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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 août 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-08-19, Collections de BAnQ.

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^ % TROISIEME A'NNEfc—wo.196 MONTREAL, LUNDI 19 AOUT, 1912 UN SOU LE NUMERO * A ABONNEMENTS : - ) Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 CNION POSTALE .$‘>.00 DEVOIR Rédaction et Administration: 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.S TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 74é| REDACTION; Main 7460 ü Direaeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CAMPAGNE IMPÉRIALISTE LE POINT DE VUE FRANÇAIS Le Canada notaittavec raison, l’autre jour, que l’un des plus sûrs ioyens d’écarter de notre pays les capitaux français serait de nous je-fr dans l’impérialisme militaire.Le prêteur français peut avoir con-iance au crédit d’un pays tout occupé de son développement économi-|ue; il serait inquiet de l’avenir d’une jeune nation qui se chargerait c responsabilités infiniment trop lourdes pour elle.Mais la question mérite d’être envisagée sous un autre angle et il «ut être utile d’indiquer à certains journalistes français le caractère rès dangereux de l’aventure où ils risquent de se laisser entraîner avec e Daily Mail de Londres, le Star et la Pairie.L’histoire d’abord devrait leur rappeler que la participation des co-anies aux armements impériaux peut parfaitement demain devenir une rme contre la France.Le souvenir de Fachoda n’est pas encore effacé it l’Angleterre—personne n’a le droit de lui en faire reproche—n’a pas ,habitude de subordonner à son amitié pour la France les intérêts de on commerce ou de sa politique.Mais il y a plus.En même temps qu’une grande question de poli-îque impériale, ce projet de participation à la défense générale de l’Em-)ire est une question de politique intérieure d’un extrême intérêt pomes Canadiens.* C’est ici que le problème sera forcément résolu; c’est nous qui por-lerons les plus lourdes conséquences de la solution.Si, par exemple, notre parlement décide de verse.r dans l’échiquier tnglais une somme de trente ou quarante millions, c’est trente ou qua-•ante millions que nous ne pourrons employer à l’amélioration de nos jorts et de nos -voies de transport.Ce projet, forcément impopulaire, parce qu’il contredit notre poétique traditionnelle, deviendra l’objet de l’exécration générale lorsque les conséquences .seront évidentes jjour tous, lorsque le sacrifice des intérêts canadiensts’affirmera d’un bout à l’autre du pays.Quel avantage les hommes de bonne foi voient-ils à lier, si légèrement que re.soit, le nom et le prestige de la France à cette politique l'aventures?Nous comprenons très bien que des exploiteurs sans scrupule ou d’incorrigibles naïfs se jettent dans une campagne de ‘ce genre;___mais des patriotes français, mais des hommes intelligents?Pour la France, comme pour l’Angleterre et le Canada, le mieux, c’est que ]atquestion soit résolue du point de vue canadien, en fonction des intérêts , canadiens.Orner HEROUX.im.LET DU som La femme à deux faces.Colonisation ou spéculation ?“Restons chez nous.” “Emparons-nous du sol,” voilà Les deux phrases que je laisse pour les méditer sérieusement à mes compatriotes, les Canadiens-Français de la province de Québec, en termi-aant cet humble travail.“Restons chez nous” notre chez nous, le chez nous de nos pères; plus tard le chez nous de nos enfants et nos arrière petits enfants.“Emparons-nous du sol.” Transformons en une mer d’épis dorés îette terre si riche de notre pro-Vince.“Canadiens-Français ne quittez pas vos fermes pour aller vivre dans les villes, au milieu de la poussière des manufactures et du cri strident des usines, mais si la terre paternelle ne peut donner place à tous les frères, si pour une raison quelconque vous devez abandonner le sol natal, venez au Té-miscamingue, venez dans l'Abitibi.“Vous agrandirez et enrichirez le domaine de la province, vous augmenterez sa population, vous vivrez au milieu de vos charitables compatriotes, vous parlerez notre belle langue française, vos enfants l’apprendront' ainsi que leur religion dans des écoles dirigées par des instituteurs catholiques.“Profitez des bonnes dispositions de nos gouvernants et venez travailler à l’accroissement de notre immense pays comme le bon père de famille travaille à l’accroissement de son patrimoine.” Ainsi se termine la brochure de propagande publiée par le minis tcrc de la colonisation pour inviter nos compatriotes à se diriger vers l’Abitibi.Appel chaleureux qu’on aurait peut-être mieux fait de rédiger en faveur d’autres régions moins éloi gnées encore inhabitées avant d’entreprendre Rétablissement d’un territoire si distant des grands centres.Mais l’on voulait, disait-on, — c’est du moins ce que le ministre des Terres affirmait à l’assemblée législative, — l’on voulait amener le colon dans de-s cantons'libres de toute concession forestière afin de lui donner le maximum d’avantages.Or si les nouvelles de l’Abitibi sont à moitié vraies, les choses se passent autrement.Des spécula leurs font concurrence aux colons et obligent ceux-ci à payer des prix considérables pour un lot ou à s’en passer.L’on trouvera sans doute le mo yen d’expliquer cela.L'on dira, par exemple, que la vente étant publique tout le monde a le droit d’enchérir.• Evidemment.Mais alors ce n’est plus de la protection pour les colons, ce n’esl plus de la colonisation, c’est de la spéculation sur rimmenblc, et ce n’est pas la peine de faire payer vingt-cinq à trente piastres au colon pour l’a mener à une vente à l’enchère sous prétexte de colonisation.Jean DUMONT.M.L.J.Tarte continue de “sauver la France", quotidiennement.Il se pourrait que.bientôt, le gouvernement français le fit mander à Paris afin de prendre son avis sur la défense des frontières de l’Est, tant il semble connaître la question à fond.Jenny W.a dû le prome- Le Japon et le* Puissances Occidentales L’Angleterre et les Etats-Unis rivalisent de zèle pour s’assurer l’amitié du Japon.Le président Taft a désigné le secrétaire Knox pour le représenter aux obsèques de Mutsu-Hito.A moins de se rendre en personne à la cérémonie, M.Taft ne pouvait donner au potentat défunt et à son peuple en deuil un gage plus solennel d’amitié.Le secrétaire d’Etat est considéré, aux Etats-Unis, comme le premier ministre du cabinet.C’est donc le premier citoyen de la république, après le Président, qui est envoyé en ambassade extraordinaire au Japon.De son côté, le roi d’Angleterre se fait représenter aux obsèques par soft propre cousin, le prince Arthur de Connaught, qui sera accompagné d’un général et d’un amiral de haute distinction.Cette ambassade est aussi de nature à honorer au plus haut point la mémoire de l’empereur décédé, mais elle est également l’expression des sentiments d’amitié qui ont amené la conclusion du traité bien connu par lequel les deux puissances se sont alliées en vue d’une étroite coopération, L’Angleterre et les Etats-Unis onl le plus grand intérêt à se concilier la politique du Japon tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.Et il est probable que cette préoccupation n’est pas absente de l’esprit de ceux (pii ont conçu les manifestations inusitées de sympathie à l’égard de l’empire du Soleil Levant.Les Japonais sont un peuple fort susceptible .Us sont d’autant plus sensibles aux moindres attentions des puissances amies qu’ils observent eux-mêmes, avec une extrême rigueur, toutes les formes de la courtoisie internationale.Les marques d’intérêt qui leur seront données à l’occasion des obsèques du grand monarque qui vient de disparaître seront donc hautement appréciées.C’est aujourd’hui une nécessité pour l’Angleterre et les Etats-Unis de rester en bons termes avec le Japon, et cette nécessité ne peut que s’accroître d’année en année: les possessions des puissances occidentales en Orient sont extrêmement vulnérables à l’agression japonaise, à cause de leur éloignement des métropoles.L'Angleterre pourrait-elle empêcher le Japon d’assaillir l’Australie?Et les Etats-Unis seraient-ils en état de défendre efficacement les Philippines contre la flotte nippone?John Bull et l’Oncle Sam sentent tous deux qu’il vaut mieux avoir le Japon avec c«x que contre eux.C’est là une partie du secret de la double manifestation des deux grandes puissances d’Occi-dent.Uldéric TREMBLAY.Un médecin lyonnais se faisait fort de rajeunir et d’embellir les j dames.Personne ne voulait le croire.Après amir cherché longtemps, il finit par découvrir une brave femme, légèrement défraîchie, qui voulut bien prêter sa figure comme.champ d’opération.Par le moyen d'incisions ifous-culanées et à l’aide d’applications dont il garde le secret, comme bien l'on pense, le docteur obtint des résultats remarquables.Seulement, comme il désirait que cette expérience proclamât êi la face de l’univers l’efficacité de sst question.si 1rs communications par ce moyier avec b-s dirigea-biew sont natisfnisntHc*, d'installer leurs décisions auraient rencontré un bien meilleur succès.Aussi quoi qu’il ait été réalisé déjà pour les Indiens, plus considérable est ce qui reste encore à faire.Nous estimons crime et forfait ce que l’on sc permet ainsi contre eux.Nous en avons horreur, et ce malheureux peuple Nous inspire une profonde pitié.Qu’y a-t-il d’aussi cruel et d’aussi barbare, en effet, que de frapper les hommes de verges ou de lames rou-gies pour les motifs souvent les plus futiles, et bien des fois pour la sim- Vous ne laisserez passer non plus a tienne des occasions qui se présenteraient de dénoncer la honte qu’infligent au nom chrétien les indignités que Nous dénonçons ici.Quant à Nous, certains de l’assentiment et du bienveillant concours des pouvoirs publics, Nous avons pris à coeur d’élargir le champ de l’activité apostolique dans ces vastes régions, par l’établissement de nouvelles" stations de missionnaires, où les Indiens trouveront, un refuge et une protection salutaire.L’Eglise catholique, en effet, n'a jamais été stérile en hom- ple envie de persécuter, ou bien, après j mes apostoliques, qui, pressés par la les avoir soudainement saisis, de les charité du Christ, fussent tout dis- tuer par cent et par mille à la fois, ou de dévaster leurs hameaux et leurs villages jusqu’à l’extermination des posés à verser leur sang pour l'âme de leurs frères.Aujourd’hui même, où tant d’hommes ont horreur de la indigènes î il y a peu d’années, Nous foi ou la délaissent, non seulement In avons appris que plusieurs tribus avaient été ainsi presque entièrement détruites.L’âpre désir dn gain, sans doute, rend les âmes barbares, mais le climat et la nature do ees régions y contribuent aussi beaucoup.En ces pays, en effet sévit un vent chaud, qui infuse an sang comme une sorte de langueur et énerve la vertu.Dépourvu de pratiques religieuses, loin de la surveillance de l’Etat et presque de toutes relations sociales, il est facile alors, lorsqu’on n'n pas encore perdu toutes moeurs, de commencer pourtant à en avoir de dépravées et, peu à peu, brisant tes barrières du droit et du devoir, d’en venir à tontes les monstruosités du vice.La faiblesse ni du sexe ni de l’âge n’est épargnée, et l'on a honte de rapporter les crimes et les infamies qui accompagnent la capture et la.vente des femmes et des enfants, car, en vérité, ils dépassent les plus bas exemples de la turpitude païenne.Et Nous-même naguère, lorsque parvinrent les bruits de ces faits, Nous hésitâmes à ajouter foi à tant d’atroeité, tellement ils nous semblaient incroyables.Mais après en avoir été certifié par les plus imposants témoignages, par les vôtres, pour la plupart, Vénérables Frères, par les délégués du Siège apostolique, les missionnaires et d'autres hommes dignes de foi, le moindre doute ne Nous est plus permis sur la véritï ces choses.zèle de la prédication évangélique au milieu des nations barbares ne s’est pas ralenti ni chez les missionnaires réguliers et séculiers, ni chez les religieuses.mais il s’est accru et répandu nu loin, par la vertu de l'Esprit-Saint qui vient, suivant les nécessité?, des temps, au secours de l’Eglise, son épouse.Aussi, puisque, par la grâce divine, ces secours s’offrent à Nous, il Nous a paru nécessaire d’en useï d’autant plus largement à arracher les Indiens à l'esclavage de Satan et des méchants qu’ils en ont un besoin plus pressant.Au surplus, comme cette région a été arrosée non seulement des sueurs, mais plus d’une fois du sang même des hérauts de l’Evangile, Nous espérons qu’un jour viendra où, de tant de travaux réalisés par In charité chrétienne, une ample moisson s'élèvera, qui produira dos fruits excellents.Enfin, pour qu’aux efforts que, spontanément, ou à Notre invitation, vous consacrerez au bien dos Indiens, s’ajoute,grâce à Notre autorité apostolique, toute l'efficacité possible,suivant l’exemple de Notre prédécesseur, Nous condamnons et déclarons coupables de crime inhumain tous ceux qui, suivant son expression, osent ou présument de réduire en esclavage les Indiens, de les vendre, les acheter, les échanger ou livrer, les séparer de leur ! femme et de leurs enfants, les dé-i pouiller de leurs biens et possessions, Aussi, depuis longtemps, dans la|les Soigner et transporter en d’an- appareJI à nord de «ou* le» “Zoppe- n.-«- LIRE EN PAGE 3 1 «e compu n/ndu complet de la ma-gnifiTue manitcR'.ation des Artisans, pensée de Nous efforcer de remédier autant qu’il est en Nous à de si grands maux, Nous supplions Dieu, dans une humble prière, do vouloir bien Nous en Indiquer le moyen opportun.Créateur et très aimant Rédempteur de tous les hommes, puisqu'il Nous a inspiré de travailler au salut des Indiens, il Nous donnera certainement, jet.Ce qui Nous console bien, en attendant, c’est l'empressement des chefs de ces Républiques à repousser de tout leur pouvoir cette formidable et salissante ignominie de leurs Etats, et Nous ne pouvons assez les en louer et approuver.Mais dans ces contrées éloignées des centres de l’autorité, et la plupart du temps inaccessibles, les tentatives pleines d’humanité dn pouvoir civil, soit à cause de la souplesse avec laquelle ces artisans du mal savent passer à temps la frontière, soit à cause de l'inertie et de la perfidie des gouverneurs, souvent sont peu efficaces et très régions, enfin, de quelque manière que ce soit, les priver de leur liberté et les retenir en captivité; ceux-là aussi qui, sous quelque prétexte ou couleur que ce soit, donnent à ces trafiquants conseils, secours, faveur, soutien, ceux qui prêchent ou enseignent ta légitimité de ce trafic, ou qui y coopèrent de l'ime ou l’autre des , .manières sus-mentionnées.Aussi e moyen d aboutir a ce Pro- Nous voulons (pie soit réservée^aux Ordinaires de ces régions l’absolution des hommes coupables do ces fautes, au tribunal de la Pénitence Ces choses, Vénérables Nous avons cru devoir vous les écrire dans l'intérêt des Indiens, tant pour obéir aux impulsions de Notri coeur paternel que pour suivre Ici traces de plusieurs de Nos prédécesseurs, parmi lesquels il Nous plaît d< mentionner spécialement Léon XIII d’heureuse mémoire.A vous de mettri tout en oeuvre pour combler Noi voeux.Vous trouverez aide en eetti oeuvre auprès de ceux qui gouvernent ces Républiques; le clergé ni (Suite à la paye 2) même absolument vaines.Et c’est le x * r reres, LE DEVOIR, LUNDI, 19 AOUT 1912 Politique Etrangère Les Albanais marcheraient sur Salonique MAITRES DE LA VILLE D US- KUE, LES INSURCtES SE PREPARENT A POURSUIVRE LEURS SUCCES.— LA SITUATION EST JUGEE GRAVE A CONSTANTINO PLE.Londres, i‘J.— D’après le eorrespon dant du “Daily Mail” à Constant n'> pie, les insurgés albanais ne sent pa.i seulement maîtres absolus de ia v:lie d Uskup, mais ils ont dé tants à fournir des v vreujet de cette exemption de droits.?est-ù-dire dex'anl la Cottr Suprême les Etats I nis.Le président estime qu'il est trop tard pour faire subir maintenant un tel amendement dans la loi.I.e président a l'int.-mion de ire In loi nv.«r soin avant .e s,- décider à l’accepter ou à la refuser et fera -onnaître sa béeision la semaine pro-.•haine.Il n» gor e-.c a « -nseo et frunga1* et les liens qui urisiaiit ho deux notions n’ont jamais Lé plus soli' des.Dunkerque, Ifl.— M.Toinisré, président du conseil, ministre des affaires étrangères, est attendu ici, mercredi.UN GYNECOLOGISTS DE PHILA DELPHIE DETENU A L'ASILE D'ALIENES, DE VERDUN, DECLARE QU'IL.A ETE INTERNE SANS RAISON A,LA DEMANDE DE SA FAMILLE.LE DUC ET LA DUCHESSE DE CONNAUGHT FONT LEURS ADIEUX A HALIFAX ET ARRIVENT A SAINT-JEAN, NOUVEAU-BRUNS- } WICK, OU LE GOUVERNEUR-GE- Les tremblements de terre LE SISMOGRAPHE DE L’UNIVERSITE DE GEORGETOWN EAPPOR TE DES VIBRATIONS DE L’ECOR CE TERRESTRE DANS LE SUD DES ETATS-UNIS.Washington, 19.—Le sismographe de !'Université de Georgetown rapporte des vibrations de l’écorce terrestre à une distance de 1,200 milles.Elles se firent sentir à 4.25 a.m.hier et durèrent cinq minutes et demie.On croit que ces x ibrations ont eu lieu en territoire américain.Albuquerque, Nouveau-Mexique, 19.l ue dépêche reçue hier soir dit que Williams, Arizona, ville à 400 milles de distance, a été fortement ébranlée par un tremblement de terre.La secousse dura de 2.03 à 2.10 p.m Winslow, 100 milles plus loin, l'a ressenti.' A Holbrook, une ville près de Williams, elle ébranla les maisons et brisa les vitres.On ne croit pas qu’il y ait eu des pertes de vie.Un navire à la côte LE “STEWARD”, PORTANT UNE CARGAISON DE 200,000 BOIS SEAUX DE BLE, SE JETTE A LA COTE.ON NE LE PEUT REMETTRE A FLOT.Buffalo.19.— Le navire “A.E Stewart”, portant une cargaison de 200,-000 boisseaux de blé, se dirigeant \-ers Buffalo, s'est jeté à la côte à Sturgeon Point, 20 milles à l’ouest de cette ville.On poura le remettre à flot en l’allégeant d'une partie de sa, cargaison.I;'équipage est resté à bord.,Au moment de l’accident la tempête faisait rage et un épais brouillard obscurcissait la route sud.Le “Steward” allait lentement.On ne ero’t pas sa coque fort endommagée.Le second du navire se rendit au rivage en chaloupe et avertit la Compagnie Great Lakes Towing.Elle envoya le remorqueur “Mason” qui ne put remettre à flot le “Stewart”.Victimes de Fonde DEUX JEUNES TILLE S EN VACAN CE A NORWAY RAY SE NOIENT EN SE BAIGNANT.Otlnvn Ont., 19.— Mlles Mary Wright, 23 nas.fiiip d> P.IL Wright, et Bertha Johnston.Ifl ans, fille de (leorges S.Joiit'ston, toutes deux do ee“e ville, se sont noyées à Norwav Bay, Québec, hier après midi, en se baignant.Ou retrouva les corps quinze minutes après la noyade.Trois médecins essayèrent en vain la respiration artificielle durant une heure.Les deux jeunes filles passaient, leur vacanee i\ Norway Bay.Mlle Wright devait se marier le mois prochain.Un enfant se fait scalper St-Jean, N.B.19.lowoiUi Issxmv son, un Hnmhfin Agi- de trois ams, a i-té tri» sérieusement blessé sa lived 1.11 était accrocliéi derrière un lourd oa-; mi on -te glace quand le oodlver qui i,fnors.it K présence de l'nnfant- fit j br' rtphjreectt ris.-nler %»* nhevaux, le cime, fit !behsr rmise à I «mfattt.qui tomba g l.v i\>uo du lourd 'Ahricnla.Il a été oomplètamimt scalpé et son état «et Uèa critique.If Dr ( haries ' Noble, de Philadelphie, gyoéoologiste très connu dans les Etats de l’Est et auteur, avec le Dr Howard M.Kelly, d’un livre estimé sur la gynécologie, demande sa libération de Fusit d'aliénés de Verdun.Is-s médecins de cette mstitajtion déclarent que le Dr Noble, entré à Verdun le '24 juin dernier à la demande de son fils, souffrait de manie mélancolique avec des périodes d'excitation.Ije Dr Noble répond qu’il était venu à Montréal pour consulter le Dr Adam! et qu’on l'a.sans aucune formalité, envoyé à la maison de santé de Verdun à l'instigation d’un de ses frères qui veut l'empêcher de faire certaines révélations.le docteur ajoute qu’on l’a déjà fait interner dans un asile d’aliénés aux Etats-Unis, mais qu’il a pu prouver qu’il était «m possession de toutes ses facultés.M.le juge Beaudin statuera sur la demande du Dr Noble.Les Typographes en Convention UNE DENONCIATION DU PRESIDENT.L'ACQUITTEMENT DE D ARROW SOULEVE L ’ ENTHOUSIASME.Cleveland, Ohio.19 Pâtis f?cm discours de clôture du congrès des typographes qui se tenait ici, le président de l’irai on.M.Lynch, a dénoncé certains délégués qui se sont réunis secrètement, hier soir, et l’ont violemment attaqué pour avoir condamné la grèv« des pressiers de Ghicaïro.La convention, dit-il, a approuvé ma manière de voir en cette affaire en condamnant aussi cette grève.-T'ai l’intention de faire une enquête afin de savoir quels sont ces hommes qui se permettent de critiquer les- décisions de la convention et de leur demander de quel droit, dans ees conditions, ils peuvent se présenter comme hommes de l'union.Quand la nouvelle de l’acquittement de Harrow arriva aux congressistes en séance, il^î se levèrent tous pour acclamer l’avocat des syndicats d'ouvriers, et pendant quelques instants' l’enthousiasme deidnt du délire.Un télégramme de Félicitations fut envoyé par la convention à T acquitté de Los Angeles.L’impératrice d’Allemagne L'ETAT DE SA SANTE EST TEL QU’ELLE DOIT QUITTER LA COUP., ET CESSER DE PARAITRE AUX CEREMONIES DE LA COUR Berlin, 19.— Le^s journaux publient une inquiétante dépêche d’une agence de nouvelles- au sujet de la santé de l’impératrice.Son état est tel qu’elle devra l’hiver prochain qui*ter la cour et ne prendre part à aucune cérémonie officielle.Le transfert du prince héritier de Danzig à Potsdam a pour but de faire participer la princesse héritière aux cérémonies de la cour.Elle remplacera l'impératrice.Les grévistes persévèrent WILLIAM J.CONNORS ECHOUE DANS SA TENTATIVE DE REGLER LA GREVE DES MANU-TENTEURS DE FRET DES GRANDS LACS.Buffalo, N,-Y., 19.— La grève des manutenteurs de fret des grands lacs dure toujours.William J.Connors a échoué dans sa dernière tentative de la régler.Il accepterait toutes les conditions des 1.500 grévistes excepté l’augmentation de salaire de 33 à 35 eentins l’heure.A une assemblée des grévistes, hier soir, il a affirmé que ses contrats avec les compagnies de chemins de fer ne le lui permettraient pas d'augmenter leurs gages.Cette réunion se termina dans le désordre et le tapage.Les Français triomphent SEULS LES AEROPLANES MILITAIRES FRANÇAIS PEUVENT LUTTER CONTRE LES VENTS AU CONCOURS AU CAMP DE SALISBURY.Salisbury.Angleterre, 19.— La violence des vents nuit beaucoup au concours d'aéroplanes militaires au camp de Salisbury.Les aviateurs français l'emportent haut la main.Seuls quatre aéroplanes français ont réussi toutes les épreuves.Le biplan Cody est la seule machine anglaise qui puisse rivaliser avec les machines françaises.•-?—- Déraillement d’un train QUELQUES PERSONNES LEGEREMENT BLESSEES.V>rth Bay, Ont., 19 - De bonne heure samedi, l'express Toronto Winnipeg a déraillé près de la gare de Nicholson.à 21 milles à l'ouest de Ohn-plenu.L mandent a été causé par un rail brisé.Le fourgon nu xi bagages, le wagon de l'express et une voiture de première classe quittèrent la voie et culbutèrent en bas du talus, la* wagon restaurant et la locomotive restèrent sur la voie.Le conducteur et le chef du service des 1,«gages ont été blessés, ainsi que trois passagers qui ont.reçu des blessures à tête, niais ils ont pu cependant emit inner leur voyage jusqu'à loVonto.Lue heure avant l'accident, un train mililaire composé de 15 wagorts pleins de chevaux avait laissé à cet.endroit sans accident.Mort tragique d'un cadet Halifax, 19.— Kdwnrd MarW, un cadet du troisième bataillon s'est noyé aujourd'hui, au camp d'Aldershen.fl était avec 'luatre autres cadets et voulut traverser à Va nage la rivière Kil-lam, à une courte ditrtmiyv de Mil ford.A peine eut-i] gagné le large qu'il coula.lass jeunes gens qui étaient avec lui ne «avaient pas nager ¦ et, no mirent lui porter «ueum seoouraLee règWuent dn camp mterdiuaot les bains dam la rivière.NEE AL FAIT LA REVUE L’ARTILLERIE.DE Halifax, N.-H., 19.— Avant de prendre eoogé de ses hôtes 8.A.R.le duc de (Jonnaught a dit tout le plaisir qu'il avait eu au cours de son voyage à visiter les endroits où il est allé, il a remercié ceux qui ! ’ont accompagné dans son itinéraire.Son Altesse a aussi exprimé sa satisfaction du progrès de la Nouvelle Ecosse, depuis le jour où il y arriva, jeune officier, pour aller rejoindre la “Rifle Brigade”.Le chef Muise, qui a été durant quarante ans, chef d« la tribu des Micmacs, présenta au gouverneur-général deux médailles d’argent, données, l’une, à son grand-père, par ie roi Georges III, l’autre, à son père, par la reine Victoria.ARRIVEE A SAINT-JEAN Saint-Jean, N.-B., 19.— I^> steamer “Earl Grey” ayant à son bord Leurs Altesses Royales le duc et la duchesee de Oonnaught, la princesse Patricia et leur suite est arrivé ici, samedi soir à 8 heures.Le duc a débarqué ce matin et a passé en revue le Sème Régiment d’artillerie canadienne.La duchesse de Connaught est restée à bord durant la matinée.Lettre encyclique (.Suite de la 1ère page) vous ménagera ni son zèle ni ses efforts, particulièrement les missionnaires, et, sans nui doute, tous les hommes de bien vous apporteront leur concours, soit de leur fortune, s’ils le peuvent, soit de leurs charitables offices, pour cette cause qui intéresse à la fois la religion et la dignité humaine.Mais, par-dessus tout, la grâce du Dieu tout-puissant vous assistera.En gage de quoi, et comme témoignage de Notre bienveillance, Nous vous donnons très affectueusement, Vénérables Frères, à vous et à votre troupeau, la Bénédiction apostolique.Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 7 juin 1912.de Notre pontificat la EN 48 HEURES Le rifle, cette affection de la t peau qui défigure les enfants et leur cause de fortes démangeaisons, est dû cher les enfants, à l'affection intestinale causée par défaut d assimilation.La Babutyrose (Babeurre Nutricia con»*!i tré) et guérit très rapidement.Iæ raison en est que la Babutyrose renfettmet 1-2 pour cent d’acide lactique, désinfectant effectif de l’intestin.Elle est en outre un aliment renfermant peu de graisse et facilement assimilable.La Babutyrose fait disparaître égal lement les poussées d'urticaires.Elle est vendue dans toute la provin i ce, chez les bons pharmaciens.ASSOCIE Ayantyplusieurs années d’expérience dans le commerce, désiré associe aveo capital de $£,000 pour affaire excep-.tionqeUp.Commerce, général à la campagne .honnie localité.S'adresser à boîte 40.“ Ije.’Devoir ”, Montréal.192-4 REPARATIONS Réparations, de meubles'de tout genre* rembourrés avec soin, matelas refaits, remis à neuf, $1.00; plumes désinfectées.Charles Turcot, 435 Visitation.JTél.Bell Est-2075.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES FINIBSSEUSES On demande une ou deux bonnes }fi-nisseuees en fourrures.S'adresser 48j rue Saint-Pierre.INSTITUTRICE neuvième année.PIE PP.X.Faits - Montréal UNE TENTATIVE DE MEURTRE Pascal Youngo, 22 ans, a frappé de quatre coups de couteau son compatriote Francesco Favreno, 24 ans.La police a recueilli ia victime rue Clarke, entre les avenues Atlantique et Pacifique, samedi soir.Elle fut conduite à l’Hôtel-Dieu, où l’on croit que Favreno survi-vri à ses blessures.L’agent Minguy a arrêté Pascal Youngo à sa résidence, 151 rue Atlantique.Il est impossible de savoir le pourquoi de la chicane entre les deux Italiens.On dit que tous deux fréquentaient la môme jeune fille.IL QUITTE LA MAISON Joseph Côté, 16 ans, a quitté la résidence de ses parents à Québec samedi dernier.Son père a demandé à la police de Montréal de le rechercher.Il a donné son signalement.LE DANGER DES PASSAGES A NIVEAU Samedi après-midi, une vingtaine de jeunes filles à l’emploi de la compagnie United Shoes, Maisonneuve, revenaient de l’ouvrage en automobile.Le chauffeur croyant la voie libre à un passage à niveau s’y engagea.Au même moment le train arrivait.Ne perdant pas son sang-froid le chauffeur lança sa machine à toute vitesse.Le train ne fit qu ’effleurer l’arrière de la voiture.UN TRAMWAY TUE UN CHEVAL Le tramway 922 allant de l’est à l’ouest a frappé une voiture conduite par M.Cyprien Piché, de Montréal-Est, hier au soir, vers minuit, sous le tunnel de la rue Ontario.Le choc a été très violent: le cheval a.été tué sur le coup et la voiture réduite en miettes.M.Piché n ’a pas été blessé.UN TRAMWAY FRAPPE UNE AUTOMOBILE.Un tramway de la rue Sainte-Catherine a frappé en face du Princess l’automobile de M.Demers, maître du port de Montréal.L’automobile est fort endommagée.Mlle Demers perdit connaissance.Transportée à l’hôtel Regis elle reprit, bientôt ses sens.ASSAILLI DANS UNE RUELLE Wasdely Korohehik, Polonais, a été frappé, hier après-midi, vers quatre heures dans une ruelle, près de la rue Shearer.Wasdely, couvert de nombreuses blessures à la figure et à la tête, n’a pas voulu dévoiler le nom de son agresseur.Il a été envoyé à l’hôpital Western pour y être pansé.FUGITIF ARRETE.Le chef MeCaskill, de la police provinciale, a arrêté, à Boston, Frederic Allen alias Joseph Hudle, qui vient de finir un terme d'emprisonnement de il a ne.Allen est fugitif de la justice canadienne; il faisait partie d’une célèbre bande de détrousseurs de banques et s’était évadé, de la prison de Sherbrooke où H avait été incarcéré après le cambriolage de la Banque des Cantons de l’Est, à Danville, l^n chef MeCaskill a reconduit.Allen à Sherbrooke.LES MALLES POUR L'ETRANGER Lundi, août, 19, 8 30 a.m., Kronprinz Wilhelm.Lundi, août, 19.6 p.m., Mauretania.Mardi, août, 20, 8.30 a.m., Mauretania.Mercredi, août, 21, 7 a.m.Royal George.Mercredi, août, 21, 8.30 a.m., La France.Mercredi, août, 21, 6 p.m., Adriatic.Vendredi, août, 23, ê.30 a.m., Tunisian.Vendredi, août, 23, 8.80 a.m., 8t.Paul.Vendredi, août, 23, 6 p.m., Majestic.Samedi, août, 24, 12.30 p.m.Canada.On peut mettre les lettres à la poste juequ’è 8 p.m.et les colis jusqu’il R p.m.On recomande les lettres et les co-He jusqu’à 6.16 p.m.Les lettres recommandées doivent être mises à la poste 3tarant# minute# «vant la fermeture e# malle#.demandée pour famille privée, dervraii savoir très bien les langues française!! et anglaise, ainsi vue le piano.Devra/ fournir bonne références.Bon salaire,-s'adresser de suite à B.S.Larose,North, Stanbridge, Qué.JEUNE PILLE DEMANDEE Pour légers travaux de ménage, pe-i tite famille, en ville.Elle devra alifer^ à la campagne pour le premier mois.; Pas de lavage.Gages: $16.00.S’adres-t ser par lettre à casier 52 Le “Devoir”i 71A rue Saint-Jacques.~ JEUNES FILLES Demandées pour entrer à l’hôpital-école de Sainte-Marie, à Pueblo, Colorado, dirigé par les Coeurs de la Charité.L’une des Soeurs sera à Montréal vers la dernière semaine d’août, pour s’entendre avec toutes celles qui désireraient venir au Colorado.Ecrivez boîte 49, “Le Devoir”.PROFESSEUR DEMANDE On demande un professeur diplômé àj l’Ecole Saint-Louis, 25 Hst rue Fair-x mont.S’adresser au directeur.c; ARÇONS On demande des garçons comme messagers.; S’adresser au “Devoir”,* 71a rue Saint-Jacques.EMPLOI DEMANDE EMPLOI DEMANDE COMPTABLE GERANT, désire position, parfaitement qualifié et expérimenté pour diriger une maison de commerce.Possédant les meilleurs recom-i mandations pour capacité, conduite, etc^ Ecrire à Casier 42, Le “Devoir”.A LOUER APPARTEMENTS A LOUER “Fomciana Apartments”, 56 Sher-j brooke Ouesé, près de la rue St Urbain.: aussi au “Outremont Apartments”, 817; Boulevard Saint-Joseph, près du che-j min Sainte-Catherine, chauffés, l’eau! chaude durant toute l’année; poêle àj gaz, glacière, installation d’éclairagei électrique, accommodation de premier! ordre.S’adresser aux concierges ou àj Rodolphe Bédard, 55 Saint François-Xa-f vier.Téléphone Main 3869.A LOUER Le confortable é d i f i ce -récemment occupé par la Young Men’s Christian Association, sur le-Carré Dominion, sera LOUE A DES CONDITIONS RAISONNABLES.POSSESSION IMMEDIATE.S'adresser au BUREAU-CHEF, COMPAGNIE D’AS-, SUR ANGE “SUN LIFE” DU CA NADA.A VENDRE A VENDRE Lots miniers, (daims), dans le comté de Compton, P.Q., donnant aux analyses une moyenne de 70 cents la verge eu be.Il y a une moyenne de six millions de verges cubes à.laver.A échanger pour propriété ou lots dans Montréal.Proposition sérieuse.Sera considérée.Ecrire à Casier 36, Le “Devoir’’.A VENDRE Epiceries, magasins de cigares, bonbons, maisons meublées, pour louer des 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(2(T,1), Longue-Pointe (465), j Lamarche (300)), J.A.N.Morin (455), Sainte-Brigitte (40)j Sacré-Coeur (44), (Saint-Louis de^Franco (47), Saint-Jean-i Baptiste ( 50 ),j Saint Joseph (58), Notre-Dame (52), Saint-Charles (47).Fanfare Sainit-Charles.Cours Saint-Pierre (120), Sainte-Hélène (198).Ca.thédralo (2471.Brault (200), A’annu belli (438), Rosemont (404).L ’Harmoniefdo Maisonneuve.Succursales ,Sainte-Mario et Ville Saint-Paul (3705), Villeray (300), Saint, ( Emile (420), Saint-Jean Berchmans (437), Maisonneuve (51), Delorimier (200), Jos.Thiheault (423), Saint-Denis de Montréal (250), Saint-Stanislas (446), Hochelaga (40), Saint-Enfant, Jésus (41), Sault-au-Réoo'lot (67), Frédéric Or.anam (463), Lambert de Montréal (204), Immaculée-Cône option (60), Bordeaux (103), Verdun (166), Saint-Henri (40).Fanfare de Ttnetford Atinos.Succursales do Saint-Jean do la Croix : (105), Saint-Jacques (200), Saint-Vin-i cent de Paul (48), Saint-Edouard (78), • Mont-Royal (219!), 8n.inte-Clotilde(444), (Chevrier (220), Saint-Zo-ique (272), Saint-Arsène (300), Sainte-Cunégorde (53), Saint-Paul (305).Fanfare du O.V-me Régiment.Bannière de la société.Membres de la convention.Conseil exécutif.Invités.Président généra.!.Les maisons sur tout le parcours offraient.un joli coup d'oeil sous leurs décoration» multicolores où se mêlait le tricolore et l’Union Jack.Los trottoirs étaient envahis par 1rs citoyens dont lo nombre considérable était un éloge do la, popularité des Artisans.Los musiciens de cinq fanfares, semées ça et là dans le défilé, exécutaient les airs'du I terroir et recueillissent sur leur passage des applaudissements mérités.Vers midi, les manifestants envahirent la nef de l’église Saint-Jacques où se célébrait à leur intention une messe pontificale.LA MESSE PONTIFICALE „ Monseigneur Stagni, délégué apostolique au Canada, avait bien voulu honorer les Artisans en officiant eu personne à cette messe.Le temple présentait un spectacle inoubliable; car il était décoré de ses plus beaux ornements des grands jours de fête: banderoles, 2drapeaux canadiens du Sacré-Coeur, du Pape et français s’entremêlaient à la voûte, dans le choeur et aux colonnes.Le maître-autel était embrasé par un millier de lampes électriques.Nous ne croyons pas nous tromper en disant que l’église Saint-Jacques n’avait jamais eu de fête aussi imposante.Au choeur, le délégué apostolique, Monseigneur Stagni, Ha Grandeur, Monseigneur Paul Bruchési, et un très nombreux clergé ; à l'intérieur du choeur, près de la balustrade étaient des anciens présidents de la société.En avant de la nef, des sièges avaiane été réservés pour les directeurs actuels, M.Ludger Gravel, vice-président général; M.l’échevin Giroux, pro-maire; M.le chanoine Lepaillour, chapelain général; AI.J.•I.Gauthier, 1er vice président générai.L’église était trop petite pour recevoir la foule énorme de personnes qui voulaient assister à l’imposante manifestât ion.Son Excellence le délégué apostolique était assistée, pour la messe qu’Elîe a célébrée pontificalement, de AT.l’abbé Tranchemontagne, prêtre assistant; AIM.les abbés Richard et Clément, diacre et sous-diaere d’honneur; AIAI.les abbés P.Pustitienne et Poulin, diacre et sous-diacre d’office.Monseigneur Bruchési était assisté do MM.les abbés Lepoupon et Saint-Denis.Sous l’habile direction de M, le Dr Fred.Pelletier ,maître de chapelle, le choeur de Saint-Jacques, a superbement o.écuté la messe en si-bémol de AI.Paul Fouchey, et le Credo de Gounod.A4, le .Docteur Duval était à l'orgue.A l’affertoire, M.Léo Ayotte a chanté un Ave Alaria de Saint-Saëns.AL l’abbé Henri Gauthier, P.S.S., prononça le vibrant sermon qui suit:— SERMON PAR M.L’ABBE HENRI GAUTHIER Primitias tuas non tardebis reddere.A ous vous empresserez d’offrir à Dieu vos prémices (Exor— XXII — 29.) Mes frères, Le précepte auquel Dieu soumettait le peuple juif, ne vous a pas laissés indifférents.A ous vous êtes souvenus, en effet, que tout est à Dieu, tout e’est-à-oire les personnes et les chosqs, les sociétés et les individus, les cœurs et les volontés, les efforts douloureux d’hier et les consolants succès d’aujourd’hui.Vous ajoutez et vous avez bien raison : les maisons qui se cons bruisent, ainsi que les administration?qui s’y.installent.Il y a un an, sur la pierre angulaire de l’édifice que vous alliez élever, vous attiriez les bé nedictions du ciel.Ces bénédictions sont venues.T.’édifice s’élève aujourd’hui, élégant et solide, dressé dans sa grâce et dans sa force, en face do ces jardins, où longtemps les fatigues de nos pères eurent aux jours d’été leur unique lieu de fraîcheur et do repos, non loin de ce fleuve aux rivages duquel A ille Mario naissante mira ses premières maisonnettes, dans ce centre d’aisance ma tériel le et de f oi chrétienne où jadis tout ce que notre ville comptait de plus illustre écouta, aux jours de grandes fêtes, les vastes rumeurs du bourdon de Notre-Dame, re-joindre.dans l'air sonore les légères envolées des cloches de St-Jacques.Cet edifice est.non seulement l’œuvre des Artisans Canadiens (français, il est aussi la représentation de leur travail.Il est plus.encore.Aujourd’hui qu’à son occasion une foule immense se lève et so met en marche, que les drapeaux cla-oucjnt au vent, que les fanfares le long des rues en fête, jouent nos airs na-t ionaux, i! parle a la fois du passé et de l’avenir, il fait revenir eo qui n’est plus et semble même donner hi vie à ce qui n est pas encore, il est le regard en arrière, à la fois et le regard en avant, e’est-à-diro un souvenir et une espérance.I Il est un souvenir d’abord.Oui.et ses pierres parlent.‘Ecoutez l’histoire qu'elles racontent.Il y a de rela trente-six ans.En revenant, de toutes l'es années, en arrière, vous reconnaissez n peine Montréal.T.a ville s’ignore encore, elle n’a pas reçu du développement industriel et commercial, la poussée et l’élan vers l’avenir.Allais dès Inrs des questions se posent; des problèmes s’annoncent et devant ces énigmes des hommes se sont arrêtés, inquiets, cherchant une solution.Vous nommerais-je ees hommes?Leurs noms sont dnns vos annales et c’est là que tantôt je les retrouvais encore.Us y restent comme un appel in devoir et à l’honneur.Ces hommes se groupèrent autour d’un chef, celui-là même auquel, il y a quelques années, vous avez élevé le monument où s’exprimerait votre reconnaissance.Groupe compact, groupe d’élite, pierre d’attente de la grande niasse qui va venir bientôt.Ensemble alors ils établirent leur oeuvre, oeuvre d’union fraternelle et le protection mutuelle, oeuvre do prévoyance et d’économie, oeuvre de justice et de beauté, de lumière et de bonheur.Ce fut alors la grande lutte, la lutte ?pour la tranquillité des testateurs et des donateurs d’as> surer une bonne et prudente administration de leurs biens, en les confiant à une Société qui est permanente, responsable et expérimentée comme La Société d’Administration Générale 35 RUE ST-JACQUES, MONTREAL héroïque où l’on montait chaque jour à l’assaut des idées fausses et des préju gés, où l’on poursuivait le mensonge et l’exagération, où,de toutes les façons on cherchait à mettre la vérité dans son jour.Et ce fut sans défaillance, le courage des uns so retrempant dans le cou-âge des autres.Je pense, en me rappelant leurs efforts, aux’ travaux douloureux de tous •’es pionniers, les précurseurs de ceux qui cherchent à se frayer une voie dans les, terres inconnues, dans les montagnes, dans les forêts et dont l’incroyable ténacité fertilise le désert et remplit d’inactivité et de vie ce qui était avant eux silence et abandon.C’est bien là ce qu’ils ont fait, à une époque où difficilement on comprenait la raison et la portée de leur conduite.L’un après l’autre, travailleurs fatigués, ils se sont couchés dans la tombe laissant en héritage à ceux qui leur succéderaient leur énergie persévérante et leur force conquérante.Ils ont semé.Ecloses lentement aux sillous fécondés dans leurs sueurs, voici que leurs idées lèvent, s’épanouissent dans une floraison magnifique.Leur idéal social de paix et de réconciliation, de relèvement et de puissance n'est plus une utopie ou une chimère.C’est une consolante et glorieuse réalité.Dites, vous-mêmes, mes frères, que je n’exagère pas, dites que dans votre œuvre se rencontrent, fraternisent, s’assistent le prêtre et le laïque, le riche et le pauvre, l’homme des professions libérales et l’homme de mé-lier, l’homme de lettres et l’industriel.Dites «pie vous avez opéré à une épq-que où elle semble plus que jamais difficile, l’union des classes, comme, dans la nature, parfois, arrivent à se fondre et à s’harmoniser, sur un terrain moyen les hautes cimes et les vallées profondes.Dites encore, car c’est votre gloire, que vous êtes demeurés avec cela, profondément catholiques, gardant a'insi pour rester unis, fortement et généreusement, des liens plus forts que l’intérêt, l’amitié, l’habitude, ceux d’une même origine divine et d’une même destinée éternelle, les liens trois fois sacrés de la fraternité spirituelle dans le Christ et pour le Christ.Dites cela, mes frères.A moi il incombera de dire ensièito que Dieu a béni merveilleusement vos travaux, que la société des Artisans Canadiens Français s’est organisée partout où se rencontrent ceux de leur race, et de leur croyance, qu’elle est non seulement dans la province de Québec, mais encore dans les provinces Maritimes, dans l’Ontario, dans l’Ouest Américain dans la Nouvelle-Angleterre ; qu’elle compte aujourd’hui quatre cent soixante succursales ayant leurs réunions régulières, aidant les malades, les mères, les criants ; qu’enfin, sagement administrée par les directeurs qu’elle s’est choisis, tière d’un passé de gloire et de succès, elle peut sans bravade, mais sans peur, envisager l’avenir.TT G est en pensant à cet avenir que j’ai une espérance.La voici.Le monde actuel, j’entends le monde qui travaille, est agité par une crise profonde, par.une attente anxieuse.Leurrés d’espoirs chimériques, trompés par des exploiteurs et des meneurs, les ouvriers se demandent où ils pourront maintenant s’appuyer, pour réaliser un peu de leur idéal social.Et ceux qui se penchent sur ce malade qu’est la société, qui) la voient ballotter par tous les vents de Ferrcur, cherchant en vain le havre où elle s’abritera enfin, se demandent, avec angoisse si la tempête ne va pas venir, qui portera dans ses sombres flancs les revendications sauvages, les anarchies, le naufrage universel .C’est l’heure, l’heure dos hommes de volonté, de caractère, de sainte audace, hruroiix de concrétiser dans leur condiiiie, par une action réelle d’honneur, les ardeurs qui flottent en eux, impalpables encore et improvisées.Pourquoi, mes frères, ne serait-ce pas votre heure à vous aussi ?Aujourd’hui.à la lumière des événements,des tenta/tivos malheureuses et de tou tes les banqueroutes successives des systèmes et des programmes on oommeno© à reconnaître que l'individualisme n'est, pas bon, que le collectivisme ne Vaut pas mieux et une le vrai remède est de-ns l’association.Mais l’association ne doit pas être seulement, lo groupement des intérêts.Elle a besoin, pour être efficace, pour devenir un élément, de pacification social, d’un lien moral, d’un lien religieux.C’est, dire jusqu’à quel point, doivent être profondément imbus de christianisme ceux qui en font partie, donnant à Jésus-Christ le témoignage non seulement de leur vie privée, mais encore de leur vie oubleiue le temps, on effet, est passé, où l'on pouvait croire, aviv une certaine apparence do raison ou du moins avec d'accept cibles excuses qu'il est loisible à un chrétien, quel qu’il soit., rie faire do sa vio deux parts, l’un chrétienne, l’autre profane ; chrétien nie, cotte part qui s’abrite sous le voile de l’existence privée, qui »e confine entre les frontières du foyer do-mestlquo, qui «’échange entre les membres de la f imille et n’a point d'au-; i res témoins : profane, cette part do la ''le qui appartient au regard et nu ju-j gotnemt.des hommes et qui se mêle, à certaines heures, à, Vexistence collective de la nation.AîAuvaise toujours et.inacceptable, une pareille division n 'est-elle pas aujourd ’hui possible A ceux qui sont chrétiens, on demande d'être chrétiens partout et toujours; ou rappelle qu’il ne suffit pas du devoir coin pris et aimé, qu'il faut presque le devoir dépassé; on dit e1 l'on prouve que la meilleure et la plus efrlüace prédication qu'on puisse faire de sa foi, c'est celle de l’exemple, qu’il faut vivre de manière à no lias être confondu jomn/is avive ceux qui ne disposent pas do nos | ressourees surnaturelles et ne pas essayer avec des vertus vulgaires, de re-! présenter un principe surhumain.Vous eonnaissez maintenant mon espérance.Je vous la précise et la procla me.("est que chrétiens convaincus et généreux, vous servant pour vous rapprocher du but, de votre puissante organisation, vous preniez votre part, largement et vaillamtm nt.dans Ta lutte à laquelle du sommet du monde sur lequel il règne, le père commun, le pontife universel, convie tous les enfants.Four les mots dont nous souffrons la.solution sclwiiifiqufl es; impuissante; de ia solution violente nous no voulons pas.Il reste la solution fraternelle.A'ous vous en ferez les apôtres.Porteurs de bonté et d’amour, vous vous ferez en- core, pour tous ceux ypù piétinent sur place, dans le désert Vt dans la nuit, les constructeurs de ces ^routes lumineuses et larges où rassurés, elle s’en ira vers la vérité et le bonhitur.Oeuvre religieuse que celle que votis aurez faite, mais patriotique aussi.Et ^*otre peuple nar vous, gardera toujours Vtourné vers le ciel, ce coeur où nos pères, par leurs sacrifices, mirent des sentim-auts nobles, ce front où, après deux ans, i nous découvrons encore la splendeur Vie divin baiser de l’hostie.Pour que cette espérance d.wrienne une réalité, x-ous avez tous nos ivoeux, mes frères.Nous vous supplions iicspec-tueusement, Monseigneur, d’y jolindre votre bénédiction.Et les beaux jours seront venus! où la justice et la paix s’embrasser,ont dans le sein de la charité, sur le coieur de Jésus-Christ, foyer d’amour et soute a inépuisable de bonheur.Amen.Alonseigneur Bruchési demanda *.nH suite au délégué papa! de bénir les Ar-f tisans.Il s’exprima en ces termes: ALLOCUTION DE MGR BRUCHESI Monseigneur le (Délégué Apostolique, Permettez-moBd’ajouter un mot à l’éloquent discours, que nous venons d’entendre, pour1 remercier A-’otre Excellence de l’honneur'qu'AElle a daigné faire aux Artisans Cantadiems-Français en venant aujourd ’hui présider leur fête.A’ous avez \1 ayant A’ous, Monseigneur, les représentants'!, d'Ame grande association catholique de secours mutuels.Ils étaient six cents, à peine, lorsque jeune prêtre, j’étais délégué vers eux, comme leur premier aumônier par mon vénéré et bien-aimô prédécesseur, Alonseigneur Fabre.Ils le savent, je les ai tendrement aimés et je, leur garde des années passées auprès dt’eux le meilleur souvenir.Ils ont eu pour les aider' de leurs conseils et de leur expérience les prêtres les plus zélés et les plus dévoués.J’ai suivi avec bonheur et une légitime fierté leur admirable développement, et aujourd’hui, je me rapelle la parabole évangélique.Oui, vraiment le grain de sénevé est devenu un grand arbre.Ils n’étaient-que quelques centaines nos Artisans canadiens-français, il y a x’ingt-eimq ans.Ils sont quarante mille aujourd’hui répandus au Canada et aux Etats-Unis! Je tiens à le dire devnnt A’ous, Exrel-lentissime Heigneur; ils ont, été sans cesse une consolation; ils, ont été aussi l’honneur de votre peuple, partout, où il leur a été permis de planter leur drapeau.Ce sont des hommes prévoyants, prudents et généreux.Ils se .secourent mutuellement au temps de maladie.Ils assurent à leurs femmes et à leurs enfants aide et pro-testion pour les jours où.l’épreuve et le deuil viendraient les atteindre.Alais, de plus, ce sont des catholiques pratiquants et convaincus, de fidèles emfa.nts de l'Eglise, soumis à ses lois, respectueux de ses direction» et de ses conseils.Us se font gloire d’affirmer et de pratiquer leur fol.Je vous prie, Exeellentissime, Seigneur, do les bénir.A’oiisêtc« pour odx et pour nous tous, le représentant du Vicaire do Jésus-Christ sur cette terre dji Canada.Us savent done quo les hom.mages de piété filiale qu’ils vous adressent vont au Papo lui-même.Ils vous ]e,s offrent du plus profond de leur coeur, et avec respect pour recevoir la bénédiction que le Pape va leur donner par votre main.Il y eut après, bénédiction de pain bé nit.Les distributeurs étaient AIM.Nap.Lachance, O.A.Bourque, Alf.Fortier, Albert Lacroix, A’ictor Guevroment, A.F.Hache, A.R.Archambault, J.ni.Bourbonnière et Rémy Lachance.A l’issue de l’office divin les dignb taires de la société se rendirent au presbytère de l'église Saint-Jacques où ils présentèrent leurs hommages et leurs remerciements au délégué apostolique.M.le chanoine Lepaillcur faisait les présentations.BANQUET Enfin tous prirent congé pour »e tendre à la salle des fêtes do l’assistance publique où un déjeuner fut servi.Pas moins de 700 personnes firent, honneur au 'repas, entonnant ça et là des chants patriotiques que l’orchestre Durocher, dissimulé dans une galerie, accompagnait de sa musique.Au dessort, le president M.Gravel prit la parole.M.LUDGER GRAVEL -le veux, dit-il, en commençant, vous annoncer une bonne nouvelle.J’ai demandé à Monseigneur Stagni, délégué apostolique, et à Monseigneur Bruchési, notre cher et vénéré archevêque do bien vouloir nous faire l’honneur insigne de venir nous visiter ici et ees deux grands dignitaires do l’Eglise m’ont promis qu’ils seraient heureux de le faire.Ils viendront ici dans cet/to salle tout à l’heure et je suis certain que la réception que vous leur accorderez, ils ne l’oublieront jamais.Je suis très honoré de pouvoir encore une fois présider à ce banquet annuel, le 34e depuis la fondation do notre magnifique société.Je pourrais peut-être no pas dire autre chose, car vous avez entendu déjà tant de belles choses eo matin à l'église, quand l’abbé Henri Gauthier vous a adressé la parole du haut de la chaire.L'élo-qtient prédicateur vous a dit eo qu’était la Société des Artisans, quel était «on but et quel est l’esprit qui doit animer tous ceux qui en font partie.Il a fait cent fois mieux que je pourrais le taire, l'éloge de notre société, il vous a exhortés à toujours y rester fidèlement attachés, il vous a en un mot dit tout ce qui pouvait fairs l’olb-jet de mon discours, si j’en faisais un.Monseigneur Bruchési vous a dit, ee matin, que Ms Artisans avaient ou un commencement très humble, ils étaient en effet, dans les premier* temps 601) seulement, et aujourd'hui ils forment, une armée do plus de 40,000 hommes.J’ose prophétiser et je suis persuadé que ma prophétie sq réalisera, que nous verrons grandir nos rangs jusqu’à es que nous ayons de* bataillons solides de 75,000 et même do 100,000.Le programme de la société est un programme idéal, car notre but est do grouper ensemble tou» les f'anadions-français.qu'ils résident au Ganada, aux Eteyts-Unis ou ailleurs, de uou* protéger rautusJlwnsnL de nous tenir serrés autour du mêma drapaau, tu j marcher la main dans la main vers I idéal que nous cherchons à atteindra: l’union fraternelle dans la charité et la mutualité.A'otre bureau de direction, en faisant construire le nouveau local de la me Saint-Denis, a voulu construire grand et beau, nous sommes une société solide qui doit durer et on a voulu que la nouvelle bâtisse, elle aussi, dure; on a voulu que ce soit un monument à la race canadienne française.^Nous sommes heureux de nous trouver ici, dans cette belle salle de l’Assistance ublique, et de voir à notre ta ble le digne président, AI.Lamoureux.‘‘Je salue, mes amis, en votre nom, tant que personnellement, les sociétés soeurs qui ont bien voulu assister à no tre fête d’aujourd’hui.“Je les remercie de cette belle preuve de fraternité et de mutualité.Je remercie également, et de grand coeur, ie digne et vénéré curé de Saint-Jacques, qui a mis sa belle église à notre disposition pour les cérémonies religieuses qui ont eu lieu cet avant-midi.Je remercie tous ceux qui ont bien voulu nous aider à faire de cette manifestation un si magnifique euçeèa nt je vous demanderais de transmettre ces remerciements à tous ceux auxquels je ne puis les adresser personnellement comme je le voudrais.“Jo regrette qu'il n’y ait pas à Montréal de salle assez grande pour con-jtenir tous neux que nous aurions voulu voir groupés autour de nous st nous «avons été obligés d’inviter à ces aga-(pes les délégués des succursales étrangères à la ville, quoique nous aurions •été heureux de pouvoir réunir tous les (membres à ce banquet.“Je finis^en vous demandant d'être tous, commet un seul homme, ce soir, à ,l’inauguration de la nouvelle bâtisse.II n’est pasanécessairo d’avoir des cartes -dj’entrée.ntout le monde est Ivienve !mi, hommes^ femmes et enfants.Artisans, amis d'Artisans, et tous ceux qui 'voudront ibien nous honorer de leur pré- KM********************** «« * *9 OUVERTURE DES CLASSES Nous avons ternies les fscilités pour fournir aux collèges, pensionnats et gran- ^ des institutions la VAISSELLE, PORCELAINE OU FAIENCE, COUTELLERIE I OU ARGENTERIE, VERRERIE ET LAMPES AUX PRIX DU CiROS LES SANTES “‘Dans uæ assemblée comme celle-ci, il iy toujours des santés à proposer et.je vous demanderai de lever vos verre» à Notre Souverain Pontife et à Notre »Roi.Au Pape qui est notre illustre chef ùreligieux' et au Roi qui noua permet de jlpratiquor librement notre religion.’’ La santé- de Sa Sainteté et celle de n Majesté furent, bues aux sons du ¦hant des zouaves: "En avant mar hons”’, et du “ God Have the King.’’ M.BRASSARD ’AI.Brassard, de Québec, propose ensuite la.santé de Alontréal: — ‘“Je salis, a dit M.le président, bien qnrilifiéepour proposer la santé de Atont-réaL Je ne me reconnais pas ces qualités.(Que pourrai-je vous dire en effet?VoUs\fei'ai-jo l’hastorique de votre grande et belle cité?Vous la connaissez mieux \que moi.Permettez-moi donc de vous dire quelques mots seulement de Moutré.%1, do la future New-York du Canada.^Vous avez eu de» débuts très humble®, \mai-s vous avez marché à pas de géant*, vous avez fait d’immenses progrès, v«otre développement a été réellement fabuleux.En un temps relativement count tout a été changé, tout a pris un astpcct nouveau.Les distances ont disparu; autrefois nous étions à trois mois ,de fla vieille Europe, nous étions éloigpiés les uns de» autres, par des espaces tqui nécessitaient de longs et fatigants?voyages, et aujourd’hui nous nous bouchons presque par la ra pidité et la.facilité des moyens de transport.Et Me progrès à qui le devons-nous?Au travail combiné de tous, de nos concitoyaus anglais et autres, mais surtout à Tlénergie et au courage de ceux de notreyrace, des Canadiens-Français, découvreurs du sol et premiers pionniers.Race féconde d’hommes vigoureux, nous formons aujourd’hui les deux tiers de la population de votre belle .cité nous sorames ici bien “chez nous”.“Le siège principal' de la Société des ArtisansriJanadiens-Français est à Mont .réal, et nous voulons qu’il y reste.Les progrès de la Société sont alliés aux progrès de la cité de, Alontréal.Vous avez ici la.métropole du commerce, de D'industrie et de la science, quoique nous puissions chez nous, dans la vieille cité de Champlain, dans le vieux Québec, revendiquer une large part du développement intellectuel do noir» race.Je suis heureux d’être au milieu do vous, et je bois à la sauté de votre noble cité représentée officiellement ici par AI.l’échevin Giroux, à qui je demande de nous’s dire quelque mots.’ ’ M.N.GIROUX AI.N,.Giroiux, échevin de Montréal, et délêguté du maire à la fête des Artisans, répond à ee toast porté en l’honneur do la' Métropole.“ Au nom de la ville, je, vous offre à tous la plus cordiale bienvenue dans notre i?té^ et cette bienvenue je l’étends surtout aux délégués qui habitent les auitres parties du pays,, la Nouvelle - Angleterre et les Etats-Unis.” “Je dois vtous dire que nous sommes orgueilleux de ceux qui nous ont quittés et qui» ont réussi, pgr leur énergie et leuc travail, à faire connaîtra à l’étranger les quaStés merveilleuses do notre raeiH-et de notre nationalité/' “ J’ai l'avantage aujourd’hui do parler devant, une assemblée purement ea-nndionno-françaisp, comme représentant du maire de Montréal, mais aussi comme représentant du beau (uartier de St-.l ocques, que j’ai gardé envers et contre tous.” “ Jo dois remercier F orateur qui m’a précédé des compliments qu’il a laits à notre belle ville.Il est vrai que nous sommes les deux tiers do lu population et je dirais même les -trois-quarts, et nous sommes devenus la plus grande ville du Canada, noun lo devons à notre nationalité, à notre énergie, au travail do tous les Ohnadiens-françois.Te voudrais que tous( vous vous souveniez toujours que lo "Canadien - français a du talent, de» oapaoltési et des aptitudes remarquables., «Ten appelle à tons ceux que les préjugés n’aveug’ent pas, les GanadimB-fnmçfris n’ont-ils pas toujours été le* meilleurs nttisans, les meilleurs édificateurs i du succès et du progrès partout on ik ont passé ?” " J’ai dô, pour accomplir certains devoir* «t charges, ino rendre au-delà des mers et je dis avec orgueil que j'ai trouvé partout, à la tète de» gia rles entreprises commerdiaks, chemins Hr fer nt autres, de* Canadiens-français.” Souvenez-vous que notre race a l’avenir pour élis, songez qu’un jour nous pouvons devenir le plus grill’d peuple du monde.• Ayons toujours à npur la progrès et la prospérité de notre peuple et marchons la main dans la main vers lo brillant avenir que les siècles nous réservent." A oo momeni le chanoine G.A.Lc-pailluur fait son entrée dans la salle et o» lui fai'- une ovation.M.Giroux continue : • “Je veux romeroier Al.Gravel, au nom de la ville, pour tout ce qu’il » fait pour ses concitoyens, je voudrais vous dire tous le» sacrifices qu'il s'est imposés et qu'il s’impose encore pour ss» amis le» Artisans.Je.l'en félicite et j« félicite aussi tout le bureau de direction.” “ Nou* seirons heureux, et par nous j’entends me» collogues à 1 hôtel dp ville, et Son Honneur le Maire devons recevoir nu palais municipal, quand vous voudrez nous faire l’honneur d’une visite.” M.Ludger Gravel se lève ensuite et amure M.Qifoux qu’il accepte au nom {Suite d la Sim?paae) Livraison garantie en 24 beures & cause de notre gros stock toujours en mains.Les mêmes conditions et avantages sont accordés par tous nos magasina.BUREAUX ET ENTREPOTS DE GROS 84 86 RUE ST-PIERRE “ L’Utile et l’Agréable ” VOUS TROUVEREZ LES DEUX EN ASSISTANT A LA GRANDE EXPOSITIMhQOEBEC Du 24 août au 3 Septembre 1912 n ; .A fr'/f V w La population agricole de cette province y trouvera Ebn bénéfice et son agrément.La population industrielle et commerciale y trouvera des avantagea abon-diuit.K et féconds.La population professionnelle y trouvera de l’intérêt et de l’émerveille ment.DE GRANDS SPECTACLES : NOS RESSOURCES AGRICOLES.NOS RICHESSES MINIERES EVENEMENTS SPORTIFS.EXPLOITS D’AVIATION.FEUX D’ARTIFICE D’UNE HAUTE SPLENDEUR.EXCURSIONS A BON MARCHE sur toutes les voies de transport L’HONORABLE C.E.DUBORD, J.H.PORTIER, Président.Secrétaire % * « : *> « Ai Ai Ai Ai Ai Ai Ai î 11 POPULARITE - DU - CACAO pur de a été consacrée par trois-quarts do siè cio d'usage; par l’extension de sa vente dans le monde entier; par la Conquête* des Premiers Prix, Médailles et autres Récompenses aux Expositions.C’est lo plus riche, c’est le plus digestif dos aliments LE DEJEUNER FAVORI Parce qu’il soutient et fortifie.DEMANDEZ-LE A VOTRE EPICIER.füMO «v Le Commerce Approvisionné par J.S.FRY & SONS, LIMITED 27 rue Saint-Sacrement, Montréal.» I s » * t* t» * * t* TARIF REDUIT POUR LES MOIS DE CHALEURS [de Physiothérapi du DR HENRI LAS N 1ER HOMMES D'AFFAIRES.—Condamnés h rester en ville pendent tel mois de chaleur, “iitî’i4?p“t Uop ,8“' huent la ville, voua pouve* jouir de tou» les avantage» d‘un« vllUjpjtnreè 1 institut de PHYBIOTHERAEIB, et mieux soigner votre santé.La »»i'S DOUOHBS «t 1© GYMNASE nont ouvert! tous 1©! joun juiau'à 10 beurra du aoir et à TARIF REDUIT TOUR LES MOIS DE CHALEURS, Tél.Est 5969.65QA SUE HAXÙIIJÎENJS. 4 LE DEVOIR, LUNDI, IB AOUT 1912 LA VIE SPORTIVE Dans les Grandes Ligues de Baseball RESULTATS DES PARTIES DE SAMEDI ET DIMANCHE LIGUE INTERNATIONALE LIGUE AMERICAINE SAMEDI SAMEDI Newark .1—Montréal .0 Boston .6—Détroit Rochester.4—Jersey f iiy .• ) t hiracro •V Philadelphie Toronto .6—Baltimore* • > \>w*Vork.16—St-Louis .I omnlo .2—Baltimorp •_) \f»\v-\ ork.7 St-Louis .Buffalo .8—Pro -idoncs .3 Washington 4 Clcxeland .DIMANCHE DIMANCHE Newark.9- Montreal • > Pas il on i real .4—Newark o do Rochester .3—Jerney City .1 partie POSI HON DES CLUBS POSITION DES CLUBS G.P.P.c.G.P.Rncb'ster.71 17 602 Boston 77 36 Loronio.68 49 5-I Washington 69 15 Baltimore.59 55 518 Philadelphia.67 44 Newark.59 62 1-8 ( 'hica'i’O 55 .56 •Jor&çv Citv 58 61 |87 Détroit 51 57 Bul'faio 53 60 160 Cleveland-.- .52 61 Montreal 53 68 438 Ww-York.38 72 ProvirJfnci-gnnrd.industriel, tous quatre de lu cité de j Montréal, et Napoléon Clément, marchand, de la ville de Trois Rivières, flans 1» province de Québec, pour les fins suivantes, sa voir:—(a) Faire le commerce d’immeubles ou de biens immobiliers et généralement tou tes les opérations d’une compagnie foncière; (h) Faire le commerce et exercer tonte in dustrie manufacturière ou autres que la corn pagnie croira pouvoir convenablement exercer en rapport avec son industrie ou de nature è augmenter de quelque manière la valeur de ses biens, eu h les rendre profitables; (c) Acquérir par achat ou autrement, tout ou pur tie de l’actif de toute personne, société ou compagnie exerçant une industrie semblable è celle de cette compagnie, et s’associer avec telles personnes, société nu compagnies pour des entreprises et en vue de profits communs; (d) Vendre ou autrement disposer de tout ou partie des affaires et biens de la cornpa gnin, aux conditions et pour ln compensation que la compagnie jugera convenables ; (e) Prendre, par souscription originale, ache ter.accepter en paiement ou autrement acquérir, détenir, vendre ou autrement concé der des actions, obligations ou antres valeurs de toutes compagnies ayant des objets en tout ou en partie semblables h ceux de cette compagnie; nonobstant les dispositions de l’article 44 de 1« dite loi; (f) Payer, en obli gâtions ou autres valeurs ou biens de la Compagnie ou par l'émission et la distribu tion d’actions acquittées de son capital so rial, toutes dettes ou réclamations contre la compagnie, pour tous biens ou droits acquis ou possédés par elle, et pour tous services h elle rendus nu k être rendus de quelque manière que re soit; (g) Distribuer entre les actionnaires de la compagnie, en nature toute propriété de la compagnie et.en particulier, les actions, obligations ou autres valeurs de toute autre compagnie et, appartenant A la présente compagnie; Ch) Faire toutes et chacune des opérations et choses ci dessus comme principaux nu comme agents, entre preneurs ou autrement.La compagnie exerce ra sop industrie par tout le Canada et ail leurs, sous le nom de "La Cie Immobilière H» la Pointeaux-Trembles, Limitée", avec, nn capital actions de cinquante mille dollars, divisé en 500 actions de cent dollars chacune, et.le principal lieu d’affaires de la dite corn pagnie sera en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d'Ftat du Canada, ce 8e jour d'août 1912.THOMAS MULVEY.Sous-Secrétaire d’Etat.ANGERS, de LORTMIER, GODIN A de LORTMIER.Avocats des Requérants.BANQUE DE MONTREAL AVIS pst par les présentes donné qu 'un DIVIDENDE DE DEUX ET DE- i Ml POUR GENT sur le capital-actions payé Je cette institution a été déclaré pour les trois mois finissant le 31 de juillet 1912 et sera payable au bureau de la banque en cette ville et à ses succursales, le et après le MARDI, troisième, jour de septembre prochain aux actionnaires inscrits au 31 de juillet 1912.Par ordre du bureau, .H.V.MEREDITH, i Gérant-Général.j Montréal, 28 juillet 1912.DOMINION GOAL GO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS nu CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 me St Jacques.Montréal.Téléphone Main 401 H.BEAUREGARD, Entrepreneur général en conetruetion Tél.Bell Main 735.70 St-Jacquei.MONTREAL ANTIKORLAURENCE Cote tito/cALf dcs Cors 1 sûm.trncact.aaws oounus- | fN VENTE PARTOUT ZS-* r*»Nce> P*» t* *o»rt.A J LAURENCE MONTREAL FEUILLETON DU ‘•DEVOIR” Mon Mari PAR Jules Pravieax Reproduit avec l'autorisation de la Société des Gens de Lettres, FEUILLETON DU “DEVOIR” 43 (Suite) —Il se passe, m'écriai je, m'essuyant les yeux avec la traîne de ma robe de mariage, il se I as e que mou mari tue trompe avec une créature qui est vive, sensible, distinguée, qui a de la race! —C'a n'est pas possible! déclara Hor tease.Je te dis que ee a'est pas vrai, moil —Ce n'est pas vrai! fi* je trépignant Ce n'est uns vrai! Comme m je n'avais pas entor.hu mon mar parler de sa Ho sine à s m ami Uemoran I, un polisson! il voudrait me voir morte: il l'a avoué cyniquement! —Je te dis que ce n'est pas vrai! ré r péta Mortense avec énergie.Tu a» ma’ entendu, mal oomf rin.Des bêtises, 1 Ut ($1.Voua vous serez chamaillés tone les deux.Bah! ça s'arrangera tou : jours.| —Hortense, m'écria-je, n'aotiê\c pas, je t'eu prie, laisse-moi seule! Je -suis trop malheureuse.Je t'en prie, laisse-moi seule! La pauvre Hortense comprit que tous les baumes de su philosophie ne pou valent rien contre un désespoir comme le mien.—Eh bien.je sors, fit elle résignée.J 'attendrai que tu m'appelles pour te cou-soler, pour te donner un ooup de main, ma pauvre potite biche du bon Dieu!,., Si on peut se mettre dans des états pawls ! HortsTise partie, je me laissai torntier dans un fauteuil el, la tête dans les marne, je songeai A rimmeneké de nia détresM.J'étais là à xiuaiaer raed mal- ' heurs depuis un temps qu’il m'eiH été bien impossible de déterminer, lorsque j la porta s’ouvrit et Désiré parut, i - Eh bien.Germaine, fit-il d'un ton j dégagé, viens-tu voir Rosine ?Voir Rosirn- '¦ J avais bien entendu! i Mon mari voulait me montrer nette Rosine ! D’un brusque mouvement, je me levai du fauteuil où j'étais assise, et droite, la tête haute, la figure RUiè-| rp, je marchai à pas saccadés vers mon ; mari qui.l'air souriant, badin, se te-( nait à l'entrée de la chambre, l.e regardant fièrement, les yeux dans les yeux, je Vti criai d’une voix que l'indt-j gnat ion exaltait : Monsieur, vous êtes tin monstre ! Comme suffoqué par mon apostrophe véhémente, Désiré resta muet, il contemplait ma figure ravagée pnr les ! tannes, notre chambre où nn eut pu ! croire qu’un cambrioleur avait exercé ses talent».Qu’est-ce quie tout nia veut dire ! fit-il.to'it à coup devenu grave.Comment ! Je te quitte il y a trois hettr res A peiitr.et je te retrouve en larmes.en furie ! Et tu me traites de monstre Mais enfin, explique-toi!.,.Ça me renverse! ajoute-t-il avec te gcs-le dérouragé d'un homme qui ne comprend rii-n à en qui »e passe.Sortez, monsieur! lui dis-je sur un ion tragique en lui montrant lft porte restée ouverte.—Ah ! mats c’est par trop fortt ftGil s'exaspérant.Est-œ que tu sa devenue folle 7 Est-ee que tu te moque» de moi ?Si c'eat une plùea&tada, dn-le tout de suite ! Je suis venu te chercher.11 s'agit de savoir si tu veux descendre avec moi clans la cour.Rosine est en bas ! Sortez! lui criai-je toujours vibrante.N'insultez pas votre virtûme! —Ma victime ! fit-il le front barn’ d'un pli de colère, ma victime ! Qu -est-ce que cette histoire-IA.?Je ne sut* pas un bourreau, moi !.-I en ai assez! Desoends-tu, oui ou non ?Je te répète que Rosine est rn has ! I.e cocher doit ]„ conduire Ce soir A Vau-doisy pour la faire ferrer ! —I-a faire ferrer !.Comment, il faut quia cette Rosine soit ferrée !.- -Parbleu! dit mon mari, si on veut ! l'atteler demain pour essayer de la ! dresser ! i Cette phrase avait été pour moi ! ê- i clair qui foudroie.Je fus un instant , avnnt de pouvoir parler.Alors, balbutiai-je après ,in silence cette Rosine qui n une tête si fine.qui! est si distinguée.,, qui n une si belle robe .-(l'est une pouliche, dit mon mari, que je viens d'acheter, que je voulai* t'offrir pour ton anniversaire, — tu as vingt-deux an* demain, — et qui doit remplacer, lorsqu'elle aura cinq ou six! ans.la vieille Manda que tu conduisais toi même et.qu'au laissera tranquillement crever ici! Ah— je m'en suis donné du tintouin .pour l'avoir! -Désiré, tu es un ange! m'écriai je, me précipitant ver» lui et lui jetant mes bru autour du cou.Itau élan-lut»ii impétueux que, sous le choc.Désiré recula d’un pas et faillit trébucher.Tandis qu’il me tenait embrassée, il me dit, doucement grondeur: —Ce n'est pas sérieux! On ne se met pas dans des états pareils.Allons, explique mni.—Tu sauras tout Hui dis-je; La tête appuyée sur son épaule, soutenue, encouragée par son regard indul gent.je lui dis l'équipée de Vichy, le complot ourdi contre moi par ces horreurs de trigaudes, mes soupçons, ma crise de jalousie lorsque j'eus surpris sa conversation avec M.Uemorand.Il m'écouta sans m’interrompre, comme un bon papa qui entend 1ns aveux de l'enfant prodigue.Lorsque j'eus ter miné mon récit et ma confession: —Tout coin n’est pas grave, fit-il.A Vichy, tu as voulu jouer un tour à un vilain monsieur, il n'y a pas grand mal à ra!.Ce qui me fait de la peine, c’est que tu aies douté de moi.—Oh! pardon! fis je, implorante.Mon mari me contempla avec un regard infiniment doux, puis il reprit: —Germaine, tu saie bien que je t'aime! Cette phrase dans laquelle Désiré avait mis tout ec que son coeur peut contenir de tendresse, il me l’avait déjà dite, mais jamais avec cet accent, jamais avec c» regard! Sans doute, c’était bref, mais mon mari, je ne le savais que trop, n 'était point porté par nature à répandre son Ame nu dehore et à faire passer ses émotions dans le moule d’une-de ces phrases, d’amour, si belles qu'elles semblent apprises dans les ro mans.“ Germsine, tu sais bien que je t’ai me!” Ces mots, dits avec l’accent du coeur, valaient pour moi, plus que tous les discours.Avec quelle fierté, si je l’eusse tenu à califourchon sur mes épaules, comme firent dans le temps les dames de Munich, j’aurais promené Dé siré à travers les rues do Vaudoisy, sous l'oeil marri des vieilles trigaudes! —Eh bien, fit Désiré, qui voyait A ma figure, A mon air de bonheur, que j'avais retrouvé la paix, si nous allions voir Rosine! —Volontiers! répondis je en me suspendant A «on bras.Nous descendîmes dans la cour, et j’aperçus Rosine que le cocher tenait en mains.C'était en effet, une magnti-qtte, créature, aux formes harmonieuse», frémissnnte de vie, et dont la robe noire luisait comme du velours de soie.Je comprenais que mon mari, une éleveur, qui avait la passion dit cheval, fût tombé amoureux de cette bête et eût fait pour elle toutes les folies.—Voilà Rosine! dit Désiré.—Je l’aime déjà! m’écriai-je.Je m’approchai et déposai txn baiser sur le nez humide de m* rivale.Voilà, il me semble, nn acte d’héroïiwno qui, s'il était divulgué, m’exposerait à recevoir nn prix Monthyon.de l'Académie française, ou qualqu# jolie petite décoration, le mérita agricole, par ex-esqgUi Désiré qui souhaitait fort, de montrer aux populations cette bien-aimée, Rosine qu'il avait conquise A prix d'orj et qui ne pouvait que lud faire honneur,j eût bien voulu accompagner son cocher A Vaudoisy.Je devinai son désir; qu'il n'osait réaliser dans la crainte d®i me laisser seule: —Allons, vas-y! lui dis-je.—Je serai de retour dans une heure,, fit-il.Lorsqu'il m’eut quittée, je vi* ac*,, courir Hortense.L’excellente femme ndi me tint point rigueur de la manière un peu vive dont je l’avais invitée à sortir, de ma chambre pendant cette crise qui'* venait d’avoir un si heureux dénoue-j ment et dont elle avait suivi toutes lesi péripéties en «e cachant, —Tu sais, ma biche, me drt-elle, ma- j man Langlois vient de rentrer de Ver-ney avec un chargement de caisse» A chapeaux.Trends bien garde, la mèr* eottisse e*t IA: vétille au poueain! Cette foi» nn te le laisse pas voier! Maintenant, je cours à ma volaille qui a faim., Hortense s'enfuit vers le poulailler dont «lie «’était adjugé lo gouvernement depuis «on entrée à la Vignonne*' rie.(A suivre) — ¦» ¦ i.S ft LE DEVOIR, LUNDI, 19 AOUT 1912 TEMPERATURE Bulletin d'après le thermomètre de Hearu et Harrison, 10-12 rue Notre Dame Est, B.DE MESLE, Gerant Aujourd'hui maximum .74 Même date l’an dernier .76 Aujourd’hui minimum .58 Même date l’an dernier .55 BAROMETRE:— 8 h.matin 11 h.matin .29.90 DEMAIN Beau et chaud (Service particulier) Toronto, 19.— Le baromètre enregistre une dépression de la température au-dessus des lacs et il est probable que des orages se produiront dans le Minnesota et dans la Xouvelle-Eeosse.La température est incertaine à travers tout le Dominion.Pans la région des lacs et ilia Baie Géorgienne le vent souffle de l’est et il y aura des averses et des orages aujourd’hui et demain.Ottawa.—La beau temps d’aujourd’hui sera suivi de pluie.Bas Saint-Laurent et Golfe.— Beau aujourd’hui, pluie.Provinces Maritimes.— Vents d’est; frais.Averses demain.Manitoba et SasLatehewan.— Frais.Quelques ondées.Alberta.— Frais aujourd ’hui et demain.Sun-Yat-Sen Un évêque n’a pas peur! poignardé La marche sur Uskup La Convention | L’Alliance des Artisans Nationale Feu l’abbé Stanislas Lortie Maloré les instances de ses amis qui craignent pour sa vie, il se rend de Shanghaï à Pékin.TROIS EXECUTIONS /Service particulier) Sanghaï, 19.— Le Dr.Sun Yat Sen, l'ex-président de la République, méprisant les avis de ses amis qui I craignent pour sa sécurité, depuis j l’exécution de plusieurs généraux, à j Han-Kéou, a quitté, ee matin, Shanghai' pour Pékin.Le général Huang-Sing, qui commandait les forces révolutionnaires du Sud pendant la révolution, et qui devait no.comper Sun Yat Sen,a abandonné son projet de voyage.Les généraux dont il est question ci-dessus étaient des partisans de Sun.Ils furent arrêtés dans la capitale, par ordre de Youang Shi Kai s
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