Le devoir, 30 mai 1912, jeudi 30 mai 1912
TROISIEME ANNEE—No.127 MONTREAL.JEUDI 30 MAI.1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Rédadhon et Admise*» Edition Quotidienne: H ¦ ¦¦¦ ¦¦ffflnH H ¦ 71.RUE SAINT-JACQUES canada ET .|9| HH ^H H ¦ ^H H MONTREAL.Hj M |B |H H ^H _______ c«SâitionHebdomadaire»j00 H 1 H fl HHHa| Hfl H H H HH.TELEPHONES: .^ i* J a J AJ æLA m \J JL JL V Diredteur : HENRI BOÙRASSA FAIS CE QUE DOIS i LE BANQUET LAURIER I>es organisateurs du banquet Laurier voulaient offrir à leur chef un témoignage d’admiration et affirmer, avec la force du parti libéral, leur volonté de continuer la bataille.A eê double point de vue ils peuvent être satisfaits de leur travail.Us ont prouvé que la défaite du 21 septembre ne les a point paralysés, et leurs adversaires feront bien de ne pas l’oublier.Par contre, ceux qui attendaient de ce banquet l’énoncé, d’une politique nouvelle ou des déclarations de très haute importance.seront singulièrement déçus.On a tout sacrifié à M.Laurier, et c’était naturel, mais le discours de M.Laurier—à part son commentaire de la fameuse lettre Taft-Roo-sevelt—est simplement une réédition de ses derniers discours parlementaires et de sa harangue du Monument National.Thèmes, développements, critiques et mots d’esprit peuvent être facilement retracés(par les mémoires un peu fidèles.L’ancien premier ministre n’a traité que de la.réciprocité et de la marine.Sur l'un et l’autre sujet, il n’a rien dit qui ne fût connu de ses auditeurs habituels.La convention douanière négociée jjar MM.Fielding et Paterson est chose du passé.Par une assez curieuse coïncidence, c’est hier même que le Sénat américain a rayé de ses archives le texte qu’il avait d’abord voté.Reste la question générale de nos relations commerciales avec les autres pays: sur ce point, notre attitude est extrêmement simple, elle s’inspire du principe qui est à la base de toute la doctrine nationaliste: juger la politique canadienne du point de vue des intérêts canadiens.Il serait absurde de vouloir établir autour du Canada une sorte de muraille de Chine; chaque cas doit être réglé selon ses mérites.Pas plus que M.Laurier, nous n’avons changé d’opinion sur la question de la marine.Nous avons combattu sa politique, parce que nous l’estimions fallacieuse et dangereuse; nous jugerons celle de M.Borden à la lumière des mêmes principes.Contre les deux partis hier, contre les deux partis demain, s’il le faut, nous défendrons la politique traditionnelle du Canada, celle qui fui: assez large, assez hardie pour le Tup-per de 1893 et le Laurier de 1902.Et la façon dont nous avons apprécié la faute commise par le cabinet Borden en ne proposant point le rappel immédiat de la loi Laurier, notre attitude dans la question du Keewatin prouvent que nous saurons partout mettre les points sur les i.Il est temps que l’opinion n’ait qu’une mesure et qualifie des mêmes termes les politiciens bleus ou rouges—tels MM.Borden, Laurier et compagnie dans la dernière question scolaire—qui s’associent pour déshonorer la signature du Parlement canadien.Et ces idées font du chemin.En 1905, M.Laurier ne vit, dans les rangs de son parti, que deux défections; cette année, dix-sept députés libéraux, dont deux anciens ministres de la Couronne se sont insurgés.C’est un symptôme plus intéressant encore et plus considérable que le banquet d’hier.Orner HEROUX.Le premier registre d’état civil de Montréal La revue Canadian Antiquarian, publie dans sa dernière livraison un intéressant travail de M.Lapa-lice, archiviste de la fabrique Notre-Dame, sur le premier registre d’état civil de la paroisse de Notre-Dame de Montréal.Il y a quelques mois, M.Doughty, le sous-ministre des Archives canadiennes, à Ottawa, chargeait M.Lapalice de copier ces registres.Ce sont, au dire de l’auteur de l’étude que nous citons, les plus anciens du Canada et probablement de la terre d’Amérique.Car “Mont réal a ses registres originaux, au complet, intégralement et sans lacunes, depuis son commencement.C’est une gloire dont peut s’énor-gueillir un nombre très restreint de nos paroisses, même de date plus récente que notre ville.Québec avait commencé en 1608, et ses ré-gistres, en 1621, mais l’incendie de 1640 détruisit ceux-ci; et la lacune ne fut que partiellement remplie par la tradition des familles encore alors existantes.Trois-Rivières ne possède que quelques feuillets détachés de 1634.” Les registres de Montréal s’ouvrent en 1642; et les trois premiers volumes, dont l’un pour les baptêmes, l’autre pour les mariages, et le dernier pour les sépultures, sont écrits “sur papier bien conservé et d’une encre encore bien noire.” Les Jésuites rédigè-rent ces régistres de 1642 au 12 août 1657, date où les Sulpicions arrivés h Montréal furent chargés de la paroisse et y continuèrent les registres, commencés par les Jésuites, sans interruption, de suite et sans aucune remarque, le curé étant M.Souart.” Les Jésuites avaient rédige les actes en latin, jusque lù.Les actes des Sulpiciens sont en français, à compter du 12 août 1657.“Plusieurs points d’histoire, même des pages sont renfermées et illustrées dans ces citations,” dit M.Lapalice.Et ces registres sont fort intéressants à feuilleter, pour les chercheurs et les généalogistes.C’est ainsi que, en 1654, le chercheur relève dans ces régistres le mariage de Charles Lemoine à Catherine Primot.Charles Lemoine était originaire de Dieppe, près de Rouen, fils de Pierre Lemoine (*t de Judith Duchesne.Les enfants issus de ce mariage sont: “Charles Lemoine, baron de Longueuil, Jacques, sieur de Sainte-Hélène, Pierre, sieur d’Iberville, Paul, sieur de Ma-ricour, Joseph, sieur de Sésigny, Louis, sieur de Chôteauguay, tué au Fort Nelson, Jean-Baptiste, sieur de Martigny”, qui furent tous gens de guerre illustres ou citoyens éminents de la Nouvelle-France.Un peu plus tard, — le 12 août 1657,— Lambert Clos.se, major de Montréal, natif de Saint-Denis de Mogres, près de Trêves, France, se mariait à Elizabeth Moyen.“Gosse n’a pas laissé de descendants masculins, dit M.Lapalice.Cécile, sa seule fille qui ait vécu, se maria en 1678 à Jacques Bizard, et, en 1694, à Raimond Biaise, sieur des Bergères.” Au régistre des baptêmes, l’on découvre que Cécile, fille de Lambert Gosse et d’Elizabeth Moyen, eut pour parrain et marraine, le 22 juin 1660, Paul de Chomedy, gouverneur de Ville-Marie et Mademoiselle Jeanne Mance, administratrice de l’hôpital, ou de l’Hôtei-Dieu.Le 2 octobre 1658, Elizabeth Moyen avait donné le jour à une fille, Elizabeth, que tinrent sur les fonds baptismaux "Adam Do,lard, volontaire en la dite garnison et Catherine Primot, femme de Charles Le-mogne, marchand.” C’est semble-t-il, la première mention qui soit faite dans les régistres de Montréal d’Adam Dollard, qui, deux ans plus tard, en 1660, devait mourir glorieusement avec Ises compagnons, dans leur lutte héroïque contre l’Iroquois.A ce propos, le "Canadian Antiquarian" publie le fac-similé de l’entrée originale dans le régistre rapportant la mort de Dollard et de ses compagnons.Cette entrée se lit comme suit: Le 3 de juin.Nous avons receu nouvelles par un huron qui sestoit sauvé d’entre les mains des Iroquois qui l’avoient pris prisonnier au combat qui s’estoit fait 8 jours auparavant contre les dits Iroquois qui estaient an nombre de huit cent et dix-sept français de cette habitation et quatre Algonkins et environ quarante hurons au pied du Long Saut que treize de nos français avaient esté tuez sur la place et quatre emmenez prisonniers, lesquels du depuis nous avons appris par 4 autres hurons qui se sont sauvez avoir esté cruellement hruslez par les Iroquois en leur pags.Or les noms des di français morts estaient.Adam Daulat, conimendant asgé de 29 ans, Jacques Brassier 29 ans, Jean Tavernier dit Lalochetiérc armurier.28 ans, Xicolas Tiblcment serrurier, 25 ans, Laurent Hébert dit LaRivière 27 ans, Alonice de Lestrc chaufournier, 31 ans, Xicolas Josselin 29 ans, Robert Jurie 24 ans.AV avons appris qu’il s'est sauvé par les hollandais et retourné en France, Jacques Boisseau 23 ans, Louis Martin 21 ans, Christolphe Augicr dit des Jardins 26 ans, Es-tlenne Robin dit des Forges 27 ans, Jean Valets 27 ans.René Doucin 30 ans, Jean Le Compte 26 ans, Simon Grenet 25 ans, François Cntsson dit Pilote 24 ans.” Ce texte, éloquent en sa concUon, raconte un des faits d’armes les plus grands de l’histoire de Ville-Marie et de la Nouvelle-France.Et la publication du fac-similé de cette entrée au registre met fin à la prétention de certaines gens d’après laquelle il n’y aurait pas eu, dans les vieux documents officiels de la colonie, de texte établissant BILLET DF SOIR Travaillez, prenez de la peine.Où sont les es:prits chagrins qui prétendent que les lettres, au Canada, ne nourrissent pas leur homme?Où sont les grognards qui affirment à tort et hors de propos que les vers ne se vendent pas en Amérique?Où, les mécontents accusant l’indifférence populaire d'un insuccès de librairie?Et où, les pessimistes professant qu’il ne vaut pas la peine d’écrire puisqu'on ne sera pas lu?La Canadian Railway News achetait récemment chez Deauchcmin vingt-cinq exemplaires du Miroir des Jours, du délicat poète Albert Lozeau.En très peu de temps, elle les avait tous écoulés; et •elle en faisait une seconder commande.Et remarquez bien que ces volumes se sont vendus 81.50, dans les trains.C’est là, au.point de vue général, un bien petit fait, direz-vous.Sans doute, mais quelles perspectives ce cas particulier n’oiiurc-t-il pas?La poésie, goûtée seulement pat-un petit nombre, est la forme littéraire qui recrute le moins de.lecteurs — faut-il rappeler que Sully-Prudhomme ne parvenait pas à gagner, avec ses vers parfaits, trois cents dollars par an?— et cependant des vers canadiens se vendent, en chemin d- fer, et à un prix assez élevé.Alons, pourquoi des livres en prose, d’une heureuse conception et d’une exécution habile, ne trouveraient-ils pas chez les libraires légion d’acheteurs?Donc, au lieu de se lamenter sur l’indifférence ou l'ingratitude du pays ou du siècle, , que nos gens de lettres se mettent au travail; qu’ils créent des oeuvres qui aient de la puissance ou du charme, du relief, de la saveur et, surtout, de la personnalité.Et ils trouveront un public au Canada, etimême en France.LEON LORRAIN.La lutte au N.-Brunswick C’est probablement M.Pugsley qui dirigera la lutte contre le gouvernement Flemming au Nouveau-Brunswick.C’est lui, en tout cas, qui, le premier, attaque le manifeste du premier ministre.D’après M.Pugsley, le cabinet Hazen-Flemming, loin d’avoir bien administré, aurait manqué de prudence, endetterait la province rapidement et d’une façon considérable et négligerait la voirie.Sa critique au sujet de la voirie ne repose, il est vrai, que sur un bout de chemin qu’il fréquente souvent, et qu’il trouve en plus mauvais état que jamais.Quant à l’imprudence du gouvernement, elle résulterait surtout de sa politique de chemins de fer.M.Pugsley reproche à M.Flemming de favoriser le Canadien Pacifique jdu-tôt que les intérêts de la province.Il prétend aussi qu’un embranchement a été subventionné simplement pour obliger l’un des partisans du cabinet.Tout cela n’< mpêche pas le Globe, journal libéral, de donner un nouveau certificat au cabinet Flemming: “Actuellement, dit-il, les perspectives sont des plus belles pour l’administration provinciale, et en vérité, il n’est pas facile de trouver une bonne raison qui justifierait le contraire.Sans feu d’artifice, M.Flemming a rempli les devoirs importants de ses .fonctions.Il s’est beaucoup intéressé à tout ce qui est du domaine provincial, et il semble diriger un cabinet qui s’ins pire d’un esprit raisonnable.11 a été premier ministre moins d’un an et son bilan durant cette période est bon.” J.D.Le coût des Le News et la défense navale Le News, de Toronto, revient con tinuellement à la question de la contribution à la défense de l’empire.“La prochaine session qui aura probablement lieu en novembre, devrait, dit-il, décréter au moins la contribution de deux cuirassés qui prendraient place à côté du cuirassé de la Nouv.-Zélande dans la marine royale.Cette décision avertirait l’Allemagne que les lionceaux sont prêts à se réunir autour de la mère et qu’ils deviennent forts et puissants.Et cette initiative prise, le gouvernement devrait procéder à élaborer une politique permanente de défense canadienne et impériale.” Bien que ca! Quinze millions d’abord et ensuite des millions encore.Pas de cale-sèches, pas de canal de la Baie Géorgienne, mais des cuirassés pour l’empire et une marine par-dessus le marché.Le News oublie que dans le mémoire pour servir de base à la conférence de 1909, l’Amirauté anglaise se déclarait satisfaite si les colonies faisaient “des travaux et services locaux qui ne sont pas d’un ca ractèrc naval, mais sont du ressort de l’Amirauté qui se trouverait ainsi goulagée d’autant,” ce qui était en somme l’idée du comité de Défense coloniale constitué vers 1895 qui tomba d’accord sur les deux points suivants: lo.La suprématie maritime intéressant l’Angleterre d’abord, celle-ci conservera à sa charge la garde des routes commerciales et, an besoin la Inlte en haute mer, 2o.Les dépendances autonomes (dominions) se défendront contre l’invasion territoriale, protégeront leurs côtes et leurs ports, et de plus s’engageront à fortifier certains ports qui serviraient au ravitaillement et au radoub des vaisseaux anglais.” Depuis le Canada s’est chargé des frais de maintien des docks de Halifax et d’Esquimalt, sans que personne ait trouvé à redire.Il nous resterait à fortifier nos ports et les points vulnérables de nos côtes.Et le simple bon sens ne nous dit-il pas qu’il serait beaucoup mieux de commencer par là?Jean DUMONT.du nettement les noms des héros Lnng-Sault.Et, comme le dit M.Lapalice, ce premier régistre de Montréal est un “document inestimable, déjà des plus précieux par le fait que chacun de ses actes en lui-même est un rare document, mais encore plus précieux par le fait qu’il est une compilation intègre et sans lacune de l’histoire la plus primitive de la société montréaluisc,” PAUL MOREAU.vitres brisées Le Devoir demande depuis plusieurs mois que les commissions scolaires permettent aux jeunes enfants de jouer dans les cours des établissements scolaires, pendant les vacances.Voici, à ce propos, l’article sensé qu’écrivait hier soir notre confrère, le Herald: “De très nombreux enfants, dans les grands districts de la ville, n’ont pas de lieux où jouer.Les cours d’écoles sont d’excellents terrains de jeux.Les vacances sont un temps où les enfants, simplement parce qu’ils ne demeurent pas à l’école, doivent avoir toutes les facilités possibles pour s’amuser.La règle jusqu’ici a été de fermer les cours d’écoles à la fin de l’année scolaire.Sauventes fois des citoyens ont fait observer que près des écoles les terrains sont couverts de bâtisses à l’exception de la cour d’écoles et des rues.Avec In hardiesse désespérée de réformateurs en herbe, ils ont osé .suggérer qu’il fût permis aux enfants de jouer dans les cours d’écoles aussi bien que dans les mes.La ville ne voit pas d’un bon oeil de telles innovations.On a fait remarquer, avec une netteté qui fail honneur à la vigilance de nos édiles, que si les enfants jouaient dans les cours d’écoles ils pourraient briser quelques vitres et égratigner les peintures.Qui remplacerait les vitres brisées et referait les peintures?Voilà le point important el qui dépasse de cent coudées lout argument en faveur du bien-être des enfants de la ville qu’il faut maintenant déterminer.“L’opinion publique appuierait le Bureau de Contrôle même s’il décidait île nommer pour ces jeux des surveillants dont l’influence disciplinaire aurait du bon pour les jeunes joueurs.Il nous est agréable de noter que la commission des écoles catholiques, prenant son cou rage à deux mains, a décidé de courir le risque d’une banqueroute, en laissant les enfants s’amuser à qui mieux mieux dans les cours de trois écoles.C’est le premier pas qui coûte.Peut-être le temps vion-dra-t-il où la ville enlière sc hasardera et où, non pas trois,"mais Imites les cours d’écoles seront ouvertes aux enfants.” Nos douaires canadiennes Ottawa.30.— I* revenu de» douane» durant le pn'wnt moi» n atteint un chlln» trèe t'Ievé.Le» données officielle» accusent la rentrée 0,u'.!rs iinK°cs d'Ontari , .Mnatui Beiquc.rin„ nYiait pn» suffisante et P„u Les dames, en grande toilette, oc- nationalistes do Québec il no eupaient plusieurs rangées de fau-i PaK marine du teuiils, derrière la labié d’honneur .continuera de remplir le poste qui un soit chef, qu’il soit simple sellât, il consacrera toute son énergie à défense dos idées qu’il a toujours préconisées.Serviteur du peuple, il a reçu de son maître des ordres et des commandements.II doit le» suivre.“Si ces ordres nie disent de combattre, s’écrie Sir Wilfrid Laurier, je combattrai et vous combattrez et nous combattrons tons avec charité pour tout te monde, mais avec fermeté, dans le bien.” .e motto du parti liberal maintenant et toujours c’e»t : Charité pour tou», et fermeté dans le bien”.Nous sommes réunis ce soir sous égide de la défaite, mais je puis vous assurer que je suis indompté.Lors de ta dernière lutte, j ai demandé à mes amis de suivre mon panache blanc ; je vous te répète, suivpz-le toujours et soyez certains qu’il ne faillira jamais à l’honneur.” ACCUSATIONS CONTRE LES CONç SERVATEUKS Sir W ilfrid rappelle ensuite que les institution» britannique» veulent qua le goVverncnient d’un pays alterne entre diver» parti».Autant, l’ancien gouvernement, a été bon, autant le gouvernement actuel laisse à désirer.S’il y a des conservateurs ici, il^ vont, être indigné» da I accusation que je vais porter.Mais je parle par autorité et par l'autorité de» hommes qui ont exercé le pouvoir' A la dernière session.Ces hommes ne se sont pas préoccupés de» principes mai» du parti et l’un des ministres, M.Monk, ayant à choisir entre sou portefeuille et ses principes, entre son’ fauteuil de ministre et les principes qu il avait, préconisés depuis de longues années, a déclaré qu’il était, rivé,,, cadenassé et boulonné non pas à ses principe» mais à son portefeuille, fl y a des hommes qui sont rivés aux-principes mais M.Monk n’est pas d» ceux-lA.T A RECIPROCITE Lors des dernières élections, no avons fait un appel au peuple sur question de la réciprocité.Ce n’est p cette question (pii a été discutée ici il y a eu d’autre» questions d’aj tens et si nous avons été battus, n’est pas sur la question sur laque nous avion» demandé Topinion du pc pie, mais e est, grâce à, la eonibinaisi de» éléments les plu» hétérogènes et, I plus disparates qui se réunissent, to jours pour détruire, mais jamais po construire.Nous avions contre nous las vrr .nos antagonistes nr< .i.i.nuiras, dirigés par M.Borden ; I Wilfrid Lan- iCons
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