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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 1 mars 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1985-03-01, Collections de BAnQ.

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Déjeuner d’affaires aux FruitsdeMer PJAftOTAVCHNA SyN\[K^\\yjtA 4293 ST-DENIS 842-0867 LXXVI — No 50 Neige dispersée.Vents modérés.Max.: 0 (détail page 17) Montréal, vendredi 1er mars 1985 Côte-Nord.Abittbt A Gespésie 45 cents.Nouveau-BrunsMTtck 50 cents.Toronto 50 cents 35 CENTS Ottawa soutient que le contrôle de Québec n’a pas joué dans le refus d’accorder la subvention de $100 millions à Domtar BERNARD DESCÛTEAUX OTTAWA — La nouvelle politique adoptée par le ministère de l’Expansion industrielle régionale de ne plus accorder désormais des subventions à des sociétés d’État n’a pas été prise en ligne de compte lorsque fut refusée à Domtar une subvention de $100 millions pour la modernisation de son usine de papier fin à Windsor.C’est ce qu’ont soutenu hier plusieurs porte-parole de ce ministère alors que de son côté le premier ministre Mul-roney affirmait que le fait que Domtar soit propriété en partie du gouvernement québécois n’avait rien eu à voir dans le refus de cette subvention.Ces précisions ont été apportées hier après que l’opposition libérale et néo-démocrate ait dit croire que le gouvernement conservateur veuille refaire le coup du S-31, mais en pièces détachées.Ce dont M.Mulroney s’est vigoureusement défendu bien qu’il existe un certain flou autour de cette nouvelle politique de refuser des subventions à des sociétés d’Etat.M.Mulroney lui-même n’a pas semblé au courant de l’existence de cette politique dont les fonctionnaires ont d’ailleurs du mal à dire comment elle s’applique.La menace d’un «S-31 en pièces détachées» pouvait en effet apparaître fondée en apparence.Ne serait-ce que la Caisse de dépôt et placement du Québec est encore partie au dossier.C’est elle que le projet libéral S-31 visait à la suite de pressions du milieux des affaires de Toronto pour qu’on limite ses activités dans le secteur des transports.Dans Domtar, elle détient 20 % des actions.La SG F, une société d’Etat québécoise, détient également 26 % des actions.Les propos mêmes de M.Mulroney avaient cependant alimenté cette crainte.Mercreid il avait par exemple affirmé que le fait que le Québec soit le plus Important actionnaire de Domtar avait été l’un des éléments qui avaient conduit au refus de la subvention.Il avait expliqué qu’ainsi on se trouvait à subventionner directement le gouvernement du Québec.Le premier ministre a pris le plus grand soin hier de ne pas répéter ces propos.Le fait que Québec soit l’actionnaire le plus im^rtant de Domtar signifie tout simplement qu’il faut aller discuter des projets de Domtar avec celui qui détient le pouvoir décisionnel, ce qu’il fera jeudi prochain en allant rencontrer le premier ministre René Lévesque.Il s’attend alors à ce que Domtar ou le gouvernement québécois luis fasse «des propositions intéressantes de nature à nous permettre de faciliter ce projet d’envergure pour l’Estrie et le Voir page 10; Domtar Sinclair Stevens Le décès de Madeleine Ryan sème la tristesse MARIE LAURIER Mme Madeleine Ryan, épouse de M.Claude Ryan, député d’Ar-genteuil à l’Assemblée nationale et ancien directeur du DEVOIR, est décédée tôt hier matin, entourée de sa famille à son domicile d’Ou-tremont.Agée de 59 ans, Mme Ryan a succombé à une longue maladie qui l’avait contrainte à se tenir à l’écart de la vie publique ces derniers mois.La nouvelle de ce décès a semé la tristesse dans tous les milieux où Mme Ryan avait imprimé une marque de courage, d’intelligence et d’humanisme, notamment dans les domaines religieux, sociaL édu-catif et culturel.« C’était une sainte femme, elle était d’un courage à toute épreuve, c’était une femme exceptionnelle » soulignaient hier tous ceux et celles qui l’ont connue ou côtoyée en lui ren-Volr page 10; Le décès Zundel est reconnu coupable TORONTO (PC) - Après neuf heures et demie de délibération, un jury a conclu, jeudi, qu’Ernst Zundel était coupable sous un chef d’accusation d’avoir distribué de la littérature anti-juive.Informé du verdict des 10 hom-m e s et femmes constituant le jury, le juge Hugh Locke a remis Zundel en liberté sous un cautionnement de $1,000 jusqu’au 25 mars, alors qu’il prononcera la sentence.La peine maximale à laquelle Zundel peut être condamnée est de deux années d’emprisonnement.Immigrant reçu au Canada, Zundel, 46 ans et originaire de l’Allemagne de l’Ouest, risque éga- Volr page 10; ZuikM L’IRA frappe en Ulster: au moins huit morts et 20 blessés L'IRA, l’Armée républicaine iriandaise, a frappé fort hier soir en Irlande du Nord, pulvérisant au mortier le réfectoire d'un commissariat de poiiee de Newry, dans le sud de l'Ulster.Sur la photo, des policiers patrouiiiept dans ia rue où s’est produit i’attentat.Voir en page 10.Les USA rejettent l’offre d’Ortega ¦ Managua propose de renvoyer des conseillers militaires cubains WASHINGTON (AFP, Reuter) - La Maison-Blanche a rejeté hier les propositions du président nicaraguayen, M.Daniel Ortega, visant à favoriser un règlement de la crise en Amérique centrale, estimant qu’il s’agit d’une manoeuvre à l’adresse du Congrès avant le débat sur l’aide aux insurgés anti-sandinistes.Le président nicaraguayen a annoncé que son pays renverrait à partir de mai prochain 100 conseillers militaires cubains et gèlerait pour une période indéfinie ses achats d’armements pour contribuer à la recherche d’une solution négociée à la crise en Amérique centrale.« C’est une soi-disant offensive de paix assez sophistiquée visant à influencer le Congrès », a déclaré la Maison-Blanche, alors que le président Ronald Reagan s’efforce, depuis une semaine, de convaincre les parlementaires qu’il faut venir à bout du régime sandiniste au Nicaragua.Le porte-parole de la présidence a estimé que les 100 Cubains qui seraient expulsés « à une date indéterminée » ne sont que « quantité négligeable » par rapport aux 2,500 à 3,000 militaires cubains présents, selon Washington, au Nicaragua.(Il y a moins d’un millier de conseillers militaires cubains au Nicaragua, et cinquante d’entre eux vont rentrer chez eux en mai, a affirmé, hier, à l’aéroport de Lima, le président Ortega avant de s’embarquer poui' l’Uruguay.) En ce qui concerne l’intention des sandinistes d’observer une pause dans les achats d’armes en URSS, « nous rappelons qu’ils ont déjà indiqué qu’ils ne pourraient absorber beaucoup plus d’armes en raison des quantités d’armes déjà reçues », a ajouté M.Speakes.Pour éviter de donner l’impression de fermer totalement la porte aux propositions sandinistes, la Maison-Blanche a appelé Managua à faire preuve d’une « intention sérieuse de répondre à nos inquiétudes ».Si une telle intention existe, elle serait « bienvenue », a dit M.Speakes en rappelant que Washi-gnon souhaite notamment l’organisation de nouvelles élections au Nicaragua, une réduction de l’arsenal militaire sandiniste, le renvoi des conseiUers cubains et soviétiques ainsi que la fin de « la subversion » par Managua à l’encontre de ses voisins.Si la Maison-Blanche a ainsi rejeté la substance de l’initiative du président Ortega, elle s’est efforcée d’en tirer un bénéfice politique.Le dirigeant sandiniste a une attitude qu’il n’avait pas auparavant, a déclaré M.Speakes, et cela prouve « le succès de notre politique ».Selon le porte-parole américain, les sandinistes ont été conduits à faire ce dernier geste en raison d’une érosion de leur soutien populaire et des pressions diplomatiques dont il font l’objet de la part de leurs voisins.La Maison-Blanche cherchait ainsi à contrer Voir pag* 10; Les USA Le lobby des victimes de l’ivresse au volant réclame plus de fermeté LAURENT SOUMIS Malgré l’adotion prochaine par la Chambre des Communes du projet de loi C-18, comportant de nombreux amendements au Code criminel canadien, le lobby des victimes de l’ivresse au volant continuera à réclamer une plus grande fermeté des autorités a l’égard des automobilistes en état d’â)riété.Au Canada anglais, la formation de ces groupes de pression des victimes de l’ivresse au volant a pris la forme et le nom du MADD, les Mothers against drunk (hivers qui comptent déjà plus de 7,000 adhérents et adhérentes à travers le pays.Depuis quelques mois, au Québec, une dizaine de personnes regroupées à l’invitation de M.Marc Dubrule, de Montréal, jettent les bases de l’Association pour les victimes de chauffards.Marc Dubrule a lui-même perdu sa fille, Marie-Line, 22 ans, lors d’une tragédie routière survenue à Pierre-fonds le 3 juin 1983.Alors qu’elle circulait à bicyclette sur la voie opposée, elle fut mortellement frappée par un automobiliste qui a pris la fuite.Le conducteur a tout bonnement regagné son domicile, laissant la jeune fille, sans vie, sur la chaussée.Grâce aux indications des témoins oculaires, la police le retrouva un peu plus tard.L’individu admit avoir pris quelques verres avant l’accident.Deux mois plus tôt, les mêmes policiers l’avaient reconduit à sa résidence pour cause de facultés affaiblies.Si le rapport du coroner conclut à la responsabilité criminelle dans le décès, l’automobiliste ne fut pas pour autant accusé d’autre chose que de délit de fuite.D’aiUeurs, il n’a jamais subi le test de l’ivressomètre.Au terme d’un procès devant la Cour des session de la paix, il écopa d’une amande de $ 3,000.« Ce n’était qu’un accident », a déclaré le juge en prononçant la sentence.« C’est incroyable qu’un homme en état d’ivresse, qui a tué ma fille, s’est enfui, et l’a laissée mourir dans la rue s’en tire ainsi », affirme aujourd’hui le père de Marie-Line.« Ce n’est pas une question de revoir pago 10; IvrMM La hausse du taux d’escompte n’empêche pas le dollar de rechuter SYLVAIN BLANCHARD Le taux d’escompte de la Banque du Canada a maintenant franchi le cap des 11 %, passant de 10.95 % à 11.52 % hier après-midi.Il s’agit du plus haut niveau atteint depuis le premier novembre dernier où il avait atteint 11.67%.Le dollar canadien, qui amorçait une légère remontée depuis deux jours, a malgré tout chuté de 54 centièmes pour clôturer en fin d’après-midi à 72.08 cents US.Dans un geste inusité, la Banque du Canada a publié un communiqué de presse dans lequel elle préci.se que la baisse du dollar canadien au cours des dernières semaines aurait été impossible à stopper à moins d’augmentations substantielles des taux d’intérêt au Canada.Pour l’économiste John McCal-lum, cette hausse du taux d’escompte s’explique difficilement parce qu’elle survient au moment où le dollar avait gagné plus d’un cent mardi et mercredi derniers.M.Mc-Callum s’étonne de voir Ottawa laisser la Banque du Canada augmenter son taux d’escompte compte tenu du fait que le premier ministre Mulroney avait indiqué en début de mandat qu’il préférerait voir la valeur du dollar diminuée, plutôt que d’assister à une nouvelle remontée des taux d’intérêts.« Il s’agit de savoir quelles sont les priorités du Canada », souligne M.McCallum.Si, comme on l’a laissé entendre, il s’agit d’abaisser le taux de chômage et de créer des emplois, je ne vois pas comment un relèvement aussi important du taux d’escompte pourrait nous rapprocher de cet objectif.Au contraire ».Même s’il considère que la décision du gouverneur de la Banque du Canada ne lui semble pas conforme aux priorités du pays qu’ont définies Voir page 10; La hausse M.MARC DUBRULE, de Montréal, jette les bases d’une nouvelle Association pour les victimes de chauffards.DEMAIN Dans le DEVOIR CULTUREL de demain, place au DEVOIR CULTUREL.Dans le cadre du 75ème anniversaire du journal, le journaliste Jean Royer retrace l’histoire des pages culturelles dans le quotidien fondé par Henri Bourassa.On y voit défiler des hommes, des femmes, des idées, des événements qui ont fait du DEVOIR un témoin actif de l’évolution culturelle du Québec.À la recherclie'd’iiiie maison?d'un condominium?Surveillez notre rubrique L’IMMOBILIER Tous les samedis Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 Jean Chrétien n’a pas abandonné son ambition de diriger le Parti libéral PAULE DES RIVIÈRES OTTAWA — M.Jean Chrétien n’a pas abandonné son ambition de diriger un jour le Parti libéral du Canada.« On va voir », dit-il simplement sur son avenir, en n’écartant aucune avenue et en fixant son échéance à 12 ou 18 mois (lorsque les libéraux décideront s’ils veulent ou non une remise en question du leadership de M.John Turner).A plus court terme, M.Chrétien cherche encore son équilibre-.comme simple député — il est critique pour les affaires extérieures — mais aussi comme candidat défait à la chefferie libérale.« On m’observe et je ne peux pas gagner.Si je suis visible, on dit que je suis ambitieux ou que je fais du lobby auprès des députés ; si je ne suis pas visible, on dit que je suis en maudit », a-t-il confié au DEVOIR, lors d’une entrevue, il y a quelques jours.M.Chrétien a été candidat au leadership de son Parti et la réunification de ses troupes et de celles du vainqueur, au lendemain du congrès, n’a pas été spontanée.Et la cuisante défaite des Libéraux aux élections trois mois plus tard n’a évidemment rien fait pour accélérer la réconciliation.Interrogé à ce sujet, M.Chrétien se défend et répète simplement que s’il était absent lorsque M.Turner réunissait ces troupes ces derniers temps, c’est qu’il était ailleurs ou qu’il n’était pas invité.Son ami intime et conseiller politique durant de nombreuses années à Ottawa, M.Eddy Goldenberg, a pour sa part déclaré au DEVOIR que si MM Turner et Chrétien n’étaient pas des « amis intimes », ils n’en avaient pas moins d’« étroites relations professionnelles ».M.Goldenberg a cependant ajouté que le nombre très élevé de témoignages et d’appuis que recevait M.Chrétien partout où il passait, dans les épiceries, les restaurants, les voitures-taxis- « empêchait une guérison des plaies».Un autre des amis et conseillers de M.Chrétien, M.Pat Lavelle, qui voit régulièrement le député de Saint-Maurice et était un des invités à la réception que le député a donné à sa résidence il y deux semaines pour remercier ses organisateurs, a déclaré au DEVOIR cette semaine que « l’état du Parti libéral suffirait à aUmentei les ambitions de M.Chrétien ».X Jean Chrétien Pour sa part, M.Chrétien admet que « des gens viennent me voir et me disent on a fait une erreur (en choississant M.Turner) .On va voir ».Mais il est une chose que l’ex-bras droit du premier ministre Pierre 'Trudeau n’accepte pas: les allusions à son manque d’ardeur depuis qu’il a perdu le congrès au leadership et qu’il est redevenu simple députe.M.Chrétien, qui est entré aux Communes en 1963, a dirigé pas moins de huit ministères aux cotés de M.Trudeau et il a été sur la ligne de feu à de multiples reprises, notamment durant le débat sur l’énergie et durant le débat constitutionnel, au cours duquel il a manifesté un anti-séparatisme viscéral.Aujourd’hui, il admet que « le statut de simple député ne vous donne pas accès a des controverses tous les jours mais je fais mon boulot ».« Mais demandez à M.Gray (M.Herb Gray, leader libéral en Chambre), il n’a pas à se plaindre.Quand j’ai à critiquer M.Clark (M.Joe Clark, Secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures), je le fais.Maureen Mc-Teer (l’épouse de M.Clark) m’a même dit que j’étais trop dur envers lui».« J’en fais probablement plus que la plupart des autres députés »,pour-suit-il.Et s’il a d’autres activités cette année, ce n’est pas parce qu’il a décroché de la politique mais bien plutôt parce qu’il a moins de travail au Parlement et que « je ne suis pas du genre à rentrer à la maison à 5 heures et à enfiler mes pantouffles ».M.Chrétien est donc retourné à la pratique du droit, à temps partiel.Il passe ses vendredis à Toronto, à la firme Lang, Michner, Cranston Far-quharson.Ses intérêts politiques demeurent les mêmes, assure-t-il.M.Chrétien a aussi trouvé le temps, pour la première fois depuis des années, de s’asseoir pour écrire non pas ses mémoires mais ses réflexions sur les évènenents marquants auxquels il a participé au cours des 20 dernières années.Avec l’aide d’un ami, U a déjà écrit 700 pages, en don- nant un gros coup durât la période des Fêtes.Les médias ont reparlé récemment des relations tendues entre MM Turner et Chrétien, après avoir noté que M.Chrétien avait, lors de la réunion de l’exécutif national du Parti qui s’est tenue à Scarborough les 9 et 10 février, limité sa présence à un minimum.« Je ne suis pas membre de l’exécutif »,a-t-il fait valoir au DEVOIR.Quant au fait que M.Chrétien n’avait pas assisté au discours que son chef a livré lors d’un diner de Téxé-cutif, le député dit simplement que « je n’étais pas invité ».Et c’est normal, ajoute-t-il.Pendant que M.Turner parlait, M.Chrétien livrait lui aussi ses réflexions devant d’autres Libéraux, réunis dans le comté du député torontois, Mme Aideen Nicholson.Le mois précédent, M.Chrétien avait également été le grand absent du caucus spécial des députés libéraux que M.Turner avait convoqué dans le but d’améliorer la stratégie parlementaire.C’est que M.Chrétien avait depuis longtemps prévu un voyage en Asie, qui Ta empêché d’être présent pour la reprise des travaux parlementaires en janvier.« Je n’avais jamais pris une semaine en 22 ans.M.Broadbent manque des semaines et des semaines et Ton ne s’en aperçoit même pas.Les gens notent mes absences », conclut-U.Lorsque nous avons rencontré M.Chrétien cette semaine, le refus du gouvernement fédéral de donner une subvention à Domtar faisait parler et M.Chrétien était survolté de voir que le gouvernement du Parti québécois faisait si peu de cas du dossier.En fait, le député de Saint-Maurice était tout bonnement outré devant « le double standard du Parti québécois », qui, selon lui, « mangeait du fédéral à tous les matins sous M.Trudeau et se met aujourd’hui à genoux pour une tape dans le dos».« Le gouvernement fédéral actuel ne fait pas grand’chose pour le Québec », estime M, Chrétien en mentionnant au passage le litige sur les paiements de per^uation, la fermeture du manufacturier de textiles Wabasso, celle de la distillerie Mel-chers et enfin le refus du gouvernement fédéral de donner à Vickers de Montréal le contrat du destroyer que Marine a perdu en raison d’un conflit de travail.« Il faudra bien que quelqu'un parle un jour », dit-il.Les services sociaux et de santé seront au coeur des discussions du 23e congrès du PLQ Le ticket modérateur ou la privatisation ne régleront rien, selon Thérèse Lavoie-Roux CAROLE BEAULIEU À quelques heures de l’ouverture du 23e congrès plénier du Parti libéral du Québec (PLQ), la question de la privatisation de certains secteurs des services sociaux et de santé continue de susciter des prises de position qui laissent présager un débat de fond sur la question à l’intérieur même du PLQ.Le chef du Parti libéral M.Robert Bourassa, soutient qu’une telle approche ne représente pas « la position officielle du parti ».Le critique libéral en matière d’affaires sociales, M.Pierre Paradis, déclare guérin l'éditeur MAINTENANT DISPONIBLE Collection^ «c Éveil » Maternelle Pauline Samson Hindson que « çà ne tardera pas ».La présidente de la commission des affaires sociales du PLQ, Mme Thérèse Lavoie-Roux, en parle comme d’un « solution-miracle qui ne résoudra pas les vrais problèmes».Dans un document de réflexion d’une trentaine de pages qu’elle a remis à quelques collègues au cours des derniers jours, Mme Lavoie-Roux, rejette les solutions-miracle du « ticket modérateur, de la privatisation plus ou moins accentuée des services ou du stricte accroissement des ressources financières ».Selon la députée de L’Acadie, seul un « vrai bilan qui a déjà trop tardé » permettrait au gouvernement de faire dérateur, le secteur privé ou des mesures d’ordre strictement financier n’apporteront de solutions à l’absence de planification ou de complémentarité entre les services », écrit Mme Lavoie-Roux.Certaines de ces « solutions » ont été mises de Tavant au cours des dernières semaines par le critique libéral en matière d’affaires sociales à l’Assemblée Nationale, le député de Brome-Mis-sisquoi, M.Pierre Paradé.M.Paradis a soutenu hier dans une entrevue à la Presse canadienne qu’il n’y a pas de désaccord profond chez les libéraux sur la question de la privatisation de certains services auxiliaires comme la buanderie, l’entretien, la sé-le point sur l’état de la' curité et l’alimentation, distribution de services II ne se sent pas « désa- de santé et de services sociaux et de définir des « solutions réfléchies à des problèmes complexes ».« Jamais le ticket mo- I sdinllM fiindaon reildux' voué » par son chef, a-t-il déclare.Selon le député de Brome-Missisquoi l’idée de la privatisation « recueille non seulement des adeptes chez les militants mais aussi chez d’autres collègues du caucus et dans certains centres hospitaliers.» M.Paradis convient que la privatisation n’est pas actuellement une politique du PLQ.Elle pourrait toutefois le devenir au cours de la fin de semaine, soutient-il.M.Paradis voit en effet dans une proposition du congrès traitant de l’exploration de « nouveaux modèles de gestion » et suggérant de « mettre l’accent sur des mesures de rationnali-sation des pratiques administratives », une porte-ouverte à la privatisation.Autre son de cloche toutefois du côté du comté proposeur de cette résolution, celui de la députée de TAcadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux.Selon Mme Lavoie-Roux cette proposition vise à donner plus de marge de manoeuvre aux administrations hospitalières et ne peut être interprétée comme un appui à la privatisation.Mme Lavoie-Roux n’exclut toutefois pas que le débat ressurgisse au cours de la fin de semaine.L’atelier portant sur la santé, les services sociaux et le vieillissement devra étudier au cours de la fin de se- maine une trentaine de résolutions portant sur des sujets aussi divers que les garderies, le régime des rentes, l’administration hospitalière.L’une de ces résolutions demande entre autres qu’un gouvernement libéral: ¦ donne au secteur de la santé et des services sociaux une place prioritaire dans l’allocation des budgets gouvernementaux; ¦ favorise une approche globale d’humanisation et de continuité des soins; ¦ améliore l’accès aux services régionaux dans les régions périphériques; ¦ privilégie, dans les dossiers sectoriels, ceux de la santé mentale, du suicide et de l’alcoolisme; ¦ encourage un partage des responsabilités tenant plus compte du rôle des citoyens; ¦ recrée un climat valorisant pour le personnel; guérin 1 ‘>0 I O'met Mon|fe,«i U/1 ,'t,.Tel : .i4iA4; )4n ' .-¦-ïA.,.•f ¦ 4560 rue Station Saint-Denis Métro-Longueuil Montréai, Québec Longuauii, Québec Téi:(S14) 849-1112 Téi: (514) 677-6525 • Eveil à la lecture et à ^ l'écriture chez les petits — Cahier 1 4,50$ ISBN-2-7601-1581-X (iSSpagM) — Cahier 2 4,50$ ^ ISBN-2-7601-1000-1 (144 pag«s • Éveil à l'esprit scientifique '' chez les p«it8 2,25$ ISBN-2-7601-1125-3 (82 pages) _ • Éveil aux mathématiques chez les ^ petits 4,50$ ISBN-2-7601-0953-4 (ISS pages) • Éveil aux arts plastiques chez les petits 4,50$ ISaN-2-7601-1126-1 (181 pages) a Éveil aux sciences humaines chez les petits 4,50$ iSeN-2-7601-1122-g (139 pages) En vente dans les librairies: 168 est, rua Sainte-Catherine Montréal, Québec Tél: (514)861-5647 Nom .Prénom.Adresse .VUle .Code postal .Tél.4440 rué Saint-Dénis Montréal, Québec Tél: (514) 843-6241 Sétournei avec Totzé chèque ou mandat-posté â: LE DEVOIR — Abonn«m«ntf 211 nie du St-Saciement llontzéal, Québec H2T 1X1 Suzanne Blais-Grenier n’a nullement l’intention de quitter le cabinet OTTAWA (PC) — Le ministre de l’Environnement, Mme Suzanne Blais-Grenier, a affirmé, hier, qu’elle n’a aucunement Tin-tention de démissionner du cabinet à la suite des poursuites qu’elle a intentées au civil contre son ancien employeur pour avoir été congédiée de façon cavalière.Le ministre a également demandé aux courriéristes parlementaires de lui accorder encore quelques mois pour lui permettre de faire ses preuves à titre de ministre de l’Environnement dans le cabinet Mulroney.Mme Blais-Grenier a été congédiée de son dernier emploi en qualité de directeur exécutif de l’Association paritaire de prévention pour la santé et la sécurité du travail du Québec, dont le siège social est à Montréal.Elle soutient notamment que ses patrons Tont accusée d’imcompétence et de comportement hystérique et d’avoir falsifié les procès-verbaux des réunions de l’association.Aux journalistes qui lui demandaient si elle était inquiète au sujet des effets possibles des allégations découlant des poursuites qu’elle a elle-même intentées en Cour supérieure de Montréal, en 1983, Suzanne Blais-Grenier a répondu qu’elle laissait à la population le soin de tirer ses propres conclusions.« Accordez-moi encore deux ou trois mois », a-t-elle ajouté.Le dé^ puté de Montréal-Rosemont a brièvement rencontré les courriéristes parlementaires à Tissue d’une rencontre qu’elle a eue avec le premier ministre.Mme Thérèse Alie, du personnel du bureau du premier ministre, a dit que la réunion n’avait rien à voir avec cette affaire.Cette rencontre était prévue depuis quelque temps déjà pour discuter d’une décision ministérielle à venir concernant la politique en-vironnementaliste.Par ailleurs, M.Bill Fox, attaché de presse de M.Mulroney, a explique, mercredi, que le premier ministre était déjà au courant de la poursuite intentée par Mme Blais-Grenier contre ses anciens patrons avant de lui confier un portefeuille au sein de son cabinet.Le député de Rosement a donné l’assurance qu’il n’était pas question d’abandonner sa poursuite pour l’obtention de dommages-intérêts et des arrérages de salaire de l’Association paritaire et de la Fédération des travailleurs du Québec, nommément Ëmile Boudreau, de la FTQ, coprésident de l’Association paritaire de prévention pour la santé et la sécurité du travail du Québec.¦ créée une commission d’étude dont le mandat serait d’évaluer l’état du réseau de services sociaux et de santé.« Le Québec est passé du 3e rang en 1975 au 7e rang en 1982 des provinces canadiennes en ce qui concerne les dépenses totales de santé par habitant, écrit Mme Lavoie-Roux, soit la même position qu’il occupait en 1960 avant l’implantation du système de santé actuel.» Parmi les autres résolutions à l’étude lors de ce congrès on retrouve la création d’un office de la protection des personnes âgées (ou d’un secrétariat aux per-sonnes âgées ou d’un mionistère du vieillissement), le développement d’une politique de santé mentale, l’élargissement de la gratuité des soins dentaires à tous les moins de 18 ans, la création d’un volet « apte au travail » de Taide sociale qui inclue-ralt des mesures d’incitation au travail.Sénat: le cabinet se penchera dès mardi sur un projet de réforme OTTAWA (PC) - La législation nécessaire pour modifier les pouvoirs du Sénat canadien sera déposée « très rapidement » aux Communes, a indiqué hier le premier ministre Brian Mulroney, précisant que les discussions avec les provinces sur cette question étaient déjà engagées.Hier, pour justifier son projet de réforme de la Chambre haute, M.Mulroney a tiré à boulets rouges sur les sénateurs libéraux qui ont retardé pendant un mois un bUl d’emprunt du gouvernement.Selon des sources conservatrices, Ottawa désire imposer une limite de temps aux débats au Sénat sur les projets de loi financiers.En revanche, les intentions du gouvernement n’ont soulevé qu’i-ronie et scepticisme chez les deux autres chefs de partis, MM.John Turner et Ed Broadbent, qui réservent leurs commentaires jusqu’au moment où ils verront les détails du projet.Pour le libérul John Turner, il s’agit « d’une réponse exagérée du gouvernement, une tentative de diversion ».Selon M.Mulroney le fait qu’un groupe de parlementaires non-élus « aient exercé leurs muscles » pour contrecarrer la volonté des Communes est inacceptable pour les Canadiens.< Nous ne voulons plus qu’un groupe de déchets du Parti libéral, avec de gros salaires, puissent repousser les volontés du gouvernement », a-t-il lancé.Dès mardi prochain, le Cabinet fédéral discutera pour la première fois de la question a-t-il ajouté.« Ce sera, je l’espère le premier pas d’une réforme signi-ucative », a soutenu M.Mulroney.Le leader libéral au Sénat, M.Allan MacEachen, affirme «ne pas avoir de problèmes avec une réforme du Sénat » mais ajoute ne pas croire que les événements récents « constituent une base pour des changements fondamentaux ».« Ce que veut Mulroney c’est un Parlement à chambre unique, à ce compte aussi bien abolir le Sénat », de renchérir le sénateur libéral Pierre De Bané.I ABONNEMENT AU DEVOIR ^ I Pour recevoir LE DEVOIR à votre porte tous les ¦ ¦ jours du lundi au samedi, vous n’avez qu’à ¦ I remplir et nous retourner le coupon-réponse.| I Cochez le tarif choisi: ¦ D 32$ (IStamalnsf) D 62$ (ZSssmolnu) D 120$ (SZssmalnu) ® I (C«$ tarifs ne sont valables que pour la livraison par camelot | _ OU poste surface au Canada) ^ n^i lAi .e CONCOURS DE JOURNALISME AU DEVOIR A roccasion de Vannée internationale de la jeunesse LE DEVOIR lance un concours de journalisme.LES PARTICIPANTS: étudiants de moins de 25 ans, inscrits à des programmes de journalisme dans les universités et collèges québécois.LA PARTICIPATION: soumettre un court reportage d’environ 5 feuillets à double interligne, (8'/2”xH”), sujet au choix du participant.L’ÉCHÉANCIER: les textes devront nous parvenir aussitôt que possible et le concours se terminera à la fin d’avril.Du mois de mars à la mi-mai, nous publierons un texte par semaine, et l’auteur sera rémunéré au tarif normal d’un pigiste (100$.).LE PRIX: un emploi d’été au DEVOIR, rémunéré au tarif du premier échelon de l’échelle salariale des journalistes.LE COMITÉ DE SÉLECTION: la rédactrice en chef.Lise Bissonnette, et les journalistes Marie Laurier et Nathalie Petrowski.Le comité convoquerj les auteurs des trois meilleurs envois vers la mi-mai et le gagnant sera choisi aptès cette entrevue.L.es textes doivent être adressés à Mme Lise Bissonnette Rédactrice en chef LE DEVOIR 211 Saint-SacremenL Montréal H2Y 1X1 N.B.: Le nom, Vadresse ainsi que le programme de journalisme auquel le candidat est inscrit doivent itre indiqués clairement. Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 EN BREF.¦ $200,000 pour Coopératton-Jeunesse Le ministre Michel Clair, responsable de l’Année Internationale de la Jeunesse, a annoncé hier, l’octroi d’une subvention de $ 200,000, pour le projet de Coopération-Jeunesse du Club 2/3.L’organisme privé oeuvre depuis une quinzaine d’années dans les écoles qué^oises, où il s’est fait le porte-parole de la paix et de la coopération entre les nations.La subvention de $ 200,000, puisée à même le budget de $ 9.4 millions de l’Année Internationale de la Jeunesse, sera consacrée à une série d’activités de sensibilisation dans les régions.Aux activités régionales qui prendront la forme d’ateliers, de colloques et de marches pour la paix, s’ajoutera la mise en scène d’un super-spectacle thématique.Ce spectacle se présenté cet été dans toutes les villes des régions.Qualifiant le projet de véritable outil de sensibilisation, le ministre Clair, a précisé que la subvention de f 200,000 ne vise pas la création d’emploi pour les jeunes mais beaucoup plus leur prise de conscience des problèmes du agitent le monde.¦ Parlons aménagement Les élus municipaux du Rassemblement des ci- Sns et citoyennes de Montréal (RCM), qui ont épris cette semaine une série de consultations publiques sur le schéma d’aménagement de la CUM, se dispersent dans trois secteurs, samedi, où ils exposeront l’état de la question et entendront les premières réactions des citoyens.Ces assemblées ont lieu, pour l’extrême nord de la ville, à l’Institut Dominique-Savio, rue Saint-Hubert à 10 heures, pour le centre nord, au contré communautaire Cristophe-Colomb, à 13h 30, et pour le centre de la ville, à l’Église Saint-Ja-mes United, à 13 heures.Ces assemblées publiques ont pour but de préparer les citoyens au processus formel de consultation sur le schéma d’aménagement, prévu pour la fin de l’année.¦ 12 nouveaux CLSC QUEBEC (PC) — Le ministre des Affaires sociales, M.Guy Chevrette, a confirmé hier l’implantation des 12 CLSC annoncée en novembre par son prédécesseur le Dr Jlïamille Laurin.Six de ces Centres locaux de services communautaires seront créés dans la région de Montréal, dans les districts de St-Léonard, Anjou, St-Mi-chel.Mercier-ouest, Mercier-est et Ahuntsic.Les six autres seront implantés à Rivière-du-Loup, Chicoutimi, Magog, Ste-Adèle, Amos et dans la région de Shawinigan-Grand-Mère.¦ Le fichier des fonctionnaires QUEBEC (PC) — Le Syndicat des fonctionnaires provinciaux et le Syndicat des professionnels et professionnelles du gouvernement du Québec ont accusé hier le gouvernement de faille un « usage abusif > du fichier de ses employés.Ils ont annoncé leur intention de déposer des plaintes au Tribunal du travail et à la Commission d’accès à l’information.Selon eux, le gouvernement a utilisé des données du fichier dans le cadre d’un sondage mené par la firme IQOP sur l’avant-projet de loi sur la réforme du ré^me de négociation dans le secteur public.Ils voient dans ce geste une ingérence dans les activités syndicales puisque les sondeurs s’informent de la position syndicale des membrs sur le régime de négociation, alors même que les syndicats procèdent à des consultations.Ils soutiennent en outre que le gouvernement a ainsi utilisé le fichier de ses employés à des fins politiques.¦ Harcèlement sexuel OTTAWA (PC) — Les amendements au Code du travail, qui rendent illégal le harcèlement sexuel sur les lieux de travail, entrent en vigueur aujourd’hui.Des clauses portant sur les congés parentaux pour les nouveaux parents ainsi que les parents adoptifs sont également appliqué^ à compter d’aujourd’hui.En vertu de la nouvelle loi, le harcèlement sexuel est défini comme tout commentaire, conduite, geste de nature sexuelle pouvant offenser ou hunülier, ou amener un employé à croire, pour des motifs raisonnables, que des conditions de nature sexuelle pourraient influer sur ses chances d’obtenir un emploi, une occasion de perfectionnement ou de promotion.Les modifications au Code du travail imposent aussi aux employeurs l’obligation de faire tous les efforts raisonnables pour protéger les employés du harcèlement sexuel, d’afficher la définition légale de cette infraction et de faire connaître la procédure à suivre pour déposer une plainte pour harcèlement ¦ Le coût des CF-18 O'TTAWA (PC) — Des hauts fonctionnaires du ministère de la Défense ont assuré le comité parlementaire des comptes publics, hier, que le coût d’achat des 138 avions CF-18 ne dépassera pas les prévisions budgétaires.Ils ont cependant reconnu que les premières estimations de la compagnie McDonnell Douglas n’étaient pas fiables.Le major-général Murray Ramsbottom, gérant du projet, a prédit que le coût total va être Inférieur d’environ $ 256 millions aux 15.2 milliards approuvés par le précédent gouvernement libéral.Le comité des comptes publics examinait la section qui traite des dépenses de la Défense dans le dernier rapport du vérificateur général, M.Ken Dye.Le gouvernement se propose de dépenser en plus 13.6 milliards pour des projets à long terme reliés aux CF-18 en fin des années 90 et 6 777 millions pour l’entretien jusqu’en 1988.J.M hon-d'otnn choisit Lt poisgo bouquotUrt Lt mtrctttin lard Calé d'Europa ou Las rognona da vaau à la moutarda andanrta Las pommât londanitt La coulla Saint-Hllaira Las coaura d'arhchault an baignata Laauppa.nglaar Laçait 10.999 La aandradL aamadi al rHmanohaaok StoHonnoiMnl oohiR, $l•¦Angèt•ouMl 27,3I»Aiigèl« Optimistes, résidents et internes n’écartent pas pour autant la possibilité d’une grève générale RENÉE ROWAN Même si la Fédération des médecins résidents et internes du Québec (FMRIQ) envisage avec un « optimisme modéré mais néanmoins réel » la prochaine rencontre de négociation prévue pour le 7 mars prochain, elle n’écarte pas pour autant la possibilité d’une grève générale.« Si les offres du ministre, jeudi prochain, nous apparaissent substantielles et raisonnables, nous recommanderons à nos membres de les accepter.Si tel n’était pas le cas, nous devrons leur recommander de les rejeter, ce qui fort probablement pourrait entraîner une grève générale », a déclaré hier en conférence de presse le président de la Fédération, le Dr Michel La-rose.Le cas échéant, cette éventualité pourra être étudiée vendredi prochain, 8 mars, lors de la « seconde journée d’étude » que tiendront les résidents et internes.Quant au ministre Guy Chevrette, il croit que les deux parties en cause pourront en arriver ù un règlement dès la semaine prochaine.« C’est faisable », a-t-il déclaré au sortir de la rencontre.Le Dr Larose estime pour sa part que le débat a assez auré et que tout doit être réglé le plus rapidement possible.Au cours de cette prochaine ronde de négociation, les deux parties déposeront de façon formelle leurs propositions.« Pour nous, a réaffirmé le président de la FM-RIQ, l’arbitrage obligatoire continue de demeurer prioritaire.» Qualifiant de cordial le ton de la rencontre qui a eu lieu hier matin entre le ministre des Affaires sociales, M.Guy Chevrette, et les représentants de la Fédération, le Dr Michel Larose a indiqué que les pourparlers ont porté presque essentiellement sur l’arbitrage obligatoire.Les médecins résidents et internes seraient-ils prêts à envisager un cadre juridique de négociation qui ne serait pas l’arbitrage obligatoire ou tout autre mécanisme de rechange, a-t-on demandé au pré- sident de la Fédération?« Pour l’instant, a répondu le Dr Larose, l’arbitrage obligatoire continue d’être pour nous le seul mécanisme acceptable à moins que l’on arrive à nous démontrer qu’il y a d’autres solutions équivalentes et qui apportent les mêmes garanties.Nous les soumettrons à nos mem- bres.Ils décideront.» La rencontre d’hier aura permis aux deux parties non seulement d’énoncer clairement leurs positions, mais aussi de clarifier un certain nombre de points.Ainsi, par exemple, a préc^ le Dr Larose, U n’a jamais été question d’inclure dans l’arbitrage les clauses éducatives.D’ici jeudi prochain, chacune des deux parties devra donc « faire ses devoirs » comme l’a déclaré le ministre Chevrette, et se préparer à revenir à la table avec des propositions formelles, claires et précises.La Fédération pourrait soumettre des contre-propositions.Entretemps, la FMRIQ a décidé de poursuivre ses moyens de pression et dès lundi prochain, 4 mars, les 1,800 membres des quatre associations de résidents et internes — Montréal, McGill, Sherbrooke et Laval — emboîteront le pas et feront une grève générale des heures de garde.Depuis le 18 février, seuls les 650 résidents et internes des hôpitaux reliés au réseau de l’univer- sité de Montréal n’assumaient plus leurs quarts de garde, s’en tenant exclusivement à leurs 35 heures régulières.« A cause de l’appui de nos patrons qui acceptent une partie de notre travail, on ne met pas en danger la sécurité des malades », a soutenu le Dr Larose.La FMRIQ bénéficie en effet de nombreux appuis, notamment en ce qui concerne l’arbitrage obligatoire.Au nombre de ceux-ci, mentionnons la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, l’Association des médecins omnipraticiens de Montréal, le Comité des malades, l’Association médicale du Québec et le chef du Parti libéral du Québec.Elle a aussi reçu l’appui personnel de plusieurs médecins ainsi que de l’Association canadienne des internes et résidents ainsi que des associations des résidents et internes de l’Ontario, du Manitoba, de Terre-Neuve, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan.L’exploitation des gaz de l’adacport pourrait être avantageuse pour Montréal, estime le RCM ALAIN DUHAMEL Pour peu que l’administration municipale en exprime la volonté, l’exploitation des gaz de l’adacport et des anciens dépôtoirs de Montréal pourrait devenir avantageuse, voire rentable, et réhabiliter des terrains inutilisables.Le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) a commandé à ce sujet une étude de potentiel à l’ingénieur P.Sam-borsky, de la firme Technoterm.Pour le seul site de l’adacport (l’ancien stationnement Victoria), Technoterm conclut à un taux conservateur de 0,03 à 0,06 mètre cube de gaz par kilogramme de rebuts, et à un potentiel de 120 à 240 millions de mètres cubes de gaz.Avec des investissements d’environ $6 millions, une usine de production pourrait rapporter environ 130 millions pendant une période d’exploitation d’un quart de siècle.Dans le voisinage immédiat de l’adacport, exploité en dépôtoir pendant plus d’un siècle, se trouvent deux autres terrains, compris entre le fleuve Saint-Laurent et le quartier Pointe-Saint-Charles, composés eux-aussi de déchets organi- ques.Ces terrains ont un potentiel industriel important mais inexploitable aussi longtemps qu’ils ne se stabilisent pas.Ne rien faire revient à gaspiller un potentiel d’exploitation des gaz, à retarder la réhabilitation à des fins urbaines de terrains situés près du centre-ville et à exposer les quartiers voisins à des dangers d’explosion car les gaz qui s’en dégagent se déplacent latéralement et peuvent constituer des poches explosives.«Montréal a l’occasion de régler un problème local, potentiellement dangeureux quant aux risques d’explosion, de générer des ressources financières supplémentaires pour les fonds publics et de développer une expertise qui sera de plus en plus en demande à travers le monde dans un secteur énergétique somme toute fort remtable.Nous pouvons, affirme M.Jean Doré, chef du RCM, et nous devons prendre les devants.» L’été dernier, le RCM avait interrogé le président du comité exécutif, sur la foi d’un rapport d’En-vironnement Canada à ce sujet, sur les dangers d’explosion des gaz de l’adacport.M.Lamarre affirmait 7- VAdacport • Terrain vacant 3 -Parc des Moulins Les terrains compris entre le fleuve Saint-Laurent et le quartier Pointe Saint-Charles, dans le sud-ouest de la ville, recèlent un potentiel d'exploitation énergétique important.Ce sont tous d'ancien dépôtoirs municipaux.Le premier terrain a été utilisé comme stationnement pendant l'Exposition nuniverselle de 1967, puis comme adacport.alors que des brûleurs automati- actuelle fait preuve d’irresponsabi-ques captaient les surplus de gaz et lité dans ce dossier en laissant en-les brûlaient.Or, il rfen est rien, tendre que des mesures correc-«Pour le RCM, l’administration tives efficaces ont été prises lors- que ce n’est pas le cas.» Dans un premier temps, le RCM propose de constituer un comité conjoint réunissant la Ville de Montréal, le gouvernement québécois, le gouvernement fédéral et ses sociétés parapubliques propriétaires des terrains afin d’étudier les modalités de transfert des terrains à l’administration municipale.Dans un deuxième temps, l’administration municipale devrait poursuivre les études ou tout au moins encourager d’autres institutions dans l’étude détaillé des sols et des nappes de gaz.Enfin, dans un troisième temps, le RCM propose de créer une société d’exploitation et de recherche sur l’énergie dont la mission consistera à exploiter le gaz de Tadac-port, le gaz du dépôtoir Mlron, et la vente de vapeur produite à l’incinérateur Des Carrières.Cette société pourrait même offrir son expertise à d’autres villes du pays et du continent.«Le RCM croit que nous avons là un exemple des possibilités qui s’offrent à une administration municipale lorsqu’elle veut faire preuve de dynamisme» affirme M.Doré.Développement de l’Université de Montréal Le nouveau recteur privilégiera une attitude «d’offensive douce» ucocriNNci L US ->UI II ILL CAROLE BEAULIEU Le nouveau recteur de l’Université de Montréal, M.Gilles G.Cloutier, privilégiera une at-titude « d’offensive douce » pour assurer le développement de l’institution pour laquelle, a-t-il précisé hier, il a toujours conservé un grand intérêt.M.Cloutier rencontrait pour la première fois la presse hier.matin, après l’annonce mercredi soir de sa nomination.Encore « ému » par la nouvelle, le physicien de 56 ans a dit ne pas être en mesure de préciser quelles seraient ses orientations, particulièrement face.au déficit de l’université.« Je ne suis pas encore à l’université, a-t-il expliqué.Je n’entre en poste qu’en juin ».Le vice-président à la technologie d’Hydro-Québec a toutefois laissé entendre qu’il favoriserait une plus grande présence de l’Université dans le milieu.« Il faut amener le secteur privé et des affaires à se rapprocher de l’université, et vice-versa », a-t-il dé- *^'^elon M.Cloutier, les universités ont tendance à sous-estimer leur apport à la société et ne se « vendent pas assez ».« Il faut sensibiliser le public au problème de financement des universités, a-t-il précisé.Agir sur le gouvernement par le truchement du grand public ».U n récent rapport du ministère de l’Éducation (MEQ) indique que l’Université de Montréal est sous-financée compte tenu de l’importance de son secteur de la santé, du nombre de ses étudiants aux grades supérieurs et des frais additionnels qu’entraînent les subventions de recherches qu’elle re- çoit.Invité à commenter l’importance qu’il accorderait aux sciences humaines en ces temps de restrictionss budgétaires et de montée de la technologie, M.Cloutier a soutenu que les « sciences douces » ont un rôle primordial à jouer pour « adapter la technologie à la société et la société aux technologies ».M.Cloutier a aussi indiqué qu’il prévoit consulter d’autres universités canadiennes pour « voir quelles solutions elles ont trouvées à leurs problèmes de financement ».candidatures de quelque 67 personnes.Candidat de l’extérieur, M.Cloutier était le premier choix de l’Assemblée universitaire, organisme dont 55 des 79 membres sont des professeurs.Le comité de consultation n’était toutefois pas lié par le scrutin de l’Assemblée.M.Cloutier conservera son poste de vice-président à la technologie et aux affaires internationales à l’Hydro-Québec, jusqu’en mai prochain « pour une période de transition ».C’EST VIVANT! Des mises à jour régulières, des fonctions nouvelles, un logiciel qui évolue avec vous.C’EST BIEN SIMPLE! UN TRAITEMENT DE TEXTE 100% QUBIBBICOIS ^LOGIDISQUE Les spenlallst.RS du t.rait.om.ant, (le t(fxle IHM PC.Apple II, CpiiHTindore H4 et compat.lbles ^ " I.OGIDISQUE.o.p 48S.suce Place d AciriPP,-Monlimi.yO, HilY 3H?, 842-9551 ¦ 1 800-361-7635 jpr atio sultaiion pour trouver un successeur à l’actuel recteur, M.Paul Lacoste, était engagé depuis l’été dernier.Le mandat de M.Lacoste se termine le 31 mal prochain.Le comité de consultation a étudié les n était une fois dans Touestl sur la rue Laurier.,.ANJOU QUÉBEC Innove encore pour te palale de tou» avec: • ses plats cuisinés chauds, ses sauces et ses fonds de sauces congelés, le tout préparé par son nouveau chef cuisinier.Plats du jour cette semaine Jeudi: Médaillons de porc forestière Vendredi: Paëlla Samedi: Cuisses de canard aux poires San» oublier toute» eee bonne» eboee» hebltuellea pour le pUUaIr d» »» fUèle cllenM» La boucherie charcuterie c’est notre métier ^niou^^OUÉBEC M La véritabla boucherla charcuterie ''ançalae 1025 rue Laurier ~i> t 272-4065 272 4086 A A LES PRIX 1984 JmœNBBL DU CONSEIL DU PATRONAT DU QUÉBEC NOM DES PRIX: Prix du Conseil de Patronat 1964.MONTANT DES PRIX: S 000$ chacun.OBJECTIFS DES DEUX PRIX: Rendre hommage à deux personnalités québécoises: a) l'une pour une réalisation personnelle et exceptionnelle à la promotion de l'éducation économique et/ou de l'entreprise privée au Québec en 1984; b) l'autre pour une contribution personnelle et exceptionnelle à la promotion de l'éducation économique et/ou de l’entreprise privte au Québec au cours de l'ensemble de sa carrière.ÉLIGIBILITÉ: Toute personne résidant au Québec est éligible à l’exception des gens d'affaires toujours actifs et des personnalités politiques en fonction.A titre d'exemple, est éligible toute personne agissant à titre d'universitaire, de journaliste, de fonctionnaire, de commissaire industriel, d'enseignant, de chercheur, de dirigeant d’organisme, etc.PÉRIODE DE MISE EN CANDIDATURE: Du 1er janvier au 19 avril 1985.REMISE DU PRIX: Lors de l'Assemblée générale annuelle du C.P.Q., le 10 juin 1985.MEMBRES DU JURY: Président: M.Jean-Marfe Toulouse École des Hautes Études Commerciales Membres: M.Jacques Gagnon (Alcan), M.Jacquee Vlau (Shell Canada), M.Claude Beauregard (Bell Canada), M.Mario Bertrand (Brasserie Labatt).MISE EN CANDIDATURE Une personne est mise en candidature sur présentation d’une formule officielle délivrée par le secrétariat du C.P.Q.La candidature doit être appuyée et justifiée par au moins trois personnes.Le consentement écrit du (de la) candidat(e) est requis.Las noms des candidata(ee) ne seront pas rendus publics, sauf ceux des gagnant^es).Pour Information: (514) 288-5161 ^ 4 B Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 Ms Ta -^1 rt -401 PtM>«ol«Mr CP Étudiants en colère Transportant un cercueil, quelque 500 étudiants ont manifesté hier devant le Parlement pour protester contre une hausse appréhendée des frais de scolarité.Toutefois, le ministre délégué à l’Enseignement supérieur, M.Yves Bérubé, annonçait plus tôt que* la politique des frais de scolarité ne serait pas révisée en 1985.Selon M.Gérald MacKenzie La Ligue des droits et libertés a amené un peu plus de démocratie dans notre société ANGÈLE DAGENAIS La Ligue des droits et libertés est encore jeune, à peine 22 ans, mais le travail d’éducation, de revendication et de mobilisation accompli depuis 1963 par ses membres bénévoles Ta placée au coeur de tous les débats juridiques et législatifs qui ont amené «un peu plus de démocratie dans notre société canadienne et québécoise».C’est ce que laissait entendre hier le président de la Ligue, M.Gérald McKenzie, lors du lancement d’une nouvelle brochure intitulée Dans la mêlée à laquelle ont collaboré une douzaine des meilleurs caricaturistes du pays.Cette publication vise à vulgariser des notions demeurant encore fort abstraites pour quantité de gens, ajoute-t-il, dans une société où on voit poindre des conflits de droits de plus en plus nombreux et complexes.Rares sont ceux qui peut démêler spontanément les «libertés fondamentales» des «droits politiques individuels et collectifs», des «garanties juridiques» ou des «droits économiques et sociaux».Grâce à un texte précis et vivant et une foule de caricatures percutantes, cette petite brochure d’une cinquantaine de pages retrace les jalons principaux de l’implantation des droits et libertés au Canada ainsi que les grands dossiers maintenus ouverts par la Ligue depuis plus de vingt ans.«Recouvrer la liberté est infiniment plus ardu que de la conserver», lit-on en conclusion de cet ouvrage.Cette phrase résume un élément essentiel des propos et de l’action de la Ligue, précise son président.En pleine campagne de recrutement et de financement, la Ligue a encore à faire la démonstration de l’importance pour une société démocratique d’un organisme non partisan voué à la défense des droits et libertés des personnes.«On a beau se piquer d’avoir la meilleure charte des droits qui soit et de vivre dans une des sociétés les plus libres de la planète, de préciser M.McKenzie, rien n’est jamais définitivement acquis».Le rôle de «chien de garde» que s’est imposé la Ligue n’est pas de tout repos et lui a causé notamment la per^e de sa subvention de $75,000 de Cen-traide et la suspension de son numéro de charité du ministère du Revenu fédéral.Dans le premier cas.explique M.McKenzie, Centraide a cherché à «s’ingérer» dans les dossiers internes de la Ligue, lui reprochant notamment ses actions incisives dans le cas des droits des détenus et de la brutalité policière et sa «façon manichéenne» de présenter ses causes.«Dans le domaine des droits il n’y a pas beaucoup de latitude pour temporiser, ajoute Gérald McKenzie, c’est blanc ou noir».Pour ce qui est du numéro de charité qui permet à certains organismes d’émettre des reçus d’impôts aux donateurs de sommes de plus de $100, le ministère du Revenu fédéral, a prétendu que la Li-^e n’était pas uniquement un organisme d’éducation mais egalement de pression.La Ligue a décidé d’aller en appel de cette décision en Cour fédérale.La Ligue reçoit actuellement des subventions du ministère de la Justice du Québec, du Secrétariat d’État fédéral et de la Direation générale de Té-ducation des adultes (DGEA).L’objectif de sa campagne de levée de fonds est de $75,000.Sa campagne de recrutement vise à doubler le nombre de ses membres qui sont actuellement de 1,500.Ils ont refusé de franchir les lignes de piquetage Des conciliateurs du ministère du Travail contestent la coupure d’une journée de salaire CLÉMENT TRUDEL Devant la Commission de la fonction publique (CFP), 16 conciliateurs du ministère du Travail ont contesté hier la sanction prise contre eux: une coupure d’une journée de salaire, parce qu’ils avaient décidé, le 27 janvier 1983, de ne pas franchir les lignes de piquetage des professionnels du gouvernement, en grève « il- 16,000 femmes et 46,000 enfants pourront recouvrer leur statut d’Indien OTTAWA (PC) — Le ministre des Affaires indiennes, M.David Crom-bie, a déposé, hier aux Communes, un projet de loi destiné à mettre fin à la discrimination dont étaient victimes les femmes indiennes qui avaient perdu leur statut en épousant un non-Indien.Le projet de loi prévoit en même temps que les bandes indiennes pourront désormais déterminer elles-même leurs effectifs et il redonne le statut d’Indien à tous ceux qui Ta-vaient perdu à cause des dispositions discriminatoires de l’ancienne loi.Selon M.Crombie, «la loi que nous proposons est équilibrée et juste» mais il se dit prêt à accepter toute suggestion qui rendrait la loi acceptable au plus grand nombre.Cependant, le ministre affirme qu’il entend maintenir les trois principes sur lesquels la loi est fondée, soit la fin de la discrimination, le droit des bandes à contrôler leur membership et le droit des victimes de discrimination de reprendre leur statut d’Indien.Selon le gouvernement fédéral, quelque 16,000 femmes ont perdu leurs droits à cause des clauses discriminatoires de l’ancienne loi, et quelque 46,000 enfants recouvreront également le statut d’Indien.Ces 16,000 femmes recouvreront automatiquement leur statut ainsi que l’appartenance à leur bande indienne.Les 46,000 enfants de ces personnes recouvrent leur statut d’Indien et l’accès à tous les services offerts aux Indiens vivant hors des réserves.Toutefois, ces personnes ne deviendront membres d’une des 579 bandes indiennes qu’après un vote en ce sens de la bande à laquelle ils demandent l’admission.Selon M.Crombie, ces dispositions «établissent un équilibre entre les droits collectifs et les droits individuels.Ce n’est pas un équilibre auquel il est facile d’arriver, mais je crois qu’il est juste».Un projet de loi quelque peu différent avait été adopté à l’unanimité par les Communes à leur dernier jour de session avant les élections, en juin dernier, mais le projet s’était heurté à l’opposition des sénateurs.Le ministre dit espérer que la loi pourra être adoptée avant le 16 avril, date à laquelle entreront en vigueur les dispositions de la Charte des droits sur l’égalité des femmes, mais il affirme ne pas vouloir brusquer le comité parlementaire qui étudiera le projet de loi.légale » pour protester contre la loi 105 et les décrets gouvernementaux.L’un de ceux qui en appellent de la sanction est M.Normand Gauthier, conciliateur chargé présentement du dossier de Marine Industrie Limitée.Le montant retranché à ces conciliateurs le fut sur le chèque de paye du 17 mars 1983.Le sous-ministre adjoint du Travail, M.Raymond Désilets, a été appelé à témoigner devant le commissaire Harold Hutchison sur les incidents survenus il y a deux ans.Il aurait alors conseillé aux conciliateurs d’agir suivant leur « âme et conscience ».Des témoins affirment que M, Désilets aurait ajouté que les conciliateurs risquaient des coupures à défaut de se présenter au travail — ce détail fait l’objet de versions contradictoires et il peut entrer en ligne de compte lorsque le commissaire Hutchison aura a trancher s’il s’agit de sanction administrative ou disciplinaire.M.Michel Sainte-Marie, cadre du ministère du Travail, était présent hier matin mais il n’a pas témoigné.Certains appelants, dont Mme Hélène Bélanger, affirment que M.Saint-Marie aurait, avant que ne soient refoulés les piqueteurs par la police, suggéré à des conciliateurs de « céduler ailleurs » leurs rendez-vous.Ces incidents qui remontent à deux ans se sont déroulés devant le 255 est du boulevard Crémazie, immeuble où sont concentrés les services du ministère du Travail à Montréal.Les conciliateurs ne sont pas syndiqués.Ceux çmi portent leur cause devant la CFP font valoir que leur crédibilité serait atteinte s’ils franchissaient des lignes de piquetage.Parlant au nom du ministère.Me Luc Chamberland a souligné que ce point honore les conciliateurs mais qu’ils n’ont pas à être rémunérés pour cela; dans son plaidoyer.Me Chamberland a souillé que la décision de couper une journée de salaire avait été prise notamment parce que la grève était considérée comme illégale par l’employeur.Le ministère affirme ne pas reconnaître la prestation de services que des conciliateurs disent avoir offerte ce jour-là à lartir d’autres bureaux ou depuis eur domicile.Ce jour-là la police était intervenue vers 10 heures pour libérer l’accès à l’immeuble du ministère.Certains des conciliateurs étaient déjà partis et Me Chamberland prétend qu’ils n’ont pas fait le nécessaire ^ur se rendre à leur travail le Il se peut que M.Hutchison rende sa décision dans trois semaines ou un mois.Il aura à tenir compte des arguments de Me Yvan Bolduc, chàrgé par les conciliatreurs de défendre leur cause.Il n’y a pas « faute » de la part des conciliateurs, ce qui semble faire l’unanimité.Me Bolduc estime qu’U y a eu discrimination car le ministère aurait choisi de couper le salaire de ceux et celles qui ont préféré ne pas franchir les lignes de piquetage des professionnels.Le ministère n’a pas établi de lien entre les coupures et « la non- prestation de travail », selon le procureur syndical qui insiste sur le fait que ces fonctionnaires « n’ont pas un lieu de travail bien précis ».Et comment peut-on punir des gens (les conciliateurs) qu’un sous-ministre adjoint, M.Désilets, et un haut fonctionnaire, M.Sainte-Marie, auraient laissés libres d’agir à leur discrétion?Le ministère rappelle que la Loi de la Fonction publique (art.105) oblige le Trésor public à ne pas payer un travail qui n’a pas été fourni, mais c’est Tun des points principaux du litige, les conciliateurs estimant s’être acquittés de leur tâche même si on ne les a pas vus à leurs bureaux du boulevard Crémazie ce jour-là.INVESTISSEZ AVEC MESURE: ANNONCEZ DANS LE DEVOIR Gestionnaires de la mort llle Conférence Internationale de Droit Constitutionnel Les droits des Minorités Au moment où l’ONU s’apprête à adopter une déclaration universelle des droits des minorités, à la veille de la 3ième conférence constitutionnelle canadienne sur les droits des autochtones, cette conférence internationale constitue un événement d’une importance considérable.Le secrétaire des Nations-Unies, M.Javier Perez de Cuellar et les premiers ministres du Canada et du Québec, MM.Mulroney et Lévesque ainsi que des spécialistes de nombreux pays participeront aux travaux de la conférence.Cette conférence se tiendra à Québec, les 5, 6, 7 et 8 mars prochains 5 mars — Les droits des minorités: utopie ou réalité?6 mars — Les droits des minorités religieuses.— Les droits des Autochtones.7 mars — Les minorités et le droit à l’égalité.— Les droits des minorités ethniques et nationales 8 mars — Les droits des minorités linguistiques Inscription: Faculté de droit, Pavillon de Koninck, Bureau 3124 Université Laval, Ste-Foy (Québec) G1K 7P4 Rcnêslgnementu: (418) 656-5219 La Ilia conléranca Intarnanonala da droit conatitutlonnal aat organlaéa par la Faculté da droit da l'UnIvar-Bité l aval dariB la cadre du 75e annlveraaire du Journal LE DEVOIR.Compte-tenu de la technologie moderne et du développement de la médecine, la mort peut être retardée dans certains cas.Dans ce médical détient un immense pouvoir.Médecins et infirmières nous disent comment se décident ces choix de vie ou de mort.Un dossier tourné à l'hôpital Notre-Dame, avec également des témoignages de malades.Textes et entrevues: Normand Cloutier.Réalisation: Pierre Charlebois.À 21h00 La télévision de Radio-Canada Vous méritez ce qu'il y a de mieux Vfi' Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 M S INFORMATIONS INTERNATIONALES Le plan de paix de Moubarak bute sur la question du rôle de l’OLP LE CAIRE (AFP) - Israël et l’Égypte ont adopté hier des positions diamétralement opposées sur le rôle de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans d’éventuelles négociations de paix, tandis que plusieurs dirigeants de la centrale palestinienne rejetaient catégoriquement le plan proposé par le président égyptien, M.Hosni Moubarak, comme un alignement sur la politique de Camp David.Ces différentes prises de position it que le rôle de rOLF ' de futures née confirment que le rôle de l’OLP dans êgociations tripartites is-raélo-jordano-palestiniennes est au centre des divergences, alors qu’un autre émissaire — le deuxième en 24 heures — du premier ministre israélien, M.Shimon Pérès, a poursuivi au Caire ses consultations pour sonder les intentions égyptiennes.M.Moubarak, attendu dans dix jours à Washington, a suggéré, lundi, rappelle-t-on, de réunir au Caire une conférence permettant une rencontre entre Israël et une délégation jor- dano-palestinienne, avec la participation de représentants égyptiens et américains.Lp ministre égyptien d«.s Affaires étrangères, M.Esmat Abdel Meguid, a lu une déclaration officielle pour préciser que l’Égypte n’entendait pas dénier un rôle a l’OLP dans les négociations ; « La composition de la délégation palestinienne au sein de la délégation commune jordano-pales-tinienne (dans les négociations envisagées) doit être totalement laissée au libre choix et à la volonté de l’OLP, représentant léÿtime et unique du peuple palestinien.» M.Pérès a au contraire refusé mercredi soir sans ambiguïté tout rôle à l’OLP.Il a toutefois accueilli « favorablement » et « sans réserves » la proposition d’une conférence au Caire entre Américains, Égyptiens, Israéliens, Jordaniens et Palestiniens non affiliés à la centrale de M.Arafat.Un porte-parole de l’OLP à Tunis a implicitement rejeté la proposition Iran: Amnesty dénonce la recrudescence de la torture NATIONS UNIES, Genève (AFP) -Amnesty International a demandé hier à la 41ème session de la Commission des droits de l’homme de prendre toutes les mesures appropriées pour mettre un terme à l’accroissement des violations des droits de l’homme en Iran.Dans un rapport remis aux délégués, Amnesty International analyse longuement les formes de torture employées dans la République islamique d’Iran, estimant par ailleurs que les chiffres avancés de 580 exécutions en 1984 portant le total des exécutions depuis 1979 à 6,027 est loin de la vérité.La plupart des témoignages recueillis par l’organisation humanitaire l’ont été grâce à ses médecins qui ont eu à examiner de nombreuses victimes de la torture.Henry Cabot Lodge n’est plus du président Moubarak pour des négociations directes palestino-jor-dano-israéliennes.Dans une déclaration publiée hier soir à Tunis par l’agence palestinienne de presse WAFA le porte-parole a affirmé que « la tenue d’une conférence internationale sous les auspices des Nations unies est, pour l’OLP, le seul cadre propice pour trouver une solution juste au problème palestinien et pour mettre fin à l’occupation israélienne de tous les territoires arabes occupés, y compris la ville de Jérusalem ».Le porte-parole a réaffirmé la position de l’OLP, selon laquelle cette conférence internationale « doit regrouper les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de rONU, ainsi que toutes les parties concernées par le conflit arabo-is-raélien, y compris l’OLP, unique représentant légitime du peuple palestinien, en tant que partie a part entière avec les autres participants ».La tenue d’une telle conférence internationale, à laquelle participerait l’Union soviétique, a toujours été rejetée par Israël et les Etats-Unis.La déclaration du porte-parole de la centrale palestinienne ne mentionne pas explicitement la proposition du président Moubarak, relèvent les observateurs.Elle est présentée par l’agence comme une mise au point de l’OLP, à la suite « de diverses déclarations attribuées à des responsables égyptiens dans le cadre de l’action diplomatique et politique enregistrée dans la région ».L’OLP n’a pas publié jusqu’à présent de réaction officielle aux propositions du président égyptien.Celles-ci ont été cependant rejetée catégoriquement par trois responsables palestiniens : MM.Salah Rhalaf (Abou lyad), membre du comité central du Fatah (la principale composante de l’OLP), Khalil al-Wazir, commandant en chef adjoint des forces palestiniennes, et Mohamed Mel-hem, membre du comité exécutif de l’OLP.Des responsables des factions prosyriennes de l’OLP, en exil à Damas, ont également fait connaître leur opposition à l’initiative de paix du rais égyptien.Pour sa part, la Jordanie, qui a mis au point son projet d’action commune avec rOLP, maintient le silence sur la proposition égyptienne, qui lui conféré un rôle de premier plan au sein d’une délégation jor-dano-palestinienne.Elle a été fermement mise en garde par le porte-parole de l’OLP, M.Farouk Kad-doumi, contre toute autre interprétation du projet d’action jordano-pa-lestinien.Les États-Unis ont de leur côté accueilli avec satisfaction mais extrême prudence la réponse favorable d’Israël aux propositions du président égyptien.Le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Larry Speakes, a laissé entendre qu’à ce stade il voyait encore mal quel rôle pourrait revenir aux États-Unis.Pourtant, dans une interview au Washington Post, le président Moubarak a de nouveau demandé aux États-Unis de mettre tout leur poids dans la balance.« Les États-Unis ne peuvent pas rester assis bras croisés » alors qu’Israël comme les « Palestiniens modérés » font preuve d’une plus grande souplesse, a déclaré le chef de l’État égyptien.PhOtOtaMT AP M.Tchernenko a reçu hier la visite de responsables du Parti communiste d'Union soviétique.Nouvelle apparition de Tchernenko à la télé MOSCOU (Reuter) — Le président soviétique, M.Constantin Tchernenko, est apparu, hier, pour la deuxième fois en l’espace de cinq jours, mais les images diffusées au principal programme d’informations télévisées de la soirée ont montré un homme visiblement malade, pâle et essoufflé.S’appuyant de la main gauche sur le dos d’une chaise, M.Tchernenko a reçu le document confirmant son élection comme député de Moscou à l’Assemblée de la République fédérative de Russie.Il a émis quelques paroles hachées de remerciements aux responsables du parti de la section de Moscou, mais il s’est montré incapable de lâcher la chaise pour prendre un bouquet de fleurs rouges, et son aide Victor Pribitkov, s’empressant d’avancer, l’a reçu en son nom.Changement de plan ensuite, pour montrer les personnes présentes assises autour d’une table.Le chef de l’État, affalé dans son fauteuil, souffrait de problèmes évidents de coordination en chaussant ses lunettes pour lire quelques brèves paroles de remerciements aux électeurs, entrecoupées de fréquentes et fortes aspirations.BEVERLY (AFP)-M.Henry Cabot Lodge, décédé mercredi dans la soirée à son domicile de Beverly (Massachussetts) à l’âge de 82 ans des suites d’une maladie cardiaque, fut intimement lié au drame vietnamien au cours de sa carrière politique et diplomatique.IssD d’une famille patricienne renommée du Massachusetts, M.Cabot Lodge fut notamment sénateur, représentant des États-Unis aux Nations unies, ambassadeur à Salmn à deux reprises alors que les États-Unis accroissaient leur engagement dans le conflit indo-chinois et chef de la délégation américaine aux négociations de Paris sur le Vietnam en 1969, sans oublier un poste d’ambassadeur à Bonn et de représentant spécial du président américain au Vatican.« Henry Cabot Lodge était un des plus grands hommes d’État - , gr - - - 1 M PhololaMr AP Henry Cabot Lodgé avait d’une des plus grandes familles (assachusetts, a politiques » du déclaré le sénateur Edward Kennedy, représentant de cet État et dont le frère John Kennedy fut un adversaire politique de M.Cabot Lodge.Né le S juillet 1902 à Nahant (Massachusetts), M.Cabot Lodge fit des études brillantes à l’université H arvard, avant de se lancer Siour quelques années dans le ournalisme.C’est vers 1932 qu’il débuta dans la politique, passant quelques années au sein de l’assemblée législative de son État avant d’être élu pour la première fois au Sénat américain en 1936.Bien qu’opposé à l’origine à rentrée en guerre des États-Unis lors du dernier conflit mondial, il avait démissionné de son poste — après avoir été réélu en 1941 — pour s’engager dans l’armée, devenant ainsi le premier sénateur à se battre depuis la guerre de sécession.M.Cabot Lodge, qui a participé aux campagnes d’Afrique du nord et d’Europe, avec le grade de lieutenant-colonel et une moi^n de médailles, dont la Légion d’honneur.Réélu au Sénat en 1946, il fit très activement campagne pour la candidature à la présidence de « Ike » Eisenhower en 1952, négligeant selon ses proches la campagne pour sa propre réélection au Sénat où il dut céder son siège au futur président John F.Kennedy.Une fois au pouvoir, le président Eisenhower fit de M.Cabot Lodge son ambassadeur auprès des Nations unies pour une période record de sept ans et huit mois.Il y fut notamment célèbre pour l’acidité de ses réparties vis-à-vis des Soviétiques.En 1960, candidat à la vice-présidence aux côtés de Richard Nixon, il dut une nouvelle fols s’incliner devant Kennedy.Ce dernier fit cependant appel à lui quelques années plus tard pour en faire son ambassadeur à Saigon.Trois mois après son arrivée au Sud-Vietnam en août 1963, le président Ngo Dinh Diem et son frère étalent tués dans un coup d’État militaire.Glemp demande la levée des sanctions contre la Pologne LONDRES (AFP) — Le cardinal Jozef Glemp, primat de l’Église catholique polonaise, a demandé nier à Londres que la Pologne soit traitée comme n’importe quel autre pays d’Europe, y compris dans le domaine économique.« Je suis parfaitement averti du fait que de nombreuses difficultés rencontrées par la Pologne proviennent des sanctions économiques qui lui ont été imposées », a déclaré Mgr Glemp au cours d’une conférence de presse.« Nous devrions être traités de manière égale à tous les autres pays d’Europe », a-t-il ajouté.Le cardinal Glemp a indiqué, d’autre part qu’un dialogue s’était instauré entre l’Église et l’État en Pologne mais que l’assassinat du père Jerzy Popie-lusko, l’aumônier de Solidarité, avait rendu les relations « plutôt plus fraîches qu’elles n’étaient » avant ce tragique événement.La mort et les circonstances du meurtre du père Popielusko ont eu des conséquences « extrêmement importantes » sur ces relations, a-t-il ajouté.Il a précisé notamment que cette mort avait arrêté les négociations concernant la reconnaissance de l’Église comme entité.Mais il a déclaré souhaiter que cette mort puisse contribuer à l’évolution positive des rapports entre l’Église et l’État.Le cardinal s’est déclaré pessimiste sur l’existence de syndicats libres en Pologne dans l’avenir proche, tout en déclarant que « le droit des gens à s’assembler dans des syndicats est un droit appartenant à la nature humaine».Mgr Glemp s’était entretenu dans la matinée avec le primat de l’Église d’Angleterre, le Dr Robert Runcle, archevêque de Cantorbery, en présence du cardinal Basil Hume, archevêque de Westminster.Leur entretien a porté notamment sur la situation actuelle en Polo^e, selon Fentourage du primat anglican.Mercredi soir, Mgr Glemp avait assisté à une messe dans la cathédrale de Westminster, destinée à marquer le 1,100e anniversaire de saint Methodius, en compare d’une quarantaine d’évêques européens.Au cours de cette cérémonie, le cardinal H urne, président du conseil de la Conférence des évêques européens, a appelé à une nouvelle conversion de l’Europe au christianisme.La nouvelle campagne de Pepsi: la génération Ferraro Geraldine Ferraro AwUf iMtmattoMlt 6* la JMaatta (AU) W/ 7" MOSCOU "SKIN Mme LONDRIS WASHINOTON PËRIPLt DE LA PAD CONCOUM: OATS LaatTli INPOSMATIONf (114) ur-ttai NEW YORK (AFP) -La publicité télévisée de Mme Geraldine Ferraro, candidate démocrate malheureuse à la vice-présidence des États-Unis, pour la boisson à basses calories Diet Pepsi, a été lancée hier sur les petits écrans américains.On y volt Mme Ferraro, qui aurait touché 6500,000 US pour sa participation, s’entretenir avec ses deux filles.Donna, 18 ans, et Laura, 22 ans, de la difficulté de faire des choix.« C’est dur, leur dit-elle, quand on a la possibilité de faire tout ce que l’on veut.» « Quand on doit choisir, ce qui est bien, c’est ce qui fait du bien.» Diet Pepsi, enchaîne alors la voix d’un annonceur.Mme Ferraro, quant à elle, ne prononce à aucun moment le nom de la boisson et ne la montre pas directement aux caméras.Très critiquée pour s’être prêtée a une telle publicité, Mme Ferraro a défendu sa décision dans une interview à la chaîne de télévision ABC.« Les femmes peuvent être ce qu’elles veulent être, a-t-elle déclaré, et ceci est une occasion pour mol de l’expliquer à tout le pays.» Pour sa part, le président de la Chambre des représentants, M.Tip O’Neill, a déclaré ; « Je ne vols pas ce que Geraldine fait de mal.» Il a ajouté que lui-même, après son départ à la retraite, l’an prochain, aimerait faire une publicité où il serait un vieux grand-père sympathique qui aime l’A- mérique.Mme Ferraro a déjà touché, rappelle-t-on, une avance estimée à plus d’un million de dollars pour un livre qu’elle est en train de rédiger sur son expérience politique.C’mmt déjà l’été mmlntmnmnt au soleil des Caraïbes Hôtel Hôtel moderne de renommée intemetlonele eu service de le clientèle canedienne depuis 29 eno.CONeULTKVOTMAQBNTI RECTIFICATIF L’annonce du 23-2-85 aurait dû se lire comme suit LE MIROIR QUI REVIENT AUI» »n—c Wl IIT LE MIROIR QUI REVIENT pélannaptaua aourcta dt l'énargia da noirt éktilt.duSjanv au3mtrt.tpac-IKIM Irançaia; mar au van 13 h 30.20hM.tam.14 h 16.t6h30.20 h 30.dim 13 h.16 h 30.16 h 30.20h30 RESTAURANT BUTCH BOUCHARD: Ml Mt Boui da Mai-tonntuva (627-1221)- Spactada da Jtnuu Wokiy al dt Mtgdattnt Kowtlawtka, fat van al asm 1lh30'"iadlm I6h30 REST/ NT LE COMMENSAL.Mt 8t6Catharina (•7i-i4iuy- Ju jau.tudm con-cartt da luth al da gultara claa-tiautdt16h30é22h.30 RESTAURANT VENT DU BUOi 6044 tva du Parc (271-3603)- Ranoonka todpcukurtl-la la canna tocitl Amaalr raqoil l'Amériqua Latina, avac Ricardo Robado, la um.2 mart à 20h.(antrMIibra) LES RETROUVAILLES: 1706 St-Oanit (8466275)— John Bau-dina quartana (868) mar.au um.da 22h.t Olh — Sylvain L'Hau-raux.chantonniar.du dim.tu mtr.dt22h.É01h.RISING SUN: 286 ouaat StaCa-tharina (Ml-0657)- Ethnie Dri-vara.aka rock.1 mars SALLE FRED BARRY: 4353 tat StaCalharma (2638674)-.Bird-bath (la valantin • da Léonard Main, traduction Johanna Say-mour.du 7 Mv.au 2 mars SALLE GABRIEL CUSSON: 100 tat Nona-Otma (8734031)-Récltal da piano, Daniu Panna-ton.Francina PlouNa at Oaniala Okidica.dattt da Aniaia Campot.lal inara6 20h.SALLE ALFRED LALIBERTt; UOAM.rua Sta-Oanit, Mtl (262-3456)— • Jonathan Applat Plut Company • comptgnia dt dtnu naw-yorktlM.26 lév.au 2 mart 6 20h.30 SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (642-2112)-L'Opéra da MonnMI préatnM • La bohéma • da Puodni.la 1 mart, 20h.SALLE POLLACK: 565 ouHt Sharbrooka, Mtl— Entambtat 6 cordu.t van! at piano.1 mart É 17h.— Coneart Moaart, Buttio-van.Brahma « Schubart 1 mart 6 20h THtATRE CENTAUR: 453 SI-Françola-Xtvlar (2663161)- • Mattar Harold.and Hit boya > d'Athol Fugard, m.an a.Mturica Podbrty.du 31 jtnv.au 17 mart.mar tu van 20h.atm.14h.dim ISh THEATRE D.B.CLJUIKE; 1456 outat dt Mtitonnauva.Mil (676 4341 )— prtffliért production du • Howard Richard 6 Otnuurt • cla da dtnu.chortgraphiu da Howard Richtid.1-2 mart.20h 30 THEATRE MAISONNEUVE: POA (642-2112)- Edith Bultar.1-2 mart, 20h THEATRE DENISE PELLETIER: 4363 at! St6Ctlharlna (263M74)— • La loumiquti • dt Victor Ltnoui.lat van.tl um.6 206.30.du 24 jtnv tu 2 mart THEATRE PORT-ROYAL: POA (842-2112)— La Compagnia Jun Ouctppt préttnta • Détir tout bt ormu • d'Eugènt O'NtM, m.an a Michal Dumont at Marc (jrégoirt.i comptar du 12 lév.atm.20h., tarn.17h.at 21h.THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 Sl-Dania (644-17«)-.Una journét partlculléra • d'EHora Scola.m.an a.Gullltrmo Da An-drtt.du 28 lév.tu 24 mart, mar.tu van.20h.atm.17h.at 21h., dim.15h.theatre ZOOPSIE; 1400 St-Urbaki (28651M)-.Richard 3 • d'apréa Shakupatra.du 21 Mv.tu to mart.jau.au dim.20h.30 UNIVERSITE CONCORDIA: 1455 da Mtitonnauva.ata «1— • Shlkaata la mtlhaurtuu • production da Tranamytha.taxtaa, mutiqua at chantons da Milton Natclmanto (Brétil), Dtnial VI-gllatti (Uruguay), PaMo Mlltnn (Cuba), Manno Chtrltmtgna (Halil) Ramon Vara (Maxlqua al autmlat mtraè20h.UNIVERSITE DE MONTREAL: 200 VMcant d'indy.IM-Sallt 6464: Coneart dt I'Alaliar du tnaamblu avu gultaru, dir.Bartholomaw Crago, la 1 mart é 20h.theatre de LA BORDEE; login rua Sl-Jtan.Vlaua-Ouébw (664-6631>- • Lu dominu • dt Jatn>Jaoqul BouM tl Jacquu 01-rtrd, m.an a.Clauda Bmal, du 20 lév.au 6 mart.mtr.tu atm.20h.30 SALLE DE THEATRE DE LA RUE YORK: 12 rut York.Ottawa- • Mort accldantallad'un ¦füTChtilÉ B di Dtrio Fo.préünlÉ par la Théélra da la CorvM.m .an t.CMmant Cataltla.du 26 Mv.tu 6mart.20h.30 THEATRE DE LiLE: 1 rutWal-llnglon.Huliy771-66M)— • Lu Moinatu chii lu PInun • da Otorgu Dor.m.an t.Hadwiga Harblat.da 27 lév.tu 26 mart, mar.tuvan 20h.S0.um 16h.al 22h CENTRE NATIONAL DBS ARTS: Ontwa- SalM ThMtra Tha Natonal ArM Canka préatnat • Tarminal Bhiu • da Dtnit Bouchard.1 mars, 20h.2mart 14h.al 20h.h 30, 21 h.(1 au 14 mars) PARISIEN l;(866-3856) -''1SS4'12h45, 2h5S.Sh 05.7 h 15, 9 h 25 PARISIEN II;- "AnanUon laa dégéla” 1 h, 3 h, 5 h.7 h 05.9 h 10 PARISIEN III:- “L* pHt con” 12h30, 2h20.4h10.6h, 7 h 50.9 h 40 PARISIEN IV:- "Rat laa prola" 1 h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 15.9 h 20 PARISIEN V:— “la vanganca du aarpani à plumât" 12 h 50.3 h.5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL l;(67S-7461) — “Shaatta raina da la lungla” 9 h 35— “Trola tur un tola” 7 h 25 PLACE LONGUEUIL II:-"Suparglrl” 1 h 15.5 h 20.9 h 25— "La malllaur” 3 h 15.7 h 20 PLACE VILLE-MARIE l:(666 0689)-"MraBoMal"12h 30, 2 h 45.5 h.7 h 20.9 h 40 PLACE VILLE-MARIE II;-"Mlckl and Mauda" 12 h 10.2 h 30.4 h 50, 7 h 10.9 h30 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) — "A paaaaga lo India" 12 h 30.3 h 45.7 h, 9 h55 PLACE ALEXIS NIHON II;-"Braaklaat club" 1 h, 3 h, 6 h.7 h 45.9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III:-"Tha aura ttilng' 7 h 15,9 h 15 PLACE OU CANADA:(861-45K) — "Amadaut" 7 h, 9 h 50 SAINT-DENIS ll:(6463222) -"Canibal larox'' 14 h 40,18 h, 21 h 20— “Evontraur da Nasa York" 13 h.18 h 20, 19 h 40 SAINT-DENIS III:- "La motard ééméralra " 14 h 10.17 h 40, 21 h 10— "Laa pré-dataura"12h25,15h55.19 h 25 VERDUN:(7662092)- "Shaana la raina da la lungla” 9 h— “Trola aur un tola" 7 h— “La bébé achtroumpT' 12 h 45.2 h 30.4 h 15 VERSAILLES l:(353-7880) — “Raa lat prola” 7 h 15,9 h 20 VERSAILLES II:- "Attantlon laa dégéte” 7 h 15,9 h 10 VERSAILLES III:- "L'opéra da la tarraur” "Laa axtar-mlnataura da l'an 3000” 6 h 25.8 h.VILLERAY;(3S6-S577) -"Shaana la raina da la lungla” 9 h 30— "Trola tur un aola” 7 h 30— "La bébé achtroumpl" 1 h, 3 h 15, 5 h30 WESTMOUNT SOUARE:(931-2477)-"1964" 7 h 05.9 h 10 VORK:(937-8978) - "Slarman" 12h30,2h40.4h50, 7h.9 h 10.TELEVISION O CBFT 12.00 Pramièra édition 12.22 TéMxarta 12.30 AIMBouBou 13.30 AujourMjour 14.30 TéM-MuWtlan • Malkutlvtlatt» 15.30 Princanair 16.00 Bobino 16.30 Ulytu31 17.00 TéM-5 16.00 Caaolr 16.26 LunouvalMtduaport 18.33 Aviadtrachtrcht 16.00 A pMki Itmpt 19.30 Vivra étroit 20.00 Hora^érM • Marco Polo >(60 partit) 21.00 Laa gaallonntirn da la mon 22.00 LaMMjoumtl 22.27 LaPoint 23.00 UméMo 23.04 Lunouvakudutpon 23.16 TéMxtna 23.24 Vivra an kirma 23.30 Cinéma • Dlmancha noir • tmér 76 avu Mtrdta Ktlltr.Ro-btrt Shtw al Bruet Dam 21.00 22.00 22.46 23.00 23.28 23.30 23.46 01.30 La ptroM talé voua VldMCIIp Tiragu da LolpOuébu LunouvtUtîVA Ladixvoutinlorma Lu apont al la couMur du Mmpt Cinéma dt Un dttoirU • La waak-and dt la lar-rtur • amér.70 avu Ro-bart Conrad.Lu Major.Carol Lyniay al Lob NaHb-lon Cinéma da Un dtaoMa • Avant qua vlanna l'hi-vtr • bril.M avu David NIvu.Topol.John Hun al AnnaKartna Poulain, Arlant DIdItr at Carolina Cbr 22.30 La méeanlclM da Saint-Exupiry 23.06 La "rhéétra dt Bouvard 23.20 Cocoricocoboy 23.30 La Journal CD 16.00 16.30 19.27 19.30 20.00 21.00 21.30 22.00 22.30 23.00 RADKKtUÉBEC Paata-Panout Télétarvtcaplua TktgadabOuollditnna Ratraib Action Droit daparob Çavautbvoyaga Incursion Du 0^ qua jt connais lA^nl Shaa O 12.00 12.67 13.00 14.00 18.00 16.30 164» 16.30 16.69 17.00 17.20 17.30 19.00 19.00 20.00 21.00 22.00 22.26 23.00 23.20 23.27 CBMT Midday PrcgramHighIighb AkmychildrM Dallu Coronaben atnal Alllnlhalairi% Doltloryouiatll Zigzags Nawuratch updsb VkMohitt Nawawatch updab Thru'a company Nmrrauraich Murdarahawrob Tommy Huntar ihcw TBA Tha National Tha Journal Nawawatch Tha national updab Good rockin'tonight Imaguptrduu TélMirviupha CD CFTM 12.00 Ltdixvoutinlormt 12.16 Ciné Quiz • Fill Brindaeiar chtz Ma pirabt • tué-ak 16M mu Ingtr Niitton.Maria Parr-son, Ptar Sundbarg al Bippt WolQirt 14.30 Forum 16.30 Drbbdt inonda 10.00 La banda tnimU 19JO Lu aabWpopaku 17.00 Monkéaludaacl 19.00 La 16 hturu 19.30 Odytaét 19.00 Cmémaduvandrtdl • Sinbadtiroaédullgrav amér 77 tvtc Patrick Wayna.Patrick Troughbn.Jane Saymour al Taiyn ^ m TVFQ(Clblo) 12.30 Bonjour bon appém 13.00 Pitunaas 13.30 Vtndrtdi sbrMouMbaé 14.30 16.00 16.12 16.30 16.30 10.M 17.30 16.00 19.30 19.60 10.00 20.00 20.30 21.00 L'invIMPb InMnnéda La Mélrtda Bouvard LavMtgadambtnutgu L'tcadémbdunaul La Journal Laboubébébiatr OuchüIrutlduHObt Fanéau Au|aurd1MbvM Bonjour, bon appéb PMinaaé Théélra • Lu joyauau UM—***» CD CFCF 12J0 Pubt 13.00 Tha Don Harron Show 14.00 Another wond 16.00 OtntrtI hoapiltl 16.00 Music VWon 16J0 Takt a brtdt wHh Mallhaw Copa 19 J7 FaffléyFtud 17.00 Thapnubnght 19J0 Puba 1900 [naarbmmamionighl 19 JO NHL hockey Minnuala Nerlh Start al OtkodRMIMngt '¦-w-wty • OaraTuot la lha part • tpr: J«ntlanét.Ro.oa» Paar«>a al Chtriu ; w * 04 49 HawMiwrl ARTS ET SPECTACLES Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 I Edith Butler, ménestrelle MARC MORIN Edith Butler.Direction artistique : Lise Aubut.Mise en scène : Mouffe et Lise Aubut.Au théâtre Maisonneuve, mercredi soir.Complet ce soir et demain.Supplémentaires les 28 et 29 mars à 20 h.Ce n’est pas un triomphe à l’Olympia qui ferait perdre à Edith Butler le swing qu’elle promène depuis vingt ans d’un océan à l’autre et par-delà nos frontières.L’Acadie ne se marie plus, mais la ménestrelle de PaquetvUle, elle, baigne toujours d’aise dans ce ménage de groupe qui a fait son succès : chansons traditionnelles, reels et gigues de nos racines celtes, complaintes du temps jadis et d’aujourd’hui, avec un enthousiasme qui ne se dément pas.Mercredi soir, pendant que la passionaria pacifiste Joan Baez se produisait dans la salle d’à côté, Êdith Butler, admirablement appuyée par ses cinq musiciens — notamment le « violoneux » André Proulx, virtuose qui n’a rien à envier aux grands du fiddle —, entraînait un auditoire visiblement converti d’avance dans un boucan de tous les diables, un vrai « micmac » comme on dit au pays d’Acadie.Il existe déjà une tradition Edith Butler, avec ses inconditionnels, et la formule fonctionne si bien que de rares nouvelles chansons arrivent à nous faire croire que le spectacle est tout neuf.Toute la famille folklorique y est : de la bombarde au « ruine-babines », du triangle à la guitare, des cuillers au clogging.Sans oublier le pantin Gabriel qui a acquis d’autres lettres de noblesse en se cassant une jambe d’avoir trop gigué à l’Olympia ! Quelques nouveautés : la complainte de Marie-Madeleine, véritable macédoine à exorciser tous les clichés folkloriques du monde; quelques chansons tendres sur des paroles de Françoise Mallet-Joris; un entraînant jump-upûe canicule dans les bayous louisianais ; O cher, veux-tu venir danser ?; et Un million de fois je t'aime, titre du spectacle et du plus récent microsillon (le hui tième) d’Édith, l’un des nombreux fruits de sa longue association avec la parolière, directrice artistique, compüce et compagne Lise Aubut.Converti à !’« électrifficacité », on ne swingue plus guère « la bacaisse dans le fond de la boîte à bois » en ce pays.Leur accès de rage folklorico-généalogique résorbé sur accompagnement de désillusion nationaliste, les Québécois boudent généralement la musique traditionnelle, fût-elle assaisonnée a la sauce pop.Tel n’est pas le cas d’Edith Butler qui n’en finit plus de dénicher des variantes d’i4 la claire fontaine et de redonner vie aux savoureux personnages du folklore acadien.Il y a du Micmac là-dedans, de l’Irlandais, de l’Écossais, du Jersiais aussi, un beat cajun à l’occasion, et une bonne dose de country & western — n’a-t-on pas dit que les meilleurs chanteurs wes-tem viennent.de l’Est ! Malgré toutes nos prétentions de néo-urbaiiu « au courant » (comme on dit en anglais), il y a une sorte de catharsis dans cè défoulement folklorique.Qu’on ne se méprenne pas, cependant : tout cela est aussi moderne que Claude Dubois ou Catherine Lara.Le folklore, c’est comme les hambourgeois : tout le monde en mange et aime bien ça, mais personne n’ose s’en vanter.Avec Edith Butler à la barre, rares sont ceux qui regretteront de s’y être abandonnés, sans fausse honte ni reproche.Démangeaison aux pieds garantie ! Joan Baez, observatrice lucide PAUL CAUCHON Certains artistes sont des légendes, comme des symboles sur lesquels se cristallise l’essentiel d’une époque.Comme Joan Baez, participante et témoin privilégié de toutes les luttes des années 60.Elle marche avec Martin Luther King, introduit Dylan dans les festivals, fonde un institut pour l’étude de la non-violence, milite sur les campus pour dénoncer la guerre au Vietnam.Adulée par les étudiants, attaquée par le gouvernement américain, elle est emprisonnée pour avoir milité contre la conscription.Et elle chante à Woodstock, enceinte de son premier fils.Tout semblait possible, les révoltes étaient précises, collectives et enflammées, la nouvelle société de consommation encaissait, stupéfaite, les attaques d’une génération qui refusait d’y prendre sa place.Vingt ans plus tard Joan Baez est encore là, fidèle à son image et à ses principes, malgré les rides et le cynisme.Ce qui est extraordinaire chez elle, c’est la permanence de cet engagement social, la conviction profonde qu’il faut conti- nuer à se battre malgré les défaites amères de toutes nos révoltes, malgré les avenirs incertains d’une nouvelle génération frileuse qui a démissionné avant d’avoir pris les armes.Debout derrière le micro, seule avec sa guitare ou accompagnée de son pianiste, entourée d’une demi-douzaine de petits palmiers en pot pour meubler la trop grande scène, elle chante encore la paix, le rassemblement, s’attaque à l’armée et aux militaires.Avec cette voix toujours aussi merveilleuse, aussi pure et aussi forte, ses chansons deviennent des hymnes qui remplissent la salle dans ses moindres recoins.Elle parle beaucoup, avec humour et ironie, de sa vie, des gens qu’elle rencontre, de sa famille, du show-business, et le public écoute, dans un atmosphère de recueillement serein.Elle pourrait avoir l’air de l’ancienne combattante revenue de tout.Pourtant son récital n’est pas vraiment nostalgique : ses anciennes chansons sont devenues des classiques, et dans ses nouvelles elle parle de la femme de 40 ans qui rêve d’aventures avec un p’tit jeune.elle chante en espagnol pour le Nicaragua, elle transforme Private Dancer de Tina Turner en une étonnante ballade latine ! Et puis elle s’interroge sur les enfants des années 80, elle s’inquiète de leur indifférence.Et on a l’impression que c’est pour ça qu’elle continue, pour témoigner de ses exigences auprès d’une nouvelle génération.Elle le fait sans lever le poing, sans lamentations, comme une observatrice lucide, tout simplement.Mais on ressent un certain malaise.Le récital terminé, cinq hippies sortis du formol (cheveux longs, bandeau, colliers, chemise indienne — je ne croyais plus qu’il en existait encore ! ) chantaient doucement de vieilles chansons de Dylan dans le hall de la Place des Arts, entre les messieurs bien cravatés mal à l’aise et les new-wave de la bonne famille.C’est à ce moment-là que c’est devenu caricatural, comme un vieux disque rayé, fantômes blafards d’une époque révolue à jamais que le talent de Joan Baez avait réactualiser pour deux heures, semblant être la seule à pouvoir le faire.Au Public Dance Works L’Amérique médiatisée MATHIEU ALBERT On ne se connaissait pas, et le rendez-vous avait été fixé par personne interposée.Comment • voulez-vous reconnaître quelqu’un dans le brouhaha d’un hall d’entrée d’un immeuble du centre-ville ?Nous étions pourtant assis côte à côte depuis dix.minutes, occupé chacun à fouiller le regard des passants, lorsque finalement on se retourne l’un vers l’autre pour comprendre notre méprise.On s’esclaffe, stupides et surpris.J’avais rendez-vous avec Jonathon Apples, un jeune chorégraphe de 30 ans qui pilote depuis huit ans déjà le Departement of Public Dance Works (DPDW).Un type qui donne volontiers dans l’hyper-cérébralité, et qui prend plaisir à mêler Platon et Héraclite à la danse post-moderne.Originaire de Falfurrias au Texas, un village que vous ne trouverez nulle part sur les cartes, Jonathon Apples va tout d’abord tenter sa chance sur la côte ouest.En 77, à San Francisco, il ouvre les portes du DPDW.Faux départ, hélas ! Les Californiens boudent les idées nouvelles du Texan.« Les gens n’y étaient pas très réceptifs aux nouveaux courants en art », dit-il.Le second coup sera donné à New York, où il émigre en 83.Il y refait à neuf l’image de sa compagnie, par l’embauche de six nouveaux danseurs.Mais si New York est le paradis du « nouveau bouger », c’est également une jungle où il faut crier pour se faire entendre.Ce qui n’est pas évident pour un jeune chorégraphe arrivé du bout du monde.Même après deux ans dans sa ville d’adoption, Jonathon Apples tarde à percer auprès du public, et les subsides gouvernementaux lui sont consentis au compte-goutte, quand il y en a.11 doit se résigner à accepter de menus travaux pour assurer sa survie et celle de sa compagnie.Actuellement, le chorégraphe partage son temps entre les studios de répétitions et son nto- deste emploi d’homme de ménage.Mais Jonathon Apples demeure convaincu que le temps reste son meilleur allié.Le jour viendra, dit-il, où il pourra se consacrer entièrement à sa passion de la chorégraphie.À Montréal où il séjourne de jeudi à samedi à la salle Alfred Laliberté de l’UQAM, Jonathon Apples et ses danseurs présentent le plat assorti de cinq chorégraphies, dont deux sortent tout juste de l’incubateur : Still Life with Airplanes et Land Evacuation : un quatuor pour deux duos simultanés.Un dénominateur commun ?Toutes les pièces se veulent à l’image de l’Amérique médiatisée, une Amérique sans cesse agitée par les électrochocs de l’information quotidienne.Jonathon Apples, en fidèle représentant de la génération qui a grandi les yeux braqués sur la télé, en a retenu le concept : transmettre un maximum d’informations à l’intérieur d’un minimum de temps.Ses pièces se présentent alors comme le déca-Ic^ue d’un bulletin de nouvelles, ou les faits ont cédé la place à une information visuelle et purement abstraite.Une sorte de télé chorégraphique concoctée par l’imaginaire post-moderne d’un enfant de John Wayne.Son but pourtant ; atteindre le durable à travers un art qui par principe est voué à Téphemère.Un art dont il espère que la signification pourra survivre à l’instant furtif de son apparition en scène.Heide Sackerlotzky dans une chorégraphie de Jonathon Apples, Still Life with Airplanes.Les droits d’auteur devraient pouvoir protéger les logiciels GENÈVE (AFP) -La législation sur les droits d’auteur serait probablement la meilleure façon de protéger les industriels de l’informatique contre la piraterie des programmes et des logiciels.Un groupe d’experts réunis à Genève du 25 au 28 février sous les auspices de rUnesco et de rOMPI (Organisation mondiale de la propriété industrielle), est parvenu à cette conclusion sans cependant proposer de recommandation définitive sur ce sujet, un certain nombre de pays souhaitant d’autres formes de protection des logiciels.Pour ces experts, la multiplication de l’usage de l’informatique liée au « flou » de la législation destinée à la protéger a favorisé un pillage intensif des programmes et des logiciels.Les industries de l’informatique réclament en conséquence de plus en plus instamment une législation internationale les mettant à l’abri de la piraterie.Le groupe d’expert > réuni à Genève a retenu deux types de protections possibles.Lune qui s’inspirerait de la législation sur les brevets (propriété industrielle) mais qui aurait l’inconvénient de se heurter à certaines législations nationales contraires à la notion de brevet.La seconde s’inspire- rait de la notion du « copyright» (propriété artistique et littéraire), les critères de cette législation — l’originalité notamment — s’appliquant dans une très large mesure aux logiciels de l’in-formatique.Le copyright aurait en outre l’avantage de s’appuyer sur une législation nationale répandue dans le monde ainsi que sur des accords internationaux.Cependant, indique rOMPI, si déjà une majorité de pays sont fa-’ vorable à l’assimilation de la protection des logiciels à celle du droit d’auteur, un certain nombre de grands pays industriels, en particulier l’URSS, le Japon et la France, hésitent.TOUS -CANNES 84 Double prix d'interprétation masculine ALFREDO LANDA et FRANCISCO RABAL ¦ LES SAEVrS EVNOCEINTI s un film de .M.\KI(> CAMl'.S 1248 Bwnard 277-4145 4W CMUmiHATm PfWR 8 CÉSARS CINEMAS UNIS dont MEILLEUR FILM MMMur réRllRMmir BERTRAND TAVERNIER MMIMur acimir LOUIS DUCREUX MaUMurm actrtca SABINE AZEMA e riouveowj ?iirv» ji RARP lAUZIER GUY MARCHANO • CAROLINi CHLKR BIRNARO BRIEUA • SOUAD AMIDOU 12.30, 2.20,4.10, 6.00, 7.50,9.40, SAM.DamIaruMcIael* 11.30 Prix de U mise en scène CANNES 84 Le PARISIEN 3 480 ST-CATHERINe O 866-3856 MCOILL ELYSEE 2 SAM.DIM.1 JO, 3.30, 5.30, 7.30,0.30, KM.7.30,0.35 MATON 842-6053 Le film no.1 sur votre liste de films à voir! lin film IniercAAanI: bien jnué, bien mis en scene! — Srrffe r>ux%aull, LA PRESSE Kdtnirable.à voir absolument.- Jay Scott.GLOBE ASP MAU Extraordinaire, le meilleur film allemand depuis "IMS BOOT".— Richard Erieinan.DAILY SEWS (DIE WEISSE ROSE) DIM.1t.1t.tJO, 446,746,646, ttM.7.06,646 JOHN HURT s RICHARD BURTON BILLETS POUR GROUPES EN VENTE: InlomaUon La PARISIEN B6S-385S LE PAMSItN: 12.45,2.55,5.05,7.15,545.SAM.OtmieS SKCTACU 11.35.LE CmtMA: SAM.MM.11.45,3.45,5.00,7.05,5.10, MM.7.05,0.10 HSSiSB 35 MILTON 543-0053 ,-1 I VIRSION ANQLAIM | le PARISIIN 1 «•O tt CAtHtMNI O I emi AU IRM 01 iTt cAntHwo niMn EN NOMINATION POUR JJPRIX DE L'ACADÉMIE lloplfMlip Uüb - DOM - MEILLEUR FILM MEILLEUR ACTEUR — E.MURRAY ABRAHAM MEILLEUR ACTEUR - TOM HULCE MEILLEUR DIRECTEUR LA VIE DE MOZART AmadeuS EN VERSION FRANÇAISE (aux 3 IXXaYSTB6BO| Cioés) Brotsord, Ven.: 7KXI, 9:50 Dauphin.Ven.~ Som.— Cartier.Ven.: 7d>0.9:50 Sam.— Dim.: 1:20, 4:10, Dim.: 1:20, 4:10, 7t00, 9:50 Sam.— Dim.: 4K)0, 7:00.9:50 ^^OO, 9:50 LE DAUPHIN t I CARTIER-LAVAL I BROSSARD 3 lUUIICN PRES DIBERVIUE Ifl-BOBO mBOUL.DEt LAURENTIOES 863-5124 MAIL CHAMPLAIN 485 5906 EN NOMINATION POUR 7 PRIX GENIE [Acodémit du Cinémo Conadisn) LE MEILLEUR FILM r\ .s LE CHEF D OEUVRE DE L'ANNEE CANADIEN ETQUÇBECOIS L/ ^AU CANADA, C EST MARIO .fiseMn/n,., «X,., • toc “,f VUE V tOOit Guy lemteuÈ IC SOKlî Tout las jours: 1:30.3:30 5:30, 7:30,9:30 Crémaila, Ven.: 7:15, 9t30 Som.— Dim.t 12:45, Broisard: Ven.: 7K>0.9K>0 Sam.dim.: IrfK).SKM, SK)0, riis.9i30 LE DAUPHIN 2 BEAU8IEN PRES ITIRERVILLE 7?l608e EN NOMINATION POUR 7 PRIX GENIE (AcodsmttdwCinsmeConadiwtl fPO — Dont I K) Meilleur POUR un fil¦l de V \ i ' fi l ANDRÉ MELANCON ^ l Z.c.J Chomploin: an soirée: Berri, Ven: 12d10, 1:50, 3:40 7KM, 9:00 Sem.».Dim.: 12d)0, 1:50 seul Un flim inoubliable.Sally Flald Incom* la turvivanca av«c un réalltma stupéfiant M John Maikovich donna un# poiiormanc# éblouissante” Pierre Brousseou, Bon Dimanche ix CHAIVIPLA N BERRI 3 ITEOAINIRIHE PAPIHEAU 574 1815 SI DIHIt STECATNERIHE IM 7115 Ms IL Y A QUELQUES CLASSIQUES.IL Y A FRANÇOIS TRUFFAUT ET IL Y A CLAUDE JUTRA ET IA DAME EN COULEURS, CLAUDE JUTRA A SON MEILLEUR ¦ tioctirtr Iniitrrxlen - IIOIVOIA Un dot meilleurs films de cet dernière* onnéei A , .New York Times tally noid crtlondall tant douta ovoc impoMonca un rSla comma coluMà, al alla la rond ovoc un mélanga émouvant Oa vulnérablIM ot da force.Tout loi comédlont tonl d'alllaurt excellents.” te oavo, OMOII I SALLY FIELD LES SAISONS DU COEUR version françoise de EM COULEURS PLACES IN THE HEART LE DERNIER FILM DE ROBERT BENTON LE REALISATEUR DE KRAMER cofitm KRAMER Th Slat Films Piysrnlr .SAUY REU) • "PUCK IN THF.HFART' LINDSAY CROUSE • ED HARRLS .AMY MADICiAN • X)HN MAIkOVICH ¦ DANNY CIjOVER .Monlasr de CAROL LimETON AC E • OJcotalrur df Production GENE CALUHAN .Directeur d» la Photoliiphif NESTOR AIA1F.NDR0.S.A S C.• Produrlrur Fjieculil MICHAEL HAUSMAN Produit par ARLENE DONOVAN • Ecnl el Realise par ROBERT HENTON ITUUTNIimH Mflll 's BERRI 2 BERRI feus le* jeersi liOO, 3:10.StlO, Tito.9t40 IT MWt 8 B Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Jean-Louis Roy Rédactrice en chef: Lise Bissonnette Rédacteur en chef adjoint: Jean Francoeur Directeur de l'information: Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints: Denis Lord, Jacques Chabot Directeur des services administratifs: Michel Paradis LES CANARDS DE PARIZEAU Même s’il a quitté le gouvernement et l’Assemblée nationale depuis trois mois, M.Jacques Parizeau reste étonnamment présent dans le paysage politique québécois.L’ancien ministre des Finances, redevenu « simple » professeur aux HÉC de Montréal, sait comment s’y prendre pour faire les manchettes et n’a nul besoin de quiconque pour s’occuper de ses relations publiques.Assistant, à titre d’observateur, au congrès de la révision de l’option du Parti québécois, sa seule présence soulève l’enthousiasme des orthodoxes, qui lui font fête — et la cour, eux qui cherchent désespérément un leader — jusqu’à la soirée de retrouvailles dont il est le centre d’attraction.Quelques jours plus tard, le nouveau professeur de finances publiques participe à un colloque où il est, naturellement, le point de mire.Il se dit notamment d’accord pour que l’Hydro-Québec vende des actions dans le public, mâis à la condition qu’Ottawa ne gruge pas les profits avec ses taxes.En parallèle, M.Parizeau s’emploie à la défense et à l’illustration du livre blanc sur la fiscalité des particuliers, laborieusement élaboré sous sa direction, mais rendu public par son successeur, M.Yves Duhaime.De fait, l’ancien titulaire des Finances est plus éloquent, sinon convaincant, que celui qui a pris sa relève.Il donne une longue entrevue exclusive au DEVOIR, il répond aux olv jections des chroniqueurs d’un autre quotidien.Il y a quelques jours, il participe à un colloque sur la privatisation des entreprises, à Toronto, et on lui fait dire qu’il serait favorable à la privatisation de l’Hydro-Québec.Le morceau est gros à avaler, surtout de la part de l’un des principaux architectes et tenants de l’intervention massive du gouvernement québécois dans l’économie.Tellement gros que M.Parizeau profite d’une autre tribune, celle de la Chambre de commerce de la Rive-Sud de Montréal, pour rétablir les faits.Refaisant sensiblement le même discours qu’à Toronto, il s’attire cette fois Tire de ses anciens collègues.Aucun ministre n’aime se faire dire, surtout par quelqu’un qui s’y connaît en la matière, qu’il traîne dans son sillage, s’il ne lés couve pas sous son aile tutéraire, quelques canards boîteux.Mais, à y regarder de plus près, on se rend compte que l’ancien ministre tient un discours beaucoup plus nuancé et pondéré qu’il n’y paraît au premier abord, encore qu’on peut se demander comment il se fait que ses yeux se dessillent si tardivement.En premier lieu, il n’y a rien de si terrible à rappeler le message des contribuables aux gouvernements : Faites les choses mieux, fai-tes-les autrement, et laissez-nous davantage de notre argent.Est-ce à dire que Ton veut réduire le rôle du gouvernement ?« Ce n’est pas évident, répond M.Parizeau.C’est Tinetficacité, le laxisme, l’abus, le gaspillage, qui est en cause, bien plus que les fonctions de l’Etat.» De cette prémisse, inattaquable comme la vertu, le professeur Parizeau tire deux grands enseignements : il faut accepter de corriger les erreurs, autant celles du secteur public que du secteur privé, ce qui n’entraîne pas la condamnation de Tun ou l’autre; il faut réexaminer certaines sociétés d’État, à la lumière de leur mandat initiaL telle Soquem qui, ayant bien rempli son mandat, pourrait être cédée au secteur privé.Pour illustrer son premier point, le pédagogue donne deux exemples précis, avec un détacne-ment presque olympien ; l’amiante et la raffinerie de sucre de Saint-Hilaire.« On a sûrement eu tort de s’engager aussi avant dans l’amiante.On n’a pas vu assez tôt que les dangers réels ou présumés à la santé allaient bouleverser les marchés », dit notamment l’ancien ministre et président du Conseil du trésor.Les ministres se rebiffent, soulignant avec raison que le « on » n’exclut pas, dans ce cas, la personne qui parle, et que M.Parizeau a lui-même dirigé avec enthousiasme l’achat de la société Asbestos, alors que les dangers qu’il évoque aujourd’hui étaient patents, et l’effondrement des marchés, prévisible.Quant aux difficultés de la raffinerie, le ministre Jean Garon a des explications qui mettent en cause M.Parizeau.Quoi qu’il en soit, on ne peut repousser du revers de la main la révision déchirante que propose l’ancien ministre.Elle est à la mode, certes, mais elle s’impose, ne serait-ce qu’en raison de la rareté des ressources, de la capacité de payer et de bien gérer.On doit déplorer que la vision et le courage lui aient fait défaut, alors qu’ü était aux commandes, pour se débarrasser des canards boîteux qui relevaient de sa responsabilité.Mais ce n’est pas une raison pour répudier des propos qui relèvent d’une longue et riche expérience.En réserve de la république, M.Parizeau ?Peut-être.Mais en matière de canards boîteux, il sait de quoi il en retourne.— GILLES LESAGE La santé « privatisée » ?LA QUESTION rebondit de temps à autre, mais elle n’a pas encore vraiment fait l’objet d’un débat approfondi au sein de la société québécoise : est-il opportum et si oui, dans quelle mesure et sous quel mode, que le secteur privé prenne le relais du secteur public (de plus en plus à bout de souffle ?) en matière de soins de santé ?Cette question, le Dr Guy Rivard, ci-devant sous-ministre aux Affaires sociales du Québec et professeur au département d’administration de la santé à l’Université de Montréal, l’avait carrément posée en janvier dernier dans le cadre d’une série d’articles parus dans LE DEVOIR sur la « grande pitié » du système de santé au Québec.« Ne faudrait-il pas définir un rôle complémentaire et peut-être même essentiel pour le secteur privé ?» se demandait celui que l’on dit aspirant à la candidature libérale dans le comté de Montréal-Rosemont.Sa réponse était aussi directe que Umpide : « Il en es* gr’nd temps ! » A son avis, « il ';n est gi .nd temps, à la fois parce que l’État ne peut plus tout faire et aussi parce ce que le privé pourrait peut-être faire mieux et à meilleur coût un certain nombre de choses, permettant ainsi, à l’intérieur des cadres actuels qui respectent l’accessibilité universelle aux services de santé, de dégager des marges de manoeuvre intéressantes».Le Dr Rivard citait, à titre d’exemples ; la production de biens de consommation à l’Lntention du réseau; la sous-traitance pour le fonctionnement des immeubles, l’entre- tien des installations matérielles et la gestion des services de support dans les établissements; ou même la gestion complète d’un établissement par une société privée.Et de rappeler, sur ce dernier point, l’inévitable projet piloté de l’hôpital de Hawkes-bury rOntario), dont la gestion a été confiée à l’American Medical International (Canada), laquelle semble s’acquitter de sa tâche avec un succès certain.Ces jours derniers, le critique de l’opposition libérale en matière d’affaires sociales, M.Pierre Paradis, reprenait la même idée, avec laquelle il flirte depuis sa participation à la course au leadership libéral, dans une « document de reflexion » qui a fait un certain bruit.M.Paradis, qui a le don de chausser ses plus gros sabots pour aborder les dossiers les plus délicats, déclarait que le Parti libéral du Québec pourrait envisager de confier à l’entreprise privée les services de buanderie, de nettoyage, de sécurité et d’alimentation des hôpitaux et autres institutions ou secteur des affaires sociales.« Nous estimons qu’il serait temps, disait-il, de songer a confier ces activités d’appoint au secteur privé.Nous pensons qu’il serait ainsi possible de réaliser certaines économies et surtout de retourner l’administration à sa première tâche, celle de la prestation des soins.» Une telle perspective n’a pas manqué de sou.-, ver la colère syndicale.La CSN n’a pas été longue a fustiger ce possible « retour au commerce de la santé » qui risque, selon elle, d’en- traîner une grave détérioration des services.Même au sein du Parti libéral, l’idée paraît loin d’être mûre.Mme Thérèse Lavoie-Roux n’a pas caché son opposition : ça nepeut être une solution, a-t-elle dit.Elle est d’avis que la population désire toujours, pour des raisons d’accessibilité, de qualité et de continuité, s’en remettre au gouvernement en matière de santé et de services sociaux.Pour la faire changer d’avis, M.Paradis devrait étayer sa position sur des études autrement plus rigoureuses qu’il ne l’a fait jusqu’ici.Quant à M.Robert Bourassa, il a senti le besoin de préciser que « si cette idée a été avancée à quelques reprises par des membres du caucus, aucune proposition émanant du parti ne porte sur la privatisation » des services de santé.Le débat risque donc de tourner court.On craindra une levée de boucliers comme celles qui ont accueilli la remise en question du caractère universel des programmes sociaux ou l’application d’un ticket modérateur.Quant au député de Brome-Mis-sisquoi, il n’aura réussi qu’à accentuer l’image qu’il projette : celle d’un éléphant égaré dans un magasin de porcelaine.On peut le regretter, cependant.La complémentarité du secteur privé en matière de santé est une de ces questions « déplaisantes » que les politiciens, qu’un rien n’effarouche, ont trop souvent tendance à repousser sous le tapis.Le PLQ ne devrait pas refuser d’en discuter.— JEAN FRANCOEUR Madeleine Ryan ELLE ÉTAIT intimidante.Non par hauteur, ou par distance naturelle, mais parce qu’elle dégageait au premier abord tant d’équilibre, de grâce modeste, de clarté, qu’on aurait voulu l’impossible : la rejoindre là, tout de suite, dans sa force et sa quiétude.Qui font, ensemble, le courage.Et Madeleine Ryan était d’abord courage, elle l’est toujours pour ceux et celles qui l’ont accompagnée au cours de ses années de souffrance, et qui n’ont cessé de témoigner de ce miracle de sérénité dans la dernière lutte, la plus Implacable.On parlait de ce combat à voix haute.Elle avait enseigné comment ne pas en avoir peur.Elle était de nous, du DEVOIR, et tous ceux qui ont vécu avec nous, de près ou de loin, se sentent touchés.Quand tout le (juébec l’a mieux découverte, durant la campagne référendaire, nous n'apprenions rien de son talent d’écoute et de communication, de ses ressources, de son autonomie.Car s’il était vrai que, sans elle, Claude Ryan n’aurait pas été le même directeur du DEVOIR, disponible, présent ici de si longues heures, nous ne l’entendions pas au sens du simple accompagnement.Elle travaillait au Conseil supérieur de l’éducation, et plus tard au sein de la commission pontificale Justice et Paix, et son Influence était aussi directe là qu’au DEVOIR, dans des dossiers qu’elle connaissait si bien.C’est pourquoi nous ne l’avons jamais vue que comme une femme de son temps, au sens le plus actuel du terme, dont l’énergie et rengagement — ce beau mot d’une action catholique où elle a si longtemps oeuvré — n’ont surtout pas a exclure la générosité, l’oubli de sol, et ce que Pamour exige de don dans le quotidien.Venue tard à la politique, un peu malgré elle sans doute, eue y fut encore directement, prenant la route de son côté tandis que Claude Ryan dirigeait le Parti ÜMral, pour parler à tous et à toutes de ses convictions, durant le référendum, durant la campagne électorale.Propulsée un moment sous les caméras en 1980, elle aurait pu avoir le triomphe facile.Mais elle était là pour ses idées, ses valeurs, et non pour elle-même.Elle donnait l’impression de ne ren-conti er ni défaite ni victoire, mais de vivre avec intérêt, dans un rare détachement, un des aspects les plus nobles du politique, le débat démocratique.Nous savons que tous les lecteurs du DEVOIR, et toute la famille du DEVOIR, se joignent à nous pour dire à notre ancien directeur, Claude Ryan, et à ses enfants qui furent aussi de notre maison, que leur peine est la nôtre, et que nous leur souhaitons un courage pareil au sien, inoubliable.— LISE BISSONNETTE LE DEVOIR LE DEVOIR ni publié ptr l'imprimtrlé Ro-puiaira.aociété à raipontabiiité llmitéa.dont la atéga aociai aat aitué au numéro 211.rua du Saint-Sacramant.Montréal H2Y 1X1 Il aat compoaé at imprimé par l'imprimaria Dumont, divlalon du Groupa Ouaoacor Inc., dont laa ataiiara aont aituéa é 9130 rua Boi- vm.Villa LaSalla L'aganca Pratta Cana-dianna aat auloriaéa é amployar at à diffuaar laa intormatlona pubiléaa dana LE DEVOIR LE DEVOIR aat diatribué par Maaaagariaa Dynamiquaa.divlaion du Groupa Ouabacor Inc., aituéa é 77S bouiavard Labaau.Villa Séini-Lauranl.H4N 186 Tél .332-0690 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR édition quotidianna.2.901 par aamaina La aamadi aaulamant VS' Pour inlormallon é Montréal 332-3691.éOuébac 667-2022 ABONNEMENT Edition quotidianna 1201 parannéa.6moia62t.3moia 326 Al'é-trangar 2291 par annéa.6 moia 1156; 3 mota 606.édition du aamadi 666 par artnéa Poaiaa voiro cnéqua ou mandat-poala A LE DEVOIR.211 rua Sl-8acramant.Montréal.OuébacH2VlXi Tant da l'abonnamani aarvi par la poata aérianna aur damandé Pour information.(914) 644-3361 Courriar da dauxiéma elaaaa anragiatra-mant numéro 0696 Dép6l légal Bibliothè-qua nationaia du Québac Tout est à tous BILLET ALBERT BRIE J’AI toujours eu l’impression que la démocratie égalitaire favorise la médisance du citoyen.Les mots, les dictons me donnent raison : « Mêlez-vous de vos affaires » ou « En affaires, pas d’amis ».Pourtant, dans les faits, il semble, dans la plupart des cas, en être autrement.Au juste, quelles sont nos affaires à nous ?On ne sait trop.Elles sont si confuses, les échanges sont tellement nombreux entre les individus, que « nos affaires » regardent les leurs quand elles ne sont pas les leurs.Voyez, par exemple, l’instinct de propriété.Il n’en est pas de plus fort.C’est à un degré tel qu’aucun individu n’attend pas la possession incontestable et incontestée avant de parler de « sa » maison, « son » auto, « son » fauteuil, « sa » femme.On va même jusqu’à lâcher « mon » député, « ma » ville, à l’exemple de la petite serveuse de grands magasins qui parle de « sa » marchandise.À vrai dire, dans notre société d’abondance, il y aurait deux classes : la classe possédante et la classe possédée.Et ce n’est pas l’argent qui détermine la catégorie à laquelle vous appartenez.La mentalité d’un chacun en décide.D’une part, vous découvrirez des mendiants se conduire comme des seigneurs; de l’autre, de riches propriétaires réduits à se comporter comme des vassaux.La différence des uns aux autres réside dans le degré de possessivité que le ciel, l’éducation ou son absence leur ont imparti.Qui ne connaît et n’utilise la fameuse formule, laquelle nous fait entrer sans façon dans la cohorte des propriétaires du monde, à tout le moins du territoire canadien : « Je pale mes taxes, alors.!» À partir de là, n’importe qui est justifié de proclamer : « Mon lac Supérieur », « mes Rocheuses », « mes mines d’uranium dans mon Un-gava ».C’est incroyable tout le pays que nos taxes achètent ! On n’y a jamais mis les pieds,, on ignore parfois leur existence, et c’est à soi.D’autre part, il se trouve que ce droit de seigneur a sa contrepartie.Si chacun des contribuables a droit de regard et droit d’usage surtout, il est normal que le petit peu que vous croyez détenir soit aussi à tous les autres.Cela revient à dire que si vous êtes partout chez vous, tous les gens d’ailleurs, s’ils s’en avisaient, seraient dans leurs plates-bandes chez vous.Justement, certains s’en avisent.Il n’y aura rien qui excitera plus vivement leur agressivité qu’une affiche marquée « propriété privée ».Ils y voient une provocation.Ne di- rait-on pas qu’on vient de les expulser, avant qu’ils n’aient pénétré chez « autrui »?En les voyant regimber, on ressent l’impression qu’ils viennent d’être d^ssédés.Vous pensez bien que si la propriété outrage la classe possédante, la vie privée, elle, devra consommer le sacrilège.Il y a quelque chose d’infamant, semble-t-il, à défendre son fief particulier.Un jour, je faisais cette réflexion à un voisin : « Je n’accepte pas que l’on viole mon intimité.» Le cher homme en resta interloqué.Je suis sûr que les mots « viole mon intimité » que j’employais firent danser dans sa tête des visions lubriques et scandaleuses.S’il ne m’avait connu et que cette scène se fût déroulée 25 ans plus tôt, je n’aurais pas été étonne de le voir alerter la brigade de la moralité d’alors.À n’en pas douter, il faudrait ré-viœr le vocabulaire qui définit certains objets de la vie sociale.Le vocable « propriété » aurait le sens suivant : « Maison avec lopin de terre qui l’entoure, appartenant concurremment à la Société d’hypothèques, aux enfants du voisinage et occasionnellement à celui qui vient la hanter pour la nuit, mieux connu sous le nom de propriétaire ».Quant à « intimité », elle aurait l’acception suivante : « Terrain de jeux destiné aux ébats des mauvaises langues».LETTRES AU DEVOIR ¦ Une analyse trompeuse L’ANALYSE sur le Nicaragua (« De Somoza à Ortega : le Nicaragua des petits hommes verts »), parue dans votre édition du 22 février, est une des plus trompeuses que j’ai jamais lue.Commençons avec une phrase mystérieuse ; « Curieusement, Somoza diminue les ressources des forces répressives du régime de plus en plus sollicitées dans leurs activités de terroristes de l’État.» Effectivement, les forces répressives étaient de plus en plus sollicitées par le régime — c’est-à-dire Somoza — pendant les années 1970, ce qui contredit l’idée que ce dernier diminuait leurs ressources en même temps.En fait, pendant cette période, la montée de l’opposition populaire à la dictature allait de pair avec la montée de l’opposition d’une répression étatique déchaînée.Il faut aussi souligner que bien que la révolution fût aidée par certains milieux conservateurs (les dirigeants des moyennes entreprises, la hiérarchie catholique, etc.) dans le sens qu’ils se sont abstenus de soutenir Somoza, ce sont les forces populaires, so-cial-démocrates, qui ont fait la révolution, d’où la prédominance du FSLN dans le gouvernement dès le départ.C’est un gouvernement qui a voulu instaurer des réformes sociales importantes, maintenir une place à l’entreprise privée, mener une politique étrangère non-alignée (c’est-à-dire ni sur Washington, ni sur Moscou), et bâtir une constitution sur le principe du suffrage universel (ce qui n’existe pas aux États-Unis).Puisque LE DEVOIR ne me donnera sûrement pas l’espace de récrire l’article, il faut sauter pardessus un tas d’autres remaniements de la réalité que les auteurs nous ont présentés comme l’histoire de suite au Nicaragua.J’en viens à l'un des événements les plus récents et les plus controversés : les élections de novembre 1984.Selon les auteurs, « il est impossible aux rares partis autorisés de participer normalement à la compétition électorale (financement, affichage, droit de rassemblement) ».En fait, la loi électorale a reconnu à chaque parti en lice, quelle que soit son importance : une aide financière de 1400,000 (canadiens), le libre accès aux médias avec 30 minutes à la télévision et 45 minutes à la radio par semaine gratuites, du papier et des services d’imprimerie gratuits, le libre affichage et la distribution de propagande, l’organisation des assemblées publiques et le droit d’avoir des représentants dans tous les bureaux de scrutin.Plusieurs délégations internationales qui se sont rendues sur place pour observer le processus sont d'accord que ces droits ont été respectés, que les élections nicaraguayennes étaient libres, équitables et démocratiques.Le rapport de la délégation canadienne des Églises et des organismes de droits de la personne est une source de précisions là-dessus.Enfin bref, dans l’article de MM.Zylberberg, Grenier et Dau-delin.Je constate une falstfication des faits qui dépasse tout ce qu'on pourrait excuser comme • point de vue ».J’espère que les idées fausses ainsi propagées ont raté leurs cibles; que les gens qui ignorent la situation trouveront la vérité ailleurs.— QLENN MCDONALD MontréaL 23 février.¦ Un Parti nationaliste provincial ?LE PN, un parti qui croit beaucoup plus au « fais ce que dois » qu’au « fait ce qui pl^t », envisage sérieusement de présenter des candidats(es) sur la scène provinciale lors du prochain scrutin, à moins que les péquistes « orthodoxes » ne décident de former tin nouveau parti indépendantiste genre NPQ (Nouveau Parti québécois).C’est le sens de la proposition du leader intérimaire Denis Monière qui a été soumise au bureau national du PN, aux exécutifs de comté et qui sera débattue lors du prochain congrès du parti, les 23 et 24 mars prochain.Pourquoi un parti jeune et relativement faiblement implanté, voué essentiellement à la défense des intérêts du Québec à Ottawa, en arrive-t-il à envisager de venir sur la scène provinciale du Québec pour reprendre le flambeau de la cause souverainiste ?S’agit-il là d’une autre volte-face politique inspirée par le goût du pouvoir ?Que s’est-il passé en si peu de temps pour qu’il en soit ainsi ?Essentiellement ceci : en fin de régime, le gouvernement du Parti québécois, occupé à gérer les affaires de l’État et, particulièrement, à gérer la crise, a jugé bon de mettre au placard sa raison d’être et de jouer une « ultime » dernière fois la carte du « néo fédéralisme » canadien.Au cours d’un congrès pipé d’avance 0^ janvier), le Parti québécois cessait d’être autonome et devenait une remorque à la merci du gouvernement, d’où « cette aberration politique d’un parti souverainiste dans son programme, mais fédéraliste dans son action », selon l’expression de Gilbert Paquette.Il n’en fallait pas plus pour que les forces progressistes de l’indépendance se mettent en action et que jaillissent les initiatives, les coalitions, l’organisation des « dissidents » péquistes, la caravane de l’indépendance, le Mouvement socialiste, les sociétés nationales et la possible nouvelle orientation du PN.Même si elle peut surprendre de prime abord, la proposition de M.Monière répond à la « logique du Québec » qui veut que, pour s’épanouir pleinemenL le Québec doit s’affranchir au maximum de la tutelle du fédéralisme canadien et s’instituer en nation, au sens plein du terme, comme l’ont fait l’immense majorité des peuples de la terre et continuent d’en rêver ceux qui sont encore en état de neuples dépendants.Evidemment, pour les nostalgiques du PQ des grands débuts, la démarche du PN comporte le désavantage de « dédoubler » la démarche du PQ qui < conserve » encore l’objectif de l’indépendance même s’il est encore bien enfermé dans son programme.Se résoudre à comprendre que le PQ a déserté son option fondamentale en décidant « démocratiquement » de cesser d’en parler demande une certaine maturité de la sensibilité politique.Mais pour âui accepte le « discours ind^n-antiste » dans sa vérité profonde et sa vitale nécessité, les avantages de l’extension de l’action du PN sur la scène provinciale justifient largement les efforts à investir ; 1- elle redonnerait à Télectorat la possibilité de s'exprimer par son vote et d'éclairer son Jugement en contribuant au débat sur la question nationale; 2- elle contribuerait à faire éclater le bipartisme malsain qui bloque le progrès politique en niant les différentes nuances des opinions politiques des citoyens; S- elle permettrait de réactullaer le discours Indépendantiste en l’incarnant dans des solutions pratiques aux problèmes réels des années quatre-vingt; 4- elle obligerait les autres partis à se positionner avec plus de précision sur l’échiquier politique; 5- elle favoriserait l’expression de solidarités convergentes entre les véritables nationalistes et indépendantistes en leur offrant un cadre d’action acceptable jusqu’à la réalisation de l’objectif de l’indépendance; 6- elle permettrait d’insister pour obtenir les réformes nécessaires pour rendre les scrutins plus représentatifs de la société québécoise; 7- elle pourrait familiariser les Québécois avec l’idée d’une véritable constitution québécoise, approuvée par le peuple, où figurerait la prééminence de la législation linguistique ainsi que l’idée d’un régime présidentiel qui collerait beaucoup plus à ce que nous sommes que le régime monarchique, relent d’un colonialisme qui ressurgit en métastases tenaces (Cf.le retour du système de mesures anglaises); 8- elle pourrait offrir aux médias l’occasion de continuer à creuser le difficile problème d’une identité distincte sur un continent anglophone sous l’angle de l’affirmation nationale.Le PN peut-il répondre à toutes ces attentes ?— JEAN-LOUIS BOURQUE Québec, 7 février.¦ Place Jean-Paul II, parc Jarry Lettre adressée au sous-comité de toponymie de la Ville de Montréal.DANS UNE LETTRE envoyée au maire Drapeau, j’ai expliqué ma version anecdoUque de la provenance du nom du parc Jarry.Jusqu’à présent, personne ne m’a contredit.Un journaliste a poussé la recherche et confirmé, avec beaucoup de détails et de respect, les faits et gestes de l’éponyme Raoul Jarry.L’article est paru dans un journal qui consacre un supplément au secteur est de la ville de Montréal.Raoul a fait acheter un parc à la ville, poussé par Arthur, le médecin qui trouvait qu’il n’y avait pas de place dans Villeray pour faire jouer les enfants.Je ne m’attarderai pas aux détails généalogiques de la famille Stanislas Jarry.Bernard Blénier, dit Jar^, est venu ici en colon de la banlieue de Tulle.Ses descendants ont tour à tour habité Montréal, Saint-Laurent, Sault-au Récollet et Villeray.Paralt-il que son frère aurait laissé sa peau au massacre de Lachine.Le nom Jarry évoque l’aspect français de Montréal, qui en a grandement besoin.Montréal est aussi française que Pointe-à-Pitre, qui a aussi son parc Jarry.Il serait à considérer qu’il y ait une place Jean-PauMI dans le parc Jarry, à cet endroit même où l'on doit construire un pavillon.ÉventuellemenL on pourrait édifier une statue du pape, de quoi attirer le tourisme.Le reste serait libre pour le sport, la récréation et les spectacles dans le parc.Pour le moment, il y a risque qu’un commentateur se fourche la langue et annonce qu'un spectacle est commandité par Jean-Paul II.Je me fie à la clairvoyance du maire Jean Drapeau pour arranger les choses.Raoul Jarry, éche-vln et membre du conseil exécutif des années 1920, est en droit d’être respecté.Dans son travail.Il a fait une affaire en or pour la Ville.Il était précurseur de grandes réalisations telles que le métro, l’Expo ’67, les « Expos » et pourquoi pas le grand « O • pour olympique.— PIERRE JARRY Montréal, 15 février. DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 M 9 L’affaire Domtar : bravo monsieur Stevens ! MARCEL COTÉ L'auteur, économiste et associé de SECOR, a fait de nombreux travaux en développement régional.Le refus de M.Sinclair Ste vens d’accorder une subvention de 1100 millions à Domtar, pour son projet d’usine à Windsor, marque le triomphe de la raison.On doit aussi saluer le courage de M.Stevens qui tente de briser le cercle vicieux des subventions aux investissements manufacturiers des grandes entreprises.Pour ce faire, il devra surmonter un véritable barrage d’attaques politiques qui ne peut manquer de surgir, lorsqu’un si gros morceau de gâteau est refusé à une entreprise.« Sombre vilain », M.Stevens ne l’est pas.En fait, il est à espérer que ce refus est le premier d’une lon-^e série pour des demandes similaires.Je voudrais, dans ces lignes, situer le dossier de cette subvention dans une perspective économique et faire voir l’autre côté de la médaille : celui qui refuse la subvention n’est peut-être pas le « gros méchant ».La subvention représente 9 % du coût du projet de Windsor, soit $ 100 millions sur $ 1.2 milliard.Le refus de cette subvention met-il le maintien du projet en cause ?Deux questions se posent.Premièrement, les $ 100 millions sont-ils nécessaires pour financer le projet ?Deuxièmement, sont-ils nécessaires pour assurer une rentabilité minimum au projet ?Le financement du projet n’est pas en cause Le « cash flow » de Domtar, c’est-à-dire les fonds dont elle dispose annuellement pour financer des investissements, fut, en 1983, de l’ordre de $ 120 millions.Pour 1984, il devrait dépasser $ 175 millions.Selon le der- nier rapport annuel (1983), la dette à long terme de Domtar était de $ 319 millions et l’avoir des actionnaires, de $ 620 miilions.Ses actionnaires de contrôle, la Caisse de dépôt et la Société générale de financement, ont suffisamment de fonds en réserve pour augmenter leur participation si Domtar nécessitait des fonds additionnels.Quant aux actions de Domtar, leur cours est près de leur sommet historique.Selon les paramètres usuels de l’analyse financière, la structure de Domtar indique clairement que l’entreprise est en mesure de financer un projet de $ 1.2 milliard et même un projet d’une valeur supérieure.L’amortissement sur 20 ans du financement d’un tel investissement entraînerait des déboursés annuels additionnels de $ 150 millions, déboursés qui peuvent être rencontrés par une combinaison du « cash flow» actuel de l’entreprise et des profits supplémentaires que Domtar tirera du projet.L’octroi de $ 100 millions n’est donc pas nécessaire au financement du projet que Domtar et ses actionnaires peuvent financer.Ceci nous amène à la deuxième facette.La rentabilité du projet est-elle en cause ?Domtar ne financera toutefois le projet que s’il est rentable, en somme s’il s’agit d’un bon placement de ses fonds.Les déclarations de Domtar nous laissent croire que les $ 100 millions sont nécessaires pour que le projet rencontre les critères de rentabilité de Domtar.Qu’en est-il véritablement ?La méthode usuelle pour déterminer la rentabilité d’un investissement dans une entreprise est un calcul complexe connu sous le nom de « flux monétaire actualisé » ou, plus communément, la méthode DCF, de son nom anglais (« discounted cash flows »).Il est donc utile de comparer la rentabilité du projet selon cette méthode, avec et sans subvention.Nous présentons au tableau ci-contre un calcul sommaire selon cette méthode.Les paramètres utilisés sont typiques de ce genre de projet.N’ayant pas à notre disposition les chiffres internes de l’entreprise, nous avons dû estimer la structure de financement du projet.Le tableau indique que la rentabilité est relativement peu affectée par la subvention.Ce qui est intéressant dans ce tableau, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de différence dans les flux monétaires sous les deux projets.C’est normal : il s’agit du meme projet.Ce qu’on oublie trop souvent, c’est qu’un projet de $ 1.2 milliard génère des flux monétaires importants qui font pâlir rapidement l’importance d’une subvention de 1100 millions.Selon le premier scénario, la mise de fonds de Domtar sera récupérée en 30 mois.Sans subvention, la récupération se fera en 34 mois.Voilà pour la différence ! Un cancer dans l’entreprise Il est devenu normal pour les grandes entreprises canadiennes de maximiser les subventions lorsqu’elles entreprennent des projets majeurs d’investissement.La subvention est un outil utile pour le chef de direction ou de sa maison-mère pour un projet majeur.C’est la « cerise sur le Sunday» qui vient faire taire les appréhensions de tous ceux qui pourraient prétendre que les prévisions justifiant le projet sont trop op^ timistes.Car rare sont les projets qui ne sont pas justifiés par leurs propres mérites ! Mais pour les timorés, la subvention, « geste redistributif des gouvernements qui taxent beaucoup trop », vient calmer les craintes.C’est ce qui amène alors ces exercices bouffons au sein des grandes entreprises, pour justifier aux fonctionnaires qu’un projet n’est pas rentable sans subvention.Il est évident que des prévisions demeurent des estimations et qu’on peut toujours les ajuster.C’est pourquoi une entreprise réussira généralement à trou- Analyse sommaire du projet Domtar $ million Avec Sans subvention Hibvention Coût total du projet 1,100 1,200 Financement Emprunt (2/3) 733 800 Mise de fonds (1 /3) 367 400 Ventes prévues 1,150 $/tonne 350,CK)0 tonnes 400 400 Revenus d’exploitation avant les postes cLbas 230 230 intérêt sur ta dette (12 %) 66 72 Amortissement fiscal (10 ans) 110 120 Impôts (35 %) 19 11 Revenus nets pour fins d’impôt 35 27 Flux monétaire (Amortissement + revenus nets) 145 147 Rendements des flux monétaires 39.S% 36.7% Des Montagnais inventés de toutes pièces qui se nourrissent de saunions imaginaires ! REPLIQUE GABRIEL DIONNE, o.m.l.L’ARTICLE de Louis-Gilles Fran-coeur paru en page quatre du DEVOIR du 9 février dernier, et intitulé « Un ingénieur réclame l’abandon du projet de barrage au lac Robertson », exige, à mon avis, une sérieuse mise au point.C’est dans un esprit de solidarité profonde avec la population de la Basse-Côte-Nord pour laquelle je me suis donné sur place durant 26 ans que j’apporte ici ces quelques restifications.Je le fais à l’intention des lecteurs de votre journal qui, ne connaissant pas le territoire dont il est question, auraient pu être induits en erreur.Il était question dans l’article d’un projet hydro-électrique proposé par l’Hydro-Québec et susceptible de remplacer éventuellement les centrales électrogènes à combustion diesel présentement en service en Basse-Côte-Nord.En effet, ces unités diesels, en plus de coûter cher en carburant, sont exposées à des bris fréquents.Sur un territoire où les transports sont difficiles, à cause de l’absence de route, leurs réparations sont souvent extrêmement lentes et onéreuses.Il n’est pas nécessaire d’y lire longuement pour déceler chez les auteurs de l’article en question un manque évident d’informations pratiques concernant le territoire qu’ils voudraient, à leur façon, et on ne sait trop pour quel motif, sauver d’un malheur qu'ils imaginent, en s’attaquant à l’Hydro-Québec.On commence par parler de 13 villages alors qu’il y en a 15, et lorsqu’il est question des résidents du territoirre concerné, on n’y voit que des Montagnais, comme si on était bien convaincu qu’en Basse-Côte-Nord, tous les habitants étaient Amérindiens.Or seulement deux villages sur 15 y sont peuplés (et ce partiellement) par des Montagnais.Dans les 13 autres villages, la population est exclusivement composée de Canadiens français et de Canadiens anglais qui vivent non pas de chasse ou de « trappage » mais de la pêche commerciale en haute mer.Quant au groupe amérindien le plus considérable de la Basse-Côte-Nord, il habite majoritairement le village de La Romaine, situé à 200 km à l’ouest du lac Robertson où le peu de chasse qu’on pourrait y faire est bien loin de les intéresser, veuillez m’en croire.Donc, les promoteurs d’une réforme des plans de THydro-Québec de pe parcs d’éoliennes à proximité de chacun des villages de la Basse-Côte-Nord.Les expertises faites par l’Hy-dro sur ce moyen d’échange sont concluantes : des éoliennes « nt pourraient fonctionner que 20 % du temps dans cette région ».Pour réfuter cette objection de non-efficacité des éoliennes, apportée par l’Hy-dro, on amène quelques statistiques produites par Environnement Canada concernant la vitesse des vents à Natashquan, un village qui n’est pas compris dans le territoire de la Basse-Côte-Nord et dont la configuration est tout à fait différente de celle des 15 villages qui nous concernent.On met aussi de l’avant la forte vélocité des vents enregistré à Cap-Whitle qu’on donne comme modèle pour l’installation d’unités éoliennes dans les villages.Or Cap-Whitle est une Ile minuscule située complètement au large de Waptugan, la pointe la plus avancée en mer de toute la Basse-Côte-Nord.Il n’y a, dans cette petite Ile isolée, qu’un unique phare et l’endroit est distant de plus de 80 km du plus proche village.Quant à Harrington-Harbour, où les vents sont fréquents et leur vitesse enregistrée par Environnement Canada de 22.2 km/heure, en moyenne, on ne peut tout de même pas dire que c’est une merveille à ci- ter en exemple, et pourtant c’est le seul des 15 vùlages de la Basse-Côte-Nord qui soit placé dans des conditions idéales de forts vents, puisqu’il est établi sur un archipel dénudé, en pleine mer et sans aucun abri des vents de toutes espèces; les 14 autres villages étant tous situés sur la terre ferme, en des endroits abrités des vents dominants.Comme objections à la construction par l’Hydro-Québec d’un barrage au lac Robertson, on met aussi de l’avant les dommages que pourraient causer à l’environnement l’inondation de 16 km de territoire de chasse, de même que l’obligation qui s’en suivrait de « raser 400 km de forêt pour la ligne à haute tension », et aussi les dommages que cela pourrait causer « à la rivière Ha ! Ha ! où les Montagnais pêchent le saumon pour leur alimentation depuis des générations ».Or personne ne fait la chasse dans le territoire concerné, surtout pas les Montagnais dont un petit groupe habite le village de Saint-Augustin à 60 km plus loin.Les Montagnais n’ont certainement jamais compté pour vivre sur le supposé saumon d’une simple décharge de lac qu’est la rivière Ha ! Ha ! où on ne prend que de la truite.Je le sais fort bien pour y avoir pêché moi-même.Pour ménager l’électricité, on proposerait aux gens de la Basse-Cote-Nord de se chauffer au bois, en un territoire où il n’y en a que quelques touffes sur le bord des rivières, tel que le laisse bien voir la photo qui accompagne l’article du 9 février, et encore s’agit-il de bois mou à 99 %.Aussi peut-on se demander si c’est en faisant traverser ces quelques rivières aux fils à haute tension qu’on s’imagine que la ligne dé transmission réussirait à « raser 400 km de forêt ».Pour le reste, ce sont des tourbières et du roc nu.Je le sais très bien pour avoir sillonné tout ce territoire des dizaines de fois et pour avoir vécu la vie des gens du milieu durant plus d’un quart de siècle.Nous, de la Basse-Côte-Nord, nous basant sur l’excellent travail déjà accompli ailleurs par l’Hydro-Québec, sommes convaincus du sérieux des expertises faites par ses ingénieurs en un territoire qu’ils connaissent parfaitement depuis le milieu des années 1960, alors qu’ils y commençaient leurs premiers travaux d’électrification dans nos villages.Le plan ver la combinaison exacte de chiffres qui rendra le projet marginal pour les fonctionnaires et politiciens et, grâce à la subvention, très confortable pour le conseil d’administration ou ^ maison-mère.Il n’en reste pas moins qu’avec ou sans subvention, la mise de fonds est usuellement récupérée en trois ou quatre ans.Les méfaits du régime de subventions La plupart des études sur le sujet n’ont pu démontrer qu’en l’absence de subvention, les projets des grandes entreprises ne se seraient pas réalisés.La complexité de telles décisions rend d’ailleurs difficile toute affirmation sur le sujet.Par ailleurs, les nombreux effets pernicieux des subventions introduisent un biais important vers l’équipement plutôt que vers les travailleurs dans .les choix technologiques, résultant en des projets plus coûteux en immobilisations et moins flexibles.Elles favorisent aussi des mesures rétributives des pays étrangers, notamment des États-Unis, ou l’on retrouve généralement des concurrents directs aux grandes entreprises canadiennes.Mais les subventions constituent surtout un transfert inefficace et injustifié de l’État vers les actionnaires des grandes entreprises en question.Inefficaces, ces subventions le sont sur le plan de la création d’emplois.Ainsi, même si la subvention était nécessaire à la réalisation du projet, Domtar ne « maintiendrait » que 700 emplois.Les subventions, s’il faut en avoir, sont beaucoup plus justifiées aux PME pour deux raisons.Premièrement, il est bien documenté que les PME n’ont pas accès au financement aussi facilement que la grande entreprise et que la substitution facilite le financement des projets.Deuxièmement, les projets des PME, toutes proportions gardées, créent beaucoup plus d’emplois.Offrons les $ 100 millions à 200 PME sous forme d’un apport de 6 500,000 chacune à leur capital actions, moyennant un engagement de créer chacune une quinzaine d’emplois, nombre typique pour un apport de cet ordre.Elles « créeraient » ainsi cinq fois plus d’emplois que la subvention à Domtar.La somme de $ 100 millions n’est pas négligeable.EUe se compare au budget annuel de la Société de développement industriel du Québec et représente le tiers du budget du MEIR - Québec.Pour le développement économique, $ 100 millions, c’est très important au Québec.Par ailleurs, lorsque le refus de la subvention fut annoncé, le cours des actions de Domtar à la Bourse ne fut même pas l’objet d’un frisson.Il faut briser le cercle vicieux Au congrès du Parti conservateur de 1982 à Toronto, dans un atelier sur le développement économique, j’avais proposé que les subventions aux ç-andes entreprises soient limitées à un maximum de $ 5 millions.Un tel plafond libérerait une très grande partie des fonds destinés au développement économique qu’accaparent actuellement les grandes entreprises.Elles pourront aller aux PME qui sont des créatrices d’emplois beaucoup plus importantes, ou simplement servir à réduire le déficit.Le cercle vicieux doit être brisé.Les grandes entreprises peuvent financer leurs propres projets.Ces projets doivent aussi se justifier financièrement sur leur propre mérite.Les gouvernements n’ont pas à se substituer aux actionnaires.Évidemment, la première entreprise qui essuiera un refus peut crier a l’injustice : elle est en tête de ligne.Ainsi, Domtar se plaint que ses concurrents canadiens ont bénéficié de subventions et que c’est son tour maintenant de recevoir la manne.Si cet argument est retenu,, quand cessera la ronde ?de restrücturation que propose l’Hy-dro laisse entrevoir à la Basse-Côte-Nord, pour une première fois de son existence, la possibilité d’un débouché vers l’industrialisation, ne serait-ce que dans le domaine du perfectionnement de sa flotte de pêche et de l’élaboration de ses usines de transformation sur place du poisson, ce qu’elle n’a encore jamais pu imaginer.Pour une fois qu’on veut poser un geste vraiment constructif en Basse-Côte-Nord, surviendra-t-il encore pour étouffer ce projet, comme aux temps les plus sombres des exploiteurs du siècle dernier, des gens, peut-être bien intentionnés cette fois et habitant des foyers à la chaleur contrôlée, prêts à obliger les gens de la Basse-Cote-Nord à se chauffer de bois qui n’existe pas, et à leur proposer, en attendant qu’ils sortent de leur misère, de s’attendrir sur le sort de Montagnais inventés de toutes pièces qui se nourrissent de saumons .imaginaires.?M L’AR TICLE que je signais le 9 février mérite, à votre avis, une « sérieuse mise au point », d’autant plus, ajoutez-vous, que « les auteurs » manquent d'information.Comme l’indique la signature, je suis et demeure le seul et unique auteur de cet article.Et les propos que j’y rapporte sont conformes aux deux mémoires et aux commentaires faits par leurs auteurs devant le Bureau d'audiences publiques sur l’environnement.Aucun d'eux n'a d’ailleurs démenti notre compte-rendu.D'autre part, dites-vous, LE DEVOIR aurait donné à penser qu’il n'y a que 1.3 villages sur la Basse-Côte-Nord au heu de 15, comme c'est le cas en réalité.Ce que nous a vous écrit — et nous le maintenons —, c’est que la ligne à haute tension servira 13 villages.Il ne nous appartient pas d'ajouter à ce réseau les deux viüages qui continueront d'être desservis par les génératrices, dont celui de La Romaine.Nous n’avons pas répété dans l'article' du 9 février tout ce que nous avions déjà rapporté dans nos articles des deux jours précédents portant sur les mêmes audiences.Nous y expliquions notamment que la communauté blanche de la Basse-Côte-Nord réclame le confort dont bénéficient les consommateurs du Sud.Nous a vans aussi rapporté les grandes conclusions des mémoire déposés par la communauté amérindienne, que nous avons V'% La rivière des Ha ! Ha !, en Basse-Côte-Nord.malheureusement dû synthétiser au maximum en raison d’un manque d'espace rédactionnel ce jour-là.El nous avons terminé cette série en rapportant les deux principaux mémoires des • gens» du Sud.Il ne m'appartientpas de juger ou de débattre du bien-fonde des mémoires is présentés par ces • gens » de l'exténeur de ta Basse-Côte-Nord.Sur te plan profession- nel, leur point de vqe a autant d'importance que ceux des gens de la région, même s’il peut s'inwirer d’un système de valeurs différent.Le lépslateur québécois partageait cette vision des choses quand il a accordé un droit égal à tous les citoyens du Québec devant le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.LOUIS-GILLES FRANCOEUR B,f, ou non, ce qu’il faut, c’est gérer sainement nos forêts LIBRE OPINION W.-A.SMIRNOFF RÉCEMMENT, M.Adrien OueUette, ministre de l’Environnement du Québec, annonçait que le gouvernement interdisait dorénavant au ministère de l’Énergie et des Ressources d’utiliser les insecticides chimiques pour lutter contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette.Ainsi, en 1985, 70 % de la superficie devant être protégée contre cet insecte sera traitée à raide de l’insecticide biologique bacillus thuringiensis, communément appelé • b.(.».En 1986,90 % du territoire à arroser sera traité au b.l, et en 1087 ainsi que les années subséquentes, ce sera 100 % du territoire.Cette décision gouvernementale est extrêmement importante et ouvre des perspectives très intéressantes.En effet, rutilisation de b.t.devrait permettre de protéger plus ef- ficacement nos forêts tout en conduisant à la cessation de l’épidémie de tordeuse et, en même temps, à la préservation de notre environnement.Aussi, comme scientifique accomplissant des recherches dans ce domaine, je ne peux qu’applaudir à cette décision.Cependant, pour nos forêts, cela est loin d'être suffisant.Il est certain qu’il faut les protéger très sérieusement en employant les moyens les plus efficaces, les plus sûrs et les plus sécuritaires du Mint de vue écologique.Toutefois, Il est aussi nécessaire de gérer nos ressources forestières d’une façon scientifique.A ce sujet, il faut établir sans délai une stratégie à court et à long terme qui permettra d’administrer sainement nos forêts.Toute cette question doit être débattue non seulement au niveau du BAPE, mais aussi, tel que je l’ai proposé récemment à une réunion des producteurs de bois du Saguenay - Lac-Saint-Jean, par une commission spéciale à laquelle devraient participer des représentants de diverses institutions oeuvrant dans le domaine forestier, en particulier les industries forestières.Cette commission devrait entendre les avis de scientifiques engagés ou non dans le domaine de la gestion forestière afin de’jeter rapidement plus de clarté sur le problème, autant du point de vue de la protection à long terme des forêts que de celui de l’exploitation rationnelle de ces ressources.Cette commission devrait même se poser la question de savoir si nous avons le droit de couper de jeunes peuplements de coniUres simplement parce qu’ils sont Infestés par la tordeuse.Devrions-nous faire une loi spéciale afin de protéger absolument ces jeunes peuplements potentiels qui n’atteindront leur vérltble valeur que lorsqu’ils auront Tâge mûr et qu’ils seront donc productifs ?Dans cette optique, nous avons accompli des recherches qui démontrent qu’il est possible de préserver ces jeunes peuplements en effectuant des traitements séquentiels par b.t.Un an de traitement au b.t., quatre ou cinq années sans traitement, peut et doit être considéré comme une méthode sylvicole « élégante » pour sauvegarder nos jeunes peuplements tout en favorisant leur éclaircissement naturel.A cet égard, il est possible de dire que les traitements des jeunes forêts par b.t.peuvent remplacer la « hache d’éclaircissement ».Ce n’est pas ce qui s’est produit jusqu’à maintenant.Le MÉR traite au b.t ou avec des insecticides chimiques des forêts qui sont déjà mûres pour l’exploitation forestière.Ceci donne sans doute des résultats à court terme mais nous n’en tlror,s presque aucun bénéfice.D’un autre côté, il v a quelque temps, il a été suggéré de remplacer le sapin, essencelrès vulnérable à l’attaque pàr la tordeuse, par un autre type de conifère supposément moins vulnérable ; l’épinette noire.Lorsque cette Idée a été lancée.J’ai fait remarquer que tout ceci était un problème très délicat qui devait être profondément étudié a want dépasser à l’action.Il est vrai que, dans son milieu naturel, Tépinette noire est plus résistante à la tordeuse, mais je pourrais citer plusieurs endroits au Québec où cet insecte a attaqué très sévèrement des peuplements d’épinette noire.En Ontario, par exemple, la tordeuse a infesté plusieurs centaines de milliers d’hectares de forêts d’épinettes noires.-, J faut savoir que 1__ tlon écologique de cette épinette sera changée si elle est introduite dans des milieux qui n’ont pas les mêmes caractéristiques que son habitat autochtone.Qu’adviendra-t-il de ces peuplements d’épinette noire lorsqu'ils auront grandi ?Qui sait ?Peut-être subiront-ils des attaques très sévères par la tordeuse, par d’autres insectes et par des maladies ?Deviendront-ils très vulnérables ?Que ferons-nous alors ?Il est donc évident que toute cette question doit être évaluée dans le programme général de la gestion forestière.Par ailleurs, à propos de l’utilisa- restiéres soient saînemerirgérées tlon des pesticides biologiques ou pour le bien de toute la société.chimiques, il semble que la décision prise soit limitée par une superficie maximale qui peut être traitée et préservée.Mais est-ce que quelqu’un s’est déjà demandé quels sont les critères utilisés chaque année depuis presque une décennie et qui font que ce sont toujours les mêmes territoires qui sont traités chaque année ?Est-ce que ces critères coïncident avec une gestion forestière scientifiquement fondée et approuvée ?Sont-ils reliés à la nécesaté d’exploiter sainement et économiquement nos ressources ?La protection des forêts contre la tordeuse est-elle le seul critère utilisé pour choisir ces territoires devant être traité ou est-ce que ces critères tendent à empêcher d’exploiter aveuglément et Irrationnellement nos forêts même s’il existe des intérêts évidents à court terme ?Tout ceci-est extrêmement sérieux et mérite d’être évalué sans parti pris afin que nos ressources fo restiér 10 Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Domtar Québec».Au passage, il récuse les accusations relatives au projet S-31, soutenu nt que les libéraux essaient aujourd’hui de renier la paternité du S-31 qui sans l’intervention des conservateurs aurait eu pour effet «de massacrer les francophones du Québec dans leur tentative de jouer pleinement leur rôle dans l’expansion économique du Québec».Par contre, le premier ministre a paru surpris lorsque le député néodémocrate Michael Cassidy lui a souligné l’existence d’une politique au ministère de l’Expansion industrielle régionale qui vise i^ement à interdire aux sociétés d’Etat l’accès aux subventions du programme de développ ement industriel et régional administré par ce ministère.Il a demandé qu’on lui laisse voir le contexte de cette piohtique.Cette politique est relativement nouvelle puisqu’elle n’a été adoptée que le 9 novembre.Selon les informations recueillies auprès de fonctionnaires de ce mimstère et d’un adjoint du ministre Sinclair Stevens, elle n’aurait pas été prise en compte dans le dossier Domtar.On évoque pour cela le fait que la demande de subvention de Domtar ait été possiblement présentée avant le changement de politique.On soutient aussi que de toute façon le problème que posait la demande de subvention était fort différent, soit une perturbation du marché du papier fin en raison de l’accroissement de la capacité de production, ce qui a été la seule raison avancée par M.Stevens dans un communiqué émis cette semaine.Dans ta lettre de refus envoyée à Domtar, on ne fait pas mention du fait que des sociétés d’Etat détiennent des actions de l’entreprise.On semble par ailleurs mal préparé à appliquer cette politique.Ainsi ceUe-ci doit s’apphquer aux sociétés de la couronne ou aux entreprises dont un gouvernement détiendrait un contrôle effectif.Or on ne sait ce que signifie «contrôle effectif» qui est une expression qui pourra , être définie par la méthode des précédents.Un de ces précédents pourrait être la formule inscrite à l’entente signée avec le Québec il y a quelques semaines sur le développement industriel.Dans ce cas, le contrôle effectif signifie 50%.Les indications données au cabinet de M.Stevens laissent croire que le ministre vise à une définition du contrôlde effectif qui soit plus restreinte.On explique que cette entente avec le Québec porte sui- ’’s projets conjoints aux deux p .lers de gouvernement et que dans ce cadre le ministre était disposé à plus de souplesse.Soulignons qu’au cabinet du ministre québécois de l’Industrie et du Commerce, Rodrigue Buron, on ne sait trop où Ottawa veut en venir avec cette politique.Les appréciations varient selon les mterlocuteurs, dit-on tout en disant croire que l’objectif d’Ottawa est d’indiquer au milieu des affaires que l’on cessera de subventionner les canards boiteux du fédéral.Le problème est que l’on affecte ainsi les sociétés d’Etat des provinces qui ne jouent pas le même rôle.^ Le décès dant spontanément hommage tout en exprimant leur sympathie à la famille.Mère de cinq enfants, collaboratrice constante de son mari lorsqu’il dingeait le DEIVOIR, ensuite le Parti libéral du Québec et par conséquent le Comité du NON au référendum de 1980, Mme Ryan n’a jamais ménagé m son temps ni son énergie à défendre les causes qui lui tenaient à coeur.On la considérait comme un orateur émérite dans les groupes sociaux et politiques et sa parole était accueillie avec respect et admiration.C’est qu’elle savait faire passer discrètement et joyeusement, même sous forme d’humour, des valeurs profondes et fondamentales de vie chrétienne, témoignant elle-même de la sienne Au cours de la campagne du référendum, Mme Ryan fut bien malgré elle au centre d’une controverse, l’affaire des Yvette dont « elle était bien loin d’être le stéréotype, Mme Ryan n’ayant rien du caractère soumis de cette petite fille des manuels scolaires», rappelle Mme Thérèse I.,avoie-Roux, député de l’Acadie en nous exprimant sa « tristesse profonde » devant le deuil qui frappe la famille Ryan.Mme Solange Chaput-RoUand, elle aussi étroitement mêlée à cette épisode de notre vie politique, ne cachait pas hier sa peine: < Madeleine Ryan était une femme belle, nous confiait-elle.Belle dans son humaine condition, dans sa spintuahté rayonnante, belle dans sa maternité et dans sa condition de femme et d’épouse.Nous n’aurons jamais tout à fait fini de la pleurer » « Le Québec vient de perdre une citoyenne exceptionnelle et exemplaire à tous égards, soulignait à son tour Mme Lina Allard en insistant sur le privilège qu'elle avait eu de travailler à ses cotés dans le milieu de l'éducation.Pour Mme Allard qui fut également chef de cabinet de M.Claude Ryan, l’épouse de ce dernier était une personne de réflexion, à l’écoute des gens partout où elle les rencontrait : « Elle n’avait pas d’ambition personnelle, son seul souci était d’aider les autres et elle ne craignait pas de faire partager sa vaste culture puisée dans ses lectures et l’étude (les dossiers, même les plus arides ».De son côté, Mme Lucette St-Amant qui a connu la disparue alors qu’elle travaillait au Parti libéral, loue les qualités de coeur et d’esprit de Mme Ryan: ¦ Elle était certainement exceptionnelle, culti- vée, intéressante et renseignée sur tous les sujets d’intérêt.La façon dont elle savait se rendre disponible aux autres m’a toujours frappé.» Dès sa jeunesse, Madeleine Ryan s’est engagée dans l’action communautaire.D’abord présidente locale de la Jeunesse étudiante catholique à l’Ecole normale Marguerite-Bour-geoys de Sherbrooke de 1941 à 1943, puis dirigeante d’une équipe paroissiale de Jeunesse agricole catholique à Saint-Isidore de Dorchester (son village natal) de 1945 à 1949, Madeleine Ryan fut ensuite présidente diocésaine de la Jeunesse indépendante cathohque féminine à Québec (1950-1954) et présidente nationale de la JICF de 1953 à 1957.De 1971 à 1978, Madeleine Ryan fut membre du Conseil supérieur de Té-ducation et durant son mandat elle en présida la Commission de l’éducation des adultes et la Commission de l’enseignement secondaire.En avril 1977, elle était invitée par le Saint-Siège à faire partie de la Commission pontificale Justice et Paix et à ce titre elle fut de la délégation canadienne au couronnement du pape Jean-Paul 1er à Rome en septembre 1978.Aux côtés de son mari Claude Ryan qui présidait le Comité du NON, Madeleine Ryan joua un rôle très actif dans la campagne référendaire de 1980 sur l’avenir constitutionnel du Québec.Elle multipba les interventions à travers le Québec en faveur du maintien du lien fédéral canadien.Née Madeleine Guay à Saint-Isidore de Dorchester en 1925, troisième d’une famille de onze enfants, en 1958 elle épousait Claude Ryan.De ce manage sont nés cinq enfants : Paul, avocat, Monique, Thérèse, Patrice et André, étudiants.Outre son époux et ses enfants, Madeleme Ryan laisse une bru, Martine Létourneau (Mme Paul Ryan) et un petit-fils, Thomas; quatre soeurs et quatre frères, sa belle-mère, Mme Blandine Ryan, ses beaux-frères et ses belles-soeurs ainsi que de nombreux autres parents et amis.La dépouille mortelle sera exposée aujourd’hui à 19 h au Salon funéraire Alfred Dallaire, 1111 ouest, avenue Laurier, à Outremont.Les funérailles auront lieu le lundi 4 mars à 13 h à l’église Saint-Viateur d’Outremont.L’irûiumation aura lieu le même jour au cimetière de Saint-Philippe-d’Argenteuil et sera précédée d’un Libéra à l’église paroissiale de Saint-Philippe.La famille suggère aux sympathisants d’offrir des dons à la Fondation de l’Hôtel-Dieu de Montréal, au soin du Service d’hémato-oncologie.4 Ivresse vanche ou de vengeance, dit-il.On ne peut ressusciter personne.Ce qu’il faut changer, c’est un système immoral qui méprise la vie humaine.Nous avons à la fois les lois, les policiers et les juges les plus tolérants d’Amérique du Nord à l’égard des conducteurs en état d’éüriité.Conduire en état d’ivresse devrait être considéré comme une négligence criminelle et une tentative d’homicide.» Les chiffres témoignent de l’ampleur du drame vécu par des milliers de familles comme les Dubrule.L’ivresse tue et parmi les plus jeunes Canadiens.Les accidents de la route sont d’ailleurs la première cause de décès au Canada chez les moins de 40 ans.Selon le Bureau d’assurance du Canada, environ 40 % des conducteurs tués au pays ont moins de 24 ans.Le ministère canadien de la Justice estime que le mélange alcool et essence provoque 55 % des accidents mortels qui, chaque année, tuent près de 25,000 Canadiens.Une proportion de 12 % de.ces accidents seraient reliés a la consommation de drogue, le cannabis au premier rang.On estime que ces tragédies coûteront bientôt annuellement près d’un milliard au trésor public.Au Québec, l’éthylisme au volant est considéré responsable de la moitié des tragédies routières.On estime qu’entre 1978 et 1983, la Régie de l’assurance-automobile du Québec a consacré près de ê 2 milliards en déboursés ou en mise en provision pour indemniser les victimes de la route.Les dépenses médicales et d’hos-pitalisation se seraient élevées à plus de 190 millions et les dommages dépasseraient $525 millions.Devant la montée croissante des accidents de la route liés à la consommation d’alcool, qui tuent trois fois plus de personnes que tous les autres crimes réunis, le ministère fédéral de la justice a entrepris de raffermir les dispositions pénales du Code cnminel.Quelques jours avant le début des fêtes de Noël, le ministre John (^ros-bie a déposé au Communes un projet de loi qui devrait donner à réfléchir aux 160,000 automobilistes canadiens qui, chaque année, sont reconnus coupables de conduite en état d’é-bnété.Chaque soir, un conducteur canadien sur quatre prend le volant après avoir consommé de l’alcool.Reprenant presque en entier une pièce législative semblable, préparée par .son pédécesseur, M.Marc MacGVilgan.M.Crosble se propose de hausser de $ 50 à $ 300 l’amende minimale pour la conduite en état d’ébriété.La sanction serait assortie d’une suspension de permis de 3 mois pour une première infraction.Dans le cas de conduite dangereuse, l’emprisonnement maximal atteindrait 5 ans et la suspension, 3 ans.Si l’automoblUste a causé des lésions corporelles, les deux peines pourraient attemdre 10 ans.Si l’accident a causé la mort, la peine d’emprisonnement maximale serait établie k 14 ans et la suspension du permis serait applicable durant 10 ans.Les conducteurs reconnus coupables de négligence criminelle seraient passibles de détention 5 perpétuité.Si ces mesures visant à dissuader les disciples de Bacchus de prendre le volant répondent à quelques unes des revendications des victimes, elles ne font pas pour autant l’unanimité des groupes de pression.En Colombie-Britannique, Mme Sally Gribble, une mère (iui a elle-même perdu son fils de 21 ans, (Urige les Mothers against drunk drivers qui ont déposé, il y a quelques semaines, devant le Comité des Communes sur la justice et les questions juridiques, un mémoire réclamant une législation plus ferme, mais aussi une plus grande sévérité des autorités policières et de la magistrature canadienne.Devant le Comité Thacker, le MADD a n’y a pas été par quatre chemins: « Les victimes d’accidents d’automobile imputables à l’ébriété, outrées de l’inifulgence des tribunaux envers les responsables, et du peu de cas que Ton fait des victimes, demandent que toute personne reconnue coupable de conduite en état d’ébriété soit punie, sans exception.» Le MADD s’est élevé contre « le manque d’efficacité de la poursuite, l’attitude des tribunaux et les peines imposées ».Certaines accusations de négligence crimineUe seraient en fait fréquemment réduites en inculpations de conduite dangereuse.« Nous soutenons que le conducteur en état d’ébriété responsable d’un accident ayant coûte la vie à un être innocent est coupable d’homicide involontaire», a avancé Mme GribÛe.Outre l’instauration de programmes d’information des écouers et du public, de formation des jeunes conducteurs, le retrait des permis pour conduite avec des facultés affaiblies, et la saisie des véhicules des délinquants, le MADD souhaite l’abaissement du taux maximum d’alcoolémie de 8 milligrammes d’alcool par 100 milligrammes de sang à 4 milligrammes.En clair, la limite tolérée serait abaissée de moitié, de 0.08 à 0.04.En plus du relèvement des amendes, le MADD s’oppose aux peines purgées la fin de semaine.Une suspension du permis à long terme, un service communautaire, le dédommagement des victimes, une participation obligatoire à un programme de sécurité ou de traitement sont les mesures que le MADD privilégie.Le MADD propose finalement l’établissement des peines proportionnellement à la condition socio-économique des coupables et la reconnaissance des droits fondamentaux de la victime.Le MADD voudrait que soient reconnus le droit à un procureur spécialisé, le droit de déposition sur les préjudices subis, le droit d’appel pour toute peine jugée insuffisante, et le droit (le se constituer partie civile au côté de la Couronne.Le MADD soutient que les victimes devraient pouvoir s’opposer à l’imposition d’un traitement pour alcoolisme à l’accusé remplaçant Ta-mende ou l’emprisonnement, et participer de leur droit de veto aux réunions de la Commission des libérations conditionnelles.Sur la question de la constitution de la preuve, le MADD s’est félicité de l’imposition prochaine des prélèvements sanguins.C’est un domaine particulier où la poursuite de la justice et le caractère inviolable de la personnne semblent toutefois empruntés des chemins opposés.Pour Motehers against drunk drivers, la question à se poser est la suivante: «Jusqu’où sommes-nous prêts â aller en matière de prévention au risque de violer les libertés individuelles?Aussi loin qu’U est nécessaire », de répondre l’organisme.La Commission canadienne de réforme du droit appuie les nouvelles dispositions sur le prélèvement d’échantillons sanguins à des fins d’analyse et de preuve.A l’exemple de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan où la mesure est déjà appliquée, les policiers canadiens pourront bientôt prélever un échantillom sanguin lorsqu’un conducteur est physiquement incapable, qu’il feigne de l’être ou non, de fournir un échantillon d’haleine.Selon la Commission, « la police doit absoluement disposer de ce pouvoir pour combattre efficacement la conduite en état d’ivresse ».' Le juge Allen M.Linden, président de la Commission de réforme du droit, a toutefois souligné « qu’il a été extrêmement difficile d’approuver cette procédure, étant donné que nous sommes d’ardents défenseurs des libertés civiques et des droits de la personne ».Le projet de loi C-18 prévoit que le prélèvement devra être fait par une personne médicalement qualifiée et autorisée par un télémandat délivré pr un juge.Une partie de l’échantillon devra être remise au suspect pour une analyse indépendante.De plus, le prélèvement ne pourra être effectué si, de Tavis du médecin, la vie du suspect est en danger.Cependant, à l’instar de l’Association médicale canadienne qui voit dans cette mesure « une forme avancée de médecine préventive », la Commission aurait préféré que le personnel médical bénéficie d’une protection reconnue par la loi dans l’éventualité de poursuites engagées contre lui.Pour M.Marc Dubrule, président de l’Association québécoise des victimes de chauffards, « le législateur n’a pas compris qu’il fallait prendre le problème à sa source».« Au lieu d’augmenter les peines lorsqu’il y a mort d’homme, il aurait été préférable de manifester une sévérité extraordinaire lors de la première conduite en état d’ivresse.Cela signifie une amende exemplaire, un emprisonnement, le retrait du permis et du véhicule durant une période déterminée », soutlent-IL « C’est dans cet e^rit que les paya Scandinaves, où les peines sont trM sévères, ont obtenu (les rteultats probants», déclare M.Dubrule.Mais au-delà de toute nouvelle législation demeurera le problème de son ^plication.Devant le comité des (Communes, l'Association des chefs de police canadiens faisait remarquer (lue « la police n’inte .cepte que de 10 a 15 % des conducteurs en L’IRA attaque un conunissariat en Ulster: 8 morts et 20 blessés BELFAST (AFP) - L’IRA, l’Armée républicaine irlandaise, a frappé fort hier soir en Iriande du Nord, pulvérisant à la roquette le ré^ fectoire d’un commissariat de police de Newry, dans le sud de TUlster, et tuant ainsi au moins huit policiers et faisant une vingtaine de blessés, selon un dernier bilan provisoire.L’attentat est Tun des plus sanglants commis en Irlande du Nord par les républicains irlandais, qui ont essayé de tuer le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher en octobre dernier à Brighton .(sud de l’Angleterre).11 survient après une série d’actions menées conjointement par les autorités britannmues et le gouvernement de la république d’Irlande, qui avaient placé TIRA sur la défensive.Samedi dernier, les forces de Tordre avaient abattu trois membres de l’Armée républicaine à Strabane, dans l’ouest de TUlster.Les trois hommes avaient été tués dans un champ aux premières heures de la matinée de samedi.Ils étaient en possession de trois fusils, deux lance-roquettes et de munitions.Ces morts portaient à huit le nombre de mehi-bres de TIRA tués par les forces bn-taimiques au cours des trois derniers mois.Peu après, TIRA avait tué à Londonderry un homme qu’elle disait être un informateur et, dimanche soir, un ancien membre des régiments supplétifs de l’armée britannique était tué, également à Londonderry.TINLA (Armée de libération nationale irlandaise), le secoml groupe paramilitaire républicain, avait revendiqué cet attentat.La semaine dernière, TIRA avait été également sur la sellette, avec la saisie par les autorités de- Dublin d’une somme de 1.75 million de Uvres sur un compte en banque de Dublin appartenant, selon les autorités irlandaises, au mouvement clandestin.Celui-ci a démenti que l’argent lui ait appartenu.L’attaque de Newry est la première de cette importance commise par TIRA depuis Tattentat de Brigh- ton, en octobre dernier, qui avait failli décimer le gouvernement britannique.Immédiatement après, le mouvement avait déclaré qu’il commettrait d’autres attentats contre ceux qui sont responsables de Top-pression de notre peuple.En 1985, avait indiqué l’organisation dans un communiqué fin décembre, nous poursuivrons calmement notre lutte et nous frapperons, non par souci de provocation, mais pour la justice de notre cause.Nous nous engageons à ne jamais plier face à nos oppresseurs.L’attaque du commissariat prouve à nouveau, selon les termes du communiqué dans lequel TIRA Ta revendiquée, que l’organisation peut encore frapper où et quand elle le décide.Pour les milieux informés de Belfast et de Dublin, elle signifie également que l’impasse dans laquelle se trouve la situation politique de l’Irlande du Nord peut conduire à une recrudescence de la violence dans la province.état d’ébriété ».En attendant la manifestation d’une nouvelle discipline collective, Statistiques Canada estime que les probabilités d’arrestation après la consommation d’un verre ou deux sont de Tordre d’une chance sur 7,500.En état d’ébriété avancée, la chance demeure d’une sur 2,000 pour les conducteurs canadiens de ne pas se faire arrêter.^ La hausse les conservateurs en novembre dernier, l’économiste croit néanmoins qu’elle peut s’expliquer par les préoccupations inflationnistes de la Banque du Canada et par l’influence de M.Bouey, dont les pouvoirs seraient, à son avis, nettement plus importants qu’on l’imagine gmiérale-menL McCallum ne s’inquiète pas de la faiblesse du dollar canadien puisqu’il constate que sa valeur n’est en baisse que par rapport à une seule monnaie, soit le dollar US.Il est d’avis que si la banque centrale laissait réellement flotter le dollar, les risques d’une remontée du taux d’inflation seraient évidentes, mais tem-(Xiraires.D’autre part, selon Wayne Clen-denning, conseiller économique chez Greenshields Canada, les événements des dernières semaines donnent à penser que les taux d’intérêt sont à la hausse pour encore quelque temps.M.Clendenning estime que les taux devraient se stabiliser jusqu’en juin pour rebondir de 1 ou 2 % dans le courant de la deuxième moitié de Tannée.Comme bien d’autres, M.Clendenning avoue toutefois qu’il y a beaucoup de « si » dont il faut tenir compte avant de procéder à l’élaboration de n’importe quelle prévisioa Pour plusieurs, en effet, les taux d’intérêt américains demeurent « le » facteur important par rapport auquel se fixera la valeur future de la devise canadienne.Le budget Wilson qui devrait être annoncé vers la fin du mois de mars aura également un effet important.M.Clendenning souligne également que le gouvernement conservateur ne fait plus de la réduction du déficit budgétaire l’objectif crucial qu’il semblait être il y a quelques mois et qu’en conséquence la valeur du dollar pourrait en subir les contrecoups.À son avis, le recul du gouvernement sur la question de l’abolition de Tuniversalité dans les programmes sociaux a fait dire à plusieurs (lue Michael Wilson perdait plusieurs batailles au cabinet.Ses tentatives pour obtenir l’appui de ses collègues dans le but de .s’attaquer sérieusement au déflci'.fédéral ne sembleraient donc pas avoir porté fruit.# Zundel lement d’être déporté, car il n’est pas citoyen canadien.Au ministère de l’Immigration, on refusait d’émettre la moindre opinion, parce que la cause est toujours devant les tribunaux.Zundel avait été accusé après avoir distribué deux brochures, une première intitulée « Est-ce qu’il y a vraiment eu six millions de morts?» affirmant que l’Holocauste a été une invention sioniste afin de permettre à Israel de réclamer des compensations de guerre à l’Allemagne; et une deuxième intitulée « L^Islam, la guerre et l’Occident » prévenant les pays arabes que les sionistes, les banquiers, les communistes et les francs-maçons manigançaient une conspiration diabolique en vue de se rendre maîtres du mon^.Accusé relativement aux deux brochures d’avoir publié des informations qu’il savait pertinemment fausses, vraisemblablement susceptibles de provoquer l’intolérance raciale et sociale, Zundel a jugé cou- Sable uniquement pour la propaga-on de la première brochure; il a été acquitté au sujet de la pubUcation du second document.Depuis que la clause contre le racisme a été insérée dans le Code pénal, soit en 1890, c’est la quatrième fols seulement que quelqu’un est trouvé coupable (Ty avoir manqué, a souligné le procureur public.Me Peter ^fiths.Un citoyen a été jugé coupable, en Alberta, mu après 1910, et une personne a été acquittée à Montréal, dans les années 1950.Une autre personne a été jugée non coupable dans une autre cause, au pays.Devant le tribunal, Zundel s’est personnellement quaUfié de révisionniste et de pacifiste.Il fut un temps, a-t-il dit.où il croyait à l'Holocauste, mais il s’oppose maintenant à cette idée après avoir pris connaissance des résultats de recherches sérieuses.Le procureur public, Me Griffiths, a décrit Zundel comme étant un raciste convaincu mais rusé qui, en toute connaissance de cause, a publié des écrits anti-juifs en sachant que leur contenu était faux et incen-(Uaire.Quand à l’avocat de la défense.Me Douglas Christie, il avait prévenu les jurés qu’ils devaient décider si le Canada voulait vivre avec une forme insidieuse de censure ou en respectant le droit à la Uberté d’expression.« Je ne mets pas en doute le droit des Juifs à défendre leurs opinions, mais pourquoi lui (Zundel) refuseraient-ils le droit de faire valoir les siennes?» a demandé Me Christie.Mais, au cours de son adresse au jurés, qui a duré sept heures et demie, le juge Locke a précisé qu’ils devaient rendre un verdict selon les témoignages présentés en cour et en respectant les éléments légaux qu’il venait de leur exposer, non pas d’après leurs présomptions ou leurs élans émotifr.Il avait souligné que le procès ne portait pas sur la liberté d’expression et il avait rappelé que deux éléments étaient d’importance capitale, soit les preuves inébranlables de l’Holocauste et l’honnêteté de l’accusé.Il avait souligné qu’il ne convenait pas pour sa part d’en ajouter plus.^ Les USA l’effet que pourraient avoir les propositions du Nicaragua sur les parlementaires qui doivent se prononcer sur le déblocage de $14 millions US d’aide « secrète » distribuée par la CIA (Centrale de renseignements américaine) aux mouvements de la guérilla antisandiniste.L’orchestration de l’initiative de Managua est « très astucieuse », selon un responsable de la Maison-Blanche, qui a exprimé la crainte qu’elle se poursuive dans les prochains jours, quand les responsables de Managua se trouveront aux côtés d’autres dirigeants latino-américains et du secrétaire d’Etat, M.George Shultz, à Montevideo pour l’investiture, aujourd’hui, du président uruguayen, M.Julio Maria Sanguinetti.Le fonctionnaire de la présidence n’a pas exclu que M.Shultz puisse rencontrer le président Ortega à cette occasion comme les sandinis-tes en ont exprimé le désir.( Le président Ortega a déclaré pour sa part que le retrait de cent conseillers cubains avait été décidé pour favoriser une relance de l’initiative de paix du groupe de Conta-dora.) (M.Ortega a d’autre part précisé que son gouvernement acceptait de livrer au groupe de Contadora (Mexique, Venezuela, Panama, Colombie) un étudiant nicaraguayen déserteur, à Tongine de l’annulation de la dernière rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays de la région.Le Costa-Rica affirme qu’il a été emmené de force alors qu’il s’était réfugié dans son ambassade à Managua.Le Nicaragua affirme qu’il a été arrêté après avoir quitté librement les locaux de la reprêsen-tation diplomatique.) A Buenos Aires, le ministre nicaraguayen des Relations extérieures, le père Miguel d’Escoto, a lancé, mercredi, un appel à la communauté internationale pour qu’elle appuie la reprise de négociations directes entre Managua et Washington et évite toute invasion de son pays.Le ministre nicaraguayen, de passage dans la capitale argentine, avant de se rendre A Montevideo pour assister à l’Investiture de M.Sanguinetti, a estimé au cours d’une conférence de presse que cette re- firise du dialogue pourrait éviter une nvaslon imminente du Nicaragua par les troupes américaines.L’objectif des États-Unis est d’inciter le Nicaragua à agresser le Honduras, « pour qu’ensulte l’armée américaine nous envahisse », a estimé le ministre, qui a également accusé Washington de vouloir détruire ¦ Tordre juridkiue international ».De son côté, le général Paul Gorman, qui doit quitter prochainement son poke de commandant des forces ammcalnas en Amérique centrale, a estimé que les contraa (contre-révolutionnaires antlsandlnistes) n’étalent pas en mesure, dans un « futur proche », de renverser le gouvernement de Managua.Leur action, ainsi que des pressions diplomatiques et politiques, pourraient toutefois « contraindre les sandlnlstes I composer », a ajouté le général Gorman devant le Congrès, en appuyant le principe d’une aide aux contras.Enfin, on a appris hier que quatre Américains sur cinqsont opposés à un engagement des Etats-Unis dans une tentative de renversement du régime nicaraguayen, selon un sondage effectué pour le Washington Post et ABC News.Selon cette enquête, menée auprès de 1,506 personnes entre les 22 et 26 février, 18 % des Américains sont favorables à un tel engagement contre 70%.Les Jeux de Dolbeau s’ouvrent aujourd’hui DOLBEAU (PC) — Un premier groupe d’un millier d’athlètes arrive aujourd’hui à Dolbeau pour participer à la première tranche de la finale des Jeux du Québec.La vie tranquille de cette petite ville du Lac-Saint-Jean sera donc profondément modifiée par cette arrivée massive des jeunes de 10 à 18 ans.D’ici le 10 mars prochain, ces jeunes se mesureront dans des épreuves se déroulant dans 17 sports.« Tout est prêt pour recevoir les athlètes et ceux (lui les accompagneront », a souligne hier le directeur-général du comité organisateur des Jeux, M.Guy Godbout.Même si la ville de Dolbeau ne compte que 9,600 habitants, le comité organisateur a recruté plus de 4,000 bénévoles pour veiller à la bonne marche de l’événement.Il faut dire qu’ils proviennent non seulement de Dolbeau, mais des villes environnantes de Mistassini (6,000 habitants) et de Saint-Félicien (7,000 habitants), et même des petits villages des alentours aux noms si typiques: Sainte-Elizabeth-de-Proulx, Péribonka, Albanel.Toute la région a tenu à s’impliquer dans la préparation de ce qui constitue non seulement un événement sportif, mais aussi un immense happening socio-cultureL M.Godbout a également précisé que Dolbeau s’était dotée de nouveaux équipements à l’occasion des Jeux.« Un gymnase double a été aménagé au coût de $ 1 million et un arena de poche a également été con-truit à côté de Taréna municipal.Il servira de plateau pour certaines compétitions », a indmué le directeur-général des Jeux.Il a coûté un demi-million de dollars.La cérémonie d’ouverture se déroulera ce soir au complexe sportif de Dolbeau où on attend une salle comble.Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, venu spécialement pour la circonstance, qui présidera la cérémonie d’ouverture.Il sera accompagné du ministre du Loisir, M.Jacques Brassard, du maire de Dolbeau, M.Henri-Paul Brassard, et de plusieurs personnalités locales.I.ÆS athlètes des 18 régions du Québec défileront sous le thème traditionnel des Jeux, revêtus de leurs couleurs locales.Ces athlètes, qui oeuvrent dans l’escrime, le curling, la nage synchronisée, le patinage (le vitesse, le ski de fonil et la gymnastique, seront ici jusqu’à lundi prochain, alors (lu’ils seront remplacés par un deuxième groupe spécialisé dans d’autres dis(dpllnes.Quant à la flamme des Jeux, elle sera allumée officiellement ce soir lors de la cérémonie d’ouverture.Elle a fait un long trajet depuis Sept-Iles où se déroulaient les derniers jeux en août 1963.La flamme a été transportée en avion jusqu’à Bagotville, puis un groupe de coureurs, le • Club du Mille », s’est relayé en transportant le flambeau autour du Lac-Saint-Jean.Ceux que le côté sportif Intéressent moins peuvent toujours suivre les activités culturelles qui se déroulent parallèlement aux compétitions sportives.Une programmation touristique a également été conçue pour ceux qui veulent profiter de leur séjour au pays de Maria Chapdelalne, avec des visites au Centre Astro, au zoo de Saint-Félicien et aux musées régionaux. •*w.v K LE DEVOIR ECONOMIQUE CAHIER I Selon le président du Trust Général Montréal, vendredi 1er mars 1985 La crise actuelle du dollar démontre l’urgence pour le gouvernement de couper son déficit et ses dépenses PAUL DURIVAGE « La faiblesse actuelle du dollar canadien est une occasion exceptionnelle pour instaurer un plan de redressement des finances publiques et de l’économie canadienne».C’est ce qu’a déclaré au cours d’une rencontre avec la presse financière précédant l’assemblée annuelle des actionnaires, le président et chef de la direction du Trust Général du Canada, M.Maurice Jodoin.Selon lui, la forte baisse qu’a subie notre dollar au cours des derniers jours sonne l’alarme sur l’état du déficit et doit inciter le nouveau gouvernement fédéral à se montrer le plus austère possible dans son budget de ce printemps.Du même avis, elle met aussi en lumière la compétitivité de nos entreprises et leur engagement à freiner l’appétit de leurs salariés.« Il faut mettre les dépenses publiques et l’appareil gouvernemental au régime forcé, comme l’ont d’ailleurs fait les entreprises pour surmonter la récession, a-t-il déclaré.Continuer sur la lancée actuelle signifie que le gouvernement fédéral ne pourra plus diriger d’ici quelques années (%) «O Gouvernaroent fédéral Ratio: Intérél/Recottes Gouvcinwaant fédéral Ratio: DéAcIt/RecattM DONNÉES MENSUELLES DONNÉES MENSUELLES |71 172 173 174 |75 176 ]77 178 I79 )SO I81 |82 J83 )84 Source: Trust Général du Canada.171 |72 |73 )74 |75 |76 |77 |78 )79 |80 J81 )82 |83 |84 tout au mieux, si ce n’est pas déjà le cas».Les graphiques étaient nombreux pour soutenir la thèse du jeune dirigeant.Les dépenses du gouvernement fédéral représente aujourd’hui plus de 45 % du Produit National Brut, à comparer avec moins de LES AFFAIRES .EN QUELQUES LIGNES SYLVAIN BLANCHARD ¦ 1984 : une année record pour la Standard Life Les opérations canadiennes de la Compagnie d’assurance Standard Life ont connu, en 1984, une année record sur le plan des « affaires nouvelles ».La production « d’affaires nouvelles » a en effet augmenté de 24.2 %, contre 13 % en-moyenne au sein de l’industrie.Le revenu-prime découlant des contrats d’assurance vie et des rentes est passé à $248 millions, ce qui représente une hausse de 27 % par rapport à l’exercice précédent.L’entreprise en participation a enregistré un revenu-prime totalisant $44 millions en 1984, sa première année complète d’exploitation.Le revenu-prime total, calculé sur une base annuelle, provenant des « affaires nouvelles » a atteint, entre novembre 1983 et octobre 1984, la somme de $4.5 millions.L’actif de la compagnie se chiffre à $3.6 milliards, en hausse de 7 % par rapport à 1983.La valeur marchande de l’actif géré par sa filiale, la Compagnie d’administration de portefeuille Standai^ Life Ltée, se situe à $700 millions.¦ Bénéfice de $ 37.6 millions pour la First City Trust First City Trust Company a réalisé en 1984 un bénéfice net de $37.6 millions, en hausse de plus de $12 millions par rapport à 1983.Le profit de la société, avant postes extraordinaires, a augmenté de $20 millions, passant de $20 millions, ou $11.42 par action, à $41 millions, soit $25.26 par action.Le fonds de roulement de la compagnie se chiffre à $78.3 millions, contre $43 millions il y a un an.Le revenu de l’institution a grimpé de $607 millions au cours de la période comptabilisée.L’actif de la Fi^ City au 31 décembre dernier s’élevait à $3.1 milliards, comparativement $2.5 milliards il y a douze mois.¦ Profit de $1.6 million pour Counsel Trust Counsel Trust Company a encaissé un profit de $1.6 million en 1984, comparativement à $1.1 million il y a un an.Le bénéfice par action se situe a $56.85, contre $40.17 à pareille date l’an dernier.Après postes extraordinaires, le profit a augmenté à $6.2 millions, contre $1.4 million il y a un an.¦ Bénéfice de $ 1.8 million pour la .Fiducie Prêt et Revenue Le bénéfice net d’exploitation de la Fiducie Prêt et Revenue a totalisé la somme de $ 1.8 million en 1984.Le bénéfice net a pour sa part atteint $ 1.84 million, contre $ 1.7 million en 1983.Le bénéfice net par action classe « B » (ordinaire) est de $ 8.98 par ra|^rt à $ 8.22 en 1983, soit une augmentation de 9 %.Les revenus totaux se chiffrent à $ 48.3 millions, en hausse de 14 % sur 1983.L’actif total de la compag^iie est pa^ de $ 311 millions à $ 357 millions, soit un accroissement de 15 %.Les biens sous administration ont augmenté de 12 % pour atteindre $ 2.25 milliards.¦ Hausse de 24 % du revenu de VS Services Au cours de la période de 13 semaines terminée le 26 décembre dernier, les revenus de VS Services Ltée sont passés de $ 55.8 millions à $ 69.4 millions, soit une hausse de 24.3 % par rapport à la même période de l’exercice 1983.Le bénéfice net du trimestre s’est élevé à $ 1.2 million, ce qui représente une hausse de 6.1 % par rapport au bénéfice net de $ 1.2 million de l’exercice précédent.Le bénéfice par action s’est établi à $ 0.43, contre $ 0.41 pour la période correspondante de 1983.L’augmentation des revenus est attribuable à l’acquisition de Pamell Foods (1981) Limited conclue le 2 octobre dernier et à d’autres nouvelles occasions d’affaires réalisées au cours de l’année fiscale 1984.Les premiers résultats de Pamell Foods ont été encourageants.Les hausses du rendement de la Division des systèmes de café Diplomat et de Major Foods dans les provinces de l’Atlantique ont contribué en bonne partie à l’amélioration des résultats de la société.Un (uvidende trimestriel de $ 0.14 par action ordinaire a été déclaré.¦ Phillips Petroleum : Importante réunion lundi La direction de Phillips Petroleum co a annoncé hier après-midi la clôture du scrutin au sujet du plan de restructuration financière de la société.La proclamation officielle du résultat de cette consultation des actionnaires aura lieu lundi prochain.Un vote favorable des actionnaires pourrait (aire barrage a l’ambition manifesté par le financier new-yoricais M.Cari Icahn de lancer une OPA sur Phillips Petroleum Co.30 % en 1960.« Ce qui ne serait rien si les dépenses de transfert n’avaient cessé de croître entretemps au détriment des dépenses productives, jusqu’à représenter prés de la moitié de l’enveloppe totale aujourd’hui», poursuit-il pointant le deuxième tableau.Quelque 35 cents de chaque doUar de revenu est consacré au service de la dette, rappelle-t-on enfin.Mais l’invective n’était pas que pour le gouvernement.L’entreprise a aussi sa part de responsabilité dans la situation actuelle.« Les entreprises ont laissé aller les salaires à des niveaux beaucoup trop élevés dans l’euphorie des années 1970 », a affirmé le président au moment où les conflits patronal-syn- dical reprennent la manchette des médias.Selon son plan, il faut en quelque sorte forcer le secteur privé à réduire substantiellement ses coûts de production: « Pour ce faire, il faut favoriser la modernisation des entreprises et bien expliquer au secteur privé que le contrôle des coûts, y compris les coûts de la main d’oeuvre, est essentiel».L’alternative à ce scénario serait une nouvelle remontée des taux d’intérêt, l’affaiblissement de notre devise, la déterrioration chronique des déficits, et l’inévitable ralentissement de l’économie.L’ancien analyste financier s’est refusé à risquer un chiffre sur le pro- chain niveau de support du dollar.11 s’est contenté de citer à nouveau l’exemple de la livre sterling qui valait autant que $ 2.50 US, mais n’a plus qu’une équivalence d’un peu plus de $ 1 US aujourd’hui.Concernant l’évolution des taux d’intérêts hypothécaires, il s’est inquiété de ce que les taux à court terme affichés par les banques et fiducie soient inférieurs au taux d’escompte consenti par le Trésor à ces mêmes institutions financières.11 a décrit la situation comme « pour le moins inhabituelle».M.Jodoin qui avait pris soin, comme il l’a lui-même signalé, de placer à sa gauche les tableaux expliquant les politiques déficitaires des gouvernements et à sa droite, les illustrations graphiques des politiques profitables de la fiducie, a été fort bref sur ce dernier a^ct à l’occasion de sa présentation a la presse.1984 a certes été une exellente année pour le 'Trust Général du Canada qui établissait de nouveaux records pour tous les baromètres de son exploitation.Le bénéfice net s’est ainsi établi à $ 14.5 millions ou $ 2.92 par action ordinaire, en hausse de 10.7 % par rapport au chiffre de 1983.L’actif a par ailleurs frisé les $ 2.5 milliards, une progression de près de 17 % par rapport à Tannée précédente.Bien que d’importance modeste pour son actif dans l’industrie fiduciaire canadienne, le 'Trust Général n’en est pas moins la plus performante, après le Central Trust Company d’Halifax, pour le rendement obtenu sur le capital investi.Invité à préciser si la Fiducie entendait augmenter sa participation dans la société de courtage de valeurs mobilières Tassé et Associés, M.Jodoin a déclaré que la situation actuelle répondait bien aux attentes initiales et qu’aucun changement de cette nature n’était prévue dans l’immédiat.L’Ontario Securities Commission a proposé récemment de hausser de 10 % a 30 % la participation maximale que peut prendre une institution financière dans un courtier faisant affaires en Ontario.Le Trust Général a acquis une participation de 9.9 % dans le capital-actions du courtier de la rue Dorchester à Montréal, en juin 1984.Le titre atteint un nouveau sommet à la Bourse de Montréal La B.Nationale majore son dividende PAUL DURIVAGE La Banque Nationale a de nouveau majoré son dividende trimestriel hier à la faveur de résultats favorables pour le premier trimestre du nouvel exercice des banques débuté le 1er novembre dernier.Le conseil d’administration a déclaré en effet un dividende de 23 cents sur ses actions ordinaires, plutôt que de 20 cents aux deux trimestres précédents.Celui-ci sera payé le 1er mai aux actionnaires inscrits dans le registre de la Banque le 28 mars prochain.Cette hausse apparaissait imminente à nombre d’observateurs.La Banque Nationale avait haussé son dividende de 18 à 20 cents le 30 août dernier.« Si l’allure des affaires se maintient, il n’est pas impossible que nous rétablissions le dividende trimestriel à 30 cents », avait alors déclaré au DEVOIR, le président et chef des opérations, M.Gilles Mercure, sans toutefois pré- ciser quand cela se ferait.Le dividende avait été réduit de 30 cents à huit cents en 1982, alors que l’institution financière traversait la période la plus difficile de son histoire.La nouvelle augmentation aura néanmoins été fort bien accueillie par les investisseurs.La Banque Nationale a en effet établi un nouveau sommet historique à la Bourse de Montréal hier.Le titre, parmi les plus transigés de la journée, a gagné 25 cents pour s’établir à $ 17%.Il valait aussi peu que $ 4 à la mi-1982.Cette dernière hausse survient à l’occasion de résultats très favorables, d’autant plus si Ton considère le peu de progrès réalisé par les quatre autres banques à avoir dévoilé leurs résultats trimestriels à ce jour, par rapport aux résultats pourtant déprimés de 1984.La sixième grande banque canadienne pour l’importance de son actif a enregistré un bénéfice de $ 39.8 millions au premier trimes- tre, en hausse de 49 % par rapport au chiffre de la même période de Tannée dernière, lui meme sensiblement supérieur à celui de 1983.Le revenu afférant à chacune des actions ordinaires en circulation est ainsi passé de 70 cents à 87 cents.Le ratio du bénéfice net distribué en dividendes est donc maintenu à un peu plus de 25 %, rapport présentement relativement mible pour l’industrie.Notons toutefois que l’équivalent d’environ 16 cents l’action a été tiré de l’encaissement tardif d’intérêts dus par l’Argentine.Ces revenus auraient normalement appartenu à l’exercice de 1984.Par ailleurs, le rendement de l’actif moyen a atteint 80 cents par $ 100 d’actif, à comparer à 60 cents pour au premier trimestre de 1984.Quant au rendement de l’avoir des actionnaires ordinaires, il s’est établi à 18.9 %.Il s’agit de mesures de performance de la gestion des capitaux particulièrement flatteuses.« Ces résultats proviennent de la progression constante du revenu net d’intérêts et des autres revenus et d’un contrôle soutenu des frais autres que d’intérêts dont la croissance depuis un an a été limitée à 2.8 % », explique-t-on dans un communiqué.L’actif total a atteint $ 19.8 milliards au 31 janvier 1985, soit une hausse de $ 579 millions ou 15 % depuis un an.Le volume des prêts ne s’est cependant accru que de $ 211 millions au cours du trimestre, reflétant en cela la demande relativement faible pour le crédit bancaire au Canada.Selon l’analyste Kersi Doodha, de Léve^ue,Beaubien Inc., la Banque Nationale pourrait afficher un Mnéfice par action aussi élevé que $ 3.25 au terme de l’exercice en cours, à comparer à $ 2.68 pour Tannée dernière.M.John McColl de McLeod Young Weir de Toronto affiche pour sa part, un chiffre de $ 3.10 pour cette année et de $ 3.30 pour Tan prochain.O’Keefe lance la « Lite » en espérant reconquérir sa part du marché de la bière CLAUDE TURCOTTE La Brasserie O’Keefe Ltée, dont la part du marché au Québec a baissé de 3.18 % depuis un an, a lancé une nouvelle offensive hier avec la version canadienne d’une bière légère américaine, la « Lite de Miller », en espérant ainsi conquérir une clientèle de mâles bedonnants ou qui ont peur de le devenir.Au cours d’une conférence de presse hier matin, le président de O’Keefe au Québec, M.Ed Prévost, a reconnu que par rapport à la situation de 19M, sa compagnie a perdu le premier rang parmi les trois brasseurs québécois, en voyant sa part du marché passer de 36.91 % à 33.73 %.Molson est maintenant au premier rang avec 34.2 % du marché, comparativement à 34.27 % en 1984; ses ventes ont donc légèrement baissé.En somme, c’est Labatt qui apparaît comme le ^and vainqueur, puisqu’il est le seul brasseur à avoir enregistré une augmentation de sa part de marché, laquelle est passée de 28.82 % à 32.07 %, une hausse de 3.25%.Au cours de la dernière année, le volume global des ventes de bière au Québec s’est accru de 1.14 %.C’est une évolution qui peut paraître anodine, mais ce n'est certainement pas l’opinion des brasseurs, pour qui 1 % du marché représente 684,000 caisses, puisqu’il se vend au Québec près de 70 millions de caisses de 24 bouteilles ou canettes au Québec.Pour les brasseurs, cela rapporte $750 mil- >ntqu I biër lions en ventes brutes.Le marché de détail représente facilement plus de $1 milliard par année.Pour montrer toute l’importance de leur industrie dans l’économie québécoise, les brasseurs font état d’un multiple de 3 ou 4 en retombées.Quoiqu’il en soit, les dirigeants de la brasserie O’Keefe ne senmlent pas sur le point de succomber à la panique, pulque la bière O’Keefe arrive toujours au premier rang parmi les marques de bières vendues au Québec, avec une part de 23 % du marché, qui constitue 69 % de toutes les ventes de la brasserie.Mais, U n’est pas question non plus de ne pas réagir, car la course entre les trois brasseurs n’arréte en réalité jamais.Cette fois, O'Keefe s’attaque de front au marché des bières légères, qui ne représentent actuelle- J du marché de toutes les bières au Québec, alors que le pourcentage est de 6.5 au Canada.Chez O’Keefe, on s’explique difficilement ce phénomène; on pense qu’il y a là un potentiel à exploiter et que vraisemblablement les bières légères ont été jusqu’à maintenant « mal positionnées ».Après avoir lancé ici la bière américaine Miller en 1984, O’Keefe revient maintenant avec la « Lite », une bière légère de Miller, qui est la plus vendue des bières légères et la deuxième plus vendue de toutes les bières aux Etats-Unis.Pourquoi des bières américaines?« Parce que ça marche», a répondu M.Prévost.O’Keefe croit que cette bière, avec une recette adaptée pour le Canada, lui permettra de faire enfin une percée avec une bière légère.Elle vise une augmentation nette de 5 % de sa part de marché, c’est-à-dire l’augmentation qui lui restera une fois qu’on aura soustrait les pertes de ses autres marques dues au phénomène du cannibalisme.M.Prévost reconnaît volontiers toutefois que les objectifs qu’on se fixe en lançant un nouveau produit ne correspondent pas toujours à la réaction des consommateurs.La Miller, par exemple, s’est mieux vendue que prévue au début; sa part de marché s’est stabilisée pour le moment à 7% Comme par le passé, les efforts de marketing pour la vente de bières légères a porté sur « la clientèle des buveurs légers et occasionnels », sans que cela ne donne de résultats satisfaisants, O’Keefe mise cette fois carrément sur « les gros buveurs de bière », en espérant attirer les adeptes de la Molson et de la 50.On s’adresse spécifiquement aux mâles entre 25 et 49 ans, qui aiment beaucoup la bière, mais qui sont tout de même un peu soucieux de leur ligne.On veut leur offrir un produit qui leur permettra de boire autant, sinon plus qu’avant, mais qui contiendra moins d’alcool et moins de calories.La « Lite » a 4 % d’alcool et 110 calories, comparativement à 5 % d’alcool et 140 calories pour les bières ordinaires.On insiste tellement sur ces carac-térisques que le slogan principal de la campagne publicitaire, quia démarré nier soir au hockey de TV A, dit ceci; « Tout ce que vous avez toujours voulu d’une bière.Et moins ».La publicité met complètement de côté la clientèle féminine et mise sur la virilité.On a fait appel à Bernard Geof-frion qui a vendu la Lite aux États-Unis et à toute une ribanbelle de sportifs à la retraite.On crée au Québec 33 « clubs de célébrités » dans autant de territoires de distribution des produits O’Keefe.Pour ce qui est des femmes, O’Keefe laisse entendre qu’il reviendra sur le marché éventuellement avec une nouvelle bière qui leur sera exclusivement destinée.Voirpeg* 16: Blèr* lli^-REER ËPAR6NE-RETRAITE TRUST GENERAL TEL£fHONEZ>NOl)S: SvccirMlet: CoMuHKm: Nosrêër suscitent beaucoup D’INTÊRET • Uinl; PIkc du Carrefour.U2-1200 • Ville Meal-Roytl: CeMre Rockland: Nhreau 2.J4I-I4U MllfAhuntiic; 202-0000 • Outreuioal: 1, Vincent d'Indy.739-126S lonfueuil: 6SI-930I TOUT SUR LES REÉR DANS mrO-U^ • Mlimace Ville.Marie! Galerie det Bouliquei.MI-MU Sl-Huben 462-1000 Granby: 370-0461 LE BULLETIN 6RATUIT DU TRUST GÉNÉRAL • Mtl/Unlvertll]Pi 1 100, Univenity, 071-7200 iMKaUM Mar* i U arf» tt 1 MtixTUrrMt a> Uirapr 12V4% (5 dns) (3 dns) (1 dn) Drput lut ati • Min 500$ • I.ïri't Hiiji’ls à c niifirnidtion 12 ¦ Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 LE DEVOIR ECONOMIQUE INFORMATIQUE MIKE FUHRMANN de la Presse canadienne Dudley Allan admet être une « sorte de rebelle ».Pourtant, le président du plus important manufacturier canadien d’ordinateurs ne peut s’empêcher de critiquer les micro-ordinateurs qui, pour la plupart de ses autres partenaires de l’industrie, représentent l’avenir.Les micro-ordinateurs « ont probablement été un élément plus négatif que positif pour l’industrie des ordinateurs, » affirme M.Allan, qui admet toutefois que ses concurrents jugent ses prises de position hérétiques.Des dizaines de milliers de micro-ordinateurs, depuis quelques années, sont utilisés à toutes les sauces dans les familles nord-américaines.M.Allan n’en croit pas moins que la grande majorité des consommateurs ne sont pas satisfaits du rendement de ces appareils.Le président de Control Data Canada — qui ne fabrique pas de microordinateurs — a confié, lors d’une interview téléphonique, que l’industrie des ordinateurs a été coupable d’avoir fait des promesses qu’elle ne peut tenir et que « c’est une tache sur le dossier » de tous les manufacturiers.« De nombreux utilisateurs ont de la difficulté à comprendre les logiciels qui leur sont offerts.Par ailleurs, lorsque ces logiciels sont simplifiés, on s’aperçoit souvent qu’ils ne peuvent réaliser toutes les opérations dont on les prétendait capables.» Problèmes communs M.Allan estime que certaines personnes « au premier abord, aiment opérer un micro-ordinateur », mais, elles rencontrent rapidement des difficultés.« Ces acheteurs ont besoin d’une capacité mémorielle plus grande pour prooduire tous les graphiques qu’ils veulent emmagasiner cherche est incompatible avec son appareil.Certaines personnes deviennent si impatientes à l’endroit de leur micro-ordinateur qu’elles le remisent dans une boîte et préfèrent l’y oublier.« Combien d’acheteurs de micro-ordinateur continuent de l’utiliser régulièrement après un an ou 18 mois, » se demande M.AUan.Control Data et la compagnie-mère des États-Unis fabriquent des ordinateurs haut de gamme valant plusieurs centaines de milliers de dollars l’unité.Lors d’un récent colloque, M.Allan affirmait: « Alors que les fabricants de ^ands ordinateurs ont consacré leurs ressources a développer des applications pour des engins puissants qui peuvent bien faire 101 choses, les manufacturiers de micro-ordinateurs réinventaient la roue en créant des ordinateurs miniatures ne possédant qu’une fraction de la puissance des appareils géants.» « C’est la raison pour laquelle, de nos jours, nous recevons de nombreuses plaintes des propriétaires de micro-ordinateurs.Ce que ces personnes (J^sirent, ce sont des possibilités de manipulation que les grands ordinateurs possèdent depuis de très nombreuses années.» Logiciels déficients M.Allan est particulièrement sévère à l’endroit des micro-ordinateurs bas de gamme qui coûtent très peu mais pour lesquels il est très ' difficile d’obtenir des logiciels adéquats.« Je crois que de nombreux consommateurs ont l’impression d’avoir été bernés, » a-t-il affirmé en interview.« Ils découvrent soudainement que pour, obtenir un système véritablement adéquat, ils devront dépenser des milliers de doûars et non pas seulement quelques centaines de dollars, comme on le leur faisait miroiter.» Par ailleurs, rappelle-t-il, de nombreux hommes d’affaires et commerçants possèdent des ordinateurs qui s’avèrent être source de cauchemars : de nombreuses pièces de leur équipement sont incompatibles ou, encore, les logicels sont incapables de réaliser les opérations réclamées.Même des géants comme Control Data connaissent de tels problèmes: « C’est tout un défi technique que d’obtenir d’un tel assortiment d’appareils d’opérer et de travailler dans l’harmonie, tous au même diapason.» Tout en admettant qu’il ne critiquerait pas les micro-ordinateurs si sa compagnie en fabriquait, M.Allan a reconnu que Control Data est tout aussi responsable que d’autres des problèmes que connaissent les utilisateurs.« Nous tentons de mettre au point des logiciels faciles à utiliser.Notre seul objectif est de faciliter la tâche de notre client.» Le Groupe Laurentienne compte toujours réaliser une émission publique QUÉBEC — Le président et chef de la direction du Groupe la Laurentienne, M.Caston-guay, a confirmé hier au cours de rassemblée annuelle de La Laurentienne que le Groupe entendait toujours procéder à une émission publique d’actions, sans toutefois précisé à quel moment il mettrait ce projet à exécution.Cette initiative est destinée à aller chercher du capital nouveau pour accélérer le développement de l’entreprise et la réalisation de divers projets au sujet desquels il a refusé d’élaborer, sinon pour préciser que le Groupe envisageait d’autres acquisitions au Canada, aux États-Unis et en Angleterre.Tout le plan de développement du Groupe s’articule autour de la constitution de la Corporation du Groupe La Laurentienne en un véritable holding, une décision qui représente une étape majeure dans le développement de La Laurentienne, a aussi souligné M.Castonguay, qui est également président et chef de la J&PCOATS(CANAOA)INC.M.Claude Castonguay direction de la Corporation.La Laurentienne, avec 85 % des actions qu’elle détient dans le holding, continue d’être la compagnie-mère.L’autre actionnaire est la Banque nationale avec 15 % des actions.Au moment du transfert des actions qu’elle détenait dans La Laurentienne, la Banque nationale a augmenté de $5 millions sa participation au capital de la Corporation.Avec des bénéfices nets de $10.2 millions et un actif frôlant les $600 millions, la Laurentienne, une mutuelle d’assurance, a enregistré l’an dernier une performance exceptionnelle.La croissance exceptionnelle des bénéfices, en regard des $4.9 millions enregistrés l’année précédente, est particulièrement attribuable au transfert au Groupe La Laurentienne des actions que la mutuelle détenait dans ses filiales à la suite de la création du holding.Ce transfert a généré des bénéfices de $7.8 millions en 1984 et il en sera de même pour les quatre prochaines années, a rappelé M.Castonguav à l’occasion de l’assemblée générale des membres, à Québec.Pour leur part, les opérations ont généré un bénéfice de $2.4 millions malgré la réalisation d’un ambitieux programme de développement.L’avoir des assurés est passé de $64 millions à $101 millions et le revenu des primes a augmenté de $121 millions à $1^.6 millions.En conférence de presse, le chef des opérations, M.Roger Décary, a indiqué que l'année 1984 a été marquée par un effort particulier de La Laurentienne pour se rapprocher du consommateur et lui offrir une gamme plus diversifiée de services.On a notamment pénétré le marché montréalais en y installant une agence pilote qui expérimente la possibilité de recruter des producteurs autonomes en leur offrant des services adaptés à leur situation particulière.Ainsi, M.Roger Décary qui assumait les fonctions de vice-président exécutif, devient président et chef des opérations.M.Castonguay demeure vice-président du conseil d’administration et chef de la direction en plus de cumuler les postes de président et chef de la direction du Groupe La Laurentienne.Une 6e Bourse canadienne pourrait voir le jour INFORMATICMIE 371 SOLUTION MICRO-ORDINATEUR 6 666$ • OitqtM rigi(t« lOMo tl logicM canadien d« comptabilité • Carttflcata da mérita du Canadian DIractory of Softwara pour 1ft84-1965 • Garanda à via aur logicitl.un an aur matérial • Inatallatlon Incluaa (région da Montréal) • Autraa aarvicaa: conaultatlon, tormatton, aupport apréa vanta ___ Centre Informatique L0GE5CD inc.8822 Langeller, bureau 212 (514) 322-844^ St-Léonard, Qc H1P 3H2 :EPSON: QX-10 L’Ordinateur personnel complet Une solution complète EPSON^ Concm»»lonnmlf mutort»* EDMONTON (PC) -Une sixième Bourse canadienne pourrait voir le jour à la suite d’une proposition ontarienne de mettre sur ordinateur les échanges d’actions non cotées, signale Bill Pidruchney, président de la Commission alber-taine des valeurs mobilières.« Le sytème actuel de négociation des titres hors Bourse (over-the-counter) est minable et vieillot », constatait M.Pidruchney lors d’une interview.Le marché hors Bourse est utilisé couramment en Ontario par les petites compagnies minières, pétrolières et gazières dont les actions se traitent en petit volume ou qui ne sont pas admissibles à une Bourse des valeurs.Il y a actuellement cinq Bourses au Canada: Vancouver, Cal-gary, Winnipeg, Mont- L’emploi a progressé de 6.2 % au Saguenay CHICOUTIMI (PC) — Le rapport annuel de la Société d’expansion économique du Saguenay pour l’année 1984 montre une croissance de l’emploi de 6.2 % pour l’ensemble du secteur manufacturier sur le territoire de Chicoutimi.Hier, en conférence de presse, le président de la SEES, le maire Ulric Blackburn, et le directeur général de l’organisme.Clément Vaillancourt, se sont appuyés sur ce genre de données pour dresser un bilan positif des activités industrielles, commerciales et touristiques au cours de la dernière année.Dans le seul secteur du tourisme et des congrès, le responsable dubureau touristique, Guy Parent, a parlé de retombées économiques de l’ordre de $2.5 miUions.Autre donnée intéressante: les hôtels de Chicoutimi ont enregistré en 1984 le deuxième meilleur taux d’occupation à l’échelle de la province, avec une performance de 69.3 pour cent.C’est la ville de Québec qui tient le haut du pavé avec un taux d’occupation de 73 %.Montréal est loin derrière avec un taux, sur une base annuelle, de 56%.Au chapitre de l’emploi, c’est le secteur tertiaire comprenant lescommerces et les services qui procure le plus grand nombre d’emplois.Sur les 1,787 entreprises répertoriées à Chicoutimi, 1,475 se retrouvent dans le secteur tertiaire, soit environ 82 % Ces entreprises fournissent du travail à 78 % de la force ouvrière.Cependant, c’est dans le secteur manufacturier qu’une progression de l’emploi a été enregistrée et ce, même si le nombre d’entreprises est resté stable.A la fin de 1984, on dénombrait 151 entreprises contre 150 une année plus tôt.Pourtant, le nombre d’emplois s’est accru de 6.2 %, permettant de présenter un bilan positif de plus 140 emplois.CANADA OACTVLOORARME Cntf pfi»» C4fiaai4nw tftaïf Hlf 7088, d« Rare Menlrtal, Owébac 270-1141 * Cpton QX*10, 256K d* mérwoir» RAM, 2 Ivcftvr» d» mooWèvr ««rt, logicièl VAIOOCS, CR/M 2.2ta Qor 13W 12V2 SO 8 0 SO 0 0 S16V« 1$H 16 a % S33H nvi nvi 34^ 24% a % 44 44 44 —1 S0% OM 0% a % S49H 40% 49H a 1H S16W 16% 16% - Vé 199 199 199 - 1 S13 12% 13 — % S6% 6% 6% a H 405 400 405 - 5 S30 19% 30 a % S20% 30% 28% S15% 15% 15% S3IH 30% 30% S9% 9% 9% - % S20% 30% 20% 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CRL CRL CRL CRL CRL CRL CRL CTr A f CTr A f CTr A f CTr A I Den 6 f Oom M Oom M Dorn M Oom M Dorn M Dom M Dorn M Dom M GH Mr N Jn 27% Jn N Jn N P My 22% Ag 22% Nv N p My 25 My 25 p My 27% My 27%p My 12% My 15 Ag 15 Ag 15 P Jn IS Jn IS p Sp is My » Mv » Mv » p My 45 Ag 55 Ag 55 p Ag » Ag » p Ag 45 Nv » Mr 32% Mr 33%P Mr 25 Mr 25 p Mr 37% Jn » p Jn 33% Jn 22%p Jn 25 Jn 25 P Jn 37%p Jn N Sp 25 Sp 27%p Jn 10 SP 7% Sp 10 Sp 12% Jv IS p Ap 10 Ap 10 p Ap 13% Ap IS P Jv 9 p Jv 10 Oc 10 Oc 12% 5 393 W $30% 13 125 337 $30% 13 11» 14 $30% 5 175 75 $30% 5 574 55 $N 5 206 1» $» 5 102» $» 10 1911 3» $»% 30 1135 IS $»% 10 1233 135 $»% 15 01 75 $»% 4 53 255 $14% 4 1441 45 $14% 20 790 IN $14% 15 70110 $14% 4 742 05 $13% 3 » 1» $13% 10 336 1» $13% 2 715 $11 $40% 14 477 335 $40% 3 74195 $40% 14 15110 $40% 14 541 $7% $40% 10 424 M $40% 25 437 475 $40% 3 34 2» $40% 22 23 205 $40% 10 37 $4% $40% 2» 1040 Its $24 2» 2314 40 $24 279 1042 SO $24 •3 791 1» $34 133 993 2 $24 10 473 IS $24 24 454 315 $24 34 4541» 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544% MIM MUel MIttI mw Nof Bk Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Nfl Bk Ag Not Bk NX TOI NX tol NX Til NX Ttl NX TX NX Tel NX TX NX TX NX TX NX TX NX TX NX TX Mr 10 in 9 Jn II lg 10 Mv 13% My II My 15 p Mv 17% Ag 11% Ao IS IS g , 17% Nv II Nv 17% Ag 43% Ag 45 Ag 45 g Ag 47% Ag 47%g 31 1»0 1 SM a 3»4 » N4 15 IBM » 747 15 » m 13M M 1334 N 9» M 1» SN 1794 4 117 » 3» I 343 10 10» » 1073 MO 113 in 4» IM Ml N 3411 tn M74 170 419 17 10» 47 944 II 12M 35 99% 1» 99% 95 99% 141 19% U 517% m 117% 15 517’% » 117% U 517% 3» 517% N 517% m 517% 375 517% 1» 517% IM ttIH 57%»!% N N1% I8%»IH tf Wl% 345 M1% 1» Ml% IN Ml% 4» N1H H%M1% IN M1% M M1% Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obo 01 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Ppwr f Powr f G R Mr M Mr » p Mr 82% Mr 82%p Mr » p Jn M Jn M p Jn 82% Jn n%p Jn » Jn » p Jn B7%p Jn 90 p Sp » Sp M p Sp 82% Sp I2%p Sp » Sp » P Sp 57% Sp 87%p Mr 52% Jn » p Sp » p Mv 27% Ag M 8 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TlX TlX Totol P Totol P Totol P Total P TrAlt A TrC PL TrC PL TrC PL W X Ap SS P Ap » Jv 55 Jv 55 P Jy » Oc 55 p Oc » p Mv 22% Mv 25 Ag 22% Ag 25 Nv 25 Jv 27% Jv M Oc 25 Oc 27% Mv » Mv 22%p Mv 25 Ag 22% Mr IS Mr 17% Jn » Mr12S p Mrl» Mrl» p MrllS Ap 1» Ap 1» Api» p Ap13S Aplis g Myl» My13S Ap IS Jv 13% Jy IS Oc 13% Mv 33% Mv » Ag 33% Nv N IS 375 70 10 379 90 10 99 $5 3 154 1» 3 114 315 9 101» 3 105 345 5 20» 140 19 1477 » 153 2» 190 1$ 374 95 » » 145 33 117 335 45 547 90 3 32 475 13 52 395 5 17N 310 10 331 M 9 502 » I 543 2» 1 47S39S 23 14» 1» » 131 45 to 434 » N 4M 110 1» 4341» 210 SM 15 5 434 $5%1N% IS 454 2» 1N% I 233 355 139% Mil» MO 1N% 3 03 t4%1N% 10 1» 3N 1N% I 241 m 51 1003 » » 119 375 74 343 110 S 43 395 $ 1S3N 4 531 313 3 404 1» 10 MM $57% $57% $57% $57% $57% $57% $57% $22% $23% $23% $33% $33% $27% $37% $27% $37% $33% $33% $22% $22% $19% $19% 119% 139% 1N% 139% 1N% 1N% $14% $14% $14% $14% 534% 123 533 523 Wcooit Wcomt Wikr R WIkr R WIkr R Wikr R XCB XCB XXM XXM Total v< Total Of Mr 15 5g 1t% Mr 25 Mr 37% Mr 37%g jn 27% MrllS g Mrl25 g Mrl» g Agi» g N 2N » N » » 5 1»M 153 441 M N 375 N 5 414115 170 IN f » IM1» » lis 110 74 75 .04».I intartX 3»1».515% 515% IN% 5N% tM% 5N% 123% 123% IN% 130% DIVIDENDES Dividendes de société déclarés hier, irimeitriels sauf Indication contraire.Barnwell Industrie* IM.: cinq cents US; payable le 28 mars aux inscrits le M mars.Eell Canada Enterprises; S7 cents ou une action; 15 avr., 15 mars.Bralomc Resonrees V4'- 8.75 pc 1er priv.série A: 43.75 cents; Iir avr., 15 mars.Canadian Kenertl trie Cn.Ltd; 60 cents: W mars, U mars.CoiWate Fnod Ltd, 83.75 priv.A : 88.751 14 mars.Scents; iravr.667731 Le Devoir, vendredi 1er mars 1985 BIS LE DEVOIR ECONOMIQUE MONTREAL Autre séance irrégulière M{)NTRF:aL (PC) — Le marché des valeurs montréalais a évolué sur un ton irrégulier pour la deuxième journée d'affilée, hier, et l'indice général a fini la séance en hausse de 0.45 pint, à 130.27.Le volume des transactions a grossi à 2,515,938 actions, au Ueu de 2,331,577 la veille.Les mines gagnent 1.20 à 122.34, les industrielles 0.54 à 119.15 et les pétroles 0.21 à 122.50, tandis que les forestières baissent de 0.15 à 152.23, les services publics de 0.13 à 125.29 et les bancaires de 0.06 à 123.48.Le titre Banque nationale s'est traité à 262,3% exemplaires pur finir en hausse de 1-4 à $17 1-8.Par ailleurs, Bell Canada Enterprises gagne 1-2 à $37 7-8, Echo Bay Mines 1-4 à $131-2, Hiram Walker 1-4 à $28 1-8 et Pancanadian 1-4 à $28.Par contre, BNE prd 1-8 à $13 1-4, Cascades Inc.1-8 à $14 1-4, Northern Teecom 1-8 à $51 5-8 et Banque royale 1-8 à $%.Banque de Montréal est stationnaire à $26 7-8, Canadian Utilities I à $25 3-8, Denison Mines A à $13 5-8, Provigo à $19 1-2 et Total Petroleum à $14 3-8.Sur 325 titres mis en jeu, 126 sont en hausse, 101 en baisse et 98 inchangés.Dans les valeurs de deuxième ordre: Vior Inc.gagne 12 cents à 77 cents, Vior Inc.Wt quatre cents à 17 cents, et Bateman 0.5 cent à 20.5 cents.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE XXM, MARCNl XOI iANCANtt VASIA’nfMdS MS mm» 123,48 rOA»TltltS INDICE général VOLUME (an millions) AB Aberford 462 AberfrdWt 300 Agnico E 2600 Ai9u«belle 2500 Alto eiwg 24M Alcan Alu Alcon wt jOO AlgmorOO 300 Allgro 950 Alum 2.312 850 AMCA int 25200 Argc«n,H.I 100 Asomero 3600 lAstrol B 25000 BCE 56323 BCE I.60P 200 BCE 2.0SP 2500 BCE 3.70P 1350 B C Forst 836 BGRpMt.A 750 BGRwt 1250 BC Phone 6900 BP Con 1736 Bank NS 262259 Bque Cont 600 Bq Mercn 378 Bque Mtl 44596 BM0 3.65 1050 6MOS2.50 900 6MO Sr3 400 BMO Wts 5680 BqEporg 1750 BqEp 2.62 500 Bque Not 262315 BqNat2.94 6660 BqNot.wtO 100 Bq Royale 92291 Bq Rv Wt 1650 BqRv 1.45 150 BqRv 1.68 1000 BqRv 2.75 300 Berkiev.pr 1600 Biotech 4350 fBomb A 6633 fBomb B 7445 Bow Val 1020 BOWVI2.05 100 Bow V Rs 600 Brolorne 300 Broscode 310 Broscon A 4770 C D CAE Ind CDC Lift CB Pok CB Pak.wt CIL C T G Inc Cod Frvw Co.f.wt Cbrgwt Camp R Cmpbti.So IComptou CDC 1910 C Trust C Tnt Wt C Found C lmp Bk CIBq3.05 CIBQ 3.562 CP Lttf fC Tire A te Utillt A C Util Prk C.Utll SrH C Util Sri C UMI wto C UNI yvtb fCmnoc.A Cort Ok Coicodtt CttontM Central Tr Choron Chrn.w Chort 1913 tCholtou 5270 Chrviltr 3000 CIrco CrtI 7910 CImL PrE 431 CIm L 1.17 300 tCoho R.A 1045 Comincp 3790 Cemln3.3S 110 Concom 6140 Cmp inv 1300 Comttrm 9730 Comt.Wt léOOO C Both A 1466 ContOoi 500 tCrotn RL 300 OoonDvtp 13704 Dototrom 6$0S Dtniien.A 4810 lOtnitenB 1800 Dtn9.7S 1100 Dotoice A 1100 DotOKWI 1080 Dtmce Lit Dome Cdo .OotntMni 13030 Dtmt Ptt 40n Domtti 4396 Otmtor 1080 Oenthut 1100 fovitii Ltd m OyrWto 8000 11000 3106 I F BchbBtv 8190 Ichpwti ilO tlnPrA 800 fInhMt A 800 IfltrtpCP 19301 Iptttbtnt 10100 PCA inter 430 PelCACip 700 PeiLtet 8100 la 1 V l M M 6 r • Hij 13 HmI lo$ Hm.Ok.68% 8% 8% 4- % 149 149 149 4^3 613 12% 12% - % 480 495 47S -15 620 19% 20 4- % 638% 36% 38% 4- % 69% 9% 9%- % 624% 24% 24% - % 67% 7% 7% 4- % 625% 25% 25% 616 15% 14 4- % 618% 18% 18% 4- % 69% 9% 9%- % 485 480 485 *S 638 37% 37% ?% 625% 25 25% 637% 37% 37% -4 % 638% 38% 38% 4- % 610% 10% 10% - % 66% 4% 4% 4 % 65 65 45 4 2 622% 22% 22% - % 627 24% 24% 4 % 613% 13% 13% - % 611% 11% 11% 611 10% 10% 627% 24% 24% 632% 32% 32% - % 629% 29 29 624% 24% 24% 365 340 340 618% 18% 18% — % 626% 24% 24% - % 617% 14% 17% 4 % 636 35% 35% 41% 645% 45% 45% -4% 630% 30 30 - % 440 435 435 -IS 616% 14% 14% 621 21 21 633% 33% 33% — % 65 5 66% 4% 4% 625% 25% 25% 4 % 625% 25% 25% 617% 17% 17% — % 626% 24% 24% 67% 7% 7%- % 65% 5% 5% 4 % 640% 40% 40% 634% 33% 33% 616% 14% 14% - % 618% 11% 18% - % 615% 15% 15% 430 420 430 4 IS 628% 21% 21% 300 215 300 4 40 615% 15% 15% 4 % 68 1 380 380 380 65% 5% 5% 4 % 618% 18% 11% 4 % 625% 25 25 - % 615% 15% 15% - % 632% 32% 32% 4 % 638 31 31 - % 68% 1% 1% 4 % 630% 30% 30%- % 624% 24% 24% 4 % 629% 29% 29% 4 % 640% 40 40% 4 % 69 9 9 614% 14% 14%- % 621% 20% 21% - % 622% 22% 22% - % 625% 25% 2S% 205 215 285 4f 200 200 210 611% n% 11% 4 % 615 14% 14% 4 % 614% 14% 14% - % 64% 4% 4%- % 610% 10% 10% 4 % 67% 4% 7% 4 % 435 4IS 425 -2S 340 340 340 -10 114 1S% 14 4 % 144% 45% 44% 4l $9% 9% 9% 611% 11% n%- % 615% 1S% 1S%- % 270 74S 34$ -S 614 13% 14 4 % 621% 31% 21% 4 % 64% 4% 4% 4 % 2SS 2SS 2S$ -1 1S3 ISO III 4S so 40 4 4 611% 11% 11% - % 872 22 22 4 % 817 17 17 ISO 321 3S0 4lS 34S 32S 33S 4$ tllH 13% 13% 813 12% 13 024% 24% 24% - % 821% 21% »% 4 % 140% 40% 40% 4 % tn% 11% 11% - % u% 4% 4% tlOH 10% 10% - % 310 2as 310 -1 811% 11% 11% 4 % 830% 31% «% 4 % 817% 17% 17%- % 840% 39% 39% 4 % 1 1 0 013% 13% 13% 4 % 11% 4% 1% 4 % 34 31 34 17% 7% 7%- % 030% 27% 30 4 % 40 17 r -4 031% 21% 21% - % 117% 17% 17% - % 094 92% 94 - % G H Vtfltw Hovi tm •m.Ch.GBC Ltd 900 170 170 170 Gaz Metr 70341 S9V4 9% 9% Gaz 15 700 628% 28% 28% Gen Moirs 1881 6110% 109% 110% 4l% Genstor 1500 631 30% 31 Geocrude 2600 240 256 260 4^4 fGIdcrp.A 7800 65% 5% 5% * % GIdeWt 72500 85 77 81 4l Goodteiiw 200 420 420 420 Grmo Lee 6000 60 58 58 *\ Gr.T.GTC 3000 69% 9% 9%- % Guard prB 400 67% 7% 7% Gulf Can 13485 617% 17% 17% 4 % Harico 2315 430 430 430 -10 Hawker 424 621% 21% 21% 4 % Hees.int 850 622% 22% 22% 4 % Hees.wt 1000 64% 4% 6% 4 % Heiix.Circ 1540 69% 9% 9% HeIxWt 4700 420 405 420 -5 HIr Wolkr 41423 628% 27% 28% 4 % H WIkr D 3550 624% 25% 24% 4 % H WIkr E 400 628% 28% 28% 4 % H WIkr t 5500 629% 28% 29 WIkr WIs 1400 310 305 305 -IS H.WlkwtSe 2585 340 335 335 -5 H Bay Co z2l 617% 17% ITVa - % Husky Oil 3300 610% 10% 10% Husky 13 I J 1150 642% 42 42% — % imosco ltd 15520 653% 53% 53% 4 % imp Oil A 13577 644% 45% 46% 4 % Inco Ltd 37974 618% 17% 18% 4 % Inco lOpr 200 627% 27% 27% 4 % Inco Wts 1000 325 310 325 4$ innopoc 200 613% 13% 13% IBM 533 6185% 184% 185 4 % inter Pipe 903 633% 33% 33%-% Inverness 500 66 4 4 Irwin Toy 250 68 8 8 - % flvoco A 2320 622% 21% 22 4 % Ivoco B 550 622 21% 22 tvoco E P 2500 630 29% 30 - % Ivoco F p 2150 630 29% 30 4 % Jonock 10400 612 12 12 4 % Jenck Wts K L 2500 65% 495 5% 4 % Kieno 200 615% 15% 15% Lobott 2120 624% 24% 24% 4 % Loidlow A 2200 612% 12% 12%- % ILoidlw B 500 611% 11% 11% Lonpor T.2000 405 400 m -IS tLovrdv 0 5700 310 300 310 414 Lobiaw 1425 618% 18% 18% - % Lobi 2.40 z25 626% 24% 24% - % Louv.p 1700 290 280 280 -10 LouvmWta M N 400 40 40 40 4 10 Mice Inv 1500 225 225 225 -5 McM Bldl 1080 624% 24% 24% 4 % MntoboP.P 100 625% 25% 25% C Morconi 5250 620 19% 20 4 % Morit El 500 629% 29% 29% 4 % fMorlt Tel 2114 641% 41% 41% Mork Spen 900 64% 4% 4% Most Fer 2309 435 425 435 45 McNeil M nioo 31$ 310 3)0 Meriond 1400 42$ 425 425 Min LOC 300 624% N% M% 4 % Mitel Corp 2450 69% 9% 9% tMolSOn A 1435 614 15% 14 4 % tMonenco 101 N% 8% 8% MTruitC A 400 614% 14% 14% - % Moore 254$ 671% 70% 71% 4 % Mutcocho 8700 20$ 200 205 45 Musce pr 400 tt% 8% 8% NobiKO L 502 624 24 24 NB Tel 3425 617 14% 17 4 % NtldL9p ISO 69 9 9 - % Ntid 1414 1000 612 12 12 4 % Ntid Tel 440 615% 15% 15% - H Norondo 10431 618% 11% 18%-% Noron pA 300 6100 1» IM Norcen.En 2000 614% 14% 14% - % tNoreNv 200 613% 13% 13% - % Normick 250 tt% 1% 1% Nor Tel 17S3S 652 Sl% 51% - % tNovo Alt 19075 U% 4% 4% NOVO 412 822 620% »% N%- % Novo 12 OP 2025 630% N% N% 4 % Ookwood 114 65% 5% 5%- % OokwoedA 4400 4N 440 4N tOsho A 2044 634% 24% 24% 4 % Ponedn Pi 1700 tN% 27% N 4 % Pear leu 4000 IS S 4N PerkIns.P 2735 65 400 490 -10 Pet tun 34900 m 2» N1 Pet—eun.wt tSOO 42 42 42 4} Pt.Sun.tri INO 2M 2N 2N Plocer Dv 500 623% 23% 23% 4 % Plocer Owt SIO 340 3SS 3N 4S tPowr Cf nais 129% N% 29% 4 % Precomb 401 440 440 4N -8 Proopllc 4101 2S4 N1 N1 -3 Previge Q R 01770 619% 19% 19% Owe Tel 342 634% N% N% Qwebecer 24SS 6n% 32% 32% 4 % RflcheW 144 114% 14% 14% 4 % Rio Algam 200 122% n% a%- % tRggerC • fRpling A RgHontfB S 111 110% 18 10% N -% 11% 4| % Ra-'ng.pf.400 Sow 1* Rethmon NO 141% 41% 4m4i% Rv Trcg A S3M 111% Jj% 11% 4 % Rgvtx Old ION 290 N8 4f0 Rgvi PrA 8 T NO U s % SHL tnt tti CemA Icet Pdper ilIl'V* I Va»M «Mt 1» & V«MM nm 1» tw» & fScottHos 2N 621% 21% 21% Weetmin 101 613 13 13 Seogrom sase 657% 57% 57% Weston z50 674% 74% 74%-4% Seors Con m 67% 7% 7%— % WOfIdEq.A 500 60% 1% 8% ?% Shell Con sm 627% 22% 22% Wrid wt.A 3500 47 45 45 -2 Southom N1 657% 57 57 WrM wt.B 4500 140 140 145 tSpor Apr 2341 6N 27% 27% Xerox Cn 1910 619% 19% 19% * % tSporCop 13000 47 40 44% ?!% Xerox wt 4m 320 310 31$ ?15 tSteinb A 500 633% 33% 33%- % JuMerMlMiOlts Steko A 3141 622% 22% 22% ?% Abcourl 14407 71 40 70 ?4 Stelcp Wts 800 295 215 79 -W Amtric M 5000 20 M N Stel 1.94 100 624% 24% 24% - % Bochtlor 500 240 240 240 -25 SulIvn.Mtn 700 340 350 355 -5 Bokertolc 1000 44 44 44 fTeck B 1407 611% 11% 11% ?% Borexor 23500 40 44 48 ?3 fTele-Cop 12570 64% 4% 4%- % Botemon 470M 21 19% N% ?% tTel Mt B 7000 625 2$ 25 - % Beichosse 4000 40 40 40 -5 TbeeWt z4se SO SO SO -to Brosnon 9104 23 23 23 Texoco 7300 633% 33 33 - % Cofller Re z34 3 3 -4 Thomsn A 2050 654% 54% 54% ?% D'Or Vol 9821 •0 78 78 ?3 Tor Dm Bk 13794 619% 18% 19 ?% Dumogmi 3304 445 440 440 -10 TDm 1.83 100 620% 20% 20%- % Dumont 4400 14% IS UR TrDm 2.37 •00 625% 25% 25% ?% ExptoOue 4000 20 20 N -2 TrOm PC 200 624% 24% 24% ?% GollontGId z2 45 45 45 ?15 Total Pete 9000 614% 14% 14% G Knight 1000 295 290 290 -5 Total.P.wt 1900 no 110 110 «10 JAG Mine 8300 120 75 75 -55 -Tot Pet pr BOO 633% 33% 33% Lynx Exp 1000 39 39 39 TrAlto A 4711 624% 24% 24% ?% Mouvol 19250 • 1 8 TrnsAtta.9 300 625% 25% 25% - % Moutort 10000 37 33 37 ?4 TrCon PI 14215 622 21% 32 Mid ConoO 2300 25 23 25 ?2 TrCon pf 700 657% 57% 57% - % N.GIdcor 15090 45 37 40 ?3 Trs mount 1790 67% 7% 7% N.poscolis 2000 130 IN IN Trilon Fin z9S 633% 32% 33% - % NA RareM 10000 10 10 10 -3 Trimoc 7000 470 440 445 tIO Ookw Inti 9000 7 7 7 fTrizec A 203 634% 24% 24% ?% PerronGId 1478 40 34 34 -9 Trust Gen 4435 625% 25 25% ?% Vior 21400 10 40 77 ?12 tTurbe Rs 3500 57 54 54 -1 Vior.wt 92000 17 IS 17 ?4 ll_lf StondordG z50 19 19 19 -4 U V WQMnes 1000 60 60 40 ?2 tUAP InA 1300 621% 21% 21% — w Wrightbr 1441 43 40 40 -3 Ultrmor 2500 305 30J 305 4-5 Total morket: tSlIJN.UnigesprA 1300 65 5 5 Union.Ent 400 612 12 12 Troded In US Funds W X Alum.u 4800 626% 24% 24% +1 PrKious Metal CertificotM Wiox A 2000 613% 13% 13% * % Certiticotei Oz High Clou Worgton 9500 84 84 84 ^2 Grdn sivr 4900 ;.73 5.70 5.70 West Trn 2400 615% 15% 15% + % Grdn gid 6 280.70 208.70 2tt.70 LE DOLLAR CANADIEN Contrats à terme sur le bois de sciage de l’Est -StOSOIV-' Hioh bTow LUMBERtMEMI^XVtHT.rfT 335.50 26.68 MR 343.00 310.50 MY 240.40 335.30 JY 239.30 235.00 SP Eltimott Soles:.11.Total open interest: .33 Settle High Low Price BD.FT.:US6-1,00ibd.ft.200.00 3.8.00 206.00 332.00 221.70 223.00 336.50 225.90 225.90 235.00 Chg.Open int.OPTIONS Hliliiiiiiiiiiism .Op- Dtm.tn Mois Prix Offre Dem.Trent, cir.270 265 135 160 160 360 350 165 145 275 260 460 345 470 225 325 395 240 265 65 250 312 25 267 262 5 30 k S5H 287 387 35 40 35 300 300 25 15 :> ssv^ 325 325 45 170 300 135 100 75 70 313 190 325 k $6Vi450 215 260 30 no 120 70 70 100 130 115 350 210 ISO 320 95 150 95 SO 60 360 330 Option Molt Prix Offre Bk B C Nv 5 P 20 8k B C Nv 6 p 50 Bk B C Nv 7 P 165 Bk Mil My 33'/3 440 Bk Mtl My 22V8P 1 Bk Mtl My 25 P 15 Bk Mtl My27V3p110 6k Mtl My 30 10 6k Mtl My 30 P 310 Bk Mtl Ag 22V3 465 Bk Mtl Ag 22V3P 5 Bk Mtl Ag 25 p 45 Bk Mtl Ag 37^2 110 Bk Mtl Ag 271^p 135 Bk Mtl Ag 30 30 Bk Mtl Ag 30 0 330 Bk Mtl Nv 25 390 Bk Mtl Nv 25 P 55 Bk Mtl Nv 27V3P 160 Bk NS Mr 10 P Bk NS Mr 12y2P 1 Bk NS Mr 15 1 Bk NS Jn 10 335 Bk NS Jn 10 P 6k NS Jn \2V7 105 Bk NS Jn 12V2P 40 Bk NS Jn 15 25 6k NS Jn 15 P 160 6k NS Sp 12V3 140 6k NS Sp l3V^p 50 Bk NS Sp is 40 Bk NS Sp 15 P 190 Bow Vol Ap 15 240 Bow Vol Ap 15 p 1 Bow Val Ap 17V'2P 60 Bow Vol Ap 20 IS Bow Vol Ap 30 p 250 Bow Val Ap 32h 1 Bow Vol Ap 22V2P S5 Bow Vol Ap 25 1 Bow Val Ap 25 P S7V2 Bow Vol Jy 15 295 Bow Vol Jy IS P 25 Bow Vol Jy 17V2 115 Bow Vol Jy 17 Montréal district de Montréal sei ont \ enduh par autorité de Justice.les biens et effets de ALAIN BKRMKR saisis en cette cause consistant en I téléviseur couleur environ 20 ' no de série 66550245.de marque Toshiba Conditions AR GENT COMPTANT Renseigne menls MK lIEL GAUCHER huis sier 581 0183 l.ordèRorris huis siers ('anada Province de Québec.Dis tnet de Joliette.COUR PROVINCIALE.NO 705 27-004446-642 HÊ I.ENK GRENIER, percepteur, par tie demanderesse -vs- MARTIAL MICIIAUD.partie défenderesse Le 14 mars 1985 à 10 00 heures au 54 Place du CkL Repentigny.district de Joliette.seront vendus par autonté de Justice les biens et effets de MARTIAL MICIIAUD.saisis en cette cause, consistant en 1 automobile Citation noir, série ir.lAX6855 BT 133527.licence 116S 105 et acc I set salle à dîner beige 4 chaLses et une table beige.2 set de salon saumon 2 places, 1 divan beige trois places.I table de salon Itélé-V iseur Toshiba, couleur et acc séné 23444302,1 four micro onde Toshiba Conditions ARGENT COMPTANT Renseignements RONALD BOR RIS.huissier, 581 0183 LordèBor ns, huissiers ('anada Province de Québec, District de Joliette.COUR PROVIN CIALE, NO 705 27 003797-849 HÊ I.ÊNK GRENIER, percepteur,'par tie demanderesse -vs ALAIN BRIS SON.partie défenderesse Le 14 marsl985àll 00 heures au 8459 St-Germain.St-Francois, Laval, district de Montréal seront vendus par autorité de J uslice, les biens et ef fets de ALAIN RRISSON, saisis en cette cause, consistant en 1 téléviseur couleur, portatif, RCA et acc.1 ta\e-vaisselle Admirai couleur or et acc.1 sofa 2 places 1 automobile de marque Chrysler plaque no AZA 290.série no CS43T8C135606 Conditions ARGKNTCOMPTANT Renseignements MICHEL GAUCHER, huissier 581 0183 Lord è Borns, huissiers Canada.Province de Québec.District de Joliette COUR PROVIN CIALK.no 705 27 010828-835 HÊ LENK GRENIER, percepteur, partie demanderesse vs-ANTOINE CON N ELI.Y.partie défenderesse Le 14 mars 1985 à 12 00 heures au 19589 Armand Lavergne, app 2.Montréal district de Montréal, se ront vendus par autonté de Justice, les biens et effets de ANTOINE CONN ELI.Y, saisis en celte cause, consistant en I sofa brun, 1 chaise la/v bov brune, 1 télévision Hitachi, couleur, portative, 1 base de télévision en bois et chrone, I bahut en bois trois portes.1 peinture Condi lions ARGKNTCOMPTANT Ren seignemenls MICHKLGAUCHKR.huissier 581 0183 Lord è Borris, huissiers ('anada Province de Québec, Dis tncl de Johelte.COUR PROVIN (lAI.K.NO 705 27 004903 826 HÊ LENE GRENIER, percepteur, par lie demanderesse vs-RÉALBË GIN partie défenderesse Le 14 mars 1985 à 15 00 heures au 63,9e rue, Laval des Rapides, district de Montréal seront vendus par auto nié de Justice, les biens et effets de RÊAI.RÊGIN, saisis en cette cause, consistant en 1 sofa trois places, beige, 1 téléviseur portatif 20’ environ et acc Conditions AR GENT COMPTANT Renseignements MICHEL GAUCHER, huis sier 581 0183 Lord è Borris, hms siers RAPPELÉ A DIEU I M.GASTON AUBRY, AUBRY (GMton), À THdtel-Dieu de Montréal, le 26 févner 1985, M Gaston Aubry, prêtre de Saint-Sul-pice, a été rappelé à Dieu, à l’âge de 77 ans.U appartenait à une nombreuse famille très connue de Samt-Polycarpe, dans le diocèse de Valleyfield Après ses études secondaires à Valleyfield, ü entra au Grand Sémuiaire de Montréal en 1929.obtuit sa licence en théologie et son baccalauréat en Droit Canonique, et fut ordonné prêtre, le 10 juin 1933, par Mgr Georges Gauthier, à Montréal.Ayant décidé d'entrer dans la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice, il y fut admis en 1935, à Is^-les-Mou-bneaux Ses supérieurs le nommèrent alors au Ja-ponoù deux sulpiciens (dont Son Eminence le Cardmal Paul-Ëmile Léger) étaient amvés deux ans auparavant comme missionnaires en vue de la fondation d’un sémuiaire M Aubry, pendant trois ans, s’initia a la langue, au ministère et aux coutumes du pays.Professeur de philosophie en 1937, Il devint l’année suivante Directeur du Séminaire de Fukuoka.Mais du 9 décembre 1941 au 8 septembre 1945, U fut uitemé pour la durée de la gerre.Après un an de repos au Canada, tl retourna au Japon, continua son enseignement des sciences ecclésiastiques, et, en 1949.(ut nommé Su-péneur du Grand Séminaux de Fukuoka, poste qu’il a occupé pendant huit ans A partu de 1957, on le retrouve comme professeur au Grand Sémuiaux de Saint-Boniface, puis U revint à Montréal où il rem-pbt la (onction d’Ëconome du Grand Sémuiaux de 1966 à 1968 Nommé alors Chape-laui de Notre-Dame-de-Bon-secours, il occupe ce poste jusqu’à sa retraite, en 1982 et continue à vivre au presbytère de Notre-Dame de Montréal En décembre 1984, U fut assez brusquement arrêté par la maladie â laquelle ü succomba le mardi 26 février, après un stage d’un peu plus d'un molsil'Hfttel-Dieu Outre sa famille sulpldenne et ses confrères dans le sacerdoce.M Aubrv laisse dans le deuil son frère Réal et trois soeurs Anna-Maria, épouse de M Gaston Lajoie, Gabrielle.épouse de M Maurice Pilon, Germaine.épouse de M René Bougie, aUisl que des neveux et nièces La dénouille mortelle sera exposée au presbytère Notre-Dame.116 ouest, rue Notre-Dame.MontréaL le jeudi 28 février et le vendredi 1er mars, de I3hd0 ' 17h06etdel9h(l0â21hd0 Les funérailles auront Ueu â la Basilique Notre-Dame, le samedi 2 mars A MhOO, et l’Inhumation se fera dans la crypte du Grand Séminaire de MontréaL 1931 oueat, rue Sherbrooke Directeur de funérailles — Laurent Théiiault Inc Avis est par Ise préasnin donné que le contrat de vente en date du 17 janvier 1965 à LA BANQUE TO-RONTOJXlMtMON de toutes dettes, présentes ou futures, payables i 125632 CANADA INC a été enregistré au bureau d'enragistreiiient de la division d'enregistrement de Montréal le 14iéme jour de lévrier 1965 sous le numéro 3557128 Ce 19iéme jour de lévrier 1965 LA BANQUE TORONTOOOMINION AVIS OORION.Lucien Prenez avis que Lucien Dorian, domicilié au 3555, rut Sophie i St-Loum-de-Tarrebonne, dislnct de Terrebonne.s'adressera au ministre de la Justice atin d’obisnir un carliticat lui permettant de changer son nom en celui de Lucien Rémtlard Ce changement n’alfectera aucune autre personne que le requérant lui- ST-LOUIS-DE-TERREBONNE.le 25 février 1965 Le procureur du requérant Lise Gaboury.avocats Avis est per les préeentw donné que le contrat de vante en date du 25 janvier 1965 é LA BANQUE TO-RONTCLOOMIMON de lOuMs dsOn.présentes ou luturss, payabiss é CARREFQUR ST-HUBERT INC a été enregistré au burssu d’anrsgis-tremanl dt la division d'anregistrs-msnt da Montréal le 14léme jour de lévrier 1985, tout le numéro 3557127 Ce 19iémt jour de Mvnar 1965 LA BANQUE TORONTCMXMINION AVIS SELON L'ARTICLE 1571d DU CODE CIVIL Avis est par les présentes donné que i "AVIS est par les présentes donné le contrat de vente en date du 24 janvier 1985 é LA BANQUE TORONTO-DOMINION da toutes dettes, présentes ou futures, payables à 137795 CANADA INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistremant de Montréal.Québec le septième jour de té-vrier 1985, sous> le numéro 3555101 Ce treiziéme jour de lévrier 1985 U BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS ¦ "Avis est par les présentes donne que le contrat en date du 4 février 1985 par lequel 2312 — 0025 Québec Inc.a transporté et cédé toutes ses dettes de livres présentes et bitures é la Banque da Montréal, à titra de garantie, a été enregistré au bureau da la Division d'Enregistre-ment de Montréal.Québec en date du 13 lévrier 1985, sous le No 3556622 Banque de Montréal le 22 lévrier 1985" AVIS est par les présentes donné que la compagnie NORGALE INVESTMENT CORP, constituée en vertu de la Loi des compagnies, ayant son siège social dans la ville de Montréal, district da Montréal, demandera au ministre des Consommateurs, Coopératives et institutions financières de la province de Québec, la permission d'abandonner sa charte, conformément aux dispositions de la Loi des compagnies MONTRÉAL, le 1er févner 1985 Les procureurs de la compagnie BRODIE 6 PgiSUK Avis est donné que Denis Lamontagne faisant affaire sous le nom Sani-Pompe-OS, domiciliant au 711 rue Houde, Laprairie, s'adressera à la commission des transports du Québec dans le but d'obtenir un permis spécial pour le transport de bout liquides dans la région (5-6) pour une durée de 364 jours Tout intéressé peut y faire opposition dans les cinq jours qui suivent la date de la deuxième parution dans les journaux 1ère parution 26 février 1985 2ième parution 1ère mars 1985 que Constructions Louisbourg Ltée, dont la principale place d'aftairas au Québec est sJuée a Laval, par contrat mtitulé "Deed of Assigment", a vendu, cédé et transporté tous ses comptes, dettes, réclamations et argents en date de la ciéture des affaires le 30 novembre 1984 é l'égard de ses opérations de carrière transi-gées à partir du 18625, Montée St-Charles, St-Augusbn, Mirabel, é Carrière Mirabel Ltée et que ce contrat a été enregistré au Bureau d'enregistrement de la Division de Laval le 4 lévrier 1985 sous le No 570327 ' AVIS AVIS EST DONNÉ que GUY LAROCHELLE AUTO INC , ayant sa place d'affaires au 494, Notre-Dame, Re-penligny, Québec, s'adressera à la Commission des Transports du Québec dans le but d'obtenir l'émission d'un permis spécial de location é court larme de véhicula de promenade en laveur de GUY LAROCHELLE AUTO INC à l'adresse 494, Notre-Dame, Repentigny, Québec, conlormément aux dispositions de l'article 23 et SS des régies de pratique et de régie interne de la Commission des Transports du Québec Toute personne intéressée peut s'opposer à la présente demande dans les cinq (5) jours de la deuxième parution en s'adressant à la Commission des Transports du Québec 1ère parution 1er mars 1985 2iéme parution 2 mars 1985 PROCUREURS BUISSON.MERCIER 5 LEDUC 750, bout Laurenben Suite 450 St-Laurent, Québec H4M 2M4 Avis est donné que LES ENT A LE-MOYNE INC 653 Principale, St-Mi-chel Clé Nap, détentrice du permis M-50866S-002-00 région 6.s'adressera à la Commission des transport du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en laveur de GEORGES MONT-CHAMP.315 Rang Nord, St-Michel, Clé Nap , région 6, conformément aux dispositions de l'article 30 du règlement sur les règles de pratique et de régie interne de la C T Q Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les S jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux 1ère parution 28 lévrier 1985 2ième parution 1er mars 1985 Avis est donné que CLAUDE DESLIPPE, 235 Léon Bloy, Laprairie, J5R 3G5.détenteur du permis M-501-747-00, région 6.s'adressera à la Commission des transports du Québec dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en faveur de LES ENTREPRISE CLAUDE DESLIPPE.Inc .235 Léon Bloy La-prairle, région 6.conformément aux dispositions de l'article 30 du réglement sur le règles de pratique et de régie interne de la C T Q Tout intéressé peut introduire une opposition ou uns intervention dans les S jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux 1ère parution 28 février 1965 2ième parution 1er mars 1985 AVIS LÉGAL LES MODES ARILEM INC AVIS est par Iss présentes donné conformément à l'article 31 de la Loi des pouvoirs spéciaux des corporations (S R 1978, Chapitra P-16) que la garantie créés par l'acte de fiducie comportant privilège, hypothèque.cession et transport consenti par Les Modes Arilem Inc , devant Me Ernest Rashkovan, notaire, le 22 février 1980, et subséquemment enregistré au bureau de la division d'enregistrement de Montréal le 26 lévrier 1980, sous le numéro 3051802, (laquelle garanhé s'étend aux créances, droits et réclamations en faveur de Les Modes Arilem Inc en plus d'autres biens et actifs de ladite compagnie), est devenue exécutoire TRUST Général ou canada FIDUCIAIRE EN VERTU DUDIT ACTE DE FIDUCIE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE Chambre da la tamilla/ Olvorca NO 500-12-141037-857 YOLANDE LADOUCEUR REQUÉRANTE VS GUY GIQUÊRE, adresse inconnue INTIMÉ PAR ORDRE DE LA COUR PRENEZ AVIS qu'une requête en divorce a été intentée contre l'inlimé, Guy Giguére Une copie de ladite requête a été déposée au greffe de cette Cour é son intention Prenez de plus avis qu'é détaut par vous de ne pas vous prévaloir du délai de comparution de quarante (40) jours jugement sera rendu contre vous par défaut de comparaître Montréal, ce 26 février 1985 SIROIS ARSENEAULT 8 MATTE Procureurs dé la requérante 465, rue St-Jeen, suite 1008 Monuéal.Québec H2Y2R6 DESCRIPTION DE LA DEMANDE Prenez avis que la demanderesse Transport Wilfrid Dionne Inc , 171 des Bouleaux, Rimouski, PQ s'adresse é la Commission des transports du Québec dans le but de transtérer au demandeur-cessionnaire Rodrigue Boulianne, 78 rue Lambert, Amqui, P Q lepermisde camionnage en vrac Q-50781S-001 qu'elle détient de la Commission des transports du Québec et qui l'autorise é effectuer du transport de mabè res en vrac dans la région 01, suite à la vente et cession des systèmes et moyens de transport intervenue entre les parties, le tout conformément à l'article 30 du R P RI et è l'arbcle 41 de la Loi sur les transports Les demandeurs demandent de plus l'application de l'article 85 du R P R I afin que la décision à être rendue soit exécutoire dés que rendue 1ère parution 1er mars 1985 2éme parubon 2 mars 1985 Toute personne désirant porter opposition ou une intervenbon à la prè sente demande doit le faire dans les 5 jours de la deuxième parution de cet avis à la Commission des transports du Québec.585 Bout.Charest est Québec.PC Me Marc M Delage, avocat ST-HILAIRE 8 ASSOCIÉS 220 GrandèAllée est suite 850 Québec, PQ G1R2J1 AVIS La requérante, TRANSPORT MICHEL INC .détentrice du permis 0-300192, s'adressera à la Commission des transports du Québec afin d'obtenir rautorisation suivante par voie de permis spécial TRANSPORT RESTREINT — LONGUE DISTANCE - RAYON — De East Angus à tout point situé dans la province de Québec, et retour.pour le transport de plants d'arbustes forestiers, de récipients ensemencés, ainsi que dé mat^ et d'accessoires utilisés dans la production et la plantation desdits arbustes.originant de la Pépinièrl d'East Angus, Ministère de l'Energie et des Ressources, région S, Cantons de l'Est La requérante demande également que la décision devienne exécutoire immédiatement après avoir été rendue, le tout suivant l'arbcle 85 du règlement 2 sur les régies de pratique et de régie interne de la Commission des transports du Québec Toute personne désirant s'opposer ou intervenir é la présente demande doit le faire dans les 5 jours de la deuxième publication de cet avis en s'adressant é la Commission des transports du Québec, située au 505 est.rus Sherbrooke.Montréal Durée 364 jours Première parubon 1er mars 1965 Deuxième parubon 2 mars 1985 CORBEIL, GROLEAU 8 DUFRESNE Procureurs de la requéranté CLOVIS LEBOEUF TRANSPORT INC , détentrice du permit M-300088.donne avis é la Commission d'un changement de contréle survenu suite au décès de l'actionnaire majoritaire de la compagnie, la requérante demande par la présente de maintenir tous les droits et privilèges au permis numéro M-300068 Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervenbon dans les Cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dudit avis en s'adressant é la Commission des Transports du Québec.505 est.rus Sherbrooke.Montréal.H2L1K2 La requérante invoque l'article 85 des régies de pratique Me Michéle Goum HARRIS.ALLAIN, THOMAS, MASON 1ère parubon 28 tévner 1985 2éme parubon 1er mars 1985 PUBLICATIONS TRANSFERT DE PARMIS DE TRANSPORT Prenez avis que Rouville Construc-bon Inc, 3080 rue Saint Antoine C P 39, Saint Jean Baptiste, comté de Rouville, JOL 2B0, s'adresse é la Commission des Transports du Québec, alin de transférer ses permis numéros M-303088-001 et M-303088-002 en faveur de Roger Jeannotte Inc , 44 Bernard Pilon, McMastennlIe, J3G 1L1.la tout conformément é l'articls 30 des régies de pratique et é l'arbcle 41 de la Loi sur les transports Tout intérêt peut faire opposition ou une intervenbon à cette demande dans les 5 jours de la dernière parution de cet avis Jean Pierre Archambault, Avocat et procureur du demandeur 6430 Du Geai-Bleu, Laval.H7L3V3 1ère publication 28 février 1985 2ème publicabon 1er mars 1985 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPERIEURE (Chambre de la tamilla) NO 50(M)4-000466-85S DIONYSIAKOTSIRAS Demanderesse c NIKOLAOSKATHERINAKIS Défendeur ET MONSIEUR LE CURÉ DE HOLY TRINITY CHURCH HELLENICK GREEK ORTHODOX CHURCH MONTRÉAL ET LE PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE DU DISTRICT DE MONTREAL ET LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE ET JOHNKATERINAKIS Mise-en-cause- ès-qualité PAR ORDONNANCE DE U COUR A M NIKOLAOSKATERINAKIS Vous êtes par les présentes requis de comparaître dans un délai de 30 jours suivant la présente publicabon Une copie de la déclaration a été laissée au grebe de cebe Cour à votre intention Veuillez agir en conséquence Montréal, le 8 lévrier 1985 DOMINIQUE DIBERNARDO PROTONOTAIRE-AOJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE NO 50042-001050450 CAISSE POPULAIRE ST-JEAN DE MATHA DE MONTREAL, requérante C/ JOHN PATRICK MOLLEY, inbmé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, JOHN PATRICK MOLLEY, par les présentes, requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours de cebe publication, personnellement ou par l'entramiaa de ses procureurs Une copie du bref et de la déclaration y afférents a été laissée au grebe de la Cour Provinmalé du dis-bict de Montréal, é son intanbon De plus.PRENEZ AVIS, qu’é délaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans las délais susdits, la requérante procédera é obtenir contre vous un jugement par délaut conforma aux conclusions qu’elle sollicits Veuillez agir en conséquence Monbéal, ce 25 février 1985 RONALD CHASSÉ Protonotaireadjoint Cour provinciale Tassé 8 Themens 2421 Abard Monbéal, Québec H4E2L3 (514)769-9654 Procureurs de la requérante AVIS est par les présentes donné, conformément aux dispositions de la Loi sur les Pouvoirs spéciaux des corporations que les garanties créées en vertu des actes de fiducie ci-dessous énumérés en faveur de COMPAGNIE TRUST ROYAL, Fiduciaire, sont devenus exécutoires, lesquelles garanties grèvent, entre autres, les comptes à recevoir et les créances NOM DE LA COMPAGNIE BUREAU D'ENREGIS- TREMENT NUMÉRO D'ENREGIS- TREMENT Marquesa Fashions Inc Montréal 2618251 Tyrolia Inc (formerly Comfortable Knitting Mills Ltd ) Montréal 2618249 Tam O’Shanler Textiles Ltd Montréal 2616248 Torrez Actionwear Inc Montréal 3467297 Gotcha Covered Fashione Canada Inc Montréal 2467676 Lillimar Scarves Inc Montréal 2618252 MONTREAL, la 19 tévriar, 1985 Terrebonne 466146 la fierté a une ville I I • I I COMMISSION DES SERVICES ÉLECTRIQUES n t: AVIS D’APPEL D’OFFRES La Ville larlce un appel d’offres pour les travaux suivants: Contrat 543/S2B — Construction de conduits souterrains dans la rue Notre-Dame, entre le 55e Avenue et la 67e Avenue et dans la rue Sherbrooke, entre la 60e Avenue et la 81 e Avenue.Fourniture
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