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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 12 novembre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-11-12, Collections de BAnQ.

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?f* > y t ?/ > \ 4^ 4 y VOLUME III—No.267 MONTREAL.MARDI 12 NOVEMBRE, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .$3.00 UNION POSTALE .$g!(>0 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS $1.50 UNION POSTALE .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administrations 7 U'RUE SAINT-JACQUES .^•NKAL.- TELEPHON % ADMINISTRA.% I; Mais 7461 REDACTION: \ .7460 o Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE DISCOURS DE M.ASQUITHj — Le discours prononcé par M.Asquith au Guild Hall a eu, dans le monde entier, un juste retentissement.11 enregistre l’un des grands faits de l’histoire moderne, il annonce—avec quelle sobre éloquence!— Une décision qui pèsera sur les destinées de l’Europe et de l’univers.La carte de l’Europe vient d’être refaite, dit-il.“Sur un point, je crois que l’opinion publique européenne est unanime: Les vainqueurs ne seront point dépouillés des fruits qui leur ont coûté si cher.” C’est, en dix mots, l’annonce qu’une grande puissance vient de surgir dans l’Est, que l’équilibre de l’Europe repose sur de nouvelles bases et qu’il ne saurait être question de confiner dans leurs vieilles limites territoriales les nations victorieuses.M.Asquith est le premier des chefs de gouvernement qui ait osé tenir ce langage.Et ce qui est particulièrement remarquable, c’est qu’il parle, de toute évidence, au nom de l’Europe entière.Il indique, en termes précis, que des communications constantes ont été échangées entre les différentes puissances, et sa déclaration de samedi résume, sans aucun doute, la base sur laquelle celles-ci sont tombées d’accord.M.Asquith prend ainsi figure de porte-parole de l’Europe.On sait trop sa prudence, le soin avec lequel il pèse toutes ses paroles pour croire qu’il ait même posé le pied sur un terrain mal défini.Il apparaît donc que, dans cette circonstance, l’Angleterre a eu le grand honneur de servir d’interprète à l’Europe, qu’elle parle avant toutes les autres nations et qu’elle tient, dans cette crise, un rôle digne de son passé.Le discours de M.Asquith rend aux oreilles des sujets britanniques —quelle que soit leur origine—un autre son que les jérémiades des feuilles jingos qui clament incessamment que l’Empire tremble sur le bord de l’abîme.Il reçoit des paroles de M.Churchill le plus net, le plus catégorique des commentaires.Le chef suprême de l’Amirauté, le ministre responsable entre tous de la sécurité de l’Empire, déclare expressément que la flotte a été réorganisée; qu’“une nouvelle escadre de vaisseaux très puissants (very powerful ships) a été placée en activité”; qu’une sixième escadre de combat—qui ne devait être créée qu’en 1915—le sera dès l’an prochain et que “cela accroîtra la marge de sécurité dont j’ai plusieurs fois parlé à la Chambre des Communes.” C’est-à-dire que le ministre qui déclarait, le 24 juillet dernier: .Vous sommes réellement maîtres de la situation.Il n'y a aucune cause quelconque de panique ou d’alarme,” ce même ministre ajoute maintenant que la marge de sécurité par lui prévue sera encore augmentée.On aura peine après cela à faire croire aux gens ordinaires que l’Angleterre est dans un tel besoin qu’il nous faille lui faire l’aumône d une trentaine de millions ou que l’urgence est telle que nous n’ayons même pas le temps de consulter le peuple.Mais cela, c’est le côté purement canadien de la question, celui par où la grande politique internationale se rattache à nos querelles intérieures.C est du point de vue mondial, pourrait-on dire, que nous vou.Ions surtout souligner la déclaration de M.Asquith.Lîlc marque une date dans l’histoire, elle indique une phase décisive dans une crise de portée lointaine.Par ce discours et par les décisions qu’il révèle l’état de l’Europe pfat être modifié.Une situatioit-peut elle créée qui pèsera pour des siècles sur les relations des puissances et sur la politique générale de l’Empire.Ce discours et ces décisions, les peuples de l’Europe pourront les blâmer ou les approuver—et agir en conséquence; les députés de l’An-gl ci erre, de l’Ecosse, de l’Irlande pourront en demander compte à M.Asquith, ôommê ils pourront demander compte à M.Churchill de ses décisions en matière navale; les électeurs de l’Angleterre, de l’Ecosse et de l’Irlande pourront, à leur tour, exiger de leurs mandataires les plus nettes explications, les approuver ou les blâmer.Mais sui tout cela, les sept ou huit millions de citoyens britanniques qui habitent le Canada n’auront rien à dire; l’opinion de ces sept Pillions d’hommes ne pèsera même point dans la balance à côté de celle lu plus humble balayeur de Liverpool ou de Dublin.C’est un fait—aussi simple que brutal, mais qui devrait faire réflé-rii.r tous ceux qui veulent nous faire partager, sur un pied de parfaite égalité, le fardeau qu’impose aux habitants du Royaume une politique dont ils sont et entendent rester les seuls maîtres.Omer HEROUX.Le suffrage féminin aux Etats - Unis Aux élections de mardi dernier, quatre Etats de l’Union américaine ont voté en faveur de l’extension du suffrage des femmes.Ce sont le Michigan, le Kansas, l’Arizona et l’Oregon.Le Wisconsin a rejeté une proposition au même effet, mais il existe actuellement chez nos voisins dix Etats qui se sont prononcés en faveur du vote des femmes — la Californie, le Washington, l’Idaho, le Colorado et le Wyoming ayant antérieurement autorisé ces dames à se présenter aux bureaux de scrutin pour y exercer le suffrage complet.Le nombre des femmes élec-trices dans ces dix Etats est maintenant d’environ 1,500.000, et il est possible qu’à l’époque de la prochaine élection présidentielle ce chiffre se soit accru dans une proportion considérable, car dans l’intervalle il est vraisemblable que plusieurs Etats seront invités à voler un amendement constitutionnel accordant le droit de suffrage à l’élément féminin.On se rappelle qu’à une élection spéciale qui a eu lieu dans l’Ohio, il y a quelques semaines, l’amendement relatif à l’émancipation civi-que de la femme a été repoussé par ’une écrasante majoYité; mais les partisans de la mesure ne se sont pas découragés et les succès remportés le 5 du courant vont fournir un nouvel aliment à l’activité do leur propagande.Jusqu’aujourd’hui, les suffragettes des Etats-Unis n’ont pas brisé une vitre; elles n’ont pas attaqué un seul homme public hostile à leurs revendications.La campagne en faveur de la cause se poursuit sans menaces et sans nuisible fracas.Grâce à la modération de leur conduite, les femmes des Etats-Unis ont remporté des avantages appréciables.Cependant, il serait d’un optimisme excessif de prédire que les Etats conservateurs de l'Est seront convertis à leurs doctrines dans un avenir prochain.Ceux qui, depuis des générations, jouissent de traditions harmonieuses dans des sociétés anciennes n’admettent pas facilement que l’initiative féminine bâtie les sentiers excentriques où se perdent r.onvent les vertus familiales, déjà si profondément atteintes dans la plupart des Etats de l’Union.Depuis longtemps déjà l’on s’est habitué à considérer les Américaines comme libres, très libres, trop libres.Il est permis de se demander si leur intervention plus ou moins directe dans la gestion des affaires publiques serait un bien ou un mal.Dans rUtah, en retour de l’exercice complet du suffrage qui leur est accorde, on leur impose les plus lourdes responsabilités masculines; une jeune fille qui a atteint ses vingt ans ne peut plus exiger que son père lui offre asile et l’entretienne.Si elle se marie, elle ne peut, pour subsister, compter légalement que sur soi-même.Le cas échéant, les dettes de son mari tombent à sa charge.Dans certaines circonstances c’est elle seule qui doit suffire nu soutien du ménage.Il en résulte qu’en ces dernières années on a vu six maris de l’Utah, mécontents de la faon dont ils étaient logés et nourris par leurs femmes, divorcer pour refus de pourvoir.Ce sont là des conséquon ces regrettables de l’émancipation politique de la femme dans les régions demeurées fort rustiques de’ l’Ouest américain.D’autre part, il faut rendre à la femme américaine celle justice que son affiliation momentanée à l’un eu l’autre des partis politiques—-ét ¦ceci, assure-t-on, est vrai même de celles qui composaient les comités féminins pendant la dernière cam-pagne électorale—est étrangère à tout esprit de parti ou de coterie.Celle affiliation est considérée comme une occasion d’opposer aux idées de pur intérêt matériel des préoccupations plus nobles.Les mêmes femmes qui dirigent les rlnhs vaguement politiques et les comités électoraux se retrouvent à la tête du mouvement qui enfante les réformes humanitaires.C’est grâce à elles que les femmes ne travaillent plus que soixante heures par semaine dans les usines, et qu’elles jouissent d’autres adoucissements à leur vie péniblement laborieuse.Ces faits indiquent assez que le féminisme aux Etats-Uni*, en dépit d’exagérations et d’excentricités qu’il serait trop long d’exposer Ici, diffère du féminisme anglais par les tendances, et qu’il opère par des méthodes plus favorables à son développement.Uldérlc TREMBLAY, BILLET Dü SOIR DANS L’ARCHEj Bien n’est plus ennuyeux que d’attendre le tramway sous la pluie de novembre, si ce n’est, la voiture enfin venue, de se tenir obliquement sur la dernière marche et de se faire pleuvoir dessus, entre le col et le cou.J’étais, il y a un instant, dans cette enviable posture.La proue du tramway fendait les eaux grasses de la rue Craig et des braves gens, qui pataugeaient dans les remous avec le vain espoir de prendre le tramway, convoitaient ma place.En-vié, je me sentis presque bien.Dieu me pardonne, je faisais mon petit Noé! Cependant, l’un des infidèles, que le déluge commençait de submerger, fit un suprême effort et prit place derrière moi dans le vide.Retenu d’une main à bout de bras, appuyé d’un pied à bout de jambe, le dernier monté figurait très exac-temeh! un are tendu.Mais, le corps humain étant compressible à merci, il eut bientôt fait de prendre ma place.Quant éi moi, réduit au plus petit volume possible, je fus inséré entre deux voyageurs dans un espace cube d’une incroyable exi guïté.Et la pluie tombait toujours.Celui qui en recevait la part la plus généreuse grommela: — Ca a-t-y du bon sens de paque-ter le monde comme ça.Pourquoi est-ce que la Compagnie met pas plus de tramways?Un homme vaste et facétieux qui pressait à le fendre en deux tronçons le conducteur contre la barre de enivre, riposta: —Il y a bien assez de tramways, mais il y a trop de monde.Un maigrelet rétorqua: — Si vous n’étiez pas si gros, vous, on ne serait pas si serré.On rit, dn moins autant qu'on put se le permettre, car il n’y avait pas suffisamment de place pour sc tenir les côtes.L’homme gras continua: — L’autre jour, j’ai renvoyé: à mon bottier des bottines qui étaient trop petites.Il m’a répondu que les chaussures étalent bien’assez grandes, mais que c’était mes pieds qui étaient trop longs.Le tramway, c’est la même chose.Et il eut un rire profond, qui lui fit sauter le ventre.Le conducteur, qui disparaissait à moitié avec sa boite, geignit.Tout le monde riait, un peu des plaisanteries dn jovial voyageur, beaucoup de l'infortune du conducteur.Encouragé par le succès, l'homme aux pieds trop longs poursuivit: — Tout le monde blâme la Compagnie.Eh bien, moi, je l’approuve, je pourrais même dire que je la félicite.Savez-vous pourquoi elle ne met pas plus de tramways en circulation?.On dit: C’est afin d’avoir moins de dépenses et, par conséquent, plus de bénéfices.Calomnie.En agissant de la sorte, elle poursuit un but louable.Elle entretient le culte de la politesse, elle conserve les traditions de la vieille galanterie française, en habituant les messieurs A donner leurs sièges aux dames.La politesse, a dit M.de Tocqueville, c’est: “Gênez-vous!” Bien, j’ose penser qu’on est assez gêné ici pour qu'on puisse dire qu’on est poli.Un éclat de rire jaillit de la plateforme avec une violence telle que l’homme figurant un arc tendu fut projeté avec la vélocité d’une flèche sur le pavé luisant.Et la pluie tombait toujours.Léon LORRAIN.Sur le Pont d’Avignon.¦ IJ y a vingt-six avocats à la Législature de Québec, et cinq ou six autres au Conseil Législatif.C’est un chiffre important.L’étonnant, c’est que, en dépit de tous ces hommes de loi, celles qu’on fait à Québec ne valent pas grand chose.Ou plutôt, diraient les détracteurs des avocats, — il y en a, malheureusement, — ceci n’a rien d’étonnant: les avocats, quand ils sont législateurs, savent toujours, dons les nouvelles lois, laisser quelque issue à un procès, au grand avantage de ceux qui 1rs plaident pour leurs clienis.• • • Des ingénieurs de marine français ont essayé la semaine dernière, dans le port militaire de Cherbourg, des nouvelles bombes sous-marines d’un grand pouvoir destructeur.Il dépasse, paraît-il, celui de tous les autres engins du même genre actuellement en usage en Europe.Quand l’on songe qu’une bombe de cctlc espèce anéantit en une seconde le navire de guerre le plus formidablement armé, l’on se demande pourquoi les puissances civilisées se ruinent à construire des supcr-drcadnonghls et des escadres nombreuses.Mais les actionnaires de compagnies de construction maritime ne pensent pas à cela et ne veulent pas que le peuple y pense.Ça nuirait aux profits.• • • • / La Pairie se fendait hier dn trois colonnes, à l’adresse de son adversaire “le farouche Ronrassa." Mais comme il y a des mois et des mois qu’elle clame à tout vent: "Le nationalisme est mort, il n’y a plus de nationalistes.Bourassa est enterré”, on ne voit pas bien ou si elle a dit alors la vérité, ou si c’est LES ETUDIANTS ET LES COURS LITTERAIRES L’opinion de MM.Garneau et Ledieu Nous enregistrons deux nouvelles réponses à notre enquête, celles de MM.Hector Garneau et Pierre Ledieu.Nous donnerons demain celle de M.J.J.Beauchamp.M.le Rédacteur, Les étudiants en droit auraient-ils besoin d’un enseignement littéraire spécial?— Faut-il créer pour eux un cours de cette nature?A cçs deux questions, que vous me faites l’honneur de me poser, je voudrais répondre également: oui, certes oui! Nos étudiants, il me.semble, sont alertes et intelligents, d’une belle humeur entraînante et pleins d’énergie à l’occasion.Aussi bien, ce qui leur manque en général—qu’ils me pardonnent ma trop grande franchise — ce n’est pas l’étoffe, pour parler comme Montaigne, c’est la façon.Us s’appliquent de leur mieux, je l’espère, à pénétrer le sens et la moelle du code civil; ils suivent avec intérêt les leçons de droit constitutionnel, de droit criminel et d’histoire du droit canadien; ils accomplissent force actes de procédure.Cela est excellent et vraiment indispensable.Te veux même croire que quelques-uns pratiquent volontiers Pothier, Mar-cadé, Troplong, Laurent, Baudry-Lacantinorie.Et c’est encore très bien.Mais, à tout prendre, quelque chose de supérieur échappe, peut-être, à nos étudiants, c’est précisément la culture littéraire et le goût des choses idéales.Que l’étude attentive et approfondie du droit soit une gymnastique admirable pour l’esprit, nul ne le contestera.Mais, apprendre à construire une phrase avec pureté, avec harmonie, avec grâce; tâcher à traduire sa pensée dans une forme nette et lumineuse; mettre à sa place l’épithète propre, le verbe de choix, te mot triomphant qui fait saillir et qui lance l’idée; et puis, le plus difficile encore, l’art des transitions qui faisait le désespoir de Racine, la marque des nuances, des atténuations, des contrastes qu’appelle l’expression adéquate de nos sentiments, de nos pensées, de nos opinions; n’est-ce pas un exercice mental aussi essentiel et un travail d’imagination, de recherche et de réflexion davantage nécessaire à la formation intellectuelle et au perfectionnement des études, surtout légales?lit où donc en trouver la pleine réalisation si ce n’est dans l’enseignement littéraire?Voyez plutôt, à cet égard, ce qui n’a cessé de se produire en France, par exemple.Bérryer, Jules Favre, Gambetta, Edmond Rousse, Wal-deck-Rousseau,—sans parler de M.Raymond Poincaré—ces gloires du barreau, étaient nourris des humanités classiques et des lettres françaises.Ce fut là, en vérité, le secret de leur prestige et la parure éclatante de leur talent.Les étudiants canadiens-français voudront sans doute mettre leur orgueil à suivre de si nobles traces.Par ailleurs, c’est presque de tradition chez nous, la plupart des avocats entrent tôt ou tard dans la politique.De quelle utilité serait pour eux une culture littéraire qui leur faciliterait la parole dans les débats parlementaires ut qui leur conférerait d’avance une supério-, rite sur leurs rivaux ou leurs adversaires, est-il besoin d’y insister.En voilà assez, peut-être, M.le Rédacteur, pour justifier mes réponses affirmatives à vos deux questions.Il me serait fort agréable de penser que j’aie pu gagner à mon sentiment quelques-uns de vos lecteurs.Veuillez agréer, M.le Rédacteur, l’expression de mes sentiments dévoués.Hector GARNEAU.* * * Monsieur, Les étudiants en droit n’assistant pas aux cours littéraires qui se donnent aeluellemenj à Montréal, je ne vois pas pourquoi l’on fonderait une classe littéraire à leur intention.Aux conférences qui se donnent soit à Laval ou au McGill, on en voit à peine cinq ou six.Donc.Votre dévoué, Pierre LEDIEU.une nouvelle crise de rage qu’elle a présentement.* * * Aux récentes élections américaines, dix des Etats-Unis ont manifesté leur adhésion à la doctrine du suffrage pour les femmes: le Michigan, le Kansas, l’Orégon, l’Arizona, le Colorado, l’Utafa, l’Idaho, le Wyoming, le Washington et la Californie.Et cependant, il n’y a pas de suffragettes bruyantes, aux Etats-Unis; et nulle femme, si ce n’est Carrie Na*ion, n’a eu recours à la violence pour manifester son intention de léfformer la vie sociale et politique.A ce Compte-là, les suffragettes anglaises feraient bien d’imiter la conduite de leurs soeurs américaines; peut-être auraient-elles davantage de sucrés dans leur propagande féministe.* # * Un vole inaltendu et instantané,— un snap voir, comme cela sc dit dans les cercles parlementaires anglais, — a mis le ministère Asquith en minorité, sur la question «lu Home Rule.L’opposition a eu vingl-deux voix de majorité.Mais M.Às-quth»ne démissionne, pas, En quoi les circonstances lui donnent raison.Le vol-: instantané, sur des motions imprévues, ne signifie presque jamais rien, quel qu’en soit le résultat.Il n’y a pas trois ans, le ministère Laurier, dans un, vote à rimprovisto, à propos d’une motion de censure contre M.Pugslcy, n’avait qu’une majorité de 27, quand, à l’état normal, à celte époque, elle sc chiffrait à quarante-cinq.A la récente session, le mi-r.islère Borden, en majorité de cin-qunnle-cinq voix, n’en enregistra qu’une vingtaine, un certain soir, sur une motion de sixième ordr:.Dans les deux circonstances, les journaux d’opposition à outrance parlèrent gravement de la desorganisation du ministère.Or, la vérité, c’est «pie, dans chacun de ces cas, les députés ministériels, attirés hors de l’enceinte parlementaire par le beau temps, artvnlaient les boulevards, ou suivaient les évolutions de Jennie W, sur la piste, tandis que les oppositionnistes, retenus au poste par les whips, tendaient le traquenard d’un vote à l’improviste.C’est une de ces plaisanteries anodines comme il s’en fait dffns les parlements, où l’on n’est pas toujours aussi grave que le croient les contribuables.Le lendemain, le gouvernement est aussi solide, l’opposition.pas plus nombreuse, le pays, aussi tranquille.Le Veilleur.- — > — - L’opinion de sir Charles Tapper M.Bourassa disait la semaine dernière aux étudiants du McGill, à propos de la défense impériale et de lu part que le Canada doit y prendre: ‘‘Je partage sur ce point l’opinion de sir Charles Tupper, non pas seulement en autant que je m’oppose à une contribution à la marine et à l’armée anglaises, mais aussi quand il parlait de la façon dont le Canada contribue à la défense impériale.” Le Star a pris la mouche et a télégraphié à sir Charles Tupper.Celui-ci a répondu au journal jingo par cette dépêche : "Vancouver, 8 novembre 1912.— “Le gouvernement britannique ayant déclaré son intention de donner une représentation au Canada, en ce qui a trait aux questions militaires et navales, j’espère fermement que, dans la grande urgence actuelle, le gouvernement et le parlement canadiens se hâteront de verser une belle contribution à l’empire cl soumettront la question d’une politique navale permanente an peu pic, avant de la mettre A execution." Le Star oublie une chose: c’est que M.Bourassa fait allusion à l’opinion de sir Charles Tupper exprimée à Winnipeg, en IStlil.Si l’ancien premier ministre a changé d’avis depuis, on aurait mauvaise grâce d’en tenir M.Bourassa responsable, tout comme de l’accuser d’avoir sciemment altéré la vérité des fails.De même aussi, sir Charles Tupper oublie de dire où et quand le ministère anglais a manifesté son intention d’accorder la représentation nu Canada, dans les ronseils impériaux relatifs à la poix et à la guerre.Et c’est là, on l’admettra, un détail d’une certaine importance.- ^ » — - SOMMAIRE PAGE 2 —Le commencement de In fin .Guerre des Balkans.PAGE 3 NOUVELLES MUNICIPALES: —Les boulevards de l’aqueduc — Le service des eaux — Les propriétaires seront consultés.—Le monde ouvrier.PAGE 4 LA VIE SPORTIVE: —Fred Welch obtient la décision de l'arbitre — Dans le monde du hockey.-Faits-Montréal.—Courtes dépêches.PAGE 5 —M.Poincaré et la présidence de la République.—Caruso désigné comme Tattletr de l’attentat.—Ortie McManigal était un bandit dn plus pur aloi.—Les tribunaux.—Lettre financière.DERNIERE PAGE —routes les dernières nouvelles locales et étrangères, de la dernière heure.LETTRE DE QUEBEC DIX MINUTES DE SEANCE.— LA PROTECTION DU CASTOR ET DE LA PERDRIX.— LA LOI ELECTORALE ET LES VUES ANIMEES.— PLUS D’UN DEMI MILLION DE MANDATS SPECIAUX.— LE PALAIS GOUIN — COMBIEN COUTERA-T-IL ?— LES CHEMINS DE FER.- CE QUE LA PROVINCE A PAYE; CE QU’IL LUI RESTE A PAYER.-LE TRAVAIL DES ENFANTS., ,___ Québec, 11.—Ça ne valait guère la peine de revenir aujourd’hui.TMx minutes ont suffi pour épuiser l’ordre du jour.Le premier ministre, toujours pratique, n’a pas jugé à propos de se déranger pour si peu.Quaqd il n’y a rien à dire, M.Allard suffit.Il a rempli son rôle à la perfection : c’est lui qui a proposé l’ajournement à 8 h.40.On Ta vivement applaudi.Ce que Ton a fait pendant ces dix minutes?On a présenté des pétitions; vous en trouverez la liste plus bas.M.Devlin a soumis un projet d’amendements à la loi de la chasse et de la pêche.Le ministre n’a pas donné d'explications très claires, mais il paraît qu’on veut faire revivre la prohibition de la chasse aux castors.Les gardiens de clubs auront cependant la permission de tuer ceux qui causent des dommages.La vente de la perdrix sera prohibée aussi.La prohibition existait jusqu'au premier novembre et les chasseurs ont depuis fait un dégât tel qu’on croit opportun de les arrêter.Les amendes seront aussi modifiées.Ainsi il n’en coûtera plus que $2 au lieu de $30 pour tuer un lièvre en temps prohibé.Le ministre de la colonisation a aussi répondu à une interpellation de M.Tellier qui voulait savoir combien Ton a dépensé depuis le 1er juillet 1912 pour les chemins et ponts «le colonisation.Vous trouverez cette réponse sous le titre: routine de la Chambre.Les quelques projets ministériels déjà déposés n’étant pas prêts, la séance est levée.• • • C’est probablement par crainte d’une exclamation que M.McKenzie feignait l’autre jour de ne pas comprendre M.Tellier qui lui demandait le montant total des mandats speiaux émis durant la vacance.Il est énorme: plus d’un demi-million de piastres, exactement $696,970.42, dont $70.000 pour l’administration de la justice; $59,998.63 pour l’Agriculture; $44,558.31 pour les Mines; $28,300 pour les Terres et Forêts; $63,000 pour les chemins, etc.Pour un gouvernement d’affaires, c’est joli.Où est le temps où le parti libéral dénonçait l’abus des mandats spéciaux comme contraire à l’essence même du droit des représentants du peuple de contrôler la dépense?On Irouve dans les journaux de l’Assemblée législative maintes motions faites par le parti libéral, du temps de Mercier surtout, condamnant ce système.Jean DUMONT.P.S.—M.Gouin donne avis dé deux projets de loi dont l’un pour amender la loi électorale et l’autre pour modifier la loi concernant les exhibitions de vues animées.M.Lavergne donne avis qu’il proposera des amendements à la loi des acrid en 1s du travail.• • • Par suite d’une retard imprévu dans la transmission, celte lettre nous est arrivée trop lard pour publication dans le journal d’hier, mais elle garde tout son intérêt: Québec, 10.—En attendant le retour de nos députés, examinons ur peu plus nttentivement les rapports des différents ministères.Le gros morceau, le.morceau de prédilection du ministère des Travaux publics, c’est le Palais Gouin, communément appelé la prison de Bordeaux.Commencé en 1907, on nous dit qu’il est à la veille d’être terminé.Enfin! La construction des palais des anciens rois ne durait guère plus longtemps.C’est une merveille, nous dit le ministre.On le savait déjà.Le coût s’élève à une somme considérable; “toutefois, la plus stricte économie a présidé à son exécution." C’est encore le ministre qui parle.Le commun «les mortels pense autrement.Le coût définitif reste pour le moment inconnu.Le saura-t-on au cours de la présente session?Les «chemins de fer relèvent aussi du ministère des Travaux publics.M.L.A.Vallée, ingénieur en chef de ce service, corrobore sans le vouloir, sans doute, l’argument de M.Tellier, savoir qu’en comparant la condition financière actuelle de la province avec celle du passé, il faut tenir compte de la différence des sommes d’argent payées pour cons-truction de chemin autrefois et aujourd’hui: le trésor public n’a payé de ce chef qu’une cinquantaine de mille piastres, Tan dernier.Ce qui reste à payer en argent, en vertu des lois antérieures, représente $76,-640.54.Dix millions huit cent mille piastres ont été votées en différents temps pour la construction des chemins de fer.sur cette somme, $8,438,-000 ont été payées et $2,287,000 sont périmées.Depuis quelques années les subventions en argent onl été remplacées par des octrois en terre; on en a voté, en différents temps, 6,450,874 âcres.Au 30 juin dernier, il y avait dans la province 4,333 milles de voie ferrée y compris les tramways, mais non compris le Transcontinental.Relève aussi du même ministère le service d’inspection des établissements industriels.En général, 1rs rapports des différents inspecteurs sont assez satisfaisants.Le travail des enfants diminue, mais il n’est pas encore complètemeTit enrayé.M.l’inspecteur P.J.Jobin, écrit: “Je regrette d’avoir à dire que durant Tannée j’ai trouvé ou bon nombre d’enfants au travail et n’ayant pas l’âge requis.La plus grande partie de ces infractions à la loi se présentant durant les mois de juillet et d'août, chez les garçons principalement, cl durant les vacances, on peut en attribuer la cause à la rareté de la main d’oeuvre, la demande excédant le nombre de travailleurs, on a eu recours au travail des en-fnnts.Cet état de clypscs n’a été constaté que dans les petites villes manufacturières du voisinage, et Ton y a mis bon ordre avec avertissement que si la chose se répétait, il y mirait poursuite.Le nombre des enfants sans instruction que nous avons rencontrés a élé réellement minime, mais, sous ce rapport, je puis dire qu’un petit garçon entrant à la fabrique et commençant à travailler à 14 ans, après avoir été examiné sur sa capacité «le lire et d’écrire, et qui ensuite reste à l’ouvrage, une fois que les heures de travail sont passées, cherche naturellement du repos ou de la récréation, mais très rarement Tétude.11 en résultera certainement «pie lorsque ces garçons Seront devenus des hommes, ils seront très pauvrement préparés à la lutte pour l'existence au point de vue éducationnel.” Traitant le même sujet, M.l’inspecteur en chef Guyon semble suggérer comme remède efficace quelque chose de semblable à ce qui existe dans l’Etat du Missouri, où Ton exige pour l'admission à Tusinc un certificat de qualification scolaire signé par le surintendant de l'Instruction publique, le président ou un membre de la commission scolaire.“Si les parents, «lit-il, étaient obligés de conduire leurs enfants devant les autorités scolaires afin d’obtenir un certificat, bon nombre de ces enfants, j’en suis certain, passeraient une autre année sur les bancs de Té-cole.A propos de la réduction des heures de travail: “Comme le système de 55 heures est généralement admis dans les filatures aux Etats-Unis, et même en Angleterre où le “Saturday half-holiday” est entré dans In coutume depuis longtemps, j’espère que le gouvernement n’hésitera pas à étendre les bienfaits de cette règlementation nouvelle aux filatures de sole, de galons, de fils à rouleaux, ainsi qu’aux fileuses en soie pour fils de téléphone.Ces industries sont étroitement liées ô la filature propre dite, le bruit y est assourdissant et le travail y est minutieux et déprimant.” Madame Louisa King attribue au ministre tout le mérite de cette législation.“A vous M.le Ministre l’honneur et la satisfaction, etc.” Et M.Plante, qui a le premier demandé cette réforme?Et M.Lavergne qui Ta si énergiquement appuyé et toute Tnpiposition qui Ta si vaillamment soutenu?Mme King eût élé plus Juste en adressant «es remerciements à la législature s’il lui paraissnit dangereux «de mentionner nommément les véritables promoteurs de l’idée en Chambre.* * Jttn DUMONT.: » LE DEVOIR, MOM REAL, MARDI, 12 NOVEMBRE 1912 ¦yxiVi.ni.—TVo.2T57, LE COMMENCEMENT DE LA FIN La dernière grande bataille de la guerre turco-balkanique sera probablement celle qui se livre à Tchatalja et qui se terminera par la prise de Constantinople ! AMELIOBATION DES COMMTJICA-TIONS Londres, 3 2.— Une dépêche de Solia dit: “Dans !e but d améliorer les eom- Imunications avec l’armée devant Tchaltalja on est à construire un che-: min de fer sur lequel les trains pour I ront circuler e«tre Lule Burgas et ! Tchaltalja.Environ 8,000 hommes, pri-| sonniers tuées pour la plupart, sont employés à ce trava 1, qui sera terminé dans une quinzaine.POUR CONSTANTINOPLE Le “Toulon-Montcalm’', |croiseur; cuirassé français, en roule pour l Ex-trême-Orient, a été atteint par télégra phie sans fil et a reçu ordre de se rendre immédiatement à Constantinople.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS Agent demandés.— De bons agents peuvent facilement se faire un salaire de $40.00 à $00.00 par semaine.S a-dresser au Directeur Gérant, Chambre 307, No 103, rue Saint-Pranjçois-Xa-vier.GARÇON On demande un garçon intelligent et actif pour ouvrage de bureau.Ecrire à R.Bédard, Boîte Postale 963.HOMME Les équipées audacieuses des Bulgares ont coûté la vie à des milliers de combattants, deux bataillons seuls ayant été presque totalement anéantis L’APPROCHE DE L’HIVER POURRAIT METTRE UN TERME A L’ARDEUR DES COMBATTANTS LA FEMMT3 DANS LES BALKANS Les femmes seront curieuses de savoir ce qti’on pense d’elles dans les Balkans.Pincé entre l’Occident qui las honore d’un respect ehev/i!presque et i’Orient qui les traite en esclaves, le tempéra ment balkanique subit à la fois cette double influence.Dans ses poésies popu laires comme dans ses maximes, il afflr me nettement la supériorité virile.“L’honime, dit.it, est la tête; la femme est le gazon.” A première vue, cette formule ne pa rnît pais bien ckiire; mais les “Miinçhe ner Naehriehten” assurent qu’elle signifie “La femme est comme l’herbe et l’homme marche dessus”.Est ce que dans les Balkans, ou marcherait sur la têt et Les Bulgares disent encore: “T'n homme vaut mieux que dix femmes” et «ussi: “L’homme sur le divan, la femme sur le tabouret.” Ils sont d ’«vis que c’est un grand péril quand la hiérarchie se trouve renversée: ‘‘Lorsque la femme porto la culotte et le mari la jupe, mal beun.à Ions !es deux, malheur à la maison! ” Cependant ils estiment très haut les vertus domestiques: “L’homme est fait pour gouverner le monde, la femme pour gouverner le ménage.— |*a maison ne repose pas sur la terre, elle rejiose sur la femme.— Aucun trésor u’est plus précieux qu’une épouse laborieuse.— Bne bonne femme est la gloire de son mari.’ ’ Les Slaves du Sud ne conçoivent pas qu'on vive célibataire: “L'homme ne peut rester seul, même, dans le paradis.Un homme sans femme, c’est une chain lire sans mur”.Ils comprennent encore moins, d'ailleurs, la réciproque: “Mieux vaut être l’épouse du pire des maris que la soeur du meilleur des frères.” Ms disent également: “ Une jolie femme et.un bon vin sont deux poisons snores.— Un homme qui injurie sa femme se prépare du bien-être; celui qui la ¦loue se br’le lui-même la barbe, — Le vin est, fait pour les verres, la femme pour le,s bâtons.— Un mari qui ne bal point, sa femme rr’est pas un homme.” Bref leur galanterie semble un peu mitigée.Ijondres, 11.— A en juger par tous les précédents do la guerre actuelle, la nouvelle de Constantinople aujourd’hui est IVinnonee.d’une autre défaite tur que aux lignes de Tchatalja, où une bataille sc livre depuis deux ou trois jours.L’admission des Turcs que tant de blessés arrivant dans la eapitale montrent que les Turcs ont opposé une résistance désespérée, a.une grande signification et semble destinée ft préparer l’esprit publie à un autre désappointement.Il est bien possible que cette grande bataille soit, la dernière de la campagne.Tout indique que la Bulgarie fera peut être une entrée triomphale dans Constantinople.D'après certains mp-ports.la.Bulgarie se contentera de trouver des quartiers d'hiver convenables pour son armée pendant que se poitsr \ ront les négociations de paix ef le règlement subséquent des comités.La question de la médiation a fait no pfl» de plue.Cno dépêche ic Daria dit que l’Autriche a consenti à so joindra aux autres puissances pour transmettre aux alliés la demande de médiation de la Turquie.La révélation du danger que fait courir à la paix do l’Europe l’antagonisme des intérêts de l’Autriche et de la Serbie paraît, avoir stimulé les efforts des puissances, et probablement aussi ceux des Etats balkaniques en vue d'unemo pémtion amicale pour en arriver à un règlement acceptable il tous de la quos tion des Balkans.L’approche des rigueurs de l'hiver contribuera sains doute ù amener bientôt la fin des hostilités.Pendant ce temps, la diplomatie es^ active dans les capitales européennes, RODESTO TIENT BON Londres, 12.— Les Bulgares n 'ont pas encore capturé Rodesto, selon la dépô cho du correspondant du “Daily Telegraph”.Ils ont.cerné la ville, mais paraissent attendre cles renfort?.Les Bulgares ont été vus ù quatre milles de la ville, sur la route de Mu- ra ldi Des dignitaires religieux se sont rendus en cet endroit pour fixer les ter mes de la capitulation.Mais arrivés là ils ont trouvé la place déserte.Vendredi, le vaisseau de guerre turc “Me ssudieh” est arrivé dans le port oe ! compagne d’un torpilleur.Les soldats, prenant eoufianee dans la présence de ces navires, ont décidé de défendre Rodesto.Des tranchées ont été creusées et tout homme valide a été n rmé.On attendit les Bulgare*, non pas seulement avec confiance, mais avec une aveugle foi que l’événement serait fa vorable aux Ottomans.Dimanche les eano-ns du “Messu-dieh” commencèrent un feu terrible qui causa une indescriptible panique chez les Grecs et les Arméniens qui pensaient que c'était le signal du massacre.La majorité s’enfuit aux consulats, qui furent bientôt remplis d'hommes surexcités, de femmes et enfants éplorés.On les rassura en disant quo le “Maseudieh” faisait feu sur l’ennemi, non sur la ville.Mais ft chaque nouvelle détonation, qui ébranlait les mai sons, les cris et les pleurs recommençaient.Ijcs Turcs étaient rangés en long cercle entourant la ville.L'attaque a duré tout l’après midi et l'artillerie des Bulgares força la population à se réfugier dans les cuves.Mais les attaquants ne pressèrent pas leurs attaques, A la.nuit ils avaient, cerné la ville du cercle do leurs baïonnettes, sans avoir toutefois délogé les Turcs de leurs positionna extérieures.Rodesto tient encore, mais si les Bulgares reçoivent des renforts, la villo tombera.GRECS ET BULGARES Sofia, 12.— Une dépêche de Seres, Macédoine, datée du 9, dit que, vendredi, dans une reconnaissance, on a découvert un fort détachement turc établi sur les hauteurs d'Aivatevo et.d'Ilo.Après une bataille désespérée, les Turcs ont dû retraiter sur Halonique, poursuivis par les Bulgares, qui apprirent peu après que, Saloniqne s’étaient rendue aux Grecs.Mais comme, les fuyards n 'avaient, pas capitulé on reprit la marche en avant.Les Turcs se retirèrent sans faire de résistance.Plus tard on abandonna la poursuite pour se diriger vers Saloni-que.Hier, un colonel grec, commandant une brigade de cavalerie, a envoyé vers le général bulgare Theoboroff pour lui demander oc qu’il avait l'intention de faire.Celui-ci a répondu qu'il attaque rait, l’ennemi, samedi matin.Le colonel a.informé le commandant en chef des Grecs de cette résolution, DANS LES TROUPES OTTOMANES Taris, 12.— Un correspondant militaire du “Temps” est arrivé à Constantinople après avoir quitté le théâtre de lu guerre.Il a, envoyé une description vivante de la.misère et du désordre des troupes ottomanes.“Nous avons été témoion île la faillite du Turc comme soldat.“Nous l’avons vu mourant de faim, vaincu par la fatigue, s’enfuir de la bataille.La.détresse est immense.Les Turcs ont, été jetés dams cette guerre sans nourriture, sans soins médicaux, presque sans chefs, et presque pas armés.Nous avons vu des êtres faméliques venir sous notre tente, nous demander un morceau de pain et s’en retourner sans murmurer lorsque nous leur disions u‘avoir rien à leur donner.Des milliers de blessés laissaient des traînées do sang en se traînant ft Tehorlu.Des cou taines tombaient e.n route, mourant de fatigue et de leurs blessures.“ \ Tthor'iU, une colonne de soldats, terribles d‘apparence, se sont, rués dans les quartiers.Ms n’avaient absolument rien ft manger.Un officier leur jeta des poignées de pain et ils se battirent pour en posséder quelques croûtes.“Plus de la moitié n’eurent rien et s’em retournèrent, en bâillons, pâles et faibles.Toutes les maisons étaient fer niées.Presque tous les gens s’étaient enfuis, et ceux qui restaient s'étaient barricadés.Des groupes se réfugièrent | dans les étables, D'autres firent irrup tion dans irs boutiques et.volèrent des légumes, des chandelles et sucèrent des LES GRANDES BATAILLES DU I9ème ET DU 20ème SIECLE > § s •1 c* N - Batailles .Français.“»4 P Forces en o présence O « il II 12,000 (2 déc.1805) .Autrichiens ot Rus- .ses 84,000 26,000 Bylau 85,000 30,000 (8 Fêv.1807) •Prussiens .• • • » • 75,000 25,000 W a gram 150,000 , 140,000 16,000 23,000 • e t • 360,000 125,000 (24 fev., 10 mars 1905) .Japonais ., 400,000 50,000 FERDINAND DE BULGARIE Les gens les plus ignorants des | généalogies royales savent que Ferdinand 1er, tsar des Bulgares, a “du sang français dans les veines”.Mais il faut préciser, pour ceux qui ont oublié, ou qui ne savent pas.Ferdinand 1er est le petit fils de Louis-Philippe, aussi authentiquement que le fut le comte de Paris lui-méme, père du duc d’Orléans.Louis-Philippe eut huit enfants: le duc d’Orléans, la princesse Louise, la princesse Marie, le duc de Nemours, la princesse Clémentine, le prince de Joinville, le duc d Aumale et le duc de Moutpen-sier.La princesse Louise fut reine des Belges; la princesse Marie fut princesse de- Wurtemberg; la ; princesse Clémentine, la plus jeune des trois soeurs, devint princesse do Saxe-Cobourg-Kohary.Il peut paraître surprenant que le roi Ferdinand, qui est dans la force de l’âge — il a cinquante et un an à peine, — ait un grand-père mort depuis plus de soixante ans et né il y a près d’un siècle et demi: exactement cent quaran te ans.La chose est toute naturelle, pourtant.Louis Philippe, né en 1773, avait quarante-neuf quand vint au monde la princesse Clémentine, sou cinquième enfant.Et la princesse elle-même avait près de quarante ans quand naquit à Vienne, en 1861, celui qui, vingt ans plus tard, allait être proclamé, par la sobranié, prince régent de Bulgarie.De là l’écart de quatre-vingt-huit années qui sépare la naissance du grand-père de celle du petit-fils.On sait, d’ailleurs, que le roi Ferdinand a reçu une éducation presque française et que, depuis qu’il gouverne la Bulgarie, il n’a jamais cessé d’avoir, à Sofia, des Français dans sa maison.morceaux de bois enduits de graisse, “Nous en avons vu un qui venait d’Asie Mineure et n’avait pas mangé depuis huit jours.Lu détresse du soldat turc et «on infinie misère étaient assez grandes pour toucher un coeur de pierre.Nous pouvons affirmer que, dans les i-•'constances, aucune armée sur terre n ’aurait pu être plus modérée, plus docile et les excès qu’on reproche aux Turcs, ils n’ont pas été seuls à les commettre, ’ ’ L’ATTAQUE DE TCHATALJA Constantinople, 12.— Les Bulgares ont oommonicé l’attaque des positions avancées sur la ligne de défense de Tchatalja, dimanche après-midi.La bataille a duré toute la journée.A en juger par le nombre des blessés qui arrivent ici.les Turcs ont dû résister opiniâtrement, La Porte a télégraphié A ses représentants dans les capitales étrangères pour «avoir quel était le résultat de sa demande d'armistice et de son appel de médiation.I3 n 6 ; 3.Shannon River, 136, Allen, ' n 1.SA 5 et 3 A 5.Temps - - 5.03 4-5.Simondale et Buckthorn ont aussi rouru.ûième ootirse, 5 1-2 furlongs — 1.I/rwharcst, 110, MoOahey, à 1.Rose rou- 1.8 110 Wil-I ad 726 Moyenne d’équipe : 436.SUIONS CAN.SAW W.Atkinson.j 43 W.Davis.159 L.Moirf .]]9 0.Kelly.170 •1.Cook.163 704 750 10S 158 1-48 177 189 13 j 137 136 104 150 Moyenne d é piipe 717 431.780 65!) Club Cartierville u- s or- pour Hochelaga vs Shamrocks, 13 janvier.— 8-9 Hochelaga vs Saint Jacques; 910 OhampStre vs Shamrocks, 10-11 Garnets vs Stars.20 janvier.— 8-9 Shamrocks vs Garnets; 9 10 Saint Jacques v* Star»; 10-11 Hochelaga vs Champêtre.27 janvier.— 8-9 Stars v* Champêtre; 9 10 Hochelaga vs Garnets; 10-U Shamrocks vs Saint Jacques.8 février.— 8-0 Champêtre vsSaint-.facques; 9-10 Stars vs Hochelaga; 10-Il Garnets vs Shamrocks.10 février.— 8 19 Shamrocks vs Stars; 0 10 Garnet svs Champêtre ; 10 11 Saint-Jacques vs Hochelaga.G février.— 8-9 Shamrocks vs Ho chelaga; 910 Saint Jacques vs Champêtre; 10 11 Stars vs Garnets, 24 février.— 8 9 Garrots vs Samt-Jncques; 9-10 Stars vs Shamrocks; lull Champêtre vs Hochelaga.Club Athlétique International Ce soir aura Hou l’ouverture dos *oi-roes de luttes, à co club, A ses «silos, 521 avenue Papineau.Il y aura deux rencontres préliminaires nt la principale lutte sera on tre A.Lapointe et R.Ménard, 2 dan* 3 A finir.11 y nura aussi dos tours de force exécutés par le rham-pi»n amateur poids-léger du Canada, Vital Jasmain.Il laneo un défi A tout honuno tic, 136 Ibs coureurs Pas pnr-.«atte- Autre -*— victoire La date de la cours.fwn ehoiaie plus tard.M.GaliWis demande ensuite que l’Union 9 intéresse A faire nommer un représentant de l'A.A.U.of C.A Québec, afin d éviter que certains soient notifiés A temps de m tioipor A cortninos course-, non tionnéer.L'assembiée so tormina par une discussion nu sujet de lft propriété du ti-1 rr dn club Ville-Marie, et lo comité de ivgle avisera A satisfaire les intéressé*.Puis rassemblée prit fin par une promesse do so rencontrer tous A la grau do convention du 8 février prochain.-+*—¦* w — Hoppe gagne la première New-York, 12 nov.Willie Hoppe, tette ville, a défait Harry P, Glinc, hier soir par un résultat de 5(>0 A 190 dans la première partie du tournoi de billard pour le championnat mondial.—- Des trains spéciaux pour Empress part-iron de ja Rare de la me Windsor « B.30 p.ni.jeudi le II novembre et A 9.15 n.ni.vendredi le 15 novembre, fni-«iltu Va'.'Cnrdetnrnt avec 1* S.M.R, Etn-ptxws of Britain qui part de Québec xendredi lo 15 novembre 1912.loe trains s.' rendent, directement au* abords du paquebot.r.9 A Kar 110, Ann ont R’.2 A 5; 2.Briar .Path, 110, riok, SA 1, 2 A 1 ; 3.Tarts, Rut well.2 A 1.là 2.Tempe — 1.07 4-5.Gonesta, Triflcr, Battery, Mary K., Kinder lou et Wanda Pitzèr aussi couru.6-ièmo oourse, 1 mille 40 wrçes 1.Frod Mulhollaud.112, Butwvll, 3 A 1 ot 2 A 5 ; 2.Henry TTutchiwn.112, ,Frnseh.13 A 5.4 A 5 et 2 à 5: 3.l'olonel (’00k, MO, Hopkins, 11 A 10, 1 A 2.Temps 1.46 4-5.Thr Squire, Royal Message, Lord Wells et Chemulpo ont aues-j ootiru.J.e club Uartierville de la ligu, nion Hockey Association vient do ganiser avec les officiers suix-ant la saison 1912 et 1913 ; President hon.— H.Morgan.Président — A.Mayan.1er \ ice-prés.— T PhaneuL 2e Vice-prés, — S.I amoureux.Secretaire — A.Moreau.1 resorier — T, Plam-ondon.Gérant — Niap Tureot.l/os joueurs (pii eoiuposeot cette équipé sont: Brown.Melieod, Saucier, Turner, Blanchard, Champagne, Arnold, substituts: Collagan, Martin.Quelques instants après avoir reçu son salaire, Antonio Gouryteni-ay, Polonais travaillant à la compagnie du Grand Tronc, a été écrasé au tunnel de la rue Il sortait de recevoir sa paye quand une locomotive le frappa, le tuant instantanément.Le défunt était âgé de 19 ans.Les Quilles Jeudi soir dernier, les Eagle Sign Co.ont triomphé des Martel Stewart Co.par 212 quilles de majorité.Sa-nief après-midi, les Denis Advertising Signs n'ayant procuré que deux des leurs, M.O.Allnire, capitaine, et M.J.Turcotte; les Engle Signs Co.réolu-ment in victoire.Score de jeudi dernier A la salle S.Beauchamp : EAGLE SIGN.G, Diimnis.16’ H;o G.Lamarre.95 p*| J.I.wloux.130 120 J, Braudel.126 H14 A.tViii»,,.121 100 148 102 118 97 95 des Philadelphie Havane.12 nov.- L« olub Phila- rirlphif* de U Ligue Améfioaiftp, a triomphé de» Almendores par un résultat de 7 A 4, hier aprét-midi.Pour une piastre, payable d'avan> ce, vous recevrez le “Devoir” tous les jours d’ici la fin de la session fédérale.Dltes-lu à vos amis.Cette offre, à cause des conditions spéciales du service postai, ne vaut qu’on dehors de Montréal Totaux.631 tti5 MO Moyenne d'équipe, 359.1.maktkl-stkw un !.Bnbine.78 Z.Houle.,,, 82 W.Martel.121 T.Lapointe.fit !.Martel.H3 Totaux.,, .«58 581 548 Moyenne d’équipe, 317.2.Tous le.-i peintre» d'enseigne» de Mont ' rénl «ont instamment invités d’r.ssistei-A une n «semblée qui aura lieu mercredi »ntr, A 8 heures préeieee, chez M.Jo».Beaudet, 180 rue Berri, téléphone E»t 5034* COURTES DÉPÊCHES LA SAINE IMMIGRATION Virden, Manitoba, 11.— Hier aoir, près dp Henrih Station, dix milles A l’ouest d’ici, la femme d’Arthur Clark a tué ses deux enfants, àgé-s de un et de cinq ans respectivomo.nt, puis s’est sui cidée.La femme Clark et ses enfants devaient.partir aujourd’hui pour l'An-gloterre.LES CHIRURGIENS D'AMERIQUE EN CONVENTION New A ork, 11.—• Doux mille chirurgiens -dos Etats-Unis et du Canada, assistaient ee matin A l'ouverture de ce oon grès de la chirurgie d’Amérique.Oe congrès d-urcra une semaine.Plus de 700 délégués sont inscrits nu même hôtel.Durant la se-maine les h'pitaux de New York donneront 995 cours de clinique, Les visiteurs y pourront voir traiter les malades par les plus récentes méthodes I| y (tura aussi dos démonstrations de radiologie, de pathologie et de chirurgie expérimentale.Le docteur Edward Martin, do Chicago, est le président de ee congrès DERAILEMENT A NORTH BAY North Bay, 12, — I.'Imperial Limited Express a déraillé A 10 heures, hier soir.Un rail manquait et quatre wagons ont sauté hors de la vote près de AV ay land station,, 280 jntiHos A 1'nuost de North Hay, La circulation a été retardée environ 6 heures par l'accident.Deux per sonnes ont été légèrement blessées.Le commis de malle Muagrove, d’Ottawa rv été blessé, mais n pu continuer *on travail.Le domestique Smith d'un wagon prisé a été blés.*»' aux mains.TRAMWAYS A HALIFAX Halifax, N.-K,, seil municipal a A 1 effet que la ville d'acheter m Halifax MORT SUBITE J.Damphouse, camionneur à la Dawes Brewery Co.est mort subitement hier.Il était à faire boire ses chevaux quand il s’affaissa sur le sol; tous secours ,médicaux furent inutiles, Damp-liousc ayant succombé à une maladie de 1 oeur.GRAVEMENT BLESSE PAR UN TRAMWAY Lawrence Soyer, âgé de 51 ans a été frappé par uu tramway au coin des rues Ontario et Delorimier; transporté à l’hôpital Notre-Dame, on constata qu’il souffrait de lésions internes, avait une jambe cassée et une épaule démise.Son état est critique.AU JEUNE BARREAU La réunion du jeune barreau qui devait avoir lieu hier soir, a été renvoyée à demain soir, à 8 heures, à la chambre No 10 au Palais de Justice.UN REVOLVER DANS UNE CELLULE Le tourne-clefs Job'm, qui a charge de veiller sur les prisonniers qui eomparais-sent devant les cours de police, a faut une découverte qui présente une certaine gravité.Dans une des cellules, il a trouvé hier matin, vers il heures, un revolver de fort calibre, déposé lia sans doute par un des nombreux prisonniers qui comparaissait devant les magistrats.D est impossible de découvrir à qui appartenait ce revolver.TROISIEME CONDAMNATION A MORT DE YACOATLOF Pour la troisième fois hier, ,1c juge Gervais a condamné à mort Sylvie Va covloff, pour le meurtre de sa belle-soeur, Marie-Louise Tremblay.L’exécution qui avait été préalablement fixée -à vendredi prochain, est renvoyée au 17 J janvier.Yacovloff était impassible, tandis que le juge lisait la sentence, ELLE VEUT DEVENIR PLUS ACTIVE.L’Association de Publicité de Montréal aura demain une assemblée à la quelle on discutera un projet ayant pour but, de donner à la dite association -plus d’autorité que pur le passé.NOTES MARITIMES, Lo at earner Canada, de la ligne Whi- j te Star, a été le seul navire à entrer dans le i>ort durant la journée d’hier, et le seul départ a été celui du vapeur Montfort de la Compaguie du C.P.R lai Scotian do la Compagnie Allan e tie Cairntorr ont quitté hier Québec et sont attendus ici aujourd’hui.Le Cassandra,1 de la compagnie Donaldson, est attendu ici ee soir.On signales montant vers Montréa l le Vendange, A la Pointe de là-Renommé**, le Prcxtoritui à Petit Métis, le (Jasecnidra A la.Pointe au Père.'‘DEVOIR” POUR $1.00 Pour une piastre, payabiie cf avance, vous recevrez chaque jour le “Devoir” pendant toute la durée des sessions provincialeset fédérale.DITES - LE A VOS AMIS ! LE “DEVOIR” I | 71A RUE ST-JACQUES, MONTREAL | VIENT DE PARAITRE : Billets du soir (DEUXIEME SERIE) d’ALBERT LOZEAU q Un petit volume, sur papier mat, couverture en deux couleurs, contenant un choix des "Billets du soir" parus dans le Devoir.Çfl En vente au Devoir, chez l’auteur, 604 avenue Laval, et dans toutes les librairies.Le volume : 25 cents ; franco : 27 cents 11.— O soir le cnn ndopté la résolution d'Halifax essaie Electric Tram- way A MO In part.Quatre éehevins seulement se sont opposé».La résolution comporte que la lé gîslatnre passe un bill autorisant l'êx-prnpriatlon Ho cette compagnie ai un referendum le demande.L'affaire n été amenée par un avis do motion p^r l’échevin Deaali.Découverte d’ossements humains FAITES FAIRE VOS Vous obtiendrez toujours satisfaction en donnant vos com-mandes à notre bureau.:: :: :: Nous sommes outillés pour tous les gen-d e tra- res vaux.t: :t Demandez nos prix avant de don> ner vos commandes ailleurs.:: :: :: AU DEVOIR TELEPHONE MAIN 7461 71a RUE ST-JACQUES (De notre correspondant) Qui'Ikh', 12.— Les ouvriers travaillant A la construction d’une annexe pour la Rock City Tobacco C'o, vue Gignai-, où était, il y a près d'un demi-sièr,e Un cimetière pour les cholériques, ont trouvé samedi dernier dan* un cercueil, des ossements humains et une ffièce de bois ayant la forme parfaite d'un crâne.La presence de oc crâne artificiel au milieu des ossements est l’objet, de bùm des conjecture».Ce qui parait la plus plausible, c'est que eos ossements sont probablement o-ux d’une personne morte de maladie offrant un intérêt particulier nu pof.nt de vue médirai et, qu’un médecin ou Un étu diant s’est emparé du crâne en lui substituant cette imitation.Un grand nombre d'ossemrnt humains trouvés A ont endroit depuis travaux sont commencés.Une prétendue affaire d’espionnage en Belgique LES PROMENADES FREQUENTES D'UN OFFICIER FRANÇAIS AUTOUR DES FORTIFICATIONS FONT CROIRE A UNE D'ESPIONNAGE.Namur, AFFAIRE aux fortifications Pendant son séjour .rai et d’n 0™' r"',faisaient de pays.de questions aux habitants du Nnimir, Belgique, II.On annonce, ce soir, que 1 officier français, qui est malade ici, n est pas le gén'-ral Pic-quart mais un colonel d'état-major nomme Piaquard.La taxe des autos Belgique, II, - La sérieuse maladie du général Marie-tbwges pi
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