Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 août 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1912-08-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
TROISIEME ANNEE-No.193 MONTREAL.SAMEDl'l?AOUT, 191^ UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne.: CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTAXE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .» „ .UNION POSTALE * * - $1.00 » $1.50 - $2.00 DEVOIR Rédaction et Administration: 71» RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES: ADMINISTRATION: Mai» 7461 REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! CHERRA-T-IL, CHERRA-T-IL-POINT ?BILLET DU SOIR ;T CAUCHEMAR.Quoi qu’il ne fût pas Titus—personnage dont le nom lui était d’ailleurs inconnu—U n'avait pas perdu su journée.Pour la sixième fois dans la même semaine, il venait de sauver la France par l’intermédiaire de son journal et de ses scribes martiaux.Un lourd sommeil l'invitait à un Dans un vieux conte-flamand, un voyageur hardi se risquefà passer la nuit dans un château en mines.Au coup de* minuit, il entend une voix sépulcrale crier du haut de la cheminée: “Cherrai-je, eherrai-je point^—“Chais hardiment”, répond-il.Et une jambe tombe.“Cherrai-je, eherrai-je point?—“Chais» toujours”.Et il tombe une autre, jambe.Le dialogue continue ainsi,jusqu’à ce que leirevenant:soit au complet et rassemble ses morceaux.C’est un peu f’image des projets»de voyage des ministres britannwpies reP°5 mérité.au Canada—avec cette différence crue ces messieurs ne semblent plus ^êjà, là haut, Pégase, étoile des du tout disposés-à choir.Jockeys, s’était allumé; la constella- ' bon du Centaure brillait de mille Viendrai-je, viendrai-je point?nous a demandé M.Churchill pendant un mois, par l’entremise de ses nouveaux, alliés, les organes de la presse jingo-tory d’Angleterre.Est-ce parce que les Canadiens n’ont pas montré un- empressement très-marqué à lui-répondre : “Viens hardiment!” mais il semble bien qu’il -dise, à la fin : “Je ne viens point”.A vrai dire, tes journaux canadiens ont répondu de façon,peu engageante aux hints très transparents de leurs confrères anglais.Les feuilles libérales, anti-impérialistes lorsque leur parti n’est pas au pouvoir, ont vivement combattu la proposition: elles l’ont-dénoncée comme une tentative d’intimidation.Les journaux jingos—le.Star lui-même—ont très mollement appuyé la » démarche projetée.Ils craignent évidemment la réaction de l’instinct d’indépendance chez les Anglo-Canadiens.En somme, seuls les journaux canadiens-français,—je pourrais presque dire le Devoir seul,— ont fait un assez bon accueil au projet, surtout lorsqu’il était question de la venue de M.Asquith autant que de celle de M.Churchill.La présence simultanée du sage Ulysse et du bouillant Achille aurait offert, â nos yeux, je Ha voue, un véritable intérêt.Ce n’aurait pas été un spectacle'banal que de voir le ministre de la Marine se battre les flancs pour chauffer l’enthousiasme des “citoyens de la nation-soeur”, et d’entendre M.Asquith développer les raisons pour lesquelles les semi-barbares des colonies, bons à se faire casser la gu.pour l’Empire, ne sont nullement apt est à faire fonctionner les rouages délicats de son rnécan i smcpoMtique.A quoi faut-il attrihuertie refus de M.Asquith d’abord, puis les hésitations de M.Churchill?La représentation avaibété admirablement montée.Les impressarii étaient le clan Hamis-worth-avee ilord Norfholiff comme chef et le Daily Mail comme grosse caisse.La nouvelle fut d’abord lancée comme ballon d’essai; puis, M.Asquith se dérobant,—avait-il compris la difficulté de faire admettre aux Canadiens qn’ils ne sont encore que des sauvages?_____ l’acceptation de M.Churchill fut annoncée, comme très probable.Enfin, la nouvelle quasi-officielle arriva : une escadre -commandée par le prince Louis de Batbemberg devait nous amener le Premier Lord de l’Amirauté, armé de toutes pièces.On faisait même pressentir qu’un vaisseau français lin ferait escorte.Un peu plus on aurait proposé de transformer les Plaines d’Ahraham en une sorte de Camp du Drap d’Or, et âe repartager le Canada entre la France et l’Angleterre, les "deux patries” des Canadiens sans patrie—ceux de la Patrie, par exemple.Et puis, tout-à-coup, le projet touche-un récif et menace desombrer, comme le Niobé, retour du bal—avec cette -différence, que M.Churchill *t le Prince Lan±s s’échouent, eux, avant de partir et sans avoir eu l’a-Vantage de faire danser les Canadiennes et chanter les Canadiens.Répétons la question: queilo -est la cause de cette brusque retraite?La seule craintie.d’un- courant contraire, d’ob(jections grincheuses, ne suffit pas à l’expliquer.Si le gouvernement britannique, et le Ministre de la Marine en particulier, ont à -coeur d’engluer les colons, ce n’est pas une appréhension de ce genre qui arrêterait M.Churchill.On peut penser et dire beaucoup de choses-diverses sur le compte du jeune ministre; mais-personne ne songera à l’accuser ou même à le soupçonner de timidité.M.Borden, mieux averti, lui a-t-il fait part doses propres appréhensions?Lui a-t-il exposé le danger d’ime réaction anti-impérialiste dans les provinces anglo-canadiennes, et partant, la chance, qu’ils courraient tous deux d’obtenir un résultat absolument contraire à l’objet de leurs tentatives?C’est plus probable.Mais ce n’est pas le-aeul motif, ni même le principal, n y en a certainement un ou plusieurs -autres, soit d’ordre intérieur soit d’intérêt international.* * * >11 y a d’abord la situation, politique du Royaume-Uni.On sait, par les dépêches, où en sont rendus les débats publics.L’échange d’aménités entre M.Bonar Law et M.Churchill -lui-même nous permet de juger de la tension des esprits et du degré des passions.La plupart des poHticiens et la masse du peuple, en Angleterre, pensent beaucoup plps-de ce temps-ci, au Home Rule, à l’assurance obligatoire et autres questions de politique intérieure qu’au “péril allemand” et même au “salut” qui doit leur venir du Canada, par l'entremise du Star, de Jenny W.et de Sam Hughes.H y a même là un sujet intéressant d’études sur lequel j’appellerai plus à loisir l’attention des lecteurs du Devoir.En dehors de la situation politique du Royaume-Uni, il ne serait peut-être pas erroné de chercher, dans les complications extérieures, le motif additionnel—-principal ou secondaire—de la retraite de M.Churchill dans son projet de conquête.morale du Canada.D’une source assez sûre de renseignements, je recevais, ces jours-ci, une étrange nouvelle : “Ne soyez pas .surpris,' m’écrivait-on, si un ou deux vaisseaux allemands se présentaient à l'embouchure du Saint-Laurent , a peu près en même temps que l’escadre qui -doit servir d’escorte à M.Churchill.Il ne s’agirait évidemment que -d’une visite de politesse du genre de celle -de la Panther.Peut-être prendrait-on pour prétexte la nécessité de venir présenter à 1’“amirauté” canadienne les excuses du Kaiser à cause des observations désobligeantes qu’un de ses officiers a faites, l’an dernier, sur le compte du feu Niobé! Lu tout cas, on peut être certain que les autorités britanniques ne tiennent nullement, de ce temps-ci, à “tirer des courses” avec les Allemands, d’un bord de l’Atlantique à l’autre.Et il se pourrait fort bien que l’expédition britannique fût différée afin d’empêcher la visite allemande.* * * feux, celle du Licorne illuminait l’espace et Jennie W., à l'écurie., venait de saluer ses frères de l’éther d’un dernier hennissement.La nuit était tout à fait venue; il ne tarda pus à clore ses paupières.Tout à coup, dans un nuage de poussières d’or, un beau destrier, il crut que c’était un beandet strié (famille des zèbres) lui apparut chevauché par une femme marquée au front du Génie.FAle était belle comme le jour, sur son passage les ténèbres s’affaissaient.—Qui cs-lu?demanda-t-il.Je suis la Science! Je suis l’Art! je suis la Lumièrel —Je ne te connaissais pas.-—Regarde bien, tous les jours tes colonnes sont remplies de moi : je suis la France.—La France! voulut crier le dormeur, la France?que me veux-tu ?Me conduire « des combats?.Une sueur froide l’iijonda et un tremblement à rendre folle l'aiguille d’un sismographe l’agita.—Non, je ne saurais que faire de ton aide: j'ai mes armées.Ecoule, tu dis que tu m’aimes, ordonne donc alors aux tiens, aux gens à ta solde, d’apprendre ma langue et de la respecter.L’apparition s’évanouit.Le dormeur sauta à bas de son lit: —Ah ! quel cauchemar ! Puis joyeux il s’exclama: —J’savais bien qu’c’était un rêve, puisqu’on est diplômé par la Cour Supérieure pour parler français.MAX SOREX.Pourquoi ce voyage ?M.Sam Hughes pari pour l’Europe.Ce voyage absolument inattendu pose plus d’un point d’interrogation.Pourquoi, à la veille même de l’arrivée au pays de ses collègues délégués à la conférence de Lo-n-des, le tonitruant apôtre de l’impérialisme militaire éprouve-t-il le besoin d-e passer les mers?Il tient, dit-on, à surveiller—pour son édification et pour la nôtre— les grandes manoeuvres de France et d’Allemagne, mais cette raison d’ordre technique ne satisfait point tout le monde.Elle n’explique pas du reste la soudaineté de ce départ que rien ne faisait prévoir.La raison vraie ne serait-elle point d’un autre ordre?Le colonel Sam a fait à Vancouver un discours qui a dû singuliè-re-ment froisser un certain nombre de ses collègues.Ceux-ci doivent attendre l’arrivée de M.Borden pour lui en deman-der compte.Le ministre de la guerre ne juge-f-ü pas plus habile de prendre les devants et d’al-ler personnellement expliquer son affaire au chef du cabinet, avant que celui-ci ait pu entendre l’autre son de cloche.L’explication est plausible.0.H.La compensation pour les accidents du travail Sir W.Meredith, juge en chef d’Ontario, choisi pour le gouvernement Whitney pour Je renseigner sur la législation concernant les accidents de travail, vient de soumettre son rapport -dont la presse ontarienne nous donne un aperçu.Les suggestions du juge Meredith Ce qui est plus probable—et là-dessus des renseignements plus précis m’autorisent à y attacher plus de foi—c’est que la visite de M.Churchill!, toutes voiles dehors, c’est-à-dire escorté d’une flotte de guerre et d’un prince du sang, est remise aux calendes grecques pour ne pas déplaire au gouvernement américain.L’un de nos collaborateurs, M.Tremblay, a résumé la situation faite I cllffèrent du principe de la loi de à l’Angleterre par l'adoption du projet de loi destiné à réglementer l’u- Québec sur le même sujet, sage du Canal de Panama.Le gouvernement britannique, et surtout le Le maximum de la compensation commerce anglais et canadien, protestent; mais les journaux les plus exaltés, ceux qui.poussent à la guerre allemande, comme notre Star national, prennent soin de nous avertir que les protestations resteront forcément platoniques et que la Grande-Bretagne, même entourée de la toute puissance des “nations soeurs”, se soumettra, bon gré mal gré, à n’importe quelle humiliation que pourront lui faire subir les “eher.s cousins” d’Amérique.Du reste, cette attitude n’est pas nouvelle.C’est la continuation d’une politique qui ne s’est jamais démentie depuis un siècle.Mais le point intéressant, le clou de la situation actuelle—toujours d’après la même source de renseignements—c’est que les autorités américaines auraient fait savoir nu gouvernement britannique qu’il y a peut-être encore moyen d'obtenir une modification au projet de loi sur le Canal de Panama, à une condition essentielle: c’est que l’Angleterre garde chez elle scs dreadnoughts, son prince du sang et son pétulant ministre de la marine.Autrement, les jingos américains, qui sont de force à rendre des points à la clique Hnrmsworth-Gr-aham-Dar'/y Mail-Star et compagnie, présenteraient cette démarche au peuple américain comme une tentative déguisée d’intimider le Président et le Congrès de la glorieuse république en faisant une démonstration navale dans les eaux de la libre Amérique.On entend d’ici les cris et le tapageI Voilà, je erois, cpii a fait plus d’impression en Angleterre que les protestations des journaux du Canada.Henri'BQtiqjMSA' dont bénéficierait la victime est à peu près le même qu’iei, soit la moitié du salaire moyen, mais cette compensation serait prise sur un fonds auquel contribueraient patrons et ouvriers.Dans la province de Québec ce sont les patrons seuls qui payent.En outre la contribution varierait suivant le genre d’industrie: les industries dont l’exploitation est plus dangereuse devraient payer plus que les industries où les accidents sont rares.En cas d'incapacité permanente, le projet pourvoit comme ici au paiement d’une indemnité annuelle par l'intermédiaire de compagnies d’assurances.Sur ees données et d’autres de moindre importance, le gouvernement préparera un projet de loi pour la prochaine session provinciale.QUI PAYE ?Qui paye pour la reproduction des articles de la Patrie — écho du Star — au sujet du péril allemand, du danger qui menace la France et l’Empire, etc?La Patrie qui doit le savoir ne nous l’a pas encore dit.Nous lui posons la question de nouveau, et nous ferons connaître sa réponse aussitôt qu’elle l’aura donnée.LE MOUVEMENT ARTISTIQUE AU CANADA Opinions très intéressantes d’une religieuse de Québec, de Madame L.MacMillan, de M.Arthur Laurendeau et de M.Aug.P.Fortin LO.La révolution au Mexique Les mouvements révolutionnaires qui se sont manifestés dans différentes provinces du Mexique ont pris le caractère de guérillas.Dans certaines régions, ils ont dégénéré en simple brigandage.Depuis la défaite qu’il a subie, ces jours derniers, au sud-ouest de Juarez, il est peu probable que le principal contingent de rebelles, le seul qui tînt encore campagne à peu près régulièrement, réussira à reformer ses rangs pour figurer dans une nouvelle rencontre avec l’armée fédérale.Les insurgés n’ont pu tenir devant la tactique*supérieure\et l'armement perfectionné—en artillerie surtout—des troupes du gouvernement.Leur infériorité ne peut désormais que s’accentuer davantage à mesure qu’ils seront forcés de s’éloigner de la frontière américaine, par-dessus laquelle ils recevaient constamment, en contrebande, des armes et des munitions.Aussi longtemps que les rebelles ont pu maintenir un semblant d’armée, les commerçants américains étaient, peut-être, justifiables de vendre des armes aux deux partis, indifféremment.Aujourd’hui, on ne peut plus prétendre que deux factions sont en lutte.Fournir des armes aux bandes dispersées équivaut à l’encouragement à l’assassinat et an vol.Ees zapatistes, qui s’appellent ainsi du nom de leur chef, se conduisent depuis longtemps comme une bande de démons qui joignent à la cruauté la plus révoltante la pratique avouée du brigandage.Ils opèrent au sud de Mexico indépendamment -des insurgés du nord.Ils auraient indubitablement été réduits à composition à l’heure qu’il est, n’eût été la nécessité d’envoyer dans le nord-ouest toutes les troupes disponibles.La grande préoccupation du moment, au Mexique, c’est la formation d’une opinion publique éclairée, qui appuie le président M-adero et la cause de l’ordre.Ce résultat une fois obtenu, la république mexicaine pourra encore relever la tête au millieu des nations américaines, et c’est le seul moyen qui lui rosie de sortir de l’anarchie de ces dernières années.Une question de frontière qui vient d’être soulevée pourrait bien devenir une nouvelle cause de difficultés avec les Etats-Unis.Un certain nombre d’Américains, qui se livraient à des exploitations agricoles ou industrielles au Mexique, ont été forcés de fuir de leurs demeures pour se réfugier à El Paso, en territoire américain.Là ils sont logés cl nourris aux frais du gouvernement des Etats-Unis; mais la note sera présentée quelque jour au gouvernement mexicain, qui devra la payer.Plus se prolongera la période de trouble et d’incertitude dont souffre le Mexique, plus seront élevées les réclamations du gouvernement américain pour l’entretien de ses nationaux chassés par la révolution.j Dans quelles dispositions d’es-; prit et de sentiments la population mexicaine recevra-t-elle laj facture de l’Oncle Sam?Uldéric TREMBLAY.Sur le Pont d’Avignon.La Gazette dit que la tournée de Sir Wilfrid Laurier ne peut faire de mal aux conservateurs.De même l’inactivité dos conservateurs ne peut faire grand tort à M.Igiurier.¦s # * Adélard Guny, l’évadé de la prison de Québec, a été repris dans la rue Craig à Montréal.> I.a police de Quebec avait l’oeil ouvert, mois e’est celle de Montréal qui avait la main dessus.a a a Une dame de l’Ohio demande le divorce ,vingt?jjuatre heures aprjgj ^ Le commerce et la colonisation Une délégation des Chambres de Commerce qui visite actuellement le nord d’Ontario se dit émerveillée de ce qu’elle voit.On n’a pas d'idée dans les villes, déclare l’un des délégués, de l’étendue de nos richesses nationales et de re qu’il faudrait faire pour les développer.Comme résultat de scs observations, la délégation suggère que le gouvernement pousse davantage le défrichement en le subventionnant ou du moins en prêtant au défricheur au plus petit intérêt possible.Celle idée se répand de plus en plus.L’on a vu par les différents programmes émis pour les élections provinciales en dehors de Québec, que chaque parti politique s’en déclarait partisan et l'on en viendra probablement là avant longtemps.Le cabinet Scott de la Saskatchewan, qui a été maintenu au pouvoir, .S’est engagé à mettre cette idée à l’étude.S’il tient parole et s’il adopte celte politique il n’y a aucun doute que la Saskatchewan verra affluer chez elle des milliers d’irn-migranis attirés par cet avantage et que les autres province de l’Ouest devront faire de même.Et alors, que feront les provinces de l’Est?Le défrichement est beaucoup plus difficile dans l’est que dans l’ouest.Dans l’ouest il suffit d’e-ventrer la prairie pour en avoir une récolte immédiate.L’achat du terrain et de l'outillage assurent une récolte abondante dès l’année suivante.Ici au contraire, il faut abattre la forêt, brûler “i’abatis” et déraciner la souche: travail dur et lent qui retarde la récolte ei oblige le colon à des sacrifices que celui de l’Ouest ne connaît pas.Sans doute, les premières années passées, la terre de Québec devient aussi fertile que celle de l’Ouest; mais les difficultés du début paralysent pour longtemps l'initiative et la bonne volonté du défricheur.Pour vivre les premières années il lui a fallu s’endetter et maintenant il lui faut rembourser et les économies qu’il pourrait appliquer à la culture passent pour acquitter ses dettes.La subvention on le prêt à petit intérêt remboursable par petites annuités l’aideraient certainement et l’aider, on ne saurait trop le répéter, c’est aider tout le monde puisque l’accroissement de la population et de la produrtion agricole profitent à tous.Nous ne préconisons ici aucun mode particulier de subventionner pécuniairement la colonisation : c'est un sujet qui doit être étudié avec soin.Nous disons seulement que si la subvention de In colonisation est à propos dans l’Ouest, elle s’impose davantage encore dans l’Est.En outre, pourquoi nos Chambres de Commerce de la province de Québec n’imitrnicnt-elles pas l’exem pie de celles de la provinee d’Ontario.et ne visiteraient-elles pas chaque année une région de colonisation de notre province?Elles y trouveraient leur profit et les colons aussi; les Chambres de Commerce en acquérant une meilleure notion de l’importance de la colonisation, les colons en se sentant plus encouragés et mieux appréciés.Jean DUMONT.son mariage en donnant pour raison que son mari l’a frappée en revenant de l'église.Voilà un mari trop prompt.* * * Montréal serait menacé d'une grève de pompiers, nous dit le rhef Tremblay.Est-ce que in réserve de Saint-Eloi est épuisée?»et e * Le public est sans doute heureux de l’augmentation de salaire accordée aux employés du tramway,mais il le serait davantage eneore si la compagnie ayant agréé la demande de ses employés, écoutait maintenant celles du public.Le .Veilleur, Lorsque je commençai cette enqurte sur le mouvement des arts au Canada, j’étais loin de me douter, je l'avoue maintenant,— qu elle susciterait autant d'intérêt ohex las professeurs, de le répète, j’en suis enchanté.Quelques-uns me taxent d'optimisme.Ils ont peut-être raison.Qu’ils se rappellent que l'optimisme est nécessaire pour réussir dans une entreprise, qu’il relève, encourage, fortifie, alors que te pessimisme abat, décourage, annihile.OU' je le sais, il y a beaucoup à faire s ’» Canada dm s le domaine des arts.C'est préeisément pour rein qu’il Inuit lutter ot ne pas se laisser abattre.Que 1t; l,ar ^ Croates, 20,000 : deux ionrs suivants, jenfil et Slovènes.On ne saurait fixer le nombre des Polonais, Tchèques, Hongrois qui sera considérable.Des diplomates accrédités à la Cour d’ftutriche doivent y figurer au nombre de 200 environ.Les étudiants de l’Université de Vienne ont convié tous leurs col ègues des pays civilisés.Les pays environnants fourniront, un large contingent de congressistes.L’Allemagne, la Belgique.l’Italie, l'i fpa-gne, organisent des pèlerinages avec entrain.La France, qui a eu l’honneur d’inaugurer, il y a trente ans, ce beau mouvement surnaturel, et de le poursuivre, depuis lors, sans trêve ni lassitude, ne saurait rester en arriére.On attend en Autriche, pour ces fêtes, huit cardinaux, en tête desquels la presse autrichienne met S.E.le Cardinal Amette, archevêque de Paris.Deux cents évêques sont annoncée.La France sera représentée par Son Eminence le Cardinal archevêque de Paris et par NV.RS.les Archevêques de Besançon et de Bourges, par NN.SS.les Évêques de Nîmes, Saint-Dié, Vice, Orléans, Bayorme, Langres et Laodicée, et d’autres sans doute que nous ne connaissons pas encore.Les congressistes parleront à Vienne quatorze ou quinze langues et ehaque peuple en sa langue étudiera l’Eucharistie et exaltera la sagesse et l’efficacité des décrets de Pie X sur la communion précoce et la communion fréquente.La section de langue française compte avoir trois séances pour tous les congressistes, une séance sacerdotale, une séance, pour la jeunesse et une séance pour les dames.La belle et grande église Saint-Ohar-Ica sera mise à la disposition des Français pour , leurs réunions.Ils pourront, en outre, aller prier et prendre part à des cérémonies organisées spécialement pour eux dans la pieuse église Sainte-Ann"., rendez-vous ordinaire de nos compatriotes et oh le.Saint-Sacrement est exposé tous les jours de l’année, grâce à la piété dns Oblals de Saint-François de Sales qui y exercent dfe saint ministère.La section de langue française aura nour président d’honneur S.E.le Cardinal Amette et recevra la visite,nous l'espérons, de R.FL le cardinal Von RrtWum, légat du Saint-Siège, et de LL.EE.les cardinaux Bourne, et Mercier qui seront présents au Congrès.On s’occupera dans les séances d’études, suivant le désir de Sa Sainteté Pie IX, de l’apostolat eucharistique touchant 1a Sainte Communion, mais sans oublier la question de la royauté, le Notre-Seigneur' .lèses-Christ et des devoirs des nations h.son égard, eui-raot le vœu déjà acclamé à Madrid.Nous espérons aussi entendre les délégués du Canada et de l'Espagne nous dire les effets merveilleux de nos derniers congrès en ces deux pays.Une étude sur les œuvres eucharistiques eu Autriche nous révélera les richesses de foi et de piété que possède cette nation la plus catholique du monde.Un?exposition préparée tout exprès pour le Congrès nous en manifestera les richesses artistiques.Enfin, les musées de Vienne, si renommés, seront largement ouverts.vendredi, seront réservés aux séances d’études, rapports, discussions, etc.Dans la matinée du samedi, il v aura une dernière séance pour la section française où seront résumés les résolutions et travaux du Congrèe ; puis, vers midi, à la cathédrale, la grande séance de rlôuure.Pendant le reste de la journée, les congressistes qui n’auront pu trouver place à la grande séance musicale du Conservatoire, dont, toutes les places sont déjà vendues, pourront continuer leurs visites dans l’intérieur de la ville ou faire quelques excursions aux environs.Voici celles qui sont le plus recommandées : Le Prater, Schœnbrunn où, en visitant le château, on verra bon nombre de souvenirs français ; KlaM-emeuibung où se trouve une célèbre abbaye, et le tombeau de Saint-I/éopold.Le dimanche 15, fête du Saint Nom de Marie, établie en souvenir de la délivrance de Vienne par Sonieski, se déroulera la grandiose procession qui doit surpasser en solennité tout ce que l’on a pu voir jusqu’ici.L’empereur qui, dès le début, a accepté le protectorat du Congrès, met à la disposition du Comité de la procession toutes les voitures de gala de la Cour.Le Cardinal légat occupera la plus belle de oes voitures, celle do l’Impératrice Marie-Thérèse.Elle sera attelée de douze chevaux.On pourra s oir au travers des larges glaces le ci rdinal agenouillé devant le T.S.Sacrement.L’Empereur et les archiducs, les cardinaux, les princes, les archevêques auront aussi leurs voitures de gaia accompagnées par des pages et des officiers de la Cour à cheval.Ce défilé, à lui seul, occupera une étendue d’environ deux kilomètres.L’ordre sera maintenu par les troupes.Le trajet à suivre est déjà fixé.De la cathédrale on se rendra au quai du Danube par la rue Roten+urn.De là, on suivra le Ring, jusqu’à l’entrée de la Hofburg, où le cardinal de Vienne célébrera la sainte messe, vers midi et demi, sur l’ancienne plate-forme d’une citadelle qui autrefois protégeait le palais impérial et, où pourront prendre place la Cour et le haut-clergé.Le dct’üé commencera à, 8 heures du matin.T/es hommes seuls pourront y trouver place et par groupes de 200 environ.Ces cent mille hommes assisteront rangés autour de la Burgthor à la messe solennelle.Pendant la messe, dix ou douze musiques militaires accompagneront le chant d’une messe allemande de Michel Haydn connue de tout le peuple autrichien.Après la messe, le Cardinal légat donnera, du haut de la Burgthor, la bénédiction solennelle, puis le Saint-Sacrement sera reporté, à la chapelle du palais imperial : l’Empereur et toute sa suite lui feront de nouveau cortège.T/es congressistes feront bien de ne pas quitter l’Autriche sans avoir visité le célèbre sanctuaire de Maria Zell.N’oublions pas de prier le Seigneur de daigner bénir cette fête eucharistique internationale qui aura pour effet d’unir plus étroitement ensemble tous les enfants de la Sainte Eglise, à quelque nation qu’ils appartiennent.Le domaine colonial de la France IL S’AUGMENTE DE TROIS ILES, PAR LA PRISE DE POSSESSION ABSOLUE D’ANJOUAN, DE MO HELI ET DE LA GRANDE-COMO-RE.(Service particulier) Paris, 17.— La France possède trois colonies de plus, les îles d’Anjouan, de Mohéli et de la Grande-Comore, for niant l’archipel dit des Iles Comores, le quel est situé au nord ouest de MaL.i-giiscar, à l’entrée du canal de Mozambique.A vrai dire, cet archipel faisait par-àt depuis longtemps du domaine colo-Fnisl de la France; des traités, datant \fc 1886 l’avaient placé sous son pro tertorat.Ce Yrotcc,tornt, par une loi publiée au “Journal officiel’’, fait plaie à une prise de possession effective et absolue qui s’imposait depuis plusieurs année*.L’archipel est rattaché au gouverne ment do Madagascar; 11 forme*comme l’avant-garde stratégique de la grande île africaine, du côté du nord.Ajoutons que la population de la nouvelle colonie atteint presque cent, mille âmes et que les trois îles sont d’une merveilleuse fertilité.Sir Wilfrid dans l'Ouest (Service particulier) Victoria, 17.— Sir Wilfrid Laurier visitera l’ouest mm ad i en au .'ormuen-oemçni de l'automne.Il prononcera plusieurs discours on favour de la réciprocité.La Cour Seigneuriale du Canada La Cour Seigneuriale du Canada s’ouvrira aux Collège des Armes, Bi bliothèque de l’Université MoGill, rue Rherbroolce, depuis le 8 jusqu’au 14 septembre.Tous Tes descendants des Seigneurs, de la noblesse et de la magistrature de l’ancien régime, sont invités à se présenter au maréchal de blason du collège des Armes, Bibliothèque McGill, pour se procurer les renseignements nécessaires pour parti ciper aux fêtes.T,-e Cour Seigneuriale est absolument opposée au programme anti-germanique des Anglais et dit que nul changement, ne peut s’opérer sans le oonsen tement et sans la représentation de la noblesse canadienne selon la loi établie depuis la fondation du pays.A F Académie française Paris, 17.— L’Académie a décidé définitivement qu'elle procédera, le 31 octobre, à l’élection des successeurs do Henry Hous-saye et du général Langlqis, Les candidats au premier fauteuil sont MM.Paul Adam, A-dnlphe Brisson, et le général Ly-autey; au second fauteuil.MM.Emile Boutroux, et Hugues x/C-roux.Aucune décision n’est prise en ce qui toucha le fauteuil do Henri Poincaré.{ Enfin le discours sur les prix j de vertu sera, cette année, pro-j noncé par M.Alexandre Rihot.Au cours d’une interview, M.W.P.Hinton, du Grand-Tronc-Pacifique, actuellement en cette ville, nous a expliqué le pourquoi des idées optimistes que l’on a sur l'Ouest canadien.“Il semble bien improbable, a déclaré M.Hinton, qu’avec les méthodes de culture et de fermage que l’on a adoptées dans ces territoires il puisse survenir jamais un dommage suffisant pour causer une dépression quelconque.L’Ouest canadien en est maintenant où en étaient, il y a 35 ans, les Etats de l’Ouest; mais comme il possède beaucoup plus davantage* naturels que ceux-ci, il ne semble pas exagéré de dire que durant, les prochains 35 ans l’Ouest canadien doit progresser beaucoup plus que ne l’ont fait ces Etats durant la même période.’’ “Il n’y a personne, a continué M.Hinton, qui ait l’audace et la prétention de se croire capable de donner une idée à peu près juste des espérances et de la richesse de l’Ouest canadien.De fait, je ne vois pas la possibilité pour les manufacturiers de l’Est de croître assez vite pour être en mesure de fournir à l’achat des produits de nos fermes de l’Ouest.“C’est là ee qui étonne eeux qui ne connaissent pas l’Ouest canadien.C’est pourtant ce qui est et nous avons par là une idée de la capacité de production de ccs territoires.” Au sujet de la récolte du blé, M.Hinton nous a expliqué que le blé n ’a-vait jamais prêté à de meilleures espérances -qu'à ce temps-ci de l’année.S’il a subi quelque dommage, un peu de beau temps le remettra dans les meilleures conditions, et M.Hinton croit pouvoir dire que la récolte de cette année surpassera de 40,000,000 à 50,000,000 de minots celle de l’année dernière et sera le double de celle d’il y a deux ans, qui a pourtant été un record dans le temps.Le lin est aussi en de très bonnes conditions et il n’y aurait pas à s’étonner si la récolte cette année sous ce côté-là était double de celle de l’année dernière.Le Grand-Tronc-Pacifique s’est soigneusement préparé pour le trafic.Et il n’y a pas à craindre pour cette année les encombrements des années dernières, puisqu’en effet les gares terminus et les élévateurs ont été agrandis dans de larges proportions.L’extrémité ouest de la ligne principale qui part de Prince-Rupert progresse très rapidement.“Notre chemin de fer, nous a déclaré M.Hinton, se rend maintenant jusqu’au sud.d’Hazelfcon et nous pensons à construire cette année même 250 milles de lignes à l’est de Prince Rupert.Le service des passagers dans cette partie du pays a beaucoup de travail à faire: les voyageurs sont, pour le plus grand nombre, des prospecteurs de mines ou des colons à la recherche de terrains.“Nous devons tout prochainement ouvrir dans le district de Skeena environ 400,000 acres de terre à la culture des fruits.Sir Richard McBride disait de ce territoire il y a quelques jours, qu’il était probablement destiné à devenir le plus grand producteur de fruits de la province.Le sol est riche, et fertile, le climat favorable, et les fruits y poussent tout naturellement ; les fraises, en particulier, qui poussent là mieux qu’elles ne po^lssent nulle part ailleurs.Nous nous efforçons tout spécialement de développer dans la Colombie-Anglaise ses richesses agricoles.Il a été importé l’année dernière dans cette province des produits de la terre pour une valeur de .811,000,000, et des produits que la Colombie-Anglaise aurait pu fournir elle-même.“On porte aussi un grand intérêt au district de Mechaco, qui se trouve entre le lac Fraser et Fort George, et où le climat est tellement bien conditionné que ce district peut devenir un des terrains les plus fertiles peur la culture fruitière.“Nous avons placé un grand nombre de familles allemandes et américaines sur des terres dans les districts Bdson, à l’est d’Edmonton, et il n’y a pas de doutes qu’elles ne deviennent riches dans un temps comparativement court.’ ’ Passant à la question de la construction des lignes de chemin de fer, M.Hinton nous a dit qu’avant la fin de la saison, le Grand-Tronc aura construit 400 milles de voie ferrée, qui fourniront les branches Prince-Albert, Regina-Nord, Dakota, Edmonton, Cal-gary, Battleford, Biggar-Calgary, Alberta Coal et Moose jaw.Le service des passagers à l’ouest d’Edmonton est très occupé.lues voyageurs dans cette partie du pays sont, en effet, très?nombreux.Outre 1ns prospecteurs de mines et des colons à la recherche de terrains, il y a un grand nombre de touristes et d’alpinistes qui viennent visiter cette partie du pays.Nous espérons que les hôtels que nous sommes à construire dans les montagnes seront prêts à ouvrir aussitôt que notre ligne de chemin de fer commencera ses opérations, tin de ces hôtels sera situé à Muesse Hot Springs, un autre au Mont Robson,” et M.Hinton nous a laissé entendre qu’il serait probable que se ne soient pas les seuls hôtels que l’on construirait.“ Comparez-la à n’importe quelle autre bière brassée” “ Embouteillée dans la salle d’embouteillage blanche comme neige” On fait bouillir la Bière Bohémienne dans de grands vaisseaux de cuivre,et elle ne vient en contaét avec aucun article qui n’ait été parfaitement \ THE NATIONAL BREWERIES.Limited, DANS LE Monde Ouvrier 12 reçoit des dépôts spéciaux de pas moins de $1,000, sur lesquels elle accorde de l'intérêt du placement fait avec les sommes déposées moins I pour cent de commission amenant ainsi aux déposants un intérêt de 4!^ pour cent.Pour renseignement s'adresser au Bureau de la LA SOCIETE D’ADMINISTRATION GENERALE EDIFICE CREDIT FONCIER.:: :: 35 RUE SAINT-JACQUES.L’Exposition de Québec Québec.17.— Malgré la mauvaise température de ces jours derniers, l’activité est grande aux terrains do l’Exposition à Stadacona.L’aile centrale est déjà bordée d’une série de bâtisses temporaires destinées à ceux qui bénéficieront des privilèges de vente accordés par la Commission de l’Exposition En face du Palais de l’Industrie comme en arrière de la grande estrarie l’on voit des équipes d’ouvriers monter et préparer des comptoirs.Dans le grand palais, de l'Industrie il y a .toute une fourmillière d'ouvriers à l'ombre pour préparer les étalages.Monsieur Vhéry, assistant principal de I ’Ecole Technique de Québec, était au terrain de l’Exposition, hier.Au nom de 1» Commission qui dirige cette école, nouvelle et intéressante à plus d’un titre, M.Vhéry a réservé de vastes espaces dans le Palais de l’Industrie pour faire un exhibit afin de vulgariser en quelque sorte l’utilité supérieure de cette institution.D'après les plans de M.Théry, les exhibits couvriront un espace de 73 pieds par 6.On y verre, une exposition de mécanique, de fonderie, de forge, de menuiserie, de dessin et croquis.Cet exhibit sera certainement l’un des plus intéressants à cause de sa nouveauté et de son perfectionnement moderne.A MM.Marier et Tremblay, peintres-décorateurs, a ôté confiée la tâche de donner un aspect gracieux à l'étaia- -*- A Joliette, par le C.P.R.Le Pacifique Canadien fera, dimanche.le 18 août, une excursion à Joliette pour !>0 cents pour adultes et 45 cents pour enfants, aller et retour.Départ de la Place Viger, à 9.10 a.m.Retour le même jour, ________— MESURE DISCIPLINAIRE La Fédération Américaine du Travail vient de promulguer un décret par lequel elle condamne et rejette hors da ses rangs une société ouvrière importante : c’est la société amalgamée des charpentiers et menuisiers.Il y a longtemps déjà que la dispute est engagée : elle devait infailliblement, aboutir à nette triste nécessité.Voici, en quelques mots, l’histoire de cette cause désormais célèbre dans les rangs ouvriers : La société amalgamée des charpentiers et menuisiers errt une vieille organisation ouvrière, dont le siège principal, et la puissance sont surtout en Angleterre.Aux Etats-Unis, elle possède de très puissants locaux.A Montréal, lil existe aussi, de cette société, trois unions locales.Or, lorsque la Fraternité Unie des charpentiers-menuisiers d’Amérique a été fondée, puis affiliée à la Fédération Américaine du Travail, la question de faire fusionner les deux organisations fut immédiatement agitée.A la Fédération Américaine, on a pour principe de ne reconnatre, en général, qu’une seule union pour les ouvriers du même métier.Comme la Fraternité et la Société Amalgamée comprennent toutes deux les ouvriers du même métier, c’est-à-dire lés charpentiers et menuisiers, on fit, dès le principe, les plus grands efforts pour en arriver à la fusion.Toutes les tentatives cependant échouèrent.Enlin, à la convention générale de la Fédération Américaine du Travail, à Atlanta, en 1912, il fut résolu de mettre un ternie à la dispute.Pour arriver à ce but, la convention chargea le bureau exécutif de la Fédération d’essayer encore d’opérer un rapprochement entre les deux sociétés.En conséquence, on Invita la Société Amalgamée et la Fraternité-Unie à tenir une conférence mixte à Washington.Chacune devait envoyer à cette conférence plusieurs délégués.On accorda 90 jours à chaque société pour se décider à répondre.La conférence fut fixée au mois de jam-janvier dernier.Mais, seule, la Fraternité Unie se soumit aux exigences de la Convention ; elle répondit qu’dlle acceptait les Conditions de discussion, telles qu’elles étaient fixées par la convention ; même, elle envoya ses délégués à Washington, pour in cas où la oon-férnnon aurait lieu.Quart, à la Société Amalgamée, rilln ne répondit à.aucune sommation, et aucun délégué ne se présenta de sa.part,.Dans oe» conditions, les.officiers de la Fédération Américaine qui avaient été constitués juges, ne purent que rendre un jugoment par défaut.Us attendirent môme jusqu’au 1er juin,pour rendre leur décision.Uns juges condamnèrent donc la Société Amalgamée ; ils lui retirèrent la charte qui l’affi-Hait à la Fédération et la chassèrent hors de» rangs des unions internationales affiliée».De, la dispute qui éclata, et qui dura si longtemps entre les deux sociétés rivalbs, le tribunal ouvrier de Washington n’-eù fc pier à connaître, puisque le procès ne fut pas plaidé au fond, comme on dit au palais.C’est pourquoi le public ne voit pas, très clairement pourquoi la Société Amalgamée a refusé de se soumettre à l'arbitrage proposé par ln Convention d’Atlanta.Peut-être un membre de cette célèbre société, lecteur du ‘'Devoir”, à Montréal, Voudra-t-il Men exposer ses raisons, et, renseigner les lerteurs de œtiç colonne ouvrière ?CLOCHES D’EGLISES DE LA CELEBRE FONDERIE P A C C A R D FONDEURS DE LA SAVOYARDE, 43,365 LBS Plu» de 700 cloches sont placée» au Canada.Garantie de 10 an».Parfaite Harmonie.San» retouche aprè» la coulée.C.EMILE MORISSETTE, 203 ET quebec Z.O.TOURANGEAU, 358 RUE RACHEL EST, MONTREAL Machine pour carillonner brevetée, Coussinets à secteurs mobiles.Battants Retro-Lancés brevetés, EXAMEN DES CLOCHES SUR DEMANDE.Aussi Cloches d’occasions à très bas prix.DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE.MESSIEURS LES MEMBRES DU CLERGE SONT SPECIALEMENT INVITES A VENIR VISITER NOS ENTREPOTS DE QUEBEC T | ROD.CARRIERE Henri SENEGAL Optométriste et Opticiens Salon d’Optique Franco-Britannique 205 et 207 EUE STE-CATHERINE-EST Xél.Bell Est 2257 .Montréal A l’Hôtel Dieu, de 9.30 à 11 heures, excepté mercredi et samedi.Aux salons d’Optique,.de 9 heures a.m., à 8 heures p.m.’LUMES-rONTAINES (Waterman).Ensign Cameras et accessoires.ANNEAUX DE MARIAGE Le plus beau choix en or solide : 10K.de $3,00 \.$7.00 14K.de $5.50 à.fil.50 18K.de $6.50 à.$13.60 Tout anneau acheté chez moi est gravé gratuitement.A.EMOND Horloger, bijoutier et opticien 245 STE-CATHEKINE-EST Tél.Bell 4138.J.TOUT LE MONDE SE PREPARE ET TOUT LE! MONDE Y SERA A LA GRANDE EXPOSITION DE QUEBEC Du 24 août au 3 septembre 1912 ANTIKOR LAURENCE Cc//>c Rao/calc oes Cors sGre.erncocE.sans douleur.- msmmm (TRANCO PAR LA POSTf.A.J.LAURENCE .MONTREAL LE RELAIS HOTEL FASHIONABLE Ooln Berrl et Saint-Bouts.& c5té do Viger Magnifique» chambres, Salles do bain, Grandes salles d’attente, Salons, Cabinets particuliers pour dames, Salle de Banquet, Serties de 1ère classe.Repas h 85c.MAE.GEOÏTEQY.BEOPRIBXAIRB sur le mouvçmpnt ouvrier de, son temps.M.Râtelle a été le.président e’e la première union des charpentiers me jnuisiers, qui se sni-fc fondée à Montréal, i sous la dépendance de la Fraternité j Unie.11 n’a pas cessé, depuis plus de 2.5 ans, do faire partie des unions ou-vrières.Sim récit intéressera vivo-mimt surtout ceux qui aiment entendre | raconter l’histoire, par anecdotes, car Ion dit que l’orateur est passé maître i depuis longtemps, dans ect art.(Vim-! me la séance est.publique on invite tous les eitoyens.(pii le.désireront, d'assister à eette eonférenre.REUNIONS POUR CE SOIR, 3ième SAMEDI DU MOIS \U TF.M PLF DI i TRAVAIL: Union No 1279 dos charpentiers-menuisiers, i S A LT/F ALEXANDRA : Union No 12)1 des charpentiers-menuisiers.LES EMPLOYES DES TRAMWAYS Le» employés des tramways de Montréal viennent de rerevoir une substantielle augmentation de leurs salaires.C’est bien mérité, et la compagnie, de son côté, a lait son devoir.Mais si, à Montréal, les employés de tramways sn réjouissent, il rien est pas de même des employés de tramways do Québec.Oeux-ci, comme leurs confrère» de Montréal, sont organites.Il va plus de trois mois qu’ils ont adressé à la compagnie des tramways de Québec une demande d'augmentation Ho leurs salaires.Ils désiraient faire nerrpter l’échelle suivante : pour les employés de première année, 20 cts par heure; poulies employés de deuxième année, 23 cents ; pour les employés de troisième année et plus, 25 cents.Or, aucune réponse n’a encore été donnée par la compagnie.I/es employés sont inquiets, les esprits s’échauffent et se montent parfois.Iront-ils jusqu’à une déclaration de grève ?Il faut espérer qu'une dismission à l’amiable aura lieu entre la compagnie et ses employés, et qu’elnsi un désastreux conflit sera évité.VERS LE TEMPS PASSE M.A.J, Râtelle, l’un des premiers organisatmirs des unions ouvrières à Montréal, doit donner une ocmférence, lundi soir* au olub ouvrier Mont-Royal Pèlerinage annuel I/o onzième pèlerinage annuel dos RR.PF.Dominicains à Notre-Dame du Rosaire, Saint Hyacinthe, aura lieu dimanche, le 18 août prochain.Prix du billet pour adultes, 81.00.I,.- départ aura lieu à la garo Uonavcntiuv, à 7 hrs.HO a.m.Arrêt » Saint-Henri eï Pointe Sainl-Charlc».Retour : Départ de Saint Hyacinthe à 5.30 p.m.S'adresser à V D.du GrAces, IM’.Dominicains, Tél.Westmoiint, 1072, Billets en vente cher.Desmarnis et Robi-toille, 19 NotreDame Ouest.r Obsèques du Mikado M.KNOX REPRESENTERA M.TAFT AUX FUNERAILLES DE MOUTSOUHITO.Washington, 17.— (Vest AI.Philan Her C Knox qui représentera le prési dent Taft aux funérailles de Moutsou-Hit.o, empereur (du Japon.M.et Mme Knox ont quitté Washington hier soir on route pour le pays de» chrysanthème».- .C’EST LA FETE DE LA PROVINCE A LA CAPITALE.— Le plutf grand, le plus puissant et le plus fécond événement de l'année comme ,!©< ploiement de nos ressources agricoles, industrielles et commerciales.$28,000,0(1 EN PRIMES AUX CULTIVATEURS.Coopération des gouvernements fédé-' ral et provincial.Grands spectacles sportifs.Exploits d’aviation par MES-TACH.Brillantes fêtes de nuit.Excursions à taux réduits sur toutes les voie* de transport.L’HON.C.E.DUBORD, Président; J.H.PORTIER, Secrétaire.VINOT-TROISIEME PELERINAGE A NOTRE-DAME DE LOURDES DE RIGAUD PAR LE PACIFIQ UE CANADIEN | DIMANCHE, LE 18 AOUT 1912 Sous la direction du Très Rév.Père C.Dueharme, C.S.V., Supérieur Provincial» — Prix du Passage aller et retour, Départ, Gare Viger, à 7 heures 20 !W m., départ Gare Windsor, à 8 heures a.m.Gare Viger, Mile-End, Outremont Junction, Côte-des-Nei-ges, Gare Windsor, Westmount, Montreal-Junction .Dorval.Valois, Lake Side, Pointe Claire, Beaconsfield .Sainte Anne de Bellevue, Vaudtcui],.Ile Cadieux.Comn, Hudson, Hudson Heights, Boyerbnurg .Retour, départ de Rigaud, pour gare Viger, 5 heures re Windsor, 5 heures 20 p.m.— N.B.—Pour informatioi phone Bell, SAINT LOUIS 519.Adultes Enfante $1.00 $0.50 .0.80 0.40 1 0.70 0.35 / 0.55 0.30 ’ 0.50 0.25 0.40 0.20 p.m ; peur Ga< ’adresser par télés — IDème Pèlerinage au Cap de la Madeleine POUR DAMES ET MESSIEURS, PAR LE PACIFIQUE CANADIEN j ï >1 MA NC 11E K SEPTKMRR E If >12 Sous 1h flirpclinn de la Congrégation det Demoiselles et de ln Société de Tem p^ranco de lYgline Suint Pierre, 1er train pour le* Congréganistes» départ de la gara Viger A 6.20 ii.in,,; 2iénie train, pour la Tempérance, départ de la gare Viger à 6.30 fl.tn.Arrêts h Mile End.Billots lions pour 2 jours, Adultes, $1.25, enfants DES TRAMWAYS SPECIAUX PARTIRONT DIMANCHE MATIN, VERS 5 1-2 HEURES, ries différentes parties de la ville pour la gare Viger et pour la gnre du Mile End.Pour billets et informations, s’adresser cher, les Pères Oblats, 213 Visitation.Tel.Bell Est 909.Do Montréal, au (.np, 100 milles.« ED.ARCHAMBAULT Marchand de PIANOS, orgue» phonographes, feuille».musique en 312-314 SAINTE .CATHERINE .EST, TEL.EST 1842 THEORIE MUSICALE Spéciale pour les jeunes planistes piM V M.de S.M-»—Oros et déttU, La pli» précroO» nourriture pour contenir U janté DES BEBES eit «ans contredit U PEPT0NINE Cest une nourriture saine et riche en aliments fortifient»,tant rivale mus ce rapport. LE DEVUin, oAlfitDI, 17 AOUT 1912 L’école futuriste Notre Page Littéraire NOUVELLES REGLES LITTERAIRES ‘Ga La Louange des Clochers Aux dieux trop peu divins adorés autrefois, L’art ancien dédia le fronton et l'attique; Il ne fit pas jaillir sur leurs temples étroits Le pur élancement des clochers extatiques.» Mais depuis que le Christ, fils de l’homme et vrai Dieu, Aux espoirs de la terre, assigna l’autre vie.L’homme, pour exprimer sa hantise des deux, Et les soucis nouveaux de son âme agrandie; Afin de témoigner qu’il n’est rien ici-bas Où son coeur dévorant se puisse satisfaire, L’homme fait se dresser, semblables ci des bras Eperdus de désirs, les clochers téméraires.Et comme pour blesser d’un radieux amour Le Dieu que l’inconnu des espaces lui voile, Il ajuste la flèche au sommet de la tour, Et la darde vers les étoiles.II Ainsi selon le siècle et selon le climat Où le grain des semeurs d’évangile germa, Les clochers sont éclos sur la terre chrétienne.i Dans le marbre, dans le granit et dans 4e bois, Chaque, race a sculpté la forme de sa foi.Suivant l’obscur conseil de Vàme qui fut sienne.Les plus riches terroirs ont créé les plus beaux; Les peuples dont l’esprit fut comme un vin nouveau, Frémissant de désirs généreux et d’idées; Ceux qui surent penser et vivre hautement Firent chanter plus haut sous le clair firmament L’hymne mystérieux des pierres accordées.Ils mirent à dresser de leurs doigts ciseleurs L’épanouissement des cathédrales-fleurs Leur génie indomptable et leur folle vaillance, —C’est pourquoi les plus beaux sont les clochers de France! III O clochers paysans, humbles clochers perdus Dans les pays sans gloire et les bourgs inconnus; Clochers bleus dont l’ardoise entre les arbres brille, Et qui cousez le ciel de votre fine aiguille; Clochers trapus aux airs de château-fort; donjons Dont les créneaux rompus abritent des pigeons; Clochers plats qui scmblez nous blottir sous vos tuiles; Clochers romans percés de fenêtres tranquilles; Clochers des hauts plateaux, que Von voit de partout; Clochers que le passant découvre tout à coup Au secret des vallons où dorment des villages; Comme des nids humains cachés sous les feuillages; Clochers des bois, ctochers des pâtures, clochers Des vignes qui, par les ceps, semblez trébucher; Clochers des bords de Venu qu’un moulin avoisine Et saupoudrés par lui d'une lente farine; Clochers marins usés par Vhaleine des flots, Et dont le regret vit au coeur des matelots; Clochers, â bons clochers de la terre natale.Vous êtes dignes tous d’une louange égale! IV ‘ Pour la grâce et pour la beauté Que vous répandez sur les terres; Pour Vâmc que vous ajoutez Aux sites les plus ordinaires; Pour le recueillement des toits Groupés A vos pieds, et qui semblent Un peuple qu’une même foi Et qu'un amour commun rassemblent; L’ENNUI ET L’ORGUEIL DE CHATEAUBRIAND (“Revue des Deux Mondes,” 15 juillet, Victor Giraud) M.Victor Giraud tonte dans la “Re-I vue des Deux-Mondes”, de laver Chateaubriand de quelques-uns des griefs que formulait contre lui cet hiver M.Jules I>eniaître.Xous avons parlé de l'attaque, faisons place à la défense.“Je vomirais bien donner raison aussi à M.Jules Lemaître dans l’analyse qu’il nous présente do l’ennui cha-teaubrianesque.Après avoir, en des pages qui sont une merveille do pénétration, de subtilité psychologique et de virtuosité verbale, démêlé et défini les diverses formes do la tristesse qu’a connues Chateaubriand, il ajoute: “‘Mais la pire forme de la tristesse, qui est sans doute l’ennui, je doute qu ’il en ait fait sérieusement l'expérience.11 a beau dire partout qu’il “bâille sa vie” ce n’est qu’une phrase.Il me paraît impossible qu’un homme d’un si fort tempéi'ament si “bon garçon” et d’une gaieté si facile avec ses amis ; c|ui a tant écrit et qui a été tellement possédé de la manie d’écrire; dont la vie est une si superbe “réussite”; qui a tant joui non seulement de sa gloire, mais de ses titres et de ses honneurs; qui a joui avec tant de surabondance et si naïvement d’e-tre ministre ou ambassadeur; et qui d’ailleurs a exprimé son ennui par un choix de mots et avec un éclat dont il se savait si bon gré; il me paraît impossible que cet homme-là se soit ennuyé beaucoup plus que le 'commun des hommes.” J’ose ne pas être de l’avis de M.Lemaître, et je voudrais avoir un peu de sa finesse d’esprit et de style pour justifier mon opinioH.Je crois comme lui qu’il ne faut être la dupe de personne, et de Chateaubriand pas pins que d’un autre.Mais quoi! n’est-ee pas simplifier un peu trop René que de le ramener au “commun des hommes”?M.Jules Lemaître ne croit guère à l-’angoisse métaphysique; évidemment, Montaigne lui a légué un pen de son scepticisme goguenard à l’endroit- des grands gestes et des grandes phrases, des états d’âmes rares ou quintessences.Pour ma part, il m’est difficile de ne voir que “de la littérature” dans les innombrables pages o à Chateaubriand nous a étalé son ennui.Eh ouil il a désiré tout, l’amour et la gloire, les grandeurs de chair, comme les autres, et 11 a joui de tout, non seulement avec passion, mais avec frénésie.Mais le “surgit amari aliquid” lui est monté aux lèvres plus vite qu’aux autres hommes.Que dis-je! tous cos “divertissements” qu’il convoitait et qu’il épuisait no lui étaient qu’un moyen, toujours inefficace, dé tromper et de fuir, et d’user sou inexorable ennui.On peut s’ennuyer, assurément, à la manière grise, monotone — et ennuyeuse — de Senancour; on peut s’ennuyer aussi à la manière somptueuse, ardente, poétique de Chateaubriand.Qui sait même si celui qui a tout connu, tout éprouvé, tout épuisé dans les innombrables jouissances qu’ont inventées, pour échapper h leur, propre misère et pour se fuire eux-mêmes, les malheureux enfants des hommes, n’a pas, lorsqu’il s’ennuie, un ennui plus profond, plus absolu, plus irrémédiable et plus “vécu” que celui qui! voué à une vie mesquine, resserrée, inglorieuse, ignore tout ce que les soi-disant heureux de ce monde poursuivent et l’inlassable ardeur do leur désir?Et pourquoi ne s’ennuierat-il pas, ce privilégié de l’existence, s’il est né, ce qui arrive, avec une âme à la fois ardente et désenchantée, inquiète et un peu haute?11 aura si vite fait de faire lo tour de la vie et des hommes, de voir l’envers, du décor, do mesurer à son juste prix la friperie lamentable • ‘ ' Chacune de S M.Georg s Malet écrit dans la £ p"te de France”: S Xous connaissons (hélas!) ’es travaux % ruraux de l’école futuriste.M.Mari-.ti nous annonce aujourd’hui les les-;ihs littéraires de l’école dont il est le prophète.Ce n ’est pas en écoutant chanter le rossignol, c’est en écoutant ronfler le moteur d’un aeroplane que “ça lui est venu”.Voici les simples maximes du beau littéraire futuriste: “lo.Disposer les substantifs au ha sard de leur naissance, 2o.Employer le verbe à l’infini, pour donner le sens du continu de la vie.3o.Abolir l’adjectif, qui porte en lui un principe de nuance incompatible avec la vision dynamique puisqu’il sup-po>e un arrêt, une méditation.4o.Abolir l’adverbe, vieille agrafe, üo.Donner un double à tous les substantifs; exemples: homme-torpilleur, femme-rade, foule-ressac.6o.Supprimer toute ponctuation; accentuer seulement la phrase par des signes mathématiques ou musicaux.7o.Multiplier les images et les analogies.So.Détruire le “Je” dans la littérature; remplacer la psychologie par la physiologie intuitive de la matière.9o.Tout ordre étant un produit de intelligence cauteleuse, orchestrer les images suivant un maximum de désordre.” Ce sera “l’imagination sans fils”, mais ne sera-ce pas inintelligible et stupide! Qu’importe! “Faisons crânement du laid, répond M, Marinetti, et tuons partout la solen, nité.Poètes futuristes, je vous ai enseigné à haïr l’intelligence, en éveillant en vous la divine intuition.” Ils proscrivent l’intelligence; on s’en doutait bien!.Je l’avoue, rien de semblable'; j’y vois au contraire, un sentiment frès natui-rtï exprimé avec la verve, amusée, l’humour hautain, la virtuosité d’un grand artiste.Je sais de» gens très modestes et qui, après des débuts difficiles, tant parvenus à une fort belle situation.s’amusent assez souvent à opposer leur passé à leur présent, et, nullement dupes des rites de leur position nouvelle, s'égayent volontiers des changement d’attitude qu’ils observent autour d'eux ; il y a certes, dan- leurs propos, plus d’ironie que de vanité ; et, s’ils avaient du talent de style, ils seraient fort capables de récrire les pages des ‘ Mémoires d’outre tombe”.II.•Iules Lemaître aura quelque peine, je le crains, à transformer René en bourgeois gentilhomme.Pour mon compte, je ne crois pas du tout qu’il ait été ‘‘ébloui” de ses décorations et de ses titres ; peut-être même ne les a-t-il pas pris toujours suffisamment au sérieux ; son nihilisme, av ant de s’appliquer aux autres, s’appliquait tout d’abord à lui-même.F.n tout cas,— les témoignages de ses subordonnés sont formels à cet égard : voyez en particulier ceux do M.de Marœllus et du chevalier de Cussy,— les péchés mignons du parvenu “ébloui”, l’infatuation, la morgue, lui ont été, cela parait certain, véritablement étrangers.“N’est-ce pas, Monsieur, éerivait-ilà son ancien secrétaire d’ambassade, le chevalier de Cussy, que vous aviez un peu peur de moi, lorsque j’arrivai à Berlin?Et moi aussi, j’étais tout ef frayé de vous.Je désire que la peur vous ait passé, comme à moi, et que vous n’ayez conservé, pour moi, quo le sincère attachement que j/ai pour vous.Si vous m’avez trouvé bon garçon, je suis heureux.J’ose croire que, si nous avions passé de plus longs jours ensemble, vous n’auriez pas su, au bout de quelque temps, quel était le ministre, de vous ou de moi.” Fasse le ciel que les ambassadeurs et les ministres de la troisième République écrivent souvent sur ce ton et de ee style! Et, bien entendu, je ne vais pas m’a-viscr de prétendre que Chateaubriand ait été modeste.Mais quand M.-jemaî-tre le proclame “l’écrivain le plus vaniteux de la littérature française, et .probablement de toutes les littératures”, il m’est difficile de l’en croire.René, que je sache, n’a jamais écrit la préface de “lu Légende des siècles” que cite M.Tulles Lemaître lui-même: “L’auteur.a esquissé dans la solitude une sorte de poème d’une certaine étendue où se réverbère le problème unique l’Etre, sous sa triple face : l’Humanité, le Mal, l’Infini; le progressif, le'relatif, l’absolu____” Et je no sache pas non plus que Chateaubriand se soit, comme Victor Hugo, fabriqué une généalogie.Le voilà, le véritable bourgeois gentilhomme: c’est Victor Hugo, et non pas Chateaubriand.“Hugo, dit M.Lemaître, paraît plutôt orgueilleux quo vaniteux.” Tel no doit pas être, j’imagine, l’avis de M.Lanson qui a, sur “l’immense vanité” de Hugo, une demi-page assez dure, et, selon moi, trop juste; mais la formule s’appliquerait assez bien à Chateaubriand.Celui-ci, ce me semble, était trop orgueilleux pour être vaniteux ou, si l’on préfère, son orgueil a dévoré ses vanités.Il me parait qu’il a eu fort modérément en partage les pe titesses trop commune» aux gens de lettres: il n’a point, comme Victor Hugo, poursuivi d’une rancune inexpiable ceux qui discutaient son talent ou ses idées; il était très docile à la critique, et non pas seulement — ses éditions successives en témoignent — à celle de , • v : (’hn^.vne 01, ses amis.“Je n’ai pas la moindre eon- cii'S oripeaux hummus ! l n.icune ne .1 .ses nouvelles expériences le confirmera ; en moi, «crivait-il; peut-être me- dan9 sa conviction native du vide et du néant de tout, et cette conviction native à son tour empoisonnera chacune de scs expériences, mêlera comme, un goût de oeg^lro à chacun des divertisse-m.ribs auxquels il se laissera séduire.Comment ne s’ennuiera’;-il pns do trouver l’existence si désespérément et vide ?Comment Adieux d^n Mourant Le dernier numéro du “Passe-Temps” (454) contient neuf morceaux de musique dont voici les titres: lo—Adieux d’un Mourant, adaptation du célèbre Noël d’Adam; 2o—Maure et Captive, vieille et célèbre chanson; 3o—Saint Nicolas, légende pour les tout petits; 4o—Chanson de l’immigrant, musique d’Henri Miro, sur des paroles françaises et anglaises; 5o—En écoutant M.le curé, chansonnette chantée par E.Chamoux; 6o—Les P Hit’s Ouvrières Montréalaises; o—Le Secret de Camille, chanson pour jeune fille; 8o—Visites Royales, marche pour piano; 9o—Echange, chanson française par J.-Ch.Nouguès.Aussi plusieurs portraits d’artistes, nombre d’articles instructifs et amu sants et la neuvième leçon de notre cours do solfège qui sera complet en dix-huit leçons.Un numéro: 5 cents ; par la malle, 6 cents.Abonnement, un an, Canada, $1.30; Etats-Unis, $2.00.Adresse: Le “Passe-Temps”, 16 Craig Est, Montréal.DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE DE PRIMES.(r) .-Mror ezscœveemræmsmÊmas -—-j- — emu—c< N FOUDRE DE TALCUM NA-DRU-CO ROSE ROYALE INCARNATION délicieuse de l’exquis parfum de la rose.Fait du.meilleur Talc Italien, broyé à un degré de finesse impalpable, auquel sont ajoutés des ingrédients adoucissants, curatifs, antiseptiques, la Poudre de Talcum Na-Dru-Co Rose Royale maintient la peau douce, à l’aise, saine et belle.C’eét un article délicieux pour la toilette.25c.la boite, chez votre Pharmacien—-ou écrivez pour un échantillon gratis à NATIONAL DRUG AND CSEMÏCAL CD.0F CANADA.LIMITED, - MONTREAL, 192F HT B raMMBMniüaaMtimasimMUMMwaHmtmiwsniaMHiiascBWEawrassimrassawrasaaESBB) Pour l’aube que vous pressentez Avant que le monde l’ait nue, Et pour les dernières clartés Dont le jour qui meurt vous salue; Pour l’ombre de vous qui se meut Par terre, lente et circulaire.Comme l'ombre du doigt de Dieu Marquant l’heure au cadran solaire; Pour les tons nuancés et beaux Que le reflet des jours vous donne; Pour votre joie au renouveau, Pour votre tristesse en automne; Pour tons ers dons auxquels s'unit, O clochers, votre vigilance A garder, quand le jour finit, Nos totts perdus dans Pombre immense.Soyez almésl Soyez bênisl V Soj;r: bénis d’un don encor plus salutaire: Sans vous, ô bons clochers, combien de pauvres gens Vivraient le front toujours abaissé, vers la terre, Limitant leur désir aux bornes de leurs champs.Asservis aux.labeurs que la glèbe réclame, Portant leurs jours ainsi qu’un éternel fardeau, Sans vous, hélas! combien désapprendraient leur âme Et que leurs yeux sont faits pour regarder en haut.Vous ne permettrez pas que ce mal se consomme.Mais, d’un geste assidu, vous ne vous lassez point De nous montrer le ciel, et d’enseigner à l'homme Qu’tl a le firmament tout entier pour témoin.Mats votre votx s’élève, et, trots fols la journée.Elle rappelle, à eeux qui peinent pour le pain Que la tâche tet-has saintement terminée Reçoit dans Vautre vie un salaire divin.Ainsi vous conservez A ceux dont les mains rudes Dirigent la charrue et liennent l'aiguillon Llrnttnct de Vinvisfble, et la saine habitude De relever ¦la tète-au bout de lenr sillon.St’ le peuple des champs garde sous ses paupières Une clarté qui fait la beauté de ses yeux.C’est qu’à son horizon vous restez en prière Et que vous ne cessez de lui parler de Dieu.LOUIS MERCIER jPDu CotTwpondaiit).plate, monotone bâillerait-il pas une vio dont il sait sBcrfAs ressorts, et no d’avance tous dont 1 imprévu même no l’a jamais trompé î H faut une grande tiuissancB d’illusion sur les autres et sur soi-même pour jouer son bout de rMe dans la comédie humaine : quand o-tto pnis-sanro d’illusion manque, on le ;ouo toujours imparfaitement.C’est bien ce qui est arrivé à (TialeauhrUnd.la meilleure preuve que son éternel ennui net ait pas une simple phrase, c’eut qu’il n’a jamais su être un homme dVetion eomp’lot.F.t qu’il y ait eu quelque chose de morbide dans cette disposition d’âme, comme d’ailleurs dans celle qui lo.livrait on’ proie à tous ses désirs, cost ce que je.crois tris volontiers.Paroil-lemeni'-et M.Jules Lemaître l’a fort me sii-je trop de facilité à recevoir les avis qu’on veut bien me donner ; il lepend presque du premier venu dente faire changer ou supprimer tout ira pas gc: je, crois toujours que l’on,juge et nue l’on voit mieux que moi.” Il ne mo semble pas ici qu’il se vante, Et enfin, son immense orgueil n’ê tait-il pas la rançon, et, qui sait?pout êtro la condition d’une vertu assez rare, et sur laquelle, décidément, M, Lemaître n’insiste pas assez; je veux parler de ce haut sentiment, de ce culte de l’honneur qui lui a inspiré plus d’un aete de renoncement et de courage?L’avouerai-je?Je suis, pour ma part, disposé à beaucoup pardon ner à celui qui, au milieu de la servi!! té générale, a tenu tête, très brave memt, et non sans danger, à Napo léon.Eort sévère, comme l’on peut voir peu sympathique à l’homme, M.Jules Lemaître a-t-il eu pour l’oeuvre plu d’indulgence?Si l’on met à part “Atala”, "qui peut se relire encore avec délices”, “Kené”, peut-être, “le Dernier Le transport des moissons IL N’Y AURA PAS DE DANGER DE CONGESTION, CETTE ANNEE, DECLARE LE VICE-PRESIDENT DU C.P.R.M.C.J.Bury, vice-président du C.P.B.a déclaré au cours d’une entre vue, qu’avec les préparations faites pour lo transport des moisgons des provinces de l’Ouest, il est certain qua cette année il n/y aura dans de congestion.La récolte semble devoir être comme elle n’a jamais été; mais les officiers du C.P.R.ont augmenté lo nombre des vaisseaux et des chars de transport, de sorte que l’on pense bien pouvoir au temps de la récolte faire face à la situation sans trop de difficultés.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR Won vu,—il y a eu - e:ms métaphore- .quelque os de votre article : "Les expositions agricoles’’, je m’empresse de donner mon opinion : vous la prendre/.pour ce qu’elle vaut.Si les expositions de comté n’ont pas été inventées par les hôteliers, c’est toujours bien à eux qu'elles profitent le plus.Viennent ensuite les rôties de fortune.Généralement les propriétaires de beaux animaux ne se dérangent pas pour les quelques piastres de prix qu on leur offre.Les meilleurs cultivateurs s’abstiennent de plus en plus et ce n’est donc pas là qu’ils apprennent à mieux cultiver.Par contre on voit beaucoup de cultivateurs médiocres amener des produits très ordinaires ce qui fait dire aux gens qu’il n’y a pas grand -oh-ose de beau par ici.Mais il y a ordinairement un banquet qui prend une partie de l’argent des lin'- à l’agriculture et l’on vient à l’exposition pour cela.La paroisse où sç tient l’exposition à l’avantage de réunir chaque année presque tous les biberons du comté ce qui pour effet d'éloigner les gens paisibles.Quant aux fermes modèles, je crois que nous devrions en avoir une par comté et même par paroisse.Nous avons bien des conférenciers agricoles qui passent de temps à autre, en hiver surtout, mais le printemps tout est oublié et puis renseignement par l’exemple sera toujours le meilleur.On n’a pas d’idée de ce que peut produire une terro bii-n cultivée et si no11-* avions dans chaque village une ferme de Ce genre;' il me semble que cela stimulerait davantage même ceux qui Sont déjà bien disposés et qui font de réels efforts pour améliorer leur terre.Je crois que la ferme modèle doublerait et même triplerait le revenu du cultivateur en moins de dix ans, et contribuerait beaucoup A enlever de la tête de nos jeunes gens l’idée des villes.' Croyez-moi, Votre dévoué, HECTOR LETOURNEAU.RE EXPOSITIONS AGRICOLES Monsieur Orner Héroux, "1^ Devoir ’’, a Monsieur, A ce sujet, je dois vous dire, ce que vous savez probablement d’ailleurs,que le gouvernement de la province d’On-' tario refuse tout subside à toute société qui accorde des prix ou encore des dépenses pour monlor un cirque, et par là Taire dévier l’alteimon et lu bon mouvement en faveur de la cause agricole, la beauté do ses produits, et le perfectionnement et l’ambition dans la produorion de beaux animaux d Cartier se rencontrera avec le Uaughnawaga et le National Il aura pour adversaire le Carillon.Tous les fervents de notre beau jeu national, tous ceux qui ont à coeur de j voir réussir nos eompatriotes dans cette branche du sport qui nous a déjà apporté tant de glorieux triomphes, tous ceux enfin qui se soucient de l’avenir de notre race dans le jeu de ! crosse, devraient se faire un devoir d’aller encourager ces jeunes joueurs ! qui sont destinés à combler les rangs de nos vétérans et qui récolteront demain les mêmes honneurs que leurs aînés actuellement.Ce sera un devoir bien agréable, car la qualité do sport ; offert au publie à ces joutes de dimanche est de tout premier ordre, et nous \ ne nous étonnons pas de voir les per-; sonnalités les plus distinguées du sport se donner rendez-vous au terrain du National.J,a première partie commencera à 2 h.30, et la seconde à 4 h.Le prix d’admission est à la portée de toutes |les bourses.On pourra se payer le spectacle des deux parties pour 25 contins pour adultes et 10 contins pour enfants.Allons ! Amateurs, en foule au terrain du National, demain Allons encourager ces louables efforts.Ligue de la Cité LES PARTIES DE DEMAIN AU PARC SHAMROCK.- VIOLERAI ET BALMORAL AURONT UNE TACHE DIFFICILE.L’OUVERTURE DU DEUXIÈME MEETING DU KING EDWARD Un programme de sept épreuves, qui promettent d’être très contestées, marquera l’inauguration de la réunion qui a lieu cet après-midi Les courses du King Edward s’ouvriront cet après-midi à Tile Grosbois.Les amateurs verront se dérouler un beau programme de sept épreuves, qui seront contestées.Voici le programme de l’après-midi : 1ère course, 5 furlongs : (JO).Prodgoris, 103 ; Sylvan Dixon, 103 ; Cedar Green, 103; Ethel Berry, 103 ; Lady Anna, 106 : Mattie L , 108 • Pass On, 111 ; W.T.Buckner, III '• St.Avano, lit; Don’t Forget, 117.2ième rourse.5 furlongs (10).Lady Hughes.9S ; Boray.100; Irish Town, 103 ; Ridgeland.108 ; Jennie Wells, 809 ; Calypte, 109 ; Matt O’Connell, 111 ; Jos.Gaitens, 111 ; Warner, 111 ; John Marrs, 111.3ième course, 5 furlongs ( 9 ) .C ap.Nelson, 103 ; Expatriate, 101 ; Jim Ray, 103 ; Judge Snooks, 103 ; Judge Howell, 106 ; Doris Ward, 107 ; Helen Gow, 107 ; Miss Dulin, 107 ; Match Ale, 109.!ième course, 5 furlongs Miss Jean, 103 ; Ponv Girl, 103; Booby.103 ; ?Iim Milton, 10s ; \ one Von, 109 ; Susan, 109 ; Wilfrid G or des, 109 ; V N.G.A., 109 ; Doil Boy, 111 ; Incision.111.5»ùme course, 0 furlongs : I*m\ of Pleasure, 102 ; F.vclvn Doris, 100; Calothumpian.106; Von Lear, 10S; Monsieur X, 109; L.des t’o-gnets, 112 ; The Gardner, 112 ; Fun-da montai, 111.I Oième course, 5 furlongs : Manilla, 101 ; Delightful, 101 ; Miss '('ardigari, 102; Lyne, 107; Fdna Collins, 107 ; Dolly Buliman, 107 ; Bert-mont, 109; Red River, 109.7ic\me course, 1 1-16 mille : Dr doling, 107 ; Tender, 109 ; Myrtle Marian, 109; Lady Orimar, 110 ; Frog 111 ; Royal Pi*.nee, 111 ; Golcon-da, 112 ; Naughty Lad, lit.Sur la piste de Hamilton T.F.STEEPLECHASE BRIGHTON A ETE REMPORTE BAR LUCKOLA AUX COURSES n’THER A BRKS-Mini.Hamilton, Ont,, 17.Le steeplechase Brighten a été couru bier apivs mirii.Luekola s'1 montra bonne ''stayer’’ >ui gagnant cette épreuve de deux milles.Voici les résultats des 'preuves : 1ère ocurse.Six furlongs ; 1er,Bon nie Eloise, 110, Ixoetn-r, .3 à 1, fi ».5 et 3 «5 ; 2e, Klma.99, Conn >lly, 14 n 5, 2 à 5 ; 3e.Turbine, 105, Schuttinger, fi A 1,2 à 1.Tennis : 1.13 2-5.Imprudent Bruce, Hire, Geo.S.Davis et Live Wire, on; aussi couru 2e'me Cours'', I Llfi mill' : 1er,Tue Runup, 109, Martin.7 h 5.3 » 1 et 1 » 3 ; 2e, James l)< ckm , 105, Tea Le capitaine Bottrnssa dit: “Une journée vient de finir, une autre commence.Uc n'est plus le temps de dormir.“Hien ne ter! d’hésiter, do rester sur place el de regarder filer l'automobile.“Cette cité grandit : sa population dépasse le demi-million.Il n’est plus permis de flâner sur la rue encombrée, de babiller sur la voie du tramway ou de déambuler en tous sens.Vous devez être attentif et éveillé, car il fait jour, ,1e n’ai pas d’éloge à faire du jeune promeneur de celte espère : il devrait disparaître.“De même pour l’homme qui croit encore à l'ancien système de confection au détail; il risque d’èlrr renversé par un riva! plus avisé, comme le piéton Insouciant par l’auto.Que vous alliez à pied ou en voiture, suivez donc le progrès.LE MAGASIN SEMI READY 441 Salnte-Cathcrino £r,t, Coin Saint-Christophe, Han, 3 a 1,3 à ! et 7 A 5 -, 3ib, Flo-rai Day, IUT.Koemer, 10 à 1, 4 à 1 et 3 a 2.letups : 1.46 3-5.Commo- ners Pouch, Napier ct Congressman James ont.aussi couru, 3ènie ('ourse.Six furlongs : 1er Quartermaster, I 10.Borel, 7 à 5, 3 à 5 et.! à I ; 2e, (ïrenida, 110, Gant, 15 à 1.fi à 1 et 3 a 1 ; 3e.Toddling, 100, Teehan, 5 à 1, 2 à I et t à 5.Temps : 1.13 3-5, Bay (Tiff, K lower Girl.Doormat, Miss Nett,Tow-ten el Field ont aussi count.lente Course.2 milles ; 1er, Eue-kola, 1.51, McAfee.1 à 5, 2 ft 5 et I à 5 ; 2e, Mutineer, 112, Allen, 10 a I.I à 1 et 7 à 5 ; 3c, Bill Andrews, 142, Ryan.10 à 1, 5 à 1 et 6 à 5.Temps 1.17 3 5.Womb r Worker, I Rttxlon, Sieve Lane et Be Thnnvtul.! ont aussi couru."Dme Course.Sis hiadongs 1er, ; Worth, llfi, SohilEn 5 à 2, 7 à 10 ; ,2, Granité, 119, Koerner, 9 à 10, I a 3 ; 3e, l't nobsoot, 95.MeCnhey, fi là 1.6 à 5.Temps ; E12 3-5.Lahore ! a aussi couru.fiètne Course.1 Mfi mille ; 1er, Ru-j rlolfo.112.Pocha n.5 à 2.1 A 2 ; 2c.I ( ast Steel.107, Si A ut t inger, t à 1, 3 à 2 et 7 à 10 ; 3e, Tom Savers, I 1 E Davie, 30 t\ 1, 10 à I et t'à 1.Temps 1.47 1-5.Adulante M., W, Clav'', Euoliy George, Edith, Inez et Stairs Stentor ont n'tssi couru.Viderai vs Voltigeurs à une heure et-demie et Richmond vs Balmoral à trois heures et demie, sont les deux parties à l’affiche pour demain au Shamrock.Ces deux parties ont une importance particulière pour les clubs Richmond et Voltigeurs, car une victoire les mettra ex-aequo avec Mascottes pour la première position tandis qu’une défaite ces cinquante courses.Cinq de ccs der-laissant aux Mascottes un avantage qui serait difficile à leur enlever.Ijcs Viderai et les Balmoral, quoique désavantageusement placés dans la course pour le championnat, veulent absolument améliorer leur position, et ce particulièrement aux dépens des plus forts.Ils profiteront de la moindre chance qui leur sera offerte pour faire subir un échec au Richmond et aux Voltigeurs.Les clubs de la Ligue de la Cité ayant tous des lanceurs d’égale force, il est pratiquement impossible de pré-(Are avec assiirance, le résultat de telle ou telle partie, et ee n’est qu’après que chaque joute est finie, que l’on peut constater la cause des défaites.Par exemple, prenons Balmoral qui s’est fait coller un blanchissage de II à 0 par Ail Montreal, et qui força ensuite Duchcsnil du Voltigeur, à lancer une partie phénoménale.Avant de pouvoir gagner par le résultat minime de 1 à fl.Richmond n’a qu’à se hien preparer s’il ne veut pas être surpris par Clément.POSITION DES CLUBS G.P.Pc.Boston .76 36 679 Philadelphie .67 43 609 Washington .68 45 602 Chicago 491 Détroit 477 .C.’lpvplanrî .52 60 464 Saint-Louis .38 74 339 New-York .36 72 333 LIGUE NATIONALE Chicago .010020091—4' 5 0 New-York .202020010—7 11 0 Lavender, Reulbach, Cheney, 1 \>nev et Archer, Cotter ; Tesreau et Movers.Pittsburg .0009020100 3 7 1 Philadelphie .0130001000—5 7 1 Hendrix.Warner, Robinson et Kelly, Gibson ; Alexander et Dooin.Boston .000110003—5 13 3 St-Louis .0401020C>x—7 6 1 Brown et Rariden : Harmon, Bailee et Wingo.Brooklm .100010001 - 3 9 4 Cincinnati .OlÜOOOOLx—4 7 r Rucker, Yinglingand.Miller ; From- me et McLean.POSITION DES CLUBS G.?.P.C.New-York .74 30 712 Chicago 651 Pittsburg 613 Philadelphie .486 Cincinnati 468 St-Louis .48 53 453 Brooklyn , .33 61 331 Boston .267 Dans la ligue Internationale MONTREAL PERD LA PREMIERE PARTIE DE LA SERIE AVEC NEWARK.— TORONTO GAGNE DEUX PARTIES ET PROVIDENCE EST DEFAIT PAR BUFFALO.Résultats des parties d’hier : Newark.6 Montréal.4 Buffalo.5 Providence.0 Toronto.3 Baltimore 1 Toronto .8 Baltimore POSITION DES CLUBS Rochester .Toronto .Pal timoré .Jersey City Newark ., Buffalo .Montréal .Providence G.69 67 59' 58 57 52 52 48 P.1-7 -19 54 59 61 60 66 67 P.C.595 57 8 522 496 483 464 441 417 Chenier vs Sorel TES DEUX CLUBS SE KKNCONÏ HE ItONT CET APRES MIDI AU TE H I BAIN DES K|| A M BOCKS POUR i UN ENJEU DE $200.00.Le club de baseball Sorel tiendra ici cet après-midi rencontrer le Cherrier, pour un et|eu de .4290.00.Cette partie est le résultat de ’a rivalité Intense qui a toujours o:is'é entre l'équipe d’Ho-l'he’ïtge et le Snreluis.Le gérant Cia ! bo s a toujou.s aff rmê quo le Royal de sorel.sur un terrain convenable com me le Shamrock, ne serait pas do titille à le vaincre, et c'est pourquoi les pourparlers ont abouti à cette rencontre qui aura lieu aujourd’hui ft 3 heures 30, Pour la réunion de Blue Bonnets HUIT STAKES SERONT DISPUTES DURANT UE MEETING QUI S’OUVRIRA LE 7 SEPTEMBRE PROCHAIN.Cinquante épreuves font partie du programme île la réunion qui s’ouvrira le 7 septembre prochain au magnifique hippodrome du Montreal Jockey Club.Sept courses seront disputées chaque jour, à l’exception du samedi, alors que le programme comportera huit épreuves.Huit stakes se détachent de les descendra au rang des Athlétiques niers sont ouverts, et ont été remplis très rapidement.Les trois autres, qui sont la Pépinière Provinciale, la King’s Plate et la Coupe de Lord Grey, sont réservés aux chevaux nés au Canada et appartenant à des éleveurs du pays ' antéAeurement au premier août 1912.Les éleveurs do sauteurs ont reçu leur part d’encouragement.Le programme leur fournit une épreuve quotidienne et deux pour la journée de clôture.Deux des stakes sont dotés respectivement de $1.000 et de $1,200.Le stake Ht rath-con a a reçu 26 inscriptions qui ajouteront $260 à.sa valeur en plus des $15 additionnelles qui seront payés au dé-I part.I.es 27 inscrits du Hcndrie Mcmo-! rial ajouteront $270 à la bourse.Le handicap Stralhcona rapportera donc près de 81.200 au gagnant, $200 au deuxième du classement, et $100 au tntsième.Le Hcndrie Memorial paiera 91,200 au gagnant, $250 au deuxième, et $12.5 nu troisième.Comçre on 1e j voit, toutes 1rs épreuves du prochain ! meeting ont été dotées de façon à en-I cottrager tous les turfmen possédant dn ! bons chevaux à les enregistrer.Ee livret-programme des courses de cet automne à Bitte Bonnets est actuellement envoyé aux éleveurs, l es turfmen locaux sont enthousiasmés de la distribution heureuse des épreuves, et il ne fait aucun doute qu'il a été reçu avec le même enthousiasme.Des épreuves ouvertes aux chevaux qui n’ont rien gagné font partie de ee program me.qui permettra ainsi aux porte-ea-saque peu favorisés du sort de gagner quelques courses qui dédommageront leurs propriétaires des dépenses encourues pour les amener à Plue Bonnets.Plusieurs chevaux du Circuit Canadien.n’ont pas été très heureux jusqu'à date, de sorte qu'une telle innovation les aidera à décrocher quelque chose avant la clôture de la saison dos mur-sot», Newark, 17 août.Après avoir eu un avantage de 4 points le club de baseball Montréal s’est vu enlever la partie d’hier par les Newark.Les Royals forcèrent le lanceur Bell à se retirer après la deuxième reprise mais Knzman, son successeur, tint les joueurs du gérant Bransfield en échec jusqu à la fin de la partie tandis que les équipiers de Joe McGinnity, réussissaient à toucher les balles de McTigue en temps opportuns.' Voici le résultat détaillé de cette joute : NEWARK \B.R.H.PO.A.E.Kirkpatrick, 2b.2 1 0 0 5 0 Collins, r.f.4 O 0 >2 0 0 Seymour, e.f.3 O 0 1 0 0 Swarm a, 1b.4 1 2 14 0 0 Yaucrhn, s.s.TT, Zimmerman, 4 1 i 3 2 0 m E.Zimmerman.4 0 0 2 0 0 3 b 4 1 1 2 2 0 \\ m i t h, r 4 1 3 3 3 0 Bell, p 0 0 0 0 1 0 Gagner, x.1 (• 0 0 0 l.t Enzman, p.2 0 1 0 0 0 32 6 MONT R F, AI 8 27 13 0 AB.R.H.PO.A.E.Hanford, cJ.4 0 0 5 0 0 Connollv, LL .o 1 0 0 0 0 Fournier, 1b.4 1 2 8 0 0 Cunningham, 2b t 0 2 2 4 1 Purns.r.f 4 0 i f 0 (1 Belehrr, 3b.4 0 0 0 0 0 Purtell, s.s.•> 0 0 .•) 4 n Yeager, xx., .ï 0 L> ô 0 0 Madden, c.4 1 1 6 0 i McTigue, p.1 1 0 0 0 32 4 7 24 8 2 LA BIERE DOW La BIERE idéale depuis plus de cent ans.Devrait être refroidie mais non gelée» The National Breweries I.imitefc.Montreal.18 ÉilrJI A.'TT Ht Hi 'S rvv':, .«'«j e' • ' .UB Bmâ LE LAIT HOMOGENEISE LAURE N TI A €J A déjà sauvé la vie à des milliers d’enfants, Le RAPPORT OFFICIEL (191 1) des “ Gouttes de Lait ” aux Controleurs le prouve aussi clairement qu’une chose peut être prouvée.IJ Pourquoi, en matière aussi grave, fermeriez-vous les yeux à l’évidence.IJ Le LAIT LAURENTIA se conserve SANS GLACE.CHEZ VOTRE EPICIER OU A La Cie Canadienne de Produits Agricoles, Limitée 38 PLACE YOUVILLE, Téléphones Main 5570 et 5571.MONTRÉAL FANFARE BESSES 0’ TH’ BARN “ La Plus Célèbre Organisation du Genre en Angleterre ” ENGAGEMENT DE RETOUR D’UNE SEMAINE—A PARTIR D’AUJOURD’HUI LA GRANDE ATTRACTION AC VENEZ TOUS A BERTHIER A Berthicr demain avec l’Oeillet Rouge.Départ à 9 heure* A.M., par le vapeurlTroii-Rivière*.Orchestre, chant ct danse.Achetez vos billets, coin des rues Craig et Bonsecours ou coin Ciaig et Berri, et à la cabine 39 sur le vapeur, pour avoir droit au tirage d’on magnifique prix.x A frappé pour Bell à la 2ème.xx A frappé pour Pu rte! 1 à la 9c.Résultat par reprises : Newark .021401 Dix 6 Montréal.22000000fV-1 Sommaire : 2 buts, Smith.Enzmnnn, Fournier ; 3 buts, McTigue ; buts 'volés, KirTpa-tnok, Swaoina, Seymour, Vaughan, E.Zimmerman.Enzmnnn.Buts sur bal les ; Bell, McTigue, 3, Enzmnnn.2 : retires au bâton.Enzmnnn, 2, MeT8gue, 6 Frappé par le lanceur.MeTVgUP, I.Balle manquée, Madden.Double jtu, Purtell à Cunningham à Fournier.Buts sur erreurs, Newark.1 Laissés sur les huts.Newark.6, Montréal, t.Arbitres Byron et MePartland.Temps, t .45.AUTRES PARTIES 1ère partie, R.H.F.Baltimore.00(1001000 1 7 0 Toronto.020010000 3 1(1 2 Vickers et Bergen ; Rudolph et Demis.2ième partie.R.H.E.Baltimore.000200011 1 13 2 Toronto.011011220- S 11 l Batteries Shawkey et Me Vllt- 1er ; t.ush et Menais.Buffalo.120000020 5 8 2 Providence.000000000- '1 7 0 Batteries Jameson et Kchang ; ( ovington et Street.A la recherche d’un adversaire Vaudreuil, 16.— Le club de baseball Vaudreuil, qui s'est si bien distingué en battant de très forts clubs, lance un défi aux club* de 18-20 pour le championnat de la Province.Avis aux clubs intéressé».Pour inf.H.Martel, Vaudreuil, Benefice des Employes de Tramways Parc DOMINION TOUTE LA SEMAINE PROCHAINE KING EDWARD PARK JOCKEY CLUB (Ile Gros Bois) "Ti I Six courses ou plus tous les .lours.Beau ou mauvais temps j DU 17 AU 24 AOUT INCLUSIVEMENT PREMIERE COURSE A 2.45 P.M.Les bateaux partent du quai du King Edward (Racine), à 1.15, 1.30, 1.45, 2.15 et 2.30 p.m.précises.Le baseball à Ahuntsic Le club de baseball rte l’Association Artistique et Athlétique Ahuntsic Ltée., doit jouer demain une partie avec te Club d'Amusements aussi d'Ahuntsic, sur le terrain de l’A.A.A.A.Liée., près do la gare.Cette partie sera, des pins intéressantes, étant donné la rivalité qui existe entre ccs deux clubs.Les joueurs des deux équipes «ont en excellente forme ct nous promettent une joute très contestée, Nouvelles Compagnies (De notre correspondant) Ottawa, 17.— A l’officiel au,jour d'nul, on annonce l'incorporation de plusieurs compagnies dont tes prinetpi les sont tes suivantes; La Daoust Lalon de et Cie, de Montréal, avec un capita! de cent mille dollars.Lc« promoteur* sont MM.A.Lecours, A.Dubois, A.D.Séguin.G.Mitehel et F.Callaghan ; la “ Montreal Land Extension Company”, de Montréal, avec un capital de «ont mille dollars; les promoteurs sont: MM.,1.Migras, 1t.Oohier, R.tarry, A.Jarry, L.O.Bourmwal et L.Jasmin.VIENT DE PARAITRE: A BOUT PORTANT de Nap.Tellier •J Un petit volume, sur papier mat, couverture en deux couleurs, contenant un choix des “Billets du soir’’ parus dans le Devoir.€J Les commandes sont reçues dès maintenant; on s’adresse à l’auteur au Devoir.Le volume: 25 cents; franco: 27 cents.PRIX SPECIAUX AUX LIBRAIRES.Lisez le Nationaliste, demain i r LE DEVOIR.SAMEDI.17 AOUT 1912 1 GAU SERIE SOC I ALE Dure rencontre entre Maures et Français EST-CE POSSIBLE?Je reportai au Père Jésuite le livre qu’il m’avait prêté: “Proscrits'’, ou u'L*s Jésuites Portugais et la révolution de 1910’’.—Qu 'en pensez vousî me dit-il.—Je l’ai dévoré.X'ne fois pris dans l’engrenage de «es anecdotes, si sim-oies d’expression mais d'une émotion intense, je n ’ai pu me dégager.—Et la république du Portugal! —Cela, une république?Les Améri-tains, qui s’y connaissent, l'appellent one pseudo-république.—S’ils l'osaient, Ils en diraient autant, je crois, de la république française, que le Portugal copie d’ailleurs servilement.Voyez donc — f>s-je, presque sorti 3u fauteuil où le Père m’avait eonfortable-ments installé — voyez ces misérables, le 5 octobre 1910, abolir la monarchie.Be constituer en gouvernement provisoi re, proclamer la république, et du mémo élan se ruer sur tout ce qu’il y avait de religieux en Portugal, sur les Jésuites 3 ’abord — pendant que des mêmes bou-ihes furieuses de la populace qui hur laiant dans la rue: “Vive la républiqueéclatait le cri: “Mort aux démîtes?" J’étouffe encore de colère en voyant vos beaux collèges et résidences de Campolide, de Sétubal, de Quelhas, de Barro, etc., envahis par cette cana’ille.pillés et profanés comme par une horde de Vasodales; et qni plus est, vos Pères, vos Frères, vos jeunes religieux arra ehés de leurs chambres, bousculés, traînés dans la rue, et conduits en prison entre deux haies de soldats débraillés, an milieu des rires, des goujateries, des menaces et des imprécations de la fouie.Comment expliquer cette démence, mon Père?D’où venait tout d’un coup rette folie furieuse?Le Jésuite m’avait écouté jusque-là, la tête penchée, songeur.Il se redressa lentement, ôta ses lunettes, plongea Sans sa poche, en sortit un grand mou-tlioir rouge.Il sourit, il s’était trompé.H le remit en place, et prit à gauche nn mouchoir bien blanc, qu’il réserve pour la messe — et pour ses lunettes.Pendant qn ’il en essuyait les verres.—C ’est une folie, dit-il, d’un ton grave, en mesurant ses paroles, une folie foreuse, oui; subite, non.Remarquez bien, jeune homme—et il issujettit solidement ses lunettes — les révolutions ne s’improvisent pas; les révolutions religieuses moins que toute autre.On ne retourne pas l’âme d’un peuple comme une crêpe.Il y faut du temps.Sans doute le mai va plus vite que le bien, mais le principe reste éternellement vrai pour les nations comme pour les individus: “Nemo subito pessi mus".\ oulez-vous des preuves?Voyez le Christianisme avec son fondateur Dieu Homme, ses apôtres, ses disciples, ses martyrs, ses miracles; voyez-le prendre trois siècles pour faire d'un empire pay-sn -un empire chrétien — nous en célô-ocrons bientôt le seizième centenaire.Vous me direz que c’était là une réaction du bien, à l’encontre de toutes les passions, et qu'on ne remonte pas un fleuve rapide comme on le descend.Eh bien, prenez la révolution-type dn mal, la révolution française.Qu’a-t-il fallu pour la préparer?Rien moins que la philosophie rationaliste du dix-huitième siècle, le ricanement et les blasphèmes de Voltaire, les théories popula-sières de Rousseau, l’expulsion des Jésuites, les hontes d’un Louis XV, la fai-tlasse d’un Louis XVI, les turpitudes Dune société pourrie des pieds à la tète.prête au chambardement de 89.aux langlantes orgies de 93.—Mais la révolution du Portugal.—N’a pas eu d’autres causes — sur nne moindre échelle sans doute, et plus rapidement, comme il seyait à ce petit peuple.Depuis des années, m'expliquait un exilé Portugais, le libéralisme hypocrite en haut, les plus viles calomnies en bas, la corruption des uns et des autres, nous préparaient au cataclysme.Inspirée, subventionnée, répandue par e Carbonarisme, la presse inocula peu à peu dans tous les esprits de la bourgeoisie comme du peuple le virus de la révolte.Révolte contre le trône, que l’on discréditait en exagérant ses fautes ; révolte contre l’Eglise, contre toute idée religieuse, par le.doute d’a-hord, puis l’ironie, puis le mensonge roilé, puis les attaques ouvertes.Vous avez entendu le peuple de Lisbonne crier stupidement en sc prédipi-lant dans nos collèges et nos residents : “ Où sont les armes des Jésui- Un protecteur pour l’été contre les maux tels que Choléra Morbua, Diarrhée, Choléra Infantile et Maladies d’été—un protecteur dans leauel vous pouvez en toute sécurité mettre une implicite confiance—c'est l'Extrait de Fraises Sauvages Na-Drn-Co En bouteilles de 25c et 50c.chez votre pharmacien.Rittsui Drug aM Chemleil C».if Canaili, Limitai.212F tes ?Et les commissaires eux-mêmes, solennels et bêtes, demander aux supérieurs : Où sont vos armes ?” Qui avait pu leur mettre en tête pareille sottise ?La presse jaune libre-penseuse.— Que ne peut-on faire croire aux loules, avec le temps et île l’audace I Je me levais, pour ne pas abuser des instants ùu «Jésuite ; —Asseyez-vous, me dit-il.J’aioute un mot.flui, que ne peut-on faire croire aux foules ! Tenez, prenez le peuple de nos ! grandes villes, notre peuple à nous, j notre bon peuple canadien-français ; soumettez-le aux manipulations des ar- ! tisane littéraires du mal, à leurs in- j jections Hebdomadaires, quotidiennes, j par le journal, la revue, le tract, le ro-i man, et il en sortira, un jour, comme) H une boite de Pandore, le génie du mal : vous aurez le sauvage ivre de 1789, le démon en goguettes de 1910.Est-ce possible ?m’écriai-je.Au \ Canada.—Oui, c’est possible, reprit-il vive-) ment, c est possible, au Canada — et I cela sera ! t Puis, après un silence : Cela sera, si l’on continue, en plusieurs endroits, d avoir des yeux pour ne point voir, des oreilles pour ne pas entendre, des poings pour ne pas frapper.Et ce disant, il asséna sur la table qui nous séparait, nn formidable coup de poing qui fit danser bréviaire, plumes et crayons.Il continua : Les optimistes, ces étemels somnambules, sont partout les mêmes.Vous auriez demandé à ceux de France, à l’aube de 89 : ‘‘ Comment va le pays ?” — “ Très bien.”-—,vAh!.Mais cette inquiétude qui se manifeste, ces agitations, ces attaques impunies contre la religion, contre le roi, ces visages nouveaux et féroces qui s'amassent dans les villes.” — “ Eh bien, qn’est-ce que cela peut bien faire ?”— “ Voyons, ne craignez-vous pas une révolution ?” — “ Une ré-vo-lu-tiun ?En France ! Rêvez-vous ?” Les dormeurs de Lisbonne vous auraient fait même réponse, la veille du 5 octobre 1910.A nous maintenant.Est-ce que le Canadien-français — je ne veux parler que de celui-là — est de meilleure pâte, que le Français ou le Portugais ?Est-il réfractaire à l’erreur libérale, à la critique, au persiflage à jets continus?Parce que de nos bons collèges sont sortis ce qu’il y a d’intellectuels au Canada français, vous croyez lie pouvoir trouver chez eux, dans ci'ix ans, dans vingt, ans, deux hommes pour suggérer une loi de persécution, et cinquante pour la voter en chambre ?Mais Voltaire a été l’un de nos élèves, et l’ours Combes élève d’un petit séminaire.“ Est-oe possible ?” Voilà bien le cri naïf de tous les jeunes sans expérience ( pardon ! ) et de tous les.autres sans vigueur, qui sautent du lit, un beau matïn, la feu aux quatre coins de la maison.Et cependant, la veille, en plein jour, des rôdeurs étudiaient la place et posaient aux bons endroits î’étonpe incendiaire.Non, le Canadien-français, juge, avocat, médecin, marchand, commis, ouvrier, ne résistera pas longtemps au dosage habile autant qu’hypocrite du poison de la critique religieuse.La tête et le cœur parifs, la Province est mûre pour tous les excès.Mesurez, s’il vous plaît, l’étape parcourue par le peuple — je dis le peuple — depuis trente ans : depuis le jour où, candide jusque-là et si respectueux de l'autorité religieuse, il vit, étonné, deux archevêques aux prises, dont l’un ‘ l’Athanase du Canada ’ .le grand et saint prélat Ignace Bourget — jusqu’à la date néfaste du 16 juillet dernier, où un juge canadien français, applaudi par des Canadiens-français, livrait aux sifflets d’une assemblée publique les i lettres pastorales d’un archevêque et d’un évêque ! —Le remède ?demandai-je.Il se leva.—Je regrette, dit-il, de ne pouvoir prolonger cet entretien.J ’•indiquerai seulement que le remède est dans le réveil de«t esprits et l’organisation de toutes les forces.Disons mieMx — car il y a réveil ci et là et organisation — le remède est | donc pour la grande armée catholique ' de marcher avec les évêques qui son-nent la charge; pour nous prêtres de I créer, sous leur inspiration, et de promouvoir des oeuvres catnoliques qui empoignent hommes, femmes, enfants, j riches et pauvres, bourgecAs et ouvriers ; pour vous, laïques, de seconder vos prêtres, en apôtres, avec tact,avec vigueur, sans respect humain ; pour jVous surtout, ¦ jeunes gens, qui avez I l’avenir au bout du bras — et la grande main du Jésuite décrivit au-dessùs de ma tête un geste qui embrasait tout j l’horizon — couvrez le pays de vos groupes de l’A.C.J.C.: bien vivants, il n’est pas de meilleure école d’énergie sociale et religieuse.Répondant aux paroles, sa main des-I rendit vers la mienne et se referma sur elle comme un étau.Mes os en craqnè- 1 rent.Il croyait tenir, je pense, entre ses doigts nerveux, le petit Vén.du journal Que n’était-il là! Père, comptez sur les jeunes—ils vont se faire une poigne, eux aussi — et par les jeunes, sur tous ! AMBROISE LEBLANC.AU COURS D’UNE BATAILLE EN TRE LES TROUPES DU GENERAL GOURAUD ET LES PARTISANS DU PRETENDANT MAROCAIN, HUIT FRANÇAIS SONT TUES.(Service particulier) Fez, Maroc, 17.—Le* troupes françaises sous les ordres du généra! Gouraud, ont livré bataille à Moulay Bouchta, aux troupes maures du prétendant de Sichtala.Huit Français ont été tués et 40 blessés.Trois mille Maures prirent part à ee combat.Les Français les décimèrent par plusieurs brillantes charges à la baïonnette.Les troupes du prétendant se retirèrent après avoir éprouvé des pertes énorme^.Le prétendant de Sichtala.le plus acharné des ennemis de la France, a réussi à s'échapper.Le généra! Liaubey, résidant général de la France au Maroc, a décidé l’abandon de Marakeck, nne des trois capitales du Maroc, jusqu’à l’arrivée des troupes.Tous les résidents européens ont quitté cette ville pour la côte.Dans les bas-fonds new-yorkais New-York.16.—La police a fait hier plusieurs perquisitions dans ]es_maisons de désordre du quartier dit “Tenderloin ’ ’.Des plaintes avaient été déposées contre les tenanciers, par les agents de la société de prévention contre le crime.Il y eut vingt-huit arrestations, dont huit féminines.L’inspecteur de police Wm.Leahy dirigeait les perquisitions, et le procu-reur de distreit Whitman y assistait, accompagné du sous procureur Smith et des commissaires de police McKay et Dougherty.On est sur les traces d’un véritable trust de la traite des blanches.Feu M.André Bazinet Sainte Agathe des Monts, II, — M.André Bazmet, père de notre estimé curé, est décédé ce matin au presbyter® d’un autre de ses fils, M.l’abbé André Bazinet, curé de Saint-Sixte.Né le 14 janvier 1839, à Saint-Mar tin-de-Laval, où il passa son enfance, André Bazinet habita plus tard Saint-Etienne de Beauharnois, où, en 1865, il épousa Martine Pouliot.Quelques années plus tard, en 1871, il alla s’établir à Saint-Isidore-de-Prescott, qui était, dès cette époque, un centre de colonisation remarquable.C’est là qu'.i passa la plus grande partie de sa vie, s’occupant tout à la fois de défrichement, 'd’agriculture et de spéculation.Affaibli par 1 'âge et la maladie, le défunt se retira chez ses fils, prêtres, où il vécut paisioiement ses dernières années.Il laisse dans le deuil son épouse et six enfants: les abbés André, curé de Saint-Sixte, et Jean-Baptiste, curé de Sainte Agathe-des-Monts, Joseph, négociant à Cobalt.Dlle Paméla, de Sainte Agathe, dame Palma Quesnel, de Treadwell, Ont., et soeur Marie-Isidore, des Soeurs de Sainte-Anne.Sheldon est saine et sauve Londres, 17.— Mme L.B.Sheldon, I artiste dont l'absence était devenue inquiétante depuis qu’ello était partie pour le district du lac des Anglais, a fait sa réapparition dans une maison de refuge de Londres, aujourd’hui.-f-—:- Cercle Paroissial Sainte-Brigide Demain, les membres de l'Association Dramatique Sainte-Brigide font une excursion à Chambly, chez le père de l’un des membres.La journée se passera très joyeusement.Départ en voiture à 6 heures 30, pour la traverse de Longueuil.C'est aussi le cinquième anniversaire de fondation de l’Association Dramatique.On tirera le soir, en l'honneur de cet anniversaire un superbe feu d'artifiee.Les chanteurs de Palestrina Sous ce titre vient de se constituer légalement à Valréas (Vaucluse) une Société dont le but est de concourir par le chant à la splendeur des cérémonies du culte catholique et à la rénovation du chant grégorien, en re maintenant strictement pour le tout dans les règles tracées par le Pape dans le “Motu proprio" du 22 novembre 1904.BEAU VOYAGE — A - Gaspé et la Baie des Chaleurs - PAR LE - $ 35.00 Aller et retour repas et ci-bine comprit.44 LADY OF GASPE ” PROCHAINS DEPARTS 26 AOUT ET 9 SEPTEMBRE Venez noos voir ou téléphonez pour billets de passage.livrets descriptifs,etc.HONE & RIVET, ageSec1o^£Israle 9 BOULEVARD ST-LAURENT MONTREAL Téléphones Main 2605-4097 LOTION ANT1 TRÀHSPIRATM POUR LES PIEDS L.DELIMBOIIRG L.de LIMBOURG PBDIOURE-SPBCIALISTE .Attaché au service des Révérendes Soeurs ds l’Hôt*’ Dfeu et des princlpa,1 les communautés religieuses.X>e seul à Montréal qui garantisse lé traitement des cors, oignons, ongles incarnés, etc.Ph.Bot 2109.291 Rue SAINT-DENIS.Voyage?par le chemin de fer de fer Canadien Nord de Québec, la route pittoresque de Montréal-Québec.Les trains partent de Montréal, gare de la rue Moreau, tous les jours excepté le dimanche, à 9.00 a.m.PROCHAINE EXCURSION DE MOISSONNEURS 28 août 1912.Des stations à l’ouest de Qué bec, de Québec même et de la jonction de la Rivière à Pierre.$10 A WINNIPEG, MAN.Taux proportionnellement réduits des stations du chemin de fer Québev et Lac, Saint-Jean.Bureaux des billets de la ville: 226-230 rue Saint-Jacques, Tél.Main 6570 ou à la gare de la rue Moreau.Agréables Excursions de Fin de Semaine (Départs én ««ai Victoria) SAMEDI.—Le vapeur "Berthiw" part à 2.80 p.et revient i 7.80 p.nx, pila 1 Boucherville, 35c; Varennes.60c; Verchèraa, 70c.SAMEDI ET DIMANCHE, à 7.00 p.m.—Ponr Qnébec.Les bilkrtf bout r êÉ>»4
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.