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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 30 octobre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-10-30, Collections de BAnQ.

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VOLUME III—No.257 MONTREAL.MERCREDI 30 OCTOBRE, 191‘.UN SOU LE NUMERO v r i ABONNEMENTS : ^^—*1 Rédaction ^mini^lration Edition^^ienne: ¦ ¦ .^ ¦¦HjKffllI II 7'* ^ CANADA BT .BB bB BIB i^gjB BH t |H fljl vf' Edition Hebdomadaire : H .¦ ¦ B Bj 8 a W&ÿ B B B ¦ B TELEPHONES.% parais ::\v v::::: #ls!ï Hj J JH J Jm W Ju M mt B m JH H HB administration m™7451 union postale .sa.oi) hHhiiB i^&sgr uBmmk BH iHb wêm ^Br redaction : Main 7460 DireAeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! GREY vs BOBS ET LE STAR vs GREY Le Slar me trouve léger (flippant).Il ne mérite certes pas le même reproche.Il est d’un poids plus que suffisant pour réduire en miettes les plats dans lesquels il met les pieds tous les jours.Xe lui en faisons pas reproche: grâce à cette lourdeur, sa mauvaise foi saute aux yeux.Après trois jours de réflexion, il vient confesser gauchement qu’il m’avait fait interviewer afin de me mettre à l’épreuve, il était si certain de me prendre au piège qu’ii avait, d’avance, intitulé son article "BOURASSA vs BOBS." Naturellement, je ne suis pas tombé dans ce piège grossier: je n’ai pas traité Bobs de menteur.Je laisse aux faux loyaux du Star le soin de qualifier ainsi M.Asquith, sir Edward Grey, M.Churchill, lord Bra-Bey, lord Grewe, lord Haldane.Mais le génie anonyme qui a entrepris de “sauver” l’Empire dans les colonnes du Star, s’était trop fatigué, les méninges à trouver ce titre alléchant — Bonrassa vs Bobs —pour le sacrifier.Il le garde donc; et se fend de deux colonnes pour prouver.que M.Cahan a pris trop au sérieux la sortie du vieux grognard, et que M.Bourassa ne la prend pas assez au sérieux.Mais maintenant qu’il a fait un effort si merveilleux que d’intituler "Bonrassa vs Bobs" un article qui prouve que je n'ai rien dit contre Bobs.le Star ne pourrait-il enfin produire son plaidoyer à lui, sous une forme condensée, solide et appuyée d’autres raisons que scs multiples châtoie-ments de caractères gras et maigres?Que ne cherche-t-il, une bonne fois, à établir pourquoi les Canadiens auraient tort de croire M.Asquith, sir Edward Grey, M.Churchill, lord Haldane, lord Brassey, sir William While, sir Frederic Benson, sir Thomas Whittaker, et même lord Charles Be.rcsford plutôt que le Star et Bobs?11 pourrait intituler ce document "GRAHAM, BOBS AM) CO.vs ASQUITH, GREY, CHURCHILL et al." * * * Fn attendant, nous donnera-t-il le plaidoyer préliminaire de Grey vs Robs et celui du Star vs Grey?Bans un article d’hier, le Star, du sommet de sa chaise curule, annihile d’un geste le Manchester Guardian—“pro-Boer!”—et le “radical Rnnciman" qui vient de qualifier le discours de Bobs de "déplorable et de pernicieux.” Que fera-l-il aujourd’hui de la déclaration faite luer, en plein parlement impérial, par sir Edward Grey, ministre des affaires étrangères.Interpellé au sujet de la bombe de Bobs et du retentissement que l’explosion a pu avoir à l’étranger, et particulièrement en Allemagne, sir Edward Grey a déclaré que le gouvernement du Kaiser n’avait fait aucunes représentations.Et, d’après le télégraphe, il aurait ajouté ces paroles dédaigneusement indulgentes: % Je déplorerais vivement l’idée que l’un ou l'autre gouvernement (britannique ou allemand) accordât quelque attention aux discours irréfléchis et provocateurs (UNWISE OR PROVOCATIVE) de personnages qui ne sont pas en mesure de diriger la politique de leurs pays respectifs.Voilà, dans sa froideur dédaigneuse et laconique, la réplique la plus sanglante que la sortie du vieux maréchal pouvait provoquer.Ce n'est pas un soufflet, que nombre de gens—et nous en sommes—auraient trouvé brutal, appliqué sur la joue d’un vieux soldat chevronné.Mais c’est indubitablement la réflexion que pourraient inspirer les propos inconsidérés d’un vieillard en enfance.Nous laissons au Slar le soin de tirer Bobs de là, et lui-mème aussi.Les sauveurs de l’Empire et des brevets Krupp ne se débarrasseront pas du ministre des affaires étrangères, en le traitant de “radical” et de “pro-Boer”.Sir Edward Grey est un impérialiste militant et déclaré.Il formait partie du groupe très restreint de libéraux qui accordèrent, une sorte d appui moral a M.Chamberlain pendant la guerre sud-africaine.A l’heure actuelle, il est soutenu par toute la presse tory, jingo et impérialiste contre les organes du libéralisme et du radicalisme.Ainsi, de ce fameux discours, dont le Star voulait faire l’alcoran de Sa guerre sainte, voila ce qui reste, au dire de deux membres importants du cabinet impérial: “déplorable et pernicieux”, dit l’un, “irréfléchi et provocateur”, dit l’autre, qui ajoute que cette provocation ne vaut même pas qu’on s’en occupe! Pourquoi les beastly colonials s’en inquiéteraient-ils plus que l’homme d’Etat éminent chargé par Sa Majesté le Boi Georges V du soin de diriger la politique étrangère de l’Empiire?Le Star devra sc battre les flancs encore quelques jours avant de convaincre les Canadiens qui n’ont pas d’argent placé chez Vickers-Ma-xim ou chez Krupp, ou qui n’ont pas de gazette jaune à entretenir, que le d.scours deplorable, pernicieux, irréfléchi, provocateur et irresponsable de lord Roberts doit suffire à leur faire faire à la Grande-Bretagne une aumône de trente-cinq millions de dollars.Henri BOURASSA.* Ce serait l’insulter Un journal se demandait hier, si le gouvernement exposerait, au cours de la campagne d’Hochelaga, sa nouvelle politique navale.La question ne se pose même point.Ce serait insulter le nouveau ministre que de supposer un Instant qu’il va demander à ses électeurs de lui signer un mandat en blanc.Si la loi exige qu’il s’offre de nouveau aux suffrages des contribuables, c’est précisément pour permettre à ceux-ci de dire ce qu’ils pensent de son entrée dans le cabinet.Et, dans l’espèce, comme la raison — non point vague et lointaine, mais immédiate et précise _____ rie son entrée dans le cabinet, c’est la question navale, il serait triplement absurde de soutenir qu’il ne doit pas doncr à scs électeurs — et sur ce point particulier — les plus complètes explications.Du reste, il ne sera pas le seul m cause.Tous les hommes politiques — ministres et députés en tète — qui réclamaient hier l’appel «u peuple et dénonçaient la politique “non moins néfaste” de M.Borden devront, s’ils veulent l’appuyer, commencer par expliquer leur propre volte-face.Le peuple a droit à des explications claires et précises.Orner HEROUX.A'* \ Qui prouve trop,.Qui prouve trop ne prouve rien, lit le proverbe.C’est le cas du Star qui à force de dénoncer le danger des ambitions de l’Allemagne en est arrivé à démontrer que l’Angleterre n’a qu’à dire un mot pour les arrêter.Lisez ce passage de l’un des derniers artirles du confrère: “L'Allemagne est le phénomène le plus impressionnant du monde moderne.Les Allemands ont fait immensément plus de progrès dans les temps modeimes qu’aucun autre peuple, — la moyenne de leur énorme puissance aujourd’hui dépassant même le miracle japonais.B n y a rien en Europe qui puisse leur être comparé.Ils s’éveillèrent pour trouver l’ombre de l’Autriche se projetant sur eux.Ils se préparèrent délibérément à combattre l’Autriche et l’écrasèrent à Sadowa.Ils se tournèrent alors vers la France qui était la première nation militaire de l’Europe depuis Richelieu.De nouveau ils se préparèrent à combattre la France et l’écrasèrent à Sédan.“Plus récemment ils sc sont mis clans la tête d’avoir un empire mondial.Ils veulent des colonies, ils veulent des marchés.Et ils trouvent l’empire britannique en travers de leur chemin partout.Ils espéraient unir l’Afrique allemande et l’Afrique hollandaise en une grande colonie, mais la guerre des Roers dissipa ce rêve, pendant que l’Allemagne se consumait en une furie impuissante.Ils jetèrent les yeux sur le Brésil; mais la marine britannique et la marine les Etats-Unis leur barrèrent le chemin.Ils virent que l’empire turc croulait et qu’il pouvait devenir quelque jour la matière première de laquelle une nation européenne entreprenante pourrait faire une riche dépendance, une autre Inde.Mais ('Angleterre.—toujours l’Angleterre-élait toute-puissante à Constantinople.Avec une détermination toute allemande, ils se mirent à l’oeuvre et l’éconduisirent de la capitale tur-que, gagnant ainsi leur première victoire signalée contre l’Angleterre.Alors ils entreprirent de relier la Turquie asiatique à l’Allemagne; niais l’Angleterre mit"Son veto sur le chemin de fer de Bagdad, voilà où l’Allemagne en est.Le Star rappelle ensuite que c’ l’Angleterre qui fit retraiter l’Allemagne d’Agadir.Alors, où est le danger?Et pourquoi donner 30 millions si l'Angleterre n'a qu’à dire un mot pour faire reculer l'Allemagne?J.D.Et ’est BILLET DU SOIR UNE LEÇON En route pour Québec, par le Canadien Pacifique.La faim nous poussant, nous passâmes, un ami et moi, un peu malgré nous, au wagon-café.Malgré nous, car on ne va pas là par plaisir, à moins d'être millionnaire.Le prix d'un repas bien ordinaire représente la nourriture d’une famille de dix personnes pendant une journée.Dans l’alcôve du buffet, un chef ] "tiré à gualre épingles" attendait.Il accourt au-devant de nous, range les fauteuils, présente les serviettes, ouvre la livret menu, fait quelques pas, le temps de nous laisser parcourir la liste des mets et revient.— What shall I bring you, gentleman?— Soupe, pain et beurre s’il vous plait.— Soup and what else, sir?— Pain et beurre, monsieur.— Soup and?.— Pain et beurre s’il vous plaît.__ ?, Puis s’adressant à mon compagnon: — What will you take sir?— De la soupe, du pain et du beurre, qu'il répond.— Oh! I see.Et il part.Il voyait, mais ne comprenait rien du tout.Un clin d’oeil qui voulait dire: puisque nous payons, nous allons nous amuser.Un garçon vient à son tour.— What can I do for you, gentlemen?— Nous apporter de la soupe, du pain et du beurre.— Don’t you talk English?— No, sir.Et le garçon file A son tour vers le chef.Celui-ci revient et nous remet chacun une formule de commande.Nous la remplissons en français, en ayant soin de choisir les mets dont le nom diffère le plus du mol anglais.Il repasse, reprend les formules, les examine longuement l'une après l'antre, et disparait.On l'entend qui se fait traduire dans le couloir par le seul garçon canadien-français de son personnel.Pain is bread; beurre, butter; blé-dTnde, corn; ragout, stew; gâteaux, cakes.— That’s all right.“That is all right,” avec l’aide d’un Canadien-français, mais that’s all greek quand on ne sait pas le français.Le chef ne revint pas.La leçon lui servira-t-elle?D’AUBIGNY.UNE LETTRE D’ARMAND LAVERGNE Le député de Montmagny invite le Ministre des Portes à expliquer sa conduite LETTRE DE FRANCE LA QUESTION DES INSTITUTEURS Trois rebellions au Mexique Dès le début de sa présidence, Francisco Madero s’est trouvé aux prises avec la révolution.Un soulèvement était à peine réprimé qu’un autre éclatait dans une direction différente, si bien que depuis deux ans le président du Mexique a passé la plus grande partie de son teinpç à lutter contre des bandes de partisans qui refusent de reconnaître son autorité.La rébellion du général Diaz vient d’être réduite par la capture de ses principaux chefs.Elle était d’autant plus redoutable qu’elle s’était déclarée à une époque où l’autorité fédérale n’avait pas encore réussi à pacifier les rebelles du Nord et où ceux du Sud témoignaient d’une activité grandissante.Il est vrai que le général Orozco avait cessé d’inspirer des craintes depuis qu’il avait abandonné son dernier boulevard à l’extrême nord du Mexique.En longeant la frontière américaine, les bandes de fuyards ont gagné les montagnes du Senora, poursuivis par le général Huerta.C’cst'la fuite sans espoir vers le maquis, où la resistance pourra se prolonger tout en demeurant stérile.Dans le sud Zapata multiplie ses audacieux coups de mains.Lui et ses bandes de métis défient l’autorité de Madero, protégés par la nature même du pays, qu’ils connaissent parfaitement et qui rend la répression très difficile.Dans le Morelos, en effet, le maquis est à ce point protecteur qu’en pleine paix, sous le gouvernement du général Diaz, on a vu un bandit échapper pendant huit longs mois à la 'poursuite des troupes.Le mouvement dirigé par le neveu du président Diaz était certainement le plus formidable de tous.Il était basé sur un programme de réformes politiques destiné à capter la confiance du peuple mexicain, offrant un remède à tous les maux dont souffre le pays.Félix Diaz avait la prétention de faire la grande guerre, sans s’adonner au brigandage comme les autres rhefs de bandes.Il s'était placé sur un terrain assez solide en faisant ressortir le fait que l’expul-.M.Armand Lavergne, député de Montmagny, a adressé hier, à M.j Louis-Philippe Pelletier, ministre des Postes, la lettre suivante: Québec, 29 octobre, 1912.Monsieur le Minisire, il y a quelque temps, je vous écrivais une lettre personnelle ou je vous disais en résumé, que l’honneur, vos déclarations passées, les luttes que nous avons faites ensemble dans le district de Québec, lors des dernières élections fédérales, vous commandaient, à l’exemple de l’honorable M.Monk, de remettre votre portefeuille dims le cabinet de M.Borden.\ Vous m'avez adressé un bref accusé-réception me faisant espérer sous peu une réponse plus longue aux diverses questions que.je vous posais.Depuis lors, je n’ai pas entendu parler de vous, et je n'ai vu nulle part dans les journaux que vous manifestiez l’intention de suivre la noble conduite, du député de Jacques-Cartier.Lorsque vous avez songé à vous porter candidat dans le comté de Québec, j’ai été un des premiers à me rallier à votre candidature.Même choisi unanimement candidat par la convention, je m’effaçai pour vous faire place.J'avais confiance en vous, car publiquement et privèment, vous n'aviez jamais caché vos convictions nationalistes.Lorsque la convention des électeurs du comté de Québec eût ratifié votre choix, vous vous êtes présenté comme candidat appuyant te programme de M.Monk, et ce jour-là comme au cours de la campagne, vous avez maintes fois répété, dénonçant et la marine de M.Laurier et la contribution de M.Borden, que vos chefs étaient Bonrassa et Lavergne.J’ai fait la lutte pour vous et je me suis porté votre garant devant les nombreux nationalistes dn comté de Québec, et je me suis engagé envers eux publiquement, répondant à ceux qui suspectaient votre sincérité, que si vous ne faisiez pas votre devoir en Chambre, je serais le premier à vous dénoncer.Un plus long silence de ma part pourrait à juste litre être considéré comme une complicité tacite.Je vous annonce donc que j'irai racheter ma parole devant vos électeurs, à la Jeune Lorrtte, vendredi après-midi, le 1er novembre prochain.Je vous invite cordialement à venir expliquer votre conduite.Et j’ose encore espérer que préférant le chemin de l’honneur A celui des honneurs, vous nous annoncerez l'abandon d’un portefeuille que vous ne pourriez garder sans trahir la confiance mise en vous par vos électeurs.Dans l’attente d’une réponse prompte et favorable, Veuillez croire à mes meilleurs sentiments.ARMAND LAVERGNE L’hon.L.-P.Pelletier, Ministre des Postes, Ottawa.Ce que dit le Ministre des Postes Le Devoir a communiqué ce matin par téléphone avec le Ministre des Postes, et la conversation, suivante s’est engagée entre notre rédacteur et M.L.P.Pelletier: —Nous croyons savoir que M.Lavergne vous a invité par lettre à une réunion dans votre comté vendredi, et que cette lettre est communiquée à la presse aujourd’hui même.—J’ai reçu, en effet, une lettre de M.Lavergne, et quoiqu’elle ne fût pas marquée: personnelle, j’ai cru comprendre qu’elle était d'un caractère tout à fait privé.M.Lavergne m’a écrit il y a quelques semaines, et je lui ai répondu que le surcroît de travail m’obligeait à retarder de quelques semaines la réponse.Je suis actuellement à dicter cette réponse à mon secrétaire.—Auriez-vous objection, M.le ministre, à nous communiquer cette réponse?—Je n’y aurais pas d’objection, si je ne croyais pas que la lettre d’Armand eût un caractère privé.La base de sa lettre repose sur une erreur radicale concernant l’attitude de M.Monk dernièrement.11 cM des déclarations que nous ne pouvons faire avant quelque temps, et je crois que les explications que je fournis à Lavergne dans ma lettre pour-licnt modifier sa manière de voir.Lavergne et moi avons combattu ensemble et il doit me connaître suffisamment pour avoir confiance dans ma bonne foi.—Ces explications, M.le Ministre, ne pourrions-nous pas les publier en regard de la lettre de M.Lavergne?—Je les lui adresse personnellement puisqu’elles sont une réponse à une lettre qui m’a été adressée personnellement.Et ainsi se termine l’entretien du Devoir avec M.le ministre des Postes.sion de son oncle vénérable n’avait pas eu pour effet de faire du Mexique un paradis terrestre.Ce mouvement a réellement menacé le pouvoir du président Madero qui, constamment occupé à défendre mi propre situation, n’a pas encore eu le temps d’appliquer son attention aux problèmes économiques et sociaux dont la solution est urgente.Le danger d’un changement de régime est écarté pour l’instant.Un nouveau foyer insurrectionnel ne s’allumera-t-il pas demain?Uldéric TRMBLAY.M.Paul Lerolle Nos amis les canadiens UN NOUVEAU LIVRE DE M, ARNOULD Une dépêche nous annonce la mort de M.Paul Lerolle, député de la Seine, ancien conseiller municipal de Paris.M.Lerolle était âgé de 66 ans.Il fut pendant près de trente ans, au conseil municipal et à la Chambre des députés, l’un des plus éloquents et des plus énergiques défenseurs des croyances catholiques et des intérêts populaires.C’était le père de M.Jean Lerolle, l’ancien président de l’Association catholique de la jeunesse française qui porte dignement un nom chargé d’honneur.Tous les amis canadiens de M.Jean Lerolle se joindront à nous pour lui offrir l’hommage de leur profonde et respectueuse sympathie.Le général Liautey C’est aujourd’hui que doit se faire l’élection à l’Académie du général Liautey, résident général de France.On croit que le général Liautey sera élu sans concurrent Sous le titre "Nos amis les Canadiens" (Psychologie-Colonisation), M.Louis Arnould, professeur de lit-té-raturc française à l’Université de Poitiers, et ancien professeur à l’Université Laval de Montréal, vient de publier à Paris, avec préface de M.Etienne Lamy, un nouveau livre de trois cent cinquante pages, orné d’une carte et de neuf gravures hors texte.L’ouvrage sera mis en librairie au Canada dans une dizaine de jours.II contient une série d’études sur Montcalm et l’année terrible au Canada, l’Ame canadienne, le Catholicisme au Canada, la Littérature canadienne, la Politique canadienne d’immigration française, l’Etablissement des Français au Canada, la Forêt canadienne et, finalement, le Péril irlandais.On voit donc que l’ancien professeur de Laval traite les sujets les plus variés et les plus intéressants.Son livre ne manquera pas de susciter chez nous la plus vive curiosité.Nous donnerons demain quelques extraits de la préface inédite de M.Etienne Lamy.Paris, le 18 octobre.— Le parti radical et radical socialiste a tenu dans la ville de Tours, son Congrès annuel.Cette manifestation était intéressante, puisqu’elle devait marquer l’orientation définitive des amis de M.Combes à l'endroit du ministère Poincaré et des divers projets qu’il défend.Aucune équivoque ne pèse sur le sens des délibérations et sur les tendances du Congrès: ce fut, d’un bout à l’autre, une charge vigoureuse contre le gouvernement, ce fut une déclaration de guerre en bonne et due forme.Nous en verrons les effets dès la rentrée des Chambres, c'est-à-dire le 5 novembre.Les Congresrdsles de Tours n’ont pas fait mystère que leur irritation était extrême, d’abord et avant toul contre la réforme électorale.Ils voudraient bien qu’il n’y eut point de réforme du tout, tout au moins, s’il leur en faut subir quelqu'une ils rejettent de toute leur énergie la représentation proportionnelle qui, donnant à chacun sa part, réduirait jévidenunent de manière sensible leurs usurpations.La Chambre s’est prononcée à une majorité considérable: ils n'en ont cure, et ils adressent un appel désespéré au Sénat, lequel n’est pourtant pas précisément qualifié, puisqu’il est Témanaüon du suffrage restreint, pour mettre en échec la volonté des élus du suffrage universel, lorsqu'il s’agit de l’organisation du suffrage universel lui-même.Ce qu’il y a de plus admirable dans cette hiMoire, c’esl d’ailleurs qu’il ne s’est pas trouvé un radical pour proposer un contre projet quelconque au texte adopté par la Chambre ! Autre querelle faite au Gouvernement: M.Millerand, ministre de la Guerre, ne combat pas avec une assez grande énergie l’influence des Jésuites dans l’Armée.Entendez tpie les radicaux et radicaux socialistes sont furieux de ce que les places sont données au mérite, sans égard pour les services rendus à la cause maçonnique.Lorsque le général André ou M.Berteaux étaient les grands maîtres de l’avancement, les campagnes maçonniques comptaient double, M.Millerand sera attaqué avec violence dès que l’occasion s’en présentera.Mais la première bataille sera livrée sur la question des institu-teurs.Je suis confus de vous en parler encore, mais je crois nécessaire de poser devant vous qui me lisez les termes du problème que, dès la rentrée parlementaire, on discutera avec la plus véhémente passion.C’est au fond, de l’orientation même de la politique générale qu’il s’agira, et le but des interpel-lalcurs sera peut-être bien moins de défendre ceux qui, pour eux, sont d’abond des agents électoraux, que de chercher à précipiter la chute d’un ministère qui, au Congrès de Tours a été flétri comme “un gouvernement de recul”, coupable de pratiquer “une intolérable pol i t i (ju e d’apai seme ni.” Le ministère Poincaré a de fait prêté le flanc aux attaques dirigées contre lui.Il se trouvait en présence d’une manifestation bien caractérisée d’antipatriotisme: le Congrès des instituteurs syndiqués, Sur le Pont d’Avignon.Le scrutin d’Hochelaga est fixé au 19 novembre.Ca presse plus qu’à Richelieu.* » * Un général turc télégraphie à son gouvernement (pie ses troupes sont en bonne position.Pour vaincre ou pour se faire battre?tenu à Chambéry, au mois d’août a, en effet, donné son adhésion au "Sou du Soldat” qui est entre les mains de la Confédération Générale du Travail, une caisse de propagande à l’antimilitarisme et à la déserl ion.Au lieu de frapper individuellement les coupables, ou du moins les principaux (l’outre eux, le Ministre de l'Instruction Publique a porté le débat sur un autre terrain: "Les instituteurs ont-ils le droit de former des Syndicats?” C’est la question essentiellement juridique qu’il a posée et dont l’appréciation est remise aux tribunaux.Ce faisant il pensait sans doute donner un avertissement aux instituteurs et conjurer toute crise, puisqu’il ne frappait en réalité personne.Contrairement à cette supposition il a soulevé les plus violentes protestations de la part de tous ceux qui prétendent que les pelits fonctionnaires font partie intégrante du prolétariat ouvrier.Il y a d’ailleurs une part de comédie un peu ridicule dans les poursuites intentées: la question posée a clé, maintes fois, tranchée négativement non pas seulement par le pouvoir judiciaire, mais par le pouvoir législatif.A quoi bon une décision nouvelle?Et l’imprudence du gouvernement est d’autant plus grande qu’il s'est chargé de justifier lui-mème les avantages échéant aux instituteurs du fait de Ta tolérance” volée à l’égard de leurs Syndicats par la Chambre des Députés en 1905: n'a-l-il pas promis, en effet, de leur accorder quarante millions annuels pour améliorer leur sort, alors qu’en' mai dernier il refusait à la Commission du Budget tout nouveau sacrifice financier?Du coup, les instituteurs ne sont-ils pas fondés à prétendre que s’ils n’avaient été syndiqués cl bruyants, ils n’auraient rien obtenu du tout?Comme les socialistes se joindront aux radicaux qui combattent -le Cabinel, comme les voix des catholiques ne pourront peut-être pas approuver les explications ministérielles qui constitueront une apologie de l’école laïque, M.Poincaré et ses collègues se trouveront menacés.Fort heureusement pour eux, leurs adversaires ont pris au Congrès de Tours une position où ils s’exposent à un lamentable échec, Un onl annoncé leur ferme dessein de prétendre qu’il n’est pas d’instituteur oublieux de ses devoirs envers la patrie, envers l'armée.Sur ce terrain, M.Poincaré aura beau jeu: il y a des faits formels, indiscutables, qui simplement exposés par lui, renverseronl la thèse de ses adversaires.Mon sentiment personnel est donc que la question, mal posée, se terminera par la victoire du ministère.Mais la bataille n’en sera pas moins très chaude et nous ne pouvons y être indifférents puisqu'on dehors même des charges nouvelles (pie l’on veut faire peser sur les contribuables, il sera certainement pris des engagements formels en fa-yeur de “la défense laïque”, c’est-à-dire de la persécution des écoles libres et d’une atteinte nouvelle à la liberté des pères de fanriBe.Joseph DENAIS, Député de Paris.La cour suprême confirme la décision des juges de la cour supérieure qui justifiait l’officicr-rnp-porteur des Deux-Montagnes d’avoir déclaré illégal le bulletin de présentation de M.André Fauteux, parce qu’il ne désignait pas la profession et la résidence du candidat, et la Gazette conclut que les juges attachent beaucoup d’importance à la lettre de la loi.Souvent plus qu’à l’esprit.• • • Avec M.Rogers aux Travaux publics; M.Pugsley va trouver un adversaire digne de lui.Le nombre des victimes de l’au-tomobilie et de l’autobus augmente tous les jours.l.e progrès ne nous amène pas ent la vie chère, mais la vie dangereuse aussi, « Ni * Les Bulgares et les Grecs sont en train de changer les “turkish delights” en “turkish sorrows.” S 3 * Trente millions de piastres divisés par 7 millions d’habitants, donnent un quotient de $4.30 environ par habitant.C’est la somme (pie M.Borden veut que nous donnions à l’Angleterre sans consulter le peuple canadien.* * * Les prisonniers de Montréal déménageront bientôl dans le palais que M.Gouin leur a fait construire au prix de trois millions de piastres.Autant de braves gens qui n’ont pies volé, ni tué, continueront pendant ce temps-là d'habiter des taudis.* * * Le Palais des législateurs à Québec n’a pas coûté deux millions de piastres.Le Palais des criminels, à Bordeaux, coûtera au moins trois millions.Il y a de (pioi tenter nos députés.Sc * * On dit que c’est M.Ames qui d! rigera la lutte du côté ministériel dans Hochclnga.Profitera-t-il de l’occasion pour expliquer aux électeurs le projet de redistribution de ITle de Montréal qu’on lui attribue?Le Veilleur.SOMMAIRE PAGE 2 -—La première semaine A l'Opèrn de Montréal P.G.Ouimet.¦—Un étudiant de Loyola victime d’un accident.¦—Mort subite du Dr Alice McGilli-vray.PAGE 3 La croisade balkanique.—Faits-Montréal._PAGE 4 LA VIF SPORTIVE: —Pour la coupe Gorden-Rcnnett.—Dans le monde du hockey.Si * * ¦—Courtes dépêches.—Le monde ouvrier.PAGE 5 NOUVELLES MUNICIPALES : ¦—A propos d’une expropriation.—La loi des pavages.• * s> —Sir Wilfrid est prêt pour iule autre élection.—Le procès des dynamitards A In-dianoplis.—Felicia Dia: subira-t-il Tarrêêt de mort?DERNIERE PAGE —Toutes les dernières nouvelle» locales et étrangères, de la dernière heure.\ ræ DEVOIR MONTREAL, MERCREDI, 30 OCTOBRE 1912 VOL.111.— No.257.U,PREMIERE SEMAINE A L’OPERA DE MONTREAL La distribution complète de tous les rôles.Les artistes font une ovation à Léon Laffitte à la répétition d’“Aïda”.— Mme Edw'ma, une charmante Canadienne-française.—Les'billets, par téléphone.—4*^ incident: Où le roi George I'' entre en scène Un étudiant de Loyola victime d’un accident Une mauvaise plaisanterie est cause que le jeune Harold Kavanagh est maintenant à l'article de la mort, j Mort subite du docteur Alice McGillvray La défunte fut la première femme qui reçut le titre du doctorat en médecine au Canada.Dans quelques jours eommiencera la troisième saison rencontreront dimanche prochain, nu terrain rig' .Shamrock pour un pari de $108.M, Duroohor, des Yoltigvurs, est d opinion que sim équipe est la meilleure de Irf ligue de la Cité, et c'est dans le.but d appuyer son opinion, qu'il désirerai! jouer une série avec les meilleurs club»; Les Richmond ont accepté son défi, et e est dimanche prochain que nous verrons res deux clubs aux prises, Ce journal est imprimé, an No 71a.rtle Saint-Jacques, à Montréal, pag, "La Publicité'' t à responsabilité LimI- ! tée ).Henri Bourassa, directeur-gérant./.A - "•! VOL.III.— Ne 257.LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, CO OCTOBRE 1912 tr NOUVELLES MUNICIPALES A propos d’une expropriation L’ECHEVIN MENARD PREND LE MAIRE A PARTIE PARCE QU'IL N'A PaS SIGNE PLUS TOT UN RAPPORT CONCERNANT CER TAINS TERRAINS DU QUARTIER BORDEAUX.L échcvin Ménard b'en est pris au maire, hier, des retards apportes à certaines expropriations ordonnée par le Conseil dans le quartier de Bordeaux-1: prétend qu'après lu; avo'r donné sa parole le maire a remis la signature du contrat pour attendre qu'une action soit prise pour arrêter l’expropriation.l.e maire a répondu que sa parole d’honneur à M.Ménard a consisté à lui répondre qu’il signerait le contrat dans te cours ordinaire des choses.Quand il a reipi notification de la poursuite il a renvoyé la question aux avocats de la ville et il attend encore leur opinion.L’éeheviu Ménard ayant déclaré que ians une opinion donnée par Me Atwater, celui-ci avait répondu à d’autres questions que celle qui lui avait été posée, i’écheviu L A.Lapointe dit qu’il trouve étrange que lorsqu’une opinion ne convient pas au maire, aux échevins, ou aux commissaires, on trouve toujours le moyen d’obtenir d’vu autre avocat une opinion contraire à la pre mière.L’échevin Lapo-iute dit que le maire a trop tardé de signer certains contrats et que des personnes en profitent pour prendre des brefs d’injonction qui arrêtent toute action.Le maire répond qu’il connaît ses droits et qu’il n’a pas besoin qu’on les lui dicte.On ne peut pas dire que la signature d’un règlement par le maire le rend légal.Il vont donc mieux attendre l’opinion des avocats de la ville que d’exposer celle-ci à des poursuites.Quant à la signature des documents, le maire la clonne quand i! peut et il ne peut faire mieux qu’il :e fait en passant toutes ses journées à l’Hôtel-de-Ville.L’échevin Lapointe dit que sur les instances de l’échevin Lussier le conseil avait mainte fois renvoyé la question de cette expropriation aux commissaires et que cependant ceux-ci insistaient toujours pour que l’expropriation se fasse.Cette année, avec un nouveau président du bureau des commissaires, tout est changé.M, le commissaire Lachapelle répond que si bureau insistait, c’est parce que cette expropriation était ordonnée par la charte et qu’il n’avait aucunement l’intention de dire que les terrains valaient la somme fixée par la charte.La loi des pavages vaux par année.Cela n’est pas.Si l'administration n'était pas à chaque instant entravée, on pourrait faire des travaux pour plusieurs millions ; mais il n - faut pas rétrograder.ei n’avoir de l’argent à consacrer, à même l’emprunt.qu’à des travaux qui devraient être payés par ceux qui en profitent.M.T.aebapelle ayant déclaré que tous les étrangers s’accordent à trouver que Montréal est une ville sale et laide et disent : Vous avez le plus beau site du monde et vous ne savez pas en profiter ”, l’échevin Giroux s’indigna."Je ne permettrai jamais, dit-il, qu'on dise que Montréal est on arrière des autres villes du monde.Mous avons le plus beau corps de pompiers, nous a' ons le meilleurs corps de police, malgré son petit nombre, nous avons tellement d’employés au service d'hygiène que leurs inspections sont un ennui pour tout le monde.” M.Giroux reproche aux commissaires les achats de terrain qu’ils ont fait faire.Avant d’acheter des terrains il faut des pavages et c'est pour cela qu’il faut que la Ville paie elle-même les pavages.L’échevin L.A.Lapointe se place toujours au même point de vue : l'abolition de la loi des pavages.Cette loi n’a pas réussi : c’est pour cela, qu i) envoie le rapport aux commissaires parce qu’ils n’ont pas dit comment ils veulent la rendre plus équitable.Il croit aussi que l’emprunt suffit pour faire les travaux de pavages.La motion de l’échevin Emard a été rejetée par le vote suivant : Pour — Les échevins Ward.Robinson.Boyd, Monahan.Emard, Drummond, Morin': 7.Contre — Les échevins L.A.Là-pointe, Garreau.Clément, I.étourneau.Max-rand.Bas tien.Turcot.Larivière, Martin.Séguin.Giroux, Stroud, Poissant, Blumenthal, Vandclac, McDonald, Ménard, .fudge ; 19.Et la motion Lapointe a été adoptée par la même division.En voici les considérants : L — Parce que les raisons données par le Bureau des Commissaires ne sont pas suffisantes pour engager le Conseil à revenir sur la décision qu’il a prise de remander le rappel de la loi des pavages.2.— Parce que les arguments qui ont été avancés en faveur du rappel de la loi des pavages ne sont pas contredits par les Commissaires.3.Parce que la position finaneièfe de la Ville est suffisamment bonne pour éviter d'imposer de nouvelles taxes aux propriétaires surtout depuis qu’il est connu que l’augmentation de la valeur des immeubles est de 12G millions, ce qui donnera a lj< Cité un pouvoir d'emprunt d’au-delà de 13 millions do piastres, et une augmentation de revenu considérable sans compter l’augmentation des autres sources de revenu : la taxe d’eau, les licences, etc.-!.- Parce que le Bureau des Commissaires déclare lui-même la loi actuelle injuste, mais ne suggère* 1 * aucun moyen de la rendre juste et équitable.APRES UNE LONGUE DISCUSSION, LE CONSEIL REFUSE DE PER METTRE AUX COMMISSAIRES DE DIRE COMMENT ILS POURRAIENT LA RENDRE PLUS JUSTE ET PLUS EQUITABLE.La loi des pavages a encore été l’objet au Conseil, îi’une assez longue discussion, Le conseil ayant, décidé de demander à la législature d’abroger la loi.les commissaires recommandaient hier de revenir sur cette décision, et d’amea ier plutôt la loi pour la rendre plus équitable.L’échevin 1.A.Lapointe propose de renvoyer ce rapport aux commissaires parce qu'il ne dit pas comment amender la loi et.que d’ailleurs la Ville aura dorénavant assez d’argent pour payer elle-même ces travaux.L’échevin Emard a proposé que le rapport soit renvoyé aux commissaires les priant de dire comment ils proposent de rendre la loi plus équitable.11 pense qu’il vaut mieux garder la loi | en 1 amendant que de rétrograder, il ne devrait pas y avoir de macadam dans les quartiers excentriques où tou-, tes les rues devraient être pavées.! l ’Association Immobilière.composée de propriétaires, a elle-même offert de ! se taxer en payant ses propres pava-1 ges.Si le conseil et la législature ont j jugé à propos ce rendre la loi trop sé- j vère, il faut l’amender pour la rendre plus juste.L’écbevin Médéric Martin a fait un long discours dans lequel i! a parlé j des pavages, du revenu de la Ville, du Board of Trade, de l’Association Immobilière.de l’Association des Citoyens qui forment selon lui une poignée d’une cinquantaine dp faiseurs.Il a Parlé de l’article de son programme ’oneernant T abolition de la loi des aavages et a déclaré que quand on fe-a l’élection du successeur de M.Té-ireau, il irait, faire la lutte dans le juartier Saint-Denis pour l’abolition lu bureau ces commissaires.Le commissaire Lachapelle répond lue l’abrogation de la loi es't un acte le mauvaise administration.Ce qu'il faut c’est la rendre plus juste.En mettant encore les pavages ù la charge du onds d’emprunt, on obligera encore la Ville à épuiser son pouvoir d’em-prunt, On dit qu’il n'y n pas moyen de l'nh-e pour plus d’un million de tra L’augmentation des salaires Dans une lettre au conseil, l’Union Mutuelle des Employés Municipaux demande l'augmentation des salaires telle que suit : contremaîtres, 83.50 ail lieu de 83.00 par jour ; cantonniers et journaliers, 82.50 au lieu de.82.10'; charretiers simples, 83.50 au lieu de 83.15 ; doubles 86.00 au ,ieu de 85.50.LT nion demande que les contremaîtres soient pourvus d’un insigne leur permettant de passer dans les tramways grateis ; qu’ils aient 15 jours de vacances au lieu de 10 ; enfin, qu’ils aient un costume fourni par la ville.L’Union demande également que les cantonniers aient 10 jours de vacances au lieu de 7 ; que tous aient 52 semaines de salaires par année, et que le travail supplémentaire soit payé “temps et demi”, le soir et.le diman elle.L'nehevin Martin donne avis qu’il demandera un salaire de 82.25 par jour pour les journaliers et de 83.25 par jour pour les charretiers.Hôpital pour les tuberculeux Le Board of Trade attire l'attention du Conseil sur l’offre du colonel Borland concernant la construction d'un hôpita'l pour les tuberculeux.M.Bur iand donnerait U édifice, au coût de 8100,000, à condition que la Ville et le gouvernement prox-incial paient 87000 chacun par année pour l’entretien de la maison, les autres 87,000 provenant de souscriptions particulières.Des trains spéciaux pour Empress partiront de la, gare de la rue Windsor h 8.30 p.m.jeudi le 31 octobre et à 9.45 a.m.vendredi le 1er novembre, faisant raccordement avec 8.M.R.Empress of Ireland qui part de Québec vendredi le 1er novembre 1912.Les trains se rendent directement aux abords du paquebot.r.Sir Wilfrid est prêt pour une autre élection AU BANQUET DE M.McCREA, A SHERBROOKE, LE VIEUX CHEF DE L’OPPOSITION PARLE DE LA MARINE.ET ESPERE QUE NOUS AURONb BIENTOT UNE ELEC T ION GENERALE.Sherbrooke, 30.— Trois cents libéraux de l’Est assistaient au banquet donné hier soir à M.M.N.McCrea.M.Wilfrid Laurier y assistait, ainsi que MM.Rodolphe Lemieux, le docteur Bc-land, Mackenzie King,S.A Fisher, P.S.G.Mackenzie.I^a fête était présidés par M.,1.W.MeKee, président de 1 Association libérale du comté de vSherbrooke.M.McCrea a, dans son discours parlé des actes du gouvernem.ent Borden et a déploré Ja tendance du colonel Sam Hughes et de son parti à développer l'esprit militaire chez les jeunes gens.Le parti libéral, lui, travaillait à éta blir l’harmonie et à encourager la paix au lieu de la guerre.Sir Wilfrid Laurier a consacré la plus grande partie d,e son discours à la question de la marine.II ne veut pas critiquer maintenant la politique de M.Borden, mais préfère attendre que le premier ministre la fasse connaître an parlement.Si elle est meilleure que celle des libéraux, il la supportera.Après avoir parlé des circonstances qui ont amené la politique du parti libéral'à ce sujet, M.Laurier dit qu’on lui a souvent conseillé de l’abandonner.Il ne le fera jamais.“Nous avons été battus, dit-il, mais nous n’avons rien à nous reprocher.La vérité et la justice finiront par triompher.J?ne doute pas que le jour vienne où ceux qui ont voté contre nous en auront ho ire et cep viendront que nous étions les pionniers d'une grande idée.” M.Laurier était arrivé à bh^rbrooke dans la matinée.Avec ses compagnons, s’est immédiatement rendu h Brorap-tonville où il a déjeuné chez M.T.\V.Tobin, député de Richmond Wolfa.Revenu à Sherbrooke de bourse heure dans l’après midi, Sir Wilfri] a fait une visite aux Messieurs di Séminaire Saint-Charles, puis s’est rendu au Bishop's College à Lennoxville.-*- A l’approche du 5 novembre LES CANDIDATS AUX ELECTIONS AMERICAINES MULTIPLIENT PARTOUT LES ASSEMBLEES.Lemnon, Dakota-Sud, 29.— Le gouverneur T.Marshall, de 1’Indiana, candidat démocrate à la vice-présidence, a tenu une assemblée à Lemnon.Son train a été retardé pendant neuf heures à cet endroit par un tamponnement.Il a attaqué le parti progressist^ de Dakota-Sud.“Je veux, dit-il, que Wilson soit élu, mais par le peuple, votant librement.’’ Il a reçu, après son discours, beau coup de gens dans son train.M.Marshall ne devait pas parler à Demnon.C’est l’accident qui l’a forcé de le faire.Il ne pourra pas, vu le retard, tenir d’assemblées à Mobridge et à Aberdeen.CHEZ LES REPUBLICAINS New-York, 29.—- Le président Taft a tenu l’une des dernières assemblées de la présente campagne électorale, ici à l’hôtel Manhattan.Charles Taft et Henry Taft, ses frères, Hilles, président du comité natio nai républicain, le sénateur Crane, du Massachusetts, ont adressé la pa.role.Le plan de campagne n'a pas été changé.Parmi ceux qui ont assisté à cette, assemblée, on remarqua le secrétaire d ’Etat, nos, Barnes, Keonig, H.Clews, D.Norton, W.Kelsey, T.Webb, B.Leech, le colonel IHlman, AV.Cromwell.Le président assistera demain au lan cernent du plus gros navire de guerre des Etats-Unis, le dreadnought New-A'ork.Il retournera à Washington jeudi matin.-?:- Mort (Tun survivant de Reichshoffen Chartres, 30.— L’un des derniers survivants de Reichshoffen, le capital- j ne Allaire, vient de.mourir ù Char- | très, à l’ûge de 80 ans.Né à Chartres, M.Désiré AHaire j avait été incorporé au 1er oui- j rassiéra, et quand la guerre éclata il j portait l'épaulette de sous-lieutenant j à ee régiment.Il assista à la bataille de Reichshoffen, prit part à la charge de Mdrsbronn, où il eut, deux chevaux tués sous lui et où il fut lui-même 'légèrement blessé, puis à la bataille de Sedan, où il fut fait prisonnier, le 2 septembre 1870, avec toute l’armée.Emmené, en captivité— il venait d’être nommé lieutenant,—M.Allaire rentra en France le 30 mai 1871 tint garnison à Lunéville, 'Ancenis et Melun, et enfin à Meaux, comme capitaine-trésorier du 23e dragons.1/e capitaine Allaire était chevalier de 'la Légion d'honneur.procès des dynamitards à Indianapolis Félicio Diaz subira-t-il l’arrêt de mort ?LA DYSPEPSIE LE RENDAIT MISERABLE 11 souHrit l'agonie jusqu’à sa guérison par “ Fruit-à-tives ” LES TEMOIGNAGES REVELENT QUE DES EXPLOSIFS FURENT LANCES PAR LA FENETRE D’UN WAGON.— CE QUE DISENT DEUX GARDIENS DE NUIT.Indianapolis, 29.— Au procès des dy-namitards, au jourd ’hui, des témoins ont dit que des cartouches de dynamite avaient été jetées, à Indiana Harbour, par la fenêtre d’un rapide -de Chicago dans des constructions d’acier.J.F.Byræ.gardien de nuit, a té moigné qu’à 1 heure du matin, le 24 août 1909, il a remarqué le feu d’une mèche qui brûlait dans l’obscurité.La mèche était attachée ît un paquet de quatorze cartouches de dynamite.11 a jeté le tout dans le lac.Il a ajouté que la dynamite ne pouvait avoir été jeté3 là que par un passager de l’express de Chicago qui venait de passer.Gerald Mays, gardien de nuit de l’édifice où l’Association of Bridge and Structural Iron AVorkers, avait ses quartiers généraux, a déclaré que, dix jours avant l’arrivée de McNamara, celui-ci a fait transporter plusieurs boîtes de son bureau à une voûte du sous-sol.P.A.Cooley, de la Nouvelle Orléans, qui subit actuellement son procès, au rait eu une conversation avec MeNama-ra après l’explosion du “Times’’ de Los Angeles.-4- Le désastre de Streetsville L’ENQUETE DU CORONER AURA LIEU AUJOURD’HUI.—LES HONNEURS MILITAIRES POUR LES DEUX VICTIMES DE L’ACCIDENT.— UN MESSAGE DE M.BORDEN.Toronto, 29.— Le coroner Johnson tiendra une enquête minutieuse sur le tamponnement de Streetsville.Le coroner Snitton, de cet endroit, l’assistera.Le colonel sir H.Pellatt a reçu un télégramme do sympathie de Son Altesse Royale le duc de Connaught.On a appris aujourd’hui, de façon certaine que les deux hommes tués étaient March Murdock, âgé de 24 ans, de la compagnie A du 48ème Highlanders, et John Ba.nnatyne, âgé de 20 ans, de la compagnie A, du 48me Highlanders, lui aussi.Le colonel Robertson a décidé que les deux soldats auront des funérailles militaires.Le deuil sera conduit par le capitaine Crawford Brown.Le ministre de la milice a envoyé des messages de sympathie au 48me Highlanders et au Queen’s Own Rifles.Toronto, 29.— Les blessés semblent tous se rétablir, à l’hôpital Western, Le premier ministre Borden a envoyé le message suivant: ; “Mes collègues et moi avons appris avec un profond regret l’accident malheureux d’hier.Veuillez exprimer aux familles atteintes nos sympathies.“Nous espérons aussi que.les blessés auront un prompt rétablissement.(Signé) R.L .BORDEN.” LE MAIRE HOCKEN Toronto.28.— Le maire Hocken a failli perdre la vie en s».i portant au se cours des blessés de l’accident de Streetsville.Un tramway a frappé son taiiicab, à l’angle des rues Bloor et Eu-clide.La voiture fut briséte et le maire Hocken reçut, des contusions.Il devra garder le lit quelques jours.-+- Nécessaires pour la toilette Manicures, Brosses, Miroirs avec monture en ébène et autres bois précieux.Nécessaires de voyage, etc.Assortiment considérable.Très spécial pour cetlje semaine.Brosses à tête, monture en ébène, valeur, $1.00 et $1.25, pour 49 et 50 cents.Pharmacie Lecours et Lanctôt, coin Saint Denis et Sainte-Catherine.-f- L’élection des Deux-Montagnes L’ELECTION DE M.CALIXTE ETH 1ER EST MAINTENUE PAR LA COUR SUPREME.Ottawa, 29.— La Cour Suprême du Canada a rejeté l’appel de A, Fauteux, candidat conservateur dans Deux-Montagnes le 21 septembre dernier, contre M.Calixte Etnier, député libéral de ce comté.Les juges Edington et Dutt étaient dissidents.Comme on le sait, M.Ethier fut déclaré élu par acclamation par l’officier rapporteur à cause de -.’•ertaines irrégularités dans le bulletin de présentation dç M.Fauteux.Ce dernier porta la cause devant la (jour Supérieure laquelle rendit jugement contre lui d’où l’appel à la Cour Suprême.Malgré la décision de la Cour Suprême le fils de l’ancien président serait exécuté.— On espère rétablir l’ordre au Mexique.Mexico, 30.— La rumeur que le général Felix Diaz el ses compagnon?seraient exécutés à Vera Cruz d’après l’arrêt de la cour martiale, malgré l’ordre de la Cour Suprême circule dans la capitale aujourd’hui.Le colonel Ordaz, principal lieutenant de la révolution du général Diaz, qui s’était éehappé à l’aide de la confusion qui régna le jour du combat, a été capturé la nuit dernière h dix milles de Aera-Uruz.La petite force de rebelles qui l’avait suivi dans lu montagne est toujours en liberté.Avec la capture d’Ordaz le gouvernement exprime l'assurance que la révolution Diaz a pris fin, mais les nouvelles reçues de différentes par-lies du pays font croire qu’il se passera encore bien du temps avant que l'ordre soil entièrement rétabli au Mexique.Tuxham et Oquluana sont les rentres de la révolution le long des côtes entre Vera-Cruz et Tampico, où des officiers subalternes ,1e l’armée régulière ont levé l'étendard de la.révolte.Un navire de guerre va partir de Yera-t’ruz pour Tuxham et, coopérer à une expédition par terre' Dans l’Etat de Galisco il y a une recrudescence d’activité chez les rebelles, selon un rapport officiel du gouverneur qui énumère avec force détails les opérations des révoltés dans un grand nombre de villes.L’Etat de Nishboacan est toujours un champ fertile pour développer la révolution; une bande de rebelles opère près de Morelia la capitale.La partie Sud de l’Etat de Mexico est pratiquement sous la domination des Zapatistes.Le général Orozco, est maintenant avec des forces assez faibles, sur le “ranch” San Domingo dans la partie nord de l’Etat de Colmila.Cheche ( anipos fait des démonstrations dans les environs de Torreon, une station de chemin de fer a été brûlée dans cette région et les rails de la voie ont été arrachés sur la Mexican Centra], ce qui occasionne une immobilisation des trains au nord de Seacateeas.Deux autres gares, sur la ligue de Guadalajara ont été saccagées.Dans l'Etal de Morelos l’activité des Zapatistes est légèrement compliquée par la révolte d’une petite garnison des troupes du gouvernement à Yantepee et l’Etat de Tloseala présente une nouvelle phase, un conflit s’étant élevé entre Rtirroles et Réguliers au sujet de la validité de l’élection du gouverneur, La révolte dans le, Yucatan exigera une campagne très énergique-4- Il ne perd pas de temps Me LAURENDEAU ETAIT A SON POSTE HIER ET REPRESENTAIT LA VILLE, COMME CONSEIL, DE VANT LA COMMISSION DES CHE MINS DE FER.Me C.Laurendeau, qui, de juge de la Cour Supérieure, est devenu avocat en chef de la Ville, représentait •celle-ci comme conseil, hier, devant la Commission des Chemins de Fer, présidée par M.H.L.Drayton, qui fut avocat en chef de la ville de Toronto.Me R.Damphousse plaidait pour la ville.L’audition de la requête de.la “Canadian Northern Montreal Terminal Tunnel Company” a été renvoyée aux 4 et 5 novembre, ainsi qu’une re,quête de M.S.Shnughnessy.qui demande l’autorisation de poursuivre la Arille, à • au^e du retard qu’elle met à ia construction du tunnel de l'avenue du Parc.Le “Canadian Northern Railway” demande l’autorisation de traverser les rues Saint Antoine, Saint-Jacques, Notre-Dame, Saint Maurice, William, Ottawa, Saint-Paul, Wellington, Nazareth.Duke et Brennan, par des viaducs.I! veut aussi changer les niveaux des rues Latour et Lagauchetière, et fermer une partie des rues Latour et Sainte Monique.Ces requêtes ont été renvoyées à plus tard.-4.- ACCIDENT SUR LES QUAIS Henri Hiléguy, âgé de 21 ans, chauffeur sur une des barges du gouvernement.a été victime d'tin grave accident, hier matin, vers onze heurjes, au quai de la Compagnie Elder Dempster.Hiléguy était occupé au déchargement de la bargt*, quand une poutre en fer vint 1)6 frapper en arrière de la tête, le projetant inconscient sur le pont de la barge.Des centaines de gens rendent temo-gnage des merveilleux pouvoirs curatifs de la fameuse médecine fruitale ‘ ' Fruit-a-tives".La lettre de M.Sterling, cour tier d’immeubles de l'Ontario Ouest enseignera à tous ceux qui souffrent d'indigestion, de dyspepsie ou d’autres maux d'estomac, le moyen d ’obtenir une guérison certaine et rapide.Glencoe, Ont.15 août 1911.“Fruit-a tives'’ m’a tant soulagé quand j'ai souffert de dyspepsie que je veux vous dirte scs excellents résultats.•’Quoique j’aie enduré autrefois des souffrances d'agonie par suite de ia dyspepsie, je suis maintenant en excellente santé.“Fruit-a-tives” m'a don né ((e que je demandais.“N.C.STIRLING.” ‘• Fruit-a tives” guér.ra toute trace d'indigestion, de dyspepsie, de maux à 1 estomac, de douleurs après les repas, le bile et de constipation.“Fruit-a-tives” est ',• seul remède fait de jus de fruits et de bons toniques.50 centins la boîte, 6 pour $2.50 j échantillon, 25 contins.Chez tous le3 marchands, ou •eu écrivant à “Fruit-a tives''.Limited.Ottawa.Supplique touchante d’un légionnaire français HABERTUR, DEVENU AVEUGLE TN COMBATTANT HEROÏQUEMENT POUR LA FRANCE A MOUL EL BACHA, MAROC, DEMANDE QU'ON LUI DONNE DE QUOI VIVRE.Chambéry, 29.— Deux médailles coloniales et In croix do la Légion d’honneur étoilaient la poitrine de l’aveugle qui se présentait ces jours derniers au bureau militaire de la préfecture de la Savoie.Le malheureux venait demander un secours afin de vivre, en atton-dant de toucher la modeste pension qui lui est servie.Cet homme, e’était le légionnaire Habertur, le héros de Moul-el-Barha! Il était venu dans notre ville accompagné de sa femme qui guidait ses | as.Le couple désire, eu effet fixer à Chambéry, car Mme Habertur veut prendre part à un examen qui doit avoir lieu cos jours-ci, pour l'entrée à l'école d’accouchement des Deux-Savoies.Sans amertumes, ils exposèrent leur détresse.Le légionnaire conta son bis toire.C’est le 12 juillet 1910, au combat de Moul el-Baeha, que le soldat Habertur, du 1er régiment étranger, fut blessé.11 venait, do voir tomber près de lui un de ses camarades; il se précipita pour lui porter secours, mais à co moment une balle ennemie lui crevait les deux yeux tandis qu’une autre lui brisait une jambe.On transporta Habertur à l’hôpital où il resta de longs jours entre la vie et la mort.Enfin il guérit, mais ,hélas! il ne recouvra pas la vue.En récompense de se-s actions d'éclat, Habertur fut décoré de la Légion d’honneur par le colonel Girardot.Le brave soldat a.reçu un modeste viaduc avec la promesse qu'on s’occu|>e-rait de sa situation.Le héros du Maroc gravement blessé en combattant pour la France, ne peut plus travailler.—-—f- Roosevelt à New York N'ew-York, 30.La demande do pla-ce« pour il’assemblée du Madison Square Garden, demain ••oiv, est, cnor me.Roosevelt y parlera pendant quelque temps.La salle peut contenir dix mille spectateurs.Le comité général a dis tribue des billots aux comités de dis-t riot.Ceux-ci doivent les vendre au profit, de la caisse électorale.(In a payé,aujourd’hui, jusqu’à, 8100 rieur une loge.New-York.39.ï.p colonel Roosevelt parlera à Madison Square Gar den, deux fois, cotte semaine.L'immense amphithéâtre étant libre, vendredi soir, les organisateurs progressistes l'ont retenu.Roosevelt parlera donc demain soir et vendredi soir.Les Orangistes s’agitent ILS SE REUNISSENT A BROCKVIL LE ET DISCUTENT LA QUESTION DES ECOLES BILINGUES.Ottawa, 29.— A une réunion de douze chefs orangistes tenue à Brockvill.c, vendredi dernier, on a discuté le règlement du département d’éducation (l’Ontario concernant les écoles biüugues.Quelques représentants d’Ottawa sont, de retour.Le comité législatif de la grande loge d'Orange de l’Est et de l’Ouest d’Ontario comprend quatorze membres et représente plusieurs milliers d'orangistes.FvuiUehn Devoir Un Obstacle par MAN DE LA BR’ETE Reproduction autorisée par les journaux ayant un traité avec la Société des Gens de Lettres 10 (Suite) Tu exagères !.*F.t si.je continue S critiquer le choix rie Pierre, je ne vois pas jusqu'ici péril en b, demeure.C'est également l’avis"’de VI.rie Pté-vérant rrie j'ai rencontré hier.Tu pars déjà ?Bonsoir, chère ! Si ie'ne te revois pas dans la.semaine, nous nous retrouverons lundi au congrès.V Le congrès se réunit dans une salle le l’hôtel des Sociétés savantes.Le jureau «e composai: de féministes Connues et la pvésidrnte de 1 assemblée, Mme \ erdyer, était douée d’à propos, l'esprit et de fermeté.Au début de U première séance, elle fit sentir (Qu'elle présiderait avec autorité et saurait imposer silence aux auditeurs venus pauc àca ou srotoater.des grandes revendications ; trois discours furent prononcés et très applaudis.Cependant Mlle de Près si at était frnpptv de la faiblesse des arguments, surtout de la disposition à s écarter de la substance même du sujet pour faire du sentiment- Ensuite, elle jugeait imprudent de réclamer des droits généraux av ant d’acquérir un savoir suffisant pour être à la hauteur des devoirs que ees droits imposeraient.—C'est creux ! lui dit tout bas Mlle Gilommo.J ai envie de me lever et d'improviser.—Oui.Toincttr.parle ! Essaie de faire comprendre que nous ne sommes pas mûres pour l’application complète du programme.On commença par iire un long rap- -port sur les résultats obtenus en f,x- ; Veur de la réforme, puis des questions! d’intérêt immédiat furent discutées in-1 Mlle Giletnmc obtint ]a parole et fit tolligcmmont.V l'unanimité, on dé-1 observer que les femmes, mal armées rida d’envoyer an gouvernement un» pour entrer dans les grandes affaires pétition pour obtenir la radiation des publiques, devaient e'abord se dépelop-articles du rode 'lii.ne permettant pas | per par une forte culture afin d avoir à la femme mariée de gérer sn fortune.! des idées générales.In tiennent perpétue)lemrnf en tutelle.La matinée se passa au milieu de discussion calmes et de motions qui ne soulevèrent aucune objection sérieuse.—Voilà de bonne besogne ! dit Andrée à sa cousine en sortant.Oui.et à force de laisser tomber la goutte d'eau sur le même endroit, elle creusera son trou.Si nous continuons à procéder raisonnablement, par petites étapes, nous arriverons ! Oan» la journée, on aborda le sujet —Le bon sens suffit, interrompit une voix.Tl est reconnu que les hommes, actuellement, se spécialisent trop pour avoir des idées générales.—Il est reconnu aussi que c'est un malheur.Mais nous y fions pas,'.D autant que les hommes ont plus que nous la faculté de les avoir, ces idées générales !.Allons donc ! Allez-vous dire qu'ils nous sont supérieurs ?—Sans aller iusaue-là, je put* recon- naître les tandnnees qui leur sont pro- I pres.—Nous avons, nous, une grande puis- ; sance d’assimilation, ('’est suffisant ! —Je ne le crois pas.L’assimilation ne remplace pas le savoir, et la science innée n’existe pas.Le bon sens, dont on parlait à l’instant, veut que l'on possède bien son sujet pour en bien parler.Un-e vague teinture de question?’te suffit, pas.car en face d'hommes doués a,nss: de bon sens et de facultés assimilatrices, mais, à l’encontre de nmi?, foncièrement insruits.nous serons nécessairement inférieures.Or, plus la réforme que nous demandons est difficile à imposer, plus nous devons monter à la hauteur de notre tâche.de vot" donc pour que nous restions jusqu'à nouvel ordre sur le terrain des revendi cations relativement modestes, et que, pour les autres, nous attendions qu'un nombre plus considerable de fenmics •développées el instruites soient eapn blés de mettre efficacement la main dans les affaires générales.Ce sera l'oeuvre de plusieurs générntl na.Fn murmure nceuciUil -r cen ''listons.La plupart des femmes qui s’contaient se croyaient une intelligence suffisante pour ngir sans tarder et mar cher de p.itr avec les hotnm E'ic* ne nia’ent pus la nécessité de (•’•nstnrre.mais se “fuis’nt facilement jugées itirtrtiites en possédant le simples notions.'' Le discours de Mlle Gilemnie blessait les amours-propres; vingt voix s éle- vèrent pour parler des hommes incapables ou ingnorants auxquels sont con fiées des fonctions publiques.Antoinette attendait de pied ferme un argument qui.au nom du bon sens, n'en est pus un.—Je suis, dit-elle, capable de critiquer tous les défauts d’un mauvais dessin cl fort empêchée de tenir un crayon.Constater l’incapacité ou la stupidité de certains ouvriers un prouve pas que | nous connaîtrons le métier, et que nous | deviendrons spontanément habiles ou-iiriers ou femmes de génie.Celte réplique, en étonnant, amena I un grand silence, puis, excitant les pan ; nions, transforma le débat en récriminations.On ne discutait plus sur le principe, sur l’idée, niais sur des impressions personnelles appuyées sur ce fait que l’homme, égoïste, brutal, et fût il imbécile.attire à lui, pur une exagération de ses droits prétendus, tous les avantages de la vie.L’iie féministe déclara d’un ton qui kohs entendait l’impossibilité de lu contredire: -S’ils nous font tant d’opposition, c’e?: qu’ils sont jaloux de nous! Antoinette se leva vivement.Pourquoi, jaloux * Sur quoi, jusqu’ici, Rvoiis-nous prouvé notre supério rité, ou plutôt notre égalité?A re mot d'égalité, qui émettait un doute, le tumulte fut mlescriptible.Toi-nette fut traitée d'imbécile; des invectives, partant de tous les come de la sal- le, couvraient sa voix, lorsque, tenant tête à l’orage, elle essayait de parler.Mais résolue à dire sa jsensée entière, elle attendit, pour continuer que le calme eût été obtenu par la présidente.—Je demande qu'on n’interrompe plus, dit Mme Verdyer dans une accalmie; la parole est à Mlle G Homme, luisez la user de son droit, vous parlerez après.- Je répète, reprit.Toi nette, que nous n’avons encore affirmé notre supério rite en rien: ni dans les arts, ni dans ies sciemes, ni dans les carrières libérales.Alors sur quoi se baserait la jalousie dont on a parlé?Existe-t-elle dans la dispute vulgaire du morceau de pain?Peut être quelquefois; mais, autrement, rien ne la motive, et je, demande précisément que nous suscitions on devenant, en grand nombre, des instruites et des développées.Après quoi, sûres du succès, nous lutterons pour les grandes revend • cations.Pne ora.lrice passionnée combattit Antoinette en affirmant, comme on l’avait déjà fait, que le jugement et l’assimilation sont des armes assez fortes pour toucher à tout; ce discours, qui mettait en pièces le jugement dont on parla t.mais appliquait un baume -ur les amours propres irrités fit voter à Une énorme majorité les rendications immédiates du vote, de l'éligibilité, de l’entrés dans les grandes Ecole* — à part les Ecoles mil tnires — et de l’accès à toutes les carrières.U pacifique CANADIEN Changement d’Horaire MAINTENANT EN VIGUEUR Indicateurs sur demande TORONTO *9.‘0ô a.m.et *10.00 p.m.Tour la gare Union Wagon-salon au train du jour Ml.15 r- ni., pour la çare de la rue Touffe WAGONS A OOMPAET1MENTS ET WAGONS-LITS ECLAIRES A L'ELECTRICITE QUEBEC ?9.00 a.m., *1.30 p.m.*5.00 p.m., *11.30 p.m TRAIN DE LUXE A 5.00 P.M.Wagons-buffets «t wagons-lit» OTTAWA t".50 a.m.J8.40 a.m., 19.13 p.m., *10.19 A IL 4 1 OU p.m.87.43 p.m., *9.ôll p.m., *10.30 p.nL WAGONS-SALONS OBSERVATOIRES Wa&oii-lit au train de 9.50 p.m *Toub l«*b jours.fTous les jours excepté If dimanche.§ Le dimanche seulement.DES TRAINS SPECIAUX POUR EMPRESS partiront de la gare d-’ la rue Windsor à 3.3® j>.m.jeudi, le 91 octobre et h 9.45 n.m.f vendredi, le 1er novembre, faisant raccorda* ment avec le S.M.R.Kmpress of Ireland, qui pari de Québec vendredi, le 1er novembre 191 J.Les trains se rendent directement aux aboids du paquebot.LUREAUX DES BILLETS 1411 43 rue St Jacques.Téléphone Main 3125, ou aux xures Viser ou de Ta gare Windsor MONTREAL-TORONTO ET OUEST 9.00 h.in., 9.40 a.m.7.80 p.m., 10.30 p.m.Wagons-buffet, salon et bibliothèque sur les trains du jour.Wagons lits Pullman, éclairés k l'électricité, sur les trains de nuit, LA SEULE ROUTE A VOIE DOUBLE L ’INTERNATIONAL LIMITED" Le convoi le plus beau et le plus rapid®f du 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détachable.Le patron 5,042 est taillé en grandeurs dit; 32 à 42 pouces mesure de buste.La tailla f moyenne exige 2 verges 12 do tissu de 3(J pouces.On peut obtenir ce patron en envoyant Kfj cents au bureau de ce journal.Les 1* ctrices du "Devoir" peuvent obtenitj ces patrons aux conditions suivantes: Envovez re coupon après que vous l'auraf/ rempli, au RAYON DES PATRONS.Aül "DEVOIR", avec 10 cent.i, soit en timbre» ou en argent et le patron ci dessus vous serai envqvé quelques jours après.COUPON Département de» Patron» au "D*.»o!r’r.Ecrive» lisiblement.PATRON No.5,942 Nom.I R”.»«• •• .Ville.Mesure du buste.De taille.Quand vous désire» un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionnez jamais la mesure; mentionne» l’âg# seulement.Ce Journal est Imprimé, au No 71», rue Saint-J orques, a Montréal, paj “La Pnhlicilé” f à responsabilité Limitée î .TT-nri T’ .ijvprtp^.g.^nant.t'es dernières revendications rentraient dans le ca-rire du groupe de Mlléi de l’ressiat et d'Antoinette, d'autant que s'il leur eût fait droit, les conséquences seraient le chemin naturel pour réaliser les idées que Toinette venaifll de soutenir avec énergie.Andrée assistait très silencieusement; aux discussions ; ses propres vuesi avaient été exposées par sa.cousine en langage qui lui paraissait celui de la sagesse.Flip constatait avec regret que, sauf sur des spécialités et dea po nts de détail, les différentes oratrices avaient émis des opinions, non des raisons.Elle se rappelait un mot da M.U a nota ti x qui.interprété d’une eer-lame façon, l'avait à bon droit profondément choquée: “La femme est toujours un peu peuple.” Elle le comprenait alors différemment.Ce mot s gnifiait-il donc que comme le* foules, la femme, lorsque ses désir* sont en jeu, agit, parle, sous l’empiré de la passion ou séduite par un intérêt direct sans apercevoir les obstacle», la répercussion d'un tait, les conséquent ••es d'une mesure?Sans même soupçon*! ner des lois secrètes qui échappent i|l son esprit peu philosophique?(A suivre) } ?*« 4V 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 30 OCTOBRE 1912 VOL.III.— No.257.TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Karrison, 10-12 rue Notre-Dame Est, .de Meslà, Gérant.Aujourd'hui maximum.59 Meme date l'an dernier.40 Aujourd’hui minimum .45 Même date l’an dernier .28 - BABOMETEE - R heures matin.29.70 11 heures matin.29.77 Midi.29.80 DEMAIN Beau et un peu plus froid Toronto, 30.— La tem]>ête qui a sévi hier h l’ouest du lae Supérieur se dirige vers Cjuébec mais avec une forer beaucoup moindre.On a prc.squo un temps d’hiver dans fes provinces de l’Ouest Provinces Maritimes.— Vents frais de l’ouest et du sud-ouest.Demain, plus frais.Gelées locales.Ottawa.— Vents frais de l’ouest, assez froid demain.L’ELECTION PARTIELLE DANS H0CHELA6A Elle aura lieu le 19 novembre prochain.— M.Coderre a prête serment hier comme secrétaire d’Etat et a ensuite dîné avec le Premier-ministre.— Une déclaration intéressante du nouveau ministre.— M.Borden prendra part à la campagne Pour une piastre I Pour üne piastre vous recevrez le “Devoir” tous les jours, du commencement de la session provinciale à la fin de la session fédérale.Vous serez tenus au courant, par un journal indépendant des clans et des partis, de tout ce qui se passera sur a scène et dans les coulisses des deux parlements.Profitez de cette occasion et faites-en profiter vos amis.CE QUE FERA L’OPPOSITION.- CAUCUS LIBERAL.-SUR QUEL TERRAIN SE FERA LA LUTTE.?La lettre de M.Lavergne au ministre des Postes (39e notre correspondant) Quebec, 30.La leltre de M.Lu-vergne à M.L.-P.Pelletier crée à Québec une impression extrêmement favorable au lieutenant nationaliste Le geste de M, Lavergne est hautement approuvé par ceux qui ont assez d’indépendance pour voir dans un problème aussi important que, celui de la question navale autre chose qu’une question de bleus ou de rouges.Il est le sujet de la conversation partout et il ne s’en rencontre pas un sur cent qui ne soit satisfait de ce témoignage de sincérité et d’indépendance.A en juger par l’intérêt que la question soulève, l’assemblée de M.Lavergne vendredi sera sûrement un événement peu ordinaire.Que.le ministre y soit ou non, M.Lavergne tiendra son assemblée.M.Lavergne n’a pas reçu de réponse du ministre, mais celui-ci n’a pas encore retardé, car l’invitation n’a été envoyée qu’hier.Mgr l’Archevêque Mgr.l’Archevêque est attendu à Montréal la semaine prochaine.l’échevin Tétreau L'échevin Tétreau a remis sa démission entre les mains du maire, ce matin.Le conseil sera prié de l’accepter à sa séance de.lundi prochain.L’affaire Gingrat La cause d’Albert Gingras qui agissait aux dernières élections, en qualité d’officiel'-rapporteur, dans la division do Maisonneuve, commencée hier, s’est continuée cette avant-midi, devant M.le juge ’Bazin.Mires Parizeault et Laflamme occupent pour le gouvernement fédéral qui accuse Gingras de lui avoir soustrait.$200 sous de fausses représentations.M.Fraser, contrôleur-général du Canada, fut le seul témoin entendu.C’est lui qui fil la plainte contre Gin-gras EN GARDE On nous écrit de Sherbrooke que quelques vendeurs de journaux, profitant de la vogue du “Devoir”, le vendent à deux sous.On est même allé jusqu’à vendre à ce prix de vieux numéros.Nous mettons nos lecteurs en garde contre ce truc et nous prions nos dépositaires de surveiller les petits vendeurs.ALLEZ CHEZ de Tonnancour 61 NOTRE-DAME EST pour votre habillement ou pardessus d’automne, satisfaction garantie.Ottawa, 30.On a émis aujourd’hui les brefs de l'élection partielle d'Ho chelaga, nécessitée par l'entrée dans le cabinet Borden de M.Louis Coderre, ('.IL, secrétaire d’Etat et ministre du département des mines.La mise en nomination aura heu mar di, le 12 novembre, et ! ’élection une semaine plus tard.M.G.D.Sévigny,j de II Place Guay, remplira les fonc-' tioas d’officier rapporteur.Peu après que M.Louis Coderre fut assermenté par Son Altesse Koyalo le gouverneur-général, il se rendit à son bureau où les hauts fonctionnaires lui souhaitèrent la bienvenue.M.CodcrVe déjeuna ensuite avec M.Borden et sea collègues.M.Coderre recueille un portefeuille qui a été détenu .par un grand nombre de Canadiens distingués; parmi ceux-ci se trouvoùt sir Adolphe Chapleau, dans le gouvernement air John Macdonald.M.Coderre a été assermenté aussi comme conseiller privé hier après-midi, et le grand sceau du Canada lui a été remis par .Son Altesse Boy al o le gouverneur général.Demain, M.Rogers sera installé au ministère des Travaux Publie,s, tandis que le docteur Roche déménagera dans l’édifice Langevin, au ministère do l’Intérieur.ABEIVEE A MONTREAL M.Louis Coderre, le nouveau secrétaire d’Etat, est arrivé à Montréal hier soir, par la gare Bouaventure, où quelques amis l’attendaient.M.Coderre «l'hnnoncé que M.Borden viendrait prononcer un discours dans le district d’Hochelaga, et la campagne sa fera d’après le programme politique in cliqué dans le discours du premier ministre.Parmi eeux qui se trouvaient à la gare Bonaventure ,notons: sir Rodolphe Forget, le docteur Paquette, D.O.Los-pérance, S.Lavallée, tous députés; L.T, Maréchal, président du Club Libéral-Conservateur, John Boyd, président du Sir John A.Macdonald Club, Alfred Barottn, député; Papineau-Mathieu,Paul Lacoste, J.E.Brodeur, J.A.Major.-—Est-ce que le premier ministre ou vous-même ferez une déclaration quelconque au sujet de la politique navale! a-t on demandé au nouveau ministre.—L’hon.M.Borden prononcera un discours dans la circonscription et la lutte sera faite d’après le programme indiqué par lui, a répondu M.Coderre.Je puis ajoutai- que la nouvelle apportée par le premier ministre donnera satis-factkra à nos amis d’ici, et de fait à tous les hommes â esprit large du pays.Le secrétaire d’Etat a déclaré aussi que la date du discours du premier ministre sera fixée aujourd’hui.CAUCUS LIBERAL M.George H.Graham, premier lieutenant de Sir Wilfrid Laurier, (est à Montréal aujourd’hui.Il assistera au caucus libéral qui se réunit cntqe midi et deux heures ici.MM.Rodolphe Lemieux!, Raoul Daodurand, Sévérin Letourneau, Arthur Ecrément et très pro- bablement MM.G.W.«Stephens, J.A.Rivet H Rutherford qu’on mentionne comme '-andidats possibles en seront.Il est beaucoup question aussi de l'organisateur libéral M.Sévérin Létourneau.Cependant, ce dernier a déclaré, ce matin, à notre représentant qu’d ne songeait pas le moins du monde à abandonner son mandat provincial.Un libéral ordinairement très renseigné nous a dit, chose vraiment incroyable, qu'il n'était pas impossible qu’on exerce une pression sur M.Jérémie Pé-carie, pour le faire se présenter contre M.Coderre.M.Jérémie Décarie a été longtemps député d’Hochelaga h la législature provinciale.Voudra-t il tenter l'aléa d’une élection fédérale ?LE CHOIX DE M.CODERRE On dit que le choix de M.Coderqe est dû à J 'intervention de quelques députés de Québec qui ne voulaient pas d’autre “outsider” que M.Casgmn.Du moment que lie refus de M.Casgrain a été considéré comme définitif, les députés sont intervenus pour exiger que le suc-qessour de M, Monk fût choisi parmi eux.Et M.Borden a cédé dans l’espérance de s’attirer le v ote des députés de Québec sur la question navale.Le “Free Press” d’Ottawa” racou-te que M.Borden avait décidé de pren dre M.Maréchal et de nommjer M.Coderre juge lorsque lundi le Dr Paquet arriva à Ottawa et menaça M.Borden de démissionner comme whip si le successeur de M.Monk n’était pas choisi parmi les députés.LE MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS L’“Evening Journal” d’Ottawapré-tend que M.Bordiea a offert le portïï feuille des Travaux Publics à M.Pelletier qui l’aurait refusé parce qu’il a quelques projets importants concernant le service des posées à soumettre aux chambres à la prochaine session.M.Pelletier succède à M.Monk au bureau du trésor.LE TERRAIN DE LA LUTTE Y aura-t-il lutte et sur quel terrain duns Hochelaga?Les libéraux pqendront une décision aujourd’hui.Plusieurs candidats sont mentionnés.Nous donnerons leurs noms plus tard.S'il y a lutte, sur quel terrain se fera-t-elle?Le ton des organes officiels ce matin indique que les deux partis ne s’entendront pas.Tandis que la “Gazette” affirme que l’élection se fera sur la question de la réciprocité, paroe que les libéraux n’ont pas voulu accepter le verdict du 21 septembre comme définitif, le “Canada” prétend que la lutte d,e.vra se faire sur la question navale.Sir Wilfrid Laurier qui a parlé hier au banquet MeCrpa, à Sherbrooke, a déclaré qu’il n’abandonnera jamais sa politique navale.Il semble décidé que la position de solliciteur général ira à M.Boyer d’Al-goms.On dit aussi que la succession de M.le juge Laurendeau restera vacante jusqu’après l’élection d’Hochelaga.Elles se retrouvent après vingt ans de séparation Après vincft ans de séparation, Mme Marcotte, 141 rue Ontario, a retrouvé sa mère, Mme S.White, de Brant Rook, Mass.La fide ne parle que fran çais et la mère que l’anglais : elles ont (Ki se servir d’un interprète pour se comprendre.Tout e jeune mfan l.M me M arco 11 e avait été placée dans un couvent près de Boston.Une famille du nom de Morse l’amena en cette ville où elle demeura jusqu’à l’â'ge de Kl ans dans un orphelinat.Ce n’os't qu’à la mort d’une des filles Morse que Mine Mar coite sut que sa famille venait de Boston.La publication de sa photographie dans un journal rte Boffton permit à.sa mère de la reconnaître.Chute mortelle d’un aviateur Un aviateur de l'armée bavaroise fait une chute de 200 pieds.(Service particulier) Munich, Bavière, 30- —Un aviateur de l'armée bavaroise, le lieutenant Moritz Hamburger, s’est tué, ce matin, dans le champ d’aviation de Obermésenfeld.Le lieutenant.Hamburger incorporé récemment dans l’armée aérienne,faisait une envolée autour de l’aérodrome dans son biplan quand il tomba soudainement d’une hauteur de 200 pieds.La machine fut réduite en ni-guilettes et l’aviateur tué net.On ignore la cause de l’accident.Mort subite d’un député américain (Service particulier) Ponhkeepsio, N.Y., 30.Richard E.Connell, représentant au congrès, et candidat aux prochaines élections,a été trouvé mort dans son lit à sa maison, ce matin.Feu G.B.Brunelle La mort vient de frapper un des principaux marchands de nouveautés des Trois-Rivières, M.Gustave Beau, port -Brunelle.Le défunt, né à Champlain, en 1870 était à la tète d’une maison de commerce importante et jouissait de l'estime de tous ses concitoyens.M.Brunelle laisse pour pleurer sa mort trois frères ; Louis, Philippe, Edouard et une soeur, Mme J.-L.Durand, des Trois-Rivières, Les funérailles auront lieu demain, à 0 heures et quart à la cathédrale.Nos sympathies Une course internationale de ballons LES PRINCIPALES NATIONS Y PRENNENT PART.— LA FRANCE A TROIS REPRESENTANTS.Berlin, 29.—- Tous les ballons participant ù la course internationale, pour la coupe Gordon Bennett, qui sont partis hier, dimanche, de Stuttgart, sont onco re eu course cet après-midi.D'après des dépêches reçues de divers points, ils «c dirigeaient généra'lemeut vers l’Est après avoir pointé sur Je nord pendant la nuit.Ils étaient h peu près il la latitude de Berlin.Dans la course, la Franco est représentée pur trois ballons.La “Picardie”, pilote, M.Bienaimê; “ I’’lie de-France”, pilotée, M.Alfred Leblanc et le “Bearn”, pi lotie, M.G.Blanc bet.L» Belgique par deux ballons: Le 11 Belgiea 11 'pilote, M.de Muy-rler et le ’’Minolqelors’pilote M.F.Gérard.La Suisse, par tro;s: “L’Asurea”, piloté M R.O.Mueller, le “ Zurich’’, .pilote M.Victor de Beauclair et 1'“ Helvetia ”, dont le pilote est le lieutenant Borg.La prison de Bordeaux Dans une quinzaine de jours les prisonniers quitteront la vieille prison pour la nouvelle.Victimes de leur héroïsme Cinq religieuses onl perde ’ g matin au cours d’un incendie qui a détruit l orphuihai .C’est en voulant sauver les enlants confiées à leurs soins que les héroïques femmes ont été brûlées.DETAILS DE L’INCENDIE (Service particulier) San Antonio, 20.— Cinq nœurs de charité ont sacrifié leur vio en s’efforçant do sauver 100 enfants dans un inoendie qui a détruit do bonne heure ce matin l’orphelinat Saint-Jean.File réussirent à sauver tous les enfants, excepté deux, avant qu’elles soient cernées par les flammes.Une autre sœur a été si cnudlement brûlée qu’on pense qu’elle ne pourra pas survivre à ses blessures.Deux autres soeurs ont pu être sauvées.PLUS TARD San Antonio, Tex., 30.— l.a stem-Monique Montez s’est tuée en sautant d’une fenêtre tandis que la mère Francis I’awtciur et les sœufs Pierre Clnver, Stievin, et l^aeada Nolan furent in capables de sortir de l’immeuble incendié et périrent Hans les flammes.La sœur Mar.e Kostia, est morte cet après-midi oc qui porte le nombre des sœurs qui ont péri dans l’incendie à 6.Jugements en Cour d’Appel fies jugemraft suivants seront rendus en Oour d’Appel, à 10 hrs 30 demain matin : Mol sons Bank vs K lock ( deux pauses.Turgeon vs St-U'harles, Fan.Northern Ky Oo vs Johnson; Bernard vs Pelissier, Jeannette vs Jeannotte, Swan vs E.T.Bank, Montreal St Ry Go vs Feiglenran.MacDonald vs Can.P.R., Lord vs Bergeron, G.T.Ry vs Parent, Lcbel vs Braden, Vine-b«rg vs Jones, Mt St Ry Go vs Findley, Butler vs Mechanical Equipment, Wilkes vs Matthews, City of West-mount.vs Hktks, !.angle is vs Turgeon; Laurier vs Nelson, Black vs Carson, Mt St Ry Co vs Conantf Le Roi vs Michael son ( Motion) .Becker est con- f I ! damné à mort j (Service particulier) New-York, 30.— Charles Becker, lieutenant de police, trouvé coupable d’avoir ordonné le meurtre du gambler Herman Rosenthal, a été condamné à la péine capitale ce matin.Becker mourra snr la chaise électrique, en la prison de Sing-Sing, le 9 décembre.Avant que la sentence ne soit prononcée, l’avocat de Becker a demandé, suivant l’usage, que le verdict soit mis de côté, le juge Cliff a refusé.Becker en entendant le jugement s’est fermé les yeux et s’est mordu les lèvres.GRANDE RATAILLE ENTRE TURCS ET DULRARES Elle est commencée depuis ce matin sur la rivière Erkene, —Les Turcs occupent une forte position au dire de Nazim Pasha.—Verria se rend aux Grecs sans coup férir.— Les notables de la région font leur soumission à l’envahisseur.Bagarre sérieuse entre grévistes et la police A Little Falls, N.Y., un policeman reçoit un coup de couteau et un au« tre est frappé d’une balle LES DEBRIS DE L’ARMEE TURQUE DU NOVIBAZAR SE REFUGIENT SUR LE TERRITOIRE AUTRICHIEN.Le carat métrique pour la pesée des diamants New-York, 29.—1 Cinquante des principaux joailliers des Etats-Unis ont adopté, aujourd’hui, le carat métrique pour la pesée des diamants.Ce carat vaut 200 milligrammes, alors que l’ancien valait 205.3 milligrammes.Le changement sera en vigueur à partir du 1er juillet, 1913.Le carat métrique est le carat international.Il est employé par tous les pays, excepté l’Angleterre, la Hollande, la Belgique et les Etats-Unis.Un comité a été formé pour demander au Congrès d’en faire la seule pesée légale, du pays, -V-—— M.Louis Hourticq La troisième réunion de l’Alliance Française aura lieu mardi le 5 novembre alors que M.Louis Hourticq, inspecteur des Beaux-Arts de la Ville dôj Paris, parlera du “Paysage au XIXe siècle jusqu’aux impress!oimantee”.— A Québec.Dans une quinzaine de jours la prison de Bordeaux sera à peu près complétée.On y transportera les prisonniers détenus à la vieille prison.Ces malheureux vont trouver bon le changement car, on ce moment, ils sont très ù.l’étroit.Le nouvel édifice pourra contenir aisément mille individus’ Mais on espère bien que 1rs criminels, dans notre ville, n’atteindront pas ce nombre.Un des avantages qu’offre la nouvelle prison c’est la possibilité de classer les prisonniers.Ainsi les criminels endurcis seront mis à part et ne pourront par conséquent pas contaminer ces pauvres malheureux,coupables de fautes qu’ils regrettent amèrement.(Ho noiro correspondant) Québec, 30' — L’Institut Canadien de Québec, reprendra la série de ses conférences lundi prochain.La première conférence sera donnée par M.Louis Hourticq, .inspecteur des Beaux-Arts de la ville de Paris, et professeur d’histoire de l’Art à la Sorbonne.M.Hourticq parlera des Chateaux Forts et de la vie féodale.-^- Grand Euchre EN L’HONNEUR DU CURE DE SAINT ZOTIQUE.La loi des pavages Le maire a déclaré ce matin qu’en ne se rendant pas au désir des commissaires qui auraient voulu faire amender la loi des pavages pour la rendre plus équitable, le ennseil faisait une profonde erreur.A l'heure actuelle la dette est de 55 millions de dollars et coûte à la Yillr plus de $2.500,000 en intérêts.Si la Ville paie elle-même les pavages comme cela se faisait autrefois, il faudra encore augmenter les intérêts et il restera une somme d’autant pins faible pour les besoins toujours croissants do l’administration.Toutes les autres villes ont une taxe semblable, dit le inaire, parce qu'elles ont reconnu uua c’était nécessaire.Les paroissienis de Saint Zotique ont organisé pour ce soir, à la salle du collé ge de Saint - Henri, un joli euchre en l’honneur de leur curé, M, l’abbé Victor Therricm qui revient d’un long voyage danis l’Ouest.On compte mtr la présence de M Louis Coderre, le nouveau secrétaire d’Btat; de M.Sévérin Létourneau, député, de M.Létourneau, échevin, etc.Ce sera une jolie fête, et une exeellen te occasion de donner une obole mi-bénéfice de l'église on voie do construction.Pour le service des phares Ottawa, 29.— Le nature du gouvernement “Esttevau" quittera aujourd’hui Colhngwond pour se rendre eu Colombie Anglaise par voie du Cap Horn.Il sera employé dans le service des phares de la ente de la Colombie Anglaise.-4- Les oeufs chinois (Bcitic» particulier) Ottawa, 30.¦ La fameuse causa dos oeufs chinois, plaidéo si longtemps à Montréal, est aujourd’hui devant la Cour Buprèmo.(Service particulier) Londres, 30 — Une grande bataille, la bataille décisive de la guerre est actuellement engagée à l’est de la ligne qui va de Constantinople à Andrino-ple, entre les armées turques et bulgares.En même temps, la lutte est (rès vive autour de Constantinople elle-même.En dépitf du fait que le choc définitif s’est produit, les états-ma;ors généraux des deux armées tiennent le monrte extérieur dans l’ignorance de ce qui se passe.Aucune nouvelle n'a pu être transmise directement du thé-lYtre des hostilités, sauf la dépêche de Nazim Pacha disant que “la position est favorable aux Turcs.” Tout en admettant qu’ils doivent tabler sur de simples rumeurs et des suppositions, les critiques militaires sont portés à croire que.l’armée turque est enfin prête à prendre l’offensive et a la chance de se réhabiliter.11 est évident que les troupes bulgares ont subi un échec dans le voisinage d’Andrinople, attendu que les dépêches do Solia parlent do l’arrivée de blessés.On annonce en outre que la prise d’assaut de la forteresse a été retardée par les Bulgares en attendant des renfort s.On ne voit pas bien clair dans le plan du commandant turc, mais on croit qu’il essaiera de secourir Andri-nople et sa garnison de 50,000 hommes tout en maintenant les Bulgares sur son flanc gauche.H parait accepter avec calme la rupture des communications entre son armée et Constantinople.Cela semble indiquer qu’il qeçoit des renforts et des vivres par Kodosto ou par quelque aqtre port de la mer Marmara.La rumeur que les troupes bulgares ont atheint la mer n’est pas fondée et il est probable que seules des bandes irrégulières se sont rendues aussi loin dans la direction du sud.Zckki Pacha est en train de rallier à Monastir les lambjeaux de son armée de l'ouest pour faire face aux Serbes qui s’avancent en compagnie d’une co lonne bulgare.On pense qu ’il peut sc faire là un nouveau Plevna et se préparer à subir un long siège à Monastir.Comme l’exsultan Abdul-Hamid n’est pas encore arrivé à Constantinople, il paraît avéré que le chemin de fer entre cette villp et Salonique a été détruit.Les troupes turques chassées du No-vi-Bazar par les Monténégrins et les Ser bes ont passé la frontière autrichienne et se sont réfugiés en Bosnie par rn'i-liiers d'hommes.ENTENTE AUSTRO-RUSSE (Service particulier) Vienne, Autriche, 30 — Les gouvernements russe et autrichien en sont arrivés à une entente sur la question des Balkans, d’après la “New Free Press”, on s’attend à une déclaration officielle à co sujet pour expliquer la nature de l’accord et la politique commune sur laquelle on s’est entendu, touchant lo règlement futur de la question des Balkans.JONCTION DE L’ARMEE MONTENE-GRêNE Rieka.Monténégro, 30 — La colonne centrale des troupes monténégrines commandées par le prince héritier Da-nilo a effectué, aujourd’hui, sa jonction avec l’armée monténégrine du sud., et celle du général Martinovitoh, à l'eet de Scutari.LA TURQUIE VA CEDER Londres, 30 — “Dans E éventualité d’un combat décisif à Andrinoplc, la Turquie cherchera certainement à conclure la paix”, telle est l'opinion de George H.Moses, ancien ministre des Etats-Unis .m .Grèce.11 a dit aujourd’hui, au cours d'une entrevue : “Les termes de la paix seront absolument dictés par les alliés balkaniques, sans intervention des puissances.Ces termes s’acoorderont avec ceux posés dans la note envoyée par les nations balkaniques avant la déclaration de la guerre, avec cette Qxccption importante, que les nations balkaniques vont garder le territoire qu'elles auront conquis et exerceront une suzeraineté sur les attires districts chrétiens de la Turquie d’Europe.“L’alliance balkanique n’est pas une confederation officielle, mais une entente qui a,plus de points de cohésion que n’en confient la triple glliance.“Les alliés balkaniques font probablement tous leurs efforts pour s'emparer rie toutes les provinces de Macédoine et d’Albanie’afin qu’ils puissent appuyer avec plus de vigueur leur demande à l’effet d’annexer ces dis tricts.Little Falls, New-York.30.— Mi-hael Haley, agent de police de cette ille a reçu une bulle et le détectivg John Kennedy, d’Albany, a reçu un oup de eouteau pendant une émeute ce matin aux moulins Phoenix.Il y avait à la porte un piquet de grévistes que le chef Long essaya de disperser.Il eut une altercation avec un des hommes; la foule s’assembla, les agents de police voulurent protéger eut- chef et les bâtons volèrent dan.H toutes les directions.Les temmesl étaient en avant de leurs compagnons' de grève.(“est en allant au secours du chef que Kennedy, reçut un coup de cou-eau dans le cou, et sur les oreilles;-dit qu’il a été frappé par une femme.La police dit qu’elle a arrêté ’homme qui a tiré sur Hlaey, On arrête les chefs de la grève.On ne croit pas que les blessés soient en danger le mort.Les grévistes rejettent I» blâme sur la police et celle-ci dit qwr e sont les grévistes qui sont responsables.Le shàrif Moon est arrivé à 8 heu-, res.La plus grande excitation rè-4 gne chez les étrangers.VERRIA SE REND SANS COUP FERIR (Service particulier) Londres.30.— Les Grecs ont occupé aujourd’hui, sans coup férir, la ville de Verria, dit une agence de nouvelles ’dans une dépôcba d’Athènes.L’armée grecque est maintenant à quinze milles de Salonkjje, et on croit que le chemin de fer reliant cette ville a Sterri reste encore intact.E.Plaque U «y.qui était attaché militaire à Vienne, marié à .Isabelle Kallam (de Minneapolis, a été nommé .général de division dans' l'armée tur que d’après une dépêche de Constantinople.VERRIA EST ISOLE (Service particulier) Kosani, Turquie, 301 — L’armée grecque commandée par le prince héritier Constantin, à coupé les communications entre Monastir et Verria aprèit s’être emparée, de cette ville turque.lia plupart des résidents tdres notables de la région ont fait leur soumission au prince héritier.NOUVELLES OFFICIELLES DU MOUVEMENT DE L’ARMEE GRECQUE.(Serfice particulier) Washington, D.C-, 30.— Une dépê che du ministère des affaires étrangè res de Grèce à la légation annonce, au jowd’hui, que l’aile droit© de l’armée grecque a occupé Kotoriua hier, et est à la poursuite de l’armée turque.L’ade gauche occupait, hier soir, Erkolair.CENT CINQUANTE MILLE HOMMES AUX PRISES (Service particulier) Constantinople, 30.—- Nazim-Paclia commandant en ¦chef des armées turques télégraphie qu’une importante bataille est commencée depuis le matin.Lies combattants engagés de chaque côté se chiffrent à 150,000.Nazim-Pacha dit que la position des Turcs est bonne.Notes Maritimes Chez les chirurgiens-dentistes LES ELECTIONS ONT EU LIEU CE MATIN.— LE DOCTEUR LAN-THIER, DE QUEBÈC, EST REELU ET LE DOCTEUR DUBEAU EST ELU SECRETAIRE.Les élections du Collège des Chirurgiens de la Province do Québec se sont terminées, à 7 heures 30, à l’Université Laval, hier soir.L’ancien bureau ,sauf quelques exceptions, a été réélu.Les docteurs A.Lanthier, de Québec, président; J.N.Olliver, vice président; E.Dubeau, Montréal, secrétaire; C.T.Morrison, trésorier; G.Cameron, régis-traire, qui remplace le docteur A.Kens, démissionnaire.Gouverneurs, les docteurs T.J.Burwick, Langlois, Québec; Âbbottson, Montréal, prend la place du doct.eur Burns, démissionnaire;, le docteur Jos, Nolin, Montréal; le -docteur E-Lemieux, Montréal; le docteur Valmo-re Olivier, Sherbrooke, qui prend la place du docteur Bradley.A suivi un bauque tau Cooper’s, à la fin duquel te docteur Waugh, de Buffalo, a fait une conférence très écoutée.Le “ New-York ” a été lancé ce matin New-York, 30.—Le cuirassé “New York”, le plus grand des navires de guerre, des Etats-Unis,a été lancé aujourd’hui dans les chantiers de la marine à Brooklyn en présence du président Taft, du secrétaire de la marine Meyer cl de quarante mille personnes.Le “New York” a été construit par le gouvernement et.fut mis en chantier le 11 septembre 1911.On estime qu’il faudra encore un an et demi avant que ce navire soit complètement achevé.-»- Nouveau chemin de fer Vancouver.29.— On annonce aujourd’hui, que d’ici à un mois, il y aura 1,500 hommes employés îl la construction d’un chemin de fer ontro Vancouver et.Fort George Ce chemin de fer réunira le Gm-ml-Tronc-Pacifique.Le maire refuse de signer le règle ment, adopté la.semaine dernière, qui donne le droit d’arriver h l’angle de la rue Saint-Pierre et du square d’Youville à la compagnie de ehrinin de fer électrique des Comtés du Sud.“11 s'agit d’un privilège, dit-il, et, conformément à la charte les commissaires auraient dû faire rapport à ce sujet.Or on ne leur n même pas demandé d'en faire un”.Au Parlement Hongrois Des scènes de désordre se sont renouvelées ce matin.— La garde mill taire intervient.Budapest, Hongrie, 30.— Lorsque les membres de l’opposition dans le parlement hongrois ont tenté d’en trer à la Chambre aujourd’hui, ils en ont été empêchés par un peloton de militaires qui montaient la garde au près des édifices parlementaires- lies députés oppositionnistes, diri gés par le comte Albert Appenyi, le comte Michel Karvlyn et M.François Kassuth, ont essayé mais en vain, de rompre les rangs de la garde.Ils fu rent repoussés et s’en retournèrent en protestant avec violence.Depuis le 22 mai qu’on se chamaille au par lement hongrois.La dispute commen ça lorsque le comte Tisza fu élu orateur de la Chambre basse.M.Tis za était opposé au suffrage univer sel que demandait l’opposition et son attitude a provoqué des scènes vio lentes sur le parquet et des bagarres dans les rues de Budapest.Le 7 juin, le comte Tisza faillit être assassiné par Julius Kovacs qui tira sur lui trois coups de révolver.Les membres de l’opposition furent fous congédiés et depuis les députés du gouvernement ont seuls conduit les affaires.Toronto.29.Le comité Jo police décidé, cet après-midi ,de destituer les constables Eakins et Elliott.Us ont été accusés de s'être conduits très ma! l’égard de deux femmes.Le discours de Lord Roberts Londes, 29.— A la Chambre des Communes, hier, sir Edward Grey a parie de la campagne de lord Roberts en faveur du service militaire national.En réponse à une question, 1! a déclaré, au milieu des applaudissements, que l’Allemagne n’avait fait aucune représentation au sujet du discours de lord Roberts.“Je condamnerais fortement dit lord Grey, tonte suggestion à l’effet que l’un ou l'autre gouvernement s'occupât de discours maladroits et provocateurs faits par des personnes qui ne sont pas dans uns position pour connaître la politique de leurs pays respectifs.' ’ Le prince héritier d’Allemagne IL A ETE BLESSE DANS UN ACCIDENT DE CHASSE.(Service particulier) Danzig, 30.— Le prince héritier Frédéric-Guillaume a été blessé dans un a-cj cide.nt de chasse, hier, près d’ici et es» :onfin-é à son hôtel, des suites de se-Wi blessures.Tandis qu ’il suivait une chasse àj courre en compagnie d-e la princesse Cé-j cile, -son cheval tomba et l’entraîna | dans sa chute.Quand on releva le prin-j ce, il souffrait de blessures à la tête e.fti d’ecchymoses eu bras droit.Conduit dfl suite chez lui, les docteurs ont prescrit au prince de garder la chambre, bien que ses blessures soient -sans gravité.Cependant lo prince héritier no sera»! as capable de représenter son père^ l’Empereur Guillaume, aux funérailles?de la princesse Kupprecht, épouse d
de

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