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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 27 janvier 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-01-27, Collections de BAnQ.

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Volume XXII— No 20 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.5 6.00 E.-Unis et Empire Britannique 8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.00 E.-UNiS ET UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, mardi 27 janvier 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur : HENRI EOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration «0 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241» SERVICE DE NUIT : Administration: .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Ce n’est plus sa bière mais sa police qui rend Milwaukee fameuse L’assassinat révoltant du caissier d'une compagnie de taxi impartit une vive actualité à un article de Collier’s condensé dans le dernier numéro du Readers' Digest.II y a une ville aux Etats-Unis qu^les bandits tiennent pour malsaine.C’est Milwaukee.L’opinion de la haute pègre est fondée sur le fait que la police de cetle grande ville du centre américain est soustraite, dans son recrutement et dans son commandement, aux entreprises des politiciens.Dans presque toutes les autres villes américaines, dit l’auteur de l’article que nous avons sous les yeux, les agents de police obtiennent leur place de la faveur de politiciens.Ils la conservent par les politiciens.Quand ils sont inquiétés à cause de leur paresse, de leurs saouleries ou de leur vénalité, les politiciens peuvent les protéger.A Milwaukee, au contraire, le chef de police, nommé par le maire, ne peut être destitué par celui-ci.Il recrute ses propres agents parmi des jeunes gens au moyen d’annonces officielles.Le chef de police est, en somme, maître absolu de son service et la ville n’a eu que deux chefs en 46 ans.Cette indépendance du chef de police explique l’heureux fonctionnement du service de la protection des citoyens.IT n’y a pas, comme à Chicago par exemple, de tampon fourni par les politiciens entre la police et les criminels.Les procès son! expéditifs.C’est le juge qui en fixe la date .d’audition et le procureur de district est obligé de marcher pendant que le crime est encore tout chaud dans les mémoires.Il n’y a pas longtemps, un homme a assassiné sa femme à 7 heures du matin; à une heure de l’après-midî on le dirigeait vers le pénitencier de Waupun.On ne condamne pas à la peine capitale dans l’Etat du Wisconsin, mais les prisonniers sont obligés de travailler réellement dans les fabriques du péni-* teneier et une condamnation à perpétuité signifie une condamnation à perpétuité.Le chef de police a expliqué à M.G.Shepherd, l'auteur de l'article, que le secret du bon ordre, c’est de ne pas laisser les bandes ou les cliques se former.Il montrait à,son interlocuteur, dans les entrepôts de la police, 56 nickel slot machines.“De temps en temps, dit-il, ces machines font leur apparition à Milwaukee.Nous fermons les yeux.Bientôt dans les halls des grands hôtels des flâneurs bien mis font leur apparition.Us vivent de l'argent qui provient des machines automatiques.Nous les laissons faire aussi pour un temps jusqu’à ce qu’ils aient enfoncé dans leur commerce local un bon nombre de milliers de dollars.“Puis, nous tombons dessus et nous emmenons tout, machines et flâneurs.Ce n’est pas le jeu qui nous inquiète le plus, c’est le fait qu’une bande est en train de se former.Nous savons ce que cela signifie, si nous laissons les affaires se développer, la bande comfneneera à s’enrichir.Elle commencera ensuite à essayer les placements des pots-de-vin, comme ne manquent jamais de le faire le vice organisé.C’est l’argent des forts pots-de-vin qui paralyse les citoyens honnêtes et les étend sur le dos, impuissants.” Le chef, dont le nom révèle l'ascendance allemande, a le goût de la discipline et l’inculque à ses hommes.11 n’y a pas beaucoup d’agents des autres villes qui aimeraient servir sous lui, mais ses propres subalternes l’aiment.Le passage suivant est moins important, mais nous le résumons pour mettre l’eau à la bouche des automobilistes de Montréal.Les agents de circulation, à Milwaukee, ont des instructions très sévères et qu’ils ne doivent pas violer: “Ne mettez pas la main sur une auto à moins que ce ne soit pour prévenir un crime.Ne mettez pas votre pied sur le marche-pied.Tenez-vous à distance respectueuse; car cette automobile est la même chose qu’une chambre dans la maison de son propriétaire.Si vous devez rédiger une plainte, ne vous servez d’aucune partie de l’auto comme écritoire; servez-vous de votre bloc-notes.” On n’a pu^ partout les mêmes égards pour les chauffeurs coupables d’une contravention qui se font eng.uirlander par- fois comme poisson pourri, selon l’expression populaire.Et c’est cela qui ajoute le plus à leur ennui.Laissons cette incidente pour en revenir à la protection contre le crime et aux bons effets qu’elle obtient.Le taux des meurtres à Milwaukee est de moins d’un par mois, parce qu’il n’y a pas là de meurtriers professionnels (comme dans le cas Bouclier, dit-on, et le cas de ce caissier dont nous parlons au commencement).L’an dernier il n’y a eu que neuf meurtres, tous résolus par la police.A Montréal, pour la même période, avec une population sensiblement égale, en ne tenant compte que du territoire où notre police est tenue d'exercer ses activités, soit dans les limites de la municipalité à l'exclusion des banlieues, il y a eu treize meurtres et onze arrestations.(11 n’y en a pas eu dans le cas d’un vagabond qui n'a pas été identifié el d’un nommé Henry, qui a refusé de révéler, avant de mourir, le nom de son agresseur ou de ses agresseurs.) Le résultat n’est donc pas mauvais chez nous non plus; mais il s’agit de ne pas se laisser glisser et le meilleur (moyen d’y parvenir est de rendre à la police l’autorité dont elle a besoin et dont elle n’a joui pleinement sous aucun régime.Sait-on qu’il est payant pour les contribuables d’habiter une ville qui a la réputation d’étre inhospitalière à la pègre?Un expert en assurances montrait à M.Shepherd les tableaux qui prouvent que pour le citoyen de Milwaukee le coefficient de sécurité est de 86 pour cent plus élevé que pour le citoyen de la Nouvelle-Orléans, de Saint-Paul ou de New-York; de 114 pourcent plus élevé que pour le citoyen d’Atlanta ou de Los Angeles (malgré le nom angélique de cette ville et la présence de lant de .s/ar.v!) et de 125 pourcent plus élevé que celui du citoyen de Saint-Louis (où on ne vole pas toujours évidemment de la même façon que Lindbergh) ou de Chicago.Si on compare le citoyen de Milwaukee au citoyen de Détroit, i! jouit d’une sécurité de 168 pour cent plus grande.Et sa marge de sécurité au-dessus des citoyens de Kansas City est de 257 pour cent! (Le point d’exclamation est mis là par fauteur et il n’est pas de pur luxe.) Il y a plus: depuis 1921 les taux d’assurance pour vol à main armée ont cru de 10 pourcent à New-York, à la Nouvelle-Orléans et à Chicago.Ils ont augmenté de 42 pour cent à Détroit.A Milwaukee, les faux ont été réduits de 20 pour cent.(C’est l’auteur qui souligne.) Il est regrettable pu’on ne nous donne que des chiffres comparatifs, de sorte qu’d est impossible de savoir quel est le taux en chiffres absolus à Milwaukee et quelle différence il peut exister avec celui en cours à Montréal.Nous croyons que cet article, qui nous a vivement frappé, f>roduira une impression égale sur le lecteur.Celui-ci, pour ’honneur de la ville, pour sa propre sécurité comme celle de sa famille et de ses affaires, devra prendre la résolution de s’employer efficacement a assurer d’abord à la direction de la police un chef compétent et deuxièmement à donner à celui-ci l’autorité dont jouit le chef müwaukicn, ce qui lui permet de L’actualité Soirée de radio 'Laissons à l'Inltlatlvc privée la radiodiffusion, moyen de distraire la foule.Repoussons , toute tentative de mainmise sur ! la radio.C'est du communis-me.— D'un Journal qui defend ” son os.) Famille au complet.Le père Ut sa Presse, ta mère lit le Courrier de Colette, lu u ran de soeur regarde les portraits de débutantes dans le sut)-plément.un fils lit Ladébauche, une fillette est à l’appareil de radio, dont elle tourne les boutons.Le fils — Trouve-moi du jazz, Cé-limatrèrne.La fillette tourne un bouton.Voix nasillarde: “Station KAFlt, Cincinnati : “Jt is exactly eight o’clock, Murditch Watch time.Murditch Watch spells M-U-R-D-I-T-C-H, Murditch.And by the way, ladies and gents, you should se.” Le père — Tourne-moi ça, fifilie, je veux entendre parler T honorable ministre Matrimone, ce soir, à St-Si/mphoried.Le fils —£7 moi je veux enten-drcv iüsstiTCT>n ni y red lips and see what is coining to you.Le père — Fifilie, .sers ton père, Justinien attendra son tour.La Maison Ignace Bourget est connue au Une souscription lui parvient d’Eloïse, comté de Wayne, dans le Michigan — Le donateur, un dentiste originaire de la province de Québec, profite de l’occasion pour parler de la misère de Détroit — L’offrande d’un club de femmes libérales — Un fonctionnaire qui a vu — Des employés de chemin de fer (Par EMILE EEXOIST) Nous avons parlé, hier, d’une souscription gaspésienne pour la Maison Ignace Bourget.C’était la plus lointaine que nous eussions reçue jusqu'à date.On viemt de nous tn adresser une d’Eloïse, Michigan.Cette souscription s’accompagne d’une lettre dont nous détachons des passage^: “Je suis ici en tête du dépanteinent dentaire d’une institution de 7,000 patients à l’heure ac-tuelic.L’été dernier, nous n’en avions que 5,000.Ce sont des infirmes, des éclopés, des sans-abri, des malades, des sum-àe-sou./i'u w ,,•« “Cette institution d’Eloïse est la La station C.K.A.C.Une voix oui jmM,rjété du comté de Wayne sen- miaule, halète, s'essouffle et marmonne: “Et maintenant, messieurs et mesdames, c’est le temps de la grippe qui fait tant de victimes.Soyez prudents, achetez chez le pharmacien le sirop composé de framboises et de gomme d’épinette Hikett, le meilleur de tous, le meilleur marché, guérison garantie en dix-sept heures.La mère — Cèlimatrème, ma petite fille, tourne ça, on n’a pas la grippe ici, et puis donne-nous le concert de l’orchestre Mtlanoff, ça joue ce soir.La fillette obéit: clameurs stridentes, bourdonnements, hurlements, aher des bribes de musique futuriste.Une voix émerge de tout ce bruit et chantonne: “Et nuis tous les jeunes gens, les hommes moins jeunes, les jolies jeunes filles et les dames élégantes fument la cigarette Sweet Blossom, douce à la gorge comme un velours, suave au nez et dont la fumée odorante fleure les boutons de mai, les fleurs de juin, les fruits de juillet, la moisson du mois d’août.Dix-huit sous l’étui pour vingt cigarettes Sweet Blossom, chez tous les restaurateurs, les dépôts de tabac.Le père, rageur — Fifilie, c’est le temps du discours de l'honorable ministre à Saint-Sgmphorien.Tourne-moi ça.c’est pas de ta réclame que je veux.Cèlimatrème tourne te bouton, tandis que la mère se replonge dans le courrier de Colette, que la grande soeur feuillette avec lenteur le supplément et que le fils hurle, en ^te tapant sur les cuisses: "Tiens, son père, as-tu lu ça dans Ladébauche?Hi! HH HH Hit comme c’est drôle, ça, bonguienne de ba-tèche.Le père — Ferme, ça et laisse-moi écouter l’honorable ministre.Une voix moelleuse, flexible, sinueuse et insinuante: “Oui, messieurs les électeurs et mesdames, la dernière fois que j’eus l’honneur de vous rencontrer, c’était pendant la grande élection fédérale.Un groupe d’hommes cultivés, recrutes parmi les jeunes gens les plus distingués de la grande ville, sont venus répandre chez vous l’évangile de la bonne parole libérale.La fillette a tourné le bouton pour mieux capter la voir de l'orateur.Couacs, crissements, fritures, éclats de tonnerre, silence momentané: puis une voix reprend: “C’est pourquoi, messieurs el mesdames.les dentistes les plus avisés et les meilleurs de toute l’Amérique conseillent journellement à leurs clients et à leurs clientes aux be'les dents le dentifrice Fragrant Mouth, le dentifrice composé des élément» les plus purs, les plus parfaits de l’univers, selon la formule du savant professeur en thérnpcudenti-que Janvier Ximpar, avec lequel ont collaboré dix professeurs du Dental University of.Le père.— Bonguienne, retrouve-moi le ministre, fifilie.Une voix.“Et je puis vous dire, messieurs et mesdames, que jamais la province n’a été plus.Cric, crac, ouisouaisouaisouaiszipp boumtantartantriptroppzlingcatcatfr oummmm.Fifilie vent remettre l’appareil au point.Sifflements.Puis la voix continue: .dcncc nous a aidés, messieurs et mesdames.Nous avons eu cotte année.Friture, sifflements, voix qui nasille: “83,500 médecins ont recommandé cet automne Ziperfroth pour le rhume de cerveau, le catarrhe, la constipation et les maux d’orcil-les.En vente dans toutes les pharmacies Pislolol, 30 cents pour dix capsules.Iai grande soeur s'agite: "Donne-nous du jazz, fifilie.Tâche de prendre le ftrzt-ltoyal, c’est le jazz-band de Hitlomov.Je veux entendre Hop on your sweet toes, pink girl, and tickle me”.Le père retourne à son journal, en bourrant sa pipe, le fils a fini de lire Ladébauche et cherche les aventures de Ti-Fin transposées d’une feuille américaine, la mère lit la réclame du defnier produit de beauté pour 1rs dames romaines et Fifilie tourne et retourne les bon- ement, l’un des plus riches comtés des Etait s-Unis, puisqu’il compren d Détroit et les “magnats” de l’automobile.Pour parer aux -circonstances extraordinaires de la crise de cet hiver, on vient d’ouvrir ici, à Eloïse, un édifice de trois étages, 9!H pieds de longueur, pouvant contenir 2,500 lits(double-decks).Cette construction s’est faite en quatre mois.C’est un genre dortoir, à l'épreuve du feu, muni de lavabos modernes, etc.“Pour être bref, laissez-moi vous dire que les sans-asile reçoivent, s’ils en ont besoin, des dents artificielles.Gel a vous donne une idée des autres soins que Reçoivent les' sans-abri d’ici.“La misère à Détroit semble encore pire qu’à Montréal.Samedi soir dernier, je soupais dans un restaurant.Je vis entrer un bambin.Ses vêtements étaient loin d’être appropriés à la neige qu’il faisait.Il offrait en vente des fleurs artificielles.J’en achetai six, pour cinquante sous et parlai assez fyrt pour émouvoir d’antres clients qui achetèrent le reste.L'enfant m’a dit que sa famille se ifmit sur la.vente des fleurs pour souper.“Je vous induis ma souscription pour la Maison Ignare Bourget, car je reste et je vemx rester canadien, même après cinq années de séjour dans le territoire des Etats-Unis.L’été prochain, on m’obligerait à devenir citoyen du pays que j’habite.Je n’y tiens pas.J’ai déjà prouvé mon sentiment canadien, mon canadianisme par des faits.Nous étions quatre frères au Détroit; je suis seul maintenant; mes trois frères se sont acheté des terres dans le» Canton® de l’Est avec leurs épargnes et un peu d’argent que j’ai pu teur prêter, sans intérêt.Moi-même je profiterai, dans mon pays natal, de l'expérience que j’ai acquise ici.” La lettre est signée par le Dr Caston Dionne.Des félicitations à transmettre La secrétaire dit Club Wilfrid-Laurier des Femmes Libérales, Mme Marianna Jodoim, nous fait tenir la lettre suivante qui était d’ailleurs destinée et adressée au comité de T Aide à la Femme: “Le Club Wilfrid-Laurier des Femmes Libérales félicite le comité de l’Aide à la Femme de son grand mouvement de charité envers les misêreuseis et le prie d’accepter son humble contribution.” Quelqu'un qui a vu Un employé municipal, qui signe XXX, nous écrit : “Ci-inclus la somme de dix dollars que vous attribuerez à vos divers fonds de secours.J’ai été témoin.hier soir — la lettre est du 23 janvier — d’un spectacle qui m’a profondement ému.Gomme je déambulais, rue Saint-Denis, j’ai rejoint, près de ,1a rue de Montigny, un groupe de nécessiteux qui avaient probablement passé la journée à la Maison Ignace Bourget, el, rue Bonsecours, angle de la rue du Champ-de-Mars, ils se dirigèrent vraisemblablement au refuge la tons.Une énorme voix emplit pièce et clame: “Give me a Blush Perfecto Cigar, two for a quarter.” Fifilie retourne un bouton: aboiements, puis: “Vous venez d’entendre aboyer, mesdames et messieurs, le rhien policier belge: Gloire de la Brabançonne, propriété du chenil de La-val-sur-Monts, à dix milles de Montréal, où vous pouvez vous procurer des animaux de race soigneusement choisis.” Fifilie tourne et retourne: “Hell broken loose because Mother had not bought the famous Pimpampomping bread.” Le père.— Ferme ra.fifilie, ferme ça.Et loi, Justinien, prends ton accordéon, tu vas nous faire de la musiqnr.Le fils.— Oui, son père, je vas vous donner ce que j'ai entendu avant-hier au poste CKAC: “Iai danse des meneurs de chameaux”.Pierre KIROUL M curling, pour y passer la nuit.H faisait, ce soir-là, très froid et, quoique vêtu bien chaudement, je ressentais .néanmoins les rigueurs de l’hiver.Hélas! il faisait réellement pitié de voir ces indigents, si légèrement vêtus, l’un boitant de la jambe gauche, l’autre de la janilK* droite, le plus éclopé faisant des efforts pour suivre ses compagnons d’infortune.” Un employé municipal ou n’im-porte quelle personne qui assiste à rentrée des réfugiés de M curling ne peut pas ne nias avoir le coeur serré.La misère des réfugiés des Meur-ling n’est cependant pas la pire de celles qui existent à Montréal.11 y a malheureusement, dan» notre ville cosmopolite, bien d’autres misères.Une souscription d'employés de chemin de fer Comment traduire en français Brotherhood of Bailway Clerks?S’agit il de cheminots, ou de commis ou de fonctionnaires d’aulres sortes?Comme nous n'en savons rien de plus, nous comprenons que des employés de chemin de fer, faisant partie de la Brotherhood of Railway and Steamship Clerks, Laurier Lodge, Ho.1290, ont adressé à la Maison Ignace Bourget, par l’entremise do MM.Paul Vézina et Adélard Boy, line souscription de dix dollars.Voici d’ailleurs leur lettre : “Nous nous faisons un plaisir de souscrire à l’oeuvre d’Ignace Bourget, pour un montant de dix dollars.Veuillez accuser réception du chèque ci-inclus par retour du courrier.Espérant que vous ferez parvenir ce chèque à qui de droit, nous demeurons vos bons lecteurs et admirateurs de l’oeuvre.— (signé) Adélard Roy, secrétaire financier et trésorier".On voudra bien excuser le secrétaire du comité de in Maison Ignace Bourget.Une indisposition l’a retenu chez lui, pendant quelques jours et il a dû négliger sa correspondance.II tient cependant à faire tout de suite un accusé de réception, par la voie du journal, au secrétaire de la Brotherhood of Railwag Clerk.A propos d’accusés de réception, le comité de la Maison Ignace Bourget n’en a fait par lettre que sur demande expresse de la part des donateurs.Dans certains cas, celui du secrétaire ou du trésorier d’une association par exemple, la chose peut être nécessaire mais d’une façon générale l'accusé de réception par la voie du journal paraît suffisant.Le secrétaire du comité de la Maison Ignace Bourget, qui n’a guère de loisirs, se trouve du même coup débarrassé d’un interminable travail d’écritures.Remarquons en passant que le comité n’est pas assez riche pour se payer une sténo-dactylo.D’ailleurs est-ce que pareille dépense ne serait pas de surérogation?Le comité de la Maison Ignace Bourget, en se mettant au service des pauvres, doit fonctionner le plus économiquement possible.Un accusé de récep- (Suite ù la page 2) tenir bien en mains les affaires de son service et d’obtenir des résultats si étonnants dans un pays où la police des grandes villes est sans cesse soupçonnée et, souvent, en pleine anarchie.La preuve que ce^Ront les hommes et non pa» les systèmes d’administration qui eômplent, c’est que les lois en vigueur à Milwaukee sont sensiblement les mêmes que dans les autres villes qu’elle dépasse de si loin en efficacité.:.cvK DUPtr.R Bloc 'notes L’alternafive M.Ramsay MacDonald a carrément mis scs collègues des Communes en présence rte l'alternative qui s’impose aux autorités anglaises: on pratiquer à l’enrtroit des Indiens une politique rte conciliation et d’entente, ou recourir à la force, avec tous les risques que cela comporte, du point de vue d’abord de l'usage de la force, puis des réactions mondiales.Nous disons de l’usage rtc la force, car il faut compter que c’est surtout avec des soldats et policiers indiens et des soldats européens nanti! lesquels il y avait de nombreux Irlandais, que les autorités anglaises ont organisé la défense et la police du pays.11 n’est pas probable que l’on trouve à l’avenir beaucoup d’Irlandais pour s’enrôler dans une troupe qui serait notoirement hostile aux aspirations indiennes.Le recrutement, avec la poussée nationaliste qui sc développe ecs années-ci aux Indes, n’y devrait pas être davantage brillant.Quant aux soldats et aux policiers indiens déjà enrôlés, combien de temps pourra-t-on compter sur eux, ou du moins sur une partie d’entre eux, si la crise sc prolonge et s’ac-croit.Il y a eu, voiri moins d’un siècle, telle chose que la révolte des Cipayes qui n failli renverser la domination britannique aux Indes.Point intéressant et de portée très considérable: M.Baldwin n sans ainhage désavoué M.Winston Churchill, l’un des chefs conservateurs, qui se prononçait pour la manière forte, et déclaré que, s’il prenait le pouvoir, i! pratiquerait la politique de conriliatior el d'entente.Les prisonniers Ainsi qu'il était facile de le prévoir, les chefs nationalistes indiens expriment tout de suite leur reitret A Québec La nouvelle loi des accidents du travail La Chambre va la débattre prochainement - Assurance d’Etat collective ou assurance d’initiative privée?- Les grandes lignes de la question HUIT MILLE AGENTS ET CINQ MILLIONS DE PRIMES ANNUELLES EN JEU (Par Alexis GAGNON) Québec, 27, — Le débat le plus important de la présente session s’engagera prochainement autour de lu nouvelle loi des accidents du travail.Le bill affecte de® intérêts puissants et des milliers d’agents d’assurances qui.depuis plusieurs années, trouvaient dans l’assurance contre les accidents du travail un gagne-pain rémunérateur.On parle de 8,000 agents et de 5 millions de dollars en primes annuelles.Voici les grandes lignes de la question: En 1928, le gouvernement provincial modifia la loi des accidents du travail.Il abolit le recours aux tribunaux et lu médiation de l’avocat.H créa une commission des accidents Chargée d'administrer la loi et de fixer les indemnités dues aux accidentés.Les décisions de la commission sont sans appel.La loi de 1928 oblige en plus les pa Irons à assurer Jeurs employés contre tout risque d’accident et permet aux patrons qui le désirent d'organiser eux-mêmes leur propre fonds d’assurance.Les dépenses d’administration de la commission sont défrayées par les compagnies, ainsi que les frais médicaux; des médecins sont engagés et payés par les compagnies d’assurances.Gette dernière loi, qui augmenta sensiblement le chiffre d’indemnité des accidentés, a soulevé par ailleurs des critiques de la part des organisations ouvrières, des avocats et des médecins.Les griefs ouvriers Les griefs des organisations ouvrières peuvent se résumer comme suit: Comme les indemnités oc- L6 troyées aux accidentés pères de fa-mi'Ue sont plus considérables, la prime d’assurance que doit payer le patron est aussi plus élevée.Le patron a par conséquent un intérêt financier à préférer à l’ouvrier père de famille un ouvrier célibataire, toutes choses égales dL’ail-leurs.Comme les risques d’aocidenli sont plus nombreux avec des hommes âgés (de cinquante à soixante ans par exemple), il s’ensuit que les indemnités payées pour les ouvriers de cette classe seront plus élevées, et que les primes d’assurances seront partant plus élevées.En sorte que, d’après les organisations ouvrières, la loi présente travaillerait contre les ouvriers ères de famille et les ouvriers és.Les organisations ouvrières affirment également que le fait, pour les compagnies d’assurance ou patrons qui créent eux-mêmes leur propre fonds d’assurance, d’engager leur propre médecin, dLsposc celui-ci à protéger la compagnie d’assurance ou le patron auto-assuré au détriment de l’ouvrier.La commission décide en effet sur le rapport médical.Dans plusieurs milieux on reproche à la loi le système de pension qui a remplacé le paiement du capital.La pension est parfois si minime qu’elle ne signifie pratiquement rien, alors que le capital mettrait l’accidenté, ou sa veuve et sîs enfants en position de sc tirer mieux d’affaire.Les ouvriers demandent une loi qui enlèvera au patron tout intérêt à sélectionner sa main-d’oeuvre.C’est là la plus importante de (Suite à la 2émc page; de ce qu'on n'ait pas libéré, les autres prisonniers politiques.La campagne pour la libération est probablement l’une des premières qu’ils engageront.Les autorités anglaises pourront difficilement retenir les soldats après avoir remis les chefs en liberté.11 sera d’ailleurs très facile aux chefs de faire entendre aux Anglais que l’incarcération continuée de leurs suivants est de nature à compromettre les négociations futures.Au Nouveau-Brunswick Le Madawaska, d’Edmundston, au Nouveau-Brunswick, rappelle “pour ceux qui l’ignorent” — et ceux-là, malheureusement, sont peut-être assez nombreux — qu’il y a, au Nouveau-Brunswick, douze juges : trois pour la Cour d’appel, quatre pour la Cour de circuit, cinq pour la Cour de comté.De ces douze juges, un seul, M.A.-T.Leblanc, est Acadien.Quatre sont d’origine irlandaise, les sept autres d’origine anglaise.Or les Acadiens constituent présentement plus d’un tiers de la population totale du Nouveau-Brunswick.Il ne parait donc point excessif — loin de là! — que ceux-ci réclament, une vacance devant pro-chainemnt se produire par In mise à la retraite d’un juge de comté, la nomination de l’un des leurs.Les sujets compétents, affirme-t-on, ne manquent point.L’ “Art d’être heureuse” On annonce une nouvelle édition de l’Art d’être heureuse.L’Art d’être heureuse, tous nos lecteurs le savent, c’est le recueil des chroniques d’Annette Saint-Amant, qu’une main pieuse a sauvées du demi-oubli auquel sont promis presque tous les articles de journaux.En écrivant semaine par semaine, au milieu d’une besogne qui lui prenait beaucoup de temps, ces pages rapides, il s5est trouvé que la noble jeune femme faisait sans presque s’en douter un livre exquis, qui prolonge par delà sa tombe si prématurément ouverte sou influence heureuse.C’est que, dans ces chroniques hâtives, Annette Saint-Amant mettait le meilleur de son âme, et qu’elle était bien du meilleur de chez nous cette petite fille des Cantons de l’Est transplantée dans les plaines de l’Ouest.Elle était candide et sage, avec celte particulière énergie qui marque en pays mixte les âmes de bonne trempe.Réjouissons-nous que son livre, son testament spirituel, trouve de si nombreux lecteurs.A tous il fera du bien.O.H.L’Encyclique sur le Mariage UNE NOTE DU "PROGRES DU GOLFE ________ Nous lisons dans le Progrès du Golfe, de Rimouski, numéro du 23 janvier: MGR COURCHESNE COMMENTE L’ENC Y CLIQUE M La “Croix Nous remercions les amis oui ont bien voulu nous faire tenir les numéros de la Croix que nous réclamions.Nous avons maintenant tout ce qu’il nous faut.EK PAGE 4: - Suite de l'Encyclique de S.S.Pie XI sur le Mariaee.* Sa Grandeur Mgr Georges Conrchesne a fait dimanche soir, à ta cathédrale, à la réunion des hommes, un magnifique et intéressant commentaire de la récente Encyclique de Sa Sainteté Pie XI sur le mariage.Le texte français de cet important document pontifical adressé à l’Univers catholique sera btentôt imprimé et répandu à profusion.Sa Grandeur recommanda à ses ouailles de se le procurer pour le lire, le méditer et le conserver.Le Devoir, de Montréal, annonce qu’il en fera l’édition dans une brochure spèciale qui se vendra pour un prix modique, incessamenl par l’entremise de son Service de Librairie.Nous remercions notre confrère de cette note bienveillante.Et nous rappelons que, pour toute commande de 1,000 et plus, nous ferons -jusqu’à nouvel ordre — gratuitement imprimer sur la couverture de cette brochure une formule de ce genre: Hommage de.On trouvera dans une page intérieure des indications générales sur le format et les prix de la brochure.< Des adresses MAISON IGNACE BOURGET, 44T, rue de Montigny Est, Mont-réel.Téléphone: HArbour 9680.Refuge de l’AIDE A LA FEMME, 441, rue Lagauchetièrc Est, Montréal.Téléphone : HArbour 4870.C’est 1 ces deux endroits que les offrandes en nature peuvent être adressées.Les offrandes pour l’AIDE AUX FAMILLES ETRANGERES doivent être adressées i la MAISON IGNACE BOURGET, 441, rue de Montigny Est.Le trésorier de la MAISON IGNACE BOURGET est M.Eugène Simard, avocat, édifice de la Sauvegarde, Montréal.Prière de faire les chèques à l’ordre de la MAISON IGNACE BOURGET.La trésorièrc de l’AIDE A LA FEMME est Mme Zéphirin Hébert, appt E.-90, Le Château, rue Sherbrooke ouest, Montréal.Prière de faire les chèques à l'ordre de l’AIDE A LA FEMME.Pour (‘AIDE AUX FAMILLES ETRANGERES.’ faire les chèques à l'ordre de la MAISON IGNACE BOURGET, L’argent qui est déposé en banque au nom de la MAISON IGNACE BOURGET ou au nom de l'AIDE A LA FEMME ne peut être retiré que par un chèque portant la signature d’au moins deux personne* *ur trois qui sont autorisées â signer. 2 LE DEVOIR.MONTREAL, MARDI 27 JANVIER 193» VOLUME XXII — No 20 Les assurances sociales MMES H.(iEHIN-LAJOIE, LEON LORRAIN ET E.-O.HEBERT EXPOSENT LEUR POINT DE VUE DEVANT LA COMMISSION QUE PRESIDE M.MONTPET1T —LE MEILLEUR MOYEN D’AIDER LES FAMILLES NOMBREUSES ET PAUVRES — LES SECOURS AUX MERES________ A la question de savoir s’il vaudrait mieux que les orRunisatious charitables actuelles, les sociétés nées de l’initiative privée, continuent d’exister et se chargent de distribuer l’argent que le gouvernement provincial mettrait à leur disposition pour le soulagement des veuves chargées d'enfants et de toutes les familles pauvres et miséreuses en général, Mmes H.Gérin-Lajoie, représentant la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste; Léon Lorrain, représentant l’Assistance Maternelle; et Mme E.-O.Hébert, représentant les Dames de Charité de Saint-Henri, se sont déclarées unanimement en faveur de ce moyen.devant la Commission des assurances sociales hier après-midi, pour la raison qu’il faut avant tout sauvegarder la vie au foyer, n’v pas laisser pénétrer n’importe quel agent du gouvernement, parce que ce serait en quelque sorte faire mainmise sur la femme ou autre membre de la famille et parce qu’enfin les femmes qui sont déjà membres des organisations charitables existantes, ont l’expérience voulue et sont plus aptes que qui que ce soit à continuer à faire du bien et à distribuer sciemment aux veuves ou aux mères l’argent provincial.Mme Gérin-Lajoie et ses compagnes ont insisté sur le fait qu’il ne faut prendre aucune décision qui aurait pour conséquence d’obliger en quelque sorte la femme à donner naissance à un enfant en dehors du foyer.Lorsqu’il y a dan REMERCIEMENTS TISSEUR.— Pe» famines Oendron et Ttsaeur remercient 8a Grandeur Mgr Langlois, les messieurs du clergé, les communautés de religieux et de religieuses, tous les parents et amis qui ont bien «julu leur témoigner des marques de sympathie à l'occasion de la mort de M.F -X.Tisseur, ptre-curé, de St-Polycarpe, soit par offrandes de messes, télégrammes, bouquets spirituels, visites ou assistance aux funérailles.Nécrologie ABBOT — A Montréal, A 78 ans.Rose Je Lima Abbott, née Lefebvre, do War- rl’lÆM-VA MontréaL le 24.A 70 ans.Mme D.Alarle, né» Eulallo Boulé.AVON — A Montréal, le 2».a 33 ans, Madame William Avon, nee Laura Leieb- ^BAILETTE — A Montréal, le 23.A 5 mois.Joseph-LaurenVRobert, fils unique je M.et Mme Robert Ballotte, (née Aline ¦’aUiHÀS — A St-Martin, comté Laval, le 25.a 58 ans, Napoléon Bigras, epoux eu premieres noces de Louise-Anna La-jeunesse, en Renies noces do Oeorglana ^'blRuNr- A Montréal, le 26.A 55 ans.Charles Borromée Biron.M.D.de bte-ao- ^BRUNIN^-^ A')a Crèche d'Vouvllle, Côte de Liesse, le 24.A 1 an.Thérèse Bru-nin, enfant de George Brunm et de feu Marie-Jeanne Lamarche., „„ , „n CAMPEAU — A Ste-Thérèse.le 24, A 60 ans.Sophie Glbsau, épouse do Joseph CHAUMONT — A Montréal, le 24, A 80 ans, M.hmery Chaumont, époux d Adèle WolXc CHÀLIFOUX — A Montréal, le 24.Bu-sèbe Challfoux, époux de Marie Martin.CLERMONT — A Ste-Anne, comté Prescott.Ont,, le 23, A 57 ans, M.Célestin Clermont, époux d’Ellea Roy.CORNELL,iER — A Terrebonne, le 26, A 80 ans, Emilie Lusignan, épouse de Louis Cornellier.CORXHN —- A Québec.A 38 ans, W.-A.Cordln, époux de Fab.oia Patrie.DION dit LEMOYNE — A 1 hospice Ste-Cunègonde, le 25, A 89 ans, Mlle Césarle Dion DUSSAULT — A Varennes.le 25, A 40 ans, Georges Dussault, fils d'Alphonse Dussault, et de feu Zephlrlne Trudeau.FITEG1BBON — A Montréal, le 25.A 2 ans, Jean-Raymond, enfant d'Yvonne Jasmin et Henri Fttzglbbon.FLEURY - A Montréal, le 25.A 66 ans, Dame Octave Fleury, née A/.Uda St-André.FORTIN — A Bedford, le 25, A 71 ans, Georges Fortin, de Saint-Sebastien, époux de feu Angêline Demers.FOURNIER — A Montréal, le 26.A 20 ans, Anita Fournier, fille d'Emile Fournier et d'Alice Rodler.GALARNEAU — A Montréal, le 25, A 69 ans.Hélène Gauthier, épouse de Louis Galarneau.GRATTON — A Montréal, le 25.A 85 ans.François-Xavier Gratton.époux en premières noces d’Octavie Sauvé, en secondes noces de Delphine Bresseault.LAFONTAINE — A Montreal, le 25, A 48 ane.Mme Prospère Lafontaine, née De-mers lAngéllne).Angéllne Demers.LAMONTAGNE — A Montréal, le 26.A 21 ans, Jean-Paul Lamontagne.LAVOIE — A Montréal, le 23.M Joseph Lavoie, époux d'Henriette Mamvllle.LUSSIER — Le 24, A 08 ans, le Dr Pler re Lussier.MAILLE — A Montréal, le 25.A 69 ans, Georges Maillé, époux de Blauche-Eglan-tlne Lanthlcr.MARCOTTE-LANCTOT — A Montréal, le 25, A 94 ans.Dame Zèphlrln Lanctôt, née Hermlnle Tessier, veuve en premières noces de Joseph Marcotte.PERRON — A Montréal, A 33 ans.Marie-Anne Perron, soeur de Mme TretHé Bas tien.MORENCY — A Montréal, le 35 A 28 ans, Jeanne Lepinc, épouse de Flablen Morency.PARI3EAU — A Montréal, le 23.A 82 ane, Joseph Pariseau, époux de feu Kxll-da Parent.POULIOT — A Montréal.A 53 ans.samedi 24.Diana Dugal, épouse de Napoléon Poullot.______ RACICOT-PAQUETTE — A Montréal, le 24.A 52 ans, Alice Paquette, épouse d'Alfred Ractcot, RAYMOND — A Saint-Laurent, le 25, A 57 ans au couvent des religieuses de Sainte-Croix, Soeur Marte de Saint-Adélard.née Phélomlse Raymond, fille de M.Adélard Raymond, de Valleylleld.RAYMOND-McPHKE — A Montréal, le 24, A 33 ans.Oabrtelle Raymond, épouse de Murdock McPhee.ROBERT — A Montréal, le 25.A 58 ans.Alexandre Robert, époux d'Alice Robert.TAPIN — A Maisonneuve, le 24, A 74 ans.Virginie Tapln, épouse de feu Ulrtc Tapln VINCENT — A Montréal, le 25, A 25 ans, Wilfrid, fils de Nazalre Vincent et de feu Marte Bougie.YURKOSKY.— A 8te-Agathe.te 23.Isabelle Yurkosky.A 26 ans.La Société Cooperative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneurs de Pompes Funèbres et Assurances Funéraires HArbour 5555 302.RUE SAINTE-CATHERINE EST B O U R G I E La Compagnie d’Assuranre Funéraire URGEL BOURGIE ¦ ’’ Entrepreneurs de Pompee Aaaurmnee Punér» Wllbank 711* g Bjrmpathlee Service •*' 2630, Notre-Dt.me Ouest ger, pour sa vie ou Celle de Tcn-fnut, qu’elle aille à l’hôpital, très bien, mais quand il n’y ep a pas, nous croyons, dirent-elles, que c’est au sein du foyer, sanctuaire sacré, que l’arrivée.de l’enfant doit avoir liçu.Le père doit être là et la mère trouver en lui un appui.C’est dans la souffrance plus que dans la joie une des époux se sentent unis.A l’hôpital, le père n’est souvent pas accepté.Et même son témoignage en Cour n’est pas suffisant pour certifier que tel enfant lui doit réellement la vie.L’hôpital ne convient généralement pas pour ce grand acte.Le grand tourment pour une mère qui accouche dans un hôpital est l’incertitude qu’elle ne peut s’empêcher d’avoir qu’on lui remette entre les bras un enfant qui n’est pas le sien.Malgré toutes les précautions que l’on prend dans un hôpital, il est arrivé maintes et maintes fois que l’çn a fait des échanges de bébés.Cette promiscuité des mères malades et des enfants, cet anonymat, est une chose qui fait sursauter lorsqu’on y réfléchit.Au foyer, aucun tourment de ce genre n’a raison d’être.Vous me direz que dans certains hôpitaux américains, on marque au rayon lumineux la mère et l’enfant, mais cela ressemble étrangement à la marque au fer rouge de l’esclave.U ne faut pas, dit Mme Gérin-Lajoie, que nos femmes désertent le foyer rural ou même le taudis de la ville, pour aller accoucher dans un hôpital quand ce n’est pas necessaire.Je vous demande, dit-elle aux commissaires, de ne favoriser aucun mouvement qui entraînerait la femme vers l’hôpital au lieu de rester au foyer.Même de son lit de souffrance, une mère peut diriger sa maison et voir à ce que tout aille bien.Les aides maternelles Ce dont souffre la mère et ce qui retarde sa convalescence, continue Mme Gérin-Lajoie, c’est l’absence d’une personne à lu maison qui puisse ia remplacer pour les soins à donner à l’enfant et aux autres membres de sa famille.La Hdèro-lion Nationale Saint-Jean-Baptiste s’est occupée de recruter des jeunes filles qu’elle appelle “aides maternelles” qui font des études d’hygiène infantile et d’art ménager à la Crèche de Liesse et à l’Assistance Maternelle.Ces aides travaillent à $50 par mois et sont généralement des jeunes filles venant de la campagne et aimant ce travail.Cette institution est destinée a renouveler l’éducation de nos femmes en matière d’hygiène pré-na-tulc et post-natale.Nos Aides Maternelles doivent être d’excellentes catholiques et nous avons même l’intention d’en faire une congregation, dit Mme Lajoie.Les Aides Maternelles, dit-elles, doivent rester une organisation privée, mais elles peuvent se mettre au service de l’Etat.Elles peuvent être les agents du gouvernement pour pénétrer dans les familles.En général, le* gouvernements ne se soucient pas suffisamment de la morale.S’il faut en croire ce qui s’est dit et écrit: la France s’est démoralisée par ses infirmières.Quand on voit avec quelle rapidité la France est devenue impie, on se demande s’il n’y a pas eu un facteur touchant de près (la question de La natalité.Il ne faut pas d’organisation médicale qui fasse mainmise sur la femme et répande de mauvaises idées, réaffirme Mme Gérin-Lajoie.Il faut organiser le foyer pour que la femme y demeure à Pheure de la naissance de son enfant.Mme Gérin-Lajoie ajoute qu elle se réjouit de voir que le gouvernement va faire oeuvre patriotique en accordant des allocations aux veuves et aux mères dont le père ne peut venir eu aide à la famille.En général, dit M.Montpctit, vous voulez, Mme Lajoie, que les insti-tutions soient maintenues et soient mises au service de l’Etat.— Certainement, répondit-elle.M.Foster.— Au sujet de l’accouchement à la maison, si l’espace est trop restreint, que faire?— Que le grand frère ou la grande soeur aille demeurer chez un purent pendant quelque temps, car il faut faire de l’espace pour l’enfant.Quinze jours plus tôt ou plus tard, il lui faut sa place dans lu maison, M, Montpetit demande ensuite si.au lieu de cette assistance aux mères, on n’organisait pas des garderies d’enfunts?—- Pus du tout, répond Mine Lajoie, il faut tendre à maintenir la famille.Les conditions économiques obligent la veuve à sortir du foyer pour aller travailler, mais l’idéal serait de l’y ramener.Mme Lajoie croit que la décentralisation du travail, i électricité à la campagne, seraient deux moyens de permettre à la femme de demeurer au foyer et elle expose une longue théorie sur le sujet.S.G.Mgr Courchesnç fait observer que dans les paroisses de colons, où U faut faire venir le médecin de 20 milles de distance, l’arrivée d’un enfant représente une véritable catastrophe, en ce sens qu’il en coûte en tout une somme de plus de $100 et que pour ces colons $100 c’est énorme.C’est généralement une forte dette qu’ils se mettent sur les ‘naules.aime Lajoie répond qu’elle croit que les Aides Maternelles pourront se rendre jusque dans ccs paroisses nouvelles lorsqu’elles seront plus nombreuses et elle suggère à la Corn-miission d’étudier le système de la Melroftolitan Life à ce sujet.On suggère aussi que les unités sanitaires devraient s'occuper de la chose.Cas de misère Mme E.-O.Hébert parle de l'oeuvre des Dames de Charité de St-Heivri et de 'la Nt-Vincent de Paul.Elle cite des cas de misère.Elle avoue que certaines femmes, veuves, auront assez peu de coeur pour aller aux “vues” avec l’argent qu'elles recevront el qu'il faudrait distribuer à eelles-là l’argent par petits montants.L’Assistance Maternelle Mme Léon Lorrain insiste sur le fait que les mères aiment mieux s’adresser à d’autres femmes qu’à des hommes agents du gouvernement.Suns savoir qu'elle serait invitée à témoigner devant la Commission hier, Mme Lorrain n’en a pas moins jeté une lumière opportune sur l’oeuvre de YAtxixtance Maternelle.Elle a déclaré qu’au cours île Hl.MI.ssistancc Maternelle s'est occu-j pée de 1487 cas de naissance cl Soeur Eugénie de Jésus Nous avons le regret d'annoncer la mort de Soeur Eugénie de Jésus, décédée ce.matin au noviciat des Soeurs de l'Iinmacnlée-Coneeption, à Pont-Vian.Soeur Eugénie de Jésus, avant son entrée en religion, fut plusieurs années notre collaboratrice sous le pseudongme de Tante Annette.Tous voudront avoir pow elle un pieux souvenir.Les funérailles auront Heu icudi matin, ù huit heures et demie, au noviciat de Pont-Vian.que sur ce total il y eut deux inor talités seulement parmi les mères, pour des causes indépendantes de la maternité.Sur ce nombre (i8 mères ont donné le jour à leur enfanl dans les hôpitaux.Cela prouve qu’il ne faut pas dire trop tôt que même le taudis n’est pas un endroit pour l’accouchement.Séance du matin A la séance du matin.Mlle Madeleine Sheridan, des Catholic Big Sisters, avait demandé qu’un sous-comité soit formé pour étudier tes conditions dans lesquelles se trouvent les jeunes délinquants dans ia province.M.J.-A.Julien, président de la Société Saint-Vincent de Paul, rendit aussi témoignage et expliqua les activités de la société.Ün déposa aussi sur la table autour de laquelle prennent place les commissaires un rapport du Montreal Council of Social Agencies.Les membres de la Commission sont les suivants: M.Edouard La session de Québec (Suite de 1* 1ère page) chidiacre Scott, George Savoy, J T.Foster et Gérard Tremblay.M.Emile Douce! agit comme secrétaire.Les organisations ou personnes qui aimeraient à se faire entendre devant la Commission sont priées de s'adresser par écrit à M.Douce!, Nouveau Palais de Justice, 1U0, Notre-Dame est.leurs réclamations et, apparemment, le plus grave de leurs griefs.Ils revendiquent pour l'accidenté le droit de choisir son médecin.Ils demandent aussi plus de célérité dans le règlement des réclamations et veulent faire classer la maladie professionnelle an nombre des accidents du travail.Le projet nouveau Pour répondre à ces revendications, le gouvernement provincial offre une nouvelle loi qui supprime l’assurance des patrons par les compagnies privées et la création de fonds d’assurance par les patrons, pour y substituer l’assurance collective d’Fdat au titre de monopole.Chaque branche d’industrie sera appelée à défrayer collectivement toutes les dépenses entraînées pâlies accidents dans cette seule branche particulière de Pindustrie.Ainsi, à supposer que 150 accidents se produiraient l’an prochain dans l’industrie de la chaussure, la somme des pertes encourues sera additionnée et répartie sur la totalité des patrons intéressés dans cette industrie, suivant le nombre d’employés de chaque patron, des salaires qu’il paie et des risques elas sifiés dans chaque manufacture.L’ouvrier aura droit de choisir son médecin qui sera payé par la Commission d’après tarif fixe.Les intérêts en jeu Les compagnies d'assurance reconnaissent le bien-fondé de la nlus Croisières Merveilleuses Méditerranée — Italie Egypte — Terre-Sainte • -» par les magnifiques paquebots 'ROMA'’ et ’’AUGUSTUS” Compagnie Navigazione Generale Italiana Pour listes de départs, brochures, voyez votre agent de voyages ou JULES HONE Représentant général au Canada 660, rue Sainte-Catherine Ouest Tél.HArbour 3284-85-86 FÉRODEAU 15 ANS OGNAC sont les suivants: M.u.uouard i„ ,o,i« «éripuse Mompci,.rewdea Iter La Maison Ignace Bourget est connue au loin (Suite de la 1ère pane) tion par la voie du journal ne coûte rien au comité.Un accusé de réception par lettre coûte une feuille de papier, une enveloppe et un timbre de deux sous.Les sous ne sont pas à dédaigner quand il s’agit de secourir la misère.Même si nous ne leur écrivons pas, les souscripteurs aux différents fonds de secours, celui de la Maison Ignace Bourget, celui de Y Aide à la Femme et celui de Y Aide aux Familles Etrangères peuvent être assurés que les différents comités leur sont profondément reconnaissants de leur générosité.L’aide aux étrangers Puisque nous venons de parler du comité de Y Aide aux Familles Etrangères, rappelons que celui-ci est composé de trois membres qui ont été désignés par le conseil central de la Saint-Vincent de Paul pour agir conjointement avec le comité de la Maison Ignace.Bourget.Ce softt MM.J.-Alfred Bernier, gérant de la maison C.-X.Tranche-montagne et Cie, ancien président de l’Association catholique des Voyageurs de Commerce, L.-A.Gé-linas, de la maison Mark Fisher, Raoul Cnrignan, gérant de la Dominion Life Assurance.Jusqu’à présent c’est la Maison Ignace Bourget, - MM.Carignan, Gélinas et Bernier sont devenus évidemment membres de son comité - qui s’es» occupée elle-même de T.tide aux Familles Etrangères.11 arrive comme cela que l’on soit forcé d’agir avant d’organiser dé-finilivemcnt.Mais TAi’rfe aux Familles Etrangères en viendra à avoir son organisation propre, (l’est d’ailleurs en voie à l’heure qu’il est.Nous aurons bientôt l’occasion d’en reparler.Emile BENOIST Astroff sc livre Double but d’une loi des accidents du travail Toute loi des accidents du travail a deux buts principaux: assurer à l’accidenté et à sa famille une indemnité suffisante pour défrayer les frais de subsistance et d’éducation des enfants; diminuer le nombre et la gravité des accidents.La loi des accidents est avant tout loi sociale.La loi des accidents permet à la veuve d’élever ses enfants, de les garder au foyer et de les éduquer dans les meilleures conditions possible.C’est une loi qui aide surtout la famille et faite surtout parce que l’accident n’atteint pas seulement la victime, mais tous ceux dont elle a charge.Et c’est surtout par cette fonction que la loi des accidents est bienfaisante, éminemment sociale et utile.Cette loi serait incomplète et illogique si elle ne visait pas en même temps à diminuer le nombre et la gravité des accidents.Car un travailleur tué, c’est la perte d’un capital pour le pays et une perturbation sérieuse dans la cellule sociale dont il* est le chef.On pourra prétendre que la prévention des accidents n’a rien à voir avec la question d'indemnité à l’accidenté.Erreur.11 est clair que le patron recourra d’autant plus aux mesures de précaution pour diminuer les risques d’accidents, qu’il y sera financièrement plus intéressé.C’est pourquoi la loi des accidents devra tenir compte de ce facteur; car si elle devait contribuer à laisser le patron plus indifférent aux risques d’aécidents, elle serait fort peu à recommander.On peut alléguer qu’il y a des patrons humains et philanthropes, qui ont fait leur possible.C’est ius .| te.Mais quand il s’agit de faire une Il en est autrement du patron qui loi, ji ne faut pas l’établir sur de crée lui-même son propre fonds i pareines garanties.L’expérience d’assurance, ce qui.sous la loi de a démontré assez souvent qu’il est 1928 est le cas de 51% des patrons ! ,jangereux d’y compter, intéressés.Le self-insure.r se dit: Aussi estime-t-on qu'une loi d’assurance des accidents du travail, bien étudiée, doit servir à diminuer les ris* ______________ _ ques d’accidents du travail par la moi-même les indemnités”.On pénalité financière qui s’attache au tron tout intérêt à sélectionner sa main-d’oeuvre d’après la situation sociale de celle-ci; Elles affirment d’ailleurs qu elles n’ont aucun intérêt quelconque a ce que le patron choisisse sa mam-d’oeuvre, préfère un célibataire à un homme marié.Car elles établissent leurs taux sur une moyenne normale.Si une industrie comporte une telle somme de risques, elles fixent leurs taux en consequence et c’est tout.Elles h ont, disent-elles, rien à perdre ou à gagner.Si la somme des risques est de $100,000.le taux de la prime sera fixé en conséquence; si la somme est de $150,000.la prime sera augmentée proportionnellement.A tel risque correspond telle prime.Le patron qui s’assure “Je ne prendrai pas dans une compagnie privée, mais s’il arrive des accidents, je paierai comprend dès lors qu’il puisse a-voir intérêt à choisir comme cm patron imprudent, négligent ou indifférent.En d’autres termes, le ployés les hommes qui.en cas d’ac- patron doit bénéficier financière-cldènts entraîneront la somme d’in- ‘ demnité minimum et les hommes à qui, en règle générale, il n’arrivera que le minimum d’accidents.C’est lui en effet qui solde directement __________ .la note.Il convient aussi de noter mîmier les risques d’accidents et en toute justice, que si le self-insu- donc les pertes encourues par le rer a intérêt à sélectionner sa main-! pajement d’indemnités, non pai* d’oeuvre, il a aussi le plus grand ; des mesures préventives contre les ment des mesures de précaution qu’il prend pour protéger ses employés.Malheureusement il arrive que certains patrons s’ingénient .i di- intérêt à multiplier en faveur de ses employés, le plus grand nombre des mesures de précautions pour réduire au minimum le nombre des accidents, puisque c'wt lui qui paie accidents, mais par le choix d’un personnel dont les pertes ou l’invalidité éventuelles assureront un minimum de remboursement en indemnités.C’est la grande déficien- Dans le cas de l’assurance collecti- ce de la loi présente.ve, cet intérêt sera moins grand, puisque le patron prudent paiera Puisque la loi actuelle fixe une indemnité plus élevée pour le dé- Harrv Astroff, condamné par le juge Wilson, l’année dernière, à 7 ans de pénitencier pour possession de narcotiques, s’est livre à la justice hier lorsqu’il a appris que sa demande d’appel à la Cour suprême du Canada avait éité rejetée.Ainsi en ont décidé *os avocat®.Mes A.H.Tanner et Oscar Gagnon, qui se préparent à prendre de nouvelles procédures devant la Cour d'appel.AsUroff était eu liberté provisoire nous un cautionnement de $25,000.Le (,Bourreau des Crânes", ce soir Ce soir, le 27 janvier, le "Bourreau des Crânes", comédie en trois actes, sera interprétée au Gesù par MM.Louis-Philippe Hébert, Hector Charlnnd et leurs compagnons.Billets en vente nu sous-sol de l'église du Gesù, Lancaster 4453.(Comm.) pour ceux qui n’auront pris aucune ; cès ou l’invalidité de l’ouvrier pè-précaution.i re de famille que pour l’ouvrier cé- L’opposition au projet libataire, et que le patron doit T .! payer une prime nécessairement lascnereau plus élevée, il est clair que le pa- Les compagnies d’assurances pri- ! ^on, s:jl doit choisir entre le père véea reconnaissent le bien-fondé l de famille et le célibataire, sera perdes réclamations des ouvriers lors-!'0 à donner la preference au ccli-qu'ils exigent une loi qui enlèvera ! Cataire qui entraîne un moindre au patron tout intérêt à sélection- risque, la plus faible perte en cas ner sa main-d’oeuvre, puisque d’ail- d accident.leurs la chose leur est financière- .V** inesitable que ment indifférente.Mais elles s’op- i s‘ le danger d accident est plus fre-posent à la nouvelle loi en tant jquent avec un vieil ouvrier qu avec qu’elle supprime l’assurance privée > un Jeune, la preference ira a ce pour y substituer l’assurance col- j dernier La tentation est évidcm-ectivc d’Etat, avec monopole.El-1 m*01.Plus grande dans ce cas, poulies affirment que le choix entre ! ® 'df-insurer, patron et assureur a l’assurance privée et l’assurance » fois.Le danger est moindre dans d’Etat n’a rien à voir à ia solution 1 lc t'a1s ‘j?1 assurance par la com-du problème et qu’il faut chercher PaR^e d assurance privée, car çel-celle-ci.«llUnrs.L «rph».erçue sera évidemment le pivot du procès.M.Fagan sera candidat M.T.P.Fagan, adversaire de M.Lippens aux dernières élections municipales, a exprimé ses regrets ce matin de la mort «le M.Lippens en qui il reconnaissait un adversli-rc loyal.I! a ajouté qu’il sera candidat à l’élection complémentaire dans Saint-Joseph.Lundborg se blesse Stockholm, 27.(S.P.A.) Le capitaine Einar Lundborg, Favia-t«*ur suédois qui a sauvé le général italien Nobile après la catastrophe «lu dirigeable “Kalia”, s’est grièvement blessé dans une chute d’avion aujourd’hui.Le premier paquebot attendu à Québec Québec, 27 (D.N.G.), - On am-nojjee au dé partem cm t de l’immigration.«pic le premier paquebot océanique à entrer dans Je pont de Québec le prim,temps prochain sera le Duchess of Atholl, qui doit arriver ici le 24 avril.Les paquebots du Pacifique Canadien feront à eux seuls 94 traversées au cours de cette saison de navigation.^ ^ Le maire de Calcutta est emprisonne Calcutta, Inde, 27 (S.P.A.).- Arrêté hier au cours d’une manifestation d’indépendance de l’Inde par les nationalistes, Chandra Rose, maire de Calcutta, a été condamné à six mois de prison, suus l’accusa-j lion de sédition.- MacDonald intervient Manchester, 27 (S.P.A.) Le ; premier ministre MacDonald inte-| vient dans le conflit des filateurs et «les tisserands «lu Lancashire.11 a invité les autorités «le l'association des filaleurs à une conférence qui aura lieu Jeudi probablement.La cause de Bouchard et de Chartrand Ottawa, 27 (D.N.C.).— La cause de ITo Rome hand et de Lionel Chartrand, acrmsés tous deux de fraude dans les examons du service civil à Montréal, a été remise à mardi prochain._ Prévisions atmosphériques Toponito, 27 (S.P.C.), ¦—Dans les bassins de FO u4 soi tais et du haul et du bas Saint-Lauremt, il fera plus froid ce soir et mercredi, et H ifrige r a à certaims endroits.Le Mérite agricole LE U EUTENÂNT-GOl I VER N’EU CARROLL DECORE SIX CULT, VATEURS.Québec, 27 (D.N.C,).La fête 4 Minute Agricole a eu lieu ce mats dans la salle du Conseil Législati au Parlement, où les décoration ont été remises.Le lieutenant-gouverneur prés! «lait.Et ai cant présents: Nôsse! gneurs H.-P.Garneau, P.Fillion « Auguste Boulet; MM.Arlhur Sauvi ministre fédéral des postes, L.-A Taschereau, Adélard Godbout.i thnnnase David el Honoré Merciei Le vainqueur du concours est V Adélard Belisle.Les autres eu) tivateurs les plus méritants sont MM.Damase Lafortune, le sénatéij Donat Raymond, Léonidas Moisan Dominique Saw-yer et Victor Camp bell.M.Adélard Godbout, ministre 4 l’agriculture, a présenté les vain «tueurs des divers concours au Jiey tenant-gouverneur.La suppression des “koulaks” Moscou, 27 (S.P.A.).— Le coù grès de la Jeunesse communisli s'est terminé par l’adoption di voeux appuyant l’Union soviétiqui cl demandant la suppression del koulaks (ou cultivateurs à l’aise! par l’étatisation complète des ter res.Les records d'aviateurs Oran, AlgériëT2MS.P.A.) - E« aviateurs français Bousoutrot d Rossi ont commencé ce matin uni tentative d’établir un nouveau re.cord mondial de durée et de dis» tance en circuit fermé.Indigènes libyens défaits Rome, 27 (S.P.A.).— Jxxs troupes coloniales italiennes ont wifligd une défaite, à une bande d’indigène^ prés de k ville d’Fgitao, en Lybits Les souverains de Yougoslavie en Croatie Zagreb, 27.— Le roi Alexandre et la reine Marie de Yougoslavie ont été reçus avec enthousiasme par une foule de 100,000 personnes au moment où ils sont descendus du train.Les journaux disent que les souverains feront un séjour prolongé à Zagreb; cela confirme, d’après eux, que Zagreb est la seconde capitale de la Yougoslavie.Gualino condamné Turin, 27.— Le finiwiicrer italien Ricardo Gualino, arrêté jeudi (pour "raison de .sécurité publique”, a été condamné à cinq ans d’exil dans l’une des îles pé-n Men lia ires d’Italie.La sentence a été prononcée par la Commission fasciste de Ja province de Turin, qui a spécifié que la peine serait subie dans File Li- Pflrl.Gualino, considéré pendant longtemps comme Fun des hommes les plus riches du royaume, avait perdu beaucoup par suite de k crm* économique.H «Hait directeur de grands établissements en Italie et de la Snia Viscosa, grande fabrique (le soie artificielle.Coté à la Bourse de Paris et dont il fut beaucoup parlé dans l’affaire Oustric.Les Soviets envisagent un plan d'importation Londres, 27.— On mande de Riga aux Journaux que la comité exc-Icutif «le l’Union «les Soviets, étant ; donné les rapports alarmants de [nombreux délégués au sujet de la crise alimentaire, a décidé à Funa-nimité qu’il fallait nommer une commission présidée par le commissaire aux vivres, afin de préparer un plan d’importation.Ce plan serait soumis à l’approbation du commissaire des finances.Le gouvernement des Soviets envisage l’importation principalement de blé, de riz d’orge et d’autres céréales.Nouveautés L’Ecole Sociale Populaire vient de réunir en brochure les remarquables articles de M.Esdras Minville, à propos «le l’instruction secondaire, «pii ont paru dans le Devoir il y a quelques semaines et ' ont été vivement commentés.La brochure n 04 pages el est intitulée INSTRUCTION ! OIT EDUCATION?Elle se j vend 25 sous franco, s Nous venons de recevoir un troisième envoi de In brochure de M.L.-P.Mercier: QUOI DIRE?COMMENT DIRE?; QUOI FAIRE?(Education sexuelle), qui a été très favorablement commentée par un éducateur averti de chez ' nous.Celte brochure est revêtue de l’approbatur «le Mgr l’archevêque - coadiuteu r de Montre»!; elle a 03 pages et se vend 25 sous au comptoir et 30 sous par In poste.I SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR 430, Notre-Dame est, Montré»! LE DEVOIR.MONTREAL, MARDI 27 JANVIER 1931 VOLUME XXII — No 20 La parole du Pape L’Encyclique “Casti connubii” de Sa Sainteté Pie XI sur le mariage (Suite d’hier) Les biens du mariage véritable Au moment où Nous Nous préparons à exposer quels sont ces biens du mariage véritable, biens donnés par Dieu, Nous Nous rappelons les paroles du glorieux Docteur de l’Eglise que Nous célébrions récemment dans notre Encyclique Ad talutem, publiée à l'occasion du quinzième centenaire de sa mort (Encyclique Ad Salutem, 20 avril 1930) : “Toutes ces choses sont bonnes — dit saint Augustin, — à cause desquelles le mariage est bon: les enfants, la foi conjugale.le sacrement.” (S, August.De bono conjug.c.XX1C, n.32.) Pourquoi, sous ces trois chefs, l’on peut dire qu’est surabondamment contenue la somme de toute la doctrine catholique sur le mariage chrétien, le saint Docteur le déclare lui-mème, quand il dit: "Dans la foi conjugale, on a en vue cette obligation, qu’ont les époux de s’abstenir de tout rapport sexuel en dehors du lien conjugal; dans les enfants, on a en vu le devoir, pour les époux, de les accueillir avec amour, nourrir avec sollicitude, religieusement élever; dans te sacrement, enfin, on a en vue le devoir, qui impose aux époux de ne pas rompre la vie commune: celui ou celle qui se sépare ne s’engage pas dans une autre union, pas même à raison des enfants.Telle est comme la loi du mariage, où ïa fécondité de la nature trouve sa gloire, et le dévergondage de l’incontinence sa discipline.” (S.August.De Gen.ad.titt.I.IX, n.12).Les enfants La dignité des parents Parmi les biens du mariage, les enfants tiennent donc la première place.Et sans aucun doute, le Créateur même du genre humain qui, dans son bonté, a voulu se servir du ministère des hommes pour la propagation de la vie, nous a donné cet enseignement lorsque, en instituant le mariage dans le paradis terrestre, il a dit à nos premiers parents, et en même temps a tous les époux à venir: “Croissez et multipliez-vous et remplissez la terre.” (Gen.I, 28.) ce que le même saint Augustin a très bien fait ressortir des paroles de l’apôtre saint Paul à Timothée (Timoth.V, 14).en disant lui-même: "Que la procréation des enfants soit la raison du mariage, l’Apôtre en témoigne en ces termes: "Je veux, déclare-t-il, que les jeunes filles se marient.Et, comme pour répondre à cette question: "Mais pourquoi?” il poursuit aussitôt: qu’W/es procréent des enfants, qu’elles soient mères de (ainille (S.August.De bono conjug.c.XXIV, n.32).Pour apprécier la grandeur de ce bienfait de Dieu et l’excellence du mariage, il suffit de considérer la dignité de l’homme et la sublimité de sa fin.L’honuhe, en effet, dépasse toutes les autres créatures visibles par la prééminence de sa nature raisonnable.Ajoulez-y que Si w Dieu a voulu les générations des J du'eontrat sanctionné par la loi di hommes, ce n’est pas seulement j vine revient uniquement à l’autre.intérêt ni dans le seul intérêt terrestre de l’Etat, mais qui devra, au jour du jugement, être restitué a Dieu avec le fruit qu’il aura dû produire.Leur mission d’éduesteurs Le bien de l’enfant ne se termine pas, à coup sûr, au bienfait de la procréation; il faut qu’il s’y en adjoigne un autre, contenu dans l’éducation normale de l'enfant.Dieu, malgré toute sa sagesse, aurait évidemment médiocrement pourvu au sort des enfants et du genre humain tout entier, si ceux qui ont reçu de lui le pouvoir et le droit d’engendrer n’en avaient pas reçu aussi le droit, et le charge de l’éducation.Personne ne peut, en effet, méconnaître que l’enfant ne peut se suffire et pourvoir à lui-mème dans les choses qui se rapportent à la vie naturelle: à plus forte raison ne le peut-il pas dans les choses qui se rapportent à la vie surnaturelle: durant de nombreuses années, il aura besoin de l’aide d’autrui, d’instruction, d’éducation.Il est d’ailleurs évident que, conformément aux exigences de la nature et à l’ordre divin, ce droit et -cette- tàehe reviennent lout d’abord à ceux qui ont commence par la génération l’oeuvre de la nature et auxquels il est absolument interdit de laisser inachevée l’oeuvre entreprise et d’exposer ainsi l’enfant à une perte certaine.Il a déjà, à la vérité, été pourvu, de la meilleure manière possible a cette si nécessaire éducation des enfants, dans le mariage où, unis par un lien indissoluble, les parents sont toujours en état de s’y appliquer ensemble et de se prêter un mutuel appui.Nous avons déjà traité ailleurs abondamment de l’éducation chrétienne de la jeunesse (Encyl.Divi-ni illius Magislri d.31 déc.1929), résumons ce que nous y avons dit dans les paroles de saint Augustin, déjà citées plus haut: "Pour ce qui regarde les enfants, ils doivent être accueillis avec amour, élevés religieusement (S.August.De gen, ad lift., IX c.VII.n.12); ce que dit aussi le Droit canon en son langage nerveux: la fin première du mariage, c’est la procréation des enfants et leur éducation.” (Cod.Jur.Cqn., c.1 013.1.) 11 ne faut enfin point passer sous silence que si cette double mission, si honorable et si importante a été confiée aux parents pour le bien de l’enfant, tout usage honnête de la faculté, donnée par Dieu, de procréer de nouvelles vies, est le droit et la prérogative du mariage tout seul, conformément à l’ordre du Créateur lui-même et de la loi naturelle: cet usage doit absolument être contenu dans les 11-mites saintes du mariage.La foi conjugale Un autre bien du mariage que nous avons relevé à la suite d’Augustin, est celui de la foi conjugale, c’est-à-dire la fidélité mutuelle des époux à observer le contrat de mariage, en sorte que ce qui, en vertu ehmtelè, un autre point de vue, d’une haute importance, eu fera ressortir davantage la facilite et même lu douceur: celui «te l’amour conjugal qui péuètre tous les uc-voirs de la vie conjugale et qui tient dans le mariage chrétien une sorte de primauté de noblesse."Car la fidélité conjugale, requiert que l’homme et la femme soient unis par un amour spècial, par un saint et pur amour; Us ne doivent pas s’aimer à la façon des adultérés, mais comme te Christ a aune ’Eglise; c’est cette règle que l’Apo-’ il a dit: l’Eglise — la charité divine ne devra jamais cesser d’être la régulatrice de leur devoir respectif.” (Encycl.Arcanum, lü février Le bien de la foi conjugale comprend donc: l’ânité, ta chasteté, une digne et noble obéissance; autant de vocables qui formulent les bienfaits de l’union conjugale, qui Deux candidats aux Trois-Rivières Les Trois-Rivières, 27 — Seulement deux candidats, M.G.-H.Ro-bichon, avocat, et Henri Janvier, agent d’assurances, tous deux anciens échevins, se disputeront la ont pour effet” de garantir et "de succession de feu le maire Arthur promouvoir la paix, la dignité et Je Mettez, lis ont été mis en nomina-bonheur du mariage.Aussi n’est il ! tion hier après-midi.L’cx-échevin pas étonnant que cette foi conjuga- | J -H- Loranger, «pu devait aussi le ait toujours été rangée parmi les biens excellents et propres du mariage.Le sacrement l’Egl .tre a prescrite quand "Epoux, aimez vos épouses comme la Christ a aimé son Eglise (hpnes.j v ’>5 Cf.Col.Ill, 19); et le Christ a’assurément enveloppé son Eglise bien laits se complète et se couron-d’ ne immense charité, non pour ne par ce bien du mariage chre-son avantage personnel, mais en se ; tien, que, citant saint Augustin, .s l’i.tilii/i iln I iwMiK iivmiK annnln varreilieilt DUT Cependant, l’ensemble «le tant de ilète et se couron du mariage chré- charité”, fondée non pas sur une inclination purement charnelle, et bien vite dissipée, ni seulement sur des paroles affectueuses, mais résidant dans les sentiments intimes du coeur, et aussi — n(i Ui réciproquement a former et à perfectionner chaque jour davantage en eux l’homme intérieur (Cf Greg.M Homil.xxx in Evang.Joan XIV, 23-31, n.1); leurs rapports quotidiens les aideront ainsi à progresser jour après jour dans la pratique des vertus, à grandir surtout dans la vraie charité envers Dieu et envers le prochain, — cette charité où se résume en définitive “toute la Loi et les prophètes’ (Matth.XXII, 40).Car enfin, dans n’importe quelle condition et n’importe quel état de vie, tous peuvent et doivent imiter rexemblaire ^ n,atteint pas toujours Une aussi parfait de toute sainteté que Dieu a ^omplèté perfectlon) convient céans iu pu pendafit à tous ies vrais époux: car la parole du Seigneur: Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare point, a été dite du mariage de nos premiers parents, c’est-à-dire du prototype de tout mariage à venir, et elle s’applique en conséquence à tous les vrais mariages.Sans doute, avant le Christ, cette sublimité et cette sévérité de la que en le consacrant du même coup au rang de signe efficace de la grâce.Le mariage est indissoluble Et tout d’abord, pour ce qui regarde l’indissolubilité du contrat nuptial, le Christ lui-mème y insiste, quand il dit: "Ce que Dieu a uni, que l’homme ne Je sépare point” (Matth.XIX, 6), et: “Tout renvoie sa femme et prend une autre commet l’adultère: et celui
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