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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 23 juin 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-06-23, Collections de BAnQ.

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Vol.XXII — No 144 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UN1S et UNION POSTALE .3.00 VOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, mardi 23 juin 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTRBAL TELEPHONE : .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT ; Administration: .HArbour 1243 Rédaction : ., * HArbour 3679 Gérant : .w m HArbour 4897 Le marché Bonsecours Il faut aborder de face le problème de l’agrandissement appris à le connaître, aoaienl en effet découvert sons cette allèpre simplicité d’allures l’une des figures marquantes de notre race à | l'heure présente.D’aucuns ont fait j plus de bruit que lui, ont cherché l’éclat et la sonore réputation qu’il dédaigna.Ils étaient brillants, ou voulaient le paraître.Lui, c’était la j solidité même.A une loi/auté et à une franchise 11 est de nouveau question du marché Bonsecours à l’hôtel \^r_Quablej.^ A Ottawa de ville., .Depuis la publication, dans ses grandes lignes, du rappo de la Commission technique, on nose plus parlet de dep au1 le marché central.t f nifo enmmission n été constituée (t>our aviser exe k’iilif non seulement pour- .pour son agrandissement.Passer outre, ceut etc de la paît d comité exécutif une marque de défiance à l’égard de la commission recrutée par ses soins.Mais, bien que la ville soit autorisé à affecter une somme , de deux millions de dollars, soustraite au referendum par suite des démarches de l’ancienne administration, il est question de n'affecter que moitié de cette somme au projet, voire d’en distraire une partie qui servirait à rélargissement de la rue (.os-ford.Ceci fait, on se contenterait d’exproprier les immeubles dans le quadrilatère formé par les rues Claude.Notre-Dame, Place Jacques-Cartier et des Commissaires et d’obtenir ainsi l'espace pour accommoder quelque quatre ou cinq cents cultivateurs additionnels.La Commission technique avait recommande d agrandir le marché jusqu’à la rue Bonsecours, sur la même profondeur, et avait établi que cet agrandissement coûterait sensiblement moins que les deux millions prévus par l'amendement â la charte.Des corps publics, notamment la Chambre de Commerce et le Real Estate Board, se sont ralliés à ce projet, de même que la quasi-totalité des contribuables du quartier, dont quelques-uns figurent parmi les plus importants de tdus les propriétaires fonciers de la ville.La seule opposition est venue du Board of Trade, lequel s’est prononcé en faveur de deux marchés, l’un de l’est et l’autre de l’ouest, réitérant l’attitude qu’il avait prise il y a quelques années.Mais cette opposition-là n’est guère impressionnante.Si notre information est exacte, le vote du comité spécial chargé d’étudier la question a été, en effet, de 11 contre 10 et les adversaires du marché Bonsecours se composaient des représentants des deux chemins de fer et des marchands de fruits, qui favorisent le.groupement du commerce autour «tu marché aux fruits construit près de la gare Bonaventure par le C.X.R.Cette attitude de la part des compagnies de chemin de fer n’est guère justifiable, soit dit en passant, puisque l’une possède de vastes entrepôts à proximité de Bonsecours et que Tairtre décharge scs navires, chargés de fruits tropicaux, au pied meme de la place Jacques-Cartier et, enfin, que l’une et l’autre, par les voies de la Commission du port, ont un accès facile au marché actuel.C’est, tout simplement, une nouvelle manifestation de ce mouvement de centralisation qui fait ton! converger vers l’ouest, avec ce résultat que certaines compagnies de prêt et d’assurance anglaises tendent à diminuer constamment la valeur des propriétés de l’est.Dans l’ouest, nous dit-on, ces compagnies avancent jusqu’à soixante pour cent de revaluation municipale; elles se tiennent pour l’est bien en deçà de ce chiffre, quand elles ne s’abstiennent pas carrément de prêter, et cette disproportion ira s’accentuant, si on n’y prend garde.Les autorités municipales n’entrent-elles pas inconsciemment dans le mouvement en dépensant quelque six cent mille dollars pour le marché Saint-Antoine, tout en laissant, jusqu’à l’heure présente, dans un état déplorable le marché Bonsecours, sis pourtant au centre du quartier Ville-Marie, le troisième du point de vue du rendement des impositions foncières de toute la ville de Montréal?Ce quartier a été très notablement négligé, bien qu’il ait contribué comme tous les vieux quartiers et, on vient de le voir, dans une proportion considérable, aux améliorations de la périphérie.On ne lui a pas même accordé la rampe entre Craig et Notre-Dame pour le rapprocher du pont Jacques-Cartier, bien que cette construction ait été l’une des conditions de la participation de la ville à la vaste entreprise.Mais pour ce qui est du marché Bonsecours, il ne s'agit pas d’une amélioration d’un intérêl purement local: il s’agit de l’organisation convenable d’un marché, de gros, qui intéresse, h raison de cette qualité, tous les consommateurs et tous les producteurs.D’où l’importance de résoudre intelligemment le problème et de ne pas se contenter d’un agrandissement indigne de ce nom, qui n’aurait d’autre effet que d’augmenter la congestion dans cette localité et de donner raison à tous ceux qui ont fait valoir contre le marché actuel le fait de son inaccessibilité.Prolongé, au contraire, jusqu’à Bonsecours, avec viaduc à la rue Notre-Dame et au-dessus de cette rue et de Gosford, il offrirait lr dégagement nécessaire pour faciliter l'écoulement des voitures, il éviterait le croisement de celles-ci on étageanl la circulation.Si l’on aborde le problème, il faut donc l’aborder de face et non pas par son plus petit côté.Et il n’est pas douteux que l’heure soit plus que jamais opportune.La ville a l’autorisation voulue.pour emprunter et le taux de l’argent est bas.On oppose à cela que la crjse conseille l’économie, mais l’économie ne sau rail se pratiquer au point de laisser mourir de faim les chô meurs enracinés en ville et la démolition des vieilles constructions et l’aménagement du terrain procureraient du travail à de nombreux oisifs, tout en fournissant aux cultivateurs, aux consommateurs, aux épiciers et aux bouchers détaillants les facilités qui leur manquent singulièrement à l’heure actuelle.Louis DUPIRE L’actualité Frangois-Charlei Laberge De haute taille, de forte carrure, 'hauve, le masque à ta fois énergique et empreint de bonté, il était.¦jour ceuT qui ne le connaissaient r>as bien, M.Laberge, pour ceux qui V connaissaient mieux.François-Charles Laberge et.pour ses intimes.François-Charles tout court.Certains de ses anciens élèves à Polytechnique, bien que beaucoup olus jeunes que lui.rappelaient ainsi, le tutoyant même, avec un affectueux respect.Car cet homme commandait à la fois le respect et l’affection.On ne lui connut nue des amis.Aussi te cortège oui Vac- maisnn de l’heure tardive à laquelle la plupart apprirent sa mort, samedi dernier, et y avait-il dans le défilé plusieurs Montréalais rentrés de ta campagne dès le petit jour pour rendre ce dernier hommage à François-Charles Laberge.* * * Il n a tenu aucun rôle politique: toute sa vie il aura été sans aucune prétention.Ce fat l’un des plus modestes d'entre les hommes de son temps, tout en ayant juste conscience de sa valeur réelle.Le iour oit il dut s'éloigner prématurément de la vie active, frappé par un mal implacable et qui tenaille jusqu'au plus profond de l'être ses victimes, ceux qui dès lors s'aperçurent que la mort te guettait, toute proche, se dirent: "Vn des meilleurs des démenties, à une honnêteté et une intelligence bien équilibrées, à une courtoisie native rare à notre époque.il joignit cette double qualité de plus en plus rare, elle aussi: jugement et bon sens.Ces dons conjugués, les oeuvres auxquelles il s'intéressa toute sa vie en ont largement bénéficié.Sans lui, ni /’Alliance Nationale, ni le Cercle l ni-versitaire de Montréal, —- deux des entreprises différentes qui lui étaient chères, — ne seraient sans doute pas ce qu elles soûl devenues.A un moment il fut, si l'on peut dire, et sans l’avoir voulu, t'arbitre de la destinée du Cercle Universitaire dont il avait été t'uv des pre-miers présidents et dans le conseil duquel il a siégé sans intermittence depuis la fondation, en 1918.Ce soir-là, tout un groupe de membres débattaient l’opportunité de transporter le Cercle rue Sherbrooke.Question complexe, où il y avait du pour et du contre.Quelqu’un de bien inspiré dit, — celui-là n’était pas pour l'installation du Cercle rue Sherbrooke, y voyant de sérieuses objections d'ordre financier: “Si nous prenions l’avis de M.l.a-berge?" M.Laberge était là, fumant à petites bouffées sa pipe, écoutant le débat, posant de temps à autre une question laconique-, préfacée de ces quelques mois accompagnés de son large rire: “Si je demande cela, c’est pour mieux saisir’’.Sollicité d’exposer sa pensée, il résuma de façon impartiale le débat en quelques minutes, alla tout au fond de chaque objection; et puis, en trois ou quatre autres minutes, il fit un tel exposé de la situation, si net, si ramassé, si judicieux, que la conclusion jaillit, irréfutable.Celui-là même qui l’avait invité à dire ce qu'il pensait, croyant sans doute qu’il partagerait son avis, s'inclina, disant; “Puisque M.Laberge a cette idée, lui, l'homme sage et péudent, il ne reste que de suivre son conseil".Le Cercle marcha de l’avant; et l’on vit peu de mois après que M.txiberge avait prévu juste, tout comme le jour on il avait opté pour l’installation du Cercle, né rue Saint-Denis et à peine viable, à la rue Saint-Hubert.1 la réussite de eette entreprise alors osée, il donna toujours, outre ses meilleurs avis et son expérience d’homme d'affaires, l’appui voulu pour monter la finance nécessaire.Homme de bon sens Vêtait par excellence te ni optimiste, il savait découvrir la juste formule, la dégager des nuages de l'indécision.Il n'aurait paru raisonnable, à personne de passer outre à sa pensée, quand, t ayaut exprimée, il ajoutait aver l'air de ,se le reprocher, presque: “Pour moi c'est la façon d'envisager la chose, le ne vois pas d'autre parti à prendre”.C’était le parti le meilleur, en effet.Personne ne tirait plus tard moins d'orgueil, ne s'attribuait moins de mérite que lui-même de la réussite de son idée.Il avait rendu service, en temps opportun: c’était sa récompense.Aussi s’imposait-il partout où l'on avait besoin d’nn juste avis.Peu d’hommes eurent pins que lui le goût d’aider des mouvements dont il ne tirait aucun profit personnel.Très pris par ses affaires, son cabinet de technicien, son travail extérieur, ses occupations à la commission des utilités publiques, où le difficile sera de le très bien remplacer, — il trouvait néanmoins le temps de siéger dans les conseils de nombreuses oeuvres auxquelles H donnait appui et concours.Trois ou quatre mois avant sa mort, et déjà visiblement frappé, H siégeait enrore dans ces réunions, à Polytechnique et ailleurs, nu prix de douleurs physiques qu’il s’obstinait à dissimuler.Et puis, un jour on ne te vit plus, tient ré che: lui, il souffrait, entouré des siens auxquels H non lut ra-rher jusqu'aux derniers jours les tortures du mat qui le jugulait, allait à la fin l'empêcher de parler.4 la médecine désormais impuissante à le guérir, à le soulager même, il eut l’énergie de lie faire entendre ni plaintes ni reproches.“Si je souffre, ça n'est que pour moi seul’’, dit-il en res derniers temps à un ami.D’une foi vivante, sans ostentation, profonde, il vit sans amertume, sans sursaut, approcher la mort.Lut, qui n’avait pas soixante ans et qui était bâti en force, il eût pu donner enrore quinte ans de sa vie à un travail acharné car il avait plaisir à travailler.Il se raidit contre tonte faiblesse, mourut comme il avait vécu, ferme, énergique et calme.Le gouvernement réduit de $718,000 les crédits de la milice Mlle MacPhail estime que les $400,000 affectés aux corps de cadets militaires sont pur gaspillage— Proposition de réduire à $1 ce crédit — Le collège militaire de Kingston et les “snobs LE CREUSAGE DU SAINT-LAURENT, M.HOOVER ET M.BENNETT Ottawa, 22 — L’offre moratoire internationale du président Hoover devait avoir trop de répercussion à Londres, à Berlin, un peu partout de par le monde, pour n'en pas avoir du tout au Parlement canadien, tl est vrai que la répercussion n’a pas encore été bien forte ici, Le premier ministre, M.R.B.Bennett, a simplement fait observer, en réponse à une interpellation du député travailliste Woods-worth, qu’une déclaration de sa pari, en tant que premier ministre, serait prématurée.L’offre de M.Ho.over, dit-il, sera sûrement adressée au gouvernement et il appartiendra à celui-ci d’en prendre officiellement connaissance £t de décider.M.Bennett tient évidemment à ce qu’on sache qu’il a un cabinet et des ministres.Dès aujourd’hui pourtant il voulait dire aux députés que le gouvernement qu’il dirige est toujours disposé à bien accueillir loute proposition qui est susceptible d améliorer les affaires mondiales, que telle proposition vienne du président des Etats-Unis ou de n’impor-ie quel chef d'Etat.Autre observation de M.Bennett à ce même propos, c’est que l’a>-ceptation de l’offre moratoire de M.Hoover, sous la forme indiquée par les dépêches de presse, signifierait pour le Canada la perte d'un revenu de $4,000,000 au cours du présent exercice financier» Scra-t-il question du Saint-Laurent?Le moratorium d’un au que propose M.Hoover ne serait-il.de la part de celui-ci, qu’une première tactique électorale?Ayant complètement failli à sa promesse, fai-o If ‘’n 1928.de ramener la prospé- , M.Laberge 1 Gté dans son pays, M.Hoover, h Xi pessimis- ta veille d’une nouvelle election iii drrnnitrir présidentielle, ne voudrait-il pas, par toutes sortes de moyens, distraire l’attention publique?Un deuxième mouvement strate La séance d'aujourd’hui Il convient loul de même de dire un mot de la séance d'aujourd’hui à la Chambre des Communes.Nos députés ont siéfé consciencieusement pendant six heures: trois heures l’après-midi el Irois heures le soir.Prime sur le beurre A M.Ernest Lapointe, qui s'informait à ce sujet, le ministre de l’agriculture, M.Weir.a dit que personne n’a encore demandé au gouvernement d’accorder une prime aux fabricants de beurre.La chasse aux phoques Comme il était question de former le comité des subsides, M.Neil, député indépendant de Co-mox-AIberni, s'est mis à parler de la chasse aux phoques dans le détroit de Behring.H prétend que les pêcheurs canadiens oui droit de toucher certaines indemnités et qu’une commission d’enquête, présidée par le juge Audette, s’est prononcée en leur faveur, en 1916.M.Neil tient surtout à ce qu’une somme de $200,000 que le Canada reçoit, depuis 1911, en vertu d’un traité international relatif à la chasse aux phoques, soit versée aux chasseurs canadiens.Jve premier ministre a promis d’examiner le dossier en question pour se rendre compte fie ce qui en est.M.Neil.après avoir longuement parlé, n’a pas soumis d’amendement à la motion pour former le comité.1 j Les crédits de la défense nationale Le ministre, M.Donald Sutherland.a d’abord proposé un crédit de $400,000 (pour l'entrainenu'iit des cadets, ce qui est une diminution de $100,000 comparativement à l’année dernière.M.Sutherland espère que ce retranchement ne sera que temporaire et que les $100,000 en question pourront être votés l’an prochain.Il n’en fallail pas davantage pour Le pain bénit Puis-je oublier l’antique usage.Qui fait voir, sous un jour plus beau, Ces campagnes, où le hameau Faisait circuler le chanteau Des pains bénits à triple étage?C'était, alors, un grand honneur Pour les donateurs bénévoles, , I n souvenir des ftaraboles.De rendre rl rompre 1rs nourotes Cuites au four du moissonneur.Je goûte encore vos offrandes: Froments dans la huche pétris, Miches d'or qu'embaumait Vanis, Et que te sucre du pans Glaçait et rendait si friandes.Pourquoi ne puis-je l'oublier, O fleur de poésie exquise, Cène intime qui sqm balise La vie ancienne de l’Eglise Dans son paradis familier?Beaux dimanches, par quel mirage, Aimé-je encore, en vieillissant.Revoir avec des yeux d’enfant, A trairers l’azur de l’encens, Vos pains bénits à triple étage?Nérée.BE AUC H EM W Yamaehiche, juin 1M1.Hioue de l’organisation Hoover ou faire bondir Mlle MacPhail.Le sim-de ^organisation républicaine, à ce ™ ‘ '• qu’on entend chuchoter ici en des cercles qui s'intéressent à notre diplomatie naissante en même temps qu’à notre vie parlementaire, affecterait le Canada bien plus que la mesure moratoire internationale.Il s'agirait, par exemple, d’ici quelques semaines, d’une proposition bien définie, de la part du président des Etats-Unis au premier ministre du Canada, pour la canalisation du Saint-Laurent.Sous tous les climats, les candidats sont les mêmes: ils promettent: en 1928.en plus de faire renaître la prospérité, M.Hoover promettait de réaliser le projet d'une voie naviguablc, en eau profonde, de la tête des Grands-Lacs jusqu a la mer.Pour le Middle West américain, le Corn Belt, c'était une affaire d’importance.Si la prospérité industrielle était revenue, NI.Hoover eut peut-être négligé sa promesse & projpos du Saint-Laurent.Mais l’économiste ayant manqué son coup, l’ingénieur n’essniera-t-il pas de sauver la situation?M.Hoover est un grand ingénieur.Le creusement du che- ple crédit de $400.060 eiit suffi à produire cet effet.Les $100.000 que M.Sutherland réclame pour l’an prochain étaient de surérogation.La députée de Grev-Sud-Est considère qu’il ne devrait plus y avoir de corps de cadets dans nos écoles puisque le Canada a voulu participer à un traité de renonciation à la guerre.Si l'on tient à maintenir des corps de cadets que ce soit comme des annexes des régiments de façon h ce que les parents et les cadets eux-mêmes aient toute liberté de manifester leur consentement.Deux députés travaillistes parlent dans le même sens que Mlle MacPhail, MM.Angus Maclnnis, de Vancouver, et J.S.Woodsworth.de Winnipeg, Ce dernier propose, en amendement, de réduire le crédit de $400,000 à $1.Plusieurs députés conservateurs parlent en faveur du maintien des corps de cadets scolaires.Des progressistes se prononcent dans le sens contraire.Une vive nasse d’armes a lieu entre Mlle MacPhail rl M.,1.H.Harris, conservateur de Toronto.Pour finir, l’amendement ^_______ Woodsworth est rejeté paj- 51 voix nal océanique est —^ si t’expression 1 contre 7.Uc faible nombre des voles s'explique par le fait que la Chambre siégeait alors en comité.Un interminable débat s’engage entre M.Woodsworth et Mlle MacPhail, d’une part, un groupe de députés de langue anglaise, «d autre part, ces derniers étant de la gauche comme de la droite, sur la nécessité ou la non-nécessité d une milice dans un pays comme le Caua- »r«a»ions «lu Dominion ont a été enregistrée dans le quartier Laurier, représente 282,979 tonnes courtes, entre 8.et a dayman, pour des immeu- ou environ 75 nour cent.L’année La deuxième vente la plus importante,' dernière, durant laquelle la part de $17.800.o été enregistrer dans le quar canadienne est tombée à 64,033 ton-tler Sainte-Marie entre L Baril et a-G .i-, ,.„ni ,u>iilcmont a Roy.pour des terrains sis rue Delorlmler l1.“s ml ,Pour t enl seuiemcni, a suit la liste complote des ventes He anormale à cause de 1 escompte , Ru’\ r£8er.y batisscc nos; sur les fonds australiens qui est pieds R Fournier vend â P .Jalbert.$7 - moule à (111forcntCS IcpriSCS jusqu à loo j.-H -r Messier, notaire 1931 ;)(( pour cent, plaçant le blé d Ans- Rue Désery, bâtisses nos 16.>7 â 166,.lot ; ,i.tri1 x ivitilinfciiscment durant no 54-100.terrain 25 x 100 pieds ,1-E 11 ai(e >J15 •l'.UItUgeUienieill UlUUlll Théroux vend A R Fournier, $1000 J.-H.Marin, notaire, 1931.Laurier chemin publie Avis aux créanciers de la première assemblée à la suite d’une cession j LA LOI DE FAILLITE Dans l’affaire de "C.J.LEWIS'1 4129 j rue Dorchester ouest, cédant autorisé.Avis est par les présentes donné que C.J.Lewis, de Montréal, a, le dlx-septlême Jour de Juin 1931.fait session autorisée de tous ses biens pour le bénéfice de ses créanciers, et que f’Hon.J.Allard, séquestre officiel, m'a nommé gardien des biens du débiteur Jusqu'à ce que les créanciers, à leur première assemblée, aient élu un syndic pour administrer les biens du débiteur.Avis est aussi donné que la première assemblée des créanciers de l’actif susdit sera tenue à Montréal le 30éme Jour de Juin 1931, à trois heures de l'après-mldl, au bureau du séquestre officiel, chambre 31.Palais de justice.Pour vous donner droit de voter à ladite assemblée 11 faut que la preuve de votre créance soit produite entre mes mains avant l'assemblée.Les procurations qui doivent servir s l'assemblée doivent être déposées entre mes mslns avant l'assemblée.Daté à Montréal, ce 22ôme Jour de Juin 1931.___ J.-OMER BONNIER.Gardien 132 St-Jacques ouest.HArbour 0063.BERTRAND, CUERIN, COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS FT PROrURFITR1* !mm, 1ns.Exch., 276 f»-est, nie St-Jacques Ernest Bertr-ad.C.R.Substitut Senior du Procv/eur Gêpira: C.-K Guérin, C R.M Ooudrault.G.R.Antonio Garneau.L LJL.H.N Garceâu Aldêrlc Blaln, L.L., L.M A L.Hoger Pinard.L.L.L.Blain & Pinard AVOCATS Imm.Duluth, chambre 22 LAn.4169 84, rue Notre-Dame ouest - Montréal Larue & Trudel comptablF5 „ CHARTERED ACCOUNTAVT7 , „ (ybr Mnetr%; i C \.T-ol"! C.A J-WUfnn Boule,, c.A Mam-c H.artrA, r- v A, Em-U Beauva'a.r, A T*v« RoWilkH C.A.Maurice Boulanear.C.A 'ean-Panl Ga thi v.C.A.Jâcqu*» LaRu*.C.V LAFl F.TRLTDF.L A FICHE,t Fvn'ijos LiqujdUutur* Téléphone: HArbour 2*^1 it .Banque CansJiena» #l2!,Ed’»f.fn*ur»T8* „ Ftch-in*?- -Pi—— Ü7#, ^ ENCADREURS Morency Frères, limitée 458.Ste-Uatherine E.HAr.6891 Encadrement — Dorure - Maltrlcl d'artistes.Choix d'oeuvres canadienne» tableaux, *aux-fortet gravures sur bel», etc, EBENISTES-REMBOURREURS Louis Pistono & Cic EBUCNISTES-REMBOl'RREURS Atelier artistique d'ameubh-menfs et d’êbéalsterle d'art.Meubles d» styes Fabrication d«- meubles de ttu» *:enr*i sur t-omms-'de.elns! o.ie réparation» de toutes sortes* 1210 RL'E AT-nrvts .MONTREAL TS< RF'aO OU» Jacques Cartier, L.L.T,.Tél.LAn 4209 .Jean-Victor Cartier, L:L.L.L.-J.Barcelo.L.L.B.J.-Eugène Rltard.17.!.Cartier, Barcelo (r Rivard AVOCATS Chambre 920.•‘Tramways Bids" 159 ouest, rue Craig - Montréal ; REMBOURREUR — MATELASsIER Maison Boyer SPECIALITES: Meublas et matelas sur commande ainsi que réparations Estimée gratuits sur demande 5043-47 ST-DENIS : MONTREAL Té!.BE.8328 J.-Paul BENOIST, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE SPECIALITES: Vérifications municipales, scolaires, commerciales et Industrielles «T, rua St-Francols-Xavler - Ch.Î0J Têl.MArquette 5339 MAURICE DUPRE.LU.C.R., M.P.Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR Uu>ré.Gagnon As Melghen immeuble Morin 111, Côte de la Montagne Téléphones: 2-0212 et 2-0211 QUEBEC PHARMACIES Assortiment - Qualité - Service Réels Prix Réduits.PHARMACIES WILBROD FAQUIN 4500 Papineau Coin Mont-Royal AMherst 2123 sg^ai-a-:;.1.1200 Mont-Royal Coin Detaroche CHerrler 2193 SAINT-GERMAIN & SAINT-GERMAIN AVOCATS Tél.HArh 9116-9117 - 10 St-Jarques E.P.St-Gennaln.L.L.L.C.R.Jean St-Germaln, L.LB TENTURES Anatole Vanler.C.R.Guy Vanler.C.R.Vanier £r Vanici AVOn VTS 57 ouest, rue Ralnt-Jsrqué» Tél HArbour 2841 F.Cerceau Dom.Sq.Bid* - Mexi Floor • Montréal * TENTURES - RIDEAUX Décoration de votre intérieur en haï-mor.le avec les préférencee de *'otr» goût.Originalité, distinction, prix modéré.ESTIME SUR DEMANDE LA.«001 RELIURE Immeuble general et Prêts hypothécaires 5504, Avenue Verdun TU YOrk 4707 bàttesee: lot no 12-8-37; terrain 5.525 pied.» S dayman vend A A dayman et Vxor.$22,01)0 J -H.-H Llppé, notaire.1931.Rue Clarke, vacant, lot no lt-1709 â 1714.Terrain 2.323 pied».Stanley Hngg Corporation vend a I, .lolv.CGC» Al Co.Ltd.$3.580.égale *0 40 le pied K W.Glble.notaire.1931 Montcalm Rue Bordeaux, bâtisse no la fin «le l'année.D’un nuire colé, durant la première moitié de l'année, la politique des exportateurs de blé canadien de maintenir les |ii ix à ee qu'ils considéraient un | niveau raisonnable rendit les veilles difficiles ici, Par ailleurs, la ! 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