Le devoir, 21 novembre 1912, jeudi 21 novembre 1912
UN SOU LE NUMERO VOLUME III—No.275 MONTREAL, JEUDI 21 NOVEMBRE, 1912 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS IS .#3.00 ONION nSTAEE .#0.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .#1.00 ETATS-UNIS .#1.50 UNION POSTALE .#2.00 LE DEVOIR Rédaction et Admiu ^'oni 7 U RUE SAINT-JACQv^^V MONTREAL.TELEPHONES : s- ADMINISTRATION; Mab 74M REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ENSEIGNONS ET AGISSONS! Notre appel en faveur des employés de magasin a suscité de nombreuses adhésions dont la plus importante, cela va de «soi, fut bien celle de VEcole Sociale Populaire.La cause est si juste qu’il suffit de l’exposer pour gagner toutes les sympathies.Mais il faut, pour être efficaces, que les bonnes volontés se traduisent immédiatement en actes.Et c’est à quoi chacun de nous devrait maintenant s’employer.La question est très simple: le retard que chacun apporte à faire ses achats de Noël ou du Jour de l’An est cause d’un encombrement qui est lui-même, à la dernière heure, une source d’effroyables surmenage pour les employés.Les Fêtes deviennent ainsi, pour les jeunes filles surtout, l’une des plus douloureuses périodes de l’année.Pour diminuer l’encombrement et le surmenage et alléger le fardeau des employés, il suffirait que chacun décidât de faire, le plus tôt possible, ses achats de Noël et du Jour de l’An.Nous demandons, à la suite des Ligues; sociales d’acheteurs qui e*ci» tent dans la plupart des grands pays, que le public veuille bien faire aux employés le cadeau d’un peu de bonne volonté et de charité pratique.Agissons—et le plus tôt possible; il se trouvera toujours assez de retardataires—négligents ou contraints—-pour occuper les derniers jours.* # # Seulement l’action ne se généralisera que si elle est précédée d’une bonne campagne d’éducation qui éveille les sympathies dormantes, qui appelle l’attention sur un sujet trop ignoré.L’Ecole Sociale Populaire a commencé dans ce sens un travail qui se développera sans doute et qui pourrait être imité par plusieurs de nos grandes associations—par les ligues féminines plus spécialement.Il nous semble que ce travail pourrait trouver aussi un écho dans la chaire Peut-être même pourrait-on convoquer, sous le patronage de quelques unes de nos grandes associations, une réunion publique qui concentre rait sur le sujet l’attention des distraits.Ln attendant, chacun peut faire autour de soi un efficace travail de propagande, parla parole et par l’exemple surtout.Enseignons et agissons! * Orner HEROUX Un bon exemple venu d’Allemagne Le Saturday Night, de Toronto, édition du neuf novembre, publié, au sujet de l’effet du récent discours de Lord Roberts, en Allemagne, des commentaires qui ne manquent pas de bon sens, et qui démontrent aussi comme les Allemands n'en sont pas dépourvus."Le fait que les discours jinyos et mal-avisés de lord Roberts, aocc la suite que leur a donnée tord Charles Beresford, par ses déclarations enflammées, aient passe sans commentaires, sinon sans être remarqués, dans les cercles officiels allemands, est une bonne note pour la maturité de jugement du peuple allemand”, écrit le Saturday Night.‘‘Changeons pour un instant le soulier de pied.Cherchons quel eût été l'état de l’opinion publique anglaise, si un feld-maréclml de l’armée allemande, le soldat le plus distingué de cet empire, secondé par un amiral ou un ex-a-nl-ral de la marine allemande, eût fait une esclandre comme celle de lord Roberts et de lord Beresford, de-miis quelques semaines.Remontons jusqu’au jour où l’empereur allemand fut assez peu sage pour faire aiî sujet de la Grande-Bretagne des remarques intempestives gui faillirent provoquer la dissolution du cabinet allemand et la démission du chancelier impérial Von Ihiëlow.Ces remarques de l’empereur n’éiaient pas, pourtant, à moitié aussi osées, aussi étourdies, aussi imprudentes que celles de.lord Roberts on de lord Beresford sur VAllemagne; mais elles eurent pour résultat de déchaîner en Grande-Bretagne une crise d’esprit belliqueux.” Les journaux anglais et anglo-canadiens de l’époque sont là pour justifier la prétention du Saturday Night.Nos jihgos, comme ceux de Grande-Bretagne, ne parlaient ni plus ni moins alors que d’exterminer l’Allemagne.Et cependant, dans ce pays, la presse presque entière, ainsi que la plupart des hommes publics, et le peuple en géné-lal, blâmaient Giullaume d’avoir parlé d’une manière cavalière et im prudente.Ses parole*;, toutefois, si elles curent de la notoriété à cans’ de sa haute situation, étaient loin d’avoir, pour la Grande-Bretagne, le caractère blessant que celles de lord Roberts et lord Beresford ont pour l’Allemagne.Le peuple allemand a des grands défauts; mais il est, somme toute, doué de bon sens, on ne remarque pas, chez lui, cette susceptibilité nationale maladive, symptôme inquiétant, chez certaines races.Il a l’orgueil de sa situation et de son Importance, et il se rend compte des insultes qu’on lui adresse, parfois en étourdi.Mais il ne se laisse pas emporter par le chauvinisme.Et s’il y a des jingos, chez lui, comme en Angleterre, il semble bien que le :ontribuablegermanique,moinsémo-Sonnableque celui deGrande-Brreta-gne, les considère un peu comme des bêtes curieuses, dont les cabrioles, amusantes aux heures de paix, sont dangereuses à regarder, aux heures de malaise national.Et il sait que les autres nations ont aussi, dans leurs cercles, de ces êtres dont 11 ne tient pas compte dès grimaces si des gestes insultants, parce qu’lh ae représentent pas la nation.Il serait désirable que le contribuable anglais et canadien imitât kui ce point le calme de T Allemand.On a souvent plaisanté celui-ci de Ra lourdeur, mais, en de certaines circonstances, mieux vaut être un peu lourd que trop léger.L'Allemand n’a pas attaché d’importance aux déclamations de lord Roberts non plus qu’à celles de lord Be.’es-ford.Il ne s’en est même pas ému.Nos jingos canadiens et anglais trouveraient grand profit à méditer là-dessus.Autrement, ainsi que le dit le Saturday Night, au cours de l’article que nous citions tantôt, "il est à craindre qu’il y ait conflagration, si quelques antres hommes importants, de l’espèce Robcrts-Bcres-ford, descendent dans Varène avec des torches enflammées.” Georges PELLETIER.- —i i in - La guerre des Balkans A LA VEILLE D’UN ARMISTICE Pendant que les Serbes s’emparaient de Monastir où ils faisaient un riche butin, les Bulgares, aidés de quelques détachements des armées alliées, subissaient leur premier échec sérieux devant les fortifications de Tchatalja.D’autres assauts contre celte formidable ligne de défense auraient peut-être été plus heureux, si ies hostilités n’avaient été suspendues en vue de la négociation d’tm armistice; mais il paraît certain que les alliés paieraient cher la victoire définitive, s’ils s’acharnaient à enlever le dernier obstacle qui s’op pose à leur entrée à Constantinople.Les Turcs sont aujourd’hui acculés aux murs de leur capitale; on peut s’attendre à ce qu’ils se fassent tuer jusqu’au dernier plutôt que de permettre aux infidèles étrangers de violer le quartier-général de l’telam.Les Bulgares sont maintenant fort éloignés de leur base de ravitaillement, tandis que ies Turcs ont a leur portée l’Asie Mineure, d’où ils peuvent tirer subsistance et renforts.C’est de là que leur sont venus, après les désastres de I.ule-Burgas et de Kork-Kilissé, les troupes fraîches qui leur ont permis de récupérer leurs pertes et de reconstituer une armée redoutable à l’abri des retranchements de Tehatai-ja- Pour les envahisseurs de la Th race, la situation Vest modifiée dans le plus mauvais sens, et cette circonstance engagera sans doute les Etats coalisés à modérer leurs exigences, pour mettre fin à une lutte exceptionnellement meurtrière.Au point de vue strictement militaire, la campagne qui tire à sa fin n’a été intéressante que d’un côté.Les alliés connaissaient parfaitement l’état des routes, des forts »t des armements de la Turquie.Ils ont immédiatement porté leur offensive sur les points faibles de l'ennemi, tout en contournant les places fortes pour les prendre à revers.Quand ils ont été attaqués, les Turcs ne semblaient pas bien connaître les forces qu’ils avaient devant eux.Insuffissamment préparés, ils ont été vaincus surtout pa le manque de nourriture pour leuis troupes.Ni le courage de leurs soldats ni la science stratégique de leurs généraux ne paraissent av ,ii été en défaut.Le commandant en chef de l'aimée bulgare, au dire des experts, a accepté, dès le début des hoslili-tés, le grand risque d’un désa.tre en fractionnant son armée r petits détachements pour assurer h rapidité de ses mouvements dan un pass dépourvu de bonnes routes Il se croyait *ùr de n’être pas at laqué sérieusement.Son plan : EGALITE DE PRIVILEGES L’opinion de M, G.W.Stephens sur la question bilin(ue M.George Washington Stephens, président de la Commission du Port et ancien député, a adressé à notre directeur la lettre suivante.Nous citons les paroles mêmes de M.Stephens, car il a tenu à rédiger sa lettre en français: Montréal, le 11 novembre 1912.Monsieur, J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre du 23 octobre dans laquelle vous demandez mon opinion à l’égard de la question d'éducation dans la province d'Ontario.Ma réponse est toute simple.Comme protestant anglais de la province de Québec, je demande, pour mes compatriotes de langue française dans la province d’Ontario, les mêmes privilèges dont nous autres.Canadiens de langue anglaise, jouissms dans la province de Québec; pas une miette de plus ni une miette de moins.Rien à vous, (Signé) G.W.STEPHENS.“ ELECTION NOTES ” L’OPINION D’UN LIBÉRAL ANGLAIS Nous recevons d’un libéral anglais, Tun des hommes les mieux connus de Montréal, les notes suivantes sur l’élection d’Hochelaga.On y verra que l’auteur blâme sévèrement l’abstention de ses amis et qu’il suggère l’organisation, après congrès, de toutes les forces autonomistes Nous donnons ces notes dans le texte original pour qu’elles gardent leur pleine saveur.D’ailleurs, grâce à “notre abominable régime scolaire”, ce texte n’embarrassera guère l’immense majorité de nos lecteurs: They are writing another political obituary for Mr.Bourassa.Few men of his years can boast so large a collection.« » -» The spirit of the men who made the fight was not broken by defeat.First thing they did in Ste.Cunégonde was (o organize a Lavergnc Club, and that can fairly be taken as a sign that they have a lot of fight left in them.« * • Liberal newspapers, and some liberal leaders, think enough was .1 :-compltshed when the Hochelaga election showed Conservatives and Nationalists to be in disagreement now, although a year ago, they we:e working together.They boast that the Liberal party is to get the benefit of this disagreement.And yet in the same breath they rejoice over the defeat of the Nationalists.Those who ran away from what ought to have been their fight would take for themselves whatever benefit accrues from the fight made by braver men.Their heads must be as weak as their hearts lo think they can do it.• • • The fact that there were over two thousand voters in Hochelaga ready to vote for Mr.Doyon despite the active hostility of (he Government and the passive hostility of the Liberals suggests that there may be a similar body of opinion in every riding, larger in some cases, smaller in others, but capable, if properly organized, of commanding much more respect than the organs of the old parties seem inclined lo accord.A convention might serve a good purpose.* # • Yesterday was Sir Wilfrid Laurier’s birthday.One message which came to him, whose strident voice made itself heard through myriad expressions of personal good will, was dated from Westmount, where, in an election just held, there were found in some polls two or three, and in some polls none, lo vote their faith in what has been the midcrlyiag principle of Liberalism in Canada for three quarters of a century.In what does the political grouping in Montreal to-day differ from what it was when the Parliament buildings were burned?Laurier’s life work has been devoted, he has always claimed, lo effect a better and a perfect understanding between the elements which form the population of Canada.To gain that end he has departed from the old method of straight out advocacy of Liberal principles and striven to make friends of the mammon of Toryism.In Westmount the result is seen in a unanimous Tory vote.Where is the hope of triumph for his ideals in that?LETTRE DE QUEBEC DISCUSSION DU BUDGET.— M.TELLIER REPOND AU TRESORIER^— L’AUGMENTATION DES REVENUS.— L’ABUS DES MANDATS SPECIAUX.— LES TAXES SUR LES CORPORATIONS COMMERCIALES.— M.TASCHEREAU REPLIQUE.— LE MEME DISCOURS QUE L'AN DERNIER.— IL PAUT QUE LE GOUVERNEMENT FEDERAL AUGMENTE SA SUBVENTION.— M.GAULT PROPOSE UN AMENDEMENT.— LE VOTE, — LES CREDITS POUR LES INS TITUTION® DE CHARITE.PLAIDOYER DE M.PREVOST.— RE PONSE DE M.GOUIN, — ROUTINE.Québec, 20.—Journée de chiffres à l’Assemblée.M.Tellier a répondu au trésorier.En réplique, M.Taschereau nous a donné la deuxième édition de son discours de l’an dernier sur le (même .sujet, avec une préface sur les nationalistes et un appendice plutôt mystérieux.M.Gault a proposé un amendement concernant les mandats spéciaux.Le premier vote tie la session a donné le résultat suivant: 45 à 15.Le fait le plus saillant de l’exposé budgétaire, dit M, Tellier, est l’augmentation du revenu.Les taxes seules donnent $2,377,000 de plus qu’autrefois.Qu’est devenue la sainte horreur des libéraux pour les taxes et les solennelles professions de foi d’avant 1897?Le premier ministre actuel était au nombre des dénonciateurs.Il était de ceux qui trouvaient odieux que le gouvernement d’alors perçût un demi-million de taxes.Aujourd’hui, il perçoit $770,000 des corporations commerciales, $1,226,000 des successions, $203,000 des municipalités pour l’entretien des aliénés, $33,000 pour les établissements de réforme, $42,00(1 des voitures automobiles, $19,000 des compagnies d’assurances, $68,900 ties bons municipaux et autres, $216,800 de l’enregistrement.Et l’on entend dire encore que le parti libéral n’a jamais varié! A la dernière session, obéissant à une poussée de l’opposition, le gouvernement a quelque peu allégé la taxe sur les successions.Que sc propose-t-il de faire apropos de la taxe sur les corporations commerciales.Le discours du trône et le discours du trésorier n’en disent mot.Est-ce qu’on n'est pas encore décidé?Le gouvernement, poussé encore par l'opposition, a pourtant reconnu qu’un rajustement s’imposait.Le trésorier sc trompe quand il affirme que M.Marchand inaugurait une nouvelle politique financière en 1897.M.Marchand n’a rien inauguré; il a suivi la politique de ses prédécesseur*; immédiats, les conservateurs, et le gouvernerm\it actuel suil les sentiers battus, excepté toutefois en ce qui concerncoe droit des députés de contrôler la dépense des deniers publics.Sur ce point, il a innové d’abord en refusant aux députés le droit de scruter le revenu de la province, ensuite en se faisant autoriser par la force de sa majorité à modifier les droits d’enregistrement sans consulter le peuple et enfin en abusant des mandata spéciaux.Les mandats spéciaux sont nécessaires en cas d’urgence sans doute, mais quand Ton voit un gouvernement recourir à ce moyen, 15 jours à peine après la prorogation des Chambres, on a raison de dire que ce gouvernement en est rendu à croire que tout lui appartient.Reconnaissons aussi que le gouvernement a inauguré le système des emprunts dissimulés.C’est ce qui lui permet de mettre dans les journaux de la Chambre des étals financiers qui jurent avec les états officiels pa-bliés par le Trésor.Si ce système continue, Ton aura le droit de dire que Tutilité de la législature a cessé.Car pourquoi le peuple délègue-t-il ici des représentants, si ce n’est pour discuter, approuver ou désapprouver la dépense dq ses deniers?Et que restera-t-il à faire à ses représentants quand le gouvernement se sera arrogé tous les droits qui leur appartiennent?L,t* parti libéral s’est toujours dit le champion des droits populaires.En théorie, oui; mais combien la pratique est différente! À propos de la loi des bons chemins, M.Tellier rappelle ses prédictions de Tan dernier, à savoir: que la loi manquerait partiellement son but parce que les municipalités ne pourraient pas emprunter au pair et que rien dans la loi ne pourvoyait au paiement de la différence.C’est ca qui est arrivé.La moindre expérience des affaires suffisait pourtant pour prévoir l’inévitable.La loi a fait faillite et il faut l'amender.L’amendement ne sera peut-être pas encore suffisant, parce que l’initiative municipale n’est pas la même partout.L’opposition a fait tout son possible pour assurer le succès de la loi, et le gouvernement peut être sûr qu’elle fera de même chaque fois que l’intérêt publie sera en jeu.L« pouvoir l’intéressé peu.Que les ministres gardent le pouvoir, mais qu’ils donnent à la province une politique intelligente de voirie, qu’ils ressuscitent la colonisation.Car quoi qu’ils en disent et fassent écrire, la colonisation languit.Les concessions de terre depuis cinq ans sont bien moins considérables qu’auparavant.Le mal existe dans la présence de deux propriétaires sur le même terrain.Qu’on les sépare et Ton aura rendu le meilleur service à l’oeuvre de la colonisation.Garder le pouvoir, c’est le mot qui a frappé le plus Tesprit étr.iit de M.Taschereau, et c’est par là qu’il commence.Il badine ensuite à sa manière sur eux qui auraient pu prendre le siège laissé vacant par celui-ci, lance quelques coups d’épingles à M.Bourassa, décrète le nationalisme mort et répète ensuite son discours de Tan dernier sur Tà-propos de travailler à faire augmenter la subvention fédérale.Au début de la confédération, Ottawa donnait un sixième de son revenu aux provinces; aujourd’hui, il ne leur en donne que le quinzième.Ce n’est pas juste.La subvention d’Ottawa à Québec devrait être de cinq millions de pias très.Avec cela, la province pourrait développer davantage l’agriculture, encourager plus activement l’amélioration de la voirie, et peut-être subventionner en argent la construction des chemins.Les subventions en terre produisent peu de résultats, mais c’est le mieux que la province puisse faire pour le moment.Le chemin de fer de la Baie James sera de construction facile et ouvrira une bonne région, mais il ne peut être un sucrés qu’à la condition de transporter le blé de TOucst.Ce sera alors un immense avantage pour Québec et Montréal.Le gouvernemmt n’a pas peur d’emprunter pour améliorer la voirie.Il faut que la province se développe, et pour la développer, il faut de l’argent.Coneei-nant la colonisation, M.Taschereau dit que la population rurale de Quebec a augmenté de 40,000 âmes, ce qui prouve que la colonisation ne va pas trop mal.Et quant aux mandats spéciaux, les bleus s’en étant servis, les rouges font bien de /es imiter.N’cst-ce pas logique?Il faut augmenter notre population par une immigration saine et attirer ici le bas de laine française.Il peut assurer les Français que si notre ciel n’est pas sans nuage, il y a encore ici de Thonneur et de la probité.MM.Gault et Devlin ont continué le débat quelques instants sans y ajouter de nouveau, M.Gault a proposé l’amendement suivant: “Que les mots suivants soient ajoutés à la fin de la motion pnii cipale: “Mais tout en consentant à voter le*; subsides à Sa Majesté, cette Chambre regrette que le gouvernement ait, depuis le 3 avril 1912, émis des mandats spéciaux pour un montant de $696,970.42, et dépensé, sons l’autorisation du parlement, un montant de 8670,002.42, ainsi que cela uppert aux pages 22 et suivantes des procès-verbaux de l’Assemblée législative de la présente session.” La Chambre Ta rejeté par 45 à 15, et a passé à l’étude des crédits pour les institutions de charité.Il n*y a aucun changement dans le ohiffre des allocations.M.Prévost a eu beau faire un vigoureux plaidoyer en faveur d’une augmentation surtout pour THopital Notre-Dame et l’Hôtel-Dieu, tout ce qu’il a pu obtenir du premier ministre, c’est une promesse de considération si Ton s’adresse directement à lui, avec la remarque qu’Ottawa devrait faire quelque chose pour ces institutions.Jean DUMONT.Une proposition absurde M.Sévigny solliciteur-général BILLET DU SOIR POIRE D’ANGOISSE La Législature siège; le Parlement « s ouvre aujourd’hui.Notre vie parlementaire bat son plein.C’esl A Ottawa que se porte tout l’intérêt.Il est vrai, comme dit la Patrie, qu'aucune question sérieuse n'est en ce moment à l’étude; mais, cependant, il y a cette bagatelle de $35,000,000.A moins que la Ligue impérialiste ne sc décide à solder elle-même la somme, au lieu de payer les autres afin de les induire à la verser, le Parlement sera saisi de la question.Et la question ne se résoudra pas toute seule.Certains conservateurs, qui dénoncèrent naguère la politique de M.Borden, ‘‘non moins néfaste” que celle de M.Laurier, se sentiront le besoin d’expliquer par quelle opération.de l’esprit ils en sont venus A la trouver excellente; des libéraux se croiront tenus de dire pourquoi, dans Hochelaga, ils se sont entendus comme larrons tn foire avec leurs adversaires; on croira utile de démontrer que, sans notre argent, l’Empire est f.tu Et ce sera long, ce sera, comme on a dit en un alexandrin célèbre: Un déluge de mots dans un désert d’idées.Comment endiguer ce délugz?H y a longtemps qu’on prend des mesures contre la loquacité.A Athènes, depuis Périclès, un avocat ne devait pas parler pendant plus de trois heures, el pour observer te temps, il y avait dms l’auditoire des clepsydres ou horloges d’eau.A Rome, Pompée régla que l’accusateur ne parlerait que pendant deux heures, et il en donnait trois à l'accusé.Les empereurs Valentinien ri Valens ordonnèrent aux avocats de parler debout, dans l’espoir qu'ils seraient moins longs.A la Constituante, on présenta, dans le même but, la motion du sablier.Mais rien n’y fit, et, en 1912, en terre américaine, nous souffrons encore de la loquacité.Il n’y a qu’un remède: la poire d'angoisse.L’auteur de (’Inventaire général de l’histoire des larrons (1555) raconte ainsi l’origine de la poire d’angoisse : "Un célèbre voleur, Pa-lioli, né dans les environs de Toulouse, eut accointance avec un serrurier de Paris fort subtil et adroit, et lui commanda un instrument tout A fait diabolique, et qui a causé de grands maux dans Paris et par toute la France: cet instrument étoil une sorte de petite boule, qui, par certains ressorts intérieurs, venait A s’ouvrir et A s’élargir, en sorte qu’il n’y avait moyen de la refermer ni de la remettre en son premier état qu’à l’aide d’une clef, faite expr-r,-sément pour ce sujet.” Et cet instilment était si parfait qu'une '*is qu’on vous l’avait introduit dans la bouche, plus vous tâchiez à le retirer, pins il s’ouvrait et s’clargissoi! Demandez la poire d’angoisse>.Quel est l’électeur qui n’a pas sa poire d’angoisse?.Léon LORRAIN.- —«s» ?’!- I ,¦ salut du peuple est la loi supreme do ce roi ; dans tous les dangers on l’entend dire ; Je demeurerai crans^ pour sauver mon peuple.Nul homme n’eut plus que lui le souci de rendre à.chacun ce qui lui appartient.- Il n aimait pas ceux qui rendent A Dieu ce qvt ils ont.pris au monde.— Tl ne voulait pas qu’on établit de distinction entre la légalité et la uisticc.H fut loyal manie acre les mécréants.M trouvait bon qu’on lui rappelât a i ce énergie 1 amour qu un souverain doit avoir pour la justice.- 11 établit des enquêteurs |>o'lr rechercher les injustices commises par ses baillis ou par lui-même.'¦ Mais c’est dans sa foi.dans la a conseienee.dans les pra-a de Pointo-aux-Tramb 1 es Pour amender la charte de la ville [ Lava! des Rapides.Pour constituer la Oie de chemin I de fer Québec-nord-est.- Pour constituer la National hydro electric Do.—Pour confirmer les titres du No 10(1) du livre de renvoi du quartier Saint-1 Antoine, Montréal.En réponse à, M.Prévost, M.Gouinl dit que le rapport de la commission du code municipal et celui de la commission des eaux courantes seront déposés bientôt.Isis projets de loi suivants sont adoptés en deuxième lecture : Loi amendant la charte de la cité de Laehïne.Loi annexant une partie du territoire de la municipalité scolaire de la paroisse des Saints-Anges de Laehine, dans lo comté de Jacques-Cartier.au territoire de la municipalité scolaire de la cité de Lachine, dans le même comté.Loi amendant la loi intitulée “The L’Avenir and Melbourne Vailxvay Oom-pauy ”, Loi concernant la “ Donnacona Paper Company ”.Loi concernant la succession de feu J ohm Morris Henry Robertson.Loi constituant en corporation la municipalité du village de Salaberry, dans" le comté de Québec.Loi Autorisant la “Dominion Trust Company ” à, faire affaires dans la province de Québec.—Loi constituant en corporation La Compagnie du Chemin de Fer Alma & Jonquières.bit autorisant les syndics de la paroisse de Saint-Bruno, comté du Lac Saint-Jean, à contracter un emprunt pour payer la balance du coût de construction et de parachèvement de l'église et de la sacristie dp ladite paroisse.Loi autorisant la compagnie Hydraulique Stadaeona à exercer certains pouvoirs d’expropriation pour la pose de ses poteaux et l’installation de ses lignes de transmission, conformément à la loi des chemins de.fer de Québec.—Loi autorisant sieur George Dover à vendre certains biens substitués.Cantique.Le procès de l’avocat Gibson UN MEDECIN DECLARE QUE Mme SZABO A ETE ETRANGLEE.— AUTRES TEMOIGNAGES.(inshen, N.-Y., 20.—- Le Dr George King, médecin du comté d’Hudson.New-Jersey, a rendu témoignage au jourd'hui, dans le procès de Burton W.Gibson, accusé du meurtre de Aime Rosa Menshik Szabo.Le docteur King est témoin de la Couronne, fl est d’avis que Mme Szabo est morte de strangulation sur le lae Greenwood, le 16 juillet dernier.11 es, positif de cela, a-t-il déclaré.Il est certain aussi que cette strangulation a été causée par la pression faite sur le gosier au-dessus de la pomme d’Adam.D’après le docteur King, toujours, si un certain nerf est touché par l’application d’une pression sur la gorge, la mort pourrait être instantanée.Quatre commis (le banque sont venus déposer pendant la séance de cet après-midi que Gibson, comme exécuteur tes tamentaire de Mme Szabo, avait retiré de la banque la somme de $7,397.Un cinquième témoin, John W.Arm strong, de la Federation Saving Bank de New-York a déclaré que Gibson avait essayé trois fois, mais on vain de retirer trois mille dollars appartenant à Mme Szabo.ter jusqu'à l'héroïsme les vertus humai nés et royales.” Foi intransigeante: il n admettait pas que l’on discutât en public sur les matières de foi La vie de Joinville en Palestine ; le I ^“«ers avec les soin qu’il prend de tenir ses cheve- relation a ¦01’i 71a.nie Saint-Jacques, n Montreal, pa», La Publicité” (a responsabilité Limi-.Lté»v- Henri Bourassa, directeur-jèruit. VOL.HI.— No.275.LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 21 NOVEMBRE IWTZ 3 ¥> A V v r > LA DIPLOMATIE L’EMPORTERA-T-ELLE Les plénipotentiaires des nations belligérantes se réunissent aujourd’hui pour discuter la situation et préparer un projet de traité de paix UNE RUSE A LA TURQUE Dans le but d’enlever aux Bulgares l’idée de faire leur entrée triomphale dans Constantinople et de prendre possession de la Mosquée de Sainte-Sophie, les autorités de la capitale enferment deux mille pestiférés dans l’enceinte du temple musulman T/ondres, 21.— L’aUmlion a ôté détournée du théâtro de lu guerre vers relui de la diplomatie.Peut-être les hostilités approchent-elles de leur fin.les plénipotentiaires se rencontreroül demain, à Hademkoui, à quelques milles de la capitale, pour la discussion des conditions d’un armistice.Les commandants turcs, bulgares, serbes ont ordonné la cessation des hostilités); toutefois Nazim Pacha rapporte, qu’il y a eu canonnade sans consequent'!', hier matin.On ne sait pas réellement les alliés ont demandé les conditions absolues qu'on leur imputait.Les Etats balkaniques tiendront* cependant le territoire conquis jusqu’à ce qu’un traité permanent de paix soit signé.L'attitude de la Turquie dépendra surtout de la force et des approvisionnement» des alliés qui menacent Constantinople et du choléra qui commence à les embarrasser beaucoup.Il est certain que la difJ.culté des transports empêche énormément les Hulgares qui ont beaucoup à faire sur de, mauvais chemins., Los Ottomans comptent sur le choléra pour affaiblir l’ambition de la Pul-garie de faire une entrée tri/mphale à Constantinople et de célébrer une messe dans la mosquée Ste-Sophie.Pour faire échouer ce dernier plan, les Turcs ont transforme la mosquée en une maison très dangereuse.Ils l’ont remplie de 2000 malades du choléra qui en contaminent les murailles.LA BATAILLE DE TCHATALJA Londres, 21.— Ashmead Bartlett, le iporrespondant do la guerre du “Daily Telegraph ’’ déclare dans une dépêche envoyée de Const an/a que la bataille qui a eu lieu à.Tchatalja, dimanche et lundi, a été une grande victoire poulies Bulgares.De bonne heure, lundi matin, on vint lui communiquer un ordre lui disant de se remettre en route pour Constan 'tinople, parce que l’armée turque, serait en pleine retraite en moins d’une heure.L’armée, disait-on, a subi nn désastre complot durant la nuit.Au lieu d’obéir à cet ordre, Bartlett parcourut le champ de bataille et se rendit jusqu’aux avant-postes.Il lui fut facile de constater que toutes les positions importantes étaient tombées au pouvoir des Bulgares.Il apprit d’un officier que les Bulgares avaient attaqué vers Une heure, et qu’ils avaient pris les positions après quarante-cinq minutes de combat.l/aile gauche des Turcs était menacée.Si les Bulgares enfonçaient le centre, à Ef'ademkeui, les deux ailes seraient coupées et ce serait la déroute complète, "s Ijcs Bulgares ont consacré la journée entière à bombarder les travaux dos Turcs.AUTRE VERSION Londres, 21.—Line*dépêche au “Chronicle”, d’Hademkeui, dit; "La fortune de la guerre est main-tenant tournée vers les Tunes.Les Bul-, gares ont été incapables de maintenir leurs positions avancées qu’ils avaient gagnées au prix de tant de sacrifices.Ils se retirent avec leur lourde artillerie.Lcr Turcs les canonuèreut dams leur retraite, profitant ainsi de leur désastreuse expérience du ewnmenrement de la campagne.Le combat a été très sérieux.Toutes les redoutee prises par les Bulgares ont été reprises par les Turcs.Ou ne croit pas que la Bulgarie désespère de cet échec.Ce n’était que pour éprouver la force des Turcs.Les deux armées vont épuisées par ce duel d’artillerie.L’infanterie turque a fait preuve de beaucoup d’endurance et de courage.Les Ottomans ont repris Papas Burgas et Bisjuk Chckmedye.La journée a été calme.Il n’y a.eu que quelques escarmouches d’artillerie.Les forts d’Hademkeui ont surpris les Bulgares par leur grande résistance aux bofilets.Le dernier emgagomcnt a fait subir de lourdes pertes aux deux côtés Les blleesés turcs sont maintenant soignés dée-eimnent et un bon corps d’ambulance fait le service à Hadem-keui.” LE SORT DE L’ALBANIE Londres, 21.— Une dépêche de Sofia, au "Daily Mail”, annonce que les alliés ont définitivement abandonné l’I déc de ee partager l’Albanie.Tts consentiront à l-autcnmie de ce pays.Une constitution aitoremc lui se ro donnée.UN EXPLOIT DE BEKIR AGA officiel i Athènes, 21.— Un rapport ^.de Triknli, Thessalie, dit que le chef turc©-albanais Bekir Aga, à la tète de mille volontaires, a fait une attSque nocturne à Grevena, Macédoine.Il a.terrorisé les habitants et pillé les magasins.LES HORREURS DU CHOLERA Londres, 21.— Dans une dépêche de Constantinople au “Dally Telegraph’’, Ashmead-Eartlett parle du choléra.Chaque village oh .i’ai passé a ses victimes, dit-il ; chaque route sur laquelle circulent les troupes dirigées vers le front est semée de cadavres ou de mourants.Comme il n'existe aucun service médical d'aucune sorte, il est impossible de secourir tes malheureuses victimes de la guerre.Ceux qui tombent sont laissés où il sont tombés pour y mm-rlr.Aucune prière, aucun appel ie touchera les vivants ; personne ne leur tendra la main, même si on est en état de le faire.Dans un village où je m’étais pr_ rêtê, un grand nombre de soldats avaient pris leurs quartiers et lo choléra s’y déclara aussitôt.Dès qu'un homme en était atteint, il était jeté sur le dos d'un cheval, transporté hors ’n 1 ' *>•nrtoméra.tion des maisons et abandonné, dans le remier terrain vague pour y mou- DEMANDEZ AUX TURCS! guerre repon- /i Un homme très embêté, c’est M.Otto Wilhelm Brückhauser, do la maison 'Krupp, d’Essen.M.Brückhauser voyage pour les canons allemands.Aux hommes de guerre de chaque pays, il avait l’habitude de déclarer: —Mes canons sont incompara blés.Je ne crains aucune concurrence.C’est solide, cela fonctionne admirablement et c'est très cher.Les hommes1 de datent: —Oui, demandez aux Turcs! Un honune non moins embêté, c'est AI.von der G-oltz, maréchal et, de plus commis-voya geur comme M.Brückhauser.M.von der Goltz voyage pour la stratégie, la tactique, la discipline et la méthode allemandes.Il a, lui aussi, son petit boniment: —Ma stratégie est supérieure et ma tactique est •‘kolossale”I Essayez et vous verrez: c’est le succès assuré!,.Les clients possibles s'informaient: — Avez-vous des références?—Oui, demandez aux Turcs! Nous le leur demanderons.Clément VAUTEL.recouvert d’une légère couche de terre.Les tombes de ce genre couvrent la campagne.Mais les scènes horribles qui si passent dans les villages situés er, arrière de l’armée palissent devant les horreurs d’Hademkeui, où se trouvent les quartiers-généraux di l’armée.Oe sont les soldats qui ont enduré les affreuses misères et les souffrances de la retraite, qui on vécu dix jours de maïs vert ou di débris ramassés le long de la rou te qui fournissent le plus grand nom bre de victimes au choléra asiati que.Je n’entre plus dans ce villag» parce que ce que j’y ai vu de l’exté Heur m’a fait tourner mon cheva dans une direction opposée et m’a rempli d’une terreur vague que je n’a vais encore jamais connue.ARMISTICE ET PAIX Constantinople, 21.— Nazim Pacha, commandant on chef do l’armée turque j Izzot Pacha, chef de l’état-major général au ministère do la guerre ot an-c’ on eouurmndant on chef dans le Ye-en : et Chadom Boy, conseiller d’E-lat, onl été nommés plénipotentiaires i gouvernement ottoman pour négo-or un armistice avec les représentants ilgarcs.h «a»»- *te*tj* ELEVES FRANÇAIS Paris.21.— Des journaux ont publié hr lisle (les officiers d’état-major des années alliées qui onl suivi les cours de noire Ecole de guerre en 1!)12 cl qu'ils ont quittée au mois de septembre pour prendre pari aux opérations: OFFICIERS BULGARES Capitaine Jostoff, de la cu-valerie: Lieutenant Theodoroff, de l’infanterie.OFFICIERS SERBES Le comte d'Orachatz, 2ème fils du roi de Serbie: Capitaine Stoyanowilch, de l'artillerie; Capitaine Marinkoivitch, de la cavalerie.OFFjciERS GRECS Colonel' Charalambis.l'artillerie; Capitaine Prantounas, de l'infanterie: Capitaine Mezarakis, de l'artillerie: Capitaine Clados, de l’infanterie; Sanjnmais, de Lieutenant génie; Lieutenant l'infanterie: Lieutenant Calage ras.Cathenialis, de l’artillerie.En regard, signalons les officiers allemands qui sont entrés dans les rangs des armées targues à notre connaissance' Major allemand von Vert h, /né à Kork-Kilissé; Di.r-scpt officiels.anricn.i organisateurs et instructeurs (neuf lieutenants, deux capitaines.six officiers supérieurs) ; Les colonels Kamlah et von Stockhausen, nommés, dit-on, généraux de l'armée turque et commandants de brigades: Le major Hochsicttçr, blessé à la baluille de Kumanouo.Des Allemands s'étonnent qu'on dise que les méthodes, le materiel et la lactique germaniques ont été vaincus en Turquie.A/ s'efforcent-ils pas eux-mêmes de nous en con-vaincre en envoyant leurs meilleurs -officiers sr battre contre les officiers bulgares, serbes, monténégrins et grecs, instruits rn France et dirigeant !'artillerie que mus avons fournir à ce pays?Une excursion remarquable en canot UN GRADUE DE HARVARD ET UN INDIEN FONT UN VOYAGE D'EXPLORATION A L’INTERIEUR DE LA BAIE D’HUDSON.'.Ottawa, 20.— M.Arthur Ilawkes a relaté l’histoire d’u:.e excursion remaj quable en canot, faite dans une section inconnue de l’intérieur de la Baie d’Hudson, par un gradué de l’Université Harvard, qui était accompagné d’un Indien.Les sjétails de cette excursion ont été fournis à M.Hawkes jxir M.Obcrheltzer, qui est maintenant chez lui à Davenport, Iowa.M.Oberheltzer qui a passé deux saisons à explorer les cours'd’eau de la vallée Rainy River, routes suivies par les trappeurs- (Jepuis l’époque de La Yérendrye, partit de Le l’as, avec BiJly Ma,gee, un Indien de Fort Francis, à la fin du mois de juin* et prit par voie du Lae Reindeer, la route suivie en 18!H par M.J.B.Tyrell à sou second voyage à travers iee terres désertes pour une excursion géologique; il cherchait à atteindre Du Brochel, la dernière station où existait une mission.Ne constatant aucune erreur sur les cartes de Tyrell, il se dirigea dans le Nord, vers Sandy Lake; de là, il suivit la rivière Chlewiaza jusqu’à Ja baie.Aucun blanc n’avait jamais fou\é cette route, sur une longueur de 400 milles, y compris la traversée du lac Nuethlinin ou Sleeping Island, que Samuel Hearne avait traversé, le 30 décembre 1770, en allant aux Mines de Cuivre.Une partie du lac, se trouve dans une région dépourvue d’arbres, et en descendant la rivière, où les rapides abondent, Obcrheltzer vit des quantités innombrables de caribous.Le 14 septembre, il atteignit la Baie d’Hudson, à environ 125 milles au nord de Churchill.Le voyage jusqu’à Churchill s’acheva dans un canot d’Esquimaux.De là, Obcrheltzer se rendit jus qu’à York dans le même canot.Tl qui! ta cette ville vers le 1er octobre et arriva à Norwty Mouse' une semaine après le départ du dernier bateau pour Selkirk.Son voyage par le lac Winnipeg jusqu’à Guili dura IG jours; il y arri va le 5 novembre, après avoir parcou ru 2,000 milles en l’espace de 130 jours.On n'a pas connaissance d’un voyage de cette nature accompli par deux liom mes en simple canot; ces deux hommes ont été plusieurs fois en danger de perdition.M.überheltzcr est en train de tracer une carte du Thlewiaza et du lac Nutheltia.AI.Ilawkes, a été invité par le ministre de l’Intérieur à mettre M.Chalifoux, géographe du Dominion, en relations avec M.Obcrheltzer.APPEL AUX NATIONALISTES! IVie conspiration de mensonge s’est organisée, petit à petit, pour nous représenter, aux yeux de nos compatriotes anglais, comme déloyaux à l’Empire.Tous les journaux—canadiens-français comme anglais-sauf de rarissimes exceptions, se sont appliqués à dénaturer nos actes, nos paroles et nos intentions.Pour lutter contre cette campagne de calomnies, nous avons cru utile de nous unir en un club qui portera le nom de Lavcrgne et se proposera la propagation des idées nationalistes et le triomphe 1e son programme.La nouvelle association, au moyen do conférences qui seront données sur les principaux sujets de la politique, renseignera ses membres.Le comité temporaire compte sur l’adhésion de tous ceux qui partagent les idées nationalistes, quelle que soit leur nationalité ou leur croyance religieuse.Pour faire partie de cette organisation, dont les détails matériels seront donnés plus tard, il n’est pas besoin d’habiter Montréal, ni même la province de Québec; nos amis de l’Ouest seront accueillis avec la même joie que ceux de tout près.Nous publions ci-dessous une formule d’adhésion.Pour ceux qui ne connaîtraient dans sa teneur exacte le programme que nous avons défendu depuis l’origine du mouvement, nous en donnons ci-dessous les grandes lignes: I*—Pour le Canada, dans ses relations avec l’Angleterre, la plus large mesure d’autonomie politique, commerciale et militaire, compatible avec le maintien du lien colonial.II-—Pour les provinces canadiennes, dans leurs relations avec le pouvoir fédéral, la plus large mesure d’autonomie compatible avec le maintien du lien fédéral.HI-—Par toute la Confédération, adoption d’une politique de développement économique et intellectuel exclusivement canadienne.LE PRESIDENT.pro tempore du Club Lavergnc.FORMULE D'ADHESION A SIGNER La paroisse de Dominion Park Vendredi le 15 novembre la parois se du Saint Sacrement était en liesse.On y> célébrait avec éclat le 41e anniversaire de naissance de M.le curé J.E.Provost, ainsi que son prochain départ pour New-York.M.Victor E.Deslauriers donna lecture d’une adresse et Mlle Cécile Dumesnil au nom des paroissiens lui présenta une bourse bien garnie.L’orchestre sous la direction de M.Itéchevin Alfred Chapman’ donna les plus beaux morceaux de son répertoire.La Seigneurie Mount Murray vendue pour $250,000 (De notre correspondant) Québec, 21.—MM.Pennington & Gagnon, de Québec, ont acquis, pour la somme de.8250,000, la seigneurie Mount Murray, située près de la Malbaie et comprenant une superficie de quatre-vingt milles de limites à bois.La seigneurie était la propriété de M.Bonner, de New-York, qui l’a achetée, il y a dix ans, pour 845,000.Contrairement à l’artente générale, la Bulgarie n’a pas exigé que les bases de la paix fussent posées avant d’entrer en négociation.Elle compte sans doute pouvoir reprendre les hostilités tant que l’armistice n’aura pas été signé.Comme on l a déjà fait remarquer, le etfriléra complique la situation des Bulgares à Tchatalja, et hier il était rumeur que ces derniers se retiraient dans des positions plus sanitaires.Cependant une violente canonnade entendue dans la direction de Derkos, hier après-midi, indique que le combat sc continue de ce côté.Des troupes fraîches arrivent tous les jours d’Asie Mineure par eau et par chemin de fer.La Porte a demandé aux ambassades et aux légations de retirer les contingents débarqués lundi sous prétexte que leur présence n’est pas nécessaire.Dans le cas où le danger deviendrait menaçant il serait toujours temps de prendre des mesures de précaution.T,os ambassadeurs et les ministre ont discuté cette demande au cours d’une réunion, hier.Ils ont décidé de laisser la chose on suspens pour le moment.On croit généralement que le but des autorités en logeant près do deux mille cholériques dans la mosquée de Rainto-Sophie, est d’empêcher les ennemis d’y mettre les pieds.Les propos tenus! dans les journaux de Sofia au sujet du chant d’un “ Te Deum ” dans ce temple his torique ont sans doute impressionné 1 gouvernement turc, qui a eu recours i cet expédient vraiment oriental pour contrecarrer ce dessein.v l.ne lettre de Drama dit que longtemps avant l’arrivée des Bulgares en cotte ville, les autorités avaient été prises de panique et avaient prié lof consuls étrangers de préparer une red dition pacifique.Le lendemain, le gou vorneur et Ig gendarmerie nl.litaire abandonnèrent la place, pendant que les soldats suivaient leur exemple.SYNAGOGUES DETRUIT ES Londres.21.— Un'* dépêche de ^o-fia ou Standard dit que les délégués nommés par les Etats des Balkans pour négocier l'armistice s6nt des off) ciers bulgares, grecs et serbes.Lnn dépêche de Constantinople affirme (pic les soldats grecs à Satanique ont mis à sa; 3, Kormnk, 109, But.well, 3 à 1, 1 à 5; Temps.1.40.Rosturium, Cerenionio et FIs mm a ont aussi couru, fième course.0 furlongs: 1.Bredwcll, 09, McIntyre, 30 à I.VI et 5 à 1; 2, Astrologer, 103, Hoffman, 6 à 1, 2 à 1: 3, Miss Moments, 103, Teahan, 9 à 5, 7 là 10, et 1 à 3.Temps, 1.15.V.Powers.Argonaut, Silas Gruni) Lady Sybil, Mindinette, Senator Sparks Emperor William, Rye Straw et Théo.Qbok ont «aussi couru.: 7ème course, l 1 1(1 mille: 1, Husky Lad, 106, Buxton, (là I, à 1; 2, Lad of Langden.106, Butwell, 5 à 1, 5 à 2 et 6 à 5; 3, Little England, 104.Davies.100 à 1, 40 h 1 et 20 à 1 Temps.1.4K 1-5.Banorella, Taboo, Pli a.ftt, Haldemau, MonasSeh, Honnie, Hlo sè, Servicence, Chemulpo, Golden Castle et O.Em ont aussi couru.Dans le monde du hockey Des rumeurs circulaient hier soir qu’Odie Cleghorn jouerait dans l’Ouest, cet hiver.M.Ltchtenhcin nous a déclaré qu’il doutait fort qu’Odie se décide d’abandonner le Wanderer.Ce joueur est directeur du club et fut l’un des premiers A accepter les offres du Wanderer.Le club de hockey Westmount, a sa récente réunion, a décidé de fai re de nouveau partie de la ligue Interprovinciale.Dans la classe “ B ” DES CLUBS R.R.Y.M.C.A.BLEU ET STANDARD SONT MAINTENANT SUR UN MEME PIED D’EGALITE POUR LA ' PREMIERE PLACE.Les clubs R.R.Y.M.C.A.et Standard sont maintenant égaux,, ayant chacun gagné onze parties.Ces premiers ont triomphé des Bravçr hier soir dans les deux premières parties.La troisième fut A l’avantage des Beaver.Voici les résultats des parties d’hier : STRACHAN Kelly.142 175 146 Duprê.167 190 178 Boyer.177 169 162 Malo.167 164 163 Morrison.146 135 la ligue.Aucun changement n’a été apporté à la constitution.La principale besogne de l’assemblée a été le transport de la franchise du club Chénier à un syndicat d’Hochelaga composé de MM.J.Cardinal, A.Pigeon et A.Lauzon.Après l’expédition des affaires de routine et d’un vote de remerciements aux journaux montréalais qui ont si bien encouragé la ligue au cours de la saison, l’assemblée s’ajourna à une date indéfinie.Le Cercle Paroissial 799 833 800 Moyenne d’équipe — 486.4.COLONIAL ROUGES E.Poudrette.158 178 209 W.J.Wooding.135 123 137 J.Carroll.116 142 130 C.Stephens.149 145 177 A.J.Perkins.194 175 172 C’est ce soir A 8 hrs 30 précises que tous les amateurs de joyeuses et saines récréations et aussi de bonne musique se sont donné rendez-vous dans la nouvelle salle du Cercle Paroissial, à l’angle du Boulevard St-Joseph et de l’avenue Coloniale pour le grand euchre-eoncert organisé par la section des Raquetteurs du Cercle Paroissial.Les personnes qui regrettent de r# s’être pas encorè procuré de bilkt d’entrée devront se hftter si elles veu lent en trouver A la porte de la salle ; le prix en est de 50 centins.Local tout flamboyant neuf, orchestre excellent, goûter succulent et gratuit, prix riches et nombreux, ___ tout est fait pour encourager et attirer les derniers hésitants.Donc en foule ce soir.Grand Euchre du Mascotte Moyenne d’équipe R.R.Y.M.C.A.BLEUS 763 825 C’est mercredi le 27 courant qu’au-I ra lieu à la salle Mont Royal le I grand euchre et bal organisé par les membres du club Mascotte.Une sc- Cooper Smeaton restera amateur et figurera cet hiver sur l’équipe Westmount.Les parties de la ligue Interpro-vinciale aeront jouées A F Arena cet hiver.Cuthbcrt 120 152 166 Brior 204 169 167 Ciltes 137 198 161 Carmichael 179 154 137 Clayton 167 174 134 807 847 701 Moyenne d’équipe — 471.BEAVER Pritels 133 145 143 Bogut 166 166 162 McCallum 112 137 206 Moir ., 140 Sharpe 113 122 167 676 798 808 Moyenne d'équipe — 438.WAVERLY Kèmp 202 118 147 Hoskin 144 133 119 Rrégent 113 102 120 Townsens 132 143 120 Mallette 144 207 722 640 719 Moyenne d’équipe — 436.2 M.A.A.A.STARS M.Darling 138 149 124 D.S.Gough 163 143 126 A.Ayer 154 158 167 132 J.H.Webh 135 159 J.M.Anderson .116 178 168 716 787 717 Moyenne d’équipe — 444.POSITION DES CLUBS G.P.F.C.R.R.Y.M.C.A.Bleus .U 1 .917 Standard 11 1 .917 National 9 3 .750 M.A.A.A.Cubs .9 3 .70 Colonial Rouges .7 f> .5f3 R.R.Y.M.C.A.Rouges.7 R .5r3 Straehan R 7 .417 Strachan 5 7 .417 Beaver 4 8 .333 Waverlev 4 8 .333 Caledonia S 0 .250 M.A.A.A.Stars .19 .167 maine nous sépare de cette grande organisation qui promet d’avance un succès accompli.Le Mascotte qui a remporté cette année le championnat de la ligue Jacques - Cartier compte sur l’appui et l’encourage ment du public qui l’a encouragé dans ses succès précédents.De nombreux et magnifiques prix sont à la disposition des heureux gagnants dont le succès contentera les espérances des plus exigeants.Tous les clubs et associations devraient se faire un devoir d’étre représentés A ce grand euchre et.le Mascotte invite spécialement les clubs qui ont figuré cette année dans la ligue Jacques-Cartier et ceux qui ont été en rapport avec la ligue.Qu’on se le dise ! A mercredi le 27 A la salle Mt-Royal, 817 Ave Mont-Royal, entre Garnier et Fabre.Club International Mardi soir eut lieu l’ouverture des séances de luttes, nu club Interna tional.La première lutte préliminaire fut disputée entre A.Tessier et C.Lapierre.Tessier prit deux chutes sur trois en 25 minutes.Le match principal fut fort intéressant.Dans le second engagement Lapointe prit deux chutes consécutives saison adversaire Lavoie en 29 et 25 minutes.Vital Jacmain, le champion poids léger du Canada, donna une bonne res ; il fit un jeter de 225 livres A deux mains et 185 livres d’une main ce qui est un record mondial dans sa catégorie.Vendredi soir, il se mesurera avec le fameux allemand Car-ma, A Toronto, dans un match pour le titre de champion du Canada poids-légers.Le match sera exêcu- Dans une lettre adressée à un ami, Eddie Gérard a’ déclaré qu’il ne se joindra pas aux professionnels cet hiver et qu’il continuera à jouer comme amateur.: L'assemblée annuelle de la ligue de hockey Mont-Royal aura lieu le dimanche, 24 courant, A 11 hrs a.m.aux salles de St.Anthony Young Ijîen, 368 rue Saint-Antoine.A WPS AMIS Le "Devoir" est outnfl oou» raire New-York, 21.— Willie Hoppe n retenu son titre de rhampion au billard è 18.2 en infligeant mie défaite à Ora Morningstar dans la partie finale du tournoi international, jouée ici, hier soir.Le résultat final fut de 590 à 276.tiMni-.xIon» De jeu ne fut pas très brillant en gé- fles tmoreselons nans toils lee aanr» Bémi, quoique Hoppe ait fait des »ê Ouvrage ovanfl.j~aaüHjL*k»wie 86, 7»’*4 ôA.ment par France.l'Haltfrêophile Club -?- de Colonial Bleus.0 12 -^- .000 Il conserve son titre WILTJF HOPPE A DEFAIT OR\ MORN1NGSTAR DANS LA PARTIE FINALE DU TOURNOI INTERNA TIONAL DAY .500 A 276.Ledoux gagne sur les points «E CHAMPION FRANÇAIS OBTIENT LA DECISION SUR BATTLING REDDY, HIER SOIR.— UOt'LON FAIT COMBAT NUL.New York, 21.Charles Ijedoux.ehampion poids-coq de Fraine, u ohte nu la décision sur les points i ant.ro Battling Reddy, de Harlem, d.ins un combat de dix reprises, hier soir.Le pugiliste français eut.-constamment l’avantage et la décision do l’arbitre fut favorablement accueillie.Johnny Coulon, détenteur du titre de champion des poids-coq, et Charley Goldman, de cette ville, ee sont battus -dunant djix TftQpat* e*M résultat.DANS LE Monde Ouvrier —C LA QUESTION DU CHARBON La question de l’approvisionnement du charbon, revient sur le tapis.Elle intéresse particulièrement la classe des travailleurs, qui renferme la plus grande proportion de familles pauvres.Aussi, elle est des plus populaires.Hier soir, M.David Giroux, le candidat ouvrier dans Saint-Denis, invité par les unions ouvrières, a déclaré aux applaudissements d’une nombreuse assemblée, que, s"l est élu, son premier acte en entrait à l’hôtel de Ville sera de demander au conseil d'étriblir des entrepôts muni-excel-! cipaux de charbon, comme on a éta lent centre, jouera de nouveau avec bii déjà, des glacières municipales, es ( a in pions Garnets.G est un hom- Queluues oersonnes ont nam seen- me que les cinq autres clubs désirent.* * * Dans Cadottf, le gardien des buts que Kennedy recherchait l’an dernier pour les Canadiens, Lajoie, et Guevremont, les deux étoiles du Collège Sainte Ma rie, le gérant Dandurand, du Saint Jac-j et quos, a, sans exception, trois des meilleurs joueurs de la ligue.* * * «Si MM.Lauzon et Pigeon des Hoehe-Lga réussissent encore è signer des joueurs du calibre de Comeau et Pont-briand .ils auront certainement (une équipe très forte.t V sÿ Les Garnets qui ont toujours été re-connus par leur jeu d'ensemble, comp teront de nouveau sur Kerlin, Johnston, Turner, Walsh, Kane, et O’Grady, des champions de l'an dernier.* 9 9 Les Stars, qui ont fait si bonne figure, auront encore Peters, Norton, A.Kelly, Fennell et Colligan.9 9 9 Le gérant Tétrault des Champêtre, n’est pas prêt à donner information au sujet de la formation de son équipe, mais dans Laliberté et Leduc, il a là deux hommes qui sont parmi les premiers amateurs locaux.* * * Les arbitres qui ont promis aux officiers de la ligue d’arbitrer durant la prochaine saison seront Newsy Lalon de, s’il joue dans l’Est, Jack Marshall et Riley Hern, tandis que Russell Bowie a promis ses services quand la ligue en aura besoin.a: # * “Art’’ Fennell, le joueur -d’ado droite pour les Stars, promet de jouer la partie de sa vie cette année, il est en excellente condition.* • • La ligue de la Cité fut organisée en 1910, et pour une organisation aussi jeune, elle remporte nombre de succès.La fameuse coupe “Jubilee” est bien connue, aussi bien dans la Province de Quêbev que dans la Province d’Ontario car plusieurs clubs venant de ces provinces nnt fait de grands efforts pour l'enlever.9 9 9 Les amateurs serons en grand nombre au Jubilee de soir d’ouverture le 23 décembre, car les trois premières parties permettent des émotions pour les “Fans” et il est tout probable que le patinoir de M.Doran n’aura pas contenu une aussi nombreuse assistance, même quand les professionnels jouaient à cet endroit.Ligue de billard de Montréal LE CLUB DE «SAINT-DENIS RENCONTRERA LE SAINT-PIERRE DANS UNE PARTIE REGULIERE DES SERIES DE LA LIGUE DE BILLARD DE MONTREAL.Voici l’échelle des parties pour reste de la saison: le 21 nov.—St-Denis vs.St-Pierre.26 nov.—St-Pierre vs.M.A.A.A.28 nov.—Delorimier v-s.St-Demjs.3 déc.—M.A.A.A.vs.Delorimier, 5 déc.—St Pierre vs.St-Denis.10 déc.—Delorimier vs.St-Pieirr-e.12 déc.—St Denis vs.M.A.A.A.17 dée.:—M.A.A.A.vs.St-Pierre 19 rlée.—St-Denis vs.Delorimier.1913: 11 jtvnv.Delorimier vs.«St Pierre.16 janv—St-Denis vs.M.A.A.A.21 janv,—M.A.A.A.vs.Delorimier 23 janv.—St-Pierre vs.St-Denis.2s janv.—M.A.A.A.v-s.St-Pienre 30 janv.—St-Denis vs.Delorimier.4 fév.—Delorimier vs.1 M.A.A.A.6 fév.—St-Denis vs.Delorimieir.Il fév.—St-Pierre vs.Delorimieer.13 fév.—M.A.A.A.vs.St-Denis.18 fév.—«St-Pierre vs.M.A.A.A.20 fév.—Delorimier vs, St-Denis.Quelques personnes ont paru scep tiques, au sujet de l’application de ce projet, dont tout le monde cependant approuve l’idée.M Giroux a expliqué sa manière de voir sur l’établissement de ces entrepôts.La ville achèterait en grande quantité, importerait directement des mi nés, la quantité de charbon jugée nêcessairé pour la consommation, dans les familles.Ce charbon serait mis dans les entrepôts, et vendu aux citoyens, au prix coûtant,.Ainsi, chaque famille serait assurée de sa provision de charbon pour l’hiver, et l’on évite rait ainsi aux pauvres gens les transes mortelles par lesquelles Us passent généralement, quand ils ne sont pas assurés d’avoir leur provisions de charbon pendant l’hiver.Je ne sache pas qu’il y ait une idée plus humanitaire, a déclaré M.Giroux, et si je suis élu, je m’engage à la faire triompher à l’hôtel de Ville.LA CONVENTION OUVRIERE A la convention de la Fédération Américaine du Travail, hier, on a pris le vote, sur la brûlante question de l’unionisme industriel.La discussion a été chaude, et parfois Violente même.Les socialistes demandaient que les méthodes de l’unionisme industriel fussent immédiatement mises en pratique, dans la Fédération.Ils ont obtenu une demi-victoire.D’après le rapport qui a été adopté à la suite de cette discussion, le ‘‘statu quo” réclamé par Samuel Gompers, et les autres officiers généraux de la Fédération Américaine du Travail sera maintenu pendant cette année, encore.Mais au bout d’un an, selon que les unions se seront prononcées, on appliquera le système de l'unionisme industriel.On le voit, pour empêcher les socialistes de triompher complètement, les modérés ont été obligés de faire une concession considérable.En principe, ils ont admis l’unionisme industriel.Ce sera une question de tempe.Reste à savoir maintenant comment les organisations ouvrières vont juger cette polit!aue essentiellement opportuniste du président Gômpers.Une autre question va mettre en présence, les deux partis opposés : celle de l’élection des officiers.Les socialistes demandent que les officiers soient élus par le suffrage universel.Tous les membres de la Fédération Américaine, soit près de deux millions, seraient appelés à choisir les officiers généraux.Jusqu’ici, ces officiers étaient élus par la convention.M.J.C.Walsh élu directeur du Shamrock A une réunion du bureau do dirootion do l’Association A titillé tique Amateur Shamrock, tenue hier soir au Café Saint-Régis, M.J.('.Wash a été élu diri'i'teur do l’Association on remplacement do M.John Baxter.Les épiscopaliens et le divorce ON REFUSE DE SACRER EVEQUE UN PASTEUR DU KANSAS PAR CE QU’IL EST DIVORCE.AiLinv, N.-Y., 20.— La commission épiscopal icimno du diocèse d'Albany a refusé n sa convention «annuelle d'ap prouver le sacre du pasteur H.B.Silver, au siège épiscopal de Kansaa, par ce qu’il est divorcé.Quand un pasteur est élu à un siiège de l’Eglise épisropa-lienne, son élection doit être ratifiée par tous les antres diocèse.Le comité du diocèse d’Albany a refusé l’élection du pasteur Silver, parce que ce serait •a “réintroduction de ,1a question du divorce ol du mariage des divorcés.” la' comité dit que ce n’est pas un blâme au ministre même, mais qu’il s’en tient à la doctrine de l’Eglise.William Crosswell Doane, évêque du diocèse, «leelare que le seul fait du di vorce rend Silver inapte il occuper un siège épiscopal.CONDOLEANCES.Une mort qui a jeté le deuil dans l’union des charpentiers - menuisiers, c’est celle de M.J os.Reeves, l’un dos membres les plus zélés et les plus dévoués de ce syndicat.M.Reeves, en effet, est mort dans des circonstances particulièrement poignantes.11 y a cinq me*s à peine, il perdait son épouse, morte après une longue maladie.('iniques jours plus tard, ses doux uniques enfants lui étaient enlevés presque à la 'fois par la terrible maladie qui ne pardonne pas.Enfin, fl y a quelques jours, M.Reeves, qui était un amateur de la pèche et de la chasse, se noyait à l’ile Gros-bois.Il laisse son vieux père inconsolable.A sa dernière assemblée, l'union des charpentiers-menuisiers a adopté une résolution de condoléanoes à l’occasion de cette mort tragique, et copie de cette résolution a été adressée à la famille du regretté défunt, et aux journaux pour publication.LA l’YO PAC AMIE.I.cs employés des manufactures de portes et de châssis, à leur dernière assemblée, lundi soir, ont résolu d’inaugurer un mouvement de propagande parmi les ouvriers en faveur de leur syndicat.A cet effet, une assemblée publique, à laquelle tous les ouvriers du métier, unionistes comrtie non-unionistes sont invités, sera tenue au Temple du Travail, lundi soir.MM.Arthur Martel.N.Arcand.I.ouis Routhillette et plusieurs autres orateurs ouvriers adresseront la parole.CHE/, I.ES DEBARDEURS.A leur assemblée régulière, dimanche dernier, les débardeurs syndiqués du port de Montréal ont adopté une résolution pour approuver et endosser la candidature ouvrière de M.David Giroux, dans le quartier Saint-Denis.LA FEDERATION AMEVICATNE DU TRAVAIL.Rochester, N.A'., 21.— Par un vote de deux contre un.la Fédération Américaine du Travail a refusé d’adopter l’unionisme industriel proposé par les socialistes.Cent quarante-deux délégués volèrt nt son adoption.REUNIONS POUR CE SOIR, 3e JEUDI DE.NOVEMBRE.Au Temple du Travail : Conseil des Métiers et du Travail.A la salle Dionne : Union No des cordonniers.47 Cercle Saint-Stanislas Mardi le 26 novembre prochain, A l'occasion du euchre qui sera donné par les Artisans Canadiena-françaia, dans la anlle de leur nouvel édifice,le Cercle St-Stanialaa y donnera une comédie en un acte intitulée "Un habit par la fenêtre.” Mariage Commissaire des ^estiaux Ottawa.29.— John Bright, de Myrtle.Ont., a été nommé com misse ira, des bcs'Juux en remplacement du doo-: trur Rutherford, qui a pris sa retraite j l’année derrière.I e docteur Rutherford cumulait les fonctions de eommissiiiv de bestiaux et de vétérinaire général.Celles-ci ont été divisées.Ee dooteur Torrance, de Wtinnipeg, a été nommé véteriuaircjgénéral.On annonce pour le 27 novembre, le mariage de Mlle Lavinta Ellen Oladwish, fille de feu M.Wm.John Gladwiah, de Margate.Angleterre, avec M.J.Lalomle, fils de «Joseph Lalonde, de Bordeaux.Le mariage aura lieu A l’église Saint-Patrice.IL EST ACQUITTE Devant le juge Raxiit, siégeant rr cour de.« Se«*iou«s, Louis Stem, sujet belge, a été honorablement acquitté de l'accueation qui peeaut ear.lui.! ACHETEURS ! ACHETEUSES ! ! MEDITONS CECI ! “L'ACHETEUR EST L’UN DES ELEMENTS DETERMINANTS PRINCIPAUX DES CONDITIONS DU TRAVAIL”.Puisqu’il en est ainsi la FRATERNITE CHRETIENNE nous impose le devoir de nous préoccuper, POUR LES RENDRE MOINS PENIBLES, des conditions de travail de nos fournisseurs ET DE LEURS EMPLOYES.VOICI VENIR AVEC Noel et le jour de PAn une période de SURMENAGE pour diverses catégories de travailleurs : COMMIS, LIVREURS, COUTURIERES, ETC.Nous pouvons dans une large mesure et nous devons, faciliter la tâche de ces travailleurs.POUR CELA AUTANT QUE POSSIBLE:— achetons: AVANT midi, le Samedi.Kl achetons: AVANT cinq heures du soir, les autres jours de la semaine.N’ATTENDONS PAS faire nos t » » Aux deux dernières semaines de décembre achats.pour * L’Ecole Sociale Populaire « » La Chambre de Commerce SON PROJET D’UNE MISSION CA NADIENNE EN EUROPE EST ACCUEILLI TRES FAVORABLEMENT PARTOUT, — LA LOI LA-COMBE.— LA QUESTION DE L’INSTRUCTION.Le projet d’une mission canadienne en Europe est de plus en plus prisé et la Chambre de Commerce de Montréal ne cesse de recevoir de.nouvelles adhésions.A l'assemblée d'hier après-midi, le secrétaire a donné lecture de nombreuses lettres, toutes plus enthou siastes les unes que les autres, en faveur du voyage.On espère que le gouvernement fédéral votera un subside afin d ’aider à défrayer certaines dépenses inévitables dans une entreprise de ce genre.M.Armand Chaput présidait l’assemblée à laquelle plusieurs des membres du conseil assistaient.Le rapport du comité de législation au sujet des amendements à la loi La combe a été adopté; ce comité recoin mande au conseil de prier le gouvernement d’amender cette loi de façon à mieux protéger et le débiteur et le créancier, et, à cette fin, ce comité est heureux de soumettre au procureur général les suggestions faites par M.Harrison A.Deniers.Le conseil a aussi adopté le rapport iiu même comité de législation, au.sujet de l’instruction gratuite et obligatoire.Le rapport se lit comme suit: Ce comité s’est réuni le vendredi, 15 novembre, 1912, sous la présidence de l’honorable N.Pérodeau, C.L.Etaient aussi présents: MM.Armand Chaput, Adélard Fortier, C.H.Catelli, Damase Masson, W.U.Boivin, J.A.Boaudry.Votre comité avait à étudier une de mande d’appui venant de la Ligue de l'Instruction gratuite et obligatoire en faveur de co système d’enseignement.Après avoir entendu les observations laites par chacun des membres présents, votre comité est d’opinion que la Chambre de Commerce, tout en se prononçant pour l’avancement de l'instruction dans notre province, ne doit pas intervenir auprès du gouvernement pour demander l’enseignement gratuit et obligatoire; cette question n’étant pas de sou ressort.Ce «comité de législation avait été m vité à se prononcer sur l’opportunité le demander au gouvernement provincial d'amender la loi des licences, de façon à créer une licence de gros, spé ciale pour le vin et une licence spéciale pour les restaurants et maisons de pension, autorisant la consommation du vin pendant les repas.Cette autorisation encouragerait, croit-on, l’usagedes boissons dites hygiéniques, enrayant par là même l’abus de boissons alcooliques.Le comité dit que cette question mé rite d’être sérieusement étudiée; il continuera d’y apporter toute son at tention.Le comité de législation a aussi présenté le rapport suivant, au conseil, qui l'a adopté à l’unanimité.Il s’agit de l’adoption d'une loi de faillite uniforme pour tout le Canada.Chargé d'étudier la ' question d’établir une loi de faillite uniforme au Canada, votre comité recommande l’adoption de la résolution suivante, pour être, envoyée au Très Honorable R.L.Borden, premier ministre, et à l’hono rable Doherty, ministre de la Justice.Attendu que depuis 1880, le Canada n’a plus de loi de faillite uniforme; Attendu que depuis 1888.la Chambre de Commerce a demandé inccssam-men l’adoption d’une loi de faillite uniforme pour le Canada; Attendu que la même demande a été faite en 1900 par le congrès des Chambres de Commerce du Canada tenu à Toronto, attendu qu’à leur congrès de 1903 à Montréal et «de 1906 à Londres les Chambres de Commerce de l’Empire ont formulé le voeu de doter le Canada d’une loi de faillite uniforme; Attendu qu’en 1909, 1910, 1911 et .1912, la Fédération des Chambres de Commerce de la province de Québec a exprimé le même voeu; Attendu qu’à cause de l’expansion que prend le commerce du Canada, il va falloir donner aux étrangers, qui font affaire avec notre pays, le maximum de sécurité; Attendu que sans une loi de faillite uniforme, le Canada ne saurait s’assurer toute la confiance des capitalistes ou indiistrieie étrangers; Attendu que même au point de vue canadien, il devrait y avoir uniformité dans la lo; de faillite comme il y en a dans d'autres lois commerciales.RESOLU: — Que la Chambre de Commerce: — 1.Réitère de nouveau ivee instance au Très Honorable R.L.Borden, prem er ministre du Canada, •’t, à ses honorables collègues, la demande de doter le Canada d'une loi de faUl.te uniforme, et 2, — et les prie de bien vouloir faire parve^r à la Chambre de Commerce de Montréal un ex-emplâtre du projet da lai fui paré.Le comité de législation qui a présenté ces rapports, avait pour président l’honorable M.F.N.Pérodeau, et comme membres, MM.A.Chaput, A-délard Fortier, C.H.Catelli, D.Masson, W.U, Boivin et «J.A.Beaudry.Avant de s’ajourner le conseil a adopté la résolution suivante: Il est proposé par M.C .H.Catelli, appuyé par M.Adélard Fortiér: Que le Conseil de la Chambre de Commerce du district de Montréal a-journe immédiatement sa séance en signe de deuil pour la perte considérable que vient de faire le monde dea affaires par la mort soudaine de l’ho-j norable J.Damien Rolland, conseiller., législatif, président de la grande compagnie Rolland, président da la Ban ' que d’Hochelaga, gouverne.ur de IRT- ; uiversité Laval ancien échevin ,anale»! vice-président et un des fondateu/s de! notre Chambre, — ancien prqgident «G-un des fondateurs de l’Association des manufacturiers canadiens.et mem- bre de nombreuses autres institutions.’ Qu’à l'occasion de cette mort douloureuse, le Conseil de la Chambre tient à proclamer que l’honorable J.j Damien Rolland fit toujours grandi^ honneur à sa race, à sa province et à1 son pays; qu’il fut toujours nn citoyen imbu du plus large esprit pirbl>c.,j soucieux de l’intérêt général et ousierG au véritable progrès.Que copie de la présente résolution j soit transmise à sa famille aine'.! qu'aux journaux.— i -4- 4 Faits - Montréali CRANE FRACTURE En descendant l’escalier du Boston' Café, 594 Sainte-Catherine-Est, Victor, Trudel a fait une chute et s'est fractu-j ré le crâne.On a transporté le blessé à’ l’hôpital Général, et les médecins conservent peu d'espoir de le sauver.Trudel était âgé de 38 ans.LE COUT DE LA VERITE j Six matelots du steamer Hesperian, David Mason, .Samuel Campbell, John Shaw, Charles Stuart, Robert Russe’ et August McIntyre, étaient arrêtés hier pour avoir volé à bord de leur navire pour environ $20.00 de cognac.Sauf David Mason, tous les autres se dirent innocents.Leur navire portant hier, leur procès vint immédiatement, et Mason s’entendit condamner à $20.00 d’amende.POUR LE BIEN-ETRE i r-j DE L’ENFANCE.’ ¦ f I La “City Improvement League” au-, ra une réunion vendredi prochain, 22 novembre, à 8 h.15 du soir, dans les bureaux de la Medico Chirurgical Association.112 rue Mansfield.Cette rémmio» a.pour but de discuter les résultats pratiques qui ressortent de la dernières exposition pour “ Le Bien-Etre d» UBn-j fance”.Les représentants de tous leaf corps intéressés dans ce giramî- rooiXTaJ ment, sont priés» d’y assister.ON RETROUVE ENCORE T-Wa FOURRURES VOLEES.Le lieu tenant Bavard et ses^brrmmejf retrouvent encore des peaux de jneotoifc de Perse qui ont été volées dama fa» emJ t repère de la Canada Steamship Mhe.f Les policiers ont retrouvé dans la rn« Dorion pour environ $500 do «osfoumn-res et espèrent pouvoir mettre la m«fai aujourd'hui, sur celles qui manqlient«n-core." ^ TUE ENTRE DEUX WAGONS « Joseph Marchand, ftgé de 50 aa»,,éjna ployé de la compacte du Parifique^OBc nadien, en travaillant dans la ©our del cette compagnie à Hochelaga, a été pria entre deux wagons chargés de chaPbon* Conduit de suite à l’hôpital Royal Victoria, le blessé expirait quelques jus-] tant après.Le corps a été transporté"’!*! la morgue.; i FRAPPE PAR UN TRAMWAY ' J A 6 h.45 hier sotr, le jeune Mb* .Stone, âgé de 12 eue a été renversé panj un tramway au moment où il traversaW la.rue Sainte Catherine, entre lee rue* Saint-Charles Berromée et.Saiote-CattieJ nne.Il fut conduit à l’hôpital Général/ où les médecins constatèrent qu’il aval* un bras fracturé.LA COMMISSION DES LICENCES Il y aura cet après-midi, à 2 heure* 'b une réunion de la commission des licences, au Palais de Justice, M.LEOHIEN EST DECORE M.Lechien, profeeeeur à l’Ecole de* Hautes h tu des Commerciales, vient d'etre décoré par le Roi de» Belges da l’Etoile de Serbie.C’est la aeconde foi que le roi de Belgique récompense Ischion des service* qu’il a rendus mu Congo Belge.M.Lechien avait été sommé préoé-dammeut Chevalier da l'Orda» I > £ ./ h i Y VOL.ÎÏÏ.— I\o.iî/3.LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 21 NOVEMBRE lîn2 Notre Page Féminine N r •/S.Lettre de Fadette r > •V y Le Bonheur.chacun sen fait une conception très personnelle, mais c’est le but commun ci tous* chacun prenant le chemin qu’il croit le plus court, et tous, dans notre fièvre d'n arriver, avons la tendance a dédaigner un peu ce qui serait de nature bien souvent à nous donner ce bonheur que nous cherchons très loin.Je me représente le Bonheur de chacun de nous comme un feu-foi-let capricieux qui da~se en avant de nous, illuminant notre chemin à sa fantaisie, se montrant, disparaissiant, c‘ brillant de tout son éclat quand il est hors d’atteinte.L'humanité qui ne réfléchit pas, part à sa poursuite, court, s'agite, s’essouffle dans son effort à s'emparer de ce fantasque et illusoire Bonheur qui vole, lui, sans se lasser et sans se laisser prendre.L’humanité qui pense elle, a deviné qu’il est puéril et fou de vouloir saisir le Bonheur en bloc, si je puis dire, et elle s’applique, sur les routes où elle chemine paisiblancnt, ci recueillir toutes les parcelles de joie qu'elle rencontre.Tout en tenant les yeux fixés sur son rêve de grand Bonheur, avec Tcspnir sans cesse renouvelé de l'atteindre un jour, elle ne laisse se perdre aucuns des petits bonheurs à sa portée.Pourquoi ne dirait-on pas aux mères qu’elles devraient enseigne" à hors petits l’art d'etre heureux?Trop souvent, plus souvent qu'on ne le soupçonne, les enfants rêvent d'être ce qu’ils ne sont pas: plus riches, plus libres, plus vieux, que sais-je encore! Et ce ne sont pas de ces jolis rêves bleus qui rendent leur vie.plus douce, c'est un désir âpre d" ce qu'ils voient aux autres, un mécontentement amer de leur sort modeste qui les empêche de jouir de leur adorable enfance dont ils éteignent In joie.L'enfance passe et ils continuent à croire, que demain sera préférable à aujourd'hui: les jeunes gens veulent être riches, les jeunes liilcs veulent se marier: ils seront heureux plus tard, quand ils auront attrape l’insaisissable fen-follet.et leur jeunesse s’en va, comme leur enfance.et eux vont, toujoii"s criant: “Si j’mmis ceci, si j’étais cela, que je serais heureux!’’ Ils iront ainsi jusqu'à la mort, n’appréciant pas ce que la Vie leur donne de bon: ils ne s’arrêtent pas pour le voir et on n’est heureux que si l’on ne rêve pas de devenir autre chose que ce que l’on ipeut et ce que l'on doit être.Ce sont si peu les choses extérieures à notre âme qui embellissent ou enlaidissent la vie, l’illuminent on l’enténcbrent.Xolre âme a le pouvoir de faire elle-même notre vie douce, acceptable ou haïssable, et notre vie est beltc ou vulgaire suivant que notre âme est noble ou banale.Tout de v cme m’objectez-vous, que vous le vouliez ou non, les misères et les déboires sont là qui existent et vans feront souffrir.Oui, et nous le savons, et nous nous y résignons, parce que à côté des misères, il y a les joies, après les déboires, l’espérance renaît, et ceux qui sont malheureux toute leur vie, sont les révoltés, et les pessimistes, et ceux qui ont voulu faire rendre à la vie plus qu’elle ne peut donner et qui à ce jeu ont tout perdu.Xe vaut-il pas mieux essayer d'idéaliser urne saine réalité à laquelle on attache son âme?Après tout.le bonheur est chose presque ¦subjective: il existe si vous croyez le posséder, et vous pouvez n’être pas heureux en possédant tous les éléments de bonheur.Il dépend plus qu’on ne s'en doute de l'idée que l’on s'en fait et de l'opinion qu'on en a.FADETTE.VENDREDI NOVEMBRE Rçdire encore oe que l’nme s'attarde à voir, le long des heures lourdes, au cinématographe subtil des paupières • loses, cela ne m'avait jamais tentée davantage qu'en oc jour gris voué aux mélancolies du souvenir.Ici, la mélancolie est triple qui aggrave l’ap-pel du passé des mille rancœurs de l’exil et du deuil morne des paysages.La vie qui s’agite, ardente et allaitée /autour des labours, des semailles et des moissons, semble s’insinuer en nous comme un écran pitoyable, limitant à l’aptuollc action l'enquête du regard intérieur.Et puis, au tournant d’un jour de novembre, l^écran protecteur s’csl dérobé soudain, nous livrant dévêtus et désarmés à.notre propre analyse : c’est qu’à.la.pesée des lassitudes a succédé Toreilfer de velours du repos et qu'au cœur de ce repos même la pensée libérée à repris l'intégral empire de «a tyrannie.Au fond rie l’enoeinle ombreuse les tableaux animés se déroulent, et palpitent sous raveuglement, de la projection électrique.Vérité et netteté cruelles ce sont bien de familières images que nous revoyons.Voici l’exil, interruption parfois dramatique de la vie.ravin barrant tout à coup le chemin allègrement suivi, déchirure en notre humaine trame, pieusement tissée des traditions augustes de la patrie et du foyer ; l'étoffe a cédé, avec un cri, et la brèche demeure parfois irréparable.C’est le dépari, image un Peu floue et mcombréo d'indécision, puis l’étonne ment attristé d’une arrivé© trop réel]©, puis l’effort âpre et quotidien parmi ries inconnues insoupçonnées.l’exil enfin,le fil qui se brise.que d'années ne faudra t-il pas lutter pour en retrouver et en renouer les bouts?.1 exil épopée des déracinés, l’exil, un mot aigu et sifflant, hérissant une chose meurtrière.Comment préserver d'un voile attendri les enfantines illusions du départ?Comment se faire aimer d’une implacable nature, drapée immensément d'argued et de rudesse?L’être s’affaisse ’t rampe, microbe, obscur, vers le mirage d’horizons infinis, «ang cesse reculés! Les mains croient saisir, et les bra^ n’étreignent qn’un anonyme d implacable espace.Alors se dresse l’ef- froi des jours mauvais, l'oppression des soirées emmurées; au dehors, c'est la léthargie des chamips sous la sépulture des neiges tenaces; au loin, de sinistres hurlements dont frémit le silence; l’être se recueille, les yeux clos dans un© demi-anesthésie où les sentiments s’assoupissent; il s’enferme dans une armure terne, rigide et indolente où le bleu fier des aciers cède lentement sous la morsure inquiétante des rouilles.C’est, l’Hiver, l’hiver qui est bien, quoiqu'en disent les gens des villes en leur richesse fourrée, la divinité mauvaise du Canada.Le froid vif mais sain, les sports d’hiver semant partout la joie des muscles et l’excitation du plaisir, le soleil qui rit sur la neige, quelle trahison ou quelle ironie! Je songe à ceux qui, contraints de laisser là-bas un lambeau de leur coeur, lutteront ici, dans leur sollitude glacée, contre le cercle de fer des bises; à ceux qui auront faim et froid; à ceux qui périront on pleine tourmente, d’un martyre ignoré et dont les lops viendront dans la nuit sans espoir, flairer les lamentables dépouilles.Maintenant les tableaux se.précipitent, ma vision s’assombrit d’un lugubre cortège; drapés de noiroS lamés d’argent, les souvenirs m’apportent l’illusion d'un douloureux pèlerinage là-bas, auprès des flots murmurants, où mes chers morts se sont endormis.Le cimetière blanc, la nier bleue, les marbres laiteux que rosit le soleil, le deuil des chrysanthèmes, qui pleurent sous la pluie, de.leurs pétales chevelus, les grands eucalyptus frissonnants, alourdissant.l’atmosphère mauve d'un parfum exotique et morbide.Et puis, c'est la recherche lente du dernier re fuge, parmi le grand damier des allées et des tombes.Le sol est jonché de pommes sèches de cyprès et, l’on dirait de petits crânes que le pied tremble d’écraser.TJ nau-delà profond et •calme parle à nos âmes errantes, à travers le laconisme grave des épitaphes.Ici un marbre sous lequel une jeune femme repose, semble frémir d'un triste reproche.Il semble dire à l’époux attardé dans la vie: “Pourquoi ne “viens tu pas me rejoindre?Pourquoi “préférer la fragilité d'un songe à “l’absolu d'un amour éternel?’’ Et telle antre sépulture, arrosée de pieurs maternels, s'étonne de presser en son sein la solitude suppliante d'un Le Vendredi, la Vierge Marie S’en va par les chemins.Toute seule et bien marrie.Avec des lis noirs dans les mains.Elle s’en va, d’étoile en étoile, Car, tous les vendredis.Elle pleure sous son voile Et ne veut plus du paradis.Elle s’en va de val en vallée, Et de côte en coteau, De plus en plus désolée, Et sanglote dans son manteau.Elle s’en va de prés en pâtures, Regardant par-dessus Les murs bas et les clôtures, Pour chercher son Enfant-Jésus.De crèche en grange et de rue en route.Et de porte en portail, Elle s'en va, s’arrête, écoute, Et guette à travers le vitrail.Xc chantez pas et faites se taire Les enfants au berceau.Xe laissez trainer à terre Xi.l’épine, ni le roseau.Xc riez pas, de peur qu'elle entende: Xe plantez pas des clous, Car sa peine est vraiment grande Et sa peine lui vient de vous.EDMOND HARAUCOURT.S < bellir.Elles ont le fardeau de la joie humain©.Et une femme d’intelligence, de loisir, a sur ce point des devoirs plus compliqués que celle qui trait le* vaches ou garde les dindons.Elle doit penser ©t aimer par elle-même, au lieu de porter dans son cœur utile sentiments avortés.Son mari, ses amis, chassent, jouent, travaillent, gâchent leur vie.Soit : elle n’a pas le droit d'en faire autant.N'ost-ec pas perdre les hommes que de ne pas les racheter, le pouvant ?Aucune difficulté ne la découragera si.d'abord, elle se rend bien compte qu’elle a oo qu'il faut pour réussir, puis si elle envisage clairement ses responsabilités.Elle se trompera quelquefois ; l’enthousiasme lui-même, l’art délicieux de parer les choses a scs périls, il emporte dans 1 irréel.Il admet un peu d’illusion.de rêve, de préjugés, de légendes.Qu’importe si l'arbre est vigoureux ! Faudrait-il abattre un peuplier superbe parce qu'on y aperçoit des pousses de gui ?Il sc peut aussi qu'une femme s’égare dans la vanité.CYst un petit ridicule assez commun (même chez les hommes).et fort agaçant quand il s’applique à oes questions d’étiquette ou de couturières.Mais pourquoi ne conviendrions-nous pas qu'il y a une notblo vanité, excellente, qui consiste à bien connaître 1rs choses qu’on peut aimer, à jouir de 1 apostolat qu’on exerce, et, Pour y réussir, à sc rendre soigneuses, fines, attentives, industrieuses, persuasives ?Où est le mal ?Il ne faut point s arrêter a ees rrain-tes.Le but special de la vie des femmes, celu» par lequel elle se distingue de la vie des hommes, ©si elair ; e© sont les choses grandes, les choses aimer, celles qui no “rapportent” pa I.homme sert 1 argent.Vous, mesdames, vous vous servez de l’argent, et vous devez viser plus haut, à ee qui ne s achète pas : les dévouements, les amitiés vraies, voilà vos spéculations.Restez-y fidèles, ('est, la Rédemption.Ln vous saluant, je crois voir sur ma muraille, au lieu d'un papier “modem style”, une grande fresque primitive, un symbole exquis de votre règne: l'ange du ciel respectueux et agenouillé lui-même devant la maternité sans tache, annonçant que de votre dévouement va venir le bien dos hommes.La scène est simple et douce, la couleur calme •, une chambre close, une draperie, à peine une échappée du ciel.R.DE MAULTE LA CLAVIERS.Le concert Chapdelaine Au concert ChapdaUine, à la mile Stanley, mardi soir, l’auditoire n’était pas très nombreux mais cela s’explique par le fait que la saison d’opéra bat son plein.Mlle Ehapdeldinc est une jeune Oft-nmlienne-française qui fait certaine ment honneur à sa race.Agée de 19 ans à peine, elle interprète avec, une maîtrise surprenante des extraits des plus grands auteurs.Sa voix qui n ’est pas d’un volume considérable et qui dans les notes basses, est plutôt un peu gutturale, est d’une grande pureté dans les notes du deuxième et du troisième “ciel”, comme on dit chez de* artis tes.Douée d’un talent très souple et s'adaptant à tous les genres, la jeun© cantatrice rendit avec une égarn facilité et un égal succès des airs des meilleurs éi rivains.L'interprétation de “ Ah! Ren-dimi”, tiré de Matrane d© Rossi; 1E iégie” de Massenet; le fameux air de Meyerbeer: “Ah! mon fils”; le “Sunshine Song” de Grieg, provoquèrent d'enthousiastes applaudissements.Le grand air de Sapho: ”0 ma lyre immortelle”, fut exécuté avec la maestria d'une artiste véritable, et “LA mour est enfant de Bohème”, air si différent du précédent, fut enlevé avec un hrio qui arracha des bravos aux as sistants.11 est à espérer que Mlle Chapdelaine, qui de Montréal s’en ira à Vancouver, où elle a déjà chanté nombre de fois, re viendra à Montréal un de ees jours.Et nous souhaitons aussi que les Canadiens-français seront plus nombreux à aller applaudir une des leurs qui le mérite, MM.Arthur Chamberland et Arthur Lapierre prêtèrent leur concours.M.Chamberland sut rendre avec bonheur d’exécution, une Barcarolle d'Offenbach et le “Mouvement perpétuel” de K es.M.Lapierre, qui possède une très jolie voix, fut très goûté du public.11 chanta “Le Cid” de Massenet, la “Rêverie” de Ha.hn et “Si vous n’étiez pas si jolie” de Mathé.LT PACIFIQUE CANADIEN TORONTO ••.05 â.m., at *10.00 p.m.~Z~', Pour la g*r« Union Wagon-salon au train du jour Ml.15 p.m., pour la g*re de le me Yonfe, WAGONS A COMPARTIMENTS BT WAGONS-LITS EOLAIEES A L'BLECTRICITE 4ÉUu QUEBEC f 8.00 e.m., *1.80 p.m., "S.CO p.m., *11.80 p.a, ’ TRAIN DE LUXE A S.00 P.SC | Wagona-buffete «t wagooi-UU ' OTTAWA 18.05 a.m., J8.40 a.m., 10.15 a.m., *10.10*.*,'' ^4.00 p.m.|7.45 p.m., *9.60 p.m., *10.30 p.m*' WAGONS-SALONS OBSERVATOIRES Wagon-lit au tpain de 9.50 p.m., *Toub les jours, flous les jours excepté !• ' dimanche.ILe dimanche seulement.SPECIAL POUR MALLE ALLAN Part de la gare de la rue Windsor à 9.45 a.m., vendredi le 22 novembre, faisant rae* eordement avec le S.M.H., Virginian.BUREAUX DES BILLETS 141-143 rue Snint-Jaeques.Téléphone Mata H125 ou aux gares Viger ou de la me Windsor.GRAND TRUNK"'vstTm Une crème à la vanille UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR enfant fauché en pleine floraison et dont la mort nous apparaît monstrueuse comme une erreur de la destinée.Parmi les croix penchées et les dal les cerclées de bronze, en Un coin de fraîcheur et d'ombre, le mausolée familial dégage sa tranquille carrure de végétations fleuries qui eu font malgré lui un vivant et odorant symbole.Voici les noms chers et les inoubliables dates; il semble qu'un même ciseau, précis et froid, lésa it gravés en nos coeurs, comme sur ce marbre bénévole.Voici encore, continuant la travée, la série des dalles vierges et toutes pré tes; troublantes et muettes, elles nous attendent avec toute la sérénité de leur patiente certitude; un jour plus ou moins proche y inscrira nos noms.Et je rêve inlassablement d'une épitaphe simple jaillie de la pierre elle-même, porte-paroles impérissable d'impérissa bies harmonies: “Elle nous avait quit “tés pour l’illusion éphémère de la ‘‘vie; son âme tendre et pieuse nous “est enfin rendue à nous qui offrions “à, son vertige, la grâce suprême de ‘ ‘ l'Eternité.” D'avoir indiciblement songé, en cet après midi de novembre, parmi le flot do souvenirs funèbres et des paysages hostiles, d'avoir songé à.cet au-delà mystérieux où tout s© fond et tout se résume, où se prolongera victorieux, enfin, notre amour terrestre, un grand apaisement m’avait tout entière envahie.Heureux les cerveaux délivrés qui ont été lire au livre des tombes, heureuses les âmes conscientes et ferventes à qui les morts ont parlé.1 novembre 1912.MAGALL.Nos Recettes S-ALSinS EN FRICASSE 2 bottes de salsifis, 2 ruil.à soupe de saindoux, 1 oignon, 2 lardons fumés, 1 cuil.à soupe de purée de tomates, % de tasse de bouillon, I cuil.à cefé d'extrait de viande.Ratisses les salsifis, les mettre au fur et à mesure dans l’eau acidulée, les faire blanchir 10 minutes, les retirer, les égoutter, les couper en deux dans la longueur, les fendre s’ils sont.gros.Les mettre sauter dans la poêle avec le saindoux.D'autre part, faire revenir dans la casserole le lard fumé et l’oignon émincé; quand tout est blond, ajouter la purée de tomate diluée de 3 cuil.à soupe de bouillon.Laisser cuire en écrasant le tout et ajouter le salsifis au coulis.Au bout d’un mo ment, lorsqu’ils sont enveloppés de cette sauce, mouiller avec le reste du bouillon auquel vous ajouterez l’extrait de viande .Laissez réduire 20 minutes et servez.Le rôle des femmes T« devoir précis des femmes est de développer leurs dons naturels et d'adopter hardiment les vertus que lea hommes n’ont pas.Elles sont l’instrument de vie.on pourrait presque dire : ia chaudière de vie.Elles en fermentent tous les éléments.Klles ne sont occupées qu’à transformer et à donner.\ peine ouvrent-elles les yeux à la lumière, il leur faut une poupée à chérir, à soigner, à dorloter.Et elles continuent tutisi.engendrant, chérissant, soignant, dorlotant, à moins que la vie ne ’es déforme.Physiologiquement même, tout indique en elles la force mer veil Irise de résistance, de relativité, de multipKca-tion.Elles n ont rien pour ut laque- : les plus fines sont les plus fortes ; elles résonnent étrangement à tout sentiment; elles aiment l’argent avec resignation, mais la gloire les enivre ; elles vivent d’un coup d'reél et d’un coup d’aile ; leur enthousiasme est contagieux, elles répandent la jeunesse et la fraîcheur de la vie.C’est ainsi que sans le vouloir, sans le chercher, elles se prêtent eens-tamment, elles revêtent tout de leur propre enthousiasme.La science, elles la justifient par les nobles jouissances qu’elles en tirent, ; des épines ©îles font sortir des roses, et ees roses encore, elles les cultivent, les rendent doubles et odorantes, les font fleurir en tout temps.Excellentes jardinières du monde ! lerur rôle a pu varier avec les circonstances et les besoins des temps ; mais les nécessités urgentes du temps présent no servent qu'à l’accentuer et à le mettre en re'ief.L’ignorance, la faiblesse des femmes nous font plus de mal, en réalité, que l’ignorance ou la faiblesse des hommes.On Je descends à la cuisine tenant à la main une gousse de vanille.Vite! un t grand plat et des oeufs en masse, des bons oeufs qui sentent encore le cocorico de leur naissance.Cel.i faisait si gentiment flic, floo, que mes pieds se sont mis d’eux-mêmes à battre la.mesure.Et la mousse blanche montait, montait! Elle montait si bien qu'en un certain moment la dentelle de ma manche a voulu y goûter un peu.Alors, — voilez-vous la.face si vous voulez et gardez, la chose eecrète, — pour me venger de cette irrévérence, j Iri léché à même comme quand j’avais quatre ans.Je vous scandalise?Ecoutez donc la fin.Pour compléter mon chef-d’oeuvre, j'y ai semé d'odorantes pastilles qui fab saient sur ce bloc neigeux, comme des gouttes de sang.Avouez que si ce n ’est pas là un plat d’idéel, c’est tout au moins un plat.idéal.Horreur! un jeu de.mots.Heureusement, que je n’en suis pas coutumière, car je n’ai pas l’esprit calembour.ique, et je ne me soucie pas de faire mon petit Rostand.Je vous dis des folies: la crème, voyez-vous la crème, ça vous grise presque •autant que du champagne! Allez souvent â la cuisine, goûtez à la crème, mettez la.main à la.pâte et vous mo direz des nouvelles de votre humeur, belles ennuyées! B .B.CHRONIQUE.Boutade Il y a deux manières de faire a van eer un animal, que oef animal soit un artiste, un écrivain, un premier ministre ou un âne: d Vibord par dos paroles d’encouragement qu’ou lui adresse do face; puis par quelque chose de moins agréable, mais de plus persuasif, qu’on lui administre.de l’autre côté, lût je crois fermement que le second moyen est le plus efficace.Woodrow Wilson aux Bermudes Fl am il ton.dent Wilson Bermudes, 19.— l^e préai-a rendu, aujourd’hui, une ne g ou', erne plus par des vertus j vjsjto officielle au gouverneur-général, passic es ; il faut maintenant des ver- 1© lieutenant-général Sir George Rul-fus actives.lock.Il prit le thé avec les officiers Jadis, le roi apparlenait à tout le d’état-major, monde, il représentait quelque chose M Wilson emploie beaucoup de son d indispensable a toute société, quel- (empK à faire de la marche et ne la quun n ayant point, d’intérêt privé et bicyclette.Il se prépare pour la protout entier a l'intérêt general.Il ne, chaîne session, possédait rien en propre, pas môme un pare, pas même son palais.Eh bien, ri hardie vue l’idée puisse paraître, disons que les femmes aussi ne peinent régner qu’à condition de mettre leur j âme en commun.Autrement, elles n’auront aucune action, même sur leur fils.: délinquants ont en leur possession une f ne femme manque à des devoirs es- montre qui fut enlevée à un des jeunes sentiels si elle se borne a déplorer les j pensionnaires de 1 établissement et qui malheurs des temps et à.patronner de : porte, gravé dans un des deux eouver-bons petits jeunes gens, au Beu de sa-j clés, le nom de David Fournier.v°ir et de montrer en quoi les temps! Le propriétaire pourra aller réclamer peuvent être mauvais, d’extraire l'hom- sa montre à la cour, numéro 20!) rue me qui sommeille en nous et de l’em- Champ de-Mar*.David Fournier Los autorités do la cour des jeunes MONTREAL et TORONTO 9.00 a.m.9.40a.m.7.30 p.m.10-30 p.m] Wagons-galon, rpstLurant «t bibliothèque' *ui‘ les trains do jour: wagons lita Pullman*’ éclairés à l’électricité, aur leg trains da nuit.LA SEULE ROUTE A VOIE DOUBLB L’ INTERNATIONAL LIMITED” LE TRAIN PAR EXCELLENCE DU CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Ghicag.i 9.00 a.m., tous frs jours.EQUIPEMENT SUPERIEUR MONTREAL ET OTTAWA * Laisse Montréal H.! O a,m„ tt.90 ».m.Arrive Ottawa 11.30 a.m., 12.15 p.m.À I.aisse Montréal 3.55 p.m., 8.00 p.m.Arrive Ottawa, 7.10 p.m , 11,15 p.m.I Traîna do 9.30 a.m.et 3.55 p.m., tous lie* jours excepté le dimanche.\ Trains de 8.16 a.m., et 8.00 p.m., tous les jours.Service de wagons salon ou buffet sur tou» les trains.Wagon Pullman buffet salon ob-l servatoire sur les trains de 3.55 p.m., et 8.001 p.m.BUREAU DES BILLETS DE LA VILLES 123 rue St-Jarque».Tél.Main 6905 ou gars Bonaventure.hw»# (ie.GcnérauTransatlantiquë LIGNE POSTALE FRANÇAISE NEW-YORK, HAVRE, PARIS ) Départs tous les jeudis 5 10 heures a.m., J La Touraino 28 Nov.France 19 Dée.I La Sa voip 5 Déc.La Provence 2(5 Déc.1 La Lorrain» 12 Déc.f,» Touraine 2 Janr.] DEPARTS SUPPLEMENTAIRES Tous les samedis à 3 heures P.M.j Paquebots no transportant qu’un* seuliH fiasse de passagers de cabine.1 Niagara 30 Nov.Chicago 14 Déc j D’HALIFAX A NEW-YORK Floride.3 Déc.h midi | Pour pa.âges, s'adresser A GENIN, TRU- 1 DEA U ET UIK Ltée., agents généraux pour I < anada, 22 Notro Daine-Ouest, ou aux 1 agents suivants : Hone et Ruet, l) Boulevard St Laurent ; W.H.Henry, Imperial Bank : Blrlg.; Thos.Took Æ Son, 530 rue Ste-Ca- ‘ tnerino Ouest.Agent pour le fret: James Thotn.118 rue Notre-Dame-Ouest.599?CACHE-CORSET ET CALECON COMBINES POUR DAME O mode!** représente un joli vêtement combiné consistant en un cache-corset et un caleçons ouverts.C'est un vêtement convenable et commode et très simple à confectionner.La combinaison peut être toute unie ou ouvragée, au goût do lu personne qui doit le porter.On pourra se servir de batiste, de linon, de, nainsook ou de "longcloth” pour confectionner ce modèle.lie patron No.5,999 est taillé en grandeurs de 32 à 42 pouces, mesure de buste.La taille moyenne exige, avec ou sans le volant.3 verges 3 8 de tissu de 36 pouces.1 verge 3-8 d'entre-deux large, i verges 3-4 d’entredeux étroit et 3 verges de bordure pour le volant.On peut obtenir ce patron en envoyant 10 cents au bureau de ce journal.Les lectrices du "Devoir" peuvent obtenir ces patrons aux condition* suivantes : Envoie* re coupon après que vous l’aurai rempli, au RAYON DES PATRONS.AU “DEVOIR”, avec 10 cent/i, soit en timbres on en argent et le patron ri-degsus vous sera envoyé quelques jours après.COUPON Département des Patrons au “Da* voir Ecrivez lisiblement.PATRON No.6, Nom.No.VlUa Rua Mesure du buste De taille Quand vous désirez un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionnez Jara&te U mesure; mentionnez seulement.l’Age Lr ministère des Travaux publics recevra jusqu 'à l.Uü p.m., lundi, le 9 décembre 1912, dcb soumissir.ns pour ln construction d'un édilice public, à Louisovillc, Que., lesquelle» BoumissionH devront être cachetée», adressées nu soussigné, et porter sur leur enveloppe, en sus de | udresse, les mots: "Soumission pour, un edifice public à Louiscville, Qué.’’ peut consulter les plans, devin, les for* muh'K de contrat et se procurer des formules de soumission au ministère des Travaux publics.à Ottawa, aux bureaux de M.H.N« Lymburncr, surintendant des édifices publics, 103 rue Saint François Xavier, Montréal, et du maître do poste à Louiscville, Qué.Les soumissionnaires ne doivent pas nnblieF( qu’on ne tiendra compte que des soumiagionsl faites sur les formules imprimées fournie».dû-| ment libellées, signées rie la main des concur* rents, avec désignation de la nature de leurs, occupation», ff du lieu de leurs résidences ; s’il k aeit de sociétés, chaque associé devra signer de en main la soumission e,t y inscrira lu désignation précitée.l u chèque égal ù dix pour cent flO p.e.) du montant de la soumission, fait, à l’ordrq de L honorable, minist re des Travaux public» et accepté par une banque à charts devra accompagner chaque soumission.Ce chèque ser» confisqué si l’entrepreneur dont, la soumission aura été acceptée refuse de signer le contrat, d'entre; rise ou n’exécute pas intégralement», ce contrat, Les chèques dont on aura accompagné lei» soumissions qui n'h liront pas été acceptées seront, remis.Le ministère ne s’engage à accepter ni Uq plus basse ni aucune de» soumissions.Par ordre, R.C.DESROCHERS.Secrétair», .Ministère des Travaux publics, Ottawa, le 18 novembre 1912, N.-H.—Le ministère ne reconnaîtra auctinW note pour la publication de l’avis ci dessus?lorsqu il n’aura pas expressément autoris® cette publication.—29121.' Pour une piastre, payable d’avan ce, vous recevrez le “Devoir” tous les! jours d’ici la fin de la session fédé^i raie.Dites-L à vos amis.Cette offre, à cause des conditions spéciales du service postal, ne vaut qu’en dehors de Montréal.Feuilleton du ** Devoir ” Un Obstacle par JEAN DE *LA BRETE y Rcprodactiotbautoritée'parics Journaux ayant im traité* atecia Société des Gens de ¦Lettres 27 (Suite) —Oui, c'est vrni.D’autant qu’ele s'est crue riche pendant deux mois.Ah! cette Bocquel m'a fait bien du mal! —Les impressions de Jeannine s'effaceront peu à peu, tu verras! A mesure que son fils grandira, elle prendra un intérêt plus grand à tout, et attachera moins d’importance an superflu.—Tu crois?.Elle oubliera la mal-îeureuse proposition do M.Le Cveste?Mais oui.Il n'y a dans tout cela pie quelques défauts de earas-tère, sur-tout de l'inexpérience.—Elle est, souvent charmante, Je t assure! ai gaie, par moments, et si jolie! Dtji su.£mret d avoir^Mimé «a fem- me, Saint-Fai fit ressortir les qualités réelles de Jeannine, il celles qn'il lui attribuait.Il désirait trop se leurrer lui-même pour que les aproles -d'Andrée ne l'eussent pas réconforté.—Viens souvent la voir, ma chère Andrée, elle a confiance en toi.Après son départ, Mlle de Prcsshit ne se rappelait pas avoir passé une soirée aussi angoissante, même après sa visite à MU© Bocquel.Un dégoût immense pour ses livres et ses travau xla submergea; elle comprit subitement pourquoiÀ diverses reprises, le féminisme avait perdu à ses yeux son prestige «t son importance.En voyant souffrir l'homme qu’elle aimait, elle aperçut clairement, que son rêle réai, normal eftl été de le consoler, non seu lament de le consoler, mai»-de le sou- tenir, de le compléter en dirigeant les détails du chemin qu’ils auraient par couru ensemble, en vivant de sa vie intellectuelle et morale, et, pour la pre mière fois, elle saisit d’une façon tris nette que tout le reste n'était que de 1 idéologie.XII M.Mausiel ne manquait ni de patien ce, ni de finesse.Patient, il l’avait prouvé dans une existence contraire à ses goûts; sa finesse ne pouvait se comparer à celle de Toinette.et peut être était-elle simplement un large bon sens maisrildevinait, il pénétrait parfaitement la jeune fille qu’il voyait régulièrement chez leurs amis communs depuis le commencement de l’hiver.H ne prenait donc, au sérieux ni sou renouveau d'ardeur, ni l’exagération des opinions qu'elle manifestait devant lui.A ses yeux, elle s 'imposait, une dernière épreuve pour adopter ou rejeter définitivement la grande cause.M.Le Panehemmier partageait sa manière de voir et envoyait des mots encourageants: “Chauffez, chauffez, mon cher ; mes yeux sont perçants et je suis convaincu que Mlle Dilemme arrive A grands pas au point déterminé pour vous épouser.“Elle plaide ou s'agit© pour voir plue clair en elle et autour d’elle, en un mot, elle fait une dernière expérience.Ne serait-ce pas le moment de peter sur la balance en mettant de nouveau dans la plateau^ dt votre amour d Tionnête homme?” Mais M.Mausiel laissa passer encore un certain temps avant; de renouveler sa demande.Dans ses rapports plus fréquente avec la jeuwe fille, il avait perdu sa ttimidité, et causai, facilement, non en esprit brillant, mais comme nn homme dont ’’intelligence est solide.Se sentant écouté avec, faveur, il ne voulut rien brusquer dans la crainte de compromettre l'avenir, et attendit au mois de mars pour se décider.Il écrivit alors un mot à Mille Di lemme pour lui demander un rendez-vous, qui ne lui fut pas accordé sans grand émoi.Néanmoins, elle le reçut gaiement en dissimulant sa très vive émotion, et il aborda sans hésitation le sujet brûlant.—Il y a près d'un an, mademoiselle, voue avez repoussé, ma demande par ce gros mot: jamais! Et.—Et il vous a fait rire, interrompit Antoinette.Ne vous on défendez pas, j'ai bien vu.Ensuite?—Ensuite, continu» M.Mausiel en souriant, je vous demande si la forteresse est abattue, et si je puis vous tendre la main par-dessus les ruines?Cette façon de poser la question plut à Mlle Dilemme: un an auparavant, elle eût probablement répondu par une plaisanterie ou même par un coup de boutoir, mais la révolution la plus com plête s'était accomplie dans son es prit.—A cette question directe, je ré- pond* que la fortaretae eet passable- ment démantelée.J’entends au point d« vue idées! —Alors j'entre par les brèches?dit-il de son ton calme et persuasif.—Ah!.En sommes-nous là?i —Je vous offre, reprit M.Mausiel, avec une bonhomie cordiale qui alla au coeur d'Antoinette, l’affection qui a grandi chaque Jour depuis que les cir constances m'ont rapproché de vous.Vous connaissez ma situation, c’est celle d'un honnête eemmerçant; si certains côtés vous déplaisent, il y a ce pendant.—Ne parlez pas de mes sottes répugnances, dit-elle en rougissant.C’est trop bien pour moi.—Trop bien pour vous?dit-il en lui! prenant la main.Rien ne sera jamais trop bien si vous me faites la grâce de m'accepter comme compagnon de route.On ne pouvait mieux dire, et le coeur de Toinette battit violemment.—Vous êtes né, dit-elle, pour vous entendre avec M.Le Parcheminier, car vous êtes bon! —Alors si vous avez, confiance en moi accordez moi la joie de vous rendre heureuse.—«Te vous donnerai demain ma répon se, dit-elle avec décision.Il se retira persuadé que la partie était gagnée, mais que Mlle Qilommn, avant de s'engager, dési.-ait prévenir des amies.Antoinette mit son chapeau, son manteau et sortit immédiaitensat.I/e temps était affreux, et bien qn’-on fût en mars, des rafales de neige passaient fréquemment.Toinette ne pensait pas au froid et sc dirigeait à pas pressés vers la rue de la Vieille Estrapade; en passant devant la maison qu’habitait Mme Durant, elle eut l’idée de monter chez la jeune femme pour lui adresser quelques questions.Elle fut reçue avec le visage heureux qu’elle avaitp arfois envié.Mais au moment de questionner, prise d'une timidité qui ne lui était pas habituelle, elle aborda dos sujets indifférents.—Vous plaidez prochainement?lui demanda Mme Durant frappée de son air préoccupé.—«Te n'en sais rien.Non, je ne crois pas.—Mais vous rétiesissez, Antoinette, vous avez plaidé plusieurs fois cet hiver?—Oui.deux fois d'office, une fois Rutrement.J’avoue qu'aucune de mes causes ne m'a paru intéressante.Elle détourna la conversation en demandant à brûle-pourpoint: —Vous êtes toujours heureuse.Ma rie?—Très heureuse!.Si je ne l’étais plus, mon bonheur eût été de ©ourte du rée.—Et vous ne regrettez jamais d a-voir tant travaillé pour rien?—On ne travaille jamais pour rien, k mon «via.J'ai pris une discipline d’esprit toujours utile dans la vie, «t, •ont use forme ou tous un* autre, mon savoir servira à mon mari, surtout » mes enfants.-—Et jamais vous ne regrettez d’â* voir abandonné le cause?—Jamais! Antoinette lui serra la main et parti sans rien ajouter Le vent était assez froid pour que ! neige séjournât dans les endroits oûl s'arrêtait le mouvement de Pari*.Le jardin d Andrée était entièrement recouvert d'une couche blanche et le^ feuilles de lierre alourdies laissaient dd temps en temps tomber leur fardeai* qui s'écrasait sur le sol.^ Mlle de Prcssiat, confinée chez ell^ par un rhume, ne résistait pas à 1« tristesse qui enveloppait les choses m*5 térielles qu'elle regardait pensivementi La porte de la maison du devant, re«'-fermée avec bruit, attira son attention et Mlle Dilemme traversa le jardin d« son jias vif pour monter cher, sa cou-j sine.,] —Causons! dit-elle en se débarras-^ sant de son manchon et de son man*, teau.Heureuse de sortir des idées tristeÉ .T qui l'accablaient; Andrée avec un vif plaisir.(A suivra) la reçu! LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 21 NOVEMBRE 1912 VOL.III.— No.273.TEMPERATURE Aujourd'hui maximum .Même date l’an dernier Aujourd’hui minimum .Même date l’an dernier BAROMETRE 8 heures matin.29.90 11 heures matin.29.85 Midi.29.82 DEMAIN Beau et doux Toronto, 21.— La pression est basse sur toute la partie nord du continent et élevée ailleurs.Le temps est beau et doux partout et rien n’indique un changement.• Ottawa, Vallée du Sftint-Laur jent, Golfe et Provinces Maritimes.—Vents modérés de l’ouest au sud-ouest.Beau et doux aujourd’hui et demain.M.Lavergne et le poste de “ whip ” ON DISAIT HIER QUE M.LAVERGNE AVAIT DEMISSIONNE COM ME “WHIP” DE L’OPPOSITION (T)e notre correspondant) Québec, 21.— Interrogé ce matin au sujet do cotte rumeur de démission de M.Lavergne comme whip, M.Tellier a lé.pondu qu’il n’avait rien à dire tant qu’il n’aura pas vu le député de Mont-magny.M.Lavergne refuse de parler lui aussi.L’on croit que le député de Momtma-gny considère que son attitude sur les questions fédérales peut ennuyer l’opposition de Québec dans ses relation» avec le parti conservateur, à Ottawa.Le sacre de Mgr Leblanc (Service particulier) Saint-Jean, N.B., 21.— Mgr Leblanc, premier évêque acadien, de Saint-Jean, N.B., sera sacré dans cette ville le dix décembre.La plupart des évêques de langue française du Canada y assisteront.L’OUVERTURE OU PARLEMENT trois heures cet après-midi, Son Altesse Royale a solennellement inauguré la deuxième session du douzième parlement du Canada.Le discours du Trône énumère quelques-uns des projeta qui seront soumis aux députés au cours de la présente session.— Ce que l’on dit de l’élection d'Hochelaga dans les deux camps.-4r La Turquie refuse (Service particulier) Constantinople, 21.— Le gouvernement ottoman a rejeté les conditions de paix offertes par les alliés.Nazim Pacha, le commandant en chef des troupes turques, a reçu l’ordre de reprendre les opérations militaires.La Présentation C’est aujourd’hui la fête de la Présentation de la Vierge Mario au Temple.Mgr l’archevêque est allé, ce matin, chanter la grand’messe au Grand Réminairc et présider à la cérémonie de la rénovation des promesses cléri-tales.Mgr Gauthier l’accompagnait.Chronique automobile M.Juilien Ohatel, notre distingué collaborateur, donnera, dans lo “Devoir” le samedi prochain, sa deuxième chronique sur le ’¦Différentiel”.(De notre correspondant) Chambre des Communes, Ottawa, 21.La session va s’ouvrir dans quelques heures.Députés, sénateurs, ministres, presque toute l’armée parlementaire est au poste.Chaque convoi, depuis trois jours, a amené et amène, à Ottawa, de nouveaux détachements.Le contingent féminin ne manque pas, et les cérémonies mondaines dont s’accompagnent les préliminaires do la session attirent ici des femmes et des jeunes filles de toutes les parties du pays., Le Château Laurier a supplanté le Russell, comme point de ralliement des politiciens.Et la rotonde du nouvel hôtel regorge de politiciens, de ca-baleurs, de coulissiers, et do parasites, car la politique, h.Ottawa, comme dans les autres pays, fait vivre beaucoup de parasites.Les députés de l’Ouest et de l’Est, qui ne se sont pas vus depuis sept mois, échangent, au hasard des rencontres, dans les couloirs du parlement, leurs impressions sur les grandes questions actuelles.Les gouvernementaux frayent avec les opposi-tionnistes, en attendant qu’ils échangent de gros mots, à la Chambre des Communes.Et les commentaires, au su jet de la future politique navale de M.Borden, et l’attitude de M.Laurier à ce sujet ne manquent pas de vigueur ni do saveur.On admet généralement que M.Bordent va proposer une contribution d’urgence de 35 millions, le rappel de la loi navale Laurier et promettre un appel au peuple, par voie d’élection générale, quand il aura formulé une politique navale permanente.L’opinion, quant à cette nouvelle politique, est assez partagée.Les députés libéraux de 1‘Ouest ne veulent aucunement entendre parler de contribution et veulent que M.Laurier déclare franchement qu’il s’en tient à la résolution du 20 mars 1909 et à la loi navale Brodeur.Le parti libéral discutera, quelle attitude il lui importe de prendre à ce sujet, dans une réunion fermée qui aura lieu peu do jours après la déclaration do politique de M.Borden aux Communes, vers le 1er décembre.—M.Laurier, paraît-il, étudie actuellement toute la question.Tl a ses renseignements particuliers et il se prépare à prendre avantage de la moindre erreur de jugement du ministère.apparaît, à l’observateur, un singulier mélange d’éléments, les uns vétustes et désuets, les autres trop neufs, et qui font do l’ensemble de tout cela quelque chose d’assez agréable à voir, mais qui manque d’harmonie.Georges PELLETIER.LE DISCOURS DU TRONE Ottawa, 21 Nov.Honorables Messieurs du Sénat.Messieurs de la Chambre des Communes, Au eours de l’été dernier, j’ai passé plusieurs mois à visiter les prii-cipales cités et villes du Canada d’un océan à l’autre, en m’efforçant de me rendre compte autant (fue possible, de leur situation malé-ielle.Il m’a été très agréable de constater la prospérité presque uni verselle qui règne par tout le Canada et ‘de voir l’énorme effort et l’esprit d’entreprise déployés dans l’oeuvre du développement des immenses ressources de la terre.LE COMMERCE DU CANADA Il esl irès satisfaisant d’observer que le commerce du Canada augmente sûrement et avec rapidité.L’ensemble du commerce pour le dernier exercice fiscal étant le plus considérable nue l’on ait encore vu.Durant l’année présente, la même augmentation continue s’est fait remarquer et Ton s’attend à ce que le volume total de notre commerce pour l’exercice fiscal cou rant dépassera de beaucoup celui de toute autre année précédente.NOS RECETTES NATIONALES Les recettes du Canada continuent û sc développer et l’on signale dans chaque branche des affaires et de l’industrie une grande activité qui laisse prévoir la continuation du progrès et de la prospérité.Un flot d’immigration considci a; ble et bien vu de tous s’est déversé dans notre pays au cours de l’été dernier.Le volume de l'immigration durant l’année courante est plus fort que celui de toute période correspondante de notre histoire et plus que par le passé, il est venu des îles britanniques.LES MOISSONS D’abondantes moissons sont venues récompenser les travaux du laboureur, et bien que dans quelques districts la température n’ait pas etc propice pour la récolte, l’on ‘s’attend a ce que sa valeur totale soit plus élevée que durant toute autre année précédente.On mettra entre vos mains les documents contenant les accords commerciaux conclus entre le Canada et certaines possessions de Sa Majesté aux Indes Occidentales.On espère que ccs arrangements tourneront a l’avantage non-seulement de ces possessions, mais aussi à ce; La protection contre le feu LE CHET TREMBLAY VEUT PERSUADER AU GOUVERNEMENT DE PROTEGER LES CAMPAGNES CONTRE T-V-g INCENDIES.Le chef Tremblay a remis aux commissaires un rapport qu’il enverra aussi aux gouvernements fédéral et provincial, à la Chambre de Commerce, au Board of Trade, sur les mesures à prendre pour prévenir les incendies dans 1er.campagnes comme dans les villes.Ce n’est pas tout, dit-il, d’éteindre les feux, il faut d’abord prendre des mesures pour les empeener de naître.Les statistiques montrent que c’est en Europe que les pertes par tète sont les plus basses et qu’elles sont les plus élevées au Canada.Le chef voudrait persuader aux gouvernements qu’ils doivent s’occuper de forcer les campagnes a se protéger.Son projet n’est d’ailleurs pas nouveau, puisqu’il l’a déjà expliqué à mainte reprise, à la suite d’incendies où la ville de Montréal a dû envoyer des secours en dehors de ses limites et souvent à des endroits éloignés.-4- Les chiffonniers ON SE PLAINT QU’ILS EPARPILLENT DANS LES RUELLES LES PAPIERS QU’Y DEPOSENT AT TACHES LES OCCUPANTS DES MAISONS.M.A.D.Jobin, notaire, a écrit au 'maire pour se plaindre que les cihif-fonniers éparpillaient dans les ruelles les papiers qui y ont déposé» les occupants des maisons, conformément aux règlements municipaux.lia reçud ’un agent de police .1 ’.avis qu ’il serait poursuivi ,quand il a toujours le soin de faire solidement attacher les papiers qu’on dépose dans la ruelle et quand dos chiffonniers avaient détaché les paquet».M.Bienvenu, percepteur du revenu municipal, dit que le permis donné autrefois aux chiffonniers a été aboli, à la demande de la police et à cause de l’abus dont se plaint M.Jobin.Les chiffonniers n’ont en conséquence aucun droit et quand la police les voit elle les arrête pour vagabondage.Dans le cas de M.Jobin, la police a le droit d arrêter les chiffonniers pour contravention aux règlements.L’affaire a été confiée au chef de police.Celui-ci, par contre, semble bien lui du Canada.Un projet de lui L'Académie Royaïe Canadienne (Service particulier) Ottnwa, 21.— L'ouverture de la trente-quatrième exposition annuelle de l'Académie Royale Canadienne tics Arts, à Ottawa, so fera l'après-midi, du 28 novembre, à II heures.Feu le notaire Dumesnil (Sorrire par-tirulier) Coteau Landing, 21.— Lo notaire Joseph-Emile Dumesnil, est mort subitement ici, hier après-midi, à l’ûga de 53 ans.Le défunt était, un des citoyens les plus justement estimés du comté de Boulanges.11 avait été eonsoi.ller, préfet de comté en 1907, oommissaire d’écolo ot maire de Coteau Landing pendant «ix ou sept ans.Sa femme Alphon-sine.Lcgris, fille du notaire Legris, de Coteau Landing, et six enfants lui survivent.M.Dumesmil était le notaire de la succession de B «ni jeu.Il était Chevalier de Colomb et membre des Forestiers Catholiques.Le “Devoir” offre St la famille Dumesnil ses plus sincères condoléances.M.E.C.Pratt M.E.C.Pratt, gérant général de la National Breweries Ltée, depuis sa formation, quittera cette position le premier janvier prochain pour devenir gérant local de la banque Mol-son à Montréal.A une réunion des directeurs de la National Breweries, tenue hier, ils ont élu M.Norman Dawes, directeur gérant.La femme la plus riche du monde (Service particulier) New-York, 21.— Mme Hetty Green la plus riche femme au monde, célé Tire aujourd’hui son 78?me anniver saire.Elle déclare que cela ne vaut pas la peine de prendre un congé.-$- Des immigrants pour Prince-Albert (Service particulier) Prince Albert Sauk., 21.— Le commissaire de publicité Gunn est parti hier, pour l'Angleterre, afin d’y recruter des colons et des ouvriers habiles pour la ville Prince Albert.Entrepôts incendiés (Service psrtlenlier) Ogdensburg, N.Y., 21.— Les entrepôts de fret du Canadien Pacifique â Prescott, Ont., ont été détruits par un incendie la nuit dernière.On estime les pertes à $40,000.La police fait des recherches car on dit qu« cet incendie est 1s fait d'un incendiai- I tenir en main tous ses partisans.Il est peu probable que plusieurs députés Canadiens-français soient récalcitrants, et se prononcent contre le gouvernement, quelle que soit sa politique navale.Les libéraux Canadiens-français s’amusent, d’avance, de la.situation que ceei créera à leurs collègues conservateurs de Québec et affirment que, si M.Laurier se prononce contre la contribution, il n’y aura pas cinq conservateurs élus dans tout Québec, aux prochaines élections.Par contre, il ne manque pas de députés libéraux pour blâmer l’abstention do leur parti dans TToehelaga.Deux ou trois déclaraient, hier soir, dans la rotonde du Château, que si M.Laurier a été inhabile, quand il a conseillé l’abstention, sa lettre à la presse libérale indiquait un changement d’opinion dans son attitude,car, trois semaines auparavant, au banquet MeCrea à Sherbrooke.M.Laurier faisait un discours combatif, et ceux qui l’ont entendu ce soir-là, ont eu peine à comprendre ensuite, en dépit des motifs d’abstention qu’il allègue dans «a lettre de direction à son parti, pourquoi il a voulu que son parti se tint à l’écart dans cette bataille.“Si7 le ebef nous eut dit de nous battre, nous infligions une défaite au ministère”, disent les libéraux mécontents.Mais ces récriminations ne servent de rien, aujourd’hui.L'attitude du “Canada" a aussi froissé plusieurs députés libéraux,qui ne comprennent pas pourquoi ce journal.au lieu de rester coi, a pris parti pour M.Coderre.“Ce sont les bleus et non les nationalistes qui son! an pouvoir, et c’était les bleus et non les nationalistes qu’il fallait battre” disent ces mêmes gens qui n’ont pourtant aucune tendance nationaliste.A écouter ces divers commentaires, il est facile de se convaincre que le parti libéral est dans l’expectative, et qu'il y a chez lui un élément combatif qui ne veut pas entendre parler de sox-tir la question navale de la politique canadienne.Il reste à savoir si cet élément forme le gros du parti, ou s’il n’est pas en minorité et ig ren • Itrera pas dans les cadres, quand le ' chef décidera,—s’il le décide—ce qui n’est pas bien sûr,—et fera le geste de commandement suprême.Quoi qu’il en soit, la session sera longue, elle dnrera jusqu’en juin, au grand ennui des gens d’affaires qui sont députés aux Communes et â la grande satisfaction des fonctionnaires dont les services ne sont requis que pour la durée de la session.Les canons de la Pointe Nepean tonnent, c’est la salve traditionnelle qui marque l’ouverture officielle de la session, EJle ne comn^encera, à vrai dire, pour tout de bon, que lundi prochain.D'ici là, période des cérémonies mondaines, grande exposition des toilettes du inonde officiel.Nous somi mes dans un pays de gouvernement démocratique, mais où l’on fait du mieux que l’on peut le cérémonial des vieux pays monarchiques.Et ceci sera présenté à l’effet de mettre en vigueur ces accords commerciaux.LA LOI NAVALE Durant Tété dernier quatre membres du gouvernement sont entrés en pourparlers à Londres, avec le gouvernement de Sa Majesté sur la question de la défense navale.Il s’en est suivi d’importantes délibérations, et Ton a fait connaître un état de choses qui dans l’opinion de nos conseillers exige imminemment que l’efiectif des forces navales de l’Empire soit renforcé sans délai.Mes conseillers sont persuadés qu’il est du devoir du Canada d’offrir dans les circonstances actuelles une aide raisonnable et nécessaire à cette fin.Un projet de loi vous sera présenté conformément à cette décision.NOUVEAU CHEMIN DE FER Un contrat pour la construction du chemin de fer de la Baie D’Hudson depuis Le Pas au port Nelson a été conclu et les travaux se feront avec toute la rapidité possible.LA VOIRIE DU CANADA 11 est de toute évidence que les grandes routes du Canada constitue ront une partie importante d’un système efficace de transport.L’ur-«ence d’améliorer nos routes actuelles est manifeste, et un projet de loi sera présenté à l’effet de permettre au gouvernement du Canada de coopérer avec les provinces à Tar-ooniplissement de ce projet si desirable.Je suis heureux de.savoir que la proposition faite par mon gouvernement de coopérer avec les gouvernements des différentes provinces dans l’oeuvre de promouvoir ’industrie agricole a été cordialement accueillie.Les crédits qui ont été votés à la dernière session relativement à ee service ont produit des résultats avantageux marqués pour le pays.Après une étude sérieuse de la question, mes conseillers en sont arrivés à la conclusion qu’une coopération avec les provinces sur des bases et des conditions bien définies produira les meilleurs résultats relativement a l’enseignement agricole.Pour être efficace, une telle politique doit être continue.Un projet de loi vous sera présenté, en vertu duquel un montant considérable d’argent extrait du fonds des recettes consolidées, sera affecté à aider les provinces durant plusieurs années dans eette entreprise nationale de la plus haute importance.LE TAUX DES CABLOGRAMMES Mon gouvernement a réussi à obtenir certaines diminutions dans les taux des câblogrammes et continuera ses efforts pour en obtenir de nouvelles.En vertu de la loi actuelle les-chartes des banques prendront fin le premier juillet prochain.Un projet de loi à l'effet de reviser et de prolonger ces chattes sera soumis à votre élude et à votre approbation.LA REPRESENTATION AU SENA T Plusieurs autres projets de loi vous seront soumis parmi lesquels se trouveront des mesures pourvoyant à l'augmentation de la ic-presentation au Sénat des provinces de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba.LES COMPTES PUBLICS Messieurs de la Chambre des Police et Recorder SEPT ANS DE PENITENCIER Prosper Bursens, a,ias Bute, un belge né à Gand, arrêté la semaine dernière pour vol à la tire, a été condamné ce matin à sept ans de pénitencier.Bursens est un vieil habitué.Déjà il a purgé à Saint-Vincent de Paul une condamnation de cinq ans, pour la même offense, et le quatre septembre dernier il était encore condamné à un mois de prison pour vagabondage.A BORDEAUX ï Pierre Colombo, l’Italien qui enleva une jeune fille de la paroisse Saint-Oasimir et l’amena à Montréal, vient d’être condamné à vingt-trois mois de prison.IL SERA DEPORTE John James Higgins, un individu dont Tunique moyen de vivre consistait à suivre les ’’book-makers” sur toutes les pistes de courses du Canada et des Etats-Unis, et qui s’était permis de voler un habit dans un terrain de course de notre ville, a été condamné à quatre mois de prison.Au sortir de la géole, il sera renvoyé à Boston d’où il vient.Nouveaux sénateurs M.R.L.BORDEN ACCORDE LES SIEGES VACANTS AU SENAT A PLUSIEURS PERSONNAGES POLITIQUES CONNUS DONT UN ACADIEN.Les généraux des armées belligérantes discutent en ce moment les conditions de la paix Les Bulgares ont conservé leurs positions sur la ligue de Tchatalja et attendent les ordres de Sofia DERNIÈRES NOUVELLES Ottawa, 21.— M.R.L.Borden, premier ministre du Canada, vient de nommer six nouveaux sénateurs.Comme on sait plusieurs représentants de la Nouvelle-Ecosse et de l’Ue du Prince-Edonard étaient morts et n’avaient pas été remplacés.Ce sont MM.Bell, Comeau, Ross, Miller et Mackay.Leurs successeurs sont MM.H.B.Ross, C.R., de Middleton ; E.L.Girroir, d’Antigo-nish ; William Dennis, propriétaire du "Herald”, d’Halifax; le Dr W.Mackay, de Cap Breton, et Nathaniel Curry, d’Amherstf Feu le sénateur Macdonald aura pour successeur le Dr P.C.Murphy, de Tignish, candidat défait dans le comté de Prince, aux dernières élections.Le sénateur Sullivan, de Kingston, qui n’a pas assisté aux deux dernières sessions perd son siège.On croit que M.Alex.Maclaren, fabricant de fromage, lui succédera.Londres, 21.— Les négociations relatives à un armistice entre les armées bulgares et turques sont maintenant entamées.Les généraux des forces en présence discutent les conditions tandis que leurs armées se reposent.Ces dernières occupent à peu près la position même qu'elles occupaient quand a commencé la grande bataille de Tchatalja, samedi soir.Rien n'a encore transpiré sur la conduite des négociations, mais dans les milieux officiels Ici on s’attend à la conclusion d'une entente définie devant servir de base au traité de paix.(Service particulier) Vienne.21.— Les conditions proposées à la Turquie par les Etats des Balkans ne sont pas définitives, dit une dépêche autorisée de Sofia.Elles sont susceptibles de modifications éventuelles.On peut donc croire que la Turquie les acceptera et qu’elles amèneront une trêve.(Servies narticulicr) Berlin, 21.—Osman Nazimi Pacha, ambassadeur de Turquie en Allemagne, a reçu aujourd’hui Tordre de se rendre à Constantinople pour aider aux négociations de paix.MESURES SEVERES (Service particulier) Saint-Pétersbourg, 21.— Le ministre de la guerre de Russie a averti aujourd’hui les officiers que ceux qui parleront trop des préparatifs militaires seront passibles d’exclusion de l’armée.Un ordre émanant de l'empereur Nicolas a pour but d’arrêter la diffusion des nouvelles se rapportant à la mobilisation ou aux autres questions militaires.KIAMIL PACHA ET LES PUISSANCES (Service particulier) Londres, 21.— Le correspondant du “Times” à Constantinople, dit que Kiamil Pacha, le graml-vizir, se plaint amèrement des procédés dilatoires des puissances qui, dit-il, auraient pu épargner des milliers de vies en obtenant un armistice.Kiamil Pacha demande si les puissances auraient montré la même indifférence si la fortune de la guerre avait favorisé les Turcs et si leur armée avait occupé la Bulgarie.Les puissances n’auraient-elles pas, plutôt, forcé la Turquie à sortir de la Bulgarie et, commè en d’autres occasions, ne Uauraient-elles pas dépouillée du fruit de sa victoiref D’après le même correspondant, lo nombre des morts à Tchatalja ne dépasse pas 1,500.AUX LIGNES DE TCHATALJA (Service particulier) Londres, 21.— Une dépêche de Constantinople au “Daily Mail“ dit ce qui suit: “La fin de la bataille aux lignes de Tchatalja hier a été visiblement favorable aux Turcs.Les Bulgares n’ont pas subi do défaite, mais ils ont été tenus en échec.Leur première tentative id’enjlever les lignes n’ayant pas réussi, iis se sont retirés à Biyuk Chekmedye, à Papas Burgas et plus au nord encore.Les Turcs ont avancé leurs retranchements.“Il y a cependant une grande différence entra une défense efficace et l’a-vantage des Turcs.Le mieux que les Turcs puissent espérer est de faire partie nulle, afin de pouvoir entamer les négociations.Londres, 21.— Martin Donohue, dans une longue dépêche au “-Daily Chronicle”, dit en parlant de la bataille de mardi.Les Turcs combattaient pour la mort ou pour la vie, et Nazim Pacha se rendait compte de la gravité de sa posi- Vaste hôtel pour Toronto Toronto, 21.— Un hôtel de douze étages, le plu» grand de Toronto, au capital de $3,000,000 sera construit par M.E.G.E.McConey, sur un terrain loué pour 99 ans, et ayant front sur les rues King et May, près du nouvel édifice de la banque Toronto.Le terrain a coûté $1,000,-000 ; la bâtisse coûtera le double.Cet hôtel contiendra 600 chambres et sera ouvert le 1er avril 1914.tion.Si les Bulgares réussissaient à rompre la gauche et à tourner le flancs turc, l’ennemi pouvait s’emparer de la route de San Stefano, séparant ainsi les Turcs de la capitale, Dimanche ,les Turcs ont combattu bien mieux qu’à Lule Burgas.Leur artillerie était mieux servie et les canonniers maniaient avec soin leurs munitions.Lundi je pus voir que la ligne extérieure des Turcs avait été abandonnée et que les Bulgares bombardaient la seconde ligne où l'infanterie turque s’ôtait retirée.Il devint bientôt clair que les Bulgares avaient monté des canons sur les positions enlevées.Les obus commencent à éclater nu dessus des collines.L’ouragan de mort s’approchait do plus en plus, jusqu'à ce qu’il se déchaînât en furie au-dessus du camp turcs et des réserves.Comme la nuit tombait, un flot grandissant de déserteurs turcs quittaient la ligne de bataille.EN QUARANTAINE (Service narticulicr) Odessa, 21.— Le steamer anglais, le “Bosnian” est arrivé de Constantinople.Il a été mis en quarantaine, avec deux?cas de choléra à bord.CONDITIONS DE PAIX (Service particulier! New-York, 21.— Une dépêche de Constantinople, viâ Guirgovo, Roumanie, dit: Voici quelles «ont les conditions de paix offertes à la Turquie par les Etats alliés: Cession de toute lu Turquie d’Europe jusqu’aux ligues de Tchatalja inclu-siveme-nt.Constantinople sera laissée à la Turquie, mais une pactie des armées alliâes entreront dans la ville x>our t’occuper jusqu’à ce qu’un traité définitif ait été conclu.On affirme que le cabinet ottoman est favorable à l’acceptation de toutes les conditious à l’exception de la cession de la côte de la mer de Mnrmora et des Dardanelles; à l'exception aussi de l’entrée des forces alliées à Constantinople.Il demande des garanties au sujet de l’avenir de l’Albanie.Par une route indirecte, une députation d’Albanais influents est arrivée ici pour demander que l’on résiste aux prétentions de la Serbie sur l’Albanie.La députation recherche l’appui de l’Autriche.Les diplomates d’ici sont unanimes à penser que le règlement de l’avenir de l’Albanie est le facteur le plus menaçant pour la paix européenne.LE CAMP DES CHOLERIQUES (Service particulier) Constantinople, 21.— A Pera, quar tier étranger de Constantinople, on s’est montré fort sceptique au sujet des ravages exercés par le choléra.Le correspondant de la Bresse Associée est allé hier visiter lo camp des cholériques à San Stefano, en compagnie d’un secrétaire d’ambassade et du major Clyde S.Ford, de l’armée des Etats-Unis, actuellement en congé.Les visiteurs ont constaté un état de choses indescriptible.Des milliers de personnes sont atteintes de la terrible maladie.Le camp est situé à trente pieds de la ligne du chemin de fer.C’est un grand espace bâti 'à l’européenne, car San Stefano est un endroit de villégiature pour les Européens riches, et qui couvre une certaine étendue.Des soldats ottomans eu surveillent les avenues.pour empêcher ceux qui y sont confinés do sortir, mais ils n’empêchent qtersonne d’y entrer.Tout le long de la voie du chemin de fer on aper çoit des morts et des mourants, tantôt isolés, tantôt par groupes.Le spectacle est des plus pénibles.{Une suggestion du service d'hygiène provincial Si la législature accepte la suggestion des membres du Bureau provincial d’hygiène,le système actuel qui donne quarante-huit heures aux municipalités dans lesquelles éclate une épidémie, pour se conformer aux ordres du Bureau, sera amélioré sensiblement.Aujourd’hui une épidémie éclate dans une municipalité.Les officiers du Bureau de santé font une enquête qu: prend quelques jours, peut-être, ils font ensuite rapport au Dr Pelletier, qui, à Bon tour, enverra scs instructions à la municipalité sous pli enregistré.C’est au moment de la réception de oette lettre que commencent à compter les quarante-huit heures.F.n sorte qu’il se sera écoulé huit à dix jours entre la découverte de l’épidémie et l'heure où la municipalité saura quoi faire pour l’enrayer., Ce que le Bureau propose, c est d« donner aux inspecteurs les pouvoirs nécessaires pour prendre les mesure» qu’ils jugeront à propos afin d’empêcher la maladie de ae répandre.Une autre réforme importante consiste on ceci que l’opthalmio purulente, la paralysie et la coqueluche seront des maladie» que les médecins seront obligés de rapporter au Bureau d Hygiène.Un troisième projet de loi donnera aux inspecteurs du Bureau le droit du voir et d’examiner les plans et spécifications des tuyaux d’égoûts que voudra poser une municipalité quelconque.Un médecin de Montréal sera poursuivi, pour n’avoir pas fait rapport à 1 hôtel de ville de la découverte d’un cas de variole.Telle fut la décision du Bureau d’Hygiène, hier soir.Voici le tableau des cas de varioles signalés au Bureau.En juillet, 29 municipalités,106 cas ; en août,26 municipalités, 113 cas ; en septembre, 12 municipalités, 63 cas ; octobre, 16 mu, nicipalités, 119 cas; en novembre, 21 municipalités, 226 cas.—-4- La grève de Porcupioe AU COURS D’UNE DISPUTE A DO-ME LAKE, LE SANG VIENT PRES DE COULER.V (South Porcupine, Ont.20.— Danr une discussion qui a eu Beu ect après-midi, à la mine Dome Lake, les antagonistes ont sorti leurs revolvers et si l’un d’eux avait perdu son sang-froid pendant une soûle seconde, il y aurait eu une véritable bataille.Les gérants de la mine Dome Lake ont agi de façon à ce que les charpentiers continuent à travailler dans lo moulin pendant la grève et l’union des mineurs est très mécontente.Cinq hommes ont été assermentés jComm-e constables spéciaux.Ils ont ¦donné ordre à cent grévistes qui étaient sur le terrain de la mine de ne pas avancer pins loin.C’est alors que grévistes et constables sortirent leurs re volvers.Une partie des grévistes obéirent à l’ordre ,iis se dirigèrent vers l’endroit où les charpentiers travaillaient.Un gréviste du nom de Nonovi- j te pointa son revolver sur un des cons- j tables, mais l’un des cintremaîtres du | nom de Richardson fit tomber l’arme) Un mandat d’arrestation a été émis: contre None vite.Les unionistes déclarent que leurs! hommes ne portaient pas de revolvers.^) La lutte contre les “ scopes,Tl La “Lord’s Day Alliance” a tenu hier sa douzième assemblée annuelle, j On a décidé d’intenter des poursuites contre quarante-neuf “scopes” qui restent ouvert le dimanche.L’Al-v liance veut aussi faire fermer les pa-tinoirs et empêcher les parties de, baseball d’avoir lieu.Elle.se prêvau-' dra des droits que lui accorde l’acte fédéral sur l’observance du dimanche.Jusqu’ici l’Alliance a eu à lutter contre l’acte provincial, beaucoup plus large que le précédent.Un jugement récent de la Cour Suprême déclare que l’Acte de Québec est “ultra vires”.L’Alliance prétend que ce jugement est une arme en sa faveur.-f- LA BOURSE Le colonel Roy UN BANQUET EN BON HONNEUR HIER SOIR.On a fait ce matin le procès de T.W.P.Patterson, accusé d’avoir pratiqué une opération criminelle.Le juge Bazin a pris la cause en dé libéré et rendra jugement mardi pro- ®uk0.of Connaught et r .Artillerie de la Garnison.chain.Communes.Les comptes puBlics pour la dernière période fiscale vous seront soumis, vous apprendrez avec satisfaction que les recettes ont été amplement suffisantes pour couvrir les dépenses ordinaires et celles au comtRe du capital.Les estimés budgétaires pour la prochaine période fiscale vous seront soumis prochainement.Elles ont été préparées au double point de vue de l’economic at du développement nécessaire des ressources du Canada.Honorables Messieurs du Sénat.Messieurs de la Chambre des Communes.J’appelle votre sérieuse attention sur les sujets que je viens de mentionner et j’appelle les bénédictions de la divine Providence sur vos délibérations.Les officiers de la garnison de Montréal ont, hier soir, donné un dîner d’adieu au colonel Alexandre Roy, qui quitte Montréal, lundi prochain, pour Victoria, CD., où il aura le commandement de toutes les troupes de la Colombie Anglaise, y compris celles de Esqui-malt.C'eut-cinquante convives assistaient à ce.dîner.Le colonel A.E.Labello proposa la santé du Roi que seconda lo lieutenant-colonel Carson, commandant des First Grenadier Guards.Iæ colonel en réponse, dit son regret de quitter Montréal, et demanda que les officiers français de la division accordent à son successeur la confiance qu’ils lui témoignaient durant ces quelques années de séjour à Montréal.Le colonel Larocholle, du Sôème Régiment, proposa, secondé par le eoionol English, la santé “ L’Etat-Major Voici les régiments représentés à ce dîner: First Grenadier Guards, 8üèmo Régiment, 65ème Régiment, Victoria Rifles, 5th Royal Highlanders of Canada, Army Medical Corps, Army Ordonnance Corps, 3ème et 21ème Batteries de campagne, 17ème Duke of York’s lue colonel Dennison, d’Halifax,' suc, cédera au colonel Roy.La mort aux mouches Baltimore, Maryland-, 21.— En présentant le rapport du comité pour la lutte contre les mouches de l’Amc-rtcan Civic Association, le président, M.Edward Hatch, fils, a exprimé le désir de voir supprimer les concours de tuerie de mouches.Cette opinion a pris par surprise les tueurs de mouche réunis, mais leur étonnement s’est dissipé néanmoins quand M.Hatch a dit ; "Nous ne pouvons pas insister trop ni trop souvent sue la propreté pour la suppression des mouches.“Tuez la mouche’’, sonne bien à l’oreille, ihals il vaudrait beaucoup mieux pour l’hygiène dire : "Affamez la mouche” par la propreté." Pour mettre fin (Service particulier) New-York, 21.—Les valeurs étaient à la hausse ce matin à la Bourse.Les nouvelles de Londres étaient très satisfaisantes.Paris, 21.— A l’ouverture, ce matin, la Bourse était ferme.A la clôture, il y eut réaction et plusieurs valeurs déclinèrent fractionnellement.Berlin, 21.— Les prix étaient fermes à la Bourse aujourd’hui.* a un abus Les commissaires demandent à la commission de législation de rédiger un amendement à la charte donnant à la Ville le pouvoir d’obliger la Montreal Light Heat and Power Company à poser ses tuyaux à gaz dès qu’elle sera notifiée que la Ville veut faire un pavage et avant qu’elle ait commencé l’ouvrage.L’ingénieur eu chef déclare que chaque fois qu’il a un pavage à faire il notifie d’abord la compagnie qui doit dire si elle veut faire des travaux dans la rue.Il arrive souvent que la compagnie attend que la Ville ait terminé son ouvrage pour faire le sien.Le soin des blessés Le docteur Yates, président de la " St-John’s Ambulance Society" de Montréal, s’est présenté, hier après-midi, devant les commissaires, pour leur faire part des résultats obtenus par les cours que cette société,grâce à une subvention de la ville, a donnés durant le cours de l’année aux agents de police et aux pompiers.Le docteur Yates fait rapport qu’ environ 40 agents et autant de pompiers qui ont suivi les cours durant l’année, connaissent maintenant les soins à donner aux blessés, et sort prêts à recevoir leurs certificats d’ambulanciers.Les commissaires tâcheront d’avoir le duc de Connaught pour présider la cérémonie à laquelle seront distribués les diplômes de la société.-*- La ‘GazetteMunicipale' M.J.H.Whittingham écrit auâcom missaires pour leur offrir de prendre charge de la Gazette Municipale üont il ferait un journal hohdamadniro con sklérable.Il so ehaegerait do l’administration et s’adjoindrait un collabo râleur nu courant des question* mu nicipaloa.I/e» ooiumifrsaires.mettront eette offrr ft F éluda.BOURSE DE MONTREAL Renseignements fournis par la Maison de courtage Bruneau et Dupuis, 4, rue de l’Hôpital.STOCKS Vend Ach.STOCKS | Vend Ach Ttell Tél.Co 16'.t Ifil Mon.Tr.Co Can.Car.Mon.Tr.De Can.Ccm.m Ni pissing.“ pf(l.‘J25 92 Nor.Ohiè.Can.Cot.L ail 81 N.S S.A Ci.67 85 “ pfd.75 74 OgÜ.M.Co.128 121 Cn.Couver 45 44 Ott.L.A P.172 170 Can.Pacif.218) 228 Ptn.Mfg.C.76 57 Can.I.qco.Pen’»I,td.CB 54 “ pfd.Dét.El Ry.7U 7R Québec Rjr 18J i'r Dom C.Co.«9 68 K.& O.N.C 114 113J KO, 100 R C Co.Cm Dom.S.Ôor.62 Sli ” pfd.Uj 5 162 Dom.T C.78 78J Saw.M.Cin pfd.“ pfd, 139) 136) K.C.P.êtP.C 1 G.M.C, Co “ pfd." Pfd Sherwin W Goodw.Co “ ofd." pfd.Spa.Rir.Co 61 63 IU.Tra:.pd 02 91 '• pfd.94 ’ 63} I.aurCom.St.Co.ofC.271 D.of, Wd.C.“ pfd.Mack Cm.83 84 Toledo Ry.il 04 140 “ pfd.t Tor.Ry ex.L.&P.Tooke "flro “ pfd '• Pfd.*I.& S.-P.Twin City.;Ù5 104) " .ofd Winn.Ry.M.L.H.&P.2;h 2281 Wind H Cl." pfd.Mt.Cot.Co.MtCot.Ltd 65 63 S' VENTES DE L’AVANT-MIDI Textiles, 300 à 78 3-4.Bell Tel., 25 â 161 1-8.C.P.R., 125 à 267 1-2 , 25 à 267 3-4, 40 à 268, 25 à 267 1-8 , 225 à 268.C.Cement, 75 à 29.Cornent prof., 35 à 92 3L4.Steel, 75 à 61, 25 à 61 1-S, 50 à 61 1-4, 59 à 61 1-2.Détroit, 75 à 71 1-4.Québec, 150 à 18.Richelieu, 25 à 112 1-2, 25 à 113, 2» à 112 3-4, 60 à.113, 25 à U3I-2, ’.'S à 113 5-8, 25 à 113 3-4.75 â Ml, 100 à 114 1-4, 25 à 114, 25 à 113 3-4, 25 à 113 1-2.25 à 113 1-4, 55 à 113 i 2, 25 à 113 3-4, 125 à 113 7-9.Steel of Canada.100 à 28.Spanish River, 75 à 62 1-2, Toronto, 25 à 140, y ^74659
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