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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 27 juillet 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-07-27, Collections de BAnQ.

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Vol.XXII—No 171' Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.0ti E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.0Q * Edi tion'’ hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNiS et UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, lundi 27 juillet 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTRJ5AL TELEPHONE : .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : r Administration : .J.HArbour 1243 Rédaction ; .HArbour 3679 HArbour 4897 Gérant tel- («a (et Pour le Collège Mathieu Le Patriote de l’Ouest nous apporte ce matin un appel qui ne concerne, apparemment, que les Franco-Canadiens de la Saskatchewan, mais qui mérite un plus large écho.Nos anciens lecteurs se rappellent peut-être que nous leur parlâmes jadis de ce Collège de Gravelbourg.Mgr Mathieu, vieil éducateur, plus convaincu que personne de l’urgente nécessité de constituer dans l’Ouest une élite franco-catholique, avait fait de ce collège classique l’une de ses oeuvres de prédilection.Pour en assurer l’avenir, il le confia, après les premières années de travail, à la Congrégation des Ohlats.Ceux-ci, dont toute l’histoire est liée à celle de l’Ouest, se donnèrent de tout coeur à l’entreprise nouvelle.Ils y mirent un dévouement que l’on ne peut calculer en piastres et en sous, et des sommes considérables.Mais la crise qui sévit en Saskatchewan les a très durement éprouvés.Ils comptent parmi ses plus douloureuses victimes.Et cela s’entend aisément.Un collège comporte des frais généraux qui le chargent lourdement, quel que soit le nombre des élèves.Il exige des bâtiments considérables, un personnel relativement nombreux.Or, que l’on tienne simplement compte de ce fait: le nombre des élèves, qui avait atteint 187 en 1928, est tombé à 87 l’an passé (dont la plupart, du reste, n’ont pu solder leurs cours), et l’on comprendra la dure situation où se trouve le Collège.“Tout fait prévoir, écrit le R.P.Magnan, provincial des Oblats de la province Manitoba-Saskatchewan, que le nombre des élèves sera moindre cette année 1931-1932 et qu’il sera impossible de tenir sans quelques secours de l’extérieur.” * * * Le Patriote de l’Ouest, à la suite de S.E.Mgr Villeneuve et du R.P.Magnan, recommande le Collège à la générosité des Franco-Canadiens de la province.Le Patriote, sans doute, ne se fait aucune illusion sur les conséquences, du point de vue recrutement des élèves, de la crise actuelle; mais il insiste pour que tous ceux qui le peuvent continuent d’assurer à ceux de leurs enfants qui paraissent avoir la vocation classique, le bienfait de l’enseignement secondaire.Il fait voir l’importance, du point de vue de l’individu comme de celui de la communauté franco-catholique, de cette formation supérieure; puis, il s’adresse à ceux qui n’ont pas d’enfants à envoyer au collège.Un autre moyen d’aider le collège, dit-il, serait la formation de bourses par les familles sans enfants ou les célibataires assez riches, pour l'éducation des petits pauvres, qui, très souvent, ont de magnifiques prédispositions et des talents aptes à les faire parvenir au premier rang.Mais, hélas! faute de ressources, notre race sera à jamais privée de leurs services.D’ordinaire, les enfants pauvres, habitués de bonne heure au travail, se montrent plus malléables et plus studieux.Et c’est, en effet, une admirable et féconde charité que la fondation de pareilles bourses.Qui peut prédire ce que donnera à l’Eglise, au pays, tel enfant dont l’avenir aura ainsi été assuré?Et que d’exemples illustres on pourrait à ce propos recueillir dans notre propre histoire! * * * L article du Patriote de I Ouest ne paraît s’adresser qu’aux r ranco-Canadiens de la Saskatchewan.On ne s’étonnera point que nous nous efforcions d’en prolonger l’écho bien au delà des frontières de cette province.Pour aider le Collège Mathieu, les gens qui le peuvent, en dehors de la Saskatchewan, ont toutes les raisons qui nous commandent d’aider aux oeuvres de charité intellectuelle, lis ont, en plus, des raisons particulières en tant que Franco-catholiques habitant, par exemple, la province de Québec.C’est la vieille théorie des avant-postes, familière à nos lecteurs.La Saskatchewan, c’est l’un des avant-tpostes de notre province.En l’aidant, nous nous aidons nous-mêmes.Nous prions les hommes de coeur qui disposemt de quelques ressources de songer un moment au Collège Mathieu ainsi qu aux petits Franco-Canadiens de la Saskatchewan qui.nar lui, peuvent accéder à la haute culture et, par-dessus tout, au sacerdoce.Orner HEROUX Le chef d'information, dans la plupart des journaux français, a l'oeil à tout, il s'occupe tout aussi bien des dépêches que des nouvelles locales.Le tic-tac du têléqra-phe et tes sonneries du téléphone scandent les instants de sa journée, le tiennent en alerte et accélèrent ses pulsations cérébrales jusqu’au moment où des entrailles de l’immeuble s'élève le grondement rythmique des presses qui annoncent que le journal est en marche.Et encore arrache-t-il d’une main fiévreuse le premier exemplaire dont l’encre fraîche et brillante pent bien faire éclater à ses yeux une bourde colossale qui oblige à suspendre le travail et à pratiquer d'urgence,^ quand la bourde n’est pas matériellement de forte taille, l'amputation au moyen du ciseau à froid.Dans les journaux américains, le chef d’information (le city editor par opposition au telegraph editor) a pour unique domaine l'information locale, de la ville et de la banlieue.Mais se figure-t-on ce que cela signifie dans une ville de l'importance de New-York qui contient autant de population que les quatre cinquièmes du territoire canadien?L’armée des chercheurs de nouvelles est assez productive pour remplir trois fois te journal.Il faut opérer une sélection et, cependant, ne rien manquer, car il y a longtemps que l'abondance de l’information compte tout autant que la qualité, depuis que tes journaux se sont jaunis ou démocratisés.Il faut tailler cette nouvelle en petits morceaux, la faire condenser par les rewrite men, pais se chamailler avec le metteur en pages, ou te display man, lui arracher de haute lutte l’espace voulu.Lui tient mordicus à réserver aux annonceurs qui rapportent en bel argent sonnant tandis que le rendement de la nouvelle reste probléma-tique, impondérable.C'est là un des côté.Il y a l’au-tre-, le public.C’est une nouvelle qu on apporte qui est dénuée de tout intérêt, nvais l'informateur est puissant ou placé à l’une des sources de nouvelles.Le mécontenter, c est risquer d'être coupé et scoppé plus lard.C'est un consanguin ou un ami du directeur qui est absolument dévoué à telle oeu-vre et qui veut qu'on ta mousse.Mais il n’y a pas d’espace pour les oeuvres à moins qu’elles n'offrent un intérêt passant l’ordinaire.Il faut de la nouvelle pour appâter le lecteur et c’est le chef de l'information qui a fonction de choisir les appâts.Il repousse l’ami du directeur et s'assure une tenace inimi-l tié.j Résister trente et un ans à ce mé-| tier, c'est faire preuve d’une vitalité qui, ailleurs, eût fait de son heu-I reux possesseur un rival de ce Turc presque bicentenaire.Le record en lui-même vaut d’être signalé; mais il est surtout opportun de saisir cette occasion d’évoquer le métier écrasant de iéclusier dn journal.f)n peut, quand on le connaît, lui tenir moins de rigueur de ses moments d'humeur et d’impatience.Le mécanicien de locomotive, te pilote d’avion, le chirurgien et l’acrobate, le chauffeur d'autobus exercent, en regard du sien, métier de.rentier sur la Côte d’azur.Paul ANGER POLITIQUE PROVINCIALE Deux discours Lsr convention L’actualité Le chef d'information Les dépêches de ce matin annoncent la mort de S.M.Clarke, surnommé le boss Clarke.Il avait été, fait phénoménal, night city editor, c’est-à-dire chef du service d’information locale au vieux New-York Sun, pendant trente et un ans, soit de 1881 à 1912.II a donc vu la transformation du journal américain, dont le vieux Sun était te prototype.Sous son règne l’information politique et le souci des choses de la littérature le cédèrent à l’information sensationnelle.Le journal qui visait à intéresser les gens d’une certaine instruction et assumait te rôle de conseiller s’avilit au métier de marchand de nouvelles, visa à recruter des clients plutôt que des adeptes.La déchéance morale de la presse a engendré sa prospérité financière et elle a amené au sein du personnel une révision de l’échelle des valeurs.L’éditorial a pris de moins en moins de place dans le journal — noyau amer que la nouvelle dragè-fie — et, par voie de conséquence, de moins en moins de place dans l’esprit des lecteurs.Par une sorte de coquetterie, par une fantaisie de richard, les propriétaires de journaux ont continué de s'entourer d’hommes à la plume élégante ou correcte, à l'information littéraire et politique abondante et doués de culture et A payer cher leur collaboration inutile.Absolument comme on achète pour les mettre sous globe des bijoux anciens, des pièces d’orfèvrerie ou d'horlogerie cacochymes, on encore, comme le grand camion-aeur place dans ses écuries des che-ijaux de selle près des chevaux de trait.\ Dans la presse américaine, le maître, le boss, comme on surnommait M.Clarke, est devenu le chef d’information.Son rôle à lui est de premier plan, parce qu’il est productif.D ailleurs la besogne réclame une puissance de travail phénoménale, une imagination infernale cl une rapidité de coup d’oeil et de décision instantanée.Il est souverainement utile aussi que le chef d’information ait une mémoire exacte.C'était, dit-on, la qualité dominante du boss Clarke.Les traits abondent à ce sujet.Les dépêches en citent deux.Vingt-cinq ans après le célèbre procès Beecher-Til-ton, on pose sur le bureau de Clarke un avis nécrologique.Celui-ci regarde le nom et appelle un rewrite man, (bonhomme qui, dans les journaux anglo-canadiens et américains, a la fonction de récrire les nouvelles fournies par les reporters auxquels on ne, demande pas de grands talents littéraires: ils sont avant tout des ramasseurs de nouvelles.Le rewrite man trous-Y reJles~rC leur donne du montant, tes décore, les cuisine pour tout dire).— Consultez, dit Clarke, la col-.eS-!s.r>n ^ 1° dàl?du fi ou 7 février, 18/5 cf je crois que vous verrez que cet homme, qui était juré dans le fameux procès, s'est levé et a interrompu l'un des avocats.Ecrivez quelques lignes là-dessus.Après les obsèques de Russell Sage, en 1906, un reporter obtient a une connaissance ce que celle-ci donnait comme te texte du testa-m?nt de Sage.L'information offrait an haut intérêt, si elle était vraie.On s’attendait, non sans raison.à ce que Sage léguât des sommes importantes à certaines institutions.Nous n'insérerons pas cette histoire, dit Clarke, après une pause.Déterrez donc ta collection de juin 1899 et quelque part en première page, — je crois que ce sera en troisième ou en quatrième colonne — le 1er ou le 2 juin, vous trouverez que cet informateur a été envoyé à Sinp-Stng pour faux.Rares sont les gazettes qui peuvent compter sur un filtre de l’information aussi précis que Clarke.Mais ce qu’il y a de plus phénoménal dans In carrière de Clarke, c’est qu’il ait tenu si longtemps.Bloc'notes Vacillante La situation économique de l’Europe re«te vacillante.Les conversations de Londres ne paraissent avoir arxniti à aucun résultat pratique; et les sept nations qui se sont rencontrées pour tâcher d'tn arriver à une solution rassurante n’ont rien trouvé de reluisant.Le désaccord continue, la érise aussi.En Angleterre on accuse assez couramment la France d'etre l’obstacle à la mise en pratique d’un régime de conciliation économique; et l’une des feuilles de Londres.(’Observer, écrit même à ce sujet: “Le peuple anglais est déterminé-ment convaincu qu’il ne devra plus jamais prendre le parti de la France contre l’Allemagne.L’ancien accord pro-français et anti-allemand est mort à tout jamais’’.Paris, d'autre part, se défend de toute visée hostile à l'accord européen, mais allègue que la France a droit de réclamer la plus large mesure de protection économique possible.Malgré les pourparlers et les conversations de coulisse, le malaise persiste.Et l'on ne voit guère à quoi tout cela aboutira, si personne ne veut faire des concessions satisfaisantes pour tous les pays concernés.La formule définitive est certes difficile à découvrir; mais chaque semaine de retard ajoute aux difficultés de l'embrouillamini.Cela n’est pas pour améliorer l'état général des choses, en Amérique comme en Europe; aussi la crise mondiale, au lieu de s'amortir, de diminuer, s’accroît, la tension est de plus en plus grande.La guerre de 1914 à 1918 aura dônné de beaux résultats, puisqu’elle a conduit l’univers au bord de la ruine et qu’il la cêtoie maintenant de plus près peut-être que jamais.Oui le fera changer de direction et l’orientera enfin vers une paix et un régime économique stables?Accidents du dimanche Rien que dans le district de" Montréal, il y a eu depuis quarante-huit heures une dizaine de morts h la suite d’accidents d’automobiles, d’immersion dans les lacs ou les rivières, etc.La liste en est longue, ce matin, et n’est pas encore complète.Il en ést ainsi presque de M.Houde Le chef de l’opposition provinciale a parlé hier à Lac Mcgan-tic et à Coaticook — Vif sentiment de curiosité — L’aide aux cultivateurs — Le régime libéral n’a pas encore rempli scs promesses — Appel aux libéraux — Le beurre de la “Coopérative fédérée” Coaticook, 27 (De notre envové spécial) — M.Camillien Houde.chef de l'opposition provinciale, a continué hier, sa campagne électorale à travers la province, par deux assemblées, la première tenue à Lac Megantic, hier après-midi, et la seconde à Coaticook au cours de la soirée.A Mégantic, l’auditoire dépassait trois mille personnes et à Coaticook l’accueil fut fort chaleureux.Les assemblées d’hier ont mis eh lumière un fait beaucoup plus intéressant.C’est que partout surgissent, parmi les cultivateurs, des sujets qui se classent d’emblée par leur vigueur de pensée et leurs moyens d’expression au niveau des meilleurs professionnels.Une chose frappe chez eux: la clarté de conception.Le premier en date a été M.Laurent Barré.C’est Laurent Barré qui a préconisé l’école agricole paroissiale dont l’idée a éîé acceptée par tous les esprits sérieux des deux partis.En fait, partout où M.Barré est allé, depuis le début de la campagne, il a soulevé un vif intérêt chez les cultivateurs.Hier, un autre cultivateur est sorti du rang: M.Abel Marion, candidat conservateur du comté de Compton.Sa langue est si nette que parmi les meilleurs professionnels un petit nombre peuvent lui être comparés sur ce point.Avec cela des idées qui sont claires, précises, comme si le contact quotidien des ! réalités de la ferme, avait pour effet de détruire la rhétorique de ( clinquants qui qrne trop volontiers le langage dé ceux qui ont fait des “études”.Quelqu’un à qui nous faisions part de notre plaisir à voir cela nous a signalé MM.Albert Rioux, candidat de Matapédia et M.Eiie, qui briguera les suffrages dans Ya-maska, comme étant des hommes de même trempe, des cultivateurs qui ont fait leur marque.La classe agricole sera donc représentée dans les diverses activi-lés publiques, par ses gens.Il v aura l’agriculteur capable de lutter avec avantage avec les professionnels sur leur propre terrain.11 est d’ailleurs à remarquer que ces hommes pour la plupart ont été formés dans les rangs de l’Ü.C.C.* * ¥ Les électeurs ont écouté M.Houde avec un vif sentiment de curiosité.Le chef de l’opposition qui a adopté définitivement la forme nouvelle acquise à la session de 1930, a été tout à fait parlementaire.Les auditeurs ont paru en être bien impressionnés et l’ont souvent applaudi.A Mégantic M.Houde a été reçu h Megantic et Coaticook, par la fanfare municipale de chacun de ces endroits.A Mégantic, le chef de l’opposition était accompagné de MM.J.-Antonio Drolet, que l’on annonce comme candidat dans Frontenac.Armand Crépeau, député de Sherbrooke, Sam Goheil, député fédéral de Compton, Laurent Barré.M.L.lacob, présidait.M.Armand Crépeau a raconté quelle avait été la vie de M.Houde.Il rappelle qu’élu d’abord maire de (Suite à la dernière page) de Yamaska Le député provincial ne sera pas candidat — Les liberaux réunis à St-François-du-Lac choisissent M.Raoul Dumainc—M.Honoré Mercier croit savoir que les élections sont proches — Du travail dans les chantiers, l’hiver prochain — Ce qu’a fait le gouvernement de Québec pour la classe agricole Saint-François-du-Lac, 27 (De notre envoyé spécial).—“Lorsqu’il nous faut nous prononcer entre la politique libérale et la politique conservatrice dans la province de Québec, disait hier à St-François M.Kaoul Durnaine, le candidat que venait de choisir la convention libérale du comté d’Yaiuaska, nous manquons de points de comparaison.Nous sommes portés à comparer l’administration libérale de Québec avec des administrations conservatrices dans d’autres domaines, l’administration fédérale à Ottawa ou l’administration municipale à Montréal.Nos adversaires nous crient: Parlez-nous de politique provinciale! Gomment voulez-vous que je compare les actes de nos chefs à Québec â ceux de leurs adversaires conservateurs?L’opposition compte autant d’années que j’en ai moi-même, près de trente-quatre ans!” ‘La convention qui a choisi M.Raoul Dumaine pour succéder au député sortant de charge, (M.David Laperrière, n’a duré que quelques minutes.C’est (M.Honoré Mercier, et non M.Athanase David, comme on l’avait d’abord annoncé, qui a présidé la convention.M.le ministre des terres et forêts était venu de (Montréal avec MM.Jules Desmarais, c.r., et Arthur Corbin, de l’organisation libérale.Dès l’ouverture de la convention, le député sortant de charge, M.David Laperrière, s’est levé pour déclarer qu’il désirait se retirer de la politique pour raisons de santé.11 remercie les électeurs du comté qui lui ont accordé leur confiance pendant huit ans: il lui est impossible de se représenter malgré les instances qu’on a faites auprès de lui his-qu’« la veille au soir.Tl espère que les électeurs d’Yamaska resteront fidèles au parti libéral parce que.dit-il, ce serait "la mort du comté” que d’élire un député qui siégerait dans l’opposition.Le nom de M.Raoul Dumaine.fonctionnaire du ministère fédéral .de l’agriculture, fut alors proposé par M.le notaire Va-nasse et M.René Courchesne.Lorsque le président de l’assemblée demanda si l’on avait d’autres propositions à faire, on entendit plusieurs voix crier: “Il est bon!” et les délé-glés qui remplissaient la petite salle du bureau d’enregistrement applaudirent avec enthousiasme.Le nouveau candidat prit alors la parole nour remercier les délégués, maisM.Mercier coupa bientôt court à son discours en lui représentant avec une bonhomie charmante qu’il y avait des centaines de personnes nui attendaient en dehors de la salle et qu’il lui faudrait tout recommencer.L’assemblée s’ouvrit donc immédiatement sous la présidence de M.le notaire Vanasse.Installés sur le perron du bureau d'enregistrement, les orateurs s'adressaient à près d’un millier d’auditeurs venus de tous les coins du comté en auto ou en camion.Chevaux et voitures se font rares, même à la campagne.Le nouveau candidat, qui fut naturellement le premier à prendre la parole, recul de la foule un excel-Int accueil.M.Dumaine M.Dumaine a parlé brièvement-mais de façon fort intéressante, de (Suite ft la page 2) A Ottawa Les visées singulières de M.Bennett S’en irait-il à une dictature absolue?-Ce qu’il demande froidement, d’après le texte de sa résolution de vendredi — Un nouvel appel au peuple serait-il possible à brève échéance?- Ce que fera sa majorité LE RAPPORT SUR L’AFFAIRE DE LA “BEAUHARNOIS” chaque lundi, l'été.Les morts de la semaine précédente ne comportent 'aucune leçon pour ceux qui, quelques jours plus tard, vont se promener en automobile, ou prendre le frais à la campagne.Les ligues de sécurité publique ont beau faire de la propagande, le tableau des accidents n’en affiche pas moins de morts violentes, de l’un â l’autre lundis Conducteurs d’autos imprudents, baigneurs qui se risquent trop loin dans des eaux qu’ils ne connaissent pas, s’il n’y avait au moins que ceux-là à se tuer ou à se noyer; mais il y a les promeneurs qui prennent toutes les mesures de précaution possibles, et sont victimes de l’imprudence nés autres, il y a ceux qui.voulant sauver des gens en train de se noyer, se noient eux-mêmes.Or, souvent ce sont des gens de ces catégories qui paient de leur vie le manque de discernement d’autrui.C’est à se demander si bientôt les gens très prudents ne devront pas rester chez eux du samedi au lundi, courant le risque de s’ennuyer, peut-être, mais diminuant nar ailleurs celui de se trouver pris dans de sérieux accidents dont ils ne seraien* aucunement responsables.En voyage l/an dernier, vers ce temps-ci.le fî-lflO traversa et retraversa l’Atlantique entre l'Angleterre et le Canada.Quelques semaines plus tard, le /î-101 se perdit sur les coteaux de Beauvais, avec presque tout son équipage.Le dirigeable allemand Graf-Zeppelin, lui.continue ses voyages sans accident sérieux jusqu’ici.Le voilA parti de Leningrad 1 pour un voyage de six jours au-dessus de la mer polaire arctique, vers ! l’archipel de François-Joseph, où il i tentera de prendre contact avec le j Malygin, brise-glaces du gouverne-! ment soviétique, dont le capitaine I s’illustra ces dernières années en ramenant à la terre ferme les survivants de la malheureuse expédition de Nobile, qui,'lui-même, est à bord du même navire, en voyage d’exploration, encore relie fois-ei.Le Txppelin, qui n’a eu jusqu’ici aucune avarie grave, depuis sa première traversée de l’Atlantique et qui est le premier dirigeable à avoir accompli le voyage de circumnavigation du globe, a démontré que dans certains cas le plus léger que l’air peut donner /les résultats dTordre pratique.Le malheur, c’est que le commandant Eckener est le seul des pilotes de dirigeables à avoir atteint à une technique à peu près parfaite.(Par Emile BENOIST) Ottawa, 27 — La fin de la présente session parlementaire, s’il est vrai qu’elle doive avoir une fin, n’aura pas manqué d’incidents sensationnels.Après les révélations scandaleuses de l’enquête sur l’électrique de Beauharnois, ce sont les visées dictatoriales de M.R.B.Bennett.Celles-ci n’auront-elles pas pour effet, non pas de faire oublier, mais d’atténuer singulièrement celles-là?C’est une loi constatée que l’histoire n’est après tout qu’une répétition, à quelques variantes près, d’événements du même genre.Notre petit inonde politique nous en fournit une preuve de plus.Ceux qui fréquentent le Parlement fédéral depuis un certain temps ne peuvent s’empêcher de remarquer la similitude des situations, en 192(5 et en 1931.En 1926, il y eut l’enquête des douanes: témoignages des Bisail-lon, des Brien, des Moses Aziz et de bien d’autres célébrités de la contrebande.L’enquête tourna au scandale, scandale qui fut toutefois éclipsé par une double crise constitutionnelle.Si bien éclipsé que de nouvelles élections générales, au mois de septembre de cette année-là, se firent non pas sur l’enquête des douanes mais sur des questions de constitutionnalité résultant de l’attitude du gouverneur général d’alors, lord Bing, et de l’attitude aussi de M.Arthur Meig-hen qui, malheureusement pour lui, s’était montré trop affamé du pouvoir.Cette année, nous venons d’avoir une enquête sur l’électrique de Beauharnois.On sait comment elle a également tourné au scandale.Mais les derniers témoignages sont à peine donnés, le rapport du co-; mité d’enquête n’est même pas encore présenté, que M.Bennett, maladresse inconsciente de sa part, s'arrange pour que l’attention du public se porte sur autre chose.L'ambition perd son homme.M.Meighen est sorti de la vie publique pour n’avoir pas su attendre que le pouvoir lui soit régulièrement donné par le peuple.M.Bennett, qui a déjà atteint au pouvoir, n’est pas satisfait.D’autres aspirations le tourmentehl.Il veut la | dictature.Si l’ambition allait perdre son homme! * * * Comme en 1926, la session va-t-elle se conclure non par une simple cérémonie de prorogation mais par une dissolution des Uhambres?Rien ne l’indique encore.Mais qui sait?M.Bennett est impulsif, temperamental.Cela se voyait alors qu’il n'était encore que simple député.Combien de scènes, par exemple, son humeur n’a-t-elle pas provoquées, eu 1926, au comité de l’enquête des douanes, dont il faisait partie?Qui ne l’entend encore qualifier une question de son collègue conservateur, le rubicond M.Douce!, de ce mot assez vif: Stupid) Le tempérament impulsif de M.Bennett s’est manifesté bien davantage depuis qu’il est devenu chef de son parti et premier ministre |de son pays.Tout récemment, dans un accès d’humeur atrabilaire, n’a-t-il pas retiré d’un seul coup toutes les exemptions de l’impôt sur le revenu qu’il avait précédemment annoncées dans son discours du budget?Des gens de moyens modestes paieront l’impôt parce qu’il est arrivé que M.Ben-net soit de mauvaise humeur! Et voilà.Si l’opposition, ainsi que c’est {prévu et annoncé, entreprend de résister jusqu’au bout aux amhi-I lions dictatoriales de M.Bennett, i de faire obstruction à la mesure insensée qu’il vient de souméttre au parlement, il faut d’abord s’attendre à ce que la loi de clôture soit appliquée.Il pourra ensuite suffire d’un mot un peu vif, d’une seule expression cinglante pour que M.Bennett, emporté par son ire naturelle autant qu’irréfléchie, décide d’en appeler au peuple.Ce serait probablement sa fin dans la vie publique, une fin catastrophique qui conviendrait tout à' fait à l’homme qu’est M.Bennett.A Winnipeg.le soir même de l’élection de M.Bennett comme chef de son parti, quelqu’un qui n’est pas le premier venu chez les conservateurs disait: Notre nouveau chef a de bettes quatttês, le malheur c’est qu’il est capable de n’importe quel coup de tète! C’est depuis 1927 que ceux de ses partisans qui île connaissent, redoutent les coups de tète de M.Bennett.Serait-ce à ce signe que l’on reconnaîtrait l'homme d’Etat?•jri Est-ce à dire que la résolution que M.Bennett vient de soumettre au Communes n’est que la conséquence d'un coup de tête?Non.Il semble que M.Bennett, au contraire, ait bien réfléchi à ce qu’il vient de proposer.Son projet de dictature, il l’a exposé et imposé à ses partisans réunis en caucus.II le présente en Chambre parce qu’il sait que, parmi la députation, il dispose d’une suffisante majorité, d’une majorité qui lui voterait sans doute n’importe quoi.Pour l'Jieure, il ne s’agit pas d’un appel au peuple mais d’une mesure soumise au Parlement.En des termes qui ne sauraient être ni plus nets ni plus clairs, étant donné la forme légale de la proposition, M.Bennett demande au Parlement de lui confier ni plus ni mains qu’une véritable dictature financière et militaire.Le texte de la résolution n'est pas ambigu: “!Résolu qu’il est expédient d’adopter une mesure conférant certains pouvoirs au gouverneur en conseil à propos du chômage et des secours à l’agriculture, du maintien de la paix, de l’ordre et du bon gouvernement dans toutes les parties du Canada; et autorisant le gouverneur en conseil à dépenser pour ces dites fins, à même le fonds consolidé du Canada, telles sommes qui, de temps à autre, seront jugées nécessaires.” Vendredi après-midi, à l’heure où un grand nombre de députés n'attendaient nlus que la minute de partir en congé de fin de semaine, le premier ministre a lu cela le plus simplement du monde, comme s’il se fût agi de la chose la plus ordinaire.11 s’agit pourtant de l’abandon, par le Parlement, de son droit de contrôle sur la dépenses de l’Etat.'M.R.B.Bennett, premier ministre et ministre des finances, rêve d’être le maître absolu du trésor public.Pour garder pareille richesse, il faut des moyens de défense.M.Bennett veut donc qu’on l’autorise en même temps à maintenir l’ordre, la paix et le bon gouvernement.Cela ne peut signifier autre chose que la dictature absolue.Tous ces pouvoirs extraordinaires, il n’est pas douteux que M.Bennett ne puisse les obtenir de sa majorité aux Communes.Quant aux motifs qu’il invoquera en faveur de sa mesure, ils sont déjà connus: le gouvernement*ne peut prévoir quelle somme d’argent il faudra dépenser, l’hiver prochain, pour pallier le chômage; il ne convient pas de déterminer d’avance quelle somme d’argent doit être affectée aux secours parce qu’un tel fonds fait naitre des appétits.Comme si les mêmes appétits ne (Suite à la dernière page) C.P.La lettre de M.Taschereau Une erreur de transmission a dè-i formé le dernier paragraphe de la lettre de M.Taschereau a M.Bennett.publiée dans le Devoir de vendredi.Ce n'est pas: "En plus, je suggère QU’UNE ", mais: "En plus, je suggère QU’AUCUNE conférence soit tenue avant que le rapport de votre comité soit soumis au Parlement ”, qu’aurait dû porter le texte.Entre une et aucune, il y a, dans l’espèce, ?outd la différence du blanc au noir.L'Encyclique sur l'Action catholique et le Fascisme L’UN DES PLUS REMARQUABLES DOCUMENTS DE NOTRE TEMPS — IL FAUT LE REPANDRE EN ABONDANCE — NOUS LE PUBLIERONS INCESSAMMENT EN BROCHURE L’Encyclique sur l’Action catholique et le Fascisme est l’un des plus remarquables documents de notre temps.Il importe qu’il soit entre les mains du plus grand nombre de gens possible pour que l’attitude du Souverain Fontife et ses motifs soient bien connus, et que l’on sache partout à quoi s’en tenir sur le fond du douloureux conflit.# Pour faciliter la diffusion de l’encyclique, nous la publierons incessamment en brochure, dans un format convenable (collection du Document).Nous prions nos amis de nous aider dans cette diffusion.Prix de la brochure 132 pages environ, avec couverture en papier fort' : 10 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine, franco, $7.00 la cent, $30.00 les cinq cents, $50.00 le mille, port en plus.On est prié d’adresser le plus rapidement possible les commandes au Service de Librairie du “Devoir”, 430, rue Notre-Dame est, Montréal.(Tel.HArbour 1241).N.B.—Nous espérons pouvoir commencer dès MARDI la distribution de cette Encyclique.D’ici là les commandes seront classées, puis servies dans l’ordre de leur arrivée. * LE PtVOIR, MONTREAL, LUNDI 17 JUILLET 1931 VOLUME XXII — No 171 ’assemblée de Shawinigan Les conscrvsteurs ouvrent leur cimpsgnc électorale dans Trois-Rivières-St-Maurice — Le ministre de la marine a été le principal orateur avec le candidat, M.Bourgeois — On blâme le gouvernement Taschereau pour n'avoir pas voulu bénéficier des octrois fédéraux pour la pension aux vieillards — Les bienfaits de la politique tarifaire et protectionniste de M.Bennett — Le chômage Les Trois-Rivières, 27.(D.N.O — Une grande assemblée a marqué hier soir à Shawinigan l’ouveriure de la campagne électorale du candidat conservateur dans le comté des Trois-Rivières-Saint-Maurice, M.Charles Bourgeois, c.r.Près de 10,000 personnes ont entendu parler le candidat ainsi que M.Alfred Duranleau, ministre de Ja marine, M.Onésime Gagnon, député de Dorchester, M.Gustave Mouette, avocat de Montréal, M.Nap.Garceau, avocat à Drummondville et quelques autres.L’assemblée fut présidée par M.G.-E.Ladouceur, notaire.Les orateurs qui se sont succédés à la tribune ont traité tour à tour de la question du chômage, du tarif, de la pensions aux vieillards, de l’immigration, de la renaissance et de l’augmentation des industries, de la politique de préférence mutuelle préconisée et appliquée par M.R.-B.Bennett depuis l’avénement du parti conservateur au pouvoir ainsi que des taxes.On a pris à partie le premier ministre de notre province, M.L.-A.Taschereau, relativement à la distribution des octrois votés par Ottawa contre le chômage et au sujet de la pension aux vieillards, et l’on a blâmé, sans ménagement, le gouvernement de notre province pour avoir refusé de faire bénéficier nos vieillards de cette loi fédérale.Le ministre de la marine fut le dernier orateur à se faire entendre et quoiqu’il fut très tard la foule resta pour entendre son exposé de la politique tarifaire et protectionniste du premier ministre du Canada.Le candidat conservateur dans la présente lutte, M.Chs Bourgeois, fit l’éloge de son chef.M.R.-B.Bennett dont le courage, la ténacité l’énergie et la largeur de vues en ont fait, dit-il, une figure dominante à la conférence impériale de Londres où il a su faire triompher sa politique: le Canada d’abord.M.Garceau M.Nap.Garceau déclara qu’il convient de parleV de justice et de vérité pour s’instruire.Il ne s’agit pas aujourd'hui de savoir s’il convient de maintenir ou de renverser le gouvernement actuellement au pouvoir mais d’envoyer â Ottawa un homme qualifié pour représenter avec honneur et avantage ie comté des Trois-Rivières-St-Maurice.II insiste sur le fait qu'il ne saurait être question ici de rouges ou de bleus, mais de l’intérêt de rélectorat.Il faut, dit-il, que tous appuient le candidat de ce même gouvernement qui s’occupe de régler la question du chômage et qui a besoin, à travers la crise que nous traversons, de l’appui moral d’un chacun.IL parle incidemment de l’installation à Drummondville.grâce aux barrières tarifaires élevées par le gouvernement Bennett, le lendemain même de son ascension au Pouvoir, d’une filature de soie ar-tificielle qui emploie aujourd’hui 700 ouvriers.M.Garceau ajoute que M.Taschereau avec les difficultés qu’il aurait suscitées au sujet de l’aide aux chômeurs aurait fait un tort considérable aux sans-travail de Drum-mondville.En terminant, il demande de voter pour M.Bourgeois, porte-drapeau du principe de celui qui a déclaré: ‘’Le Canada d’abord et le Canada pour chacun de ses habitants.” M.Bourgeois Le candidat conservateur.M.Bourgeois, reçoit de ses partisans un chaleureux accueil.II débute en déclarant qu’une telle assemblée indique que les idées préconisées par le parti conservateur reçoivent Ja sympathie de toutes les classes, et qu’elle est l'indice du triomphe du 10 août prochain.Après avoir souligné la présence du ministre de la marine, M, Bourgeois rappelle que nous sommes aux débuts d’une administration et qu’il est nécessaire que nous coopérions avec k gouvernement pour traverser la crise, en lui accordant notre confiance.11 dit un mot des activités du premier ministre, en parlant de la session d’urgenre convoquée par lui pour soulager les chômeurs.Incidemment, il souligne le fait que l’ancien premier ministre King prétendait pendant les élections dernières qu’il n’y avait pas de chômage au Canada, et que le premier ministre de notre province, en disait autant en parlant de notre province.M.Taschereau a déclaré, dit-il, qu’il était opposé en principe à l’aide accordée aux chômeurs el qu’il n’était pas de sa compétence d’y pourvoir.L’orateur dit que les 820,000,001) votés par le fédéral ont aidé et fourni du pain à plus de 291,000 pères de famille, au cours de l’hiver dernier.II dit que M.Bennett a été une lumière â la conférence impériale, où sa politique a triomphé.Il rappelle qu’il a repris les traités avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande et ce à l’avantage du Canada.Aux Trois-Rivières, dit-il, nous aurons dans quelques semaines une nouvelle industrie et l’on dépensera pour son installation une somme de $1,500,000.Cette usine, chez nous, n’a été rendue possible que grâce â la politique tarifaire du gouvernement fédéral.Il dit que le droit de 5 pour cent sur le papier cellophane a été porté à 10 pour cent et qu’il sera avant longtemps, lorsqu’on sera en mesure de fournir la demande sur le marché, porté à 35 pour cent, si nécessaire.L’orateur termine en disant qu’une ère de prospérité s’annonce pour le Canada et que M.Bennett se prépare â l’édifier sur les débris de l’ancienne administration.Relativement ô la question agricole, l’orateur cite l’opinion de la National Dairy Council composée des dirceleurs des produits laitiers du Canada qui déclaraient récemment à une convention à Toronto qu’il fallait féliciter *de gouvernement pour avoir taxé de .08 cts la livre le beurre étranger et qu’ils apprécient les mesures de protection accordées en Canada.En ce qui concerne le beurre, sous le régime King nos entrepôts étaient remplis de produits étrangers, nous en avions 32,293,000 livres.Depuis septembre dernier, le pourcentage a diminué en outre de 67 pour cent.Ce n’est que depuis septembre 1930 qu’on a commencé à vendre du beurre canadien, manufacturé en 1929.L’orateur parle de la pension des vieillards portée de 50 pour cent â 75 pour cent et qui sera portée à 100 pour cent aussitôt que les finances du pays le permettront.Il signale que Québec est la seule province qui ne bénéficie pas de cette loi, quoiqu'elle contribue de ses deniers au paiement de cette pension aux vieillards, à cause du régime libéral rie notre province qui s’oppose à ce que nous en, bénéficiions.M.Duranleau M.Duranleau débute par un appel à tous les gens de bonne voJonté pour qu’ils accordent leur appui moral au gouvernement appelé à résoudre des problèmes difficiles, car l’heure est grave et chacun doit mettre l’épaule à la roue.Il engage l’électorat à se débarrasser de l’esprit de parti qui jusqu’ici a causé tant de mal à notre province.1,1 réclame la confiance du public en faveur de M.Bennett qui ne se préoccupe que de prendre ses intérêts et de les protéger envers et contre tous les pays étrangers.Il rappelle ce que le premier ministre a fait depuis qu’il est devenu le chef de l’Etat.Il appuie sur les barrières tarifaires qu’il a dressées, par les nouvelles industries dont il a permis la création au pays.A ce sujet, U signale à l’attention de l’assemblée qu’une nouvelle compagnie vient de s’installer à Toronto, la Campbell Soup, et qu’elle a construit une manufacture de $1,900,001) où elle emploiera 500 hommes.En parlant statistiques, le ministre Duranleau dit que du 1er mai 1930 au 4 juillet de lu même année nous n’avons exporté que 117 holies de beurre en Angleterre alors que pour la même période, en 193t.nous en avons exporté 51.000 boites.Il ajoute que nous travaillons â reprendre nos marchés.Il parle ensuite des taxes et s’applique à démontrer que le gouvernement fédéral cherche surtout à atteindre les gens riches et non ceux qui sont dépourvus de fortune.“Une honte” Mais auparavant il cite un fait qu’il qualifie d’éhonté,celui qui voudrait que les députés libéraux se seraient servis du droit d’exemption de la taxe du timbre-poste pour adresser des circulaires à l’électorat où il est question de ridiculiser le premier ministre Bennett, dans des enveloppes non affranchies.U dit que c’est une honte pour l’organisation libérale d’exploiter ce système.il dit un mot de la loi du chômage et parle de la résolution par laquelle M.Bennett demande à la Ghambre de dépenser n'importe quel montant pour soulager les sans-travail nu pays.11 ajoute que le premier ministre ne craint lias de faire adopter une loi semblable, peut-être impopulaire, pour soulager ses concitoyens en leur venant en aide.Aux grands maux les grands remèdes, telle est la maxime qui convient à l’heure actuelle.Le ministre de la marine dit aussi que le port des Trois-Rivières ne sera pas négligé et il engage l’électorat a voter pour le candidat du gouvernement, tout en félicitant la convention qui l’a choisi, car.ajoute-t-il M.Chs Bourgeois est l’homme du parti selon ce que le premier ministre lui-même hn a déclaré.Parlant de taxes, M.Duranleau dit que celle du timbre de trois sous ne touche que les maisons d'affaires et les gros industriels, de même que la taxe du timbre d’accise sur les chèques de $10 et plus.Il en est de même, dit-il, de la taxe de vente de quatre pour cent.L’assemblée s’est terminée après minuit.Neuf morts accidentelles Une collision d’autos cause deux décès — Deux personnes victimes de leur dévouement — Un employé tué par une explosion — Les noyés U y a eu neuf morts accidentelles en fin lie semaine, à Montréal et dans la région.Deux personnes ont été victimes de leur dévouement.(MM.Lucien Lessard, 2t) ans, 4529 rue Saint-André, et Jean Luzi, 20 ans, 2179 rue Gauthier, sont morts à la suite d’une collision d’automobiles, de bonne heure hier matin, angle boulevard Saint-Laurent et rue Saurioi.Quatre personnes ont été blessées dans cet accident: MM.Marc Trottier et Roger Dussault, qui se trouvaient dans la même voiture que les deux précédents, et M.et Mme A.Naoum, qui se trouvaient dans l’autre voiture.M.Gérard Caron, 27 ans, 448 rue Gordon, Verdun, s’est noyé vers cinq heures, hier soir, dans la rivière des Prairies, en face de Sa-ragnay.Il se trouvait sur la grève lorsqu’il entendit sa fiancée, Mile Stella Lamontagne, appeler au secours.La jeune fille était munie d’une ceinture de sauvetage, mais s’élait aventurée trop loin et se sentait emportée par le courant.Il tenta de la secourir, mais ne put l’atteindre et se noya.Le père de la jeune fille se porta en chaloupe au secours de sa fille, et la ramena saine et sauve.Mlle Olga Bayd, 20 ans.servante dans une pension, à Préfontaine.près de Sainte-Agathe, était à surveiller des enfants lorsque l’un d’eux s'aventura sur la voie ferrée; un train do Mont-Laurier arrivait au même moment.La jeune fille se précipita alors au secours de reniant, mais fut frappée par le train et tuée instantanément.L'enfant avait traversée complètement la voie avant le passage du train et ne fut pas touché.M.Alfred Plante, 16 ans, de Ormstown, s’est noyé en se baignant dans fa rivière Chàteauguay, hier après-midi, vers 2 heures 30.Le Dr Sauvage, coroner du district de Beauharnois, a rendu, hier soir, un verdict de mort accidentelle.Evelyn Shanick, 4 ans, 4372 rue De Bullion, est morte hier matin, des blessures subies dans un accident d’auto, près de Saint-Jérôme.L’auto où elle se trouva capota; le père et la mère de la fillette s’en sont tirés avec de légères blessures.AL Daniel Regimbald.35 ans.172 rue Maguire, a été tué instantanément samedi, lors d’une explosion à la Dairis Refinery Ltd, angle Broadway et Sherbrooke, Montréal-Est.il travaillait près d’un réservoir d’huile qui fit explosion.Les pompiers mirent une demi-heure à contrôler l’incendie qui se réclara à la suite de l’explosion.(M.A.Mathias, 19 ans, 1737 rue Saint-Antoine, s’est noyé samedi matin dans le fleuve.U était à l’emploie d'une compagnie d'huile et déchargeait les barils d’un bateau de la compagnie, lorsqu'il perdit l’équilibre sur la passerelle et tomba entre le quai et le navire.On n’a pas pu le retrouver.Le gardien du cimetière des Juifs, à la Côte des Neiges, a trouvé M.Martel Bloomfield, 53 ans, 4437a rue Esplanade, couché sur la fosse de sa femme, samedi soir, la.* malheureux avait dans la bouche un mouchoir imbibé do chloroforme.il ne portait pas rie marque de violence et la police attribue la mort à l’asphyxie par chloroforme.Bloomfieri souffrait de troubles mentaux depuis la mort rie son épouse.Trois nersonnes ont été blessées dans une collision d'automobiles, hier matin, vers I heure 30, â Strathmore.Ce sont; MM.B.DavP 25 ans.243 avenue Bedford; Thomas Wayteoweck, 30 ans, 156 rue Richard, qui conduisaient les deux voitures, et une jeune filles qui ac-cnmjpagnaii Davis; leur état n’est pas grave.____1 !KKr ALU fs i_ ) SYNDICAT S CATHOL- NATIONAUX ( coi LES SYNDICATS CATHOLIQUES SYNMCAT UES PLOMBIERS Le Syndicat des Plombiers tient ce soir son assemblée régulière dans l'Edifice des Syndicats Catholiques.1231 Demonttgny Est Tous les membres qui sont au tra-| vall et qui n'ont pas passé a rassemblée ! sont lenus de venir se faire Initier Des I rapports Intéressants seront présentés.On fera aussi l’étude des résolutions qui de-; vront être présentées au prochain congrès.Il est de l'intérêt de tous d'être I présents.| PRÎ.SS1ERS UE TRAVAUX PE VILLE i Assemblée régulière ce soir aux Syndt-j cats Catholiques.Tous les membres sont j priés d'être présents.BUREAU EXECUTIF GENERAL DES CORDONNIERS Le Bureau E O des Cordonniers tient ! ce soir son assemblée régulière Des ques-' rions Importantes sont A l'ordre du Jour.Tous les membres doivent se taire vrn de-j voir d'être présents FEDERATION DE I IMPRIMERIE Assemblée régulière ce soir.Que tous les membres soient présents.TERRASSIERS-MANOEUVRES Les Terrassiers-manoeuvres se réunissent ! ce soir.Un rapport Intéressant de l agent | d'affaires sera présenté.D'autres ques-I tlons Importantes seront mises A '.'étude.Invitation A tous les membres.CONSEIL CENTRAL LACHINE , Réunion ce soir.La convention de.Vamaska {Suite de la 1ère panel questions agricoles.Après avoir remercié les délégués et les libéraux du comté et déclaré que ce jour resterait un des beaux souvenirs de sa viç.il s’est mis à rappeler tout ce que le gouvernement de Québec a fait pour la classe agricole au cours de ces dernières années et plus particuliérement à la dernière session.H existait un crédit agricole pour tout le pays, mais il n’était pas adapté aux besoins de la province de Québec.Le gouvernement libéral s’est alors dit: Nous ferons mieux que cela.Et il a pris sur lui d’abaisser le taux du crédit agricole institué par Ottawa, de 1 1-2 pour cent.M.Godbout a obtenu des octrois assez considérables pour encourager l’utilisation des engrais chimiques.Kn pratique, cela équivaut A une réduction de $4 à $6 la tonne.Voilà quelque chose qui compte pour un comté comme celui d’Ya-maska où les terres sont un peu épuisées par la culture du foin.Ottawa a décrété la tuberculinisation des troupeaux laitiers afin d'améliorer la valeur de ces troupeaux et surtout afin de protéger la santé publique.Au cultivateur condamné à perdre quelques-uns de ses animaux, le gouvernement fédéral a décidé de rembourser les deux tiers de la valeur de l’animal abattu, Le gouvernement de Que-' lier a décidé de rembourser le troisième tiers afin de permettre, à l’agriculteur de reconstituer sans tarder son troupeau.Voilà, conclut M.Dumaine, ce que j’appelle se servir de la politique pour faire de l’agriculture et non pas se servir de l’agriculture pour faire de la politique comme ces gens qui, l’été passé, faisaient leur campagne en promettant de faire monter le prix du beurre.M.Honoré Mercier Le ministre des terres et forêts, M.Mercier, est le principal orateur.Il apporte à M.David Laperrière, qui se retire de la vie publique, l’expression des regrets de M.Taschereau et de tous ses collègues.Il félicite M.Dumaine et lui assure l’appui de toute la phalange libérale à l’heure de la bataille.Quelle que soit la date des élections, dit M.Mercier, le parti libéral sera victorieux et libre de continuer l’oeuvre entreprise.A quelqu’un qui lui demandait quand auraient lieu les élections, il a répondu qu’il ne le savait pas et qu’il ne croyait pas que cette date fût connue de qui que ce soit.Ce qu’il sait, c’est que les élections sont probablement rapprochées et que les libéraux sont prêts à répondre victorieusement aux attaques de leurs adversaires.M.le ministre des terres et forêts s’est attaché à prouver que c’est au parti Ubérafque la province doit avoir confiance en ce temps de crise.On s'étonne de voir que le gouvernement libéral de Québec augmente les octrois en même temps qu'il diminue les taxes.C’est que le parti libérai depuis son avènement au pouvoir, il y a plus de trente ans, s’est toujours imposé pour tâche de stabiliser les finances de la province, d'administrer selon les revenus et de boucler avec un surplus.Ce sont ces surplus qui permettent actuellement au gouvernement d’encourager la voirie, l'agriculture, l’instruction publique et la colonisation.Le gouvernement est actuellement à négocier avec un groupe d’industriels afin d’obtenir de l’ouvrage aux chantiers pour nos gens l’hiver prochain afin de diminuer l’intensité de la crise.Toutes les fois que les conservateurs ont pris le pouvoir ils ont provoqué une crise économique: les électeurs de la province sauront de quel côté ils doivent regarder en cette heure de crise.Les autres orateurs I.es autres orateurs furent M.le Dr Anatole Riante, député provincial de Montréal-Mercier, M.Vincent Dupuis, député fédéral de La-prairie-Napierville, l’avocat Adolphe Allard, de Saint-François, et le notaire Robert Véronneau, d’Ya-maska.MM.Plante et Dupuis ont évoqué leurs souvenirs de la campagne fédérale de l’été dernier pour en tirer une morale pour les élections à venir: Dègiez-vous dse promesses apprêtées au beurre de la Nouvelle-Zélande.M.Véronneau a fait l’éloge du député actuel du comté, M.David Laperrière.rappelant tout ce qu’il a fait pour le comté, tous les octrois qu’il a obtenus pour les routes et les écoles.Résumé de la loi des véhicules automobiles de la province de Québec Tou» 1*» propriétaire» d'automobile» «ont censé» connaître la lot des véhicules moteur», un bon nombre ne la connaissent pas dans tou» aes détails.Le bureau du revenu de la province a fait préparer un résumé officiel: tout ce qui suit fait loi et devra être observé comme tel; Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles—SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCES.120, Rachel Est, MONTREAL.a.Vandeiac.Jr.Tel.BELAIR 1203-1204 Aies.Oour La Société Coopérative DE Frais Funéraires RUE SAINTE-CATHERINE, 302 EST, PLateau 7*9*11 t.Jean none, président.| -Eugene Courtsii.gèrent général.CHANTIER MUNICIPAL Demain soir, mardi assemblée du Syndicat du Chantier Municipal Deux rap-ports seront présentés, celui de l'agent | d'affaires et celui do l’entrevue avec le l maire.Qu'on vienne nombreux.AUTO-VOITURE C'est ce soir qu'a Ueu dans l'Edifice de» 1 Syndicats Catholiques la grande assem- , bïée de propagande du Syndicat de l'Au- i to-Volture Cette assemblée n'a pas Ueu seulement pour les syndiqués, mais pour tou* les ouvriers de l'auto-voiture.Les i conditions actuelles de ces ouvrier* demandent A être améliorées et dans le plus j 1 bref délai possible.Or 11 n'y a qu'un seul moyen d'améliorer la condition d'une j classe de travailleurs, c'est leur union Le passe a démontré .ce fait Lorsque SS i pour cent des ouvriers de l'auto-voiture , I étalent en syndicat.Us ont obtenu un* augmentation considérable de salaires et J vine diminution des heures de travail Ce ! soir les chefs du Syndicat de l'auto-vol- | i ture et d'autres orateurs de marque.M ; | l'abbe Boileau.M Clovis Bemler.porteront i la parole et diront aux ouvriers de rauto- ; | voiture ce qu'ils ont A faire pour arriver sûrement A d'appréetable* résultats.MENUISIERS Ce soir assemblée spéciale du Syndicat j Ide» MenuUlers Cette assemblée sera consacrée à l'étude de la coaaUtutlon.Tous1 les membres maax An.»!va*.Les accidents du travail Les commissaires s'en tiennent à la nouvelle loi ontarienne — Les industries qui ne tombent pas sous le coup de la nouvelle loi Québec, 27 (D.N.C.) — Lors de la discussion tic la nouvelle loi des accidents du travail, la Législature avait décidé de laisser à la commission, la liberté de faire les règlements quelle jugerait opportuns pour la mise en opération de la loi.Ges reglements, apprenons-nous, sont maintenant arrêtés.Les com-ihissaires ont pris 1s décision de s'en tenir aux réglements ontariens, alléguant que notre loi étant celle de la province voisine, mieux valait adopter des règlements basés sur 15 ans «l’expérience.(’.’est en vertu de ces règlements que certaines industries ne tomberont pas sous le coup de la nouvelle loi.Il ressort des déclarations de M.Robert laschereau, président, que la commission a tenu à ne pas obérer trop fortement les petites industries afin de ne pas empêcher leur développement.Far ailleurs, bon nombre de petites industries n employant pas six ouvriers ne tomberont pas sous le coup de la loi mais tous les employés qui figureront sur la liste de pave seront considérés comme ouvriers.Le règlement spécifie nussi que ; la coupe, l'abattage, le sciage du bois, etc.» ne tomberont pas sous 1« ENREGISTREMENT St vous êtes le propriétaire d'une automobile, que voua vous en eervlez ou non.vous devez la faire enregistrer.L'honoraire d'enregistrement eet une taxe annuelle sur la possession dan* la province et non un honoraire payable pour utiliser l’automobile sur la vole publique.ACHAT 81 vous achetez un* automobile, lee plaques numérotées doivent être laissées sur 1 automobile.VENTE SI vous vendez une automobile enregistrée à votre nom.ne manquez pas d'en donner avis au bureau par l'entremise de l'offlcler émetteur de votre division.Lorsque le véhicule est vendu les plaques numérotées doivent y rester attachées.Tant que l'avis de transport signé par vous-mérve et par l'acheteur n'a pas été déposé au bureau de l'offlcler émetteur, vous êtes le propriétaire pour les fins de la loi des véhicules automobiles et vous restez responsable en cas de dommages ou de violation de la loi.ECHANGE Lorsque voue échangez un véhicule, que ce soit un commerçant d'automobiles ou autre, la personne qui livre le véhicule devient le vendeur et celle qui accepte livraison devient l'acheteur, et les dispositions de l’article 11 expliquées sous les titres Achat et Vente s'appliquent.Le vendeur dans ce cas reste responsable de tout dommage et de toute Infraction de la loi des véhicules automobiles, s'il neglige de signer l'avis de transport avec l'acne-teur, et de le déposer au bureau de l'offlcler émetteur.Cet avis ne doit pas être laissé entre les mains du commerçant ou autre acheteur pour être déposé, mais le vendeur devrait voir lul-méme à ce qu'U soit déposé au bureau d'émission, et à ce que le transport soit dûment enregistré.CHANGEMENTS Ne changez pas le moteur, le châssis, la carrosserie ou le type de votre automobile, avant d'avoir demandé la permission de le faire.LICENCES POUR CONDUIRE Ne conduisez pas votre automobile avant d'avoir obtenu une licence A cette fin.31 vous employez un chauffeur, assurez-vous qu’U a sa licence avant de lui laisser conduire votre automobile.EXPIRATION L’enregistrement et la licence expirent le dernier Jour de février, mais vous pouvez demander votre enregistrement durant le mois de février et obtenir vos nouvelles plaques.PERMIS TEMPORAIRE SI vous désirez apprendre & conduire, un permis, valide pour un mois, peut être emls.L’honoraire pour ce permis est de cinq piastres.A l'expiration du permis vous devez demander votre licence, laquelle sera émise sans charge additionnelle.Vous ne devez pas conduire avec un permis A moins d'être accompagné par un conducteur licencié.CERTIFICATS Portez toujours vos certificats d'enregistrement et de licence; vous ne savez pas A quel moment on vous demandera de les produire.REGLES DE LA ROUTE — VITESSE La loi permet les vitesses suivantes, avec n'importe quelle espèce de véhicule; Dans une courbe, une descente raide, aux intersections des chemins et des rues ou en traversant un pont, huit milles A l’heure; En rencontrant un autre véhicule, avec un véhicule de promenade, un taxi ou un autobus, seize milles A l'heure; Dans une cité, une ville ou un village, ou dans toute partie peuplée d'une autre municipalité, avec un véhicule de promenade, un taxi ou un autobus, vingt milles A l'heure; Ailleurs, avec un véhicule de promenade.un taxi ou un autobus, trente milles a l'heure; Avec un camion vide muni de bandage pneumatiques, quinze milles A l'heure; Avec un camion vide, muni de bandages solides, dix milles A l'heure; Avec un camion chargé muni de bandages pneumatiques, douze milles A l'heure; Avec un camion chargé muni de bandages solides, huit milles A l'heure.Tenez-vous-en A ces vitesses.SI vous les dépassez, vous êtes un danger pubi.c.A droite — Conduisez votre véhicule sur la moitié droite du chemin; l’autre ; moitié est "pour les véhicules venant dans la direction opposée.DEPASSEMENTS SI le conducteur d'un autre véhicule \ veut dépasser le vôtre, obliquez vers la ; droite du chemin.81 vous voulez dépasser un autre véhl- I cule.indiquez votre Intention de ce faire par l’appareil avertisseur, et assurez-vous que vous pouvez dépasser sans aucun risque d'accident A un véhicule venant dans la direction opposé*.SI vous dépassez un tramway conduisez de manière a ce qu'U soit toujours A votre gauche.En passant un cheval, s'il semble être effraye, prenez toutes les précautions possibles pour sauvegarder la personne qui le I monte ou qui le conduit, et au besoin, ar-rêtez le moteur de votre machine.Evitez de passer un autre véhicule dans une courbe ou une pente raide.CHANGEMENTS DE DIRECTION Ne changez pas la direction de votre automobile, ni ne l'arrêtez sans avoir signalé votre Intention de ce faire, en étendant le bras, ou au moyen de l'appareil dont votre véhicule peut être muni a cette fin.CROISEMENTS Aux Jonctions et aux croisements de chemins, cédez le passage A la personne qui conduit un véhicule venant à votre droite, à moins que l'offlcler en charge du trafic ou une enseigne n'indique autrement.ARRETS Arrêtez en cas d'accidents, et donnez votre nom et votre adresse.Arrêtez lorsqu'un officier de police voue en fait le signal ou si vous voyez une affiche A cet effet.•Arrêtez en arriére d'un tramway Immobilisé pour prendre ou laisser descendre des passagers.Arrêtez avant de vous engager sur une traverse de chemin de fer non munie d'une barrière ou d'un appareil automatique pour signaler l'approche des trains.ECLABOUSSEMENT N'éclaboussez pas les piétons sur les trottoirs avec la boue de la rue.PIETONS Aux Intersections des rues et aux crot- j sements de chemins 11 faut prendre tou- ; 1 tes les précautions voulues lorsqu’on a si- | gnalé avec l'appareil avertisseur, dlml- i nuez la vitesse a huit milles A l’heure II j ne faut pas oublier qu'U y a des Invalides, j des vieillards et des enfants Donnez aux piétons qui traversent la | rue tout le temps nécessaire et surtout., n'essayez pas de les presser par un usage j Insolent de l’appareil avertisseur.ENFANTS Faites constamment attention sux enfanta; 11 faut que vous pensiez pour eux PLAQUES NUMEROTEES Le» plaque» numérotées doivent être ¦placée* sur la machine de manière A ce qu'on puisse facilement les lire A une certaine distance.Il ne faut donc pas les placer de manière A ce qu'elle» soient cachées par un/pneu de rechange, le pare-chocs.etc .ni avec un bout de corde ou de broche Plarez-le* tels que requis par la loi, et faltee-lea laver lorsqu’elles sont couvertes de poussière ou de boue.FREINS Faites inspecter vos freins de temps en temps; votre sécurité et celle des tautre» personnes sur la route en dépendent, 81 vous ne pouvez Immobiliser votre voiture dans lea distances suivantes, vos freina ne sont pas en bon ordre A une vitesse de 20 milles A l'heure: freins sur deux roues, 40 pieds; freins sur les quatre roues, 25 pieds.A une vitesse de 30 milles A l'heure: Freins sur deux roues, 00 pieds; freins sur les quatre roues.58 pieds.A une vitesse de 40 milles A l’heure: frein* sur deux roues, 180 pieds; freins sur les quatre roues, 100 pieds.LUMIERES Réduisez l'éclat de vos lumières d'avant lorsque vous rencontrez un autre véhicule, ou dlsposez-les de manière A ne pas éblouir les autres conducteurs ou les piétons sur la route Gardez vos lumière* allumées depuis une heure après le coucher du soleil Jusqu'A une heure avant son lever Ne laissez pas votre automobile arrêtée au côté du chemin, sans lumière, lorsqu'il fait nuit.SILENCIEUX ouvre?pas '* ""éncleux de votre ma-chlne; cet appareil doit être tenu en opération en tout temps et partout, AVERTISSEUR L'appareil avertisseur ne doit être utilisé que comme signal de danger.Ne voue f?.!irrye5 P®8 pour faire un hrult Inutile, surtout dans le voisinage d'un hôpital ou dune église durant les heures de service, we faites pas usage de l apparell avertls-excepté dans un cas d'urgence, entre minuit et six heures ,du matin.ACCIDENTS *»ralî®8 rRPP°rt «b bureau du revenu de tous les accidents d’automobiles dont vous avez connaissance.La situation agricole au Mexique M.H.Leslie Brown, sous-com* missaire du Commerce à Mexico, écrit sons la date du 19 juin que les 15,160,000 boisseaux de blé que, d’après les estimations, le Mexique devrait récolter cette année constituent un volume supérieur à celui de toute autre saison précédente.Avec une telle moisson en perspective et la réduction du pouvoir d'achat de la monnaie mexicaine sur les marchés du monde, il ne se fera que peu d’importations de cette céréale étrangère au cours des douze prochains mois.Ce que l’on peut espérer de mieux c'est qu’une petite quantité de blé dur soit importée sous permis spécial pour fins de mélange.L’un des principaux obstacles aux achats de blé étranger est le présent tarif élevé de $1.36 (monnaie canadienne) le boisseau.L’agriculture au Mexique est dans une situation unique.Quoique le pays renferme les plus riches territoires dù monde, la production totale aujourd’hui n’est pas la moitié de ce qu'elle était il y a vingt ans, et le rendement par acre de près du tiers.Ceci est tout particulièrement le cas dans les céréales qui forment la base de l'alimentation du pays.Il n’en est pas moins vrai que l’agriculture y offre des possibilités immenses, mais elles dépendent surtout des méthodes de culture, de l’achèvement des projets d’immigration, et d’une-amélioration du problème agraire.Les ouvrages de Pierre l’Ermite Collection de luxe et publiée sur beau papier glacé et ornée de nombreuses illustrations en demi-ton, texte sur deux colonnes, format 6 x 9.reliure pleine toile.De 124 à 164 Ôages par volume.Au comptoir: •50s.par la poste .60s.— Comment j’ai tué mon enfant, —- La yrande amie.— L'Emprise.— Le grand mufflo.— Lisez-moi ça.— Le soc.— Et de quatre.— Toujours elle.— Visions de guerre.— Et ça!.— Les miettes.— La vieille fille.— La Femme aux yeux fermés.— Les deux mains.— La Trouée.— La Femme aux yeux ouverts.•— Les fumées bleues.— Restez chez vous! •— La Brisure.— Le Monsieur en gris.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.Euchre Demain, à 2 heures 30 de l’après-midi, euchre mensuel organisé par Mme A.Emond, au profit de la Maison d’Oeuvres Jean Le Prévost, 5707 rue St-Dominique, près de la gare Mile End.(Communiqué) PETITES AFFICHES — Tarif — TOUTES DEMANDES — Location*, maisons, chambre*, magasins, ete.—A vendre.Perdu, Trouvé, etc.— , 1 sou le mot.minimum 25 sous — i I a même annonce, un molt.T*- | mise de 10%.NAISSANCES.DECES.MESSES.RI- ! MERCIEMENTS — 50 tous par in- I st.-tion.CARNET MONDAIN, etc—«1.00 par insertion.iC1 " 1 ——— Position demandée Comptable âgé, expérience consommée, affaires ban-que, crédit, collection, pour petite industrie, commerce jour ou soir.Calumc* 3033 2i coup de la loi si l’entrepreneur a moins de six ouvriers.Interrogé mi sujet des abus que cela pourrait encourir par voie de sous-con- j trats pour échapper à la loi.M.Si- j mon Lapointe a fait la déclaration , suivante: Si les entrepreneurs nousj jouent, l’ouvrier ne perdra pas ses j droits el quand nous pincerons le j faàtif, il sera tenu de nous rem-, ; btjurstr en plus de l’amende pré- ENCORE UNE AUBAINE — SE HATER NEW* YORK la ville qui est tout un monde De Montréal par les lacs Georges et Champlain, puis la rivière Hudson — le Rhin de l’Amérique TROIS JOURS à NEW-YORK puis retour par l’Atlantique, le golfe et le St-Laurent, à bord de la Duchess of Atholl CABINES DE CHOIX SUPERIEUR A L'ALLER — DE MONTREAL — ROUTE AU CHOIX RETOUR DANS TOUS LES CAS: LUNDI 17 AOUT.7 A.M.LES PRIX COMPRENNENT tout ce qui est énuméré, 1ère classe partout, cabines à deux sur les bateaux des lacs et de l'Hudson, chambres à deux avec bam dans les hôtels plus les repas à bord de la "DUCHESS” — mais non ailleurs.A — 8 JOURS Départ, dimanche 9 août, matin EN AUTOBUS — Trajet de jour via le Vermont et la Vallée de l'Hudson — 3 jours à N.-Y., visite de la ville B — Départ et séjour à volonté ‘ *60.D — S'/i JOURS Départ, samedi 8 août, soir Coucher Plattsburg—cabines à 2— bateaux lacs Georges et Champlain de jour — L’Hudson de nuit, cabine à deux — Hôtel, 3 jours à New-York, visite de la ville en autocar .¦ En chemin de pullman, lit du bas c — TVi JOURS Départ, dimanche 9 août, soir Chemin de fer, pullman, hôtel, 3 jours à New-York, vi-site de la ville en autocar ¦ • ¦ E — 9'/a JOURS Départ, vendredi 7 août, toir Plattsburg — Lacs Georges et Champlain comme ci-dessus — Coucher hôtel Albany — L’Hudson de jour—3 jours à New- *"§ York, visite en autocar, Ê M m POUR LES VOYAGEURS DE LA NOUV.-ANGLETERRE — Depuis New-York à l’embarquement le 12 août p m., la D.ATHOLL jusqu’à «?C"T Montréal, repas compris, puis par autobus à Boston.¦ * Par chemin de fer Montreal-Boston.*60.(Prix sur demande des autres endroits des E.-U.) Le ''Devoir" /se charge Nulle taxe de capitation américaine à payer des démarches au sujet de l’immigration.Supplément pour cabine seule sur lacs et de l’Hudson et aux hôtels: Voyage D, $5.00 — Voyage E, $6.00, Hôtel seulement, chambre seule, Voyage A ou C — $2.00 en plus.Séjour à volonté à New-York — en avançant le départ de Montréal, — à raison de $2.00 par personne et par jour pour chambre à deux, et $2.50 pour chambre seule — toutes avec bain.New-York-Atlantic City, et retour en autocar 9C.50 Trois jours à Atlantic City - En autocar de New-York aller SOft.OO et retour, hôtel et repas compris Pour tous renseignement*, inecnptlon, prospectus, adresser LE DEVOIR — Service des Voyages 430, Notre-Dame Est — Tél.HArbour 1241 — Montréal Chèques de voyages, assurances hagaga et accidents, obtention de passeport*. — CALENDRIER — Demain: MARDI, 28 Juillet 1931.Saints Nazalre et Celse, martyrs.Lever du soleil, 4 h.38.Coucher du soleil, 7 h.33.Lever de la lune, 7 h.49.Coucher de la lune, 2 h.98.Dernier Quartier, le 7, a fl h.38 du soir.Nouvelle Lune, le 15, A 7 h 28 du matin.Premier Quart.22, A 0 h.22 m.du matin.Pleine Lune, le 29.A 7 h.3 m.du matin.VOLUME XXII — No 171 DERNIERE: 11 ERRE Montréal, lundi 27 juillet 1931 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l’“A.B.C." et de la “C.D.N.A." DEMAIN BEAU ET CHAUD.ORAGES LOCAUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 90.Mme date l'an dernier 82.Minimum aujourd’hui 83.Même date l'an dernier 62.BAROMETRE 10 heures a.ni.29.77.11 heures a.m.29.78.Midi: 29.75.Chiffres tourna par la Maison al.•Il» de Mette.1810 St-Denle.Montreal.Les conversations de Berlin MM.MacDonald, Henderson et Stimson conféreront avec les principaux membres du gouvernement allemand sur la crise financière - On annonce la création d’une banque d’acceptation et de garanti au capital de $50,000,000 - Un fleuve d’or se déverse dans les caves de la Banque de France - Un article de M.Churchill qui fait beaucoup de bruit Berlin, 27 (S.P.A.).— M.Arthur Henderson, ministre des affaires étrangères de Grande-Bretagne, est arrivé à Berlin ce matin.M.Henderson et son premier ministre, M.MacDonald, gui arrivera dans la capitale allemande au cours de ia journée, conféreront avec les principaux membres du gouvernement d’Allemagne sur la crise financière allemande.Sir Walford Selby accompagne M.Henderson.Le personnel du ministère des affaires étrangères et l’ambassadeur de Grande-Bretagne, sir Horace Humbold, ont accueilli les deux voyageurs à la gare, l'ne foule nombreuse était présente et a applaudi M.Henderson.Au programme de M.Henderson, il y a déjeuner avec le ministre des affaires étrangères d’Allemagne, M.Curtius, et d’autres ministres, une conférence avec le secrétaire des Etats-Unie, M.Stimson, et une conversation particulière avec le président von Hindenburg.M.Stimson chez Hindcnbourg Berlin, 27 (S.P, A.).— L’ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, M.Frederick Sackett, a présenté le secrétaire d’Etat de son pays, M.Stim-som, au f résident von Hindenburg, aujourd’hui.Une nouvelle banque Berlin, 27.(S.P.A.) — Le gouvernement a annoncé qu’il a formé, avec la Heichsbank et onze des principales institutions bancaires d'Allemagne, un nouvel établissement nommé la “Banque d’accep-tat on et de garantie”, au capital de 200,000,000 de marks (environ 550.000,000).L'organisation de la nouvelle banque est une première mesure pour la suppression des restrictions imposées au système bancaire du pays présentement.L'inauguration de la nouvelle banque a lieu aujourd’hui.Si le nouvelle organisme fonctionne bien, les restriction que le gouvernement a imposés aux opérations bancaires du commerce, è cause de la crise, auront toutes été abrogées mercredi.La foncton de la nouvelle banque consiste, comme son nom l’indique, à garantir les effets de commerce que la Reichsbank ne pourrait pas, sans cela, accepter comme base de crédits aux banques.La Heichsbank maintiendra son taux d'escompte assez haut pour faire obstacle à la tendance qu’ont tes banques de retirer plus de monnaie qu’il n’en faut réellement pour alimenter l’industrie et pour empêcher le système de s’immobiliser.Il est probable que la Reichsbank ne pourra pas sans nouvelle diminution’ de sa couverture-or répondre à tontes les demandes fondées qui lui seront faites nar l'entremise du nouvel organisme, parce que les restrictions apportées aux paiements bancaires, ces deux dernières semaines, ont tellement altéré la circulation monétaire que la cessation des paiements normaux affecte même les banques les plus puissantes.On croit que la circulation monétaire reprendra son cours lorsque ceux qui accumulent les espères auront constaté qne le retour des paiements à la normale rend leurs accumulations inutiles.La Reichsbank pourra alors rétablir sa couverture-or à son niveau normal.Afin d’éviter à la Reichsbank de lourds paiements à la fin de ce mois, le comité de Bourse a résolu i d’ajourner au 31 août le règlement : des opérations de Bourse échéant ! le 31 juillet.Atmosphère de méfiance Londres, 27 (S.P.C.) — Une atmosphère de méfiance enveloppe l’Europe.La rumeur circule que de nouvelles formes de production en masses seront appliquées à l’indus-j trie allemande et que cela sera suivi d’un dumping sur le marché | britannique, qui est depuis si long- i temns dans une situation difficile.Entretemps un fleuve d’or britan- ! nioue se déverse dans les caves de i la Banque de France, laissant sur, son passage étonnement et irrita- i tien.Soulignant le fait de l’amélioration de la livre sterling, des chro-1 niqneurs financiers rie Grande-, Bretagne affirment que rien dans ! la situation financière de leur pays j ne justifie le drainage de l’or bi‘i-, tannique par les Français.Des | journaux voient dans ce drainage la manifestation d’une modification ! des vieilles ententes politiques.Quatre moyens Dans une interview, sir Arthur i Salter, autrefois directeur de la section éronomiqur de la Société! des nations, a indiqué les quatre moyens suivants de remédier à la situation où se trouve 'l’Europe présentement: 1 ) La réforme du système de crédit de manière à le conformer aux besoins du monde; 2) Le rétrcTissemenî des inter-1 valles-è franchir au moyen d’opé-i rations de crédit.(Cela nécessite-! rait un nouvel examen de plusieurs | obligations présentes et une modification des conditions dans lesquelles a lieu le commerce mondial, a fait observer sir Arthur); 3) La stabilisation du pouvoir d’achat de l’or; puis, si la chose est possible, une certaine stabilisation des prix, afin de contrebalancer le récent avilissement; 4) A la base de tout cela, la suppression des menaces de guerre, et, ce qui est aussi important, des craintes à ce sujet.De l'or Paris, 27.(S.P.A.) — Des experts financiers, aujourd’hui, signalent les inconvénients qu’il y a pour la France à recevoir de Grande-Bretagne des quantités anormales d’or et s’emploient à dissiper l’idre que peut avoir le public qu’un tel afflux d’or est profitable.Iis font observer que reco-nomie française est forcée de subir ces importations d’or et ne les cherche pas du tout.Ils ex-pliquent que la Banque de France est forcée d’émettre du papier-monnaie pour la quantité d’or qu’elle reçoit et qu’un accroissement de la circulation du papier-monnaie menace de provoquer une hausse du coût de la vie.Un article de Churchill Berlin, 26 (S.P.A.) — Le “Boer-sen Courier” a reproduit un article sensationnel de l’ancien chancelier de l’Echiquier Winston Churchill sur la présente situation des grandes puissances.M.Churchill dit dans cet article que la guerre continue entre l’Allemagne et la France et.que la Grande-Bretagne et les Ftats-nUis restent à leur insu les financiers des belligérants, sans pouvoir espérer un quelconque bénéfice.Les nations anglo-saxonnes, continue M.Churchill, peuvent encore sauver leur peau en s’entendant pour laisser les ennemis européens tomber dans l’abime en se tenant par la gorge.Parlant des réparations imposées à l’Allemagne, M.Churchill dit, dans cet article, que les vainqueurs ont tenté de faire des nations vaincues “une vache à lait qu’ils pussent traire indéfiniment”.“La Grande-Bretagne et les Etats-Unis”, continue-t-il, "ont follement financé l’entreprise, mais la France, avec un profond sens des réalités, s’est protégé contre un échec inévitable".Au sujet de l’influx de l’or britannique en F'rance, l’ex-chancelier (le l’Echiquier dit que pendant que l’or des réparations emprunté à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis s’engouffre dans le coffre-fort français, les deux prêteurs se trouvent de plus en plus engagés dans les affaires allemandes.M.Churchill termine en disant que si “les autres ne sont pas raisonnables, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis seront assez forts pour continuer leur chemin seuls”.Déclaration de M.MacDonald Au moment de partir pour Berlin, M.Ramsay MacDonald a dit: •Je suis heureux d’aller à Berlin et j’espère que cette visite aura de bons effets et servira à promouvoir les bons résultats obtenus au cours de la visite des ministres allemands à Chequers.La situation financière tout entière sera discutée par des gens qui l’envisageront sous l’angle du sens commun et du sens des réalités.Feu M.Georges Pépin M, Georges Pépin, ancien maire rie Chanibly-Bassin, est décédé hier à l’âge de 75 ans, M.Pépin fut maire de cet endroit à plusieurs reprises et il fut longtemps un chef libéral attitré.Le défunt perdit sa première femme, Olympe Fortier, en 1027.Lui survivent de ce premier mariage, quatre enfants: Albias, Lionel, Léo-Hercule Pépin et Léa (Mme (Dr) Binet).En 1930, M.Pépin épousait en secondes noces Mme M.L.Bacicot qui lui survit.Les funérailles auront lieu à 9 heures (heure solaire) mercredi à l’église de Chambly-Bassin.Le service sera célébré par M.l’abbé Charles Boyer, curé de Chambly-Canton.En signe de deuil, les drapeaux des hôtels de ville de Chambly-Bassin et de Chambly'-Canton sont en berne.Le mariage de la princesse lleana Sinala, Roumanie.27 (S.P.A.) — Le prince Antoine de Hapsbourg, septième fils de l’archiduc Leo-pold-Salvator, et la princesse lleana, fille de la reine douairière Marie de Roumanie, sont en route pour le château de Bran, en Transylvanie, où Us passeront une partie de leur lune de miel.Le mariage au château de Pelesh, hier, a donné lieu â une brillante fête.La cérémonie religieuse a été célébrée suivant l’église catholique romaine.Le roi Carol de Roumanie a été Je témoin de sa soeur.La fuite de Carlos Ibanez Le president démissionnaire du Chili cherche à échapper à des ennemis acharnés — Il est parti pour une destination inconnue — Le Sénat lui accorde un sauf-conduit — Formation d’un cabinet populaire Santiago, Chili, 27 (S.P.A.) —M.Carlos lhanez, que trois jours de soulèvement populaire ont forcé de résigner la présidence du Chili, cherche aujourd’hui à échapper û des ennemis acharnés.Ayant en hâte rassemblé quelques effets personnels, il a fait ses adieux à son successeur, Pedro Opazo, et a quit-1 té le palais de Moneda à lh.20 ce matin, dans une automobile que le ! général Supulveda, chef de la gar- ! nison de Santiago, a mise à sa dis- i position.Des amis, dont quelques I officiers, l’acrompagnalent.Il parait que l’automobile dans laquelle M, Ibanez a quitté le palais s’est rendue en vitesse au port de San-Antonio, où le destroyer Lunch attendait et que l’ex-président est parti pour une destination étran- j gère inconnue.Le départ de l’ex-président a eu lieu dans le plus grand secret, à cause des nombreuses tentatives d’assassinat dont il a déjà été l’oh-j jet.11 est impossible de savoir s’il a pu s’embarquer sain et sauf à .bord du Lunch.Sa fuite a été sim-1 plifiée du fait que les rues étaient à peu près désertes alors.Assurer la sécurité du président , démissionnaire a été un des nrn- ! miers problèmes du nouveau régime.Les sentiments d’hostilité du public à l’égard de M.lhanez se sont révélés à la séance de la Chambre des députés convoquée pou»' | ratifier la démission.Dès qne les députés eurent accepté la démission du président et lui eurent ac- j cordé un sauf-conduit une clameur j telle s’est élevée de la tribune du public que la Chambre est revenue sur sa décision d’accorder un sauf- i conduit à M.Ibanez et a décidé de lui faire subir un procès.Pendant cette séance, M.Ibanez était sous bonne garde au palais présidentiel.Le Sénat a déjà approuvé la démission de M.Ibanez et consenti à lui accorder un sauf-conduit.M.Ibanez était président depuis quatre ans.Sa “dictature militaire” a été une des premières causes de l’impopularité qui a causé sa chute.M.Opazo exercera les fonctions présidentielles iusqu’à la tenue de nouvelles élections nationales.Un cabinet populaire a été constitué ainsi: premier ministre et ministre de l’intérieur, M.Ban Montero; ministre des finances, M.Pedro Rlanquier; ministre des affaires étrangères.M.Carlos Ralmaceda: ministre de la justice et de l’industrie.M.Louis Guttîeraz; ministre de la guerre, le général Aureliano Saez; ministre de la marine.l’amiral Calixto Rogers: ministre des oeuvres sociales, M.Pedro P'ajo-rior; ministre de l’instruction publique, M.Pedro Godv.Les contrats * de l’Hydro Un députe liberal ontarien réclame une commission royale — Les $50,000 de John Aird Toronto, 27 (S.P.C.) Dans un discours, il y a quelques heures, M.George A.McQuibban, libéral, député de Wellington nord-ouest â la Législature d’Ontario, a réclamé l’institution d’une commission ro\-ale pour enquêter sur les acquisitions d’énergie électrique ou de sources électriques \'f-fectuées par la commission hv-dro-électrique de l’Ontario.Faisant a 1 u s i o n lau paiement de $50,000 que la commission hydro-électrique a fait à M.John Aird fils, M.BcQuibban a dit: "le mystère qui entoure les transactions de la commission hydro-électrique doit être dissipé.” M.McQuibban a prononcé ce discours en presence de son chef n la Lgislaturc, M.W.E.N.Sinclair, député d’Ontario-sud, et de M.IL C.Nixon chef progressiste à la Législature, et tous deux ont ratifié ses paroles.M.Nixon a dit qu’il soumettra les transactions Aird à la Législature, au cours de la prochaine session, si les recheches ne clarifient pas la situation dans l’intervalle.M.Sinclair a dit qu’il croit une enquête nécessaire “vu la contradiction des déclarations qui ont émané d’Ottawa et d’ailleurs ces jours derniers’\ ^_ Le Canada et la Nouvelle-Zélande Wellington, N.-Z., 27 (S.P.C.et Reuter) — Interrogé à la Chambre des représentants, aujourd’hui, sur la question tarifaire canado-néo-zélandaise, le premier ministre G.W.Forbes a dit que la Nouvelle-Zélande ne gagnerait rien à envoyer un ministre au Canada.Il sera facile de sortir de l’impasse actuelle, en cette matière tarifaire, a-t-il ajouté: si le Canada veut discuter tarif, la Nouvelle-Zélande est prête à faire la moitié du chemin.En route pour l’Argentine Santiago, Chili, 27 (S.P.A.) —On nous apprend de source officieuse que le président démissionnaire Carlos Ibanez se’st rendu en automobile à une petite station des Andes.qui a atteinte à 8 h.20 ce matin, et qu’il est monté dans un train pour l’Argentine.M Feu M.Albert- foyce Alfred Joyce, ancien maire ri’Ou-tremont et l’un des plus grands confiseurs et pâtissiers de Montréal pendant de longues années, est décédé hier à sa demeure, à l’âge de 96 ans.AL Joyce était né en Angleterre et était arrivé nu Canada, à Montréal, en 1857.Peu après son arrivée.il investit son modeste capital dans l’industrie de la confiserie et reconstruisit pour les fins de son commerce l’angle nord-ouest de la rue Cathcart et dp l’avenue Union.Il transporta ensuite son commerce où s’élève aujourd’hui l’édifice Birks et plus tard â un endroit avoisinant encore le square Philipps.Pendant plus de 25 ans il fut membre du bureau de direction de la Provident Mutual Ihtihl-ing Association, d’Outremont, ville dont il eut toujours l’intérêt à coeur et qu’il a vu grandi avec satisfaction, Il fut pendant une dizaine d’années échevin de cette ville et maire pendant les années 1905-6-7.Il porta toujours un grand intérêt à l’éducation et fit des dons aux écoles.En 1921 en témoignage de reconnaissance pour tout ce qu’il avait fait, on donnait son nom à l’école de la rue Durocher.Lorsqu’il prit sa retraite, il se fit jardinier amateur.Le parc Jovce où il habitait fut acheté par la ville.Four étudier notre système d'aide aux chômeurs MM.A.W, Laver, commissaire des travaux publics de Toronto, et A.E.Hackettt, membre du bureau de contrôle de la même ville, sont â Montréal aujourd’hui.Us sont venus étudier notre système d’aide aux chômeurs.En l’absence de M.Norman Holland.c’est son secrétaire, M.D.G MacGillivray, qui reçoit les dçux visiteurs et leur fera visiter les fwges, etc.L'expédition du “Graf Zeppelin Friedrichshafen, Allemagne, 27 (S.P.A.).—- Le Graf Z,cppeUn arrive à la terre de F'rançois-Joseph où il doit rencontrer aujourd’hui le brise-glace Mali (fin.Ce navire est parti rie Leningrad dimanche matin et il doit faire une exploration de six jours dans la région arctique.Les savants oui sont à bord se renseigneront sur .tes vents et la température.La démission du gouvernement espagnol Madrid, 27.(S.P.A.) — Le président provisoire de la république, M.Alcala Zamora, et le président de l’Assemblée nationale, M.Julian Bcsteiro, ont décidé de concert aujourd’hui d’ajourner à demain la démission probable du gouvernement.Il parait que l'Assemblée affectera sa séance de cet après-midi à la prestation du serment des députés.Quarante morts à Pittsburg Pittsburg, Pennsylvanie, 27.(S.P.A.) 1 — On constate aujourd’hui que le nombre des morts causées par l’incendie de l’hospice des Petites Soeurs des Pauvres s’élève à quarante.Les blessés sont plus d’une centaine.D’après les médecins plusieurs des blessés succomberont.Plusieurs des vieillards et des infirmes qui ont échappé à l’incendie ont été transportés dans un autre hospice des Petites Soeurs des Pauvres.Les autorités de la ville, du comté et de l’Etat font une enquête sur l’incendie.deux ex |e- M.Laval conférerait avec Mussolini Paris, 27 (S.P.A.) — Il se peut que le premier ministre Laval se rende bientôt en Italie pour converser avec le premier ministre Mussolini sur la question navale franco-italienne.On dit aussi qu’il se peut que le secrétaire des Etats-Unis, M.Stini-son, vienne à Paris, après ses séjours à Berlin et à Londres, et qu’il y discute les perspectives de la conférence de désarmement.L’cnquctc sur le cancer Londres, 27 (S.P.C.) — Après | un| enquête approfondie en Euro-I pe, la commission onlariennç de ' recherches sur le cancer se rem-! barquera pour le Canada cette se-1 maine ____ Un juge assassiné aux Indes Calcutta, Indes.27 (S.P.A.).-M.Ralph-Reynolds Garlick juge à Alipore.a été tué d’un coup de feu au tribunal aujourd’hui.Des policiers ont fait feu sur l’assassin et l’ont tué.r ||| Fagan tue un homme Pittsburg.Pennsylvanie, 27 (S.P.A.) — M.P.T.Fagan, vice président international des Untied Minés Workers of America, a tué d'un coup de feu, hier, un homme qui s’était présenté à sa porte et.brandissant un revolver, avait dit qu’on l’avait envové tuer Faaan.Les prêtres de Vera-Cruz Une ordonnance du nonce papal à l’évêque — Un prêtre tué d’un coup de feu au cours d’émeutes — Deux hommes ont tenté d’assassiner le vicaire général du diocèse — Toutes les églises de Vera-Crux sont fermées Mexico, 27.(S.P.A») — Le nonce Mgr Nuiz y Florès a annoncé qu’il a ordonné à l’évêque de Vera-Cruz, Mgr Guizar y Valencia, d’informer les prêtres de son diocèse qu’ils peuvent déterminer eux-mêmes aujourd’hui s’ils continueront leur ministère en violation de la loi que l’Etat de Vera-Cruz a adoptée récemment ou s’ils quitteront Vera-Cruz.Au cours d’émeutes provoquées pars une tentative que le gouverneur Tedeja a faite d’appliquer la loi qui limite le nombre de prêtres de l’Etat de Vera-Cruz à un par 100,-000 de population, un prêtre, l’abbé Dario Acosta a été tué d’un coup de feu samedi, pendant une incursion dans l’église de l’Assomption dans la ville de Vera-Cruz.Les funérailles ont eu lieu dimanche.Il a été interdit au public, d’y assister.D’après une dépêche de Vera-Cruz, l’abbé Rafael Rosas, blessé au cours de l’incursion qui a causé la mort de l’abbé Acosta, a quitté Vera-Cruz.Les offices ont été célébrés dans les églises de Cordoba et d’Oribaza, hier, en présence de multitudes de fidèles, et les autorités de l’Etat ne sont pas intervenues Mgr Guizar y Valencia a dit que deux hommes ont tenté d’assassiner son vicaire général, Mgr Pedro Castillo y Landa, hier.On apprend qu’une émeute a eu lieu à Jalapa, capitale de Vera-Cruz, il y a quelques heures, et que plusieurs personnes ont été blessées au cours de cette émeute.Les dépêches à ce sujet ne donnent pas d’autre information.On dit aussi que toutes les églises de la ville de Vera-Cruz sont fermées.A Jalapa, au cours d’un soulèvement populaire, des incendies ont endommagé quatre églises, samedi.Un rapport financier du C.N.D’après le rapport mensuel de l’exploitation du Chemin de fer National du Canada qui a été rendu public aujourd’hui les économies réalisées par le réseau ont permis de réduire dç Sl.SlQ.-eZS les dépenses de l’exploitation durant le mois de juin 1931.Durant la période s’étendant du 1er janvier au 30 juin ces dépenses d’exploitation ont été réduites de $1 1.570',590 sur les chiffres de la période de 1930 correspondante.Les revenus bruts du Chemin de fer national du Canada, à l’exclusion des lignes de l’Est ont été de $15,236,230 en juin 1931, une diminution de $4,169,-498 sur le mois de juin 1930.Les dépenses d’exploitation durant ce mois se sont élevées à $15,341,235, soit une réduction de $1,819,625 sur les dépenses du mots correspondant durant l'année de 1930, ce qui laisse un déficit net au compte du revenu de $105,005, une diminution de $2,349,872 sur le revenu net de juin 1930.Durant la période de six mois terminée le 30 juin les revenus bruts de la compagnie se sont élevés à $88,275,626, une diminution de $21,635,465 sur la période de 1 930 correspondante.Les dépenses d'exploitation se sont élevées à $86,946.590, une diminution de $11,-570,590 sur l'an dernier.Les revenus nets pour les six mois se chiffrent a $1,329,035, une diminution de $10,-064,874 sur la période de 1930 correspondante.M.C.-J.Doherty est dans un état grave M C.).Doherty, ancien ministre de la justice dans les cabinets Borden et Meighen, et malade depuis le début de juin, est dans un état de plus en plus grave, selon ce que nous venons d'apprendre de sa famille.M.Doherty est maintenant âgé de 76 ans et quelques mois.Mort do la R.Mère Agathe Pembroke, 27.(SPC.) — La révérende mère Agathe “La visite du jour de l’An”, ci “Gai Ion la.le rosier”, d) “Trois canards”.— Les Troubadours du Vieux Quebec (ancien quatuor de Charles Marchand).MM.François Brunette, Charles C.adot, Léopold Fortin et Gérard Gélifias.Au piano d’accompagnement: M.Louis Bé-dard.5.L’invitation au voyage : De Montréal à Québec.6.“Pluie d’or” (grande valse), Waldteufel.7.Conseils d’nn "Curé de campagne" aux hôteliers de la Province.8.Chants canadiens (harmonisés par Louis Bedard) : a) “Là-bas sur ces montagnes”; b) “Au bois du Rossignolet”; c) “C’est T.avi-ron”, — Ia's Troubadous du Vieux Québec., 9."Québec, terre du Souvenir .10.Farandole de P’Arlésienne”, Bizet.11.“Les belles vacances" (chan-1 son).Quelques mots par M.J.-L.1 ru-; del, directeur du service de l’hôtel-1 lerie.12.Grande fantaisie sur des airs; canadiens.Gruenwald —Arthur Pryor présentera le programme de musique militaire sui- ; vant au poste WABC à 8 heures: | Anchor and Star, de Sousa; The Booster, de Lake; On the Square.; de Panella: The Ranger’s Song, de Tiereney; The Seèond Connecticut, de Reeves.—‘Maurice Chevalier reviendra au programme du poste WEAF à 8 heures et chantera quelques chansons nouvelles.Orchestre sous la direction de Bave Rubinoff.—Julia Sanderson et Frank Gru-mut seront les deux artistes en vedette au programme du poste W^EAF à 8 heures.Musique de scène sous la direction de Jack Shil-kret.—Le poste WJZ irradiera un pro-granme de chant et de msuique à 8 hfures comprenant comme artis- tes Lois Bennett, soprano; Mary Hopple, contralto; quatuor à voix d'hommes; orchestre sous la dires-lion de Don Voorhecs.-—Le concert spécial pour les auditeurs de langue française irradié sous les auspices du Canadien National à 1) heures, postes du réseau de l’est, mettra ep vedette M.Jean-Paul Bourque, ténor.Détails: Méditation, de Von -Porte $10.10 en prerawr, $M5 en deuxième çt $4.20 en troisième.Hogarty $6.55 en deuxième «t #4.70 en troisième.Bold Robin $9.35 «tt troisième.„ «r-, 'i Retiré: Tamerlene., ¦> ¦ SIXIEME COURSE.Un milk «t oO verges.Trois ans et plus, à réclamer.Bourse Temps: 1m.44 1-5 Çrittall, R.Cooper, 115.Doublé Dare.M.Milchell Cycle man, H.Lausch Storm Queen, It^’' Mosinante, R.Hot Dutiful, V, Drake/ Corposant, L.I.au Fair Lad, R.Bu HandiworkeV, H.Pari de $2.00 sur 20, 89.10, $7.20; D 05, $3.05; Cyclem„^ tirés: Prince Ron a I Rcnsinger, Amour_„ Graces et Dan Baum.SEPTIEME.COU et 50 verges.Tr éclamer.Bourse __ Temps: 1m.43 1-5.High Flayer, F, Agnes Snrel, Darkayress, Harvard, T.Moon Phase, Skirt, V.Dra Nosegay, N.Ella Rufus, I Elizabeth, L.Pari de $2.00____ $19.70.$8.15, $4.85; $4 20.$3.50; Darkayess _______ Retirés: Steven R., Gsbrielle.Song of Songs, Vimont, Paul G., M-ty.is.JBeucse nietmes, et unit troisième e.rfT^n^pnaratlpon de la_ raquette Usher’s dernier, une New-mème jeune .^—- —-.j .mais ,
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