Le devoir, 24 juin 1912, lundi 24 juin 1912
TROISIEME ANNEE-No.' 148 MONTREAL.LUNDI 24 JUIN, 1912 UN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : C AK ADA ET ETATS-UNIS .93,00 UNION POSTALE.- 96.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.91.00 ETATS-UNIS .* .91.50 UNION POSTALE »«••».93.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration i 71 a RUr,^' \INT-JACQUES V cal.TELEPHOtf^v ADMINISTRA Mais 74M REDACTION; 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS î La Patrie, double du Star fi* Patrte redeviendrait-elle le double du Star?Depuis quelques années, elle n’a jamais tout à fait cessé de l’être.Sa conduite, pendant tout le débat sur la marine, et, plus récemment, pendant celui de l’entente réciprocitaire, en est une preuve manifeste.La voici qui recommence les mêmes tactiques que le Star, à propos de la participation du Canada aux guerres de l’Empire.Le Star, depuis plusieurs mois, publie de temps à autre des articles hystériques sur le péril que l’empire britannique courrait, du fait que l’Allemagne construit une puissante marine de guerre.Il termine chacun de ses appels par ce cri: “Aidons à la métropole en lui donnant des navires de guerre.” Aux Canadiens-français, le Star rappelle l’entente cordiale et les sup plie de se montrer généreux envers la Grande-Bretagne; car, dit-il, si elle se fait écraser par l’Allemagne, la France elle-même, votre mère-patrie, en souffrira.Le News, depuis plusieurs mois, joue du même air sur son violon impérialiste.Il restait à la Patrie d’entrer dans cet orchestre.Elle se devait de singer le Star.Aussi l’a-t-elle fait samedi, dans un article de rédaction intitulé: “La France,” publié en caractère gras, et qui se termine par ce paragraphe: “Le Canada, en un mot, ne peut aider à fortifier l’armée française, s’il le voulait.Mais il peut et doit aider à fortifier la marine britannique.” Et l’on croirait, à lire cet article, que la Patrie l’a fait écrire par l’auteur même de ceux du Star, et l’a traduit en français.tant il est dans la note de ceux que publie la feuille de M.Graham.Dès les premières lignes, il y a un insidieux appel aux sentiments de la race, que ces pileux bonshommes reprochent faussement aux nationalistes d’exploiter, et qu’eux-mêmes,—tant dans la question de réciprocité que dans celle de la marine,—ont voulu mettre à profit, dans l’intérêt de leur cause: “La situation menaçante en Europe présente un aspect qui s'impose particuliérement à l’attention des Canadiens d’origine française, écrit la Patrie, édition de samedi.“C’est que non seulement l’Empire auquel èwus sommes loyalement attachés, mais la Fran'ce aussi, notre ancienne mère-patrie, est en danger.De sorte que nous avons deux mères-pa-trics en péril, contre nos concitoyens de langue anglaise, une.” Suit un historique touffu et nébuleux de la question franco-allemande, de la crise d’Algésiras, et un exposé de la situation présente de la politique de Guillaume II à l’égard de'la Grande-Bretagne et de la France.On croirait, disons-nous, lire un article du Star-, et c’est dans la Patrie.Nous ne faisons que signaler, aujourd’hui, la tactique honteuse de ce journal qui veut exploiter au profit des meneurs impérialistes le sentiment que les Canadiens-français ont à l’égard de la France.Tl y aurait lieu à de longues dissertations à ce propos; mais le cadre de notre article ne nous permet pas d’y entrer; d’autant que la Patrie se donne elle-même, dans son édition de samedi, un démenti patent.L’Allemagne, dit en substance la Patrie, dans son article de fonds de samedi, met en danger l’avenir politique de l’Empire britannique comme celui de la France.Et c’est pourquoi il importe aux Canadiens-français, ijui ont deux mères-patries en dager, d’intervenir au plus tôt, en aidant T fortifier la marine britannique.Celle-ci a besoin de leur secours.Mais l’auteur de cet article de la Patrie ne lit pas la Patrie.Ou, s’il sa lit, il a dû faire une vilaine tête, samedi même.Car, ce jour-là, la Patrie publiait, en page trois, un immense tableau le la marine allemande et de la marine anglaise.C’est intitulé: “La Rivalité Navale entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne.” D’un côté, l’illustrateur fait figurer toutes les escadres allemandes, de l’autre, toutes es flottes anglaises.Et le commentateur dresse un état comparatif des leux marines.“Il n’a été tenu compte que des unités ayant moins de lingt ans d’existence,” écrit-il.Or, ce tableau de la Patrie contredit formellement la déclaration de a Patrie du même jour.Lisez plutôt, d’abord ce résumé de la situation de la marine anglaise par le statisticien de la Patrie: “En résumé, le corps de bataille anglaise se compose actuellement de 40 cuirassés pré-dreadnoughts 34 croiseurs-cuirassés 8 dreadnoughts 5 croiseurs-dreadnoughts 48 39 “Au total, 87 cuirassés en service, plus 15 qui entreront en ligne d’aujourd’hui en 1914.” (La Patrie, 22 juin, page 3, colonne deux.) Et maintenant, voici l’état de la flotte allemande, selon le même journal, le même jour, même page, colonnne quatre: “En résumé, la marine allemande possède en service: 20 cuirassés pré-dreadnoughts 9 croiseurs-cuirassés 8 dreadnoughts 3 croiseurs-dreadnoughts 28 12 “Au total, 40 navires cuirassés contre 87 navires similaires anglais.“En préparation, 7 unités cuirassées contre 15 anglaises.” Ceci est-il assez concluant?Il faut croire que la Patrie tenait absolument à contredire son article de rédaction; car elle termine cette revue des flottes anglaise et allemande par cette phrase qui fait table rase de son appel au peuple canadien en faveur de la marine anglaise: “On voit donc que la situation de l’Angleterre au point de vue naval ne justifie aucune alarme et que sa mpériorité reste écrasante.” Qu’est-ce que le double du Star donnerait pour ne pas s’être contre-lit, le même jour, dans la même édition, d’aussi belle manière?Georges PELLETIER.Notes du Congrès Sureaux du Devoir, Québec, le 23 juin, 1912.Le Congrès de la Langue française ne s’ouvrira officiellement que demain, mais déjà Québec est tout aux grandes assises qui se préparent.Les fêtes de la Saint-Jean-Baptiste leur composent une belle et fort intéressante préface.Comme toujours, ce sont les fils les plus éloignés qui ont d’abord rallié le foyer paternel.Mgr Lan-gcvln et Mgr Mathieu, l’archevêque de Saint-Boniface et l’évêquc de Bégina, sont arrivés hier avec le conlingent de l’Ouest.M.Alcêe Fortier, professeur à l’Université Tulane, de la Louisiane, sir Joseph Dubuc, du Manitoba, M.Rhéaume, Il ministre des Travaux Publics, de POntarlo, sont également en ville.On attend demain le contingent français: M.l’abbé Thcllier de Ponohcvlllc, son père, l’ancien député du Nord, et M.Gustave Zidler üui, avec M.Etienne Lamy et le tonsul général de France, représenteront l’ancienne mère-patrie.Tous les trains amènent de nouveaux congressistes.Demain, ce sera l’arrivée en masse.Les préparatifs matériels du con- grès sont à peu près terminés.Au point de vue intellectuel, les organisateurs sont particulièrement favorisés: presqu’aucun de leurs orateurs ne leur fera faux bond.C’est à peine s’il sera besoin de faire quelques remaniements au program me.C’est ainsi, par exemple, que Mgr Bruchési prendra la parole mercredi, au lieu de vendredi, mais dans l’ensemble le programme initial sera exécuté point par point.* * * Le travail des sections devra être particulièrement fructueux, car les travaux ont été préparés avec grand soin., Aux séances publiques, on croit qu’il sera jeté des idées fécondes et qui s’imposeront à la réflexion de tous.Le Congrès semble devoir être beaucoup plus qu’une manifestation oratoire.Tout le monde paraît animé de la pensée de faire oeuvre durable et féconde.* * * ' On commente beaucoup le numéro spécial du Devoir, les faits et les discours qu’il rappelle.De l’avis de tous, c’est une excellente leçon d’histoire, et je crois que plus d’un s’en souviendra au cours du Congrès.0.H.M.[Gouin à l’École Technique M.Gouin présidait, ces jours derniers, la distribution des récompenses aux élèves de l’école technique de Québec.D’après les journaux de la vieille capitale, le premier ministre y aurait prononcé un discours semi-politique.C’est dans l’ordre, puisque dès l’origine on a voulu soustraire cette partie de l’enseignement de la juridiction du Conseil de l’Instruction publique.II ne faut d’ailleurs pas s’étonner si les hommes qui vont profiter d’un congrès national pour glorifier un politicien commencent à faire de la politique avec l’enseignement.Mais M.Gouin pourrait au moins se tenir un peu plus près de la vérité.“Ce n’est pas à se le cacher,” a dit le premier ministre, d’après le compte rendu du Soleil, “notre race, bien que possédant les qualités intellectuelles, occupe des positions inférieures aux autres races, faute d’écoles techniques.Si nous avons risque la vie de notre gouvernement pour atteindre ce but, nous la risquerons encore, et nous construirons des écoles techniques en nombre surffisant.” Laissons de côté, pour aujourd’hui, la question des positions inférieures.Nous aurons l’occasion d’y revenir et nous pourrons démontrer qu’on exagère trop dans ce sens.Risquer la vie de son gouvernement pour fonder des écoles techniques! Qui voudra croire cela?Quand M.Gouin s’est décidé à en fonder, il y a vait cinq ans au moins que le surintendant de l’Instruction publique en demandait dans son rapport annuel.Quand enfin il demanda un crédit pour cette fondation, on le lui vota à l’unanimité.La seule critique que l’on "fit portait sur le meilleur système à adopter.M.Gouin voulait deux grosses bâtisses et l’opposition suggérait le concours des institutions existantes, moins dispendieux et beaucoup plus pratique.Voilà la vérité.M.Gouin ne la respectera pas davantage à l’avenir, mais il est à propos de la lui rappeler.J.D.Les Commissaires des Licences Trois juges constitueront la commission d’enquête sur la loi des licences de Québec.Ce sont: MM.les juges Cross, Carroll et Tessier, les deux premiers de la cour d’As-sises et le troisième de la cour Supérieure.Cette commission a été créée à la fin de la dernière session provinciale, on n’a jamais trop su pourquoi.M.Gouin a bien dit qu’elle était demandée par les débitants de liqueurs, mais ceux-ci le contredisaient privéement.Les partisans de la tempérance de leur côté, ont paru fort surpris de la proposition du gouvernement.Quoi qu’il en soit, maintenant qu’elle est constituée le devoir de tous est de se préparer à renseigner parfaitement la commission.Par tous, nous entendons surtout les partisans de la tempérance, les partisans simplement sympathiques comme les partisans actifs.Les débitants de liqueurs sont bien organisés, ils ne manquent pas d’argent, ils sont fort roués, et ils disposent d‘unc influence encore plus grande que celle qu’on leur reconnaît généralement.Le point sur lequel ils vont principalement porter leurs critiques, leur assaut plutôt, est celui de la fermeture à bonne heure.Il n’est pas nécessaire d’être prophète pour le prévoir, c’est de cette règlementation qu’ils se sont surtout plaints et, d’ailleurs, ils ont déjà commencé à dire qu’elUe ne donnait pas tous les résultats qu’en avaient attendus ses partisans.A ceux-ci donc de démontrer le contraire, ce qui n’est pas difficile.Là où la loi est bien observée, les résultats ont été magnifiques.^ J.D.FÊTE NATIONALE C’est aujourd’hui la fête nationale des Canadiens-français, De partout nous arrive l’écho des célébrations organisées pour manifester notre volonté de vivre et d’accrol-tre notre influence.Le thèse généralement développé par les orateurs insiste sur la nécessité de bien conserver notre langue.Ainsi toutes les pensées se tournent naturellement vers le Congrès de Québec qui s’ouvre ce soir, et qui sera cette année la grande manifestation pratique de l’idée nationale.La langue française Langue au vocabulaire héroïque et câlin, Grondant dans les combats, chantant en paix et aise; Langue de Roland, de Condé, de Du Guesclin, De Turcnne et de Jeanne d’Arc, langue française Que parlèrent jadis les fileuses de lin Et les héros, je t’aime et t'admire, et je baise En toi les noms aimés, O langue de Champlain, De Montcalm et Lévis, de Dollard et des Seize! Langue de La Fontaine, et Corneille, et Racine, Pour arracher de nous ta puissante racine, Il faudrait arracher notre âme et notre esprit.La langue est éternelle en ma bouche éphémère; Car le devoir, c’est de léguer ce qu’on apprit, Et les mots que je sais me viennent de ma mère.Leon LORRAIN.TERRES ET PEUPLES DU CANADA : Preface de M.VAbbé Desrosiers La Convention de Chicago Les événements de Chicago ont pris une tournure nouvelle mais qui n’était pas inattendue.Le coup de force qui a assuré à M.Taft la candidature à la présidence et fait du vice-président Sherman le candidat à une nouvelle vice-présidence, ne pouvait manquer de provoquer chez M.Roosevelt et ses amis un mouvement de résistance qui amènera probablement l’anéantissement du grand parti traditionnaliste de la république voisine — encore que M.Roosevelt semble s’être lui-même écarté de la tradition qui a donné, à ce même parti ses constants succès dans le passé.Il serait injuste de méconnaître les vertus civiques de M.Taft et de mettre en doute, sans autre preuve, la sincérité de ses intentions.S’il a adopté des procédés radicaux pour forcer la main à la convention nationale, c’est qu’il a cru voir péril en la demeure et jugé de son devoir de conserver à son pays pen, dant quatre années encore, la continuation de ses services.Il n’est pas sûr cependant qu’il s’attende sérieusement à être élu au scrutin populaire du 5 novembre prochain.11 n’a obtenu que 22 voix de plus que le chiffre rigoureusement exigé au vote final pour constituer une majorité des délégués à la convention, et il est permis d’affirmer que dams le cas actuel cette majorité n’est pas l’expressiom du véritable sentiment populaire.Sans vouloir prendre parti dans la querelle qui s’est élevée entre les deux factions rivales du parti républicain, je crois que le comité chargé du ballotage des élections “primaires” s’est laissé égarer par les préférences personnelles de In majorité de ses membres au lieu de faire l’effort nécessaire pour se montrer équitable.Les tendances nouvelles affichées par M.Roosevelt et ses amis auraient-ils effrayé le comité national au point de lui faire délibérément commettre l’injustice?Ce serait déplorable et la cause de M.Taft ne pourrait qu’en souffrir.M.Roosevelt donne apparemment le démenti à ses déclarations antérieures.Au fond, il reste fidèle à lui-même.Il se pose en réformateur; il se donne comme le président indispensable; mais il a toujours soutenu que l’homme public doit faire abstraction de ses amitiés, de ses préférences personnelles pour se consacrer tout entier, lorsque les circonstances l’exigent, au service de l’Etat.Les circonstances exigent aujourd’hui qu’un pilote vigoureux prenne la barre.Il se présente sans se sou- Sur le Pont d'Avignon.Depuis le premier juin, treize aviateurs se sont tués, en des chutes vertigineuses.L’aviation, avant d’être véritablement pratique, aurait fait plusieurs centaines de victimes.Et, devenue réellement pratique, si on l’utilise dans les grandes guerres de l’avenir, elle sera encore plus meurtrière; car un aviateur pourra anéantir, seul, des milliers d’hommes; ce sera, là comme dans d’autres découvertes, la rançon du progrès.• • • Quatre ministres canadiens, MM.Borden, Hazen, Doherty et Pelletier, s’embarquent après-demain pour l’Europe.M.Pelletier, au dire des journaux ministériels, ne prendra pas part à la conférence des ministres avec l’Amirauté.Et M.Doherty, ¦représentant dans le cabinet, des Irlandais du pays, parlera là-bas, paraît-il, au nom des Canadiens-français, et de la province de Québec.Pourquoi M.Pelletier n’assisie-rait-il pas à la conférence?Serait-ce à cause de ses déclarations passées à propos de la marine de guerre et de la participation du Canada aux guerres de l’Empire?M.Pelletier n’a patf'coutume de se soucier fort de scs déclarations antérieures, quand il lui plaît de les contredire.Serait-il plus particulier cette fois-ci que dans l’affaire des écoles de l’Ouest?• • • Le docteur Ha’nish, —- alias-Hen-nessy, — fondateur du culte du Mazdaznan, ignore évidemment les lois les plus élémentaires de la nutrition et de l’assimilation.II disait ces jours-ci à ses disciples: “Je suppose que vous mangiez en moyenne une livre de boeuf par jour.Dans un an, vous en aurez mangé 365 livres.Pensez-y, 365 livres et vous pesez à peine 100 livres.Mais alors, tout votre corps est du boeuf! Vous devez avoir une mentalité de vache! Vous devez vous comporter de manière générale comme un boeuf!” Ceci se passe de tout commentaire: on s’imagine quelle doit être la religion enseignée par un farceur de cette espèce.Et l’on se demande ce qu’il a pu manger, lui, pour raisonner comme il le fait.* * Les journaux allemands viennent de découvrir à Hambourg un chai qui parle; il prononce deux mots allemands dont l’un signifie lait, et l’autre, Je suis ici.11 prononcerait aussi le nom de sa maîtresse.Cet animal-là appartient à une vieille dame; il a dû, suivant La théorie du docteur Ha’nish, lui croquer jadis plusieurs perroquets.• • • Le professeur Chantemcsse, de Paris, affirme que les lois de l’hygiène publique sont tellement méconnues, en France,, qu’il s’y perd chaque année deux cent cinquante nulle vies humaines.Les médecins nous disent tant de choses, — témoin le docteur Met-chnikoff, qui prétend que le chien a dans les intestins un microbe contre la vieillesse, ce qui n’empêche pas le caniche de ne jamais vivre plus que vingt-cinq ans, — ploutocratie cupide dont les politiciens sont les serviteurs dociles”; cier d’être appelé dictateur, funes-1ùu’on n'est jamais bien sûr s’il faut le démagogue, etc.Il croit que la ^ 'K,nf los cr°)f.e- ,Mais les âires ’ T,., ,, .du professeur Chantemesse affir- democratic aux F.tats-Ums a dcci- ment ]lls experts, sont raisonnables, dément fait faillite.Le peuple amé ,11 faudrait donc en conclure qu’en ricain, d-’après lui et ses amis, est ¦ France, pays de savante et d’illus- “fruslré de sa souveraineté par une [ ,rcts découvreurs, h* peuple ne met ' ' pas leurs théories en pratique.* * * I Tout dernièrement, une querelle les millionnaires, les bosses et les [entre des manoeuvres, derrière la alliés qu’ils ont dans les cours et scène .pendant une représentation les tribunaux sont les vrais mai- *1 °Ppra’*la^s’n tanl .- • '11 c'*l‘ !l interrompu pour un temps très du pays; de savantes organisa- hc grand opéra de Wagner, l’Or du lions d’intérêts qui dictent aux lé- Rhin.gislateurs les lois qu’elles désirent [ G’était un peu, imaginons-nous, exploitent la nation et ses ressour- .r0Tnmc duand, «u cours d’un dé-, bat sur le budget de la marine, pen- ces; les Etats-Lnis sont ^et*enus dant la dernière session, MM.lyc-Ic fief d'une minorité qui mantpu- mieux et Pelletier repassaient tous le toutes choses.” deux leur passé politique et se bom M.Roosevelt s’est donne pour mission de déloger cette minorité et de restituer au peuple ses droits souverains.Comme recours contre les lois dictées aux assemblées législatives par les organisations d’intérêts, il recommande le referendum.C’est le régime plébiscitaire dans lequel il n’existerait plus en réalité d'autre pouvoir que la présidence.On peut discuter la sagesse des bardaient d’injures.Le Veilleur.mesures proposées par M.Roosevelt et son programme est bien de nature à causer des alarmes aux tenants de l’état de ehoscs actuel.Mais il n’en est pas moins vrai que ce programme flatte les tendances égalitaires de la masse du peuple américain.Uldérlc TREMBLAY.M.Emile Miller publiera prochainement, sous le titre "Terres et Peuples du Canada”, un livre de géographie.Nous avons le plaisir de publier aujourd’hui la préface qu'a écrite M.l’abbé Desrosiers, le distingué professeur de l’Ecole Normale Jacques-Cartier :— La science géographique, faite d’observations et d’expériences, à Ja fois descriptive, exacte et historique, forme un tout d'une infinie variété, en même temps que d’une admirable unité et d’une valeur éducative sans égale.Capable de satisfaire les esprits les plus pénétrants et de favoriser l’essor de l’imagination la plus puissante, elle explore tous les domaines et, dans ses courses, elles descend sur tous les rivages pour y cueillir les fleurs les plus diverses.Tous les aspects physiques, tous les aperçus humains, le jeu perpétuel, des influences réciproques de la terre et de l’homme, l’intéressent et retiennent successivement son attention.Le contact intime et constant de l’homme avec la terre établit nécessairement, oui, disons-ie, un air de parenté.Le ciel, la lumière, l’altitude, la plaine qui rapproche ou la montagne qui sépare, et plus que tout, le sol qui happe l’être vivant après l'avoir porté et nourri, gravent une profonde empreinte sur l'âme humaine, et par elle sur la famille, el par la famille sur la race elle-même.Celle-ci rencontre à son tour un obstacle à son agrandissement indéfini.Le relief terrestre délimite les frontières naturelles au-delà desquelles le peuple le plus vigoureux risque de disperser ses énergies, de diminuer son originalité,de réduire son influence, de se scinder.Tl perdrait en vigueur, ee qu’il gagnerait, en étendue.C’est ainsi que la décadence suit d’un pas rapide parfois l’apogée des plus grandes nations.Mais parfois aussi, l’influence morale, intellectuelle ou religieuse survit à travers les âges, car tout autour de la nation, il y a l’humanité qui grossit son trésor de civilisation.Cette influence,^ le géographe se doit de la discerner, d’en suivre les manifestations les plus lointaines.Est-il cadre plus vaste, ensemble plus majestueux?Les travaux des maîtres de cette science,nouvelle dans ses procédés et dans ses moyens d’enquête—elle date d’un siècle à peine,— ont ouvert devant l'esprit humain d’immenses horizons mais qu’il est possible d’embrasser d’un coup d’oeil.Aussi bien par le nombre des facultés qu’elle met en éveil, la puissance évocatrice de la géographie n’a-t-elle pas échappé aux éducateurs et aux guides de l’opinion moderne.M.Jules Lemaître écrit dans son programme de l’enseignement moderne: “C’est sur la géographie qu’il faudra.surtout s’arrêter.Car il semble bien que la première chose à connaître, c’est la figure de la planète.Ca été peut-être une idée géniale de Raoul Frary, ee précurseur, de faire de la géographie le centre même de l’enseignement, et de vouloir que les autres sciences ne fussent enseignées qu’à l’occasion de celle-là”.Aussi, la géographie considérée jusqu’ici comme un des “yeux” de l’histoire, réclame-t-elle aujourd’hui sa place distincte, en dehors des divisions politiques et administratives si arbitraires parfois, en Amérique surtout.Que de sciences diverses le géographe doit interroger, pour établir ses conclusions: cosmographie, géologie, minéralogie, chimie, physique, biologie ancienne et moderne, botanique qui étudie le tapis végétal et morphologie qui recherche une classification naturelle des formes terrestres, océanographie et jusqu’à la poésie du paysage, toute l’histoire naturelle en un mot se fait, l'auxiliaire de cette science de la terre, depuis qu’on en a découvert la richesse inépuisable et l’étendue sans limites.Faut-il s’étonner que des esprits méthodiques aient proposé de grouper autour d’elle la.plupart des connaissances humaines?De toutes les sciences, elle a été la première à profiter de l’exploration de la surface du globe et du progrès des sciences naturelles.Les Cook, les Alexandre de Humboldt, les Livingstone et les Nansen, étendent le champ des observations individuelles et locales à l’époque même où la chimie, la minéralogie et l’histoire naturelle permettent de mieux définir les matériaux qui entrent dans la composition du globe.Une élite intellectuelle commence la coordination des faits relatifs à l'histoire de notre terre, découvre le lien qui les unit, établit enfin la succession des révolutions du globe.La géologie ouvre lentement le livre do la Création, aidée en cela par les besoins de l'industrie—construction des routes, des canaux, des chemins de fer, exploitation des mines.Dès lors, se constituent les écoles géologiques et géographiques qui concentrent leurs lumières sur des problèmes spéciaux qui déjà passionnent l’opinion et développent le goût de cette seienee : origine du basalte, genèse des formes orographiques, cause du feu intérieur, etc.Dès lors, la géo- graphie n’est plus une sèche nomen* elature de faits sans lien et sans vie* mais une harmonieuse évolution natu-' relie où le présent dévoile le passé e< présage l’avenir.La terre cesse d'ês tre une nature morte et inerte: c’est un organisme parfait.Le géographe, même à la simple lecture d’une carte, voit et explique les traits du relief terrestre, la distribution des végétaux celle des être vivants et de l’activitl humaine.II Avec le présent volume de géogras phie canadienne à vol d’oiseau, M« Emile Miller introduit dans notre lits térature une nouveauté importante, il montre aux hommes d’étude,aux unia-' leurs des larges horizons et des longs voyages, aux poètes eux-mêmes, les espaces sans bornes de nos plaines, de nos forêts immenses, de nos lacs-gigantesques, de nos grands fleuves, de nos montagnes inexplorées.11 en explique Ja nature et l’évolution, les aspects variés, les grandes lignes sublimes.Par lui, les solitudes canadiennes rèndent une voix, les vagues de nos trois océans chantent leur poème sauvage.On entend partout la langue de la géographie, racontant les phénomènes géologiques, climatologiques et biologiques, combinés avec le travail humain.("est que, depuis longtemps,M.Miller s’est, mis à l’école des maîtres do la science géographique contemporain ne: Vivien de Saint-Martin, de Lap-parent, Sucss, Elisée Reclus, Marcel Dubois, Leroy-Beaulieu.A la lumière de leurs principes et de leurs méthodes, il a repris et remanié avec un rare bonheur les études et les conclusions des géologues canadiens: Daw-son, Logan, Low, Bouchette, Hind, Taché, Laflamme.Mais loin que sa pensée fléchisse sous la masse des faits amassés un à an, et que son style s’en ressente, il s’élève par l’imagination et l’enthousiasme au-dessus de son ¦sujet dont pas un détail important toutefois ne lui échappe, et son excursion n’en est que plus splendide, sa vision plus1 compréhensive.Il ne s’éloigne de co< grand tout que pour en mieux apercevoir les délinéaments, pour en mieux marquer la forte arcature et les cadres puissants.On ne saurait, d’un autre point de vue, embrasser en un volume de 200 pages un aussi vaste, ensemble, et tracer un si large tableau.Hi encore l’auteur s’était borné à l’entité géographique, demeure d’un peuple de huit millions d’habitants.Mais il a voulu jeter un regard sur l’avenir qui semble réservé à sa population si diverse de langues, de croyances et de traditions.Il a fait de la géographie humaine, il a essayé de marquer les influences de la terre canadienne sur l’homme qui l’habite.Tentative vraiment périlleuse au moment où l'on veut établir la filiation des caractères nationaux, et l'influence du sol, sur l’âme des peuples si différents qui vivent sons notre ciel boréal.Et c’est là peut-être que M.Miller rencontrera le plus de contradicteurs et qu’il aura aussi le plus besoin d’indulgence.La géographie physique obéit à un déterminisme absolu; la liberté humaine a ses lois aussi, mais combien plus difficiles à lire et à interpréter.Dans notre jeune Amérique est-on bien sûr que la géographie ait imprimé son empreinte sur un groupe ethnique quelconque, et ce caractère, si facile à reconnaître dans les groupements naturels de la vieille Europe, c'est le cas de le dire, ne semble-t-il pas ici, manquer d’appui, les populations étant plus récentes, plus disparates, moins individualisées par le sol, pi l’on en excepte peut-être le groupe français du Saint-Laurent?En Canada, deux peuples surtout retiennent l’attention: le premier, d'origine française, pionnier de la première heure mais obligé un jour de se replier sur le Saint-Laurent inférieur pour refaire ses forces et s’engager de nouveau dans la route parcourue d’abord dans une randonnée splendidement héroïque; le deuxième, anglais d’origine, très rapproché encore de la mère-patrie, moins canadien que le premier, mais le maître des destinées actuelles du Canada et le principal artisan de sa grandeur future.Puis viennent les groupes mal définis encore, nomades peut-on dire et non assimilés, qui stationnent en masses plus ou moins compactes sans relations stables avec le sol, l’histoire et les habitants primitifs.Sur eux lesj influences du milieu ne pèsent encore que du poids d’une ombre.LA plus qu’ailleurs se livre la bataille der, nationalités.M.Miller a bien vu qu’il serait téméraire d’assigner une Âme commune à ces groupes migrateurs, sans patrie, sans foyer pour ainsi parler.Que sortira-t-il de cet immense caravansérail où stationnent des représentants de toutes les nations?C’est alors que le géographe demande aux ressources du sol et du sous-sol, quelle orientation leur développement imprimera aux destinées du Canada./ Nature et situation des sols règlent (Suite à la Sème pagey ' LE DEVOIR, LUNDI, 24 JUIN 1912 CELEBRATION DE LA FETE NATIONALE UNE JOURNEE GLORIEUSE [HOMMAGE DE MONTREAL DANS LA VIEILLE CITE La Saint-Jean-Baptiste est célébrée avec enthousiasme à Québec.— Noces d’or de la Société Saint-Jean-Baptiste de Saint-Sauveur.—Dévoilement d’un monument à la mémoire du Père Duro-cher.— Sermon et discours A SAINT-JEAN-BAPTISTE Deux belles manifestation patriotiques ont eu lieu à la Pointe Saint - Charles et à Saint - Vincent de Paul (Ile Jésus) hier.— La foule acclame les orateurs.—Au Séminaire de Phi-osophie.— A Valleyfield (Des bureaux ilu “Devoir”) Québec, 23.— La triple célébration rie la fête nationale, 'les noces elé les vertus passives, sont aussi nécessaires à la vie morale et chrétienne que le* vertus, dites actives, l’énergie, la apon-tanêilé, l'action personnelle.A l’esprit moderne, opposons done l’esprit catholique, par lequel on lutte contre l'orgueil et la sensualité, Ln soumiss sion intelligente tl l’Ejliim du Christ, l'obéissance à ceux qui ont autorité pour commander on son nom,voilà la marque de l’esprit catholique.i\Suit« à la durnièr# pag«)j DOMINION GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS HE CHARBON DOMINION pont VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.Téléphone Main 401 H.BEAUREGARD, Entrap rent ar général an eontlruetion Tél.BtU Miin 735.70 St-Jicques.MONTREAL ANTIKQR LAURENCE'; (N VINTE PARTOUT 2 5-4, A J LAURENCE HONTRfAl.' BANQUE PROVINCIALE DU CANADA DIVIDENDE TRIMESTRIEL No 34 Avis est par les présentes donné qu’un dividende trimestriel de un et demi pour cent (1 1-2) ETANT AU TAUX DE SIX POUR CENT L’AN, sur le capital jiayé do eette institution a été déclaré pour le trimestre finissant le 30 Juin 1912 et.sera payable au Bureau Chef de la Banque a Montréal et à ses succursales le ou après le deuxième jour de Juillet 1912, aux actionnaires enregistrée dans les livres le 24 juin prochain.Par ordre du Bureau de Direetion, TANCREDE BIENVENU, Gérant Général.Montréal, 30 mai 1912.AVIS Demande a été faite à la Corporatk de la Cité de Montréal pour la permi sion d’installer une chaudière de qu tre-ehevaux-vapeurs sur le lot eadastr No 1494, subdivisions No.du qua tier Sainte-Anne, No 48 rue Dalhouai D.Silverberg & Son, No 48 rue Dalho sie.Montréal, 20 juin 1912.Ce journal est Imprimé, ai rue Saint-Jaequea, à Monl "La Publicité” ( à responsab tée).Henri Bouraeia, direct! lE DEVOIR, LUNDI, 24 JUIN 1912 Politique Etrangère WILLIAM HOWARD TAFT EST LE CHOIX DE LA CONVENTION NATIONALE REPUBLICAINE Le président réunit 21 votes de plus qu’il n’en fallait.-Roosevelt est cependant choisi par une convention tenue par les républicains mécontents.Quinze cents grévistes juifs processionnent ACCOMPAGNES DE DEUX COKr-S DE MUSIQUE.ILS PARCOURENT QUELQUES UNES DES PRINCI P A T.F.R RUES DU CENTRE DE LA VILLE.Chicago, 24.— Au milieu de scènes de turbulence voisines de l’émeute, la convention nationale républicaine a terminé ses travaux samedi soir en choisissant William Howard Taft, de l’Ohio, comme candidat à la présidence et James Schoolcraft-Sherman, de New-York, comme candidat à la vice-présidence.Le président Taft a été remis en no-majorité de 21 voix.Le nombre total majorité de voix.Le nombre totale des votes qui lui ont été donnés est de 5(51.Le vice-président Sherman a fait beaucoup mieux; il a recueilli 597 voix.Le vote sur le choix du candidat à la présidence se détaille comme suit: Taft .561 Roosevelt.107 Cummins.17 La Follette.41 Hughes.i.2 Abstentious., .341 Absents.6 Total.1,078 Les noms de M.Taft et du sénateur La Follette ont été les seuls qui aient été formellement soumis à la convention.Les votes donnés jiour les autres l'ont été par des délégués qui tenaient à suivre leurs instructions et par deux autres qui se sont déclarés en faveur du juge Hughes.Pendant que cette mise en nomination avait Heu, le col.Roosevelt se/décla-rait candidat à la présidence et annonçait l’organisation d’un troisième parti qui aura sa convention en août.Le vieux parti républicain est maintenant détruit.Avant de procéder à ses derniers travaux, la convention a été informée de la part du col.Roosevelt, dans une déclaration écrite lue par Henry J.Allen du Kansas, que ses partisans ne voteraient sur aucune des propositions qui lui seraient soumises.La raison donnée par le colonel, c’est que la convention républicaine n’existe plus mais qu’elle est devenue un corps illégal eï sans caractère officiel.Par l’ordre du colonel, les délégués de ce dernier ont gardé le silence pendant la séance et se sont abstenus do voter.Le nom de M, Roosevelt n’a pas été admis à la convention.> Lorsque les chefs du parti de M.Taft virent que son élection était absolument certaine, ils décidèrent de lui donner comme compagnon de lutte M.Sherman.Tous les autres candidats se retirèrent et ce dernier a été à vrai dire le seul dont le nom ait été mis au vote.Les délégués du New-IIampshire proposèrent que le choix soit fait unanimement.Le président déclara cette motion hors d’ordre.Après ce vote la convention ajourna sine die.Avant l'ajournement une résolution a été adoptée à effet de donner au comité Natioual l’autorisation de déclarer vacant le siège, de tout homme faisant parti de ce comité qui refuserait d’accepter lç choix de la convention régulière de 1912.Le comité de l’Organisation Permanente fit son rapport et demanda que l’organisation temporaire devienfte permanente.Mise, aux voix, la.motion a été adqptée unanimement.Les conven-tionuistes applaudirent alors, le sénateur Root qui prit la parole et fut suivi de l’ex-vice-président Fairbanks qui donna lecture du programme républicain.Les points principaux sont : maintien de l’intégrité et de l’autorité dos cours de justice et adoption de mesures pour'réduiro les délais et rendre les mises en accusation plsu faciles, amendements à apporter à la loi contre les trusts et à celle du commerce entre les états de façon à définir quels sont les actes de monopole; maintien de la politique do protection; enquête scientifique pour chercher les causes du coût de la vie; législation pour prévenir les crises financières; système de concouns dans le service civil; défense aux corporations de souscrire aux fonds électoraux et publicité des fonds d’élection.La convention appuie la protestation du congrès contre le traite ment infligés aux citoyens américains par la Russie.Le congrès est aussi vertement critiqué, pour avoir refusé l’argent nécessaire à l’augmentation de la marine.Le programme demande que l’on aide la marine marchande.La convention approuve aussi les travaux fails pour diminuer les dommages causés par les inondations, le creusage des rivières et des ports, le développement de 1‘Idaho, l’administration des Philippines, le construction du Canal de Panama et l’encouragement de l’économie et l’efficacité dans le so*vice publie.Un appel est fait au public pour condamner et réprouver le lynchage, 843 délégués n’ont pas voulu voter et 83, tous partisans de Roosevelt, et de Pu minings ont enregistré leur vote contre, donnant ainsi 666 de majorité au programme que Taft représentera.De nombreux incidents ont marqué lotte séance.Ainsi, û un moment dpn-Jié, ime large affiche a été déployée Un-dessus des tribunes portant en gros-tes lettres: “Ce que Root a dit de Ja machine do Penrose: “Une combinaison aussi corrompue et criminel.e faisant la mascarade sous le nom du parti républicain.” La police s’est empressée de confisquer l’affiche avant même qu’on ait eu le temps d’en terminer la lecture.M.Cad,y, du "Wisconsin, a présenté une longue déclaration exprimant les vues de M.LaFollette sur la convention.Ce document prétend que ni Taft ni Roosevelt n’a une majorité de délégués légalement autorisés i\ siéger.UN TROISIEME PARTI Chicago, 24.— Les délégués partisans do Roosevelt parlaient aujourd’hui do tenir une grande assemblée pour jeter les bases temporaire# de l’organisation du nouveau parti.Les chefs veulent en agir ainsi avant que les délégués se séparent afin que le travail de formation du nouveau parti commence dana toutes les parties du Vingt personnes se noient dans le Niagara UN QUAI SUR LEQUEL ATTENDAIENT DEUX CENT CINQUANTE EXCURSIONNISTES S’ECROULE SOUS LEUR POIDS EN JETANT PLUS DE CENT DANS UN COURANT RAPIDE.Il Jotilt maintenant fTiinfl ovpoUixntp cantp u uiiu g a ti gü urne dfliiiv pays.On n ’a pas décidé encore si cette réunion aura lieu dans le Coliseum après l’ajournement de la Convention de M.Taft ou si, les délégués se réuniraient dans une autre salle.Le nom de Parti Progressiste a été choisi.il.Roosevelt a employé tout son temps hier à la formation temporaire de l’organisation du nouveau parti.Il restera à Chicago un jour ou deux après l’ajournement de la convention républicaine, a-t-on dit.ROOSEVELT EST AUSSI CANDIDAT Chicago, 24.— L’ancien président Roosevelt a été choisi comme candidat à la présidence sur un “ticket” indépendant, samedi soir.Ceci s’est fait pendant les dernières heures de la convention nationale républicaine où le colonel a été défait.Les partisans de M.Roosevelt se sont réunis à l’Orchestra Hall, à un mille du Coliseum, et se sont engagés à appuyer l’ancien président.Kn acceptant la candidature, M.Roosevelt s’est adressé au peuple de toutes les sections, sans distinction de partis, et leur a demandé d’appuyer le nouveau parti dont l’un des principeis cardinaux sera, dit-il: “Tu ne voleras pas.” ^ La nomination du col.Roosevelt a été faite principalement dans le but de mettre sur pied une organisation temporaire.A partir d’aujourd’hui, alors que sera convoquée une convention d’Etat dans les Illinois, le travail] d’organisation sera poussé activement, dans chaque état.Un peu plus tard, daiijs le mois d’août probablement, une convention Nationale aura lieu.En acceptant la nomination, le col.Roosevelt a dit qu’il agissait ainsi avec l’entente qu’il se retirera volontiers si c’est le désir du nouveau parti de choisir un autre porte-drapeau quand il sera organisé.La candidature du col.Roosevelt a été proposée par le contrôleur William A.l’rendergast, de New-York, qui devait faire la même proposition à la convention républicaine.VINGT-DEUX ETATS ENTRERONT DANS LE NOUVEAU PARTI Environ 1.500 ouvriers en confection, en grande majorité des Juifs, actuelle ment eu grèvej ont fait une démonsrra tion samedi dans les rues de la vide.Fanfares et drapeaux en tète et portant des pancartes attestant leurs griefs ainsi que leurs défis aux manufacturiers.iis sont partis du Champ de Mars à 1 heure 25 p.m.et ont défilé par les rues Saint-Denis.Prince Arthur, Saint-Laurent, Sherbrooke, Peel, Dorchester.Saint-Laurent jusqu’à la salie Coronation.On remarquait dans la procession, plusieurs membres du conseil exécutif national et des organisateurs de Now York, entre autres MM.13.A.Garger.secrétaire-général; B.Schwçitzer et Victor Altman et A.Gordon, organisateurs généraux; A.Maratta, organisa leur italien de New-York et H.D.Ko senblum.organisateur général caui dieu, de Toronto.Tous les hommes portaient une pctUe insigne blanche avec ces mots: “Gré vistes en confection; Ne briser; pas la grève.” Les jeunes filles au nombre d’environ quatre cents marchaient par rangs de quatre en causant en riant.M.H.Barsky, conduisait la marche avec les délégués de New-York et eti vi d’une fanfare.Puis venait un gré viste portant une pancarte sur laqued* on lisait: “Ouvriers en confection en grève contre le travail pressuraimr.Il y avait plusieurs aunes pancartes portant des inscriptions semblables.A la queue de la procession mar chaient environ quatre cents enfanls des grévistes qui se dispersôrsnt avant la fin de la pcocession.Il n’y a eu aucun désordre tut le long de la procession.L’organisateur général Girgsr a dé claré que l’Union de New-York appuierait les grévistes de Montréal.Buffalo, N.Y., 24.— Une vingtaine de personnes se sont noyées,hier soir, dàns l’effondrement d’un quai au parc Eagle, Grande Ile, rjvière Niagara.Deux cent cinquante personnes ont été précipitées dans la rivière qui a douze pieds de profondeur à cet endroit.A minuit on avait repêché huit cadavres dont on avait reconnu six: Mme McKee et sa petite fille âgée de 10 ans; Mme Richmeyer et son petit garçon, âgé de 10 ans; Mme Gallagher, Cecilia Kelly, (âgée de 9 ans.On n’a pas encore retrouvé Mme Heilstrom et son bébé de 4 ans, Mlle Viola Semf, Mlle Irène Thomas, Mme Westfall, Mme Hyde et plusieurs autres personnes.Toutes les victimes venaient de Buffalo par le bateau “Henry Koer-ber” qui remorquait la barge “Lottie Koerber.” C’est au retour que la catastrophe est arrivée.Le centre du quai céda, formant un entonnoir dans lequel s’engouffra la foule.Plusieurs personnes s’accrochèrent aux bords de ce trou, mais cent cinquante au moins tombèrent à l’eau.Avec les chaloupes et les canots-automobiles qui se trouvaient dans le voisinage on en repêcha un grand nombre, mais d’autres furent emportés par le courant.A.Stocker et M.L.Martin sauvèrent au moins vingt-cinq femmes et enfants dans leur canot.Le premier cadavre qu’on repêcha était celui d’une petite fille.A minuit, le bateau repartit pour Buffalo avec les survivants.La nouvelle de l’accident y avait déjà été transmise par Mme Miller, femme de l’hôtelier du parc et une foule nombreuse attendait les excursionnistes.On pense que ceux qui manquent à l’appel ont été emportés dans les chutes qui sont à douze milles plus bas.L’excursion avaient été organisée par la Cour Amherst, No 232, des, Forestiers Indépendants.EN SAUTANT LES VAGUES Cincinnati, Ohio., 24.— Quatre personnes se sont noyées dans l’Ohio, au pied de la rue Ludlow, en sautant les vagues faites par les bateaux.Il y avait deux hommes et trois femmes dans la chaloupe.On a pu sauver Mlle Kathay Joseph, 21 ans, et on a repêché le corps de Mlle Isabella Canin, 20 ans, mais on n’a pu retrouver ceux de Joseph Canin, 21 ans, de Nicholas Saeibel-la, 19 ans et de Mlle Sarah Joseph, 21 ans.Les représentants Je vingt-deux Etats composaient le comité’qui a informé |e colonel Roosevelt de sa nomination et se sont portés en quelque sorte respansaibles du mouvement.Ce comité se composait comme suit: W.A.Prendergast, de New-York; Meyer Lissner, do Californie; Richmond Pearson, Je la Caroline du Nord; Frank Knox, du Michigan; Matthew Hale, du Massachusetts; A.P.Garford, Ohio; David Browning; Kentucky; Eve-rard Brierer, Utah; Walter Thompson, Vermont; Juge Oscar R.Hundley, Alabama; Juge Ben B.Lindsey, Colorado; Andrew Bahn, Minnesota; Juge Stevens, Iowa; Juge Lowder, Dakota Nord William Allen White, Kansas; John C.Grcenway, Arizona; ex-gouverneur John Franklin Fort, New Jersey; Col E.C.Carrington, Maryland; Pearl Whiglht, Lnusiane; Lorenzo Dow, Washington; Walter Clyde Jones, Illinois; Frank Frantz, Oklahoma.Les premières personnes admises dans la salle étaient colles qui portaient de grandes insignes sur lesquelles étaient inscrits les mots: “National Republican Convention, compliments o£ Roosevelt, Notional Committee”.Les porteurs étaient les délégués passés au “rouleau à vapeur” et qui s’étalent exclus de la Convention Nationale républicaine.Au nombre de ceux qu’on remarquait sur l’estrade se trouvaient William Finn, du comité républicain; le sénateur Dixon, du Montana; Frank J.He-ney de la Californie; et James R.Gar field, de l'Oihio.Une foule énorme a envahi la salle; les tribunes et le parquet se sont remplis en un clin d’oeil.La famille de M.Roosevelt occupait des loges d’avant-scène.Le gouverneur Johnson, de la Californie a fait un discours à l’emporte-pièce.“Pour tout homme qui a du sang rouge dans les veines, a t-’il dit, c’est un plaisir de combattre une fraude et particulièrement une convention frauduleuse.“Les délégués représentent une majorité des délégués légalement élus à la convention nationale républicaine.Ils se proposent de faire exactement ici et maintenant ce pourquoi ils ont été élus.” Le sénateur .Clapp fut envoyé auprès du colonel Roosevelt et revint avec lui.Le colonel prononça un vigoureux discours et fut longuement applaudi.ANGLETERRE A la Côte des Neiges La distribution des prix aux élèves du collège Notre-Dame du Sacré-Coeur, a eu Heu vendredi sous la présidence du Révérend E.-A.Manier, C.S.V., supérieur.Un grand nombre de parents des élèves assistaient à la cérémonie qui a été des plus enthousiastes et des mieux réussies.Des médailles d’or ont été offertes par l’hon.F.-D.Monk, B.C.L., ministre des Travaux Publics; le Rév.J.L.De-neault, curé de N.-D.des Neiges et M.Ernest Ouimet, de Montréal, à MM.Joseph Henri Falbor-d, Eugène Cousineau et Edward McDermott.Ont aussi obtenu des médailles et des prix d’honneur MM.Roger Brossard, Auguste Daulne.Hector Beaupré, Joseph Monsel; MM.Arthur Pineau, Henri Lebeau, Eloi Raymond, Henry Swea-ton, P.Raymond, Paul Lajoie, Louis Cré.peau, Antonio Brunotta, Hector Valade, Ernest Yen, Lucien Morin, Edouard Dagenais, Jean Gagnon, Gustave Dusablon, Roland Morneau, Joseph-Henri Falbord, Armand Crevier, Henri Leduc, Wilfrid Lafond, René Beauchamp, Hector Cabana, Clément For-tier, H.Guilbault, Jean Langlois et Geo.-Etionne Poirier.Ce que la France exporte en Angleterre Londres, 22.— L’inauguration de la section française de la White City où sont exposées sous la direction de M.Redfern les plus récentes créations des premières modistes de Paris, a eu lieu aujourd’hui en présence de l’ambassadeur de la France.Le président du comité français de Londres, en recevant l’ambassadeur, a dit 'que l’exportation française en Angleterre depuis l’exposition de 1908 s’é-love à plus de $13,000,000.Nervosité et dyspepsie guéries par “Fruit-à-tives Walkerton, Ont., 9 mai 1911.“Mon mal consistait en une extrê me nervosité, causée par l‘indigestion ou la dyspepsie dont je souffrais au degré le plug aigu.“Je consultai M.Hunter, mon phar macien, au sujet de “ Fruit-a-tives ”, et il me conseilla d’en faire l’essai.“J’en pris quelques boîtes et je sui^ heureux de dire que je jouis maintenant d'une excellente santé- “Je crois sincèrement que je dois la sauté à “Fruit-a-tives” et je conseilla fortement à tous ceux qui souffrent d'indigestion, de .dyspepsie, de nervosité ou d’insomnie de commencer à faire usage de “Fruit-a-tives” et de continuer l’emploi de ce remède jusqu'à ce que la guérison soit effectuée.’ ’ “ALEX.McCARTER.” “Fruit-a-tives” est vendu par tous les marchands à 50 cents la boite, 6 pour $2.50, ou boîte d’essai, 25 cents, ou bien écrirez à “Fruit a-tives’’ Limited, Ottawa.*è*&****&±éé±éééèéé&****& ** *éé*&têM****êéèê**4**é** * « U POPDIAIITE - DU - CACAO PK de FRY l’Ecole Technique de Montréal Terres et peuples du Canada (Suite de la ière page) en effet la richesse économique d’un pays.Et voici qu’en considérant l’entité du domaine politique du Canada comme habitat de l’homme, l’auteur expose cette vérité à laquelle, semble-t-il, conduit la géographie: en dépit de son apparence d’unité territoriale, ce pays ne saurait devenir une seule patrie.C’ést selon le mot d’Elisée Reclus, un annelé, chacune de ses trois ou quatre sections est autonome, non seulement par son re lief, mais à l’égard de chacun de leurs autres ghands facteurs géologiques : climat, sous-sol, voies de transport, débouchés maritimes.Le mystère de l’avenir du Canada ne reste-t-il pas davantage impénétrable?En tout cas, à l’heure où ce palpitant problème des éléments ethni ques de ce pays sc pose avec une précision presque dramatique, il fait bon de constater un effort qui projette quelque lumière sur ce sujet.M.Miller l’a fait en un style excellent, nerveux, concis, rapide, imagé parfois et aussi varié que les tableaux qu’il déi-oule devant les yeux de son lecteur.Il connaît bien la langue de la géographie.Ce n’est pas là le moindre mérite de cette oeuvre faite toute de généralités et de larges aperçus.Il reprendra la plume, nous l’espé» rons, et bientôt, pçur étendre et préciser la vigoureuse étude, dont il ne donne aujourd’hui que le sommaire des chapitres pour arriver d’un bond aux conclusions.Ainsi pourra-t-il offrir à l’enseignement secondaire, for eé d’emprunter livres et atlas de géographie aux petites écoles, le manuel indispensable qui lui manque encore, et dans lequel la géologie et la géographie continueront de marcher la main daps la main.Ce sera combler une lacune et accentuer chez nous le mouvement de géographie seientifi-que qui se dessine.Abbé Adélard DESROSIERS.Juin 1912.a été consacrée par trois-quarts de siècle d’usage; par l’extension de sa vente dans le monde entier; par la Conquête des Premiers prix.Médailles et autres Récompenses aux Expositions.C’est le plus riche, c’est le plus diges* tif des aliments LE DEJEUNER FAVORI Parce qu’il soutient et fortifie.DEMANDEZ-LE A VOTRE EPICIER.co^ '%?Le Commerce est Approvisionné par S.FRY & SONS, LIMITED.27 Rue Saint-Sacrement, Montréal.J.Excursion à Beloeil L’excursion annuelle de la Société d’Histoire Narurelle a eu lieu, samedi, à la montagne de Saint-Hilaire.Il y avait des prix poift- les meilleures trou-%'ailles en botanique et en entomologie.Mlle Victoria Griffin a ou le f romier prix de botanique pour 58 variétés de fleurs sauvages ei V\ Beattie a eu le second prix pour 29 variétés.J.R.Beattie a eu le prix d’entomologie.Mais on s’est en gémir il peu intéressé à la cueillette, des fleurs et -les infectes la plupart .des excirsiounGtes n’éti.r>t allés à Beloeil que pour sj reposer.ETATS - UNIS LE PRINCE DE GALLES ENTRE AU-JOURD’HUI DANS SA MAJORITE.Londres, 23.— Le prince de Galles est entré aujourd’hui dans sa majorité.Les puissances de la Triple Alliance ont profité de cet événement pour resserrer les liens d’amitié qui les unissent.Depuis que M.Poincaré est devenu le premier ministre de la France, ce gouvernement a essayé par tous les mayens de resserrer les liens d’amitié des deux pays.Tl a aeeordé le grand cordon de la Légion d’Honneur au Prince do Galles et cette haute distinction a été vivement appréciée.Le prince de Galles est universellement estimé on Angleterre, où on le considère comme l’un des plus beaux types de la jeunesse anglaise.Le 26 juin est le jofcr dit Alexandra Day.C’est dire que toute la semaine sera consacrée à honorer la famille royale.Un grand dîner a été offert nu prince, h.^-r soir, à Buckingham.La Société d*Administration Générale 35 RUE ST-JACQUES, MONTREAL s’occupe de l’émission de débenturcs de diverses manières.En agissant comme fidéi-eommissaires pour les porteurs de dé-bentures, veillant à l’exactitude des transferts et à la régularité de tout ce qui concerne l’émission.Elle peut aussi prendre complètement charge de l’émission.LA CONVENTION DE BALTIMORE W.J.Bryan combattra la nomination du juge Parker de toute son énergie Baltimore, Maryland, 24.— William J.Bryan a été presque enlevé par la fouie enthousiaste qui l’a rencontré à la gare hier soir, à son arrivée de Chicago.William J.Bryan s’opposera activement à la nomination de î’ex-juge Alton B.Parker, de New-Y’ork, à la charge de president pro tempore àe la convention nationale démocrate, sans s’occuper de ’ l’attitude des cinq candidats à la nomination présidentielle auxquels M.Bryan a envoyé des dépêches leur demandant de se joindre à lui pour lutter contre Parker.Cette nouvelle a été lancée dans le public aujourd’hui par le Dr P.L.Hall, membre du Comité National, qui la tient de Bryan lui-même.La lutte contre l’ex-juge Parker devient de plus en plus évidente et elle éclatera sous pou.Nous venons de recevoir le prospectus en français de l’école technique de Montréal.C’est une jolie brochure très bien illustrée qui donne des renseignements sur l’Ecole Technique.Elle sera envoyée gratuitement à tous ceux qui én feront la demande au secrétaire, No 70 rue Sherbrooke Ouest.Les visiteurs qui voudraient voir les objets fabriqués par le« élèves seront les bienvenus.La rentrée des cours aura lieu comme suit: Nouveaux élèves (1ère année).Dernier jour d’inscription, le samedi, 31 août 1912.Examens d’admission, le mercredi, 4 septembre 1912, de 9 heures à midi, et de 2 heures à 5 heures p.m.Proclamation des résultats de l’examen, le samedi, 7 septembre 1912.Immatriculation et paiement de la •rétribution, les 9 et 19 sepembre, 9 heures à 12 heures et de 2 heures à 5 heures p.m.Rentrée des classes, le 11 septembre 1912.Anciens élèves (2me et 3me année), Immatriculation et paiement de la rétribution, du 2 au 7 septembre 1912.Rentrée des clauses, le 9* septembre 1912.COURS DU SOIR Inscriptions tous les samedis de septembre 1912, de 2 heures à 5 heures p.m.Ouverture des cours, la 1ère semaine d’octobre 1912.Déménagement du Bureau , des Billets de la Ville du Grand - Tronc Le Grand Tronc est maintenant rendu dans scs nouveaux bureaux, 122 rue St-Jacques, au rez-de-chaussée de l’édifice Transportation, vis-à-vis son ancien local, angle des rues St-Jacques et St-François-Xayier.Chez les Imprimeurs LES TYPOGRAPHES DEMANDENT UNE AUGM7L TATION DE SALAIRE.LES PATRONS PROPOSENT UN ARBITRAGE.CUBA LES INSURGES CUBAINS Cinq d'entre eux sont tués dans escarmouche.une Santiago, Cuba, 23.— Un détachement do gardes a attaqué les bandes insurgées commandées par Ivenet, près do Mayari.Cinq rebelles out été tués', quatorze chevaux eapturés ainsi qu’une bonne quantité de munitions.CHINE LES ETRANGERS EN DANGER Pékin, 23.— Le consul américain à Che Foo a télégraphié aujourd’hui demandant qu’un navire soit envoyé en cet endroit où une émeute est sur le point d’éclater.On craint beaucoup pour la vio des étraruiars dans cette région.Distributioh des prix AU COUVENT DU SACRE-COEUR La distribution solennelle des Prix, au couvent, du Sacré-Cœur, au SauU au Recollet, a eu lieu jeudi, sous la présidence de M.le chanoine Adam.Plusieurs membres du clergé étaient présents.La médaille du Gouverneur Général a été décernée à Mlle Muriel Anglin, d’Ottawa ; celle de M.l'abbé Dupuis, aumônier du Pensionnat, & Mlle Nineite Painchaud, de Québec, Service des Trains Montréal-Ottawa, viâ Grand-Tronc Des wagons Pullnian-Obscrvatoircs, salon et buffet font maintenant le service suivant entre Montréal et Ottawa : Départ de Montréal à 3.55 p.m.tous les jours, excepté le dimanche, arrivant à, Ottawa à 7.10 p.m.; aussi de Montréal à 8.00 p.m.tous les jours, arrivant à Ottawa à 11.16 p.m.Départ d’Ottawa à 8.30 a.m.tous les jours, arrivant à Montréal à 11 .'15 a.m.; aussi d'Ottawa à 3.15 p.m., tous les jours excepté le dimanche, arrivant à Montréal à 6.30 p.m.Des trains rapides faisant le trajet entre Montréal et Ottawa en 2 heures et quarante-cinq minutes quittent Montréal tous les jours à 8.30 a.m.et Ottawa tous les jours à 5.00 p.m., avec wagoh-salon-bibliot hèque-buffet.D’autres trains quittent Montréal tous les jours excepté le dimanche, à 7.00 a.m., arrivant à Ottawa à 10.30 ai.m.; et quittant Ottlawa tous les jours excepté le dimanche à 8.00 p.m., arrivant è Montréal à 11.46 p.m.avec wagon Pullman salon.Des négociations ont été entamées en.tre les unions typographiques locales et les imprimeurs de cette ville en vue de la révision do l'échelle des salaires adoptée il y a cinq (ans.1,’échelle actuelle fixe à $16 par semaine le salaire des typographe travaillant de jour; on demande que ce salaire soit porté à $20.Une augmentation de 25 pour cent est demandée pour le tua-vail supplémentaire.Los imprimeurs estiment que l’augmentation demandée est hors de raison et quo si elle est accordée, elle aura pour effet de chasser les affaires de la ville.“A l’heure actuelle, dit l’un d’eux, beaucoup de traiull d’impression est envoyé de.Montréal à Toronto ou à Ottawa et nous prendrons encore beaucoup plus si l’augmentation est accordée.” Les patrons ont proposé de soumettre la question à un arbitrage.Les unions n ’ont pas encore accepté cette proposition, mais elles sont en rapport »avec M.Lynch, président de l’Union Internationale, qui est attendu à Montréal dans quelques jours.LE PLUS BEAU SITE DE LTLE DE MONTREAL Coin du Chemin Ste-Cathe- rine et de VAvenue Decelles.à proximité de la ville, cette pro- (jriété peut être subdivisée en 22 ots de 50 pds par 100 et vendue avec un profit considérable.Aucun placement plus sur — aucun profit aussi certain.AVIS AUX SPECULATEURS -— S’ADRESSER A- C.du PREŸ Main 7461 71a RUE SAINT-JACQUES 'J YII Pèlerinage Annuel au Sacré-Coeur de Jésus de Joliette PAR LE C.P.R.LE DIMANCHE, : H) JUIN 1012 Sous le patronage du R.P.O.JOLY, c.b.v., Afisistant Provincial HORAIRE: AM.GARE VIDER.8.10 MILE-END.8.27 BORDEAUX.8.37 PARC-LAVAL.8.41 QUEBEC JONCTION.8.48 8T-VTN0ENT DK PAUL.8.58 ST-FRANOOIS-DE-SALES .9.08 TERREBONNE.9.11 ST-HENRJ DE MABOOUCHE .9.20 CABANE RONDE.0.26 L’EPIPHANIE.9.38 tant Joliette à 7.heures 10 du soir PASSAGE : Adultes Enfants 11.00 $0.60 90 .45 .75 .40 .70 •35 .50 .25 , acceptés sur le train régulier quit- Tél.Bell, «t Louis 619.Eugène Bourassa dil: “Songez-vous qu’il n’y a plus qu’une semaine avant que commence la période des vacances d’élé pour les garçons de bureaux?“L’été est arrivé pour lout de bon.Les vieux nous prédisent qu’il sera beau et doux.” G’est au magasin Semi-ready que vous obtiendrez ce qu’il vous faut, quand il vous le, faudra avec tous les avantages qu’un bon magasin puisse offrir.Le magasin Semi-ready, 441 Ste-Catherine list, angle St-Christophe.La Toison d’Or LE ROI D'ESPAGNE ANNONCE AU PRINCE DE GALLES QU'IL LE DECORERA.(Servie, particulier) 'Londree, 24.— Parmi les fontaines do msfwwigoK reçus par le prince de Galles, hier, lo féjicilinit de sa majorité s'en trouve un du roi d’Espagen lui annonçtnnt qu’il le décorera de l’Or-dre.de la Toison d’Or.La famille rovale et le khédive d’Egypte étaient présenta à la fête d’hier NOUS OFFRONS EN VENTE A GRANDE' REDUCTION LES LIVRES SUIVANTS Le Scientific American, édit, hebdomadaire, les années de 1882 à 1907, (reliés).25 vols.La Revue Moderne, (reliés 2 vols, par année).24 vols.Histoire des Canadiens Français (B.Suite), rel.7 vols.Canada Picturesque par W Grant, roi.2 vols.Lo Canada-français (complet), roi.4 vols La Revue Canadienne, années 1881 1882, 1883, 1884, 1885, rel.5 vols.La Revue Canadienne, 1893, 1894, 1895, 1896, 1897, reliés 5 vols.Art and Architecture par W.Walton, rel.2 vols.Mandements dos Evêques de Québec.6 vols.Jugements du Conseil Souverain, (broch.).6 vols.Collection de Manuscrits.4 vols.Débats de la Législature de Québec, par Desjardins, Malenfaat, etc.H vois.Québec et Lévis, reliés.1 vol.Lo Clergé Canadien, par Monseigneur Tanguay.1 vol.Vie do Monseigneur de Laval.2 vols.Pour les prix ot autres informations, s’adresser par lettre, à Casier 26, Le “Devoir”.La peste à Porto Rico 8an Juan, Porto Rico, 24.— Depuis quarante-huit heures, la peste bubon-nique a causé deux dêoés et cinq cas nouveaux, ce qui fait dix neuf cas et sept décès depuis l’apparition de la peste.Cinq mille personne* «ont parties de San-Juan pour l’intérieur ou pour les Etats-Unis.On désinfecte ou l’on détruit les maisons situées dans les centres où sc trouvent des malades.A Puerta A* Pierre, prêt de Son- Juan, où la peste a éclaté, on a tui dos milliers de ra'is et on empêche ici rongeurs de s’échapper vers les uu'.rof faubourgs.Revue d'ambulanciers Londres, 24.— Le roi a fait samedi la revue d« 15,000 ambulanciers.J.r major-général J.G.Dalton, çjinnvtn-dant du détacftc.meni des colonies, dans lequel sont les Canadiens, H été présenté à Ü* Majesté.17672220 4 LE DEVOIR, LUNDI, 24 JUIN 1912 U VIE SPORTIVE Dans les Grandes Ligues de Baseball RESULTATS DES PARTIES DE SAMEDI ET DIMANCHE INTERNATIONALE.Samedi Montréal, 6 ; Baltimore.5.Montréal,S ; Baltimore.5.Newark, 3 ; Toronto.2.Newark, 4 ; Toronto, 1.Jersey C'ity, 2 : Buffalo.1.JerseyCity, 8 ; Buffalo.3.Providence, 3 ; Rochester.1.Providence, 2 : Rochester.1.DIMANCHE AMERICAINE Samedi Boston, 13 ; New-York.2.Boston, 10 ; New-York, 3.Washington, 12 ; Philadelphie, 4.Cleveland, 11 ; Détroit.3.Chicago, 8 ; St-Louis, 1.DIMANCHE NATIONALE Samedi New-York, 17 ; Boston, 5.New-York.14 ; Boston.12.Brooklyn, 0 ; Philadelphie, 8.Pittsburg, 2 ; (tncinnati, 1.Chicago, 10 ; St-Louis, 2.DIMANCHE Providence.5 ; Rochester, i.Cleveland, to sr ieago ¦ 1.Cincinnati, 12 ; Pittsburg, 1.¦Jersey Citv, 8 ; Buffalo, 6.Détroit, 7 St-Louis, 6.Chicago, 4 St-Louis, 2.Newark, 4 : Toronto, 3.POSITION DES CLUBS POSITION DES CLUBS POSITION DES CLUBS G.p.P.C.G.P.P.C.G.P.PC.îoehester 34 21 .586 Boston 40 19 .678 New-York.42 12 .778 laltimore 33 26 .559 ( hicago ,,, .36 25 .590 f Urago 30 22 .577 Jersey City 33 29 .532 Washington.36 25 .590 Pittsburg.31 23 .574 NYwark 29 3(1 .492 Philadelphia 32 24 .571 Cincinnati.32 27 .542 Toronto 27 29 .482 Cleveland.27 30 .474 Philadelphia.21 28 .429 Buffalo 26 28 .481 Détroit 29 33 .468 Brooklyn 21 31 .404 Montréal 25 33 .431 NVw-York.17 36 .321 St-Louis 24 37 .393 Providence 25 33 .431 St -Louis 16 41 .281 Boston 20 37 .351 DANS LE “ BIG FOUR » Le jeu individuel de certains joueurs de rirish-Canadian fut la cause de la défaite.— Le National se fait battre à Hanlan’s Point TORONTO EN PREMIERE POSITION Nos deux clubs montréalais sc .s-quI, fait battre, samedi après-midi, dans les séries de parties pour le championnat du “ Big Four ”.A Moutréal, 1’Irish-CanacI.an s’est vu enlever la victoire par les “Benchers” dans une partie peu intéressante.Les deux équipes en présence semblaient plutôt vouloir “ tuer ” le temps que de jouer une partie se t eu se et les 1000 spectateurs présents furent désappointés.On était bien loin de s’attendre à une farce pn-¦eille et nous espérons avoir du plus oeau jeu à l’avenir.La cause de la dé-aite des Irlandais est le jeu trop indi-¦iduel de certains joueurs d’attaque.vTous faisions cette même remarque iprès la partie du 24 mai dernier et ions croyions que ces messieurs se ¦orrigeraient de ce vilain défaut, mais nalheureusement il n’en fut pas ainsi.I est temps.M.Kennedy, que vous lonniez des ordres sévères à vos “outages Ordonnez-leur de passer la (allé, plutôt que de vouloir traverser jUfltro ou cinq joueurs pour la seule imbitionde se faire applaudir par les icrupants des estrades.Ces petits trues de finesse n’ont pas réussis à loger In balle dans les buts et les hommes de l\b Fleming so sont assurés par cette, voietoire et par la défaite du National à ’Toronto, la première position dans la course au championnat.I oici quel était l’alignement des équipes : Irish-Canadian.Brennan .Neville .MrTllwainp White .A spell .Mun.day .Knne .Lawden .F.Scott.H.Scott .0.George .y.Robi ris Arbitre : McIntyre Chrorcmétreurs: J.B.Dupuis et AV Lahrenp'f Juges te?points: J.Thouin et O.Le il aux SO AI AI A I R F Première période.!.—Toronto- Walls.Deuxième période.L—Toron t o—Do n i hue.L—Toronto—W.Fitzgerald:.Troisième pédiode.Pas de point.Quatrième période 4.Irish-Canadian—G.Roberts.14.15 Si l’équipe irlandaise a été défaite par l’individualisme, il n’en a pas été ainsi de notre club canad'len-ftançais, le National, car le jeu individuel était J banni de la partie à Haulan's Point et [ la joute a été chaudement contestée du • commencement à la A.n.Tous les joueurs, sans exception, se distinguè-| rent et donnèrent une excellente exhi-Ibilion de notre beau jeu national.Le National s'est montré la grande équipe que tous ont appris à respecter ' à Toronto.Les leeumsehs étaient ren-, forcis par la présence du Dr Uilie Da-1 vidson, sur la défense et par celle de Guy Smith à l’attaque.Son Honneur le maire Geary mit la balle en jeu à , 3.30 précises.Les deux clubs se laneè-: rent à l’attaque et comptèrent chacun deux piénts.l.es deux quarts suivants ne donnèrent aucun résultat.Le public trépignai! d’enthousiasme tant le jeu était partagé.Lamouroux, Querrie, Graydon et Gauthier furent punis d’amende au cours de ces périodes.Les équipes rivales rivalisèrent d’ardeur dans la dernière période, et la chance favorisa les Tecumseh qui comptèrent leur point victorieux après quinze minutes de jeu agressif.Les équipes s’alignèrent comme suit: .Ruts .Points .Couverts Défenses Défenses Défenses Toronto Gibbons Harshaw Marshall .Powers • Stagg Bragden E.Centres .Dandena .Attaques .\\o Fitzgerald .Attaques .Longfellow .Attaques .Donihee .Extérieures .Kails Intérieures .Warwick St-Père.Juge du jeu: National L’Heureux j Cattarinich I Duckett Décarie Clément Lachapelle Deganne Dulude Gauthier Pitre I.amoureux Boulianne Arbitre : J.Tuekcr., Buts Points Couverts Défenses Gent res Attaques Extérieures Intérieures Tecumseh K insman Yeaman Graydon Davidson Green McKenzie Rountree J.Gormaa D.Smith Durkin Querrie G.Smith Brennan ; juge du jeu, 1.30 15.00 2.30 SOMMAIRE Première période 1.—National.—Lamoureux .2.—Tecumseh.—Querrie .L—Tecumseh.—Querrie .L—National.—Bouliane .Deuxième période Pas de point.Troisième période Pas '.e point.Quatrième période >.—Tecumseh.-C.Querrie., Résultat i'iua!' Tecumseh, 3; National, 2.6.00 .30 6.00 7.00 15.00 Les Cornwall se montrent invincibles ILS AJOUTENT UNE AUTRE VICTOIRE A J.EUR CREDIT EN TRIOMPHANT DES SHAMROCKS PAR 7 A 3, SAMEDI APRES-MIDI.Cornwall, 24.— Les “Colts” de Joe Lally ont continué leur marche victorieuse) en triomphant de l'équipe Irlandaise, le Shamrook par 7 k 3, samedi après-midi.L'assistance était nombreuse et un fort Contingent d'amateurs de Msssena de Fort Covington et de Dundee ainsi «lue dos villes canadiennes de l’Est s'était rendu à Factory Town pour être témoins d«' cette joute, la’ .ou dans les deux premières périodes fut tout à l’avantage des visiteurs et ceux-ci comptèrent un point, dans chaque période: Les Cornwall ne réveillèrent dans les Jeux reprises suivantes et triomphèrent par le résultat mentionné plus haut.I«es équipes s'alignaient comme suit: Cornwall.Shamrock H.Smith Bnts ‘A'allières A.Thompson Points F.Degan Couverts G.Sommervllle Défenses H.Baker Défenses Frank Cummins Défenses L.Degrey Centres Y.De.gray Attaques R.Ransom Attaques ï.Degan Attaques M.Cummins Extérieures McIntyre K.Nicholson Intérieures M.Quinn AV.T O'Neil Capitaines A.F.Di Ion Arbitres.: CTearrie McKcrrow et Robert Taylor, de Montréal.SOMMAIRE .Première période L—Sluunrix'k.—Munro .2.20 Deuxième période 2.—Shamrock—Mnnro.i.oo Troisième période 3.—Cornwall.—R, Degan .40 h—Cornwall.—F.Cummings .15.40 5.—Cornwall.—F.Cummings .10 Quatrième période 0.—Cornwall.—M.Cummings 7.—Corn wall.—M.Cummings S.—Cornwall.—F.Degan .9.—Cornwall.—Ranson .10.—Shamrock.—Lusher .Cornwall, 7; Shamrock, 3.4.00 3.30 2.00 2.00 7.00 Vancouver vaincu Barry Clingan Doran McMillan Allman «Tohn Quinn Munro McCarthy Ellard New-Westminster, C.A., club local a vaincu, pour la 'fois, le A'ancouver samedi par 5 à 1, New-Westminster Clark Howard T.Gilford J.Gilford Joe Rennie AV, Turnbull T.Rennie C.Spring Wintemute Hyland Lon.Turnbull Q.Spring Buts Points Converts Défenses Défenses Défenses Centres Attaques Attaques ¦ Attaques Extérieures Intérieures 24.— Le quatrième après-midi A'ancouver Hciss Griffith Cameron Pickering Ions Guthrie Mntheson Murray McGregor Carter Phelan McDougall Laxatifs Na-Drn-Co sont nouveaux et diffèrent totalement des préparations ordinaires.Leur effet s'opère sans qu'ils nuisent tu reste de l'organisme.41 C'ait an »ni*iuaMa la lanüfMéal pour lia marna qnt aouffliaant ru ¦>»
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