Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 22 juillet 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1931-07-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Vc-Î.XXII~'NoJ167jf Abonnements^par^a • poste: l Edition jquotldlenna Canadam-.jiw .1.u.i • • E.-UNIS«t«Empfre‘Britannique .8.00 UNION “POSTALE10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.00 E.-UNIS et UNION'POSTALE .3.00 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, mercredi 22 juillet 193! TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration r.430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE «t .„ * ^ HArbour 1241* ' SERVICE DE NUIT:' ' Administration : *, 4- HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant ; M w » HArbour 4897 M.McDoupld jure p’il n’a jamais usé de son influence politique en faveur de la ' ' ” Pour mieux enfoncer le clou L’un de nos lecteurs nous adresse la lettre suivante, que nous publions au texte: Montréal, ce 20 juillet 1931.Monsieur le Rédacteur, le Devoir, Ville.Monsieur, AUriez-vous l'obligeance de publier les quelques remarques qui suivent à propos du marché BONSECOURS?Il est fort question de ce temps-ci de l’agrandissement du marché BONSECOURS, et donc, d’expropriations extravagantes.Ne s'est-on pas plu depuis de nombreuses années à parler du décongestionnement du trafic de nos rues, et n’a-t-on pas favorisé la décentralisation et l’extériorisation des usines, boutiques, etc., toujours en vue de diminuer le trafic “forcé’’?Pourquoi, aujourd’hui, parler d’agrandir un marché qui est assez grand et surtout de le faire sur le dos du peuple par des expropriations scandaleuses et criminelles?Ce qu il nous faut, ce sont des marchés excentriques, où les ménagères, les ouvriers pourront commodément s’approvisionner, a meilleur compte, et le cultivateur vendre, lui aussi, à meilleur prix.Ce ne seraient plus les intermédiaires qui garderaient les profits, mais bien l'ouvrier, d’une part, et le cultivateur, de l’autre.Du même coup, ceci pourrait aider au mouvement du retour à la terre si cher à bien des gens qui ne veulent en aucune manière en encourager la réalisation, n’ayant que des formules platoniques et pas du tout pratiques.Au lieu de faire faire une danse de ruine aux millions, faisons-en donc un placement productif en construisant avec ces mêmes sommes des marchés moins vastes, mais mieux situés pour les besoins de la population.Un marché est absolument nécessaire vers la rue De Fleurimont sur le C.P.R., un autre serait bien situé vers Ahuntsic, tous vers l'artère centrale Saint-Denis ou Saint-Laurent, pour desservir les autres quartiers avoisinants: est et ouest.Le sud a le marché Bonsecours, le marché Saint-Laurent et te Saint-Jacques: l’ouest a le Saint-Antoine; l’est, celui de Maisonneuve.Aujourd’hui, c’est le nord qui demande et a besoin de marchés.Les cultivateurs de la rive sud vont au marché du sud et ceux de la rive nord auraient ceux du nord où vendre leurs produits, sans avoir ri défiler par nos rues.Ce serait une vraie coopération entre ouvriers et cultivateurs pour le bien général et les intérêts de la race.Tous les groupements ouvriers et autres intéressés devraient faire valoir leurs vues sur ce sujet et empêcher que l’on obère encore notre budget avec de mesures non désirées par la masse et qui ne seront profitables qu'aux vendeurs d’immeubles.Les ouvriers n ont pas LL MOYEN de se rendre au marché EN TAXI, et dans les tramways, il n’est pas toléré de transporter de gros paquets.Un peu plus de sens pratique et, surtout, ne gaspillons plus l'argent du peuple.Sincèrement, Eugène LAVERGNE, rue Garnier.Nous sommes, sous un rapport, d’accord avec notre correspondant: il faut de petits marchés ou des marchés de détail à la périphérie, mais il faut un marché central au centre.Que toutes les ménagères se rendissent au marché, ce serait, du point de vue du producteur, l’idéal, mais l’immense majorité continuera de se procurer ses légumes chez l’épicier ou le boucher.On ne peut, hélas! faire renaître une coutume abolie ou en train de s’abolir en invoquant le souci de l’économie.On ne réussira pas à supprimer le téléphone en prétextant qu’il serait avantageux en ces temps de chômage de donner du tra-viaiJ a des milliers de messagers.Il est donc nécessaire, comme nous l’avons maintes fois démontre, et, en ces derniers temps, en plein accord avec h Commission technique et le Comité d’urbanisme municipaux de mamienir le marché Bonsecours.comme marché de 'aras a abord.J Or, il est le seul payant de tous les marchés, il occupe un emplacement ideal du point de vue communications.D’autre P®rÇ I encombrement y est considérable et les halles v sont dé-ÏT maaïubrea.N’est-il pas logique et conforme à intérêt de toute la population de J’agrandir, de l’améliorer de le moderniser?.a'VPurs que les anciennes administrations ont fait autoriser par Quebec un emprunt de deux millions de dollars.Cest encore une fois ce que, sous la nouvelle administration, ont recommandé h l'unanimité les experts des deux corps techniques spécialement constitués pour conseiller les administrateurs dans des problèmes qui ressortent À la science de 1 aménagement des villes.Louis DUPIRE L’actualité Pots-de-vin Il ett amusant de tire dans le Times, de ’New-York, (numéro du 20.courant) l'arttele suivant.Il montre que les Américains s'intéressent au pendant de leur Tea Pol Dome.Et ils ont bien raison! Ils seront demain les maîtres chez nous.AUn de ne pas les dépayser, nous avons soin, par un excès de délicatesse, de nous adapter à leurs moeurs politique.».Souvent, au cours de ces dernières' années, en s’est plaint dans te Dominion de ce que la politique canadienne s'américanisât.Peut-être la transition n’é-tait-elle pas si difficile que certain» »e le sont Imaginé, mais le» dernière* révélations à Ottawa montrent qu’elle «'#*1 effectuée au moin» à un certain degré.l'n comité parlementaire est en train de faire enquête sur les fortes contributions à la caisse de* parti», faite* par la Brmi-harnois Corporation.Cette firme *'eat efforcée d’obtenir un contrat de la commission hydro- électriquc d’Ontario cl a été particulièrement large pn distrl-buanf de l’argent aux politiciens (Il est tou/ours difficile d’étrr exact quand on écrit de loin: on sait que le contrat de Hydro n est qu’un petit incident dans toutes les népociattnns qui ont amené M.Sweercy à se laisser plumer).Ainsi il semble que plus de SfloO.OOO ont passé k la cassette de guerre du parti libé-ral tandis que divers membres ou officiais du parti conservateur ont été gratifiés de dons allant de fin,000 a ?120,000.Ceci se faisait apparemment d'accord avec le fameux principe de Jav Gould, qui disait qu’il faisait ses contributions politiques comme républicain dans les comtés républicains et comme démocrate dans les comtés démocrates.En commentant toute ccfte affaire odorante, le Toronto Globe pose U question qui s’impose: ’‘Quel-t-ll si la en Angleterre ont été rompues, suppose-t-on généralement.Désormais un Anglais achète un titre avec son argent, pas un privilège ou une grasse sinécure.Des aspirants qui ont passé quelques milliers de livres à M.Asquith, M.Stanley Baldwin ou M.Lloyd George se trouvent, un peu plus tard, sur la liste des Birthday honors, (On fait jouer au souverain un joli râle avec ces cadeaux de fête qui sont des cadeaux faits à des amis qu’il ne connaît même pas!) Cela vaut peut-être piieux que de trafiquer des contrats au Canada.Aux Etats-Unis, on ne regarde pas les contributions aux fonds électoraux pour des sommes considérables comme un achat pur et simple des nominations à .l’étranger, cependant elles con-1 duisent souvent à la découverte^ de talents diplomatiques insoupçonnés chez le généreux donateur, de sorte que, uniquement à raison de son mérite pur, il est nommé ministre ou ambassadeur.Cela, aussi, vaut mieux peut-être que d’acheter le droit de taxer les citoyens américains au moyen d’un tarif douanier, ce qu'un fort contributeur à une caisse électorale finit naturellement par croire qu’il a acheté et qu’il a le droit de se faire livrer.Probablement qu’avec sa tendance actuelle vers la protection, le Canada verra aussi cette forme d’américanisation s'introduire furtivement dans sa politique.Cet article est un chef-d’oeuvre de concision.Tous les genres de corruption y sont traités de main de maître.On prévoit même la pente sur laquelle le Canada s’engagera.Seulement, il n’est pas sûr que ce que l’on donne comme une échéance plus ou moins rapprochée ne soit déjà fait accompli et que les manufacturiers canadiens n'aient pas, à la dernière élection, tellement puisé dans leurs poches que le parti protectionniste a pu faire la moue sur les minces souscriptions offertes par la Beauhar-11 ois.Je crois, puisqu’il est connu, depuis M.Tarte, que les élections ne se font pas avec des prières, que la méthode anglaise, si hautement pratiquée par Lloyd George, est encore la meilleure.C’est la taxe sur la vanité.Rétablissons les litres et vendons-les aux enchères.Tout le inonde s’en portera mieux, y compris ceux qui les auront achetés et qui se meurent d'en avoir, et les travaux publics coûteront moins cher.M.Bennett brille de rétablir les titres qui seront d'ailleurs bientôt le seul et unique lien impérial à subsister.Nous ne tiendrons plus à l’Empire que par des faveurs, après y avoir tenu par des chaînes.Hâtons-nous: les sirs qui restent sont si clairsemés qu'ils n'ont plus de pairs A qui parler.S’il fallait qu'ils se missent A s'ennuyer, ’ ne deviendraient-ils pas de tristes | sires?La session d'Ottawa M.John Hackett attaque violemment le N.R.1* ¦ .I .— .1 ».J» M.Bennett tient à déclarer que le député de Stan-stead ne parle ni au nom du gouvernement ni _ au nom du parti conservateur - On discute le rapport unanime du comité ferroviaire - Déficit de $30,000,000 l’an dernier - Nécessité de l’économie - Les gros salaires sont coupés - M.Woodsworth rappelle le scandale du C.P.R.LA FAMEUSE GARE DE LA RIVIERE-DU-LOUP Paul ANGER qu'un peut-il supposer que ce» »ornme* ont été déboursées san» espoir de rentrer dans le montant avec intérêts?’’ Les vieilles traditions de corruption si affichées vers le temps où Benjamin Franklin al- Bloc-notes Au Mexique 'Le gouverneur de l’Etat de Vera Cruz, au Mexique, ^ tient évidemment à mettre en vigueur l’absurde législation récemment adoptée par son Etat, Cotte loi.comme l’on sait, fixe à un par cent mille fidèles le nombre des prêtres qui pourront exercer leur ministère dans l’Etat.Comme l’Etat comprend treize cent mille âmes, cela veut dire qu’on y tolérerait en tout et partout la présence de treize prêtres.Le gouverneur entend, parait-il, que la loi s’applique d’ici quelques jours.On peut donc s'attendre à de douloureuses nouvelles du Mexique.Mais la dernière persécution a démontré la force de résistance de» catholiques mexicains.Les élections M.Taschereau reste toujours aussi silencieux en ce qui concerne la date des prochaines élections provinciales.Pendant ce temps-là, les bruits les plus divers courent la rue.A tel politicien libéral, les chef» auraient laissé entendre qu’on ne se battra point avant plusieurs mois, à tel autre qu’il faut se tenir prêt à la mobilisation, dont l’ordre peu» arriver à n’importe quel moment.De plusieurs comtés ruraux, on signale l'activité de certains chefs locaux, ce qui laisserait présumer que la lutte s’approche.Les initiés ont peut-être reçu des instructions secrètes; mais le grand public, lui, reste dans l’incertitude, avec fous les inconvénients qui s’ensuivent.M.Taschereau n’aurait pourtant qu'à dire un, mot pour dissiper cette incertitude.Quand s’y deci-dera-t-ll?Une nette déclaration d* s* part éclaircirait bien des choses et faciliterait singulièrement le traéall en commun qu’il réclamait tout récemment encore.En attendant, l'idée de l'élection à date fixe fait du progrès et beaucoup de progrès.On peut le noter, non seulement dans Tes journaux, mais dans les conversations.L'élection à date fixe aurait, entre autres avantages, celui d’éviter aux politiques en place de nombreuse* hésitation» et d’ennuyrtfx calcul».Le saut serait obligatoire (Par Emile BENOIST) Ottawa, 21.— C’est le fait de la veillesse de se répéter.La session prend évidemment de l’âge puisque les discours se rééditent.La Chambre des Communes a pour ainsi dire passé toute sa journée à débattre le rapport financier du réseau ferroviaire et de la marine marchande du Canadien National.Des discours, entendus déjà pendant le débat sur le budget ont resservi.IM.John T.Haekett, député conservateur de Stanstead, a réitéré son attaque du mois de juin contre l’administration du Canadien National.Un ministre, M.Rhodes, avait alors fait savoir à la Chambre que le député de Stanstead ne parlait qu’en son seul nom et non pas au nom du parti conservateur.Aujourd’hui, c’est le premier ministre, M.Bennett lui-même, qui a tenu à faire une déclaration du même genre.Comme l’autre fois, le discours de M.Haekett a, cet après-midi, déclanché bien d’autres discours.Un nouveau discours, — c’était peut-être bien le cinquantième?— de M.Jean-François Pouliot, à Eropos de la gare de la Rivière-du-oup — M.Pouliot ne parle guère d’autre chose, rette session-ci — est survenu pour mettre un peu de variété dans le programme.Onze heures sonnent et les députés n’ont pas fini de parler chemins rie fer.Ils'cantinueront demain, La prorogation apparaît de plus en plus lointaine.M.John Haekett Le nouveau député de Stanstead n’aime pas l'administration de sir Henry Thornton au Canadien National.11 ressort même de son discours, que le Canadien National lui-même 11c lui dit rien qui vaille.Le débat s’est engagé sur le rapport d’un comité parlementaire qui a, comme tous les ans, examiné les affaires financières du réseau étatisé.Depuis le premier avril 1919, dit M.Haekett, le réseau de l’Etat nous a coûté, en argent ainsi qu’en crédit, la somme de $1,663,675,517.Quant à la marine marchande du Canadien National, elle représente, à date, sans tenir compte des intérêts, une mise de fonds de $81,-000,000.Pendant les quarante premières années de la Confédération, l’augmentation annuelle de la dette pu blique n’a été que de $7,000,000.Chaque année, depuis douze ans.le Canada a dépensé plus de $130,-000,000 pour ses moyens de trans- pour telle date, et II n'v aurait plus qu'à s'y préparer.Quant au grand public, il pourrait en toute tranquillité vaquer à ses affaires jusqu’à six ou sept semaines avant la date connue de tous.Et il s’en trouverait infiniment mieux.Bilingue 'Le nouveau timbre dé trois sous sera bilingue.Cela s’imposait, et l'on n'aurait jamais compris qu'il pût en être autrement.Le principe est aujourd'hui accepté par tous les gens de bon sens et sanctionné par la pratique administrative.Il reste des timbres unilingues, d’une vieille émission.On achèvera naturellement de les écouler.O.H.port seulement.L’an dernier, cette dépense a été de $148,000,000, et, l’année précédente, 8144,000,000.Les opérations financières du Canadien ACrf/onaf n’auraient pas dû être soustraites du contrôle du vérificateur général des comptes.M.Haekett considère encore que le conseil d’administration du Canadien National n’est pas un corps sérieux.11 ne pense pas plus de bien du comité parlementaire qui vient de présenter un rapport.Si pareil régime ne devait pas faire pleurer, dit-il, il faudrait en rire.L’expérience du Canadien National démontre d’abord que le pays ne peut faire vivre deux réseaux ferroviaires.Elle démontre encore que l’administration du réseau d’Etat a failli à sa tâche en ne pouvant empêcher un énorme accroissement annuel de la dette.Pas un service du réseau ne rapporte un profit, affirme M.Haekett.Celui-ci admet cependant que le Canadien National est parvenu à fournir au public un service excellent.Quelques traits à M.Euler, ancien ministre du Revenu national, qui a déjà dit que dans une entreprise d’Etat le service importait plus que le.profit.Une suggestion: les affaires du Canadien National devraient être confiées à une commission et la meilleure commission serait le gouvernement.D’autres suggestions: il faudrait retrancher les dépenses qui ne doivent pas rapporter, notamment la publicité.M.Haekett reproche au Canadien National d’avoir ses propres publications, de contrôler un poste de radio, d’obtenir les faveurs de la presse.Sans cependant fournir la moindre preuve, il insinue que si la presse est si favorable au Canadien National c’est que celui-ci en prend les moyens.Toutes ces choses, M.Hivrketk les avait déjà dites, le 5 juin dernier.Il les a répétées aujourd'hui, sans doute pour obtenir un peu de publicité dans ces mêmes journaux qui sont l'objet de ses aimables insinuations, M.W.D.Euler L’ancien ministre ne veut même pas prendre la peine de répondre à M.Haekett.Le rapport du comité dos chemins de fer est unanime et c’est tant mieux.Certaines choses dissent pu v être changées, mais dans l’ensemble, la pièce est acceptable.Si la chose était possible, le conseil d'administration du Canadien National devrait être constitué sans considérations politiques et sans tenir compte des exigences provinciales.Les directeurs devraient être choisis pour leur compétence; mais peut-on exiger de la compétence en n’offrant qu’une indemnité annuelle de 82.00(1?La continuité du conseil d'administration, chose désirable, pourrait être assurée par le remplacement graduel des directeurs.On prétend que le Canada ne peut faire vivre deux transcontinentaux.Mais les deux transcontinentaux existent.A-t-on une solution à proposer?Comme question de fait, si les taux du transport étaient les mêmes au Canada qu’aux Etats-Unis, nos deux transeontinentaux pourraient vivre et réaliser des profits.(Suite ft la page 2) L’incident du voyage de M.Mackenzie Kmg aux Bermudes, payé par la “Beauharnois” à l’insu de celui-ci, occupe une partie de la séance du comité d’enquête, hier après-midi - Pressé de questions, le Dr McDougald ne démord pas de ses déclarations antérieures - Deux mille actions vendues à M.Godin dont le sénateur ignore le prénom — Le comité, s’étant ravisé, entendra M.Achille Bergevin M.jOHN MRO” TIENT A DECLARER QU’IL N’EST PAS AUSSI FOU QU’IL EN A EU L’AIR DANS SON PREMIER TEMOIGNAGE L’Encyclique sur l’Action catholique et le Fascisme L'UN DES PLUS REMARQUABLES DOCUMENTS DE NOTRE TEMPS PAt IL FAUT LE REPANDRE EN ABONDANCE BLIERONS INCESSAMMENT EN BROCHURE NOUS LE PU- L'Encydique lur l'Action catholtqu# et le Fascisme est l'un des plus remarquables documents de notre temps Il Importe qu’il soif entre les mains du plus grand nombre de gens possible pour que l'attitude du Souverain Pontife et se» motif» soient bien connu», et que l'on sache partout à quoi s'en tenir sur le fond du douloureux conflit.Pour faciliter la diffusion de l'encyclique, nou» la publierons inces-* samment en brochure, dans un format convenable (coMection du Document).Nou* prions no* ami* de nou* aider dan» cette dîffu*lon.Prix de la brochure L*Aird r*.‘omm,.-.^ raconte alors connu MONTREAL XARCIHf^E PVCHARME, PREStïîENï VOLUME XXII — No 167 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 22 JUILLET 1931 f)()e b r n rïï]jpV.22 juillet 1931.Qu’il se perd donc du temps eu ménage de la maison! It je trouve très logique l’emploi d’une méthode en cela comme en tout autre travail, d’une méthode de simplification.Comme le ménage est peut-être la science la plus expérimentale qui soit, chaque ménagère doit chercher elle-même la méthode qui lui convient: celle-ci sera appropriée au nombre de membres de la famille, à la division de la maison, aux propret forcer de la maîtresse de maison.Comme principe général, pourquoi ne pas pratiquer cette simple formule: "Réfléchir avant d’agir.Expérimenter sans parti pris.Supprimer ce qui, après expérience, est reconnu inutile et qui, par conséquent, est une perte de temps, de forces ou d’argent.Salir le moins possible pour n’avoir pat i nettoyer; user le moins possible peur n’avoir pas à dépenser.’’ Tout cela est de la simplification et je répète que c’est logique; car le ménage n’est pas une chose qu’on doit aimer en soi, mais simplement pour le résultat qu’on en obtient et qui nous aide k mieux accomplir les choses plus importantes.['VU>' Itemère et belle.fille Une belle-mère!.Sans en faire le personnage encombrant el ridicule qu’ont popularisé la comédie et la chanson, bien des gens en parlent comme d’une sorte d’épouvantail; les plus indulgents voient dans ce mot “belle-mère’’ l’image d’une des formes les plus âpres du devoir; on considère comme des exceptions les cas où cette “maternité par alliance” n’apporte aucun trouble dans les jeunes foyers, et on traite de phénomène celle qui y déverse quelque douceur.La malignité des gendres et des belles-filles est-elle seule à la base de ces mauvais jugements, transformés couramment en préjugés?— Evidemment non; et le thème sur lequel on a brodé avec autant de malice que d’abondance a bien quelque réalité: Les mères qui marient leurs enfants n’acceptent pas toujours avec sérénité l’épreuve de cette nouvelle situation; et c’est de leurs faiblesses, de leurs révoltes ou de leurs indélicatesses que s’est formé tout un dossier qu’on appose en bloc « priori — souvent très injustement—à la plupart des belles-mères.C’est que l’amour maternel, si dévoué qu’on l’imagine, est, de sa nature, possessif; quand il donne, il a beau donner sans esprit de retour, il veut du moins que l’objet de ses générosités lui appartienne; et quand vient l’âge du mariage, de longues années ont déjà établi entre l’enfant et sa mère une intimité, des habitudes de vie commune qui, en se rompant, font véritablement chanceler celle que l’on quitte.il y a privation subite, c’est comme un “sevrage” à rebours, et les réactions que ce sevrage entraîne chez la maman dépossédée sont complexes el profondes.Etre quittée, c’est déjà dur; mais être quittée joyeusement, el pour quelqu’un qui par définition — devra dorénavant être tout pour votre enfant, c’est la porte ouverte à des tristesses, à des jalousies plus ou moins avouées.Supposons un instant qu’une noblesse de sentiments, une générosité suffisantes éloignent cette terrible tendance, il reste encore bien d’antres pièges pour les pauvres coeurs maternels.Comment, par exemple, se résigner à n’intervenir que sur demande?Comment, habituée qu’on est à aider, à conseiller, à décider.- résister à des intrusions inopportunes, à des paroles indiscrètes, à des blâmes maladroits?., Et les rancoeurs contre un gendre trop autoritaire; et les critiques sur l’inexpérience d’une belle-fille, et les escarmouches féminines sur le terrain de la vanité! Ce ne sont là que les conséquences d’une souffrance incontestable et très digne de compassion, qui s’installe au coeur des belles-mères, quand la confiance de leur enfant, sans leur être retirée, ne s’adresse plus à elles en premier lieu.Lorsque cette souffrance se transforme en amertume, il n’est pas alors de petitesses qu’elle ne puisse engendrer; et les frottements qui s’en suivent sont e.ana-bles d’user les meilleures affec-tions, comme aussi les plus graves mécomptes de famille en peuvent dériver.Et les belles-filles alors?ce doivent être des victimes?— Loin de là! D’abord parce que, si toutes ces blessures de sentiment existent, ou peuvent exister chez les belles-mères, il v a des degrés dans leur extériorisation; et il est, hemeusemenl beaucoup de vertus très hautes, capables de n’en rien laisser paraître; pas mal de grands coeurs qui n’éprouvent qu’à peine cette recherche personnelle, ce repliement du moi, qui entraîne à faire souffrir autrui.Et puis, surtout, la belle-fille a toujours la bonne part: en somme, c’est à elle que la nature, la loi et le droit divin (qui veut que l’homme quitte son père et sa mère pour s’attacher à son épouse) donnent la priorité vis-à-vis de sa belle-mère; elle triomphe sans peine, et cette victoire certaine, quant au fond, doit la rendre conciliante dans la forme.Il serait surtout incompré-I hensible qu’une femme, qui aime beaucoup son mari, n’ait pas en ré-i serve, d’avance et tout préparés, des trésors d’affection pour celle qui a : mis au monde, élevé, formé ce mari dont elle doit tout naturellement ! partager la tendresse filiale.Ten-! dresse qui doit aider à supporter, ^saiis trop de dommage, la déperdition que la réalité infligera forcément à Vidéal en passant de la théo-1 rie à la pratique! Uependant il faut bien reconnai-| tre qu’il est des cas où les agissements d’une mère trop possessive à ! l’égard de son fils marié, peuvent empoisonner l’existence de la belle-fille.Consciente de ses droits, cel-! le-ci ne doit jamais les abandonner; mais pour reprendre à son foyer l’autorité et la place qui doivent rester siennes, elle ne saurait réussir en déchaînant la guerre civile.Dans ees cas extrêmes, une politique de fermeté douce et d’ingénieu-,se tendresse vis-à-vis de son mari, lui feront peu à peu gagner du terrain.bien plus qu’une lutte ouverte contre la dangereuse ‘rivale".Les devoirs de respect et de pa- Aux forêts gaspésiennes Cependant que la lune argente les rivages Et que la grève appelle à ses pieds les flots bleus, Cependant que la nuit brunit les pâturages Et que les monts secouent dans le vent leurs cheveux, O forêts qui chantiez au jour de ma jeunesse.Dont la voix enchanta mon radieux printemps, Forêts qui dominez comme une forteresse, De loin je vous revois, de loin je vous entends! I Comme la mer vous êtes belles et puissantes.Votre vague s'étend autour des verts îlots; Vous portez l'infini dans vos branches géantes Et vous avez aussi vos chants et vos sanglots.J'écoute.Vous chantez.Vos bruyantes ramures Pleurent, chantent, frémissent toixtes à la fois; Puis cet hymne grandit; vos chansons, vos murmures Sont un orgue grondant sous la voûte des bois.J'écoute.Vous chantez, forêts gaspésiennes, Dans l’air tiède des soirs vos souffles apaisés Ont des gazouillements, des paroles humaines.De longs soupirs d’amour et des bruits de baisers.Oui, c’est vous, ô forêts, monts vierges et sublimes, Que j’aime! Oui, c’est vous, asile, profondeur! Vos contours ont grisé mon oeil amant des cimes, Et mon âme par vous s’imprégna de grandeur! Et quand, parfois, je songe à mes heures bénies.Quand le passé renaît en moi, simple et vainqueur.Je me rappelle encor vos saintes harmonies, Et votre grande voix vient chanter dans mon coeur! Blanche L AMONT A GNE-BEA U REGARD I L*a pris avant Venfantement LA MODE DES MANCHES TROIS-QUARTS C’est vraiment la “belle maternité” qui s’achève ainsi dans ce dévouement obscur aux enfants devenus des hommes.Tristan MIREE L.(La Mode Pratique).Feu Mademoiselle Marguerite David Feuilleton du “Devoir” MAGNIFICAT par RENE BAZIN de L’ACADEMIE FRANÇAISE SR (Suit» EU* se rappelait que, du temp* que les deux fils et la fille de Co-1 rentin Maguern habitaient l’Ile.un , fils de marin, marin lui-même, j trouvait tellement "à son goût" la jjolie Anna Maguern.ioute jeune ! fille alors et chef véritable de la | ferme déjà négligée par Je père.I qu’on disait, aux veillées: “Dans deux ou trois ans, vous verrss que Mathieu Harvouêt épousera la fille de Maguern!” Sans plus tarder, et tenant par la main son gars de neuf ans, moitié dormant et moitié fier d’être emmené dans le noir des chemins, elle traversa le village, et, descendant vers le port, s'arrêta dev*nt une maison lomue, an- cienne, dont le toit, en planches goudronnées, ne couvrait qu'une chambre au-dessus d’une cuisine.Le petit gars Jeta une pierre sur le toit.Les canots, à l’nnere.roulaient, pour s’amuser, sur l’eau à bout de course et montant le long des roches.La fenêtre du grenier s’ouvrit, et la tête et les épaules d’un grand gaillard blond, en ehe-mise, et pas de bonne humeur, s’encadrèteni entre les montants de bois.— Qu’est-ec qu’il v a?.i.C’est vous.Marie, qui réveille* les gens à coups de pierres?— Il y a, mon pauvre Mathieu, que le père Maguern est au plus mal; on dit qu'il va passer.Fau- tience, pris dans leur plus grande extension, et accomplis à grand renfort do volonté si l’attrait naturel fait défaut: voilà le code de la belle-fille, dont elle s'écartera d’autant moins qu’elle aura mieux rempli, avant son mariage, les mêmes devoirs envers ses propres parents.Plus austère, bien plus délicat, • presque toujours sacrifié et souvent ' douloureux, demeure le rôle de bel-le-mère.Et, devant les obligations de renoncement, en face des souffrances cachées qu’il impose au déclin de la vie d'une femme, en face de ces souffrances qui sont l’achèvement de sa mission maternelle, on restitue à ce titre de belle-mère tout ce que les acceplions péjoratives lui ont enlevé: drait un homme, pour aller, tout de suite, à Vannes.— Ça ne sera pas moi! Cherchez ailleurs.Il fermait déjà la fenêtre.— Celui qui voudra, trouvera Anna Maguern, chez sa parente l'é-picière, et In ramènera, sans doute, au petit matin.Le silence fut court.— Alors.J’v vais, Marie! Il étendit la main dehors.— Le vent porte à la côte; j’y vais, Marie.Peut-être dit-il encore: “Merci!" Elle crut l’avoir entendu.Elle sourit, dans l'ombre, et elle s’en alla, avec son pelit gars.Avant le soleil levé, à l'heure incertaine où le jour n’est encore que dans le ciel; quand les premiers bateaux, arrivant de la haute mer ou des lies, ayant dépassé la pointe de Plie d’Arz, se rapprochèrent et firent la grappe, pour entrer en rivière de Vannes, ils virent un seul canot venir à leur rencontre.Il était petit, la coque peinte en vert, et, la grande voile tendue au vent presque debout, il tirait des bordées, pour avancer vers eux.Les patrons, qui barraient, habitués à reconnaître tout ce qui na- is'ous avons le regret d’annoncer la mort de Mlle Marguerite David, qui a succombé à une maladie de plusieurs mois, ce matin, à son domicile, 1490 Bernard.Elle était la fille de M.et Mme Odilon David, décédés.Lui survivent: ses soeurs, Mme Eugène-A.Primeau (Sara), d’Ottawa, Mme Armand Limoges (Juliette), d’Outremont, Mlles Antoinette et Aline; ses frères.Charles-David, architecte, et Georges, de chez I).Gestetner.Les funérailles auront lieu vendredi à 9h.à l’église Saint-Viateur d’Outremont.Le Devoir prie la famille d'agréer ses sympathies.Pour lire en tramway Vne grande force nationale, ex-‘rait de la Semaine religieuse de Çuébec, par Mgr L.A.Paquet, de l’Université Laval.Au comptoir et par la poste, 10 s.L'ouvrier en Russie — Drapeau rouge.Au comptoir et par la poste, 10 s.En Russie soviétique — Faits et documents.Au comptoir et par la poste,' 15 s.Le communisme au Canada.Ce que le communisme a fait en Rus- "Je me suis sentie .plus forte” ' "TAI commencé à prendre le J Composé Végétal avant l’enfantement, car j’étais très faible.“Je me suis sentie plus forte après l’avoir pris.Je dormais mieux es pouvais faire mon ouvrage.“J’ai pris le Composé Végétal onze ans, par intervalles, quand j’en sentais le besoin et je le recommande.” Mme Emily Schindel, Renown, Sasic.Ceci n'est qu’une des milliers de lettres, louant et recommandant ce remède simple et domestique, aux femmes qui ont besoin d'un tonique.Chtmln de Fer National du Canada Excursion de fin de semaine à Burlington, Vt„ et au LAC CHAMPLAIN ^>1 .00 Aller et retour le dimanche, y compris excursion en bateau sur le magnifique Lac Champlain.^.75 Départ de Montréal ¦¦ ¦ à 9 h.du matin, le samedi, retour le dimanche soir, comprenant voyage en chemina de fer, en auto et en bateau, ainsi que la chambre d’hétel et les repas.Pour autres renseignements, billets, etc., s'adresser a n'importe quel agent du chemin de fer National du Canada ou au bureau des billets en ville, 384.rue Saint-Jacques, MArquette 4731, ou au chemin de fer Vermont Central.MArquette 7316.Chemin de Fer Monal du Canada sie, ce qu’il voudrait faire au Canada.Au comptoir et par la poste, 10 s.Le Mariage, encyclique de S.S.Pie XL Au comptoir et par la poste, 10 s.Instruction ou éducation — A oropos de la réforme de l'enseignement secondaire, par Esdras Minville.Au comptoir et par la poste, 25 s.L'éducation chrétienne de la jeunesse, encyclique par S.S.Pie XL Au comptoir et par la poste, 25 s.Quoi dire'.' Comment dire et quoi faire?Education sexuelle par le Dr L.-P.Mercier.Au comptoir 25 s., par la poste 30 s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR 430 Notre-Dame Est, Montréal.Le document qu'il faut lire Le document qu’il faut particulièrement, do ce temps-ci, lire et méditer, c’est L’ENCYCLIQUE QUADRAGESIMO ANNO, publiée par So Sainteté Pie XI, à l’occasion du quarantième anniversaire de ( l’Encyclique Rerum Nouarum.C’est un document qui a eu un profond retentissement dans le monde entier.Le Devoir l’a publié en une brochure de format commode, qui peut facilement se alisser dans la poche, avec toutes les notes et références de l'édition officielle.Prix: 10 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine (franco); $7 le cent, $30 les ôOO, $00 le mille, port en plus.Adresser tout de suite des commandes au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241.) Premier arrivé, premier servi.N RAQUETTES DE TENNIS DE MARQUE REPUTEE Prix réguliers 17.50 à 22.00 Maintenant réduits à 12.00 et 17.50 Un petit groupe des raquettes de la meilleure qualité — de marque canadienne ou étrangère.Les prix sont spécialement réduits pour une vente rapide.C’est une chance rare pour les enthousiastes du tennis qui ne veulent que des raquettes de première qualité.Dans le groupe sont: “Suzanne Lenglen” de William — Rég.19.50.Maintenant.1500 “Suzanne Lenglen” de William — Rég.18.00.Maintenant .14.00 “Driva Exela” de William — Rég.15 00.Maintenant.12.00 “Driva Five” de William — Rég.18.00.Maintenant.14.00 Nous aimerions à vous montrer celles-là et aussi toute une collection à prix très spécialement réduits.Rayon des sports Quatrième étage Rue Université ej.EATON CS»™ O* MONTRCAk NON ““charbon NOUVEAU cliarbun bleu t» charbon préféré dam lat maiiom canadiennes depuis plus de 50 ans maintenant identifié (couleur bleue, pour votre protection.Téléphonez sans tarder à votre marchand et - commandez-le en toute confiance.' %;- Retraites fermées Au monaslère de Marie-Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest, Montréal: juilli't, 23 au 2fi, jeunes filles; août.20 au 23, jeunes filles; sept., 4 au 7, jeunes filles.Aux Trois-Rivières, 117 rue St-Charles; juillet, 23 au 27, jeunes filles; août, 15 au 19, jeunes filles; août, 27 au 31, jeunes filles.ERNEST LAVICNE Organiste 1 Si-Jean-Baptiste Professeur de piano, orgue, théorie, solfège.958, avenue Duluth Est T*I.FRontrnsc 5Ï44 - Montreal pour tous renseignements s’adres- Prière de s’inscrire à l'avance et ser à la directrice.viRue, disaient, penchant la tête pour mieux voir le canot: — C’est VEspérame de Mathieu Hervouët! Que diable est-il allé faire, en rivière de Vanne»?Mais, quand ils furent plus près, en troupe serrée, chalands, sina-gos, sloops, chattes de Bourgneuf, et que rÊipéronce passa au milieu d’eux, ils aperçurent une femme jolie, tenant la barre, tandis que l'homme veillait à la voile, pour changer de bord.Et comme la femme portait le d(|dèma de Plie aux Moines, ils la saluèrent, sans pouvoir dire son nom, comme s'ils avaient croisé une procession.Elle fit seulement un signe de tête, pour les bonjourer et les remercier, sans dire une parole, et sans sourire, d’où ils conclurent, en eux-mémes, qu'elle avait une peine de coeur.la-s voiles s’écartèrent vite les unes des autres.Le soleil était déjà haut, les maisons du village, d’Arz étincelaient, 1rs courants charriaient de la lumière et des paquets de goémons, lorsque Anna Ma* guern rentra dans la ferme qu'elle avait quittée la veille.Son père, étendu sur le lit.les éTiix fermés, le visage gonflé de sang, avait l’air de dormir, et gei- gnait de temps à autre, sans qu'on pût deviner s’il essavait de parler, et ce qu'il aurai! voulu dire, car les lèvres remuaient, après qu'il avait crié.Plusieurs fois.Anna se pencha vers l’oreille poilue enfoncée dans l’oreiller: — Je suis là, père; Je ne vous quitterai plus.Parlez-moi, même bien bas; J’enlendrai.Il n'avait donné aucun signe d’intelligence; les paupières étaient demeurées closes; on voyait seulement, sous leur peau tendue et rouge, le globe des yeux remuer.Dans Ig cheminée, où se consumaient des tisons, reste du feu de la nuit, un pot de terre, couvert d’une ardoise, contenait deux litres de tilleul, panacée dont la femme de journée, appelée la veille un soir, avait fait prendre quelque* cuillerées, inexorablement, au malade qui manifestait son dégoût, et les rejetait aussitôt.La femme était encore là, passant d'une chambre dans l’autre, à la recherche d'on ne sait quoi.Elle avait dû dormir dans le lit qu'Anna avait occupé la veille.Debout, à présent, dans cette seconde phamhre, elle rabattait ses cheveux ébouriffés, et les lissait avec la pauma de se» mains, «t elle y mettait du temos, afin qu’An-na pensât à régler le compte, selon qu’il convient.Quand elle rut reçu son argent: ¦— M’est avis, dit-elle, que votre père ne vivra plüs ce'soir.Il n'est pas le premier de l’Ile, que je vois tomber en syncope, comme ils disent; on ne sait que leur faire: Ils ne mangent rien, et ils ne durent guère.,.Surtout, ne lui donnez pas de la picherelle, s'il en demande! — Ne craignez rien! — Moi, J’en prendrais bien un petit verre, pour me remettre.— Comme vous voudrez.- Mais lui, faut pas, faut pas! Je reviendrai ce soir, pour veiller avec vous, mademoiselle Anna, Jusque vers «rois heures de l'après-midi, Coreniin demeura sans connaissance et sans parole.Mais, comme un rayon de soleil entrait, par une étroite fenêtre, percée à l’occident, Anna, avant regardé du côté du lit, vit qm- les veux de son père étaient ouverts.Elle s'approcha.Il parut faire un tel effort, pour s'assurer que c'était bien elle, que tous les muscle* de son visage se tendirent, et que jamait le* cavernes où luisaient s** yeux ne fu- rent aussi profondes.La jeune fil se penchait au-dessus de lui.Il regardait obstinément, sans mètr ciller, une seule fois, les paupière Et, tout près, la bouche s’entr’ou vrit, et la voix embarrassée, mai forte, prononça cinq mots: —Ne va pas contre Dieu! I! n’eut point de réponse.Ann s’était écartée, saisie de trop d'( motion, et cherchant ce qu'elle d< vait dire.Quand elle revint près d lit, les paupières de l’homme s’( talent de nouveau ffrmées; le glc be des veux recommençait à roi 1er sous leurs voiles clos, et 1 chambre demeura toute silenciéi *e.jusqu'à ce que le malade recon mençàt de gémir.D'heure en heure, il s’affaibli I»e médecin, demandé par télégran me, n’eut pas le temps d’arriver Coreniin Maguern, avant le toil avait fini de vivre.(A suivre) Ou zuumsi mm napmnu » Stotru-Dunt 9s*.S Moetri innoaui raroiAOU (» tjnités).omssnm n 6 LS DEVOIR, MONTREAL, MiRCREDI 22 JUILLET 1931 VOLUME XXII — No 167 LES NOUVELLES EN RACCOURCI Le blé A la suite de rapports plus favorables, les cours se sont quelque peu raffermis à Winnipeg.Le Pool a annoncé qu’il a vendu un million de boisseaux lundi et 2ÜU,t)Du nier, tandis qu il est à négocier pour vendre fiÜÜ.ÛOO autres boisseaux.Des maisons d’exportations e»M aussi fait quelques ventes moins importantes.A Londres, le marché est plus faible à cause d'une plus torte pression de vente de ta pari des Américains et des Russes.Un truc La réflexion vaut le travail, dit un vieux proverbe.C’est ce que prétend faire un agriculteur du ivansas.Sa récolte, cette année, ne lui assurera aucun profit aux cours actuels.En fait, il devra subir une perte s’il veut absolument en disposer.Et cela, après avoir travaillé ferme, avoir dépensé pour acheter de l’essence pour activer ses machines aratoires, avoir payé des intérêts, etc.En tait, il calcule qu’il lui est impossible, dans les meilleures conditions, de produire du hé à moins de 40 sous le boisseau.11 a alors décidé de récolter dès maintenant sa récolte de 1932, sans rien faire, et à coût beaucoup plus (bas que s[il préparait sa terre, l’ensemençait, attendait une température favorable, récoltait, etc.Il a simplement 1 empli ses greniers en achetant la meilleure qualité de grain à 2o sous le boisseau, cours du blé présentement dans cette région.Ainsi, se dit-il, sans rien faire, je réalise un bénéfice certain de 15 sous le boisseau puisqu’il m’en coûterait autant de plus pour produire moi-même.Pendant ce temps, sa ierre se récupérera et dans deux ans elle sera dans un meilleur état pour produire un rendement plus considérable.C’est une spéculation, mais une spéculation qu’un fermier peut taire puisqu’il peut toujours compter sur les produits de sa terre en légumes et en viandes pour se nourrir d’ici à ce que les cours du blé se soient relevés.Brazilian Traction Les recettes de Brazilian Traction, en juin, ont été de §3,250,203, i comparativement à $4,146,884 pour le mois correspondant de 1930, une diminution de $896,681.Les dépenses ont été de $1,219,977 contre $1,675^45, une diminution de $455,-688, ce qui laisse un bénéfice de $2,-030,226, une diminution de $441,-013 sur juin 1930.Depuis le commencement de l’année, les bénéfices s’établissent $11,311,311 contre $14,021,020 l'an dernier, une diminution de $2,709,-709.La diminution en juin a été moins considérable que celle subie en mai, comparativement aux mois correspondants de 1930, celle de mai ayant été de $750,583.L'intérêt sur les dépôts Parce qu’il leur est difficile de placer leurs fonds disponibles à des taux leur assurant lin bénéfice raisonnable, les banques canadiennes ont décidé de réduire l’intérêt alloué sur les comptes courants de en vigueur à partir du 1er août.2 à \y»%.Cette décision entrera L’intérêt sur les dépôts d’épargne reste le même, soit A 3%.Standard Paving Après avoir déclaré le dividende privilégié de 1%%, les directeurs de Standard Paving and Materials.Ltd, ont décidé d’attendre pour prendre une décision au sujet du dividende ordinaire.Ils veulent s'assurer quelle sera la tendance des affaires d’ic la fin de l’année afin de ne pas diminuer les liquidités de la compagnie.General Electric Les bénéfices nets de General Electric pour les six premiers mois de l’année ont été de 75 sous par action, soit cinq sous de moins qu'il en faut pour payer le dividende qui est de 40 sous par trimestre.LE DES VIVRES î ’ WALL STREET Le marché est lourd Ni w-York, 22 —Le marché a été lourd aujourd’hui et l’activité reste réduite.Les reculs de 1 à 3 points du d*.ut ont été réduits de quelques fractions mais pour fléchir de nouvtr i par la suite.U.S.Steel et American Can ont reculé hacun de 2 points tandis que A.rican Telephone, Otis Elevator, Air Reduction, N.Y.Central, Bethlehem, Union Pacific, üenersl Electric ont reculé de 1 à t 1-2 ci , t un.11 y a eu quelques titres plus fermes.Endicotl Johnson a avancé de 2 à un nouveau sommet.Standard Gas et Lambert ont été assez vigoureux.EX BOURSE LOCALE BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée ^Compilation de la maison L-C.Beaubien) Ventes Valeurs PRIX DE GROS A MONTREAL GRAINS (Prix au boisseau nour commandes par wagons).Blé dur no 3 .57 Blé dur no 4 .56 Orge no 3 .42 Orge no 4 .41 Orge no 5.• • 40 Avoine no 3.-37 Avoine d’alimentation no 1 .34 fARlNES (Prix au boisseau.Escompte de 10 sous le baril pour commandes au comptantj.Première patente .$5.00 Seconde patente .$4.20 Forte à boulanger .$4.00 ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris, moins 25 sous pour commandes au Son.•• f!525 Gru rouge .$17.25 Gru blanc .«« •• $24.25 FOIN (Prix la tonne».Extra no 2 .$14 No 2 .$13 No 3 .$10 beurre (Prix la livre aux détaillants.) ne Z blocs .25 La temp rature de la semaine De cremeue,^0^|?yE.[dernière d >ns l’Ouest a été généra- De Québec 12U lenient favorable au progrès des La faih'ssse est générale Les com ont fléchi en Bourse ce matin.D izilian a reculé de 3-4 à 20 1-4, Nickel de 1-2 à 14 1-4, Montreal Power de plus d'un point à 44 7-8.Nruonal Steel Car de 1*4 à 19 1-2.Canada Wire a perdu près de 2 a 20 1-8, Shawinigan près de 1 4 12, Pacifique Canadien, National Breweries et quelques autres de moins d’un point.L’c jt des cultures t • t meilleur 388 Brazilian 10 Can.Car préf.48 Canada Cement préf.98 Can.Pacific .5 Chas.Gord .56 Con.'Smelting 75 Dom, Bridge 1 5 Hamilton Bridge 430 Int.Nickel 156 Mont.Power 56 Nat.BVeweries .100 Nat.Steel Car .5 Ottawa Power 155 Power Corp.5 Price Bros.15 Quebec Power 233.Shawinigan Ouv.Haut Bas Midi Chang.l39i/2 — 20 Va 1391/2 .203/4 203/s 20'A - % 183/4 — _ 18 3/4 .88 84 88 88 26'/4 263/4 26’/4 26'/4 .25 Vs — — 25 Va - Va .100 100 96 96'/2 - 4'/4 323/4 — _ 323/4 83/8 — — 83/8 141/2 14 1/2 141/4 14 y4 - ’A .451/2 451/2 45 45 - ! .27 3% 28 27 3/4 28 l9'/2 — — 19'A — Vz .107 , .— 107 - Vi • 44/2 44/2 44 44 .32 — ¦ 32 32'/2 — 32’/2 - V2 423/4 423/4 42 42 - Va BANQUES Commerce: 5 à 208Vi; Montréal; 2 à 264, 1 à 264, 4 à 264.races ovine et porcine, Philippe Garceau; les volailles, James I^éves-que; produits de laiterie, N.-E.Clément; agriculture et horticulture, Henri Bettez; floriculture, A.-P.de Beaujour; miel, cire et produits d’érablières, Hector Béland; peinture et arts décoratifs, Frère Raphaël; produits domestiques, département des femmes et des enfants, Aime Sévère Bureau; cercles des fermières, M.Jos.Morin, département de l’agriculture, Québec.PRIX SPECIAUX té que par le nombre; $2.50 par M.L.A.Poliquin, pour le meilleur exhibit de Plymouth Rock Barrés; $2.50 par M.Donat Mlarineau, pour le plus grand nombre de prix dans les classes des Combattants.LA RADIO RADIO-GAZETTE Mercredi, le 22 juillet D’Ontario .12J OEUFS cultures.Des pluies assez abondantes ont arrosé presque toutes les (Prix la douzaine aux détail- régions.Elle- mt été lourdes dan: lants.) Spéciaux .28 Extras .26 Premiers .22 Seconds *20 Ces prix sont pour les oeufs livrés dans des cartons.Les oeufs en vrac se vendent k s.de moins ta douzaine.VOLAILLES Prix la livre détaillants pour volailles plumées de la qua ité “A".Les prix pour la qualité "B” sont de 4 sous plus bas).Poulets à rôtir.37 à .39 Poules .20 à .30 Dindons .39 à .42 Jeunes canetons .30 Canards à rôtir .27 HOMMES DE TERRE Nouvelles, 80 Ibs.60 à .70 Anciennes .60 Bourse de New-York Cours lournis p»r U maison UEOFFHION Si CIK.courtiers, tïl.ru* Notre-Dame ouest, Montréal 0*iv.HMt Air Réduction .’?Allied Chemical American Can American St Foreign Power American Pow.Si Light American Smelting American Water Wo 119 10S Dupont .88',» Electric Pow & Light Corp.39>4 General Foods Corp.éa3» General Motor» .38 Gillette .22’4 General Electric .42'8 Int Tel.6t Tel.Co.3Ha Johns Manvllle .543B Kennecott Copper .19'4 Loews Theatres .45 Montgomery St Ward .20l4 Nash Car Co 28 National Biscuit .60-14 National Power Light .25', New York Central .— SS’r North American .69‘4 Noranda 193« New Haven .72 u Packard Motors .7>i Pennsylvania R.R.47'.», Phtlllpps Pete 834 Public Hervlce of New Jersey .81‘a Radio Corporation 18', Remington Rand .9>4 Republic Iron St Steel .14% Sears Roebuck .56 Simmons Bed .16% Sinclair OH 11% Southern Railway .32 Standard Brand .18', Standard Ga» «t Electric 83% Standard Oil of New Jersey 39 Standard Oil of New York 18% Studebaker .18 Texas Corp.24 Union Pacific.163% United Aircraft .28% United Gas Improvement .29% U.8.Industrial Alcohol .30% U.8.Steel .98 Vanadium .31% Western Union .116% .- 6(J]( .68% -A 6 h.45, poste WLWL, le Pè-; Lawrence Patterson, jésuite, ; traitera le sujet suivant; "Back- à ' - re le nord man obain, l’Alberta een Ira! et le sud central de la Saskatchewan; plu~ légères dans le sud-est du ¦."itoba et de la Saskatche - n i et le sud de l’Alberta.L ; pparence des cultures tardives s est grandement améliorée depuis le commencement de juillet et les champs sur jachères et pas trop exposés aux vents et à la sécheresse promettent d’assez bons rendements.Le blé sur chaume ou sur labours d’automne ou de printemps est chétif et inégal.Dans les régions qui n’ont pas souffert de la sécheresse et ou le blé est le plus beau, particulièrement dans le nord central d’Alberta, il faut de la chaleur pour assurer la maturation des cultures qui sont retardataires.Le blé est maintenant assez avancé pour souffrir de la grêle et plusieurs orages sont rapportés de l’Alberta.Au Manitoba, une température modérée et de fréquentes averses ont amélioré l'état de toutes les cultures et ont aidé à remplir les épis du blé tôt semé dont l’état était critique.La précipitation a été très légère dans le sud-ouest et la sécheresse est encore sérieuse dans les districts de Deloraine et Pierson.16% i En Saskatchewan, la pluie a été 169% par taches, les plus lourdes averses tombant dans la région sèche au sud-est de Itegina, à Ivamsack dans l’est central, et à Battleford et Scott, dans le nord-est.La pluie a été très légère sur le reste de la j province.Dans l’ensemble, il y a amélioration.Les districts du sud-est et de l’est | central de l’Alberta souffrent du | manque d’humidité, mais les j>crs-pectives sont belles dans le reste , de la province.Les cultures sont jjî* J en retard dans plusieurs districts 19% et il faut plus «le chaleur et de 45% pluie.Cours des grains 68% WINNIPEG 1»% Blé.58H; 6(1'-.Avoine, 29%; 31%.Orge, 32%, 34> - .Seigle.33%, ,j ' CHICAGO Blé, 54.53 %.Vj • * Avoine.26, 26%».Mais.57%, 52‘ En plus des prix réguliers, il y aura de nombreux prix spéciaux.Coupe en argent, donnée par _______________ ^ Banque Canadienne Nationale, à | ground of the Spanish Crisis”; et à l’exposant qui remportera le plus | 7 h 3^ même postei autre causerie kaut *P0,ntant d argent dans les clas- intitulée: “Benedictines and histo- ses .oi* ?nt prêts â se faire une lutte de corsaires.Mickey Walker et son gérant Jack Kearns croient que le championnat peut être remporté, mais Sharkey devra travailler dur et lutter comme un forcené si Walker doit réaliser scs ambitions toutes légitimes.SHARKEY WALKER Grandeur 5 pds 11 -"U pces 5 pds.7 près 198 Ibs Poids 165 Ibs 29 ans âge 30 ans 16*6 pces.cou 16 pces 38 pces ceinture 30 pces 10 pces chevilles 9 pces 22 pces cuisses 24 pces 8 pouces poignets 8 pces 15 pces biceps 16 pces 73 pces portée 69 pces 14 pces mollets 16 pccs 17 près avant-bras 12 pces 44 pces poitrine normale 41 pces 48 pces poitrine gonflée 44 pces Avex-voui Besoin de bons li* vres?Adrestcs-vous au Servie* de librairie du “Devoir”, 430 ru« Notre-Dame est.Montréal.(Té- La navigation Paquebots et avions En fonction ({ès progrès de l’aviation, les nouveaux grands paquebots, dit une savante revue française, présenteront très certainement de très vastes surfaces absolument dégagées sur les ponts supérieurs.S’il est possible que l’on ne prévoit pas dès maintenant, l’aménagement de véritables ponts d’envol et l’installation de garages d’avions, on envisagera, sans doute, la possibilité d’une transformation qui deviendra indispensable dans quelques années.Si le temps est encore lointain, en effet, où des paquebots aériens survoleront régulièrement l’Atlantique, très proche, certainement, est le moment où chaque paquebot disposera d’une escadrille capable d’enlever non seulement les plis urgents, ainsi que cela est réalisé déjà par la Compagnie Générale Transatlantique avec l’hydravion de l’Ile-dc-i'rance, mais peut-être aussi quelques passagers très pressés lorsqu’on sera a vingt-quatre «ni trente-six heures des côtes, soit 1300 ou 1800 kilomètres.A condition de pouvoir payer, on arrivera ain ,i à franchir l’Atlantique en trois jours et demi, grâce â l'utilisation combinée des modes de .transport maritime et aérirn.Les fréteurs combinés Les fréteurs des lignes Manchester, Cairn-Thomson et Furness prennent de plus en plus de passagers depuis que la rrisc se fait sentir.pour Ig bonne raison que le prix de la traversée est peu élevé à cause du peu de chambres ou cabines mises à la disposition du public et de la durée plus longue du voyage.Ces navires faisant le service de fret et prenant a bord quel- i ques passagers soit pour In ligne ; Manchester: le brigade, le Division, le Citizen et le Commerce; i pour la ligne Cairn-Thomson: le Cairnest, le Calrnrnss, et le (à/fr/t-glen; et pour la ligne Furness, le , Silvia.Un quatrième groupe Le Laurentir, ligne White Star.; arrivera à Montréal samedi avec le j quatrième groupe des voyageurs venus au Canada sous les auspices du Manchester Dailu Dispatch.Le .groupe est sous la dircrlion de J.j W.B, Malerbv, des bureaux de la White Star, de Londres.Le “Duchess of Athoir Le Duchess of Athnii, du Pacifique Canadien, est parti hier bondé de voyageurs pour la plus courte croisière qu’il ait entreprise.Il a quitté le port vers midi pour New-York où les voyageurs pourront passer une journée, relie de dimanche.Il y aura deux autres croisières du même genre le 29 juillet et le 8 août.Les grains Le rapport de la Commission du port de Montréal sur le mouvement des grains publié hier fait connaître que les arrivages pour la saison 1931 se chiffrent à date à 47,-610,775 boisseaux contre 33.340,-788 l’an dernier; et les(expéditions, â 46,327,234 boisseaux' contre 34,-552,193 l’an dernier.Les arrivages pour les dernières 24 heures avant la publication du rapport furent de 329,711 boisseaux contre 599,799 l’an dernier et les expéditions de 273,279 contre 175,719 Tan dernier.Mouvement des paquebots L’Athenia, ligne Anchor-Donald-son, parti de Glasgow, à Montréal dimanche.l.’Ausonta, ligne Cunard, parti de Southampton, à Montréal lundi.Le Duchess of Bedford, ligne de la C.P.S., parti de Liverpool, à Montréal samedi.Le Laurenlic, ligne White Star, parti de Liverpool, à Montréal samedi.Le Montcalm, ligne de la C.P.S., parti d’Anvers, à Montréal dimanche.l.'Alaunia, ligne Cunard, parti de Montréal, â Plymouth samedi.Le Doric, ligne White Star, parti de Montréal à Liverpool dimanche.Le Letitia, ligne Anchor-Donald-son, parti de Montréal, à Glasgow dimanche.Le Duchess of Richmond, ligne de la C.P.S., parti de Montréal, k Liverpool samedi.L'Empress of Britain, ligne de la C.P.S„ parti de Québec, à Southampton demain.Le Rochambeau, ligne de la C.G.T., parti du Havre, a New-York au* jourd’hui.am» Le club libéral ouvrier Dorion Le club libéral ouvrier Dorion a procédé hier soir à l'élection de ses officiers sous la présidence de M.J.-Alfred Lamoureux.M.J.-A.Francoeur a été réélu président k l’unanimité.Les autres nouveaux officiers sont MM.Georges Guilker et .1.-0.Cardinal, vice-présidents.M.QuévtUon, secrétaire, M.Grégoire.secrétaire-financier, et Gaspard {.amoureux, trésorier.iéphono: H Arbour 1241* COURSES A - KING’S PARK DU 22 AU 29 JUILLET lire COURSE à 2 h.45 P.M.Admission, taxe cç/mprise: $1.50 Montréal, mercredi LE DEVOIR.22 juillet 1931 La motion Béique au Sénat Projet d'un nouvel article du Règlement — Les relations d'affaires des sénateurs avec le gouvernement — Le cas de M.Belcourt — La motion est rejetée Ottawa, 22 — A la reprise des séances du Sénat, hier, le sénateur F.-L.Béique a proposé l’adoption du nouvel article du règlement qu’il a rédigé: “Aucun sénateur n’aura le droit, directement ou indirectement, ou à titre de membre d’une société commerciale, ou en qualité d'actionnaire d’une corporation personnelle ou familiale, à aucun bénéfice résultant des relations de lui-même ou d'une telle société avec le gouvernement ou aucun de ses départements”.Il cite les diverses lois relatives à l’indépendance du Parlement.Il dit qu’il est temps que le Sénat aille plus loin et adopte une règle qui empêchera que se pose une question comme celle qu’on a discutée au cours de la présente session, et qui servira de guide aux membres du Sénat.Le sénateur Smeaton White croit que le texte du sénateur Béique ne s'applique pas aux circonstances en discussion.Il semble qu’il emploie la méthode usée qui consiste à détourner l’attention.Il veut savoir exactement ce qu’on entend par une corporation familiale.Comprend-il dans cette définition le propriétaire de journaux?Le sénateur George P.Graham, les sénateurs W.A.Buchanan et J.S.McLennan et lui-même possèdent des journaux et font des affaires avec l’Etat de la façon ordinaire, sans violer la loi de l’indépendance du Parlement.D’après le projet soumis à la Chambre, on semble viser certaines gens en particulier.Si tel est bien son objet, le sénateur Béique devrait toucher aussi aux hauts fonctionnaires de banques et aux membres de sociétés légales, qu’il mettrait dans la même catégorie que les propriétaires de jour-naux.Le sénateur W.B.W illoughby dit que le temps est mal choisi, d'exiger une décision sur la motion.Ln incident désagréable s’est produit au Sénat et chacun sait ce qui est arrivé aux Communes.La loi de l'indépendance du Parlement s’applique aux deux Chambres.et il serait possible que les deux assemblées s’entendent sur le sujet.Le Sénat n’est pas dans la disposition d’esprit voulue pour régler la question maintenant, étant donné surtout que la prorogation approche.Le sénateur L.McMeans dit que, si l'on adopte la règle, on n aura aucune sanction contre le délinquant possible.Le sénateur Béique croit que la sanction sera un vote de défiance.Le sénateur McMeans note qu'il n’en est pas question dans la motion.Le sénateur Hardy dit que la réglé serait trop dure pour une société légale qui compterait un sénateur et qui ne pourrait plus fai-affaires avec l’Etat :re conforme à la loi de l’indépen ance du parlement Feu le Dr E.Aucoin Le transport des restes de sa demeure à la gare Bonaventure — Un grand nombre de confrères du défunt, d’amis et de parents forment le cortège Un grand nombre de médecins, d'autres professionnels et des pa vc ttvCL Uli rents et amis ont rendu un dernier cette époquedà?tribut d’hommage hier soir à 5h.— au Dr Edmond Aucoin, mort à la suite d’une noyade deux jours au- (Suite de la page 4) te cents du cheval-vapeur ou $125,- 000.—Mais faisiez-vous la concurren-‘ ce avec un contrat pour l’Hydro, à paravant, lorsque les restes du défunt furent transportés de sa demeure de la rue Sherbrooke ouest, no 410, à la gare Bonaventure.Là, le corps fut placé à bord d’un train du Canadien National en route pour Chéticamp, Cap-Breton, où vivent les parents du défunt.C’est à ce dernier endroit que le service sera chanté et que la sépulture aura lieu.Le Dr Aucoin n était âgé que de 38 ans.11 était le seul spécialiste en bronchoscopie de langue française en Amérique et il n’avait pris la direction de la clinique de bronchoscopie de l’hôpital Notre-Dame de Montréal qu’en janvier dernier.Sa disparition désorganise complètement cette clinique.Les espérances qu’on avait fondées sur lui et sur l’avenir de cette clinique sont subitement brisées.Lui survivent: M.et Mme Lazare Aucoin, père et mère; ses quatre frères, Placide, Amédée, Simon et Sandy Aucoin;, 15.es deux beaux-frères, Didace-J.Aucoin et Peter Poirier; ses deux neveux, John et Léo Aucoin; son cousin, Thimothée Aucoin; et son oncle, le Père Eucha-riste, capucin d’Ottawa.On remarquait en plus des parents dans le cortège: le Dr Louis de Lotbinière-Harwood, doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et président de l’Hôpital Notre-Dame; les Drs Hervé Legrand, Léon Gérin-Lajoie, secretaire généra! de l’Association des Médecins de la province de Québec; Donatien Marion, Gaston Lapierre, C.-A.Décary, A.Comtois, Albert Le Sage, président du conseil médical de l’hôpital Notre-Dame; A.Bourbeau, Paul Bélanger, J.-A.Jarry, directeur médical de l’Institut Bruchési.H.S.Birkett, du McGill, A.Chaussé, R.LaSalle, René Desaulniers, P.-R.Archambault, J.Marcille, R.Boucher, Léon Provost, J.-B.Prince, A.Nové-Josse-rand, J.-A.Labelle, Emile Mathieu.C.S.Smith, L.-C.Marsolais, A.Desroches, de Sainte-Rose.On remarquait aussi: M.le luge Philippe Demers, MM.Henri Tremblay, A.Boudreau, George Pierce, A.Paquet, V.-Adrien Plouffe.H.Hamel, A.Lapointe, Pierre Mi-chaud, Philipp McKenna, E.-L.Gi-rdux.Aimé Cousineau.A.Poirier, Amédée Leblanc.B.Décary, Jean Borne, J.-A.Roberge, colonel G.J.Boyce, M.D., D.S.O., et un bon nombre d'autres.r _____ Un jeune homme se noie en face de la Longue-Pointe Un jeune homme de 19 ans, Joseph Cournoyer, 4Ü2 Bruneau, s’est noyé hier après-midi à la Longue-Pointe lorsque l’embarcation dans M.McDougald jure.11 disait qu’il va- Le sénateur Dandurand ajoute laquelle U se promenait sur le fleu-u’il a proposé un comité parce ye a chavire vis-a-yis de 1 Ne \ erte.ue la question est ardue.Le séna- Cournoyer campait Pouria journée ur Tanner dit eue la règle doit sur 1 île avec trois de am s, Lr- dm « *•»s» ** - nest Chouinard, Adrien Langlois et Marcel Lavallée et avec le pompier vjiaw * ».— - » - tant les trois occupants dans le fleuve.Chouinard et Beaupré réussirent à s'accrocher â la chaloupe renver séë, mais Cournoyer disparut.Le de tout cet interrogatoire?pompier, qui est un habile nageur, iM.Jacobs.— Vous n’allez pas réussit à le retrouver et à le placer justifier ce principe que parce sur la quille de la chaloupe.Mal- que d’autres gens ont été malhon-heureusement, la chaloupe bascula nêtes, cet homme pouvait l’être et Cournoyer disparut de nouveau.! aussi.cette fois pour de bon.Langlois et Lavallée, qui s’étalent rendu comp te de la situation de leurs conipa gnons, vinrent les recueillir en cha loupe Le sénateur Griesbach demande A.Beaupré de la caserne de la rm le sénateur Belcourt aurait en- Notre-Dame est.Dans laprès-mid, ein» la règle projetée M.Reique Cournoyer, Chouinard et Beaupré :pond par l’affirmative, mais décidèrent de se fu n il n’existait pas alors de règle fleuve dans une de leurs chaloup ir ce sujet.qui était munie d un moteur porta- is motion Béique est rejetée par tif.Ils revenaient vers 1 scrutin suivant: I 1 embarcation chavira précipi- Pour: les sénateurs Beaubien, arrell, Béique, Casgrain, Dandu-ind, Graham.Forke, Aylesworth, ewis, Foster (Saint-Jean), Hat-eld, Prévost et Tessier.Contre: les sénateurs McLennan, ordon, Daniel, Willoughby.Ro-ertson.Curry, White (Montréal), ope, Bourque, Fischer.McMeans, riesbach.Tanner.Laird, Sharpe, IcDonald, McCormick, Crowe, lanta, Gillis, Green, Taylor, chaffner.Michener, Bénard.Marotte, Murdock, Hardy, Horsey, [armer, McGuire, Spence, Little, opp.Le cas de M.McDougald Comme on appelait la motion du ènateur Hardy tendant à la créa-iôn d’un comité pour étudier l af-sire de la Peauharnois.il dit qu'il présenté cette motion parce que j * sénateur McDougald avait refusé | é se présenter devant le comité es Communes.Maintenant qu’il y | st allé, il est inutile de former un j omité.La motion est retirée et le séna-1 *ur Griesbach demande l'ajourne-lent du Sénat pour discuter une ffaine urgente.Il parle du refus u sénateur McDougald de compa-aitre, tout d'abord, au comité des lommunes, et il veut une défini-ion claire des droits des sénateurs l’égard des comités des Commu-iés afin que le cas actuel ne soit pas egardé comme un précédent.Le ompte rendu du débat ou une mo-ion devrait affirmer le droit des énateurs à l’immunité contre ubpoenas des Communes.La carte d’identité —Oh! non.M.Jacobs, lait $125,ÜÜÛ.Aird.— Je lui disais ce que valait mon expérience.M.Jacobs.— Expérience de quoi?.—L’expérience de la Madaivaska.—Mais la Madawaska a fini par se retirer.—Non, vous faites erreur, nous n’étions que les intermédiaires.—Vous vous êtes retirés?—O’Brien et l’Hydro se sont entendus et nous l’ont dit carrément.—Vous vous êtes retirés et les autres ont obtenu le contrat?—Non, vous ne me comprenez pas.C’est toute une longue affaire que cette histoire de la Madawaska.Le contrat dont je me suis retiré c’était l’achat des droits sur la rivière par l’Hydro, d’O’Brien.—Mais quelle valeur avait cette expérience pour M.Swezey qui avait déjà acquis ses droits du gouvernement et d’ailleurs?—Je ne dirai pas que je l’ai persuadé par mon expérience de la Madawaska, mais j’ai joué un rorf important dans cette affaire çt je lui ai dit que s’il voulait bénéficier de mon experience, il n’avait qu’à le dire.— Expérience de quoi?— Ne croyez-vous pas que si l’Hydro a oayé $50/000, c’est qu’on estimait mon expérience pour quelque chose.(M.Aird avait obtenu cette somme pour ses services dans sa transaction de Madawaska).— Oui, je le suppose, mais pas M.Sweezey.Avez-vous vu l’Hyaro, relativement à l’aide à accorder à M.Sweezey?— Je n’ai jamais vu personne intéressé dans l’Hydro.— Vous l’aviez fait dans l’autre affaire.— Oui, je les ai fait marcher.— Il n’y a seulement au’une chose en discussion et crest le $125,000 que vous avez obtenu de ccs messieuiy»T Vous dites que votre expérience avec la Madawaska valait $125,000 pour M.Sweezey?— M.Sweezey a fait ce marché-là avec moi.Et vous croyez que ça valait çà?— Oui, je le crois.— Et vous dites que c’était calculé sur le nombre de chevaux-vapeur?— Oui, il allait avoir un contrat de 250,000 c.v.de l’Hydro et devait me donner $0.50 du cheval-vapeur.iM.Mackenzie.— Et vous n’avez rien fait?— J’ai fait autant pour le marché que j'avais fait.Col.Lennox.—- Il a fait autant que le sénateur Haydon et M.Henry, qui ont obtenu presque un million de dollars.M.Mackenzie.— Et qu'avez-vous fait pour cela, rien du tout?— 11 y avait que' ue cnose à faire oour la sortie * la frontière québécoise et je l’ai dit à M.Sweezey.La somme de $800 AI.Jacobs.— Des personnes moi intentionnées prétendent que vous avez eu $800.et que la balance était pour d’autres personnes, — Ce n’est pas vrai.— Vous ne savez nas pourquoi vous avez eu $800 comptant?- C’était la différence entre le prix courant des debentures et le $125,000.— Et vous avez pris ça en argent?- Oui, je n’y avais pas objection.iLe président.' Quel est le but M.Lennox — Il n’v a rien de malhonnête là-dedans, si Swcezev a été assez hète de croire que Aird valait $100,000.M.Jacobs -Si vous croyez que upc.j —.- - .;-y La police fut avertie et une équl- j c’est propre, c est une autre affai-pe d’hommes se mit à fouiller le ! re.fleuve avec des crochets de fer.Ce n’est qu'au bout de cinq heures que le corps fut retrouvé.\ f Soyex parmi les premières à porter Le chapeau ^Second Empire** en chenille ou feutre souple.Nous avons été assez heureux pour mettre la main sur quelques-uns des rares et nouveaux chapeaux d’automne.Nous présentons demain à un prix unique à DUPUIS quelques versions de créations par MARIA GUY, ROSE VALOIS et REBOUX.5.00 DtTPTTTS FRERES—Au deuxième Chez I3UPIJIS Rues Ste*Cartierine—St-André — Demontigny — St-Christophe — Plateau 5151 LES MAMANS ECONOMES PROF ITERONT DE CETTE Vente de robes pour Fillettes Deux prix alléchants r?Prix ordinaires 1.49 et 1.98 wv 1.49 ! Valant au moins deux fois ce prix A .69 vous trouverez de jolies robes confectionnées de broadcloth, voile ou autres tissus de bonne qualité dans un beau choix de nuances inaltérables et dessins les plus nouveaux.Ages 7 à 14 ans.A 1.49 ce sont des robes de crayshene lavable dans les populaires teintes pastelles.Garnitures les plus nouvelles pour l’été.Manches courtes ou sans manches.Ages 8, 10, 14 et quelques-unes 14 x .dans le lot.Venez de bonne heure.—Au deuxième / m?Mê 'Djiiwis3&*ëffes Ri Ml! /fid—n—i 1 t-N.Dupuis, pré*.Aonora/r» /-J.Dugal, ».p- •* dit.-fit.Albert Dupuis, ptiwdtnl Armand Dupuis.»4c.-trtë.Avez-vous goûté aux chocolats “MADELEINE"?Ils sont délicieux La livre .60 —Au rez-de-chaussée Décret d’urgcncc du gouvernement allemand Le rapport du comité sur la oar-d’identité des élrangers est opté.Le sénateur Beaubien en opose la troisième lecture.Le sé-teur Murdock propose en nmen-ment que le bill ne soit pas dntenant lu pour la troisième, is.On discutera cette question Jourd’hui.Le sénateur Béique retire sa morn tendant à la formation d’un mité pour rédiger une règle sur i rapports des sénateurs avec le uv-ernement.On adopté ,en comité, le bill mo-fiant la loi de la marine mar- Un légiste Berlin, 22 (S.P.A.).— Dans un décret d’urgence le gouvernement de l’Allemagne depiande à toutes les personnes domicilées en Allemagne et à toutes les compagnies incorporées en ce pays et oui possèdent pour au moins $5,000 de monnaies ou de crédits étrangers de remettre ces monnaies et crédits à la Reichsbank ou aux filiales de la Reichsbank avant le 29 juillet.Le décret ajoute qu’il se peut que semblable demande soit faite aux personnes et aux compagnies poses Isédant pour moins de $5.000 de monnaies ou de crédits étrangers, j Les autorités ont aussi émis des ordonnances menaçant d’infliger de lourdes amendes aux contribuables qui ont des arrérages ou qui ont fait de fausses déclarations.Feu M.O’Neill Dillon M.Frances O’Neill Dillon, président de la firme d’agents de change Dillon and Cosgrove, est décédé à l'âge de 43 ans.Né à Montréal, il fut diplômé de • a -_» z_; ^ t Ji__ M.Mackenzie—Le témoignage de M.Sweezey dit nettement que cet argent était pour le parti et non pour lui-même.Et deux témoins sont venus l’affirmer.M.White — C’est le témoignage d’un seul.M.Griffith a dit que M.Sweezey lui avait «lit telle chose.Le président — Il est très facile de faire d* telles insinuations sans fondement.Col.Lennox Vous avez demandé à tous ces officiers de banque de venir.Vous rroviez retracer ces déhentures dans les mains d’un autre.Lorsqu'ils sont venus ce matin vous n'étiez pas très anxieux de les entendre.Ils ont témoigné et retracé chacune des débentures données à M.Aird.M.Jacobs Pourquoi les avez-vous retirées de votre propre trésor?M.White—Il nous l’a déià dit.M.Jacobs II nous a donné une seconde version aujourd’hui.* M.Mackenzie—Comme je l'ai déclaré l’autre jour, je crois qu’il devrait y avoir une enquête plus approfondie.M.While, au témoin — Lorsque vous avez parlé en premier, à M.Sweezey, aviez-vous quelque valeur de nuisance?M.Jacobs 11 n'avait même pas ça.M.White Je n’en suis pas si siir.Attendez une seconde, nous Né à Montréal, il fui diplômé de verrons si oui ou non, vous étiez l'Académie du Plateau.Le député | un obstacle par quelque requête à de Mont-Royal aux Communes, M.j l'hvdro ou quelque contrat êvrn-R.S.White, se l’attacha comme se-1 tuèl.crétaire.Plus tard, il fonda la raison sociale Dillon and Cosgrove.M.Dillon prit toujours un inté-rêl particulier aux questions d’é-[n proposant l’adoption du rap- ducation et il fut pendant plu-t du comité de régie interne, le sieurs années président de la corn-iteur Daniel dit qu'on a parlé mission des ecoles catholiques de la fusion des deux bureaux de Mont-Royal.e et des deux bureaux de légis- u" flls.Thomas Six- ma a qu’on n’a pas pris de dé- j smith, trois frères.Joseph, Angus-„ /-.J Homnndc à la commis- lus E et Thomas Dillon; deux service civil de remettre soeurs, Mlles Bridget ci Marv DU- Sé2at le droit de nommer le Ion.Ses funéraillu auront lieu de-scbhi ie », main à la basilique.Je ne crois pas, dit le témoin — Quand avez-vous rencontré Sweezey pour la première fois?— Je crois que c'était vers le mois d’août 1929.M.Jacobs Et vous n’avez jamais rien fait pour obtenir ce contrai pour M.Sweezey, de l’Hvdro, directement ou indirectement?Non.Le procureur tie Aird - Quel était votre marché avec Sweezey?Autant que je pourrais retirer de lui, $126,000, a’U obtenait le con- trat de l’Hydro, et j’étais prêt à lui aider pour toute la période de temps qu'il voudrait.M.Jacobs.—Quel temps?—A partir du mois d’août jusqu’à ce qu’il ait obtenu le contrat.—Vous lui donniez votre concours jusqu’à cette période.Est-ce que votre contrat allait au delà?AL Huycke.— Il finissait aussitôt le contrat obtenu.—Et M.Sweezey vous a-t-il demandé votre concours pour vos services en vertu de ce contrat?—Juste pour les services que j’ai mentionnés.—Et vous avez rendu ces services?M.Mackenzie.—Quels services?Aird.— Je lui ai donné des conseils.Col.Lennox.— Vous pouviez être appelé en n’importe quel temps?M.Jacobs.—Il n’a rien fait, et ce qu’il a fait il l’a bien fait.' M.Huycke.—- On a dit que vous n’aviez pas donné de reçu.Vous en a-t-on demandé?—On ne m’a demandé aucun reçu et c’était une affaire assez amusante comme question de fait.L’un donnait et l’autre empochait M.Jacobs.—Oui, l’un donnait et l’autre empochait (One was forgiving and the other was for-getting).(rires).—Est-ce à votre demande que vous avez eu les bons?—Par consentement mutuel; il n’y a pas eu beaucoup de discussion, les bons étaient aussi bons que l’argent.• —Et pour le paiement du reste, est-ce à votre demande qu’on vous l’a donné en espèces?—J’ai reçu les bons dans l’après-midi, et j’ai reçu un chèque quelques jours plus tard.Nous avons eu une petite fête et j’ai demandé à M.Maine de me donner un chèque payable à moi.M.Jacobs, -— Vous avez pris le chèque de M, Maine payable à John Aird.J’ai préféré cela à porter de l'argent.M.Huycke.—Est-ce que les bons étaient pour un autre que vous-même?—Non.—M.Sweezey a dit dans son témoignage que ces $125,000 étaient comme contribution électorale à quelqu’un qui se présentait comme porte-parole du parti conservateur ontarien, et qui affirmait qu’une contribution serait bien vue car elle entraînerait un grand nombre de transactions avec l'Ontario.Etiez-vous cotte personne en question?- Tout ce que je puis dire c'est qu’il aurail dû se montrer avant moi.M.Jacobs.—C'est l’oiseau matinal qui attrape le ver.I.e président.— Ce que M.Swee-I zey dit esl il vrai?—Non.M.Huycke.— Vous n’avez ia-, mais fait de telles représentations?—Non.Une longue liste de témoins | Le témoignage de Aird prend fin ! et on se demande quel sera le prochain témoin.M.Mackenzie dit que si Ton veut continuer l’enquête sur la question des fonds élccto-I raux, il a une longue liste de témoins à faire entendre.Le colonel Lennox dit qu’il faudrait voir la liste.M.Jacobs demande alors l'ajournement à 11 heures ce matin.La réduction des salaires au C.N.A la suite d’une assemblée du bureau de direction du Canadien National, hier après-midi, air llenrv Thornton, président du réjesu, • annoncé ou'à oartir du mois prov J^LhlÜA 25 MIA On a maintenu la qualité du Tabac Pur Canadien Naturel FOREST FRÈRES FORT FAIBLE En railanfMnt un paquat d* Fort at da FalbU voue obtiendras un mélanga delicious da força onayanna.UN LAIT QUI EST SAIN et PUR mm L m chain les salaires de tous les hauts fonctionnaires et employés, autres que ceux dont les appointements faisaient l’objet d’entente spéciale, et gagnaqt plus de $3,600 dollars par année, seraient réduits de 10 pour cent pendant une période de dix mois.A l’expiration de cette période les salaires seront rétablis à moins que le Bureau de direction , n’en décide autren^pt.La résolution adoptée par le Bureau ajoute qu’aucun salaire au-dessus de $3,600 par année ne sera, en vertu de cette réduction de 10 pour cent, diminué à moins de $3,-600 par année._______ Le gaz naturel Québec, 22 — M.J.-O.Dufresne, surintendant du département provincial des mines, a fait la déclaration suivante au sujet de la nouvelle d’après laquelle des compagnies américaines auraient jeté les veux sur les environs des Trois-Rivières pour louer du gaz en quantités commerciales: Une seule compagnie, la Hope Engineering, a loué du terrain à Saint-Denis, comté de Richelieu, et est en ce moment à creuser un puits.Jusqu’à date, aucun rapport n’a été soumis.Les géologues du gouvernement provincial rapportent que Ton trouve du gaz et de Thulle à une certaine profondeur le long du Saint-Laurent entre Trois-Rivières et Montréal.Le projet Hoover et les banques américaines New-York.22.— La proposition du président Hoover de maintenir la présente quantité de crédits étrangers à l’Allemagne est conforme aux vues des principaux banquiers de Wall Street.Ceux-ci estiment que le maintien des crédits étrangers à 1 Allemagne est plus logique qu’une prolongation précipitée des gros prêts faits à ce pays.Assemblée à Verdun Ce soir, à 8 heures, assemblée régulière des Chevaliers de Colomb.Conseil Verdun, no 1751.“Nord-Sud” de Léo-Paul Desrosiers EST EN VBNTÉHÂU DEVOlfi.A $1.00 L’EXEMPLAIRE Faites-vous un devoir d avoir dnas votre bibliothè
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.