Le devoir, 22 avril 1985, lundi 22 avril 1985
Nordest aÏÏd?*" 10395 PI* IX (Fl*ury) 325-3422 it,fiua€ fxoux vaui. 6e partie avec Sam Neill, Jeananne Crowley, Leo McKern et Bill Nighy 22.00 Le Téléjournal 22.27 Le Point 23.00 La météo 23.04 Les nouvelles du sport 23.16 Télex Arts 23.25 « La poupée sanglante > 6e partie avec Jean-Paul Zehnacker, Yolande Fol-liot, Dominique Leverd et Ludwig Gaum OD CFTM 12.00 Le Dix vous informe 12.15 Ciné-Ouiz « Roger la honte • fr.it.66 avec Georges Géret, Irène Papas et Jean Topart 14.30 Forum 15.30 Drôle de monde 16.00 La bande à nimée 16.30 Les satellipopettes 17.00 Montréal en direct 18.00 Le 16 heures 18.30 Odyssée 19.00 Les Moineau et les Pinson 19.30 La croisière s'amuse 20.30 Entre chien et loup 21.00 Le club sandwich; Yvon Deschamps 22.00 Dynastie 23.00 Les Nouvelles TVA 23.25 Le Dix vous informe 23.30 Les sports 23.40 La couleur du temps 23.45 Cinéma de fin de soirée • La poussière, la sueur et la poudre > amér.71 avec Gary Grimes, Billy Green Bush, Geoffrey Lewis et Luke Askew (D RADIO-QUÉBEC 18.00 Passe-Partout 18.30 Téléservice Plus 19.27 Tirage de la quotidienne 19.30 L’aventure des plantes, l'architecte et la fleur 20.00 Nourrir le Québec: faculté d’agriculture 20.30 Variétés Michel Jasmin 22.00 National Geographic 23.00 Téléservice plus gs TVFQ(Câble) 11.30 Les choses du lundi: ces pierres qui tont rêver 12.35 Intermède 13.00 Pic et Poke 13.15 Thalassa 14.00 Auto-moto 14.30 Télé-foot 15.10 Midi Presse 15.35 Le Théâtre de Bouvard 16.30 Le village dans les nuages 16.50 L’académie des neut 17.30 Le Journal 18.00 La bouteille à la mer 18.30 Des chiHres et des leHres 18.50 Atout Pic 19.00 Les choses du lundi, vive la magie 20.30 Pic et Poke 20.45 Thalassa 21.30 Multiloot 23.15 Le théâtre de bouvard 23.30 Ecoute le vent sur la Lande 23.45 Le Journal O 12.00 12.57 13.00 14.00 15.00 15.30 16.00 16.30 16.59 17.00 17.29 17.30 18.00 19.00 Midday Community notes AH my children Dallas Coronation Street AH in the family Do It for yourself Fabulous festival Newswatch Update Video hits Newswatch Update Three's company Newswatch Now 19.30 20.00 20.30 21.00 21.30 22.00 22.25 23.00 23.20 23.27 23.57 CD 12.30 13.00 14.00 15.00 16.00 16.30 16.37 17.00 18.00 19.00 19.30 20.00 20.30 21.00 Venture Hangin'in Danger Bay Kate and Ailie Newhart The national The Journal Nev^watch National update Barney Miller CBC Late movie ¦ The prince and the pauper 9 1937 avec Errol Flynn, Claude Rams et Alan Hale CFCF Pulse The Don Harron show Another world General Hospital Music Vision Take a break with Matthew Cope Family Feud The price is right Pulse Entertainment tonight Thrill of a lifetime Live It up Bizarre CTV Special < Television academy hall of fame special b CTV National news Pulse Cinema 12 « Sundance woman 91976 avec Katherine Ross, Steve Forrest et Hector Elizondo Solid Gold The Waltons Special Squad EN EXCLUS'*" 1 "UN FtLM MYSTIQUE SUR L'AMOUR ET LE SACRE " — LtMoixlt, CAPITOL ® I 858 FSr, sre CATHERINe S49 0041 BfRRil 12.49, 2.90,4.99, I ftwouxGoMnnOupAM | 7.00 A 9.09 i.K Journal D'Edith Un film d* I Han* W.QalBBanddrfar 35 MILTON 842-60S3 oaomantsde^ DECHIRURE , — ¦¦ IThC KILNG FfiDSI^* RtlRE 35 MILTON 842-6053 THIERRY MICHEL GÉRARD LHERMITTE SERRAULT JUGNOT Le PARISIEN 4 51 12.15, 2.05, 4.00, eu 7 4S 9 40.L 480 ST CATMERINE O 866 3856 MCGILL * Les Cinémas Odéoni cinemaplus présente (iÉftARI) NATHALIE DEPARDIEU BAYE RIVE VNl MOTE GAUCHE, ______ IC«] ST DENIS STE CATHERINE ?BB 2115 Tout IM fours: 12.00 • 2.00 •4.00-8.00-8.00-10.00 RENÉ MALO PRÉSENTE YVES ROMY MONTAND SCHNEIDER César ctq^ BERRI 3 ST Dims STE CSTHESmE ZM ZIIS CLAUDE SAUTET Tous lOO lourt: 12.30 • 2.45 -5.00-7.15-9.30 1.1.NOt'VI AU I II M 1)1 FRANCESCO RO.SI |l LIA Mlt,LNLh-|()HN.S()N , Pl.ACirX) DOMINGO Aduitdi $SS0 Élud'onli 14 17 ans $500 Moini dd 14 ont $300 Ao« d'ot $300 Lun.à jou.:2.00_____ ¦ 3.00 iT Hxii (LaiiMi-paiitr rtf um) CNEMUIE ail4?l( CRÉMAZIE Écoutez mmm.ïiiU'iüfi*' llEKES puMATIN Jacques Proulx l’animateur-matin numéro 1 à Montréal de 5h15 à 8h45 du lundi au vendredi Tout pour vous mettre en train le matin; information, sports, circulation, météo, humour, spectacles, etc.CKACiP73 9 6 U Le Devoir, lundi 22 avril 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourasaa le 10 janvier 1910 DIractaur: Jean-Loult Roy Rédactrica an chat LIm Bluonnette Rédactaur an chat adjoint: Jean Francoeur DIractaur da l'Information: Jean-Quy Duguay DIractaura adjoints: Denis Lord, Jacques Chabot DIractaur das aarvicaa administratifs: Michel Paradis LA BANQUE FÉDÉRALE DE DÉVELOPPEMENT Le gouvernement canadien doit-il dissoudre la Banque fédérale de développement ?Sa disparition contribuerait-elle à relever l’un ou l’autre des quatre défis inscrits dans le Programme de renouveau économique déposé le 8 novembre dernier par le ministre des Finances du Canada ; réduction de la dette publique, création d’emplois, adoption de politiques favorables à une hausse de l’investissement, à la création et à l’essor d’entreprises nouvelles, équité dans le changement de telle manière que la tolérance et la justice soient l’une l’autre pleinement respectées ?Bref, le gouvernement fédéral doit-il démanteler la BFD comme le lui suggère un puissant lobby torontois qui accepterait par ailleurs son maintien dans la mesure où le siège social passerait de Montréal à Toronto ?Doit-il céder à la campagne de presse conduite au Canada anglais qui fait de cette société de la Couronne dont le siège social est à Montréal et dont le président est un francophone un outil sans dynamisme et sans pertinence ?Doit-il entendre ces voies partisanes qui font de la BFD une oeuvre libérale, un monument de l’ancien régime qu’il faut en conséquence réduire en cendre?Faut-il abolir la Banque présidée par M.Guy Lavigueur ou, au contraire, faut-il réévaluer son mandat et s’assurer qu’elle s’en tient aux objectifs qui sont les siens ?Faut-il la débrancher sans plus — et prendre le risque du vide que ce choix périlleux créerait pour un secteur certes réduit mais non négligeable de l’économie canadienne ?Faut-il imaginer une formule de rechange qui assurerait au secteur des petites et moyennes entreprises en gestation, en mutation ou en difficulté un accès plus ou moins privilégié à des services financiers adaptés à leurs besoins particuliers ?Peut-on imaginer une autre formule qui soit moins coûteuse pour le Trésor public que celle qui prévaut en ce moment ?On pense notamment à l’élargissement du programme fédéral de garantie consentie aux banques à charte pour certains prêts industriels et commerciaux.Créée en 1944, la BFD a été établie pour complementer les activités des autres sources de financement plutôt que de leur faire concurrence.Née pour encourager l’établissement et le développement des petites et moyennes entreprises au Canada, les interventions de la société d’État doivent être commandées uniquement et universellement par le souci de la complémentarité avec le secteur privé.Et elles le sont généralement.La BFD intervient dans des cas où le secteur privé a déclaré forfait ou a clairement indiqué son refus d’assurer à telle ou telle entreprise, à tel ou tel projet d’affaires, les services financiers requis.Cette spécificité définit clairement le territoire de la BFD : celui du plus haut risque, du risque qui apparaît trop chargé pour les institutions du secteur prive.On ne doit pas perdre de vue ce fait dans l’analyse des bilans, des services et des résultats de la BFD.Ce mandat, défini à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans un contexte qui a changé si profondément, a-t-il encore un sens aujour- d’hui ?Telle est la seule question qui compte vraiment dans le débat actuel.Ce débat a tait apparaître de profondes divergences au sein meme du cabinet et notamment entre deux ministres, MM.Sinclair Stevens et André Bisson-nette.Il a permis à certains députés conservateurs, notamment à certains membres du comité des finances, de tenir des propos aussi chargés de niaiseries idéologiques qu’Us étaient faibles en données précises sur les besoins de services financiers et de services de gestion-conseil des petites et moyennes entreprises au Québec et au Canada.Certes, les législateurs ont le devoir d’examiner le rendement des sociétés de la Couronne, de confronter mandats et activités réelles, de vérifier avec précision la qualité du travail des mandataires du peuple canadien qui les gèrent.De garder aussi a l’esprit le service que ces sociétés assurent et d’imaginer les effets de leur disparition et les formules de remplacement.Or ce travail n’a pas été fait dans le cas de la BFD en tenant un compte exact de la crise économique récente, du volume d’entreprises et d’emplois qui sont nés de ses initiatives.Pour un gouvernement qui dépense des centaine de millions en programmes de création d’emplois fugaces qui sont finalement bien davantage des expédients politiques que de solides acquis économiques, c’est la modestie, la cohérence et l’intelligence des situations qui s’imposent dans l’examen de travaux dont les résultats ne sont pas négligeables et notamment quant à la création et au maintien des entreprises et à la croissance de l’emploi au pays.Le Québec a un intérêt particulier dans l’examen en cours, examen qui pourrait conduire à l’abolition de la BFD.Le fait que le siège social de cette société de la Couronne soit situé à Montréal a d’importants effets économiques.Le budget salarial de la BFD au Québec s’àève à $ 18 millions et le nombre des emplois directs de la Banque au Québec totalise près de 500 postes.De plus, 40 % de son portefeuille est placé dans cette province.Enfin, pour l’exercice terminé le 31 mars dernier, la BFD y a consenti des prêts pour $ 85.3 millions auprès de 4,571 clients.Les tenants de l’abolition pure et simple de la BFD devront établir clairement le rapport entre cet abandon et les objectifs économiques du gouvernement Mulroney.Ils devront de plus indiquer les formules de rechange donnant des garanties aux petites et moyennes entreprises qui, pour une raison ou pour une autre, ne peuvent obtenir du financement du secteur privé, qu’elles ne seront pas laissées à elles-memes, condamnées à la stagnation et à la disparition, forcées en conséquence de se départir de leur personnel.Bref, cette politique du chômage doit être combattue.À défaut d’une preuve qui n’a pas encore été faite, on doit réclamer le maintien de la BFD, maintien qui n’exclut pas une mise à jour de son mandat.— JEAN-LOUIS ROY Le-génocide, un démon invaincu L’ACTUALITE ANDRÉ PATRY LES ARMÉNIENS célèbrent aujourd’hui le 70e anniversaire des massacres de 1915.Ils souhaitent évoquer ainsi le souvenir des parents et amis disparus au cours de la Première Guerre mondiale, au moment où l’empire ottoman, sombrant dans la dislocation, éliminait par la violence ses dernières communautés chrétiennes.Le carnage de 1915 s’identifie maintenant, dans l’esprit des Arméniens, à un acte de génocide.Ce crime, tel que l’a défini la convention du 9 décembre 1948, suppose de la part de ceux qui l’accomplissent l’intention de détruire en tout ou en partie un groupe national, ethnique, racial ou religieux.De tels actes peuvent être des massacres, des atteintes à l’intégrité physique ou morale, des mesures entravant les naissances, etc.Vu dans cette perspective, le génocide apparaît comme un forfait dont l’histoire offre de multiples exemples et que bien peu de peuples, en situation de force, se sont abstenus de commettre.Ainsi, sur notre continent, la colonisation européenne est inséparable de l’extermination volontaire d’innombrables tribus aborigènes.Ni les dénonciations enflammées de Barthélemy Las Casas, ni l’oeuvre humanitaire des jésuites auprès des Guaranis ne peuvent faire oublier que des régions entières du Brésil et de l’Amérique hispanique ont été vidées de leurs premiers ha- bitants.Il y a moins d’un siècle, on chassait encore les Fuégiens dans le sud de l’Argentine, tandis qu’au même moment, au Japon, rempereur Mutsu-Hito faisait occuper l’île de Hokkaido par des milliers de paysans et de prisonniers de droit commun, réduisant au servage les autochtones, appelés Aînous, dont le nombre qui ne dépasse pas aujourd’hui les 50,000 les condamne maintenant à l’extinction.On a beaucoup parlé cette année de l’holocauste que d’aucuns, refusant l’évidence, continuent de nier.Cette hécatombe a atteint plus de peuples qu’on ne l’imagine souvent.Si les juifs en ont été les principales victimes ou, si l’on préfère, les victimes désignées, les fours crématoires et les chambres à gaz ont fait périr quantité de non-juifs parmi lesquels figurent environ 500,000 gitans.Réunis à Gottingen en 1981 à l’occasion de leur troisième conférence mondiale, les gitans ou Rom, comme ils se nomment eux-mêmes, ont rappelé aux Allemands, lors d’un rassemblement au camp de Bergen-Belsen et d’une grève de la faim à Dachau, qu’ils avaient énormément souffert du nazisme et qu’ils avaient droit à des réparations, estimées par certains a près de 100 millions de marks.Aujourd’hui, c’est à la Turquie que s’en prennent les principales victimes d’une politique d’extermination conçue et exécutée dans des circonstances encore imparfaitement éclairées et dont l’étendue est loin d’être suffisamment connue.Qui se souvient du massacre en 1915 par les Ottomans et les Kurdes du petit peuple assyrien, de confession chrétienne, qui perdit en moins d’un an, principalement dans la plaine d’Ourmian, plus de la moitié de ses membres, assassinés ou déportés ?À l’instar d’Atatürk, leur grand leader, les Turcs se désolidarisent des actes commis par les Ottomans et rejettent tout sentiment de culpabilité à l’endroit des Arméniens.Leur position serait plus facile à comprendre, moralement parlant, s’ils pratiquaient aujourd’hui envers leur minorité kurde une politique respectueuse des droits,de cette collectivité.Mais, se retranchant derrière une loi de 1965 qui interdit d’affirmer l’existence sur le territoire de la Turquie de minorités fondées sur des différences ethniques, politiques ou linguistiques, les Turcs combattent avec une rare brutalité les nationalistes kurdes.Ils ne reconnaissent aucun droit à cette communauté qui compte des millions de membres et parle une langue indo-européenne.Ils vont jusqu’à emprisonner ceux qui comme Ismaïl Besikçi et Recep Marasli écrivent ou publient des études sur l’histoire ou la culture kurde.Rien d’étonnant qu’ils se soient d’abord montrés très embarrassés par les mesures radicales récemment adoptées par les Bulgares en vue de l’assimilation de leur minorité turque et qui auraient fait déjà des centaines de morts.La tentation du génocide est loin d’être disparue dans le monde.Elle peut prendre sa source dans n’importe quelle idéologie ou n’importe quel dogme et s’infiltrer dans tout mouvement politique ou religieux qui exalte l’ethnocentrisme.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'imprimerie Dumont, division du Groupe Ouebecor Inc., dont les ateliers sont situés é 9130 rue Boi- vin.Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée é employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc., située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, H4N 1S5.Tél.: 332-0680.LIVRAISON À DOMICILE PAR PORTEUR: Édition quotidienne: 2,50$ par semaine.Le samedi seulement: .75*.Pour information: A Montréal: 332-3891; é Québec: 687-2022 ABONNEMENT: Édition quotidienne 120$ par année: 6 mois 62$; 3 mois: 32$.A l'étranger: 225$ par année; 6 mois 115$; 3 mois: 60$; édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à: LE DEVOIR, 211 rue St-Sacrement, Montréal, Québec H2Y 1X1.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Pour information: (514) 844-3361.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0856.DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Beaucoup d’épelés, peu de lus LE MOT DU SILENCIEUX ALBERT BRIE N’ÉTANT jamais mieux servi que par soi-même, faisons-nous nous-même.Se souvenir, c’est se conter des histoires.* La théologie est de l’histoire surnaturelle.* Parole d’aveugle : « Donnez'-moi vos yeux, voyants, vous qui n’y voyez rien», * Le plus grand des sages n’ouvre la bouche que pour manger peu et bâiller beaucoup.Les attractions ne m’attirent pas.Les imbéciles font semblant de chercher la vérité.Pourquoi ?Voyons ! Parce qu’ils l’ont trouvé.* Les politiciens ne disent pas ce qu’ils pensent, mais ce qu’ils voudraient que les électeurs pensent.* L’individu était tellement menteur que quand il confessait qu’il était menteur personne ne le croyait.Chez les sosies, il y en a toujours un qui est plus ressemblant que l’autre.* F.n’était rien.Donc, (luand il est mort, il n’a pas laissé de vide.• Premier interview de Lazare après sa résurrection.— Lazare : « Maintenant, je sais ce qu’est l’En-fer !» — « Vous y étiez ?» -« Non ! j’y suis revenu ».Parce que l’ignorance est crasse, ne pas conclure pour autant que le savoir est propre.* L’ignorant, même sans connaissance, ne s’affaisse pas.* Je n’en veux pas à ceux qui ne me laissent pas la chance de parler.Au contraire ! ils me laissent tout le loisir de penser.Quelle angoisse que celle de se sentir coupable de se sentir inutile ! La raison est là.profanation de la passion.« Tout a été dit, prétendait Lsj Bruyère, il y a trois siècle.Depuis; on y a ajouté : tout a été contredit.* Les Américains, en général, plus favorisés, plus à l’aise matériellement, ont pour les étrangers un complexe de supériorité sympathique.L’américain est un patois régional, issu de l’anglais, qui s’est répandu sur le monde.Les joies trop fulgurantes consument le bonheur.* L’émeute est une petite guerre incivile.* Un conducteur de véhicule moteur est une machine qui en fait rouler une autre.• L’électoralisme disent les faiseurs d’élections est de bonne guerre.Or, il n’y a pas de bonne guerre.^ « Une image vaut mille mots ».Cette formule n’a pu sortir que du cerveau d’un illettré ou d’un trafiquant dans l’idiotie visuelle.Selon moi, il serait plus juste de dire : « Une image vaut mille fautes d’orthographe ».Je le reconnais : notre vocabulaire s’est enrichi depuis 20 ans de néologismes, de clichés, d’impro-, priétés, de lieux communs, de barbarismes, de solécismes.Je recon-' nais que nous avons épucé notre langue d’un grand nombre d’anglicismes.À la place, nous l’avons laissée s’infester d’un nombre encore plus grand d’américanismes argotiques.* L’éducation des adultes n’est-elle pas l’aveu que l’éducation des enfants a été un échec ?La Soldatskaïa Pravda BILLET JEAN FRANCOEUR J’AI FAIT l’autre nuit un terrible cauchemar.Téribe ! téribe I téribe ! diraient les deux plus sympathiques peaux de vache que je connaisse.J’étais éditorialiste à la Soldats-kala Pravda (La Vérité du soldat) où j’avais publié le matin même un article critiquant la composition du conseil spécial de médiation dépêché par les commissaires du peuple pour mettre au pas une poignée d’entrepreneurs révisionnistes au chantier naval de Soreltracygrad.Le téléphone sonne.Une voix annonce qu’on me met en communication avec le camarade Oulianov Vissarionovitch Djougachili, dit Tsaritsyne (appelez-moi Gérald), petit père des peuples et secrétaire général du Parti.Une bouffée d’orgueil me monte au visage.Je m’étais fait remarquer.Après avoir gravi patiemment les échelons de l’avant-garde du prolétariat et travaillé si longtemps avec toute la servilité dont j’étais capable, j’allais être promu.Il était temps.Ce n’était pas pour moi une question d’argent.Je suis bien payé.Des roubles, j’en ai à ne plus savoir où les mettre.Ni qu’en faire.Car, tel est l’ennui dans ce pays, trop de roubles et pas assez de quoi les échanger, ne fut-ce qu’un jeans de fabrication américaine et un vieux disque des Beatles.J’allais être promu.Je serais désormais un peu plus égal que les autres.On ne me paiera plus en roubles mais en nature.J’aurai droit à un appartement au centre de la capitale, une datcha à la campagne pour le week-end.On mettra mon nom en tête de la liste d’attente pour une petite Lada.Surtout, j’aurai accès à ces magasins regorgeant de biens d’importation re^r-vés aux diplomates étrangers et aux gestionnaires supérieurs du régime.Mais le petit père, au téléphone, ne l’entendait pas de cette oreille.Il fulminait.De quel droit avais-je critiqué la décision du gouvernement ?Le camarade ne se contenait plus.L’éclat de sa voix était si insoutenable que je dus éloigner le combiné de mon oreille.Profitant d’un répit, j’essayai de m’expliquer.Je dis : le petit père n’avait-il pas lui-même critiqué la composition d’un premier conseil chargé d’une mission analogue en février dernier ?n’avait-il pas donné l’ordre aux ouvriers du chantier d’en boycotter les travaux ?Bien innocemment, j’en avais conclu que telle était la ligne générale du Parti.Mais j’ignorais que les données du problème avaient changé.Le choix des nouveaux médiateurs n’était plus celui du gouvernement: il avait été dicté par le politburo lui-même et transmis par le petit père au premier ministre.On m’aura tout simplement oublié dans mon rôle de courroie de transmission.Entre-temps, au téléphone, la voix s’était littéralement déchaînée: malhonnête, vicieux, d’autres noms d’oiseau encore, et puis finalement le coup de grâce : néo-fasciste ! Plus de doute possible, j’étais perdu.Je me réveillai en nage.Ce matin-là, en sirotant mon café, le nez dans le journal, je n’ai pu m’empêcher de penser que notre régime avait tout de meme du bon — du moins pour ses intellectuels.Je pouvais critiquer la composition (lu conseil de médiation qui, à la demande du gouvernement, tentera de trouver une solution à la grève de Marine Industrie.Le président de la CSN pourra m’appeler, m’engueuler, se montrer vulgaire, clapir au téléphone.Mon seul devoir envers lui sera de l’écouter, de retenir de ses éructations la part de vérité qu’elles contiennent et de m’en composer une nouvelle vision des choses.Je pourrai aussi inviter le petit père à faire parvenir à la direction une « réplique » que le journal publiera.Au lecteur d’en juger et iWident sera clos.Quelle chance ! Sous d’autres latitudes, en pareil cas, des gens auraient pouvoir sur ma personne et je ne donnerais pas cher pour ma peau.Comme ce héros d’Arthur Koes-tler, je terminerais ma carrière dans le couloir d’une prison d’Ëtat, basculant sous l’impact d’une balle dans la nuque, emporté « comme par un haussement d’épaules de l’éternité» (Le Zéro et l’Infini).¦ Êl faut passer par là ! Lettre adressée à M.Claude Jasmin.VOTRE LETTRE publiée le 4 avril dernier dans LE DEVOIR débordait d’une vertueuse indignation, malheureusement injustifiée, à mon avis, ainsi cjue de quelques inexactitudes qui faussent votre propos.Sur Christophe-Colomb en direction nord, au coin de Crémazie, il est effectivement interdit de continuer tout droit sur la voie de gauche : les automobilistes continuant vers le nord doivent donc emprunter les deux autres voies à droite (deux sur trois, ce n’est quand même pas si mal I ).Pour la simple et bonne raison que les DEUX voies les plus à gauche peuvent être utilisées pour tourner à gauche sur Crémazie, ce qui évite ou diminue les engorgements sous le viaduc.Pour éviter les accidents, il est donc nécessaire et normal que les véhicules roulant sur la voie située le plus à gauche tournent toujours à gauche.Contrairement à ce que vous dites, si vous enfreignez cette règle, vous pouvez empêcher quelqu’un de tourner à gauche ! Pis, vous pouvez provoquer un joli accident.Croyez-vous que votre amende de 130 vaut quelques macchabées ?Ce n’est pas tout.L’obligation de tourner pour les Utilisateurs de la voie de gauche est indiquée par deux pancartes différentes, et non pas par « une mini-affiche paralt-il » .Elles n’ont pas les dimensions d’un panneau-réclame, mais si vous ne les avez jamais remarquées, posez-vous des questions.Votre perception de la route et de la circulation aurait avantage à être améliorée, comme celle de nombreux autres automobilistes.Cette difficulté ou cette incapacité à percevoir des indications, des feux de circulation, des mouvements d’autres véhicules et.des obligations de tourner à gauche met en danger la vie des autres usagers et usagères de la route.Particulièrement des cyclistes dont plusieurs, comme moi, doivent pour tourner vers la gauche sur Crémazie passer d’abord sur la voie du centre sur Christophe-Colomb, et alors vérifier constamment qu’un automobiliste « distrait » passant sur la voie de gauche ne i^ursuivra pas tout droit pour leur entrer dedans.Les règles de circulation sont parfois ennuyantes, mais elles sont particulièrement importantes aux intersections, où les conflits sont fréquents.Pour vivre en harmonie, il faut passer par là.— RAYNALD PEPIN Montréal, 9 avril.¦ En espérant des Jours meilleurs Lettre adressée à M.Pierre-Marc Johnson.J’AI REÇU cette semaine une invitation du Parti québécois d’Anjou pour assister à un brunch le 14 avril.À quel titre ai-je été l’objet d’une telle attention ?Depuis janvier 1982, je ne suis plus membre du PQ.Est-une opération de récupération pendant la compagne de financement du PQ ?Par la présente, je vous retourne l’invitation.En tant qu’enseignant, je ne suis pas masochiste au point d’encourager et de financer un parti politique qui m’a dénigré et écrasé comme le vulgaire bouc émissaire de la crise économiçiue.Après avoir travaillé corps et âme ^ur votre parti de 1976 à 1982, je n’attendais pas d’être récompensé mais j’aurais souhaité être seulement re^iecté.Le coup de massue des décrets sur les enseignants est historique : tâche, salaire, bénéfices marginaux, fond de pension, etc.Votre gouvernement n’a pas seulement gelé comme pour vos « chers » policiers de la SQ, mais vous nous avez coupé jusqu’à l’os.jusqu’à l’âme I Dans l’opinion publique, vous nous avez massacrés, sans nuances, comme paresseux et profiteurs du système.Dans toute la fonction publique et para-publique, ce sont les enseignants qui ont le plus écopé.Monsieur le ministre, j’enseigne dans deux écoles, j’ai 24 groupes d’élèves/semaine, j’ai 600 élèves, j’ai le salaire d’un policier avec mes 19 ans de scolarité, mes 22 ans d’expérience, et je devrai enseigner pendant 35 ans (25 ans pour vos policiers de la SQ) pour avoir une pleine retraite.Monsieur le ministre, vous m’en demandez trop ! Appuyer le PQ après tout cela, non merci ! Tous mes collègues à l’école sont unanimes : nous continuerons de souffrir en silence en respectant vos décrets passés et futurs mais en espérant des jours meUleurs.— PAUL-ANDRÉ OESCHESNES Montréal, 14 avril.¦ Merci! l.ettre adressée au directeur du Centre de documentation Marius-Barbeau.JE TIENS à vous remercier de l’accueil que j’ai reçu à votre centre pour les recherches que j’avais à y faire dans le cadre de la journée multi-ethnique du 26 mars dernier à Katimavik.Je me suis rendue au Centre pour faire des recherches sur nos ancêtres.Mon projet était de trouver des renseignements sur l’habillemenL l’ouvrage et les antiquités.J’ai été agréablement surprise du service empressé que M.Sylvain Chrlstln m’a donné.C’est avec plaisir que je parlerai des richesses de votre centre à tous ceux qui m’entourent.Je vous prie d’accepter mes plus sincères remerciements: — LISETTE CHASSÉ étudiante au centre Katimavik.Montréal, 16 avril. DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 22 avril 1985 Assumer l’Occident et ne pas s’en excuser POLITICLUE INTERNATIONALE PAUL PAINCHAUD IL N'Y A PAS de bonnes politiques, dans quelque domaine que ce soit, sans pensée.Cette règle s’applique en particulier à la politique internationale dont la complexité et l'importance pour les intérêts à long terme de rËtat exigent des visions articulées du monde.Les grandes réussites diplomatiques, avant même de s’exprimer par le succès de leur gestion, ont été le produit de pensées et de doctrines politiques d’envergure et solidement ancrées dans la réalité.En d’autres termes, il n’y a pas de grande diplomatie sans dessein, sans représentations longues de l’action de l’Ëtat.On peut Reuter de la moralité ou de la validité de tels desseins, mais ils ont été à la base de toutes les réussites diplomatiques, de Richelieu à Tallev-rand, de Metternich à Bismark, de Churchill à De Gaulle, et plus près de nous Kessinger, aussi contestable oue soit le personnage à certains égards.Certes, il n’est pas donné à tout le monde d’être un génie politique.Mais la pensée politique n’est pas l’appanage des génies.Elle est accessible a quiconque décide de ré-néclür sur les conditions particulières de l’action internationale que doit mener un État dans une conjoncture donnée.Elle peut être inspirée par quelques individus exceptionnels, mais elle peut naître de la confrontation des idées au sein d’une société démocratique, à l’intérieur d’un parti, ou de l’appareil §ouvernemental.L’important est e comprendre que sans elle l’action Internationale se transforme vite en activisme superficiel et stérile.Enfin, la pensée politique internationale, qui repose sur un ensemble complexe de jugements moraux et d’analyses geo-politiques, n’est pas le lot des seuls grands États.Au contraire, plus un État est petit et vulnérable sur la scène internationale, plus s’impose à lui la nécessité d’une doctrine internationale rigoureuse.A forciori, un État fédéré comme le Québec ne peut pas y échapper s’il a le moindrement l’ambition d’une action efficace à ce niveau.Or c’est précisément ce qui lui a manqué jusqu’à maintenant.Ses interventions extérieures ont été beaucoup plus qu’autre chose le produit de l’improvisation, ce qui n’a pas empêché, certes, quelques succès dans des domaines limités, où les circonstances tout autant que sa détermination propre lui ont souvent facilité la tâche.C’est d’ailleurs cette absence de pensée qui explique les incongruités admims-tratives dont sa gestion est encore affligée en matière internationale, par exemple au niveau des pratiques de recrutement et d’affectation du personnel sans une vision claire de ce que doit entreprendre l’État, on engage n’importe qui pour faire n’importe quoi.Mais en même temps, on continue de proclamer haut et fort le droit du Québec à être présent sur la scène internationale.Ces incantations, qui ont tenu lieu jusqu’à maintenant de pensée internationale du Québec, devront céder la place à une doctrine structurée si la politique internationale doit devenir, comme ce devrait être le cas, le moteur du développement de la société québécoise dans les années à venir.A cette fin, le Québec devra se donner une représentation plus réaliste de sa situation dans le système international.Cet exercice est loin d’avoir été fait.Les hasards de riilstolre, en effet, ont créé une tradition internationale au Québec qui relève de ce qu’on pourrait appeler la fuite en avant.Souvent généreuse dans son inspiration, cette tradition pousse les Québécois à s'identifier parfois à des réalités internationales qui sont très éloignées de leur situation concrète.On y trouve l’influence des premières manifestations or- § anisées de l’intérêt international e la société québécoise, qui se sont structurées dans le mlssionnariat, de certaines idéologies, par exemple celle des « nègres blancs d’Amérique », des premières actions du gouvernement sur la scène internationale, par exemple en direction de la francophonie, et d’un tiersmondisme qui, parfaitement léQtime au niveau des groupes privées et du volontariat, ne peut «re un substitut à une action politique internationale lucide.La vérité est que le Québec a mis beaucoup de temps, au niveau des attentes exprimées au niveau du gouvernement, — mais non des processus réels de la société elle-même, — a accepter son Identité, c’est-à-dire un ensemble socio-culturel profondément ancré dans le monde occidental.C’est ce qui ex- K, par exemple, les retaras, les ^rences et les faiblesses de la politique américaine du Québec, — sans parler de l’absence d'attention dans les universités aux diverses réalités des États-Unis.C’est ce qui explique aussi, après vingt ans d’action internationale, que le Québec n’ait pas encore de véritable politique européenne, alors que tout, le dévelop^ment industriel et scientifique, la culture, les hens politiques qui unissent traditionnellement les deux rives de l’Atlantique Nord, devrait faire de cette région l’objet d’une attention prioritaire dans les politiques extérieures du gouvernement.Car les relations avec la France ne peuvent être un substitut à une politique européenne dynamique.Ces diverses négligences ne s’expliquent pas seulement par le manque de ressources.Elle procèdent d’une vision tronquée de la nature de la société québécoise, d’un refus implicite, mais réel, de ce qui la définit en profondeur au profit d’images héritées d’un passé encore récent où l’État n’avalt pas assumé ses véritables responsabilités internationales.Dans la mesure où celui-ci entend jouer un rôle actif dans l’articulation de la société québécoise à son environnement externe, il devra donc prendre en charge ce que la géographie et l’histoire ont fait du Québec, c'est-à-dire une société occidentale.Cette option occidentale prioritaire, dont le Québec n’a pas a s’excuser, qui n’a jamais été publiquement définie, et qui n’est pas incompatible avec d’autres préoccupations, — notamment à régard du tiers monde, — conditionne au premier chef les bénéfices que le Québec peut attendre de son action internationale.Qu’il s’agisse de science, de commerce, d’investissements, de culture, son développement passe par une participation active à la vie du monde occidental.Cette option, si elle devient l’un des fondements de son action extérieure, devrait donc se traduire par des investissements concrets.Le gouvernement ne ferait là que rattraper un long retard et s’adapter aux conditions réelles où la société québécoise évolue.L’UNIVERSALITÉ DES PROGRAMMES SOCIAUX 1.Alléger le fardeau social dans l’économie CLAUDE CASTONGUAY L’auteur est président et chef de la direction de la corporation du Groupe La Laurentienne.-J- ES GOUVERNEMENTS ont I mis en place au Canada dans fl’après-giierre toute une gamme de programmes sociaux qui représentent maintenant une part importante de leurs budgets.Des le milieu des années 1940, au sortir de la guerre, apparaît le programme 'des allocations familiales.Puis, au début des années 1950, le gouvernement fédéral met de l’avant son programme de pension de sécurité de la vieillesse.Il s’agit dans les deux cas de régimes universels de dépenses sociales qui n’impliquent que le gouver-nement fédéral.Dans les années 1860, on a vu apparaître dans le cadre des programmes à frais partagés entre le gouvernement fédéral et les provinces deux initiatives majeures dans le domaine social ; le programme d’assurance-hospitalisation et l’assurance-maladie.Enfin, les années 1970 ont aussi été marquées par l’introduction de programmes de création d’emploi et par une modification importante du programme d’assurance-chômage; le programme est devenu plus facile d’accès et nettement plus généreux.L’universalité constitue une caractéristique majeure de ces programmes.Le gouvernement fédéral et les provinces dans le cas des programmes à frais partagés se sont orientés vers une philosophie commune où l’on acceptait de rendre les programmes sociaux accessibles à tous les citoyens, sans distinction.On partait en somme du principe que tous les citoyens ont le droit à un certain niveau de base de services jugés essentiels.L’accent était mis ainsi sur le développement de l’individu.Pour la plupart des programmes, les gouvernements n’ont pas élaboré de système de contrôle qui aurait eu pour objet de vérifier l’admissibilité des citoyens.En somme, le principe du « means test », qui avait prévalu jusque-là, fut abandonné en faveur de l’universalité.En plus de reposer sur le principe d’une justice sociale fondée sur ré-gaUté des citoyens, cette philosophie permettait de mettre en place des programmes importants sans avoir a développer toute une bureaucratie de contrôle.Elle simplifiait en outre l’administration des programmes et allégeait au départ les relations entre les citoyens et l’état dans la mise en place des services de base.L’universalité visait à faire en sorte que le citoyen moyen ne soit plus écrasé à la suite par exemple d’une maladie sérieuse par le fardeau d’une dette à payer auprès des institutions hospitalières ou auprès de professionnels de la santé.Les gouvernements ont donc mis en place un système d’assurance publique visant à réduire les conséquences financières de certains risques, tels la maladie et le chômage, et donnant aux citoyens droit à des services essentiels, tels les services d’éducation.Compte tenu de la forte progressivité de l’impôt sur le revenu des particuliers, les personnes à revenus plus élevés paient nettement davantage pour ces programmes.Ces principes de base continuent à nous apparaître de même qu’à la très grande majorité des Canadiens, si l’on en juge par certains sondages, acceptables aujourd’hui.Cependant, il faut reconnaître que le contexte a profondément changé et que différentes questions peuvent et doivent maintenant être ^sées à propos des services sociaux rendus par l’État.Notamment, au moment où les grands programmes sociaux ont été mis en place, c’est-à-dire au début des années 1950 jusqu’au milieu des années 1970 : ¦ Nous avons connu une période de forte croissance économique presque Ininterrompue avec une staollité relative des prix de sorte que les coûts des nouveaux programmes pouvaient être absorbés sans problème majeur par la progression des revenus des gouvernements.Les gouvernements avaient même, à cette époque, une certaine marge de manoeuvre leur permettant au besoin d’accroître leurs revenus sans affecter sérieusement la croissance de l’économie.¦ Dans un tel contexte d’abondance et de croissance, l’accent fut placé sur l’universalité des programmes sans trop se préoccuper de la façon de réduire les services visés.Par exemple, personne n’a vraiment prévu et ne pouvait prévoir l’évolution qu’ont prise les relations de travail dans les secteurs public et parapu-blic et jusqu’à quel point elles influenceraient les modes de distribution des services et leurs coûts de production.¦ Enfin, si les pro^ammes sociaux prévoyaient au départ l’offre d’un nombre de services essentiels pour l’ensemble des citoyens, personne n’a vraiment pu prévoir non plus que l’implication de l’État dans la production de services comme ceux de la santé allait déboucher à la fois sous l’impulsion des gouvernements élus et sous les pressions du milieu à rélargissement dans tous les domaines de la gamme des services offerts par les gouvernements.La turbulence dee annéee 1970 et ta réceaalon de 1982 Les années 1970 ont été marquées par un net ralentissement de la croissance économique et par une accélération marquée de l’inflation.Après la vigoureuse progression de l’activité économique de 1971 à 1974, la première vague de la crise de l’énergie a produit au Canada en 1975 une des récessions les plus sévères de l’après-guerre.Cette récession fut le point tournant d’une économie à croissance élevée à une économie aux prises avec des problèmes de croissance lente et d’inllation élevée, c’est-à-dire des problèmes de stagflation.Ainsi, alors que la production en termes réels progressait à un taux de plus de 5 % au début des années 1970, ce taux moyen fléchit à 2.8 % dans la seconde moitié de la décennie.Le taux moyen d’intlation passait par ailleurs de 4.6 % à 9.1 % ! Le passage d’une économie en croissance a un régime de stagflation s’est progressivement manifesté sur les équilibres financiers des gouvernements du Canada.Ainsi, le gouvernement fédéral avait, en 1974, indexé l’impôt des revenus des particuliers de façon à ce que le fardeau fiscal des citoyens n’augmente pas à un rythme trop élevé à cause du simple jeu de la hausse des prix.Cette mesure était souhaitable du point de vue des contribuables et de l’économie.Toutefois, le ralentissement de l’économie et l’indexation de l’impôt personnel supposaient de la part du gouvernement l’exercice d^une grande discipline du côté de la gestion des dépenses pour éviter l’apparition d’un écart grandissant entre la croissance des revenus et celle des dépenses.Malheureusement, le contrôle des danses ne fut pas très serré et le déficit du gouvernement fédéral s’est alors accru de façon régulière de 1975 à 1980.Rappelons quelques-uns des faits saillants qui ont marqué l’évolution des finances fédérales au cours de cette période.En 1973, peut-on maintenant le croire, le gouvernement fédéral réalisait un surplus de 1176 millions.En 1975, le déficit de 11.7 milliard représentait moins de 1 % du PNB.Puis, ce déficit connut une croissance spectaculaire pour atteindre le niveau de 112.2 milliards en 1979, c’est-à-dire 4.6 % du PNB canadien.Il y a donc eu à cette époque une première explosion véritable du côté des dépenses comparativement à révolution des revenus.En matière de dépenses à caractère social, les dépenses dites de santé et bien-être social (allocation familiale, pension de vieillesse, soins de santé, assistance publique.) qui représentaient 30 % du total des dépenses fédérales au début des années 1970, comptaient pour 36 % des dépenses à la fin de la décennie.Alors que les recettes du gouvernement de 1974 à 1979 avaient augmenté de 60 %, les dépenses à caractère social s’étaient accrues de 104%.Ainsi, le gouvernement fédéral abordait les années 1980 dans une situation financière difficile.On disait à cette époque que le gouvernement fédéral devait mettre de l’ordre dans ses finances et qu’il avait épuisé sa marge de manoeuvre.Or, on n’avait pas encore prévu la grande récession de 1982.En 1981, les taux d’inflation atteignaient de nouveaux sommets fort préoccupants.Le déséquilibre entre la croissance des salaires et celle de la productivité risquait de compromettre sérieusement la capacité concurrentielle du Canada.Afin de mettre un terme à cette spirale inflationniste, on eut recours à un resserrement drastique de la politique monétaire.L’objectif fut largement atteint mais, comme nous le savons, au prix de la plus grande récession de l’après-guerre.Cette récession qui a profondément bouleversé toutes les tendances de l’économie a aggravé encore davantage le déséquilibre des finances publiques au Canada.De 1981 à 1984, les dépenses à caractère social se sont accrues de 37 % sans qu’il y ait d’augmentation correspondante du côté des revenus.Ces quelques données permettent de voir clairement qu’à ce rythme nous allons rapidement vers la catastrophe à moins que des mesures énergiques de contrôle et de réduction des dépenses publiques ne soient prises très bientôt.Aux États-Unis, où la question de la réduction du déficit préoccupe sérieusement les différents milieux, la part du déficit du gouvernement américain dans le PNB ne se situe qu’à environ 3.5 % De plus, la reprise aux États-Unis a été beaucoup plus vigoureuse qu’au Canada, le marché du travail est nettement en meilleure condition alors que le taux de chômage oscille autour des 7 % et le niveau des impôts est passablement plus bas que le nôtre.Au Canada, après plus de deux ans de reprise, le taux de chômage se situe à plus de 11 % comparativement à 7 % en juin 1981.Du sommet de l’expansion de 1981 au début de 1985, il s’est créé un total de seulement 69,000 emplois dans l’économie canadienne.La plupart des emplois créés depuis plus de deux ans ne sont donc venus que remplacer ceux perdus au cours de la récession.L’augmentation considérable du déficit n’a évidemment pas permis à l’économie canadienne de créer suffisamment d’emplois pour ramener le taux de chômage à son niveau d’avant récession.Plus directement et d’une façon plus crue, nous avons au Canada des déficits records et des taux de chômage records.La démonstration me semble amplement faite que, dans le contexte actuel, un niveau élevé de dépenses publiques n’entralne pas une réduction de chômage, bien au contraire.Nous devons faire face à la réalité et nous rendre compte que le niveau des déficits gouvernementaux est largement responsable des taux d’intérêt réels élevés dont souffre l’économie canadienne.Nous devons nous rendre compte que le fardeau fiscal élevé que doivent supporter les ménages ralentit significativement la croissance de la demande.Peu Importe sous quel angle on examine la question, il faut conclure dans la nécessité d’un exercice majeur de révision des dépenses de l’Ëtat afin d’alléger le fardeau qu’elles imposent sur l’économie.Une remise en question véritable de toutes les dépenses de l’État s’impose si on veut arriver à réduire le déficit sans alourdir le fardeau fiscal déjà trop élevé qui pèse sur les particuliers et les entreprises.En plus des raisons impérieuses que je viens d’exposer, nous devons être conscients qu’aux États-Unis, non seu- lement les impôts sont plus bas, mais on s’oriente vers une réduction du niveau des dépenses publiques et une réforme de la fiscalité.Or, plus le contexte économique sera favorable chez nos voisins, plus notre situation risque de s’aggraver si nous n’agissons pas.On doit donc se demander si les divers programmes de dépenses mis en place* au cours des 30 dernières années sont encore vraiment nécessaires ou ^propriés dans leur forme actuelle.Comme il apparaît clairement que nous n’avons plus les moyens de nous payer toutes ces dépenses, il faudra abandonner un certain nombre de programmes.Mais l’allègrement des déficits ne suppose pas qu’on ne fasse que couper certaines dépenses.Il faudra aussi remettre en cause de façon détaillée la façon de produire les services ou de verser les prestations.En somme, il y a deux méthodes pour réduire les dépenses ; abandonner certains programmes et modifier l’application de certains autres.Touts les dépenses devraient faire l’objet d’une révision y compris les dépenses relatives aux affaires internationales.C’est d’ailleurs dans cette perspective que le comité, sous la présidence du vice-premier ministre Erik Nielsen, a été mis sur pied.Souhaitons que ce comité ne négligera aucune partie de son mandat et que la volonté d’agir du gouvernement sera encore là lorsqu’il fera rapport.Comme les dépenses à caractère social représentent plus du tiers des déboursés fédéraux, la remise en question de ces dépenses doit inévitablement constituer une partie importante de l’exercice de réduction du déficit.C’est d’ailleurs dans cette perspective que le débat sur l’imiver-salité des programmes sociaux fut lancé à l’automne.C’est dommage que ce débat fut raté car il va nécessairement falloir revenir sur la question.À SUIVRE La crise de Cuba : Kennedy a-t-il gagné ?LU JOCELYN COULON * Gabriel Robin, La Crise de Cuba, du mythe à l’histoire.IFRI-Economica, 1984, 155 pages.La seule CERTITUDE, c’est que rien n’est certain, disait Pline l’Ancien.Quoi de plus vrai que cette maxime appliquée au sujet que traite Gabriel Robin dans cet excellent livre consacré à démystifier la «victoire» de Kennedy sur Khrouchtchev, lors de la crise de Cuba en 1962.Depuis 20 ans, la cohorte des commentateurs de politique étrangère qui se sont succédé ont été certains d’une chose : l’Union soviétique s’était livrée, en installant des missiles nucléaires en Cuba, à une agression contre l’Amérique.Ce n’est que la fermeté et l’ultimatum de Kennedy qui ont eu raison de Moscou.Pour l’auteur, ce genre de désinformation, à laquelle nous avons été soumis, nous a fait accepter une vision de cet événement aussi cohérente qu’elle était assurée.« L’échec soviétique explique le surcroît de prestige de Kennedy, la chute de Khrouchtchev, et la prudence de ses successeurs, lesquels, à leur tour, prouvent l’échec.De la même façon, l’échec prouve la supériorité américaine qui, elle-même, explique l’échec.Cette logique circulaire fonctionne admirablement en circuit fermé mais résisterait-elle au contact des faits ?» Les faits démontrent, au con- traire, que tout ne fut pas si simple pour le président américain.Gabriel Robin nous présente, jour après jour, heure après heure, le déroulement des événements qui ont failli précipiter le monde au bord du gouffre.Au courant depuis plusieurs mois, le gouvernement amCTicain acquiert la certitude du déploiement de missiles quelques jours avant le fameux discours du lundi 22 octobre 1962 où Kennedy rend publique la menace soviétique.À partir de ce moment, c’est une partie de bras de fer qui se déroulera pendant une semaine, entre les deux Grands, sous les yeux effarés du monde entier.Après l’annonce de Kennedy, la balle est dans le camp soviétique.Moscou réplique au blocus de Cuba en proposant des négociations sur les bases militaires à l’étranger.Son ton conciliant lui vaut les appuis de la presse — « Si Khrouchtchev a introduit des fusées à Cuba, c’est essentiellement pour démontrer aux États-Unis et au monde la signification des bases américaines le long des frontières soviétiques.• — alors que les alliék de l’OTAN se montrent très embarrassés.Mais Kennedy ne bronche pas et les bateaux soviétiques ne franchissent pas la ligne du blocus autour de 111e.Le débat se transporte aux Nations unies où Washington est systématiquement dénoncé.Nous sommes le 26 octobre et si le blocus tient, les fusées, elles, continuent à être déployées dans nie.Kennedy est dans une impasse.Deux solutions s’offrent à lui : négocier ou employer la force.Il opte pour la seconde.Resserrement du blocus, survol aérien de Cuba et mise en état d’alerte des forces américaines.Le samedi 27, les Soviétiques envoient un message aux Américains.Ils sont fermes sur les prmeipes mais proposent un échange que même le célèbre Walter Lipp-mann trouve juste : retrait des fusées de Cuba contre celui des füsées américaines en Turquie.Pour Gabriel Robin, le jeu soviétique a surtout consisté à faire pression sur les États-Unis pour que ceux-ci retirent leurs euromissiles de Grande-Bretagne, d’Italie et de Turquie.Cinq jours après le début de la crise, Moscou ne parle plus que de la Turquie.Le 28, Kennedy annonce la fin de la crise sans pour autant avoir l’air de faire des concessions.Tout s’est passé dans le plus grand secret entre le frère du président, Robert, et l’ambassadeur Dobrynlne.Pour l’auteur, « dans ce contrat défiant toutes les règles, Kennedy lâchait la proie pour garder l’ombre et Khrouchtchev ne se voyait offrir la substance qu’à condition de renoncer aux apparences».Ce qui a permis à l’auteur de récrire l’histoire de la crise de Cuba, c’est la publication de nouveaux témoignages et les récits qu’en ont fait les Rusk, McNamara, Sorensen, Ball et Bundy.« Quand ils prennent la peine de nous assurer que la crise ne s’est pas conclue sur un ultimatum mais sur une négociation, ni sur une reddition mais sur un compromis, il ne s’agit pas d’une rectification mineure mais d’un de ces faits nouveaux qui, en bonne jurisprudence, suspendent l’autorité de la chose jugée et ouvrent droit à révision du procès.» 8 Le Devoir, lundi 22 avril 1985 ' I SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Travailler res, se sentir « responsables » de l’entreprise où ils se retrouvent souvent seuls d’ailleurs, sans supervision aucune.« Quand les gens me demandent ce cme je fais, je dis que je travaille ».Fortuite, la rencontre des deux hommes pourrait se solder par une « association future ».Mais çà ce n’est encore qu’à l’état de vague projet.Pour chaque Pierre et chaque Michel, il y en toutefois d’autres qui ne trouvent pas dans leur stage l’apprentissage promis et abandonnent D’autres qui « apprennent vite et sont alors frustrés d’être moins payés que les autres alors qu’ils font aussi bien le même travail », raconte le coordonnateur du programme pour le Bas St-Laurent.D’autres encore qui ont tellement peu de formation scolaire et de telles difficultés d’adaptation qu’ils s’intégrent difficilement à leur miheu de stage A la fin de janvier 1985, la majonté des stagiaires étaient recrutés chez des jeunes ayant complété un cour professionnel long ou n’ayant pas terminé leur secondaire général (respectivement 20.6% et 30.5%).A peine 1% n’avaient pas terminé leur cour primaire, alors que 15.8 % détenaient un diplôme de secondaire général.Moins de 10 % des stagiaires étaient des jeunes ayant terminé ou non un cours collégial professionnel ou général Le défi des Stages en milieu de travail c’est donc d’offrir une formation adaptée aux besoins du jeune, et de maintenir ce fragile équilibre entre formation et travail, réfléchit tout haut le coordonnateur montréalais, M.Yvon Deveau.A Montréal 35 % des contrats signés depuis le début du programme n’ont pas été complétés.« C’est sam.Ça montre qu’on réévalue, qu’on essaie de répondre aux besoins des jeunes », explique M.Deveau.Plus de 75 % des résilisations sont survenues au cours des six premières semaines, souvent parce que l’employeur n’avait pas vraiment réalisé son rôle ou que le stagiaire n’était pas satisfait, expliquent les responsables montréalais.« Parfois aussi c’est nous qui mettons un terme au stage quand l’employeur ne respecte pas les termes de l’entente» Pour chaque Pierre et chaque Michel, qm avaient somme toute besom de peu de « formation », il y en a des dizaines d’autres, explique leur su-perviseure, Andrée Laurin, qui ont besom de beaucoup d’encadrement « Je repense à ce jeune gars de 24 ans qm était analphabète.Il avait été retiré de l’école en première année parce qu’il était épileptique Mais il ne voulait pas retourner à l’école à plem temps.» Aujourd’hui stagiaire chez un dépanneur montréalais, il passe 30 % de son temps de travail dans un programme d^alphabétisation.« Au début il avait peur de servir les clients au comptoir au cas où ils demandent une marque de cigarettes dont il ne connaîtrait pas la couleur du paquet», raconte Andrée L’arrimage de la formation avec le travail constitue le véritable défi du programme.« Il faut prévoir un plan de foniiation différent pour chaque stagiaire, précise Andrée Laurin, superviseure de projets dans le secteur centre-nord de Montréal et faire un smvi serré ».Le smvi auprès des entreprises n’est pas toujours facile quand les superviseurs ont 30 ou 40 stagiaires En dépit de la flexibilité des pro- AUJOURD’HUI De 20 h à 22 h, au Centre Leunis ^ .100, avenue de Vendôme), dans le cadre des « lundis de la foi » pour les 18 à 30 ans, une soirée de réflexion et d’échanges est or ganisée autour du thème «Changer la face de la terre ’’ » 481 2781 ¦ Kxposition en aménagement à l'Umver sité de Montréal Les travaux d'étudiants seront présentés dans le cadre d'un con cours organisé par l'Association québé coise des fabricants d'éléments de ma çonnerie de béton Rendez vous au pavil Ion du 5620, rue Darhngton ¦ Le vendredi 31 mai se tiendra à Mont réal une journée de formation et de réfie xion sur les efforts d’innovation dans le cadre de cours pré et post nataux On peut s’inscrire en communiquant avec Daniel Labesse ou Jacques Broué, au CLSC Centre-Sud, 1710, rue Amherst 527 2361 ¦ Des cours de conditionnement physique en piscine sont offerts aux personnes dé sireuses de s’adonner à cette activité Ces cours se donnent aux quatre coins de la ville à compter de ce lundi, et il n’est pas nécessaire de savoir nager 767-3146 ¦ Les finissants en dessin de mode du col lège LaSalle présentent leur défilé de mode « Ultmode 85 » à 18 h 30, à la grande salle du Palais des congrès, 4e étage 281 1919, postés 311 et 304 ¦ Filons 16 24, centre d’animation jeu nesse travail, offre ses services à ceux et celles qui veulent dinger leurs efforts en recherche d’emploi de façon efficace, à 14 h, au 1307, boulevard de Maisonneuve est 522-9151 ¦ La Joujouthèque, un organisme à but non lucratif situé dans le quartier Hoche-laga-Maisonneuve, est en pleine cam fiagne de « récolte de jouets » Il suffit de ui envoyer les jouets qui ne sont plus uti Usés 523-6501 ¦ Si vous voulez connaître les notions de base qui vous permettront de débuter vos propres recherches généalogiques, vous êtes invités à vemr rencontrer Lise Gosselin à la bibliothèque Adélard-Berger, à 19 h Les gens seront initiés aux principaux outils disponibles à la bibliothèque pour en connaître un peu plus sur leurs ancêtres, ainsi que sur les premiers temps de notre histoire Une bibliogra phie sur le thème sera distnbuée aux par ticipants Rendez-vous au 180, rue Launer à Saint-Jean-sur-Richeheu 346-5372 grammes d’éducation aux adultes, la formation n’est pas toujours disponible au moment où le jeune la souhaiterait.Placée dans une entreprise horticole, une jeune fille, a « balayé » pendant plusieurs mois avant d’avoir accès a sa formation en arrangement floral et a finalement abandonné.Selon le responsable du pro-CTamme auprès du Ministère de l’Education, M.Serge Côté, 40 % des stagiaires profitent actuellement d’une formation hors production, c’est-à-dirc dans le milieu scolaire « De septembre à décembre il n’y en avait peut-être que de 10 % à 20 % », précise-t-ü.A la direction de Montréal on soutient que 90 % des stagiaires profitent actuellement, sur leur temps de stage, d’une forme ou une autre de formation.Pour certains comme Denis, elle consiste à suivre un permis de conduire et une formation de base en ébénisterie.Pour d’autres c’est une cours d’opératrice de traitement de texte, de dactylo, d’anglais.Chose certaine le programme a jusqu’ici rejoint la clientë^le qu’il visait.A Montréal, en date du 29 mars dermer, plus de la moitié des stagiaires étaient âgés de 20 à 25 ans.Moins d’un quart avait moins de 20 ans.Près de 700 stagiaires n’avaient pas complété un secondaire V général, 250 autres n’avaient pas terminé de formation professionneDe.Les responsables du programme soutiennent que l’expénence acquise ne peut qu’avoir un effet d’entrainement, entre autres sur l’attitude du jeune.» Quand ils prennent un peu confiance en eux, quand ils commencent à parler à leur employeur, c’est tellement beau », raconte Andrée Morin, rappelant la surprise de deux avocates montréalaises dont les secrétaires-stagiaires ont un jour décidé de « manifester », pancartes sur leur bureau respectif, pour obtenir une meilleure formation et « plus de confiance » de la part de leurs patronnes L’attitude des employeurs et des collègues est encore l’une des principales récriminations des jeunes stagiaires On les considère comme « des moins que rien » dénoncent-t-ils.des « pas bons ».Le directeur des commumcations du ministère de la Mam-d’oeuvre, M.André Fortin, avoue avoir lui même été abasourdi par les préjugés que charriaient bon nombre de fonctionnaires.« Je fais des sessions d’mfor-mation pour inciter des mimstères à accueillir des stagiaires.Si vous entendiez ça, parfois, ce qu’ils disent des assistés sociaux.» Selon Fortin, des fonctionnaires se seraient même plaints qu’il était trop « tolérant » à l’egard d’un jeune stagiaire de son département.« Bien sûr il s’habille d’une façon peu conventionnelle.Mais c’est un p’tit gars brillant, très politisé.Il lit LE DEVOIR.» « Quand vous aurez fait comprendre à un employeur qu’aujourdmiu il ÿ a des jeunes avocats sur le bien-etre social, que c’est une question de contexte économique, vous aurez gagné la moitié de la partie », exphque M Yvon Deveau.Les « chances » que les stagiaires demeurent à l’emploi des entreprises sont toutefois minces, soutient de son côté le président du Conseil du patronat, M.Ghislain Dufour.« Il ne faut pas faire miroiter de faux espoirs aux jeunes.Dans le fond ce programme c’est un cataplasme.» L’expérience acquise par les stagiaires augmentera-t-elle vraiment leur chance de trouver un emploi stable’ Difficile à dire avec certitude, répondent la plupart des intervenants.Il faudra attendre septembre prochain, et la fm de la première vague de stages, pour avoir une meilleure idée des résultats du programme Chose certaine pour certains, comme Guy Girard, ce jeune chômeur dont le stage d’homme de service se transformera bientôt en un emploi d’aide mécanicien, le stage aura été utile » Quand je dis à mes chums que c’est pas payant, ça les intéresse plus, racontait-il la semaine dernière Ils disent qu’ils ont besom d’argent maintenant ».Guy pouvait se permettre sa formation.Sa femme, elle, travaille ^ Duhaime Il faudra surveiller aUssi le sort que réserve M Duhaime au Régime d’épargne actions qui, bien que toujours populaire, n’a pas remporté le même succès l’an dermer qu’en 1983 Autre inconnue Hydro-Québec M Parizeau suggérait récemment la privatisation jusqu’à concurrence de 10 % de la plus lucrative des sociétés d’Etat M Lévesque considérait jeudi cette suggestion comme un excellent moyen d’amener les Québécois à investir dans leur économie On se souviendra, il y a quelques années en Colombie-Britannique, que M Bill Bennett avait eu l’idée de faire cadeau aux contribuables de quelques actions dans B-C Resources.peu de temps avant sa réélection.Mais à 3300 ou $400 millions sur des dépenses anticipées de $27 4 milliards, la marge de manoeuvre du gouvernement e'st mince de sorte que M Duhaime devra déployer beaucoup d’mgémosité s’il veut en tirer la rentabilitré politique maximale tout en maintenant le déficit autour des $3 milhards.Pour la dégager, M Duhaime avait pris soin d’annoncer dès sa nomination que l’impôt sur le revenu ne serait pas indexé cette année, ce qui représente pour le trésor public des recettes accrues de quelque $220 millions Plus récemment, le ministre se montrait très insatisfait des $110 mil-hons supplémentaires qu’Ottawa acceptait de lui verser au chapitre de la péréquation M Duhaime réclamait $2.50 millions Pour forcer Ottawa à ouvrir ses goussets, le prentuer ministre Lévesque avait même brandi le spectre d’une taxe à la péréquation pour bien l’associer au geste fédéral Mais depuis, il a fait marche arrière dans ses déclarations sur le sujet.Toujours au chapitre des taxes, le rapport du groupe de travail sur le prix deà carburants, déposé jeudi en Chambre, semble indiquer que le gouvernement ne réduira pas sa taxe ascenseur de 30 % sur le prix de l’essence Qualifiée « d’inique » par le chef libéral Robert Bourassa, cette taxe ne devrait pas être diminuée, selon le groupe, tant que continueront les conditions d’instabilité du marché de l’essence au Québec.Reste maintenant à voir si la taxe de vente que M.Parizeau avait portée « temporairement » de 8 à 9 % dans son budget supplémentaire de novembre 1981 sera ramenée à son taux d’antan.Une hausse ou une baisse de 1 % modifie de $200 millions les recettes de l’Etat.Dans les huit budgets qu’il a présentés, M.Parizeau avait toujours su faire preuve d’onginahté.Dans une entrevue qu’il accordait en décembre, M.Duhaime avait présenté M.Parizeau comme un homme du passé en disant qu’il était temps de passer « de la Révolution tranquille à la révolution technologique ».« Mon boulot maintenant, c’est de traduire ça dans un budget et c’est ce que je vais faire.» On pourra demain à compter de 16 heures juger dans quelle mesure il aura réussi ^ Reagan démocrates n’ayant pas suscité l’enthousiasme des sénateurs républicains.Le Sénat se prononcera demain sur la requête initiale de M.Reagan qui avait demandé aux deux Chambres d’approuver l’octroi de $14 millions en aide humanitaire aux contras, aide humanitaire qui se serait transformée, au bout de deux mois, en aide miütaire si le gouvernement nicaraguayen n’acceptait pas de négocier avec les rebelles antisandinis-tes.D’autre part, M.Bob Sims, porte-parole de la Maison-Blanche, a indiqué que le secrétaire d’État, M.George Shultz, le secrétaire à la Défense, M.Caspar Weinberger, le directeur de la CIA, M.William Casey, et le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale, M.Robert Mc-Farlane, devaient se retrouver hier soir à la Maison-Blanche.Selon M.Sims, le département d’État a été pné de faire une analyse des déclarations du président mca-raguayen, le commandant Darnel Ortega, qui a mdiqué samedi à deux sénateurs améncams que son pays accepterait un cessez-le-feu immédiat SI les États-Unis cessaient toute aide aux rebelles antisandinistes.Selon les sénateurs, M.Ortega s’est également engagé, en échange de la fin du soutien américain aux contras (contre-révolutionnaires) et de l’ouverture de négociations amé-ncano-mcaraguayennes, à restaurer les libertés civiles et à mettre un terme à la censure de la presse au Nicaragua.Parmi les sénateurs qui devaient rencontrer M.Reagan hier se trouvait le sénateur démocrate du Massachusetts, M.John Kerry, qui avait annoncé dans une interview au quotidien The Boston Globe que le président nicaraguayen lui avait affirmé que son gouvernement instituerait un cessez-le-feu immédiat si les États-Unis cessaient tout soutien aux rebeUes.Selon le sénateur Kerry et le sénateur démocrate Thomas Harkin (lowa), M.Ortega a également déclaré que SI un accord pouvait être négocié avec les États-Unis, Managua s’engagerait à retmer les conseillers soviétiques et cubains se trouvant encore au Nicaragua.Le président Reagan avait tenté par avance de désamorcer ce nouvel argument démocrate, en affirmant samedi que le gouvernement de Managua « pourrait présenter une soi-disant offre de paix de la onzième heure destinée à bloquer le soutien à la résistance démocratique » « Le président (Reagan) a proposé que le gouvernement sandimste négocie avec son propre peuple, et non par ruitermédiame des États-Unis », a déclaré M.Sims, ajoutant que le gouvernement américain estimait que le régime sandimste devrait accepter l’offre de cessez-le-feu déjà faite par les contras.Cependant le sénateur Kerry, qui a rencontré M Ortega samedi à Managua, s’est montre plus optimiste « C’est une offre substantielle, une véritable occasion et non un quiproquo lié au (vote du Congrès) mardi », a-t-il dit à la télévision améncame.Samedi, le président Reagan avait affirmé, pour la première fois, que des soldats soviétiques se trouvaient dans des zones de combat au Nicaragua.A plusieurs reprises, le président américain avait déjà accusé le Nicaragua de recevoir une aide de l’Umon soviétique.Mais au cours de son allocution radio diffusée hebdomadaire, il a été plus loin, en affirmant la présence de soldats soviétiques dans une région de combats.Un responsable de la Maison-Blanche, qui a demandé à garder l’anonymat, a précisé par la suite qu’un petit groupe de conseillers mihtaires soviétiques avait été repéré près d’O-cotal, au nord du Nicaragua, où est basée une garnison sandmiste M.Reagan a soigneusement évité de dire si cette présence rnditame soviétique représente une escalade dans la situation au Nicaragua lia plutôt utilisé ces mdications pour accentuer sa pression sur le Congrès sur l’aide aux contras (L’agence T ASS a rendu compte hier de l’allocution radio-diffusée du président Reagan en passant sous silence sa déclaration sur la présence de soldats soviétiques au Nicaragua Selon TASS, le prudent améncain a tenté de « justifier la politique «nti-mcaraguayenne » de son admmistra- tion et « d’exercer une pression sur le Congrès afin de l’obliger à approuver son projet d’aide massive aux contre-révolutionnaires ».) ^ Israël Ayant déjà évacué les secteurs de Salda et Nabatveh, les troupes israéliennes s’apprêtent, selon des sources militaires, à abandonner leurs positions dans les secteurs occidental et oriental du Sud-Liban.De l’avis unanime des observateurs, le repli israélien du Liban apparaît comme une victoire de prestige pour M.Pérès.Dès sa prise officielle de fonction, le 13 septembre dernier, le premier ministre avait affirmé qu’il s’efforcerait de « ramener les troupes en Israel ».Les troupes israéliennes seront redéployées le long de la frontière avec le Liban au début du mois de juin, c’est-à-dire au moment du troisième anniversaire du début de l’opération « Paix en Galilée ».Cett» coïncidence, selon de nombreux cuiiiinentateurs israéliens, devrait souligner l’échec patent de la politique suivie au Liban par le Likoud, qui avait décidé l’invasion de 1982, alors qu’Israél est saisi par la fièvre électorale à l’approche des élections à la grande centrale syndicale Histadrout, le 13 mai prochain.D’autre part, la Syrie a invité les dirigeants musulmans hbanais à Damas pour y discuter de la manière de mettre fin aux affrontements entre musuimans qui ont éclaté il y a une semaine à Beyrouth-Ouest, a annoncé hier le premier ministre démissionnaire, M.Rachid Karamé.La rencontre entre dirigeants religieux druzes, chutes et sunnites et chefs politiques est prévue pour de-maui.M Karamé, qui a démissionné après les combats de mardi soir qui ont fait rage pendant 15 heures à Beyrouth-Ouest, a dit vendredi à son retour de Damas que la Syrie avait promis des mesures pour « corrig,er la situation » mais on ignore de quelle nature sont ces mesures.Après avoir rencontré M.Karamé, les dirigeants sunmtes ont publié samedi une déclaration disant qu’ils voulaient « se remettre des blessures » infligées par les milices druze et chute aux morabitoun sunmtes.Dans les milieux proches du Parti socialiste progressiste (PSP à prédominance druze) et du mouvement chute Amal, tous deux prosynens, on rejette la responsabilité des combats de Beyrouth-Ouest sur les Palestiniens fidèles au président de l’Organisation de hbération de la Palestme, M Yasser Arafat, adversaire des Syriens ^ Neves Le Dr Harry Pretty: s’intéresser au malade, pas seulement au cancer RENÉE ROWAN Jusqu’ici, dans le traitement du cancer, on a toujours mis l’accent sur la tumeur et on a oublié la personne atteinte de cancer, dépiore le Dr Harry Pretty.« Même si la tumeur est grosse comme une « peanut », elle a des répercussions psychologiques qui envahissent l’être en entier.La « peanut » localisée au niveau du sein, par exemple, envahit totalement la rôr-sonne et c’est la personne qui devient alors une « peanut».Il y a là une discordance incroyable, constate le Dr Pretty, qui était en fin de semaine, un des principaux conférenciers au premier congrès ?irovincial sur les poupes d’entraide ace au cancer organisé par la Fondation québécoise du cancer.Un des principaux mstigateurs de l’approche psycho-sociale dans le traitement du cancer, le médecin montréalais se demande comment le malade arrive à survivre à l’expérience de « l’usine hospitalière ».Réputé dans les milieux scientifiques non seulement au Québec mais aux Etats-Unis et à l’étranger, le Dr Pretty est hématologiste-oncologiste à l’Hôtel-Dieu.Le malade qui entre à l’hôpitaL re-marque-t-il, doit tout perdre et tout donner dans l’espoir de guérir.11 subit une perte complète de son autonomie pendant tout le séjour hospitalier.TYop souvent, poursuit le médecin, « on a l’impression que l’hôpital est une chaîne de montage ».Le spécialiste constate que les malades en traitement de chimiothérapie sont des personnes qui vivent en attente : « après, quand mon traitement sera fini, je vais, je vais.» Cela est anormal, estime-t-il: « Le traitement doit favoriser autre chose, smon on ne fait que prolonger une agome, la vie d’une personne qm vivote entre les piqûres et les trai- tements ».Le Dr Pretty a mvité les quelques deux cents participants à la rencontre, venus de tous les coins du Québec, à réfléchir sur une médecine plus globale où l’on s’occupera enfin de la personne au lieu de prendre le malade pour une pelote à épingles.« Ça n’est pas les piqûres qui m’intéressent », a affirmé celui a a fondé ici l’un des premiers groupes d’entraide pour les personnes atteintes de cancer.Il en existe actuellement 17 groupes du genre au Québec.Il est étonnant, constate le médecin, combien les commumcations entre patients sont souvent plus faciles, plus directes et plus justes que la relation patient-professionnel: « on accepte d’un patient qui a eu la même expérience que soi beaucoup plus aisément que d’un professionnel dont l’expérience a été acquise par contact avec les malades».La recherche, a d’autre part noté le conférencier, commence à s’intéresser aux effets secondaires des traitements, comme la chimiothérapie.C’est un pas en avant puisque, estime-t-il, les effets secondaires des traitements ne sont peut-être pas liés uniquement aux traitements et aux médicaments eux-mêmes, mais sont dus en large partie à l’attitude psychologique.Quant un patient vômit, c’est loin d’être sûr qu’il vomit son traitement, note le Dr Pretty : dans bien des cas, croit-il, « il vômit son cancer ».On s’en est peu préoccupé jusqu’ici, est c’est peut-être là, poursuit-il, qu’il faut mettre ses eHorts.Il souhaite que le dialogue des professionnels de la santé s’ouvre davantage pour passer de la vertical à un dialogue de personne à personne.« C’est tout aussi important, contate-t-il, et souvent plus enrichissant: cela nous permet de voir ce que l’on peut apporter, même quand la médecme ne peut plus nen.» Broadbent souhaite des règles dans Foctroi de contrats du gouvernement puis 1964 dans cette période critique de la transition.Ennemi de tout esprit de revanche, modéré mais anti-commumste dans un pays où le PC pro-soviétique est interdit depuis 38 ans, chrétien pratiquant dans un pays de forte tradition catholique, adepte de la libre-entreprise avec le patronat sans remer sa passion de la justice sociale aux côtés de la gauche, tel était le profil du candidat idéal à la succession du général Joao Figueiredo.Avec son air absent, trahi par un menton en galoche volontaire, le mi-neiro (habitant des Minas Gérais) Tancredo Neves a réum l’ensemble de ces qualités pour être élu président le 15 janvier par le collège électoral de Brasilia aux dépens de son adversaire de droite Paulo Salim Maluf.Tancredo Neves avait réussi à devenir le chef de file d’une vaste coalition majoritaire modérée, organisée autour de son parti - le premier du pays -, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), et des dissidents du parti des militaires, le Parti démocratique et social (PDS).'Trahi pour la première fois par sa légendaire santé de fer, Tancredo avait combattu pour la démocratie durant 50 ans de vie publique avec une énergie farouche.Avocat de formation, il avait été arrêté en 1932 pour avoir défendu des syndicats en grève sous le régime répressif du président populiste Getulio Vargas.Son habileté manoeuvrière avait été illustrée par sa nomination comme ministre de la Justice du même Ge-tulio Avant son suicide en 1954, l’ancien président lui avait même légué son stylo en or.Son empirisme avait permis à Tancredo Neves de devenir premier ministre durant 9 mois (1961-62) du président Joao Goulart, renversé par l’armée en 1964.Il savait échapper aux situations les plus délicates, comme le jour où il se trouva sous le rasoir d’un barbier poursuivi par lui pour meurtre 12 ans auparavant.Cet entregent lui avait permis de rester député sous le régime militaire -avant d’être élu gouverneur de l’Etat de Minas Gérais en 1982 - sans jamais être cassé, à l’inverse de nombre de ses collègues de l’opposition Sa puissante résistance, prise en défaut à l’heure de la démocratie, Tancredo la puisait en fait dans une vie ascétique dédiée à la foi et à St-François d’Assise.Je ne manque jamais la messe le dimanche, et je fais ma prière tous MONTREAL (PC) - Le chef du Nouveau parti démocratique Ed Broadbent a réclamé au premier ministre Brian Mulroney des explications au sujet du contrat de publicité de $234,000 accordé au beau-frère du ministre des Finances Michael Wilson.Broadbent a également déclaré aux journahstes, à Tissue d’une réu-mon de trois jours du Conseil fédéral du NPD à Montréal, qu’il demanderait à Mulroney aujourd’hui aux Communes d’étabbr des règles pour tous les contrats accordés par le gouvernement.La firme Lawson Murray, de Toronto, s’était vu accorder en novembre dernier un contrat de publicité par le ministère des Approvisionnements et Services.Dimanche, un quotidien de Toronto a indiqué que Doug Lawson était le beau-frère de Michael Wilson.Doug Robson, un des deux vice-présidents de la compagnie, est le président de Tassociation de comté du* ministre des Fmances.Broadbent a déclaré que l’obtention d’un contrat du gouvernement par un parent d’un ministre était une chose, mais qu’être capable « d’obtenir un contrat du gouvernement, être parent d’un ministre et ne pas devoir passer par un processus de soumission, c’est une autre chose».« La question qui différenciait les libéraux et les conservateurs au cours de la dernière campagne électorale était justement la question du les jours, avouait le président à la veille de son élection.Absent pour la première fois depuis 30 ans de la procession du Vendredi Saint dans sa chère ville de Sao Joao del Rey, à 400 km au nord de Rio, Tancredo avait ressenti les premiers symptômes du mal fatal à Tissue d’une messe d’actions de grâces le 14 mars à Brasilia.Sportif, ennemi de l’alcool et du tabac, ne prenant que des douches froides, le chef de l’Etat avait démontré sa vitalité durant la longue campagne électorale.Lecteur acharné -de François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing entre autres -, il lui arrivait de veiller jusqu’à 5h du matm pour achever un üvre.Son coup de fourchette était redoutable, autant que son appétit des longues marches.Au royaume du soccer le président était un passionné du ballon rond, même s’il avouait avoir été un joueur médiocre.Rien n’est comparable dans la vie à Témotion du joueur dans la seconde où il marque un but, aimait-il à souligner favontisme», a-t-il rappelé.M.Broadbent a également appuyé la création d’une aile provinciale du NPD au Québec, expliquant qu’elle n’entravera pas les efforts du parti fédéral de faire une percée dans la province.« Les forces ne seront pas dispersées, a-t-il déclaré.Si une élection fédérale est déclenchée, les mibtants se concentreront sur ces élections.Si ce sont de élections provmciales, ils se concentreront sur la scène provinciale, et nous serons là pour travailler avec eux dans les deux cas.» Le chef du NPD a ajouté que le Parti québécois, qui a été au centre de Tacivité sociale-démocrate dans la province, est en tram de subir un changement.« Il existe maintenant une ouverture pour le NPD sur les deux scènes, fédérale et provinciale, et il est mamtenant possible de faire des progrès», a-t-il soutenu.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES et PROFESSIONS CONSULTEZ LOUISE LACAS 844-3361 22 avril par la PC et l'AP 1984 Londres rompt les relations diplomatiques avec la Libye, six jours après que des coups de feu tirés de l’ambassade bbyenne eurent tué une femme [wlicier britannique 1974 le Sud-Vietnam est submergé par les forces communistes et les premiers réfugiés vietma-miens arrivent sur la côte est des États-Ums 1972 les astronautes américains John Young et Charles Duke effectuent une randonnée de dix minutes sur la lune à bord d’une « jeep » électnque 1969 au terme du premier tour du monde à la voile en solitaire, le navigateur britannique Rohm Knox-Johnston regagne l’Angleterre, 312 jours après être parti de Plymouth 1968 cinquante pays signent un traité de coopération prévoyant le sauvetage de tout astronaute contraint d’attemr en dehors de son territoire national 1961 coup d’Ëtat mihtaire à Alger 1956 le Dalai-lama est nommé par les autorités chinoises à la tète d’une commission chargée de préparer l’autonomie régionale du Tibet 1945 les forces aUiées occupent Bologne 1930 la France, la Grande-Bretagne, les Ëtats-Ums, l’Itahe et le Japon signent à Londres un traité réglementant la guerre sous-manne et limitant le tonnage des porte-avions 1915 l’armée allemande utihse pour la première fois des gaz asphyxiants sur le front ouest, à Ypres 1898 l’arraisonnement d’un navire espagnol par un bateau améncam déclenche la guerre hispano-amé-ricaine 1822 l’armée turque s’empare de nie grecque de Chio, dont les habitants sont massacrés ou vendus comme esclaves 1796 l’armée de Bonaparte bat l’armée piémontaise à la bataille de Hondovi Ils sont nés un 22 avril: l’écrivain anglais Henry Fielding (1707), le philosophe allemand Emmanuel Kant (1724), l’homme d’Etat russe Vladimir Ibtch Oulianov, dit Lénine (1870)
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