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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 26 septembre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-09-26, Collections de BAnQ.

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UN SOU LE NUMERO TROISIEME ANNEE-No.228 MONTREAL.JEUDI 26 SEPTEMBRE.191* ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA BT ETATS-UNIS .$3.00 CNION POSTALE .$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS *\ .$1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et A ’ ^ 'iétration : 7U RUE SAINT>.\ S MONTREAL._______ * \ TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 746! REDACTION : Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE FAMEUX REGLEMENT No 17 Comment on veut traiter le français dans les écoles de l’Ontario.— Que penserait d’un pareil réginre la minorité anglaise de Québec ?— Se trouvera-t-il quelqu’un pour protester.Nous offrons aujourd’hui aux lecleurs du Devoir un document d’ex-'.rême intérêt.C’est la traduction aussi exacte que possible du fameux règlement No 17, édicté par le ministère de l’Instruction Publique de l’Ontario, et contre lequel protestent énergiquement nos compatriotes.On trouvera cette pièce en page deux.Elle vise deux objets distincts: le status du français comme langue d’enseignement et de communication, et sujet d’étude; le double système d’inspection, qui met les écoles bilingues et catholiques sous la coupe d’inspecteurs anglo-protestants.Du simple point de vue pédagogique, ce double système d’inspection paraît renversant.Chaque groupe d’écoles est soumis à la surveillance de deux fonctionnaires ; l’inspecteur proprement dit et celui qu’on désigne sous le nom de “supervising inspector.” Le règlement décrète que les deux inspecteurs visiteront alternativement chaque école, mais que l’inspecteur supérieur sera particulièrement tenu responsable de l'efificacité de l’enseignement anglais, tandis que l’inspecteur ordinai-A, à qui il incombera de faire rapport sur l’état général de l’école, sera spécialement tenu responsable de l’enseignement français.Il est du reste stipulé que l’inspecteur supérieur aura seul la surveillance de l’organisation des écoles en ce qui concerne l’usage du français (9-b).Comme il n’est pas, paraît-il, un seul des inspecteurs supérieurs qui parle le français, alors que les trois inspecteurs ordinaires parlent les deux langues, c’est une disposition qu’on ne peut s’empêcher de qualifier d’admirable! Et l’on se demande en même temps quelle sera la situation des malheureux instituteurs, tiraillés entre les deux inspecteurs jui se présenteront chacun avec une mission distincte.# * # , Sur l’esprit qui inspire le règlement, il ne saurait y avoir de doute.Le fait de soumettre à l’inspection supérieure de fonctionnaires qui ne savent pas le français, et qui sont étrangers à la foi et à la langue des enfants, les écoles où l’on consent à tolérer certaines doses de français, était déjà fort éloquent, mais les textes le sont plus encore.On veut bien, quand ta chose sera necessaire, permettre aux maîtres de se servir du français comme langue d’enseignement ou de communication avec les élèves français, mais l’on décrète que “tel usage du français ne devra pas être continué au-delà de la forme /”, (c’est-à-dire qu’on le confine aux tout petits qui viennent de quitter la maison paternelle).On ne consent d’exception que pour ceux qui, en dehors de cette classe, “sont incapables de parler et de comprendre la langue anglaise”, et l’on a bien soin de préciser que ceux-là devront suivre des cours spéciaux d’anglais et que, dès que cette langue leur sera familière, on les mettra au régime commun.Donc, l’intention du ministère est claire: faire de l’anglais la seule langue d’enseignement et de communication pour les élèves français, excepté quand la chose est absolument impossible, et tendre, d’autre part, à supprimer cette impossibilité.Quant à l’enseignement proprement dit du français (lecture, grammaire, composition), le ministère veut bien le tolérer pendant quelques années, mais à la triple condition que cet enseignement ne soit donné qu’à ceux qui le demanderont expressément, qu’il ne nuise pas à l’efficacité de l’enseignement de l’anglais, et qu’il n’absorbe jamais plus d’une heure par jour dans chaque classe.On voit ce que cela peut représenter comme culture française! * * * ^ Nous ne nous attarderons pas en longs commentaires sur l’injustice et la tyrannie du régime que l’on prétend imposer aux Canadiens-Français de l’Ontario, dans les écoles construites et maintenue.s à leurs frais.Nous posons simplement à la minorité anglo-protestanle de Québec et aux Anglo-Canadiens de bonne foi de l’Ontario les questions suivantes: Que penseraient-ils, que feraient-ils si la majorité franco-catholique de Québec voulait imposer à la minorité un pareil régime?Que penseraient-ils, que feraient-ils, si nous décrétions qu’à moins de nécessité absolue—que nous essaierons de faire disparaître le plus tôt possible—le français servira seul de langue d’enseignement et de communication dans touies les écoles fréquentées par les petits Anglais de la province de Québec, construites et soutenues avec l’argent de leurs parents?Que penseraient-ils, si nous décrétions que le maximum de temps qui pourra être donné à la lecture, à la grammaire et à la composition anglaise, dans ces écoles, sera d'une heure par jour?Que feraient-ils si, pour être assurés que ce régime est bien appliqué, nous soumettions toutes les écoles ainsi réglementées à la surveillance d’inspecteurs de langue française, spécialement chargés de voir à l’excellence de l’enseignement du français, et si nous réduisions les inspecteurs anglais à une position tout-à-fait subordonnée?Ce qu’ils feraient et penseraient, nous le savons: ils protesteraient, ils refuseraient de se soumettre à un acte de tyrannie qu'on se hâterait d’assimiler aux méthodes abominables employées par les Allemands clans la Pologne prussienne.Ils feraient ce que se disposent à faire les Canadiens-Français de l’Ontario, et toute, la population anglaise du Canada les acclamerait et applaudirait à leur résistance.Alors, et nous ne cesserons de le répéter, pourquoi ce qui paraît injuste et tyrannique à l’endroit de la minorité anglo-protestante de Québec, ne le serait-il plus à l’endroit de la minorité franco-ealholiquc de l’Ontario?Pourquoi deux poids et deux mesures?* * m Les chefs de la minorité protestante de Québec savent de quelle façon ils sont traités chez nous, et avec quelle liberté ils dirigent leurs écoles.Ils savent aussi que les Canadiens-Français de l’Ontario ne se refusent point à apprendre l’anglais, qu’ils le jugent nécessaire au progrès de leurs enfants, qu’ils défendent simplement leur droit à la conservation de leur langue et à une éducation raisonnable.Ceux d’entre eux qui s'intéressent le moins du monde aux choses de la pédagogie ne peuvent davantage ignorer que le régime qu’on veut imposer aux petits Canadiens-Français est aussi contraire au bon sens et à la science pédagogique, qu’à la justice élémentaire et à la liberté.Quel est celui qui, par respect du droit, par fidélité à l’esprit de la Confédération canadienne, se fera l’honneur de protester contre la persécution anti-françai t d’en appeler au fair play de la majorité anglaise de l’Ontario?Orner HEROUX.CE QU'IL FAUT D’ABORD FAIRE Le Morning Albertan, de Calgary, édition du 16 septembre, publie une intéressante interview de M.François Neilson, député libéral aux Communes anglaises, pour le collège électoral de Hyde, dans le Cheshire.Ele porte sur la participation du Canada à la défense dç l’Empire.Et elle ressemble fort, d’allures, à la conversation que nous eûmes, avec sir Thomas Whittaker, et dont le Devoir donnait la substance, il y a quelques semaines.M.Neilson, comme plusieurs nu-Jres députés et hommes d'Etat du Royaume-Uni, ne croit pas au péril allemand.Le Canada ne doit pas prendre trop au sérieux les paroles fantaisis-tep des jingos qui viennent conter ici des histoires alarmistes, toutes ajant trait à une guerre qui mena- cerait d’éclater entre l’Allemagne cl le Royaume-Uni,” dit M.Neilson au Morning Albertan.“L’on ne parte plus de guerre, en Grandc-Bretagae.Seuls en parlent encore, de temps à mitre, des gens intéressés dans la fabrication d’armements.Mais la population des deux pays ne s’y laisse plus prendre.Il n’y a rien, dans toutes ces rumeurs.On ne parle pratiquement plus de guerre, en Grande-Bretagne, à l’heure présente, je connais bien le peuple allemand et je sais qu’on ne parle pas de guerre en Allemagne.La guerre entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne est impossible.Il y a une couple d’années, il y a eu une panique pendant quelques semaines, et l'Allemagne s’est alors trouvée face-à-face avec, la ruine, tant l'argent est soudain devenu rare sur les marchés.L’ouvrier allemand est absolument hostile à la guerre (“The German workman is dead against war”).Aux dernières élec-; lions allemandes, le parti qui a ga- gné du terrain, e^est le parti opposé à la guerre, et qui veut la limitation des armements.L’exchancelier Von Buelow, dans le plus grand discours qu’il fit jamais, a affirmé que la guerre ruinerait les manufactures allemandes, car l’Allemagne ne pourrait rien fabriquer pendant la période des hostilités et ses concurrents commerciaux en profiteraient pour lui dérober ses marchés et probablement se les approprier à tout jamais.Tout ouvrier allemand sait ce discours par coeur.L’Allemagne, bien loin de vouloir la guerre pour étendre ! ses marchés, la craint, de peur qu’elle lui fasse perdre le commerce qu’elle a acquis.Il est aisé de voir, d’après ces paroles de M.Neilson, que les classes allemandes, tant manufacturière qu’ouvrière,—et par conséquent, les patrons et les employés, — redoutent le conflit, et s’opposent à ce | qu’ü ait Heu; car, du coup, les usines chômeraient, l’expédition à l’étranger cesserait, et ce serait la ruine, pour les industriels comme pour le prolétariat.Or les fabricants et les ouvriers sont la masse j du peuple allemand.Et si la majorité de l’empire ne veut pas la guerre, de crainte d’une banque-j route véritablement nationale, — | celle du commerce allemand, développé au prix de grands sacrifices, depuis à peine quarante ans, — il est peu probable que ce conflit international ait lieu.A moins que les capitalistes du trust anglo-allemand des armements ne parviennent à bâillonner toute la presse des deux pays, ou à acquérir sa complicité à prix d’argent.“La guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne est impossible”, dit M.Neilson.Et il ajoute ce sage conseil, dont nos gouvernants pourraient faire leur profit: Que le Canada travaille au développement de son Ouest merveilleux.Que le Canada continue de peupler cette contrée splendide de la meilleure classe possible d’habitants.Que le Canada dépense tous ses efforts à accroître ses facilités de transport et à améliorer encore les conditions de la vie commerciale, à ses habitants.Que le Canada améliore ses relations tarifaires et son mode d’impôts.Le Canada n’a nul besoin de sc préoccuper de marine ni d’armements.La plus grande tâche qu’il puisse accomplir, dans le domaine de l’impérialisme, c’est d’organiser une nation forte, active et bien gouvernée.La Grande-Bretagne n’a nul besoin de l’assistance du Canada, en matière de marine.Une partie du programme nationaliste tient dans ces lignes.Il faut peupler le Canada, d’éléments sains et vigoureux; il faut lui donner encore plus de chemins de fer et de voies de communication de toutes sortes, canaux, lignes de paquebots, entrepôts à grains, outiller ses havres, et faciliter les échanges entre les différentes provinces.11 faut travailler à la bonne entente entre les différentes races qui peuplent notre territoire et ne pas transplanter ici les préjugés et les animosités qui les font s’affronter hostilement, en Europe.Voilà ce qu’il faut d’abord faire, afin d'exécuter une besogne autrement profitable à l’Empire entier que le don de vingt ou trente millions pour des croiseurs impossibles à construire avant quelques années, tant les chantiers de construction mari-lime du Royaume-Uni sont encombrés, présentement.Des Anglo-saxons débarrassés des préjugés jingos approuvent ce programme, ils le conseillent même aux colonies.L’on admettra que cet avis vaut, tout bien considéré, cent fois ceux que donnent aux Canadiens le Star hystérique et son écho lamentable, la Patrie.Georges PELLETIER.BILLET DU SOIR DU HAUT DE LA TOUR Il faisait froid au haut de la tour du parlement d'Ottawa, samedi dernier.Le vent du nord passant entre les barreaux de fer oiwragé de la balustrade vous cinglait la figure par à coups, en claquant comme fait la mèche d’un fouet manié par une main experte.Le vieux guide, vieillard manchot à la moustache de neige, grelottait en égrenant, pour la millième fois peut-être, son chapelet d’énumérations: “ici ta résidence du gouverneur, là le musée Victoria, plus loin, la ferme expérimentale, l’observatoire, etc.Les deux misses d'Angleterre, raides et cofhpassées, qui avaient voulu faire l’ascension de la tour, suivaient attentivement le doigt du vieux et ne perdaient pas un mot de ses explications.Appuyé à la balustrade, les yeux perdus, loin par delà l’Outaouais et au-dessus des cheminées de Hull, l’industrieuse, je regardais la vieille province de Québec! Vivant pour une journée dans l’Ontario où habitent les élus de la race supérieure, je me sentais humilié de savoir que j’avais vu le jour de l’autre côté du pont interprovincial, dans cette “réserve” où nos sympathiques amis du Sentinel veulent bien nous laisser vivre.Pauvres Québécois, moyenâgeux, frenehnien, priest-ridden population que vous faites pitié, vus de haut! En ce XXe siècle, sous le régime du fair play britannique, vous continuez de croire que les protestants doivent être maîtres dans leurs écoles où les catholiques n’ont rien à voir, et vous ave: la naïveté de prétendre qu’il est juste que les Anglais doivent d’abord apprendre leur langue puis ensuite, s’ils le veulent, la nôtre.Et vous affublez cet odieux régime des noms sacrés de liberté et de justice! Porteurs d’eau, va! Que vous méritez bien le mépris des Ontariens qui ne vous le niarchandent pas, du reste.** Ah Québec! si tu t'appelais Toronto et si Ion peuple parlait la langue du docteur Pyne, tu saurais que la liberté et la justice ne régnent que là où on étouffe dans la gorge des petits Canadiens-français les syllabes que prononcèrent burs pères, les découvreurs de ce pays! Tu saurais que la liberté intégra le exige que les Canadiens-français catholiques soient traités en esclaves dans leurs écoles soumises à l'inspection de protestants, et tu comprendrais que la justice réclame qu’une large portion des citoyens britanniques de ce pays ne soit pas sur un même pied d'égalité avec les anglo-protestants dans la distribution des taxes prélevées pour les fins scolaires.— J'en étais là de mes réflexions quand le guide me touchant du doigt, me dit: — Cette maison, là-bas, dans les arbres, c’est celle qui vit mourir sir John A.Macdonald.El je crus entendre dans le vent, une parole d'outre-tombe qui disait: “Au Canada, il n'y a ni vaincus ni vainqueurs”, cl je proclame l’égalité des deux races en matière ‘‘de religions, de langues, de propriété et de personnes.” Ai-je eu la berlue, le vertige?C’est fort possible, j’étais au haut de la tour et je regardais en bas! De MARCHETS.Sur le Pont d’Âvignon.Conservation, — c’est le bulletin officiel de la commission fédérale pour la protection des ressources naturelles du Canada, — affirme, dans sa dernière livraison, que le Canada détient la clé de la situation navale européenne.Voici comment: le nickel est absolument nécessaire à la fabrication de l’acier employé pour les cuirasses des navires de guerre.Sans nickel, pas d’acier qui puisse résister aux projectiles modernes.Or le Canada produit 90 p.c.du nickel de l’univers.Qu’il défende l'exportation du nicfcel, et l’art de la construction navale retourne à vingt-cinq ans en arrière.Si Conservation a raison, nous aurons tôt fait du péril allemand: que le gouvernement, au lieu de.voter trente millions pour des dreadnoughts en cadeau à la métropole, nationolise nos mines de nickel et les ferme.Et le péril allemand aura vécu.s’il a jamais existé.Qu’en pense le Star?Bons princes, nous lui laissons ainsi qu’à la Patrie, l’Initiative d’une campagne en ee sens.* * * Le général anglais Hamilton dit uc le véritable but du mouvement es Boy Scouts, c'est de familiariser les adolescents de l’empire avec le militarisme; plus tard, dit-11, il serait facile aux ministres de l’Empire de décréter une sorte de conscription militaire à laquelle personne n'aura plus d’objeetion.Que pensent de cela les laurléris-tes qui ont tant fait de gorges-chaudes quand les nationalistes citaient l’avis de lord Esher et d’au* très autorités anglaises, qui concluaient à la nécessité d’une conscription à brève échéance, chez les populations britanniques?«c # Le Canada affectionne d’écrire le nom du ministre des Travaux Publies “M.Manque." Le Canada a-t-il obtenu permission de M.Lafortune de se servir de cette épellation, qui fit partie de la première édition des lafortn-niaiseries faite à l’usage du parlement canadien?* * * Un journal d’hier soir publie, à propos de sir Richard Cartwright, une interview de M.Victor Gcof-frion, qu’il appelle “Senator Victor Geoffrion.” M.Geoffrion devant être sénateur; M.Laurier le lui avait promis.Mais il ne l’est pas encore, à son grand regret.Et notre confrère anglais aurait pu éviter cette coquille, remplie d’amertume pour M.Geoffrion.* • * M.Perron sera candidat libéral dans Verchères.Qu’est-ce que la Compagnie des Tramways de Montréal demandera à la législature de Québec, à la session de novembre?* * r La conférence de la Paix vient de s’ouvrir dans le tumulte, à Genève.Une scène tapageuse a eu lieu, dès la première seance.Français, Allemands et Italiens qui y assistaient ont failli se prendre à la gorge.Avant d’aller plus loin, les délégués feraient bien de signer entre eux un traité de paix en bonne et due forme.Sans quoi le congrès pour la Paix ne finira peut-être pas sans une guerre.Et ce n’est pas pour cela que le congrès s’est réuni.Le Veilleur.Prix de bon langage QU’IL Y EN AIT DANS CHAQUE ECOLE! Nous félicitions l’autre jour M.Courteau, du quartier Saint-Paul, qui a promis un prix de bon langage à l’Académie des garçons.Nous apprenons aujourd’hui avec plaisir que M.l’abbé Bernier, curé de Lauzon, “a fait l’offre d’un prix du bon parler français au collège de Saint-Joseph de Lauzon.” Il est d’importance vitale pour notre langue que nous la parlions correctement.Le français est dans notre enseignement une matière capitale, et si bien écrire devrait être l’une (Je nos plus hautes ambitions, bien parler importe davantage encore.La section pédagogique du Congrès de la langue française, l’a bien compris, puisqu’elle a émis, parmi plusieurs autres, le voeu suivant: 1.— Que dans toutes les maisons d'enseignement secondaire on attache la plus grande importance à la correction du parler de la conversation.2.— Que les professeurs surveillent constamment leur langage et celui de leurs élèves.3.— Que les parents aident aux maîtres et maîtresses par le souci constant de bien parler eux-mêmes et par une surveillance étroite du langage de leurs enfants.4.— Que dans loutcs les classes de nos écoles primaires et de nos maisons d'enseignement secondaire, les municipalités scolaires ou les autorités des collèges et des couvents fondent un prix du Parler français pour les élèves qui sc distingueront le plus par un parler correct, purgé de tout anglicisme, nettement articulé et libre de font accent.Il faut que ce voeu soit entendu de tous et qu’il suscite partout l’initiative des amis de la langue française.Déjà, en maints endroits, on y a répondu.Ainsi le Bien public nous apprend qu’au Séminaire des Trois-Rivières, “un prix du parler français, très appréciable, sera donné à l’élève de chacune des classes du cours classique et du cours commercial, qui se sera le mieux appliqué, pendant toute l’année scolaire, à soigner sa parlure.” Nous savons que dans plusieurs maisons d'éducation on surveille le langage et on décerne des récompenses à ceux qui parlent le mieux.Mais il faut que cela se généralise, s’universalise.Rien n’est plus contagieux que l'exemple, a-t-on observé.Donc, les maisons d’éducation qui encouragent le bon parler parferont leur bonne oeuvre en la proposant en exemple.Afin de leur permettre de le faire, le Devoir publiera, de temps en temps, une liste des collèges, couvents et écoles qui décernent des prix de bon langage.Ces maisons voudront bien s’y inscrire aussitôt que possible.Nous faisons appel à tous les amis de la langue française et les prions, respectueusement, mais fermement, de bien vouloir offrir des prix de bon langage, dans tous les collèges, couvents et écoles, aux élèves qui, en classe, en récréation et partout, se seront, durant toute l’année scolaire qui commence, le mieux exprimé.Le Devoir insérera aussi la liste des bienfaiteurs ou des groupes de bienfaiteurs de la cause française.Fn promettant une récompense, ils engageront une centaine de jeunes gens ou jeunes filles à s’efforcer de parler correctement.Nous les prions de nous communiquer leurs noms ainsi que celui de l’institution bénéficiant de leurs dons.II est inutile d’insister sur les fruits qu’on peut attendre d’une émulation universelle, chez les jeunes, pour la langue française.Donc, à l’oeuvre I Que chacun donne son obole et qu’il ne se trouve pas, à la fin de l’année scolaire, la plus modeste école rurale qui ne décerne un prix de bon langage.Léon LORRAIN.- — i »-— Les Caisses Populaires M.Alphonse Desjardins vient de fonder, dans la région Labelle, trois nouvelles caisses populaires de crédit.Partout où elle est connue, l’oeuvre progresse rapidement.Initiatives Françaises Il nous reste une couple de cents exemplaires de la seconde édition des Initiatives Françaises.Ceux do nos amis qui désirent se procurer la belle conférence de M.l’abbé Thellier de Poncheville feront donc bien de se hâter, • En vente au bureau du Devoir, 71a, rue Saint-Jacques.10 sous l'exemplaire, $7.50 le cent.PAYSAGES D’AMERIQUE LE PARC MONT - ROYAL Par RENE BAZIN »< M.René Bazin vient de publier, dans la “Revue des Deux Mondes,” des “Paysages d'Amérique”.On nous saura gré d'en détacher ee crayon du Pare Mont-Royal :— “Aujourd’hui dimanche, nous allons voir le parc de Montréal.11 est au milieu et au-dessus de la ville, montagne boisée d’assez bonne hauteur.Les premières petites sont couvertes de belles villas et de jardins, puis les routes montent en lacet parmi des futaies.Nos chevaux tirent à plein collier.Nous rencontrons des groupes de cavaliers qui sont, certainement, des Anglo-Canadiens, car cette ville est mixte, partagée inégalement entre des races différentes, J’ai même traversé plusieurs fois un quartier où abondent les enseignes et les affiches en liebreu.11 y a peu de monde, au parc ce matin, et, par moments, lorsque les érables, les chênes, les hêtres, forment muraille et font l’ogive, ou qu’une avenue transversale ouvre sur un petit plateau ga-zonné, mouillé et tournant, ou se croirait loin d’une ville.Cependant, la ville nous enveloppe.Un caillou bien lance retomberait sur une maison.Nous arrivons sur une vaste terrasse sablée, ménagée nu sommet du parc, et protégée par une balustrade.De là, le jour étant limpide, et le paysage très plat, on a une vue géographique, étendue et, précise.En lias, à une belle profondeur, apparaît très net et presque sans relief le dessin de la ville, avec les rues, les avenues, les places, quelques clochers, quelque!' tours, et, à la périphérie, des chemw nées d’usine.Elle s’infléchit à l’Ouest et a l’Est ; elle fera bientôt, nous disent nos amis Canadiens, la» tour de la montagne, et elle sera un» cité immense comparable aux plu» grandes des Etats-Unis, dominée pat une gerbe de futaies.Déjà son éten^ due et sa puissance me surprennent' Elle occupe tout l’espace entre la1 montagne et le Saint-Laurent, qu’on voit venir des brumes de l'extrême! Ouest et se perdre dans les bruines» de l’Est.Elle a ses manufactures ait bord du fleuve, et un voile de fumée,* qui paraît mince parce que tout esfr grand ici, flotte sur les eaux jaunes^ Au-delà du fleuve, s’étend une plains' et, si je ne savais où je suis, je dirai» le royaume des plaines.Il n’a point» de limite discernable.Les plus voi-è sines de ees étendues sont à eetttr distance où déjà les couleurs des choses se fondent et renaissent en bar-* mnuie.A l'heure où nous sommes^ le ton commun est roux ardent, qui se mélange peu à peu de violet, et sa perd dans cette pourpre qui unit lar bas du ciel à lu ligne invisible du l’horizon.Des montagnes pareilles à celle qui nous sert d’observatoire, des Laurentides isolées, se lèvent au Sud-Est ; elles ont la forme des meules de puille, les premières presque nettes, les autres, deux, trois, je na saurais donner un nombre, si trnns-* parentes et d’un contonr si léger qu'elles semblent des nuages pour uw moment posés".LES MANUFACTURIERS EN CONVENTION L’impôt municipal d’Ontario est critiqué—On deman^ de une taxe plus raisonnable sur l’immeuble—La question du transportC’esTun gros problème que l’on n’ose pas attaquer pour le moment — La production industrielle des différentes cités.(Spécial au Devoir) Ottawa, 2f).— Le nombre dos assistants grossit.La séance plénière de ce matin a réuni deux cenls membres au moins, pendant que d’autres travaillaient dans les commissions qui préparent les voeux par lesquels la convention terminera ses travaux.Le banquet de demain soir, sera une affaire considérable.J,a présence du premier ministre et du ehef de l’opposition attirera beaucoup de monde.Par malheur pour les daines, la température se comporte mal.Le ciel constamment chargé menace toujours d’inonder la ville.» T.* La seule discussion importante provoquée par les rapports de commission, dont je vous ai télégraphié un résumé, touche le système d’impôt municipal d'Ontario, Le système actuel fait peser l’impôt sur les améliorations.Grand nombre de personnes trouvent ce système injuste et les manufacturiers pensent de même, d’autant plus que la taxe d’affaires ajoute à leur fardeau.Ils aimeraient bien qu’on substitue à la taxe d’affaires un impôt raisonnable sur l'immeuble.Détail intéressant.Les compagnies à fonds social de Montréal ont obtenu le droit de vole aux élections, en invoquant ie précédent d’Ontario.Or i’on a découvert ce matin que le projel de loi soumis à la législature d’Ontario à rc sujet n’a jamais été plus loin que la commission d’étude.M.Archibald Blue, chef de la statistique fédérale, a lu un rapport sur l’industrie manufacturière au Canada.Certains chiffres qu’il a donnés sont déjà connus.En voici d’autres plus neufs.Par le capital investi comme par les salaires payés, c’est l’industrie du bois qui tient la léte avec un capital de 259 millions et une liste de paye de 46 millions en 1910.Il est assez curieux que l’industrie alimentaire produit 40 pour cent de plus que l’industrie du bois avec un capital et une liste de paye presque de moitié moindre.Montréal tient la tête avec une production industrielle de 106 millions.Toronto vient ensuite avec, 154 millions et Winnipeg en troisième lieu avec 154 millions.Québec produit pour 17 millions.Maisonneuve pour 20 millions.Hull, 7 millions, Shcrbrooe,^ milions, West mount, 1 millions et demi, Trois-Rivières, 2 millions et demi, Lachine, fi millions.• * * Je vous ni dit hier, que la commission des accidents du travail se félicitait d’avoir suggéré au gou- vernement d'Ontario un système que les ouvriers acceptaient et principe.Voici en peu de mots quel est le proje! : créer une assurance mutuelle obligatoire qui sera administrée par une commission du gouvernement.Les différentes industries seront groupées et elles paieront une somme suffisante pour indemniser des accidents qui sc produiront dans ce groupe.La commission seule réglera les cas d’accidents.On admet cependant que les ouvriers s’opposent à toute contribution.Mais l’association des manufacturiers maintient (pie l’obligation de payer dans tous les cas d’accidents quelle que soit la cause, faute du patron ou de l’employé, exige la contribution de c« dernier.* * * Cet après-midi, rapport de 1s commission du transport.Il est long, mais pas aussi important que je Je croyais.On y Irnilc de ques« lions de détails déjà réglées ou en voie de l’être.Gcllc qui paraît avoir le plus intéressé les membre! concerne l’expédition des paquet» par In poste.Un comité sera nommé pour étudier le système anglais et l’adapter le mieux possible aux conditions canadiennes et la soumettre ensuite au gouvernement, M.Fairbairn voudrait cependant que l’association s’intéresse davantage au problème du transport en général parce qu’il est, à son sens, beaucoup plus important que celui du tarif.Il en coûte presque autant, dit-il, pour expédier la marchandise à Saskatoon qu'en Australie, et quand on fait des prix pour l’Ouest, ce n'est plus le tarif qui compte, mais le coût du transport.Les tarifs actuels sont basés sur la théorie du char vide au retour, qui valait il y a plusieurs années, mais qui n'a plus sa raison d’ètra aujourd’hui, que la consommation de l’Ouest exige presque autant da transport que sa production.La débat en reste là, pour le moment.La nouvelle commission du transport recevra probablement instruction de s’occuper de la question.Jean DUMONT.Mgr Bruchési à Winnipeg '(Service particulier ) Winnipeg, Manitoba, üfi.~ Mgr Bru-chéri pat.arrivé ici, où il est descendu chez »on condisciple du collège de Montréal et son collègue dans l’épiscopat Mgr Langevin.Sa Grandeur doit.»« rendre jusqu’à Vancouver ; elle ni* que son voyage ait un 'aruOtèrn officiel.Il n'ajoute pas foi au rapport disant qu’il est nommé cardinal. LE DEVOIR, JEUDI, 26 SEPTEMBRE 1912 LE FAMEUX REGLEMENT No 17 Ze que le ministère de l’instruction publique de l’Ontario veut faire du français dans ks écoles.— Traduction exacte du règlement contre lequel protestent nos compatriotes de la province voisine.Maximum : une heure de français par jour dans les écoles fréquentées et soutenues par les Canadiens - français Capture d’un homme sauvage à Poughkeepsie Voici la traduction du fameux règlement Xo 17, publié par le ministère de l’Instruction publique de l’Ontario et commenté en première page par M.Orner lléronx: 1_ (At 11 n’y a dans l’Ontario que deux espèces d’écoles primai-! pour qui ]es parents ou la MAISONS D’ÉDUCATION rSTKBHATln- qu’approuvée et ordonnée par l’ins-pecteur-supérieur n’est pas réguliè-! renient mise en vigueur, il aura le pouvoir de faire les changements nécessaires quand il le jugera bon, et il fera un rapport spécial au Mi- les clauses concernant la classe V dans les Règlements des Ecoles Publiques 14 (5J en plus des sujets prescrits pour les écoles publiques et séparées: (A) Cet enseignement en français pourra n’ètre suivi que par lesjnistre, sur tous ces cas, selon que ._ _ ^_____ es i l’exigeront les besoins ou le carac- res: les écoles publiques et les ®co'j (ntellrs |P demanderont.Stère de chaque cas.les séparées; mais pour rendre la ^ ret enseignement français: 11.— Chaque inspecteur de divi-mention plus commode, les m0|s ; Ile ,(evra pas nujre à l’enseignement | sion enverra, sur la formule pres-Anglais-Français sont appliques ^ ,mf(iajs; les dispositions prises pour jcrite, une copie de son rapport oraux écoles de chaque espèce, dans ( pt ensejgnement français pendant | dinaire d’inspection au Ministre et lesquelles le français est la langue;^ llptlres f|e c]asSe seront sujettes ! au Secrétaire de la Commission de l’enseignement et des communi-1 ^ |'.,ppro()ation et à la direction de ! Scolaire, dans la semaine qui sui-cations, tel que déteuniné r*ans j j’jnspecteur-supérieur et ne devront ! vra sa visite.l’article 3 (A) ci-dessous, un dans ; dans sujet d’étude, lesquelles il est dans les classes 1-IV, tel que déterminé dans l’article 4 ci-dessous.(B) En autant qu’il est pratiqua-ble, avant la clôture de l’année scolaire de 1912-13, l’espèce de chaque école fréquentée par les élèves de langue française sera déterminée conformément à la définition donne dans (A) ci-dessus.2.—Les règlements et les cours d’étude prescrits pour les écoles publiques, qui ne sont pas incompatibles avec les stipulations de cette circulaire, seront dorénavant en vigueur dans les écoles séparées — anglaises et anglaises-françaises -avec les modifications suivantes; Les dispositions pour renseignement et les exercices religieux dans les écoles publiques ne s’appliqueront pas aux écoles séparées, et les Commissions des écoles séparées pourront substituer les “Lanadian Catholic Renders” aux “Ontario Public School Readers.” Ecoles publiques anulaises-françai- ses et écoles séparées catho-liques-romuines 3.— Les modifications suivan- tes, sujettes, pour chaque écoles, à la direction et à l’approbation de l’inspecteur-supérieur (supervi- sing) seront aussi faites dans le cours d’étude des écoles publiques et séparées.Usaf/c du français pour Venseiqne- ment el les communications (A) Là où il sera jugé nécessaire, pour les élèves de langue française, on pourra se servir du Iran çais comme langue de renseignement et des communications; mais cet usage du français ne sera pas continué au-delà de la classe I, excepté pendant l’année scolaire de 4912-13, alors qu’il pourra servir comme langage de l’enseignement et des communications pour les élèves ayant dépassé la classe II, qni, à cause de leur instruction imparfaite, ne seront pas capables de parler et de comprendre l’anglais.Cours spécial d'anglais pour les élèves de langue française (B) Pour les élèves de langue française qui sont incapables de parler et de comprendre l’anglais d’une façon suffisante pour les besoins de renseignement et des communications, les dispositions suivantes sont, par les présentes, édictées: (’) Dès l’entrée de l’élève à l’école il devra commencer l’étude et l’usage de l’anglais.Xolr — Avant l’ouverture des écoles, en septembre 1912, un Manuel d’Enseignement de la Langue Anglaise aux élèves de langue française sera distribué dans les écoles par le Ministère de l’Instruction Publique.( ” ) Aussitôt que l'élève sera devenu suffisamment familier avec l'usage de l’anglais, il commencera dans cette langue le cours d’étude prescrit pour les écoles publiques el séparées.Le français comme sujet d'étude dons les écoles publiques el séparées 4.— Pour l’année scolaire 1912-j 13, dans les écoles où le français a été jusqu'ici sujet d’étude, la Commission des Ecoles Publiques ou la Commission des Ecoles Séparées, selon le cas, pourra pourvoir, aux conditions suivantes, à renseignement de la lecture, de la grammaire et de la composition française, dans les classes I à IV (voir aussi pas dépasser une heure par jour,1 12.En septembre prochain, permis, pour l’année scolaire 1912-13, le français est sujet d’étude, les livres en usage pendant l’année scolaire 1911-12 pour la lecture, la grammaire et la composition françaises resteront autorisés du* rant l’année scolaire 1912-13.Inspection des écoles anglaises-françaises 5.— Pour les fins d’inspection, le écoles anglaises-françaises seront réparties entre trois divisions, chaque division étant confiée à un inspecteur-supérieur et un inspecteur.fi (A) L’inspecteur-supérieur et l’inspecteur d’une division fe- i T aussitôt que le principal ou Pins-1 dans chaque classe.(C) Dans les écoles publiques ou , tituteur d’une école aura fait le ta-séparées, où, ainsi qu’il est ci-des- bleau des heures de classe il en en- vert'i une copie certifiée à l’ins-pecteur-supérieur de la division à laquelle l’école appartient, pour en obtenir l’approbation jusqu’au temps de la visite d’inspection.En même- temps, le principal, ou l'instituteur transmettra à l’inspecteur-supérieur un état du nombre d'élèves de langue anglaise et d’élèves de langue française de chaque classe.Note — Avant septembre prochain, le Ministre informera chaque Commission Scolaire, chaque principal, chaque instituteur, de la division à laquelle l’école appar* tient et des noms des inspecteurs de division.ARTHUR BRITTON, DE PAWLING, NEW-YORK.DISPARU DEPUIS DIX ANS, VIVAIT DANS UN E CA VERNE COMME UN ANIMAL; IL A PERDU LA PAROLE.Pouglikeepaie, N.Y., 26.- On h re- trouvé hier un nommé Arthur H ri t to n, disparu il y' a une dizaine d années.Britton is.serrures, allez au No 182 rue San-guinet.VICTORIA HOTEL Québec.E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50, Prix spécial pour les voyageur de commerce, $2.00 par jour.BUREAU DE COLLECTION division trouve qu'un règlement oui lui permettre de s’en procurer un.qu’une ordonnance du ministère, ou Ministère de l'Instruction (pie l’organisation d'une école, telle Publique, juin, 1912.Une réponse du maire de Québec AUX CRITIQUES DE LA COMMIS SIGN DES UTILITES PUBLIQUES CONTRE L'ADMINISTRATION DE LA VIEILLE CAPITALE .ESSAYEZ-IES ET JUGEZ Il y a une différence énorme de qualité entre nos PATES ALIMENTAIRES — de Is — MARQUE “HIRONDELLE” et le» produite TMPORTKS fabriqués longtemps h l’HTsnee, durs, exigeant une cuisson prolongé* qui leur enlève une pertie de leur saveur.LES MACARONIS, VERMICELLES, SPAGHETTIS, COQUILLES, PETITES PATES MOUILLETTES AUX OBUPS, de 1» Marque "HIRONDELLE'' eont positivement supérieurs à tous les pointa de vue.EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES EPICERIES Il cil C1CJITELU, Limitée MONTREAL, CANADA (De notre correspondant) Québec, 20 Répondant aux remarques (ailes par le président do la Commission des Utilités Publiques à l’a dresse de la ville do Québec, le maire Drouin a déclaré hier qu’il y avait eu erreur quelque part car la ville n a reçu aucun avis officiel de la réunion de la commission'.Si la ville avait été représentée, elle aurait démontré qne la compagnie du gaz est d'une mauvaise foi manifeste.Ix?maire s’est on-quis de» faits et « constaté que les officiers de la compagnie s'adressaient au contraeteur au lieu de demander leurs irformations à l'ingénieur do 1 a-queduc, s'obstinant iV ne pas transiger avec oc dernier.Afin de démontrer que la ville n'est pas Uni jours à blâmer, récent men t cello ci a ouvert la rue Saint KIavien et la compagnie, informée, n a commencé qu'une semaine plus tard ses travaux dans cette rue.l e maire ajoute que si les employés de la compagnie montraient autant de lionne volonté qne ceux de la ville, il est fiersundé que ni l'une ni l'autre n’auraient besoin d'avoir recours à la Commission des Utilités Publiques.A l’École des Hautes Études Commerciales Les élections A l’école des Hautes j Etudes Commerciales ont tu lieu hier ) avec le résultat suivant : M.Lucien Favreau, candidat A la présidence, l’emporte sur M.-f.Pen-vorne, par une majorité le 16 voix.M.Henri Fréchette, candidat A la : présidence des jeux, l'emporte sur Al.i A.Lacombe par 23 voix.M.F,.Laganière est élu conseiller de lire année par un?majorité de fi voix.1 .e Comité de Régie se compose donc comme suit : Aviseur légal, -J.P.Rioux.Président, Lucien Favreau.Vice-president, Wil'oroi Langlais Secrétaire-trésorier, Paul de ( etret.Conseiller de 3ème année.Hilaune Leroux.Conseiller de 2e armée.Ad.Venue.Conseiller de 1ère année, F.1 ega-nière.Président des jeux, Henri Fréchette.Président du Cercle d’F.tudes, F.San-thier.La Place Royale A SA REUNION D'HIER LE CONSEIL DU BOARD OF TRADE PAS SE UNE RESOLUTION POUR DEMANDER QUE CE SOUVENIR HISTORIQUE NOUS SOIT CONSER VE.Association Saint-Jean- Baptiste de Montréal AVIS Une assemblée générale ces membres actifs de l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal, aura lieu au Monument National, le jeudi, 3 octobre prochain, à 8 heures p.m.pour la re- j vision du projet d’amendements àja J charte et traiter toutes questions d’intérêt général.Par ordre, G.A.MARSAN, Secrétaire-général A VENDRE Maison en bois et briques à 2 étages 30 x 40, deux logis üe 6 pièces, avec chambre de bain et w.c.séparés, chauffées à l’eau chaude, éclairage, gaz.Ecurie de 6 places et remise à voitures; 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qu pressée.Revenus, $lfiS.0O.Conditions, Dame Bernadette Paquette.Pour les j comptant »t.ooo.Balance, facile.conditions: s'adresser au notaire flOUSsi Rue Saint-Hubert, (eêté Ouest ADP.A HClI AM BAT T/l , de AK dans Villeray), maison pn nir\\ro MTT.T ET DCMESNIL, 52 rue bois Pt brique, de 2 étages, 2 logements.(Terrain 25 x 120, Revenus.$288.00.Con-! ditions, comptant, $1,000, balance facile.Socrôt'rîUro Dupont.du !'Etudes, A vu;.La Maison Muir et Cie CETTE VIEILLE FABRIQUE DE CHAUSSURES DE QUEBEC VIEN DRAFT S'ETABLIR A MONTREAL (De notra correspondant) Québec.‘Jfi.— L’êLiliiisscmenl de la maison ¦ I a mes e Muir A ( o., maTutfac* turiers de chaussures de cette \illr, a été vendue è M.L.id«>r Jhiri.nitie, un autre fabricant de Qu-b te, qui « n prendra possession le premier mai.On ne connaît pas le prix payé, La maison Muir a n vendu que la propriété ; elle n conservé les triât.'.’.ries et on lui prête l'onitnnt) Québec.26.Les dix sept occupan- tes des maisons de la rue Sainte-Cécile que la police a vidées mardi ont été traduites hier après-midi devant le nia gistrat de police et condamnées Un monde.Elles ont versé nu trésor des sommes v ariant de cinquante h cent soi xante dollars.En plus, la cour les a obligées ft quitter la ville sans délai et la police leur a donné juste le temps do plier bagage.Trois d'entre elles qui ne sont au pays que depuis quelques mois ont été gnr-lées ici et seront déportées comme non désirables.I/H police continue les recherehes pour retrouver l'infâme individu du nom de Fotit-.lenn qui n tenté de faire ici la traite des blanches.$8,900 -Rue Shepherd, priSs Sherbroo- merits rapporte 10 pour $1.500, balnnre facile.cent, comptant $10,000 LATRBNIERE, J.L.D., A.A.P.Q.^ architecte, 271 me lüaint Dénia.Tél.Est 887.Professeur de dessin et d’arehibee-ture.Conseils des Arts et Manufactu* res.Rne Mont-RoyM Ouest, ter rain 23 x 120.Maison, 3 étages, pierre et brique solide, améliorations modernes, plancher bois dur.Revenu actuel $862.00, devrait rapporter $1,200.l’an prochain.Comptant, $2.000, balance facile, on échangerait pour petite propriété.$20,000 Train spécial pour malle Allan Partira de la (rare Windsor à 9.45 a.m., vendredi te 27 septembre, pour Québec faisant raccordement avec le R.M.S.Viçginta-n.,(r) Coin Rivard et Bienville, avec coin de ruelle, terrain 0 x AO.Rétift.«e de 3 étages.en hoia et brique, avec adage en pierre, comprenant 8 logementa.1 magasin.Bain.W.C., citerne A eau chaude.(Ta*, électricité.plomberie découverte.Comptant $.*>,000.Balance facile.OX DEMANDE A acheter pluaieura propriétés rapportant du 9 ft 10 pour cent, dans toutes les parties de la ville.Prière d’envoyer par lettre, détails de ces propriétés ft .T.A BENOÎT, 2d St-dacques, Chambre» 4 et t.Tél.Main 833 et 65B2.t.OCÀTTON PE PROPRIETE, eoîlertion de loyer et administration de succession et ven te de propriété, une spécialité.CN SALON PE BARBIER, très achalan dé, ft vendre dans Maisonneuve, ainsi qu’un restaurant.NE VENDEZ NT ACHETEZ dea proprié tés sans me consulter, car dan» le» deux e»» j*ai votre affaire.J.À.BENOIT.Courtier en immeuble», 2d Bt-Jacques, Chambre» 4 et B.Tél.Main 833 •t 6552.Résidence privée, Tél.Est flô62.Inaénleurs Civils et Arpenteurs ~ HURTUBISE ET HURTUBISE, In-génieurs civils, arpcnt&urs géomètre*.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jao* ques, Montréal, Tél.M.7618.De GASPE BEAUBIEN Ingénieur Conseil, 28 Royal insurant»^; l’tace d'Armes, Montréal.Tél, M»iq 8240.SURVEYER & FRIG0N INGENIEURS CONSEILS Expertises, levée de Plena, Estimations al Projeta Rapports Technique* et Financiers ADRESSE : sa BEAVER HALL HILL Téléphona Uptown 3808.MONTREAL» DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, chirurgien dentiste.Tél.Bell Est, 3549, 165 rua 3t Denis.4 porte* de l’Umvep-si,té.OXYGENE Chimiquement Pal pour Usage Médicinal, Pneumonia, Dyspnée, Syncopes, etc.Crises asphyxiques.Compagnie d’Oxygène du Can%-da, 2, Square Dufferin.Dépôt: Pharm*.cie Laurence, coin des rues Saint-Déni* et Ontar o.Tél.E.1507 Ce journal est imprimé, au N'o 71a, rue Saint-Jacques, à Montréal, pa* "La Publicité’' (ft responsabilité Limitée).Henri Bourotsa.directeur-gira&ft*. LE DEVOIR, JEUDI.26 SEPTEMBRE 1912 S seT POLITIQUE ETRANGERE AUSTRALIE L’Australie et la Marine LA LUMEUB QUE LE CANADA SE HAIT DISPOSE A OFFRIR DES * ‘ DREADNOUGHTS ” A L ’ EMPIRE, REMPLIT LES ANTIPODES D’UNE JOIE FOLLE.Londres, 26.— Une dépêche spéciale de Melbourne au “Daily Mail’’ dit que le discours du premier ministre Borden à Toronto et la nouvelle que le gouvernement entend offrir deux super-dreadnoughts à l’Angleterre corn me contribution d’urgence à la marine impériale, ont incité beaucoup d’intérêt en Australie.Les Australiens se rendent maintenant compte qu’ils ne doivent plus s'appuyer sur l’Angleterre mais se mettre sur une pied d’égalité avee la mère-patrie et les autres Dominions, au point de vue de la défense de l’empire.On éprouve une terreur naturelle A l’égard de l’influence japonaise dans le Pacifique et bien qu’on en parle peu on est fortement d’avis que l’Australie devrait se mon trer prête à prendre une part de la police du Pacifique, à cfité de la Nouvelle-Zélande et des Etats-Unis d’Amérique.De fait, les Australiens sont disposés h payer l’impôt nécessaire à cette fin.Interrogé à ce sujet, le premier ministre Fisher a dit que l’opinion s’affirmait incontestablement sur la ques tion de la défense nationale pour laquelle un plan impérial d’ensemble est essentiel.“On doit, a t-il dit, laisser l’Australie exécuter séparément son propre plan de défense.Je ne puis voir les avantages de l’existence d’un conseil do défense impériale composé de représentants des Dominions qui pourraient, tôt ou tard, devenir tout à fait éran-gers au sentiment des peuples qu ’ils re présenteraient, et les intermédiaires inertes par lesquels s’exprimeraient imparfaitement la politique de leurs gouvernements.Je crois préférable d’avoir des consultations personnelles biennales avec les autorités britanniques, com-l’an dernier.On entretiendrait ainsi la vie dans le plan commun de défense impériale.Les intérêts de la Nouvell-Zélande sont irrévocablement liés à ceux de l Australie.Je crois qu’il est admis par les milliers d’esprits que la Nouvelle-Zélande se joindra un jour ou l’autre à l’Australie pour former un seul tout au point de vue de la défense.Je trouve merveilleux que le plan de formation militaire de fous les enfants ait pu s’exécuter sans plus de difficultés; mais le peuple considère maintenant comme une nécessité nationale, et comme une responsabîlité individuelle que chacun doit assumer.” TURQUIE Les prochaines manoeuvres LES PROCHAINES MANOEUVRES APPROCHENT ET JETTE L’ALARME DANS LE CORPS DIPLOMATIQUE A CONSTANTINOPLE.La conférence de la paix devient tumultueuse UN DELEGUE BLAME L’ALLEMA G NE POUR LE MALAISE ACTUEL EN EUROPE ET LES REPRESEN TANTS DE LA GERMANIE RUGISSENT DE COLERE.— UN DE LEGUE EST EXPULSE ET LE CALME SE RETABLIT.Genève, 26.— Du tumulte et une discusJon très mouvementée ont marqué la réunion du Congrès International de la paix, hier.Le tumulte devint tel que l’un des «orateurs fut expulsé.On y a discuté surtout les questions du Maroc et de la Tripotitaine et le Dr Gobât, président du comité, international de la paix, souleva l’ire des délégués allemands en critiquant l’attitude de l’Allemagne.A la suite de son discours, le docteur Gobât, s’est vu forcé de faire des excuses pour avoir insinué que l’Allemagne était la cause de menace de guerre actuelle.Il se reprit en disant que la crise de chauvinisme qui sévissait maintenant en Europe était res-S ponsablc de l’état de choses actuel, j Les représentants de la société française chrétienne pour la paix déclarèrent que la France était, elle aussi, un peu jà blâmer pour être intervenue au Ma-j roc.1 Cette théorie souleva les huées d’une ! partie du congrès, si bien que les délégués n’ayant pu en venir à aucun résultat, l’affaire fut renvoyée à un comité qiA sera chargé de trouver une formule ayant le mérite de contenter tout le monde et de n’offenser personne.Constantinople, 26.— Une certaine crainte s’est élevée, iici, dans les cercles diplomatiques au sujet de l’annon.ce faite par le gouvernement turc de ses intentions de faire, le mois prochain, des manoeuvres militaires importantes à Adrinople.On craint que cette concentration d’environ 50,000 hommes de troupes ne fournisse à la Bulgarie un prétexte pour mo|biliser ses troupes, ou que cela ne mette en danger l’existence du cabinet Bulgare.Les représentants des puissances ont dans diverses conversations avec le ministre des Affaires Etrangères turc, insisté sur la nécessité pour la Turquie de faire des réformes dans les provinces de la Turquie d’Europe.L’ambassadeur de Vussie a suggéré au ministre turc de confier l’administration de ces provinces à.des étrangers tandis que l’Ambassadeur d'Autriche-Hongrie, le marquis Pallavicini a avisé la Porte que des réformes devaient être faites.Autrement, a ajouté l’ambassadeur, il serait difficile aux puissances d’intervenir près des gouvernements des Balkans pour le maintien de la paix.CHINE L'emprunt chinois Pékin, 25.— Le consul 'général anglais à Pékin a fortement avisé, au-jourd’luêi, le président Yuan Shi Kay de réfléchir sérieusement avant d’engager la Chine dans une voie financière qui n’aurait pas l’approbation des six puissances confédérées qui sont, l’Angleterre, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, la Russie et le Japon.En présentant ses remontrances.Sir John Jordan a fait ressortir aux yeux du président Yuan Shi Kay que la dette flottante de la Chine s’élevait à près de $50,000,000 devant être payés dans le courant de quelques moi* avant) que l’on puisse songer à faire un nouvel emprunt.PEROU Un Anglais s'empare de la présidence Lima.Pérou, 25.— Une foule furieuse a fait, la nuit dernière, une manifestation hostile à l’ancien président Auguste Laguia, comme il s’en revenait du palais présidentiel chez lut, après avoir cédé la place au nouveau président, Guillaume Billinghurst.Les manifestants hurlaient : “ Vous devriez aller en prison et non chez vous ” et la foule devint si menaçante que l’ex-président dut chercher refuge au cercle de l’Université.De là, M.Le-guia fut un peu plus tard escorté jusqu’à sa nouvelle demeure par des policiers qui restèrent toute la nuit en faction devant chez lui.NICARAGUA Un chef rebelle est pris San Juan del Sur, 25.— Grenada, qui était entre les mains des rebelles nicaragirieus s’est rendue, aujourd’hui, aux troupes du gouvernement, et le général Luis Mena, le.chef de la révolte, a été fait prisonnier.La république chinoise sur ____ un volcan r«ES TROUPES CANTONNEES AUX PORTES DE LA CAPITALE DE HU-PEH PILLENT LA VILLE DE WU-CHANG.— L’ARMEE ACTUELLE EST UN DANGER POUR LE GOUVERNEMENT PLUTOT QU’UNE SAUVEGARDE.— LE FAMEUX EMPRUNT.Pélrin, 25 — Les troupes cantonnées »Ux portes de Wu-Shang, capitale de la province de Hu-Peh, se sont mutinées et ont attaqué la ville.Les troupes comptent plusieurs centaines d’hommes dont une grande partie du corps de la cavalerie.Un fort détachement des troupes du général U Vuen Hong vint combattre les rebelles et, rprès un combat acharné, finit par les repousser.Le nombre des morts a’est pas encore connu, mais on sait que deux officiers ont été fusillés pour n’avoir pas liait connaître le mouvement révolutionnaire qu'ils connaissaient.On suppose que le but des révoltés était seulement de piller la ville, mœurs coutumières aussi bien aux soldats de la nouvelle république qu'à ïeux de la vieille dynastie.L’esprit républicain semble ne pas être prisé par les gens qui viennent grossir les rangs de l’armée.L’EMPRUNT CHINOIS ‘ Le but principal de l’emprunt que la Chine vent faire est surtout de payer cette énorme armée et de s’en débarrasser, car sa présence est une cause continuelle de danger.L assen^blée législative a.après enquête, acquis la certitude que les généraux comme les soldats n’étaient pas exempts de cet esprit qui régnait sous les mandchous, mais elle estime qu'il coûtera moins cher de se soumettre à leurs prétentions que de les combattre.D’après les renseignements pris par les banquiers des six puissances qui consentent à prêter de, l’argent à la Chine, l’impôt do la gabelle doit servir de garantie à l’emprunt,et ne rend pas ce qu’il devrait rendre, les gouverneurs des provinces n’envoyant pas au gouvernement fédéral tout le produit de l’impôt.On croit que le président Yuan Shi Kai ne désire pas que l’emprunt soit, payé en une seule fais par les puissances, car il craint que son autorité ne soit pas assez forte pour pouvoir contrôler l’emploi d’une pareille somme.La situation, dans tout le pays est très tendue.De temps à autres des soldats déclarent une bataille et la destruction s’ensuit.Le commerce est paralysé.et des milliers de gens, que des Ingénieurs étrangers pourraient employer, meurent de faim.La situation politique qui absorbe les chefs républi-:ains passe par des phases curieuses et intéressantes.Les princes Mandchoux ont donné récemment un dîner en l’honneur du Dr Sun-Yat-Sen et ont porté la santé de la république.Mais (a garde impériale était alignée dans les rues pendant la visite du Dr Sun.C’était, jugeait-on, plus prudent.Les troupes de la codr, contrairement aux lois de l’abdication, demeurent dans la ville interdite.C’est le désir exprimé par le président Yuan.COERQISSION DES PUISSANCES Londres, 26.— Les six puissances concernées dans les récentes négociations financières avec la Chine ont l’intention d’avertir le gouvernement à Pékin qu’elles exerceront leurs droits d'après Tè pacte d'tindemnité des Boxeurs.Elles entendent aussi empêcher l’aliénation de toute nantie des surplus du revenu de l’impôt sur le sel, qui sont déjà hypothéqués par l’indemnité des Boxeurs ou par des prêts non remboursés.MEXIQUE La guerre d'embuscade REBELLES ET INDIENS PERDENT LA VIE DANS DES RENCONTRES AVEC LES FEDERAUX.Cuernavaca, Mexique, 26.—Le capitaine Escobedo et sept de ses soldats, ont été tués dans une embuscade, à Ojo de A-gua, par des rebelles hier.En apprenant la nouvelle, la senorita Sophia Moneadia, une actrice et la fiancée de Escobedo s’est suicidée.Oaxaca, Mexique, 26.— Au cours d’une, bataille hier avec une bande d’indiens, près de cette ville, trente-deux de ces derniers ont été tués pendant que les troupes fédérales, sous le commandement du général Rivera ne perdirent que deux hommes.Les Indiens ont été chassés de la ville.AUTRICHE Le budget naval L’AUTRICHE VEUT A SON TOUR AUGMENTER LE NOMBRE D’UNITES DE SA FLOTTE.Vienne, 26.— Le comité des affaires militaires à la Chambre autrichienne a adopté hier, le projet du budget naval.La plupart des orateurs ont déclaré qu’il est de toute nécessité d’avoir une flotte puissante pour défendre le commerce des côtes.Le vice-amiral Monte Cueeoli, com mandant en chef de la marine dit que l’augmentation proposée n’est pas suffisante pour les besoins de la flotte.Les autres puissances arment leurs navires de canons d’un fort calibre, dit-il et il faut que nous suivions leur exemple, ce qui nécessite une augmenta, tion de tonnage dans les Dreadnoughts de 20,000 à 24,000.Le lancement des bombes par les aviateurs et les équipages des ballons dirigeables ne peut être empoché que par un accord international, continue l’amiral.Je doute qu’un Etat isolé consente de lui-même à abandonner la voie des sirs pour rlàét.ruire les forces ennemies.La loi des pavages LA COMMISSION DE LEGISLATION SE REUNIT CE SOIR ET U NDES PREMIERS AMENDEMENTS A DISCUTER SERA UNE MODIFICATION DE CETTE LOI.La commission de législation commence ses séances ce soir.L’une des premières questions qu'elle devra discuter est la loi par laquelle les propriétaires paient le coût entier des pavages faits devant leurs propriétés.Cette loi a.rencontré jusqu’ici une vigoureuse opposition, Plusieurs éehevins disent que.la loi est injuste, parce qu’elle n’oblige pas les propriétaires qui ont eu des pavages aux frais de la ville à les payer et parce que ce sont les plus riches qui ont le moins à payer, les rues où ils habitent étant pavées en asphalte ou en matériaux qui ne coûtent qu’en viron $2 la verge carrée, tandis que ceux qui demeurent dans les rues commerciales paient jusqu’à $4 la.verge carrée.Les commissaires reconnaissent que cet argument a de la valeur.Ils ont déjà déclaré qu’ils accepteraient un amendement par lequel, les propriétaires paieraient, un prix moyen déterminé comme suit: On prendrait, la moyenne des prix payés pendant une saison pour les différents matériaux et ou la répartirait entre chaque propriétaire selon le nombre de pieds de façade de chaque propriété.Mais les commissaires tiennent nu principe de la loi qui veut que les propriétaires paient, pour les pavages, corne ils paient pour les trottoirs.On a aussi mentionné une autre solution qui serait de faire payer une somme fixe, par exemple $2 par année, par pied de façade do chaque propriété, L’échevin L.-A.Lapointe, président de la commission de législation, exprime l'avis qu’il faudra rappeler la loi.les emprunts annuels suffisant pour payer les pavages.Au sommet des glaciers Mme BULLOCK-WORKMAN FAIT L’EXPLORATION DU GLACIER DE SIACHEN, DANS L’HIMALAYA.— A 21,0000 PIEDS D’ALTITUDE.— AU BORD D’UN PRECIPICE.Sinagar.Indes, 26.— L’expédition de Mme Buliock-Workman a terminé l’exqiloration du glacier de Siaohen, dans l'Himalaya.Ce glacier a une longueur de 50 milles.Il est situé dans la montagne Karakoran.-Mme Bullock Workman a- fait l’ascension de pics élevés et a découvert quatre nouveaux cols d’une certaine importance géographique et qui ont une altitude de 10,000 à 21,000 pieds, soit do 6,000 à 7,000 mètres.Un de ces cols est situé entre Siechen et le glacier Kondus.G'est cette dernière région que la caravane a explorée pendant six semai nés.La caravane n 'a jamais campé à une hauteur de, moins de 17,000 pieds.Ses membres ont traversé le glacier do Bia-chen.En des guides de l’expédition a été entraîné par une avalanche.Mme Bullnck Workman a failli elle-même perdre l'équilibre au bord d’un précipice.-f- Adieu au “ trolley ” ON FAIT A NEW-YORK UNE EXPE-RIEN OE TRES CONCLUANTE D'UN TRAIN PORTANT SES PROPRES ACCUMULATEURS ELECTRIQUES.La Société d'Administration Générale Edifice du Crédit Foncier Franco Canadien 35 RUE SAINT-JACQUES Lp nombre des casiers-tiroirs dans les VOUTES DE SURETE venant d'être augmenté, la Société peut donner satisfaction à 20Q nouveaux clients.Casier-tiroir, avec clef spéciale, $5.00 par an.New-York, 26 — On vient de faire circuler le premier train portant si*s propres arrumulateurs électriques.Ix; convoi a parcouru en 45 minutes la distance do New-York à Ixmg Bnaeh, soit une distance de 27 milles.1æ résultat est, jugé satisfaisant puisque le convoi a parcouru la distance dans le même temps que les wagons circulant sur trois rails.-1- LA BANQUE DE FRANCE Paris, 26.— Le rapport que soumet, tra demain la Banque de France, à ses actionnaires, indiquera une assez forte diminution dans la réserve d'or et d'argent.L'or en caisse a diminué de $750,-009.00 et.l’argent, de $1,770,200.00 en-comparaison avec le dernier rapport, Les socialistes français se chamaillent GUSTAVE HERVE, PRECHE AUX JEUNES GENS LA DESERTION DE L’ARMEE, ET EL EST ASSAILLI PAR LE GROUPE DES SOCIALISTES MODERES.Paris, 25.— Les syndicalistes révolutionnaires et les socialistes plus modérés, en sont venus aux mains dans la salle YYagram, où une réunéon contradictoire était tenue par Gustave Hervé, le fameux chef antimilitariste, à l'occasion du départ des conscrits pour la caserne.Des coups de feu furent tirés et les chaises servirent de projectiles.Il n'y a pas eu de morts, mais plusieurs blessés ouït été transportés dans les hôpitaux souffrant de blessures faites avec des armes à feu ou des coups de couteaux.C’était la première fois que M.Hervé reparaissait en publie depuis sa sortie de pAson, en juillet dernier.Iæ directeur du journal “ La Guerre Sociale ”, fut condamné, comme on le sait, à quatre ans de prison en 1910, pour incitation au meurtre, mais fut gracié, par le président Fallières.Lorsque M.Hervé monta sur la tribune et exhorta les jeunes soldats à déserter, les radicaux-sociaAstes qui se trouvaient dans la salle en grand nombre lui jetèrent des chaises par la tête du haut des galeries et les coups de fou commencèrent à partir de tonte part, taudis que les couteaux sortaient de leur gaine.Certains assistants sortirent'dans les couloirs et une force de police assez considérable envahit la salle, mais déjà le désordre s’était chargé de dissoudre l’assemblée.Hervé conseilla d’abord à, ses partisans de s’emparer premièrement des écoles et ensuite de mettre la main sur l’armée.Il demanda aux jeunes soldats de rester toujours en communication avec les chefs socialistes ; la révolution, dit-il, sera faite par l’armée ou elle n’aura pas lieu.NE VOUS CONFIEZ PAS Au premier venu quand il s’agit de faire un beau morceau de fourrure.Adressez-vous à une maison responsable et qui a fait ses preuves.Notre expérience e& à votre disposition.Chas.DESJARDINS & Cie., Limitée, 130 rue Saint-Denis.- Outremont et les tramways LE CONSEIL MUNICIPAL SE PLAINT DE LA FAÇON DONT LA COMPAGNIE REÇOIT SES DEMANDES.— UNE REQUETE DES CLERCS DE SAINTvVIATEUR.Le conseil municipal d’Ouf '/,nt se plaint de la façon indifférente avec laquelle la Compagnie des Tramwavs accueille les demandes, qu’il a faite.?à plusieurs reprises, de nouvelles voies dans les avenues Bernard, Y'an Horne et d'Outremont.Le conseiller Bessette dit qu’il a maintes fois écrit au président, qui est l’un de scs amis et qu il n’a pas eu de réponse.Le sc-cré-taire-trésorier dit qu’il a ècr t au président, au secrétaire et au gérant de la compagnie et qu’il n’a 'reçu en réponse que des accusés de réjeption.lue conseil a demandé à son avocat la procédure à suivre pour forcer la compagnie à observer son contrat.Les Clercs .de Saint-Viateur demandent l'autorisation d'érisrer des maisons à plain-piod et dos dépendances à leur maison dans 1 ayende Bloomfield, niais ceci a rencontré une forte opposition de la part des propriétaires voisins qui prétendent que ces constructions déprécieront la valeur de leurs propriétés, fe conseil a déclaré au représentant des Clercs qu’il ne pouvait leur permettre de construire les logements, le règlement s’y opposant.M.J.A, Dayis_a été nommé arbitre pour 1 expropriation de h, propriété des Religieuses de l’Immaeulée-Cnncrp-t.ion.Les Sœurs demandent ?2 le pied et le conseil municipal offre 85 cents._l.e conseil a autoris*1 le Canadian Northern a poser un tuyau dans les avenues West- End et Glencoe pour porter l’air comprimé de leurs machines des portes du tunnel au puits de l’avenue Maplewood.- Martyr de sa fortune UN OBESE NE PEUT PLUS QUITTER LA MONTAGNE OU IL VIT ET SE MEURT DE NOSTALGIE.— LES SOUFFRANCES DE TENTALE Londres, 5.— M.Chalmers Adams, qui vient do rentrer d'un voyage d’ex ploration fait dans les Andes, raconte y avoir trouvé un Anglais dont l"s souffrances rappellent, en quelque sorte colles de Tentale.L’homme en question s'est fait chercheur d’or en Amérique.•Ses efforts furent couronnés de succès.Il découvrit de riches gisements et bientôt il ramassa une fortune énorme.Mais en gagnant des richesses il perdait la sveltesse de sa jonnesse.Il est devenu d’une obésité tel'lo qu’l] ne peut plus quitter la.montagne o4 il vit.Il n’y a qu’un sentier qui conduise dans ia.vallée.Il est trop étroit pour que le gros Crésus puisse y passer; en plus il est au bord d’un précipice tris profond.Los guides affirment, qu’une simple ten tativa de descente serait pour lui .a mort.Le pauvre homma est au déhrspoir, car il est atteint de nostalpe et sa-eriefierait tout pour revoir l’Ang'eter-r«.Peut-être un aéronaute harii délivre-ra t il un jour eo martyr de sa.fortune.LOI SAGE.La maison E.P.Charlton and Co., qui a plusieurs magasin» à Montréal, a été condamnée hier matin par le recorder Geoffrion à $25 ri’amende et les frais, pour n ’avoir pas tenu la cour derrière son magasin, angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent, dans un état de propreté auffinant.L’inspeeteur Naud du département du feu, a déclaré qu'il avait vu dans cette cour des boîtes, de la paille, du papier, toutes matières enflammaihles; qu’il y avait beaucoup de mamufaetureis dans les environs où travaillaient des centaines de jeune» filles dont la vie serait exposée, si le fen prenait à est endroit.VICTIME DE L’AVIATION Turin, 25.— Le lieutenant Regazze-ni, qui conduisait un aéroplane eat torn bé fl 'une hauteur de 280 piefla et a été éemé sous les débris._____ Présentant Son Altesse L’Homme le Mieux Habillé LES vêtements SEMI-READY pour la saison — tous les nouveaux modèles — les meilleurs styles — les plus grandes valeurs qu'une maison de gros puisse offrir — sont soumis ici à votre considération.Que vous veniez pour acheter ou simplement pour examiner __soyez assuré que vous verrez les meilleurs produits des meilleurs artistes de l'Amérique.La qualité va de pair avec la durée des vêtements qui vous sont offerts à des prix raisonnables marqués sur une 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villages ou nous na sommes pas repté* aentés.COURTES DÉPÊCHES DETOURNEMENTS DE FONDS Sam José, Californio, 25.— On vient de découvrir un “cr-eux’’ do près de $100,000 dans les fi nances du sé ma tour d’Etat Marshall Black, qui est le se-crétadre dn prend fantaisi», pouvoir ce soir ,à la minute, partir, aller ici ou là, voyager, faire le tour du monde.et n avoir à m’embarrasser de rien.Je ne me sens capable d’écrire, je no m en sens iligno qu’à ce prix! Encore une fois, ma jirofession l’exige, je ne me marierai jamais Charlotte l'écoutait dans la stupeur.Elle essaya de discuter ce point, sentant bien qu'il n’y avait là qu'nu prétexte.Lni mémo n'insista pas.La conversa tion tourna, i! s'attendrit sur lui-même.Et, ne craignant pas de se contredire, après avoir dit qu'il ne voulait d'aucune enaîtie, il parla, en termes pathétiques, de ee lien qui.depuis tant d’années.l’attachait à Charlotte ot qu’elle avait le eoettr de briser.—Nous ne nous étions rien promis, mais eela me semblait convenu.Je tenais le pacte pour aussi solennel, aussi indestructible que si nous l’eussions jiiré.Nous ne devions pas nous quitter.Et j'en avals pris la douce habitude, je vivais heureux, confiant dans cef engagement.Toi, ’out à coup, tu le romps, tu m'abandonnes, tu veux épouser Naudel! Il s'arrêta devant elle, croisa les bras d'un geste violent.—Tu l'aimes donc bien?Elle sourit tristement.—Je ne sais, dit-elle.C'est le coeur le plus droit, le plus honnête, le plus ex cellent.Et, quant à ses autres qualité» d’esprit, je t’en laisse juge toi-même.Un tel homme est digne qu’on 1'aim*.—Plus que moi?dit-il.Elle sourit encore.—Ce n’est pas la même chose, Hen- ry Il se remit en marche et il y eut un silence.La pauvre Charlotte sentait un écrou lement.Elle était là comme une petite fille à qui l'on a promis un plaisir,une fête, et qui s'en voit privée.Toutes les joies entrevues, ee grand et, triom phant épisode dans sa vie où elle voguait vers de nouveaux bords, touchait à des terres inconnues — l’être doublé, multiplié en ses jouissances par le seul fait de l'union la plus parfaite et la plus naturelle quelle pût rêver, —tout s'évaporait.Son horizon se re fermait.Elle retombait sur elle même, dans l’étroit sillon *t la monotonie de sa tâche journalière.Elle dit d'un ton résigné: —Les choses sont moins changées que tu ne crois, puisque rien n'est déci dé, que c'est toi même qui décideras.Je viens, précisément te consulter, te demander ton avis; si je dois refuser, tu le diras —Moi?s'écria-t-il.Ah! non.par exemple! Cela ne regarde que toi.Quelle idée de venir me consulter! Tu es assez grande pour savoir ce que tu as à faire.Je m'en voudrais d’intervenir.De que! droit le ferais-je?Tu t’appartiens, tu es libre.Fais ce que tu voudras, ma chère.—Du droit qu'ont ceux qui s'aiment., que le plus sacré des liens unit, de se conseiller mutuellement.—Msis puisque tu romps e§ Hwil —Oh! Henry, peux-tu dire!.Tu sais bien qu’il n’en est rien et que ti| me dois ton opinion.Eh bien! je l'ai dit: fais ce qu< tu voudras.-Ce que tu voudras, toi! —Moi, je.ne veux rien.Encore un4 fois, ne me mêle pas à tes affairas.-¦fui ben assez des miennoé! Celt n* regarde que toi.Et il rejirit son pas saccadé.Charlotte, dans le lourd silence, re*« lait les yeux attachés au parquat.Ot ton froid, !a facilité avec laquelle il séparait ses intérêts des eiene, la ehau-, de tendresse qui depuis taht d’année* les enveloppait, qu’elle avait gagné* par un si long service, ee détachant soudainement, tout cela la laissait nu* et grelottante.Elle éprouvait au eoeut ce vide immense ,l’atroce douleur det mères qui, pour la première foi», reconnaissent l’ingratitude de leur enfant.Henry frappa du pied et »e prit 1* tête à deux mains.— Mon Dieu! mon Dieu! moi qui au» mit besoin de tant de calme, de repo< d esprit! Tu tombes bien, vraiment, * m’imposer tes idées dont je n’ai cure^ qui vont me tracasser, que je ne pour» rai chasser, où je vais perdre le meiw leur de mon temps! Il n ’en faut pas plu*; pour bouleverser ma cervelle, tout JJ mettre en déroute.C 'est intolérable* celai Je ne m'attendais pu à cela d* toil (A suivre) ia. 8 LE DEVOIR, JEUDI, 26 SEPTEMBRE 1912 TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 10-12 rue Notre Dame Est, R.de MESLE, - Gérant.- Aujourd’hui Maximum.08 Même date l’an dernier.55 Aujourd’hui Minimum.50 Même date l’an dernier.43 BAROMETRE:— 8 heures a.m.30.05 11 heures du matin.30.00 Midi.3°-01 DEMAIN Beau et chaud (Service particulier) Toronto, 26.— Il tait maintenant mauvais dans le nord ouest du Lac Supérieur.Dans l'Ontario on a i>u des averses locales et des orages.Partout ailleurs il a fait beau.Ottawa et Haut Kaintibau Tent.— Vents frais du sud à ] ’ouest.Quelques averses locales.Vendredi, généralement beau et plus irais.Bas Kaint-Laurent et Golfe.— Vents frais du sud à Touest.Ce soir, averses locales.Provinces Maritimes.— Vents modérés.Assez beau.Les volontaires Franco-Américains Le prochain congrès annuel de cette institution aura lieu à Manchester dans les premiers jours de février 1913.— L’élection des dignitaires de la brigade a eu.lieu mardi à Manchester.LE GENERAL WELLEN REELU Les travaux de Voirie Sur la recommandation des commissaires, le Conseil Municipal a fait faire des pavages cette année, pour plusieurs centaines de mille dollars, mais on a remarqué qu’il a fait faire assez peu de trottoirs dits permanents.Le bureau exécutif aurait l’intention de réserver ces travaux pour l’an prochain et de les faire par toute la ville.On a aussi annoncé que le bureau exécutif veut demander des soumissions dès cet automne, de façon à donner tout l’hiver aux adjudicataires des contrats pour qu’ils achètent leurs matériaux.On pourrait commencer les travaux dès la fonte des neiges, le 15 avril, au plus tard.Avec la saison trop courte que nous laisse notre climat, il n’y a pas d’autre méthode à suivre.En demandant les soumissions au printemps, on ne peut guère adjuger les contrats qu’après deux ou trois semaines, et il faut encore donner six semaines à deux mois aux entrepreneurs pour qu’ils se procurent leurs matériaux.Doit-on s'étonner après cela qu'on ne puisse commencer les travaux qu’en juillet, et encore pas partout à la fois! En adjugeant les contrats à l’automne, les entrepreneurs auraient au moins quatre mois pour se procurer leurs matériaux et l’on aurait, pour les travaux, une saison d’au moins six mois.Si les commissaires veulent faire en 1913, tous les travaux de voirie qu’ils projettent ou dont on leur prête l’intention, ils n'y parviendront qu’en faisant adjuger les contrats six ou au moins quatre mois avant la fin de l’hiver.Avec la méthode actuelle, on ne peut guère faire, disait, le prin-lemps dernier, l’ingénieur en chef, que pour un million et demi de pavages et de trottoirs.Avec l’adjudication des contrats à l’automne, on pourra en faire trois fois plus, c’est-à-dire pour près de cinq millions.N’en ferait-on, en comptant avec le mauvais temps que pour trois millions de dollars que l’on serait encore bien en avant de ee que demande l’échevin Médéric Martin, qui voudrait dépenser $20.-000,000 en dix ans.Fred.PELLETIER.Manchester, N.H., 25 — i/e troisième régiment de la Brigade des Volontaires Franco-Américains a tenu une importante assemblée dans la salle St-Jean-Baptiste, hier soir.Ivors de la grande démonstration de Fall River, les 1 et 2 septembre dernier, il avait été décidé que le prochain congrès de nos militaires aurait lieu à Manchester et le but de l’assemblée d’hier soir, était de s’occuper des préparatifs de ee congrès.L’assemblé, „ été présidée par M.Rodolphe Boucher, nommé, prés-ioent pro.tem., et M.V.H.Berthiaume, nommé secrétaire pro.tem.On a ensuite procédé à l’élection des dignitaires et le scrutin a donné te résultat suivant : Aumônier général de la brigade — Rév.Henri de La Chapelle de Boston.Aumônier du troisième régiment.— Bév.J.C.Cadoret, vieaire à St-Au-gustin.Président d’honneur — M.W.H.Wel-len, de Brockton.Président — \1.Rodolphe Boucher.Vice-président —- M.A.B.Hamel.Secrétaire — M.P.H.Berthiaume.Secrétaire Correspondant — M.H.C.Phaneuf.Trésorier — M.G.Ohartrain.Il n été déridé de prier Sa Grandeur Monseigneur' Ouertin d'accepter le poste d'aumônier d’honneur do la brigade.La brigade se compose comme on le sait de trois compagnies de Manchester, sous te commandement du Colonel I bnld Hébert et des compagnies de Nashua, Claremont et Biddeford, Me.I,a date du congrès n’a pas été définitivement fixée, mais il est probable qu’on choisira les premiers jours ri# février 1913.IvO congrès s’ouvrira par une.grand'-messe solennelle.Il y aura parade en costume à travers tes rues de la ville, et si la chose est possible, grande soirée dramatique et musicale sous les auspices des militaires.Les comités suivants ont été nommés pour s’occuper activement des préparatifs de cette importante démonstration : Comité de réception, banquet et salle : M.Philippe Doucette, président.MM.J.O.Tremblay, John A.Mathieu, Joseph Hionne et Henri Phaneuf.Comité d’amusements et musique : M.Désiré Dusae&ult, président.MM.Georges Saint-Jean, fl.W.Gagné, Arthur Ballard, et Norbert Martel.Comité d'impressions et invitations, M.I haIri Hébert, président.MM.Rodolphe Boucher, A.B.Hamel, Adélard Pépin et Joseph Provenoher.De sévères mesures de répression Sont adoptées en Chine pour étouffer la révolte dans l'armée.— Deux cents mutins ont été exécutés ce matin.— Les troupes de la république interviennent à temps pour déjouer un complot.Au Conservatoire La réouverture des cours aj Conservatoire Lassalle aura lieu le mardi, 1er octobre, à 8 heures du soir.Les (lèves, tant and en s que nouveaux, doi-/ent se f.4 re inscrira au préalable, 128 ¦ue Saint-Hubert, à partir de 8 heures lu soir.Club Cartier Réunion des membres du Club Cartier au No 45 Saint-Vincent, ce soir, A heures.Les automobiles municipales Les commissaires envoient au conseil tin rapport par lequel ils déclarent que ia ville n'ayant pas encore de garage municipal, mais sc proposant d’en avrJfr tvn bientôt, ils no croient pas opportun de se conformer, du moins maintenant aux instructions du conseil concernant l'enregistrement du service de chaque automobile.M.Jatiin.qui se trouvait A ce moment à la séance, a déclaré sans ambages que pour sa part il ne consenli-rait jamais à voir ses sorties contrôlées par son chauffeur." Ce serait, dit-il, déloger à ma dignité profes-lionnpllp et à la position que j’occupe.Je louerai plutôt une voiture il mes •rais, chaque fois que j’aurai à faire me tournée d'inspeetlon.La maison L.C.de Ton-nancourt Eng, vous invite à lui rendre vsiite au No 61 Notre ¦ Dame Est pour l’inspection des importations d'automne et l’hiver.La dé du problème naval Le Canada étant presque l’unique producteur du nickel, pourrait empêcher la construction de cuirassés capable de résister aux armes modernes.Ottawa, 26.— “On vient de découvrir que le Canada possède In clé du problème naval européen, dit la “Conservation”, le bulletin de la Commission de conservation du gouvernement canadien.Quand en .1889 Shuei-der introduisit l’usage du nickel dans la.fabrication des plaques d’acier pour la.cuirasse des navires, il se rendait peu compte qu’il mettait aux mains du Canada, un grand moyen de maintenir la paix dans le monde.“Les cuirassés qui ne seraient pas protégés par une armure d’acier allié au nickel seraient impuissants à résister aux canons modernes.S’il n’était plus possible de sc procurer du nickel, la construction des navires cuirassés rétrograderait d’un quart de siècle.“Aujourd'hui, le Canada fournit 90 pour cent de la production du nickel, du monde entier.Presque tout le reste vient de la Nouvelle-Calédonie, une île du sud-ouest de l’océan Pacifique sous la domination de la France.En 1910, la valeur du minerai de nickel et de In malle exportés du Canada aux Etats-Unis était approximativement de $3,450,000.Comme toutes les raffineries de nickel de l’Amérique se trouvent anx Etats-Unis, près des six-septièmes du nickel canadien ont été raffinés nu sud de la frontière.Les procédés de raffinage ont porté la valeur de ce minerai canadien à $12,000,000.T,a plus grande partie de ce nickel raffiné est, employée à la fabrication de l'acier nickelé.En conséquence, si le Canada prohibait l’exportation du nickel, l’industrie de l’acier nickelé tomberait en désuétude en Europe et il serait impossible de fabriquer des plaques de première qualité pour les cuirassas des navires de guerre “Naturellement, une semblable mesure serait dure pour les producteurs canadiens de nickel, mais voyez quelles en seraient les conséquences au point de vue de la défense faite pour les flottes du monde.“En ees temps de guerres et de rumeurs de guerres, il est rassurant de savoir que le Canada possède une arme aussi puissante pour assurer la paix universelle.CHINE ET MANDCHOURIE (Service particulier) Wu Chang, Chine, 26.— Plus de deux cents .soldats rebelles ont été faits prisonniers et immédiatement exécutés sans cour martiale par les troupes loyalistes commandées parle général Li Yuang Heng à.la suite de la mutinerie qui a éclaté dans le camp des soldats situé en dehors des murs de cette ville, mardi.Le reste des mutins se sont sauvés dans la campagne après avoir été défaits par la garnison loyaliste, lorsqu'ils tentèrent de s’emparer de la ville.Les rebelles sont tous des cavaliers.Ils se chiffrent à deux mille.Le général Chi-Men fut averti de la révolte.Il laissa à l’intérieur de la ville 50 mutins qui allaient s’emparer d’une position importante quand ils furent immédiatement abattus pres-qu'à bout portant.Les autres s’apercevant que leur projet était découvert livrèrent une bataille terrible à la garnison, sous les murs de la ville, mais la victoire resta aux loyalistes.GUERRE PROCHAINE Paris, 28.— Dans une entrevue publiée dans la “Patrie” aujourd’hui sur la situation générale des affaires internationales, le général russe Spi-ridovich a exprimé l’opinion que la Chine déclarerait bientôt la guerre à la Russie.“La Chine est obligée, dit-il, de suivre la même méthode de développement que le Japon qui a été forcée de jeter le trop plein de sa popula tion dans la Korée et la Mandchourie.La Chine a maintenant une population de 500,009,000 et il y a annuelle ment 20,000,000 de naissances.Elle a besoin de la Sibérie- “Les Etats-Unis savent cela et maintenant qu’ils ont le canal de Panama qui est véritablement la clef de l’Océan Pacifique sa politique consistera à armer et à organiser la Chine pour forcer à éloigner les Russes derrière les monts Durais.“La Russie est sûre de rentrer en conflit avec les Etats-Unis dont la politique impérialiste est agressive et égoïste.Déjà les relations entre ces deux puissances sont loin d’être cordiales et la tension augmentera de plus en plus.“Il est criminel de donner à la Chine les $300,000,000 de dollars que les banquiers américains lui ont promis et l'argent que la France serait appelée à fournir.“Ce sont les ennemis de l’Alliance Franco-Russe qui pour diminuer son pouvoir procurent à la Chine les moyens financiers pour faire la guerre dans un avenir prochain.” NOUVELLES REVOLTES Ameria, Chine, 26.—- On signale une foule de révoltes dans lesquelles des Chinois qui avaient coupé leurs queues ont été tués à l’intérieur de la province de Fu-Kien.Marconi blessé un accident d’auto LE SAVANT ITALIEN REÇOIT DE DOULOUREUSES CONTUSIONS A LA SUITE D’UNE COLLISION ENTRE AUTOS.Sppziu.Hiiliv, 25 — Guillaume Marconi, l'inventeur du télégraphe sans fil.a été blessé, aujourd'hui, dans un accident d’automobile, prés do Borg-hotto cens ta vallée de la rivière Vara.l a gravité des blessures de M.Marconi n est pas encore connue mais il a été transporté, ici, la tète tout entourée de bandages.11 souffrait, paraît-il.d’une blessure à l’eeil droit et la joue et la tempe droites sont également fort endommagées.M.Marconi était en automobile avec sa femme quand, peu de temps après avoir quitté Rorghotto, sa machine vint en collision avec une autre automobile qui revenait de Genève.1 ,es deux voitures capotèrent.Madame Mareooi n’eut au eun mal, mais le chauffeur et le serré taire du célèbre inventeur ont été lé gèrement blessés.Carlo di Batista LA SITUATION AU MANITOBA Les tramways de Montréal LA COMMISSION DES UTILITES PUBLIQUES ETUDIE LA QUE» TION DE DECONGESTIONNER LE TRAFIC.Québee, 26.— La Commission des Utilités Publiques * étudié hier le problème de décongestionner le trafic de la Montreal Street Railway.Il a été question d'augmentation du nombre de voitures et de la construction dJautres ÜigBM.DES FAITS ET DES CHIFFRES L’on rie nos amis du Manitoba,i très au courant de la situation, | nous écrit, à la date du 21 septembre: Votre article sur la double taxe est absolument au point.Il n’y a encore aucune modification au ré-i gime rie l’an dernier.Aucune éco-' le catholique n’a été jusqu’ici acceptée par la commission des écoles publiques.A Winnipeg, nous avons huit écoles soutenues au moyen de la double taxe, et une neuvième à Brandon.On estime à $80.000 le chiffre des taxes que payent annuellement, à la commission des écoles publiques, les ra-tholiques de Winnipeg, et à $8,000 celui que payent les catholiques rie Brandon.Outre cela, chaque paroisse bâtit et entretient son école paroissiale libre et paye les maîtres et maîtresses, ee qui grève singulièrement le budget rie ecs paroisses, dont plusieurs sont jeunes et auraient tant besoin de leur argent pour d’autres oeuvres urgentes.Les catholiques de Winnipeg et de Brandon sont admirables.Ils payent sans se lasser, et continueront ainsi tant qu’ils n’auront pas obtenu justice, ou du moins un modus vivendi acceptable.Au Pas, on en est exactement au régime de Winnipeg et de Brandon.Une Soeur grise rie Saint-Hyacinthe, Soeur Saint-Léon, dirige l’école libre.Elle demeure avec d’autres de ses Soeurs qui, elles, dirigent un hôpital.Je crois qu’elle a environ vingt-cinq élèves.Vous savez que dans le reste du Manitoba, on essaye de tirer le meilleur parti possible du règlement Laurier-Greenvny.Les négociations entamées avec la commission des écoles publiques de Winnipeg n’ont encore donné aucun résultat pratique.Vous savez que des négociations de ce genre ont déjà été engagées entre les catholiques et les commissaires de Winnipeg en 1900 et en 1903.Elles ont échoué.Mort tragique de William Bell Le fondateur de la célèbre fabrique de pianos a été trouvé mort sur la voie du Grand-Tronc, à deux milles de la ville de Guelph, à bonne heure, ce matin.CARRIERE DU DEFUNT ^ (Service particulier) Guelph, Ont., 26.— Les cantonniers du Grand-Tronc ont trouvé ce matin le cadavre mutilé de M.William Bell sur la voie à environ deux milles à l’Est de la ville.On l’a reconnu par des papiers trouvés dans les poches du vêtement.M.Bell était le fondateur de la fabrique d’orgues et de pianos qui porte son nom.Il était âgé de 80 ans.11 était parti de chez lui hier après-midi, vers 2 h.30; sa famille, en ne le voyant pas revenir, le pensa parti pour Toronto.On ne saura probablement jamais comment il est mort, personne n’ayant été témoin de l’accident.M.Bell avait fondé sa fabrique en 1865.Il avait été président du Guelph Junction Railway, vice-president de la Manufacturers Life Insurance Company, président de la Traders Bank.Il laisse une veuve, un fils, M.W.J.Bell, de Guelph, et une fille, Mme W.B.Kennedy, de Guelph.Le coroner a décidé de ne pas tenir d’enquête.Il y "a deux ans, M.Bell avait eu une attaque de paralysie et ne s’ea était jamais remis complètement.L’ASSASSIN PRESUME DE MAOA- RUSO SERA CONDAMNE A MORT OU ACQUITTE A LA REPRISE DES ASSISES CET APRES-MIDI.Le procès de Carlo de Batista touche à su fin et l'accusé sera fixé sur son sort à trois heures apris midi.La salle d'audience était remplie ee matin à l’ouverture de la séance.M.le juge Trenliolme, président du tribunal, a libéré les petits jurés, le terme de septembre se terminant avec la cause de Batista.Nttre J.C.Watsh, substitut du pro eureur générât parla en français durant une heure et vingt-sept minutes.M.le juge fit une charge terrible centre Batista.Il résume la preuve, et avertit les jurés que dans sôn opinion, il n’y avait que deux alternatives, enn-damnation pour meurtre ou acquittement pur et simple.Les jurés, après avoir délivré une dizaine do minutes, dem&iîflèreàt au tribunal d’ajourner ta séance à deux heures et demie eet après-midi.Leur de mande fut accordés.Le règlement du conflit Italo-turque LE CORRESPONDANT DU ‘ TIMES’ EN SUISSE PRETEND QUE TOUT CE QUI A ETE PUBLIE JUSQU’ICI RELATIVEMENT A LA CONFERENCE D’OUCHY A ETE INVENTE DE TOUTES PIECES.(Service particulier) Londres, 26.— Le correspondant du “ Times ”, à.Ouchy, Suisse, où sei traitent en ce moment les négociations Italo-Turques, télégraphie à son journal : ‘‘J’ai été reçu, hier, à l’hôtel Beau-rivage, où les conférences ont lieu depuis le 13 juillet.“ On m’a prié de déclarer que des divers rapports publiés par les journaux de l’étranger, aucun n’était autorisé.11 n’a été fait aucune déclaration à la presse, car les négociations sont conduites dans le plus grand secret.Le long compte-rendu publié par le ‘ Temps ”, de Paris, et par d’autres journaux, et donnant la base d’un accord, est forgé de toutes pièces.Le* pourparlers semi-officiels n’ont pas encore été interrompus, mais la question principale, c’est-à-dire celle qui traite de la suzeraineté de l’Italie sur la Tripolitaine, n’a pas encore été réglée.Si elle l'était, la paix serait vite conclue.car les autres points sont absolument secondaires.En conséquence, la discussion peut se terminer très rapidement on se prolonger indéfiniment.Un des délégués turcs, Fakhreddin Rev, ambassadeur à Cettigne, a déclaré que les me.mbre* de la députation ne sont, pas pessimistes quant aux résultats.On m’a aussi demandé de déclarer que la visite du Khédive, samedi et dimanche dernier, à Heaurivaga, est purement.privée et n’a aucun rapport avec les négociations.Sir Donald et la question navale Le vice-président du Canadian Northern est d’opinion que le Canada devrait contribuer de son propre argent au maintien de la suprématie navale de l’Angleterre.LE PROJET DE SIR DONALD La préférence dans l’Empire Un télégramme des producteurs de céréales de l’Ouest, au président de l’Association des Manufacturiers Canadiens recommande une réduction du tarif sur les importations anglaises.La Grèce et la Turquie Le gouvernement d’Athènes demande à la Turquie de punir les auteurs du massacre de Samos — La Bulgarie veut également que la Turquie fasse cesser la petite guerre sur la frontière.(Service particulier) Winnipeg, 26.— Parlant du problème naval, sir Donald Mann a dit: “Je suis fermement convaincu que le Canada devrait donnçr immédiatement une contribution substantielle pour augmenter le nombre des navires de la marine impériale.Ce pays devrait faire quelque chose de digne de la place qu ’il occupe dans l’Empire et c’est seulement par une contribution convenable en argent aux besoins immédiats qu’il peut racheter son peu d’empressement dans le passé.“Bien plus, a ajouté sir Donald, je suis d’opinion que tous les d-o-mininons devraient avoir leur propre marine, construites, équipées et eom/nandées sou-s leur direction.Je crois que ce serait une bonne chose qu'aux approches de la guerre ces navires fussent commandées de telle sorte qu’elles tombassent sous le -contrôle d’une autorité centrale.La manière dont ee changement de contrôle pourrait s’opérer serait une question de détail et il n’esit pas besoin d’exprimer une opinion à ce sujet.Je suppose qu’un arrangement permettrait de transmettre automatiquement l’autorité des dominions à um bureau nommé pour l'exercer serait la vraie -manière de procéder.D’après moi, la marine canadienne devrait être organisée de la manière suivante: “Le Canada devrait avoir deux flottes distinctes, l’une sur l’Atlantique, l’autre sur le Pacifique.La flotte de l’Atlantique devrait se tenir prête à coopérer avec la flotte impériale à un moment d’avis.Sur le Pacifique la flotte canadienne devrait être prête à se mettre en rapport avec la flotte australienne et celle de l 'Afrique australe.Le but principal de la marine canadienne sëi'îîit la défense du Canada contre toute attaque dirigée sur Montréal, sur Halifax, ou sur toute autre ville canaPWine dès que la guerre serait déclarée.“Il est temps que ce pays entreprenne la police de ses propres côtes et de les protéger.Quelle opinion aurions-nous de Montréal si nous apprenions que cette grande ville a permis ou même demandé à Toronto de défendre ses rues avec -sa police et de payer la note?Nous nous moquerions de Montréal.Cependant, le Canada fait la même chose en comptant sur la métropole pour la défendre, et en laissant l'Angleterre acquitter la facture”.Une pléiade de concerts Le mois d'octobre prochain sera très fécond en concerts et les amateurs de musique n’auront que l’em-barras du choix.Hier nous annoncions que Mme La Palme chantera au Monument National, le 14 octobre.Mme C'alvê, la célèbre créatrice de “Carmen”, se fera entendre dans la mémo salle le 28.Le 18, à 3 hrs 30 de l’après-midi, au théâtre Princess on applaudira Mme Sombrieh.M.Sebarwenka.pianiste, jouera à la salle Windsor le mercredi soir, 9 oeto-bre.Enfin, “the last but not the leasf”, Einiliano Renaud donnera lui aussi au Windsor un grand concert le 16 du mois prochain.L’École ([’Enseignement Supérieur La séance d’ouverture de» cours de l'Ecole d'Enseignement Supérieur pour les Jeunes Filles, aura lieu le mardi premier octobre à quatre heure# précisée.Déraillement funeste TROIS PERSONNES SONT TUEES ET PLUSIEURS AUTRES BLESSEES.(Servie» particulier) Rome, (re., 26.— Trois personnes ont été tuées et 15 autres légèrement fcles secs dans un déraillement.Le train No 14 allant de Chicago à Jacksonville, Floride, a sauté la voie à T’haikville ft 12 milles au nord de Rome.Les morts sont J.B.Mitchell, Brooklyn, N.11., et deux nègres.Le déraillement s'est produit ft un tournant, et n été oerasiônné par l é-cartement des voies, eroit-on.Manifestation irlaqda ise Bimanohe prochain les Irlandais se proposent de faire une grande manifestation à l'occasion de la translation du monument élevé à la mémoire dp ceux qui moururent du typhus, en 1847.Un* longue procession se forme-ra au Square IViminiom et défilera par les rues Windsor, Saint-Antoine, Inspecteur.Notre-Dame.Colhorne, Ottawa, rue McCord, Wellington et Saint-F/tienne.On s’attend à la présence dans le cortège d’un grand nombre de religieux et de religieuses.Toutes les société» irlandaises seront représentées.Législation municipale L'ëe-hevin L.V.Lapointe présentera deux amendements à la charte à la commission de législation.L’un demandera une autonomie complète pour la- Ville en matière de reglements.L’autre bifferait de la charte la restriction (oncernant les pavages en bois, de façon ù ce qu’on puisse en faire à Montréal On veut essayer un pavage expérimenté en ce moment dans les grandes villes d’Europe et à New-York, le pavage en blocs d0 bois crëo-*oté.Le Parc Laiontaine La question de l’expropriation du parc La Fontaine est entrée dans une nouvelle passe.Ijes propriétaires qui demandaient $1 du pied auraient écrit aux commissaires pour leur demander maintenant 83.50.Nouveau tunnel i>s commissaires nemandent nu Conseil un crédit de t-150.1‘00 pour faire les expropriai ions nécessaires à la construction du tunnel de l’avenue du Parc, sous les voies du Pari fi vue.Equipage poursuivi Québec, 26.— L’équipage de la goélette "Altavele” est poursuivi par ln compacnie électrique de Lévis.H appert que la goélette qncra là ù traverse le cable entre Lévis, si Québec.Lin levant l’ancre, l’équipage a causé H« grande dommage* au cable.TEXTE DE LA DEPECHE ( Voir aussi en 1ère page ) Ottawa, 26.— La convention d-s manufacturiers a tenu sa dernk-re scan ce ,'e matin.Le rapport -le la com mission du tarif n’a aucune importance.C’est le simple récit des ovine ments de l'année au point rit vue fiscal ; refus du sénat de consentir au projet de commission du tarif soumis par les gouvernements ; préféren-c mutuelle avec les Antilles, déci.-i-m du ministère des douanes, etc.Le rapport de la commission des suggestions est plus important.11 recommande d’abord que la statistique officielle soit réorganisée de façon à re que les importations soient riui-sées par province ; que la statistique des importations et exportations soit publiée ‘-n regard avec la production ; qu’une .statistique comparée des salaires payés au Canada et dans les autres pays soit publiée ; que le ministère des postes donne le coût et i- revenu du transport de chaque catégorie de matière postale ; que le ministère du Travail fasse rapport de tous les accidents fatals ou non et que les livres bleus contiennent un index détaille et très comprehensible.Puis il soumet un projet de réorganisation de l’association de façon à simplifier la procédure en constituant un conseil de direction composé de haut' membres qui se réunissait chaque mois pour recevoir les rapports des différentes commissions et qui pour le travail du Conseil exécutif qui sc réunirait tous les trois mois.UN TELEGRAMME DES GRAIN-GROWERS Ottawa.26.— M.Curry président de l’Association des Manufacturiers Canadiens, a reçu la lettre-télégramme suivant du Grain Growers’ Guide - ’Tycs Western Grain Growers désirant savoir si T Association des Manufacturiers se joindra à eux pour resserrer les liens entre le Canada et la' Mère-Patrie en persuadant au gouvernement de réduire les droits sur les importations anglaises à )a moitié de ee qu’ils sont sur les importations américaines de façon à mettre n vigueur en dix ans le libre échange avec la McTe-Pairie- “Les producteurs de céréales croient que ce serait une forme tangible de leur patriotisme, un moyen de développer encore plus le commerce u'7ec la Mère-Patrie, une manière de resserrer les liens inter-impériaux, de montrer au monde entier que la loyauté du Canada envers la Mère-Patrie est profonde et durable et non pas seulement un mot.Ce serait aussi montrer au monde entier que le Canada se tient épaule A.épaule avec 'a Mère-Patrie pour maintenir les traditions de la race anglo-saxonne et pour conserver à l’Union Jack la position fifre qu’il occupe depuis un millier d'années.Semblable action serait la preuve indubitable que le Canada tie désire pas l’union politique avec les Etats-Unis.‘‘Voulez-vous poser la question à votre congrès en sessional Ottawa et demander-nj les industriels qui y assistent consentent à se joindre aux producteurs de céréales pour accomplir cette grande œuvre impériale ?” LA REPONSE AUX GRAIN GROWERS Ottawa, 26.— Un comité spécial a été nommé pour préparer des amendements aux règlements de l’association de façon à suivre la procédure.Les amendements devront être votés par une assemblée spéciale.M.Morris, de Toronto, s’est ooposé à la motion en donnant pour ndson qu'on allait mettre l’association à la merci d’un conseil de Toromto.L’association a adressé au Grain Growers Guide une dépêche l’informant que la question du tarif était trop complexe pour être décidée à la hâte.Elle invite les agriculteurs de l’ouest à discuter plus amplement la question avec elle.Cette dépêche est la réponse au message du Grain Growers Guide demandant si les manufacturers étaient prêts à demander au gouvernement de réduire des droits sur les produits bri tanniques de façon à ce qu’ils ne paient que la moitié des droits prélevés sur deJ produits américains.Line autre résolution suggère au si au gouvernement de convoquer le plus tôt possible à Winnipeg une conférence dos représentants de l'agriculture, du commerce, de la finance, du travail et du transport dans le but, de trouver la meilleure solution aux problèmes qui intéressent également l’ouest et l’est.On a demandé aussi au gouvernement d’aider à la formation d’une compagnie d’assurance maritime s’il est timpossi-ble d'obtenir une réduction du Lloyd anglais.LE NOUVEAU PRESIDENT L’ai’s de motion proposant de transférer le bureau-chef de Toronto à Ottawa a été retiré.M.R.S.Gourlny, de Toronto, a été élu président de l’association ; M.G.R.Gordon, de Montréal, vice-président général.M.Woods.d’Ottawa, vice-pré-rident d’Ontario, et M.Fraser, de la Singer Manufacturing Co., vice-president de Québec.Le trésorier est M George Booth.T.a prochaine convention tura pnv bablçmpnt lieu à Halifax.AVIS D'AMBASSADEURS „ Athènes, Grèce, 26 — Le ministre de la Grèce à Constantinople protestera vigoureusement contre le bombardement du steamer "Roumeli” à .Samos : par les troupes turques, il y a quelques jours.I.e gom-rmement grec lui' a ordonné aujourd’hui de demander que les coupables soient sévèrement punis et que le gouvernement turc fasse des excuses.On demandera aussi au gouvernement turc une indemnité couvrant les i dommages subis par le steamer et les pertes occasionnées aux passagers.LES COMBATS SUR LA FRONTIERE' Sofia, Bulgarie, 26.— La Bulgarie aj attiré, aujourd’hui l’attention du gou-' vernement turc sur les combats que j se livrent quotidiennement suri la fron- ¦ tière les soldats turcs et burgares.Le gouvernement burgare déclare que les troupes turques ont tiré à maintes reprises sur les avant-postes bulgare^, et tué un homme A, Hamambunar, oA i des coups de feu ont été tirés de plu- ; sieurs des points occupés par les trou- ' pes turques.STOCKS ^Vend 1 Ach.STOCKS Vend jAcx Mort du R.P.G.B.Kenny L’ANCIEN SUPERIEUR DU COLLEGE DES JESUITES A GUELPH EST DECEDE CE MATIN.(Service particulier} Guelph, Ont., 26.— Le R.P.George B.Kenny, S.J., est décédé ici ee matin, après une longue maladie.Il avait 72 ans.Le Père Kenny était le fils de feu sir Edward Kenny, autrefois administrateur du gouverncmodit de la Nouvelle Ecosse.Né à Halifax, il fit scs études de droit et fut admis au Barreau d’Ha lifax, en 1862.11 abandonna la toga pour la soutane en 1874 De 1887 à 1891, il professa au collège Sainte-Mario à Montréal et fut.supérieur du collège de rimmaeulée-Ooneeption, à Guelph, pen dant quelque* années; il retourna plus tard à Montréal.11 vint finir ses jours ici étant depuis quelque temps dans un état de santé précaire Les pouvoirs d’eau du Saint-Maurice (De notre correspondant) Québec, 26.— L’hon.S.-N.Parent, président de la commission du régime des eaux courantes est de retour d’une tournée d’inspection dans la» région du Saint-Maurice en compagnie des autres membres de la, commission et de ses deux ingénieurs.M.Parents déclare qu’il a été surpris de la richesse des pouvoirs d’eau da cette région, et que leur développement, qui ne peut tarder, réserve un brillant avenir à la province de Qué-» bec.i j LA BOURSE - (Service particulier} New-York, 26.— Les valeurs sont Alia hausse.Les plus en demande sont la* Pacifique Canadien, les minerais du Great Northern, le Consolidated 'Gas-et le Fer.Londres.26.— Les valeurs américaines étaient stables à l'ouverture d» la Bourse.A la clôture, presqtie toute» ont monté d’une fraction.Le tau* d’escompte à la banque d'Angleterr» est demeuré à 4 pour cent.BOURSE DE MONTREAU Renseignements fournis par la Maison de courtage Bruneau et Dupuis, 4, rue de l’Hôpital.Bell Tél.Co Can.Car.Can.Cem.“ pfd.Can.Cot.L, “ pfd.Ca.Conver Can.Pacif.Can.Loco 89 88 i 291 : 29$ 93J ^ S3 3H 34 7-1 78 (7 46 279 , 27S| Mon.Tr.Co Mon.Tr.De Nipissing.Nor.Ohio.N.S S.&Cl.OgH.M.Co.Ott.L.A P.Ptn.Mfg.C.Pen’* Ltd.130 84 93 128 120 83 92 ;2fi 165è : 75 ! 80 58* i 58* “ pfd.“ pfd.80 Crown Res Porto Rico 71 Dét.El Rv.J»! 74$ Québec Ry 72| R.& O.N.C.21} 21 Dorn C.C o.73 nst 1)8: pfd.RioJan.L.’85 Dom.J.pfd Dom.S.Cor.Dom Park.Dom.T C.ioii 64 { 146 101 R.C.Co.Cm 64J ' pfd.85 tri 77§ Saw.7.1.Cm pfd.105 10?“ pfd.Dul.Sup.1521 162 i E.C.P&P.Ci Sm.Bag.Co 105 “ pfd.G.M.C.Co 110 pfd 51 40, Goodw.Co 44 ofd.100 994 “ pfd.Spa.Riv.Co 111.Trac.pd 96 93 “ pfd.27 î.aur.Com.228 227J St.Co.ofC.28; L.otWd.C.; 44 pfd.‘ ‘ pfd.Tor.Ry .1455 145) Mex.L.&P 91 934 Tooke Bro J3t 43 “ pfd." pfd.8i 88 M.fic S.-P.Twin City.“ t>fd.Winn.Ry.228 225 1 M.L.H.&P.239Î 239* I Wind Ht'l.Mt.CotCo.Mt.Cot.Ltd "1" J La construction MM.G.Royer, Jules Hamel et B.R.Stevenson ont pris chacun un permis dour la construction d’rtne maison de §30,000, avenue Redpath.La Commission Scolaire Catholique a pris un permis pour la construction de
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