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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 25 février 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-02-25, Collections de BAnQ.

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Volume XXII — No 45 v Abonnements par la poste" Edition Quotidienne CANADA .S 6.0& E.-Unis et Empire Britannique .8.0G UNION POSTALE.I0.0Q Edition hebdomadaire * CANADA .2.00 E.-UNIS ET UNION POStALE .3.00 LE DEVOIR Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, mere.25 février 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration .430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration ; .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 L’affaire de l’élection de Saint-Joseph Doit-on demander la formation d’une commission de la police?Deux agents de police ont été arrêtés à la suite de la saisie des documents effectuée dans la nuit de dimanche à (lundi au comité de l’un des candidats à l’échevinage dans le quartier Saint-Joseph.Ils ont comparu, hier, devant M.le juge Monet qui a fixé l’enquête au 5 mars.L’avocat de la défense désirait que l’on procédât immédiatement pour mettre fin au plus tôt à l’agitation créée par cet incident.La poursuite, en l’espèce le substitut du procureur général, n’était pas prête et le président du tribunal a tenu compte de ses objections.Nous connaissons jusqu’ici une version de l’affaire; nous ne connaîtrons l’autre que le 5 mars.Il appert que les deux agents, même s’ils ont agi sans instruction de la part de leur chef et sans le tenir au courant de leurs actes, étaient munis d’un mandat de perquisition en bonne et due forme.On a dit que ce mandat avait été extorqué à un recorder en abusant de sa bonne foi.S’il en est ainsi, les justiciables se sentiront peu rassurés.Il est, en effet, inquiétant de savoir que des hommes revêtus d’une autorité si étendue et si délicate dans son exercice puissent livrer sans plus de précautions des mandats susceptibles de causer des préjudices sérieux, d’incarcérer des innocents ou d’autoriser des violations de domicile.Il est heureux pour l’administration municipale actuelle que ce fonctionnaire ait été choisi par le gouvernement provincial et que ce ne soit pas elle qui l’a recommandé.Prédite, on vient de le voir, par l’avocat de la défense, l’agitation n’a pas manqué de se produire.Avec un total msouci du fair play britannique qui veut que les accusés soient présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité ait été prouvée, on met à profit l’incident pour réclamer la nomination d|une commission de police, ce qui priverait de toute autorité sur ce corps l’administration actuelle.Il ne serait pas surprenant que cette demande eût ses échos à Québec même où, selon les journaux, doit sc débattre aujourd’hui la question du retrait du bill de Montréal.II vient d’être prouvé devant les tribunaux que lors de la dernière campagne municipale des citoyens, au nombre d’une quarantaine, ont été molestés, dans le quartier où se présentait l’ex-président de l’exécutif, par des agents qui prenaient leurs instructions directement d’un capitaine de détectives, soustrait à l’autorité de son chef.Ce grave abus, clairement établi, n’a pas produit une agitation comparable à celle d’aujourd'hui, ni même la moindre agitation.,Et pourtant il n’était que la suite logique du début de cette élection étrange.On avait vu alors le président de l’exécutif, par conséquent l’homme responsable au premier chef du bon ordre dans îa ville de Montréal, féliciteé des émëuliefs qui venaient de disperser une assemblée de son adversaire.Dès « e moment, nous prévoyions' les conséquences de cet acte et nous les dénoncions ici.C’était même (il est bon de ne pas laisser s’établir les légendes) le premier article, depuis l’affaire de la M.W.& P., où nous prenions à partie l’administration.Et sans ces procédés du président de l’exécutif, qui étaient une invite à l’anarchie, nous n’eussions pas jugé à propos d’intervenir dans l’élection, sauf pour rappeler que la transaction de la M.W.& P.eût pu être faite, avec un minimum d'habileté et de zèle, dans des conditions bien plus avantageuses pour les contribuables.Nous prévoyions dès cet incident les répercussions qu’il ne manquerait pas d’avoir et qui de fait se produisaient le jour de l’élection quand de paisibles citoyens étaient enfermés sans mandat et sans la moindre justification, uniquement parce qu’ils étaient soupçonnés de travailler en faveur de l’adversaire de M.Desroches.Quelques mois auparavant, quand le chef Langevin était amené à la tête de la police, à la suite d’une enquête secrète et en retard de plusieurs années, nous émettions l’opinion que le public ne serait pas satisfait de la façon dont on avait procédé, qu’il voudrait savoir le» raisons d’être des congédiements et de la réorganisation.Cette réorganisation fut, en réalité, fragmentaire, et nous n’avons pas une police dans laquelle il soit possible d’avoir pleine confiance parce qu’elle a été recrutée de tout temps par la politique.Or nous pourrions avoir un autre régime policier depuis 1925.C’est à cette époque (le 14 mars) que M.le juge Coderre publiait son rapport que nous appuyions de toutes nos forces.Il y était recommandé que le conseil retînt les services d'un chef de police hautement compétent et d’une réputation sans tache; que ce chef fût engagé non pas seulement durant bon plaisir, comme c’était alors le régime continué depuis, mais durant bonne conduite et qu’il eût droit, en cas de congédiement, de faire appel devant un juge de la Cour supérieure et de là devant trois juges de la Cour d’appel, le poids de la preuve devant retomber sur le conseil municipal.M.le juge-Coderre reconnaissait à l’administration municipale île droit'de consulter les corps publics dans le choix d’un candidat; mais, disait-il, la loi ne permet pas au conseil d’abdiquer son autorité, si elle l'autorise, par contre, à donner une autorité absolue au chef sur ses hommes.S'il devait d'ailleurs subsister quelque doute à ce sujet, il serait facile, ajoutait-il, de la faire rectifier par le parlement de Québec.On n’a malheureusement pas tenu compte de cet avis el depuis la police est restée dominée par les politiciens.Elle sert aujourd’hui les bleus comme, hier, elle servait les rouges.Il n’en peut être autrement, sans quoi tous les officiers supérieurs et les moindres agents doivent renoncer à tout espoir de promotion et craindre, avec raison, d’être cassés au grade ou mis à pied.L’administration du temps avait à Québec des intelligences s’il est permis de désigner ainsi des politiciens.Il ne fut pas alors question d’amender la charte pour faire état du rapport Coderre.Au contraire, le comité exécutif, soutenu, au moins tacitement, par les grands journaux à tendance ministérielle, s’appliqua à discréditer ce rapport, refusa le paiement des honoraires aux avocats qui l’avaient obtenu, et n’en appliqua pas les conclusions.Il dut, cependant, effectuer certains congédiements; et - c’est la vengeance du juge enquêteur — il doit rester aujourd’hui dans la police bien peu de ceux que le rapport avait stigmatisés.Nous croyons que ce rapport coûteux, d'autant plus coûteux qu'il a si peu servi, devrait être appliqué, car indépendamment le l’affaire de Saint-Joseph, il est néceasaiito que nous avons un ;lief de police compétent, ferme, honnête, qui jouisse d’une ntoritc parfaite su* c- hommes qui soit maître absolu, chez h i.libre d’engager comme il le veut le personnel qu’il croit utile.Nous avons publié ici mémo il y a quelques semaines I'analvse d'un article sur la vidlc de Milwaukee, celle qui a les meilleures statistiques de criminalité aux Etats-Unis, ce qui est attribué au fait que le chef de la police, nommé par le maire, ne peut être destitué qu’après enquête devant un magistrat et qu’il engage, seuil, les hommes de son choix.M.le juge Coderre se prononçait carrément contre la nomination d’une commission du genre de celle que l’on prône en prernière page de la Gazette de ce matin, parce qu’elle est contraire à l’esprit du régime démocratique.On reconnaît qu’il avait donné au moins quelques heures de réflexion et d’étude au problème; il n’est pas prouvé que ceux qui demandent cette commission en aient tous fait autant.D’ailleurs, la cause des agents qui auraient saisi des pièces, munis d’un mandat extorqué, n’est pas encore entendue.C’est aller vite en besogne que de se fonder sur cette cause pour demander une réforme.Ensuite, si la commission de police était nécessaire pour Montréal, elle ne pourrait lui être imposée par le gouvernement de Québec sans qu’il l’adoptât également pour la police provinciale, sans cela il n’échapperait pas à l’accusation de partisannerie.M.Lanctôt n’inspire pas, en effet, plus de confiance que M.Houde et la indice provinciale a trempé dans l’affaire du cabinet Valais, dans l’affaire du sous-chef Laçasse et dans bien d’autres affaires et elle n’a jamais donné de très lumineuses preuves de sa compétence et de sa haute probité (admettons que le nouveau chef, M.Lalonde, a été presque constamment empêché par la maladie depuis sa nomination de fournir la mesure de sa valeur).• I>rouv^ que des agents de police ont violé la loi et agi illégalement, comme l’établiront l’enquête du 5 mars et la contestation d’élection qui doit suivre, il nous semble qu’il sera plus que jamais temps de se remettre à l’étude du rapport Coderre, qui dort depuis six ans.On devrait même l’utiliser, au cas ou les agents seraient exonérés.Les gardiens de la paix doivent s’abstenir de prendre aucune part quelconque aux élections et lés candidats doivent avoir toute liberté d’établir leur organisation, selon les dictées de ta loi, et de conserver la propriété et le secret de leurs listes et de leurs renseignements.Sans cela, nos élections ressembleraient vite a celles de Chicago et les candidats devraient faire monter Ja garde par des apaches autour de leur comité.Mais, encore une fois, nous ne pouvons pas nous prononcer sur une al taire qui n est pas encore jugée, pas plus que nous ne nous sommes prononces dans le temps sur l’affaire Pitch, rappelée nier.Il s agissait, cette fois, d’un candidat oppositionniste dans nne election provinciale, qui s’était fait voler ses listes et qui, de plus, fut en personne conduit au poste, avec 40 de ses organisateurs, dont son trésorier.M.Fitch fut élargi à 9 heures du matin; les quarante autres incarcérés ne furent libérés qu’à 2 n^ïrLdei .aPreVmidl- 11 a élé impossible d’établir qui avait pendante* aUlte* ^ CaUSC contre la vilIe de Montréal est encore Louli DUPIRE L'actualit-c Sur un homme L'une des choses que nous avons le plus'dêplôrfcs cheTnous, c’est l’absence de chefs possédant une belle culture intellectuelle, de l’ouverture desprit, et des connaissances générales autres que celles de leur métier.Et s’il était un endroit où cette carence se fit sentir plus qu’ailleurs, c’était à l’hôtel de ville.Concordia ne montrait aucun faible pour les èchevins ou les fonctionnaires lettrés.Il y a peu de temps il y a eu la nomination de M, Honoré.Parent au poste de chef des services municipaux.Ce geste signifie-t-il que l'aurore d’un jour plus ensoleillé pointe à l’horizon?(.’est un type bien spécial que celui de M.Purent.Jeune, il a déjà l’esprit pratique.Il sait prendre rapidement une résolution, voir un problème avec clarté, adopter sans hésitation ta meilleure solution.Et cela veut dire de la netteté, et de l'ordre dans les idées, et surtout beaucoup de connaissances.Avocat, professeur de législation sociale, membre dn contentieux de l'hôtel de ville, M.Parent a puise partout des éléments qui le rendent apte à remplir aujourd’hui le poste qui lui est échu.Il était au courant de sa besogne avant d’avoir à l’ac-1 complir.Mais à côté dn chef des services municipaux, il y a l'intellectuel.Ce sera probablement une surprise d’apprendre que peu d’hommes sont aussi familiers, dans la ville de Montréal, avec les grands écrivains français, anglais ou russes.Dans sa bibliothèque choisie avec un goût judicieux M.Parent aime à passer ses heures de loisir.Il n’y aurait qu’à jeter un coup d’oeil sur les rayons pour voir qu’il n’y a que du meilleur.Une conversation sera suffisante pour constater que les lectures sont immensément variées, embrassent A pen près tout ce qui fut bien pensé el bien ècril, et que l’enthousiasme dn connaisseur éclate A chaque pgs.M.Parent aime aussi la peinture, la sculpture, et surtout la musique, si délicieux délassement après les heures d'activité intense.Il en parle comme un Initié aux initiés.Il en sail goûter loutes les joies.Le plus beau don qu’on puisse remarquer chez et lettré, c'est sa personnalité ouverte, franche, agréable.On le connaît depuis cinq minutes, il semble qn'on l’ait connu toute sa vie.Pas de barrière entre lui et son interlocuteur, morale ou Intellectuelle, pas de vanité intérieure, de gène, de morgue.I.a nature lut a été favorable; car plusieurs hommes bien doués ne peuvent s’épanouir, faute d’un entregent naturel qui coule du fond de l'étre.Souhaitons que la besogne lourde dont M.Parent est chargé lut laisse des loisirs assez étendus pour continuer ri se cultiver, à fréquenter les grands auteurs qui réservent tant de plaisir, A augmenter ses connaissances générales dèjA étendues et variées."'EUR La visite de Natchez UNE INTERESSANTE ETAPE DE NOTRE VOYAGE EN LOUISIANE Nous passerons quelques heures a Natchez, avant d’arriver en Louisiane.Natchez, qui est situé sur les bords du Mississipi, évoque comme beaucoup de ces pays le souvenir de nos explorateurs et de nos missionnaires.Natchez doit son existence à Bienville, il a été te théâtre dun massacre célèbre.(Nous publierons prochainement d’importantes notices historiques A ce propos).Natchez, depuis sa fondation, a vécu sous six drapeaux diffé-rents: la fleur de lis de France, i Union Jack, le drapeau espagnol, le premier drapeau américain, le drapeau de l’Etat souverain du Mississipi, le drapeau de la Confédération du Sud et finalement l’actuel drapeau des Etats-Unis.Natchez est aujourd’hui une ville d’un peu moins de vingt mille âmes qui garde quelque chose de ses origines variées.On y voit l’ancien champ de parade des troupes françaises, anglaises et espagnoles, le site du vieux Fort Rosalie, etc.Nous visiterons, le meme jour que Natchez, le fameux cimetière de Vicksburg, Pour inscrire ccs deux visites dans notre itinéraire, H a fallu ajouter à la route ordinal-re un important crochet^ mais la chose en valait la peine.Rappelons brièvement que notre Voyage comporte, après la course en chemin de fer coupée d'assez longs arrêts, el la course en autocar en Louisiane, le retour en bateau par le Golfe du Mexique le Gulf Stream et la Côte de l’Atlantique; rappelons que l’on part d’où « o/i veut et que l on revient comme l on veut; rappelons encore que, pour tous les voyageurs de Ncw-‘ or"‘ Çf de la ligne Neiv-Ynrk-Mnntréal, les prix sont les mêmes que pour Montréal et que, pour ceux qui choisiront Roston comme point de départ, le prix ordinaire n est majoré que de $8.Pour tons renseignements supplémentaires, s’adresser an Service des Voyages du Devoir.430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: Harbour 1241).Voir, en une antre page, une annonce de carac-tere général.Elle s'enlève toujours! L’EDITION ~POPULAIRE DE L’ENCYCLIQUE SUR LE MA-R IA G E Notre publication en édition populaire de l'Encyclique dr S.S.Pie XI sur le Mariage répondait évidemment, à un désir très généralisé.Au moment où nous écrivons ces lignes, plus de 30,000 exemplaires de notre édition de l'Encyclique ont déjà été enlevés et rien n'indiqne que ce soit la fin.Prix: II) sous l’exemplaire, $1 la douzaine, franco; $7 le rent, $30 le cinq cents, $50 le mille port en plus pour ces dernières quantités.Brochure de 48 pages, sons couverture; format commode, qui permet de glisser la brochure dans sa poche Adresser 1rs commandes an Xrrvtee de t.ihrniric du Devoir.430, rue Notre-Dame est, Montréal.Bl oc'notes Près de M.Bennett Ah temps où M.Woodrow Wilson était président fies Etats-Unis, il prit pendant quelques années comme conseiller, confident et ami intime le colonel House, du Texas, avec lequel il se brouilla ensuite.A l’époque où il était bien en cour, le colonel House était le personnage à circonvenir si l’on voulait avoir l’oreille du président ou même l’approcher.Présentement, M.Bennett a, parait-il, son colonel House, lui aussi, —- et qui s’appelle W.-D.Herridge.M.Herridge esl un avocat d’affaires, à Ottawa, ancien libéral, jadis très lié avec M.King au temps où celui-ci était premier ministre du pays, hors de l’incident Byng, en H)26.- - on se rappelle le rôle du gouverneur général lorsque ^survint la crise parlementaire qui porta M.Meighen temporairement à la icte des affaires nationales,—- M.Herridge se sépara de M.King, parce qu’il n’avait pas les mêmes opinions que celui-ci sur le rôle constitutionnel du gouverneur général et en tenait pour le droit de lord Byng de se comporter comme il le fit en refusant la dissolution du parlement à M.King.Depuis, M.Bennett a pris M.Herridge comme conseiller, — dans la mesure où il accepte des conseils; il s’en est fait accompagner partout pendant la dernière élection générale, il l’a amené avec lui à Londres pour la conférence impériale et aussi à Washington ces sc-maines-ci.L’on a même sérieusement prétendu que M.Bennett pense à faire de M.Herridge le successeur de M.Massey, à la légation du Canada aux Etats-Unis.Les conservateurs de vieille roche, qui voient avec ombrage M.Herridge, ancien libéral, si près de M.Bennett qu’on a pu dire de lui qu’il est le colonel House de l’administration présente, ne se cachent pas pour faire entendre que si le premier ministre délègue M.Herridge à Washington, il commettra une grave erreur.Et la Gazette de Montréal, après avoir félicité M.Bennett d’envoyer M.Ferguson A Londres, insinue que, pour le poste de Washington, il faut “un homme de grande expérience dans la vie publique canadienne, bien connu et respecté par les Canadiens et capable de marquer de sa personnalité l’ambassade canadienne’’.On interprète cela comme un avis, à M.Bennett que M.Herridge ne saurait être nommé là-bas sans déplaire à un élément conservateur nombreux.M.Herridge.lui, garde 'le silence, — comme le colonel House, jadis.A Québec Le bill de Montréal et Bourinot La Chambre peut-elle refuser aux parrains du bill de le retirer?- M.Bouchard rendu perplexe par M.Duplessis mm.houdTet laFerte EN VEINE D’AMABILITES Le retour de M.Lapointe Retenu à l’hôpital, à Baltimore, pendant des semaines, à la suite d’une fort grave opération, M.La-pointe, ancien ministre de la justice, vient de rentrer au pays.Les journalistes n’ont pu l’interviewer hier lors de son passage à Montréal, vu l’heure matinale où son convoi entra en gare.La convalescence de M.Lapointe, déjà langue, n’est pas tout à fait terminée; et H esl assez peu certain qu’il puisse prendre une part très grande aux travaux de la session qui s’ouvrira le 12 mars.De 1921 à 1930, M.La-pointe a fourni une lourde lâche, même épuisante à fie certaines périodes, — ainsi quand, pendant plusieurs mois, il dut remplacer M.King, au début de 192(5, à la direction du parti libéral aux Communes, alors qu’en réalité ce parti ne pouvait garder le pouvoir sans le concours des députés progressistes.A cette époque-là plus que jamais auparavant, M.Lapointe témoigna fi’un tact, d’un sens diplomatique, d’un jugement ci d’un bon sens remarquables.Le moindre écart et le ministère King, dont le chef avait lui-même élé défait, — ce qui le tenait loin de la Chambre, provi-soiremént, — aurait été mis en minorité.L’on vit alors quel chef fut M.Lapointe, sa loyauté envers ses collègues et envers M.King en particulier, ainsi que son grand désintéressement et son manque total d’ambition personnelle.Les séjours qu’il a faits à l’étranger pour y représenter le Canada, soit à Londres, soit à Paris, soit à Genève, ont chaque fois arcru son prestige et celui de son pays.11 est sorti de-, puis des années tin groupe des po- ! liticiens pour passer dans les rangs deS hommes politiques fie premier i plan.Aussi, sans distinction de par- [ lis, les Canadiens souhniteronl Son ' complet rétablissement et son prompt retour à la vie publique active.(par Alexis GAGNON) Québec, 24.— La uRambre est allée à la pêche hier après-midi.Ce fut une journée charmante, passée dans lia quiétude propice aux pêcheurs à Ja ligne.M.I.a ferlé conduisait ses collègues aux bons endroits où ça mordait, et tout le monde s’est entendu à merveille.Le ministre était suave, prévenant, d’une politesse exquise.M.Houde était d'excellente humeur et trouva des mots aimables pour le ministre et son assistant, M.Arthur Richard.Les députés ont taquiné !o mas-kinongé, l’achigan, La barbotte, la perchaude.Ils ont regardé, non sans un vif intérêt, évoluer Je marsouin mjais sans trop s’approcher; car le ministre leur a dit que c’est un mammifère détestable.Le gouvernement avait proclamé qu’il accorderait une prime de deux dollars pour chaque marsouin occis; on ifit une grande publicité à l'affaire, mais le marsouin impudent n’a pas ipam effrayé.L’an dernier, M.Laferté nous avait appris qu’un aviateur célèbre avait étudié leurs moeurs et coutumes; mais l'aviateur n’a pas encore publié ses mémoires.Il a donné sa note assez salée, vu qu’il a survolé le Golfe.iLe chef de l’opposition a montré une telle politesse envers Je ministre de.Ja colonisation que le premier 'ministre en est resté tout surpris.M» Laferté paraissait rayonnant; et quand le chef de l’opposition dui a glissé un brin de compliments ainsi qu’à son «ous-ministre, M.Richard, le ministre trouva M.Houde fort gentil et le laissa voir.* * * M.Duplessis a soulevé un point «d'ordre qui cause des soucis au président, M.Bouchard.M.Fran-coeur présente un .avis pour fixer la date à laquelle seront étudiées les résolutions du hill des grands ponts.Or, comme ces résohitions ne sont pas encore imprimées, M.Duplessis affirme mie la Chambre ne peut rien décider sans avoir au préalable le texte des résolutions.Le premier ministre s’est opposé avec grande énergie à cette théorie.Car autrement, le gouvernement serait obligé de faire connaître sa législation aux députés, bien avant de la faire adopter.Cela pourrait avoir des conséquences déplorables pour la tactique.Mais, par ailleurs, a-t-on fuit entendre, est-ce que Ja Chambre a le droit de voler une mesure qu’elle ne connaît pas officiellement?A-t-on le droit de forcer un député à voter sur une mc-sur® dont JJ ignore officiellement tout?L’affirmer serait dangereux, car un hill pourrait, par exemple, être entaché de haute trahison, et le député, sans le savoir, se rendrait coupable du crime.Ennuyeux cas de jurisprudence parlementaire qu’il incombe à M.Bouchard de scruter profondément, d’étudier avec soin et de décider avec sagesse, ces jours-ci, car il a demandé du temps pour rendre ré-j pense.* * * Il estiUn autre cas bien plus in-teressynl qui sollicite, ces jours-ci, les lumières de nos députés.Le premier ministre el ses amis s'aiguisent les dents à ia seule pensée du bill de Montréal.Les ministériels avaient •décidé de faire à M.Houde un «débat bien conditionné, de passer de fond en comble au crible l’administration de «Montréal, et peut-être d’introduire dans le hill res suaves amendements 'qu’on connaît.Mais l’opposition flairait sans doute Je vent; la chose d’ailleurs était facile, car certains ministériels manifestaient presque ouvertement de leurs bonnes intentions.I.a cité de Montréal, marraine «du hi'll, a déridé de l’abandonner, 11 restait un «espoir: refuser au parrain «du bill à la Chambre la 'permission de le retirer, ainsi qu’il appert à la règle 438.Par contre, la règle 548 déride que: "La Chambre ne lient procéder à l’adoption d'un bill privé quand les promoteurs de ce bill ont déclaré l'abandonner".Juste réflexion L'on a offert il y a peu de temps ! à un avocat en vue de Montréal le poste laissé vacant à la Commis- j sien fédérale des chemins de fer Par M.Thomas Vjen, démission-| naire.(Jet avocat n’a pas cru devoir l’accepter, parce qu’il ne veut pas abandonner la pratique du droit, i Ç’eût été une nomination de pre- j inier ordre.Ge refus ajourne d’au-1 fanl le remplacement de M.Vieil par un commissaire choisi chez les ! conseévnteurs.Le correspondant à Ottawa de l’Action Catholique, de Québec, dit à ce sujet, avec justesse: “Tant mieux si le retard doit aboutir à une nomination parfaite.11 nous faut à la commission des chemins de fer un homme de première valeur, un homme intelligent, sans doute, mais actif aussi, laborieux, un homme compétent de toutes manières.H s'agil, qu’on ne l'oublie pas, d'une fonction qui demande des aptitudes spéciales.Tel qui ferait un bon juge pourrrit être un piètre commissaire, faute de goût pour le détail, la multiplicité presque infinie des éléments à considérer pour asseoir une décision équitable.Et qu’on n’oublie pas non plus que le titulaire à choisir contribuera dans une large mesure à déterminer l’opinion que se forment de nous tous ceux, — à commencer par ses collègues, — qui viendront en contact avec lui.La commission des chemins de fer sc compose de plusieurs commissaires anglo-canadiens et d’un seul commissaire canadicn-français.Que l'un des commissaires anglo-canadiens soit inférieur, cela n'y parait guère.Mais pour le commissaire ca-nadien-francais c’est tout à fait différent.Gela doit se comprendre sans qu’il soit nécessaire d’insister davantage”.En fait, il en dépend de nos ministres canadiens-français de choisir un candidat qui ne soit pas seulement un ami politique ayant rendu des services au parti, mais qui ait une réelle valeur.Et, comme le dit l’Action Catholique, “si le successeur de M.Vieil n'est pas de taille, c’est à eux qu’il faudra s’en prendre", ear c’est eux qui devront le désigner à M.Bennett.C.F.A l’aTticle suivant, toutefois, il est dit que d’autres personnes peuvent, sur pétition exposant les motifs qui justifient leur intervention, être autorisées à continuer les procédures îles promoteurs, lorsque ces personnes ont des droits ou intérêts semblables à ceux «des promoteurs, ou tout la même qualité qu’eux.Or, personne ne prétendra qu’un député de Montréal, par exemple, à même qualité et autant d’intérêt que le conseil municipal à présenter ce même bill.En résumé, mn bill privé est la propriété île son promoteur, qui en fait ce qu'il veut.•Ministériels et oppositlonnistes consultent Desjardins, le grand auteur «de droit parlementaire, et le président lui-même a lu de vieux grimoires où sont consignés d'énormes amas de jurisprudence aussi inutile que savante.Ce sera «un beau spectacle que le débat, alors que nos députés vont bourinoter leur saoul.Un bill pour des ponts Au début de la séance, hier après-midi, M.J.-N.Francoeur, ministre des Travaux Publics, présente en première lecture le bill des ponts.Aussitôt, M.Duplessis demande des explications.M.Francoeur répond qu’il n’est pas obligé de donner des explications à la première lecture.M.Duplessis cite â d’encontre de cette affirmation, un article des règlements de la Chambre.M.Fran-eoeur accède alors à ]a demande du député des Trois-Rivières et déclare qu’il s’agit de la construction des ponts de Sorel, Yamaska, lie d’Orléans, etc.M.Duplessis.—Sont-ce des ponts de péage?M.Renaud.— Des pont pour gagner les élections?M.Taschereau.— Ohl nous les gagnerons quand même.M.Duplessis cite des articles pour étayer sa demande pour plus amples détails et affirme qu’on ne neuf présenter un bill en première lecture s’il n'est d’abord imprimé.11 demande la décision de l’orateur sur le point d’ordre soulevé.M.Taschereau répond que M.Francoeur a déjà donné les explications demandées.M.Duplessis riposte que les renseignements ne sont pas suffisants, et il insiste pour obtenir une décision du président.M.Taschereau proteste que M.Duplessis a déjà parlé trois fois sur la question, mais M.Duplessis dit qu’il a toujours Je droit de demander la décision du président.Ce voyant, M.FYancoeur ne pousse pas les hostilités plus loin, et déclare que les nouveaux ponts seront des ponts de péage, tout probablement.On vote le bill «n première lecture.' Le gouvernement répond ensuite à plusieurs questions.Comme le premier ministre appelle certains numéros, puis les retire pour passer à d'autres, M.Joseph Renaud, député de Laval, dit d’un ton philosophique: —Ca va mal dans la cabane.Question complexe M.Francoeur donne alors avis des résolutions pour le bill des ponts discuté auparavant: M.Duplessis affirme que le minisire n’a pas le droit de demander de fixer une date pour l’étude ou l’adoption des réscflutlorW d’un bill, quand res résolutions ne sont pas encore imprimées.«Le premier ministre enit.re alors dans une discussion animée avec M.Duplessis et allègue la coutume.Pendant la discussion le président et le greffier de la Chambre, M.L.•I*.Geoffrion, se sont consultés.M.Duplessis en appelle à la dérision de M.Bouchard.Ce dernier répond que la «question est fort complexe et importante et il prend la demande en délibéré.On ajourne alors l’avis «de motion à une autre séance.La route Montréal-Mont-Laurier Le Dr Ernest Poulin, député de Laurier, présente ensuite la motion suivante: “Que vu le besoin dans lequel se trouvent les colons des régioras de colonisation du nord de Montréal; vu l’importance qu’il y a d’établir une grande voie de communication direr te entre Montréal et la région de l’Abitibi, et de rendre plus facile l'exploitation de la forêt qui recule vers le nord, vu aussi le manque dans la région ouest de cette province d'un parc mi le public puisse aller chasser et pécher, cette Chambre invite le gouvernement à prolonger immé-diadement lu route Montréal-Mont-Laurier jusqu’à la principale rouie est-ouest de l'Abitibi et à créer sur le parcours de cette rouie nouvelle un pare réservé comme endroit de pérlie et de chasse pour les citoyen* de la province.” M.Poulin insiste sur la nécessité de relier au jilus tôt Mont-Laurier à Seuneterre, Montréal à l’Abitibi, Hull à Autos.Ces améliorations seraient en somme faciles, car H suffirait de 80 milles de chemin pour ne b er ce* routes.(Sidte à la 2ime dom> f ! i t Lg DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 25 FEVRIER 1931 VOLUME XXII — No 45 L’enquête sur ie tarif Le aous>comité tarifaire termine «ea auditions à Ottawa —•» La dernière séance Ottawa, 25 (S.P.C.).— Le sous-comité tarifaire a terminé ses auditions.A la fin de la dernière séance, le premier ministre Bennett, president de ce sous-comité, u annoncé que les questions tarifaires seront maintenant discutées au Parlement.Il a aussi laissé entendre que bien que les séances publiques du sous-comité soient terminées, le gouvernement est prêt à accepter encore d’autres représentations.Le nombre des dossiers que le gouvernement a reçus en vue de Tenqête, s’élève à 1,000.La question de la fixation à vingt pour cent de l’escompte douanier des automobiles Importées des Etats-Unis et celle du tarif sur les {>roduits laitiers se sont partagé a dernière séance.M.F.-H.Pickel (conservateur), député de Bromc-Missisquoi, a de: mandé, au nom des cultivateurs qui s’occupent d’industrie laitière, l’établissement d’un tarif élevé et stable contre le beurre étranger.11 a suggéré un droit de 10 ou de 12 cents la livre, sous le tarif général.M.Pickel a affirmé, pour appuyer sa requête, que l’ijidustrie laitière des {^ntons de l’est chôme et que seul un solide tarif peut en assurer le fonctionnement.M.W.-F.Stephen a expliqué la requête du “National Dairy Council” pour l’augmentation des droits sur te fromage, le lait en poudre et la caséine.Il a dit à M.Bennett que le “National Dairy Council” demande cette hausse tarifaire pour augmenter la fabrication au Canada des fromages de la plus haute qualité.M.H.-S.Pritchard, de Windsor, et F.-A.Nancekivell, de Montréal, ont parlé au nom des importateurs canadiens d'automobiles de fabrication américaine.Répondant à M.Pritchard, le premier ministre a affirmé que le gouvernement a agi pour sauver l’industrie canadienne de l’automobile.M.Pritchard a dit que l’enraiement de l’importation des automobiles de fabrication américaine n’est qu’un palliatif, il a cité le cas de Détroit, comme exemple de ville où l’industrie automobile n’empêche pas le chômage._______ Réunion annuelle des anciens de Maisonneuve La réunion annuelle Use anciens de Maisonneuve s'est laite de la manière la plus enthousiaste et la plus animée qui puisse être souhaitée dans une réunion d anciens élevés où se tiennent des élections.Plus de cent vingt-cinq anciens élèves s'étalent réunis à l'Ecole Chomedy, sur le boulevard Morgan, et la plus grande Jovialité n'a cessé de régner du commencu-ment à la fin de la réunion.Le bureau des officiers a été réélu par acclamation en bloc et les directeurs anciens et nouveaux ont été choisis d'uuc manière pratiquement unanime.Quelques allocutions par l aumonter du l'Amicale.M.l'abbé Charles Toupln.le K.Frère Avarias, le Frère Marlste et le R.Frère Steven, directeur de l'Ecole, et le president, M.Philippe Aubé.furent très applaudis.Les élections marchèrent rapidement et de courtes mais brillantes discussions eurent lieu qui jetèrent dans l'assemblée une note de gaieté et d'entrain qui ne cessa de durer jusqu'à la fin de la réunion.Avis est donné à tous les anciens que dimanche prochain, à l'école Salnte-Brl-glde, 1220, rue Champlain, aura Heu une reunion artistique avec l'aide de M.Conrad Gauthier et de ses artistes.Le conférencier sera M.Philippe Aubé.COMMUNIQUE.A la mairie de Chicago Thompson sort bon premier des primaires — Sa campagne électorale.Sur une question de principes Chicago, 25 (S.P.A.).—Le maire William Haie Thompson est sorti bon premier hier des élections primaires, ce qui lui assure la candidature républicaine pour les prochaines elections municipales.Thompson, le “maire cow-boy”, qui porte toujours son chapeau sur le coin de la tête, a été élu maire de Chicago trois fois de suite; on ¦disait en ces derniers temps que son étoile pâlissait, mais il s’est affirmé de nouveau hier avec fracas.Il a obtenu 296,242 votes contre 228,491 pour le juge Lyle, son plus proche adversaire, soit une majorité de 07,841.L’échevin A.B.Albert a obtenu 99,506 votes, G.K.Schmidt, 11,223 et Eugène McCaffrey, 913.Le principal adversaire de Thompson était le juge John H.Lyle.“la terreur des gangsters”, qui s’engageait à leur faire la vie si dure qu’ils ne demanderaient pas mieux que de quitter Chicago.Thompson a prononcé une moyenne d’une dizaine de discours par jour pendant sa campagne et il a eu recours de préférence aux moyens extraordinaires pour s’imposer à l’attention, le cinéma parlant, voire une parade à dos d’âne.“Big Bill” Thompson était souriant au lendemain de sa victoire, mâchonnant un cigare et déclarant qu’il avait triomphé sur une question de principes.Il faut, dit-il, purger le parti républicain de l’internationalisme et du prohibitionnisme.En dépit de TacharnemetU qu’on avait déployé pendant la campagne, tout s’est passé dans l’ordre le jour du vote.11 y avait environ 70,000 personnes occupées à maintenir l’ordre.Le maire Thompson pourrait bien avoir à livrer une rude bataille lors des élections municipales du 7 avril prochain en dépit de sa retentissante victoire d’hier.Anton J.Germaik a été choisi pratiquement sans opposition par les démocrates, obtenant 235,260 votes contre 9,829 contre son seul adver; saire, John B.De Voney.11 est aussi rumeur que le populaire coroner du comté de Cook, le Dr Herman Bun-desen, ait l’intention de se présenter comme indépendant et qu’il n’ait attendu que le résultat des primaires pour po.ser sa candidature.?* Décision importante de S.G.Mgr ~ Une oeuvre patriotique à encourager.On nous écrit: Sa Grandeur Mgr Béliveau, archevêque de Saint-Boniface, Manitoba, vient de prendre une décision importante pour le relèvement colonisateur et agricole du Manitoba, en envoyant M.l’abbé J.-A.Sabourin, curé de Saint-Pierre Joly, pour aider aux Missionnaires-colonisateur»' du Canada à organiser un mouvement de colonisation vers certaines j régions de la province manitobaine.I Ce qui a décidé Sa Grandeur à i prendre cette détermination en ces ; temps difficiles, en même temps 1 que le désir d'être utile à îjes com- aussi baisser le prix des terres.Les spéculateurs ne purent les revendre.Ils commencèrent par négliger de payer en temps les taxes municipales et scolaires.Finalement ils s’abstinrent de payer des taxes pour ces propriétés qui, n’étant pas cultivées, ne rapportaient rien.Plusieurs de ces compagnies de spéculateurs en terre firent faillite.Lss municipalités offrent en vente aujourd’hui ces terres pour le prix des taxes impayées.Ces terres se vendront dans les environs de $2, 85.et $8.facre.Et Sa Grandeur Mgr Béliveau, voulant faire bénéficier ses compa ! patriotes, c’est la situation particu ! iière où se trouvent certaines pa-i triôtë’deT avantages' exceptionnels roisses organisées du Manitoba ou offerts par la vente de ces terres, se rencontrent de vastes terrains d^pèche pu,, tie ses curtis qui con.que les municipalités vendent pour na*lt ie mjeux ce|te région pour municipales Nécrologie ALLARD.— A Montréal, 1b 22, à 75 an*.Mme veuve Louis Allard, née Ellsa Mar- *,1BAULNE.— A l'hôpital Nôtre-Dame.le 22, à 61 ans, 1b Dr Honorlus Baulnc.de Chennevllle., ._____ „„ BESSETTE.— A Montréal, 1> 22.à 68 ans, Virginie Landry, épouse do Léonidas Bossctte.BLEAU.— A Montréal, le 23, à 18 mois, Denise Bleau.enafnt de M.A.Bleau et de Juliette Boucher.1 m BROUILLETTE.— A Folnte-aux-Trem-ble* de Montréal, le 24.à 46 ans.Arsène Broulllette.BROSSEAU.— A l'hôpital Salnte-Jean-ne-d'Aic, le 31, Flerre-André Brasaeau.CHAMPAGNE.— A Montréal, le 23.à 6 mois, Yvette, enfant de Donatdo Champagne et de Marguerite Perrier DELCOURT.— A Montréal, le 23.à 32 ans, Mme Georges Deleourt, fila, née Adrienne Amyot.DESMANCHES — A Montréal, le 23.à 39 ans.Mme Hormlsdas Desmanches, née Goudreau, Albertlne.DIONNE.— A Montréal, le 23, a 70 ans.Victor Dlonne, époux de Joséphine Toupln.DuTREMBLAY.— A 8alnte-Anne de la Pérade.Qué.le 23, à 87 ans, M.Pamphile P.-V.DuTremblay.FRANCOEUR.— A Montréal, le 23, à 60 ans, Georges Francoeur, époux de Corona Martin GAGNON.— A Montréal, le 23.à 70 ans, Marie Gagnon, épouse de Jean-Baptiste Oagnon.GARIEPY.- A Montréal, le 23, à 45 ans.Mai le-Loulsc Girard dit Jollcoeur, épouse d'Ernest Gartépy.GINGRAS.— A Lawrence, Mass., le 23, à 91 ans.Auguste Olngraa.époux de Zoé Myrand.HH îINTON.— A Montréal, le 21.à 77 ans.Mme Robert Hlnton, née Léa Brabant, épouse de feu Robert Hlnton.LAPOINTE.— A Montréal, le 23.à 68 ans, Mme veuve Arthur Lapointe.LAURIN.— A Sfttnte-Théreae, le 23.à 71 ans.Julie Gaudreau, épouse de Joseph Laurin.LAVOIE.—- A Montréal, le 23, à 79 ans.Léopold Lavoie, fils de Qaudlas Lavoie et de Clémentine Aubin LEFEBVRE.— A Beauharnols.le 23.à 77 ans.Odile Lefebvre, à 1 hospice Saint-Joseph MAHER.— A Montréal, le 22.à 84 ans.Mme veuve Damase Maher, née Marle-Anne-Malvlna Hanche PERREAULT —- A Chambly Bassin, le 24.à 74 ans, dame Elisabeth Plché, épouse d'Hormlsdas Perreault.PIGEON.— A Montréal, le 24, à 53 ans, Mlle Rose Pigeon.PRIMEAU.— A Montréal, le 23, à 31 ans, Joseph Prlmeau.RICHER.- A l'hôpital Notre-Dame de Montréal, le 22.à 57 ans, Henri Richer, fils de Joseph Richer, et d'Hermine Leleb-vre.“The Private Secretary AU COLLEGE i?E SAINT-LAU-RENT Les élèves du collège de Saint-Laurent donnaient samedi et lundi derniers la représentation de la fameuse comédie anglaise: “The Private Secretary”.Sous la présidence du T.R.P.Général de la Congrégation de Ste-Croix, James W.Donahue, un parfait bilingue, la comédie fut jouée une première fois, samedi dernier.Au dire même du président, à peine fut-il possible de relever quatre ou cinq fautes réelles de prononciation.Par ailleurs, quelle aisance et quelle vie dans les jeux de physionomie et dans le mouvement des scènes.Lundi soir “The Private Secretary” était représenté devant les parents des élèves et des anciens, venus en assez grand nombre applaudir au succès de leurs cadets.Les acteurs interprétèrent chacun leur rôle avec le même entrain et la même aisance.M.Je notaire Georges Laurin, député au fédéral, présida la soirée.Présenté et remercié par leR.P.supérieur, M.Laurin, dans un pur anglais, félicita les acteurs et préconisa l'importance du bilinguisme dans notre pays.Il loua le noble effort de nos colleges pour donner aux enfants de notre Canada, tout ce qu’il leur faut, en français comme en anglais, afin de devenir les hommes dont l’Eglise et la Patrie ont besoin.A Saint-Viateur d'Outrcmont Le Père Lorenzo Gauthier, C.S.V., qui prêche actuellement la station quadi agési ni.de â Saint-Viateur, donnera une conférence dunsi lu salle académique de l’école Quer-bes (angle Fairmount et Bloom-fieUl) mardi le 3 mars, s» 8h.30.¦ M.le maire Beaubien présidera et fer.i une allocution.M.le notaire Lionel Leroux, exprésident général de PA.CJ.C., présentera le conférencier.L’orchestre Saint-Viateur, sous la direction de M.Latourelle, fera les frais de In musique et les membres du cercle termineront la soirée par une intéressante comédie.Causerie de M.François Hone La série (1rs conlércnces françaises organisées par la Llgur du progrès civique sur 1rs cités mondiales, se terminer» ce soir.(Hors que M.François Hono donnera une étude sur la Rome moderne Le R P.Gultton, 8 J., prédicateur du Carême à Notre-Dsme, a bien voulu accepter d’être l'hôte d'honneur à cette conférence.Cette conférence sera donnée ce soir, à 8 heures 15, à l'Ecole technique.200.rue Sherbrooke ouest.le montant de taxes impayées depuis quelques années.Durant la guerre, même avant et tout de suite après, des spéculateurs, des Américains pour la plupart, achetèrent à gros prix de larges espaces de terre au Manitoba en vue de les revendre encore plus cher.Ces terres sont de bonne qualité, mais ils n’y firent jamais de culture.Ils gardent ces terrains en vue seulement de les revendre avec de gros profits.La baisse du prix des blés fit aider ceux des nôtres qui voudraient profiter de ces avantages.M.le curé Sabourin, qui arrivera à Montréal le 28 février prochain, se retirera au bureau des Mission-naires-eolonisateurs du Canada, 520 rue Richmond, où il recevra ceux qui désireraient des reiseignements sur ces terres manitobaines, dans des paroisses canadiennes, offertes à des conditions exceptionnelles.M.le curé Sabourin espère retourner au Manitoba avec un premier groupe, le 18 mars prochain.La session de Québec (Suite de la 1ère page) M.Poulin dit que la région offre des ressources naturelles importantes.Or les habitants n'y ont que deux débouchés, une route du côté de Toronto qui absorbe 85% du commerce local, et l’autre vers Québec qui absorbe 15%.La nouvelle route réduirait la distance entre Sennelerre et Mont-Laurier de 80%; de 55% entre Montréal et Amos, et de 60% entre Hull et l’Abitibi.Deux cent seize corps publics ont déjà adopté des voeux en faveur de la construction de ce chemin.La chasse et la pèche M.DariiSereau, député d’Argen-teuil, ajourne le débat et la Chambre se forme e.n comité plénier pour étudier l’article 113, soit un crédit de $300,000 pour la chasse, la pèche et la pisciculture.M.Blain pose toute une série de questions à M.Laferté.Ce dernier déclare que les délits et infractions aux lois de chasse et de pèche sont moins nombreux et que le caribou et la perdrix sont en plus grand nombre grâce aux lois protectrices.M.Intenté explique que certains gardes-chasse habitent Montréal.M.Tremblay proteste contre le mode de comptabilité du gouvernement.Le ministère de la colonisation, dit-il, a une comptabilité incompréhensible.Le ministre lui-même n’y comprend pas un traître mot, et il est sans cesse obligé de consulter son sous-ministre.Il serait pourtant bien plus simple de présenter des comptes publics plus clairs.On se demande combien de temps durera ce système où le ministres ’doivenj ST™* J™! “» *** lrès ministres qui e" M.Laferté a déclaré que son dé- crétaires qui en r( firent aux ar | parlement avait aidé les pécheurs dans l'achat de banques de pèches ports des gardes-chasse eux-mêmes.M.Houde continue la discussion.M.Houde suggère à M.Laferté de nommer d
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