Le devoir, 8 juillet 1931, mercredi 8 juillet 1931
Vol.XXII — No 155 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS! Directeur: HENRI BOURASSA Montréal, mercredi 8 juillet 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .% HArbour 1243 Rédaction .%HArbour 3679 Gérant : .•.% HArbour 4897 Uécole nouvelle La question est officiellement posée Le bureau de direction de YUnion Catholique des Cultivateurs vient d’adopter (réunion du 16 juin, compte rendu de la Terre de chez nous, organe officiel de YUnion, numéro du 21 juin) la résolution suivante: ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Proposé et résolu: Considérant! que notre jeunesse agricole ne reçoit pas dans nos écoles de rang les éléments nécessaires au développement des connaissances utiles aux cultivateurs; Considérant que la situation agricole actuelle ne permet pas à la masse des cultivateurs d’envoyer leurs enfants poursuivre leurs études dans tes Ecoles d'Agriculture; Considérant en plus que le nombre n’en serait pas suffisant pour répondre aux besoins de la masse; Que demande soit faite à l'Hon.Premier Ministre de la Province, afin que dans chaque village une école soit ouverte aux jeunes pour étudier spécialement la science agricole; Que des maitres qualifiés soient choisis par leurs connaissances à la direction de ces écoles; Que les agronomes de Comté apportent leur concours à cette organisation, afin d'aider à la réussite; , Que les aumôniers diocésains de VU.C.C.soient appelés à la formation de ces institutions; Que copie de la présente résolution soit adressée à l’Hon.Ministre de l’Agriculture et que demande lui soit faite de son appui.On reconnaîtra là des idées qui sont depuis longtemps familières à nos lecteurs.* * * • Voici donc la question de l’école nouvelle posée de façon officielle, sous la responsabilité de l’union professionnelle des cultivateurs.Tant que cette idée a semble la chose propre de M.Laurent Barré, certains ont paru la considérer comme une simple manoeuvre politique et, quoique M.Barré se défendît bien de vouloir en prendre tout le mérite, ne l’ont apparemment considérée qu’à travers la répulsion que leur inspirait son propagandiste.Il n’en pourra plus être ainsi.U faudra maintenant discuter la question au mérite.Pourvu qu’on veuille bien l’envisager sous cet aspect, la cause est gagnée.Car le trou qu’il s’agit de combler est évident.Nous n’avons rien qui permette à l’ensemble de.la jeunesse rurale de continuer ses études, et l’on pourrait ajouter à la résolution, que YUnion voulut évidemment faire courte, de nombreux considérants supplémentaires.S’il est clair, par exemple, que "la situation agricole actuelle ne permet pas, comme le dit YUnion, à la masse des cultivateurs d'envoyer leurs enfants poursuivre leurs études dans les écoles d’agriculture”; s’il est aussi clair que le nombre de celles-ci "ne serait pas suffisant pour répondre aux besoins de la masse”, on peut se demander s’il est raisonnable d’espérer qu’une heuée viendra où la masse des cultivateurs pourra envoyer ses enfants ‘'poursuivre leurs études dans les écoles d'agriculture”, et s’il serait désirable même que toute la jeunesse agricole, fût ainsi, pour une période plus ou moins longue, arrachée à la vie de famille, à son milieu normal.Puis, ce n’est pas simplement la formation agricole que pourrait apporter à tous l’école nouvelle; c’est un accroissement de culture générale, le maintien et le développement de la curiosité intellectuelle.Les jeunes gens qu’elle aurait formés seraient infiniment plus aptes ensuite à suivre les autres modes d’enseignement agricole: conférences, journaux, etc.* * * L’idée, telle que l’a présentée M.Barré, avait le grand avantage de s’adapter aux humbles réalités de chez nous, de tenir compte des besoins et des disponibilités de la niasse des cultivateurs.Envoyer un enfant à l’école d’agriculture, cela veut dire à la fois se priver de ses services et se charger de tout, ou de partir tout au moins, de ses frais.L’école nouvelle, comme on l’a d’abord conçue, utiliserait les mois d’automne et d’hiver, où les jeunes de; quatorze à dix-huit ans ont des loisirs, sans les empêcher de‘ rendre à leurs parents un certain nombre de services.Et elle n’exigerait, de la part des parents, qu’un minimum de sacrifices.Elle n’empêcherait d’ailleurs ni la présence ni le progrès d’autres écoles d’agriculture — pas plus que l’existence de l’école primaire ou de l’académie commerciale n’empêche celle du collège classique ou de l’université.Elle mettrait simplement à la disposition de tous les enfants de la campagne les rudiments de la science agricole.Certains ont paru douter de la possibilité de l’entreprise.Mais pourquoi?La question des maîtres, la seule qui pourrait sérieusement embarrasser, est tout de même soluble.Il suffit d’y mettre le temps et l’argent.Et le plus tôt on se jettera à la besogne, le plus tôt on aura recruté ce personnel.D’ailleurs, il n’est pas nécessaire que toutes les écoles s’ouvrent à la fois et le même jour.On peut procéder graduellement.Pourquoi, par exemple, le gouvernement n offrirait-il pas une prime convenable aux commissions scolaires prêtes à organiser l’école nouvelle?Il ferait rie la sorte surgir les premières écoles dans les milieux où elles auraient le plus de chances de rencontrer appui et sympathie.Et l'expérience de ces écoles d’avant-garde permettrait la mise au point du système.En tout cas, la question est maintenant posée dp telle façon qu’il sera désormais impossible de ne la point aborder de frônt.Il dépend des hommes de bonne volonté qu’elle reçoive une rapide solution.Nous tâcherons d’y aider.Omtp HEROUX L^ctualifré La machine L'imminence de i'hiver.et des élections tourne l'attention de nos conseillers municipaux vers le chômage.tl s'annonce intense pour la saison froide, plus encore que l'an dernier.Pour g reméettrr il faudra donc rnqaper le crédit de la ville et des gouvernements provincial et fédérai Iai prospérité de demain devra pager tes dettes de la disette d’auiourd’hui, ce qui rendra eefle-h plus sape.L'idie est intolérable, en effet, de pens souffrant de la faim au point de compromettre leur santé, voire d'en mourir, dans une société oiï tant d'autres se gavent et raccourcissent leurs jours par les abus du boire, et du manger et la débauche dorée.Est-il faire que te pauvre, laborieux, connaisse tes privations extrêmes et doive les imposer à ses enfants?Est-il juste que le malade nécessiteux doive se refuser les soins les plus éclairés, doive se priver des secours les plus efficaces de la thérapeutique moderne pour recouvrer une sanlé uiife?La société n'aura pas repris son aplomb et n'aura pas mérité le nom de chrétienne tant qu'on ne fera pas payer suffisamment cher dans les maisons d'hospitalisation ceux qui en ont le moyen pour pouvoir assurer les mêmes soins à ceux dont les ressources financières sont bornées.Et Cela, souvent, parce que soumis aux lois naturelles et divines, ils sont chargés d'une lourde famille.On doit haïr le socialisme, mais il g a une forme de l'intervention de l'Etat qui est non seulement utile, mais nécessaire.Celui-ci doit, dans des cas comme ceux-là, trouver le moyen d’assurer les mêmes chances de survie aux pauvres qu'aux riches.Il n'y a pas de vies plus précieuses les unes que les autres, ça, plutôt, s’il y en a, c’est relie de la mère besogneuse, chargée d’enfants et incapable de se procurer les soins voulus plutôt que celle du richard jouisseur, rapace, prévaricateur et sans-coeur.Nos conseillers ne s’élèvent pas à des considérations d'ordre social aussi compréhensives.Ils se sont contentés hier de discuter les mérites respectifs de la pelle mécanique et de la pelle à main, de la petite pelle, comme ils disent.Les deux symbolisent l'opposition entre (a mécanisation moderne et les anciens procédés de travail.On a entrepris, avec une vigueur et une constance effrayantes, d’accélérer le rythme de la construction en substituant la machine à l’homme.Celle-ci, de plus en plus perfectionnée et de plus en plus puisante, fait dix fois plus vile qu’eux la besogne de dix artisans.Le panorama d’un chantier moderne évoque les visions de la préhistoire où l’homme semblait un pygmée près des mastodontes et des sauriens monstrueux.Il dompte apparemment la machine et la commande, mais ne commence-t-il pas à trembler devant elle et n'est-elle pas souvent pour lui une cause d’angoisse et de souffrance?Voilà ce qui ressort des discussions municipales.On voit les partisans de l’ancienne administration se rallier à l’avis de l’un des membres de l'exécutif, si fort critiqué il y a quelques mois, et réclamer l’emploi de la main-d’oeuvre au lieu de la machine, de la petite pelle au lieu de la grosse.Récemment, je ne me rappelle plus quel économiste anglo-saxon soutenait la même thèse.De fait, le problème est très complexe.Mais en des temps comme ceux-ci, il peut s'envisager sous un angle particu lier, puisqu’il s'agit de travaux destinés à remédier au chômage et qui n'ont d’autre but que de substituer, à l’aumône humiliante et démoralisante, le travail sain, noble et utile.U serait bien osé, celui qui prétendrait pouvoir trancher ce problème sans une enquête approfondie et sans des expériences nombreuses et bien contrôlées, mais n’apparaît-il pas clairement que le meilleur moyen d'en sortir est de choisir, parmi les trairaux à entreprendre, ceux qui emploient le plus de main-d'oeuvre, qui ne peuvent pas s’exécuter à fa machine?Nous avons d’immenses espaces consacrés mix parcs et terrains de jeux, mais la plupart de ces espaces restent en friche.Or, personne ne pourra prétendre que les parcs et 'es terrains de jeux ne sont pas aussi nécessaires à la santé publique que l'élargissement de certains égouts, qui peut attendre.Par ailleurs, ü n'existe pas de machines perfectionnées pour achever les tahis et les terrassements, pour planter des arbres et des arbustes.pour ixrscr des clôtures, pour senu\r du gazon ou poser de la tourbe, pour faire enfin toute la besogne que nécessitent les travaur d'aménagement d'un pare.Et, pur ailleufs.point n’est besoin pour ces travaux de main-d'oeuvre experte.Il suffit que des terrassiers soient surveillés et bien dirigés.L'important, e'esf donc de choisir pa?mi les travaux exécutés uniquement en vue d’alléger le chômage et d’empêcher le secours direct ép nature ceux qui peuvent ainsi employer le plus de chônrners.Pourquoi ne pas achever les pares commencés, commencer ceux quf attendent?Sans cette crise, ils n'auraient peut-être jamais été entrepris et, pourtant, ils sont missi nécessaires que les traimir de voirie et les travaux sanitaires.Ils intéressent directement la santé et le confort public.L.D.Hélène de Roumanie Bucarest, Roumanie, 8 (S.P.A.) — La rêîne Hélène, qui a déjà été dépouillée de ses prérogatives royales., ne semble pas au bout de ses peines.Aussitôt que son chambellan eut déclaré qu’elle passerait l’été à Constania avec le prince héritier Michel, le roi Carol a nié le bien-fondé de cette déclaration, ce qui a donné lieu à toutes sortes de commentaires.Le nom de la reine Héléne a aussi été omis de la liste des invités au manage de la princesse Ileans et de l'trchiduc Ant.'i qui doit être célébré A Sinaia le 2fi juillet.___ a | ^ La convention libérale dans Trois-Rivières Les Trois-Rivières, 8.(P.N.C.).— M.Fernand Rinfret, ancien secrétaire d’Etat, présidera demain k convention libérale pour le choix d’un candidat à l’élection du 10 août prochain.major Power, organisateur pour le district d** Québec, sera présent ainsi que Lucien Dubois, député fédéral de Nleolet.Bloc'notes Le piéton Ces jours-ci, l'arrêt d’un tribunal d’appel montréalais a retenu l’attention de ceux qui, n’ayant pas d’automobile, doivent traverser les rues à pied et y risquent parfois leur vie.Le magistrat qui a prononcé la décision du tribunal a rappelé qu’il ne suffit pas aux chauffeurs, entre les endroits où les piétons sont censés traverser la rue, de jouer du claque-son pour se protéger contre les conséquence d’un accident possible.Us doivent de plus faire attention aux piétons et ne pas leur passer dessus si ceux-ci ne se garent pas assez vite à leur gré, se disant que le bruit de l’avertisseur les a prévenus du danger qu’ils courent.Non seulement les chauffeurs doivent corner, pour signaler leur passage, mais jls doivent ralentir et même arrêter, s’il le faut, afin de donner le temps au 'piéton de se mettre en sûreté.Ce ne fut pas la façon dont se comporta le chauffeur condamné par le tribunal.11 avait vu un piéton dans la rue, il corna, continua d’avancer à toute vitesse et frappa l’autre, qui réclama des dommages et les a obtenus.“.l’avais le droit de passage, du moment que je jouai du claque-son; c'était au piéton d’arrêter.Il n’était pas à un coin de rue, donc, celle-ci m'appartenait entre deux encoignures”, dit le chauffeur brutal.Théorie simpliste et dont la mise en pratique par les automobilistes de cette catégorie aboutirait chaque semaine à des dizaines de morts accidentelles.“Ote-toi que je passe”, e’esf à cela que se résumerait le code du chauffeur.Dieu merci, tous ne sont pas de cette arrogance; et les tribunaux continuent de reconnaître quelque droit dans la rue aux piétons, outre celui de s’y faire écrabouillée.L’homme h pied doit être prudent, certes; mais cela ne signifie pas qu’il doive attendre, pour traverser la rue, l'absence complète d’automobiles dans un rayon d’un quart de mille.S’il fallait cela.qui ne prendrait une heure à franchir les rues Saint-Jacques ou Sainte-Catherine?Ces prêts aux agriculteurs Nous attirions l’attention, il y a quelques semaines, sur le fait que la commission fédérale du prêt agricole canadien n’a pas l’air de se soucier d’avancer de l’argent aux agriculteurs du bas de la province, notamment sur la côte nord, dans les comtés de Charlevoix et du Saguenay.Depuis, le Progrès du Golfe a noté que le Prêt Agricole, qui a de l’argent à prêter, en prête fort peu.et à très peu de gens dans la province.Ainsi, dans le vaste comté agricole de Rimouski, où il y a nombre de beaux établissements, quatre cultivateurs seulement ont réussi à emprunter un total de $6,200 du Prêt Agricole depuis un an.L’on a dit et répété, selon le Progrès, que si les cultivateurs n’empruntent pas davantage, c’est que le taux de l’intérêt est trop élevé.M.Taschereau Ta pourtant réduit de 6% à 5 pour cent; et l’opposition promet de faire mieux que cela, si les prochaines élections la portent au pouvoir.Or, selon le Progrès, le taux d’intérêt n’est pas l’obstacle principal au nombre des emprunts; c'est ‘Tin-suffisance et l'irrégularité des titres de propriétaires.soit qu'il manque un ou plusieurs titres arquisi-tifs dans la chaîne qui relie les propriétaires actuels aux propriétaires originaires, soit que de vieilles hypothèques non radiées y soient fermement enracinées”.Dans une dizaine de mois seulement.une nouvelle législation pourvoira aux radiations d’anciennes hypothèques acquittées, mais restées inscrites.Il y aura le sujet des titres d’acquisition qui manquent.Il faudra trouver moyen de contourner cette grave difficulté, écrit un rédacteur du Progrès -qui doit être notaire.L’essentiel, c’est qu’on se hâte d’étendre le fonctionnement du Prêt Agricole afin d’empêcher plus de nos gens de déserter leurs terres pour la ville où ils auront davantage peine à vivre et à trouver de l’ouvrage.Nettoyage Il y a déjà des mois, foule une série de scandales relatifs à des magistrats de New-York ont éclaté avec retentissement.L’un d’eux, du nom de Crater, est disparu de façon mystérieuse, voilà un an bientôt, à la suite d'un incident désagréable, et Ton n’en a plus jamais eu trace.A Theure présente, sept des magistrats new-yorkais ont dû s’en aller.Le dernier en date s'appelle SUbermann; quelques jours avant lui, la première femme faite magistrat aux Etats-Unis, madame Norris, a reçu son congé, après Tar-rêt d'un juge qui, ayant enquêté sur sa conduite, a rapporté qu’elle avait fait faire de fausses entrées au greffe du tribunal, qu'elle avait été partie à la condamnation de jeunes filles* innocentes de tout délit, etc.Avant ces deux congédiements, les magistrats McQuade.Goodman et Simpson quittèrent leur poste plutôt que de s’exposer, eux aussi, à être renvoyés pour inconduite; et leurs collègues Vitale et Kwald sont rentrés dans In vie privée, restant sous Iç coup d'accusations graves.L’enquêteur new-yorkais Seabury, en transmettant au premier tribunal de l'Etat de New-York les conclusions d’un de ses rapports, écrit: “Je vous prie d'agir et de faire de la cour des magistrats ce qu’elle A Ottawa M.Bennett ne répond que si cela lui plaît A quatre ou cinq libéraux, dont M.Rinfret, qui lui posent des questions, M.Bennett fait la sourde oreille - “Si nous avons un premier ministre sourd-muet, dit M.Motherwell, qu’on le remplace” - M.Bennett retrouve la parole, quand son ami, M.Ferguson, est traité de “farceur” par un libéral SERIE D’AMENDEMENTS A LA LOI CREANT LA COMMISSION DU TARIF (Par Emile Benoist) Ottawa, 8.— La session est déjà vieille puisque les débats commencent à n’être plus que des répétitions.Tout au long de la journée d’hier la Chambre des communes ne s'est occupée que du bill de M.Bennett ayant pour but d’inaugurer une nouvelle commission du tarif.Iv bill en question n’a pas été adopté.M.Mackenzie King avait annoncé que l’opposition libérale s’y opposerait jusqu’au bout.Il avait même ajouté que si l'opposition n’obtenait pas les modifications qu’elle jugeait nécessaires, elle porterait, à la première occasion, la question devant Topinion publique.Plusieurs amendements au bill ont été proposés par des libéraux.Tous ont été rejetés.Le bill n’en reste pas moins au stage de Tétude en comité plénier.C’est une sorte d’obstruction que font actuellement les députés libéraux.A mesure que les différentes clauses du bill sont présentées devant le comité, les libéraux multiplient les amendements.M.Bennett en est de mauvaise humeur et il lui est arrivé une fois de plus de le laisser voir, au point de refuser de répondre à une question qu’on lui posait.Ce fut tout de même un incident dans un débat par ailleurs fort terne.La .Chambre n’a.hier, aucunement avancé le travail de la ses sion.Mais elle doit reprendre Têtu de du bill de la Commission du ta.rif.M.Fernand Rinfret Dès que le bill créant une nouvelle commission du tarif est remis à Tétude par le comité plénier, l’ancien secrétaire d’Etat est Tun des premiers à se lancer à Tatta-que.L'opposition, dit-il, ne peut accepter que les nouveaux commissaires du tarif soient nommés pour une période de dix années, l'n nouveau gouvernement qui serait élu sur une question de tarif ne pourrait vraisemblablement pas s’accommoder d’une commission nommée par le gouvernement actuel.Le premier ministre s’illusionne quand il parle du bon effet que l'annonce de sa commission a pu produire dans le monde de la presse et dans le public en général.N’est-il pas évident en effet que si l’ancienne commission entendait les témoignages de théoriciens et de représentants des consommateurs.In nouvelle n’entendra au contraire que des chefs d’industrie, des manufacturiers et des producteurs?T/es gens ordinaires n'auront aucune chance de présenter leur cause.M.Ernest Lapointe Il trouve étrange que le premier ministre soit allé aux Etats-Unis chercher un modèle pom- sa commission du tarif.Il a cependant mal copié le modèle.La commission du tarif des Etats-Unis se compose de trois républicains et de trois démocrates, les uns et les autres devant être agréés par le Sénat.Voilà au moins qui offre une certaine garantie d’impartialité.Il n’en est pas de même pour la commission que veut établir le gouvernement Bennett.Celle-et_ne comprendra que des gens qui partagent les vues tarifaires du gouvernement.Le premier jninistrr a beau dire que la commission n’aura pour mission que de se rendre compte des faits, il n’en reste pas moins qu’il est toujours possible de constater des faits dans un sens ou dans un autre absolument contraire.M.Bennett prétend qu'il faut que la commission du tarif ail une certaine permanence.Est-il nécessaire pour cela que les commissaires soient nommés pour dix ans?Aux Etats-Unis la permanence est assurée du fait.qu’un nouveau commissaire est désigné chaque année, ce qui est bien plus logique.Une chose certaine en tout ras, c'est que l’électeur canadien se débarrasse du gouvernement Bennett à la prochaine occasion et que le gouvernement qui viendra après prendra les moyens de faire disparaître la commission du tarif que Si.Bennett vent établir.devrait être, le temple de la justice, où ne gouvernent pips des avocats malhonnêtes et des courtiers en basse politique".Il continue son nettoyage, qui s’impose dans Tinterèt des justiciables et de la justice américaine elle-même.G.P.Quelques autres M, A.M.Neil, député indépendant de €omox-Alberni, tient à ce que le gouvernement déclare d'une façon bien claire que la classe, agricole sera représentée par un membre à la Commission nu tarif.Un progressiste, \L William Irvine, de Wetaskiwine, est prêt à accepter la parole du premier ministre que ia commission nouvelle sera comme un tribunal n’ayant pour mission que de se rendre compte des faits.M.W.-D.Euler Celui-ci considère que le gouvernement ferait bien d’accepter i’a-mendement de M.Hanbury.Une chose parait étrange: que le premier ministre propose La création d’une nouvelle commission du tarif maintenant que d’importantes modifications au tarif ont été.opérées lors de ia session d'urgence du mois de septeirtbre, que d’autres modifications aussi importantes sont proposées à cette session-ci.?>i les services de ia nouvelle commission sont utiles, ils l’auraient été depuis septerrabre dernier tout autant qu’ils le seront après la session en cours.Le premier ministre .insiste beaucoup sur la nécessité d’établir le coût de revient de différents produits au Canada et aux Etats-Unis.Est-ce une science .si exacte que celle du coût de revient?Le coût de revient est bien plutôt une al* faire d’opinion et, à cause de cela, la nouvelle commission du tarif ne sera-t-elle pas portée à se prononcer dans le sens des vues du gouvernement?/ Il est possible d’obtenir des com-nuissaires comjiétents sans leur assurer une permanence de dix aînées.S’il en était autrement, il vaudrait tout aussi bien d11** députés et ministres, élus pour quatre ans seulement, ne peuvent être compétents.Un nouveau gouvernement, en étant porté au pouvoir, ne doit pas être mis dans l’obligation de subir une commission du tarif dont il ne peut s'accommoder.Par un bill remédiateur il peut toujours chercher à se débarrasser d'une telle commission mais si le bill passe aux Communes, il sera presque infailliblement rejeté par le Sénat.Un gouvernement défait conserve d'habitude une majorité nu Sénat.Quelques voix libérales, une voix progressiste MM.W.-R.Motherwell, ancien minisire de l'agriculture, Charles Stewart, ancien ministre de Tinte-rieur.et J.-L.Brown, député libéral de Lisgar, énumèrent toutes sortes de raisons pour que le gouvernement retire son bill de la commission du tarif.Les raisons en question ne sont guère différentes de celles qui opt été déjà avancées.M.K.-J.Garland, progressiste de Bow River, veut que les trois commissaires du tarif soient nommés par un comité * WWW bourg depuis 1925.Le réservoir de Québec qui pas Discipline, Sème maître: un Sauvé, ptre.envie F’rançais en sixième commercia-soumeftre maintenant." le: M.È.Laçasse, ptre.eetic tmirnè* .- j.1;0 «?«v'’niement a sans doute Versification : M.O.Vaillancourt, eau tournée et qu il lavait orga-11 intention de nommer M.Sanford i ptre.»1a G*tia nj,' ; a la commission du tarif.Ne faut- Infirmier et secrétaire du préfet des études: M.E.Boileau, pire Québec, 8.(D.N.C.) — La ville vient de donner avis qu’elle recevra jusqu’à mardi le 21 juillet courant îles soumissions pour la construction d’un réservoir de 30,000,-000 de gallons sur les" hauteurs de Québec.rappelle le soir de l’élection de j il pas récompenser Tes bons servi ! Sainte-Marie, alors que je vous ex- leurs?je déposais re triomphe à vos pieds.Je dépose encore ce nouveau triomphe à vos pieds ear c’est encore à vous que je le dois.pour le premier ministre.I,a no ptf .— La mination du ministre canadien à Washington en psi la preuve, in député cric: A l’ordre! Order nothing, riposte M.Mother-well.Il ajoute que le premier ministre a encore fait à sa volonté à propos du haut commissariat de Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles—SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBVLANCES, 120.Rachel Est, MONTREAL.O, VxaclelaQ, Jr.Tél.BELAIR 1203-1204 Al».Ocur Etudiant a Montréal: M.H.Cuil-lierrier, ptre.Etudiant à Rome: M.El.Laberge, ptre._______ Le voyage de l’Université LE DEPART A LIEU CET APRES-MIDI Un groupe de 90 personnes voyageant sous les auspices de l’Université de Montréal montera cet après-midi (mercredi) sur un convoi spécial de grand luxe fourni par Je Pacifique Canadien pour entreprendre une randonnée de 8,-520 milles, qui les conduira jusqu’en Alaska et au Yukon.Le voyage, qui durera exactement 23 jours, diffère sensiblement cette année des excursions précédentes de Ï'U diversité.Les années passées, les excursionnistes se rendaient jusqu’à la côte du Pacifique et prenaient ensuite le chemin de retour à Vancouver en passant par les Grands Lacs, Toronto et les chutes Niagara.Cette année, afin de diversifier l’attrait de l'excursion et la rendre encore plus complète, les autorités de l’Université de Montréal ont décidé de pousser jusqu'en Alaska et au Yukon, pays du soleil de minuit.Les excursionnistes auront à leur tète M.Augustin F'rigon, directeur de l’Enseignement Technique de h province de Québec, et le R.P.Lamarche.tandis que M.P.-E.Gingra.s, agent de district nu Pacifique Canadien, s'occupera des détails techniques du voyage.Le convoi spécial, comprenant les wagons les plus modernes, s’ébranlera de la gare Windsor, cet après-midi, à 5 heures 30 (heure d’été de !’Est).I.'itinéraire est le suivant: Immeuble général et Prêts fivnothécaircs 5504, Avenue Verdun Té!.YOrk 4707 _____m .i Ottawa, Winnipeg, Résina, Moose- Partie commerciale en 9ème: M.|Jaw, Cuigary et Banff, les voyageurs F.-X.Bonin.cn 7ème: M.A.Call-1 arrivant à ce dernier endroit hier dans la soirée du 11 juillet pour y Français en Sème: M.E.Ber-j passer une Journée entière.De thlaume.La Société Coopérative de Frais Funéraires 302 RUE SAINTE-CATHERINE délira annoncer t te» client» et «u public en génénl que ion numéro de téléphone e été changé — il faut maintlntnt appeler PLATEAU 7'9-ll Le premier ministre a crié son angoisse à Bohenai, disant: Tessons nos luttes de piifti, unissons-nous afin de trouver une solution ,, aux angoissants problèmes de l’heu- Londres, re.Beau et fier langage! (’.’est ! \,n rr>nservateur: Withdraw! pourtant M.Taschereau qui, Thiver !, M- Motherwell; Lequel, celui de I dernier, pendant que nous nous J-on«res ou celui de Washington?dépensions sans compter pour faire , ur „ma Par1> Je rappellerais les j face au chômage, lançait contre1 ,X’ .nous des dogues acharnés afin l ,, W' a a",ant besoin/ie la non-1 de nous faire perdre r.,m)Uj : f(,™™ission du tarif?dit enco- qu’il nous fallait, faisant ainsi de ' ,MoJh,'r%v
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