Le devoir, 18 juillet 1931, samedi 18 juillet 1931
Vôf.XXII —- No 164 Abonnements par la-poste: Edition quotidienne CANADA .5 6.00 E.-UNIS et€mptre Britannique .8.00 UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Montréal, samedi 18 Juillet 1731 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME VIONTRJCAL HArbour-»! 241 • SERVICE DE NUIT': Administration , HArbour i 243 HArbour 3679 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction Gérant : .^ h.HArbour 4897 Révélationsà V enquête de la ‘Beauharnois’* Une mise au point Toujours la question du marché Bonsecours Chronique Les vacances Le premier sens de l’adjectif intéressé est: qui a intérêt à une chose.Nous sommes, en ce sensi, intéressé à l’agrandissement du marché Bonsecours en tant que contribuable, parce que nous croyons que c’est la solution la plus avantageuse du problème de l’amélioration des marchés.D’autres sont intéressés, pour des motifs aussi honorables, à l’établissement ailleurs d’un marché central.Ils croient que le déplacement de Bonsecours sérait à l’avantage mutuel des maraîchers, des fruitiers et des marchands de légumes, qu ils soient épiciers ou bouchers, et des consommateurs.Dans un article, en date du 6 juillet, nous avons désigné les tenants de ce projet un groupe d’intéressés.M.Emery Sauvé, président de la Ligue des propriétaires, en a pris ombrage.Il ne s’est pas adressé à nous, du moins a notre connaissance, pour protester contre ce terme.Et pourtant nous eussions volontiers inséré sa mise au point.Il a frappé a d’autres portes.Il est revenu jeudi à la charge dans une reunion convoquée pour promouvoir le projet de la rue Frontenac, réunion dont nous avons publié, hier, le compte rendu.Il faut avoir une forte envie de se moucher pour trouver dans le terme que nous avons employé que le groupe dont fait partie M.Sauvé est intéressé financièrement dans rétablissement d’un marché rue Frontenac, près Sherbrooke.Non seulement nous n’avons pas dit ce que M.Sauvé nous reproche, mais nous n’avions point de raison de le penser, personne ne nous ayant fourni la preuve que l’un quelconque des promoteurs de ce marché fût intéressé financièrement dans la vente des terrains, ni même dans la plus-value que pourrait prendre la propriété environnante, ce marché dût-il être aménagé, Nous tenons à nous expliquer sous ce rapport, parce que la pratique de notre journal, un passé de vingt et un ans l’établit, a toujours été de publier les explications des gens qui se croyaient, à tort ou à raison, lésés par l’un de nos articles.Il est, du reste, piquant de trouver dans la résolution adoptée hier plusieurs fois le terme incriminé: Nous, les associations INTERESSEES à l'amélioration des marchés.* ' * * Ceci dit, ajoutons que, dans cette question de l’amélioration des marchés, la personnalité des parrains de tel ou tel projet importe peu.Ce dont il faut tenir compte, c'est uniquement de l’intérêt public.Or, faut-il le répéter, il ne saurait y avoir deux marchés centraux.C’est un épicier qui démontrait l’absurdité de ce projet du Board of Trade, quand l’amendement à la charte pour l’amélioration du marché Bonsecours fut demandé et obtenu par l’Association des marchands détaillants.“S’il y a deux marchés, je ne pourrai aller qu’à un des deux.J’y paierai la salade, par exemple, un tel prix.Mon voisin ira à l’autre marché.Il paiera plus cher ou meilleur marché que moi, de sorte qu’il y aura d'ennuyeuses divergences de prix dans le commerce de détail par suite de la disparition du marché de gros.” A Ottawa * * * Il faut un marché de gros, un marché central unique.Et tout désigne pour ce rôle le marché Bonsecours.On oppose l’encombrement.Pourquoi ne pas faire transporter ailleurs les gares qui causent de l’encombrement?Peine inutile que ce déménagement, quelques années plus tard, en effet, les gares, centre d’attraction, auront attiré près d’elles le grand commerce et la congestion sera la même.De même aussi, un nouveau marché central qui aurait du succès ne tarderait pas à voir des abords encombrés et, s’il n’avait pas de succès, les sommes consacrées à son aménagement auraient été dépensées en pure perte.On objecte que l’emplacement projeté est plus rapproché du nouveau pont Jacques-Cartier et (qu’on dit) du pont de la rivière des Prairies.Admettons.Mais que fait-on du pont de Caughnavvaga dont la construction est désormais certaine et du pont Victoria, bien plus passant que le nouveau pont Montréal-Longueuil?Ensuite, il va de soi qu'un marché situé au bord de l’eau ne peut être au centre de la Ville.Mais le seul fait d’avoir cette facilité d’accès par tous les réseaux de chemins de fer et par toutes les lignes de navigation n’est-il pas une supériorité d’une incomparable valeur et qui devrait rallier toutes les adhésions au marché Bonsecours?On se plaint de l’encombrement, mais qu’est-ce qui peut contribuer le plus à diminuer l’encombrement que la simplification de la manutention?N’est-ce pas l’un des bons points en faveur du marché actuel?En contact avec le C.N.R., le C.P.R., les voies de la Commission du port, les quais, toutes les maisons de gros importantes, assuré à raison de cela d’affaires qui n’iront pas à un autre marché, le marché Bonsecours doit rester où il est, doit être agrandi et modernisé.Les pieds sur son pupitre, Tron-chin pense à ses vacances, à ces quinze bienheureux jours pendant lesquels il désertera la routinière besogne, la serre-chaude de son bureau, son patron maussade pour s’en aller vers la fraîcheur des montagnes du nord oil il sait des coins charmants, des lacs poisonneux et des ruisseaux qui chantent en bondissant de cailloux en cailloux.Pour Tronchin, les montagnes du nord sont un pays de rêve, car il en rêve beaucoup plus souvent qu’il n’y va.A peine les entrevoit-il deux ou trois.fois l’été, au cours d’excursions rapides trop tôt arraché à leur enchantement qu’il souhaiterait continuel.D’aucuns souhaitent la richesse, les honneurs, les décorations, ies titres, etc.Tronchin pense aux montagnes du nord, aux lacs transparents où.glissent au-dessus des eaux mille moineaux légers.C’est là qu’il voudrait vivre, se reposer et puis.mourir, comme dans Mignon! Malheureusement, il n’a pas de fortune, Tronchin, et son maigre traitement lui permet à peine de se payer quinze jours de vacances convenables.Derrière des persiennes closes qui gardent à son salon sa fraîcheur et son air de mystère, Mme Tronchin se repose, les yeux mi-clos, dans un délicieux farniente.Elle s’est levée très tard, mais comme elle se propose de veiller très tard aussi, elle prend une petite avance, sur le repos.Elle aussi pense aux vacances qui s’en viennent, à ses vacances, car elle est bien d’avis que c'est elle qui les a méritées, ces vacances.N'a-t-elle pas tenu la maison?N'a-t-elle pas préparé, chaque jour, le repas du soir à son mari?Ne lui a-t-elle pas, lorsqu’ils étaient trop apparents, reprisé les trous de ses chaussettes?Alors, les vacances, n’est-ce pas pour elle?Mme Tronchin n’aime pas la montagne.Son plaisir, c’est la plage, l’eau salée où l’on va se baigner en groupe, bien plus pour exhiber une sortie de bain nouvelle que pour se laisser emporter par les vagues.Son plaisir, c’est de faire, des connaissances nouvelles, de faire de la petite psychologie à bon marché sur les gens en inventant des histoires fantastiques qu’elle finit par croire, tellement elle leur donne une apparence de véracité* La montagne?Mais c’est bon pour les sauvages! On ne voit personne, il n’y a pas d’électricité, pas de radio, aucune de ces commodités si courantes qu’elles sont devenues essentielles à la vie.Aller dans le nord?Mais ce n’est pas partir en vacances, c’est s’en aller en corvée.Aussi est-elle bien décidée A ne pas aller dans le nord.Elle n’entend pas sacrifier ses vacances.\ Le soir, au souper, Tronchin mange sa soupe en silence en pensant que ce sera le temps de partir l’autre semaine, celle qui s’en vient.—As-tu songé à l’endroit où nous irons passer nos vacances?lui dit tout (i coup Mme Tronchin.—Si j’y ai songé?Mais je ne fais que ça.—Alors, c’est A la mer qu on va?—J’avais pensé que nous irions dans le nord.—Comment, dans le nord?Tu n'y penses pas, mon chéri.Avec fa constitution, l’air du nord ne te va pas du tout.C'est la mer qu il te.faut, les bains d’eau salée, le souffle du large, quoi.Il n’y a rien de tout ça, dans le nord, et je ne veux pas t’avoir sur les bras, malade, a l’automne.Ca me fait trop de pci- Nouveaux droits sur les journaux et les périodiques Ceux qui contiennent moins de 20% d annonces seront admis en franchise au Canada — Il en sera de même des publications littéraires -M.King craint que le tourisme ne soit affecté par le tarif sur les journaux étrangers — Pourquoi pas une loi de censure?.— Les crédits de M.Sauvé ne.Ah, les hommes! Si ça ne prête" J ¦*“ Et l’exécutif, comme le conseil, à moins de s’infliger le pflus cruel démenti, devra prendre cette décision.Un sous-comité formé de membres délégués de la Commission technique et du Comité d’urbanisme, chargé d’étudier la question des marchés, s’est prononcé en faveur du maintien et de l’agrandissement du marché Bonsecours qui.à son avis, peut se faire avec la somme à la disposition de la ville.Voilà un corps désintéressé, compétent, qui s’est formé une opinion après étude de tous les projets.Les,citoyens le.paient pour qü’il éclaire l'administration dan» ces questions complexes.11 est ridicule de maintenir en fonctions ces experts — et de les payer; i! est ridicule aussi de parler d’urbanisme, si précisément dans les questions où leurs services sont les plus utiles on fait fi de leurs recommandations.Nous restons convaincu que, s’il en est ainsi, quelques-uns des membres de ce corps, qui tiennent à sauvegarder leur dignité, n'auront d’autre alternative que de démissionner et de.faire place à de serviles créatures de l’administration.C’est Yacid test.C’est l’heure de savoir si l’administration était sincère en créant ces corps ou si, comme osait le dire jeudi un membre de l’exécutif, ce sont les intéressés (encore!) qui sont seuls compétents à régler ces questions, de lour petit point de vue personnel et étroit, sans tenir compte dit jugement des hommes nommés à cause de leur science technique et de leur indépendance, de leur aptitude, en conséquence, à voir les problèmes sous l’angle, unique de l’inlérêt public.Louis DUPIRE natt pas une femme pour leur dicter cp qui est bon pour eux, ça ne fe-rait pas vieux os, allez.—Ne crois-tu pas qu on pourrait partager ça, passer une semaine à la mer et l'autre dans les monla-gnes.prùs de jolis lacs?i —Et le changement, le changement subit, mortel pour les santés délicates, tu n’y penses pas.loi?Il faut encore que ce soit moi qui y pense?Non, mon cl\êri, la mer, rien que la mer pour la santé.C'est décide.J’ai choisi cette année Sa-von-les-bains-d’orteils où M.et Mme Poildcchat iront en villégiature avec leur gendre Matou.Ce.sera délicieux, tu verras.Et puis, j'enverrai une petite note au journal, rédigée A peu près comme ceci : “M.et Mme Tronchin passent une quinzaine A Savon-les-balns-d’orteils, où ils sont descendus A l'hôtel Couchons Inn.” /I Savnn-tcs-bains-d’ortclts, cette année, il y aura un malheureux de plus traîné en laisse sur la plage et exposé presque de force au grand vent du large, pour sa santé.PROSPER (Par EMILE BENOIST) Ottawa, 18 — Les dernières résolutions tarifaires ont été approuvées par le comité des voies et moyens et la Chambre a adopté en première lecture le bill, qui les ratifie.Quand la deuxième et la troisième lectures seront faites, le budget de M.Beryiett sera définitivement adopté.Dans son discours du premier juin, M.Bennett avait annoncé un droit de quinze cents la livre sur tous les journaux.Il a annoncé cet après-midi que le gouvernement avait décidé de changer cela.Les droits sur les journaux et les pério-dioues étaient les derniers que le comité des voies et moyens avait à étudier.Les nouveaux droits sont, d une façon générale, établis selon la proportion d’annonces que contiennent un journal ou un périodique étrangers.Les journaux, les revues, les périodiques étrangers contenant moins de 20% d’annonces seront admis en franchise, ceux qui contiennent de 20 à 30% d’annonces paieront un droit de deux cents par copie, ceux qui contiennent plus de 30% d’annonces paieront un droit de cinq cents par copie.Ces nouveaux droits seront en vigueur à partir du 1er septembre.Les journaux littéraires et les journaux de mode continueront d’être admis en franchise de meme que les journaux ou toute autre publication dans une autre langue que l’anglais ou le français.„ Pour les “comic supplements , et autres choses du même genre, le tarif reste de 15 cents la livre.Il est prévu que le droit, en pareil cas, ne doit pas être de moins de 15 cents par copie.Le conseil des ministres est autorisé à établir les règlements necessaires pour que ces dispositions tarifaires s’appliquent.Le premier ministre fait remarquer que le tarif atteignait jusqu’ici tous les modes de publicité à l’ex-ception de celle qui est faite par le journal, la revue ou le périodique.Les modifications actuelles ont pour effet de remédier à cela.Sans dire qu’il les approuve absolument, le chef libéral, M.Mackenzie King dit que les amendements proposés par M.Bennett valent mieux que sa première résolution tarifaire imposant un droit de 15 c.ts la livre sur tous les journaux et tous les périodiques de l’étranger.M.Mackenzie King entretient cependant encore bien des craintes.Dans l’intérêt de la bonne entente internationale, dit-il, ce qui se publie dans un pays doit être facilement admis à l’étranger, à moins qu’il n’y ait des raisons particulières d’empêcher la circulation de telle ou telle publication.Les auteurs canadiens n’auront-ils pas à souffrir du fait des nouveaux droits?Des éditeurs des Etats-Unis ont menacé, en manière de représailles, de ne plus accep- UNE NOUVELLE ENCYCLIQUE PIE XI CONDAMNE, AU NOM DE SON MINISTERE APOSTOLIQUE, L’ESPRIT ANTICATHOLIQUE ET L’ATTITUDE PERSECUTRICE DU GOUVERNEMENT FASCISTE (Suite d’hier) III.—Le pape tire les conclusions qui s’imposent et dit ses préoccupations pour " avenir ter de manuscrits d’auteurs canadiens.Il peut arriver que le tourisme soit affecté, si les Américains ne trouvent plus, à la devanture de nos kiosques, les journaux, les revues et les périodiques qu’ils ont coutume d’acheter chez eux.Pourquoi cette sorte d’embargo sur les publications des Etats-Unis, dit-il encore, quand ces publications sont généralement imprimées sur du papier canadien?Pour ceux qui ont des moyens, ce droit supplémentaire de deux sous ne signifie pas grand’chose mais il en est autrement pour le pauvre.Pourquoi ne pas lui permettre de s’instruire et de se renseigner sans payer une taxe?Plutôt que d’imposer de tels droits, le gouvernement eût mieux fait de dresser une liste des publications étrangères qui ne devraient pas être admises au Canada.Une loi de censure C’est une loi de censure qu’il Bloc'notes Un exemple Un brave homme né A Beaumont, tout près de Québec, est mort tout récemment aux Etats-Unis, où il vivait depuis quarante-cinq ans.Il avail soixante-neuf ans et la fortune lui avait souri, il disposait A sa mort d'une centaine de mille dollars.De ce cent mille dollars - et c’est ici que l’histoire devient presque extraordinaire Théophile-Joseph Lnbrecque a fait deux parts, il a légué l'une A sa femme, l’autre à l’Association canado - américaine pour que celle-ci te consacre à l'éducation de jeunes Franco-Américains.Cet exemple d’intelligente générosité ne méritait-il pas d’ètrc particuliérement souligné?______ nous faudrait, déclare M.Mackenzie King, et non pas des droits tarifaires.D’ici le mois de septembre, le gouvernemenut devra faire la liste des publications de toutes sortes, journaux, revues et périodiques, qui ne devraient pas être admises au pays.Bien plus, le gouvernement devrait interdire certaines publications canadiennes.M.Bennett réplique que si les modifications qu’il propose ont une portée bien générale, le gouvernement agira avec modération.Journaux et périodiques de l’étranger ayant véritablement de la valeur continueront d’être admis en franchise.Quant aux autres, il n’est que juste qu’ils soient exclus.Ne convient-il pas d’établir un droit de douane sur les publications qui contiennent presque autant d’annonces que de matière è lire?M.Mackenzie King se demande si le gouvernement en imposant un dfoit sur les annonces des publications étrangères ne veut pas empêcher les Canadiens de se rendre compte de ce fait que le coût de la vie est moindre aux Etats-Unis qu’au Canada.Le débat se continue.Des députés de l’Ouest v prennent part.Les résolutions tarifaires modifiées de M.Bennett sont finalement adoptées.* La protection de la vie en mer M.Duranleau, ministre de la marine, a fait voter en troisième lecture un bill qui ratifie une convention internationale signée en 1030 a Londres, à propos de la protection de la vie en mer.11 s’agit de déterminer quel doit être le chargement des navires.M.Duranleau a présenté un amendement pour que la nouvelle loi ne soit en vigueur que sur proclamation du gouverneur en con-seil., La Chambre, formée en comité des subsides, a passé la soirée à étudier les crédits du ministre des Postes, M.Arthur Sauvé.Celui-ci n'a epcore rien obtenu Le pamphlet Le gouvernement italien a fait arrêter les auteurs présumés d’un violent pamphlet contre l’Eglise et le Pape.Trois de ces auteurs seraient complètement étrangers nu parti fasciste; le quatrième, Emilio Settimelli, aurait été jadis expulsé du parti pour cause d'indiscipline.I.e pamphlet affirmait, paralt-ih qu'il serait facile aux chemises noires (les fascistes) de s'emparer de la personne du Pape.Et c'est fort probable, en effet.Mais ces aventures ont des lendemains que l'histoire permet de présumer.* L’Action catholique n’est qu’un prétexte; on veut arracher à l'Eglise la jeunesse Une première réflexion et conclusion; de tout ce que Nous avons exposé, et, plus encore des événements mêmes, tels qu’ils se sont déroulés, il résulte ceci: l’activité politique de l’Action catholique, l’hostilité ouverte ou larvée de certains de ses secteurs contre le régime et le parti, comme aussi le refuge éventuel que l’Action catholique constituerait pour les adversaires ca parti jusqu’ici épargnés.(Cf.communiqué du Directoire du 4 juin 1931), tout cela n’est que prétexte ou une accumulation de prétextes; ll’Action catholique elle-même, Nous osons le dire, est un prétexte; ce que l’on a voulu et ce que l’on a tenté de faire ç’a été d’arracher à l’Eglise la jeunesse, toute la jeunesse.C’est si vrai qu’après avoir tant parlé de l’Action catholique, l’on a visé aux Associations de Jeunesse, et l'on ne s’en est pas tenu aux Associations de Jeunesse d’Action catholique, mais on a allongé tu-multuairement.la main sur des Associations et sur des oeuvres de pure piété et de première instruction religieuse, comme les Congrégations d’Knfants de Marie et les patronages, si tuniultuairemcnt qu’il a fallu souvent reconnaître l'erreur grossière.Ce point essentiel est largement confirmé par ailleurs.Il est confirmé surtout jiar les nomibreuses affirmations antérieures d’éléments plus ou moins responsables, et aussi par celles des hommes les plus représentatifs du régime et du parti, — à quoi les derniers événements ont apporté le plus concluant et le plus significatif des commentaires.La confirmation a été encore plus explicite et plus catégorique.Nous allions dire plus solennelle, tout ensemble et plus violente, de la part de quelqu’un qui non seulement représente tout, mais qui peut tout, dans une publication officielle ou peu s’en faut, dédiée à la jeunesse, et dans des entretiens destinés à être publiés à l’étranger avant de l’être dans le pays et aussi, à la dernière heure, dans des messages et des communications aux représentants de la presse.Les droit* sacrés et invincibles des âmes et de l'Eglise sont violés t vernez par mandat divin, et qui désormais, ne peuvent plus guère connaître que par vous la.pensée du Père commun de leurs âmes.Chaque âme a le droit de se proeurer des accroissements de bien spirituel et de communiquer ce bien à ses frères Juifs et Arabes en Palestine Le conseil de l’agence juive pour la Palestine se déclare en faveur d’une entente — Confiance et respect mutuels Bâle, Suisse, 18 (S.P.A.) — Le conseil de l’agence juive pour la Palestine a déclaré à l'unanimité qu’il éprouve “un sincère désir pour l’établissement d’une entente durable entre Juifs et Arabes en Palestine, sur la base d’une confiance et d’un respect mutuels".Le voeu ajoute que "Juifs et Arabes , , .ont un intérêt commun au dévelop- Et l’on n imagine vraiment point penient paisible de la Palestine”, que les Fascistes songent, nuelle | £e consc|| cn outre demande au roque soit leur attitude actuelle, a exécutif de continuer à s’em- s’emparer de la personne du Pape.| p|over “pOHr rétablissement, en Ils savent parfaitement qu’ils ne 1 verlu ^ mnndat, de relations har-sauraient commettre de pire er- ; monjeuses entre Juifs et Arabes ha-reur.sées sur l’acceptation par les deux .groupes, du principe que ni l’un ni M.Denis l’autre ne doit dominer ou être do- Une autre réflexion s’impose tout de suite et inévitablement.On n’a donc tenu aucun compte de Nos assurances et de Nos protestations répétées, on n’a tenu aucun compte de vos protestations ^et de vos assurances.Vénérables Frères, sur la véritable nature et sur l’activité réelle de l’Action catholique, et sur les drojts sacrés et inviolables dés âmes et de l’Eglise, qui sont représentés et incorporés cn elle.• , Nous disons, Vénérables Frères, “les droits sacrés cl inviolables des âmes et de l'Eglise”* et c’est cette réflexion qui, plus qu’aucune autre, s’impose, élant, en effet, la plus grave de toutes celles q*ii se pourraient formuler.Déjà, à plusieurs reprises, comme il est notoire, Nous avons exprimé Notre pensée qu mieux la pensée de l’Eglise sur des sujets aussi imp.or-tanJjj et aussi essentiels, et ce n’est pas à vous, Vénérables Frères, maîtres fidèles cn Israël, qu'il convient de la développer davantage; mais Nous ne pouvons Nous empêcher d’ajouter quelque chose pour ces chères populations qui vous en-tourçnt, que vous paissez et gou- Nous disions: “Les droits sacr/s et inviolables des âmes et deJ’E-glisè”.Il s’agit du droit qu’ont les aines de se procurer le plus grand bien spirituel sous le magistère et l’oeuvre formatrice de l’Eglise, divinement constitué.e, unique mandataire de ce magistère, et de cette oeuvre, en cet ordre surnaturel fondé dans le sang du Dieu Rédempteur, nécessaire et obligatoire pour tous, afin de participer à la divine Redemption.Il s’agit du droit des âmes ainsi formées à communiquer les trésors de la_Ré-demptioy à d’autres âmes, et à participer, dans cette vue, à l’activité de l'apostolat hiérarchique.C’est en considération de ce double droit des âmes que Nous Nous disions récemment heureux et fier de coiribattre le bon combat pour la liberté des consciences non pas (comme certains, par inadvertance peut-être.Nous l’ont fait dire) pour la liberté de conscience, manière de parler équivoque, et trop souvent utilisée pour signifier l’absolue indépendance de la conscience, chose absurde en une âme créée et rachetée par Dieu.L’Eglice a le droit inviolable d'enseigner tous les hommes, spécialement lea jeunes Il s’agit, en outre, du droit non moins inviolable qu’a l'Eglise de remplir le divin mandat impératif que lui a assigné son divin Fondateur de porter aux âmes, à toutes les âmes, tous les trésors de vérité et de bien, doctrinaux et pratiques, qu’il avait lui-même ménagés au monde."Euntes docete omîtes gentes.docentes eos servare omnia quaecumque mandavi vo-bis.Allez et enseignez toutes les nations, leur enseignant à observer tout ce que je vous ai confié.’ (Matt, XXVIII, 19-20.) Mais quelle place devaient tenir le premier âge et la jeunesse en cette absolue universalité et totalité de mandat, le divin Maître, Créateur et Rédempteur des âmes, le montre lui-meme par son exemple et par ses paroles parti; culièrement mémorables et aussi particulièremnt formidables: “Laissez les petits venir à moi, et gardez-vous de les en empêcher.” Ces petits qui (comme par un insr tinct divin) croient en moi; auxquels est réservé, le royaume des ceux; dont les anges gardiens, leurs défenseurs, voient toujours la face du Père céleste; malheur à l’homme qui aura scandalisé un de ces petits: Sintte partmlos venire ad nie et nolite.prohibere eos.qui in me credunt.istorum est enim regnum caelornm; quorum Angeli vident faciem Pat ris qui in caclis est; var homini ilti per quem units ex pnsillis istis scandalizatus fucrit, (Matth.X, 13, seq.; XVIII, 1, seq.) L'Eglise reconnaît le* droits de l'Etat, mais réprouve toute idéologie gui aboutit à une atatolâtrie païenne Or, nous voici en présence _ de tout un ensemble d'authentiques affirmations et de faits non moins authentiques, qui mettent hors de doute le propos — déjà exécuté en si grande partie — de monopoliser entièrement la jeunesse, depuis la première enfance jusqu’à l’ftge adulte, pour le plein et exclusif avantage d’un parti, d’un régime, sur la base d’une idéologie qui, (Suite à la page sept) M.Raymond Denis a été réélu, à la fois, président de l’Association des commissaires d'écoles cana-diens-français el président de l'As miné”.Le conseil n aussi adopté à 1 unanimité une protestation contre le» obstacles aux achats de terres par sociation catholique des Franco- les Juifs en Palestine, à 1 Immigra-Uanadiens de la Saskatchewan.U Ron juive en Palestine et à I oui-est en même temps président de la | p|0| do main-d'ocuvrc juive dan» iblie le Patriote, jes travaux publics, obstacles qui, affirme le conseil, existent en dépit des assurances que le premier ministre MacDonald a formulées dans sa fameuse leltrc.compagnie qui publie le Patriote.Voilà qui esl une assez jolie preuve de l'estime qu'ont pour lui ses compatriotes de là-bas.O* H* L'Encyclique sur l'Action catholique et le Fascisme L’UN DES PLUS REMARQUABLES DOCUMENTS DE NOTRE TEMPS — IL FAUT LE REPANDRE EN ABONDANCE — NOUS LE PUBLIERONS INCESSAMMENT EN BROCHURE L’Encyclique sur l’Action catholique et le Fascisme est l'un des plus remarquables documents de notre temps.Il importe qu’il soit entre les mains du plus grand nombre d# gens porsible pour que l’attitude du Souverain Pontife et ses motifs soient bien connus, et que l'on sache partout à quoi s’en tenir sur le fond du douloureux conflit.Pour faciliter la diffusion de l’encyclique, nous la publierons incessamment en brochure, dans un format convenable (collection du Document) .Nous prions nos ami* de nous aider dans cette diffusion.Prix de la brochure (32 pages environ, avec couverture cn pépier fort): 10 sous l'exemplaire, $1.00 la douzaine, franco, $7.00 le cent, $30.00 les cinq cents, $50.00 le mille, port en plus.Tent que cela sera possible, nous ajouterons gratuitement sur la couverture, pour les commandes de mille et plus, une inscription de ce genre: Avec les hommages de., , , , On est prié d'adresser le plu* rapidement possible les commandes au Service de Librairie du "Devoir ", 430, rue Notre-Dame est, Montréal.(Tél.HArbour 12411. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 JUILLET 1931 VOLUME XXII — No 164 Un "" aux fonds électoraux des partis politiques Ce qu’ont reçu les conservateurs et les libéraux, d’après les témoignages rendus hier à l’enquête de la “Beauharnois” Ottawa, 17 (S.P.C.) — La Beau-harnois et son président, M.R.O.Sweezey, ont souscrit environ $1,-000,000 aux fonds électoraux des partis politiques d’après les témoignages rendus hier devanl le comité parlementaire qui enquête sur l’affaire.La souscription la plus forte est celle que M.Sweezev a remise lui-même au sénateur Haydon et au sénateur Raymond pour le parti libéral, une souscription de $600,000 à $700,000.La compagnie elle-même peut avoir souscrit $100,000 au parti libéral.Une somme de $125,000 en bons de la Victoire a été remise à John Aird, fils, de Toronto, pour le parti conservateur ontarien, a dit M.Sweezey.La compagnie a remis $30,000 au parti conservateur dans Québec.De faibles sommes allèrent au parti libéral ontarien et au parti conservateur fédéral.M.Aird a déclaré que les 8125,-000 en bons de la Victoire qui auraient été remis pour le parti conservateur ontarien lui revenaient personnellement.Cette somme lui était due en paiement de conseils qu’il avait donnés à M.Sweezey.“Quelles furent les souscriptions faites aux conservateurs?demanda M.White.“Ce n’était que de faibles sommes, répliqua M.Sweezey.J’aidais des amis personnels auxquels j’avais l’habitude d’aider à l’époque des élections.J’ai donné à Leslie Boyd, de Montréal, je crois que c’était $500, pour Leslie Bell j’ai donné quelques autres petites sommes ainsi qu’à d’autres amis de temps à autre.Le total ne serait pas considérable.” Le colonel T.H.Lennox demande: “M.Bell a-t-il donné connaissance de cette souscription après les élections?” — Je crois qu’il l’a fait, répond M.Sweezey.— Y â-t-il eu d’autres contributions de faites aux conservateurs?demande M.White.— Oui, j’ai remis une somme nu général Eric McCuaig, qu#je crois être le percepteur pour la ville de Montréal.Il s’agissait de 810,000.Je n’ai pas d’autres noms à la mémoire en ce moment.C’étaient des contributions personnelles qui ne venaient pas des $30,000,000 du capital de la Compagnie.C’était absolument en dehors de la Compa- gnie.Le colonel Lennox: “Je suppose que si vous, n’aviez pas été intéressé à la Beâuharnois ils n’auraient jamais eu cet argent?— Je suppose que non, répond M.Sweezey.— Est-ce qu’il a été question d'une contribution qui aurait été remise au général McCrea, l’organisateur conservateur au fédéral?demande M.White.— Oui, répond M.Sweezey, on m’a proposé de souscrire $200,000.— Est-ce que cette souscription a été faite?— Non, je ne sais pas trop pourquoi.— Je comprends, dit M.White, que M.Bennett ne l’aurait pas acceptée.— Je ne sais pas, répond M.Sweezey.— Cet argent aura été obtenu de quelque autre source, lance M.lan MacKenzie.Pour les conservateurs d’Ontario — Est-ce que l’on a souscrit quel- Nècrologie BASTIEN — A l’hôpital du Sacré-Coeur.H, à 28 ans, Florian Bastlen.fils d’Arthur Bastlen et de leu Maria Valllancourt.BELANGER — A Iberville, le 15, à 23 ans.Marie-Ange Bélanger, fille d'Adélard Bélanger et de feu M.-A.Domlngue.BOIVIN — A Montréal, le 16, é 42 ans.Gaston Bolvln.fils d Arthur Bolvln et d’Eugénie Mercier, CARRIERES — A Montréal, le 16.à 10 ans, Estelle Carrières, fille de M.et Mme Elséar Carrières.COUILLARD — A Verdun, le 15.A 65 ans.Dame veuve Joseph Coulllard CHARRON — A Montréal, le 16 A 48 ans, Joseph Charron, époux de Clara Turcot.GROTHE — A Montréal, le 16.à 65 ans, veuve Féllx-Avila Grothé, à sa résidence d'été au Lac Grothé.née Maria Rose.JOLICOEUR — A Montréal, le 16.à 78 ans, Henriette Perreault, épouse d’Israël Girard dit Jollcoeur.LABERGE — A New-York, le 0.A 36 ans.Inhumé le 11 A Québec au cimetière St-Charles.LAPORTE — A Montréal, le 16.A 21 ans.accidentellement.Roland Laporte, fils de feu Georges Laporte et d'Evéltna Mi-chaud .MOCHON — A Montréal, le 16.A 65 ans.Marte Robert, épouse de feu William Mo-chon.PELLA ND — A Montréal, le 16.A 21 ans, Hélène Pelland, enfant de Hlldége Pelland et de Marie-Anne Comelller.PEPIN — A l'hôpital Notre-Dame, le 15, A 45 ane, Joseph Pépin, époux de Marle-Loutee Brais PEPIN — A Longueull.le 15.A 45 ans, Joseph Pépin, époux de Marie-Louise Brais RENAUD — A Beauharnols, le 16, A 78 ane.Eléonor Patenaude, épouse de feu Edouard Renaud.quo chose aux conservateurs de l’Ontario?demande M.White.— Oui, quelqu’un est venu me voir pour me représenter qu’une souscription serait dans l’ordre parce que nous aurions probablement encore affaire à eux et que la gratitude compte toujours pour quelque chose lorsqu’on a affaire à un gouvernement démocratique.— Quelle somme avez-vous souscrite?demande M.White.— $125,000 en bons de la Victoire, provenant des fonds de la compagnie, répond M.Sweezev.— A qui l’argent a-t-il été remis?— A John Aird, fils, de Toronto.— Pourriez-vous me donner les numéros de ces bons?— Oui.— On a prétendu, dit M.White, que M.Ferguson avait bénéficié personnellement de cette souscription ou de quelque autre souscription.— Qui a suggéré cela?demande M.Samuel Jacobs.— Le Toronto Globe, pour n’en nommer qu'un, répond M.White.— Je ne me rappelle pas.dit M.Sweezey, avoir eu affaire à lui, et il n’a rien touché, que je sache.On ne m’a jamais dit que les fonds lui avaient été remis.” — Quelles sont les souscriptions faites aux libéraux de Québec?demande M.White.Aux deux partis de Québec — Nous avons souscrit aux deux partis de Québec, dit M.Sweezey.Il me serait impossible de dire quelle somme est allée aux libéraux, parce qu’en livrant les sécurités au sénateur Raymond et au sénateur Haydon, nous avons exprimé le désir qu’une partie des fonds fût versée au parti provincial, mais nous ne savons pas si la chose a été faite.— I^e parti libéral québécois devait donc recevoir quelque chose?demande M.White.— Oui.répond M.Sweezey.— Quelle fut la part des conservateurs québécois?poursuit M.White.— $30,000, répond M.Sweezey, cela de le part .de la compagnie.—Est-ce qu’il y a eu d’autres souscriptions?demande M.White.! Aux libéraux ontariens, par exemple?— Je leur ai remis des sommes sans importance, répond M.Sweezey.J’ai remis personnellement un, deux ou trois mille piastres à M.W.-R.-P.Parker, de Toronto.— C’est le président du parti libéral ontarien, fait remarquer M.White.— Est-ce que M.Parker a des intérêts dans la Beauharnois?demande le colonel Lennox.— Non, il n’en a pas, répond M.Sweezey.Il ajoute que M.Parker avait déjà rendu des services à la compagnie comme avocat et qu’il avait été payé selon le tarif ordinaire.M.White produit alors un reçu au montant de $20,000 en date du 17 mars 1931, il demande à M.Sweezey ce que cela représente.— Ce doit être pour le fonds électoral des conservateurs de Québec, répond le témoin.Un autre reçu au montant de $19,-oOO est alors produit par M.White.II porte la signature de la Mar-quette Investment Company, de qui on aurait acheté des bons de la Victoire.Bons de la Victoire — Je crois que $150,000 représentés par des bons de la victoire ont servi à des fins électorales, dit M.White.— Je crois que oui, répond M.Sweezey.Et il ajoute qu’il lui serait impossible de préciser.Il suggère que l’on s'adresse pour eela à son secrétaire, M.Griffith.A ce moment.M.Forsyth déclare que si l'enquête doit sc continuer de cette façon, on devrait accorder à M.Sweezey la protection de la loi canadienne de la preuve.Les avocats discutent alors quelque temps et M.White exprime l’avis que.M.Forsyth devrait s'opposer à ce que son client réponde à la question.Le comité lui dirait alors qu’il lui faut répondre et lui accorderait la protection demandée.On décide finalement d’accorder A M.Sweezey la protection demandée.M.White poursuit alors l’Interrogatoire.Il demande s’il y a eu d'autres souscriptions versées aux fonds électoraux en plus de celles qu’il a déjà découvertes.~ Jp ne crois pas, répond le témoin.Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles—SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCES, 120, Rachel Est, MONTREAL o.vuideiAc.jr.Tel.BELAIR 1203-1204 ai».»™ La Société Coopérative de Frais Funéraires 302 RUE SAINTE-CATHERINE EST PLateau 7-9-11 L.-Eugén* Courtoit, gértnt.Joi.leinnotte, préildtnt.TéL Wllbink U1I-TI1A *!**• Social: Z6J0 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Atiauranre Funéraire LRGEL DCIJPGIC, LIMITEE Incorporée par Lettre» PAtento» n» la Provinco da Québec au ropital de $150000 00 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNF.KAIU.RN Tau» M conformité avec la loi de» »»Mlrance» sanctionné# pur K Parlement d# Québec le 22 décembre ISI6 Mnôt da $25.000 00 au aouv«rnsm*mt •- Baiona mortuaire» a ia dlipoaltlon du publia SERVICE JOUF ’ET NUIT T Et les progressistes?ë 7— En êtes-vous bien sûr?poursuit M.White.Je voudrais aller jusqu’au fond de l’affaire.M.Jacobs voudrait savoir si le parti progressiste a reçu quelque chose.— Je le regrette, mais il me semble que nous avons oublié M.Gardiner, ou qu'il nous a oubliés, répond M.Sweezey.En réponse à d'autres questions, M.Sweezey déclare que trois députés progressistes, MM.Campbell, Irvine et Garland, sont venus étudier le projet de la Beauharnois à son invitation.Est-ce qu’on leu- a payé quelque chose?demande M.White.Au moins leurs dépenses d’hôtel, n’est-ce pas?-—Ils n’ont rien reçu ni de moi ni de la Compagnie, répond M.Sweezey.— ^’est-i! pas vrai qu’ils ont reçu $150 chacun?demande le procureur du comité.M.Sweezey répond que s’ils ont reçu quelque chose, ce n’était que pour payer leurs dépenses.— Je tiens à dire que je les considéré comme des hommes hautement honorables, ajoute-t-il.Ils sont venus étudier le projet de bon-ne foi.Je considérerais comme malicieuse toute insinuation laissant supposer qu’ils ont reçu de l’argent de nous.M.Griffith est rappelé comme témoin.Il demande la protection du comité selon les dispositions de la loi canadienne de.la preuve, protection qui lui est aussitôt accordée.M.Lucien Cannon, avocat de la province de Québec, s’objecte aux questions de ce genre, ij n’était pas présent, dit-il, et il est surpris de voir que le.procureur du comité ait procédé en son absence.M.White réplique que le comité avait décidé que l’on devait poursuivre l’interrogatoire.On procède alors à l’interrogatoire de M.Griffith.M.Gordon fait remarquer qu’il partage l’avis de M.lan MacKenzie et croit qu’il faut pousser jusqu’au _ bout l’interrogatoire de chaque témoin.Le comité n'a peut-être pas le droit d’enquêter sur les questions qui peuvent mettre la province de Québec en cause, mais il a certainement le droit de connaître tous les détails de la part prise par_pelui-ci ou par celui-là au projet de la Reauharnois.$20,000 à M.Jacques Cartier AJ.Lennox demande alors à M.Griffith quelle somme a été souscrite au parti libéral de Québec.Le témoin répond que ce doit être de $700,000 à $800,000 et qu’une somme de $20,000 a été payée à Jacques Cartier, trésorier du parti conservateur dans la province.Il se produit alors une 'altercation entre M.MacKenzie et M.White lorsque le premier demande à M.Griffith ce qui s’est passé entre M.Sweezey et les représentants des divers partis politiques.M.White soutient que M.Griffith n'était pas présent et qu’il ne peut parler que par ouï-dire.Comme membre du comité, réplique avec, quelque vivacité M.MacKenzie, il a droit de demander les questions qu’il lui plaît sans avoir à demander d’instruction au procureur du comité.M.MacKenzie demande alors si sir Herbert Hplt a des intérêts dans la Beauharnois.Au meilleur de ma connaissance, répond M.Griffith, sir Herbert Holt n’est pas intéressé.M.Cannon s’objecte de nouveau à ce que M.White demande si l’on a souscrit des fonds aux partis de la province de Québec par l’intermédiaire d’autres personnes que le sénateur Haydon ou le sénateur Raymond.Le comité sort des limites de sa juridiction, déclare M.Cannon, en enquêtant sur des questions qui mettent en cause la province de Québec.I.e président du comité répond que le comité a le droit d’enquêter sur toute question concernant la Beauharnois et que, par conséquent, il est de son pouvoir de s’enquérir des sommes versées par la Compagnie aux partis politiques.A M.John Aird —Combien, sous forme de contributions, le parti libéral de Québec a-t-il reçu?demanda M.White.—Je ne sais pas, admet M.Griffith.~Qul pourrait nous le dire?—Je suppose que c’est le parti libéral lui-même.Au cours des questions suivantes que lui a posées M, White, M.Griffith a admis qu’il avait remis 8120,-000 en obligations et une certaine quantité d’argent comptant à John Aird, fils, de Toronto.Cela aurait eu Heu au mois de décembre 1929 et M.Griffith aurait compris que c était une contribution au parti conservateur ontarien.t^>s obligations étaient des bons de la Victoire portant la date d'échéance de 1937, avec coupon, à 5V6 p.c.M.Griffith a donné la série des numéros des obligations.I.n transaction se fit à Montréal nans le bureau île Newman, .Sweezey and Company.U’s obligations furent achetées au moyen d'une conversion en parts Marquette, ce qui permit de réaliser un profit de $120,000.M.Griffith agissait sur les instructions de M.Sweezey.M.Aird n’a pas donné de reçu, a déclaré M.Griffith, pour les oblign-tlons et la conversation a été très brève A l'assemblée.En autant qu’il est renseigné, M.Aird, M.Sweezey et lui-même étalent nu courant de la transaction.John Aird, fils, de Toronto, fut alors appelé à comparait re.II est ingénieur de Toronto, dit-il, et il était intéressé dans la Champlain Construction Company et la Concrete Masonry Company.Il se souvient avoir reçu 120 obligations de M.(iriffilh, mais il ne peut fixer (Jr date.C’était en décembre 1929, dit-il.En réponse a M White, M.Aird a déclaré qu'il avait ntt bien retenu ces obligations ou bien en avait disposé selon un mémoire lu par l'avo-cat-conseil, Ce mémoire fit con- naître que les obligations furent placées au crédit de M.Aird et déposées dans une voûte de sûreté des banques.MM.MacKenzie et Jacobs ont alors demandé d’appeler comme témoins les banquiers qui ont écrit les lettres certifiant que les obligations étaient en dépôt.Les comptes privés “Nous avons besoin de les entendre”, dit M.Jacobs.“Ce n’est que le point de départ”.Il a aussi demandé que tous les comptes privés de M.Aird soient produits.Le président a accepté d’appeler les banquiers comme témoins, mais il a suggéré que si l’on procédait à l’examen des comptes privés de M.Aird, il conviendrait d’en faire autant pour les comptes des sénateurs Raymond et Haydon.Le comité a accepté de faire produire les comptes de M.Aird, mais on n’a rien dit de plus au sujet des comptes des sénateurs.—N’y avait-il personne autre intéressé dans l'affaire de $120,000?demanda M.White.—Non, j’étais le seul, répondit M.Aird.Comme M.White lui demandait d’expliquer pourquoi les obligations lui avaient été remises, M.Aird déclara qu’il y a quelques années, alors qu’il était intéressé dans le développement des pouvoirs d’eau, il avait tenté d’obtenir le contrat d’approvisionnement de pouvoir à la Commission Hydro-Electrique d’Ontario.Lorsqu’il entendit dire que M.Sweezey tentait d’obtenir le même contrat, il se rendit auprès de M.Sweezey.M.Aird lui aurait fait entendre qu’il pouvait lui être d’un grand secours pour l’obtention de ce contrat.M.Sweezey accepta.LorsQue la Beauharnois obtint le contrat, M.Aàrd reçut l’argent.—Qui avez-vous vu •parmi les gens de la Hydro-Electrique?demanda M.Mackenzie.—.Personne, répond M.Aird.Il ajoute qu’il n’avait consulté personne si ce n'est M.Sweezey.—.Alors, dit M.Jacobs, vous avez reçu $120,000 pour n'avoir rien fait?Le témoin se contente de foire un signe de tête.M.Jacobs demande alors ce que le témoin a à dire au sujet de la déclaration de M.Sweezey, à savoir que l’argent devait être remis dans la caisse électorale conservatrice d’Ontario.M.Aird répond qu’il n’a pas remis l’argent, mais qu’il l’a gardé et mis à son compte personnel.M.Lennox faiti observer que M.Sweezey n’a pas fait une déclaration aussi nettç, mais qu’il a simplement dit que c’était son impression que l’argent devait aller au parti conservateur.—Je n’ai pas l’intention de donner les obligations au parti conser- —-Pourquoi n’avez-vous pas don-vateur, dit M.Aird.né un reçu pour les obligations à Montréal?fut-il demandé au témoin.—Je ne sais pas, fut la réponse.Lorsque M.Jacobs en revint au point que le témoin ne paraissait pas avoir été très heureux dans ses entreprises jusiqu'à l’affaire de la Beauharnois, le président sourit et dit : “Donnez-lui le temps." Le père de M.Aird (sir John Aird, président de la Banque Canadienne de.Commerce) a été heureux, mais son fils a subi des échecs dans plusieurs de ses entreprises apparemment, fit observer M.Jacobs.M.Jacobs a continué à interroger le témoin Aird, fils.11 lui a demandé entre autres choses dans quelles autres affaires il s’était intéressé, et le témoin a répondu qu’il s’était occupé déjà d’une mine à Rouyn.— Vous occupez-vous de l’organisation politique en Ontario?demande M.Jacobs.M.Aird répond qu’il s’en occupe très peu.— Vous n’avez jamais fait de démarches pour un parti politique?demande M.Jacobs.Le témoin répond qu’il a déjà conduit une foule de gens voter, à Mimico, Ont.M.Jacobs demande alors ce que le témoin aurait à dire si M.Sweezey allait déclarer que lui, M.Aird, s’était présenté à lui comme un émissaire du parti conservateur.Est-ce qu’il dirait la vérité?demande M.Jacobs.M.Aird répond qu’il est prêt à jurer qu’il ne s’est pas présenté à M.Sweezey comme un émissaire du parti conservateur.“Je ne crois pas avoir pu le laisser sous rette impression”.—Pouvez-vous m’indiquer la date du contrat entre la Commission Hydro-Electrique d'Ontario et la Beauharnois?demande M.Jacobs.Le témoin répond qu’il ne le peut pas.— Vous ne connaissiez pas de ce contrat?demande M.Jacobs.La réponse est négative.Pourquoi dans diverses banques?M.Jacobs poursuit alors en demandant à M.Aird pourquoi il a distribué cette somme dans différentes banques, pourquoi 11 ne l’a pus placée dans la même institution.M.Aird répond qu’il a fait affaire autrefois avec In Banque de la Nouvelle-Ecosse alors que la Champlain Construction Company faisait affaires avec la Banque Royale, - Croyez-vous avoir gagné ces $120.090 que vous avez reçus?demande M.Jacobs.Le témoin répond qu’il le croit, étant donné le coût possible de l’entreprise.Pourquoi vous a-t-on versé ces $120,000?demande M.Jacobs.M.Aird lui répond que r’est pour les services qu’il a rendus à M.Sweezey en lui donnant des renseignements sur le tracé du canal.Service* rendu* à M.Swccxey M.Aird déclare A M.Samuel Jacobs qu'il n'a envoyé aucun compte après l'obtention du contrat avec.l'Hydro-électrlquc.Il croit avoir rendu service A M.Sweezey en cette occasion bien qu'il lui soit Impossible de (lire A M.Jacobs en quoi consistaient exactement les conseils qu’il n donnés au président de la Beauharnois."Je ne puis me souvenir exactement de rien, ajoute M.Aird, alors pourquoi perdre mon temps A rher* rher?" “C'est bien ce que Je croyais, z’ex-clame M.Jacobs.Ce n’est qu’après avoir reçu les bons qu’il a révélé la chose à son père, sir John Aird, poursuit le témoin, M.Sweezey était un de ses confrères d’université et lorsqu’il a vu que M.Sweezey avait des difficultés au sujet de son contrat avec l’Hydro-électrique, il lui a dit qu’il | pourrait probablement lui rendre j service.“Vous avez laissé entendre que ; vous connaissiez les ficelles?” de- 1 mande M.Jacobs.“Oui”, répond M.Aird.Et il explique qu’il essayait depuis quatre ou cinq ans sans succès d'obtenir pour lui-même un contrat de la Commission hydro-électrique et qu’il croyait que son expérience pouvait être de quelque utilité.“Avez-vous envie de dire que M.Sweezey était assez bête pour croire que les renseignements que vous pouviez lui fournir valaient $120,-000?” demande M.Jacobs.“Il le croyait,” se contente rie répliquer M.Aird.“FHes-vous entré en relation avec quelque gouvernement à propos de ce contrat?” poursuit M.Jacobs.“Jamais”, répond M.Aird.“Vous ne vous êtes servi que des méthodes évangéliques”, commente sèchement M.Jacobs.Le témoin affirme qu’après avoir reçu les bons il ne les avait remis à aucune autre personne ôu association.Lorsque le président du comité déclare qu’il croit que le témoin rend un témoignage franc et véridique, tout le monde s’esclaffe de rire dans la salle.L'Ecole des Sciences sociales de Montréal PROGRAMME DES COURS Voici un résumé succinct du programme des cours que donne l’Ecole des sciences sociales, économiques et politiques de Montréal.PREMIERE -ANNEE Philosophie sociale (Professeurs: a) le révérend Père Ceslas Forest) : La société en elle-même; l’Etat et l’individu, l’Etat et la famille; l’Etat et les états; b) le révérend Père Lamarche: L’Eglise et l’Etat Economie politique (professeur: M.Edouard Montpetit) : définitions et notions générales.Production, répartition, circulation et consommation des richesses.Economie sociale (professeur: M.Guy Vanier) : la population, l’épargne, l’association professionnelle, la coopération, la mutualité, la philanthropie, les foyers de culture et de propagande, la législation sociale à l’etranger.Science politique (professeur : Jean Bruchési) : droits essentiels des Etats, constitution des différents Etats.La production industrielle et ses problèmes (professeur: François Vézina) : Les facteurs de la production; l’entreprise, le machinisme, la concurrence, les crises, la grande industrie, la rationalisation industrielle; la direction; l’humanisation de l’industrie.Hygiène générale (professeur: docteur J .-A.Baudouin) : Hygiène publique, hygiène scolaire, mortalité infantile, maladies vénériennes.Géographie humaine (professeur: M.Yves-Tessier Lavigne) : l'homme et le milieu naturel, l’Etat et le milieu naturel.Droit public (professeur: M.Edouard Montpetit): Le gouvernement du Canada.Les gouvernements provinciaux, le régime municipal, le régime scolaire, le régime paroissial.Les omises sociales (professeur: M.A.Saint-Pierre) : Les problèmes de la misère, causes, étendue, etc.Oeuvres d’assistance et de prévoyance.DEUXIEME ANNEE Finances publiques (professeur: M.Edouard Montpetit) : généralités, le budget, l’impôt sur le revenu, l’emprunt.Finances privées (professeur: M.Guy Vanier) : Les capitaux, le crédit.les banques, les sociétés commerciales, les placements.Politique économique (M.Edouard Montpetit) : notions générales, libre-échange et protection.Politique économique des grands pays.I^es colonies anglaises et l’impérialisme économique.Conclusions.Histoire des dnetrines économiques (MM.K.-M.Gouin et Jean Bruchési) : les précurseurs, les fondateurs, les continuateurs et les adversaires; les doctrines récentes.Politique extérieure (M.Jean Bruchési) : Politique intérieure des Etals de l’Amérique du Nord; développement des Etats de l’Amérique du Nord; développement des Etats sud-américains, le plan américanisme: les rapports du Canada avec les différents pays américains.Pratique financière (M.Victor Doré) : les scienres des affaires, la comptabilité, les opérations commerciales.Législation Industrielle (M.1,.-M.Gouin et M.Hector Perrlcr) : La liberté du travail, le contrat du travail, la réglementation du travail, les syndicats, etc.SECTION JOURNALISME Rédaction et administration du journal (M.Georges Pelletier) : l'administration, l’information, la composition.Histoire du journalisme (M.Noël Fautcux) : histoire de la presse dans les différents pays.La législation sur la presse (M.Adélard Leduc.On s’inscrit A 1205 rue Saint-Denis, au Secrétariat général de l'Université de Montréal.Par excellence, l’eau de régime des rhumatisant» Indiquée dans les affection* de l’estomac, du foie, des reins et de la vessie.Contultez votre médecin AGENCE VICHV-CE LEST INS 2027 Av*.McGill Collcac MAISONS D’EbUCATION COLLEGE NOTRE-DAME Côte-des-Neiges (En face rte l’Oratoire St-Joseph) Sous la direction des Religieux de Ste-Croix Préparation au classique — Cours commercial complet Admission des enfants dès l’âge de sept ans Soins particuliers donnés aux jeunes ENTREE, LE 3 SEPTEMBRE La cuisine, les réfectoires, les dortoirs et l'infirmerie (le tout à l’épreuve du xeu) sont sous les soins des Soeurs de la Ste-Famllle.____________ PROSPECTUS SUR DEMANDE College O’Sullivan MOT.Mountain, coin Ste-Catherlne O.- 51 Arquette 32M 4030, rue* Wellington, I 5, Ave °MtTRovaL.F.t coin de l’Ave de l’EgUse.| *’ ^ ^t.^rent ’ COURS SUPERIEUR D’ANGLAIS Enseignement commercial complet — Instruction personnelle — Emplois pour gradués.COURS DU JOUR ET DU SOIR — OUVERT TOUTE L’ANNEE — BIENVENUE AUX VISITEURS La plus importante école commerciale du Canada — Plus de 3,500 élèves par année — 400 Clavlgraphes.A gagné le PREMIER PRIX a l’ftxnoslttnn mnnriiai» TANNIQUESUa ^ONNEURS ®R^' I WemWw^Londrra^Angleterre.1 EmPlre à E J.O'Sullivan, MAj V ^ A ACADEMIE ROUSSIN POINTE-AUX-TREMBLES, PRES MONTREAL PENSIONNAT sous la direction des FF.du Sacré-Cœur milles de Montréal, à cinq cents pas du fleuve, sur la Sons h?SéSlquesCedS“ ?Sptagnëlt dCS commodltés de la vlUe “n*-rùun1TAer,Rolf’ ,9eule P9™1* les Institutions d’enseignement commer-pensionnaire^ 1101188111 Possède une magnifique arena pour l’usage de ses scîentlfl(um,niSÜ1ro?«i1!.nBU8’ PréPRrant »ux affaires en général._ Cours Bcientlxlque préparatoire aux écoles d enseignement supérieur.Entrée des pensionnaires, jeudi le 4 septembre DEMANDEZ LE PROSPECTUS.CROISIERE SUR LE DUCHESS OF ATHOLL MONTRÉAL à NEW-YORK DÉPART LE 21 JUILLET PASSAGE EN SENS UNIQUE AU CHOIX $ 40 Autos acceptés à bord - - 830 chacun Ton* rcnacîgHementii peuvent être obtenus He votre agent local; au buret» S®* bateaux de la gare Windsor, au bureau de ville, coin ruS ^te-Catherme et Metcalfe, M Arquette 6262; ou de D.R.Kennedy, agent-général, 201, rue St-Jacques ouest, Montréal, PLateau 2281.PACIFIQUE CANADIEN LA PLUS GRANDE ORGANISATION DE VOYAGES AU MONDE “Opinions” NUMERO DE JUILLET I.p numéro rie juillet de la Revue Opinions, vient de parnltre.Nos Iceteurs nous sauront gré de donner ici le sommaire de ret intéressant numéro, publié |,nr l’Association de.i Anciens étudiants d’Ettro-pr.La découverte de l'Angleterre, par Olivier Maiirauit.I.e» activité» de In Faculté des science», par Geor- {es Baril; l.a portée de ta rhinite Mngtqne, par Jules Labarrr; Paysage», par Ortnve Bélanger; Un aspect de notre vocabulaire, par Etienne Blanchard; OÙ en est notre musique, par Eugène Laplrrre; Correspondance; Faits et Gestes; Nos prix d'action InteHertncHc; If.iptnion des autres; Nouveaux statuts de VA.des A.E.d'Europe.Le comité de rédaction de la revue Opinions, se compose de MM.Antonio Barbeau, Roger Urossnrd, Jean Bruchési, Auguste Descarries, Jules Derome, René Guénctte et Paul Letondnl.La Revue des Anciens d’Europe se trouve dans les principales li-1 lirai ries, mais on peut’ s’adresser directement A la revue Opinions, I 2274, rue Dorchester ouest, Mont-1 réal.Prix de l’abonnement, un dol- ! lar par année.Le R.P.Ephrem * Longpré, o.f.m.Apr*, un voyage de quelque, .ematne.dans .a famille fc 8t-Ephrem rt’Unton, le P.U>ngpré a quitté le Canada pour par-courir tea Etats-Uni».Le 6 Juillet, fl n prononcé un conférence a Détroit, .ur "La psychologie franciscaine et la psychologie moderne".et une autre «ur la vie et Tes écrit» authentiques du Bienheureux Duns Scot.Les Journatix de l’endroit en ont parlé comme "d’un grand succès scientifique .Il a donné ruksI des conférences sur diverses questions d’histoire de la philosophie médiévale, sur l’école franclscsl-ne.sur la pensée catholique et la pensée moderne .el£ g Chicago, Teutopolls, Indianapolis.Ustervtlle.Calllcoon.Cincinnati Cleveland.Buffalo.Alleghonv et New-York.L accueil très cordial qu’il a reçu partout et de pressantes sollicitations des Universités américaines l’ont décidé a pro-i longer son séjour aux Etats-Unis II partira prochainement pour t,os Angeles et s’arrêtera aux principaux centres Intellectuels de l’est et du sud des Etats-Unis, pour y prononcer des conférence» Des universités lut ont décerné des titres honorifiques Dêjfc premier docteur de ITne-tltut Oriental rte Rome, lecteur général en théologie, docteur en philosophie, les titres de licencié é« lettres et de docteur •n hletolre universelle viennent de lui être conférée, toi science de ce franciscain canadien est universellement reconnue et ses travaux couronnés \ l'étranger Le nombre rts nos Uenadlens spécialisés rtnns les questions phlloeophtouos et.théologiques est encore esses restreint,, soyons flejs du succès rts l’un des nôtres.(Communiqué! Voyageurs de Commerce Quand vous passez aux Trois-Rivières profitez des taux de faveur que vous accorde le MANOIR LAVIOLETTE 31 Ave Laviolette Trois-Rivières Vous serez bien logés et bien nourris.Protégez votre bouche et votre bourse en voyant - -n- [ABU, ‘•utkAJùii'A' DR j.D.FAQUIN CHIRURGIEN-DENTISTE 10 ans d'expérience et de bons services au public.Le REEL SANS DOULEUR 1297, SAINT-DENIS Coin Sts-Catherine, LAn.8381 Le vice-roi à l'hôpital Notre-Dame S.E.Ip gouverneur générnl du Gnnndn visitern rhônttnl Notre-Dame lundi malin A llli., selon ce que nous apprenons dp M.Lessard lui-même, surintendant de Cet hôpital.2 I — CALENDRIER — VOLUME XXII — No ï€4 DEI^NIEE^!^ HEUI2&! Montrétl, samedi t8 juillet 1931 — DEMAIN — Demain: DIM ACHE, IS Juillet 1931 VIIX PENTECOTE Lever du soleil.4 h.29.Coucher du soIeU, 7 h.42.Lever de la lune, 9 h.29.Coucher de la lune, 10 h.28.Dernier Quartier, le 7, S « h.58 du «olr.Nouvelle Lune, le 15, h 7 h.26 du matin.LE DEVOIR BEAU ET CHAUD.ORAGES LOCAUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 79.Même date l'an dernier S4.Minimum aujourd’hui 53.Même date l’an dernier 60.BAROMETRE 10 heures a.m.29.95.Il heures a.m.29.93.Midi: 29.91.Chiffre» fourme par la Maison M-H.d* Prftuilftr Qu&i t., 22, & 0 11.22 lu.du tnxCln.Pleine Lune, le 29, à 7 h.'3 m.du matin.Le DEVOIR est membre de la ’’Canadian Press”, de l”‘A.B.C.” et de la ‘‘C.D.N.A.’ Mealé.1010 St-Denl».Montréal.Le sénateur McDougald sommé de comparaître La Chambre des Communes donne ordre à l’ancien président de la Commission du port de Montréal de rendre témoignage, lundi, devant la commission parlementaire d’enquête sur la “Beauharnois’’ Les accidents du travail Déclaration du président de la Commission, M.Robert Taschereau, à l’occasion de Centrée en vigueur de la nouvelle loi Ottawa, 18 (S.P.C.) — M.le sé-aateur W.-L.McDougald, de Montréal, devra témoigner lundi devant le comité spécial de la Chambre des Communes, qui est à conduire une enquête sur l’entreprise de la Beauharnois: les sommations lui ont été signifiées hier soir par le sergent d’armes de la Chambre.M.McDougald et son avocat, M.J.-R.-L.Starr, ont quitté Ottawa hier soir, vraisemblablement à destination de Montréal.L’intention du comité d’enquête est de traiter M.le sénateur McDougald comme un témoin ordinaire et de le forcer à répondre aux questions qu’on aura à lui poser au sujet de cette entreprise à laquelle on associe couramment son nom.Ce comité, constitué ù la suite des accusations lancées par le chef des progressistes, M.Robert Gardiner, a reçu de la Chambre des Communes le pouvoir de forcer à comparaître tous les témoins dont il pourrait avoir besoin.Une résolution fut donc adoptée de la façon ordinaire et un des greffiers du comité reçut instruction de préparer le subpoena.M.le sénateur McDougald fut invité, il y a quelques jours, à venir rendre témoignage devant le comi-tté.Par l'intermédiaire de son avocat, M.McDougald refusa de comparaître, invoquant les trois raisons suivantes pour motiver son refus: les témoignages n’avaient rien amené contre lui, le député qui avait porté contre lui des accusations (M.Gardiner) faisait partie lu comité et un membre des Communes n’a pas le droit de procéder à l’examen d’un membre de la Tbambre haute.M.le sénateur McDougald donnait lecture de la dé-c'aration de son avocat hier au Sénat et demandait qu’une enquête Fût conduite par un comité du Seen*.M.le sénateur A.-C.Hardy, d’Ottawa, a donné alors avis d’une motion à l’effet de nommer un comité du Sénat tel que suggéré par M.le sénateur McDougald: la motion devait être discutée au Sénat mardi.Un candiat libéral admet avoir reçu $2,000 Toronto, 18 (S.P.C.) — Interviewés au sujet du témoignage de M.R.O.Sweezey à l’enquête sur l’entreprise d’exploitation électrique de Beauharnois, les chefs conservateurs ont répondu ne pas avoir eu connaissance du don de $125,000 que M.Sweezey dit avoir fait au parti conservateur, ontarien par l’entremise de M.John Aird, fils, et les chefs libéraux ont avoué avoir reçu $2,000 pour la caisse électorale de leur parti.M.W.R.P.Parker, qui a été condidat libéral dans le comté de Peel, a dit qu’il a reçu de M.Sweezey une contribution volontaire de $2,000, le 10 février dernier, et que cette contribution lui a été remise à titre de vice-président de l’association libérale.Un projet1 d’échange avec l’Afrique-Sud Ottawa, 18.(S.P.C.) — On a appris hier qu’un projet d’échange du bois canadien pour du manganèse de l’Afrique-Sud dépendait uniquement de la réalisafion de l’entreprise hydro-électrique de la Beauharnois qui fait présentement l’objet d'une enquête par un comité spécial de la Chambre des Communes.Ce projet exigerait l’utilisation de 100.000 à 200,000 chevaux-vapeur afin de traiter chaque année de 200.000 à 300,000 tonnes de minerai.On a songé à établir des hauts-fourneaux près de Montréal et à utiliser l'énergie électrique provenant de la Beauharnois.L’affaire serait assez avancée et l’on n’attend plus avant de prendre une décision que de recevoir l’assurance qu’on obtiendra de la Beauharnois toute l'énergie électrique nécessaire.On expédierait chaque année de 30,000,000 à 50,000,000 de pieds de bois provenant de l’est du Canada en échange du manganèse.Le Canada prendrait in place de la Norvège sur le marché sud-africain en fournissant à ce Dominion tout le bois dont il a besoin.Un service aéro-postal canado-américain Washington, 18.(S.P.A.) — Les autorités postales recevront le 27 juillet des soumissions pour l’établissement d’un service de transport aérien du courrier et de voyageurs entre les Etats-Unis et le Canada de la fin du printemps à la fin de l’automne.Les autorités postales annoncent que la ligne aéropostale projetée commencera à Bangor, Maine, et aboutira à Halifax, Nouvelle-Ecosse, en passant probablement par Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, Cette année, il y aura trois voyages par semaine et le service ne fonctionnera que jusqu’au 30 septembre.Pour les années suivantes, le projet des autorités comprend six voyages par semaine du 1er juin au 31 octobre.Les autorités toutefois se réservent le droit de demander l’année prochaine, que le service fonctionne à l'année.Magyar a séjourné dans l’Ouest canadien Winnipeg, 18.(S.P.C.) — Le capitaine Alexandre Magyar, qui, avec un compagnon, vient de réussir à se rendre des Etats-Unis en Hongrie en avion, a séjourné quelques années dans l’ouest ranadien pour tenter de s’y établir comme agriculteur.Feu Mme F.-A.Grothé Nous apprenons la mort de Mme F.-A.Grothé, née Rose, Maria, décédée le 16 juillet, à sa maison d’été, au lac Grothé, Co.d’Argenteuil.Elle était âgée de 65 ans et 6 mois, et était veuve de Félix-Avila Grothé, entrepreneur bien connu.Elle laisse six enfants: Avila et Hervé, Mme Rodrigue Charlcbois (Antoinette); Mme Alfred Mercure, (Berthe); Mme Edwin Hodge (Yvonne), et Mme Paul Mousseau (Aline); 2 soeurs, Mme T.-A.Grothé et Mlle Elmire Rose, et plusieurs petits-enfants.Les funérailles auront lieu a l’église Sainte-Madeleine d'Outrc-mont lundi, à 9 heures; le convoi funèbre partira de la demeure de la défunte, 665, avenue Wiseman, à 8 heures 45.Le Hennir offre ses condoléances à la famille en deuil.Le pont’ de Chicoutimi Ottawa, 18.— M.Alfred Duran-lean, ministre de la marine, a répondu â une délégation du district de Chicoutimi, que le gouvernement fédéral fera diligence pour hâter la construction du pont do Sainte-Anne.Ce pont est construit par le gouvernement provincial et le gouvernement canadien n’intervient que pour sauvegarder les droits de la navigation.M.Duran-leau a promis que les ingénieurs du ministère de la marine examineront rapidement les plans de ce pont, puisque cette entreprise aidera à donner du travail aux chû-meurs de la province de Québec.Dccédé à l'âge de 100 ans Sudbury, 18.(S.P.C.) M.Jean Henri, du lac McFarlane, bûcheron, natif d’Ottawa, est décédé à l’Age de 100 ans.5 mois et 12 jours.Trouvé coupable d’espionnage Varsovie, Pologne, 18 (S.P.A.) — La Cour martiale qui a entendu le procès intenté contre le major Piotr Demkowsky, accusé d’espionnage de.la part de la Russie hier, a été trouvé coupable et condamné à mort.Le major en a appelé au président Moscicki.A moins que le président ne modifie la sentence d’ici vingt-qnntre heures, il sera fusillé.Ils devront emprunter Winnipeg, 18 (S.P.C.).*— Les autorités des "United Farmers” et des "United Farm Women” du Manitoba affirment dans une communication qu’elles viennent de publier que pins de la moitié des agriculteurs manitobains devront emprunter pour être, en mesure de payer leurs taxe; eette année, et soixante-dix pour cent d’entre eux ne pourront pas faire face aux obligations qu’ils ont contractées pour la production de la moisson.L’Alberta accepterait Edmonton, 18 (S.P.C.).— On crofi que l’Alberta adoptera le plan que le gouvernement fédéral a proposé pour la production et la distribution dr farine afin d’aider les habitants de l’Ouest que la crise économique réduit â la misère.L’expédition du blé par (’Hudson Saskatoon, 1 8(S.P, C.).— Dans une rommuniration â la presse, M.Frank Elinson, secrétaire des United Farmers of Canada, affirme que le gouvernement canadien élude une responsabilité en confiant aux négociants de blé In lâche d’envoyer du blé par l’Hudson à titre d’essai.Selon M.Elinson, res itégn-cinnts se sourient peu de la nouvelle voie, si même ils ne s’y opposent pas.____ _ Victimes d’un tremblement de terre Guayaquil.Equateur.18 (S.P.A.) D’après des dépêches, un tremblement de terre a causé la mort d’une personne et valu des blessures A un eerlain nombre A Latacun ga, il y a quelques heures.Québec.18.(D.N.C.) — La nouvelle loi des accidents du travail entrera en vigueur le premier septembre, tel que décidé lors de la dernière session.iLe gouvernement a oris toutes les mesures possibles pour que la transition se fasse sans causer trop de difficultés, interrogé au sujet des dispositions orises à l'occasion de l’entrée en vigueur de La nouvelle loi, M.Robert Taschereau, président de la Commission, a fait, au représentant du Devoir, l’importante décla-tion suivante: “A moins d'être spécialement exemptés par règlements, tous les employeurs, quel que soit le nombre de leurs employés, qui, durant les mois de septemibre, octobre, novembre et décembre 1931, ; exploiteront une industrie men-1 tionnée dans la cédule 1 de la loi des accidents du travail 1931, seront assujettis aux dispositions de cette loi et sont tenus de transmettre aux bureaux de la Commission, 73 Grande Allée, Québec, le ou avant le 10 août 1931, un estimé des salaires qu’ils auront à payer à tous leurs employés durant les mois ci-dessus nüentionnés.Parmi les industries mentionnées dans la cédule 1, nous devons particulièrement signaler la construction, les manufactures, le transport, etc., l’employeur d’un ou de plusieurs ouvriers étant dans tous ces ' cas assujetti à cette loi."Les formules et instructions nécessaires à cette fin ont déjà été expédiées par La Commission aux employeurs qu’elle avait raison de croire visés par la loi et dont les noms apparaissaient déjà dans ses livres.Il est évident qu’en plus des employeurs à qui la Commis sion a jusqu’ici expédié ces instructions et formules, il en est un grand nombre qui sont assujettis à la loi et qui devront, par conséquent, se soumettre aux dispositions de cette loi et notamment fournir cet estimé.“Sur demande, la Commission leur transmettra les formules nécessaires avec les circulaires qui les accompagnent et copie de la cédule 1.“Les employeurs mentionnés dans la cédule 2 ne sont pas tenus de produire cet estimé des salaires.“Il importe de se rappeler que toute personne, même non assujettie à l’acte qui, par l’intermédiaire d’un entrepreneur ou d’un sous-entrepreneur, exploite une industrie visée dans la cédule 1, doit voir à ce que cet entrepreneur ou sous-entrepreneur soumette à la Commission l’estimé ci-dessus prescrit, sous peine de devenir conjointement et solidairement responsable avec tel entrepreneur ou sous-entrepreneur du montant de la cotisation que l'entrepreneur ou le sous-entrepreneur devrait payer à la Commission."On est instamment prié de noter que lé défaut ou retard de produire cet estimé des salaires entraîne des pénalités qu’il incombe à la Commission d’imposer dans chaque ras d’infraction.“La loi décrète que l’employeur, ou chef d’entreprise, qui n’aurait pas transmis cet estime des salaires, est personnellement tenu de payer à la Commiission le montant entier ou le capital représentatif de la compensation qui peut être due à la suite d’un accident.“Nous attirons également l’attention des intéressés à celle disposition de La loi qui rend l’employeur assujetti à la loi passible d’une amende de $50 pour chaque jour où il est en retard d’afficher dans son établissement un certificat attestant qu’il a fourni à la Commission l’estimé ci-dessus prescrit.Ce certificat sera transmis par la Commission en même temps que l’avis de cotisation à l'employeur qui aura transmis un estime des salaires.’’ L’itinéraire du «Ville d’Ys” “ • Cet aviso français quittera Montréal cet après-midi — Il sc rendra à Québec, fera escale au Groenland, puis à Terre-Neuve.à St-Pierre et Miquelon et à Vigo pour rentrer à Cherbourg, le 3 novembre La France et l'Allemagne Les, négociations franco - allemandes commencent aujourd’hui à Paris — L’aide financière — Un prêt de $500,000,-000 à la Reichsbank — La conférence de Londres n’aurait pas lieu lundi Le R.P.Vincent Daviau Saint-Hyacinthe, 18 (D.N.C.) — Le R.IL Vincent Daviau, O.P., (Pierre Daviau), fils de M.et Mme Jean-Baptiste Daviau.de La Providence.chantera sa première grand’-messe à Saint-Hyacinthe demain, à 8 heures, en l'église de Notre-Dame du Rosaire.Le R.P.Daviau.qui est un enfant de Saint-Hyacinthe, est aussi un ancien élève du Séminaire de notre ville.Il a été ordonné à Québec mardi dernier, en l’église de Saint-Dominique, et il a dit sa première messe, le même jour.Après la messe, dimanche, il y aura un grand banquet A la salle paroissiale.Le statut de Westminster Canberra, Austtralie, 18 (S.P.C.et Reuter) — Une opposition considérable aux nouvelles relations de l'Australie et «le la Grande-Bretagne s’est manifestée à la Chambre des représentants, il y a quelques heures, lors d’un débat sur le consentement du gouvernement australien au statut de Westminster.M.J.G.Latham, chef «le l'opposition, a dit qu'il préférerait laisser les choses «lans l’état où elles étaient et qu'il n’rsl pas prêt A admettre qu’un gouvernement soit autorisé A demander nu parlement La mission de l’aviso français Ville d’Ys à Montréal se termine aujourd’hui.A quatre heures, ce frère cadet de la Capricieuse repartira pour le bas du fleuve, s’arrêtant tout d’abord à Québec où il passera une dizaine de jours pour se rendre ensuite séjourner un mois au Groenland.De là il fera route vers Saint-Jean de Terre-Neuve, vers les Mes Saint-Pierre et Miquelon, vers Sydney, N.-E., puis il s’aventurera en plein Atlantique, filant vers Vigo, Espagne, pour rentrer à son port d’attache, Cherbourg, le 3 novembre prochain.Voilà l’itinéraire que le Ville d'Ys a encore à poursuivre avant d’avoir accompli la mission que le ministère de la marine française lui a confiée, nous déclarait le lieutenant Loizeau, enseigne de vaisseau de première classe après nous avoir fait connaître les détails de cet itinéraire au cours d’une entrevue improvisée.Comme nous demandions au lieutenant Loizeau quelles escales l’aviso Ville d’Ys avait faites avant de venir à Montréal, il nous a expliqué que parti de Cherbourg le 1er avril dernier, le navire avait passé par les Açores, puis s’était rendu aux îles Saint-Pierre et Miquelon.Il passa le mois de mai dans les ports canadiens de Sydney, de Ha lifax, de Saint-Jean, N.-B., puis de Poitland où il se trouvait vers le cpinmencemen' du mois de juin.Le.Ville d’Ys lit ensuite une escale de 10 jours aux ht :s de Terre-Neuve remplissant son rôle principal qui est celui de porter assistance aux pêcheurs français, puis il est revenu à Saint-Pierre et Miquelon,-s’est arrêté deux jours aux Iles de la Madeleine, quelques jours aussj à Charlottetown, d’où il est remonté jusqu'à Montréal.— Comment le gouvernement français tire-t-il profit de son privilège de pêche sur les^ bancs de Terre-Neuve et au Groenland?avons-nous demandé au lieutenant Loizeau.— Chaque année, répondit-il.la France envoie 10 bateaux de pêche, dont 50 à voiles et les 50 autres à vapeur ou à moteur.Cette année la pèche n’a pas été bonne, nous avons fait trois tournées de 15 jours sur les bancs de Terre-Neuve et nous n’avons rencontré que quelques bateaux.La plus grande partie des bateaux^ est rendue au Groenland où la pêche doit être meilleure.— En quoi consiste au juste votre assistance aux pêcheurs?— Lorsque nous rencontrons un bateau de pêcheurs français, nous allons à bord, nous visitons le navire, nous prenons note de la quantité de poissons pris et le gouvernement accorde «les prix appréciables aux meilleurs pêcheurs pour les encourager, De plus, quand les provisions — c’est par exception — sont en danger de faire défaut, le Ville d’Ys a toute une épicerie à bord qui permet de fournir des munitions do bouche aux pêcheurs.Le Ville d’Ys est muni aussi d’une pharmacie garnie et ce navire déporte aussi des pêcheurs malades dans un port voisin, lorsque c’est nécessaire.A bord se trouvent aussi des appareils de sondage et autres instruments qui permettent de remettre au point certaines cartes préparées il y a longtemps.Le lieutenant Loizeau a ajoute que même pendant cette tournée dite de “représentation de la France” à Montréal et à Québec et autres endroits, les pêcheurs ne sont pas négligés.En juillet VAldebran, navire-frère
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