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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 12 février 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1931-02-12, Collections de BAnQ.

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Volume XXII — No 34 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.» 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montreal, jeudi 12 février 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME UOimUEAL TELEPHONE: .H Arbour 1241» SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : „ .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 T S.S.Pie XI parle ao monde entier par la radiophonie ( Voir page 3) Le Mariage chrétien , Quelques objections (suite) Si l’on examine les raisons invoquées en faveur du divorce, tout spécialement les antipathies de caractère, on verra qu’en cela comme dans l’usage >>>>¦>>>> >»>»* »¦>»»¦»» >>»>>»»> > >>»•»» > > ) é i J i * i J < J i J i J i J ( J K J i a 4i j < j < 4i 4i à A à ; k j i i 6 a 41 a j < j i j i 4 | J I 4 \ > ( a A j \ ji a a 4 i 11 j t ADAME, pourquoi prendre la peine de préparer un déjeuner de noces, une réception, un banquet, un souper?Nous vous servirons, soit à notre restaurant, soit à votre domicile, les plats les plus fins présentés avec élégance.1284, St-Denis MONTREAL Tél.: HA.7104 ! VOLUME XXII — No 34 LE DEVOIR, MONTREAL, |EUDI 12 FEVRIER 1931 ,£> rf) 9 € ILIMBI Robes habillées e^ tailleurs DU PRATIQUE ET DU NOUVEAU POUR LES TOILETTES HABILLEES — SATIN ET CREPE GEORGETTE — COSTUME D’ENTRE-SAISON DEUX IDEES NOUVELLES ET PRATIQUES POUR NOS ROBES HABILLEES On fait beaucoup la longue tunique en crêpe Georgette, se posant à volonté sur la robe.On peut avoir par exemple, une robe de dessous en satin de forme princesse, s’élargissant en forme du bas et que l’on porte seule ou bien voilée d’une longue casaque en georgette même ton, froncée aux épaules et aux bandies, descendant de manière â recouvrir la" jupe jusqu’au-dessous du genou.Une cravate de satin fixée par des boutons de strass, une même ceinture en satin, ornent la tunique mobile.La tunique est sans manches.On signale cette fantaisie très XVllie pour les robes du soir de jeune filles et qui consiste à décorer une robe de taffetas ciel d’une incrustation de taffetas rose faisant dents aiguës.On nose ces bandes au bord d’une berthe, autour de La taille, au bord de volants, d’une tunique.L’effet est jeune, frais et tout à lait jeune fille.Voici une robe du soir en crêpe de Chine blêu diet ®t taffetas rose.Le corsage, pdat, est garni d’un col froncé légèrement court devant des-rendant en pointe dans le dos, en forme de petit collet, l’extrémité atteignant presque la ceinture.11 esi bordé de taffetas rose dessinant de* dents, les nointes allant en remontant vers le col étant incrusté dans le taffetas.La ceinture est plate, découpée en dents d’un côté avec pointes remontantes; elle serre le bas du corsage en le faisant blouser légèrement de côté.La jupe lonmie est recouverte du haut d’une tunique courte descendant en pointe dans le dos; cette tunique a le même mouvement que la berthe du corsage.Au bord de la tunique et de la jupe, incrustations de taffetas rose.Avec la dentelle, on imite aussi le mouvement du col allongé dans le dos pour les robes de cérémonies et de dîners.On fait beaucoup ce genre en crêpe marron.Un très joli modèle pour dames est en crêpe et dentelle marron faisant un corsage de crêpe avec grand col de dentelle tomlbant dans le dos et fermant devant par une rose d'or.La jupe, longue, est faite en crêpe dans le haut, en dentelle au bas; elle est croisée de côté dans un gracieux mouvement.Une rose d’or fleurit la ceinture.LA QUESTION DU TAILLEUR Ce costume d’entre-saison n'intéresse pas seulement celles qui partent aux pays du soleil, mais il intéresse égal ment celles qui demeurent, eu- déjà la saison qui va s’ouvrir éveille notre attention à son propos.Le tailleur n’est-il pas le premier costume que nous porterons alors que les jours seront plus longs et la soleil plus chaud?Sa coquetterie excitera d’autant plus notre curiosité que nous savons déjà le succès qui lui est réservé parmi nos élégances nouvelles.Les lainages rayés, les écossais, mettent beaucoup de fantaisie dans sa présentation.On voit énormément de tailleur en jersey écossais de teintes vives, telles que rouge et bleu.Point de complications de façons dans la composition de ce modèle, qui nous offre la jupe en biais avec gros plis devant et la jaquette en biais également, dont le dos est serré par une ceinture martingale.La jaquette est courte, arrêtée aux hanches et s’ouvrant sur une blouse de chine blanc.Mais voici les rayures et, avec elles, des détails plus compliqués.Nous avons alors la robe droite en lainage rayé beige et noir: le corsage ouvrant devant sur un plastron dont les rayures sont verticales; la jupe faisant un haut empiècement coupé d’une bande à rayure horizontales, alors que du de l’empiècement part la June à gros plis et à rayures horizontales.Un col et des poignets de piqué blanc égayent l’ensemble.Plus de jaquette, cette fois; mais un paletot trois quarts beige et noir, avec des incrustations en contresens.Très correct, ce paletot est piqué à la boutonnière d'une fleur en peau beige et noir.Pour une toute jeune fille ifüiij ¦WM: Un costume original et de couleurs gaies pour fillettes; il est en guingan noir, blanc et rose, avec tunique de piqué blanc garnie du même guingan et brodée à la main.Le chapeau est en piqué blanc.A côté des paletots trois-quarts, nous voyons de petites vestes droites, excessivement courtes, tombant à la ligne supérieure îles hanches et fermant devant par un gilet blanc tenant aux petits côtes.La doublure de la veste est de même nuance que celle du gilet.Avec les vestes noires, on fait surtout le gilet de satin blanc boutonné d’or et bordé de petits galons noirs et dorés.Ce gilet donne à la toilette une allure assez habillée.Une lettre de Mademoiselle St-Jean ALLIANCE CANADIENNE POUR LE VOTE DES FEMMES DU QUEBEC Monsieur le Rédacteur, Les trois événements importants qui ont marqué la vie féministe au cours de la semaine dernière méritent Ici honneurs de la publicité et nous vous prions de bien vouloir insérer cette lettre dans votre journal.Le premier fut l’assemblée de l’Alliance Canadienne pour le vote des femmes du Québec à laquelle vingt-cinq clubs furent représentés en vue de discuter plusieurs questions d’intèrét féminin et de -donner un exemple de solidarité féminine parmi les différentes associations qui s’unirent pour défendre leurs droits dans la société.Le second événement fut la motion adoptée à la réunion annuelle du Conseil des métiers et du travail, demandant que le vote soit accordé à toutes les femmes indistinctement de leur régime matrimonial et de leurs droits de propriétaires.Le troisième fut un peu moins plaisant pour nous.Je veux parler de l’article contenu dans le bill des pharmaciens (dont la législature vient d’êlre saisie), qui se lit comme suit: “Pour être admis à l’étude de la pharmacie, il faut être du sexe masculin’’.Nous nous permettons de demander au président et aux membres de l’Association pharmaceutique la raison pour laquelle ils tentent de priver les femmes d’un des rares privilèges qu’elles possèdent dans notre province, le droit d’être admises à l’étude de la science pharmaceutique.Nous croyons que ces messieurs doivent savoir que présentement au moins six femmes exercent» dans Québec la profession de pharma- OCCUPONS NOS LOISIRS PATRONS VENN AT No 7166—Dessin délicat pour parure de lingerie.Les petits médaillons peuvent être exécutés soit au cordonnet roulé, soit sur fond de tulle, ou remplacés par des appliqués de dentelle.La robe de nuit peut être étampée sans manche sur demande spéciale.Patrons à tracer robe de nuit, 25c; perforé, 50c; au fer chaud, 35c.Pantalons à tracer, 15c; perforé, 35c; au fer chaud, 25c.Jupon à tracer, 30c; perforé, 60c; au fer chaud, 50c.Tout étampé sur nan-souk blanc suivant qualité, $1.10 ou $1.90.Pantalons, 85c ou $1.05.Jupon, 40 pes de long, $1.25 ou $1.75.Sur toile de soie blanche, bleue, jaune ou rose pâle, robe de nuit, $1.98; pantalons, $1.15; jupon, $1.80.Soie spéciale ou coton M.F.A.pour broder le tout, 75c.Papier carbone bleu, 7c et 15c; rouge, 7c;^blanc ou jaune, 15c.Catalogue de Broderie, 35c.Revue Mensuelle de Broderie et Musique, 25c l’abonnement par an.(Coupon de patrons VENNAT) 12 février 1931 Le Devoir, Montréal.Ci-inclus .pour patrons Nos.Nom .'.Adresse .ciennes de façon à jeter de la gloire sur notre province.Je saisis cette occasion pour parler de la première femme pharmacienne du Québec: Mlle BertKe Saint-Martin, qui gagna dans sa dernière année d’études à l’Université de Montréal cinq médailles d’or sur sept et qui passa brillamment ses examens lui obtenant un diplôme en pharmacie.Mlle Saint-Martin a été à la tête d’une pharmacie dans Montreal durant un peu plus de sept ans et y réussit parfaitement.J’ajouterai pour l’édification de quelques-uns que Mlle Saint-Martin a assumé d’autres responsabilités.Il y a deux ans, elle épousa un pharmacien qui maintenant continue son oeuvre pendant qu’elle se dévoue en bonne maman auprès d’un bébé nouvellement né.Apparemment il lui a été possible d’exercer intelligemment une profession tout en restant femme.Nous aimons à croire que la clause restrictive du bill des pharmaciens ne représente pas ta manière de penser de la majorité des membres de l’association, qui doivent avoir sûrement assez de générosité pour admettre qu’une femme qui a le courage, la persévérance et l’intelligence nécessaires pour entreprendre l’étude d’une science, devrait être libre de le faire, et après avoir passé des examens, étant reconnue compétente, la loi devrait lui permettre de contribuer par Texercke de ses talents au développement de la société et en même temps de gagner s,a vie dans la profession vers laquelle elle est attirée.En terminant, nous faisons des voeux pour que l’exemple de largeur de vue du Conseil des métiers et du travail soit suivi par toutes les associations d’hommes bien pen- ça nf Idola SAINT-JEAN, présidente.Pour l’Assistance Maternelle On demande des vêtements usagés pour le vestiaire des pauvres de l’Assistance Maternelle.Vêtements d’hommes, de femmes et d’enfants: tout sera accepté avec gratitude.Adresser à l’Assistance Maternelle, 544, rue Cherrier, HArbour 8815.BON AJAVOIR Pour guérir les entorses.— Le meilleur remède consiste à plonger le membre malade dans de l’eau froide et à l’y laisser le plus longtemps possible, en ayant soin de renouveler l’eau à mesure qu’elle s’échauffe.Si Ton ne peut supporter longtemps ce bain froid, le remplacer par des compresses trempées dans de l’eau froide, et très fréquemment renouvelées.La crampe des jambes.— Il vous est arrivé, à la suite d’un bain froid trop prolongé, d’éprouver dans les jambes des crampes très douloureuses.Le moyen le plus expédifitif de s’en débarrasser consiste à opérer sur la partie douloureuse une vigoureuse friction et un massage de quelques minutes.La crampe disparaît aussitôt, Bouillie pour les jeunes enfants.— Les bouillies de farine que Ton donne aux jeunes enfants constituent souvent une nourriture trop forte pour leurs petits estomacs; la fécule elle-même n’est pas toujours assez légère.iLonsqu’un enfant est délicat, il est préférable de lui préparer une bouillie avec de la fine fleur de maïs, qui offre un aliment léger et très nutritif à la fois.Vêture et profession religieuse Lundi, le 2 février, Sa Grandeur Monseigneur Georges Courchesno présidait une cérémonie de vôture et de profession chez les Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire de Rimouski.Ont revêtu le saint babil: Georgette Pinet de Cabano, en religion soeur Marie de Saint-Jean du Sauveur; Béatrice Boisclair, de Rivière Bleue, en religion soeur M.de St-Albert de Rome: Gabriello Tardif de Saint-Joseph de Lepage, en religion soeur M.de Saint- Noël-Cha-banel; Lucie-Anna Morin de Saint-Honoré, en religion soeur Marie-Réparatrice, Léontine Thibault, de Sainte-Rose du Dégelé, en religion soeur M.de Saint-Charles Garnier; Noëlla Trembla, de Saint-Antine de Lotbinière, en religion soeur M.de Saint-Gabriel Lalemant; Céline Bel-zile de Saint-Fabien, en religion soeur M.de Sainte-Thérèse du Carmel; Alice Voyer, de Saint-Fabien, —-1__________ Une femme amaigrie, mère de 8 enfants, gagne 10 livres en 4 semaines MONT-JOLI, P.Q.—-‘Tétais maigre, faible, épuisée par les soins à prodiguer à 8 enfants”, dit Mme Eloi Gagnon, jr.J’essayai la Levure Ferrugineuse (Ironized Yeast) et gagnai, en 4 semaines, 10 livres et une vigueur nouvelle.” Ne restez pas décharnés, faibles, nerveux.La Levure Ferrugineuse (Ironized Yeast) fait engraisser de 5 à 15 livres en 3 semaines.Les vilains creux se remplissent, les membres émaciés s’arrondissent, les teints blêmes s’éclaircissent, la constipation, l’indigestion, la nervosité disparaissent en une nuit.On éprouve dès le premier jour une vigueur nouvelle, on recouvre un sang riche et rouge.La Levure Ferrugineuse (Ironized Yeast), c’est deux grands toniques en un seul: la levure de brasserie, qui fait engraisser, et le fer qui donne des forces et enrichit le sang.Maintes fois plus efficace que la levure non médicamenteuse.Donne des résultats dans lu moitié moins de temps.Commencez aujourd’hui même a recouvrer poids et santé.Ecartez tout danger de maladies graves.Prenez ce» agréables petits comprimés.Pas de goût de levure, pas de gaz.Si vous n’obtenez pas promptement des résultats heureux, le manufacturier vous remboursera votre argent.Procurez-vous aujourd’hui même chez votre, pharmacien la Levure Ferrugineuse (Ironized Yeast).Vous vous sentirez merveilleusement bien demain et vous engraisserez vite.en religion soeur M.de Sainte-Scholastique; Hélène Perry, de Sa-yabec, en religioq soeur M .du Refuge; Blanche Jacques, de Saint-Léon le Grand, en religion soeur M.de Sainte-Alix; Laura D’Astous, de Saint-Fabien, en religion soeur M.de Saint-Pierre-Damien; Thérèse Belzile, de Saint-Fabien, en religion soeur M.de Saint-Samuel; Marie-Louise Dumais, de Sainte-Angèle, en religion soeur Marie de Saint-Thomas, apôtre; Philomène Lebel, de Sainte-Flavie, en religion soeur Marie de Saint-Ephrem; Annette Champigny, d’Hébertville, Lac St-Jean, en religion soeur M.de Saint-Ludgcr; Agnès Tardif, de Saint-Octave, en religion soeur Marie de l’Espérance; lldegarde Brillant, de Saint-Octave, en religion soeur M.de Saint-Pierre Claver; Cécile Gagnon, de Saint-Ferréol, en religion soeur M.de ISainte-Albine; Jeanne Imbault, de Saint-Léon le Grand, en religion soeur M.de Sainte-Léoca-die; Cécile Landry, de Sainte-Rose du Dégelé, en religion soeur M.de Saint-Gilbert; Marie-Jeanne Ouellet, de Edmunston, N.-B., en religion soeur M.de Saint-Claude; Diana April, de Saint-Clément, en religion soeur M.de Sainte-Aimée; Juliette Dufour, d’Hébertville, en religion, soeur M.de Saint-Arthur.Ont émis les voeux temporaires: Soeur Marie de l’Eucharistie, née Rose Rossignol, de Frenchville, Maine, .E-U.; soeur M.de Saint-Jean de l’Eucharistie, née Simone Pinet, de Cabano, Témiscouata; soeur M.de Sainte-Madeleine de Pazzi, née Elise Deschênes, de St-Rémi de Price; soeur M.de Sainte-Jeanne de Valois, née eJanne Bouchard, de Saint-Arsène; soeur M.de Saint-François de Paulc, née Jeanne Corriveau, de Mont-Joli; soeur M.de Saint-Célestin, née Béatrice Cavanagh, de Bona venture; soeur M.des Lys, née Irène Morin, de St-Honoré; soeur Marie de Jésus-Eucharistie, née rose Marie Pourde, de Saint-Jérôme du Lac Saint-Jean; soeur M.de Sainte-Zénoïde, née Caroline Viens, de Sainte-Jeanne d’Arc.Le sermon a été donné par Mgr S.Langis, P.A., Vicaire Général.Assistaient à la cérémonie: Mgr R.-Ph.Sylvain, P.D., Messieurs les abbés C.Saint-Laurent, aumônier des Frères du Sacré-Coeur, J.-C.Langlois, aumônier des Ursulines, T.Desrosiers, aumônier de la Communauté, J.-B.Morin, vicaire de S.-Fabien, A.d’Astous, îrtre, Vf.Huard, diacre A.Beaulieu et A.Page, ecclésiastiques.MICHELLE LE NORMAND (Madame Léo->Pol Desrosiers): Autour de la Maison.(Illustrations de Madame Lionel de Bellefeuille).Un des plus grand succès de librairie du Canada français, ce livre, dont la troisième édition vient de paraître, en est à son sixième mille.“Livre iminiiorteil chef-d'oeuvre du terroir”, ainsi le qualifiait notre poète Albert Lozeau à sa parution.Reirvpli d’originalité, de ta-let, d’émotion, oe livre intéresse tous les âges.Au comptoir, $1.00; franco, $1.05 Feuilleton du "Devoir” TCCP CHER par Marie LE MIÈRE 1 25 (Suite) C’était affreux, ces accès qui revenaient dès qu’il avait la force de les subir.En triompherait-il un jour?il voulait le croire.Quand il serait rendu à la vie normale, quand sa femme aurait retrouvé quelque entrain et quelques sourires, il oublierait peut-être, lui, son Insupportable tourment.Pourvu qu'elle ne sût rien, qu’elle ne devinât rien! Un jour, elle lui parut plus vivante; un peu de couleur teintait ses joues amaigries; elle demanda: —- Ne pourrais-tu, cher ami, me conduire à sa tombe?Ils partirent en voiture; c’était une journée brûlante et rayonnante.Parmi les bruissements des insec- tes, les senteurs du sol fécond et les feuilles chaudes, Téclat’ argenté des horizons, ces jeunes époux unis depuis trois mois allaient, le front courbe et les lèvres muettes, vers un cimetière.Fresnay vil sa femme s’agenouiller sur la tertre, joindre les deux mains sur les yeux, rester immobile, inclinée à l’ombre de son voile noir, offrant une si parfaite image du deuil qu’il en sentit au coeur une morsure aiguë.IX Ils avaient passé trois semaines à la triste Bluettc; la fatigue d’Yvonne, jointe aux chaleurs de Tété n’avait pas permis encore le retour à Paris.A présent, c’était Tautom-ne; la température se faisait plus fraîche.Il était temps d’aller habiter le charmant petit hôtel que le jeune peintre avait récemment acquis.Georges, accoudé à la portière du wagon, plongeait ses yeux dans le vide, sans voir les bois lointains qui commençaient à se veiner de cuivre et d’or.Quand il se détourna, il s’aperçut que sa femme le regardait profondément: — Qu’as-tu?lui demanda-t-il, penché sur elle.Embarrassée, elle garda le silence.— Tu ne m’aimes plus?Ge fut un cri involontaire'; Yvonne avait reculé comme devant un blasphème.— Oh! mon ami, fit-elle d'un ton de reproche, c'est bien mal, ce que tu dis là!.Il reprit sa pose distraite; elle continuait de l'examiner à la dérobée; depuis quelque» jours elle pensait; “Il a quelque chose!” Une demi-heure plus tard, ils entraient chez eux, dans leur nid ouaté, confortable, artistique.Georges y avait préparé, pour sa femme, mille jolies surprises.Elle admirait, elle remerciait, émue, n-vcc des mots du coeur.Mais où ‘ • étaient les gaîtés de l’installation?Où étaient Tentrain, les jeunes rires?En voyant la frêle silhouette noire d’Yvonne errer au milieu des hautes glaces, des boiseries sculptées, des peluches miroitantes, glisser sur les tapis clairs, entre les feuillages décoratifs, le jeune homme se sentait affreusement abattu! Adieu les visites, les relations; a-dieu le monde sur lequel Georges a-vait bien un peu compté pour créer, autour de lui et de sa femme, une atmosphère grisante! Le deuil sévère de M.et de Mme Fresnay gardait leurs portes closes.Yvonne conservait, en elle, comme une épine enfoncée dans son coeur, cette question de son mari: “Tu ne m’aimes plus”.Avait-elle vraiment donné lieu à un pareil doute?Oh! elle allait s'oublier elle-même, secouer cette langueur qui l’envahissait.consoler son Georges.11 lui appartenait, à elle, la jeune femme, de faire régner dans l’intérieur la paix et l’animation.Courageusement, elle se mit à l’oeuvre.Elle possédait assez de ressources dans son intelligence pour alimenter de longues causeries.De son côté, Georges avait de la finesse et de l’imagination.Tendant les veillées d’automne, elle se tint près de lui, l’enveloppant de son charme, et, par instants, la conversation semblait presque enjouée.Qui les aurait vus tous deux, le soir, dans le petit salon Louis XVI, retraite favorite d’Yvonne, eût cru contempler l’image du bonheur.Lu haute lampe, à l’abat-jour de gaze et de dentelles, éclairait les soies tendres et les laques blanches des meubles, les tableaux de valeur et les plantes rares; le feu du foyer, brillant à travers l’écran peint, caressait les tapis aux teintes atténuées.Pourtant, la contrainte pesait! Soit qu’Yvonne lût, soit qu’elle parlât, certains mots faisaient crier l'Ame de Fresnay, comme si sa femme eût touché, en lui, quelque blessure.Ah! comment pouvait-il lui donner la réplique, essayer de la faire sourire, quand il avait, lui-même, tant d'amertume au coeur?Ge serait donc ainsi tous les jours?Jamais il n’oublierait?Jamais il n’aurait un instant de répit véritable?S'il avait aimé une femme sans principes ou une poupée futile, elle aurait pu Taider à tuer son âme; mais il await aimé une créature exquise, dont la seule présence évoquait le Vrai et le Bien! De toute sa uersoqne émanait le re- 5 gatonia Un chapeau des plus élégants, durable et à un prix des plus avantageux.La marque EATON IA est la preuve indiscutable de l’excellente qualité de ce chapeau.Il supportera la comparaison avec n’importe quel chapeau à un prix de beaucoup supérieur.5.00 Deuxième étage — Pue Sainte-Catherine
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