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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 20 juillet 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-07-20, Collections de BAnQ.

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VrOISIEME ANNEE—No.171 MONTREAL.SAMEDI 20 JUILLET, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration: 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : Mai.7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS t LE “ SPECTRE ” DE L'ANNEXION L’américanisation de notre vie nationale.— Péril de rim-migration.— L’Ouest contre l’Est Jetons maintenant un coup d’oeil sur l’ensemble de la vie nationale du Canada.“Conservons les institutions britanniques,” dites-vous.—D’accord; mais tant vaut l’esprit, tant valent les lois.Et l’esprit qui anime les institutions d’un pays et en détermine le caractère, c’est dans les moeurs publiques et dans la mentalité des hommes d’Etat, des politiciens et des publicistes, qu’il se forme et prend sa nature et ses tendances.Dans la forme même, nos institutions ne sont déjà qu’à moitié britanniques.Notre régime fédératif est imité de la constitution américaine.Mais c’est par l’esprit surtout que notre vie nationale s’est transformée le plus profondément et devient de plus en plus une simple réplique de la civilisation américaine—avec cette différence qu'aux Etats-Unis, la réforme des moeurs et de l’administration publiques a déjà fait des progrès marqués, tandis qu’au Canada la dégradation augmente.Américains, nous le sommes par la tyrannie des organisations de parti, par l’abus effroyable du patronage, par l’influence des corporations et des boss, par la vénalité de nos politiciens, par le log-rolling et le lobbying qui infestent nos parlements, par le boodlage qui domine nos corp., publics—fédéral, provinciaux et municipaux—par la disparition rapide du code de l’honneur dans les affaires, dans le commerce, dans l’exercice des professions libérales.Il y a déjà quelques années, un fonctionnaire supérieur de l’une de nos principales compagnies de chemins de fer déclarait, dans une réunion intime, que de tous les parlements auxquels il avait affaire en Amérique, celui d’Ottawa était le plus dispendieux! Je doute que les prix aient baissé depuis que cette parole a été prononcée.Nous touchons au moment où, comme aux Etats-Unis il y a quinze ou vingt ans, il sera interdit à tout homme qui tient à son honneur et à sa réputation d’aspirer aux fonctions représentatives, d’abord parce qu’à moins d’être puissamment riche ,il ne pourra satisfaire les appétits de la foule sans accepter des secours déshonorants, et ensuite parce qu’il ne voudra pas être confondu avec la bande des politiciens tarés.# # # Et dans l’ordre économique et social, où en sommes-nous?L’organisation du travail canadien est pratiquement entre les mains des unions américaines.Le capital américain envahit nos industries, s’empare de nos forêts, de nos forces hydrauliques et de nos terres.L’épargne de nos banques alimente la spéculation américaine; et, aux épo-» ques de crise, le commerce canadien en souffre fortement.Une portion notable de nos voies ferrées ne sont que les annexes—adjuncts—des chemins de fer américains.Sans doute, il n’est pas possible d’empêcher complètement cette pénétration économique; et personne ne nie que le Canada y trouve des avantages matériels considérables.Mais l’unité nationale prime, à nos yeux, la richesse matérielle; et du moins pourrait-on tenter quelque effort pour atténuer les conséquences les plus dangereuses de cette conquête.A plusieurs reprises, les “démagogues” nationalistes ont appelé l’attention des pouvoirs p.ubiics sur ce péril.Les hommes d’Etat ont ri et haussé les épaules.Quelques-uns des plus ardents patriotes d’aujourd’hui ont même fait, avec les envahisseurs, de fort jolies affaires.Us sont nombreux ces loyalistes à tous crins qui ne rêvent que guerre et carnage pour l’Angleterre, mais qui sont toujours prêts à vendre le patrimoine national, pourvu qu’ils touchent leur commission.Aussi quand ils se tordent de douleur à la pensée du péril que courrait notre unité nationale, si nous vendions quelques balles de foin aux Américains; ou encore lorsqu’ils nous adjurent d’aller torpiller les vaisseaux allemands pour “sauver nos institutions”, c’est à notre tour de hausser les épaules et de rire.* # * “Conservons notre caractère national!” Nous en sommes.Mais comment pouvons-nous croire à la sincérité ou à la lucidité de ceux qui voient démesurément les dangers qui peuvent nous venir de la mer Noire, de la Méditerranée ou de la mer du Nord, et qui s’obstinent à ne pas apercevoir le péril qui grandit en pleine terre canadienne et s’étend du Lac Supérieur aux Montagnes Rocheuses?Les mêmes gens qui veulent nous entraîner dans toutes les guerres de t’empire ont favorisé ou accepté tacitement cette politique criminelle d’immigration qui est en train de faire du Manitoba, de l’Alberta et de la Saskatchewan un pays étranger aux anciennes provinces par sa population, ses moeurs, ses traditions, ses aspirations, ses exigences, ses idées politiques et sociales, accentuant ainsi de Rapport formidable de forces humaines hétérogènes, les différences profondes de climat, de sol et de production (pii rendaient déjà si difficile l’unité de l’Ouest et de l’Est.Et quand nous avons voulu aider à l’oeuvre d'unification en enrayant ce mouvement, en parsemant ces territoires d’îlots détachés de la vieille terre de Québec, en y reproduisant autant que possible les conditions traditionnelles et fondamentales de la Confédération, en opposant à la langue, aux moeurs et aux traditions américaines le rempart de la langue, des moeurs et des traditions françaises, quel accueil avons-nous reçu?On nous a opposé toutes sortes d’entraves et de tracasseries; on a plus favorisé l’importation des Galiciens, des Doukobors, des Scandinaves, des Mormons, des Américains que celle des Canadiens-français et des Européens de langue française que nous aurions facilement assimilés.Un sous-ministre de l’Intérieur a pu, sans encourir le moindre blâme, aller réclamer en Angleterre l’écume des prisons et des workhouses et tendre les bras aux débris humains ramassés par l’Armée du Salut et la Church Army, afin, disait-il carrément, de préserver le Canada du danger de ta “francisation” (to be frenchified).Les compagnes de paquebots et de chemins de fer subventionnés par le trésor fédéral, où l’on reçoit pourtant les contributions des Canadiens-français comme celles des autres contribuables, transportent à Winnipeg les immigrants des slums de Liverpool à meilleur marché que les fils des fermiers de Québec et des autres provinces de l’Est! En quelques années, on a enlevé aux Canadiens-français de l’Ouest leurs écoles, l’usage officiel de leur langue et tout ce qui aurait pu eon-tjùbuer à les attirer dans ce domaine national, payé, pour un tiers, de leftrs deniers.Et lorsqu’ils ont réclamé, s’appuyant sur la constitution et sur les promesses solennelles des hommes d’Etat les plus éminents de la Confédération, on leur a répondu brutalement: Vous êtes moins nombreux que nous, et même que les Mormons! Du reste, c’est ici pays anglais: si vous n’êtcs pas çontents, restez dans votre “réserve” ou prenez la route de l’exil 1 Dans l’Ontario, on dénonce l’accroissement de leur nombre comme un péril national.“Nous ne voulons pas, disait naguère un missionnaire correspondant du Globe, d’une France de Inouïs XIV!!” Cet apôtre préfère sans doute les Siciliens et leurs couteaux, les Juifs de Pologne el les Syriens.Et après tout cela, l’on s’étonne que le Canadien-français ne tressaille plus lorsqu’on lui parle “d’unité canadienne”, “d’institutions britanniques”, de “culte du drapeau”?# # * Dans l’intérêt même de leur cause, le Star, la Patrie et toute la troupe enrôlée dans lia croisade impérialiste n’ont qu’une chose à faire: c’est d’entreprendre une campagne en règle dont le but serait de rétablir In Confédération sur scs bases, de faire rendre aux Canadiens-français les (droits dont on les a spoliés dans la moitié des provinces du Canada, de truire les haines idiotes qui menacent sans cesse de les réduire à la situation légale des peaux rouges, et enfin de combattre énergiquement le virus qui empoisonne le Canada tout entier et particulièrement le Canada anglais.A celle seule condition feront-ils croire à leur sincérité et obtiendront-ils des résultats durables.Autrement, les gens de bon sens arriveront à la conclusion que, de tous res champions de l'impérialisme, les uns sont victimes d’un snobisme de parvenus titrés ou alléchés par l'appât des décorations, et que les autres, obéissant à des mobiles plus sordides encore, subissent la domination des fonds secrets qui alimentent leurs caisses ou qu’ils possèdent, comme certains membres du Conseil de l’amirauté, des intérêts dans les fabriques d'engins de guerre.• « • Dans cette série d'articles, on trouvera peut-être que j’ai fait le procès de mes compatriotes anglo-canadiens, ou plutôt celui d’une catégorie de leurs hommes publies et de leurs journalistes.En bonne justice, 11 me reste à montrer notre part de responsabilités, à nous, Canadiens-français, dans l'oeuvre de détérioration nationale que j’ai esquissée.Elle est lourde.J'y reviendrai la semaine prochaiae.Henri BOURASSA.1 PILLET DU SOIR A M.ASQUITH.M.Herbert Asquith, Premier Ministre du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande, et de l’Empire Britannique pour .faire plaisir à M.Sam Hughes.Cher Herbert, En voyant le timbre du Canada sur l’enveloppe qui t'apporte cette messive, tu as dû t’écrier: Z.du Canada, on va encore m’achaler avec ta marine! Réjouis-toi; je viens te sauver, si au moment où je t’écris tu n’as pas encore succombé aux coups de tomahawks des squaws de ton pays.Je veux te débarrasser à jamais des malfaisantes suffragettes.Non, je ne suis pas un fabricant d’armes qui cherche à placer une nouvelle mitrailleuse à tir plus ou moins rapide.Non, car je sais qu’aucun projectile, qu’aucun explosif, fût-il chargé à la mélinite, à ta dynamite ou à la lyddite ne pourrait exterminer les femmes fortes qui te lancent leurs sarcasmes et leurs haches à la tête.Je ne veux pas non plus te suggérer un moyen excellent peut-être, mais certainement trop inhumain.Celui de donner un mari à chacune de tes ennemies.Ce serait faire le malheur de plusieurs centaines d’hommes pour en rendre un seul heureux.Il faut comme toujours sacrifier la minorité; demande à Borden qui est chez toi, et il te dira que j’ai raison.D’ailleurs il n'est pas démontré que ces femmes puissent trouver preneurs.Elles peuvent certainement allumer des incendies dans les théâtres, mais dans les coeurs, c’est une autre affaire.Leur donner la fessée, dis-tu?— Voyons,Herbert, tu es bien trop gentleman pour ça, et tu sais, il ne faut pas.même avec une fleur.Alors que faire de ces gaillardes qui ne craignent ni diable ni premier ministre?C’est bien simple: lance à leur trousse des souris.Tu me diras peut-être que les petites bêtes ne mangent pas les grosses; elles leur font peur et c’est l'essentiel.Tout à toi, MAX SOEEL.La même leçon pour la marine “Non contents d’avoir la plus puissante marine du monde, les jingoes anglais demandent encore la création d’une armée suffisante pour permettre à l’Angleterre de jouer un rôle prépondérant dans les guerres continentales.“La Westminster Gazette répond à cette demande qu’une armée de ce genre, loin d’accroître la sécurité de la Grande-Bretagne, provoquerait simplement une augmentation correspondante des armées de terre européennes et l’Angleterre se trouverait alors engagée dans une concurrence ruineuse sur terre aussi bien que sur mer.“Rien de plus vrai que cet argument de la Gazette et on peut l’étendre encore.Tout accroissement des armements d’une nation, que ce soit sur terre ou sur mer, est simplement une inciitalion aux autres nations d’augmenter les leurs en proportion, et cela conduit à un far deaxi général sans accroissement d’avantages correspondants pour aucune.“Si le Canada se joint à l’Angleterre pour construire des navires, la puissance de la Grande-Bretagne ne sera pas augmentée.Il se fera tout simplement un nouveau groupement d’autres nations pour contrebalancer les avantages espérés par la Grande-Bretagne.L’Empire ne s’en trouvera pas aidé, mais un nouveau fardeau pèsera sur les épaules des cultivateurs canadiens.” Ce qui précède est traduit du Weekly San, de Toronto.L’on voit que nos compatriotes anglais ne se gênent pas pour traiter ce sujet à fonds.LA THÈSEbÜsrA/î La thèse du Star concernant ta défense navale impériale est de plus en plus critiquée dans la presse anglo-canadienne.On n vu comment le .tournai d’Ottawa la qualifie: e’esl une folie, dit-il.Et le Journal, pourtant fort impérialiste, préférerait l’abstention complète à l’emprunt d’ar-gent pour remettre à l’amirauté anglaise.Le London Advertiser n’en veut pas davantage, parce que ce serait sacrifier l’autonomie canadienne, dit-il, car la représentation dans un conseil d’amateurs ne serait qu’un leurre.Tout comme la marine Laurier inévitablement impériale en temps de guerre n’était qu’un leurre aussi.L'Advertiser parait plus susceptible en matière d’aulonomie cette année que l’an passé.N’importe.L’essentiel est qu’il se ressaisisse et évite le piège du Star.j> g.La guerre 'L’assurance italo-turque Et la question albanaise Il y a quelques jours, je signalais le calme qui régnait alors sur le théâtre de la guerre italo-turque.Ce calme était précurseur, sans doute, de la tempête qui vient d’éclater et qui menace l’existence même de l’empire ottoman.Il y a quelques jours, les dépêches rapportaient la défaite des troupes impériales par les Albanais révoltés.Les mêmes dépêches nous apprennent que les Italiens, après avoir longuement mûri leur dessein, ont entrepris de forcer l’entrée des Dardanelles pour aller frapper la Turquie au siège même du gouvernement de l’empire.Dans cette tentative hardie que constitue le passage des détroits sous le feu plongeant des forts, TItalie a déjà perdu plusieurs navires et elle en perdra d’autres encore si elle persiste à diriger sa flotte sur Constantinople.Il est possible même que cette tentative n’ait d'autre résultat que d’effra5rer les Turcs.Mais un danger bien plus sérieux se présente du côté de l’Albanie.C’est par là que le démembremefnt définitif de l’empire commencera.La question albanaise existe depuis quatre ans seulement,—e’est-à-dire depuis l’avènement des Jeunes Turcs au pouvoir.Elle menace maintenant de prendre un caractère international et de tourner à l’avantage de l'Autriche, toute préparée à recevoir cette nouvelle addition à ses territoires.L’Albanie est une région très spéciale, divisée en une série de vallées que les montagnes séparent en autant de compartiments étanches.Un petit nombre de passages étroits permettent de communiquer d'une vallée à l'autre.Ce pays nourrit difficilement une population d’environ un million et demi d’individus, dont un million sont musulmans et dont les autres se partagent entre la religion orthodoxe et le religion catholique.Jusqu’à la révolution Jeune-turque, ce pays ne connaissait pas les troubles politiques.Abdul-Iïamid y recrutait les plus fidèles soldats "de sa garde, et la provins»!; jouissait de privilèges enviés par les autres parties de l’empire.Dès l’inauguration du régime actuel, la.face des choses fut changée.La politique inaugurée par le comité “Union et Progrès” a abouti à susciter en Albanie un désir de renaissance nationale.En voulant imposer par la force les méthodes turques dans l’administration de la province et dans l’instruction publique, la Porte s’est trouvée en présence d’une population unie, sans distinction de religion, autour des privilèges séculaires et des traditions de la, race.Depuis 1908, les révolutions se sont succédé en Albanie.En dépit des efforts qu’elle a faits, la Turquie n’a pu venir à bout de cette population énergique, obstinément attachée à ses coutumes, à sa langue, au maintien des libertés qui lui ont été librement consenties par les souverains ottomans.Aujourd’hui, l’Albanie en est arrivée à formuler des revendications équivalentes à une demande d’autonomie.Qu’on en juge d’après le mémorandum adressé au consul d’Uskub, à la fin de mai dernier et qui comporte :— I.—La fixation des limites politiques de l’Albanie.IL—L'établissement d’un pavillon albanais.III.—'La nomination d’un gouverneur-général de race albanaise.IV.—Le renvoi de tous les fonctionnaires non albanais et leur remplacement par des Albanais.V.—L’adoption, connue langue officielle, de l’albanais en caractères latins.VI.—La.garantie des grandes puissances pour l’exécution de ces réformes.Toutes les mesures prises pour pacifier l’Albanie ont été vaines et les succès remportés par les rebelles ces jours derniers prouvent que les patriotes sont plus déterminés que jamais à profiter des embarras actuels de la Porte pour faire valoir leurs revendications.M.André Chcrndame terminait récemment une étude publiée dans le “Correspondant’ par les paroles suivantes.qui seront aussi la conclusion de ce trop bref exposé:— “.La question albanaise, par l’importance croissante qu’elle prend rapidement, vient encore compliquer la si épineuse question d’Orient qui menace la paix de l'Europe depuis tant d'années.Quoi qu'il arrive d’ailleurs, cette nouvelle complication établit à nouveau avec force l’erreur de la politique suivie par les Jeunes Turcs.Dans leur pensée “ottomanisme" n voulu dire “tnr-quisme”, alors que dans la conviction des autres nationalités de l’empire, “ottomanisme” impliquait, eonformé-ment aux principes constitutionnels, l’égalité des nationalités, c’est-à-dire, par voie de conséquence, l’abandon volontaire par les Turcs de l'hégémonie turque.Ces deux conceptions étaient trop opposées pour ne pas produire en se heurtant des résultats • \ ouvrière EN ANOLETEREE lout ne va pas aussi lentement en Angleterre qu’on est généralement porté à le croire.Il y a à peine quatorze mois que le projet d assurance obligatoire contre la maladie, le chômage et l’invalidité était soumis au Parlement, et lundi dernier la loi entrait en vigueur.Ge qu’elle fut combattue en chambre et hors de la chambre, on le sait par les dépêches qui nous ont tenus au courant dans l’intervalle, Le gouvernement a passé outre, et il paraît que les quatre cinquièmes des sujets susceptibles de contribuer comme de bénéficier nii système se sont déjà inscrits.Qu’est-ce que c’est que cette assurance obligatoire?Le dire dans tous ses détails serait si compliqué que la plupart des lecteurs ne seraient pas beaucoup plus renseignés à la fin.Bornons-nous aux grandes lignes.La loi comprend deux chapitres: le premier qui concerne la maladie et le deuxième qui a irait au chômage.Celui-ci est d’importance moindre que celui-là.Le fonds destiné au paiement des indemnités ou pensions s'alimente aux trois sources désignées par la loi; l’Etat, le patron et l’employé.Le patron prend l’initiative en se procurant au bureau de poste autant do timbres dits de santé qu’il a de personnes à son emploi.Ces timbres correspondent à autant de cartes d’employés dont l’affranchissement au moment de la paye certifie que t’employé a payé sa contribution.Celle-ci est de 8 rts pour t’employé, de G ets pour le patron et de 4 cts pour l’Etat.La contribution du patron varie cependant suivant le salaire et Tin, denmité qu’il s’engage à payer.S'il veut payer le salaire complet pendant six semaines de maladie, il donne 4 cts par semaine et 12 cts s’il s’agit d’un employé de 21 ans ne gagnant pas plus de 32 cts par jour et qui est obligé de payer pension et logement.Tout employé de 16 ans et plus et ne gagnant pas plus de $800 par année est obligé de s’assurer de même que tous ceux qui gagnent davantage, mais qui font un travail expert.Les petits patrons, tels que boutiquiers, etc., dont le revenu n’excède pas $800 peuvent également bénéficier de la loi en payant double contribution, comme patron et comme employé.Mais pour toucher les indemnités prévues par la loi, il faut que l’employé s’affilie à une société approuvée par les commissaires chargés de son administration avant le 14 octobre prochain; autrement il devient un simple déposant qui ne recevra en cas de maladie que l’équivalent de son unique contribution.Sont exemptés de l'obligation de s’assurer: les apprentis non salariés, les femmes à l’emploi de leur mari, les personnes rarement employées, les enfants travaillant sans salaire pour leurs parenls, les agonis à commission ,à moins qu’ils ne dépendent d’un patron, ceux qui gagnent $800 autrement que par un travail manuel, les instituteurs élémentaires ,les fonctionnaires de Ja couronne et les fonctionnaires d’ins titutinns privées qui contribuent déjà à un fonds de pension.Voici maintenant en résume les avantages de la loi.L’assuré recevra des soins médicaux et des indemnités de maladie du chiffre moyen de deux piastres par semaine, si c’est un homme et de $1.50 par semaine si c’est une femme pendant vingt-six semaines, avec une allocation supplémentaire de 6 piastres dans le cas de maternité.Les partisans de la loi prétendent qu’une bonne administration permettra aux sociétés de payer même un peu plus que cela.En somme cette loi est basée sur la législation allemande qui fonctionne assez bien dans ce pays.Et si les dernières dépêches n’exagèrent pas, il semble qu’elle soit assez bien accueillie en Angleterre aussi.L’on a dit au cours de la campagne qu'elle a suscitée, que les travailleurs eux-mômes s’en dégoûteraient vile lorsqu’ils s’apercevront du peu de réconfort qu’elle leur donnera en réalité.Si cela arrive, il est plutôt probable qu’on s’efforcera de la perfectionner que de la détruire.Le principe du secours en cas de maladie et d’infirmi té plaira toujours trop à la masse pour qu'aucun parti ose le faire disparaître.Plusieurs unionistes lui sont d’ailleurs .sincèrement fa-vorables.G.DALLAIRE.désastreux.Ils sont tels qu’on peut craindre que quatre années du nouveau régime n’aient peut-être plus rapproché les Turcs du moment de leur expulsion d’Europe que quatre années des temps hamidiens”.Uldéric TREMBLAY.Les embarras des rues V ¦= passer deux Avec nos rues pour la plupart trop étroites, il est étrange que nos gouvernants n’aient jamais songé à prévenir les embarras de voitures et à faciliter la circulation des pié-nous appellerons, si vous le voulez bien, Nord-Sud, Ouest-Est.Ici comme là-bas, et comme partout ailleurs, la circulation ne peut se faire que dans deux sens, que nous appellerons, si vous le voulez bien, Nord-Sud, Ouest-Est.Un coup de sifflet arrête la circulation Est-Ouest et laisse la circulation Nord-Sud; coups de sifflet font la même chose pour l’autre sens.11 suffit donc d’installer un agent de police aux intersections les plus fréquentées et de donner à tous les agents qui voient en passant un encombrement de quelque nature qu’il soit, des ordres pour empêcher tout embarras de circulation.Vers 2 heures, hier après-midi, à la Côte de la Place d’Armes qui se trouve rétrécie par les travaux qu’on y fait sous la rue, comme dans les propriétés particulières, il y avait des tombereaux, des automobiles, des voitures et des piétons, tout cela semblait un fouilli de choses grouillantes tellement inextricable que pendant un instant on se demanda s’il n’y aurait pas d’accident.Tout finit par s’arranger, mais non sans force jurons de la part des gens.Quand deux tramways repartent, à une intersection, l’un dans la direction Nord-Sud, l’autre clans la direction Est-Ouest, et que les voitures qui ont attendu partent à leur tour, Tencombrement est tel, que la circulation doit s’arrêter.Si le moyen dont nous parlons réussit à New-York, il n’y a pas de raison pour qu’il ne soil pas encore plus facilement applicable à notre ville où Tencombrement csl bien moindre.Fred.PELLETIER.Sur le Pont d’Avignon.M.Gouin disait hier à Un journaliste qu’il esl regrettable de voir comment les annonceurs ont sali les paysages avec leurs placards gigantesques.L’est vrai.11 devrait y avoir une loi fédérale qui défende celle coutume désastreuse pour la beauté de nos campagnes et les approches de nos villes.Il ne convient pas d’être trop difficile sur les méthodes des agents de publicité; mais l’empressement de certains d’entre eux,— trop entreprenants — à gâter les plus beaux points de vue du Canada devrait être refréné; sans quoi, dans cinq ans, le Canada ne sera qu’une grande affiche multicolore disant les bienfaits de lcd sel laxatif ou de telle marque de genic vre.* # ende:ît de la valeur du sol et de la préparation.Il traite ensuite des fonctions du sol, besoins des plantes assolements, sarclages, humidité, chaleur, principes fertilisants,travaux de culture et instruments aratoires.Ces sujets sont subdivisés de manière à couvrir d'une façon complète tout le îhamp de la culture.Au chapitre dos rotations, il décrit sept assolements différents dont il explique le pourquoi.Tl recommande chaudement "assolement de trois ans,—récolte sarclée, grain, foin,—plus .spécialement adapté aux exploitations comprenant de grandes superficies de ;erres rocailleuses, bonnes pour le pa-airage, mais impropres à la production de récoltes.Aux exploitations mi les terres arables l’emportent oon-dendra mieux un assolement de quaire ans, comportant une année de pâturage que n’a pas le précédent.L’auteur prétend qu'on suivant avec min une des sept rotations qu’il donne et en faisant les travaux de culture qu'elle comporte au bon moment ;t suivant les bonnes méthodes, les •endements d’une exploitation' augmenteront dans une proportion phénoménale sans que les frais de pro-iuction en soient notablement accrus, si toutefois, ils le sont.Cette brochure en treize pages est fournie à tous ceux qui en font la demande au Bureau des publications du ministère de l’agriculture à Ottawa.| il J La production du miel dans le Dominion L’entomologiste fédéral donne quelques conseils utiles à ceux qui dé-, sirent se destiner à l'apiculture.La concurrence allemande et anglaise C'est ce dont se plaignent les manufacturiers de glace d’ornement du Canada et des Etats-Unis.Toronto, 20.— M.W.Cowan de la Luxfer Prism Co., a fait une déclaration des plus importantes, à la convention des manufacturiers de glaces d'ornement du Canada et des Etats-t’nis.‘‘Nous sommes, dit-il, près de 000 établissements du genre des deux côtés de la frontière.Or, il nous est presque impossible de résister à la concurrence faite d’une façon déloyale par les manufacturiers allemands et anglais.Le tarif sur les marchandises venant d’Allemagne et d'Angleterre est, à l’entrée au Canada de 30 et de 26 1-2 pour cent respectivement.Il est de ounrante pour cent, lorsqu'elles proviennent des Etats-Unis.Or, par suite des envois privés, il ne se collecte pas plus de 10 pour cent actuellement.La différence des gages payés est par elle seule suffisante pour placer les maisons de ce côté de l’Atlantique dans un état d’infériorité.Une réduction sera présentée aux gouvernements de Washington et.Ottawa, pour les mettre au courant de cotte situation.Les émules de Mme Pankhurst sont blâmées Au nom des deux cents sociétés féministes de la Grande-Bretagne, Mme Fawcett blâme leurs tactiques brutales.Un automobiliste accusé d’homicide (Service particulier) Winnipeg, Man., 20 — On a déposé une plainte, hier, enntro A.H.Oakes, ehil fie la Oakes l and company, qui est accusé d’avoir causé, samedi soir, par négligence criminelle la mort de Mme Jane.Preston, l.a victime a été frappée par un automobile eonduit par Oakes et le jury du coroner a trouvé ce dernier coupable d’avoir dépassé la limite de la vitesse.M.Preston est l’un des plus anciens citoyens de Winnipeg.¦-?- Les voleurs de chevaux (Servieo partimlior) Chataim, Ont., 20.— Une bande organisée de voleurs (le chevaux opère dans le voisinage.Hier les écuries do deux fermiers à l’aise, Elle Arnold et Henry Clements, ont été cambriolées et les voleurs ont pris plusieurs chevaux de prix.La police n ’a pas découvert de pistes révélatrices.Ottawa, 20.— Le ministère fédéral ie l’agriculture vient de faire paraître, pur ordre de l’hon.Martin Burrell, un bulletin sur l’apiculture qui arrive en temps opportun.Ainsi que le déclare son auteur, le docteur C.Gordon Hewitt, entomologiste du Dominion, l’objet de ce travail est de répondre aux continuelles demandes ïc renseignements de personnes désireuses de se lancer dans l’apiculture.Un autre but que s’est proposé l’auteur, est d’augmenter le nombre des apiculteurs au Canada, en montrant les avantages que l’on peut retirer de l’apiculture.Il fait remarquer que ces avantages consistent à la fois dans le profit direct à retirer du miel et dans un profit indirect sur les récoltes de graines de trèfle et de fruits dont les abeilles contribuent à augmenter le rendement.11 fait également observer que le rapport d’un boeuf nourri et soigné tout un hiver n’est pus de beaucoup supérieur à celui d’une colonie d’abeilles en une seule saison.Enfin, il recommande aux débutants de commencer sur une petite échelle avec une ou deux ruches seulement, en augmentant graduellement ce nombre chaque année, è mesure qu'ils prendront de l'expérience.Ce traité de 45 pages, avec illustra, lions à l’appui, traite en un langage simple, tout le sujet de l’apiculture, y compris les questions d'outillage, de conduite du rucher, de production du miel et de la cire, des maladies et île la législation de chaque province s’y rapportant, etc.Il est intitulé l’“Abeille et la, production du miel”, bulletin No.2 du service de l’entomologie et No.69 des fermes expérimentales.Des exemplaires en seront, envoyés gratuitement aux personnes qui en feront la demande au Bureau des publications du Ministère de l’agriculture à Ottawa.L’assurance du bétail Winnipeg, 20.— L’Association des Expéditeurs de Bétail, qui tient sa convention ici, a discuté les taux d’assurance qu’elle trouve trop élevés à % pour cent.Elle demandera au gouvernement fédéral de faire une enquête.(Service particulier) Londres, 19.— Mme Henry Fawcett, de la part de l’Exécutif de l’Union Nationale des Sociétés en faveur du Suffrage Féminin, comprenant plus de deux cents sociétés dans la Grande-Bretagne, a aujourd’hui protesté contre les tactiques des suffragettes militantes des unions sociales et politiques fondées par Mme Pank-liursl.Mme Fawcett demande aux membres de ces différentes unions de cesser ces tactiques qui seront désastreuses pour la cause.Mme Fawcett fait remarquer que le succès dépend de la sagesse et de l’habilité parlementaire des suffragettes et que leurs meilleurs amis sont d’opinion que toute violence nuit à leur cause.Rappelant les dernières tentatives pour brider la résidence de lord Harcourt, secrétaire d’Etat et des colonies, Mme Fawcett note qu’on est parfois conduit ainsi à des actes de violence auxquels on n’avait nullement songé dès le début.ELLES COMPARAISSENT EN COUR Dublin, 19.— Mary Leigh, Gladys Evans Lizzie Baker et Mary Coffer ont comparu en cour de police pour répondre à l’accusation d’avoir lancé une hachette contre le premier ministre Asquith, d’avoir tenté d’incendier un théâtre et d’avoir eu en leur nossession des matières inflammables.Les trois accusées subiront leur procès plus tard.La police a constaté, qu’un bidon contenant de la poudre a fait explosion dans le théâtre.Elle a trouvé sur Gladys Evans un paquet de poudre et une partie du tapis du théâtre était saturée de pétrole.La police a de plus découvert trois bouteilles de benzine, une boîte de poudre.Plusieurs vies se sont: trouvées en danger par suite de l’incendie.La femme Leigh admet avoir lancé une hachette contre la voiture du premier ministre.Un cinéma canadien Une importante compagnie se propose d’établir un laboratoire à Montréal.La mort l’enlève à l’affection des siens “MON ESTOMAC EST BIEN PORTANT Depuis que je prends les Tablettes Na-Dru-C# centre la Dyspepsie” Md*.J.Merkhugcr, de Waterloo, Ont., recommande fortement les Tablettes N’a-Dru-Co contre la Dyspepsie.L’ex périence qu’elle en a faite comme elle nous l’écrit, explique pourquoi."Mon estomac était en désordre,” écrit-elle."J’avais pris tellement de remèdes que je pourrais dire, en prendre d’avantage n’aurait été que rendre mon mal plus grave.Mon estomac ne fonctionnait plus.Je lus les annonces des Tablettes Na-Dru-Cocontre la Dyspepsie et une dame, mon amie, me dit qu’elles étaient faciles i prendre, aussi je pensai à les esssyer et réellement elles opérèrent des merveilles sur moi.Tous ceux dont l’estomac ne fonctionne pas devraient essayer les Tablettes Na-Dru-Cocontre la Dyspepsie, celles-ci feront le reste.Mon estomac est bien portant maintenant et je peux manger n’importe qu’elle nourriture.” Un des principaux traits des Tablette?Ns-Dru-Co contre la Dyspepsie rsl qu’elles sont agréables et faciles à prendre.Le soulagement qu’elles donnent contre le brûlement d’estomnr, 11 flatuosité, la bile et la dyspepsie esl prompt et durable.Essnyez-en unr après chaque repas—elles vous rendront une toute antre personne.50e.U boite chez votre Pharmacien National Drug and Chemical Co.of Canada, Limited, Montréal.143F M.Damasc Maher, rentier, est décédé à sa demeure, 663 Champlain, le 3 juillet 11)12, à, l’nge de 68 ans et 4 mois.Il avait été à l’emploi de la ville pendant 38 ans et il ne laisse que des amis.Né à St Henri de Mas-coucho le 2 mars 1844, du mariage de feu Louis Maher et de fou Hélène Côté, il épousa m 1874.Malvina Sati-ohe.De ce mariage naquirent sept enfants dont trois survivent.C’était un fervent chrétien.Le service a été chanté en l’église du Sacré-Cceur, et le défunt fut inhumer au cimetière St-Henri de Mascou-ehe.il laisse pour déplorer sa perte une épouse, deux fils et une fille.La famille offre ses remerciements les plus sincères à tous ceux qui lui ont témoigné de la sympathie à l’occasion de cette perte cruelle.La filtration de Teau à Ottawa LA CAPITALE DEVRA FAIRE CONSTRUIRE UN FILTRE MECANIQUE ET CELA LE PLUS TOT POSSIBLE, SOUS PEINE D’UNE AMENDE DE CENT DOLLARS PAR JOUR DE RETARD, Le lancement d’un projet qui a pour but l’exploitation et la confection des vues animées à Montréal vient de nous être communiqué.Nous ne connaissons pas tous les détails de cette entreprise, niais l’on dit d’après les pourparlers qui existent entre les pro-moteurs de cette compagnie qui est incorporée sous le nom du '“Cinématographe International, Limitée” et les diverses branches de l’industrie aux Etats-Unis et ailleurs, que le commerce que fera cette Compagnie sera énorme.Le projet comprend [’établissement de succursale dans les principaux pays du monde, et c’est l’intention de M.A.-J.Gariépy, le promoteur et président de la nouvelle compagnie, de spécialiser dans la production de vues animées traitant de l’histoire du Canada, quoique qu’elle possède une quantité considérable de sujets divers comprenant drames, comédies, etc., d’intérêt général.Les négociations sont en cours "’Oiu le placement de ces films sur le marché américain ainsi qu'en Angleterre et en France, de sorte que nous croyons que dans une couple de mois nous verrons cette nouvelle industrie en pleine opération, avec ses quatre troupes d'artis-les.et son laboratoire, à Montréal.r.(Service particulier) Toronto, 20.— Les plans de la ville d’Ottawa pour la filtration de l’eau par le sable ont été rejetés par le bu reau provincial d’hygiène.Le Dr McCullough dit qu’Ottawa devra adoper un filtre mécanique ou prendre l’eau du lac McGregor.i-U la Ville no fait rien pour purifier son eau, 011 lui appliquera la clause do la loi d’hygiène qui condamne ît une amende de $100 par jour pour toute négligence concernant la santé publique.L'eau de l’Ottawa qui alimente l’aqueduc, de la ville a été condamnée.Feu Mademoiselle E.A.Ranger Los funérailles de Mlle Emilie-Anna Ranger ont eu lieu vendredi, le 10 courant, à Vaudreuil.Ix1 service fut chanté par M.l'abbé !.Forties, curé de Saint - J can-Bapt iste et cousin lie la défunte.On remarquait an chœur M.Godin, curé de Vaudreuil, M.Mélodie, vicaire, et le U.P.Ernest Robv, S.J.Remarqués parmi les personnes présentes, M.Cl.Edmond Ranger, frère do la défunte, MM.P.E.Ranger, F,.Ranger, L.Ranger.1’.Ranger, A.Lamar-che, F.Roby, -T.Th.Roby, R.Roby, ses neveux ; MM.Dr Rainer, ,î.O.Ranger.F.O.Ranger.E.Hanger, T.Lnlonde, ses cousins.Un grand nombre des plus distingués citoyens de Vau-dreiiil avaient aussi tenu A assister A ses obsèques.Election invalidée .Washington, 20.— Par un vote de parti, le comité des élections de la Chambre a décidé d’invjdider le représentant républicain Theron K.Catlln, de Saint-Louis et de donner son siège A l’ancien représentant démocrate Pa trick Gill.Les frais de campagne de M.Catlin ont été tellement élevés que le comité a décidé qu’il y avait eu corruption.Un massacre de rebelles IL AURAIT ETE COMMIS FARDES INDIENS YAQUI AU MEXIQUE.Meubles d'écoles Les écoles, institutions religieuses, collèges, t:., trouveront ici un des meilleurs stocks en ville en fait de meubles d’écoles.Prix des plus modérés.On sollicite l’inspection.H.P.LABELLE & Cie., Limitée, 149 RUE SAINTE-CATHERINE EST - POUR VOS - CHAPEAUX OU: Casquettes Pour la ville ou le voyage Si vous désirez quelque chose d’élégant, de pratique et de la dernière nouveauté, tout en payant un prix raisonnable, allez chez A 1 n ¦ 76 Notre-Dame Est MONTREAL Où vous trouverez un choix aussi considérable que varié.SPECIALITE DE LA MAISON: PANAMAS, Chapeaux de Paille et Casquettes Blanches.Prix défiant toute concurrence.(Service particulier) Juarez, Mexique, 20 — Des passagers arrivés en cette ville par le train du Mexicain-Nord, venant de Madera, rapportent la nouvelle d'un affreux massacre de rebelles à Dolores, au sud-ouest de Madera, à l'orée de 1 jetât de Senora.Ils rapportent que l'avant-garde de la colonne commandée par le général Antonio Ro.ias a été surprise dans un défilé è Dolores par un millier d’indiens Yaqui et que trois cents rebelles ont été tués.On savait que les troupes du gouvernement s'efforçaient de bloquer l’entrée ries rebelles dans la province de Senora mais l'on ignorait tout A fait que les Indiens fussent alliés du gouvernement.Los représentants du gouvernement fédéral à El Paso préfèrent attendre d'autres détails avant de faire des commentaires.Les grévistes de Londres Juvénat des Clercs de Saint-Viateur, Septième Pèlerinage à Sainte-Anne de Beaupré - Par le Pacifique Canadien, LE 27 JUILLET 1912 ——— Sous la direction des Clercs de Saint-Viateur PRIX DU PASSAGE, Aller et Retour Adultes - - .$3.00 Enfants (S à 12 ans ) $1.50 1er TRAIN HORAIRE St François de-Sales .9.56 P.M.Terrebonne.10.00 P.M.Vlaseouche.10.08 P.M.Cabane-Ronde.10.15 P.M.L 'Epiphanie.10.33 P.M.Berthier-Jonction .10.45 P.M.HORAIRE Gare Vigor.0.00 P.M.Mile-End.9.18 P.M.Bordeaux.9.25 P.M.St-Martin Jonction .9.38 P.M.St-Vincent-de Paul .9.40 P.M.2e TRAIN — Départ de la Gire Vigor A 10 heures 30 p.m., sans arrêt de Montréal à Sainte-Anne.CHAR-DORTOIR.— Un char dortoir sera attaché aux deux trains par lit.— $1.50 par lit.— Le lit doit être retenu d’avance.RETOUR.— Départ de Sainte Anne, dimanche, ie 28 juillet, à 11 heu rcs a.m.Départ de Québec, dimanche, le 28 juillet, è 2 heures 15 p.m, Arrivée à Montréal, dimanche, le 28 juillet, à 8 heures 30 p.m.N.B.— Pour informations, TEL.BELL: ST-LOUIS 519.SPECIAL Aux paroisses de Saint-Jérome, Saint-Eustaehe, Sainte Thérèse at Sainte Rose.PRIX DU PASSAGE.Aller et Retour: Adultes $3.00 Demandent des secours en Amérique (Service particulier) Londres.i.>.— lies chefs de la grève des ouvriers des docks ont aujourd’hui envoyé un câblogramme A Samuel Gompors, président do la Fédération Américaine du Travail, demandant des secours financiers.La caisse locale est épuisée et les chefs craignent que In famine force les grévistes A céder sans aucune condition.Mort d’un inventeur Willimantic, Connecticut, 20.Milton G.Puffer, qui fut l’inventeur de la première machine pratique A faire des enveloppes, est mort chez sa fille.Mme Albert C.Scriptures.11 était né A Brinficld, Massachusetts, il y a 03 ans.PETITES ANNONCES À LOUER Enfants - - $1.50 Billets du Pèlerinage bons sur trains réguliers.HORAIRE DEPART: — St Jérome, 6.00 p.m.; Saint-Eustaehe.9.00 p.m.; Chicot 9.05 p.m.; Sainte-Thérèse, 9.27 p.m.; Sainte-Rose, 9.35 p.m,; Saint Martin-Jonction.attendre le train du pèlerinage, RETOUR: — Saint Martin Jonction, 8.45 p.m.train spécial pour St-Eustache et stations intormédiair"s.— Pèlerins de Saint-Jérôme attendent le train régulier 10.46 p.m.3.— Les billets du pèlerinage sont bons pour tous les trains, do Sainte-Anne à Québec et de Québec à Montréal, (excepté le train de 1,30 p.m.) jusqu’au 31 juillet, train du matin.PELERINAGE A STE-ANNE DE BEAUPRE , , Son» le oMronnïr du Révérend J.-H.Forbi'n.Curé, orcanisé nar 1p« membres TISTE R*N0E ST VINCENT DE pAUL, DE LA PAROISSEP ST-JEAN-BAP- KAMKTïI HOIR, 520 JUILLET 10152 PAR TRAINS SPECIAUX DU j^AND NORETOUR ARRET AUX CHU- n.,,,.°EPA*T DE LA «ARE DU GRAND NORD, Coin des rues Morssu et Ste-Catherlne.Le premier trnln h 10.30 heures, «uns nn-fi.Le deuxième trnln 3 lloci heunx, «rréisut & toute» les stations jusqn’è Joliette.Do retour i\ Montrés! j."'1 fj' Vl’i Î’; m t, /U.r2î0Ur l'’*.lnu,'s arrêteront h toute» le* ststlnn» é psrttr de Johette.Rsfrstchi»»ement», Fruit».S»ndwirh», Kte., nu prix de In ville Lj!U_i"r*0'r" Pour slier seulement, »’sdre*»or su Rév.J.-Aub.l'sré Clmnelnin' BILLETS BONS POUR é JOURS A QUEBEC.K t nspeiatn.Billets en vente au Preebytère, A l'Hospice Auclalr, et ches Messieurs: No-t^r* ^ VVics-Présldent; L.Olngras, 37) Drolet; Jos.Mor-rler, 401 Rnchol-Est; Théo.Desrochers.Président, « Rachel Est; La.Lachapelle.0*7 St-André; H, Cardinal, Sécrétslré, 828 Berrl; Alp.Drolet, Trésorier, élTMentnns.Billets: Dames ou Messieurs $3-00, Enfants, 5 à 12 ans $1 so AU RETOUR.TRAMWAYS SPECIAUX A LA OARE APPARTEMENTS A LOUER “Poiue aua Apartment»”, 56 Shor-brooke Ouert, près de la rue St Urbain, aussi au r‘Outromonj Apartments”, Si-Boulevard Saint Joseph, près du che min Sainte-Catherine, chauffés, l’eau chaude durant toute l'année; poète 5 gaz, glacière, insta:1ation d’éclairage électrique, accommodation -de premier ordre.S’adresser aux concierges ou à Rodolphe Bédard, 55 Saint Franç^-s Xavier.Téléphone Main 3869.CHAMBRES A LOUER 64 Oherrier, magnifiques chambres, grandes, bien aérées.Endroit très paisible, confort.Prix très raisonnables.Cartes Professionnelles AVOCATS B0URBONN1EBE, F.J., C.B.,avocat, 76 rue Saint-Gabriel, Tél.Bell Main 2679.Boite Foetal» 858.— Adreeee télégraphiqn».**ï7«hsc, Montréal”.T Main 4W6.'! 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cette force provenait de la Fédération de leurs différentes succursales de la Puissance.Nous voyons la même chose chez les îommis-voyageurs.QUELQUES CONSTATATIONS N’est-il pas évident que trop longtemps, nos corps de commerce n’ont pas utilisé tous les -moyens à leur disposition pour défendre et avancer leurs intérêts, et n’ont pas réclamé la proportion représentative à laquelle ils avaient droit dans les déférentes assemblées délibérantes qui leur aurait permis non seulement de défendre leurs intérêts lésés, mais de promouvoir le commerce et- faciliter le développement de nos ressources naturelles.En vue des questions importantes, je dirai, vitales, qui sont traitées dans les congrès cle la Puissance ou de l’Europe, les Chambres de Commerce n’auraient-elles pas plus de force en discutant, chez elles les questions qui les intéressent et en les présentant au nom de la.Fédération des Chambres de Commerce de la province que de voir chaque Chambre faire valoir ses propres idées, qui souvent, viennent en contradiction avec celles des 'Chambres-Sœurs de la même province ?Instruits par l’expérience du passé, nous avons raison etc croire que tous Ips corps commerciaux réunissant leurs forces en un même faisceau et animés du désintéressement personnel, dont font, preuve ceux qui s’intéressent activement aux choses commerciales, verront à faire changer l’état de choses actuel, en étudiant dans des réunions comme celle d’au,jour d'hui, les différentes questions com-mereiales, et dans mon opinion, il me semble que le seul moyen •d'obtenir ces résutats est la Fédération proposée.Ces remarques de M.Préfontaine fn-ren si bien accueillies que le projet de Fédération fut adopté.LES CONVENTIONS DE LA FEDERATION La Fédération a tenu sa première convention annuelle à Montréal; en 1911, elle siégeait, dans la ville de Québec; on mai dernier, son quatrième con-gr/jF eut lieu à Trois-Rivières, et elle a '•liooi Chicoutimi pour Heu de réunion de la convention de 1913.M.Isaïe Préfontaine fut lo président do la nouvelle organisation.Il dut faire deux ternies tant les délégués tenaient à profiter de son expérience.M.G.A.Vandry, de la maison Pa qnet, de Québec, succéda à M, Préfon-t.dne, à la présidence, et M.Préfontainc devint alors président d’honneur de la Fédération.Lors de la dernière convention des Trois-Rivières, les délégués offrirent de .nouveau la présidence à M, Vandry, qui déclina cet honneur pour donner à d’autres l’avantage d’aider la Fédération.M.1.E.A.Dubue, le grand industriel '.anadien frnnçnis est, le président actuel de la Fédération.Mtre Fortunat Bourbonnière fut élu premier secrétaire-trésorier, fonction qu’il abandonna en janvier dernier.Aujourd’hui, la Fédération, ineorpo-vSy par un statut fédéral, est, reconnue ¦ toutes les organisations similaires la province et du pays qui sont heureuses de compter une collaboration do plus.Il serait trop long de redire tout ie travail accompli par la Fédération depuis sa fondation.Sous peu paraîtra un annuaire que la Fédération éditera chaque année et qui contiendra le détail des travaux accomplis lors de la dernière convention.Disons seulement qu’au nombre des voeux émis est celui de la construction d’un embranchement du Transcontinental pour Québec et Montréal; — le creusement du lit du Saint-Laurent, en bas de Québec, à 33 pieds; la convocation d’une conférence de tous les premiers ministres provinciaux en vue d’obtenir, autant que possible, plus d’uniformité dans les lois civiles du Canada ; la reforme de l’octroi des licences d’hôtels à la campagne ; — des moyens à prendre pour conserver les bons chemins ; enfin la passation d’une loi de f;''Hte.Comme on le voit, la lératkm est appelée à rendre de grands services dans le développement économique de la province do Québec et au pays.LE b ON S ETL DE LA FEDERATION Le conseil de la Fédération se compose d’un président, de deux vice-présidents, d’un secrétaire-trésorier et de quatre directeurs, et ceux qui composent ce bureau exécutif sont tous des hommes d’affaires en vue, à la tête d’industries ou d'établissements considérables.M.J.E.A.Dubue, le président actuel de la Fédération, est sûrement l’un dos hommes d’affaires et industriels canadiens-français les plus brillants ; M.Dubue n’est âgé que de 41 ans, et déjà il est à la tète d’une des plus grandes industries de la province.A lui seul, il dirige en même temps, des usines à pulpe, la construction de deux chemins de fer, un aqueduc, une compagnie de téléphone et une compagnie d’éclairage à Chicoutimi.M.J.E.A.Dubue est originaire de Sherbrooke.Après des études brillantes au Séminaire de cette ville, il entrait à, l’âge de IG ans à l’emploi de la Banque Nationale à Sherbrooke.En 1892 il partait de Sherbrooke, et à l’âge de 21 ans, il était nommé gérant de la Banque Nationale à Uhi-coutimi qui comptait une population de 1,600 âmes.M.Dubue décida de sc dévouer tout entier au développement de Chicoutimi pour en faire la capitale de la région du Lac St-.lean et du Saguenay.En 1897, M.Dubue démissionna comme gérant de la Banque Nationale pour se consacrer à Tindustrie de la pulpe : c’est alors qu’il prit la direction de la compagnie de pulpe de Chicoutimi.Depuis il a fondé deux grandes usines à Chicoutimi et une troisième à la rivière Ouatchewan ; les pulperies de Chicoutimi ont une production de 230 tonnes chacune par jour ; et celle de l’Ouatchcvan produit à son tour une moyenne de 90 tonnes par jour.Pour faire une belle ville progressive, il faut la pourvoir de toutes les améliorations modernes ; aussi M.Dubue s’est-il empressé de doter Chicoutimi d’un aqueduc, d’un service de téléphone et d’un système d’éclairage à Télectri-cité.Chicoutimi avait aussi besoin, pour se développer, d‘un chemin de, ïcr qui aurait pu desservir les centres environnants, et M.Dubue entreprit do" construire lo chemin de fer de la Baie des Ha ! Ha ! A l’heure qu’il est, M.Dubue pousse la construction d’un nouveau chemin connu sous le nom de ‘ Roberval et Saguenay ” qui est appelé à ouvrir à la colonisation des territoires très vastes.C’est aussi l’intention de M.Dubue de construire au terminus de ce chemin de fer à la Grande Péribonka un moulin à pulpe de ?5,000,000.M.Dubue emploie, dans ses diverses industries, plus de 1200 hommes.On peut se rendre rompte ainsi des bienfaits qu’il rend à ses compatriotes.Avec l’activité d'un tel homme, secondé par des collaborateurs désintéressés.Chicoutimi est.devenue aujourd'hui une ville de 7,000 urnes.En 1R92, la Banque Nationale était seule et n’avait à son emploi que son gérant et un commis : aujourd’hui elle compte huit employés, et la Banque Molsan a ouvert de plus une succursale importante.Le récent désastre qui a dévasté Chi-eoutimi est un malheur que les hommes de progrès qui président aux destinées de cette ville auront vite réparé.M.Dubue nous affirmait que Chicoutimi surgira plus grande et plus belle de scs ruines.Le président de la Fédération des Chambre de Commerce fait aussi partie de l’association des manufacturiers de papier du Royaume-Uni ; il est directeur de l’association, des manufacturiers canadiens, et président de la Chambre de Commerce du Sacuenav.Disons en terminant, quo M.Dubue est d’une générosité très grande pour ses concitoyens.C’est ainsi qu'il y a quelques années, il fit un don de 8100,-001) nu collège de Chicoutimi, et rein après avoir donné 825,000 à l’hôpital de cette ville.M.T S AIF PREFONTATNF M.Isaïe Bréfontaine, président d’honneur de la Fédération est un homme trop connu pour que nous nous attardions à refaire longuement sa caiTÎère.Rappelons brièvement que AT.Tsaïc Bréfontaine est né à Belœil en 1 SOI.11 est le fils de M.Bamase Bréfontaine.AT.Tsaïo Bréfontaine a été instruit au collège' de Montréal.Depuis son arrivée à Montréal en 1888, il s’est toujours intéressé considérablement aux propriétés foncières, et il est maintenant l’un des plus importants propriétaires de l'fle de ATontréal.AL Isaïe Bréfontaine s’est plaeé à Bavant-garde de nos hommes de progrès ; il s’est particulièrement intéressé à l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales.et c’est à ce titre que Sir Lomcr Gouin le nomma président de la corporation de l'Koole.Pendant deux ans.ee citoyen distingué a été président de la Chambre de Commerce du district de Montréal, et le pre- Il est de la plus haute importance pour la tranquillité des testateurs et des donateurs d’assurer une bonne et prudente administration de leurs biens, en les confiant à une Société qui est permanente, responsable et expérimentée comme La Société (l’Administration Générale 35 RUE ST-JACOUES, MONTREAL mier président de la Fédération des Chambres de Commerce de la Province de Québec.Il est intéressé dans maintes sociétés financières de notre monde commercial.M.J.F BOULAIS M.J.F.Boulais, 1er vice-président, est encore un citoyen important, dont la Fédération s’honore.M.Boulais naquit à Marieville, le 27 février 1866, et il est ancien élève du collège de Sainte-Marie de Mon-noir.Ses études terminées, H embrassa la profession de «notaire qu’il exerça pendant quatre ans à Sorel, en société avec son beau-père, feu le notaire Chapdelaine.En 1898, la Banque d’Hochelaga le nomma gérant de sa succursale de Sorel, qu’il quitta en 1902 pour Trois-Rivières.xl y a dix ans que M.Boulais est gérant de la Banque d’Hochelaga à Trois-Rivières, et sa banque est aujourd’hui la première de toute la région du Saint-Maurice.Depuis dix ans, M.Boulais a toujours pris une part très active à tous les mouvements commerciaux et industriels, et il s’est particulièrement intéressé aux finances de la ville des Trois-Rivières, dont il a toujours négocié les debentures depuis dix ans.M.Boulais est un homme d’affaires dans toute l’acception du mot, mais il a su aussi travailler à former des hommes d’affaires et des jeunes gens instruits.Depuis dix ans, il s’est occupé d’une manière toute spéciale de la cause de l’éducation, tant commerciale que classique.Ce qui ne peut en rien diminuer M.Bornais aux yeux des hommes d’affaires, c’est qu’il est un sportman dans la force du mot et un chauffeur renommé.Il donne aussi à la musique beaucoup de loisirs, et il s’est efforcé à donner une grande impulsion à l’art musical à Trois-Rivières1.M.Boulais est le type du gentilhomme affable, courtois et d’une grande droiture; à Trois-Rivières, il ne compte que des amis.M.F.H.HEBERT M.F.H.Hébert, le 2ème vice-président de la Fédération, est le maire de la ville de Sherbrooke; c’est dire qu’il n’est pas le premier venu.M.Hébert est encore un homme d’affaires très en vue.11 dirige avec beaucoup, de succès un grand établissement de gros.Il est le chef de la maison Hébert & Fortier,' négociants en gros, de farines, grains et épiceries.M.Hébert s’est toujours intéressé à la Fédération, et c’est un gage pour l’avenir.Tl jouit partout de beaucoup d’estime.M.ARMAND CHAPUT M.ARMAND CHAPUT, directeur de la Fédération, est aussi président de la Chambre de Commerce du district do Montréal, l’une des plus importantes du continent.M.Armand Chaput est le fils de M.Charles Chaput, et naquit à Montréal en 1875.11 fit ses études au collège Sainte-Marie, puis au Davis Business College.Depuis 16 ans, il fait partie de la grande jnaison L.Chaput, Fils & Cie, Limitée, qui fait un commerce d’épicerie très considérable.M.Chaput est aujourd’hui le directeur-gérant de cette firme canadienne-française dont la fondation remonte à 1842, et qui a vu trois générations consécutives de la famille Chaput.M.Chaput est aussi directeur du Board of Trade, et ancien président de l'association des épiciers en gros de Montréal, et membre de nombre d’associations diverses.M.WM.A.MARSH, M.Wm.A.ATarsh, président .de la Chambre de Commerce de Québec, représente cette institution darts la Fédération.AI.Marsh est un industriel.Il y a vingt-cinq ans, lorsque M.Marsh ouvrit à Québec une fabrique de chaussures, il existait dans le public un préjugé fatal à l’industrie locale.Il fallait, croyait-on, aller chercher aux Etats-Unis les chaussures de luxe.M.Marsh, bravement, résolut de démontrer par l’évidence la légèreté de cette opinion.Il se mit à l’œuvre et, bientôt partirent de Qdébee les plus beaux échantillons de fines chaussures qui révolutionnèrent le commerce non seulement dans la province de Québec, mais dans toute la puissance au Canada, et par tout le continent américain.Plus de cinq cents hommes et femmes travaillent quotidiennement dans la vaste fabrique de AT.W.A.Marsh et pas moins de cinq cents formes différentes sont continuellement dans le commerce.La Cie W.A.ATarsh limitée, peut être considérée comme une corporation fermée, attendu que AL ATarsh et quelques membres de sa famille ainsi que trois ou quatre de ses amis détiennent à eux seuls tout lu stock.M.N.A.O S TI GUY AT.N.A.Ostiguy est maire de A’al-leytcld et le président de la Chambre de Commerce de cette ville.Tl naquit à Sainte-Alarie de Monnoir en 1865.Apre* un cours commercial au collège de Saint-Oésaire, il entra en apprentissage pour la îabrication des fourrures.A vingt-quatre ans, il fondait à Aral-.eyfield la maison de chapellerie et de pelleterie qu'il dirige avec tant de succès.Chaque aunép, AT.Ostiguy fait son voyage d'Europe dans l’intérêt de son commerce.M.Ostiguy est directeur de la Fédération depuis T91L M.’OCTAVE LAURIN M.OCTAVE LAURIN, directeur le la Fédération depuis 1911, est né à Beauharnois, le 3 septembre 1858, il fit ses études au collège des Frères des Ecoles Chréticunes q Beauharnois.Il fut assistant-percepteur des droits de péa ge au canal de Beauharnois, de 1875 à 1882, et devint teneur de livres, puis voyageur de commerce pour MM.J.W.Kilgour and Bros.* manufacturiers de meubles A.Beauharnois jusqu'en 1891, lorsqu’il ouvrit un magasin de gros et de détail à Beauharnois.En 1901, H fonda In compagnie “The St-Lawrence Furniture Cio.” A Rivière du Loup, dont il est le directeur gérant; cette entreprise est la principale industrie de la place et très prospère.M.Laurin aime à s’occuper des af faires publiques et y porte un grand in térêt; plusieurs entreprises et améliorations sont dues à son initiative.M.Laurin est président de la Chambre de Commerce de Vrascrvillc depuis trois ans.M.ARTHUR LEMONT M.ARTHUR LEMONT, secrétaire-trésorier, est natif de Montréal.Après avoir suivi un cours classique à Sainte-Thérèse et au collège Sainte-Marie, il embrassa la carrière du droit qu’il abandonna pour le journalisme.Il fut tour à tour attaché à la rédaction du "Canada”, de ‘‘La Batrio” et de “La Bresse”.Nommé secrétaire de l’honorable Jean Prévost, il entra ensuite dans le service civil, au service des mines.Il revint au journalisme pour devenir plus tard secrétaire-trésorier adjoint de la Chambre de Commerce do Moot-réaj et secrétaire trésorier do la Fédération des Chambres de Commerce.^é>-< AND&B XiH&OY.GRANDE VENTE DE JUILLET Prix exceptionnels pour quelques jours seulement MAISONS A APPARTEMENTS $80,000 —RUE DRUMMOND, entre Dorchester et Sainte-Catherine, terrain TSVg x V27\', plus de 10,000 pieds de superficie.Construction en pierre et brique solide, de 3 étages, avec sous-sol, 13 logements.Cour cimentée.Ruelle en arrière, cimentée et ruelle de côté de 15 pieds.Poêle à gaz, électroliers et glacières, chauffe-bain au gaz dans tous les appartements.Complètement loué.Pas de frais d'administration.Revenus annuels, $6.700, doit rapporter $7,500.Conditions: Comptant, $20,000.Balance: facile à 6 pour cent.$45,000 ET0NIA APPTS.- Rue Tapper, à 100 pieds de la rue Sainte-Catherine.Construction à l'épreuve du feu, échelles de sauvetage.Eclairée des 4 côtés.Terrain de 32 x 115 pieds, bâtisse 32 x 06, comprenant toutes les améliorations modernes.Electroliers, poêle à gaz, glacières, glace montée par le concierge.Intérieur fini en bois dur.Devants de cheminée.Revenus annuels garantis: $5,150.Conditions: Comptant, $10,000.Balance: Conditions faciles.$37,500 NEW D0 RC H ES.TER APPTS.—Rue Dorchester-Ouest, construction à l'épreuve du feu, en pierre et brique solides, charpente en fer, échelles de sauvetage, très éclairée, terrain de 25 x 110, bâtisse de 25 x 100, comprenant toutes les améliorations modernes.Electroliers, poêle à gaz, glacières, glace montée par le concierge.Intérieur fini en bois dur.Devant de cheminée.Revenus annuels garantis, $4,200.J* Conditions : Comptant $10,000.' 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mais, auparavant, ils s’informent des aptitudes de la négresse et la questionnent: — Aimez-vous les enfants?-— Oh! monsieur, répond-elle, je ne sais plus, il y a déjà longtemps que je n en ai pas mangé.• • • Dans un guide-annuaire des hôtels suisses, on relève les indications suivantes: bâte, grand hôtel de TU.le plus luxurieux de Bâle.Saint-Galt, sanatorium O.hiver, cure d’endurisseincnt sports.Zurich, hôtel V.; cuisine soignee, exclusivement cuit de beurre frais.Zurich, hôtel M.; grandes salles de restaurant avec la lucre courant du tonneau.Ifergun, kurhaus R.; dos poitrinaires à la poumonne ne sont pas acceptés.(iersan, hôtel M.: chauffage central a eau chaude et aux poêles de carreaux.H y en a une autre encore bien amusante, mais plus délicate à reproduire.hôtel en et Le capitaine Rourassa dit: “Je suis pour le vote des femmes; le mal, c’est que chaque insensée, en Angleterre .entre dans le fouvement et retarde ainsi le progrès d’une ré-fonne saine et efficace.“De même les progrès du système de confection Semi-readv ont été retardés par les fabricants entêtés i i C.n 0 g n 0 te, s.s.4 >) 1 3 î 1 p.O î 1 1 t 0 r.f.5 (• 1 O 3 0 n 1b.5 0 0 li i 0 X .(j 4 27 12 o Totaux x A frappé pour Gagnon à la 9ème Résultat par reprises : Blue Bell.1004(‘1110—8 Chateauguay.000001032—-6 -»- Rigaud vs Hudson Rigaud, 19.Dimanche prochain, à Oku, il y aura une grande partie de baseball entre les Rigaud et le club Hudson pour un enjeu de 825.A cette occasion, une excursion a été organisée par le club Rigaud.Le St.r '‘Victoria” partira de Rigaud à midi et demi et arrêtera à Hudson.Le retour s'effectuera lo soir vers six heures.Prix du billet, 50c, aller et retour.Le club Rigaud a défait Oka dimanche dernier par un score de 9 à 6 sur le terrain de ces derniers.Résultat R.H.E.Oka.01000122— 6 7 8 Rigaud.1110003.1— 9 15 4 Batteries — Oka : R.Lafcorgo et R.Marirn ; Rigaud : Champagne et C.E.Sauvé.Arbitres, Fontaine et Hughes.Parcequ'elles agissent agréablement (sans purger ni sans coliques) mais cependant Intégralement.LAXATIFS NA-DRU-CO sont les meilleures pour les enfants et pour les grandes personnes.25 eanti la boita chas T«ra pharmadtn.SttlMil Inti an< Chan leal fia.if Cmla, limitei, 162F Programme de ce jour et de demain SAMEDI Crosse National vs.Tecumseh, à Toronto.Toronto vs.Irish-Canadian, à Maisonneuve.Capital vs.Shamrock, au Mile-End.Montréal vs.Cornwall, à Cornwall.Baseball Montréal vs.Bisons, à Buffalo.Turf Ouverture du meeting au parc King Edward.Natation Régates à Saint-Eustache.Régates à Saint-Jean.DIMANCHE Crosse Parties régulières de la ligue Jacques-Cartier.Baseball Athlétique vs.Villerai, au Shamrock.Richmond vs.Chénier, au Shamrock.Montréal vs.Chinois, au National.Turf Courses au trot à Saint-Laurent.Le tournoi de TAss.Athlétique de la police LE ANRA LIEl AlERCGETlt PRO-PROCHAIN, AU TERRAIN DE LA M A.A.A.la VILLE DK.TORONTO SERA REPRESENTEE.Pour la seizième fois depuis sa fondation.I Association Athlétique do la Police de Montreal donnera son tournoi annuel nu terrain do la M.A.A.A.à Woslmount, mercredi prochain, 24 juillet.Les organisateurs de cette fête sont: M.J, E.Hébert, assistant chef de police, président ; qunrtior-maîtro T.J.Holland, 1er vice-président; constable A.Bajot, 2èmr vire-président ; ( apt .A .E.Naeglé, secrétaire ; lieutenant G.Ménard, trésorier.I.es arbitres du tournoi seront : Dr E.J, Tees, S.J.Farrel, Capt.Kd.Egan, échevin Thos.O’Connell, E.Herbert Brown, Denis Tanspy, L.Ru-benatein, lieutenant eolonel Oateil, B.Tansey, Raphaël Ouimet* J.Déviai**.LIGUE INTERNATIONALE Montreal à Buffalo.Toronto à Rochester.Newark à Providence.Jersey CRy à Baltimore.LIGUE AMERICAINE j?Cleveland à New-York.£ Detroit à Philadelphie.J Chicago à Boston.£ St-Louis à Washington.- LIGUE NATIONALE J New-York à Pittsburg.% Brooklyn à St-Louis.j* Philadelphie à Chicago.£ Boston à Cincinnati.^ k ***** * *##»**£ Les parties dans les grandes ligues V oici les résultats des parties jouées hier dans les séries des ligues Nationale et Américaine : LIGUE NATIONALE Chicago.OOOOOOOOO—0 3 0 Philadelphie .102000001—4 10 0 Lavender, Richie et Archer ; Rixey et Killifer.Boston,.000001100—2 8 5 Cincinnati.00020100x—3 5 2 Tyler et Kling ; Humphries et McLean.1ère partie : Pittsburg.002000011—4 10 2 New-York.004000001—5 4 2 O’Toole, Warner et Simon ; Mar quard et Myers.?ième partie ; Pittsburg.0(«230000x—5 10 1 New-York.002020000—4 8 0 Hendrix et Gibson ; Ames, Grand-ail et Myers.Brooklyn.012010000—4 7 1 St-Louis.05000001 x-6 8 0 Curtis, Allen et Hiller ; Willis, Steele, Sallee et Bliss.POSITION DES CLUBS.G.P.P.G.New-York 60 19 759 Chicago 19 31 613 Pittsburg 47 32 595 ( ineinnat i .i, .42 40 512 Philadelphie 38 39 494 St-Louis .1 .Brooklyn 35 50 412 31 51 378 Boston 23 61 271 LIGUE AMERICAINE lèrc partie — St-Louis .010000000—1 7 2 Washington.OlOOiOOOx—5 9 0 Powelt et Stephens ; Williams et Groom.2ièmo partie St-Ix>uis.010000000—1 6 33 Washington .023-11000x—10 If* 2 C.Brown.Hamilton et Snell ; Cash-ion et Ainsmith.Hère partie — Détroit.002002022—8 12 6 Philadelphie .202010010—6 10 0 Willett et Stanage ; Pennock, Brown et Lapp.2icme partie — Détroit,.000200040— 6 10 6 Philadelphie .,34211300x—14 14 1 Works, Aloran; Donovan et Stanage, Onslow i; Houck et Thomas, lière partie — Boston .01202021 x—8 9 0 Chicago .000900000—(¦ 6 7 IL Collins et Carrigan ; Benz, Bell et Kuhn.2ièrae partie — Boston .010000000001—2 8 2 Chicago.0000010(>0000—1 8 6 Bedicnt et Carrigan ; Cicotte et Sullivan.A New-York — Cleveland.002000010—3 10 2 New-York .000200101—4 9 2 Blanding et Easterly ; Ford et Sweeney.POSITION DES CLUBS HUGH McKENNA, Ecr.St.Stephens, N.B., 17 janv.1911.“Je désire vous parler du grand bien que m’a fait “F’ruit-a-tives’ Pendant des années, je fus torturé par la constipation chronique et des trou blés d'estomac.T'étais très épuisé' et mes amis craiguaient que je fusse en consomption.Je consultai de nombreux médecins et essayai foutes sortes de remèdes mais n’éprouvai aucun soulagement jusqu’à ce que M.McCready, de St-Stephen, me conseillât d'essayer “Fruit-a-tives’’, je Suis heureux de dire que je jouis maintenant d’une excellente santé.“ Fruit a tivès ' ’ est le meilleur remède qui soit et je recon-'mande fortement à nifg amis d’en faire usage.'’ HUGH McKENNA.“Fruit-a-tives” est le seul remède qui guérisse définitivement et complètement la constipation.Ce merveilleux composé de jus de fruits agit direete-rnent sur le foie, forçant cet organe à extraire une plus grande quantité de bile du sang et à en distribuer davan tage pour faire fonctionner les intestins de façon régulière et normale.50 cents la boîte.6 pour $2.50, boîte d’essai, 25
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