Le devoir, 30 avril 1985, Page(s) complémentaire(s)
12 ¦ Le Devoir, mardi 30 avril 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Muironey « le petit nouveau » à ce sommet.Son insistance à faire des questions Nord-Sud sa priorité donne l’impression qu’il cherche à se définir un créneau qui lui permettra de se trouver une position originale puisque, sur les autres questions, il apparaît déjà clairement enligné sur les positions du président Reagan, même s’il promet de défendre les intérêts du Canada vigoureusement.S’il adopte pour se faire te même cheval de bataille que Pierre Elliott Trudeau, il tient à se distinguer toutefois au niveau du comportement.C’est ainsi qu’il affirme ne pas vouloir s’attribuer de mission, ni chercher à se prendre pour une vedette qui veut réécrire l’histou'e.Il précise aussi que lorsqu’il défendra les intérêts du Canada ce ne sera pas d’une façon prétentieuse.Cette distinction semble faire partie du discours officiel.Jusqu’à l’épouse du premier mimstre, Mila Muironey, qui hier y allait d’un commentaire du même genre.Rencontrant hier matin de jeunes élèves d’une école privée de Londres, elle a exph-qué qu’on « ne remplace pas vraiment Pierre Elliott Trudeau.On lui succède.» Les questions internationales ont particulièrement retenu hier l’attention de M.Muironey qui avait un horaire très peu chargé.Outre un cocktail et une soirée au théâtre, il a visité le London International Financial Futures Exchange, une bourse ultra-moderne spécialisée dans les prêts et les obligations en euro-dollars.Il avait précédemment rencontré des hommes d’affaires britanniques qu’il a invités à,investir au Canada.Il avait commencé sa journée par une entrevue à des journeaux de Londres.C’est au cours de cette entrevue que M.Muironey a abordé pour la première fois hier la question du dialogue Nord-Sud qu'il a repris par la suite avec les journalistes canadiens.Aux journalistes britanniques, il a aussi tenu des propos un peu surprenants à l’endroit au président américain et de l’incident de Bltburg qui ne cesse de faire les manchettes aux États-Unis et en Europe.M.Muironey qui, en entrevue, avait souligné que la décision de M.Reagan manquait de sagesse, a expliqué par la suite que dans de telles circonstances n’importe qui admet toujours par la suite qu’il aurait été plus sage de prendre une autre décision.Les problèmes du président américain désolent profondément M.Muironey qui a rappelé que durant toute sa carrière politique M.Reagan a toujours été un ardent défenseur d’Israël et des droits des Juifs.D’être ainsi pris au milieu de la controverse que crée sa visite au cimetière de Bitburg, en Allemagne de l’Ouest, doit être angoissant, devait souligner M.Muironey.La controverse vient du fait qu’on a découvert que le cimetière que M.Reagan a accepté de visiter contenait le corps de quelques soldats SS qui, pendant la guerre ont participé au massacre du village français d’Ouradour-sur-Glane.L’mtention de M.Reagan par cette visite en était une de réconciliation.Selon M.Muironey, il ne faut pas pour autant laisser tomber dans l’oubli des horreurs du régime nazi.Rappelons que M.Muironey a pour sa part décliné toute invitation à participer à la cérémonie qu’organise l’Allemagne de l’Ouest pour marquer le quarantième anniversaire de la fin de la guerre 1939-45.De nombreuses délégations d’anciens combattants canadiens seront en Europe à cette occasion pourtant.Le premier mmistre revient pour sa part au Canada aussitôt le sommet de Bonn terminé, prétextant la visite du premier ministre irlandais qui sera à Ottawa le 7 mai.Le premier minist’'e a aussi aborde hier la question de la participation du Canada au projet américain de l’initiative de défense stratégique (IDS).Rappelant qu’il avait toujours des réserves, il a expliqué avoir « le gros bon sens de la Côte-Nord qui me dit d’être prudent ».Est-il prudent de mettre $ 26 milliards dans un projet dont on ne connait pas les résultats?M.Muironey répond en demandant s’il était prudent d’investir dans la recherche sur la télévision ou l’automobile sans savoir à quoi cela aboutirait.La décision du Canada sera prise à la suite du rapport du groupe de fonctionnaires mandatés pour faire le point sur le projet américain, en tenant compte de la tradition pacifique du Canada et de nos obligations envers nos alliés, dit-il.La decision ne sera pas prise en fonction de la rhétorique des partis d’opposition aux déclarations frivoles et vexatoi-res, a-t-il ajouté.Interrogé sur la réaction des Européens face au r^prochement du Canada avec les Etats-Unis sur le plan commercial, M.Muironey a soumis que tout le monde en Europe souhaitait ce rapprochement.« Ils sont heureux comme des papes », a-t-11 lancé hier en assurant que les alliés européens souhaitaient que le Canada revienne à un peu plus de bon sens dans ses relations avec les Etats-Unis comme avec les pays d’Europe.L’étrottesse des liens commerciaux entre le Canada et les Etats-Unis est un fait qu’on ne peut éviter, selon lui.Même le gouvernement Trudeau, avec sa troisième option qui voulait permettre une diversification des échanges en misant sur la CEE, a dû réaliser la vanité de ses efforts, a-t-il expliqué hier.Pour autant, le Canada n’entend nullement négliger ses partenaires traditionnels d’Europe, assure-t-11.De son côté l’épouse du prdhiler ministre s’est rendue hier matin visiter le Commonwealth Institute où est présentée une exposition permanente sur chacun des pays membres de cette association.Après sa visite, elle a été interrogée par un groupe de jeunes élèves a qui elle a tente de parler du Canada.Détendue, elle n’a pas pour autant évité certains clichés: le costume rouge et les chapeaux de la Pohce mont^; la feuille d’érable, emblème du Canada parce que l’érable ne pousse qu’au Canada; le Canada pays bihngue où le français se parle de plus en plus.Être l’épouse du premier ministre, « c’est un peu comme être la reine d’un jour » a-t-elle dit aux enfants.4 Eaton quet, souvent dans des conditions que d’aucun qualifieront de « perdues d’avance ».À Ste-Catherines, les grévistes ne peuvent même pas voir le magasin, sous-terrain, devant lequel ils ont dressé leur ligne de piquetage.En se prévalant de la loi ontarienne régissant la violation de propriété privée, Eaton a réussi à interdire aux grévistes l’accès aux corridors des centres d’achat où sont situées ses succursales.« Parfois les grévistes dressent le piquet à plus d’un km du magasin », raconte M.Mckay.Conscient que les six magasins en grève ne peuvent gagner à eux seuls une grève contre une entreprise de la taille de Eaton, le Congrès du travail canadien (CTC) a lancé dans la bataille tous les éléments dont il dispose, allant même jusqu’à appeler à un boycott national.«Succès croissant», selon les porte-paroles syndicaux, le boycott « n’affecterait en rien les ventes », selon l’un des vice-présidents de Eaton, M.Hugh Clarkson.Suivi dans certaines villes ontariennes, le boycott est dans les faits loin d’avoir touché les 110 magasins Eaton disséminés à travers le pays.Dans certaines provinces canadiennes, comme le Québec, il s’est à peine fait sentir.L’état de la mobilisation des grévistes est auirsi sujet à controverse.La direction torontolse de Eaton soutient que 70 % des grévistes sont rentrés au travail.De leur côté les grévistes déclarent qu’à peine une dizaine d’entre eux ont traversé les piquets de grève.« Bien sur parfois les lignes de piquetage sont minces, ex- Bue RoWt McKay du SEGDMR.s avec leur maigre pale de grève de $ 70, la plupart ont dû se trouver d’autres emplois».Les appuis aux grévistes continuent toutefois d’affluer.Particulièrement des syndicats, mais aussi des groupes de retraités et surtout de groupes de femmes.La grande majorité des grévistes sont en effet des femmes et bon nombre ont les cheveux blancs.Ce sont, comme l’explique l’une d’elles, Mme Ida McConville, les tantes et les cousines que nous avons tous plus ou moins dans nos familles, « ces femmes qu’Eaton, pendant des années, a exploitées en leur donnant un salaire d’appomt».« Les vendeuses doivent s’habiller à la dernière mode », dénonce une jeune cosméticienne en grève, Terry Brethauer.Certaines, comme Barbara Vincent, ont été « invitées à perdre du poids » si elles voulaient garder leur emploi ou travailler à plein temps.« Chaque fois qu’un nouveau gérant arrive il faut que tu lui plaises, sinon il peut te coujier des heures, hit tu n’a personne à qui faire appel », raconte une autre gréviste.Le syndicat soutient que les femmes à l’emploi de Eaton dans des postes de cadres y gagnent moins que leurs collègues masculins, une situation que nie la direction d’Ea-ton.Au magasin torontois de Shoppers World, la Norma Rae a 50 ans et travaille depuis 17 ans chez Eiaton.Tout comme son mari qui travaille depuis 31 ans chez Eaton, Ida Dale contribue à un régime de retraite contrôlé par Eaton.Tous deux disent ne pouvoir savoir exactement ce qu’ils en retireront lorsqu’ils prendront leur retraite.« Eaton veut que nous soyons reconnaissants pour ce que la compagnie nous donne.Nous on dit que c’e.st un droit».Ida n’a rien de la militante.Sa voix douce porte mal dans les meetings.Pourtant elle est aussi devenu un symbole de la grève d’Eaton.C’est son histoire qui illustre la plupart des pamphlets produits par les grévistes, appelant à plus « d’équité » pour les employés de Eaton.Le point majeur de la grève c’est évidemment le droit de syndicalisation que, soutiennent les travailleurs, la compagnie refuse obstinément d’accorder.« Nous reconnaissons les syndicats, déclare toutefois M.Hugh Clarkson, l’un des vice-présidents to-rontois.Nous n’avons jamais dit que nous étions contre».Le négociateur en chef de Eaton, M.Ron Hubert, a toutefois déclaré devant le tribunal ontarien du travail, qu’il n’était pas question qu’Eaton accorde de meilleurs salaires à des employés syndiqués « puisque cela encouragerait les autres à se syndiquer ».En haut de liste des revendications des grévistes ; un meilleur régime de pensions, la sécurité d’emploi, la fin du favoritisme, un traitement égal pour les travailleurs à temps partiel.« Après 16 ans de service chez Eaton, mon amie Clara Boone ne reçoit que 170 par mois de pension, c’est Inacceptable », dénonce une gréviste.Le syndicat soutient que la compagnie refuse toujours d’inclure dans l’entente collective des droits tels que les fêtes légales, les vacances, les plans de retraite, les heures de repas, les salaires, la pau,se café.« Eaton traitait plutôt bien ses employés avant, raconte Rudy Music, vétéran de 21 ans au rayon des télé-vLseurs.Mais depuis deux ou trois ans çà n’a fait que .se dégrader.Près de 80 % des employés sont à temps partiel ».Au magasin de Brampton, le syn- dicat n’a mis qu’une semaine à faire signer ses cartes d’adhésion parce que les employés, rappelle un gréviste, avaient été « tellement insultés » de recevoir des hausses de salaire de trois et cmq cents de l’heure, après un gel de 26 mois.Le salaire moyen des employés d’Eaton qui ne sont pas à commission varie de 1170 à $250 par semaine.La grève de Eaton continue de mettre en lumière de séneux problèmes avec la Loi du travail ontarienne et les lois concernant la violation de propriété privée.Contrairement à celle du Québec, la législation ontarienne ne donne pas à une commission le droit d’imposer un premier contrat de travail lorsque les deux parties n’arrivent pas a s’entendre.Dans les bureaux du SEGDMGR, on est de plus en plus convaincu qu’Eaton n’a pas l’intention de négocier, qu’il ne fait que gagner du temps dans l’espoir d’arriver à faire décertifier le nouveau syndicat et que ses seules chances de victoire reposent sur le boycott.(À suivre) Conférence sur les survivants de rholocauste Dénoncer les criminels nazis plutôt que d’espérer une réparation légale ^ Bourassa A cette première tournée électorale dans son nouveau comté de Bertrand, le chef du PLQ a visité les installations de l’Institut de recherche de l’Hydro-Québec (IREQ), où une heureuse surprise l’attendait.Interrogé par les journalistes, les dirigeants de riREQ se sont montrés sympathiques à l’endroit du projet de développement hydro-électrique décrit par Robert Bourassa dans son ouvrage « L’énergie du nord ».Le directeur de riREQ, M.Toby Gilsic et le directeur du département d’ingénierie des systèmes de l’IREQ, M.Raymond Pronovost, ont tous deux qualifié le projet de « plausible et réalisable », pourvu que les principales conditions soient réunies, à savoir : que les Américains aient éventuellement un grand besoin d’électri-cité et qu’ils acceptent de financer les $ 25 milliards nécessaires pour la réalisation du projet.Contrairement à ce que proclame le premier ministre Lévesque depuis quelques jours, les dirigeants de l’IREQ refusent de considérer comme « fou raide » ce projet de développement de l’énergie du nord.Après cette visite des laboratoires de ITREQ, suivie d’une longue conférence de presse, M.Bourassa a rencontré les maires des municipalités de Sainte-Julie, Salnt-Amable, Boucherville et Varennes.Ils ont rappelé au nouveau candidat libéral de Bertrand, quelques-uns des thèmes locaux qu’ils souhaitent voir aborder pendant cette campagne, notamment: le zonage agricole, les routes, le transport en commun et l’intégration tarifaire, le sauvetage de l’industrie pétrochimique Pétro-mont, qui se trouve dans le comté, le développement économique et le sort des PME, l’élimination et le recyclage des déchets, le fonctionnement des mumcipalités régionales de comtés(MRC).De ces édiles municipaux, le chef du PLQ n’a reçu aucun appui formel.Les maires de Sainte-Julie et Saint-Amable ont affiché leur neutralité tandis que le maire de Varennes, M.Dalpé a pris place aux cotés de M.Bourassa, lors de l’annonce officielle de sa candidature.Pour ce qui est du maire de Boucherville, M.Jean-Guy Parent, il a révélé que le premier ministre Lévesque avait refusé l’invitation du premier ministre Lévesque de se présenter sous la bannière du PQ.Il a en outre indiqué que c’est seulement après qu'il eût pris la décision de ne pas être lui-même candidat, que Mme Lalonde a eu le feu vert pour se présenter dans le comté de Bertrand.Pourquoi Robert Bourassa a-t-il choisi de se présenter dans Bertrand?Parce que c’est un comté type, représentatif des problèmes que l’on retrouve dans la plupart des autres régions du Québec.Également parce que le comté est à proximité de Montréal et à quelque 30 milles de Sorel, où se trouve la résidence d’été du chef du PLQ.Un comté qui plaît déjà suffisamment à M.Bourassa pour qu’il annonce qu’il y sera à nouveau candidat lors des élections générales.4 Caniapiscau et porcs.Les fondoirs, ajoute le porte-parole de cette entreprise, ne transforment pas les carcasses en viande pour chats et chiens.Le projet visant à transporter les 9,600 caribous de la Caniapiscau jusqu’à Montréal a été présenté l’automne dernier au gouvernement fédéral par la Tuktu Assistance Corporation, un organisme à but non-lucratif regroupant la plupart des corporations de la communauté Inuit du Nouveau-Québec et, en particulier, celle de Kuujjuak (ex-Fort Chlmo).Le projet a été parrainé à Ottawa ar le sénateur Inuit, M.« Charlie » att.Le ministère fédéral de l’emploi et de l’Immigration acceptait pour sa part en décembre de consacrer $815,000 à cette initiative.Outre le transport aérien, l’enveloppe budgétaire prévoyait l’achat d’une vingtaine de grosses moto-neiges sensées tirer jusqu’à Kuujjuak les 9,000 carcasses ainsi que les salaires des nombreux Inuit appelés à les déterrer, les transporter et les stocker à l'aé-roMit local.Selon les chiffres du MAPA, Nor-dalr a tran»orté entre le 9 mars et le 22 avril 1,755 caribous pour un total de 175,930 kg.Le prix du transport a été fixé à 13 cents la livre, pour un coût total qui devrait par conséquent se fixer aux alentours de t50,(m.« C'est très, très bas comme prix, a expliqué Mme Marie Bernier de Nordair.On l'a fait par sentiment humanitaire et par sens civique.Nos avions reviennent généralement de ces régions presque vides, vous comprenez » Mais le effets du dégel ayant commencé à se faire sentir et à incommoder parfois les passagers des « combi » 737 de Nordair, l’armée canadienne a reçu l’ordre la semaine OTTAWA (PC) - Au lieu d’espérer obtenir une réparation légale auprès des tribunaux canadiens pour les atrocités commises pendant la Seconde Guerre mondiale par des criminels de guerre nazis résidant maintenant au Canada, les Juifs canadiens devraient accumuler des preuves contre eux et publier leurs coordonnées, a soutenu hier un avocat torontois bien connu.Me Edward Greespan, La proposition de Me Greenspan a cependant été reçue avec surprise et scepticisme par au moins deux des invités à la conférence d’Ottawa sur les survivants des camps de concentration.L’avocat a par ailleurs indiqué ne pas attendre de résultats significatifs de la commission Deschênes, qui enquête présentement sur la présence de criminels de guerre nazis au Canada.Cette commission, estime Me Greenspan, n’est rien d’autre qu’une dernière de mettre fin à un exercice prévu au Manitoba et d’affecter cmq C-130 Hercules au transport des carcasses, révélait hier The Globe and Mail de Toronto.Citant des sources militaires, chacun des dix voyages de caribous aurait coûté environ $30,000, ce qui porterait l’enveloppe fédérale à $1.1 millions.Sans ce support logistique de dernière minute, qui a permis d’acheminer 1,282 caribous supplémentaires au fondoir métropolitain, le coût unitaire par carcasse aurait atteint $464, soit cent fois le bénéfice de sa transformation en huile et farine.A ces sommes, il faut ajouter les dépenses du gouvernement provincial, lui aussi indirectement mobilisé une deuxième fois par les caribous de la Caniapiscau.Le ministère québécois de l'Environnement a été amené à autoriser l’enlèvement des carcasses et vérifier par ses inspecteurs si le projet présentait des risques pour la santé humaine, notamment l’entreposage à proximité de Kuujjuak.Le MAPA a de son côté supervisé les conditions d’entreposage et de transport de cette viande autant dans le Nouveau-Québec qu’à Montréal pour vérifier si elles correspondaient aux normes sur les fondoirs.Enfin, le cabinet provincial a été invité à modifier le reglement qui interdit la vente de viande de caribou pour permettre à toute l’opération de se dérouler légalement.Les doutes émis en février par des hauts-fonctionnaires québécois en rapport avec cette affaire ne se sont pas dissipés avec le temps.Un d’entre eux expliquait hier que « C’est de la folle furieuse.On savait très bien qu’au maximum, ils ne pourraient transporter qu’une petite portion du trouveau.Et que les coûts augmenteraient inévitablement.De toute façon, ces 3,000 carcasses auraient très bien pu demeurer sur place.Elles n’auraient pas posé plus de problème que les 6,000 autres qui vont y demeurer et se dégrader dans la nature de façon tout à fait écologique.» 4 Reagan « léluter » la notion d’« europessi misme », a-t-on indiqué à la Maison-Blanche.Le président a déclare hier que la controverse autour de !’« affaire Bitburg », qui a réveillé au moins aux États-Ums et en RFA les passions de la guerre, n’aurait pas un effet défavorable sur le reste de sa tournée.La Maison-Blanche a limité au maximum les cérémonies au cimetière.Elles ne devraient durer qu’une dizaine de minutes alors que le président passera le même jour plus d’une heure au camp de concentration de Bergen-Belsen pour y rendre hommage aux victimes de l’holocauste.M Reagan qui avait d’abord voulu tactique dilatoire utilisée par le gouvernement fédéral pour ne pas avoir à agir dans ce dossier.Pendant ce temps au Parlement, les Communes ont observé quelques instants de silence à la mémoire des six millions de juifs victimes de l’holocauste nazi.Dimanche, plus de 3,000 Juifs canadiens, dont plusieurs survivants des camps de concentration, ont participé sous la pluie à une cérémonie de commémocation tenue pendant quatre heures sur la Colline parlementaire.Me Greespan croit que les survivants juifs et leurs enfants devraient accomplir le premier pas, en acceptant de composer avec l’absence de volonté politique au sein du gouvernement fédéral et l’incapacité des lois canadiennes à trancher le problème des criminels de guerre.Le deuxième pas consisterait, selon lui, à mettre sur pied un groupe de travail formé d’avocats et de ju- éviter de se rendre dans un « camp de la mort » a ensuite affirmé que les soldats allemands enterrés à Bitburg étaient « tout autant les victimes » du nazisme que les détenus des camps de concentration.Malgré l’indignation suscitée notamment dans la communauté juive américaine, le président a maintenu sa visite à Bitburg pour ne pas revenir sur la parole qu’il avait donnée à son hôte, le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl.À Washington le quotidien Washington Post écrivait hier que l’ancien président Richard Nixon et l’ex-secrétaire d’État, M.Henry Kissinger, ont demandé au président Reagan de ne pas renoncer à son projet de se rendre au cimetière militaire allemand de Bitburg lors de son voyage en RFA.Le journal américain, affirmant tenir ses informations de source gouvernementale autorisée, précise que M.Nixon, consulté sur cette affaire la semaine dernière par les conseillers de la Malson-Blanche, a exhorté le président à s’en tenir à son projet malgré les problèmes depoUtlque Intérieure suscités par cette visite.M.Kissinger aurait ensuite tenu le même langage au président américain, précise le Washington Post.D’autre part, à Athènes, se joignant à la controverse que suscite cette visite, l’ex-vice-president démocrate Walter Mondale a déclaré hier que cette visite était une erreur et a demandé au président d’y renoncer.« Le symbohsme de cette visite ne pourrait être pire, a dit M.Mondale à son depart d’Athènes pour les États-unis.Je pense que c’est une erreur et J’espère que le président trouvera un moyen pour l’annuler.J’entends dire qu’il y a des gens de son entourage qui veulent qu’il y renonce.J’espère que c’est le cas.» Enfin, à Jérusalem, le ministre israélien des Affaires étrangères, M.Yitzhak Shamir, a exprime ses « regrets » dimanche soir à propos du projet du président Reagan de se rendre au cimetière de Bitburg.« Le président améncain s’est mis dans un situation embarrassante, apparemment à la suite de conseils erronés », a estimé M.Shamir qui s’exprimait à Tel-Aviv devant de nouveaux immigrants.Le programme du voyage du président américain « est une erreur qui, je l’espère, sera réparée, a souligné M.Shamir en ajoutant, toutefois, qu’il était impossible d’oublier tout ce que les États-Unis font et ont fait en faveur d’Israël ».4 Système bancaire Les entrées de fonds enregistrées en 1984 par les banques du ressort de la BRI ont été plus de deux fois supérieures aux nouveaux prêts bancaires accordés aux autres pays, indique la banque internationale sans listes dont la tâche serait de rédiger un livre dressant la liste des noms, adresses et occupations des nazis présumés qui habitent au Canada.Le président du Congrès juif canadien, M.Milton Harris, s’est dit renversé par la proposition de Me Greenspan, estimant au contraire que la législation canadienne offre toute une série de remèdes au problème des criminels nazis.M.Harris craint que l’application des propositions de Greenspan ne paralyserait l’ensemble des mécanismes mis en place pour faire la chasse aux nazis.Le député néo-démocrate aux Communes, M.Svend Robinson a lui aussi rejeté sans équivoque la proposition, affirmant que s’il y avait matière à faire publier un livre sur les criminels de guerre sans risquer d’être poursuivi pour diffamation, c’est qu’il y a suffisamment de preuves pour porter des accusations devant les tribunaux.préciser le montant de ces derniers.Continent qui connaît l’endettement le plus lourd (de l’ordre de $350 milliards), l’Amérique latine a été le principal pourvoyeur de fonds des banques l’an dernier, en leur confiant $11.4 milliards.Dans une large mesure, cet afflux semble s’expliquer par le placement de réserves officielles sur les marchés internationaux, estiment les experts de la BRI.Dans le même temps, observe la banque, les pays latino-américans n’ont reçu que $3.5 milliards en nouveaux prêts, malgré l’octroi de près de $10 milliards de crédits sous les auspices du Fonds monétaire international.La banque internationale relève par ailleurs une reprise de l’activité bancaire entre pays développés dans les trois derniers mois de 1984.Les avoirs extérieurs des banques déclarantes ont augmenté de $55 milliards, après avoir chuté de $5 milliards au troisième trimestre.Ce redressement s’explique à la fols par la disparition des perturbations provoquées, six mois durant, par les difficultés de la banque américaine Continental Illinois et, précise la BRI, aux opérations de fin d'année des banques européennes.30 avril par la PC al l'AP 1984 Rachid Karamé, président du conseil désigné, annonce la formation d'un gouvernement d'Union nationale pour essayer de sortir le Liban de neuf années de guerre civile 1982 le président Reagan impose des sanctions limitées à l’Argentine et prend position en faveur de la Grande-Bretagne dans le conflit des Malouines.1981 la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne opposent leur veto à quatre projets de résolution du Conseil de sécurité de l’ÜNU demandant la suspension des relations commerciales avec l’Afrique du .Sud I97.'i les forces nord-vietnamiennes occupent Saigon où est mis en place un gouvernement provisoire, marquant la fin de la guerre du Vietnam I94.'> Hitler se suicide dans son bunker à Berlin, a.ssiégée par l’armée soviétique 190(1 Ilawai devient territoire américain 1803 les États-Unis achètent la Louisiane à la France 1789 George Washington devient le premier président des États-Unis.Ils sont nés un 30 avril: le zoologue français Mathurin Jacques Bris-.son (1723), le peintre français Jac-((ues Louis David (1748) Aidez-nous à donner plus de chances.à la vie.La Fondation canadienne des maladies du rein Donne plus de chances.à la vie. 24 U Le Devoir, mardi 30 avril 1985 SPORTS H» Équipe-Canada l'emporte 3-2 Pat Riggin stoppe les Américains PRAGUE (PC) - Un but de Doug Lidster à 1:02 de la troisième période s’est avéré le but de la victoire, hier, alors qu’Équipe-Canada a arraché une victoire de 3-2 aux Etats-Unis pour ainsi partager le premier rang de la ronde des médailles aux championnats mondiaux de hockey.John Anderson et Mario Lemieux ont marqué les autres filets du Canada, tandis que Tony Granato et Moe Mantha répliquaient pour les Américains.Dans le premier match de la journée, la Tchécoslovaquie a causé la surprise du tournoi en disposant de l’URSS 2-1.Mercredi, lors de la deuxième journée de la ronde finale, les Canadiens feront face aux Soviétiques, alors que les Américains croiseront le fer avec les Tchèques.Pat Riggin, des Capitals de Was- hington, était devant'le filet du Canada.Il n’avait joué que pendant 33 minutes lors du dernier match de la ronde préliminaire contre la Suède quand ü avait remplacé Rick Wams-ley.Riggin a répondu avec une brillante performance, méritant même la mention de joueur du match pour le Canada.Le Canada menait 2-1 au début du Les Tchèques réussissent l’impossible contre l’URSS PRAGUE (PC) — Les Tchécoslovaques ont mis fin à une série de 42 matches internationaux sans revers des Soviétiques s’étendant sur cinq ans, grâce à une victoire de 2-1 lors du premier match de la ronde des médailles du championnat du monde de hockey, qui a lieu à Prague.Vladimir Ruzicka et Dusan Pasek ont marqué pour les Tchèques en première période.Andrei Khomutov a été le seul marqueur de l’équipe d’URSS, au troisième vingt.Les Soviétiques avaient remporté 38 matches et obtenu quatre verdicts nuis aux championnats du monde et lors des Jeux olympiques, depuis leur revers aux mains des Américains lors des Jeux d’hiver de Lake Placid, en 1980.Ruzicka a réussi le premier but, à 6:10 minutes du premier engagement, tirant la rondelle dans un filet désert après que le gardien Vladimir Myshkin eût chuté, environ cinq pieds devant le but.Pasek a porté la marque à 2-0, à 11:27.Myshkin a arrêté un tir de Jiri Sejba, puis a repoussé deux autres tirs avant que Pasek, qui suivait le jeu, pousse le disque au fond du but.L’échec-avant des Tchécoslovaques a neutralisé la puissante attaque soviétique pendant toute la première moitié de la rencontre et l’équipe du pays hôte est venue près, en plusieurs occasions, de prendre une avance de trois buts.Un tir de Pasek a touché le poteau, à la cinquième minute de la troisième période et les Soviétiques évitaient le blanchissage quelques secondes plus tard, à 5:33, grâce à un tir du revers de Khomutov qui a battu le gardien Jiri Kralik.Myshkin a brillamment arrêté un tir de Michal Pivonka, deux minutes plus tard, puis Kralik a tait de même devant Vladimir Krutov.Dès lors, les Soviétiques ont attaqué avec force, mais les Tchécoslovaques se sont jetés devant leurs tirs et ont dirigé la circulation le long de la rampe.Myshkin a été remplacé par un sixième attaquant avec 25 secondes à faire au match, mais la stratégie n’a pas porté fruit.La dernière victoire de la Tchécoslovaquie au championnat du monde remonte à 1977.Des gains contre les Etats-Unis mercredi et contre le Canada vendredi pour- raient mettre tin à une disette de huit ans.Les Soviétiques avaient facilement passé l’étape de la ronde préliminaire en conservant une fiche de 7-0, remportant notamment une victoire de 5-1 contre les Tchécoslovaques.Lors d’une entrevue d’après-match, l’instructeur de l’équipe tchécoslovaque, Ludek Bukac, a déclaré que ses joueurs ne s’étaient pas épuisés lors du match préliminaire parce qu’il croyait ne pas pouvoir vaincre les Soviétiques deux fois dans le même tournoi.Il a dit qu’il voulait obtenir un meilleur effort de ses joueurs en ronde des médailles.« Les deux équipes se connaissent très bien parce qu’elles se sont affrontées tellement souvent, a-t-il dit.Aujourd’hui, notre enthousiasme et un peu de chance ont fait la différence.» L’instructeur soviétique Viktor Tikhonov a pour sa part dit: « Les Tchèques ont excelle dans tous les aspects du jeu.D’autre part, accuser un déficit de deux buts dès la première période nous a rendu la tache difficile.» troisième tiers et Lidster a alors déjoué John Vanbiesbrouck pour le but qui allait briser les reins des Américains.Mantha a déjoué la défensive canadienne pour loger le disque derrière Riggin à 14:06 de la troisième période, mais les Américains ont été incapables de marquer à nouveau, même si Vanbiesbrouck a été remplacé par un sixième attaquant à 35 secondes de la fin.Anderson, de retour au jeu après une absence d’un match en raison d’une blessure à un coude, a marqué le premier but à 12:06 de la première période.Le Canada aurait pu augmenter son avance dans ce premier tiers quand Hernie Nicholls a été stoppé par Vanbiesbrouck et qu’un tir de Lemieux a touché la barre I o-rizontale.Le Canada a eu de nombreuses occasions au deuxième tiers d’augmenter son avance.Au tout début de l’engagement, l’arbitre Mark Faucette a chassé deux Américains en même temps, mais le Canada n’a pu capitaliser.Canada 3, USA 2 Première période 1~CANADA Anderson (Stevens) 12 06 Pénalités — Murphy C 3 40, Suter USA 4 33, Ma-coun C 13 44, Mantha USA 16 05 Deuxième période 2— USA Granato (Miller, Donatelli) 11 09 3— CANADA Lemieux (Lidster, Tanti) 1644 Pénalités — Granato USA, Donatelli USA mineure, inconduite 117, Nicholls C 11 09, Dineen C, Stevens C, Otto USA, Fergus USA 13 37, Francis C, Sheehy USA 1719 Troisième période 4— CANADA Lidster (Taylor, Lemieux) 1 02 5— USA Mantha (J Johnson) .14 06 Pénalités — Dineen C 6 06, Smyi C 7 41, Sheehy USA, Nicholls C mineure, inconduite 10 21, Fergus USA 12 05, J Johnson USA 16 26 Tirs au but USA .7 7 11-25 Canada 13 19 14—46 Gardiens —USA Vanbiesbrouck, Canada Riggin A —13,623 Sans la commandite des compagnies de tabac L’équitation a un gros obstacle à franchir —' thv Rn 1Q84 Anfin orâra an f niit Monrip a in.^tifié Ia.q annréhpn&innc nffipipl il pct aéniSrplampnf rp.JO MALLÉJAC On en parle peu.car sous nos cieux privilégiés de l’Amérique du Nord, les priorités sont ailleurs Ainsi le veulent les grands manitous de l’information sportive, plus préoccupés par l’événement du moment et son impact sonnant et trébuchant, que par un souci d’éducation véritable.Dans ce contexte, les sports équestres n’ont guère de chance au sport canadien.En 1968 d’abord, lors des J.O.de Mexico, où le légendaire trio composé de J.Day, J.Elder et T.Gayford avait enlevé la médaille d’or du saut d’obstacles par équipes devant la France et l’Allemagne de l’Ouest.En 1976 ensuite, toujours au J.O., mais à Montréal cette fois, où dans le Grand Prix d’obstacles individuel, Michel Vaillancourt obtenait la médaille d’argent derrière l’Allemand de l’Ouest Alwin Schockmoelhe.Chevauchant Branch County, le Québécois avait dû subir le test supplémentaire des barrages pour s’imposer à la Britannique Debbie Johnsey et au Belge François Ma- thy.En 1984 enfin, grâce au tout jeune Mario Deslauriers (19 ans), de Bromont, lequel à la grande surprise des connaisseurs, remportait la sixième Coupe du Monde à Goe-tebrog (Suède).Avec son sang-froid, et le non-moins grand calme d’Aramis, un Hanovrien de 7 ans, Mario était parvenu à devancer des cavalit.s renommés comme l’Américain Norman Dello Jollo et le Brésilien Nelson Pessoa.Ce sont des grands moments qu’on ne peut oublier.La suite, on la connaît.Dixième par équipes aux Jeux de Los Angeles pour le concours complet, le Canada se hissait plus haut sur ses étriers dans le concours individuel de saut d’obstacles grâce à la quatrième place de Mario Deslauriers derrière les Américains Fargis et Homfeld, et le Suisse Robbiani.Mais ce n’était pas exactement ce que les puristes espéraient.Car le triomphe de Deslauriers à Goete-borg avait fait naître de belles espérances.La valeur n’a beau pas attendre le nombre des années, il n’en reste pas moins que la récente Coupe du Monde a justifié les appréhensions ressenties à Los Angeles.À Berlin en effet, Deslauriers, moins bien inspiré, a terminé 23e, loin de son compatriote Millar classé huitième dans un concours dominé à nouveau par les Américains ( Konrad Homfeld s’imposant).Consolation pour nos deux cavaliers : en apprenant la date de naissance de Konrad (33 ans), ils peuvent se persuader que le temps travaille avec eux.Mais à condition qu’ils puissent bénéficier d’un soutien efficace.Car l’équitation, ça coûte cher.Or les décisions du gouvernement fédéral, relatives aux « commandites » de l’industrie du tabac, vont porter un solide préjudice à leurs ambitions internationales.Le nouveau ministre d’État à la Condition physique et au Sport amateur, Otto Jelinek, a été formel le 25 janvier passé : — Les rapports entre les organismes nationaux du sport canadien (financés en grande partie par Ottawa disait le communiqué du ministère) et les fabricants de tabac, doivent cesser.Car précise le texte officiel, « il est généralement reconnu que l’usage des produits du tabac pose de sérieux dangers à la santé ».Conséquence : les grands prix équestres de Ste-Adèle (2 au 7 juillet), et Québec (9 au 12 juillet), qui font partie du circuit mondial de saut d’obstacles depuis 1968 (et financés depuis par une filiale de Rothmans), ont perdu du même coup leur support financier essentiel.Au bas mot, c’est une perte sèche de 3 50,000 pour les deux organisations.Grâce à la municipaUté de Ste-Adèle et au centre équestre local, l’organisation laurentienne parviendra peut-être à s’en sortir.Car l’aide fédérale, aussi précieuse soit-elle, ne saurait permettre la survie de l’une des plus vieilles classiques canadiennes.À Ste-Adèle, on veut encore croire qu’il sera possible de sauver l’essentiel.Mais à Québec c’est nettement moins certain.Sale coup entre nous, précisément au moment où l’équitation québécoise, un peu au creux de la vague, avait le plus besoin de stimulant.HOCKEY Coupe Stanley (Ouarts-de-finalt 4 de 7) Jeudi, 18 avril Québec 2, Montréal 1 Philadelphie 3.Islanders 0 Minnesota 8, Chicago 5 Edmonton 4, Winnipeg 2 Samedi, 20 avril Edmonton 5, Winnipeg 2 Dimanche, 21 avril Montréal 6, Québec 4 Philadelphie 5, Islanders 2 Chicago 6, Minnesota 2 Mardi, 23 avril Québec 7.Montréal 6 Phila'phie 5, Islanders 3 Chicago 5.Minnesota 3 Edmonton 5, Winnipeg 4 Jeudi, 25 avril Montréal 3.Québec 1 Islanders 6.Phila'phie 2 Chicago 7.Minnesota 6 Edmonton 8.Winnipeg 3 Samedi Québec S.Montréal 1 Dimanche Minnesota 5, Chicago 4 Phila’phie 1.Islanders 0 Ce aolr Montréal à Québec Chicago au Minnesota Lee meneurs b a pu GretzKy.Edm 6 12 18 Savard, Chi 6 12 18 P Stastny.Qué 2 16 18 Goulet.Que 11 4 15 Larmer, Chi .4 9 13 Coffey, Edm .6 6 12 Kerr, Phi 8 3 11 McKegney.Mm 7 4 11 Bossy, Isl 5 6 11 Smith, Mtl.5 6 11 Bergen.Phi 4 6 10 Linseman.Bos 4 6 10 Messier, Edm .4 6 10 D Wilson, Chi.3 7 10 Chellos, Mtl 2 8 10 Huddy, Edm 0 10 10 Ligue Majeure du Québec (Finale 4 d« 7) Mercredi, 24 avril Verdun 4, Chicoutimi 3 Vendredi Verdun 10, Chicoutimi 2 Dimanche Verdun 9, Chicoutimi 5 (Verdun mène 3»0) Mercredi Chicoutimi à Verdun Les meneurs Emond, Chi.6 13 19 Charb'neau .5 11 16 Damph'se, Sha 5 10 15 Championnats mondiaux (Poule linale) Dimanche Finlande 6, PDA 2 Suède 5, RFA 2 Hier Tchécos'vaquie 2, URSS 1 Canada 3.USA 2 Aujourd’hui Suède c RDA RFA c.Finlande Mercredi USA c Tchécoslovaquie Canada c.URSS SOMMAIRE b a pis Lemieux.Ver 22 15 37 Bourgeois.Ver 12 18 30 Ricner, Chi 12 14 26 Carson, Ver 8 13 21 Benoit.Drum 12 7 19 Vermette.Ver 10 9 19 Duval.Chi 7 12 19 HOCKEY COUPE STANLEY QUÉBEC .MONTRÉAL.PHILADELPHIE NEW YORK CHICAGO.MINNESOTA.EDMONTON WINNIPEG pj g P bp bc pts 5 3 2 19 17 6 5 2 3 17 18 4 Série “J" 54 1 16 11 L 5 1 4 11 16 2 Série -K” 5 3 2 27 24 6 5 2 3 24 27 4 Série "L" 4 4 O 22 11 8 4 0 4 11 22 0 S North Slars 5, Hawks 4 Première période 1- CHICAGO SevardS (Laimer, Secord) 3 32 2- CHICAGO Sutler 5 (Brown) 1954 Pénalités — Savard C 7 09, Ma-ruk M.Ludzik C mineures 7 28.0 Wilson C.Payne M mineures 6 36.Plell M mineure, majeure.Fraser C maieure 10 04.Snepsts M 12 38.B Murray C15 46 Deualème période 3- CHICAGO Secord 5 (Savard.DuPoni) 2 24 4- CHlCAGO' Larmer 4 (Savard) 908 5- MINNESOTA McKegney 6 (Wilson) 1028 6- MINNESOTA Bellows 2 (Acton Velnchali) 1601 Pénalités — B Murray C 2 45.Pied M 1416.B Wilson C16 45 Troleléma période 7- MiNNESOTA Ciccerelli 3 (Brotén.Roberts) 1253 8- MlNNESOTA McKegney 7 (Graham.Wilson) 1643 Pénalités - Harisburg M 0 26.SéCordC808 Prolongallon 9- MlNNESOTA Maruh 4 graham) rallié — Aucune Tire au but Minnesota 12 15 9 Chicago 13 g 13 Gardiens — Minnesota Melocha.Beaupré Chicago Bannermen A — 17 488 114 1-37 0-35 BASEBALL Ligue Nationaie Hier Montréal à Philadelphie Aujourd'hui San Francisco.Laskey (0-2) à Chicago.Trout (3-1), 14 h 20 Houston.Niekro (1-2) à New York, Gooden (2-1), 19 h 35 Montréal, Gulllkson (3-1) é Philadelphie, Koot-man (0-1), 19 h 35 San Diego, Hoyt (2-1) à Pittsburgh, Rhoden (0-3), 19 h 35 Atlanta.Barker (0-1) à Cincinnati.Tibbs (0-3).19 h 35 Los Angeles.Reuss (1-2) à St.Louis.Andujar (3-0).20 h 35 Ligue Américaine Hier Cleveland à Kansas City New York au Texas Boston en Californie Toronto à Oakland Milwaukee à Seattle Aujourd'hui Minnesota.Butcher (2-1) à Détroit, Wilcox (0-0), 19 h 35 Chicago, Bannister (0-2) à Baltimore.Boddic-ker(2-l).19 h 35 Cleveland.Roman (0-3) à Kansas City, Saberha-gen(1-2), 20 h 35 New York, Niekro (3-1) au Texas, Rozema (1-3), 20 h 35 Boston.Hurst (1-1) en Californie, Witt (1-3), 22 h 30 Toronto, Clancy (0-0) à Oakland.Krueger (2- 1) , 22 h 35 Milwaukee.Haas (1-2) à Seattle, Langston (2- 2) , 22 h 35 BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est MONTRÉAL g P 6 CHICAGO 11 6 NEW YORK .11 6 ST-LOUIS 7 11 PHILADELPHIE .6 11 PITTSBURGH 5 12 SAN DIEGO.Section OuMi 10 8 LOS ANGELES .11 9 CINCINNATI .10 9 HOUSTON.10 9 ATLANTA .8 10 SAN FRANCISCO 7 11 LIGUE AMERICA DETROIT .Section Eet 11 6 TORONTO 11 7 BALTIMORE .11 7 BOSTON 9 9 MILWAUKEE 8 9 CLEVELAND 7 11 NEW YORK 6 10 CALIFORNIE.Section Oueet 12 7 CHICAGO .9 7 KANSAS CITY 9 6 MINNESOTA .10 9 OAKLAND 9 10 SEATTLE 7 12 TEXAS 5 12 moy.687 .647 647 .369 353 294 556 .550 526 .526 444 389 did.Les frappeurs (Paru* d'hlar non comprita) pb Cé ppce moy.Brooks Butera Dawson Dilone Onessen FiU'rald Flynn Francona Johnson Law Nicosia Rames Shinss Wallach Wasngton 14 5 1 0 357 Winngham 35 6 3 1 171 Wohllord 20 3 4 1 150 Buté volés; Raines.6.Daw- son 3.Winningham, 1.Driaa-aen.1.Brooks.1.Francona.1.Law.1 Les lanceurs 64 20 13 0 813 2 0 0 63 22 12 20 5 2 57 17 6 48 13 6 71 19 40 12 2 1 0 67 21 11 1 9^ ml pmribmpm Burkt (Ml 110 4 8 327 Gfipénlkm M 30 4 21200 GullickMO 3-1 262 5 8 176 HMkéttI 2-1 190 6 15 284 PiWléf 1-2 160 8 10 460 RMrdon 1-0 141 a 126 Bobwgt IM 91 2 4 194 Rog«i 2-2 282 13 16 409 SchiUMtr (H) 120 10 7 750 Smitfi 34 200 6 10 270 Vlctolree préi9rvéfi: Rear- Penney ou Soetaert face aux Nordiques?GUY ROBiLLARD (PC) — Steve Penney a quitté rhôpital et a accompagné ses coéquipiers à Québec, mais Chris Che-lios s’est présenté au Château l'rontenac en boitant.Chelios s’est pris un patin dans la glace et s’est légèrement tordu le genou droit qui le faisait déjà souffrir.Il est resté longtemps étendu sur la glace et les thérapeutes Gaétan Lefebvre et Yvon Bélanger ont dû venir à son aide.Mais le temps que les commentateurs alertent leur station radiophonique, le défenseur était déjà de retour sur la patinoire.« C’est un des plus durs que j’ai vu », a admis Bélanger, en rappelant que Chelios avait dispute les derniers Jeux olympiques blessé à une cheville.A Sarajevo, il avait peine à marcher, mais chaussait ses patins pour les matches de l’équipe américaine.« Il ne jouerait pas actuellement SI ce n’était pas des matches si importants », a admis Bélanger, tout en précisant qu’il n'y a aucun risque d’aggraver la blessure.« Il y a certains gestes qui sont douloureux », a encore dit le thérapeute du Tricolore.Penney, lui, a quitté l’hôpital libéré de ses maux de dos.« Mais c’est demain (ce matin) à l’entraînement que l’on saura s’il est vraiment guéri », a affirmé Bélanger.« Des spasmes musculaires, a-t-il expliqué, peuvent provenir d’un mauvais coup qu’il aurait reçu, d’un geste qu’il aurait posé ou encore d’une simple fatigue musculaire.Ce sont des muscles qui se compressent ».Le Canadien a donc fait le voyage à Québec avec trois gardiens, Penney, Doug Soetaert et Patrick Roy.ÉCHOS — Pour le vétéran Larry Robinson, il faut envisager le match de ce soir à Québec comme tous les autres, même s’il s’agit d’une question de vie ou de mort pour le Canadien.« Il ne faut surtout rien faire de différent dans notre préparation, a-t-il souligné.Nous devons l’envisager comme un autre match que nous devons gagner absolument».Le Canadien s’encourage beau- Doug Soetaert coup avec cette faculté qu’il a eu cette saison de gagner les gros matches.« Mais c’est certain qu’un jour on va se faire jouer un tour », a admis Jacques Lemaire, conscient de la propension de ses joueurs à jouer avec le feu.« Il n’y a qu’à espérer que ce jour survienne le plus tard possible ».Lemaire a tout chambardé ses trios à l’entraînement hier, à l’exception de celui composé de Bobby Smith, Steve Rooney et Serge Boisvert.« Ca ne veut rien dire, a-t-il déclaré.J’ai toujours fait ça.Pour préparer mes joueurs, en cas de blessures.» Rie Nattress a pris part à la séance d’entraînement, mais Lemaire a révélé qu’il ne déciderait qu’aujourd'hui de la composition de son personnel.« Il n’y a aucun doute que les joueurs avaient le moral bas après la dernière défaite », a reconnu l’instructeur du Canadien.Comment fait-on pour les remonter dans un cas semblable?« En leur parlant de leurs bons coups, en leur rappelant leurs meilleurs moments », a répondu Lemaire.Selon ce dernier, ses joueurs « n’ont pa.s donné tenement de chances de marquer aux Nordiques », lors de la défaite de 5-1.« La majorité des buts ont suivi des erreurs dans notre zone et résulté d’un manque de concentration », a-t-il souhgné.A Lemaire de convaincre ses hommes qu’ils ont encore bien joué le système et qu’ils vont gagner si seulement ils se concentrent mieux.Les négociations se poursuivent Rogers aux Astros ?don.S.Burké, 1.Robérgu.NEW YORK (AP) — Les Astros de Houston ont confirmé hier avoir eu des discussions avec les Hlxpos de Montréal dans le but d’acquérir le vétéran lanceur droitier Steve Rogers.Lundi, le quotidien montréalais « The Gazette » rapportait que Rogers avait 72 heures pour accepter ou refuser un marché déjà conclu et qui verrait un jeune lanceur des Astros passer à l'organisation montréalaise.Comme Rogers a au moins 10 années d’ancienneté dans les ligues majeures et qu’il a passé les cinq dernières avec la même équipe, il a le droit d’opposer son veto.« Ca nous cause des ennuis, a déclaré le directeur général des Astros, Al Rosen, lors d’une entrevue téléphonique.Nous avons discuté avec les Expos.« J’ai contacté son agent, Dick Moss, mais c’est tout ce que je peux dire fxiur l’instant.Il est trop tôt pour parler d’une transaction parce que certains obstacles pourraient l’empêcher.» Moss, rejoint à son bureau de Pacific Palissades, en Californie, a également déclaré que la nouvelle était prématurée, mais indiqué que les discussions se poursuivaient.Moss et Rosen ont refusé de dévoiler ce qui empêchait la transaction d’être complétée, mais il semble que ce soit une clause du contrat de Ro- gers.Il écoule la dernière année d’un contrat de quatre ans qui lui rapportera cette année environ $900,000.« The Gazette » précisait que quand les Expos ont informé Rogers cet hiver qu’ils n’avaient pas l’intention de se prévaloir de l'année d’option de son contrat pour 1986, au coût de $1.1 million, le lanceur a demandé à l’étjuipe, par l’intermédiaire de .son agent, de l’échanger.« Ce qui attire Steve vers les Astros est que Houston n’est pas trop éloignée de Tulsa, où se trouve sa demeure, » a souligné Moss.Le directeur général des Expos, Murray Cook, a fait savoir, par le directeur des relations publiques de l’équipe, Richard Griffin, (ju’il ne commenterait la possibilité d’un échange.Par ailleurs, questionné sur les 72 heures dont il était question dans l’article du quotiden.Moss a répondu: « On donne 72 heures à un joueur pour rejondre sa nouvelle équipe, mais ce n’est pas encore le cas de Steve.» Une dernière précision: si les Expos ne réussissent pas à échanger Rogers, il deviendra, à la fin de la saison, joueur autonome sans compensation pour l’équipe montréalaise.Ce qui expliquerait pourquoi on cherche à le céder à une autre équipe.Joueur de la semaine Dawson à Thonneur NEW YORK (AP) — Deux joueurs d’équipes canadienne.s, André Dawson des Expos de Montréal et Willie Upshaw des Blue Jays de Toronto, ont été choisis hier les joueurs par excellence de la semaine écoulée dans les Ligues nationale et américaine de ba.seball.Daw.son a réussi quatre circuits et produit II points la semaine dernière.En .six rencontres (six victoires des Expos), il a conservé une moyenne à l’attaque de .500, avec 12 coups sûrs en 24 présences au bâton.Il aussi conservé une moyenne de puissance de I.OOO, marqué huit points et volé deux buts.Il a mérité cet honneur devant les lanceurs Rich Gossage, des i’adres de San Diego, Fernando Valenzuela et Orel llershiser, des Dodgers de Los Angeles, et Rick Mahler, des Braves d’Atlanta, ainsi que devant les voltigeurs Chili Davis, des Giants de San Francisco, Darryl Strawberry, des Mets de New York et Von Hayes, des Phillies de Philadelphie.Upshaw a mérité le même honneur dans la Ligue américaine en présentant une moyenne à l’attaque de .409 et une moyenne de puissance de .909.Il a réussi deux doubles et trois circuits, produit six points et marqué six points, en six rencontres.Il a devancé de justesse Mickey Hatcher, des Twins du Minnesota, qui a obtenu des coups sûrs lors de neuf présences consécutives au bâton.La USFL à Tautomne 86 TEANECK, New Jersey (AP) — La Ligue de football des EtaLs-Unis, (USFL), a confirmé sa décision de présenter un calendrier à l'automne en 1986, mais elle devra le faire sans les Bandits de Tampa Bay.L’homme d’affaires canadien, John Bassett, propriétaire des Kan-dlLs, a voté contre ce changement de calendrier et a déclaré qu’il relirait .son équipe, une des plus puissantes de la ligue, pour former sa propre ligue qui évoluerait au printemps.I,a ligue, qui en est à sa troisième .saison, a adopté une autre résolution hier visant à sauver la concession de l’Express de Los Angeles au moins pour le reste de l’année.
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