAU AU DEVOIR (2) La TVA serait plus intéressante mais inconstitutionnelle JEAN CHARTIER ’ÉTABLISSEMENT d’une taxe sur la // I valeur ajoutée (TVA) a été étudiée en '' -¦—4967 sous le gouvernement Johnson; une telle taxe serait remarquable, plus intéressante même qu’une taxe de vente généralisée à 9 %, mais inconstitutionnelle en vertu des principes définis en 1848 par John Stuart Mill, l’économiste britannique qui institua les principes du libre-échange, et qui définit, le premier, ce qu’est un « champ d’im^t direct ».C’est la déclaration qu’a faite au DEVOIR, M.Jacques Parizeau, lors d’une entrevue exclusive dont nous publions cette deuxième tranche.Le ministre des Finances démissionnaire a marqué sa nette préférence pour l’instauration de ce type de taxe au Québec.Celle-ci imputerait un fardeau moins lourd et plus progressif aux consommateurs qu’une généralisation, ou pire, qu’une hausse de la taxe de vente, ainsi qu’il est proposé en vertu de l’option III du Livre blanc sur la fiscalité des particuliers dont il est le père.Une TVA autoriserait une réduction de l’impôt payé par les particuliers plus forte que ce qui est envisagé dans l’option 111 du document rendu pu-büc le 10 janvier dernier.L’auteur du document, revu et corrigé patiemment pendant deux ans, a consenti à mettre en perspective les choix définis dans les options II et III du document gouvernemental « La perspective inhérente à ce document est de n’envisager aucun changement constitutionnel aux champs de juridiction présents des gouvernements », a d’abord tenu a préciser M.Parizeau.Il explique en ces termes la non-inclusion dans le Livre blanc de l’option qu’il favorise, entre toutes.« Un impôt direct, c’est un impôt non répercu-table selon la philosophie du temps de John Stuart Mill », explique-t-il.Quelqu’un qui le paie Voir page 12: Parizeau Recul de la métrisation Ottawa opte pour deux poids deux mesures BERNARD PESCOTEAUX OTTAWA — Le Canada demeurera un « pays métrique • mais le système impérial retrouvera d’ici deux ou trois mois droit de cité dans les trois secteurs où son usage avait été interdit par règlement, soit la vente au détail de carburants, d’articles d’ameublement et des aliments mesurés individuellement.Le ministre de la Consommation et des Corporations, Michel Côté, a annoncé hier ce changement de politique qu’il a qualifié de compromis pour « faciliter la transition pour les particuliers et les entreprises qui ont de la difficulté à s’adapter » au système métrique.« En tant que gouvernement, nous appuyons la conversion au système métrique.Nous estimons, de fait, que ce système est ici pour rester », a déclaré le ministre qui ne prévoit d’autres changements Voir page 12: Deux poids Le ministre Michel Côté est félicité par ses collègues conservateurs après qu’il eût annoncé, aux Communes, que le système impérial de mesures retrouvera son droit de cité.Un « petit pas » qui réjouit Michel Clair La coalition syndicale souscrit aux négociations décentralisées (PC-Le DEVOIR) — La coalition syndicale d’une quinzaine de centrales, fédérationi^ ou syndicats indépendants, représentant quelque 360,000 salariés du secteur public, a proposé hier de décentraliser les négociations avec le gou-vernement du Québec.Dans une certaine mesure, cela coincide avec la position déclarée du gouvernement Lévesque.La coalition publiait ses contre-propositions, face au projet du ministre Michel Clair, prési- dent du Conseil du Trésor, de réformer en profondeur le régime de négociations de l’État avec ses employés.En restant dans les balises des conventions collectives nationales, il s’agirait notamment de renvoyer au niveau local la négociation de certaines conditions de travail, a précisé hier en conférence de presse Yvon Charbonneau, président de la CEQ.Suivant la situation dans telle ou teUe institu- tion, un groupe d’employés et la direction pourraient par exemple, a l’intérieur de l’horaire régulier, aménager la semaine de quatre jours, l’horaire flexible ou encore la suppression des horaires brisés.Une sûre garantie d’efficacité de ce système, a ajouté M.Charbonneau, consisterait à prévoir que la convention nationale s’applique à défaut d’entente locale.Voir page 12: La coalition Monenco intéressée à la Melchers pour la production de méthanol (PC - LE DEVOIR) - Malgré les difficultés renconti^s, au Brésil, dans la conversion des véhicules automobiles à l’éthanol, la société d’ingénierie Monenco est fortement intéressée à transformer l’ancienne distillerie Melchers, de Berthierville, en une usine de production de cet additif à l’essence.C’est l’intention exprimée par M.Jean-Guy Fredette, vice-président aux activités financières de la société.M.Fredette a déclaré, hier, à Montréal, que la conversion de la distillerie Melchers, dont Seagram a annoncé la fermeture en juin prochain, permettrait d’éviter le chômage aux 98 travailleurs Melchers, en plus d’assuer la rentabilité de l’usine de sucre de Mont-Saint-Hilaire, appartenant au gouvernement provincial Qui peine à faire ses frais.Monenco a eu des rencontres avec plusieurs groupes d’affaires afin d’évaluer la pertinence d’une étude de rentabilité du projet.D’autres sociétés ont déjà manifesté leur intérêt pour la distiUerie Melchers, mais le marché des spiritueux a considérablement ralenti.Grâce à des subventions gouvernementales, une ancienne distillerie de Melchers, dans la ville manitobalne de Minnedosa, produit déjà de l’éthanol.Selon M.Voir page 12: Monenco La salle de l’OSM: Drapeau fera le point ce soir à la télévision Le maire de Montréal profitera de son passage à l’émission Montréal en direct ce soir à 17 heures sur les ondes de Télémétropole pour faire «une présentation publique sur l’état de la question» relative à la construction d’une salle de concert.En décembre dernier, dans une déclaration au conseil municipal, M.Jean Drapeau affirmait qu’il existait plusieurs propositions pour ce projet, outre celle de la société Cadillac Fairview, avenue McGill College, que l’administration municipale, en dépit de ses engagements le printemps dernier, écartait pour le moment.«L’une d’entre elles est à l’étude, avait déclaré le maire, et il devrait être possible de la soumettre au gouvernement du Québec et au conseil municipal et de la faire connaître à la population avant la fin du mois de janvier prochain.» La proposition à l’étude consistait à construire Sur le terrain de stationnement municipal de la rue Berri une salle de concert au-dessus d’un ensemble souterrain de commerce et de stationnement des voitures.LES RÉFUGIÉS CLANDESTINS ¦Washington sévit contre les églises qui offrent l’asile à des Centraméricains FradA.R««l Le pasteur méthodiste Fernando Santillana discute avec une famille de Salvadoriens sans papiers FRED A.REED collaboration spéciale Y OS ANGELES — L’office re-I ligieux prend fin sur un 4iymne anglais chanté en espagnol.Sur le parvis de la petite église méthodiste unie, les fidèles donnent la main au pasteur Fernando Santillana, et s’éloignent, rieurs, sous le doux soleil hivernal de Californie.Le calme est trompeur.Cette église de la banlieue est de Los Angeles — le pasteur et sa congrégation, des réfugiés d’Amérique centrale et des chicanas (Américains d’origine mexicaine) pour la plupart — est impliquée dans un conflit qui les oppose au gouvernement des États-Unis.Car la petite église de Pico Rivera s’est ralliée au « mouvement du sanctuaire », qui conteste par le truchement de la désobéissance civile, la politique du président Ronald Reagan en Amérique centrale.« Il y a deux ans, nous avons appris l’existence d’une famille sal- vadorienne qui vivait ici, à Pico Rivera, dans un garage désaffecté, et nous avons commencé à les aider », nous a déclaré Mme Teresa SantUlana, l’épouse du pasteur.« Mais nous avons vite constaté que cela ne suffisait pas.Il fallait les défendre publiquement, empêcher la déportation qui, pour des Salvadoriens, équivaut a un FradA.R««d Soeur JoAnn DeQuattro : « la protection à ceux qui sont traqués » arrêt de mort.Ainsi, la congrégation a voté à l’unanimité de se joindre au “mouvement du sanctuaire”, en offrant la protection officielle de notre Église à cette famille.» Depuis 1982, le « mouvement du sanctuaire », le fait d’une coalition d’églises et de synagogues qui offrent l’asile à des réfugiés entrés illégalement aux États-Unis, a connu une croissance fulgurante.Surtout dans les régions limitrophes de la frontière mexicaine où vivent la plupart des « illégaux » : réfugiés de la guerre civile salva-dorienne, Guatémaltèques fuyant la répression dans leur pays, travailleurs agricoles mexicains.Selon une étude effectuée par la démographe Courtenay Slater, plus de la moitié des 2.1 millions d’immigrants « sans papiers » aux États-Unis habitent cet « El Norte » miroitant et cruel qu’est la Californie.M.Mario Salgado, directeur adjoint du Central American Refugee Center à Los Angeles estime pour sa part qu’U v a environ Voir page 12: Washington LA TROISIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE ! IMPÔTS 84 • ÉCONOMISEZ TEMPS ET ARGENT! • AUSSI FACILE QUE 2 + 2 = 4! IMPÔTS 84 (QUÉBEC) IMPÔTS 84 (FÉDÉRAL) 69,95$ 69,95$ ÎLOGIDISQUE Le Comptable maison par Michel Bellefeuille Confiez tous vos comptes à votre micro-ordinateur.129,95$ ILOGIDISQUE DISPONIBLE CHEZ VOTRE DÉPOSITAIRE ET CHEZ LOGIDISQUE : 455, RUE ST-JEAN, SUITE 100, MONTRÉAL, OC, H2Y 2R5 - (514) 842-9551 - 1-800-361-7633 2 ¦ Le Devoir, jeudi 31 janvier 1985 Les six députés orthodoxes réclameront certains privilèges dont Jouissent les partis reconnus Paquette démissionnerait lundi PIERRE O’NEILL L’ex-mimstre de la Science et de la Technologie, M.Gilbert Paquette, démissionnerait dès lundi procham du caucus des députés du Paru québécois.Les ex-ministres et députés pé-quistes orthodoxes ont à nouveau fait le point hier à Québec sur leur avenir politique et à l’issue de ces entretiens.Le DEVOIR a appris que M Paquette donnerait une conférence de presse, lundi matin à son bureau du comté de Rosemont, pour annoncer officiellement sa décision et préciser les motifs qui l’amèneront à siéger dorénavant comme député indépendant.Avec l’adhésion de M.Paquette, le groupe des orthodoxes sera représenté à l’Assemblée nationale par SIX députés, dont.Mme Denise Leblanc-Bantey, ainsi que MM.Jacques Léonard, Pierre de Bellefeuille Jérôme Proulx et Jules Boucher.Deux autres députés indépendants ne sont plus membres du Parti qué- Mcois depuis déjà longtemps: MM.Gilles Gregoi blée nationale, M.Richard Guay, pour obtenir certains des pnvilèges dont jouissent traditionnellement les partis politiques reconnus.Essentiellement, ils souhaitent que le président de la Chambre reconnaisse leur droit d’intervenir dans les débats parlementaires, surtout pendant la période des questions, et aussi qu’ils puissent avoir accès au soutien techmque consenti aux autres députés péquistes et hbéraux.Dans un texte qu’il a rédigé en vue de l’édition de samedi du DEVOIR, M.Paquette tire les conclusions de sa réflexion des dernières semaines et dévoile les grandes lignes de son projet politique.A l’instar de plusieurs de ses coUègues orthodoxes, le député de Rosemont préconise la formation d’un nouveau mouvement souverainiste.Ces der-mers jours, M.Paquette a mené des consultations auprès de la plupart des délégations qui ont claqué la porte du congrès après la victoire des révisionnistes.Il en ressort que la très grande majorité des militants orthodoxes souhaitent que Guy BisaïUon et Gilles Grégoire.Représentant près de 200,(^ électeurs, les nouveaux députés indépendants souverainistes estiment etre en mesure de réclamer certains droits et privilèges spécifiques Ils ont donc convenu hier de s’adresser au président de l’Assem- leurs députés, tout en quittant le caucus du: , - .1PQ, siègent dorénavant comme mdépendants.Le choix que six députés orthodoxes ont fait de conserver leur siège à l’Assemblée nationale n’est toutefois pas nécessairement définitif.Cette stratégie fera l’objet d’une revision constante et ils pourraient décidé plus tard, à l’analyse de la conjoncture, de franchir un pas de plus et de libérer leur comté pour forcer la tenue de nouvelles partieUes.Déjà, les comtés de L’Assomption, Bertrand, 'Trois-Rivières et Bourget sont vacants et le premier ministre Lévesque doit envisager d’y tenir éventuellement des élections partielles.Pour l’instant, le députe de Maisonneuve, Mme Louise Harel entend demeurer au sein du caucus parlementaire du PQ, aussi longtemps qu’elle n’en sera pas expul^.Avec la démission de M.Paquette, l’Assemblée nationale comptera 61 députés péquistes, 49 liberaux et huit indépendants.En vue de la rentrée parlementaire du 12 mars, l’opposition libérale songe à présenter une motion de blâme susceptible de recevoir l’adhésion des députés indépendants.L’on pourrait, par exemple, demander au gouvernement de clarifier l’ambiguïté sa nouvelle option souveramo-fédé-raliste.Mais dans la pire des hypothèses, il est exclu que les forces combinées des libéraux et orthodoxes puissent renverser le gouvernement.M Gilbert Paquette Entre-temps, il est davantage question d’élections générales précipitées que d’un retour en Chambre.Les informations recueillies hier auprès du gouvernement et du parti font état d’une activité fébrile inaccoutumée aussi bien à la permanence du parti qu’au bureau du premier ministre.Ces préparatifs permettent de conclure à deux hypothèses vraisemblables, des élections ou un congrès de leadership Le premier mimstre Lévesque sera de retour lundi matm des vacances qu’il terrrune à Miami en compagme de M.Marc-André Bédard, qui lui aurait fortement conseillé, dit-on, d’abandonner la direction du parti et de déclencher une course à la direction du parti.L’affaire Hatfield Le journaliste Ryan veut prouver son innocence HALIFAX (PC) — Le journaliste Pat Ryan a accepté de se soumettre au test du détecteur de mensonges dans le but de prouver qu’il n’a rien à voir avec la marijuana trouvée dans les bagages du premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hatfield.La Gendarmerie royale du Canada, à Fredericton, a révélé hier Selon Eric Teed, avocat et directeur de l’Association canadienne des libertés civiles, c’est là le prix à payer pour un système judiaaire libre.qu’elle enquêtait sur le reporter à la i emii suite des commentaires émis par le juge Andrew Harngan après qu’il eut acquitté le premier ministre, mardi, d’une accusation de possession de marijuana.Le juge Harngan avait déclaré qu’il pourrait y avoir un fondement aux prétentions de la défense selon laquelle l’herbe lUicite aurait pu être mtroduite dans la valise par M.Ryan ou l’une de ses sources d’information.Le magistrat avait qualifié de « fort suspect • le fait que le journaliste du réseau Atlantic Television System ait eu connaissance de la découverte de drogue avant même que Ce n’est cependant pas Pat Ryan qui a « sorti > l’histoire.Celle-ci a été rendue publique pour la première fois par le Fredencton Gleaner, près d’un mois plus tard.Interrogé hier au réseau Atlantic Television System, M.Ryan a dit accueillir avec satisfaction l’enquête de la GRC.« A la base, je pense que c’est une très bonne chose parce qu’enfin, j’aurai peut-être la chance de me discul- per et de disculper ATV.Je n’ai pas -lté de - eu la possibilité de me défendre ou de défendre ATV contre les accusa- le premier ministre lui-même en ait été I 1 informé.Le juge avait ensuite soulevé la possibilité d’un quelconque « tour de passe-passe ».« Comment Ryan pouvait-il savoir ce qu’il savait?» avait lancé le juge.Malgré le fait que le journaliste n’ait pu se défendre devant de telles allégations, un porte-parole d’un groupe pour les droits et libertés a expliqué que des déclarations non corroborées peuvent être faites devant un tribunal tions qui ont été portées en cour, et j’estime que c’est absolument mjuste et que cela ne devrait pas se produire dans un système démocratique.» M.Ryan a affirmé qu’il n’était absolument pas dans les parages, qu’il était à la tribune de la presse de Fredericton, quand la marijuana a été trouvée dans la malle de M.HatfieÛ, le 25 septembre, à l’aéroport de Fredencton, à huit milles de là.Le journaliste l’a appris le lende-yépî Des ZEC veulent mam par un appel tél^honique anonyme reçu par un autre membre du personnel de ATV, aux bureaux de ATV à Moncton.M.Hatfield ne devait être avisé de la découverte de la drogue que deux jours après que Ryan eut été mformé.fermer leurs portes aux Américains Pour secouer l’inertie de l’administration Reagan dans le dossier des pluies acides, 12 zones d’exploitation contrôlées (ZEC) de la région de l’Outaouais ont récemment décidé de saisir le congrès de leur fédération d’une proposition destinée à interdire aux Américains de chasser ou de pêcher sur les 50,000 km de territoires publics placés sous leur responsabüité.Les ZEC sont des organismes à but non lucratif à qui Québec a confié la gestion des territoires de chasse et de pêche autrefois contrôlés par des clubs privés.Il n’existe aucune donnée précise sur la fréquentation de ces territoires par les Américains.Les rapports du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) dénombrent sans distinction les 63,309 .non-résidents » qui ont acheté en 1983 des permis de pêche, ce qui n’inclut pas les 2,490 qui ont acheté un permis pour le saumon Un membre du cabinet du ministre du Tourisme, M.Marcel Léger, indiquait hier au DEVOIR que les « non-résidents » devraient en principe être responsables d’environ 10 % de la fréquentation globale des sites de pêche au Québec.En 1980, on dénombrait 1.4 million de jour-personnes dans les parcs et réserves, 1 4 millions de jours-personnes dans les ZEC et 212,000 dans les pourvounes La proposition des ZEC de rOutaouais a provoqué hier des réactions aussi vives que différentes en milieu ministériel Ces réactions allaient de la « satisfaction » du ministère de l’Environnement à cause de la « détermination nouvelle » des ci-toyens jusqu’à la « crainte de voir s’envoler en fumée tous les efforts du Québec pour amener ici des touristes américains», disait-on au ministère du Tourisme La proposition des ZEC de rOutaouais sera soumise aux voix le 22 février lors du congrès annuel de la Fédération des gestionnaires de ZEC du Québec.« Nous n’avons plus 20 ans devant nous pour régler le problème des pluies acides, explique au DEVOIR le secrétaire des ZEC de l’Outaouais, M.Henri Côté Nous ne pouvons plus laisser une question'de cette importance, qui détruit nos nchesses renouvelables sous nos yeux, dans les seules mains des politiciens.Nous voulons par notre proposition d’action directe remettre la solution du problème aux usagers.Et si nous parlons des Américains maintenant, cela pourrait s’étendre rapidement aux Ontariens, eux aussi responsables d’une part importante de nos problèmes.» C’est au ministère québécois du Tourisme que les réactions à cette proposition ont été les plus vives.L’attaché de presse du ministre, M.Marcel Léger, n’hésitait pas hier à parler de « catastrophe » pour l’économie touristique québécoise.« Je conçois très bien — et mon patron aussi — qu’il faut faire quelque chose pour régler le problème des pluies acides.Mais le moyen choisi par ces ZEC risque de compromettre la campagne de publicité de $ 11 millions entreprise pour attirer au Québec les touristes américains, dont la majorité pratiquent effectivement la pêche ou la chasse » Autre son de cloche au ministère de l’Environnement.M.Pierre Perreault, l’attaché de presse du ministre de l’Environnement, M.Adrien Ouellette, ne cachait pas sa satisfaction «devant cett volonté nouvelle des citoyens de passer à l’action pour protéger leurs ressources naturelles ».11 ajoutait même « que les effets à long terme des pluies acides pourraient dépasser en importance ceux que pourraient causer la décision des gestionnaires de ZEC de rOutaouais ».Mais M Perreault ajoutait aussitôt qu’il y aurait peut-être de « meilleurs moyens pour parvenir au même résultat».Au cabinet du ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, on refusait de commenter l’affaire, même à titre préliminaire.Un membre du cabinet de M Brassard s’est contenté de dire que les ZEC n’avaient pas le droit — du moins pour l’instant — de refuser qui que ce soit.Canadiens ou étrangers.RESTAURANT FRANÇAIS Déjeuner d’affaires dv lundi au vandradi da 11 h 30 à 19 h 30 Tabla d'hdta tout lat toirt La Saumonière 1330, rua Motkay Rét-t 933-0246 BOUQUINEZ À L’AISE À (H KGENCE DU LIVRE 1246 rue St-Denis Montréal Tél.: 844-6896 EnaffaireSy il faut de bons contacts Le meilleur équipement téléphonique du monde ne peut mener votre entreprise bien loin s’il ne répond pas vraiment à fil n vos besoins, ou s’il n’est pas branché par les bonnes personnes.Ce que vous offre Bell Canada, c’est un choix incomparable d’équipements et d’appareils de télécommunication de toute première qualité.C’est aussi les ressources humaines et techniques qui vous permettront d’en profiter pleinement.Que votre entreprise compte quelques employés ou des milliers, qu’elle soit locale ou 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l’impact des deux options envisagées par la réforme fédérale.La fiscalité québécoise, la seule à ne pas prévoir d’accords de perception avec le fédéral, fait en effet en sorte que pour chaque dollar d’exemption fédérale perdu, par exemple, par un contribuable ontarien, le contribuble québécois ne perd que J 0.70.Calculée pour une famille de deux enfants l’option 1 du projet de réforme Epp se traduirait par des pertes financières pour les mmilles vivant hors du Québec dès que leur revenu annuel dépasserait $ 23,000.Au Québec ces mêmes pertes ne seraient enregistrées que pour des familles dont le revenu est de plus de $27,000.L’option 1 prévoit le statu quo en matière d’allocation familiale, abolit l’exemption d’impôt au titre des enfants et augmente le crédit d’impôt-enfant.Elle fait passer de $ 26,330 à $ 20,500 le seuil du revenu familial net au- delà duquel le crédit commence à diminuer.Calculée pour la même famille de deux enfants l’option 2 ne se traduirait par des pertes pour une famille québécoise que lorsque son revenu dépasserait le seuil des $ 44,000.Ce même seuil serait de $ 28,000 ailleurs au Canada et toucherait donc un plus grand nombre de familles.L’option 2 réduit à $ 20 par mois par enfant le montant des allocations familiales, abais se l’exemption fiscale de $ 710 à $ 240 et augmente le crédit d’impôt-enfant de $367 à $610.Si cette option était appliquée, une famille ontarienne de deux enfants verrait ses allocations familiales annuelles passer de $ 752 à $ 480, soit une perte de $ 272.Cette réduction ne serait que de $ 210 dans le cas d’une famille québé- M.Jake Epp coise.En dépit de cette situation, le projet ^p a reçu un accueil plutôt mitigé de la part des oFeanismes familiaux québécois préoccupés depuis plusieurs années par l’etablissement d’une véritable politique familiale.La Confédération des organismes familiaux du Québec (COFAQ) a qualifié le projet de « décevant » et « anti-familial ».Selon la secrétaire générale de l’organisme, Mme Denise Laporte- Dubuc, ce projet dont la COFAQ prévoit prochainement faire une étude approfondie, va à l’encontre des grands principes défendus jusqu’ici par l’organisme « puisqu’il abolit l’exemption fiscale au lieu de l’augmenter et réduit les allocations familiales».Dans une déclaration rendue publique hier, l’Institut Vanier de la Famille s’est de son côté dit déçu du « focus très étroit qu’a adopté le projet de réforme ».Il a dit souhaité que le gouvernement utilise ce document pour amorcer un examen plus en profondeur qui pourrait mener à la « consolidation, l’intégration et la simplification de tous les programmes, fédéraux et provinciaux qui servent actuellement de guarantie de sécurité sociale pour les Canadiens» Rassuré de voir que le document de consultation maintient le principe d’universalité des programmes sociaux et « d’une certaine façon » celui des allocations familiales, l’Institut a toutefois dénoncé lë projet qui, dans sa forme actuelle, met face à des « choix impossibles et des «décisions désagréables».« Attend-on vraiment de nous que nous nous déclarions en faveur des intérêts des pauvres aux dé- pens des intérêts des moins pauvres ou vice-versa, » intetroge le coordonnateur des iHx>grammes de rinstituL M.Robert Glossop.Jusqu’ici le principal appui au projet de réforme Epp est venu du Groupe de réforme des politiques sociales, une coalition de six orga-nisations canadiennes oeuvrant dans le secteur de la politique sociale et de la condition féminine.Dans une déclaration qui doit être rendue publique demain le groupe se dit en accord avec la direction générale prise par le projet (maintient des allocaltions familiales, aboliton de l’exemption et hausse du crédit d’impôt).Elle conteste toutefois le fait que les options envisagées par le gouvernement pénalise la classe moyenne.« C’est un bon début qui a besoin d’être amélioré, » a déclaré hier le président de l’organisme, M.Terrence Hunsley, au terme d’une rencontre de plus d’une heure avec M.Jake Epp La coalition a présenté au ministre de nouvelles alternatives qui selon elle pénaliseraient moins les fa-mUles de la classe moyenne.La consultation sur ce projet de réforme doit se poursuivre jusqu’au 31 mars.Pour protester contre les coupures Des agents de la S Q s’échangent véhicules, plaques d’immatriculation et cartes de crédit ROLLANDE PARENT guériti 1 éditeur Maintenant disponible ^ FRANÇAIS 3e secondaire DIS-MOI (Miche! David) Collection «CLÉ» Sous la direction d’Anne-Marie Connolly Accepté par le M.E.Q.DRUMMONDVILLE (PC) — A l’invitation de leurs dirigeants syndicaux, les agents de la Sûreté du Québec ont échangé, hier, leurs véhicules, cartes de crédit et plaques d’immatriculation afin de semer la confusion en réplique aux prélèvements faits sur leurs chèques de paie hebdomadaires.Un directeur syndical En vente dans toutes les librai montréalais, M.Jean Dagenais, a indiqué que 1,500 des 4,400 agents avaient reçu de $ 50 à $ 450 en moins pour les heures mises à se rendre à la manifestation du 21 novembre devant l’Assemblée nationale.Les agents de Québec ont été les moins pénalisés du fait qu’ils étaient tout près des lieux de la protestation alors que leurs collègues de Ga^ ou de Rouyn l’ont été davantage en raison des distances.Il est difficile d’évaluer le nombre d’agents qui ont appliqué les moyens de pression visant à perturber le système administratif mais M.Dagenais a assuré 4560 rue Saint-Denis Montréal; Québec Tel : (514) 849-1112 Manuel de l'élève — 15,9 ISBN-2-7601-11119-9 Cahier d’activités — 7,95$ ISBN-2-7601-1120-2 Guide du maître — à paraître À paraître dans la même collection: iRaconte» — 2e secondaire «Entre amis» — 1 ère secondaire En vente dans les librairies: Station 168 est, i ue 4440 rue Métro-Longueuil Sainte-Catherine Saint-Denis Longueuil, Québec Montréal, Québec Montréal, Québec Tél.: (514) 677-6525 Tél.: (514) 861-5647 Tél : (514) 843-6241 que l’opération se déployait a la grandeur de la province, dans les 107 détachements, où on compte 4,400 agents et 1,300 véhicules.Des agents des districts de Montréal, Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke s’étaient donnés rendez-vous à Drummondville pour faire les échanges.M.Dagenais assurait que 500 voitures avaient changé de main à cet endroit.A vue d’oeil toutefois il est permis de croire qu’il s’agissait là d’une évaluation plus qu’optimiste.Le chef syndical a déclaré que l’opération visait à démontrer au gou-vernement que les agents ne se résignent pas aux conditions du décret de novembre fixant leurs conditions salariales.Ils tiennent à recevoir les pourcentages suggérés dans la décision arbitrale, soit 4.5 % en 84 et 3.5 % plus l’indexation pour les deux années subséquentes.Le gouvernement a finalement tranché pour 3 % en 1984, le gel en 85 et 4 % Tannée suivante.En outre, les agents de la SQ en veulent aux administrateurs qui ont retenu une partie de leur salaire à la lumière des informations fournies par les 114 officiers commandants.Photolasvr CP Un agent de la Sûreté du Québec bloque la vue aux photographes pendant que quelques-uns de ses confrères s’affairent à changer la plaque d'immatriculation d'une auto-patrouille de la SQ.281 LAURIER OUEST MTL.279-8476 r~ 2 2,5 1 VENTE ANNUELLE 30% SUR TOUT JUSQU'AU 02 FÉVRIER 1985 Ils en ont aussi contre les officiers et ont promis de les boycotter en gardant leurs distances vis-à-vis eux.Le dirigeant syndical a dit ignorer s’il y aurait des pertes de salaire pour ceux qui ont manifesté à l’ouverture du congrès spécial du Parti québécois, il y a une dizaine de jours.Quand à la facture de $ 54,661, pour l’utilisation des véhicules de la SQ le 21 novembre, le syndicat n’a pas l’intention de l’acquitter, a dit M.Dagenais.Par ailleurs, il reconnaît que le Conseil du Trésor est privé de plusieurs millions de dollars du fait que les agents ne distribuent presque pas de contraventions.« Les contraventions et amendes rapportent annuellement % 50 millions, alors faites votre calcul en considérant que nous n’en donnons presque pas depuis six mois.» Un document provenant du directeur de la SQ, M.Jacques Beaudoin, rendu public vendredi dernier, indiquait que ce dernier avait l’intention de demander au ministère de la Justice d’intenter des poursuites de $ 4.5 millions contre le syndicat pour récupérer le manque à ga-^er pour les contraventions non distribuées.Le président de l’association, M.Raymond Richard, en tournée dans la province, était hier à Montmagny pour participer aux changements de véhicules et plaques d’immatriculation.Les dirigeants de l’Association des policiers provinciaux du Québec se réuniront mardi prochain pour déterminer d’autres moyens de pression.Par ailleurs, le premier ministre par intérim du Québec, M.Bernard Landry, a déclaré hier quela santé et la sécurité du public n’étaient pas menacées par les moyens de pression exercés par certains membres de la Sûreté du Québec.Lors d’une brève rencontre avec la presse, M.Landry a expliqué qu’à peine une centaine de policiers avaient manifesté au cours de la journée alors que la Sûreté du Québec compte 4,500 membres.« L’état-major de la SQ garde la situation en mains et c’est lui qui décidera des mesures à prendre », a dit M.Landry.Le premier ministre par intérim, en l’absence de M.René Lévesque qui est en vacances dans le sud, a indiqué que le gouvernement surveillait révolution de la situation « d’heure en heure» en ayant toujours en vue l’objectif de poser les gestes nécessaires pour maintenir la santé et la sécurité de la population, si elles étaient menacées.Aussi, M.Landry a refusé d’aborder la question des éventuelles sanctions qui pourraient être prises contre tes policiers qui ont participé à la manifestation d’hier.Cette question relève de la direction de la SQ, a-t-il dit.M.Landry a jugé qu’il n’était pas d’intérêt public qu’il fasse quel-qu’autre commentaire sur la situation.La Sûreté du Québec relève du ministre de la Justice mais c’est le ministre du Travail, M.Raynald Fréchette, qui agit comme ministre de la Justice intérimaire pendant les vacances, du ministre Pierre-Marc Johnson.Il était une fois dans l’ouest! sur la rue Laurier.ANJOU QUÉBEC innove encore pour te palais de tous avec: • ses plats cuisinés chauds, ses sauces et ses fonds de sauces congelés, le tout préparé par son nouveau chef cuisinier.Plats du jour cette semaine Jeudi: Canard aux Pêches Vendredi: Médaillons de boeuf à la façon du chef Samedi: Médaillons de porc au Roquefort • ses pâtisseries fines exclusives préparées avec les talents artistiques de son nouveau chef pâtissier.Sans oublier toutes ses bonnes choses habituelles pour le plaisir de sa fidèle clientèle ^njouÿouÉBEC La véritable boucherie charcuterie française 1025 rue Laurier ouest 272-4065 272-4086 Une nouvelle clinique pour les MTS RENÉE ROWAN Pour faire échec aux maladies transmises sexuellement (MTS) en apportant une aide plus rapide tant au niveau du dépistage que du traitement, du suivi et de la recherche, quatre médecins montréalais ont ouvert une clinique spécialisée disposant d’un laboratoire et d’appareils so{rfustiqués.Ainsi, par exemple, à la clinique de TAn-nexe, on offre le test du « microtrak » pour le dépistage du chlamydia, une MTS qui constitue une menace directe à ta fertilité des femmes puisqu’elle est la cause de bon nombre de salpin^tes (infection des trompes de Fal-lope) et de grossesses extra-utérines.Ce test rapide fournit les résultats le jour même, explique le Dr Sylvie Râtelle, un des membres de l’équipe.Fait sur lame, il est à peu près l’équivalent d’une culture, avec la différence qu’il peut être complété beaucoup plus rapidement (le taux de fiabilité est de 95 % et plus).Si une personne se présente le matin, qu’il y a urgence ou que Ton suspecte une MTS, un prélèvement pourra être fait immédiatement et les résultats seront disponibles quelques heures plus tard, ce qui permettra d’entreprendre le traitement le jour même.Jusqu’à maintenant, très peu de médecins disposent des af^reils de laboratoire et de la formation pour faire cette forme de dépistage et de diagnostic rapide, note le Dr Râtelle.La clinique reçoit non seulement des clients qui viennent de leur propre initiative, mais aussi des clients qui sont référés par des médecins.On prévoit qu’en Tan 2,000, une femme sur deux aura été atteinte d’une salpingite due en large part au chlamydia ou à la gonorrhée et ce, avant Tâge de 30 ans.En 1980,50 % des cas de gonorrhée au Québec se retrouvaient chez les jeunes de 15 à 19 ans.Cette maladie, très souvent asymptômatique peut, sinon soignée, entraîner la stérilité des partenaires.Un relevé de 100 dossiers effectué au cours de la dernière année par le Dr Louise Char-bonneau à la Clinique des jeunes de Saint-Denis indique que 5 % des adolescents qui se sont présentés ont été traités pour chlamydia ou gonorrhée et que 34 % de l’ensemble avaient plus d’un partenaire sexuel.Si une femme a plusieurs partenaires sexuels, elle devrait se présenter pour un test de dépistage au trois mois, recommande le Dr Râtelle.Loin de diminuer, les cas de MTS sont à la hausse poursuit le médecin.Au Québec, en 1983 il y a eu 4,673 cas de gonorrhée comparativement à 5,415 cas de janvier à novembre 1984 (Statistique Canada).II s’agit uniquement de cas déclarés.Ce n’est donc que la pointe de l’iceberg puisqu’ils ne représentent que 10 à 20 % de l’ensemble des cas, note le Dr Râtelle.Les cas de syphilis aussi bien précoce que tardive sont aussi à la hausse.Au Québec, il y a eu en 1983,225 cas de syphilis tardive en regard de 329 de janvier à novembre 1984.Le scénario est le même pour les cas de Sida.Au Canada, l’an dernier, il y a eu environ 150 cas et au Québec environ 60, dont la presque majorité se retrouvent dans la région métropolitaine de Montréal.Deux des quatre membres de l’équipe de la clinique de TAnnexe sont affiliés à THôtel-Dieu de Montréal et à l’hôpital Saint-Luc.Espèce en voie de disparition (petrocamius facturum astronomicum) »u Sanctuaire du Mont-Royal vous n’avez plus à craindre les effets secondaires d’une fournaise, boulimique sur vos actifs.Fini.À tout jamais.Les gens bien et perspicaces l’ont compris.C!e qui explique le succès que nous connaissons.Vivre mieux est la façon la plus subtile de se distinguer.C’est pourquoi nous insistons sur une architecture d’avant-garde.Sur une finition soignée et une isolation de qualité supérieure.Sur d’immenses salles de bams.Sur 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affrontements intercommunautaires et des « massacres » auraient lieu par suite du retrait des forces israéliennes.M.Rabin a ajouté que le maintien de l’ordre était du ressort du gouvernement du Liban, de « son maître », la Syrie, et, dans une moindre mesure, des Nations unies.(Le président Ronald Reagan venait d’assurer son hôte israélien que l’administration demanderait au Congrès d’autoriser l’octroi à Israël de $1.8 milliards US en aide militaire pour 1986.L’administration ne s’est pas encore prononcée sur la question de l’aide économique à Israël.) (M.Rabin, qui achevait une visite de trois jours à Washington, s’est félicité de cette décision.Il a toutefois souligné devant la presse que l’accroissement de $400 millions US de l’aide militaire pour l’exercice 1986 — commençant le 1er octobre prochain — « n’est pas exactement ce que nous souhaitions ».Israël souhaitait que le président Reagan demande au Congrès l’octroi d’une aide de $2.25 milliards US.) À Jérusalem, le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères, M.David Kimche, a reçu hier pendant près d’une heure les ambassadeurs de 35 pays accrédités en Israël pour les avertir des « dangers» menaçant le Sud-Liban.Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, M.Avi Pazner, a précisé que « les gouvernements libanais et syriens porteront la responsabilité des effusions de sang susceptibles de se produire dans les secteurs évacués par Israël ».« Ces gouvernements, s’ils ne mo- difient pas rapidement leur attitude, auront empêché le déploiement des Casques bleus de l’ONU sur place, ÿ compris dans les camps palestiniens du Sud-Liban », a-t-il souligné.« Israël aurait souhaité que le départ de ses troupes du Sud-Liban soit coordonné avec le déploiement de l’ar- mée libanaise dans la région »(.) Apparemment, les autorités de Beyrouth et de Damas ne se préoc-cu^nt guère des massacres qui risquent de s’y produire », a-t-il ajouté.(Le premier ministre libanais, M.Rachid Karame, et les ministres U-banais Nabih Berri et Selim el-Hoss ont regagné Beyrouth hier à l’issue de leurs entretiens mardi et mercredi à Damas, a raj^rté hier la radio d’État libanaise dans la soirée.) Interrogé sur les conséquences d’une éventuelle pénétration syrienne dans les zones évacuées par Israël, un haut fonctionnaire israé- lien à Jérusalem a estimé que « ce serait un développement dangereux mettant à nouveau face à face les troupes israéliennes et syriennes ».Selon ce haut fonctionnaire, « la Syrie a mis son veto au déploiement des Casques bleus de l’ONU dans les camps palestiniens du Sud-Liban Les sunnites sont prêts à intervenir ZAROURIYE (Liban) (Reuter) — « La guerre sera brève », déclare le chef sunnite Abou Zafer et sa phrase provoque des éclats de rire parmi les miliciens sunnites rassemblés dans les collines qui dominent Saîda, le chef-lieu du Sud-Liban.« Nous repousserons les “Forces libanaises” (chrétiens de droite) jusqu’aux lignes israéliennes (.) C’est notre devoir d’ouvrir la route de Saîda.L’Iklim el-Kharroub doit être relié à Saîda », ajoute Abou Zafer.Et ses miliciens rient de plus belle.Rassemblés dans les collines, ils sont prêts à avancer sur le port dçnt la population est en majorité sunnite, et à se battre s’il le faut pour en ouvrir la route lorsque les troupes israéliennes évacueront le secteur, avant le 18 février, dans le cadre de la première phase de leur retrait du Sud-Liban.Si bataille il y a, les « Forces libanaises », milice de la coalition du Front chrétien libanais, composées en majorité de membres du Parti phalangiste, seront l’ennemi des sunnites.Leurs alliés seront les forces druzes du Parti socialiste progressiste (PSP) du ministre Walid Joumblatt et les miliciens chiites d'Atnal (Espoir).Après 32 mois d’occupation israélienne, les druzes, qui contrôlent une grande partie de l’Iklim el-Kharroub font eux aussi de Saîda leur objectif principal.Le chef militaire du PSP dans la région, M.Aaladdin Terrou expUque que sa formation se prépare au retrait israélien en multipliant les contacts avec les sunnites et les chiites.Pendant ce temps, les « Forces libanaises » concentrent leurs troupes dans les villages situés le long du fleuve Awali, qui marque, entre l’I-klim el-Kharroub et Saîda, la ügne de front entre les forces israéliennes et les milices libanaises.L’armée régulière libanaise ne peut e^rer jouer un rôle important une fois partis les Israéliens.Elle a certes déployé des hommes au nord de Saîda dans le cadre du plan de sécurité adopté par le gouvernement d’union nationale du premier ministre Rachid Karame, mais sa présence reste symbolique.Les Israéliens quant à eux ne pensent qu’à plier bagages et à assurer la sécurité de leur frontière nord.Un responsable militaire interrogé sur une possible avance des druzes et des chiites déclare sans ambages : « Nous nous moquons de savoir qui prendra Saîda.» Dans une interview publiée hier par le New York Times, le ministre israélien de la Défense, M.Yitzhak Rabin, dit à peu près la même chose.Il a reconnu le risque d’affrontements mais ajoute : « Nous avons alerté le gouvernement libanais et TON U.Il ne faudra pas nous accuser si des massacres sanctionnent notre retrait.» « SC, ( afin de ne pas y renforcer la position de Yasser Arafat».Au Sud-Liban, quatre hommes armés ont été tués mardi au cours d’un accrochage avec l’armée israélienne au nord-est de Djezzine, a-t-on appris hier de sources militaires israâien-nes.Les quatre hommes qui tentaient de s’infiltrer dans les lignes israéliennes près du fleuve Awali étaient en possession de fusils d’assaut de type Kalachnikov et de roquettes antichars RPG, a-t-on précisé de mêmes sources.Aucun soldat israélien n’a été atteint au cours de l’accrochage, a-t-on ajouté.Jeudi dernier, six membres d’un commando qui essayaient de s’infiltrer dans le même secteur avaient été tués par des soldats israéliens.) (À Genève, la Commission internationale des juristes a accusé hier l’armée israéUenne d’avoir torturé de jeunes Arabes au camp de prisonniers d’al-Faraa dans les territoires occupés.Vingt anciens détenus, âgés de 15 à 25 ans, ont déclaré qu’ils ont été soumis à la torture physique et psychologique et que les soins médicaux, la nourriture et les précautions hygiéniques appropriés leur ont été refusés, indique un rapport de la Commission.) ( Le rapport, qui couvre la période 1982-1984, affirme que les militaires israéliens ont isolé les prisonniers, souvent les yeux bandés et les me- Un jeune milicien chiite PhototeMT AP nottes aux poignets, des heures et des jours dans des cellules inondées d’eau salée.Les détenus étaient aussi abandonnés nus la nuit sous la pluie.Les militaires les frappaient sur les parties génitales, leur donnaient des coups à l’aide de chaussures cloutées, les brûlaient avec des cigarettes et les arrosaient de baquets d’urine et d’eau froide.) (Deux étudiants ont raconté qu’ils avaient été battus après s’etre plaints de leurs conditions de vie au camp devant des membres du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui visitaient al-Faraa.Une grève paralyse Le Monde PARIS (Reuter) — Les ouvriers du livre ont empêché hier la parution du prestigieux quotidien parisien.Le Monde, en dépit des efforts du nouveau directeur-gérant, M.André Fontaine, pour sortir le journal de la grave crise financière où il est plongé.Les ouvriers du livre, qui appartiennent à la centrale syndicale CGT (procommuniste), ont arrêté le travail pour 24 heures pour obtenir le paiement intégral de leur 13e mois.Des centaines d’ouvriers du livre parisiens, sous la bannière du quotidien communiste L'Hu- manité, se sont joints à leurs collègues du Monde pour manifester devant le siège du journal.« On règle d’abord le problème du 13e mois et puis nous serons prêts à négocier un plan pour le redressement du journal.Mais lier le redressement au 13e mois, ce n’est pas possible », a déclaré le délégué syndical CGT du Monde.Pour sa part, M.Bernard Wouts, nommé administrateur par M.Fontaine, a déclaré à Reuter : « L’entreprise reconnaît devoir le 13e mois mais la situation de la trésorerie ne lui permet pas d’honorer immédiatement ce paiement (.) L’OTAN préconise l’échange d’informations militaires avec le Pacte de Varsovie STOCKHOLM (Reuter) — L’Organisation du traité de l’Atlantique-Nord (OTAN) a fait, hier, lors de la Conférence sur le désarmement de Stockholm, le détail de ses propositions sur l’échange d’informations militaires.destinées à réduire le risque de guerre en Europe.L’Union soviétique avait proposé mardi de conclure un traité de non-agression mutuelle, une de ses propositions principales.L’OTAN a proposé NICOLE BONNET Le Monde Lima — La scène se passe à tyacucho.Sur une banderole : r Non à la sale guerre », « Non au génocide », « Non à l’oubli, non au pardon ».Sur une autre, maladroitement peinte, un gamin, les bras tendus, court vers sa mère en criant : « Manan », ce qui veut encore dire « non », mais dans la langue des Indiens, le quechua.Des centaines de manifestants vocifèrent : « El pueblo ya lo sabe, los sin-chis los mataron.».(Maintenant, le peuple le sait ; les sinchis (paramilitaires) tes ont tués.) Sur le podium, les parents des huit journalistes sauvagement massacrés, le 26 janvier 1983, près l’Uchuraccay, une communauté de paysans perdue à plus de 4,000 mètres d’altitude dans le département d’Ayacucho, coeur de l’action de subversion lancée par le mouvement Sentier lumineux il y a près de cinq ans.Les reporters péruviens souhaitaient vérifier, sur le terrain, un communiqué des forces de l’ordre annonçant que les Indiens d’un hameau voisin d’Uchu-raccay venaient d’assassiner douze guériUeros présumés, tous des adolescents.Ce meurtre collectif, sans précédent, de huit journalistes avait immédiatement été attribué par les autorités à l’exaspération des Indiens, qui, par crainte de représailles, avaient spontanément attaqué les « étrangers », les prenant pour des « terroristes ».Cette version n’a satisfait ni les parents des victimes ni leurs collègues, qui refusèrent la version officielle en s’appuyant sur un témoignage enregistré par un correspondant local : « Les sinchis, assurait un Indien, avaient ordonné de tuer tous les ennemis qui venaient par les sentiers, car seuls les bons viennent du ciel » (c’est-à-dire l’armée, dans les hélicoptères.) Pour pacifier les esprits, le président Fernando Belaunde désignait alors une commission d’enquête présidée par un homme de confiance et de prestige, l’écrivain Mario Vargas Llosa.Elle remettait peu après au président une copieuse documentation, confirmant en gros la version officielle : les paysans d’Uchuraccay avaient confondu « sendéristes » et reporters, mitraillettes et téléobjectifs.L’assassinat avait été commis dans la plus pure tradition ancestrale.La sauvagerie du crime s’expliquait, selon le rapport, par l’isolement de ces Péruviens abandonnés à leur sort, dans l’Altiplano, depuis des siècles.Épilogue ?« Nous sommes tous responsables, concluait le rapport.Bien que les auteurs de ce meurtre aient été quelques individus, et les instigateurs et les provocateurs Le procès des assassins des huit journalistes à l’heure de la «sale guerre» Des défilés silencieux et des meetings organisés par les syndica ts de la presse péruvienne ont marqué, samedi dernier, à Lima, le deuxième anniversaire du massacre de huit journalistes péruviens à Uchuraccay, dans les Andes.L'enquête sur les circonstances exactes de ce drame se pour-smL et le verdicL rendu par le tribunal d'Ayacucho, devrait être connu à la fin février.Des indiscrétions laissent entende que les autorités militaires, responsables en 1983 du maintien de l'ordre dans la ré0on d'Ayacucho, seraient directement impliquées.PhololBMr AP Des paysans péruviens portent le cadavre d’un des journalistes assassinés il y a deux ans dans la région d’Ayacucho.quelques autres, derrière les pierres et les bâtons sanguinaires d’Ayacucho, il existe une responsabilité que la plupart des Péruviens doivent assumer au même degré.» Dans une interview, l’écrivain ajoutait ; » Nous sommes sous-développés.Nos institutions sont défectueuses, admettons-le .Prenant en compte cette réalité, croyons-nous sincèrement que cette affaire puisse être éclaircie par le pouvoir judiciaire ?(.)!! ne serait pas surprenant qu’il se perde dans un labyrinthe de documents, que l’enquête tourne court, et qu’elle ne se traduise jamais en une sentence.» Deux ans après l’assassinat des huit journalistes, six juges ont démissionné, victimes de l’obstruction des autorités ou même des menaces plus directes ; 14 coupables présumés sont en fuite ; les autres ont été assassinés ; seuls trois paysans d’Uchuraccay sont au banc des inculpés.La plupart des témoins ne se sont pas présentés à la barre.Les sous-officiers sinchis, premiers arrivés sur les lieux du crime, n’ont pu être interrogés : ils ont été mutés pour des raisons de service dans d’autres districts, et le général Clemente Noel, à l’époque commandant politique et miUtaire de la région déclarée en état d’urgence, est en mission à Washington.Néanmoins, le tribunal correctionnel d’Ayacucho poursuit son enquête, avec plus ou moins de bonheur, utilisant les moyens du bord, inspiré tour à tour par la patience et l’obstination indiennes, et l’impatience politique de l’opposition.Mais cette triste affaire a connu plusieurs rebondissements ; trois mois après les huit assassinats, des films pris par une des victimes apparaissaient mystérieusement dans'une grotte.Ces prises de vues démentent le rapport de la commission d’enquete puisqu’elles montrent les reporters (trois d’entre eux parlaient quechua) parlementant avec les indigènes et montrant leurs appareils photo.La théorie de la confusion sommaire est donc à rejeter ; les journalistes ont été tués en connaissance de cause ; mais pour quelles raisons ?Nouveau rebondissement, la semaine dernière, grâce à une nouvelle photo montrant le chef de la communauté d’Uchuraccay, Fortunate Gavilan (en fuite), et l’un des inculpés, Dionisio Morales, posant, mitraillette et fusil en main, au milieu d’une dizaine de sinchis en treillis.C’est M.Hemenegildo Ventura, président du tribunal d’Ayacucho, qui a laissé « filtrer » cet élément en sa possession.Il annonce d’autres « sensationnelles révélations » avant le moment de la sentence, prévue fin février.La « militarisation » des paysans dans la région andine déclarée en état d’urgence ne surprend plus personne aujourd’hui : des dizaines de reportages ont montré des communautés entières, armées d’instruments primitifs, défilant au pas de l’oie devant quelques sous-offi-ciers ou réalisant des « battues » contre les terroristes.En fait, la « sale guerre » touche aujourd’hui toute la population de la région d’Ayacucho.Elle a déjà provoqué la mort de plus de 6,000 personnes, victimes anonymes pour la plupart.En outre, plus d’un millier de détenus sont portés disparus, selon le rapport annuel d’Amnistie internationale.Ce rapport, qui dénonce tant de violations des droits de l’homme, a été, une fois encore, jugé très sévèrement par les autorités péruviennes.Celles-ci pensent qu’Amnistie est le « cheval de Troie » d’une campagne internationale visant à porter atteinte au prestige international du pays.M.Javier Alva Orlandini, vice-président de la RépubUque et candidat à la magistrature suprême d’Action populaire, le parti au pouvoir, lors des élections générales du 14 avril, a dénoncé « l’étrange coïncidence que l’on peut noter entre la publication de ce ra^iort, le 23 janvier, et la visite du pape, le 1er février, qui fait du Pérou le point de mire du monde entier».Malgré ces attaques, le Comité national de défense des droits de l’homme a donné, le 25 janvier, une conférence de presse au cours de laquelle plusieurs mères ou épouses de détenus disparus ont apporté de nouveaux témoignages de la violence institutionna&ée, lesquels ne figurent pas dans le rapport d’Amnistie.Quant à la commission des droits de l’homme des Nations unies, qui devait visiter le pays le 22 janvier, elle a été priée par les autorités de bien vouloir reporter ce rendez-vous à deux ou trois mois — c’est-à-dire après les élections.que les Etats participants à la Conférence de Stockholm échangent une fois par an des informations relatives à la défense, y compris la localisation des quartiers généraux et la composition des forces armées.Les pays du Pacte de Varsovie ont accusé TO-TAN de chercher à obtenir un droit à l’espionnage, sous couvert d’échange d’informations.Mais les délégués de l’OTAN ont affirmé hier qu’ils avaient été agréablement surpris par la r^nse des délégués soviétiques, qui leur ont déclaré qu’ils étudieraient la proposition avec intérêt.« L’Est a vu plus de curiosité dangereuse dans cette mesure qu’elle n’en contient », a déclaré aux journalistes l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, M.Klaus Citron.M.Citron a déclaré que l’échange d’informations n’était pas destiné à désigner de meil- leures cibles en cas de guerre, comme l’ont suggéré certains délégués membres du Pacte de Varsovie.La mesure ne concernerait pas les emplacements de missiles, les dépôts de munitions ou le nombre de soldats stationnés de part et d’autre.L’OTAN affirme qu’un meilleur échange de l’information réduirait de façon substantielle le risque d’une guerre éclatant par accident ou par mauvaise évaluation.L’OTAN entend inviter des observateurs à ses manoeuvres dans les semaines qui viennent pour montrer sa bonne volonté en matière d’échange d’informations milit&es.Cette mesure concernerait « les états-majors et les unités de combat principales (.) ainsi que les bases aériennes ».Elle s’appliquerait à la totalité de l’Europe, ainsi qu’à son espace maritime et aérien.Le mandat de la conférence est limité à l’Europe, malgré les protestations des pays du Pacte de Varsovie, qui pensent que l’Amérique du Nord devrait être comprise dans les né- tociations puisque les Itats-Unis et le Canada participent à la Conférence de Stockholm.Golfe : attaque à l’Exocet LONDRES (AFP) — Le pétrolier grec Serifos, attaqué dimanche dernier dans le Golfe, a été touché par un missile Exocet de fabrication française, ont annoncé, hier soir à Londres, les services de renseignements maritimes des Lloyd’s.Des assureurs ont inspecté le navire, mercredi, dans le port saoudien de Ras Tanourah, où il mouille actuellement, et ont constaté qu’un réservoir situé à tribord avait été percé par un Exocet.Aucune victime n’a été signalée par les Lloyd’s.Service aux survivantes de viol et d’inceste MOUVEMENT CONTRE LE VIOL Selon les statistiques canadiennes, une femme sur cinq est victime d’agression sexuelle au cours de son existence.Pour un très grand nombre de femmes, la violence ou la peur de cette violence fait partie de leur vie de tous les jours.Depuis cinq ans, le Mouvement contre le viol offre des sen>ices de consultation et de thérapie aux femmes victimes de violence, viol, inceste, agression.Cette année nous tenons notre 3e campagne de souscription, du 27janvier au 10 février.Nous avons besoin de vous pour maintenir ces services essentiels à toutes les femmes.Voici ma contribution pour l’année 1985 ?Je désire un reçu pour fins d’impôt.Adresse (lettres moulées) Nom:___________________________ Rue:_____________________________ Ville:____________________ -Code.Faites votre chèque è l’ordre du Mouvement contre le viol Merci C.P.391, suce, de Lorlmler Montréal, Qué.H2H 2N7 (514) 526-2460 526-7072 INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, jeudi 31 janvier 1985 Pologne : deux dirigeants de Solidarité sont inculpés VARSOVIE (AFP) - M.Adam Michnik, 38 ans, historien et cofondateur du KOR (Comité d’autodéfense sociale), et M.Bogdan Lis, 32 ans, ancien responsable de Solidarité, ont été inculpés hier par la justice polonaise pour avoir participé à une réunion de la direction clandestine de Solidarité, a t-on annoncé de source officielle.Inculpés de « participation à une organisation illégale », les deux hommes qui risquent trois ans de prison ont été laissés en liberté, selon la télévision polonaise.Ces deux dirigeants de l’opposition avaient bénéficié de l’amnistie octroyée à la quasi-totalité des prisonniers politiques en juillet dernier.M.Michnik était sorti de prison en août après avoir été détenu pendant plus de deux ans et demi sans procès.M.Lis, arrêté en juin alors qu’il était le « numéro deux » de la TKK (Commission provisoire de coordination), avait été accusé de « haute trahison » et il avait dû attendre début décembre pour être libéré par suite d’interventions provenant notamment de l’Eglise polonaise.M.Michnik a été interpellé chez lui à Varsovie, hier en début d’après-midi, a-t-on indiqué de bonnes sources.Il n’avait pas regagné son do- micile en début de soirée.M.Lis a également été interpellé hier après-midi près de Gdansk, tandis qu’une perquisition était effectuée chez lui.Libéré en fin d’après-midi, il a indiqué que les policiers l’avaient longuement interrogé sur sa p^articipation à une réunion de la TKK, la direction clandestine de Solidarité, le 21 janvier dernier.À l’issue de cette réunion, à laquelle participait également M.Michnik, la TKk avait appelé à une grève d’un quart d’heure à l’échelle nationale pour le 28 février, afin notamment de protester contre la hausse des prix alimentaires prévue par le gouvernement.L’appel à la grève est cosigné par le prix Nobel de la paix et ancien président de Solidarité, M.Lech Walesa, qui n’est pas mentionné parmi les participants à cette réunion animée par M.Zbigniew Bujak, « numéro un » de la direction clandestine de Solidarité.(Dans la déclaration conjointe publiée par le dernier bulletin clandestin de Solidarité de Varsovie, parvenu hier à la presse occidentale, les dirigeants syndicaux appellent à une « résistance sociale organisée et permanente » qui seule, estiment-ils, « peut freiner la politique d’exploita- tion économique » et « empêcher de faire payer à la société les frais d’une gestion économique défaillante ».M.Walesa et la TKK flétrissent également les projets du pouvoir de laisser les directions d’entreprises libres d’augmenter ou de diminuer le nombre d’heures de travail par semaine, qu’ils considèrent comme une « atteinte à la journée de huit heures ».Dans cette perspective, ils proclament « journo de protestation » le 28 février et appellent à une grève d’un quart d’heure ce jour-là à midi.) Cet a)^L notent les observateurs, est le premier mot d’ordre de grève lancé par la TKK et M.Walesa depuis octobre 1982.Au cours de la même réunion la TKK a adopté un texte, également signé par M.Walesa, sur le procès des présumés assassins du père Po-pieluszko, qui se déroule actuellement à Torun.L’ex-avocat de Popieluszko ne veut pas entendre parler de peine de mort Yougoslavie Le procureur réclame des peines sévères contre trois intellectuels BELGRADE (AFP) — Le procureur a requis hier « une peine sévère » contre les trois intellectuels yougoslaves jugés à Belgrade depuis le 5 novembre dernier pour « propagande ho^e ».Tout au long de son réquisitoire qui a duré près de trois heures, le procureur Danilo Nanovic, s’est évertué à convaincre la Cour et l’assistance que les accusés représentaient « une menace particulière » pour la société.Bien qu’ayant lui-même abandonné le chef d’accusation de création d une « association hostile », qui pesait sur les trois prévenus (l’écrivain Miodrag Milic, le journaliste Dragomir Olujic et le sociologue Milan Ni-koUc), le procureur a estimé que leurs agissements ainsi que toute l’atmosphère du procès démontraient l’existence d’une « activité de groupe ».Il s’est notamment attaché à prouver que les réunions de l’université libre au cours desquelles les accusés ont, selon lui, exposé leurs opinions hostiles au régime étaient « illégales ».M.Nanovic a lancé de vives attaques contre les avocats de la défense, qu’il a accusés de « s’identifier » à leurs clients, et contre la presse étrangère qui, selon lui, a « pris sous sa protection » les intellectuels poursuivis.TORUN (AFP, Reuter) - Les avocats de la partie civile ont déclaré hier devant le tribunal de Torun leur hostilité à la p>eine de mort requise la veille par le procureur général contre le capitaine Grzegorz Piotrowski, 33 ans, un des quatre membres de la police politique inculpés dans l’assassinat du père Jerzy Popieluszko.Mes Edward Wende et Jan Olszewski ont souligné l’opposition de l’« aumônier de Solidarité » à toute forme de violence, et notamment à la peine capitale.« Je sais, a dit Me Wende, que si le pjère Popieluszko se trouvait dans cette salle d’audience, il demanderait la grâce pour ses assassins.» « Depuis hier, a renchéri Me Olszewski, je me trouve dans une situation difficile car l’ombre de la poine de mort plane dans cette salle, et le père Jerzy était formellement opposé à la peine capitale.» Outre la peine capitale contre le capitaine Piotrowski, le procureur du ministère public avait requis 25 ans de prison contre les autres policiers inculpés, le colonel Adam Pie-truszka, 47 ans, et les lieutenants Waldemar Chmielewski, 32 ans, et Leszek Pekala, 29 ans.Le verset est généralement attendu pour la fin de cette semaine.Le premier avocat à intervenir au nom de la famille du prêtre assassiné, Me Wende, connu pour avoir participé à de nombreux procès politiques, a traduit « l’indignation » de nombreux partisans du père Popie- luszko après le réquisitoire du procureur Pietrasinski qui avait assimilé « l’extrémisme anti-socialiste » de la victime à celui de ses assassins.« En tant que défenseur du père Popieluszko, je proteste avec énergie contre l’assimilation de la victime à ses meurtriers, a-t-il dit.Cette attitude dépasse toutes les limites admissibles.Pareille assimilation entre la victime et ses bourreaux n’a jamais été vue dans aucun tribunal.» « Le père Jerzy détestait la violence », a ajouté l’avocat en soulignant que rien ne permettait de le comparer aux policiers se trouvant sur le bMc des accusés.« Quand Piotrowski disait que des centaines de policiers étaient prêts à l’aider à combattre le prêtre, il bluffait (.) Mais aux funérailles du père Jerzy il y avait des centaines de milliers de Polonais.Jusqu’à aujourd’hui les foules viennent se recueillir sur sa tombe.On érigera des monuments à sa mémoire et cela prouve qu’il représente une grande valeur pour la nation.» Me Wende, qui avait assuré la défense du père Popieluszko lorsque ce dernier avait été inculpé d’attaques contre l’Etat et de détention d’explosifs, représente au procès M.Waldemar Chrostowski, chauffeur du prêtre.L’avocat de la partie civile a par ailleurs affirmé que les trois policiers avaient également l’intention de tuer M.Chrostowski et cpe le procès n’aurait pas eu lieu si le chauffeur n’était pas parvenu à s’évader.Pisani dit inévitable Tindépendance de la Nouvelle-Calédonie Ukeiwé rejette « rindépendance-association » PARIS (Reuter) — Le délégué spécial du gou-vernement français pour la Nouvelle-Calédonie, Edgard Pisani, a affirmé que l’indépendance de ce territoire d’outre-mer était inévitable et que son refus serait suicidaire.Telle est son opinion exprimée dans un long article publié dans le numéro d’aujourd’hui du journal Les Nouvelles de Nouméa.Il s’agit en fait d’une sorte de lettre ouverte à la jeunesse néo-calédonienne, en réponse à une lettre adressée au haut commissaire de la République par un jeune habitant du territoire lui faisant part de ses réfie-xions sur le présent et l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.M.Pisani déclare qu’il comprend les sentiments de ceux qui veulent que le territoire reste français mais ajoute qu’il ne partage pas leurs craintes.De son côté, M.Dick Ukeiwé, président du gouvernement territorial de Nouvelle-Calédonie, a rejeté hier le plan d’« indépendance-association » proposé par M.Pisani, et a demandé le rappel à Paris du délégué spécial du gouvernement.« La grande majorité des Calédoniens rejette en bloc la solution de M.Pisani (qui est) inadmissible » pour le territoire, a dit M.Ukeiwé, en visite à Paris, au cours d’une conférence de presse.« Pisani devrait rentrer en métropole », a-t-il ajouté, laissant planer le doute sur sa participation aux futures négociations avec le délégué du gouvernement, envoyé à Nouméa il y a deux mois pour rétablir le calme et la sécurité dans l’archipel, à la suite d’une flambée de violences indépendantistes.« Selon le plan Pisani (.)il nous faut abandonner notre citoyenneté française », a affirmé M.Ukeiwé, un Canaque fermement anti-indépendantiste.«Nous aussi nous sommes Français et nous voulons le rester », a ajouté le sénateur RPCR (proche du mouvement néogaulliste).M.Ukeiwé a une nouvelle fois qualifié le leader Indépendantiste Jean-Marie Tjibaou de rebelle, l’accusant de violer les lois françaises et les règles tribales des Canaques.Il a refusé de le rencontrer, contrairement à ce qu’il avait laissé entendre auparavant.Selon un sondage réalisé par l’Institut BVA à paraître aujourd’hui dans l’hebdomadaire Paris-Match, 62 % des Calédoniens inscrits sur les listes électorales voteraient actuellement pour le maintien du territoire dans la République française en cas de référendum, contre 25 % pour l’« indépendance-association ».Cependant 52 % des Mélanésiens (Canaques) seraient favorables à l’indépendance contre 34%.De plus, une majorité de néo-Calédoniens, 47 contre 45 %, ne font pas confiance au gouvernement pour organiser un référendum « de façon claire et loyale ».Mais 65 % des Mélanésiens et 57 % des autres ethnies non européennes ne partagent pas ce sen- timent.Enfin, neuf colons d’origine européenne sur dix estiment qu’en cas d’indépendance, les garanties prévues par le plan Pisani ne seraient pas respectées.Dans le territoire, de nouveaux sabotages ont eu lieu à Thio et Poro, deux centres miniers.Un court-circuit provoqué volontairement a privé Thio d’électricité jusqu’à 5 heures du matin, et deux maisons ont été incendiées, tandis Edgard Pisani que sur la mine de Poro, neuf camions et deux pelles mécaniques ont été endommages.BOUQUINEZ À L’AISE À [H AGENCE DU LIVRE 1246 rue St-Denis Montréal Tél.: 844-6896 l a liihliollicqiii’ d"Ak vaiulrie Ateliers (récriture, .mimes p.ii \ oliinde \ illemaire les 2 ol A, 9 cl 10.16 et 17 lévrier.( .un I2(IS A tclier continu I2(M) rue l aurier 1 si.Keseï \ .Hums 270-S47S RENPOi*¥WS Pour assurer le succès cJ’un congrès, cJ’un salon, cJ’une conférence, cJ’un séminaire ou cJ’un colloque, il faut annoncer eJans la rubrique ccrendez-vous» cJu DEVOIR.Tous les vencJrecJis, la rubrique «rendez-vous» regroupe tous les événements cJ’importance.Pour (Je plus amples informations sur les tarifs publicitaires, communiquez avec: Francine Gingras: 844-3361 .coev- -A'»'” • l 5- ^ i •«« iimn LE MONDE EN BREF ¦ RFA : un autre extrémiste cesse sa grève de la faim BONN (AFP) — Un nouveau détenu de la Fraction armée rouge (RAF), Lutz Taufer, 40 ans, a arrêté mardi soir sa grève de la faim en-tarnée début décemlu^, portant à quatre le nombre de grévistes qui ont arrêté leur mouvement ces derniers jours, a annoncé hier un porte-parole du ministère régional de la Justice de Basse-Saxe.Quelque 26 détenus de la RAF et un petit nombre non communiqué de sympathisants observaient toujours hier la grève de la faim, déclenchée le 4 décembre.Ils revendiquent : la reconnaissance du statut de .prisonniers de guerre » et le regroupement des détenus actuellement dispersés dans t^t le pays.Taufer a été transféré à sa demande de sa cellule de f aiic près de Hanovre, dans une section de soins intensifs d’un hôpital de Hanovre dans la nuit de mardi à hier, selon le porte-parole.Taufer avait participé à l’attaque de l’ambassade de RFA à Stockholm en 1975.Il a été condamné à la prison à vie en 1977.¦ Arrestations devant l’ambassade d’Afrique du Sud à Washington WASHINGTON (Reuter) — La police a arrêté 98 manifestants antiapartheid mardi devant l’ambassade d’Afrique du Sud à Washington.C est le plus grand nombre d’interpellations depuis que les protestations quotidiennes ont commencé il y a deux mois.Plus de 600 personnes, dont plusieurs membres du Congrès, ont été interpellées depuis le début de ces manifestations contre l’apartheid et la politique de l’administration Reagan de mener un « engagement constructif » à l’égard du gouvernement de Pretoria.Kirkpatrick démissionne WASHINGTON (AFP) — Mme Jeane Kirkpatrick, ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, a annoncé hier qu’elle avait préænté sa démission et reprendrait son poste d’enseignante à l’université Georgetown à Waslüngton.Mme Kirkpatrick, dont la fermeté en politique étrangère est vivement appréciée des républicains les plus conservateurs, a démenti, après M entretien avec le président Ronald Reagan, qu’elle ait jamais souhaité obtenir un poste important au sein du gouvernement Dans une courte déclaration à la presse, Mme Kirkpatrick a annoncé qu’elle avait présenté sa démission au président américain le 11 décembre dernier et qu’elle compte quitter ses fonctions vers le 1er mars lorsque son successeur aura été nommé.¦ Découverte de débris du missile soviétique tombé en Finlande HELSINKI (AFP) — De nouveaux débris provenant sans doute du missile soviétique, qui s’était écrasé le 28 décembre dernier en Finlande, ont été retrouvés hier, a annoncé l’armée de l’air finlandaise.Le plus volumineux de la douzaine de ces débris découverts dans un rayon de 300 mètres à la surface gelée du lac Inari, dans l’extrême-nord du pays, est un fragment d’un mètre de long environ, a-t-on précisé de meme source.Tout le secteur nord-est du lac Inari a été bouclé et son accès réservé aux enquêteurs, a-t-on précisé hier de source militaire.Les premières recherches, infructueuses, avaient été abandonnées le 5 janvier.Bientôt le F mars.Cherchez-vous toujours le bon taux^ pour votre R.E.E.R.?V- J Ne cherchez plus.Passez à la Banque de Montréal * Durée: 5 ans* * Sujet à changement sans préavis Les certificats de placement de retraite de la Société hypothécaire Banque de Montréal sont garantis par la Banque de Montréal.Les cotisations minimales sont de $1 000, vous 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aux cheminots, en créant Via Rail, qu’ils seraient toujours chargés de l’entretien et de la réparation des trains de voyageurs.En plus de briser sa promesse, a noté M.Keams, le gouvernement serait responsable de la perte de 2,300 emplois s’il confiait le travail à la société montréalaise.¦ Rhéaume à Donnacona (PC) — La caravane de l’indépendance du président de la société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Gilles Rhéaume, qui a quitté Montréal il y a dix jours, est arrivé hier à Donnacona, à une trentaine de kilomètres de Québec.M.Rhéaume doit atteindre Sainte-Foy dimanche soir.Il y sera également lundi.Mardi, il se rendra sur les Plaines d’Abraham et au parlement.¦ Comète de Halley WAIMEA, Hawai (AP) — Les astronomes de l’observatoire de Mauna Kea ont réalisé ce qui est sans doute la première observation de la comète de Halley à l’aide d’un télescope à infrarouge, le 20 décembre dernier, alors qu’elle se trouvait à quelque 660 milUons de kilomètres du Soleil.L’un d’eux, M.Alan Pickup, a estimé mardi que le noyau de la comète avait environ 13 kilomètres de diamètre et qu’elle deviendrait sans doute visible à l’oeil nu en mars et avril 1986, lorsqu’elle sera près de 100,000 fois plus lumineuse.¦ Le procès Lortie QUEBEC (PC) — C’est un portrait fort différent du caporal Denis Lortie que les jurés ont pu apprécier hier à Québec.Hier, au procès pour meurtres du jeune militaire, trois psychiatres se sont succédés à la barre, soit l’un pour la défense, leur troisième, et deux pour la Couronne.Selon le Dr Robert Du^ay, psychiatre à l’Hôtel-Dieu de Montréal, Lortie présentait bien des problèmes psychologiques, mais ne délirait nullement.Le Dr Duguay, appelé par la Couronne, a rencontré Lortie à deux reprises, les 29 et 30 mai 1984.Après ces deux entrevues, il certifie que Lortie n’avait ni délire ni haUucination, avait une mémoire intacte, que ses émotions étaient conformes aux situations présentées et que ses propos étaient logiques et cohérents.Ce que les psychiatres de la Défense identifiaient comme un délire religieux lui apparaît plus « comme un nouveau courant religieux » que comme un véritable déUre.Il admet que Lortie lui parlait de Dieu et se disait sous son influence, mais l’accusé voulait plutôt procéder par analogies, selon lui.Ainsi, Lortie aurait mentionné que le sergent d’armes René Jalbert lui est apparu « comme s’il était un ange » et non que M.Jalbert était un ange.Le Dr Duguay a aussi cité le rapport médical rédigé à l’infirmerie de la prison d’Orsain-ville où est détenu Lortie.Les médecins de l’endroit ont notamment noté que le 10 mai, Lortie avait une allure mystique.Lortie a aussi mentionné au personnel que Dieu lui avait donné un coeur d’enfant de 5 ans.Le 23 mai, au chef-infirmier, il a parlé du combat intérieur qui se livrait en lui entre le bien et le mal.Il lui a confié aussi que Dieu n’avait pas voulu de lui et qu’U avait envoyé un ange pour le ramener dans le droit chemin.BOUQUINEZ À L’AISE À m kGENCE DU LIVRE 1246 rue St-Denis, Montréal Tél.: 844-6896 Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: À Montréal: À Québec: 332-3891 687-2022 Extérieur: Code régional: (514): 1-800-361-6059 (819;.* 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 ^ ('613); 1-800-361-5699 CARTES D’AFFAIRES XSS()( Il S \ss()( i.\ri S ROBIC, ROBIC & Fondée en 1892 Conseils en propriété Agents de brevets d'invention intellectuelle et de marques de commerce 1514.Docteur Penfield Montréal.Canada, H3G 1X5 Tél (514)934-0272.Télex 05-268656, Cable: MARION TRAVAUX DE PHOTOCOPIE ET D’IMPRESSION URGENTS?SCRIBEC 45 rue Jarry est — 387-2486 Ouvert té eoir et le sanoedl Samson Bëlair Comptables agréés longjéuii Bufuu ?00 H Bout Ste foy J4J1W7 (670-4?70) Bunun dm Ih princiiala vin du QuMmc m du Cmdi Alliliation internationale - Moore.Stephens & Co Wilson remet en cause les prestations «sociales» versées par Fassurance-chômage PAULE DES RIVIERES OTTAWA — Le ministre des Finances, M.Michael Wilson, a enclenché hier le débat sur la pertinence du régime d’assurance-chômage en confirmant sont intention de rayer du fonds de l’assurance-chômage les prestations dites « sociales », soit celles versées au titre du congé de màternité ou du congé de maladie.M.Michael Wilson veut ainsi alléger le fardeau des petites entreprises, dont les contributions au fonds - déficitaire- de l’assurance-chômage ne cessent d’augmenter, en partie en raison de l’élargissement de l’accessibilité au fonds.«J’ai dit très clairement que nous envisageons de retirer le financement de ces programmes (congés de maternité et de maladie) du régime de l’assurance-chômage et de les mettre plutôt avec les recettes générales du gouvernement.À aucune reprise, je n’ai parlé de modifier ces programmes», a dit le ministre hier en Chambre, en accusant l’opposition libé- rale de déformer les faits.Le gouvernement a donc donné l’assurance que les programmes présentement sous le chapeau du régime de l’assurance-chômage ne disparaîtraient pas mais le député libéral et ancien ministre de l’Emploi et de l’Immigration, M.Lloyd Axworthy, estime que «M.Wilson nous ramène 40 ans en arrière».« Je suis tout à fait en désaccord avec la philosophie des tories et de M.Wilson voulant que les prestations de maternité soient un por-gramme social.Elles font partie des droits des personnes sur le marché du travail, en l’occurence des femmes, et elles font partie d’un programme qui vise à permettre aux gens de travailler.Le but du programme d’assurance-chômage est justement de di^enser un certain degre de sécurité aux travailleurs», estime M.Axworthy.Le gouvernement ne semble pas partager cette vision.M.Wilson au contraire a fait valoir hier que «U se peut qu’il y ait une partie du régime d’assurance-chô- mage qui ne soit pas de l’assurance-chômage dans le vrai sens du mot « assurance ».Ces prestations auxquelles fait référence M.Wilson ont été graduellement intégrées au régime d’assurance-chômage.Celles permettant aux employées de prendre un congé de maternité de 18 semaines et de recevoir des prestations équivalentes au montant qu’elles retireraient si elles étaient officielle-memnt en chômage, existent depuis 1971 mais leur accès fut élargi au cours des dernières années.En 1983, elles ont coûté 9344 millions, comparativement à $208 millions quatre ans plus tôt.Les prestations versées à même le fonds de l’assurance-chOmage pour des congés de maladie totalisaient $180 en 1983 ; celles versées à certaines catégories d’employés âgés ont nécessité des déboursés de $19 millions.En tout $5^ millions.Environ $10 milliards ont été versées l’année dernière en prestations d’assurance-chôma-ge,auxquels s’est ajouté $1,2 milliard pour administrer le programme.Le gouvernement paie Sondage Gallup Deux millions de Canadiens ont vu personnellement le pape JEAN-PIERRE PROULX Presque deux millions de Canadiens, soit 10% de la population adulte, ont vu le pape Jean-Paul II en personne au cours de sa visite de septembre, révèle un sondage Gallup mené pour le compte de la Conférence des évêques catholiques du Canada et rendu public aujourd’hui.C’est dans l’est du Québec et particulièrement au Québec que le pape a fait se déplacer le plus de gens et donc surtout parmi les francophones et les catholiques.En fait, révèle le sondage, 93 % de la population adulte ont eu un contact quelconque avec le pape, soit directement au cours d’un événément particulier (6 %), soit au cours d’un défilé (6 %), soit par un reportage télévisé en direct (63 %), ou dans un compte rendu de nouvelles (63%).Ce sondage a été mené par entrevue à domicile entre le 18 et 20 octobre dernier, un mois donc après le d^ part du pape, auprès de 1028 adultes canadiens âgées de 18 ans et plus.L’échantillon comptait 420 catholiques et 486 protestants et 94 personnes n’appartenant à aucune religion.Voici les faits saillants de ce sondage, le premier mené à l’échelle du Canada: ¦ 42 % des catholiques et 26 % des protestants ont pris connaissance, d'une manière ou d’une autre, d’à peu près tous les types d'événements de la visite du paM mais ce sont les rencontres auprès des jeunes (40 %) et des enfants (35 %) qui ont le plus retenu l’attention; ¦ la visite a surtout soulevé l’intérêt des catholiques: 42 % d’entre eux se sont dit « très intéressés » et 35 % « assez intéressés » par l’événement contre respectivement 7 % et 29 % des protestants; l’intérêt a d’ailleurs cru chez 44 % des catholiques et 13 % des protestants à mesure que la visite se déroulait; ¦ 81 % des catholiques se sont dits « fortement d’accord » (62 %) ou simplement d’accord (29 %) avec la visite du pape contre 68 % des protestants; ¦ 75 % des catholiques estiment que la visite du pape a été « très » réussie et 21 %, « assez » réussie.Chez les protestants, respectivement 32 % et 46% partagent la même opinion; j| ABONNEMENT AV DEVOIR ^ Pour recevoir LE DEVOIR à votre porte tous les jours du lundi au samedi, vous n’avez qu’à remplir et nous retourner le coupon-réponse.Cochez le tarif choisi: ?32$ (13 semaines) ?62 $ (24 semaines) ?120$ (S2 semaines) (Ces tarils ne sont valables que pour la livraison par camelot ou poste surface au Canada) Code postal ________________ Ketournez avec votre chèque ou mandat-poste à: LE DEVOIR — Abonnements 211 rue du St-Saciement Montréal, Québec H2T 1X1 une partie des prestations (environ 25%) mais il laisse les employés et les employeurs se partager la part la plus importante: Les employeurs auront payé cette aimée une somme pouvant aller jusqu’à $786,97 par année par employé.Le taux du salaire et le revenu maximum assurable de l’employé déterminent la prime de l’employeur, selon une formule prenant en compte le déficit (ou surplus) du fonds de l’as-surance-chômage.Le déhcit d$500 millions de 1984 porte le déficit cumulatif du compte à $4,4 milliards.Les gens d’affaires font valoir depuis plusieurs années que ces prélèvements sur la masse salariale sont perçues avant même que l’entreprise n’ait réalisé un seul sous de profit et que la nature des cotisations pénalise les petites entreprises et celles avec beaucoup d’employés à bas salaires.Bref, que cela ne favorise pas la reprise.Hier, en Chambre, M.Wilson a pour sa part associé ces prélèvements à «une taxe d’emploi qui,de l’avis des petits entreprises,entrave leur capacité à créer des emplois».C’est la veille, au sortir d’une réunion du comité de planification et des priorités du gouvernement, que M.Wilson avait pour la première pro-l’as- ¦ 38 % des catholiques disent avoir été « profondément touchés» par Jean-Paul II, 36 % déclarent avoir été « touchés mais pas trop impliqués », 19 % avoir vécu l’événement avec un « intérêt passif » et 7 % n’ont pas été « du tout touchés ou intéressés ».Chez les protestants, 4 % ont été « profondément touchés » et 15 % « touchés mais pas trop impUqués».Si l’impact émotif ou l’intérêt pour la visite du pape ont été importants, son « influence » (non autrement définie) sur les gens a été moins important: 60 % des catholiques et 92 % des protestants ont répondu que la visite ne les avaient influencé en aucune façon.En fait, 71 % des catholiques ne s’attendaient pas, avant l’arrivée du pape, à ce que sa visite les influence contre 91 % des protestants.Une certaine proportion de catholiques se sont donc « laissés gagner » par l’événement.En outre, 40 % des catholiques estiment que le pape a influencé les autres, soit à peu près la même proportion de ceux qui disent avoir été eux-même influencés, soit 38 %.C’est aussi 37 % des catholiques qui déclarent avoir reçu un témoignage en ce sens de leur entourage.Incidemment, un sondage omnibus de l’Université de Montréal mené entre le S et 16 novembre dernier auprès de 2000 Québécois, a révélé un phénomène semblable : 32 % des catholiques ont affirmé alors que « depuis la visite du pape, la religion a plus d’influence dans leur vie de tous les jours».Pour ce qui est du contenu des messages du pape, il a été dans l’ensemble bien reçu: 59 % des Canadiens disent qu’il n’y a rien de ce que le pape a dit avec lequel il ne soit en désaccord.Une section spéciale du sondage portait sur les autochtones: 54 % des catholiques et 41 % des protestants se souviennent des rencontres que Jean-Paul II a eu avec eux et ils croient qu’elle ont été importantes.Seulement 25 % des premiers et 18 % des seconds se souviennent de ce qu’il leur a dit.Pour ce qui est des suites au voyage du pape, 35 % des catholiques et 6 % des protestant pensent que les paroisses devraient mettre sur pied des projets spéciaux pour en prolonger la mémoire.î pr fois fait part de ce projet de révision de l’a surance-chômage.Mais déjà, dans son éxposé économique du 8 novembre dernier, le minstre des Finances M.Michael Wilson avait suggéré ddes options et posé une série de questions qui ne laissaient aucun doute sur la volonté du gouvernement de «remode-ler»le régime de l’assu-rance-chomage.Il s’était demandé par exemple si la période d’attente avant que les prestations ne commencent à être versées ne pouvait pas être allongée, si la durée minimale de travail donnant droit à l’assurance-chô-mage devait être augmentée, si la durée des prestations pouvait être raccourcie, si les cotisations devaient être établies en fonction des risques de chômage particulièrement enlevés dans certains secteurs,si les personnes à revenu élevé coûtaient trop au fonds, si les prestations de maternité devaient être augmentées ou diminuées.«Il faut se rendre compte, écrivait M.Wilson dans son pro- framme de renouveau conomique du 8 novembre, que le programme de l’assurance-chômage a évolué afin de répondre à toute une gamme d’objectifs sociaux et économiques ainsi qu’à un but de redistribution.Ces objectifs étant parfois suceptibles d’entrer en conflit, ilk convient de réaliser un certain équilibre entre eux».D’autres questions étaient formulées, qui remettaient plus profondément en cause la nature du régime dans son ensemble, pour l’orienter davantage vers le lancement d’entreprises, recyclage, le perfectionnement.Depuis quelques années d’ailleurs, les fonds de l’assurance-chômage peuvent être utilises pour permettre des programmes de partage d’emploi (l’entreprise paie par exemple deux employés durant deux ou trois jours chacun et ces derniers peuvent retirer du chômage pour le reste de la semaine) ou de création d’emplois.Environ $190 millions ont été versés à ce titre en 1983.Un groupe de travail se met en marche ces jours-ci au ministère de l’Emploi et de l’Immigration et est présentement à définir l’ampleur de l’examen auquel il procédera.On ignore quel rôle joueront respectivement le ministère de l’Emploi et celui des Finances dans cette révision.EPARGNE RETRAITE D E s J A R DI NS economies d’impôt lendement simplicité.3 ans.Intérêts versés annuellement.Le Régime Enregistré d'Épargne-Retraite (REÉR) de votre caisse Desjardins est actuellement un des meilleurs placements sur le marché.Pour vous prévaloir des avantages fiscaux d’un REER au moment de faire votre rapport d’impôt 1984, n’oubliez pas que la date limite de cotisation est le mars 1985.Venez vite vous renseigner auprès du personnel de votre caisse Desjardins.*Ce taux est sujet à changement sans préavis et est disponible dans les caisses populaires participantes affiliées à la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l Ouest-du-Québec.'!>] desjardins ^ Une ressource naturelle Le Devoir, jeudi 31 janvier 1985 SUR LES CAMPUS JEAN-FRANÇOIS LACERTE ¦ Université de Montréal — Le dépaitemeat d’Ëtide Française organise ¦ne rencontre avec Mme France Tbéoret, poète, romancière, dramaturge et critique.Au local 8151 du Pavillon Lionel Groulx (Salle Albert-Le-Grand), le mardi 5 février à 12h30.Entrée Utae.¦ École de technologie supérieure — L’É.T.S.vient de créer deux nonveanx certificats de premier cycle qui débuteront en septembre M.Le premier, en télécommunications, est destiné aux techniciens qui oeuvrent déjà dans cette industrie.L’autre, en micro-informa-tiaue appliquée, s’adresse aux technologues diplômés des cours du Cégep professionnels ou aux spécialistes qui travaillent dans le secteur de la micro-informatique.Ce dernier cours permettra à ses futurs diplômés d’exercer leurs fonctions industrielles en utilisant d’une façon optimale le micro ordinateur.La date limite d’inscription est le 1er mars.Pour informations; (514) 397-3599.¦ Conservatoire de musique de Montréal — Les concours d’admission pour l’année scolaire 1985-8fi auront lieu à compter du 25 février prochain.Seules les personnes ayant envoyé leur demande d’admission au Conservatoire avant le 11 février seront éligibles aux examens.En tout, 26 disciplines principales sont offertes cette année, allant de l’apprentissage d’un instrument à la direction d’orchestre, il n’y a aucun frais de scolarité à payer.Renseignements: (514) 873-4031.¦ Université Concordia — Un comité consultatif sur la condition féminine a vu le jour cette année à l’Université Concordia.Ce comité s’est vu confié un mandat initial de trois ans et devra faire rapport au Recteur.Sa création fait suite à un mémoire déposé en mars 1983 par le Comité sur la condition féminine de l’Université Concordia.Neuf personnes formeront le comité de travail; on y retrouvera d’une étudiante de premier cycle, une étudiante diplômée, une employée à plein temps, une à temps partiel, une enseignante à plein temps, une à temps partiel, une représentante de l’administration, le recteur et enfin la présidente du comité.¦ Université de Sherbrooke — L’Association générale des étudiants de droit organise une conférence sur les négociations dans le secteur public et parapublic.Le Président du Conseil du trésor du Québec, et responsable du dossier des négociations pour le gouvernement du Québec, M.Michel Clair, sera l’orateur invité.L’allocution aura lieu au centre judiciaire de la faculté de Droit, au pavillon Albert-Leblanc, le lundi 4 février à 16h.Pour informations, contactez Mme Mallette au numéro (819) 565-2918.¦ Les bourses pour ^étranger — La date limite pour s’inscrire aux stages d’étude et de recherche en France pour l’année 1985-86 a été fixée au 8 février.Ces stages sont administrés et financés conjointement par le ministère de l’Education et celui des Relations Internationales du Québec.En tout, quinze bourses sont offertes à deux catégories d’étudiants: la première regroupe des étudiants de 2e et 3e cycles inscrits dans des universités québécoises.La deuxième s’adresse à des personnes affectés à des tâches de recherche dans un établissement de niveau universitaire québécois.Pour informations concernant les critères et le montant des bourses, contactez le bureau des bourses de votre université.— Une vingtaine d’étudiants marocains de l’Université de Sherbrooke ont manifesté devant les locaux de l’ambassade de leur pays, jeudi dernier, à Ottawa.Ils voulaient ainsi protester contre la lenteur des autorités marocaines à verser les bourses d’études qu’ils attendent depuis septembre.«L’Université a encouragé ces étudiants à se rendre à Ottawa rencontrer les autorités diplomatiques de leur pays et faire pression sur eux», a déclaré M.George Allard, directeur des Services aux Étudiants (SAE).Toutefois, M.Allard a tenté de minimiser le soutien que ses services ont donné aux étudiants en question, en affirmant que le plus grand apport financier qu’ils avaient donné avait été de payer des interurbains «qui s’étaient avérés inutiles à ce jour», a-t-il dit.Lors de l’entrevue, M.Allard a tenté d’infirmer la rumeur voulant que les SAE aient payé le transport des manifestants.Selon M.Fakir Kamal, responsable de ce dossier à l’ambassade de la République du Maroc à Ottawa, cette situation est la faute des étudiants qui ont tardé à faire parvenir leur relevés de notes aux autorités marocaines.«Cette formalité doit se faire endant l’été, et non pas en septembre», ajoute (.Kamal, qui affirme que plus de 1,000 bourses (sur 1,200 au Canada) ont été totalement ou partiellement versées aux bénéficiaires.Les affaires étudiantes — Les relations de travail sont difficiles entre l’Association étudiante de l’Université MC Gill et ses employés syndiqués des Services alimentaires CVC (qui appartiennent au Student Society of Mc GUI University), rapporte le journal étudiant Mc Gill Tribune.Alors qu’aucun règlement n’est en vue, l’Association étudiante a dernièrement refusé deux motions «pro syndicales», soit; garantir aux employés à temps plein qu’ils ne seront pas remplaces par des employés à temps partiel, et s’engager à ne pas faire de pressions afin d’empêcher les étudiants-employés de joindre l’unité syndicale.Cette dernière décision pourrait entrer en conflit avec le code du travail du Québec qui interdit de telles pratiques anti-syndicales, poursuit le journal.Les employés de la Coop étudiante de l’Université Laval, affiliés à la CSN, adoptaient, quant à eux, une entente de principe avec leur employeur.Aucun autre détail sur l’entente n’a été fourni.ba Goélette 8551.bout St-Laurenl Ipf^s du boul MAlropnItlAini 388-8393 Spécial du mois Pour 2 personnes 1 bouteille de vin importée de France Soupe aux palourdes ou salade maison Deux aeslettea combinée» comprenant: Demi-homard farci aux fruits de mer, crevettes, cuisses de grenouilles, servi avec riz pilaf.Café ou thé S Seulement 35$ (2 personnes) Services catholiques aux Immigrants Des réfugiés dénoncent les conditions d’hébergement de leur maison d’accueil LAURENT SOUMIS Les résidents de la Maison d’accueil et de transition pour les réfugiés et immigrants (MATRI), de la ^•ue Querbes, à MontréaL s’éèvent contre la mauvaise qualité des services rendus par les Services catholiques aux immigrants (SCI), l’organisme responsable du centre financé par le Centre des services sociaux du Montréal-métropolitain (CSSMM).A la demande d’une délégation de réfugiés, LE DEVOIR a vérifié sur place les allégations des résidents.Suite à cette visite, la direction a expulsé, lundi, neuf résidents « par crainte de conflits entre eux, la direction et le reste des pensionnaires ».Ils ont été amenés, en après-midi, au poste du district 42 de la Police de la CUM, à la demande de la direction.Pour assurer le gite à ces réfu-giésl tous de nationalité iranienne, la police a du faire appel au ministère québécois de l’Immigration qui leur a finalement trouvé un abri, en fin de journée.La direction a porté plainte, lundi, pour « introduction par effraction » contre le journaliste du DEVOIR.Mais apres enquête, le police de la CUM a ferme le dossier, mardi midi.U ne pétition signée par les deux tiers des 42 résidents de cet établissement de dépannage pour les gens en attente du statut de réfugié au Canada était parvenue, la semaine dernière, au DEVOIR.Les signataires, qui ne bénéficient d’aucune assurance quant à leur installation définitive au pays, y affirmaient en outre que « la qualité et la quantité de nourriture sont insuffisantes » alors que « la qualité des services, en plus d’être déficiente, ne peut être qualifiée d’hygiénique ».La pétition, rédigée dans trois des langues parlées par les différents signataires — le français, l’anglais et le persan — soutenait que « la direction et le personnel de MATRI reçoivent de bons salaires, tandis que les services offerts aux résidents sont déficients ».Selon eux, « la direction ne penserait qu’à son bénéfice » et vise- :^miir I IF ' -i,.* J .fes d’entre eux ont échangé une seule et unique carte de métro et d’autobus.Lors de notre visite, ces jours-ci, la résidents nous ont dit craindre des réprésailles.Les résidents ont insisté « pour remercier les Canadiens de leur accueil », mais ont souhaité que « les choses changent pour ceux qui nous suivront wrès notre départ ».leioint au téléphone par LE DE-IR, le secrétaire général des ’ ‘mm m Photo Pwrrt RommI Cette chambre typique de la résidence MATRI, gérée par les Services catholiques pour immigrants» compte cinq lits pour adultes et une couchette pour enfant.Les résidents du MATRI, en attente du statut de réfugiés au Canada, dénoncent les mauvais traitements infligés par l'organisme subventionné par le Centre des services sociaux du Montréai métropoiitain.rait l’objectif de « la quantité (des pensionnaires) plus que la qualité (des services) ».Les pétitionnaires concluaient « qu’un personnel plus humanitaire et sensibilisé auprès des réfugiés ferait une meilleure action en faveur de la solidarité et de l’intégration».En ce qui concerne la nourriture, les résidents ont affirmé qu’Us doivent souvent consommer le même menu à trois reprises au cours de la même semaine.Nombre d’entre eux sont au début de l’âge adulte ou en très bas âge.Ils ont dit ne pas pouvoir obtenir de seconde portion, par exemple, lorsqu’ils doivent se rendre à pied aux différents bureaux des autorités.Les résidents ont affirmé que 42 personnes devaient prendre leur petit déjeuner dans une salle dont la capacité ne dépasse pas une trentaine de sièges, en l’espace d’une demi-heure.Lorsque la cuisine est fermée, il n’v a qu’une toute petite pièce équipée d’une quinzaine de chaises pour tenir lieu de salle commune.Deux mères ont dit s’être vues Rejoint au té voir SCI et responsable de la Maison d’accueil et de transition pour les ^¦1 a accueil et ae transition pour les ^1 réfugiés et immigrants, M.Serges Paquette, s’est dit « surpris » des plaintes formulées, mais a indiqué que « ces critiques sont non-fondées».Depuis, des résidents ont pris contact avec nous pour signaler que les rations alimentaires sont légèrement plus importantes et que certains d’entre eux ont reçu quelques billets d’autobus.En vertu d’un contrat de services, en vigueur du 1er août 1984 au 31 janvier 1985, le CSSMM verse refuser du lait pour leur jeune enfant, parce que les cuisines sont fermées entre 18 heures et 7 heures.Un père de famille a dit se priver d’une partie de sa ration pour l’offrir à son enfant en pleine croissance.Les résidents ont aussi affirmé au DEVOIR que « les menus sont inadaptées à leurs habitudes alimentaires nationales et amènent des problèmes de santé ».Un immigrant nous a raconté ou’après avoir consommé un plat d^ongelé, il a dû être hospitalisé d’urgence.Le médecin a diagnostiqué une intoxication alimentaire.Les immigrants dorment souvent entassés dans de petites chambres d’environ 3 mètres sur 4 à raison de 4,5 ou 6 occupants.Chaque chambre contient une douche et une toilette, mais deux chambres sont privées de nécessités.Pour se laver, les résidents privés de douches ont affirmé devoir faire la queue à l’entrée d’une autre chambre de bain qu’utilisent déjà cinq autres pensionnaires ou utiliser une bassine.Sept résidents qui se sont rendus à nos bureaux ont affirmé que la li- terie n’était pas lavée depuis trois semaines.Au moment de notre passage, les draps étaient toujours dans le même état.L’un des résidents a exhibé son torse qui présentait de très nombreuses piqûres de parasites.Dans certaines chambres de bain, les cafards ont élu domicile.Dans l’édifice attenant, de petits logements accueillent une famille par chambre à coucher.Là où père, mère et deux enfants dorment, il n’y a qu’un drap pour trois lits.vent être logées.À l’heure actuelle, deux familles y résident.Il n’y a pas de sortie d’urgence autre que la porte commune, pour cette chambre qui tient lieu a’ap-partement.Ni aucune salle ou jouet pour les enfants.Les occupants affirment qu’ils doivent se débrouiller avec un rouleau de papier hygiénique pour deux familles pendant toute une semaine.Selon eux, la direction du MATRI leurs refusent souvent la possibilité d’utiliser les transports en commun.Pour venir au DEVOIR, six une subvention per diem pour assurer le maintien de l’établissement dont la capacité d’accueil pour de courts séjours atteint 55 places.Une porte-parole du CSSMM nous a affirmé que ses services n’avaient enregistré aucune plainte officielle.Des vérifications ont déjà été faites l’automne dernier, nous a-t-elle dit.L’entente entre les SCI et le CSSMM prévoit le versement d’une subvention, que les places soient ou non occupées par des résidents.Les SCI reçoivent ainsi une subvention quotidienne de $ 13.10 par pensionnaire adulte et de 119.20 par enfant.Une place d’enfant inoccupée leurs rapporte quotidiennement 15.10, alors qu’une place adulte vide leur mérite 8 8.5o.En supposant la pleine occupation, la subvention bi-annuelle atteint 8178,735.À l’heure actuelle, environ 80 % des places sont occupées.Dans une série de reportages publiés en novembre dernier, LE DEVOIR avait mis en lumière certains aspects troublants de l’administration des Services catholiques pour immigrants.Aide à rÉthiopie Cinq organismes rassurent le public ANGÈLE DAGENAIS Les cinq organismes québécois qui ont organisé avant Noël une levée de fonds d’urgence pour aider l’Ethiopie à vaincre la famine tiennent à rassurer le public que les 8 7.5 millions sont et seront dépensés pour nourrir aussi bien les Ethiopiens que les Ëry-thréens et Tigréens et qu’aucune partie de cette somme n’a servie à payer des frais d’administration ou de promotion d’aucune sorte.Cette mise au point a été rendu nécessaire, ont précisé les porte-parole de Développement et Paix, Oxfam-Québec, Les Oeuvres du CardinaL Entraide universitaire mondiale et l’Aide à l’Enfance, parce qu’un reportage télévisé au « Journal » du réseau anglais de Radio-Canada la semaine dernière et les manchettes qui ont entouré l’affaire du International Christian Aid ont pu semer le doute parmi la population québécoise quant à la bonne utilisation de cette aide d’urgence internationale.Les cinq organismes québécois étaient parfaitement au courant bien avant les appels de détresse d’Éthiopie qu’une guerre de libération, vieille de plus de 20 ans, dévastait les provinces du Nord du pays (Tigray et Erythrée), parmi celles qui sont les plus affectées par la famine, a précisé à ce sujet M.Jacques Champagne de Développement et Paix.Les organismes ne s’étonnent donc pas que le gouvernement éthiopien en guerre « n’alimente pas ses ennemis ».Mais comme les cinq organismes en question ne font pas affaire avec le gouvernement éthiopien pour la distribution des secours qu’ils acheminent en Afrique mais bien avec des organismes non-gouvernementaux (ONG) humanitaires ou religieux, les vivres et l’équipement de secours (tentes, vaccins, trousses médicales, couvertures, etc) ont « bien plus de chances de se rendre à bon port auprès de ceux qui en ont le plus besoin ».Pour rejoindre les provinces sécessionnistes du Nord de l’Ethiopie, les ONG locales passent le plus souvent par le Soudan, pays voisin qui accueille déjà depuis de nombreuses années plus d’un million de réfugiés politiques et de la faim, en provenance du Tigray et d’Érythrée.Les organismes québécois achemineront ainsi entre 30 % et 50 % de leur aide aux deux provinces et le reste en Ethiopie.Ils ont précisé qu’ils aimeraient envoyer davantage d’aide au Nord mais «qu’on ne crée pas des partenaires fiables du jour au lendemain ».Même dans ces provinces, précise-t-on en outre, tout le territoire n’est pas sous le contrôle de la guérilla et les vivres se rendent dans les camps de réfugiés gérés par le gouvernement éthiopien ou les organismes internationaux.En ce qui regarde le International Christian Aid, les cinq organisations québécoises qui font toutes partie de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) précisent que cet organisme américain à but non lucratif qui aurait consacré la moitié des sommes qu’il a récoltées pour ses frais d’administration et de promotion, n’a aucun lien avec le Québec.TM.(019) 322-5639 Centre de jeûne et de repos Pour MAIGRIR/CESSER DE FUMER RAJEUNIR/REVIVRE , N B JEÛNE integral P CURE DE JUS DE FRUITS , CURE DE JUS DE LÉGUMES LE CHAMEAU EST DE RETOUR DANS: SAS.INILAnON (VF.DE INFLATION BUSTERS) RENAULT 5 LE CHAMEAU EST TOUIOURS LÀ ET C'EST POUR Y RESTER.OUI, VOTRE HÉROS LE CHAMEAU EST DE RETOUR DANS UNE NOUVELLE AVENTURE.VOYEZ LA RENAULT 5 VAINCRE SES ENNEMIS AVEC UN PRIX SUPER-SPÉCIAL: ?$ NE MANQUEZ PAS S.O.S.INFLATION! 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Les concessionnaires AMC/Jeep/Renault du grand Montréal île de Montréal A Ma Baie Automobiles Inc.9790, boul.Gouin ouest Pterrefonds 684-4400 Automobiles Montréal Dauphine Ltée 12.050, boul.Laurentien Montréal 331-6130 Automobiles Newman Ltée 7200, boul.Newman Ville USalle 363-7210 Automobiles VlUe-Marie Inc.2995.rue Hochelaga Montréal 527-8525 Concordia Auto Ltée 8065.rue Lajeunesse Montréal 273-2373 Garage Eddy Doyle Inc.2280, boul.St-Joseph Lachlne 637-7511 Garage Spécial Service Inc.10, Auto Plaza Pointe-Claire 694-4841 Lareau Automobiles Inc.1824, rue Ste-Catherine ouest Montréal 937-7785 2085, rue Ste-Catherine ouest Montréal 937-9551 Le Cartier AMC/|eep Ltée 10,300, boul.Pie IX Montréal 323-4330 Micor Auto Inc.12,305, rue Sherbrooke est Pointe-aux-Trembles 645-1811 Laval Auto Gibraltar (1981) Inc.2032, boul.LabeUe Chomedey 687-3123 Auto Voisin Inc.1215.boul.des Laurentides Vimont 668-9222 Houle et Frères Inc.401, boul.des Seigneurs Tferrebonne 471-4847 Garage H.Fortin Ltée 148, boul.LabeUe Ste-Rose 625-2491 Laval Auto Inc.4650.boul.Dagenais Uval Ouest 827-4731 Banlieues Auto Montréal Sud Inc.2066, Chemin Chambly Longueuil 670-8410 Auto Stop A.C.Inc.276, boul.d'Anjou Châteauguay 692-1242 Automobiles Sega Inc.665, boul.Clalrevue St-Bruno 653-3333 Automobile de St-Lambert Inc.660, boul.Ikschereau Greenfield Park 676-7901 Rendez-vous Auto Ltée 9000, boul.Ibschereau Brassard 659-7603 Roger Bernard Automobiles Inc.133, 1*" avenue île Perrot 453-5850 André Fortin Auto Inc.1201 Bourgogne Chambly 447-1234 HAMCIJeep.ORENAULT 8 B Le Devoir, jeudi 31 Janvier 1985 Jean-Paul II: vaincre le diable grâce à Tamour QUITO (AFP) - Vaincre le diable grâce à l’amour: plus de cent mille jeunes Équatoriens ont applaudi avec enthousiasme Jean-Paul II, hier, lorsqu’il les a appelés à s’attaquer au prince des tâièbres.Contrairement à la coutume, il n’y a eu cette fois-ci aucune savante mise en scène, ni chanteurs professionnels, ni danses, qui donnent parfois aux rencontres du pape avec la jeunesse l’aspect d’un spectacle.Les jeunes, arrivés la veille au Stade olympique pour attendre le pape, ont passé une fraîche nuit andine (Quito est située à 2,850 mètres d’altitude) à la belle étoile, chantant et répétant des slogans de bienvenue au pape, un vieux prêtre aux cheveux blancs réglant le rythme du haut du podium avec un ^tit drapeau.Pour certains, la longue attente a été trop dure et les jeunes brancardiers volontaires de la Croix-Rouge équatorienne ne cessaient de parcourir le stade au pas de course pour évacuer les jeunes filles évanouies.Mais l’enthousiasme des autres n’avait pas faibli, et Jean-Paul II a été accueilli par une longue ovation, aux cris de Ecuador, Ecuador, te re-cibe con amor (l’Equateur te reçoit avec amour) ou Juan Pablo Secundo, te quiere todo el mundo (Jean Paul II, le monde entier t’aime).Dès que le souverain pontife a pris la parole, les jeunes se sont tus, intimidés.L’ancien professeur Karol Wojtyla a immédiatement senti la situation.Avec quelques plaisanteries improvisées ajoutées à son texte, il a réchauffé son auditoire qui a applaudi sa mise en garde contre le diable et un son appel en faveur des droits de l’homme.En conclusion, il leur a posé huit questions, demandant notamment s’ils voulaient s’engager en faveur des pauvres, construire une nouvelle société selon la volonté de Dieu et renoncer à la violence.Oui, om, ont répondu les jeunes.Si vous êtes fidèles a ce programme, vous aurez triomphé du malin, à conclu jean-Paul II.Le pape s’est rendu ensuite au siège de radio catholique.Tune des stations les plus écoutées du pays où il a relevé l’importance des moyens de communication pour la diffusion de l’évangile.Pendant que son message diffusé en direct résonnait dans tous les haut-parleurs de la ville, l’immense majorité des habitants se dirigeaient vers le Parc des expositions de la Carolina pour assister à une grande messe en plein air.Toutes les rues de Quito sont devenues voies piétonnières à sens unique.Au milieu de la foule vêtue à Teuropéeenne, on voyait des couples de paysans venus de loin, les plus riches à cheval, les plus pauvres à pied, portant des croix de bois.Pour les observateurs suivant habituellement les visites pastorales du chef de l’Église à l’étranger, l’accueil des Équatoriens frappait par sa grande spontanéité.A l’arrivée du pape au Parc des expositions, un membre de la garde présidentieUe a quitté le garde-a-vous pour toucher la cape jaune de Jean-Paul II.A l’entrée réservée aux hôtes d’honneur, des prêtres en soutane, des laies devant distribuer la communion, leurs calices levés vers le ciel, et des diplomates en tenue de gala avaient dû jouer des coudes dans une cohue spectaculaire pour pénétrer à l’interieur, alors que les soldats, débordés, donnaient finalement la priorité à ceux qui montraient le plus de force physique.La visite du pape en Équateur est un événement sans précédent pour ce pays andin de huit millions et demi d’habitants.Ce fait explique peut-être certains accrocs diâoma-tiques dont on faisait état officieusement hier matin dans l’entourage du pape: la veille, les autorités avaient publié un communiqué sur l’entretien de Jean-Paul II avec le président de la république, sans consulter la délégation vaticane.A l’entrée de la cathédrale, le numéro trois du Saint-Siège, Mgr Martinez So-malo, substitut du secrétaire d’Etat, a failli se faire renverser par un policier qui n’avait pas reconnu sa qualité.Ces incidents n’ont cependant eu aucune influence sur le déroulement du début de l’immense fête populaire qui doit durer trois jours.Mardi soir, immédiatement après son arrivée en Équateur, le pape Jean-Paul II a déclaré que « la formation de la conscience sociale des fidèles vis a vis d’une option préférentielle en faveur des pauvres et d’une libération chrétienne intégrale constituait Tim des points principaux du travail apostolique».Le saint-pere a fait cette déclaration lors d’une rencontre à la cathédrale de Quito avec des membres du clergé équatorien.Rappelant aux évêques, prêtres, religieux et séminaristes présents que son séjour coincidait avec la célébration du 4S0-eme anniversaire de Tévangelisation de l’Équateur, le souverain pontife leur a demandé de présenter « le message de salut en tenant compte les réalités concrètes dans lesquelles vit le peuple».« Prêtez grande attention à l’enseignement social de l’Église, qui peut apporter des réponses valables à la soif de justice si profondément ressentie », a dit Jean-Paul II.Donnant « en particulier » en exemple lesjprêtres « qui se sont consacrés à l’Église dans les charges les plus difficiles ou dans les paroisses les plus pauvres et les plus abandonnées », le souverain a affirmé que « leur service a été un témoignage réel de l’option préférentielle pour les pauvres».Le pape a encore souhaité que « l’apport valable » des « petites communautés, comme les communautés de base et d’autres mouvements apostoliques de laies » renforcent la vie des paroisses, « en union cordiale avec les évêques».Le pape se rendrait à Cuba ROME (AP) - M.Fidel Castro rencontrera prochainement Mgr Jaime Ortega, archevêque de La Havane, afin de discuter d’un éventuel voyage à Cuba de Jean-Paul II, rapportait hier l’hebdomadaire catholique l^n Sabato.Faisant état d’informations en provenance de milieux catholiques cubains, la publication écrit que le pape pourrait visiter Cuba lors de son prochain voyage en Amérique latine, probablement au cours du premier semestre 1986.Jean-Paul II effectue actuellement un sixième voyage en Amérique latine, avec pour étapes le Venezuela, l’Équateur, le Pérou et 'Trinité-Tobago.Le pape a manifesté, par le passé, le désir de se rendre à Cuba.CINEMA ASTRE I: (327-5001 ) — "Bru-king 2-«l«cti1c boogaloo" 6 h20, 8h10.10h.ASTRE II; — “MIaalng In action” 6 h.7 h 50.9 h 50 ASTRE III: — “La guarra daa luquea” 6 h 15.9 h 30— “J'al rencontré le Père Noël" 8 h.ASTRE IV: — “Le moment de vérité' 9 h 10— “Moacou à New York" 7 h BERRI I: (288-2115) — “Voici l'Amérique Interdit” 1 h 10.3 h 10.5 h 10, 7 h 20, 9 h 10 BERRI II; — “La guerre daa tuquea" 12 h.1 h 50.3 h 40, 5 h 20, 7 h 10, 9 h.BERRI III: “Cent Joura é Palermo" 1 h 30.3 h 30.5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI IV; - "Kaoa " 1 h 15.4 h.6 h 40, 9 h 20 BERRI V; - Le bal " 12 h 25.2 h 35.4 h 45, 7 h, 9 h 40 BONAVENTURE I: (861-2725) —The river” 1 h 30.4 h 15.7 h, 9 h 30 BONAVENTURE II: -“Bre-kln'Z-Electrlc Boogaloo” 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.BROSSARD I: (465-5906) — “MIaalng In action” 7 h, 9 h.BROSSARD II; (465-5906) — "La guerre daa tuquae” 7 h 30.9 h 30 BROSSARD III: "Breaking 2-elaclrlc boogaloo" 7 h 15, 9 h 15.CINÉMA CAPITOL: (849-0041)— "Parla Taxaa” 1 h 40, 4 h 20.7 h.9 h 40 CARTIER-LAVAL: (663-5124) -“S.O.S.lantémea” 7 h 15.9 h 40 CHAMPLAIN I: (524-1685) -''S.O.S.tanlômaa” 7 h 15.9 h 40 CHAMPLAIN II: - “Oeionnan weekend” 9 h.— “Strieker” 7 h 30 CINÉMA DE PARIS:(875-1882) — “MIaalng In action” 1 h 15,3h15,5h15,7h15,9 h 15 CINÉMA SÉVILLE: 2155 ouest SIe-Calherine (932-1139)— "Tootale' 7 h 15— “Countryman” 9 h 30 CINÉMA DU VILLAGE: 1220.Ste-Catherine est (523-3239) "A night al the Adonla" 13 h.14 h 40,16h 20.18 h.19 h 40.21 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9763)— “Los randez-voua du cinéma québécola''(du 29 Janv.au 3(év.) CINÉPLEX I; (849-4518) -"Body doubla” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15,7 h 15, 9 h 15 CINÉPLEX II: - "PInocchIo” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15.9 h 15 CINÉPLEX III: - Choose me''1 h25, 3h25, 5h25, 7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX IV; - The fourth man’ 1 h 20.3 h 20, 5 h 20.7 h 20.9 h 20 CINÉPLEX V: - "The river” 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 CINÉPLEX VI: - Gabrlella ” 1 h 30, 3 h 30.5 h 30, 7 h 30.9 h 30 CINÉPLEX VII: — "The terminator” 1 h15, 3h15, 5h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINÉPLEX VIII: — Crimes ol paaskm" 1 h 10, 3 h 10.S h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX IX: — "A aoldier'a story " 1 h 10.3 h 10.S h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉMA MONTRÉAL l:(521-7870) — “Le moment de vérité” 12 h 30, 5 h,9h30— ''Kiull”2h45, 7h 15 CINÉMA MONTRÉAL II: -"PInocchIo/ la Noél de Mickey ” 12h40, 2h50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- ""Histoire sans fin” 13 h, 17 h 10, 21 h 20— “Superman 111” 14 h 55,19 h 05 COMPLEXE DESJARDINS II: — "Mais qu’est-ca que J'al fais au bon Dieu pour avoir une femme qui boH dans la café” 12 h 15, 15 h 55,19 h 35— “Quartier de femmes” 13 h 55, 17 h 35.21 h 15 COMPLEXE DESJARDINS III: — “Innocence Impudique” 13h30, 16h15.19h.21 h 45— "Maison pour voyeurs” 12 h 05.14 h 50, 17 h 35.20 h 20.COMPLEXE DESJARDINS IV: —“La clé” 13 h, 15 h, 17 h, 19 h.21 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (879-4349)— “Les maîtres fous” "Rose et Landry” “La Goumbé das Jaunes noceurs” “L’enterrement du Hogon” 19 h.— “Jaguar” 21 h.CRÉMAZIE: (388-4210) - ‘Les Ripoux” 7 h 15.g h 30 DAUPHIN I; (721-6060) — " Amadeus” 1 h 20, 4 h 10, 7 h,9 h 50 DAUPHIN II; “Mario” 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 DORVAL I; (631-8587) - "That's dancing" 7 h 15.9 h 15 DORVAL II: Flamingo kid ” 7 h 30.9 h 30 DORVAL III; 2010’’ 7 h 10.9 h20 DÉCARIE I: (341-3190) - "Mis- ting In action” 7 h 15.9 h 15 DÉCARIE II: - " Breaking 2-Electrlc boogaloo’ 7 h.9 ÉLYSÉE I:(842-6053)— "Qul-tombo" 7 h 05.9 h 20 ÉLYSÉE II: — "Un dimanche à la campagne" 7 h 30.9 h 30 ESPACE 9:(272-1080)—Relâche FAIRVIEWI: (697-8095) - “Protocol” 7 h 15,9 h 15 FAIRVIEW II: - "Beverly Hills Cop” 7 h 05, 9 h 05.GREENFIELD 1: (671-6129) -“Frankenstein 00” 6 h 10.7 h 55, 9 h 40 GREENFIELD 2: - “AttenUon les dégâts” 7 h 30.9 h 30 GREENFIELD 3; - "Beverly Hills cop” 7 h 20, 9 h 25 IMPÉRIAL: (268-7102) — “2010''12h20, 2h35.4h 50.7 h 05, 9 h 20 JEAN-TALON:(725-7000) — “S.O.S.tantémes” 7 h 15, 9 h 40 KENT l:(489-9707) - “Beverly Hills cop” 7 h.9 h SUR SCENE AQUARIUM DE MONTRÉAL; La Ronde, Ile Ste-Hélène (872-4656)— Ouvert tous les |Ours de lOh à17h AU FOU DU VERSEAU: 1200 St-Huberl (843-4335)— • Le noeud • de Raymond Parent, m.en s Marielle Léveillé, en prolongation jusqu’au 2 fév CAFÉ ESPERANTO: 3553 51-Urbain, Mil— Spectacle de jazz avec I Le Robin Marks Quartet • 31 janv 1-2 lév à20h CAFÉ DE LA PLACE: PDA (642-2112)— • La manoeuvre ¦ de Lewis John Carlino, version française de Jean Leclerc, m.en s.Daniel Roussel, du 9 janv.au 23 lév lun.au sam 20h30 CAFÉ THÉLÉME: 311 est Ontario (845-7932)— Turquoise, jazz quartet, 31 janv.1-2 lév à 21h.LA CAVE A MOUSSE: 121 est rue Duluth (842-5524)— Réjean Pérusse, Jean Custeau et Mousse accompagnés au piano par Bruno Deschénes, jeu ven sam.CENTRE D'ESSAI DE L'U-NIVEPSITÉ DE MONTRÉAL: 6e étage, centre communautaire, 2332 Edouard-Montpetit, Mil (343-6524)— Présentation du tilm 1 La lemme de l'hOtel > le 31 lanv.à 20h.CINÉMA ONF; 200 ouest Bout.Dorchester.Mtl— Vidéos- • Convergence > vidéo-conlérence 13h.et 15h.30— t Le travail piégé > et • L'ordinateur en tète • I9h.et 21 h ,1e 31 janv CINÉMA DU VILLAGE: 1220 est Ste-Catherine (523-3239)— Les Traiteurs Hélium présentent ¦ Audience > texte et m.en s Ghislain Gagnon et Michel Hudon, du 24 janv.au 17 lév.du jeu.au sam 24h.dim.20h.30 LE CLUB SODA: 5240 ave du Parc, Mtl (270-7848)— SpMtacle de Marie-Michele Desrosiers 31 janv 21 h.ESPACE LIBRE: 1945 Fullum.Mil (521-4191)— Omnibus présente • La dame dans l'auto avec des lunettes et un lusil > de Sébastien Japrisot, du 24 janv au 17 fév mar.ausam.21h.dim.15h LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Catherine, Mtl— Fashion-Painting avec Jo Desing, 31 janv LE GRAND CAFÉ: 1720 St-De-nis, Mtl (849-6955)— Le Bateau Ivre Alain Caron avec Don Alias.Terry Clarke et Jean St-Jacques, 29 janv.au 2 tév trois spectacles par soir à compter de 21h.30 HOTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656)— Chris Medina, lun.mar.21h.à 01 h .mar au ven.17h.à 21 h.— Carol Parisien, mer.au sam.21 h.à 01 h.HOTEL REGENCE HYATT: 777 Université (879-1370)— Bar tour de ville: Goldie Alexander quartette, mar.au dim.de 20h.é 03h — Bar La Verrière: piano-bar avec Roland Oevéze mar.au sam.19h 00 à 00.00— Diner-dansant avec pianote Gerry Pucci JARDIN ZOOLOGIOUE: Parc Angrignon, 3400 Bout, des Trini-taires (872-2815)— Féérie d'hiver, tous les jours de lOh.é 22h.jusqu'au 10 fév.LA CROISETTE:1201 O Dorchester (878-2000)— Lambert au piano dim.16h.à 21h.lun.au ven.de19h.00à22h.00 L'AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Happy Hour 4 à 7 du mar.au van.— Spectacles du soir à 21 h.30— Kevin Dean Ensemble avec Janis Steprans, André White et Ron Séguin.31 janv.1-2 tév.L'ESKABEL; 1235 Sanguinet (849-7164)— • Mort accidentella d'un anarchiste > de Dario Fo, du 9 janv.au 10 lév.mar.au sam.20h.30.dim.15h.L'IMPROMPTU: 1201 0.Dorchester (878-2000)— Lambert au piano de 17h.00 é 19h.OO.Eddie Prophète de 21 h.OO à 02h.00 du lun.au ven — Eddie Prophète de 21h.à 02h.sam.PLANÉTARIUM DOW: 1000 St-Jacques ouest.(872-4530)— t Cap sur soleil > pèlerinage aux sources de l'énergie de notre étoile, du 9 janv.au 3 mars, spectacles français: mar.au ven.13 h 30.20 h 30.sam.14 h 15,16 h 30.20h30,dim.13h.15h30.16h 30.20 h30 RESTAURANT BUTCH BOUCHARD: 881 est Bout, de Maisonneuve (527-1221)— Spectacle de Janutz Wokiy et de Magdalena Kowalewska, les ven.et sam.19h.30etledim.18h.30 RESTAURANT LE COMMENSAL: 680 ouest Ste-Catherine (871-1480)— Du jeu.au dim.concerts de luth et de guitare classique de 18h.30 é 22h.30 restaurant-théAtre la LICORNE; 2075 Boul.St-Lau-rent (843-4186)— Les Productions du Chariot présentant • Cendres > de David Rudkins, i compter du 9 janv.du mar.au dim.20h.30 LES RETROUVAILLES: 1709 St-Denis (849-9275)— John Bau-dine quartette (B&B) mer.au sam.de 22h.à 01 h — Sylvain L’Heureux, chansonnier, du dim.au mar.de 22h.à 01 h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Ca-thenne (861-0657)— € Asexuale > et < Fair Warning > punk-rock 31 janv.SALLE ANDRE MATHIEU; Cégep Montmorency.475 Boul.de l'Avenir, Laval (667-1610)— Les Grands Explorateurs présentent < L’Argentine des grands espaces • du 30 janv.au 3 fév.mer.jeu.et sam.20h., ven.19h.et 21h.30, elle dim.é14h.SALLE FRED BARRY: 4353 est Ste-Catherine (253-8974)— < Jeanne D'Arc, les paradis n'existent pius > texte Alice Ronfard, m.en s.Ciaude Poissant, du 10 janv.au 2 tév., mar.au sam.20h.30 SALLE GERMAINE MALÉ-PART: 100 est Notre-Dame-Récital de violoncelle.Classe de Dorothy Bégin, 31 janv.à 12h.SALLE WILFRID-PELLETIER; PDA (842-2112)— Jean Lapointe » Porte à rire > 31 janv 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke— Concert de Marc Foumel, Ilûte, Paul Stewart piano, et Robert Sigmund, clavecin, 31 janv.20h.SPECTRUM: 318 ouest Ste-Ca-therine (861-5851)— • Vidéo + mu^ue et poésie > David ^rne-/Brian Eno < America is waiting •, Meredith Monk » Turtle dreams >, Lenny Kaye t I've got a right • Williams S.Burroughs • Dr.Ben-way >, John Giorno • Lite is a killer >, David Sylvian • Red guitar •, Michel Lemieux t Romantic complication >, François Girard/Luc Bourdon • Distance •.Talking Head • Burning down the house >, Julia Heyward c Dragging the bottom > » I just work here > 31 janv 20h.et22h.TANGENTE: 3655 St-Laurent ste 303, (842-3532)— • Parallel Lines > spectacle de Michael Mon-tanaro, 31 janv.1-2-3 fév.20h.30 théâtre CENTAUR: 453 St-François-Xavier (288-3161)— • Master Harold , and the boys > d'Athol Fugard, m.en s.Maurice Podbrey, du 31 janv.au 17 mars, mar.au ven.20h, sam.14h., dim.19h.théâtre FÉLIX-LECLERC; 1456 est Ste-Catherine (521-4650)— Découverte du Monde présents • Californie.le grand rêve américain • 28 janv.au 2 fév TELEVISION O CBFT 12.00 Première édition 12.22 Télex Arts 12.30 AlléBouBou 13.30 Au jour le jour 14.30 Cinéma • Le monde sans soleil • fr 64 documentaire réalisé par Jacques-Yves Cousteau 16.00 Bobino 16.30 TraboulKfon 17.00 Légendes du monde 17.30 Pare^ocs défi 85 18.00 Ce soir 18.28 Les nouveUes du sport 18.33 Avis de recherche 19.00 Génies en herbe 19.30 Courl-Circuit 20.00 Les Grands Films • Comme chien et chat > fr 79 avec Gisèle Casa-desus et Robert Manuel 22.00 Le téléjournal 22.27 Le point 23.00 La météo 23.04 Les nouvelles du sport 23.16 Télex arts 23.25 A première vue 23.55 Cinéma • Bande de flics • amér.77 avec Charles Durning, Perry King et Don Stroud 19.30 Le hockey du jeudi soir Les Nordiques de Québec et les Bruins de Boston 22.30 Big Band 23.00 Les Nouvelles TVA 23.25 Le Dix vous mfonne 23.30 Les sports et la couleur du temps 23.45 Cinéma de fin de soirée • Le détective • amér.68 avec Frank Sinatra, Lee re-mick.Ralph Meeker et Jack Klugman QD RAOIO-QUÉBEC 16.00 Pané-Piftout 18.30 Téfésatviev plus 19.27 Tif ags bé ia Quotidianne 19.30 Nord-Sud 20.00 Téiédocuments 21.00 C'asi arrwé é Hollywood 21.30 Piarra Nadaau rancontra: Jaan Marais 22.00 Oclo-Puca 22.30 Octo-Puea Plus 23.00 Téléasrvica plus SS TVFQ(Cible) (S CFTM 12.00 Le dix vous informe 12.15 CinéOuiz: • Les cheerleaders des Cowboys de Dallas 1 • amér 79 avec Jane Seymour, Lorsino Stephens.Bert Convy et Pamela Susan 14.30 Forum 15.30 Dréle de monde 16.00 La bande animée 16.30 Les sateHipopeltes 17.00 Montréal en direct 16.00 Le 18 heures 16.30 Odyssée 19.00 Épopée rock 11.30 13.30 15.15 15.30 16.30 16.50 17.30 16.00 18.30 18.50 19.00 20.00 21.05 22.00 22.45 23.00 23.15 23.30 Temps libres Les jeudis de l'mtormation.inlovisian Le temps du tempo Le théâtre de Bouvard Le viltage dans les nuages L'académie des neuf Le Journal La bouteille é la mer Des chiffres et des lettres Oignolant Foi d'Anar: Maurice Joyeux, portrait d'un anarchiste Cinéma Dnémas Droit de réponse l'esprit de contradiction Six mois ailleurs ' Le quotidien a deux re-9vds Le Théâtre de Bouvard Cocoricocoboy Le Journal O CBMT 12.00 Midday 12.27 Community announce-ments 13.00 AH my children 14.00 Dallas 15.00 Coronation straat 15.30 Ail in tha family 16.00 Do it lor yourssif 16.30 What’s naw 10.59 Nawswatch update 17.00 Video hits 17.29 Newswatch update 17.30 Three'S company 18.00 Newswatch 19.00 Reach lor the top 19.30 Facts of life 20.00 Raoul Wallenberg-buried alive 21.00 Judge 21.30 Too cioae for comfort 22.00 Tha National 22.25 The Journal 23.00 Nawsv/atch 23.20 Tha National update 23.27 Good rockin’ tonight œ CFCF 12.30 Puisa 13.00 Tha Don Harron show 14.00 Another world 15.00 Ganarsi Hospital 16.00 Soap 16.30 Take a Break with Matthew Cope 16.37 Family teud 17.00 The phea is right 18.00 Pubs 10.00 Entsrtainmant tonight 19.30 Ths litttast hobo 20.00 Magnum P t 21.00 Cheers 21.30 Night Ccjrt 22.00 HIH Strsel Blues 23.00 CTV National news 23.21 Puiss 00.00 Cinsma t2 € The glaat tlippar > t9S6 avec Leslie Caron, Michael Wilding at Keenan Wynn 01.50 Second Feature 6 Benjamin > 1966 avac Catharine Oanauva, Mi-chela Morgan at Pierre Clamanb 03.50 Hart to hart THÉÂTRE DE LA GRANDE RÉPLIQUE: 200 ouest Sherbrooke (842-8836)— • Victor et Carmen > de Miguel Rétamai, m.en s.Jorge Fajardo, du 15 janv.au 2 fév., mar.au sam.20h.théâtre MAISONNEUVE; PDA (842-2112>— Orchestre sym-phonique du Conservatoire de musique de Montréal sous la dir.de Ratfi Armenian et Jacques La-combe.31janv.à 20h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente « Un village de fous > de Neil Simon, m.en s.Gilbert Lepage, à compter du 12 déc mar.au ven.20h.sam.17h.et 21h.THEATRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins,Mtl (845-7277)— • Théorème 1985 • créa- tion danse-théétre de Daniel Lé-veillé et Denis Marteau, du 15 janv.au 17 fév., mar.au sam.20h, dim.15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis (844-1793)— • Chacun sa vérité > de Luigi Pirandello.version française de Benjamin Crémieux, m.en s.Danièle J.Suisse, du 15 janv.au 10 fév , mar.au ven.20h., sam 17h.et 21 h., dim.15h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Faculté de musique.200 Vincent D'Indy, Mtl (343-6479)— Salle B-520: Conférence du jeudi, t La musique dans l'art pictural canadien du XXe siècle • iconographe, Francine Sarrasin, 31 janv.16h.30 THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR: 611 rang de la Carnère, Uplon (514-549-4617)- .La petite bougraisse > de Christian Bé-dard, en prolongation dull janv.au 23 tév.les ven.et sam.à 21 h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec— Salle Octave-Crémazie.Le Théâtre du Trident présente • Une journée particulière > de Etlore Scola, m.en s.Guillermo De Andrea, du 15 janv.au 9 fév.20h.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa— Salle Théâtre.Vancouver Arts Club Théâtre présente t Talking dirty > de Sherman Snuka117 janv au 2 lév.sem.20h.sam.14h.et 20h.— Salle Studio: > Avant la nuit > de Offenbach, 29 au 31 janv 20h — Salle Opéra: Anne Murray.31 janv.20h.30 KENT II:— "Johnny dangerously" 6 h 10.7 h 50, 9 h 30 CINÉMA DU PARC 1:(844-9470)- “Protocol” 6 h, 7 h 50,9 h 40 CINÉMA DU PARC 11:— “Bo-veriy Hills cop” 7 h.9 h.CINÉ^MA DU PARC III: — “Johnny dangorousiy” 6 h, 7 h 45.9 h 30 L'AUTRE CINÉMA:(722-1451) — “L'avortemont-hlstolre sscréte si la Justice an procès; l'alfalre Morgantator" 7 h— “L'émollon dissonante” 7 h 15— “Les nuits de la pleine lune” 9 h 15— “La publicité, ça c'est du cinéma" 9 h 30 (25 au 31 janv.) LAVAL l;(688-7776) — “Dune” 6 h 40, 9 h 15 LAVAL II:— “Frankenstein 90” 7 h, 9 h.LAVAL III: - "Attention les dégâts” 7 h 05.9 h 10 LAVAL IV;- "Le Jumeau” 7 h 10.9 h 20 LAVAL V:— "Beverly Hills cop” 7 h 25, 9 h 35.LAVAL-ODÉON l:(687-5207 )—“Missing In action’ 7 h 15,9h15 LAVAL-ODÉON II:- “Oatar-man weekend” 7 h 30— "Strieker” 9 h 30 LOEWS l:(861-7437) - “That’s dancing” 1 h15, 3h20.5h 25.7 h 30, 9 h 30 LOEWS II:— “Protocol” 1 h 10,3h10,5h10,7h10.9 h 15 LOEWS III:- Flamingo kht" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30.LOEWS IV;— "City haat " 12 h 20.2 h 10, 4 h, 6 h, 7 h 50, 9 h 40.LOEWS V:- "Falling In love' 1 h , 3h 05, 5 h 10, 7h 15, 9 h 20 MERCIER:(25S-6224)— “In-dlanna Jonee et le temple maudit” 9 h— “Le feu de la dansa” 7 h 15 OUIMETOSCOPE:(525-860 0) - ' Salo ou les 120 Journées de Sodome” 7 h 15.9 h 30 —"Frances” 6 h 30, 9 h 15.OUTREMONT;(277-4145)-“Mol, Christiane F" 6 h 30.— “Il était une fols dana l’ouest” 9 h PALACE IK86&6991)- "Dune” 11 h30.2 h.4 h 30, 7 h.9 h 35 PALACE II:- "The killing fields ”12 h 45.3 h 30, 6 h 15.9 h.PALACE III:- "The perils of Qwandolina In the land ol the YlkYak”1 h 15, 3 h 15, 5h15,7h15,9h15 PALACE IV:- "Bevarly Hills cop" 1 h, 3 h.5 h.7 h, 9 h PALACE V:- "Beverly Hills cop" 12 h 30, 2 h 30.4 h 30, 6 h 30.S h 30 PALACE VI:- "Beverly Hills cop ”1 h30, 3h30, 5h30.7 h 30, 9 h 30 PARADIS l:(866-6991) — “Gremlins” 6 h, 9 h 40— “La quatrième dimension” 7h50 PARADIS II:- "La guarra das tuques" 6 h 15.9 h 30-—“J’al rencontré le Père Noél” B h.PARADIS III:- "Top aecret” 6 h, 9 h 20— “Les piratas de llte sauvage” 7 h 35 CINÉMA PARALLÈLE: (643-6001)-Relâche PARISIEN l:(866-3856) - "Fort Saganne” 12 h 45.4 h 30.B h 15 PARISIEN II:- “Attention las dégâts" 1 h.3 h, 5 h.7 h 05, 9 h 10 PARISIEN III:- “Le Jumeau” 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 25, 9 h 30 PARISIEN IV:-“Frankans-taln 90” 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 PARISIEN V:— “Indiana Jones et le temple maudit” 12 h15, 2 h 30,4 h 40, 7 h, 9 h 20 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) — “S.O.S.lanté- maa” 7 h 20.9 h 40 PLACE LONGUEUIL II:-"Oaterman waakand” 7 h 30— “Strickar” 9 h 25 PLACE VILLE-MARIE l:(866-0689) — "MIckI and Maud" 12h10, 2h30.4h50, 7h 10.9 h 30 PLACE VILLE-MARIE II:-“Johnny dangatousiy" 12 h 15, 2 h 05.3 h 55.5 h 45, 7 h 35.9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON 1^935-4246) — "A passage to India " 12 h 30,3 h 45.7 h.9 h 55 PLACE ALEXIS NIHON II:-"Tha Falcon and ttia snowman " 12 h 05.2 h 20, 4 h 40, 7 h 10, 9 h 35 PLACE ALEXIS NIHON III:-"The cotton club” 7 h , 9 h 20 PLACE DU CANADA:(861- 4595) - "Amadeus” 7 h.9 h 50 SAINT-DENIS ll:(845-3222) -"Quartier de femmes” 14 h, 17 h 40, 21 h 20— “Faut s’Ies faire cas légionnaires" 12 h 15,15 h 55,19 h 35 SAINT-DENIS III:- “L’au-delà" 12 h 05,15 h 10, IB h 20.21 h 30— “Paradis pour lemmas enfer pour brutes” 13 h 40,16 h 50, 20 h.VERDUN:(768-2092)- "Le moment de vérité" 7 h — ”Knill”9h 15 VERSAILLES l:(363-7880) - “Frankenstein 90” 6 h.7 h 40.9 h 20 VERSAILLES II:- "Le Jumeau” 7 h 10, 9 h 10 VERSAILLES III:- "Attention les dégâts” 7 h 15.9 h 10 VILLERAV:(388-5577) -“S.O.S.fantômes” 7 h 15.9 h 40 WESTMOUNT SQUARE;(931-2477)-“1964” 7 h 05, 9 h 10 VORK:(937-8978) - "Starmsn" 12h30.2h40.4h50, 7h, 9 h 10.¦ SECOURISME, VOUS CONNAISSEZ?Cours de secourisme orienté vers ia sécurité offerts par i’Ambuiance Saint-Jean 1- SECOURISME GÉNÉRAL Dans ce cours, les étucjiants apprennent les méthodes de secourisme qui peuvent sauver une vie.3- RÉANIMATION CARDIO-RESPIRATOIRE Cours de RCR plus complet que sauveteur cardiaque, conçu pour des groupes spécifiques; familles de malades cardiaques, pompiers, surveillants de plages, policiers et le public en général.2- SAUVETEUR CARDIAQUE Cours d’introduction à la RCR convenant au grand public Inscription: 4 et 5 mars de 17h30 à 20h au 405 boui.de Maisonneuve est POUR DES RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES, VEUILLEZ TÉLÉPHONER AU 842-4801 DE 8h30 A 16h30 Le Devoir, jeudi 31 janvier 1985 ¦ 9 ARTS ET SPECTACLES Marie-Michèle Desrosiers La fille de bonne humeur PAUL CAUCHON Marie-Michèle Desrosiers s’exclame: « il faut être fou pour continuer à faire ce métier ! .Mais à 34 ans elle sait aussi que le métier de chanteuse exige un investissement à long terme, et elle a fait son choix : même si sa carrière de comédienne lui apporte beaucoup de satisfaction, la musique est plus transcendante : « J’aime la musique, j’aime le phénomène physique de chanter, et je commence à peine à vraiment exprimer ce que je suis.C’est comme si j’avais 17 ans, je suis emballée ! » Les sombres journées qui ont suivi la dissolution de Beau Dommage semblent révolues, ces journées où Marie-Michèle devait recommencer à zéro comme une parfaite inconnue, malgré son fulgurant début de carrière avec le groupe.Je ne voulais pas parler de Beau Dommage avec elle : j’avais tort, parce qu’on ne peut l’éviter et parce que Beau Dommage est toujours présent, d’une présence stimulante.À propos des retrouvailles de cet automne au Forum tout le monde parlait de nostalgie et de la fin d’une époque.Marie-Michèle, elle, voit plus loin : « Le spectacle de Beau Dommage c’était aussi pour montrer qu’on est là pour durer, et qu’il faut continuer.Ce n’était pas seulement de la nostalgie : le plaisir vient aussi de ce qu’on est encore là et qu’on veut faire plein de nouveaux trucs.¦> « Mon plus grand bonheur c’était de voir des jeunes qui ne nous connaissaient pas à l’époque et qui font aujourd’hui du break-dancing sur nos chansons.» Sans le dire clairement Marie-Michèle Desrosiers exprime peut-être ici la continuité historique qui nous fait si souvent défaut au Québec, comme si les créateurs devaient toujours repartir à zéro parce qu’on les oublie trop vite.« Le public veut des chansons avec de bons textes; il recherche l’émotion, ajoute-t-elle.Beaucoup d’artistes ont fait des trucs décro- chés de l’instinct et de l’émotivité, et je pense qu’on revient à quelque chose de plus humain.Il ne s’agit pas d’un retour à la chanson des années 70 : Cindy Lauper ou The Eurythmies, par exemple, c’est très moderne et c’est plein d’émotion.» Marie-Michèle Desrosiers veut continuer à explorer ses propres sentiments, son monde intérieur : « C’est la meilleure façon d’atteindre l’universel.On avait oublié que tout changement s’amorce dans le privé.Et puis lorsqu’on est bien avec soi, qu’on a réglé son cas, on est plus ouvert à l’extérieur.Ces temps-ci j’écris beaucoup avec d’autres, ça m’oblige à m’ouvrir et à dire les choses différemment.» Marie-Michèle Desrosiers n’est pas du genre à vous expliquer de long en large toutes ses angoisses.Elle demeure réservée, tout en répétant à plusieurs reprises qu’on la connaît mal.« Je suis timide, je ne véhicule pas toujours ce que je peux vraiment être.J’ai toujours été très polie, très sociable, la fille de bonne humeur.C’est ce que j’ai appris à être, et c’était plus simple comme ça.Mais je commence à mieux me connaître, à savoir refuser.En me retrouvant toute seule il m’a fallu apprendre à me battre.Et une femme dans le show-business doit se battre plus.On a toujours tendance à te catégoriser, tu dois toujours être plus solide pour prendre ta place.C’est aussi un milieu d’affaires, de planification, de marketing.Toutes des choses qui me dépassaient, mais je veux maintenant être aux commandes.» C’est pourquoi elle produit elle-même son prochain spectacle qui commence ce soir au Club Soda.Elle a beaucoup travaillé avec Marc Desjardins, qui lui a écrit une longue histoire chantée de 13 minutes qui emballe Marie-Michèle : « C’est une histoire pour enfants-adultes, une chanson avec des thèmes et des développements musicaux qui vont plus loin qu’un hit de trois minutes.C’est un risque, mais je veux le prendre.» Autre expérience nouvelle : un long medley des grands succès de Motown.Elle en a présenté un ex- A ^ 1 JaoquM Ortni«r Marie-Michèle Desrosiers présente dès ce soir son spectacle au Club Soda.trait récemment chez Michel Jasmin, à la surprise générale : « Personne ne croyait que je pouvais faire ça, avec mon image de fille douce.Mais moi j’ai toujours aimé la musique de Motown, c’est ce qui m’a toujours fait vibrer dans les discothèques.En préparant ce numéro j’ai réalisé que ça sortait tout se^ tout naturellement, que j’étais prête pour ça.» Elle veut s’amuser avant tout, « ça sert à rien d’angoisser, je veux que mon spectacle ce soit du gros fun ».Il faudra y aller en acceptant d’entrer dans son monde tout en finesse et en diversité, sans chercher de messages, comme la jeune femme de sa nouvelle chanson qui veut «aimer pour aimer», qui « s’invente la nuit des rêves symphoniques » et qui dans le noir voit son coeur s’agiter « sur le beat de guitares frénétiques ».Une chanson qui lui ressemble beaucoup, dit- Des fleurs pour Claude Jutra CINEMA RICHARD GAY Mardi soir, à l’ouverture officielle des Rendez-vous du cinéma québécois, Louise Carré, la directrice de l’événement, remettait, devant la salle comble de la Cinémathèque, une gerbe de fleurs à Claude Jutra pour souligner son re: tour à la production cinématographique québécoise avec son nouveau film La Dame en couleurs présenté, ce soir-là, en avant-première.Un geste symbolique, émouvant pour Jutra et pour tous ceux qui étaient présents et accompagnés d’applaudissements nourris.Quelques instants plus tard, après la projection de deux courts métrages.Le Métro du cinéaste d’animation Pierre Hébert et Sacré Tango, une comédie de Franck Le Flaguais, le public présent a pu voir le long métrage tant attendu de Jutra.Un film qui, malgré certaines gaucheries, porte tout entier la marque du talent et de la sensibilité de son auteur.Scénarisé par Louise Rinfret et Jutra lui-même, La Dame en couleurs nous plonge dans le Québec d’il y a quelques décennies et plus précisément dans un hôpital psychiatrique où des enfants orphelins mais normaux vivent parmi les malades dont un peintre épileptique avec lequel les enfants s’associeront pour fuir l’oppression de l’institution dans les labyrinthes du sous-sol.Le film pêche par certaines longueurs et les adultes n’y sont pas aussi bien dirigés que les enfants qui, eux, sont excellents.Mais on retrouve dans La Dame en couleurs les thèmes de l’enfance, l’art, la folie, la mort et un certain lyrisme qui ont toujours été des présences majeures chez Jutra qui, avec ce nouveau long métrage, nous offre aussi une troublante métaphore sur la société québécoise.Hier, lors de la deuxieme journée des Rendez-vous du cinéma québécois, Aux pieds de la lettre, une fiction de Jacques Méthé axée sur un analphabète et Jacques et novembre de Jean Beaudry et François Bouvier, un des meilleurs longs métrages québécois de 1984, figuraient parmi les belles réussites au programme.Et c’est hier soir à 22 h que débutait le débat qui aura lieu chaque jour à la même heure et qui veut permettre une réflexion collective sur les films de la journée et plus largement encore sur les problèmes de création dans la production québécoise.Le débat est animé par la journaliste Carmel Dumas, Alain Bergala des Cahiers du cinéma et, en remplacement d’Alain Tanner qui devait initialement venir pour l’occasion, André Pâquet, responsable depuis plusieurs années du secteur cméma et audio-visuel à la Délégation générale du Québec à Paris.Parmi les films à signaler aujourd’hui, Le Dernier glacier ûe Jacques Leduc et Roger Frappier, J’ai toujours rêvé d’aimer ma mère de Francine Prévost et Les Illusions tranquilles de Gilles Blais qui.à partir d’élections à'ia mairie dans le village du Bic, prend le pouls du Québec d’aujourd'hui.Et, demain matin à 10 h, les Rendez-vous du cinéma québécois présenteront La Femme de l’hôtel de Léa Pool qui remportait, mardi, le prix L.E.Ouimet-Molson décerné par l’Association québécoise des critiques de cinéma au meilleur long métrage québécois de 1984.?Après dix-huit années d’activité, le Centre du Cinéma Parallèle se retrouve dans une situation finan-• cière très difficile.En effet voilà que la Société générale du cinéma refuse de lui octroyer une subvention de fonctionnement, ce qui aurait entraîné le retrait de la subvention annuelle octroyée par le Conseil des Arts du Canada.Devant cette situation dramatique, Claude Chamberlan, directeur du cinéma Parallèle, a invité ceux qui apprécient le travail fait par ce cinéma à faire connaître leur appui auprès des autorités de la Société générale du cinéma.gaucheries, porte tout entier la fiction de Jacques Méthé axée sur sions tranquillesde Gilles Blais qui, générale du cinéma.^idéo-musique et vidéo-poésie au Spectrum —————- et probablement avec la technique sur Burmng décevoir ou indisposer aussi au programme, sentation à fournir \N GAGNON publicité télévisuelle, un Down the House ûe Tâl- par une représentation Michel Lemieux avec Texemple d’une « écri- , langage visuel très ellip- ^mg Heads présenté au trop littérale de la lec- Romantic Complication ture » vidéographique.JEAN GAGNON Désormais au Spectrum il sera possible, une fois par mois, d’assister à une présentation de vidéos.Vidéo -h, et janvier se termine aujourd’hui (à 20 et 22 heures) par une sélection de vidéo-musique et de vidéo-poésie.L’Agent Orange, promoteur et producteur de ces soirées, mise sur l’attrait qu’a déjà le public pour le vidéo-clip pour favoriser le développement d’une curiosité pour des vidéos manifestement plus significatifs, au delà du caractère promotionnel du « clip ».La vidéo-musique, ; dans cette présentation ' en provenance du Kitchen de New York, ce ' sera surtout des artistes • et des musiciens d’a-,vant-garde, tels Brian ; Eno et David Byme, Me-! redith Monk, David Syl-‘ viau, Lenny Kaye; la vidéo-poésie, ce sera William Burroughs et John Giorno.S’ils partagent tous avec la vidéo-clip.et probablement avec la publicité télévisuelle, un langage visuel très elliptique et une narration accélérée, ces vidéos représentent aussi une musicalité de l’image, du mouvement et du montage.Le travail de Julia Heyward avec deux bandes intitulées Dragging the Bottom et I just Work Here montre bien l’intrication de l’image avec la musique.Artiste de performance elle-même, la présence du corps et du visage humain constitue son matériau premier.Mais dans Dragging the Bottom cette présence du visage est explorée au travers des textures et des transparences de l’eau, produisant ainsi une imagerie fluide plus musicale que figurative à proprement dit.Elle fut aussi productrice technique sur Burning Down the House de Talking Heads présenté au même programme.America is Waiting de Bruce Conner sur une musique de David Byme et Brian Eno est un vidéo qui Ulustre des idées d’un art moderniste basé sur la citation et d’une certaine « conscience nucléaire ».On y voit des films d’archives et des extraits de vieux films de guerre avec une attention portée sur les marques de détérioration de ces films.Une sorte de mémoire friable se dispose devant nous.Si William Burroughs avec Dr.Benway pourra décevoir ou indisposer par une représentation trop littérale de la lecture que l’auteur fait d’un de ses textes, John Giorno, poète anglais, saura retenir l’attention avec Life is a Killer dans lequel il déclame un texte, lecture qui devient dans le processus du montage vidéo une véritable performance.Poésie de rue, caméra de rue, les divers lieux où il donne son texte se juxtaposent par un montage qui décuple et rehausse le souffle et le débit de la déclamation, sur fond de « rythm ’n blues ».Des Montréalais sont aussi au programme, Michel Lemieux avec Romantic Complication tiré de son spectacle où la présence de l’artiste concourt à la qualité graphique de l’image et Distance de Luc Bourdon et François Girard, seul vidéo de cette pré- sentation à fournir l’exemple d’une « écriture » vidéographique, sans performance que celle de la caméra, une trame image ralentie et une trame sonore musicale, comme une onde se déployant avec lenteur.V THEATRE DU RIDEAU VERT diru'.t’i"’ yvette brind'amour m«rc«d«B palomino Lund, au vend.20h — Scinv 17 nt 21 h — Dun, 1 5h Chacun .—, âa Vérité ^ ,1, 1 I K.l l’IR.AN'DI I I O CÉLIBATAIIŒS FÉVRIER 1985 avec le Club des Diplâmésfes) Universitaires /ne.Organisme bilingue sans but lucratif pour universitaires céiibataires, séparésfes), divorcéefes) VendtediSfiv.— SOUPER DANSANT au restaurant EPIDAURE Vendredi iSUv.— DANSE St- VALENTIN avec orebestre Hôtel Cemtre-Sberaloo Dimanche I7lév.— SOUPER- THÊA TRE (les Masques), Hôtel Hvatt-Régeoce Vendredi 22 ttv.— SOUPER- théâtre.Marie-Paule Sarrazin présidente t \ Ml \ll)l' SI z.\.\M-:(;i ^ Ca/fdelaPlaee Samedi 2 mars — PROMENADE EN TRAINEAU._______________Mont St-Gabiiel______________ Rencontres tous les tnercretRs soir à ZIGZAG lOSO rue Sherbrooke ouest, __________Renseignements; 287-1017__________ DANIELK J SUISSA Yvette Blind A inouï Jacques Godin Catherine Befjin Jean-Marie Lemieux Gerard Boirier Lenie Scoffie Claire Piinpare Vincent Davy Gisele Trepanier Claude Prefontainê Arlette Sanders Jacques Lorain Claude Sandoz Amiette Garant | f'laud>‘ (iiiard F’rancois HaihtMu k Ni('k (’«MUrviU h ^ Réservations 1?M a IQm 4664.tue St-Oents Vétro l miner iorhe G'itO'd 844-1793 Le folkloriste Raoul Roy n’est plus (d’après PC) — Le folkloriste Raoul Roy est décédé dans la nuit de mardi à mercredi dans un hôpital de Montréal.Il était âgé de 49 ans et souffrait de leucémie.Natif de Saint-Fabien, près de Ri-mouski, Raoul Roy s’était spécialisé dans le r^rtoire folklorique fran-ç^ et quroécois, faisant revivre des airs traditionnels remontant au début de la colonie.Caractéristiques de l’ère des chansonniers, ses chansons parlaient de cabestan, de voiliers ou encore des draveurs de la Gatineau.Durant les années 60, il était propriétaire de la boite à chansons Le Pirate, à Saint-Fabien-sur-Mer, l’une des plus réputées de ces boites qui essaimaient alors partout au Québec, et où ont chanté entre autres Gilles Vi^eault, Félix Leclerc, Claude Lé-veillé, Claude Gauthier, Pauline Julien.Il a enregistré beaucoup de disques, notamment un coffret de neuf microsillons, sorti en 1967 pour le centenaire de la Confédération.L’historien Philippe Laframboise qualifie de « véritable trésor » cette anthologie où on entend les voix de Jacques Labrecque, Hélène Baillar-geon.Alan Mills, Louise Forestier et de Raoul Roy.« Ses notes de recherche étaient d’une exactitude remarquable, pré-cise-t-il encore.Il avait toutes les dates ».« Raoul Roy a su revaloriser notre folklore sur le plan académique ».L’oeuvre du disparu, a ajouté M.Laframboise, était tout le contraire du Raoul Roy « folklore chromé qu’on voit parfois à la télévision».Le fruit des recherches de Raoul Roy sur les airs traditionnels du Bas du Fleuve et de la Gaspésie est conservé aux archives de l’université Laval.Il a également donné des conférences et enseigné le folklore régional à l’Université du Québec à Ri-mouski.Ses premiers enregistrements ont été réalisés il y a un quart de siècle avec la maison Archambault Musique, de Montréal.Les disques s’intitulaient Chansons folkloriques du Québec, Chansons d’aventures galantes et tragiques.Chansons du Moyen-Age et Devinettes chantées.Avec l’orchestre du CNA Deux symphonies essoufflantes.GILLES POTVIN Orchestre du Centre national des Arts.Septième de la série des Grands concerts de l'OSM.Chef d'orchestre : Franco Mannino.Soliste : Maureen Forrester, contralto.Programme : Symphonie en ré mineur, op.12, no 4, G.506 (Boccherini), Dernière composition (Wagner-Mannino), Cinq poèmes de Mathilde Wesendorrek (Wagner), In Memoriam : Alberto Guerrero (Schafer), Symphonie no 4, en la majeur, op.90 (Mendelssohn).À la salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts, mardi soir.Pendant que l’OSM se balade au Japon et à Hong Kong, trois orchestres de l’extérieur se succéderont salle Wil-frid-Pel letier afin que ne soient pas interrompues les séries régulières.Cette semaine, Montréal accueille l’excellent orchestre du Centre national des Arts d’Ottawa sous la direction de son chef.Franco Mannino.La semaine prochaine, ce sera le Minnesota Orchestra dans la série des Concerts gala et le dimanche, 17 février, le jour même du retour de l’OSM, ce sera l’Orchestre symphonique de Québec et son chef Simon Streatfield dans la série des Concerts Esso.Il serait superflu de revenir ici sur les qualités exceptionnelles de l’orchestre de la capitale nationale qui s’est attiré les plus grands éloges en ses 15 années d’existence.Sous la direction de Franco Mannino, l’ensemble a encore gagné en vitalité et en préci- sion.On le sent complètement rompu aux exigences de son chef dont la technique de direction est vraiment spéciale.Dédaignant la baguette habituelle de même que toute partition.Franco Mannino agite ses deux bras sans relâche, pointant du doigt les diverses sections au fur et à mesure de l’exécution tout en pivotant sur sa tribune, parfois jusqu’à 180 degrés ! Il a attaqué les mouvements vifs des deux symphonies à une vitesse foudroyant e, au point que l’on craignait parfois le pire.Mais les instrumentistes de l’OCN A connaissent bien leur chef et ce dernier est aussi parfaitement conscient de leurs possibilités.Il reste néanmoins que certains passages particulièrement ^rUleux n’avaient pas toujours la clarté la plus absolue.Les symphonies de Boccherini et de Mendelssohn encadraient trois oeuvres de caractère beaucoup plus austère, dont la principale était le cycle des Poèmes de Mathilde Wesen-donckde Wagner, avec Maureen Forrester comme soliste.En parfaite forme vocale, elle a imparti à ces pages une densité et une émotion que Franco Mannino et l’orchestre ont su admirablement partager avec elle.Cette oeuvre est l’un des piliers de son répertoire et il est difficile d’en concevoir une interprétation plus intérieure et plus sentie.Leur caractère élé-giaque se retrouvait également dans l’arran- gement de Mannino d’une oeuvre pour piano inachevée de Wagner, en fait sa dernière, qu’il a dédiée à sa chère Co-sima.On retrouve des accents de Parsifal dans cette page dont Mannino a su retenir le cachet original.Après l’oeuvre d’Ale-xina Louie à la mémoire de Glenn Gould présentée au début du mois, l’orchestre du CNA offrait à son tour un hommage du compositeur R.Murray Schafer à la mémoire de son professeur de piano, Alberto Guerrero.Décédé en 1959, il fut aussi Tunique professeur de Glenn Gould.L’oeuvre est écrite pour les cordes seules que le compositeur traite avec sa maîtrise coutumière mais dans un esprit romantique caractéristique de ses oeuvres de la fin des années cinquante.EVENyHENT ART ACTUEL PEINTURE fîll.Bl'SKü.T eniheure-ensuite encan$$$ am iesDIMANCHE20h W AU^1.045^484 fl las rourpufias 97e8t,St»-Catherine.Montréal.Il est DÉTESTABLE.Il dérange le monde.Il méprise ses parents.Ses amis l’appellent COUILLE MOLLE.Il n'a jamais connu l'amour.Mais ATTENTION.P’TIT CON arrive GUY MARCHAND • CAROLINt CULtER BERNARD BRIEUX • SOUAD AMIDOU Le PARISIEN 4 480 ST'CATHERINE O B66-38S6 | I—CENTRE LAVAL 688-7776- IfJS TK.AfrEtHS HCLICM PKI'SKM ENT î Au Cinéma du Village 1220 Ste-Catherine est Montréal Jeudi - Vendredi - Samedi minuit Dimanche: Bh30 Pour Informatlona: 523-3239 10 ¦ Le Devoir, jeudi 31 janvier 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henn Bourassa te 10 janvier 1910 Dtr«ct»ur Jean-Louis Roy Rédactrice an ch«f Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint Jean Francoeur Directeur de l'information Jean-Guy Ouguay Directeurs adjoints Denis Lord.Jacques Chabot Directeur des services administratifs' Michel Paradis LES CHAMPIGNONS POLITIQUES A la faveur de la fièvre électorale naissante, les partis politiques s’apprêtent à surgir comme des champignons dans le terreau politique québ^ois, pourtant peu fertile pour les mouvements spontanés ou improvisés.Tant à droite qu’à gauche et au centre de l’échiquier, des messies à la petite semaine, des sauveurs plus fervents que lucides, proposent leurs bons offices pour tirer miraculeusement le Québec de la catastrophe.Le dernier en lice de ces thaumaturges est le maire de Sainte-Émilie-de-l’Énergie, M.André Asselin, ci-devant président de l’Union des mum-cipalités régionales de comté.Déjà candidat défait à trois reprises pour trois partis différents (le PC dans Montmorency en 1%5, l’Umon nationale dans Joliette, en 1976, le Parti libéral du Québec, en 1981) il a décidé cette fois d’élargir ses ambitions à l’échelle du Québec.Astucieux, il a d’abord tenté d’investir un parti existant, quoique fantomatique, rUmon nationale, dirigée par M.Jean-Marc Béliveau.Ce dernier ne voulant pas céder sa vieille bagnole, des amis ingémeux ont trouvé un véhicule neuf pour le maire aux folles espérances : le Parti progressiste conservateur du Québec (PPCQ).Ce dernier existe bel et bien sur papier depuis plus de deux ans, (lu nombre des 16 partis politiques dûment reconnus par le directeur général des élections, même si l’on ne sait à peu près rien d’une bonne douzaine d’entre eux.Il suffisait d’y penser et le tour était joué.Car il n’est pas compliqué de fonder un parti pohtique et de le garder vivant, ne serait-ce que dans les registres officiels, comme l’ont fait quelques « bleus » zélés depuis octobre 1982.Mais c’est pne tout autre histoire que de faire d’une squelette un organisme vivant et vigouf eux.Des structures et une équipe, des idées et un programme ne s’improvisent pas sur le corn d’une table de cuisine, surtout à la veille des élections.Encore plus dans un système comme le nôtre, qui favorise à l’excès le bipartisme, il faut des racines populaires et profondes — ou alors un état de crise grave — pour espérer tirer son épingle du terrible jeu électoral.Autrement,’les champignons dii^araissent aussi vite qu’ils sont nés de la dernière pluie.Dans le cas de M.Asselin, la manne bienheureuse lui vient du nom encore magique qui trône désormais à Ottawa.Certes, un vieux tory a bien le droit de tenter de tirer profit de la lune de miel qui perdure avec M.Brian Mulroney.Pour ce faire, il n’a de permission à demander à quiconque, surtout pas aux nouveaux bonzes conservateurs.Il est bien possible, par ailleurs, qu’il y ait un vacuum politique et que les Québécois souhaitent l’émergence d’une quelconque troisième voie, à côté du Parti québécois et du Parti libéral.Mais il n’est pas prouvé qu’elle doive se situer plus à droite que M.Bourassa et que M.Lévesque.Au contraire, les plus récents sondages laissent entrevou" qu’après la légère poussée de fièvre qui a suivi la marée bleue du 4 septembre, la moribonde Umon nationale — que M.Asselin veut avaler dans son PC du cru — a retrouvé sa cote des plus mauvais jours.Selon les questions et les thèmes invoqués, l’UN de M.BéÛveau est sensiblement au même niveau d’impopularité qu’il y a quatre ans, alors que M.Roch LaSalle, en dépit de son auréole fédérale, n’avait même pas réussi à se faire élire chez Iul Le même sort attend et M.Béliveau et M.Asselin, surtout si les frères ennemis divisent les maigres appuis des unionistes nostalgiques et des conservateurs opportunistes.Mais le danger qui guette les porte-étendards éphémères d’un fédéralisme qui n’a de renouvelé que le nom, et encore, n’est pas l’apanage exclusif d’une extrémité du pâle arc-en-ciel politique.À l’autre bout également, il y a grand risque que les tenants de l’indépendance ou du socialisme, ou des deux à la fois, se disputent et se chamaillent à qui mieux mieux, une fois de plus.Avec les résultats habituels et prévisibles quand les orthodoxes de toutes nuances prétendent jouer le jeu électoral, mais sans tenir de ses règles non écrites mais impitoyables.Qu’il s’agi^ du Parti nationaliste ou de la Coa-htion pour l’indépendance, d’un côté, du Nouveau parti démocratique ou du Mouvement socialiste de l’autre, l’épaipillement et l’émiettement des forces — il s’agit plutôt de faiblesses cumulatives — dites progressistes se perpétuant, au même rythme que les velléités de regroupement ou de rassemblement.À quelques mois du rendez-vous électoral, qu’elles manqueront une fois de plus, ces multiples coteries et chapelles font éclater leurs divergences doctrinales plutôt que de miser sur ce qui les unit.Faisant fi des sondages et de la réalité, chaque groupuscule se meut superbement dans sa foi sans failles.Au lieu de mobiliser, ces particules s’amusent à faire le tri entre le bon gram et l’ivraie, dédaignant au fond un peuple, inculte à leurs yeux, qui n’adhère pas aveuglément à leurs dogmes.Certes, chacun a le droit de s’adonner aux chatoiements de lubies généreuses qui tiennent lieu de pensée et de programme politiques, mais leur transposition électorale est autrement exigente et contraignante.À divers signes, on sent que le Québec nage dans le clair-obscur, son humour évolue et la disponibilité de milliers de citoyens est plus grande que jamais.Les indécis ou discrets sont innombrables et deux Québécois sur cinq croient qu’il y a place pour des tiers partis.Encore faut-il que ce mouvement diffus soit bien cerné et canalisé par les apôtres qui, à droite ou à gauche, prétendent s’immiscer entre les deux « vieux » partis.Tel n’est malheureusement pas le cas.Il est vrai que, tant que le mode de scrutin ne sera pas modifié pour temr compte des multiples courants de l’opinion pubhque, les mmoritaires et les marginaux devront déplacer des montagnes avant d’avoir voix au chapitre électoral et legislatif.Peut-être devraient-ils alors faire porter leurs efforts sur cette nécessaire réforme électorale plutôt que de se lancer, dans le plus parfait désordre, dans une bataille perdue d’avance.Le test des champions électoraux écrase les champignons sans racines ! — GILLES LESAGE La réforme du secteur public 2) Négocier ou décréter ?L’OBJECTIF ultime de l’avant-pro-jet de réforme du régime de négociations dans le secteur public, que pilote actuellement M.Michel Clair, est d’introduire à l’intérieur du système québécois un « point d’équili-bre • qui lui permettrait, enfin ' de fonctionner normalement.Pour y parvenir, les auteurs de cet avant-projet proposent que la rémunération des employés du secteur public soit « désormais négociée et déterminée de façon distincte des autres stipulations de la convention collective » Et ce, sans exercice du droit de grève.Un tel régime, où les salaires sont décrétés par le gouvernement, après avoir été « discutés » avec les syndicats, n’est pas impensable.Il existe déjà dans plusieurs Etats américains.C’est aussi le modèle le plus courant en Europe.Appliquée au Québec, cette formule va beaucoup plus loin que certams milieux patronaux auraient osé le souhaiter.Par contre, elle soulève l’opposition unanime des milieux syndicaux qui y volent la négation même du droit « fondamental » à la négociation.S’engage alors un débat d’ordre sémantique.Le mot « négocier » est ici très étroitement associé à un processus contractuel dont le résultat ultime est la signature d’une convention formelle librement conclue entre les parties.Peut-on encore dire que la rémunération dans le secteur pubbc commuera d’être « négociée » à le gouvernement, en dermère analyse, se réserve le droit de trancher la question par voie de décret ?Et, a fortiori, si les syndicats ne peuvent appuyer leurs revendications salariais par le recours à la grève.Les syndicats insistent: les salaires doivent demeurer dans le champ de la négociatmn.Les gouvernements, font-ils \lloir, négocient avec leurs fournisseurs, par appel d’offres ou autrement, le prix des biens et services dont ils ont besom.Pourquoi refuseraient-ils de négocier cette autre « marchandise » que constitue la « force de travail » ?A l’encontre, on souligne qu’un gouvernement ne peut être tenu de négocier avec des « corps intermédiaires » ce qui est l’équivalent de la moitié de son budget total; il appartient au pouvoir public de disposer de ses crédits selon un processus plus largement démocratique.Qu’à cela ne tienne.Le gouvernement, réplique-t-on, ne négocie pas la moitié de son budget avec les syndicats, mais bien plutôt seulement cette marge d’augmentation annuelle des trmtements.Et la discussion se poursuit à perdre haleme.En fait, le gouvernement du Québec, dans ses tractations avec les syndicats du secteur public, négocie beaucoup plus qu’une simple hausse des salaires.Il négocie de nombreuses dispositions qui pèsent lourdement sur ses coûts de main-d’oeu-vre.qu’il s’agisse des effectifs, des affectations de tâches et même, dans certams cas, de la quantité ou de la qualité des services offerts à la population.Certes, la voirie négocie le prix du mètre carré de gravier, mais il ne négocie pas avec son fournisseur le nombre de kilomètres de routes qu’il mettra en chantier au cours du prochain exercice financier Quant à la quahté même de la chaussée, elle relève des mgénieurs.Pour poursuivre cette analogie, on constate que la voirie peut acheter une quantité quelconque de gravier sans se porter aquéreur de tout Tin-ventaire de son fournisseur ! C’est pourtant ce que le gouvernement s’impose lorsqu’il embauche un salarié de plus.Par le biais de l’emploi à vie, c’est toute une carrière que, httéralement, il achète Il y a beaucoup à dire en faveur de la sécurité d’emploi qu’offre le secteur pubbc.Certams espnts Ubéraux vont jusqu’à penser qu’une telle pratique pourrait s’étendre avantageusement au secteur privé (et de citer sur ce point l’inévitable modèle japonais).Mais cette formule, pour etre viable et financièrement supportable, appelle une contrepartie, soit une certame flexibilité des salaires qui tienne compte de l’évolution de la conjoncture et, par-dessus tout, une très large mobilité dans l’emploi, mobibté au$si bien professionnelle, géographique qu’intersectonelle.Autrement, c’est vouer le secteur pubbc à la sclérose, c’est freiner son évolution normale selon les besoins futurs de la population et les moyens, par défmition imprévisibles, de les satis-fame.Aussi bien, lorsque la question se pose de savoir si le gouvernement du Québec doit continuer de « négocier », au sens le plus rigoureux, la rémunération des employés du secteur pubbc, il faut réponcfre par l’affirmative, en prenant som d’ajouter qu’une telle négociation, par contre, devrait se dérouler à l’intérieur de paramètres qu’il appartient à l’ensemble de la société de défmlr.En ce sens, l’expérience suédoise pourrait être une source particulièrement féconde d’mspiration.Ainsi, le gouvernement suédois négocie les taux d’augmentation des • * salaires, mais non les effectifs auxquels le taux s’appbque (la masse sa-lanale globale) m ce qui s’y rattache de quelque façon.« Tout ce qm touche la nature et le niveau des services offerts, leur structure organisationnelle, leur emplacement géographique, leur cadre financier, les qualifications professionnelles, l’affectation des tâches, etc., non seulement échappe au droit de ^ève mais au champ même de la négociation coUective.« Les syndicats peuvent faire valoir leurs points de vue mais des ententes ne peuvent être conclues qui ressortissent à la prise de décision politique » (Jean-Claude Cadieux et Jean Bernier, Caractérisitiques du régime de relations de travail dans le secteur public de certains pays industrialisés, secrétariat du Comité des pnontés.Gouvernement du Québec, décembre 1983).Ce qui fait défaut au Québec, en ce qui a trait à la détermination des conditions de travail dans le secteur pubbc, c’est une sorte de « pacte social », d’accord-cadre entre la société québécoise et ses salanés qu’on appelle, bien improprement, serviteurs de l’Etat.Dans ce nouveau pacte, qui idéalement devrait faire l’objet d’un consensus auquel les syndicats auraient souscrit, on retrouverait entre autres: — un engagement formel de la société québécoise d’accorder un traitement équitable aux employés du secteur public, ce qui implique une rémunération liée à l’évolution des salaires dans le secteur privé pour des fonctions camparables, ainsi qu’une certame marge de flexibibté pour tenir compte de la conjoncture qui affecte la capacité de payer des contnbuables; — une définition plus précise des objets de négociations ou l’on distinguerait mieux qu’actuellement, d’une part, ce qui appartient au champ de la négociation avec les syndicats et, d’autre part, ce qui est du ressort de la décision poUtique ; — le maintien de l’emploi à vie pour les employés du secteur pubbc avec, comme contrepartie, une très large mobibté des effectifs, condition essentielle d’une évolution en souplesse Grâce à un tel cadre, la société québécoise pourrait mieux se défendre contre l’opportunisme et l’arbitraire du pouvoir (qui ne sont pas étrangers au malaise du secteur public) aussi bien que contre le jusqu’au-boutisme qui a été trop souvent le fait des syndicats.— JEAN FRANCOEUR Des coupures lourdes de conséquences Lettre adressée au ministre de la Santé et du Bien-être, M.Jake Bpp, par M.Seymour Heisler, Ph D., professeur au département de pharmacologie de l'Université Laval et par le Dr Peter Walker, professeur adjoint au département de médecine de l'Université Laval NOUS avons récemment appris que le Conseil de recherches médicales du Canada (CRM) ne bénéficierait pas du montant additionnel de $ 30 millions à son budget de base pour l’année financière 1985-1986.Ce montant additionnel avait été ajouté au budget du CRM (1984-1985), avec l’entente qu’il serait éventuellement incorporé dans les budgets de base ultérieurs.Malheureusement, pour des raisons pobti-ques, cette somme d’argent n’a pas été incluse à l’exercice financier courant du CRM.En raison de l’engagement de votre gouvernement à régler les déficits budgétaires nationaux, il y a présentement un risque que le CRM ne se voit pas accorder ses allocation cette année Ainsi, le CRM, les professionnels des sciences de la santé, les umver-sités et pour terminer le pubbc en général subiront, à court terme et à long terme, des perturbations profondes de la quabté des services de la santé au Canada.Les coupures budgétaires du CRM ont toujours amené : a) une perte des chercheurs qualifiés qui iront vers d’autres pays, en particulier les Etats-Unis, qui eux continuent à avoir un fort engagement envers la recherche biomédicale fondamentale et appb-quée; b) l’incapacité de subventionner les nouveaux chercheurs après avoir investi énormément d’^argent dans leur éducation; c) l’incapacité à développer de nouveaux domames de recherches, de direction et secteur d’mtérêt appb-cables au Canada ; et d) une diminution de l’inscription de nouveaux étudiants dans le domaine de la recherche médicale.Les conséquences des points énumérés plus haut sont : a) un vieilbssemenl et une diimnution de la communauté scientifique canadienne ; b) une baisse de la quabté de l’éducation médicale et des soins de la santé au Canada; c) les occasions manquées dans le nouveau développement et la relégation de la science canadienne au niveau de celle du tiers monde; d) l’obbgation d’importer de nouvelles technologies; et e) la diminution de transfert de la technologie des sciences fondamentales et appliquées vers l’industrie et le système des soins médicaux.Nous voulons mettre en relief deux points importants.Premièrement, ces pertes sont permanentes et irremplaçables.Deuxièmement, le coût de développement de la technologie dans les autres pays sera assumé par la population canadienne parce qu’eûe sera obbgée d’importer cette technologie au Canada.Mais plus importante encore sera malheureusement la perte, pour les Canadiens, de tout contrôle du prix de ces importa- tions.Au niveau de la recherche scientifique, le Canada est en tête de file dans plusieurs domaines, mcluant les nouvelles biotechnologies.L’m-sulte à la science biomédicale canadienne encourue par des restrictions budgétaires apporterait des pertes sigmficatives pour la communauté scientifique internationale tout entière et le pubbc canadien en particuber.Nous voulons vous rappeler, monsieur le mimstre, qu’un des engagements de votre gouvernement, lors de la campagne électorale, était de promouvoir et d’encourager vigoureusement l’esprit entrepreneur de la recherche et du développement au Canada.Les avantages qu’apporterait le supplément de $ 30 milbons au budget du CRM sur une base périodique ne peuvent être négligés.Nous trouvons très malheureux que votre gouvernement planifie la dépense de milbons de dollars pour l’achat de nouveaux uniformes à l’armée canadienne, investissement dont les bénéfices objectifs sont de bien moindre importance que celui fait au niveau de la recherche biomédicale.Nous espérons que cette lettre ouverte stimulera l’intérêt et les débats publics.Nous sommes très confiants que le pubbc canadien se déclarera lui-même en faveur du maintien et de l’accroissement de la quabté de la recherche scientifique ainsi que des efforts scientifiques supportés par le Conseil de recherches médicales du Canada.DEVOIR ¦ Une belle leçon AU TELÉJOURNAL de Radio-Canada, nous apprenions le 20 janvier, une bien triste nouvelle.Un couple de Winnipeg a été cruellement éprouvé dans ce qu’il avait de plus cher : leur fiUette de 13 ans a été assassinée Mais plutôt que de crier vengeance, vous avez pardonné Plus encore, vous avez même offert au meurtrier de le rencontrer, àfin de partager avec lui « cet amour qu’il n’a pas reçu ».Vous faites preuve du plus grand courage.Par votre geste d’une telle mansuétude, vous apaisez certainement quelque part, un être tourmenté Quelle belle leçon vous donnez à tous ceux et celles qui, prétendument chrétiens ou non, dès qu’ils sont offensés, insultés, agressés, ne rêvent que de vengeance et sont prêts à rendre coup pour coup, et deux pour un s’ils le peuvent.Quel contraste avec ces criminels que nous appelons justiciers et qui eux-me-mes, prenant leur peur pour du courage, appellent justice leur crime Vous êtes conscients que la violence est un enchaînement et en refusant de rendre le mal pour le mal, vous refusez d’ajouter au mal et de devenir ainsi un nouveau maillon dans la chaîne de la violence.Vous répondez à la violence qui vous a été faite par un acte de non-violence authentique, car c’est ainsi seulement, que nous pouvons espérer triompher de la violence.Tous les hommes et toutes les femmes de coeur sympathisent avec vous, respectent votre douleur, vous aprouvent dans votre pardon., et vous en remercient.— Pierre BEAUGEARD Rosemont, 20 janvier ¦ Quand privllégera-t-on la nature?Lettre adressée à Mme Suzanne Blais-Grenier, ministre de l'Knvironnement JE DESIRERAIS vous témoigner mon mdignation face aux répercussions des coupures budgétaires touchant le Ministère de l’Environnement.Il semble qu’on ait presque réussi à faire passer sous silence la fermeture de plusieurs centres d’mterprétation de la nature à travers le Canada.Nul ne pourrait réfuter le rôle éducatif important que jouaient ces orgamsmes à travers le pays.En plus de permettre aux gens de mieux connaître et comprendre leur milieu; ces centres éveillaient chez chaque individu le respect de la faune et de la flore et assuraient par le fait même leur survie pour ne pas dire « Notre survie».Ce patrimoine naturel qui est notre richesse et notre hé-ntage le plus précieux a droit selon moi à plus de considération de la part de nos dirigeants, et c’est pourquoi je dis non à ces gestes radicaux.C’est avec beaucoup d’amertume que je songe à ces merveilleuses journées passées à Cap Tourmente durant mon adolescence alors qu’on m’apprit à respecter mon environnement et à aimer mon pays.Plusieurs questions me viennent à l’esprit suite à ces remaniements.Qu’en ad- viendra-t-il de ces centres et du matériel qu’ils contiennent, valant plusieurs millions de doUars ?Verra-t-on à protéger l’environnement sur lequel ils ont veillé pendant si longtemps ?Les employés de ces organismes seront-ils affectés à d’autres emplois ?.Si selon certains « économistes » ces centres n’étaient pas rentables (au niveau de l’achalandage) pourquoi n’a-t-on pas plutôt affecté des experts en marketing à améliorer leur image et leur pu-bbcité ?Je m’attarde là aux centres d’interprétation de la nature, mais que dire des coupures drastiques au Service Canadien de la faune.Je considère tout simplement illogique de quasi éliminer les programmes ayant attrait à l’environnement tout en ouvrant la porte toute grande aux mvestis-seurs étrangers et aux multmatio-nales (qui ont fait leurpreuve de par le monde quant à leur respect de l’environnement).À ce rythme soyez assuré Mme la Ministre que d’ici moins d’une décennie, nous aurons nous aussi un « American dream » tout de béton et de plastique.Si bien sûr il résiste aux précipitations acides .— Guy LAFLAMME Hull, 7 janvier ¦ La grammaire n’est pas le petit catéchisme DEPUIS QUELQUE temps les journaux nous offrent de nombreux articles sur la qualité de l’enseignement du français dans nos écoles.J’apprécie ces articles, entre autre celui de Lise Bissonnette, un peu plus agressif, « Pour cesser de se plaindre » (LE DEVOIR, 17 janvier).Je fais partie d’une masse d’étudiants qui ont été cobayes pour l’application de nouveaux programmes d’enseignement, en français particubèrement, depuis le niveau primaire et je présume jusqu’au niveau secondaire (la méthode du Sabber par exemple).Après quelques années, on décida de bannir certaines de ces méthodes faute de bons résultats.Et nous, que devenons-nous après tout ça ?Certains de ces étudian-t(es) ne s’en préoccupent pas; d’autres comme moi, attentifs et soucieux des questions concernant la langue française, n’avons qu’à constater nos lacunes et songer à y remédier.Ainsi à 22 ans, je décide de prendre un livre de grammaire française et d’étudier en autodidacte Qu’attend-t-on pour reprendre le livre de grammaire et ce, dès les niveaux primaire et secondaire pour l’enseigner rigoureusement à des enfants qui sont co-gnitivement prêts à recevoir un tel enseignement ?Ce n’est pas au niveau collégial qu’il faut entreprendre cette tâche avec les étudiants.Il me semble que la solution est fort simple et peu coûteuse ' exiger que chaque étu-diant(es) possède sa propre grammaire (au minime coût de $7.00) et que les enseignants préparent leurs cours d’une mamère étroitement liée au contenu de celle-ci.Tout cela n’exclut en rien la possibiUté d’activités ou d’ateliers rattachés au cours de français.L’enseignement de la grammaire, que je quaUfie de déficienL peut entraîner éventuellement des conséquences déplorables non seulement pour rétudiant(e) mais aussi pour le travailleu-r(euse) (patron et employé).De plus, ces lacunes peuvent provo- quer des transformations profondes et, à mon avis, nuisibles pour notre société.Qu’attendons-nous pour palber à cette situation ?Attendons-nous l’abrutissement pour enfin nous apercevoir de la négligence ?Quand arrêterons-nous de poursuivre les extrêmes pour obtenir le milieu, l’équili-bre ?On a mis le petit catéchisme de côté, d’accord; malencontreusement la grammaire française a subi le même sort au cours d’une soi-disant révolution ! — Louise DESMARAIS Brossard, 22 janvier ¦ Que ce programme soit universel LE GOUVERNEMENT canadien a annoncé qu’il voulait étendre le programme d’allocation de conjoint, l’un des programmes de pension de la sécurité de la vieillesse, aux personnes seules dans le besoin, âgées de 60 à 64 ans.Cette décision est bonne mais, malheureusement, l’admissibibté de ce programme est bmitée aux veufs et veuves, ce qui a pour conséquence de causer une discrimination à l’endroit de 80,000 personnes célibataires séparées ou divorcées, dont la très grande majorité est composée de femmes.Il m’apparaît à la fois mutile et dangeureux d’établir un critère de sélection supplémentaire à un programme en comportant déjà plusieurs: le fait que la personne éligible doit être seule, son âge, son revenu.En procédant de la sorte, le gouvernement canadien ajoute le critère du statut civil puisqu’il fait une distmction entre une personne vivant seule, qui a droit à l’allocation parce qu’elle est veuve, et une autre personne, dans la même situation, mais qui est célibataire, séparée ou divorcée Je considère primordial que le plus grand nombre de personnes et de groupes concernés entreprennent des démarches auprès du gouvernement afm que celm-ci rende admissible à ce programme toute personne seule dans le besom, âgée de 60 à 64 ans.— JEAN-CLAUDE MALÉPART, député de Montréal-Samte-Marie et délégué parlementau-e à la Commission du 3e âge du PLC Ottawa, 22 janvier LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'imprimene Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne esl autorisée é employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc , située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent.H4N ISS Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75’ Pour Information à Montréal 332-3891.à Québec 687-2022 ABONNEMENT Edillon quotidienne 120$ par année, 6 mois 62$.3 mois 32$ A l'étranger 225$ par année, 6 mois 115$, 3 mois 60$, édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste A LE DEVOIR, 211 rue St-Sa-crement, Moniréal.Québec H2Y 1X1 Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour Information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enreglslre-ment numéro 0858 Dépét légal Blbllc-théqua nationale du Québec Le Devoir, jeudi 31 janvier 1985 ¦ 11 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Nicaragua entre le « libéralisme » et le soviétisme ?LIBRE OPINION JEAN-LENICK THOMAS TOUT SANDINISTE qu’ü soit, le Nicaragua n’est pas le jH^emier pays, en quête d’une nouvelle voie de développement, à vouloir se tailler une place entre le « libéralisme > et le soviétisme Plusieurs États Est-européens (Hongrie, Tchécoslovaquie, Pologne) et du tiers monde (Chili d’AUende) ont déjà, sans succès, essayé le modèle.Grosso modo, ils voulaient, sur le plan national, aUier pluralisme politique et idéologique à une certaine forme de démocratie sociale et économique et, sur le plan mtemational, ne prêter allégeance à aucune « métropole ».Mais pluralité des voies ne sigmfie pas pluralité des buts, quand on n’a pas les moyens de sa politique Très peu d’États, aujourd’hui, peuvent, en tous points et contmûment, mener une poutique équidistante de Moscou et de Washington.(La Chine, la Yougoslavie, l’Albame, dans le monde com-mumste; la Libye, l’Iran islamique, I dans le bloc occidental jusqu’à nouvel ordre, apparaissent comme des francs-tireurs, des « laissés-pour-compte de l’équilibre mondial».) Avec des nuances dues à la géographie, à leurs traditions nationales, aux conditions de leur organisation interne, à leurs aUiances internationales, ils sont ou de type soviétique ou de type occidental sous hégé-mome améncaine.S’aviseraient-ils de mener une politique indépendante, tôt ou tard, ils se voient contraints de rallier un camp ou un autre Le Nicaragua, pays pauvre, échap-pera-t-il à la règle ?Nul ne le sait.Certaines considérations laissent supposer qu’ü pourrait utilement, pendant un certam temps, s’appuyer et sur rumon soviétique et sur l’Occident pour sa propre sécurité et son propre déveloj^menL Après la Grenade, l’URSS ne devrait donner aucun piètexte à une m-tervention directe des États-Unis chez un « aUié » qu’elle ne pourra pas défendre.L’aide multiple qu’elle sera amenée à lui donner ne pourrait avoir pour contrepartie, comme en Éthiopie ou en Afghanistan, l’approfondissement de son influence.Au Nicaragua, après la Grenade, elle devra renoncer à l’application de son implacable théorie des « coups d’Etats successifs » destmés à faciliter l’accession au pouvoir d’albés totalement soumis a son intelligen.ceo) Les États-Unis, après Cuba, s’ils ne veulent contribuer à la radicaü-sation de la révolution et avoir, au cas où ils l’auraient ainsi décidé, à combattre un « peuple en armes » — situation que ne manqueraient pas d’exploiter d’autres mouvements révolutionnaires de la région, notamment ceux du Salvador, afin de « libérer » leurs pays réactifs, tout en défendant leurs intérêts stratégiques, devraient reconnaître le droit du peuple nicaraguayen à l’autodé-termmation.L’histoire a montré que les « mythes révolutionnaires du tiers monde » ne deviennent réalité que quand, pour survivre, les nouveaux dirigeants (Cuba) se sentent obligés de changer de « métropole ».Leur objectif final est de réaménager le statu quo (Égypte).L’erreur de Washmgton serait, d’une part, d’« ex-commumer » les sandmistes; d’autre part, d’mtervenir directement au Nicaragua.Car, dans la mesure où Je régime ne pourrait être renversé par une guerre-éclair, cette mtervention risque d’embraser la région.« Un, deux, trois.Viêt-nam » au sud du La fin d’un rêve LIBRE OPINION ÉMILE BOUDREAU L auteur est ex-secrétaire de la Coop des consommateurs de Montréal et secrétaire-fondateur en 1948 de la Coop des consommateurs de Normétal, en Abitibi QUOI QU’EN dise le directeur général de la Coop des consommateurs de Montréal, la présente déconfiture de la formule Cooprix dans la seule région où elle se maintenait encore de peine et de misère marque la fin du grand rêve du coopératisme dans le domaine de la consommation C’est fini.C’est « kaput ».Il n’est même plus important de « sauver les meubles », sauf pour les fmanciers qui ont investi des fonds dans l’aventure soit, en très grande partie, des institutions du mouvement Desjardins C’est là, avec le souci de sauver un certam nombre d’emplois, la véritable raison de l’opération « Métro-Richelieu ».D’ailleurs, le coopératisme dans le domaine de l’alimentation, il était mort-né Ceci pour une raison très simple l’instrument « collectif » choisi par le gouvernement du Québec pour oeuvrer dans ce domaine et pour faire contre-poids aux géants genre Sternberg et Dominion ce ne fut pas le coopératisme, ce fut la Caisse de dépôt via Provigo Ce que çette formule donnera reste à voir Qu’on se souvienne de la vente des magasins Domimon vers la fm de 1981 C’était l’occasion en or de « mettre au monde » le coopératisme Dans un bel effort de coopération, la Fédération des magasins Coop, le mouvement Desjar-dms et la Coop des consommateurs de Montréal s’étaient concertés pour négocier l’achat Tout était en place pour que les magasins Dominion dans la grande région de Montréal passent sous le contrôle de la Coop des consommateurs Au conseil d’administration, on en était rendu à discuter des méthodes visant à « coopératiser » ces magasins campagnes intenses de recrutement, mise en place de comités, etc Puis, Pan ' Du jour au lendemain Provigo avait conclu la transaction.Évidemment, lorsque c’est la Caisse de dépôt qui négocie, c’est plus « pesant » que Coo-pnx, et Desjardins se tasse ' ! ! Mais Provigo avait eu chaud ' ' ! Y a-t-il eu « relation de cause à effet » entre l’affaire Dominion et la disparition de la Fédération des magasins Coop dès l’année suivante ?Pour ma part, je le soupçonne fortement Quoi qu’ü en soit, il aurait suffi de quelques petits millions pour sauver la Fédération et ses nombreux magasins Coop et Cooprix en province, même s’il avait fallu lui imposer une certaine tutelle par l’entremise de la Société de développe-, ment coopératif.Le gouvernement ne l’a pas voulu.Son « choix de société» était autre La Fédération disparue, ce ne fut plus qu’une affaire de mois pour que se réalise la < privatisation » des Coop et des Coopnx partout en province.Il restait la région de Montréal avec la CCM et ses Cooprix.Mais on pouvait d’ores.et déjà prévoir l’échéance à relativement court terme.Et Provigo n’allait rien faire, au contraire, pour retarder l’échéance.Les conditions qu’elle fit à la CCM pour son service de fourniture en gros jetèrent celle-ci dans les bras de Métro-Richebeu.Pas surprenant que ce soit Métro-Richelieu qui « récolte » maintenant les deux magasins rentables, laissant prudemment de côté celui (Lon-gueuil) qui ne peut faire ses frais et qui a précipité la « catastrophe » à cause de son voisinage avec les nouveaux géants de l’alimentation.Nous avons parlé de la Société de développement coopératif, la SDC, cet instrument que s’est donné le gouvernement québécois pour oeuvrer dans le domame de la coopération.Il est utile de souligner, pour bonne compréhension du dossier et de la situation présente, que cet organisme, dans le dossier du coopératisme dans le domame de l’alimentation, n’a joué guère plus que le rôle du parapluie par un jour de beau temps Soyez tranquilles, bonnes gens, vos impôts n’en seront pas augmentés sensiblement.La SDC perd très peu, SI tant est qu’elle perd quelque chose, dans la déconfiture de la CCM et de ses Coopnx ' D’ailleurs, elle ne tient pas du tout à en entendre parler, du domame de l’alimentation.À preuve, lors de la constitution de son dernier conseil d’administration, l’automne dernier, elle a accueiUi tous les secteurs où elle était susceptible d’exercer ses activités, .sauf l’alimentation ! Évidemment, nous avons fait nos erreurs.Le magasin de Lon-gueml, par exemple, était un « éléphant blanc ».Seule l’inflation (et non pas la SDC, comme certains le prétendent) nous a « rescapé » pendant une certame période.Ensmte, une main criminelle nous a sortis de l’aventure du Grand Marché Mais ü y a surtout le fait que nous n’avons jamais « vendu » la coopération comme « principe » Nous n’avons jamais dirigé notre pubhcité de façon à rendre les coopérateurs fiers d’être des coopérateurs.Aux débuts, il fallait exhiber notre carte de membre pour pouvoir faire affame à un magasin Coopnx On acceptait de payer notre dinde de Noèl plus cher parce que c’était le « prix juste » et nous refusions que notre Coop s’embarque dans la pratique des « loss leaders», ces rabais artificiels at-trape-mgaud cachant des pnx majorés sur d’autres marchandises Ces beaux principes sont graduellement disparus j^ur fame place à la concurrence genre Sternberg et Provigo À partm de ce moment-là, ü était évident que nous n’étions pas de taille et, ce qui est encore plus grave, que nous abdiquions notre vocation de « régulateur » dans le marché de l’alimentation.Et, bien sQr, il était de plus en plus difficile de se motiver « idéologiquement » pour la formule cooperative puisque les Cooprix devenaient rien autre chose que des « magasins comme les autres ».C’est donc la fin d’un beau rêve « Libéra » pour le coopératisme dans le domaine de l’aUmentation au Québec, et vive le capitabsme-canadien-français-via-Provigo-et-1 a -Caisse-de-dépôt Mais ce n’est pas sûr que ça va marcher.Si ce dernier « régulateur » (SI tant est que ça en soit un) venait à faillir, les consommateurs en paieront le prix II sera alors trop tard [lour relancer la formule La Fédération des magasms coop, la Coop des consommateurs de Montréal et les nombreux Coop et Cooprix à Montréal et en provmce étaient notre dernière chance et nous n’avons pas su la préserver lorsqu’il était encore temps de le faire, ou plutôt notre gouvernement avait fait le choix politique de favoriser une autre formule.no Graïuie, qu’on devra éteindre Pour leur part, les différentes factions sandmistes, mévitables au sem d’une coalition poütigue et d’un régime en tram de se défimr, devraient user de fmesse, de imudence et de patience dans leur lutte pour la domination poUtique.« Cultiver ce qui umt, écarter ce qiu t^ipose » doit être le mot d’ordre.Car, contrairement aux situations antérieures et sunilai-res, au sein de l’équipe gouvernementale —, la Grenade en témoigne—, toute lutte sanglante pour le pouvoir servira de prétexte à une m-tervention directe des États-Unis qui, usant de leur droit impérial, à l’instar de l’URSS en Europe de l’I^ se trouveront tout de même justifié d’opérer ce rappel à l’ordre Rappel à l’ordre qui, une fois approuvé et supporté par l’OÉA, d’un point de vue légal, sera interprété comme usage d’un droit particuber, entendu ICI comme volonté et capacité d’éterniser ou de modifier un rapport de forces, et non comme un acte d’agression.URSS et USA, dans leur zone d’mfluence, sont les gardiens du statu quo; leurs droits et mtérêts en- tlobent et limitent ceux des autres Itats.Et encore plus quand on siège dans une orgamsation fonctionnant sous leur égide Le commrtement de ritabe, membre de l’OTAN, et celui de la France, qui n’en est pas membre à part entière, face à l’accession des commumstes au gouvernement, sont, à cet égard, édifiants.Être membre du Pacte de Varsovie, de roÉA, c’est à la fois rechercher l’appui de la « communauté » et aliéner une partie de sa souveraineté, au nom de la « sécurité collective ».À l’exception de l’État impénal, dont le comportement est « créateur du droit », qui brise le consensus général devient hors-la-loi et, par conséquent, de la façon jugée appropriée, susceptible d’être rappelé à l’ordre.La Hongrie en 1956, la répu- bbque Domuucame en 1965, la Tchécoslovaquie en 1968, la Grenade en 1983 illustrent ce |MX>pos Tout comportement atypique d’un État memtre d’une communauté or- tamsée peut donc être sanctionné eule pourrait y fane obstacle la faiblesse structurelle ou conjoncturelle de la communauté (ONU, OUA, Europe monarchique face à la France révolutionnaire, Europe des deux guerres mondiales face à la puissance allemande) ou la toute-puissance de l’État en question (France napoléonienne, Allemagne hitlérienne, URSS en Europe de l’Est, USA en Occident), ou encore le ferme appui d’un État-planète (Cuba).Précaire reste la situation du Nicaragua et difficile la position des forces politiques en présence Les marxistes devraient se contenter d’une révolution inachevée même SI la pression améncame et celle des contras auront pour effet d’étendre leur emprise sur le pays, leur exclusivisme reconnaîtra ses lirmtes, une certame opposition sera tolérée, dissidents et opposants (opposition armée exclue) ne seront pas impitoyablement éliminés L’opposition démocratique, face au pays occidentaux, restera le faire-valoir du système.Consciente de son rôle quant au soutien des pays dont le contrepoids, entre l’« mterventionmsme » améncam et !’« expansionnisme » soviétique, reste déterminant pour la survie du régime et pour la préservation de l’indépendance nicaraguayenne, elle cherchera, sinon à renforcer, du moins à maintenir sa position Pesés, ces facteurs devraient contribuer au développement d’une politique de compromis entre sandu^-tes et opposition démocratique, où le principal bénéficiaire ne sera peut-etre m Moscou ni Washmgton, mais, après Somoza, un peuple tmant profit d’un clair-obscur politique pour s’imtier au pluralisme politique et idéologique, à une certame forme de démocratie sociale et économique, sous l’oeü vigilant d’un État à la fois pédagogue et entrepreneur Ce modèle a déjà été développé par d’autres pays, dont l’Égypte sous Nasser II est aujourd’hui pratiqué avec plus ou moins de succès par plusieurs États du tiers monde (Algérie, Tanzame) Généralement, une équipe de « jeunes Turcs » (des nationalistes) s'empare de l’appareil d’État, le maîtrise et en fait le moteur d’un certain développement économique et sociaL après avou ré-dmt les anciennes obgarchies L’appel à Moscou et, plus tard, à Wa shington vise à se protéger contre des ennemis mténeurs et exténeurs On s’affirme « socialiste » quand il s’agit de briser certames traditions, d’insuffler au corps social un nouveau dynamisme, on se veut « non aligné » quand, glanant ici et là, on cherche à maximiser des mtérêts nationaux, on redevient « capitaliste » quand vient le temps de bâtir un nouvel éqmlibre en se réappropriant et en réaménageant le statu quo ante C’est pour contrecarrer l’oppor-tumsme de cette stratégie et barrer la voie à ce qu’elle croit des « menées subtiles de l’impérialiste » que l’URSS a développé sa théorie des coups d’États successifs.Il s’agit, au moyen d’une aide multiforme, de profiter de certames revendications populaires ou nationales afin de se soumettre une partie des ébtes (dirigeantes ou appelées à le devenir) et, dans un deuxième temps, de s’en servir en vue de réabser une succession de coups d’État (Éthiopie, Af fhanistan, Grenade .) destinés à liminer du pouvoir d’abord les conservateurs, puis les modérés et, enfin, à y installer des alliés sûrs, « substituts fonctionnels des PC » (là où ceux-ci sont faibles ou inexistants), appelés à parachever le processus de soviétisation.À cette stratégie de consobdation correspond celle qu’on pourrait appeler d’« éradication » pratiquée par les États-Ums Dans leur zone d^m-iluence, quand et là où leurs mtérêts le recommandent, soit directement (Grenade), soit indirectement (Club), ils mterviennent Innitalement en vue de « contrer l’expansionnisme soviétique » La géographie, la détermination des États-Unis de ne pas laisser se développer d’autres Cuba sur le continent, l’appui conditionnel de certains pays occidentaux à la révolution, les conditions politiques et sociales de la lutte interne (opposition de l’Église msütutionnelle, vigilance de l’opposition démocratique! mib-tent contre un Nicaragua soviebque.L’hostihté des USA à la révolution et l’inconditionnabté de leur appui aux contras mihtent aussi contre un Nicaragua aUié de Washmgton.La vie du régime dépend de trois facteurs 1 ) une certaine cohésion nationale, que les difficultés extérieures ont jusqu’à présent bien servie, 2) une aide massive soviétique; 3) l’appui des pays occidentaux.Pour la première fois — témoin les dernières élections nationales accordant 67 % des VOIX aux sandimstes quand, sous n’importe quelle dictature, des élections se gagnent entre 90 et 99.9 % des VOIX —, par la force des choses, on semble s'acheminer vers une sorte de spthèse du « bbérabsme » et du soviétisme, un régime hybride, négabon de l’un et de l’autre modèle, que m Moscou, m Washington n’a intérêt à voir rester viable (1) — Sur la stratégie du PCVS, quant à la consolidation des régimes socialistes du tiers monde, voir Boris Ponomarev In La Nouvelle revue Internationale, no 1, janvier 1981, pp.^29.À l’occasion de la réforme du code du travail Quelques remèdes pour un secteur public malade LIBRE OPINION JEAN RÉMILLARD GRÈVES à répétition dans les transports publics, grèves, même illégales, dans les hôpitaux, grèves dans les services ambulanciers en voilà assez pour comprendre que le secteur pubbc est malade.Et on peut se demander si les projets de réforme du code du travail, actuellement en cours de discussion, parviendront à enrayer cette épidémie Au cas où la réponse serait négaüve, voici quelques suggestions qui pourront inspirer nos sommités politiciennes et syndicales .A) Que tous les syndicats d’une entreprise négocient en même temps : Tout d’abord, on peut se demander au nom de quelle logique chacun des syndicats présents dans une entreprise peut faire sa petite grèvette (ou grande) au moment qui lui semble souhaitable et ce, sans tenir compte des autres syndicats.Bien sûr, nous dira n’importe quel syndicaliste, c’est au nom de « l’efficaci-té » .de la grève elle-même Car une grève a beaucoup plus d’impact sur l’employeur si un groupe de salariés, responsables d’une phase capitale du processus de production d’un bien ou d’un service, peut rendre la grève tellement onéreuse que l’employeur se sentira obligé de céder devant les grévistes.Cela introduit donc, entre les travailleurs, des inégalités injustifiables, car ceux qm n’occupent pas une fonction aussi stratégique, mais néanmoins tout aussi importante et complexe, ne pourront pas obtenir les mêmes avantages du seul fait que leur pouvoir de « chantage » est moindre.Du point de vue économique aussi, on ne peut plus admettre cette méthode qui consiste à miner la capacité de production de toute une entreprise en multipliant volontairement les occasions de grève .la productivité de milliers d’hommes s’en trouve affectée, au profit de moindres groupes de travailleurs qui, eux, sont mieux organisés.Bref, il faudrait que, dans chaque unité de production dont les tâches sont interdépendantes et fortement intégrées, tous les syndiqués soient tenus de négocier en même temps.Corollairement, cela imphque que le retour au travail après une grève se fasse en même temps pour tous et que toutes les conventions collectives négociées prévoient se terminer en même temps et commencer à s’appbquer au même moment, ce qui peut se faire par le biais d’une clause spéciale comprise en chacune des conventions d’une même entreprise subordonnant leurs moments de prise d’effet et d’échéance à ceux des autres conventions de cette umté.Donc, tout le monde travaillera en même temps et pourra faire la grève en même temps ' voilà au moins 50 % de grèves évitées sans pour autant enlever le droit de grève.B) Des négociations publiques et obligatoires avant l’expbation des conventions : Deuxième ordre d’idées ' puisque nous sommes dans le domaine des services pubücs où ne jouent plus les exigences du secret propres à la compétition commerciale, les négociations devraient être publiques, respecter un calendrier type connu de tous (employeurs, employés et utilisateurs) et survenir longtemps avant l’expiration des conventions en vigueur Alors, aucune partie ne pourra accuser l’autre de refus de négocier, car les rencontres seront programmées par la loi, obbgatou-es et pubhques Ainsi, un an ou six mois avant l’échéance d’une convention collective ou d’un groupe de telles conventions interrebées en vertu des principes expliqués ci-haut, les parties patronales et syndicales devront se rencontrer et produire une liste de pomts en litige.Quelques mois après, chaque partie présentera ses propositions de règlement et discutera sur celles-ci.Et si, un mois avant l’expiration de la convention, une impasse persiste, des mécanismes de conciliation ou de médiation seront obligatoirement mis en oeuvre, avec la possibilité d’un arbitrage devant un comité qui devrait comporter des représentants des usagers.On peut douter qu’au terme d’un tel processus, des points de btige puissent subsister en nombre .Car la logique du processus ne repose pas seulement sur un calendner obligatoire de rencontres entre les deux parties, mais sur l’obligation d’informer les tiers intéresses, soit La publicité sans douleur LU PIERRE MONETTE * Jacques Séguéla, Fils de Pub, Pans, Flammarion, 1984 La publicité est, à la fois, objet de fascination et de critiques outrées On s’en lasse à la télévision.Pourtant les foules se pressent chaque année au Festival des films publicitaires.Certains expliquent cette faveur par le bon goût du pubbc Ils y voient une autre victoue de la qualité toujours gagnante sur la médiocrité des spots quotidiens de nos télévisions D’autres trouvent là l’exemple du succès d’une publicité qui s’affiche comme telle La place est désormais à une publicité qui fait le spectacle d’elle-même • « la publicité a deux fois plus d’efficacité au second degré qu’au premier Soudain, en se découvrant ingénue, elle fait aimer sa nudité » Jacques Séguéla est un pubhcitaire français vedette en son pays.« J’aime la pub, donc je me l’applique.Séguéla est le publicitaire permanent du produit Séguéla.» Avec Fils de Pub, il présente une réflexion sur la publicité d’aujourd’hui.Un livre qui vole sur les aües de quelqu’un qui défend moins qu’ü n’aime sa profession : fabriquant de rêves sur mesure — celles d’un produit et d’un pubbc.Car tel est bien, selon Séguéla, le domame du discours pubbcitaire • l’i-maginaire « La publicité ne fait pas consommer, elle fait choisir.» L^ob-jet de la publicité demeurera tou- jours d’augmenter les ventes d’un commanditaire ou, tout au moins, sa notoriété pubbque.Les moyens de la publicité, eux, changent.Notre société a maintenant dépassé le stade de la consommation à tout prix.« Nous vivons le siècle de la banab-saüon, tout s’imiformise Rien ne ressemble plus à une automobile qu’une autre automobüe, un café qu’à un autre café, un pubbcitaire qu’a un autre publicitau-e.Si chacun ne vend que ce qu’il est, il vend l’autre.Aussi le métier de la pubbcité n’est-il plus d’égrener d’anonymes mérites que tout le monde connaît, mais d’inventer l’in-dividualité.» Le nouvel individuabsme tel qu’il s’applique en pubbcité • ce serait là le sujet du livre.Mais ces termes « objectifs » sont beaucoup moins dynamiques que ceux de Fils de Pub.L’essai met en pratique sur lui-même les idées qu’il discute.Il nous fait ainsi la démonstration que sa vision globale des défis de la communication, où « Mieux vaut passer à la poste qu’à la posténté », déborde bien le strict domaine du discours publi-citame Fils de Pub est une mamfestation, pour ne pas dire un manifeste de ce que Gilles Lipovetsky théorisait dans ses Essais sur l’individuahsme contemporain, L’Êre du vide \ Notre société postmoderne et néo-conserva-tnce est le beu d’un nouvel mdividua-bsme.L’essort, par exemple, des prabques sportives sobtaires et non-compétitives comme le jogging, au détnment des sports d’équipe en est un exemple.L’numour est dans le ton de tous les discours, même les glus séneux, comme le pobtique La anlieue plutôt que le retour à la terre ! Le Plaisir chaste 2 • Déjà au-delà du post-industriel.nous sommes entrés dans la révolution de l’ififormation.L’individua-bsme n’est plus un repb sur soi Seul devant son ordmateur, on peut com-mumquer avec le monde entier tout en demeurant au chaud de notre petit confort personnel, familial, citadin, national « Tout pubbcitaire qui voudra rester digne de ce titre, devra assumer le choc des cultures L’une mondiabste, car les nouveaux langages seront à l’échelle du globe comme les (vidéo) cbps le sont déjà L’autre mmontaire.» Il s’en suit une segmentaton concrète d’un ensemble socio-culturel lui-même aussi concret que tout le monde se doit de bien cibler pour assurer une bonne commumcaüon.Les médias se spécialisent, les produits aussi.La pubücité se retrouve à être un discours qui, sans pouvoir jamais se placer à ravant-garde — elle se doit toujours de demeurer à l’exacte mesure de la société qu’elle entend servir —, se profile au plus près de mouvement général de nos changements culturels.Fils de Pub lui prévoit un segmentation de son avenir « La Pub se partagera en deux investissements sensiblement égaux : une publicité « mode de vie » sacrant la valeur imaginaire, un publicité « mode d’emploi » défendant pied à pied la valeur d’usage.« Fils de Pub se laisse moins aller à augurer du futur de notre société de commumcations qu’ü ne s’abandonne à un optimisme comme on en découvre dans les nouveaux happy endings des productions culturelles les jMiis marquantes et les plus populaires de nos jours, dont le E.T.de Speüberg est un ex-einple Par-delà ses strictes apphcaüons à la publicité et à la société françaises, le livre de Jacques Séguéla nous les usagers.Cette obbgation se ma-tériabse dans celle, faite aux DEUX parties, de produire des rapports à la fin de chacune de leurs rencontres, rapports qui seront remis tant aux administrations étatiques concernées qu’aux médias ' ainsi, tout le monde pourra être tenu au courant des enjeux et de l’évolution des négociations à tout moment.Et SI, après un tel exercice de « limpidité », les parties ne parviennent pas à s’entendre, on devrait songer à organiser une assemblée générale des syndiqués à laquelle seraient invités tant les représentants syndicaux que les dirigeants de l’entreprise.Car on ne voit pas au nom de quel principe les chefs syndicaux auraient le monopole du droit d’informer les syndiqués, alors qu’une vue plus juste de la situation peut ressortir d’un débat « contradictoire » où les pomts de vue et les contraintes des deux parties sont exposés.Et à la fm de ces efforts, si on convient de la nécessité d’une procédure du genre « arbitrage », ü serait normal qu’y soient associés les usagers-payeurs.Car ce sont les usagers qui devront assumer une bonne partie des conséquences de leurs décisions.Ce qui ne veut pas dire que les po-bticiens, municipaux ou provmciaux, n’aient pas leur mot à dire • il leur reviendra de préciser les bmites de leurs contnbuüons financières et les circonstances et conséquences des enjeux, ainsi que d’émettre leurs avis; mais ils devront laisser l’essentiel des décisions aux groupes concernés, soit, fondamentalement, les syndiqués et les usagers.amène sur le terrain d’une réflexion sur l’actualité de notre culture Son ton est à l’humour, à l’anecdote, à l’imagination, aux jeux de mots et aux formules bien frappées.Par^elà également son plaidoyer en faveur d’un nouveau centrement des valeurs sur celles d’une Europe à rebâtir, Fils de Pub discute du défi qm attend une société où la technolo^e crée les moyens de libérer plus et plus souvent les esprits.Le défi, justement, de mettre de l’espnt dans les cerveaux, des idées dans les innovations, du rêve dans la réahté Demain sera une société de l’i-maginaire Les succès actuels des Stars Wars, Indiana Jones, de la science-fiction en général en sont les signes les plus pressants.Il ne s'agit plus de mettre Vimagination au pouvoir mais à la commande de la société, de l’économie.Ce que fait déjà, à sa façon, la publicité qui ouvre la cité des affaires aux « poètes du commerce », pour reprendre l’expression de Pierre Pelletier, président d’une agence montréalaise de pubhcité Fils de Pub compte parmi les quelques ouvrages récents qui commencent à tracer le portrait d’un nouveau savoir pratique, actif Tout en demeurant critiques sur le devenir contemporain, ils cherchent moins des solutions que des orientations à même ce devenir auquel ils ne peuvent échapper.Au beu de voulom remettre à jour les certitudes statufiées de nos volontarismes d’hier.Au risque de l’erreur mais d’être modernes.1 Pans, Mercure de France, coU.Les Essais, 1983.2 Pour reprendre le titre du livre de y an de Kerorguen, Pans, Autrement, coU.Ciel ouvert, 1984 12 B Le Devoir, jeudi 31 janvier 1985 SUITES DE LA PREMIERE ^ La coalition En fin de semaine, quelques centaines de militants et délégués syndicaux de la coalition doivent se réunir pour débattre, et au besom modifier, ces contre-propositions Et dans les commissions scolaires, a dit M Charbonneau, les enseignants réclament toujours « une véritable négociation locale », avec le droit de grève, sur des sujets d’abord identifiés au niveau national par les deux parties En plus d’Yvon Charbonneau, les chefs de toutes les grandes centrales étaient à la conférence de presse Gérald Larose (CSN), Louis La-berge (FTQ) et Jean-Paul Hétu (CSD) Incidemment, ce dernier a souligné que la coalitioh avec la CSN (dont la CSD est issue par voie de sécession en 1972) demeurait « très ponctuelle » Dans le secteur pubhc justement, a dit M Hétu, « il y a toujours du maraudage ‘à planche’ de la part de la CSN » Pendant ce temps à Québec, en commission parlementaire, patrons du secteur privé et chambres de commerce réclamaient l’abolition pure et simple du droit de grève chez les salanés de l’Etat Le Parti hbéral souhaite pour sa part qu’il soit aboli dans les hôpitaux La coahtion mamtient par ailleurs que les services essentiels lors des grèves doivent être établis par négociation locale A défaut d’entente, on appliquerait une liste établie par le syndicat Les services essentiels, a lancé pour sa part M Larose, ne doivent pas être fixes par décret gouvernemental car dans cas, « que ce soit sous Bourassa ou Lévesque, le bordel pogne» Par ailleurs, la coalition réclame « le droit à l’information », c’est à-dire que l’administration locale soit tenue de tenir le syndicat au courant de révolution des budgets, la gestion, le recyclage du personnel et les effets de la technologie sur l’emploi Rejetant « l’alignement automatique » des salaires, elle dénonce à nouveau l’avant-projet de loi de M Clair, interdisant la ^ève et le lock-out pour ce qui touche la rémunération et toute disposition négociée au plan local Selon M Laberge, il n’est pas question de discuter cet pomt en commission parlementaire car « nous ne pouvons pas négocier le droit de négocier Vous autres les joumahstes, iriez-vous témoigner lorsqu’il s’agit de restreindre le droit à l’information sur les activités du gouverne-menf' » Les chefs syndicaux rejettent comme spécieux l’argument de M Qlair voulant qu’un consensus existe dans la population en vue de réduire l’écart de salaires entre les secteurs pubhc et pnvé Pour M Larose, « c’est farfelu, étriqué et malsam » car il est impossible de faire des comparaisons valables, souvent parce que tel genre de travail n’existe pas dans le secteur privé « L’Etat doit offrir ses services dans toutes les villes et villages.On ne peut y appliquer la logique du marché libre » Les syndicats indépendants et les centrales syndicales ont, selon le président du Conseil du Trésor, M Michel Clair, « fait un bien petit pas, mais un pas quand même » en ce qui concerne la décentrahsation des négociations et la création éventuelle de l’Organisme de recherche sur la rémunération, dans la plate-forme rendue publique hier midi à Montréal par la Coalition « Sur le plan de la stratégie, cela confirme un virage à 180 degrés des centrales syndicales », remarque avec satisfaction le ministre délété à l’Administration « Tenant sans doute compte du point de vue des syndicats mdépendants, les centrales ne demandent plus le statu quo et el les souhaitent maintenant une amélioration au régime de négociations.» « Je souhaite qu’elles poursuivent dans ce virage et acceptent l’invita-tion de la Commission parlementaire à venir débattre avec les parlementaires», a poursuivi M Clair, interrogé par quelques journalistes hier soir à la fin des travaux de la Commission « Tous les groupes entendus jusqu’ici par la Commission ont dit qu’il y a une évolution des mentalités, dans tous les types d’établissements Mon optimisme repose sur le fait que, tôt ou tard, ce changement de mentahté va fimr par se refléter sur l’attitude des syndicats et des centrales syndicales Actuellement, la plus grande difficulté des dirigeants syndicaux est de se placer dans une perspective différente de celle des 20 denuères années », commente le responsable de la réforme du mode de négociations La Coalition formée par les centrales syndicales et les syndicats indépendants a jusqu’à la fin février pour se fau-e entendre M Clair souhaiterait qu’elle dépose une contre-proposition sous forme d’avant-pro-jet de loi, le gouvernement ayant lui-même choisi cette forme « pour ne pas se faire accuser de tromper le monde » avec des grands mots Les centrales syndicales connaissent suffisamment le dossier et emploient suffisamment d’avocats pour que ce soit bumamement possible, lance M Clair.Le président du Conseil du 'Trésor prévoit toujours que le gouvernement déposera le projet de loi à la rentrée parlementaire, afin que le nouveau mode de négociations soit adopté avant la fin du mois d’avril « Le gouvernement fera le point à la fin des auditions et j’espère que d’icf là les centrales syndicales poursui- vront leur virage», a-t-il ajouté.Même si, en commission parlementaire, plusieurs organismes sont venus réclamer la suppression pure et simple de tout droit de grève, soit dans le secteur de la santé, soit dans tout le secteur pubhc et parapubhc, M Clair ne semble pas convamcu de cette nécessité « Ce qm me frappe, c’est la pauvreté des alternatives au droit de grève II y a des pistes, mais peu de gens ont travaïUé sur ces pis-tes-là», ajoute le ministre À propos du mémoire rendu pubh-que hier par la Coalition, M Clair a précisé que sa réaction n’était encore que préhminaire II attend l’audition de la Confédération des syndicats nationaux cet après-midi et une étude plus détaillée du document pour d’autres commentaires.Il nie cependant avec la plus grande énergie que Tavant-projet de loi enlève aux salanés le droit de négociation.Hier, il a aussi déploré qu’il n’y ait pas d’ouverture sur certains points importants ' dans son document, la Coalition rejette les comparaisons avec le secteur pnvé, tandis que réapparaît le thème du secteur pubhc « locomotive » et que résurgit la liste syndicale sur les services essentiels, signale-t-iL Enfin, rappelant que le débat ne peut-être évité, M Clair a noté la modération des propos tenus par les différents organismes et le ton non partisan des deux formations pohti-ques II se demande donc pourquoi le débat ne continuerait pas d’être serein, même avec les centrales syndicales ^ Deux poids que ceux annoncés hier II a ajouté pour justifier ce revirement «Les Canadiens sont d’avis, et nous sommes d’accord avec eux, que Tutihsa-tion du seul système métrique constitue une approche trop rigoureuse et inhumame à la conversion» Cette «approche inhumaine» avait été dénoncée ces dermères années par un groupe de députés conservateurs qui avaient défié la loi en ouvrant une station d’essence à Ottawa Ils y vendaient l’essence au h-tre et au gallon, au choix du client D’autres, notamment à Toronto, suivirent cet exemple, entraînant des poursuites Aussitôt nommé ministre, M Côté n’avait eu d’autre choix que de s’attaquer en priorité à ce dossier La contestation du système métn-que ne se faisait que dans les trois secteurs touchés par les changements annoncés hier La raison était que partout ailleurs la conversion était menée sur une base volontaire et que la loi sur l’étiquetage et l’emballage prévoyait un « affichahe bilingue» Les sondages menés par le mims-tère de M COté auprès de la population, tout comme les consultations faîtes auprès des groupes concernés, ont indiqué que Ton désirait un peu plus de souplesse tout en poursuivant la conversion « Le Canada sera un jour un pays uniquement métrique, mais on désire laisser les Canadiens décider à quel moment la conversion sera complétée », de dire M Côté La solution retenue s’apparente beaucoup à ce qu’ont connu les Québécois en matère d’affichage bilingue sous l’empire de la loi 22 le système métrique demeure le système officiel de poids et mesure au Canada, mais le système impérial pourra être utilisé conjointement avec le système métnque De manière générale, tous les commerçants devront continuer de vendre leurs produits mesurés ou pesés en métrique Ils devront continuer à fau'e la pubhcité en métnque Par contre, ils pourront aussi afficher en unités impériales le prix et les quantités Et si le coeur leur en dit, ils pourront par exemple avoir des balances en unités impériales à côté de balances en métrique Les stations service pourront avoir des pompes qui afficheront les quantités d’essence vendues en gallons, à coté de pompes affichant les quantités en métrique II faudra qu’il y ait toujours « une présence raisonnable de métnque », note le ministre Une exception importante à Tin-tention des ^tits détaillants fera en sorte que ceux qui ne se sont pas encore convertis au système métrique pourront conserver qui leur balances qui leurs pompes à essence qui fonctionnent en unités impériales Ces petits détaillants sont les petits commerçants du corn pour qui la conversion s’avère comphquée ou coûteuse La norme sera de « deux balances » ou deux pompes lorsqu’il s’agira de déterminer qui est un eptit commerçant.On estime à 10 à 15 % le nombre de petits commerçants qui n’ont pas encore effectué la conversion Pour l’essence, le nombre serait mi-mme.Pour assurer l’uniformité du système et assurer que le consommateur puisse facilement faire les comparaisons de pnx entre magasins et produits, ces ^tits commerçants devront contmuer à faire leur pubhcité, leur affichage et leur étiquetage en umtés métnques, quitte à compléter selon leur voeu par des umtés impénales Les nouveaux règlements ne seront pas adoptés avant deux ou trois mois, compte-tenu des délais habituels de pubhcation des projets dans la Gazette officielle Les poursuites entreprises contre les contrevenants aux anciens règlements seront réévaluées, précise le ministre qui indique que désormais il est prêt à fame preuve de tolérance et patience dans Tapphcation des nouveaux règlements Il avertit cependant que ceux qui, de mauvaise foi, refuseront de s’y pher seront poursuivis Le ministre assure que ces changements ont reçu Tappui général des groupes consultés La Commission du système métrique, chargée de mettre en place le système métrique, s’est montrée compréhensive même si elle n’était pas enthousiaste, reconnaît M.Côté Notons que cet organisme disparaîtra le 31 mars prochain et que ses fonctions seront désormais assurées par le ministère de la Consommation et des Corporations ^ Monenco Fredette, l’adaptation de Tusme de de Berthierville nécessiterait des modifications minimes.Produit à partir du mais, de diverses céréales ou de la canne à sucre, l’éthanol est utihsé .comme carburant ou comme additif à d’autres carburants dans plusieurs pays, notamment au Brésil Dans ce pays, la conversion à Té-thanol n’a pas été sans heurts.Certes, les expériences avec Téthanol produit à partir de la canne à sucre se sont avérées très encourageantes Dès avril 1980, les premières voitures adaptées au nouveau carburant ont roulé sur les routes brésihennes Mais Tannée suivante, le pnx de Téthanol a augmenté de 32 % contre 10 % pour l’essence conventionnelle.Même en étant moins cher, Téthanol ne semblait pas avantageux, car sa consommation était nettement plus élevée que l’essence.En l’espace des cinq premiers mois de Tannée, les ventes ont chuté de 300 % et tous les grands constructeurs comme Volkswagen, General Motore, Ford et Fiat, se sont retrouvés avec des milliers de véhicules m-vendus sur les bras.Les hausses spectaculaires et répétées du cours mondial du sucre, dont le marché est particuhèrement instable, ont découragé plus d’un consommateur Le gouvernement brésihen a du contramdre les manufacturiers d’automobiles à poursuivre la conversion sous la menace d’un rationnement du pétrole.Pour réduire sa facture pétrohère, tout en espérant que la moitié des voitures brésihennes roulent « au sucre » d’ici la fin de la décennie, le gouvernement a mis sur pied un autre programme de conversion à Thuile de palme pour les véhicules lourds Ces problèmes n’ont pas eu Tair d’mquiéter M Jean-Guy FYedette qui affirrpait, hier, qu’un million de véhicules fonctionnent uniquement à l’alcool pur distillé à partir de la canne à sucre.Aux Etats-Unis, la production d’é-thanoL un composant haussant le degré d’octane, a augmenté de façon considérable, depuis que ce pays a entrepris d’éhmmer les additifs contenant du plomb, qui laissent des gaz toxiques dans l’atmosphère.Le Canada s’est engagé à fame disparaître toutes les essences contenant du plomb avant 1987 M Randy Cameron, porte-parole d’un groupe de pression en faveur d’un plus grand usage de Téthanol, a déclaré, au cours d’une interview, que déjà les raffmenes canadiennes attribuaient d’imposants investissements à la mise en place de procédés d’élimination du plomb Si pour le moment il coûte moins cher de raffmer du pétrole que de Téthanol, on constatera le contraire avec le temps.Les usmes constituent des sources d’énergie renouvelables, ce qui n’est pas le cas pour le pétrole, a encore noté M.Cameron, membre de l’Association canadienne des énergies renouvelables, dont le siège social se trouve à Ottawa.Cette association est appuyée par 54 sociétés industrielles, dont Monenco Elle souhaite la présence de 5 % d’éthanol dans toutes les essence pour automobiles.Selon M Cameron, huit autres anciennes raffineries qui ont été fermées à travers le pays ou qui ne servent plus qu’à l’embouteillage auraient pu être transformées de manière à produire de Téthanol.Ces changements créeraient 7,800 emplois, surtout sur des fermes, a-t-il m-diqué Monenco et le gouvernement fédéral ont déjà investi dans une usme pilote de production d’éthanol à partir dû bois, à Ottawa ^ Parizeau ne peut pas le transférer à quelqu’un d’autre, de même, un impôt sur les corporations, en Toccurence un impôt sur les profits des corporations, est non répercutable La taxe de vente, aussi, on peut la taxer au détenteur, mais, on ne peut la répercuter Par contre, la taxe au manufacturier, elle, nous est interdite parce qu’elle est répercutable» Le ministre des Finances démissionnaire poursuit en ces termes les complexités d’une générahsation ou d’une mutation de la taxe de vente « Les taxes sur la bière et les cigarettes sont exceptionnellement touchées auprès des brasseurs et des fabricants de cigarettes mais cela se fait tout simplement en vertu de la bonne volonté de ces fabricants; s’ils refusaient de payer ces taxes, il n’y aurait aucun moyen de la leur imposer en vertu de la constitution; il faudait plutôt la toucher auprès des innombrables détaillants, avec les maux de tête que cela entraînerait ».M Parizeau prétend qu’une taxe sur la valeur ajoutée permet moins de distorsion sur le choix des consommateurs qu’une taxe aux manufacturiers et une taxe de vente au détail, ajoutées Tune à l’autre.La TVA est apppliquée de façon à peu près générale en Europe.« C’est une taxe mtelligente, dit-il, on ne peut pas l’appliquer ici parce qu’on n’est pas un pays souveram II y a un tas de choses qui ne sont pas taxées au Québec par principe, ajoute-t-il, particuhèrement les services En outre, notre assiette de taxe de vente est faite sur la gueule, elle est pleine d’exceptions.En Ontario, depuis le passage de M Miller au ministère des Finances, on taxe les pièces et le service dans les garages Ici, dans plusieurs cas, l’application de cette taxe est devenue trés complexe » Ce choix de M.Parizeau d’une TVA comme troisième ou nouvelle option du Livre blanc est en fait voisine de la proposition émise par la Commission Carter dans les années 60 Cette commission fédérale d’enquête sur la fiscalité proposait de fusionner la taxe aux manufacturiers et la taxe de vente aux provinces et de la partager.C’était voisin de la TVA comme proposition, sans nommer celle-ci, déclare l’ancien ministre des Fmances Toutefois, à son avis, c’est là une pohtique qu’il était impossible d’incorporer dans le nouveau Livre blanc sur la hscabté des particuliers au (Québec.Le gouvernement fédéral avait aussi abaiidonné cette jxnposi-tion du groupe Carter lors de la réforme de 1972.L’imposition d’une TVA canadienne se voit compliquée du fait qu’en Ontario, deux grandes assiettes fiscales sont encore partagées avec les mumcipalités: ce sont les taxes scolaires et les taxes d’affaires; en outre, la taxe de vente y est plus ou moms généralisée à 7 %.Le Québec a procédé à sa réforme de la fiscahté des municipahtés en 1980 et évacué complètement le champ de taxation réservé à celles-ci, à savoir Timpôt foncier, et permis un allégement majeur de Tun^t scolaire.L’option III du Livre blanc prévoit des revenus de 1936 milhons provenant des seules modifications aux taxes à la consommation.Elle introduit aussi un crédit de taxe de vente de $ 315 milhons, un impôt négatif en quelque sorte pour les bas revenus.Il y a, en outre, un crédit de taxe de vente prévu de $ 103 millions pour Timplantaüon de Toption II, bien que cette option n’introduise comme telle aucun revenu provenant d’une modificahon à la taxe vente actuelle.Quant on demande à M.Panzeau, SI la suppression de ce crédit pour la taxe de vente ne permettrait pas une diminution additionnelle du taux margmal d’imposition, il reconnaît qu’en effet, celui-ci pourrait probablement baisser de 56.4 % à 54.4 %.Il serait même possiUe de baisser ce taux davantage en augmentant d’un nouveau point la taxe de vente, à dix pour cent par exemple.À ce moment-là, le taux marginal d’im-position s’approcherait tout près du niveau de TOntario M.Parizeau estime cependant que cette taxe, sans crédit aux faibles revenus, n’est pas une taxe progressive.Une très forte baisse du taux margmal d’unposition aurait donc comme corollaire un fardeau indirect sur les bas revenus.Demain' un Livre blanc sans cadeaux pour les céhbataires ^ Washington 300,000 Salvadoriens et 60,000 Guatémaltèques qui habitent illégalement dans la région.Pour M Sal-gado, l’ampleur et la gravité du problème s’exphquent par Tmfime pourcentage d’immigrants centraméri-cains qui réussissent à se faire octroyer le statut de réfugié — moins de 1 % dans le cas des Salvadoriens.À l’instar du « chemm de fer clandestin », qui a permis, avant la guerre civile américaine, à des esclaves nons de fuir le sud des Êtats-Unis, le « mouvement du sanctuaire » a développé des réseaux par lesquels de nombreux réfugiés d’Amérique centrale parviennent à échapper à la persécution et à trouver refuge chez le puissant voism du nord Aujourd’hui, selon les dirigeants du mouvement, de 150 à 200 églises abritent des réfugiés centraméri-cains Le gouvernement améncam a fait inculper, le 15 janvier dernier, 16 dirigeants du « mouvement du sanctuaire » — y compris trois religieuses, deux prêtres et un pasteur protestant — dans SIX villes américaines Soixante-cinq immigrants illégaux ont été détenus.L’acte d’accusation émis par un grand jury dans TËtat d’Arizona allègue que les 16 avaient fait entrer illégalement des réfugiés aux États-Unis.L’acte d’accusation suivait une enquête de 10 mois, enquête pendant laquelle des agents du service d’im-migration ont installé des appareils d’écoute électronique dans les congrégations rehgieuses visées.Un porte-parole du service d’im-migration a déclaré que le gouvernement considère les Salvadonens et les Guatémaltèques comme des réfugiés « économiques » et non des réfugiés « politiques ».Cette interprétation est vivement contestée par le mouvement, qui invoque la loi amé-ncame sur les réfugiés de 1980, et les résolutions de TONU.Oscar et Alicia habitent dans un petit deux pièces à Whittier, le village natal de l’ancien président Richard Nixon.Ils ont tenu à ne pas révéler leur nom afin de ne pas faire courir de risques à leur famille, demeurée au Salvador « Mon man Oscar était directeur de l’école où j’enseignais, raconte Alicia C’était une école rurale, et nous y avons vécu la misère des campesmos (paysans), l’oppression Il a commencé à aider les “mucha-chos”, les guérilleros salvadoriens, avec la machine à polycopier de Té-cole Mais Tarmée Ta appris, et un jour, lorsque Oscar était absent, ils ont envahi l’école et tué la plupart des enfants et de leurs parents, car presque tous avaient des hens avec la guenlla II y a eu des centames de morts » « Nous n’avons pas eu le choix II fallait partir Mais au début, nous ne vouhons pas aller aux États-Unis Ainsi nous avons tenté de rester au Mexique La vie là-bas était terriblement dure Nous avons été envoyfe à Guadalajara, où nous avons vendu des chaussures dans la rue, toute la famille Nous avions faim, puis les enfants sont tombés malades, et c’est alors que nous avons pris la décision de nous diriger vers la frontière, vers Mexicah, vers les États-Unis » « Avec nos économies, nous avons payé un « coyote » pour nous faire traverser la frontière Après deux jours et deux nuits de marche, nous avons atteint la ville d’El Centro (ville frontalière à Test de San Diego, où se trouve le Centre de détention du service d’immigration américain).A El Centro, nous avons trouvé de la place dans un wagon de marchandise du chemin de fer, avec d’autres réfugiés comme nous Tous ont été repêchés par “la Migra" sauf nous, je ne sais pourquoi, et nous sommes allés jusqu’à Palm Springs, et finalement, à Los Angeles.» Le cas d’Alicia et d’Oscar n’a rien d’extraordinaire, soutient Mme Gloria Kinsler, du Comité paix et justice.« Le “mouvement du sanc La direction du DEVOIR pose ses conditions à Jean-Claude Leclerc MAURICE GIRARD MONTREAL (PC) - Avant de pouvoir signer un autre éditorial dans les pages d’opinion du DEVOIR, Jean-Claude Leclerc devra « répuiher » publiquement les propos qu’il a tenus dans son dernier texte paru le 17 janvier et intitulé « Qui donc est inapte?» C’est une des deux conditions suie qua non présentées hier soir par le directeur du DEVOIR, M Jean-Louis Roy, et la rédactrice en chef, Mme Lise Bissonnette, à M Leclerc etM Jean-Pierre Proulx, président du syndicat des journalistes.Au cours de cette brève rencontre, la direction a rejeté la suggestion de l’exécutif du syndicat des journalistes de soumettre à un tiers le contenu de Téditorial portant sur les contre-expertises médicales que le gouvernement du Québec voulait imposer aux jeunes assistés sociaux jugés maptes au travail Pour sa part, M Leclerc n’a pas voulu révéler hier soir sa réponse, qu’il fera parvenir à la direchon vendredi.« D’ICI là, je vais consulter des collègues journalistes », a-t-il indiqué.Quant au directeur du DEVOIR, M Jean-Louis Roy, il a précisé qu’« après avoir rappelé à M Leclerc la gravité de ses propos, nous lui avons demandé un texte qui pourrait éventuellement être pubhé dans nos pages et dont les termes seraient acceptables à la direction et dans lequel M Leclerc se ralherait clairement aux critères du DEVOIR et répudierait la déclaration faite au syndicat », déclaration dans laquelle il maintenait la teneur de Téditonal h-tigieux De plus, a ajouté le directeur du quotidienr dans une conversation téléphonique, « M Leclerc devra me faire parvenir une lettre pnvée dans laquelle il exposera sa conception de la critique qu’un employé de son niveau peut faire à l’endroit de Tentre- pnse à laquelle il est associé ».Par cette seconde exigence, la direction du journal fait aUusion à une entrevue qu’a accordée M.Leclerc, en novembre dernier, au magazme français Presse Actualité.Selon la partie patronale, l’article « colporte des faussetés sur la gestion de Ten-trepnse », ce que me M.Leclerc.Pour sa part, la direction syndicale, qui avait « suspendu > mardi la grève des signatures, est déçue du rejet de sa sa suggestion de « soumettre, d’un commun accord, au bon jugement d’un tiers, la question de Téditonal du 17 janvier », demandant à ce juge impartial si le commentaire portait attemte à la r^utahon des personnes ou des groupes qui y sont nommés.« Je trouve infimment regrettable que la direction ait repoussé la pro-^sition de l’exécutif.Les motifs invoqués ne me convamquent pas puisqu’il est possible, sans brimer Tau-tonomie du journal, de soumettre la question à un juge comme cela se fait couramment », a dit M.Proulx dans une conversation téléphomque Les deux parties n’ont pas voulu présumer des actions qui seront pn-ses dans les prochains jours a la suite de cette rencontre tant attendue Les journalistes syndiqués doivent se rencontrer cet après-midi pour prendre connaissance de la situation.Pour sa part, M Leclerc a mdiqué qu’il avait rédigé, ces dermers jours, trois éditonaux qui n’ont pas encore été publiés dans les pages du DEVOIR De plus, ajoute-t-il, une tren-tame de lettres portant sur cette affaire auraient été expédiées au Devoir, « mais aucune n’a encore été pubhée » Pour la partie patronale, si M.Leclerc ne se plie pas aux deux conditions présentées hier soir, « LE DEVOIR ne publiera plus de texte sous la signature de M Leclerc dans la page éditoriale », a indiqué M.Roy La réplique syndicale devrait être connue sous peu.La Ch.de commerce réclame la suppression du droit de grève dans tout le secteur public MARIE-AGNÈS THELLIER QUÉBEC - La Chambre de commerce de la province de Québec réclame maintenant la suppression du droit de grève pour l’ensemble du secteur pubhc et parapubhc, alors qu’il y a quelques années elle ne réclamait que la suppression du droit de grève dans le secteur de la santé.La position de la Chambre de commerce, s’ajoutant à diverses demandes de suppression du droit de grève dans le seul secteur de la santé, notamment celle du Parti hbéral du Québec, pourrait aider le gouvernement Lévesque à présenter sa propre position comme un compromis Le gouvernement se propose de modifier profondément le mode de négociations des conventions collectives, mais il maintient l’actuel droit de grève, tous les trois ans, limité cependant à certaines questions normatives On sait que les syndicats combattent farouchement Tavant-projet de loi déposé il y a six semaines par le président du Conseil du trésor, M.Michel Clair, lui reprochant notamment de supprimer le droit de grève lors de la négociation sur les salaires, négociation qui aurait heu chaque année plutôt que tous les trois ans Tirant ses propres leçons de l’actuel droit de grève assorti du maintien de certains services essentiels, la Chambre de commerce estime qu’il s’agit là «d’un compromis ambigu» A ses yeux, ce compromis «crée plus de problèmes qu’il n’en ré-soud, d’autant plus que les critères utilisés pour définir ce que devront être les services essentiels sont insuffisants et peu opérationnels».«Nous croyons qu’il est préférable de renoncer clairement au droit de grève dans les secteurs pubhc et parapubhc et de s’attacher dès maintenant à définir des mécamsmes alternatifs valables et équitables», a déclaré le porte-parole de la Chambre de commerce.Me Louis La-gassé, témoignant devant la Commission parlementaire chargée d’é-tudier Tavant-projet de loi sur le régime de négociations dans les secteurs pubhc et parapubhc.Réagissant à cette proposition, le président du Conseil du trésor, M Michel Clair, a lancé un appel au «sens de la modération» des 44,000 membres des Chambres de commerce.«Si nous voulons que les choses évoluent, il faut les bâtir patiemment.C’est par le compromis, par l’ouverture d’esprit, par la modération, qu’on peut donner les assises les plus solides à cette réforme du régime de négociahon», a-t-d déclaré M Clair a par ailleurs rendu pubh-que hier la liste des matières qui seraient «Tobjet de stipulations négociées et agréées à TécheUe locale ou régionale».Il s’agit de l’annexe A de Tavant-projet de loi.La hste couvre les secteurs de l’éducation et des affaires sociales, il n’y manque que les précisions concernant les commissions scolaires protestantes (anglophones) Pour un enseignant par exemple, 21 sujets pourraient être discutés localement ou régionalement, sans droit de grève mais avec Taide d’un médiateur-arbitre.Ils touchent la vie syndicale, les mécanismes de participation, les embauches, renvois et démissions, les mutations, la répartition des fonctions, l’aménagement de la tâche, les congés sans traitement, Thygiène et la sécurité, les frais de voyage, le dossier personnel, etc Dans la hste pour les collèges s’y ajoutent notamment l’accès à Téga-lité, le harcèlement sexuel et la caisse d’économie.Pour cinq catégories d’établissements de santé, la hste commune comprend 34 points, allant des règles d’éthique au comité des soins infirmiers, en passant par la gestion de la liste de rappel tuaire”, affirme-t-elle, cherche à aider précisément ceux qui subiraient soit la persécution ou la mort s’ils rentraient dans leur pays syndicalistes, enseignants, médecins, paysans mihtants.» « Le mouvement s’est donné trois devoirs celui de la compassion envers ceux qui ont besoin d’aide ; celui de défier la pohtique de notre gouvernement, car nous considérons que c’est le gouvernement qui est dans Tillégaliré, pas nous , et celui d’offrir aux réfugiés eux-mêmes l’occasion de témoigner.Faire entendre ces histoires, c’est important si nous espérons faire changer la loi d’immigration et la pohtique américaine à l’égard des pays d’Amérique centrale», ajoute-t-elle.Le « mouvement du sanctuaire » a mis sur pied son propre réseau de transport, coordonné depuis Chicago Quand une égUse se prononce en faveur de sa participation au « mouvement du sanctuaire », elle signale sa décision au gouvernement, pù^ au mouvement, dit Mme Kinsler, qui a été 13 ans missionare au Guatemala pour TËghse presbytérienne « Le but, c’est d’achemmer les réfugiés le plus au nord possible » « Nous donnons préférence à des gens engagés, ceux qui veulent continuer à se battre, de soutenir leurs familles et leurs amis, et de rentrer chez eux, une fois la guerre finie, la tête haute Pas besoin d’être chrétien, mais nous ne voulons pas ceux qui disent tout simplement “sauve qui peut”.Il faut être prêt à parler, à dénoncer», dit Mme Kinsler.« Il ne s’agit pas uniquement d’offrir un toit à des réfugiés », souUgne la religieuse JoAnn DeQuattro, des Soeurs des Saints Noms de Jésus et, de Mane, dont la maison-mère.est à-Montréal.« C’est un “sanctuaire” pu-bUc, symbohque, où nous offrons la protection de toute une congrégation a ceux qui sont traqués par “la Mi gra" (le service d’immigration).» Reflet de la controverse entre partisans et adversaires de la thtologle de la libération qui secoue l’Église cathoUque, la hiérarchie catholique de Los Angeles ne soutient pas le « mouvement du sanctuaire », largement appuyé pourtant par plusieurs membres des communautés religieuses LE DEVOIR CAHIER I Montréal, jeudi 31 janvier 1985 LES AFFAIRES .EN QUELQUES LIGNES SYLVAIN BLANCHARD ¦ Lafarge : ventes de $ 927 millions Lafarge Corporation (TSE, ME et NYSE : LAF), la plus importante compagnie productrice de ciment en Amérique du Nord et la société-mère de Ciments Canada Lafarge Ltée de Montréal, a annoncé une perte nette s’élevant à $4.6 millions de dollars US, ou 0.20 dollar US par action, sur des ventes nettes totalisant 927.4 millions de dollars US pour l’année arrêtée au 31 décembre 1984.Ces résultats se comparent favorablement à la perte nette de 13.1 millions de dollars US, ou 0.41 dollars US par action, et aux ventes nettes de 807.9 millions de dollars US déclarées l’année dernière.Lafarge a enregistré un gain de 0.6 million de dollars US en 1984 avant déduction des dividendes liés aux actions privilégiées d’une filiale.On a pu enregistrer ces gains malgré des coQts additionnels importants et une perte du volume des ventes dus à des grèves prolongées qui ont eu lieu au cours de l’année dans la plupart des cimenteries américaines de la compagnie.Le bénéfice avant le paiement de ces dividendes constitue une amélioration de $ 5.4 millions US comparativement à la perte de 14.8 millions US subie en 1983.John D.Redfern, président et chef de la direction de Lafarge Corporation, a déclaré que l’amélioration des résultats d’exploitation était encourageante et que l’année 1984 a été bonne grâce aux progrès réalisés dans les secteurs clés liés à la profitabilité future de la compare.Ces réalisations, dont certaines ont amené une réduction du bénéfice pour l’année 1984, ont été les plus évidentes dans les négociations syndicales et les efforts reliés à la recherche de sources d’approvisionnement.¦ Bénéfice de $493 millions pour la US Steel Corp.U.S.Steel com, premier producteur américain d’acier et importante société pétrolière, a annoncé hier un bénéfice net de $ 493 millions en 1984 contre une perte de 11.16 milliard en 1983.Son chiffre d’affaires pour l’année s’est chiffré à 119.1 milliards contre 17,5 milliards en 1983.Au dernier trimestre 1984, la société a réalisé un bénéfice de $ 29 millions (contre une perte de 983 millions lors de la même période de 1983) pour un chiffre d’affaires de 4,7 milliards (inchangé).U.S.Steel Corp.indique que ses activités acier se sont soldées l’an dernier par un bénéfice de 1142 millions contre une perte de % 610 millions l’année précédente.Ses activités pétrolières (Marathon OU Co^) se sont traduites pour leur part par un bénéfice d’exploitation avant impôts étrangers de $ 1.27 milliard (contre 1,14 en 1983) pour un chiffre d’affaires de 10,2 milliards (contre 9,3).Présentant le bUan 1984 de U.S.Steel Corp., son président, M.David Roderick, a déclaré que les résultats de la société avaient été particulièrement satisfaisants compte tenu de la médiocre demande d’acier aux Etats-Unis et de la baisse des prix pétroliers.M.Roderick, rappelle-t-on, a pris ces dernières années la tête d’une campagne en faveur d’une sévère limitation des importations d’aciers aux Etats-Unis.Il a ajouté qu’U prévoyait que 1985 serait à nouveau une année de profit pour U.S.Steel corp, qui compte poursuivre ses efforts de réduction de son endettement et d’abaissement de ses coûts de production.¦ Baisse de 4 % du profit de Chevron Chevron Corp., quatrième société pétrolière des Etats-unis, a annoncé hier un bénénce en baisse de 4 % en 1984, celui-ci s’élevant à $ 1.53 milliard contre 1.59 milliard en 1983.Son chiffre d’affaires mondial pour l’année est demeuré inchangé à 3 29.2 milliards.Au dernier trimestre de l’année, la société a enregistré un chiffre d’affaires de $ 7 milliards (contre 7.4 milliards un an plus tôt) et a dégagé un bénéfice de $ 434 millions (contre 403).La société précisé que son bilan 1984 tient compte, à dater du 1er mai dernier, des activités de la société Gulf Oil Co qu’elle a rachetée.Le coût financier de ce rachat, ajoute-t-eile, s’est chiffré à $ 541 millions pour l’année.Son bilan indique par ailleurs qu’au cours de l’exercice sous revue.Chevron Corp.a inscrit $ 323 millions à son compte profits et pertes au titre de l’élinünation de certains avoirs.Les dépenses d’investissement et d’exploration faites par Chevron Corp.(en dehors de celles de Gulf Oil Co) se sont inscrites en retrait de 7 % par rapport à l’exercice précédent et se sont chiffrées à $ 3.11 milliards.Toujours à l’exclusion des activités de Gulf Oil Co, les bénéfices tires par Chevron Corp.de ses activités mondiales d’exploration et de production de pétrole se sont élevés à $ 1.47 milliard (contre 1,36 en 1983).Par contre, ses bénéfices provenant de ses activités mondiales de raffinage et de commercialisation ont chuté brutalement, n’atteignant que 3 75 millions (contre 324 millions en 1983).¦ ATT augmente sa production de circuits Intégrés Le groupe ATT (American Telephone and Telegraph Corp) a annoncé hier sa décision de procéder a une augmentation majeure de sa capacité de production de circuits intégrés de haute technologie.La société précise qu’elle va procéder au doublement de la production de son usine de kansas city qui fabrique des puces utilisés dans les équipements d’informatique et de télécommunication les plus avancés.La société A’TT, rappelle-t-on, a annoncé dernièrement qu’elle comptait produire l’an prochain un micro-processeur doté d’une mémoire d’un mégabit (un million de caractères).¦ Baisse du chiffre d’affaires de Boeing Le constructeur aéronautique Boeing co.a réalisé un chiffre d’affaires en baisse de 7 % en 1984, celui-ci n’atteimant que 310,35 milliards contre 11.13 milliards l’année précédente, ré^le le bilan annuel de la société.La part de ce chiffre d’affaires représentant des commandes militaires (bombardiers b-1, missiles, etc) s’est élevée à 3 4.33 milliards, faisant ainsi ressortir une progression de 23 % par rapport à 1983 et compensant une baisse notable des livraisons d’avions civils.Malgré la réduction de son chiffre d’affaires, le constructeur américain affiche pour 1984 un bénéfice global en très forte hausse du fait d'un gain exceptionnel de 3 397 millions du à une modification de la règlementation fiscale.Son bénéfice a atteint en effet 3 787 millions, dont 3 350 millions au titre de l’exploitation, contre 3 355 millions en 1983.D’autre part, chez Boeing Canada, on annonce l’obtention d’un contrat d’usinage de composants pour avions Boeing-767 qui créera 58 emplois supplémentaires à ses installations de Amprior (Ont.) et Winnipeg- Gordon Sampson, président de la filiale canadienne de la société aéronautique des Etats-Unis, a déclaré que les travaux pourraient se chiffrer à ^ millions par an, en fonction des ventes d’avions.L’usinage des composants de support-moteur pour ailes était jadis effectué par Convair à San Diego, (Calif.).Mais la charge de travail des programmes de cette entreprise ayant augmenté, une entente mutuelle est intervenue pour mettre fin au contrat avec Boeing.M.Sampson a précisé que 18 emplois seront créés à Amprior et 40 à Winnipeg.¦ Un excellent premier trimestre pour Québécor Québécor a encaissé 382 millions de revenus durant le premier trimestre terminé le 31 décembre 1984, comparativement à 368.1 millions un an plus tôt.Son bénéfice net a doublé, passant de 32.1 à 34.2 millions.La société déclare, dans un communiqué, qu’elle vient de pénétrer à nouveau le marché américain en signant une entente avec Pendell Printing pour acquérir une participation majoritaire dans cette imprimerie établie à Midland, Michigan.¦ Le Zoo de Granby triple ses profits Le Jardin zoologique de Granby a battu des recoi^ de tous les temps en 1984, réalisant d’importantes lûusses de revenus.Plus de 377,000 visiteurs ont rapporté 31.758,000 à l’entrée seulement.Les bénéfices ont atteint 3723,000, comparativement à 3238,000 en 1983.Les profits nets ont augmenté de 44 % dans les restaurants et brasseries.Grâce à la Maison des reptiles, une nouvelle attraction, le Jardin zoologique a accueilli 100,000 \^teurs de plus qu’en 1983.Alors que le zoo perdait du terrain depuis 1981, l’année 1984 aura permis des revenus supplémentaires d’environ 3720,000.Cascades achète une usine en France MIVILLE TREMBLAY (PC) — Cascades de Kingsey Falls au Québec compte acheter la carton-nerie Maurice FVank située à La Rochette, près de Grenoble en France, pour un montant non dévoilé.L’usine, d’une capacité de 100,000 tonnes par année, appartenait au groupe La Rochette-Sempa, l’un des plus importants consortium oeuvrant dans le papier en Europe.La cartonnerie Maurice Frank a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires d’environ 380 millions, avec des ventes dans plusieurs pays.Cascades, qui possède déjà une usine en Caroline du nord, s’intégre ainsi pour la première fois dans le marché de la Communauté économique européenne.L’usine française fabrique du car- ton mince, tout comme les installations de Cascades à Jonquière et à East Angus.Avec ses effectifs de quelques 425 employés, qui seront réduits de 50, elle est aussi de même taille.La Rochette-Sempa s’était séparée de l’usine il y a quelque temps a cause de sa mauvaise performance, a expliqué à la Presse Canadienne, M.Laurent Lemaire, vice-président de Cascades.Selon lui, l’usine a essentiellement souffert d’une mauvaise gestion, et Cascades y implantera son style p^-ticulier de management, caractéiisé par la praticipation des travaiUeurs et la décentralisation des responsabilités.Des administrateurs seront envoyés sur place et ils auront a négocier avec cinq ou six syndicats, qui vont des catholiques aux communistes.M.Lemaire affirme que ses frères ont déjà rencontré les employés.L’usine est en bon état, ayant été rénovée en 1981, et dispose d’aune machine à carton moderne, contrôlée par ordinateur.Néanmoins, Cascades compte y investir de 310 à 312 millions au cours des trois prochaines années.Cascades pourra compter sur l’assistance du gouvernement français r>ur un prêt de M millions de francs taux réduit et des subsides représentant 17 pour cent des investissements.M.Lemaire n’a pas voulu préciser le montant de la transaction, suivant en celà l’habitude de la compagnie.Il parle seulement de « quelques millions » et de « très bon prix, car ils voulaient surtout du management ».L’investissement sera financé à même le fonds de roulement de la compagnie, bien garni depuis le financement public de l’automne dernier.M.Lemaire affirme que la nouvelle usine pourra être rentablilisée à court terme, notant que depuis peu, elle roulait à pleine capacité.L’usine est présentement alimentée en bois coupé dans la région mais Cascades étudie la possibilité d’utiliser des résidus et de la fibre recyclée afin d’abaisser les coûts de production.La compagnie est le plus important recycleur de papier du Québec.Une lettre d’intention a été envoyée et les avocats préparent rapidement les contrats, car Cascades compte prendre l’usine en charge à partir du premier mars.L’OPEP accepte de réduire ses prix GENÈVE (AFP) - L’OPEP a décidé officiellement, à une majorité de neuf membres sur 13, une nouvelle baisse historique des prix de son pétrole, mercredi, à Genève, à l’issue d’une des conférences les plus houleuses de son histoire.Le prix du baril de 159 litres de qualité arabe léger saoudien est ré^ duit d’un dollar, soit de 329.00 à 328.00 et de surcroit il est abandonné en tant que prix de référence ( Marker Crude) de l’organisation, a indiqué le président de la conférence de l’OPEP, le Dr Subroto (Indonésie).Nous n’avons plus besoin d’un brut de référence, comme l’arabe léger, a ajouté le ministre, à l’issue d’une conférence extraordinaire de deux jours et demi.Trois pays (Algérie, Iran et Libye) se sont dissociés eux-mêmes de cette décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, tancfis que neuf pays (Equateur, Indonésie, Irak, Koweït, Nigeria, Qatar, ARabie Saoudite, Emirats-arabes unis et Venezuela) ont voté pour.Le Gabon s’est pour sa part abstenu.L’OPEP prend généralement ses décisions à l’unanimité, mais dans les périodes les plus agitées des 24 ans de son histoire, notamment en 1974, en 1976 et entre 1978 et 1981, des dispositions-clefs comme le niveau des prix avaient été adoptées à la majorité simple, indique-t-on dans les délégations.Le prix de référence La pression du marché, marquée par la surabondance de l’offre sur la demande, a donc eu raison de l’OPEP qui ne représente plus que 30 % de la production mondiale.Déjà en mars 1983, à Londres, à la fin d’une conférence-marathon, le prix de référence de l’organisation avait été baissé de 334 a 329.Le prix de référence est le pilier et l’âme de l’OPEP, a déclaré le ministre algérien du Pétrole, M.Belkacem Nabi.M.Nabi a affirmé que ce prix restait pour l’Algérie à 329 le bariL faisant valoir que selon les statuts de l’OPEP, l’unanimité est requise pour adopter les décisions qui engagent normalement tous ses membres.La solution soutenue par l’Arabie Saoudite, pays-clé de l’OPEP en raison de ses énormes richesses pétrolières, l’a emporté sur toute la ligne, selon les participants à la conférence.La nouvelle grille de prix de l’OPEP stipule que désormais l’écart maximum devrait, être d’environ 32.40 contre 34.00 précédemment entre les prix des bruts extra-légers africains et les bruts lourds arabes (du Golfe), selon le communiqué officiel.Seule la première famille de bruts, qui sont fortement concurrencés par la production d’autres pays non-membres de l’organisation, comme le Royaume-Uni ou la Norvège, devrait voir ses prix baisser de 330.50 à 328.90 environ.En revanche, les prix des bruts lourds restent inchangés, le Arab Heavy restant à 326.50.Ces bruts sont traditionnellement moins chers car p^lus difficiles à traiter dans les raffineries, mais sur le marché, leur décote est actuellement moins forte que pour les légers.n appartiendra à chaque pays de fixer les prix de ses propres bruts, en accord avec cet éventail de prix, selon le communiqué final publié par le secrétariat de l’OPEP.Mlution injuste C’est une solution injuste, a déclaré le ministre algérien, précisant que son pays annoncerait plus tard sa décision sur le niveau des prix pratiqués.Mais, a ajouté M.Nabi, ce ne sera certainement pas une hausse.En dépit du vif incident qui avait opposé les ministres du Nigeria et des Emirats arabes unis, lundi - M.Manah al Oteiba avait accusé son homologue Tarn David-West de poignarder rOPEP dans le dos - les participants à la conférence sont apparus désireux de laisser la presse sur une impression favorable.Ce n’est ni un succès, ni un échec pour l’OPEP, a estimé le président de rOPEP, le Dr Subroto.Le Nigeria, qui faisait cavalier seul avec des prix pour son brut (bonny light) baissés de deux dollars depuis octobre dernier, a ainsi décidé de réintégrer la grille officielle des prix de l’organisation.À 328.65 le barU, le prix de son brut, de qualité légère, se retrouve exactement au même niveau que celui de son concurrent direct, le Brent produit par la Grande-Bretagne.Enfin, le plafond de production des 13 pays de l’organisation demeure fixé à 16 millions de barils-jour, a indiqué le président de la conférence.L’OPEP avait ramené son plafond de 17,5 mbj à 16 mbj, en octobre, pour tenter d’éviter la chute des prix.EN ARRIÈRE-PLAN DES LABORIEUSES NÉGOCIATIONS DE L'OPEP Les courants des approvisionnements pétroliers se sont considérablement modifiés en dix ans • Diminution de moitié des exportations du Proche-Orient.• Entrée en lice des producteurs de la mer du Nord et de ceux de l'Alaska.• Doublement des livraisons soviétiques.IÏ973t çr"*^ 'A |j ^'20^ I Amérique tt,* doNotd 5(5 i A'.^ ''.-J / \Moyn-Ofi»nt URSS @2) iÇ-.C i56 Amérique i latine Afriqua Afrique Oueei .— —_ N.Courants d ftc*'af>qe Li I.,, ^millions de 'onnasi I- ¦ M Volume total exiKKté par la zona 5.125] (millions de tonnesi S13 Vallons Mponé peur Im prtns-pelae ré^ena inuWor* du towiaal ^ Moyen-Onant (Arabie saoudita.tren, IrA, Koweït.Qatar Bahram.EAUl Aménqualatma IVanetuala Mexiqua.Équataur, Caraïbes) ^ Afrique de rOuaatINigéria.Gabon Caoaroun Angola) ^ Mar du Nord (Grande-Bretagne Norvège) > Afnqua du Nord (Algérie Liby) > URSS > Indonésie Amérique du N-Jtd les flèches indiquent le sens des pnfKipsux courents de pétrole brut ou de produits fints lépeisseut de ees flèches n e qu'un carectère hguretif qui grepniquement.n'est pas toufours proportionnel i I importance des courents commercreuic représentés ^ URSS Améri^e (i' Moven-Onenl Afrique Ouexi pJeoon /}rt 39.6 h' vi Indonésie’"’'' ¦f' tablMudu ¥ond» Imasco augmente encore son bénéfice PAUL DURIVAGE La direction d’Imasco a haussé à nouveau le dividende payable sur ses actions ordinaires, en raison de la croissance solide et constante de son bénéfice, a annoncé hier le président du conseil et chef de la direction, M.Paul Paré.Le conseil d’administration a en effet augmenté hier de cinq cents le dividende trimestriel attribué sur ses actions ordinaires, pour le porter à 36 cents.Celui-ci sera paye le 29 mars prochain aux actionnaires inscrits le 15 février 1985.II s’agit de la seconde augmentation du dividende décrétée par Imasco au cours des derniers douze mois.Le dividende avait été porté de 25 cents à 31 cents le 29 juin dernier.De fait, la société diversifiée de Montréal a toujours eu une politique généreuse de dividende.C’est ainsi que le dividende a été versé régulièrement depuis 1912.D’autre part, l’action d’Imasco pourrait être fractionnée en deux prochainement.C’est du moins ce que recommande le conseil d’administration.Une assemblée extraordinaire des actionnaires a d’ailleurs été convoquée pour le quatre mars prochain afin de débattre de la mo-tioa « Nous prenons cette mesure pour encourager la plus grande distribution possible de nos actions ordinaires », a dit M.Paré.La 40e plus importante société au Canada pour l’importance de ses ventes n’a que 16,300 actionnaires.Les actions d’Imasco ont été fractionnées une première fois en juillet 1980 et la dernière fois le 23 novembre 1982.Leur cours est depuis passé de 3 28^ jusqu’au niveau record de 3 51% hier.Un prix trop élevé pour une action a pour effet d’en limiter l’acquisition aux seuls investisseurs les plus fortunés.Dans le même esprit, la direction demandera à l’assemblé des actionnaires de revenir sur une décision précédente et d’autoriser une augmentation du nombre des actions ordinaires qu’elle peut émettre.Celui- ci serait ainsi porté à 60.0 millions.Les actionnaires avaient voté pour une réduction du capital autorisé à 57.6 millions le cinq juillet dernier en même temps qu’ils autorisaient la création d’un nombre illimité d’actions privilégiées de deuxième rang.Il était jusque là réputé illimité.Bien que la chose ne soit pas envisagée pour l’instant, affirme Imasco, la nouvelle limite proposée vise néanmoins à lui permettre de procéder à l’émission de parts additionnelles, si de nouvelles acquisitions ou des projets de financement le justifiaient.Imasco avait déjà fait connaître son intention de procéder à l’augmentation en question le 28 novembre dernier.La société avait alors émis et vendu 3.4 millions de nouvelles actions à Batus Investments Inc., pour la somme de 3157.25 millions.Par ailleurs, M.Paré s’est dit heureux du rendement général d’Imasco pour le troisième trimestre et l’exercice à ce jour.« Les résultats consolidés correspondent une fois de plus à nos attentes et nous nous attendons à atteindre nos objectifs pour l’ensemble de l’exercice », a-t-il déclaré dans un communiqué accompagnant les plus récents résultats de la société montréalaise.Le bénéfice consolidé pour le troisième trimestre a grimpé de 19 % par rapport à l’an dernier pour se situer à 3 69.0 millions ou 31.34 par action ordinaire.Les revenus se sont accrues entretemps de 66 % pour se chiffrer à 31-2 milliard.La filiale américaine Peoples Drug Stores qui a fait l’objet d’une acquisition au 1er avril 1984 a ajouté 3 3^.8 millions au résultat consolidé des ventes.Elle généra par ailleurs un bénéfice d’exploitation de 3 21.9 millions, soit près de 17 % du bénéfice total Toutes ces nouvelles ont certes été bien reçu par les investisseurs.Ceux-ci ont payé 31.75 de plus que mardi pour acquérir une action d’Imasco.Le cours de fermeture de 3 51% affiché à la Bourse de Toronto représente d’ailleurs un niveau record. Le Devoir, jeudi 31 janvier 1985 LE DEVOIR ECONOM1Q.UE Shawinigan veut $15 millions pour créer un centre d’interprétation industriel Le site hydro-électrique de Shawinigan ROLAND GERVAIS, architecte ANDRÉ CARLE, B.arch.Rolland M.David Les mauvaises nouvelles économiques semblent s’abattre en cascade sur la ville de Shawinigan et sa région.En novembre 1984, la compagnie Carbure Shawinigan fermait définitivement ses portes.La CIL fera de même en mai 1985.Finalement, il y a quelques jours, la Wabasso indiquait son intention de cesser ses activités à Shawinigan en novembre 1985.Au total, c’est près de 850 emplois directs qui sont perdus.L’impact pour la région est considérable.La ville de Shawinigan qui comptait 34,000 habitants en 1961 n’en comptait plus que 23,000 en 1983.Et qu’en sera-t-il après novembre 1985 ?« C’est très dur de voir partir des compagnies liées à l’histoire de la région depuis plus de 80 ans », de confier le maire de Shawinigan, M.Dominique Grenier.Selon lui, la ville ne rêve plus « aux grosses paten-tes » de 600 emplois comme autrefois mais mise plutôt sur le dynamisme de petits et moyens projets et surtout sur la PME.Il se crée dans ce secteur près de 100 emplois par an à Shawinigan.Paradoxalement, c’est cette prédominance à Shawinigan de l’industrie lourde du début du 20e siècle qui lui cause d’importants problèmes mais y crée aussi une rare opportunité : un projet touristique majeur de centre d’interprétation industriel pouvant attirer éventuellement plus de 100,000 visiteurs y est en gestation.On veut y créer « une institution pour expliquer les bases de la société industrielle », de dire M.Jean-François Larose, responsable et concepteur du projet à Hydro-Québec.Le centre d’interprétation, évalué à plus de 8 15 millions, proposera cinq volets d’activités aux visiteurs : des visites libres et de plein air, des exhibits industriels et technologiques, des visites d’usines du début du siècle encore en activité (les centrales d’Hydro-Québec et la papeterie de la Consolidated Bathurst) ou désaffectée (trefilerie de l’AlcanL des secteurs récréatifs et des circuits dans la ville mettant en évidence le milieu urbain et architectural, planifié et développé par les compagnies.Le projet englobe ainsi, et c’est là une partie de son originalité, une large part du tissu urbain et industriel de Shawinigan.Selon M.Larose, ce concept s’apparente à celui développé pour le parc urbain de Lowell au Massachussets basé sur l’industrie textile du 19e siècle qui jouit d’une renommée continentale et attire plus de 130,000 visiteurs chaque année.Le projet de Shawi-nigian a été élaboré une première fois, bien qu’a-lors à une échelle beaucoup plus modeste, par Raymond R.Vallières, L’examen minutieux des monuments de l’ère industrielle nous fait découvrir l’effervescence technique, économique et sociale ayant présidé au dévelop^ment de la société contemporaine.Le complexe hydroélectrique de Shawinigan en constitue un exemple particulièrement intéressant.L’inventaire de ses composantes révèle une richesse fondée sur l’histoire du site, son influence sur le développement industriel réÿo-nal, et sur la diversité des équipements qui en ont marqué sa croissance.Le site évolue de 1900 à 1950 suivant trois pha- ses de développement.Au tournant du siècle la première centrale de la Shawinigan Water and Power (SWPC) et deux centrales de la Northern Aluminum Company, qui deviendra plus tard l’Alcan, sont implantées sur une bande de terrain que contourne la rivière Saint-Maurice.Profitant d’une forte dénivellation, les eaux de la rivière sont canalisées par des conduites forcées qui distribuent la force hydraulique à chacune des usines situées au bas de l’escarpement.Près de ces centrales s’installent une alumi-nerie, la première au Canada, et une papete- rie, toujours en opération.Cette époque est marquée par la contrainte que pose le transit du courant sur de longues distances, obligeant les usines consommatrices à s’installer à proximité des sources de production électrique.La concentration industrielle due à la première phase de développement a amené la fondation de la municipalité de Shawi-nig^ viUe typique construite par et pour l’industrie.À partir de 1910 la deuxième phase voit le début des travaux de la seconde centrale de la SWPC, centrale qui sera agrandie à deux reprises, passant de cinq à huit groupes turbine-alternateur.Les premiers groupes étaient les plus puissants en Amérique.Cette centrale est l’une des plus vieilles encore en opération sur le continent.De cette époque datent également un ensemble de bâtiments et d’équipements, dont un magasin d’entreposage et un funiculaire servant aux besoins de la production.En 1948, date qui marque la dernière phase de développement, fut construite la troisième usine.DESSAU â ASSOCIÉS me.NOMINATION Ptioto Bryant Blair Les principaux éléments du projet de centre d'interprétation industriel sont, avec à l’arrière plan la ville de Shawinigan: (1 ) la Consolidated Bathurst, (2) l’Alcan, (3) la centrale de la Northern Afu-minum Company, (4) la Secal, (5-6-7-8) des pièces d’équipements hydro-électrique, (9) la centrale no 2 et, enfin (10) les vestiges de la centrale Alcan-16.agent des relations publiques à Hydro-Québec en Mauricie, il y a plus de 12 ans.Le concept a pris du poids et de l’ampleur à partir des interventions du ministre Y.Duhaime et de M.G.Coulombe, pdg d’Hydro-Québec, vers la fin de 1982.Depuis, plus d’un demi-million de dollars ont été investis en études et travaux sur le site des centrales d’Hydro-Québec en rapport avec le centre d’interprétation industriel.« C’est un projet très sérieux et aux retombées multiples », selon M.Bernard Fortin, directeur général du CO-DICEM (Corporation de développement industriel du Centre Mauricie).La firme Secor Inc.a réalisé en 1983 une étude visant à établir la fréquentation probable et les retombées économiques de ce centre d’inteiprétation.La fréquentation probable a été établie à 100,000 visiteurs à la cinquième année d’activité, ce qui placerait le projet de Shawinigan parmi les principaux sites touristiques québécois, d’un attrait comparable au Village québécois d’Anton ou à celui de Val-Jal-bert.Près de 40 % de ces visiteurs seraient un apport net au tourisme régional pour des dépenses touristiques supplémentaires de l’ordre de $ 825,000.On s’attend donc qu’en plus des investissements directs de $ 15 millions dans le projet lui-même s’y ajoute un autre 115 millions de fonds privés dans l’amélioration de l’infrastructure touristique régionale.Le tableau 1 donne un aperçu général des retombées du projet telles qu’évaluées par la firme Secor Inc.Il demeure qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.Deux défis de taille s’imposent aux promoteurs du centre d’interprétation industriel de Shawinigan.Tout d’abord vendre un nouveau concept de tourisme (interprétation industrielle) afin d’amener un flux de visiteurs vers un site éloigné de l’axe principal de circulation Montréal- Québec.M.Larose est conscient du problème : « il faut faire de Shawinigan qui est une ville avec une image industrielle, donc peu attirante, un pôle d’attraction touristique».M.Grenier, impliqué dans le projet depuis un an y croit fermement, surtout avec la proximité du Parc de la Mauricie qui compte déjà 295,000 visiteurs chaque année.Le deuxième défi s’impose déjà à ses concepteurs; le financement du projet.On s’attend à ce que toutes les parties intéressées y participent.Globalement, M.Larose voit la répartition suivante du financement : $ 10 millions des gouvernements, % 4 millions des compagnies impliquées (surtout Hydro-Québec, Alcan et Consolidated Bathurst) et finalement $ 1 million de levée de fonds volontaire de la population shawiniga-naise.Les investisseurs se montrent prudents.Hydro-Québec, principal promoteur avec la ville de Shawinigan prévoit y investir $ 400,000 en 1985 en diverses études.M.Jean Chrétien, député fédéral de la région, vient d’y annoncer la création d’un projet Canada au travail d’une va- leur de $ 38,000 afin principalement de promouvoir le projet dans le milieu immédiat.Les autres parties en sont encore à mesurer leur niveau d’implication et de participation.En attendant, la population de Shawinigan s’active et vient tout juste de créer la Corporation du centre d’interprétation industrielle du centre de la Mauricie, présidée par le maire Dominique Grenier.De qui doit venir le prochain pas ?« Ça va prendre un peu plus d’appuis officiels de la part des gouvernements et spécialement de Québec », de conclure M.Larose.FIEZ-VOUS A LA QUALITE DES PIECESVOIVO Filtre d’air 7,70$ Tirez le maximum' de votre Volvo en l’équipant de pièces d’origine Volvo.Elles sont spécialement conçues pour répondre aux besoins de votre voiture.Consultez-nous dès aujourd’hui pour prolonger le millage et la durée de votre voiture.43,88$ Silencieux “ automobiles liée 400 boul.Décarie/Saint-Laurent ^Métro du Collège 748-8807 Trophée du concessionnaire Volvo «par excellence» pour 1983 V'oivo — Des voitures (/ui promet rent et des coueessionnuires qui tiennent leurs promesses.'ITOIa'VO Guy Monty Monsieur Jacques Bourb^u.président directeur général de Dessau & Associes Inc a l'honneur d'annoncer la nomination de Monsieur Guy Monty au poste de Conseiller spécial au President Monsieur Guy Monty un gradué de l'École Polytechnique en 1946 a tait toute sa carrière d'ingénieur à Hy> dro-Ouébec il a occupé différents postes d'ingénieur au sein de la Direction Lignes de transport avant d'en devenir le Directeur Par la suite, il fut nommé Directeur général de la construction avant d'accéder au poste de Commissaire à Hydro-Québec en 1976 En 1978.il devenait le premier Président Directeur général d'Hydro-Ouébec international.poste qu'il a occupé lusqu'à sa retraite Monsieur Monty est membre du Comité Exécutif et du Conseil d'ad-ministration de la Corporation de l'École Polytechnique en plus d'étre membre de plusieurs associations techniques nationales et internationales Spécialiste de la réalisation de grands travaux électriques.Dessau & Associes inc offre un éventail complet de services d'ingéniene dans les domaines de la génération, de la transformation, du transport et de la distribution électrique «Pourtant, il doit bien y avoir un moyen de couper œs fiais de déplacement et de représentation.» Nombreux sont les chefs d'entreprise qui en ont assez de voir leur trésorerie engloutie par des avances de fonds.Ils s'inquiètent aussi des économies qui leur échappent parce que des employés ne profitent pas des prix de faveur consentis aux entreprises.Sans parler de mille et un autres inconvénients.American Express® a le Système qu'il faut.* jui^pe à L 'antipasto Le velouté à l'oseille Les noisettes de bison en chevreuil ou Le lapereau laçon Café d'Europe Les pommes noisettes au romarin Les champignons sautés grand-mère Les petits pois à ta française La torta aux fmres d'Anjou Café 16, MalniwranI OMvait I* dlmanch*^ SlaHOfMMCMnl veXutt, St^-Angèl* ouMi 27.SI»Angèl* QuAbac 692-3a3$^ Aucun autre système de carte corn zimeraale de paiement ne vous ouvre d'aussi vastes perspectives d'économies, de contrôle et de service que celui d'Amencan Express.Au Canada, des soaétes de toutes tailles, depuis la petite entreprise de cinq employés jusqu'aux géants comme Chrysler Bell et Xerox, économisent temps et argent grâce au Système de la Carte commerciale American Express.\foia comment: Une trésorerie allégée Les frais portés à la Carte commerciale n'ont pas besoin d'être acquittés pendant une durée pouvant atteindre 45 jours à partir de la date ou ils sont engagés.Même pour les billets d'avion.En plus, notre Système diminue les avances de fonds Les entreprises qui l'utilisent déclarent qu elles gont réduit leurs avances de fonds jusqu'à 75%.Avec ce Système, votre argent reste dans vos coffres, au lieu de s'envoler en avances de fonds.Un contrôle sans soucis Grâce à une administration simplifiée et plus 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dans le monde Un réseau mondial La Carte American Express est acceptée presque partout dans le monde entier Grâce au Système de la Carte commerciale American Express, vos employés peuvent porter à la Carte pratiquement toutes leurs dépenses de voyages d'affaires, au Canada, aux États-Unis et dans le reste du monde Ils sont aussi bien accueillis dans plus de 1000 agences de voyages, filiales et représentants d'American Express dans le monde entier Dans tous les cas d'urgence, ils peuvent auprès de ces établissements, se procurer rapidement des espèces et des chèques de voyage, envoyer des câblogrammes et même recevoir des colis que vous leur faites parvenir.Appelez-nous aujourd'hui, sans frais.Nous nous ferons un plaisir de vous envoyer une brochure couleurs sur les modalités de notre Système.Pour la demander, il vous suffit de nous appeler, sans frais, au I (112 en C.-B.) 800-387-9666, ou 477-9666 dans la région de Tbronto; ou de nous écrire au 101, rue McNabb, Markham lOntario) L3R 4H8 American ExjJTCstCânada Inc esU'usagrrlnKritdes marques de commercequiapparlirnnrni A Ameriian Express Company Le Système de la Carte commerciale American Express.IBËSS Le Devoir, jeudi 31 janvier 1985 B 15 LE DEVOIR ECONOMIQUE Air Canada ne transfère ni son siège social ni son personnel à Toronto, assure Gérard Lareau JEAN CHARTIER Air Canada n’est nullement en train de transférer son siège social, non plus que son personnel à Toronto.En effet, la société de la couronne garde 40 % de ses effectifs à Montreal et plus de 8,000 employés au Québec.C’est la précision qu’a apporté au Devoir l’adjoint exécutif au directeur général, M.Gérard Lareau, après avoir déclaré qu’il venait tout ' juste de recevoir, en fin d’après-midi hier, le rapport de l’Association des gens de Tair.Il a aussi établi, qu’à la suite d’une conversation avec le secrétaire général de l’AGAQ, il y a huit jours, la direction d’Air Canada avait convenu de sursoir temporairement à la centralisation de la formation des pilotes à Toronto.Toutefois, M.Lareau reçoit mal ce qu’il appelle les assertions et les allusions des gens de l’air.D’abord, dit-U, Air Canada compte maintenant 14 Boeing 767 et dispose d’un seul simulateur de vol pour ces appareils; celui-ci est à Toronto.La société de la couronne compte acquérir au total une flotte de 25 ou 30 de ces avions.Ils seront tous en service, prévoit-on, dans cinq ou six ans.Il y aura sous peu nécessité d’un deuxième simulateur et rien n’empêche la société fédérale de l’installer à Montréal.En outre, la société Air Canada détient une flotte de 70 appareils DC9 et Boeing 727, pour lesquels les simulateurs de vol sont installés à Montréal, et il n’est pas question de mettre ceux-ci hors d’état de service sous peu.Une toilette complète de ces appareils a été menée voici un an; cela a coûté une fortune et il n’est pas question de les enterrer avant que leur temps ne soit venu.Ils desservent tout le réseau.M.Lareau tient en outre à rappeler qu’Air Canada est doté du plus grand centre techmque au monde, à Montréal même, et d’un centre mfor-matique digital de pointe dans le domaine de l’avionique, à Dorval.Le siège social des agents de bord est aussi à Dorval, dit-il, et on ne le déménage pas du tout.Il est vrai qu’il y a moins de fran- cophones qu’il y a dix ans à Air Canada, reconnaît M.Lareau.C’est qu’on n’a pas embauché, d’une part, et il n’y a pas assez de vols en partance de Montréal II y a mamtenant 60 départs par jour de Montréal et le double de Toronto.Le nombre de vols internationaux en partance de Montréal diminue aussi,mais avec l’entrée en service des Boeing 767, la halte montréalaise n’est plus nécessaire.Aussi, tous les grands centres, comme Edmonton et Halifax, réclament maintenant leurs vols directs pour l’Europe sans arrêt à Montréal M.Lareau mentionne qu’Air Canada vient aussi de supprimer ses régions administratives.Ainsi, il n’y a plus de vice-président à New-York, non plus qu’a Londres.Ceux-ci ont été rapatriés au siège social à Montréal et, pour obtenir des réductions de coût, le service des réservations a été fermé à San Francisco, notamment.Dans les opérations aériennes, depuis quelques années, il y a eu centralisation vers Toronto.Toutefois, le service Aéroplan utilisé à des fins informatiques est à Montréal, et les affectations des pilotes et des agents de bord s’y font également.Air Canada compte maintenant 545 pilotes au Québec et 1,100 agents de bord.Les pilotes de 767 sont toutefois ceux qui détiennent la plus forte ancienneté, ce qui fait qu’Air Canada ne peut les forcer à s’installer à Montréal, précise-t-on au siège so- cial.Néanmoins, c’est au Québec qu’Air Canada détient le plus grand nombre de pilotes et d’agents de bord.Le président de la société de la couronne, M.Pierre Jeanniot, a fait savoir dans un communiqué de presse, qu’Air Canada a commété en 1984 la construction de nouveues installations de haute technologie, évaluées à $ 22 millions, et destinées à l’entretien de la nouvelle génération d’appareils du transporteur, le B 767 et le L 1011.Les nouveaux ateliers d’avionique et de pneumatique permettront aussi à Air Canada d’etre l’une des seules compagnies au monde effectuant plus de w % de sa propre maintenance, et ce pour une flotte de 110 appareils.Marine Industrie Les négociations sont de nouveau rompues MONTREAL (PC) — Les négociations sont de nouveau rompues dans le conflit qui oppose depuis maintenant six mois Marine Industrie, de Sorel-'Tracy, à ses 1,050 employés horaires.Selon la partie patronale, la rupture survenue dans la nuit d’hier, est attribuable à l’attitude intransigeante du syndicat qui a maintenu des demandes exhorbi-tantes qui menacent directement la survie et la croissance de l’entreprise.« Après six mois de grève, les exigences syndicales correspondent à une hausse directe des coûts reliés à la main-d’œuvre de l’ordre de 40 % pour la période de trois ans de la convention, soit 610 millions par 1,000 employés », a soutenu Marine Industrie dans un communiqué.La compagnie affirme que le syndicat maintient ses demandes pour une réduction de la semaine de travail sans diminution de salaire, l’amélioration de l’assu-rance-collective, un régime de pré-retraite, des hausses salariales et le retrait du congédiement de sept employés à la suite d’actes de violence survenus sur le chantier le 3 octobre dernier.De son côté, le président du syndicat, affilié à la CSN, François Lamoureux, a annoncé la reprise des moyens de pression à Tissue d’une assemblé générale des syndiqués.Il doit rendre publique en conférence de presse aujourd’hui une proposition que le syndicat a présentée pour tenter d’en arriver à un règlement.Pour les syndicat, il n’est pas question de céder devant les demandes de la compagnie qui désire introduire plus de souplesse dans l’organisation du travail des employés de métier.Les négociations dans ce conflit avaient repris le 12 janvier dernier lorsque les parties se sont entendues sur un cadre de discussions.Les syndiqués ont d’autre part autorisé hier leur syndicat à négocier un emprunt de $1 million qui leur permettra de continuer de toucher des prestations de grève de $126 par semaine.Unicorp tente une OPE sur Union Entreprises PAUL DURIVAGE Le conglomérat Unicorp Canada Corporation de Toronto a annoncé officiellement hier qu’elle avait acquis environ 13.8% du capital-actions de la société torontoise Union Enterprises Ltd et qu’une offre publique d’échange (OPE) s’ensuivrait.Unicorp a confirmé en effet qu’elle était Tac-quéreur des importants blocs d’actions d’Union Enterprises échangés sur le parquet de la Bourse de Toronto au cours des dernières semaines.Elle s’est ainsi accaparé de quelque 4.5 millions d’actions ordinaires à un prix d’environ $ 13 l’action, soit un coût total d’environ $59 millions.La société contrôlée par le financier toron-tois Georges Mann, fit par ailleurs connaître les détails de l’offre qu’elle se voit maintenant obliger de présen- ter à tous les actionnaires ordinaires.Les commissions des valeurs mobilières canadiennes obligent en effet d’étendre a tous les actionnaires concernés le bénéfice d’une transaction ayant eu pour objet de déplacer une partie aussi importante de la propriété.Unicorp propose ainsi d’échanger chacune des actions ordinaires en circulation de Union Enterprises contre une action privilégiée de son trésor.Celle-ci porte un dividende trimestriel de 29l^ cents et est rache-table au gré du détenteur à un prix de $ 13 chacune à partir du 31 mars 1988.À cela s’ajoute un demi-droit d’a- • chat.Chaque droit permettant d’obtenir une action ordinaire non votante d’Unicorp à un prix avantageux de $ 9.75 d’ici le 1er mars 1987.Le principal actionnaire de Union Enterprises, la compagnie Great Lakes Group Inc., une société affiliée de Bras-can, a déjà donné son accord pour déposer ses 5.3 millions d’actions, soit environ 16.3 % du contrôle de Union, en vertu de l’offre.En conséquence, Unicorp serait assurée d’au moins 30% du contrôle.Le président, M.James W.Leech, a expliqué que TOPE s’inscrivait dans le cadre de la politique d’expansion d’Unicorp et en rencontrait tous les onjectifs.Il a souligné en outre que la nouvelle filiale était particulièrement bien capitalisée.Umon Enterprises est Tune des principales entreprises canadiennes de service public.Sa principale filiale est Union Gas Ltd de Chatham en Ontario.Pour sa part, Unicorp est une société de gestion avec des investissements diversifiés dans l’immobilier, l’énergie et les services financiers au Canada et aux États-Unis.« Nous n’avons pas Les investisseurs craignent de moins en moins une nouvelle récession en 1985 MIVILLE TREMBLAY de la Presse canadienne — La forte poussée boursière des derniers jours, qui a cassé la morosité des six derniers mois s’explique, selon plusieurs analystes, par un revirement dans la psychologie des investisseurs, qui ont cessé de craindre une nouvelle récession pour 1985.Hier, les bourses de Montréal et de Toronto enregistraient une hausse pour la treizième journée consécutive, brisant les sommets établis la veille, alors que des prises de profits imposaient un léger retrait a New York.Dans un contexte de fort volume, l’indice du marché de Montréal a gagné 1.58 p)our fermer à 132.04, l’indice de Toronto (TSE) près de 24 points pour clôturer à 2604, tandis que New York cédait 4.75 point pour terminer à 1287.« La perception des investisseurs s’est modifiée », affirme M.Philippe Girard, vice-président adjoint chez les conseillers en placement Timmins et Associés.« Dans la deuxième partie de 1984, beaucoup pensaient qu’il y aurait une récession en 1985, et cela avait un impact négatif sur le marché des actions.Avec la baisse des taux d’intérêts et une reprise de la production aux Etats-Unis, les gens se disent qu’il y a encore au moins une bonne année de bénéfices».Il note de plus que les institutions avaient récemment près de 10 pour cent de leurs portefeuille en argent comptant, ce qui est assez élevé pour ce stade du cycle, alors qu’ils ont normalement 3 % pour cent.Elles ont donc beaucoup de muscle lorsqu’elles achètent.M.Girard croit que le marché canadien va mieux performer en 1985 que celui des Etats-Unis, principalement en raison de l’importance actuelle des compagnies cycliques, particulièrement les métaux non ferreux, le papier et les produits industriels.« Le marché est sur une bonne tendance, même s’il est certain que nous aurons une pause.Le TSE pourrait atteindre 2,800-2,900, tandis que New York pourrait dépasser les 1,400», précise-t-il.M.Michael Riddel, vice-président chez les conseillers en placement LES ABRIS FISCAUX POUR LE ONEMA ET U1ELEVISI0H UH MYTHE?, Q Telefilm Canaida venez nous en parler au salon de TÉpargne-Placements du 1" au 5 février (kiosques 2027-2028) Place Bonaventure Association des producteurs I de films I du Québec En collaboration avec Société général* du cinéma du Québec En affaires, on ne laisse rien au hasard.En affaires, pour prendre des décisions éclairées, il est parfois essentiel de consulter un expert.Pour toutes les questions juridiques concernant votre entreprise, et elles sont nombreuses, vous pouvez compter sur la compétence de votre notaire.Jugez-en par vous-même en participant aux conférences présentées par la Chambre des notaires du Québec, dans le cadre du Salon Le Monde des Affaires.Des notaires d’expérience traiteront des sujets suivants : ¦ le franchisage ¦ l’incorporation et ses implications fiscales ¦ la planification fiscale et successorale ¦ la sous-capitalisation et le refinancement ¦ l’incorporation et ses aspects les plus significatifs Au Salon Le Monde des Affaires, Place Bonaventure, 1 au 5 février 1985 Votre notaire.Il ne laisse rien au hasard.Chambre des notaires du Québec.d’intention immédiate d’apporter des changements majeurs dans les opérations, l’administration, l’actif, ou la politique de dividendes de Union.Toutefois, nous demanderons une représentation au conseil d’administration, en proportion de notre participation dans le capital-actions», a-t-il ajouté.Le président d’Union Enterprises, M.Darcy Mckeough, est arrivé a Toronto hier après-midi en provenance de Cal-gary afin de rencontrer les dirigeants d’Unicorp.Un porte-parole a déclaré qu’il étudiait présentement l’offre mais n’avait aucun commentaire à formuler pour le moment.Il semble de même improbable qu’une déclaration publique ait lieu aujourd’hui.Les transactions boursières portant sur Union Enterprises avaient été arrêtées à la demande de la compagnie hier après avoir fait Tobjet d’une activité importante au cours des derniers jours.Un niveau record pour les 52 dernières semaines était atteint à $ 13l^, précédemment à l’arrêt des transactions.À la reprise des négociations hier.Union Enterprises était en baisse de 50 cents à $ 12%.D’autre part, les actions non votantes de classe A d’Unicorp ont perdu % à $ 8% hier et celles votantes de catégorie B ont laissé % à $9i/«.Unicorp prévoit poster l’offre aux actionnaires ce vendredi.Elle sera ouverte jusqu’au 22 février.Elle pourrait néanmoins être étendue.Les sociétés Midland Doherty Ltd et Gordon Capital Corp.dirigent un groupe de firmes de courtage chargées d’entrer en contact avec les actionaires.TEXACO CANADA INC.PAIEMENT OE DIVIDENDE Dividende d'Actions Ordinaires No.185 Le conseil d'administration de Texaco Canada Inc , a déclaré un dividende trimestriel de trente cents (30e) par action, sur les actions ordinaires de la Corporation, en circulation Le dividende devient payable le 1 mars, 1985 aux actionnaires inscrits à la clôture des livres, le ) 1 février.1985.Par ordre du conseil Ernest J.Little Secrétaire général Don Mills, Ontano Le 18 janvier, 1985 r Bolton, Tremblay croit également conseille la prudence.« Le marché à que le changement d’attitude expli- monté un peu trop haut, un peu trop que la hausse récente.Toutefois, il vite ».TRUST GENERAL REER InIb-REER Gratuit! Obtenez Info-REER du Trust Le Trust Général a préparé un bulletin qui traite spécifiquement des Régimes enregistrés d épargne-retraite.Consultez-le pour vous aider à; • investir judicieusement votre contribution pour 1984; • établir la diversification idéale dans votre REÉR, compte tenu de votre âge et du capital accumulé; • déterminer si le REÉR autogéré répond à vos besoins.Info-REER est une publication qui paraîtra au moins deux fois l'an et qui vous est offerte gratuitement.Il suffit d'en faire la demande.Et, au besoin, n'hésitez pas à consulter un conseiller du T rust Général.La consultation est gratuite et sans obligation! 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Hong Kong Inde Israël Italie Jamaïque Japon Liban Mexique Norvè.ge Nouv.-Zélande Portugal Royaume-Uni Suède Suisse Venezuela Rend Franc CFA Mark Dollar Dollar Schilling Dollar Franc Couronne Peseta Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie Sheqels Lire Dollar Yen Livre Peso Couronne Dollar Escudo Sterling Couronne Franc Bolivar 0.6702 0.002740 0.4191 0.4925 1.0843 0.05968 1.3305 0.02095 0.1174 0.007569 1.3272 0.2000 0.1370 0.01026 0.3705 0.1702 0.1051 0.001960 0.000680 0.2793 0.005221 0.1380 0.005795 0.1449 0.6251 0.007716 1.4925 0.1467 0.4967 0.1005 18 ¦ Le Devoir, jeudi 31 Janvier 1985 LE DEVOIR ECONOMIQUE VANCOUVER Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE 13» ISM 11» 78731 •Ml INDICE GÉNÉRAL S7fl S6Q S50 840 no Eslr lits El cmln El dordo EWrdo Electro Electro Elite res Emerik 3M Emir oil 13M Entftc éM Endrnc IM Energi 12SM Enri w 0 SM Enex m Enfield Epic res Eoutne Encsn Essex Eurefco Euro pet Eurocn Eurmm oevrest Expo oil Extotol FiHho Frst cdn Frst dvn Frst erst Fleck Fletwd 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4$ i Gth Fund Corp Inv 10 S3 North Am Cp Inv Stk 5 70 | STMny 9 31 Gth Eoty 4 40' World Eqty HiTech Jopon 8 31 nMMF 100$ 1000 Optn Eqty 4 33 Speclol 10 34 Pfd Inc 9 97 ASSOC.Iflv S 08 •olfon Trembloy Cdo Cumi 13 98 5 07 yAAortgoge 4 97 1 43, Templeten Group 32 21 Temp Gth 13 43 4 43 Temp Cdn 4$0 10 01 ' Trimork Group 4 14 Trimork 9 $0 9 0S Investors Group Trimork Cdn 8 $4 y Bond 4 04 Universel Group 0 so yAmertcon S 33 034 $03 12 71 30 05 yOlvidend vGth yindex Stk y Intern tl vJopon yMortgoge xdy Mutual Equity yincome 4 4 Jopon 410 y Resource $45 4 90 vnWettalne 41 57 .am' non-members z I vnAltomlre Fd 4 31 .M S I •••ubron Group yHypo 10 n vine 711 lyObligation 9 30 ynCen-Anees 9 30 yCopItpl Gth 0 54 Irtc Fd 10 091 yprov Stk interntl .Mny Fd 9 44 1 00 i xReltremnt 14 70 Pid Rsces 13 25 Jones Hewerd Tourus $21, ynJH Fd Ltd 411 Colvin BiHleck , ynJH Amer 4.14 Acrofd 1 971 McLeed Yno Weir , BOTfwr Pa nCon Bk .MIOO „cap«ta«.5J, CIF 7 1$ nGevt 9 31 1 00 ' rMM* Or CIF Inc 8 18 ynMKWLetUS 11.151 «Jt 1434 control Group Mentreol Trust yncth 9 S y^pouna IJ.41 ynEatv MH ïmneom* 113 yOlv 13 a ynincome 7 47 - , .yFund 4000 5 91 yninternll 14 00, ^1^*'** H yinfl Gth 814 ynMortge 10 19 vnActlons 14» yNot Rs Gth $23 Mutual Group ! 4.34 vNrthn Egy 4 74 vRev Gth 3 77 yUnivest 41$ C8A Mot Group Goldfd 3 47 Geldtrust 4 33 Cenfed Group Dolphin Eq 7S0 yOolph Mtge $31 Cundill Group ySecurlty 11 S3 yVolue 1134 Dvnomic Group ynDvAm Cdn 9 01 vnOvAm US 4 01 vnDy Cdn Fd 14 21 ynDvGrd Gold 3.41 ynOy income $41 ynProspect .74 Eoton Bov Group Cmmnwith 913 Dividend Growth Income tnternll nMny 9 84 nMMF 8 54 Olv 2$ DIv 40 DIv $5 E qui fund 459 11.45 3.19 13.03 10» • M yinternll 14 45 10Si vObtlg 4.43 10 57' OiKOn Kreo Gr 10*41 0 K Trust 13 48 10 »< 0 K int'l 15 04 Oat.TMchtn Of.Htrltoaa 3.5» *"*»w*“* 5Î1 HA 52 nPtI Ca« MH 11.37 ynPU 10 34 10 M yPhcM 7 35 vnMtat 3SI3i|Mrvara ijy.PrlacJMI OfOdP laAiiirKi oro«p vBood 3.01! CSMelsa 10.» yÇollKti\^ 14g' inoust Am 573 !Sl lodust Olv 0 45 yOro^ 4.93 moust Eq 14 27 vVenture 0 94' mdust Gth 1009 vWorld USF 4.54 1 gS PrudentMl Greu8 i^t Pens 4 31 Ÿ-SSi «SS 1.97 income 5 07 i (u Put HM Icl.9.57, ^ Retrfund Group i »?*y?yme Be 424 nRoyfd 14.44 1 ^»ret^ nRoyFd Inc 4 71 ! v^O Growth 9 72 Sfpit Group MBR Group yCom Gth 7»' Equity 12 31 1306 10» 20 54 677 1319 Growth MMF 957 nNatrusce NW Group yConodion vEquIty NWTrustEolS 71Pei Poc Gth 7 44 Poc Ret 5 45 Poc US Gth 4 43 PHN Greue vBond IN yConodion 1414 vOlv inc 13 33 vFund 25 43 vPoeled »43 yRRSP 34 99 PMF Met.Ltd.nPenslon 9 93 nXonodu Fd 135 Prêt et Revenue yAmer » 49 yConodion 9 01 vFonds H vRetroite ytyncrevest yTrodei Trust Goner ynActlons 10 54 vr ynHypo 10 33 ynVot Am 9 39 United Greue Accum 0 03 Accum R 9 04 Amor 4 73 Cent Mtge 5» SKuritv 419 venture 107 Venture Ret 9 79 Western Gth 3 77 U 8.FUNDS Fid Trend 39 41 Dreyfus Greue 13 34 13» 1347 14 43 1383 A CdlTx Dreyfus Inform Levee CthOp NV Tx Spt Inc Tox Ex Thrd C .- Kemper Tech 11 43 Keystone Greue Cus K1 0 Cus K3 4 Cus 51 19 Cus 53 I Resh 14 Mnhtn 7 OPTIONS TRANS-CANADA TRANSIGEES Op.Ftm.«I D«.du Opdoti Moll Ptii Vol ckc.Pm.TM* Vhiw Mm la laa U N olslar 2588 11 M M New bet 11M8 » 70 » ?1 N CincP XM IS IS IS ?3 New fm SM m X » New pen mo » » •5 N PrMr mo » 40 m ?1 New rW I488M to m 55 ?S Nwbry SM8 X X X um m X4 IX MmUW mo 12 n 12 liMilDr mm n 75 » ?X Nexus 79M 08 415 415 -N Ni CM 9M SM 4» 5» ?15 N howk 143M 3» 275 2» -X Nirvno 2SM 12 13 12 ISM X X X MAtnMl z2M 1 ' 1 Nor con 48» 51 X Si -2 Norqes 38M 77 72 77 Norco 3SM M M 14 Nrmon 48M IS IS 15 ?5 Normn 18» SO X X Nersot 138» 3SO 3X 3X -X Nortek 45» X TO X -4 No powr 71» x X 30 ?3 Ntti Sth EMM X u U —1 Ntfioir 23» fX 1» 1» -$ Northcl 4» 17 17 17 Nrg res 128» 14 13 14 ?2 N eoMe 188» X X X N LiObtS 185» 4 4 4 Not res 74» X IX IX Nupoc ISM » SO 9 ?X Nu slort 23SM 33 30 X —1 Nunsco 28X 9i 95 95 -5 Nuspor 38» 52 51 S3 ?7 O P Op res 28» X X X Oliver 10» 5 7 Orrtni sn 17 17 17 Orbex 94» tf SS SS 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Noron Noron Noron Noron Numoc Fb 30 Fb 30 P Fb 33V2 My 17W My 30 My » p My 33y2 Mv nvip Ag 17W Ag M Ag 33V^ Ag 23V^P My IS Nvo A t Fb m Nvo A f My 7V2 Nvo A f Mv 7V2« Nvo A f My 0 Nvo A f Ag 5 Nvo A I Ag 7V^ Nvo A f Ag 0 4 3» 425 S47W IS 1» U%S47H 10 40 475 $67H 5 5135 U7% 5 13 S5 S67H 5 5 250 S47H 35 270 375 814S AMENDES, demandeur -vs-RÉJEAN PILON,défendeur Le 13 février 1985 è 10 00 heures au domicile du défendeur au No 456 rue Notre-Dame en la cité de Le Gardeur, district de Joliette, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en 1 automobile de marque Valiant Duster 1975 gris.Conditions ARGENT COMPTANT.DANY GRAND MAISON, huissier 759-5556.Montréal ce 24 janvier 1985 Province de Québec.District de Montréal COUR PROVINCIALE.NO 500^)2-042831-847.ASS J F.COU-LOMBF^ INC., demanderesse -vs-RÊAL MICHAUD,défendeur U14 février 1985 à 13:00 heures au domicile du défendeur au No 59 rue Le-moyne en la cité de Repentigny, seront vendus par autorité de Justice.* les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en.1 VanGMC bc; AWB993,1 téléviseur couleur, 1 micro onde Toshiba.Conditions ARGENT COMPTANT EUGENE FILION.Filion et Ass.110 de Martigny, St-Jérôme, huissier St-Jérôme.ce 21 janvier 1^.Canada, Province de Québec, District de Montréal COUR MUNICI-PALE DE MONTRÉAL, NO.436972793.VILLE DE MONTRÉAL, partie demanderesse -vs- MÉNARD YVES, partie défenderesse Lel2-02-8Sàll 30 heures au 56 rue Moms, Ste-Thérèse.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MÉNARD YVES, saisis en cette cause, consistant en: meubles et articles de maison.Conditions: ARGF:NT COMPTANT.Renseignements; FRANÇOIS BERTRAND, huissier, 288-0211, de l’étude: Linteau, Villeneuve, Miller, Lortie, Poitevin.Giguère.Montréal ce 28ième jour de janvier 1985 Province de Québec, District de Montréal COUR PROVINCIALE.NO 500-02-031741-833.STATION SERVICE JEAN LUC ROY LTÉE, demanderesse-vs- HENRY BALL, défenderesse.Le 12 février 1985 à 13 00 heures au domicile de la défenderesse au No 2690 rue de la Renaissance.# 306.en la cité de Laval district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en.1 automobile Renault, modèle 18 de couleur bleue 1978 usagée, immatriculé BGY430-Q 85.Conditions ARGENT COMPTANT.HENRI DESCO-TKAUX.huissier 395-8593,365-7171 Montréal, ce 29 janvier 1985 Province de Québec.District de Montréal COUR PROVINCIALE NO 500-02-027961-841 LES CONFECTIONS J.M.C R.INC .demanderesse -vs- MANUFIMTEX INC., défenderesse.Le 11 février 1985 à 11 00 heures à la place d’affaires de la défenderesse au No 5221 rue de Gaspé en la cité et distnct de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en 1 lot de machines è coudre assorties, 1 machine è écrire Royal 2 machines Eastman, etc.Conditions; ARGENT COMPTANT.RICHARD GAUTHIER, huissier 842-9192.Montréal, ce 31 janvier 1985 Canada.Province de Québec.District de Montréal COUR PROVINCIALE.No.58882-831735-843.Dos-sier 7M.SHELL CANADA LTËE.partie demanderesse, -vs- GEORGE LAPl ERRE, partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 12 février 1985 à 10:30 heures au 1480 Bachand, St-Luc, district d’Iberville, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de GEORGE LA-PIERRE, saisis en cette cause, consistant en 1 four micro onde de marque Belanger et acc., 1 bibliothèque de bois, 1 téléviseur couleur 26 ” et acc.et autres biens.Conditions.PAIEMENT COMPTANT.Renseignements LOUIS ROBI-DOUX.huissier.284-1148.De l’étude Paquette.Rocheleau.Dion, Grenier 6t ass., huissiers.Montréal le 28 janvier 1985.Canada.Province de Québec, District de Montréal, COUR MUNICIPALE.No ; 816-02-6901.Dossier 014255 MONTRÉAL C MUNICIPALE, partie requérante, -vs- DANIEL GALLAHER.partie intimée.PRENEZ AVIS que le 11 février 1985à 13:00 heuresau 475 Caledonia # 176, Dorval.distnct de Montréal seront vendus par autonté de Justice.les biens et effets de DANIEL GALLAHER, saisis en cette cause, consistant en; 1 vidéo cassette de marque Sanyo (Beta).1 téléviseur couleur portatif RCA Accucolor, et autres biens.Conditions: PAIEMENT COMPTANT.Renseigne-ments: MICHEL DI FIORË.huis-sier.284-1148.De l’étude; Paquette.Rocheleau.Dion, Grenier & ass., huissiers.Montréal le 28 janvier 1985.Canada.Province de Q«»ébec, District de Montréal COUR MUNICIPALE.No : CV84/14S9.VILLE DE VERDUN, partie demaaderease.-vs- LAPOINTE LYNE, partie défenderesse PRENEZ AVIS que le II févner 19K à 18:98 heures au fMI Monk, Montréal dd dntnct, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de LYNE LA-POINTE, satsu en ccUe cause, consistant en; 1 téléviseur couleur 16” Granada et acc.1 lecteur de cassette vidéo VHS Magnavos et acc.et autres biens.Conditions; PAIEMENT COMPTANT Renseignements: FRANÇOIS MASSÉ, huissier.284-1148.De l’étude: Paquette.Rocheleau, Dion.Grenier k ass., huissiers.Montréal le 28 janvier 1985 Canada.Province de Québec.District de Montréal COU R MUNICIPALE No .431-71-8716.Dossier 013788.MONTRÉAL C MUNICIPALE.partie requérante, -vs-JOHN COLOTOUROS, partie intimée PRENEZ AVIS que le U février 1985 è 18:38 heures au 4878 Faulkner.Laval district de Montréal seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de JOHN COLOTROUROS.saisis en cette cause, consistant en; 1 hork^e murale style grand-père avec bnlancier et deux peses.1 vaisseUier en bois et acc.et autres biens.Conditions: PAIEMENTCOMPTANT.Rensei-gnemenU: HUBERT PAQUETTE huissier, 284-1148.De l’étude; Paquette.Rocheleau.Dion, Grenier k ass., huissiers.Montréal le 28 janvier 1985.Canada.Province de Québec, District de Montréal COU R MUNICI-PALË.No.; 429-84-1723.Dossier 020982.MONTRÉAL C MUNICIPALE.partie requérante, -vs-CHARLES JOHNSON, partie intimée.PRENEZ AVIS que le 11 février 1985 à 11:08 heures au 1271, 100 E Avenue.Laval, district de Montréal seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de CHARLES JOHNSON, saisis en cette cause, consistant en: 1 orgue Farfisa 2 claviers et acc., 1 téléviseur couleur 26” Zenith et autres biens.Conditions; PAIEMENT COMPTANT.Renseignements; HUBERT PAQUETTE, huissier, 284-1148.De l'étude: Paquette, Rocheleau.Dion, Grenier k ass., huissiers.Montréal le 28 janvier 1985.Canada, Province de Québec, District de Montréal.COUR MUNICI-PALE DE MONTRÉAL.NO: 435179345.VILLE DE MONTRÉAL, partie demanderesse -vs- MATTON DIANE DERBYSON, partie défenderesse.Le 12-02-85 à 14 - 00 heures au 145 rue Principale.St-Angèle Monnou*.seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de MATTON DIANE DERBYSON , saisis en cette cause, contistant en: une automobile de marque Ford Custom 1977immatriculé: F376 89S Série 71353C252458.Conditions: AR-GENT COMPTANT.Renseignements ROBERT PATENAUDE.huissier, 288-0211.de l’étude: Linteau.Villeneuve, Miller, Lortie.Poitevin, Giguère.Montréal ce 28ième jour de janvier 1985.Canada.Province de Québec, Distnct de Montréal COUR PROVINCIALE.No.; 500-27-008499-842.Dossier F 300 MD.MONIQUE DION.PERCEPTEUR, partie demanderesse.-vs- LES ENTREPRISES ÉLECTRIQUE CH ALOM LTÉE.partie défenderesse.PRENEZ AVIS que te 11 février 1985 à 13:30 heures au 11007 Lauzanne.Montréal-Nord, district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de LE& ENTREPRI-SES ÉLECTRIQUES CHALOM LTÉE, saisis en cette cause, consistant en ; 1 bureau en bois 3 tiroirs avec aile è gauche et acc., 1 chaise secrétaire en métal cuirrette et tissus sur roulette et autres lûens.Conditions; PAIEMENT COMPTANT.Renseignements: DANIEL BOILEAU.huissier, 284-1148.De l’étude; Paquette.Rocheleau, Dion, Grenier k ass., huissiers.Montréal le 28 janvier 1985 Canada, Province de Québec.Distnct de Montréal.COUR MUNICIPALE.No.: 428-16-1381.Dossier 020981.MONTRÉAL C MUNICIPALE, partie requérante, -vs-CH ARLES JOHNSON, partie intimée.PRENEZ AVIS que le 11 février 1985 è 11:00 heures au 1271, 100 K Avenue, Laval, district de Montréal, seront vendus par auto-^ nté de Justice, les biens et effets de CHARLES JOHNSON, saisis en cette cause, consistant en: 1 orgue Farfisa 2 claviers et acc., 1 téléviseur couleur 26" Zenith, et autres biens.Conditions: PAIEMENT COMPTANT Renseignements: HUBERT PAQUETTE, huissier, 284-1148.De l’étude: Paquette, Rocheleau.Dion, Grenier k ass., huissiers.Montréal le 28 janvier 1985.Canada.Province de (Québec.District de Montréal COUB MUNICI PALE No.; 118-95-8585 Dossier 888988.MONTRÉAL C MUNICIPALE.partie requérante, -vs-FRANÇOIS GRENIER, partie intimée.PREN EZ AVIS que le 12 février 1985 è 14 M heures au 1998 Jean Picard #5, Laval district de Montréal seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de FRANÇOIS GRENIER, saisis en cette cause, coasstant en; 1 téléviseur Granada couleur 19” portatif.I jeux vidéo Attan et acc.et autres biens.Conditions.PAIEMENT COMPTANT.Renaeignefnents; HUBERT PAQUETTE, huissier, 284-1148.Del’étude; Paquette,Rocheleau.Dion, Grenier 4 ass, hutsaMS.MiMitréal le 28 janvier 1985.Canada.Province de Québec.District de Montréal COUR MUNICIPALE.No.831-43-3875.Dossier 81H23 MONTRÉAL C MUNICIPALE.partie requérante, -vs- RICHARD BEGIN, partie intimée PRENEZ AVIS que le 12 février 1985 8 14:99 heures au 1399Caktwell l.aval.district de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de RICHARD BEGIN.saisis en cette cause, consistant en ; 1 t^éviseur couleur Zenith 12”.l table tournante Spectrum BDLM et acc.et autres biens.Con ditions PAIEMENTCOMPTANT.Renseignements; HUBERT PA-QU ETTE, huissier, 284-1148.De l’étude.Paquette.Rocheleau.Dion, Grenier k ass., huissiers.Montréal le 28 janvier 1985.Province de Québec.Distnct de Jo-liette, COUR PROVINCIALE.NO: 785-27-887881438.PERCEPTEUR DES AMENDES, demandeur-va-GLORIA HOUDE WILLAMSON.défenderesse.Le 16 février 1985 8 12.89 heures au domicile de la défen- dereaoe au No 2216 me Darling ca la cité de Montréal district de Montréal seront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de la défenderesse saisis en cette cause, consistant en 1 Plymouth 1976 bleu et blanc 2 portes.Cmulitions: AR-CENT COMPTANT DANY GRAND MAISON, huismer 758-5596.Montréal ce 24 janvier 1985.Province de
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