Le devoir, 17 juin 1912, lundi 17 juin 1912
TROISIEME ANNEE-No.142 MONTREAL, LUNDI 17 JUIN, m2 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne: CANADA ET ETATS-UNIS .ONION POSTALE .„ 93.00 $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .* ONION POSTALE .* , « .91.00 91.50 93.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration 1 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: MÙ74M REDACTION: Mu» 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FA IS CE QUE DOIS ! Contrainte et persuasion en matière scolaire Une nouvelle lettre de M.Garceau On trouvera en cinquième page la seconde' lettre qu’a bien voulu >i’adresser M.Napoléon Garceau.Je m’excuse d’avoir dû en retarder la publication, mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut, même dans les journaux.Ma réponse sera aussi brève que possible.j < * * * > M.Garceau ne conteste point l’échec de la loi française sur l’obligation, mais il l’attribue à la campagne de déchristianisation qui s’est ouverte dans le même temps.C’est, il me semble, une explication beaucoup trop simple et qui écarte des faits patents ©t reconnus de tous Içs intéressés.Que la laïcisation de l’école publique et, surtout, la campagne menée contre l’enseignement congréganiste, ait eu un certain effet sur la fréquentation scolaire, je ne voudrais point le contester (encore qu’il ait toujours existé depuis 1882 des écoles libres fréquentées par des centaines et des centaines de milliers d’élèves, et que, jusqu’en 1901, certaines écoles publiques soient restées sous la direction de congréganistes); mais le mal est d’origine infiniment plus variée et il tient surtout k des causes qui sont indépendantes du caractère religieux de l’école.Les rapports des inspecteurs officiels ne laissent aucun doute sur ce point et révèlent un état de choses qui ressemble singulièrement à celui qui entrave chez nous la fréquentation scolaire.J’ai sous les yeux l’analyse d’une série de rapports faits aux conseils généraux eh août 1907 par les inspecteurs d’académie.Je relève à la hâte quelques- unes des constatations les plus caractéristiques./ C’est ainsi que l’inspecteur de l’Aveyron déclare; “Les grandes distances en pays de montagne empêchent l’exactitude, en hiver; les habitudes de la campagne, en outre, sont là qui, durant les mois d’été, retiennent les enfants auprès de leurs parents; les travaux champêtres en occupent la plupart; certains sont bergers ou vont à la pêche aux grenouilles.” Dans le Calvados, pays fort riche cependant, l’inspecteur, après avoir constaté que la “fréquentation laisse toujours beaucoup à désirer,” donne les explications suivantes: “Tout d’abord, les longues distances, malgré un réseau d’écoles aussi complet que possible, retardent pour bon nombre d’enfants l’âge de l’entrée en classe: elle se fait plutôt vers la sixième année que vers la cinquième.Passé douze ans, on n’a plus guère d’élèves.— Absences journalières nombreuses, dont les trois quarts ne se justifient point.Sous le moindre prétexte, l’enfant est retenu à la maison pour aider ses parents, garder ses frères ou soeurs, ou même pour motifs moins justifiés.” L’inspecteur de la Charente constate que “la belle saison venue, des parents, encore assez nombreux, comme de coutume, ont gardé leurs enfants.” Dans la Dordogne, même son de cloche.“De trop nombreux parents, qui apprécient peu les bienfaits de l’instruction, sont portés à retenir trop souvent leurs enfants à la maison.Un certain nombre de garçons et de filles ne fréquentent jamais l’école ou n’y font que de bien rares apparitions; ce sont, en général, des enfants de métayers besogneux, dont la maigre exploitation est éloignée du bourg.,„Les autres vont irrégulièrement en classe: les absences sont nombreuses, variant entre le cinquième et le tiers des présences possibles, même pendant les mois les plus favorisés: proportion énorme.—Garçons et filles quittent fré-juemmeivt l’école dès ’’âge de onze ans, pourvus ou nom du certificat i’études primaires.” L’inspecteur de la Loire, soulignant la diminution constante du lombre des élèves, l’explique ainsi: “Cette diminution constante tient ) deux causes principales: la diminution de la population enfantine, sonséqueuce de l’abaissement de la natalité; l’habitude de plus en plus grande, d’occuper les enfants aux travaux de la ville ou des champs, dès qu’ils sont en âge de rendre quelques légers services et d’ajouter aux ressources de la famille.” L’inspecteur du Puy-de-Dôme, dit: “Dans les hauts plateaux, il est couramment admis que la classe chôme, en hiver, parce que la neige rend les chemins impraticables, en été, parce que l’herbe pousse dans les prairies et que le bétail est dehors.Beaucoup d’élèves ne fréquentent pas l’école plus de quatre mois de l’année, et encore!” On pourrait facilement doubler le nombre de pareils témoignages.Du reste, le Bulletin de la Ligue de l’Enseignement, octobre-décembre 1904, publication fort peu sympathique aux cléricaux, portait d’abord ce témoignage "très caractéristique: “ On peut affirmer que dans la généralité des communes rurales, la scolarité ne va nulle part jusqu’à 13 ans.Pour une partie, le certificat d’études l’interrompt entee 11 et 12 ans, rarement plus tard, généralement plus tôt.A quel âge finit-elle?D’ordinaire à celui de la première communion, c’est-à-dire vers 11 ans; après on ne revoit plus ceux que ne retient pas la préparation au certificat d’études.C’est ainsi qu’on arrive à une perte de temps estimée en moyenne de 20 à 25 p.c.du total des'>résences possibles, ce qui est désastreux dans les nombres les plus faibles qui concourent à cette moyenne”; puis il attribuait aux causes économiques (misère, familles nombreuses, nécessité du travail) et morale (opposition du clergé—ce sont des anticléricaux qui parlent;—parti-pris négatif des parents; lucre ries parents et des employeurs; indifférence, inattention, incurie des familles) la plus grande partie de cet état de choses.# # # Le gouvernement français, malgré tous les efforts qu’il a faits pour amener les enfants à l’école, en dépit des moyens dont il dispose, n’a pas réussi à triompher de ces causes d’ordre économique et moral.Je persiste à croire qu’une loi d’obligation n’aurait pas plus de succès chez nous, qu’elle manquerait forcément de sanction.Et sur ce dernier point, le nouvel argument de M.Garceau ne me parait pas encore convaincant.Mon honorable contradicteur semble implicitement admettre la force de mon objectio'n en ce qui concerne le pouvoir politique et les commissions scolaires; ni les commissaires d’écoles, ni les chefs politiques ne seront pressés d’intenter des poursuites qui Tiqueraient de leur mettre à dos des électeurs ou des voisins; ipais il sc rabat sur les hommes de bonne volonté, peu soucieux de la popularité, et qui sauront mettre en activité le rouage judiciaire.Connaissant un peu mon pays, je confesse ne pouvoir donner plus de confiance à ce procédé qu’aux autres.Les victimes d’un vol ou de voies de fait se plaignent volontiers, parce qu’elles ont subi un dommage direct, mais je connais peu de gens qui nmmU disposés à braver toutes les inimitiés et toutes les rancunes pour faire observer une loi dont la violation ne leur cause pas un dommage personnel.On crierait tout de suite à l’informer et la vie deviendrait intenable pour le dénonciateur.s- « • • Si la fréquentation scolaire laisse encore à désirer, si les enfants sortent trop tôt de l’école, le chiffre des inscrits dans nos écoles qui_ pour les enfants de 7 à.14 ans—dépasse chez les catholiques 98 p.c.du chiffre de la population scolaire totale, témoigne d’une bonne volonté «que l’on ne saurait méconnaître.Il me semble que le plus sûr moyen d’améliorer la situation, c’est de faciliter l’accès de l’école, de la rendre plus attrayante et plus efficace, rie lui donner de meilleurs maîtres, mieux payés, et d’organiser une grande campagne de propagande qui réforme les moeurs et l’opinion publique.La loi sans l’opinion ne saurait être efficace; et le jopr où l’opinion aéra suffisamment éclairée, il ne sera besoin d’aucune loi.Orner HCROUX.BILLET DU SOIR Deux survivants du TITANIC Il devait être amusant d’entendre, Vautre jour, à l’enquête présidée par Lord Mersey, le récit de Paddy Dillon.Celui-ci et Johnny Bannon, deux Irlandais qui faisaient partie de l’équipage du Titanic, ont échappé à la mort dans des circonstances dont Dillon ne semble pas,avoir aperçu le tragique.Comme un groupe d'hommes, raconte-t-il attendait sur le pont que le navire sombrât, quelqu’un dit: “Allez donc à la buvette.” Plusieurs s’y rendirent, à qui l'on servit gratuitement du whiskey."Buvez, les amis, disait le.stewart; nous enfonçons.” Et chacun eut sa part de whiskey.Les hommes remontèrent ensuite sur le pont.L’un avait un papier gommé, un autre, du tabac.On roula une.cigarette ,qiü fut passée de main en main dans un groupe d’une quinzaine: chacun voulait aspirer une dernière bouffée.Dillon était à côté de Johnny Bannon quand le paquebot coula.Il se rappelle avoir vu des hommes qui se débattaient dans Veau, en criant.Il fit une prière.Il s’éloigna, à la nage, des cris de ceux qui luttaient contre les flots; il rencontra bientôt Johnny Bannon monté sur une épave, et qui lui dit: “Je suis bien, Paddy.” Il n'y avait pas place pour deux sur l’épave, et Dillon, ayant dit: “An revoir, Johnny," se dirigea dans la direction où Johnny Bannon prétendait avoir vu une lumière.Quelque temps après, on le recueillit à bord d’un bateau de sauvetage, où il recouvra ses sens.Paddy Dillon ne trouva pas plus nécessaire de dramatiser sa narration, qu’il n’avait cru utile de hurler quand la mer le réclamait.Et voilà deux gaillards qui, en parfaite santé, sans doule, dans la force de leurs artères, allaient rendre Vâ-me sans crier leur épouvante: C’est une belle supériorité sur la bâte que de consentir A la mort en silence.Cela rappelle un peu l'héroïsme des guerres françaises qui nous ont montré des milliers de soldats mourant, selon le désir de Cyrano, “la pointe au coeur en même temps qu’aux lèvres.” En tous cas.Paddy Dillon et Johnny Bannon sont deux braves.—On dirait des compatriotes! ajoute judicieusement un Français de mes amis.LEON LORRAIN.Crédit agricole et ouvrier A propos du crédit agricole ou des avances de TEtat aux cultivateurs et ouvriers dont nous parlions l’autre jour, il peut être intéressant d’ajouter que le système existe en Australie depuis une vingtaine d’années.Une hausse dans les taux d’intérêt décida le gouvernement à mettre le crédit public à la disposition de la classe agricole d’abord, et, plus tard, de la classe ouvrière également.Or, d’après sir J.G.Ward, l’expérience a été un succès.Nombre de cultivateurs ont, par ce moyen, presque transformé leurs terres, tandis que les ouvriers sont arrivés à posséder leur “home.” Créé en 1895, ce service a été mis en pratique immédiatement.En 189(5 le montant des avances atteignait déjà $2,100,000 et variait de 2 à 3 millions jusqu’à 1907, alors que mis à la disposition des ouvriers aussi.A partir de cette date, les avances doublent pour atteindre le chiffre de 8 millions de piastres en 1911.L’intérêt chargé aux emprunteurs est de 3 1-2 pour cent et de 3 3-4 depuis quelque temps.Le prêt est fait pour une période de 36 ans 1-2 et constitue avec le remboursement du capital une redevance de $24.40 pour cent pour les prêts à 3 1-2 et de $25.25 pour les prêts à 3 3-4.Le gouvernement avance au même taux qu’il emprunte, et prend son profit, minime sur les prêts faits à même les remboursements.Soixante-dix-sept millions de piastres ont été ainsi avancés aux agriculteurs et aux ouvriers depuis 1895.Sir.J.Ward affirme que les résultats sont magnifiques.Agriculteurs et ouvriers débarrassés des louds intérêts .améliorent leurs terres ou se construisent et se libèrent de leurs obligations sans qu’il leur en paraisse beaucoup.Les remboursements sont réguliers et les pertes sont nulle.s, $750 depuis dix-sept ans, soit une moyenne de moins de $45 par année.».DALLAIRE.M.BOURASSA Une dépêche d’Europe confirmait, samedi soir, la note que nous donnions dans le journal du matin.Notre directeur s’est embarqué avant-hier à Rotterdam pour son voyage de retour au Canada.Il sera ici vers le 24 juin.Il a employé ses derniers Jours de rongé à visiter la Belgique et la Hollande.Le “Devoir ’’elle Congrès de Québec \ UN BUREAU DE RENSEIGNEMENTS.Le DEVOIR ne se contentera pas de donner le meilleur compte rendu possible du Congrès de Québec.Il a voulu créer pour ses lecteurs et ses amis un bureau de renseignements spécial.Du 24 au 30 juin, nous aurons donc au coin de la rue Saint-Jean et de la Côte du Palais (pharmacie Dubé) un bureau où nos lecteurs pourront faire adresser leur correspondance aux soins du Devoir ”, ef se tenir en contact constant avec notre administration.Nous serons heureux d’y rencontrer le plus grand nombre possible de nos lecteurs et de nos amis.Les élections du 2 Juin en Belgique Notes et réflexions d’un Belge.L’or et les Indous Les économistes européens commencent à s'étonner de la demande de plus en plus grande d’or mo-nayé que font les villes de ITn-doustan.Et ce qui les surprend davantage, c’est que l’or exporté ainsi aux Indes ne reste pas en circulation.La plus grande partie disparaît pour une période de temps indéterminée.En 1909, l’Inde importait au-delà de cinquante millions en or anglais.En 1910, ce chiffre passait à^qua-tre-vingt-dix millions, et en 1911, à cent dix-sept millions.Et, rien qu’en janvier 1912, l’Inde recevait dix-huit millions et quart en pièces d’or anglais.Et cependant, il semble y avoir presque disette d’or dans l’Inde, tant on y voit rarement ce genre de numéraire, eu égard au chiffre énorme qu’on y importe tout le temps.L’Indou ne veut plus d’argent; c’est de l’or qu’il lui faut.Et une fois qu’il eu a eu, il se hâte de le cacher ou de l’enfouir.I le garde pour lui.Autrefois,-il cachait ainsi des pièces d’argent.Mais, au cours de famines assez récentes, il s’aperçut qu’il y perdait, à cause de la dépréciation de l’argent, et depuis ce temps, il enfouit de l’or.Les souverains, les bijoux et les parures en or, l’or en barres, c’est cela et cela seul qu’il cache.Le sous-secrétaire pour les Indes, interrogé récemment aux Communes, par des députés, donnait les statistiques que nous citions tantôt et reconnaissait que les Indous gardent presque tout leur or pour l’enfouir, au lieu de le mettre en cours.C’est là le fait, si l’on veut, d’un nombre relativement peu considérable de cette population, mais ce petit nombre est assez grand, encore, pour que ses dispositions inquiètent les financiers.Car, en réalité, ce n’est pas parce que les Indous exigent de l’or au lieu de l’argent qu’il faut s’alarmer.Ce qu’il y a d’inquiétant, c’est leur manie de retirer cet or de la circulation, de le mettre en Heu sûr, mais où personne ne le peut trouver, quand il y a des crises financières et que tout le marché réclame de l’or pour faire face aux demandes de remboursement du public.Et, par ailleurs, cette habitude que prennent les Hindous de garder leur or ne fait pas l’affaire des banques, qui reçoivent moins de dépôts qu’auparavant.Et les Indous eux-mêmes en souffrent, au point de vue pécuniaire, puisque, s’ils économisent, ils ne reçoivent pas néanmoins d’intérêts sur leurs économies.Enfouies, elles ne leur rapportent rien.Les économistes se demandent ce qu’il adviendra de tout ceci, et si l’Inde continuera de réclamer des quantités aussi considérables de pièces d’or pour les convertir en bijoux ou les accumuler en des endroits cachés d’où nulle banque ne peut les obtenir.D’autre part, plusieurs se préoccupent aussi de savoir ce qu’il adviendrait si, dans un temps de grande famine, aux Indes, les habitants sortaient soudain leur or de leurs cachettes, comme c’est leur habitude, en de telles circonstances.Le cours de l’or baisserait-il alors?C’est une question de peu d’importance, hors des cercles financiers, pour le moment, dira-t-on.Soit.Mais elle prendrait une autre importance, le jour où les Indous sortiraient tous leurs trésors cachés.Georges PELLETIER.Sur le Pont d'Avignon.Un Italien fort ivre tirait du pistolet hier soir sur un de ses compatriotes, en pleine rue, vers' les sept heures.Tes sergents de ville, naturellement, sont arrivés trop tard pour amener le tireur au poste.Tl ne se passe pas de semaine que quelque membre de ta colonie italienne ne joue du couteau ou du revolver.Que faut-il faire ?Leur défendre l’achat d’armes de toutes sortes, et interdire aux armuriers de leur en fournir, comme l’on prohibe la vente de l’alcool aux indiens ?Ceci pourrait Aire un peu injurieux pour les Italiens de la meilleure classe, — et il en vient aussi au Canada ; — mais s’ils pouvaient indiquer, ceux-là, aux autorités, un moren pratique de ramener leurs compatriotes au bon sens, ils rendraient un excellent service au pays.Nul Canadien n’a d'objection à l’immigration italienne ; mais encore faut-il qu'elle ne soit pas “l'immigration armée.” id * m Un général allemand, le générai Bernhardt, ridiculisait dans un récent discours la neutralité de la Hollande et de la Belgique et il ajoutait que l’Allemagne.dans son propre intérêt, doit s’emparer au plus tôt de ces deux pays, surtout de la Hollande.Tl y a longtemps que l’Allemagne convoite, et les ports de mer et.les colonies des PaysiBas.Car la Hollande est.somme toute, encore une des naf lions qui ont les plus belles colonies, et l'Allemagne, une do celles qui en ont le moins, en égard à sa grande population et à leur richesse.Mais les Hollandais n’rntondmt pas se voir assimiler par l'empire germanique.Ouü* Intime ÎI et la ligue pan-germanique tiendront-ils eompte de ce sentiment ?Il n'est pas probable que cela soit.La politique aux Etats-Unis Quel que soit le résultat de la convention nationale républicaine qui se réunira demain à Chicago, la réapparition de Théodore Roosevelt comme élément de perturbation dans la politique des Etats-Unis, a une signification dont on ne saurait méconnaître la gravité.Ce n’est pas la personnalité de Roosevelt qui tire ici à conséquence.L’homme a moins d’importance que la situation de fait qui l’a jeté dans le tourbillon où il se' débat.Cette situation n'a rien d’accidentel.Les causes de la confusion politique qui en résulte tiennent à l’ordre sociale et économique qui a prévalu aux Etats-Unis depuis un demi-siècle.Ee secret de la force politique de Roosevelt ne réside pas dans ses aptitudes d’homme d'Etat; ces aptitudes lui sont sérieusement contestée.Mais que l’on ne s’y trompe pas: quel que soit le jugement porté sur lui par ses contemporains, il est aujourd’hui l’homme que les foules applaudissent, parce qu’il est l’expression du mécontentement national.Les conditions de la vie aux Etats-Unis sont devenues presque intolérables pour la grande masse du peuple.Depuis cinquante ans, sous couleur de faux patriotisme, les chefs politiques ont établi, avec i’apppi du peuple, les privilèges et les distinctions de classes, qui ont amené l’antagonisme des classes.La législation a accordé des privilèges spéciaux à un petit nombre qui, comme il arrive toujours, sont à charge du grand nombre.Ces intérêts privilégiés se sont ligués ensemble pour s’emparer du gouvernement et diriger la législation dans chaque Etat de l’Union.Le contrôle artificiel de la finance, des transports, des grandes industries, et même des articles nécessaires à la vie du peuple, a produit quelques multimillionnaires; avec leur petite armée de sous-or-dres, ces parvenus de l’industrie et de la finance pressurent le prolétaire et lui rendent la vie aussi dure que possible.Aujourd’hui, le menu peuple paraît s’être ressaisi.Tl entend faire ce qui a été l’exception aux Etats-Unis en ces dernières années — se gouverner lui-même et pour lui-même.Que Roosevelt ou Taft soit choisi à Chicago, le pouvoir de la machine sera brisé.Des milliers d’électeurs réclament Roosevelt parce que — à tort ou à raison — iis voient en lui le seul homme capable de mater les grands intérêts financiers.Ces électeurs peuvent se tromper, cette fois-ci; peut-être réclament-ils celui-là même qui les livrera, plus solidement lié que jamais, au Moloch du capitalisme.Mais leur instinct est juste: l’éveil est donné ctria lutte se continuera.Uldéric TREMBLAY, - i— > — - Mais le reste de l’Europe ne permettrait pas, sembio-t-il, une annexion aussi dangereuse pour la paix de la France, de la Grande-Bretagne et de la Russie.* * * Le ministre de la milice, le colonel Sam.Hughes, vient de condamner, paraît-il, l’emplacement du camp de cavalerie, à Farnham.“Il conviendrait mieux à des manœuvres navales qu’à des manœuvres de cavalerie”, aurait dit le ministre.Mais ^ alors, pourquoi le gouvernement fédéral n’envoie-t-il pas le colonel Hughes demander l’avis do l’Amirauté sur ce point ?Car les questions navales relèvent de l'Amirauté, disent les journaux ministériels. «« 4* -i’A&attfl.ue.OUTREMONT TERRAIN DE COIN 35 x 104 PIEDS Site choisi.-Achetez maintenant—Les prix augmentent rapidement S’adresser par lettre à “ Outremont ” aux soins de “LE DEVOIR”, 71a rue St-Jacques.NOUS OFFRONS EN VENTE A GRANDE REDUCTION LES LIVRES SUIVANTS Le Scientific American, édit, hebdomadaire, les années de 1882 à 1907, (reliés).25 vols.La Revue Moderne, (reliés 2 vols, par année).24 vols.Histoire de» Canadiens-Français (B.Suite), rel.7 vols.Canada Picturesque par W.Grant, rel.2 vois.Le Canada-français (complet), rcl.4 vols.La Revue Canadienne, années 1881 1882, 1883, 1884, 1885, rel.5 vols.La Revue Canadienne, 1893, 1894, 1895, 1896, 1897, reliés 5 vols.Art and Architecture par W.Walton, rel.2 vols, Mandement» des Kvêoucs do Québec.s vol».Jugements du Conseil Souverain, (broch.).8 vol».Collection de Manuscrit».4 vols.Débat.» de la Législature de Québec, par Desjardins, Malenfant, ^4®.•••»,••••, .11 vols, Québec, et Lévl*, reliés.1 vol.Le Clergé Canadien, par Monseigneur Tanguay .1 vol.Vie de Monseigneur de Laval.2 vols.Pour les prix et autres informations, s’adresser par lettre, à Casier 26, Le “Devoir”. 4 LE DEVOIR, LUNDI 17 JUIN 1912 U VIE SPORTIVE Le Canadien essuie une autre défaite C’EST PAR UNE Pli IE BATTANTE LES “CAPS” ONT GAGNE LEUR Le club Irlandais subit un échec QUE LE CLUB TORONTO A DEFAIT LES HOMMES DE MclLMAINE, SAMEDI DERNIER, A SCAR-BORO BEACH.Dans les Grandes Ligues de Baseball RESULTATS DES PARTIES DE SAMEDI ET DIMANCHE.INTERNATIONALE SAMEDI AMERICAINE SAMEDI Buffalo, 4 ; Montréal, 3.Washington, 6 : Cleveland 5.Pittsburg, 5 ; New' York.4.Baltimore, 2 ; Jersev f’ity, 0.Boston, t ; Chicago, 3.Brooklvn, 5 ; St-1.oui s , 4.Jersev City 9 ; Baltimore, 3 Saint-Louis, 2 ; New-York, 1.Cincinnati, 6 ; Boston, 3.Newark, 8 Providence, 2.Philadelphie, 6 ; Détroit, 1.Philadelphie-Chicago — remise.Newark, i Providence, 1.Toronto-Roches tor — remise.DIMANCHE DIMANCHE DIMANCHE Buffalo, 1 ; Newark, 0.Boston, 6 ; Chieago.4.Pas de partie.Toronto.3 ; Jersev f itv, 2.Philadelphie, 8 ; Détroit, 6.POSITION DES CLUBS POSITION DES CLl BS POSITION DES CLUBS G, P.P.r.G.B.Pc.G.P.P.e.Rochester.660 Boston 34 19 642 New-York 10 757 Baltimore .27 22 551 Washington t.33 21 611 Cincinnati 29 23 558 Jersey City 27 21 529 Chicago 33 22 600 Chicago 26 21 553 Buffalo .21 21 533 Philadelphie 28 21 571 Pittsburg 24 20 545 Newark .21 27 171 New' York 17 18 486 Philadelphie 20 24 455 Toronto .22 25 468 Détroit 2(i 30 464 St-Louis .23 31 426 Montréal.21 28 129 Cleveland 23 28 451 Brooklvn 16 30 348 Providence 18 30 375 St-Louis 15 37 288 Boston .16 35 314 NATIONALE SAMEDI LE NATIONAL A REMPORTE SA TROISIÈME VICTOIRE CONSÉCUTIVE SAMEDI 1 L'équipe canadienne-française a triomphé des Técumsehs par 9 à 4.- Les joueurs de “ Doc ” Lachapelle ont joué d’une façon irréprochable.L’équipe canadienne - française a triomphé, samedi après-midi, des redoutables Indiens de Charlie Querrie en les battant par un score de 9 points à 4.La partie a débuté à grande allure et s’est maintenue jusqu’à la fin.Des deux côtés les joueurs ont fait clos prouesses, le jeu à certains moments fut de toute beauté.La pluie commença à tomber vers la fin de la deuxième période, mais elle ne gâta en rien la partie.Les Indiens ont déployé une force étonnante et si le National fut vainqueur, il l’a rudement gagné.L’équipe de l’A-A.A.A.Nationale joue cette année d’une façon irréprochable, et nous serions peinés si elle ne remportait pas le chain, pionnat, car les tactiques de la défense ft de l’attaque du National sont efficaces.Nos plus sincères félicitations aux vaillants équipiers du capitaine Lachapelle.Les Canadiens-français de-eraient se faire un oevoir d’encourager le National, car ils ne seront pas déçus.A 3 h.30 les équipes s’alignèrent tomme suit: National Tecumseh L'Heureux Buts Kinsman Catta.Points Yeaman Duckett Couverts Green Décarie Défenses Graydon Clément Défenses Fletcher Lachapelle Défenses McKenzie Deganne Centres Rowntree Dulude.Attaques Gorman Gauthier Attaques Wright Pitre Attaques Durkin Lamoureux Extérieures Querrie Bouliane Intérieures Smith Arbitre: J.Brennan.Juge du jeu: fack ucker.Chronométreur: H.A.Lacoste.Juges des points: A.L.Caron et R.Dumouehol.PREMIERE PERIODE Les arbitres font commencer la par-lie sans s'apercevoir qu’il n’y a pas de juge points dans le nord du terrain.Le président du National, Jos.Cousineau attire l’attention de Jack Tucker à ce sujet.A la reprise le Tecumser enlève, mais ne -peut garder la balle longtemps.Duckett intercepte une pas se de Smith, et la balle va se perdre dans les buts de Kinsman.L’attaque des Indiens fait des charges fureuses mais le jeu de la défense du National fait, manquer plusieusr bons coups.L’Heureux évite maints lancés dangereux.Eugène Gauthier fait une belle passe à Pitre, mais celui-ci est arreté par Yeaman.Les tricots violet et blancs tennent la défense du Teoumseh constamment en éveil.Les Indiens n’osent ,ilus mantenant pénétrer dans la défen-ic des “habitants”, ils cherchent plu-iôt à la faire sortir.Le “p’tit ’’Gauthier est serré de près par Fletcher, pii ne lobe pas d’une semelle.Fletcher donne un croc-en-jambe à Gauthier et l’arbitre ne dit mot.Les leux équipes luttent comme des lions et le valent jusqu 'ici.Lamoureux, après vvoir donné à Pitre, ce dernier lance, mais Kinsman est assez heureux pour bloquer.Les Peaux Rouges sont en pos session de la sphère, quand la cloche résonne.Cette nériode se termine sans qu'aucun point ne fût compté.DEUXIEME PERIODE Au départ, National enlève et va semer la terreur dans le camp ennemi.Mais, le premier moment do stupeur passé, la défense du Tecumseh semble se raffermir, mais elle ne l’est probablement pas assez, car Eloi Dulude dé jouant deux hommes, passe à Lachapelle, leque leompte.Natonal, 1.— Téeumseh, O.Quelques minutes se sont û peine écoulées que Gauthier descendant la balle, passe à Dulude, qui se trouve eu face de Kinsman et le déjoue.National, 2.— Tecumseh, 0.Collins remplace Fletcher, Aussitôt, après le jeu des Tecumseh change, car une minute après, Durlin, sur une passe le Collins, le premier point des Indiens sst enregistré.National, 2.— Téeumseh, 1.Bouliane qui joue une parte sensationnelle avec “Mon Oncle” compte un point d’une manière effective.National, 3.— Téeumseh, 1.La foule est en délire devant, le succès des “Nationaux”.Le National est supérieur jusqu’à présent.Les Peaux-Rouges semblent être démoralisés par l’avalanche de points qui leur a tombé sur la tête.Les quelques partisans du Tecumseh encouragent leurs joueurs du mieux qu’ils peuvent.“ Hapqsy ”, prend toujours Ica choses >n riant, même quand il culbute un adversaire.Charlie Querrie excite ses hommes, mais ceux-ci ne sont pas capables de traverser la ligue formidable de la défense des locaux.Lamourqux est puni par Tuçkçr pour avgr frappé Gray-Ion, la foule bue l’arbitre.Peu de temps auprès, le caoutchouc est des-tendu par Catta,.lequel passe à L«-mouroux: celui-ci donne à Gauthier, qui compte facilement.National, 4; —‘Tecumseh, 1.TROISIEME PERIODE Indiw • ’emparent de la balle en partant, et descendant rapidement vers les buts de L’Heureux, qui repousse habilement un lancé de Querrie.La sphère voltige de part et d’autre et à la fin Gauthier va semer la terreur chez les Peaux Rouges, car passant à Bouliane, ce dernier -compte.National, 5.— Tecumseh, 1.Les Tecumseh attaquent avec ardeur et aussi très souvent, les Indiens veulent à tout prix reprendre le terarin perdu.Collins est puni.Kinsman veut frapper Gauthier mais manque son but.La sphère est remise au jeu et Collins descendant avec Querrie, passe au dernier, lequel passe à Gorman qui enregistre.National, 5; — Tocumsoh 2.Une minute a suffi aux Indiens pour augmenter leur pourcentage, Durkin recevant la halle de Querre, compte.National, 5; — Tecumseh, 3.Lamoureux, après une course sensationnelle compte en moins de 10 secon des.National, 6; — Tecumseh, 3.Gauthier réduit à l’impuissance par une entorse, est remplacé par Dussault.Le réveil soudain des hommes de Querrie a quelque peu surpris la défense du National.De fréquentes mêlées se produisent au cours de cette période.Les Indiens forcent, la défense du Natonal et plusieurs belles passes s’effectuent, mais Catta et ses braves in-tercoptent.Décarie, Ducket, Clément et Lachapelle font d-es prodiges de valeur.Graydon reçoit une punition pour avoir malmené Bouliane.Donald Smith remplace .Wright qui a mal au genou.Cette période est féconde en incidents de toutes sortes.La retraite s’annonce avec le National à l’avantage.National, 6; — Téeumseh, 3.dème PERIODE Deganne enlève la sphère et descend immédiatement vers les buts de Kinsman.Gauthier lance, mais dans la mêlée un peint ost sauvé.Lamoureux, Bouliane et Dulude jouent avec leurs adversaires comme avec des amateurs, ils les dépassent à volonté, et sans Kinsman qui est un excellent gardien de buts, les hommes du “Docteur” Lachapelle auraient beaucoup plus de points qu’ils en ont en réalité.Pitre n’aime pas Graydon, et Lamoureux prévient Kinsman d’avoir à se tenir tranquille.Pitre qui avait une vengeance à exercer contre Graydon, le repousse brusquement et, roeevant la balle de Lamoureux, Didier lance avec force et compte.National 7 ; Tecumseh 3.La partie est dos plus excitantes, le National joue comme s’il était en arrière.Le jeu est très scientifique de la part du National.Bouliane enrégistro un point, en lançant à une distance de pas moins de trente pieds.National 8 ; Tecumseh 3.Quelques secondes après Lamoureux répète l’exploit de Bouliane en tirant de 50 pieds.National 9 ; Tecumseh 4.Deux hommes de Querrie s’attachent apres L'Heureux, mais ils ne peuvent lui enlever la halle.Les gens des bleachers crient à tue-tête et demandent aux “habitants” d’ajouter d’autres points à leur crédit.Les Indiens n’ont aucune ehanee de vaincre, cependant ils luttent avec ardeur, et font travailler les équipiers eanadiena-français jusqu’à la fin, mais l’équipe de la Ville-Reine faillit à la tfiehe o,t s’en retourne avec une défaite tandis que le National ajoute une autre victoire à son crédit.SOMMAIRE: 1ère Période Pas de point.2ème Période.I National, Lachapelle .National, Dulude .Tecumsehs, Durkin National, Boulianne .National, Gauthier .12.40 3ème Période National, Boulianne .1.15 Tecumseh, J.Gorman .6.05 Tecumsoh.Durkin.1.00 National, Lamoureux ., 4ème Période.National, Pitre National, Boulianne .4.10 National, Lamoureux Tocumseh, I).Smith SCORE FINAL: National, 9 j Te- A lire'.— “LES CHRONIQUES" de Léon Lorrain Joli volume, couverture illus trée en deux couleurs.Se vend 25 sous.Expédié franco contre envoi de 27 cents au Devoir.M.Joseph Marier Les amateurs de sports apprendront avec regret la mort de notre confrère, M.Joseph Marier, survenue samedi dernier.Le défunt travailla successivement à la “Patrie”, au “Journa!”, au “Canada”, à la “Presse” et signa quelques articles très documentés dans les colonnes sportives du “Devoir”.M.Marier était reconnu comme un des rédacteurs sportifs les mieux renseignés.Ses funérailles auront lieu mardi à 7.45 a.m., en l’église Notre-Dame.Le “Devoir” offre à la famille éprouvée, ses condoléances les plus sincères.Toronto, 17 juin, — En dépit de la pluie, le club de la ville R.t-ne, le Toronto, infligea une défaite aux hommes de Kennedy, samedi dernier, en présence d’une assistance de 1,000 personnes.C’était la première fois que les deux équipes se rencontraient depuis l’inauguration de la ligue.Dès le début les chances paraissaient être égales, mais vers le milieu de la deuxième période, le Toronto prit un avantage marqué et le garda jusqu ’a la fin.Le terrain au début semblait être un lac, des flaques d’eau nombreuses le couvraient, ce qui a beaucoup nui à la partie.A 3 h.30, les équipes s’alignèrent comme suit: Toronto Iiish-Can.Gibbons Buts Brennan Harshaw Points G.Roberts Marshall Couverts White Powers Défenses Mcllwaine Stagg Défenses Neville T.Fitzgerald Défenses Aspell Dandeno Centres Kane W.Fitzgerald Attaques Layden Longfellow Attaques F.Scott Donihee Attaques H.Scott Kalis Extérieures George Warwick Intérieures .G.Roberts Arbitre : E.C.St-Père.Juge du jeu : W.McIntyre.Juges des points : W.Labrecque et J.Ménard.Neville fut remplaeé par Rochford.F.Scott fut remplacé par Mundav.SOMMAIRE 1.—Canadien, George, 3.10.2.—Toronto, Fitzgerald, 3.15.3.—Toronto, Kaîls, 2.15.4.—Canadien, H.Scott, 10.00.PGEMIERE TAVTIE SAMEDI DER NIER, CONTRE LE CLUB SHAM-RODK.— TROIS NOUVEAUX JOUEURS SUR L’EQUIPE DES SENATEURS.Le meeting d’Hamilton LE DERBY HAMILTON EST REMPORTE PAR FROGLEGS.- DANS LA DEUXIEME COURSE DE LA JOURNEE, AMBERITE S’EST CLASSE BON PREMIER.(Service particulier) Hamilton, 17 juin.—• La pluie qui est tombée quelques heures avant la première course, a mis la piste dans an tuen mauvais état, car, en plusieurs endroits se trouvaient des trous d’eau.L' programme de la journée d’ouverture comportait sept courses parmi lesquelles figurait le Derby Hamilton.Sur , les huit inscrits, sept chevaux démarrèrent dans cette épreuve.Light O’My Life fut le seul coursier retiré de la course.Deux trains de Toronto et un de Buffalo emmenèrent un grand nombre d’amateurs du sport hippique.Voici les résultats détaillés des épreuves disputées samedi après-midi : PREMIERE COURSE Chevaux de deux ans et plus, 6 fur-longs:— 1.—Knights’ Differ, 99, Martin, 10 à 1, 4 à 1, et 8 à 5.2.—-Moisant, 93.Ambrose, 20 à 1, 8 à 1 et 4 à 1.3.—Ocean-bound, 104, Shuttinger, 2 à 1, 4 à 5 et 1 à 3.Temps, 1.13 2-5.Jaequelina, Little Father, Lone Tie.Guy Fisher et Textile ont aussi couru.DEUXIEME COURSE Chevaux de trois ans et plus, élevés au Canada, 11-16 mille.1.—Amberite, 110, Musgrave, 2 à 1, 4 à 5, et 2 à 5.2.—Commola, 112, Butwell, 6 à 1, 2 à 1, et 1 à 1.3.—Tropalum, 107, Small, 6 à 1, 2 à 1 et 1 à 1.Temps, 1,521-5.Kind Cash, Martmomas, Ondramon.Steamboat, Whitecaps, et Frolic ont aussi couru.TROISIEME COURSE Chevaux de 2 ans, 5 furlongs: 1.—Rockview, 111, McTaggart, 13 à 5, et 4 à 5.2.—Brawny.113, Loftus, 13 à 10 et 2 à 5.3.—Monacacv, 108, Burns, 5 à 2, et 7 à 10.Temps, 1.00 3-5.Olive Lodge, Hot Water, Bclroy ot Lysandcr ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Steeplechase, chevaux de 4 ans et plus, A réclamer, 2 milles.L—Jimmy Lane, 149; Kermath, 9 à 5, 3 à ô, et 1 à 4.2.—Idle Michael, 138, McCofee, 3 à 1, 4 à 5, et 1 à 3.3.—The Shaughraun, 153, Hagan, 7 à 1, 2 à 1, et 7 à 10.Temps, 4.29.Parade et Sight ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Derby, Hamilton, chevaux do 3 ans, 1 1 4 mille.L—Frog Legs, 117, Butwell, 1 à 10 ot 1 à 4.2.—Jeuny Geddes, 110, Turner, 6 à 1, 8 à 5, et 3 à 5.3.—Flamma, 117, Schuttinger, 7 à 2, 4 à 5 et 1 à 3.Temps, 2.09 2-5.Bvosseau, Pons, Aeinorum et Colonel Holloway ont aussi couru.SIXIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer 5 1-2 furlongs.1.Senex, 96, Ambrose, 7 à 2, 8 à 5 et là 5.2.Rve Straw, 114, Turner, Il à S, 4 à 4', et 2 à 5.3.J.P.Houghton, 115, Martin, 10 à 1, 4 à 1, et 3 à 5.Temps—1.07 2-5.Monkey.Blue Thistle.Patrisk S , Concarne, Sunroe, Water Walls, Won crief et Edith C.ont aussi eouru.SEPTIEME COURSE Chevaux do 3 ans at plus, k ré»la mer, 1 mille.1.Question Mark.2.Cliftonian.a- Fred.Mulhnlland.Ottawa, 17 juin.— Le club local a remporté sa première pictoire de la saison en battant, samedi dernier l'équipe irlandaise par un score de 7 à 4.La pluie tomba pendant tout l’après-midi, ce qui rendit les chances du jeu I joliment incertaines.Les Caps avaient I deux joueurs nouveaux dans leur ali-I gnement.Vf ke Cummings et Jacobs remplacèrent avantageusement Gorman des Eastwood sur le home, et Claude Benedict, qui s’est décidé à passer aux “pros” s’est distingué dans les filets.Le score final fut de 7 à 4, en faveur des Caps.Voici quel était l’alignement des équipes : bhamroeks Capital Vallières Buts Benedict Barry Points Fairbairn Clingen Couverts Goodwin Doran Défenses Pringle MeMullem Défenses Sarazin Allman Défenses Shea J.Quinn Centres Dooley Munroe Attaques Hall McArthur Attaques Seed Angus Attaques Lavelle M.Quinn Extérieures Cummins Butler Intérieures Jacobs Arbitre, Clarry McKerrow.Juge du jeu: Bob Taylor.SOMMAIRE DEUXIEME PERIODE 5.—Toronto, Kalis, 2.45.6.—Toronto, Warwick, 12.00.7.—Toronto, Warwick, 4.00.8.—Toronto, Kails, 2.00.TROISIEME PERIODE Pas de point.3.QUATRIEME PERIODE 9.—Toronto, Warwick, 2.40.10.—Canadien, H.Scott, 1.00.Résultat final:- Toronto, 7; Canadien, Les “ Cornwallistes ” sont invincibles LES "COLTS” DE JOE LALLY TRIOMPHENT DU CLUB MONTREAL SUR LE TERRAIN DE •WESTMOUNT PAR 6 A 3.Devant une assistance plutôt maigre, les “Factory Town Boys ” ont défait le Montréal samedi au terrain de Vsestmount.Les équipiers de West-mount ont lutté jusqu'à la fin, mais devant la résistance de la défense des '“Cornwialübeis”, ils ne purent rien.L’attaque des visiteurs fut à la hauteur de sa position et son jeu fut très effectif en maintes occasions.Le Montréal tenta à plusieurs reprises de reprendre le terrain perdu mais en vain.A 3 h.15 les équipes s’alignèrent comme suit: Montreal Cornwall C.Fyon Buts H.Smith A.Thompson Points A.Thompson J.Oqane Couverts F.Degane G.Finlayson Défenses E.Sommerville T.Neville Défenses H.Baker A.Hamilton Défenses F.Cummings F.Jarrett Centres L.Degray C.Molloy Attaques A.Degray J.McDonald Attaques H.Ranson J.Hogan Attaques B.Degan F.Hogan Extérieures H.Cummings R.Finlayson Intérieures E.Nicholson Arbitre: Peter Murphy.Juge du jeu, Jim Kavanagh.Juges des points: J, P.Kervin et J.Anglis.SOMMAIRE PARC DOMINION LA SEPTIEME SAISON DE SUCCES L’équipement du Circle D.Ranch AVEC CAMP DE VINGT-CINQ INDIENS SIOUX La plus grande réunion du Wild West jamais vue à Montréal Les filles plongeuses de Walker La Glissade en Bob-Sleigh Lions du prof.Glass Six Nubiens téroces sur la Scène ^ v Pierce - Arrow PREMIERE PERIODE 1.—Capital!, Jacobs, 4.00.2.—Shamrock, Angus, 3.00.3.—Capital, Jacobs, 3.00.4.—Capital, Lavelle, 3.00.DEUXIEME PERIODE -Shamrock, Butler, 4.00.TROISIEME PERIODE 6.—Capital, Seed, 3.00.7.—Shamrock.Angus, 5.00.8.—Capital, Lavelle, 4.00.QUATRIEME PERIODE 9.—Capital, Lavelle, 0 30.10.—Shamrock, Munro, 10.00.11.—Capital, Lavelle, 0.30.Résultat final: — Capital, 7; Shamrock, 4.Position des Clubs D.L A.G.P.P.C.National.3 I 25 14 Toronto.3 I 23 16 Irish-Canadian .I 3 18 21 Tecumseh.I 3 15 30 N.L.U.Cornwall .Shamrock Montréal .Capital .4 0 30 13 2 2 15 15 I 3 10 16 I 3 16 27 PREMIERE PERIODE 1.-—Montréal, Jarrett, 6.00.2.—Cornwall, Degray, 10.00.3.—Cornwall, Degray, 2.00.DEUXIEME PERIODE 4.—Cornwall, Degray, 1.20.5.—Cornwall, Nicholson, 5.20.fi.—Cornwall, Nicholson, 3.00.7.—Montréal, J.Hogan, 9.30.TROISIEME PERIODE S.—Montréal, Madloy, 12.00.QUATRIEME PERIODE 9.—Cornwall, Degray, 19.00.Résultat fiual: Cornwall, 6; Montréal, 3.Dans la ligue de crosse de la Cité LE NATIONAL II A TRIOMPHE DIT CARTIER PAR 4 A 2 ET SAINT-HENRI EST DEFAIT PAR CAUGH-NAWAGA.B.C.L.A.New Westminster .3 I 22 13 Vancouver.I 3 13 22 mt PIERCE-ARROW 48 H.P.6 CyL, 1912.Ceux qui aiment les voitures automobiles de haute qualité feraient bien de visiter nos salles d’exhibition et de voir notre splendide série de voitures Pierce-Arrow.Ces modèles sont trop bien connus pour que la description en soit nécessaire.Elles sont les premières au monde sous le rapport da l’élégance, du fini et de la durée.FAITES VENIR UN CATALOGUE The MOTOR IMPORT Go.OF CANADA, LIMITED EDIFICE DU FORUM Richmond l’emporte sur le AH-Montreal APRES UNE JOUTE DES PLUS CONTESTEES LES HOMMES DU GERANT THIBAULT TRIOMPHENT PAR 5 A 4.- VILLE-RAI EST DEFAIT PAR MASCOTTE.Environ 1,500 amateurs du jeu national se sont rendus au terrain du National, hier après-nAdi, pour être témoins de doux belles joutes de crosse.Dans la première partie, le National Il triompha du ohib Cartier par 4 à 2, et les Indiens de Caughnawaga ont écrasé le Saint-Henri dans la seconde, par un score de 7 à 1.Voici quels étaient les alignements des équipes : PREMIEOE PARTIE National II.Cartier.Lafleur Buts J.Bolduc Brlleroso Points A.Dupras David Couverts Aspell Perras Défenses Allan Moisan Defuses Beaudin Hamelin Défenses Gagnon x Mérineau Centres Spooner Côté Attaques Jarrett Séguin Attaques TT.Dupras Ménard Attaques P.Bolduc Richard Extérieures Sullivan Dufresne Intérieures O.Dupras x Cadotte remplaça Mérineau.Arbitres, O.Secours et M.Larocque.C’hronométi'rfiiss, A.Marauda et E.Pelletier.SOMMAIRE 1 National.Séguin.1.00 2 National.Côté.7.00 |3 Cartier.O, Dupras.3.30 1 National.Dufresne.0.00 5 t-nrti,.r.o.Dupras.5.30 6 National.Côté.4.00 DEUXIEME PARTIE Caughnawaga.St-Henri jlt'^’r Buts 1,angevin | Stacey Points Boisvert I Jacobs Couverts Dubue ; I ack» Défenses Lury 'Mavon Défenses Lalonde | Johns Défenses Allard Dion ne Centres Hamel Montour Attaques Poirier I White Attaques Reilly Martin A Usâtes Gougcon Plus de quinze cents personnes s’étaient rendues hier après-midi au parc Shamrock pour être témoins des parties de nos semi-professionnels de la ligue de la Cité.Leur enthousiasme et leur désir de voir du beau jeu ne furent pas déçus car il leur fut donné d’applaudir à deux belles parties et à deux belles victoircf*.T.es vaincus d'hier ont fait tri-s Itonne figure, et n’ont cédé que devant des circonstances qu'il était impossible do contrôler.Dans la première partie, Odgers qui était en forme superbe, paralysa complètement les efforts des Lions du Nord au bâton, ne leur permettant do frapper qu’un seul coup réussi, coup dont le crédit revient à Sasseville.Malgré ce désavantage au bâton, les Villerai parvinrent néanmoins à compter trois points, en courant bien les buts.De leur côté, les Mascottes frappèrent durement les balles de Lush à certains moments et aidés de quelques erreurs, s’assurèrent par là, la victoire.La seconde partie se termina par un ralliement désespéré des champions Richmond après avoir tenu constam-ment les spectateurs dans un état d’excitation extrême.Te grgnd Jim Moffatt, la nouvelle recrue de Pat.Kennedy, eut l’avantage sur Fred Ashton jusqu’à la huitième reprise, alors que deux buts sur balles suivis de deux coups simples et d’une erreur donnèrent trois points aux ’ Millionnaires” et rendirent le score égal.; l.a neuvième démontra que les cham-, pions sont de bons “finishers”, et Lavoie après avoir couru les buts avec I audace compta le point qui donnait la ; victoire à son club, sur un beau coup de Pci land.Î/CS résultats d’hier laissent les Mascottes seuls occupants do la première position ; les Voltigeurs sont bons se-j ronds et les Richmonds troisième.Mc-| Fwen et Parks se sont montrés les ar-: bit res consciencieux que l’on connaît, i Suit le score par reprises de ces deux ; parties : i Mascottes.120000930-6 0 3 1 Villerai.002000010-3 1 3 Batteries : Odgers et Importe ; Lush ! et Gagnon.Ail-Montreal.003000010-4 6 3 Richmond.001000031—5 6 2 Batteries : Moffatt et Uolahang Ashton et Morin.TARIF REDUIT POUR LES MOIS DE CHALEURS idePhysiothérapi du DR HENRI LASNIER HOMMES D’AFFAIRES.—Condamnés à rester en ville pendant les mois de chaleur, n’enviez pas trop ceux qui fuient la ville, vous pouvez jouir de tous les avantages d’un» villégiature à l’institut de PHYSIOTHERAPIE, et mieux soigner votre santé.La sali» des DOUCHES et le GYMNASE sont ouverts tous les jours jusqu’à 10 heures du soir, et à TARIF REDUIT POUR LES MOIS DE CHALEURS.Starboard gagne la course d’ouverture LE MEETING DE VALLEYFIELD S’EST OUVERT SAMEDI APRES-MIDI ET A OBTENU UN FRANC SUCCES.— L’ASSISTANCE ETAIT NOMBREUSE ET LES EPREUVES TRES CONTESTEES.POSITION DES CLUBS G.P.Mascottes .Voltigeur.Richmonds.Athletics.Cheniers.Vilteray.Balmorals.All Montreal.B 4 3 2 2 2 n o o 0 2 2 2 3 4 5 Pe.l.ono 1.000 ,600 .500 .500 .400 .000 .000 Unsey Extérieures Roy P.White Inférieures Lapensée / Arbitres, Larocque et Layden — E.Deganne.SOMMAIRE 1—St-Henri.Lapensée.30 3—Canghnnrwatïvt.Martin.4.30 4 -Caughnawaga.Montour., .3.00 5— Caughnawaga.Montour.2.00 6— Caughnawaga.Casey., 2.00 7— Caughnawaga.L.White., ,, 3.30 8— Caughnawaga.Casey.• 6.00 Valleylield, 17 — A l’occasion de l’ouverture du meeting de Valleyfield, samedi après-midi, 1,500 amateurs du sport des Rois s’étaient rendus en cette petite ville.Le programme de la journée d’ouverture comportait sept courses et toutes ces épreuves .virent très contestées.Les officiers étaient les mêmes que ceux qui avaient charge du meeting du Montreal Driving Club, au parc Delo-rimier.M.W.R.Norwell était le président des juges.Les résultats furent les suivants : PREMIERE COURSE Chevaux de 3 ans et plus, 5 furlongs.1.—Starboard, 109, Warrington, 3 à 2 et 3 à 5.2.—Sir Mincemeat, 109, Cullen, 6 à 5 et 1 à 2.3.—Coal Shoat, 109, Girondi, 8 à 1, 3 à 1, et 3 à 2.Temps, 1.02.Christina, Mabel Virginia, Eveline Dorris et Sally Savage ont aussi couru.DEUXIEME COURSE Chevaux de 4 ans et plus, 7 fur-longs.1.—John Patterson, 109, Mondon, 7 à 10.2.—Mirdi, 112, Matthews, 5 à 1, 2 à l et 1 à 1.3.—Salian, 109, Murray, 7 à 1, 3 à 1 et 1 à 2.Temps, 1.30.Alice Seautor Hublc, Clcvinc, Henry Orosseaddin et Sam Matthews ont aussi eouru.TROISIEME CQURSE Chevaux de 3 ans et plus, 5 furlongs.1.—Songs of Rocks, 109, Cullen, 3 à 2, 4 à 5.2.—Ponv Girls, 101, Dryer, 7 à 1, 3 à 1 et 3 à 2.3.—Yankee Lady, 107, Whatley, 3 à 2, 3 à 5.Temps, 1.02.Jim O., Stickpin, Orade, Lydia Lee et Custicanna ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, 5 fur-longs: 1.—Bensand, 109, Jost, 3 à 2, 4 à 5, et 2 à 5.2.—Téméraire, 109, Murray, 3 à 1, 3 à 2 et 3 à 5.3.—Little Erne, 107, .Warrington, 8 à 1, 3 à 1, et 3 à 2.Temps, 1.02.Florence Kripp, Semiquaver, Minstra et Matt O’Connell.CINQUIEME COURSE.Chevaux de 3 ans et plus, 7 fur-longs.1.—Bit of Fortune, 111, Mondon, 4 à 1, 2 à 1, et 1 à 1.2.—Dorothy Webb, 109, Warrington, 8 à 1, 4 à 1, et 2 à 1.3.—Maniac, 111, Russell, 4 à 1, 2 à 1 et 1 à 1.Temps,-1.32 2-5.Montagnie, Cuttyihunk, Chilton, Squaw et Boano ont aussi eouru.SIXIEME COURSE 1.Miss Félix, 109, Cullen, 5 à 2, 5 à 2, 1 à 1 2.Dominica, 100, Russell, 3 à 2, 2 à 1, 3 à 5 ; 3.3.Calethumpian, 110, 8 à 1, 8 à 1, 2 à 1.Temps—1.01 4-5.SEPTIEME COURSE 1.Isabel Casse, 107, Cullen, 1 à 1, 3 à 2, 2 à 5.2.Lady Maxim, 107, Farrow, 7 à) 1, 7 à 1, 3 à 2.3.Modern Priscella, Girondo, 6 à 1, C à 1, 3 à 2.Temps — 1.24 1-5.HUITIEME COURSE 1.Starboard, 109, Warrington, 3 à! 1, 3 à 2, 3 à 5.2.Sir Mjnce Meat, 109, Cullen, 6 à 5, 7 à 5, 1 à 2.3.Coal Shoat, 109, Girondo, 7 L 1, 8 À 1, 3 à 2.Temps — 1.02.Les courses au National Avant la partie National-Tocumseh, une épreuve de trois milles a été courue.La vainqueur Eugène Clouette, du National, en 16 minutes 26 2-5 sec., avait accordé 25 vgs à TT.GibeauH, qui arriva deuxième.Le deuxième fut Ijcfebvre, (scratch).Une deuxième épreuve, de 410 vgs fut courue au mi-temps, et le résultat fut : 1er, TL Hébert (scratch) National ; 2o D.Pelletier, ( 25 verges sur ses concurrents) National.Temps — 53 see.2-5.Friant II gagne le Derby Français Paris, 17 — Le Prix du Jockey Club f le Derby Français, a été gagné hier par l’outsider Friant 11.au Prince Murat.Il était joué h 32 pour 1, Sa victoire a rapporté 337.200 à son propriétaire.Amoureux III à M.August Belmont et Ukase 11 au comte de Ber-toux se sont classés ensuite dans l’ordre de mention.,(Suite à la 5e page), LE DEVOIR, LUNDI 17 JUIN 1912.5 TRIBUNE LIBRE Contrainte et persuasion en matière scolaire Le terrible ouragan de samedi soir Il ravage le centre et l'est des Etats-Unis et du Canada, tuant ou blessant plus de cent personnes.— Des millions de dégâts matériels.Monsieur Orner Héroux, Rédacteur du “Devoir ”, Montréal.Cher Monssieur : J’ai lu avec attention votre réponse à ma lettre ; je laisserai de côté la première partie qui traite plutôt d’une question abstraitei, pour répondre aux deux principaux arguments invoqués contre L’INSTRUCTION OBLIGATOIRE dans notre province, sa- Une tempête dévastatrice a sévi voir : samedi sur les Etats-Unis et l’est du Qu’une loi d’instruction obligatoire ; Canada.Il y a de nombreuses pertes na pas donné de résultats satisfai-; de yie et , ‘ do es matériels se sants en France ; l .* Que les pouvoirs de sanction ne peu- j Cnlîirent par millions, vent être confiés au gouvernement ou ¦ Mort d’un économiste français M.Anatole Leroy-Beaulieu est décédé hier à Paris, à l’âge de 70 ans au gouvernement ou aux commissions scolaires.Permettez-moi d’attirer votre attention sur le fait qu’en même temps, ou lé peu près, que Ton décrétait en Fmn-V> l’instruction obligatoire, l’on dé-•rétait aussi la déchristianisation de l’école ; que l’on obligeait par cette loi les parents d’envoyer leurs enfants dans des écoles neutres.Cette loi venait en conflit immédiat avec les principes religieux d’une grande partie de la population, ce qui déterminait une campagne formidable non pas tant que contre le principe de l’obligation de fréquenter l’écoie, mais bien contre l’école même.Ici, avec le système d’écoles séparées la raison d’etre de la campagne menée .en France n’existe pas.! vateur a été emporté à plus d’un mille Bien plus, rien n’empêcherait les ! par le vent, moyens de persuasion de continuer j Les corps de Fred Gibson et de W.leur œuvre et de lui donner l’appui j Groves ont aussi été retrouvés à un moral qui lui a manque la-bas pour 26 personnes tuées dans le Missouri Kansas City, Missouri,17.—Vingt-six personnes ont perdu la vie et un grand nombre d’autres sont plus ou moins grièvement blessées à la suite de l’ouragan qui a passé samedi sur le Missouri, démolissant les maisons, arrachant les fils électriques, les arbres et les poteaux.Les villages et la campagne sont complètement dévastés.Entre Merwin et Adrian, on compte dix-neuf morts.Parmi eux, Henry Cameron et ses trois enfants.Un quatrième fils du malheureux, culti Paris, 17.— Anatole Leroy-Beaulieu, directeur de l’Ipstitut de France, est mort hier.Henri-Jean - Baptiste - Anatole Leroy-Beaulieu, écrivain français, naquit à Lisieux, en 1842.Fils d'un ancien député du Calvados, il s’occupa d’abord d’études critiques et artistiques puis se tourna vers la politique et écrivit “Un Empereur, un.Roi, un Pape, une Restauration” (1879), critique de la politique du second empire.Il fit alors un long séjour en Russie d'où il rapporta les éléments d’une magistrale monographie politi Belle fête en perspective à St-Sauveur La Société St-Jean-Baptiste locale célébrera le 50ème anniversaire de sa fondation le 24 juin.(De notre correspondant) Québec, 27.— La célébration de la fête nationale cette année, à Québec coïncidera avec une autre fête patriotique.Tous les patriotes canadiens français s’uniront à la société St-Jean-Baptiste de St-Sauveur qui célébrera son cinquantième anniversaire et profitera de cette circonstance pour glorifier la mémoire du R.P.Durocher, O.M.I., premier curé de St-Sauveur et premier chapelain de la société qui lui a élevé un monument.C’est le dévoilement de ce monument, que et sociale du pays : L’Empire des j hommage de reconnaissance qui était f réussir.Une loi décrétant "l’instruction obligatoire” ne serait que la sanction aux appels pressants, aux exhortations faites tant du haut de la chaire que dans les journaux, pour induire le peuple à faire fréquenter l’érole, par scs enfants ; tandis qu’en France une telle £ loi est un attentat aux droits des consciences catholiques.$)n France l’insuccès de la loi n’est pas imputable à la loi mais à l’école.Quant au deuxième inconvénient, savoir à qui confier les pouvoirs do sanction de cette loi, il me semble que ce problème est d’une solution facile.Cette loi sera d’ordre public ; quiconque l’enfreindra sera passible d’une pénalité déterminée, mais tout citoyen pourra porter plainte devant les Magistrats et cette plainte sera suffisante pour faire traduire le ou les coupables devant les tribunaux.Qu’il se trouve dans chaque paroisse quelques personnes bien disposées, ne s'occupant pas de cette popularité qui doit être le dernier souci d’un véritable citoyen, ils seront suffisants pour assurer une sanction absolue à cette loi.Quand aujourd’hui une personne commet un délit, il n’est pas nécessaire, sauf certains ras d’exception, d’attendre les bons vouloirs des pouvoirs publics ; il est permis à tout citoyen de mettre en mouvement le rouage judiciaire.Pourquoi le même privilège ne serait-il pas laissé pour assurer l’observance de cette loi ?J’ose espérer, monsieur le Rédacteur, ivoir répondu d’une manière satisfai-lante aux deux arguments principaux de vos commentaires k ma lettre, » qu’enfin vous ferez campagne pour que la fréquentation de l’Erole Séparée ou Confessionnelle devienne obligatoire, t Vous remerciant pour l’hospitalité 'cçue, je suis, Votre serviteur.'rummondville, NAP.GARCEAU.6 juin.1912.-> mille de l’endroit où ils se trouvaient, quand ils ont été frappés.Les communications sont, naturellement interrompues partout.Des trains de secours ont été envoyés de Windsor, Warrensburg et Sedalia.La tempête en Pennsylvanie Pittsburg, Pen., 17.— La foudre et le vent ont fait bien des victimes, samedi, dans l’ouest de l’Etat.Il y a au moins deux morts, une vingtaine de blessés et des pertes matérielles, très fortes.C’est dans le comté de Washington, Penn., que les dommages ont été les plus graves.Un clocher qui s’écroule pendant l'office Zanesville, Ohio., 17.— Le clocher de l’église catholique St-Thomas a été renversé samedi par la tempête et s’est écroulé sur l’église, pendant l’office.Trois personnes ont été tuées et un grand nombre d’autres blessées, par la chute des pierres qui percèrent la voûte.L’ouragan a causé des dégâts à plus de 500 maisons dans la région.Dix autres victimes dans (’Oklahoma Pawhuska, Okla., 17.— Dix personnes ont été blessées, dont une sérieusement, par un cyclone qui a balayé le village de Nelagany, à dix milles d’ici, hier.Plusieurs maisons ont été démolies et nombre d’autres endommagées.Les trains du Missouri, du Kansas et du Texas ont été jetés hors de la voie.Un train de secours a ramené les blessés ici.L’épouvante à North Bay, Ont.Tsars et les Russes (1881-1882).Professeur d’histoire contemporaine à l’Ecole Libre d’économie politique, il fut élu en 1887 membre de l’Académie des sciences morales et politiques.Il a publié encore: “Les catholiques libéraux”, l’“Eglise et le libéralisme de 1830 à nos jours” (1885); “Un Homme d’Etat Russe (Nicolas Milu-tine) d’après sa correspondance inédite” (1884); “La France, la Russie et l’Europe (1888) ; “Israël chez les Nations (1893)”.Il était le frère de M.Paul Leroy-Beaulieu économiste et journaliste d’une très grande réputation.L’alcool le pousse au suicide CES VIEILLARDS DOIVENT U SANTE Aux Manellleuscs Propriétés de "F'ull-i-TIm” M.N.JOBBER T, DE GRANDE LI GNE, DIT: — “Pendant plus de 10 ans je souffris de constipation et des hémorrhoïdes.J'essayai plusieurs remèdes mais aucun ne me fit de bien.Après avoir pris quatre boîtes de ‘‘Fruit-a tives”, je suis bien.J’ai maintenant plus de 80 ans.’’ M.Wnt.Pitt, marchand général à Shanly, Ont., écrit: — “Je suis maintenant âgé de 67 ans et j’ai longtemps souffert des tortures des maux de tête dus à des troubles d’estomac.On me conseilla d’essayer “ Fruit-a-tives’’.Je le fis et ce remède me guérit complètement.” M.Wm.Parsons, d’Otterville, Ont., dit: “Je suis maintenant âgé de 79 ans et j’ai grande confiance en “Fruit-a-tives ’ ’.50 cents la boîte, 6 pour $2.50, boîte d’essai, 25 cents.Chez tous les mar-ohanrts ou de “Fruit-a-tives” Limited, Ottawa.bien dû à l’apôtre et au patriote que fut le R.P.Durocher, qui donnera lieu à cette seconde fête.La cérémonie aura lieu dimanche prochain, le 23 au cours de grandes fêtes qui se continueront aussi le jour suivant.Le programme complet des fêtes n’a pas encore été publié, mais on en connaît les grandes lignes.Le dimanche, 23 juin, il y aura une grand’-messe solennelle à l’église St-Sauveur.Le dévoilement du monument aura lieu dans l’après-midi et le soir à 8 heures sera donné un grand banquet à la salle St-Pierre auquel Sir Wilfrid Laurier doit assister.Et le lundi, le jour de la fête nationale des Canadiens-français, il y aura une grande procession à laquelle pren SPORT (Suite de la 4e page) Au Montreal Swimming Club M.GOULDEN EST ELU PRESIDENT DU COMITE DES SPORTS.— LE PROGRAMME DES SOUGCES QUI AURONT LIEU CET ETE.Robert Fortune, âgé de 60 ans et demeurant 165a rue Canning, a mis fin à son existence samedi en se tranchant la gorge dans sa chambre.Fortune, qui s’occupait de chevaux de course, buvait plus que de raison ces temps derniers, et on croit que c’est dans un accès de delirium tremens qu’il aurait accompli son acte de désespoir.Le corps de Fortune a été envoyé à la Morgue.Le testament de M.H.M.Molson Le Montreal Swimming Club a tenu la semaine dernière une assemblée de la plus haute importance si l’on considère que cette réunion avait pour but d’élire dront part toutes les sociétés natio- i un président et un secrétaire du eomi- nales, mutuelles et ouvrières de la ville.La société St-Jean-Baptiste de St-Sauveur, sous les auspices de laquelle sera faite cette grande célébration a été fondée par M.Edouard Dolbec, et quelques autres patriotes parmi lesquels se trouve M.F.Chevrette qui D’après le testament de feu TT.Maryland Molson, qui perdit la vie lors du désastre du “ Titanic”, le défunt lèguo 810,000 à l’hôpital Général de Montréal ; 81,- 000 à la Société Protectrice des animaux ; 830,000 à Mme A.W.Morris, ainsi que sa résidence à la ville et celle de Dorval.M.Molson lègue aussi de-s annuités à son père et à sa mère ainsi qu’& son frère, M.Frederick William Molson.qu'il institue son exécuteur testamentaire^ I-e défunt lègue une certaine somme à partager entre les serviteurs de sa maison.Excursion à New-York Des arrangements sont terminés pour rire une excursion à Njew-York le 20 uin, via le Grand-Tronc et le Cen-,ral Vermont.Les billets sont bons tour aller par train spécial, à 7.45 i.m., équipé de wagons lits Pullman, e rendant directement à New-York, r linsi que trains réguliers partant à 1.31 a.m., et 8.30 p.m.Limite de reloue, 1er juillet.ESSAYEHES ET JUGEZ Il y a une différence énorme de qualité entre nos PATES ALIMENTAIRES — de la — MARQUE “HIRONDELLE” et lee produits IMPORTES fabriqués longtemps b l’avance, durs, exigeant une cuisson prolongée qui leur enlève une partie de leur saveur.LES MACAKONIS.VERMICELLES, SPAGHETTIS, COQUILLES.PETI TES PATES NOUILLETTES AUX OEUFS, de fa Marque “HIRONDELLE” sont positivement supérieurs à tous les points de vue.EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES EPICERIES La Gle G,H.GiTELLI,Limitée MONTREAL, CANADA Cartier dans les procession de la St-Jean-Baptiste.¦-?- Vancouver est battu sur son terrain L’ABSENCE DE LA LO ND E CONTRIBUA DE BEAUCOUP?A CETTE DEFAITE.— LBS SALMONBEL-.UES CONSERVENT LA RBMTK-.RE OS1PTPION DE LA B.C.L.A.Vancouver.17.— A la surprise générale, des amateurs de la Colombie-Anglaise, les aVncouver ont été défaits samedi après-midi sur leur propre terrain par les Salmonbellies.Le score final fut de 6 à 2.Lalonde manquait à la compsition des équipes: L’affaire des téléphones North Bay, Ont., 17.— Durant la nuit de samedi à dimanche, un orage comme jamais il ne s’en était vu a terrifié la population de notre région.Les coups de tonnerre se succédaient sans interruption et personne n’a pu dormir un instant.La foudre est tombée en plusieurs ]el,rs endroits et quatre maisons ont été de nées, ce fait, la proie des flammes.Le vent en a démoli nombre d’antres.Beaucoup de caves sont inondées et des éboulements se sont produits le long des voies ferrées, provoquant des déraillements.Les récoltes ont naturellement beaucoup souffert.D’un peu partout on signale des accidents de personnes.Le cirque Haags qui passait au nord de Porcupine a été pris dans la tourmente et les animaux affolés ont donné beaucoup de troubles aux employés.Un train de fret, comprenant la locomotive et neuf wagons a été précipité du haut d'un remblai de 25 pieds.Le mécanicien Newman a été blessé grièvement ; il est maintenant à l'hôpitnl de North Bay.Son chauffeur Siroux et le serrefrein Fill sont aussi assez gravement atteints.Les habitants de l’ouest de notre ville sont obligés d’employer des chaloupes pour circuler.Dans les campagnes environnantes, les dommages sont considérables.Une dame Brosseau et son fils demeurant dans une petite maison, rue Harvey, ont passé un vilain moment.L’audition de l’appel de la Ville au sujet des tarifs de la compagnie de téléphone Bell s’est terminée samedi, devant la Commission fédérale des voies ferrées.' Le dernier témoin a été M.J.C„ Kelsey, expert de la ville, qui a répondu g diverses questions concernant le coût des tableaux de transmission.D’après la compagnie le revenu des tarifs d'échange est de 23 1-2 pour cent.M.F.W.Sharpe, de Montréal.M.S.J.Thompson, de Cartierville, et la Pu-blis-hers’ Press n’étant pas présents, réclamations ont été aban.Vtn- M.J.E.Birckenough, du quartier Saint-Denis, se plaint que, quoiqu’il sn't plus rapproché, du Central que Montréal-Ouest, où l’on paie 835, il a $75 à payer pour son téléphone.Vancouver New-Westminster.Hess buts Clark Griffith points Howard Camerou Couverts T.Giffrd Pickering Défenses J.Gifford Ion Défenses G.Rennie Murray Attaques Wintemute Godfrey défenses H.Gifford West Centres T.Rennie McGregor Attaques W.Turnbull Matheson Attaques C.Spring Carter extérieures L.Turnbull McGregor Intérieures G.Spring Qui a vu Bobby ?On a perdu hier, un épagneul répondant au nom de Bobby.Récompense -t qui le rapportera à 221 avenue de l’Esplanade.-«- Mort d’un astronome américain pour 1899 est mort, ici, hier soir.té des sports.Les nouveaux élus sont MM.Chris-H.Goulden, président et Wm.F.Hamilton, secrétaire.M.Goulden a annoncé que le comité des Jeux Olynipiques avait accepté le» entrées de MM.R.M.Zimmerman et J.P.Lyons, membres du club de natation et champions plongeurs canadiens., .• n.t i Us représenteront le Canada à Stoek- depms seize ans personnifie Jacques- ho1m ^.ec M Geo.Hodgson, de la M.A.A.A.Le nouveau président a aussi fait connaître le progr-mme des courses qui auront lieu chaque samedi après midi cet été au club de Natation.En void les détails : Juin, 29.— 50 verges handicap, junior, membres du club.50 verges handicap, senior, membres du club.Concours de plongeon, handicap, senior, ouverte.Juillet 6.— 100 verges sur le dos, handicap, senior, ouverte.100 verges handicap, junior, ouverte.Plongeons aux assiettes, junior, mem bres du club.200 verges handicap, senior, ouverte.Juillet 13.— 220 verges handicap, junior, membres du club.400 verges handicap, senior, ouverte.400 verges handicap, senior, membres du club.Concours de plongeons, junior, ouverte.Mat de cocagne, senior, ouverte.Juillet 20.— 50 verges, handierlp, junior, ouverte.220 verges, course de relai, senior, ou-ve,rte.Course en cuvette, junior, membres du club.100 verges, course de relai, junior, membres du club.Juillet 27.— 100 verges, handicap, junior, membres du club.400 verges à la brasse, handicap, junior, membres du club.Concours de hauts plongeons, handicap, senior, ouverte.Août 3.— 220 verges handicap, junior, ouverte.880 verges handicap, senior, ouverte.Concours de plongeons, junior, membres du club.Mât de cocagne, senior, membres du club.Août 10.— 100 verges handicap, junior, membres du club.100 verges handicap, senior, membres du club.Concours de plongeons, junior, ouverte.Concours de plongeons de fantaisie, handicap, senior, ouverte.Août 17.— Exhibition de plongeons olympiques par MM.Zimmerman et Lyons.Août 24.— Concours de nage à distance sous l’eau, senior, ouverte.220 verges handicap, junior, ouverte.100 verges sur le dos, handicap, senior, ouverte.Plongeons aux assiettes, junior, ouverte.Août 31.— Courses à la nage et concours de (plongeons pour le championnat.ouverts aux membres du club.Sept.8.— Un demi-mille handicap, ouvert.GRAND TRUNK system' QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR MONTREAL, TORONTO ET L’OUEST 5 a.m., 9.30 a.m.7.80 p.m.t 10.30 p.m.Wagona-buffet, salon et bibliothèauc aux trains du jour; wsgons-lita “Pullman éclairés à l'électricité aux trains de nuit.SETTLE DOUBLE VOIE PERBEE LES TRAINS LES PLUS BEAUX ET LES PLUS RAPIDES DU CANADA PLUS HAUTE CLASSE D’EQUIPEMENT SERVICE DE TRAIN AMEU0RE MONTREAL-OTTAWA LAISSANT \ c s 7.00 a.m., x b 8.30 a.m MONTREAL / a 3.55 p.m.b 8.00 p.m.6 Tous les jours, excepté le dimanche, b Tous les jours.x Train rapide arrivant à Ottawa à 11.15 a.m., soit deux heures et quaraute-cinq minu Wagon-salon Pullman.Les autres trains ont des wagons-restaurants.COURSES, VALLEYFIELD, Qué.Aller et Retour.£4 f|f| de MONTREAL.W I «VU souvenir de Perle demeurait en lui, rommè Ta place douloureuse d’une ancienne blessure que le temps a guérie.Jajnais il n’avait revu lady Kir-ley.Celle-ci partageait maintenant exclusivement son temps entre 1 Angleterre et l’Amérique.Le soir même de leur dernier et troublant entretien, il avait quitté Monaco pour l’Italie, sans but, avec la seule pensée de fuir la tentation effroyable qui l'assaillait.Un homme de son âge, si résolu qu’il soit à ne pas faiblir, n'entend pas sans un terrible émoi une femme belle et brûlée do passion lui crier le don de %a vie.La forre de caractère qu’il avait dû déulovar uour ne naa s’enivrer du philtre qu’on lui versait était connue de lui seul.Un instant ,11 avait senti fuir sa volonté, ses principes eux-mêmes vaciller dans ce duel tragique et muet.Il avait été le plus fort.Mais Dieu savait au prix de quel intime combat!.Dans sa désorientation, le souvenir de l’abbaye de Glurns, où on l’invr.a'.t, depuis si longtemps, surgit.Il télégraphia à Dom Bellaiguo, et.sans plus de tergiversations, s,'»n fut vers le Tyrol italien.C’est à Glurns, non loin de la source de 1’Adige, près du col de Reschens, que les Bénédictins expulsés de Mont-sur-Vosges se sont réfugiés.Leur asile, une ancienne demeure seigneuriale datant du XVe s’è'HC, est construite dans le site le plu.; sau vnge et le plus romantique que puisse souhaiter une âme éprise de poésie grandiose.L’eau bouillonnante d’un torrent courroucé, l’arche nudacieuse d’un vieux pont, le voisinage de ruines démantelées et rongées de lierre forment son cadre immédiat.Au loin, de sombres forêts de sapins enserrent le domaine.Les solitudes orgueilleuses des Alpes Rhétlques et du massif du Tonal servent de toile de fond au castel dei seigneurs de Schwerdorfen, transformé par le malheur des temps, en abbaye bénédictine.En effet, par suite de la’ppauvrls-sement progressif de la famille de Bchwerzdorfen, le château, véritable forteresse, fut mis en vente.11 représentait uns Immense demeure, coûteuse à entretenir, et incompatible avec les exigences de la vie moderne.C’était, en somme, une lourde charge pour la fortune médiocre de ses propriétaires actuels.Les Bénédictins en devinrent acquéreurs, tentés par l’étrangeté du site et la paix de ses environs, qui étaient habités exclusivement par des bergers et des bûcherons.Tant bien que mal, le château fut accommodé à sa nouvelle destination.La salle des gardes se transforma en salle capitulaire.Les pièces de réception de-1 vinrent les réfectoires et l’infirmerie.Seules, la bibliothèque et la chapelle ne furent pas détournées de leurs attributions.A l’aide de cloisons, les grandes chambres à coucher se morcelèrent en cellules.Et le logis parut, ainsi, très acceptable.Le» Bénédictins pratiquent l’hospitalité de l’Eglise primitive.Dès son arrivée, Jean avait été conduit par le Père Prieur au Père Abbé.Celui-ci, lui donnant l’accolade, le pria de demeurer son hôte le plus longtemps possible.La règle de Saint-Benoît s’est aggravée pour leu Trappistes.Pour les Bénédictins, elle s’adoucit au contraire, ceci en vue du but de leur ordre.En effet, les Bénédictius emploient leur vie à chanter les louanges de Dieu, avec toute la perfection possible, s’occupent d’art religieux et de travaux intellectuels.Ce sont lea apôtres do la liturgie.Grâce ù sa parenté avec Dom Bella!-gue, l’un des plus jeunes Pères, Jean é'ait admit dans l’intimité de cei der- niers.Il prenait ses repas au réfectoire et pouvait s’initier à tous les labeurs de la communauté.Pour les Bénédictins, il n’existe ni silence perpétuel, ni claustration lindividucllc.Us vivent en commun et sont les gens les plus sociables du monde.Gagné par la sympathie qu ’on lui témoignait, Jean séjourna près de doux mois à Glurns.L’atmosphftre d’intellectual^ sereine qu’on y respirait, le | commerce de ces moines noirs qui sont ' à la fois des savants et des ascètes, la | paix et la sainteté du lieu, agirent comme un dictome sur son coeur meurtri.Cette ambiance était celle qui pouvait le mieux s’adapter à la crise intérieure qu’il traversait.Si dolente se trouvait son âme, fatiguée, durant cette période, qu’à force d’envier le calme surhumain de ce trou peau privilégié, l’abbaye lui apparut comme le havre rêvé.Il se demanda un instant, s’il ne ferait pas sagement do fixer sa vie à tout jamais dans cet abri, érigé hors des bruits de la terret.Mais quelques conversations intimes avec le Père Prieur, Dom de Fontan-ges, lui prouvèrent rapidement qu’il ne s’agissait là que d’une velléité passagère, due aux perturbations morales dont il sortait “Il est plusieurs demeures dans la maison de notre Père céleste.” Et la vio de Jean n’était p«s marquée pour Is cloilro.Do cette trêve, un rafraîchissement infini lui était resté.L'ablmye lui représentai1; la halte bkmlaiaanbe sous le figuier do l’Evangile.Jean allait deux ou trois lois par an aux Grands Pins.Ses parents et Gi-lette étaient moins fidèles que jadis à teur automne parisien.( hose étrange, dans tous leurs revoirs, il n'avait guère cessé de déplorer la réserve où Gi-lotte oontimiait de s'enfermer à son égard.—C’est curieux, il suffit que Jean soit là pour que GilelQ?ait ses crises de taquinerie, constata une fois Mme de Cheriscy.Vous qui vous entendiez si bien jadis !.—Il faut croire que nos atomes crochus ne concordent pas — conclut la jeune fille sans s'émouvoir.Par éclairs, Jean percevait copvndnmt Gilette secrètement influencée par ses goûts et ses volonté».Il avait fréquemment, !» sensation qu'elle se débattait, rétive, contre des réminiset n-ces de la vieille admiration professée jadis pour ce frère aîné.—Gilette est une enfant singulière.songeaiï-il parfois! mes parents conviennent qu’à part certain'’-» incohérences, elle a le caractère le plus aisé qiri soit et l’àme; la plus aimante.Je m comprends plus rien à sa nature.Bah! le mariage nivèlera tout cela.reçut une très longue lettre de M.de Chéri scy.“ Mon cher enfant, disait l’épHre, tu vas venir pour une quinzaine de jours, et ta mère et moi nous tenons à te mettre au fait de certaines choses qui nous tourmentent.Il s’agit de Gilette.Cette petite nous inquiète.Douce, maniable, exquise à l’ordinaire, il existe par instants ehez elle des contradictions qui nous désorientent.Comme nous, tu t’es étonné de l’ardeur apportée par elle à ses débuts de vie mondaine.Notre mystique petite pensionnaire muée en jeune fille coquette : l’avatar étfSit piquant ! Il n’a pas duré.Très vite, notre chérie, trop intelligente pour mettre son c«ur j Hans ces vaines joies, est revenue aux saines habitudes morales du couvent.Avec autant de passion, elle s’est retournée vers ses chères pratiques ds piété, et la vie paisible et intellectuelle qui constitue, évidemment, son êlé-J ment.Par intervalles, ses crise» de i mondanité la reprenaient, lorsque , tu étais là par exemple.On eût dit qu’elle 1 avait à cœur de passer à tes yeux 'pour une petit# perruche sans cervelle, grisée de bruit et d’hommage*.Je dis d’hommage», car la beauté de notre mignonne, n’est pas demeurée inaper-que.t(A smlvra) II Peu de jour» avant Pâques, qu comptait passer aux Grands Pins, J« Vf U DEVOIR, LUNDI 17 JUIN 1912.TEMPERATURE Bulletin d'apièe le thermomètre de Hearn et Harrison, 10-12 rue Notre-Dame Bat, B.de MESLE, Gérant Aujourd’hui Maximum .Même date l’an dernier Aujourd’hui Minimum .Même date l’an dernier .59 70 59 56 —BAROMETRE— 8 heures du matin.29.74 11 heures du matin .29.75 Midi.29.76 DEMAIN Beau et un peu plus chaud (Service perticulier) Toronto, 17.— Pans l’ouest, il fait beau.Pans l’Ontario et les Provinces Maritimes, il est tombe beaucoup de pluie et on a eu des orages (le tonnerre.Grand Lacs, Baie Géorgienne, Ottawa et Haut Saint-Laurent, — Vents frais de l’ouest et du nord;ouest.Beau et frais aujourd’hui et demain.Bas Saint Laurent.— Vents frais de l’ouest.Plus frais ce soir et demain.Golfe et Provinces Maritimes.— Vents frais de l’ouest.Beau temps.Supérieur.— Beau et frais au-jourd’hui et demain.Manitoba et Saskatchewan.— Beau aujourd’hui.Plus chaud demain.Alberta.— Beau et chaud au-jourd 'hui et demain.Des élections en Saskatchewan (Service particulier) Régina, Saskatchewan, 17.— La législature est dissoute.La mise en nomination est fixée au 4 juillet et les élections auront lieu le 11 du même mois.-4- M.Etienne Lamy chez M.Monk Ottawa, 16.— M.P.P.Monk, ministre des trapaux publics, a donné un dîner en l’honneur de M.Etienne Lamy, membre de l’Académie française, délégué au Congrès du parler français.Quête pour les grévistes Londres, 15.— Plusieurs milliers de femmes et d’enfants de grévistes du port ont aujourd’hui paradé à travers les rues de l’est jusqu’au carré Trafalgar.Ils demandaient des souscriptions et recueillirent considérablement.LA COUR SUPREME ET LA QUESTION DU MARIAGE Les cinq juges de la Cour Suprême déclarent que le Bill Lancaster est illégal.—Sir Charles ne veut pas répondre à la seconde question.(Service particulier) Ottawa, 17.— A midi, a été rendu le jugement de la Cour Suprême sur les questions qui lui ont été référées par le gouvernement sur le bill Lancaster.La Oour répond aux questions comme suit: (l‘] Paragraphes A et B.—Le juge en chef, sir Charles Fitzpatrick, les juges Puff, Anglin et Davies répondent “non”.Le juge Idington: C’est un bill impossible tel qu’il est rédigé.Te dois répondre catégoriquement comme suit dans le cas présent: “La partie rétrospective pourrait bien faire partie d’un projet de législation par le Parlement et par les législatures confirmant les mariages passés, mais il vaudrait mieux préparer un meilleur bill.” (2) Le juge en chef demande la permission do refuser de répondre au pre- LE BILL LANCASTER Pour le Congrès de la Langue Française 1 ne .assemblée en faveur du congrès de la langue française a été tenue, hier soir, dans la paroisse do Saint-Edouard, sous la présidence de M.l'abbé Perreault, vicaire.M.l’abbé Desrosiers fit l’histoire de la langue française au Canada ; M.Gustave Mouette, avocat-, fit un appel aux jeunes gens de la paroisse ; MM.Gustave Beaudoin.notaire et E-douard Pabre-Surveyer, avocat, parlèrent du but du congrès ; M.Orner Hê-roux traita de la situation locale du français.Plusieurs auditeurs s’inscrivirent immédiatement comme membres.M.Gustave Beaudoin, continuera à recevoir des souscriptions.On vient de publier le Guide du Congressiste.Il sera bientAt mis en vente.Le bill Lancaster, qui a trait à la question du mariage contient les clauses suivantes:— 1.—L’acte du mariage, chapitre 105 des Statuts révisés de 1906, est amendé par l’addition des paragraphes suivants.3.—Toute cérémonie ou forme de mariage jusqu’ici ou dorénavant célébrée par toute personne autorisée à célébrer la cérémonie du mariage d’agrès les lois de l’endroit où, elle est célébrée, et dûment célébrée d’après ces dites lois, constituera partout dans les limites du Canada un mariage valide, nonobstant toute différence dans la croyance religieuse, des personnes ainsi mariées et sans considération de la religion du ministre du mariage.2.—Les droits et les devoirs des personnes ainsi mariées et des enfants nés d’un tel mariage seront absolus et complets et aucune loi ni décret canonique, ni coutume de quelques provinces ou dans n’importe quelle province du Canada n’aurent aucune force ni aucun effet, pour invalider on qualifier le dit nariaqe, ou aucun des droits des dites personnes ni de leurs enfants, en aucune façon.mier paragraphe.A ce premier paragraphe, les juge» Idington, Duff et Davies répondent “non”, le juge Anglin répond ‘oui”.Au deuxième paragraphe de la deuxième question, la Cour répond à l’unanimité “non’’, (3J.Paragraphe A.Le juge en chef, les juges Davies, Duff et Anglin répondent “non”; le juge Idington dit ce qui suit: “Quant à la question 3, paragraphe A, jo réponds “oui” en supposant l’assentiment des législatures des provinces intéressées.Quant au paragraphe B, je réponds “oui”, si et quand une province néglige de pourvoir d’une façon suffisante à la célébration du mariage.” Les questions soumises à la Cour Suprême PREMIERE QUESTION (A) Le parlement du Canada a-t-il droit de voter en tout ou en partie le bill No.3, présenté à la première session du deuxième parlement du Canada et intitulé “Un Acte pour Amender la Loi du Mariage”?(B) Si toutes les clauses du dit bill ne sont pas dans les limites de la juridiction du parlement du Canada quelles sont celles, s’il s’en trouve, dépendant d’une telle autorité?SECONDE QUESTION : La loi de la province de Québec rend-t-elle nul et invalide, à moins qu’il ne soit contracté devant un prêtre romain catholique, un mariage qui lie autrement légalement, s’il est contracté dans une autre province?(A) Entre des contractants catholiques romains ou, (B) entre deux contractants dont l’un seulement est catholique?TROISIEME QUESTION : Si (A) ou (B) l’une des questions précédentes est résolue dans l’affirmative, ou, si toutes deux le sont, le parlement du Canada a-t-il autorité pour décider que tous les mariages de ce genre (A) jusqu’ici célébrés, ou (B) qui le seront dans la suite sont légaux et indissolubles?De nouveaux engagements au Mexique Le chef des insurgés dispute le terrain pouce par pouce.— Les fédéraux ont perdu douze hommes et les rebelles deux.(Service particulier) Chihuahua, Mexique, 17.—Le rapport de nouvelles escarmouches, entre rebelles et fédéraux, à La Cruz, indique que le général Del Toro, à la tête des insurgés, prétend disputer à Huerta le terrain pouce par pouce.Les troupes du gouvernement ont perdu hier douze soldats et les rebelles deux.Les propriétaires de mines dans le territoire aux mains des révolutionnaires, qui n’ont pas payé l’impôt fixé par ces derniers, ont été avisés que leurs établissements seraient confis qués s’ils ne s’exécutaient pas.Il y a parmi eux des Anglais et des Américains.Cent-quarante ingénieurs dans notre ville CETTE DELEGATION SE COMPOSE DE REPRESENTANTS DE TOUTES LES PARTIES DU MONDE CI VILISE. Ang' ers, 2 aviateurs se blessent L’aviateur Allard se fracture la jambe.— De Bussy s’inflige de sérieuses lésions et son passager se brise les deux jambes.Toutes les compagnies de chemin de fer accordent des réductions pour la lemainc du congrès.CHEZ NOS COMPATRIOTES DE L’ONTARIO Les Canadiens-français des paroisses du comté d’Essex et de Kent, Ontario, viennent d'être invités à faire da grandes manifestations patriotiques à l’occasion du Congrès de la Langue française à Québec.Voici la lettre que le comité central de Windsor, Ont., a adressée à, ce su-fet aux différents groupes canadiens-irançais de cette partie de la provin-ee.Windsor, Ont., 1er juin 1912.Bien cher monsieur, Somme le plus grand nombre des Canadiens-français ne pourront assister au Congrès du Parler français de Québec, nous croyons qu’il serait opportun de célébrer cet événement dans les paroisses du comté d’Essex et de Kent.Nous proposons done le programme suivant : 1.Grand'messe le 24 juin prochain pour le succès du Congrès ; 2.Feu de joie de la S.Jean-Baptiste dans toutes les paroisses vers les neuf heures du soir ; 3.Faire chanter dans nos éeoles et maisons les vieilles chansons canadiennes pendant toute la semaine du Congrès tenu à Québec ; 5, Convoquer des assemblées paroissiales et renouveler nos vreux d‘f)tre toujours fidèles à parler notre langue dans la maison et de la demander pour tous les cverriers religtieux de nos fglises.5.Protester contre les assimilateurs enragés et Tes ennemis de notre langue.Toutes ces réunions devront se terminer par le chant national.Dieu sauve le Roi ! Veuillez donc organiser cette manifestation dans votre localité.Croyez-moi, bien cher Monsieur, Votre tout dévoué, ED.A.PEZIEL, Prés.Comité Central.On retrouve son cadavre On a repêché hier le cadavre de M.Gerald Mac.Dermott, qui se noya en se baignant à Sainte-Rose.M.MacDer-DOtt était étudiant au McGill.NOTAIRE DEMANDE On demande un jeune notaire; soit à salaire soit comme associé à la campa gne; autres renseignements possibles.Ecrire à Casier 46, “L# Devoir”, (Service particulier) Angers, France, 17.— Seize aviateurs se sont présentés ce matin, au départ de la course organisée par le comité de l’Aéro Club de France.Il s’agit du circuit Angers-Cholet-Saumur-Angers.La distance à couvrir est do 294 milles 2-3.Il y a deux prix de $5,000.Douze passagers accompagnent les aviateurs.Allard, lui seul, en emmenait quatre.Peu après le départ, sa machine tomba alors qu'il volait bas.Allard s'est brisé une jambe, mais les autres passagers sont indemnes.De Bussy, un autre aviateur français qui se rendait de Chartres à Angers, avec un passager nommé Gossens, pour prendre part au concours, est tombé aussi avec sa machine.De Bussy souffre de sérieuses lésions internes et son compagnon s’est brisé les deux jambes.La course se continue.La succession de Gustave Meurling LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS EXIGE DES DROITS QUI SE CHIFFRENT DANS LES $28,000 —LE CONSEIL VEUT OBTENIR UN INVENTAIRE EN FRANCE.Les commissaires oat transmis au conseil leur rapport sur la succession Meurling.Ils recommandent de l’accepter en les autorisant à payer les droits de succession exigés par le gouvernement français et les dettes légales et a combattre toutes les réclamations illégitimes.La succession rapportera environ $90,000, dont $75,000 ont déjà été réalisés eu Angleterre.Mais lo gouvernement français exige des droits très élevés sur la succession d’un Français ayant testé en France, quel que soit le lieu où se trouve la fortune.Dans l’espèce il réclame 143,000 francs soit environ $28,000.Or, il ne aemblc pas y avoir eu d’inventaire en France.Le conseil n’est pas prêt à accepter le legsdanscee conditions et chargera probablement l’échevin Morin d’étudier la question, vu sa connaissance des lois françaises et l’expérience qu’il a acquise dans le règlement d’une succession faite en France dans des circonstances analogues.La mortalité infantile UNE COMMISSION IRAIT ETUDIER * LES MOYENS PRIS EN CERTAINS PAYS D’EUROPE POUR LA DIMINUER.— LES VISITES INFIRMIERES.Le Dr Starkey, de McGill, a eu une conférence, ce matin, avec le directeur du service municipal d’hygiène, concernant la mortalité infantile.11 pense qu’il devrait être facile pour Montréal de la réduire de 220 à 100 par mille de population, comme ou l’a obtenu en Suède, en Norvège, au Danemark et ailleurs.Le Dr Laberge croit qu’il conviendrait d’envoyer dans ces pays une délégation qui étudierait les conditions prévalantes, quel que soit le prix.Les infirmières du service d’inspee tion des écoles, en vacance depuis sa modi, ont commencé ce matin la visite des familles où se trouvent des nourri» sons, pour donner des conseils aux mè res.Elles continueront ce servie© jus qu’à la rentrée des classes, à mesure que se feront les déclarations de naissances.Deux invitations La Ville a rc?u deux invitations que les Oommissnires sont d’avis d’aecopter promettant de voter l'argent nécessaires aux délégation*.La vilfo de Fargo, llakota-Norrl.inaugurera, le 12 juillet, un ' statue à Rrfllon, premier duo de Normandie.f l/es 2.3, 4 et.5 septembre, la Ville I de Calgary célébrera l'érection des I -««Vallès provinces du Nord-Ouest.A propos de l'achat de la M.W.& Power Co.La ville n’a pas d’avocats à qui elle puisse confier sa cause, le bureau étant déjà surchargé de travail.A propos d’un rapport par lequel les commissaires recommandent d'acheter mi terrain pour le service des eaux dans le quartier Notre-Dame de Grâces, l’éehevin Bastien a reproché aux commissaires d'avoir dépensé $700,000 depuis un an dans les quar tiers desservis par la “Montreal Water and Power Co”.quand on pourrait exproprier la compagnie pour $300,000 de plus seulement.Le commissaire Lachapelle a répondu qu’il ne s’agit pas d'nne ques tion d’argent, mais d’une question de principes.La ville ne veut pas s’engager à acheter la compagnie sans savoir ce qu'elle achète et la compagnie ne veut pas donner les renseignements qu’on lui demande.L eehevm N.Lapointe demande pourquoi les commissaires ne se hâtent pas de terminer cette affaire,soit en concluant h l'expropriation soit en refusant définitivement de le faire.“II faudrait pour cela, dit l’éehevin L.-A.Lapointe, avoir des avocats.Or Me Ethier est malade, Mo Atwater passe presque tout son temps en Eu rope pour la ville.Me Archambault est en charge de tout le bureau et leq antres avocats sont débordés d’ou vrago”.Rupert.Tidtrmn, âgé de dix-»rpt.an» s’ost noyé.*amedi, A Kingston Mhll» en se baignant aver de» enmarados.I.n rorps a été retrouvé peu après.Tidman demeurait avec ses parents *«• ( wrlvla.à Kingston.Une délégation qui ne manquera pas d’attirer l’attention des montréalais, est eeile qui nous est arrivée hier soir de Toronto.Elle se compose de 140 représentants, la plupart ingénieurs, — de toutes les parties du monde civilisé.Ces messieurs ont assisté au congrès international de navigation tenu à Philadelphie, il y a quelques semaines.Dans la délégation l’on compte surtout des Allemands, des Français, des eBl-ges, des Italiens, des .Russes, des Autrichiens, des Egyptiens, des Anglais, des Américains du Nord et du Sud.En tout, une cinquantaine de pays sont représentés.Ces visiteurs seront les hôtes du gouvernement durant leur court séjour au Canada.Les voyageurs ont été rencontrés au Sault Sainte-Marie, par un représentant du Pacifique Canadien; ils ont été conduits à travers le lac Huron, à bord du steamer “ Assiniboine”, à Port McNicoM, où ils ont admiré les gigantesques travaux accomplis par le P.lî.à cet endroit.M.L.C.Perrier, ingénieur en chef lu canal de Panama qui demeure en Egypte, est l’un des membres de la délégation; M.K.S.Ililgard, professeur Zurich, est également délégué, ainsi que M.O.Figueroa, de la République Argentine, le It.-col.Yorke, ingénieur-mpérial des ponts et chaussées; Frei kerr von Coels, von der Bruggen, ingénieur allemand; M.Chargerand, ingénieur de la délégation française; Signor St-Juste di Teulada, chef de la délégation italienne.Le colonel W.Anderson, ingénieur en chef du gouvernement canadien, accompagne les visiteurs, ainsi que M.Macleod, professeur à l’Université McGill et M.Galbraith, de Toronto.Les membres de ce congrès s’occupent en particulier de questions de navigation, phares, bouées, canaux, creusage, quais et jetées.Aujourd’hui, on a conduit les visiteurs au Mont-Royal puis à bord du “Sir Hugh Allan”, ils ont visité le port.Ce soir, Ms seront les hôtes de la Commission du Hâvre à un dîner donné au Montreal Club.Demain, sur le “Sir Hugh Allan” et le “Lady Grey”, les délégués se rendront à Québec et termineront ainsi leur tournée d’inspection de nos voies fluviales.Ottawa, 17.— Le gouvernement a donné samedi soir, au Château Laurier, uu banquet en l’honneur des délégués au congrès international de navigation.L’honorable J.D.Hazen ministre de la marine, présidait.Il porta la parole de même que le Très Honorable Sir Wilfrid Laurier, et les honorables T.W.Crothers, F.D.Monk et Martin Burrell.Madame R.L.Borden a donné une réception en l’honneur des dames qui accompagnent la délégation.LA CONVENTION DE CHICAGO Les organisateurs de Taft et de Roosevelt mettentcha-cun de leur côté, la dernière main aux préparatifs en vue de l’ouverture qui a lieu demain.La tactique de Roosevelts— On parle d’un troisième candidat.Chicago.17.—Le ool.Théodore Ro-sevelt, portant son nouveau chapeau de combat, moyen terme entre le som- ____________________ brero et la coiffures du Rough Rider, p,, b 1 i c a i n, entre les est arrive a C hicago, samedi ; il a été - contradictoires de sei à l'ouverture officielle de la convention au Coliseum.On se demande si T “Elephant ré-commandements ses deux cornacs.acclamé par des milliers de partisans suivra la iigne droite après avoir O.admirateurs.Le chapeau a flotte d-un coup de sa trompe, mis de côté dans l’air sur tout le parcours de l’automobile entre la gare de la rue LaSalle et l’hôtel Congress.M.Roosevelt a déclaré qu’il n’avait ses menaces pour agit a sa guise, n’est pas impossible que ce fait produise.Il pas de plan de campagne de tracé.Il | Le col.Roosevelt et ses amis ont a passé une partie de son temps en décidé de déterminer la puissance du conférence *vec les organisateurs de sa 1 président Taft à la convention par des candidature.Il a ensuite pris lui- , votes préliminaires.Ils se proposent même la.direction de “cette lutte de : de commencer la lutte dès l’ouverture serpent entre les voleurs et les pohti- j officielle de la convention, en faisant ciens corrompus et le peuple.” (adopter une liste de délégués où se- Chicag'q, 17.-— Le comité national j raient inscrits uniquement les délégués républicain a terminé samedi soir le , dont les sièges n’ont pas été contes-ballottage comprenant 259 siègee à la tée par M.Roosevelt et vui seuls convention nationale qui se réunit mardi.Le travail fait donne le résultat suivant ; Roosevelt, 19 ; Taft 235.Aujourd’hui.62 délégués ont été attribués à Taft et 6 à Roosevelt.Chicago, 17.— Ije sénateur Root.can-didat de M.Taft à la présidence provisoire de la convention nationale est arrivé hier plein d’ardeur pour la lutte.Le sénateur dit que M.Taft a indubitablement assez de délégués maintenant pour assurer sa candida-tture.M.Root oit qu’il est ami personnel pourraient voter.Les gens de Roosevelt s’attendent de réussir sur ce point en demandant l’appel des noms sous la présidence temporil ro ou sur la première question soulevée devant la convention.Le gouverneur Johnson, de la Californie, jetterait les 26 délégués de son état dans l’urne en faveur de Roosevelt.Mais on s’attend à ce que cette procédure soit combattue par les deux délégués du 4e district, qui sont favorables à M.Taft.Le “leader” de Roosevelt proposera immédiatement le rejet de la liste de M.Taft et de M.Roosevelt et qu il i temporelle dressée et expurgée par le entretient les meilleurs sentiments à comité national, et qu’une » s te com-l’égard de ces deux homme®.Mais | pronant ]0s 70 ou 80 délégués réclamés pour lui 1 intérêt du parti républicain ; par Roosevelt lui soit substituée.doit passer avant celui de l’un ou de l’autre des deux candidats.Le parti républicain, dit-il, est le meilleur instrument du bon gouvernement du pays.Il serait affligé de le voir disparaître, il serait affligé aussi de voir disparaître le parti démocrate.C’est le tort que la querelle de MM.Roosevelt et Taft peut causer au parti républicain comme instrument de gouvernement qui lui fait surtout re-gnetter nette querelle.Quant à T événement en lui-méme, il est insignifiant.CHcago, 17.— Les organisateurs de Taft et do Roosevelt, après avoir passé la nuit sans dormir presque, sont partis, ce matin, pour mettre la dernière main aux préparatifs de cette violente bataille.Ils ont moins de 24 heures devant eux pour se tenir prêts En soumettant ainsi en “bloc: question des sièges contestés, aucun des délégués affectés par les ballottages ne pourra voter et les partisans do Roosevelt espèrent que ce premier vote leur donnera le contrôle de l’organisation de la convention.Si les organisateurs de Ropsevelt n’obtiennent pas ce vote, on assure qu’ils proposeront immédiatement le cbiêx de M.Roosevelt et qu’ils essaieront de tenir une convention séparée dans la salle même.On -craint que l’ordre ne puisse être maintenu et que des troubles sérieux ne se produisent.On parle encore d’un troisième candidat.Le nom du juge Hughes est mentionné de préférence à tout autre.Les désordres au Mexique D’APRES UN JOURNAL DE MEXICO, LES REVOLTES AURAIENT BATTU UNE CANADIENNE SUR LA PLANTE DES PIEDS POUR LUI FAIRE LIVRER SES BIJOUX.Sept médecins hygiénistes On su rend compte de plus en plus de [’importance de l’hygiène.L Univer-silé Lrtfcal a créé un nouveau cours et elle accorde maintenant le diplôme d’hygiène publique.Sept médecins ’ont obtenu à la première promotion: Ce sont MM.J.A.Beaudoin, J.N.Chaussé, Adélard Oorsin, J, R.Gauthier, J.C.Lesage, Léo Pari seau et Henri Saint-Georges, Ces messieurs passent actuellement des examens devant le Conseil provincial d’hygiène, afin de se qualifier pour remplir des fonctions relevant de la compétence do ce Conseil.Ottawa, 17.—Le gouvernement vient de recevoir d’Angleterre des nouvelles concernant les attaques commises contre -des Canadiens au Mexique.Le 13 avril, un journal de.Mexico publiait la nouvelle que les partisans de Zapata avaient attaqué un train de Guana-jato et avaient battu une Canadienne sur la plante des pieds pour la forcer à dire où elle cachait scs bijoux.Le ministre anglais à Mexico envoya cette nouvelle à son gouvernement, en même temps qu’un Canadien nommé H.L.Croaby écrivait au consul-général d’Angleterre.Celui-ci montra la lettre à son ambassadeur qui écrivit à ce sujet au gouvernement mexicain.M.Orosby mentionne l’attaque du train dans lequel il se trouvait avec M.et Mme Auld, de Calgary, Alberta.Il ne parle cependant pas du traitement que les Zapatistes auraient infligé u Mme Auld, mais le fait de l’attaque et des vols d’argent et de bijouterie est prouvé.Les pouvoirs de la province LE MINISTRE DE LA JUSTICE CONTESTE LE DROIT DU TRIBUNAL DE FORCER PAR UN SIMPLE ORDRE LE PREFET DU PENITENCIER A LIVRER UN FORÇAT.Les rebelles mettront le feu ' aux plantations ?eux cents soldats américains sont retranchés sur le territoire cubain dans le but de protéger les propriétés des citoyens américains.(Service particulier) Washington, 17.— Quoique le délai fixé par le chef des rebelles Cubains, Julio Automarchi, aux étrangers pour abandonner leurs demeures dans la région de El Cobre soit expiré depuis hier soir,' de bonne heure ce matin le département de l'Etat n’a encore entendu parler de rien.Le consul américain, Holaday dit que le territoire en question a été dépeuplé par suite de la dernière proclamation et que le chef rebelle n’aura guère de chances d’exécuter ses menaces.On croit que le danger a été fort diminué par l’envoi à Oriente, de 500 soldats guérillas.Deux cents soldats de la marine américaine sont retranchés à El Cobre.Il est possible que les rebelles mettent le feu aux plantations et aux champs de canne à sucre.Une proclamation d’Automarchi Santiago de Cuba, 17.—Le chef insurgé Julio Automarchi, qui, samedi, ordonnait a tous les blancs de quitter le voisinage de El Cobre, a fait savoir ce matin, par proclamation, qu’il fera pendre toute personne qui viendrait l’inciter à se rendre.150 rebelles se sont constitués prisonniers à Juridiceion, dans la province d’Oriente.Le eolonel Valiente qui commandc-les forces du gouvernement dans lij région assure que les rebelles sont complètement désorganisés, et qu’ils forment maintenant des petits groupes séparés.Le * capitaine Inglisias a dispersé trois de ces bandes près d’Olimpos.Un des chefs a été tué.On croit généralement que la révolte sera complètement répiàmée dans quelques jours.Le chef des rebelles est tué Washington, 17.— Le département de la marine a reçu de Guantanamo, une dépêche de l’Amiral Usher, confirmant la nouvelle que le général Es-tenez, le chef des rebelles, a été tué et que Lacoste, le général paralytique est aux mains des forces du gouvernement.La révolution tire à sa fin, malgré que des bandes de brigands continuent de battre la campagne.Les difficultés survenues au sujet du refus opposé par M.Matépart, préfet du pénitencier de St-Vincont de aPul, à l’ordre d’amener en cour un de ses forçats devront être vidées avant que puisse se continuer l’affaire qui leur a donné lieu.Samedi, Mtre Louis Lo-Pranger, représentant du ministère de la justice, a mis en question le droit du tribunal de donner l’ordre à M.Malé-part d’amener un forçat comme témoin, sans un ‘ ‘ habéas corpus ad testificandum”.Mtre Loranger attaque la validité de l’article du Code de Procédure civile qui déclare qu’un ordre du tribunal suffit, sans bref d’“ habeas corpus”.Le ministère de la justice prétend que l’article du Code de 1897 ne peut s’appliquer au préfet qui est un fonctionnaire fédéral.Le procureur général de la province devra donc intervenir et il sera notifié du fait.Un hôpital pour Tappendicite (Service particulier) Boston.17.— Cotte ville sera dotée bientôt d’un hôpital unique au monde, consacré exclusivement au traitement rie l'appendicite.11 sera ouvert au mois d’oetobro.Une part considérable de l’immeuble historique Philipps de la rue Bacon a été donnée à l'hôpital en même temps qu'un édifice assez grand pour le traitement des patients des salles communes et des chambres privées.Décès d'un grand chirurgien (Service* particulier) • New-York, 17.— Te docteur Edmund (’arlcton, professeur de chirurgie Pendant vingt-eum ans, au oollège médical pour les femmes, et au collège médioal de NewYortt, est mort ici, à l’âge d» 73 arm.La situation à Kodiak (Servie» particulier) Seward, Alaska, 17.- Je garde-oô-tes McCulloch, est arrivé co matin de Kodian.Il annonce (juc lft situation s’améliore rians la région dévastée par l'éruption du Katmai.Il n'y ^ pas eu de pertes d» vies sur l’ile principale, dont les habitant* ont été translKirtés à Afognak.Noces de diamant d’un congréganiste (Service particulier) Notre-Dame de Grâce, 17 — Diman-che soir avait bien dans l’église paroissiale la célébration de la fête patronale et du soixantième anniversaire, comme congréganiste de la Ste-Vierge, de M.A.L.X.Beaudry, préfet actuel do la Congrégation.Sur l’invitation du Rév.P.Bibaud O.P., curé et directeur, le Rév.P.Raymond O.P.M.représentant les Franciscains, ( le jubilaire appartenant au 3c ordre depuis 1877) , do nombreux délégués des congrégations des Pères du St-Sacrenient, de St-Pierre, de Notre-Dame des Anges, de St-Jacques, accompagnés de leurs directeurs, vinrent grossir les rangs de la congrégation naissante.Le R.P.Rondot, O.F.P.prononça une splendide allocution de circonstance faisant ressortir les joies qu’éprouve le fidèle serviteur de Marie.lia partie musicale, bien que très simple, selon le désir de S.S.Pie X, contribua à rendre pieuse et belle cette fête, dont chacun gardera un touchant souvenir.Dynamitards déçus (Service particulier) Blenheim.Ont.17 — Deux individus ont tenté de faire sauter à la dynamite le eoffre-fort du bureau de Postes, Lo sape était préparée et ils allaient mettre le feu à la mèche, lorsque le gardien da nuit survint qui dérangea la combinaison.rjhisieurs coups de feu ont été échangés, mais les bandits ont pu s’échapper.On suppose qu'ils ont sauté sur un train de marchandises allant vers l'est.Un Congrès des Forestiers Catholiques IL A EU LIEU A MONTREAL HIER.— PLUS DE 2,000 MEMBRES Y ONT PRIS PART.— CEREMONIE RELIGIEUSE A L’EGLISE DU SACRE-COEUR.Entre Juifs Bernard Roffce et Pine Goldwork.deux Juifs accusés de voies de fait sur la personne du Juif Aaron Spe-lenski, ont été admis ù caution par lo juge Lanctôt samedi.Ils durent fournir uu cautionnement personnel de $2.00 et $4.00, respectivement.Leur procès aura lieu jeudi prochain.DERN.PAGE -» —¦ Gréviste juif en Cour Rubin Yenkin, un Juif, ouvrier en confection, accusé d'avoir assailli une Juive, Lén Sirvermnn, me Saint-Laurent, a comparu samedi devant le juge Lanctôt.Tl fut remis en liberté sous caution de $100.Il subira son procès mercredi.Le congrès de l’Ordre des Forestiers Catholiques s’est réuni, hier, dans cette ville.Le matin, il y eut une manifestation religieuse et le soir séance d’études et délibérations à la salle Nazareth.Plus do deux mille membres de l’Ordre, soit des unions locales ou de l’étranger, prirent part à la procession con duite par les membres de la Haute Cour de Chicago, par les Grands Syndics de Québec et do Toronto.Le défilé se forma au Champ-de-Mars et se rendit à l’église du Sacré-Coeur, par les rues Bousecours, St-Denis, avenue Yiger, St Hubert, Dorchester, Visitation, DeMon tigny, Maisonneuve et Ontario Est.Le curé Adam, assisté des abbés Bru net et Bocquillet, chamta la messe solennelle.M.l’abbé Verschelden en français, et M.l’abbé Collinan, en anglais, firent valoir les mérites de l’Ordre des Forestiers Catholiques comme organisation catholique aidant fortement à la solution de quelques-unes des graves questions qui agitent la société.Le soir, à 7 heures 30, une grande réunion d’études eut lieu à la salle Nazareth, rue Mance, près Ste-Catherine Le Chef Ranger provincial, M.J.Camille L.de Martigny souhaita la bienvenue aux délégués étrangers, et M.le chanoine O.M.I^pailleur, chapelain provincial, traita du but de l’association.M.le vice haut chef ranger 8 méon Yiger, de Lawrence, Mass,, le trésorier en chef M.Keller de Chicago, et le syn lie de la Haute Cour, Michael Morgan de Toronto, adressèrent la parole.Ce traita, en anglais et en français les sujets suivants: l’histoire de l’ordre des Forestiers Catholiques, l’augmentation des taux, les devoirs des officiers, le recrutement.Il condamne un camp LE COLONEL HUGHES, MINISTRE.DE LA MILICE, VISITE LE CAMP > DE FARNHAM ET DECLARE QUE LE TERRAIN EST INSALUBRE ET DANGEREUX.Farnham, 17.— Le colonel Samuel Hughes, ministre de la Milice, a visité samedi le camp de Farnham.Il s’est déclaré très satisfait des soldats et des officiers, mais a trouvé que le terrain des manoeuvres était dans un état pitoyable.“C’est une triste acquisition, dit-il, que fit le gouvernement libéral.A cause de ses marécages, ce terrain est plus fait pour entraîner des marins que des soldats de terre.” Le ministre a déclaré que ce terrain était trop étroit.En effet, les troupes ont peine à s’y mouvoir.Il verra à ce que le gouvernement choisisse un autre site car en raison de l’insalubrité du site actuel, les hommes et leurs chevaux sont en danger.Le camp est, cette année encore, sous le commandement du Lt.-Col.C.A.Smart, de Montréal, assisté du Lt.-Col.C.E.English, officier général d’état-major.Treize-cent-trente-deux hommes suivent les exercices U BOURSE (Service particulier) Londres, 17.— Les valeurs améitcai-nes sont fermes et une fraction plus élevées ce matin.Les transactions sont rares cependant.New-York, 17.— Lé Pacifique Canadien a baissé d’un point.C’est à peu près le seul fait saillant de la Bourse co matin.Le reste ne vaut pas la peine qu’on en parle.A Paris et à Berlin, le marché est ferme.Londres, 17.— La banque d’Angleterre a acquis la presque totalité des 84.000.000 d’or nouveau émis sur le marché.Notes Maritimes SONT ARRIVES A Fish Guard, le “Mauretania”, venant dp New-York.A Glasgow, le “Hesperian”, venant do Montréal ; le “Columbia” venant de New-York.A Christiansand, le “Hellig Olav”, venant he New-York.A Montréal, le “Murray Bay”, le "Québec” le “Grampian”, le “Farthia” le "Lake Manitoba”.Naissance Le calme renaît à Perth Amboy Perth Amboy, N.J., 17.— Quoique plus de trois cents hommes de police ?fardent encore les établissement* de a Smelting A Refining Co., où plus de cinq milles travailleurs sont, en grève, on espère que h s pourparlers en« tre les délégués des ouvriers et lee patrons vont aboutir et que le travail reprendra cette après-midi ou demain matin.les ouvriers acceptent l’augmentation offerte par la compagnie.Les 900 hommes de la Barber Asphalt Co.sont retournés à leur poste ce matin, aux ancienne» conditions.GOUGEON.— A Saint-Henri de Montréal, le 15 juin 1912, l’épouse Te M.Henri Ooitgeon, marchand, une fil le, baptisée Marie, Anita, Geneviève, Parrain et marraine, M.et Mme Narcisse Gougeon, grands parents de l’enfant.SERVICE ANNIVERSAIRE ARCHAMBAULT.— Un service anniversaire peur le repos de l’ime de Madame Horace Archambault (née Lia-zie Lelièvre), sera chanté mardi, le 18 juin courant, à huit heures et demie, dans la chapelle du eouvent des Soeurs de la Providence, coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert.Parents et amis sont priés d'y assister.
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