Le devoir, 10 mai 1912, vendredi 10 mai 1912
TROISIEME ANNEE-No.110 MONTREAL.VENDREDI 10 MAI, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.83 00 ÜNION POSTALE S^OO Edition Hebdomadaire : CANADA.81-00 ETATS-UNIS •••• 30 tTNION POSTALE $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration 1 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION : Mua 7461 REDACTION: Mua 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS 1 SALAIRES ET PENSIONS BILLET DU SOIR Parlons encore d’elle ! Le Herald appuie énergiquement la candidature de M.Godfrey Langlois.Il oublie les commentaires pleins d’amertume dont il signala jadis la volte-face de M.Langlois sur la question des trusts; il oublie l’abomi-nalile projet de loi qu'il combattit avec tant de vigueur et dont le député de Saint-Louis s’était fait le parrain; il oublie que M.Langlois s’est employé, comme M.Gouin, à exempter de l’application de la loi du referendum la compagnie du Tramway; il oublie que M.Langlois a voté contre la clause qui eût empêché la capitalisation, des franchises de la compagnie, capitalisation dénoncée avec grande énergie par le Herald lui-même.Tout cela, au fond c’est son affaire, mais nous ne voyons pas pourquoi le Herald éprouve, en prenant cette attitude qui contredit singulièrement son passé, le besoin d’insinuer que nous sommes indifférents au progrès de l’éducation dans la province et que nous n’avons jamais songé, avant ia campagne électorale, à nousi plaindre de la situation faite aux instituteurs et institutrices.Si le Herald voulait simplement feuilleter la collection du Devoir, il constaterait que, depuis la fondation du journal, nous avons à maintes reprises demandé aux commissions scolaires d’élever le traitement des instituteurs et institutrices, et que nous avons mené toute une campagne pour faire obtenir aux maîtres qui ont longtemps servi la cause de l’enseignement populaire, une pension convenable.Dès 1910 nous écrivions : “A l'heure où ion se plait à réclamer pour les institutrices d’au-“ jourd’hui un traitement plus équitable, où ion flétrit la parcimo-“ nie dont les municipalités scolaires ont trop souvent fait preuve “ envers nos petites maîtresses d’école, ne convient-il pas que le “ gouvernement songe un peu plus aux victimes de cette parcimonie “ et leur assure au moins de quoi ne pas crever de faim?“Et il faut se hâter, car les pensionnaires sont loin d'être jeunes; “ et c’est un cri d’une poignante éloquence qu’adressait récemment “ l’une de ces vieilles institutrices à quelqu’un qui s’intéresse pas-“ sionnément à leur cause: “Hâtez-vous, hâtez-vous, si vous voulez “ nous rendre service avant notre morL” Quelques jours plus tard, nous écrivions encore: “Ce que nous réclamons tout d’abord, c’est la fixation d’un mi-.“ ni muni de traitement qui empêche de crever de faim les malheu- “reuses qui nous ont appris à lire.“Peut-être faudra-t-il plus tard refondre toute la loi, mais le “ certain, c’est que la province de Québec n’a pas le droit, lors-“ qu’elle se vante de sa richesse, de laisser dans la misère noire les “ plus méritantes de ses enfants, celles qui lui ont donné sans comp-“ ter leurs forces et leur dévouement.“Et nous réclamerons justice tant que le pouvoir public n’aura u pas accompli cet acte de simple humanité.” Nous n’avons pas changé d’avis et nous continuerons de réclamer justice pour les institutrices en retraite comme pour celles qui travaillent actuellement dans nos écoles.Nous nous refusons à admettre qu’il y ait un lien nécessaire entre la modicité du traitement et l’efficacité des services; nous savons que certains instituteurs fort mal payés donnent un enseignement de réelle valeur, mais nous avons dit et nous le répétons—que les municipalités scolaires n’ont pas le droit de continuer à maintenir un certain nombre des traitements actuels.Nous disons pareillement que le gouvernement, quelles que soient les méthodes qu’il emploie pour régler l’échelle des pensions, devrait assurer un minimum d’indemnité aux vieilles institutrices qui ont épuisé leur vie au service de l’enfance.C’est à lui, c’est à la province qu’il appartient de réparer les injustices dont elles ont pu être victimes de la part de commissions scolaires trop égoïstes.Cette attitude n’a rien à voir avec la campagne électorale; elle lui est d- beaucoup antérieure.Nous la maintiendrons au lendemain du scrutin, quelle que soit l’issue de la bataille.Orner HEROUX.L’HABILETE DE M.GOUIN Habile, M.Gouin! Certes oui.D’une habileté si consommée que ses victimes la qualifient parfois autrement.Jamais cette habileté ne sc manifesta si bien peut-être que dans la loi sur les accidents du travail.A première vue, ce statut a l’air d’un acte de justice généreuse.Deux à trois cents piastres de rente par année pour un homme frappé d’incapacité, permanente, n’est-ce pas beau?Ce serait très beau, si c’était vrai; mais cela n’est pas vrai.Comment, pas vrai?La loi le dit en toutes lettres.Oui, mais elle dit autre chose aussi.Vous allez voir.TfJute l’habileté de M.Gouin se révèle dans cette loi.• • • La loi dit, article 2: “Dans 1rs cas prévus par l’article 1 de la présente loi, la victime a droit: “a Pour l’incapacité absolue et permanente, à une rente égale à cinquante pour cent de son salaire annuel, à compter du jour de l'accident ou de celui où.soit par raccord des parties, soit par le jugement définitif, il est constaté que l’incapacilé présente le caractère de la permanence;” Ainsi, vin ouvrier de 25 ans gagnant deux piastres par jour, 8600 par année, perd deux bras, deux jambes ou la vue.Le voilà incapable de travailler pour le reste de ses jours.Le malheur de la famille est tempéré par la perspective de la rente annuelle de 8300 qui paiera au moins l’essentiel de l’existence.Le patron admet l’incapacité permanente et consent à payer.— Que préférez-vous, demande-t-il à la victime: votre capital ou une rente?— Une rente, répond la victime ou sa famille: une rente, c’est plus sûr que le capital.• • • Alors, la loi dit, article 9: “Dès que la permanence de l'incapacité au travail est constatée, ou, en cas de mort de la victime, dans le mois de l’accord entre le chef d’entreprise et 1rs intéressés, et, a défaut d’accord, dans le mois du jugement définitif qui le condamne, le chef de l’entreprise doit payer suivant le cas, au choix de la victime on de ses représentants, le montant de l’indemnité à la victime ou ù ses représentants, ou le eapHal des rentes d une compagnie d’assurance agréée à cette fin par arrêté du lieutenant-gouverneur en conseil.” La victime ayant choisi la rente, le patron est donc obligé d’en payer le capital à une compagnie d’assurance.Les deux parties se pendent au bureau de la compagnie d’assurance.L'agent.— Messieurs?Le patron.— Je viens déposer le capital des rentes auxquelles cette victime du travail a droit.L'agent (s’adressant à la victime) — La loi vous accorde combien?La victime.— Trois cents piastres par année.L'agent.— Et vous avez quel âge?La victime.— Vingt-six ans, monsieur.L'agent.— Bien (consultant son tableau d’annuités, puis s’adressant au patron) — Le capital d’une rente de trois cents piastres pour cet âge, est de six mille quarante-deux piastres.Le patron.— Je le crois bien, mais je ne puis pas vous donner plus que deux mille piastres.Là victime.— Mais j’ai droit à trois cents piastres.Le patron.—- La loi me défend de donner plus que $2,000.L’agent, le patron, la victime lisent ensemble le paragraphe c de l’article 2 qui dit: “Le capital des rentes ne doit cependant, dans aucun cas, sauf celui mentionné à l’article 5 (qui est le cas de négligence impardonnable du patron) excéder deux mille piastres.” Le patron.— Que voulez-vous que j’y fasse, mon pauvre ami?La victime.— C’est encore l’ouvrier qui perd.L’agent.— Quant à nous, impossible de faire plus.• • • Et voilà l’ouvrier qui commence à comprendre l’habileté de M.Gouin.Dans le même article de la loi M.Gouin a mis l’espoir sous forme d’une rente égale à la moitié du salaire de l’ouvrier, et la déception en décrétant que le capital de cette rente ne dépassera jamais, sauf le ras de négligence impardonnable, la somme de deux mille piastres.Car, que la victime accepte deux mille piastres comptant ou le dépût de cette somme entre les mains d’une compagnie d’assurance, le résultat en intérêt reste le même: une rente de cent piastres par année à peu près.• • • C’est ce texte à double effet, ce mensonge, que M.Tellier voulait empêcher lorsqu’il proposait de retrancher le paragraphe fixant à $2.000 le capital des rentes.Malheureusement, tous les députés ministériels votèrent contre la proposition de M.Tellier et la loi resta telle que la voulait l’habileté de M.Gouin: hypocrite et menteuse, décevante pour la victime à l’heure même où elle a le plus besoin d’encouragement.tfiAN DUMONT.“La prison de Bordeaux trop grande! C’est avec des sottises pareilles que les bleus s'imaginent gagner des élections, braillait le Canada ce matin, et il ajoutait aimablement: “A les entendre tous, on serait plutôt porté à croire que ce sont les asiles de fous qui ne sont pas assez grands dans la province." Les Montréalais souscrivent environ les trois-quarts des revenus de la province; mais quelques-uns s'avisent-ils de trouver excessif que le gouvernement édifie une prison de quatre millions, M.Gouin promet de la remplir, grâce à la prospérité dü pays, un aboyeur à gages se déclare fier d'une prison digne de son parti, et notre délicat confrère est porté à croire que l’on devrait interner dans une maison de santé, les adversaires du cabinet.Enfin, puisque l’on veut bien nous laisser en liberté, en dépit des menaces du voisin, nous reparlerons encore un peu de la prison de Bordeaux.Le chef de l’opposition a établi que l’hébergement d’un détenu dans cette hôtellerie coûterait $228, sans parler de la nourriture et des menus frais de réception.La crapule a droit à tous les égards, je n’y contredis point.Dans chaque prisonnier, il y a un électeur, et quelques électeurs pourraient bien, à un certain moment, devenir prisonniers; alors la prison de Bordeaux n’est pas trop belle, rien n’est trop beau .pour un électeur.Qu’on entoure le prisonnier de toutes les sollicitudes, c’est très bien, très touchant; mais il faut songer aussi à sa femme et à ses enfants, qui sont au moins aussi dignes d’intérêt que lui-même.Si le gouvernement Gouin n’avait pas coulé dans la construction de cet immeuble plus quelle produit total des impôts prélevés en une année, il serait peut-être possible d’y instaurer une administration intelligente, humaine, qui permit aux familles des détenus de toucher le salaire que gagne le forçat.Ainsi, les femmes et les enfants sur qui le chef de famille aurait jeté la honte n’en seraient pas réduits à l'humiliation de mendier; ainsi, les innocents ne seraient pas punis jusque dans le pain quotidien, de la faute des coupables.Si le gouvernement aimait autant le peuple qu’il le fait dire et écrire, il n’aurait affecté que trois millions de dollars, à la prison proprement dite; et .avec le quatrième million, il aurait fondé une ville-modèle, Bordeauxville par exemple, où quelques centaines de chalets eussent hospitalisé les familles des détenus.Léon LORRAIN.Les prophéties d’élection Parlant au Cap Santé, le jour de la nomination, M.Gouin a prophétisé un tout petit peu.L’opposition, a-t-il dit, n’élira pas plus que trois députés dans le district de Québec et vingt-un dans toute la province.C’est toujours autant de gagné.D’après le Canada, le Soleil et la Vigie, pas un seul oppositionniste ne devait être élu.If est vrai que l’opinion du Canada, de la Vigie et du Soleil est quelque peu influencée par la perspective de perdre bien des piastres si l’opposition gagne trop de sièges.Cela ne veut toutefois pas dire que M.Gouin donne à l’opposition tout ce que celle-ci peut conquérir.Depuis quelques années, le peuple semble prendre un malin plaisir à contredire les prophètes d’élection.Ainsi, M.Gouin se disait bien sûr d'écraser M.Bourassa dans St-Jacques et de l’enterrer rans St-Hyacinthe.Le jour du scrutin, M.Bourassa triomphait aux deux endroits.La veille de Drummond et Artha-baska, la presse ministérielle prédisait une victoire éclatante.Résultat: une défaite humiliante.Avant de filer sous d’autres cieux M.Gouin annonçait également le triomphe décisif de sir Wilfrid Laurier, le 21 septembre.Et tout le monde sait ce qui est arrivé Que M.Gouin ne s’avoue pas battu, cela se comprend; mais il entreprend certainement plus que ses forces lui permettent d’assurer en déterminant à l’avance le nombre de comtés qu’il réserve à l’opposition.Il y a quelqu’un dont le droit de dire le dernier mot peut détruire toutes les espérances et renverser toutes les “écuelles,” Si le peuple veut changer de gouvernement et qu'il vote suivant son idée, mercredi prochain! Car c’est lui, le peuple, qui, en définitive donne les mandats aux députés et le pouvoir aux partis.“.JT.D.La morale d’une nomination Un jour M.Gouin, irrité du retard que M.Laurier mettait à augmenter les subventions aux provinces, s’écriait à Montréal: Si nous voulons plus d'argent, ce n’est pas pour augmenter nos salaires.Le coup était porté droit.On venait d’augmenter le salaire de M.Laurier de $4,0(10 par année.Quelque temps après, les subventions aux provinces étaient augmentées.Et le salaire de M.Gouin s’en ressentait immédiatement: de cinq mille il était porté à sept mille piastres par année! Nous ne le lui reprochons pas.La position de premier ministre mérite bon salaire.N’empêche que M.Gouin ne fait pas toujours comme il dit et qu’il ne néglige pas ses intérêts.• • • .Les employés publics réclamèrent eux aussi une augmentation de traitement.Pour eux comme pour M.Gouin, les obligations de la vie quotidienne avaient doublé Seulement, M.Gouin n’a pas toujours l’esprit aussi ouvert lorsqu’il s’agit de son prochain.Le Devoir plaida, entre autres, la cause des jeunes filles employées aux bureaux d’enregistrement.M.Lavergne et M.Cousineau firent de même à la Chambre.Loin d’admettre la justesse de ces réclamations, M.Gouin commença par dire que d’autres prendraient bien la place de celles qui n’étaient pas satisfaites.On lui répondit que ce cas se voyait souvent, et que lui-même n’avait pas hésité à prendre la place de M.Parent.Finalement.M.Gouin eût honte, et il accorda aux employés en question une très, très légère augmentation.Quant aux autres, ils attendirent.jusqu’aux élections actuelles.• • • Il y en a un toutefois qui n’a pas eu à attendre.Celui-là c’est M.S.N.Parent.11 avait à peine quitté sa position de président de la commission de construction du Transcontinental, que M.Gouin lui offrait aussitôt ia position de président de la commission du régime des eaux provinciales.Le 21 décembre 1911, M.Gouin nommait M.Parent avec un traitement de $500 par moi.Cinq cent piastres pat-mois, cela fait bien six mille piastres par année! Joli salaire pour un homme qu’on a déjà chassé pour incompétence.Car vous vous rappelez qu’en 1905, M.Gouin bourlinguait M.Parent parce que celui-ci ,disait-il, n’appliquait pas la loi d’une façon satisfaisante.— Cinq cents piastres par mois, se dit M.Parent.Pouah! Si Gouin veut que je travaille pour lui, il va payer.Et il refusa.— Mais, mais se dit M.Gouin, en peine de ce qui pouvait arriver si M.Parent n’acceptait pas: qu’est-ce qu’il y a?Question de salaire! 1 y a moyen d’arranger cela.M.Parent et M.Gouin sont deux hommes d’affaires, et les hommes d’affaires ça se eonnaît.— Je ne travaille pas à moins de $650 par mois, fit savoir M.Parent à M.Gouin.— Vous les aurez, répondit M.Gouin.Et le 29 décembre, M.Gouin nommait de nouveau M.Parent à $650 par mois, soit sept mille huit cents piastres par année! • • • Ce que vous en savez, dira-t-on.Avez-vous une autre raison pour expliquer ceite augmentation?Les pièces officielles n’en donnent pas.Or M.Parent a été nommé le 21 décembre à $500 par mois et renommé le 29 du même mois à $650 par mois.Donc s’il a fallu lui payer $650 par mois, c’est parce qu’il ne trouvait pas le traitement de $500 encore assez rond.Chanceux, ce M.Parent! Avant même que de commeneer à travailler, on lui donne une augmentation de salaire de dix-huit cents piastres par année! Et très roulant, M.Gouin quand il y va de son intérêt! Tant que M.Parent restait maître de la commission de construction du Transcontinental, ses préoccupations et son intérêt pouvaient lui faire oublier le coup que M.Gouin lui portait en 1905.Mais M.Parent oisif! L’Evangile ne dit-il pas que l’oisiveté est la mère de tous les vices?Si M.Parent allait faire un retour sur le passé! Dix-neuf cent cinq! M.Gouin en tremblait.A tout prix il lui fallait donner des occupations à M.Parent.Je te comprends, se dit M.Parent en recevant le billet doux de M.Gouin.Tu me trouves bon, maintenant.Eh bien paye.Et M Gouin a payé.C’est-à-dire que c’est nous qui payons.La morale de tout ceci s’impose: pour obtenir une augmenlation de salaire de M.Gouin, faites-lui peur, PIERRE LAUZON, DÈiïiT^ L’un de nos amis, M.Hippolyte Cornellier, vient de perdre en l’espace de six mois, son père, sa mère, sa femme et deux de ses enfants.Nous le prions d’agréer l’assurance de notre profonde sympathie.Le cas Lanctôt La presse ministérielle elle-iuè-me admet que M.Lanctôt n'a pas le droit de recevoir d’argent de source privée pour l'exécution de ses devoirs officiels.Mais elle prétend que M.Lanctôt n’a rien à faire avec la législation privée.Si l’examen de la législation privée n’est pas du domaine de M.I.anctôt, pourquoi?lo.Se mêle-t-il de la surveiller?2o.Pourquoi paraphe-t-il tous les projets de loi privés?3o.Pourquoi s’est-il tenu jusqu’à tout récemment au comité de législation privée pour exprimer son opinion sur la législation soumise?Tout le monde admet que la loi reconnaît à l’assistant-procureur-gcnéral le droit de pratiquer.Mais nous prétendons que M.Lanctôt, tant qu’il est assistant-procureur-général, ne peut exercer ee droit que dans l’intérêt de la province.tandis que la presse ministérielle s’efforce de faire croire que M.Lnnetôl est libre de travailler à la fois pour et eontre la Couronne.En d’autres termes, la presse ministérielle prétend que M.Lanctôt, payé 84,000 par la province, est libre de se présenter devant les tribunaux pour plaider eontre la province.Combien y a-t-il de gens avec une tête sur les épaules qui sont prêts à admettre cette prétention?Le besoin de défendre les actes les plus répréhensibles du cabinet Gouin entraîne la presse servile au raisonnement absurde, indice du désordre qui règne dans le camp ministériel.J.D.Les terrains de jeux La Patrie se demande à qui il incombe plus particulièrement d'assurer la surveillance des enfants pendant les vacances, et de leur donner de convenables terrains de jeux.Elle conclut que c’est la commission scolaire elle-même qui devrait se charger de celte besogne.C'est un débat où pour le moment nous ne nous soucions pas d’entrer.L’important, c’est que les enfants aient plus d’air et d’espace, el puisque les autorités scolaires et municipales se disent également disposées à favoriser le mouvement, il doit y avoir moyen d’en arriver à une entente pratique.Mais qqe l’on se hâte: les vacances sont proches, et il ne faut pas que, comme l’an dernier, les bonnes résolutions manifestées par tons restent purement et simplement de bonnes résolutions.Il y va de la santé & du bien-être futur des enfants.0.H.“ A Bout Portant ” “A boni portant”, le recueil des Billets du soir de Nap.Tellier, vient de faire son entrée dans le monde.C’est un pelil volume d’allure fort gentille, mais qui contient passablement de poivre et de sel.On le lira avec un vif plaisir.La campagne électorale qui s’achève donne à certains des portraits crayonnés par Nap.Tellier une actualité nouvelle.Chacun sera tenté, par exemple, de mettre plus d’un nom sur le masque du “Tribun populaire” dessiné aver, une si cruelle sûreté de main.S’il faut en croire les libraires, habituellement bons juges, le livre s’enlèvera rapidement, car les commandes sont déjà nombreuses.- ii > ^- Le Livre de Lozeau Le livre de notre ami Lozeau fait son chemin dans les milieux anglo-canadiens, et le fait est intéressant à plus d’un point de vue.Voici qu’après le Standard, qui lui consacrait samedi dernier un article de trois colonnes, la Gazette de ce malin lui donne, dans sa revue des livres, une place fort honorable.Nous publierons tout prochainement la traduetion de ces deux articles.-^- M.Chapman maître-ès Jeux Floraux M.Chapman, le poète bien ron-nu, vient d’être nommé maître ès Jeux Floraux.C'esl le premier Canadien qui ait reçu rot honneur: tous ses amis l’en féliciteront cordialement.On expulse un socialiste Berlin, in.rrmflit nui depui» quelque» temps ‘exist ait entre le pr6*i.rien* Baron Von Krffa et six socialm-tes de 1a Di^te prussienne s’est t»rnii-n* aujourd'hui par l’appel d» la police n Is Diète, où elle «.\puLa le député socialiste Borchardt, L’AFFAIRE DES ASSURAMES Deux mille cinq cents poursuites intentées dans le seul district de Montréal.AU MOINS VINGT MILLE PIASTRES DE FRAIS.STATISTIQUES DU NOMBRE DES ACTIONS PRISES PAR LES COMPAj UNIES D’ASSURANCES MUTUELLES DE 1909 A DATE ET DES FRAIS ENCOURUS AUX SOCIETAIRES POURSUIVIS .DE 1909 A DATE Cour Supérieure C bur de Cir Montréal Montréal Canada Feu 581 La Jacques-Cartier & Thibault (1) .16 128 La Foncière & Clément (1) .92 683 La Providence & Meunier (1) .20 731 La Dominion 228 Total 2351 204 Grand total Montréal.“FRAIS" Quelle es( In ("lasse des actions ci-dessus pour établir le montant des frais dûs par les débiteurs poursuivis: le travail serait trop long à faire pour le moment.Cependant voici la moyenne des frais en Cour Supérieure de Montréal que chaque defendeur a dû payer y compris les frais de comparution de l’a- : vocal du défendeur en supposant que le défendeur a pris arrangement au • lieu de plaider.Frais de 1ère classe $55.05 Frais de .’line classe $33.60 Frais de 2me classe $41.05 Frais de 4me classe $25.85 .La moyenne des irais en cour de Circuit de Montréal y compris frais de comparution de l’avocat du défendeur esl telle que ci-dessous:— Frais de 1ère classe $26.00 Frais de 3me classe $ 7.70 Frais de 2me classe $17.00 Frais do 4tne classe $ 5.00 CONTESTATION DF BILAN DU LIQUIDATEUR Re CANADA FEU ET LE COMPTE DES AVOCATS CONSEILS DU GOUVERNEMENT Re LIQUIDATION : A.-E.-J.Bissomiet.$4,000.00 (jeoffrion, Geoffriotl & Cusson.900.00 Laurendeau, Pelletier & Pelletier.864.00 Les avocats de certains associés qui espèrent retirer quelque perJ centage dans la piastre contestent ces comptes devant les tribunaux: il»j soutiennent que ces avocats conseils ont agi POUR et à la DEMANDE du Procureur-Général de la Province de Québec lui-même.En supposant donc (pic les frais soient réduits nu minimum, les socié-4 taires auront au moins $15,000 à payer et le gouvernement près de $6,000.11 est plus probable que les sociétaires auront à payer au moins $40,000* en frais seulement.El dire que la surveillance effective du gouvernement aurait prévenu tout cela.(1) Nom de celui qui a (iris un certain nombre d’actions en son nom* P.L.F’.-S.—Toute la défense du gouvernement consiste à dire que c'est»; l’exigence du dépôt de $25,000, décrété par la loi de 1909, qui a forcé ceÿ compagnies à liquider.Or, si elles n’ont pas pu faire ce dépôt, c’est parce que leur actif n®i le leur permettait pas, en d’autres termes parce qu’elles n'avaient pas assez» d’argent pour faire face à leurs obligations.Donc elle ne faisaient pas de bonnes affaires.Et le gouvernement qui possédait depuis trente ans l’autorité nécesw sa ire pour suspendre leurs opérations est donc coupable de n'avoir pas* averti le public à temps.’ P.L.Sur le Pont d’Avignon.Un ancien ministre libéral disait hier soir, dans une assemblée politique: “Je suis maintenant dans l’opposition, messieurs, j’y ai apporté toutes mes convictions et mes principes; je dirai même que j’y ai apporté toute mon intelligence.” LaPalisse eût parlé comme cela, ou Joseph l'rudhommc.Que l’ancien ministre soit passé de la droite à la gauche du président de la Chambre, qu’est-ce que cela a bien pu faire à son intelligence?Cela ne l’a pas diminuée, certes; mais elle ne s’en est pas accrue non plus.Et c’est manifeste.Depuis quand un simple changement de fauteuil a-t-il rendu un homme plus ou moins intelligent?• • • L’on prétend, dans les cercles lil-téraires canadiens-français, que M.René Bazin séjournerait quelques semaines dans nos campagnes du nord, puis dans celles du bas du fleuve, afin d’y prendre des notes dont il se servirait pour un prochain roman.M.Bazin a éloquemment décrit la terre qui meurt, et ceux qui changent de pays afin de conserver leur nationalité.Il a trouvé ici un peuple attaché au pays où la France colonisa jadis, et qui, sous le règne de rois anglais, a garde sa langue et sa foi, tout en étant loyal à ses souverains 'd’aujourd’hui.Et M.Bazin trouverait aussi chez notre peuple des vieux mots (lu terroir français, des expressions provinciales qu’il employa lui-mème dans certains de ses livres, ainsi dans Davidée Birol.Avec tous ces éléments, et sa grande connaissance de l’àme paysanne, M.Bazin nous donnerait un roman ranadicn-français sainement réaliste.Et nous l’attendons depuis longtemps.• • • Le Concours Hippique bat son plein.11 scrl de prétexte à un étalage de toilettes nouvelles; et tout le monde, ou à pou près, s’y rend en automobile.N’cmpêehe que le public, une fois là, estime qu’un bel équipage, avec de beaux chevaux bien attelés, est encore plus agréable à l’oeil qu’une limousine soixante-chevnux, fût-elle du meilleur fabricant.Au train où vont les choses, un bel attelage sera bientôt plus luxueux qu’un automobile.Et dans quelque dix ou quinze ans, les gens riches mettront autant d’empressement à se monter une belle écurie u’ils en ont mis à se pourvoir 'une limousine à la carosserie superbe.• • • Un Journal américain rapporte que, l’autre jour, Gifford Pinchot, grand ami de Roosevelt, faisait un discours eontre le président Taft, quand soudain il t’écria: "Pouvez- vous me citer une bonne action do Taft?” A quoi un partisan de celui-ci riposta: “Oui; i! vous a congédié du service de l’F.tat.” Les rieurs ne furent pas du côté de Pinchot: i) arrive souvenl que les orateurs politiques aient des mésaventures de se genre-là, quand ils questionnent l’auditoire.Le Veilleur.-— — — —.La déposition de Maurice Farrell LE GERANT DE L'AGENCE DB] NOUVELLES DOW, JONES ET CIE, EXPLIQUE LA FAÇON DONT LL A REÇU L’ANNONCE DU DESASTRE DU “TITANIC”.Waeliington, ]0.— Le comité du Sénat a rouvert hier l’enquête sur le dé-' sastre du “Titanic” pour entendre lu déposition de Maurice L.Far fell, du New-Vork, que le sénateur Smith » questionné.M.Smith a cité une dépêche disaeft qu’un message d’Halifax annonçait que les passagers avaient quitté le “Titanic’’ à 3 il.30 le matin du naufrage.M.Farretl qui est administrateur de l’agence de nouvelles Dow, Jones et Cio, dit qu’il avait reçu eetta dépêche de Boston à 8 h.58 ce matin-là et qu'auparavant il avait reçu an message presque pareil de la White Star.Il a lu le régistro des dépêche# reçues le lundi matin.La nouvelle publiée à 10 h.30 du matin que le “Titanic’’ se dirigeait sur Halifax venait du vice-président Franklin, celle de 10 h.55 disant que le “Virginian” avait accosté le “Titanic” venait (le Cagen-ge de nouvelles Lcffau.M.Farrell a lu un message envoyé X 3 h.01 de l’après-midi par M.Franklin disant qu’il envoyait à lûllifax un train spécial de 23 \tngons pour 700 passagers.Il avoue que les termes d* cette nouvelle voudraient dire que M, Franklin savait alors qu’il n’y avail pas plus de 700 survivants.Le professeur Barnes Londres, 10.Le professeur Howard Rarttes de Montréal, vient d'arriver- à bord du Royal George.Il dit être très “Htisfait des ex|>érieuers qu il a faites durant le’ voyage nvcc un instrument destiné à.révéler |ft présence des icebergs à une distance de deux à dix milles.-—A- L’élection d’un radical au Reichstag Berlin.10.— Le docteur Otto Wienver 1* leader radical que les socialist** battaient n Nordhanun.en : an vlan dernier, vient d’être élu au Reichstag! pour In circonscription J ever, ei* remplacement d’Albert.Traegcr, mort, «a mars dernier.*- LE DEVOIR, VENDREDI, 10 MAI 1912 Le Chef de l’Opposition définit son programme aux habitants du district des Trois-Rivières M.J.M.Tellier fait une critique bien détaillée de l’oeuvre du gouvern m it Gouin et énumère les réformes que l’Opposition a inscrites à son progamme.(Service particulier) Trois-Rivières.10.Notre district a fait hier un accueil des plus enthousiastes au chef de l’opposition.Près de 2,500 personnes se pressaient dans la vaste salle du manège militaire où la pluie qui tombait sans interruption depuis le matin forçait les oppositionnistes à tenir leur réunion pour entendre M.Tellier formuler son réquisitoire contre l’administration de sir I.o-mer Gouin.LE DOCTEUR NORMAND M.le docteur L.P.Normand, maire de la ville des Trois-Rivières présidait l’assemblée à laquelle assistaient tous les candidats oppositionnistes dans le district.M.le docteur Normand, longuement applaudi par la foule, souhaita la bienvenue au chef de l’opposition.M.Tellier qui devait quitter la ville par le train de l’après-midi, prit immédiatement la parole.La foule lui fit une longue ovation.LE CHEF DE L’OPPOSITION Après quelques mois de remerciements il s’attaqua immédiatement à son sujet.“Je suis venu vous dire ce que je pense de l’administration actuelle et le programme que nous nous proposons de suivre, si le peuple nous accorde sa confiance.Sir Lomer Gouin se pose comme le restaurateur des finances publiques.Il y a un quart d’heure, on me remettait une circulaire en tète de laquelle je lisais ces mots: Que M.Gouin poursuive son oeuvre de progrès: la restauration financière.Je regrette de dire que M.Gouin cherche à tromper le peuple par îles avancés qui ne sont pas conformes aux données officielles.Quelle preuve M.Gouin donne-t-il qu’il ail restauré les finances?Tl y a deux moyens de restaurer les finances: pratiquer l’économie ou créer des sources de revenus.M.( louin a-l-il pratiqué l’économie?Il ne le prétend pas; il aurait tort de le prétendre.A-t-il créé de nouvelles sources -de revenus?Non, car il sc défend d’avoir imposé des taxes.Sa restauration des finances de la province, c’est une chose facile à comprendre.Il a retiré plus de revenus.S’il les a créés il a droit au mérite.S’il n’en est pas le créateur il n’a pas d’autres mérites que celui du moissonneur qui récolte ce que les autres ont semé avant lui.En 1807 les taxes rapportaient la somme de $500,000, tandis qu’au-jourd’hui elles rapportent la somme de $2,069,000.Le subside annuel a augmenté de $600,000.M.Gouin a donc un revenu annuel de $2,000,000 de plus que ses prédécesseurs.Ajoutez à cela que M.Gouin n’a plus à payer de subsides en argent pour les chemins de fer.Cela ^ait une différence de $1,000,000, car c’est cette somme que la province payait annuellement.LES REVENUS DE LA PROVINCE Voilà M.Gouin avec un revenu additionnel de $2,000,00 chaque année et $1,000,000 en moins à payer annuellement.Que d’oeuvres un ministre pratique et qui aimerait sa province pourrait accomplir avec cette somme de $3,000,000?Qu’a fait M.Gouin avec scs ressources extraordinaires?Où sont ses oeuvres?Je ne tiens pas compte des $2,000,000 qu’a rapportés autrefois la vente des limites forestières.i M.Gouin dit: "J’ai donné beaucoup d’argent, j'ai augmenté les octrois à l’instruction et à l’agriculture.” C’est vrai, je ne prétends pas que cela soit condamnable.Je veux rendre à M.Gouin ce qui lui appartient, niais je ne veux pas qu’il trompe le peuple par de fausses représentations, J’approuve M.Gouin quand il donne de l’aide aux écoles pauvres, mais je le condamne quand il s’empare des secours destinés aux écoles pauvres pour les donner aux municipalités riches de son comté, afin d’avancer ses petites affaires.J’approuve les dons d’argent aux municipalités scolaires, mais je condamne la, remise des chèques aux cahaleurs afin de leur permettre de se créer une popularité de mauvais aloi.L'argent voté pour aider l'instruction publique est l’argent de tout le monde, des bleus comme des muges.C’est ravaler nos institutions que de permettre que cel argent passe par les comités électoraux.Ce sont là des abus que nous condamnons.Je promets que nous les ferons disparaître dès que le peuple nous aura confié le pouvoir.LES OEUVRES DE M.GOUIN Quelles sont les oeuvres de M.Gouin?Tl a fail construire l'école des Hautes Etudes au prix de $600,000, puis il y a ajouté une allocation annuelle de $50,000.A 4% le coût .de cette bâtisse représenle la Jolie gomme de $24,000.Ajoutes a cela l’allocation annuelle de $50,000, et vous obtenez un total de $74,000.Et cette fameuse école ne contient que 37 élèves, c’est-à-dire que nous payons annuellement $2,000 pour chaque élève.Qu'on soit rouge ou bleu, il me semble que ces faits ne peuvent être jugés dignes d’approbation.Nous ne sommes pas opposes à ce genre d’écoles.Nous voulons charger nos institutions de donner ce haut enseignement moyennant une allocation annuelle suffisante.Nous avons dit: Donnez à Laval, pour les catholiques, au McGill pour les protestants, un encouragement raisonnable et ces institutions donneront l’enseignement que vous voulez faire donner dans votre école neutre.En faisant cette proposition, nous nous sommes opposés au principe des écoles neutres.Avec $74,000, suivant notre plan, on pouvait faire donner cet enseignement dans toutes les petites villes telles que les Trois-Rivières, Si-Hyacinthe, Joliette, Sherbrooke, etc.Le gouvernement Gouin a encore commis une autre erreur, en faisant construire l’école technique.Le premier ministre s’en vante.Nous ne sommes pas opposés aux écoles techniques, mais nous favorisons un plan plus pratique.Nous voulons mettre ces écoles à la portée de l’ouvrier, nous voulons décentraliser, nous voulons donner cette instruction dans tous les centres ouvriers.Le plan de M.Gouin manque de sens pratique.Il dépense $800,000, pour l’école de Montréal, $500,000 pour celle de Québec, il accorde en plus une allocation annuelle de $40,000 pour la première el une autre de $20,000 pour la seconde.(.’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE Je dis à M.Gouin: Si vous aviez moins sacrifié à la vaine gloriole, si vous aviez pensé à l’ouvrier plutôt qu’à votre personnalité, vous auriez suivi l’exemple de l’Allemagne et de la Belgique où l’école technique est un modeste atelier situé près de l’usine et où les ouvriers reçoivent un enseignement technique donné par des professeurs compétents.C’est le système que nous voulions.De ccttc façon, tous les centres ouvriers auraient pu profiter de l’cnseigiie-ment technique.C’est là un système pratique, c’est le nôtre.M.Gouin n’en a pas voulu, il a préféré élever (les grosses bâtisses.Nous retrouvons la même manie des grosses constructions dans la prison de Bordeaux, qui coûtera $2,850,000.Gouin donna un premier contrat pour $750,000, puis un an plus tard — cette fois sans autorisation un second contrat de $850,000.Le gouvernement disait alors qu’il ne pouvait nous dire le prix de la prison, parce que l’ameublement n'était pas encore acheté.Il donna un autre contrat pour $810,000.Un peu plus tard, le gou vernement déclara que les travaux seraient finis en août prochain.Après ce qui s’est passé, j’ai raison de douter de la promesse du gouvernement.M.Gouin prétend encore tirer sa gloire de la législation ouvrière qui accorde une compensation à fou-vrier qui est victime d’un accident sur son travail.Je dis que cette loi est injuste et spoliatrice pour l’ouvrier.Elle est injuste parce qu'elle fixe à $2,000 le maximum do ta compensation sans tenir compte de la valeur de la vie de l’ouvrier.$2,000 peut constituer un capital raisonnable, si la victime est un vieil ouvrier.Mais s’il s'agit d’un homme dans toute la force de l’âge et qui a une famille à faire vivre, je dis que vous le volez si vous lui jetez une maigre pitance de $2,000 pour corn penser sa vie.C.ette loi est injuste, parce qu’elle met l’ouvrier dans un état d’interdiction, en lui refusant le droit de s’adresser aux tribunaux avant d’y être autorisé par le tribunal.Les associations ouvrières onl protesté contre cette loi, mais le gouvernement Gouin a refusé de s'en occuper.Dès 1009, l'opposition a pris sur cette question absolument la même position que celle prise aujourd’hui par les associations ouvrières.LES OUVRIERS ET LES COLONS M.Gouin se vante de la réduction des heures de travail dans les tna-nufacturcs.Pourquoi ne dit-il pas toute la vérité?Nous avions proposé cela il y a deux ans.M.Gouin et toute sa troupe avaient alors voté contre.Cette année nous avons demandé que rette loi s’étendit à toutes les manufactures.M.Gouin et ses partisans ont voté contre.M.Gouin a déridé de limiter l’exploitation du bois de pulpe.Nous prêchions cette politique depuis plus de dix ans.M.Gouin n voté la loi des mines.Depuis trois ans, MM.Bourassa et Lavergne n’ont cessé de demander son adoption.M.Gouin se vante d’avoir modifié la loi électorale de manière à donner à tout ouvrier le droit de vote.Pourquoi alors a-t-il précipité les élections de manière qu’ils ne pussent Jouir de ce droit?Les élec- tions se feront encore sur les vieilles listes.M.Gouin se s-ante d’avoir augmenté l’indemnité aux jurés.Pourquoi ne dit-il pas qu’il s-ota contre cette mesure un an auparavant?M.Gouin se vante d’avoir améliorer la loi sur les successions.Il j y a deux ans nous proposions cette mesure et il votait contre.Mais la mesure actuelle ne nous suffit pas.Nous voulons plus, nous voulons exempter de la taxe toute part d’hé ritage en ligne directe, n’excédant pas $3,000.Prenons le cas d’une succession de $21,000, qui doit être partagée entre sept enfants.Chaque héritier aura $3,000.Dans ce cas pas de taxes avec notre système mais taxes avec le système de M.Gouin.Nous avons demandé de réajuster la loi qui force les municipalités à payer la moitié des frais d’entretien des aliénés.Le gouvernement Gouin a refusé d’adopter cette mesure.LA COLONISATION Nous avons préconisé une politique de colonisation intensive.Si la province de Québec veut conserver son influence dans la confédération, il faut que sa population augmente dans la même proportion que celle des autres provinces.Nous avons encore intérêt à ce que s’accroisse notre population rurale, afin de diminuer le coût de la vie dans les villes.Nous avons proposé bien avant M.Gouin l’abolition des barrières de péage.En.1908, M.Gouin votait contre cette mesure.En 1909 il se déclarait prêt à l’accepter et à la session suivante, faisait nommer une commission pour étudier les moyens d’atteindre ce but.Au même moment, il votait pour permettre à une compagnie d’établir des barrières de péages.Jugez de sa bonne foi.M.Gouin a encore voté un octroi de $15,000 pour aider à bâtir un pont de péage à l’entrée de la ville de l’Assomption.On a payé $100,000, pour abolir la barrière Dorchester dans Québec.On ne l’a pas abolie, on l’a simplement reculée aux limites de la ville.Il est vrai cependant que les habitants de la ville sont exempts de payer, et que les taux sont moindres.Néanmoins la barrière existe encore.M.Gouin a acheté les ponts Viau et Lachapelle, dans le comté Laval.Gela n’est pas plus difficile que de faire un pont neuf.La difficulté, c’est de trouver qui paiera l’entretien de ce pont.M.Gouin n’a pas eu le courage de décider qui porterait ce fardeau, il a remis cela à plus tard.CE SOIR 10 MAI JUSTICE POUR TOUS Pour le patron, pour rouvrier,pour les instituteurs et institutrices Je sais que dans la province de Québec, nombreux sont ceux qui souffrent.Je veux parler des instituteurs et des institutrices.Est-ce que ces hommes et ces femmes qui se dévouent à l’instruction de nos enfants sont une part négligeable des gouvernements?NON, cent fois NON.Je considère que l’on pourrait faire beaucoup plus que l’on a fait pour ceux qui ont épuisé leur force pour l’instruction primaire de nos petits, et pour eux je ferai, si je suis élu le 15 mai au soir, tout ce qu’il sera humainement possible de faire pour que le gouvernement prenne à sa charge de construire des édifices qui pourront servir de refuge à ceux qui ont dépensé toutes leurs forces pour le bien public, car il ne faut pas oublier que ces gens méritent plus qu'une pension de $20.00 ou $50.00 par année, comme ils ont aujourd’hui.C’est avec droit que les citoyens honnêtes se révoltent contre ces abus.Pour être de vrais représentants du peuple, il faut être indépendant.Qu’importe les partis, les hommes avant tout, et de cette façon, électeurs, vous aurez des représentants qui sauront faire JUSTICE pour TOUS NAP.TURCOT Grande Maison à un Logement A VENDRE Située rue Saint-Hubert, près Sherbrooke, conviendrait spécialement à un dub.ARGENT A PRETER sur 1rs hypothèque.S’adresser à CHARLES HURTUBISE, M.nn 2034.99 rue Saint-Jacques.Salles de Comité: 1252 BOUL.SAINT-LAURENT Tel.Bell St-Louis 6107.2090 BOUL.SAINT-LAURENT Tél.Bel! St-Louis 6108.LES CHEMINS DE FER Nous donnons 6,000,000 d’âcres de terre pour encourager les chemins de fer.Je ne suis pas opposé à cette politique.Mais je ne veux pas que la province fasse des sacrifices pour bâtir le chemin de fer de la baie James, qui peut avoir son importance, mais qui est du ressort du parlement fédéral.Je ne veux pas de chemins dans des régions inhabitées et éloignées, mais dans les régions qui sont peuplées ou dans leur voisinage.M.Charles Lanctôt a établi une barrière de péage à l’entrée du bureau du premier ministre.Il est assistant du procureur-général, payé par la province $3,000, gratifié de $1,000, et il reçoit encore comme codificateur $2,000, ce qui fait en tout $6,000.En vertu de son serment et de la loi, M.Lanctôt n’a pas droit de retirer d’argent en dehors de son salaire régulier.Que fait-il?M.Lanctôt payé pour renseigner les députés se fait aussi payer par ceux qui présentent des hills.C’est ainsi que Montréal lui paye à peu près annuellement $1,000.Vous connaissez le programme du gouvernement et relui de l’opposition, le 15 mai prochain vous aurez à faire votre choix.Je ne suis qu’un modeste ouvrier, mais je puis vous offrir ma bonne volonté, et je ne crains pas de le dire, un passé sans lâche, et un dévouement à l’intérèl public qui ne s’est jamais démenti durant une carrière de vingt ans.Je vous dis ces choses, non pas pour en tirer de la gloire, mais pour vous permettre de juger en connaissance de rause.Chaque fois que les intérêts de la province se sont trouvés en face de reux des trusts, vous savez de quel roté s’est trouvé le député de Joliette.A ehacun ce qui lui est dû.Aux grandes compagnies leurs droits Je les veux respecter.Mais parce que res compagnies peuvent user de grandes puissances, il n’est pas permis à un député de fermer les yeux sur les iniérèts du peuple.F.e discours du chef de l’opposition fut maintes fois coupé d’ap plaudissements.Il quitta la salle du manège au milieu d’applaudissements répétés.M.P.N.Martel, candidat dans la ville des Trois-Rivières, M.le docteur Dufresne, candidat dans St-Maurice, M.J.A.Labelle, candidat dans Nicolct, M.LaBissonnièrc candidat dans Champlain, M.P.E Lamarche, M.P., M.J.A.Désy adressèrent ensuite la parole.Grande Assemblée ce soir à la Salle Dollard, 2625 St-Urbain.Des orateurs distingués seront présents.ELECTEURS DE LAVAL PEims ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS DEMANDES dans chaque paroisse de la province de Québec pour représenter une importante maison commerciale de Montréal.Commission libérale.S’adresser: Boite Postale 1416, Montréal.106-6 APPRENTI PHARMACIEN demandé.S’adresser à 2097 rue Notre-Dame, ouest.Tél.Westmount, 3266.DAMES On demande des daines sachant bien se présenter, parlant français et anglais, habiles, pour vendre des actions minières.Beaucoup d’argent à faire pour les personnes voulues.S’adresser entre 12.00 a.m.(midi) et 3 p.m,, au No 1543 rue St-Denis.GARÇONS On demande des garçons comme messagers.S’adresser au “Devoir”, 71a Saint-Jacques.VENDEURS On demande immédiatement 10 vendeurs parlant français et anglais pour vendre des actions minières.Des hommes habiles seul devront se présenter.Beaucoup d’argent à faire pour un homme compétent.S’adresser entre 12 a.m.(midi) et 3 p.m.au No 1543 rue St-Denis.À LOUER MAISON A LOUER Maison meublée à louer, à Saint-Hi laire, Quév du 1er juin au 15 septembre.S’adresser à Gustave Ouimet, St-Hilaire, Co.Rouvilla, Qué.A VENDRE Examinez les promesses de J.W.Lévesque Si je suis élu député de Laval, j’abolirai les ponts et les barrières de péage dans l’ile Jésus, sans qu’il en coûte un sou aux contribuables.M.Levesque a mis à la charge des municipalités de l’Ile Jésus l’entretien de 17 milles de chemin qui coûtera—d’après le rapport du président de la commission d’en= quête des chemins et barrières—la somme de $7,000 à $15,000 par année, qui devra être payée par les contribuables de File Jésus à partir du 1er juillet 1912.Je m’adresse aux honnêtes gens sans distinction de parti et je demande aux électeurs de bien se renseigner avant de donner leur vote à un homme qui les surchargera de taxes et les mènera à la ruine, si son parti est maintenu au pouvoir.Suivez nos articles et ils vous éclaireront sur la situation actuelle.Après que vous serez bien renseignés, vous n’hésiterez pas à donner votre vote en faveur d’un homme qui connait le besoin du cultivateur et qui saura protéger vos intérêts.VOTEZ TOUS, le 15 Mai pour JOS.RENAUD, L’HOMME FRANC ET LOYAL Une fausse nouvelle Bruxcllc», 9 — 1^ ministère dos at faims étrangères de Belgique fait sa voir que rVst par erreur, qu’il fut an nonré anmedi que M.Paul May, crm sellier è la légation de Belgique Londres avait été nommé ministre plé nipotentiaire aux Etats-Unis.M.Paul May a été nommé ministre de Belgique A Mexico et non A Wash ington où reste M.B.Havenith.A VENDRE ENGIN 4 cylindres Buffalo, tout neuf, très complet, Cluth Magnéto,etc.Vendra bon marché.S’adresser Canadian Motor & Supplies 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Montréal SAMEDI, LE 11 MAI 1912 au coin des mes Sainte Catherine Est et Poupart.- DIVISION STE-MARIE M.Beaulieu sera accompagné do l'honorable W.B.Nantel, ministre, de MM.F.J.Bisaillon, C.R., Ls.Masson, C.R., Dr H.A.Quintal, Dr J.P.Roux, ex-échevin, O.Ménard, échevin, F.P.Tremblay et A.Leduc, avocats, A.La-verdure, chef ouvrier et quelques autres.Les électeurs des paroisses St-Eusebe et St Vincent do Paul sont spécialement invités A cette assemblée.me.En cas de pinie, U réunion aura Heu à la Balle Oranger, à l'endroit mê- la malle Ottawa-Halifax OHa-wn, 9.M.Merci r, assistant maître de poste à Ottawa, dit que irente-cinq sacs do malle à destination d Ottawa, ont été perdus don* !tl catastrophe du ’"ntu.nic”.H > avait un grand nombre de lettres chargé»».Pas de demi-sou Ottawa, 9.— Le gouvernement ne frappera pas de pièces de monnaie d’un demi-sou ni do trois sous comme aux Etats-Unis ; il n’y a d'ailleurs pas eu do demandes faites en ce sens.TERRAIN A VENDRE Un terrain situé sur la 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735.70 St-Jacqaea MONTREAL AVIS Je.soussigné, donne avis par les présentes, qu’après cette date, je ne serai responsable d'aucune dette contractée en mon nom PAR QUI QUE CE SOIT, sans un ordre écrit de ma main.HENRI VALIQUETTE, 353 Wolfe.Montréal, 9 mai 1912.ON DEMANDE A ACHETER Une propriété de $25,000 à $30,000, payable $7,000 comptant, 2 terrains et une petite propriété.Eefire â Casier 29, “\jf Devoir”.PENSION D’ETE ft Saint-Faustin; sur le bord du Lac Carré, ft deux minutes de la gare.Bonne place de pèche, prix modérés.S’il-dresser a Isidore Légarê, Saint-Faustin Station, Qué.Banque d’Hochelaga Avis est par les présentes donné qu'un dividende de deux et un quart pour cent (2 14 p.c.) égal au taux de neuf pour cent (9 p.c.) par année sur le capital payé rie cette institution, a été déclaré pour le trimestre finissant le 31 mai prochain et qu’il sera paya ble, au Bureau-Chef de cette Banque et à scs Succursales, le et après le pre mier juin, aux actionnaires inscrits au registre le 16 mai prochain.P.ar ordre du Conseil de Direction.F.G.LEDUC, Gérant-Général pro.-tem.REPARATIONS Réparation* de meuble* de tout genre, rembouré* avec «oin, matelas - .„„ refaite, remi* à neuf, >1.00 c plumet »cr*« en plus, désinfectées Charles Turent 496 Vlsi.i on qm forfeit talion* Tél.Beîh E.^0?*!’ VW f0,°n " Toute ppr&onne an trouvant 1p bpu! chp* d'uno famille ou tout individu mâle de plus de Ift ans, pourra prendre comme homestead un quart dp section de terre dp l’Et't dispo-nible nu Manitobn, à la Saskatchewan ou dans Alberta.Le postulant devra se présenter h 1 agence ou à la aous-agence des terres du Dominion pour le district.I/entrée par procuration pourra âtre faite â n’importe quelle agence a certaines conditions, par le p*re, la mâre, le fils, la fille, le frère ou la aoeur du futur colon.Devoir,—tin séjour de 6 mois sur le terrain et la mise en culture d’irelui chaque année au cours de trois ana.tin colon peut demeurer a neuf milles de son homestead sur une ferme d au moins 80 noreg possédée uniquement et occupée par lui ou par son frère ou sa soeur.^rïflins districts un colon dont les affaires vont bien, mira la préemption sur un ?n buvant à côté de son homestead.Prix $3.00 TArre.Devoir.—De-vra résider six mois chaque année au cours è P»Hlr de 1» dsl» de l'entrée du homestead y compris le temps requis pour Obtenir la pstente du homestead, de cultiver La construction Permi* émi* ce mutin ft l’hôtel rie ville : Albert Hurlnn, pour le mnieon Hu-don et Orenli, un entrepôt, rue Saint-Vineent, >40,000.M.Girard, une maiaon de rapport, avenue du Parc LaFontotne, >35,000.¦et droite de pouvant ohtnnlr en préemption 5?«"\ ech-tpr un homeetrad' dnn» rertnin» alntrieU.Prix »a.00 l'ftrr*.Devoir.—Renter >lx mol» d»n« ehneun del ?roi» an», cultiver 5|) »cre* et bâtir «ne malien valant JSOO.W.W.CORY, Sona-mlnlatre de l'Tntértear.N.B.—La publication non autorlaéa da celte annonce ae aéra paa payée.fe journal eat imprimé, au No 71a, rue Saint-J arquer, ft Montréal, par "La Publicité" (ft reeponeabllité t/imi- 4Aa).Henri Bouraeaa.dàmAeur-gémct. LE DEVOIR, VENDREDI, 10 MAI 1912 9 la Campagne Provinciale'M^SSeà La plus grande activité règne dans les deux camps po litiques.— M.J.M.Tellier fera une tournée dans le bas de la province, après son assemblée du Monument National LES ASSEMBLEES D’HIER Hull, hier soir I Sir Lomer définit son programme aux électeurs du comté d'Ottawa, et Sir Wilfrid déclare que c’est pour rendre hommage au premier ministre qu'il assiste à l’assemblée.(De notre correspondant) L’événement politique du jour est la manifestation qui aura Heu ce soir au Monument National où les électeurs des différentes divisions de Montréal auront l'occasion d’entendre encore une tois M.Tellier avant la fin de la campagne.11 y aura des discours en anglais et en français.Les présidents conjoints seront MM.A.W.Atwater et P.J.Bisaillon, C.R.Outre le chef de l’opposition et l’hon.M.C.J.Doherty, la pluralrt des candidats locaux figureront sur l’estade.M.Tellier parlera aussi à Vietoria-ville dimanche après-midi à 2 h.30, et le soir du même jour, il adressera la parole à Lyster, arrivant à Lévis le lendemain matin.De là il se rendra ' par train spécial à Fraserville où il ; adressera la parole aux électeurs de Témiscouata à 10 h.30 de l’avant-midi.! Lundi après-midi, M.Tellier se rendra à Rimouski où une assemblée aura 1 lieu à 2 heures.Les électeurs se ren-; dront de plusieurs milles à la ronde-' piour entendre le chef de l’opposition.Après sa visite à iiimouski, ! M.Tellier reviendra à .Québec ' puis à Montréal où il arrivera ! mardi matin.Après un court arrêt eu ville, il se rendra à .Toilette où il pas-: sera l’après-midi et la journée du ecru-' tin au milieu de ses électeurs.Le soir du 15, M.Tellier recevra les i rapports de l’élection chez lui.DIVISION SAINT-JACQUES On commente d’une manière défavorable la nouvelle que sir Lomer Gouin a décidé de tenir une assemblée dans la division Saint-Jacques, parce que MM.Robillard et Montbriand se sont entendus pour faire leur campagne en visitant personnellement leurs électeurs et sans tenir d’assemblée publique.On aurait, dit-on, représenté à sir Lomer que son candidat serait battu s'il ne venait pas lui prêter main-forte.La lutte dans Saint-Jacques est intéressante par le fait que MM.Mont-hriand et Robillard sont de vieux amis personnels.UN MANIFESTE MINISTERIEL ’ M.PERCY C.RYAN La “Gazette” de ce matin dit que M.Percy C.lîyan, candidat libéral dans Saint-Antoine à la dernière élec tien provinciale, appuiera les candidats de M.Tellier dans l’élection actuelle, notamment le col.Smart daçs Westmount, et M.Maréchal dans Chambly.M.Ryan croit dé son devoir de -ou-tenir la cause du bon gouvernement ét il prendra part à la lutte.MAISONNEUVE Il y a eu une jolie assemblée à Rosemont, dans la salle La/îr^ie, hier soir.Les orateurs étaient MM.Rodolphe Monty, C.R., Henri Lacerte, avocat, l’échevin Drummond, î'échevin Macdonald et Aldéric Lavergne.DISTRICT DE QUEBEC M.H.C.Bellew, président du comité central de l’échevin Leslie H.Boyd, a reçu de Québec, hier, un télégramme qui se lit comme suit: “Victoire complète sur toute la ligne, y compris trois divisions de la ville.Les conservateurs sont sûrs de remporter dix-neuf sièges dans le district de Québec.Que Montréal fasse la même chose.Les chefs d i parti se joignent à moi pour souhaiter succès à l’échevin Leslie H.Boyd.Le balayage sera net de l’est à l’ouest.(Signé) W.E.PRICE.” M.C.P.Beaubien dit que si le district de Québec élit seulement douze oppositionnistes sur vingt-q latre députés, la victoire de M.Tellier sur le gouvernement Gouin est Certaine.SAINTD MARIE M.Nap.Séguin a tenu hier une as-sembliée en face de la demeure de M.Médéric Martin, M.P., rue Logan.Ont adressé la parole.M.Séguin, candidat libéral, l’honorable M.H.Lemieux et M.Cléophas Durocher.JACQUES-CARTIER Assemblée contradictoire, hier soir, à la Pointe-Claire.Les deux candidats, MM.Cousineau et Geoffrion ont parlé et étaient accompagnés, la premier, dv M.Jasmin, avocat, et M.Geoffrion de M.If heaume, avocat.Sir Lomer Gouin vient de lancer un manifeste aux électeurs de la province de Québec, où il énumère les oeuvres que son gouvernement a accomplies et celles qu’il se propose d’accomplir.SAINT-LAURENT Une assemblée a été tenue hier soir, I à la salle du comité de l’échevin Boyd, I sous la présidence de MM.W.E Finlay, i Des discours ont été prononcés par M.| D.Delaney, H.McD.G.Bellew, H.Lampard, J.P.et H.C.Bellew.Dans le o.ours de la soirée, on annonça que M.H.Bloomfield s’était retiré en faveur de M.Boyd et qu’il assistera à l’assemblée du Monument National,.Par suite des nombreux déménagements- qui se sont opérés, on éprouve beaucoup de - difficulté 1729.Joseph Alfred Pelletier, demandeur vs Romulus Piuze.défendeur.Le 20èms lotir de mai 1912 à dix heures de l’a- ! vant-midi Robert Browning dcur.au n© luas rué' cadieux, en au domicile dn dit défrn- è par j cité de Montréal, seront vendus Londres, 9.— On K célébré le rente- ; ‘Justice 1rs biens et effets nuire de la mort, de Robert Browning.”’1 , défendeur, saisis en rette ( anse.le célèbre poète anglais, à l’Abbaye de Westminster, le sept rie ce mois.Brow-nine était l’auteur du fameux roman J^The ring Bnd the book.” consistant en meubles de ménage, etc.Condition»; argent romptant.J.E.com, H.C.S.Montréal, 9 mai 1912. -E DEVOIR, VENDREDI, 18 MAI 1912 Leurs Altesses à l’Asile de Nazareth Le parti vice-royal fait, hier après-midi, sa visite officielle aux aveugles catholiques.— On présente des adresses charmantes au Duc et celui-ci répond d’une manière délicate et sympathique.— Textes des discours Les aveugles de Nazareth ont fait hier après-midi une splendide réception à Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Connaught ainsi qu'à la princesse Patricia.Les visiteurs arri-jjprent à l’Institut quelques minutes »ant quatre heures et furent reçus [kr M.l'abbé Bouhier, chapelain, la supérieure-vicaire, Soeur Mailloux; et la supérieure locale, Soeur Ste-Eulalie.Le grand corridor d’entrée et la salle de réception étaient sruperbement décorés de banderoles et de palmes et Leurs.Altesses Royales allèrent prendre place sous un baldaquin aux couleurs du roi.Quatre jeunes aveugles jouèrent un duo à huit mains, extrait d’“Euryan-the”, de Weber.Puis M.l’abbé Bouhier présenta l'adresse suivante: Monseigneur, La visite de Votre Altesse Royale à l'Institution des Aveugles de Nazareth est pour les élèves, pour leurs maîtresses et pour les dames patronnesses de l’oeuvra un grand honneur et une grande joiet Ils sont tous indiciblement heureux et fiers de recevoir en votre auguste persoune le Gouverneur-Général de la Puissance du Canada, le représentant et l’oncle de Sa Majesté Georges V, glorieusement régnant.Ils saluent en vous aussi le fils de Victoria, la grande et bonne Reine au souvenir toujours aimé, et le frère d’Edouard VII, à nui l’histoire a déjà décerné le titre glorieux de Roi Pacificateur.Permettez-moi, Monseigneur, de rappeler à Votre Altesse Royale, en quelques mots, l’oeuvre admirable qui s’accomplit dans cette maison.Les aveugles ne sont pms comme autrefois de pauvres êtres inutiles et délaissés, condamnés à végéter tristement dans l’ignorance et l’oisiveté.Depuis cinquante ans, les Soeurs Grises de Montréal, dont le dévouement inlassable est au-dessus de tout éloge consacrent leurs forces et leur vie à les instruire, à remédier autant que possible aux douloureuses conséquences de leur infirmité, les préparant à devenir des citoyens honnêtes, laborieux et utiles à la société.Grâce au système Braille,' les aveugles apprennent ic> tout ce qu’on enseigne aux clairvoyants dans les écoles primaires supérieures: la lecture, l’écriture, la grammaire, la littérature, l’histoire, la géographie, l’arithméti->que, la cosmographie, la physique et des éléments de philosophie.Pour pouvoir correspondre avec les voyants, ils apprennent aussi la clavigraphie*.1H apprennent surtout la musique: solfège, chant, harmonie, fugue, contrepoint.Plusieurs sont aujourd’hui des professeurs, des organistes, des artistes et des compositeurs de talent.A côté de l’enseignement musical, ^ui est le plus en honneur, se donne un ?nseignement industriel qui comprend Sa vannerie, l’empaillage des chaises et surtout l’accordage des pianos; et pour les filles, toutes sortes de tra-i aux d’aiguille et de crochet.Si bon nombre d’aveugles ont pu triompher des obstacles que la cécité avait mis sur leur route, s’ils ont su trouver une situation dans le monde et gagnent honorablement leur vie, c’est k l’Institution de Nazareth qu’ils le doivent.Monseigneur, je m’arrête.Tout à l’heure, nos chers élèves vont vous exprimer eux-mêmes les sentiments de leur reconnaissance profonde pour l’insigne marque- de bonté que Votre Altesse Royale leur don-îne aujourd’hui.Ils prient le Dieu tout Puissant de répandre ses plus précieuses faveurs sur vous, sur votre noble compagne, la bonne duchesse de Connaught et sur l’aimable princesse Patricia.Ils le prient de rendre votre gouvernement de plus en plus prospère et fécond pour le bien du pays et la gloire de l’Empire.Le choeur des Aveugles, dont la réfutation est justement accréditée dans notre ville, chanta d’une remarquable façon: Gloire à Didon.extrait des “Troyens à Carthage", de Berlioz.Madame Damien Masson, l'excellente musicienne que l’on connaît, et l’une des plus dévouées dames patronnesses, accompagnait au piano.M.Arthur Pruneau lut ensuite, au moyen du système Braille la très intéressante adresse qui suit au nom des jeunes aveugles: Monseigneur, L'Institution de Nazareth est tout heureuse de l’honneur qui lui est fait aujourd’hui et c’est avec enthousiasme qu’elle salue Votre Altesse Royale.En voyant au milieu de nous, l’illustre représentant de notre gracieux souverain Georges V, nos voix émues répètent des hymnes de reconnaissance, et notre pensée traversant les espaces, s’élance.vers le trône où siège dans sa sereine majesté, notre roi.C’est Georges, V.Edouard VIT et l’illustre aïeule, Victoria que nous acclamons en votre altesse royale.Fils et frère de rois, nous révérons en notre gouverneur-général le souvenir de leurs bienfaits et de leur gloire et nous en sommes fiers.Il nous est agréable de savoir que Votre Altesse Royale n’est pas étrangère à notre cher Canada.De bien doux souvenirs de votre passage s‘é voquent en ce moment.Ottawa a le privilège d’être la résidence vice-royale, mais permettez, qu'avec tous vos loyaux sujets de la grande métropole, nous ambitionnions l’honneur de vous entourer de l’affection la plus sympathique.L’Institut dans lequel se trouve Votre Altesse Royale compte 50 ans d'existence.Il fut fondé comme tant d'autres oeuvres de la ville de Montréal, par un vénérable prêtre de Saint-Sul-p:ee qui lui donna avec le dévouement de son coeur, les ressources de sa générosité.Il a pour but de recueillir les jeunes aveugles des deux sexes pour leur donner une instruction qui supplée au sens que leur a refusé la nature.Le premier dé ce genre dans la province de Québec, l’Institut de Nazareth, a rendu et continue de rendre d'inappréciables services, soutenu par la générosité de dévoués protecteurs et enveloppé par les soins bienveillants des bonnes Soeurs de la Charité.Ici, on nous inculque l’amour et le respect de l’autorité, la pratique des vertvs familiales, on développe de plus en plus dans la liberté et la loyauté, les vertus et les talents qui font les peuples grands et forts.Aussi votre bienveillance à accepter de visiter no tre Institution, Altesse, tout en lui faisant atteindre du coup les proportions d’un bienfait public, nous prouve qu’elle n’est pas insensible à cette o'euvre sociale et patriotique.Aux voeux que nous formons pour la paix et la gloire de notre commune patrie, nous ajoutons les voeux de bonheur profondément sincères que noas faisons pour votre Altesse Royale, pour votre noble compagne, Son Altesse Royale, la Duchesse de Connaught, pour la Princesse Patricia et pour votre mission importante qui doit marquer une ère de bonheur et de prospérité dans notre vaste puissance du Canada.Mlle Yvonne Dubois récita un fort gracieux compliment à la duchesse et Mlles Luc-e Caron et Cécile Fortier lui présentèrent des fleurs ainsi qu’à la princesse Patricia.Son Altesse Royale le due prononça le discours suivant en réponse aux deux adresses qui lui avaient été présentées.Pendant ce discours où la délicatesse de pensée se mêle à la sympathie la plus profonde, plusieurs des malheureuses aveugles pleuraient.Madame la Supérieure, Révérendes Soeurs, Elèves de l’Asile Nazareth.La réception si cordiale et si sympathique que vous nous faites est bien de nature à nous toucher, et c’est du fond du coeur que je vous en remercie au nom -de Son Altesse Royale la duchesse de Connaught, au nom de la princesse Patricia et en mon nom personnel.Depuis longtemps nous connaissions les oeuvres de la Vénérable Mère d’Youville qui, depuis 1747, se prodiguent pour le soulagement des déshérités de la fortune dans toutes les parties du pays.Nous savions que les descendants des officiers et soldats anglais qui vinrent ici en 1756, n’oublieront jamais que, à cette époque difficile, au moment où s’écrivait l’histoire du Canada, votre vénérable fondatrice ouvrit dans son hôpital une salle qu’elle appela "Salle des Anglais’’, où non seulement elle soigna les prisonniers anglais, mais en sauva plusieurs des sauvages.Ce grand trait de charité chrétienne lui valut d’être traitée avec les plus grands égards par le général Amherst.Nous sommes heureux de visiter aujourd'hui cette branche spêïvi e de \c-tre Institut où les aveugles reçoivt.rt, avec les soins les plus charitables, un» éducation et une instruction qui leur permettent de se rendre util 's à la société et de gagner leur vis d’une manière honorable.Je vous félicite, Mesdames de ce travail si noble, et je vous témoigne mon admiraiic.i pour votre dévouement si généreux.J'offre en même temps mes sympathies les plus s:n eèros à vos élèves si doulours ise uent affligés, mais je veux aussi leur adresser un mot d’encouragement.Elèves do l'Asile Nazareth, que votre grande affliction ne vous abatte pas, mais plutôt que l'exemple du nombre de vos devanciers qui se sont trouvés dans les mêmes conditions et ont cependant fait leur marque dans le monde, vous serve de stimulant pour profiter des leçons qui vous sont, données.Rappelez-vous que Milton était aveugle quand il dicta son "Paradis Perdu", et rappelez-vous aussi de ceux de vos contemporains qui, sortis de cette institution ont fait honneur aux dignes maîtresses qui les avaient formés, et pour n’en mentionner qu'un seul, je citerai le nom de la grande et sympathique cantatrice canadienne, Eugénie Tessier.Les mineurs s’arment LE MALAISE EST GRAND A MINER VILLE OU L'UN DES GREVISTES BLESSES PAR LA POUCE EST MORT.Philadelphie, Pe., 9.— Le malaise parmi les mineurs étrangers de Minere-ville est devenu plus intense ce soir lorsque l'un des trois mineurs blessés hier par la police, est mort.Tous ces mineurs étrangers se munissemt d’armes à feu.Les marchands de Miners-ville ont vendu tout un assortiment d’armes et l'on se dirige sur Pottsville maintenant.Le capitaine Wilhelm, de la poliee de l’Etat déclare qu 'il n 'y a aucun moyen d’arrêter ees achats à moins de proclamer la loi martiale.Les mineurs préparent une grande manifestation en l’honneur de leur confrère décédé, Mullange.La journée s’est passée dans une quiétude parfaite dans toute la région aujourd’hui.A Locust Gap les mineurs ont tenté de faire dérailler un train de fret dans le cours de la nuit; leurs plans ont été déjoués à temps.La poliee dans toute la région minière est littéralement sur les dents.TRIBUNE LIBRE M.Gouin et les vieux Instituteurs et Institutrices Nos marchands de meubles à la République Argentine Ottawa, 9.— M.H.R.Poussette, agent commercial à la République Argentine, dit que le Canada devrait profiter de l’avantage q|(ii lui est offert de faire un gros commerce de meubles avec la République étant donné que celle-ci importe de l’étranger plus de la moitié de ce produit manufacturé.Durant les cinq derniers mois, les Etats-Unis ont exporté pour SI,083,-238 de meubles tandis que le Canada n’en a exporté que pour la somme de 8707.La taxe aux écoles séparées ( De notre correspondant ) Ottawa, 9 — A la prochaine réunion du Bureau de Contrcule, on va discuter la proposition de la commission des écoles séparées à l’effet de mettre tous les noms des catholiques, sur la liste dos contribuables à la taxe des écoles séparées.A l’heure actuelle, un bon nombre paient aux écoles publiques.Que cette pensée des moyens que la Divine Providence met à votre disposition vous encourage sans cesse dans vos travaux.Avant de partir, Leurs Altesses Royales causèrent avec quelques-uns des élèves et les complimentèrent sur les jolis travaux manuels que les religieuses avaient exposés pour la circonstance.Parmi les dames patronnesses présentes à la réception on remarquait la présidente, Mme J.A.Vaillancourt, Mmes L.O.Loranger, U.H.Dandu-rand, D.Masson, P.Leduc.D.Rolland, A.Letondal.Etaient aussi présents : Sir Alexandre Lacoste, l'honorable juge Loranger, l’honorable Damien Rolland, C.L., le Dr Boulet, M.U.H.Dan-dnraud et quelques autres.AU CHATEAU DE RAMEZAY Immédiatement après leur visite à l’institut des aveugles de Nazareth, hier après-midi, Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Connaught, ainsi que la princesse Patricia assis tèrent à la réception en leur honneur par les dames de la Société des .Numismates au château de Ramezay.Madame Wurtele, présidente, reçut les hôtes vice-royaux et dans une courte adresse leur souhaita la bienvenue.Elle expliqua la raison d’être de la société qui est de conserver tous les souvenirs qui se rattachent à l’histoire du Canada.Son Altesse Royale le duc ré pondit d’une manière charmante, puis quelques artistes de notre ville exécutèrent un fort joli programme dont voici la teneur: Romances, "a"—A request, Amy Woodford-Finden; “b”—Il Bacio, L.Arditi, Mme Enid.Martin Hanson.Violoncelle, "a"—'Mélodie Danoise, Percy Grainger, "b”—Tarantelde, D.Poper, Monsieur J.B.Dubois Romances, -Rêverie, Reynaldo Hahn, "b"—Dites-lui que je l'aime, Massenet, Monsieur J.Saucier."God Save the King".Accompagnatrices: Mme Saucier et Mme Vaillancourt.Tous les salons du Château avaient été très joliment décorés de palmes et d’autres plantes vertes.On avait garni les tables et les cheminées de roses et d'oeillets.Après le court concert, on servit le thé.Mme Thos.Chase Casgrain et Mme R.A.E.Greenshields présidaient la table d’honneur; Mmes D.A.Shi res et Charles Archer, la seconde table et Mmes Taschereau et Charles Tylea la troisième.Assistaient ces dames : Mlles Turpin, Carol, Guerin, Weir et Lewis.L’assistance était une des plus nom breuses qu’on ait encore vues au Château.Hier, dans un article ayant pour titra “Misère et Opulence”, le "Devoir” a soulevé un coin au voile qui vache les misères des vieux instituteurs et des vieilles institutrices.Permettez-moi de le soulever entièrement et de vous montrer dans sa hideuse laideur tout ce qu’il cache de misères, de souffrances et d’horreur.Hier, on n'a donné que les pensions des instituteurs et des 1 institutrices qui appartiennent au nom eau fonds de pensions que M.Gouin a fait porter à un minimum de soixante-quinze piastres par année, vue ies malheureux n" touchent que depuis le 1er janvier 1912, c’est-à-dire depuis quatre mois ; avant cette date”! y „vau encore des institutrices qui n'avaient qu’une quinzaine de piastres de pi-n sion par année, et qui fait quatre cen-tins par jour.Voici les pensions de quelques-unes de ces institutrices : Mlles D.Co- moau, 814.35, M.Crilly, 816 71, Mmes E.Dufour, $10.53.T.Ouillette, 811.-25, Mlle A.Lapointe, $14.50, Mme L.Lemoine, $11.19, etc.(Rapport du Surintendant de l'Instruction Publique 1910-11, pages 450 e'u suivantes.1910-11, p6a/ges 450 et suivantes), accomplir l’effort considérable qu’il a dû faire en augmentant les pendons de ces malheureuses à un minimum de 87-5.00 par année, ou vingt eentins pat-jour, bien qu’il ait été sollicité très instamment de le faire, il y a six ans.Le gouvernement de la province de Québec plus riche, plus ' instruit et plus prospère, tant vantée par Sir I.omsr Gouin, paye pour tous ses vieux instituteurs et institutrices retraités la maigre somme de tr
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