Le devoir, 23 mai 1912, jeudi 23 mai 1912
?TROISIEME ANNEE-No.121 MONTREAL, JEUDI 23 MAI, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3,00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .„ , $l]50 UNION POSTALE **»*«.,.$2.00 LE DEVOIR R ^>ion et Administration i /Y ^ SAINT-JACQUES .'TRE Al_ %.// —¦ 11 TELEPHON ES : ADMINISTRATION: Mù 74U REDACTION : Main 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! % OTTAWA ET LES PROVINCES Deux journaux de couleur politique differente se demandent quelle influence le résultat des élections de la province de Québec aura sur la répartition des travaux publics fédéraux dans cette province.Le conservateur dit que M.Borden serait justifiable de taire sourde oreille aux demandes des québecquois et le libéral répond que ce serait une indignité.Avant le 21 septembre dernier, c’est le libéral qui eût parlé dans le sens du conservateur et ce dernier qui se serait scandalisé.Le Devoir dit aujourd’hui ce qu’il disait naguère: les travaux publics doivent être répartis dans l’intérêt général et non dans l'intérêt des partis politiques.La province de Québec a eu tort de maintenir M.Gouin, mais, enfin, c’est son affaire.Et qui sait si le langage de certains hommes politiques conservateurs n’a pas quelque peu contribué à ce résultat?Croit-on, par exemple, que ces invitations à voter contre M.Gouin parce que les conservateurs sont au pouvoir à Ottawa, étaient habiles?La mémoire du peuple qui paraît dormir en temps ordinaire, s’éveille en temps électoral, et nombre d’électeurs qui se sont rappelés les dénonciations d’appels semblables lorsqu’ils étaient faits par les libéraux, ont peut-être trouvé dans ce souvenir une raison de plus pour se convaincre que la différence de méthodes entre les deux partis s’atténuait de plus en plus?C’est une erreur, à notre sens, de croire que l'opinion publique n’évolue pas.Il reste toujours dans les deux partis un nombre considérable d’adhérents pour qui le pouvoir comporte la propriété du trésor public au bénéfice exclusif du parti victorieux; mais le nombre de ceux gui croient que le pouvoir, une fois acquis, doit s’exercer dans l’intérêt général augmente aussi, et les hommes politique oublient trop facilement que la victoire dépend souvent du vote de ceux-ci.Sir James Whitney n’a pas triomphé au moyen des promesses et il ne se maintient pas par des menaces.On se rappelle sa déclaration à Kingston en pleine élection partielle : que Kingston nous soit favorable ou défavorable, elle sera traitée de ta même manière.M.Borden commettra une faute politique des plus graves, s’il sc laisse guider par le ressentiment de quelques-uns de ses partisans plus zélés qu’habiles.L’esprit do justice est encore ce qui produit le plus d’effet durable sur le peuple.Or la province de Québec n’a jamais demandé autre chose que justice.Par sa position géographique elle a peut-être besoin de plus d’améliorations publiques parce que ces améliorations sont d’intérêt général.Montréal et Québec, par exemple, sont des ports qui demandent beaucoup de dépense d’argent parce que ce sont les débouchés du commerce de tout le pays pendant un temps de l’année.Et M.Borden ne saurait mesquiner sur ces améliorations sans que le reste du Canada en souffre.Quelle que soient d’ailleurs les erreurs commises par le gouvernement fédéral, rien n’indique encore qu'il soit tenté de commettre celle-ci.Au contraire, c’est hier que le ministre du commerce demandait la coopération des négociants de Montréal pour trouver le meilleur moyen d’assurer tout le fret possible au port de la métropole, et c’est avant-hier qu’on annonçait aussi la décision d’Ottawa de continuer l’outillage du port de Québec.Deux faits qui partent beaucoup mieux en sa faveur que les récriminations de certains de ses organes.Jean DUMONT.LES TRAVAUX QUI PRESSENT Une dépêche d’Ottawa à un journal ministériel anglais de Montréal, la Gazette, nous apprend que le ministre des Travaux Publics étudie de ce temps-ci les meilleurs moyens à prendre pour développer davantage nos ports de mer, ci les outiller de manière à pouvoir y réparer les navires avariés au cours de leurs voyages.Le ministre des Travaux Publics doit sous peu entreprendre le tour du Canada, afin de se rendre compte par lui-même de l’état actuel de nos havres et de nos ports océaniques.Il a, avant de commencer cet examen, fait compiler par des fonctionnaires de son ministère toutes les informations possibles, quant aux facilités offertes daps ces havres et ces ports à la navigation fluviale et transatlantique.Et il se serait rendu compte, dit toujours la Gazette, que nos ports ne sont pas outillés ni aménagés comme ils le devraient être.Et c’est exact.Nous n’avons que peu de bassins de radoub et de chantiers où l’on puisse réparer les grands navires.Et les bassins de radoub que nous avons sont trop exigus pour les énormes transatlantiques que nos grandes compagnies de navigation sont à faire construire.Il y a à l’heure actuelle, disent les statistiques du ministère de la navigation et celles des Travaux Publics, vingt-cinq navires qui remontent le Saint-Laurent et ne pourraient, en cas d’accident, entrer en chantier maritime, ni à Montréal ni à Québec.Et la compagnie Allan en lancera prochainement deux aulres, de trois mille tonnes plus gros que les plus importants des autres lignes canadiennes.D’ici à quelques mois, nous aurons donc, dans nos eaux, une trentaine de paquebots incapables, vu leurs dimensions, d’entrer dans les bassins de radoub du Saint-Laurent; et il faudrait, en cas de sinistre quelconque, les remorquer à Halifax, afin de les réparer Ù cet endroit, en supposant que le bassin de ce port pût les contenir.Et l’on se rappelle que lorsque le Cornwall et le Niobc s’é-ventrèrent sur les rochers de Yar-mouth, l’été dernier, ce fut toute une affaire que de les réparer; car c était pendant la saison de la navigation et d’autres navires attendaient déjà leur tour pour entrer dans le chantier maritime d'Hali-rnx.Nous n’avons donc pas, sur lo littoral de l'Atlantique, les bassins de radoub qu’il nous faudrait avoir.11 y en a cinq, dont trois appartiennent au gouvernement américain.Boston en a cinq au- tres, dont deux sont propriété d’Etat, Et cependant, tous ceux-là ne peuvent suffire à la réparation prompte des transatlantiques qui ont New-York ou Boston comme port d’attache, il y a dix-sept navires, à New-York, qui ne peuvent entrer dans les bassins du port, parce que ceux-ci sont trop étroits ou trop courts pour les contenir.Or, ici, au Canada, sur le littoral de l’Atlantique, nous n’avons, à Montréal, que deux petits bassins de radoub, pratiquement inutiles, vu leur exiguité, pour les gros transatlantiques du pays; à Québec, sur la rive sud, il y a les chantiers Davis, dont tes dimensions ne suffisent plus.L’on n'y pourrait placer l’une des deux Empress du Pacifique.Halifax et Saint-Jean n’ont que des chantiers guère plus considérables.Et dans le cas de l’abordage ou de l’é-chouement de l’un de nos gros paquebots, il faudrait l'expédier soit aux ports de New-York ou de Bas-ton, ou encore l’envoyer en Angleterre, après l’avoir réparer ici provisoirement.Et un tel voyage est fort risqué.La situation est donc fort mauvaise, si l’on tient compte surtout du développement continuel de nos compagnies de navigation, qui construisent des navires de plus en plus considérables.Et l’accroissement de la marine marchande qui voyage entre le Canada et les ports d’Europe est si rapide que, dans quelques années, ces navires seront incapables, en cas d’accidents, d’avoir leur tour dans nos chantiers maritimes actuels, en supposant que le gouvernement n’en multiplie pas le nombre.Il importe donc de procéder au plus tôt à la construction d’autres bassins de radoub, capables de recevoir n’importe quel paquebot canadien, quel qu’en soit le tonnage.11 faudrait que ces chantiers, au dire des experts, nient au moins de onze à douze cents pieds de long, et une largeur telle que deux ou trois paquebots y puissent trouver place simultanément.C’est, parait-il, la solution de cette important problème que le ministre actuel des Travaux Publics recherche de ce temps-ci.Ét le plus tôt ce projet s’exécutera, le mieux ce sera.On parle, dans les journaux ministériels, de construction de bassins de radoub à Québec ainsi qu’à Montréal, de l’agrandissement de ceux d’Halifax; et Sydney et Saint-Jean veulent aussi avoir leur part de tels travaux.On s’occupe beaucoup, aussi, dans certains cercles, de la contribution du Canada k la défenu gé- nérale de l’Empire; et certains jingoes rêvent de voir bientôt deux ou trois super-dreadnoughls canadiens, — qui nous coûteraient bien une trentaine de millions, — accroître l’effectif de l’escadre anglaise dans la Mer du Nord.Mais l’important, à l’heure actuel le, c’est d’exécuter les travaux urgents.M.Monk .aujourd’hui ministre des Travaux Publics, disait dans son grand discours de Lachi-ne, il n’y a pas trois ans encore,— à l’automne de 1909, — que nous avions d’énormes travaux pressants à faire au plus tôt, ici; et il les évaluait à la somme d’au moins quatre cents millions.11 n’y a guère, dans toutes ces entreprises publiques, de projet d’exécution plus nécessaire, à bref délai, que celui ide la construction de bassins de radoub convenables, sur le littoral de l’Atlantique, à Halifax, à Saint-Jean, à Sydney, à Québec et à Montréal.M.Monk, dans ce même discours de Lachine, indiquait certains de ces travaux, et leur caractère important.Et ce sont ceux-là qu’il faut entreprendre d’abord, avant d’aller débourser notre argent à mettre en chantier des croiseurs et des cuirassés qui seraient démodés avant dix ans; car ces bassins de radoub rendront, pendant une période plus longue, de grands services à notre navigation océanique, ainsi qu’à la marine impériale elle-mc-me.Il faut aviser au plus pressé, et mettre de côté les grands projets impérialistes où nous n’avons que faire; car leur exécution marquerait un temps d’arrêt et même de recul dans la prospérité matérielle du Canada.Gsornes PELLETIER.BILLET DU SOIR QUI A MENTI?La Presse, par étroitesse d’esprit et bassesse de caractère, n’a pas voulu donner le compte rendu de la conférence que faisait samedi soir, au Monument Rational, sous les auspices du Devoir, M.Etienne Lamy, de l'Académie française.C’est ce que nous disions ici avant-hier, sans nommer la feuille du coin.« Hier, au milieu des injures dont elle a l’habitude, la Presse répondait: “De quel droit vient-il (le Devoir) se plaindre qu’on passe sous silence les manifestations qu’il prépare, lorsqu’il n’a pas même la décence d’y inviter ses confrères”?Pour une fois, la Presse a connu la honte; et, dans l’espoir de cacher sa petite malpropreté, elle a recours à un mensonge cent fois plus malpropre.Voici les faits: On a remis à notre sympathique confrère Gilbert Larue, de la main à la main, dans les bureaux du Devoir, deux billets pour la confé-rc/jce de M.Etienne Lamy.Notre confrère nous demandait ces billets au nom de M.Eugène Lamarche, directeur du service des informations à la Presse.Nous adressions au même moment des invitations à tous les journaux quotidiens français de Montréal.Et M.Gilbert Larue, reporter municipal ù la Presse, assistait à la conférence, invité par le Devoir, et occupait les fauteuils 1 et 3 de la rangée F de l’orchestre.Est-ce assez clair?Est-ce assez précis?Mais il y a plus: Lundi dernier, après l'apparition de la Presse, à quelqu’un qui demandait par téléphone, à la rédaction de ce journal, pourquoi il n'y avait pas de compte rendu de la conférence du Devoir, on répondu que la direction avait donné l’ordre de n’en pas parler.Que le menteur en chef de la Presse contredise ceci, et celui ù qui l’on a fait celle réponse affirmera ici même, sous sa signature que c'est cela qu'on lui a répondu.Il serait intéressant lout de même de connaître te nom de celai qui, pour gagner sa pitance, ment avec un tel cynisme.L’hon.M.Trcfftc Berthiaunic, conseiller légistatif, homme considéré, tolêrera-t-it plus longtemps qu’on accomplisse pareille besogne sous son toit?Qu’il réponde donc une bonne fois, afin que les honnêtes gens sachent à quoi s'en tenir.Léon LORRAIN.Le livre de Lozeau Le Witness vient, après la Gazette et le Standard de consacrer un long article au Miroir des Jours, le dernier livre d'Albert Loxeau.C’est la premiere fois, croyons-nous, qu’un Volume de ver» français obtient une telle publicité dans la presse anglaise.Nous publierons tout prochainement la traduction de l’article du Witness.La politique aux Etats-Unis LES ELECTIONS PRIMAIRES DE L’OHIO ET LEURS RESULTATS PROBABLES.Le résultat des élections primaires dans l’Ohio a causé d’universelles surprises.Quatre des aspirants à la candidature présidentielle venaient de terminer une campagne d’une semaine dans cet Etat, voyageant sans repos et versant sur leur passage 1 eloquence à jet continu.Quand je dis.l’éloquence, il est possible que je force la note: peut-être devrais-je dire: l’invective.Le terme serait plus propre, si Ton veut bien considérer que dès le début de cette randonnée où chacun voyageait en train particulier, on avait annoncé que les concurrents ôteraient leurs gants, pour mieux arriver à se traiter sans ménagement.Sur ce point, au moins, MM.Taft et Roosevelt ont tenu parole.A Cleveland, Théodore Roosevelt déclarait que si William Howard Taft lui était préféré par la convention républicaine, il n’en serait pas moirts candidat à la présidence parce qu’il a conscience d’incarner les aspirations du parti républicain.Et M.Taft de rétorquer, à Xcnia: “Roosevelt est un boiter et un autocrate.Louis XIV a dit: “L'Etat, c’est moi." C'est exactement ce que dit Roosevelt du parti républicain." Quoi qu’il en soit des procédés employés par les aspirants à la candidature, une chose mérite d’être retenue: chacun d’eux — MM.Taft et Roosevelt du côté républicain; les gouverneurs Harmon, de TOhio, et Woodrow Wilson, du New-Jersey, du côté des démocrates — attachait une importance exceptionnelle à l’élection primaire de TOhio, parce qu’elle devait donner la mesure de Tin-fluence dont jouissent MM.Taft et Harmon dans leur pays d’origine.Mais pendant- que le gouverneur Harmon obtenait au moins une ma jorité dans la délégation démocratique de TEtat, le président Taft, était battu par M.Roosevelt à une majorité qui paraît lui interdire d’aspirer plus longtemps à la réélection.Et, de fait, les plus fermes partisans de M.Taft abandonnent déjà leur homme, sinon pour se rallier tous à la candidature de M.Roosevelt, du moins pour essayer de bâtir un troisième ticket où ne figureraient, naturellement, ni M.Taft pi M.Roosevelt.C’est le sénateur Roet qui a pris la tète du mouvement, avouant ainsi que la candidature de M.Taft n’est plus possible et que le choix de la convention de Chicago tombera fatalement sur M.Roosevelt.La délégation de TEtat de NewY-ork elle-même, que Ton avait d’abord comptée comme favorable à M.Taft et qui a refusé de prendre formellement parti, se détache de plus en plus de la cause du président actuel et se rapproche de M.Roosevelt; elle est aujourd’hui sectionné eii deux factions égales, et il est à prévoir que le poids de son influence pèsera surtout en faveur du colonel.I.es amis de M.Taft attendaient le résultat des élections primaires de TOhio pour sommer M.Roosevelt de laisser le champ libre à leur homme.La sommation n’aura pas lieu pour la bonne raison que M.Roosevelt a fait élire quarante délégués favorables à sa candidature, sur un total de quarante-huit.Mais même dans le cas où M.Taft l’aurait emporté, il est peu probable que l’injonction eût produit le moindre effet.Il semble entendu que l’harmonie va sc rétablir dans le parti républicain à l’occasion de fraternelles agapes, et que le dark horse ne s;era pas celui que cherche le sénateur Boot.Le dark horse qui sortira vrai-semblablement de la convention républicaine, M.Roosevelt prétend que ce sera lui.Et il Ta annoncé dans le dernier discours qu’il a prononcé dans TOhio, lundi, à Dennison.Après avoir déclaré qu’il ne consentira à aucun compromis concernant sa candidature, il a ajouté, si on en croit les dépêches: "Le candidat du compromis, je puis le nommer: ce sera moi.Et le programme du compromis, je puis le désigner, ce sera le nôtre.” M.Roosevelt ne pouvait dire plus clairement qu'il sera candidat quand meme.Uldéric TREMBLAY.Pour le Parler Français UNE REUNION A SAINT-PIERRE 11 y aura, ce soir, dans la paroisse Saint-Pierre, sous les auspices du Cercle Dollard, une réunion en faveur du Parler Français.La séance dramatique sera accompagnée d’une conférence sur l’oeuvre du congrès de Québec.LES ESQUIMAUX Leurs moeurs, leurs habitudes, ce qu’ils deviendront CONVERSATION AVEC LE R.P.TURQUETIL, O.M.I.Nous avions Dautrc jour le plaisir de causer .quelques minutes avec le Père Tirrquetil, de l’Ordre des Oblats, qui s’en ira, le mois prochain, fonder une mission à Chesterfield Inlet, à cinq cents milles au nord de Fort Churchill.Le Père Turquetil habitera là, en compagnie d’un missionnaire fran çais qui doit prochainement venir le rejoindre, un pays à peu près inconnu et absolument pas ifré-quenté des blancs, un pays où il n’y a pas une maison, pas un arbuste.11 n’y recevra de nouvelles du monde civilisé qu’une fois Tannée, et à part le confrère inconnu qui va bientôt lui.arriver de France, il n’aura pour compagnons que les Esquimaux de l'extrême nord.Cette perspective ne parait pas autrement inquiéter le jeune Père, que douze années de missions-dans le nord du Keewatin ont déjà habitué à la vie rude et aux moeurs des Indiens.— J’imagine, dit-il en souriant, que la vie ne sera pas excessivement gaie, mais ce n’est point pour le plaisir que nous allons là.Songez que, dans re pays déshérité, où ne croît pas un seul arbre, où une épaisse couche de neige couvre le sol pendant dix mois de Tannée, vivent des milliers d’hommes qui ne connaissent pas la religion.Ils appartiennent à noire vicariat apostolique et il faut bien que quelqu’un aille leur parler de Dieu.J’avoue, cependant, que nous serons obligés pour nous y rendre de faire un assez long détour.Du l.ac Caribou, ma dernière mission, au poste que je vais occuper cet été, il doit y avoir à peu près cinq cents milles, en ligne droite, mais cet espace est impossible à franchir avec les bagages qu’il nous faut apporter.J’ai donc dû faire deux mille cinq cenls milles pour revenir à Montréal, avec la perspective d’une autre course de deux mille sept cents milles pour atteindre Chesterfield Inlet.Nous aurons à apporter avec nous tout le bois et le charbon, dont nous aurons besoin.J’ai un peu appris l’esquimau, dans mes voyages, mais il me faudra un assez long temps pour que je sois assez maître de la langue pour pouvoir en établir le dictionnaire et la grammaire et prêcher mes Sauvages.J’en aurai donc pour plusieurs mois à faire mon propre apprenlissage avant de me mettre efficacement à la besogne.11 sera probablement assez difficile et assez long aussi de nouer connaissance avec un grand nombre de mes paroissiens, car ils doivent être trois mille à peu près, répartis sur un espace de cinq cents milles de long par trois cents de large.UNE BELLE RACE Mais c’est une belle race, dit le jeune missionnaire, qui, dans ses courses du Lac Caribou, a pu rencontrer les Esquimaux de l’intérieur; c’est une race supérieure, et de beaucoup, à toutes les tribus indiennes que je connaisse.T.e nez largement aplati, les yeux taillés en amande, tout le visage de l’Esquimau, son teint jaune, accusent une origine asiatique évidente; ses traditions, ses coutu-mos la confirment.Ces hommes appartiennent certainement à In race jaune; ils onl le type du groupe qui comprend les Mongols, les Chinois, les Thibetains, etc.Ils ont de l’énergie, des ressources, une grande industrie et une intelligence remarquablement vive.Le senl fait qu’ils puissent subsister dans un pays comme le leur prouve lour haute valeur.L’Esquimau n’a pas la moindre idée de ce qu’est le bois, hors ce qu’il a pu en apprendre par les baleiniers et les explorateurs; il ne connaît pas davantage Je fer; U ne dispose pas d’un pouce de terre cultivable.Il lui faut vivre uniquement de chasse et de pêche; il lui faut trouver, dans le produit de sa chasse et de sa pèche, non seulement sa nourriture, mais ses moyens de locomotion et de transport.C’est avec les os des grands mammifères de la mer qu’il fabrique les charpentes de ses canots et de ses traîneaux.C’est avec les peaux des animaux qu’il a tués qu’il s’habille et fabrique la lente où il passe une partie de son été; c’est leur graisse qui lui sort de combustible et lui fournit la lumière.Au point de vue «les outils, il en est à Tftgc de pierre: c’est avec des morceaux de pierre taillée qu’il fabrique tout ce dont il a besoin.Ne croyez-vous pas que des gens qui ont assez de force et de1 ressources pour sauver leur vie dans des circonstances pareilles, sauraient trouver le moyen de se développer normalement s’ils vi- vaient dans des conditions ordinaires?REFLEXION CARACTERISTIQUE Chose caractéristique, si vous causez aver un Indien des bois, et que vous lui parliez des produits de la civilisation moderne, «les tramways, des chemins de fer, de la lumière électrique, il vous dira tout de suite: “Pour faire cela, les blancs ont dû s’entendre avec le mauvais esprit.” Il pense tout de suite a la sorcellerie.L’Esquimau, pas.Il vous demande des rensei-.gnements, et il s’écrie, presque invariablement: Si nous avions du bois et du fer, nous serions bien capables d’en faire autant nous aussi ! De lait, ils ont une extraordinaU re facilité et souplesse d’assimilation.Prenez un Esquimau, lan-cez-le en pleine «‘ivilisation, il se tirera d’affaire avec une aisance parfaite.Vous auriez bientôt peine a deviner son pays d’origine et son mode de vie antérieur.Les difficultés de la lutte pour l’existence développant chez eux une volonté et une énergie remar-quables.Ils ont les qualités proprement viriles, ils sont susceptibles «le dévouement et de reconnaissance, et pleins «le générosité envers leurs luîtes.Ils compren-enl d’instinct la supériorité, des l ines et les imitent volontiers.Ils seraient faciles à civiliser.Dans les misérables conditions ù ils vivent actuellement, ils s’a-onnent aux jeux, aux sports, à la musique.t.ertains sont doués d’un véritable talent d’artiste.J’en ai vu sculpter sur la pierre ou Ti-voire d’une façon particulièrement intéressante.LEUR RELIGION Au point .de vue religieux, ils sont lamentablement arriérés.Gomme beaucoup de peuples sauvages, ils croient à l’existence de deux esprits supérieurs: le bon et le mauvais, mais ne s’adressent qu’au mauvais, estimant que c’est celui avec lequel il importe de se tenir particulièrement en bons termes.Leurs rites sont parfois simplement ridicules, quelquefois réellement sataniques.Le sorcier est en meme temps chef populaire; mais il règne par la crainte et chacun essaie volontiers de se soustraire à son autorité.La langue des Esquimaux, en autant que j'ai pu l’étudier, diffère totalement des autres langues indiennes du Nord-Ouest.Elle est fort gutturale, comme si ces peuples «les pays extrêmement froids craignaient instinctivement d’ouvrir la bouche pour parler.Par su construction et ses idiotismes, elle se rapproche plus des langues européennes «pie des langues indiennes de l’ouest.Laissé à lui-même et non dépravé par les mauvais exemples de notre civilisation, l’Esquimau respecte sa famille, mais sa morale est très relâchée.La femme, Té-pouse, la mère «le famille, ne jouissent chez lui ni «lu respect ni nu prestige rpie lui ont donné le christianisme.SON MENU La nourriture ordinaire de TEs-quimau, c’est la viande de caribou, «le boeuf musqué, de phoque, de morse, «Tours blanc, «le la baleine blanche, etc.Pas de bois, pas de feu, et noire Esquimau mange né-cessairemcnt sa viande crue, mais pas saignante.Il la fait sécher au soleil Tété et Thiver, la mange gelée.La chasse est-elle abondante et heureuse, c’est la vie joyeuse intense, je dirai presque agréable pour l’Esquimau qui ne connaît pas mieux.Ix> gibier fait-il défaut au contraire, c’est la faim, la nudité, l’obscurité, la mort inévitable.L’Esquimau est Thomme de la mer, parce que la mer est plus riche en chasse, et que surtout les gros mammifères de la mer ont des moeurs moins nomades que le caribou qui, lui, se plaît à déjouer les calculs des chasseurs et constitue la ressource la plus incertaine et la plus ris«|uée qui se puisse concevoir.C’est pourquoi nous voyons l’Esquimau disséminé partout sur les bords de la mer, depuis les côtes du Labrador jusqu’à la pointe de l’Alaska.Vous imaginez «pie si la peau des animaux donne une tente convenable pour Tété, elle ne suffit plus Thiver quand la température descend jusqu’à 80 degrés.L’Esquimau n’a alors d’autre ressource que de se construire «les maisons de neige, blancs palais «lui ne brillent guère par leur confort.LES CIRCONSTANCES Je sais bien, dit en riant le Pêro I urquetil, que certains soutiennent que mes Esquimaux n’ont pas tes habitudes d’élégance et de propreté de la brillante jeunesse do nos grandes villes; mais vous admettrez que les circonstances ne les favorisent guère.Si nos élégants et leurs ancêtres, pendant de multiples générations, avaient dû vivre dans de pareilles conditions, je me demande quelles habitudes ils auraient aujourd’hui.En tout cas, nous n'allons point leur iaire subir un examen sur leurs us et coutumes; nous allons essayer de les initier à la civilisation et de sauver leurs âmes.Nous emporterons avec nous une maison-chapelle, notre charbon, voire même le bois nécessaire pour allumer ce charbon, puisque le désert ne nous offre pas cette maigre ressource.Notre mission ressemblera singulièrement à relies que firent nos premiers Pères dans l’ouest canadien.Elle sera seulement un peu plus froide encore.Nous l’appellerons Notre-Dame de la Délivrance, en souvenir d’un vieux sanctuaire normand «pii m’eSt particulièrement cher.Je compte bien lire votre journal là-bas, conclut gaiement le jvu-ne missionnaire, mais ayez soin de me garder tous les numéros «le Tannée, et d’en faire un solide paquet pour «|u’il ne s’en égare point le long de la route.Vous ne savez pas comme c’est ennuyeux de manquer un ou «leux numéros, quand il vous faut une année pour les réclamer et une autre année pour avoir la réponse.La question risque vraiment alors de perdre un peu de son actualité.* • * J’ai transcrit d’une façon très sommaire la substance des renseignements «ju’a bien voulu me donner le Père Turquetil.Il me saurait mauvais gré de louer longuement son courage et le dévouement «jui lui fait affronte^, avec tant de simplicité, une vie si pleine de sa-crifices.Mais l’on me permettra d’ajouter que cette mission «le Ghesterfield Inlet est à peu près dépourvue de ressources.Avis donc aux âmes généreuses.Le Père Turquetil passera les prochains quinze jours à In résidence des Oblast, rue Visitation.OMER HEROUX.Sur le Pont d’Avignon.Ln Nouvelle-Zélande vient de consentir à ce qu’un croiseur qu’elle a fait construire en Angleterre prenne place parmi les navires «le la Grande-Bretagne, duns la Mer du Nord.La presse allemande s'offense de ce geste; il n’est pas précisément de nature à contribuer à Texisten-ce de relations amicales entre les deux pays.Certains journaux canadiens nous exhortent à imiter l’attitude de la Nouvelle-Zélande.Il se pourrait bien «jiie, si le Canada annonçait son intention «le suivre ret exemple, le résultat pratique de tout ceci soit de précipiter le con-flil entre l’Allemagne et la Grande-Bretagne.Car eroit-on que l’Allemagne attende la présence de nos croiseurs dans la Mer du Nord pour engager la bataille?Si elle veut se battre réellement, elle ne retardera pas jusqu’à ce que Tes-eadre anglaise devienne encore plus forte.L'acte de la Nouvelle-, Zélande est donc imprudent; et si ! jnous disions vouloir agir comme! elle', nous serions encore plus im-1 I prudents.Un capitaine recruteur de Gendarmerie Royale à cheval, l’ouest canadien, s’en va proch nement tenter d’engager des hoi mes pour cette troupe, en Grant Bretagne.La solde «{uotidienne de ces tr piers est d’une piastre par joi Et les gendarmes canadiens fo dans l’ouest un métier «jui les « pose à tous les dangers, dans u région pratiquement «léserle, leur faut beaucoup d’audace et r mour des aventures pour risqu leur vie dans ces parages, moye nant une si piteuse solde.Le go vernement l’a portée de soixanl quinze sous à une piastre, Tan «h nier; mais personne n’aurait (lr« de le traiter «le prodigalité, s’il faisait encore un peu plus gén reux envers ces hommes.La société de géographie «le Ln «1res aurait déploré, paraît-il, q Roald Amundsen, le découvreur i Pôle sud, n’ait pas fai» part do S intentions a l’univers, quand il pt lit pour son récent voyage d’expl ration.La course nu pôle sud était o verte à tout le monde.SI un Ne végien s’y est rendu le premier but, ce n’est pas une raison no les Anglais d’exhaler leur dépit hautement qu’ils le font.Au res explorateurs anglais ont à le actif d’assez beaux titres de gloi pour ne pus envier ceux de n’ii porte quel autre grand voyage européen ou américain. » LE DEVOIR, JEUDI, 23 MAI 1911 L’HON.GEO.L FOSTER AU BOARD OF TRADE Le ministre du commerce prononce hier après - midi, un discours très documenté sur les améliorations à apporter au commerce du Dominion.— Il insiste sur la coopération des Boards of Trade au travail du département à Ottawa.— Le port de Montréal.Politiq ue Canadienne L’oatillage des ports du Canada L'HON.M.F.-D.MONK, MINISTRE DES TEAVAUX PUBLICS, ETUDIE SERIEUSEMENT CE GRAVE PROBLEME.— COMPARAISON ENTRE NOS PORTS ET CEUX DES ETATS-UNIS.La grande salle du Board ni Trade était hier après-midi remplie d un grand nombre de membres venus pour entendre le discours de 1 honorable Geo.-E.Foster, ministre du commerce.M.Foster tenait à reeontrer les hommes d'affaires de Mont real afin d’établir entre eux et le département dont il a la gouverne à Ottawa «les liens plus étroits.Il h déclaré «pie le gouvernement canadien était très bien «lisp«»sé à l’egard des commerçants, que l’argent ne manquait pas, mais qu’il s’agissait de !'appliquer sur des choses «pii fussent jugées dignes d’être entreprises.“Seul dans mon bureau”, dit M.Foster, “je ne puis rien faire; j’ai besoin de la coopéra -tion de chacun de vous.Envoyez-moi des suggestions en ce qui concerne les améliorations a accomplir, les statistiques à préparer, la poussée a imprimer au commerce avec 1 etranger et au commerce itnerprovineial.Xe craignez pas de venir me voir, et.au besoin,—comme je le fais aujourd’hui,—je viendrai vous faire une petite visite”.M.Huntley Drummond, premier vice-président du Board of Tradi1.présidait la réunion en l'absence du president.A ses côtés on remarquait l’ex-maire H.Laporte, représentant la Chambre de Commerce du district de Montréal; M.L.-K.Ceoffrinn, re présentant la Commission du Havre; M.R.-J.Dale, représentant les assurances maritimes.Fin présentant M.Foster à l’assemblée, M.Drummond assura le ministre que le Board of Trade ferait tout en son pouvoir afin «l’aider le depar tentent du Commerce dans son travail «le perfectionnement, et «l’ainéliora-tions.M.Foster L'assemblée fit un chaleureux a« cueil au ministre lorsqu'il se leva pour|,, porter la parole.Il «lil tout «l’abord «m’il s’était in vit é au Hoard of Trade afin de rencontre)' l’élite «•ommereiale de.Montaéal ««1 «le venir en contact plus étroitement avec elle.“.le désire, dit-il, établir une méthode de coopération avec, vous tous afin que le succès du commerce du Dominion soit plus complet, plus certain.Il ne s'agit pas pour vous d’accomplir un travail académique et .«le faire «les suggestions; il faut que vous agissiez vous-mêmes dans l’intérêt, du commerce; des actes et pas seulement «les paroles; voilà ce qu«* je veux obtenir de vous”.M.Foster, après cette explication bien cntég'orhpie.parle le ministre du commerce interprovincial et de celui «le l’étranger.Il ilit que le gouvernement n'esl pas un commerçant ni un producteur; il se «•barge néanmoins de légiférer sur le commerce et d'établir ries tarifs.Par les ententes commerciales, le gouvernement peut non seulement altérer le eours du commerce mais l’améliorer entre les divers pays en favorisant l’échange entre eeux-ei.Jusqu'ici le gouvernement a donné la préférence à la Grande-Bretagne et à ses colonies.Il n reçu peu en relour.Le Sud-Africain lui accorde mi retour d'à peu près trois pour peut.Il en est ainsi de la Nouvelle Zélande.On est en ce moment à négocier une entente commerciale avec les Antilles.On veut établir entre elles et le Canada des communications plus faciles; on veut diminuer le taux des câblogram mes et augmenter la flotte marchande.M.F bster démontre, par des chiffres, que le Canada pourrai! devenir un eonenrrenl avanlageux avec les Etals-Unis, scs rivaux actuels.Il est aussi question de resserrer les liens commerciaux avec l’Australie.Le système consulaire M.Foster fait un éloge, d'ailleurs bien mérité, du système consulaire britannique.Ce système est établi dans toutes les colonies de la Grande-Bretagne et les consuls ou les agents consulaires rendent d’immenses services au commerce.“Pourquoi ne chercherions-nous pas à bénéficier, plus que nous ne l'avons fait jusqu'ici du système consulaire anglais?" demande M.Foster.Ces agents consulaires sont de précieux auxiliaires lorsqu’il s’agit d’établir des relations conimereinles on des échanges commerciaux avec les autres pays.en 19]2, les chiffres «ont renversés, Je» importations s’élevant à $512,-000,500 et les exportations à $285,-000,000 laissant une balance de $227.000,000 sur le mauvais côté.Cela signifie que si nous avons importé beaucoup, nous avons exporté trop peu, que si le chiffre d'exportations était équivalent de celui des importations, le travail au Canada serait beaucoup plus encouragé.Le ministre demande «|ue le Board 1 Trade nomme deux comités dont l’un s’occuperait spécialement du commerce d’exportations et l’autre du commerce interprovincial.Ces deux comités travailleraient conjointement avec le departement du Commerce à Ottawa.Les besoins de Montréal “Mais" dit en terminant M.Foster, “nous devons tenir le commerce.Je suis peiné lorsipic je vois un minot «le blc ou une cargaison de produits quitter le pays par une autre route que celle de Montréal ou de nos autres ports maritimes.Nous ne pourrons peut-être pas accaparer tout le commerce; mais je ne veux pas de mouvement en arrière.Ainsi le commerce d’exportation à Montréal a décliné proportionnellement depuis deux ans et vous devriez, vous, hommes «I affaires, vous demander la raison de cela.Si votre port, manque de quelque chose, dites-le.” M- Foster declare que si les marchands ont etc pressurés par les taux d’assurance, le gouvernement fera tout son possible pour les faire baisser.La route du St-Laurent sera encore améliorée afin de permettre aux bateaux de fort tonnage de venir Montréal.M.II.Laporte félicita le ministre et fit adopter un vote de remerciement par l’assemblée.M.W.-I.Gear, n des membres du Board of Trade, «lil aussi quelques mots insistant surtout sur les moyens d’avoir le fleuve libre en hiver.jusqu a Guillaume II victime d’une fumisterie Ottawa, 2.'!.— L’hon.M.Monk, ministre «tes Travaux Publics, s’occupe aujourd’hui de la façon la plus sérieuse du développement «les ports naturels du Canada et de la nécessité de procurer aux granils navires qui les fréquentent les facilités de débarquement e.t d’abordage dont ils ont besoin.D’après les renseignements recueillis par le ministre il y a actuellement vingt-cinq navires qui visitent les ports de Québee, et de Montréal et qui ne pourraient pas aller en cale-sèche en cas d’accident.Les compagnies de navigation augmentent sans cesse les dimensions «le leurs navires destinées à naviguer sur le Saint-Laurent.A l’heure actuelle, la compagnie Allan construit deux nouveaux navires, 1 ’Alsatian et l’Abyssian, qui jaugeront chacun 17,000 tonnes; e.’est 3,000 tonnes de plus que le tonnage des plus grands .navires qui fréquentent aujourd’hui les ports «lu Saint Laurent.Les ports canadiens «ont excessivement arriérés au point de vue «le l’outillage pour le radoub, si on les compare à, ceux de Boston et de New-York.L’augmentation rapide du commerce maritime exige que nos ports soient pourvus «les derniers perfectionnements sous ce rapport.Le port de New-York, qui comprend aussi Brooklyn et Hoboken, a cinq grandes cales-sèches, dont trois appartiennent au gouvernement des Etats-Unis; il a.quarante cales flottantes dont la capacité varie de 200 à 1,500 tonnes.A Boston, il y a cinq cales-sèches dont «leux appartiennent au gouvernement fédéral.Montréal possède -deux petites cales-sèches, à laquolle s’ajoutera bientôt une cale flottante aetuellement en construction.A Québec le gouvernement possède une cale-sèche, trois petits bassins flottants, une glissoire articulée et deux grils.On projette la construction d’une grande cale-sèche du côté de Lévis.A Halifax, le gouvernement possède une cale-sèche et quatre glissoires articulées.A Saint-Jean, il existe trois grils et l’on sp propose d’y construire une grande cale-sèche.Dix-sept transatlantiques qui fréquentent.le port de New-York ne pourraient être mis en cale-sèche nulle part aux Etats-Unis, et 35 ne peuvent être mB en cale-sèche dans le port de New-York.La plupart des plus grands bassins de radoub ont de 750 à 800 pieds «Ig longueur, mais ils sont déjà hors d’usage pour les plus grands navires dont les dimensions les dépassent.M.Monk a un mémoire élaboré sur l'outillage des principaux ports du mon.«le, préparé par M.Saint-Laurent, 1 'un «les premiers fonctionnaires de son ministère.Le voyage qu’il entend faire cet été aura pour but l’inspection des ports canadiens de l'est et de l’ouest et l’étude de leur état actuel.Depuis l’avènement du gouvernement actuel, des améliorations pour les sommes suivantes ont été projetées et seront bientôt en voie de réalisation: Es-quimalt, $2,637,801; Sault Sainte-Marie, $9,000,000; Toronto, $894,121; Owen Bound, $150,000.Une cale-sèche à Saint-Jean est à l’état de projet et les plans du port de Sydney sont encore incomplets.L’agrandissement du port d’Halifax est aussi projeté; des soumissions ont été demandées pour un bassin de radoub à Québec ou à lAvis.On attend d’Angleterre ees jours-ci un expert qui décidera du choix définitif de l'emplacement.UNE DENEGATION DE SIR RI CHARD CARTWRIGHT Ottawa.23.—Sir Richard Cartwright a adressé hier à la presse la lettre suivante, au sujet du témoignage de W.R.Travers à l'enquête sur la Farmers’ Bank de Toronto.Monsieur, Je remarque une affirmation très extraordinaire au sujet d'une prétendue conversation que j'aurais eue avec l’ancien gérant de la Farmers’ Bank.Je n'ai j«as connu M.Travers et je doute fort que j'aie jamais eu aucune conversation avec lui.En tout cas, l’affirmation est absurde à sa face même — la circulation qu’une banque sst autorisée à émettre n a rien à faire avec le montant ou le caractère des billets qu'elle détient.La circulation est basée sur le montant de son capital versé.(Signé), R.J.CARTWRIGHT.Dans son témoignage, M.Travers a déclaré qu'il avait demandé à sir Richard Cartwright s’il était régulier pour une banque de mettre en eireu lation des billets de banque sur de bons billets promissoires «le cultivateurs.Il prétend que sir Richard Cartwright lui a répondu: “Si vous ne pouvez pas émettre des billets de banque sur de bons billets promissoires de cultivateurs, sur quoi pouvez-vous en éemettre?” CE VOYAGE EN ANGLETERRE Il est faux que le premier ministre de la marine ait Fintention d’aller consulter l’Amirauté.Ottawa.23.— Contrairement à ce que les journaux libéraux ont annoncé à différentes reprises, depuis quelque temps, il est aujourd’hui certain que le premier ministre et le ministre de la marine n’iront pas en Angleterre pour consulter l'Amirauté sur la question de la marine.M.Foster partira, cependant, le 31 mai pour l’Angleterre où il assistera à la réunion de la Commission impériale du commerce dont il est membre.M n 'a pas été question du départ du très honorable M.Borden ni de celui de l’honorable M.Hazen.Toutes les nouvelles publiées à ce sujet sont sans aucun fondement.Cependant elles ont pris une certaine consistance en Angleterre où on les a crues autorisées.L’honorable M.L.P.Pelletier est arrivé à Ottawa hier.Il est à son bureau aujourd ’'hui, comme d’habitude.LA NAVIGATION VOYAGE SUPPLEMENTAIRE Le “Montrose”, du C.P.K., f«:ra un voyage supplémentaire.Il qiittsra Liverpool le 15 juin, et revien La a Montréal, vers le 1er juillet.LE CAPITAINE DEMEF.S.Le capitaine L.A.Demer?, le nouveau maître du port, est irrive à Montréal hier et a visité la commissiiin du Havre et toutes ses dépeniinces .NOUVEAU TRAVEHSIER La compagnie Richelieu et Ontario annonce quelle doit en construire un l'année prochaine qui aura 200 pieds de long, portera 3,000 passagers et coûtera $150,000.une ENQUETE MM.A.B.Morine, C.R., R.S.Lake et (J.N.Ducharme, membres de -’a commission du service civil ont tenu une séance dans l’édifice de la commission du port.Les commissaires ont audité les livres de la commission du port et ont commencé une enquête relative à certaines plaintes au sujet de l’octroi des contrats.ECHOUEMENT Kingston, 22.— Le steamer ‘ Tai Les découvertes archéologiques faites en sa présence, à Corfou, seraient l’oeuvre de mystificateurs.(Service particulier) Berlin, 23.La “ Roland von Ber lin , une revue hebdomadaire, publie une déclaration dans laquelle il est lit que le kaiser a élé la vii'time «l’une lumisterie énorme, lors de prétendues 'lih'mivertes archéologiques faites en sa présence, à Corfou.La revue dit: “Per sonne n imagiue fjue uux découvertes ont ('té simplement fortuites, coïncidant toutes avec Ja visite de l'empe reur.Il est presque impossible de croire qu'on aurait découvert simplement, par '•c que l’empereur était là, des antiqui tés qui so cachaient à la pelle chercheuse des débbivours, depuis 2,000 ans environ.Tout le monde est convaincu que l'empereur a été mystifié.+- - Au Conseil d’Outremont Le conseil municipal d’Omremont a décidé hier «soir rh' défendre l’emmagn-sinage de In dynamite sur son territoire.Quant aux mines «pie les entrepreneurs font en dehors d'Oiure-mont, le conseil n’a aucmn pouvoil.('-o-penclaru on a décidé que toute maison endommagée par une explosion devra être réparée aux frais de l'entrepreneur.Marché de Montréal rNDUSTRIE LAITiSRE FROMAGB De l’Est.l«lc 1-4 à 14c 1-2 Crémerie, BEURRE choix .26 3-4 à 27c Pickled rolls, baril.20.50 I.nrd clair, tout gras du do», baril 40-50 morceaux.23.50 JA1H3UNS 28-45 Ibs.Uo 20-28 Ibs.13o Medium, 15-19 Ibs.14c 1-2 Petits, 12-14 Ibs.14o 1-2 Jambons désossé, roulé, gros.14c Breakfast, bacon, choisi .14c 1-2 Breakfast, bacon, épais .14c Bacon.Wiltshire.18c Le commerce avec l'étranger Le ministre insiste sur le fait que les Canadiens devrnienl diriger tous leurs efforts afin d’obtenir leur place sur les marchés étrangers.Tin jour viendra où la nécessité de répandre nos produits se fera de plus en plus sentir et «lors il sera trop tard, car d’autres pays auront pris notre place et nous ne trouverons plus «le «léh«Mi-ché.Emparons-nous de cos marchés pendant que la çhoso est encore facile il réaliser.La marge M.Foster démontre «pi’il y n actuellement une marge beaucoup trop considérable entre le chiffre «le nos importations et celui «le nos exportations.En 190,'t, les importations du Canada étaient de .$208.000,000 et les exportations de $212,000,000, Mais Esf paru:— "A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN VENTE AU DEVOIR Le crime d’un importé ( S(vrvi(m particulier) Toronto, 23 Charles ('.Wyatt, le valet do forme qui mit lo fou aux bâti-monts d’Arthur «lohnston à Islington, lo 7 mai, a été condamné, par lo magistrat T.H.Brunton à |S mois do prison et, ensuite, û ln déportation on Angleterre.Lo prisonnmr avnir plai dé coupable.-4',-,— La terre tremble PRODUIT?DE LA FERME OEUFS Oeufs choisis .23c à 23c 1-2 Oeufs, No 1.24c à 25c VOLAILLES Dindes, la livre .19 à.20c Poulets, la livre.16 Volailles, la livra .a rZcl-2 Canardai, la livre.17c à 17 1-2 Oies, la livre.13o à 14o PRODUITS DE L’ERABLE Sirop d'érable en botte.7c à 7c 1-2 Sucre d’érable, la livre.9e 1-2 à 10c HARICOTS De l’Ouest.14c 1-2 à 15c 1-2 MIEL Blanc.10c 3-4 à 11c 1-2 Brun.07c à 08c Blanc coulé.08c à 10c Brun coulé.07c 1-2 à 08c POMMES DE TERRE Au wagon, le mir .t .2.10 b $2.15 Patate* canadiennes, la poche.$1.35 K $1-40 Green Mountain .1.70 à 1.75 SAINDOUX PUB «loublura 12o 18c 1-8 — : 1-4 12c 1.2 Washington.23 Le sismographe de Georgetown a enregistré, hier, des secousses sismiques «'xcessivoment violentes à plus de 1,000 milles dp Washington.Les vibrations ont commencé A !• hrs 50 et ont duré jusqu’à II hrs 22, étant les plus violentes à 10 hrs 36.Elles sont surtout rmnarqun-bles par leur irrégularité sans précédent.Tué par une voiture de livraison ( Servieo particulier! Toronto, 23 Charles Segar.un bambin de quatre ans.dont les pa rents demeurent au numéro 177 Palmer a été tué instantanément, hier après midi, vers quatre heures, par une des voitures de livraison de la maison Eaton, sur la rue Arthur.Grève monstre à Londres 100,000 HOMMES DESERTERONT LES QUAIS DE LA METROPOLE.Londres, 23.— Le comité exécutif do l’Association gém'Tale des portefaix a décidé «le déclarer une grève générale par sympathie pour les débardeurs «le la Tamise.On estime que plus de 100,-000 hommes seront affectés par cette grève et le eonwnerce de Londres en sera considérablement troublé.LE FOIN Extra, No 1.Extra, N’o 2.Ordinaire, No 2.No 3.Luzerne, mixte.$16.50 à 817.00 15.50 à 11.50 à 13.50 à 10.50 à 16.00 12.00 1 1.00 11.00 L’AVOINE Canadienne, No 2, a» l’Ouest.Extra No 1, pour fourrage.No 3, de l’Ouest.No 2, local.No 3, local.No 4, local.LA FARINE Tierces, 375 livres ., Boites, 50 Ibs, net: parchemin .Tinettes, 50 Ibs.Net, tinette limiter.Seau de bois, 20 Ibs.Net, doublure, parchemin.Seau en fcrblanc, 20 Ibs.brut.11c 7-8 Caisses 10 Ibs.Tins.60 Ibs.caisse rouge, la livre.Caisse 5 Ibs.Tins 60 Ibs, en caisse ronge, la livre.Caisses 3 Ibs.Tins 60 Ibs, en en caisse.Saindoux en carré d’une livre en caisse.SAINDOUX COMPOSE Tierces, 3'.'5 livres.Boites ri Ibs.Net, doublure parchemin.œ .Tinettes, 50 ibs net .Seau en bois.20 Ibs.neft; Seau en fcrblanc.20 Ibs.brut.Caisses 10 Ibs, Tin' 60 Ibs.en caisse bleu.Caisses 5 Ibs, Tins, 60 Ibs, en eaisse bleu.Caisses 3 Ibs.Tins, 60 Ibs, en eaisse bleu.Briques 60 Ibs en caisse, pqts.1 livre.BOEUF EN BARIL Coeur extra— 1-2 Baril.100 Ibs.9 7.50 Baril, 200 Ibs.14.50 Tierces.300 Ibs.VIANDE SALEE 1er’' s’est échoué à Fraser's Shoal, près de Cardinal, avec une cargaison de grain prise à Port Colborne, pour Montréal.MOUVEMENT DES PAQUEBOTS Le “Turcoman”, ligne Dominion, a quitté Bristol pour Québec, le 21.—Le “Fremonia”, de la ligne Canard, est arrivé à Fishguard, de New-York, hier matin.—Le “Ionian", allant de Montréal et Québec au Havre, est arrivé, hier, à I heure p.m., au Havre.—Le “Parisian” de Glasgow, pour Halifax, pour Boston, à 8 heures p.m.le 21.—Le “Rotterdam”, qui est parti de Rotterdam pour Montréal, le 20, a 736 passagers de troisième classe à bord.C.P.R.Le “Lake Michigan” de Londres et Anvers arrivera à Québec, à 3 heures cet après-midi.Le ‘‘Montrose”, de Liverpool, arrivera à Québec aujourd’hui.Le “Lake Champlain-’, de Montréal, est arrivé à Liverpool, hier midi.ARRIVAGES A MONTREAL —“Grampian”, de Glasgow, Allan.Le “Grampian” est arrivé hier soir, II avait quitté Liverpool le 12 mai avec 31 passagers de lière classe, 263 de se eonde, et 1,244 de troisième, en retard de 16 heures, à cause du brouillard.—Le “Saturnia”, de Glasgow, Robert Reford.Est parti de Glasgow le 11 mai; 264 passagers de première et 365 passagers de troisième; le brouillard l’a retardé de 36 heures.—Le “Manchester”, de Manchester, Whity and Co.A quitté Manchester le 10 mai; tra‘ versée sans incidents.—Lo “Montcalm”, de Bristol, C.P.R.Co.LES DEPARTS “Ultonia”, de Londres, Robert Reford Co.“Montcalm”, de Bristol, C.P.R.Co.NAVIRES DANS LE PORT Whakatane”, de London, New-Zea-lamf Co.“Ansjik”, de Rotterdam, John Hope and Co.“Ariel”, de Norfolk, Va,, McLeand, Kennedy and Co.“Atheniana”, de Fowey, Furness, Withy and Co.“Iona”,, 3,334, de Middlesboro, Ro bert Reford Co.“Glcnarm Head”, de Glasgow, McLean.Kennedy and Co.“Inishowen Head”, de Belfast, McLean, Kennedy and Co.“Victorian”, de Liverpool, H.et A.Allan.“Frankfurt”, White Star-Dominion Go.“Laurentic”, de Liverpool, White Star-Dominion Co.“Hurona”, de Middlesburo, Robert Reford Co.“Salybia”, de Barbades, Robert Re-ford Co.“Cornishman ”, de Bristol, White Star-Dominion Co.“Thode Fagelund”, de Puta Arenas, T.R.McCarthy.“Scotian”, de Londres et Havre, II.et A.Allan.“BeIlona”, de Hull, Robert Reford PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Agence demandée Je vendrais à commission des lots situés le plus près possible de la ville, dans forte balance de lots ou terre nouvelle préféré.S'adresser à C.Bellerose, 151 San gui net.APPRENTI PHARMACIEN demandé.S’adresser a 2097 rue Notre-Dame ouest.Tél.Westmount, 3266.REPRESENTANTS SERIEUX DEMANDES pour introduire un empois parfumé, commission libérale.Ecrivez: V.J.Caron et Cie, Limitée, 15 rue St Claude, Montréal.À LOUER J.A.BENOIT & Frères 26 ST-JACQUES Tél.Bell Main 833 A LOUER.—Magnifique logement sur la rue Durocher, No.761 6 appartements, W.C.et bain en fonte émaillée, plomberie découverte.fournaise à eau chaude.Electroliers appartenant à la maison.Magnifiques peintures et papiers.Logement neuf, le ménage vient d’être fait.Sème étage avec grand balcon.Coin de rue.Loyer très bas.BUREAU A LOUER Bon bureau bien éclairé à louer.Cen* tre de la ville, et à bon marché.S’adresser à Geo.Bélanger, 41 rue Bonse-ccurs.Tel.Main 2265.A VENDRE FERME A VENDRE Située à 5 minutes de marche du Bu reau de poste de Farnham — 90 arpents x 20 arpents.Bois, érablière, bâtisses sur la propriété, loués $22 par mois.Le sol produit un tabac de première qualité.A vendre, à conditions faciles.S'adresser à P.W.Jutras, Farnham, Québec.DIVERS ACCORDEUR DE PIANOS J.A.ROBILLARD, 260 rue Fanet, Montréal, Québec, accorde les pianos, en règle le ton, et répare le mécanisme.Bell Main 7460.March.1709R.ARGENT A PRETER $10,000 à placer sur premières hypothèques sur propriétés en ^ille.S’adresser avec toutes informations, à Casier 28, “Le Devoir”.12c 1-2 12c 5-3 Co.EN ROUTE POUR MONTREAL Brsv Head.2 mai 12c 3-1 L.Michigan.Anvers .9 mai Cervona .11 mai 13o Montrose.11 mai Dalton Hall.11 mai 8c 1 Manchester Inventor.11 mai Pisa .13 mai 8c 5- Royal George .Bristol .14 mai 8c 3-4 Montfort.15 mai 9o Bornu .16 mai 9o Ausonia .16 mai Lake Erie.17 mai 9 o 1-4 Tunisian.17 mai Cassandra.18 mai 8c 3-8 Manchester Engineer.Canaria .18 mai 9e 1-8 .18 mai 9c 3-4 Mount Tempi ©.Londres .19 mai Pallanza.20 mai Turcoman.21 mai 47c 1-2 46c à 46c 1-2 46c 46c 1-2 45c 1-2 44c 1-2 llanitobn.patente» bit d» pria- temps, premières $5.70 Secondes 6.10 Mnnitolu», f.,rte.4.90 Paten tes, blé d’hiver.$4.75 A $5.00 Straight rollers, 90 pour cent .425 à.4.40 Straight rollers en RftC.1.95 A 2.05 Extras 1.70 \ 1.75 t «SUES DE BLE Son de Manitoba.23.00 Recoupes o5.00 Moulé# pure., .32.00 » 34.00 h ouiée mêlé© .• .26 00 à 29.00 AVOINE ROULEE Avoine roulée, le baril.$4.65 Avoine roulé«\ le sac.2.20 Maïs, le baril.4.00 Mais, le sac.1.90 LF, BETAIL A MONTREAL Jeune* boeuf».$5.75 A $6.00 Vache*.4.50 A 4.45 Taureaux.4.76 à 5.00 Moutons.3,75 K 4,00 Agneaux.5.75 A 6.00 Porcs.»¦¦,*« .6.66 A b.80 Veaux.3.00 à 12.00 21.50 Baron vert, flanc*.11* Baron I.ong Clear, léger.12o Bacon Long Clear, pesant .10 l-2e L’exposition des produits canadiens Winnipeg, 23.— T.e train exposition ponant, les articles fabriqués au Canada «wt arrivé ici hier soir.MM.Mott, president du Board of Trade, J.H.Park hi 11.président de l'association dos Manufacturiers et W.J.Bullman, président du Bureau Industriel et autres repri'sentants du Commerce étaient à l’arrivée du «rnin.Ils ont visité ce convoi extraordinaire aussitôt après son entrée en gare.Le public sera admis aujourd'hui, et le train partira vendredi pour l’Ouest Canadien.Le ON DEMANDE A ACHETER des propriétés de rapport de $2,000 à $25,000 dans n’importe quelle partie de la ville.S’adresser à A.LAFRE-NIERE, 575 Marie-Anne Est.Saint-Louis, 5513.PENSION D’ETE à Saint-Paustin; 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Windsor, Port Colbo'-ne ù Montréal, avoine; Rose non «H, FortW’i liam à Kiu„M;on, blé; Olenell là, Fort William à Montréal, blé; lîee:l, et tome, Sarnia à Montréa', allège; Norwalk, Duluth à Kingston, blé.Montent: — Crerar, Montréal à Chicago, allège; Sage.Montréal à Ashtabula, allège; Spalding, Kingston à Buffalo, allège; Ogriensburg, Ogdensburg ù Chicago, cargaison générale; Hamilton, Winnipeg, Kingston à Port Colborne, allège; Acadian, Hamilton à.Fort Wil-liem, cargaison générale.Arrivé: — Neebing.dault Sainte Marie, Ont., 22.— Montent: — Winona, 8.45 p.m.; Dun •Im, 12.30 a.m.; G.F.Baker, 9.2,5 a.m.; A.E.Ames, W.B.Ream, 10.40 a.m.; W.B.Schiller, 12, midi; Pontiac, S.F.B.Morse, 1.35 p.m.; Crescent City.3 p.m.; 1.M.Scott, 4.05 p.m.; Joseph Block, 5.20 p.m.; Chas.M.Warner, 6.35 p.m.Descendent: — Peter White, 7.15 p.m.; W.G.Pollock, Ionic, 8.10 p.m.; E, B.Osler, 9.20 p.m.; H.1).Smith, 10 p.m.; Socapa.2.15 a.m.; D.Z.Martin, 3 n.m.; Henry Phipps, 4.30; H.B.McIntosh, 5.35 a.m.; W.B.Dixon, 3.10 a.m.; J.H.Barlow, 9 a.m.; Christopher, 10 a.m,; W.J.Olcott, 11.85 a.m.; K.A.S.Clarke, Steel King, 12.45 p.m.; Thos.Barium, 2.35 p.m.; Rensslaer, 3.35 p.m.; Malletoa, 4.45 p.m.; John Slierwin, 6 p.m,; J.H.Sheadle, 7.10 p.m.LES ARRIVAGES Navires A De Ionian.Londres .Montréal Montezuma.Londres.Montréal Roma.Marseille .New-York Caucasian.Liverpool .Port Arthur Franconia.Liverpool.Boston Harnsee.Liverpool .St-Jean Oskar II.Copenhague .New-York Kingstonian.Boston.Londres Laconia.Boston.Liverpool Oymnie.New York .Southampton Frienerieh der Grosse.New York .Brèmes Pannonia.Fiume.New York Eitraza Meadi.Cork.St-Jean PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 4535.Consolidated Plate Glass Co.Limited, demanderesse, vs.Nicholas Pefcrakos, marchand de Montréal, «défendeur.Le 1er jour de juin, 1912, à 3 heures de l’après-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No 951 rue Ste-Cathe-rine Est, en la cité de Montréal, seront vendus par autorités de justice, les biens et effets du dit, défendeur saisis en cette cause, consistant, en vitraux, cigares, etc.Conditions: argent comptant.S.G.MARSON, H.C.S.Montréal, 21 mai 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 3444.Williams & Wilson Ltée, demanderesse, vs.W.George A.Macdonald, défendeur.Le 1er jour de juin 1912, à 2 heures de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 225 rue Fullum, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets «du dit défendeur saisis en cette cause, consistant on piano, meubles, etc.Conditions: argent comptant.S.C.MAE-SON, H.O.S.Montréal, 21 mai 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2151, O.Martineau & Fils, Limitée, demandeurs, vs.P.J.Laurier et al, défendeurs.Le 1er jour do juin, 1912, à dix heures «le l’avant-midi, au domicile de P.J.Laurier, l’un des dits «défendeurs, au No 1513 rue St-Denis, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effirts du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 22 mai 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal Cour Supérieure No 1454.De M.O.Ross vs A.G.Krobe.Le premier jour de juin 1912 à dix heures de l’avant-midi, au domiciL du dit défendeur, au No 705 rue St-Denis, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en ci'tte cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions argent comptant.«1.O.DORTON, H.C.S.Montréal.23 mai 1912.PORT DE SYDNEY Sydney, N.E., 22.— Arrivés: Sandj ford, Bergren.Wnbana; Prince, Rupert, Nelson, Montréal; Adventure, Couch.Botwood.Partis: — Kamouraska, Morgan, Montréal; Morwenna, Holmes, St-.lean; Glenmount, Peters, Port Arthur; 8te tlustad, Kjerlnnd, Montréal; Rostock, Muller, Mirnmiehi.Arrivés hier: — Gladstone, Johane-sen.Montréal; Rostock, Muller, Rot ter dam; Morwenna, Holmes, Charlottetown; Helvetia, Connell, Boston.Partis hier: — Lingan, Pattersav, Montréal.L’EMPRESS OF JAPON L’Empress of Japon est parti «de Vancouver en route pour Yokohama, mardi soir, le 21 courant.Chimiquement Pu pour Usage Médici-nal, Pneumonie, Dyspnée, Syncopes, etc.Crises asphyxiques.Compagnie d’Oxygène du Canada, 2, Square Dufferin, Téléph.Main 1979.Soir et dimanche, Tél.Est 1507.Dépôt: Pharmacie Laurence, coin des rues St-Denis et Ontario.Julien Therrien MARCHAND DE BOIS DE CONSTRUCTION En gros et en détail Bureau et Cio» : 941 Demontigny Est, Coin Ave, Papineau Tel.Bell Est 1746 Tél.March.1703 Clos de réserve : AVE PAPINEAU Résidence, Est 4547, - .Montréa).Toute pcrRonne se trouvant le saul che# d’une famille ou tout individu mâle de pin# de 18 ans, pourra prendre comme homestead un quart dr section de terre de l’Etr.t disponible au Manitoba, à la Saskatchewan ou dans 1 Alberta.lie postulant devra se présenter A 1 agence ou h la Rous-agenco des terres du Dominion pour le district.L’entrée par procuration pourra être faite i\ n’importe quelle agence h certaines conditions, par le père, la mère, le fils, la fille, le frère ou la soeur dit futur colon.Devoir.—Un séjour de 6 mois sur le ter* ram et la mise en culture d’icolui chaque année au cours de trois ans.Un colon peut demeurer è neuf milles me son homestead sur une ferme d’au moins 80 acres possédée uniquement et occupée par lui ou par son frèr« ou sa soeur.Duns certains districts un colon dont let affaires vont bien, aura la préemption sur un quart de section se trouvant è rdté de son homestead.Prix $.8.00 l’ftcre.Devoir.—Devra résider six mois chaque année au court de six ans k partir de la date do l’entrée dn homestead—y compris le temps requis pour obtenir la patent© du homestead, de cultiver cinquante acres en plus.Un «olon qui aurait forfait ses droits d# colon en ne pouvant obtenir sa préemption pourr» acheter «n hotnetesd dun, certnins districts.Prix $3.00 l’Acre moi'' d"’» rttscun d«t trois sns, rulttrer 60 «rrrs et bltir nn« m»lT son valsnt $300.W.W.OORY, Sous-ministro de ITntérienr* N.B.—I,s publication non autorisée ià cette annonce no sers pas payée.PROVINCE DE QUEBEC, District da Montri'al, Cour Supérieure, No 467,Jo-seph Uharlcs Hector Dunsmilt.«voc-nt de In C ité et du district de Montréal, demandeur vs Dame Mary Elizabeth Smart, fille majeure et usant oe se» droits, de |H Cité rie New-York dana l étnt de Ni'w-'i ork, l'un dos Etat*.I nis d Amérique, et faisant affaire* dans le district de Montreal, romm# cou tracteur sous la raison sociale da Advance Construction Co”.et ayant son bureau d'affaires pour le District, de Mo«ntréal, dans la Cité de West-mount, Distriet de Montréal, défen-oeur.Il est ordonné au défendeur d* comparaître riens le mois.Montréal, 21 mai 1912, T, DER0ME, député prré tonotaire. LE DEVOIR, JEUDI, 23 MAI 1912.N t •S « 7 r \ ¦/ y t < i f ?Politique Etrangère .Et toujours la marine impériale LES JOURNAUX ALLEMANDS S ’ E-MEUVENT DE PLUS EN PLUS DU CHAUVINISME IMPERIALISTE QUI FAIT S’ARMER LES COLONIES ANGLAISES POUR LA DEFENSE DE L’EMPIRE.Londres, 23.—Une dépêche de Berlin reçue ici se lit comme suit: “L’action de la Nouvelle-Zélande en mettant un nouveau croiseur à la disposition .de l’Amirauté anglaise et le stationnement de çe navire dans la mer du Nord de préférence aux eaux du Pacifique, à celles de la Nouvelle-Zélande ou même aux eaux britanniques, sont l’objet de commentaires dans les journaux allemands ce soir.Le “ TaegJache Runs-chau” dit: “C’est encore là une preuve que l’Angleterre, en dépit de toutes les affirmations contraires et malgré les preuves de bonne volonté de la part de l’Allemagne qui vient ,d’envoyer le baron .Macscliall à l’ambassade die Londres, considère encore l’Allemagne comme son grand ennemi.’’ Ici, en Angleterre, l’action de la Nouvelle-Zélande est chaudement applaudie et on la donne comme preuve que la famille imériale a l’intention de répondre au défi naval allemand par un plan bien uni.Sir Richard Solomon, haut commissaire du Sud de l’Afrique, a déclaré au banquet sud-africain donné à Londres hier soir que sa colonie prendrait bientôt sa part du fardeau de maintien d’une marine impériale pour la défense-de l’Empire.ANGLETERRE IL SUCCEDE A M.GRIGG.Londres, 23.— On a appris hier soir que le Très Honorable Reginald McKenna avait nommé M.C.Hamilton Wickes commi.'saire australien du commerce.M.Wiekjs succède à M.Richard Grigg.Tl occupera sa nouvelle position à l’automne.LE SORT DE MLLE MALECKA Le gouvernement anglais demandera que la Russie remette en liberté la déportée.Londres, 23.— En réponse à une question qui lui fut posée en chambre, hier après-midi, sir Edward Grcy a dit que le rapport du procès de Mlle Ma-lecka de Warsaw prouvait qu’après la preuve faite et la sévérité de la sentence, il y avait lieu de demander la commuation de cette sentence.Cette jeune femme, dont l’origine anglaise n’est pas très bien établie, a été condamnée à s'exiler en Sibérie et à y travailler durant quatre ans aux travaux forcés, pour avoir entretenu et manifesté trop ouvertement certaines sympathies aux Polonais.LE PARLEMENT ANGLAIS EST PROROGE Londres, 22.— La Chambre des Communes a été prorogée aujourd’hui.Le parlement se réunira à nouveau le 4 juin prochain.ETATS-UNIS LE PRESIDENT A UN CONGRES (Service particulie”) Washington, 23.—Le président Taft a quitté notre ville hier soir pour Philadelphie où il parlera à l’ouverture du congrès international de navigation.Ce soir, le président sera dans le New Jersey, où il parlera à Camden, Burlington et à l’enton pour ouvrier sa campagne qui ne se terminera qu ’une heure avant la convention républicaine.IL FAUT RESPECTER SES VOISINS (Service particulier) Washington, 22.— Le colonel Stee-yer, commandant des forces militaires du Texas, a reçu instruction du département de la guerre des Etats-Unis de dire au commandant de Juarez de ne pas permettre qu’on tire du fusil ou du canon sur le territoire américain.DANEMARK LE PORT DE SAINT-THOMAS (Service particulier) Copenhague, 23.— Un bill pour l'amélioration du port de Saint-Thomas, Indes Occidentales, bill qui comprend le creusage du havre, la construction de nouveaux quais, de cales-sèches et de chantiers de réparages a été adopté par les deux chambres danoises aujourd’hui.MAROC PEZ NE PAIERA PAS D’AMENDE POUR LES MASSACRES D’AVRIL —L’AGITATION A SEFROU.Fez, 22 mai.— L’édit imposant à la ville une amende d’un million en raison des massacres du 17 avril vient d’être annulé.Les nouvelles reçues -de Séfrou annoncent que l’agitation augmente au sud de cette ville.FRANCE LA TRIPLE ENTENTE EST D’ACCORD AVEC LES AUTRES PAYS.Ians, 22.— M.Isvolsky, l’ambassadeur russe en France, a déclaré, ce soir, que les efforts de la France et de la Russie, qui agissent de concert avec l’Angleterre pour mettre fin à la guerre italo-turque, sont complètement d’accord avec les autres pays de l’Europe.Espérons, dit-il, que nos efforts seront bientôt couronnés de succès, Blessés dans un accident d’automobile L’échevin Deguire, et deux entrepreneurs de cette ville sont blessés, l’auto qu’ils occupaient ayant été culbuté par un tramway.M.l’échevin Deguire a été la victime d’un malheureux accident hier soir.Il était en automobile avec MM.Louis et Joseph Girar-din entrepreneurs, quand la machine, en traversant l’intersection des rues Saint-Hubert et Ontario, fut frappée par un tramway de te rue Ontario et renversée complètement sur le sol.Les occupants furent violemment projetés sur la chaussée.MM.Girardin s’en tirèrent avec quelques contusions, mais on releva M.Deguire gravement blessé.On le transporta à la pharmacie Chrétien, où on constata qu’il avait le bras droit cassé à deux endroits et une profonde blés sure à la tète.L’ambulance de l’hôpital Notre-Dame vint recueillir le blessé et le conduisit à sa résidence, deux heures plus tard, après qu’on eut constaté qu’il n’y avait pas fracture crânienne.Quand M.Deguire fut projeté hors de sa voiture, il avait une bague ornée d’un diamant d’une valeur de $600.A la pharmacie, on constata que la pierre avait été arrachée du rhâton.On n’a pu la retrouver.Le garde-moteur dit qu’il lui avait été impossible d’empêcher l’accident.L’automobile s’en allait devant son char, et il ne croyait pas que soudain, il tournerait pour mhnter la côte de la rue St-Hubert.-4- L'essai d'un fracteur Le tracteur-aut.omohile fabriqué par la eompagnin W.E.Seagram, de Aal-kerville, Ontario pour le service d’incendie a"été essaye hier, au Champ de Mars, puis par les rues Ontario.Bleu-ry, les avenues du Bare, des i’ins, des Cèdres et la rue Guy.Il a donné entière satisfaction aux Commissaires.On l'avait attaché à la pohipi l.a-france et le poids des deux machines égalait dix tonnes.Cela n'a pas empêché le moteur de H.P.de faire toute la rondonnée en dix minutes.La vitesse du tracteur est de ”5 milles à l’heure et il remplace comm,, 'oree six thevaux.Il sera mis dès à présent ei service.Lancement de 1’ “ Imperator ” LE PLUS GRAND NAVIRE DU MONDE A POUR PARRAIN L’EMPEREUR GUILLAUME D’ALLEMAGNE.Hambourg, Allemagne, 23._ perator”, de la Hamburg-Ameriean Line, le plus grand navire du monde, a ete lancé ce matin avec succès.L’eni pereur Guillaume agissait comme parrain, Johonnes Burchard, lord-maire de Hambourg, a prononcé un discours sur les développements de la eonstruction des grands navires à turbines, depuis quelques années.On avait pris des précautions spéciales pour empêcher les accidents lors du lancement du leviéth&n.La coque du navire déplace actuellement 28.755 tonnes, mais on croit que lorsque la construction sera complétée, elle déplacera environ 52,000 tonnes.Parmi les innovations qui ont été introduite* dans la construction du navire à la suite de l’accident du “Titanic”, la compagnie a décidé d’adjoindre assez de chaloupes pour que tous les passagers puissent prendre place.L’“Imperator” aura à bord trois opérateurs de télégraphie sans fil.Le dynamo pour l’éclairage du navire et le fonctionnement du télégraphe sera placé au-dessus de la ligne de flottaison.¦-=*- Attractions de la Côte du Maine PORTLAND, OLD ORCHARD ET KENNEBUNKPORT A la.demande de la foule de gens qui passent l’été à ces plages, le Pacifique Canadien fait circuler cette année un train de nuit spécial pour l’avantage de ceux qui se rendent au bord de la mer.Ce train partira de la gare de la rue Windsor à 9.15 p.m.tous les jours et arrivera à Portland vers 6.45 a.m,, à Old Orchard à 7 a.m.et à Kennebunk-port à 7.55 a.m.ce qui représente l’intervalle de temps le plus court dans lequel ait jamais été effectué ce voyage Par arrangements spéciaux avec la Compagnie Boston and Maine, le O.P.R.est en mesure de donner ce service direct pour la côte du Maine.La Oie B.& M.a donné des ordres pour que seuls les trains venant do la gare Windsor fassent le voyage direetement.Le train de nuit commencera à circule* le 24 de juin.Le train de jour part à 9 a.m, e-beaucoup de gens le préfèrent parc** qu’ils peuvent voir les paysages enchan.tours de la route à travers les Monts gnes Blanches.(réc.) La Société d’Administration Générale INCORPOREE EN 1902 Gérance de propriétés et de successions.Location et collection de loyers.Voûtes de sûreté; Location de compartiments $ 5.00 par an.35 RUE ST-JACQUES MONTREAL Les factures du service d’incendie La commission spéciale a commencé son enquête hier et la continuera avec Laide d’un sténographe.Il faudrait un magasin général comme on a déjà un acheteur.L’enquête sur l’affaire des factures du service d’incendie s’est ouverte hier soir, devant la commission spéciale, présidée par l’é-chevin Martin.Les témoins ont été le chef Tremblay, l’acheteur général Stanton, M.L.A.D’Amour, sous-surintendant des édifices municipaux et ancien acheteur du service d’incendie, et M.Pelletier, contrôleur des finances.Après l’audition des témoignages, la commission a décidé de demander au conseil $250 pour payer un sténographe et de continuer l’enquête.L’opinion générale est qu’il ne suffit pas à la Ville d’avoir un acheteur-général, mais qu’il faudrait de plus un magasin général où seraient déposés tous les articles qu’on achète pour qu’on puisse vérifier les factures.M.Stanton fut le premier témoin et expliqua la méthode qu’il suit pour les achats.Toutes les commandes doivent lui être transmises et il peut seul les faire.Dès que les chefs de service ont reçu les articles dont ils ont besoin, ils doivent l’avertir et alors il autorise le paiement.M.Stanton dit que le service d’in cetndie a déjà acheté pour $1,600 de prélart dont une partie sans son autorisation.Quand il en fut averti, il autorisa l’achat de toute la quantité requise.Il ne garde pas un régistre des prix que demandent les maisons avec qui il fait affaires, parce qu’il a l’habitude et qu’il juge par lui-même si les factures sont trop élevées ou trop basses.Il ne connaît aucune surcharge.Il n’a aucune connaissance personnelle de la réception des marchandises et ne pourrait l’avoir que s’il était en charge d’un bureau de réception.Quant aux factures au sujet desquelles se tient l’enquête, M.Stanton dit qu’elles n’ont pas été acquittées parce qu’il n’avait pas commandé lui-même les articles achetés.Au sujet du prélart, M.Stanton dit que le chef n’avait acheté qu’une petite quantité, quand il en a eu connaissance.Il vérifia les prix et commanda lui-même le reste.L’échevin L.A.Lapointe fait remarquer que les commissaires se sont déchargés de leur responsabilité sur l’acheteur et que ce système est incomplet s’il n’y a pas de magasin.L’échevin Ward ayant émis l’avis que la même chose devait exister du temps des anciennes commissions, l’échevin Giroux répond: “Je n’admets pas cela.L’enquête vous montrera que le régime actuel est pire que l’ancien.” Le chef Tremblay est le témoin suivant.Il explique que s’il a fait des commandes sans passer pas le canal de l’acheteur-général, c’est parce qu’il y a un an on faisait des réparations dans plusieurs casernes et que, pour ne pas interrompre le travail de ses hommes, il a dû acheter lui-meme ce dont il avait besoin.Il ne veut pas que ses hommes soient mal logés et il n’a agi que dans l’intérêt de la Ville et du corps qu’il commande.L’argent avait d’ailleurs été voté pour les réparations.Quand on s’adresse à M.Stanton, il faut attendre deux ou trois semaines pour avoir ce qu’on demande.11 n’a rien acheté sans d’abord s’assurer que les prix Utaient raisonnables.On produit le compte de la maison Lamontagne, un montant de §308 et comprenant plusieurs articles achetés il y a cinq ans.Le chef fait remarquer que dans ce temps-là il n’était encore qu’adjoint.Le compte Lamontagne comprend $250 pour des couvertes en boeuf musqué.Le chef dit qu’il les a achetées sur l’ordre de Téchevin Yates, alors président de la commission des incendies.M.Tremblay blâme son ancien acheteur pour le retard apporté au paiement des $6,000.Il a fallu forcer le secrétaire de ce fonctionnaire pour avoir les factures.Le chef déclare qu’il ne peut pas toujours attendre après l’acheteur-général et qu’il faudrait un magasin.Il a ordonné à M.D’Amour de tenir un régistre de toutes les commandes, mais cela n’a pas été fait.En 1910, il demanda aux commissaires de placer ce fonctionnaire ailleurs.Le chef déclare qu’il a acheté des marchandises chez Stock-well, à Boston, parce qu’il ne pouvait se les procurer ailleurs.M.D’Amour succède au chef.Il déclare qu’il ne s’est jamais aperçu qu’on ait forcé son pupitre.11 avait montré des factures au chef qui lui avait dit de les garder.Quand les comptes arrivaient, il les montrait au chef qui en a eu chaque fois connaissance.Un jour, qu’il était malade, on envoya lui demander la clef de son pupitre.Il refusa de la donner, disant qu’il descendrait au bureau le lendemain.Quand il revint, il ne s’aperçut pas que son pupitre eut été fracturé.L’échevin Giroux demande à M.D’Amour s’il est vrai que le chef lui a demandé de voir à ce que la facture des couvertes de boeuf musqué ne mentionne que des harnais.M.D'Amour, dit que c’est vrai, mais que la maison Lamontagne a refusé de le faire.Les couvertes étaient nécessaires et on s’en sert encore.Le chef Tremblay, rappelé, nie qu’il ait jamais demandé ce changement dans la facture.Ce qu’en dit M.D’Amour est faux.T.o contrôleur des finances Pelletier déclare que les commissaires ont fait déjà payer des comptes qui n’avaient pas été autorisés régulièrement.La commission a alors levé sa séance et se réunira de noiiveau quand le conseil lui aura accordé les $250 qu’elle demande.L’OPINION DES AUTRES Petite Revue de la Presse POLITIQUE COUTEUSE.—“L’Australie découvre qu’il est plus facile de lancer une politique nouvelle que d’en prévoir le coût.Des chiffres officiels montrent que 1 ’administration du système de pensions aux vieillards l’an dernier a coûté près de onze millions de piastres, un fardeau très lourd pour une population de six millions environ.Cent soixante-onze personnes sur dix mille, touchent dos pensions de vieillesse et dix-sept des pensions d’invalides, et les deux catégories augmentent en proportion de six cents par mois.“Ces chiffres surprendront les avo-ra.ts du système des pensions de vieillesse au Canada et de même qu’ils accusent un fardeau financier considérable ils indiquent aussi une imprévoyance et une.absence ¦d’économie qui, espérons-le, ne prévalent pas au mémo degré au Canada.” — “Free Press”, Ottawa.PAYEZ MIEUX.— “Les banques font rapport d’une prospérité exceptionnelle cette année.Le coût de la vio a augmenté énormément, mais le salaire des commis de banque n’a pas augmenté en proportion.L’honnêteté ne s’achète pas mais les banques feraient peut-être bien de considérer si elle ne trouveraient pas avantage à augmenter le salaire de leurs romanis et ù diminuer ainsi les tentations de mécontentement et de malhonnêteté.” — “News Advertiser”, Vancouver.LE FLEAU DU PATRONAGE.— “Le patronage n’est justifiable à aucun point de vue d’intérêt public.11 n ’esrt ni efficace, ni économe ni même commode.Comme M.Foster le dit, il apporte aux membres du Parlement une eorrespon-dance énorme qui prend une partie du temps qu’ils devraient consacrer exclusivement aux affaires publiques.” — “Mail and Empire”, EXCES DE SPECULATION.—“La spéculateur sur terre, qui exploite des sites actuellement sans valeur, sur In marché anglais, menace de nuire au crédit canadien sur le marché monétaire anglais.Ce serait un malheur à cause de notre dépendance du capital anglais pour le développement de nos ressources.Ces spéculateurs char-gentsouvent -dix fois la valeur du terrain et exploitent ainsi l’ignorance du publie anglais.La publicité qui’ils font a obtenu un tel succès qu ’il* se proposent d'en faire davantage.Quelques- une -de ces schemes n ’agiront inévitablement sur les propositions raisonnables.Les Canadiens de Londres demandent a tord Stratheona de dénoncer quelques-uns de ces projets, non-seulement dans le but de protéger les naïfs d’Angleterre mais surtout pour les conséquences qu’une réaction pourrait avoir sur les bonnes valeurs canadiennes.”.— “Tribune”, Winnipeg, TAFT ET ROOSEVELT.—“En autant que leur attitude à l’égard de la réciprocité avec le Canada est concernée, il n’y n pas rie choix à faire entre MM.Hoosevelf et'Taft.Le but -du Président était de faire du Canada une annexe des Etats-Unis et, quand il eom-muniquâ- son plan à 1 Vx-président, le roi.Roosevelt l'approuva pour des raisons économiques et politiques.Les candidats rivaux en sont encore à se battre sur ce point.” — “Mail and Empire”.BUVETIERS ET DROITS ACQUIS.—“Nos buvetiers dans la province de Québec, sont bien plus favorisés que les catholiques du Keewatin; en effet, le gouvernement Gouin leur a reconnu, lors de la dernière session, des droits acquis.“Dans la ville -do Québec où pullulent les buvettes, le gouvernement, à la demande de la.Société, de Tempérance et du publie honnête a décidé de réduire les débits de boisson au verre à soixante.“Mais pour en venir à ce nombre il faut enlever leur licence k vingt-cinq ou trente buvetiers.“Au lieu d'y aller franchement et d’enlever le permis de vente aux bu-vetiefs les moins qualifiés et les plus encombrants, après «voir donné avis dans un délai raisonnable, le gouvernement a mis des gants blancs pour Irai-ter avec nos échansons qnébecquois et a réooilu de 1rs indemniser grassement en leur allouant chacun trois mille dollars qui seront pris en somme au?la subsistance des malheureuses familles des piliers de buvette»."Et pourtant en toute justice le gouvernement n’était pas tenu à payer pareille indemnité aux buvetiers.“En effet, la lieenee d’un buvetter est pour un an seulement.En donnant un avis de douze moi» aux buvetiers dont les buvettes sont devenues des “nuisance»” publique» doivent diepa-raltre, c’était IA un délai plus que légal et raisonnable.” — “La Vérité”.Le plus Beau Site | -DE- Pile de Montréal /'Sur le Chemin Ste-Catherine vcoin de l’Avenue Decelles POUR ETRE VENDU EN BLOC Contenant 126,000 pieds en superficie.Situé face de l’immense Collège que les Rev.Pères Jésuites vont construire tout prochainement, il offre tous les avantages d’un endroit résidentiel de première classe, à proximité des chars, des églises, couvents, etc.CONDITIONS FACILES.S’adresser à L P.DESLONGCHAMPS Main 7461.Administrateur au “ Devoir ” 71a RUE SAINT-JACQUES DANS LE Monde Ouvrier EXCELLENTE CONDITION DU TRA VAIL CHEZ LES CORDONNIERS.TiC.s quatre mille ouvriers cordonniers qui travaillent dans les nombreuses manufactures -de chaussures de Montréal, traversent actuellement une ère de paix et de prospérité des plus enviables.Un rapport, des plus séduisants a été fait, hier soir, au siège de l’Union, à ia salle Dionne, sur les conditions actuelles du travail dans cette importante industrie.Ce rapport est adressé aux unionistes, et ne concerne que les membres de l’Union.Il constate que les rapports les plus cordiaux continuent à exister entre patrons et unionistes: aucun trouble en perspective.Les griefs, s’il s’en élève parfois, sont réglés immédiatement, à l’amiable, entre, l’agent d’affaires, M.Cléophas Thibault, et les surintendants, à la satisfaction des deux parties.On s’attend à un bon été dans toutes les branches de l’industrie.D’un autre côté, on constate une grande confiance des patrons dans leurs ouvriers unionistes: c’est parmi eux généralement qu’ils choisissent les contre-maîtres dont ils ont besoin.C’est ainsi que récemment M.G.Laurier, président du 'local No 476 a été nommé contre-maître.Le rapport fait connaitro ensuite que les maisons suivantes ont signé dos contrats avec t’union, et ont (droit, eu retour, à l’étiquette, très recherchée du publie, do la Boot and 8hoe Workers Union: Ames, Holden et MeCrea-dy, No 1, de la ruo Latour; Ames, Holden et Mc.Cready, No 2, de la rue Mont-Royal; les maisons Slater Shoe; Geo.A.Slater (Invietus.Shoe); J.-‘t T.Beild^ Eagle Shoe Co.; Rideau Shoe ; A.P.Simon Shoe.Un grand nombre d’autres manufactures, sans avoir encore le droit à l’C-tiquetto unioniste, emploient, de nombreux membres de l’Union, avec laquelle toutes entretiennent de cordiales relations.EN VISITE OFFICIELLE M, Collis Lovely, viee-prési-dent général de la Band Shoe Workers Union, bien connu dans les cercles ouvriers des Etats-Unis et du Canada, est arrivé ce matin à Montréal, en visite officielle de son organisation, il séjournera dans notre ville trois ou quatre jours.Il recevra au siège de la B.and S.W.U., à la salle Dionne, toutes les personnes que sa visite peut intéresser.NOS TYPOS A QUEBEC.senee ce soir, au Temple du Travail, est d’une stricte obligation.LES CHAUFFEURS D’AUTOMOBILES.L’Association des chauffeurs-mécaniciens d’automobiles du district de Montréal, à cause du nombre toujours croissant de ses membres, et des demandes d’initiation qui lui sont, journellement adre.ssées, a décidé de tenir régulièrement deux assemblées par mois: elles auront lieu les 2e et 4e lundis de chaque mois.La prochaine assemblée aura lieu lundi prochain, A 9 h.30 p.m., au No 47 rue Craig Est, au second étage.GRAND CONCERT BOUCANE.Le conseil conjoint No 17 de la B.and S.W.U.organise pour le samedi 1er juin, un grand eoncert-boucane au profit de la caisse spéciale établie pour subvenir aux frais de la prochaine convention de l’Union internationale des cordonniers, qui aura lieu l’an prochain à Montréal.Ce concert-boucane, auquel tout le publie ouvrier est invité à -assister, sera donné dans les sallies Dionne, 784 Sainte-Catherine Est.LES MACHINISTES DE HALIFAX ET LE SALAIRE.Halifax, 23, — Les machinistes de Halifax ont reçu une augmentation de salaire de J2% à 20 pour cent.Ms se sont mis on grève lundi, réclamant une augmentation globale, de 25 p.c.Les termes acceptés sont, le résultat d'un compromis offert par les patrons qui donneront les salaire» d’après une échelle mobile.Les hommes qui recevaient $2.50 par jour, recevront, désormais $3.00.LA GREVE A LONDRES DEVIENT SERIEUSE.Londres, 23.Aucun pas décisif n’a été fait aujourd’hui pour le règlement de la grève des débardeurs.Vingt mille hommes ont.actuellement, quitté le travail.Sir Edward Clarke fera une enq i • e pour le gouvernement.Tl commencera vendredi.La Fédération des Débardeurs aura une réunion demain et on s'ait - i 1 à ce qu’elle déclare une grève géù-ri’e, LA GREVE EST DECLAREE A BUDAPEST.Buda-Pest, 23.— Les membres do l’Union socialiste ont résxïlu, après un grand meeting, de proelamcr la grève générale de tous les ouvriers unionistes de Buda-Pest, à l’exception des employés municipaux, afin de protester contre l’élection du comte Tisza au poste de président de la Chambre basse.Le comte Tisza est un adversaire du suffrage universel et ne fut élu qu ’a-près une scène très orageuse.On avait enlevé de la salle du vote, fous les ar-t If lets qu’on pourrait lancer comme projectiles et il y eut bagarre autour -des urnes.Finalement l’opposition se retira de la Chambre et Tisza ne fut élu que par le gouvernement.Le comité -d’organisation de lagran-de excursion dn l’Union Typographique Jacques-Cartier, à Québec, le 8 juin prochain, met actuellement la dernière main aux préparatif» : c'est dire que tout sera prêt.Comme c’est l’habitude chez les types, on fera grand et beau.Un s-plendide programme, des plus attrayants pour le fonds et pour la forme, est sous presse.Les ouvriers, en grand nombre, se promettent d’accompagner les typographes à Québec, In 8 juin prochain.L'ORGANISATION DES JOURNALIERS.M.J.A.Flott, organisateur général de la Fédération Américaine du Travail, poursuit avec énergie son travail en vue de réorganiser, sur des bases désormais solides, la nombreuse elasse des journaliers de la eonstruction.Hier, des milliers de circulaires ont été (distribuées sur tous les chantiers invitant tous ces travailleurs à assister à l’assemblée publique qui aura lieu, pour eux, au Temple du Travail, dimanche proeh&in à 2 h.p.m.AU COMITE EXECUTIF, OE BOIR.Paï ordre du Conseil des Métiers et du Travail, le comité exécutif de ce conseil doit étudier, ce soir, une importante eommunieation de la Fédération Amérieaine du Travail, et préparer un rapport pour la prochaine assemblée.Tous Jes délégués qui ont accepté l'honneur et la charge de siéger -dans ce comité sont prévenu* quo leur pré* Tacoma, Was., 22.— Les mineurs de Fairbanks qui ont souffert de lourdes , j>ertes à cause des feux de forêts en I Alaska derpui-s quelques semaines so i sont, réunis ici hier et ont formé un comité de surveillance et promulgué un I ultimatum déclarant que tout homme surpris à altumer un feu de forêt serait, pendu haut et court.Jusqu’à présent ce sont les bûcherons qui ont subi les plus grosses pertes.LES MANOEUVRES DU FRET EN GREVE A CHICAGO.Ghieago, 23.— P.J.Flannery, président (le la International Brotherhood of Railway Freight Handlers, a ordon-' né à tous les manoeuvres de fret des | sections du and et du nord-ouest de j Chicago de se mettre en grève.Flanne-i ry dit que son action est le résultat - du refus des gérants de chemins de fer ! de voir à régler lee demandes des manoeuvres et à conclure un arrangement 1 avec eux.I Saint-Paul, Minneapolis et Nouvelle-I Orléans sont les principaux ertdroits af-i fentes par cette grève.| ASSEMBLEES OE SOIR, 4ème jeudi du mole : —(Comité exécirtrif du Conseil des j Métiers et du Travail; —Section des Etiquette» unionistes; Conseil ouvrier de la eonsrtruetion, au Temple .du Travail; —Cordonniers: Union No 472 de la B and S.W.U^A la «aile Dionne.Magnifique voyage en perspective L’EXCURSION DES TYPOGRAPHES A QUEBEC, LE 8 JUIN PROCHAIN.Ce n'est pas trop souvent que l’occasion se présente de faire, à prix réduit, un joli voyage de jour entre Montréal et Québec.Ceux qui désireraient visiter des parents ou amis dais lu viril le capitule ne devraient pns manquer de prendre pnrt à l’excursion qu’organisent nos joyeux typos, pour le S juin prochain.Le prix du passage aller et retour, est réduit à $3.80 pour adultes, et à $1.90 pour enfants, et, les billets sont bons pour quatre jours.On peut obtenir tons les renseignements que l’on désire en s'adressant à MM.dos.Gauthier, 723 rue Lafontaine; O.Grandmaison, 1996 Ave.Honi’i-riulien; S.Blaneîiard, 1089 nie Cartie-; Louis Gadoliry, 201 rue Drolet; Henri Cardinal, 828 rue Berri; C.Gélinas, 104 Avenue Laurier Est.-+- Mort du peintre de Martino LE DEFUNT AVAIT ETE L’ARTISTE ATTITRE DE LA REINE VICTORIA.Londres, 23.— Le commodore Ed-wardo de Martino, le fameux artiste, est mort hier.Edwarsd dn Martino, était le peintre marjn attitré de la roino Victoria.Il était né à Meta, près de N-uples.Sa femme, Isabel Comes, était originaire de Rio Janeiro.Il était membre de l’Académie des Beaux Arts dn Rio Janeiro.Martino avait «lervi dans la marine italienne, plusieurs années en qualité d'officier.En 1875, il vint en Angleterre où il séjourna jusqu’à sa mort.Parmi ses peintures, on remarque surtout quatre tableaux représentant la “Bataille de Trafalgar”.-?- L’économie française L’EMISSION DE LA VILLE DE PA-RIS SOUSCRITE QUATRE-VINGT FOIS.T’a ri», 22.L'émission des obligations de la ville de Paris, pour les 295 millions de francs nécessaires à l'agrandissement du service municipal du gaz, a été souscrite quatre-vingts fois.I/o peuple français a ainsi souscrit pour un montant de 16 milliards 400 millions de francs et a, jusqu’à ce jour, déboursé plus de 575 millions de francs.Chaque souscripteur doit déposer un premier versement de 10 francs par obligation souscrite.A Paris seulement, l'emprunt a été couvert soixante-dix fois.Pendant toute la journée, le» gens font queue aux guichets des banques et des bureaux de souscription.lies journau xdisent que cette grande souscription prouve les extraordinaires ressources financières de la France.La “Liberté” fait remarquer que, malgré le prix élevé de la vie, le ba* de laine national est encore là.Tues obligations, qui ont une valeur nu pair de 300 francs, et qui furent, émises à 285 francs, ont déjà monté de 4 francs.-$- Amundsen vers le nord Montevideo, 22.— Le capitaine Roald Amundsen, le découvreur du Pôle Hud, arrivé ici hier, a annoncé soa intention, de partir de San FraneHrco pour le Pôl» Nord en mars ou avril 1913.Il sera accompagné des mêmes hommes qu’il avait à son expédition du PôH Sud.Le capitaine Amundsen a été reçu cet après-midi, psr le Président.Est paru :— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27ctj EN .VENTE AU DEVOIR I 4 LE DEVOIR, JEUDI, 23 MAI 1912.Notre Page Féminine Lettre de Fadette Bonjours mes amis! Me voilà, et pourtant je ne suis pas tout à fait la Fadette que vous connaissez, mais une Fadette champêtre revenue clans scs bois et qui recommence ses vagabondages par tous les sentiers que- fleurit et embaume le printemps.J’ai trouve mes vieux amis les arbres, et nous bavardons comme, autrefois, et dans leur joli murmure passe leur âme, car chacun a la sienne, de cela vous êtes sûrs, n’est-ce pas?Il n’g a pas à en douter ! quand on a pris l'habitude de causer avec nous et qu’ils sont nos amis.Quelques-uns ont des âmes d’hommes et les plus sérieux ne nous permettent pas d’oublier qu’ils sont graves, positifs, un peu bourgeois; que leur plus grand souci est de bien alimenter leurs racines afin de pousser vigoureux et hauts, de pouvoir résister aux ouragans et défier les- rigueurs de Ihiver.lis me racontent orgueilleusement leurs luttes et leurs victoires, ces sapins éternellement verts et ces pins solennels qui.enlrouvent en se-vantant leurs paquets d’aiguilles.Ils m'intéressent à la façon de ces personnages austères et parfaits qu’on estime beaucoup, mais qui disent toujours la même chose! J’ai plus de sympathie pour le marronnier capricieux qui a une âme d’artiste.Mon voisin, à côté, étale lentement ses petites ombelles aux pointes changeantes, vert d’eau, vert bleu, vert des prés,.il i*c sait jamais ce qu’il fera et guidé par sa fantaisie, il nous organise à lui seul ses- petits printemps quand ça lui chante! Le tilleul aux formes correctes et nettes fait bien des manières avant de dérouler ses petits cornels.Il a sûrement une âme de ministre ou de sénateur: calme,* méthodique et peu buvard, c’est de politique qu’il parlerait volontiers, mais zut! j’en ai par-dessus la lèlc de la politique et je cherche une.sympathie qu’il n'a pas le.loisir d’accorder.Et-ceux qui ont des âmes de femmes?Nous y voilà.Le pommier nous en offre, un bel échantillon.Que d’affaires pour le fleurir! Il faut des feuillets de soie pour garder ses boutons roses de la galce possible ou de trop de soleil.et que de caresses du soleil aux branches un peu tourmentées pour faire sortir leur parure trop rose et trop tendre! Ah! ta voilà bien l’âme de la femme compliquée, énigmatique et in-' quiète, qui redoute autant les rayons que la neige et dont la floraison est exquise, rare et difficile.Tout lui est souffrance, un souffle, l'effeuille et le bonheur qui la couronnerait semble toujours inaccessible.J’aime mieux l'âme du cerisier, toute simplicité et tonte candeur.De scs premiers rayons chauds le soleil l’a conquise.Hier encore tout sombre et dégarni, une nuit a suffi pour le transformer.Il a donné d'un coup - tontes ses fleurs comme la femme qui s’épanouit dans l’amour.Il est tout blanc, blanc comme lout ce qui est neige: comme un coeur d’enfant et comme un amour naissant.Il n’est qu'un épanouissement.Il a bien l’âme d’une femme simple et tendre: tout ce qu’elle aime est fleuri par Tamour.Je songe, hélas! que les gelées de mai viendront peut-être faner tant de blancheur, faire mentir tant d'espérances.Mon beau cerisier, tu ressemblerais encore davantage à ces coeurs de femmes qui se sont donnés magnifiquement dans la confiance qui ignore les calculs et les défiances et qui n’ont recueilli qn’indifférence et froideur.Je m’arrête, confuse.Ce n’est pas anc lettre, ça, et mes fantaisies vous feront peut-être hausser les épaules, gens très sages que je salue! FADETTE.CONSOLATRICE L’éducation des filles au Japon Quand l’éducation de l’enfant commence, une des premières cho-6es qui lui est recommandée en |out, pour tout, c’est d’ètre “lente.” La turbulence est partout l’apana-jçe de la jeunesse, les enfants sont de petits sauvages dont tout a besoin de se faire; il faut une gymnastique à tout.Tous les membres vont, viennent dans tous, les sens, les traits grimacent, la voix a parfois des cris stridents, les enfants parlent à tort et à travers, pourvu qu’ils parlent; ils conversent avec leurs jouets ,cntre eux, seuls meme et sont le-mouvement perpétuel.Signe de bonne santé, dit-on chez nous.Signe de maladie, disent les Japonais.Il faut, en effet, que l’enfant soit malade pour être si en dehors des convenances, des recommandations de la famile: soyez lents, silencieux et-surtout, ah, surtout, inexpressifs! Voilà T enfant qui grandit, il faut nirmer cct être fait pour charmer la vue de tous, la vie des siens.Les études diffèrent selon le sexe; plus ardues pour les garçons, mais poussées assez loin pour les filles.Elles Iraceront les caractères japonais, et les garçons apprendront les caractères chinois en plus des nationaux.Les filles sont moins cultivées que les Chinoises; elles connaissent plus de littérature, peut-être, mais ont moins-de connaissances générales.Elles sont traitées tout différemment aussi dans toute leur vie.I.es petites filles reçoivent une éducation très soignée; il leur est appris surtout Tart de dissimuler; elles ne doivent rien laisser paraître de leurs petits chagrins; elles' ne doivent jamais pleurer.Tl ne leur est pas dit, comme on dit ici, que cela les rend laides ou va les enlaidir, leur rougir le nez, les yeux, non.Tl leur est appris que ni père, ni personne ne doit voir un visage contristé, que c’est leur occasionner une peine, qu’il ne faritxpas’montreiMie-que le coeur ressent.N’allez pas crier à l’hypocrisie, rar à ce compte, comment appelez-vous l’art de dissimuler notre chagrin près-dHin être cher-que nous savons en.danger de mort?Vous ne craignez pas-d’appeler/cela dir stoï-i risme?Cacher sa.peine est plus près de cela que de l’hypocrisie.L’enfant ainsi préparé avance dans la vie, ne ntontranNnut(rar»de )ui que l'impassibilité de son visage.Soyez sqns crainte, le* fond est/ moins calme.Elles sont élevées pour la joie des'leurs, et non pour leur joie ft elles; il Importe peu qu’elles en jdent ou non.EllMfgazouUlent plus qu’elles ne parlent et toujours “met' $o voce", 11 semble qu'une aïeule tommelU* 4v>s le pièce voisine, J'allais par les chemins perfides, Douloureusement incertain.Vos chères mains furent mes guides.Si pâle à l’horizon lointain Luisait un faible espoir d’aurore! Votre regard fut le matin.Nul bruit, sinon son pas sonore N’encourageait le voyageur; Votre voix me dit: “Marche encore!” Mon coeur craintif, mon sombre coeur Pleurait seul, sur la triste voie; L’amour, délicieux vainqueur.Nous a réun's dans la joie.PAUL VERLAINE.LA VOIX ou un malade; il n’en est rien; elles pourraient rire, crier, si leur éducation ne s’y opposait; leurs maisons sont en carton; est-ce une des causes de ccs silences relatifs?Peut-être 1 Tout bruit s’entend d’une pièce à l’autre.Elles savent qu’elles ne sont rien qu’un instrument de la vie, elles remplissent leur rôle comme un rôle, non comme un état social.On leur apprend à être gracieuses, elles le sont avec tous.Un rigoureux protocole les astreint à une foule d’usages qu’elles garderont toute leur vie.Elles n’ont ni spontanéité, ni personnalité, elles sont dominées toujours.Elles sont ce que veulent les esprits autour d’elles et ¦dont on leur parle constamment, car tout entretient le culte des ancêtres.Pour eux, tout est fait.I.es vivants sont comme les plantes, les fleurs, destinés à vivre avec les esprits; les uns se servent des autres pour témoigner de leur respect, de leurs souvenances.Les-petites filles restent convaincues de leur insignifiance à l’égard, de l’uni vers; elles sont de petits instruments, c’est tout; elles s’en rendent compte et disent ingénument parfois: “Quand je serai un être”; et si nous les poussons à s’expliquer, elles disent que leur personnalité, ne commence que dans la mort.Elles dépendent de tous, des gens et des choses, dans lesquelles elles reconnaissent la pensée des morts.Comme les enfants de Sparte, elles témoignent une vénération à la vieillesse qui est poussée très loin.Sans connaître un vieillard qui passe, elles saluent profondément et cherchent à lui venir en aide s’il en a besoin.Par de menus gestes, elles indiquent au moins la volonté qu’elles ont de servir.L’étranger remercie d’un geste aussi, car Je.s visages sont restés immuables.Elles poussent le respect dû aux parents au delà de tout ce que nous pouvons rêver.Les parents son! des êtres ayant tout pouvoir et à qui Ton doit tout, ils doivent partir pour un autre monde bientôt, il faut que de leur vivant ils nient un avant-goût, de la fidélité respectueuse qui leur sera donnée après la mort.Nulle part plus que chez les Japonais, le culte de la patrie n’est développé do si intense façon; il n’y «Kde comparable, et qui le soit autant, que celui de la famille.En somme leur vertu dominante serait l'abnégation d’eux-mêmes.Les femmes ont cette vertu poussée nu paroxysme et tente leur éducation tend à la faire illimitée.OOMTESSB DE -CUSTINE.Pour beaucoup parmi les anciens, la voix était le miroir de l’âme, le divin Platon convaincu de cette communion avait coutume de dire à ceux qu’il voyait pour la première fois: “Parle-moi afin que je te connaisse.” Cette habitude de juger du caractère sur la voix s’explique assez aisément: la voix prend l’intonation qui donne à la parole le véritable sens de la pensée.Or, si le même sentiment, la même passion se reproduisent souvent, la même intonation se reproduit donc, et la voix, fréquemment rappelée dans les mêmes cordes, contractera l’habitude d’y revenir même quand la passion n’existera pas.C’est ainsi qu’il y a des voix gaies et des voix gémissantes; des voix caressantes et des voix dures, des voix conciliantes et des voix agressives, des voix autoritaires et des voix soumises.Si vous avez l’oreille fine et bien exercée, vous saisirez la note dominante d’une voix même si elle est voilée sous les accompagnements jugés nécessaires.Je suis de Tavis du divin Platon: “Parle-moi afin que je te dise si tu es aimable”, et rarement je me trompe.Je n’ose dire jamais, vous ririez de moi.et pourtant, je ne nie trompe pas.HELENE.-4r- 'Est paru:— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN-tVENTE AU DEVOIR Réflexions sur V éducation de la volonté Paire 1’education de la volonté se résume à modifier les tendance.» naturelles quand elles sont mauvaises et à créer en nous des habitudes pour le bien.L’éducation do la volonté se ramène donc à l’art de gouverner les habitudes.Un psychologue anglais M.William James a donné en quelques maximes des conseils très pratiques et qu’il faut résumer.Le premier est que pour perdre une habitude, il faut rompre brusquement avec elle et ne pas souffrir d’exceptions jusqu’à ce qu'on soit corrigé.Beaucoup s’imaginent à tort qu’on peut faire la part du feu et eommeu- 7*ti Cincinnati.22 fi 710 Chicago.15 14 .517 Pittsburg.12 It tfi2 Philadelphie.11 15 423 St-Louis .'.13 20 394 Boston.Il 19 3fi7 Brooklyn.9 1S 333 Le publie montréalais sera servi à souhait par le meeting de courses qui commencera le premier juin prochain à la piste de Blue Bonnets.Un grand intérêt est aujourd’hui manifesté à l’endroit du eircuit canadien qui est à proprement parler le plus important d’Amérique.Les éleveurs Américains qui se faisait une gloire de triompher facilement sur nos hippodromes il y a quelques années, ont perdu cette belle assurance en face des progrès énormes accomplis par les nôtres dans la science de l’élevage ; il doivent par conséquent aligner aujourd’hui leurs rejetons les mieux qualifiés pour tenir tête aux porte-couleurs des grandes écuries canadiennes.Quoique la plus jeune du Circuit Canadien.la piste de Blue Bonnets en est sans contredit le plus beau monument.Bâtie à grand frais par un groupe de turfmen Canadiens et Américains, qui visent beaucoup plus à faire bénéficier l'élevage de la mise en piste des coureurs qu'à retirer des profits pécuniaires de cette entreprise, le grand hippodrome montréalais est reconnu aujourd’hui comme le l.ongehamp canadien.Sa popularité est étendue à tout le Canada et aux Etats-Unis.Nous en ! avons actuellement une preuve évidente.Des v|x cents stalles disponibles ! pour Tétablement des chevaux, cinq j cents ont déjà été retenues pour le meeting qui s’ouvrira le premier juin.Tes events ouverts aux doux ans sont assurément ceux qui fourniront le plus d’intérêt, et comme les Canadiens possèdent actuellement les meilleurs chevaux de cette catégorie, il est certain que leurs couleurs flotteront de l'avant dans les prochaines épreuves.L’é-ourie Davies promet de se distinguer spécialement, sous ce rapport.La coupe présentée par le due de Connaught est arrivée à Montréal.C’est, un morceau superbe d’orfèvrerie qui fera envie à tous les turfmen plus désireux de gloire que d’argent.Ouverte au concours entre les chevaux élevés au Canada et anpartenant ù des éleveurs canadiens.elle sera sûrement stimulant pour l’élevage.Les turfmen d’Ontario chercheront sj possible a enlever ce beau trophée à leurs rivaux de Québec.car ils semblent beaucoup apprécier l’honneur de décrocher ce trophée pour In première fois.Cette course pour la coupe du Due de Connaught aura lieu le S juin, jour de clôture do la réunion du printemps.Avis aux Amateurs de Baseball et de Crosse Si vous désirez savoir les dates des parties de crosse et de baseball tout ce que vous avez à faire, c'est d'écrire au rédacteur du sport au “Devoir" en incluant un timbre d'un sou ainsi que le coupon ci-dessous et vous recevrez une carte indiqurnt les dates des parties de Nseball du club Montréal, de la ligue Internationale, à Montrée, et à l'étranger, ainsi que l'échelle des parties de crosse du "Big Four" et de la N, L.U.Ces cartes sont en carton, avec un encadrement en métal, et peuvent être mises dans une poche de veste.Tous les amateurs voudront s’en procurer une.Ecrivez dès maintenant car elles sont prêtes pour la livraison.IMPORTANT Toute demande devra être accompagnée du coupon ci-dessous avec votre nom et votre adresse.D.I COUP ON Ce coupon, accompagné d'un timbre d’un sou, donne droit à une carte indiquant les dates des parties de crosse du Big Four et de la N.L.U„ ainsi que les parties de baseball du club Montréal de la ligue Internationale, à Montréal et à l’étranger.NOM ADRESSE Après avoir pu i'avantagn dans les six premières reprises, les Royals ont été défaits hier après-midi par les Providence, par un score de 7 à (i, dans une joute de dix reprises.Burke avaient tenu les Grays en échec dans les six premières reprises, et rien n’indiquait un tel dénouement.Mais que serait le baseball, sans cette incertitude quant au résultat final ?Le jeu y gagne tout son attrait.Malheureusement pour nos équipiers le sort ne leur fut pas favorable dans les dix périodes que dura la joute d'hier.La reprise de malheur, comment a par un coup simple de Koch et une passe à Rcmneas.McDermott vint alors au bat et frappa dans la rue Stc-Cathcri-ne.Ce coup de “maître” ou “de chance” nettoya les buts.Atz prit ensuite “son premier” sur un mauvais lancé de II art man.Lathers frappa ensuite un coup simple et avança Atz “au deuxième”.Filly Lush remplaça alors Burke par Taylor, mais Dummy ne put arrêter le ralliement des Grays.Les couples simples successifs de Drake et de Gillipsie firent entrer Atz et Lathers.et les chances se trouvèrent à l’avantage des hommes de Ered Lake.Le club local égalisa le score à la huitième reprise et les périodes régu-lièi-es se terminèrent avec les deux-clubs à égalité.T,a période, supplémentaire ajouta à la deveine du local, quand Drake, des Grays, frappa le deuxième home run de l’après-midi, et battait nos Royals par un score de 7 à 6.Y oici le score détaillé de la partie : MONTREAL A.B.R.H.R.O.A.E.Demmitt, l.f.’5 1 1 5 0 0 Yeager, 3b.>.4 Ü 0 1 1 0 Hanford r.f.5 0 2 2 0 0 Gandil, ib.4 0 0 10 2 0 Russell, c.f.3 2 1 1 0 0 î’urtell, 2b .3 2 2 2 5 0 Hartman s.s.3 1 0 3 5 2 Roth, c.5 0 3 5 1 0 Burke, p.3 0 0 0 3 0 Taylor, p.0 0 0 0 0 0 Averette, p.0 0 0 0 1 1 ( a ) Irving .1 0 0 0 0 0 (b) Nattress .0 0 0 0 0 0 (c) Angermicr .1 0 0 0 fl 0 37 0 9 30 18 3 PROYIDENT'E A.B.R.H.P,O.A.E.McDermott, 3b.5 13 11 0 Atz.2b.3 I 0 2 3 1 Lathers, 1b.5 I 1 9 0 0 Elston, r.f.1 0 1 1 0 1 Drake, c.f.5 1 2 4 0 0 Gillespie, l.f.I 1 12 1 I Rock, s.s.4 1 3 1 1 0 Schmidt, c.5 1 2 7 0 0 Rcmneas.p.3 0 0 0 2 1 Bailey, p.1 0 0 0 1 0 39 7 13 30 V 4 (a) A frappé pour Taylor à la Se, (b) a frappé pour Russell à la 10e.(cl a frappé pour Averette à la 10c.Score par reprise : Providence .0100005001—7 13 4 Montréal.0211010100—6 9 3 SOMM URE Home runs: McDermott, Drake; buts volés: Gandil.Purtell, Roth; sacrifices: Atz 2, Yeager, Purtell; jeux doubles: Hartmann à Purtell à Gandil 2; laissés sur les buts: Alontréal 8, Providence 8 ; Buts sur balles : de Rurkr 5.de Rcmneas 1, de Bailey I, rôtîtes au bâton par Rurke 3, par Averette I, par Rcmneas 3, par Bailey 4 ; frappés par le lanceur: Russell, Gandil, Naftress.Temps- 2.10.Arbitres Byron et Millan.Assistance - 600.Ij*>s preneurs ont joué gros jeu sur les favoris dans les courses d’hier apr s-midi au Parc Ih lorimier et leur confiance a été récompensée par des gains car les premiers choix quoique Joues à une cote très serrée et malgré, le parcours très lourd Je la piste se sont bien comportés.Irish Town fut, à proprement parier, le seul second choix qui sc soit classé en tête de son champ, quand il battit le favori C'alypte, dans la troisième épreuve.St.Av ano marqua le début heureux dos favoris quand ü pas.^a premier devant I See It dans la première course.Izo vainqueur paierait avec son compagnon d’écurie Molly Mason, #a 1 pour 2 avant le départ, 1 see It lui fit, une lutte contesiée pendant la majeure partie du parcours, et ce n est qu'à la fin «e l’épreuve que St.Avan > put s’assurer la victoire.La deuxième course revint à un autre favori bien joué quand Cloak à M.J.C.Wagner distança son champ et gagna facilement par six longueurs.Ala Marchmont, un second choix très bien supporté a défait bong of Rocks pour la deuxième place.Irish Town, un second choix tris bien joué à 7 pour 1 ramena la joie dans le camp des preneurs d’outsiders quand il battit le favori C’alypte, à M.Pat Delaney.Ce dernier cheval prit les devants au démarrage mais ne put soutenir son allure.Irish Town qui s’était bien rapproché le dépassa à la ligne droite et le battit par une tête sous le fil.Mon ami.qui avait été fortement joué, fut laissé parmi les “also ran.” Paul Davis s’adjugea la quatrième course alors que les paris éatient au pair sur scs chanres.Chilton Trance, Upright et Yelsini vriomphkrent dans les trois dernières courses à des prix de favoris.Voici les résultats des épreuves : Premiere course, bourse 8250, 4 1-2 j furlongs 1er, St.Avan j, Mentry, [ 115, 1 à 2; 2e, 1 See It, C.Akers, j 107, 5 à 1, au pair, 1 à 2 ; 3e,Don’t 1 Forget, Griffin.110, 10 à 1, 2 1-2 à il, au pair.Temps : 1 minute.Our Duchess, Casanova.Old Gibraltar,Wol-i ly Mason ont aussi couru.lème course, $200, 5 furlongs : 1er Cloak, Carroll, 95, 3 à 2, 3 à 5, 1 à 3 ; 2e, Ala Marchmont, Williams.102, 3 à 2, l à 2 ; 3e, .Song of Rocks, Dennison, 107, 1 à 1, 2 à 1, 2 à 3.Temps : 1.00 1-5.Judge Snocï, Doctor Walz, H.M.Sabath, Tittle Marian, Eveline Dorris ont aussi couru.Troisième course, 8250, 5 furlongs: iler, Irish Town, Chappell, 99, 7 à 1.12 à 1, au pair ; 2e, Calvpte, Giron-Ida.109.4 à 1, 2 à I.‘4 à 5 ; 3e.| Elizabeth 0., Whatley, 109, 5 à 1, 2 !à 1.Temps : 1.00 4-5.Johnny Mise, .Rusticana, Henry Crosscaddin, Oal.ley.'Mon Ami ont aussi couru.J lème course, 5 furlongs : ler,Patil I Davis, Burns, 111, 2 à 5; 2e, Sir | Mincemeat.Warrington, 111.3 à 1, 1 à 2 ; 3e, Nonkcheta, Whatley, 111,20 à I, 8 à 1, 4 à 1.Temps : 101 2-5.( Kironi, Pursuin', Pony Girl, Alice Sally Sabage ont aussi couru.Sème course, 6 1-2 furlongs : 1er, Chilton Trance, Carroll, 107, 2 à 3 ; i 2e, Defy, William, 102, 2 à 1, 2 à 5.1 à 3 : Je.Mamita, Dennison, 107, 8 à 1.3 à 1 et 3 à 2.Temps: 1.28 2-5.Jim Ray, Grance Mr., Dipper et Penang ont aussi couru.Orme course.5 1-2 furlongs 1er, Upright, C.Akers,, 104, 3 à 1 ; 2e, Fanchette.Dryer, 98, 3 à 1 ; 3e,May Bride, Hipbrave, 105, 4 à 1, 6 à 5.Temps ; 1.15.Temmeraire, Chippe- wayan et Montcalm ont aussi couru.7ème course, 7 furlongs : 1er, Yel-sini ; 2e, Semi-Quaver ; 3e, Heretic.Courses au galop pour Valleyfield DES CAPITALISTES DE MONTREAL ONT ACHETE LE TERRAIN DE L'EXPOSITION ET DONNERONT DEUX MEETINGS CET ETE.Valleyfield, 23.— A'allcylficld aura des courses au galop cette saison.Un syndicat de capitalistes de Montréal vient d’acheter le terrain de l’exposition et donnera deux meetings là oct été.Le premier aura lieu du 15 au 22 juin.Des trains spéciaux partant de Montréal, transporteront le public au nouveau champ de courses en 50 minutes.Dernièrement les membres du syndicat ont fait le voyage en 49 minutes.L’on aura près de deux cents chevaux pour le premier meeting.Les coursiers qui sont maintenant au Pare Delorimier et une foule d’autres prendront part au prochain meeting de \ alleyfield.La piste a un demi-mille et se trouve dans un joli endroit.L’équipe de baseball de l’Université Laval jouera à St-Laurent Le club de baseball de P Université Laval, complètement organisé.commencera sa saison régulière en allant rencontrer l’équipe du Collège St-Lau-rent, dimanche le 2 juin.il aimerait à arranger des parties avec les clubs St-Jean, Chambly, Ma-rieville, St-Jérômo, Drummondville, Shawinigan.Joliette, Terrebonne, et tout autre bon club amateurs de la province.Pour toutes informations s'adresser à Yvon Laurier, président, S08 St-Hubert.Kst para:— “A BOUT PORTANT” do Nap.Tollicr Lu vol.franco.27ets EN VENTE AU DEVOIR AUTRES PARTIES Première partir : Rochester.000002002—i 10 3 Baltimore >.000200010—3 6 2 Joncs et Jarklitsoh ; Smith, Frock, Danforth, Dygert et Bergen.Deuxième partie Rochester .003000000 3 7 5 Baltimore.200100110 5 8 1 Holmes.Wilhelm et Blair ; Dygert et Payne.Buffalo.031-010001 5 a Ccrsey City .010120000 7 111 Jameson.Baxter et Sehang ; Mason Frill.Mellnle et Wells.Newark.200000001-3 9 2 Toronto .K-A31000 x 7 10 T Batteries Dent et Smith ; Bach- man et Fischer.Arbitres — Guthrie et Doyle.POSITION DES CLUBS E.P.P.C.Rochester .17 ’10 630 Jersey City 17 10 630 Baltimore .12 12 500 Buffalo.500 Toronto .500 Montréal , .417 Providence .409 Newark .9 15 375 Est paru:— ‘‘A BOUT PORTANT” de Nnp.Tcllier Le vol.franco.27cts EN VENTE AU DEVOIR Le Viger A.A.A.à la pratique Le è iger A.A.A,, sous la.gérance de (L NoJet, aura sa première et grande pratique vendredi après-midi au Parc Lafontaine, alors que G.Nolet alignera son équipe régulière et cdlle appelée “Yathiean”.G.Nolet a fait l'acquisition de trois nouveaux lanceurs qu'il mettra à l’essai vendredi, et nul doute qu’avec Bernard dans la boite, le gérant Nolet ne sera pas pris au dépourvu.Il a aussi engagé plusieurs bons joueurs de champ.Le gerant Nolet est en pourparlers avec Bernard du Voltigeur, on espère sous peu avoir sa signature.Nul doute qu’avec une grande pratique comme celle de demain, le A’iger A.A.A.sera en forme pour son ouverture qui aura lieu le 2 juin 1912.Les clubs d'en dehors de la ville qui aimeraient à arranger des parties avec le Vigor A.A.A.devra bien adresser leurs demandes à G.Nolet, 362 Berri.Aux amateurs de “ Sport ” La rencontre de demain soir M.BOURQUE SERA PROBABLEMENT L’ARBITRE DE LA RENCONTRE SAINT-LOUIS MONTFERRAND AU READOSCOPE.Seulement qu’une journée nous sé-“pnre de la grande lutte, que désirait le publie depuis longtemps.Armand St-Louis, champion du monde à llô Ibs, rencontrera au Reados-copc, coin Letourneau et Notre-Dame, Maisonneuve, vendredi soir, fête de la reine, Joe Montferrand, lutteur bien connu, à 130 Ibs, dans une lutte 2 dans 3 à finir, pour un enjeu de $200 et, un bénéfice dans les recettes.On sait qu’une grande rivalité existe entre les deux hommes et ils pourront satisfaire leur haine publiquement vendredi soir.C’est M.Wilfrid Lapointe, le sportsman bien connu de la partie Est, qui a réussi à faire signer le contrat au deux hommes, les conditions étant que la prise d’orteils est défendue pour la première chute, et permise aux deux dernières et il nous assure aussi, que les règles de la lutte seront observées à la lettre.Il est tout probable que M.Bourque sera arbitre, et aussi Jean-Louis Pineau, sportsman bien connu de l’Ouest canadien, présidera à cette rencontre.Il y aura aussi deux bonnes luttes préliminaires qui vaudront la peine d’être vues ; la première entre Joe Frisco et K id Dionne, à 125 livres, 2 dans 3 à finir.Si l’Italien Frisco bat son adversaire, son défi lancé à Armand St-Louis, il y a quelques temps sera accepté.La deuxième rencontre mettra aux prises Thomas Baine et John Simard, deux dans trois, limitée à une demi-heure.Rendez-vous en foule demain soir, au Readoscope.Dans la N.L.U.TOUT EST PRET POUR L’OUVER-TI RE QUI AURA LIEU DEMAIN APRES-MIDI.— MONTREAL VS SHAM ROCK.Adressez-vous à Monsieur A.E.Bré-gent, le marchand si connu d’articles de Sport” de la rue 8'tc Catherine Est.A titre gracieux, i! vous offrira une jolie petite carte, qui miillement encombrante et bien calme se coulera dans votre gousset et sera toujours heu.reuse de vous donner avec précision tous les renseignements désirables sur les ligues de Base-Bail Internationale et.de Crosse Dominion et Nationale.Ce nombre de cartes étant forcément limité, amateurs, adressez-vous sans retard au No 192 Stc-Cntherine Est.Quelques changements chez les Téeumsehs Quelques changements faits par la direction du club de crosse Teeumsch dans l'alignement, de son équipe, a apporté les quelques modifications qui suivent dnns Tordre oc numérotage de scs équipiers : I.Kinsman ; 2, Green ; 3, Vcamait; 4, Graydon ; 5, McKenzie ; 6e.Rountree ; 7, Felker': 8, Gormon ; 10, D, Smith ; 11, Durkin ; 12, W.Hop» .13 Rowland ; 14, Collins ; 15, Hiltz ; 16, Querrie ; 17, Kletoher ; 18.Mur-ton ; 10, T.Gorman ; 20, êr Shea, Quoique les arbitres pour la joute do crosse de déniait: entre les clubs Alontréal et Shamrock, au terrain de la M.A.A.A., ne soient pas encore choisis, tout le reste est prêt pour l’ouverture de la saison de la X.L.U.Les clubs Montréal et Shamrock ont eu une grande pratique, hier soir, sur leur terrain respectif, et en dépit de la pluie, les équipes au complet ont, pratiqué durant une heure.Les joueurs qui s’aligneront eontre les Shamrocks demain, ne sont pas encore choisis, mais il est tout probable que le Shamrock alignera les hommes suivants : buts, Vallières ; point, Barry ; rouvert, Doran ; défenses, Tobin, Allman et Colligan ; centre.Im-ric ; attaques, McCarthy, Angus, “Morgy” Quinn; extérieur, McIntyre; intérieur, Allard.1 hnque club aura 13 hommes sur le terrain demain après-midi, car l'amendement adopté à la réunion annuelle de la ligue, le “Field Captain” sera à son poste pour diriger ses joueurs.Il est à peu près certain que Paddy Brennan remplira cette position poulies Irlandais et Ernie Hamilton conduira le jeu pour les joueurs de West-mount.f.e club Montréal a fait parvenir au président Murphy la liste de ses joueurs, qui sont h-s suivants : A.Ashton, Geo.Fiulayson.F.Ho gan, J.Lnyden, T.Neville, J.J.Ro biuson, U.D.MeKerrow-, J.Milloy, A A spell, A.Fisher, F.Jarrctt, M.Lay den, -I.O’Knne.D.Thompson.R.Fin layson, T.McNamara, J ns.Walsh, I) Brady,
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