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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 14 septembre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-09-14, Collections de BAnQ.

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I I TROISIEME ANNEE—No.218 MONTREAL.SAMEDI 14 SEPTEMBRE, 1912 clN SUL LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA BT ETATS-UNIS.93.00 ÜNION POSTAIiE 96.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.*.91.00 ETATS-UNIS .„ .91.50 UNION POSTALE .93.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration*.71.RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.«Ç.TELEPHONES : ^ ADMINISTRATION : Main 74^ REDACTION: Main 7460 1 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A PROPOS D’UN CENTENAIRE LA TRACE DE NOS ANCÊTRES Les habitants de la Colombie Anglaise célébreront ce mois-ci le centenaire de Kamloops, fondée le 16 septembre 181^.Sise au confluent des rivières Thompson Nord et Thompson Sud, à l’intérieur de la Colombie, cette ville eut comme fondateurs un Ecossais, David Stuart, et deux Canadiens-français, Boullard et Ovide de Montigny.Le “Daily Colonist”, de Victoria, rappelle ce fait dans son édition du premier septembre, après avoir relaté les voyages hasardeux de Boullard, de Montigny et de Ross, partis du fort Okanagan pour aller établir un poste de traite aux fourrures dans le nord, chez les Indiens Cumcloups (d’où Kamloops).* * * Boullard et Ovide de Montigny n’étaient pas les premiers Canadiens-français à parcourir le territoire aujourd’hui connu en partie sous le nom de Colombie Anglaise.Plusieurs autres, guides, commis ou traitants, au service de la Pacific Fur Company, fondée à Astoria par John-Jacob Astor, l’ancêtre des millionnaires américains d’aujourd’hui, de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de sa rivale, la Compagnie du Nord-Ouest, avaient déjà visité cette terre peuplée de multiples tribus indiennes.Charles Legacé, en octobre 1800, avait accompagné l’explorateur Thompson au pays des Koutenays, et y avait passé Thiver.En 1808-1810, il avait derechef voyagé dans ces régions, encore avec Thompson.Et de juin à septembre 1811, toujours avec le même explorateur, il avait séjourné aux chûtes de la Chaudière, (Kettle Falls), sur la Colombie, et les avait même descendues, le 29 août 1811.François Leclerc, en 1810, avait quitté Montréal, s’était acheminé vers Saint-Louis, Missouri,—distance de trois mille cinq cents milles, faits en canot et à pied,—puis, de là, s'était rendu aux bords du fleuve de Colombie.Et,—vers ce temps-là, aussi, Joseph Larocque était commandant au fort Whaps, sur le Pacifique, d’où il devait aller plus tard aux forts Spokane et Okanagan et naviguer ensuite sur la Rivière à la Paix et la rivière Fraser.D’autres Canadiens-français, disions-nous, avaient précédé De Montigny et Boullard dans ces régions.D’autres devaient les suivre; et il n’est pas un coin de l’Ouest canadien actuel où de nos gens ne mirent le pied, pas une rivière dont ils ne naviguèrent les eaux.C’est là, du reste, dans la tradition canadienne.Les nôtres n’avaient-ils pas déjà, bien avant la découverte des rivières Fraser et McKenzie, parcouru le continent américain du Nord au sud, exécuté de brillants faits d’armes sur le littoral et sur les eaux de la Baie d’Hudson, fondé sur les bords du Mississipi qu’avait découvert et descendu jusqu’à son embouchure Cavelier de la Salle, la ville de la Nouvelle-Orélans?Et Pierre Gaultier de Varennes, sieur de la Vérendrye, ne fût-il pas le premier à cxplorer^de 1731 à 1749, les vastes plaines de l’Ouest canadien où, de 1750 à 1753, le capitaine Jacques Repentigny Le Gardeur, sieur de Saint-Pierre, lui succédait, pour avoir à son tour comme successeur au fort Poskoyac, sur la Saskatchewan, le capitaine delà Corne Saint-Luc?# * * L’Ouest américain, comme l'Ouest canadien, eut des Français et des Canadiens-français comme pionniers.De nos ancêtres découvrirent ces territoires, plus tard ravis à la France par la force des armes, mais où la trace des pas des missionnaires, des explorateurs et des traitants canadiens-français reste encore ineffacéc après un siècle et demi.Le Père Marquette avait fréquenté la région des grands lacs; le chevalier de La-mothe-Cadillac avait construit le poste de Pontchartrain, sur l’einplacement actuel de Détroit, et, cent vingt-cinq ans plus tard.Salomon Juneau fondait la ville de Milwaukee, dans le Wisconsin.Les états de Montana, des deux Dakotas, de l'Illinois, du Michigan, eurent pour premiers citoyens blancs des Canadiens-français.Et c’est encore un Canadien-français, Charles Beaubien, établi au Nouveau-Mexique, qui travailla le plus à assurer à cette région des Etats-Unis la forme de gouvernement territorial.(Vide Dictionnaire Historique des Canadiens et des Métis français de l'Ouest, par le Père A.-G Morice).# # # Nulle part, donc, sur le sol nord-américain, les Canadiens-français ne sont des étrangers.Bien avant que les Anglo-Saxons y eussent pénétré, nos ancêtres avaient exploré le nord de ce continent, ils y avaient jeté les germes de la civilisation qui fleurit maintenant, et dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne recueillent aujourd’hui les fruits magnifiques.Nulle part, donc, nous les fils de celturaco de hardis pionniers et d audacieux explorateurs, nous n’avons lieu d’avoir honte de notre race, do nos ancêtres et de tour oeuvre.Aussi bien avons-nous partout droit au respect de nos traditions et rie notre langue, la première à porter la vérité dans les forêts épaisses et sur les bords du fleuves immenses de l’Amériaue septentrionale.1 Car, ainsi que le disait avec un juste orgueil un orateur du Congrès de la langue française, à Québec, en juin dernier: "De nos jours, dans cette Amérique vouée à ta fièvre du matérialisme et à la conquête de l’or, quand il faut élever des statues pour ménager quelque revanche à l’idéal, aux bouches lointaines du Mississipi comme dans la fièrc Washington, à Détroit de Michigan comme dans les prairies du Far Ouest, regardez: ce sont de nos gens, ce sont des Français qu’on ressuscite dans le bronze”.Georges PELLETIER.Aproposd’un décès Parlant de la mort tragique de M.Beauregard, ancien fonctionnaire du Transcontinental, remercié de ses services depuis quelque temps, le Star, de Toronto, l’attribue ô la persécution des employés libéraux par le gouvernement d’Ottawa.Les témoignages entendus à l’enquête du coroner disent que Beau-regard était affecté de la perte de sa position et de la mort de sa mère.Le verdict du jury déclare que la mort est accidentelle, et ce verdict semble justifié par le fait que Beauregard a consulté la veille un médecin, et le jour même de sa mort, s’est plaint au maître de l’hôtel qu’il ne pouvait dormir.Il n’y a donc pas eu suicide comme on l’a prétendu.Que l’insomnie fût le résultat de l’inquiétude, c’est possible.Mais même s’il y avait eu suicide, il nous semblerait exagéré de tenir le gouvernement responsable de cette mort.M.Beauregard a-t-il été remercié de ses services pour cause ou non?Nous l’ignorons.Mais il n'est pas ‘morobable que sa tâche fut finie.H achetait des terrains pour la construction du Transcontinental, section de Québec.Or, la consiruc-lion du Transcontinental étant à peu prés terminée à l’Est de Québec, il est possible que l’on pût se dispenser de ses services.Cela soit dit, non pour excuser les destitutions injustes, mais simplement pour rétablir les faits.Nous avons déjà dit assez clairement et énergiquement quelle devait être l’attitude du pouvoir à l’égard de tons les fonctionnaires publics, libéraux ou conservateurs.Nous n’avons pas changé d’opinion.Il est aussi ridicule de maintenir en fonctions des employés inutiles qu’il est odieux de destituer des fonctionnaires sans raison valable.Mais nous pouvons bien ajouter que si tous les employés destitués en 1896 s’étaient suicidés à cause de leur découragement, il aurait fallu agrandir bien des cimetières.Jean DUMONT.A lire en 2ième page les opinions de MM.J-.O.Marchand et du Dr.Ph.Sainte-Marie, sur le mouvement artistique au Canada.»La venue de M.Emile Deniau à Montréall.BILLET BV SOIR INTERVIEWS Tout le monde sail ou ne sait pas que sir Wilfrid Laurier a T interview et surtout l’interviewer en horreur.Toujours, avec le tact qu’on lui connaît, il congédie, sans ne jamais se laisser tirer les vers du nez, l’importun journaliste venu pour lui parler politique.On raconte plus d’un trait à ce sujet; j’en connais deux et je les livre à {’histoire.Le grand chef revenait d’Europe.Tous les journalistes bridaient du désir d’aller cueillir ses impressions, mais personne n’osait.Or dans un gros journal — un épais journal serait plus juste — se trouvait un blond jeune homme dont le meilleur titre était d’être le fils d’pne dej grosses légumes de la boutique, qui lui-même, la grosse légume, était un intime du chef libéral.— Je parie, dit le fils à papa, que.je vais réussir à interviewer sir Wilfrid.—C’est pas possible, firent les camarades en choeur.— Vous allez voir.St.ns tarder, il se rendit auprès du premier ministre — c’était avant le 21 septembre — qui le reçut séance tenante.— Je suis Untel.fils de M.T7n-tel, rédacteur en chef de la Balou-nc.— Fils de ce cher Untel!.comment allez-vous?fit M.Laurier l’air on ne peut plus bienveillant.— Très bien, merci, répondit le jeune homme en sortant crayon et calepin, et votre voyage à Londres?— Il est fini.et comment va votre père?— Très bien merci.puis-je vous demander.— Le fils d'Untei! s’exclama le premier ministre comme ravi d’étonnement,.ce que vous avez grandi, mon ami! — Je voulais vous demander.— C’est incroyable! Je vous ai vu tout petit, comme cela; qui aurait jamais cru.— Vous demander, sir Wilfrid.— Le fils d’Untei! soupira de nouveau M.Laurier les yeux perdus, si grand déjà.cela ne nous rajeunit pas.— Vous n’auriez pas_____ — Ah! mon jeune ami, je suis bien heureux de vous avoir rencontré.— M ais.— Vous réveillez chez moi bien des so4wenirs; le fils d’Untei!!!!! Légèrement le premier ministre poussa son visiteur jusqu’à la porte; là il lui donna une poignée de main.— Le fils d'Untei! comme c’est loin!.au revoir mon jeune ami.bien des amitiés à votre père.Et crac, la porte se referma sur les pas du pauvre journaliste littéralement estomaqué.Plus récemment, d Marieville, un autre reporter, du même épais journal, voulut interviewer le grand homme.Sir Wilfrid reçut encore fort aimablement l’importun.Le lendemain, le journaliste, l'air radieux, remit pas moins de vingt feuillets de b-Ile copie à son city editor.Celui-ci, après avoir parcouru les premières lignes du manuscrit, s'esclaffa.M.Laurier s’était, pour la première fois, laissé interviewer; savez-vous quel sujet il avait traité?Ne cherchez point, vous ne trouveriez pas.Sir Wilfrid avait donné au trop naïf reporter une interview sur.l’élevage des boeufs dans les Pampas!.Le grand chef libéral a dit un jour qu’il était trop grand pour pleurer; après celle-là on peut conclure qu’il n'est cependant pas trop grand pour rire.Map.TELLIËR.Liste d’honneur DES INDUSTRIELS ET DES MARCHANDS CANADIENS FRANÇAIS QUI PUBLIENT DES CATALOGUES FRANÇAIS.A MONTREAL Graines.— Hector Déry, 21 Notre-Dame Est.Librairies.— Compagnie J.-B.Rolland, 6-14 St-Vinccnt.Granger Frères, 43 Notre-Dame Ouest.Machines.— Bournivnl et Cie., 333 Notre-Dame Est.Musique, — Le Passe-Temps, 16 Craig Est.J.-G.Yon, 266 Sainte-Catherine Est.Produits agricoles.— La Compagnie Canadienne de produits agricoles, 21 rue Saint-Pierre.Articles de sports.— Compagnie Larivière, 911 Boulevard Saint-Laurent.Sculpteurs sur bols.— Allard et Rager, 112614 Boulevard Saint-Laurent.HORS DE MONTREAL Ferronneries.— Côté, Boivin et Cie., Chicoutimi, Qué.Fourrures.— P.A.Alain, 203 rue Saint-Joseph, Québec.Graines.— Jacques Yerret, Charles-bourg, Qué.Engins, moteurs.— Compagnie J, A.Gosselin.Drummondville, Qué.Machines, moulins.— Compagnie des Industries Canlin, AVar-wick, Qué.Poètes, charrues.— A.Bélanger.Montmagny, Qué.(A Suivre) Nota.— D’excellents catalogues nous ont été envoyés par des maisons anglaises et françaises.Nous ne pouvons les faire entrer dans cette liste réservée aux maisons canadiennes-françaises.Mais ce n’est que partie remise.Leur tour viendra.P.H.Sur le Pont d’Avignon.Le Star publiait jeudi soir, dans ses colonnes d’annonces, une vignette singulière: elle représentait un numéro de la Patrie, troué en pleine première page et dont sortait un flot de pièces d’or, de billets de banque, de sacs d’argent.Ce dessin portait comme légende: ‘‘Getting your share.” Un examen attentif de la vignette et la lecture des quelques lignes de texte dont elle s’accompagnait convainquaient le lecteur curieux que c’était là simplement une réclame en faveur de la Patrie.Au premier a£ord, bien des gens se sont imaginé que ce dessin représentait l’argent qu’un philanthrope inconnu a dû laisser sortir de sa bourse pour payer la reproduction, à quatorze sous le pouce carré, des articles impérialistes de la Patrie.Si ces gens eussent réfléchi, pourtant, ils auraient bien découvert que la Patrie ne paie pas ces reproductions.* # * La commission du port de Québec doit profiter du passage de M.Hazen et de M.Pelletier à Québec, aujourd’hui, pou.demander à ecs ministres l’aide du gouvernement, dans l’exécution de certains grands travaux qu’elle veut exécuter.La commission du port est naïve si elle en est enrore à ajouter foi aux promesses des ministres, après toutes celles qu’on a déjà faites à Québec, de tout temps,.et qui sont encore du domaine de l’inaccompli.* # * Le Herald ridiculise la décision du ministre de l’Intérieur de ne pas laisser pénétrer les suffragettes anglaises ici, sous prétexte que, ayant été emprisonnées en Grande-Bretagne, elles sont des indésirables, au Canada.“Que fera-t-on pour empêcher de venir au Canada celles qui n’ont pas été emprisonnées?” demande le Herald.Et la question ne manque pas de justesse.Qu’en ferons-nous, et comment leur interdire l’entrée du pays?Grave problème.Si M.Rogers n’en trouve la solution, et au plus tôt, il se pourrait que, l’un de ces quatre matins, des suffragettes anglaises l’assaillent en pleine me, à Ottawa, et ne lui fassent passer un vilain quart d’heure.* * « Sir Percy Girouard, l’ancien administrateur de la Nigéric, d’origine canadienne-française, parle également bien le français et l’anglais, disent les journaux.Combien y a-t-il d’Anglo-cana-diens, même dans les plus hautes classes de la société, dont l’on en pourrait dire autant?Il y en a, certes, mais si peu, si peu, en comparaison des Canadiens-français qui parlent et écrivent les deux langues.Le Veilleur.Lire demain dans le “ Nationaliste A propos d'un livre — Comment nous écrivons, Léon Lorrain; Pichenette: La vente des liqueurs, Caliban; .4h banquet de Lévis, infortune convive.(Correspondance particulière) Grégoire; La vie musicale, Fréd.Pelletier; Ce qu’on dit de Laval — Un éveil leur d’énergies, Louis Dupire; Le blé.qu’on sème et celui qu'on récolte, Uldéric Tremblay; La langue que nous parlons, Jehan Verchères; Pourquoi le laisser partir?Paul-G.Ouimet; La vente et l’usage du revolver, Simon Bréval; Un crime, Jos.Chaballe; Finances municipales, Baptiste; Morales réflexions, Farfouillard; Echos, etc.Album de musique du Nationalisa te: Je vous aimais, mélodie pour ténor, de M.Ernest Langlois.La vie dràle: L’histoire du jour; Les tribunaux comiques: Les méfaits d'Alcibiade, P.-M.B.; le Banc d’huîtres.La vie sportive.Voir les caricatures.LA SITUATION A OTTAWA Journalistes au guet.—On attend toujours les renseignements de Londres* — Le prochain discours du premier ministre.—Curiosité et réflexion^ à propos de la question navale.—L’opinion publique s’est modifiée.-*! Y aura-t-il une consultation populaire ?Les députés ministériels^ disent oui.— Sur quoi se basent-ils ?Sur les déclarations antérieur res de M.Borden.— Le premier-ministre et le péril allemand.- Ls solution désirée.(Spécial au Devoir) Ottawa, 13.— La reprise des séances plénières du cabinet au retour des ministres d’Angleterre a promptement reporté l’attention du monde politique de Londres à Ottawa.du Conseil.C’est une mesure de prudence simplement, car personne ne croit sérieusement à une décision avant quelque temps encore.LE PROCHAIN DISCOURS DU PREMIER MINISTRE M.Borden a dit et répété deux ou trois fois qu’il étudierait la question sous toutes ses faces avant de décider re qu’il fera.II attend d’autres renseignements de Londres et le prochain voyage de M.Pelletier dans l’Ouest, qui durera bien une quinzaine, semble indiquer qu’on n’attend pas de communication importante avant un mois au moins.II est donc peu probable que le discours de M.Borden au banquet du 21 septembre, à Montréal, soit, au point de vue naval aussi important que le prédisent certains correspondants de journaux ministériels.Le premier ministre s’en tiendra plutôt aux questions fiscales et du transport.Ce sera son premier discours purement politique depuis la grande réunion libérale au Windsor et l’événement qu’on veut commémorer, comme le thème du discours de M.Laurier, suffiront sans doute pour inspirer le chef du gouvernement.M.Borden aura beau jeu pour exercer son sarcasme sur les divergences d’opinion que le discours ré-cûprocitaire de M.Laurier a suscitées au sein du parti libéral.LE SENTIMENT DES RESPONSABILITES La question navale donnera peut-être lieu comme d’habitude à quelques phrases d’un sens général, mais pas davantage; du moins e’est l’impression générale ici pour le moment.H semble que la réflexion soit le mot d’ordre dans les cercles ministériels.On a remarqué la prudence de langage du premier ministre depuis son retour au Canada.A Québec, Trois-Rivières, Montréal et Ottawa, il a été d’une réticence presque exemplaire qui contraste .singulièrement avec son exhubé-rance de 1909 alors qu’à peine débarqué à Halifax, et au grand déplaisir de plusieurs de ses partisans, il traçait tout un programme d’action navale à M.Laurier qui fut trop heureux de compromettre immédiatement ses adversaires.M.Foster lui-même au banquet d’Ottawa a été plus réservé que d’habitude, et M.Pelletier a prononcé des paroles qui, pour le moins, veulent dire que l’on doit commencer par s’occuper de notre pays.Tout cela ne signifie cependant pas que la question navale est ajour née indéfiniment et que les ministres n’y pensent plus.Au contraire, les députés qui viennent à Ottawa cherchent à savoir le plus possible des ministres comme ceux-ci interrogent anxieusement les députés sur le sentiment populaire dans leurs comtés.Et les uns et les autres comprennent la nécessité de réfléchir parce qu’avec l’approche de la solution inévitable, le sentiment de la responsabilité s’impose davantage.Après le banquet d’Ottawa, les députés et ministres présents ont abordé légèrement la question et l’on en parlera encore après le banquet de Montréal.QUESTIONS D’ACTUALITE Qu’est-ce que les ministres ont appris de nouveau à Londres?Que contiennent le.s renseignements supplémentaires attendus du gouvernement impérial?L’Empire est-il réellement en danger?Quelle chance le Canada n-t-il d’avoir voix au chapitre de la paix et de la guerre?Quel serait l’effet d’une contribution d’urgence ou d’une politique permanente sur l’électorat canadien?S’il y a doute, le danger impérial est-il assez grand pour justifier le gouvernement de s’exposer à la défaite?Enfin, quelle forme donnera-l-on à la consultation populaire?Serait-ce un appel au peuple ou un plébiscite?Voilà autant de questions dont l’esprit ministériel semble s’inquiéter beaucoup plus aujourd’hui qu’n-vnnt le séjour de ses chefs en Angleterre.Le* effort* des financiers pour sortir la question navale de la politique de partis n’obtiennent pas grand succès.Le Globe qui les avait d’abord chaudement approuvés est promptement revenu sur sa décision, suivant son habitude.La Free Press, d’Ottawa, a dénoncé cette tentative en termes des plus énergiques.Le Star, de Toronto, s’en est moqué avec esprit.Quelques journaux conservateurs se défendent d’avoir jamais favorisé cette idée, et ceux qui y tiennent encore ne trouvent aucune réponse efficace à cet argument de leurs adversaires: "Puisque vous avez battu Laurier avec la question de la marine, c’est à vous de trouver, une solution meilleure." N’est-ce pas logique?L’OPINION S’EST MODIFIEE Pour qui a la moindre habitude d’analyser les événements, il est clair aussi que l’opinion apparemment indifférente, il y a quelques mois, malgré certaines campagnes hystériques, s’est considérablement modifiée depuis.Le Globe va et vient entre le militarisme et l’antimilitarisme, dénonçant le fléau de la guerre dans le même article où il prêche qu’il est bon de s’y préparer.Le Star, de Toronto, se demande si l’Angleterre a besoin d’aide quand au plus fort de ce que l’on appelle le péril allemand, elle a des surplus qui lui permettent tout à la fois d'accentuer son programme naval et de réduire sa dette.L’un et l’autre dénoncent en outre les journaux qui font métier d’exagérer le péril allertïand.¦ Le Globe a même été jusqu’à écrire que si M.Monk démontrai! qu’il vaut mieux dépenser cinquante millions pour nos voies de transport que pour la marine, il trouverait bien des gens qui penseraient comme lui.Le Mail and Empire a attendu très longtemps avant de prendre parti.Le Citizen traite la question avec un calme déconcertant pour les jingos dont il fut jusqu’à une heure récente, l’un des porte-paroles les plus loquaces.Le Witness est assez récalcitrant aussi.• La Gazette enfin qui représente l’opinion conservatrice la plus pondérée ne perd aucune occasion de faire échec aux jingos.D’autre part, les journaux indépendants sont plus ardents que jamais.Le Weekly Sun, le Grain Growers Guide, le Saturday Sunset, pour ne citer que les principaux se moquent du péril allemand ou dénoncent simplement toute participation aux guerres de l’Empire.Ce sont encore les journaux anglais qui se sont le plus opposés à la visite de M.Churchill et qui accueillent Je plus mal les déclarations des députés unionistes en visite au Canada.En résumé, la presse libérale montre beaucoup de répugnance et la presse conservatrice IrnditionneJlc autant de prudence.Que conclure de ces faits, sinon que le pays paraît moins disposé qu’il y a deux ou trois ans à se laisser pousser dans le militarisme?On dit que le.s ministres enclins à ki contribution eux-mêmes doutent de son effet sur l’opinion, et qu’ils ne se risqueraient qu’à la eondilion de la présenter comme partie d’un immense plan de développements canado-impériaux qui exigerait la dépense de eenlaines de millions: cela pour affaiblir l’argument que le Canada doit commencer par résoudre son immense problème du transport.L’ATTITUDE DE M.MONK Ce projet rallierait-il M.Monk?C’est douteux.La réserve du ministre des Travaux publies intrigue beaucoup de gens.On a même attribué son silence au banquet Borden à un commencement de protestation contre la tendance générale de ses collègues sur la question navale.Cela est exagéré.M.Monk n’était pas assez remis de sa récente indisposition pour s’exposer à une rechute.Mais on n’oublie pas son attitude si ferme sur la question impériale, et l’on ne peut se faire à l’idée qu’il changerait d’opinion du tout au tout.Quant à l’attitude générale des députés qui ont voté pour la consultation populaire, elle parait, pour le moment, aussi ferme que jamais.Maints députés à qui j’en ai parlé continuent d’affirmer que le plébiscite seul les réconciliera au projet que le gouvernement soumettra.Us ajoutent même qu’ils sont certains que cette consultation se fera.Mais quelle forme prendra-t-elle?Ils nous répondent encore que la consultation se fera par plébiscite ou referendum.Quelle garanti! ont-ils d’un plébiscite?Pas autr4 chose que les discours de M.Bor* den, autant que J’en puis Juger.Eli la dernière déclaration du premier ministre à son arrivée à Québec, afo* firmant qu’il s'en tenait à son dis»1 cours du 24 novembre 1911, letf rassure davantage.Quelle est cettd déclaration?La voici reproduit* du Hansard, page 237, 1er volum® de la session 1910-11: LES DECLARATIONS DE M.BORDEN "On pourra, avec raison, disait M.Borden, nous demander ce qu® nous ferions de cette grave question si nous étions au pouvoir aujour*1 d’hui.Il me semble que notre devoir est tout tracé: si elle en prend les moyens, l’administration s®' rendra compte et saura si les clrk constances dans lesquelles se trou*} vc en ce moment l’Empire sont gra»j ves ou non en ce qui a trait à 1® défense navale.Si nous étions aq pouvoir, nous nous efforcerions d’obtenir sur cette question unal réponse simple et claire, et si celt® réponse, basée sur l’assurance dit gouvernement de la mère-patrie ei sur le rapport des experts de l’a*! mirauté, comportait, comme je 1®( pense, la nécessité d’une actioijt prompte et effective de la part d®| ce pays, je demanderais au Parle»! ment de voter l’aide que les circons* tances commanderaient et, fauta par le Parlement d’y consentir, j’eri appellerais du Parlement au peu» Idc.QUANT A SAVOIR, MONf SIEUR L’ORATEUR, SI LE PEUPLE A LE DROIT D’ETRE CON* SUITE DES QU’IL S’AGIT D’UNS POLITIQUE ENGAGEANT L’AVENIR, CELA, POUR MOI, NE FAITJf PAS DE DOUTE.“Je ne sais pas si je me suis Menk fait comprendre, mais j’ai fait d® mon mieux.Il y a, je crois, bien/ des choses à considérer dans l’étu-i de d’un plan de coopération générale du Canada à la défense d® l’Empire.Tout d’abord, et cm sup-j posant que le Canada décide de cort! tribuer à la défense de l’Empirs dans son ensemble, doit-il le faira sans que nous ayons voix dans le® conseils impériaux louchant les décisions à prendre pour la paix ou la guerre dans les diverses partie! de l’Empire?Cela ne me paraîtrait volontiers guère juste, et je ne pense pas que le peuple canadien yj consentirait volontiers.Eh quoi! Est-ce que personne de nous, qui représentons ici dans cette CJiam-hrc, deux cent vingt circonscriptions d’un pays qui va de l’Atlantique au Pacifique, n’aura, sur ces graves questions qui intéressent l’Empire en général, In même voix qui est accordée au plus humble contribuable des Iles Britanniques?Une condition pareille ne tendrait guère à mon sens à assurer l’intégrité de l’Empire, à encourager la coopération de ses diverses parties.Voilà des questions qu’il serait bon d’étudier sérieusement avant de formuler une politiqua permanenU.Cette politique una fois bien conçue et clairement expliquée au peuple, le Gouvernement, quel qu’il soit, devrait appeler la population à se prononcer pour approuver ou désapprouver la projet et OBEIR à ses volontés.“C’est là la motion de l’honorabl® député de Jacques-Cartier.Je ne suis pus prêt à endosser tout ce qui s’y trouve.JE SUIS, BIEN ENTENDU, EN FAVEUR DE L’OBJET QUE MON HONORABLE AMI CHERCHE A OBTENIR, CAR LE SENTIMENT DU PEUPLE ME PARAIT DEVOIR ETRE CONSULTE DANS UNE QUESTION AUSSI IMPORTANTE.J’ai sondé avec soin la valeur de chaque expression employée par mon honorable ami, et je crois que son amendement pourrait, avec avantage, subir certaines modifications.“Je ne laisse cependant pas da reconnaître à mon honorable ami de Jacques-Cartier le droit de tenir à son opinion, et ce que j’en dis est une simple appréciation per-sonnelle.Je vais, en conséquence, soumettre à la Chambre la motion qui suit: “Que tous les mots de ladite motion d’amendement soient retranchés après le mot “thereof” et remplacés par les suivants: “Nous prions Votre Excellence de croire à l’attachement inaltérable et au parfait dévouement du peuple du Canada pour la couronne bri-tanique, comme aussi de son désir et de sa volonté de satisfaire à toutes les justes responsabilités qui in* {Suite à la 3éme page) Les journalistes sont plus que ja-l mais aux aguets, attendant toujours! une déclaration importante du pre- ! mier ministre au sortir de la salle LE DEVOIR, SAMEDI, 14 SEPTEMBRE 1912 LE MOUVEMENT ARTISTIQUE AU CANADA -T - ________ ^ MM.J.O.Marchand et le Dr Ph.Ste-Marie nous donnent leur opinion.r '.9^- LA VENUE DE M.DENIAL I) y a quelques jours, “L» Devoir ” annonçait la venue au Canada de M-Emile Deniau.C'est à.l'association «le oc qu’il faut apprécier t*n musique, »n arehitecvure, en art décoratiC, en spectacles, etc., o’est'.la préparer à rehaus- la jeunesse catholique Canadienne fran- ! sei" 1 a1t ( anatla.raum que nous devrons le plaisir d’enl ! C Association Saint-Jwin:Bop.iste do tfUidre i^e chanteur.Montreal a d»rpuc» hier l'offre vciijale, d’une salle qu'un commissaire des Eco-do la municipalité scolaire de \ ille Saint-Paul lui a faille, à titre frratuit, pour renseignement des notions élémentaires de l’art, au peuple de cette localité.Et si un monivamont d’instruction populaire de ce genre s« péméralisait ?Monsieur Ouimet, c ost afin do donner ! impulsion nécessaire A ce mouve-mwir ( î9i vous le croyez utile, “pratique” ) que j’ai eu recours à vous.Depuis- votre enquête, je vous crois en excellente'disposition pour proposer do seffnblflible» mesu re*.Voyez-vous?On m'objecte qua les professeurs de goû'ô artistique feraient 'vdUî défait, s’ils étaient appelés n Deniau jouit en ce moment f’n France, d une réputation fort enviable.Tout en faisant du journalisme, il est rédacteur aux “ Tablettes de la Schola Cantorum ”.M.Deniau livre son double talent littéraire et mm*nul à la diffusion de la BONNE (’HANSON.Et, s'il faut en croire de nombreux extraits de journaux que j'ai parcourus, il réussit à merveille.Il a donné et continue à donner des conférences-concerts à Paris et en province.D'après la presse française, ce sont de véritables régals.Tout le monde y court et l’on s’arrache les billfft®.lies grands maîtres ac.fuela de la musique président tour à tour ces auditions.Et l’on es*t difficile, ^ _ là-bas, Pt l'on a rsiscm d'etre diffieils.| travailler ^pro patria M.Dfiiiau sera donc nu milieu de | E>t-ee que iR semence nous vers la mi-octobre.T*n jrrand | r|(fl fruits ,|aBS ,m concert conf.rcncc aura lieu tout pro- I éloign/: rpir celui quo I bnblemcnf au Monument National, le: experts consulté« ont onlwvu 16 octobre a.; soir.Nous ne manque-; ment pour la fin des temps ! rons pas d'aller applaudir aux délica | l'in tout cas.Monsieur Ouimet, j» tes mélodies rie la RONNK CHANSON j cwyE sinoènarnent qu© !non humble pro-et au talent de leur interprète.Je sou-j position mérite d'être étudiée pour lu haite que le peuple, qui envahit cha- m-oins et wi olie est "pratique” je deque soir les “.scopes” se rende en nias- mande votre excellent concours et ce ses compactes vers le Monument.11 lui de tous pour toutes les paroisses nous dira si la BONNE CHANSON de Montréal.FRANCA ISP' ne vaut pas beaucoup.A mon avis, je puis me 'irompur, plus que les imbéciles chansons nègres | ***ra un moyen de diminuer la fureur ou les “cake-walks” idiots auxquels J '[vs “scopes” des "cakewalks” dus on l'a malheureusement trop habitué I jupe»-euî-otte.s*’ , ohapeaux-par^- jusqu’ici.I pluies”, des “log-shows”, des “eons * * * tructions sans goût”, et do Men d’au- tres choses qui rapetissent l'esprit des gens pour le préparer à tout ce qui répugne, naturellement à l'ordre et à la saine morale.Je sollicite donc votre attention, Monsieur Ouimet, et je vous prie d’excuser nia franchise et ma témérité.PIT ITT PPE STE-MARTE.M.D.t ne porterait avenir moins a.majorité de» réoem- M.J.O.Marchand q*• m’adressait, eus jours derniers la jolie lettre qu on va lire, est un architecte bleu connu à Montréal.Tl est en effet l'auteur, sur ses cartons, de nombreux édifices qui ornent notre ville et plusieurs autres dans noire province.Tous ces édifices se distinguent par le bon gout ex té rieur et le parfait confort intérieur.( "est une redite que NE Marchand •m’a adressée.En effet, il n’avait pas .besoin de faire, dans une modeste let •dre, l’éloge de l’architecture française.Je l'avais déjà lu “sur” les beaux : monuments dont il a» doté Montreal, -pour ne parler que de ceux-là.PAEE O.OUIMET.M.J.O.MARCHAND Cher monsieur Ouimet, I/architecture américaine est fran jç ai se.Ees Anglais demandent maintenant des professeurs à.1 écolo française, I,’Ecole des Beaux Arts forme ;,plus de professeurs étrangers que tou-'tos les écoles étrangères réunies.ici 'même, ou Canada, les architectes an glais qui valent (pielquo chose font de l'architecture française sous guise d’ar-ehilecture américaine ; ils ne s’en doutent pas tous, mais cela ne change, A’rien à la chose.Bref, l’on peut dire ;qu’aujourd’hui.*n dehors de l'architecture française, il n’y a virtuellement pas d’architecture.Et comme les .connaissances reçues de deux ou troi-siAmo main ne voient jamais colles qu’on va prendre, à leur source, j’en conclus que nos gouvernements no sauraient envoyer ù Paris trop d’étudiants canadiens.A TTicure actuelle, ils n’en envoient aucun.(anadiens-Eran'.ais ou \nglais, peu importe, puisqu’il s’agit ici uniquement d’art.Je crois aussi que la création d’une école d’arts décoratifs s’impose.11 y fi au F an ad a beaucoup de richesse.Otto richesse, malheureusement, ne sert le plus souvent qu’à aménager en geôles do sombres maisons.Que de Canadiens seraient heureux d’avoir des maisons bien décorées et bum meublées s’ils savaient seulement ce que c’est que la décorai ion intérieure et l’ameublement ! Kt ils pourraient ensuite utiliser ailleurs Je gout qu’ils auraient acquis chez eux.Ici encore il faudra recourir a la Franco — uniquement à la France.Tous Jos professeurs do la nouvelle école devraient être des Français, formés aux écoles françaises.Voilà, cher monsieur Ouimet, deux des choses que je crois que nos gouvernements devraient faire pour fa-vanoement des arts au Canada.Je ne parle que d’architecture : je suis.orfèvre.Je vous salue confraternel lament et vous assure de ma très haute considéra lion.J.O.MARCHAND.Dr PH.STE MARIE Montréal, 11 Sept, 1911.Monsieur Paul G.Ouimet, “Eo Devoir” Cher M rm sieur, .l'si lu et relu les appréciai uns dss art isles que vous avez consultés.IVr-mettez-nioi H.' vous louer fie voire ini-liative au profit des hurutiles qui n'ont »>i de l’art, comme moi, que dos notions “ en gros." U ressort donc de votre enqu?te(s'l on compare 1rs expressions et les opi-niond des artistes consultés )que l'art sn Canada n'a pas beaucoup avancé depuis longtemps.Mors fjiie faire ?Itemeunu' ilans le statu quo ?II me semble que ivagir serait le mieux.Or.hier, j’ai proposé A notre ami, le Secrétaire adjoint de l’Association Saint-Jean-Baptiste, de diffuser les notions de l'art dans les couches 1 rofon les du peuple.Instruire le peuple sur Incendie dans le port LES FLAMMES CAUSENT POUR $50 000 DE DOMMAGES SUR LE “WAKNUI." A six li-euras, hier matin, un ine,etidie qui a causé pour $50,000 de dommages! s’est, déclaré à bord du navire “Wak ! nui' , de la.compagnie de navigation del lu Nouvelle-Zélande et l’Australie.Les pompiers do la.caserne No 13 ont été appelés par téléphone, puis, plus tard, les hommes et les appareils de quatre casernes.Au cours de l’incendie, deux pompiers ont été asphyxiés, niait ont été promptement ratnenés par les soins du médecin.Le capitaine ne peut expliquer les causes do i’incendie.Le navire devait partir lundi pour la Nouvelle-Zélande.Notes de chemins de fer L'assemblée annuelle des compagnies Transocéanique et.Canada Atlantic aura lieu à la gare centrale du Grand-Tronc, à Ottawa, Je 2'1 septembre.La Compagnie du Grand Tronc vient de recevoir plusieurs nouveaux chars qui lui ont été délivrés par les usines suivantes : Tes usines de Montréal, 3 chars à bagage.l a "Canadian Car Rnd Foundry CY>" Amherst, N.-S., e ou échanger une propriété, lots, épicvri-es, restaurant., magasin de cigares, salles à manger, maisons meubléta pour louer des chambres, etc.Adress-z-vons à JEAN CASTELJJ d- CIE, 117 Sainte-Catherine Est.EPICERIE A VENDRE Une bonne épicerie à St-Henri de Mascouche.Le propriétaire vendrait avec ou sans la propriété.Excellente occasion pour celui qui voudrait s’établir dans une bonne localité, à proximité de l’église, du couvent, des chars, en s’assurant une excellente entreprise.Pour tous renseignements, s’adresser par lettre à Casier 38.“Le Devoir”.LOTS 54 LOTS au Nord est.des Avenues de Viauville ü vendre en bloc pour presque le prix d’achat, à l'arpent.$5,000 comptant, balance 11 des conditions faciles sans intérêt.S'adresser 5, 151 Sanguinet.PARDESSUS A VENDRE Deux pardessus garnis de fourrure, pour homme, ainsi que deux casques en fourrure et autres articles.S’adresser après 7 heures p.m., 34 Ave.Laval.DIVERS Accordeur de Piano J.A.ROBILLARD, 260 rue Panet, Montréal, Québec, accorde les pianos, en règle le ton, et répare le mécanisme.Bell Main 7460.March.1709R.APPRENEZ L’ANGLAIS Au moyen du Phonographe Edison, Méthode I.C.S.agréable, facile, peu coûteuse.Demandez notre catalogue descriptif.J.H.TARDIF, Rop., 745 rue Sainte Catherine O.VICTORIA HOTEL Québec.E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 A $3.50.Prix spécial pour les voyageur de commerce, $2.00 par jour.STENOGRAPHIE FRANÇAISE ET ANGLAISE Cours individuels et par correspond dance.Voulez-vous devenir habiles stS» nographes et augmenter vos chances d< succès?Confiez-vous au plus célèbr^ professeur, auteur des méthodes adopé tées par les collèges commerciaux ef écoles de la province.Trente années d'enseignement comme garantie de succès.Superbes diplômes octroyés.Denu( R, Perrault, professeur de sténographii au Monument National, au collège Ste, Marie, au Couvent du Sarré-Ccoeur, af Principal du Collège Commercial Cen, tral, 3 Avenue des Pins, Ouest, Monts réal.STENOGRAPHIE.— AUX MAISONS D’EDUCATION Enseignez les méthodes français* anglaise du professeur Perrault.Adop» tées par tous les collèges eommeroiaui et par la plupart des écoles religieusrt et laïques.Infiniment supérieures à la Navarre, à la Métagraphie, à la Pernin, à la Pitman, etc., Denis R.Perrault, au-teur, professur de sténographie au Monument National, au Collège Sainte-Marie ,au Couvent du Sacré Coeur, ete, Principal du Collège Commercial Ce» tral, 3, Avenue des Pins, Ouest, Moat< réal.COLLEGE COMMERCIAL CENTRAL.— Sténographie française et an< glaise, mécanographie, arithmétique! 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LE DEVOIR, SAMEDI, 14 SEPTEMBRE 1912 « UNE OPINION SUR CARTIER Ce que.dit le London Times du grand homme d’état canadien et des services qu’il a rendus à ses compatriotes de langue française et *au Canada.DANS LE Monde Ouvrior Le ‘Tjondon Times", l'un des journaux les plus anciens et îles plus autorisés de Tondre s publie en date du 26 août dernier un article très élogieux sur l’œuvre du Centenaire Cartier.L’article occupe l'une des colonnes principales de la page rie rédaction, et il contient pour la race à laquelle appartenait Cartier, comme pour le grand homme d’état lui-même des éloges qu’il nous fait plaisir de reproduire.L'article est intitulé : LE CENTEX AIRE.GANTIER Il se lit comme suit "Comme nous l’annonçons ailleurs, on ac propose de •élêbrer le centenaire de la naissance, er 1814, de Sir Georges Etienne Cartier, l’un des pères principaux et l’un des fondateurs de la puissance du Canada, par la dédicace d’un monument érigé à sa mémoire sur le Plane du Mont Royal, rijominant la ville de Montréal.Le site est singulièrement bien choisi car il a été associé au nom de Cartier, depuis que le Canada est connu dans l’univers.C’était un Cartier, de son nom Jacques, un homme de la même race que l’homme d’état canadien qui vint après, qui fut le premier Européen à fouler le sol du Mont-Royal, qui dominait alors, non pas la ville de Montréal, mais le village huron-iroquois d’Hochelaga.Lui aussi s’il eût été doué de la vision prophétique de son descendant homonyme aurait pu pressentir, "oomme l’illustre Cortez dont le regard d’aigle s’émerveilla à la vue du Pacifique” lorsqu’il contempla l’immense nappe d’eau du Saint-Laurent et l’Ottawa roulant ses eaux étincellan-tes à l’ouest.Les rapides de Lachrine empêchèrent ses vaisseaux de procéder plus avant, mais ce fut Jacques Cartier qui découvrit le premier le Saint-Laurent et lui donna son nom, baptisant en même .temps du nom de Canada, la région qu’il traversait, et.celui de Mont-Royal, la colline sur laquelle il s’arrêta au point le plus lointain de son pèlerinage vers l’Ouest.Le nom de Canada veut dire simplement village, dans le langage indien auquel il l’emprunta, et ceci est encore significatif dans Son symbolisme.On rapporte de Thémistoole,qu’il prétendait qu’en dépit "de son inhabilité là accorder une harpe ou uue vielle, -ou A jouer un psal-térion, il connaissait assez de moyens pour rendre forte, glorieuse et grande ia ville la moins connue dont on lui confierait les destinées’’.C’est exactement ce que Georges-Etienne Cartier a fait.Nous ne savons pas s’il était meilleur musicien que Thémistoele, malgré que daus l’esprit de ses compatriotes il était plus qu’un simple poète dans la langue de sa race.Mais il connaissait assez de moyens, et il les employa suffi-Eamment, pour faire du "village” auquel Jacques Cartier avait donné un nom, un pays fort, grand et glorieux.Georges-Etienne Cartier naquît le 6 septembre 1814, à Saint-Antoine, comté de Veichères, dans la province de Québec.Il étudia le droit, et après s’être fait recevoir au Barreau du Bas-Cana-da, acquit rapidement une pratique lucrative dans cette profession.Il prit part à la rébellion de Papineau en 1837, et dut pendant quelque temps quitter le pay®.Il se repentit vite cependant de cette aberration de jeunesse, et retourna au Canada, sujet loyal et- enthousiaste de la Couronne britannique.A partir de ce jour il consacra ses énergies à la consolidation des deux Canadas, et à leur transformation en uue rande confédération autonome, destinée grandir libre, unie, heureuse et tranquille sous le drapeau britannique.Son attitude et ses sentiments êoue oe rapport se révèlent mieux dans ces quelques mots d’un discours qu il prononça à Londres en 1869, alors ou il se trouvait membre du premier gouvernement de la Puissance du Canada."Le peuple canadien, dit-il, désire rester fidèle au vieux drapeau monarchique de la Grande-Bretagne, ce drapeau qui flotte sur toutes le® mers, ce^ drapeau que la tyrannie n'a jamais pu abattre, ce drapeau qui symbolise la vraie liberté." Si ces paroles traduisaient le sentiment universel du peuple canadien f'1 1869, cela était dû en grande partie à l’influence personnelle de Cartier sur les Canadiens de sa propre nationalité.C’était là l’élément moral le plus élevé de son travail pour le Canada, une aspiration passionnée mêlée a, un effort incessant pour la réconciliation des deux races qui dans sa jeunesse avaicat été si cruellement séparées.Mais sa vision prophétique le porta à pousser son travail avec, non moins d’enthousiasme, non seulement en ce qui concernait la législation interne qui devait unifier et concilier les deux races habitant le Canada, mais en ce qui regardait l’extension.1e développement pt la consolidation rie cette vaste puissance qui maintenant s’étend, comme John Bright disait un ;our des Etats-Lois, “depuis les vagues furieuses rie l’Atlantique jusqu’aux eaux plus calmes de l’Océan Pacifique à l’ouest.” Nous n’avons pns besoin d’énumérer les nombreuses mesures d'organisation interne, ri'expnnsion extérieure et de développement auxquelles il a aseocié son nom, les nombreux mmistèr.is dont il n été memlhlre ou chef, le grnrtri nombre de collègues qui partagèrent ses labeurs et contribuèrent à leurs nobles résultats.Tl nous suffira de citer l’appréciation faite d'elles par Ijord Dufferin dans uns lettre ou’il écrivit, en 1872.alors qu’il était gouverneur - général du ('anadn et.que Cartier était sur le seuil de la tombe : “Votre nom, écrivait-il, est indissolublement lié à l’époque la plus glorieuse et la plus féconde de l’histoire de votre pays, époque qui coincide avec votre entrée dans la vie politique, et se termine dans cette consolidation de® provinces à laquelle votre génie, votre courage et votre habileté ont si largement, contribué.” A un tel homme, que ses compatriotes considèrent avec raison l’nn des plus honnêtes, des plus loyaux, des plus clairvoyants ministres qui aient jamais été en office dans le Dominion, il est éminemment juste qu’on élève un monument digne de lui.au jour qui marquera le centième anniversaire de sa naissance.Nous recommandons le projet à tous ceux qui se rendent compta de la grandeur du Canada, de ses souvenirs inspirateurs du passé, et de l'ambition non moins inspiratrice de jouer dan» l'avenir un rôle digne de sa destinée glorieuse dans la bonne comme dans la mauvaise fortune de notre Empire oommun et uni.Un comité a été formé à ce sujet sous la présidence de M.E.W.Villeneuve.Il a reçu l’encouragement des représentants de toutes les classes et de toutes les opinions, dans la politique et la vie publique au Canada, et rie la part d’autres personnages éminents dans notre propre pays.Si l’on en juge par la liste de noms que nous venons de recevoir, quelques-uns des noms les plus connus parmi ceux que nous citons ailleurs, les organisateurs du Centenaire sont, et cèla est bien naturel et convenable, également divisés entre Canadiens-français et Canadiens-anglais.M.Borden, le premier ministre actuel du Canada et Rir JVilfrid Laurier, son distingué prédécesseur, sont, comme on oievait s’y attendre, unanimes à supporter le mouvement.Le prince de Galles a été invité A visiter le Canada durant l’année du centenaire et à présider au dévoilement du monument, et.dans le cas où il serait possible à Son Altesse Royale d'accepter l’invitation qui lui est faite, on éprouvera nous en sommes certains que l’occasion est éminemment digne de sa présence et de son encouragement.Des invitations ont également été faites aux premiers ministres de toutes les colonies britanni-vues.L’Empire britannique tout entier concourra ainsi d’une façon unanime à rendre l’hommage loyalement dû à la mémoire de l’homme qui bien que n’étant ni de race ni rie sang anglais fut cependant l'un des premiers à comprendre la majesté et la dignité de l’Empire, et l’un des premiers à travailler à son unité”.La cale-sèche de Québec UNE DELEGATION SE RENDRA A OTTAWA POUR DEMANDER AU GOUVERNEMENT DE HATER LES TRAVAUX.(De notre correspondant) Québec, 13.— Une délégation d’hommes d’affaire® de Québec ayant à leur tête le maire Drouin et les officiers de la Oommission du hâvre et de la Chambre de Commorc.e se rendra ces jours-ci, à Ottawa, dans le but de faire une pression sur les membres du cabinet fédéral pour assurer l’exécution immédiate des travaux du port.C ’est surtout de la caile-sèciie qu’il sera question.La délégation demandera au gouvernement qu’elle soit-commencée le plus tôt possible.Noua apprenons à ce sujet d’une personne bien informée, que la cale-sèclie sera construite dans l’anse Mai zeret, sur les battures de Beauport.Le département dee travaux publies est à terminer les plans d’après lesquels le bassin se,ra à l’endroit précité, environné de cinq nouveaux quais dont le principal comprendra une longue jetée e ’é-tendant depuis l’entrée de la rivière Baint-Chandes jusqu ’là vis-à-vis l’église de Beauport.On insistera à Ottawa pour que il’une des entreprises projetées soit commencée cet hiver afin d’assurer de ’‘’ouvrage à la main-d’oeuvre de Québec.CLUB DESVOYAGEURS DE COMMERCE Montréal 10 sept.1912 Cher ami et confrère : — Vous êtes très spécialement prié d’assister à une assemblée de tous les membres souscripteurs du Club des Voyageurs de Commerce, 91 Sherbrooke Est, qui sera tenue dans les salles du Club, le samedi, 21 septembre à 8 hrs.P.M.Espérant que vous serez présenté cette assemblée, car, il y aura discussion sur des affaires de la plus haute importance en ce qui concerne la réorganisation du Club et les Membres individuellement Bien à vous.J.A.BENOIT, Président.-t- Une vinaigrerie détruite à Des Moines (Serrlce particulier) Des Mow*3.Cal.13 — Un incondfr, dont on ne connaît paa la cause, a détruit aujourd’hui la ' ’Menning-RIater Pickle s dommages sont estimés à £125,900.Mort d’un gros entrepreneur (Service Dartfoulter) Watertown, Ny., H — Mik> L.Cle-Veland, un des plus grands entrepreneurs de cette ville vui avait en compagnie de ses frères de très grands contrats à exécuter au canal Welland, est mort hier.Il était âgé de 61 ans.Note mondaine Madomoiaelle Margnerèie de LorimW fille unique de M.R.G.de Lorimter, C.R., sera au nombre dos débumuhes de la saison.K Edifice du Crédit Foncier Franco Canadien 35 RUE SAINT-JACQUES Le nombre des casiers-tiroirs dans les VOUTES DE SURETE venant d’être augmenté, la Société peut donner satisfaction à 200 nouveaux clients.Casier-tiroir, avec de! spéciale, $5.00 par an.12 UNIONS RIVALES.Une rivalité, vieille de plnetieurs années, exist e entre la Société Amalgamée des chBrpentiersnrrennisiers et la Fraternité Unie des rharperntieramenuisiers d’Améritjje.D’après les rapport* du Congrès des Métiers et du Travail, qui se tient à Guelph, on est porté à croire que cette rivalité, qui, trop souvent tourne en inimitié, ne soit pas près de disparaître.Ces deux grandes afseoeia-tion ouvrières sont, tontes deux, inter-nationalee.Toutes deux sont affiliées an Congrès des Métiers et du Travail du Canada; char.une d Viles compte un-nombre do membres considérables: plus de 250,000, dit-on.La Société Amalgamée des eharpen-tiers-memiisiers est un* vieille association dont le foyer est en Angleterre.Elle a des branches dans tout l’Empire bri ftannique, aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans le Sud-Africain.Chacune de ces branches se gouverne elle-même ; elle a son autonomie parfaite.La branche du Canada a son Siège social à Toronto.A Montréal, elle compte environ 500 membre», plusieurs unions loea.lee et un conseil de district.L’agent d’affaires est M.A.Dumas, 314 Sainte-Catherine Ouest.Non moins puissante est la Fraternité Unie des charpentiers-menuisier».Son siège social est à In-dianapobe, et elle couvre tout le continent de l’Amérique du Nord.A Montréal, elle compte prêe de quatre mille membres, divisés en six unions locales et un Conseil de cbstrict.Les agents d’affaires ont leur bureau au Temple du Travail, 201 rue Saint-Dominique.La Fédération américain* du Travail, à laquelle les deux organisations étaient affiliées a fait des effort» inouïs pour entretenir l’harmoni© entre «es deux grands corps du travail organisé.Elle n’a pu réussir.Deutiièieinent, .pour des motifis que l’on a pas à discuter iei| l’exécutif de la Fédération Américaine a retiré, à la Société Amalgamée, la charte qui l’affiliait à elle.C’est alors que les .unions de Montréal, par.l’organe de leurs délégués aux Con grès de Guelph, -ont demandé à ce con grès que cette association frappée déjà par la Fédération Américaine, fût exclue du Congrès Ouvrier du Canada.Mais le Congrès, par un vote de 134 con tre 76, a refusé d’accéder à la demande des -délégués de la Fraternité, et l'Association Amalgamée reste affiliée au même Congrès que la Fraternité.Que va-t-il »e passer maintenant f La Fraternité ouvrira sa convention annuelle, lundi prochain, à Washington Il est probable que -la question viendra en discussion devant cette convention.Cette rivalité, que dans les eercles ouvriers on appelle malheureuse, devrait cesser.Les officiers des deux organisations devraient avoir soins cesse à la mémoire celle belle devise de l’une de ces deux associations ouvrières: United, wo stand; divided, we fall."Unis, nous sommes debout ; divisés, nous tombons.’ ’ LA FETE DES NATIONAUX Le Conseil Centra.! National, des Métiers et du Travail, ainsi que les unions nationales qui sont affiliées à ce Conseil ont résolu de reprendre leur programme de la Fête du Travail.On.sait que ce programme magnifique et bien compris, n ’a pu être -exécuté, à cause du mauvais temps.C’est le 25 septembre courant qu’auront lieu ces jeux, au Parc Deilorimier.Il y aura des courses de chevaux, courses à pieds et autres diverthssements agréables.On profitera de l’occasion pour distribuer les magnifiques prix qui ont été donnés, par de généreux amis du travail organisé national, aux fins de la dernière Fête du Travail.GRAND CONCOURS D’ADMISSION Un grand concours de propagande et de recrutement vient d’être décidé par l’Union de Secours Mutuel» des employés civiques.La période de ce concours s’étend à partir de ce jour jusqu’au 1er octobre prochain.A cette -occasion, l’union a suspendu l’article de sa constitution relatif à l’âge des nouveaux membres, qui, d’après cet article, ne devaient pas- avoir nu moment de leur admission, plus de 55 ans.Durant le concours, cette limite d'âgo est portée à 60 ans, mais avec une condition: c’est que le nouveau postulant, qui aura dépassé l’âge de 55 ans, paiera ©n sus du droit d’entrée ordinaire, la somme d’une piastre pour chaque année excédante.L’Union de .Secours Mutuels de* Employés civiques est dan» un* période très florissante; d’après le rapport officiel de ses auditçturs, qui a été lu, mardi dernier, à l’assemh'lée générale, elle possède, en banque, la somme de mille et une piastre et trente-six cents ($1,001.36).Les officier» rie^cette union .sont MM.U.Lamarre, président; D.Goutu, vice-président; H.Vallée, seorétaire-correspondant; N.Déry, secrétai re- arch i v i»t e ; J.Pépin, secrétaire-financier et M.Ara-beau, trésorier.Pour tou» rensdgnoirmvTrt* concernant cette union et son concours d’admission, on peut ejadreeser à M.H.Vallée, 800 Partheniad*.REUNIONS POUR CE SOIR.2ême samedi du moi»: AU TEMPLE DU TRAVAIL: Union No 1270 de» c harpon tiers-me- A LA SALLE ALEXANDRA: Union No 1244 des charpenticrs-me-nuisiers.La prospérité d’une compagnie LA LIGNE TRANSATLANTIQUE NORTH GERMAN LLOYD EST DANS UNE FORT BELLE SITUATION FINANCIERE.Berlin, 14.— Que la Hgn» North German Lloyd est prospère, M.Man-kiewitz, directeur-général de la Deutsche Bank *t directeur de la compiagniei le démontre dans un état qu’il a sou mis hier.11 La North Gorman Lloyd fait en ce moment plus, d’affaires qu’elle n’en a jamais faites”, dit-il."Je présume qu’elle va payer un dividende, pour l’année courante de 7 ou 7 1-2 pour cent.Les actions d* la compagnie se vendent près de 130 et elles ont des tendances vers la hausse”.Est paru:— “A BOUT PORTANT” de Nap.Tellier Le vol.franco.27cts EN .VENTE AU DEVOIR._ i, ~TT ~ ~.IL CRAIGNAIT D’ETRE EN CONSOMPTION " Fruit-à-thes " l’a guéri Sri»' .ronne,à Waterloo.- - Ne croyez-vous pas qu’il serait intéressant pour vous de lire notre annonce et même de venir voir et comparer nos marchandises.150 POELES DE DIFFERENTES MARQUES Sont actuellement exposés dans nos salles dféchantillons Ces poêles sont à la portée de toutes les bourses, leurs prix varient de $10.00 à $65.00.Vous y verrez aussi 50 modèles -de fournaises, dont nos nouvelles ‘‘ TORTUES” avec pattes, et bien nickelées qui défient les autre® modèles par leur chauffage.Elles sont de toute beauté.Notre choix complet de poêles à gaz vous surprendra.NOS "TORTUES” ORDINAIRES AVEC DESSUS NICKELES SERONT VENDUE» PENDANT DIX JOURS SEULEMENT.Au prix ridicule:— No 2.$4.50 No 3.$5.50 No 4.$6.50 Donnez votre commande de suite, nous conserverons votre marchandise en magasin, jusqu’au jour, où vous en aurez besoin.CHASSEURS ATTENTION 1/ Non» vou» offrons les mellten f res fournitures de chaeoe à Aléa Cartouches ‘ ‘ Crowy ’ ’ $».00 te mille.prix défiant tonte concurrence* Cartouches "Régal” $30.00 lo mille.Cartouche* “Soverering”, $22.00 le mille.Nous avons au«si un aesorti-ment, complet de balles pour ca- > rabines et revolvers.-J c Accessoires de tontes sortes.J J.& P.DAVIGNON 1030-36 RUE ONTARIO EST Tel.Bell Est 2021-187 — Tel.March.1557 CLOCHES D’EGLISES DE LA CELEBRE FONDERIE, P A C C A R D FONDEURS DE LA SAVOYARDE, 43,365 LUS Plu» de 700 cloche» «ont placée» au Canada.Garantie de 10 an.Parfaite Harmonie.Sana retouche aprèa la coulée.C EMILE MORISSETTE, 20J a ^rünSSSÎ.quebec Z.O.TOURANGEAU, 358 RUE RACHEL EST, MONTREAL Machine pour carillonner brevetée, Coussinets à secteurs mobiles, Battants Rétro-Lancés brevetés £^SN^I?S.Sa.Ci^T
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