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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 24 janvier 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-01-24, Collections de BAnQ.

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Volume XXII — No 18 Abonnements par la post : Edition Quotidienne CANADA.f 6.00 E.-Unls et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Montréal, samedi 24 janvier 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 A Rideau Hall Qui succédera à lord Willingdon?- Les futurs gouverneurs — Anglais ou Canadiens?- Une petite prophétie Qui remplacera lord Willingdon?A l'heure où nous écrivons ces lignes (vendredi l’après-midi), ce jroint d’interrogation attend encore sa réponse.Une dépêche laisse même entendre que ni l’un ni l’autre c4s nobles anglais dont Ton a jusqu ici mentionné le nom ne pourrait ou ne se soucierait de venir au Canada.M.Bennett nous cherche donc encore un gouverneur.Car, — et c’est le premier point qu’il ne faut pas perdre de Vue — le nouveau gouverneur général sera nommé par Sa Majesté, mais sur l’avis des ministres de Sa Majesté.au Canada.Jusqu’ici, le gouvernement britannique avait le soin de s’assurer que le gouverneur serait persona grata auprès de ses ministres canadiens, mais aujourd’hui ce sont les ministres canadiens eux-mêmes qui conseilleront le Roi sur le choix à faire.H semble bien réglé que le successeur de lord Willingdon sera encore un Anglais d’Angleterre; mais il*en sera ainsi parce que nos ministres le voudront.Si, lors de la prochaine vacance, eux ou leurs successeurs préfèrent désigner un Canadien, ce Canadien ira tout simplement prendre possession de Rideau Hall comme M.Healy et M.James MacNeill ont occupé à Dublin le palais du lord-lieùtenant, comme M.Isaacs vient, en Australie, de prendre la succession, morale et matérielle, de l’ancien gouverneur anglais.En fait, on pourrait sans grand danger risquer cette petite prophétie: c’est que d’ici quelques années le gouverneur général sera ou un membre de la famille royale, ce qui lui créerait une situation à part, ou un Canadien.La plupart des facteurs travaillent en ce sens.On a beaucoup dit que la présence d’un Britannique avait le grand avantage de tenir le gouverneur au-dessus des querelles de parti.A quoi les partisans du gouverneur indigène répondaient qu on prend au pays les lieutenants-gouverneurs, les plus hauts magistrats, qu’on ne s’en trouve pas plus mal et que personne ne propose sérieusement de modifier cet état de choses.Mais a-t-on observé que les conditions nouvelles où va se faire le choix du gouverneur affaibliront singulièrement sur ce point l’argument en faveur de l’étranger?Au fond, c’e&t moins le parti-pris du gouverneur canadien que Ton redoute que la suspicion que^ pourraient faire peser sur ses actes, en cas de crise, ses antecedents politiques.Mais, du moment que le gouverneur anglais sera choisi sur la désignation des chefs dun parti canadien, la même suspicion ne risque-t-elle pas, avec la même injustice probablement, de peser sur lui?, ’ On objecte encore que les gouverneurs ont etc des hommes fort éminents.A quoi les partisans du gouverneur canadien, sans prendre la peine d’établir de comparaison entre les gouverneurs anglais et certains des candidats canadiens d hier ou d’aujourd’hui, répondent que lorsqu’il s’agit de choisir le chef du gouvernement canadien ou le président de la Cour supreme, dont Tinfluence affecte autrement que celle du gouverneur notre vie nationale, on ne fait point entrer en ligne de compte cet élément personnel.Il est possible — c est une simple sup-position — que Ton puisse trouver en Angleterre un juriste supérieur à M.Anglin, mais personne ne songera à l’appeler a la présidence de la Cour suprême.Pourquoi?Parce que le Canada tend de plus en plus — qu’on *ous pardonne la vulgarité de l’expression — à se fournir chez lui de tout ce qui lui est necessaire.• C’est ce sentiment, avec tout ce que cela comporte d’aspirations vers une plus ou moins large autonomie, de fierté ou d’or-cueil national, joint aux ambitions personnelles, au désir des gouvernants d’honorer des Canadiens éminents ou de faire du haut patronage, qui amènera très probablement d’ici peu d années le choix d’un Canadien.A moins que Ton ne se décide à prendre le gouverneur parmi les membres de la famille royale, ce qui désarmerait certaines ambitions, certains préjugés peut-être, et donnerait a la fonction un lustre exceptionnel.Mais, qu’il soit né en Angleterre ou ici, cela ne changera rien au respect qui entourera le représentant du Souverain.Ce respect tient d’abord, et par-dessus tout, à notre conception de l’autorité et de ce qui lui est dû.’ A Chez nous du moins, un ancien président de la Cour supreme devenu gouverneur-général serait sûrement l’objet des mêmes égards, et du même respect profond, que Pex-fonction-naire anglais qui occupera peut-être demain Rideau Hall.Sa qualité de Canadien ne le diminuerait devant personne, et nous avons la fierté de croire qu’il en serait de même d’un bout à l’autre du pays._,IV Orner HEROUX L’actualité Un appel pathétique Les lettres anonymes passent it’ordinaire, dans les salles de ré-daclion, du sac du facteur au pâmer à rebuts.Si je fais exception en faveur de celle qui va suivre c est parce qu’elle porte une sorte de signature collective dans l’incorrec-lion même de son orthographe que j’ai scrupuleusement respectée dans la transcription.Klle est en somme un appel pathétique as fondé, de toute une categorie te pauvres pères.Montréal, 2t février 1931 Monsieure sure votre journal je vois un ras biens triste de nren‘ de misère mais sacher qu’ils en est biens d’autres je connais des pauvre honteu oui ont biens vécu et qui aujourd’hui creve de fin des peres de famil de 4.5.6.enfants qui ne peuve trouver dou- ils en menque jamais eux dou-vrages envoyer quelqu’un au chentier senquerire de lif chose voire Mr X et vous aller voire la foule et se qui dise de se bosse inumen pas de pitier pour personnes sest mois le bosse ennal-lé vous en j’ai été voire leche-vin.et toujours la même chose aller voire X ils connaît sont affaire lorsque sest pour se faire dire par exemples ils a une belle façons niais lorsque sest pour des servisse poussé vous donc Mr le rédacteur tacher de faire faire une petite enquette ie voudrais tant travailler pour îairc vivre ma famille dun pauvre honteux mais très bonnetes qui soufre de tout sorte, de privations merci a lavence.L'exploitation des journaliers a été de lout temps en rigueur, aux chantiers municipaux de toutes les grandes utiles.Neuf fois sur dix les ouvriers apparemment favorisés paient quelque chose an con- .__ .tremaltre.Cette exploitation odieu- vrage.ils sont a la neige tous les se /,.devient toujours à un degré jours et toujours se voie_ refuser vraiment intolérable par ces temps ‘ de misère.Il nous semble plus pressé que n’importe quelle nuire besogne municipale de ta faire cesser.L’enquête que notre correspondant nous demande, elle, devrait être faite tous les jours et presque jou.„ - ., „ .Ils ni a pas de Justin* le bosse prend toujours les meme ils montre leurs carte mais ils leur envoie un crie par la tête en aile* vous en sest mois qui est le bosse je connais mon affaire et ses! pauvres père de famille sen retourne jder dans leur logi et le peux de nouriture est réservé pour les petits mois qui vous écrits jen ai 6 enfants je me ren tous les jours matin et soire avec ma carte ils voie biens que je ne travail pas puisque ma carte nest pas poinsoner et Us ris de nous a notre né et Us y as des jens qui sont plassée le jours et Us leurs donne de louvrage la nui d lotde heure du jour, par une administration municipale à la fois vigilante et honnête.Celle-ci devrait avoir ses indicateurs on ses dèpisteurs sur la roule foi// le temps.H y a une dizaine d’années un contremaître a été condamné A la prison pour s’étre Yendu coupable d’une pareille exploitation.L’exemple est désormais lointain.On noiera d'ailleurs que notre correspondant n'accuse per- sonne, ne prête de motif à qui que ce soil.Il se contente de constater un fait; mais en règle très générale encore une fois, celte persistance à employer toujours les mêmes provient de ce que ces mêmes acquièrent cette permanence en laissant entre les mains du contremaître ou de l’un de ses amis une partie de leur enveloppe de paye.La réforme la plus sage et la plus utile devrait être de payer les journaliers en chèque ou bons.L’ouvrier n’aime pas le chèque; il doit l’encaisser à une banque et il ne fréquente pas générale’nient les banques.Il n’a pas toujours la facilité de se faire identifier.Ce ne serait pas, nous semble-t-il, une précaution excessive que de faire accompagner à l’heure de la paye par l’un des payeurs qui pourrait les identifier les employés de la ville.Celte précaution mettrait fin à l’exploitation que nous venons de signaler et qui a déjà existé, si nous ne possédons pas la preuve qu’elle existe aujourd’hui.Le contremaître pot-de-vi-niste n’osera pas se présenter à la banque pour réclamer son dû, d’ordinaire il le soustrait de l’enveloppe qui lui passe entre les pattes.De plus, celte pratique mettrait fin aux padded lists qui ont coûté des milliers et des centaines de milliers de dollars à la ville de New-York.On sait ce que cela signifie.Le contremaître porte sur la liste de paye des ouvriers fictifs et empoche à leur place leur enveloppe.Enfin, en supprimant la paye en espèces on soustraierait aussi à un grave danger les employés municipaux contraints de se balader par les rouies parfois désertes avec une somme de quinze ou vingt mille dollars.Quand à l'aversion des journaliers pour le chèque — à supposer que le bon ne soit pas pratique — il serait facile de la vaincre en faisant des campagnes auprès d’eux par l’entremise de leurs sgndicats.Ceux-ci pourraient tes persuader que le chèque est une protection non seulement pour la ville, mais pour les ouvriers eux-mêmes.Il les garde contre les vampires toujours tentés de les exploiter.Paul ANGER En marge de deux notes Où l’on voit que le refuge de I’ “Aide à la Femme” est en train de s’installer sans qu’il lui en coûte pour la peine—Des factures compliquées, mais qu’il ne s’agit pas de discuter puisqu’elles sont acquittées Le refuige de VAide à la Femme, 441, rue Lagauchetière est, s’organise petit à petit.Au début, il n’avait rien ou pratiquement rien.Quanti il a ouvert ses portes, il a pour ainsi dire bravé la Providence.Quelques-unes de ses premières protégées ont dû coucher sur Je plancher.Aujourd'hui il y a des lits pour lotit le monde.La cuisine s'installe.S’il arrive encore qu’au milieu de la nuit la police lui amène des enfants affreusement crottés, il y aura une douche, avec de l'eau chaude, pour les nettoyer.11 avait fallu débarbouiller les cinq premiers dans une chaudière.Chose remarquable, Je refuge de l'Aide à la Femme est en train de s’installer sans qu’il lui en coûte pour la peipe.I>es gens charitables fournissent à peu près tout ce qu’il faut.Pour la douche, par exemple, nous avons déjà dit qu’elle avait été donnée par la maison Orner De Serres, Il ne suffit pas d’avoir une douche, il s’agit de la poser.La maison Charrette et Frère, Ontario est, s’en est chargée.Rien n’est plus technique qu'une note de plombier.San* être un technicien, il est possible de discuter même un compte de- plombier.Mais il est plutôt difficile de débattre une note de plombier quand elle vous arrive, accompagné de tous les détails désirables, avec la souscription suivante: “Comme faible contribution à la belle oeuvre entreprise, nous vous prions de bien vouloir considérer ce compte comme acquitté et l'accepter tel de la part de "Charrette cl Frère, “par J.Normand.” l.'Atde à la Femme n’a pas eu à discuter mais simplement remercier.Le refuge a maintenant une douche, chose indispensable dans un établissement de ce genre, et elle ne lui coûte rien.Sa cuisine est Intallée et ne lut coûte rien.Le réchaud à gaz a été donné par un bienfaiteur ou une bienfaitrice, La conduite à gaz s’est prolongée jusqu’à 'l’étage où se trouve le refuge, au troisième ou au quatrième.J’ai pourtant visité assez souvent la maison où loge le Conservatoire National de Musique et le refuge de VAide à la Femme.Je n’ai pas remarqué, s'il a trois, quatre ou cinq étages.Je sais simplement que le refuge se trouve au dernier étage, en attendant qu’il puisse prendre possesssion «ie toute la maison.Mais c’est presque de l'indiscrétion de dire cela.Attendons plutôt que les choses soient réglées avant d'en parler.Emile BENOIST Bloc-notes Communisme?La Presse prend-elle ses lecteurs pour les gens les plus bornés du monde?C’est à le croire.Autrement, comment aurait-e(le écrit la phrase affichée hier dans sa première page: “L'étatisme n’est souvent qu'une forme dissimulée du communisme, l’odieuse doctrine contre laquelle s’élève présente-menr Mgr l’administrateur apostolique de Montréal et avec lui tous les hommes soucieux de l’ordre et du progrès dans l'ordre”?Toute cette tirade sur l'étatisme confondu avec le communisme, la Presse Ta imaginée parce qu’il est derechef question d’enlever la radio à des intérêts privés pour en faire une affaire publique.Elle ne veut pas de cela.Qu’est-ce que la Presse pense donc de l’étatisme qui nous a valu la Commission des liqueurs provinciale et qui va nous valoir demain l’assurance d’Efat contre les accidents du travail?Se-oaientroe deux autres manifestations de communisme?Si la Presse éclairait ses lecteurs et le public là-dessus?Quand a-t-elle condamné, au nom des principes, la régie des alcools et l’assurance d’Etat?Sackville-West "Remember what happened to Sackville • West.You remember what happened to him, do you?” a dit en souriant M.Bennett à M.Ferguson, à la veille de son départ pour l’Angleterre, et en pleine réunion conservatrice où les deux chefs se sont lancé des boutades amicales.Ces paroles de M.Bennett à M.Ferguson, qui fit il y a quelque temps un assez effarant discours à propos de la conduite qu’il se proposait de tenir en Angleterre, pour raviver le sentiment britannique qu’il estime saboté par les travaillistes, sont un rappel de l’incident à la suite duquel un ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis, le baron Sackville-Wesi, dut rentrer à Londres, révoqué par lord Salisbury.Lord Sackville-West avait quarante ans de services diplomatiques un peu partout à travers le monde.Vers 1885, il devint ambassadeur de son pays chez nos voisins d’Amérique.Pendant la campagne présidentielle de 1888, il reçut dJ8'f*S*î 'Brtiie une lettre apparemment écrite par un Américain à tendances pro-britan-niques, tpii voulait savoir quel parti prendre entre les candidats et comment voter.Sackville-West, de sa plus belle plume, répondit à son correspondant inconnu qu’un Américain à sympathies pro-anglaises devrait voter pour le candidat démocratique.Singulière imprudence; car la lettre de l’Américain était une attrape et signée d'un nom fictif.Ceux qui avaient obtenu l’avis de Sackville-West, le publièrent pour des fins électorales, il y eut un tapage infernal dans la presse en les chancelleries.Et Washington demanda à Londres le déplacement de Sackville-West qui dut rentrer dans son pays.M.Bennett n'aimerait pas que M.Ferguson, par des intempérances de langage en Grande-Bretagne, le mît en délicatesse avec le gouvernement du Royaume-Uni.Ainsi, duand M.Bennett a parlé de Sack-viIIe-West, iï a donne* un conseil pratique à son ami.M.Fenguson a compris.Se rappellera-t-il Sack-viüe-West ?Crédulité coûteuse , l n colJaborateur de revue américaine affiirme qu’aux Etats-Unis cent mille astrologues, devins, ehi-•rcunanciens, voyants, eitc., soutirent annuellement du public au delà de 125 millions de dollars.Une astrologue de New-York touche ainsi au delà de $10,009 par mois, rien que par la poste.A Chicago, cent hommes d affaires payent chacun $1,000 par am à un voyant pour um horoscope mensuel relatif à leurs affaires.Un asrt.nologue audacieux a imaginé de verser quelques centaines de dollars à une srtation de radio pour y parler quelques minutes de sa “science” et de c« qu'elle peut rendre à quiconque Tut Rise.En 11 semaines, il reçut 100,900 lettres contenant chacune un dollar pour réponse à une simple question» Une Jertlre adressée à chacune de ces personnes lui apporta 30,000 nouvelles communications accompagnées de nouvelles sommes variant de $1 à $4 chacune.Et .puis,,, R disparut.Gela n'empêche pas scs collègues de continuer à duper le public.There is a sucker born every minute, disait méprisammenl quelqu’un qui a longtemps fait métier «ie berner le public américain.Il aurait pu dire: “à chaque seconde”.C.P.Lettre d’Europe Le nouveau cours en France Un livre sur les partis français - Le Sénat contre la Chambre - De Tardieu à Steeg: une défaite et une victoire modérées - Le cours radical -La revision des traités - La mort du maréchal Joffre P.S.— La directrice du refuge de VAide à la Femme aurait besoin d’un pupitre pour meubler le bureau «le Tadmfnbtratlon.IJ ne faut rien de luxueux mais quelque chose de convenable.Qui fournira :!'r„n,'l,'!f pe de cent hommes.I^s hommes ; hr„ rip ^¦ c”“ns '’°"} rievoif’de’nfuire’—N’exagérons rien.Une “âmet-te”, comme mon nom l’indique, répliqua avec une fine modestie le j cardinal.vÿ» %* GENDRE ET ’ BELLE-MERE Confession d’un gendre à sa belle-mère: — Il faut que je vous dise que je m’emporte assez facilement, quelquefois sans raison.— Soyez tranquille, reprend la belle-mère, tant que je serai là, les raisons ne vous manqueront pas.RAISON ’MAJEURE — Elle ne dit jamais de iniai de personne.— Parbleu! elle ne parle que d'elle.CORNICHONS Un monsieur regarde avec effarement de droite et de gauche.— Qu’avez-vous?lui demande son voisin; vous n’êtes pas bien?.— Si, mais je cherche les cornichons.—Il me semblait, en effet, que vous n’étiez pas dans votre assiette.CRAINTE MOMENTANEE ¥ ¥ ¥ On emmène René aux bains de mer.L’enfant, qui a pris ses leçons de natation jusqu’ici dans une baignoire, se sauve en voyant la mer.— Papa, emmène-moi, c’est trop plein ici! V L’HORIZON OBSTRUE Un petit garçon, bien mis, se trouvait, en chemin de fer, en face d’un monsieur d’une extrême corpulence.Les yeux du petit ne pouvaient se détacher du “large” voyageur.— Pourquoi me dévisages-tu ainsi, mon petit bonhomme?demanda d’une voix sévère le gros monsieur.— Mais, monsieur, répond l’enfant candidement, il n’y a plus de place pour regarder ailleurs! SIVEL Du Moderne pour l’Automobiliste: Nous avons l’honneur de vous informer que nous avons établi une nouvelle méthode de réparation à prix fixe (flat rate) pour tout ouvrage que vous désirez faire faire à votre automobile.Pour arriver à notre but, il a fallu équiper notre atelier de toutes les machineries les plus modernes afin de donner ün service plus rapide et plus complet.Nous avons adopté cette politique après avoir étudié les modes de réparations tant aux Etats-Unis qu’au Canada, et nous avons initié notre personnel par un stage sérieux à la manufacture même.L’expérience et la compétence ainsi acquises sont à votre disposition et nous sommes convaincus de donner à nos clients pleine et entière satisfaction.Une visite et surtout votre patronage vous en convaincront.Nous sommes dès maintenant en opération: n’attendez pas la belle saison, car un retard trop prolongé amène souvent des troubles dispendieux.JARRY & FRERE Vendeurs autorisés.4450, rue St-Denis 6460, rue St*Laurent BEIair 2442 CRescent 3141 1 CONSULTEZ r TAIT - FAVRE AU, Ltée .POUR VOS YEUX S, POUR VOS ; YEUX l SPECIALISTES OPTOMETRISTES ET FABRICANTS DE VERRES ET MONTURES 265, rue Ste-Catherine Est —Tél.LA.6703 Cloches d’églises Camions cloche» neuve» et d'occasion, de différents poids et prix.Ecrire ou voir Z.-O.TOURANGEAU 1656, BauL St-Joseph (Est) Appt 6 - Tél.SR.6272 - Montréal C.-EMILE MOR1SSETTE, LIMITEE 212-236.rue Latourellc, Québec Délicieusement bonnes, les CONFITURES aux ANANAS Airs.LLr.E Chez voue épicier ou appeler Wilbank 5717 Donnez vos commandes à J.-A.DESY Limitée 1459, Avenue Delorimier Ils Importent directement leur CAFE et leur THE Ils manufacturent eux-mêmes leur* CONFITURES - Service QualftJ Prix Modérés 4ITEE MONTREAL PAPIER-TENTURE PEINTURE ARTICLES DE SPORT Quincaillerie Plomberie Où l’on s’habilie bien Ernest Meunier Le Tailleur fashionable 994, rue Rachel (Est) Téléphones: FR.9343-9850 Font économiquement la meilleure eau de table et de régime Alcaline — Lithinée —Pétillante-Digestive très efficace contre Acide Urique, Rhumatisme, Goutte, Maladies du Foie, de la Vessie, de la Peau, de l’Estomac et de l’Intestin.Une botte de Llthlnês contient 12 paquets suffisants poor 12 grosses bouteilles d’un litre.Produit de France.Exigez sur chaque boîte le nom du Dr Gustiu Franco par poste 45c sur réception du prix.En vente dans toutes les pharmacies.La Cie Canadienne des Agences Modernes, 453 rue Ontario Est, Montréal.SERVICE DE 24 HEURES Nettoyage français Complets et paletots pour hommes $1.50 Manteaux de dames $1.75 et $2.00 DES MILLIERS DR CLIENTS SATISFAITS Nettoyage et Pressage par la Grande Teinturerie canadienne-française Outillage moderne — Experts seulement LIVRAISON PARTOUT Appelés HArbour 3088 The New System Cleaning Service, Reg’d Teinturiers-Nettoyeurs — J.-B.BRETON, prop.823 Dorchester Est.Matériel pour artistes SPECIALITE POUR ECOLES, COMMUNAUTES Grand assortiment venant de nous arriver d’Europe.Nous avons à votre disposition, professeur pour les arts commerciaux et lettres, décoration civile et religieuse, etc.Professeur pour le dessin, l’aquarelle, peinture A l’huile, art appliqué ou décoration des objets, vases, coussins, etc.Maison A.Salette & Fils 447, rue Ontario Est - HA.8622 © Dbonsecours eoKirçb LE rçHÜM& insurpassable Pour Bébés, Enfants, et adultes.Contre toutes affections des voies respiratoires.La Bronchite, Toux opiniâtre, Fièvre, Maux de Gorge, Grippe, Coqueluche, Etc.PREPARE EXCLUSIVEMENT PAR Montreal Pharmacal Co.DEUX GRANDEURS 40c et 75c Echantillon gratuit sur demande aux Médecins et Hôpitaux Ecrire à Casier 100, “Le Devoir” CEINTURE HERNIAIRE BREVETEE Mon nouveau bandage herniaire maintient les hernies les plus rebelles, se porte sans gène, ne se déplace jamais quelque mouvement que l’on fasse.Renseignement» fournis gratuitement ANTOINE BONIN 1876 Est, Sherbrooke Tél.AMherst 8640 L’homme d’affaires prospere-^- C’est celui qui “annonce”.Faites comme “lui”.SERVICE DE SERVIETTES DE BUREAU Appelez MArquette 7896 Montreal Sanitary Towel 723, Company Notre-Dame Ouest Tellier et Fils, Ltée SERRURIERS * Experts en serrure», clef», etc.352, Dorchester Est Tél.HA.8577."¦—r-TT-r Achetez vos accessoires de Radio chez Payette & Cie Disques Hydromètres 1 \flà Redresseurs de courant A.C.Verniers Pilot Art Dial Pilot illuminé, Pilot tambour, Kurt-Kash, 4 pouces .Hanimarhund .05 1.95 2.25 • .95 Pour radio ou auto Payetta .lmp , , Breaknot .Batrometer .40 .65 .90 Eicon, 1 amp.Eicon, 3 amp.Tungar, hi amp.Tungar, 2 amp.Tungar, 5 amp.9.75 15.00 9.95 16.00 24.00 Lampes de remplacement Tungar Trickle .2 ampères 5 ampères Electrolyte .4.50 .4.25 .5.85 redres- Faites réparer votre radio Vous avex beaucoup k par une maison de con- épargner il vous nous fiance.Prix très béas consultée avant d’acheter votre radio.APPELEZ ' LAncastcr 2108 APPELEZ LAncaster 8979 RADIOS S ACCESSOIRES 910 BIEl) RV5S MON TREAl I '' il ,1. VOLUME XXII — No 18 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 24 JANVIER 1931 fe 9 6 Lettres jaunies Ce sotr-là, c’était tranquille à la maison, co'nxme tous les soirs de mauvais temps; sûre de n’être pas dérangée par les joueurs de bridge habituels, Marthe monta à sa chambre et s'y enferma.Elle n’avait pas trop d’une longue veillée pour accomplir la besogne qu’elle se promettait de faire depuis longtemps: mettre ordre à ses paperasses et surtout, en détruire un bon nombre qu’elle jugeait inutile de garder.Il faut dire que depuis plusieurs années, ayant de forts instincts conservateurs, elle n’avait presque pas jeté de lettres et Dieu sait si elle en avait reçues! Est-il bon, oui ou non, de conserver ainsi indéfiniment de la correspondance?Cette question était venue la hanter tout d’un coup, présentant à son esprit une foule de pensées auxquelles elle ne s’était jdmais arrêtée.Sans doute, elle trouvait très doux de relire de temps à autre certaines missives un peu jaunies ou d’autres moins vieilles dont la lecture répétée lui procurait toujours un plaisir aussi intense que lorsqu’elle les avait parcourues pour la première fois.Mais elle se disait que si elle mourait, ces lettres dans lesquelles il y avait des chosçs très intimes écrites pour elle toute seule tomberaient en d’autres mains, seraient lues par d’autres yeux qui ne compren-.draient pas, qui, peut-être s’en a-museraient.Et elle en était venue à considérer sérieusement cette perspective et à voir comme un petit sacrilège dans la possibilité de sa réalisation.Une à une, elle les déplia pour les relire une dernière fois, facilement attendrie par les unes, amusée par les autres.Il y en avait qui dataient de ses années de pensionnat; non, elle n’allait pas les jeter.C’étaient des lettres pleines d’une naïve tendresse, tout imprégnées de la période heureuse où, petite fille insouciante, elle n'avait pas à s’inquiéter de l'avenir ni à se suffire à elle-même.Période trop courte d’ailleurs, à laquelle devait en succéder une autre, bourrée de responsabilités.Là, dans cçtte boite oblongue, était un paquet d’enveloppes réunies par un élastique; elle en retira les feuilles noircies d’écritures toutes différentes les unes des autres: lettres de condoléances venant de ses amis, de ses anciennes maîtresses, de parents éloignés.Chacune lui faisait revivre des heures douloureuses; mais chacune aussi lui disait qu’on s’intéressait à elle, qu’elle était aimée, que jamais elle ne serait délaissée dans sa peine.Oh! Cornent se serait-elle décidée de jeter cela au feu?C’était si bon, cette chaude sympathie dont elle se sentait enveloppée en ce moment et chaque fois qu’elle relisait ces lettres-là! Les ayant remises à leur place, elle en prit une autre liasse: celles-là, elles lui étaient précieuses é-normément.En glissant sur la longue écriture ferme de son correspondant, c'était comme si ses yeux eussent relu en même temps ses propres lettres à elle, tant il a-vait l’art de relever ses moindres paroles, de les discuter parfois, de satisfaire, enfin, à tontes les exigences de la correspondance.Elles contenaient trop de leur âme à tous deux, ces lettres, pour que Marthe se laissât aller à un geste inhumain: celui de les déchirer et de les brûler.Elle en lut d’autres, d’autres et d’autres encore qu’elle voulut à tout prix conserver parce qu’elles renfermaient toutes quelque détail auquel elle tenait, qu’elle ne voulait pas oublier parce qu’il lui rappelait de douces heures.En fin de compte, Marthe se dit que n’étant pas très vieille, il devait lui rester un certain nombre d’années à vivre et qu’elle aurait, avant de mourir, le temps voulu pour se préparer et -empêcher que ces trésors tombent en des mains profanes.Et puis, le cas advenant d’une mort subite, le petit sacrilège appréhendé serait encore moins grave que l’espèce de meurtre moral que sembleraient lui reprocher les cendres de sa correspondance anéantie.JEANNE.Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste Dimanche prochain, le 25 janvier, à 4 heures, l’A.P.E.B.tiendra son assemblée régulière au siège social de la Fédération Nationale: 853 est, Sherbrooke.A cette séance, Mme JeanTLouis Audet fera une causerie sur un grand poète du XVIIème siècle, avec audition de poèmes par Mlle Suzanne Paquette et quelques autres.Un programme musical, soigneusement préparé pour la circonstance, contribuera à l’intérêt de cette réunion à laquelle toutes les associées ne manqueront pas d’assister et pourront aussi y amener leurs amies.L’entrée est libre.A Maisonneuve L’Assistance Maternelle de Maisonneuve organise une grande partie de cartes sous la présidence d'honneur de M.l’abbé J.-C.Chaumont, curé, de MM.William Tremblay, M.P.P.; Clément RobitaiWe, C.R.; et Oscar Lalondc, échevin, mardi, le 27 janvier, à 8 heures du soir, salle de l’école Chomedy.coin boulevard Morgan et LaFontaine.U y aura de magnifiques prix de présence et un prix par table.Prière d’apporter cartes et marqueurs.Pour renseignements, s’adresser à la présidente, Mme J.-J.Emond, CL.0202-J.Partie de cartes Sous la présidence du juge et de Mme Amédée Monet et sous les auspices de l’Union des Gens de chez nous, une partie de cartes sera donnée le jeudi soir, 29 janvier, chez Kerhulu.Le goûter sera servi.Un programme musical sera exécuté par Mlles Marleau et O’Shaughnessy, Mlle Germaine Poulin sera au piano d’accompagnement.Pour renseignements, téléphonez à Mme Macé, Dol.2379, Mme La Salle, Cal.2061-J., ou à Mme Gau-I vreau, Lan.7865.Secourons les tout-petits CRECHE DE L\~ MISERICORDE, 890 RUE DORCHESTER EST — AUX BIENFAITEURS ET BIENFAITRICES DE L’OEUVRE DE LA CRECHE Ceux qui n'auraient pas reçu leur “accusé de réception” pour l'envoi de leurs offrandes pour le “Petit Bas de Noël” sont cordialement priés d’en informer la Soeur Supérieure, 890 rue Dorchester Est, soit par écrit, soit par téléphone Harbour 6255, mentionnant leur nom, adresse et date de l’envoi.“Le non-accusé de réception est 1 apreuve que l’envoi n’est pas parvenu à destination”.% Au profit des oeuvres eucharistiques Le jeudi, 12 février prochain, à 2 h.30, une partie de cartes sera donnée à la salle du Windsor, par un groupe de dames et de demoiselles dévouées aux oeuvres eucharistiques, au profit du nouveau monastère des RR.PP.du Très Saint-Sacrement.Toutes les amies des oeuvres eucharistiques sont cordialement invitées.Cette partie de cartes est sous la patronage de Mme N.-A.Timmins.Aux anciennes de l’Académie Ste-Brigide L’Académie Ste-Brigide, 1275 rue Papineau, invite les anciennes à la réunion de samedi le 7 février, à 2 heures p.m.Toutes les anciennes élèves sont cordialement priées de s’unir à l’Association déjà formée sous le nom d’Amicale de Notre-Dame du Bon-Conseil.Retraites fermées Au monastère de Marie-Réparatrice, 1025, Mont-Royal ouest, Montréal: février: 2-3 au 26, dames; mars: 13 au 16, jeunes filles; 19 au 22, jeunes filles ( cercles d’études) ; 23 au 26, dames.Aux Trois-Rivières, 117 rue St-Charles: janvier: 26 an 30, jeunes filles, St-Philippe; février: 5 au 9, jeunes filles, St-Philippe; 12 au 16, leunes filles; 24 au 28, dames; mars : 5 au 9, jeunes filles.Prière de s’inscrire à l’avance et pour tous renseigrtements s’adresser à la directrice.Pour l’Assistance Maternelle Demain soir, 25 courant, aura heu.a la salle paroissiale de Saint-Alphonse d’Youvi'lle, angle Liège et St-*Gérard, une coniférence-concert donnée au bénéfice de l’Assistance Maternelle, à 8 heures 15.Tous les amas de l'oeuvre sont invités.Tirage d’un petit autel Le tirage du petit autel mis en rafle au profit des oeuvres de l’Asile de la Providence aura lieu l-» 31 janvier, à 2h.30 p.m., au no 55i rue Sainte-Catherine est.Avis esl donc donné aux intéressés.On est prié de bien vouloir retourner les coupons des livrets le plus tôt pos-sible.______ Partie de cartes-sauterie La présidente et les membres de l’Association des gardes-malades diplômées de l’hôpital Notre-Dame recevront à une partie de cartes-sauterie, à la salle des Chevaliers de Coliwpb, 1190 rue de la Montagne, le lundi 16 février à 9 heures de l’après-midi.(Comm.) FAITS ET GLANES UN OUBLI Trois Parisiens qui sont arrivés à New-York cherchent en vain un logement pratique et bon marché et finissent par accepter de loger au 94e étage d’un immeuble, dans une chambre à trois lits, faute de mieux.Le premier soir, ils rentrent tard et s’aperçoisfcnt avec terreur que l’ascenseur ne fonctionne pas.—Tant pis! dit l’un.Pour faire passer le temps de la montée, chacun de nous racontera une histoire.—Entendu.Et le premier commença un récit qui dura jusqu’au 33e.Le second fut encore plus prolixe, il occupa ses auditeurs jusqu’au 90e.—Tu n’as pas beaucoup de temps, dit-il au troisième’, pour nous raconter quelque chose.—Ohl fit ce dernier, je n’ai qu’un mot à vous dire: j’ai oublié la clé chez le concierge.LE BINIOU MENACE Il paraît qu’en Bretagne les joueurs de biniou ne forment plus d’élèves et sont remplacés peu à peu, dans les noces ou cérémonies campagnardes, par des violonistes ou des accordéonistes.On ne saurait dire si l’art musical est intéressé dans la question, mais il n’est pas douteux qu’au point de vue pittoresque la disparition du biniou serait profondément regrettable.Mais nous n’en sommes pas là : les Bretons sont trop fidèles à leurs traditions pour ne pas trouver le moyen de conjurer le péril.EPITAPHES Un professeur de l’Académie de médecine composa pour un célèbre chirurgien dont la pingrerie était proverbiale l’épitaphe suivante: Ci-gît opérateur heureux.Qui, sans jamais se battre, Coupa bien des hommes en deux, Et des liards en quatre.En voici une autre pour Buloz, le fondateur de la Bevue des Deux-Mondes.On l’attribue à Henry Mur-ger: Quand Buloz au tombeau sera prit à descendre Rien ne pourra le retarder: Il n’aura qu’un oeil à fermer.Et pas d’esprit à rendre.Amicale Ste-Brigide Demain, à 2 heures 30, dans la salle de l’école (entrée: 1224, rue Champlain), l’Amicale Sainte-Bri-gide tiendra sa réunion générale.Il y aura lecture des rapports du secrétaire et du trésorier.Ceux-ci terminés, le président adressera la parole, puis on procédera aux élections du nouveau comité.La réunion sera agrémentée d’un concert-boucane.On se rappellera la date du troisième euchre de l’Association des anciens de Sainte-Brigide, jeudi, le 12 février.Que ceux qui n’ont pas encore retourné leur livret vendu le fassent au plus tôt.Billels en vente chez tous les membres du comité et au siège social de l’Association, 1225, rue Maisonneuve.(Communiqué).Amicale St-Viateur t Le conseil de l’Amicale Sainl-Viateur invite tous les anciens élèves a une soirée intime et récréative à l’Ecole Sain't-Viateur, 7230, rue de Gaspé, lundi soir, le 2 février, à 8 heures 30.Un $2.50 en or fourni par un ancien, sera offert comme prix de présence à la fin de la réunion.Feuilleton du “Devoir” TRCP CHER par Marie LE MIÊRE 9 (Suite) — Ne craignez rien, mon ami, fit Léopold d'un ton suffisant; on mènera la barque avec prudence.Mais mon frère n’en apprendra pas moins toute ma pensée.Vous désespérez trop vite, mon cher Fresnay, que diable! Luttez, maintenez votre candidature haut la main! Je suis votre allié, et je vous Jure que la •partie n’est pas perdue.— Ah! soupira le jeune homme, si je pouvais y croire! — Allons! reprit le banquier, lui frappant familièrement sur l’épaule, ayez confiance en votre étoile, ru ni niez-vous, soignez-vous.Tâchez de venir à mon bal du 29, n’cst-ce pas?Le peintre essaya de sourire, mais il sortit plus sombre encore qu'il n’était entré.La face glabre et inexpressive dp Bagneux, qu’il rencontra devant l’hôtel, lui causa une impression plus désagréable que de coutume, il cheminait, tète basse, au milieu du luxe parisien qu’il ne voyait pas.Olivier.Olivier de Mazière.Georges répétait ce nom avec une sorte de colère morne.Pourquoi celui-là?.Pourquoi traver-l sait-il la vie de Fresnay.cet homme que tout aurait dû éloigner de lui: et les habitudes, et la situation, et le rafüeu social?Pourquoi se posait-il en obstacle devant Fresnay, ce personnage qui ne ressemblait à nul outre, et dont lui-méme avait subi l’ascendant inexplicable?Olivier lui, ne se doutait guère dp la place qu’il tenait dans les angoisses du riche et ibrillont artiste; 11 ne s’attrielait point de l’es- pèce d’aversion que le banquier lui dissimulait à peine: ne sentait-il point aussi, devant Léopold, son ame se clore et sa physionomie se refroidir?Léopold vivait enfoncé dans les préoccupations matérielles, sans un regard, sans une aspiration au delà; il était banquier jusqu’aux moelles: comment eût-il pu comprendre Olivier, poète jusqu’au fond du coeur?Etre rçoète, c’était la vraie vocation de ce jeune homme: la nature et la religion lui parlaient à l’âme un langage qui le faisait frisonner; le souffle inspirateur l’emportait parfois, en de telles ascensions, qu’il en demeurait muet, enivré, sans rien voir, sans rien entendre.Après ces heures de contemplation éblouissante, il écrivait, d’un seul jet, des strophes harmonieuses, fortes et colorées.Mais ces vers, il les gardait jalousement pour lui et les chers intimes.“Ce n’étaient, disait-il, que des essais, des ébauches".Olivier n’avait pas vingt-quatre ans; il ne s’était pas encore créé une Langue à la hauteur de sa pensée.Cependant il ne refusait jamais de lire ses poèmes dans le doux asile de la Binette.Ohl que de fols le tressaillement de son génie naissant avait remué le coeur de Michel! que de fois ses strophes louchantes avaient amené des larmes aux yeux purs d’Yvonne! La noblesse de sa vie enveloppait son talent d’une atmosphère propice.C'était, pour lui, un dur sacrifice que de s'enfermer dans un bureau étouffant, de déchiffrer des écritures illisibles, de traduire et d’écrire sous la dictée monotone du banquier, de s’absorber dans cette besogne machinale et terre à terre quand il avait le coeur plein de su-ouniitês.Mais la conscience d’Olivier «le Mazière était exigeante: il savait refouler ses penchants pour accomplir son devoir.Une fois, le sacrifice lui fut par-liculièrement pénible; c’était le jour du bal que devaient donner M.et Mme Grandlieu, et Léopold avait gardé Mazière jusqu’à une heure avancée, pour un travail urgent.Le jeune homme ne put retenir un soupir de délivrance lorsque le banquier le congédia.Léopold était en habit; il tenait à la main une sacoche fort gonflée.Olivier salua, passa dans le vestibule pour revêtir son pardessus.Pendant ce temps, M.Grandlieu ouvrait le sac et le vidait sur une table: il y avait là, lui disait-on, trois cent mille francs.Tout à coup un timbre retentit; de l'hôtel, on appelait le banquier.—J’y vaisl murmura-t-il.Aussi bien, je vérifierai cela demain.N'ayant pas sur lui la clef de son coffre-fort, it s’approcha d’un secrétaire placé dans un angle, en prit la clef dans un casier, sous une pile de registres.Le timbre sonna de nouveau.- Mills qu’est-ce qu'il y a donc?fit impatiemment Léopold.Ah! je parie que c'est le ministre qui arrive! Il ouvrit rapidement le meuble, fit jouer du doigt un tiroir secret, et y jeta les liasses de billets de banque.Troisième coup de timbre, saccadé.impérieux.—Voila! voilà!,., gronda Uo-pold.Il avait rabattu le panneau, et s’occupait de le fermer.Il frappa du pied le parquet: selon l'expression populaire, “la serrure boudait”.La clef ne tournait pas! Enervé, fébrile, il la retira, éteignit l’électricité, travursn en courant l’enfilade des bureaux, jeta un coup d’oeil dans le vestibule.“H n'y a personne, se dit-il, je Reviens tout à l’heure.,’’ Trois minutes ne s'étalent ras écoulées quand Léopold reparut, toujours courant.Au moment où il mettait le pied dans le premier bureau, la porte du vestibule grinça doucement, et une silhouette noire, bien connue, remua là-bas dans l’ombre; puis on entendit, au dehors, résonner un pas rapide.“Tiens, pensa Léopold, Mazière était encore là! Tant mieux!” M.Grandlieu n’eut qu’à exercer une légère pesée pour refermer le panneau sans difficulté.11 prit le trousseau de clefs qu’il déposait toutes les nuits au chevet de son lit, auprès d’un revolver chargé, et s’en alla en barrant les portes et en éteignant les lumières.La banque, où dormaient des millions, était plongée dans les ténèbres et complètement isolée de l’hôtel resplendissant où les couples allaient tourbillonner, où les violons allaient chanter.Les premières voitures stationnaient près de la grille.M.de Mazière, fuyant ce tumulte, s’était mis à marcher vivement, sans trop savoir où il allait.La nuit était fraîche, calme et belle; la lune brillait vers le zénith.Le Jeune homme était heureux de s’appartenir enfin; il sentait la poésie jaillir en lui avec une force souveraine, et il s'abandonnait à ce débordement de vie.Faisant un grand détour, il longea les Champs-Elysées, traversa la Seine au pont des Invalides, et s'arrêta sur le quai, les yeux errant sur les lumières de la place de la Concorde et sur l’eau du fleuve où se prolongeait en flèches d’or le reflet de la lune.Pendant ce temps, Georges Fresnay se dirigeait à pied vers l’hôtel Grandlieu.Il n’avait pas cru pouvoir se dérober à l'invitation rie Léopold, qui lui témoignait un intérêt si amical, et peut-être entendrait-il parler d’Yvonne! Il mit un masque sur son visage et s’efforça de sourire.Il monta l’escalier monumental, que fleurissaient des merveilles d'horticulture, et pénétra dans le premier salon, où il fut accueilli par l’empressement le plus flatteur.(A suivret Os journal «at imprime au Wo «o.rue iotre-Dumv Bst, a Montréal par rat.niMCRII ropm-AlRS 73, de Mickillimakinac, où le .’ère avait sa mission, les deux vaillants voyageurs, accompagnés de cinq hommes, gagnèrent, en rainots \1’écorce, le lac Michigan et la Raie Verte; puis, remontant la rivière Fox, ils portagèrent jusqu’à la rivière Wisconsin, laquelle ils descendirent jusqu’à son embouchure dans le Mississipi.Une fois arrivés sur le fleuve, nos explorateurs sc laissèrent emporter au courant et ne s'arrêtèrent qu’à la bouche de l’Arkansas.Parvenus à ce point, et convaincus désormais que le flot les (nouait, non à l’ouest, mais au -sud.1s jugèrent prudent de mettre un crme à leur course, et reprirent péniblement le chemin du Canada.Cependant Cavelier de la Salle n'avait point renoncé à ses projets.Après de longues années de retards Ÿ de campagnes avortées, pendant rtme desquelles son compagnon, le lécollet Hennepin, fail prisonnier [«ai les Sioux, découvrit les chutes de Saint-Antoiin-e.actuellement Minneapolis.sur le haut Mississipi, I680.H parvint à organiser une expédition de cinquante-quatre hommes, à la tête de laquelV il s’engagea résolument sur l’Illinois.Cette rivière le porta rapidement sur le Mississipi.De la Salle, nu comble de ses vocox.résolut de pousser à fond l'aventure et de ne point s’arrêter qu’il n’eût atteint la mer.a Louisiane cédée aux Espagnols —L’arrivée des Acadiens •— Le retour ssion aux Etats-Unis — Territoire d'abord, puis Etat américain La prise de possession de la Louisiane H atteignit effectivement le golfe du Mexique le 9 avril 1682.Après avoir rendu grâces au ciel, nos voyageurs prirent solennellement possession du pays auquel ils donnèrent le nom de Gaiisiane, en l’honneur de Louis XIV.Un procès-verbal de ladite prise de possession fut dressé, et une croix fut plantée, au pied de laquelle tm enterra unie plaque de plomb portant les armes du roi de France et cette inscription: Lndovicus Magnus régnât.Ces formalités accomplies, l’expédition reprit joyeusement k> chemin du Canada, d’où Cavelier de la Salle, partant cm grande hâte, s'empressa de faire rapport à la cour de sa découverte.Louis XIV fit à l'illustre voyageur l’accueil qu’il méritait, et, comprenant l'importance du pays dont il avait enrichi sa couronne, il le mit à la tête d’un armement (Considerable, avec mission d’établir une colonie en Louisiane.La Salle quitta donc le port de la Rochelle en juillet 1684, avec une flottille de quatre navires et une troupe de deux cent quatre-vingts colons.Cette première tentative de colonisation finit par un désastre.La Salle avait mal relevé la longitude du Mississipi, faute, sans doute, d’instruments; i| se trompa de route et vint débarquer sur les côtes du Texas, à Matagorda.Après deux années d’efforts héroïques, la malheureuse colonie, succombant à la ma-ladie et à la famine, se trouva presque anéantie.Les survivants prirent alors le parti de gagner à pied le Canada.Mais de la Salle, dont Je caractère altier avait aigri quel-quos-ums de ses compagnons, fut assassiné pair eux.Bref, tous périrent.sauf le prêtre Joute], Tabbé de la Salle et un petit nombre d’hommes fidèles, qui réussirent, après dix-huit mois de marche forcée dans la forêt, à rejoindre les postes français.La cour de France ne se laissa point décourager, néanmoins, par un aussi fâcheux accident; et dès que la paix de Ryswick, 1697, lui laissa le loisir de penser aux affaires d’Amérique, Louis XIV donna ordre de préparer un nouvel armement.L’âme doucette nouvelle entreprise fut le cômte de Pontchar-train.Ministre de la marine, assisté du comte de Maurepas, son fils et son secrétaire.D’Iberville à Biloxi Ces deux ,habiles ministres, cherchant un homme à qui ils pussent confier, en toute sécurité, la direction de l'expédition, jetèrent les yeux sur un Canadien illustre, le capitaine de vaisseau Pierre Le-moyne d’IbeirvilLe.Celui-ci accepta, et, prenant avec lui deux de ses frères, Sauvolle el Bienville, pour lieutenants, il hâta les préparatifs du départ, car il saivak que les Espagnols et les Anglais s’efforcaient de le gagner de vitesse.Le 24 octobre 1698, il quitta donc le port de Brest avec quatre navires, et le 27 février 1699, il jeta l’ancre dans la baie de Mobile.Quelques jours plus tard, des vaisseaux anglais faisaient, en effet, leur apparition dans les passes du Mississipi; mais, voyant la place prise, ils (lurent, à leur grand chagrin, reprendre la mer sans ruen entreprendre.L’histoire des commencements de la Louisiane, avec ses mortels tâtonnements, son ignorance des véritables conditions d'une colonisation avantageuse, ses querelles intestines, serait du plus haut intérêt pour tous ceux qui ont à coeur le succès de nos entreprises coloniales actuelles; nous ne saurions l’entreprendre dans un article de revue, et nous nous contenterons d’en retracer ici les grandes lignes.Les Français débarquèrent donc en février 1699, à Biloxi; et d’Iberville, avant de retourner en Fairope, donna à son frère Sauvolle le commandement de la petite colonie.L’année suivante, 1700^ d’Iberville reparut à Biloxi, apportant avec lui des vivres et amenant quelques renforts.C’est à cette époque que reniante la construction du fort Mnurepas, sur les bords du Mississipi.Bienville, fondaf-eur de la Louisiane En 1701, d'Iberville revint et nomma gouverneur de la colonie, à la place de Sauvolle, emporté par une fièvre pernicieuse, août 1/01, son autre frère, le jeune Bienville, qu’nn peut, à juste litre, appeler le fondateur de fa Louisiane.En 1702, Biloxi fut abandonnée, et les Français allèrent s’établir, tvm loin de là, à Mobile, malgré Bienville qui déjà prétendait que les passes du Mississipi étaient navigables et qui songeait à bâtir une ville sur le fleuve.Le voyage de cette année fut le dernier que d'Iberville fit en Louisiane; il mourut, quatre ans plus tard, de la fièvre jaune à la Havane.En 1703, grand événcmenl dans la colonie naissante.La cour envoie pour la première fois à Mobih?vingt-trois filles à marier.Les années qui suivirent se consumèrent en vaines querelles entre les principaux magistrats de la colonie; tellement que le roi, fatigué des plaintes incessantes portées contre le gouverneur, le releva de son office et envoya un commissaire pour enquêter sur son administration.Mais comme, d’un cô-j fi lé, l’enquête le justifia complètement et que, de l’autre, son successeur de Muys mourut en chemin, à la Havane, Bienville ne quitta point la colonie et continua à gouverner par intérim.Enfin, en 1712, la couronne, fatiguée des dépenses considérables qu’elle faisait pour une colonie qui ne progressait point, la céda, par une charte, au sieur de Crozat, lequel en prit la souveraine administration, comptant, pour rentrer dans ses débours, sur les profits que lui procurerait le monopole du commerce.Lamothe Cadillac Lrozut nomma gouverneur de Louisiane Lamothe Cadillac.Lamothe Cadillac était un brave officier qui s’était distingué au Canada, où il avait fondé le Détroit; mais il se montra administrateur déplorable.HBrouillé avec Bien-ville, qu’on avait relégué dans le petit fort de Natchez mais qui conservait dans la colonie un fort parti, il faillit perdre le pays.Après quatre ans il fut rappelé.Son successeur, de l’Epinay, ne resta qu’un an gouverneur, 1717-1718.L’année 1717, en effet, Crozat, ruiné, passa la main à la célèbre Compagnie des Indes, mieux connue sous le nom de Compagnie du Mississipi, fondée par l’Ecossais John Law, de désastreuse mémoire.Lorsque la Compagnie des Indes rit la Louisiane, on peut dire que a colonie n’en était encore qu’à la première période de Texistence, puisque, en 1712, elle ne comptait en tout, soldats compris, que trois cent quatre-vingts habitants.La Compagnie, qui ruina la France, fut, au contraire, la providence de l’Amérique.Elle y envoya une foule d’émigrants et d’esclaves; si bien que, au recensement de 1721, la Louisiane avait déjà une population de 5,420 blancs et de 600 nègres, en tout 6,020 habitants.Il est vrai que cette population, ramassée sans discernement, même dans les rues de Paris, était peu propre au genre de vie auquel on la destinait, ce qui explique l’effrayante morralité dont elle fut frappée et le peu de progrès des premiers défrichements.On a reproffhé également à la Compagnie d’avoir expédié dans la colonie, en même temps que les filles de l’Hôpital Général de Paris,les filles à la cassette, recommandables à tous égards et mises sous la protection des dames Ursulines, des femmes de mauvaise vie dont on débarrassait la capitale aux dépens de la Louisiane.Bienville et Ta Nouvelle-Orléans Cependant Bienville, rétabli en 1718 dans ses fonctions de gouverneur, était parvenu enfin à réaliser son rêve depuis si longtemps caressé, et avait jeté les fondements d’une cité qu'il voulut nommer, en l’honneur du régent, la Nouvelle-Orléans.11 n’eut pas de repos que le siège du gouvernement, transféré en 1720, de Mobile à Biloxi, ne fût fixé définitivement, 1723, dans la ville nouvelle.C’est ainsi que Bienville mérite le double titre de fondateur de la Louisiane et de sa capitale.A cette même époque, la colortie fut divisée en neuf districts.Bienville ne |ouit point longtemps de son triomphe.Dénoncé et calomnié par des ennemis puissants.il reçut, en 1724, des lettres de rappel et dut quitter le pays.Son successeur, Périer, qui ne connaissait point les moeurs des Sauvages, s’étant brouillé avec les Natchez, ceux-ci envahirent les campagnes et égorgèrent une foule de colons.Tel fut le commencement des malheureuses guerres indiennes qui.pendant de longues années, désolèrent la Louisiane.En 1731, la Compagnie des Indes, découragée, remit sa charte entre les mains du roi, et la Louisiane redevint colonie de la couronne.Périer, repoussé dans une expédition contre les* Chlckasaws, tomba en disgrâce, 1733, et Bienville, réhabilité, rentra triomphant dans celte Nouvelle-Orléans qu'il avait fondée.Mais il trouva les choses bien changées.Les Indiens, ses anciens al-, liés, étaient devenus des ennemis irréconciliables qu’il dut songer à réduire par la force.Après plusieurs campagnes peu décisives et un sanglant échec, le vieux gouverneur, miné par le chagrin et les déceptions, demanda lui-même son rappel définitif, 1743.On lui donna pour successeur un autre Canadien, le marquis de Vaudreuil.VaudreuiF gouverneur de la Louisiane A l'administration du marquis de Vaudreuil se rattachent deux événements importants dans l’histoire de la colonie; l'introduction, par les Jésuites, de la culture de la canne à sucre et la construction des premières levées du Mississipi dont les crues ravageaient périodiquement les plantations.Depuis plus de vingt ans la Louisiane végétait, les colons se décourageaient et quittaient le pays.Le recensement de 1745, qui donne 4,000 blancs et 2,020 nègres, témoigne, en effet, d’un recul dans le chiffre de la population européenne.hn 1753, M.de Vaudreuil ayant été nommé gouverneur du Canada, la cour le remplaça par M.de Ker-lerec, 1753-1763.On sait le reste, el comment la France, follement entraînée dans des guerres où elle n'avait nul intérêt, succomba et dut signer le traité de Paris qui livrait le Canada à l’Angleterre.La Louisiane nous restai! encore, avec d’immenses territoires inconnus qui s’étendaient jusqu’aux rivages du Pacifique.Mais, soit lassitude et sentiment de son impuissance à conserver une colonie trop faible et trop exposée aux coups des Anglais, soit désir d’offrir une compensation à nos alliés les Espagnols, lesquels venaient de perdre la Floride en combattant pour notre cause, l’indigne Louis XV jeta par-dessus bord nos dernières possessions d’Amérique.Par un traité secret signé à Fontainebleau le 6 novembre 1762, il fit donation de la Louisiane au roi d’Espagne, Charles 111, son parent.Sous l’autorité espagnole Restait à communiquer la terrible nouvelle aux colons.On n’osait.Kerlerec, révoqué en 1763, fut remplacé par deux magistrats intérimaires, le directeur général d’Ab-badie qui mourut l’année suivante, et le commandant des troupes Aubry.Lorsque enfin la vérité fut connue à la Nouvelle-Orléans, 1764, il y eut une explosion d’indigtia-tion.Des protestations s’élevèrent de toutes parts.Un planteur, Jean Milhet, fut envoyé, par ses concitoyens en ambassade à Versailles pour faire révoquer l’acte de cession.Tout fut en vain.Choiseul lui fit un accueil poli mais ne tint aucun compte de sa pétition.Les choses traînèrent en longueur sans que les Louisianais consentissent à se résigner à leur sort; et lorsque, en 1767, le premier gouverneur espagnol, don Antonio de Ulloa, arriva enfin à la Nouvelle-Orléans, le Conseil supérieur de la colonie, cédant à la pression de l’opinion publique, refusa de le reconnaître et lui signifia d'avoir à reprendre le chemin de la Havane.Ce fut un malheur; car.Tannée suivante, le général O’Reilly, un Irlandais au service de TEspagne, débarqua avec trois mille hommes de troupes et fit cruellement exécuter six des principaux citoyens de la colonie accusés de rébellion, 28 septembre J 769.Le nom d’O’Reilly est resté, depuis ce jour, en exécration dans la Louisiane.La colonie comptait, en 1766, 5,562 blancs et un chiffre sensiblement égal de population de couleur.> Après le départ d’O’Reillv.1770, son successeur, don Louis Unzaga, et Jes gouverneurs espagnols qui suivirent, et qui furent tous des hommes distingués, s’efforcèrent de gagner, par des bons procédés, les sympathies de la population française.Ils y réussirent pleinement, si bien que les colons espagnols qui survinrent ne tardèrent pas à se fondre avec les anciens Créoles dont ils adoptèrent la langue et les moeurs.C’était l’époque où les Acadiens, arrachés à leur pairie par la perfidie anglaise, couraient les mers à la recherche d’une terre hospitalière.Il en vint plusieurs milliers en Louisiane où ils furent accueillis comme des frères.I nzaga.ayant été nommé gouver-neur-général de Caracas, fiït rem-place à la Nouvelle-Orléans par un officier qui s’illustra, don Bernardo Gai yez, 1777-1785.C’était, en effet, l'époque de la guerre d’indépendance.La France et l Espagne, ayant pris parti pour tes Etats-Unis conter l'Angleterre, Galvez sc mit à la tête de ses trou- pes et enleva aux Anglais Mobile, Pensacola et la Floride.La Floride au rétablissement de la paix, 1783, resta à TEspagne.Galvez fut nommé, 1785, en récompense de ses services, vice-roi du Mexique, et le colonel don Este- i ban Miro lui succéda en Louisiane.! Sous l'administration de ce dernier gouverneur un recensement fut fait, 1789, qui donna pour la population de la colopie le chiffre de 31,433, dont la moitié environ de race blanche.Cette population blanche ne cessa point de s’augmenter dans les vingt années qui suivirent, par Taf-fhix d’émigrés français et surtout de réfugiés de Saint-Domingue, île alors en proie aux horreurs de Tin-surrection des nègres.A Miro succéda, 1792, le baron flamand de Carondelet, lequel, voyant que les idées républicaines et subversives prenaient faveur dans certaines classes et étaient encouragées par les Américains, fortifia la ville et la mit en état de défense.Les successeurs de Carondelet ne firent que passer à la Nouvelle-Orléans.Voici leurs noms: Gayoso de Lemos.1797, te marquis de Casa Calvo, 1799, et don Juan Manuel de Salcedo, 1801-1803.Déjà tes Américains occupaient tout le haut du fleuve; et campés à Natchez, ils attendaient impatiemment, l’occasion favorable pour se ruer sur la Louisiane.L’Espagne n’ignorait point leurs agissements.Aussi se résigna-t-elle sans peine à rétrocéder la colonie à la France.Le retour à la France Le fut en 1800 que Napoléon, premier consul, négocia, par un traité secret avec Charles IV, l’échange de la Toscane contre la Louisiane.Pendant un an, ce traité ne fut point divulgué, par crainte des entreprises de l’Angleterre.Mais tes Etats-Unis ne pouvaient demeurer indifférents à ce qui se passait.Le président Jefferson envoya donc a Paris le célèbre Monroe, qui de concert avec Tambassa-denr américain, demanda au gouvernement français la cession de la Louisiane moyenn-nt une corn pensation pécuniaire.Ce n’était ni plus ni moins qu’un’achat qu’il proposait.Napoléon prêta Toreille à ses avances.II prétendait, non sans raison, que la France, dépourvue de marine, serait impuissante â défendre la Louisiane, soit contre l’Angleterre, soit contre le^ Etats Unis et qu’il fallait à tout prix consolider la position de ceux-ci.nos alliés naturels.Une autre raison qu’il ne donnait point et qui était peut-être la principale à ses veux c’était le besoin d’argent.Le marché fut donc conclu, et tes Etats-Unis achetèrent, pour la somme de quatre-vingts millions, un pays frand comme plusieurs fois la rance, 30 avril 1803.Le conunissaire du gouvernement fran^uis, Laussat.ignorait encore ce marché quand il arriva à la Nouvelle-Orléans le 26 mars 1803.H y fut reçu avec des transports de joie/ Mais, lorsque le résultat des négociations fut publié, ce peu> pie que Ton vendait ainsi pour la seconde fois sans son consentement, en éprouva un vif sentiment d’amertume.La cession aux Etats-Unis Le 30 novembre 1803 1e gouverneur espagnol Salcedo remit soten-nellement à Laussat Tadministra-tion de la Louisiane et vingt jours plus tard, 20 décembre, l’envoyé français accomplit la même cérémonie en faveur des commissaires américains, Claiborne et Wilkinson, délégués du président.La Louisiane faisait désormais partie intégrante de l’Union américaine.Toutefois elle n’y fut point d’a- Pur, odorant et savoureux Enveloppe hermétique, en aluminium ’Frais des Plantations’ * Demandez le Pain Moderne Collectionnez les coupons Les Epiciers Modernes Ltéc En coopération avec magasins EM Stores A tous ceux qu’intéresse le sort de notre jeunesse, une nouvelle brochure est offerte en vente —• “UNE OEUVRE QUI S’IMPOSE’.L’unité.$ 0.25 La douzaine .2.50 Le cent.15.00 S’adresser à l’auteur: Tabbé Pierre Gravel, Thettord-les-Ml-nés, P.Q.ANTIKOR-LAURENCE mew PfiQMPTCHENTiS I Wiï%g,rûm'“ae-I ^Offre de meilleur# salaire# aprêk1^ seulement quelques mois \ d'apprentissage.Cour* pratiques et théoriques du Jour ou du soir.Instructeurs français et anglais qualifies.Renseignements sans obligation L ECOLE CANADIENNE D’ELECTRICITE, LTEE 1485 rue Rtetiry HArb.4745 DOÜUUft FPANCO bord admise avec tes droits d’un Etat.On la réduisit à ses dimensions actuelles, on la déclara territoire et le président lui donna Liai borne pour gouverneur, 5 octobre 1804.La Nouvelle-Orléans comptait alors huit mille habitants et le pays annexé soixante mille.Sept ans plus tard.1811, la Louisiane fut enfin proclamée Etat au tonome, et le même Claiborne, dont La machine à écrire pour le FOYER La machine à écrire portative UNDERWOOD apporte la joie au foyer.Tous les membres de la famille en seront enchantés.Elle a pratiquement tous les avantages de la grosse machine de bureau—et ceci à moitié prix.United Typewriter Co., Ltd, 633 rue Craig Ouest, Montréal Dltes-moi comment Je puis me procurer la petite machine portative UNDERWOOD pour quelques dollar# mot#.par Nom Adresse LD ou était satisfait, fui confirmé dans sa charge par le Vote populaire.Désormais l'histoire de la Louisiane se confond avec celte des Etats-Unis.COLLEGE O'SULLIVAN MONTREAL VERDUN | MONTREAL 1407, Mountain, MM, rue Wei- I Ave Mt-Roya! coin llngton, coin de Est Ste-Catherlne O.l’Ave de l'Eglise Coin 8t-l surent MArqiictte 3301 YOrk 1010 BKlatr 000g La plus Importante école 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un trio; Wond ring, de Lewis, solo de ténor par Ross; Menuet ?n sol mineur, de Beethoven, par le trio; et Lonesome Lover, de Mona-:o, par Ross.VVJZ 11.00 p.m.— L’Heure du Coucher, sous la direction de Ludwig Laurier.Programme détaillé: Rap-sodie slave, de Friedemann; Jad-wiga, de Herman; Extrait d'“Her-tnine”, de Jaobowkski; La Bohémienne, de Nelson; Adagio Pathétique, de Godard; Donauweibchen, de Strauss; La Sévillana, de Yra-dier Sérénade vénitienne, de Luzat-ïî Rêve d’Amour après le bal, de Czibulka.WABC 9.00 p.m.— Concert d’Orchestre sous la direction d’Edward D’An* na, irradié de l’Hôtel Niagara, de Niagara Falls, New-York.Anniversaire de Robert Burns Dans tous les pays du monde l’anniversaire de naissance de Robert Burns, le grand poète écossais, est célébré, mais nulle part mieux qu’au Canada qui a tant de points de contact avec l’Ecosse.Demain, le 25 janvier, les radiophiles pourront se joindre par la pensée à ceux qui rendront hommage nu grand poète en écoutant la “Symphonie Ecossaise”, de Mendelsohn, qui sera radiodiffusée par les postes du Canadien National, de Halifax à Vaucouver.durant l’heure de musique symphoniqiu?irradiée de Toronto.Cette "Symphonie Ecossaise’’ fut concile par Mendelssohn un jour qu’il se tenait près de l’autel en ruine où fut couronnée Marie, reine d’Ecosse.Au même programme figurent “Invitation à la danse”, de Weber, et l’ouverture de “The Baretred Maid”, opéra bohémien de Smetana.Les solistes seront Mlle Jeanne Ilesson, soprano et Irvine Levine, baryton.CONCERTS DE DIMANCHE Postes extérieurs WEAF 12.15 p.in.— Récital de John Barclay, baryton, accompagné au piano par Dagmar Rybner.Programme: Au Piano, de Rybner; Au Paradis, de Luzzatti; L’Echelle d’Amour, du même; Soyons Unis, de Rhene-Bafon, et Hantise d’Amour, de Szulc.12.30 p.m.— Journées napolitaines.Dolorès CassinelU.soprano; Joe Biviano, accordéoniste; Quatuor de mandoline; Giuseppe di Benedetto, ténor et directeur.3.00 p.m.— Library of Congress.Le quatuor à cordes de Budapest jouera le quatuor 5 cordes de Schumann, Opus 41, No 3, comprenant quatre mouvements, (i.OO p.m.- L’Heure Catholique.Mgr J.-M.Corrigan, du Séminaire de St-Charles, de Philadelphie, donnera une causerie.Programme musical: Alléluia, de César Frack; Hymne de St-Paul, de Young, par les Médiévistes; Benedietus du “Requiem” de Mozart, solistes: Geneviève McKenna et Hazel Arth.9.15 p.m.Atwater Ken».Orchestre sous la direction de Josef Pasternack.Graham McNamee, annonceur.11.15 p.m.Le Choeur Russe, sous la direction de Nicholas Vasi-lieff.Blessed is My Sou), de Mat-tison, par le choeur; La Prière du Seigneur, d'inanov.solo de ténor par Leonid Pavloff; Extrait île “Roitssalka", de Dargomijsky; Le Rossignol, de Alabiev-Liszt, solo de piano par Milan Smolen; Berceuse, solo de basse par Michael Grcben; Duo de "Eugène Onégln" de Tschai-kowsky, et Hvmne de la Création de Rachmaninoff.WJ/.1.00 p.m.Echos Métropoli- tains.Programme détaillé: Sérénade.de Haydn, solo de violon par Arcadie Birkcnholz; Hills of Home, de Fox, solo de ténor par Robert Simmons; Chanson du Printemps, de.Schneider, solo de soprano par i Marv McCov; Extrait de “Sadko”,1 de Rimsky-Korsakoff; L’Heure Sl-i lencieuse, Ouvre tes Yeux Bleus, par Mary McCoy.3.00 p.m.Programme “Your Eyes”.Programmé détaillé: Ra-chanale, de “Snmxon et Dalila"; Just Like Your Eves, de Grunn; Air de Ballet, de Herbert: Dark Eyes Tender, de Manney; When T close my Eyes and Dream, d’Abel.WABC 12.45 p.m.— Les Canadians Grenadiers Guards, sous la direction de J.1.Gagnier.Programme détaillé : Ouverture de la “La Bohémienne", de Balfe; La Chevauchée des Valkyries, de Wagner; Gavotte, de Gilson; Humoresque, de Bellstcdt, sola de clarinette, par Armand Gagnier; Le Rouet d’Omphale.de St-Saëns; Valse scherzo, de “Toronto Ray”, de Gagnier; Marche de la Légion, de.Craball, 3.00 p.m.— Orchestre Symphonique de la Philarmonie de New-York, sous la direction de Bernardino Molinari, invité à manier la baguette.Le concert sera donné dans le Metropolitan Opera House, Le programme: Ouverture de lu “Cenerentola".de Rossini; I.a Ros-siniana, suite îles "Hienns”, de Rossini; Suite «le “L’Oiseau de Feu”, de Stravinsky.Il V aura critique musicale par Olin Downes.5.30 p.m.— Le Trio Français, compose de Lydia Savltzkaya.har piste; d’Elfrcdo Ros.violoniste: el de Sallie Posseîl, flûtiste.Concours de Catherine Field, soprano.iProgramme: Menuet, de Ramena I Largo, de Loelllet; Le Coucou, de Daquin; Berceuse, de Couperin; Verdi Tronchi, de Pasquini, par Catherine Field Ruses d'Amour, de Glazounow Pin non di doglio cre-H,>rr> Causerie sur les animaux.8.00 Le Trio Lundi, N.B.C, 8.15 Programme qui sera annoncé.9.00 Keen Komedy Kompany.9.30 Programme musical.9.55 Résultats du hockey.lü.uo Chicago Civic Opera, N.B.C.11.OU L’heure du coucher, N.B.C.11.30 Résultats du hockey.PROGRAMME» DE DIMANCHE Postes rocaux CKAC 11.00 Service protestant du poste CIIYC.12.30 Récital de piano automati-que.12.45 Fanfare des Grenadier Guards.1.30 Chant grégorien.2.00 Programme Philco-Millen.2.30 Causerie de M.A.David, pour l’Association des anciens d’Europe.3.00 Orchestre symphonique de New-York, sous la direction de Toscanini.4.15 Croisière musicale du P.C.4.45 Programme Oven.4.59 L’heure symphonique du C.N.6.00 Concert de la maison Janry Frères.7.00 Résultats des parties de hockey de la ligue Mont-RovaJ, courtoisie de la Cie “Star Skates”.7.00 Causerie du juge Amédée Mo- net sur it's oeuvres et le tirage du Refuge de la Merci.7.30 Service protestant du poste CHYC.¦ 9.00 Programme Rogers.10.00 Symphonie de 1 Imperial Oil.CFCF 12.59 Heure.1.00 Société Oratoire Nationale (NRC).2.00 Quatuor Musical (NBC).2.30 Guy Maier et L.Patterson, pianistes.3.00 Programme qui sera annoncé.6.00 Margaret Olsen, soprano (NBC).B.t5 Minutes Musicales (NBC).8.00 Mélodies d’Enna Jettick.8.15 Trio des concerts Marconi.8.30 Programme Chase et Sanborn (NBC).9.00 Heure.Nouvelles* CHYC 9.00 Programme à annoncer.9.30 Programme Rogers.10.00 Heure de ITmperial Oil.PROGRAMMES DE LUNDI Posées focaux CKAC 8.00 L’heure du déjeuner.10.30 Ouverture de la bourse, 10.45 Causerie française sur le menu quotidien.11.00 Heure exacte.Le menu quotidien, causerie en anglais.11.15 Nouvelles.Bourse.Température.Disques.12.00 Programme "Therconold Old Tymers”.12.30 Bourses de Montréal et de New-York.12.40 Récital d’orgue de la salle Tudor.1.15 Déjeuner du Club Canadien au Windsor.Causerie de M.H.MacNider, ministre américain à Ottawa.2.00 Causerie, sous les auspices de l'exposition des travaux domestiques, par le colonel W.Bovey, et M, Georges Bouchard.3.45 Clôture de la Bourse.L'heure exacte.5.00 L’orchestre d’Harold léonard.5.30 Programme de Tante Mary Duncan.6.00 Nouvelles.Bourses.Tempéra- ture.Sommaire des émissions de la soirée.6.15 Cours du professeur C, T.Teakle.6.30 Variétés offertes par la maison "La Salle Coke”.7.00 Causerie aux enfants sur la sécurité, par l’Oncle Joe.7.30 Les “Vapex Ambassadors”.8.00 Programme Wm.Wrigley.8.30 Programme Eveready.9.00 Programme de la “Living Room Furniture’’.10.00 Programme des Imperial J oyr asters.11.00 Résultats des parties de hockey des ligues amateurs.tl.00 Fred Cully et son orchestre de l’hôtel “Royal York", du Pacifique Canadien, à Toronto, 12.40 1.15 1.30 4.15 5.00 5.45 Ci-dessus la photographie de la section de l’orchestre symphonique de Toronto prise au studio du Canadien National au cours d'une répétition pour l’heure transcontinentale hebdomadaire.Elle représente la section des bois.Le fonds de secours de la Maison Ignace Bourget Nous continuons d’inscrire les souscriptions au fonds de secours de la Maison Ignace Bourget.Les souscriptions dont nous avons rendu compte antérieurement représentent une somme de .Les employés de la maison J.-J.Joubert .Comité du Devoir, St-Philippe de Laprairie Lady Angers.Mlle Angers.Un anonyme .M.J .-Honoré Limoges, pire curé.M.Paul-André Perrault.H.G.M.Gonzague Saint-Jean, notaire.Un notaire de campagne Un inconnu .Drapeau et Champagne, Cie, plombiers .J.L.H.Contribution anonyme Employés des postes, Dépt.des journaux, é- difice Stefnen.Personnel de la Canadian Advertising A-gency.Ltd, et de Ja Canadian Printing vous l’échanges pour ce MAGNIFIQUE - B A D ¦ C; Stromtser g * Carlson TOUT NEUF AVEC GARANTIE ECRITE Console haute STROMBERG-CARLSON No 642 avec haut-parleur électro-dynamique et lampes bigrilles.$357.50 complet avec lampes à votre antenne.b CONDITIONS LES PLUS FACILES EN VILLE 1 Ne 642 Le plus grand magasin du genre au Canada.510 RUE SAINTE-CATHERINE EST i,! iiiji>li.i.;i,i?>g-gj; présentants du conseil central as-11er des oeuvres et du programme | sisteront à l’assemblée pour y par-1 de la Société.L’Amicale des Anciens de Maisonneuve ^DRÛLEURS CANADA ËilHi jW" >> iïïsl .> 7.00 7.15 8.00 8.30 8.45 9.00 10.15 11,00 11.00 11.30 Les anciens élèves de l’école de • Maisonneuve ont leur réunion an- j nuolle.dimanche le 25 janvier | 1931, ù l’école de Maisonneuve, j 1820 blvd Morgan.L’assemblée commencera à 2 ! heures précises et en plus du pro- ! gramme régulier, il y aura un concert boucane.Le programme sera le suivant: lo Rapport des officiers; 2o Démission du bureau de direr- j lion et élections; 3o Installation des officiers, cl roncert-buucone.Pour toutes informations s’adres ; scr nu R, Frère Stéphen, directeur de l’école, ou ù M.Philippe Aube, président de l’Amicale, HArbour 5877.NOTRE USINE CANADIENNE, A BROCKVILLE, ONT.Les Brûleurs Lynn sont en si grande demande, aujourd’hui, au Canada^ue leur fabrication, dans un établissement euentiél-lement canadien et nanti des précieux brevêts LYNN, est devenue nécessaire.* * » * Nous ne croyons pas pouvoir exprimer, d une manière plus efficace, notre appréciation de cette faveur de la part du public canadien, qu'en réduisant nos Onpedhuia^ ajmpter sur fr ABMita généraux pour 1» Provlne# «le Québec Lynn Sale* Co.of Canada Rag'd 1235 Square FhllUp* Montréal - Qué.Il y a enoore quelques endroits »an* représentants.JETEZ CE COUPON A LA POSTE AUJOURD’HUI Lynn 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AGENT Q4NS VOTRE LOCALITÉ Pas de Pas de poussière „ Pas de irottbli».njM'W'tVV VOLUME XXII — No 18 LI DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 24 )ANVIER 1931 Autcmcbilisme - Tourisme Chasse-neige et déneigement .Vous avons reçu la lettre suivante de M.Alexandre Fraser, ingénieur-chef de la voirie provinciale : Le "Devoir” de samedi dernier, le 17 janvier, a donné à la page 8 un article sur les chasse-neige et le déneigement des routes signé par M.Jean-Louis Dusseault.Cet article est des plus Injustes envers le personnel technique du Ministère de la Voirie.Il me semble qu'avant d'y latre des déclarations basées sur les témoignages d'un vendeur Intéressé, on aurait dû %e renseigner à des sources pour le moins «upposées plus désintéressées.Si on m'a-lalt appelé au téléphone, Je me serais lait un plaisir d’aller rencontrer M.Dusseault, tu Devoir’’, et lui donner tous les faits tirés des notes quotidiennes de nos mécaniciens chargés des opérations de nos chasse-neige et de notre chef de garage, b Bordeaux.Comme presque tous les Ingénieurs d’ailleurs, Je n'alme pas la publicité et que l’on veuille bien croire que ce n'est pas Ib de ma part une banale vantardise d’humilité.Je n'alme pas, par conséquent, non plus b engager de polémique sur les Journaux et surtout de polémique acerbe pour la bonne raison que Je ne me reconnais aucune disposition pour le faire et que la vérité peut difficilement et rarement s’imposer lorsqu’elle parait provenir d'un état d’esprit qui sent l’Irritation.Il me suffira donc de donner les faits quant à ce qui s’est passé les 7 et 8 janvier qui sont les deux Jours durant lesquels on prétend que la route de Lapral-rle aurait été bloquée.Je terminerai par quelques considérations sur les chasse-neige et le déneigement, et Je serai aussi bref que possible.Mercredi, 7 Janvier, vers 4 heures p.m., le chasse-neige à turbine “Snoklng" glisse dans le fossé b St-Luc en voulant dégager un autobus de la Provincial Transport Company dont les roues motrices n'avaient pas de chaînes antidérapantes et qui bloquait la route.C’est ce qui a été la cause première de tout le retard.M.C.-E.Courchesne, notre- divisionnaire, & Iberville.aussitôt averti, téléphone à notre garage de Bordeaux.A 7 heures p.m , deux camions “Coleman”, à deux axes moteurs et mtthls simplement de chasse-neige en V, sont dépêchés aussitôt à St-Luc où ils arrivent b trois heures du matin après avoir nettoyé la route à.partir de St-Lam-bert.On dégage alors et l’autobus et le "Snoklng" qui se sont remis en route vers S heures a.m., dans la direction de St-Jean, Jeudi, le 8 janvier; et les deux ’’Coleman” reprennent la route vers Montréal.Arrivés è un banc de neige épais qui s'était formé pendant ce temps-là à l'extrémité sud de la Jetée de Laprairle, on y trouve un camion chargé de briques en San ne.On essaye de passer à travers le anc de neige, mais sans succès.On demande Immédiatement du secours de nouveau à notre bureau de Montréal, 66, St-Jacques Est.Vers 4 heures p.m., notre Chasse-neige & turbine "Slcard" part de Maisonneuve, ou 11 était en réparation au garage de M.Slcard, et se dirige vers Laprairle où 11 arrive à 6 heures p.m.Klle ouvre le banc de neige où étalent bloqués les deux ’’Coleman” et tous les chasse-neige reprennent leurs opérations normales sur leurs territoires respectifs La route de Laprairle n’a donc pas été bloquée pendant deux Jours.Je suppose que c’est là l'action d’éclat mentionnée dans l’article du "Devoir” en faveur du chasse-neige à turbine "Slcard".Je suis convaincu, pour me part, que ce chasse-neige, de même que tous nos autres chas-ee-neige à turbine, peut vaincre de plus grande» difficultés et que si le “Sl-card” a été dépêché à Laprairle ce Jour-là au lieu des autres, ça n’a été qu’une simple coïncidence sans que la moindre Idée de préférence fût entrée en jeu.On a Jugé à propos, et avec raison, qu’il fallait envoyer un chasse-neige à turbine à Laprairle et, comme tous les autres étaient occtipés au déneigement sur d'autres sec-t'ons de routes Importantes, on a expéd'é le premier qu’on a pu trouver disponible.J’expllouerai maintenant la prétention te M.Dusseault à l’effet que Tlngédleur ,1e division aurait voulu louer un chasse-soige à turbine additionnel tvpe "Slcard” st comment il se fait que celui que nous mssêdons a pu être expédié à Laprairle Le chasse-neige à turbine "Slcard" que mus avons acheté cette année avait eu me panne le 7 Janvier au soir près de ¦vvo’phanle.On a dû alors le ramener à ’fontréa! et le conduire au garage de M.3lcard, ê Maisonneuve pour le faire réparer.Il est arrivé eu garage Slcard à Tildl.le 8 Janvier.On y a alors fait la réparation nécessaire et la machine fut prête à reprendre la route vers 4 heures p.m., comme Je l ai dit plus haut.M.Slcard eyant un autre chasse-neige de disponible a alors expédié ce dernier Immé-rt'atertent à l’Epiphanie pour remplacer l’autre qui revenait au garage pour répa-rat’ons.Qu’Il soit bien compris cepen-isnt eue Je ne cite pas ce détail pour dénréc’cr le chasse-neige Slcard, Je veux i mplement démontre’- que cette machine -st encore exposée de temps à autre à nous “auser de ces désagréments auxquels 11 faut btc» s'attendre.Noua espérons cependant qu’ils ne se répéteront pas trop ••nuvent, ce oui serait alors la preuve ’’une machine absolument défectueuse, l.îa’s heureusement ce n'est pas ce qu’elle nous a r'émont'-é encore et J’ai confiance um le dernier modèle 1930 donnera satls-'-'•tlon dans cer’a'nes conditions que J’ex-îliouerei plus Io n.Le trouble survenu l l'Eqinhanie.du moins Je Tespêre, est ju-ement accidentel.Un mot maintenant sur ce que le Ml-Pstè'-e de la vo'rle a fait pour le dévé-onnem-'ot et l’amélioration du chasse-lelge "Slcard".Au commencement de la saison d’hiver i9?8-29 alors que le gouvernement a dé-'.’ait P8*;•••.•.sle «cuis bien cyu’à huit ans, ii est ^°n* assurément, elle ne vos ou permis d’avoir des défaillances, ÎP,1SI ^ moins que.Français à se priver de quelques é-1 allé rejoindre les vieilles lunes dans conomies ou de quelques joujoux quelque carton poussiéreux.En afin d’en faire profiter ce coura- ] eût-il été ainsi s'il avait été favora- *ux industriels?Mais, passons, mais, lorsqu'il s’agit d’une dent de lait à enlever, d’une toute petite dent de lait, qui tient à peine, avouez qu’il est exagéré de pousser des cris d’effroi et de se sauver d’une pièce dams l’autre.C’est pourtant ce qu’avait fait Marie-Rose.Sn pauvre mère, après l’avoir poursuivie un instant, avait find pur s’arrêter.¦—Marie-Roseè si tu te laisses enlever ta dent, avilit-elle dit, je te donnerai une belle “pièce” pour toi toute seule! Avoir une pièce pour elle toute tieulc, cela tentait la fillette: on peut acheter tant de choses avec un franc! A combien de sucres d’orge et de tours de chevaux de bois cette petite fortune donne-t-elle droit? problème troublant absorba un moment toutes les facultés de Ma-rie-Jlose; mais la peur l’emporta wiir la gourmandise.—J’aime mieux garder ma dent! déclara-t-elle.La maman n’in.si.vta pas; elle lan- ble c’est de la vieille histoire! Il y a quelque chose de plus grave.Une vaste région de .notre province, conquise par les nôtres sur l’élément protestant et anglais, grâce au labeur et aux vertus de nos pères, est en train de perdre, en plusieurs centres importants, le respect du précepte dominicad et par conséquent la splendeur de sa foi.Dans les Cantons de l’Est: à Broniplonville, à East Angus, à Asbestos, une partie de la population ouvrière catholique ne i>eut entendre In messe le dimanche, parce que les industriels forcent leurs employés à travailler ce jour-là.(ie scandi.le n’existe plus à Chicoutimi, â I)onnacon», » Shawini-gan, aux Trois-Rivières.U f e't cesse aussi dans les endroits nous venons de nommer.Que *e 3 AUBAINES Choix de croisières offertes à des prix très avantageux AUX BERMUDES Départ d« Montréal: le vendredi 13 février 1931 Voyage avec escorte: 12 jours dont 4 en mer, 5 aux Bermu- $4 des et 2 à New-York Tous frais de Montréal et retour — Cabines à deux, chambre avec bain que aux hôtels, visites et excursions.procureur intervienne énergiquement et.afin que sa démarche ne ’ DOMINICA” et “HARISSA” Une idée venait de lui traverser l'esprit; elle rougit, puis pâlit; un Combat se livrait en elle.Son bon coeur cherchait à triompher de sa poltronnerie.Pour gagner une | V0ire bébé nr profile pas?I St-Thom» - StC-CrOIX pièce, elle n avait qu un mot a dire.i * , * !—«#*«» et pourtant.elle hésitait! (Je fut son coeur qui triompha: —Maman.dit-elle d’une voix qu'elle essayait de rendre ferme, arrache-moi ma dent Ce ne fut pas long.La maman prit un fil, et crac.la dent de lait tomba dans sa main.Le coeur de Marie-Rose baltait bien fort, mais elle ne pleura pas —Tu m’as promis une pièce, (lit-elle.ne me lu donne pas.Tu l'en verras au mousse Victor.Ce fut au tour de la maman d’être émue; elle pressa longuement sa fille sur son coeur en murmurant: —Tu est une bonne Française, ma mignonne.Je cuis fière de loi Il sembla à Marie-Rose, en rele Surveillez sa digestion Barbades — Trinidad et nombreuses îles ça un regard de reproche a sa fille j vaut la tête, que sa mère pleurait, •4 reprit son ouvrage., | et pourtant, comment expliquer cc- (àr Grt ouvrage, c’élail un trirot pouf Mc matelot G a.rouée, du port vois] fl.MarifeHioao s’assit aur son petit la?elle sc sentait tout joyeuse Elle sc serra plus fort contre sa mama u, qu’eilo embrassa à plu Il est impossible que les bébés profitent lorsque leur digestion est Départs de New-York, 24 janvier forcée de se faire .dans un estomac , .encombré d’aliments qui surissent, 11 ct février 7 et 11 mars où se forment en abondance les gaz ^ .i|_r "ï1 pr
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