Le devoir, 23 juillet 1931, jeudi 23 juillet 1931
ifol.XXH—No168 f Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA .$ 6 00 t.-UNIS et Empire Britannique .8.00 Union postale.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 L-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LEDEVO Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! .Montréal, jeudi 23 juillet 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME * MONTREAL TELEPHONE HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : ., .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant : .HArbour 4897 ¦% I avait été remplacé par un habit neuf que vous aviez revêtu pour revenir.au Canada, sans paver de droits.La douane, de ce fait, réclame des droits sur le total de la facture, soit un montant de $6.72.“Vous voudrez bien nous faire tenir votre chèque accepté et payable au pair à Montréal, à l’ordre du receveur général du Canada, afin que nous puissions retirer votre paquet de la douane et vous l’expédier.A noter que toutes tes expéditions que nous avons faites ont été sans frais.“Le montant imposé par la douane est payable obligatoirement.Vous ne pouvez pas vous en tirer en refusant le paquet.Autrement, vous vous exposez à des poursuites pour avoir importé au Canada un habit sans payer de droit.“Nous avons fait notre part pour vous être utile; mais vous vous êtes mis vous-même dans un piège: pour en sortir, il vous faut maintenant payer." Le fisc a le bras long et le nez fin, tellement fin, que le douanier qui affecte de ne pas sentir les parfums qu'on rapporte de France a du mérite ou le coryza.P.A.Bloc'notes Une enquête intéressante L’enquête est intéressante, quoiqu’elle ne porte point sur l’affaire de la Beauharnois, — dont il est largement question encore dans le journal d’aujourd’hiii et sur laquetlle nous aurons sûrement l’occasion de revenir._ Cette enquête donc, c’est YUnion catholique des Cultivateurs qui l’entreprend et elle portera, surtout, sur la condition fnatérieUle de Yécole du rang.Elle fera le thème des réunions d’août des divers cercles de VU.C.C.Dans un article de La Terre de chez nous qui parait aujourd’hui même, le P.Léon Lebel, S.J., l’aumônier général de [’Union, exposant le projet d’enquête, écrit, à propos de l’aspect | extérieur de Vécole du rang: .Trop de nos écoles sont négligées sous ce rapport: pas de cour ou cour trop étroite pour que les enfants y puissent jouer: pas de clôture, pas d’arbres, pas de fleurs, souvent l’école n’est pas même blanchie à la chaux.Les enfants's'en dégoûtent vite et ont hâte de cesser d’y aller.Une école propre, avec un grand terrain de jeux, entourée de clôture, d’arbres et de parterres de fleurs, est aitrayante pour les enfants.Elle, leur donne le sens de la beauté et de l’ordre.Ils s'attachent à leur école et sont fiers d’y venir.Plus tard, ils auront l’ambition d’embellir leur propriété et ses alentours.L’aspect de nos campagnes y gagnerait et l’on aurait plus de joie à y vivre.Ces observations sont fort justes.L’article est, du reste, illustré de photographies qui, reproduisant l’aspect de l’école aimnt et après, montrent ce que l’on peut faire, ce que l'on a effectivement fait, avec une simple corvée et de la bonne volonté.(Rien n’indique, dans la Terre de chez nous, l’origine de ces photographies, mais nous croyons bien reconnaître les textes qui illustrent ce qui s’est fait dans une paroisse de Port-neuf, sous l’impulsion de M.Jean-Charles Magnan.SI nous ne nous trompons, ces photographies et le récit qui les accompagnait ont d’abord paru dans l'Enseignement Primaire.) Les observations sont justes et l’expérience démontre qu’il est relativement facile de réaliser ce premier progrès.Constatation excellente, puisque rien n’entraîne comme l’exemple et que rien ne répond aux objections comme le fait accompli.* * .* L’enquête portera sur d’autres points aussi: valeur de l’école du point de vue hygiénique; éclairage, etc.; du point de vue de l’outillage: tableau, cartes géographiques, cartons représentant les instruments agricoles, les animaux de la ferme, les céréales, les mauvaises herbes, les insectes nuisibles, les oiseaux, ministériel, par exemple, qui vou bibliothèque, musée, jardin scolaire, enseignement proprement lait savoir à quoi s’en tenir aurait dit (tendance agricole ou commerciale), etc.refu d un Pe.rsonna8.e trè* haut PJa- Combien de fois, nous réjouissant jadis du travail des congrès de commissaires d’écoles, n’avons-nous pas souhaité que l’oeuvre se répandit et se diversifiât, qu’on finit par avoir, dans toutes les paroisses, une journée scolaire, une journée où l’importance de l'école, les moyens de l’améliorer, seraient portés h l’attention de tous, où celle-ci serait, pour quelques heures au moins, fixée sur ce point particulier?Nous y voyions le principe de progrès considérables, et leur condition nécessaire presque, puisque les contribuables n’agiront, ne consentiront des sacrifices, que s’ils sont d’abord convaincus de l’utilité de.ce qu’on leur propose.L’Lm'on catholique des Cultivateurs paraît vouloir réaliser, pour ce qui concerne l’école rurale, une large partie de ce desideratum.On comprendra que nous l’en félicitions de tout coeur et que nous lui souhaitions plein succès.* * * ^ Par l’effort combiné, soutenu, méthodique, des principaux intéressés, il est probable que l’on pourrait obtenir de l’école actuelle, un rendement sensiblement meilleur.Mais YUnion catholique elle-même l’a implicitement proclamé, cette, école ne peut correspondre à tous les besoins des jeunes cultivateurs.Bile ne les conduit que jusqu’à un certain âge.Il faut qu’elle soit, après cela, complétée par l’école dont nous avons plus d’une fois parlé, que YU.C.C.réclame aussi, et qui.dans les mois les moins occupés, fournirait à ces jeunes gens le moyen de compléter leur formation générale et d’acquérir de nouvelles connaissances professionnelles.Cette école, nous finirons par l’obtenir.Comme nous disait à nous-même un spécialiste, ccst le bon sens même; et, comme ajoutait M.Laurent Barré, cela a trop de bon sens pour que les autorités publiques, quelles qu’elles soient, ne finissent pas par l’accorder.L’enquête de 177.C.C., en ramenant, en concentrant l’attention des cultivateurs sur l’école, y aidera d’ailleurs, — de façon indirecte, mais puissante.Orner HFROUX La session d’Ottawa M.King déclare qu’il a été horrifié en apprenant l’incident de son voyage aux Bermudes Il fournit à la Chambre une longue explication -On discute le traité avec l’Australie- Le rapport du comité d’enquête sur les affaires de la “Beauharnois” sera soumis, pense-t-on, sous le plus bref délai - On s’attend à deux versions, peut-être à trois La date?M.Francoeur, à l’assemblée de Sainte-Hénédine, n’a point déchiré le voile, il n’a point dit à quelle date auront lieu les élections provinciales.11 s’est contenté de taquiner l’opposition, d’annoncer que ces élections viendraient probablement plus tôt qu’elle ne le souhaitait.Cela ne renseigne pas beaucoup la masse des gens qui désirent savoir si la querelle aura lieu main- rieux quant" à la date de la proroga- tiejn.Selon toute vraisemblance, bette cérémonie ne pourra se produire cette semaine.On s’attendait à ce que le minis- (Par Emile BENOIST) Ottawa, 22.— Est-ce pour demain ou pour vendredi?Tout dépendra de la diligence que les membres du comité parlementaire qui a enquêté sur les affaires de l’électrique de Beauharnois voudront y mettre.Pour l’heure en tout cas, la Chambre des Communes attend le rapport de ce comité.Au fait, n’y aura-t-il qu’un rapport?Il pourrait y en avoir deux et même trois, un rapport majoritaire rédigé par les cinq enquêteurs ministériels, un rapport minoritaire rédigé par les trois enquêteurs libéraux et un troisième rapport encore plus minoritaire, rédigé par le seul M.Gardiner, chef du parti progressiste, celui-là meme qui, par ses dénonciations réitérées, a fini par déterminer l’enquête en question.Qu'il y ait rapport ou rapports, cela donnera-t-il lieu à un débat en Chambre?On l’entend dire.Après les révélations que l’on sait, il ne serait pas du tout surprenant que l’opposition libérale songeât à lancer une contre-attaque.Mais attendons les évènements.En attendant, il n'est guère facile de risquer un pronostic sé- II tenant ou dans six ou huit mois.Indirectement nous viennent d’autres indications.Tel député L'actualité Le fisc Il est d’usage de maugréer contre les douaniers.Ils sont, dtt-on, tâtillons, intraitables, butés.Mais la plupart des plaintes ne sont-elles pas formulées par des gens qui n’ont pas à l’égard du fisc la conscience en paix?Il U a deux ou trots ans.deux très hauts fonctionnaires d’Ottawa rentratent au pays en compagnie de leurs femmes.A la frontière ils sont arrêtés par un certain manchot qui n’y allait pas de.sa main morte.Les valises sont ouvertes, le contenu étalé, les étoffes soupesées et estimées en connaisseur: — Combien avez-vous payé telle chose?— Un dollar.— Pardon: cinq! Chaque fols il tombe sur le prix véridique.Jamais ces voyageuses n’ont été soumises à pareille inquisition.On leur a, au contraire, manifesté toujours des attentions et elles sont convaincues en leur Ame et conscience que ce n’est pas violer la rigueur de la lot que de faire quelques emplettes pour les besoins courants et de les passer ensuite en franchise.Mais chez nous plus que chez les Américains la loi est rigoureuse et on peut à la rigueur vous forcer à payer pour la chemise que vous ave: sur le dos si on réussit A établir que vous ne t'a- cé le conseil de se tenir prêt pour les premiers jours d’octobre.Cela parait s’accorder avec un certain remue-ménage que l’on signale* de divers comtés.Kerensky Kerensky, c’est comme l’on sait, le nom de l’homme politique russe qui prit le pouvoir après la chu-’ te du Tsar et fut ensuite évincé par Lenine.Dès l’établissement de la république en Espagne, certains accolèrent au nom du nouveau chef du gouvernement celui de Kerensky, indiquant par là qu’à leur avis il serait bientôt obligé, lui aussi, de céder devant les éléments extrémistes.(le matin, avec les désordres de Séville, après les incendies des premiers jours du régime, ce nom de Kerensky revient à la surface, comme qualificatif possible du nouveau régime.Est-ce un présage?Willingdon Lord Willingdon parait vivement poursuivre aux Indes son oeuvre de conciliation.Il a récemment reçu Gandhi et Nehru, le.jeune, deux des chefs nationalistes qui prétendaient avoir à se plaindre de la façon dont s’exécutait, du côté anglais, la trêve conclue par Gandhi et l’ancien vice-roi, lord Irwiq.Les entrevues ont dû être singulièrement heureuses, puisqu’on annonce que Gandhi partira prochainement pour Londres et participera à la conférence anglo-indienne, qui s’y tiendra en septembre.Les Anglais, par un amusant jeu viez pas à votre entrée aux Etats- disent de lord NVillingdon Unis.Qu il est color-blind, qu il ne voit - - - pas les couleurs, en d’autres ternies qu’il n’a aucun préjugé de race.Excellente condition pour agir aux Indes.O.H.Bref, l'une des femmes, celle du plus haut fonctionnaire, finit par demander au douanier: — Mais, à la fin.savez-vous à qui vous avez affaire?— Non, Madame, et cela m’importe peu.La dame décline les titres de.son mari.— It only makes it svorst.déclare ce fonctionnaire A l’Ame romaine, au/ saisit la voiture.Il faut plaider avec lui pour avoir le droit de la conserver jusqu'à Montréal: dès le lendemain elle doit être livrée aux douanes.Elle ne fut retournée aux légitimes propriétaires qu’au bout de plusieurs semaines après versement d’une amende écrasante.Volet un fait rigoureusement authentique.Un voyageur oublie un paquet à son hôtel.U le réclame.Le colis lui arrive.Mais sous verrez par la lettre ci-dessous à quel prix il peut rentrer en possession de son bien: "Monsieur."Le paquet que vous aviez laissé à Dhôtel, à X.est arrivé à Montréal, la semaine dernière, et a été ouvert par les douaniers.Ceux-ci y ont trouvé un vieux chapeau, un vieil habit et une chemise neuve, et dans l’habit une facture de $15.70 Indiquant que vous aviez fait des emplettes à Z.Cette facture leur a révélé que le vieil habit tre des finances, M.Bennett, présentât dès ce soir, la liste de ses crédits supplémentaires.Il ne l’a pas fait.( M.Bennett, premier ministre, n a pas encore présenté sa mesure pour pallier le chômage.Il n’en a pas donné avis au feuilleton.La principale affaire de la journée d’aujourd’hui a été la déclaration de M.MacKenzie King à propos de son voyage aux Bermudes, à Pâques de l’année dernière, alors qu’une partie de ses frais d’hôtel ont été payés, à l’Insu de M.King, parle sénateur McDougald.On trouvera à la suite de la présente lettre le texte même de cette déclaration.La Chambre a employé le reste de la journée à débattre le bill qui ratifie le nouvel accord commercial canado-australien.Un grand nombre de discours ont été prononcés.Le bill a été voté en deuxième lecture, étudié en comité et enfin voté en troisième lecture.Nous résumons le débat qui s’est fait sur la deuxième lecture.M.BENNETT Elu proposant la deuxième lecture de l’accord commercial avec l’Australie, le premier ministre dit que c’est un premier jias vers l'intensification des échanges commerciaux entre pays de l'Empire et scion des principes acceptables.Les négociateurs ont compris que l’Australie produit des marchandises que le Canada doit importer et que le Canada, de son côté, exporte des marchandises que l’Australie ne peut produire.En pareil cas, les pays contractants se reconnaissent mutuelle ment un traitement de faveur pour les marchandises que l’un jiroduit et l’autre doit exporter.Quand une même marchandise est produite dans les deux pays, l’accord établit des droits pour assurer la loyauté de cette concurrence.L’idée fondamentale de l'accord c’est qu’il doit comporter des avantages mutuels.L’accord de 1925 n’accordait au Canada la préférence britannique de l’Australie que pour 4 articles sur 430.Nous avons maintenant cette préférence pour 415 articles du tarif australien.L’ancien traité nous accordait le tarif intermédiaire australien pour quatre autres articles; le nouveau, pour six articles.Pour douze articles seulement les produits du Canada restent soumis au tarif général australien.La comparaison entre les deux accords est donc favorable à celui de 1931.L’Ouest et l’Est du Canada tireront avantage du nouvel arrangement.Certaines craintes subsistaient à propos de quelques produits australiens qui auraient pu concurrencer les nôtres.M.Bennett annonce que les viandes australiennes paieront un droit de 3 cents au lieu d’un droit de 1-2 cent la livre; les oeufs, un droit de 2 cents la douzaine au lieu d’être admis en franchise.Un avantage appréciable du nouvel accord, c’est qu’il assure un nouveau débouché pour notre bois.M.MacKENZIE KING Quant au principe du bill, 3e chef libéral ne s’y oppose pas car il considère qu’il faut favoriser le commerce avec les autres Dominions.Un accord canado-austra-lien était d’autant plus facile à conclure que les deux pays concernés peuvent offrir des produits différents., Mais certaines clauses du traite ne laissent-elles nas à penser que M.Bennett a oublie l’une de ses promesses électorales, savoir, que le Canada n’importerait rien de ce qu’il peut produire lui-même.Pourquoi le gouvernement a-t-il attendu si tard dans la session pour proposer la ratification législative de l'acrord?La Chambre n’a maintenant plus le loisir d’en étudier tous les tenues.Le Canada obtient la préférence britannique pour un plus .grand nombre d’articles du tarif australien.C’est vrai, mais encore faut-il tenir compte que la préférence britannique de l’Australie est de 40 pour cent alors que celle du Canada n’est que de 20 pour cent.D’après le tarif préférentiel britannique d’Australie, nos exportations en ce pays ont été à peu près impossibles.Il convient de plus de tenir compte des conditions qui existent dans ce Dominion des antipodes.L'Australie impose une surtaxe d’importation.La dépréciation de sa monnaie limite .singulièrement son pouvoir d’achat a 1 é-t ranger.Du temps de l’administration libérale, des Canadiens de Colombie se sont rendus en Australie dans le but d'activer la vente de nos bois dans ce pays.Si les libéraux avaient été maintenus nu pouvoir ils auraient obtenu, à propos du bois, des avantages aussi grands, sinon plus grands, que ceux qui sont prévus dans le nouvel aeeord.C’est aux fruits que bon juge l’arbre et c’est à ses résultats que l’on jugera de la valeur du nouvel accord.Il faut espérer que les résultats seront profitables au Canada.Le chef libéral termine en citant des statistiques pour démontrer que le commerce eanado-australicn a augmenté de 1925 à 1929.paraît y avoir entente entre la majorité des membres du comité pour ne plus appeler de nouveaux témoins - Le secrétaire de M.W.-L, McDougald est introuvable - On dépose une lettre de Me Aimé Geoffrion où le Conseil privé est indiqué comme une cause de retard -M.Sweezey déclare que pour les souscriptions électorales il a eu l’approbation tacite des directeurs - Il a commencé à rembourser la compagnie - Me Montgomery fait admettre par le vérificateur King qu il ne peut affirmer qu’il y ait de L'eau’ dans la finance de la “Beauharnois”— Le comité limite le témoignage de M.Bergevin, mais félicite le témoin UEncyclique sur TAclion catholique et le Fascisme L’UN DES PLUS REMARQUABLES DOCUMENTS DE NOTRE TEMPS — IL FAUT LE REPANDRE EN ABONDANCE — NOUS LE PUBLIERONS INCESSAMMENT EN BROCHURE Fociime est l'un des L'Encyclique sur l’Action catholique et le plut remtrqutblet documents de notre temps Il Importe qu'il toit entre les meint du plus grand nombre de gens possible pour que l’attitude du Souverain Pontife «f ses motifs soient bien connus, et que l'on sache partout 1 quoi s'en tenir sur le fond du douloureux conflit.Pour faciliter la diffusion de l’encvcbqut, nous la publierons incessamment en brochure, dans un format convenable icollection du Document).Nous prions nos amis de nous aider dans cette diffusion.Prix de la brochure (32 pages environ, avec couverture en papier fort): 10 sous l'exemplaire, $1.00 la douzaine, franco, $7.00 le cent, $30.00 les cinq cents, $50 00 le mille, port en plus.Tant que cela sera possible, nous ajouterons gratuitement sur la couverture, pour les commandes de mille et plus, une inscription de ce genre: Avec les hommages de .On est prié d'adresser le plus rapidement possible les commandes au Service de Librairie du "Devoir”, 430.rue Notre-Dame est, Montréal.(Tél.HArbour 1241).„.On a exagéré Un progressiste albertain, M.Conte, croit que l’on a exagéré la valeur pour le Canada du nouvel accord.Il répète après M.King que le tarif de préférence britannique de l’Australie est tellement élevé que le Canada ne pourra guère exporter là-bas.Un autre obstacle a l’importation en Australie, c’est la dépréciation de la monnaie de ce pays.qui des Un conservateur fait restrictions rare qu'il Le fait est tellement mérite d'être signalé.Un conservateur siégeant aux banquettes de premières rangées, M.J.-D.Chaplin, n’est pas absolument satisfait du nouvel accord.Il considère que l’on eut pu faire mieux.Mais tel quel, ce» afford est infi-nement supérieur, dit-il, aux accords précédents.M.W.-D.Eular Il est vrai, dit l’ancien ministre du revenu national, que le nouvel accord nous concède le régime de préférenre britannique d’Australie pour 422 articles du tarif de ce pays alors que l'acrord de 1925 ne (Suite A la page 2) Ottawa, 23 (De.notre envoyé spécial).— L’enquête du comité parlementaire sur les affaires de la Beauharnois a pris fin hier après-midi.Le comité n’a tenu qu’une séance qui a commencé à 11 heures et quart du matin et s’est terminée vers 1 heure et demie l’après-midi.L’enquête n'est pas officiellement terminée toutefois.'M.Gordon, président du comité, a dit qu'il s'arrangerait pour avertir l'avocat du comité si ce dernier doit convoquer une nouvelle séance publique.Mais il ne croit pas que la chose ait lieu.M.White a déclaré en effet qu’il avait pratiquement épuisé la liste des témoins.Au début de la séance d’hier après-midi, en Chambre, M.Mackenzie King s’est levé sur une question de privilège pour expliquer dans quelles conditions il avait fait son voyage aux Bermudes.On trouvera ailleurs les explications de •M.King.Le rapport du comité sera prêt dans quelques jours, et il sera probablement en partie double, c’est-à-dire qu’il y aura un rapport majoritaire et un rapport minoritaire.La rumeur circule dans les coulisses que si le comité présente des observations sur les fonds électoraux, les députés libéraux demanderont une enquête royale sur cette question de fonds électoraux.La séance d'hier a été assez monotone à part le témoignage de M.Bergevin qui n’a pas manqué de pittoresque.Les commissî.ires se sont arrangés pour couper les ailes à l’éloquence de M.Bergevin, quand elle menaçait de s’étendre sur trop de sujets.Ils l’ont fait d’ailleurs avec beaucoup d'urbaniié et se sont même déclarés prêts â lui voter des remerciements pour ses 34 années de labeur.AL Sweezey a témoigné de nouveau pour dire que la souscription aux fonds électoraux a été faite par consentement tacite des directeurs de la Beauhatrnols, moyennant un emprunt de $200,000, que M.Sweezey a remboursé à moitié déjà, en sorte que cette souscription électorale de la compagnie aura été payée à même les fonds personnels de M.Sweezey.Les grandes lignes de l'enquête L’enquête dans scs grandes lignes se résume à peu près à ce qui suit : AJ.R.-O.Sweezey semble avoir eu de grandes difficultés à faire approuver ses plans de développement hydro-électrique à Beauharnois.Et comme il avait déjà plusieurs millions de capitaux engagés, tout retard signifiait pour lui des pertes sérieuses, par suite des intérêts à payer ou perdus.C’est alors que des politiciens auraient été Intéressés à l’affaire et que la situation se serait par la suite clarifiée pour le promoteur de l’entreprise, qui n vu ses plans approuvés.Toutefois ces plans ne comportaient qu'un développement initial de 500,000 chevaux-vapeur, alors que le but était d’utiliser tout le débit du fleuve, soit 2,000.000 de chevaux-vapeur, quille à construire un canal de $16,000,000 pour fins de navigation.Les plans pour développer deux millions de chevaux-vapeur n’étaient pas approuvés par les autorités fédérales lorsque la dernière élection fédérale est survenue.C'est ce qui explique que M.Sweezey ait rru prudent de s'assurer les bonnes grâces des partis poliliques par*des souscriptions importantes aux caisses électorales.Le parti libéral aurait reçu de $700,000 à $800,000, dont $600,000 étaient des fonds personnels de M.Sweezey.La compagnie n souscrit aussi p| tout porte à croire que là encore ce furent les fonds propres dr M.Sweezev.Ce dernier affirme aussi que $125,000 furent versés à John Aird pour le parti conservateur, dans Ontario.John Aird cependant a dit qu’il avait gardé cet argent, car il lui aurait été donné pour son expérience et ses conseils pour obtenir un contrat de l'hydro-électri-que d’Ontario en faveur de la Beau-harnols.D’après M.Sweezey, $900,000 et plus auraient été verses aux fonds électoraux.Le rôle joué par M.McDougald dans le développement de la Beauharnois n'a pas été clairement défini.L'avocat du comité a tenté de prouver qu’il avait utilisé ses influences politiques et que c'est pour relie raison qu'il a été intéressé dans la Beauharnois.avec de g|os profits.M.MoDougald a nié fermement et affirmé que sou Influence politique n’a rien eu à voir là-dedans.Suite de la séance d'hier matin AL Achille Bergevin.ancien conseiller législatif et ancien député de Beauharnois à Québec, continue sa déposition.M.Bergevin: "Mais vous verrez dans les années à venir que j’ai raison.Je suis intéressé dans cette affaire pour le bien du pays." Le président: *1Nous l’admettons.” La corde patriotique Af.Bergevin: “Je vous remercie pour votre courtoisie et je suis ncureux d’avoir fait un peu d’histoire avant l'entrée de Robert et de .Sweezey dans cette entreprise.Je n’ai retiré que 10 pour cent de l’argent que j'y ai investi jusqu’à maintenant et je ne veux pas que vous 'recouvriez pour moi, car je suis capable de le perdre, étant un homme qui a peu à perdre pour le bénéfice de son pays.Comme Canadien français, je suis fier d’avoir été un pionnier dans toute l’entre-prise.— Qu’avez-vous fais ensuite?"Ces gens ont été attaqués et vous devez leur donner crédit pour leur travali.C’est par leur intelligence et leur large vision qu’ils ont créé cette entreprise.Vous devez juger de leurs mérites et de ce tru’ils ont fait pour le bien du pays.’ — Vous avez apparemment fait disparaître un las de nuisances?"Il en reste encore pour poser ries obstacles.Il y a eu d’autres projets placés entre Québec et les Etats-Unis.Le président: "Merci beaucoup.’’ Aï.White verse alors au dossier une lettre envoyée par AL Watt, de Toronto, à M.Cantin, au sujet de la British Canadian Corporation, dont M.Cantin avait parlé dans son témoignage, IM.White demande aV>rs a M.Griffith, secrétaire de la Beauharnois, s’il a copie de ia lettre envoyée par M.Aimé Geoffrion au sénateur McDougald, le 25 mai 1928, et dont on a parlé hier.I! s’agit de la lettre mentionnée dans le livre de frais de M, Geoffrion à la Beauharnois Power.Le sénateur McDougald, dans son témoignage.a dit qu’il ne se rappelle pas l’avoir reçue.Voici le texte de la lettre en question : Lettre de M.Aimé Geoffrion 25 mai 1928 L’hon.sénateur W.McDougald, eh,- 405, rue Saint-Jacques, Montréal.Mon rher docteur, Re Beauharnois “Notre application, à sa face, est l’applicalion ordinaire par un détenteur (grantee) de droits maritimes dans une rivière navigable d’une province, à l'exécutif du Dominion pour approbation des plans en vertu de la loi de navigation.Il s’en présente chaque jour devant le département des travaux publics."On prétend que cette application devrait faire l’objet d’un traitement spécial et devrait être ajournée jusqu'à ce que le Sénat ait reçu plus amples informations et ainsi puisse aviser le gouvernement sur le projet du canal de navigation à partir des grands lacs à la mer, ou jusqu'à ce que la question de Juridiction entre la province et le Dominion qui est encore pendante devant les tribunaux soit décidée."Notre plan peut être mis à exé-cutlon tel que projeté, sujet à tous travaux remédiateurs qu’au besoin les ingénieurs du département des travaux publics pourront exiger, s'il existe actuellement, ou plus tard, ou même jamais un tel canal de navigation.“En conséquence, il n’y a aucu-! ne raison de retarder l'affaire jus-qu'à ce que le gouvernement, les I Communes ou le Sénat aient pris ' une décision sur cette question du canal.' "Il me semble déraisonnable de retarder un développement que la province de Québec réclame avec vigueur, ainsi que le démontre l’attitude prije par la Législature et le gouvernement de Québec.Ce développement fournira une somme considérable d’énergie électrique à Montréal et Ontario; il est conforme aux recommandations du Government advisory Board, si on décide de procéder à la canalisation, en développant à l'avance la partie québécoise.Il est déraisonnable, dis-je, d'imposer pareil retard, stni- / A «««lier* «m* In n n Cfe' rnt/ltFa! ^70931 LI DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 23 JUILLET 1931 VOLUME XXII — No> 168 La session d’Ottawa (Suite de la première patfe» prévoyait ce régime que pour quatre articles.Mais cela donne-t-il une idée bien juste de la valeur du traité qu’il s'agit de ratifier*?Pour un grand nombre de produits, le tarif de préférence britannique d’Australie est tellement élevé qu’il en est prohibitif: pour les vêtements, 90 pour cent; poulies bottines et les chaussures, 67.5 pour cent; pour la ficelle et les cordages, 40 pour cent; pour la peinture, 35 pour cent; pour les machines, 95 pour cent.La farine, les instruments aratoires, les pneus d’automobiles ne profiteront pas du tarif de préférence.La monnaie d’Australie est tellement dépréciée, ce pays traverse une telle crise que des Canadiens qui y ont vendu des marchandises, il y a trois ans, n’ont pas encore été payés.Quelques autres M.Neill, indépendant, de Co-mox-Alberni, approuve en somme le traité.M.Nicholson, conservateur d Al-goraa, l’approuve dans son entier.M.Hanbury, libéral, de Vancouver, le trouve excellent.11 voudrait cependant qu’on le complétât par un système de crédit à l’Australie.Le ministre du Commerce Par cet accord, dit M.Stevens, les négociateurs ont loyalement recherché l’avantage mutuel des deux parties contractantes.11 est vrai que l’Australie, pour assainir ses finances ruinées par la guerre et par sa législation sociale, s’est vue dans l’obligation de relever considérablement ses tarifs douaniers et de fixer arbitrairement à 24 pour cent le taux de change sur sa devise.En d’autres termes, elle a voulu empêcher l’expropriation de son numéraire, restreindre l’importation, encourager artificiellement l’exportation.Les traitements et pensions des fonctionnaires du gouvernement (le Canberra ont été abaissés de Par tous ces moyens, l’Australie s’est assuré, l’an dernier, une balance de commerce favorable de 160 millions.Mais il n’y a pas de doute que l’Australie reviendra bientôt à des conditions normales et qu’elle connaîtra la prospérité.Il sera intéressant pour nous de jouir du régime de préférence britannique pour 422 des articles du tarif australien.Pour l’heure, nous savons que les instruments aratoires du Canada auront un traitement de faveur.Certains entreront même en franchise.L’Australie a insisté pour que le Canada n’applique plus de mesures antidumping contre ses produits.C’est que l’Australie considère encore que c’est un mauvais tour que hanuris a payé la note de l'ancien nos de dépenses qu’il avait faites premier ministre King — Macken- \ itii-mèn»e.le Canada lui a joué quand, en 1926, zie King est allé se balader aux i •.un ,,^alA il a posé un droit antidumping de Bermudes avec le sénateur que /f*! L nVi,Int?A.0nner îlnaiis- ' 6 cents la livre sur le beurre ans- , nançait la Beauharnois.” ‘ e 11 e«s aucune connais*: tralien."Je tiens à déclarer qu’aucune de ' Le Canada reste tout de même ! mes notes n’a jamais été payée par protégé.Le neuvième article de i |a Beauharnois.Je n’avais aucune ’accord lui permet de prendre les mesures nécessaires s’il se produit du dumping.ns 1rs gens appartenant à la catégorie qu’elle représentail, personnellement.Si le marché Bonsecours doit continuer ù exister, comme il le doit en tonte justice, l’Association défie l't’nton catholique des cultivateurs dr faire accepter par les cultivateurs l'idée d'avoir deux marchés de gros éi Montréal.Vous laissant avec cm quelques considérations, nous vous remercions et demeurons, ayant l’espérance que nos édiles municipaux feront écho à la décision juste et impartiale de la Commission technique et dr la Commission d'urbanisme.L'ASSOCIATION DES PRO-PRIETAIRES ET DES HOMMES n affaires du QFA RT 1ER VILLE-MARIE, ENREGISTREE.COTE ET COTE, avocats, secrétaires conjoint».359 Champ de Mars.Avez-vous ncsoTn de boni livres?Adressez-vous au Servlet da librairie du “Devoir".430 rua Notre-Dame est.Montréal.(Téléphona: H Arbour 1241* i i l ’.n.embl* d«* gravurM donna une Idée de la baauré at da la grandeur d«« RochauêM at fait voir ThAtal "Banff Spring*" at en médaillon 1m artlataa «ulvantai (1) Alfred H«ath«r, dlrortour; (J) Gaorg» Lambert, baryton i (S) Tra-Hr- vor Gara rang, mrtteur an actnai («> to Harbrrt Hawrtaon, ténor) (8) Béatrice Movaoo, contralto) (é) Ma Frar •v.» * ___ocee J.mee, meizo-aoprano) * i tAmy Flaming, contralto) (8) Et .+'* Launlng, aopranot ($) Stain torn Lucas, baMO (101 Alloa Strong, aopranot (11) Terry Horne, rtao^.Lwi touriste* qui séjourneront à l’hfttsl “Banff' Springs’’ du Pacifique Canadien, dans les Rocheuses, au coura de l'été, ne manqueront paa d’apprécier le fait qu'au sein de e* décor enchanteur, il» pourront assiater à des concerta, d'une grand* valeur artistique, interprétés par la troupe d’opérette d’Alfred Heather.Cette troupa.que l’on entendit l’hiver dernier à la radio durant le» concerts des Croisière» Musical»», donnera des représentation», non seulement pour le» hôtes de la somptueuse hôtellerie de no» Àlpea canadienne», mais contribuera aux irradiation» hebdomadaires offertes par la compagnie au public canadien, tou* le* vendredis soirs de 10 à U heure», heure d été de La cllracteur de la aeâna HJtchman.l'Est.On y entendra des oeuvres appropriée» au décor dans lequel se trouvent le» artiste» et qui s'inspireront de U musique des montagne», des fleurs, etc.Parmi le» pièces les plu» remarquables qu! seront rendues durant ces concerts radiophoniques au cours de la saison d'été, mentionnons entra autres "H.M.S.Pinafore" de Gilbert et Sulliranp et ‘ Trial by Jury"; des extrait» de "Carmen" par; Bizet et de "Faust" par Gounod et trois opéra*-ballades canadiens, avec arrangement musical du Dr.Ernest MacMillan, du Dr.Healey Will*» «t do R.G.Maason.tous trois de Toronto.' ‘ — CALENDRIER — VOLUME XXII — No 168 DEENIEI^F! HEURE Montréal, jeudi 23 juillet 1931 — DEMAIN — Demain : VENDREDI.24 Juillet 1931.Sainte Christine, vierge et martyre.Lever du soleil, 4 h.34.Coucher du soleil, 7 h.38.Lever de la lune, 3 h.49.Coucher de la lune, mat.Dernier Quartier, le 7, a 6 h.sa du soir.Mouvelle Lune, le 15, & 7 h.26 du matin.Premier Quart., 22, à 0 h.22 m.du matin.LE DEVOIR BEAU ET FRAIS MAXIMUM KY MINIMUM Aujourd'hui maximum 87.Même date l'an dernier 53.Minimum aujourd'hui 81.Même date l’an dernier 54.BAROMETRE 10 heures a.m.29.53.11 heures a.m.29.54 Midi: 29.53.Chiffres fourras per » Meleon M.-H.d» Pleine Lune, le 20, à 7 h.‘3 m.du matin.U DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de l’“A,B.C.” et de la “C.D.N.A.” Mesté.1610 St-Denis.Montréal.Pour remédier à la crise financière de l'Allemagne La conférence des sept puissances qui siégeait à Londres s’est terminée aujourd’hui - Les remèdes qu’elle propose - Le retrait des crédits - Les conversations franco-allemandes - M.Mac-Donald se rendra à Berlin par avion, lundi - M.Stimson et peut-être M.Mellon le précéderont — Preuve de solidarité internationale Londres, 23.(Par George Ham-bleton, de la “Canadian Press”).— La conférence des «ept puissances s’est terminée aujourd’hui.Comme on le prévoyait hier soir, elle a décidé de.proposer deux choses.En premier lieu, elle recommande aux principales banques des pays représentées à la conférence, de prendre les mesures suivantes pour remédier immédiatement à la situation de l’Allemagne: a) que le prêt de $100,000,000 accordé à la Rciehsbank, sous les auspices de la Banque des règlements internationaux soit renouvelé pour une période de trois mois; h) que les institutions financières des pays en question prennent, de concert, des mesures pour maintenir ia «fuanjtité dos crédits qu’elles ont déjà acordés à l'Allemagne.En second lieu, la conférence recommande que la Banque des règlements internationaux soit invité à établir sans délai un comité de représentants nommés par les gouverneurs des banques centrales pour enquête sur les besoins immédiats de PAllemange en nouveaux crédits et pour l’étude de la possibilité de convertir les prêts à brève échéance en prêts à longue échéance.La conférence s’est donc bornée à chercher à remédier uniquement à la crise financière présente de l’Allemagne.Ses pronositions ont pour objectif d’enrayer le retrait croissant des crédits consentis à ce pays.La conférence laisse intact le nroblème qui est au fond de la présente crise.Le reproche que l’on entend le plus communément à l’égard de la ronférence c’est celui de n’avoir r as fait beaucoup plus que ce que l^s banques centrales eussent pu faire.Cependant, la conference, si l’on y joint les conversations franco-allemandes de Paris, courra avoir beaucoup d’offet sur les relations de la France et de l’AllemaRne.Le premier ministre de France, M.Laval, et le chancelier d’Allemagne, M.Bruning.ont souligné l’importance de ces réunions, aujourd’hui./‘J’espère, a dit M.Laval, que les conversations entre ministres français et allemands à Paris pourront être le prélude d’une série de conversations semblables qui aboutiront à la coopération politique de la France et de l’Allemagne.Quant au chancelier Briming.il a parlé de l’importance d’une cooperation franco-allemande.Les délégués des sept puissances — la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et le Japon—ont mis le clou à leur journée en participant à une réception nar ia famille royale dans les jardins de Buckingham.Le premier ministre MacDonald se rendra à Berlin en avion lundi.M.Henderson se rendra dans la capitale allemande par train dimanche.MM.MacDonald et Henderson seront de retour à Londres mercredi.Le secrétaire des Etats-Unis.M.Stimson, se rendra à Berlin ce soir, avec la délégation allemande.11 se peut que le secrétaire du trésor des Etats-Unis, M.Mellon, l’accompagne.Les délégués belges partent aussi avec les délégués allemands.Les délégués français retourneront à Paris demain.Le ministre des affaires étrangères d’Allemagne, M.Curtius.a exprimé une profonde satisfaction au suiet de la décision qu’ont prise les délégués de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis d’aller à Berlin.Au sujet de la conférence.M.Curtius a dit exprimer l’opinion de la délégation allemande en affirmant que la conférence a démontré la solidarité internationale d’une manière "vraiment émouvante et très prometteuse”.M.Curtius a fait observer qu’il croit que le premier paragraphe du communiqué officiel est le h'115 important au point de vue allemand parce qu’il témoigne de la solidité fondamentale de la situation économique et budgétaire de l’Allemagne.Ce paragraphe affirme que la situation de l’Allemagne ne justifie ras les retraits de capitaux à ce pavs.Très satisfaits Londres.23 (S.P.A.).— La conférence des sept puissances, convoquée à Londres pour aider financièrement l’Allemagne, s'est terminée un peu avant midi et demi.Le iremier ministre MacDonald a fait a déclaration suivante, au sujet des résultats de la conférence: “Nous sommes très satisfaits.Une entente entre sept puissances n’est pas facile à conclure, mais nous en avons conclu une, et elle contribuera beaucoup à aider l'Allemagne.” Le chancelier d’Allemagne.M.Bruning.a quitté le Foreian Office à la hèir.Il ne s’est arrêté que le temps de dire qu’il lui fallait sortir immédiatement.11 paraissait d'une gravité exceptionnelle, M.Brüning et son ministre des affaires étrangères.M.Curtius.doivent converser en particulier ce soir avec les secrétaires d’Etat et du trésor des Etats-Unis.MM.Stim-soa et Mellon, au cours d’un dîner r.auquel ils ont invité ceux-ci.On a annoncé que les conversations qui devaient avoir lieu à Berlin avec MM.MacDonald et Henderson seront ajournées à lundi, parce que M.Brüning veut au préalable expliquer aux représentants des Etats-Unis la situation où se trouve maintenant l’Allemagne."iLes choses prennent une mauvaise tournure” a dit un des experts financiers attachés à la délégation allemande.^ "On ne fournira pas d’aide en espèces et la position du chancelier à son retour à Berlin sera très difficile.Je me demande si M.Stimson verra les choses sous un autre jour lorsqu’il viendra en Allemagne.” M.Stimson a lui-même dit à un correspondant, comme il était sur le pcÿnt de quitter le Foreign Office, qu'il est "complètement satisfait”.M.Dino Grandi, ministre des affaires étrangères d’Italie, a affirmé, à l’issue de la dernière séance: “Je suis très heureux du résultat.” Prêts à- coopérer Un communiqué autorisé publié à l’issue de la dernière séance dit que les gouvernements représentés à la conférence sont prêts à coopérer autant qu’ils le peuvent pour rétablir la confiance à l’égard de l’Allemagne.Dans une des dernières allocutions, le premier ministre de France, M.Pierre Laval, a félicité les délégués pour leur franchise et pour leur esprit de coopération, adressant des éloges particuliers à MM.Stimson et Mellon pour leur aide."Je suis très satisfait des résultats de cette réunion”, a-t-il dit.Le chancelier Bruning a exprimé sa reconnaissance des efforts qu’on a faits pour aider son pays, et il a particulièrement remercie les Etats-Unis.M.Stimson a souligné la portée des conversations franco-allemandes qui ont eu lieu à Paris la semaine dernière qu’il a oualifiées d’événement propre à rétablir la confiance du monde les négociations pour l’aide à l’Allemagne.M.Dino Grandi, M.Matsudaira.ambassadeur du Japon, et le premier ministre de Belgique, M.Ren-kin, ont parlé dans ce sens.Communiqué officiel Voici le communiqué officiel qui a été publié à l'issue de la conférence : “Ln conférence internationale a terminé son travail.La déclaration suivante a été adoptée: “Les récents retraits excessifs de capitaux à l’Allemagne ont créé une crise financière aiguë.Un manque de confiance que ne justifient pas la situation économique et financière du pays a causé ces retraits.“Afin d’assurer le maintien de l’équilibre financier de l’Allemagne, qui est de l'intérêt essentiel du monde entier, les gouvernements représentés à la conférence sont prêts à coopérer en autant qu’ils en ont Lç pouvoir au rétablissement de la confiance."Les gouvernements en question sont prêts à recommander à la considération des institutions financières de leurs pays respectifs les propositions suivantes, comme remède immédiat à la situation: "Premièrement, que le prêt de $100.000.000 récemment consenti à la Reichsbank sous les auspices de la Banque des règlements internationaux soit renouvelé, à sa maturité, pour une période de trois mois."Deuxièmement, que les institutions financières en question prennent de concert des mesures pour maintenir ia quantité des crédits déjà accordés à l’Allemagne."Troisièmement, que la Banque des règlements internationaux devrait être invitée à établir sans délai un comité de représentants nommés par les gouverneurs des banques centrales intéressées pour enquête sur les besoins immédiats de l’Allemagne en nouveaux crédits et pour l'étude de la possibilité de convertir les prêts à courte échéance en prêts à longue échéance."La conférence a noté avec intérêt une communication du Dr Brüning relative à la garantie solidarisée que l’industrie allemande a récemment mis à la disposition de la Banque de crédit.“La conférence est d’opinion qi^une garantie de cette nature devrait permettre de fournir une base solide à la reprise des opérations normales du crédit International.“La conférence estime que si ces mesures sont appliquées, elles formeront une hase pour une action à venir plus durable.” , M.MacDonald a signé ce communiqué à titre de président de la con-féren'’'' moratoire Hoover La publication de ce communiqué a été suivie de cette déclaration du "Foreign Office”: "La conférence a aussi décidé que le comité des experts (les ex- Un délai pour'L’apF1 df4a r “Sun Life” M.Bruning Le conseil des anciens rejette une motion pour la convocation du Reichstag — Le chancelier allemand aura du temps pour négocier une aide définie à son pays Berlin, 23 (S.P.A.) — Le conseil des anciens du Reichstag a rejeté une motion pour la convocation du Reichstag et a, par le fait, assuré au gouvernement Bruning un nouveau délai pour la négociation d’une aide definie à l’Allemagne.Ce sont les communistes, les nationalistes et les nationalistes-socialistes qui ont formulé cette motion.Ils n’avaient réussi à rallier que 243 des 267 voix nécessaires à la convocation d’une session spéciale.Malgré cela, le conseil des anciens n’a pas eu l’air d’être en faveur du gouvernement autant qu’il l’avait été la semaine dernière lors de la présentation d’une motion analogue à celle d’aujourd’hui.M.Gottfried Treviranus.ministre sans portefeuille, a demandé aux anciens de ne pas oublier qu’a-près le retour du chancelier il pourrait être possible d’obtenir promptement des secours.Il a dit que le ministre des finances, M.Hermann Dietrich, doit aller à Londres pour d’importantes négociations la semaine prochaine et qu’il serait tout à fait inopportun de convoquer le Reichstag pendant ce temps.Pour le Basutoland Noms des missionnaires qui partiront au début d’août Le séminaire des missions étrangères de Pont-Viau nous a communiqué ce matin les noms des missionnaires canadiens, religieux et religieuses, qui partiront aux premiers jours d’août poui* les missions d’Afrique, au Basutoland, et qui se réuniront au Gap-de-Ia-Madeleine, le soir du 2 août pour mettre leur voyage sous la protection de la madone du Canada et se con&acrer à elle, Les Pères Oblats de Marie-Imma-culée enverront dans ce pays éloigné les quatre Pères suivants: Edouard Lecomte, Diomède Gravel, Joseph Hébert, Jean-Louis Brisson, et les Frères suivants: Irénée Leclerc, Irénée Lambert et Henri Pilon.Le groupe des Soeurs Grises de la Croix d’Ottawa comprendra : Soeur Louis-Gérard (Alice Léger) qui sera la supérieure de la nouvelle maison qu'elle fondera avec ses compagne*: Soeurs Paul-Eugène (Marie-Laure Simard), Marie des Anges (Amanda Danis), Marie de Jésus (Bernadette Chalifoux), et Jeanne-Emile (Anastasie Trépa-nier).Les Soeurs des SS.VN.de Jésus et Marie fonderont elles aussi une nouvelle maison au Basutoland et Soeur Marie-André-Avellfn (Maxi-milienne Pigeon) qui part avec cinq autres religieuses de cette congrégation, en sera la supérieure.Les autres religieuses sont: Soeurs Marié-Léonins (Antoinette Sauvé), Maurice-Marie (Azilda Fortier), Marie-Camille (Florence Desrochers).Marie-Léo (Blanche Lemieux), et Marie-Alvina (Laure Gaudranlt).Les pique-niques d'enfants à ('île Le Conseil privé donne gain de cause à cette compagnie sur la fixation de son capital en vertu de sa charte Londres, 23.(S.P.C.) — Le comité judiciaire du Conseil privé a rendu jugement, aujourd’hui, maintenant, avec dépens, l’appel de la Sun Life Assurance Company, d’un jugement de la Cour suprême du Canada, dans une cause contre le surintendant des assurances du Dominion.Ce jugement dispose d’une action intentée dans le but de faire définir rigoureusement les termes de la charie de la Sun Life au sujet de son capital.En 1865, la loi d’incorporation de la Sun Life fixait son capital à $(4,000,000.En 1871, la loi fut amende* et comporte depuis une clause un peu ambiguë, et c’est cette clause que la compagnie voulait faire interpréter.La Sun Life prétendait à une capitalisation de $4,600,000, mais le surintendant des assurances du Dominion, M.G.D.Finlayson, raya ce chiffre du rapport officie) et fixa le capital à $2,000,000.J.a compagnie présenta alors un bill devant le parlement pour rendre sa charte plus claire.Le surintendant de l’assurance s’opposa au bill pendant trois sessions.Finalement, l’on fit un compromis, décidant de référer l’aftaire aux trilbunaux.La Cour de l’échiquier décida en faveur du surintendant des assurances.La compagnies en appela du jugement devant la Cour suprême, qui rejeta l’appel, par un jugement de trois juges contre deux; MM.les juges Duff et Smith maintenaient le point de vue de la compagnie.La compagnie en appela alors au Conseil privé.Le tourisme augmente Québec, 23 (D.N.C.).— Le premier ministre a déclaré ce matin que le pessimisme est un conseiller bien déprimant et que la crise économique a été bien exagérée.Il a fourni des chiffres sur la circulation touristique sur nos grands ponts pour démontrer que le marasme n’est pas aussi fort qu’on le dit, puisque cette circulation a subi une forte augmentation.Sur ie pont de Québec elle a plus que doublé de janvier à juin.La béatification de Mère Scton Rome, 23 (S.P.À.).—Un groupe dp 50 prêtres et religieuses américains sont arrivés à Rome hier avec une requête portant 150,000 signatures demandant la béatification de Mère Elizabeth Séton, fondatrice des Soeurs de la Charité.La délégation doit voir Sa Sainteté le pape Pie XI aujourd’hui.Si Mère Selon est béatifiée et ensuite canonisée, elle sera la première sainte américaine.Séville est calme Séville, 23 (S.P.A.).— Malgré quelques coups de feu tirés isole-menl par des syndicataires grévistes, Séville est calme aujourd’hui.L’ordre est rétabli jusque dans le faubourg de Triana, où quatre hommes ont été tués hier soir.Le nombre des victimes des bagarres causées par la grève jusqu'à présent s'élève à dix-sept.La tradition, vieille de plus de vingt ans des pique-niques d’enfants organisés par la ville à l’Ile Ste-Hélène, est brisée cette année.Etant donné le chômage et la situation très grave à laquelle la ville doit faire face, l’administration n’a pas voté de .crédit pour les pique-niques._______ La carte d'identité M.l’échevin Weldon a déclaré ce matin au sujet de la carte d’identité que ceux qui n’en auront pas n’auront pas à blâmer la ville.Tl y a quinze mois que la ville a ouvert des bureaux pour la distribution de ces cartes.Très fréquemment, le greffier de la ville a demandé aux gens, par l’entremise ries journaux, de se procurer ces cartes, et seules 75,000 personnes en ont demandé.Evidemment tout le monde ne pourra pas se procurer de cartes d’ici le 1er septembre mais la faute en est aux négligents et non à la ville, qui discontinuera ce système pour éviter .les abus qui se sont produits il y a quelques mois.perts réunis pour souder le plan Young au moratoire Hoover) devrait se mettre à la préparation des mesures détaillées nécessaires pour donner effet à la proposition du président Hoover pour la suspension pendant un an des dettes intergouvemementales.Déclaration de M.Stimion J^ondres.23 (S.P.A.).—Dans un communiqué, le secrétaire des Etats-Unis.M.Stimson, affirme que les résultats de la conférence des sept puissances le satisfont.“M.Mellon et moi" dit-il, “sommes très satisfaits des travaux de la conférence.Ils constituent une suite appropriée à l’effort que le président Hoover a fait pour enrayer la méfiance qui déséquilibrait les finances de l’Allemagne et ainsi mettait en péril la situation économique du reste du monde.” Une merveille qu'il faut voir Puisque le cap Diamant ne j vient pas à nous, nous irons au cap Diamant, comme di-| rail Mahomet.pour y ni- ! stter, sous l'égide d'officiers courtois et compétents, une des merveilles dont Québec a ! le monopole.Sous voulons parler du somptueux, de l’extraordinaire "Empress of Britain".Un ! train spécial, organisé sous tes auspices du DEVOIR, '¦ nous permettra de faire le , voyage aver lout le confort désirable et à peu de frais: $8.30 aller et retour, y com-I pris un plantureux dîner à J ! bord de {'"Empress" Ue prix régulier pour le seul voyage, I sans dîner, est de $10.05).Le nouveau navire du Pacifique Canadien est un actif de première valeur pour notre province: nous avons le devoir de connaitre nos ri- j chesses.Ce voyage et celte Inspection intéressent tout le ; monde: en particulier les hommes d’affaires, les profes- j sionnels et la jeunesse qui dé-, sire s’instruire.Nous les invl-\ tons tous.Voici l’horaire (heure solaire) : départ de Montréal le mardi 18 août, gare Windsor, i 8 h.a.m.; arrivée à Québec d 12 A.50.Diner à bord de r'Empress" puis inspection , du navire.(Dans Vaprès-mi- ' di, visite facultative de Qué-! bec).Départ à R h., arrivée à Montréal d 10 h.30.Rillel va- \ ; tide jusqu'au 20 août inclusivement.Ri Rets en vente dès maintenant à tous les bureaux du C.P.R.et au REVOIR (Service des voyages), 430 rue Notre-1 Dame est, Montréal.T Entre la France et la Russie Un consistoire spécial au Vatican Le Pape et vingt cardinaux de la Curie ont délibéré pendant près de trois heures aujourd’hui, dans la bibliothèque du Vatican - Les conflits de l’Eglise avec l’Italie, l’Espagne, le Mexique et la Lithuanie CITE VATICANE, 23.(S.P.A.) — Le Pape et vingt cardinaux de la Curie ont délibéré sur les conflits de l'Eglise avec l’Italie, l’Espagne, le Mexique et la Lituanie, au cours d’une réunion convoquée d’urgence et qui a pus l’importance d'un consistoire spécial.La réunion, qui a eu lieu dans la bibliothèque du Vatican, a duré près de trois heures.Elle a .\té tenue secrète.Lorsqu'elle tut terminée, aucune communication n’a été faite.On croit qu’il a été particulièrement question de la situation de I’ Eglise en Espagne et qu’un rapport du cardinal archevêque de Tarragone a formé la base des délibérations à ce sujet.Ce cardinal s’est rendu en avion à la Cité Vaticane hier pour conférer avec le Pape et est retourné en Espagne par le même moyen.On conjecture que le Souverain Pontife a donné aux cardinaux des informations détaillées sur la situation de l’Eglise en Italie, en Espagne, au Mexique et en Lituanie.On prévoit la conclusion d’un pacte de non-agression et d'une entente commerciale entre les deux pays Paris 23.— Dans les milieux au courant des choses internationales, on pronostique un pacte de non-agression et une entente commerciale enlre la France et la Russie.On apprend que sur la proposition de Moscou, le ministère des affaires étrangères s’emploie à la rédaction des conditions d’un pacte de non-agression qui compléterait le geste que la France a fait en annulant ses décrets contre le dumping russe.II paraît qu’une mission russe viendra à Paris bientôt pour y faire d’importantes commanaes.On dit aussi que la Russie cherchera à négocier un pacte de non-agression avec la Pologne, alliée de la France, et qu’il est question d’un plan pour la Russie reconnaissant l’existence légale des obligations russes que possèdent les Français.Les négociations pour le règlement du problème des dettes de la Russie d’avant-guerre à la France commenceraient après la signature d’un pacte de non-agression, si tant est qu’un tel pacte soit conclu.Le parc du mont Tremblant beaux-frères: MlM.L.-F.Philie, trésorier de la ville de Montréal; Esdras Renaud, de .Montréal, Arthur Bernier, de St-Hyacinthe.Vingt-cinq ans de journalisme Québec, 23 (D.N.C.) — M.Da-mase Potvin a été fêté par ses amis et ses confrères, hier soir, au Club des Journalistes, à l’occasion du 'dngt-cinquième anniversaire de son entrée dans la carrière, de journaliste.Nouvelle controuvée New-York, 23 (S.P.A.) — On mande de Nankin que la nouvelle transmise hier annonçant que le gouvernement de Ganton s’unirait pour déclarer la guerre nu Japon, est sans fondement._ Le problème de la monnaie Mexico, 23 (S.P.A.) -— Le secrétaire mexicain du Trésor a ronvo-qué pour samedi une conférence des banquiers et des industriels du pays afin de discuter le problème de la monnaie d’argent.Une suggestion du Royal Automobile Club M.Laberge, ingénieur de la circulation, n exprimé ce matin sa gratitude pour les félicitations que le Royal .4n(o Club a adressées au servie^ de circulation pour les bandes blanches peintes aux intersections de rues.Il a ajouté que la suggestion du club de faire peindre aussi aux intersections des bandes pour indiquer les allées que doivent suivre les voitures n’est pas pratique; on emploie ce système aux Etats-Unis, mais seulement sur les grandes routes (highways) très larges, et nous n’en avons pas ici.Une ordination à Saint-Hyacinthe Saint-Hyacinthe, 23 (D.N.C.) —-Une cérémonie d’ordination aura lieu samedi, 25 juillet, dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu de cette ville.S.E.Mgr J.-Aidée Desmarais, auxiliaire de Saint-Hyacinthe, conférera le sacrement de l’ordre à M.l'abbé Louis-Philippe Breton, fils de M.et Mme Elie Breton, de cette ville.Coïncidence à noter, Mgr l'Auxiliaire présidera cette cérémonie en l’anniversaire de sa propre ordination, il y n dix-sept ans.M.i’abbé Breton est un anricn élève du Séminaire de notre ville.Il est le frère de M.l’abbé Donat Breton, curé à Granby; du R.P.Paul-Emile Breton, O.M.L; du Dr Arthème Breton, attaché à l’Université de Montréal; du Dr Hyacinthe Breton, dentiste, de Saint-Hvacinthe.Le projet de l'Association pour la protection du poisson et du gibier Il y a près de quarante ans, le gouvernement provincial avait réservé plus de 1400 milles carrés de forêts vierges dans l’intention d’en faire un parc national.Malheureusement, pour une raison ou pour une autre, les choses en restèrent là.Il y a trois ans l’idée a été reprise par l’association formée pour la protection du gibier et du poisson .Cette étendue est située à environ 00 iqjlles de Montréal et la station de chemin de fer la plus rapprochée en est Saint-Faustin, sur la voie du Pacifique Canadien.On peut aussi s’v rendre facilement par auto en suivant les routes de Saint-Donat et de Saint-Michel-des-Saints.Cet espace renferme des centaines de lacs dont tes uns sont très étendus, et des rivières qui prennent leur source dans res lacs.Les montagnes sont élevées et d'un beau vert sombre et si l'eau renferme du poisson, elles renferment du gibier.L’Association n l’intention d’organiser ce parc en lieu (te récréation publique et de repos pour les Montréalais qui pourraient y aller faire la chasse et la pêche.L'argent nécessaire pour préparer l’ouverture de ce parc s’élèverait à environ $15.000.Demande a été faite au gouvernement de fournir ce montant.Le ministre de la colonisation et des pêcheries, M.Laferté, a promis de son côté de pousser les choses, et il espère que quelque chose sera fait cette année.Funérailles de M.Armand Lahaie Saint-Hyacinthe, 23.(D.N.C.).-Les funérailles de M.J.-Armand Latinise, décédé ici la semaine dernière, ont eu lieu à la cathédrale.t,a levée du corps fut faite par M.l'abbé Joseph Raymond; te service funèbre fut chanté par M.l’abbé Albert Renaud, beau-frère du défunt, assisté de MM.les abbés Maurice Godbout, vicaire à Farnham, et Philipne Nadeau, comme diacre et sous-diacre.An choeur, on remarquait M, le chanoine P.-N.Desmarais.curé de la cathédrale: le R.P-Ls-Eugènr Tremblay, P.S.V., supérieur du Patronage de cette ville; MM.les abbés Philippe Auger, Eu-rlide Théberge.Henri Mongeau.Gaston Martel,' Léo Lanoue et Gustave Vigneau.Les porteurs étaient MM.Louis Bourgeois.Arthur l/C-doux, Osear Pothier, Louis-R, Blan-chard.B.-.Î.Hébert et Henri Sicot-te.Le deuil était conduit par le fils du défunt, M.Roger Labaise; ses frères, Aldéric et Amédée; scs Hillig vend son avion Liberty, New-York, 23 (S.P.A.) Le photographe Otto Hillig, qui a volé de New-York à Copenhague récemment, vient de vendre son avion transatlantique à Mme Umberto Loffrcdo, qui a l’intention de s’en servir pour voler jusqu’à Rome.Lieutenant britannique mortellement blessé Bhusawal, Indes, 23 (S.P.A.) — Des inconnus, qui ont réussi à s’enfuir après leur crime, ont blessé mortellement un lieutenant britannique qui dormait dans un wagon-lit.Ils ont aussi blessé un autre officier, compagnon de voyage du lieutenant.Au trône de la Hongrie Paris, 23 (S.P.A).— L’organe socialiste Le Populaire affirme que les légitimistes hongrois ont informé io princier ministre comte Beth-len de leur intention de proclamer Parchiduc Othon, roi de Hongrie, dès que le parlement élu le 2$ juin sc réunira._ ______ Vient de paraître U y a quelques années, alors que l'émigration des noires aux Etats-Unis battait son plein, monsieur l’abbé G.M.Bilodeau publiait un ouvrage gui s'enleva en moins de huit mois.Cet ouvrage qu’on ne peut plus trouver en librairie et qui s'intitulait-.POUR RESTER AU PAYS, vient de recevoir son complément dans un autre livre de monsieur l'abbé Rflodeau, qui s'intitule LE VRAI REMEDE.Tout le monde se demande avec angoisse quel est le vrai remède à la crise présente, Dans un travail élaboré, monsieur l’abbé Rilodeau fait des suggestions fort opportunes quoique Ires simples.On comprend que le missionnaire-colonisateur voit surtout la solution dans la colonisation et l'agriculture.Sur ce point, il rencontrera sûrement l’assentiment de In plupart des économistes et des hommes d'oeuvre, quelque peu au courant de la situation dans notre pays.Le vrai remède, un beau volume de 170 pages.0.75 à la Librairie
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