Le devoir, 29 mai 1931, vendredi 29 mai 1931
Vol.XXII—No 123 ^ Abonnements par la poste: Edition quotidienne tANADA.« 5^'6.00 €.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, vendredi 29 mai 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE* HArbour 1241* SERVICE DE NUIT* Administration*: „ r.HArbour 1243 Rédaction i t.HArbour 3679 Gérant : n* ru ¦»- HArbour 4897 La voie projetée du Pacifique Canadien Nous sommes menacés d’avoir deux voies élevées dans le ¦centre de l’île de Montréal.Rouverte par la nouvelle administration municipale à la suite de débats épiques, la cause du Chemin de fer National du Canada attend actuellement la décision de la Commission des chemins de fer, qui sera rendue incessamment.Mais depuis a surgi le projet du Pacifique Canadieri.Cette compagnie s’est adressée à la Chambre des Communes et a été entendue par le comité des chemins de fer, selon la procédure ordinaire.Elle demandait l’autorisation de construire d’ici cinq ans une voie élevée, raccordée à sa future gare, de la rue Jean-Talon, entre la gare Viger et l’Epiphanie, dans Iç comté de l’Assomptiodi.* * * Pour êtrd logiques dans leur opposition à la voie élevée projetée par le C.N.R.dans l’axe de l’île de Montréal, les autorités municipales ont donné instruction au contentieux municipal de s’opposer à l’octroi de cette autorisation à moins que les plans ne soient d’abord soumis à la ville.Cette requête a été refusée.Les procureurs de la ville ont demandé, ensuite, que la voie soit construite en tranchée.Cette nouvelle requête a été également refusée.Cependant, le président a tenu à déclarer que le comité des chemins de fer se conformait en ceci à la pratique.Toutes les demandes de ce genre faites par des compagnies sérieuses sont accordées par le comité qui s’en rapporte sur les modalités d’exécution à la Commission des chemins de fer.Ce corps a la compétence voulue pour protéger tous les intérêts connexes et pour entendre les objections de la ville et en disposer en toute connaissance de cause.?* * Donc, d’ici quelques jours, selon l’ordre ordinaire des choses, le projet de loi adopté par les deux Chambres du parlement permettra à la compagnie de s’adresser à la Commission des chemins de fer.Il ne s’ensuit pas nécessairement qu’elle doive le faire à brève échéance: la crise invite à l’économie et les délais de cinq ans peuvent être renouvelés ou étendus.Mais d’ores et déjà le C.P.R.a dans sa manche un atout important, ce qui lui permet, s’il le veut, de traiter avantageusement avec le C.N.R., son rival.D’autant plus que celui-ci, pour l’heure, attend encore l’autorisation de reprendre et de poursuivre les travaux sur sa ligne élevée du centre de Tile.* * * Les contribuables sont enclins à se désintéresser de la ruineuse rivalité des deux compagnies, ce en quoi ils se montrent peu soucieux de leurs intérêts, car cette rivalité retentit dans leur portefeuille en leur double qualité d’usagers des trains de voyageurs et de marchandise.Dans ce cas particulier, les citoyens de Montréal ont un intérêt spécial du point de vue esthétique.Le C.P.R.s’est présenté devant le comité sans plan défini, voire sans le moindre tracé.H n’en existe pas officiellement, mais on aurait peine à faire croire qu’il n’en existe pas réellement et que les ingénieurs n’ont pas fait d’avance les relevés nécessaires, d’autant plus que subsistent encore à Hochelaga et à Maisonneuve les tristes ruines des travaux de béton commencés en 1913.?* * Mais on ne peut blâmer le C.P.R.de jouer ici prudemment, pas plus que le C.N.R.ne saurait être censuré d’avoir fait de même.Nous payons le prix de notre longue négligence.Si le plan d’ensemble depuis si longtemps réclamé ici était terminé ou simplement en voie d’exécution, c’est nous qui pourrions dire au parlement, puis à la Commission des chemins de fer: Les voies doivent être posées ici et selon tel mode.Voilà ce que notre plan comporte.Non seulement ce plan d’ensemble n'existe pas encore, mais la nouvelle administration n’a rien fait, du point de vue pratique, en dépit de scs engagements, pour en presser l’exécution.?* * Que peut-on et doit-on faire dans l’état actuel des choses?Au comité des chemins de fer, les députés de Montréal, dont les divisions électorales seraient traversées par la double voie élevée, ont fait valoir contre elle — c’est assez piquant! — tous les arguments que le maire a invoqués contre la voie élevée du C.N.R.et qui ont été de nouveau présentés, à la Commission des chemins de fer il y a quelques jours quand elle a entendu les experts de la ville.Eussent-ils pu prévoir cette attitude de la députation libérale, que les avocats de la ville eussent trouvé en MM.Saint-Père, Robitaille et Denis des témoins d’un fort prestige pour appuyer leur cause.* * * Mais passons.L’imporrant, c’est de tirer le meilleur parti possible de la situation.Nous avons ici, après les témoignages des ingénieurs devant les divers et très nombreux corps qui les ont e-ntendus, accepté la voie en remblai du C.N.R.comme un pis aller.Mais nous avons toujours souhaité voir disparaître le double emploi (duplication) et exigé, ce qu’on nous avait promis, l’utilisation conjointe par les deux compagnies de la gare Viger.I^a disparition de celle-ci entraînerait, en effet, une dépréciation sensible de la partie est de Montréal, déjà rendue presque exsangue par le drainage continuel exercé sur clic par les lignes de tramway et d’autobus qui toutes tendent à jeter la population dans l’ouest de la ville.Ensuite, tel qui pouvait supporter un remblai — un seul! — trouvera qu’en en construisant deux parallèles et, selon la rumeur, à quelques pieds de distance en certains endroits, il v a là exagération.Ces deux glacis se faisant vis-à-vis donneraient, au coeur de l’Ue, l’un des plus beaux plateaux que l’on puisse voir, l’aspect d’un double camp retranché.Il nous semble que tout le travail de la ville dans son propre intérêt et dans l’Intérêt général devrait tendre à forcer les deux compagnies à utiliser la même voie.Cette voie doit être nécessairement celle du C, N.R„ puisque l’on sait que celui-ci a démontré qu’il en avait besoin pour permettre un raccordement de ses services de marchandises et qui épargnerait aux convois allant d’ouest en est, ou vice versa, un détour de plus de cent milles.Par cette entente forcée entre les deux compagnies, la construction d’un remblai inesthétique (ou d’un déblai, ce qui ne vaut guère mieux) serait évitée, la gare Viger, maintenue tt accrue en importance, les intérêts de l’est, sauvegardés, une localité propre à l’habitation protégée, et les contribuables de tout le Canada y trouveraient leur intérêt, puisque, en somme, que la construction «c fasse à Montréal ou à Toronto, si elle est trop coûteuse, ce sont tous les usagers des chemins de fer qui ont appelés à solder cet excès de coût.* * * Ensuite, ceci, c’est un point bien particulier, mais qui a son importance, que les autorités municipales exigent du C.P.R.un peu de respect pour les populations de l’est, la mise en pra- Chronique Célébrité Il y a dans une ville des Etats-Unis un homme auquel les journaux ont fait une réputation extraordinaire.D’origine sicilienne, U s’appelait jadis Alfred Capone.Criminel depuis sa jeunesse, il a d'abord reçu le sobriquet d’AI Scar-face.à cause d'une balafre dont il se fit décorer la face au cours d’un de ses attentats.Il prit mal ce surnom de Scarface et abattit ou fit abattre certains de ceux qui le lui avaient infligé.Aujourd’hui, la presse d’information américaine l'appelle familièrement At Capone.Le Scarface a disparu, si la balafre restée.Chef de bandes à Chicago, bootlegger reconnu, — il domine plusieurs quartiers de la ville, seuls ses hommes y ont droit, d’après lui, d’y vendre de la bière et de l’alcool de contrebande, — roi des racketeers, — le racketeer est celui qui met en coupe réglée telle ou telle industrie, un groupe de marchands, de blanchisseurs, etc., — Capone a ses automobiles blindées, sa viüa de luxe à Miami, en Floride, où des gens de la haute bourgeoisie se font inviter, par curiosité malsaine et pour se vanter d’avoir coudoyé un homme aussi puissant dans le crime et qui jouit d'une impunité parfaite.Il donne des entrevues aux journaux, accueille avec cordialité les nouvellistes.Il symbolise la haute pègre née dans les quartiers interlopes des grandes cités d’Amérique, avec la complicité d’une police stipendiée et sous l’oeil tantôt indifférent tantôt pusillanime, de forces qui devraient défendre la société et la laissent piller, parce qu'elles en touchent leur part.Cartouche, au temps jadis, eut une célébrité européenne.Capone, lui, a ses biographes et ses aiumlisles, en attendant qu’il tombe, l’un de ces quatre soirs, sous les balles d’une mitrailleuse déguisée maniée par des assassins aux gages de iun de ses rivaux.Vie et mort de criminel, nimbé de célébrité par une presse qui eût dû forcer la police à l’arrêter et à l’expédier au pénitencier ou au fauteuil électrique, mais qui s’est contentée de le hisser sur le pavois de la renommée d’où il donne le scandale an monde.Un peu partout, dans les villes américaines, Capone a des imitateurs, à cause de cette légende dont on l’a entouré.Le crime Vu fait puissant et millionnaire, il habite un des grands hôtels de Chicago où il occupe tout un étage; il vit dans le luxe.Des centaines d'hommes vicieux le savent, le voient tenir les 'premières places dans la presse po-\pulaire, et se disent: "Où l’ancien gamin sicilien a passé, je passerai et je monterai, moi aussi".Et la U montée” commence, qui conduit au pillage organisé, au vol par bandes, à la suppression, à coups de pistolets automatiques ou de balles de mitrailleuses, de celui-ci ou de celui-là, qui gène l’ascension.Tous n'ont pas, heureusement, la chance de Capone.Et plusieurs sont déjà morts, ou emprisonnés, s’il reste en liberté un trop grand nombre de décalques plus ou moins faibles de l’ancien Scarface.Sa célébrité a passé les frontières.Avant-hier, selon une.dépêche à un quotidien de Toronto, la police arrêtait à Mexico un gamin de douze ans, chef d’une bande juvénile de quatre-vingts criminels en herbe, qu’il dirigeait de-cl dc-tà dans h grande ville, leur inspirant l’idée dp vols et de méfaits de deuxième ordre, — en attendant qu'il en imaginât d’autres, plus graves, et se rendit jusqu’à l'assassinat.Ia: gamin se faisait appeler “Al Capone cadet’’.Son v»ai nom, c’est Giuller-ma Garcia Lezama.Impossible d’atteindre à la célébrité, affublé de trois noms aussi sonores et d’ai>-parences aussi honnêtes.“Al Capone .lr”, quelle autre étiquette imprimée rouge sur jaune,—de l’or et du sang, — ét qui silue fout de suite celui qui la porte! D’esprit inventif, le gamin a eu cette idée, il ne se faisait plus appeler que de ce nom déjà fameux.Il y a Valnè, à Chicago; Il y aurait le cadet à Mexico; et la réputation de celui-là servirait A celui-ci.Appréhendé par la police après des semaines de recherches, logé en prison.— les Mexicains craignent moins le Capone cadet qpe les sergents de ville américain l’at-né -— le cadet refuse d’avouer, mais il dit avec vantardise qu’il se glorifie de s’appeler Capone, font comme "le rot des bandits de.Chicago", et que son rêve, e’esf d’acquérir la notoriété, de dtvenlr rot du monde interlope du Mexique, liel objectif, pour un gamin de douze ans.Jusqu'où ne peut-il monter ainsi, si la police ne.lui rogne ailes, bec et ongles?On a trouvé, à l’endroit qu’il habite, la vie de Capone aîné, traduite de l’anglais, des coupures de journaux relatant des exploits de son modèle, etc.Qui ne verra, dans la conduite et les larcins de ce gamin comme il y en a des milliers dans toute VAmérique du Nord, abandonnés ou mal surveillés par leurs parents et qui lisent n’importe quoi, un fruit, de cet enseignement inconscient du crime que donne une presse d'information populaire répandue d'un bout à l’autre du continent et qui a fait d'un bandit de Chicago une manière de héros plus fort que ta police, les lois, la morale, un surhomme auquel tout réussit, parce qu’il a l'audace, la force brutale, des mitrailleuses à sa disposition?Responsable, cette presse?Allons donc! Elle donne au peuple ce qu’il veut, dit-elle.même si, incidemment, elle sème de la graine de bandits et d’assassins.Si la société en souffre, cela la paie, elle.Il n’y a plus que des gens arriérés à parler des devoirs de la presse.Responsable, certes, elle l’est, car elle doit verser des dividendes à ses mattres; c'est cela, sa fonction.Pour le reste, à la société de se protéger.Pierre KiROUL - mm « -, Bloc'notes Eclaircissements L’un de nos lecteurs s’informait si le récent décret de la Suprême Congrégation du Saint-Office sur l’eugénisme et l’éducation sexuelle pouvait viser les oeuvres du docteur Surbled et le récent volume du Dr Mercier: “Quoi dire?’’, Nous avons interrogé sur ce point un spécialiste du droit canonique qui a bien voulu nous écrire: J’ose croire que les docteurs Mercier et Surbled ne sont pas des champions de l’eugénisme.Après la double condamnation de l’Encyclique sur le mariage "Castl con-nubti (31 décembre 1930) et de ce Décret du Saint-Office (18 mars 1931), il n’y a pas lieu de revenir sur ce point.La question de "l’éducation sexuelle” est plus difficile.Ce que réprouve le Saint-Office, si je ne me trompe, c’est un enseignement public, “ex professo’’, donné eu classe ou à plusieurs à la fois, ou encore une initiation hâtive et surtout trop détaillée en celte maffêre délicate.Un père, une mère, un confesseur, un directeur de conscience, un éducateur avisé même peuvent et doivent renseigner qui de droit, mais toujours individuellement, avec discrétion et au moment opportun.L’Encyclique sur l’éducation chrétienne de la jeunesse, "De Christiana inventât educatione (31 décembre 1929) le dit expressément: "En cette matière délicate, si, vu les circonstances, une Instruction Individuelle parait nécessaire et opportune à qui aura reçu de Dieu la mission éducative et la grâce d’état, il devra observer toutes les précautions usuelles dans l’éducation chrétienne traditionnelle".On est porté de nos jours à oublier la faute originelle.Un faux optimisme nous pousse à surestimer notre nature et à nous imaginer qu’il suffit de connaître le mal pour vouloir l’éviter.Le Décret rappelle à propos que dans celle matière les meilleurs préservatifs ont toujours été la prière et la fuite des occasions, c’est-à-dire pour l’enfance une ignorance bien comprise.Je ne connais pas la brochure du docteur Mercier et je n’al pas In tous les livres du docteur Surbled, mais si.comme on me dit, ils s’adressent à des personnes âgées et renferment des conseils avisés sur la manière opportune et discrète, dont il faut renseigner la jeunesse, ils ne sont pas atteints par ce décret du Saint-Office, “Egyctirtcs” C’est le nom de notre nouveau ronfrére montréalais.Pour l’in-formalion de ceux qui ne savent point le hongrois, le nouvel hebdomadaire affiche, en français et en anglais, son nom propre: La Concorde, The Concord.C’est, du reste, un journal trilingue, le seul qui ait jamais été publié à Montréal, croyons-nous.La Concorde s'adresse spécialement nu public hongrois, encore que son trlllngulsmc la rende partiellement accessible aux publies français et anglais.Elle s’affirme journal d’ordre, et c’eal une jirofes- A Ottawa ^La vache est la véritable amie de l'homme tt Un député qui se vante d’avoir passé cinquante ans avec des vaches donne une piquante et humoristique leçon à ses collègues du parlement, à propos d’industrie laitière — “Si les députés connaissaient quelque peu les vaches.— Beurre australien et beurre canadien LE DISCOURS DU BUDGET LE 1er JUIN sion de foi dont l'autorité ses tique d* ce civisme théorique que sou président et ses hnuts fonctionnaires affichent en toutes circonstances* prêchent d'un bout à l'autre du pays.Or, il est suffisant que les usines Angus endeuillent le ciel à toute heure du jour et de 1« nuit, volent à la population la joie et le Ionique, de la lumière solaire.De deux choses l’une: ou la compagnie doit utiliser ses remblais de l’est, que la ville de Maisonneuve lui a interdit naguère de poser et dont les viaducs qui les relient sont dans HochHaga, une véritable abomination, ou elle ne doit pas les utiliser.Si elle doit les utiliser, la ville a le devoir de la forcer à exécuter les engagements qu’elle a pris naguère en les achevant et en les gnzonnant, en les soustrayant à la fonction de dépotoirs qu’il» jouent présentement.Si elle ne doit pas les utiliser, elle n’a aucune excuse quelconque ptmr ne pas les supprimer tout de suite.JJi encore In ville a le droit et le devoir d’agir et d’agir vile, sans quoi on jugera suspecte son opposition, du point oc vue esthétique, aux remblais du C.N.R., qui doivent servir, quand elle tolère, dans l'est, de la part de la compagnie rivale, des remblais qui ne servent à rien qu’à enlaidir terriblement un quartier qui n’a pas de beauté à perdre.\ Louis DUPIRE (Par Emile Benoist) Ottawa, 28.— La chose est décidée.Le budget sera présenté lundi prochain.Le premier ministre, qui est aussi ministre des.Finances, Va annoncé, cet après-rnhli, à la Chambre des Communes.Lundi, c’est le premier juin.Comme M.Deotneit avait déjà dit en Chambre qu’il prononcerait le discours du budget avant Ig, mois de juin, il a tenu, de crainte qu’on ne l’accuse de manquer ià son engagement, à fournir une explication.Le dernier jour du mois de mai, dit-il, tombe un dimanche, il n’est donc pas possible de présenter le budget ce jour-là.Par ailleurs, le gouvernement ne pouvait procéder plus (Ai dans le mois de mai •d’abord parce que la préparation du budget occasionne une somme de travail considérable au ministre des Finances — M.Bennett aurait pu ajouter : surtout quand le ministre des Finances est en même temps le premier ministre — et ensuite parce que, cette fois-ci, le gouvernement attendait une dépêche d’un gouvernement d'outre-mer, dépêche qui a pris du temps à se rendre à destination.•De quel Dominion d’outre-mer une dépêche de cette importance— c’est elle qui a retardé la présentation du budget — at-elle bien pu venir?M.Bennett ne l’a pas dit.Son silence à ce propos laisse la porte ouverte è toutes les suppositions.Est-ce d’Australie ou d’Afrique-Sud qu’on a ainsi tardé & répondre —¦ il devait s’agir d’une réponse — à notre ministre des Finances?Ne sont-ce paj plutôt les Indes qui ont fait preuve d’une telle négligence?En tout cas, M.Bennett ,n’a pas seulement, ainsi que Louis XIV, failli attendre, il a attendu.La supposition qui s’offre comme la plus probable à ce propos, c’est que M.Bennett a été en communication avec ce grand producteur de beurre qu’est l’Australie.Le beurre et le blé constituent pour l’heure tes deux grands problèmes de notre politique économico-rurale.Il ne serait pas du tout surprenant que M.Bennett, dans son budget, suggère quelque moyen de redonner a l’un et l'autre de ces produits un peu de la valeur qu’ils ont perdue.Mais à notre tour, attendons.Le ne sera pas si long d'ici lundi.M.Bennett laisse au chef de l’opposition le soin de décider si le débat sur le budget doit reprendre mardi, mercredi ou jeudi prochains.Il a cependant laissé entendre, cet après-midi, que ce serait jeudi.On annonce maintenant comme certain que le colonel Balston, ancien ministre de la Défense nationale, sera le critique financier officiel «le l’opposition.L’est lui qui répondra à M.Bennett.Le beurre, le beurre et encore le beurre La Chambre a passé sis deux séances d'aujourd’hui à entendre parler du beurre, «les prix du beurre, de la vente et de la mévente du beurre.Le ministre de l'agriculture, M.Weir, continuait la présentation des crédits de son ministère, plu-t«')t du premier de ses crédits, qui n’est pas encore voté, $295,000 pour l’industrie laitière, v compris $3,-000 pour 1c Conseil national «je l'industrie laitière.Ce fut une réédition des discours, considérablement revus et augmentés cependant, des discours de la dernière élection.L'ancien ministre de l’agriculture.après de longues considérations hérissées de statistiques, est parvenu à cristalliser sa pensée en une phrase lapidaire: “Les conservateurs sont parvenus au pouvoir en «lissant sur une motte «le beurre, Ils sortiront en glissant sur une autre motte de beurre.’’ M.Motherwell affirme que c’est à cause d’une campagne mensonge- parrains parait bien garantir le sérieux.Nous lui souhaitons donc sqccès et prospérité.Sait-on qu’il y a dan* l’E»t du Canada une cinquantaine de mille Hongrois, et une diraine de mille dan* la seule ville de Montréal?^ °.HL_ S.E.Mgr Béliveau Les dernières nouvelles de S.E.Mgr Bittveau sont peu encourageantes.L’hémorragie au cerveau et la paralysie te sont produites mercredi soir, au moment où le vénérable firélat allait prendre son repos de a nuit.On Ta trouvé inconscient dans sa chambre.Il paraissait auparavant en parfaite santé, La douloureuse nouvelle produit dans tout le pays la plus vive emo-tio\ re qu’ils ont menée à propos du beurre mie les conservateurs ont pu prendre vingt sièges dans la province de Québec.Mais l’agriculteur commence à se rendre compte, ajoute-t-il, non seulement dans la province de Québec, mais dans toutes les provinces, qu’il a été leurré.Les conservateurs ne sont évidemment pas contents de cela parce qu’ils entrevoient le désastre qui les attend aux prochaines élections.Ils font déjà la grimace en pensant à la médecine qui les attend.Ils devront la prendre quand même.M.Weir, Factuel ministre de l’agriculture, a montré «te l’aménité à l’endroit de son prédécesseur.Il reconnaît que celui-ei avait un personnel hautement compétent.Sur 2,500 fonctionnaires de l’agriculture, le nouveau ministre n’a eu à en changer que deux ou trois.Ce fait est tout à l’honneur de ceux qui sont restés.Le beurre australien C’est toujours à cela qu'on ~en revient.Des députés de la gauche reprochent au gouvernement d’avoir laissé entrer au pays de fortes quantités de beurre et de l’avoir laissé vendre à des prix dérisoires.A cela, M.Weir fournit une explication.Au commencement de janvier le gouvernement canadien a conclu une entente avec un représentant de l’Australie, M.Parker Maloney.Le beurre australien qui entrerait au Canada ne devrait pas être évalué à moins de 32 cents la livre M ce beurre ne devrait pas est vendre au Canada à moins de 32 cents la livre.La loi contre le dumping n’a pu être appliquée à des envois de beurre, à peu près 500,000 livres, qui on.t été faits en janvier et février parce que ce beurre était envoyé en consignation.Plus tard, le gouvernement a permis, alors que les prix étaient très bus, que ce beurre fût mis sur le marché mais a la condition que l'Australie n’en expédie pins.L'intention du gouvernement canadien, c’était sans doute de décourager les exp«>rtateurs australiens en permettant que leur beurre ne soit vendu, par des agents à commission, qu’au moment où les prix étaient très bas.M.Weir explique encore qu’il y avait avantage pour le Canada de garder ainsi en entrepôt du beurre australien ou néo-zélandais tandis que le beurre canadien se vendait à assez bon prix sur les marchés anglais.Les oppositionnistes répondent au ministre que cette politique, sans doute inspirée «les meilleures intentions «lu monde, n’a huit de même pas empêché la chute pitoyable des prix du beurre eauadicn.Notre beurre se vend actuellement pour un prix dérisoire, un prix tellement dérisoire qu’il signifiera à brève échéance, à moins que l’on n'y remédie, la ruine de l'agriculture.Ce que c’est qu’une vache En deux séances de trois heures, il s’est dit encore bien d’autres «•hoses sur le beurre, les prix du beurre, la vente et la mévente du beurre.S’il fallait seulement rapporter les statistiques citées, cela couvrirait des colonnes et des colonnes de journal.Du maquis «l’un débat en comité, dégageons toutefois un inci-dent vraiment amusant, un discours du colonel Mullins, député conservateur «le la circonscription manitohainc de Marquette.Le colonel Mullins, aujourd’hui grand vendeur de bestiaux, est un ancien vacher «le l’Ouest, un cowboy authentique.Il s’est vanté, cet après-midi, d’avoir passé cinquante années de sa vie avec les vaches.Il a aussi appris à scs collègues de la Chambre ce que c’est qu’une vache.Ancien vacher.M.Mullins a fait preuve «le plus d’humour et d’esprit que les trois quarts des députés qid parlent aux Communes.On en peut juger par le petit discours qu’il a prononcé cet après-midi et que nous résumons.' a-t-H bien des députés de la gauche, demande-t-il, qui soient capable* «le «liscuter intelligemment de celte question de l’industrie laitière?• l^s gens du comté «le Marquette savent une chose, c’est que les voyageurs de c«mimerce ne perdent pas leur temps à a’arrêter dans les centres agricoles où les gens passent leur temps t déplorer la mévente «les blés.Ils arrêtent aux endroits où, sur le quai de la gare, ils voient des bidons de crème.Ils savent qu’ils trouveront là des clients sérieux, capables de payer.Or, les voyageurs arrêtent à toutes les gares du comté de Maraudât*- C’est que partout l’industrie laitiè-] re est en honneur.Les prix des produits laitiers sel sont avilis, le fait n’est pas a nier.Pourquoi?A cause du traité austra- ! lien.Si les libéraux étaient encore 1 au pouvoir, seraient-ils prêts à pas- j ser un autre traité semblable?Non, ! car les libéraux se sont rendu j compte que c’est la vache qui les a j battus aux dernières élections.On devrait se rappeler que la va-1 che a été la pionnière des animaux! domestiques au Canada.Elle vint! avec Champlain et pour rester.La vache canadienne est une bonne j bête qui mérite d’être connue.M.Motherwell personnellement! est un homme de grand mérite mais en tant qu’ancien ministre de l’agriculture, il mérite bien des reproches, Qa n’est pas le ministre actuel qui dépenserait $9,500,000 pour faire rechercher par de doctes professeurs si les oeufs de mites sont féconds ou inféconds, si l’orge a de la barbe ou n’en a pas.Le ministre actuel négligera d’aussi graves problèmes pour s’intéres-j ser à l’élevage.La bonne vieille vache, c’est d’elle qu’on pourrait dire qu’elle est véritablement l’amie de l’homme, i Et l’homme la méconnaît générale-! ment.11 «loit y avoir des gens de la j gauche qui croient tout simple-1 nient que le lait vient d’une bouteille.Savent-Ils seulement ce que c’est] qu’une vache?M.Mullins veut le leur apprendre et il sort une dé-! coupure de journal et entreprend | de lire: “La vache çst une femelle.Des voix de la gauche: Ha! Ha! M, Mullins: “Des gens de ia gauche m’ont posé au sujet de cette bonne bête les questions les plus naïves et c’est à leur intention que (Z itJoa ot o iunvt :-i— i — La parole du Pape Discours de S.S.Pie XI au pèlerinage de la France du travail Chers enfants.C’est avec la ptus profonde joie du coeur paternel que Nous vous donnons la bienvenue la plus cordiale dans la maison du Père, maison qui ne se sent jamais plus la ] maison dq) Père que quand elle est remplie de si bons fils et filles, surtout quand ils viennent de votre, de Notre chère France.O que nous venons de voir et •d’entendre, tout est magnifique: vo- i tre offrande si généreuse, les paroles de votre guide éminent, le cardinal de Lyon, qui a su relever l’éloquence du fait.\ Voici ce fait qui dépasse toute j beauté pour le coeur paternel: vo- j tre présence, votre filiale visite en I une telle occasion.On dirait que j vous avez entendu la puissante voix I de Notre glorieux prédécesseur.I Léon XIII, qui lançait dans le I monde, avec une splendeur unique, I les grands principes et doctrines de j la justice et de la charité chrétien- I ne sur le terrain du travail qui I avait besoin d’être arrosé par cette j pluie du ciel.Vous êtes venus à l'appel de cette voix.Plus que la fête de l'anniversaire de ce document si glorieux, c’est votre fête que nous fè- | tons, la fête du travail chrétien.Nous Nous réjouissons d’une façon insigne à vous voir en pleine union pour coopérer aux facteurs du travail : l’oeuvre d’exécution, d’un côté; de l’autre, l’tntcilltgence de direction et les ressources financières.Tout, en effet, doit coopérer d’une manière unanime.Sans cela, la stérilité est inévitable.Nous nous félicitons, chers fils et chères filles, de réaliser cette union d’où dépendent Jc.s choses les plus élevées, les plus désirables: la gloire de Dieu, Je salut des Ames.Nous bénissons tous ceux qui à cette oeuvre de collaboration matérielle et spirituelle consacrent toute leur activité.Et, parmi eux, avant tout, votre épiscopat, votre clergé français, st généreux, si excellent qui, à travers les difficultés, consacrei tant d’énergie et tant de zèle au bien des âmes et à tous vos intérêts.Nous ne pouvons pas ne pas considérer que vous avez dû surmonter, à travers la crise économique mondiale, pour venir Nous consoler, bien des obstacles.Vous avez trouvé dans votre coeur de fils la générosité suffisante pour venir q*iand même.Devant avoir Sa consolation de vous adresser encore la parole paternelle dans la grande audience Jue Nous aurons la joie d’accorder emain, à vous et à ceux qui sont venin vers le Père commun et la Mère romaine de vos âmes, Nous ne voulons rien ajouter.D'autant que les choses sont déjà si éloquentes: vos gestes, vos faits, votre présence, et toutes vos manifestations de piété filiale.Nous voulons seulement ajouter la Bénédiction paternelle, une grande Bénédiction, ai grande qu'elle puisse suffire non seulement aux présents, mats h tout ce que vous portes dans la pensée: vos familles, vos maisons, vos malades (parce que ceux qui souffrent ont un droit particulier à cette consolation), votre travail, vos intérêts matériels (vous nves le droit que votre travail soit non seulement votre condition, mais votre récompense et le moven de subsistance de votre vie).C'eet donc une grande Bénédiction «pie Nous voulons répandre sur vous, sur vos frères et soeurs de travail, sur vos villes, vos départements, vos diocèses, et sur toute la Kcwnce avec vouai % 1 lg DEVOIR, MONTREAL VgNPUgP» MAI 1^31 es loteries d^hôpitaux Amendements du sénsteur Béi-que — Dans lee limites provinciales — Le» rentes viagères — La fête de l’armistice Ottawa, 29 —M.le sénateur Béi-que, à la séance du Sénat, a proposé des amendements au bill tendant à permettre les loteries pour les hôpitaux.Ces projets d’amendements ont pour but de restreindre aux limites de la province l’autorité du procureur général provincial qui permettra une loterie et de faire en sorte que les billets ne puissent ae vendre, au Canada, que dans les limites de la province où la loterie pourrait être autorisée.Mais il serait loisible de vendre des billets en dehors du Canada.Le Sénat discutera ces amendements à sa prochaine séance, à propos jje la motion tendant à la troisième lecture du projet de loi.Le projet de loi du sénateur Robertson ayant pour objet de modifier la loi des rentes viagères de l’Etat sera discuté de nouveau après le congé du Sénat.Le sénateur explique qu’on n’a pas déboursé un sou en réclame pour les rentes viagères depuis janvier.Le bill a pour objet de réduire de $5,000 à $1,200 le total de la rente, la moyenne n’étant que de $444.Le régime a pour objet de fournir un placement sûr et une protection à la masse et non aux riches.Le maximum était à l’origine de $500.On l’a porté à $1,200 puis à $5,000.L’expérience des dernières années a démontré qu’il n’est pas bon de vendre de grosses rentes.L’an dernier, on a vendu 1,772 rentes, dont 1J82 sont de moins de $600 et 212 de $600 à $1,200.Le sénateur Dandurand dit que sa première impression est défavorable au projet de loi.Il croit qu’une modification du maximum de la rente nécessitera un changement dans les calculs sur lesquels la rente est fondée.11 demande de renvoyer la discussion à plus tard, pour qu’on puisse se renseigner.Le sénateur Robertson note que tes rentes considérables ouvrent la porte aux abus, puisqu’on peut placer ainsi des sommes considérables qui deviennent insaisissables.Sir George Foster approuve le projet.Il fait allusion à un bill destiné à approuver le versement de $57,-000 à une agence de publicité qui serait chargée d’activer la vente des rentes.Le sénateur Robertson dit que les frais de publicité se sont élevés en moyenne à $14,000 par année, au cours des deux dernières années.Il ajoute que la caisse des rentes viagères ne se suffit pas.Le sénateur Lemieux n’est pas porté à approuver le changement.11 ne croit pas que les frais de publicité soient excessifs.La modification pourrait faire perdre la confiance que les gens ont dans le régime.Le sénateur Robertson dit que la publicité par radio a été efficace.Le sénateur Laird croit qu’on ne devrait pas limiter le maximum à $1,200.Le bill relatif à la célébration de l’Armistice reçoit la troisième lecture.Des projets de loi relatifs au Kettle Valley Railway, à la ligne de raccordement du Canadien Pacifique à Montréal et au Montreal and Atlantic Railway sont lus pour la deuxième fois et renvoyés au comité des chemins de fer.On lit pour la deuxième fois le bill relatif à la priorité des créances sous l’empire de la loi des faillites et le bill tendant ù conserver son droit à la pension de retraite à un juge de la Cour supérieure qui serait nommé à la commission des chemins de fer.Le Sénat ajourne ù mardi 9 juin.Avis de décès SAINT-MARS — A Longuoull.1s 27 mal 1931.eat dtcMée Marie-Sophie Saint-Mars Funéralllea le samedi matin à 9 heures, heure avancée.Le convoi lunébre partira du No 186 3éme Avenue ouest à 8 h.45 du matin, pour se rendre à l'église parotsaln-le où le service sera célébré.Et de 18 au dmetlere de Longueull.lieu de sépulture.Parents et amis sont priée d'y Mister ¦ans autre Invitation.MAILLOUX — Au Sanatorium Prévost, le 27 courant, à 41 ans, eet décédé le Dr Henri Mailloux.Les funérailles auront Heu à l'Hôpital Sacré-Cœur, à Car-tlervllle.le 30 courant t 6 hres 30.Inhumation à Balnt-Barthéletnl Parente et ¦mis sont priés d'y assister sens autre invitation.BOL'DREALTT.— En cette ville, le 28 courant, A l'Age de 88 ans, eet décédée Mme P.-A.Boudreault, née Pothier, Eugénie.veuve de P.-A.Boudreault.de son vivant, avocat sut Trols-Rlvlére* Les funérailles auront Heu samedi, le 30 courant.Le convoi funèbre partira de la de.meure de son fils.813.rue Marie-Anne si, A 8 heures, pour ss rendre A l'sslle de la Providence.531 Sainte-Catherine est.et de IA au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'assister sans autre invitation.Nécrologie BOUDREAULT.— Mme P.-A.Bou- dreault, A 88 ans, épouse d* feu Pierre Bcruâretuit' BURNS.— A Montréal, la 27, Mme William Bums, née Armandlne ORorne.CHAR TR A NP — A Verdun, le 38, A 18 •ns.Aurore Fournier, épouse de Léo Chat- “cOLLgriX — A Montréal, la 27, A 48 ass.Mme Candida Collette, née Hubert, Marle-Loulae.DESCHAMPS.— A PolnU-aux-Trembles, le 27, >7 ans.Mme Raoul Deechamps.née plante, Amanda.DIsfonciKS.— A Montréal, lé 37, A «7 t.Joseph r>t Combattes l'acide «t vous * combattras votre obésité de Bon-Secoura, pour 2 heures 30 pèlerinage avec les membres bien faltetirs; 3o.Dimanche soir, à St Claire de Té*rttïlteille, pour 7 heure» 30.LA SOCIETE COOPERATIVE FRAIS FUNERAIRES FONDES EN 1888 Selon» mortuelree de première classe 302, StcCatherine Est, Montréal Intreprcneure de Funérailles Assurance Funéraire Téléphone HAr^our 5535 -r-rrrr Pauvre “obèse”! Elle absorbe avidement ses repas chaque jour (et peut-être en ajoute-t-elle un le soir>, elle s'en régale et ENGRAISSE DE PLUS EN PLUS.Son médecin l'avertit: “Soyct prudente, sinon le JOUR DE LA RETRIBUTION viendra.” Si elle est sage, elle commencera à réduire son poids en réduisant l'excès d'ACIDE qui se forme constamment dans son système.Le meilleur moyen d'enrayer ce dangereux excès d’acide, c'est le verre d'ABBEY'S effervescent, produit très économique que l'on trouve dans toutes les pharmacies.Tant que l'amaigrissement n'aura pas commencé è ac pro-dulre, prenez Abbey’s avant chaque repas.L’obéalté a plusieurs causes et tous les cas ne peuvent se traiter de la même façon.Tout ce que nous vous disons, c'est qu'ABBEY'S EST PEUT-ETRE EXACTEMENT CE QU’IL VOUS FAUT.Des milliers de Canadiens bien portants prennent chaque matin une cuillerée d'ABBEY’S SALTS dan» de l'eau pour bien commencer leur journée.Plusieurs de vos volalns mêmes ont appris de leurs parents ou de leurs grands-parents l'usage de la dose d’ABBEY'S chaque matin.Répondant à la Demande de Meilleurs Vêtements à Bas Prix .T OUS les complets en __ vedette dans cette vente de fin du mois ont le style et la qualité caractéristiques de Max Beauvais.Ce sont de remarquables spé- cimens de valeur, si on considère leur extrême bas prix.Offre Spéciale de la Fin du Mois Complets se vendant régulièrement beaucoup plus cher Il y a à notre troisième étage plus de 400 de ces complets garantis tout laine, à un prix qui n’a pas été égalé depuis des années.Tous les nouveaux styles, tous les patrons, toutes les couleurs, pour hommes de toutes les tailles.Spécial, au troisième étage.Pantalon additionnel si désiré, $6,50 Vêtements de Sport Gilets de flanelle .• Pantalons de «aoel'e Vestons de Golf .* 8 _ 4 $15-00 7-50 15-00 "Knlcker*" J* Col|1'epul, Glle'» d* T" Ch.nd.M.'¦P“ll0^epU„ CottutnM de Bain, dep-'» Chem'se* de sPor'iepui, S*,".* de Golf, depu'e Complets de Golf 4 pièces En tweed écossais ou flanelle anglaise Vole! le complet Idéal pour les sports et la tenue de ville.Coupe Impeccable et confection supérieure.Ces complets possèdent toutes les caractéristiques qu’exigent les hommes bien mis, Veston, Gilet, Pantalon et ''Knickers”, ^oMaxSeauVais^ 385 rue St Jacques O, D.N.C.HOCC.FrtiMMt.ARTHUR ROULIN, Vie*-Rrw».«t Dlr.-0*rant. CALENDRIER VOLUME XXII — No 123 DCCN1EI5Ü HCUCIÎ Montréal, v«ndr«di 29 mai 1931 - DEMAIN - Demain: SAMEDI, 30 mai 1931.4.Temps.Sainte Jeanne d’Arc, vlerfe.Lever du soleil, 4 h.17.Coucher du soieU, i U.38.Lever de In lune, S h.51.Coucher de U lune, 3 h.21.Pleine lune, le 2, à 0.20 m.du ma«an.Dernier quart, le 9, A T.h 45 du matin.Nouvelle lune, le 17, à 10 h.34 du matin.LE DEVOIR BEAU ET FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum S3.Mime date l’an dernier, 58.Minimum aujourd’hui SI.Même date Pan dernier 42.BAROMETRE 19 heure» a.m.29.S7, 11 heures a.m.29.M.Midi: 29.83.Chiffre* fournis pu- ta Maleon M.-B- de Premier quart., le 24, à 2 h.15 du soir.Pleine lune, le 31, & » h.39 du nutio.Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press”, de l’“A .B.C.” et de la “C.D.N.A.” Meell.1919 St-Danl*.Montré»! La collation des grades à l’Université de Montréal La cérémonie a eu lieu ce matin au théâtre Saint-Denis - Nombreux invités — L.-P.Lainesse, aveugle, licencie en droit avec grande distinction -Trois docteurs honoraires - Allocutions (Vofr en page 8 la liste des di- ] ouvrit la séance par une brève prière.M.Edouard Montpetit a convoqué l’une après l’autre les di-écoles dans plômes et prix).La cérémonie de la collation des grades
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