Le devoir, 29 juillet 1931, mercredi 29 juillet 1931
VVol.XXII —No 173- Abonnementsvpar la poste: , 'J Edition quotidienne CANADA u, .>• .r $ 6.0C E.-UNIS et Empire Britannique 8.0C UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 LE DEVOIR Montréal, mercredi 29 juillet' 193it TROIS SOUS LE NUMERO Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Rédaction et administration , .430 EST NOTRE-DAME MONTREAL * TELEPHONE .„ „ HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : , Administration:^.HArbour 1243 Rédaction ; HArbour 3679 HArbour 4897 Gérant • ;•} 'M ’;•! ’.on Voorhees.Thomas est arrivé d’Europe, le 28 courant, à bord de ïlle-de-France.¦— Le concert I.evvisohn, irradié par le poste WABC, à 10 heures, sous la direction de Willem van Hoogstraten.comprendra les deux pièces suivantes: Valse de Méphis-to.de Liszt; Till Eulenspiegel, de Strauss.— Autre programme de chant et de musique d’orchestre, â 10 heures 45, poste VVABC.Irène Beasley, contralto; Gus Haenschen, directeur.Trio Luther.A 11 heures, Ludwig Laurier présentera au programme de l'Heure du Coucher, les pièces suivantes: Ouverture rte “L'Enlèvement du En route pour l’EUROPE! 4 Voyages à bon marché en France, Angleterre et Ecosse les fameux navires “Doric’’ et “Laurentic” de Id JVhite Star 23 jours — *275*°° Toutes dépenses payées de Montréal Province de Québec COUR SUPERIEURE District de Montréal _ No 78038 Century Electric, demanderesse, ra American Dyers and Cleaners Co.Ltd, défenderesse.Le 7ême Jour d’août 1931 & 10 heure» de l'avant-midi 3 la place d'affaires de ladite défenderesse au No 1451 rue Beaubien Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de ladite défenderesse saisis en cette cause.consistant en coffre-fort, bureau, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT LEO MIGNER, H.C.8.Montréal.29 Juillet 1931.Province de Québec COUR SUPERIEURE District de Montréal No B-79673 Dame Antoine Santolre, demanderesse, vs Dame V.L.Breault, défenderesse.Le 1er jour d'août 1931 à 11 heures de l'avant-mldl au domicile de ladite défenderesse.au No 1354 rue Sherbrooke Esb en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de ladite défenderesse saisis en cette cause, consistant en une automobile Chevrolet, gramophone, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.LEO MTG'NER, H.C.S, Montréal, 29 juillet 1931.Province de Québec COUR DE CIRCUIT District de Montréal No 13791 Balada Tea Co.of Canada, demanderesse vs W Jérôme, défendeur.Le 1er jour d’août 1931 & 11 heures d« l'avant-mldl au domicile dudit défendeur au No 330 rue Waterfront en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en un set de chesterfield et, meubles de ménase, etc.conditions: ARGENT COMPTANT.J.H DOOKSTADER.H.C.S.Montréal.29 Juillet 1931.» -u j ri » 1 Avez-vous ocsoTn de bons H* vres?Adressez-vous ou Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dxme est, Montréal.(Téléphone* H Arbour 1241* j iil comme l'hypothèque, des immen- sTrnii" -L/d, la compagnie actuelle: d’abord, tint des lettres patentes fédérales, le Deauharnois Syndicate-, ensuite, j (10) Le capital autorisé était en le Deauharnois Power Syndicate.5 actions privilégiées de contrôle Pour la compréhension du texte, on sans valeur nominale; 1,799,995 ac-les désignera comme le premier et I (ions ordinaires, classe A, sans vale j^ieuxième syndicats.¦ Igur au pair; et 3,200,000 actions ordinaires, classe B, sans privilège de vote et sans valeur au pair.(17) Les détenteurs des cinq actions privilégiées de contrôle pendant les dix années qui suivent la date de l’émission des lettres patentes ont Je droit exclusif de voter pour l’élection des membres du conseil d’administration de la compagnie.A l’expiration de cette période, ces actions redeviennent automatiquement des actions ordinaires de la classe A.(18) A une réunion de la comna-gnie, le 31 octobre 1929, tenue dans res bureaux de MM.McGiverin, Haydon et Ebbs, à Ottawa, un projet d’entente, daté du 31 décembre 1929, entre le Deauharnois Power Syndicate, Ja Marquette Investment Corporation et la Deauharnois Power Corporation Ltd, fut soumis.Il pourvoyait à l’acquisition par lu compagnie, ou ceux qu’elle nommait, de toutes les entreprises et de l’actif du syndicat, à l’exception des soldes non acquittés, se rapportant à des achats d’actions ou de parts dans le syndicat, aux conditions suivantes; (a) $4,750,000 comptant; (b) La compagnie assumait le passif et les obligations du syndicat et (c) la compagnie s’engageait à défrayer les dépense^ ne dépassant pas $10,-000, en vue de la cession des affaires du syndicat et de la distribution de son actif entre les membres.Le syndicat d’un autre côté s'engageait à souscrire à $1 par action pour un million d’actions ordinaires.classe A, de la compagnie.(19) Il fut résolu que ce projet d’entente serait approuvé et exécuté au nom de la compagnie.(20) ^es directeurs présents a cette réunion étaient: MM.O.F.H owe, D.K.MacTavish, avocats d’Ottawa, et Mlles Bell Fraser, Lyla Brennan.Edyth H.O’Mally, Bessie Conniffe, Lilian Bell, Elsie M.Bur-rit, Gwen Gunderson, Kathleen Ha-vey et Mary H.Kelly, sténographes, toutes de la ville d’Ottawa.(21) Lors de cette réunion, un projet d’entente, daté du 31 octobre 1929, fut autorisé entre la Deauharnois Power Corp.Limited, d’une part, Cl Newman, Sweezey and Co.Ltd et la Dominion Securities Corporation d’autre part, pourvoyant à la création et à 1 é-rnission d’obligations collatérales, 30 ans, 6 pour cent, en vue d’un fonds d’amortissement, pour une somme autorisée de $30,000,000 et pour la vente à Newman, Sweezey and Co.Ltd e» la Dominion Securities Corporation desdites obligations en plus de 770,000 actions ordinaires, classe A, de la compagnie pour le prix de $27,000,000 et les intérêts courus sur les obligations.Cette entente fut subséquemment ratifiée par les actionnaires à une réunion qui eut lieu le même jour et à la même place, les directeurs susnommés étant les seuls actionnaires et les seuls présents.(22) Ces ententes furent subséquemment exécutées.I^e Benuhar-nois Pouter Syndicate fut dissous le 17 décembre 1929.Son actif tangible, à cette époque, était de $1,- 561.000.Comme résultat de l’accord, les membres du syndicat ont reçu, pour chaque part, $150 et 40 actions, classe "A”, de la Beauharnois Pow.Corp.Ltd., lesquelles n’ont, dans les livres de la compagnie, qu’une valeur de $1.00 bien qu’elles aient eu, en Bourse, une valeur qui s’est déjà élevée jusqu'à $17.00.Le prix minimum en Bourse a été de $4.Les profits qui furent versés aux membres du syndicat s’élèveraient à $2,189,000.A cela, il faut ajouter 1.000.000 d'actions, classe “A”, qui furent acquises pour $1,000,000.Ces $2,189,000 ont été payés à même les $27,000,000 produits par la vente des obligations et des actions à la suite de l’entente conclue avec Newman Sweezey &.Co.Ltd., et la Dominion Securities Corporation.(Note): La Marquette Investment Company est contrôlée par Newman Sweezey & Co.Ltd., Elle fut organisée comme fiduciaire et dépositaire du Deauharnois Syndicale.* Les filiales Voici la liste des autres filiales de la compagnie: Deauharnois Construction Co.Deauharnois Transmission Co., Beauharnois Land Co., Deauharnois Railway; Marquette Construction Co.L'autorisation des travaux D’après M, Henry, la construction actuelle du côté nord a été commencée le 7 août 1929 dans les environs du lac Saint-François et du côté sud le 23 avril 1930.La seconde condition de l’arrêté ministériel no 422 dit que la compagnie ne doit pas commencer les travaux de construction avant que les plans détaillés n’aient été soumis et apprpuvés par le ministre.Les travaux actuels ne sont pas en conformité avec les plans auxquels on réfère dans l’arrêté ministériel; par exemple: (1) Les digues sont distantes de 3,300 pieds alors que les premiers plans spécifient une largeur de 1,-100 pieds dans la section rocheuse et 4,100 pieds dans la section de terre; (2) La largeur au fond du canal, d’après les plans originaux devait être de beaucoup moins de 600 pris, tandis qu’actuellement le chenal rie 27 pieds de profondeur a une largeur de bel et bien 600 pieds; (3) L’entrée du canal par le lac Saint-François, d’après les derniers plans et tel qu’actuellement creusée est de 3,000 pieds plus au nord et plus près de la tète du rapide des Cèdres qu’on l’avait spécifié dans les plans originaux; (4) Les travaux compensateurs indiqués dans les plans originaux n’ont pas été approuvés ni par le gouvernement ni par le ministre; (5) On a fait une brèche dans la digue de la baie de la Faim et on a substitué un nouveau tributaire pour l’ancien canal d’alimentation Saint-Louis creusé sur le côté sud du canal proposé et cela sans l'autorisation du gouvernement; (6) Certaines questions ont été soulevées quant au droit de passer l'arrêté ministériel no 422: lo La loi de protection des eaux navigables donne-t-elle au gouverneur en conseil le droit d’autoriser la diversion des eaux d’une rivière navigable?2o Les pouvoirs que la loi confère au gouverneur en conseil peuvent-ils être délégués à un ministre ou à quelqu’un d’autre?3o Le droit du gouverneur en conseil est-il limité à l’approbation de plans déjà soumis, ou peut-il approuver des plans qui seront soumis dans l’avenir?4o Le gouverneur en conseil peut-il approuver des plans après que les travaux ont été faits ou partiellement faits?Son pouvoir n’est-il pas limité à l’approbation des travaux dont les plans lui ont été soumis avant le commencement de l’oeuvre?Comme question de fait, les travaux de la Deauharnois se font d’après des plans qui n’ont pas reçu l’approbation du gouverneur en conseil ou du ministre des travaux publics.La digue de la baie de la Faim La province du Canada en 1856, et en 1857, a construit une digue le long de la rive du lac Saint-François, à la baie de la Faim.Cette digue, lors de la Confédération passa sous le contrôle du Dominion du Canada et elle a été maintenue depuis par le ministère des chemins de fer et canaux.11 sera nécessaire d’obtenir la permission de la Couronne de divertir l’eau du canal Saint-François, Arrêté ministériel obscur L’arrêté ministériel no 422 dil qu’en aucun temps la diversion de l’eau ne devra dépasser 40,000 pieds cubes seconde.On se demande comment on peut produire 500,000 h.p., avec cette quantité d’eau, même en y ajoutant les 13,072 pieds cubes d’eau obtenus de la Montreal Cotton: Le comité est d’avis qu’on devrait faire disparaitre cette obscurité.Contrôle des eaux Les plans actuels ne pourvoient pas au contrôle des eaux à l’entrée du canal.On a déclaré au cours de l’enquête que pour des raisons de sûreté on devrait adopter quelque méthode de contrôle, soit au moyen d’une digue et de barrières ou d’écluses.M.Henry a insisté pour que le gouvernement maintienne un contrôle ’convenable.Le terrain des travaux La topographie du terrain rend possible la réalisation du projet à un coût raisonnable.Le comité est d’avis qu’une usine d’énergie sur la rive sud de la section de Soulanges est justifiable et qu’avec les sauvegardes nécessaires on peut avoir un canal en même temps qu'une usine d’énergie et que le canal peut faire partie du projet de canalisation du Saint-Laurent.Bien que les plans actuels ne soient pas conformes aux propositions de la commission internationale conjointe pour cette section de la rivière mentionnées dans le rapport de 1926, toutefois, en vue de l'argent déjà dépensé et de la possibilité de l’utilisation de ce canal dans un but de navigation, le projet ne devrait pas être abandonné.M.R.A.C.Henry M.Henry est un ingénieur à imagination fertile.11 devint intéressé dans la canalisation du fleuve Saint-Laurent, à Soulanges, en 1922 ou 1923.Il avait alors parlé du projet au sénateur McDougald.Il en résulta une entente.M.Henry devait faire une étude de l’affaire, tandis que le sénateur McDougald devait lui fournir des fonds jusqu'à concurrence de $10,000.Ge fut alors que fut organisée la Sterling Industrial Corporation, Ltd.Cette organisation se fit par l’entremise de l’étude McGiverin, Haydon & Ebbs.La compagnie eut un capital autorisé de 500 actions sans valeur au pair, dont cinq seulement furent émises.La Sterling Industrial, le jour même où elle était constituée, demandait à Ottawa l’autorisation de divertir 30,000 p.c.seconde du fleuve Saint-Laurent, du lac Saint-François au lac Saint-Louis, pour des fins de génération électrique.Cette demande ne lut pas accordée.En juillet 1924, autre demande du même genre adressée au ministère des travaux publics, mais sans plus de succès.En juin 1924, une demande de la Sterling s'accompagnait d'un plan portant cette note: dressé d’après des plans préparés par le ministère des Chemins de fer et des canaux.En 1922, M.Henry était au service du ministère des Chemins de fer et des canaux.En 1923, il passa au service du Canadien National pour y rester jusqu’en 1929.en février, alors qu’il fut désigne par le premier ministre comme sous-ministre des chemins de fer.Il n’abandonna ce poste qu’en mars 1930.Son entrée à la Deauharnois avait sûrement été prévue par le sénateur McDougald, car celui-ci, dès 1929, d’après son propre témoignage, avait conclu une entente avec.M.Sweezey pour que M.Henry passe au service de la Deauharnois dès qu’il pourrait résigner sa fonction de sous-ministre.Cela se passait en 1929.M.Henry aurait donc accepté de devenir sous-ministre des chemins de fer et des canaux alors qu’il y avait des arrangements de faits avec la Deauharnois, Le sénateur McDougald 4a prétendu qu’il avait été surpris d’apprendre, par les journaux, la nomination de M.Henry au poste de sous-ministre, tellement surpris qu’il téléphona de Londres en Canada, pour drmnnder des informations.Le sénateur McDougald s’attendait à ce que M.Henry entrât au service de la Deauharnois dès qu'il pourrait se libérer de son emploi au Canadien National.Un fait a mentionner, c’est que les trois arrêtés ministériels approuvant le transfer* des droits de la Montreal Cotton à la Deauharnois sont datés du 6 novembre 1929 et qu’ils contiennent la phrase suivante: “Le ministre, de l’avis de l’ingénieur en chef du ministère, que partage aussi le sous-ministre, recommande que les droits soient conférés.” (6) La preuve a démontré qu’on n'a consulté M.Henry au sujet d’aucune des questions relatives à In Deauharnois.Sa situation, toutefois, était au moins anormale.(7) La Sterling Industrial Corporation a toujours appartenu au sénateur McDougald et à M.Henry jusqu’à la cession au syndicat de Beauharnois, le 18 décembre 1928, moyennant 2000 parts du syndicat, sous condition que soit adopté le décret du conseil.Ce n’est qu'en août 1929 que le sénateur McDougald et M.Henry se sont divisé également les intérêts dans la société, mais tous deux affirment qu’ils ont toujours été associés, de sorte que lorsque M.Henry était sous-ministre des chemins de fer, il avait un intérêt considérable dans le syndicat de Beauharnois, dont il a tiré des profits importants.11 était sous-ministre au moment de l’adoption du décret du conseil et avait tout intérêt à obtenir l’approbation des plans de la Beauharnois.Comme la Sterling n’avait plus d’intérêt à créer des obstacles, on peut croire qu'il ne s’est pas opposé à l’approbation.(8) En devenant gérant de la Beauharnois, M.Henry a obtenu 8,995 parts à $1 chacune.Le comité est persuadé que M.Henry a participé dans une certaine mesure au retrait de fonds de la compagnie pour des fins politiques.(9) L’association de M.Henry avec le sénateur McDougald et leur succès à enlever à la compagnie beaucoup d’argent ou de valeurs pour quelque chose qui n’avait aucune valeur porte le comité à croire qu’il n’est pas qualifié pour administrer cette grande entreprise.M.R.O.Sweezey (1) M.Sweezey, ingénieur civil, semble avoir été le principal lanceur de l’affaire et il est actuellement président de la Beauharnois Power Corp.(2) En 1912 et 1913, il a étudié, pour lord Beaverbrook, la source d’énergie de Beauharnois.3) D’avril 1925 à décembre 1926, M.Sweezey a été ingénieur en chef, pour M.N.-M.Cantin, de la Transportation and Power Corporation.4) En octobre 1926, M.Sweezey a eu l’idée de former le syndicat de .Beauharnois, idée exposée dans une lettre à M.Aldéric Raymond où il exposait ce plan: 1.Acquérir les intérêts des Robert.2.S’assurer la haute main sur la St.Lawrence Waterways and Power Company.3.S’assurer de deux ou trois hommes qui apporteraient de l’argent et aideraient à obtenir des droits du gouvernement.5) Les gens qu'il avait en vue étaient le sénateur Raymond.M.W.G.Mitchell, et M.Frank Jones, ce dernier simplement pour son habileté financière.6) Il voulait donc avoir des hommes exerçant de l’influence politique.7) En 1925 ou 1926, il a eu des entrevues avec le sénateur McDougald.8) Il a réussi à obtenir l’aide de tous ces hommes, le sénateur McDougald le dernier.9) A la formation du premier syndicat M.Sweezev a obtenu 600 parts pour ses activités et il a pavé 300 parts à $100 l’une.Lors du transfert au second syndicat, ses titres avaient doublé, et, lors de la distribution, il devait avoir 1000 parts.10) M.Sweezey semble toujours avoir pensé que pour obtenir gain de cause à Ottawa et à Québec, il devait dépenser largement son argent et celui de la compagnie.Il a dépensé en frais juridiques seulement, au 31 décembre 1930, 8436,000.11) Les comptes de trois avocats démontrent qu’ils n’avaient pas rendu seulement des services professionnels, mais qu’ils avaient fait aussi de la “coulisse”.Dans ce cas, se trouve un compte de $50,-000 de la.société légale du sénateur Haydon, subordonné à l’approbation des plans de la compagnie.12) M.Griffith et au moins deux autres directeurs non mentionnés, avec M.Sweezey ont gaspillé $300,-000 de l’argent de la compagnie pour les caisses électorales.C’était contraire à la fin pour laquelle le public a souscrit les obligations de la compagnie.13) Ix» comité considère que MM.Henry et Griffith sont responsables.comme d’autres, de cet emploi des fonds de la compagnie.Le cas de M.Sweezey, à cet égard, est étudié dans un autre paragraphe.14) Le sénateur McDougald et M.Sweezey avaient convenu d’appeler M.Henry à la Deauharnois avant la mort de M.Bell, sous-ministre des chemins de fer.M.Sweezey Ta donc libéré, pour devenir sous-ministre, quand il savait que M.Henry voulait aller à la Deauharnois et était associé dans la Sterling Corporation.Caisses électorales 1) M.Sweezey a admis qu’il a versé les contributions suivantes: 2) Un total de $864,000, y compris $125,000 à John Aird jr.Sur ce montant, $300,000 venaient des fonds de la compagnie; le reste était de l’argent de M.Sweezey.Une partie sans doute provenait des gros profits de la vente de l’actif du syndicat à la Deauharnois Corporation et provenaient donc Indirectement de l’argent des obligations de la compagnie.M.Sweezey avoue avoir versé personnellement aux libéraux de $600,000 à $700,000, versés aux sénateurs Haydon et Raymond.3) M.Sweezey dit que, sur les sommes versées au sénateur Raymond, le parti libéral de Québec devait recevoir quelque chose.Il ne saurait dire combien.Il pense que le sénateur Raymond a touché $200,000.4) M.Sweezey dit qu’il a versé de petites sommes aux conservateurs: $6,000 à M.Leslie Bell, déclaré par M.Bell dans son rapport d’élection; $10,000 au général Mc-Cuaig, percepteur, semble-t-il, des fonds conservateurs à Montréal.M.Sweezey ne sait pas si on a versé autre chose aux conservateurs.M.Griffith, secrétaire de la compagnie, dit qu'on a versé à M.Cartier, et à d’autres, un total de $25,-000.M.Sweezey fixe plutôt ce chiffre à $30,000.5) On a aussi versé $3,000 à M.Parker, président de l’association libérale d’Ontario.On avait aussi proposé de verser quelque chose au parti conservateur, comité central, par l'entremise du général McRae.Mais il n’en a rien été.Comme on lui demandait si cela venait du refus de M.Bennett, M.Sweezey répond qu’il n’en sait rien mais que c’est possible.6) Il semble aussi qu’il y a eu versement de $20,000 à M.Cartier, organisateur conservateur à Montréal.Mais on ne sait pas si cette somme est comprise dans les $30,000.7) En réponse à des questions, M.Sweezey dit que cette dernière somme a été touchée par M.Cartier probablement pour le parti de M.Houde.Le versement à John Aird, fils 8) M.Griffith a versé $125,000 à M.John Aird Jr, de Toronto, d’après les instructions de M.Sweezey, somme acquise par une méthode ingénieuse; $120,000 sont représentés par cette transaction: M.Griffith a acheté 8,000 actions de la Marquette Construction Company à $5 l’une, soit $40,000 en tout, et Immédiatement a semblé les vendre à la Beauharnois à $20 l’action, soit pour $160,000, somme sur laquelle il a prélevé $120,000 avec lesquels il a acheté des obligations par l’entremise de Newman, Sweezey & Co.9) M.Sweezey a dit qu’il a fait un versement à quelqu’un (M.Aird) qui prétendait représenter un fonds ontarien de ce genre, M.Aird Ini avait dit qu’il serait bon de verser quelque chose au parti conservateur de l’Ontario, parce que la Beauharnois devait faire des affaires avec l’Ontario et que la gratitude est toujours un élément important dans les négociations avec un gouvernement démocratique.10) Les obligations ont été livrées longtemps après les élections générales d’Ontario et la conversation entre MM.Aird et Sweezey s’est produite quelque temps avant la livraison.11) M.Aird dit que sa première entrevue avec M.Sweezey a eu lieu lorsque la Deauharnois négociait la vente d’énergie à la commission hydro-électrique d’Ontario."12, 13, 14, et 15) M.Aird a déclaré qu’il n’a pas reçu les obligations pour un parti; qu’il n’a pas dit à M.Sweezey qu’il influencerait un parti et qu’il ne s’est jamais occupé de politique active.16) Quelle que soit la vérité, le comité n’a pas 4e preuve que (les obligations sont parvenues à un parti politique.17) Le témoignage de M.Aird est appuyé par le témoignage de gérants de banques.18) Transaction de M.Aird avec les obligations, toutes employées, a-t-il dit, à ses fins personnelles.19) Ni M.Sweezey, ni M.Griffith n’ont pu déclarer le montant exact versé* pour lins politiques.VL Sweezey a dit à ce sujet: “La chose me répugnait (beaucoup et je préférais ne pas m’en souvenir”.20) Le comité est d’avis que ceux qui sont responsables de l’extraction de tout argent tiré d’une façon (répréhensible des fonds de la compagnie devraient le rembourser à celle-ci.21) On notera que VL Sweezey n’a pas versé ces montants parce qu’il appartenait à un parti en particulier.“Ils ont été versés d’une manière éhontée, prodigue et inutile, dans le but exprès d’obtenir un traitement favorable à !a compagnie, de la part du gouvernement.” 22) La preuve démontre qu’on a sollicité ces sommes de VL Sweezey.23) Il était entendu que les sénateurs Haydon et Raymond devaient, toucher ces sommes.Eux-mêmes l’ont dit à VL Sweezey.Le sénateur Haydon 1) En 1924, la société de VI.Haydon a incorporé la Sterling Corporation et présenté la requête de celle-ci au gouvernement.2) VL Sweezey a retenu les services de cette société en 1928 dans des circonstances particulières.3) M.Haydon, devenu sénateur, en 1924, et percepteur de fonds électoraux, demandait, par l’entremise de sa société légale, des honoraires exorbitants, soit plus 4e $30,000 par année.VI.Sweezey convint de verser $50,000 si les plans étaient approuvés.4) Le 2 octobre 1928, M.Glare Moyer transmit à M.Ivbbs, de la société Haydon, les intérêts qu’il détenait dans le syndicat de Beauharnois, pour le sénateur McDougald.5.—M.Ebbs, l’associé du sénateur Haydon, a agi cçmme un des gérants du syndicat pendant quelque temps, représentant le sénateur McDougald.L’ordre-en-con-seil fut approuvé, le bureau du sénateur Haydon fut payé $50,000 et dans la suite reçut différents chèques, en vertu de l’arrangement fait avec M.Sweezey, par lequel le bureau devait recevoir une retenue de $15,000 par année.6.—Le sénateur Haydon était un homme en vue dans son parti, il était reconnu comme un des organisateurs libéraux au fédéral.Le sénateur Haydon a reçu de VI.Sweesey et de In compagnie Deauharnois des sommes d'argent comme contributions aux campagnes électorales, que Ton dit être d’au delà d’un demi-million de dollars, et il est aussi à noter que son bureau n’a fourni aucun compte en détail pour sendees professionnels, tel qu’il apparaît aux bordereaux.7.—Dans ces circonstances, le comité est d’opinion que Faccepta-tion par le sénateur Haydon de la retenue mentionnée plus haut, des $50.000 payés, et des fonds électoraux, ne peut se défendre et est fortement condamnée.Le sénateur Raymond L—Le sénateur Raymond a été nommé au Sénat le 20 décembre 1926.Après en avoir obtenu la permission du Sénat, il a volontairement comparu devant le comité dans l’après-midi du 16 juillet 1931.11 a déclaré qqp le 1er avril 1927# à la suggestion de l’hon.M.Mit-j chell et M.Frank P.Jones, il a -souscrit 800 unités du syndicat del Beauharnois à un prix de $30,000j qu’il a payé.Ces unités sont devenues 1,600 dans le second syndi-j cat et, comme il en avait le droit.) il a souscrit 1,600 autres unités, au1 nom de J.-R.Lefebvre, ce qui lull donnait 3,200 unités.Sur toute la transaction du 17 déc.1929, il a< réalisé en profits $529,600 et 14,000 actions Classe A de la Deauharnois Power Corporation, Limited.Le sénateur Raymond a vendu toutes les unités qu’il avait achetées en premier lieu, en même temps que M, Frank-P.Jones, à $550 par unité, et plus tard, le sénateur Raymond a acheté 350 unités de M.W.-1 G.Mitchell et une unité du syndicat Beauharnois de M.R.-T.Fuller, et1 il détenait ces dernières à la dissolution du syndicat le 17 décembre 1929.Ses profits sont ceux; mentionnés plus haut.11 déclare! que ni à Québec ni à Ottawa il n’a* exercé aucune tentative d’influence politique en faveur des Applications de la Deauharnois.Son témoignage est qu’il n’a “rien fait pour pousser l’affaire”.A la page 794 de la preuve, on a posé la question suivante au sénateur Raymond: “Q.— Alors, devons-nous comprendre qu’ayant un intérêt clans ce projet et sachant qu’il y avait une forte opposition et une grosse bataille en cours, vous n’avez pas fait un geste pour l’aider?R, — Je ne sais pas si j’étais capable de faire quelque chose pour l’aider.Q.— Bien, vous pouviez aider?.R.— Je pensais que le seul appui que je pouvais donner était de risquer mon argent.Q.— Je puis comprendre, par conséquent, que vous déclarez sans équivoque qu’en aucun temps, vous n’avez essayé d’exercer votre influence personnelle en faveur de ce projet?H.— Jamais, en aucun temps.” 2.— A la fin de son témoignage, un des membres du comité a exprimé l’opinion que le sénateur Raymond devait être félicité pour la franchise avec laquelle il avait témoigné.La preuve a établi plus tard, cependant, que, d’après un compte de MM.Geoffrion et Prud'homme, avocats du syndicat Beauharnois, du 1U septembre 1927 au 23 mai 1928, seize entrées apparaissaient pour des interviews et des communications téléphoniques avec le sénateur Raymond.Une interview apparaît avoir eu lieu avec M.Mitchell et une autre à Ottawa avec le sénateur McDougald.3.— A la page 391 de la preuve, M.Frank-P.Jones dit: “J’ai demandé à plusieurs reprises au sénateur Raymond s’il ne pouvait faire quelque chose pour obtenir une action”.4.— Lorsque M.Sweezey est revenu témoigner, il a été révélé que le sénateur Raymond avait reçu de M.Sweezey environ $200,000 comme contribution au fonds du parti libéral.La franchise semblerait exiger que le sénateur Raymond ait révélé cela 'au comité s’il voulait que le comité comprît qu’il établissait justement ses rapports entre le gouvernement et les promoteurs de la Beauharnois.5.•— Vu l’attitude de M.Sweezey et ses vues sur la nécessité de l’influence politique, il est difficile de concevoir que M.Sweezey aurait payé cette somme d’argent considérable au sénateur Raymond, s’il n'avait eu la conviction nette que l’influence du sénateur Raymond avait valu ou valait cela, et il est remarquable que le sénateur Raymond n’ait pas insisté pour donner une explication à ce sujet.Le sénateur W.L.McDougald (1) Le sénateur McDougald a été appelé au Sénat pour la premiere fois le 25 juin 1926, mais le parlement ayant été dissous, il ne fut pas assermenté et sa nomination ne fut pas confirmée.Il fut de nouveau appelé dans le mois d’octobre de la même année et assermenté 1 année suivante.Depuis 1922, sauf pour un court intervalle en 1926, jusqu’en 1930, le sénateur McDougald a occupé la position de president de la Commission du port de Montréal et, comme il l’a dit, il a ainsi accepté un poste de haute responsabilité à cause du projet de canalisation du Saint-Laurent.(2) En mai 1924, le docteur McDougald est devenu membre du comité consultatif national préside par le sénateur G.-P.Graham et comprenant aussi le sénateur Clifford Sifton et plusieurs hommes intéressés dans les entreprises d éner- Sie(3) Le 20 avril 1928, le sénateur McDougald devenait membre d’un comité spécial du Sénat, charge d’examiner la question de la canalisation du Saint-Laurent au double point de vue de la navigation et de l’énergié.Ce comité s’est réuni plusieurs fois en mai 1928.On y re* viendra plus tard.(4) En 1923, M.McDougald s associa avec M.Henry et.en conséquence forma la Sterling Industrial Corporation et présenta des requêtes au ministère des travaux publics et au ministère des chemins da fer, les 5 et 7 juillet 1924.(5) Parti de ces débuts modestes, le sénateur McDougald, au momenl de son témoignage, était devenu président du conseil de la Beaw harnois Corporation; détenteur d’actions préférentielles de la gérance; directeur de la Deauharnois L.H.& P.Co., de la Deauharnois Construction Co'., de la Deauharnois Land Co., et de la Beauharnois Transmission Co.(6) Ce progrès est comparable k celui de la Deauharnois par comparaison avec le canal Saint-Louis des débuts.(7) La requête de la Sterling Cor-(Suite à la dernière paye) 1115^2 7991 203545 VOLUME XXII — No 173 LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 29 JUILLET 193Î La page féminine Durant l'absence de notre chroniqueuse les lectrices sont priées*d'envoyer tout communiqué d'intérêt féminin au service de Rédactjon du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est.Perruques anciennes, perruques modernes La perruque, qui, dans son nua-|ge de poudre, auréolait de si gracieuse façon le minois de nos aïeules, est-elle uniquement née des artifices de la coquetterie?11 est permis d’en douter, puisque le Dictionnaire Larousse la définit comme étant d’usage "pour suppléer par l’artificiel au défaut du réel’’.Cependant, l’élégance s’est emparée de son utilité —- Lien rare, essayons de le croire, en faveur de la perfection des beautés d’autrefois — et a su faire de cet objet un des [accessoires les plus piquants de la coiffure féminine.D’ailleurs, elle est fort ancienne, l’invention de [cette perruque, en tant qu’idée;sa-k-ez-vous qu’elle existait déjà chez [les Egyptiens par raison d’hygiè-|ne; ils avaient décidé de porter la tête rasée et ajustaient dessus un ornement qui servait à les protéger des insolations, si redoutables [dans leur brûlant pays.Dans les Das-reliefs du Louvre, nous voyons les reines et les déesses célébrées [aux bords du Nil avant la tête vo-1 lumineusement décorée par ce qui ! [fut la perruque du temps.I Les Grecques employèrent les [cheveux postiches, mais furent dépassées par les patriciennes romaines, qui les portèrent plus abondamment encore, et cela avec une variété charmante.Ce fut une belle période de triomphe pour cette nouveauté.Poppée apparaissait, aux yeux de son époux, la physionomie encadrée par une perruque bleue, rousse, verte ou de couleur assortie à la pourpre de son manteau impérial.Les longs cheveux qué les barbares gaulois portaient en longues nattes étaient alors achetés fort cher, lissés, puis fixés au crâne par d’ingénieux dispositifs, ils étaient recherchés des horn- j mes eux-mêmes, et on les poudrait d’or pour en accentuer encore l’éclatante blondeur.L’empereur Do-Imitien est représenté, sur certaines médailles, portant une perruque presque semblable aux “marteaux” du XVlIe siècle.Enfin.Iu-Ivénal, dans sa Chronique satirique Ides moeurs du temps, parle d’édl-Ifrces surmontant les nuques fémt-jnines.Une anecdote, qui demeure [d’une piquante actualité, est celle [d’Ovide pénétrant à l’improviste [chez sa belle et s’apercevant _ ô [fâcheuse surprise!—que cette tête [si chère est garnie de cheveux fort [rares.Désolé de perdre une illusion : “Ah! mentionne-t-il dans les [écrits où il conte sa mésaventure, [ne pouvait-elle fermer sa porte ar Iverrou!.” La rareté et la cherté des mate uix supprimèrent l’usage de rruque pendant la period iven âge; du reste, elle fu! o! lient nt com/rnn > "i u •; 1: p a * ' a 1 nui rrit l’in (Vive 1?grmî s"r l’emploi cet arlifi-m-uidit et ce'a "s les ter s suivants: “ n- '•’•oit un so.n ternel de nuoir.aid at qu'il est propos, celles oui portent des eveux ne o'ovenant pas de leur rsonne.frisAs ou bouclés, pour re tomSier dans le piège ceux qui voient, nous leur enjoignons ne de vivre modestement, sans rsister à conserver un reste de malice du diable.Si quelqu’une :he contre ce canon, qu’elle soit 'Ommnrtièe!.La papauté, on voit, n’y allait pas de main mor- Muis l’autorité religieuse faiblit et, insensiblement, la perruque, si cruellement condamnée, reparut, corrigeant d’abord uniquement la calvitie, puis, tout à coup, voici qu’elle jouit d’une soudaine et immense faveur.Elle commença de se vulgariser chez les contemporains de Louis Xill et devint, sous Louis XIV, d’une nécessité absolue dans toutes les tenues.Le roi Soleil était si fort habitué à la sienne qu’il ne la quittait, disent les historiens, même pas devant ses valets de chambre.Nous savons depuis que les nombreuses boucles dont elle se composait, servaient a dissimuler une louue et qu’elle grandissait à mesure que se développait la fâcheuse excroissance qui affligeait le monarque.Champagne, son coiffeur habituel, avait imaginé cette ruse.Elle fut aussi, dès cette époque, un prétexte à rires, à distraction, comme tout élément d’actualité, en ce temps de bel esprit! pendant le Carnaval, tout au long des journées folles pendant lesquelles la jeunesse s’en donne à coeur joie, on la ciian-sonna par des couplets, dansant autour d’elle, comme l’un Irophet, des rondes échevelées.Les pages, ces gamins irrévérencieux, s’attaquaient aux perruques des plus sérieux personnages.Et le roi Louis XV éclatait jovialement en écoutant le récit de leurs exploits d’espièglerie: les malicieux jeunes garçons avaient accoutumé de s’embusquer dans les tribunes, les jours d’audiences royales, ou de se percher dans les escaliers de Versailles, et, de là, lançaient très adroitement, à l’extrémité d’un fil léger, un hameçon qui arrachait au passage la perruque de cérémonies de tel ou tel grave conseiller à la Cour de justice que ses fonctions mandaient ce jour-là au Palais! On devine le trouble que provoquait la plaisanterie.Pendant toute la durée de la mode, qui, certes, était tout aussi tyrannique qu’aujourd hui, jeunes et vieilles l’adoptèrent avec enthousiasme.D’abord, les perruques cachèrent de jolis cheveux sous une nuance uniforme, dont le ton était donné à la cour, puis on les poudra, et qu’elles furent gracieuses, alors, comme des flocons de neige posés sur des roses printanières! L’engouement était si grand qu’il faisait supporter les migraines, maux de tète et même vertiges causés par leur poids et leur strict ajustement au front et sur la nuque.Mais qu’importe! on se soumettait à tout, portant des perruques du matin, de cérémonies, de voyages, de circonstances familiales.Les hommes en avaient de spéciales: galants abbés, militaires, magistrats accaparaient la conseil-ire la çadenetle, la binette, la bri- • :’' 'e Aux belles étaient réserves " a.la moutonne, presque nt portée sous Louis XV - ¦ n! des énormes paniers, la •'.¦' a grecque qui régna en ' ' ur r s ièles féminines et tnas- • < formée par un toupet élevé • if-s be'”'’e:, étagées sur les côtés t en arrière.Les perruques d'abord assez d;s-'rèles.’pour les femmes, augmenfè-enl de dimensions en même temps que les robes reprenaient des proportions plus normales.La jeune dauphine Marie-Antoinette, arrivant de la cour d’Autriche, dont les moeurs étaient simules, voire même oatriarcales.fut séduite par 1 élégance française et les détails si raffinés qu’elte comportait déjà.Dès son arrivée à Paris, la douce nuance de sa chevelure donna le nom à la teinte “cheveux de la rei- ne", qui fit un peu échec aux frimas de la poudre.On composa alors des coiffures mélangées avec les cheveux naturels qui disparaissaient sous de véritaoles échafaudages, si volumineux qu’ils ntmspa-raissejit déconcertants aujourd’hui.Au moment de la construction d’un navire de guerre, la reine de France parut à Versailles, aux côtés de Louis XVI, la tète "à la Belle-Poule”, ornée d’une véritable frégate, toutes voiles déployées, posée sur des cheveux ondes cherchant à simuler les vagues de la mer.Chacune des grandes dames arborait alors une scène variée, dans les méandres d’une immense perruque compliquée de tresses, de bouclettes.On y admirait une chasse avec personnages et animaux, un jardin anglais auquel il ne manquait pas un lac en miniature que figurait un petit miroir, un “sentiment”, c’est-à dire le portrait d’un être cher entouré de quelques-uns de ses attributs familiers.Léonard, Je fameux artiste capillaire, qui vit passer entre ses mains tant de têtes illustres, possédait une imagination d’une fantaisie éblouissante dans le chapitre de la coiffure; il composait des ornements avec les choses les plus surprenantes.On trouve quelques anecdotes à ce sujet dans les Mémoires du temps; un jour, étant en train d’accommoder la perruque d’une demoiselle d’opéra, il aperçoit une chemise en dentelles jetée sur le dossier d’une chaise, s’en saisit, puis la chiffonne, la dispose parmi l’enchevêtrement poudre et baptise le tout "coiffure à la pudeur vaincue”.De telles excentricités étaient uniquement permises à l’aristocratie et figuraient seulement à la cour; les autres femmes, n’y ayant point droit, recouraient à des bonnets posés sur des cheveux naturels pour les roturières, poudrés chez les bourgeoises.La Révolution provoqua la chute de la perruque poudrée; seuls, les émigrés la conservèrent, et son port eût paru suspect au temps de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.Le Directoire vit sa résurrection partielle et momentanée; les cheveux coupés s’ornèrent de perruques en soie blonde, qu’adoptèrent les Merveilleuses; elles furent rapidement supplantées par les boucles à la Titus et à la Caracalla.Ce fut donc une suppression définitive quant à l’ornementation, ear elle ne subsiste que pour venir au secours des chauves, désormais, sous le nom plus discret de "transformation”.Mais son souvenir est fidèlement gardé, car il n’y a pas de fêtes costumées ou de diners de tète où on ne la retrouve.La traditionnelle Angleterre l’a conservée pourtant, et ses magis-, trats ne s’en séparent pas, dans leurs tribunaux rappelant ceux de notre ancien régime.Dans les petites rues de Londres qui avoisinent le Temple, on rencontre plusieurs marchands de perruques de crins souples et soyeux, dont la forme n’a point changé depuis qu’elle fut adoptée à l’époque de George 1er.Un caprice a fait fabriquer récemment quelques perruques en soies aux couleurs adoucies oft en beaux brins d’une blancheur immaculée; cette résurrection a été fugitive et ne paraît point devoir persister.La reverrons-nous jamais?Chi lo sa.Songeons cependant • que l’histoire, disent les moralistes, n’est qu’un perpétuel recommencement.En citant déjà un axiome fameux, qui peut assurer qu’un jour cette autorité de la mode ne posera point une perruque sur votre tète et sur la mienne?Et cela, pour no-d e puis grande satisfaction.— {Echange).Jne ordination sacerdotale ENCORE UME AUBAINE — SE HATER A NEW .YORK la ville qui est tout un monde De Montréal par les lacs Georges et Champlain, puis ia rivière Hudson —— le Rhin de l’Amérique TROIS JOURS à NEW-YORK puis retour par l’Atlantique, le golfe et le St-Laurent, à bord de la Duchess of Atholl CABINES DE CHOIX SUPERIEUR A L’ALLER — DE MONTREAL — ROUTE AU CHOIX RETOUR DANS TOUS LES CAS: LUNDI 17 AOUT, 7 A.M.LES PRIX COMPRENNENT tout ce qui est énuméré, 1ère classe partout, cabines à deux sur les bateaux des lacs et de l'Hudson, chambres à deux avec bain dans les hôtels plus les repas à bord de la “DUCHESS" “ non ailleurs.TO mais A _ 8 JOURS Départ, dimanche 9 août, matin EN AUTOBUS — Trajet de jour via le Vermont et la Vallée de l’Hudson — 3 jours à S/TC N.-Y., visite de la ville B —- Départ et séjour à volonté $ D — 8Vz JOURS Départ, samedi 8 août, soir Coucher Plattsburg—cabines 1 2— bateaux lacs Georges et Champlain de joyr — L’Hudson de nuit, cabine à deux — Hôtel, 3 jours à New-York, visite de la ville en $»^TC autocar * ¦ 60.' En chemin de fer, pullman, lit du bas c — 7Vi JOURS Départ, dimanche 9 août, soir Chemin de fer, pullman, hôtel, 3 jours à New-York, vi-site de la ville en autocar ¦ A ¦ E — 91/2 JOURS Départ, vendredi 7 août, soir Plattsburg — Lacs Georges et Champlain comme ci-dessus — Coucher hôtel Albany — L'Hudson de jour—3 jours à New- îH"T "T York, visite en autocar, m a m POUR LES VOYAGEURS DE LA NOUV.-ANGLETERRE — Depuis New-York à l'embarquement le 12 août p.m., la D.ATHOLL jusqu’à SMCL'T Montréal, repas compris, puis par autobus à Boston .W « ¦ Par chemin de fer Montréal-Boston.*60.(Prix sur demande des autres endroits des E.-U.) Le “Devoir" se charge Nulle taxe de capitation américaine à payer des démarches au sujet de l’immigration.Supplément pour cabine seule sur lacs et de l’Hudson et aux hôtels: Voyage D, $5.00 — Voyage E, $6.00; Hôtel seulement, chambre seule, Voyage A ou C — $2.00 en plus.Séjour à volonté à New-York — en avançant le départ de Montréal, — à raison de $2.00 par personne et par jour pour chambre à deux, et $2.50 pour chambre seule — toutes avec bain.New-York-Atlantic City, et retour en autocar .$g.50 Trois jours à Atlantic City — En autocar de New-rork aller et retour.jours à Atlantic City — En autocar de New-York aller itour, hôtel et repas compris «W Pour tou» renseignements, Inscription, prospectus, adresser LE DEVOIR - 430, Notre-Dame Est Service des Voyages Tél.H Arbour 1241 — Montréal Cr.èQties de voyages, assurances bagage et accidents, obtention de passeports.Le document qu’il faut Le document qu'il faut particulièrement, de ce temps-ci, ï et méditer, c’est .L’ENCYCLIQUE QUADRAGES1MO ANNO, publiée par Sa inteté Pie XL à l’occasion du quarantième anniversaire de ncyclique Rerum Novarurn.C’est un document qui a eu un profond retentissement dans monde entier.Le Devoir l’a publié en une brochure de format commode, i peut facilement se glisser dans la poche, avec toutes les tes et références de l'édition officielle.Prix: 10 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine (franco); $7 cent, $30 les 500.$60 le mille, port en plus.Adresser tout de suite des commandes au Service de Li-airie du Devoir, 430, rue Notre-Dame est, Montréal.(Télé-one: HArbour 1241.) Premier arrivé, premier servi.Saint-Hyacinthe, 28 (D.N.C.) ____ S.Excellence Mgr J.-Aldée Desmarais, évêque auxiliaire de Saint-Hyacinthe, a conféré en la chapelle de THètel-Dieu le sacrement de l'Ordre à M.Tabbé Louis-Philippe Breton, fils de M.et de Mme Elle Breton de cette ville.S.E.était accompagnée de M.le chanoine P.-N.Pismarais, curé de la cathédrale et de M.l’abbé Donat-H.Breton, curé de Sainte-Famille de Granby, frère du nouveau lévite.Le R.P.Paul-Emile Breton.O.M.L, frère du nouveau prêtre, était le prêtre assistant de l’ordinand.M.l’abbé Victor Quintal, do l’évêché, agissait comme cérémoniaire.Au choeur l’on remarquait MM.les chanoines J.-B.-O.Archambault, supérieur du Séminaire de Saint-Hyacinthe, P.-A.Saint-Pierre, aumônier des Soeurs Sainte-Marthe de Saint-Joseph d’Yamaska.le chanoine J.-B.-A.Allaire, archidiacre du diocèse, MM.les abbés C.-H.Lafontaine, curé du Christ-Roi, P.-N.Desrochcrs, curé de Saint-Joseph d’Yamaska, Philippe Auger, directeur des élèves au Séminaire.Honorât Gendron, chapelain de l'Hô-tel-Dieu, Napoléon Delorme, chancelier du diocèse, C.-A.Perrault, curé de Saint-Damase, J.-B.Nadeau, aumônier des Soeurs du Précieux-Sang, Clodomir Breton, de Montréal, cousin du nouveau prêtre; Gustave Vigneault, vicaire du Christ-Roi; H.Mongeau, Euclide Théberge, professeur au Séminaire de Saint-Hyacinthe; Arthur Kirou-ack, le R.P.Daviau, O.P., du Couvent des Dominicains de St-Hya-cinthe; H.Boudreau.P.S.S., de Montréal; Armand Gingras.Oza Ménard, Lionel Dupré, Albany Beauregard, Paul-Emile Dubuc, Ls Jodoin, Albert Laflamme, ce dernier rousin du nouveau prêtre; Alfred Lalime, assistant-chapelain de l’Hôtel-Dieu; Léonafd Benoît, ecclésiastique; Joseph Potvin, ecclésiastique, Dans la nef l’on remarquait le R-F.Emeric, directeur de l’Académie Girouard, le R.F.Louis-Paul, directeur de l’Académie Saint-Dominique; le R.F.Hervé, de Granby et autres; les RR.SS.de la Pré- sentation de Marie; les RR.SS.Ste-Marthe, les RR.SS.Saint-Joseph, les RR.SS.du Monastère du Précieux-Sang ainsi que les RR.SS.de l’Hôtel-Dieu.A la Colonie de vacances des Crèves ERNEST LAVICNE Organiste à St-Jean-Baptiste Professeur de piano, orgue, théorie, solfège.958, avenue Duluth Est Tél.FRontenac 5344 - Montréal “Vivent les Grèves", voilà le cçi que l’on entend partout et qui est surtout paussé par les petits colons qui ont déjà eu l’avantage de passer quelques semaines aux Grèves, sous la surveillance de MM.les abbés Ernest Savignae, P.S.S., directeur, Eustache Saint-Maurice, économe, et de soixante séminaristes.Le comité d'organisation rappelle à tous les anciens colons que l’Association tiendra son deuxième conventum dimanche le 2 août.A cette occasion il y aura grand’mes-se chantée dans la nouvelle chapelle des Grèves.Après la messe, banquet de famille.Tous ceux désirant avoir des billets pour l’excursion qui partira de la gare Bo-naventure, à Û heures (heure avancée) et des Grèves pour Montréal à 8 heures «heure avancée), s’adresseront à G.Binette, 251 r> Workman, A.Dupont, 7628 Drolet, J.Chaput, 6776 St-Denis, A.Bélanger, 549 Ayhvin, A.Touchet-te, 6676 des Erables, A.Fontaine, 646 Charlevoix, J.Latcndresse, 68 Jarry.(Comm.) 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H4S RITE SHERBROOKE OUEST La Villa Saint-Martin Retraites fermées du mois d’août: Voyageurs (J.A.Bernier, At.1182), du 6 au 9 août; hommes d’affaires, du 15 au 18 août; médecins et dentistes, du 20 au 23 août; Sault-au-Récollet, du 24 au 27 août.Avez-vous Besoin de tons livres?Adressez-vous «u Service dî librairie du “Devoir”, 430 rua Notre-Dame est, Montréal, (Téléphone* HArbour 1241* DEUX BEAUX ENFANTS v ïlUâ regardent passer les touristes, souhaitant que de bons parents arrêtent les chercher.En reconnaissance, ils seraient bien prêts à faire leur part en remplissant la maison de joie et de bonheur.S'adresser au Bureau d’Adoption, 1183 rue St-Matthieu, Montreal, P.Q., téléphone: Wllbank 0075.f Feuilleton du “Devoir” MAGNIFICAT par RENE BAZIN de L’ACADEMIE FRANÇAISE 14 (Suite) ls virent en même temps, une ivre fille qui arrivait prèa de la de, son panier au bras, et qui •Tait la barrière.Bile avait gran-la lande, depuis le dernier soir a Gildas et Anna l’avalent tra-¦sée ensemlble.Les quenouilles •tes des ajoncs se levaient en ‘bes inégales.Il commençait de re somlbre, et le vent se fatiguait, na chercha la place où elle »it causé avec Gfldas.Elle la re-inut à peu près, des pierres I affleuraient le aol, et que la jyère, ni '’ajonc, ni la fougère à nombreuse, ne recouvraient lèrement.Elle s'agenouilla dans erbe, en «igxumt et penchant son corps, et elle dit: — Mon Dieu, Je renonce à mes enfants! Je renom* à ma jeunesse! Je renonce à être aimée! Je ne me marierai Jamais 1 J’élèverai la fille de ma cousine DeniseI Protez-le de la guerre, et ramenez-le: pas pour mol, pour vous! Avant qu’elle n’eût commencé de se relever, elle ajouta, avec un sourire de douleur, fille habituée au langage des Eeriturea: —.Vous ne pouves T»a.i me refuser: Je demande voire gloire! Quand elle fut debou», ayant accepté le aacriflco en paroles et dans son coeur gusal, elle regarda les chanma voisina, témoins secrets; elle 1m nomma, et, an même temps, sentit monter une pensée d’orgueil de ce qu’elle avait fait.Mais depuis son enfance, âme surveillée, elle liai» avertie des tentations qui commencent.Alors elle dit tout haut, parlant aux bruyères et aux ajoncs de la lande: — La générosité, c’est lui qui l’a eue! Le sacrifice, c’est lui qui Ta fait; moi, j’ai suivi: je tâche de l’imiter, et encore!.et encore! Pas une étoile ne paraissait; le vent les gardait toutes, dans les voiles de brume, qu’il traînait de la mer vers les hauteurs du ciel.La jeune fille reprit sa route, la tête droite, pour que fussent séchées les larmes, s’il y en avait, au bord des cils.Dès qu’elle fut entrée dans la salle de Penmur, où la famille était réunie, Amandine vint à elle: —• Tante Anna, vous avez vu Gildas?- -Je Pal seulement aperçu de loin, qui courait au trot vers la gare, —- Quel dommage! Il nous a raconté des histoires de la guerre; fl a emporté des provisions plein deux musettes: U sienne et Terrienne du frère mort, que tante Denise lui a donnée, On riait de le voir, large comme ça, soua la ca- pote .- Taisez-vous, les enfants! dit Denise, qui n’avait pas besoin de ces souvenirs-là.Le couvert était mis.Marie Ma-guern s’approcha de son mari, qui se tenait en arrière, près des coffres.— Xe prononce pas même ce soir, le nom du fils, Jean-Guillaume! Tu risquerais ta nart de paradis! C’est assez qu'à présent, il n’ait plus le goût de la maison, et qu’il ne soit revenu que pour un jour à Penmur! L’homme haussa les * épaules, pour faire entendre qu’il en pensait plus long qu'elle.Lorsqu'elle eut fini de dîner, n’ayant mangé qu'un peu de soupe, Anna fut emmenée, par la vieille maman* près du feu: — Ne te préoccupe point de la desserte, ce soir, Anna; dès que les gars seront retirés, mets-toi au lit: t’en peux rdus! XIII AH COLLEGE DE CHATTLLON-SUR-SEVRE Gildas passa huit jours à Châtil-lon-wr-Sèvre, petite ville du Boca* vendéen, bâtie sur un plateau et i sur sa rude pente.Il n'eut pas même le désir de connaître autre chose que la maison où, peut-être, si la guerre le laissait vivant, il viendrai» faire ces études abrégées qui lui permettraient d’entrer au Grand Séminaire.La pluie tomba presque tout le temps, voilant le paysage: il n’en eut pas d’ennui.Deux choses, bien différentes Tune de Tnu-tre, émurent cette sensibilité neuve, que la bataille contre l’Allemand, les conversations entre soldats, la pensée d’un avenir mystérieux ,et la visite à présent d’une école presbytérale, travaillaient et troublaient.D’abord la paix de ce lieu très habité.Le collège de Châlillon, c’étaient deux maisons, séparées par une rue et réunies par un souterrain.La grande, à trois étages, pareille à beaucoup de celles qu’on nomme des maisons, de.rapport, servait de logement, aux.élèves: elle abritait les classes et les dortoirs, et les professeurs y logeaient aussi, bien réduits en nombre par la guerre, vieilles gens surchargés de travail, qui devaient faire bien des heures de classe ou de surveillance chaque Jour, apprendre eux- mêmes des leçons, repasser des textes classiques oubliés, veiller tard, dans les nuits froides de cette Vendée, pour que les enfants ne fussent pas moins bien préparés qu'autrefois.Ceux-ri n’avaient plus de grands parmi eux, plus de ces hommes faits, dont la présence au j milieu d’écoliers de huit, de douze, de vingt ans moins âgés, était | une des origines de l’école clérica- | le.Tous aux armées.les candidats tardifs au sacerdoce! Treize soldats nu front ! Venus de partout, ils avaient été “égaillés” dans bien des régiments, et déjà plus de la moitié d’entre eux étaient morts.Les petits, souvent, pensaient à cette noblesse fauchée.On la leur donnait en exemple.Hors de ctdtc minute, ils étaient de leur âge: criards, courards, faciles à amuser, tendres de coeur, et croyant à la vie.Dès que la récréation commençai», et jusqu’à ce qu’elle eût pris fin, la cour qui précède la grande maison, sur la pente, la cour aux cinq arbres en bordure, retentissait du vacarme des voix, et du galop des joueurs.Tout ce qu’il y avait de moineaux, de pinsons et de merles, habitués aux miettes de pain toujours mêlées au sable, dans les cours des collèges, s’envolaient, au premier son de la cloche, avant même que cet effray-| ant peuple de jeunesse eût com- mencé son train.Mais, au second coup, quand “Tétude sonnait”, comme ils revenaient au vol, désertant les jardins étagés, et ce grand parc, au bas de la pente, avec ses futaies autour des pelouses! Quel silence subit, complot, prolongé! Quelle solitude! Gildas, ayant passé par la caserne, faisait la différence.Il avait le goût de la discipline: il la trouvait à Châtillon, chez res petits, conduits doucement, et qui avaient déjà, songeant à la prêtrise future, quelque souci de perfection et un commencement de force contre eux-mêmes.Tout de suite, à peine avait-il expliqué pourquoi il venait, et demandé l’hospitalité, on lui avait donné la clé d’une chambre et prêté des livres.Dès le premier soir, un des professeurs était venu le chercher, un des plus vieux, chargé d’une classe élémentaire, et àui avait dû accepter, en ces années de misère, d’ajouter, à ses cours habituels, l’enseignement des mathématiques et de la cosmographie.Par le souterrain, ils passaient sous la rue de ia Poste, ils montaient au presbytère, maison modeste, toute voisine de l’église qui domine la, ville.(A suivre) O* jauni*! itnpnm» *u Ho «S* mo | Ett.è.Montré*!.p*r 1TM- iniMERix EoptmAnu i*- < mité»).o*raus» El- mMinwar •» U DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 29 JUILLET 193 VOLUME XXII — No 173 COMMERCE ET FINANCE Faits et Potins U.S.Steel Ce mastodonte de l'industrie a-méricaine se voit obligé de reculer devant l’importance de la durée de la crise et, comme on l’avait prévu, son dividende "dent d’être réduit de |7 à #4 par an.Et encore faudra-t-il puiser à même les bénéfices accumulés pour pouvoir payer le dividende d’un douar par action ordinaire pour le second trimestre, iL’etat financier de U- S.Steel indique clairement jusqu’à quel point 1 industrie a été atteinte, surtout depuis un an.Quoique les résultats aes six premiers mois de 193U fuient considérablement en deçà de ceux de la période correspondante de 1929, ceux des six premiers mois de 1931 sont décidément décourageants.Aussi, même si on croit voir ici et là des signes de reprise, le marché de New-York débute-t-il avec une faiblesse et la plupart des vedettes reculent-elles de plusieurs points à suite de U.S.Steel qui a perdu plus de cinq dès l’ouverture.On prévoyait une diminution du dividende, mais plusieurs espéraient qu’elle ne serait pas aussi grande.Le désappointement, ce matin, est ma-nileste chez les spéculateurs.Il l'est d’autant plus que les directeurs de U.S.SteeJ ont refusé de taire toute déclaration à la suite de leur décision, ce qui laisse supposer qu’ils n’ont rien d’encourageant à dire.Les recettes du second trimestre se sont établies, après soustraction des frais d’exploitation et des impôts, à 13% millions de dollars contre 19^ millions pour le premier trimestre et plus de 47 millions pour le second trimestre de 1930.Les bénéfices nets se sont établis à un peu plus de 7 1-3 millions contre 6 3-4 millions pour le trimestre précédent et près de 32% millions pour le second trimestre de 1930.La différence, on le voit, est considérable.Aussi, après paiement du dividende privilégié qui exige un montant de B 1-3 millions, faudra-t-il prendre un montant de plus de 7 millions à même les bénéfices accumulés pour pouvoir payer le dividende ordinaire même réduit de $1.75 à $1 pour ce trimestre.A la fin du premier trimestre, il fallut puiser au fonds de bénéfices accumulés un moptant de 14% millions ce qui fait que cette réserve de bénéfice a été réduite d’environ 22 millions depuis le commencement de l’année.L’etat des commandes en carnet semble meilleur puisqu’elles sont de 3,479,000 tonnes comparativement à 3,995,000 à la fin du premier trimestre et à 3,968,000 au 30 juin 1930.Toutefois, les perspecti-avait espéré pouvoir atteindre la politique passée de la direction qui avait espérer pouvoir attendre la fin de la crise sans avoir à réduire les frais fixes de la compagnie.D’où la diminution du dividende, et une diminution des salaires des officiers et des employés de la compagnie.__________ C.H.La récotte est atteinte de nouveau La semaine écoulée avec des températures excessivement élevées, des vents chauds et une précipitation presque négligeable, a été une des plus désastreuses de la saison par ses effets sur les cultures de l’Ouest.Le blé qui est presque partout en épi mûrit prématurément sur presque toute la zone des trois provinces où les fermiers se spécialisent dans cette production.Dans le sud et l’ouest du Manitoba, le sud central de la Saskatchewan et le sud de l’Alberta, les cultures qui étaient déjà maigres et en talles ont grandement souffert parce que les approvisionnements d’humidité se sont vite épuisées.Des rapports plus encourageants viennent des confins de la zone du blé dans le nord et Test du Manitoba, le nord de la Saskatchewan, l'ouest central et le nord de l’Alberta mais même dans ces districts les états de culture se sont simplement maintenus au lieu de s’améliorer.Dans quelques régions de l’Alberta la chaleur a eu le bon effet de faire mûrir les cultures tardives.Le seigle et l’orge dont la moisson est maintenant commencée donnent de très faibles rendements.Dans quelques jours sera commencée la moisson du blé qui deviendra générale sur de très grandes étendues avant la mi-août.Presque tout le blé est maintenant en épis et une partie a commencé à se colorer mais le remplissage des épis est toujours problématique.Les sauterelles font de grands dégâts particulièrement au Manitoba et en Alberta et leur grand nombre fait anticiper des dommages encore plus grands l’an prochain.Comme la semaine précédente les orages de grêle ont fait des ravages sur des étendues considérables en Saskatchewan et en Alberta.Le télégramme suivant a été reçu au bureau fédéral de recherches sur la rouille, à Winnipeg: “La rouille de la tige du bïj est maintenant générale dans la sud manitobain.Des traces ont été constatées dans le nord.Les plus fortes infections sont dans Je blé commun de la vallée de la rivière Bouge où l’infection varie de cinq à quarante pour cent et est en moyenne de vingt pour cent.’ Dans le sud du Manitoba, le blé tôt semé anpro-chant aintenant la complète maturité ne peut être guère affecte.Traces de rouille sur le blé durum.Pas de constatations de rouille en Saskatchewan.” LES NOUVELLES EN RACCOURCI Le bli Le marché de Winnipeg a été très actif hier et les cours ont con-sidérableimMit varié, baissant de deux sous et plus le boisseau sous la pression de vente provoquée par des intérêts de Chicago et se reprenant pour clôturer aux prix de la veille ou avec une avance de 1-4 suivant les options.On rapporte que les acheteurs étrangers, profitant de la faiblesse passagère, ont acheté et les ventes pour l’exportation seraient de quelque 500,000 boisseaux.Ilv a eu de la pluie dans différentes parties de l’Ouest, ce qui soulagera peut-être un peu les conditions défavorables accentuées par la récente vague (te chaleur.D’après un rapport, l’état de la récolte ne serait plus que de 55% de la normale comparativement à 57% la semaine dernière.D’après Broomhall, les conditions atmosphériques en Üurope occidentale sont particulièrement favorables et la récolte se fait rapidement, ce qui réduit d’autant les possibilités de vendre notre ble dans ces pays, surtout en France et en Allemagne.National Steel Car La grahde diminution de l’activité dans le monde ferroviaire et dans celui de l’automobile a provoqué pne diminution considérable ries affaires de National Steel Car.Aussi ses bénéfices d’opération, pour l’exercice terminé le 30 juin n’ont-ils été que de $440,595 contre $1,803,791 l'année précédente et *602,229 en 1928-29.Après soustraction de *100,000 pour la dépréciation contre près de $656.000 l’an dernier, —- la politique de la compagnie étant de déprécier suivant l’activité de Tannée — il est resté un bénéfice net de $340,595 contre un de $1,147,807 il y a un an.Après soustraction efes dividendes maintenus au niveau de l’an dernier, il est resté un surplus de *80,595 contre un de $887,807 Tan dernier.Le capital d’exploitation de la compagnie, pendant l’exercice, a été augmenté de $1,555,629 à *1,-693,511.Canada Power et Belgo Le comité de protection des porteurs de titres de la Belgo vient de faire un nouveau rapport de ses activités aux porteurs d’actions privilégiées.11 persiste dans son attitude et demande à tous de ne pas déposer leurs titres, refusant ainsi d’ac-repter le plan tel qu’exposé par le comité des porteurs de titres de Canada Power and Paper.En fait, le comité de la Belgo s’insurge contre le comité de Canada Power and Paper et dénonce son attitude.Il prétend que M.Dunning, après avoir promis d’exposer tous les renseignements sur lesquels son comité s’est basé pour établir son projet de réorganisation, refuse maintenant de le faire.Il en résulte, d’après le comité de la Belgo, que le comité de Canada Power demande aux porteurs de titres d’accepter un projet de confiance, sans vouloir leur donner les renseignements qui leur Permettraient de juger de la valeur réelle du projet de réorganisation.La semaine LE MARCHE DES VIVRES PRIX DE GROS A MONTREAL GRAINS (Prix au boisseau oour commandes par wagons).Blé dur no 3 .53 Blé dur no 4.52 Orge no 3 .41 Orge no 1 .40 Orge no 5 .39 Avoine no 3 .35 Avoine d’alimentation no 1 .32 Mais argentin .57 FARINES (Prix nu boisseau.Escompte de 10 sous le baril pour commandes nu comptant).Première patente .$5.00 Seconde patente .$4.20 Forte à boulanger .$4.00 ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris, motus 25 sous oour commandes au Son.$16.25 Gru rouge.$17.25 Gru blanc.$24.25 FOIN (Prix la tonne;.Extra no 2.$14 No 2 .$13 No 3 .$10 BEURHE (Prix la livre aux détaillants.) De crémerie, en boites.23 De crémerie, en blocs.24 fj (o:ûac;e De Québec.12% D’Ontario .12% OEUFS douzaine aux détail- BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L.-C.Beaubien) /entes Valeurs Ouv.Haut Bas Midi Chang.4 Bell Telephone _ 138 V!» - Va 671 Brazilian >8% 19 18 18 Va - 1 Va 2 B.C.Electric "B’’ ™ 11 45 Can.Car H'A 11 Va 1 1 IP/4 + Va 20 Can.Car prêt.1 8 '/2 — — 18 Vz 25 Canada Cernent 10'/8 — —— 10'/8 + '/b 104 Can.Pacific 25 — 25 - Va 100 Cockshutt Plow 5 5 Chas.Curd 26'/2 47 Con.Smelting 96 Vj 275 Dom.Bridge 31 Vz 5 Dom.Textile .65 Vz 295 Int.Nickel ! 3 Va 5 Int.Power .5'/2 96 Vi 94 31 Vi 31 13 % 13 125 McColl.360 Mont.Power .30 Nat.Breweries I 0 Ogilvie Flour 25 Power Corp.40 Quebec Power 37 Steel of Canada 10 Winn.Electric .25 Winn.Electric préf.Commerce- 5 à 206, 4 à 12 _ 12 44V8 44‘/8 44 44 27 — —— 27 190 — — 190 43 — _ 43 33 Vz _ 331/g 27 Vi 28 21V2 28 11 '/i — — 11 Vz 5 4'/8 54 Vb 54 54 - 3 - 1 — 10 72 BANQUES 206; Montréal; 4 k 260: Royale: 1 à 243'/i.(Prix la lants.) Spéciaux .31 Extras .28 Premiers Seconds .21 Ces prix sont pour les oeufs livrés dans des cartons.Les oeufs en vrac se vendent 2 s.de moins la douzaine.VOLAILLES Prix la livre au* détaillants (rour volailles plumées de la qualité “A”.Les prix pour la qualité "B” sont de 4 sous plus bas).Poulets à rôtir.37 à .39 Poules .26 à .3U Dindons.39 à .42 Jeunes canetons .30 Canards à rôtir .27 POMMES DE TERRE Nouvelles, 80 Ibs .40 à 50 Le marché du bétail A Toronto, les porcs ont baissé de 75c à $1.On attribuait cette baisse à la demande moins active pour la consommation en raison des prix plus élevés du lard et des viandes cuites pendant les chaleurs, et il en est résulté accumulation dans les frigorifiques.Prix maximum pour les porcs à bacon.$9.75.Montréal a vendu quelques porcs à $10, mais les prix ont baissé plus tard.Winnipeg était irrégulier à prix maximum de $7.75; Calgary, irrégulier à prix plus bas avec prix maximum de $8.50 avant la baisse; Edmonton plus bas avec prix maximum de $7.25; Prince-Albert *7.50 et Moose Jaw et Saskatoon *7.70, prix plus bas que le prix maximum de la semaine dernière.24 ; Les selects ont obtenu la prime habituelle de $1 par tète.A Toronto, ventes au sortir du wagon, Calgary au sortir du wagon; tous les autres porcs, nourris et abreuvés.Sur le Curb tES COURS DE UA MATINEE Cours fournis par la maison BEAULIEU * DUNCAN des acheteurs OUVERTURE LE 10 AOUT-GRAMME -P RO- La Semaine des acheteurs de Montréal devient Tun des événements commerciaux les plus importants du Canada.Le Board of Trade de Montréal, qui l’organise, en annonce l’inauguration pour le 10 août prochain.Des représentants de toutes les maisons de détail importantes du Canada V prendront part.Plus de deux cents marchands montréalais v prêtent leur concours et Ton s’attend à ce que lesd ventes se chiffrent, au cours de la semaine, à plus d’un million de dollars.1 e secrétaire de la Semaine, M-H.C.Beatty, a rendu public le programme, et il en a fait parvenir des copies à plus de 30,000 maisons de détail.L’honorable M.Taschereau, le premier ministre de la province, et le président du Board of Trade.M.Norman J, Dawes, ont promis leur patronage honoraire aux organisateurs de cette semaine.Un expert en détail de Chicago, M.A.J.Luther, donnera une dé-! monstration de la vente, qui aura ; lieu ’e 12 août, dans la salle Kx-, change de l’immeuble du Board of I Trade.M.Luther a étudié l’organisation de plus de dix mille maga-1 sins de détail des plus prospères.! Le lundi 10, MM.Taschereau et Dawes seront les principaux orateurs au grand banquet d’inauguration, qui sera suivi d’un numéro i de cabaret; le président du comité ' de la Semaine des acheteurs.M.Hector Bacine.présidera à cette Les marchés aux boeufs étaien' actifs à prix un peu plus élevé; dans TE-st pendant la semaine der nière; cette hausse portait sur près-! ^™an^uya que toutes les catégories à Toronto, et sur les boeufs et les vaches à Montréal.Les veaux engraissés se sont mieux vendus également, mais les taureaux de boucherie étaient à peine fermes.Les condilions étaient variables aux parcs à bestiaux de l’Ouest.A Winnipeg, le marché était raisonnablement ferme pour les boeufs nourris aux fourrages secs, mais les boeufs lourds trouvaient difficilement acquéreur et les pauvres boeufs d’herbe et les vaches étaient plus bas et moins actifs.Calgary a perdu 50c à 75c en raison de la demande peu active.Marché stagnant à Edmonton, les boeufs ordinaires ont été conservés, les prix accusaient en général une tendance à la baisse.A iPrince-Al-bert, cours fermes ou à 25c de moins.A Moose Jaw.marché ferme pojr les boeufs ourris aux fourrages secs, mais L isse de 50c sur les boeufs d’herbe.A Saskatoon, marché assez ferme.A Toronto, les arrivages étaient de 1,000 tètes supérieurs à ceux de la semaine dernière, et par conséquent le ton du marché était plus actif.Le nombre de boeufs achetés pour l’exportation sur la Grande-Bretagne était le trait saillant du commerce de cette semaine, spécialement en ce qui concerne les boeufs de la meilleure qualité.Sauf à Toronto, les arrivages de boeufs étaient moins abon-dants que la semaine dernière sur les autres marchés.Calgary attri- Valeurs Ouv.Haut Ras MM.Assoc.Breweries 6 % 6 % 8 % 6 % Brit.Am.Oil 10 % 10 % 10 % 10% Cosgrave Brew 2 2.00 2 00 2.00 Dominion Stores 22 22 22 22 Home OH .50 50 .50 50 Imperial OH 12% 12% 12 12 Imperial Tobacco 9 ^ Ô V3 9 Va 9 % Inter.Petroleum n % 11 % n % 11 % Page Heraey .79 % 79 % 79 % 79 % Regent Knitting 7 7 ?7 Wain well Oil .01 .01 .01 .01 UTIL.PUBLIQUES Beauharnots P.4% 4 % 4 4 MINES Arno Mine# 2% 2% 2 % 2% Abana Mines 5 5 5 5 Amulet.16 ,16 .18 .16 Big Missouri 25 .25 25 .25 ! Coast Copper 3 00 3 50 3.00 350 1 Don Rouyn .Noranda .01 .01 .01 01 1150 18 50 18 18.25 Sullivan Slseoe .10 à .47 12 .47 47 ,47 Stadacona 2 2 2 2 Teck Hughes .Wright Harg 6.50 6.50 8.45 6.45 2.74 2.75 2.74 275 Sherritt Gord .65 .65 .85 65 Moss Mines .33 .33 33 .33 Lake Shore 26.15 26.15 26 15 26.15 Publlc Service of New Jer«ey .78 U Radio Corporation .16% Remington Rand .8^i Republic Iron & Steal .13 Sears Roebuck .54V4 Simmons Bed .15 U Sinclair Oil .1044 Southern Railway .29% Standard Brand .17 Standard das & Electric 60Ti Standard Oil of New Jersey .37 u Standard OH of New York 17% Studebaker.17% Texas Corp, .22% Union Pacific 156% United Aircraft 25% United Gas Improvement 287'» U.S.Rubber 13% U.8.Industrial Alcohol .28% U.S.Steel .87 >4 Vanadium .28 Western Union .114% Westinghouse .63% Woolwarth .67% 78 167i 13% 54% 15 10% 171(* 6014 367, 17% 156 26 28% 13% 28% 85% 27% 113 623,4 671» Les recettes du Pacifique Canadien .EX BOURSE LOCALE Les cours reculent Le marché local, impressionné comme celui de New-York par le rapport de U.S.Steel, a été faible ce matin, et la plupart des titres ont reculé.Consolidated Smelting n perdu 3 points à 94.Brazilian l 1-4 n 18 1-2.Montreal Power 1 à 44 Quebec Powier autant à 33 1-2 tandis que Nickel, Pacifique Canadien, Dominion Bridge, Steel of Canada ont recule de quelques fractions.Canadian Car et Canada Cernent sont les seuls titres qui se soient montrés un peu vigoureux.Le marché des changes Cote des devises étrangères fournie par la maison L.-G.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change: France, franc .3.92 .0394% Belgique, belga .13.9 .1402 Italie, lire.19.3 .0527 Suisse, franc .19.3 .1955 Hollande, florin , ., 40.2 .4037 Espagne, peseta .19.3 .0903 Suède, couronne » , 26,8 .2680 Norvège, couronne .26.8 .2677 Danemark, couronne 26.8 .2677 Brésil, milreis .32.0715 Etats-Unis, dollar 17-64 p, r, , Allemagne, R.Mks .23.8 .2382 Cours moyens, le 29 juillet 1931., , Montréal.Angleterre, T,.S.4.86 2-3 $4.87 1-2 Immeuble general et Prêts hvoothécaires 5504.Avenue Verdun Té!.YOrk 4707 j n -1! 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fameux nègre, d'ici à trois semaines pour le championnat du monde, sans quoi, Brown se verra enlever son championnat.Et avec ceci en vue Pete Sanstol et Eugène Huât se dépenseront sans aucun doute à la limite pour remporter la victoire et le droit de rencontrer Brown, lorsqu’ils monteront dans l'arène ce soir, Sanstol est reconnu comme champion poids-coq de l'univers par la Commission Athlétique de Montréal, mais pas ailleurs.Brown est reconnu par la plupart des Associations y ‘compris la National Boxing Association, la plus grande organisation de ce genre de l'univers.La Commission de Montréal a depuis longtemps fait des efforts, par l'entremise de la N,B.A.et ses affiliées pour forcer Brown à rencontrer Sanstol ici, et hier ses efforts ont été récompensées, car la N.B.A.a déclaré dans son bulletin officiel, qu'elle avait notifié Lu-mianski, gérant de Brown qui est actuellement à Montréal, qu'il devait rencontrer Sanstol, ou Huât si ce dernier l’emportait sur Sanstol, pour le titre ici.Lumianski est à Hontréal depuis deux jours, conférant avec ses avocats afin de savoir s'il doit prendre actjon pour empêcher l’usage du mot “championnat” en ce qui regarde le combat de ce soir, réclamant que Brown est légalement le champion, et que la Commission locale n’a pas le droit d'appliquer ce titre à un autre boxeur.Quelque soit le résultat de ce différend, il n’en est pas moins certain que le combat de ce soir résultera en un réel combat de championnat, dans le sens absolu du mot.Les deux boxeurs sont des plus anxieux de remporter la victoire * avec cette opportunité en vue.Huât a déjà rencontré Brown, dans un combat en octobre dernier à Paris alors qu'il tint tête au champion durant quinze rondes, Brown remportant la vistoire à la fÿi par.une faible marge.Sanstol a rencontré un grand nombre de bons adversaires et depuis plusieurs mois tente d'obtenir une rencontre avec Brown lui lançant des défis par l'entremise de toutes les Associations possibles.Il y a fort peu à choisir entre les deux boxeurs qui se rencontreront dans ce comoat qui décidera définitivement lequel rencontrera Brown.Sanstol comptera certainement sur la vitesse de ses pieds et de ses mains pour remporter la décision.Son entrainement s'est presque entièrement fait sur ce point, et il espère par là réduire à néant les chances qu'aurait le boxeur Français de porter un coup dangereux, et en même temps le fatiguer à un point ou ses coups auront perdu leur force.Huât s'est surtout appliqué à cogner dur.Il est des plus agressifs et frappe des deux mains, il croit pouvoir impunément foncer sur Sanstol et prendre des chances avec l'intention de porter un coup semblable à celui qui envoya au plancher Milou “Spider'' Pladner, qui doit rencontrer Brown à Paris cet automne, ou encore comme celui qui envoya Frcnchy Bélanger au pays des rêves alors que celui-ci était au meilleur de sa carrière.Un programme des plus intéressants supporte le combat principal.Beaucoup d'intérett se concentre sur la semi-finale que mettra aux prises deux des plus durs cogneurs de la classe poids-plume, dans la personne de Benny Brostoff, de New-York, qui a mis Leo Kid Roy, Ralph MeNaughton et Frankie Lebrun hors de combat, et Robert Paulhus, le solide poids-plume de Sorel qui a remporté trois victoires consécutives dans l’arène locale par K.O.Le combat sera de huit rondes et une victoire pour Paulhus le marquerait comme le prochain détenteur du titre poids-plume au Canada.Un autre combat de huit rondes mettra aux prises le petit Harry Leibo-vitch et Taff Bowers, champion poids-mouche des Bermudes, qui est arrive ici avec un record imposant.Peter Jackson, le petit boxeur nègre de New-York livrera une dure lutte à Freddie Lattan-zic aussi de New-York dans un autre combat de huit rondes.La première rencontre au programme sera de six rondes entre le boxeur gaucher Jimmy Thompson qui dans sor^dernier combat à Montréal a mis Midget Ryan de Québec hors de combat et Frank Bélanger, de Québec.La rencontre Jackson-Tattanzic est des mieux balancée et promet d’augmenter l’intérêt dans ce programme.La réunion se clôturera aujourd’hui La réunion de King’s Park se clôturera cet après-midi alors qu’un programme fort intéressant sera offert aux amateurs de turf.L'automobile Chevrolet, donné comme prix de présence, sera tiré au sort cet après-midi, entre les s.xième et septième courses, et le vainqueur pourra réclamer son char immlidiatement après le tirage.Trois jours seront alloués pour présenter le billet gagnant, mais il est à espérer que l'heureur gagnant sera présent à la piste, aujourd'hui, afin de pouvoir recevoir le magnifique automobile.Les courses d’hier ont été fort intéressantes et le premier pari double a rapporté $92.85, tandis que le second a payé 870.130, Résultat des épreuves: PREMIERE COURSE.Cinq fur-longs et demi.Trois ans et plus à réclamer.Bourse $400.Temps, 1 m.07 4-5.Moreover, T.Wilson, 109.Lily Sue, G.Horn, 109.Retainer, F.Horn, 108.Mprlynn, S.Hicks, 104.Grey Abess, L.Laurin, 109.Iraq, R.Cooper, 115.Sweet Tidings.F.Williams., 104.Grierson, R.Holland, 113.Calabria.M .Mitchell, 109.Lady Assagai, V.Drake, 109.Pari de 82.00 sur Moroever a rapporté $5.50 en premier, $2.75 en deuxième et $2.50 en troisième.Lily Sue, $3.00 en deuxième et $2.75 en troisième, Retainer.en troisième.Retirés: — May Bar, Sue Barker, Piloteer, Kalani, Buchon, Charge On.DEUXIEME COURSE.Six fur-longs.Trois ans et plus nés au Canada.Bourse $500.Temps, 1 m.15 2-5.Optical, N.Wall, 111.Fatla Gift.G.Horn.102.Whinestone, H.Peake, 10(3.Peace Rock, R.Dugan, 109.Wiigtoi, M.Mitchell, 115.Kauri, F.Dougherty, 109, Rose Spot F.Horn.109.Silver Dot, J.Martin, 105.Fawnie D., V.Drake, 109.Pari de $2.00 sur Optical a rapporté $7.15 en premier, $3.80 en deuxième et $2.70 en troisième.Fatal Gift, $3.60 en deuxième et $2.60 en troisième.Whinestone, $3.50 en troisième.Retiré : - Mananna.TROISIEME COURSE.Un mille et 50 verges.Trois ans et plus, à réclamer.Bourse $400.Temps 1m.43 3-5.Referee, R.Buckley.111.Prince Ronald, R.Cooper, 111.¦ Hobcav, V.Drake, 111.Coquina, L.Ewing, 108.DalJJa, G.Horn, 109.Corposant, L.Laurin, 111.Curdle.H.Lausch, 104, Torrilo, R.Holland.115.Domineer, R.Dugan.111.Charles D.Jr, F.Williams.111.Pari de $2.00 sur Referee: $17.-30, $8.40, $4.20; Prince Ronald: $3.f30, $2.55; Hobcaw: $2.45.Premier double: $92.85.Retirés Vagabond King.Okav, Sanction, Sonata, High Skip, Black Paul.QUATRIEME COURSE.Un mille et 50 verges.Trois ans et plus, x réclamer.Bourse $400.Temps 1m.44 1-5.Blind Tiger, R.Cooper.100.Miss Mac.H.Lausch.98.Cassafield.T.Romano.105.Glowing, H.Peake, 113.Lookby, F.Doughertv.107.Dame Brogwain.N.Wall, 98.Collington, G.Horn.115.Number Three, V.Duke, 109.Bella Scott, T.McQuay, 111.Upshot, F".Horn, 108.Pari de $2.00 sur Blind Tiger: $10.20.$7.15, $5.25; Miss Mac: $12.65, $7.20; Cassafield: $5.30.Retirés: Ardsley, Londsun, English Word, Enticement.CINQUIEME COURSE.Six fur-longs.Deux ans seulement.Handicap des Eleveurs.Bourse $700.— Temps: 1m.15 3-5.Norwalk, G.Seabo, 10E Rosemarie B., H.Lausch, 110.aArgien, R.Cooper, 105.Deserve, F.Dougherty, 111.Princess Italia, T.Wilson.100.Logwood, F.Horn, 111.aSinoway, J.Jones, 114.Highborn, T.Romano, 105.Garden Seat, L.Laurin.103.Bright Seas, G.Horn.116.Pari dc $2.00 sur Norwalk: $34.-80, $13.05, $9.05; Rosemarie B.$5.-35, $3.95; Argien (entrée) $3.60.Retirés: Fortunate One, Chaste Morn, Bonni Supnet, Investor.SIXIEME COURSE.Un mille et 50 verges.Trois ans et plus, à réclamer.Bourse $400.Temps: 1m.43 2-5.Kavanaugh, F’.Doughertv, 111.Amourette, G.Seabo, 105.Ike Mann, L.Ewing.102.Lady Essington, R.Buckley, 110.Ardmore, R.Feenev.111.Floss, E.Barber, 105.Jeanne Seremba, G.Horn.102.Rosita, R.Dugan, 109.Galopin Diamond, T.Greco, 111.Pari de $2.00 sur Kavanaugh: $5.35, $3.70.$2.90; Amourette: $7., $4.95; Ike Mann: $2.95.Deuxième double: $70.60.Retirés — Alloy, Kaulana, Atta-mart, Don Gaspar, Trifle, Eula Mae, Sunny Port.SEPTIEME COURSE.Un mille et 50 verges.Trois ans et plus, à réclamer.Bourse $500.Temps 1m.43 see.Gabricllc.N.Wall, 100.Rrownie Smile, L._ Ewing, 105.Observation, T.Wilson.105.Skirt.R.Holland.113.Tma Hat.V.Drake.108.FTying Wings, R.Cooper.Expense, 113.J.Bentley.113.Fair Legion.H.Peake.HO.Signola, J.McQüav, 1H.Glory B., L.Laurin.113 Pari de $2.00 sur Gabrielle: $7.-05, $4.80, $3.60; Brownie Smile: $8.45, $4.60; Observation: $2.95.Dans la Ligue internationale Buffalo, 29.— Les Royals ont remporté leur première victoire de la saison sur le terrain des Bisons, hier soir, alors que le club Montréal i est sorti victorieux par un résultat de 12 à 10 dans une joute jouée a la lumière électrique et qui a duré trois heures et dix-sept minutes.La partie a commencé à neuf heures ^t vingt minutes et elle a pris fin à une heure moins vingt-cinq ce matin.Sept lanceurs ont participé à cette joute mais c'est Fisher qui a reçu le crédit de la victoire pour les visiteurs.Résultat par manches: Montréal .130220040—12 15 2 Buffalo .000232012—10 19 5 Batteries: Fisher, Sherid, Bucka-lew et Niebergall; Bloomer, Ledbetter, Michaels, cFrguson et Pytlak.AUTRES PARTIES Baltimore .000002000— 2 7 0 Newark .00102020»—.5.11 0 Weaver.Smythe et Banning; Ma-maux, Brennan et Hargreaves.Reading.000000200— 2 6 1 Jersey City .000000000— 0 5 0 Van Alstynç et Legett; Perkins, Fullerton et Marrow.'Toronto .012000090—12 16 4 ! Rochester .21032205»—15 19 4 Cantrell, Ogden.Ltebhardt, Harrison, Barnes ct Slack; Bell, Judd, : Littlejohn, Foreman, Hill, Starr et i Florence, Jonnard.Les inscrits du Marathon Dix-sept équipes se mettront en ligne pour le départ dimanche au Parc Jeanne Mance (Ferme FletcherI dans le marathon de 500 milles à relais, se rendant à Québec et revenant à Montréal pour une bourse de $10,000 offerte par MM.Sam et Allan Bronfman comme prix au marathon Peter Dawson.Les inscriptions qui sont fermées depuis samedi ont finalement été classifiées aujourd’hui, et les inscriptions en retard ont amené une équipe qui parait des plus formidables dans la personne de Johnny Salo, l’agent de police de Passaic, N.J., vainqueur du deuxième marathon de C.C.Pyle, de Los Angeles à New-York, et Eddie “Sheik" Gardner, le fameux coureur nègre de Seattle.Ceci compose une des meilleures équipes au nombre des partants choisis du marathon Peter Dawson.Sa- 10 est un des coureurs à longues distances les mieux connus du continent.Il gagna une course de six jours contre les chevaux à Philadelphie en 1929, couvrant 524 milles et battant les chevaux par quinze milles.En plus de remporter la victoire dans le marathon Pyle, 11 gagna une autre course de six jours à Los Angeles en 1927, couvrant 750 milles, et établissant un record du monde en compagnie de Sammy ichmen.Sa-lo qui est de descendance polonaise, est d’une endurance phénoménale.Il avait joie'Ray pour partenaire dans le marathon de l’an dernier, et cette équipe finit deuxième.Gardner est reconnu comme une étoile de la course à longue distance sur la Cte du Pacifique.Dans le dernier marathon de C.C.Pyle, il gagna dix étapes successives, montrant une vitesse surprenante en même temps qu'une endurance remarquable.Il peut faire dix milles en 50 minutes, et avec son expérience et habileté promet de taire un bon compagnon à Salo.Les inscriptions démontrent qu’à l’exception de Newton et Gavuzzi les vainqueurs de l’an dernier, toutes les équipes se sont brisées, et les étoiles se sont trouvé de nouveaux compagnons et dans la, plupart des cas des meilleurs.Voici la liste complète des inscrits: Tom Trotter et Henri Benoit — Canadienne.Louis Thoraval et Paul Simpson — Canadienne-Américaine.Roch Bourassa et Idola Gauthier — Canadienne.Mike Joyce et Charles Eskins — Américaine.Georges Shields et Edgar White — Américaine.Wilfrid Bernier et Lionel Colin — Canadienne.Aziz Bouziane et René Ménard — Syrienne-Canadienne.Joie ay et M.B.MaNamara — Américaine-Australienhe.Morris ichman et Harry Abramowitz — Juive.August Fagcr et John Jokela — Finlandaise.Giacomo Clarizio et Albert Charron— Italienne-Canadienne.Peter Gavuzzi et Arthur Newton —-Italienne-Anglaise, Fred Desroches et Sammy Richman— Canadienne-Juive.Billy Burak et Theodor Sokorsky — Roumanienne.Ollie Wanttinen et Fran Hoey — Finlandaise-Canadienne.Tom EMis et Phil Granville — Canadienne.Johnny Salo et Eddie “Sheik” Gardner—Américaine.Le pent «le Québec—3,219 pied* de longueur avec ta travée centrale de 640 pied»—est le plut grand qui «xitte da ca type.Sa conatruction conttitue un racerd mondial dant l'éraction de porta tutpandua.WÉ jy.*.Wm./xÆ j,5, .*i Le RECORD PARLE par LUI-MÊME Dan* toute l'étendue du Canada, lei Turrets établissent de nouveaux records de popularité à cause de leur qualité exceptionnelle.Après tout, rien ne peut remplacer un bon tabac, cultivé ct mûri dans le champ, sous les rayons solaires, sans aucune influence artificielle et avec toute sa qualité naturelle.Douces et Odorantes Tm CIGARETTES i urret 2 pour 15e 20 pour 25c —auttl en boites platca métallique* do 50 pour 60c Une entente est conclue cipal aspirant au titre réitéra son opinion.Elle rencontra cette fois l’approbation de la National Boxing Association, qui cette semainç avisa définitivement Brown qu’il devrait rencontré Sanstol ou Huât d'ici à trois semaines ou perdre son titre.Il est fort probable que le encrai Clin-nin, figure bien connue dans le sport aux Etats-Unis et président de la N.B.A.vienne à Montreal pour arbitrer ce combat, ce qui est un cas extraordinaire.Il a pratiquement consenti à se rendre à l'invitation de la Commission Locale.Tous les intéressés, Lumianski, Raoul Godbout pour Sanstol et Wilson pour Huât déposeront un montant de $2.500 avec la Commission locale pour garantir fa pesanteur de 1 1 8 livres et l'apparition des boxeurs.Des contrats ont été signés au|our-d'hui qui éviteront une longue querelle en cour, afin de savoir si la Commission Athlétique de Montréal avait le droit de reconnaître Pete Sanstol comme champion poids-coq du monde, et de permettre au promoteur Armand Vincent d’annoncer le combat de ce soir entre Eugène Huât ct Pete Sanstol au Forum comme combat de championnat.Ces contrats qui furent signés hier après-midi à la suite d’une conférence qui dura plus de quatre heures, mettront aux prises Panama Al Brown qui est reconnu généralement comme champion poids-coq et Eugène Huât ou Pete Sanstol, au Forum le 26 août prochain.Brown, un nègre qui mesure tout près de six pieds, et qui n’a que trois défaites sur 1 67 combats, recevra $7,500 de garantie, la plus grosse bourse jamais offerte à un boxeur au Canada et une option de 37 1-2 p.c.des recettes, qui avec des prix qui varieront jusqu'à $7.50 promettent de monter tout près de $40,-000.Les efforts du Dr Caston Demers, président le la Commission Athlétique, chez qui les contrats furent signés et de Louis Larivée et Elmer Ferguson, deux autres membres de la Commission ont permis à Dave Lumianski, gérant de Brown et Armand Vincent d’en venir à une entente, et le résultat fut que les contrats furent signés.Sanstol a déjà signé son contrat pour rencontrer Brown et celui-ci a été placé entre les mains de la Commission il y a déjà plusieurs semaines.Huât a signé en même temps que Lumianski.Il est entendu que au cas ou Brown serait battu, Sanstol lui accordera un match de revanche dans les soixante jours qui suivront le 1er janvier 1932, et qu'il ne prendra part à acun combat de championnat avant cette date.Si Huât gagne la limite a été portée à quatre-vingt-dix jours la signature de ces contrats a mis fin à une action qui avait été commencée hier matin par les avocats retenus par Lunianski, pour empêcher que le combat de ce soir soit annoncé comme étant [jour le championnat.La cause fut ajournée et devait continuer ce matin mais est maintenant terminée, les deux partis en étant venus à un arrangement.Le combat entre Brown ct le vainqueurs de ce soir mettra fin à une situation embarrassante dans la classe potds-coq.Brown était généralement reconnu comme champion.La Nation al Boxing Association, la plus grosse association de ce genre d* l’univers le reconnaît comme tel.La Commission de Montréal, prenant en considération les réclamations de Sanstol, exprima l'opinion que Brown tentait d'éiter de défendre son titre, et mit même l'opinmn qu’il ne pouvait plus faire le poids et après que Sanstol fut reconnu comme le prin- LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Les joutes disputées hier après-, midi dans les séries des ligues ma-; jeures de baseball ont donné les résultats suivants: LIGUE AMERICAINE Chicago .0110010 11 0—14 20 1 New-York .200036 1 00—-12 13 3 Thomas, Wehde, Frasier et Gru-be; Pennock, Ruffing, Gomez, Weaver et Dickey.Cleveland.100000000 -1 6 0 Washington.11005001»—8 8 1 C.Brown, Connally, Falk et My-att; Jones et Spencer.St-Louis .000000120 3 9 3 Philadelphie .10001013»—6 9 1 Hébert, Kimscv et Bengough; Earnshaw, Grove et Cochrane.Detroit .000000010 1 3 0 Boston .00501200» —6 8 1 Whitehill et Grabowski; Lisen-bec et Berry, Connolly.LIGUE NATIONALE Brooklyn.001000201—4 12 1 Cincinnati.003010001—5 13 0 Clark, Luque.Thurston et Lom-I hardi; Lucas, Frey et Sukeforth.! New-York.000010221—6 14 2 Pittsburg.000200000—2 11 0 Hubbell et Hogan, O’Farrell; Brome.Spencer el Phillips, rib’ndclphie .020001000—P 7 1 Chicago.01002003»—6 7 0 Collins et MeCurdy; Rooi et I femsley.Boston .000000000 -0 8 1 Saint-Louis .00000001»—1 6 1 Zachary et Spohrer; Haines et Wilson, Mancuso.ASSOC! ATI ON AM ERICA INE Saint-Paul.6 11 2 Milwaukee 1 5 1 Vanatta et Fenner; Knott.Ni^l-\ son et Manion.Deuxième partie: i Saint-Paul.13 14 1 Milwaukee.5 9 1 Murphy et Snyder; Sticly, Jonnard, Ferrell et Crouch.Minneapolis .8 11 2 Kansas City .11 18 1 Brillheart.Tincup, Henry et Hargrave; Swift, Thomas et Peters.Toledo.7 16 t Louisville.8 14 5 (10 manches) Van Gilder.Cooney el Henline; Wilkinson, Deberry, Marcum el Thompson.Columbus.6 14 1 Indianapolis.4 12 2 Ligue dc tennis Durant res deux dernières semaines, les activités de la ligue se sont continuers 1.’Olympia est toujours bon premier, tandis que le Bo- léro le suit de près pour se classer deuxième; quant à la troisième place, elle est détenue par les C.de C.qui ne trompent pas nos espérances.Le Delonmier semble faiblir Un peu mais on ne sail pas ce que nous réserve l’avenir Enfin, le Playmor a gagné une place pour laisser le Carillon tomber en dernière position.Résutat, semaine du 15: Olympia.?• C.de C.2.Deiorimier, 1; Playmor, 6.Boléro, 7; Carillon, 0.Résultat, semaine du 22: i Playmor, 1 ; Olympia, 6.Boléro, 6; Deiorimier, 1.C.de C., 7; Carillon 0.Position : P.Olympia 40 9 Boléro 32 17 C.de Colomb 26 23 Deiorimier 20 29 Playmor 16 33 Carillon 13 36 Parties de demain: Olympia vs Carillon : Deiorimier vs C.de Co-loml); Playmor vs Boyéro, Canadien a déclassé le Montréal Le Canadien a infligé un raclée en régie au Montréal hier soir au Forum, en présence d’une foule de six mille personnes, la foule la plus nombreuse vue à une joute de crosse celte anée.Le résultat final fut de 14 à 5 pour le Canadien.Les punitions mineures et même majeures n’ont pas manqué et lorsque la Partie fut finie deux joueurs du Hontréal avaient été bannis.Le premier à recevoir son congé fut Lionel Conacher qui leva le bâton sur l’arbitre Eugène Gauthier.Dans la deuxième période Nelson Stewart qui avait été fort agaçant, critiqua une décision et lui aussi a eu son "billet de congé”.A la dernière période Lafran-ce et Coutie en vinrent aux prises près des buts du dernier.Le joueur du Canadien décrocha une punition majeure.Alignement des équipes: Montréal Coutie, Reeve, Clark, O'Regan, Kerr, Roche, Conacher.Substituts: Spring, Penny, Morris, | Stewart, Haynes, Delong, Canadien - Big Six Jocks, T*.I Langevin, P.Thomas, McAvoy, K.Degray, Bouliane, Vincent.Substituts: N.Langevin, Lafrance, Dussault, Primeau, L’Heureux, Bros-sard.Sommaire: Première période 1.Montréal, Conacher.35 i 2—Canadien, Degray (Langevin) .1.27 3 -Canadien, Bouliane (Dussault) .3.12 ' 4- Canadien, McAvoy, Degray 8.20! 5 Canadien, Vincent .10.06 0—Canadien, Dussault .10.35 7— Montréal, Penny .13,50 8— Canadien, Brossard.17.23 9— Canadien, Langevin (Primeau) .18.57 Punitions: Stewart, McAvoy, Conacher, Primeau, Conacher (majeure).Deuxième période 10— Canadien Dussault (Vincent) .4.15 11— Montréal, Morris 12— Canadien, Dussault, (Degray) .9.35 13— Canadien, Lafrance .14,30 Punitions: P.Lalonde 2, Mc4 Avov 2, Roche, Stewart.Troisième période 14— Canadien, McAvov .1.35 15— Montréal, Penny (Roche) 2.02 16— Canadien, Vincent .3.00 17— Canadien, L’Heureux ,.11.35 18— Canadien.Dussault .15.25 19— Montréal, Morris (Penny) 19.20 Punitions: Reeve, Lafranec (majeure) et mineure), L’Heureux.CORNWALL DEFAIT Cornwall, 29 - Les Maple Leafs se sont maintenus sur un pied d’égalité avec les Canadiens, en tête de la ligue Internationale en battant les Colts par 9 à 4 ici hier soir.La joute fut beaucoup plus serrée que le résultat l’indique ct ad début de la troisième période les Colts avaient réussi à égaler le résultat.Mais à la fin les Leafs se servirent de toutes leurs réserves et ils firent quatre points dans la dernière moitié du dernier engagement._ Canadien-Delorimier Dimanche dernier, le club Stuart, représenté par MAI.Gnmache, Lefebvre, Surveycr, Yashida, Burslon, Vodeboncoeur, visitait le Canadien-Delorimier; après un tournoi contesté de part et d’autre, les visiteurs remportaient les honneurs dc la soirée par 4-3.Dans les premier, troisième et cinquième sets, le jeu fut des plus serrés, les jouuers ne prenant aucune chaînée, et dans ces trois sels le Stuart gagnait par 6-4.Dans le deuxième set.il en fut autrement cependant.Lefebvre menait par 5-1, lorsque son adversaire Fortin yiarvin! à reprendre le .terrain perdu et finalement concé-j dait la partie au Stuart par 10-8.Le quatrième set fut de tous le j plus durement contesté et re n’esl i qu’après 26 parties que Latouche j du Canadien-Delorimier gagnait sur son adversaire Yashida, par j 14-12.la> Canadien-Delorimier prit les I deuxième et troisième double par 6-3 et 6-1.DETAIL Snutr Canadien-Delorimier Marcel Gamacho Hervé Décompté r.4 Jean Lefebvre Hector Fortin 10 8 j F.Survcyer Gaspard Lecompte j 6 4 D.Yashida Marcel Latouche 12 14 DOUBLES Yashida-Gamache Lecompte et Le compte 6 .4 , Survevt?r-Dlurs4on.Fortin-DvCarufel 3 6 Vadeboncoeur- Latouche-Fortiin Lefebvre 1 6 Stuart, 4; Can.-Del., 3.Jeudi soir, le Canadien-Delori-mier recevra une équipe de l'Uni vcrslté de Montré:-^ Dimanche, le East Ward, qu: avait défait le Canadien-Delorimier accordera à celui-ci sa revanche A l’occasion, les visiteurs seront dignement représentés par l’élément féminin.A la fin de l'après-midi, un tournoi pour les dame: aura lieu entre les deux équipes, cl dans la soirée les hommes en viendront aux prises.D’ici la fin de la saison, le Can.-Deiorimier jouera les mercredi ou jeudi soir, ainsi que le dimanche soir, procurant ainsi aux fervents du tnenis à Montréal-Nord deux bons tournois par semaine.Pour renseignements, téléphoner H.Le-compte, Cal.6041.ou Gaspard Décompté, Amherst 6741.Coups de circuit LIGUE INTERNATIONALE Southern, Baltimore.1 Zitzrnann, Newark.1 LIGUES MAJEURES Gehrig, Yankee*.Fothergill, White Sox ., Simmons, Athlétiques .Goslin, Browns .Hemsley, Cubs.Blairs, Cubs.LES MENEURS Gehrig.Yankees.30 Buth, Yankees.27 Klein, Philies .23 Averill, Athlétiques .19 Ott, Giants.17 TOTAL PAR LIGUE Américaine.376 Nationale.331 Total 707 Grandes courses à Marieville C’est dimanche, le 16 août, qu’aura lieu, à Marieville, les courses de chevaux trotteurs, organisées par le club de l’endroit.Trois classes sont au programme: 2.27, amble, $200, 3 secondes allouées aux trotteurs; 2.18, amble, $200.3 secondes allouées aux trotteurs; l-’ree for ail, $200.Pour informations, s'adresser à A.I.a douceur, président; ou S.J.Géli-nas, se-créfaire.ill Il 1 11 ¦ i.jél jâadc/b de* tabacs canadien*, est sans contredit le Tabac FOREST FRERES FORT - FAIBLE F.n mllanfcftnt un p«qu«t d« Fort »t d# FaibU voua obtiendras un milanga d41i«» dauft da força moyanna. Montréal, mercredi LE DEVOIR Mort de M.C.-J.Doherty And«n juge et ancien ministre de la justice, M.Doherty est décédé à l'âge de 76 ans M.C.J.Doherty, ministre de la justice du Canada pendant lu guerre et jusqu'en juge de la Cour supérieure de 1891 à 1906, est dé-ceué, à son domicile, no 9, avenue Forden, Westmount.Il était âgé de 76 ans.11 a succombé à une maladie qui avait commencé à se manifester au début de juin.M.Doherty était né à Montréal le 11 mai 18âo, du mariage de Marcus Doherty, juge de la Cour supérieure, et d’Elisabeth O’Halloran.11 avait fait ses études chez les Frères Chrétiens, au collège Sainte-Marie, au St.Francis Xavier College, à Tuniversité McGill.11 était uocteur en droit de cette université et de rüniversité d’Ottawa.Il avait été admis au Barreau en 1877.En 1883, il avait fait partie d’une commission royale d’enquè-ie sur les commissions scolaires ca-tnuiiques et protestantes.Huit ans plus tard, il commençait sa carrière politique en se présentant dans la circonscription de Montréal-Ouest comme candidat à la Législature.En 1891, il était candidat a la législature dans Montréal-centre.Quelques années auparavant, en 1885, il avait fait partie, avec le grade de capitaine, des troupes employées à la répression de la rébellion du Nord-Ouest.En 1908, il était élu député à la Chambre des communes par la circonscription de Sainte-Anne, qui devait le réélire en 1911 et en 1917.Peu après l’élection de 1911.il était nommé ministre de la justice dans le cabinet Borden et membre du Conseil privé du Canada.Il avait, l’année précédente, fait une tournée dans l’Ouest avec son chef.Environ deux ans avant la guerre, M.Doherty était allé à Londres avec M.Borden, d’autres ministres et de hauts fonctionnaires, pour conférer avec les autorités britanniques sur la question nivale.Sur invitation de M.Winston Churchill et de l’Amirauté, le groupe avait pris part à une revue de plus de (rois cents vaisseaux britanniques.De Londres, le groupe était allé à Paris.On sait que c’est au retour > cè voyage à Londres que M.’irden avait proposé en Chambre ne le Canada contribuât aux forces navales de l’Empire en fournis-mt trois dreadnoughts à la Gran-Bretagne, proposition qu’une , * opposition fit rejeter.u cours de son séjour à Loties, M.Doherty avait aussi discuté la question de la naturalisation impériale avec les autorités britanniques.Après l’adoption de la conscription.M Doherty, à titre de ministre de la justice, avait eu à régler un conflit entre tribunaux au sujet de l’applicabilité de Vhabeas corpus aux conscrits et il avait ordonné le respect de la nouvelle loi.La Cour suprême du Canada avait par la suite, dans une cause type, ratifié l’attitude de M.Dohertv.Après la guerre 1914-1918, M.¦'nherty avait représenté lé Cana-’a à la conférence de la paix, à '•'rsailles, et était au nombre des «nataires pour le dominion.Il >it aussi été délégué â plusieurs ¦mblées de In Société des na-¦-ns.En 1920, il avait été nommé membre du Conseil privé de l’Empire.Cn 1921, il etaii sorti de ia vie publique en ne posant pas sa candidature aux élections générales.Il s’était remis à la pratique du droit comme avocat conseil du bureau Trihey, Coonan et Plimsoll et il ivait continué jusqu’à ces derniers temps.11 s'occupait aussi de ses lombreux directorats financiers.VI.Doherty était en effet directeur aotammenc de la Banque Provinciale, depuis 1907, de la Banque a Epargne de la Cité et du District de Montréal, depuis 1908.de la Prudential Trust Company, depuis 1911, de la Capital Life Insurance Company, depuis 1911.En 1911, il avait aussi éié élu président de la Canadian Securities Corporation.M.Doherty était fort connu pour sa participation active à des oeuvres catholiques et irlandaises.Il avait été président de la St.Patrick's Society de inO à 1904.En 1912, {’Irish league of America l’avait élu vice-président, au cours d'un congrès tenu à Philadelphie.En octobre de cette année-là, il avait rendu hommage au chef irlandais \V.H.K.Redmond, au cours d’une grande réunion publique à Montréal.11 était aussi directeur de ITnternational Truth Society el commissaire de l’orphelinat St.Patrick’s.11 avait déjà été président de ITrish National League de Montréal.En 1903, il avait été élu directeur de l’université Laval.M.Doherty avait épousé en 1888 Catherine-Lucv Barnard, qui lui survit.Il laisse aussi un fils, le R.P.Marcus Doherty, de la Compagnie de Jésus; quatre filles.Mme Georges Gonthier (Kathleen).Mme R.C.Wingate (Eileen), mère Margaret Doherty, des Dames du Sacré-Coeur, et Mme Jean Morin (Elizabeth) ; une soeur.Mlle A.M.Doherty, de Montréal; un frère.M.Marcus Doherty, qui est aux Philippines.Lès funérailles de M.Dohertv auront lieu vendredi matin.Le service funèbre sera célébré à l’Ascension, de Westmount, à 10 heures.Le Convoi quittera la demeure à 9 heures 30.Lè Devoir offre à la famille éprouvée ses vives condoléances.Aux camps David et Perron Une visite des journalistes Les journalistes étaient de nouveau les hôtes de l’Institut Bruchési, dont M.J.-B.Baillargeon est le président, aux camps de santé David et Perron, au lac l’Achigan, hier après-midi.Leur visite coïncidait avec la présence aux camps de M.R.Gauthier, chef du département des incendies, qui a donné lui-même les instructions nécessaires aux enfants et aux surveillants pour savoir comment évacuer la maison en cas d’incendie.M.L.-B.Temple, chef de l’équipe de secours, ù la Montreal, L, H.& P.Cons., ainsi que quelques autres représentants du club des chefs de police et de brigade du feu, tels que MM.J.-D.Boyer, W.Larente, ont donné des démonstrations de sauvetage et de pratique de la respiration artificielle aux gardes-ma-lades et institutrices et aux enfants.M.J.-O.Labrecque, qui s’occupe de nombreuses oeuvres de charité, M.le notaire Emile Massi-cotte, secrétaire de l’Institut et représentant M.Baillargeon, qui fut empêché de faire le voyage, faisaient aussi partie du groupe des visiteurs.Lorsque les visiteurs sont arrivés aux camps vers 4 heures 30, les six cents enfants, garçonnets et fillettes, en nombre a peu près égal qui furent arrachés à des milieux tuberculeux à Montréal pour aller vivre pendant deux mois de grand air et de soleil dans ce coin de nature magnifique qu’est la baie du lac L’Achigau où s’étagent sur la pente de la montagne les différents pavillons des camps, étaient au bain et prenaient leurs ébats joyeux dans l’eau claire de la rive, sous l’oeil de leurs grandes soeurs les institutrices et gardes-malades.Celles-ci sont au nombre d’une quarantaine et se relèvent à différentes heures à la tâche de la surveillance de cette grande famille qui conserve même en vacances ses espiègleries des mois scolaires.Après le bain, venait la collation, puis l’alignement pour le défilé devant les visiteurs.Drapeau à la double croix rouge en tète, les enfants ont paradé sous la direction de M.Armand Viau, chef de discipline et instructeur des jeux qui jouit d’un véritable ascendant sur les jeunes.Les visiteurs furent ensuite reçus dans les quartiers généraux de l'administration des camps par Mlle S.Godin, directrice, laquelle était entourée de Mlles R.Grignon, première assistante, et de Mlles S.Gagnon et A.Langis, infirmières graduées.Parmi les institutrices de la Commission des écoles catholiques de Montréal, à qui est confiée la surveillance immédiate des enfants, on remarquait Mlles Irène et Marie Auger, filles de M.l'échevin Henri Auger; Mlles Annette Valiquette, M.Benoit, P.Limoges, S.Brûlé et Lym-burner.Les journalistes ont pu oublier les ennuis de la chaleur montréalaise en se plongeant dans les eaux rafraîchissantes du lac l’Achigan.Le souper a réuni ensuite les personnes nommées plus haut en plus de M.Aurèle Allard.P.S.S., professeur au grand séminaire de Montréal et secrétaire de la Faculté de théologie de l’Université de Montréal.M.Allard agit comme aumônier des camps de santé du lac pendant les deux mois de l’été.Il y a quelques années il fut aussi l'aumônier des Colonies de vacances de Contrecoeur.M.l’aumônier a fait l’éloge de l’organisation des camps David et Perron et il n’a pas manqué de dire aussi que les enfants étaient entre bonnes mains avec les infirmières et institutrices qui leur portent un intérêt vraiment maternel.Avant le retour, on a poussé l’exquise politesse qu'on avait déjà témoignée aux visiteurs, jusqu’à leur offrir une promenade en chaloupe.Le jour mourait, les teintes purpurines se dessinaient par-dessus la cime des arbres de la montagne, la brise caressait la surface du lac, la lune montait semblable à un globe de feu dans le ciel assombri, en un mot, l'heure était magnifique et aurait pu porter au rêve des esprits moins réalistes que ceux des journalistes.Les camps de santé poursuivent donc leur oeuvre avec succès, comme on peut le voir et travaillent à promouvoir la santé des enfants enclins à la tuberculose en les isolant dans l'un des plus beaux coins de nos régions du nord.Les journaux suivants étaient représentés: le Canada, Placide Labelle; la Gazette.E.MacMâbon; la Patrie.Roland Charrette, reporter, et Léo Marchand, photographe; le Devoir, A.Ayotte.Une autre grande fête aura prochainement lieu aux camps David ét Perron, lorsque Son Ex.le gouverneur général du Canada, lord Bessborough, se rendra visiter les divers pavillons.Une autre fête importante se déroulera aussi vers la fin du mois d’août.Le second tunnel sous le canal Les factions de Côte Saint-Paul qui se chicanent depuis l’hiver dernier pour le site du second tunnel sous le canal Lachinc, seront convoquées sous peu devant le comité sêt Condamnation unanime.* Au pont de Caughnawaga La commission des eaux courante* a envoyé une lettre à la ville de Montréal pour demander l’ouverture d’une rue à partir du futur pont de Caughnawaga jusqu'à la rue Jolicoeur.Le comité exécutif a répondu que le projet est trop coûteux et qu’il vaudrait mieux faire l’entrée par le chemin Lasalle, pour déboucher ensuite sur le boulevard de l’aqueduc.exécutif pour en arriver à une entente.Une faction en tient pour placer le tunnel à la rue Briand, tandis que la faction adverse veut voir construire le tunnel à la rue Church.La Commission technique de la cité de Montréal, s’est prononcée pour le site de la rue Briand, comme plus économique et plus pratique.Par suite de cette malheureuse querelle, les travaux n’ont pu commencer.L’administration a décidé de marcher de l’avant et veut que les deu\ factions en viennent à une entente, dans l'intérêt des chômeurs.Il est question que si les deux factions continuent leurs luttes et qu’aucune entente n’est possible, le tunnel soit placé en dehors du quartier Çôte Saint-Paul, et soit construit à la rue Atwater.(Suite de la page 4) parution n’a été l'objet d’aucune transaction jusqu’en 1928.Le 18 mai 1928, le sénateur McDougaid consentait à acquérir 800 parts du premier syndicat, souscrites par M.L.-C.Moyer le 4 avril 1928, jour de lu dissolution de ce syndicat et sur lesquelles M.Moyer avait versé 815,000, argent reçu de M.Windfield Sifton.Le 18 mai, M.Moyer versait une autre somme reçue de M.Sifton.(8) Les 800 parts acquises ainsi par le sénateur McDougaid sont devenues 1,600 unités à la formation du second syndicat et, au nom de M.Moyer, il a souscrit, comme il en avait le droit, 1,600 autres parts à $100 chacune et convenant de payer $160,000.A la dissolution du syndicat, en décembre 1929, il avait payé $80,000.(9) Dans l'intervalle, c’est-à-dire le 12 octobre 1928, M.Moyer avait transmis à M.John Ebbs, membre de la société Haydon, par suite d’instructions du sénateur McDougaid, instructions sur lesquelles plane un mystère insondable, mystère qui ne devrait pas exister, s’il s’agissait d’une transaction commerciale ordinaire.10) Comme il a été indiqué, le sénateur McDougaid par l’entremise de son représentant, M.Ebbs, a acquis pour les 5 actions émises de Ja Sterling Corporation.2,000 parts du second syndicat.Ces unités ont été données pour une compagnie dont les droits, comme l’a noté M.Cameron, n’avaient aucune valeur.L’entente a été conclue à l’automne de 1928 et la Beauhar-nois considérait que ces actions avaient une telle valeur qu'elles restent endossées en blanc et n’ont jamais été transférées sur les livres de la compagnie.On ne peut guère prétendre que cette compagnie avait quelque valeur, même une valeur de nuisance, ou qu’elle pouvaient constituer un obstacle à la requête de la Beauharnois.S’il en avait été ainsi, le ministère avait déjà reçu deux requêtes, dont l’une au moins était fondée sur l’acquisition prétendue des droits des Robert, droits qui faisaient la (base de la requête de la Beauharnois.En outre, l’exécution de l’accord dépendait de l’approbation du gouverneur général en conseil et Ton ne peut croire que si cette compagnie n’avait appartenu au sénateur McDougaid qui se donnait comme un ami intime du gouvernement, et à M.Henry, destiné à devenir sous-ministre des chemins de fer et canaux, ou à d’autres ayant autant d’influence, la Beauharnois eût songé à payer même la somme nominale de son capital-actions et encore moins 2,-000 unités, qui ont représenté par la suite $300,000 en argent et 80,-000 actions de la Beauharnois Power Corporation.Elle l’aurait ignorée comme elle a ignoré les autres réquérants.11) Il semble que ce grand nombre de parts a été donné pour amener M.Henry à la Beauharnois.Pourquoi était-il nécessaire de l’attirer autrement qu’en doublant son traitement s’il n’avait pas été nécessaire de s’assurer les services d'un homme qui depuis six ou sept ans désirait s’occuper de l’entreprise de Beauharnois?Le comité ne peut comprendre la raison invoquée.Au contraire, il est convaincu que la valeur de nuisance consistait dans la nécessité d’intéresser fortement le sénateur McDougaid qui, étant un obstacle au projet du syndicat, devait devenir tellement intéressé qu’il ne présenterait plus d’opposition.(12t Que le sénateur McDougaid ait été un facteur du succès de cette entreprise, on le voit bien dans le compte rendu des délibérations du comité au Sénat, dont il est parlé plus haut, et dont il faisait partie.Le 31 mai 1928, il a fait comparaître M.Henry, son associé dans la Sterling Corporation, devant ce comité, et l’a fait répondre à certaines questions, préparées à l’avance par le sénateur McDougaid et soumises à M.Henry.(13) Dans son témoignage, M.Sweezey a établi clairement qu’il a dû accomplir certaines choses extraordinaires parce que le facteur temps avait une grande importance au point de vue financier, à cause de la crise financière imminente.(14) Le 25 mal 1928, M.Aimé Geoffrion, avocat en chef du syndicat Beauharnois, a présenté un compte pour services professionnels.indiquant qu’il avait eu, à partir du 17 déc.1927.diverses entrevues avec le sénateur McDougaid.11 écrivait à cette date au sénateur McDougaid qu’il n’y avait pas de raison pour que fût retardée la requête de la Beauharnois Corporation au gouvernement fédéral.(15) La dernière question posée à M.Henry au comité du Sénat était celle-ci : “Croyez-vous qu’on doive procéder aussitôt mie possible à la canalisation du Saint-Laurent?” On doit se rappeler que 13 jours plus tôt.le sénateur McDougaid avait acquis 800 unités du svndicat de Beauharnois.mais cela se passait le 31 mai 1928.(16) Le 19 avril 1928.le sénateur McDougaid.dans un discours au Sénat.disait qu'il ne possédait pas un sou de capital de la conupagnie et qu’il n’y avait aucun intérêt.(17) Le 20 mai 1931.parlant de la déclaration citée plus haut, le sé- 1 uateur McDougaid disait au Sénat:! “J’ai dit alors que je n'avais aucun intérêt dans l'entreprise de Beauharnois.(Tétait absolument exact.J’avais été invité plusieurs fois à devenir membre du syndicat, mais 1 j’avais toujours refusé.Après cette | date, on m'invita de nouveau et je| fis examiner tous le* détails de l’af-1 faire.M’étant assuré que je pouvais' m’y intéresser en ma qualité de sénateur, de financier et de citoyen du Canada, six mois plus tard," en 1928, j’acquis des intérêts dans le syndicat de Beauharnois.” (18) A la page 930 de la preuve, le témoignage du sénateur McDougaid porte que bien qu'ayant acquis des intérêts en mai, son nom n’est apparu qu’en octobre, alors M.Ebbs La question suivante lui a cté posée pur Je président: "Q* t* Votre declaration au Sénat n etait-elle pas absolument inexacte?R.Llj* pouvait être ambiguë, mais elle n e-lait pas inexacte.Je voulais dire que j'ai acquis des intérêts en octobre par 1 entremise de M.Ebbs.Le président du comité a pose au sénateur McDougaid cette autre question; “Q.— Quand vous prononciez ce discours ambigu, comme vous dites, le 20 mai 1931, vous étiez associé avec M.Henry dans la Sterling Corporation'! R.¦— L’est exact.” (19) Dans son discours du 20 mai 1931, le sénateur McDougaid dl: sait encore: “J’ajoute que j’ai payé au syndicat, dollar pour dollar, comme les autres membres.” (20) Comme il a déjà été indique dans ce rapport, le sénateur McDougaid, le sénateur Raymond et M.Frank Jones ont payé leurs imites du premier syndicat plusieurs dollars de moins chacune nue tout autre membre, à l'exception peut-être de M.Sweezey, qui a obtenu les siennes pour dautres considérations que de l’argent.(21) 11 est significatif aussi que le sénateur McDougaid ait reçu des sommes considérables de la compagnie pour frais de voyage.(22) Etant président de la Commission du port de Montréal, membre du comité consultatif national sur la canalisation du Saint-Laurent, sénateur du Canada et membre du comité spécial du Sénat, dont il a été parlé plus haut; avant çn outre, comme il Ta dit lui-même, une haute opinion de scs fonctions publiques, comment a-t-il pu faire en sorte que ses intérêts personnels nuisissent à l’exécution de ses fonctions publiques au point qu’il ait été obligé de faire au Sénat un discours ambigu et inexact?Le comité peut difficilement le comprendre.(23) Les agissements du séna- teur McDougaid, en rapport avec l’entreprise de Beauharnois, ne peuvent être condamnés avec trop d’énergie.* , 17.—M.James B.Hunter, sous-ministre des Travaux publics et M.Kenneth McKenzie Cameron, in- génieur-en-chef de ce ministère.Ces deux hauts fonctionnaires ont rendu témoignage.Le comité désire noter que leurs témoignages ne semblent pas avoir été rendus de la façon qu’on pourrait l’attendre de fonctionnaires de TEtat.Etat financier actuel Le bilan de la Beauharnois Corporation et de ses filiales, au 31 déc.1930, portait: (1) Capital actions .$1,800,000 (2) Dette consolidée.$30,000,000 que était son représentant.Total .$31,800.000 Actif net .$31,800,000 Cet actif comprend $11,357,888 formés comme suit: 10,000 unités de $100 chacune des membres du syndicat Beauharnois, soit un million de dollars moins $261,000 d’e-léments d’actif acquis, laissant $739,000; 2,000 unités pour la 5fer-ling Corporation, soit $200,000; 84,- 750.000 pavés aux membres du syndicat en décembre 1929, moins $2.- 500.000 »>our éléments d’actif acquis.laissant une balance de 250,000.Ces derniers chiffres représentent les profits des deux syndicats de Beauharnois.Il faut en déduire un million de dollars consacré a l’achat d’un million d’actions de la Beauharnois Corporation à $1 chacune, laissant un profit en especes de $2,189,000.L’actif comprend l’escompte de 10% sur l’émission de 30 millions d’obligations, soit trois millions eje dollars; 770,000 actions classe A, de la Beauharnois Corporation, a •, 1 chacune; et l’achat par la Deauhar-nois Construction Co., de $8,000 actions de la Marquette Construction Co., à .$20 chacune, moins $40,000 pour le prix d'émission.Ces derniers chiffres représentent un total de 17,079,000.Un état non vérifié au 31 mai 1931, r>ar comparaison avec le bilan du 31 décembre 1930, démontre que le compte de propriété a augmenté de $5,781,185, passant à un total de $34,550,002, comparativement à *28,768,816 dans Tautre bilan.Le fonds roulant déposé entre les mains du Bogal Trust avait diminué de $1,430,396 pour des paiements faits, par la compagnie pour ses travaux.Le total de l'argenj^ en caisse avait diminué de $113,857.2.L’augmentation la plus considerable du passif consiste en un emprunt bancaire de $3,500,000 garanti par des obligations de la Beauharnois L,.H.À Co.P.Co., faisant partie d'une émission de $20,-000,000 autorisée le 15 janvier 1931 à titre temporaire.Le total des emprunts bancaires est actuellement de $6,000,000, déclare M.Griffith, et cette somme est garantie hypothécairement par $9,000,000 des obligations susdites.3.L’interèt accru sur les obligations a été diminué de $150,000, ce qui veut dire qu'étant donné l'accroissement mensuel d’intérêt au taux de 8150.000 à compter du 31 décembre 1930 au 31 mai 1931.il a été payé $900,000 d’intérêt sur obligations.Les comptes payables divers ont augmenté de $881,770.75, ce qui en porte le grand total au chiffre de $1.355,252.35.4 Au moment présent, le* promoteurs du projet de Beauharnois concernant la mise, en exploitation de ces grandes ressources naturelles se trouvent remboursés de tous les fonds qu’ils avaient avancés; en plus ils ont reçu 82,189,000 comptant et 1,000,000 d’actions communes, catégorie A.lesquelles ont pu valoir à un moment donné sur le marché $17.000,000 et vaudraient à la cote actuelle de $4, une somme de $4,000.000.Ce profit au comptant a été touché à même le produit d’emprunts réalisés par la Beauharnois Power Corporation Limited au moyen de la vente de ses obligations.5.Selon M.Henry, pour complé-ter I entreprise au point de produire 500,000 H P.il sera nécessa^f Chez DUPUIS Rues Ste-Catherine — St-André — St-Christophc .Dcmontigny - Plateau 5151 Vente spéciale de lingerie pour dames et jeunes filles 1.98 1er lot à .50 Beau rayon épais et souple garni de dentelle ou d’appliques dans différentes nuances pâles.Choix de robes de nuit, pyjamas, pantalons français, chemises-enveloppes, combinaisons, bouffants, brassières, chemises de jour, bouffants.C’est la lingerie pratique que l’on porte pour le voyage, la rue, ou le bureau, permettant de prolonger la durée des articles plus luxueux.Tailles variées.Prix ordinaires 1.00 et 1.25.Pm de commandes téléphoniques, ni C.O.D., s.v.p.2ème lot à 1.98 Ce lot est composé de lingerie de crêpe de Chine, satin lavable ou Celanese.Vous y trouverez des pyjamas, robes de nuit, jupons-combinaisons,pantalons français, chemises-enveloppes, bouffants, gilets de lit.Seule la femme au bon goût appréciera une vente de ce genre et elle en profitera pour regarnir ses tiroirs.Garnitures de dentelle écrue, café ou naturelle.Toutes les tailles.Prix ordinaires jusqu’à 3.50.' 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