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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 7 janvier 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-01-07, Collections de BAnQ.

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Volume XXIf — No 3 Abonnements par la poste: Edition quotldienn* CANADA.| 6.0G t.-Unls et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DETOIR Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, mercredi 7 janvier 193Î TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTRKAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 « Où r on voit qu’il faut se défier de M.Bennett < .n>-iw irii- La “Gazette”, les travaux du port et ceux du C.N.R.Dans la page qu’elle consacre quotidiennement a ux nou velles maritimes, la Gazette de ce matin publie un article qui ne sera de lecture agréable ni à M.Bennett ni aux citoyens de la métropole.Le gouvernement, dit-elle en substance, vient de refuser a la Commission du port de Montréal l’autorisation de reconstruire une partie des quais qui réclame une attention immédiate.Les intéressés dans la navigation se rendent compte que le quai de Ja Pointe du Moulin-à-Vent est en mauvais état.Il y a danger que des portions de la jetée s’effondrent, mettant en péril la vie des hommes travaillant dans le voisinage et causant des dommages aux navires qui pourraient être amarrés a ce quai.Des cavernes profondes ont miné des portions du quai et les autorités du port estiment que des réparations adéquates sont actuellement de première urgence (imperatiuc).La Gazette prévoitque si on laisse ainsi se détériorer le port, l’excellente réputation dont il jouissait jusqu’ici, à cause de la perfection de son outillage, en souffrira d’autant plus que les navires qui le visitent lui feront de la mauvaise publicité dans toutes les parties du monde.Le gouvernement, à même les fonds destinés à remédier au chômage, avait affecté un million et demi à cette fin.La Commission du port avait demandé des soumissions pour l’exécution des travaux qui devaient être pressés pour ne pas nuire à la navigation quand elle serait rouverte au printemps.La Commission, selon la Gazette, aurait reçu instruction de renvoyer les soumissions.Cette attitude de la part du gouvernement est d’autant plus inexplicable que la métropole est sûrement l’une des villes du Canada qui souffrent le plus cruellement de la crise de chômage et, ensuite, que le port de Montréal est le seul de tous les ports du Canada qui ait soldé à même ses ressources l’intérêt sur ses emprunts.Il n’a donc pas été gâté par le gouvernement central et la Gazette note que dans les autres ports, dans ceux par conséquent qui ont toujours été incapables de se suffire à eux-mêmes, le gouvernement a autorisé des travaux de la nature de ceux qu’il fait ajourner ici.M.Bennett ne tient pas à se concilier les bonnes grâces de la population de Montréal.C’est son affaire.Mais les contribuables de Montréal doivent cependant marquer le coup.Le premier ministre et la majorité de ses collègues ne paraissent pas se soucier de périls courus par les navires et par les débardeurs, d’après la Gazette, ni de procurer du travail aux ouvriers qui ont compté jusqu’ici sur les travaux du port, mais la Commission montréalaise du chômage ne doit pas être du même avis, ni prendre le même point de vue.Il nous semble qu’il serait parfaitement dans l’ordre qu’elle fit immédiatement entendre sa protestation.* * * De cet incident, de la mauvaise grâce que M.Bennett témoigne à l'égard de Montréal, il y a une autre leçon à tirer.Jamais, au Devoir, nous n’avons trouvé que les plans pour d’établissement du terminus du C.N.R.fussent idéals.Pendant des années no*us avons conjuré la municipalité de dresser un plan d’ensemble pour le réaménagement de la ville ou, à tout le moins, de faire préparer un projet pour rétablissement d’une gare centrale et de le faire approuver par la Commission des chemins de fer.Inutile de dire qu’on n’a terni nul compte de nos avis.C’est à cause de cette incurie des autorités municipales que nous nous sommes rallié, comme à un pis-aller, au projet du C.N, R„ lequel était d’ailleurs approuve par un expert de réputation mondiale, M.F.Palmer, par le conseil municipal, par une Commission technique municipale, par un grand nombre d’ingénieurs et, enfin, par la Commission parlementaire des chemins de fer et par le parlement fédéral lui-même.Mieux vaut un petit pain que pas de pain du tout, comme disent les Anglais.Ce que nous craignions par-dessus tout, quand la nouvelle administration municipale a déclanché sa tardive offensive contre les plahs, c’était que le projet restât en suspens.Le gouvernement d’Ottawa, bombardé de requêtes de tous les côtés, serait enchanté, pensions-nous, de faire surseoir, avec le consentement du parlement qu’il pouvait obtenir facilement, à l’exécution des travaux et d’affecter à d’autres parties du Canada les cinquante millions votés à cette fin.Le gouvernement ne l’a pas fait jusqu’ici et a refuse d'intervenir à la demande des autorités municipales montréalaises.Mais qui nous assure que devant l’obstination de celles-ci, devant lu nouvelle offensive déclanchée à propos des voies de Val Royal au bout de l’Ile le cabinet Bennett ne se ressaisira pas?Il vient de prouver dans l’affaire de la Commission du port qu’il se moque un peu du sentiment de Montréal et que même en temps de chômage il n’hésite pas à revenir sur une générosité qui lui a échappé.Et pourtant personne à Montréal ne s’opposait à Ja construction du quai de la Pointe du Moulin-k-Ventl Craignons donc, craignons donc doublement depuis l’affaire de la Pointe du Moulin-à-Vent, que le gouvernement fédéral ne se montre que trop enchanté de répondre aux désirs de l’exécutif montréalais et suspende indéfiniment les travaux du C.N.R.pour utiliser les fonds qui y sont affectés dans d’autres parties du Canada, notamment aux endroits où un fort vote tory est utile à gaver.Si cela devait se produire, nous aurions, d’une part, à souffrir pendant des annéas, des décades peut-être, de l’absence d’une gare et de facilités ferroviaires convenables pour le C.N, R, et, d’autre part, du maintien des passages à niveau, bien plus condamnables du point de vue sécurité que les voies aériennes ne sont condamnables du point de vue esthétique.Louis DUPIRE Chroniqy Attendons Xc vailù-t-il pnx qu'un ingénieur yougoslave vient de mettre nu point un instrument de musique capable d'en remplacer d'un seul coup quatorze parmi lesquels la trompette, le cor anglais, le trombone, le violon, le tambour, le cornet, le saxophone, la viole d'amour, ta guitare, cinq mires encore?Ce n’est plus I ''omme-orcheslre qui porte sur son dos un tambour, fait sonner des castagnettes, agite des clochettes, souffle dans un cor, embouche.la clarinette et, rien qu'à plier le genou, déchaîne quatre au- tpes instruments accrochés quelque part à sa personne.C’est le monsieur qui s’assied tranquillement et soudain commence un ronc.ert où la musique siffle, souffle, elame, brame, hurle et ahurit.L’inventeur de Belgrade veut balkaniser la musique.Le ror empiétera sur la clarinette qui marchera sur le violon, qui agacera le saxophone, qui fera hurler le trombone, qui tentera d’étouffer le tambour, qui protestera en assommant la viole.Beau concert, que cette cacophonie tumultueuse et pressée.Il y avalé la musique volcanique, il y aura le faxz balkanique, — comme si ce n’élait déjà trop du jazz américain, du jazz lout court, Vés que parut la noui'ct/e de cette invention, le poste GKAC, qpi se hâta de licencier l’orchestre Trudel sitôt qu'il ne fut plus guère question d'étatiser la radio,— la Presse avait tenté de réhabiliter son poste de radio en donnant pour une fois de la vraie musique aux auditeurs, mais cela, hélas, ne pouvait durer, c’était trop beau! — le poste CKAG dépêcha tout de suite ri l’inventeur yougoslave un émissaire chargé de l’amener en Amérique pour donner des démonstrations de son nouvel instrument devant le microphone.Pensez donc! Un simple instrument qui remplace quatorze musiciens, ne se met jamais en grève, ne demande pas d’augmentation de traitement, joue ce que l’on veut.Cela vaut mieux encore que les disques de phonographe tournés à la radio, tandis qu’un annonceur qui parle de “la belle opéra” proclame: "Vous allez maintenant écouter le Symphonie de New-York, qui est la hôte du poste CKAC, la Presse, Marial".Le Yougoslave n’a pas dû vouloir se contenter de la réclame du poste CKAC, car il a demandé de son instrument une somme ébouriffante.Un conseiller législatif dut même faire la traversée de f Atlantique sous prétexte d’aller inaugurer un monument à Vauquelin, quelque part en France, en réalité pour tenter de décider de son auguste présence l’inventeur de Belgrade.Un Balkanique vaut deux DuTremblay, car l'affaire n'a pas marché.Slais, à CKAC, on ne se tient pas pour battu.Un consul des Balkyns vient de s’embarquer pour tenter de faire entendre raison à l'inventeur.Quelle réclame ce serait dans toute Y Amérique du Nord pour la Yougoslavie si la Presse allait pouvoir lancer du golfe du Mexique à la baie d’Hudson les sons du quatorze-instruments, — on dit bien une huit-cylindres, — ef effrayer jusqu’aux ours blancs allongés sur la banquise.Attendons; et quelque soir, lorsqu'on entendra soudain geindre, gémir, hurler, siffler, braire, barrir, vagir, piailler, chuinter, aboyer, glapir, mugir l appareil, gardons-nous de dire, d’un air dégoûté:."Quelle statique!’’ CKAC aura emporté le morceau, l’instrument du Yougoslave aura passé VAtlantique.lean LABRYE Un polyglotte “unilingue Il s’agit d’un Maltais qui sait six langues dont l’anglais mais pas le français - Un cas de misère qu’il faut secourir-Malchance et non déchéance Bloc'notes Aux Indes On, dit que la conférence anglo-indieitine.où siègent côte à cote, comme l’on sait, des représentants I de tous ies partis anglais e* de ce que l’on pourrait appeler les partis indiens de droite, terminera ses séances vers ,1e 21 janvier.I>a plupart des déléguée indiens s’embarqueraient pour l’Inde le surlendemain.La conférence tombera-t-elle finalement d’accord sur un plan de réorganisation politique de l’Inde?Ce plan, s’il est accepté par elle, sera-t-il ratifié par le parlement anglais?Et, s’il l’est, sera-t-il approuvé aux Indes?Trois points d’interrogation fort graves, auxquels seul l’avenir donnera une réponse.Mais la conférence parait avoir déjà fait saillir deux aspects de la situation dont o^i ne soupçonnait généralement pas qu’ils fusseni aussi marqués déjà : la poussée du mouvement autonomiste aux Indes et la croissance du sentiment unitaire.On sait que le pays se compose des provinces que l’on désigne sous ,1e nom général d’Inde britannique (British India* et d’iw grand nombre de principautés senn-dndépendantes.Beaucoup paraissaient croire qu’entre les deux groupes tout projet d'union politique était radicalement impossible.Or les princes se sont déclarés prêts, à certains conditions déterminées naturellement, à entrer dans une union fédérale.Lord Reading, qui fut vice-roi dés Indes, a déclaré que c'était pour kii ,1a plus grande nouveauté de la situation.De formidables obstacles encombrent encore la route et il suffit pour en mesurer l’importance de jeter un regard sur les difficultés qui embarrassent toujours les négociateurs de Londres et sur la situation qui existe aux Indes mêmes, où les chefs du parti nationaliste sont en prison; mais il semble bien que, malgré tout, i’on s'achemine vers un régime d’unité et d'autonomie.Un exemple L’un des délégués indiens, l’un des deux frères Ali, célèbres dans les milieux musulman*, est mort à Londres.Il est intéressant de rappeler à ce propos que ce chef indien était, comme plusieurs de ses collègues, un ancien éJève d’Oxford.L’Angleterre neut se vanter d'avoir, directement ou indirectement, formé la plupart des hommes qui réclament aujourd'hui pour leur pays une plus large mesure d’autonomie.Félix Porsch Félix Porsch, c’est le nom de l'un des derniers compagnons d'ar-mes de Windthorst, fl’un des derniers témoins de la lutte contre le Kulturkampf.11 vient de mourir à Breslau, dans sa soixante-dix-neuvième année, après avoir siégé douze ans au Reichstag allemand et qvKWanle-cinn ans à 1a Diète prussienne.Il s’était beaucoup occupé aussi dos oeuvres catholiques.C’est une grande figure qui disparait.A vrai dire, je n’avais jamais vu de Maltais, pas à nia connaissance du moins.Je viens d’en rencontrer un et je ne puis m'empêcher de parler de lui.Sans avoir jamais vu, île sachant tel, un Madais, je connaissais cependant l’existence de Pile de Malle et même un peu de son histoire.Les chevaliers de Rhodes et de Malte, lout autant que Bayard et du Guesclin, fout autant que les héros de Jules Terne, ont enchanté mon enfance.Je pourrais encore faire le récit de leurs exploits con-Ire les Sarrasins, entrer même dans le domaine des anectotes et redire par exemple (’exploit du chevalier Gozon, vainqueur du dragon.Avec de pareils souvenirs, ic premier Maltais que je devais connaître ne pouvait pas ne pas m’être sympathique.Mais si l’on m’avait dit où je rencontrais cet homme, je ne l'aurais pas cru: dans un refuge de la rue Craig.Ca n'est pourtant pas un type ordinaire.Il parle d'abord six langues qui, si ma mémoire est fidèle, sont: île maltais, l'italien, l’arabe, l’anglais, l’espagnol ct l’allemand.Ce Maltais est un jeune homme un très jeune homme: 24 ans.Il est au Canada depuis trois ans, à Montréal, depuis quelques mois seulement.Auparavant il a habité l’Ontario, Toronto surtout.Il a même écrit, à ce qu’il me dit, des articles qui ont été publiés par un journal de cette ville.Ca n’est donc j>as un illettré.Depuis qu’il est sans travail, il a lente d’écrire des scénarios pour le cinéma.11 ese re que l’un d’entre eux sera accepté par une compagnie de Los Angeles.11 m’a montre des lettres à ce sujet.Pour l’heure, l’étal de ce Maltais n’est pas brillant.Dans son ile natale — les îles de la Méditer-rannée sont ensoleillées d’un bout à l’autre de l’année —- il serait vêtu de façon satisfaisante.Au Canada, pays froid en hiver, il n’est pour aitisi dire pas vêtu.Son giJel.son veston, son pantalon sont en désaccord parfait quant à la couleur.S'il n’y avait que cela! Ce complet, tristement tricolore, ne cache pas ( le moindre sous-vêtement.La semelle des chaussmi de ce Maltais est usée au point que la peau de son pied prend contact direct avec le pavé glacé des mes montréalaises.A noter que cet homme de 24 ans n'est pas originaire du Canada ef que Je froid de notre hiver ne lui est pas encore familier.Sans rien exagérer, je continue de décrire sa condition acluelle: 11 n'a pas changé de chemise depuis des semaines, non plus que de chaussettes.Il ne sait olus ce que c'est qu’un mouchoir frais.Pourtant, l’homnio est propre ct cela parait.Celui-là, j’en mettrais ma main ¦dans le feu.n'est pas un ivrogne ni un débauché tombé dans le ruisseau.C’est un garçon de 24 ans, venu en Amérique, il y a trois ans, parce qu’il était sûr d’y faire fortune.Ne jiouvait-il pas parler et écrire en six langues, y compris l’anglais?Rn venant ici, il a commis une sottise manifeste, dont il doit être le premier a se rendre compte maintenant.Le fait qui importe pour l’heure c’est qu'il se trouve à Montréal, en plein hiver, sans domicile, sans argent, sans ami.sans connaissance.L’automne et l'hiver derniers, bien des citoyens canadiens ont aussi commis soltisc sur sottise, eu risquant lemr argent à la bourse.On dira peut-être que ces gens ne sont tout de même j>as sortis de leur pays.Combien d'entre eux n’ont-ils pas cependant envoyé J leur argenl à l'étranger, au Brésil, par exemple?Mais il ne s'agil pas de compa-| rer le sort malheureux d'un certain nombre de spéculateurs de chez nous ef celui de ce Maltais, il s'agirait plutôt de vêtir celui-ci.Le vêtir, c’est la première chose qui importe, car il trouve toujours moyen de coucher quelque part, même si le lit n’est pas invitant.Evidemment, le sommeil, dans ces conditions, n’est pas très réparateur.Ce Maltais, qui n'est pas encore aigri, qui garde même le sourire dans le plus fort de l’épreuve — ça doit être un journaliste 1 me disait, hier soir, à propos de ses nuits récentes: "You know, I don’t like to steep in a dirty bed”.Et cela parait rien qu’à sa tenue.Il y a des pauvres qui savent s’arranger pour que leur pauvreté paraisse le moins possible.Le Dr X était indescriptible quand je l'ai découvert.Le Maltais, malgré son complet miteux dont la doublure est en loques, est montrable.Avec de l’amélioration dans le vêtement, il pourrait s’offrir comme commis de magasin.Le seul inconvénient, c'est que l’homme n’est pas bilingue, il n’est que polyglotte.S’il sait l’anglais, il ne sait pas le français et il faut savoir les deux pour être bilingue chez nous.Voici donc un polyglotte authentique qui n’est plus qu’un unilingue chez nous.Ce polyglotte “unilingue” —calholique comme le sont tous les Maltais — fait vraiment pitié.Il faut qu’on l'aide, en le vêtant d’abord, en l’aidant ensuite à vivre pendant quelques jours d’une façon normale.Il doit tout de même y avoir, dans une ville aussi cosmopolite que Montréal, sans causer de préjudice à un seul chômeur montréalais, de l’emploi pour un homme qui parle six langues.Si cet homme a appris déjà cinq langues étrangères, dont deux sont des langues dérivées du latin, il devrait pouvoir apprendre le français rapidement.Aidons-le et nous nous en ferons un ami.La Maison Ignace Bourget a entrepris.de concert avec la Saint-Vincenl-dc-PauI, de secourir les étrangers, non pas les partiruliers.les individus, mais les familles.Il arrive cependant que certains cas individuels soient particulièrement pitoyables.Quand il ne s’agit que d'un léger coup de main pour remettre quelqu’un dans la voie de la vie normale, personne ne peu! refuser.C’est le cas, me semble-t-il.de ce jeune Maltais.Un homme de 24 ans est encore trop jeune, ayant des moyens de gagner son pain — et même avec du beurre dessus — pour se faire, comme on dit, traîner les pieds.Le omiip de coeur, je pense qu’il le donnera, ù condition ou’on le mette en état, physiquement, de ce faire.Comme il me l’a dit: "I don’t like to sleep in a dirty bed".Ce Maltais est dans la misère, mais il n’est encore ni démoralisé, ni découragé.Son cas n’en est pas un de déchéance mais de mal-chance.Pour terminer, passons aux considérations d'ordre pralique.Pour habiller le Maltais, la Maison Ignace Bourget a besoin d’un paletot et d’un complet de la pointure 3(5 ou 38; d'un chapeau dans les environs de la pointure 7; de chaussures de la pointure fi ou 7.Pour la chemise et le faux-col, 14.14 1-2 ou 15.La pointure du complet est celle des sous-vêtements.Pour les gants, une pointure moyenne.Quant aux mouchoirs, etc., c’est laissé à In discrétion des donateurs.Il va sans dire que ce qui nous sera offert et qui ne servira j>as à ce Maltais trouvera facilement preneur.Emile BENOIST A Québec O.H.f La reprise des travaux sessionnels Les députés attendent le budget et les lois Après un intermède de trois semaines, l’Assemblée législalive provinciale se réunit de nouveau aujourd’hui pour continuer ce que l’on a convenu d’appeler en langue parlementaire respectable les “la-I heurs de la session", i C’est une expression qui suscite aussitôt dans l’imagination du simple électeur un tableau «le députés submergés par la paperasse, qui crient el s’agitent du matin au soir j pour défendre l’agriculture et le ! prolétariat.| Le brave électeur s’est forgé d’ailleurs une représentation romancée de notre parlement provincial, dont il ¦ e démordra jamais.Pour lui, le parquet de la Chambre, c’est le lieu mystérieux où se fabriquent par «les procédés inconnus et redoutables les octrois de ponts, de bouts de chemins, où naissent les ponts de fer.C'est là que se livrent des luîtes mémorables, épiques.Aussi quel frisson secoue l’élec-leur quand son député s’écrie, l’oeil olympien: “Je me suis levé sur le parquet de la Chambre, et j’ai, dit devant l’honorable premier ministre, que." el ceci et cela, toujours sur le parquet de la Chambre.L'honorable député omet souvent d’ajouter que l’honorable premier ministre n’y était pas, probablement pris par des besognes plus sérieuses, et que la moitié des députés erraient dans les corridors, pendant ledit mémorable discours.C’est que les “labeurs de la session" ne sont pas éreintants pour la majorité des députés.A part l’opposition et les ministres, la plupart des députés n’abattent qu’une somme de travail fort raisonnable.Tout d’abord de mémoire des Vieux journalistes, on n’a jamais vu les honorables députés commencer leurs “labeurs” qu'un mois après l’ouverture, (“est en effet le pnn-lemps; l’éloquence bourgeonne chez tous les députés, les échauffe, les gonfle de sève, et les écorces les plus rabougries éclatent d’enthousiasme.Tous les députés, à part quelques sages, font leur discours.pourfendent ou exaltent le gouvernement.Mais si les députés parlent, c'est la faute du gouvernement.Ce dernier.pour éviter les discussions dangereuses, a intérêt à lancer sa législation en bloc, dans le temps le plus court, afin que l’opposition ne puisse examiner les mesures que superficiellement.Du point de vue de l’intérêt de parti, on ne saurait trop louer pareille tactique, tout comme on ne saurait trop la condamner du simple point de vue bon sens et intérêt public.La Chambre perd environ deux mois à flâner, à discourir à perte de vue, sur un tas d’âne-ries trop souvent.Après seulement viennent les mesures importantes; elles volent de la Chambre aux co- LA VOIX DU PAPE Traduction de l’allocution prononcée par Sa Sainteté Pie XI, le 24 décembre dernier .Vous empruntons ri la Croix de Paris cette traduction de l’importante allocution prononcée par SS.Pie X! rn réponse aux voeux que lui présentait le Sacré Collège, ri la veille de Noël (les sous-titres sont naturellement du traducteur) : Vénérables Frères, et bien-aimés Fils dans le Chris!, Bénie soit la Noël qui avec les autres précieuses consolations spirituelles qu’elle a coutume d’apporter à toutes les j'imcs fidèles, à toutes les âmes un pou attentives nu son renouvelé des heures de Dieu, —Nous apporte de nouveau, à Nous-même, cette heure si désirée d:* coeur à coeur avec vous.La voix de votre coeur a trouve une toute affectueuse expression dans celle du nouveau doyen du Sacré Collège cardinalice (Ici le Pape interrompit sa lecture pour féliciter de son discours l’Eminen-tissime cardinal Granito di Bcl-monle ct pour rappeler la grande figure du cardinal Vannutelli), cl Nous Nous empressons de vous remercier de vos fraternels el filiaux souhaits, de la précieuse étrenne des prières que vous avez faites pour Nous et que vous Nous promettez de faire encore durant les saintes fêtes et durant la nouvelle-année qui est sur le point de commencer.Nous aussi, Nous vous adressons (à vous et à d’autres aussi) un s«ju-hail qui répond au désir universel, et que Nous pouvons bien appeler magnifique, puisqu’il ne vienl pas de Nous, mais du ciel et du Dieu de paix qui retourne en ce monde troublé et plein de tribulations, et Nous vous apportons aussi, et.de nouveau, à bien d’autres en même temps, une étrenne que Nous espérons bienfaisante pour tout le monde.Les événements heureux ou douloureux de l’année Mais, avant de vous présenter et In souhait et l’étrenne, Nous Nous rendons volontiers à la discrète invitation qui Nous a été adressée; par votre Ëminentissime interprète de donner un souvenir et un regard à tant de sujets de consolation, et, malheureusement aussi, de peine el de vraie douleur dont est semée l’année qui va se clore.11 Nous est doux de présenter de nouveau, et de concert avec vous, au Dieu béni, l’hymne de Notre reconnaissance, d’une part, ct, de l’autre, le gémissement de Nos peines, qui veut être aussi l’expression de Notre confiance inébran-lée ct illimitée dans les secours et dans les remèdes de l’infinie miséricorde de ce Dieu qui a fait guérissables les individus et les peuples.Centenaires, Congrès et canonisations Les saintes et sanctifiantes splendeurs du centenaire franciscain n’étaient pas encore éteintes, cl voici que sp présentait la célébration des centenaires de saint Augustin, de saint Kmeric, de saint Antoine, de la Médaille miraculeuse, du Concile d’Ephèse, qui se prépare déjà dans un laborieux silence : glorieuses évocations el, pour ainsi parler, résurrection et rénovation de magnifiques figures et de fails mémorables du passé; réveil tout proche de nous et très étendu de foi et de vie chrétienne.Et Nous pouvons à peine faire allusion aux Congrès eucharistiques successifs de Budapest, de Carthage, de Lo-rette, dont les merveilles de foi.de piété et de fruits sanctifiants Nom font désirer plus vivement ceux de Bari et d’Irlande qui.déjà, se profilent à l’horizon el s’annoncent magnifiquement; Nous pouvons à peine faire allusion à ces astres splendides, ou pour mieux dire, a ces vraies constellations que la divine Providence Nous a accordé d’ajouter au ciel de la sainteté glorifiée.Développement des Unions, d« l'Action Catholique et des Instituts de sciences sacrées De (ouïes ces grandes el vraiment ineffables consolations, ct de toutes les autres qui les ont accompagnées et qui en ont été les fruits précieux, Nous ne cesserons jamais de remercier rinfinie bonté du Seigneur.Nous plaçons, au premier rang de ces fruits, la merveilleuse persévérance et le développement continu du zèle actif et généreux de tous les fidèles, et dans tous les pays, pour les Missions, pour l’Action catholique, pour Je>s oeuvres et 1rs Institutions propres à promouvoir et « élever toujours davantage l’instruction religieuse et le culte de la science, des sciences sacrées et de toutes les sciences harmonisées avec la foi; et nonobstant tout cela, les extra ordinaires difficultés des temps.Le malaise économique universel ct le chômage Nécessité de réaliser sur le plat: chrétien un meilleur rajustement des conditions sociales Et ici commencent îles notes douloureuses, douloureuses vraiment, el telles que l’histoire n'en a.jamais enregistrées; peut-être aussi parce uc jamais le monde ne s’est trouvé ans les conditions que Noos voyons et que Nous vivons, qui rendent inévitables les plus vastes et les plus lointaines répercussions de toutes les secousses «pii se pro (luisent dans 1rs divers pays et dans les divers milieux, politi«ju-es, sociaux, financiers» (économiques, industriels.Nous voulons parler de ce malaise financier et économique général, universel même, qui est ressenti si péniblement jusque dans leur organisme même par les Etats et par les peuple», même les plus riches et les plus forts, connue par les modestes el humbles familles, el par celles-ci (ouïe comprend) bien plus douloureusement.Sans renverser l’ordre nrtuel des choses, tendre à rendre, plus étroite et efficace la collet-boraiion des classes et des peuples Nous voulons parler de ce chômage si largement répandu qui prive de travail et de pain tant d’ouvriers avec leurs familles et qui fait sentir plus vivement le besoin d’un meilleur équilibre social ct international, inspiré d’une plus grande justice et d’une plus grande charité chrétienne, et qui, sans bouleverser l’ordre établi par la divine Providence, rende possible et effective, entre les diverses classes et les «livers peuples, ta collaborai on fraternelle utile à tous, au lieu de la lutte et de ta concurrence dure et effrénée, nuisible à tous, «i, à plus ou moims brève échéance, désastreuse.Bénies soient toutes les initiatives qui visent à atténuer les «si 'grandes souffrances du pressent et à préparer un meilleur avenir.Nuages obscurs à l’horizon de certains secteurs Confiance en la Providence; mais le mépris des sentiments rettgt'^r el le relâchement des moeur :\e loi-vent point trouver un appui dans la faiblesse et la connivence des poùvotrs publics Nous voulons parler de ces va-(Sullc à la 2êmie page; mités, et «les comités à la Chambre, enjambent les première, seconde et troisième lectures.Si bien qu’il se trouve des députés pour n’apprendre la teneur d’un bill qu’une fols le bill adopté.Il est vrai que ers derniers n’auront pas fait beaucoup de diligence.^ ^ ÿ Cette année, la Chambre aurait eu une belle occasion de connaître les mesures du gouvernement et de l«:s étudier.La Chambre a été convoquée en effet le 2 décembre, pour cause d'urgence, U s’agissait «le voter une lot ir chômage, pour permettre aux munlci, dib «Je profiter des ot.Yes l’argent du gouvernement fédéral.La loi du chômage, suivant la 1 radii ion.n’était même pas prête p«>ur l'ouverture de la session.Elle fut finalement adoptée le !1 décembre, dans l'après-midi.Entre temps, la Chambre ayant des loisirs a entrepris le débat sur le discours du trône, puis «‘lie s’est ajournée au 7 janvier, soit aujourd'hui.Comme c’était In veille des fêtes, le débat sur l’adresse s’est limité aux discours des chefs et de «leux députés.Il n’en a pas été plus mal d’ailleurs.Les députés ont donc eu près d'un mois; et si la législation avail été prêle, ils auraient eu tout le loisir de l'étudier.Mais rien n’était prêt, et nos députés se réunissent sans être plus avancés que le 11 décembre dernier.Et il serait fort surprenant qu’à la reprise des débats, les lois soient prèles.* * * Donc, la législature a liquids dans la période d’avant les fêtes, la loi du chômage ct le débat sur le discours du Irône.Comme ce débat dure ordinairement près d’un mois au cours des sessions ordinaires, la sessbm se trouve en avance d’un mois environ, sur l'an passé.Aujounl’hui ou demain.Von commencera le «iébnt sur le budget.Cependant, il se pourrait que la session se ferniinât aussi tard que l’an dernier, car le chef de l'opposition n'ayant pas à préparer la lutte à Montréal, comme l’an dernier, pourra donner une plus grande partie de son temps aux travaux de la session.II est aussi tort probable que la lutle 5« ra plus dure et plus âpre que l'an «lernier.Les libéraux qui l'an dernier considéraient le chef de l’opposition comme un adversaire fort désagréable, mais peu dangereux, ont changé d’avis, depuis la dernière élection fédérale; et ils ont quelque crainte de voir les déserter le pouvoir.Ils ne désespèrent pas, ils sont même sûrs de rester maîtres du terrain, mai» ils ne laisseront rien au hasard.D’autre part, l’opposition est nlus agressive que jamais; elle sent le terrain glissant pour le gouvernement libéral et croit «pi’il faudrait peu de chose pour provoquer le mouvement décisif qui la porterait au pouvoir.Le parti ministériel devra compter aussi cette année avec un adversaire dangereux.M.Maurice Duplessis, député des Trois-Rivières, qui, l’an dernier, dut s’absenter, pur suite d’une grave maladie.Alexis GAGNON 2 L1 DEVOIR, MONTREAL, MERCRIDI 7 |ANVI1R 1931 M.Houde et les journaux Le chef de l'opposition provinciale demande aux conservateurs de se créer des journaux bien à eux et dénonce des quotidiens soi-disant “bleus" qui font le jeu des adversaires — La mouche et la vache — Les travaux d» chômage — Encouragements Le maire Camillien Houde a donné lundi soir devant Ja jeunesse conservatrice, au club qui porte son nom, une causerie à batons rompus sur la politique municipale et la politique provinciale; mais ce n’était ni la verve ni l’ardeur combative qui manquaient.11 trouvait d’ailleurs des auditeurs enthousiastes chez les membres de l’Association des jeunes conservateurs qui le recevaient pour la première fois.11 n’a guère été tendre pour "son cher cousin”, Léon Tré-panier, qu’il a comparé à la mouche qui agace la vache: il n’y a pas de danger que la mouche tue la vache, dit-il, mats la vache doit jouer de la queue pour s’eu défendre.M.Houde a aussi parlé longuement de la presse, demandant aux conservateurs de travailler de toutes leurs forces à se créer des journaux qui soient bien à eux sans quoi leurs efforts n’aboutiront à rien et dénonçant les journaux soi-disant “bleus” qui font le jeu des adversaires.Le président de l’Association des jeunes conservateurs fait remarquer qu’il y a un an juste cpie l’Association est fondée.Elle est maintenant pratiquement organisée, elle compie plus de 850 membres et plusieurs de ces membres ont pris une part active aux dernières campagnes politiques.Elle vient d’organiser un concours oratoire pour préparer ses membres aux luttes futures.Elle caresse surtout le projet d’une fédération des clubs de jeunes conservateurs de Montréal, soit un club pour chaque comté au provincial.M.A.-S.de Carufcl propose alors, secondé par M.Lamoureux, que l’Association ne reconnaisse plus comme un véritable conservateur l’échevin Trépanier qui se proclame conservateur, mais qui ne manque jamais une occasion d’attaquer le maire Camillien Houde à l’hôtel de ville pour diminuer son prestige au provincial, et que copie de cette résolution soit envoyée à M.Hen- Avis de décès LAURENDEAU.— Le 8 Janvier, A l’hôpital du Sacré-Coeur, à Cartlervllle, est dé-sédée Annie Laurendeau, fille do feu Séraphin Laurendeau.Le service sera célébré A 8 heures A la chapelle de l'hôpUal Sépulture au cimetière de la Côte des Nel-jes.Prlere de ne pas enuvoyer de fleurs.UIGUERE — A Montréal, le 5 Janvier, est décédé à 79 ans, Joseph Glguère, autrefois de la Rivière des Prairies et de 8t-Reml.Funérailles, Jeudi le 8 Janvier.Le ronvoi funèbre partira du No 5348.rue Chambord.A 7 h.43 pour se rendre à i'ègllse de St-8tanlslas, et de 1A au clme-dère de la Côte-des-Nelges, Parents et unis sont priés d'y assister sans autre Invitation.MONARQUE — A Montréal, le 6 Janvier IS31, décédé A 78 ans, Jules Monarque, ipoux de feu Emma Gatlen.Funérailles le 9 Janvier.Le couvpl funèbre partira du No 921, rue Agnès A 8 h.15 du matin, pour se rendre A l’église Bt-Henrl où le service sera célébré.Et de IA au cimetière de la Côte des Neiges.Heu de sepulture.Parents et anus sont pries d’y Assister sans autre Invitation.A Montréal, le 6 Jan-J.-A.PI.AMONDON vler 1931.décédée A 50 ans.Dame Plamondon.épouse de feu J.-Arthur Pla-mondon.Funérailles le vendredi, 9 Janvier 1931.Le convoi funèbre partira du No 746.rue Querbes.Outremont A 8 h.du matin, pour se rendre A l'église Ste-Madeletne où le service sera célébré.Et le IA au cimetière de la Côte des Neiges, (leu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre Invitation Nécrologie ALARIE — A Montréal, le 4, A 27 ane, Charles-Edouard Alarie.AUBE — A Montréal, le 4, A 17 ans, Evelyn Aubé, fille de Michel Aubé.BABEU.— A Station Brosseau.le 2, A 17 an», Gabriel Babeu, fils d’Elzéar Babeu »t d’Arthémlse Robldoux.BISAILLON-DESPATIE.— A Montréal, le 4, à 87 ans, Malvina Laçasse, épouse de leu Joseph Blsaillon et en 2des noces de VI.Despatie BI8SONNETTE.— A Montréal, le 5.A 10 ans.Marie Telmosse, épouse d’Eric Bls- lonuette.BROSSEAU.— A Saint-Sauveur des Monts, le 31, A 79 ans.Edmond Brosseau, (Spoux d’Elisabeth Râtelle.DAVID.— A Longueull.le 4, A 10 ans, Marcel David, fils de Joachim David et d’Adélaïde L’Espérance.DEFOY DIT BLOUIN.— A Montréal, le I, A 18 ans.Jeannette, enfant d’Arthur Defoy et d'Elodte Simard, et fille adoptive de Gustave Blouln et d’Anna Simard.DUBOIS.— A Saint-Vincent de Paul, le 5, A 84 ans.Ephrem Dubois, époux de Vital Ine Robillard DUBUC.— A Montréal, le 2, A 71 ans.Bormlsdas Dubuc, époux en 1ères noces le M -A.Beauchamp, en 2émes noces.d'Al-tna Sainte-Marie.DUHAMEL.— A Montréal, le 4, A 63 ans, M.Joseph Duhamel, époux de Marie-Louise Lapointe.FOROET.- A Montréal, la 4.A 47 ans, Maria Pelletier.GIGNAC.— A Montréal, le 3.A 29 ans.Adrien Glgnac, époux d'Eva Corbetl, de l’Assomption.QUERTIN — A Montréal, le 5.A 75 ans, Mme veuve Jérémie Ouertln.LECOINTE — A Montréal, le 4, A 72 ans, Valentine Durand, épouse de feu Léon Le Comte.MENARD.— A Montréal, le 4, A 23 ans.Simonne DesJardins, épouse de M.Armand Ménard.MITCHELL.— A Montréal, le 3, A 81 Mis, Flora Legault, épouse de William Mitchell.MORACHE-BAOLIO.A Toronto, Agnès Mormche, épouse de Mateo Bap:i.o MORIN.— A Montréal, le 5, A 63 ans, Mme veuve Maxime Morin, née Lucla Boucher.O’NKILL.- Le 4, Thos.-J.O’Neill, A 25 ans, fils de M.P.-J.O’NelU et de feu Petty Burke PAIEMENT.— A Montréal, le 5.A 44 ans.Mme Hector Paiement, née Mary Rochon.PINSONNO.— A Saint-Jacques le Mineur.le 4, A 39 ans.Hector Pisoi.no.RICHARD.— A Saint-Jacques L'Achl- ?an.le 5, A 65 ans, Na»v»s»e Richard, poux de Marie Lamarche.RIENDEAU.— A Montréal, le 5, A 70 ans, Mme Adolphe Rlendeau.née Edwld- La Société Coopérative DB FRAIS FUNERAIRES entrepreneurs de Pomper, Funèbres al Assurances Funéraires HArbour 555!» M*.RUE SAINTE-CATHERINE *'4T nçtt et a M.Houde.La motion est adoptée à I’unanimite.C’est alors que M.Houde fait son entrée dans la salle au milieu des acclamations.M.Archambault lui présente la Jeunesse consen»afr/ce comme une force potentielle en ajoutant que la première qualité des jeunes conservateurs est la sincérité.Le chef de l’opposition exprime toute sa joie de se voir au milieu des jeunes conservateurs, il s’excuse de ne pas avoir eu le temps de se préparer.Et il parle au hasard de différents sujets de politique municipale et de politique provinciale.On vient de lui parler de la résolution que l’Association des jeunes conservateurs a adoptée.Mon cher cousin, Léon Trépanier, dit-il, est un bleu, un bleu qui fait le jeu de nos adversaires.Il doit se repentir aujourd’hui de l’attaquée qu’il a lancée.A force d’habileté, il devient malhabile.Il prétend que les dettes d’églises et les dettes scolaires ont augmenté.C’est vrai, mais est-ce que l’administration municipale y a quelque chose à voir?Il ne veut pas que ce soit nous qui nous occupions de la construction de postes de pompiers ou de bains publics.Nous ne savons pas transiger, nous autres, nous ne chargeons au peuple que ce que ça coûte, pas $5,000,000 de trop.M.Trépanier a demandé une enquête royale sur l’administration municipale.Pourquoi n’en a-t-il pas demandé une lors de l’enquête de la Montreal Wafer & Power‘1 II veut une enquête sui*un régime de huit mois, mais il n’en voit pas la nécessité pour un régime vieux de trente-trois ans à Québec.Pourquoi M.Trépanier ne demande-t-il pas que l’on tienne une enquête sur l’administration de la justice dans la province telle qu’un grand jury l’a suggéré à Québec?M.Taschereau déclare qu’il faudrait une enquête pour le bon renom de la ville de Montréal et qu’il faudrait que les échevins la demandent aux-mê-mes.M.Taschereau, suivez les recommandations d’un grand jury qui ne faisait pas de politique, débarrassez-vous des gens de pénitencier qui font partie de la police provinciale et laissez en paix les gens qui sont à faire du nettoyage dans l’administration de Montréal.Des commissions Les journaux ont mené une campagne contre nous dès notre enirée à l’hôtel de ville, ce qui nous a amenés à prendre toutes les précautions possibles.Nous avons formé la commission technique et la commission d’urbanisme, composées de compétences dans tous les domaines qui ont trait à l’administration municipale.On nous dit que la politique est entrée à l’hôtel de ville.Nous avons nommé comme directeur tic tous les services municipaux, — le premier poste dans l’administration municipale, — M.Honoré Parent, un libéral, un membre du Club de Réforme, même.Nous avons constitué une commission industrielle du chômage dont font partie tous nos principaux hommes d'affaires, anglais comme Canadiens-français, libéraux comme conservateurs.Et c’est parce qne cette question est sortie de la politique que nous obtenons des succès h Québec et à Ottawa.De quelles precautions faut-il donc s’entourer?Le Canada prétend que in législature a autorisé la ville à entreprendre des travaux pour remédier au chômage, le 11 décembre.Il ment sciemment.La ville ne peut rien faire tant qu’elle n’aura pas obtenu de la législation la permission d'emprunter.Il est probable qu’elle l’obtiendra celle semaine.La finance et le peuple Vous venez de condamner un bleu, poursuit M.Houde.H y en a d’autres bleus qui ne me trouvent pas assez malleable.11 y a plus d’un journal bleu genre Trépanier, plus d’un journal qui n’aime pas que Camillien Houde défende le peuple, contre le Canadien National, par exemple.Il y a deux moyens de faire de la politique: avec la finance et avec le peuple.Il était beaucoup plus facile pour moi d’adopter la politique de moindre résistance et de dire que la lutte étail inutile, mais quand on a reçu des siens ce que j’ai reçu, on les défend, même si ou devait mourir le lendemain.Un auditeur fait allusion uu discours «le M.Taschereau à Hrum-mondville et M.Houde parle un peu de politique provinciale.On l’a traité de bolchéviste, de socialiste, de communiste et de tout ce qu'il y a de désagréable en “isle”.Pourtant, afin de s’accrocher au pouvoir, M.Taschereau a mis dans le discours du Trône tout ce que Pop- ! position réclame depuis dix ans.M.Taschereau devrait savoir qu’un galant éconduit ne rentre pas en grâre auprès de sa belle en lui offrant une boite de chocolats.On nous attaque ô Montréal: c’est la bêle qui agonise! Les journaux Nous sommes obligé'' de tenir des assemblées continuellement, re-prend M.Houde, afin de rester en contact avec le peuple parce que nous n’avons pas de journaux.Il est des journaux qui sont toujours disposés à nous rendre justice dans leurs comptes rendus, mais combien d’autres ne cherchent qu’à défigurer tout ce que nous disons?Si les chefs du parti ne réussissent pas à avoir leurs journaux, si les journaux bleus continuent à émarger aux comptes publics é Québer, vous ne pouvez espérer prendre le pouvoir.Que tous ceux qui peuvent faire quelque chose le fassent.Pour moi, j’ai travaillé jour et nuit et je ne désespère pas encore.Je n’ai pas envie de faire de déclaration ce soir, ruais il semble y avoir une manoeuvre de cachée sous une apparence de générosité envers le chef de la part de certain journal conservateur.Si je m’aperçois qu’il y a anguille sous roche, j’en dirai passablement long! Je ne suis pas Don Quichotte, j aime bien à voir contre qui je me bats et je n’ai nullement envie de me battre contre les moulins à vent.De grâce, qu’on Cesse de me mordre en prétendant que ce sont des caresses.Je sais distinguer entre les deux.Il est des journaux bleus qui favorisent la candidature de M.Scott dans Huntingdon et souscrivent à sa caisse électorale.Je parle à mots couverts, ce soir, parce que je ne suis pas encore assez sûr de la manoeuvre.Ce n’est pas contre les rouges que j’ai de la misère, c’est contre certains bleus.Toute vérité n’est pas bonne à dire, mais je finirai par vous la dire.Je ne viens cependant pas pour vous décourager, mais pour vous stimuler.En me voyant, vous devez vous dire: Camillien Houde n’est pas un prodige, je vais entrer dans l’Association, je vais étudier et je finirai bien par faire quelque chose.Ce qui m’a permis de réussir; c’est de la confiance en moi-même, un peu d’étude, un peu d’application, pas mal de courage et beaucoup de bonne volonté.Chacun «l’entre vous peut aspirer à jouer un rôle important, pas nécessairement en politique, mais dans sa propre sphère d’activité.Il ne faut jamais désespérer.Comme «lisent les Anglais: “Each cloud has its silver lining”.* * * Plusieurs des membres de l’Association des jeunes conservateurs ont adressé ia parole: MM.Paul Hurteau, Jacques Fournier, Gérald Almond, Gérard Thibault.André Dastous.ainsi que le Dr J.-C.Blais, président du club Camillien-Honde, et les échevins Dupuis, Lamarre, Savignac, et Demers.La voix du Pape (Suite de la 1ère page) gués effrois avec lesquels beaucoup regardent l’avenir, comme s’ils voyaient en plus d’un secteur de l’horizon, des nuages menaçants, effrois (disons-le tout de suite) excessifs à notre sens, et nuages (Nous continuons à l’espérer) qui ne sont pas tous avant-coureurs de tempêtes, mais qui, cependant, tiennent les esprits en suspens et les troublent.“Pas tous", disons-Nous, parce que d’universelles et effroyables tempêtes sont sûrement préparées par une propagande subversive de tout ordre et ennemie de toute religion, ainsi que par la contagion des mauvaises moeurs, si des idéologies désastreuses, de «iéplo-rables faiblesses et de plus déplorables connivences et si la recherche trop avide des intérêts matériels continuent à trop peu combattre ccs désordres, et, pis encore, à les favoriser.Désastres terrestres A tous les maux auxquels on vient de faire allusion sont venus se joindre, en Italie, tant de désastres terrestres, avec les tremblements de terre, maritimes, fluviaux, atmosphériques, Partout et toujours les peines des fils sont et seront les peines «lu Père qui, au recours qu’on fait à lui de partout, a rép«jn-du et répond d’abord par la prière de chaque jour et par les encouragements de sa parole paternelle, puis aussi dans la mesure de ses ressources (accrues par de nombreuses, filiales et émouvantes générosités) par quelques » secours matériels; étant d’ailleurs préférée entre toutes, par Nous aussi, et outre toutes sollicitée de nous avec nhis d’insistance et plus volontiers accordée, la charité du travail, de nombreux travaux.La persécution ju Mexique et en Russie Place par la main de Dieu à la tète de toute son Eglise, Notre coeur est partout où elle souffre, combat et prie; c'est là que vont Nos sollicitudes et Nos prières, pour prier, combattre et souffrir avec elle.Et etdte sainte Eglise du Christ souffre, en priant, d’indicibles souffrances; et, en priant, soutient les luttes les plus âpres en plus d’un pays.Il faut encore beaucoup prier (au moins, prier) pour nos frères et nos fils du Mexique, pour les admirables champions qui, nu nom et pour l'amour de Jésus-Christ, souffrent et meurent dans la Russie, en Sibérie, préparant par leurs souffrances la renaissance, «lans le Christ, de ces immenses régions et de ccs peuples innombrables.Les troubles de Chine Il faut, en outre, prier pour nos bons et valeureux missionnaires, et pour nos chères Missions de Chine, «pii, en de nombreuses parties de eet énorme pays, ont traversé «’t traversent encore aujourd'hui de très dures épreuves, non sans la gloire de véritables martyres; non point du fait des populations qui sont généralement bonnes et pacifiques, mais du fait d’un nombre relativement irstreint de violents, souvent excités par la même néfas te propagande antisociale et antireligieuse qui menace tout le mon de civilisé.Ceo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles—SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCES, m.Rachel Est, MONTREAL.Tél.BELAIR 1203-1204 O.Vandelac.Jr.Alas.Oour Docteurs, Consultez ! ! ! ETABLISSEMENTS GAIETE, GALLOT A PILON 34, Blvd de Vauglrard — Part* XVèm# Rayons X Diathermies Electro thérapie GALLOIS Si CIE S4, Chemin Villon.Lyon (RhAn»> Ultra-violet», Infra-rouies Lampes asiatiques pour aallen d’opérations et dentistes Electrodes quartz.Prix et condition* le* plu* «vantaaeux Devis et catalogue» sur demand* Servie* d'un Ingénieur électricien-radiolomlete Agence générale pour le Canad»; Paul CARDINAUX.D.S.••PRECISION FRANÇAISE" 3458, St-Deni* • HA.ZUT MONTREAL La propagande protestante en Italie et à Rome Elle est contraire aux accords du .Latran et au caractère sacré .de la Ville centre du monde catholique Fusé par lu même main divine sur le Siège épiscopal du Frince des apôtres et Evêque en cette Borne choisie par Jésus-Christ pour être le centre et la tète de toute son Eglise catholique.Nous devons voir chaque jour, avec douleur, le prosélytisme acatholique, voire anticatholique, dérouler en Italie, et à Home plus encore qu’ailleurs, une action toujours plus intense et toujours plus vaste, ici rampante et insidieuse, là audacieuse et effrontée, couvrant le péril et le dommage des consciences par l’attrait d’avantages gratuits ou peu s’en faut, profitant ia plupart du temps de l’ignorance et de l'ingénuité jointes souvent à la misère et à la faim, et tout cela en face d’une loi qui admet sans doute les acatholiques à l’exercice de cultes différents du culte catholique, mais qui ne les déclare nullement admis à faire du prosélytisme, et bien moins encore un prosélytisme effréné contre la religion catholique, la seule religion de l’Etat (Traité du Latran, art.1er) ; et tout cela, comme s’il pouvait y avoir quelque chose de plus offensant et de plus injurieux qu’un pareil prosélytisme pour la personne du Souverain Fonlife (Traité Lat., art.8), quelque chose de plus opposé au caractère sacré de la Ville Eternelle, siège épiscopal du Souverain Pontife, centre du monde catholique et but de pèlerinages (Concord.Lat., art.1er).La teneur de la loi et des accords solennels est claire et convaincante et, pour expliquer ce qui se produit, il Nous faut penser à leur oubli ou à l’ignorance du prosélytisme que Nous déplorons: c’est pourquoi Nous avons cru nécessaire de rappeler ici clairement les premiers et de signaler clairement le second.Confiance dans le décret du gouvernement italien reconnaissant l'oeuvre de la Préservation de la foi Et Nous nourrissons la confiance que ce ne sera pas sans un bon effet, ne pouvant douter de bonnes dispositions que réclame l’intérêt même du pays, menacé dans son trésor le plus précieux, la fol de ses pères, et dans son unité la plus profonde et la plus essentielle, l’unité religieuse.Nous aimons à voir un signe et une preuve de ces bonnes dispositions dans le décret que Nous avons lu récemment et qui reconnaît la personnalité juridique avec effets civils en Italie, à l’oeuvre nouvellement instituée par Nous pour la Préservation de la foi.APPEL EN FAVEUR DE LA PAIX Tous les hommes, spécialement les catholiques doivent s'unir pour faire régner la paix Noël étant la fête de la paix, le Pape la souhaite au monde entier Et maintenant, lp souhait que Nous vous adressons, vénérables Frères et bien-aitués Fils, Nous est mis dans ie coeur et sur les lèvres par la solennelle et bien douce fête que, de nouveau, Nous Nous préparons à célébrer: in terra pax.C'est ie souhait descendu du ciel et d’abord chanté par les anges sur la crèche du Hoi immortel des siècles, venu pour pacifier les hommes avec Dieu, les hommes avec les hommes,se sacrifiant pour tous, leur rappelant à tous l’universe'lc paternité divine et l’universelle fraternité humaine, leur rappelant aussi l’idée et la pratique de la charité fraternelle, la juste estimation, la recherche toute première et principale des biens spirituels et le détachement des biens terrestres.Quel souhait plus opportun, cl qui réponde davantage à ce cri um versel: la paix, la paix?Et c’est précisément pour cela que Notre souhait ne s'adresse pas seulement à vous, mais au monde entier.L’apostolat de la paix constituant une des prérogatives du Pape, Pu XI invite le clergé, le laicat, les militants de VAction catholique à étendre et consolider ta pair.Au inonde entier, parce que Jésus nous est venu pour le sauver tout entier, mais, d’une façon particulière, à tous les fils bien-aimés de la grande famille catholique, de l’Eglise que Jésus est venu fonder: il s’agit «le la paix apportée par ie Christ, de la paix du Christ, et l’on n’est pas avec le Christ, on n’ap-purtient pas au Christ, si l'on n’est pas dans l’Eglise catholique et avec l’Eglise catholique: Ubi Ecelesia, ibi Christ us.C’est pourquoi les catholiques ne sont pas appelés seulement à jouir plus largement et plus parfaitement de la paix du Christ, mais comme ils le sont à consolider et à étendre le règne du Christ, ainsi le sont-ils à étendre et à consolider sa paix, et rein moyennant le multiple apostolat de la bonne parole, de l’activité bienfaisante, «îe la prière enfin, si facile pour tous et si puissante, toute puissante même auprès de Dieu.La gloire et le tievoir de cet apostolat de paix Nous appartiennent prin-eipalement à Nous et à tous ceux qui sont appelés à être les ministres du Dieu de la paix; mois c'est là un vaste et magnifique champ d'action aussi pour tout le latent catholique que Nous ne cessons d'inviter et d’appeler à la participation de l'apostolat hiérarchique.C’est aux catholiques du monde entier, et surtout à ceux qui étudient, travaillent et prient dans l’Action catholique que Nous adressons aujourd’hui, d’une façon plus chaleureuse, cette invitation et cet appel.Qu’ils s’unissent tous en un plein accord de pensées et de sentiments, de désirs et de prières, d’oeuvres et de parole, parole parlée, parole écrite, parole imprimée, et ce sera une chaude et sûrement bienfaisante atmosphère de paix qui enveloppera le monde entier.Il n« s'agit pas d'un sentiment vague et confus de pacifisme, mais de la vraie paix du Christ Mais il faut que ce soit ia “paix du Christ” et non un pacifisme sen- timental, confus et sans discernement; parce que la vraie paix est celle qui vient de Dieu et qui, de la vraie paix, a les caractères essentiels et indispensables.L’Eglise, cette incomparable Maîtresse, nous le rappelait il y a peu de jours, en nous faisant relire dans la sainteté du divin Sacrifice la belle et profonde parole de l’Apôtre des nations; (Phil., IV, 7) Pax Dei quae exsuperut omneni sensum custodial corda vestra et intelligentias vestras in Christo Jesu Domino Nostro, Pas de paix durable tant que les hommes et les peuples cherchent avant tout les biens matériels.Elle dépasse tout sentiment, la paix du Christ, la paix véritable, et c’est une grave erreur de croire qu’une paix réelle et durable puisse régner entre les hommes et entre les peuples aussi longtemps que ceux-ci s’appliquent tout d’abord, avant tout et avec le plus d’avidité, les biens sensibles, matériels, terrestres, lesquels étant limités peuvent difficilement suffire à tous, même si personne (chose difficile à se vérifier) ne veut se faire la part du lion, et plus grand est le nombre de ceux qui y participent, plus petite est la part de chacun; par où ces biens sont quasi inévitablement des sources de cupidités et de jalousies, et en meme temps de discordes et de conflits.C’est le contraire qui se produit pour les trésors spirituels — Ja vérité, le bien, la vertu, — qui abondent et fructifient d’autant plus au profit des individus et de la collectivité qu’ils sont plus largement communiqués.Pas de paix extérieure sans paix intérieure des intelligences et des coeurs, sans esprit de justice et surtout de charité.Autre erreur contre laquelle la parole apostolique divinement inspirée veut nous prémunir, c’est celle où l’on tombe quand on croit qu’il peut y avoir une vraie paix extérieure entre les hommes et entre les peuples là où il n’y a pas de paix intérieure, c’est-à-dire là où l’esprit de paix ne possède plus les intelligences et les coeurs, c’est-à-dire les âmes tout entières; les intelligences pour reconnaître et respecter les raisons de la justice; les coeurs, pour que, à la justice, s’associe la charité, et qu’elle prévale même sur la justice; car si la paix, suivant ie prophète, doit être oeuvre et fruit de justice (Isaïe XXXI[, 17), ejle appartient plutôt à la charité qu’à la justice, comme l’enseigne lumineusement saint Thomas (Ila-IIae, q.XXIX, 3, ad 3), et conformément d’ailleurs à la nature des choses.Pas de paix intérieure sans répartition équitable entre citoyens et classes sociales des droits, des devoirs, des profits et des charges.II est difficile, malheureusemenl, que Ja paix intérieure «les intelligences et des coeurs règne entre citoyens et classes sociales si de forts motifs de conflits naissent et durent entre les citoyens et les classes sociales par suite d’une distribution non équitable des avantages et des charges, des droits et des devoirs, du capital, de la direction, du travail et de la participation à leurs fruits que seule leur amicale coopération peu( produire.Pas de paix extérieure là où la méfiance, la haine, un nationalisme dur remplacent la confiance, la coopération fraternelle, le vrai patriotisme.Il est plus difficile, pour ne pas dire impossible, que la paix dure entre les peuples et les Etats si, au lieu du vrai et pur patriotisme, règne et sévit un egoïste et «lur nationalisme, c’est-à-dire la haine et l’envie au lieu du mutuel désir du bien, la défiance et la suspicion au lieu de la confiance fraternelle, la concurrence et la lutte au lieu de la bonne entente et de la coopération, l'ambition d’hégémonie et de prépondérance an lieu du respect et de la protection de tous les droits, fussent-ils ceux des faibles et des petits.Pas de paix tant que les peuples sont menacés de périls intérieurs et extérieurs, que les défenses matérielles ne suffisent pas à vaincre.11 est, du reste, absolument impossible que les peuples possèdent et goûtent cette tranquillité dans l’ordre et la liberté qui est l'essence même de la paix, aussi longtemps que, de l’intérieur et de l'extérieur, montent des menaces et des périls, auxquels il n’a pas été part’ par des mesures et des précautions suffisantes de défense.Et certainement menaces ri périls sont inséparables de la propagande antisociale el antireligieuse à laquelle il a été déjà fait allusion, mais re n'esl pas avec les seules défenses matérielles «pi'on pourra les éloigner et les vaincre.Pie XI ne veut pas croire à Une nouvelle guerre et condamne l'Etat homicide qui ainsi se suiciderait Quant aux menaces de nouvelles guerres, tandis que les peuples senlimt encore si douloureusement le fléau de l'effroyable dernière guerre, Nous ne voulons pas, Nous ne pouvons pas croire qu’il existe présentement un Etat civilisé qui veuille devenir aussi monstrueusement homicide, et presque certainement se suicider au même coup.Que si «ie son existence actuelle.Nous devrions concevoir, ne fùt-ee qu’un doute positif, Nous devrions Nous tourner vers Dieu en lui n-dressnnl la prière inspirée du roi-prophète qui connaissait bien cependant la guerre et la victoire: Dissipa génies quae bella votiïnt (Ps.LXVÎ1, 31), et aussi In prière de l'Eglise: Dona nobis pacem.PROCHAINE PUBLICATION D UNE ENCYCLIQUE SUR LE MARIAGE CHRETIEN Mais il est temps de vtmir à l’étrenne après le souhait de paix, de paix véritable, de paix intérieure, de paix tranquille et sûre.Nous devons «lire tout de suite que Nous avons vivement désiré et espéré vous la présenter aujourd'hui même, Notre étrenne, à vous ici, bien-aimés Fils et vénérables Frères cl, avec vous, à Funivcrs calho I lique.Nous devons au contraire Nous borner à vous l’annoncer.Elle sera prête dans peu de jours, et elle pourra, elle devra même, porter encore la date de cette année 1930.“Forler la date”, disons-Nous, car il s’agit d’une Encyclique «tout personne encore ne sait rien.Comme vous le voyez, ce que je fais ici, c’est une anticipation confidentielle de père à fils, aux fils les plus proches et de prédilection, avec lesquels, durant lu visite qu'ils sont venus lui faire, il ne peut tenir davantage le secret.Le récent mariage royal bulgare- italien la rend apécialement opportune Ce sera une Encyclique, sur un sujet très important, et qui intéresse au plus haut point la famille, les Etats, voire l’humanité entière; un sujet toujours actuel, qui présente aujourd’hui des aspects déplorables et préoccupants au suprême degré; si préoccupants que Nous avons jugé en conscience Notre intervention, non seulement comme opportune et nécessaire, mais encore comme urgente.L’Encyclique traitera “du mariage chrétien par rapport à la condition, aux besoins, aux désordres présents de la famille et de la société”.Il est évident, et il sera plus évident encore après la lecture, qu'un acte d’une telle gravité et d’une telle importance a nécessairement requis une longue méditation et une longue préparation et qu’il avait déjà cheminé très avant dans Notre esprit bien avant qu’un mariage royal ne fût venu le rendre et plus opportun et plus nécessaire que ne le rendait déjà l’état général du monde, “Plus opportun”, disons-Nous, parce que, de la doctrine et des lois divines et ecclésiastiques, dont le Dieu béni, dans le mystère de son Conseil, a voulu Nous confier la garde, l’interprétation et le magistère, Nous sommes débiteurs à tous, quels qu’ils soient, pauvres et li-ches, faibles et puissants, petits et grands, et parce qu’à ces doctrines et à ces lois appartient aussi ce que l’Eglise enseigne et ordonne touchant le mariage et, précisément, touchant les mariages mixtes.“Plus nécessaires”, disons-Nous aussi, à raison des graves incidents qui sont survenus à l’occasion de ces mariages.L’intransigeance de l’Eglise en matière de mariage mixte est imposée par la gloire de Dieu et le salut des âmes.Nous Nous exprimons de la sorte parce que, touchant cet important événement (important en lui-même, et dans ses conséquences possibles, privées et publiques) dont nous ayons pesé devant Dieu toute la gravité, et en même temps la responsabilité qui en dérivait pour Nous, Nous n’avions pas et Nous ne pouvions avoir d’autre difficulté que celles qui étaient inhérentes aux choses et aux personnes, difficultés qui justifient pleinement l’attitude de l’Eglise catholique toujours contraire, en principe, aux maNagbes mixtes, et son intransigeance touchant les conditions et cautions prescrites par les saints canons, sans lesquelles, hième en présence de graves motifs, l’offense de Dieu et le péril des âmes rendent impossibles toute permission et toute concession.Les contractants royaux eux-mémes en toute liberté et en parfaite connaissance de cause ont souscrit aux engagements canoniques requis.De ces conditions et cautions, Nous avons traité non avec des personnalités politiques d’aucun pays, et d’aucun gouvernement, mais avec les contractants royaux eux-mémes, lesquels s’y engageaient formellement et par un écrit où é-taient rappelés les canons en question, el qui étaient rédigés en termes propres à nous inspirer la pleine et absolue confiance (confiance due déjà, comme il est clair, à la qualité «le I earns augustes personnes) qu’ils comprenaient pleinement et qu’iJ^ mesuraient toute la portée de l’engagement qu’ils prenaient, et qu’avec la parfaite loyauté qui convient à des souverains ils assumaient aussi l’obligation d’y être fidèles.De fausses nouvelles venues même de milieux officiels ont été répandues sur ecs événements el une cérémonie orthodoxe a été célébrée en Bulgarie de manière à induire en erreur les âmes simples Mais voici que sur l’événement historique, sur les eautions réclamées et données, sur les engage-monitis pris, sur la célébration même du rite sacré, est venue se tendre une vraie nuée de fausses nouvelles touchant d'imaginaires négociations et d’absurdes transactions, de commentaires—dont les uns étaient confus et incertains el les autres contraires à la vérité des faits et de VOLUME XXII — No 3 — — r*’*"***—“L.JS UN (HUME Nt«.NË o'**t la porta ouvert* A toute* la* maladie* d* la GORGE, de* BRONCHES | et de» VOIES RESPIRATOIRES NE NÉGLIGEZ PAS UN RHUME SOI GNEZ-LE «**c lu PASTILLES VA JJ) A En Vente partout Le.Exiger EN BOITES] portant le nom valpa Aient Géoeral pour le Canada ! J, Alfred OUIMBT 84, St Faut St Lut.MontrAal.ANTIKOR-LAURENCE fNLèv/ PdOMPTCMENT (B niS r »ANCO PA» LA Poste leur contenu moral et religieux, n« provenant pas seulement de personnes privées ni de milieu privés, — et, plus que tout le reste, de solennelles célébrations confessionnelles, préparées soigneusement de façon a donner au grand public l’impression qu’elles renouvelaient ou tout au moins'complétaient un mariage qui était déjà un fait accompli et complet; par où Dieu était manifestement offensé dans un sacrement institué et particulièrement honoré par lui; par où un très grand nombre de gens étaient trompés et inévitablement induits en erreur; par où se vérifiait un scandale véritable, qui n’était pas moins coupable pour être le scandale de ceux que l’ingénuité et l’ignorance assimilent aux enfant, à ces petits dont Jésus-Christ a pris, justement contre le scandale, si terriblement ia «Jéfense (Matth.XVII, 6).El c’est précisément et uniquement pour l’honneur de Dieu et pour le bien des âmes, que, comme l’exigeaient le itevoir et la responsabilité du ministère apostolique.Nous avons profité de cette solennelle assemblée pour remettre en pleine lumière la vérité des choses et des faits.Obligé de défendre la vérité et le droit, le Pape reste cependant tout dévoué à la Bulgarie Les chers et fidèles fils que nom avons en Bulgarie, tout le peupli bulgare et ses souverains saven l’amour qu’en Jésus-Christ Nttir leur portons; cet amour dont, tou.en gardant ia loi en vigueur, Nous avons donné des preuves reconnues, cet amour qui, dans la mesure de Nos ressources, Nous a porté à secourir «les familles atteintes nar les désastres qui ont frappé leur pays, cet amour qui Nous fail et Nous fera toujours prier le Dieu tout-puissant et miséricordieux pour leur vraie prospérité temporelle et spirituelle.Vous avez.Vénérables Frères ei bien-aimés Fils, vous avez.Notre souhait, vous avez Notre étrenne de Noël.M ne Nous reste plus qu’à vous accorder, comme Nous le faisons de tout coeur, ia Bénédiction apostolique: Bénédiction grande ci abondante qui vous suffise à vous tous et à chacun de vous qui Nous réjouissez par votre chère présence, qui suffise aussi à tout ce que chacun de vous a dans l’esprit et dans le coeur.Bénédiction qui veut être aussi un augure de bonnes et excellentes fêtes «le bonne et heureuse année, de tout bien.Mort du capitaine Riddell Londres, 7.(S.P.C.) — Le capitaine H.S.niddcil'l, qui fut l’aide-de-camp du colonel Wolseley, plus tard lord Wolseley, pendant l’expédition de la rivière Rouge, en 1869, alors que les réguliers anglais réussirent à irénrimer le soulèvement de Louis Rïél, est décédé ayant-hier à Filey, Yorkshire, à l'âge de 85 ans.Club conservateur Mercier Ce soir, à 8 heures, il y aura as-, semblée du club, au No 4245 rue Saint-André.Les membres sont tout particulièrement invités car il y aura des questions très importantes à discuter.Evitez les rhumes "Chassez L’ACIDE ! DES L'INSTANT OU VOUS SENTIREZ L’APPROCHE D’UN RHUME.prenez deux cuillerées à thé d’ABBEY’S SALT dans la moitié d’uh verre d'eau.Continuezqd’en prendre une cuillerée dans un peu d'eau à intervalles de quelques heures jusqu'à ce qu’il n’y ait PLUS D’ACIDE dans votre système et que le rhume ait cessé.Il sc peut qu’il soit difficile d’éviter les refroidissements et les courants d’air, mais vous avez ici un moyen rapide et facile d’en écarter les conséquences.Le rhume a de quoi s’en donner quand votre organisme est sursaturé d’acide.Pas étonnant qu’il tienne alors et ne veuille pas lâcher.La plupart des gens N’ATTENDENT PAS de sentir l’approche d’un rhume; ils prennent l’économique ABBEY'S chaque matin.Procurez-vous ABBEY’S aujourd’hui môme chez votre pharmacien et commencez dès demain matin cette pratique hygiénique. -CALENDRIER- VOLUME XXII — No 3 D il K?Ni 1 Rî 5< ^ R~1 C RJ R< Ti Montréal, mercredi 7 janvier 1931 - DEMAIN - Remain : JEUDI, a janvier 1931.Saint Siverln, abbé Uever du soleil, 1 h.4t.Coucher du soleil, 4 h.33.Lever de la lune, 9 h.33.Coucher de la lune, 10 b.34.LE DEVOIR BEAU ET FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 31.Mémo date l’an dernier M.Minimum aujourd’hui 18.Même date l'an dernier —7.BAROMETRE 10 heure* a.m.29.98.11 heure* a.m.29.83.Midi: 28.92.Chiffrée fourni* par ta Maison M.-B.d* Meet*, 1010 8t-Denl*.Montréal.Pleine lune, le 4, à 8 h.21 m.du matin.Dernier quart, le 11, à 15 m.du matin.Nouvelle lune, le 18, à 1 h.42 m.du aolr.Premier quart, le 26, à 7 h.U m.du soir.Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de l’“A R C.” et de la "C.D.N.A.” La nouvelle loides écoles juives Depression universelle le sera soumise aux deux comités du Conseil de l’Instruction publique — La commission juive subsiste - Entente sanctionnée LE "BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL" PUBLIE UN RAPPORT PESSIMISTE La nouvelle loi des écoles juives sera soumise aux deux comités du Conseil de l'Instruction Publique de la province de Quebec.Nous apprenons cette nouvelle de source autorisée chez les au o rités des Commissions Scolaires de Montréal.Il est entendu que a Commission des écoles juives continue de subsister, comme représentante légale officielle de l’élément religieux hébraïque.Les articles qui se trouvaient dans l'ancienne loi sur I administration de ladite Commission disparaissent.La loi sanctionne aussi l’entente intervenue entre catholiques, protestants et hébraisants.Car la loi ne traite de la question juive qu’au point de vue religieux et non iu point de vue race.Le "Devoir” a déjà publié en primeur, les éléments essentiels de la nouvelle loi et de l’entente.Un délateur pris à son propre piègt- Le juge Cusson a rendu un jugement fort intéressant ce matin dans une cause d'alambic.Il s’agissait d’un nommé Georges Fontaine, accusé d’avoir fabriqué une preuve dans l’intention de tromper la justice.D’après la preuve fuite devant lt tribunal, Fontaine aurait été condamné pour possession d’alambic.11 serait allé trouver un officier du service préventif du nom de Henderson et lui aurait demandé combien il recevrait au cas où il ferait découvrir un fabricant d’alambics, ün lui aurait promis 50% de l’amende.Fontaine serait allé chez un ferblantier du nom de Thivierge et lui aurait commandé une canistre d’une forme spéciale, qui n’était autre qu’un alambic.Il aurait ensuite fourni l’adresse de Thivierge aux officiers du service préventif qui auraient saisi cette canistre.Comme Thivierge protestait qu’il ne savait pas que c’était un alambic et qu’il avait agi de bonne foi, les officiers ont fait une plainte contre Fontaine pour fabrication de preuve destinée à tromper la justice en faisant condamner Thivierge qui était innocent^ Le juge a trouvé l’accusé Georges Fontaine coupable de l’offense dii’on lui reprochait dans la plainte.11 a cependant ajourné sa sentence pour donner le temps à Me Léonce Plante, qui occupe pour la défense, d’en appeler devant un tribunal supérieur._____ Reprise de la session provinciale Au congrès de St-lLouis Lg ville sera représentée au congres de voirie qui se tiendra à Si-nouis, Missouri, du 12 au 16 janvier.M.l’échevin Mathieu.MM.C.-J Leblanc, surintendant de la voirie, J.Scanlan, surinlendant de la division ouest de la voirie, et E.-J.Leduc, chef du laboratoire d’essai des matériaux, partiront pour ce congrès, le IL Après le congrès, ils visiteront, en compagnie de M.J.-E.Blanchard, directeur des travaux publics, qui les rejoindra en roule, plusieurs villes des Etats-Unis ou on a installé depuis quelques années des usines perfectionnées pour la fabrication de l’asphalte.Ce voyage d’étude a été décidé en vue de l’installation de deux nou velles usines d’asphalte pour remplacer celles qui servent ici depuis 16 ans, et qui sont démodées et usées._ __ Neuf mille hommes déblaient la neige Neuf mille hommes sont à l'ouvrage aujourd’hui pour l’enlèvement de la neige.Avant midi, hier.2,500 hommes ont été mis au travail, et hier soir il y en avait 6,000.M.C.-J.Leblanc, surintendant de la voirie, a déclaré que cette tempête donnerait du travail à ces 9.-000 hommes pendant une semaine.La ville emploie trois équipes par jour, et tous les appareils disponibles sont utilisés.La circulation a été maintenue dans les principales rues hier.Aujourd’hui, on achève le déblaiement des grandes artères et l’on s'attaque aux autres rues.__ Système trop sévère?Québec, 7.(D.N.C.) —• La Législature reprendra ses débats, cet après-midi.La séance sera probablement fort courte.Le premier ministre donnera avis de motion que la Chambre se forme à la prochaine séance, en comité des subsides.Le discours du budget ne sera prononcé par M.Taschereau, premier ministre, que la semaine prochaine, d’après nos renseignements.Alambic saisi à Québec Québec, 7 (D.N.C.) — Les officiers du service des douanes ont saisi lundi soir, à 9h.25, un alambic d'une capacité de 1,000 gallons d’alcool par jour, dans Saint-1 Roch.L’installation est évaluée à M.l’échevin Seigler a exprimé "avis ce matin que les contremaîtres devraient donner du travail à tous ceux qui se présentent avec une lettre de leur échevin.La neige encombre nos rues, el les contremaîtres refusent du travail aux contribuables qui chôment depuis des mois, parce qu’ils n’ont pas de carte d’identification.M.Seigler trouve que ce système est trop sévère.11 a fait cette déclaration alors que plus d’une centaine d’hommes attendaient à la porte de la salle des échevins pour obtenir des lettres leur permettant de se procurer des cartes d’identification.Elle déménagera samedi $50.000.La saisie a été faite sur les ordres de M.Alexandre Larue, percepteur des douanes, par les officiers Arthur Dugal et Réal Côté.Le Conservatoire aura des boursiers * v Au cours d’une entrevue.M.Eugene Lapierre, directeur du Conservatoire National de Musique, n annoncé que grâce à la coopération du gouvernement provincnl < de lu ville de Montréal, des étu-• ’ ants pauvres pourront suivre les tours du Conservatoire.Ces élèves seront choisis au moyen de concours éliminatoires._ Un beau livre Georges BOUCHARD, Vieilles choses, vieilles gens, silhouettes campagnardes, lettre-préface de l’honorable Rodolphe 1 'Tmoux, bois gravés d’Edwln H.U .m* 4 de 184 p., Louis Carri- >nt- réul, édilion de luxe, $1- Très volontiers nous grossissons de nos applaudissements ceux que M.Bouchard, député de Knmnuras-ka.a reçus de la presse cnnadien-ik>.pour son recueil d’études campagnardes.Des silhouettes de laboureurs, des portraits du forgeron, du cordonnier.de la maîtresse d’école, du maquignon .s’enlèvent nettement sur l’horizon du village, à l’ombre de l'église, en même temps que nous sont décrites les vieilles coutumes si touchantes, si pleines de foi surtout.Car ce qui nous a particulièrement émus, ce fut de voir tous ces bons paysans, c* l'au-tcur lini-mèmc si instinctivement surnaturels : Dieu premier servi, Dieu partout, Dieu toujours, tel est ledr idéal.Ce sont de ces livres qui nous fon-t crier: vive'le Canada français! Sans doute, pour "la vieille France", bien des usages, bien des mots même restent incompréhensibles.Mais combien l'ensemble doit être vivant et doux aux vrais Canadiens ca4hcHin déficit de $636,222 dont $225,250 sont dus à M.John ,T.Haxkob, président du comité.IL Y A QUINZE ANS annonce qu on paiera, a mesure qu’ils arriveront, tous les comptes présentés au gouvernement.Le Devait, vendredi 7 janv.1916 On mande d’Ottawa que des pères et mères de familles ont, ce matin, chassé de l'école (îuigues des agents de police qui voulaient empêcher Mlles Desloges, institutrices, d’enseigner dans rétablissement.M.Héroux rappelle, à ce sujet, les faits suivants: “Et pendant près de trois mois, les parents purent assister à ce spectacle: la Commission gouvernementale maintenant dans les classes vides de Técole Guigues, payée de leurs deniers, deux jeunes filles qui y faisaient juste acte de présence devant les banquettes vides, pendant que pour recevoir une éducation de leur choix, sous la direction de maîtresses de leur choix aussi, leurs enfants étaient obligés de s’entasser dans deux étroites salles, devant des tables de fortune, faites de vieilles planches clouées sur des chevalets, sans même une cour de récréation pour se délasser un peu.” “En dépit de cette intolérable situation — et ceci témoigne assez de la volonté des parents et de l’autorité morale des jeunes institutrices — pas un élève ne quitta ces classes pénibles pour rejoindre les institutrices gouvernementales.Les classes se dorent même, à la Noël, avec un effectif supérieur à celui de la rentrée”.* * * Les Communes anglaises ont adopté en première lecture, à 403 voix contre 105, le bill Asquith pour Rétablissement du service militaire obligatoire.Feu M.L.-C.-A.Cressé M.L.-U.-A.Cressé, c.r., avocat de Montréal, est décédé chez lui, au ne 4452, rue Saint-André, hier matin, à 7h.45, d’une congestion pulmonaire qui le tenait au lit depuis trois semaines environ.M.Cresse devait célébrer ses cinquante ans de pratique du droit en juillet prochain.11 avait étudié avec- Cha-pleau et Doutre et avait été admis à la pratique à Tàge de 21 ans.Feu M.Cressé était né aux Trois-Rivières le 24 février 1860.Il fil ses études classiques au séminaire de cette ville et vint s’installer très jeune à Montréal.Il descendait de l’une des plus vieilles familles de Nicole!.Il avait été échevin de Montréal, consul du Guatemala, etc.Il était aussi un ardent mutua liste et un vieux membre de la St-Jean-Baptiste.Conservateur en politique, il fut registrateur générai lors de la conscription.Il avait épousé en 1883 Alexandrine Saint-Jean, morte avant lui.Il laisse dans le deuil une fille unique, Mlle Ma rie Cressé.Les funérailles auront Heu vendredi matin à 8h.30 à Té glise Notre-Dame du Saint-Sacrement.M.Cressé est exposé chez lui, rue Saint-André.Récital Annette Décarie Mlle Annette Décarie, pianiste, élève d’Alfred Laliberté, annopre un récital qui sera donné le 12 février à la salle Ladies’ Ordinary de Thôtel Windsor.Le programme, très varié, sers annoncé plus tard.En Vigueur !• 11 janvier If 0^ a Travaux approuvés par Ottawa Oltawa, 7 — M.Robertson, ministre du travail, a approuvé jusqu’ici des travaux qui occasionneront une dépense de $62,317,435.Dans cette somme sont compris les $11,514,000 du Pacifique Canadien et les $14,150,403 du Canadien National.Jusqu’ici le ministère a payé $3,-793.34 en Nouvelle-Ecosse; $18.000 dans le Québec; $224,203.99 en Ontario, $115,398,31 au Manitoba: $2,367.84 en Colombie-Anglaise et $20,000 au Yukon.Le sénateur a FEU! Le nouveau numéro de Téléphone du Service des Incendies de Montréal, est PLateau 1234 BOSTON .p^k New Enqlander (Train de luxe de nuit) Quitta Montréal - à 10,06 p.m.(au lieu de 9.15 pan.) Arme à Boston .k 7.40 au», (au lieu de 7J20 a.m.) Ce nouveau service de trains plus rapides Firocure aussi des correspondances am#-iorées avec le trsin quittant Québec } 4.50 p.m.et arrivant s Montréal à 9.J5 p.m.ainsi qu'avec le train de 4.00 p.m.de Toronto arrivant à Montréal i 10.00 p.m.Des correspondances commodes sont aussi ménagées à Boston avec les navires de la Canadian National Steamships i destination des Bermudes et les Antülra Anglaises.The Ambassador (Train rapide de jour) ^ Quitta Montréal • à 8.55 «un.(tiare Bonaveuture) Arrive à Boston.à 6.50 p.m.Détails complets su bureau des billets en ville.384 rue Saint-Jacques.MArquette 4731.CANADIEN NATIONAL Le feu cause des dommages Un incendie éclate dans le magasin de confections de S.-A.dcLorimier lin incendie opiniâtre, dont on ignore l’origine, a causé des dommages considérables au magasin de confections de S.-A.deLorimier Inc., 51, Notre-Dame Ouest, Jeudi soir, et n’a été éteint qu'avec difficulté, grâce aux efforts du chef de district Lefort et au travail des hommes et des appareils du poste No 14.t'on ne peut évaluer la somme totale des pertes, vu qu'une forte partie de la marchandise a été sauvée.L'alarme a été sonnée à 9 h.14, quand on s’aperçut que les flammes se frayaient un chemin Jusqu’au premier étage.A l'arrivée des pompiers, l’incendie avait déjà fait des progrès considérables.L’on projeta plusieurs Jets d’eau, enrayant ainsi la marche des flammes, et les pompiers purent transporter en lieu sûr ia plus forte partie des marchandises avant que les flammes ne les atteignissent.C’EST POURQUOI S.A.de Lorimier Inc, Maison fondée en 1859 VEND MAINTENANT TOUT SON STOCK DE $40,000 de COMPLETS, PALETOTS et ARTICLES de MERCERIE à des réductions de CANADIEN NATIONAL CHANGEMENTS D’HORAIRES Des changement* importants dans l'heure des trains prendront effet, dimanche, le 11 jan.Renseignements complets de tous les agents.«»* CONTRAT POUR LE TRANSPORT DES CORRESPONDANCES DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées su Ministre des Postes, seront reçues A Ottawa Jusqu'à midi, vendredi, i le 31 Janvier 1931 pour le transport des correspondances de Sa Majesté, sous le» conditions d’un contrat pour un terme de quatre années 6 fols par semaine sur la route rurale No 3 BEAUHARNOIS à ( commencer le 1er avril 1931 prochain Des avis Imprimés contenant des renseignement* plu* détaillés au sujet des conditions du contrat projeté peuvent être vus aux Bureaux de Poste de BEAUHARNOIS PQ et au Bureau de l'Administrateur du District où l’on pourra aussi se procurer des formules de soumission.J TAYLOR Administrateur de District.Bureau de l'Administrateur de District.1 Montréal, le 20 décembre 1930 l PRINŒSS HOTEL.L.A, Tworogcr, Gérant BELMONT MANOR * GOLF CLUB.A.P.Thompson, Gérant INVERURIE AND FRARCAT! 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Pourquoi sortez-vous par cette tempête ?— Faut ben manger, chère dame, faut ben avoir du bois! Si ^’faisais pas ma tournée, c'est ben sur [xis la tempête qui m en apporterait! — Si vous vouliez, pourtant, je vous ferais entrer chez les bonnes soeurs, vous n’auriez plus ni froid, ni faim! — Laisser mon butin, mon logis! Autant crever tout de tuile!.Ah! non! Et non! Voilà bien vingt fois que la même offre est reçue avec la même indignation.Sa maison! U faut entendre celte pauvresse, avec tout l’orgueil d’un propriétaire, refuser d'abandonner cette cabane où le vent et la pluie sont chez eux, où la neige pénètre nar toutes les fentes: elle est froide, nue, misérable, mais elle est à elle, elle l’a payée autrefois avec des mois et des années de travail.Pauvre femme! elle choisit sa misère et elle ne se plaint pas.Stoïque, elle endure le froid et la chaleur, la faim et les infirmités sans en parler.Fidèle à ses "pratiques”, comme elle nomme ceux qui lui font l’aumône régulièrement, elle passe chaque semaine, tantôt chez les uns, tantôt chez les autres, pour recueillir des sous ou des provisions, et après s’être reposée, elle part sans avoir dit autre chose que merci.J’attribuais sa résignation à sa foi religieuse et, pour F encourager aujourd’hui, je lui dis que le bon Dieu prendrait soin d’elle.Froidement, elle riposta qu’elle ne comptait pas sur Dieu pour l’aider mais sur "le bon monde”.— Dieu, chère dame, a soin du monde riche.U ne s’est jamais occupé de moi, faut croire qu’il me connaît pas! J’ai toujours eu de la misère! Quand j’étais petite, mes parents étaient durs.Ils me battaient et me reprochaient de trop manger.Quand j’ai gagné de quoi, ils me prenaient mon argent et ne me dormaient pas de quoi m’habiller.Je m’ai mariée pour être mieux! Ah! misère de misère! Ct’hommc-là.Madame, ça omit tous les vices.Ça sacrait, ça buvait, ça courait, ça volait et ça travaillait quasiment pas! Quand je m’étais échinée à travailler en journée pour avoir de quoi manger, il me volait mon argent! Aussi, quand ils Vont trouvé mort dans un banc de neige, j'ai pas eu de chagrin.Ah! non! C’était un fier débarras, allez! Sa voix et ses yeux étaient durs, j’étais remuée par tant de détresse physique et morale évoquée par la pauvre vieille.Vous n’avez pas eu d'enfant?Oui, Madame, une petite fille, — sa voix s'était radoucie et tremblait, — une belle petite fille, elle est morte airant d’apprendre à m’aimer.Personne m’a aimée, c'est ma plus grosse misère.personne! J’avais coutume d’aller à l'église, j’aimais ça leu’ z'eniendre dire que l’bon Dieu m'aimait, moi comme les autres, s’entend! J’y vas pu depuis longtemps, j'suis ben que c'est des ment cries! Ma pmvre vieille, savez-vous où est votre petite fille maintenant?— Avant j’croyais guette était au paradis, mais c’est p’têire ben des menteries aussi! Je m'assis près d’elle: “Regardez-moi, et il faut me croire, c’est la vérité que je vais trous dire: votre petite fille est au ciel où elle a appris à vous aimer: si vous le vouliez, elle vous aiderait, car elle est l amie du bon Dieu qui vous aime sûrement.Il vous le laisserait voir davantage si vous ne dites plus qu’il ne s’occupe pas de vous, et si vous ne le crogez iras surtout.Faudrait donc rapprendre à croire qu’il m'aime quand même ça n'a [Kts d’iair?—Oui: ne dites plus des choses laides qui l'offensent, crogez qu'il vous aime, demandez-lui de venir à voire secours, d'être votre ami." Dans ses pauvres yeux tristes, il y avait une hteur nouvelle.Quand j’viendrai, vous me direz lout ça encore.C’est irôle comme ça me fait doux, oui, ça me fait doux comme si z'était la vraie vérité.FADETTE TRES EN VOGUE La R.Sr Saint-Amant Saint-Hyacinthe, 7.(1).N.C.) — La H.Soeur Saint-Amand, des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe, est décédée ici.à la maison d’Youville, à l'âge de 28 ans.Connue dans le monde sous le nom de Suéma Mande ville, idle était née à Girôsvenoirdale, Conn., fille de Joseph MandevïHe et de Hosc-Anna Saint-Amand.Outre son père et une belle-mère, elle laisse une soeur, Mile Alice Mande ville, ainsi mie deux demi-soeurs en religion, les RH.SS.Sainte-Françoise.des Soeurs de la Charité; et Thérese-Gabriclle, des Soeurs de La Présentation de Marie, de Saint-Hyacinthe.Les funérailles ont eu lieu dans la chapelle de l’Hôtcl-Dieu.Le service funèbre fut chanté par M.le chanoine P.-N.Desmarais, curé de la cathédrale de Saint-Hyacinthe.\u choeur, on remarquait M.le chanoine P.-A.Saint-Pierre, MM.UN MENU PAR SEMAINE Elles sont très en vogue, les garnitures de poulain de couleur contrastante sur les robes de ville et même d’après-midi.On remarquera le chic et la simplicité de lignes de celle-ci.Conférence à l’horizon les abbés P.-J.-M.Benoît.Basile Benoit.Emile Boy, lî.Mercure, principal de l'Ecole Normale de Mont-Laurier; Honorât Gendron et Alfred Lalime.Feu Mme Veuve Ledoux Saint-Hyacinthe, 7.(D.N.C.) — Mme Vve Louis Ledoux, née Marie Cournoyer, est décédée subitement au viUlugc de La Providence, à l'âge de 7â ans.La défunte 'laisse deux fils, Misant et Hector, de Saint-Simon de Bagot; quatre filles, Mmes Arthur Brécourt (Donnlda), Mille Eglantine Ledoux, de La Providence; Mme Vve Alphonse Théeien, (Florida), de Saint-Hyacinthe; Mlle Germaine Ledoux, de Montréal; trois frères, MM.Benjamin (Tournoyer, d’Acton Jéale; Olivier Cour-noyer, de St-Simion; et David (Tournoyer, de Pike Hiver.Les funérailles ont eu lieu samedi matin.“RELIGION ET BEAUTE” Le samedi soir, 24 janvier prochain, le H.P.Marie-Dominique Chenu, O.'P., du Saulfhoir, actuellement organisateur d’études médiévales à l’Université d’Ottawa, donnera à Montréal une conférence à la salle Tudor.Ceux qui ont goûté en décembre l’intérêt el le charme des conférences du B.P.Chenu et ceux qui, après les comptes rendus, ont regretté d’en avoir été privés se réserveront d’avance la soirée du 24 janvier pour cette fête intellectuelle et artistique.L’illustre médiéva-liste, qui a su communiquer à ses auditeurs une connaissance et une impression si vivante de l’université et des étudiants au moyen âge, puis de l'esprit de l’Ordre de Saint-Dominique à ses débuts et enfin des femmes de cette époque, projettera cette fois, croyons-nous, de nouvelles lumières sur les relations et les influences réciproques de ces deux grandes puissances, la religion et les beaux-arts, cl nous les montrera se concrétisant dans la cathédrale du moyen âge.Cette soirée sera sous les auspices et au profit du Comité d’art chrétien et de propagande liturgique des A.F.A.C.C.Les billets, d'un nombre assez restreint, sont à $1.-10.On les retient dès maintenant au siège social du comité, 3473 avenue du Parc.Mlle Saint-Jean représentera le Canada Mlle Idola Saint-Jean, présidente de l’Alliance Canadienne pour le vote des famines de la province de Québec, a accepté de représenter le Canada à l’exécutif de la Ligue Internationale des Droits Egaux, organisée par Mme Helen Arehdale, secrélaire internationale du Six Point Group, de Londres.On a également invité Mlle Agnes Maephail, M.P., à représenter le Canada.La Ligue Internationale des Droits Egaux est une association universelle dont les menthes sont des personnalités féminines importantes de tous les pays, et a pour but de faire une pression afin de faire adopter un traité de droits identiques pour la femme dans tous les pays faisant partie de la Ligue des Nations.Ce traité serait adopté par un représentant prinri-pal de la Ligue a une session plénière.Potage aux asperges Salade au poulet rôti Omelette aux champignons Poitrine de mouton punie el grillée Pouding aux dattes Potage aux asperges Beurre, oignons et asperges.Epluchez, coupez et passez a i beurre un ou plusieurs oignons comme pour une soupe à l’oignon, et, au lieu de mouiller avec de l’eau pure, mouillez avec «le l’eau dans laquelle vous aurez fait cuire des asperges, ou avec moitié eau d’asperges et moitié eau pure.Salade, au poulet rôti Poulet rôti, céleri, betterave, vinaigre, moutarde, huile d’olives, poivre blanc, sel, poivre rouge, oeufs, et jaunes d’oeufs.Prenez deux poulets rôtis, hachés avec le couteau, du céleri et de la betterave par petits morceaux carrés; liez avec un peu de moutarde délayée avec de l’huile d’olives et quelques gouttes de vinaigre.Ajoutez du poivre blanc, du sel et du poivre rouge, trois ou auatre oeufs bouillis, tranchés ou émiettés pour couvrir la salade.Faites ensuite une crème avec trois ou quatre jaunes d’oeufs, de la moutarde, de l’huile d’olives, quelques gouttes de vinaigre; couvrez-en la salade et placez un bouquet de céleri au milieu.Omelette aux champignons Hachez ou émincez des champignons; battez-les avec vos oeufs comme le rognon de veau, ou autrement préparez-les comme il est indiqué pour ce même rognon, et employez-les de la même manière.On peut employer aussi, et toujours de la même manière, les morilles et mousserons.Poitrine de mouton panée et grillée Poitrine de mouton, sel, poivre, bouquet garni, beurre et sauce.Versez la sauce par-dessus; passez dans la poêle un filet de vinaigre et arrosez encore le tout.Faites cuire des morceaux de poitrine de mouton dans un peu d’eau, avec du sel, du poivre et un bouquet garni; lorsqu’ils sont à peu près cuits, trempez-les dans du beurre tiède ou de l’huile, mettez sur le gril et servez avec une sauce piquante quelconque.Pouding aux dattes Une tasse de sucre blanc, une tasse de beurre, une livre de dattes, une lasse de lait doux, trois cuillerées à thé de poudre à pâte.Mettez l’essence à votre goût, épaississez avec de la farine pour une pâte; faites cuire à la vapeur trois heures, et servez avec une sauce chaude.La R.Sr Sainte-Eugénie Saint-Hyacinthe, 7.(D.N.L.) — La H.Soeur Sainte-Eugénie, des Soeurs de la Présentation de Marie, directrice de l’Académie de St-Hyacinthe, est décédée ici, samedi, à la maison-mère de sa comnvunau-lé à l’âge de 6(5 ans.Elle étai( en religion depuis 46 ans, La défunte, née Valérie Dorvalliois, était native de Saint-Aimé de Richelieu, fille de Pierre Dorvalliois, de son vi-vand marchand.Elle laisse trois frères, Jean-Baptiste, 'pharmacien à Montréal; Albert, egalement de Montréal; et Alphonse, de Sanford, Maine.Avant d’être nommée directrice de l'Académie Prince, la défunte avait fait un stage de vingt ans à U’Académie de Noire-Dame de Lorctle, à Saint-Hyacinthe comme directrice.Elle avait aussi élé directrice du couvent des Soeurs de la Présentation «le Marie à Hoxton Falls, trois ans.Se* funérailles ont «ni lieu lundi en la chapelle de la maison-mère des Soeurs de la Pré-sen talion.Départ pour le Sud Al.ed Mme .Narci.sc.se Ducharme, de Montréal, leur fillette, Magali.M.el Mme Robert Bachand et Mme Gertrude Clément-Bernard, de Waterloo.s’embarqueront le 10, à New-York pour une croisière dans le sud.Après un séjour à Miami, à Palm Beach, Floride, ils visiteront les Grandes Antilles et le* lies Bahamas.Dam le sillage des caravelles Si vous recherchez des cieux plus déments Demandez notre liste complète des CROISIERES D'HIVER AUX Indes Occidentales ANTILLES CUBA - - BERMUDES PANAMA La Méditerranée TERRE-SAINTE et EGYPTE Amérique du Sud - Afrique TOUR DU MONDE PLUSIEURS AUBAINES Ecrive* ou téléphonez au SERVICE DES VOYAGES LE DEVOIR 430, Notre-Dame Est Tél.HArbour 1241 Montré» Le tout nnt oblifitlon.FEU! Le nouveau numéro de Téléphone du Service des Incendies de Montréal, est PLateau 1234 “GIGLI” Le roi des Ténors chantera au Saint-Denis LUNDI LE 19 JANVIER Billets en vente à partir «lu 1S chez Lindsay et Arrhambault.Prix: 11.00 0 *4.00 «Plus taxe» DÜr.î GOÜLET-PAGEB FAlkirk 2915.Petite vie des saints 7 JANVIËH MARTYR SAINT LUCIEN, Sain! Lucien naquit à Samosate.en Syrie.Très épris d’abord de littérature, après son élévation au sacerdoce, il tourna toutes les a«> tivités de son esprit vers les études rcligieusi’s.H publia une édition de la sainte Ecriture dont saint Jérôme dit qu'elle lui fut d'un grand usage.Lucien fut arrêté à Nicomédie en 303, au cours «le la persécution de Dioclétien.Il profita «le son interrogatoire pour présenter au tribunal une savante apologie de la religion chréticnne.Sans essayer de ré-pondre.le juge renvoya l'inculpé en prison et défendit qu’on lui donnât aucune nourriture.Quelques jours après, quand il le vit torturé par la faim, il fit mettre «levant lui abondance «le mets délicats qui avaient été offerts aux idoles.Lucien refusa d'y toucher.Dès lors le tribunal eut beau h1 Présentation des Soies imprimées “Colonies Françaises” Créations exclusives de Mallinson Les directeurs du studio Mallinson ont voyagé jusqu'en Algérie et au Maroc afin de s'imprégner de l'atmosphère et des couleurs propres aux colonies françaises.L'Exposition Coloniale, qui aura lieu à Paris au printemps, met ces colonies en évidence.Le rouge des fex, le bleu de la Méditerranée, les tons coquille d'oeuf des mosquées, même les caractères de la langue arabique ont été employés dans les nouveaux dessins Mallinson.L’ancienne tour de Kutubia avec sa façade de tuiles bleu turquoise, les oasis avec leurs palmiers, sont artistiquement représentés sur le chiffon et ie crêpe plat.Chiffon plat indestructible et crêpe plat “colonies françaises’’, 38 pouces de largeur, la verge.3*95 Crêpe marocain Vagabond, 36 pouces, de largeur, la verge.3*95 Venez voir ces belles soies nouvelles Deuxième étage—Rue Sainte-Catherine ,Téléphone Prit: .75 «t .SA.T»*e Inelute.Assemblée du Montagnard Vendredi.le 9 courant, à la salle de l’Union du Commerce, rue de Berri, aura Heu l’assemblée men* t suelie du club de raquetteurs Le Montagnard.Le programme est le suivant: programme du mois, rafraîchissements ct vues animées.Que tous les membres se fassent un devoir d’être présents.McGill a triomphé du Victoria Les amateurs qui ont assisté à la séance du groupe senior de la Q.A.H.A., lundi soir dernier, au Forum, en ont eu pour leur argent car les joutes en plus jd’être intéressantes et assez contestées ont fourni de l’excitation car la rencontre entre le McGill et le Victoria a été marquée d’une bagarre entre les joueurs et d’une manifestation hostile aux arbitres Campbell et Hughes.Les joueurs de l’Université McGill ont remporté la victoire, sur le Victoria dans la première partie au programme.Les étudiants ont gagné par le résultat final de 3 à 0, mais ils sont quand même un point en arrière du M.A.A.A.qui a fait partie nulle de 1 à 1 avec le Columbus, dans la seconde partie de la soirée.Alignement des équipes: PREMIERE PARTIE VICTORIA White Smith Carlin Mullan Thomson Slater McGILL but Powers défense McTeer défense McGillivray centre Dohtrey aile Farquharson aile Robertson Subs: Victoria: Sutherland, Quinn, Copland, Amy et Bennor.McGill.— Ward, McGill, Farmer et Crutchfield.Arbitres: Campbell et Hughes.SOMMAIRE Première période 1.McGill: Robertson .13.00 Punitions: Ward, Crutchfield.Deuxième période Pas de point.Punitions: Smith, McTeer 2.Sutherland 2, McGill (mineures), Carlin et Farquharson (majeures), Sutherland et Crutchfield (bannis du jeu).Troisième période 2.McGill: McGill .15.00 3.McGill: Farquharson .2.20 Punitions: McGillivray, Ward, Copland et Farquharson.DEUXIEME PARTIE COLUMBUS M.A.A.A.Seed but Smith McMahon défense Ahearn Weir défense Galbraith O’Connell centre Saint-Germain Harnott aile Delahcy Taylor aile L.Wilson Subs: Columbus: Lanthier, Learn y, Carter, McLean, Keen, Dage-nais.Subs: M.A.A.A.: H.Wilson, Scotland, Brydson, J.Wilson et Ward.SOMMAIRE Première période 1.M.A.A.A., L.Wilson .8.30 Punitions: Brydson 2, Galbraith 2, Taylor, H.Wilson, Scotland, Harnott 2.Deuxième période 2.Columbus: Leamy.4.00 Punition: Carter.Troisième période Pas de point.Punitions: Taylor, St-Germain 2.Le classement des équipes LIGUE "NATIONALE Section Canadienne C.P.N.P.G.Pts Montréal .10 7 3 43 44 23 Toronto 9 6 4 42 40 22 Canadien .9 6 4 42 40 22 Américain .7 6 6 33 27 20 Ottawa .5 13 2 39 60 12 Section Américaine C.P.N.P.C.Pts Boston .13 5 2 68 43 28 Chicago .19 7 2 47 33 22 Rangers .9 7 4 56 44 22 Détroit .9 7 3 52 38 21 Philadelphie 1 18 1 30 85 3 PROCHAINES PARTIES Jeudi soir le 8 janvier.— Montréal à Toronto — Canadiens à N.Y.Américains — N.Y.Rangers à Détroit — Boston à Ottawa — Chicago à Philadelphie.LIGUE INTERNATIONALE G.P.N.Pts Buffalo 6 1 29 Windsor .10 6 5 25 Cleveland .9 8 3 21 Détroit .Il) 9 1 21 London .7 9 3 17 Pittsburg .6 10 4 10 LIGUE CAN.- AMERICAINE G.P.N.Pts.Springfield .13 2 fl 26 Providence .9 4 3 2t New Haven , .6 Ht 2 14 Boston .6 12 fl 12 Philadelphie.5 11 1 1! LIGUE PROVINCIALE G.P.N.Pts.Trois-Rivières .5 0 0 Il) LaTuque .•> m fl K Shawinigan .1 3 fl 2 Québec « 5 0 fl GROUPE SENIOR G.P.N.Pts.M.A A.A., .1 2 12 McGill .5 2 1 11 Columbus .4 1 7 Victoria .2 5 1 5 Canadien .2 5 1 5 Schmelling n’est pas champion New-York.7 — La commission Athlétique de l’Etat de New-York a décidé a son assemblée d’hier de cesser de reconnaître Max Sehmcl-Hng comme champion du monde de la catégorie poids lourd.En même temps la commission a déclaré qu’elle était prête à appuyer un combat entre Jack Sharkev et te meilleur aspirant logique, de préférence Young Strihling.La Commission de New-York a Îris cette attitude après que Joe acobs eut refusé d’accepter, sans condition, un match avec Sharkey, nu mois de juin prochain.Jacobs a proposé que Sharkev rencontre Strihling ct il aurait été prêt à laisser l’Allemand rencontrer le vainqueur.Cette requête a été refusée, La décision de la Commission qui était attendue en certains milieux peut aussi faire naître une élimination de la catégorie poids lourd.A l’heurb qu’il est il est question de faire battre Young Strih ling et Primo Camera cet hiver a Vendredi $oir joutes de la Ligue Starr L’Arena Mont-Royal sera encore vendredi soir le rendez-vous par excellence des fervents du hockey amateur.La saison avance ,rapide-ment et les clubs de la Ligue Starr se font une lutte intéressante en vue de se placer en tête du circuit du président A.-E.Saucier.Jusqu’ici le C.P.Ste-Hélène s’est assuré la première position avec une avance de trois points sur son plus proche concurrent.Trois autres points séparent le deuxième du dernier.C’est donc dire que les sept club* de la Ligue de Hockey Starr ont encore de belles chances de décrocher les honneurs de cette deuxième saison.Les joueurs sont maintenant en parfaite condition et leur beau jeu d’ensemble rend les parties de plus en plus intéressantes, ce qui augmente l’intérêt de part et d’autre.La Ligue Starr jouit actuellement d’une grande popularité.Depuis le commencement de la saison, l’arbitre Siew-art Shearer s’est très bien acquitté de sa tâche et a donné entière satisfaction à tous les spectateurs et aux clubs de ia Ligue Starr.Chez les compteurs, Bourcier, du Rosemont, et Moore, du ^ C.P.Ste-Hélène, sont égaux en tête des compteurs de la Ligue Starr avec chacun quatre points à leur crédit.Suivent de près avec chacun trois points D.Caron, du St-Viateur, Hébert, du Charbonneau, Hills et Mantha, du Parc Champlain, et Tapin, du C.P.Ste-Hélène.Ont aussi compté chacun deux points les joueurs suivants: A.Caron, J.P.Gralton, D.Delaney et Pagé, du St-Viateùr; Bruneau, du C.P.St-Stanislas; Cor-beil et Payer, du C.P.Ste-Hélène; Bisaillon, du Parc Champlain, et Arthur Thomas, du Charbonneau.Ont compté chacun un point: Champagne, Hogue, C.Villeneuve, rurlong et Pelletier, du Canadien-Montgomery; Cornellier, Gaudette, Maloney, Marotte, L.Thomas et Longtin, du C.P.St-Stanislas; Boi-vin et Lamarche, du Rosemont; Penstone.du C.P.Ste-Hélène; Archambault, du Charbonneau; et D.Gratton, du St-Viateur.Ligue de l’Est C’est devant une assistance con-sidénable que la Ligue de M.Elle liamelin a présenté deux magistra-jcs joutes qui turent des plus contestées autant qu’intéressantes.La Ligue Amateur de l’Est eut l’honneur d’être l’hôte du populaire Pete Lépine du Canadien et ifrère de notre arbitre régulier, M.Hector Lépine.C’est aux applaudissements vibrants de toute 1 assistance que l'artiste du “poke-check” mit lu rondüie au jeu ions de la première joule qui alignait le Montréai-Cst et les Millionnaires.Cette partie se termina par un résultat nul tic 2 à 2.Les Millionnaires furent La surprise de la soirée.Leur dé .roue gérant, M.IL Liboiron, mérite toutes nos félicitations pour la manière dont il a conduit soti équipe.Ren-forci de joueurs maniant bien le bâton et présentant un jeu d’ecsem-ble quasi parfait, le dub des Millionnaires prit deux Jois l’avantage du jeu, mais pour voir quelques instants après son adversaire l'annuler.il fallait un club comme Montréal-Est l’autre soir pour annihiler îles redoutables attaques des Millionnaires qui jouaient comme une équipé de premier ordre.11 sera donc intéressant de Jes revoir a l’oeuvre.Une mention spéciale au gardien de buts des Millionnaires et à Champagne des Montréal-Est qui furent le point de mire de cette partie.Dans le second engagement le Henri-Hébert a pu vaincre non sans difficulté Jes rapides petits joueurs du Saint-Léonard par le résultat de 2 à 1.Dans le dernier quart, le Henri-Hébert menait par 2 à 0 quand soudain les Saint-Léonard firent des attaques sans relâche contre les buts de Brie au IL Ils ne purent faire mieux que de compter un point.Nous devons ajouter que Bricault était vigilant ce soir-là ct une bonne part de la victoire du Hcnri-Hébenf lui revient en toute justice.Sauf quelques fautes mineures, les joueurs des deux rencontres jouèrent pour la rondelle et le triomphe de leur couleur, aussi le spectacle fut-il d’autant plus intéressant.Chacun était encore animé de l’esprit des Fêtes.SOMMAIRE PREMIERE PARTIE Motionnai res (2) Montréal-Est (2) Gauthier' But E.Marchand Donan Défense Jackson Alarie Défense Bénard Clermont Centre B.Archambault Lemarier Aile V.Archambault Alarie E.Aile McDuff Kent Subs.Lofebvre Berthiaurae “ Champagne Boivin “ Gingras Labello “ Guertin 1ère période Millionnaires— Bcrthiaume .5.00 Montréal-Est—Champagne .7.00 2ème période Millionnaires—Lemarier .1.00 Montréal-Est -Champagne .6.00 Sème période Aucun point.Punitions: E.Alarie, Donan, Jackson, E.Alarie, Guertin.DEUXIEME PARTIE Henri-Hébert (2) St-Lèonard (1) Bricault Vian Lavigne Brault Gagnon Mol>ean Raymond Murphy I,eblanc Marin Bill Défense Défense Contre Aile Aile Subs.Bouvrette Giroux Perreault Aie.Dumais Alf.Dumais R.Dumais Don nel ly O’Brien Chares* La fortune 1ère période Henri-Hébert—'Raymond .1L0U 2ème période Aucun point.3ème période Henri-Hébert—-Brault .7.00 SH.éonard—Donnelly .12.06 Punitions: Raymond, McLean, Invigne.______________ Miami.Ensuite le vainqueur rencontrerait Schmelling à Chicago.Joute nulle entre Leafs et Ottawa Ottawa, 7.— Les Leafs de Toronto et les Sénateurs d’Ottawa se sont rencontrés hier soir en cette ville dans une joute des séries de la Ligue de Hockey Nationale alors que les amateurs locaux avaient, pour la première fois, l'occasion de voir King Clancy sous les couleurs d’un club étranger.Ce* deux équipes se sont livré un véritable duel car après soixante-dix minutes de jeu les deux dubs durent laisser la gtace avec un résultat nul de 2 à 2.Chabot a été blessé vers lia fin de la rencontre alors que Smith tomba sur lui.La partie fut retardée pendant cinq minutes pour donner au gardien de buts de temps de se faire penser.Alignement des équipes: Toronto Ottawa Chabot but Connell Day déf.AJ.Smith Clancy déf.Ar.Smith Blair centre Lamb Bailey avant Finningan Colton avant Kilrea Subst.Toronto: Primeau, Cona-cher, Jackson, Horner, Jenkins, Duncan.Subst.Ottawa: Starr, Gagné, Cox, Touhey, Grosvenor, B our-geauit, Beveridge.Arbitres: Gleghorn et Daigneault.Premiere période 1.Toronto Cotton 9.29 Punition: Day.Deuxième période 2.Ottawa Kiilrea 1.35 3.Ottawa Cox 12.10 4.Toronto Jackson 2.55 Punitions: Cotton, Alex.Smith, Horner, Lamb, Jackson.Troisième période Pas de point.Punitions: Lamb, Cotton.Période supplémentaire Pas de point.Punition: Aucune.Les Bruins l’emportent Chicago sur Boston, 7.— Les Bruins ont remporté une éclatante victoire hier soir sur les Eperviers Noirs de Chicago, car les hommes d’Arthur Ross ont vaincu leurs adversaires par un résultat de 5 à 2.en présence de l’assistance la plus nombreuse de la saison.Depuis Je commencement des séries le club Boston avait subi deux défaites aux mains du Chicago, et hier soir lorsque les Bruins firent leur apparition sur la glace l’on put se rendre compte que les locaux voulaient à tout prix prendre une éclatante revanche et dès le commencement (te la partie les salariés de M.Adams s'affirmèrent supérieurs à leurs adversaires et dans la première période ils réussissaient à compter trois points pendant que les visiteurs étaient tenus en échec.Ce sont Barry ct Owen qui ont fait le jeu pour compter les deux premiers points.Shore s’est mis de la partie pour compter le troisième vers la fin de la première période.Les Chicago ont eu les honneurs dans la deuxième période en comptant l’unique point.Clapper frappa tiottseiig sur une oreille avec son bâton ct décrocha une punition majeure.C'est pondant l’absence de ce joueur que Marsh lança un coup de côté qui déjoua Thompson.Le gardien de buts avait mal jugé le coup qu'il croyait en dehors.La rondelle pénétra juste en dedans du filet.Owen et Wciland firent une course intéressante au commencement de la période finale et portèrent le résultat à 4 à 1.Gottselig compta ensuite mais il était trop tard ct la partie ne pouvait presque plus être gagnée par Jes Eperviers Noirs.Comme ceux-ci pressaient le jeu vers la fin de la rencontre, Barry prit lu rondelle et alla déjouer Gardiner deux secondes avant que la cloche ne vienne annoncer que la jiartie était finie.Alignement des équipes: Boston Thompson Shore Hitchman Wciland Clapper Gainor Chicago Gardiner Wentworth Abel Desjardins Ingram Arbour but défense défense centre avant avant Boston, subs: Barry, Beattie, Oli ver, Harris, Chapman, Galbraith, Owen, Pratt.Chicago, subs: Couture, Ripley, Gottselig, Cook, Somers, March, Dutkowski, Graham, Miller, Arbitres: Ion et Shaver.Première période 1— Boston—Owen.14.10 2— Boston—Barry .14.31 3— Boston—Shore.18.31 Punitions: Ingram, Dutkowski 2, Graham, Oliver., Deuxième période 4— Chicago—March.14.27 Punitions: Pratt, Cottslelg, Clap-, per (majeure) Graham.Troisième période 5— Boston—Wciland.5.42 6— Chicago—Gottselig .15.04 7— Boston—Beattie.19.58 Punitions: Hitchman, Ingram 2, Couture, Shore, Chapman.Lc C.P.N.-D.-V.Vendredi dernier, le Cercle de Notre-Dame des Victoires a vaincu le Bine Star de Maisonneuve par 2 à L Alignement du club: W.Thibeault, R.Lepage, L.Saul-nicr, A.St-Arnault.R.Perreault, F.Trudel, L.Brais, D.Pelletier, A.Leroux et A.Brien, entraîneur.Le club désire rencontrer tout club Junior amateur.Inf.: R.Lepage, gérant, CI 2736-3, Boston gagne à Philadelphie Philadelphie, 7 — Les Tigres de Boston ont réussi à vaincre le Philadelphie par un résultat de 3 à 2, hier soir, dans une joule des séries de la Ligue Canado-Américaine.Tous les points furent enregistrés dans les deux premières périodes et dans la manche finale les vainqueurs profitèrent de leur avantage pour se replier sur la défense et empêcher les locaux d’éviter la défaite.Ligue Laurentienne Résultats des dernières joutes: Côte des Neiges; 0, Saint-Paul de la Croix, 1; Ste-Dorothée, 0.St-Laurent, 3; Cartierville, C.S.C., 3, St-Denis, 0.POSITION DES CLUBS G.P.N.Pts.Saint-Laurent .4 0 t 9 Cartierville.4 1 0 8 Sainte-Dorothée .221 5 Saint-Denis.1 3 1 3 Côte des Neiges.1 3 1 3 St-Paul de la Croix 14 0 2 LES SYNDICATS CATHOLIQUES CORDONNIERS-SYNDIQUES Il y aura mercredi soir, à la salle des syndicats cathodique* no 2-3, Edifice des syndicats catholiques, 1231 Demontigny est, une importante assemblée spéciale des employés de la maison McCaughan pour la considération de certaines difficultés qui se sont présentées.Tous les ouvriers intéressés doivent se faire un devoir d’assister sans faute.11 y aura aussi assemblée des sections des monteurs, des machinistes, des treesers et des travailleurs du cuir à semelle du syndicat catholique des cordonniers a l’Edifice des syndicats catholiques.Tous des membres sont priés d’assister.Par ordre.ASSOCIATION DES PLATRIERS L’Association des plâtriers se réunit ce soir, à la salle des syndicats catholiques no 1, 1231 Demon-tiigny est.Rapport de M.C.Mailhot, agent d’affaires, sur les activités de la semaine, installation des officiers élus à la dernière assemblée.Tous les membres sont priés d’assister.Par ordre.FETE SYNDICALE C’est demain soir, jeudi, qu’a lieu, à la salle principale des syndicats catholiques, 1231 Demontigny est, la réception annuelle du conseil centraj des syndicats catholiques nationaux.Tous 1er officiers, délégués et syndiqués, avec leurs épouses, sont cordialement invités.M.C, Bernier, président du conseil central, souhaitera la bienvenue aux syndiqués.II présentera aussi les bons souhaits traditionnels.M.l’abbé Boileau, aumônier général, ainsi que MLM.les aumôniers des syndicats, assisteront à cette fête de famille et donneront leur bénédiction aux assistants.L’Harmonie syndicale exécutera un job programme musical.Plusieurs artistes sont au programme, entre autres M.et Mme Franco, anciennement de l’Opéra de Gênes et de la Scala de Milan, il y aura aussi service de buffet et de rafraîchissements.Qu'on vienne donc en foule.Vols à main armée Trois jeunes bandits ont commis trois vois à main armée dans des stations rie gazohne lundi soir.Ils se sont servis d'un taxi volé pour accomplir leurs irisles exploits.Us ont commencé par rétablissement de M.Hector Salvas, 5200 boulevard Pie IX, où ils ont pris une somme de t'25.Ils sont allés ensuite vider la caisse à un poste de Vlmperial Oit, angle des boulevards Saint-Laurent et Crémazie.Plus tard, ils opéraient à Verdun, dans une station de la même compagnie, à l’angle des rues Atwater et Joseph.A 12 h.30, la police retrouvai! le taxi abandonné dans une ruelle en arrière de la rue Wellington,, à Verdun.La police du C.N.R.a arrêté trois jeunes gens à Cornwall.Ils avaient voyagé dans un train de fret.Leur signalement ne correspond pas à celui des trois jeunes bandits.L'escadrille italienne arrive au Brésil Natal, Brésil, 7.(S.P.A.) — Dix grands hydravions italiens ont amerri, hier, entre 2 heures 15 et 2 heures 30, (temps de J’cst), dans le port, ici.On a couronné ainsi le plus grand projet d’aviation encore entrepris.Un antre des douze hydravions anrait amerri prés du cap St-Paul, sur la côte du Brésil.Rome a cependant annoncé officiellement que les douze hydravions ont commencé l’envolée, mais que deux d’entre eux durent descendre en mer, près de navires italiens placés île long de la route suivie par l'escadrille, en cas d’accidents.L’envolée de 1,875 milles fut ac-comlplie en 17 h.15 min.Le gouvernement brésilien « reçu officiellement le ministre de l’aviation italienne, le général Halo Balbo.La session au Nouveau-Brunswick Saint-Jean, Nouveau-Brunswick.7 (S.P.C.) — La dixième Législature du Nouveau-Brunswick corn mencera sa première session le 12 février.Le premier ministre J.B.M.Baxter n annoncé la chose.M.Baxter a aussi annoncé la nomination du juge Grimmer et de M.George Stone, de Moncton, comme enquêteurs sur te fonctionnement de ta loi des accidents de travail La navigation CE PROJET EST AJOURNE INDEFINIMENT La Commission du port devra ajourner indéfiniment les répaia-lions qu’elle projetait de faire à ia Pointe du Moulin-à-Vent, parce qua le gouvernement n’autorise pas ce travail.On prévoyait pour cette entreprise, que d’aucuns estiment urgente, une dépense de $1,500,000.Le gouvernement fédéral devait fournir cct argent.Le projet étail amorcé au point que la Commission a en main des soumissions pour la construction de ce quai.On sait que ce projet faisait partie du programme que le président de ia commission, M.J.-H.Rainville, avait dressé pour l’entretien du port et pour coopérer à l’atténuation du chômage cet hiver.La réalisation du projet pouvait assurer du travail à plusieurs centaines d’hommes.La commission voulait effectuer ces réparations cet hiver non seulement pour atténuer le chômage, mais aussi pour ne pas faire obstacle à la navigation dans cette partie du port, l’été prochaiu.A BORD DU MONTCLARE Parmi les passagers qui débarqueront du Montclare à Saint-Jean, à la fin de la semaine, il y a le général F.S.Meighen et M.Heyne, vice-consul de Belgique à Montréal.POUR ALLER A MIAMI Les passagers du service New-York-La Havane de la compagnie Cunard pourront se rendre en avion de La Havane à Miami à des taux modérés, grâce à une entente de la compagnie Cunard avec la Pan-American Airways.Le gérant général du service des passagers de ia ligne Gunard.,.8u Canaria, M.Arthur Randies, vient d’annoncer la chose, NOUVEAU CAPITAINE POUR L'AQUITANIA Le printemps prochain, le grand paquebot Aquitania, de la compagnie Cunard, aura pour commandant le capitaine E.T.Britten, qui est à l’emploi de la compagnie depuis trente ans.Le capitaine Britten succède au commodore sir Ar-Huir Rostron, qui prend sa retraite.MOUVEMENT DES PAQUEBOTS L’“Adriatic", de la compagnie White Star, parti de Liverpool, arrivera à Halifax samedi.Le “Montclare”, du Pacifique Canadien, parti de Liverpool, arrivera à Saint-Jean, samedi.Le “Melita”, du Pacifique Canadien, parti de Saint-Jean, arrivera à Glasgow, dimanche.L”‘Ausonia”, de la compagnie Cunard.parti de Halifax, arrivera à Plymouth lundi.Le “Cedric”, de la compagnie White Star, parti de Halifax, arrivera à Liverpool lundi.Douaniers suspendus EN ATTENDANT7"ÜNE ENQUETE SUR LA CONTREBANDE ET LE TRAFIC DES DROGUES A la suite d’ordres venus du departement des douanes, à Ottawa, quatre officiers ont été suspendus.On s’attend â ce que plusieurs autres suspensions aient lieu d’ici quelques jours alors qu’une enquête sur la contrebande et sur le trafic des drogues sera instituée.Voici les noms des officiers qui ont été suspendus : A.-L.Barlow, Ralph Garceau, Hector Ainey et F.-D.Marette.On n’a pas porté d’accusations précises contre ces officiers mais c’est à la suite d’irrégularités dans l’entrée et la livraison de marchandises que leur suspension est survenue.Comme ces suspensions suivent de ores les procédures intentées contre Charles Fcigenbaum, Louis Miller, Louis Briskin et Joseph La-palme, ce dernier officier des douanes, accusé d’avoir conspiré pour introduire en contrebande des marchandises au Canada, on comprend qu’elles en sont la suite logique.En même temps qu’on poursuit une enquête sur la façon dont les officiers des douanes accomplissent leurs devoirs, la police montée fait une guerre sans merci anx distilleries illicites.Le département de la justice collabore avec le service préventif et le département des douanes.C’est Me J.-A.Mann, c.r., qui est chargé par le département des douanes de prendre des procédures dans les différentes causes.D’ici la fin de la semaine, plusieurs autres arrestations sensationnelles seront opérées parmi ceux qui ont pratiqué la contrebande en ces derniers temps avec la complicité de certains employés du département des douanes.Le feu détruit une salle de pool Le feu a détruit de fond en comble la salle de pool de M.J.-E.(îuiilemette, à Lachine, hier.Les pompier» ont travaillé pendant deux heures pour éteindre Ses flammes mais sans succès.On soupçonne un incendiaire d’avoir fait le coup car les pompiers, en pénétrant dans Ja cave, ont remarqué une forte senteur de gazoline.Il v a une semaine à peine, un individu, dont M.Gui'IJemette a donné une excellente description à la police, avait tenté de mettre le feu au même endroit.PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL “On • souvent besoin d’un plus “ferré” que soi — dirai» Le Fontaine No,*ir*•¦ HArbour 7137 Bélanger & Bélanger Prêts hypothécaires 10 rue Rt-Jaequen est - Montréal T«l.uptown 4815 Professeur' Cour* prtparatolro du proles«eur René Savoie, I.C., I.E.Bachelier «s arts ct science* appliquées Droit, Médecine Pharmad* Art Deu&fcir* Court clamique.commercial, leçons privée» 1448 RUK SHSRBROOKK OUEST Montréal, mercredi LE DEVOIR 7 janvier 1931 M.Taschereau à “ Le premier ministre défie de prouver un seul scandale dans la politique libérale à Québec depuis 33 ans - Des étrennes aux municipalités - Pas de ministère de l’instruction publique — La question du Labrador - Les écoles juives - M.Laferté parle de la colonisation et du rapatriement- M.Codbout attaque un chef cultivateur et demande aux agriculteurs de mettre leur cause au-dessus de la politique (De notre envoyé spécial) Drummondvillc, 7 — La deuxieme assemblée préliminaire aux élections provinciales prochaines s’est tenue à DrununondviUe lundi soir, veille de lu fête des Rois.Mais et n’est pas la dernière assemblée du genre qui aura lieu dans les Cantons de l’Est, il y en aura une autre à Sherbrooke dans quelques semaines et une quatrième, réservée à la population anglaise, dans les mêmes jours.L’assemblée de lundi soir a eu lieu au théâtre Rialto, sous la présidence de M.Walter-A.Moisan.maire de la place.A l’arrivée du train de Montréal vers 7 heures p.m.une foule considérable s’étud rendue à la station saluer le premier ministre, M.Taschereau, et ses collègues, et elle l’escorta jusqu’au Manoir Drummond, où le groupe se retira et y passa ensuite la nuit.A la fin de Rassemblée il y eut réception chez le maire Mci-san.Nos adversaires, M.lloude en tête, dit M.Taschereau au début d:; son discours qui a duré plus d’une heure, étaient venus vous voir au commencement du mois des Morts, et vous avaient prêché une politique pessimiste.Nous avons choisi, nous, le temps des Fêtes et nous allons vous exposer notre politique passée et future, répondre aux reproches de nos adversaires et vous y trouverez des raisons d’espérer un bel avenir.Aux trois demandes faites par le maire Moisan, M.Taschereau n'acquiesce apparemment qu’à une seu le.U a promis le ‘‘rayon de soleil” devenu nécessaire pour les orphelins.Nos orphelins sont logés très à l’étroit, avait dit M.Moisan, et il faudrait un autre local plus vaste et plus moderne.Au sujet de 11 construction d’une route avec pavage permanent entre Saint-Hva-cinthe et DrummondvUle promise par M.Perron il y a deux ans.ni M.Taschereau ni M.Perrault, ministre de la voirie, ni M.Laferté n’ont dit mot.Quant à la demandc de la cunstructiou d’un palais de Justice avec hôtel de ville combiné, M.Taschereau s'en est tiré en disant en souriant que s’ils construisaient un tel édifice, ils y enfermeraient M.Moisan.M.Taschereau a annoncé que 'c.-trennes du Jour de l’an 1932 sciaient la remise aux municipalités de l’intérêt de 1 % qu'elles doivent encore payer sur les sommes reçues il y a quelques années pom la construction des routes.Il a trai té de la législation ouvrière, répétant son discours de Granby à cj sujet, de la législation agricole, de l’instruction publique, et, incidemment, des écoles juives, de la question du Labrador, et il a répondu à d'autres reproches de l’opposition.Il a notamment declare qu’il fallait la vertu farouche de M.Hou-de pour voir dans la loi des écoles juives un pas vers un ministère de l’Instruction publique.11 a déclaré que le parti conservateur fuit grande pitié avec des chefs comme MM.Monde, Brav et Savignac qui sont trois transfuges libéraux.Mais si les conservateurs en sont satisfaits, tant mieux pour nous, dit-il.On remarquait à ses côtés sur ta scène du théâtre, M.le maire Moisan, MM.Hector Laferlé, député de Drummond et ministre de la colonisation et des pêcheries; J.-E.Per rault, ministre de lu voirie et des mines; J.-Adélard Godbout.ministre de l’agriculture; MM.J.-A.Savoie, député de Nicolet; J.Rhéau-me.député de Saint-Jean-lberville.Ernest Poulin, député de Mercier; W.Girouard, député de Drummond-ville-Arthabaska à Ottawa; John Squires, fils du premier ministre Richard Squires de Terre-Neuve en visite chez M.Moisan; Alfred Le-gault, Jules Desmarais, .1.Corbin, organisateurs libéraux, et A.Rajot-te, L.-C.Charpentier et autres.Des charrues avaient déblayé les routes qui conduisent de Si-Hyacinthe, de Victoriaville cl de Shci-brooke vers DrummondvUle dan» l’après-midi précédant l'assemblée et cinq salles dans lesquelles on avait installé des haut-parleurs les discours étant irradiés par le poste CKAC — étaient remplies de gens de Druminondville et des alentours.Au cours de son discours M.Godbout s’est attaqué à M.Laurent Barré, sans le nommer toutefois, le qualifiant de "braillard québécois qui n’est pas capable de se mettre à la culture organisée de sa ferme”.Il a approuvé hautement le traité néo-zélandais du régime King au sujet du beurre et a déclaré que c’est là l’un des meilleurs arrangements commerciaux que le Canada ait conclus.Voici, dans l’ordre où ils furent prononcés, les discours substantiel* lenient résumés: M.MOISAN M.Walter A.Moisan, maire de Drummondville depuis plusieurs années, préside l’assemblée et souhaite la bienvenue au premier ministre ainsi qu’à tous, en même temps qu’il exprime ses souhaits de bonne année.11 souhaite principalement que le premier ministre, hôtel de ville combiné, mais nous n'avons pas encore pu l’obtenir, plus, lors de l’Inauguration du Manoir Drummond par M.J.-L.Perron, on nous avait promis le pavage permanent de la route allant de DrummondvUle à St-Hyacinthe dans le cours de trois années.Voilà déjà deux années que cette promesse nous a été faite, et nous espérons bien que pas plus tard que le printemps prochain, les travaux commenceront.En troisième lieu, M.Moisan a fait observer au premier ministre que les orphelins laient logés à l’étroit et il invita le premier ministre à aller visiter le lendemain avant-midi l’orphelinat local.M.Moisan rappelle ensuite que M.Houde, chef de l’opposition, ou, selon ses propres termes, chef du "parti des pouleuvres” et des menées souterraines, plein de mots mais vide d'idées, est venu parler à Drummondville il y a deux mois, mais que le résultat de sa visite et de son assemblée fut tout autre que celui que l’on avait espéré.Le tout a tourné au bénéfice du parti libéra! et non du parti conservateur.II invite à lutter chaudement et annonce qu’aux prochaines élections on brisera le ’‘squelette craquant” du parti conservateur.Le Dr RAjOTTE 11 fait de longues considérations sur la politique de M.Taschereau et parle aussi de M.Arthur Sauvé, de ses fromages et de son fauteuil ministériel.Il met en garde contre M.Houde dont le fanatisme antisocial empoisonne la jeunesse.M.CIROUARD A Hire de député de Prummond-ville-Arthubaska à Ottawa, M.Gi-rouard exprime ses voeux de bonne année à tous.Il souhaite la prospérité.Mais celle que l'on vous a promise, où est-elle, deman-de-t-il?Les promesses que l’on vous avait faites aux dernières é-lections générales sont encore à l’état de promesses.Leur seul effet a élé de susciter de vains espoirs et de réels mécontentements.11 ajoute que le plus beau titre de gloire de M.Taschereau sera d’avoir maintenu à Québec son premier rang parmi les provinces de la Confédération.Nous devons a-voir.dit-il, de la reconnaissance et de l’admiration pour des hommes tels que M.Taschereau et scs collègues et nous devons leur donner notre appui.M.LAFERTE Le ministre de la Colonisation et des Pêcheries souhaite la bienvenue au premier ministre dans son comté.L’histoire impartiale dira, répète-t-il, que M.Taschereau aura été le plus grand premier ministre que la province de Québec ait jamais eu depuis la Confédération.Il remercie toute la population de la réception cordiale et enthousiaste faite à son chef vénéré et distingué, C’est bien dans les moeurs de mon comté natal, ajoute-t-il, de recevoir ainsi les autorités de noire province et la réception de ce soir surpasse toutes les autres antérieures.Il souhaite aux "braves colons et aux braves pêcheurs” de jouir d’une prospérité inconnue jusqu’iri.Il fait observer que "La Terre de Chez Nous” a vanté le programme agricole de feu M.Perron le 10 décembre dernier, et qu’avec un tel témoignage le gouvernement pouvait passer la tête haute et baser sur ce programme une politique agricole qui aurait nécessairement un grand succès.* L’opposition est venue tenir une assemblée à Drummondville R y a quelque temns, dit-il.mais on a répété les mêmes “rengaines".Parmi les orateurs de cette journée-là, se trouvait M.Fisher, frais émoulu des urnes électorales de Huntingdon.Je l’invite à venir porter la parole de nouveau dans mon comté aux prochaines élections, dit-il, mais je suis sûr qu’il ne viendra pas parce qu’il aura assez de fil à retordre dans son propre comté.M.Laferté répond alors aux accusations portées contre son ministère par les conservateurs.Il cite Leroy-Beaulieu sur l'importance primordiale de la colonisation et ajoute que la vie rurale de notre province telle qu’organisée est ce qu'il y a de plus sain au point de vue moral.Il déclare que dans six mois en 1929, 131 famillss.soit 728 personnes, étaient rentrées des Etats-Unis au Canada grâce à la politique de rapatriement inaugurée par le gouvernement libéral, et que dans un seul mois en 1930, 151 familles sont revenues au Canada.Ces dernières familles auraient investi dans la province un capital de plus de $300,000.Au cours de la dernière année un total de 350 familles sont rentrées au pays et ont investi plus d'un million de dollars.Voilà de beaux résultats, dit-il.de notre politique de rapatriement.Non seulement les Canadiens ne s'en vont plus aux Etats-Unis mais ils en reviennent.M.Laferté parle ensuite de eolo-nisation et rite le eas de quatre i-aivimrm que ie premier minisire, _____ M.Taschereau, reste longtemps à la i,.,,/i,C,2.Up fu' -^on « un • *>r5lr’,*a|1 direction de celte province M.,d“",*A"î“"che *’ ,mm qin »,rèr,pi-»r„!.i__ ._______________k_______ >a les événements pour se marier en même temps que les aulrcs, à Saint-Elzéar, et qui furent le noyau Moisan salue les autres ministres présents cl souligne les progrès de sa petite ville au cours des dix dernières années.Les industries se sont multipliées, dit-il, d’une façon d une nouvelle paroisse.M.Laferté ajoute qu’il était en charge de l’organisation libérale étonnante.La population est pas- lôrV de réleei«.m u noera.e de 3.000 i, 11.000.Moi.dtil.qSffïKTÏSÏS nos besoins augmentent aussi v- * *.«.c '* «ut a meme Notre ville est comme un jeune homme serré dans son habit.Depuis une quinzaine d’années nous demandons un palais de justice avec de connaître tes lactiques “bondis tes en matière d’élections.Il met les électeurs en garde contre ers tactiques et invite la population à sc tenir prêle à combultrc lorsque le tocsin de la bataille électorale sonnera.M.TASCHEREAU Des voix timides chantent et épè-lent le nom du premier ministre.Une fillette, une orpheline, s’avance alors accompagnée de deux petits pages, récite une adresse et offre des fleurs à M.Taschereau.Celui-ci lui fait une caresse et remercie.Il se reporte à 23 ans en arrière alors qu’il vint pour la première fois à Drummondville, rappelle le souvenir de M.Allard, du père de M.Hector Laferté et dit un bon mot à l’adresse de M.Laferté, fils,"l’idole du comté”.Faisant allusion à l’offrande de fleurs, il fait remarquer que la fillette est une demoiselle Houle et non Houde.On rit dans l’auditoire.Nous irons demain, dit-il, voir ces petits orphelins et nous leur donnerons le rayon de soleil dont ils ont besoin.Nous le leur donnerons, répète-t-il.Vous vous demandez peut-être, reprend-il, pourquoi nous venons devant vous en pleine session.Noire adversaire avait choisi le Jour des Morts, nous avons choisi le temps des fêtes, pour vous visiter.Dieu me garde de faire une campagne d’injures comme a fait mon adversaire, M.Houde, lorsqu’il est venu ici.Le parti libéral a autre chose à dire, et le parti conservateur d’autrefois s’est bien appauvri en accueillant dans ses rangs trois transfuges libéraux comme MM.Houde, Bray et Savignac.S'il est satisfait d’être dirigé par des hommes que nous n’avons pas voulu garder, tant mieux pour nous.Défi M, Taschereau annonce ici qu’il va parler de l’administration passée, des projets futurs et qu’il répondra aux reproches lancés par les adversaires.Tout d’abord, dit-il, voilà 33 ans que les libéraux sont au pouvoir et je défie nos adversaires de trouver une seule lâche sur le froni d’un seul ministre pendant toute cette période.M.Taschereau devient plus agressif que jamais et ajoute: "Cherchez ailleurs si l’on en peut dire autant.Après 33 années, nous revenons Je front haut devant vous, et qous pouvons vous assurisr qu'il n’y a pas eu de scandale dans notre politique depuis 33 années.S’il y en avait eu, nos adversaires, qui se donnent tant de peine pour trouver sujet à nous condamner, les auraient découverts depuis longtemps.M.Taschereau s’attache à parler de la législation ouvrière et répète ce qu’il a dit à ce sujet à Granby deux semaines plus tôl.Elisez-nous un bon ouvrier, dit-iJ, aux élections prochaines, et nous le ferons ministre.Le premier ministre passe vite Sur le sujet de l'agriculture, laissant cette question a M.Godbout.Il montre que les cultivateurs ont été soulagés de fortes taxes par la politique de voirie du gouvernement, et il annonce que le 1er janvier 1932, le gouvernement accor dera comme étrennes la remise de l’intérêt de 1 p.c.sur l’argent avancé par la province aux municipalités pour la construction des routes.Il rappelle que les chiffres ont été renversés dans les revenus de la province depuis 10 ans.En 1920, dit-il, les revenus ctrient de $14,-000,000.Aujourd'hui ils sont de $41,000,000.Au sujet de l’Instruction Publi-ue, M.Taschereau rappelle que les coles dont le coût de construction ne dépasse pas $1200 sont "enliè-rcment" payées par le gouvernement et que celle dont le coût al-tejnt $2500.sont payées jusqu'à concurrence de la somme représentant les deux tiers.M.Taschereau déclare ensuite que le gouvernement songe sérieusement à inaugurer des hôpitaux pour les vieux et vieilles où ceux-ci iraient finir ensemble leurs jours.C’est une oeuvre nouvelle, mais éminemment humanitaire et québécoise.La 'politique du placement familial des orphelins dans des familles de la campagne a eu un beau succès jusqu'à maintenant, et nous allons l'encourager encore davantage.Les écoles juives Je suis sûr, rontinue M.Taschereau, que M.Houde ne vous a pas parlé de cela lors de sa visite du mois des Morts.M.Houde, ignorant toutes les belles oeuvres humanitaires que nous avons faites, a dit: “Vous êtes de mauvais chrétiens.vous avez donné des écoles aux Juifs à Montréal".Voici la question scolaire juive en quelques mots.Protestants et catholiques ne peuvent être forcés de recevoir les enfants juifs dans leurs écoles et le Conseil Privé s’est prononcé à ee sujet.Nous avions 12,000 enfants juifs sur les bras, il fallait bien les caser.Ce sont des Canadiens et nous leur avons donné le droit de se créer des éroles mais dans un an seulement, afin de leur nermettre de conclure une entente si possible avec les protestants.M.Houde, défenseur du christianisme intégral, nous a dit: Mauvais chrétiens.L’.tcf/on Catholique, organe de Son Eminence le cardinal Rouleau, a dit en avril que la nouvelle loi confirmait le principe du droit des parents à l’éducation de leurs enfants.Sans doute, dit-il.l’Acffo/t Catholique n’a pas toutes les vertus de M.Houde.A l'heure actuelle, Juifs et Protestants se sont entendus et les enfants juifs continueront à fréquenter les écoles protestantes.La loi d’avril dernier sera rappelée au cours de la session.Nous avons agi dans toute cette affaire dans, l'Intérêt de lu paix à Montréal.H fallait avoir la vertu farouche de M.Houde pour voir dans celte mesure, un pas vers le ministère de l'Instruction Publique.C’est une chose bien arrêtée de la pari du gouvernement libéral de n’avoir pas de ministère do l’Instruction Publique.Nous sommes satisfaits du Conseil de l'Instruction Publique et tant que nous siégerons à Québec -et je crois que nous allons siéger; un bon bout de temps — nous con- j serverons le Conseil tel quel.Le Labrador M.Houde a dit: Nous avons perdu le Labrador par votre faute.Vous avez mal plaidé la cause devant le Conseil Privé.Voici les Chez DUPUIS Rues Ste-Catherine — St-André - Demontigny — St-Christophe - Plateau 5151 Peur ecayer le manteau «Thiver La robe de teinte vive établira un heureux contraste qui vous fera apprécier les derniers jours de l'hiver.Il vient un temps, durant janvier, où l’on se fatigue de son trousseau d’hiver, si élégant soit-il.Les robes noires semblent plus monotones, la toilette brune perd de son charme.Jusqu’ici vous vous êtes exclusivement vêtue de robes noires ou d’un brun foncé.Vous vous féliciterez d’être devenue légèrement audacieuse en choisissant une robe d’un beau rouge écarlate, en crêpe mat.Votre chapeau, vos gants et souliers noirs compléteront l’ensemble.Si votre manteau est brun, une robe verte pourra appareiller l’ensemble.% Peut-être êtes-vous une de celles qui aiment à devancer la mode de la saison prochaine.Alors choisissez une robe de soie imprimée.nous en verrons de très jolies ce printemps.Toutes les tailles.14.95 DUPUIS FRERES—au deuxième ^untals^i'ëres m jwwzzaixm \ ¦' J.-N.DUPUIS, prés, honoraire ALBERT DUPUIS, président A.-J.DUOAL, v.-p.at dir -gêr ARMAND DUPUIS, sao -trêa.faits: On a offert le Labrador à la province pour $54,000,000.Il aurait fallu à la province doubler sa dette pour rgrqtiérir.Imaginez les lamentations des houdistes si l’achat avait eu lieu.Par ailleurs Québec ne peut acheter le Labrador, le Canada seul le peut.Lê Conseil Privé a décidé contre nous.Je ne sais si M.Houde vieillit, mais la mémoire lui manque.L’avocat au dossier dans cette affaire était un ministre du gouvernement bleu d'Ottawa qui a précédé celui de M.King, M.Doherty.Je rends hommage «u travail de M.Doherty en cette cause, mais il reste que, en vertu d’une décision de deux à trois, le Labrador appartient aujourd’hui à Terre-Neuve.Les ressources naturelles On nous reproche aussi d’avoir vendu les ressources naturelles aux Américains.Je me demande où nous en serions si nous n’avions pas eu de capitail américain pour exploiter une partie de nos ressources naturelles.Drummond ville, qui est une véritable ruche d’abeilles, serait-elle d’une population aussi grande?Si jamais M.Houde vient au pouvoir — Dieu vous en préserve — ce sera sa politique sans doute de dire aux Américains: Restez chez vous.h'International Paper and Power emploie, à elle seule, 12,000 hommes cet hiver dans les bois.M.Houde voudrait que ces hommes fussent des chômeurs.Je suis dans la politique depuis plus de 30 années, et je n’en re-grelte pas une seule.J’ai rencontré des amitiés sincères et une syinpc«hie cordiale dans la population de la province.Les adversaires disent que 30 années de régime libéral.c’est trop.J'aime hneux un vieux gouvernement qu’une vieille opposition, chacun son goût.Si nous avons bien agi, il n’y a pas de raison de nous déplacer.Si nous avons mal agi, renvoyez-nous.Mais si nous avons mérité quelque chose de la province, n’allez pas nous remipilacer >ans y penser sérieusement.Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes à notre province et nous souhaitons pour elle qu'elle demeure au premier rang des provinces du Canada.M.PERRAULT Le minisire de la Voirie et des Mines fait l’éloge de M.Taschereau et affirme qu’il n’y a lias eu de décade oins fécondé pour la pro.vincc de Québec que celle qui vient de s'écouler sous il’administration do M.Taschereau, M.Perrault se fâche ensuite cl s'élève contre le régime de gaspillage des conservateurs.régime qui nous a tenus, dit-il, à la queue des provinces du Canada.Qu'ont fait les conservateurs en agriculture?dit-il.Eu législation ouvrière?lUen.M.Perrault compare alors les montant dépensés pour l'instruction publique, la colonisation, la voirie, les revenus des mines, des pouvoirs d'eau, à la fin du dernier régime conservateur, et tente de montrer qu’ils manquaient de nrévoyance et de flair administratif.H déclare entre autre choses que les municipalités conserveront une somme de près de $15,000,000 en cessant de payer intérêt .sur les sommes avancées pur le goùVerncment nour la construction des routes et que Dnmi-mnndviWc uardera ainsi dans ses coffres la belle somme de $179,000.M.CODBOUT Le nouveau ministre de TAgrt-culture se présente à son auditoire.Il fait observer que ses devanciers furent des géants dans le domaine agricole ci avoue qu’il éprou- ve de sérieuses ciaintes de ne po-voir remplacer M.Caron, le père de l'agriculture dans Québec, et M.Perron, l’auteur d un progarmme agricole remarquable.ün a jete beaucoup de boue à M.Perron parce qu'il était grand, dit-Jtl, mais ceux qui ont Je coeur à la bonne place sauront l’apprécier et lui accorder toute l’estime qu’il mérite.Mes titres au ministère de l’Agriculture, dit-il, sont l’amour de la terre et l’expérience de la chose agricole.M.Godbout s’élève ici contre,>1.Laurent Barré qu'il ne nommé pas mais à qui il fait allusion d’une façon lres claire, et Je qualifie de “braillard québécois qui n’est pas capable de se mettre à la culture organisée de sa ferme et qui prétend être un ami de la classe agricole et un réformateur”.Je viens vous supplier, dit-il, de mettre de côté la politique, qu’elle soit bleue ou rouge, quanu vous délibérez sur des questions agricoles.L’union et la coopération entre les cultivaluers s’imposent et sera la garantie de votre succès.Nous ne voulons pas que tout soit chatnibardé.L’oeuvre de mes prédécesseurs est l’oeuvre du gouvernement libéral.Donc, le programme de mes prédécesseurs sera aussi mon programme.Nous le changerons un peu, nous ajouterons ou retrancherons selon les besoins des cultivateurs.Vers quoi orienter l’agriculture?, Vers la bonne organisation de ia i ferme, la tenue convenable des animaux et la vente des produits agricoles.M.GcHÎùout pairie de ces trots points et déclare en passant que le traité du beurre avec la Nouvelle-Zélande est l’un des meilleurs arrangements commerciaux que le Gamma ait conclus, parce qu’il permettait au Canada de vendre pour $94,000,000 en 0 ans et de n’acheter que pour la valeur de $46,000,-000.On dit que c’est long 33 ans de pouvoir, dit-il en terminant, mais c’est la preuve delà valeur d’un gouvernement et le gouvernement libéral est stable et demeurera longtemps encore en charge de la province.Le DoOC partira le 20 janvier Berlin.7 (S.P.A.) — Les usines Dernier ont annonce que le DO-a commencera, le 20 janvier, sa grande envolée vers l’Amérique.On a presque complètement terminé les réparations à l’aile endommagée par le feu.il y a un mois.L'équipage est parti de Berlin pour Lisbonne, lundi soir, pour prendre charge de l'hydravion.Les chômeurs en Grande-Bretagne Londres, 7 (S.P.A.) — D’après un communiqué officiel le 29 décembre le nombre des chômeurs m Grande-Bretagne s'élevait k ' 643,-127 et ce chiffre, qui ne comprenait pas les grévistes du pays de Gai les, est le plus élevé qu’on ait enregistré jusqu'à présent.H faut remonter nu 3 juin 1921 pour trouver le *otnl de chômeurs le plus considérable après^ cclui-jà.Chez les libéraux de Toronto Toronto, 7 (S.P.C.) —A une réunion publique que tiendra jeudi soir 1 association libérale du quartier No 3, on proposera la formation d’une association libérale pour la ville de Toronto.La tempête de neige ROUTES, RUES ET TROTTOIRS BLOQUES —MANNE POUR LES SANS-TRAVAIL — ACCIDENTS ET DOMMAGES La tempête qui faisait rage depuis lundi soir, vers dix heures, est terminée.Ce ne serait plus qu’un mauvais souvenir sans la neige qui reste dans les rues et sur les trottoirs comme une preuve indéniable du passage de la tempête.Et quelle tempête! Il fallait voir les infortunés piétons lutter contre le vent et la neige sur des trottoirs combles pour se rendre à la messe hier matin! 11 fallait voir également les'automobiles s’enliser sans espoir dans des bancs de ne.i-ge de plusieurs pieds d’épaisseur.Piétons et automobiles luttaient contre la neige dans un commun effort pour se tirer d’affaire.Celait un sauve-qui-peut devant l’envahissement de la poudrerie blanche qui envahissait tout, recouvrait lout, s’introduisait partout.Sur le seuil des portes, des bancs de neige.Dans les escaliers pourtant pas commodes, des bancs de neige.Sur les trottoirs, dans les ruelles, aux intersections des rues, même dans les carreaux des fenêtres, de la neige, encore de la neige.Il y avait si longtemps aussi que les sans-travail souhaitaient d’eu avoir 1 On aurait dit que la tempête d’hier voulait combler d’un seul coup tous les souhaits accumulés depuis plus d’un mois.Il n’y a pas eu que les souhaits des •ans-travail de comblés: les rues aussi.Dès minuit dans la nuit du 5 au 6, des équipes de travailleurs engagés qui par la ville, qui par la compagnie des tramways ou par les Chemins de fer, se sont mises à l’oeuvre.L’outillage attendait tout prêt depuis longtemps.Ce n’était pas tâche facile quo d’enlever cette neige.Poussée par le vent, elle revenait plus vite encore qu’on ne l’enlevait.C’est ce qui a causé le plus de difficultés.Maintenant que la tempête est finie, ce sera chose plus facile que de nettoyer les rues.Cette tempête au cours de laquelle 10.2 pouces de neige sont tombés va coûter à la ville la jolie somme de $150,000.On estime généralement à $10,000 le pouce le coût de l’enlèvement de la neige.On a porté ce chiffre à $15.000 à cause du vent qui l’a amoncelée à des hauteurs île plusieurs pieds, ce qui complique de beaucoup les choses.Toutes les roules en dehors de la ville ont été bloquées, va sans dire.Et ce n’est pas la faute au ministre de la voirie qui n’v pouvait rien.Celte année-ci, il était lout prêt mais la tempête a fait preuve d'une violence si soudaine qu’il n’v avait pas d’outillage, pas d’équipes d hommes, pas de moyens en somme de nettoyer les roules et surtout de les garder nettoyées.Lt vent remplissait les chemins à mesure qu’on les ouvrait.Ce sera une question d’heures pour les excellentes machines du département de la voirie provinciale que d’ouvrir les routes principales.ainsi que promis depuis longtemps.11 n’y a eu qu’un accident entraînant mort d’homme au cours fie la tempête d'hier.Une dame âgée, Mme L.Wolginsingher, 2362 rue St-Jacqucs, s’est fait frapper par un camion en traversant J» rue.Elle aurait été aveuglée par la neige et le chauffeur ne l’aurait pas vue assez tôt pour arrêter.Les dommages matériels causes par le vent et la neige sont bien minimes.Les compagnies de téléphone et de télégrapne n’ont rien signalé de particulier.Elles ne craignent qu’une chose: c’est ia pluie qui chargerait les fils de glaçons trop lourds.Pour le moment present, elles peuvent être en sûrete Les compagnies de Chemins de fer, le C.P.H.et le C.N.R., n’ont pas été prises à l’improviste.Dès le commencement de la tempête, elles avaient mis des chasse-neige au travail de sorte que les trains sont entrés en gare à temns.1) n’y a eu que des retards insignifiants dans quelques cas isolés.Les coureurs en raquettes, désirant s’entraîner pour le prochain grand marathon de Québec à Montreal, cnerciiaiein ne hcikc.n’en chercheront plus.Les skieurs se plaignaient que les chutes étaient plus dangereuses et plus douloureuses, vu que la neige était rare.Ils pourront tomber tant qu'ils voudront: ils ne .ye feront plus mal du tout.Sept mille hommes manient de'/ pelles, des grattes et tous autres instruments propres à l’enlè.vemcr.t de la neige depuis hier.(2e matin, aux principales intersections, les équipes s’organisaient encore pour commencer le travail sur les rues secondaires nécessairement négligées au profit des grandes artère».La neige, qui a tout comblé, aura eu ce résultat bienfaisant de vider les refuges.¦ ¦___ Feu M.F.-X.de Grandpré M.F.-X.
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