Le devoir, 30 septembre 1912, lundi 30 septembre 1912
iS TROISIEME ANNEE—No.231 MONTREAL, LUNDI 30 SEPTEMBRE, 1912 UN SOU LE NUMERO • —~«4*- ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE .^ .• • • • • ^3.00 $6*00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS ., .$1.50 UNION POSTALE $2.00 DEVOIR Rédaction et Administration : 71» RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : *.ADMINISTRATION: " ^461 REDACTION : Main 74i ; '?• Direcfleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! SECTARISME ET VOL QUE DEVIENT LE FAIR PLAY BRITANNIQUE ?Dans une allocution prononcée à l’église Saint-Pierre hier soir, Mgr Langevin a, une fois de phis, dénoncé le régime intolérable sous lequel vit encore la minorité catholique du Manitoba.11 a rappelé qu’à Winnipeg et à Brandon notamment, on prend l’argent des catholiques pour le soutien d’écoles auxquelles leur conscience leur interdit d’envoyer leurs enfants, et que cet abominable état de choses dure depuis vingt-deux ans.Et ceci dispose des affirmations faites à la Chambre des Communes et à la tribune populaire par des politiciens intéressés.Mais la North IVest Review du 28 septembre nous apporte des chiffres qui soulignent brutalement la gravité de la situation.“La commission des écoles de Winnipeg percevra cette année (1912), dit-elle, en impôts, une somme de $760,124.21.Cette somme est perçue sur tous les citoyens.Les catholiques qui sont environ vingt pour cent de la population totale paient donc là-dessus une part de taxes qui s’élève à la jolie somme de $153,224.80.Et toute la somme perçue est absorbée par les écoles publiques.Et les catholiques ne peuvent, en conscience, profiter des avantages qui résultent de l’emploi de cet argent.” On a objecté que ce chiffre de $153,000 était trop élevé, parce que les catholiques ne possédaient pas, proportionnellement, autant de propriétés imposables que les non-catholiques.La North West Review riposte que c’est le locataire qui, en définitive, paye l’impôt, et donc qu’il est juste d’attribuer aux catholiques une part de taxes égale à leur chiffre.“Pour les fins de la discussion, ajoute-t-elle cependant, réduisons de cinquante pour cent la part fournie par les catholiques.Cela mettrait encore à $76,612.40 la somme qu’ils paieront celte année pour l’instruction des enfants de leurs voisins non-catholiques.Est-ce juste?” Du reste, la somme ne fût-elle que de $500, l’injustice essentielle serait la même.# # # Cette situation existe, encore une fois, depuis vingt-deux ans, et depuis vingt-deux ans les catholiques onl préféré se laisser saigner ainsi, puis maintenir à leurs propres frais des écoles paroissiales, que d’envoyer leurs enfants aux écoles publiques.S’il est donc un cas où il soit évident, pour les esprits les plus prévenus, que la loi se heurte à une invincible objection de conscience, c’est bien celui-là.El cependant, depuis vingt-deux ans, la majorité protestante du Manitoba, composée de gens qui ne voudraient certes pas prendre un sou a leurs voisins, qui proclament très haut leur respect de la liberté,___ dont beaucoup ont sans doute applaudi à la résistance des non-conformistes d’Angleterre qui refusaient de payer l’impôt prévu par la loi Bal-four,—la majorité persiste à maintenir cette loi de spoliation et de tyrannie.Elle prend même, pour le soutien des écoles publiques, la taxe prélevée sur l’école paroissiale, construite aux dépens de ceux à qui leur conscience interdit de se servir de l’école publique.A la nouvelle, non pas qu’on assurerait à la minorité le régime de liberté dont jouissent les protestants de Québec, mais bien qu’on desserrerait un peu l’étau qui serrq le «ou des catholiques de Winnipeg et de Brandon, il s’est fait, d«£» '§» ifeSSJux anglo-protestants, toute une levée de boucliers.^ # Tl semble que, devant la situation qui dure depuis vingt ans, des gens de coeur devraient s’écrier: Mais enfin, puisque vous ne pouvez pas vous servir de ces écoles, prenez votre argent et faites-en ce que vous voudrez.Nous ne sommes pas des mendiants: Nous n’avons pas besoin de votre argent pour élever nos enfants! Mais non, des hommes qui occupent une situation éminente, qui se croient et qui, à certains égards, sont vraiment d’excellents citoyens, disent: Ou vous accepterez jusque dans ses derniers détails le régime qui répugne à votre conscience, ou nous continuerons à vous extorquer légalement votre argent; et cet argent nous l’emploierons à notre propre bénéfice.Exactement comme dans l’Ontario, où l’on veut se servir de l’argent des pères de famille canadiens-français pour dénationaliser leurs enfants.Le sectarisme' aboutit au vol.Le fait est brutal et patent.Mais que devient, dans tout cela, le fair plan britannique?Et pendant combien de lemps les gens qui parlent sans cesse des “privilèges” dont nous jouissons sous le drapeau anglais, laisseront-ils perpétrer, sans élever la voix, de pareils actes de tyrannie?Orner HEROUX.contre cet envoi de troupes, mais refusèrent de voter la motion de censure, de crainte, dirent-ils, que le gouvernement ne tombât.En fait, la majorité des députés étaient opposés franchement à l’envoi de leurs troupes hors de la colonie.Dans le Victoria et la Nopvelle-Gal-les du Sud, les gouvernements eux-mèmes ne firent rien, tout d’abord.Il n’y eût même pas d’offres particulières, ce qui quête et de vagues raisons de s’in-quiéter des intentions de la Russie à l’égard de la Perse.Ils ne vont pas au-delà.Et c’est par simple courtoisie que le gouvernement de Saint-Pétersbourg consulte aujourd’hui celui de Londres.Toute intention hostile est d’ailleurs étrangère aux négociations entamées.Si l’Angleterre consent à assumer de nouvelles responsabilités dans le sud de la Perse, elle sera n’cmpêcha pas M.Chamberlain de ! bien obligée d’y envoyer les trou-câbler qu’il acceptait le secours des | pes qu’il faut pour faire respecter Les tactiques impérialistes 1899-1912 Les jingos ont évidemment entrepris, afin de surchauffer le zèle des Canadiens pour la cause impérialiste, une campagne analogue à celle qu’ils conduisirent en 1899: ils réussirent, cette année-là, dans les circonstances que tout le mon- tagne et me rien faire eux-mêmes, mais que leur confédération doit se mettre épaule à épaule avec la métropole et les autres dominions, en ce qui regarde la défense impériale.L’on craint sincèrement l’influence japonaise dans le Pacifique el son accroissement continu, et quoique l’on en parle peu, l’opinion publique est fortement en faveur de la participation immédiate de l’Australie à la police du Pacifique, avec les Etats-Unis el la Nouvelle-Zélande.Les Australiens sont réellement désireux de payer des impôts Pour en arriver là.Le feu de ce patriotisme (pii poussa les Australiens à prendre part à la guerre anglo-boer, — feu qui couvait sous la cendre, de connaît, à forcer la main à M.de sc'mânifestcr^av'11* s cvcl,,er Pt Laurier et à obtenir finalement l’en-1 eemment.” vantage, tout ré- voi d’un contingent au Sud-Africain, quelques jours à peine après! un refus du premier ministre.En cette occurrence, tout comme aujourd’hui, une campagne de presse, savamment préparée, à coups de mensonges et de faussetés, finit par soulever l’enthousiasme des naïfs et des crédules, et le cabinet Laurier dut plier, quand il aurait dû tenir tête à l’opinion.Cette année tout comme en 1899, les fausses représentations jouent un grand rôle, dans le plan de campagne des jingos.C’est ainsi que, en Australie, les dépêches savamment truquées représentent le Canada comme tout à fait décidé à donner trois dreadnoughts à la mé- Suit une interview du premier ministre Fisher qui prêche l’union de la Nouvelle-Zélande et de la confédération australienne dans le but d’aider à la métropole à défendre l'Empire.D autre part, la presse jingo donne sans en perdre un mot le texlq des discours impérialistes que font partout dans l’Empire et au Canada les députés et les lords anglais intéresses à ce que le Canada verse quelques millions à la caisse des grandes maisons de construction navale anglaises.En 1892, les jingos usèrent des mêmes tactiques.Ils disaient aux colonies australiennes: “Voyez comme le Canada brûle du désir de par- colonies.Il y eut une campagne contre les gouvernants, que les jin-gos traitèrent d’hommes vacillants et de peu de zèle pour la cause impériale.El les parlements se décidèrent enfin à envoyer de premiers contingents peu nombreux, deux cents hommes au lieu de deux mille que voulait avoir M.Chamberlain.Un député de Sydney dit même, en cette occasion: “Quand mon pays se battra pour une juste cause, j’applaudirai; mais cette guerre anglo-boer est la guerre la plus inique que la Grande-Bretagne a jamais entreprise et j’espère que l’Angleterre sera défaite.” Dans l’Australie du Sud, la Chambre des Communes adopta finalement d’envoyer un contingent, mais à une forte petite majorité, et, au Conseil Législatif, il fallut la voix du président pour faire ratifier cette proposition.Et quand M.Chamber lain voulut obtenir des seconds, contingents, le Queensland et l’Aus-tralie-Sud refusèrent carrément de le faire.Seules, la Tasmanie, la Nouvelle-Zélande et l’Australie-Ouest envoyèrent des détachements en Afrique-Sud sans trop se faire tirer l’oreille.Mais nulle part il n’y eut d’enthousiasme.Tout ceci démontre manifestement la fausseté de la légende d’après quoi il y aurait eu un grand mouvement d’enthousiasme, clans l’Australie, lors de la guerre anglo-boer.Les messages des gouverneurs, les dépêches des journaux, les discours dans les assemblées publiques pouvaient peut-être réussir à donner cette impression, aux gens peu défiants.Mais les parlements coloniaux nulle part ne se montrèrent empressés à participer à cette guerre, et les députés se dirent, presque tous opposés en principe à de tels actes.Seul, le Canada montra quelque, empressement à offrir un second contingent, et seul aussi, il offrit et envoya des détachements sans s’y faire autoriser au préalable par le parlement.Cette fois-ci,ilsemble que l’on veuille jouer le même jeuqu’en 1899.Il n’y a pas de guerre, aujourd’hui, comme il y en avait une en 1899, mais la question à tirer au net est autrement plus considérable qu’elle l’était cette année-là.C’est pourquoi les jingos font tous leurs efforts afin de berner le peuple canadien, en lui faisant croire que son exemple anime les Australiens d’un vif patriotisme et que, si nous n’y prenons garde, tous les autres dominions se montreront plus loyalistes que nous.C’est là une tactique enfantine; nos gouvernants et, le peuple canadien s’y laisseront-ils prendre?Cela ne témoignerait guère en faveur de leur esprit de discernement.son autorité, dès que la Russie aura mis définitivement la main sur la partie septentrionale qu’elle convoite —- sans quoi l’autorité de la Russie s’étendra graduellement jusqu’au golfe persique: c’est une question de temps.Il est certain que la Russie ne heurtera pas de front la politique anglaise, aussi longtemps qu’elle pourra s’en dispenser.Et la visite de M.Sazonoff à Londres indique, de la part du Tsar, un désir sincère de s’entendre avec le gouvernement de Londres.Mais s’il survenait une rupture de la Triple Entente?Fini, alors, l’état tampon.Et finie l’influence anglaise dans la zone méridionale de la Perse.Un journal de Londres a dit juste, ces jours derniers, quand il a exprimé l’opinion que la division de la Perse en zones d’influence n’a été prise au sérieux qu’à Londres.La Russie se réservait la réalisation de l’inévitable dans le sens de ses propres intérêts.Uldéric TREMBLAY.BILLET DU SOIR Honneur à la Grammaire ! Georges PELLETIER.Le partage de la Perse i» ' i iiti»tci uiuic un (icsir ne par- Pon ions fnit COUI,; ’ aUPT' ^ b* guerre anglo-boer.Etes- 1 on nous fa.t croire, grace a des s moins loyalcs ^ luir Et( jci câblogrammes tout aussi véridi-1 i„ .________ , .’ câblogrammes tout aussi vérîài-hn v/,,- ni i„ t „„„„ ,, ii/., ' lp on connaîtra alors le vainqueur du eon cours.MM.Mill et La liberté sont confiants, Hit-on, dans leurs chanees respectives de sueeés.le publie sera admis demain matin à visiter les maquettes.La salle sera ouverte de 9 Désirés K 1 heui» Il faut se garder de la première impression qu'on éprouve en arrivant à Ottawa.Rues Spark, Wellington, Rideau, un Château Laurier, dans les ministères, partout où les affaires vous amènent, on entend 1res peu de français, moins qu’il y a dix ans, il m’a semblé.Dans l’un des ministères qui a son siège dans le Bloc Langevin où je suis entré à l’heure du midi, deux fonctionnaires tuaient le temps.L’un lisait les journaux el l’autre campé dans une fenêtre regardai! passer la foule en mâchant de la gomme."Don't understand french”, répondirent-ils en choeur à ma question.Vous avez là en pleine floraison le système en honneur dans le serviee public.Pourvu que vous ignoriez le français, vous pouvez gagrtec.de deux à cinq mille piastres par année; mais si vous ne parlez pas l’anglais, dehors.Dans les maisons de commerce, c’esl un peu la même chose.J’ai même rencontré dans un magasin tenu par un monsieur qui porte un nom bien canadien-français, des commis ne parlant ni ne comprenant un seul mot de français.Peut-on reprocher beaucoup aux Anglais de nous mépriser quand nous avons des nôtres qui sont déjà si gangrenés?La haute-ville ne représente cependant pas la physionomie générale d’Ottawa, m’ont'dit les chefs de l’élément canadien-français.Venez avec nous dans la basse-ville, dans la banlieue, dans les environs d’Ottawa, et vous allez voir que nous comptons encore.Nous y sommes allés et nous avons, en effet, constaté que notre première impression élait fausse.Les Canadiens-français d’Ottawa sont nombreux, vigoureux, combatifs et toujours prêts à la lutte.En ce moment surtout, ils sont admirables.A quelques rares et insignifiantes exceptions près, ils sont de coeur et d’âme avec la majorité de la commission des écoles séparées qui a sonné le ralliement autour de là cause nationale et la désobéissance aux règlements du bureau d’éduqation d’Ontario si défavorables à l’enseignemenl du fran çais.Us ont compris qu’étant le groupe le plus nombreux de la province d’Ontario leur devoir était de donner l’exemple et de le donner de façon à produire tout l’effet possible.Puisqu’il le faut, me disait l’un d’eux, nous nous passerons de la subvention officielle, nous ne trahirons pas notre langue pour quelques piastres.Vous savez, nous autres, nous n’avons pas de places de juges ou de fonctionnaires à attendre.Nous travaillons forl, nous peinons, nous n’anibilionnons pas autre chose qu’une modeste aisance.Nous paierons ce qu’il faudra pour conserver intact l’enseignement du français dans nos écoles.Combien de politiciens qui ne sont pas encore tout à fait perdus au point de vue national, gagne-raient à venir se-retremper au milieu de ces braves gens! Devant une attitude aussi résolue, je n’avais pas à demander quelle pari Renseignement du français conserve dans les écoles séparées d'Ottawa: il n’y a pas de changement.Mais ailleurs dans les comtés de Prescott, Glengarry.Russell, dans l’Ontario-Nord, les Essex, partout enfin où les écoles séparées existent ?- Excellentes nouvelles, me ré-pondirent les chefs de l’organisation.Nos gens n’ont pas compris toute la portée des règlements, d’abord, mais il suffil de la leur expliquer pour les voir se raidir (mit de suite contre la tyrannie du bureau (l’Education.Voulez-vous un exemple?La semaine dernière, à Saint-Thomas d’Alfred, rinslitutri-ce craigaant sans doute lu visite de l’inspecteur protestant, cominen-çail à couper le temps consacré au français.Les enfants s’en aperçurent et en parlèrent à la maison.Aussitôt commissaires el parents avertirent l’inslitutricc de .s’amender ou de se préparer à faire place à une autre.— Et dans l’Onlario-Nord?— Nous avons là le secrétaire de notre association.11 a tenu une assemblée au Sault' Sainte-Marie avant-hier, une autre à Sudbury, hier soir, el ce matin, il nous télégraphie que tout va bien.— C’esl la même chose dans Essex.je suppose?— La même choie, monsieur.•— C’est là que la lutte commença d’abord aussitôt après les injustes dénonciations de Mgr Fallon, et vous pouvez croire qu’on ne cédera pas là non plus.Essex, c’est le pays du Dr Rhéau-me, le représentant des Canadiens-français dans le cabinet.La ques-lion s’imposait, je la posai.Quelle est l’attitude de M.Bhéaume?demandai-je.— Nous voulons croire qu’il ne nous fera pas défaut au moment décisif.Actuellement il endure, c’est tout ce que nous pouvons dire.— Qu’entendez-vous par le moment décisif?— Le jour où nous présenterons au gouvernement les requêtes que nous faisons signer actuellement, car nous entendons aller jusqu’au bout.Nous allons d’abord voir à ce que le français soit enseigné comme d’habitude.Si on nous enlève la subvention officielle à cause de cela, nous maintiendrons nos écoles quand même et nous dénoncerons l’injustice.11 restera, au gouvernement à nous enlever le droit de percevoir les taxes scolaires, ce qui nous acculerait au régime Greenway au Manitoba.En ce temps-là, nous verrons.— Est-il possible que le cabinet Whitney veuille on venir là?,— Ah bien, les politiciens se ressemblent tous un peu.Sir James Whitney, qu’un de nos amis a vq la semaine dernière, se défend do vouloir empêcher l’enseignement de notre langue et personnellement, il est peut-être sincère.Mais, enfin nous sommes en face des règlements que vous connaissez.Nous ne voulons pas que ce régime s’établisse petit à petit et produise son effet plus lentement, mais plus sûrement.Et voilà pourquoi nous commençons la lutte tout de suite.(Vest déjà assez que l’enseignement du français soil restreint à l’école élémentaire, et que tout l’enseignement se conduire soi! exclusivement anglais, hors quelques établissements privés — Et vos écoles bilingues?— Nos écoles bilingues, eh bien, on veut les anglifier comme les autres.Jusqu’à cette année, cllef étaient dirigées par des “principaux” catholiques; cette année on a réduit les catholiques au rôle d’ns-sislants; les principaux sont touï anglais el protestants.C’est la tactique el elle est habile.On procède pur dose.Vous comprenez, qu’il eût été impossible au gouvernement d’abolir toutes les écoles bilingues.Deux cenl cinquante mille âmes, cela représente au moins cinquante mille voleurs.On ne tue pas du coup un groupe aussi nombreux.I! esl plus prudent de chercher à l’endormir, et l’on a pensé qu'on l’endormirait en prétextant 1e perfectionnement de nos écoles pour réduire renseignement du français.Eussions-nous laissé faire, subi le règlement que dans trois ans, la jeune génération ne parlerait plus notre Lingue.Mais elle 1c parlera, grâce à Dieu, et à l’admirable réserve de patriotisme (pie le peuple canadien-français conserve au fond de sou coeur.Prêtres el laïques, nous sommes Ions unis el nous allons lutter avec toute la force et la persévérance que donne la certitude du triomphe.l'écoutais ce fier langage avec une joie profonde et une admiration que je ne saurais vous traduire, et je me prenais à souhaiter un peu de celte persécution chez nous pour tonifier notre volonté anémiée par 1c règne des politiciens faiseurs.Jean DUMONT.SOMMAIRE PAGE 2 POLI TIQI E CA NA DIENNE : —La Commission Internationale.—L’élection de MacDonald.i» * # —Le traitement des prisonniers riiez les Turcs.—Le délégué papal officie à Saint-Patrice.—Les grèves.—Faits-Montréal.—Courtes dépêches.PAGE 3 POLI TIQUE E TR A NGERE : —Le lancement du nouveau cuirassé le "Paris.” —Un ultimatum est envoyé à la Turquie.—Une bataille à la frontière du Montenegro.—Le monde ouvrier.—La navigation.PAGE 4 LA VIE SPORTIVE: —L'Association de Hockey Domb nion.PAGE 5 —Le serment de l'Ulster.—Chez les Franco-Américains.—Une famille entière se noie près d’Omcmee.— Trois aviateurs perdent la vie aux Etats-Unis.DERNIERE PAGE Tontes les nouvelles de la dernière heure O, f \ LE DEVOIR, LUNDI, 30 SEPTEMBRE 1912’ \ Politique Canadienne GREVES Le service civil Ottawa.aO.— Sir Ueoîga Mujpay, qui a été chargé de faire une enquête sur | is ecrvîeu chTj cauaidiwi et de suggérer | Iüb réforme:! à opérer, est arrivé à Otta- j wa hier.TI aura une conféreace ave\mandant lo Canada, aete de d >c-s adversa pareil a rgu surtout des marchés ei s’est prononce en faveur du tarif préférentiel pour les im.jxirtations augiaiaes.1! a dit qu’il valait mieux prouver son patriotisme par des actes que de baragouiner tou* journ sur le drapeau britannique.1-1 demandera, s’ii est élu, une réduction d-.* dix pour cent ssr les produ'-ts anglais.LaCoramission Internationale ELLE SE REUNIRA A OTTAWA DEMAIN POrrjR ETUDIER LE PROBLEME DE LA POLLUTION DES EAUX.LIMITROPHES.Ottawa.30.— Une réunion de la Commission internationals de» cours d’eau aura lieu demain à Ottawa.On s'gtteu i à ce que Ja section can ad ie n n s et !a.section américains soient représen-téesitoutesi-deux au complet.On s’oecu pe.ru de I» noflution des eaux limitro-plies; cetfe question h été récemment référée à a Coirunisrion après entente pâtre !s.s «deux gouvornoments.La coin mission n .’intention d’aborder le pro-j La grève des chemins de fer dans la Catalogne.— Emeutes à Barcelone.- Une bagarre à Lawrence Elle avait abandonné tout espoir PETITES ANNONCES de recouvrer la santé MAISONS D’ÉDUCATION MadHSd, 29.— La crève de» chemin» j comité centrai tie l'union des employés de frm a occasionné plusieurs conflits.de chemins de for.qui a son siège so-dans les rues de Barcelone aujourci hui.cinl a Madrid, a résolu de demission-Kn plusieurs occasions h-s troupes ont j ner on présence de ce vote de In grève dû chargor pour disperser le» émoutierw j générale, quanti il avait conseillé de ne mai» il y a eu pru do dégât».'point voter cette grève.Des rapporte de trouble» moins sérieux dans les autres parties'do la pro jvince sont parvenus ici : dan» un eas j les grévi»tes ont réusai i*.fair*- dérailler j Lawrence, Ma»».29 UNE BALAKL SANGLANTE A LA WR EN docteur J.F ] A VENDRE laiberge, chef du t ., i j- Désirez-vous acheter, vea(J4-e ou d''T)artement des maladies contagieuse^ 1 • .i I échanger une propnetr, ots, entewies, a averti ses inspecteurs de bannn oc.-, ; ’ * a 1 restaurant, magasin de cigares, salles â manger, maisons meublées pour louer de» chambre», etc.Adress z-vous à JEAN CASTELLI & Cl F, 117 Sainte-Catherine Est.UN CONDAMNE ITALIEN APPREND Genève, 29.Une autre séance ora- SES PRIERES D’UN DE SES COM-j Reuse a marqué la fin de la réunion m- ! terrâtionalo des délégués de la paix.PATRIOTES, VOUE AU MEME; L’orage se déclara durant le discours çjQjjij.! du président du congrès, d.Gobât qui, ! parlant des aviateurs italiens et, de leurs I actions durant la guerre italo-turque, dé plusieurs heures.COURTES DÉPÊCHES UNE ARTISTE MOURANTE Londres, 29 — Madame Patrick Campbell.Tactrice qui depuis quelque temps était souffrante, est, disent les médecins dans un état critique.LES SUFFRAGETTES EN SUISSE Genève, 20 — Une suffragette s’est glissée dans une réunion du conseil général de Zurich, qui se tenait dans une église et a insulté les membres.Quand les conseillers ont voulu l'expulser, la femme s’est échappée et.une fois dehors, a fermé la porte à clef et a emporté la clef dans sa poche.Les conseillers sont restés prisonniers Fsnftu-to, ie meurtrier de Ixiuis Hotte, l qu'ils étaient les brigands de IL MEURT DE LA RAGE Paterson.29.— Un tisseur de cette ville, Bf.John Muter, âgé de 68 ans, habitant Belmont avenue, est mort au ,jourd'hui dans les affreuses convulsions de la râge.Le 25 juin dernier.Muter était assis devant sa maison quand un chien se précipita sur lui et le mordit à la main.L'animal fut tué et le cadavre ne fut pas examiné.Muter fit panser sa blessure et pensa qu’il ne se produirait pas de complication.Il se trompait.Lundi dernier le premier accès de rage le prit.On l’emman ausstttô à l’Institut Pasteur de New-York, mais il était évidemment trop tard pour lui appliquer lo traitement.L’INDUSTRIE DU CIGARE A MANILLE Manille, 30.— 1/industrie du cigare à Manille est, virtuellement entravée, quinze mille hommes sont en grève »t il n’en reste pas mille à L’oeuvre.Les fabricants de eigares s’opposent au projet d'enregistrement du gouvernement.apprend ses prières de son compatriote : airs.Rifanio, condamné â mort pour ie; Des '.ris de protestations s élevèrent ; de divers point de la salle et le prési-eours, pendant LES FEMMES ET LE POKER congrès décida de se réunir de non meurtre du restaurateur Guay Bi-famo montr-' beaucoup de patience 11,1’y .’ l,^n'|r' 11 ¦ à Hiceoiapür sa tâche.C’est dans la eonr.qeciquc» 'n y 5 ___ où les condamnés â mort, ont lonr récréation, que s’est, donnée la première leçon.Farduto a déjà appris le Pater, l’Ave Maria, le Credo et le Confiteor.Bifanto regrette beaucoup sou acte.# _ Il a une éduontionïsupéreure à cello J| filTIftlP l ATTAIPP' I riftriPTI la moyenne de ses‘compatriote*.| Wllllllie 1 aliditt CrippCIl John Oummings n -'a pas encore reçu New-York.28 ~~ La police a fait une descente, aujourd’hui, dans rétablissement de coiffure de Mme Ray, sur la seconde avenue, et a arrêté un ,, , , .s , ,, nommé Treiblitz et huit femmes qui venu l’année prochaine à La Have rt .' , étaient attables autour du tapis xert en 1914 n Manenbad., .- , ., .i bien occupé» j\ muer ru poker.VOULEZ VOUS DIGERER?avis officiel de la de la commutation Se sa sentence.Bon awoeat le lui n an pris, mais non offrciellemient, hier.Les deux enfants de Cummings ! on! visité vendredi après midi.L’un a deux ans et demi et l’autre trisize moi».A la vue de ses deux enfants, le prisonnier pleura abondamment et s’affaissa.ESSAYEZ-IES FI JUGEZ Il y a une diffévence 4;.oni c cio dualité entre nos PATES ALIMENTAIRES —¦ d» la — MARQUE “HIRONDELLE” »t les produits IMPORTER (sbrlqué» longtemps It rnvsnce, dur», exigeant une eultaon prolongée qui leur enlève une partie de leur saveur.LES MACARONIS, VERMICELLES.SPAGHETTIS, COQUILLES.PETITES PATES NOUILLETTES AUX OEUFS, de la Marque ''HIRONDELLE’’ nom positivement supérieurs à tous les points de vue.EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES EPICERIES La GieG.H,CATEm Limitée MONTREAL.CANADA Paris, 29 Le Dr Meunier, spécialiste des maladies d’estomac, vient de i découvrir, paraît-il.un mown souvr-UN JEUNE VOLEUR ALLEMAND ; |>oUr ît(,.iUtl„.digestion.Il oon-F43T CAPTURE A BORD D’UN NA-jscillc, aptes rhaque repas, une promu VIRE EN' ROUTE POUR NEW nude à quatre pattes.11 prétend que YORK ET RAMENE P,N ALLEMA 1 '!1 l^’sitio1n '‘«rizontale permet à la pastnque de se vider et empeeher la : stairnntion dans la dite poche des ab-; nient s absorbés.Rentiien, Allemagne, 29 L ou ver j l.’cvoreico que prennent les muscles i lure du jugement du jeune voleur (h' pendao! ln marche à quatre pattes est banque et assassin, Peter Paul Badura, ,m excellent moyen, dit-il, de stimuler rappelle -une '.haïsse au criminel à tru J fonctions digesbives.vers l’océan jusqu'à New-York, analogue à celle do (Jrippon.Le meurtrier a été arrêté au moi» de mars de l'année dernière à bord du Gros incendie à Gaspé Moncton, N.B.30— d.S.Calhoun, de la Calhoun Lumber Co a reçu avis aujourd’hui de la destruction de la grande scierie de sa compagnie à Gas pé.Six millions de pieds Ce billots ont aussi été détruits.Les dommages se chiffrent A 345,000 partiellement couverts par les assurances.Cleveland.Ohio, 30 — L'édifice à sept étages, de la II.0.Christy Go, avec tout ce qu’il contenait n été réduit en cendres.Les pertes estimées à $500,000 sont entièrement couvertes par les assurances.transatlantique “Zeiten’’, dans le port de Nom York, par un détective prussien dupais plusieurs mois sur sa piste et qu’ i avait suivi à bord d'un vaisseau plus rapide, le '‘Saint-Louis’'.Quand le prisonnier, aidé d'un jeune compl'ee, vola ht banque de la ville frontière de Myslnwitz, tuant le caissier et emportant une somme considé rable on 1910, il n'avait pus dix-huit aès, U avait toutefois, commis déjà une série rie crimes en Russie, pour lesquels il était recherché, mais il réussissait à s’échapper en passant et repassant la frontière.Quand, enfin, la police allemande eut obtenu quelques indices de son lieu de refuge, il réussit A s’échapper à Brème MORT TRAGIQUE D’UN MEDECIN Cambridge, Mass., 29.— Le Dr Léo nard W.Williams, professeur d’anatomie comparée à l’école de médecine de Harvard, et qui avait rempli le même poste à l'Université Brown de Providence, de 1901 A 1903, a été écrasé par un ascenseur qu’il faisait fonctionner lui même dans le bâtiment occupé par l’école de médecine hier.Il laisse une veuve et deux enfants.VOL DANS UNE BANQUE Newark, New Jersey, £9.Ou a ap-pris aujourd’hui qu’un vol fut commis le 18 septembre dernier, au préjudice de la Xalional Newark Banking Go., située an coin dos mes Clinton et Broad, nu eoeur du quartier de« affaires.Le vol eut lieu vers raidi an moment où il s'embarqua pour New-York, mais où 'A plupart des caissier» étaient allés la télégraphie sans fil fut mise en jeu et le capitaine le mit aux fers pendant la traversée do l’Atlantique, puis le re mit aux mains des autorités pour son extradition.Peu après, i! fut renvoyé en Allemagne, sous la garde du détective qui avait fait 1« voyage A sa piste.prendre leur déjeuner.LE LORD-MAIRE DE NEW YORK Londres, 2S.— M.David Burnett a été Alu lord-maire de Londres pour l’année -prochaine, son terme commençant le 9 novembie- Marconi va mieux Rome, 30.— M.Marconi va beaucoup mieux.Cepemlant, ses médecins ont jugé à propos de lui faire remettre sa visite au roi, car ils veulent entourer sa convalescence do tous les ménagements.porteurs écoles tous les enfants ayant 'a coqueluche.(Vite maladie s’est beaucoup répandue depuis quelque temps ot le» décès qu’elle cause varient, de tvois A cinq à,chaque semaine.Le docteur T.aberge dit que les médecins négligent (te declarer cette maladie qui se propage aussitôt très vite.ILS SE MOQUAIENT DE LA LOI Les constables Charbonneau et Charron ont arrêté hier Louis Leblanc et Alfred Gasavant sous l’accusation d'avoir vendu illicitement des boissons enivrantes.Leblanc et Gasavant furent pris en flagrant délit.TRAINEE PAR SON CHEVAL Mme Lunham se promenait à cheval samedi dernier à West’mount, lorsque l’animal prit le mors aux dents.L’écuyère perdit l’équilibre et tomba tête première sur le pavé, Pour comble, elle demeura le pied pris dans l’étrier, et l’animal affolé traîna la malheureuse femme sur une assez longue distance.Des automobilistes réussirent à maîtriser le cheval.Mme Lunham fut trans portée A ll’hôpital Western.Les médecins ont déclaré qu’elle s’en était tirée avec quelques contusions, mais rien de plus.AS TU VU L’HOMME?Le chef de police a reçu un avis d’un avocat de Brooklyn, lui annonçant la disparition subite d’un nommé Frede rick Stacker, Suisse d’origine.Stucker est disparu de New-York depuis 1902.Tl est âgé de quarante-neuf ans, mesure cinq pieds de haut, a les yeux gris et les cheveux blonds.VISITE PAROISSIALE S.G.Mgr Gauthier a célébré pontifi-eaTement la messe hier dans l'église paroissiale de Saint-Michel, C’était hier la fête du patron de cette paroisse.INCENDIE D'UN APPARTEMENT Le feu s’est déclaré, hier au soir, vers minuit, au domicile de M.Labrecque.au 3ème étage, No 656 Parc Lafontai ne.Les pompiers rapidement rendus sur les lieux, ont dû se servir de trois jets d’eau pour éteindre les flammes.Les dommages causés sont assez considérables, et sont dûs en partie à l’ea.u dans les logements du deuxième et du premier étage.On croit que le feu a eu pour cause une fournaise surchauffée.ILS PLAIDENT NON COUPABLES Samedi, en Cour de Police, Albina Chalut et Alfred Rochon ont plaidé non compabiles à l’accusation de conspiration.Or sait qu’ils ont été arrêtés à propos de cette affaire d’enlèvement, dont Calixte Ph&neuf serait le triste héros.IL VOLAIT UNE VALISE Les détectives Lajoie et O'Donnell ont arrêté, samedi soir, un individu du nom de Richard Flannigan, disant rester au No 17 rue Marie-Anne.Flannigan s’esquivait de la gare Bo naventure, avec une valise qu’il avait enlevée à un Suédois du nom de Sowan, en rouie pour Chicago.Sowan qui a reconnu sa valise A la Sûreté, a retardé son voyage jusqu’à lundi.CRANE FRACTURE Arthur Hobson, pompier de West-mount, a été blessé sérieusement au cours d’une querelle, samedi soir.Il fut transporté, à Hôpital Western, où les médecins ont constaté qu’il souffrait d’une fracture du crâne.Son état est grave.Hobson demeure au No 564 rue Saint-Antoine Ouest.DEUX RUSSES AUX PRISES Deux Russes, Mikaford Nupcher et Safran! Pieoul, demeurant avenue de l’Hôtefl-de-Ville, se prirent de querelle samedi après-midi.Tout-à-coup Nupcher tira un couteau et se précipita sur Pi-couil.Celui-ci para ie coup, mais la lame passa si près que la chemise fut coupée depuis le col jusqu 'à.la ceinture.Pieoul prit la fuite ayant A ses trousses Nupcher, toujours armé de son couteau.Le pompier Cardinal du poste No 6, qui, à la porte de la station, avait vu le geste du Russe, s’élança A sa poursuite, le rejoignit au oon des rues Cadieux et Ontario et le désarma.Les agents Lacroix et Leblanc du poste No 3, de leur côté s’étaient lancés A la eha-sso à l’homme.L’un arrêta Pieoul pendant que l'autre venait prêter mam-forte au pompier Cardinal.Las deux Russes furent logés dans les cellules du poste No 3.En l'absence d’un interprète, on n’a pu connaître l’origine de cette querelle qui avait failli »o terminer d’une façon tragique.L’affaire sera tirée au clair ce matin en Cour de Police.A VENDRE Jolie voiture de bébé avec bandages en caoutchouc, en bon état, vendra très bon marché.S’adresser 188 rue Marquette.A VENDRE Maison en bois et briques à 2 étages 30 x 40, deux logis de 6 pièces, avec chambre de bain et w.e.séparés, chauffées à l’eau chaude, éclairage, gaz.Ecurie de 6 places et remise à voitures; ma gnifique endroit pour garage d’automobile.Terrain 40x 100, à 5 minutes du Parc Lafontaine et voisin du Pare.Bald win.Prix: $6,000, moitié comptant.S’a dresser 761 rue Des Erables.A VENDRE Saint-Jérôme, 173 à 189.Pres Parc Deiorimier.Bargain; 9 beaux logis loués $1,080.Comptant, $1.800, balance fa cite à 5 1-2 p.c.Saint-André, 2403 A 2407A, 4 logis neufs, loués $389.Comptant, $800.Prix, $3,700.Z.Gagnier.1838A Labelle 227—6 A VENDRE Ceux qui désirent acheter par verse ments costumes pour dames, habits pour messieurs, faits à ordre; tapis, rideaux, marchandises sèches, adressez-vous 29 Avenue du Parc.Tél.Est 3272.A VENDRE Belles poules d’un an : Wyandottes argentées.Monarques noires, Opinion 'fauves, Faverolles saumonn'Vs, Hambourg argentées et autres vnlatiltes pur sang.Prix raisonnable.Théodore Saint-Germain.Flablisscnv nt Avicole Langlois, St-Jérôme, Go.Terre-bonne, P.Q.Lauréat du Conservatoire Royal de Musique de Liège, Belgique.Leçons \ l'harmonie, solfège, clarinette, piano.676 Avenue de l’Hôtel de Ville.International Correspondance School Apprenez l'anglais au moyen du Phonographe Edison, Méthode I.C.S.®gre- i able, facile, peu coûteuse.Demandez j notre catalogue descriptif .J- H.TAR-DIP, rep., 745 rue Sainte-Catherine.j Cartes Professionnelles1 AVOCATS BOURBONNIERE, F.-J-, C R.pivoeat, 76 rue Saint-Gabriel, Tél.Bell Mai» 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B.Avocat-Procureur Edifice .Dominion Express, Chambra , 204, rue Saint-Jacques.Tél.Bell: Maki 5715.Boîte postale 254.I Boite Postale — Adresse télégraphique “Nahac, Montréal’*.} Tél.Main 1250-1251.Codes: Liebers, West.Ua i C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Ivdifice Transportation, - Rue Saint-Jacques LOTS lû lots à vendre, à Westmount Annex, près de la Côte Saint-Antoine.Faites un appointement et je vous y conduirai Dr H.Ethier.Tél.Saint-Louis 1523; 88 Blvd.Saint-Joseph Ouest.DIVERS ARTHUR GIBEAULT, B.A., L.L.L.- Avocat - 54 Notre Dame Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 642U.Bureau du soir: 34 i rue Déséry, Hochelaga, Tél.Bell La- | Salle 987, Montréal.LAMOTHE ET TESSIER, avocats,] Edifice Banque de Québec, 11 Place d’Armes.Montréal.Tél.Main 3555 J.C.Lamothe, LL.D., C.R., Camille Tessier, L.L.B.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan-] dre et Adrien), 30 Saint-Jacques, 1859.Rs.240 visitation.Prêts sur pothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN, notaire, édifies! 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Si vous avez des comptes, billets ou ragé ses auditeurs ù visiter la prochaine : autres créances en souffrance et que exposition du bien-être des enfante.vous qimeriez à faire collecter, adres BUREAU DF COLLECTION -LIMITED- MINLURS ET EXPEDITEURS BP CHARBON DOMINION peur VAPEUR Criblé, brut (run mine), mélangé (slack) Pour renseignements s’adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.Téléphone Main 401 ANTIKORIAURENCl ÏCt/fi£ ÆA a/C Al £ D£S CO&S 1 sûre, crncuct.sans douleur?^! j rpANCO PAB LA PC.*Tt Au lAURiNce Mirçrm.w Genève.Suisse.30.— Si l'Allemagne accorde son autonomie A l’Aisace-Lor-raine et sa mise sur le même pied que les autres provinces germaniques, ccln amènerait, dans l’opinion des délégués français et allemands & la conférence de la paix, de meilleures relations entre la France et l’Allemagne.Une résolution A cet effet a été présentée au congrès qui l’a adopté oaj acclamation, NOUVEAU Y.M.C.A.Hier avait lieu l'ouverture officielle du nouvel édifice de la Y.M.C.A., rue servons à LA CIE GENERAI,K DE COLLECT!ON, SA ! NT ÜONIFACE DE SHAWINIGAN.QUE.Une attention toute particulière sera- apportée A tous comptes, etc., qui lui seront con Drumond.M.John W.Ross, président j fjég M un état détaillé sera adressé ù occupait le faut euil d'honneur.Ite juge Seldon P- Spencer, de Saint-Louis, Me., a prononcé un superbe, discours.Une réception suivit la cérémonie re chacun des intéressés le 8 de chaque mets de tous comptes ou acomptes qui auront été collectés avec, accompagne ment d’un chèque s'il y a Heu.Com- H.BEAUREGARD, l'ntreprenear généra! en construct on Tél.Bell Main 735.70 St-Jacqnea MONTREAL KSI Ugieuse.Malgré le mauvais tempe, un j mission: 10 pour cent sans frais, 25 grand nombre de personnes assoient ré- pour cent si frais il y a.Une lettre ________________________ __ __________ pondu à l’invitation d’assister à la fête, d’avocat est considérée comme frais.téë) .*Henri Bourassa ’directeur-gérant.t l w h c Q Ce journal est imprime, au No 71a,, rue Saint-Jacques, a Montréal, pai "La Publicité” ( A responsabilité T.iml- # / LE DEVOIR, LUNDI, 30 SEPTEMBRE I91Z >1 r* Y j * s Politique Etrangère Le lancement du nouveau cuirassé le “Paris” ONE IMPOSANTE MANIFESTATION MILITAIRE A TOULON SAMEDI.— DISCOURS.— DE SCRIP TION DU NOUVEAU CUIRASSE.(Soryic» particulier) Toulon, 30.— Le formidable euiras-)é “Paria'’ a été lancé aujourd’hui luis le port de La Scyne, en présence à une foule énorme qui a poussé de longues acclamations et des cris de : ‘Vive la marine! Vive Delcassé!” au moment où le cuirassé, glissant lente aient, est entré dans les flots.Cet événement a été l’occasion d’u ae imposante manifestation.Partout les drapeaux claquaient à la arise.Le ministre de la marine, qui est ar rivé hier à Toulon, a présidé à la cérémonie.La délégation du conseil mu-aicipal de Paris, invitée à assister au aneemejnt du cuiraesé, y assistait.On sait que la villa de Paris a offert lu cuirassé qui porte son nom un surtout en argent d’uno valeur de 35,000 francs.Après le lancement, qui a parfaitement réussi, M.Deleaesé, suivi des invités, s'est rendu à Tamaris où devait avoir lieu le banquet.Le général Sebert, qui représentait eu banquet la Compagnie des chantiers maritimes,a pris le premier la parole pour remercier les ingénieurs, les agents et les maîtres-ouvriers.M.Delcassé B'est levé ensuite et a, dans son discours, fait l'éloge des arsenaux et (lu personnel.Il a terminé e.n levant son verre et a bu à la France, toujours plus grande grâce au labour de ses fils toujours plus dévoués.M.Galli, représentant du conseil municipal de Paris, a" remercié M.Delcas-sé de travailler au relèvement de la marine en faisant construire des cuirassés.Le cuirassé “Paris” est un des plus formidables de la marine française.Sou armement consiste en douze canons de PO centimètres et vingt-deux pièces de quatorze centimètres.Le cuirassé “Paris'' a, comme le “Jean-Bart”, 23.400 tonneaux de déplacement.Son équipage se composera de 998 hommes.Quand il sera complètement achevé, il aura coûté la samme de 64 millions de francs.Le “Paris” a été mis en chantier le 30 décembre 1911, ce qui fait qu’il a .été construit en un peu moins de neuf mois.FRANCE Une lettre de M.Delcassé A PROPOS DE LA CONCENTRATION DES FORCES NAVALES DANS LA MEDITERRANEE.Paris, 30.— M.Delcassé a écrit au Président du conseil général du Finistère : " l-a troisième escadre se séparera après les manœuvres.Le gros de l’armée navale, par suite des mesures réclamées par les hautes autorités militaires, doit avoir sa base de concentration dans la mer où les forces actives serviront le- mieux les grands intérêts nationaux.Sans aucun doute, la nécessité de l’entraînement intensif des Escadres en ramènera Win partie dans t’Ocsan Atlantique en 1913.le gouvernement laissera à Brest sept croiseurs cuirassés qui formeront la déu.'.îème escadre légère avec de nombreuses escadrilles de contTe-tor-pilîeurs et de sous-marins.” Le “ NEPTUNE ” Cherbourg, 30.— ],o cuirassé réformé “ Naplune ”, muni de plaques en tôle d’acier, a servi à des expériences de tir avec le nouvel obus perforant muni d’une fusée à double effet.Les tirs ont eu lieu à une distance de 400 mètres au pointage horizontal et l’explosion s’est produite, selon les prévisions, après la perforation des tôles servant de cible, causant de grands dégâts à l’intérieur.Une épaisse fumée se dégage du navire et les tirs eantimuent.du fort Oaplain, à une altitude de cinquante mètres.Conseil des ministres LA QUESTION DE L’ORIENT.— LE TRAITEMENT DES INSTITUTEURS.Rambouillet, ,30.— Au conseil des ministres tenu aujourd'hui.MM.Briand Bourgeois cl Delcassé étaient absents, u.Poincaré a communiqué au président et à ses collègues les dernières nouvelles de la situation en Orient, les télégrammes reçus de Constantinople, de Sofia, d’Athènes et de Belgrade, ainsi que les échanges de vues avec les grandes puissances qui ont toutes intérêt au maintien de la paix.M.Guist’hau, ministre de l%nstruction publique, soumet les projets de-loi qu'il déposera à la rentrée do la chambre sur la réorganisation des conseils départementaux, des écoles normales et sur le relèvement des traitements dans renseignement primaire et secondaire.Un ultimatum est envoyé à la Turquie LA BULGARIE ET LA SERBIE DEMANDENT A LA PORTE D'ACCORDER A LA MACEDOINE SON AUTONOMIE.— LE ROI DE GRECE RETOURNE PRECIPITAMMENT DE COPENHAGUE A ATHENES.L’avarice du président de la France Londres, 30.— Des rumeurs inquié tantes circulent au sujet de la situation turco-bulgare.Une députation de Belgrade reçue ici dit que la Serbie et la Bulgarie out envoyé à la Turquie une note conjointe demandant l'autonomie de la Macédoine et ajoutant qu’au cas où la réponse ne serait pas favorable, la guerre soit déclarée.Le fait que le roi Georges de Grèce est parti de Copenhague hier soir est un autre indice de la gravité do ia situation.Au lieu de passer encore deux semaines au Danemark, et deux à Pa ris, comme il en avait l’intention, le roi Georges so’rendra directement à Athè nés.Tous les pays des Balkans se préparent énergiquement à la guerre; on cherche cependant par les voies de la diplomatie à obtenir un règlement pacifique.La Porte a exprimé à la Grèce le re gret que les troupes turques aient tiré sur le steamer grec “Roumeii”, à Va-thy, île de Samos, elle promet de faire une enquête sur cet incident.D'après une autre dépêche de Bel-¦ grade, M.Pashhitch, premier ministre de Serbie, au cours d’une entrevue don- ; née d’hier soir, n’a fait aucune allusion à l’envoi d’une note servo bulgare à la [ Turquie, mais il a admis que la situation sérieus>‘.Il a ajouté: “Mon cabinet désire sincèrement maintenir la paix, mais ce résultat ne peut être atteint que par l’octroi d’une autonomie réelle sur le principe des divisions historiques et ethnographiques.Nous demandons l’autonomie pour la Serbie ,1e Navipazar, et la partie septentrionale du villavet de Scutari.” Une bataille à la frontière du Monténégro CE SONT DES MONTENEGRINS ET NON DES MALISSORIS QUI ONT .ATTAQUE UN CONVOI DE MUNI TIONS AU LAC SANTARI.IL PAIT LOUER POUR $46.00 UN CHEVAL QUI S’ECROULE SOUS LE POIDS DU GRAND-DUC NICOLAS.Paris, 30.— Les accusations d’avarice portées contre le président Falliè-res, à l’occasion de la visite du grand-duc Nicolas, auquel il aurait donné des chevaux et des voitures pris chez des loueurs de second ordre ont été ressuscitées par ‘‘l'Opinion” de qui les autres journaux l’ont copiée.11 s’agit d un accioent arrivé au grand-duc ur-n dant les grandes manœuvres.“Le grand-dur Nicolas n’est pas tombé de cheval comme on l'a rapporté.dit “l’Opinion”, c’est son cheval qui est tombé sous lui.A cause du poids exceptionnel du grand-duc, on lui avait cherché une monture d’une force et d'une grandeur toutes spéciales.On acheta pour £46 un cheval d’un marchritad qui déclara que c’était la bête la plus grosse de tout le v?»isi-nage.Le marchand demandait ïSO, mais les officiers de la remonte réussirent à lui faire réduire son prix.'F.n voyant son cheval, le généralissime russe ne put réprimer un air d'ennui.Mais les grands-ducs commencent à s’accoutumer à notre simplicité démocratique ; Nicolas se décida bravement et monta l’animal.“Pliant sous le poids, les reins presque cassés, le cheval fit quelques pas en chancelant et, avant d’avoir fait vingt verges, tomba sur les genoux”.On dit que le cheval offert par le gouvernement français aii parent du tzar aurait été plus approprié à Don Quicbote.DANS LE Monde Ouvrier >12 Constantinople, 30.— D’après le rapport officiel de l’attaque sur un convoi de munitions, près du lac Santari, le 23 septembre, les assaillants n 'étaient pas des Mailissoris, mais des Monténégrins.Huit soldats turcs et deux bateliers ont été tués et dix-huit hommes ont été pris.Ica Porte proteste auprès dû gouvernement monténégrin.Le ministre serbe, M.Nemadovitch, a demandé à la Porte pourquoi on avait confisqué des munitions venant de la Serbie, après qu’on en avait autorisé le passage à la frontière.On lui a répondu que c’était à cause de l’attitude douteuse de ia Serbie.M.Nemadovitch a répondu que la Serbie n’a pas changé d’attitude et qu’elle désire garder des relations amicales avec la Turquie.Le ministre turc des Affaires Etrangètras a demandé une déclaration écrite et le diplomate serbe a demandé des instructions à Belgrade.Une affaire mystérieuse LE JURY DU CORONER DEMANDE L’ARRESTATION D'UNE FEMME QUI AURAIT ASSISTE UN INDIVIDU DANS UNE OPERATION CRIMINELLE.“Béatrice Hornsby est morte à la suite d’une opération criminelle faite par un individu actuellement inconnu de complicité avec une femme du nom île Messie Westcott, dont nous demandons l’arrestation.” Tel est, le verdict rendu samedi matin par les jurés du coroner dans la lamentable affaire de la jeune immigrante décédée mercredi à l’hôpital Victoria.Les circonstances' qui entourent ce drame sont des plus mystérieuses et la sûreté se trouve en présence d’un cas extrêmement difficile, l’auteur do l’opération, charlatan ou médecin est inconnu et sa complice, une jeune fille du nom de Messie Westeott, est disparue de Montréal depuis trois jours.Béatrice Hornsby était âgée de 27 ans et mariée.Bile était à l’emploi d’un restaurateur de l'ouest.Elle était, au pays depuis quelques mois seulement et son mari habite en Angleterre.Les auteurs de ce crime sont activement recherchés.Personne à l'hôpital Victoria n’a été appelé à rendre témoignage à l'enquête du coronor.Les négociations Italo-Turques RECHAD PACHA EST ARRIVE A OUGHT, SUISSE, AVEC LES DERNIERES PROPOSITIONS DE LA SUBLIME PORTE, Feu Emery Fauteux M.Emery Fauteux, père, est 1 ARCH AIN D-TAILLEUR J.HUDOIV 85 Rue CLARKE TOUJOURS EN STOCK, LES DERNIERES NOUVEAUTES ANCIENNE RUE SAINT - CHARLES-BORROMEE LA NAVIGATION La mer est très grosse dans le nord de l’Atlantique, et tous les navires qui sont arrivés depuis le “Royal Edward’’ jeudi, s’en plaignent.Le “Teutonic”, de la ligne White Star, est arrivé samedi soir.Il a fait une rude traversée mais n’était cependant nullement en retard.LES ARRIVAGES N a vires A de Michigan .Halifax .Boston riardiuian.Halifax .Liverpool Volt urn o .Halifax.Rotterdam Rhodesian.Halifax .Indes Oeeid.Kursk .Halifax .Florence .Hailifax .Leith California.President , .New-York .Glasgaw Lincoln.George Wash .Hambourg ington .New York .Brèmes Lapland Martha Wash .New York .Anvers ington .Trieste Caledonia.Moville .New-York Caronia Liverpool .New-York Tunisian I’rinz Fried- .Liverpooti .Montreal erieh Wilhelm .PIvi-outh .New York St.Paul .Plymouth .New York Oceanic Southampton .New-York Cretin .Naples .Saxonia .New- York i La Course au Clocher.I AGIT PROMPTEMENT | S À — mais ne cause — Z NI COLIQUES ! 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Ave rell, Chicago à Ogdensburg, cargaison générale; Wahcondah, Fort William à Montréal, blé.Sault Sainte-Marie, Ont., 30.— En haut: — Canadian, 9.16 p.in.; .1.A.Mc Kee, 10.25; Harvester, 1.20 am.; Beaverton, 4 a.m.; Hoover et Mason, 6.13 a.m.; T.H.Wickwire, 7.30 am.; Fred G.Hartwell, et Midland Queen, 10.50 a.m.; Assiniboia, 12.45 p.m.; Hanionic et City of Montreal, 1.45 p.m.; Wm.Li vingstone, 3.40 p.m.; James E.David son, 7.15 p.m.En bas: Michigan, 8.45 p.m.; Loftus Cuddy, 9.45 p.m.; Wm.B.Snider, 11.20 p.m.; G.R.Crowe, 12, minuit; W.H.Wolfe, 12.35 a.m.; L.B.Miller, 1.50 a.m.; Sierra et H.M .Pellatt, 3.15 a.m.; Wm.B.Dixon, 4.25 a.m.; E.1.Buffington, 4.50 a.m.; Wm.A .Rogers, 5.20 a m.; Harvard, 6.45 a.m.; Midland Prince, 8.15 a.m.; J.G.Butler, Jr., 8.40 a.m.;m.; Mathew Andrews, 9.30 a m.; W H.Truesdale, 10 am.; Harry Colby, 11.40 a.m.; Wm, K.Bixbie, 12.15 p.m.; James Wood, 1.15 p.m.; J.E.Upson, 2.25 p.m.; John Stanton, 3.15 p.m.; Chas S.Hibbard, 4.15 p.m.; Manitoba, et Superior City.4.60 p.m.; D.J.Morrell, 5.50 p.m.; Tagona et Dundee, 6.30 p.m.Port Colborne, Ont., 30.— En liant.—Gordon, Montréal à Fort William, ear.gaison générale; Rutland, Ogdensburg à Chicago, cargaison générale;* John Lambert, Oswego à Chicago, charbon; Rosemount, Kingston à Fort William, PORT DE SYDNEY Sydney, N.E., 30.—Arrivés: —Blaeq Heath, Scott, Montréal; Marqen Swart, Limerick, EuplecteJa, Cornish, Mont réal.Arrivés, Sainodi: — Cacouna, Hardt, Halifax; Hero, Olsen, Québec; Bâtis can, Griffiths, Boston, West wood, Mo therdale, Québec.Partis: — Sandefjord, Ber^gren, Wabana; Lingan, Patterson, Montréal; Cacouna, Chatham.Stormonnt, McMas ter, Port Arthur.EN ROUTE POUR MONTREAL DONNEZ TOUT DE SUITE VOS COMMANDES d’impressions au “ DEVOIR ” NOUS SOMMES OUTILLES POUR TOUS LES GENRES DE TRAVAUX D’IMPRIMERIE.:: s: i: :s n :: Demandez nos Prix TELEPHONE MAIN 7461.71a Rue Saint-Jacques 1 oct.—• Gref WaUlersoe, 4e Philadelphie .1 oct.— Franconia, de Boston, à Liverpool.1 oct.— Moltke, de New-York à Gênes.2 oet.— Mauretania, do New-York à Liverpool.2 oct.— Royal Edward, de Montréal à Bristol.2 oct.— Brandenburg, de Baltimore à Brèmes.2 oct.— Canada, de New-York à Marseille, 3 oct.— Pennsylvania, do New-oYrk à Hambourg.3 oet.— La Lorraine, de Nlew York à Brèmes.3 oct.— Cedric, de New-York à Liverpool.•‘A BOUT PORTANT” de Nap.Tcllier Le vol.franco.27cts Iæ juge Trenholme a clôturé, samedi matin le terme dos assises rte septembre, l’un des plus chargés dans nos an-’ nales judiciaires, après avoir pronon-; cé trois sentences.I Samuel Rosoo, un Italien, troupé coupable de voie de faits grave sur un de ses compatriotes du nom d’Amédée llini a attrapé le maximum : trois I ans de détention à Saint-Vincent de I Paul.Rosso a imploré la clémence du tri-Imnal en disant qu’il était le seul soutien do sa mère et qu’il était marié et avait deux enfants.—Vous auriez dû penser à eux, lui a dit le juge, et ne pas commettre le rri-i me qui vous n conduit iei.John McKeown et James Murphy, deux bandits, ont été ensuite condamnés à 5 ans de bagne chacun.Ils sont les auteurs du cambriolage commis il y n quelque temps à Victoriaville.Oe sont d’anciens pensionnaires de Paint-Vincent de Paul.Rose-Anna Champagne, trouvée coupable d’avoir manqué de soins envers un nouveau-né, a bénéficié d’une sentence suspennue.T.e juge a tenu compte de In jeunesse de la malheureuse fille et du fait qu’elle était en prison de- Navires de date Milwaukee.Caleta Bueno .10 août Bray Head .Glasgow.Manchester Shipper -Manchester .15 sept.Bellona .Patras .Mount Temple.Anvers .19 sept.M onmouth.Liverpool .19 sept.Lake Michiga n.Londres .19 sept.Corsican .Liverpool ., .20 sept.Sicilian .Londres .19 setp.Scandinavian .Glasgow .21 sept.Ramore Head .Belfast, .21 sept.Lake Ohamplain.Liverpool .21 sept.Tiberius .Hambourg .• 22 sept, Manchester Inventor .Mane/nester.22 sept.Ultoma .Southampton .24 sept.Beotian • Londres .25 sept.Turcoman.Bristol .25 sept.Knmara .Barrv .25 sept.Mouterpima.Londres .26 sept.Benin .Newcastle .26 sept.Victorian.Liverpool .27 sept.Victorian.Liverpool .27 sept.Sa tumid .Glasgow .Laurentic,.28 sept.Grampian.Glasgow .L’expulsion du prince d’Aragon CE PERSONNAGE S'EMBARQUE POUR NEW YORK APRES UNE SERI D’AVENTURES EN EUROPE.Paris, 30.— l’our contravention aux lois relatives aux jeux, le prince Ludovic Fignatelli d’Aragon a été expulsé de France et il est parti, hier soir pour le Havre, où il ^s’embarquera [iour New-York.T.e décret d’expulsion a été porté en août 1911, mais il n’a été servi que jeudi dernier.Le prince a tenté de kc suicider à Paris il y a linéiques mois.Le prince Ludovic Pignatelli d’Aragon a joué u>n rôle eu vue au concours hippique de la dernière saison et dans d’autres manifestations mondaines.On l’a vu fréquemment en compagnie de jeunes filles de In haute société de New-York et de Washington, mais la nouvelle de ses fiançailles avec Mlle Mary L.Duke, fille de M.et Mme Ben-jami’n !.Duke a été immédiatement démentie par la famille.On empoisonne un puits UN COMPLOT CONTRE LA VIE D’UNE FAMILLE DE PORTLAND, LEEDS, Conseil des Arts et Manufacture LE PUBLIC INVITE A L’OUVERTURE DES COURS.PORT DE QUEBEC Québec, Qué., 30.— Arrivés, samedi: —John Sharules tBr.),-, Clark.City; Kronprinz Olav, (Nor.), Nilsen, Sydney.Arrivés: — Dimanche: — Scandina vien (Br.), Moar, Glaogow et Moville; Corsican (Br), Cook, Liverpool; Leti tia (Br.), McNeil, Glasgow, Chris Kund.sen (Nor.), Keren, Sydney.DEPARTS POUR L’EUROPE 1 oet.v New Amsterdam, de New York & Rotterdam.1 oct.— Kaiser Wilhelm der Grosse, BrockvMIe, Ont., 30.— On a tenté la semaine dernière d’empoisonner le puits de John PoOk, fermier résidant à Portland, comté de Leeds.Mime Polks j alla la première au puite le matin et : constata que la qiompe aspirante était, pleine de vert de Paris.Son mari était allé au puits à dix heures du soir la veiille et avait trouvé tout an parfait ordre.Le conspirateur contre la vie des Polk a dépos: le vert de Paris après dix heures.Da la neige en septembre ! Il a -neigé hier et la journée a été la plus froide què nous ayons eue en sep-trirsbre depuis neuf ans : c’est la fin bien digne d’un été comme on n’en a pas vu un seul en vingt ans.Du 21 juin au 23 septembre, il y.n eu oix jours de chaleur.Tl a plu pendant dix-huit jours en septembre.Hier, il est tombé un-dixième de pouce de neige, le thermomètre est descendu à 34 degrés et n’est pas remonté plus haut que 46 degrés.piendant tout le mois il est tombé 6.32 pouces n’eau, quand la moyenne ne dépasse pas d’habitude trois pou- Nous venons de recevoir le prospectus des cours gratuits donnés par le Consril des Arts et Manufactures à vers la province.L’énumération de • divers cours est, éloquente et le public doit connaître l’œuvre éminemment pe.-tviatique poursuivie par cotte institut/ion qui relève du gouvernement provincial.Qu’il soit dit en passant que le.couvert de cette brochure est une lithographie faite par les élèves Ju cours de lithographie.C’est un travail délicat qui fait honneur aux élèves e*.du professeur d eut manifestation au collège de Saint-Henri.La garde, composée de collégiens, fit très dignement les honneurs.Vers une heure eut Heu un grand banquet.Mgr Roy prédidait.11 avait à ses côtés M.le curé Desnoyers.M.le •hanoine Décarie, M .Sévérm Létoumeau, député, M.Chs.Bruchési.G.R., M.Lefebvre, M.Provost, M.Duff, architecte, M.lœmieux.etc.Aux autres tables, on remarquait MM.le curé Rédard.Bourassa.le chanoine Lepaillcur, l’abbé Lalanne.P.S.S., Monge au, Deschamps, Latour, Perrier, Piehé, Picotto et Piette.PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal, Cour de Circuit, No 12877.John L.Sobb&th, demandeur, vg.H.Sir:rar parmi ‘nous les fléaux qui dé- T’em?uf CaTV°v;UXi'1VOf';ll'j 11();s Ws chers freres, toutes nos New York, 30.Un câblogramme do I grain, Arthur Del isle, Victor Marti- sl.vmP»thj
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