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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 14 juillet 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-07-14, Collections de BAnQ.

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Vol.XXII — No!60 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, mardi 14 juillet 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE : .HArbour 1241< SERVICE DE NUIT : Administration : ^ w HArbour 1243 Rédaction : .w .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 La question des marchés Le rapport du sous-comité est enfin publié Nous publions aujourd’hui (sans les notes explicatives, faute d’espace) le rapport du sous-comité de la Commission technique et du comité d’urbanisme chargé d’étudier la question des marchés.On verra que, comme nous l’avions laissé prévoir, ce sous-comité s’est prononcé carrément en faveur d’un seul marché central, qui doit être le marché Bonsecours.Les experts en aménagement urbain et en génie civil, qui ont étudié cette question, concluent, après avoir entendu les intéressés, que la principale objection soulevée contre le marché Bonsecours, c’est l’encombrement.Cette objection n’est pas sérieuse pour deux raisons.Tout endroit d’affaires, magasin, gare, hôtel, théâtre, crée nécessairement de l’encombrement, s'il est fréquenté.Bien plus, cet encombrement est recherché et on tâche autant que possible de le stimuler et de l’accroître.C’est tout le secret des sommes astronomiques payées pour les lotissements de la rue Sainte-Catherine ouest, près de Windsor, soit de l’endroit de la ville le plus encombré et dont on cherche à accroître l'encombrement en faisant tous les ans converger vers ce point de nouvelles lignes de tramways ou d’autobus.Ensuite — et c’èst la deuxième raison — l’agrandissement du marché Bonsecours, qui s’accompagnerait de l’élargissement de certaines rues et du percement de certains tunnels, tel que préconisé par le sous-comité, remédierait aux embouteillages, en supprimant, grâce à l’étagement, les croisements de circulation.Le sous-comité rejette le projet du marché rue Frontenac.Nous avons déjà dit ici que le curé de la paroisse la plus intéressée est d’avis que ce projet devrait être écarté et on nous informe que les RR.PP.Jésuites, qui desservent la paroisse de ITmmaculée-Conception, dont la paroisse Saint-Louis-de-Gon-zâgue a été détachée, croient aussi qu’il serait malheureux de transformer le caractère de la localité en construisant un marché au bout de la rue Rachel.> On peut voir que les propriétaires du quartier de Lorimier se sont opposés par la voix de leur échevin à l’installation d’un marché au parc de Lorimier pour les mêmes raisons.Les notes explicatives du rapport disent à ce sujet: ‘‘5.Quant au parc de Lorimier qui a été suggéré comme site possible, le sous-comité ne l’a pa> visité parce que l’échevin du quartier, M.A.L’Archevêque, et les résidents du voisinage ont exprimé le désir que cet emplacement ne soit pas converti en marché.Ce district est purement résidentiel.” Le sous-comité n’a pas pu manquer d’être frappé de l’erreur que l’on commettrait — et que les fondateurs de Montréal ont bien su éviter — en établissant le marché central, le marché le plus important, loin des communications fluviales qui ont fait Montréal.Le sous-comité a également discuté la question de coût.Il estime — et il ne parle pas au hasard — que la somme de deux millions suffira à couvrir les frais ressortissant directement à l’établissement du marché.Qui songerait à trouver extraordinaire que l’on dépensât pour des fins aussi utiles cette somme dans l’un des plus importants quartiers de Montréal, de tous les points de vue, qui n’a rien reçu depuis nombre'd’années et qui a subi l’opprobre de halles installées en contravention avec toutes les données architecturales modernes, voire de l’élémentaire hygiène, quand on a affecté, au centre et à l’ouest, d’importantes sommes à l’amélioration de marchés qui ne font pas leurs frais?L’opinion du sous-comité des deux corps qui doivent être les guides de l’administration étant désormais connue, celle-ci ne peut pas la mettre de côté sans signifier à ces corps qu’elle leur retire sa confiance et, conséquemment, sans mettre les membres dans une situation si délicate que certains d’entre eux, n hésiteront pas a démissionner plutôt que de Comoro mettre leur dignité et de.toucher d’inutiles honoraires.Louis DUPIRE L’actualifrc Qui perd gagne Si Von veuf en croire un prestidigitateur français, il serait maintenant possible à n'importe put de gagner facilement de l’argent en jouant à la roulette d’après son sgs-téme infaillible.Ce monsieur prétend avoir découvert, après une vingtaine d’années de longues recherches et de minutieux calculs, le moyen certain de s’enrichir sans trop de peine, rien qu’à parier tranquillement à la roulette.Il appelle ça son "secret de $50,000,-000.” Il a publié un volume en anglais, à l'usage des Américains crédules, sur son fameinr secret qu’il se garde bien de révéler.Dans ce livre de 140 pages, il raconte comment il est parvenu à trouver ce système, infaillible qui vaut $50,000,000 mais qui ne lui a pgp encore rapporté le Pactole.Comme lotis les inventeurs, il est bohème et désintéressé.On lui a interdit de jouer à Monte-Carlo.prétend-il.C’est ce qui l’empêche d’aller faire sauter la banque ayec son infaillible système.En homme prudent qui coupait la cupidité de ses semblables, il ne veut pas confier son secret à d’autres qui joueraiept pour lui.Imaginez donc! Un secret de $50.-000,000! Ça ne se confie pas à tout le monde.L’inventeur a joué dans plusieurs endroits, en Europe et en Amérique, pour démontrer l’excellence de son système.Il a toujours gagné.Que prétend-il faire mtec son secret?Former une ligue internationale pour la protection des joueurs.A eux — mais à eux seuls — il révélerait son sgeret après qu'ils auraient payé une somme de $10.on $100.ou $1000.chacun, selon qu’ils seront 5,000,000, 500,000 ou 50,000 à faire partie de aette Houe.Pour avoir eu cette géniale idée, l’auteur récolterait $50,000,000! Même si ce fameux système avait quelque valeur, qu'arriverait-il au ras où on le ferait connaître?Les individus et les compagnies qui s'occupent du fonctionnement — et du bon fonctionnement — des roulettes troyveraient des combinaisons pour rendre faillible l'infaillible système.Et ceux qui auraient payé $10., $100.ou $1,000.ne seraient pas plus avancés qu’aupara-vant.Seul l’inventeur aurait balancé une fructueuse affaire.C’est évidemment ce qu'il cherche depuis une vingtaine d'années avec, comme atout principal dans son jeu.la crédulité incommensurable des hommes.Après les avoir mystifiés pendant trente ans par des tours de prestidigitation, votre homme à martingale veut leur en faire voir de grises une toute dernière fois avec son fameux système."Après cela, s’est-il dit, j'en aurai assez.Je me retirerai sous ma lente pour me moquer une fois de plus de l'imbécillité des autres." Le système repose entièrement sur le calcul des probabilités ou de la mystification.L'auteur ne l’explique pas mais nous le comprenons ainsi: Une poire (un gogo, un gobeur, un fish) nait à chaque minute.4 cêtle vitesse, combien pourrons-nous trouver de bonnes poires qui consentent à payer $10 pour faire partie de notre ligue de protection des joueurs?On voit que ce système est de.beaucoup le plus simple des systèmes.L'inventeur n’est pas le premier à prétendre trouver un système infaillible aux jeux de hasard.Il n'est pas le premier, non plus, à vouloir faire acheter par d’autres le système qu’il ne peut exploiter lui-mème.C’est un peu cela que les nègres, aux courses, pratiquent.Ils viennent vous trouver avec des airs mystérieux et vous confient qu’ils ont appris d’une source certaine le nom du cheval qui va gagner la course.Le frère d’un jockey, ou le beau-frère de la belle-soeur d'un propriétaire de chevaux, leur a donné Vinformation.Ils vous la confient à condition que vous leur donniez un billet de deux dollars sur ce même cheval.Ils racontent la même petite histoire à huit, nruj ou dix parieurs différents, selon qu'il y a huit, neuf ou dix chevaux dans là course, en changeant de cheval à chaque fols.De cette fa- A OTTAWA Le nouvel accord commercial avec l’Australie M.Bennett en a déposé le texte hier à la chambre — Le premier ministre est très optimiste — Le Canada jouit du régime préférentiel pour 415 articles sur 433 — MM.les sénateurs Hayden, Raymond et McDou-gald à l’enquête de la Beauharnois — Contre le nudisme M.WOODSWORTH ET LES PERMIS DE CHASSE (Par Emile Benoist) Ottawa, 13.•— Le premier ministre a déposé en Chambre, ce soir, le texte du nouvel accord commercial que son gouvernement vient de conclure avec celui d’Australie.Presque en même temps, cette pièce était communiquée aux membres du Parlement à Canberra.A cause de la différence d’heure entre les deux pays toutefois, les parlementaires australiens n'ont pris connaissance du traité qu’à trois heures-de l’après-midi, le 14 juillet.Les Australiens ont le malheur de vieillir plus vite que les Canadiens.M.Bennett était évidemment fier de son premier accomplissement diplomatique et il n’a pas manqué de le laisser voir.Depuis plusieurs années, a-t-il dit, les achats de l’Australie à l’étranger se totalisent dans les environs de $300,000,000 annuellement.Le Canada est en état de fournir à ce Dominion des antipodes la plupart des choses qu’il doit se procurer par l’importation.Grâce aux avantages tarifaires qui lui sont concédés, le Canada a de grandes chances de devenir l’un des principaux fournisseurs de l’Australie, sinon le principal.A cette époque de dépression commerciale et industrielle, il faut reconnaître que pareille perspective est riante pour un premier ministre qui n’a guère entendu parler, depuis son accession au pouvoir, que de marasme économique, de chômage et autres choses du même genre.Aussi bien, M.Bennett était-il, ce soir, d’humeur charmante.Le Canada se voit reconnaître le régime préférentiel pour 415 des 433 articles du tarif australien, le régime intermédiaire pour six autres articles.L’un des avantages les plus importants que nous obtenions, c’est sans doute l’entrée en franchise de notre papier à journal sur le marché australien, ce qui veut dire une préférence de quatre livres sterling la tonne (environ $20) sur le papier de tous les pays étrangers.Sur le bois en grume on nous consent une préférence de 10 pour cent ad valorem: sur différentes sortes de bois préparé, une préférence de deux shillings par cent pieds linéaires.En retour le Canada reconnaît à l’Australie un régime de faveur pour 28 articles, tandis que le traité actuellement en cours, signé en 1925, n’accordait un tel régime à l’Australie que pour vingt articles.A noter encore que ce régime de faveur, en plusieurs cas, n’est que saisonnier.Les oeufs australiens n’entreront, par exemple, en franchise au Canada que pendant les mois de janvier et de février; tout le reste de l’année, le tarif de préférence britannique s’appliquera.De même pour les fruits frais: les abricots ne seront admis en franchise que pendant les mois de janvier e| de février; les poires, que pendant les mois de février, mars et avril; les coings et les brugnons (variété de pêches), pendant les mois de mars, avril et mai; le raisin frais, pendant les mois de février.çon, ils sont toujours assurés d’avoir un gagnant pourvu qu’ils trouvent une dizaine de gogos à chaque course.C'est un système infaillible pour celui qui l’exploite mais misérable pour les sept, huit ou neuf perdants.4 la roulette comme aux courses, où l’on ne doit risquer qu’avec la certitude de perdre — et ne risquer que ce que l’on peut perdre— c’est la chance qui prime.C'est encore lf meilleur système et ceux-là qui gagnent le plus sont ceux gui n’ont pas de système.PROSPER Bloc'notes En Saskatchewan Un double, et même triple congrès s'est tenu en Saskatchewan la semaine dernière.Une lettre de l’un de nos amis de l’Ouest et les journaux de là-bas commencent à nous en apporter les détails.Ils sont fort consolants.H y a d’abord eu un congrès des diverses associations catholiques de commissaires d’écoles, puis la réunion générale de l’Association catholique franco-canadienne de la Saskatchewan.On avait fort hésité, à cause de la situation économique.à réunir ces congrès.On savait imposer aux délégués des frais considérables en la circonstance, et l'on ne s’y est décidé que parce que cela a para nécessaire.D’après les premiers renseignements, 679 délégués de langue française, anglaise, allemande, ukrainienne, etc., ont assisté au congrès des commissaires.L’un des délégués ukrainiens a déclaré que le nombre de aes collègues, qui était mars, avril, mai et juin; les oranges, pendant les mois de mai, juin, juillet, août, septembre et octobre.Et ainsi de suite.11 semble bien que le régime de faveur n’est saisonnier à propos des coings, des grugnons, des oranges qu’en, raison des accords commerciaux qui existent déjà entre le Canada, les Antilles et l’Afrique-Sud.L’Australie a accepté que son fromage soit frappé d’un droit spécifique d’un cent la livre, son beurre, d’un droit de cinq cents, son houblon, d’un droit de 6 cents la livre.Quant au houblon, le gouvernement Bennett a évidemment voulu protéger les gens de la Colombie britannique.Des droits spéciaux sont prévus pour le brandy, le champagne, les vins mousseux et les vins ordinaires d’Australie.L’un des traits caractéristiques du rtouvel instrument diplomatique, c’est qu’il comporte une clause stipulant qu’un désaccord survenant entre les parties contractantes et ne portant que sur une clause ou deux n’entrainera pas l’abrogation de tout le traue- Les clauses en question cesserpnt le S'appliquer et des négociations seront entreprises mais le reste du traité sera maintenu.M.Bennett a fait observer que c’est la première fois, dans l’histoire diplomatique, qu’une telle clause est insérée dans un traité.Il considère que c'est ainsi que les choses doivent se passer entre deux pays de l’Empire britannique.La déclaration de M.Bennett En soumettant le traité M.Bennett a fait la déclaration suivante: “Après des négociations de plusieurs mois, un traité a été conclu entre le Canada et' l’Australie.Le ministre du commerce et de l’industrie, M.H.-H.Stevens, l’a signé au n«nn du gouvernement canadien, le 5 juin; l’ont signé au nom de l’Australie, son premier ministre.M.J.-H.Scullin, et son ministre du commerce et du transport, M.Parker Maloney.“A la demande du gouvernement canadien, il a été entendu que le nouveau traité serait déposé, ce soir, à Ottawa; demain après-midi, à trois heures, à Canberra, heure de Canberra, qui est en avance de quinze heures sur Ottawa., “Depuis vingt ans que l’Australie s est donné un régime de tarif préférentiel, tous les gouvernements canadiens ont cherché à s’en assurer le bénéfice.La chose n’avait pas encore été possible.Le gouvernement précédent avait, en 1925, conclu un accord qui nous valait le régime préférentiel australien pour quatre articles et quelques parties d’articles.L’accord signé Ip ft juin, nous vaut le régime préfé-rentipl de l’Australie pour 415 des 433 articles de son tarif.Pour six autres articles ou parties d’articles, nous obtenons le tarif intermédiaire.Pour un bon nombre de produits qui intéressent notre commer-oe.d’(?xPortation au premier chef, 1 Australie a accepté d’arranger cette année de quarante, monterait à deux cents lors du prochain congrès.Ij semble donc que l’union des catholiques des diverses races va se_ fortifiant.Tant mieux! Tant mieux pour les catholiques, et tant mieux pour la province qui ne pourra que bénéficier de rette union des forces catholiques.Au congrès proprement dit de 1 Association .catholique des Franco-Canadiens de la Saskatchewan.M.Raymond Denis a été réélu pré-sident général.Premier vice-président, M.Eugène Cadieux; deuxième, M.le Dr Laurent Rov; troisième, M.l’abbé Baudoux; chef du secrétariat, M.Ajjtonjp de Margerie: trésorier général, M.l’abbé Dubois.Le recensement Plusieurs personnes, à Montréal et ailleurs, se sont plaintes de n’avoir pas été recensées.Elles se demandaient, en même temps, comment elles pourraient faire corriger cette omission.Nous avons prié M Emile Benoist, qui est présentement à Ottawa, de s'informer à ce propas.Il nous écrit : Il n’y a pfus de bureau du recensement à Montréal.Mais les personnes qui croient n’avoir pas été recensées n’ont qu’à écrire à Ottawa, au bureau fédéral de la statistique, en indiquant clairement leurs noms et adresses.Il leur sera adressé une formule Individuelle qu’il est facile de remplir.En écrivant au bureau fédéral de la statistique, il n’est pas nécessaire d'affranchir les lettres.Adresser: Bureau fédéral de la statistique, Ottawa.Avis donc aux intéressés.O.H.son tarif de façon à nous accorder une large mesure de préférence.“Pour le saumon en conserve nous bénéficierons notamment d’une préférence de trois pence la livre; sur le bois en grume, d’une préférence de 10 pour cent ad valorem; sur diverses sortes de bois manufacturés, d’une préférence de deux shillings par cent pieds linéaires.L’Australie admettra en franchise notre papier à journal qui se trouvera à bénéficier ainsi dtine préférence de quatre livres sterling la tonne contre le papier des pays étrangers.“La plupart de.nos produits, grâce au nouvel accord, jouiront d’un tarif de préférence en Australie tandis que tous les pays étrangers subiront le tarif général australien.“En retour, ainsi qu’il est indiqué dans la cédule A du traité, le Canada accorde à l’Australie l’avantage de son tarif de préférence britannique et même une plus forte préférence pour 28 articles de son tarif ou parties d’articles.L’accord ne reconnaissait une telle préférence à l’Australie que pour vingt articles."Je présenterai bientôt un hill dont je donne avis dès ce soir.J’ai cru toutefois qu’il convenait que les députés pussent prendre auparavant connaissance du traité, de l’étudier.“Depuis plusieurs années, les achats de l’Australie à l’étranger se totalisent dans les environs de $300.000,000 annuellement.Le Canada est en mesure de lui procurer la plupart des choses qu’elle doit se procurer par l’importation.Comme conséquence du nouvel accord cela pourra probablement se produire.” M.Bennett lit quelques passages d’une lettre de M.Parker Maloney, qui est parvenue à Ottawa en fin de semaine.Le ministre australien considère que le nouvel accord marque un grand pas dans le sens d’une préférence tarifaire impériale, que le Canada vient de donner aux autres Dominions un bel exemple de bonne volonté.M.Bennett ajoute ensuite: “Je tiens à souligner une autre clause de l’accord.Je crois que c’est la première fois qu’une clause de ce genre' est mise dans un traité.L’Australie et le Canada considèrent que les accords conclus entre deux Dominions de l'Empire britannique ne devraient pas être abrogés facilement.Un désaccord à propos d'une clause ou deux ne devrait pas entraîner la fin d’un traité.Le neuvième artirle du nouvel accord cherche à éviter pareil inconvénient.11 y est prevu qu’un désaccord partiel n’entrainera l’abrogation momentanée en attendant que de nouvelles négociations aient pu s’engager, que de la partie du traité concernée.“Aux termes du traité, notre loi du dumping n’opérera pas contre l’Australie et la loi australienne du dumping n'opérera pas contre nous.Il semble bien qu’il soit à l’avantage des deux parties d'avoir convenu qu’un désaccord, qu’un différend à propos d’une clause en particulier, n’entrainerait pas la fin du traité.“Il est arrivé par exemple que la Nouvelle-Zélande et le Canada n aient pu s’entendre à propos de quelques clauses du traite austra-lien.11 n’aurait pas dû être né-* cessalre de dénonce- tout le traité à cause de cela.C’est cependant ce que le gouvernement canadien a dû faire en définitive, bien que pareille chose ne soit pas particulièrement agréable.Le neuvième article du nouvel accord prévoit de tels inconvénients.Il faut espérer que nos relations amicales avec l’Australie se maintiendront maintenant en permanence.S’il survient des inconvénients à propos d’un article ou d'une clause, il suffira de reviser cette seule partie du traité, sans abroger tout le reste, “.T’espère qu’en ce qui concerne le papier à journal, le bois et nos autres produits, le nouvel accord sera bien vu par le public canadien, Le bill pourvoyant à la ratification de l’accord sera présenté aussitôt que possible et j'en donne avis dès ce soir.Comme l'imprimerie nationale n’a encore pu fournir que deux cents copies du bill, les députés de la gauche seront servis les premiers.” M.Bennett était d’assez bonne humeur, hier soir, pour faire une telle politesse aux députés qui ne sont pas de son parti.Les changements tarifaires La Chambre était disposée à travailler aujourd’hui.Formée en comité des voies et moyens, elle a approuvé une cinquantaine au moins des modifications tarifaires annoneée-s par M.Bennett dans son discours du budget.Il en nasse d'abord un assez bon nombre, relatives aux conserves de légumes, aux fruits séchés, aux dates, etc,, sans que le nre-mier ministre ait à fournir d’explication pour U peine.Le centenaire des Clercs de Saint»Viateur L’ouverture des fêtes a eu lieu hier soir au Séminaire de Joliette — Des centaines de membres de l’Institut, des représentants de tous les ordres et de toutes les Congrégations du Canada et un nombreux clergé remplissaient la salle académique — Dévoilement d’un portrait du fondateur, le Père Querbes — Allocution du R.P.Provincial et réponses de M.le chanoine Harbour, de Mgr Laflamme et de S.E.Mgr Desmarais Joliette, 14.(De notre envoyé spécial).-— L'Institut des Clercs de Saint-Viateur célèbre cette semaine à Joliette le centenaire de sa fondation.Plus de 500 membres de celte grande famille religieuse sont réunis au séminaire qui reçoit des invités de tous les coins de la province.Et la coquette petite ville a ajouté à la parure de ses fleurs et de sa verdure ses ornements de fête, des drapeaux, des banderoles et des centaines de petites lumières qui lui donnaient hier soir un aspect féerique.La population de Joliette a tenu à marquer toute sa gratitude pour cette congrégation qui, depuis son arrivée au pays et à Joliette, en 1847, a formé toute la jeunesse de la région.La cérémonie d’ouverture hier soir fut d’une grande et belle simplicité.Des centaines de membres de l’Institut, des représentants de tous les ordres et de toutes les congrégations du Canada et un nombreux clergé remplissaient la salle académique du séminaire.Les hauts dignitaires ecclésiastiques avaient pris place sur la scène, magnifiquement décorée.Aux côtés de l’évêque de Joliette, S.Ex.Mgr Papineau, avaient pris place Leurs Excellences Nosseigneurs Forbes, archevêque d’Ottawa, Courchesne, évêque de Rimouski.Desmarais, évêque auxiliaire de Saint-Hyacinthe, Mgr Laflamme, vicaire capitulaire de Québec, M.le chanoine Harbour, représentant de Mgr l’ar-rhevêque-coadjuteur de Montréal, Mgr Filion, recteur de l’Université Laval.Mgr Alphonse Piette, curé de Joliette, Mgr Lepallleur, de Montréal.Au milieu de la cérémonie fut dévoilé un portrait du fondateur de l’Institut, le R.P.Louis Querbes, l’oeuvre d’un jeune peintre de Montréal, M.lacurto.un ancien élève des Clercs de S_aint-Viateur.Le provincial des Clercs de St-Viateur au Canada, le R.P.Latour, après avoir appuyé sur les bienfaits de la famille religieuse, rappela les circonstances qui entourèrent la fondation de l’Institut.La situation était pénible pour l’Eglise do France en 1831: les révolutions et les erreurs avalent fait leur oeuvre et la jeunesse croupissait dans une complète ignorance de la vérité et dans la haine de la religion.Le R.P.Querbes, simple curé de Vourles, dans la banlieue de Lyon, fut de cette génération d’apôtres qui donna à l’Eglise de France le cardinal Donnet, Mgr Dufêtre, le curé d’Ars, Colin, le fondateur de la Société de Marie, et Champagnat, le fondateur des Frères Maristes.Il groupa autour de lui des jeunes gens qu’il forma à l’enseignement et qui formèrent le noyau de l’Institut des Clercs de Saint-Viateur, qui est maintenant répandu en France, en Belgique, en Espagne, au Canada, où il compte quarante-deux établissements, aux Etats-Unis et en Chine.Partout où nous appellera le bon Dieu par la voix des évêques et des prêtres, conclut le R.P.Latour, nous courrons sans retard et nous ne cesserons jamais d’être (Suite A la dernière page» A propos de l’établissement d’un nouveau droit spécifique sur les anchois, les sardines, les melettes, les pilchards, le hareng en conserve, M.Véniot veut savoir pourquoi le même droit sipécifinue ne s’applique pas également au hareng .salé et fumé.'M.Bennett lui répond ou’à 3a demande du consul de Norvège, un droit ad valorem sera imposé sur le hareng ainsi préparé.M.Véniot considère que cela ne convient pas, qu’un droit spécifique vaudrait mieux qu’un droit mî valorem.Sur les crabes et les moules, le tarif est haussé pour la peine.Il était de 17 1-2, 27 1-2 et 30; il sera dorénavant de 17 1-2, 40 et 40.Le premier ministre dit qu'il s’agit de protéger nos producteurs ainsi que ceux de Grande-Bretagne contre la concurrence des producteurs orientaux.M.Charles Stewart demande ensuite si l’augmentation des droits sur la glucose, la dextrose, le sirop de maïs, Je sirop de glucose et tous les autres sirops contenant un mélange quelconque de ces substances ne fera pas hausser les prix pour le consomlmateur.Let prix ne doivent pas monter Le premier ministre répète alors ce qu’il a déjà dit à maintes reprises.SI les prix sont haussés, le gouvernement abaissera les droits.La protection de l'industrie ne doit pas signifier l’exploitation du consommateur.M.Beaubien, député libéral de Provencher.fait remarquer à M Bennett qu’il a déjà attiré son attention sur le fait qu’une compagnie du Manitoba avait augmenté, par suite de la hausse du tarif, les prix de certadns instruments aratoires.Le gouvernement a-t-il fait enquête à ce sujet.“Sans aucun doute, répond M.Bennett, et le gouvernement a pu se rendre compte.à sa satisfaction, que les prix n’avaient été augmentés que nour les instruments aratoires importés et non pas sur les instruments de fabrication canadienne.M.John Vallance, libéral de Saskatchewan, note que l’agriculteur de l'Ouèst se plaint précisément de ce que les instruments aratoires importés des Etats-Unis lui coûtent plus cher qu’autrefois.Le fabricant canadien peut maintenir des prix élevés maintenant qu'il n’a plus à • craindre la concurrence étrangère.C’est l’agriculteur qui en souffre.fa» premier ministre répond qu’au cours de l’année dernière, selon un rapport qu vient d’êntre préparé, les industriels canadiens ont subi une perte d’environ $100,000,000.Mats en ne fermant pas leurs usines ils ont pu payer une somme de $388.-000.000 en salaires.Prêtendra-t-on après cela qu’ils ne font nas leur possible pour pallier le chômage?L’industrie du sucre de betterave de 500,000 acres de terre irriguée, en Alberta, conviennent à la culture de là betterave.Le gouvernement y pense, répond M.Bennett, et il entend prendre tous les moyens d’aider et d’encourager cette industrie sucrière canadienne.Le gouvernement eût été disposé à lui accorder un boni substantiel si des inconvénients ne s’étaient présentés.Il faut tenir compte de notre accord commercial avec les Antilles, et aussi de cet autre fait que les fabriques de sucre de betterave ont généralement été achetées par des raffineries de sucre de canne, M.Bennett est d’avis que c’est par des octrois et des bonis qu’il serait possible d’aider l’industrie sucrière de la betterave.Pour le moment, pareille politique n’est guère pratique.Le gouvernement n’en continue pas moins de s’intéresser à U question.Trois sénateurs appelés à témoigner A la suggestion de M.W.A.Gordon, président du comité d'enquête sur l’entreprise de Beauharnois, la Chambre a décidé, ce soir, d’adresser un message au Sénat pour demander que les sénateurs W.A.MacDougald, Donat Raymond et Andrew Haydon soient entendus par le comité d’enquête, à propos des accusations portées, en mai dernier, à la Chambre des Communes, par M.Robert Gardiner.Quand le Parlement est en session.un sénateur, pas plus qu’un député, ne peut être assigné comme témoin, même devant un comité parlementaire, sans l’autorisation, selon le cas, de la Chambre haute ou de la Chambre basse.Des interpellations Le gouvernement a répondu à quelques interpellations, eet après-midi, au début de la séance.M.Dorion, député conservateur du comté de Québec, a appris de M.Arthur Sauvé que M.Oscar Drouin, de Québec, a fait un certain nombre d’enquêtes pour le ministère des Postes, du 29 décembre 1921 au 1er août 1930.Ces enquêtes ont eu lieu aux endroits suivants: Abénaquis, Beaupré, Belley, Bernier, Clairvaux de Bagot, Cap au Corbeau, Chicoutimi ouest, Hébert-ville Station, Jonquières, Kamouras-ka, La Montagne.La Mare, les Eboulements.la Patrie, la Tuque, Lac aux Sables.Metabetchouan, Normandin, Ponthriant, Port .Alfred.Rivières Mailloux, St-Jaeques le Mineur, St-Joseph d'Alma, St-Al-phonse.St-Bruno du Lac Saint-Jean, Ste-Agnès de Charlevoix.St-Isidore de Dorchester, Ste-Anne de Beaupré, St-Clément, Ste-Margueri- (Suite à la page 2) L'Encyclique “Quadragesimo Anno'* Un député libéral de l’Ouest, M.Gershaw, (Medicine Hat), ne comprend pas qu’un gouvernement, si désireux d’encourager, de protéger nos industries, ne prenne pas les moyens d'en aider une qui serait tout à fait à sa place au Canada, celle du sucre de betterave, plus L’Encyclique Quadragesimo Anno est maintenant prête, et l’expédition en est commencée.Prix: 10 sous l’exemplaire, $î la douzaine, franco.Le cent, #7; les 500, $30, le mille $50, port en pim dans cet derniers cas.\ LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 14 JUILLET 1931 VOLUME XXII — Ne 160 La session d'Ottawa (Suite de la lete paaef te de Dorchester, St-G6déon Station, St-Gédéon, St-Tite des Caps, St-Paulin.M.Drouin a reçu $4,314.1)3 du "ouvernement pour les services qu'il avait rendus.Vingt-six maîtres postes ont étd trouvés coupable» de diverses choses par suite des enquêtes en question.M.John Sullivan, député conservateur de la circonscription montréalais'' de Sainte-Anne, a appris que le pont de Québec a coûté $21,-706,664.Cette dépense n'a pas été assumée par la Commission du port de Québec mais par le ministère des Chemins de fer et des canaux.Par contre, le nouveau pont de Montréal a été construit par la Commission du port de Montréal, autorisée à le faire moyennant certaines conditions.Les modifications au code criminel Le ministre de la justice, M.Hugh Guthrie, a fait voter en première lecture un bill qui comiporte un bon nombre d'amendements au code criminel.Le premier changement a pour effet d'imposer une peine plus sévère, qui peut aller jusqu'à trois années d’emprisonnement, à ceux qui se rendent coupables d’indécence en paradant nus.M.Guthrie a explique qu’il s’agit de mettre fin aux manifestations des Doukhobors dans certaines régions de l’Ouest.“Est censé être nu, dit le bill, quiconque est si peu vêtu qu'il porte atteinte à la décence ou ù l’ordre public.’’ Voilà un article de loi uni pourrait bien s’appliquer à d’autres gens qu’aux Doukhodors, si la police et les tribunaux criminels veulent s’en donner la peine.Une autre modification a téait à la publicité mensongère et fausse, mais le bill pourvoit à la protection des journaux et des publications qui publient, de bonne foi.une annonce destinée à tromper le public-.“Quiconque publie ou fait publier une annonce destinée à favoriser directement ou indirectement la vente ou la disposition de quelques biens réels ou personnels, meubles ou immeubles, ou tout intérêt dans ces biens, et qui contient une déclaration de fait mensongère.fallacieuse ou trompeuse, est passible, après déclaration sommaire de culpabilité, d’une amende d’au plus cent dollars ou de six mois d'emprisonnement, ou des deux oeines de l’amende et de ’emprisonnement.Toutefois, un ournal qui publie cette annonce, 'ayant acceptée de bonne foi dans le cours ordinaire de ses opérations, n’est "as assujetti aux dispositions du présent article.” .Des peines plus sévères sont prévues pour les voleurs de poules, les sonneurs de fausse alarme d'incendie.csviî uc ueces - ARC AND — A Montré*!.1s 14 Juillet 1931, décédé à 89 »ns.Charles Arcand, époux de Malvins Portelance.anciennement de Deschambault.Funérailles le mercredi, lé Juillet, I.e convoi funèbre partira du No 2055 rue Sanguinet à 7 h.45.du matin (heure d'été) pour se rendre à l égllse St-Jacques où le service sera célébré.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, Heu de sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre Invitation Nécrologie Le bill porte qu’il fera considéré comme un délit criminel de fabriquer, vendre, importer, distribuer ou employer des bactéries vivantes, ^appartenant aux bactéries du groupe Salmonella ou à tout autre groupe de micro-organismes virtuellement dangereux pour l’homme, dans le but de détruire les rats, ou autres rongeurs ou vermine”.La peine prévue pour ce délit est une amende qui peut varier de $100 à $500 ou encore un emprisonnement de six mois.Le code modifié considérera comme un délit spécial de contrefaire les étiquettes des diverses commissions provinciales des alcools.Diverses autres modifications proposées ont Irait à la contrefaçon ainsi qu’à la falsification des marques de commerce en général.Un autre article concerne le droit d’un appelant d’être admis à caution : “Tout juge d’une cour supérieure de juridiction criminelle ou de la cour d’appel peut, s’il est jugé à propos, a la demande de l’appelant, admettre l’appelant à caution en attendant la détermination de son appel.” Le ministre de la Justice propose encore dans son bill l’abrogation d’un article du code criminel relatif à la sollicitation d’affaires d’assurance.Cette abrogation est en conformité avec une décision rendue par le Conseil privé.Une affaire d’indiens Comme le premier ministre proposait la formation du comité des voies et moyens, M.VVoodsworth, député travailliste de Winnipeg, s’est mis à parler d’un permis de chasse sur la réserve de Paquia, en Saskatchewan, qui a été accorde par le département des affaires indiennes du ministère de 1 Intérieur à un club de Regina, l'Antfer Club.M.Woodsworth dit qu’il a d’abord à se plaindre du fait même du permis, ensuite de la façon dont il a été traité par des fonctionnaires du département des affaires indiennes.Les Indiens de Paquia prétendent n’avoir jamais donné leur consentement au permis de chasse en question et ils ont demandé à M.Woodsworth de défendre leurs intérêts.Le député de Winnipeg blâme le département d’avoir accordé ce permis sans avoir consulté la tribu concernée, d’avoir permis aussi aux membres de l'Antter Club d’apporter de J’alcool sur le territoire de la réserve, ce qui est contraire à la loi des Indiens.Le permis a été accordé moyennant une considération de $550 par année seulement.M.Woodsworth prétend que cela a pu se faire parce que le commissaire des affaires indiennes en Saskatchewan est lui-même membre de VAntler Club.L’ancien ministre de l’intérieur, M.Charles Stewart, remarque qu’il est bien clairement défendu par la loi d’apporter de l’alcool dans une réserve indienne.Que l’on examine bien les termes du permis qui a été accordé et l’on verra que les membres de VAntler Club ne sont pas autorisés à transporter de l'alcool dans la réserve de Paquia.M.Thomas Murphy, l'actuel ministre de l’Intérieur, ajoute que le département des affaires indiennes n'est nas tenu, avant d’accorder un permis de chasse de ce genre, de consulter la tribu intéressée.Il peut arriver que l’on demande l’avis des, Indiens intéressés mais la loi ne pose pas d’obligation à ce sujet.Emile BENOIST L'auteur, Franch-A.Evans, “laie agent for the.Eastern Townships to the Legislature at Lower Canada , était un collaborateur du journal "British Colonist etc.” où ses écrits ne plurent pas toujours à l'irascible jupe Fletcher, de Sherbrooke.Ce dernier, mature ses excentricités et un caractère emporté, était un homme cultivé.Il avait exercé sa profession d’avocat plusieurs années q Québec el les "Transactions of the Quebec Literary & Historical Society” contiennent de lui plusieurs études shr l’astronomie et autres sciences.En 1835, Wallon & Gaylord, de Sherbrooke, imprimaient pour '/-a dock Thompson son "Geography & History of Lower Canada”.En 1837, les mêmes imprimeurs éditent "The Canadian Farmers Almanach for the year 1837 being the first after bissextile or leap year, calculated for the village of Sherbrooke.Astronomical calculations by Zadock Thompson.” Le Révérend et bon.Charles Steuwrt a publié en brochure < de 24 [Higes) son sermon prêché lors de la dédicace de iéglise anglicane de Saint-Armand, le 28 juillet 1811, “The presence of God in His Holy I louse”.Autres publications du même auteur: "Two sermoiis on family prayer” (Montreal 1814); “New Year’s Sermons”, Montréal.1814; "Missionary Report”, Londres, tton par “J.H.F.” qui en est le véritable éditeur.R x’auit du Révérend John H.Pointer.Le Dr J.-F.Ri mix, de Sherbrooke, a donné en 1907, (janvier et avril) deux volumes “Mon Premier-S'è" et “Ma Cadette", recueils de conférences et de chroniques ou d'articles déjà parus dans les journaux sous le pseudonyme de D'Arrioules.Side-Lights on the Civil War (1861-65) publié en lni2 par Charles S.Cotton, shérif de Bedford.Firmln Campbell, avocat à Sherbrooke.y a publié, en 1890, Campbell’s Commercial Law for Business Mem and Commercial Schools”.Il sérail peut-être arbitraire de classer, dans une bibliographie des Cantons de l'Est, tes ouvrages où il est question de cette région d'une façon plus nu moins incidente.Toutefois, je ne crois pas faire fausse roitte en mentionnant ici les "Papers relating to Lower Canada" comprenant une série de documents j que les Communes Anglaises firent] imprimer, en 1837, et qui contiennent les rapports dn Comité de la | Chambre d'Assemblée sur les plain- ] tes portées contre le shérif Whit- ! cher, de Sherbrooke, et son beau-frère Felton.Les "Letters from the Eastern Townships”, écrites vers 1837 par la British American Land Co., ont aussi leur importance au point de vue historique.Il en est de même du "Journal of a Tour! from Montreal thro’ Berthier and | Sorel to the Eastern Townships of 1821; "Letter on Clergy Reserves”, i Granby, Stanstead, Compton.Sher- Qucbec, 1827 Les brochures politiques sont innombrables.Je trouve celles-ci: de Sir A.-T.Gall: “Canada 1849-59”, (1860); "Church & State” (1876); "The relations of the Colonies to the Empire” (1883) — de Thon.L.-S.Huntingdon: "L’Indépendance du Canada” adresse délivrée devant la Société d'agriculture du comté de Missisquoi, à Bedford, le 8 septembre 1869; ‘'Comments on the Proceedings & Evidence on the charges preferred by Mr.Huntingdon, M.P., against the Government of Canada” (1873); de l'hon.C'.-C.Colby: “Canada’s National Policy”, (1878); de l'hon.P.-H.Moore: “Address delivered at the Annual Fair, at Stanbridge”, in Sept.1859.Suivent, pêle-mêle et sans classification quelques antres noms: MGR AXT.RACINE: “Mémoire sur la situation des Canadiens français aux Etats-Unis" (1892); "Discours à l'occasion du service solennel pour les soldats pontificaux qui ont succombé dans la défense du Saint-Siège"; “Discours prononcé à Saint-Roch de Québec à l'occasion du tridunm de la Société Saint-Vincent de Paul." L’ABBE PIERRE GIRARD, à part les “Annales du Séminaire Saint-Charles-Borromée", a publié une méthode de plain-chant et d'autres ouvrages techniques.L’ABBE ELIE-J.AÜCLAIR, ou-te.nr de nombreux ouvrages, a publié.alors qu'il était professeur au séminaire de Sherbrooke, un livre sur “Le mariage clandestin” ainsi que “Articles ci études”.L’ABBE VENANT CHAREST: “Sotes sur la paroisse de Saint-Janvier de Weedon", imprimerie du séminaire SaintéCharles-Barromée.1891.REVD.JAMES REID: "A sermon preached in Trinity Church, Seigniory of St.Armand East.Lower Canada”, imprimé par W.Gray, Montreal.1816.brooke and Melbourne, etc., to Port St.F-rancis”, par Henry Taylor, en ] 1810.Et il en reste tant et plus que ceux qui ont le loisir de fouiller dans les bibliothèques et les collée- ! tions donnent chacun un tour à la roue.Elle se trouvera ainsi facili- \ tée d'autant ta tâche de celui qui dressera l'inventaire définitif de j l'actif bibliographique des Cantons , de l'Est.OSCAR MASSE.Le marché Bonsecours Un sous-comité conjoint recommande au comité exécutif de Montréal que le marché soit agrandi et que son accès en soit rendu plus facile On se souvient que le 6 février 1 dernier le comité exécutif soumet-j tait à la Commission technique et au Comité d’urbanisme la question des marchés pour étude et rapport.Ces deux corps nommèrent alors un sous-comiité conjoint qui fit une enquête sur la question.Ce sous-eomite vient de présenter son rapport à la Commission technique et au Comité d’urbanisme, qui à Jeur tour ont transmis ce rapport au comité exécutif.Voici le texte de ce rapport, où.il est recommandé que le marché Bonsecours soit agrandi et son accès rendu plus facile.Texte du rapport faisant front sur la rue Notre-Dame ou bien tout l’espace pourrait être utilisé pour du stationnement."Le Comité est d’opinion que.pour le moment, la superficie borné par les rues Notre-Dame, Bon-secours, des Commissaires et Place Jacques-Cartier serait suffisante.“En ce eui concerne les améliorations à apporter à la circulation, particulièrement les jours de marché, on peut dire que les rues autour du marché sont congestionnées actuellement.Le Comité est d’opinion qu’à l'avenir les rues devront être libres en supprimant le stationnement.De plus, il recommande rélargissement de la rue Notre-Dajne eijtre la Place Jacques-Cartier et la rue Bonsecours, de lu rue Bonsecours entre les rues Craig cl Notre-Dame ou Saint-Paul, delà rue Saint-Paul entre la Place Jacques-Cartier et Ja rue Bonsecours.En outre, il recommande que lu rue Gosford soif élargie, et qu’un tunnel soit construit à la rue Claude pour raccorder la rue Saint-Paul à la rue Craig, Le Comité croit que les rues susdites étant • largies et libres de stationnement, ics voitures allant et venant de la place Bonsecours circuleront plus librement.“En ce qui concerne l'édifice du marché, le comité recommande qu’il soit réparé et modernisé de façon à le rendre propre et hygiénique."Les raembres du sous-comité croient que si le marché Bonsecours était abandonné et qu’un nouveau marché central était construit plus à l’est, les districts ouest réclameraient bientôt un autre marché, ce qui créerait une division des activités et diminuerait la valeur çLes deux marchés.Conclusion “Comme conclusion, le sous-comité désire mentionner le fait que la question du maintien du marché Bonsecours de même que l’établissement d’qn nouveau marché central sur un autre site a été étudiée sérieusement.Il a été pris en considération les avantages qu’offriraient les autres sites suggérés ainsi que tous les arguments en faveur du déplacement du marché.Le sous-comité est d’opinion que le temps n’est pas encore venu pour faire un changement radical aux conditions existantes.Il existe autour du marché Bonsecours un centre d’affaires très important et varié qui subirait certainement de lourdes pertes et qu’il ne serait pas justifiable de déterminer.Les maisons d’affaires, de gros et de détail, qui se trouvent j proximité du marché retirent des bénéfices des fermiers et de leurs clients.Ces établissements ont certains droits | envers lesquels la ville est tortue de i donner de la considération.Néan-1 moins, nous sommes à une période | de transition; les vieilles méthodes \ doivent faire place aux nouvelles.I Par exemple, les fermiers et les jardiniers viennent maintenant nu marché tous les jours au lieu de deux fois par semaine, ce qui soulage la congestion.Alors qu’aupa-ravant les affaires qui se faisaient dans et autour du marché étaient strictement du détail entre les fermiers et les consommateurs, aujourd'hui, 75 à 80% son» des affaires de gros entre les fermiers, les épiciers et les bouchers.Personne ne peut dire quels seront les changements qui s'effectueront au cours des prochaines 25 années."Un autre facteur très important a reçu toute la considération du sous-comité.I^es immeubles qui devront être acquis par expropriation ou autrement ont maintenant une valeur comparativement basse.Dans 10 ou 20 ans, les conditions auront changé; si le centre des affaires se déplaçait ou s’il augmentait au point qu’un autre site beaucoup plus grand serait requis, ou si les commissaires du havre ou les chemins de fer venaient à avoir besoin de cet emplacement, nous croyons qu’alors la ville pourrait disposer de cette propriété à un prix qui excéderait de beaucoup le coût original.Ce site est un endroit idéal pour les grands entrepôts et les maisons de commerce en gros."Le sous-comité croit qu’avec la somme de $2,000,000.(M) qui est disponible, la ville pourra acquérir le terrain qui lui est nécessaire, qu’elle pourra moderniser l’édifice proprement dit et qu’elle pourra faire tout le nivellement requis, "Le sous-comite suggère néanmoins que le coût de l’acquisition des immeubles requis pour l'élargissement des rues ainsi que le coût du tunnel de la rue Claude soit payé par les propriétaires du quartier Ville-Marie au moyen d’une cotisation et de la même manière que cela se fait généralement pour l’élargissement et l’ouverture des rues expropriées."Vous trouverez ci-annexé un croquis daté du 25 mars 1931 montrant les changements autour du marché tel que proposés par ce rapport.” Belle croisière dans le golfe A la suite du succès de la récente croisière dans le Golfe, sous les auspices de l’U-niversité, on vient de décider l'organisation d’un voyage d prix spécial à bord du même bateau, le coquet New-North-land, au milieu du même confort et en suivant le même itinéraire dont nous avons relaté res jours derniers, tout l'intérêt.Partant de Montréal le mardi 4 août, la croisière se fera par Québec (escgle d'une demi-journée) Sle-Anne des Monts, Gaspé (une demi-jour-née), Charlottetown, lie dn Prince-Edouard (une demi-journée), Iles de la Madeleine (4 heures), Corner Brook, Terre-Neuve (une journée), Havre Saint-Pierre (2 heures), les Sept-Iles (2 heures), puis le Saguenay, Québec et Montréal an l’on reviendra, après 10 jours, le 14 août.La demande sera grande car la date de la croisière est des plus propices à la navigation dans le golfe — en août les brouillards sont disparus — et les prix sont très avantageux: — De Montréal, cabine à trois, $95 par billet; cabine d deux, $115; à lits iu-menux, $155.De Québec, $87., $107.et S145.— toutes cabines extérieures; tous .repas compris.En s’inscrivant tât on bénéficiera du meilleur choix.Adresser le Devoir, Service des Voyages, 430, Notre-Dame Est, Montréal.Avez-vous vesoTn de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue 1 Noère-Dame est.Montréal.(Té léphone: H Arbour 1241* Protégez votre bouche et votre bourse en voyant DR j.D.FAQUIN CHIRURGIEN-DENTISTE 10 ans d’expéricnee et de bons services au public.Le REEL SANS DOULEUR 1297, SAINT-DENIS Coin Ste-Catherine.LAn.8361 BASTIEN — A Montré*!, le 12.k 58 ans.A.-tL.iS.»àUen, nee Mar.e NormantUn.BuEAU — A Montreal, le 12, * 4o ans.Eugene Bleau, époux d Aurore Uessaid, eu ai demeure, No 856V Ave Soullgny.BuUruDtAU — A Montreal; le J2.à 37 ans, Oustave Bourdeau, constaole du C.-ùi.n., epoux de Maria-A.Wude.CHABLEAO — A Montréal, le 12.à 19 ans.Cecile Cbapleau.lufiDUAJL-G UiùUN — A Montréal, le 12.à 37 ant.Jrêne Dedual, epousi; de Louis-A.Querm.iJONr’UT — A Montréal, hiplta! Rovai Victoria, le U.à 48 ans.Philomene har-vengt, épousé de Camille Donlut.J- n,IOi> — A Montreal, le U.à 36 ans.Adonai rillon.époux d’ïvonne Gauthier.¦ FLEURY — A tst-nenri de Masrouche, le 12, à 25 ans.accidentellement Jean Fleury, lus de J.-B Fleury.uAC-tiAmCc;, sVlLmiu» — A Montréal, le 12.à S3 ane.Wlltrtd Lachance, epoux de Mane-Jeamne Jord&ln LAVALl,LE — A Montréal, le 12, à 49 an*.Lphiem Lavallée, époux de feu Sva Clermont.lLMGINE — A Montréal, le 11, A 63 ans.M Cnarles Lemoine, epoux d’Emma liai • ner.MARCHAND — A Montréal, le 11.à 33 ans.Antoinette Boucher, épouse rt'Omer Marchand MAKwLIS — A Montréal, le 11, à «3 aus.Napoleon Marquis, epoux de feu Alice Ve-dna MüBSIER — A l'hôpital St-.!ean de Dieu, à 17 ans, Roger Messier (frère Garnier en religions MONTPELLIER dit BEAUi.jeu — Montréal, le 13.à 76 ans, François Montpellier dit Beaulieu, époux d’Emma Jeannotte, OUELLETTE — A Montréal, le 11, à 64 ans.Rvellne î’ortln, épouse de feu Louis Ouellette.PARENT — A l'hôpital de la Miséricorde, le 11.à 2 Jours.Miche! Parent enfant de Paul Parent et d'EUane Pépin, de Verdun Station PELTIER — A Montréal, le 11.à 66 an», Ernest Peltier, époux d'Amanrta Provoet.ROBERGE — A Montréal, le 13.à 81 ans.Mme Arthur-Hercule Roberge, née Marte Long Un.ROY — A St-Mlchel.Naplervtile.le 12.& 17 ans.Albert Rov.fila rte Meus veuve J.-B Rov.RYAN — A sa demeure.1915 rue William, le 11.William-Thomas Kyan, autrefois du département du Revenu provincial, époux d Elizabeth Cunningham.TARTE — A Montréal, le 12.à 53 nus, Antonio Tarte, époux do Jeanne Orothé TIERNAN — A Outremont, le 12.k 75 ans, M.Joseph Tlernan.époux de Cordèüa 0rVAILLANCOURT — A Montréal, le 12.k 73 ans.Joseph Vaillancourt, époux d'Angé- line Rochon.LETTRES AU DEVOIR Nous ne punUons que îles lettre» lignées, ou des "ommunicati ins at comuaHnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Nous nr prenons pas la responsabilité tie ci qut oarait sous citte rubrique Townshipsiana Monsieur le directeur, Il me tombe sous les yeux un essai de bibliographie touchant les Cantons de l'Est, public par le Dr John Hayrs, de Richmond.L'auteur, après avoir fait I énumération des écrivains originaires des Cantons ou y ayant demeuré, invite tous rcur que ce peut intéresser, à contribuer chacun sa quote-part de renseignements additionnels.Je me permets donc d'y aller de ma modeste collaboration.Et tout d'abord, il ne faut pas oublier un incunable cantonnais."An Appeal to a candid public and to the feelings of those whose upright sentiments and discerning minds enable them to weigh it in the balance of the sanctuary.” Cet ouvrage est, je crois, le premier en date qui ait été imprimé dans les Cantons de VEst, l'imprimeur n’étant antre que Silas-ll.Dickerson, propriétaire du British Colonist &¦ St.Francis Gazette, le premier journal publié dans les Cantons, Cet cuivrage (un in-12 de 88 pages), est un plaidoyer pro doino par Elmer Cushing, concessionnaire dn canton de Shipton et d qui l’opinion publique reprochait de s’être fait te délateur de ce David McLane qui fut écartelé à Québec pour haute trahison.D faut aussi mentionner “The Emigrant’s Directory and Guide to obtain lands, etc.” publié en 1833."¦Le 24 mars, une lettre a été envoyée au président et aux membres du comité exécutif disant que le marché Bonsecours devrait être maintenu à son site actuel et que des mesures devaient être prises m-'vn iitwv nont ticw,cnr pour 1 agrandir et le rendre plus REND.JOHN BORLAND: Obser- ”rressible.ci-joint une copie de rations on the Moral Agency of cettP lettre.\lan’.imprimé par J.-S.Walton, ." Shil-kret.Oeuvres de Strauss, de Rachmaninoff et autres.Les mélodies Frost, à 8 heures 30, poste WJZ, comprendront des oeuvres tirées de Frirai, d'Elgar, de Lohr, de Schumann, de Romberg, etr.Artistes: Oliver Smith, ténor; orchestre sous la direction d’Eugène Ormandy.- À 9.30 et 10.30 heures, poste WEAF, les Heures Palmolive et Coca-Cola se succéderont.Artistes, chanteurs et orchestres.-Chant et musique nègres a 9.10 heures, poste WJZ.Série de quatre semaines avec programmes différents., „ , „„ Concert Goldman a 9 heures 30, poste WJZ.—Programme de chant par lune des soeurs Boswell, poste WABC, a 10 heures.—Ludwig Laurier présentera au cours de l’Heure du Coucher à 11 heures, poste WJZ, les pièces suivantes: Ouverture de la Perle de Corée, de Hosmer; Naila, de Delibes; Danse nègre, de White; et Scènes de Prairie, de Cadman.A.AYOTTE La commerce du dimanche La commission chargée d'étudier la question de la fermeture des établissements de commerce le dimanche et le soir, a décidé hier, a sa première réunion, de recommander que le règlement s’applique dans toute sa rigueur en ce qui concerne les cireurs de bottes, la plupart de l'es derniers ayant demandé par requête la fermeture de leurs établissements le dimanche.Quant aux photographes, on distingue trois groupes: les photographes de studio, ceux qui font de la photographie commerciale et les photographes amateurs.Les premiers font tout le travail de photographie, les seconds vont aux diverses fêtes et réunions prendre des photographies de groupes, les troisièmes développent et impriment les photographies d’amateurs.La commission recommande que l’on permette à la première catégorie de photographier le dimanche, mais qu’on leur défende tout autre travail; que l’on permette aux seconds de faire leur travail le dimanche, attendu que la plupart des fêtes ont lieu le dimanche; que l’on défende tout travail aux photographes de la troisième catégorie, de même qu’aux grands établissements où l’on travaille les photographies.La commission essaiera de classer les épiriers, bouchers, pâtissiers, pharmaciens, restaurateurs, fruitiers, marchands de légumes, de souvenirs, de tabac, avant de faire une étude approfondie des conditions particulières de chacun de ces commerces.La Semaine Sociale d’Ottawa Externat classique Sainte-Croix Postes locaux MARDI, Lis 11 JUILLET CKAC 4.00 Transmission des nouvelles du Nord 5 00 Heure du th*.au Rtu-Carlton.5.30 Programme à annoncer.8.00 Température.Sommaire des programmes de la Journée.6 05 Programme é annoncer.6.15 Orchestre du Queen's.6.45 Programme k annoncer.7 00 Orch.de danse du Windsor.7 30 Baseball.7.35 Rex Battle.7.45 Programme Clark.8.00 L'Heure Provinciale.9.00 Programme du C.N.R.9 30 Questionnaire.9.30 Le quatuor français 9.45 Concert du Rttz-CarKon 19.00 Heure De Fomt Croaley.10.30 "A la Claire Fontaine .Alfred Lan-berté.planiste et Robert Choquette, 11.00 Banse du Mont-Royal.CF CF 6.00 Heure du Crépuscule.6.45 Cotes de la Bourse.7 00 Amos'n Andy.NBC.7.15 Studio.,, 7 30 Phil Cook, le ventriloque.NBC.7.45 Orch du Mont-Royal, 8 00 Baseball et orchestre.8.30 Lee Soeurs Ponce.NBC.8.43 Studio.9.00 Parade Nash.NBC.9 30 Studio ^ 10 00 Werrenrath et ses choeurs, NBC.10 30 L 'TUuatratlon".10 45 Studio.11.00 Snoop and Peep, NBC.11.15 Studio.11.30 Heure et clôture.MERCREDI.LE 15 JUILLET CKAC LES SYNDICATS CATHOLIQUES SYNDICAT DES PEINTRES Ce soir assemblée régulière du Syndicat des Peintres k l'Edifice de* Syndicate Catholiques L’agent d'affaires présentera un rapport trèa tntéreeaant.Tous le» membres sont invité*.LATTEURS EN BOIS Les latteurs en bots tiennent ce soir leur assemblée régulière a l'Edlflce dé* Syndicats catholique*, 1331 Demontlgny Est.Des questions Importantes seront discutées.Tous les membres sont pnés d'ôtre présents.ENTREPRENEURS-LATTEURS Lee entrepreneura en lattes de bol» auront ce soir leur assemblée aux Syndicats Catholiques.Les questions importantes qui seront discutées exigent la présence de tous les membres.CHANTIER MUNICIPAL Ce soir le Syndicat du chantier municipal réunit ses membres k l'Edifice des Syndicats Catholiques.Ce syndicat n a pas tenu d'assemblées depuis un mois; aussi des rapports Importants seront présentée et des Initiations nombreuses seront faites.Que tous les membres soient présents.___ TRAVAILLEURS EN CHAUSSURES Mercredi soir grande aaaemblée pour toutes les sections tl.3.3, 4) des travailleurs en chaussures du Syndicat Catholique.On fera le choix des délégués qui devront représenter le Syndicat au Congrès des ravallleurs Catholiques du Canada.Ce congrès aura Heu A Québec le 32 août prochain.L’agent d’affalree, les délégués du Conseil Central et du Bureau général présenteront leurs rapports II y va de l’Intérêt de tous les membre* de prendre connaissance du rapport de l’agent d’affaires et de le discuter.Qu’on se le dise.Par ordre; A Durand, agent d’affaires.Les excursionnistes de l’Université dans les Rocheuses LISTE DES OBEDIENCES L’ANNEE 1931-32.POUR Mort de M.A.-E.Beauvais Voici la liste des obédiences pour l’externat classique Sainte-Croix: Verification: HR.PP.Elphège Brunet, C.S.C.; P.-E.Beaudoin, C.S.C., M.Wilfrid Shannon.Méthode: R.P.Hervé Morin, C.S.C., M.Gustave Bénibé.Syntaxe: R.P.Arcade Goguen, C.S.C., M, Wilfrid Bissonnette.Eléments “A" : R.P.Elphège Brunet, C.S.C., M.l’abbé Aimé Charron, P,re' , .Eléments “R": R.P.Joseph Hard, C.S.C., M.Wilfrid Barolet,.Surveillants: MM.Aimé Charron, ptre, G.Bénibé, W.Barolet, W.Shannon, W.Bissonnette.Tel qu’annoncé dans le Devoir de mardi dernier, le R.P.Hervé Morin.C.S.C., demeure supérieur et préfet des études; le R.P.Arcade Goguen, C.S.C., a été nommé vice-supérieur, le R.P.Paul-Emile Beaudoin, C.S.C., conserve son poste de préfet de discipline, et le Fr, Lran-çois-Xavier, C.S.C., celui d’économe.M, Alcide-E.Beauvais, ancien membre du Montreal Stock Exchange et pendant plusieurs années associé de la maison de courtage Fortier, Beauvais et Timmins, est mort I financiers de la métropole can».I I dienne, Il s’était retiré des affaires H V a deux ans pour aller vivre à Paris, avec sa femme et sa nue.11 était né à St-Henri en 1876.Lui survivent: sa femme, née Le-bault, (Madeleine), une fille, Roxa-ne; deux soeurs, Mme.Pierre Nor-mandln, de Montana, et Mme Antoine Normandin, de Montréal, ainsi iê~9 jüllïët à Parlsî à ï’âge de 55 ans.qu’un frère M.J.-P- Beauvais, mar II était bien connu dans les cercles chand.PETIT CARNET TROIS GRANDES CONFERENCES Chaque semaine sociale est marquée par trois séances publiques, tenues le soir et où le cours est remplacé par une conférence de plus grande allure.Il en sera ainsi cet été à la Semaine d’Ottawa.La première de ces conférences sera donnée le 24 août par M.André Fauteux sur l’Etat et la Religion.S.E.Mgr Prud'homme, évêque de Prince-Albert, sera le président d'honneur, Le R.P.Georges Simard, O.M.I., donnera la deuxième conférence le 26 août, sous la présidence d’honneur du sénateur Belcourt.Il traitera ce sujet: l’Etat chrétien à travers l’histoire.Enfin, le 28 août, à la soirée de clôture présidée par S.E.Mgr Forbes, archevêque d’Ottawa, le conférencier sera M.Adélardi Leduc qui parlera de la Confédération canadienne.Quartier Papineau L'échevin Dupuis, représentant du quartier Papineau, convoque les propriétaires de son quartier en assemjblce pour jeudi soir prochain.Le but de la réunion est de discuter l'expropriation requise pour le redressement des rues Plessis, Maisonneuve et Champlain, de i Lagauchetière à Craig.En plus, ' il sera question de certains travaux j qui pourraient être exécutés dans 1 le quartier Papineau en vue d atténuer la crise du chômage dans cette division.Tous les proprietaires M.et Mme Jean Guérin, (Marguerite Morissette), font part de la naissance, le 7 juillet, de leur fille, baptisée Madeleine.Banff, 13 — Les excursionnistes de l’Université de Montréal, voyageant par train spécial du Pacific Canadien, ont passé la journée de dimanche ici, au somptueux hôtel “Banff Springs”, qui dresse sa masse imposante sur les bords de la rivière Bow.Arrivés samedi soir de Calgary où, dans la journée, ils avaient assisté au fameux “stampede", le groupe de visiteurs de l’Est put admirer, au soleil couchant, les premiers contreforts des Montagnes Rocheuses.Le spectacle de cette gigantesque chaîne rocailleuse, dans laquelle leur train pénétrait, fit sur chacun une impression des plus vives.Hier, par une température radieuse, les voyageurs visitèrent les différents points d’attraction de Banff — le jardin zoologique, les sources sulfureuses, le parc des bisons.Je mont Tunnel, etc.Dans la soirée, ils assistèrent à une représentation de “L’Enfant Prodigue”, opérette de Debussy, interprétée par la troupe permanente de l'hôtel “Banff Springs”.Le départ de Banff pour Vancouver eut lieu vers minuit dimanche et durant toute la journée de lundi, le train de l’Université a roulé vers la Côte du Pacifique, traversant la chaîne des Selkirks et franchissant les sombres canyons des rivières Thompson et Fraser.A leur arrivée à Vancouver, les excursionnistes s’embarquèrent immédiatement sur un vapeur du Pacifique Canadien pour se rendre à Victoria, Le grou- -f/l PETITES AFFICHES - Tarif - TODTTO DRMANDB8 — Location», maisons, chambré*, magasins, sto.-A T*ndre.Perdu.Trouvé, .to.-1 «ou le mot.minimum 25 sous_-La même annonça, un mol», ramies de 10%.__ NAISSANCES.DECES, MESSES, tt*-MERCIEMENTB — M aou» par in» •feftiOfla CARNET MONDAIN, otc.—«1j90 P»» insertion.Position demandée Dame respectable demande position dans preebytére.Eertre^A Mme J.-A.preebytere.iscrnre » de Bullion.Montréal.A VENDRE -Au poste WLWL, à 6 heures 45, causerie par le B.P* John J.Lynch, jésuite, qui parlera des récents développements en sismologie; et a 7 heures 30, le R.P- Gérai d G.Walsh, jésuite, traitera de la biographie moderne.—Discussion instructive sur la Russie d'hier et la Russie d'aujour- .d’hui entre Flovd Gibbons et Frank n.30 Heure et clôture Simonds.tous deux correspondants - durant la guerre et bien au courant des conditions actuelle e» La mUSIQUC OC GagflICr de la Russie au poste W EAF à 8 ^ heures.Gibbons est l’auteur du li- - ZU'h' 5uSf duRS'VSS"n’ La Musique de Gabier donner, parlera surtout au pian uu mu ^ ^ seron fe” (avec un seul if) comme syno-j nyme d’hypocrite.Molière, avec son instinct de comédien, avait voulu Tartuffe, pour l’effet vocal.L'Académie a voulu en revenir à l’étymologie historique.La Comédie italienne, en effet, "Astrologo", de Della Porto, imprimée à Venise en 1606, porte '‘Sei tu tartufo” pour stigmatiser un personnage de la pièce comme fourbe.Dans ce “tartufo” ou ‘'tartufulo” réside l'origine du mot allemand “Kartof-fel", pomme de terre.Quand ce précieux tubercule fut acclimaté en Italie, le peuple l’appela “tartufo” car son aspect rappelait la truffe.En Allemagne, ce fut "Tar-tuffel”, qui dégénéra ensuite en “Kartoffel”.Neuf familles sans logis Le feu a détruit trois Jiangars et trois maisons, rue De la Roche, près Bellechasse, hier, privant ainsi neuf familles de leurs logis.Le feu a été tellement menaçant pendant quelque temps que le chef de district Gauthier a ordonné une seconde alarme.Les pompiers ont travaillé pendant cinq heures avant de recevoir le signal que tout était fini.C'est un passant qui a sonné l’alarme lorsqu'il vit des flammes s’échapper d’un hangar.Les logements endommagés portent les numéros 6040, 6042, 6044, 6046.6050 et 6052 de la rue De la Roche.Les dommages sont estimés à $15.000.or PUIS-JE AVOIR UH PLOMBIER^ Immeuble général et Prêts hypothécaires 5504, Avenue /erdun Té!.YOrk 4707 WSSSSSSSWSSSSSSSM PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL '‘On a souvent besoin d'un plui “terré” que eol” — dirait La Fontaine ABRICATION CANADIENNE ra”, de J.J.Gagnier; "Université”, de Dole; “Lure rf Alaska”, du capt Chaa.Denter.; H Arbour 71 Bélanger & Béh-nçer Prêts hypothécaires 10 ru* St-jicques •«» - Montréal Professeur m „„ «Tout* prép»f*totr« du prof*M«Mr René Savoie, I.C.» I.E.Bachelier è» *rt» et eclence» Dtolt, Mé(jec\'nr*?b*rmacl».Art Dentalia Cour» elsMiqu».commercial.1448 RUE ' 7 HE P JfttOOKB OUEST • •.Consultez les pages jaunes de votre livre du téléphone Vous pouvex avoir besoin d’un plombier, d un électricien ou d’un menuisier en toute hâte.Les noms de ceux qui habitent votre voisinage sont inscrits par ordre alphabétique dans les pages jaunes de votre annuaire du téléphone.Egalement les peintres et décorateurs; les buandiers; les teinturiers et nettoyeurs .en fait chaque abonné du téléphone en affaires est inscrit sous une rubrique appropriée.Les pages jaunes vous informent oîi acheter certaines marques de produits très annoncés.Vous désirez, par exemple, acheter la peinture Sherwin-Williams, Flo-glaze ou Duco.Sous ces rubriques vous trouverez les noms, adresses et numéros de téléphone des marchands qui vendent ces produits.Etudiez les page?jaunes afin de pouvoir les consulter rapidement à l’occasion.Consultez-les également avant d’aller magasiner , , , et vous épar-gnerez votre temps.F.C.WEBBER Gérant. VOLUME XXII — No 160 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 14 JUILLET iy>i £K)6 S I ^ /, LETTRE DE FADETTE ’“Les hommes oublient parce qu’ils changent: les choses Inous font oublier parce qu’elles ne changent pas." i J’ai déjà lu cela quelque part et je m’en suis souvenue, ce hoir, en face du beau rocher, de l’ile toute rosée par le soleil îcouchant, du ciel aux teintes de pastel traversé jxxr le vol des ytoèlands.Les choses ne changent pas, c’est pourquoi, parait-il, elles lont le pouvoir de nous faire oublier la chaleur torride et l'atmosphère écrasante de la ville, les petits et les grands soucis.Ixi nature, belle et paisible, nous attendait pour nous prendre et nous envelopper de sérénité: la pensée s'est dénouée du rronf et la fatigue s’est dénouée des membres: on se sent flotter le repos, comme le bateau longtemps secoué par les vague*' repose dans une baie sans rides.L'impression ressentie ce soir s’augmente de la même im-hression des années précédentes.Dans ce spectacle que donne.l'a nature à Percé, il g a quelque chose de délicat et de sérieux, ne hautain et de tendre, comme une grande caresse apaisante et \vaternelle.Je retrouve tout au point où je.l’ai laissé, en septembre, il le semble continuer l’été dernier.Les gens, comme les choses le Percé, sont aussi immuables que pittoresques, et l’histoire du père Simon, hier soir, est un nouveau chapitre de son livre de :ontes, commencé pour moi il y a huit ans.“— Oui dà! Il y en avait des loups, et ils faisaient grand lavage dans le pays! On ne voyait pas d'hiver qu’il n’îf eut, les villages, une bonne douzaine de moutons dévorés.Mê-\nement les gens n’étaient pas en sûreté, et j’ai vu, en traversant |es bois, sur le trail, briller, au travers des talus, des paires \ïyepx rouges comme des braises ardentes.On partait trois, quatre ensemble et on se tenait serrés en tarchant d’un pas ferme.Que si vous aviez pris à courir, les Inaudites bêtes couraient derrière vous! C’était comme une Vhasse à l’envers, et la meute enragée ne vous lâchait qu’aux Premières maisons du village.Dans le temps, on a parlé longtemps d’un pauvre colporteur ! hui fit la folie de s'engager seul, à la brunante, sur le chemin qui Séparait les deux grands bois entre ici et Panse du cap.Le len-llemûin, il fut trouvé à moitié dévoré.On planta à cet endroit \ne croix qui resta longtemps debout et qu’on appelait la croix ux loups.En hiver, les bêtes devenaient enragées de faim.On les ïntendait hurler dans le lointain de la forêt.Et c’est pendant la \ i'.uit qu’ils venaient rôder autour des maisons, où les chiens, à eur tour, devenaient enragés et essayaient de passer à travers hs murs.J'ai ben souvent tiré du fusil par les fenêtres pour les mettre en fuite, les maudites bêtes! Mais v’ià le curieux, c’est lue, chaque année, vers la mi-mars, les loups disparaissaient tout à coup et jusqu'à l’hiver suivant on ne les voyait pas plus ' u’on ne les entendait.‘ Parce que, dans ce temps-là, vous savez, rôdait, par la hrêt, un être malfaisant qu’on appelait le Mène-loups, comme jui dirait un berger de loups.Vous entendez ben que c’était un sorcier, une âme damnée e l’enfer, tout le monde le croyait et on en avait peur! Chaque année, au mi-temps de la fonte des neiges, le Mènc-hup venait chercher tous les loups de la forêt pour les mener |an$ les montagnes du nord et, aux environs de la Toussaint, il l’s ramenait chez nous.Le soir que le meneur de loups rapaillait ses bêtes, elles sor-înent des fourrés et se mettaient à la queue, de sorte que le hou peau grossissait en avançant, et à la fin tous les loups du \2nt0n étaient rassemblés.Sur le coup de minuit, la bande se xettait en route, le meneur en avant de son effrayant troupeau.La menée défilait en tournant les villages et elle faisait de.Irands détours pour éviter les croix, et c’est pourtant à la croix lu quatrième que mon ami Brisebois a vu, de ses yeux, le Mène-hup.Il avait derrière lui une procession de loups et le pauvre Imefeoie, les jarrets coupés par la peur, les vit à vingt pas dr> |u‘: ils auraient pu le dévorer tout vif, mais non, ils passèrent lur chemin sans même détourner la tête.Seulement, quand U mauvaises bêtes furent passées, le berger du diable se dévira.Vendit son bâton comme par menace et sans rien dire, si bien, lie le pauvre homme trembla, comme une feuille au vent, pen-tanf quatre semaines et il trépassa avec les dernières feuilles de Vmtomne.Cette histoire-là, tout le monde en parlait et les gens avaient hn peur, car la nuit, on entendait soit des gémissements, soit lue musique endiablée dont les sons venaient des bois d’alen-lur, et j’ai pas honte de dire que je.m’enfonçais la tête sous les ouvertes pour ne pas voir l’ombre du berger du diable passer |ir les vitres.Mais un bon curé, instruit de tous ces vacarmes — monsieur îertin, si j’ai bonne mémoire.fit planter une belle grand -voix à l'entrée du bois oùs’ que les chemins se croisent.Il la vnit dans toutes tes cérémonies, après nous avoir dit que le bon |teu est plus puissant que le diable et qu’il le chasserait de nos irages.C’était une croix de bois, comme de bonne: elle a résisté he vingtaine d’années, puis un coup de vent l’a fait tomber h/w le fossé qui borde le chemin et elle a resté là.ébranchêe, et hur ben dire, elle a fini par s’émietter.Ben, croyez-moi ou hs, mais c’est vré comme que je vous parle, les peurs et les jauuajees rencontres ont recommencé et le Mène-loup a-t-il hs reparu! Et les troupes de loups passaient sur la montagne, |-6as, et mon ami, le meunier, qui couchait dans sa hluterie, les a vus par des nuitées claires, du haut de sa lucarne: c’étaient comme des taches noires qui grouillaient en s’en allant et, ben souvent, ça hurlait, pas en monde, mais comme des désespoirés.Et les musiques avaient repris la nuit; ça semblait être dans le vent et on n’a jamais vu celui qui les sonnait.Car ces choses-là, c’est presque toujours comme ça, que si ion entend, on ne voit point, et que si Tott voit, on n’qntcnd point.En sorte qu'on en a jamais une connaissance claire et nette comme des choses naturelles.” Voilà, pensais-je en moi-même, un mot plus vrai que ne le croit le bonhomme.L’ombre fait la vision.Ce qu’on ne voit [ms clairement, c’est juste cela qui est le fantôme.Et il y a des fantômes pour nous comme pour les simples, parce que nous avons, nous aussi, nos ignorances.FADETTE UN MENU PAR SEMAINE OMELETTE AU NATUREL — SPAGHETTI A LA SAUCE AUX TOMATES — MAYONNAISE — GATEAUX EPICES OMELETTE AU NATUREL Cassez vos oeufs dans une terrine (avoir soin de Jes casser un à un dans une assiette avant de les mettre dans la terrine, afin que s’il s’en trouve un mauvais, tous ne soient pas perdus); assaisonnez de sel et poivre; battez-les au moment de les verser dans la poêle, dans laquelle vous aurez mis un morceau de beurre que vous laissez bien chauffer.Remuez vos oeufs pendant la cuisson en traînant une fourchette en tous sens dans la poêle, afin que votre omelette n’attache pas.Quand votre omelette est cuite, versez-la sur un plat en la retournant comme un chausson.SPAGHETTI A LA SAUCE AUX TOMATES 1-2 livre de spaghetti, 1 c.à soupe de farine, 1 grande c.à soupe de beurre, 1-2 chopine de tomates à l’étuvée, sel et poivre au goût.Prenez du spaghetti long.placez les extrémités dans (le l’eau salée bouillante; à mesure qu’elles amolissent, pliez et enroulez le spaghetti dans l’eau sans le briser.Faites bouillir promptement durant vingt minutes.Une fois cuit, mettez dans une passoire pour égoutter; ensuite placez la passoire dans un vaisseau d’eau froide durant quinze minutes.Faites fondre le beurre dans une poêle à frire, ajoutez y la farine, mélangez bien ensemble; ajoutez les tomates (égouttées), et agitez continuellement jusqu’à ébullition.Avec précaution, ajoutez le spaghetti; lais-sezde bouillir un ueu et servez sans couper.MAYONNAISE 2 jaunes d’oeufs crus, 2 tasses d’huile d’olive, 1 c.à thé de moutarde préparée, le jaune des deux oeufs cuits, 2 c.à thé de sel, 1-2 c.à thé de poivre, 2 c.à soupe de vinaigre, 1 c.à thé de jus de citron, sucre.Mettez le bol à mélange dans un autre bol plus grand rempli de glace pilée.Mettez le jaune d’oeuf cru ainsi que les jaunes cuits dans le bol.Mettez un peu d’huile et battez en crème.Ajoutez la moutarde, le sel, le poivre et une pincée de sucre.Puis ajoutez l’huile, goutte à goutte, battant continuelle-lement jusqu’à ce que le mélange soit épais et un peu brillant.Eclair-cissez-le en ajoutant le vinaigre, seulement une goutte à la fois, jusqu’à ce que la mayonnaise soit de bonne consistance, assez épaisse pour se tenir ferme.Ajoutez le jus de citron et au moment de servir, ajoutez les blancs d’oeufs bien battus.Gardez cette mayonnaise bien froide.Si on désire avoir une mayonnaise douce, il faut omettre la moutarde et le poivre.Pour une salade aux fruits, remplacez la moutarde par le sucre.Si on veut une mayonnaise encore plus douce, il faut omettre la moutarde et le poivre et n’employer que la moitié de la quantité d’huile et de crème.GATEAUX EPICES Prenez 1 tasse de beurre, 2 tasses de sucre, 3 oeufs, 1 tasse de lait doux, 3 tasses de farine, 2 c.à thé de crème de tartre, 1 c.à thé de soda, 1 pleine c.à thé de clou moulu et du piment, 1-2 c.à thé de muscade râpée, 1 tasse de raisin de Corinthe, si vous le voulez, du citron et.du raisin.Faites cuire pendant une heure.Feuilleton du “Devoir” MAGNIFICAT par RENE BAZIN de L’ACADEMIE FRANÇAISE 91 (Suite) J1 toucha, de la main, l’épaule inna : -Voilà notre nièce, qui tiendra [lontiers la maison d’ici.J’ai écrit |it ça à Gildas, et je compte qu’il cesser ses grimaces, à présent.mère s’était levée.Ses yeux |saient dans l’ombre, ses yeux fa-lés; il luisaient de l’honnête cole de la foi blessée.-Mauvaise parole, Jean-Guillau- ^’est pourtant la mienne! -Un païen ne parlerait pas au-lent ! -A savoir?,a vieille femme s’enhardit jus-|’à répandre: —Corentni Maguern, ton frère, ne ferait pas ce que tu fais! Jean-Guillaume eut un rire sonore, où la colère, le défi, le ressentiment étaient mêlés.11 se tourna, de nouveau, vers la jeune fille: —Qu’elle, aille donc le trouver, si tu crois cela! Il se mit à rire encore et, à tâtons, se dirigea vers la porte.Dans 1a Mlle voisine, les enfants, qui entendirent l’âpre ricanement du père, s’imaginèrent que c’était là un signe de bonne humeur."Tant mieux! pensèrent-ils.Fini, l’orage!” Ils se trompaient.Dans la nuit, après que les garçons se furent retirés dans leur chambre, la mère Marie prit à part sa nièce, dans le coin de la salle, près de la cheminée, et dit: — Comme tu n’as point, cette année, ni l’année dernière, été voir ton père, à l’ile aux Moines, moi, je suis d’avis que tu.-iui fasses visite, en effet, et plus tôt que plus tard.On verra bien! Pourquoi ne partirais-tu pas dès demain, puisque le père a permis?— J’irai, dit Arma.* X LE RETOUR A L’ILE AUX MOINES Au petit jour, Anna montait dans la carriole, conduite par \nge Maguern, pour prendre le premier train à la gare du chemin de fer départemental, qui vient de la Roche-Bernard, et se dirige vers Vannes.Elle emportait un paquet pas plus gros qu’une citrouille, enveloppé d’une serviette blanche: un peu de linge, trois coiffes, qui seraient mieux repassées dans les îles qu’à Muzillac, une paire de sabots, à cause des vasières qui touchaient la maison de son père, ej quatre pommes de reineUe, conservées dans le grenier de Penmur, et que Marie Maguern, au dernier moment, avait remises à Anna: "Je les gir- Succès en sténo* dactylographie EXAMENS A L’INSTITUT STENO- GRAPHIQUK DE FRANCE -RESULTAT ENCOURAGEANT Les examens annuels à l’Institut Sfénographique de France ont eu lieu dans les salles mêmes de l’Institut ces jours derniers.Des textes inconnus des élèves ont été dictés à une vitesse de 100 mots à 200 mots à la mimite.Des cinq aspirants qui se sont présentés, trois ont subi avec succès !es épreuves conditionnelles: Mlle Jacqueline L’Espérance a pris en anglais et en français et a lu avec aisance des dictées d£ 175 mots à la minute; son record en dactylographie fut de 61 mots; Mlle Isabelle Pépin a bien réussi dans une dictée en français de 150 mots et une dictée en anglais de 125 mots; elle a obtenu à la machine une vitesse de 78 mots.Mlle Marguerite Saufet a fait du cent mots à la minute en I sténographie et 40 mots en dactylographie.La commission d’examen, oui se compose de trois anciens diplômés de l’Institut, Mlle Fleur-Ange Du Verger, M.Mandoza Giroux et Mlle .Laurette Haineault, a félicité et le 1 professeur çt les élèves des heureux résultats obténus.La commission a fait adresser un message de félicitation à Mlle Ernestine L’Espérance.ancienne élève de l’Institut, autrefois secrétaire à la mairie à Montréal et qui vient d’être promue au secrétariat du chef de la police de la cité.Mlle Irène Joly, directrice de l’Institut, après avoir félicité ses élèves de leurs succès, les a encouragées dans la voie qu’elles ont prise.“Vous êtes, dit-elle, les collaboratrices du chef de la maison qui vous emploie et il compte sur vous pour alléger sa tâche quotidienne.C’est là votre rôle individuel.Vous avez aussi un rôle collectif à remplir, parce que vous faites partie d’un ensemble qui doit travailler •dans un même esprft à la prospérité de la firme.Comme auxiliaire du chef de la maison qui retient vos services, vous devez l’aider à gagner du temps et à faire de l’argent.Mieux cette tâche sera remplie, plus vous aurez des chances de voir s’améliorer votre propre situation.” Une.fois les épreuves terminées, un procès-verbal fut dressé et signé par les membres du jury; il dôit être expédié, ainsi que les travaux des élèves, à^Pgris pour être confirmé par le ôureau Su siège social de l’Institut sténographique de France.__________ ____ Balles de tennis Je ne viens pas annoncer un nouveau produit, rassurez-vous, chers lecteurs.11 s’agit, cette fois, de vous suggérer un excellent moyen de faire bénéficier des joueurs de tennis en herbe, des balles dont vous avez à disposer.Ces balles qui paraissent hors d’usage peuvent encore faire des heureux.Les 'enfants de la Crèche d’Youville seraient si contents de les utiliser pour leurs jeux à champ ouvert, puisqu’ils ont à lebr disposition un immense terrain gazonné, où ils peuvent s’ébattre à leur aise.Pour faciliter l’exercice de cette charité, deux grandes caisses ont été placées à 1183, rue Saint-Matthieu, Montréal, où l’on est prié de venir déposer ces balles.Merci, merci, merci au nom des orphelins reconnaissants.(Comm.) Retraite fermée pour jeunes garçons Jeudi soir s’ouvrira à la Broque- dais pour Gildas: donne-les au père Corentin, qui n’en mange sûrement plus, à l’ile aux Moines!” La distance n est pas grande, entre Muzillac et Vannes.Anna fut rendue dans la petite capitale de la Bretagne du sud, avant que le soleil de mars eût attiédi l’air d’urte nuit glacée.Il lui fallut cependant se hâter.Le petit vapeur partait de bonne heure.Elle descendit, marchant bien, dans l’air vif, et se demandant pourquoi la mère Maguern avait eu cette idée de faire interroger Corentin Maguern, au sujet de la vocation de Gildas.“En vérité, songeait-elle, je suis conduite, et je ne choisis pas le chemin! Mon père n'a guère de religion: un petit reste, une graine encore, au fond du coeur.Depuis longtemps, je n’ai pas repris monk habitude: il sera content de me voir, mais, si je lui demande si Jean-Guillaume a eu raison, de se déclarer, contre "l’idée" de Gildas, ou la mère Marie de se déclarer pour, le plus probable est qu’il rira de nous tous, me renverra demain, après m’avoir bien soignée, et me conseillera d’épouser ce garçon, plus riche que lui, plus riche que moi.A peine s’il connaît le fils de son frère! Les frères soct EATON Nombreux spéciaux au Salon des Fourrures PARURES DE COU EN FOURRURE A PRIX REDUITS, JEUDI Une occasion d’acheter ces parures à prix remarquablement bas.Les préparations pour la saison d’automne rendent possibles ces prix de solde, formés des bas prix de cette année, plus réductions.Un costume est rarement complet sans une parure de cou en fourrure.ne retardez donc pas.venez choisir immédiatement la fourrure qui conviendra le mieux à votre costume.w Prix réguliers 22.50 à 250.00.Réduits à 15.00 à 175.00 Dans le groupe sont Renards argentés Renards blancs Renards beiges (renards blancs teints) Renards muscade(re-nards blancs teints) Renards bleus naturels Renards croisés Renards beige rose (renards blancs teints) compris: Renards pointés (teints) Renards rouges Martres “Baum” — 2 peaux (teintes) Martres “Baum” — 2 peaux (naturelles) Martres de Russie — 3 peaux (naturelles) Visons — 2 peaux Jeunes renards teints Loups blancs (teints) Loups gris (teints) it Croupe spécial de parures de cou en Fourrure rasée à moitié prix Prix réguliers 3.95 à 19,75.Réduits à 1.95 à 9.85 Un joli groupe de ces nouvelles écharpes Ascot et d’autres charmants modèles dans les fourrures suivantes: CALAPIN BROADTAIL BARUNDUKI TAUPE ra&^ (agneau rasé) CARACUL S os conditions de Paiements Différés sont applicables à tout achat de fourrures au montant de Ü5.00 ou plus, moyennant un supplément équitable.é’T.EATON C?.LIMITED DE MONTREAL rie une retraite fermée pour jeunes garçons dê 14 à 18 ans.Four retenir une place, sadresser au R.P.Bèllavance, au collège Sainte-Marie, Lancaster 3993.Belles fêtes à Maskinongé MAISONS D’EbUCATION Maskinongé, 14.—- Le passage à ici du R.P.Diiomèdè Gravel, O.M.I., qui venait saluer «ès oarents après sept ans d’absence et de travail dàns les missions, a donné lieu, le 21 juin, à une belle fête familiale, à une belle fêté paroissiale.C’est le R.P.Gravel •lui-rnéme qui célébra la grand’messe à laquelle assistaient plusieurs prêtres de la région; le sermon fut donné par M.l’abbé Lionel Clément qui parla de la vocation missionnaire, et M.le curé Dionis Gélinas ajouta quelques mots pour lui souhaiter la bienvenue en son nom et au nom de la paroisse.Il y eut ensuite ban Séminaire de Sainte-Thérèse Collège classique fondé en 1825 situé à 17 milles au nord de Montréal sur fa route nationale des Laurentides.Facilités exceptionnelles de communication par le Pacifique Canadien et l'autobus.Prospectus sur demande.INTRIE, 2 SEPTEMBRE.guet à la demeure de M.F.X.Gravel, le Père du R.P.Gravel.On remarquait la présence du curé dé la paroisse, M.l’abbé Dionis Géli-nas; du maire, M.le Dr Louis-Thomas Caron; de plusieurs prêtres, de nombreux parents êt amis venus d’un peu partout.ERNEST LAVICNE Organiste à St-Jean-Baptisfe Professeur de piano, orgue, théorie, solfège.958, avenue Duluth Est Tèl.FRontenac S3 U .Montréal fâchés: hélas 1 et non sans raison! Comment expliquerai-jê que je suis envoyée vers lui, et pour une chose si grave, et par ma tânte Marie la chrétienne?C'est qu'elle ne savait plus que dire, la pauvre femme, pour se défendre contre son mari!” Elle allait vite, la voyageuse, car le sifflet du vapeur avait déjà appelé les retardataires.Elle monta à bord, et trouva place à l’avant, parmi des femmes et des jeunes filles, qui rapportaient, du marché, des paniers de provisions.Un abbé ouvrait son bréviaire.Des marins de l’Etat s’en allaient en congé; une famille de commerçants de la ville, père, mère, quatre enfants jouant au "cheval échappé”, le cinquième endormi dans les bras d’une nourrice, devaient se rendre dans quèlque villa de l’ile aux Moines, ou d’Arradon, ou de Port-Navalo, dont on ouvrirait les fenêtres et balaierait les parquets de sapin, en prévision des vacances prochaines.Trois porcelets, couchés le long du bordage, et les pieds entravés, gémissaient.Tl faisait clair.L'hélice du vapeur commençait de tourner, et soulevait un gros bourrelet d’eau, quî suivait le bateau et, déferlant sur les deux bords de la rivière.courbant les roseaux et fouillant la vâsê, retombait en cascades boueuses.De plusieurs points du Mor-1 bihan, des barques venaient à l’encontre du petit vapeur: un chaland à pétrole, transportant une vache et son veau; un sinago pansu, dont les deux voiles rouges enveloppaient vingt femmes et filles, chacune ayant à ses pieds un mannequin de coquillages ou de poissons.Sur les cheveux bruns, sur les cheveux blonds, le diadème brodé des iloises étincelait.Anna, curieuse et le coeur battant, se dressa, quand les deux bateaux se croisèrent, à dix mètres l’un de l’autre.L’une des filles, entre les voiles du sinago, tendit le bras, désignant Anna, et l’on put voir la blancheur de ses jeunes dents.Mais aussitôt, la seconde voile ayant passé comme la première, pages tournées par le vent, tout disparut: les femmes, les paniers, le sourire de celle qu’on n’avait pas eu le temps de reconnaître.La rivière de Vannes s’élargissait.Sur la rive droite qu’on suivait, les villas se pressaient, et les beaux arbres au-dessus d'elles.Il y avait quelques feuilles nouvelles au bout des brancher.L’air était devenu doux.Le souffle de U mer s’alanguit en passant sur les îles.Et voici le Morbihan qui s’ouvre! Anna est debout, à l’avant du bateau, appuyée au garde-fou, au-dessus de l’ancre pendue.Elle ouvre grands les yeux, à l'image de son golfe, jardin d’iles basses ou de mince relief, posées sur les eaux calmes.Les terres inclinées forment l’enclos immense.On les peut suivre du regard, jusqu’aux brumes ià-bas.jusqu’à Locmariaquer, porte sur I Océan, goulet par où s emplissent ou se vident à moitié dix mille hes-tares de lac.Elle reconnaît son pays, la grande filie de Corentin Maguern; foute l’étendue baigne dans une clarté voilée.Le vif de l’eau est hleq, le tour des îles est pale, à cause des vasières à peine recouvertes.On ne dirait point qn il fait tant de soleil.Si, cependant! Il y a, dans la brume lumineuse, deux éclats blancs.Anna les regarde, et les salue.Ce sont les maisons de Cadouarn, sur la paroisse de Séné, et celles du village de l’Ue d'Arz.Toutes les maisons de la côte sont badigeonnées à la chaux, mais le jeu du jour est pour celles-là.(A suivre) O* journal «ot nap-ott sa No «n m* J'etrs-Dsn»» Erv.•» NontHul.par mi.\ RIKXHXK POPOT.AIR* (• rMOOSMktUM . LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 14 JUILLCT' i*3i LIGUE NATIONAIÆ COMMERCE ET FINANCE LES NOUVELLES EN RACCOURCI Le blé Proportionnellement, le marché des grains a peut-être été plus gravement atteint de la situation incertaine en Allemagne que les marchés de valeurs mobilières, hier.A Winmueg, les cours de certaines options ont dégringolé jusqu’à 2% sous le boisseau pour ensuite se reprendre en partie.L’option de juillet a clôturé à 55 3-8, tandis qu’à Chicago les cours touchaient 51 5-8.La demande pour l’exportation reste insignifiante et rien n’est venu soulager la situation actuelle.La semaine dernière, les envois de.blé dans le monde entier ont été de 13.356.000 boisseaux comparativement à 14,210,000 la semaine précédente.Les envois de l’Amérique du Nord furent de 5,853,000 boisseaux contre 6,263,000 la semaine précédente.Les cours sont si bas qu’à Liverpool on doit remonter à 1654 pour trouver un exemple de prix aussi réduit.Winnipeg Electric Le “Municipal and Public Utility Board” de Winnipeg vient d’accéder à la demande de la "Winnipeg Electric Co.” à l’effet de hausser le taux des transports sur certaines parties du réseau.La hausse équivaut à une charge supplémentaire d’une dizaine de sous par semaine pour les usagers réguliers des tramways.On calcule qu’il en résultera un revenu supplémentaire de 5156.000 pour la compagnie chaque artnée.Papeterie en faillite Par un ordre de la Cour, la “Great Lakes Paper Co.”, une filiale Ble dur no 4 de T'Ontario and Minnesota Paper”, a été mise en liquidation, hier, comme le fut la compagnie mère il y a quelques jours.La compagnie continuera de produire sous la direction de la “National Trust Co.’ de Toronto tandis qu’un comité de protection des porteurs d’obliga: lions a été formé et sera présidé ar l’ancien premier ministre, M.rthur Meighen.Sault Ste-Marie, U y a eu augmentation des transports par tous les canaux du St-Laurent et des Grands Lacs cette année, comparativement à la période correspondante de 193U.Le volume de grain transporté par les canaux du Sault Ste-Marie a été plus considérable que l’an dernier mais il y a eu une forte diminution pour les transports de minerai de fer et de bouille.Les autos Le gérant-général de General Motors of Canada vient de déclarer que le nouveau traité avec l’Australie aura probablement pour effet d’augmenter considérablement les ventes d’autos et de parties d’autos du Canada au grand Dominion du Pacifique.Autrefois, le Canada était le principal fournisseur de l’Australie pf>ur les parties d’automobiles mais ce commerce a ensuite passé aux Américains lorsque la protection dont nous jouissions en Australie nous fut enlevée.Le cuivre Quoique des efforts pour maintenir le prix du cuivre à 8 sous la livre pour livraison aux Etats-Lnis soient faits par plusieurs producteurs, d’autres ont offert ce metal a 7 3-4 sous la livre, avec option de livraison jusqu’à la fin de septembre.___ LE MARCHE DES VIVRES PRIX DE GROS A MONTREAL GRAINS (Prix au boisseau nour commandes par wagons).Blé dur no 3 .• • » • • • • éüô BOURSE DE MONTREAL k (Fluctuations de la matinée £ Canada Power On rapporte que plus de 4,000 porteurs de titres, dont plusieurs Importantes compagnies, ont déposé leurs titres aux mains du comité de protection, acceptant ainsi le projet de réorganisation de la “Canada Power and Paper Co." tel que suggéré par le comité présidé par l’ancien ministre des finances Dun-ning.Ces chiffres sont loin de représenter la proportion nécessaire qu’il faudrait obtenir pour que le projet soit mis à execution et il ne, reste plus qu’une journée pour faire la livraison des titres, à moins que le comité décide, ce qui n’est pas impossible, d’étendre encore le délai dans l’espoir d’induire des re- • • • • • • .41 .40 .39 .36 .33 Orge no 3 Orge no 4 .Orge no 5 .Avoine no 3 p Avoine d’alimentation no 1 r akines (Pri* au boisseau.Escompte de 10 sous le baril pour commandes au comptant).Première patente .Seconde patente .Forte à boulanger .f4.i.U ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris, moins 25 sous uour commandes au cnn .816.2o a G ru rouge.^17A5 ?fJHc Gru blanc * ' * foIN^ ”0 3 3 (Prix la tonne».Extra no .nC 3“ .7.7.'/.slû beurre (Prix la livre aux détaillants.) De crémerie, en boites.2s De crémerie, on blocs.-4 FROMAGE De Québec D’Ontario .12 Mi .13 (Prix la lants.) Spéciaux Extras OEUFS douzaine aux détail- tardatairës à revenir sur leur première décision., On rapporte d’autre P»rt que M.Hubert Biermans, ancien président de la “Belgo”, continue de s’opposer au projet et qu’il renouvelle aux porteurs de titres de cette compagnie de.ne pas déposer leurs obligations ni leurs actions.Il affirme de nouveau qu'en moins de trois mois il se fait fort de remettre cette compagnie sur une hase d'affaires et il prétend que légalement la compagnie peut reprendre son individualité facilement.Pacifique Canadien icuuua .- Ces prix sont pour les oeufs livrés dans des cartons.Les oeufs en vrac se vendent 2 s.de moins la douzaine.VOLAILLES Prix la livre aux détaillants uour volailles plumees de la qua: dté “A”.Les prix pour la qualité "B” sont de 4 sous plus bas).Poulets à rôtir .3' à .41 Boules.Z- , 4,i Dindons .37 a .4( Jeunes canetons .Canards à rôtir .••••••••••*• ¦*' POMMES DE TERRE Nouvelles, 80 Ibs.^ Green Mountains, 80 ibs .28 .26 .22 .20 Nouvel accord commercial Liste des produits canadiens si australiens affectés par des droits spéciaux Ottawa, 14.(D.N.C.) - Le nou- vel accord commercial canado-aits-tralien comporte deux céd lies qui fixent des droits spéciaux pour certains produits australiens qui viennent au Canada, pour certains produits canadiens qui vont en Australie.Pour tous leurs autres produits, les deux pays se reconnaissent réciproquement te régime de préférence britannique.Nous donnons ci-dessous la liste des produits de l’un et l’autre pays affectés par les droits spéciaux.Voici d’abord les droits canadiens sur certains produits d’Australie: Viandes fraîches, boeuf, veau, mouton et agneau, trois cents la livre; viandes en conserve, volaille ou gibier, extraits de viande et boeuf fluide, 15% ad valorem; Hè vres gelés, pour la nourriture des renards, en franchise; oeufs dans leur coquille, en franchise durant les mois de janvier et février et larif de préférence durant les au très mois; oeufs entiers, ou jaunes ou flancs d’oeufs, 5 cts la livre; fromage, 1 c.la livre; beurre, 5 cts la livre; houblon, 6 cts la livre; suif, en franchise; riz, à l’état natu rel, en franchise (si le gouverneur en son conseil s’aperçoit que l'Australie peut approvisionner le Canada, il sera substitué à l’article actuel du tarif relatif au riz qui admet ce produit en franchise, un autre qui imposera des droits de 25% sur le riz importé d’autres pays que l’Australie); fruits frais, abricots, poires, coing, pèches, en franchise durant certains mois et tarif de préférence pour les autres; raisin frais, en franchise durant février, mars, avril mai et juin et tarif de préférence les autres mois; pruneaux, et autres fruits séchés, en franchise; currant, en franchise, oranges, çn franchise durant mai, juin, juillet, août, septembre et octobre, tarif de préférence les autres mois; fruits préparés, abricots, pêches, poires, ananas, en franchise; cacaouettcs, en franchise (si l’Australie peut approvisionner le Canada, on remplacera le droit imposé actuellement par un autre plus élevé de 4 cts la livre sur les ea-caouettes importées d’autres pays); Sucre, d’une certaine qualité, 31.64 les 100 livres; jus d’orange, de citron et de passiflera edulis.en franchise; Brandy, $8 le gallon; Vins, 25 cts le gallon; champagne et autres vins mousseux.87.44 par douzaine de bouteilles d’une pinte; bois de marqueterie, en franchise; gélatine, 12'a% ad valorem; huile d'eucalyptus, en franchise.Voici maintenant la liste des produits canadiens inscrits à la deuxième cédule du bill: Poisson en boites, tarif de préférence britannique; farine, tarif général.Métaux et machines (Compilation de la maison L.-C.Beaubien) Ventes Valeurs 1 1 Bell Telephone .139 883 Brazilian .5 B.C.Electric "A" .!} Vz 25 Can.Car .10 Can, Car préf.•••• 50 Canada Cemenr .5 Canada Cernent préf.10 Can.tnd.Alcohol .25 Can.Pow.and Pap.180 Con.Smelting .10 Dom.Bouge 150 Gcn.Steel Wares .60 Int.Nickel .20 McColl .1343 Mont.Power .20 Nat.Breweries .25 Nat.Steel Car .3 Penmans préf.55 Power Corp.5 Quebec Power .5 Shawinigan Instruments de musique Pianos de toutes sortes et leurs parties, tarif général; Divers Aspirateurs pour l’emploi dans les ménages, tarif de préférence britannique._______ EX BOURSE LOCALE Ouv Haut Bas Midi Chang.139 -, 139 193/4 19% 19 Va 19 Va — 5/8 11 '/z — _ 11 Vz — Vz 1 1 11 183/4 — 183/4 — v» 10 Vî — — 10 Vz 89'/4 — — 89 V» IVi — — 2 Vz .05 .55 — — .55 + 98'/2 98 Vz 98 98 32 Vi — — 32Vz 3 Va 3 Vu 3 3 — Va 1344 13 3/4 13 Vz 1 3 Vz % 12 Vz — — 12 Vz 44 Vî 44 44 44 — 3/4 28 — _ 28 + 1 20 — 20 93 — — 93 46 Vi — _ 46 Vz 34 Vz — — 34 Vz — Vz 403/4 — —* 403/4 + 3/» La dette de la Grèce St-Louis .New-York .Brooklyn .Chicago .Boston .Philadelphie Cincinnati G.P.P.C, .52 31 .627 .44 32 .579 .45 36 .556 .43 36 .544 .40 39 .506 .35 46 .425 45 .413 .28 53 .346 Au National La râfle d’un Tudor Ford, organisée par l’A.A.d'A.Nationale, aura lieu mercredi, le 15 courant, à 9 heures 30 du soir.Ceux qifi ont encore des livrets en leur jtossession feraient bien de ne pas attendre à la dernière minute.C’est une bonne occasion pour les personnes qui n’auraient pas encore visité le National d'assister au tirage.L’entrée est libre.VOLUME XXH - Frank Horn est en tête Frankie Horn est actuellement e tête des jockeys dans le concom organisé à Delorimier durant meeting qui doit se terminer hint prochain.Voici le classement « la première matinée; lers 2èmcs Sèmes P F.Horn .2 1 0 Kiniry .1 1 1 V.Drake .0 1 1 Fredericks .10 0 Buckley .0 1 1 Lausch 1 0 6 O’Hara 1 0 0 Peake .j_.• 1 0 ^ W.Shaw .0 1 0 T.Wilson .0 1 0 McQuay .0 1 0 Perdomo .0 0 1 Pernia .0 0 1 Holland .ft 0 1 Compton .ft 0 1 Totaux .7 7 7 Cartes Professionnelles et Cartes d'Affaires ARPENTEURS fir INGENIEURS au Canada Marché sans intérêt Le marché local a été presque inactif ce matin et n’a présenté aucun intérêt particulier.Montreal Power a été la vedette avec un virement de quelque 1400 actions et à midi if avait reculé de 3-4 de point à 44.Brazilian a fléchi à 19 1-2 et Nickel à 13 1-2.La plupart des autres titres ne donnent lieu qu'à des transactions insifinifian-tes.^ m Sur le Curb tES COURS DE tA MATÎNEB Cour» fournis par U malion BEAULIEU * DUNCAN Valeurs Brlt.Am.OU .Home OU .Imperia! OU Imperial Tobacco Inter Petroleum Mitchell Robert UTIL.PUBLIQUES Beauharnois F Int.Util.B.MINES Arno Mines Abana Mines Amulet Don Rouyn Montreal Rouyn Noranda Premier Gold Stseoe Stadacona Teck Hughes Wright Harg.Sherrltt Gord.Moss Mines Athènes, 14 (5.P.C.et Reuter).— R parait que des membres du gouvernement sont d’avis que le moratoire Hoover d’un an devrait être appliqué à la dette que la Grèce a contractée envers le Canada pour ses achats de céréales en 1919 et en 1920.D’autre part, on apprend Sue la Grèce a décidé d’avertir la anque des règlements internationaux qu’elle ne peut pas accepter le plan Hoover parce que la suspen: sion des annuités balkaniques lui causerait un déficit important.La Grèce doit au Canada environ 86,755,000.__ __________ LE SPORT (Suite de la page 7) Championnat au Vélodrome - G'.P&ptneau, l.C.et Arpentsur.M.OslUou*.I.C.Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Rxpertfae EDIFICE THEMIS .I#, 8t-Jacqi.es ouest — HArtouf 0482 MONTREAL COMPTABLES Raymond Beausoleil, I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE — INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-Jaeques O., BA.1841 Chambre 51 a P .-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountan Immeuble des Tramways 159 Ouest, rue Craig Téléphone : HArbour 599é Ouv.Haut RXi MW.10 '« 10 >* 10 10 .50 .56 .50 V50 12 1» 12 % 12 12 9 ’* 9% 9 U 9 »8 U \ 11 % H U 11 % 14 14 14 14 5 5 4 n 4 »« 8'* 8 % 8 !?8 1/4 3 3 3 3 6 6 6 6 .20 .20.20 .20 01 .01 .01 01 .01 .01 .01 .01 18 65 18.65 18.65 18.65 70 .70 .70 .70 48 .48 48 .48 2 2 2 2 6.70 6.70 6.70 6.70 2.85 2.85 2 70 2.75 .60 .60 .60 .60 38 >,i 38 Va 38 U 38 >* AVOCATS Le marché des changes Cote des devises étrangères fournie par la maison L.-G.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change: Cours moyens le 14 juillet 1931 Comme la situation des chemins de fer ne s’est pas améliorée et que les perspectives de la récolte sont - toujours décidément mauvaises, les Virginie, no 1, loft >bs recettes du Pacifique Canadien, j .____— comme du Canadien National, ne sont pas plus brillantes que l’an dernier et il n’est pas probable i qu’aucun changement soit effectué j quant au taux du dividende qui a ! été temporairement réduit lors de j la déclaration pour le second tri- ! mestre.En d’autres termes, il .86 4.00 Bourse de New-York cour* fourni* par ta maison OEOFFRION ti CIE., tîl, rue Notr»-D*m« oue*t, Montréal^ 119»* Allied Chemical .American Can American & Foreign Power semble certain que l’ancien taux ne : wSler'’works sera pas rétabli lors de la déclara- American Tel.& Tel.MgÂjHi Anaconda Atchison Atlantic Refining Auburn Baldwin Locomotive Baltimore & Ohio Bethlehem Steel Canadian Pacific.tipn pour le troisième trimestre Nos importations d’autos Nos importations d’autos en avril se sont établies à un peu moins d’un demi-million de dollars, soit : commercial soivenw une diminution de 37 p.e.sur mars ; ^ry*?er KMotors et de 63 p.c.sur avril 1930.En liquidation La maison G.F.Morrisson and Co.qui a été suspendue de la Bourse des mines de Toronto hier et dont l’un des associés s'est suicidé, a été mise en liquidation ce matin.Les canaux À l’exception Ouv- iw, 105’» 29>-, 32 >* 48’» 176 24 W 160 105 y* 28-1.321 » 49 ns’.24>» 160 IS>« des canaux du COMPAGNIE des TRAMWAYS de MONTREAL Avis de dividende Chrysler- Columbia Gaa As ElfCtrtc Cons.Oat of New York Corn Product* Commonwealth Southern Dupont „ • ¦ Elec.Pow & Light Corp.Freeport Texas General Foods Corp.General Motors omette •• •• General Electric Int Tel ti Tel.Co.Johns Manvllle Kennerott Copper Loews Theatres .Mack Trucks i Montgomery Si Ward Nash Car Co i National Biscuit ! National Power Light ' New York Central I North American .! Noranda .Packard Motors i Pennsylvania R.R.' Philltppe Pete ! Public Service of New Je i Radio Corporation I Republic Iron * Steal ! Sears Roebuck ; Simmons Bed j Sinclair OU .Standard Brand AVIS est par les présentes donné qu'un OU of New Jersev dividende de deux dollars et cinquante standard OU of New York centt ($2.501 par action pour le trimestre Texas Çorpf finis»snt le 30 Juin 1831.a été déclaré sur ; Pacme^ le ctpttal-action* acquitté fie la Compa- unit*a Ou» improvement «île en faveur de» actionnaires inscrits j U S S^eel 1» mercredi, 8 Juillet 1931.4 4 h,ur00 Papineau Coin Mont-Royal AMherst 2123 1200 Mont-Roy Coin Detaroc CHerrier 21 lOVi Pour les éleveurs de renards Anatole Vanter, C.R. " Milwaukee.— 7 14 3 Williams, Marcum et Thompson; Polli et Manion.Le classement des équipes .rlI U *oir: CAI.292.7-W| h‘Ve.BOURASSA, LIMITEE s„cuux,.m”“1 2577, rue Notre-Dame Est ~_______ MonfrcJ' t l,.p*ul BENOIST, C.P.A.* COMPTABLE PUBLIC LICENCIE SPECIALITES: Véi if lestions munie!-pale», scolaires, commeretalci et industrielles ___ Kt-Fr»BCOta-X»vt*r - Ch.40» ^ nm MArqaetta MSB r Cours des grains WINNIPEG I Blé, juillet 55 tfe : octobre 571*; septembre 52%.Avoine, juillet 24%; sept., 52%.Avoine, juillet 24%; sept, 25%.Mais, juillet 56% ; sept.SOAs.Parties de véhicules automoteurs, j al, qui s'est tenue à impulsés par l'essence, la vapeur, ! du 28 mai au 10 juin, la Commis- i.m* 'électricité, l'huile, le gaz et l’ai- sion rte l'Exposition du Canada cool, incorporées dans le véhicule i était représentée.Le stand rnna-1 Montréal complet Carrot don limousine; taxi-cabs et autres ty- ! blic.\ ia sedtion rte la farine des J Reading pes .semblables, tarif général; '.échantillons rte pains qui ava,J‘„ * Châssis, non compris les pneus ' été fabriqués à l’Exposition au mo-^ Jerse.• et les tubes, les batteries, les pare- yen rte farine canadienne p.u un , chocs; les bougies d'allumage, lesjiirmc locale rte boulangers et < ' ressorts, et autres accessoires énu- confiseurs étaient exposes, i échantillons rtc conserves d^sau* j \> «hington su séparées, tarif général; ! dien faisait smir (jes étalages a peu ; Newark • a un muiI «siège ou à | prè* complets île «lenrees alimen- Hochestc uiblf Mège; carrovserie a capote ! lai res de toutes sortes, qui susci c- Baltinne , * .xe au transformable, IgndaiUette, pent beaucoup d’intérêt chez c pu- > Toronto.* *- -inp des Reading avaient ! Ruffalo de , Des I Philadelphie mérés, tarif intermédiaire; Engrenages pour les véhicules mon, rte haricots ¦« lar‘L llll7'7 ! ri7v»lanrt moteurs autres que les voitures de et rte lait, des ver*aies, du ,r « • .chemins rte fer ou rte Damways.; préparé, du mi.'l.du sirop rte rnl l , ¦ St-F avec leurs diverses parties, tarif gé- du sucre d'erxble, du ‘"aesron-, •! IF , 1 néral ; Parc-choc, tarif général.arachides rte» pastilles de menthe Chirago 1 el de la farine lurent aussi vendu», Boston .G.P.P.C.j .51 36 .586 .Ô0 37 .575 .46 41 .529 .47 45 .511 .42 48 .467 .40 47 .460 .39 49 .443 40 52 .368 AMERICAINE G.P.P.C.55 24 .690 .52 31 .627 44 32 .579 40 39 .5506 35 44 4 43 .31 49 .388 .29 49 .472 .28 48 368 KÇmfiagnie \4Assurancc sur h Vie SaubraarW MONTREAL.NARCISSE DUCHARME.PRESIDENT t VOLUME XXil — No 160 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 14 JUILLET 1931 LA VI E SLOLTI V t girt iMicSw Les Keystone victorieux a Rochester Rochester, 14.— Le club Reading a remporté sa quatrième victoire consécutive et la troisième, sur le Rochester hier après-midi, alors que les Ours sont sortis victorieux par un résultat de 5 à 3 dans la seule partie disputée dans le circuit de la ligue Internationale.Jordan, Boone et Willingham ont beaucoup contribué à la victoire de leur équipe, Boone frappant un coup de circuit.Résultat détaillé de la partie: NEWARK ab a.h.p.o.a.e 4 1 0 3 3 0 Nick Lutze vainqueur d’E.Ledoux L’ALLEMAND - AMERICAIN A PRIS DEUX CHUTES CONSECUTIVES SUR SON ADVERSAIRE — IL RENCONTRERA HENRI DEGLANE LUNDI SOIR PROCHAIN RENCONTRES RAPIDES H.Thomas, 2b Werber, ac .3 Boone, cd .3 Joe Moore, cc .4 Jim Moore, cg 2 B.Jordan, 1b .4 Willingham, 3b 4 Hargreaves, r .3 Harvin, 1 .2 M.Thomas, 1 .2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 10 110 0 Totaux .31 5 9 27 11 0 ROCHESTER Delker, ac Sisler, 1b .4 Fisher, cd .« 4 Pepper, cg .4 Wilson, 3b .4 AJ Moore, cc .4 Florence, r .3 J.Jordon, 2b .3 Hill, 1.3 12 5 0 1 1 10 0 0 0 10 0 0 0 0 4 0 0 0 0 Totaux .33 3 9 27 14 0 Résultat par manches: Newark .200100202—5 Rochester .000003000—3 SOMMAIRE Points sur coups de Boone, 2, Willingham, Fisher 2, Wilson, B.Jordan.Coups de deux buts: Willingham, Fisher et B.Jordon.Coup de circuit: Boone.Buts volés: B.Jordon.Sacrifices: Werber, Jim Moore.Doubles-jeux: Florence à Sisler, H.Thomas à B.Jordan; J.Jordan à Delker à Sisler; Werber à H.Thomas; Delker à J.Jordan.Laissés sur les buts: Rochester 3, Newark 6.Buts sur balles, de Hill, >4.Retirés au bâton, par Hill, 2.Coups sûrs sur* balles de Harvin, 7 en 5 manches (0 dans la sixième) ; de M.Thomas, 2 en 4 manches.Lanceur gagnant, M.Thomas.Arbi-‘res: Somers et Carroll.Temps 1.43.Un nouveau joueur pour le Mapie Leaf Toronto rencontre Montréal ce soir, au Forum, dans une joute de la ligue de crosse Internationale, et il sera à son plus fort, car en plus 'e son équipe régulière, qui a baU |tu le Canadien par 10 à 2, vendredi dernier, il aura un joueur nouveau ¦.ur sa ligne d’attaque.Scotty Martin est la nouvelle recrue des Maple Leafs.Il a toujours joué avec les Excelsiors, de Brantford.et il vient de signer son contrat avec Eddie Longfellow.Mar-:in est un Indien qui peut jouer sur la défense comme à l’attaque.Pendant plusieurs années il fut l’un des camarades de Zimmer, l’as des ompteurs des Maple Leafs.Cette paire qui s’est signalée dans les rangs amateurs va donc être réunie dans les rangs professionnels et si elle fonctionne comme autrefois les défenses devront prendre des mesures pour faire en sorte de les tenir au loin.Les Maroons ont pratiqué hier midi au Forum et Lionel Conacher a déclaré que ses hommes étaient en bonne condition et prêts à recevoir les Leafs.Comme tous les connaisseurs, Conacher a été fort urpris de la victoire du Toronto ur le Canadien, vendredi dernier, ais il a confiance que son club ourra disposer de l’équipe d’Eddie .ongfellow, même si elle est â son cilleur dans le moment.Dans la joute de ce soir, les équi-es s’aligneront comme suit: TORONTO: But, Large; défense, Burry et Plummer; centre, Denne-,.y; attaque, Spencer.White et Zim-er; substituts; Martin.Pringle, avis, Pim, Braden et Kendall.MONTREAL: But, Coutie; défense.Reeve et Clark; centre, Kerr; at-aque: Roche, Roberts et Conacher; ¦substituts: O’Regan, Spring, Penny, lorris, Smith et Stewart.A CORNWALL Pendant que Maple Leafs et Ma-•oons se feront la lutte au Forum, es Bleu-Blànc-Rouge feront leur iremière> apparilion à Cornwall îontre les’ CoRs.Newsy Lalonde est nin d'être découragé de la tenue dies hommes vendredi dernier à To-onto.Il dit qu’ils se ressentaient nrorc des effets de leur dure parie contre les Marnons, mardi der-lier, et il est convaincu qu’ils fe-ont meilleure figure que contre oronto.LaSalle invincible Dans une rencontre intéressante du commencement jusquà la fin, Nick Lutze, l’Allemand-Américain, a battu Eugène Ledoux, lutteur ca-nadien-français de l’Ontario, en prenant sur lui deux chutes consécutives en 31 m.50 et en 12 m.20 devant une assistance de près de quatre mille personnes.Ledoux a livré une rencontre enlevante à son adversaire et il l’a mis en plus d’une circonstance en fort mauvaise posture.Les spectateurs, au cours de la première reprise, ont cru que Ledoux prendrait une chute.Lutze était épuisé par des séries de prises de tête et de colliers de force; il se tenait à peine sur ses jambes.Il a montré un sang-froid extraordinaire en fonçant sur le Canadien français pour lui appliquer le coup de bélier et le faire reculer.Lutze était ^incontestablement le plus scientifique des deux lutteurs dans l’arène.C’était la science aux prises avec la force.Ledoux a fait preuve d’un grand courage en résistant aussi longtemps à un adversaire qu’on considère actuellement comme l’un des plus dangereux poids lourds.Il .n’y avait que deux livres de différence entre les deux hommes, Lutze pesant 208 livres et Ledoux, 210.L’Allemand a triomphé à la première reprise grâce a un coup de bélier appliqué au bon moment.Ledoux, affaibli, fut pour lui une victime facile.Il le souleva dans ses bras pour le précipiter ensuite au matelas.La deuxième reprise ne dura pas longtemps.Lutze laissa son adversaire se fatiguer.Il le souleva dans ses bras, comme Ledoux était occupé à lui appliquer une série de colliers de force, et il le lança au tapis pour lui coller les épaules.Les amateurs présents ont admiré le courage de Ledoux et la grande science déployée par Lutze.La semi-finale entre Glen Wade, 205 livres, et Alfred Mercier, 205 j livres, a été un véritable régal.Le Franco-Canadien l’a emporté grâce au coup de bélier qu’il applique de merveilleuse façon.Il a pris la chute en 40 m.18 s.Les deux lutteurs s’étalent jusque là partagé les hon-nfeurs, s’appliquant réciproquement des prises fort difficiles.Mercier semblait sortir avec.plus d’aise des bras puissants de Wade que celui-ci n’en avait à se défaire des ciseaux du Franco-Américain.Le combat était rapide et les deux lutteurs, agressifs.Mercier, lorsqu’il se vovait serré de trop près, ripostait par des coups de tete qui faisaient fuir l’Américain.Ces dangereux coups de bélier devaient finir par faire effet.L’Américain, solidement atteint au ventre, s’écroula au matelas et Mercier n’eut pas de difficulté à lui river les épaules au tapis.Un autre combat fort mouvementé a été celui qui mettait aux prises Al 'Morelli, 204 livres, et Boris De-mitroff.200 livres.Ces deux-là se sont livré un rude assaut.L'Italien s’est révélé très populaire avec les amateurs alors que le Grec s’est attiré des protestations à cause de ses manières déloyales de se comporter dans l’arène.Morelli ne s’en est pas laissé imposer par Demi-troff et lorsque celui-ci portait des coups incorrects, l’Italien ne tardait pas à le ramener à la raison par quelques taloches retentissantes qui claquaient comme des coups de fouet.iMorelli, pour remporter la victoire, s'est servi de coup de bélier.Son adversaire, rudement atteint, s’est écroulé au plancher.L’Italien l’a alors soulevée dans ses bras pour lui coller les épaules par un écrasement général en 15 minutes.Dans une préliminaire de 20 minutes, le comte Zarynoff.198 livres, et André Adorée, 195 livres, ont fait partie nulle.Ce fut le combat le plus rapide de la soirée et les : deux lutteurs se sont révélés des i artistes incomparables.Ils ont presque toujours lutté sur leurs pieds et les prises à terre ne duraient pas longtemps.Très souples tous les deux, ils bondiv saient et accomplissaient de vé.ritn-blos tours d'acrobates‘‘pour se dégager.Ils ont été en mauvaise posture chacun leur tour mais la différence entre ces deux hommes n’était pas assez considérable pour que f’un des deux pût triompher de façon définitive.Les promoteurs ont annoncé que Nick Lutze, à la suite de sa victoire d’hier, rencontrerait Henri De-glane, champion du monde, dans un match revanche, lundi soir prochain.!*• titre sera en jeu.acmiittés de leur tâche sans diffi-eulté.Résultat par manches: Coulombia LaSalle .100 000 020—3 9 000 104 03x—8 15 1^ LaSalle a continué sa marche I riomphalc en disposant du Cou-mabia Limitée par le résultat de j à 3 dans une partie des plus contestées.Bill Tarte et Bédard se ont livré un beau duel jusqu’à la ixième manche, alors que le La-alle accumula plusieurs coups ûrs entremêlés de quelques er-eurs, pour lui assurer la victoire, our les vainqueurs, outre Bill ’arte, qui se distngua tant au hamp qu'au bâton, il serait injus-e de ne point mentionner le beau ravail de Boudhcr, Martineau et etit qui se sont montrés les frap-urs les plus dangereux de la ournée.Au champ.Couillard, Du-ordt et Martineau onl eu le plus 'rt de l’ouvrage et ils se sont tous Batteries: Tarte et Nerron; Bédard et Williams.Arbitres: Jimmy Doyle et Desève.Assistance considérable à Delorimier Le Montreal Driving Club a fait hier l’inauguration de se dernière réunion qui doit être tenue à la piste de Delorimier avant la disparition de ce populaire hippodrome et l’assistance était très considérable pour cette matinée d’ouverture.Les dames étaient admises gratuitement et elles ont répondu en grand nombre à l’invitation de Catta et Léo et le fait d’avoir diminué le prix d’admission a également eu pour effet de permettre aux fervents du turf d’assister à leur sport favori.Le handicap d’inauguration, la principale épreuve à l’affiche hier, a été gagné par Hogarty, de l’écurie P.M.Catalano, qui a battu Talky et Stylish Mack, qui ont fini dans l’ordre de mention.Turkey’s Neck, conduit par Frankie Horn, a établi un nouveau record pour le mille et un furlong parcourant la distance en 1.59.Le jockey Horn a décroché les honneurs de la journée avec deux victoires gagnant les première et dernière courses.PREMIERE Course.Cinq fur-longs.Quatre ans et plus, à réclamer.Bourse S400.Temps 1m.04 2-5 sec.Southland Chief, B.Horn, 110.Cootie, F.Kiniry, 110, Sucrose, V.Drake, 110.Sun Lvn, R.Feeney, 110.Mortal', T.Wilson, 110.Gilden Brown, A.Parker, 110.Tops Breslaurer, J.McQuay, 113.Reighburn, R.Holland, 113.Pari de $2.00 sur Southland Chief a rapporté $9.75, $5.50, $4.-20; Cootie, $8.30, $7.55; Sucrose: $5.55.— Retirés; Hanky Rice, Colonel Seth, Toiler, Buction,.Illumine, Maid Sketch.DEUXIEME Course.Cinq furlongs.Trois ans et plus, à réclamer.Bourse $400.Temps: 1.04 4-5.Morning Beams, F.Kiniry, 118.Mount Daisy, T.Shaw, 115.Morlynn, O.Pernia, 109.Crispie Seth, J.O’Hara, 118.Ardsley, F.Horn, .109, Venline, V.Drake.115.Lady Assagai, J.Connors, 118.Ritzy, R.Holland, 115.Pari de $2 sur Morning Beams: $6.75, $4.10, $3.40; Mount Daisy: $9,65, $5.40; Morlyn : $4.65.— Retirés: Lily Sue, Winsome, lotal.Rose Spot.May Bar, Vivian Wright.TROISIEME Course.Six furlongs et demi.Trois ans et pkis, à réclamer.Chevaux canadiens.Bourse $500.Temps: 1m.25 4-5.Magna Charta, H.Peake, 112.Mananna.T.Wilson.112.Nipigon, F.Kiniry.112.Peace Rock, L.Wilson, 110.Jug of Gold.H.Laftisch, 107.Hoplite, T.Romano, 112.Tuathal, N.Barr, 112.Arrant Jade, V.Drake, 110.Pari de $2 sur Magna Charta : $10.65, $4.00.$2.60; Mananna: $3.-20 et $2.45; Nipigon: $2.50.Le Double quotidien a rapporté $46.25.Retirés: Bright Orb, Capitol, Collar Ada Rose, Retainer, Lorrainé M., Probate.QUATRIEME Course.Un mille et 70 verges.Quatre ans et plus, à réclamer.Bourse $400.Temps 1m.51 1-5 sec.Miss Sand.J.Fredericks.108.Flashing Gem, R.Buckley, 116.Kentucky Colonel, Compton.110.Epigram.T.Romano, 108.Nine Sixty, L.Ewing, 105.Raffling Star, F.Horn, 113.Domineer, R.Holland, 113.Pari de $2 sur Miss Sand: $21.-05,.$9.10, $5.25; Flashing Gem: SO.TjOi $3.10; Ken lucky Colonel: $4.00.— Retirés: Daisy Ruck.Davenport, Dixie Star.Dr Mayer, Charge On, Immortal, Grey Abbess.CINQUIEME Course.— Six furlongs et demi.Trois ans et plus.Bourse Inauguration, $600.Temps, lin.24 3-5.Hogarty.H.Lausch, 109.Talky.F^ Horn, 109.Stylish Mack, R.Holland.112.Andresito.A.Perdomo, 112.Crittale, V.Drake, 109.Bold Robin.C.Compton, 11_2.Saratoga Maie, Sullovey.115.Gallopette.W, Shaw, 101.Pari de $2 sur Hogartv: $6.50, $3.95.$2.95; Talkv: $9.10.$4.00; Stylish Mack, $3.25.Retirés;.Red Blaze.Glee Club, Eleusagon, Rock Crusher, Daisy Fair, Henrv Horton.SIXIEME Course.Un mille et 1-16.Trois ans et plus, à réclamer, Bourse $400.Temps : 1m.52 1-5.Golden Play, J.O’Hara, 95.Inia Hat.V.Drake, 109.Al Livingston, A.Perdomo, 112.Amourette, H.Lausch, 99.Attire, T.Wilson, 105.Slaccado, F.Horn, 109.Mannite, J.Kennedy, 99.Pari de'$2.0Q sur Golden Play; $21.20, $8.05, $4.55; Imn Hat: $4., $2.95; Al Livingston, $3.90.— Retiré; Highland Chief.SEPTIEME Course.Un mille et 1-8.Quatre ans et xdns à réclamer.Bourse $400.Temps jm.59.Nouveau record de piste.Turkey’s Neck, F.Horn, 108.Sanction.J.McQuay, 113.Granite Dust.R.Buckley.111.Ardmore, V.Drake.110.First Edition, IT.Peake.Ill, Sam Slick, J.Fredericks, 110.COURSES AD PARC DELORIMIER JUILLET 13 au 20 inclus lire COURSE 3 P.M.(Heure Avancée) ADMISSION $1.10 (Taxe ineluie) Let damt) feront let du Club tout !m jourt, wmrdl meptd.RETIRÉ au MARBRE Æ4' (ihm Hé, Babe!.Un Point—UN POINTI Rien qu’un point.Hé toi, au troisième, Kelly .Prends une avance!.Pars en même temps que son bras .Surveille-le, Babe!.Il faut qu’il la lance dessus cette fois-ci.Un point—rien qu’UN, c’est ce qu’il nous faut.Maintenant, Babe!.FRAPPE A TA FORCE! L’arbitre — “Strike Th-r-r-ee!” Le frappeur est retiré.“Bien .Bien! .Donne-moi une Winchester.” CIGARETTEJ Chester D'Un Mélange Parfait 20 Impossible, F.Kiniry, 110.Thistle Beauty, N.McCabe, 113.Pari de $2 sur Turkey’s Neck: $5,00, $2.85, $2.55; Sanction: $4.-05.$2.80; Granite Dust: £3.00._ Retirés: Paul G.Pygmalion, Alloy, Rosinante, Song and DanceA Many, Fair Lad.Le tournoi de la police au Stade McGill Son Excellence le gouverneur général du Canada, lord Bessborough.s’est dit enchanté de pouvoir accepter l’invitation de l’Association athlétique de la police de Montréal d’assister à son tournoi, le mercredi, 15 juillet, au stade de l'Univer-,sité McGill, avenue des Pins ouest.Le gouverneur général, ses aides-de-camp, et sa suite, occuperont une loge spécialement décorée qui sera située au milieu de l’estrade, bien en vue du public et devant laquelle flottera le drapeau du gouverneur.Son Excellence sera reçue à l’entrée de sa loge par le directeur du service de la police de Montréal, M.Fernand Dufresne, et son état-major, le président de l’Association athlétique de la police, l’inspetfteur Bélanger, et les directeurs de l’Association.Tout est pratiquement complété dans l’organisation du tournoi qui sera le 34ème depuis la fondation de l’A.A.A.P.M.11 y a vingt-deux événements au programme, et c’est donc dire qu’il faudra se ren- dre au Stade du McGill aussi à bonne heure que possible.L’on est prié de prendre note que le public qui assistera au tournoi devra entrer par la rue Université, les autres entrées au terrain étant réservées.Les jeux commenceront à 1 heure 30 précise.De nombreux prix seront présentés aux vainqueurs des différents événements.Parmi les généreux donateurs de ces prix, citons M.le directeur de la police, Fernand Dufresne, le club de hockey Canadien, M.Antoine Despaties, contrac-teur, M.Charles Gauthier, tavernier, et nombre d’autres.Coups de circuit LIGUE INTERNATIONALE Boone, Newark., 1 LIGUES MAJEURES Cochrane, Athletics.1 Foxx, Athletics 1 Williams, Athletics .1 Simmons, Athletics.1 Haris, Senators.1 Kuhel, Senator:;.1 LES MENEURS Gehrig.Yankees.23 Klein, Philies.23 Ruth, Yankees ., .21 Foxx, Athletics.18 Averill, Indians.16 Ott, Giants .15 Hornsby, Cubs.14 Ariel, Phillies.14 TOTAL PAR LIGUE Américaine.317 Nationale.302 Total ."dig LES MEILLEURS FRAPPEURS G.AB.R.H.Pet.Morgan, fnd.66 222 47 88 .396 Ruth, Yanks .69 248 70 95 .383 GosJin, Browns 76 297 58 109 .367 Klein, Phillies .81 328 77 118 .360 Davies, Philies 71 225 18 81 .360 Hcndirck, Reds 65 250 37 86 .352 (Voir aussi nage six) i STADIUM- DEMAIN à 4 h.«p.m.avec JERSEY-CITY LA CROSSE au FORUM CE SOIR, à 8 h.45 TORONTO MONTREAL Admli^lon r^néraJ*.-'O (entrée rue 8t-Luc>.«lèses léSPrvé», .75, *1.00 Biéee# lofev *1.5(1.Taxe rompmr.fMlleU mxintMVtnt en vente.CHEZ NOUS-“La Pelotte Noire” ¦’"Vft'ïSrc A l’époque d«« début- de U Mol»on et durant tout le dix-hiittlème aiècle, la “pelotte noire” était un Jeu très populaire dan- la province de Québec.Nombre d’ancien» daiven t même encore ae rappeler Ira joyeunes partie» auxquellen elle donnait lieu.Le jeu ae jouait entre deux équipe» de aix( l'une étant au bâton et l'autre au champ.A pré» que troia homme# d'un cûté avaient frappé chacun troia balle» au vol, lea équipe» changeaient de po»ition.Chaque balle attrapée au vol comptait pour un point en faveur de l'équipe au champ, lea gagnant# étant ceux nui attrapaient le plua grand nombre ,de ha lira durant une période de temps fixée d'avance.La balle était lancée & l'homme au bâton par un joueur de aa propre équipe.MOLSOIV LA BIERE QUE VOTRE ARRIÈRE-GRAND-PÈRE BUVAIT PONDES A MONTREAL EN 170« Montréal* mardi LE DEVOIR 14 juillet 1931 Le centenaire des Clercs de Saint-Viateur (Suite de la 1ère page» dans le siècle qui commence ce que nous avons été dans le siècle qui s’achève, des Clercs paroissiaux ou Catéchistes de Saint-Viateur.Le R.P.Latour rendit ensuite hommage aux évêques et au clergé canadien, "les bienfaiteurs ecclésiastiques” de l’Institut; il eut un mot délicat pour chacun des évêques et dès dignitaires présents.Tour à tour, M.le chanoine Harbour, Mgr Laflamme, S.Ex.Mgr Desmarais, Mgr Filion et Mgr Le-pailleur prirent la parole pour louer l’oeuvre accomplie dans la province par les Clercs de Saint-Viateur et pour leur exprimer les sentiments de reconnaissance et d’admiration de leurs diocèses respectifs.Le programme musical comprenait quelques morceaux de fanfare exécutés par le corps de musique des Zouaves sous la direction de M.J.-A.Contant, et une cantate spécialement composée pour la circonstance, oeuvre du R.P.Lamarche, C.S.V., et du R.F.R.-C.Lari-vière, Ç.S.V.Le R.P.Latour Excellences, MesSeigneurs, Messieurs, Le sens de la famille me parait être le plus fort, le plus résistant et le plus capable de produire le bonheur.La raison de la sociabilité de l’homme tient à son infirmité native.Mais quand il veut se soumettre aux inconvénients de la vie en commun, l’homme y trouve une compensation si riche qu'il en oublie ses renoncements et ses sacrifices pour ne songer plus qu'au bonheur exalté par les Saintes Ecritures: Quam bonum et quam jucun-dum”.Sous la pression du besoin que l’homme le plus fort physiquement et le plus friand de liberté éprouve de n'êtrè pas seul, il se choisit une compagne et se fonde un foyer.Jeune encore peut-être, il entrevoyait les douceurs de la vie familiale et les moyens qu’elle assure de passer avec honneur sur cette terre, et d’y bien servir le Seigneur.C’est la loi ordinaire, une loi de nature que le christianisme a perfectionnée, sans lui retrancher la moindre faculté de s’imposer aux humains.La famille existe donc pour la conservation de l’espèce humaine et sa multiplication, mais non moins pour le bonheur et le progrès de l’humanité.La famille est la cellule vitale et si puissante par elle-même, qu’elle peut, à la rigueur, suffire à toutes ses nécêssités.Mais, hélas! en pratique, les familles sont plutôt rares qui remplissent de façon parfaite toutes les conditions posées par la philosophie.Bien souvent, pour ne pas dire toujours, une famille réclame l’assistance d’une autre, ney.Queries, Donnet, Dufêtre devisaient aux moyens d’organiser la charité secourable à la misère des enfants.Au soir même de leur or- nés Clercs de Saint'Yiat1furDc(Jri’,l}u dination, tous s’élancèrent dans la carrière, DonneL devient cardinal.Dufêtre fut créé évêque, Vianne^ fut le curé d’Ars, Colin fonda la Société de Marie, Champagnat les Frères Maristes, et Querbes devint curé de Vourles, petit village dans la banlieue de Lyon.11 ne ménagea rien pour relever de leurs ruines et son église et les âmes.Mais souvent, au cours des nombreuses heures solitaires qu'il passait devant le Très .Saint Sacrement, consumé du feu sacré de la charité de Jésus pour les pauvres pécheurs, et du 1 zèle divin pour les pauvres enfants auxquels, sans vergogne, on n enseignait que l’erreur et le vice, le pauvre curé se disait : "Si j avais quelqu’un pour m’assister en mon ministère".Le sens de la famille qui parlait en son âme.L isoler ment lui pesaiti il se sentait acca- M.le chanoine Harbour évoque j ¦ • *, ensuite deux grandes figures qu CnqUetC SUT ont uni Je diocèse de Montréal et .i'»___ Cnini.viatpur rom me I Uavid et Jonathas: le R.P.(Juerbes et Mgr Ignace Bourget.11 fait allusion à la correspondance qu’ils échangeaient et que 1 on a conservée à l’archevêché.Il termine en relatant la visite de Mgr Bourget chez les Clercs de Saint-Viateur à Vourles.L’évèque de Montreal demandait aux quelque quarante membres qui constituaient alors la congrégation naissante lequel d'entre eux serait prêt à le suivre au Canada.Tous levèrent la main a l'exception d’un seul.S adressant à lui, Mgr Bourget lui prédit que ce serait lui qui viendrait au Canada.Et c’était le Frère Etienne Champagneur, le fondateur de ITns-tilut aji pays.Mgr Laflamme Mgr Laflamme rend hommage à la mémoire du regretté cardinal blé de besogne’il souhaitait miel-j iiouleau qUi aurait sûrement désire qu’un qui fût son confident, son ami son frère, qui partagea» son labeur, sa prière, ses veilles, son PV» et sa demeure, quelqu’un qui communiât â son idéal d’apostolat et voulût à son tour porter aux âmes le feu sacré de l’amour de Dieu.Quelques jeunes gens vinrent a lui, il les reçut en son presbytère, les instruisit, les forma à enseignement.Ce presbytère fut la premiere école normale des Clercs de M-Vialeur, et l’une des premieres aussi dans le beau pays de hrance ravagé par les révolutionnaires.Ce modeste presbytère préptrait des maîtres chrétiens pour^les^eü- rendre un hommage personnel a une congrégation aussi méritante qui u consacré un siècle à l’apostolat fécond atisfaire à l’obligation du service de Dieu et de gagner le Ciel, il n’est pas surprenant que dès les premiers siècles de l’ère chrétien-ae, sitôt que l’Eglise commença à respirer l’air de la liberté, elle organisa le soin des pauvres et des malades, le soin des enfants et des vieillards, l’assistance et le soulageaient de toutes les souffrances.11 a’est pas une larme que l’Eglise n’ait essuyée, pas un coeur que .’Eglise n'ait consolé, pas une misère que l’Eglisè n’ait soulagée.Le mondé civilisé par les Apôtres aurait pu goûter tous les avantages de la vie familiale sûus la protçction de cette Mère des vi-vâpts.Hélai! Hélas! (il serait trop long d’en esquisser les nliases) les oeuvres de l'Eglise furent bientôt contrariées, son action charitable entravée^ ses corporations détruites ou paralysées; et le monde, pour compléter sa misère doctrinale du libre examen descendit d’un pas rapide à l’individualisme le plus abject que les revolutions puissent inventer.La France était un immense champ de ruines et de mort.Les enfants et les jeunes gens croupissaient dans une complète ignorance de la vé.rité, grandissaient dans la haine de l'Eglise et ne djHivgient d’autre espérance que çfUe dont les bornes sont plantées au cimetière!.Ames d’spôtrcs Sur plusieurs points du territoire français, des âmes d’apôtres regardaient l’horizon, et comme jadis les prophètes, ils appelaient un sauveur.Colin.Champagnat, Vian- Rcunion de la St-Vincent de Paul Il y aura reunion et pèlerinage de la Société Saint-Vincent de Paul, à l'occasion de la St-Vincent de Paul, dimanche prochain, le 19 courant.Messe à 8 heures 30, au collège Notre-Dame, en face de l’Oratoire St-Joscph.Après la messe, le petit déjeuner sera servi, témoin tous nôs morts, et Vaffirme i suivi d’une réunion générale dans sans crainte de me tromper q.Pils | la.salle du collège Le tout, se ter-St"'»™, ni,us avoir arhriè à vUI.X'VM ^ * prix la récompense qui, par votre ’ 1 e M Josepn indulgente bonté, dépasse infini-ment les mérites de nos efforts et j de nos labeurs.Excellences, Mes- , seigneurs, Messieurs, veuillez eroi- j re que nous ne mentons pi«s lors- ; que nous vous renouvelons notre j promesse de fidélité à vous aider j et vous servir de notre mieux.En France, en Belgique, en Espagne, au Canada, aux Etats-Unis, en Chine.partout où nous appellera le bon Dièu par la voix des évêques et des prêtres, nous courrons sans retard et nous ne cesserons jamais d’être dans le siècle qui commence ce que nous avons été dans le siècle qui s'achève, des Clercs paroissiaux Ou catéchistes de Saint-Viâteur.M.le chanoine Harbour Un autre témoin, M.Clare Moyer, avocat d’Ottawa, a dit au comité que, le 4 avril 1928, il a acheté 800 actions dans l’entreprise de Beauharnois pour M.Winfield B.Sifton.M.Moyer avait acheté pour lui-même une action, mais il était déjà au nombre des premiers souscripteurs.fl se trouvait avoir fait le placement nécessaire pour être gerant du syndicat.Par la suite, il acheta pour son client 800 autres actions, puis 1.600 autres.M.Sifton mourut, en juin Conformément à des instructions qu'il avait données, M.Moyer, en octobre de la même année, transporta les 3,200 actions à M.J.B.Ebbs, avoué d’Ottawa.M.Moyer a ensuite laissé entendre que ces 3,200 actions n entraient pas dans la succession.Son client lui avait donné l’autorisation de faire certaines choses lorsqu il recevrait certaines instructions et c'est M.Ebbs qui lui donna ces instructions, qui aboutirent à la remise des actions à M.Ebbs, le - octobre 1928.— Faut-il comprendre que les actions n'apparienaient pas à M.Sifton?a demandé M.White.— Je crois qu’elles lui appartenaient.- Alors elles faisaient partie de la succession.— Non.elles ne lui avaient ete fourni que pour la vie.M.Moyer a expliqué qp’il a reçu groupe Roberts.Il fit plusieurs visites à M.Sweezey.Au cours de ces visites, il lui offrit des actions pour seulement 50 sous l’action.L’option qu’il avait sur les intérêts Robert avait été cause d’un procès que le groupe Robert gagna.M.Sweezey craignait un appel.11 ferivit à M.G.Aldéric Raymond, propriétaire des hôtels Windsor et Queen, à Montréal.11 lui écrivit parce que M.Raymond et lui avaient dejà discuté ensemble du projet de Beauharnois.11 avait rencontré le sénateur Raymond, frère de M.Aldéric Raymond, une seule fois avant cette époque.U ne réussit d’ailleurs pas à obtenir de M.Aldéric Raymond que celui-ci achète tüü actions de $1,000 chacune, dans le projet.Interrogé alors atf sujet de certains passages de sa lettre à M.Aldéric Raymond, dans lesquels il disait qu’il y avait deux ou trois individus qui pouvaient à la fois fournir des capitaux et exercer de l’influence politique, M.Sweeaey a répondu ne pas se rappeler les noms des individus auxquels il pensait à ce moment-là.M.Sweezey a ensuite expliqué que le sénateur McDougald n’a pa£ été au nombre de ses premiers associés.Il choisit M.F.B.Jones parce qu'il était combatif et qu’il avait de l’argent.Après l’enrôlement de M.Jones, pour la première fois il a demandé au gouvernement de Québec une charte amendée.A ce point, ü y a eu intervention de M.Lucien Cannon, ancien solliciteur général, qui est chargé de surveiller les intérêts du gouvernement de Québec à l'enquête.M.Cannon a dit qu’il ne s’objecte pas à une simple énonciation de faits relatifs au consentement d’une charte par la Législature de Qué-bec, mais que “s’il y a lieu de faire j enquête sur ce qui s'est passé à Québec, cela ressort d’un corps responsable, la Législature de Québec, et non du parlement fédéral.” M.Cannon a ajouté qu’il s’objecte à ce que l’on demande au témoin qui il a vu à Québec.La première demande de charte à Québec a été formulée en 1927 et aboutit à un refus, probablement attribuable, a fait observer M.Sweezey, à l’influence du “talent légal représentant les intérêts" opposés au projet de Beauharnois.L’année suivante, eut lieu la seconde demande, qui a été agréée, les ingénieurs au service du gouvernement de Québec ayant reçu, dans l’intervalle, des informations plus com piétés sur le projet.A ce point M.Morin a interroge M.Sweezey sur les rapports du sénateur Raymond avec l’entreprise.Le témoin a affirmé ne pas se rappeler si le sénateur Raymond a eu des intérêts dans l’entreprise avant la première ou avant la seconde demande à la Législature québécoise.Mais en cherchant dans les registres de la compagnie.M.Morin a constaté que le “Crédit Général du Canada” a demandé 800 actions en mars 1928.M.Sweezey a fait observer que lui-même ne savait pas pour qui cette demande était faite, mais qu’il croit qu’elle était faite pour MM.Donat Raymond et Noe Timmins.Le secrétaire trésorier de la corn- j pagnie, M.H.-B.Griffith a été interrogé sur ce point, mais il a ai- j firme ne pas savoir exactement j pour qui agissait le "Crédit Général i du Canada”.Il croit toutefois que j le sénateur Raymond était du nombre de ceux pour qui agissait le “Crédit”, parce que le sénateur Ravmond avait l’habitude de téléphoner régulièrement pour se maintenir au courant du progrès de l’organisation.M.Sweezey a alors dit qu’il venait de se rappeler que dans une conversation le sénateur Raymond lui a dit qu’il était toujours prudent lorsqu’il était sur le point d’effectuer des placements, qu'il ne voulait pas que son nom fût révélé avant qu’il fût sûr qu’il n’aurait pas honte de ses relationis, et qu il ne voulait pas emmener ses amis à faire de mauvais placements.CHEZ DUPUIS Rues Ste-Catherine — St-André— Demontigny St-Christophe — PLateau 5151 Le même soin qui préside à is sélection d’une robe doit vous guider dans le choix d’un COSTUME DE BAIN Il faut allier l'élégance au confort sur la plage Venez faire votre plllvi choix pendant que notre assortiment est le plus com- I -y?* plet.Grande variété de nuances vives, unies ou avec dessins fantaisie.Les célèbres maillo' JANTZEN i out aussi léger qu'un article de lingerie, quoique confectionné de pure laine très soyeuse, le maillot jANT-ZEN est le préféré des élégantes.Tailles: 34 à 44.CHACUN, 5.50.6.00 Nouveaux costumes de bain-une ou deux pièces Marques KNIT - TO - FIT, EMPIRE, REGENT, HOLLYWOOD, etc.Choix de rayures horizontales, appliques fantaisie, etc.Tailles 34 à 42.SPECIAL, chacun, 1.98 i 4.98 Costumes de bain pour fillettes de 2 a 14 ans Costumes 1 ou 2 pièces, en tricot tout laine.Choix de nuances de rouge, vert, bleu, rouge et noir.Costumes 2 pièces avec ceinture.Prix ord.1 98 et 2.49."j CQ Spécial, chacun .DUPUIS FRERES—au deuxième W Longues négociations M.Sweezev a dit que les négociations ont été longues à Québec.L’amendement obtenu à Québec donnait à'la compagnie le droit de creuser un canal entre les lacs M-Fraoçois et Saint-Louis de préférence à l’utilisation de lr rivière Saint-Louis, comme le voulait le » i varices.SPECIAL, chaque article certaines son,me» d.I» compa«me I Saint-Louis, comme i.souoo., de "Beauharnois, noue services ren- projet originel.L opposition venan dus II a été nayé par l’entremise d’intérêts financiers ^ hydro-élec- uu - * - ¦ ‘ ! trioues qui, ne pouvant obtenir 1 ex-j ploîtation de Beauharnois^ ne voulaient pas que d’autres l’obtinssent.V M.le chanoine Harbour déclare qu’il apporte à l’Institut centenaire l’hommage de reconnaissance et les meilleurs voeux de l’archevêque et du diocèse de Montréal.11 regrette l’absence forcée de Mgr l'arche-vêque-ciadjuteur, mais il est heureux de le représenter car c’est au collège Bourget, chez les Clercs de Saint-Viateur qu'il a reçu son éducation il y a exactement un demi-siècle.Quinze écoles ou académies une excellente parojase, une maison pour les sourds-muets; voilà quelques-unes des oeuvres des Clercs de Saint-Viateur dans le diocèse de Montréal.Après cela, le dioéèse cle Montréal ne pouvait manquer de faire entendre sa voix au milieu de concert d'éloges qui monte vers l’Institut centenaire.Croisière à un prix d'aubaine Le lecteur trouvera dans une autre page l'annonce d'un vayaqc, à bord du Duchess of Atholl, d'un prix d'une modicité rare, soit $70 pour une croisière de Montréal à Xew-York, deux jours dans cette ville, hébergement et visite en autocar compris, retour en bateau tout le long de l'Hudson, puis via Albany par les lacs Georftés el Champlain.formant un total de sept jours, dont seulement trois heures en chemin de fer, (de Plattsburg A Montréal) , Xous avons retenu, avant-hier, des cabines devenues libres et déjà près de ta moitié des places sont prises.Elles sont de premier choix sur les ponts .4 ef P et valent, pour le seul trajet Montréal-Xew-York, autant, gnelques-unes plus, que le prix que nous demandons pour le voyage complet.Le départ a lien de Montréal le 21 juillet.C’est une aubaine rare.Pour en profiter il ne faut pas tarder à s’inscrire.Le Devoir, Service des Voyages, 430 Xotre-Darne est, Montréal, de la corporation de placements Marquette.Jusqu’à présent il a reçu (Te la compagnie de Beauharnois 121.000.pour travail et dépenses.Le syndicat de Beauharnois a utilisé son bureau &.Ottawa moyennant lover, et cela avant qu il eut acheté 800 actions pour M.Sifton, M.Mover a dit que M.Sifton a aussi fait de la sollicitation pour le syndicat de Beauharnois.Le travail de M.Moyer pour la compagnie eonsistait en oeuvres ”d’éducation"., — Votre lâche consistait a amener le public à avoir foi dans le projet afin que le conseil exécutif donnât son approbation.1 ensez-vous avoir fait un seul converti.M.Moyer a répondu qu il n en connaiss’ait aucun.* ¦ .- Avez-vous vu quelqu’un ayant projet de Hea de l’importance, quelqu’un dont la '^Éit parUe conversion eût valu a passation , qu étudla le Au deuxième C’est en 1927, a continué M.Sweezey.que le§ voyages à Ottawa ont commencé.Il fallait obtenir l’approbation des plans en vertu de la loi des eaux navigables.M.\V, R.Sifton fut embauché en décembre de cette année-là.Il dit a M.Sweezey que ce pourrait être une excellente chose de faire participer le sénateur McDougald au projet.Nous nous disions, a fait observer le témoin, qu’il avait oes capitaux et qu’il pourruit nous être utile.Lorsque M.Sifton vit If sénateur McDougald à cette époque, celui-ci refusa de participer, ne quelque manière que ce fût, au rojet de Beauharnois.parce qu U ie du comité senatorial __________ les ressourcés du Saint- “-¦ ¦ — ; -i-T-.Laurent, en houille blanche.,il|"f ’ï-rnoinTréponciu mTon ne j Au cours de l'hiver 1027^928, M.if»»*)» Î-SÜÎ* 8«r." lion’s de Temïe’pme d“ Les proletariat.payées, mais M.Sweezey — a af* I"' u\ i u t-unir* (conserva- firmé celui-ci — ne savait pas a Le colonel H.Lennox fconsp a ptai(,nt destinées.Je soc.¦ d de mandé connais nui ce devait être, mais je t.N.Du put* prit, honoraire -J.Dugal, r.p- * dir,-i*t.Albert Dupuli, prtaldan* Armand Dupul*, rte -tria.Fine lingerie garnie de dentelle Fin tricot de rayon avec jolies appliques de dentelle écrue ou beige.Chemises de nuit, pyjamas, ensemble de camisole et bouffant, brassière-pantalon, chemise-enveloppe, etc.Tailles Prix ord.jusqu’à 1.49.North-York, lui qui elles étaient destinées » « rsn finalement connais qui ce devait être, mais je ayant demande ou imaiemeni sav#is exactement.Je pen- étaient allées les action® re"}’se* * sai, aue ç>tait pour M.Sifton ou M.Ebbs, M MW«: •
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