Le devoir, 24 mai 1912, vendredi 24 mai 1912
1 V %» K kj I -1 * TROISIEME ANNEE—No.122 MOP^TREAL.VENDREDI 24 MAI.1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA BT ETATS-UNIS .» .$3.00 ONION POSTALE .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA $1.00 ETATS-UNIS .» * » » .• - $1.50 ONION POSTALE » m-m-m m*m > » $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration! 7la RUn INT-JACXJUES k ^ ^ ^ E AL.TELEPHOi V : ADMINIST.% ON: Mais 7461 REDACTIO» 5^ ûn 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LES VIEILLES INSTITUTRICES Nous avons promis de revenir sur le sujet, nous tenons paroi*.Les élections générales sont assez loin, espérons-nous, pour qu’on ne puisse pas nous accuser de faire simplement du capital politique.Ce n’est pas d’hier que la situation où sont réduites les vieilles institutrices préoccupe notre journal.Dès la fin de 1910, nous/signalions les pensions extrêmement modiques faites aux institutrices.en retraite, et nous réclamions du gouvernement provincial une action.protectrice.Nous prouvions que certaines institutrices avaient dû, l’année précédente, se contenter d’une pitance annuelle de vingt, dix-huit, dix-sept et même dix piastres; nous démontrions que la loi de 1909, qui augmentait de 50 p.c.la somme des pensions, laisserait encore un.très grand nombre des pensionnaires dans un état lamentable, et nous réclamions un minimum de pension.Nous nous adressions au gouvernement provincial parce qu’il est le seul qui ait le droit d’agir en cette matière.Les municipalités scolaires ne peuvent s’occuper que des institutrices en activité de service; celles que l’âge ou leur santé contraignent d’abandonner la carrière, n’ont de recours qu’auprès du pouvoir politique.Notre demande de 1910 fut vivement combattue par l’un des principaux organes du gouvernement, au nom de nous ne savons plus quelle théorie économique; mais les ministres eux-mêmes sentirent que la situation ne pouvait durer, et, à la session suivante, ils firent inscrire dans la loi le texte suivant; “La pension de tout fonctionnaire de l’enseignement primaire ne doit être, dans aucun cas, inferieure à $75.” Cette disposition nouvelle n’est entrée en vigueur que le 1er juillet 1911, de sorte que le dernier rapport du surintendant de l’instruction publique nous donne encore sa lamentable et coutumière théorie: Nous y voyons que telle ancienne institutrice de 52 ans a reçu, pour l’année scolaire terminée le 30 juin 1911, l’énorme somme de $21.56, que telle autre, qui est âgée de 56 ans, a eu la joie d’encaisser le fabuleux montant de $17.34; que telle autre encore, qui a 64 ans, recevait $16.71, qu’une quatrième, âgée de 73 ans, a dû se contenter de $13.20.On ne supposera pas qu’elles aient fait, sur de pareilles pensions, de très larges économies! Et nous posons simplement la question à tous les gens de bonne foi qui savent ce que peut être aujourd’hui la vie d’un* femme qui a passé les soixante ans, et qui a donné à l’enseignement vingt ou trente ans de sa vie: Croient-ils que ce minimum de $75 soit suffisant?Croient-ils qu’il est digne de la province de Québec et de la reconnaissance que nous devons aux humbles et aux dévouées qui ont appris à lire et à écrire à la plupart d’entre nous?Les hommes politiques trouvent mauvais que certaines municipalités scolaires accordent aux institutrices actuellement en activité un traitement inférieur; ils ont établi tout un système de primes pour assurer l’augmentation graduelle des salaires, et ils ont bien fait; ils garantissent ainsi aux jeunes institutrices non seulement des conditions plus avantageuses dans le présent, mais un avenir meilleur, parce que le taux de la pension est proportionnel au traitement annuel.Pourrpioi ne pas faire un autre beau geste?Pourquoi ne pas fixer un minimum de pension qui protège efficacement contre la misère celles qui ont épuisé leur vie au service de la nation?La province est riche, nous dit-on, elle traverse uhe heure de large prospérité.Elle a le droit et le devoir d’être généreuse; elle a le devoir surtout d’acquitter ses dettes.EHern’ema guère de plus pressante et de plus sacrée que celle qu’onl contractée, envers les institutrices d’hier, les citoyens d’aujourd’hui.Orner HEROUX.Commerce et transport LOUABLE INITIATIVE L’initiative que M.Foster vient de prendre mérite certainement la plus sérieuse attention de tous les hommes d’affaires.Elle témoigne d’une bonne volonté et d’un> sincère désir de promouvoir le commerce canadien.Jusqu’ici le ministère du .commerce a été considéré plutôt comme un bureau d’importance secondaire.M.Foster entend proùver qu’il peut être extrêmement utile, si les hommes d’affaires veulent lui prêter leur concours, étudier avec lui les meilleurs moyens d’activer l’échange des produits et de conserver aux voies nationales leur part légitime du transport.Ce sont les deux points sur lesquels M.Foster insiste principalement.Que manque-t-il aux ports canadiens pour acquérir ou conserver leur avantage sur les ports américains, et pourquoi la disproportion est-elle si grande entre nos importations et nos exportations.Et M.Foster pose la question très franchement.Le gouvernement, dit-il, ne saurait tout faire, mais il peut, une fois les points faibles connus, y remédier dans une large mesure.Seulement pour y remédier efficacement, il faut qu’il procède d’après des données sûres et il lui est impossible de recueillir ces renseignements tout seul.La coopération des hommes que leurs occupations tiennent en con-lact journalier avec le mouvement de la production, de la consommation et de l'expédition lui est nécessaire.Il l’invite, il la sollicite comme une faveur, on ne saurait la lui refuser.Les membres du Board of Trade ft de la Chambre de Commerce ont paru enchantés de la démarche du ministre et le ministre lui-même a semblé satisfait de l’intérêt manifesté par les membres présents.Souhaitons qu’on n’en reste pas là.M.Foster est un tenace qui a l’habitude de poursuivre sans relâche le but qu’il veut atteindre.Celui qu’il se propose est en outre du domaine de sa compétence.Nul plus que lui ne s’est occupé des questions financières et commer-tiales, et son expérience sera d’un précieux avantage aux hommes qu’il invite à travailler avec lui.Par exemple, il indique déjà l’une des causes probables de l’énorme différence entre nos importations et nos exportations :1a consommation locale nous demande assez pour nous tenir suffisamment occupés, disent certains industriels et commerçants.Mais il montre aussi le danger de cet état d’esprit: pendant que nos gens concentrent toute leur attention sur le marché canadien, d’autres prennent toute la place dont ils pourraient gagner une partie sur les marches étrangers.Quant aux facilités de transport, elles ne sont pas moins importantes tant au point de vue de l’importation que de l’exportation.Tout ce qui passe par les Etats-Unis pour entrer ou sortir du Canada est autant de perdu pour la classe ouvrière, sans compter que le Irans port par voie américaine doit favoriser le commerce américain au détriment du commerce canadien.Une étude attentive et fouillée de tous ces courants et de leurs effets sur l’industrie et le commerce canadiens ne peut donc qu’être aussi intéressante qu’utile, et d’autant plus utile que M.Foster s’engage à faire l’impossible pour éliminer les causes qui détournent le transport et pour stimuler aussi la production destinée à l’exportation.Si le port de Montréal n’est pas encore suffisamment outillé, dit-il, nous y verrons ,et si les assurances maritimes sont trop exigentes, nous chercherons nn autre moyen d’en libérer les compagnies de navigation.M.Foster n’a pas parlé de la nationalisation de nos ports, mais M.Gear y a fait allusion, et il faudra en venir là.Elle a déjà été recommandée par la commission de trans port de 1903 et M.Borden lui-même s’est prononcé en faveur du principe.Et ce sera peut-être Tune des solutions que hâtera la coopération des Chambres de Commerce et du ministre du Commerce si cette roopération se fait dans l’esprit qui semble inspirer M.Foster.JEAN DUMONT.Le Parler Français au Manitoba UNE BELLE CAMPAGNE Nous avons eu le plaisir de rencontrer, ces jours-ci, l’un de nos amis du Manitoba qui nous a donné les détails les plus intéressants sur la campagne poursuivie dans cette province en faveur du congrès de la langue française.Des représentants du comité régional ont fait le tour des paroisses et successivement visité Saint-Charles, Saint-Norbert, Saint-Jean-Baptiste, Letcllier, Somerset, Ma-riapolis, Sainte-Anne, etc.Partout ils ont dit les raisons profondes du congrès et l’importance de la question française.Chaque paroisse française du Ma nitoba sera représentée au congrès par un délégué.La souscription atteindra $1,200 à $1,500.BILLET DU SOIR A LA CAMPAGNE L’été s’en vient.Par les longues soirées d'hiver, autour de la table où les journaux s'empilent, les familles à l’aise, réunies ,ont établi l’endroit de la villégiature prochaine.Les unes s'en iront dans le nord, où les montagnes enveloppées de pins, de sapins et d’érables se mirent au clair miroir des lacs perdus entre des rives semées de villas près desquelles, sur le sable fin, des canots s’allongent.D'autres non loin de la ville, s’ins talleront au bord des rivières claires et qui cheminent entre les prairies vertes où le trèfle épanouira demain ses humbles bouquets parfumés.Près de la berge aux douces déclivités, des chalets abriteront, par les fins d’après-midis, le père, le fils et les frères, revenus de la ville, empressés à dépouiller le veston de travail pour se sentir vite rafraichis sous les amples vêtements de flanelle souple.Des balles de tennis voltigeront, frappées par des raquettes vives; des jeunes filles agiles, en jupes blanches, lutteront d'adresse à ce jeu, leur rire perlera dans le calme.Puis ce sera le repas rustique et gai, les dialogues d’amoureux sous les ramures feuillues, où des rayons de lune répandront comme une impalpable cendre bleuâtre.Et, lointain, l'appel triste des petites grenouilles vertes se mêlera par intervalle aux aboiements des chiens errants dans les routes et les taillis.D’autres encore, loin des villes, habiteront pendant deux ou trois mois au bord de la mer vaste.Dès le point du jour, le bruit confus des flots, entré par les croisées ouvertes, les éveillera, les bercera en une molle rêverie, un temps, puis les rendormira, tandis que l’aube lumineuse jettera des roses à la cime des flots et des caps et dorera les champs humides de rosée, qui dévalent vers les grèves où des goélands s’ébattront et déploieront leurs blanches ailes lentes.Et, dans la matinée, ce sera, sur le sable et les rochers de la plage, baignée de soleil, l’heure de flânerie exquise; le vent venu du large et chargé de sel fouettera les épidermes, gonflera les poumons, hâlera les joues et les mains.A l'heure dri bain, des groupes joyeux et bruyants affronteront le choc des vagues aux volutes vertes ou bleues et transparentes, dont le froid “coupe” les jambes encore inhabituées A la température de l’eau salée.L’après-midi, des canots aviron-nés d’une main solide, des yachts aux voiles qui semblent d'argent, sous la lumière crue du soleil, danseront sur les flots; et des chants, faiblement, arriveront jusqu’à la grève semée d’enfants demi-nus et qui s’amuseront à faire des ricochets et à chercher des galets polis, sous l’oeil de bonnes attentives.Au loin, des goélettes fileront dans le courant, lentes, comme si la tiédeur de l’après-midi les avait endormies.Le ronflement des hélices viendra du large où passent les paquebots, au rivage bordé de bns-quef^.de sapins dont l'odeur balsamique se confond à l’âcre senteur des flots mourants et des varechs laissés par la marée sur le sable humide.* Et, le soir venu, tandis que s'affaibliront sur la mer calme les teintes multicolores et changeantes du couchant, encore attardées tout là-haut aux nuées effilochées dans le ciel, et qu’un pic élevé se dressera, seul, rose, parmi les montagnes violettes, là-bas, vers les (les, s’allumeront clignotants, les feux des phares tournants.Sur le quai, au long des grèves redevenues silencieuses, où l’on parle bas afin de mieux goûter le charme divin de.l’heure, qui passe, des couples s'attarderont à respirer l’air délicieusement frais et regarderont au-dessus des collines baignées d’ombre, apparaître et glisser, calme, à travers le ciel étoilé, la cymbale d’or de la lune mélancolique.PATRICE GRAND VILLE.Un nouveau livre M.Emile Miller publiera prochainement, pour le congrès de la langue française, nous assure-t-on, un ouvrage illustre de trois cents pages, intitulé: Terres et Peuplés du Canada.Ce livre contiendra une description du Canada et une histoire des peuples qui l’habitent.Il aura pour préface une étude de M.l’abbé Desrosiers, auteur de La Race Française en Amérique.M.Miller essaiera d’indiquer les notes caractéristiques des diffé^ rents groupes canadiens et l’influence sur les différents tempéraments ethniques, de notre climat et de notre sol.Les amateurs de choses canadiennes attendront avec un vif intérêt la publication de ce volume.La Langue française et le commerce FABRICANTS ET NEGOCIANTS DE PAPIER.La poste nous apportait, voici quelques jours, la lettre suivante: Mon cher Monsieur, Je suis un imprimeur qui m’intéresse beaucoup à la campagne que vous menez en faveur du français.Vous avez montré jusqu’ici la situation faite à noire langue dans deux branches de commerce, la confiserie et les articles de sport.Ne parlerez-vous pas un jour de la papeterie?J’ai voulu récemment étiqueter mes différentes espèces de papier.J’ai alors demandé leurs catalogues à mes fournisseurs de Montréal.Or, je n’ai pu en obtenir un seul en français.Ils étaient tous rédigés uniquement en anglais.N’est-ce pas là une situation vraiment intolérable?Vous trouverez ci-joint les pièces à l’appui de mes affirmations.Votre servi!eur dévoué, X.Et, en effet, j’ai là, sous les yeux, les catalogues des principaux fabricants et négociants de papier, de Montréal.l’eu de nos compatriotes exercent cette industrie.Ceux cependant qui s’y livrent ont un commerce prospère.Leur clientèle est surtout canadienne-fran-çaise.Il est telle maison, par exemple, où se fournissent la grande majorité de nos libraires et qu’encouragent tous nos collèges et nos couvents.Or cette maison exclut presque complètement de ses affaires la langue que parlent ordinairement ses propriétaires et ses clients.Elle a fait imprimer, il est vrai, quelques annonces en français, mais ses catalogues et ses cahiers d’échantillons ne sont rédigés qu’en anglais.Je viens de feuilleter quatre de ces cahiers: “Le “Earnscliffe linen bond”, le “Superfine linen record”, le “Colonial bond” et le “Crown linen.” Chaque page est ornée de la marque de commerce, complètement anglaise, de la compagnie.Chaque espèce de papier, et dans chaque espèce chaque couleur différente, porte un nom anglais.C’est le white wove, ou le azure laid, ou le golden rod, ou le corn, le pink, le blue, le buff, etc., Même anglomanie chez les autres maisons canadiennes-françaises.En voici une, importante elle aussi, dont le cahier d’échantillons est intitulé: “Maple leaf series”.Il ne contient pas un seul mot de français.Ses différentes espèces de papier s’appellent: le “Canadian white wove”, le “Laurentian pink”, le “Old India ivory”, le ‘fGovcrn-ment ledger”, etc., etc.Si ces mots n’avaient pas d’équivalent français, la conduite de nos fabricants et de nos négociants de papier serait encore excusable.Mais, pour ne donner que quelques exemples, vergé ne rend-il pas parfaitement laid, et toile linen?Quant aux noms des couleurs, inutile d’insister.Je suis allé voir mon brave imprimeur.Je tenais à lui serrer la main et à me renseigner davantage.Savez-vous, m’a-t-il dit, ce qui tue notre langue chez les hommes de ma classe?C’est précisément les grosses compagnies, françaises autant qu’anglaises, dont nous relevons.Ainsi, je suis obligé, pour me faire comprendre de mes employés, d’appeler le papier par le nom qu’il porte, de farcir par conséquent mes phrases de mots anglais.Ces mots là me reviennent plus tard sur les lèvres, dans mes conversations, hors de l’atelier.On s’étonnera ensuite que nos enfants n’apprennent pas au foyer une langue pure.” Cetle remarque confirme chez moi une conviction.Le mal dont nous souffrons origine des sphères élevées de la race.C’est dans l’industrie et le haut commerce cana-dien-français que se trouve le foyer de l’anglicisation.De là, elle gagne chaque partie de noire corps social.Les industriels contaminent les marchands, les marchands leurs acheteurs, les acheteurs leur famille.Toutes les classes sont atteintes.Moins résistants, les ouvriers et les enfants souffrent davantage.Il en est dui n’en reviendront jamais.Ce sont des forces perdues pour la race.Si noire diagnostic n’est pas erroné, une conclusion s’impose.Gagner à la cause du français ceux de nos compatriotes qui exercent dans le commerce et l’industrie quelque influence: telle est la tâche urgente.Aucune victoire ne saurait, à l’heure actuelle, servir plus efficacement ^cs intérêts que nops défections.PIERRE HOMIER.A une assemblée récente, un Anglais de haute culture disait que la race anglo-saxonne a toujours travaillé pour la liberté et la justice chez les peuples opprimés.Ceei sera encore plus vrai, quand l’Angleterre aura donné le home rule à l’Irlande et accordé certaines réformes aux Hindotfs dans leur pays même.NAPOLÉON AU CANADA UNE PAGE D’HISTOIRE Réclamations provinciales M.Taylor, ministre des Travaux Publics de la Colombie Anglaise, est en route pour Ottawa, où il rejoindra son chef M.McBride, à son retour d’Europe.Les ministres de la Colombie Anglaise viennent rarement dans l’Est pour rien; et, cette fois encore, leur but est d’obtenir compensation pour certains travaux d’intérêt général que la province a pa-yés*dans le passé.Leurs demandes sont au nombre de trois.Ils veulent d’abord le rembour-sement des sommes dépensées par la province pour la construction de quais.Si ces travaux sont réellement d’intérêt général, leur réclamation semble juste, car la construction des quais est bien du domaine fédéral.ils demandent aussi le remboursement de l’argent dépensé pour la protection des rives des eaux intérieures eontre le travail d’érosion et la crue des eaux.Ce sont sans doute les réclamations que la Colombie Anglaise fit valoir sans succès lors du rajustement des subventions aux provinces.Sans se prononcer sur leur mérite, M.Borden s’est engagé plusieurs fois à les remettre à l’étude, et c’est ce qui inspire confiance aux représentants de la Colombie Anglaise.Enfin, ils discuteront la subvention en perspective pour l’amélioration des chemins.Us prétendent qu’une subvention basée sur le chiffre de la population n’est pas juste pour la Colombie Anglaise, à cause du coût de construction dans cette province.L’accord sera plus difficile sur ce point, car si la Colombie Anglaise se trouve dans des conditions spéciales, elle n’est pas la seule; et les autres provinces —• quelques-unes au moins, — peuvent faire valoir les mêmes arguments avec autant de raison.J.D.Sur le Pont d’Avignon.Certaines gens semblent ignorer quoi qu’ils se prétendent instruits, le fait que la langue française est une des deux langues officielles du Canada.C’est ainsi que, ces jours-ci, disent des dépêches d’Ottawa, le magistrat O’Keefe aurait débouté une cause uniquement, parce que le plaignant, un Canadien-français, ne pouvait s’exprimer en anglais.11 voulut exposer sa cause dans sa langue, mais le magistrat aurait refusé de l’entendre, et l’aurait même condamné aux frais.C’est un peu raide.Si le Canadien-français ne pouvait bien s’exprimer en angles, ce n’était pas une raison pour refuser de lui rendre justice.Et si le magistrat, ignorant le français, a voulu, par son arrêt, manifester (pie le français n’a pas sa place devant les tribunaux du pays, il a agi étrangement; il aurait pu appeler un interprète.Cela se fait pour les Russes, les Italiens et les Juifs.Pourquoi cela ne se ferait-il pas pour un Canadien-français?WW» Le Star demande que l’on abolisse le patronage.Il a raison.A maintes reprises, nous avons fait de même.Mais si le patronage embarrasse les ministres et rend la vie intenable à de certains dé-, putés, il fait vivre bien des personnages, qui s’en prévalent pour faire les importants; et ils y trouvent leur bénéfice.Il faut abolir le patronage, soit; mais abolissons d’abord les entremetteurs, et, — pourquoi pas?— les souscripteurs anonymes aux fonds secrets des partis.Tant que ces gens vivront, le champignon du patronage grossira sur le terreau de tous les partis qui détiennent ou détiendront le pouvoir.• • • L’ancien premier ministre de France, M.Clémcnceau, vient de subir une grave opération.Il s’est fait, pour cela, transporter dans une maison de santé où il y a des religieuses.Scs amis radicaux lui ont objecté le caractère de l’établissement, et rappelé ses théories anti-cléricales.Il allait scandaliser les frères, lui ont-ils dit.Et M.Clemenceau a riposté: “Je m’en fiche! Je tiens à être bien soigné.” L’ancien premier ministre n’a-vait pas de ces soucis quand il proscrivait les religieuses de France.Il s’accorde aujourd’hui re qu’il refusa jadis à de pauvres diables, obligés, à cause de son geste, de s’hospitaliser dans dos laïques mal tenues.C’est la logique de la libre-pensée mauvaise.« • • Deux suffragettes, Mmes Punk-hurst et Lawrence, viennent d’être condamnées à neuf mois de prison, en Angleterre; elles avaient organisé, il y a quelques mois, une manifestation au cours de Inquclle, délibérément, et d’après des ordres reçus de ces deux directrices, des femmes brisèrent les vitrines de plusieurs boutiques, à Londres.Les deux coupables ont eu beau se réclamer des droits de la femme, il n’apparaît pas qu'ils leur permettent de défonrer les boutiques et de terrifier les marchands, rien que pour affirmer leur désir d’avoir le droit dejole.Si les suffragettes agissaient un peu plus sensément, leur musc progresserait peut-être.Mais l’hystérie et les crises de nervosité n’ont jamais avancé une cause véritablement bonne."e Yeülew, L'étude de M.J.E.Boy sur l'écho de l’épopée napoléonienne au Canada vient d’être publiée en brochure.Elle forme une plaquette de cinquante pages du format des “Mémoires de la Société Royale du Canada” dont l’auteur est membre depuis longtemps, et, si nous nous rappelons bien, l’un des anciens présidents.Ceux qui s’occupent d’histoire savent le soin que M.Roy met à découvrir tout ce (pii touche au sujet qu’il aborde.Son."Histoire de la Seigneurie de Lauzon” est, sous ce rap port, tout simplement prodigieuse.“Napoléon au Canada” est non moins intéressant.Ces cinquante pages ne contiennent pas un mot inutile.M.Roy a voulu nous donner une chronique fidèle du sentiment canadien à l’égard de Napoléon et ce sont les journaux, les pièces particulières, dont il a pu prendre connaissance, qu’il analyse ou laisse parler.En somme, nos gens, d’une façon générale, s’occupaient assez peu de Napoléon.A peine sortis de la guerre qui les avait épuisés ils pensaient plutôt à cultiver la terre et à établir leur famille.Et puis, les événements européens restaient ;dors si longtemps inconnus.Point de communications télégraphiques et les journaux si peu lus.La Gazette de Québec n’était peut-être pas reçue par un habitant sur trois cents.Même dans les villes on savait un, deux ou trois mois après les victoires ou les défailes de Tcm-percur.Seulement, dans les villes et surtout à Québec où la Gazelle de Québec commentait à sa façon les nouvelles que lui apportaient ses échan ges, l’opinion prenait partie et Napoléon fut plutôt malmené.M.Roy nous en donne maintes preuves.Celle-ci suffira sans doute: “Quant au titre auquel aspire Bonaparte, écrivait la Gazette, le 26 juillet 1804, tout noire désir est qu’il puisse y atteindre, soit par don ou autrement, et qu’il en jouisse durant un certain temps sans rivaux, avec toutes ses dignités.C’est un souhait que nous pouvons former par compassion pour les Français, car toute l’histoire, au moins toute l’histoirei moderne, montre qu’aucun tyran ne peut jamais être aussi cruel en son propre nom qu’en celui du peuple; mais notre motif est l’avantage général de voir le plus grand des imposteurs jeter bas le dernier de ses masques, et d’enseigner par plus d'une leçon aux dupes politiques du nouveau système, qu’après quinze années de massacre et de eonfiscalion, le nom même qu’ils désiraient ne leur est point accordé!” “Sous le manteau spécieux d’un patriotisme républicain cet hypocrite affecté s’est plongé dans des ruisseaux de sang jusqu’à ce qu'il ait atteint le sommet de son ambition.C’est en poursuivant cet objet si cher et toujours présent à son esprit qu’il a tâché de se défaire des personnages les plus augustes de France, afin de ne trouver aucun obstacle à scs projets outrés.La conspiration récente qui a fait tant de bruit dans tous les états civilisés, est peut-être un artifice qu’il a imaginé lui-même pour aveugler les esprits faibles et pusillanimes.L’espérance d’établir une lignée d’empereurs ou de rois dans la famille des Bonapartes lui a fait commettre des crimes dont le souvenir troublera à jamais son repos.Vaine et trompeuse espérance! Le peuple français a vu trop longtemps d’un oeil indifférent des cruautés horribles, mais le jour (les rétributions approche; et si la nation n’a pas renoncé à toute vertu héroïque, à tout sentiment d’honneur, ce dernier acte d’usurpation fera renaître un esprit de justice vengeresse, qui précipitera le tyran de son trône, et écrasera sa puissance et sa gloire.” La Gazette continua dans celte note, grossissant les échecs ou rapetissant les victoires de Napoléon sans trop provoquer d’acrimonies, mais en 1805 fut fondé le Mercury qui saisit l’occasion d’un projet d’impôt sur le commerce, refusé par la majorité de l’Assemblée pour soulever le cri de race.“Cette province, disait le Mercury.est déjà trop française pour une colonie britannique.que nous soyons en guerre ou en paix, il est essentiel que nous fassions tous nos efforts, par tous les moyens convenables, pour nous opposer à l’accroissement des Français et de leur influence.Après une possession de quarante-sept ans, il est juste que la province devienne anglaise.” Les excès du Mercury amenèrent la fondation du Canadien et du Courrier de Québec.Le Canadien s’occupa peu de définir son opinion sur le Bonapartisme, mais le Courrier de Québec, qui parut en 1807, publia une série d’articles pour démontrer que les Canadiens ne désiraient aucunement leur retour à la France.N'empêche que le fameux Craig crut nu feignit de croire que la souveraineté anglaise était en danger.Le 4 août 1808 il écrivait à lord Castlcreagh: “Dans le cas où nous aurions à combattre une armée française, nous n’avons pas de secours à attendre de cette province; au contraire, il sèrnit dangereux de mettre des armes entre les mains des habitants.Ils sont encore Fran- çais de coeur.Quoiqu’ils ne nienf pas les.avantages dont ils jouissent^ cependant, il n’y aurait pas cinquante voix dissidentes si la proposition leur était faite de retour-nÇr sous la domination française.L’opinion générale, ici, parmi les Anglais, est qu’ils joindraient même les Américains si leur armée était commandée par un officier français.En quoi R était formellement contredit par l’évêque anglican de Québec, qui écrivait la même année: “Le mépris que les Canadiens catholiques ressentent pour les Bos-tonnais (c’est ainsi qu’ils appellent les Américains) et la crainte qu’ils ont de voir leur pays annexé aux Etats-Unis, nous assurent de leur fidélité à l’Angleterre.” En dehors de la presse, la cause de Napoléon, au début du moins n’était pas plus populaire.Mgr Déliant rendit grâces à Dieu pour la victoire d’Aboukir et Mgr Plessis en fit le sujet d’un sermon dans la cathédrale de Québec.Elle fut célébrée aussi à Montréal, Trois-Rivières et Québec par des réunions publiques et des banquets, où l'inspiration des poctercaux se traduisit de différentes manières.M.Roy cite plusieurs de ces couplets à peu près tous modelés sur les chansons de tables,—Pour la fête du 10 janvier 1799,—Trois-Rivières : Le fumeux Bonaparté, En Egypte est arrivé: Mais qu’y pourra-t-il donc faire?Triste pays pour un corsaire Puisqu'il n’offre aucun butin; Puis à la fin.Scs troupes mourront de faim.Moi, je pense comme Grégoire, J’aime mieux boire (bis).D’un Canadien, au dîner du 31 décembre, 1798: 1 Amis, chantons des Anglais L’invincible Marine, Elle est k» soutien des Rois, Et des Jacobins français, La ruine, la ruine, la ruine.2 Quand aux rives d’Albion Pour assurer la flamme Howe fait souffler son canon I.ors la grande nation Se pâme, sc pâme, sc pâme.En 1805, nu théâtre de Société à Montréal, on jouait un vaudeville intitulé: “Los deux chasseurs.” La pièce se termine par le couplet qui suit : Un Corse vain de sa victoire.Jure d’envahir Albion; I! fait le partage d’avance Des trésors de la nation, Mais, s’il descend en Angleterre, On lui apprendra pour toujours A ne vendre la peau de l’ours, Qu’nprès l’avoir couché par terre.A Québec, au dîner annuel que donnaient chaque année les vétérans de la guerre de 1775, un poète d’occasion chanta des couplets qui peignent bien le sentiment populaire.Il suppose le cas, où Napoléon après s’ètre emparé de l’Angleterre, dirige sa flotte victorieuse vers l’Amérique : 4 Aussitôt les Anglais conquis, Il saisit leur marine, Vient tout droit à l’ilc d’Hayti, Pour punir Dessalines, D’avoir eu l'indiscrétion, La faridondon, la faridondon, De se faire Consul aussi, biribi, A la façon de barbari, mon ami.5 De là voyant les Canadiens, Peuple brave et fidèles, Comment! dit-il, ces foutus chiens, Ne sont donc point rebelles! Vile, soldats, vers eux cinglons, La faridondon, la faridondon, Il nous faut en tirer parti, biribi, A la façon de barbari, mon ami, 6 On pourra bien les attraper, Si l’on met pied à terre, Et afin de mieux les duper, Faisons leur bonne chère.De bons Français ils nous croiront, La faridondon, la faridondon, Ils verront en nous des amis, biribi, A la façon de barbari, mes amis.7 Comme ceux du Mississipi, J’ai dessein de les vendre, Le Congrès paira le prix.Que j’ai droit d’en attendre; Cependant à discrétion, La faridondon, la faridondon, Le pillag( nous esl permis, biribi, A la façon de barbari, mes amis, 8 Si c’est là du Consul Gaulois Le projet tyrannique 1 Le sang le plus pur des Français, Coule dans l’Amérique, F.es Canadiens sont des lurrons, La a faridondon, la faridondon, Qu’on ne mène tins, Dieu merci, biribi, A la façon de barbari, mon ami.Le sentiment .nnli napoléonien brissa cependant avec le temps et Us événements.“En 1799, dit M.Roy, nous avions truies les raisons du monde pour ebborrer Napoléon que l’on croyait être le continuateur de la Révolution, mais lorsque vint le Concordat, mais lorsque la religion ca- (Suite d la page 2) v LE DEVOIR, VENDREDI, 24 MAI 1912.Pour le Congrès de la Langue Française fKOIS ASSEMBLEES ONT ETE TE NUES DIMANCHE DERNIER, DANS LE DIOCESE DE SHER BROOKE PAR LES ABBES O.MARTIN ET O.E.BLANCHARD.Une chasse aux cambrioleurs à New-York LES POLICIERS SAUTENT DANS UNE AUTOMOBILE ET REUSSISSENT A CAPTURER DEUX JUIFS QUI VENAIENT DE PILLER UN MARCHAND DE PLUMES D’AUTRUCHES.Dimanche, à Garthby, à Disraeli et à Weedou, ont eu lieu des assemblées en faveur du Parler Français.Ces trois assemblées ont eu un grand succès et dans chacune de ces paroisses, l’église était remplie d’auditeurs attentifs et intéressés.A Garthby, M.le curé Carrier a présidé l’assemblée.A Disraeli, M.le curé J.A.Hamel, et à We.edon, M.le curé J.A.Lefebvre remplissait cet office.Les orateurs ont été MM.les abbés O.Martin, curé de Sutton, et O.E.Blanchard, vicaire de Weedon.M.l’abbé Blanchard parla le premier et dénonça l’anglicisme, cet ennemi acharné qui s’est attaqué à notre langue, qui la ronge comme un chancre venimeux et menace de la détruire.Nous n’avons pas à rougir de notre langue.Elle est la langue de la diplomatie et c’est en français que les nations rédigent leurs traités.Pourquoi donc ne pas apprécier notre langue maternelle, pourquoi la dédaigner ou l’affliger d’expressions anglaises et baroques?La classe agricole elle-même n’en est pas exempte.On y rencontre des expressions comme celles-ci: “Waginnc” “team”, “top”, “rack”, “can”, “strap”, “tester”, ‘coat”, “shed”, etc.L’orateur termina par une allusion aux marins du “Titanic”, demeurant à leur poste et s’enfonçant dans l’Océan au son de la fanfare jouant le “Nearer my God to thee”.Si, dit-il, comme le croassent ces corbeaux de malheurs, le navire de notre nationalité est destiné à aller se heurter contre la.banquise de l’anglicisme et à s’enfoncer dans les dots savamment combinés d’une immigration anglaise, espérons que les derniers survivants de notre race auront, l’héroïsme de demeurer à leur poste et de faire résonner jusqu ’à engloutissement complet ¦dans le flot ennemi, l’harmonieuse fanfare de leur langue maternelle.M.l’abbé Martin expliqua le but du Congrès: c’est, dit-il, de se réunir pour s’entendre et.atteindre un but.11 y a des Canadiens-français dispersés dans toute l’Amérique, à partir de l’Atlan tique au Pacifique, et du Pôle Nord au canal de Panama.Il y a des Canadiens-français dans Ontario; il y a des Canadiens-français dans l’Est des Etats-Unis; il y en a dans la Louisiane.Il est important que ces Canadiens français et les Cana do américains an rencontrent, discutent leurs intérêts et prennent le moyen d’arriver h leur but.Les droits des Canadiens-français sont nttarpiés aux EtatsUnis.Nous espé rons que le Bureau permanent du Congrès qui sera établi à Québec, pourra aider nos frères dans la légitime réclamation de leurs droits.Si nos frè res des Etats-Unis avaient eu un bureau semblable pour les diriger, il est probable qu’ils auraient réclamé leurs droits avec plus de sagesse et évité l’interdietion qui nous afflige autant qu ’elle les afflige.Nous avons l’expérience pour nous prouver que “quiconque perd sa lan gue, perd sa foi.” Tl y a d’abord le peuple irlandais catholique, qui, en adoptant la langue anglaise, a perdu en route les deux-tiers de ses sujets.Puis M.l’abbé Martin cita un grand nombre d’exemples de Canadiens français des Etats-Unis qui sont passés à la langue anglaise et qui maintenant sont Américains avant d’etre catholiques, tandis que nous, nous sommes catholiques avant d’être Canadiens-français.Nos frères des Etats-Unis, de l’Ouest et d’Ontario ont.besoin de notre secours; allons-nous le leur refuser?Non, Dieu merci! Nous volerons è leur aide; nous les aiderons de nos sympathies, de nos conseils et de notre bourse, s’ils en ont besoin.En agissant ainsi nous travaillerons pour notre patrie et notre religion, et cette oeuvre sera une oeuvre fraternelle autant que patriotique et religieuse.(Service particulier) New-York, 23.— Deux hommes que la police croit coupables du vol commis à l’établissement de Joseph Guns-berg, marchand de plumçs d autruches, ont été surpris avec leur butin, aujour-d’hui et furent capturés par les policiers après une chasse à l’homme sensationnelle.Au cours de la poursuite, les hommes de police s emparèrent d’un automobile d’où ils tirèrent plusieurs coups de feu sur les voleurs qui ont dit se nommer Joseph Gordon et Max Silverman.Le chauffeur comparaîtra comme témoin.On a trouvé chez les cambrioleurs des pinces-monseigneurs, des fausses barbes, etc.Ce que dit Gomez de la révolution Dans un document signé, le président de Cuba déclare qu’il a le contrôle absolu du mouvement révolutionnaire.Les bijoux du Maharadjah Le voleur, un professionnel des vols en trains de luxe, est arrêté, ayant encore sur lui les 60,000 francs de bijoux.du -rf- Les noms des rues L’échevin Larivière, président de la commission des noms do rues, a déposé ce matin le rapport sur les changements proposés devant les commissaires qui auront à.so prononcer sur la dépense qu'entraînera la mise exécution du projet.Le rapport recommande 145 changements de noms, le rénumérotage des maisons d'après le projet de M.L.J.Gaboury, soua-diree-teur des Postes, la pose de plaques donnant en plus du nom, une courte notice biographique du patron de chaque rue.Ce dernier détail a fait dire à l’éehevin L.A.Lapointe que si l’on ne veut pas avoir des plaques de dimensions démesurées il vaudra mieux se contenter de mettre les dates et les remarques dans les procès-verbaux du Conseil.(De notre correspondant) Marseille, 12.— La mésaventure arrivée au maharadjah d’Alwar dé-, fraye aujourd'hui les conversations.Le prince indien volé de ses bijoux il la gare de Marseille, pourra quand même, dès aujourd’hui, rentrer en possession de ses inestimables joyaux.Son voleur a été arrêté ce soir, voici dans quelles circonstances: Le brigadier Méda, du service de la Sûreté, remarquait, ce soir, sur le cours Belzunee, un promeneur dont, les allures lui pararurent équivoques Ce passant, qui paraissait être un gentleman étranger de passage dans notre ville, semblait vouloir se soustraire à la curiosité qui pouvait s’at tacher à lui.A tout hasard, le brigadier Méda pria le gentleman de le suivre aux bureaux de In police.L’homme suspect était de bonne prise.En effet, en fouillant ses vêtements, on trouva en sa possession de magnifiques bijoux, soigneusement enveloppés dans papier de soie.La provenance de ces bijoux fut établie rapidement.T’étaient les bijoux volés, hier matin, en gare de Marseille, au maharadjah d'Alwar qui se trouve actuellement à Paris et qui se rend ü Londres.Le voleur, qui d’ailleurs est rat d’hôtel des plus habiles et qui a été signalé déjà maintes fois comme voleur international, fit des aveux complets cl déclara se nommer Henri Williams, né à Londres, âgé de (10 ans.Puis, avec un flegme imperturbable, ce correct gentleman avoua qu’il avait été condamné déjà deux fois, en France, pour vols,et plusieurs fois en Angleterre.Arrivé à Marseille, le 20.avril, il était descendu dans un hôtel du cours Saint-Louis, fréquenté par une clientèle assez austère.Muni d’un carnet d'agence de voyages qui lui donnait le libre accès des quais de la gare, Henri Williams visitait les trains de luxe et les rapides au moment des départs.T’est dans res conditions que dimanche matin il réussit à s’emparer de la cassette du maharadjah d’Alwar que celui-ci avait déposée dans nu coin du compartiment qui lui était réservé dans le rapide de Paris.Te no fut, d’ailleurs, qn’après le départ du train que le maharadjah constata le vol dont il avait été victime, et aujourd’hui, son secrétaire revenait à Marseille pour donner la description détaillée des bijoux volés.Tes bijoux, colliers, parures de chemise, insignes ornés de diamants, qui ont été retrouvés intacts dans les poches du voleur, ont une valeur de (10,000 francs.La cassette seule a disparu.Williams prétend s'en être débarrassé comme d’un objet encombrant qui aurait pu le compromettre.La Havane, 23.— Le président Joseph-Miguel Gomez vient de publier une déclaration où il dit qu’il aura bientôt raison du soulèvement des provinces d’Oriente et de Las Villas, où les nègres seulement se sont révoltés.La grande majorité de la population du pays est avec le gouvernement.Les vétérans ont offert volontairement leurs services.La tranquillité la plus absolue règne dans les provinces de la Havane, de Matanzas, de Pinard-del-Rio, et de Camague, par suite de la vigilance du gouvernement.Washington, 23.— Les dépêches reçues aujourd’hui au ministère des affaires étrangères confirment la nouvelle publiée par les dépêches aux journaux disant que le mouvement révolutionnaire à Tuba est plus alarmant et plus général qu’on ne l’avait cm tout d’abord.Les nègres sont bien armés; ils volent les chevaux, et leurs chefs menacent constamment les propriétés des étrangers.Une estimation officielle porte le nombre ries rebelles à 1,500, mais on croit qu’il y en a plus de 5,000 en campagne.Le ministère des affaires étrangères projette d’envoyer un navire, de guerre dans les eaux cubaines pour appuyer la petite escadre qui s’y trouve déjà.La Havane, 23.— A cause des nouvelles contraditoires qui arrivent de la province d’Oriente, où se trouve le principal foyer de la révolution, il est presque impossible de se faire une idée exacte de la force du mouvement séditieux.D’après les renseignements reçus, de la province d’O-rient, les rebelles seraient au nombre de 1,000 à 5,000.Un seul district, celui de Quantanamo, en compterait environ 2,000.Le secrétaire de l’intérieur, senor Bru dit que le gouvernement espère annoncer demain que la rebellion d’Oriente est réduite à composition.On ajoute que toutes les bandes révolutionnaires des autres provinces ont été dispersées déjà et l’ordre a été complètement rétabli.Le président Gômez a cependant lancé une proclamation requisition nant immédiatement 3,000 chevaux, pour le service dans l’armée; 1,100 sont demandés à chacune des provin ees de la.Havane de Santa-Clara et d’Oriente.F,n réponse à l’appel du président Gomez, des centaines de clubs et de corps commerciaux et.politiques de toutes les parties du pays ont assuré b gouvernement de leur appui.Le capitaine du “ Titanic ” tenu responsable LA COMMISSION D’ENQUETE AMERICAINE CONCLUT QUE LE CAPITAINE SMITH A MAL DIRI GE SON NAVIRE ET QUE BRUCE ISMAY AURAIT DU VOIR A CE QUE LES REGLEMENTS DE ROU TE FUSSENT OBSERVES.DANS LE Monde Ouvrier { 12 Washington, 24.— Le comité sénato rial du commerce a examiné aujour d’hui le rapport qu’on lui a présenté sur le désastre du “Titanic”, que le comité soumettra au Sénat mardi prochain.Ce sera une condamnation en règle des conditions dans lesquelles le “Titanic” a été lancé et de la manière dont on l’a laissé se frayer un chemin dans les glaces et les icebergs.Le rapport a été rédigé en grande partie par le sénateur William Arden Smith du Michigan, président du comité qui a conduit l’enquête.On dit que le rapport critiquera sévèrement le capitaine Smith et le tiendra responsable du désastre pour n’a voir pas voulu tenir compte des aver tissements que lui donnèrent les autres vaisseaux; il critiquera aussi le Board of Trade anglais pour défaut d’inspection et Bruce Jsmay pour n’avoir pas vu à l’observance de la discipline à l’heure du danger.Le capitaine Lord, du Californian, aura sa part de responsabilité à porter pour ne s’être pas rendu au secours du “Titanic”, alors que son vaisseau était tout près du sinistré.Le Congrès sera appelé à récompenser le capitaine Bostron du Carpathia.Le sénateur Smith est à préparer une législation inspirée par les leçons qui se dégagent du naufrage du “Titanic”.AUX MALADES T,a pharmacie Leeotirs et Lanctôt, coin Saint-Denis et Samte-Catherine, donne une attention toute particulière à la préparation des ordonnances.Notre stork de produits français est le plus considérable au Canada.roc.Le Prince de Galles dans un sous-marin français Paris, 24.— Le Prince de Galles, actuellement en France, a suivi l’exemple de son père, le roi d'Angleterre, et est descendu sous la mer dans un sous-marin à Salines, ainsi que le rapporte le Petit Parisien aujourd'hui.Le prince était allé à Salines pour assister aux manœuvres marines.Mille nouveaux wagons pour le Grand-Tronc Napoléon au Canada (Suite de la 1ère page) tholique fut rétablie, mais lorsque cessa la proscription ries émigrés, on comprit mieux il semble, les in tendons du nouvel empereur.“Aussi, il y a un contraste très marqué entre la célébration d’Aboukir et celle de Trafalgar.Le clergé et le peuple avaient pris une très large part au premier triomphe.Trafalgar ne fut fêté, à vrai dire, que par le monde offi ciel.On ne trouve plus en 1806 ces chansons de table si amusantes de 1799.Il n’y a plus de poésies populaires, plus de sermons, plus de mandements.“Cette abstention n'a peut-être prs une grande portée historique, mais quand l’on sait les persécutions que nos aïeux avaient alors à soutenir de la part du parti bureaucrate et les misères que l’on suscitait au chef du clergé canadien, elle a certainement une sérieuse signification.” Autre fait à rappeler et à retenir.En 1798, on voulait que le gouvernement votât une certaine somme pour aider l’Angleterre supporter les frais de la guerre contre Napoléon.Ce projet échoua.JEAN D’AUBIGNY.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Attractions de la Côte du Maine La compagnie du Grand-Tronc vient d ’ordonner la construction de 1,000 vol tares de fret, La commande se lit comme suit : 250 chars frigorifiques — 40 pieds long, 60,000 livres de capacité.La Canadian Car and Foundry Co.250 chars frigorifiques — 40 pieds long, 60,000 livres de capacité.L'Ame rican Car and Foundry Co.Chicago.250 fourgons à train d’acier, !(¦ p'edo long, 60,000 livres de capacité.L'Ame rican Car and Foundry Co.Détroit.250 fourgons à train d'acier, 40 pieds long, 60,000 livres de capacité.La Wes tern Car and Foundry Co.Chicago.PORTLAND, OLD ORCHARD ET KENNEBUNKPORT Visiteur distingué.Une dépêche reçue, hier soir, à 1 u-nion internationale des peintres, annonce que M.A.-E.Scott, sixième vice-président général, sera à Montréal demain, en tournée officielle d’inspection.M.Scott est, depuis quelques jours à Québec, où il s’est efforcé de régler le conflit actuellement pendant, entre les peintres de cette ville et leurs patrons.De plus, il a été grandement question, au bureau executif de l'union internationale des peintres, de nommer un organisateur de langue française, pour la province de Québec.Avant de faire cette nomination importante et de suggérer au bureau exécutif le nom du futur organsateur provincial, M.Scott, continuera son inspection dans toute la prorince.Les négociations, en vue d’obtenir des constitutions en français, continuent, dit-on, avec succès.M.Scott assistera, lundi soir, à l’assemblée générale des peintres qui aura lieu à la salle Corona, 204 St-Laurent.Chez les employés civiques.A l’union de secours mutuels des employés civiques, mardi soir, à la salle Concordia, le président M.U.Lamarre a initié 50 nouveaux membres, dont 7 contre-maîtres de division.Au cours de l’assemblée, un comité spécial, a été nommé pour entendre les plaintes de plusieurs catégories de travailleurs, et essayer de faire rendre justice à qui de droit.Des remarques dans l’intérêt de l’union ont été faites par MM.U.Lamarre, G.Emond, M.Ambeau, F.Dé-rv et autres.L’audition des livres de cette union sera faite dimanche prochain, à 2 heures o.m., à la demeure du secrétaire-financier, au No.66 rue Rivard, où les auditeurs sont invités à se rendre.Les négociations suivront leurs cours.L’union No.116 des coupeurs de hardes en gros a tenu, mercredi soir, une nombreuse et intéressante assemblée, à la salle Corona, 204 Saint-Laurent.Vingt-cinq membres nouveaux furent initiés.D'après un rapport du comité d’organisation, 90 pour cent des coupeurs de hardes de Montréal font partie de l’union.Il a été décidé d’abaisser le droit d'entrée à un dollar;,mais après le 1er juin prochain, il sera reporté à cinq dollars.Cette union tient ses assemblées régulières, tous les mercredis soirs.Quant aux difficultés présentes, avec les patrons, beaucoup pensent qu’elles seront applanies sans conflit.M.Victor Altman, organisateur-général du l’union internationale des travailleurs de la confection a pris en mains la direction des négociations, et les patrons ont déclaré qu’ils étaient prêts à discuter avec l’union.Pique-nique des pressiers.A sa dernière assemblée, mercredi soir, l’union des pressiers a décidé de faire son pique-nique annuel à l’île Saint-Amour, le 6 juillet prochain.Tout un programme de joyeuses réjouissances est à l’étude.Agence demandée Je vendrais à commission des lots situés le plus près possible de la ville, daus forte balance de lots ou terre-nouvelle préféré.S’adresser à C.Bellerose, loi Sanguinet.Cartes ProfessionneUes AVOCATS BOURBONMEKE, F.J., C.R., avo-tat, 76 rue Saint-Gabriel, Téi.B«U Main 2679.Botte Postale 85».— Adreese Mlécnphlqne, “N»h«e, Montréal’ .X Main 4186.Codes : Liebers, West.un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PKOCtJBEUB Edifice de la Hoyal Insurance.Place d'Armel, Montréal.APPRENTI PHARMACIEN demandé.S’adresser a 2097 rue Notre-Dame ouest.Tél.Westmount, 3266.REPRESENTANTS SERIEUX DEMANDES pour introduire un empois parfumé, commission libérale.Ecrivez: V.J.Caron et Cie, Limitée, 15 rue St Claude, Montréal.A LOUER J.A.BENOIT & Frères 26 ST-JACQUES Tél.Bell Main 833 A LOUER.—Magnifique logement sur la rue Durocher.No.761 6 appartements, W.C.et bain en fonte émaillée, plomberie découverte, fournaise à eau chaude.Electroliers appartenant à la maison.Magnifiques peintures et papiers.Logement neuf, le ménage vient d’être fait.3ème étage avec grand balcon.Coin s docteurs H.I.afrenière et Bergeron, l’un de Sorel et l’autre de Ynmaska lui ont prodigué leurs soins ainsi qu’à M.Lévesque, conducteur et à M.Paulin, chauffeur, du même train.A la demande de la foule de gens qui passent l’été à ces plages, le Pacifique Canadien fait circuler cette année un train do nuit spécial pour l’avantage de ceux qui se rendent au bord de la mer.Oe train partira de la gare de la rue Windsor à 0.15 p.m.tous les jours et arrivera à Portland vers 6.45 a.m., à Old Orchard à 7 a.m.et à Kennebunk-port à 7.55 a.m., ce qui représente l’intervalle de temps le plus court dans lequel ait jamais été effectué ce voyage Par arrangements spéciaux avec la Compagnie Boston and Maine, le C.P.R.est en mesure de donner ce service di rect pour la côte du Maine.La Cie B.& M.a donné des ordres pour que seuls les trains venant de la gare Windsor fassent le voyage directement.Le train de nuit commencera à eircu les ’e 24 de juin.Le train de jour part à 9 a.m.er.beaucoup de gens le préfèrent pires qu’ils peuvent voir les paysages enchan teurs de la route à travers les Monta gnes Blanches.(rée.) Le général Booth subit une opération (Service partirulier) Londres, 23 — l.o général Booth de l’Armée du Salut a subi l’opération, pour la cataracte par Charles Higgins, chirurgien de l'hôpital Guy.Après l’opération le docteur Higgins a publié le bulletin suivant : '1^ résultat de l’opération subie par le général Booth et la restauration de sa vue dépendent de la constitution du général lui-mê mo.Adieux à M.Pringle Cornwall, 23.-Les citoyens de Stormont, Glengarry et Dunda's sp sont réunis pour offrir un banquet d’adieu à M.A.R.Pringle, qui a représenté la comté de Stormont, pendant plusieurs années comme député conservateur A Ottawa, et va maintenant dans cette ville pour y ouvrir une étude d’avocat.Est paru :— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts Est paru:— "A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN KENTE AU DEVOIR EN VENTE AU DEVOIR -f- L’Impérial Oil Company LE PUISSANT TRUST YANKEE AUGMENTE SON PERSONNEL AU CANADA.Sarnia, Ontario, 24.— L’“Imperial Oil Company”, de Sarnia, rompagnie subsidiaire de la “Standard Oil Company”, a, depuis le mois d’octobre dernier, augmenté son personnel de 450 A 870 hommes et.en demande d’autres encore par l’entremise des journaux de Londres et de Toronto.Elle a acheté environ trente acres de terrain et veut faire des construction qui coûteront dix millions.A l’heure actuelle, la compagnie construit de nouveaux édifices qui emploient 250 hommes.Juste rectification.Au sujet du dernier contrat qui a été signé entre l’union des briqueteurs et les patrons, certains journaux ont commis une légère erreur en publiant que ce contrat avait été signé avec les entrepreneurs du “Builders Ex change”.C’est avec l’Association des entrepreneurs poseurs de briques,que ce contrat a été signé.L’union des briqueteurs tiendra une importante assemblée ce soir,au Tem plu du Travail.Tous les membres sont priés d’être présents.Assemblée remise.Aujourd’hui, jour de fête légale, l’union No.33 des plâtriers ne tiendra pas son assemblée ordinaire.Assemblées pour ce soir: 4ième vendredi du mois Briqueteurs :—Union internationale, au Temple du Travail.Charpentiers de naviresj—Union No.178, à la salle Saint-Joseph.Cordonniers:—Union No.249 des tailleurs de cuir de la B.and S.W.U.Constructeurs de voitures:—Union No 139.au Temple du Travail.L’Hôtel Wawa La compagnie ciu Grand-Tronc vient de publier une broehurette descriptive du Wawa.fameux hôtel situé sur le lac de Bays District.D’une très belle toilette typographique, le livret est im primé en deux couleurs et de magnifiques illustrations décrivent les beautés des environs de l’hôtel.(réc.) Suicide d’un candidat Accusé de haute trahison Saint-Pétersbourg, 23.— M.8ouvo-fine, fils du rédacteur en chef de la “Novoié Vrémi»”, ayant publié une violente critique contre la flotte de la mer Noire, vient d’être accusé de haute trahison.Une enquête est ordonnée par le gouvernement.M.ttonvorine se défend contre cette accusation, tout en maintenant son opi nion que la valeur combative de '.a flotte russe de la Mer Noire, laine beaucoup à désirer.(Do notre correspondant particulier) Paris, 10.— M.Edouard Boels, cul tivateur à Loonplage, qui figurait sur la liste des candidats radicaux de Dunkerque, s’est, donné la mort, à propos d’un différend relatif aux élections municipales, Il s’est tiré un coup tic fusil dans In bouche, et lu mort a été presque instantanée.Le docteur Top n'a pu que constater le décès.]/e désespéré n'était Agé que de tren te-doux ans; i! était, marié et père d'un enfant, et sa malheureuse épouse est gur le point de donner naissance à un deuxième.Est paru:— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN VENTE AU DEVOIR AVIS est donné au public qu’en vertu de la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 1906, désigné “Loi des compagnies, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d'Etat du Canada, des lettres pa tentes en date du 13e jour de mai 1912, cons tituant en corporation Louis-Napoléon St-Ar-naud, et Claude Beauchamp, agents d’affaires, Paul Ethier et Henri Vannini, commerçants, Joseph Olivier Benoit, commis, et Eugène Honoré Godin avocat, tous des eifé et district de Montréal, dans la province de Québec,pour le8 fins suivantes:—(a) Faire des opérations générales d’une compagnie foncière dans toutes leurs spécialités, et spécialement faire le commerce d’immeubles, développer et embellir des propriétés immobilières en les divisant en lots à bâtir, en rues, squares, ruelles ou autrement, en y construisant et entretenant des chemins, ponts, quais, ou autres moyens de communication, égoûts, drains, aqueducs ou autres utilités, maisons, moulins, entrepôts et fabriques de toutes sortes, hôtels, théâtres et autre» constructions nécessaires ou avantageuses pour l’usage, l'embellissement et le développement de cette propriété; (b) Exercer toute autre industrie, manufacturière ou non, que la compagnie jugera capable d’être avantageusement exercée en rapport avec les objets ci-'dessus, ou censée augmenter directement ou indirectement la valeur de la propriété ou des droits de la compagnie ou les rendre profitables; (c) Faire des avances de fonds, par voie de prêts ou autrement, aux acheteurs, locataires ou clients de la compagnie, et à d’autres ayant des relations d’affaires avec, elle, en les valeurs qui seront jugées convenables; (d) Louer, arpenter et exploiter des carrières et en extraire du sable, de la chaux et de l’argile, et les manufacturer et en faire le commerce, ainsi que de tous leurs produits secondaires et généralement de toutes sortes de matériaux et accessoires pour les constructeurs; (e) Acquérir par achat ou •autrement et céder des concessions forestières, bois de haute futaie et bois de construction.et exercer l’industrie de marchands et exploitants de bois de toutes sortes, et manufacturer et faire le commerce de toutes sortes d’articles en bois ou autres marchandises ou produits dans la fabrication desquels le bois, ou les produits de la forêt sont utilisés; (f) Produire et développer de l’électricité, du gaz naturel ou artificiel ou autre agent semblable pour produire de la lumière.de la chaleur et de la force motrice et le distribuer et transporter par tous les moyens jugés convenables pour les fins de la compagnie, et en vendre et distribuer toute partie h d’autres, pourvu que les pouvoirs ci-dessus, lorsqu’ils seront exercés au-delà de la propriété de la compagnie, seront subordonnés tous les décrets et règlements provinciaux et municipaux à ce sujet; (g) Acquérir ou obtenir par achat, bail, licence ou autrement, ries chutes d’eau, lots de grève, droits de passage, subventions, franchises ou autres droits ou privilèges dont la compagnie pourra avoir besoin ou qu’elle jugera utiles; (h) Obtenir ou autrement acquérir ou posséder, détenir, utiliser et exploiter, et arrenter, vendre ou autrement céder ries marques de commerce, brevets d’invention et tous les autres droits ou privilèges dont, la compagnie pourra avoir besoin ou qu’elle jugera utiles; (i) Acquérir par achat ou autrement la totalité ou une partie des affaires, propriétés et biens, en se chargeant ou non des engagements de toute personne, maison ou corporation en possession de propriété propre aux fins de In présente compagnie, ou exerçant une industrie en totalité ou en partie semblable à colle de la présente compagnie; (j) S’associer ou conclure des conventions au sujet du partage des profits la fusion des intérêts ou les risques communs avec toute personne, maison ou corporation engagée ou sur le point d’entreprendre une industrie ou transaction capable d’être conduite de façon ft profiter à In présente compagnie; (k) Se fusionner avec toute compagnie dont les objets sorit en totalité ou en partie semblables à ceux de la présente compagnie; (1) Vendre ou autrement céder la to talité ou une partie des affaires, biens et entreprises de la compagnie comme industrie active ou autrement, aux termes et conditions et pour la compensation que 1« compagnie jugera convenables, et en particulier, en totalité ou en partie, pour les actions, obligations ou autres valeurs de toute compagnie dont les objets sont en tout ou en partie semblables ft ceux de la présente compagnie; (m) Distribuer entre les actionnaires de la compagnie en nature toute propriété de la compagnie et en particulier les actions, obligations ou autres valeurs de toute autre compagnie appartenant ft la présente compagnie ou dont elle aurait le pouvoir de disposer; (n) Promouvoir et organiser, ou aider à promouvoir et organiser toute compagnie auxiliaire aux fins d’acquérir la totnlité'ou une partie des biens ou industrie de la présente compagnie, ou pour toute autre fin censée profitable à In présente compagnie; (o) Prendre, acheter ou acquérir par souscription originale ou autrement céder les actions, obligations et autres valeurs de toute autre compagnie dont les objets sont en totalité ou en partie semblables ft ceux de la présente com pagnie et en garantir le principal et les inté rôts et dividendea, et, voter et agir ft leur sujet par l’entremise de l’agent ou des agents que la présente compagnie nommera conformément à ses règlement»; (p) Accepter en plein paiement ou en paiement partiel de tou tes créances dues ft la compagnie, les actions, obligations ou autres valeurs de toute autre compagnie, et les détenir et en disposer, et agir à leur sujet de la même manière que pour toutes autres actions, obligations et va leurs que la compagnie est autorisée ft avoir en sa possession; (q) Rémunérer toute per sonne, maison ou corporation pour services rendit» ou ft rendre à la présente compagnie en pinçant ou en aidant ft pincer ou en gnran tissant le pincement de toutes actions, obli gâtions et valeurs de la présente compagnie ou d’autres lui appartenant ou relativement à la formation ou promotion de la' présente compagnie ou la conduite de ses affaires; (r) Payer toute réclamation contre la compagnie, ou pour toua biens ou droits acquis ou possé dé», ou pour services rendus que la compn gnie sera autorisée ft rémunérer, en nbliga tions ou autre* valeurs ou biens de la corn nngnie ou par l’émission et la distribution de parts acquittées de son capital actions avec l'approbation des actionnaires; (s) Faire toutes les opération» et choses ci-dessiiH soit fceuls ou conjointement avec d'autres, romim principaux ou pour d'autres, en qualité d’a gents, entrepreneurs ou autrement.La corn pagnie exercera aon industrie par tout le Ca nada et ailleurs sous le nom de “Charing Cross Industrial Company, Limited”, avec un cnpitjil-actions d’un million de dollars, divisé en 10,000 actions de cent dollars chacune, et le principal Heu d’affaires de la dite compa gnie sera en la cité de Montréal, dan* la pro vince de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d'Etat du Canada ce 15e jour de mal 1912.THOMAS MULVEY, Sous secrétaire d’Etat.ANGERS, DELORIMIER, OODIN ET DELORIMIER, / rrocureuri des Rtquéranta.CARTES D’AFFAIRES ACHILLE DAVID Eutrepreueux électricien, 250 rud Saint-Paul.Tél.Bell Main, 929.Résidence: Tél.Est 2782.j RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systfr matiste-conaultant.Administrateur da ¦ucueeaiona.Téléphone Bell, Main 3863 Suite 46, 46, 47,— 65 St-Françoia-Xa-vier, Montréal* RENE CHARBONNEAU Diplôme de l’A.A.P.Q.Architecte et Evaluateur.Tél.Main, 2f">.Rée, Westmount 0860, 52 St-Jacquea, ''Montréal.DOMINION GOAL CO, -LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS DE CHARBON DOMINION penrVAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé | (Black) ) Pour renseignements, s’adresser au* : BUREAUX DE VENTE 'j 112 rue St-Jacques.Montréal Téléphone Main 401 H.BEAUREGARD, Entrepreneur général en construction Tél.Bell Main 735.70 St-Jacqneft MONTREAL Banque d’Hochelaga Avis est par les présentes donnS qu'un dividende de deux et un quart pour cent (2 1-4 p.c.) égal au taux do neuf pour cent (9 p.c.) par année sur le capital payé de cette institution, a été déclaré pour le trimestre finissant le 31 mai prochain et qu’il sera payable, au Bureau-Chef de cette Banquo et à ses Suecursales, le et après le premier juin, aux actionnaires inscrits registre le 16 mai prochain.Par ordre du Conseil de Direction, j F.G.LEDUO, Gérant-Général pro.-tem, /* % Toute personne se trouvant le seul che* d’une famille ou tout individu mâle de plua de 18 ans, pourra prendre comme homestead un quart de section de terre de l’E * t disponible au Manitoba, ft la Saskatchewan ou dans l’Alberta.Le postulant devra se présenter à agence ou ft la sous agence des terres du Dominion pour le district.L’entrée par procuration pourra être faite à n’importe quelle agence à certaines conditions, par le père, la mère, le fils, la fille, le frère ou la soeur du futur colon.Devoir.—Un séjour de 6 mois sur le terrain et la mise en culture d’icelui chaque année su cours de trois ans.Un colon peut demeurer ft neuf milles me son homestead su» une ferme d’au moins 80 acres possédée uniquement et occupée par lui ou par son frère ou sa soeur.Dans certains districts un colon dont 1«i affaires vont bien, aura la préemption sur un quart de section se trouvant à côté de sou homestead.Prix $8.00 l’âcre.Devoir.—Devra résider six mois chaque année au court de six ans à partir de la date de l’entrée du homestead—y compris le temps requis pour obtenir la patente du homestead, de cultiver cinquante acres en plus.Un colon qui aurait forfait ses droits de colon en ne pouvant obtenir sa préemptioa pourra acheter un homestead dans certains districts.Prix $8.00 l’Acre.Devoir.—Rester six mois dans chacun det trois ans, cultiver 50 acres et bâtir une maison valant $800.W.W.CORT, Sous-ministre de l'Intérieur.K.B.—La publication non autorisée d« cette acnonce ne sera pas payée.DEPARTEMENT DU SERVICE NAVAL A vin concernant lea soumissions pour vivrai pour le Service Naval Des soumissions enehotOps adressas afl soussigné, et, porlsnt sur l’endos: "Soumissions pour seront reçues jusqu'il midi le 20 juin lpt2, pour le! fournitures sulvnntfs.h ftre délivrées sua arsenaux maritimes de S.M., il Halifax, N.E., et k Esqulmalt.O.-.V., Fèves, (hnrients), Cho-coltit, Kieur, Confitures, Marmelade, I.ftil (Conifenséi, Moutarde.Farine d'avoine, Gelée de moélle (Marrowfat), Pois, Poivre, Sel, Suere, Vinaigre, Thé.Café.Ris, Uaislna, ’’Curranta", Cornichons, Saunions (en botte) et lloeuf en boite.On petit obtenir des formulph de soumia-slnns du souesigné et des Officiers des Entrepôt* Navals aux Arsenaux Maritimes ds S.M.k Halifax, N'.-E.et k Eaquinialt, C.-A.On ne pnler* pas la publication non autorisée de cet avis, G.J.rtESRARATR.Député-Ministre.Service Naval, Département du Service Naval, Ottawa.10 mai 1912.23-24.Ce journal est imprimé, au No 71*, nie Saint-Jacques, A Montréal, par “T.a Publicité’’ (à responsabilité Limitée) .Henri Bourawa, directeur-gérant. L QUESTION DES DÉBARDEURS Les griefs dont ils se plaignent ; comment y remédier.-Un mot sur les commis On lira avec intérêt le texte de la causerie lue par M.Arthur Saint-Pierre à la dernière séance de l’Ecole Sociale Populaire, mardi: Monseigneur, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, La rumeur d’une grève générale et prochaine des débardeurs du port de Montréal, circule depuis quelques jours.La situation est à ce point sérieuse que le ministre fédéral du travail, l’honorable M.Crothers, a cru devoir intervenir.Il a commencé une enquête qui, espérons-le," lui révélera, en même temps que toute l’étendue du mal, les remèdes efficaces qu’il conviendrait de lui appliquer.En attendant, un examen rapide des plaintes des débardeurs, telles que les journaux nous les ont fait connaître, j ne manquera peut-être pas d’intérêt | pratique.Voici, d’après le rédacteur ouvrier de ; la “Presse” (édition du 18 mai de ce , journal ) deux des principaux griefs des travailleurs du port.D’abord ils n’ont aucun local pour y prendre leurs repas de sorte que ceux qui n’aiment pas l’ordinaire des restaurants doivent manger en plein air, exposés à toutes les intempéries des saisons.Ceci pour le jour.La nuit la j situation serait encore pire.Il semble que tous les restaurants situés à, proximité du port sont licenciés pour la vente des liqueurs enivrantes, et doivent, par suite, fermer leurs portes à onze heures tous les soirs, sauf le samedi, où la vente des spiritueux est interdite après sept heures du soir.Comme résultat de la fermeture de tous les restaurants, les équipiers de nuit n’onnt- pas le choix et sont obligés de manger à la belle étoile, ou sous la pluie battante.Si cette plainte est fondée, et je n’ai aucune raison d’en douter, encore que je n’aie pu m’en assurer par une enquête personnelle, il faut remédier au plus tôt à une situation qui est de toute évidence absolument intolérable.UN REMEDE Mais comment y remédier ?Disons tout do suite qu’il ne saurait être question de rappeler la loi bienfaisante qui limite les heures d’activité des débitants de liqueurs enivrantes.Quand on voudra toucher à cette loi il faudra que ce soit pour la rendre plus restrictive et non pas pour la rappeler.D’ailleurs, même si les restaurants licenciés restaient ouverts toute la nuit, cela n'améliorerait qu’assez peu la situation puisque, de l’aveu même des intéressés dont le rédacteur de "La Presse” s’est fait l’interprète, un grand nombre de débardeurs préfèrent manger en plein air que d’aller nu restaurant.Il faut donc chercher ailleurs.Fidèle à ce principe de l’école sociale catholique qui veut que ce soit à la profession d’abord qu’il appartienne d’assurer le bien-être de tous ses membres, je suis convaincu que seuls les compagnies de navigation de concert avec les débardeurs pourraient donner au problème qui nous occupe une solution satisfaisante et complète.Cette action concertée, il ne semble pas qu’on puisse espérer la voir se produire d’ici longtemps.A défaut d’une entente dans ce but entre tous les éléments qui composent la profession, c’est au syndicat ouvrier qu’il appartient ensuite de pro-, léger ses membres, et autant que possible tous les travailleurs qui exercent le même métier.le suis convaincu, pour ma part, que le syndicat des débardeurs, l'un des plus puissants qui existent à Montréal, y a déjà pensé, et si tous les travailleurs du port n’ont pas encore d’abri pour s’y reposer et y prendre leurs repas, c’est sans doute que l’effort nécessaire pour leur assurer cet abri est absolument hors de proportion avec ses moyens.Reste l’initiative privée.Il est certain que des établissements non licenciés, pouvant par conséquent rester ouverts toute la nuit, rendraient de grands services à cette partie des débardeurs qui fréquentent volontiers les restaurants, et assureraient à leurs propriétaires d’assez jolis bénéfices.Mais voici ce qui serait encore mieux beaucoup mieux : Pourquoi ne se trouverait-il pas, dans notre grande ville de Montréal, des personnes généreuses et favorisées de la fortune pour ouvrir, aussi près que possible des quais ( le même besoin se fait sentir dans tous les centres ouvriers de notre ville ) un de ces restaurants populaires comme il en existe tant en Europe, spécialement en Angleterre, où, pour quelques sous on peut se procurer un bon repas dans des conditions de propreté et d’hygiène qui ne se rencontrent malheureusement pas souvent dans les restaurants à bon marché.Il faudrait aussi adjoindre à ce restaurant, ou créer indépendamment de lui une salle où, ceux à qui la cuisine étrangère inspire quelque répugnance, pourraient aller manger dans une atmosphère saine et réconfortante la nourriture apportée de chez eux.Et qu’on me comprenne bien, il no s’agit pas ici de faire aux débardeurs une aumôno dont ils n’ont nullement besoin, car leurs salaires leur permettent de payer pour les services qu’ils demandent.On sait d’ailleurs qu’en Europe les restaurants populaires rapportent, règle générale, plus qu’ils .ne coûtent.Si je fais appel aux personnes généreuses et ayant quelque fortune, c’est, d’une part parce que l’entreprise étant coûteuse et comportant comme toutes les entreprises financières, certains risques, exigerait une comme assez considérable, et c’est, d'autre part, parce que l’œuvre rendrait de bien meilleurs services aux travailleurs du port» si elle était fondée tous l’inspiration du dévouement, que *i elle n’avait d’autre raison d’être t|Ue d’enrichir ses fondateurs.Il n’y a pas là.de quoi blesser la susceptibilité même la plus ombrageuse.LES OUVRIERS ETRANGERS S’il ne se trouva t personne pour ouvrir l’établissement dont ils ont besoin, les débardeurs pourraient encore remédier à la situation «i fondant eux-mêmes un restaurant coopératif.Mais* pour plusieurs raisons qu’il serait trop long d’énumérer, c’est là, une entreprise tellement aléatoire que j’hésiterais jiour ma part à leur conseiller de s’y engager.•T’c.n arrive au dexième grief des travailleurs du port.Le voici tel qu’exprimé par le rédacteur ouvrier de "La Presse” : “Depuis nombre d'années, des débardeurs, propriétaires ou locataires dans la ville, oft ils paient tax;»», pères de famille, honnêtes travailleurs, se voient soudain remplacés par des étrangers venus l’on ne sait d'où, et cela sans aucune raison apparente.” En d’autres termes,Içs débardeurs se plaignent qu’on leur préfère, sans motif plausible, des travailleurs venus de l'étranger.Quelques-uns vont plus loin et accusant les Compagnies de Navigation d'importer elles-même 1„ main d'œuvre qui leur fait concurrence.On peut poser, comme principe général que l'importation d’ouvriers étran- gers est condamnable, car elle cause sur le marché du travail des perturbations qui sont douleureusemeni ressenties dans la classe laborieuse.Ce principe d'ailleurs est consacré par nôtre loi des aubains et il serait à désirer,si la preuve est, faite que des ouvriers étrangers ont été importés pour travailler dans notre port, que cette loi' lût appliquée rigoureusement avec toute les sanctions qu’elle comporte.Mais il est très possible, et même assez probable que l’accusation portée oonire les Compagnies de navigation n’ait aucun fondement.Dans ce cas le favoritisme dont nos débardeurs ont à se plaindre serait le fait de contramaitre mal disposés à l’égard des ouvriers canadiens, et il suffirait pour faire tout rentrer dans l’ordre, que l'attention des autorités compétentes fût attirée sur ces abus.On en a êu la preuve la semaine dernière quand un Contremaître étranger à l’emploi de la compagnie du Pacifique Canadien a été congédié parce que dit-on, il traitait mai les hommes qui travaillaient sous ses ordres.En aeis-sant ainsi la puissante Compagnie montrait d’une façon non équivoque, qu’elle est très bien disposée à l’égard de ses employés.LA FERMETURE A BONNE HEURE Il est fâcheux, je vous demande pardon de cette transition un peu brusque, que certains marchands ne l’imitent pas sur ce point, et fassent preuve envers le personnel de leurs établissements de sentiments tout contraires 11 y a huit jours une délégation de marchands se présentait devant les échevins, réunis privément ( en caucus ) à rHôteide-Ville, pour protester contre le règlement qui les "oblige à fermer leurs magasins de bonne heure deux soirs par semaine et pour en demander l'abrogation sous prétexte que, ne s’appliquant pas à tous les genres do commerce, il est injuste pour les marchands qui doivent s’y soumettre.Que le règlement de Fermeture de Bonne Heure ait besoin d’être amélioré, c’est incontestable.On pourrait par exemple, le rendre plus clair de façon à ce qu’il s'applique, sans contredit possible aux épiceries licenciées aussi bien qu’aux épiceries non-Hcen-eiées.Ce serait également une excellent*; chose que de l’étendre à certaines prétendues pharmacies, qui ont plutôt l’apparence et qui font pratiquement le commerce d’un magasin général.On pourrait enfin porter de deux, à trois ou quatre par semaines le nombre des soirs do fermeture.Mais quant à revenir à l'ancien état de chose il n’y faut pas songer.Grâce surtout à l’intelligence, à l’énergie et au dévouement de M.T.B.E.Poirier, qiui je l’espère, cédant aux instances de ses amis restera encore longtemps a la tête do la Société de fermeture de bonne heure, les commis ont obtenu, après de longues années d’efforts, deux soirs par semaine pour se reposer et jouir en paix de la vie de famille.Ces deux soirs de loisir, ce serait de la cruauté que do les en priver «t je suis convaincu que notre conseil municipal, ne voudra pas se rendre coupable de cette cruauté.Un mot encore, et j’ai fini.Très volontiers je me serais tu, ce soir, un fâcheux concours d'e circonstances m’ayant empêché de donner à œ travail, le temps et l’attention nécessaire.Mais j’ai cru qu’il était de mon devoir de profiter de cette séance de clôture de “l’Ecole Sociale Populaire” pour plaider fût-ce pitoyablement, la cause des débardeurs et celle des commis., Je suis donc venu.J’espère que vous me pardonnerez,en considération des motifs qui m’ont fait agir, d’avoir abusé à ce point d’une indulgence sur laquelle vous m'avez habitué à compter.-f-— Echos télégraphiques de France ELECTIONS MUNICIPALES Paris, 23.—• Le ministère de l’intérieur a communiqué la satistique générale des élections mamicipales.Les socialistes unifiés gagnent dix municipalités; les socialistes, 81; les radicaux et radicaux-socialistes, 47 ; les républicains de gaucho, 560.Les progressistes perdent 50.5 municipalités; les nationalistes et réactionnaires en perdent 1,013.LES FETES FRANCO-ARGENTINES Paris, 23.— Les Français de Buenos-Ayres ont fait parvenir à M.Clémen-ceau, une somme de mille francs à l’occasion des fêtes franco-argentines qui auront lieu le 25 de ce mois.M.Clémencoau a remis cette somme entre les mains du comité d’aviation militaire.SYNDICALISTE EN PRISON Paris.23.— Le gérant de la “Bataille syndicaliste” a été condamné aujourd’hui, par défaut, à un an de prison et trois mille francs d’amende pour diffamation à l’égard des officiers de l’armée.ECOLES NAVALES Paris, 23.— M.de Lanessan, député de la Charente-Inférieure, a déposé sur le bureau de la Chambre, une proposition invitant le gouvernement à établir des écoles professionnelles de marine marchande.ESSAIS D’AVIATION Verdun, 23.— Les lieutenants de Mariner et Nicaud, sur biplans ont volé de Bue à Verdun, La distane qui sépare les deux villes est de 224 kilomètres.FALLIERES ET VEDRENES Limoux, (Aude), 23.— Dans la salle des séances du conseil municipal de la ville le portrait de M.Fallières a été remplacé par celm’ de l’aviateur Vé-drines.^-f- Un câblogramme de Thon.Borden au “ Times ” London.24.— Dans le supplément que le “Times” publie à l’occasion Je l’” Empire Day” on voit un câblogramme du premier ministre Borden sur le développement du Canada, sur l’émigration, etc.“Nous sommes à établir une civilisation britannique sur un nouveau con tinent, dit-il, et en ce faisant nous augmentons dans un immense degré, la grandeur de l'Empire et nous rendons son avenir plu* sûr.Que l'on n 'oublie pas qu’en amenant au Canada des citoyens anglais, l’Empire ne souffre au eune perte; et qu’en investissant ici de* capitaux anglais le Canada s'en trouve fortifié et l’Empire agrandi.” Droits élevés Toronto, 24.— Le trésoi^er de la province a reçu de la aucceaaion Robert Meighen de Montréal un chèque de$i)l,-770, comme droits de succession.M.Meighen a laissé $2,683,000, dont $848,-000 placés dans l’Ontario, Un beau succès pour les cadets du M.St-Louis Nos petits militaires ont été passés en revue hier après-midi par Sir François Langeiier.— Une belle page dans leur histoire.Les cadets du Mont Saint-Louis ont remporté hier après-midi, l’un des plus beaux succès de leur histoire.—“Un corps comme le vôtre a dit Sir François Langeiier qui les passait eu revue, fait honneur à Montréal, à la province et au Dominion tout entier.Les cadets font leur apparition à trois heures sur le Champ de Mars où ils prennent position en attendant l’arrivée du lieutenant-gouverneur de la province.Une foule très considérable et surtout très enthousiaste les salue d’applaudissements frénétiques.Tout à coup un ordre est lancé; le sergent Instructeur Philipps met ses trois bataillons au port d'armes et tambours et clairons ouvrent un ban.Le Lieutenant-Gouverneur descend de son landeâu, escorté du Colonel A.Roy, C.S.V., commandant la 4ème division militaire de Montréal, du Capitaine Archambault, Instructeur des Cadets, et du Capitaine Victor Pelletier, aide-de-camp du Lieutenant-Gouverneur.Escorté de ces trois officiers le Lieutenant-Gouverneur passe la revue des Cadets, et vient prendre plaee ensuite en face des bataillons.Sur le champ, compenecnt les manoeuvres; l’exécution est de toute beauté, l’ensemble est parfait et de tous côtés partent des vivats.Durant une heure les Cadets du Mont Saint-Louis émerveillent la foule par leurs mouvement*?, leurs manoeu vres, par bataillon, par compagnie.La parade “au drapeau” est surtout très remarquée.Sur le commandement de leur instructeur les Cadets forment un carré au centre duquel se rend le Lieutenant-Gouverneur accompagné des officiers qui l’assistent.Dans un dis-c airs charmant Sir François Langeiier adressé des éloges aux Cadets, pour leur splendide tenue et leur parfaite exécution des manoeuvres; c’est sur la demande expresse de l’Inspecteur des Cadets que Son Excellence est venue à Montréal passer cette revue, et il remercie sincèrement le capitaine Archambault de lui avoir procuré cette grande occasion de voir les Cadets à l’oeuvre.Son Excellence accorde un grand congé aux Cadets, qui remercient en poussant trois hour-rahs formidables.Assistaient aussi à la revue : Lady Langeiier et ses deux filles, Mademoiselle Roy, Madame IJ.H.Dandurand, Mlle Dandurand, MM- J- P- S.Casgrain, sénateur H.B.Ames, député de St-Antoine au fédéral, II.H.Dandurand, Alban Germain, le frère Symphorien, directeur du Mont Saint-Louis, le frère Jérôme, assistant-directeur, M.l’abbé Brosseau, chapelain, le frère John, directeur des Cadets, le frère Henri, assistant-directeur.Liste des officiers Voici la liste des officiers qui ont pris part aux manoeuvres d’hier :— Lieut.-Col.Commandant, E.Farrell; adjudant A.Forgues.1er Bataillon.—Lieut.-Col.G- Oublie; Major, P.Gadbois; Capt.-Adjudant, L.Daoust; Quartier-maître, M.Lalonde; Sergt.-Major, P.Pariseau.Compagnie Mo.1.—Capt.H.Dandurand; 1er Lieutenant, A.Gratton; 2ème Lieutenant, E.Fugcr, Compagnie No.2.—Capt.L.Gerin Lajoie; 1er Lieutenant, E.Gonthier; 2ème Lieutenant, A.Michaud.Compagnie No.3.— Capt.E.Limoges; 1er Lieutenant, G.O’Leary ; 2ème Lieutenant, S.Pitt.Compagnie No.4.— Capt.A.Me-Callum; 1er Lieutenant, G.Laviolet-te; 2ème Lieutenant, E.Grace.2ème Bataillon.— Lieut.-Col.W.Koehm; Major, E.Desrosiers; Capt.Adjudûnt, E.Hébert ; Quartier-maître, A.Marin; Sergt.-Major, L.Dufresne.Compagnie No.1.— Capt.L.Larin; 1er Lieutenant, B.Toussaint; 2ème Lieutenant, H.L’Heureux.Compagnie No.2.— Capt.E.Beausoleil; 1er Lieutenant, H.Gouin; 2ème Lieutenant, R.Landry.Compagnie No.3.— Capt.E.Ven-ne ; 1er Lieutenant, H.Dubois ; 2ème Lieutenant, L.Galipeau.Compagnie No.4.— Capt.A.Bru-neau; 1er Lieutenant.J.Quinlan; 2ème Lieutenant, B.Reckley.3ème Bataillon.¦— Lieut.-Col.P.Massue; Major, P.E.Hébert; Capt.Adjudant, R.Chaput; Quartier-maître, R.Robidoux; Sergt.-Major.A.Savryer.Compagnie No.1.—Capt.R.Dawp-housse; 1er Lieutenant, A.Tremblay; 2ème Lieutenant, E.Durand.Compagnie No.2.— Capt.O.La-mere; 1er Lieutenant, P.Fortin; 2ème Lieutenant, R.Goulet.Compagnie No.3.—Capt.D.O’Cou-nell; 1er Lieutenant, A.Lévesque ; 2ème Lieutenant, R.Bourrct.Compagnie No.4.— Capt.M.Singer; 1er Lieutenant, E.Lapointe ; 2ème Lieutenant, J.Desjardins, Compagnie No.5.—('apt.L.Trempe; 1er Lieutenant, L.Therrien; 2ème Lieutenant, P1.Labelle.-4- Un prêtre tué par un train UN SOUfl-OFFIOIER A ETE GRIEVEMENT BLESSE EN SE PORTANT A BON SECOURS.Pris, 12.— (De notre correspondant.—L’abbé Raynaud, âgé de 74 ans, ancien curé de Ralnt-.Tory, traversait une voie ferrée, à Toulon, lorsqu’il fut tamponné par un train de marchandises et tué sur le coup.Le maréchal des logis Costes, s'étant porté à eon aecoun, a été grièvement .contusionné.LE DEVOIR, VENDREDI, 24 MAI 1912.La vente des boissons en temps électoral ELLE SERA LE SUJET D’UNE POURSUITE DE LA PART DU NOUVEAU CURE DE NOTRE-DAME DE LA SALETTE, M.L’ABBE BEAUSOLEIL.(Service particulier) Notre-Dame de la Salette, 23.¦ L’action que vient de prendre M.l’abbé Beausoleil contre deux buvetiers du village, MM.Boisvenue et Bisson, intéresse beaucoup notre population.Le jour qui précéda l’élection provinciale, le curé mit les hôtelier# en garde contre les infractions à la loi des licences.Cependant, d’après l’action prise par l’abbé Beausoleil, il appert que les hôteliers ont ouvert leur établissement après cinq heures, le jour de la votation.Les scènes qui se sont passées ont obligé le curé à intervenir, mais la manière dont on le reçut l’engagea à se retirer non sans dire aux buvetiers que le dernier mot n’était pas dit dans cette affaire.Dimanche, au cours de son sermon, M.Beausoleil parla de la gravité des infractions à la loi des licences et déclara qu’il porterait devant les tribunaux de la province, la cause des deux hôteliers, et qu’aucune intervention de la.part de leurs amis ne l’en dissuaderait.M.H.R.Safford, ingénieur en chef de la compagnie du Grand Tronc, vient d’envoyer une lettre aux Commissaires de la ville, les informant que la somme de $2,000,000, prévue comme part de la ville dans les travaux de la compagnie est insuffisante.M.Safford donne-m aperçu du nouveau plan révisé après la dernière réunion de la Commission des Chemins de fer.La zone telle qu’indiquée dans le nouveau plan-comprend les lignes delà gare Bonaventure à Turcot, sur la ligne de Toronto, et de St-Henri jusqu’à la Pointe Saint-Charles, sur la ligne est, la voie devant être très élevée au-dessus du canal Lachine.D’après le nouveau plan, les passages à niveau élevés seront éliminés aux rues Saint-Rémi, Sainte-Elisabeth, Saint-Patrice et Saint-Ambroise.L’extension de cette zone créant des tunnels additionnels, de nouvelles voies élevées, il en résulte une dépense ad ditionnelle de $490,671.Les tunnels supplémentaires seront ceux des rues Jjusignan, Aqueduc, Versailles et Saint-Ambroise, et ces tra vaux seront d’un prix assez élevé.Il y a maintenant 30 mes qui auront un tunnel, et une qui aura un pont.De ces trente rues, 12 existaient avant le chemin de fer et 19 ont été ouvertes depuis la construction de la ligne du Grand-Tronc.Cette augmentation de territoire, devant recevoir des voies élevées, et de nies qui seront traversées par des ponts, ajoutée à l’augmentation du prix delà main-d’oeuvre et des matériaux représente une dépense additionelle de $1,-020,000.La Compagnie du Grand Tronc ne de mande pas que la ville partage ce surplus de dépenses, mais demande que les frais résultant de cette extension et qui ne peuvent être évalués exactement, soient divisés également entre la ville et le Grand-Tronc.La compagnie estime que ces frais ne dépasseront pas la somme de $500,000.MM.les commissaires ont remis l’affaire entre les mains des avocats delà ville qui feront rapport.Le Cirque Ringling QUELQUES DETAILS INTERAS-SANTS SUR CETTE IMPORTANTE ORGANISATION.Le plus Beau Site -DE- Les voies du Grand-Tronc LA COMPAGNIE INFORME LA VILLE QUE SA CONTRIBUTION DE DEUX MILLIONS DE DOLLARS EST INSUFFISANTE ET DEVRA ETRE AUGMENTEE D’UN DEMI-MILLION.Nous croyons intéresser nos lecteurs en publiant quelques nouveaux détails sur le cirque Ringling Bros., qui sera dans nos murs les 10 et 11 juin prochain.Ces quelques notes suffiront pour démontrer l’importance de cette organisation.Le train qui sert à transporter les animaux et les accessoires est composé de 85 -wagons.L’espace nécessaire pour donner les représentations est do 14 acres.Le cirque Ringling Brothers emploie 1,280 personnes qui représentent 29 nations.Dans les écuries du cirque, il y a 650 chevaux.La ménagerie comprend 4 éléphants et plus de 1,000 autres animaux sauvages.La parade est de trois milles de long et la représentation est donnée par 375 artistes.11 y a 50 bouffons à l’emploi du cirque.Les dépenses quotidiennes se chiffrent à 87,500 et près de 81,000,OtK) sont investis dans cette organisation.Les quartiers généraux durant l’hiver sont à Baraboo, Wisconsin.La compagnie a ses bureaux à Chicago et à New-York et elle a des agences à Berlin, Hambourg, Paris, Londres, Melbourne, Constantinople, Pekin et Johansburg.Durant une saison le cirque voyage sur une distance do 40,000 milles et donne 400 représentations dans 35 états et territoires différents.Plus de 3,500 repas sont servis sur le terrain du cirque chaque jour et un Corps do 00 chefs-cuisiniers ùa le soin de préparer ees repas.Un bureau de poste est établi dans “Ringlingviilc” et les lettres, venant de toutes les parties du monde, sont distribuées chaque jour.Le cirque a scs propres médecins, avocats et détectives qui l’accompagnent dans toutes les villes.L’immense scène sur laquelle est donné la représentation de Jeanne d’Arc est une merveille théâtrale et cent fois plus grande que les scènes ordinaires | des théâtres.Douze cents personnages, 300 balletistes, 600 chevaux peuvent être logés sur cette scène.60 électriciens et 100 personnes proposées aux décors sont à l’emploi des frères Ringling.Une orchestre de 100 musiciens fait les frais de la musique durant la représentation théâtrale.]*« cirque Ringling Brothers est, en opération depuis 29 ans.C’est en 1883 fiu’eiU lieu la première représentation de cette compagnie.A Baraboo.Wisconsin.Les frères Ringling débutèrent avec un seul cheval et la lente était de leur propre confection.Aujourd’hui ils sont gérants et co-propriétaires de* plus grands cirques du monde.(.réçX jL File de Montréal Sur le Chemin Ste-Catherine\ .corn de l’Avenue Decelles/ POUR ETRE VENDU EN BLOC Contenant 126,000 pieds en superficie.Situé face de l’immense Collège que les Rev.Pères Jésuites vont construire tout prochainement, il offre tous les avantages d’un endroit résidentiel de première classe, à proximité des chars, des églises, couvents, etc.CONDITIONS FACILES.S’adresser à du PREŸ Main 7461.- - 71a RUE SAINT-JACQUES Les marchands-tailleurs et la vente en détail On veut empêcher les négociants en gros de vendre au détail.— Condamnation du système de club.La section des marchands-tailleurs succursale de Montréal, de l’Assoeia-tion des Marchands-Détailleurs du Canada, Inc., a tenu son assemblée régulière hier soir.En l’absence de M.J.A.Soucy, p.ésident, M.J.E.A.Dion occupait le fauteuil d’honneur.Après la lecture de l’avis de convocation, le secrétaire, M.L.0.Perrier, donna quelques explications sur les pouvoirs que possèdent les Marchands-détaüleurs du Canada vis-à-vis les marchands de gros qui ont le commerce de détail.En vertu de sa charte, l’association des Marchands-Détailleurs a le pouvoir de prévenir les marchands de gros qu’il leur est interdit de vendre en détail; elle peut même, au besoin, boycotter ces mêmes marchands qui ne veulent pas se conformer à la loi.Si, dit le secrétaire, les marchands-détailleurs et tailleurs voulaient nous avertir des abus qui se commettent il n’y a pas de doute que les mar chands de gros finiraient par reconnaître le mal qu’ils font à d’honnêtes commerçants comme le tort qu’ils se font à.eux-mêmes.Cette question sera discutée à une prochaine assemblée.La, question des clubs a aussi été traitée par les marchands-tailleurs.Par clubs on entend les marchands-tailleurs, qui distribuent, à un certain nombre «le clients des cartes ou séries de cartes donnant le droit aux porteurs de commander, même au premier versement, disons $1.00, si le numéro les favorise, de commander un vêtement de $18 ou $20, Est-ce une loterie?Les adversaires de ce système le prétendent.Le président.lui, croit que c’est une “plaie”.Le système peut réussir en certains quartiers, mais il sera un désastre en certains autres.Cette question sera, comme la précédente, discutée à une autre assemblée,—de même celle d’un banquet ou d’un pique-nique que l'on projette de faire l’automne prochain.Les nouveaux membres admis sont MM.J.A.Lemay, Oswald Leheuf, J.Jaeobsome, le gérant de la Broadway Tayloring Co., L.P.Barrette, Gçorge Marois, A.H.Beaumont, J.R.Tremblay, Henri Brabant, Napoléon Leelair.A la prochaine assemblée, on discutera l’opportunité de fixer des prix uniformes pour la confection des vêtements.PARAÎTRA SAMEDI les CHRONIQUES de LÉON LORRAIN Un joli volume, petit format, imprimé en beaux caractères, avec couverture illustrée en deux couleurs.Se vendra 25 cents.L’auteur reçoit dès maintenant les commandes, au Devoir.Ajouter deux sous pour l’expédition.FORTE REMISE AUX LIBRAIRES .Aux Avocats Demandez no* PRIX avant d'aller ailleurs RAPPELEZ-VOUS QUE NOUS SOMMES BIEN OUTILLES POUR FAIRE VOS FACTUMS ET AU-TRES TRAVAUX D’IMPRESSIONS.:: :: :t LE “ DEVOIR ” DEPARTEMENT DES IMPRESSIONS tel main 7461.J | a Rue Saint-Jacques Elle devient comtesse L’ARCHIDUC FERDINAND CHARLES RENTRE EN GRACE ET SA FEMME, FILLE D'UN PROFESSEUR A L’UNIVERSITE, EST ANOBLIE.Vienne, 4.— L’archiduc Ferdinand-Charles, qui avait renoncé à son rang et à ses titres, il y a deux ans, pour épouser la jolie Bertha Czubes, fille d'un professeur à l’Université et qui avait pris le nom plêhien de Charles Burg.est rentré en grâce.Sa femme est anoblie et prend le titre de comtesse.U avait rencontré la jeune fille alors Agée de 18 «n», en 1904, au lycée teoh-niqu» ton père était professeur.VIENT PE PARAITRE: A BOUT PORTANT de Nap, Tellier •1 Un petit volume, sur papier mat, couverture en deux couleurs, contenant un choix des "Billets du soir" parus dans le Devoir.Ifl Les commandes sont reçues dès maintenant; on s'adresse à l'auteur au Devoir.Le volume: 25 cents; franco: 27 cents.PRIX SPECIAUX AUX LIBRAIRES. 4 LE DEVOIR, VENDREDI, 24 MAI 1912.LA VIE SPORTIVE Dans le monde de la crosse RENDONS-NOUS EN FOULE AU TERRAIN DU NATIONAL Tous les amateurs devraient être témoins de la joute de cet après-midi entre les Técumsehs et le Canadien.— Le National à Toronto.Finy Tim gagne la première course CE CHEVAL A BATTU LE FAVORI SONO OF ROCKS DANS LA PREMIERE EPREUVE D’HIER APRES MIDI AU PARC DELORIMIER.C’est cet après-midi qu’a lieu au terrain du National, la première partie de la saison régulière du Big Four.L’équipe de George Kennedy s’at laquera à relie des Tecumsehs, dans les rangs desquels figurent des jouteurs redoutables.La visite que feront les Indiens de Charlie Querrie au terrain de Maisonneuve, contre le club Canadien cet après-midi, devrait attirer une foule considérable, car les joueurs des deux équipes sont en forme superbe et les amateurs peuvent être assurés qu’ils seront témoins d’une belle exhibition du jeu national.Tous savent que pour remporter la victoire, un club a besoin d’encouragement, or tout le monde, les nôtres du moins, veulent que le championnat reste cette année à un club de Montréal.Donc que tous les vrais amateurs se portent en foule au terrain du National, cet après-midi, afin d’encourager par leurs acclamations et leur présence, l’équipe du Canadien.Les joueurs qui prendront part à la joute d’aujourd’hui seront numérotés, et un tableau indiquera les noms des joueurs correspondant avec 1m numéros qu’ils porteront, de sotte que le public n’aura aucune difficulté à suivre les mouvements de chacun des équipiers.La joute de cet après-midi sera fort disputée, mais toute brutalité en sera bannie, grâce aux instructions sévères qui ont été données à cet effet aux joueurs des deux clubs.Les billets pour la joute Tecum-seh-Canadien seront en vente aujourd’hui jusqu’à 12.3(1 a.ni., au ma gasin de chaussures Dorval, rue Saint-Laurent.Le National, de son côté, ne sera pas inactif aujourd’hui, car il se rencontrera avec l’équipe de Bob Fleeming, à Scarboro Beach et cette joute n’intéresse pas moins les amateurs.L’équipe du National a quitté Montréal hier soir à destination de Toronto, par le convoi du Grand-Tronc à 10 h.30.Les joueurs suivants font le voyage: L’Heureux, Catta, Décarie, Duckett, Clément, Lachapelle, C.Deganne, E.Gauthier, K.Boulianne, .1.La-moureux, 1).Pitre, Cadotte, Briault et Sarrazin.Le Toronto craint nos violet et blanc, et comme mesure d’entraînement, les Bleachers ont joué la semaine dernière avec le Tecum-seh, pour le championnat de la ville de Toronto, et on pourra se convaincre par le résultat de la joute de cet après-midi, que les Toronto ne sont pas jouteurs à dédaigner.Le National, de son côté, a eu des pratiques qui ont été suivies avec assiduité par les joueurs, et ceux qui les ont vus sur le champ prédisent (pie les “habitants” sortiront victorieux des Bleachers.La confiance étant cependant une vertu qu’il n’est pas toujours bon de pratiquer à la lettre, le capitaine Lachapelle et le gérant Cattarinich ont fait savoir à leurs homines qu’ils auront à faire face à des adversaires plus redoutables que les Tecumsehs.Il leur faudra (!onc jouer en conséquence, car s'ils perdent aujourd’hui, cela ne leur ferait pas perdre le championnat, il est vrai, mais diminuerait de beaucoup leurs chances de décrocher le titre qu’ils convoitent, et que nous leur souhaitons de tout coeur.De» incidents provoqué» par des causes semblable» à celles qui ont valu une suspension imméritée à Ty Cobb n auront pas lieu sur les terrains du Big Four s’il n’en tient qu'a président BG DELORIMIEII 7 Courses au galop par Jour (Beau ou mauvais temps) ADMISSION 50 CTS La ^aiscm de T Association de Crosse de Winnipeg commencera le 28 mai.Des équipes intermédiaires et juniors font, partie des séries.Est paru:— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN VENTE AU DEVOIR 10 3 12 3 Hoff, G.«P.P.C.8 758 Boston 10 667 Washington.16 14 533 Détroit .15 17 469 Philadelphie .13 14 481 Cleveland .13 15 464 New-York .8 19 296 St-Louis .21 276 LIGUE NATIONALE Pittsburg.OOOlOUflOx—3 11 1 Boston .000000001M1 6 1 Adams st Kelly ; Brown et Kling.Cincinnati.030007000-10 15 2 St-T/uiis.20040'140x—Il 9 6 Gaspard, Smith, Humphrie» et McLean ; Steelc, Woodburn, Sallç» et ' Wingo.Un nouveau gérant pour Indianapolis CHAS.O’LEARY SUCCEDE A JAMES BURKE.M LE PRESIDENT WATKINS DONNE SA DEMISSION.Indianapolis.24 mai — W.H.Watkins, président, et James Burke.gérant, du club Indianapolis, de l'Association Américaine, ont donné leur démission hier, et Charles O’I/Cnry, avant-gardo, succède à Burko comme gérant.La divergence d'opinion des directeurs n été la cause de ces démissions.Watkins était co-propriétaire et président du club Indianapolis depuis nombre d'années.0’1-oary.le nouveau gérant, est un ex-joucur du club Détroit "Tigers”.Est paru:— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN VENTE AU DEVOIR Avis aux Amateurs de Baseball et de Crosse Si vous désirez savoir les dates des parties de crosse et de baseball tout ce que vous avez à taire, c’est d écrire au rédacteur du sport au ‘‘Devoir” en incluant un timbre d’un sou ainsi que le coupon ci-dessous et vous recevrez une carte indiqumt les dates des parties de baseball du club Montréal, de la ligue Internationale, à Montréal et à l'étranger, ainsi que l'échelle des parties de crosse du "Big Four” et de la N.L.U.Ces cartes sont en carton, avec un encadrement en métal, et peuvent être mises dans une poche de veste.Tous les amateurs voudront s'en procurer une.Ecrivez dès maintenant car elles sont prêtes pour la livraison.IMPORTANT Toute demande devra être accompagnée du coupon ci-dessous avec votre nom et votre adresse.D.I COUPON Ce coupon, accompagné d'un timbre d'un sou, donne droit à une carte indiquant les dates des parties de crosse du Blg Four et de la N.L.U., ainsi que les parties de baseball du club Montréal de la ligue Irlternatlonale, à Montréal et à l'étranger.NOM ADRESSE AUX JOUEURS INTERMEDIAIRES Tous les joueurs intermédiaires et ceux qui désireraient faire partie du club de crosse National Il sont priés de se rendre au “club bouse” de Maisonneuve à 3 heures dimanche après-midi, le 26 courant.Chez nos Royals Frank Roth est maintonant on eête dos frappeurs du club Montreal avec une moyenne de .353.Yeayer a fait bonne figure nu bâton eetto semaine et est maintenant en deuxième position suivi par notre excellent premier but “Chick” Gandil.Voici la moyenne de nos équipiers au bâton: Les tramways Amherst se rendent directement à la piste.de Physiothéra Roth .,• v P.36 A.B.51 H.18 P.e.353 Yeager 21 78 26 .353 Gandil a 23 88 28 .312 Hanford • 23 88 28 .312 Purtell 32 39 12 .308 Hartman Mattern • D 15 4 .285 Demmitt 24 92 26 .232 French 5 15 4 .285 Connolly 6, 17 4 .336 Irving 7 14 3 .214 Russell a 21 72 15 .208 N’attress .0 20 4 .200 Curtis 8 o*> 4 .182 Angermeir .4 12 2 .166 Averett .7 7 ï .143 Viebahn 6 16 i .063 Carroll 6 13 0 .000 Tavlor iï 4 0 .000 Burko • 4 8 0 .000 Un nouveau receveur pour les Royals i I,e président de» Royal» est revenu hier de Washington, où il était allé à la chasse aux joueurs.11 a réussi à rpgager un nouveau receveur du nom et' Pearce, qui jouait autrefois avec lo cluh Indianapolis.Quand nous annoncera-t-il qu'il a réussi à engager des lanceurs ù (Suite à la Se page), L’Inqtitut est jeune mais l’infini l’at- [tire.Le But marqué n’est pas douteux.Et dans l’oeuvre de Dieu que.l’homme jealomnie Ceux-là sont les plus grands qui par ( leur génie Font reculer la mort devant eux.(PASTEUR) LE MOYEN?CULTIVER SA SANTE ( m Est 1060 ou 5969 550a ST-DENIS AGENTS IHYSI- SPECIALITES.QUES EMPLOYES.Hayons X.Ozone Lumière.Chaleur, Hydrothérapie.Electricité médicale.Culture physique.Orthopédie, Massage.Neurasthénie.Obésité.Maladies Nerveuses.Maladies de la peau.Tuberculose.Cancers.Taches de vin.Poils follets.NATATION Il n'y a pas de meilleur exercice que la natation, comme U n’y a pas de meilleur endroit que les BAINS LAURENTIENS POUR NATATION ET BAINS TURCS Coin des rues Craig et Beaudry Prix et Heures du Bain Natation, de 7 a.m.îl !».30 p.tn„ tons le» jours de la semaine, et le, dimanche, lie ï II.m„ à midi—y eouipris savon, douches, serviettes, et valises.Adultes.Garçons au-dessous de lô ans., Uain privé.Itnin turc, de S a.ni., il 10 p.m.Gain turc, do 10 p.ni,, il S a.m.On peut prendre un bain turc à toute heure du jou Laurent ions, de 7 n.m., le lundi jusqu’au dimanche ni de longueur par A4 de largeur et de 4 à 8 pieds de profondeur.jours il 1s température de l’été., , 25c .15c 25c 7 fie $1.00 de In nuit, aux Bains Le bain a 80 pieds leur.L en u est tou- -'Mnetcrlinek et Carpentier vont, paTatt-il.faire un assaut de boxe.—T,’écrivain sait aussi placer le point où il faut.—lx's ouvriers élretriovns mennetTit de se mettre en grève.Us réclament le relèvement des salaire».—Us voudraient (pie le» patrons éiflairent.Est paru:— “A BOU'T PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN .VENTE AU DEVOIR 7 2756 LE DEVOIR, VENDREDI, 24 MAI 1911 N H NOCES D’ARGENT Du Monastère du Précieux Sang d’Ottawa 4 On nous écrit : L’an dernier, la communauté du Précieux Sang célébrait les noces d’or de sa fondation, ("était la jubilation dans toutes les maisons de cet Institut.De ces cœurs de vierges montait ardente et vive la reconnaissance envers le Dieu d’amour et sa très sainte Mère.La voix des bons journaux annonçant ce joyeux anniversaire à tout notre peuple catholique l’invitait à pren dre part à ces réjouissances et à ces témoignages de gratitude.C’était justice, car la Communauté du Précieux Sang n’est pas une étrangère dans notre Canada.Elle est essentiellement d’origine canadienne ; elle prit naissance sur les bords du Yamaska, dans la jolie ville de St-Hyacinthe.Elle eut pour fondatrice, Mère Catherine Aurélie Caouette, une sainte femme, au cœur brûlant d’amour et à l’âme débordante de zèle.Quand Dieu veut accomplir une mission importante, créer une œuvre qui devra servir à le glorifier et à le faire aimer, il se choisit un instrument docile, un instrument qu’il prépare et couvre de sa protection.C’est ainsi qu’il en a agi à l’égard de cette âme d’élite à qui il exprima, dans l'intimité de la prière et du silence, son désir d’être adoré et glorifié dans son sang précieux, versé généreusement sur la croix pour le rachat de l’humanité.Adoration et réparation : telle fut la semence jetée dans une terre si bien préparée, qu’elle germa et s’épanouit en une œuvre féconde et durable qui, depuis un demi-siècle, a produit tant de bien sur notre sol canadien et même en pays étranger.C’est la gloire de notre épiscopat catholique d’avoir favorisé l’établissement et le développement de ces maisons bénies où de jeunes vierges, se vouant à la vie contemplative viennent d’elles-mêmes, d’un çæur joyeux, se grouper autour du tabernacle, pour y passer des heures, des années, leur existence toute entière, pour y chanter derrière les grilles du cloître l’hymne de la prière et de la pénitence, pour adorer, dans le recueillement, le Sang de Jésus et s’immoler commes victimes dans un but de réparation.Ottawa ouvrit ses portes hospitalières à cette communauté si hautement approuvée par l’Eglise et favorisée des grâces insignes du ciel.Il y aura exactement 25 ans le 24 mai courant, que ces dévouées religieu-sesses venaient fonder une maison de leur Institut au milieu de nous, à l’appel sympathique du regretté Mgr Duhamel.Ce saint évêque, se laissant guider uniquement par son esprit de foi éclairé et un grand fond de tendre piété, avait jugé l’heure opportune de doter sa ville archiépiscopale d’une communauté contemplative qui allait couronner cette magnifique effloraison de maisons religieuses vouées à l’enseignement, et aux œuvres de charité déjà établies dans le diocèse.Son choix tomba sur l’Institut du Précieux Rang.Voici comment il s’exprimait dans une lettre pastorale, à ses ouailles, annonçant la fondation d’un Monastère des Sœurs du Précieux Sang : > “En secondant l’agrandissement de eet Institut, nous avons, en même temps l’intention de favoriser parmi nous l’aoeroissement de la vie de prière et oraison.Et s’il fallait un motif pour arrêter notre choix et déterminer nos préférences, ne l’avons-nous pas surabondamment dans l’objet spé-eial proposé au zèle de ces religieuses comme aussi au culte des chrétiens.” “Jésus-Christ nous a aimés, dit St-•Jean, ( apoe.I.5) et nous a lavés de nos péchés dans son sang”.“C’est par son sang qu’il nous a ouvert le ciel, selon la doctrine du grand apôtre, et Notre-Seigneur ne nous a-t-il pas dit le premier : “Ceci est mon sang qui sera répandu pour tous”.“Un autre motif qui nous les a fait choisir, est qu’elles se proposent de glorifier et honorer particulièrement celle-là même qui est l’Auguste Patronne de eet arehidiocèse, la Vierge.Marie, immaculée dans sa conception, en union avec laquelle ces religieuses adorent le Sang du Rédempteur.Après un quart de siècle, jetons un regard sur l’œuvre de bien qu’espérait de ces ferventes religieuses, le vénérable archevêque.C’est faire acte de justice et de gratitude que de rendre hommage à leur vertu et à leur dévouement, à l'apostolat social qu'elles remplissent au sein de l'Eglise et de notre société.Car il faut le dire à.haute voix et le répéter souvent.Les communautés contemplatives ont une place d’honneur bien marquée dans l’église de Dieu.Elles jouent un rôle de sanctification et de réparation auprès des peuples.Apôtres, elles le sont par la prière, l’adoration et le sacrifice, par l’immolation et l’union la plus intime au divin Crucifié du Calvaire.Ah ! sans doute, c’est un apostolat, obscur que celui-là, et qui échappe à plus d’un, mais combien agréable à Dieu et utile à la société ! Laissons parler en nous l’esprit de foi, et ces communautés contemplatives nous apparaîtront dans tout leur éclat, comme l’ornement et la force de l’Eglise, comme un organe précieux dans le corps mystique du Christ.La prière, pour l’individu comme pour la société ne doit pas être un vain mot, une occupation d'aucune utilité pratique.Dieu lui-même nous a enseigné à prier.Il nous en a fait un devoir strict.Jésus-Christ l’a consacrée par son exemple.Sa vie fut une vue de prière et un long acheminement vers le calvaire.N'est-ce pas surtout par ’es j ardentes supplications de son coeur maternel que la Vierge immaculée a coopéré à notre salut?N’est-ce pas par leur vie contemplative et intérieure que les saints se sont élevés au degré sublime de la plus haute perfection, et ont imprimé au plus vif de leur coeur les vertus intimes du divin modèle?La nature, d ailleurs, nous impose la prière, elle est, selon saint Thomas, le pro pre de la créature raisonnable, nécessaire à l’âme comme la respiration 1’»st au corps.D'accord avec la nature, l’Eglise, interprète officielle de Dieu nous la demande.“Rendre grâce en toutes “choses, nous dit saint Paul, telle est “la volonté de Dieu.” Ce devoir de l’humanité envers son créateur se manifeste par l'adoration, s'exprime par une prière de ^soumission et de dépeu dance, mais parce que l’homme, devenu pêcheur, sent le besoin de l’expiation, sa prière ne doit pas être seulement une prière de soumission, et de louanges, mais unq humble supplication, une demande de miséricorde et de pardon.Pour que cette union entre Dieu et l’homme, entre la société et le divin Créateur atteigne une plus haute perfection, pour que sur la terre se reproduise, le plus parfaitement possible, ce concert d'adoration, et d’actions le grâces que les anges et les bienheureux font monter continuellement vers ie trône divin, Dieu a voulu que certaines familles religieuses fissent de la prière leur travail et leur art; Dieu a voulu que dans certaines solitudes, il y eût des âmes qui remplissent ici-bis l’office des anges, que des âmes s’élèvent sur les ailes de la prière pour adorer et expier en faveur de l’ku manité: mission sublime vraiment digne de l’invention divine, office précieux et noble travail relevant celui qui le remplit! Aussi a-t-on vu dans tous les siècles une armée d’heureuses victimes de l’amour divin se réfugier dans les retraites des cloîtres, conduites sans doute par le souffle céleste.L'Eglise a voulu également qu’il y eût dans son sein des communautés à physionomie diverse qui exprimeraient dans leur ensemble toutes les vertus du divin Rédempteur et reproduiraient dans son corps mystique les différents mystères de sa vie.Pendant que les unes sont occupées à soulager les misères humaines, à secourir les infortunes physiques, à instruire les intelligences et à former le coeur des enfants, les autres, loin du bruit du monde, à l'ombre d’un cloître se livrent à des prières prolongées, même pendant la nuit, offrent leurs vies en victimes pour la conversion des pécheurs, demandent pardon pour les crimes sans nombre qui se commettent, apaisant ainsi la justice de Dieu outragée, prête à éclater et à frapper les malheureux pécheurs.Quand la prière diminue sur la terre, c’est l’heure des grandes calamités qui sonne.On a dit avec raison que les communautés religieuses étaient le paratonnerre de la société, cette parole est 'surtout vraie des communautés contemplatives qui ont sans cesse les mains levées vers le ciel, implorant misérieorde et pitié pour l'humanité prévaricatrice, expiant par leurs pénitences volontaires les péohéa des hommes.Donoso Cortès disait quo les ordres contemplatifs maintiennent par leur fonction sublime de la prière, Le gouvernement impuissant à la réprimer La grève des débardeurs à Londres va causer une nouvelle défaillance industrielle dans le Royaume-Uni.l’équilibre entre Ja et Vaction, Londres, 23.— Les efforts du gouvernement, en vue de provoquer une entente entre les débardeurs et les compagnies de navigation et de transport n’ont pas abouti et l'on croit généralement que le conflit qui commencera demain sera beaucoup plus sérieux que celui des mineurs.On a peu d’espoir de réussir à éviter la grève et si les débardeurs n’obtiennent pas ce qu’ils exigent, tous les employés de compagnies de transport, y compris ceux des compagnies de chemins de fer, abandonneront le travail et le Royaume-Uni aura à souffrir de la plug terrible crise ouvrière qui ait jamais ébranlé le monde industriel.On avait d’abord décidé de ne déclarer la grève que vers la fin du mois de juillet, mais elle a éclaté par le fait que les employés du port ont essayé de faire entrer un récalcitrant dans les rangs de l’union.Les grévistes demandent l’exclusion des non-unionistes, un tarif de salaire uniforme avec un minimum de $1.80 par jour.La grève commencera à six heures du matin et 150 navires chargés, d’un tonnage de 1,000,000 dont plusieurs ont à bord des marchandises susceptibles de se détériorer vont être immobilisés dans la rivière Thames.Les entrepôts de Londres contiennent très peu de provisions et la capitale du Royaume-Uni sera bientôt dans la position d’une ville assiégée Si la grève devient un mouvement national, 500,000 hommes quitteront l’ouvrage._______ L’hon.Hazen aux funérailles de Lady Tupper Ottawa, 24.— Le gouvernement du Canada sera représenté aux funérailles de Lady Tupper, à Halifax, par l’hon.J.D, Hazen, ministre de la Marine et Sir Joseph Pope, du département des affaires extérieures.Les restes mortels arriveront à Québec à bord de l’“ Empress of Britain” et seront transportés à Halifax sur un convoi spécial.SPORT ( Suite de la 4e page ) Dans la ligue Internationale Les joueurs des clubs Montréal et Providence avaient congé hier après-midi et se sont rendus au Parc Delori-mier pour assister au meeting du Montreal Driving Club.Tous sont revenus enchantés et avec plusieurs dollars de plus dans leur poche, car la chance les a favorisés dans les paris.Aujourd’hui, il y aura deux parties au Parc Atwater.La première sera jouée cet avant-midi et commencera à 10 hrs 30 et la seconde à 3 hrs p.m.Les parties jouées, hier après-midi dans la Ligue Internationale ont donné les résultats suivants : R.H.E.Newark.001110(100—3 S 1 Toronto.040000000—4 7 0 Batteries — Barberich et McCarthy; Lush, Mueller et Higgins.R.H.E.Jersey City .03000000.'—3 5 1 Buffalo.001422000—0 9 o Batteries — McHale et Wells ; Stroud et Schang.R.H.E.Baltimore.000200000—4 g 2 Rochester.024201000—0 12 3 Frock, Smith, Adams et Payne ; Martin et Blair.La boxe à Toronto Marché de Montréal nraUSTRIE XiAITiSSB FBOMAGX De l’Est.14c 1-4 à 14c 1-2 BETTBRE Crémerie, choix .26 3-4 à 27c PRODUITP UE ZiA FERME OEUFS Oeufs choisis .23c à 23c 1-2 Oeufs, No 1.24c à 25c VOLAILLES Dindes, la livre .19 à 20c Poulets, la livre.16 Volailles, la livra .a l2cl-2 Canards, la livre.17c à 17 1-2 Oies, la livre.13c à 14e PRODUITS DE I.’ERABLE Sirop d’érable en boite.7e 4 7e 1-2 Sucre d’érable, la livre.9c 1-2 à 10c HARICOTS De l’Ouest.14c 1-2 à 15c 1-2 MIEL, Blanc.10c 3-4 à 11c 1-2 Brun.07c à 03c Blanc coulé.08c à 10c Brun coulé.07c 1-2 à OSc POMMES DE TERRS Au wagon, le mir.it .2.10 4 $2.16 Patates canadiennes, la poche.61.35 à *1.40 Green Mountain.1.70 à 1.75 LE FOIN Est paru:— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco .27cts EN VENTE AU DEVOIR Toronto, 24 mai — L’A.A.U.a publié hier soir le programme officiel des rencontres qui auront lieu ce soir.Iæs représentants montréalais inscrits dans les combats de ce soir sont les suivants : 105 Ihs — Joe Carpenter \’s Ed.Williams, British-United.105 lbs — P.S.Kelly vs Henry Houle, West End.125 Ibs — H.Beveridge vs Ji, Con-very, Calgary, Alta.135 lbs — W.Dawson vs J.Lindella, British United.135 Ibs — Andrew McConnell vs A.Cox.British United.145 Ibs — Peter Kelly vs A.R.Lake British United.158 Ibs.— Dave Marshall vs S.A.Alexander, British United.Propos Sportifs George Hodgson, de la M.A.A.A., et détenteur de tous les records d’intérieur à la nage, a obtenu la permission de prendre part aux Jeux Olympiques de Stockholm, sans passer par les tournois illiminatoires.indispensable à la vie du monde.De toutes parts on crée et l’on développe les œuvres sociales, et c’est avec raison, mais n’oublions pas que la prière en est le fondement nécessaire et la source première.Sans doute les besoins multiples de la société requioront plus cte communautés actives que de communautés contemplatives, mais il n’en est pas moins vrai que sans être un élément absolument indispensable, elles sont relativement nécessaires au plein épanouissement de l’Eglise hautement utiles à la société, qu’elles en sont l’honneur et le digne couronnement.Il manquerait quelque chose à la beauté et à la force de l’Eglise, si ces ordres disparaissaient.La société perdrait en eux d’insignes bienfaiteurs et des apôtres dévoués.Voilà les réflexions un peu longues, peut-être, que m’a suggérées cet anniversaire d'n Monastère du Précieux Sang d’Ottawa.Qui nourrait nier le bien immense que ces bonnes religieuses ont accompli durant 25 ans dans notre ville et aux environs.Ceux-là seuls qui ont appris à les connaKrc, oui les ont vues accomplir leur noblo devoir, qui ont été favorisés des grâces divines par l’intercession de leur ferventes prières, peuvent apprécier dans une bonne mesure les bienfaits signalés de leur apostolat social.Disons-lo à la louange de la bonne population d’Ottawa et de tout le diocèse, la communauté du Précieux Sang est ici aimée et appréciée.Dès son arrivée, elle a été accueillie avec une grande générosité.Ce no fut depuis ce temps qu’un échange continuel de sympathies et de bienveillance.On en peut juger par cette foule d'e personnes toujours plus -nombreuse, qui, aux heures de parloir, s’en vont, les visiter, demandant des prières et des pénitences, les unes pour la conversion d’un fils, d’un père, d’un époux, les autres pour la réussite ei'une enirverise.ou toute autre faveur.On a confiance que ces saintes religieuses dont la vie n’est qu’tm long gémissement vers le Dieu du Calvaire et une adoration perpétuelle de son Sang Précieux, leur obtiendront miséricorde, secours et protection.Et l’expérience est là pour attester que leur espérance n’est point vaine.La prière publique faite en commun ne saurait manquer d'attendrir le cœur de Jésus et do produire des fruits de salut, surtout si elle déborde toute brûlante d’âmes vierges qui s’immolent volontairement.Fidèle à l’esprit de la fondatrice, le monastère du Précieux Sang d’Ottawa se maintient dans la ferveur des premiers jours et se distingue par la plus édifiante régularité.Il a connu les épreuves, rencontré bien des difficultés, enduré bien des privations.C’est là le premier gage de sa vitalité.Dieu l’a visiblement protégé et l’on peut dire en toute vérité qu’il compte comme un des plus florissants.Le nombre de ses religieuses s’accroît et n’eût été le manque de ressources pécuniaires elles auraient depuis longtemps réalisé le projet de construire une maison plus hygiénique, plus appropriée aux besoins actuels.Le temps est opportun pour nous rte leur prouver par dos actes tangibles notre estime et notre gratitude.Ne manquons pas, en ce glorieux anniversaire, de verser une offrande discrète en faveur de -es religieuses dont nous apprécions à si juste titre les pieux services.Souhuitons-leur encore de longues années de bonheur et de paix.Ces paroles de, Mgr Duhamel par lesquelles il terminait sa lettre pastorale que j’ai citée plus haut me reviennent à la.mémoire.Ne craignez pas leur disait-il, “de manquer du nécessaire : “La Providence et la générosité des “catholiques de cette ville et du d'io-“cese tout entier, vous seront comme “des trésors où vous pourrez puiser en “Çemps opportun.” UN AMI DE L’OEUVRE.Est paru:— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN VENTE AU DEVOIR On annonce tjue les parties du club Berlin de la Ligue Canadienne seront jouées à Windsor ou Chatham, car on ne croit pas pouvoir se procurer un terrain où l'on pourrait charger une entrée.Plusieurs croient qu’elles seront jouées à Waterloo.La question sera décidée d’ici quelques jours.Le lanceur Leclairc, du club de baseball Montréal, a été cédé au club Bridgeport, de la ligue Connecticut, dû il aura l’opportunité de faire valoir son savoir-faire.Le club Montréal ne joue pas aujour d’hui, mais demain à l’occasion de la fête de la Reine Victoria il jouera deux parties avec Providence, la pre mière à 10 heures 30 a.m.et la seconde à 3 heures p.m.Après Providence viendra le club Toronto.Les Leafs joueront samedi, dimanche, lundi et mardi prochain.Les Royals ont gagné 6 parties et en ont perdu 6, depuis qu’lis jouent à Montréal cette année et il resta encore six parties à jouer avant qu’ils aillent à l’tl,Tanger.Le club d’Eddie McCafferty, l’ex-gérant du Montréal occupe la deuxième position dans la Ligue New-York State.Bailey, ex-joueur des Royal a a charge du premier but et fait merveille.MM.J.J.O.Ledoux et Henri Hébert sont partis ce matin pour Hamilton on compagnie d’Edouard Fabre, ’e vaillant coureur de l’A.A.d’A.Nationale.Le club de baseball Wanderer ira rendre visite au club Joliette dimanche prochain.Les deux clubs sont en excellente forme et l’on peut s’attendre à une partie très contestée.Le jockey Trubel qui s’est maintes fois distingué en selle sur tes pistes du Canada et des Etats-Unis, poursuit le président, du Jockey Club d’Ontario qiril accuse de ruiner sa carrière en lui refusant une licence pour le circuit canadien.Excursion spéciale du C.P.R.Montréal à Shawinigan Falls et retour, billets bons pour partir par le train qui part de la place Viger à 9.10 a.m.et bons pour retour jusqu’au 27 mai.Adultes $1.75, enfants 90c.réc.Extra, No 1.Extra, No 2.Ordinaire, No 2.No 3.Luzerne, mixte.L’AVOINE Canadienne, No 2, ce l’Ouest.Extra No 1, pour fourrage.No 3.de l’Ouest.No 2, local.No 3, local.No 4, local.*16.59 4 *17.00 15.50 à 16.00 11.50 à 12.00 13.50 à 14.00 10.50 à 11.00 47o 1-2 46c à 46c 1-2 46c 46c 1-2 45o 1-2 44c 1-2 FETE VICTORIA Billets d’aller et retour au prix d’un billet simple.Bons pour partir les 23 et 24 mai.Limite de retour, 27 mai 1913.AGREABLES EXCURSIONS D'APRES-MIDI LE PACIFIQUE CANADIEN L’aménagement eit hautement apprécié toute* lea voyageurs.Le jour de la fête Victoria, à 2.30, le vapeur “Berthier' partira du quai Victoria et reviendra A 7.30.Excursion à Boucherville, 35c; Varennes.60e; Verchèrea, 70c.Rafraîchissements à bord aux prix de la ville.LIGNE MONTREAL QUEBEC.-> Départ à 7 p.m.Le lundi, mercredi et vendredi, par le nouveau vapeur “Saguenay”.Les mardi, jeudi et samedi par le vapeur "Québec LIGNE SAGUENAY.— Les vapeurs partent de Québec à 8 a.ip.les marai.mercredis, vendredis et samedis, pour Chicoutimi et ports intermédiaires.LIGNE MONTREAL, TORONTO ET HAMILTON.— Viâ les Milles Iles, et la Baie de Quinté—le vapeur Belleville part chaque vendredi à 7 p.m.BUREAU DES BILLETS DE LA VILLE: 9-11 SQUARE VICTORIA Wagona-lits et wagons i conpsitimoat^ éclaire* à l’électricité, Montréal à Toronto Tou* U* joui* à 10.45 p.B., pour U far» Tonga.Train* pour la Gare Union, Toronto, MU ; les Jour* a 8 46 a.m.et à 1C.00 p.a.SPECIAL POUR UC BROME A partir de samedi, 25 mai.Part de Montréal, (gare Windsor) à 1.21 p.m., pour Farnham, Knowlton, Sherbrnoke, et gares intermédiaires.Au retour, arrive à Montréal lundi, à 9.2(1 a.m.* SERVICE DES GRANDS UCS Maintenant en vigueur.Cinq vapeurs chaque semaine.Ole ' Transatlantique Départe toue les Jeudi», à 10 a.m.DE NEW-YORK AU HAVRE.PARIS (France) France .90 Mai France .20 Juin La Provence 6 Juin La Provence 27 Juin La Lorraine 13 Juin La Lorraine 4 juillet Départs supplémentairaa 1* aamedl La Touraine 1 Juin Chicsgo .8 Juin Lea paquebots partant 1* samedi ne trana-portent riu'une seule clssee de passagers d# cabine (seconde classe).Pour tous renseignements s’adresser b GENIN, TRUDEAU & OIE, LIMITEE Agents généraux pour le Canada.22 rue Notre-Dame-Oueet.Montréal ZiA FARINE Manitoba, patenta* blê de printemps, premières.*5.70 Seconde*.5.10 Manitoba, furte.4.90 Patentes, blé d’hiver.*4.75 à *5.00 Straight rollers, 90 pour cent .4.25 à 4.40 Straight rollera en sac.1.95 4 2.05 Extras 1.70 à 1.75 ISSUES DE BLE Son de Manitoba.23,00 Recoupes 95.00 Moulée pure , 32.00 ».34.00 Xoulée mêlée .• « .26.00 à 29.00 La réponse aux critiques M.BEAUDRY LEMAN, MEMBRE DE LA COMMISSION DES SERVI CES ELECTRIQUES DE LA VILLE DE MONTREAL DONNE SA DEMISSION.AVOINE ROULEE Avoine roulée, le baril.*4.65 Avoine roulée, le sao.2.20 Maïs, le baril.4,Qp Mais, le sao.1.90 LE BETAIL A MONTREAL Jeunes bœufs.*5.75 4 *6.00 Vaches.4.50 à 4.45 Taureaux.4.75 à 5.00 Moutons.3.75 à 4.00 Agneaux.5.75 à 6.00 Porcs.6.65 à 6.80 Veaux.3.00 à 12.00 PROVISIONS Lee prix suivants nous sont fournit per la Laing Packing via occupe une position plu» avantageuse, parce que l’eau y est plus profonde et qu’on y a déjà le matériel de radoub.M.Wilson a été choisi par l'amirauté britannique A la demande du gouvernement cenadi—» Madrid, 24.— Des bruits courent avec persistance à Madrid qu'une crise ministérielle est proche en Espagne, par suite des dissensions qui existent entre M.Canalcjas, président du con-eil et les membres de son cabinet.On attribue ces dissensions aux intrigues des conservateurs dont le chef M.F.Maura, ex-premier ministre, voudrait revenir au pouvoir.A la suite.de ces bruits, les républicains et socialistes ont eu une réunion à Barcelone.M.A.Lerroux, chef du parti radical, a déclaré que le retour au pouvoir de M.F.Maura serait le signal d’une levée des masses radicales dans la province de Barcelone.Le premier ministre annonce sa détermination inaltérable de rester à 'a direction des affaires, tant que le programme économique et social du gou vernement n’aura, pas été mis A exécution et que la question du Maroc ne sera pas réglée.Les sympathies de la Compagnie White Star Londres, 24.— Dans le rapport annuel de la compagnie White Star, les directeurs offrent leurs sympathie» sin cères à ceux qui eurent h souffrir de quelque façon que ce soit, du naufrage du ‘‘Titanic”.Le rapport déclare que la compagnie fera tout en son pouvoir pour donner toute la sécurité possible à bord de se» vaisseaux.Un sénateur coupable de fraude Columbu», Ohio, 24.•— Aprè* quarante-sept heure* de délibérations, le jury rendit un verdict contre le sénateur Isaac E.Huffman d’Oxford, accusé île fraudes électorale».Le verdict déclara U lénattur cot£*bla.Convoi (Tensei-' gnement agricole Le Ministère de l’Agriculture de la province de Québec, de concert avec le Pacifique Canadien, se propose de faire circuler un convoi d’Enseignement Agricole sur les lignes du C.P.R., dans la province de Québec.11 s’arrêtera à St-Philippe, St-Jean, Farnham, Cowansville, Sutton, Knowl-ton, Waterloo, Eastman, Magog, Shor- i brooke, Cookshirc, Soottstown et MiW gantic, et séjournera deux heures e» demie à chaque endroit.Pendant ce temps on y donnera des conférences et des explications sur les objets d’expo-süion.Lin personnel do dix à quinze conférenciers accompagnera le convoi sur tout le parcours.Des membres du personnel enseignant du Collège MacDonald, des Ecoles d’A-griculture d’Oka et de Ste-Anne, Kam , des représentants du Département provincial de l’Agriculture ainsi que des fermiers modèles y donneront des con-féronces.Partout le programme sera adapté aux besoins et aux exigences des localités que le convoi traversera.Le train sé composera de cinq wagons : dans les trois premiers seront les objets d’exposition et de démons-’ tration, et les conférences se donneront dans les deux autres.UNE ECOLE ROULANTE, UN COLLEGE AMBULANT Tous les cultivateurs trouveront quelque chose d’intéressant et de profitable, et dans la visite des objets d’exposition et dans l’audition des conférences.Il y sera donné des entretiens d’un intérêt particulier pour les dames, les jeunes filles et les jeunes garçons.Nouvelle succursale La succursale de la Banque d’Hoche-laga, coin Saint-Viateur et Mance, près de l’Avenue du Parc, a été ouverte ce* jours derniers pour la transaction géi nérale des affaires.Les comptes dé-pargne seront acceptés dans cette succursale.(réc.) -«- Démonstration sympathique > M.Collis l/jvely, vice-présideni général des cordonniers de la B.and S.W.U.„ été l’objet d’une très sympathique mandes ration hier soir, è la »allo Dionne.Au milieu d’une immense assemblée, M.Cléophas Thibault, agent d affaires des cordonniers, Zoti-que I.espérance, Alphétius Mathieu,président, du Conseil-conjoint lui ont souhaité, en termes exquis, la plus cordiale bienvenue.M.Lovely a ré|N>n-du en félicitant les officiers et les membres des unions locales de la B.and S.W.U., à Montréal, do leurs beaux diiroè-s.( Ce soir, M.1/ovely sera l’hète d« l’Union No 219 des tailleur» du cuir, qui tient son assemblée régulière à 1» «aile Dionne.Ils subissent leur procès le* oa* des éehevins Turcot et Mây | rond, qui se sont présentés aux dér- * nières élection» provinoiale», en dépit des règle» du parti ouvrier, et, qui ont été élus, est venu devant le comité exécutif du Conseil de» Métier» et du Travail.Conformément à la décision déjà prise par le comité général, le» deux nouveaux député» ont été ravé» de û lürta de» membre» du parti ouvrier.
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