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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 25 septembre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-09-25, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE—No.227 MONTREAL.MERCREDI 25 SEPTEMBRE.1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTAXE .« „ $3.00 $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .« » $1.50 UNION POSTALE - $2.00 Rédadtion et Administration: 71» RUE SAINT-1 ' CQUES MONTREa 6» ï -t- TELEPHONES : Directeur : HENRI BOURASSA ADMINISTRATION: M % ’461 REDACTION : Main 7460 % FAIS CE QUE DOIS ! kk PERIL IMMINENT ” ET “POLITIQUE PERMANENTE BILLET DU SOIR Septembre, octobre.Il n’existe pas, il ne peut exister, ni pour la Grande-Bretagne ni pour aucune puissance souveraine, maîtresse de ses relations étrangères, aucun “péril imminent,” aucune “circonstance extraordinaire”, qui ne se rattache, dans ses causes ou dans ses conséquences, à une politique permanente.Si c’est le “péril allemand” que M.Borden emmaillotte avec tant de soin dans des phrases si cotonneuses, il devrait bien, une bonne fols, nous prouver en quoi le “péril allemand,” s’il existe, constitue une “circonstance extraordinaire”, indépendante de la “politique permanente” de la Grande-Bretagne.Pour qu’il y ait péril, il faut d’abord qu’il y ait l’ombre d’une chance de succès pour l’Allemagne; il faut ensuite qu’il y ait possibilité de conflit entre les deux nations.Nous ne voulons pas faire à M.Borden l’injure de croire qu’il ira chercher ses arguments dans les déchets du jingoïsme anglais, de la junte Harmsworth, de la littérature jaune consacrée aux intérêts du trust anglo-allemand.Il laissera, nous n’en doutons pas, ce genre d’arguments aux démagogues du Star et de la Patrie et aux agences de publicité, à quatorze sous le pouce carré.Mais alors, il devra faire sa preuve à l’encontre des déclarations officielles et positives de M.Churchill, quant à la supériorité absolue de la flotte anglaise sur toute “combinaison possible” de forces étrangères.Il devra aussi donner le démenti à M.Asquith qui affirme que les relations entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont excellentes.Lorsqu’il aura prouvé que ces deux hommes d’Etat ont trompé le peuple du Boyaume et de l’Empire, il lui restera à établir que le “danger imminent” ne résulte pas des relations internationales de la Grande-Bretagne; que même si la Grande-Bretagne se rapprochait de l’Allemagne, le danger subsisterait;—en d’autres termes que ce “danger imminent” est absolument indépendant de la politique permanente de l’Empire—comme le serait, par exemple, un ouragan annoncé par les observatoires météorologiques.• * • Cette preuve faite, il aurait encore à démontrer par quel moyen le Canada peut faire quoi que ce soit pour parer à ce danger.Assurément pas par le mode tenté par le ministère Laurier.Ce mode, M.Borden l’a condamné comme nous; il l’a déclaré également inutile à l’Empire et au Canada.Par un don en argent?M.Borden convaincrait difficilement quiconque n’a pas perdu la tête qu’en allant emprunter dix, vingt, cinquante millions de dollars des banquiers anglais, à 4 p.e., pour les remettre immédiatement dans le trésor du gouvernement anglais, il aurait, par cette opération, fait autre chose que l’affaire des courtiers de Londres et des créanciers anglais du Canada.Par des vaisseaux,—dreadnoughts, cuirassés ou croiseurs?Mais on ne bâtit pas une flotte en quelques semaines, ni même en quelques années.Or il s’agit d’un “péril urgent”, qui n’attendra sûrement pas, pour éclater, que M.Borden ait fini de bâtir ses vaisseaux et Sam.Hughes d’armer la “puissante nation canadienne.” Du reste, le péril passé, les vaisseaux resteront,^—à moins qu’ils ne soient coulés; et d’aiprès les autres déclarations de M.Borden à Londres,—qu’il a oubliées de répéter samedi—il ne devra y avoir qu’une flotte impériaHe: ces vaisseaux bâtis avec l’argent du peuple canadien continueront donc à servir à la politique permanente de l’Empire.Au fond, si M.Borden voulait parler, il nous dirait que tout ce qui embarrasse réellement les hommes d’Etat anglais, c’est la pénurie d’hommes pour la flotte et pour l’armée.Craignant pour eux-mêmes les conséquences d’une loi de conscription, ils s’efforcent d’amener graduellement les coloniaux au degré d’exaltation nécessaire pour tirer des confins de l’Empire les recrues qui leur manquent.Ce sont là des misères sur lesquelles les maîtres de l’Empire n’aiment pas, suivant la parole de M.Asquith à la séance de clôture de la conférence de 1911, “mettre même leurs propres concitoyens dans la confidence.” Seulement, ceux des Canadiens qui ne sont pas pris de la fièvre chaude, ou qui ne sont pas intéressés à battre monnaie avec le patriotisme et le jingoïsme, trouvent que les Anglais, maîtres des destinées de l’Empire, devraient commencer par risquer leur propre peau dans les guerres résultant d’une politique dont ils se réservent la direction exclusive, avant de demander aux Canadiens, qui n’ont pas plus à dire ou à faîre-dans cette politique que les Cafres du Matabéléland ou lesparias de Penjab, d’en;subir les conséquences et de remplir les devoirs que le peuple-anglais ne veut pas s’imposer.* * # Sous quelque aspect qu’on envisage le problème, il n’y a pas de “péril allemand”, ni de “contribution d’urgence” qui ne se rattachent indissolublement à une politique permanente.Et si M.Borden était sincère, à Ottawa, à Londres et à Montréal, lorsqu’il déclarait que le peuple canadien ne s’engagerait pas dans une politique quelconque de contribution aux guerres de l’Empire sans avoir le droit de participer au gouvernement de l’Empire, il ne saurait se dérober plus longtemps derrière le subterfuge d’une distinction subtile et fausse.S’il envisage d’un oeil clairvoyant le jeu des forces qui travaillent en ce moment l’empire britannique jusque dans ses fondements, s’il est résolu, comme il l’a affirmé, à maintenir toute l’autonomie du Canada, il n’a pas le droit de faire le jeu des jingos qui veulent affoler le peuple canadien avec l’épouvantail d’un péril réel ou imaginaire, afin de l’entraîner, sous un prétexte d’urgence, à se prendre le pied dans l’engrenage des contributions militaires, laissant à un avenir lointain et indéterminé le soin de régler les conditions de la politique permanente.M.Laurier a mérité de perdre le pouvoir surtout à cause de ses hésitations, de ses subterfuges, de son opportunisme.Si M.Borden a à coeur de prouver qu’il mérite davantage la confiance du peuple canadien, qu’il sorte de la brousse des équivoques.Qu’il expose clairement et sans ambages ce que les autorités impé riales attendent de nous et ce qu’elles nous offrent en échange des obligations nouvelles qu’elles désirent nous voir assumer.Et qu’il soumette le tout, dans son ensemble, et non par fragments, au verdict populaire.Il y est engagé en honneur.Quatre au moins de ses ministres y sont engagés encore plus étroitement que lui.# # * Sur ce point, la Gazette—le seul journal que j’aie en ce moment sous les yeux—prête au premier ministre les paroles suivantes: I said it would be our pf.ain duty.to find whether the naval issues were grave.That if we were in power we would find this, and get an unvarnished answer, and if the answer to that question by the government of the Mother Country, and the reports of the Admiralty experts were such as to demand immediate action, then wo would appeal to Parliament for immediate effective aid, and IF PARLIAMENT DID NOT GIVE THAT AID that I would appeal from Parliament to the people of Canada.(Loud cheers).Ceci équivaudrait à dire que si le gouvernement, après avoir demandé un vote d’urgence à la Chambre, était défait par sa propre majorité, il en appellerait au peuple! En vérité, les convives de samedi avaient le vin enthousiaste, s’ils ont réellement applaudi à outrance cette extraordinaire nouvelle.Sous le régime constitutionnel, un ministère, défait au parlement, qui en appelle au corps électoral, ce n’est pas la découverte du radium! Mais il y a loin de là à la promesse d’un plébiscite “sur toute politique navale”, faite par M.Monk, par M.Nantel, par la plupart des candidats conservateurs dans la province; encore plus loin à l’engagement pris par M.Pelletier, que le gouvernement Borden donnerait “mieux qu’un plébiscite.” • • • Faut-il rattacher ces paroles de M.Borden à sa distinction entre le “péril imminem” et la politique permanente ?Devons-nous prévoir que le ministère, tombant sous la domination du Sfnr, va échafauder le “péril imminent” et arracher à une Chambre d’affolés, d’épeurés et de patronnés, une loi temporaire ou une résolution quelconque “pour le salut de l’Empire,” suivi d’un subside d’urgence—quitte à promettre de consulter le peuple “plus tard” sur la politique permanente, en l’emmêlant dans le fouillis inextricable des multiples problèmes de la politique intérieure: tarif, réciprocité, classification des grains, construction de chemins de fer, de quais, de cales-sèches.etc., etc.—C’est-à-dire en l’«mmitouflant dans les mille et un moyens dont les gouvernements et les politicienv-disposenLpour-étouffer la -conscience*publique et subo^.-cul^eur.Et-ll importerait que leur donner les problèmes nationaux aux appétits matériels et locaux?C’est possible.Et la ruse réussira peut-être, pour l’instant.Mais les politiciens sans scrupules ou sans clairvoyance qui auront “fait le coup” seront tôt ou tard classés au rang des malfaiteurs publics, des ennemis de l’Empire, des destructeurs de l’unité canadienne.Que ceux des membres du gouvernement et de la majorité parlementaire qui ont un véritable patriotisme et le sentiment de leur devoir public parent à la manoeuvre tandis qu’il en est temps encore.Henri BOURASSA.Enfin, nous avons eu “tout" un jour d’automne, un de ces jours à la pénétrante douceur mélancolique.Ce n'est pas trop tôt! Depuis son début, septembre nous déversait d’une main prodigue l’eau du ciel sur la tête.Le jour, on pouvait à peine distinguer les arbres qu’une brume épaisse enveloppait, et, le soir, on ne voyait pas les étoiles.Ce temps de tristesse est-il fini?Qui l'oserait prédire_ Je l’ai savouré, ce jour-là, ce jour bienvenu, tant espéré! Je l’ai bu des yeux, je l’ai respiré par ions les pores de ma peau! Il m'a fait du bien jusqu’au fond de l’âme; il m’a rendu joyeux et grave; je me sentais le coeur plein de lumière! Et ce n’est qu’un commencement, car je goûterai les autres avec la même intensité de bonheur serein.Septembre, octobre, quelquefois novembre, les mois les plus poétiques de l’année, les plus profonds aussi par les pensées qu’ils éveillent et les impressions qu’ils font naître; septembre, octobre, embués d’argent, dorés de soleil, azurés de ciel; septembre, octobre, enguirlandés de feuilles multicolores, éventés de brises tièdes et langoureuses, aux musiques affaiblies; septembre, octobre, quand ils ne pleurent pas sans cesse, donnent à l’esprit de grandes ailes qui planent au-dessus du monde, et s’élèvent dans l'infini du rêve! Les fleurs dernières s’effeuillent les branches se dépouillent; tout revêt un aspect de fin d’existence, et chaque pétale qui tombe, et chaque feuille qui tourbillonne nous font songer à la fragilité des êtres et des choses.Le recueillement solennise l’atmosphère; on respire dans la paix; sur la ville, l’automne déploie son calme bienfaisant.Et le grand soleil modère sa puissance, atténue ses rayons, et semble regarder longuement agoniser les heures.Septembre, octobre, saint! Accor-dez-moi de vous goûter encore, moi qui vous aime depuis des ans! Septembre, octobre, poèmes de lumière, symphonie de couleurs, dispensateurs de plaisirs nobles et fins, éphémères et précieux, prodiguez-moi les feux de vos étoiles, les chansons de vos soupirs, les larmes de vos rosées, l'éclat de votre firmament songeur, — tout ce qui vous fait beaux, suaves et doux, septembre, octobre! Albert LOZEAU.A propos de coopératives L’ambassadeur des Etats-Unis à Paris, M.Myron T.Herrick, vient de transmettre à son gouvernement un rapport documenté sur les coopératives européennes.Il y recommande l’adoption d’un système analogue de coopératives, aux Etats-Unis, afin d’y favoriser davantage les classes agricoles et ouvrières.Les cooperatives^, dans la plupart des pays d’Amérique où il est question d’en organiser, rencontrent l’hostilité de certains capitalistes et de certains associations industrielles qui redoutent leur concurrence dans le champ économique.Il n’en est pas ainsi en Europe.Le public y a noté les avantages de ce système et les législateurs sc sont empressés de le mettre à profit, au bénéfice des classes rurales et ouvrières.Les ouvriers d’Allemagne, ceux du Royaume-Uni, ceux de Belgique et les agriculteurs du Danemark surtout ont largement bénéficié de la législation sur les coopératives; elles ont relevé le crédit du Danemark; il a pu, grâce à elles, donner la richesse à ses agriculteurs et il a fait de son territoire exigu l’un des plus grands exportateurs de pro duits de ferme du monde, le fournisseur attitré de l'Europe.L’ambassadeur des Etats-Unis a Paris recommande surtout à son gouvernement la constitution de caisses de crédit agricole; elles prêteraient de l’argent aux cultivateurs, à courte échéance, et sur leurs garanties collectives.Il croit que l’organisation de ces caisses rurales permettrait bientôt aux agriculteurs en besoin d’argent de l’obtenir chez elles, moyennant un taux d’intérêt moindre que celui des banques ordinaires.Nous avons déjà, dans Québec, quelques-unes de ces caisses rurales et de ces sociétés de prêts.Leur fonctionnement donne d’excellents résultats.Elles sont un excellent moyen d’améliorer le sort de l’agri- nombre se multipliât dans toutes nos campagnes de quelque importance.A maintes reprises, M.Monk, aujourd’hui ministre des Travaux Publics, a saisi jadis la Chambre des Communes d’une mesure relative aux coopératives, afin de rendre uniforme la législation canadienne à ce sujet, et d’en élargir le champ des opérations.L’ex-ministre du Travail, M.Mackenzie King, ainsi que M.Harris, ex-député libéral de P'antford, Ontario, millionnaire et industriel de renom, ont approuvé cette législation, Mais, chaque fois, des associations commerciales et des banquiers ont protesté contre cette mesure, craignant à tort qu’elle leur suscitât une coneurren-ec redoutable, parmi les classes ouvrières et rurales.Il serait temps pour l’administration actuelle de reprendre cette question de législation fédérale sur les roopérati ves, dont M.Alphonse Desjardins s’est fait dans notre province l’avocat tenace et éclairé.A l’heure où l’on parle tant du coût excessif de la vie et de la difficulté, pour les agriculteurs de ressources pécuniaires modestes, d’emprunter de l’argent à un taux raisonnable, dans des campagnes éloignées des banques, le gouvernement trouverait assurément dans une sage législation sur les coopératives l’un des meilleurs moyens d’améliorer la situation des classes rurales et ouvrières.Georges PELLETIER.Sir Richard Cartwright On savait sir Richard Cartwright assez malade, mai« on espérait que le vétéran de tant de luttes triompherait encore une fois de l’adversaire.Sa mort éveillera dans tout le pays de nombreux souvenirs.Sir Richard était l’un des derniers survivants d’une époque déjà lointaine, il se rattachait à un groupe d’hommes politiques dont plusieurs sont déjà entrés dans l’histoire.Pendant près d’un demUsièele, son nom a été l’un de ceux que l’opinion a constamment discutés.C’était, de l’avis de tous, une intelligence de premier ordre, servie par une culture remarquable.Il n’a guère eu de supérieur comme orateur anglais: son éloquence était à la fois puissante et d’une correcr tion classique.Fils d’une vieille famille aristocratique, il avait gardé les meilleures traditions du gentilhomme anglais.Ardent jusqu’à la violence, passionné et sarcastique dans le débat public, il était dans les relations personnelles d’une courtoisie charmante.Il a connu tous les hommes qui ont fait l’histoire du Canada pendant les dernières cinquante années.Il a été mêlé à tous les conflits politiques.11 a porté et reçu de rudes coups.Il laisse inache-.vés des mémoires dont tout le monde regrettera vivement qu’il n’ait pu les conduire à bonne fin.Avec son expérience des hommes et des choses, le détachement qu’avait dû produire chez lui sa quasi-retraite des dernières années, et son beau talent d’écrivain, il pouvait nous donner une oeuvre vraiment remarquable.A certains égards, peu de Canadiens ont été aussi largement doués que sir Richard Cartwright; il semble même y avoir une singulière disproportion enlre son beau talent et l’oeuvre qu’il laisse.Il n’avait pas les dons de meneur d’hommes qui ont fail la caractéristique de sir John Macdonald; il n’a pas, comme Edward Blake, attache son nom à la défense de certaines idées qui émeuvent le coeur et l’intelligence de tous les hommes.On se souviendra de lui surtout, semble-t-il, comme d’un orateur brillant et d’un beau soldai dans les luttes de parti.Son nom est lié cependant à une cause: la lutte rentre les théories protectionnistes; mais, par une singulière ironie des choses, l’homme qui avait passé vingt années de sa vie à dénoncer la protection, ne devait revenir aux affaires que pour appliquer un régime de protection modérée.Du reste, l’avènement au pouvoir de son parti marqua une sorte d’éclipse dans la carrière du grand orateur.On trouvait un peu compromettant le rude soldat des jours de l’opposition et on le confina — lui, l’ancien ministre des Finances du cabinet McKenzie, l’homme qui, pendant dix-huit années, avait tenu sur le gril les financiers conservateurs, — on le confina dans ce ministère du Commerce, dont il avait dit que c’était une cinquième roue à un carrosse.(sir Richard ne marchait depuis longtemps qu’avec difficulté), le vieil athlète se laissa tranquillement glisser dans une sorte de demi-retraite.Il prononçait de temps à autre un discours intéressant, mais Ton sentait bien qu’il ne suivait plux la politique qu’en amateur.Jusqu’à la fin cependant, il gardi( sa pleine vigueur intellectuelle.Les années n’altérèrent point sa haute courtoisie, elles ajoutèrent même à sa bienveillance et il n’avait plus guère d’adversaires dans le monde politique.Sa fin inattendue suscitera pai> tout la plus vive sympathie.Orner HEROUX.LES MANUFACTURIERS EN CONVENTION Le discours du président.Association prospère.— Le problème du transport.— La question de la défense navale.— La réciprocité, — Suggestion des Commis- cmns sions.Sur le Pont d’Avignon.Au congrès international des Chambres de Commerce, à Boston, ces jours-ci, la langue française a la place d’honneur.C’est la langue officielle des congressistes.Les autres ont droit de cité au congrès, mais le français est au premier rang.Les délégués des Chambres de Commerce de Tiinivers sont évidemment des gens plus cultivés et mieux instruits que les fanatiques ontariens acharnés à proscrire le français des écoles de leur province.# # * Les journaux de Toronto rapportent que les producteurs de pêches, dans la province-soeur, perdront au moins cent mille piastres, cette année, parce que les chemins de fer ne peuvent leur donner assez de wagons pour le transport rapide de ces fruits.Au lieu de voter quelques millions pour une contribution d’urgence problématique, pourquoi ne pas affecter cette somme à augmenter tes facilités de transport sur le territoire canadien?“Give us more box-cars", comme disait l'agriculteur de l’Ouest à M.Murphy, ç * Un correspondant de journal, à Ottawa, dit que si le cabinet Borden met la question navale au premier plan, dès le début de la session, il se pourrait que les Chain bres en disposassent même avant les vacances de Noël.L’Amirauté anglaise fait mieux de ne pas trop compter là-dessus pour donner sa prochaine commande de dreadnoughts au trust anglo-allemand.* * # Le président de l'équipe de Chicago de la National Hase-hall l.ca-gue a décidé de faire surveiller ses joueurs pour qu’aucun d’eux ne fume ni ne fasse usage d’alcool, au cours de la prochaine saison.Si tous les grands industriels adoptaient Tidée d’interdire l’usage de l’alcool à leurs employés, ceux-ci en bénéficieraient, tout comme ceux-là.Si l’alcool n’est pas bon pour un athlète, à plus forte raison ne doit-il pas l’être pour un homme de constitution ordinaire.• • » Le petit village de Montfort-TA-maury, en France, a toute une population dî> pauvres oisifs et de chemineaux paresseux; ils y vivent sans souci, grâce à la munificence d’un vieil original qui, par son testament, a affecté les revenus de sa fortune au soutien des pauvres qui s’établiraient à cet endroit.M.Gouin avait peut-être entendu parler de ce testament, quand i) a fondé la prison de Bordeaux, où afflueront, pour y vivre dans le luxe, les malfaiteurs de toute la province.Montréal, plus que jamais, deviendra un pays de Cocagne pour eux.?* # Le baron Adolf Marschall von Bieberstein, ambassadeur allemand à Londres, et le plus grand diplomate allemand de l’heure, disent les dépêches, vient de mourir à Bade.Guillaume II l’avait' envoyé à Londres afin de travailler au rapprochement de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne.Il faut souhaiter que Guillaume lui trouve un remplaçant capable de mener cette tâche à bonne fin, dans l’intérêt de la paix universelle.* il* * Sir Richard Cartwright, qui vient de mourir à Kingston, devait écrire prochainement ses mémoires politiques.Mais la mort Ten a empêché.Il est encore heureux que M.Charles Langelier lui survive.M.Langelier saura bien se rendre au vingtième tome de ses souvenirs politiques.Le malheur est qu’ils ne valent rien.* * « Les Anglo-saxons parlent souvent, avec un peu de dédain amusé, de l’excitabilité des gens de race latine.Mais les récentes bagarres de Belfast, tout comme les scènes inouïes qui se passèrent à Londres, au soir de la délivrance de Ladysmith, rendent les Latins un peu sceptiques, quant au flegme et au sang-froid des Anglo-Saxons.Quand ceux-çi perdent leur calme, ils deviennent plus affolés que tous les Latins du monde.Feu Mme H.L Auger Madame Honoré Lemaltre-Auger, née Marie-Alice-Elisa Héroux, est décédée hier à Saint-Léon, comté de Maskinongé, à l’âge de 72 ans.Madame Auger laisse outre son époux, deux fils: M.Henry Auger, de Montréal, et M.Orner Auger, de Saint-Léon.Les funérailles auront lieu vendredi matin, à neuf heures, en Té-glise paroissiale de Saint-Léon.Nos respcctueus»*./condoléance* L’âge et-les infirmités aidan{4j à-ladamille.(De notre envoyé spécial) Ottawa, 24.— J’ai vu naguère une réunion de l’association qui se prétend la plus haute inlerprèta-tion de la dignité et c’était un pandemonium des plus cocasses.Je viens d’assister ù la première séance de la convention annuelle des manufacturiers et ça été un modèle de régularité, d’ordre et de précision.D’une façon générale, toutes les conventions se ressemblent.La majorité des membres ne viennent aux séances que pour y entendre discuter le point qui les intéresse particulièrement.Des trois cents manufacturiers présents en ville aujourd’hui, on en trouve plus dans les corridors, causant à la bonne franquette sur les moelleux divans du Château Laurier, que dans la salle des séances.L’assistance ie^ n’a dépassé la centaine à aucun moment de la journée, pas même pendant la lecture du discours du président, M.Curry.« * * Ce document est la revue de Tannée au point de vue industriel.M.Curry se réjouit d’abord de l’augmentation du nombre de membres qui a triplé depuis dix ans.L’association compte aujourd’hui 2,754 membres dont 1,677 d’Ontario, 718 de Québec, 110 de la Colombie Anglaise et 101 du Manitoba.C’est TUe du Prince-Edouard qui en fournit le moins, — deux.Le capital engagé dans l’industrie représentée dans l’association est de $1,245,745.L'association n’est cependant pas satisfaite de ce résultat, et elle fera de nouveaux efforts pour attirer à elle tous les industriels du pays.Le président signale ensuite le fait que Tejiporlatihfl dcS produits canadiens n’augmente pas en proportion de la production de l’industrie canadienne.On doil voir là une preuve de lu prospérité nationale dont il faut se féliciter; mais il est bon aussi de cultiver le marché étranger en vue des années de dépression possible au Canada, et c’est pourquoi il félicite le gouvernement d’avoir conclu un arrangement préférentiel avec les Antilles.Une brève discussion s’est élevée à ce sujet, ce malin, les uns pensent comme le président et les autres soutenant que le premier devoir des manufacturiers canadiens, s’ils veulent justifier Ja protection qui leur est accordée doit être de servir le marché canadien.D’autres encore prétendent que les petites industries se développeraient beaucoup plus rapidement si les banquiers traitaient les industriels avec la même générosité qu’ils accordent aux spéculateurs sur Tim-meuble.M.Curry n’aime pas les agitateurs étrangers.La plupart du temps, dit-il, ce sont eux qui fo-mentent les grèves et il ne comprend pas qu’on les laisse entrer au pays quand on renvoie de braves gens qui n’ont que le défaut d’avoir le gousset à sec.II admet cependant qu’un bon moyen d’éviter les grèves est de bien traiter les employés.La réciprocité n’a pas plus de sympathies chez les manufacturiers cette année que Tan passé.M.Curry le déclare énergiquement et il s’appuie sur les dernières cotes du marché à Minneapolis et à Winnipeg pour affirmer (pie le cultivateur de l’Ouest aurait perdu des milliers de piastres au change.De plus, Tattilude du gouvernement américain sur la question du canal de Panama doit nous apprendre à se méfier de politiciens aussi peu scrupuleux.Passant à la question du transport, le président ne cache pas qu’elle est loin d’être réglée.Ln congestion a duré presque toute Tannée, non seulement pour le transport des grains, mais pour l’expédition des autres produits aussi.Il admet que les expéditeurs ne sont pas tout à fait exempts de blâme.I.e grand mal est cependant l’insuffisance des voies de communications et des facilités de transbordement.Il faut plus de chemins de fer dans l’Ouest, plus d’entrepôts-élévateurs à la tête des lacs et de meilleurs communications par eau.L’élargissement du canal Welland et des canaux du St-Laurent ne lui parait pas une solution très efficace.Va-t-il recommander la construction du canal de la Baie Géorgienne?Non.Avec toutes ses améliorations, le port de Montréal ne réussit pourtant pas à garder l'expédition du grain canadien.Il en est encore nu même point qu'en 1998, tandis que Buffalo a quadruplé presque son commerce d’exportation au.détriment des routes canadiennes.C’est que, dans l’opinion de M.(lurry, les taux d’assurance maritime sur le Saint-Laurent sont énormes.Plus de chemins de 1er, plus d’en-trepôts-élé valeurs, une assurance maritime canadienne, voilà un gros programme.On s’étonne après cela que M.Curry te surcharge encore d’une rontribution pour la défense impériale.M.Curry est un im* périaliste ardent, c'est indiscutable.Une bonne partie de son discours est consacrée à cette question.Ella ne contient aucun argument nou.veau.Il faut protéger notre commerce et se montrer reconnaissants envers la mère-patrie.Que Ton consulte les chefs de l'opposition, très bien, niais avant tout que Ton fasse quelque chose.Et comment l’assemblée a-t-elle accueilli cet opinion, pensez-vous?Modérément.Un tiers des cents membres a applaudi, un tiers a levé les yeux au plafond et Tautre tiers n’a pas remué.Concluez pe qu’il vous plaira.Moi, je pense qu’au fond, l’opinion générale est loin d’être enthousiaste.* * * Quelques détails additionnels suc les rapports des différentes commissions.La commission de l’initiative commerciale recommande d’art* joindre au Haut commissariat canadien à Londres, une exhibition permanente des produits naturelt et manufacturés du Canada.Elle se plaint du manque d’ouvriers ex* perts et demande Tavis de la convention sur les meilleurs moyens à prendre pour résoudre le problème.Elle recommande aussi qu’on s'efforce d’amener les municipalités à choisir de préférence le lundi comme jour de fête civique afin d’éviter une perte de temps aux voyageurs de commerce.Elle demande encore que la taxe sur les voyageurs de commerce, citoyen» anglais disparaisse.Elle recommande encore que le permis de transiger accordé aux compagnies britanniques .soit exempt de taxe ou que celle-ci soit réduite à ui> chiffre nominal; (pic les compagnies de transport par eau soient tenues responsables des dommages que les marchandises peuvent subie par leur faute.La commission des assurances signale le fait que les compagnies canadiennes ne progressent pas en pro portion des autres, et elle invite l’association à étudier sérieusement cette question.Elle attire aussi l’attention sur la fédération des assureurs dont la puissance aug- mente rapidement.Des 79 compagnies prenant des risques au Canada, 60 font partie, de la fédération.Avant la fin de la séance, ln mort de sir Richard Cartwright s été annoncée.La convention ex- primera ses sympathies demain.* * w Et voilà la première journée finie.Ce soir, on s’amuse au salon.Demain des excursions alterneront avec le travail.Il y a de nombreux sujets au programme.___________ Jean DUMONT.Mme La Palme en concert On apprendra sans doute avec plaisir que le 14 octobre prochain, au Monument National, Mme Béatrice La Palme donnera un concert.La célèbre cantatrice a passé Tété dans une de nos belles paroisses canadiennes.Elle a étudié, comme elle sait le faire, et a enrichi son répertoire d’une foule d’oeuvres nouvelles.Ce sera donc des primeurs que Mme La Palme servira aux nombreux admirateurs de son beau talent.Les succès remportés Tan dernier par cette cantatrice qui nous fait honneur, sont une garantie de eeux qu’elle recueillera cette année.Mme La Palme est une de ces artistes qui font école.Elle possède une science approfondie de soh art et sait la mettre en relief.lîlilc offre un exemple à suivre à ceux qui s’occupent activement de musique, tandis qu’elle charme au plus haut point les dilettantes et les profanes.Aux uns, l’audition de Mme La Palme vaudra plusieurs mois de leçons; aux autres, elle ménagera une couple d’heures du plus pur intellectualisme musical.M.Franklin Holding, violoniste américain, prendra part au concert du 14.Mlle Margaret White accompagnera les deux artistes.faul-G.OUIMET, : LE DEVOIR, MERCREDI, 25 SEPTEMBRE 1912 : Politique Etrangère La Crête et Samos en pleine agitation LE MINISTRE FRANÇAIS DE LA GUERRE ENVOIE UN REGIMENT D’INFANTERIE COLONIALE DAIS CES ILES QUI VEULENT S AN NEXER A LA GRECE.— LA TURQUIE QUI EN EST SUZERAINE V ENVOIE AUSSI DES TROUPES.Perpignan, France, 25.— M.Mille-rand, ministre rie la guerre, a donné au Î4e régiment d’infanterie coloniale l’ordre de »e tenir prêt à partir pour Samo» et la Crète qui menacent de s’insurger et de s’annexer à la (trèce.La Turquie a envoyé huit cents hom mes, de Btnyrne à Samos pour calmer les troubles qui ont éclaté quelques jours après le départ des vaisseaux tra.ii çais et anglais.Sofulis, chef des rebelles, y a débarqué dos troupes de Nica-ria, petite île qui vient rte proclamer son indépendance.La France et l'Angleterre ont renvoyé leurs vaisseaux à Samos.L’île de Crète est.un Etat autonome rous un haut commissaire nommé par la Grande Bretagne, la France, la Russie et l’Italie et sou.» la suzeraineté rie la Turquie.En 1008, les puissances ont refusé de permettre l’annexion de l'île à la Grèce, à moins du consentement de la Turquie.Samos est uno principauté sous la suzeraineté de la Porte et la garantie de la France, de la Grande-Bretagne et de la Russie.ALLEMAGNE La famille de Guillaume II L’EMPEREUR ET LE PRINCE HERITIER SE PARLENT ET S ECRIVENT A PEINE; LE PREMIER NE PARAIT PAS AUX FETES DE L’ANNIVERSAIRE DE SA BRU.Avertissement des puissances à la Serbie LES REPRESENTANTS DE TROIS PAYS DECoj—.ENT, A BELGRADE, QUE LES ROYAUMES DES BAL KANS NE RETIRERONT RIEN D’UNE GUERRE CONTRE LA TURQUIE.Londres, 25.— Le correspondant du “ News ” à Berlin, écrit ; On (Ht que la froideur qui existe dans les relations de l’empereur allemand et du Prince-héritier est telle qu'ils ne se parlent que le moins possible et qu’ils ont, presque cesse de s'écrire, le prince s’adressant à son père par l’entremise du maréchal de la Cour.“ Le prince a récemment envoyé au Kaiser une protestation amère contre le fait qu’il a passé pardessus lui en envoyant un général pour faire l’inspection de son régiment “ On a remarqué que l’empereur n’a pas paru s’apercevoir de l'anniversaire de la princesse Cécile, célébrée vendredi dernier.Guillaume n’a pas paru à la réception et au dîner donné par le prince et la princesse à leur palais de Berlin ; il n’a passé qu’une demi-heure dans la capitale pour prendre l’impératrice et la princesse Victoria et, repartir avec elles pour Wilhelmshaven.” Belgrade, Serbie, 25.Le représentants de la Grande-Bretagne, de la France et de la Jtus^ie auraient déclaré, pendant une visite au ministère ries Affaires Ktrnngèrcs, que le» nation» balkaniques ne gagneront liin à faire la guerre à la Turquie.La "Stampa” qui rapporte cette déclaration ajoute que les tnom lïu.s-Knnoas annoncent leur intention d'oo-tenir que la Turquie fasse bientôt des reformes en Macédoine.L' ministère rte la guerre continue a.acheter des approvisionnements.Cologne, 25.('ne dépêche de Berlin à la “Gazette” de Cologne, apparemment inspirée, dit que le gouvernement allemand n’a pas une grande confiance dans la ligue des pays balkaniques.Ixi gouvernement croit, que cet te alliance n’a pas pour but la dé-fensivoi mais qu’elle est une entrepris,; d affaires en vue d'obtenir de la Tur-qiv d’abord des concessions sous forme d’avantage pour la Bulgarie, la LÂ COMMISSION SCOLAIRE Elle tient hier soir sa réunion régulière.— L’étude de la musique pendant les heures de classes.— L’abbé Dubois accepte la position de visiteur-général.— L’ouverture des écoles du soir.Hier soir avait lieu, à l'Ecole du Plateau, la réunion régulière de la commission scolaire catholique rie Montréal.Tous les membres éta ent pré sents.Dés le début rie l'assemblée, M.le juge Fuigènc Lafontaine demanda quel avait été le résultat des cours de récréa tion mises au service des enfants peu dant les vacances.M.Perrault, direr teurs général, répondit qu'il n ava t rien d’officiel ft annoncer fl ce sujet.Tout ce qu’il peut dire est que les en fants ont fréquente les cours en grand nombre.M.L.A.Lapointe trouve qu’il y a eu njius d’annonces dans les journaux anglais et français faisant part au pu blic de l’ouverture des classes.Il pré tend que c'est dépenser de l’argent inutilement et propose qu’on reseinde une résolution adoptée il y a quelques années autorisant le directeur à annon cer dans tous les journaux.Le secrétaire donne ensuite communication d'une lettre de l 'honorable .Té rémie Décarie, secrétaire provincial, avisant la commission que les Ecoles du Soir s’ouvriront le premier octobre 1912, pour se terminer le dernier jour de février 1913.Six mille dollars sont alloués par le gouvernement à cette fi n.On procède ensuite au choix des professeurs qui enseigneront dans les éco les du soir et M.l’échevin Lapointe Serbie le Montenegro et, Grèce, remarquer que M.Donahue et le puis plus tard en vue de faire une guerre qui favoriserait l’expansion territoriale des alliés.Fondation d’une nouvelle banque anglo-chinoise MONTENEGRO Guerre d’escarmouche ELLE PORTERA LE NOM DE “ASSOCIATED COMMERCIAL BANKING ASSOCIATION’’ FT SON CA PITAL SERA SOUSCRIT EN PART EGALE PAR LA GRANDE-BRETA GNE ET LA CHINE.Cettinje, Monténégro, 24.La situation dans le nord rie l’Albanie devient chaque jôtir de plus en plus critique.Les hommes de la tribu de Melissori marchent sur Scutari, et hier, ils ont attaqué un train de munitions qui se ren dait.à.Tuzi; plus de cent des soldats qui Escortaient le convoi ont été tués ou capturés.Les munitions ont; été; submergées dans le lac Scutari.AUTRICHE La siturthn dans les Balkans LE COMTE DE BERCHTHOLD, MI NISTRE AUTRICHIEN DES AFFAIRES ETRANGERES FAIT UN DISCOURS PESSIMISTE A LA DE LEGATION HONGROISE.(Service particulier) Londres, 25.— Le correspondant bu Daily Telegraph ”, à Pékin, dit que, probablement, un contrat préliminaire sera signé aujourd’hui entre le syndicat .lackson et le gouvernement chinois, pour l’établissement d’une nouvelle banque Anglo-Chinoise.File porterait le nom de ‘’Associated Commercial Banking Corporation ” et aurait un capital de $10,000,000 souscrit à part égale, par la Chine et la Grande-Bretagne.Le bureau-ehèf serait à Londres, et le comité des directeurs comprendrait en nombre égal des représentants de la Chine, et du syndicat.La succursale de Pékin aurait un bureau de direction composé de la même façon.La banque s'occuperait de prêts de toutes sortes et.ferait des transactions de chemins de fer, minières et industrielles, pour lq gouvernement Chine*,», en se basant sur le système des actions porteur.Lu nouvelle bivnque ne vise pas, dit-on, à acquérir un monopole, et.s’il fallait un autre prêt de $50,000,000, clic serait prêt à laisser agir d’autres groupes financiers.D'autres part, on cable au “Times” que.dans les cercles diplomatiques, on prédit pour l’an ptochain, une.demande.par les puissances, de la continuation de ! indemnité et au payement des arriérés, qui s'élèvent à $20,000,000.Si la Chine ne se conformait pas à cette demande, les Puissances insisteraient pour prendre charge de l’administration de la taxe sur le sel.Vienne, 25.— La situation dans les Balkans attire l'attention de toute l’Autriche.L'empereur François Joseph propose un échange de vues entre les puissances.Dans une déclaration faite au comité des affaires étrangères de la délégation hongroise, le comte de Berchthold a parlé dos propositions soumises au puissances, lesquelles ont toutes promis leur coopération pour s'opposer à une solution violente de la crise.“Mais nous ne devons pas croire, dit ni, nous pensons avoir déteourné le danger.Nous espérons que la Turquie reconnaîtra la gravité de la situation et trouvera le moyen d'éviter les complications.Nous avons intérêt à maintenir l’intégrité territoriale de la Tur quie.Nous pensons qu’i' est du devoir des hommes d’Etat turcs de concilier les légitimes réclamations des peuples macédoniens avec les exigences de l’E tat ottoman.’’ Le ministre a aussi parlé des progrès satisfaisants des négociations italo-tin-quos et du désir qu'a la Russie de cou server la paix dans les Balkans.Ce discours a créé une impression dé favorable; on trouve que c’est le plus pessimiste -de tous ceux qu’on a pro-nomcsé depuis la guerre de 18*7 et qu'il noncé depuis la guerre de 1877 et qu'il 1 armée.enfin que l'on écrive aux institutrices pour leur demander d'enseigner la musique le moins possible durant les heu res de classe.Cette proposition rallie tous .es suffrages.L'état démontrant la valeur ries pro priété immobilières de la Commission des Ecoles Catholiques de .Montrétl, d’après la rôle d’évaluation de 1912 191.1 est donné à la commission comme suit: Ecoles:— Montcalm.Académie Commerciale .• haniplain.Belmont Sarsfield.Olier.Edward Murphy .Salaberrv.Saint Joseph.Sainte Hélène .Saint Gariel.Ch'auveau.Saint-Charles ., Sainte Brigide .Meilleur.Plessis.Saint-Eusèbe .Saint Alphonse ., , , Jeanne Leber .Marchand.Carneau.Maison Saint-Urbain.101.600.00 723.450.00 100,000.00 77.350.00 53.000.00 123.200.00 28.000.00 152 150.00 86.600.00 58.000.00 25.600.00 60.000.00 94.800.00 100.000.00 150.000.00 50.000.00 75.000.00 6,000.00 63.750.00 106.000.00 150,000.00 20.000.00 Lt.P.Caramello, S.L.deux principaux d'écoles, soumettent leurs noms aux membres de la commission et au direc leur général, et les forcent ainsi à les nommer.M.Lapointe s’élève contre cet état de choses.Les principaux d’écoles ont un plus fort salaire que les autres professeurs, et c'est à considérer.M.le maire Lavallée émet l’idée que l’on écrive à M.Bergeron, directeur des Ecoles, du soir, pour l’aviser que le Père Caramello, directeur de l’Ecole Italienne retirait deux salaires pendant la durée des jjcoles du soir, les années passées, et lui demander de faire en sorte qu’il n’en soit pas ainsi cette an née.M.l’abbé N .Dubois, Principal de l’Ecole Normale, donne avis par écrit qu’il accepte la position de visiteur général des Ecoles du soir sous le contrôle de la Commission en remplacement Vie M.l’abbé Perrier.M, Je commissaire Lafontaine revient de nouveau sur une question qu’il a discutée l'an dernier, l'enseignement de la musique pendant les heures de classe perce que cct enseignement fait perdre beaucoup do temps inutilement.M.Dé carie n’est pas opposé a l’enseignement de la musique, ii'’;s avant tout il faut voir à ce qu’on ™.seigne les choses les plus nécessaires.La musique n’est après tout qu’un complément.De plus cet enseignement est une cause de dépenses et aussi, on peut bien Je dire, d’humiliations pour certains parents qui sont forcés par les demandées réitérées de faire enseigner la musique fl leur fillet te parce que la petite voisine ou la petite amie l’apprend.Monseigneur Roy est.d’opinion que cela ne donne lieu à aucun dérangement.Il a fait à ce sujet une enquête personnelle.C’est d’ailleurs le seul moyen d’enseigner la musique aux corn mençantes; sans cela on serait obligé de les garder jusqu’à six heures.M.le maire Lavallée approuve forte ment L'idée de son collègue M.Lafontaine.11 faut avant, tout apprendre à lire et à écrire aux enfants.C'est un devoir auquel il nous est impossible de nous soustraire.M„ Lafontaine propose Total.2,569,500.00 M.le maire Lavallbée propose alors conformément à son avis donné à la dernière séance, que le directeur général avise le surintendant de l'Instruction Publique que la Commission Scolaire de Montréal a engagé Mlles Mario Louise Robert et Agnès McCarthy, qui n’ont pas les qualités requises par l’article 25 des règlements du Conseil de l’Instruction Publique.Ces deux institutrices n’ont pas de diplôme.Une forte discussion s’élve sur ce point,-et M.Lapointe propose un amendement à la motion de M .Lavallée.Cette motion demande que l’on ajoute à la proposition que la Commission Scolaire a agi ainsi parce qu’elle ne pouvait faire autrement.Le vote est pris sur l’amendement qui est adopté.Ont voté pour l’amendement Lapointe: MM.Lafontaine, Giroux, Lapointe, O'Meara, Corbel! et Mgr Roy.Contre: MM.Lavallée, Décaric.fja motion principale fut rejetée par le même vote.Voici les noms des professeurs qui présideront aux classes du soir dans les principales écoles de la commission.Ecole Edward Murphy, rue Craig, MM.Maguire, W.J.Gallagher, J.J.Fahey.Ecole Belmont, rue Guy, L.O.O’Oo noghue, D.R.Cartier, J.T.McCarthy, R.O’Neill, J.A.Arehamault, J.A.Beauehesne.Ecolo Montcalm, rue Demontiggny, A.P.Gélinas, J.A.Primeau, A.B.Charbonneau, J.C.Bernier, L.A.Garié-py, P.Na don, J.Guerin, C .Marchildon.Ecole Saint-Patrice, rue Lagauche-tière ouest, P.O’Neill, Frère Oliver.Ecole Sarsfield, Pointe Saint-Charles, MM.P.J.Fizpatrick, Eudore Gobeil, Harry Armstrong, J.Corrieau, A .L.Auger.Ecole Olier.rue Roy, MM.J.D.Pilon, L Beauehesne, W.J.Brennan, A.Methot, J.E.Faquin, T.K.Brennan, ï.F.Cuddihy.** Ecole Champlain, rue Fullum, MM.F.X, Saint-Laurent, O.Carrière, J.B.Turcotte, Z.Guérin, ,1.S.R.Page.Ecole Saint Stanislas,, R.P.Caramello, P, Magre, Mlle Grace Wynne, Mlle K.Pidgeon.ETATS-UNIS Les primaires aux Etats-Unis Boston.25 Le gouverneur Eugene Foss a été remis en nomination hier, par les Démocrates, à l’élection préliminaire pour le poste suprême de l’Etat du Massachusetts.H a obtenu une majorité oc plus de 21.0(8) voix sur son adversaire, le procureur de district du comté de Suffolk, M.Joseph Pelletier L’agitation contre le Home Rule Belfast, 25.— Au point je vue des discours, la journée d'hier a comparativement été tranquille dan.» i’Uster.lx’s deux chefs de la campagne contre le Home Rule, Sid Edward Carson et Frederick Smith n'ont pas pris la parole se reposant avant d’entreprendre la lutte oratoire qui doit avoir lieu la semaine prochaine.Le Baron IVilloughby, qui était un des plus forts partisans de 1„ politique intransigeante dgns la question du veto des lords a été Lame de la manifestation qui a eu lieu,aujourd’hui à Dromore.Cette assemblée de protestation a ©u le même caractère que le.» précédentes.Cependant, on se prépare activement pour le 28 septembre, jour ett V-m espère qu'un demi-million ï , ,, ., ., j tit¦ .m un umni-muuvti de personnes ‘ wlmi J.,r:rd"nt «nieront la convention par laquelle elles s'obligeront à combattre le Home Rule jusqu'à la fin.Les organisa 'leurs ressemblent à un état-major d’année.11 y a un conseil qui donne des ordres et des officiers d'ordonnances qui en assurent l’exécution ; il y a des généraux de division et des commanda nt-s de brigade.On a expédié hier soir des tonnes de la Legislature d’Etat, a été élu eand dat républicain contre Everett (’.Benton, un ex-membre du conseil du gouverneur.Les progressistes se sont abstenus de prendre part au scrutin, ils ont choisi leur candidat par voie de pétition.UNE ESTRADE S’ECROULE Tulsa Oklahatna, 25 L’estrade sur laquelle le colonel Roosevelt adressait hier la parole à la foule, s'est écroulée.Plusieurs personnes ont été blessées légèrement et Pcx président, lui-même.'- est trouve pris dans no enchevêtrement de débris.Tl n’a toutefois, pas été atteint.La dyspepsie le rendait misérable Il souffrit l’agonie jusqu’à sa guérison par “Fruit-à-twss” De* centaine?de gens rendent témoignage des merveilleux pouvoir» curatif* rie la fameuse médecine fruitale “ Fruit-a-tive»’’.La lettre de M.Stirling, courtier d’immeubles de l’Ontario Ouest enseignera à tous ceux qui souffrent d’indigestion, de dyspepsie ou d’autres maux (f’estomac, le moyen d obtenir une guérison certaine et rapide.Glencoe, Ont, 15 août 1911.“Fruit, a-tive” m a tant soulagé quand j’ai souffert de dyspepsie que je veux vous dire ses excellents résultats.Quoique j’ai enduré autrefois des souffrances d’agonie par suite de la dyspepsie, je suis maintenant en excellente sauté.“Fruit a tives” m’a donné ce que je demandais.N.C.STIRLING.” “Fruit a-tive» guérira toute trace d’indigestion, de dyspepsie, de maux à l’estomac, de douleurs après les repas, de bile et de constipation.“Fruit-a-tives ’i est le seul remède fait de jus de fruit et de bous tonique», 50 contins la boîte, 6 pour $2.50 ; échantillon.25 pentins.Chez tous les marchands ou en écrivant à “Fruit-a-ti ves”, Limited, Ottawa MAISONS D’ÉDUCATION ECOLE TECHNIQUE DE MONTREAL La mieux outillée du Continent Américain 70 Rue Sherbrooke Ouest COURS DU SOIR OUVERTURE DES ATELIERS Les ronrs du soir qui commenceront le 1er octobre comprendront les sections ci-après:—• Menuisiers, Modeleurs, Mécaniciens, For-geurs, mouleurs et fondeurs, Electriciens, Automobile, Chauffeurs et Ingénieurs station-naires, Dessinateurs induetnels Des cours complets, théoriques et pratique* seront donnée, et les magnifiques ateliefs et les laboratoires seront mis à l’entière disposition des intéressés.On peut s’inscrire les mardi et jeudi soirs, de 8 à 9 heures P.M., et le samedi de 2 heures à 5 heures P.M., en s’adressant au Secrétariat, No.70 rue Sherbrooke-Ouest.Aliments des Diabétiques Un produit nouveau d’une grande va-, leur alimentaire a été ajouté à la dièTe.île* diabétiques par la Rabutyrose à' l’avoine, désucrée par la méthode diij Docteur Jacques Bouma.Ce produit est; d’une grande efficacité dans la lutte contre cette terrible maladie du diabète sucré.En vente dans tontes les bonne* pharmacies.DIVERS PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS SOLLICITEURS On demande deux bons agents pour solliciter des abonnements à la campagne.Ecrire à Boîte Postale 750, Mont réal.INSTITUTRICE Institutrice catholique d'expérience: anglais, français et piano, pour classe privée.Cinq élèves.Mentionnez âge, et expérience.S'adresser à J.P.Ro berge, Saint-Jovite Station, Qué.JEUNE FILLE On demande une jeune fille comme servante.S'adresser à 681 Avenue Papineau.A LOUER A LOUER A louer, coin Saint-Denis et Boucher, logement du milieu, six pièces, bien éclairé, gaz.bain; possession immédia te.S'adresser 1545 Saint-Denis.CHAMBRES A LOUER A messieurs seulement, deux magnifiques chambres, dans beau quartier résidentiel, Ave.Laval, entre Sherbrooke et Carré Saint-Louis.Belle maison, bien saine.S’adresser 26 Samt-Jacques, chambre 5.Tel.Bell Main 833.A VENDRE International Correspondance School Apprenez l’anglais au moyen du Phonographe Edison, Méthode I.C.S.agréable, facile, peu coûteuse.Demandez notre catalogue descriptif .J.H.TARDIF, rep., 745 rue Sainte-Catherine.DOMINION GOAL CO, -LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS DK CHARBON DOMINION pour VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s'adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.Téléphone Mais 401 H.BEAUREGARD, Fntreprenear général en construction Tel.Bell Main 735.70 St-Jacqaea.MONTREAL ANGLETERRE Le Conseil Privé Urra pincée de ceci et une cuillerée de cela, toute la Journée, gâtent l’appétit et affalbltaeent )* digestion.Remettez votre estomac à son état de aanté, en prenant les Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie après chaque repas—-et abandonnez "cette habitude de tout gottter." 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aérienne Paris, 25.— La France a décidé do construire une escadrille do dirigeables armés très rapides pour sa flotte aérienne fl laquelle viendront, «’ajouter !ns avions.Le gouvernement vient de confier à une compagnie la construction de quatre dirigeable» du modèle non-rigide Ces aérostats auront une vitesse d'eny-iron 43 milles ^ >à l’heure et seront armés de canons.Leur contenu de paz sera d’environ 000.000 med* feiiiilles de convention.I.a signature qui aura Heu s-vniedi sera précédée d’un service religieux à ruister Hall, puis Sir Edward Carson et ses collègues, la municipalité (jo Belfast, les coin m Iss,h i ro* du port, les riches se rendront ù l'Hôt.rl de t ille escortés pat' les loges orangisio*.1 es clubs unionistes ont organisé une garde rie 2.500 homme» qui feront e ser vice d’ordre aux alentours de l’Hdtel de Ville.Tous porteront des vêle-menés noirs avec tic* brassards rouge, blanc et bleu et tiendront ties Union Jacks à des hampes de cinq pieds de longueur.Après ln signature.Sir Edward (’arson prendra le bateau pour Liverpool où aura lieu une cérémonie pareille lundi prochain.Dromore, Irlande, 25.Fond Templeton, pair d'Irlande et, fondateur ou club unioniste d Irlande, a déclaré ce soir "Une fois pour toute*, jamais les habitants loyaux d'Irlande ne consentiront à se soumettre à un parlement irlandais à la remorque des prêtres.’’ Lord Templeton a parlé au ottrd’luti à une réunion tenue dans l’IMster par 1rs meneurs de la campagne eontr- le Home Rule et dit quo In révolte contre ee projet de loi était touts» spontanée.Le Congrès de Vienne De M.EmiK de Saint-Auban, dans l’“ Eclair”: A ] ’heure où les peuples ne parlent que de la paix et ne préparent que la lutte, le Congrès eucharistique déroule, à Tienne, la splendeur inou/bliable d’un cortège vraiment pacifique.Là, le pacifisme cesse d’être une chimère, une illusion, un programme indé eis, une vague et lointaine espérance, durant quelques jours, on réalise la prophétie hugolique: “Au XXe siècle, la guerre sera morte, la frontière sera mor te.l'homme vivra.” Là, on vit un mo ment, un moment admirable; on vit, puisque Hello a raison de dire que la puisque Hello a raiso nde dire que la lie.l’unité, d’amour se tiennent et ne font qu’un.Selon la jolie formule du même écrivain, l’universalité est, la spécialité du catholicisme.Partout ailleurs que dans ses dogmes règne la particularité.Lui seul, quand il rayonne, il abolit ee qui sépare.Fui seul, il satisfait l’impérieux besoin de fusion et d’union qu'à cer taines hauteurs on rencontre chez tous les conscients, qui écoutent les voix de l’âme.Lui seul prononce les paroles qui dominent les contingences étouffées par la vibration de l’absolu.A Tienne, la prière démolit la Babel fatale; elle impose silence à la cacophonie; elle ne parle plus que trois langues: le engage local, le latin et le français.Fn vieux brocard prétend qu'on parle français fl son ami et espa gnol à Dieu: à Vienne, Dieu est l’ami, puisque c’est le français qu’on lui parle; le français e.st, avec le latin, le 'o Inpuck de l’oraison, l'esperanto de la foi.Les diverses musiques des peuples se.taisent; du fond de tous les coeur» qui chantent monte la même mélodie.Dette uniformité des pensées venues là de partout est un merveilleux phénomène.Nul ne détonne.Nul ne fait ban de 'à part.Le “Credo” qui agenouille détruit la borne qui divise.La parité de» instincts et des gestes erée l’intégrale harmonie.L'humanité, n’est plus qu’un seul arbre dont une seule brise caresse le feuillage et dont le» fleur» multiples n'exhalent qu’un parfum.La Banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal Avis est par le présent donné qu’un dividende de deux dollars par action sur le capital de cette institution, a été déclaré et sera payable à son bureau chef, à Montréal, le et après mardi, le premier octobre prochain, aux actionnaires enrégistrés à la clôture des affaires, le 15 septembre prochain.Par ordre du Bureau de Direction.A.P.LESPERANCE, Gérant.Montréal, le 26 août 1912.Association Saint°Jean- Baptiste de Montréal AVIS Unn a ««emblée générale riVs membres actifs de l’Associa Pion Saint-Ican-Bap-tisto de Montréal, aura lieu au Monument National.le jeudi, 3 octobre prochain, à S heures p.m.pour la.revision du projet d’amendements à la charte et.traiter toutes questions d’intérêt général.Par ordre, G.A.MARSAN.Secrétaire-général.A VENDRE Désirez-vous acheter, vendre 0u échanger une propriété, lots, épievries, restaurant, magasin de cigares, salles à manger, maisons meublée» pour louer des chambres, etc.Adressez-vous à JEAN CASTELLI & CIE, 117 Sainte-Catherine Est.A VENDRE Jolie voiture de bébé avec bandages en caoutchouc, en bon état, vendra très bon marché.S'adresser 188 rue Marquette.A VENDRE Mari son en bois et briques à 2 étages 30 x 40, deux logis de 6 pièces, avec chambre de bain et w.e.séparés, chauffées à l’eau chaude, éclairage, gaz.Ecurie de 6 places et remise à voitures; magnifique endroit pour garage d’automobile.Terrain 40 x 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Valois, avec droit de passage, en commun, dans la ruelle, en arrière et du côté nord ouest du dit lot, aux conditions ordinaires d’entretien, avec, bâtisses érigées, sur le dit immeuble.Le dit immeuble fait partie de la succession do Ernest Lafond, en son vivant, journalier.de Rosemont, et était un propre de la communauté de biens qui a existé entre le dit Ernest Lafond et Hame Bernadette Paquette.Pour les conditions: s'adresser au notaire soussigné.A PP.ARCHAMBAULT, de AR CH AM B A CLT ET DU MESNIL, 52 rue Saint-Jacques, Montréal.-Rue Saint-Hubert, (côté Est dans Villeray), terrain allant de Saint-Hubert, à Saint-André, 25 x 120, 2 étages, 2 logements.Construction: bois et brique, façade bri-qu pressée.Revenus.$108.00.Conditions, comptant $1,000.Balance, facile.Mklftfl—Ruc Saint-Hubert, (côté Ouest ÿlPtUJU (ians Villeray), maison en bois et brique, de 2 étages, 2 logements.Terrain 25 x 120.Revenus, $288.00.Conditions, comptant, $1,000, balance facile.des Carrières, (côté Nord), 2 coins de rue, Saint-André et Boyer.Terrains.60 pieds, nie Saint-André, terrain, 125 pieds rue des Carrières, terrain, 50 rue Boyer.3 maisons dont 1 à 3 étages, en bois «t brique.Et 2 à 2 étages.en bois et brique.Revenus, $720.00.Conditions, comptant, $1,900, bn lance facile.Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERE, F.J.C.R.avocat, 76 ruc Saint-Gabriel, Tél.Bell Mai# 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B.F Avocat-Procureur •’ Edifice» Dominion Express, Chambrttf 204, rue Saint-Jacques.Tél.Bell: Maia» 5715.Boîte postale 254.}) Boite Postale 356.— Adresse télégraphique- “Nahac, Montréal”.Tél.Main 1230-1251.Codes: Liebers, West.Utfr C.H.CAHAN, C.R.A VOCA T ET PROCUREUR Edifice Transportation, - Ruc Saint-Jacque* ARTHUR GIBEAULT, B .A., L.L.L.- Avocat - 54 Notre-Dame Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 3# rue Dcséry, Hochelnga, Tél.Bell L*.Salle 987, Montréal.LAMOTHE ET TESSIER, avocat^ Edifice Banque de Qué.bec, 11 Placçj d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555 J.C.Lamothe, L L.D., C.R., Camille Tessier, L.L.B.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léaas dre et Adrien), 30 Saint-Jacques, Mail 1859.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN, notaire, édificq Saint-Charles, 43 r.Saint Gabriel.Tél< Main 2785.Résidence, 405 Duluth Est^ Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter; Règlement de succession.Est, L’éleotrieiié fait ries merveilles même au restaurant.M.Hilary Qucrtier, de Wellington (Nouvelle-Zélande), a inventé, à l’u-ftage des hôtels et restaurants, un ap-; pareil électrique qui e»1 manœuvré par i le client lui-même et qui met direete-N’aurait peut-être besoin que ment iv dernier < n communication de légères réparations pour pa- nvoc la cuinne de rétablissement.rattre comme neuf.Qu'il soit s'"’ ''•'nT»' table se trouve «n cadre en mouton, en seal, en pony l ard (|e ^ ^ Brtiple d(.fP on russe, etc., ooua pouvons le ré- | voit un bouton.Aprts aVoir choiti pQT€v> le teindre ou même le j son piat% ]t Bipnvil]i>, nvec coin de ruelle, terrain 0 x 50.Bâtisse de 3 étages.en hoi* et brique, avec solage en pierre, comprenant 8 logements.1 magasin.Bain.W.(\.citerne ft eau chaude.Gaz.électricité.plomberie découverte.Comptant $5,000.Balance facile.ON DEMANDE h acheter plusieurs propriétés rapportant du 9 ft 10 pour cent, dans toutes les parties de la ville.Prière d’envoyer par lettre, détails de ces propriétés ft •T.A.BENOÎT, 26 St Jacques, Chambres 4 et 5.Tél.Main 833 et 0552.LOCATION DE PROPRIETE, collection de loyer et administration de succession et vente de propriété, une spécialité.UN SALON DE BARBIER, très aehilsn-dé, ft vendre dans Maiaonneuve, ainsi qu’un restaurant.NE VENDEZ NI ACHETEZ des propriétés sans me consulter, car dans les deux cas j’ai votre affaire, J.A.BENOIT.Courtier en immeubles, 26 Rt-.Taeque», Chambres 4 et 5.Tél.Main 883 at 6552.Résidence privée, Tél.Est 6082.ARCHITECTES RENE CHARBONNEAU, (aipISmq de LA.A.P.Q ).Architecte et Evaluas leur, 15 rue Saint-Jacques, Montréal, Tél.Main 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0 3 LE DEVOIR, MERCREDI, 25 SEPTEMBRE 1912 J V w N } t » v 9 I POLITIQUE CANADIENNE La note politique dans une adresse à Son Âltesse L’ADRESSE PRESENTEE PAR LA VILLE D'EDMONTON AU GOUVERNEUR-GENERAL LORS DE SA VISITE AURAIT REFLETE CER T AI NES OPINIONS LIBERALES AU SUJET DE LA RECIPROCITE.Edmonton, Alb., 25.— Le maire George S.Armstrong, \\ent d'adresser au ‘Journal” d’Edmonton, sous sa propre signature la lettre suivante où il explique comment l’adresse lue au due de Connaught lors de sa visite en cette ville, parlait du trait-é de réciprocité: ‘‘On a attiré mon attention sur une discussion qui se poursuit dans les journaux au sujet de l’adresse civique de la ville d'Edmonton lue à Son Altesse Royale le gouverneur-général à l'occasion de sa visite en cette ville.Il paraîtrait que la teneur de eette adresse aurait porté un grand nombre , f\V- seront di • Mal.t ic* : un M.A.A let rvic.'S ., nombre c pour l’an iro- vidrion.ccs d a n > 1rs grands cham-camulicns d*athlétisme qui A.arrivent en assez ireuu de secrétaire grand Da- LAXATIFS NArDRU-CO LTndtsposltten ordinaire des femmes, la source de tant de causes de mauvaise santé, cède promptement i l’action anodine .mais infaillible des Laxatifs Na-Dru-Co.25 cents la boîte.Ches votre pharmacien.i | y RATIONAL OAVO AND CHTMIOAl CO.Of CANADA, LIMITED.I Mcl Sheppard.Kiviat, Myers et Blai-loek.lie Nexx York, ont télégraphié qu’ils seront présents.Les clubs montréalais et torontoivens seront largement représentés.Les athlètes qui se sont inscrits jusqu'à date sont 1rs suivants : • I.Y l’Iatt.D.Murphy.S.rrappel, J.MacKny, P, Lanthirr, W.Bailey, W.lîotpenny, E.Cushing, F.W.Ewans.D.J.Cable.Common et Hall de la M.\.A.A.Gardner, J.Tressider, Bloodsworth, Moi'arity.Hinds, Enl-linbee, McCulloch.Waring, f.ister.Newell, Philips, Cameron, Brown, Campbell.Water.Duff).H.Y.Tressider.Corkery, Atwater, Colliding.Freeman, MacDonald, Fitzgerald et Vickers, de la province d’Ontario.Platt Adams et H.S.Babcock, du N.Y.A.C.W Sain.Eiehtenhcin occupe aetuelle-ment s.-s loisirs à aviser aux meilleurs 'moyens à prendre pour organiser une équipe de cham|*ons qui portera les couleurs des Wanderers.Habitué au retard intéressé que les joueurs apportent toujours à la signature de leurs contrats, Knm les attend ax'er sangfroid, sachant que sa liste de 17 réservistes lui fournira tout le matériel xouln pour intéresser le publie local.Les blancs ih-s contrats seront adressés cet te seineÀne, aux joueurs.| La première demande de retour à ^ alignement des " sept joueurs " sera faite demain par le secrétaire du club d-' hockey Ottawa, au président Emmett Quinn.Les Ottaxva enverront leur [requête par écrit au président de la N.! 11.A., qui la soumettra aux clubs à rassemblée de novembre prochain.Le club loral compte sur l’appui des deux elubs de Toronto pour obtenir le retour au vieux système.Des éclaireurs des frères Patrick sont en ville depuis | quelques jours, mais n’ont ou réusri.r à engager aucun joueur des Ottaxva de l’ait dernier.La direction des Sénateurs se prétend assurée des services de tous de 1911-12.MM, D’Arey McGee et S.Liohlenhcin, ont échangé une correspondance silvie depuis quelques jours au sujet des scr-x ices de Fred Taylor.Réalisant que le Cyclone préfère jouer à Ottawa, M.Liehtenhein n suggéré aux dirigeantis des Ottawa de l’échanger pour Sknne Ronan, mais M.McGee a répondu qu’il fallait l’assemblée annuelle pour dérider de la chose.Le propriétaire des Wanderers a répondu qu’il sera alors trop tard, vu que les joueurs doivent être engagés en | octobre.On est donc encore à se demander où Fred Taylor jouera l’hiver i prochain.Le Moteur est Parfait dans la Russell “ 30 ” Il a toutes les ameliorations connues que les ingénieurs ont imaginées pour rendre le moteur à valve parfait.La simplicité dans la construction, l’économie et la rapidité de la manoeuvre en sont les principales caractéristiques.Avec lui, vous avez la chose la plus nécessaire : maximum de puissance et minimum de 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Saint-Louis.001000010(4- 2 6 3 Batteries—Benz et Kuhn ; Hanrilton et Alexander, Cross en.POSITION DES CLUBS.G.B.P.C.Boston 100 45 .600 | W asHngton.87 58 .600 Philadelphie.85 60 .586 Chicago 71 72 .497 Détroit 68 77 .469 Cleveland.67 76 .460 Saint-Louis.49 05 .340 New-York.49 05 .340 l.IGI F.NATION Ai ¦F.Toutes les parties de la igue Natio- nale ipii devaient être jouées hier ont été remises à cause de la p luio.POSITION DES CT 1RS.G.P.P.C.New-Û nrk.08 44 .690 1 hic ago ST 5f> .608 M ttsburg 86 57 .601 ( incinnati.72 73 .497 Philadelphie.60 74 .483 Saint-Louis.59 Sf» .407 1 Brookk n 55 88 .385 Boston i* 06 .333 NOTES l.r caiiitaino Wagner, du club Boston, a été l’objet b'tvnc démonstration, hier après-midi, nu cours de la joute Boston Nexx York.Les admirateurs des rhampions lui présentèrent une magnifique coupe.Le eluh Cleveland occupe maintenant la Anqu’èmo position dans la ligue Américaine.CHAS.DESJARDINS & CIL, LIMITEE Prient leurs clients et le public en général de bien vouloir leur apporter, dès maintenant, toute fourrure qui aurait besoin d’être reparée.Une attention particulière est donnée aux grosses réparations: manteaux, collerettes et manchons ainsi que pelisses pour messieurs.N’oubliez pas l’adresse : 130 ; rue ST-DEN/S, entre Sainte-1 Catherine et Dorchester.DANS LE Monde Ouvrier CRITIQUES SEVERES L’union des employés civiques de Montréal a sévèrement critiqué l’admi-nistratio-n municipale, au cours de sa dernière assemblée, lundi dernier.M.Joseph Larose, président, occupait le fauteuil, et de nombreux citoyens, quli ne sont pas des employés civiques, assistaient à l’assemblée.La plainte la plus amère et peut-être aussi la plus justifiée, fut celle qui a été faite au sujet du mauvais état des rues.Les orateurs ont formellement accusé le département de la voirie, de n’être pas à la hauteur de sa tâche.11 li» a été facile de démontrer qu’en effet, dans presque tous les quartiers de la ville, les rues sont dans un état de boue qui les rend impraticables, même pour les voitures.Mais, tout en dénonçant le mal, quelques-uns ont aussi indiqué le remède.Il est des plus simples ; ce serait d’entretenir les rues, de faire écouler les eaux surtout.Or, comment procède-t-on, actuellement ?Quand, une fois, une rue a été macadamisée, ou mise dans un état convenable, on n’y revient plus jamais.Ainsi, dans l’immense étendue de la partie nord et du quartier Saint-Denis, notamment, on n’a pas vu un seul ouvrier réparer les rues, durant tout le cours de l’été.Or, d’après ces ouvriers, qué paraissent avcê’.r une grande expérience, il dex’rait y avoir un cantonnier en permanence sur chaque rue.Cet homme serait chargé de réparer les petits dégâts, creuser des fossés pour l’écoulement des eaux, veiller au bon ordre des trottoirs qui sont tout défoncés, en un mot, entretenir les rues.Au lieu de cela, on attend, pour réparer une rue.qu’elle soit absolument impraticable.Cet état de choses, a-t-on d*it-, est deplorable, et la responsabilité doit en remonter principalement aux chefs de départements qui commandent mal les hommes qui sont sous leurs ordres.L'assemblée a, protesté également contre l’octroi des travaux municipaux au contrat, alors que ces travaux seraient.mieux faits, et à meilleur marché, à la journée.Cette union a adopté un plan d’assurance mutuelle par lequel elle paiera des bénéfices mortuaires et en maladie; $100 à la mort de chaque membre, et $6.09 par semaine, en maladie, et pendant 13 se,maines.CHEZ LES OUVRIERS BARBIERS Le secrétaire général de l’union Internationale des oux-riers barbiers d’Amérique était à Montréal, la semaine dernière.aux fins de procéder à l’auditicn et à l’inspection des livres des unions locales des barbiers, de notre ville.Celte inspection est finie, el le rapport en sera présenté, ce soir, à l’assemolée générale dos barbiers au Monument National.On murmure que ce rapport fournira le sujet d'une crosse discussion.La séance commencera è 9 h.15 précises, et aura lieu dans la chamnre 15, au 2c étage.les livrets qui ont été auditée par le secrétaire général, et qui ont été laissés entre les mains du secrétaire du local.seront remis séance tenante à leurs propriétaires.A PROPOS D'ETIQUETTES.A sa dernière assemblée, l’union des pnessiorx a réaffirmé son intention d'imposer son étiquette spéciale, sur les imprimés qui sortent des ateliers, où Cette un'on es't reconnue.Mais comme l'union typographique a déjà imposé son étiquette.Cette prétention des pressiers mit 1rs patrons dans un sérieux embarras.Faudra-t-il Imprimer toutes les étiquettes des unions qui seront représentées dans les ateliers, saX oir l'étiquette des '-ypogra-phes, celle des nressiers, celle des re-liers,celle dos pnoio-gravrmrs, rt dans les journaux, celle des ompaquetaurs, des clieheurs et des journalistes ?Comme l’a dit spirituellement hier, un des officiers du Conseil des Métiers et du Travail, ce serait un bagage il’éti-quettes vraiment trop encombrant pour que les unions songent sérirus’- nient à l'imposer aux propriétaires oes ntelieins.Cette question ne saurait donc être abordée, en dehors des unions in téressées.Qu'un caucus spécial soit appelé, que les termes d’une entente soient discutés dans ce caucus .mais qu'une seule étiquette soit imposée nu\-pati'ons.voilà ce que 1 a ronxvn«nPe et le bon sens réclaimnt.” REUNIONS POUR CE SOIR.le MERCREDI DU MOTS.AU TEMPT,E DU TRAVAIL ; Conseil de district des chsrpentiers-menuisiers ; Union No 144 de l’assooiatioB îttter-natàonals des machinistes.Union de« électriciens , Unie* des relieurs ; COURTES DÉPÊCHES LE FROID DANS L’OUEST Winnipeg, Man., 25.— On a enre gistré hier quatorze degrés de froid à Swan River, Manitoba-Nord, ce qui est un record pour la saison.Dans diverses autres régions des prairies, on a enregistré de dix à douze degrés.Dans plusieurs parties du Manitoba le blé est encore debout mais on le sauvera de la gelée que si le beau temps continue.IL N’Y A PAS EU DE SUICIDE Los Angeles, 24.— La nouvelle du dramatique suicide de M.Niles (î.Foison, avocat de Los Angeles, et de Mme Thelma Bartée de San Diego, que l’on disait s’être précipités en automoivle ilans un précipice de la montagne Santa Monica était fausse.M.Foison est en parfaite santé et a déclaré qu’il n'avait nulle envie de mourir.UN AUTRE HERITIER CHEZ LES VANDERBILT New-York, 24.— Fne dépêche de Londres annonce que Mme G.Vanderbilt, qui fut Mme Smith llollins Mac-Kinn.a donné le jour à un fils.Ce dernier est héritier d’une fortune d’environ vingt-cinq millions.LES QUERELLES DE LA SCENE New-York, 24.—Oscar Hamme-steiii a intenté une action pour libelle au montant de $100,000 contre FelLe Ly-ne, jeune cantatrice américaine, I étoile de la troupe du Grand Opéra de Londres.Cette cantatrice aurait dit à des reporters qu’elle avait frappé M.Ham-merstein au visage avec un rouleau Je musique, au cours d’une querelle, le printemps dernier, et que M.Himmers-tein ne pouvait pas retourner à Londres pour y donner des représentations d’opéra, parce qu’il ne connaissait rien à l’affaire et que s’il y revenait, ii n rait chassé de la ville à coups de jur res.ECOLIERS EN GREVE A NEW-YORK New-York, 24.— Treize cents élèves des écoles publiques numéros 19 et 64 se sont mis en grève, parce que les principaux des deux écoles devaient per-muter.Mais les jeunes grévistes ne se sont pas contentés de s’abstenir d’aller en classe, ils ont manifesté l'intention d’empêcher les autres élèves de s'y rendre.Or, ces derniers étant au nombre de six mille, et, comme ils ont refusé de se joindre aux grévistes, une bataille a eu lieu sans résultat sérieux heureusement.CHEVALIERS DU TAPIS VERT CONDAMNES Guelph, Ont., 24.— Trente hommes qui avaient été surpris jouant au Poker, dans une écurie, dimanche dernier, ont comparu ce matin, devant le magistrat de police.Ces messieurs qui occu pent pour la plupart des situations très en vue, ont été condamnés à $1.00 d’amende sans frais.LES FEMMES AU BARREAU Cardiff, Galles, 24.— Le barreau de Cardiff est opposé à ce que les femmes puissent exercer la profession d’avocat.Une résolution demandant d’admettre les femmes parmi les membres du barreau, a été repoussée, à une réunion du ' barreau.Un vote a également .été pris priant le conseil de l’ordre de donner son appui à un projet de loi qui doit être déposé devant le parlement à l’effet d’interdire aux femmes le droit d’exercer la profession d’avocat.LA MARINE ANGLAISE Londres, 25.— Immédiatement après le lancement du “ Marlborough ”, à Davonport, le 24 octobre, on posera la quille d’un autre vaisseau du même type dont le pouvoir propulseur sera l’huile.AMBULANCIERES FRANÇAISES Marseille, 24.— Le général Guerrier, commandant du 15e corps d'armée, a salué, au moment de leur embarque ment, six dames infirmières des l’Association des femmes françaises qui se Union des pressiers ; Union des tailleurs de marbre ; Union des manreuvree ; Union des maîtres maréchaux-ferrants.A LA SALLE DIONNE ; Union No 266 des travailleurs en L'haussmres de la B.
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