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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1985-05-18, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Montréal, samedi 18 mai 1985 Les musées au Québec LES MUSÉES QUÉBÉCOIS De naissances en renaissances JEAN-CLAUDE LEBLOND directeur de la Société des musées québécois Toutes les revues d’architecture reproduisent fièrement depuis quelques années des plans et des photographies de musées tous plus audacieux les uns que les autres.Depuis Beaubourg, la frénésie mu-séologique n’a de cesse.Les États voient là, comme aux temps des grands châteaux, objet de prestige, et les architectes, un nouveau domaine où exercer leur imagination.Le Québec n’échappe pas à l’engouement : agrandissement du Musée des beaux-arts, construction prochaine du Musée d’art contemporain, de la Maison de la Science et du Centre canadien d’architecture, édification du Musée de la civilisation à Québec, du Musée national de l’Homme à Hull.Musée Louis-Hémon à Péribonka, agrandissement du Musée de Sepwles, projet d’un musée des religions à Nicolet, et d’autres.On compte au-delà de 100 musées au Québec seulement.Aujourd’hui, le discours que l’on tient autour de la construction des musées est d’ordre économique.Le musée est moteur de la culture certes, mais il entraîne dans son sillage des retombées économiques, des effets secondaires qui contribuent au dynamisme des grandes villes.Mais quand toutes ces belles maisons culturelles affirmeront au soleil leur splendeur architecturale, qui en assumera le coût de fonctionnement ?En effet, devant la parcimonie avec laquelle les États subventionnent les établissements muséologiques, on se rend compte qu’ü leur est de plus en plus difficile de maintenir de front des activités d’acquisition, de conservation et de mise en valeur.Évidemment, le ministère des Affaires culturelles est pour le Québec le principal, le seul bailleur de fond de la muséologie, à vrai dire, avec les Musées nationaux du Canada dont les programmes d’appui à des projets ponctuels permettent de garder une partie de l’iceberg hors de l’eau.Pour des raisons fiscales, les formules de financement privé n’ont pas non plus autant de chances de se développer ici que chez nos voisins du Sud.Restent les municipalités dont la très grande majorité ignore carrément l’existence d’un musée sur leur territoire.Les arénas ont en- core plus d’attrait même si un musée est davantage susceptible de favoriser l’éconoînie touristique et offre, à moindre frais, de meilleures garanties de retombées économiques.Une des grandes questions actuelles de la muséologie touche la formation des professionnels de musées.On pourrait, à juste titre, se demander comment on devient muséologue ?S’il faut posséder des connaissances en art, en archéologie ou en anthropologie, il faut aussi maîtriser les méthodes de recherche et de mise en valeur des objets.Il faut être aussi d’autant plus bougrement gestionnaire qu’en général, les musées sont des institutions autonomes à but non lucratif gérés par des conseils d’ad-ministrtion qui n’ont pas toujours d’un musée la vision appropriée.À ceci s’ajoutent évidemment tous les petits enjeux politiques locaux, les conflits idéologiques qu’entretient complaisamment un réseau de conseils régionaux de la culture peu enclin à appuyer des institutions élitistes par définition.Or, au Québec, il n’existe pas de programme universitaire de formation qui soit spécifique à la muséologie.Sur ce chapitre, l’Ontario a sur nous une sérieuse longueur d’avance puisque, entre autres, l’Université de Toronto donne un programme de maîtrise en muséologie depuis 1968 et le Collège Algonquin d’Ottawa dispense un enseignement des techniques de muséologie.Il se fait pourtant une formation muséologique au Québec par le biais de la Société des musées québécois qui prépare chaque année, depuis 1979, pas moins de six séminaires de formation de base et d’ap- point destinés principalement aux praticiens et aux étudiants que la discipline attire.Toujours très proche du réseau des établissements, la Société poursuit d’année en année, et avec des moyens pour le moins réduits, une poUtiqué de colmatage, orientant ses séminaires sur les besoins immédiats des praticiens et déplorant l’absence d’un programme de formation de base articulé et consistant.La décision récente du Conseil des universités d’accorder à l’Uni-yersité du Québec à Montréal, conjointement avec l’Université de Montréal, l’autorisation de créer une maîtrise en muséologie, vient mettre un terme à une attente fort longue.Du coup, l’UQAM veut donner à partir de septembre 1986, en préalable à la maîtrise, un certificat de premier cycle en muséologie qui viendrait combler enfin un /y^ lé- jIjj ex' vide que les étudiants et les praticiens devaient aller remplir à l’étranger.Malgré des situations parfois précaires, il semble bien que pour la muséologie, le vent commence à tourner.Le public des musées est de plus en plus grand et varié, même si la réalité restreint la fréquentation à une branche relativement faible de la société.Avec les moyens du bord, les musées multiplient les efforts d’ouverture.C’est ainsi que la Société des musées québécois a réussi à faire paraître un guide touristique sur les musées de la région de Montréal qui contient les habituels détails sur les collections, les heures d’ouverture, etc., et qui a été réalisé presque exclusivement grâce à des appuis financiers du secteur privé.Tiré à cent mille exemplaires par la ville de Montréal, le guide est disponible dans la plupart des musées et centres d’exposition de la région montréalaise.Chaque année, la communauté muséologique internationale célèbre sa Journée internationale des musées le 18 mai.Pour cette journée, la plupart des musées du monde ouvrent leurs portes gratuitement au public.Ce n’est donc pas un hasard si LE DEVOIR a préparé ce numéro spécial sur les musées un 18 mai.Il reste que tous ces grands chantiers de construction, et les expositions prestigieuses comme Picasso, créent dans la population une vague d’intérêt dont le réseau des musées du Québec commence à sentir les effets profitables.La permanence de l’invisible NORMAND BIRON collaboration spéciale Comme le soulignait pertinemment l’é-Djalâl ud C ain perse DjalâludDîn RÜMI (1207-), « l’eau dans cette rivière a changé crivain 1273) bien des fois : le reflet de la lune et des étoiles demeure inaltéré », car, depuis le plus lointain des origines, l’homme a toujours senti le besoin de prolonger tempo-rellement son vécu à travers diverses figurations qui vont de l’objet utilitaire à l’image éphémère.Non seulement il a thésaurisé ses espoirs d’éternité, mais il a inscrit sur les murs du temps ses rassurances — on songe aux grottes de Lascaux, aux bas-reliefs des temples grecs, égyptiens et de l’Orient.Dans ces temps anciens, il arrlveiit aussi que l’on soustraie à la vue des mortels des biens précieux en les entassant dans des demeures mortuaires, voire dans l’antre noir des sarcophages; on camouflait fréquemment dans le sanctuaire des offrandes les raffinements d’une pérennité souhaitée.Faut-il s’étonner si au XXe siècle, l’on a construit des temples culturels à la gloire des passés et du temps présent où l’on accumule dans des caves inaccessibles les secrets trésors de nos prolongements futurs.Certains perspicaces osent chuchoter que les plus importants chefs-d’oeuvre sont abrités dans les coffres des banques ou dans les réserves de nos musées.Dans cet esprit, nous avons interrogé les conservateurs de 12 musées, afin de connaître l’importance de leurs collections permanentes et quel est le pourcentage des oeuvres que l’on peut découvrir.Le Musée du Québec compte dans ses collections plus de 10,000 pièces dont 95 % sont d’art québécois (peinture : 2,500 tableaux, sculpture : 1,200, oeuvres sur papier ; 6,000, orfèvrerie : 1,400).À l’exception de l’automne 84 où l’on célébrait le 50e anniversaire du Musée — 500 oeuvres parmi les meilleures des collections permanentes furent présentées, on ne peut voir actuellement que 1 % des coUectlons.Faute d’installations adéquates et d’espace, les oeuvres sur papier dorment dans des tiroirs, sans parler de la donation Duplessis où l’on retrouve, entre autres, Turner, Boudin, Corot, Krieghoff et qui n’a jamais pu être vue en totalité.Par contre, une Initiative récente telle la fondation d’une banque de prêts d’oeuvres d’art grâce à laquelle le musée acquiert chaque 1 mioto Jaoqim âiwilw Les collections de nos musées sont souvent beaucoup plus riches que nous le croyons, mais en moyenne, 3% seulement des oeuvres qu'elles contiennent sont présentées au public visiteur.Dans les grands musées européens et américains, la proportion atteint plus souvent prés de 20%.année des oeuvres d’artistes québécois, met à la disposition des ministères ces acquisitions et permet que 90 % de ces oeuvres soient vues quotidiennement.Le Musée d’art contemporain (Montréal) dont le fonds permanent comprend 2,700 oeuvres internationales, canadiennes et québécoises (peinture, sculpture, instal- idéoetphoto- lations, oeuvres sur papier, vie graphie), ne peut montrer, en raison de l’exiguïté des ueux et des expositions temporaires, que 20 à 25 oeuvres a la fois de ses réserves bien que l’on modifie tous les deux mois les accrochages.Le nouveau Musée d’art contemporain devrait permettre, grâce à ses dimensions architecturales, de montrer 150 oeuvres à la fois de ses collections permanentes.Bref, un jpas Important, mais est-il vraiment suffisant ! Le Musée du séminaire de Québec qui se répa pièc répartit sur cinq étages, possède 10'0,000 eces dans sa collection.Nous avons été très sensibles à la diversité impressionnante de ses acquis qui vont de l’art oriental où Ton retrouve plus de cent reliquats de la dynastie chinoise Tang (618 à 907) et de la dynastie Ming (du XlVe au X Vie siècle) aux 1,000 objets scientifiques, sans oublier la momie Nen-ounes (1300 Av.JC), la première à entrer au pays en 1868.Si Ton peut voir une mince partie des fonds de L’art au Québec jusqu’en 1940, La peinture européenne profane, le cabinet des 25,000 oeuvres sur papier (du XVe au XXe siècle), comprenant des oeuvres de Durer, Jacques Cfallot, Donato Cretl, Annibal Ca-rache, Salvator Rosa, Luca de Leyde ., n’expose que 25 oeuvres à la fois.Et les importantes collections telles la numismatique (de l’Antiquité à nos jours), la philatélie (tous les timbres du Vatican), les 22,000 animaux naturalisés demeurent terrés dans l’invisibilité.Bien que le Musée ait obtenu, en 1984, le Prix du mérite de l’As- sociation des musées canadiens pour la présentation et la conservation, U rfexpose pour le moment que 1.5 % de ses réserves.Le Musée du Saguenay-Lac-St-Jean qui est un lieu à vocation ethnologique et historique, possède 1,200 pièces.Au niveau ethnologique, ses collections, constituées grâce à des objets recueillis dans la région du Saguenay, comprennent des accessoires de maison (meublesde salon, chambres, cuisines.) et nous montrent à la fois les métiers d’autrefois (la forge, la menuiserie, la charpenterie, les métiers à tisser .).Dans la section historique, des photos, des documents et des objets nous font revivre l’histoire de cette ré^on ; les amérindiens, les postes de traite, le domaine du Roy, la colonisation, l’industrialisation.Un volet, consacré plus spécifiquement à Tart, nous présente l’art Inuit, amérindien et les contemporains de 1950 à nos jours.Voir page V: Permanence Le samedi des musées ¦ Est-ce audace ou inconscience que d’inviter aujourd’hui les Québécois, en ce samedi de printemps, à passer une partie de la journée au musée?Les 125 musées québécois ne le font pas uniquement, en tout cas, pour célébrer la Journée internationale des musées.S’ils ouvrent leurs portes gratuitement à qui veut bien les joindre, c’est aussi que les temps ont changé, qu’on ne les voit plus comme la plate réserve du passé, le loisir des originaux instruits, ou le temple laïque des fortunés.On ne les voit plus.ou presque.Il reste bien de la poussière ici et là, et surtout des préjugés à la vie dure.Mais le mot musée a pris un dynamisme nouveau.Entre la France et les États-Unis qui en ont relancé le plaisir il y a plus d’une décennie, le Québec commence à trouver le mouvement.On construit des musées, on les agrandit, on les repense, dans la passion.À Montréal et à Québec, du Saguenay à TAbitibi.Des grands, des petits, des bizarres, des classiques.On est encore loin d’un vrai rattrapage, mais le virage se sent.L’effervescence ne va pas sans inquiétude, comme on le verra dans ce cahier spécial que LE DEVOIR a préparé en collaboration avec la Société des musées québécois.L’argent manque, les muséologues sont introuvables, et les collections contemplent de beaux vides que les rares mécènes ne sont pas près de combler.La métropole et la capitale drainent les fonds publics, les municipalités se font tirer l’oreille dans les répons.Les stades avant les musées, c’est une histoire montréalaise et provinciale à la fois.I>a fréquentation reste la grande obsession.Comment transformer les Québécois en fidèles, eux que les expositions de prestige attirent encore difficilement?Si les musées mettent en l’école bien des complaisances, ils ont un peu tort.Elle le leur rend mal, notamment en vidant littéralement la formation des adolescents du champ de Tart, sous toutes ses formes.Au moment où la culture cesse d’être un fanion politique pour devenir un engagement un peu plus ferme, il y a là un signal d’alarme.Une fois les échafaudages retirés, les musées se retrouveront devant leur plus grands défis: enseigner eux-mêmes, animer, programmer avec qualité et attrait, conserver avec compétence.En ce 18 mai, ils célèbrent.Et pour que la fête se poursuive, LE DEVOIR vous offre aussi, dans ce cahier, un programme complet de leurs expositions d’été, a travers tout le Québec.Le tourisme muséologique, cela peut se pratiquer chez soi, ou pas très loin.Le menu est étonnant, mais lisez quand même le reste avant de vous servir! — LISE BISSONNETTE Il Le Devoir, samedi 18 mai 1985 Les musées au Québec Les Québécois boudent leurs musées NINON GAUTHIER collaboration spéciale En 1974, les auteurs de l’étude « Le musée et le public canadien » observaient une différence significative entre les Québécois et leurs compatriotes des autres provinces quant à leur comportement et leur attitude à l’égard du musée.Chez les répondants du Québec, l’indice de fréquentation des musées était de 21 % inférieur à celui des répondants des autres provinces.De plus, les Québécois se révélaient des visiteurs moins assidus et moins enthousiastes.Et cette différence étaient encore plus marquée lorsqu’on isolait les Québécois francophones.Les Québécois reprochaient aux musées leur inaccessibilité, leur monotonie, leur élitisme, leur orientation vers le passé, le caractère passif de leurs activités.Les chercheurs concluaient que « l’augmentation de la fréquentation des musées chez les Québécois de langue française présupposait non seulement un changement fondamental d’attitude de leur part, mais encore un changement majeur du côté des musées».Depuis 1974, les musées québécois ont tenté avec des moyens qui ne correspondaient toujours pas a l’importance de leurs besoins, de modifier l’attitude du public à leur égard.Pour ce faire, les grands musées se sont lancés dans des opérations de charme; les musées plus modestes, dans des activités d’animation.On a organisé des expositions de prestige.Les campagnes publicitaires ont été mieux orchestrées.On a eu davantage recours aux médias.On a développé de nouveaux programmes éducatifs qui sollicitent la participation accrue des visiteurs.On a même modifié l’architecture des entrées de certains musées our faciliter la circulation et rendre les exhibits plus accessibles.Ce fut le cas notamment au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée du Québec et au Musée de Joliette.Malgré ces efforts, la situation a peu évolué.Si, jusqu’à la fin des années 1970, on a observé une légère croissance de la fréquentation de nos grands musées, depu^ le nombre de visiteurs s’est stabilisé et, dans certains cas, il a même diminué.En 1983, à peine 23 % des répondants à l’enquête de CROP sur les loisirs des Québécois avaient visité un musée d’art au cours de la dernière année.Et les visiteurs des autres musées étaient encore moins nombreux (17%).Il semble de plus que les francophones conservent leur réserve à l’égard des musées.Dans une enquête réalisée en juin 1984 auprès des visiteurs du Musée des beaux-arts de Montréal, François Colbert et Jacques Boisvert, des HEC, observaient que seulement 39.8 % des visiteurs de l’exposition Largillière étaient des francophones, proportion bien inférieure a celle de leur représentation dans les populations montréalaise et québécoise.L’importance exceptionnelle du nombre des visiteurs de l’extérieur (55 %) n’explique que partiellement le phénomène.Peut-être devrait-on y voir un phénomène de société et de culture.En cela, le comportement des Québécois se rapprocherait de celui de leurs cousins français qui, malgré leur longue tradition culturelle et la richesse de leur patrimoine, ne sont pas non plus des hdèles de leurs musées.Un sondage de 1981-82 révélait que seulement 30 % des Français avaient visité un musée au moins une fois au cours des 12 dermers mois.On est loin de la situation qui prévaut aux États-Unis où 60% des citoyens visitent au moins un musée d’art par année.1906-1985 1 Fondée en 1906 Du 15 mai au 15 juin , CLAUDE CARETTE ' SINDON GECIN RENÉ RICHARD ARTHUR VILLENEUVE GALERIE MORENCY 1564 rue St-Denis, Métro Berri-Demontigny Sortie St-Denis 845-6894 845-6442 1906-1985 Le nombre de «membres» du Musée des beaux-arts de Montréal augmente constamment, Québec, reste faible, notamment chez les francophones.Cependant, la croissance constante du « membership » du Musée des beaux-arts de Montréal, qui célébrait récemment l’inscription de son 14,000e membre, une francophone, pourrait indiquer que la situation est en train d’évoluer, du moins en ce qui concerne l’assiduité de ses visiteurs.En effet, si on devient membre d’un musée, c’est généralement parce qu’on a changé ou qu’on est en voie de changer ses habitudes de fréquentation, de devenir un visiteur plus fidèle.Cette évolution ne peut avoir qu’un effet d’entraînement à long terme, surtout dnas le cas d’un membre familial On sait, depuis l’étude de Bourdieu et Passeron sur le public des musées européens, que c’est dès le plus jeune âge qu’on développe l’amour de l’art comme l’intérêt pour les musées.C’est dans cette perspective que les auteurs de l’étude sur le public des musées canadiens recommandaient que les efforts portent davantage sur le développement de l’assiduité de la fréquentation des visiteurs occasionnels que sur l’extension de la clientèle à de nouvelles couches de la po pulation.C’était pour eux le moyen le plus efficace de modifier de façon permanente l’attitude de la population canadienne à l’égard des musées.Et il semble qu’au Musée des beaux-arts on se soit engagé dans la bonne direction.Il nous manque malheureusement des données similaires pour les autres musées québécois.Car il serait utopique de vouloir transformer, à moyen terme, tous les Québécois en visiteurs de musées.Cette activité de loisir, comme d’ailleurs toutes les autres activités culturelles ou sportives qui exigent une forte implication du participant, ne rejoint et ne saurait rejoindre Photo JscquM Grenier mais l’indice générai de fréquentation des musées au qu’une partie de la population.En 1974, les visiteurs de musée canadiens faisaient partie d’une classe privilégiée.Jeunes citadins hautement scolarisés, ils figuraient parmi les strates supéneures d’occupation et de revenu.Cméphiles, mélomanes, amateurs de théâtre et lecteurs assidus, ils s’adonnaient également à des activités sportives.Ils recherchaient pour leurs loisirs des act; vités stimulantes, enrichissantes, voire éducatives plutôt que le simple délassement.En cela, ils ne différaient guère de la chentèle des musées européens ou américains.Les résultats de l’étude récente des chercheurs des HEC sur les visiteurs du Musée des beaux-arts de Montréal corroborent ce constat.Certaines pratiques culturelles sont fortement bées à des conditions socio-économiques.C’est particuhè-rement vrai pour les musées d’art qui sont, de loin, les plus élitistes.Aussi, le développement d’un réseau de musées autres que des musées d’art, et particuhèrement de musées scientifiques et technologiques, pourrait être un mstrument important de modification de l’attitude des Québécois à l’égard des musées.S’il semble irréaliste de chercher à attirer à tout prix au musée les couches de la population qui lui sont réfractaires, du moins peut-on chercher à y ramener plus régulièrement les visiteurs d’un jour en le rendant plus attrayant.Cela exige des moyens financiers importants.Le soutien gouvernemental aux expositions de prestige, l’annonce récente de l’attribution d’une forte subvention au projet de construction d’une annexe au Musée des beaux-arts de Montréal pourraient être les mdices d’une évolution des politiques du ministère québécois des Affames culturelles à l’égard des musées.Il faut souhaiter que ces largesses ne soient pas réservées à un seul musée.La Société des musées québécois organise chaque année depuis 1979 des séminaires de formation et de perfectionnement professionnels destinés au personnel des musées, aux étudiants et aux bénévoles.La programmation comporte sept séminaires de deux jours Une attestation est remise aux participants GMVCIEM lia O HOMMAGE à PICASSO exposition MAÎTRES IMPRESSIONNISTES POST-IMPRESSIONNISTES ET MAÎTRES CANADIENS juin - juillet - août 1985 ^a/c'Ue' 1446, rue Sherbrooke ouest Montréal Tél.: 288-7718 Programme 1985-86 Le musée et la recherche 18 juin 1985 La gestion des collections 19 et 20 septembre 1985 Planification et réalisation des expositions 24 et 25 octobre 1985 Gestion et administration du musée 5 et 6 décembre 1985 La conservation préventive 16 et 17 janvier 1986 Le musée ressource éducative 6 et 7 mars 1986 Les relations publiques 27 et 28 mars 1986 On peut se renseigner sur les séminaires de formation en communiquant avec le Service de formation, Société des musées québécois, C.P.758, Succursale C, Montréal H2L 4L6, Tél.; (514) 282-3390.Le programme de séminaires de la Société des musées québécois est rendu possible grâce à des subventions du programme d’appui aux musées des Musées nationaux du Canada et du Ministère des Affaires culturelles du Québec Votre patrimoine vous attend WIÈÊ%W MÊÊÊWÊ'OVW ^ Æmm mmmmmMÆXÊbMÊÊ9 JEAN CARIU, «GIVE'EM/BOTM BARREES» «A BETTER HOME FOR A HAPPIER PEOPLE» MEUBLES ET ACCESSOIRES POUR LA MAISON NORD-AMÉRICAINE Évolution du design en Amérique, dons les années 1930-1960 Jusqu’au 9 juin 1985 Entrée gratuite pour ta journée internationale des musées Château Dufresne Musée des arts décoratifs de Montréal Situé seulement à vingt minutes du centre-ville, le Musée ferroviaire canadien offre à ses visiteurs l’opportunité d’apprécier la plus grande collection d’artefacts ferroviaires au Canada.La collection comprend plus de cent quinze exemplaires de locomotives à vapeur, diesel, voitures de voyageurs, wagons marchandises et une grande sélection de modèles de tramways.Les balades quotidiennes de tramways et celles en train durant les dimanches et fêtes contribuent à donner aux visiteurs une expérience directe des moyens de transport sur rails.Pour plus d’information, contactez: Musée ferroviaire canadien I22A, rue St-Pierre route 209 Saint-Constant, Qué.JOL 1X0 (514) 632-2410 Pl« IX «t SiMrbroolc* (métro Pi* IX) Ouvert du jeudi au dimarKhe de 12hà 17h Rertseigrtements; (914) 259-2575 1 Le Devoir, samedi 18 mai 1985 Les musées au Québec Les musées ont compris qu’il fallait investir davantage dans leur image pour attirer le public ANGÈLE DAGENAIS journaliste au DEVOIR La fréquentation des musées est loin de constituer l’activité culturelle la plus courue des Québécois.Kn 1983, moins d’un Québécois sur quatre (23%) avait mis les pieds dans un musée — le Québec en compte une centaine dont la moitié sont subventionnés — au moins une fois au cours de l’année.Les cinéphiles par contre (58%) ou les amateurs de théâtre (35%) semblent un peu plus nombreux sinon plus friands.Les musées sont-ils en partie responsables de ce manque d’engouement pour ce qu’ils ont à offrir?Que font-ils pour se rapprocher de leur public pour intéresser de futurs adeptes, pour se rendre visibles, indispensables voire irremplaçables?Le plus ancien et le plus important musée montréalais par l’ampleiur de ses collections, le Musée des beaux-Arts, n’a engagé que l’été dernier une directrice des communications, Mme Suzel Brunei, pour chapeauter les services de presse, relations publiques, animation, éducation, etc.«Les communications, précise Mme Brunei, sont une préoccupation assez nouvelle des musées».Le marketing n’est pas non plus la plus grande passion des muséologues québécois.Par manque d’argent, d’intérêt ou de savoir-faire, cette dimension semble perpétuellement reléguée au superflu, et pourtant .quelle institution publique ou privée peut se passer de faire connaître son «produit», de le mettre en valeur, de s’arranger pour que tout le monde en parle et espérer se développer une clientèle intéressée et fidèle ?Par une série de «bons coups» — Tintin, Bouguereau, Cartier-Bresson, Colville, et prochainement des inédits de Picasso — le MBA s’est soudainement mis sur la carte du Québec et du monde.Cette nouvelle visibilité s’est traduite, explique Mme Brunei, par un intérêt grandissant des «Amis» du musée qui ont doublé en nombre cette année (15,5001, recrutés en quelques semaines, grâce à une campagne intensive auprès du public.C’est le phénomène Hygrade ; plus un musée sait se rendre intéressant, plus le public se passionne pour ses activités, meilleures sont les expositions qu’on lui offre, plus U vient nombreux.Il suffit d’amorcer la roue.Le Musée d’art contemporain n’a jamais eu à s’occuper de sa promotion puisque, comme musée d’État, c’était le ministère des Affaires culturelles qui s’en chargeait.Depuis qu’il est devenu corporation autonome en décembre dernier il a dû prendre conscience brutalement qu’il avait à se préoccuper de son image et devait se charger de ses relations publiques en plus d’organiser l’exposition rétrospective et les activités d’animation de son 20e anniversaire.«Nous sommes en période de transition», explique le directeur in-, térimaire André Ménard.Le poste de directeur des communicattions ouvert en décembre dernier devrait être comblé d’ici le premier juin.La personne choisie en mars dernier, une professionnelle bien connue des milieux artistiques - Mlle Christiane Charette - qui a démissionné après avoir occupé ses fonctions pendant une semaine, explique André Ménard, estimait que le musée mettait la charrue devant les boeufs en engageant un directeur des communications alors qu’aucun des services que chapeaute habituellement une direction des communications n’existait encore.«Nous avons revu nos positions là-dessus, ajoute-t-il, et allons embaucher une personne qui s’occupera d’abord de structurer un service de relations publiques.À l’heure Tourisme du Québec», affirme Mme Brunei.Le MBA se sent prêt à jouer dans les ligues majeures cette année et à faire concurrence aux plus grands musées nord-américains.«Tout ça est fort emballant», d’ajouter le directrice des communications.«Les Montréalais nous ont prouvé sans se laisser prier, en devenant spontanément «Amis» du musée cette année, qu’ils approuvent nos projets et sont fiers de participer au nouvel es- Photo Jacqum Grenier Dans une ancienne école de l’Est de Montréal, l’écomusée La Maison du fier monde, une nouvelle forme d’intervention muséoloalaue accorde une attention toute spéciale aux groupes d’écoliers.présente chaque responsable de service doit s’occuper de contacter les médias ; c’est intenable».Malgré tout ce qui a été dit sur son emplacement pourri, son parti-pris élitfete, son manque de leadership, le Musée d’art contemporain entend consacrer $250,000 (9% de son budget) à se refaire une image auprès des Montréalais.M.Ménard soutient qu’il n’attendra ças d’être relogé au centre-ville, à côté de la Place des Arts, pour se rendre plus accessible au public.«Si nous réussissons à mettre en branle nos communications, je souhaiterais développer un bulletin mensuel d’information pour rendre abordable et lisible, sans tomber dans le populiste, l’art contemporain».M.Ménard prétend que les écrits sur l’art, et en particulier l’art contemporain, sont trop souvent hermétiques.«J’ai toujours été partisan de descendre d’un cran, ajoute-t-il».Le MAC accueille quelque 125,000 personnes par année.Au Musée des Beaux-Arts, on con-sacera 13% du budget (|997,000) aux communications en 1985-86.Pour aller chercher les 500,000 visiteurs que le MBA souhaite accueillir cette année avec la prestigieuse exposition Picasso, Mme Brunei et le directeur Alexandre Gaudieri ont fait une tournée de deux semaines à Toronto et dans trois villes américaines — New York, Chicago et Boston — pour «aller porter» eux-mêmes l’information aux représentants des médias et agents de tourisme locaux.«Nous avons reçu une collaboration formidable des délégations du Québec dans ces villes et du ministère du sor du MBA», renchérit-elle, comme quoi un projet excitant attire inman-quablement des adeptes en grand nombre.Tous les musées, du plus grand au plus petit, sont sensibilisés par ailleurs à leur mission d’éducateurs et s’arrachent littéralement le public écolier.Le ministère de l’Éducation ne nuit évidemment pas aux musées avec sa recommandation aux écoles publiques de faire visiter aux élèves au moins un musée par année.Que ce soit les grandes institutions qui roulent à coup de millions ou le petit écomusée «La Maison du fier monde» dans le centre-sud de Montréal, le musée McCord, le musée d’art de Saint-Laurent (spécialisé en art ancien) ou le musée des Arts Décoratifs (Château Dufresne), chacun courtise a sa façon les élèves et particulièrement ceux des écoles primaires et des garderies! Si des générations entières, indi-que-t-on, ont été privées d’histoire de l’art et de sensibilisation au dessin, à la peinture et aux arts en général — celles des collèges classiques masculins entre autres — on croit fermement à la relève dans les musées aujourd’hui.Le Musée d’art contemporain possède même un autobus pour aller chercher les élèves dans leur milieu.Ce musée de la lointaine Cité du Havre peut ainsi accueillir au moins deux groupes par jour et les initier, par le biais d’une visite commentée, aux trésors de sa collection permanente ou de ses expositions.«Nous voulons que les jeunes aient un contact heureux avec les oeuvres du musée et nous favorisons une approche vivante où s’entremêlent la danse, le dessin, etc», précise Suzanne Lemire du service d’animation.Toutes les visites sont préparées à l’avance avec les professeurs par une documentation appropriée et les animateurs professionnels du musée n’hésitent pas à faire réagir les groupes selon leur motivation et leur intérêt, précise-t-elle.Au MBA, on souhaiterait que les professeurs commencent dès le mois d’octobre leurs visites culturelles car lorsque surviennent les beaux jours du printemps, le musée se voit obligé de refuser des classes faute d’espace et de personnel, précise la responsable du service éducatif, Mme Hélène Lamarche.Au Musée des Beaux-Arts les visites guidées sont effectuées par les bénévoles du musée qui reçoivent un entraînement particulier en histoire de l’art.En plus des groupes scolaires le musée peut organiser des visites spécialisées pour n’importe quel groupe qui en fait la demande.«L’année dernière, précise Mme Lamarche, nous avions des associations féminines qui nous ont demandé de leur programmer des visites sur mesure, selon leurs préoccupations, qui se sont avérées fort intéressantes».Le Musée McCord qui appartient à l’Université McGill cherche encore la formule magique qui lui permettra, avec un budget de $750,000, de rendre encore plus accessible au public aussi bien francophone qu’anglo- Photo JaoquM Qronlor La plupart des musées tablent sur la relève écolière pour créer des habitudes de fréquentation.phone sa collection unique de costumes anciens, d’art populaire, d’archives photographiques (le fond Not-man compte 700,000 négatifs) et d’ethnologie amérindienne.Le Musée McCord possède la plus grande collection ethnologique au Québec; il n’est surpassé que par le Musée de l’Homme à Ottawa.Malgré l’absence d’animateurs pour piloter les élèves et le grand public et le fait que le musée ne soit ouvert que six heures par jour du mercredi au dimanche, le musée McCord reçoit environ 600 visiteurs par semaine.Au Musée des arts décoratifs (Château Dufresne), ouvert de midi à 17h, quatre jours par semaine, on accueille de 800 à 1000 personnes chaque semaine.En plus d’annoncer ses activités dans les grands médias écrits, le musée fait de la promotion dans les écoles du quartier, à l’Office du tourisme de Montréal et au Stade olympique.Les visites guidées (25 à 30 personnes) sont offertes au prix de $15 ; elles sont gratuites pour les enfants.Le petit musée de Saint-Laurent possède deux animateurs — deux fois plus que le Musée d’art contemporain — pour guider les visites d’enfants et préparer le matériel pédagogique avec les enseignants.Ce mu- sée fondé il y a 22 ans par un professeur du collège Saint-Laurent, M.Gérard Lavallée, possède une collection d’art ancien et artisanal du Québec des 18e et 19e siècles.Sans le sou, établi depuis peu dans l’ancienne école Saint-Eusebe (rue Rouen) après avoir déménagé quatre fois en cinq ans, l’écomusée «La Maison du fier monde» réussit à intéresser environ 2500 personnes du secteur centre-sud de Montréal à ses activités de découverte du patrimoine culturel et historique.Né d’un projet de citoyens, cet écomusée est géré comme un groupe populaire -une assemblée populaire élit son conseil d’administration - et recrute ses adeptes par le biais des médias communautaires du centre-sud, du journal La Criée et du réseau des groupes populaires (une quarantaine) de ce secteur de la ville qui en est bien pourvu.Une cinquantaine de personnes ont participé à la mise sur pied de la présente exposition, «Entre l’usine et la cuisine», en livrant leurs témoignages ou prêtant photos et objets.L’été, ce musée original propose des visites commentées du quartier à tous ceux qui s’intéressent à la connaissance du patrimoine culturel d’un quartier populaire.EXPOSITION TOUTL'ART DU MONDE Sélection d'oeuvres provenant de différentes communautés culturelles du Québec.Parrainée par Monsieur Gérald Godin, ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration.Du 3 juin au 23 juin 1 985 Vernissage le 3 juin à 1 1 h.Exceptionnellement du mardi au dimanche, de 1 2h à 1 8h.Entrée libre.Galerie UQAM Université du Québec à Montréal Pavillon Judith-Jasmin 1400, rue Berri, Local J-R 1 20 Montréal (métro Berri-de Montigny) Université du Québec à Montréal GALERIE GRAFF ART CONTEMPORAIN PIERRE AYOT, LUC BÉLAND, COZIC, LUCIO DE HEUSCH, JEAN-PIERRE GILBERT, JOCELYN JEAN, RAYMOND LAVOIE, MICHEL LECLAIR, CHARLEMAGNE PALESTINE, MONIQUE RÉGIMBALD-ZEIBER, LOUISE ROBERT, CLAUDE TOUSIGNANT, ROBERT WOLFE jusqu'au 23 mai 1985 peintures — installations de PIERRE AYOT 963, rue Rachel est, Montréal 526-2616 Ça bouge au Musée ! Deux lois plus d’espace, des luilliers tie nouveaux Amis, un timbre commémoratif pour sf)ii I25e anuiversarre et des expositions toutes plus exceptionnelles les unes que les autres ! Oui, ÇA BOUGE AU MUSÉE! On vous y attend.É/S MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT arts anciens et traditions artisanales du Québec Présentement et Jusqu’au 16 Juin HOLOGRAMMES de FRANÇOIS LEDUC & ASSOCIÉS et Jusqu’au 13 octobre UNE CHAUSSURE À SON PIED lis, bd SaInte-CroIx, Saint-l^urent Du mardi au vendredi et le dimanche de 12h.à I7h.(Station Mo Du Collège) ENTRÉE LIBRE 747-7367 VENDREDI 31 MAI Au coeur de Lanaudière à 40 min.de Montréal Réouverture: Le renouveau d’un musée MUSÉE D’ART DE JOLIETTE Information: (514) 756-0311 En collaboration avec le ministère des communications, le ministère des affaires culturelles, la fondation MacDonald Stewart, Air Canada mW® ?/ O ^orduâs de Viv.« Musée des beaux-arts de Montréal Le Devoir, samedi 18 mai 1985 Les musées au Québec Musées et galeries: deux solitudes ANNE-MARIE MOLIN VASSEUR directrice de la Galerie Aubes 3935 présidente de VAssociation des galeries d'art contemporain de Montréal Qu’en est-il aujourd’hui d’une relation musées-galeries ?M.Alexandre Gaudieri, directeur du Musée des beaux-arts, la plus importante institution muséologique au Québec, rappelle tout d’abord que la vocation de ce musée est encyclopédique et généraliste.L’art contemporain y est représenté au même titre que toutes les autres formes d’art, à travers différentes époques et médias.Toutefois, précise-t-il, «nous privilégions l’art canadien et le musée a beaucoup présenté d’art contemporain, ne serait-ce que les cinq dernières expositions».Dès le départ, il est clair pour lui qu’une relation avec les galeries de Montréal, sans qu’on la rejette, n’est pas une priorité, comme elle pourrait l’être pour un musée plus spécialisé en art contemporain.C’est d’abord le mandat international du musée qui le préoccupe, et la prochaine exposition Picasso en est un exemple.Mme Yolande Racine, conservatrice de l’art contemporain au même musée, souhaite une plus large relation avec les galeries.Elle a tout de même des réserves sur la qualité fluctuante des présentations de certaines galeries.Elle croit que certains artistes exposent trop souvent sans renouvellement.Elle reconnaît l’importance de la diffusion de jeunes artistes mais le musée, dit-elle, ne peut pas soutenir toutes les propositions.Elle cite New York comme le lieu d’une confrontation, grâce à la diversité et la richesse des expositions.L’effervescence et l’enthousiasme d’un milieu sont la base même de relations entre les intervenants, pense-t-elle.Bien qu’elle voie ici beaucoup d’artistes et en majorité un très bon travail, elle ne voit pas comment les appuyer, faute d’infrastructures suffisantes.Les deux musées doivent présenter l’art actuel, selon elle.Non seulement, il n’y aurait pas rivalité mais il faudrait plus de musées, de galeries, de critiques, de revues à diffusion large et, surtout, plus de moyens.Pour y arriver, « il faudrait que beaucoup de gens y croient».Mme Céline Déguisé, directrice du Musée du Bas Saint-Laurent, commence à échanger avec des galeries de Montréal et Québec.En région, dit-elle, « tout est à faire et à préciser.Nous avons souvent des orientations contradictoires.Nous voulons aider nos jeunes artistes à sortir des régions ».M.Godefroy-M.Cardinal a une double expérience.Il a été membre du Conseil exécutif du Musée des beaux-arts, et y a été directeur adjoint de 1976 à 1978.Il dirige actuellement la Galerie du 22 mars.Lorsqu’il était au musée, se souvient-il, il y a trouvé un milieu où « le monde des galeries n’était pas vraiment une préoccupation ».Aujourd’hui, il déplore que les directeurs et les conservateurs de musées visitent ra- Photo JacquM Grenier Malgré des développements nouveaux, comme le Salon international des galeries d’art qui a connu sa deuxième édition à Montréal l automne dernier, les galeries souhaiteraient une meilleure collaboration des musées, dans un travail qui touche généralement le même public.rement les galeries.Il regrette l’absence de dialogue alors que, pour lui, les galeries sont « des antennes déployées dans la ville » et pourraient aider le musée en l’informant des feed back et des besoins du mUieu.Il souhaite qu’un partnership s’établisse, dans la meme préoccupation d’éducation et d’information culturelles.Il trouve « fallacieux » le rejet, par les musées, des galeries commerciales, car on ignore ainsi que « le commerce de l’art a ses noblesses ».Le musée, dit-il, a aussi des considérations matérielles quant à Tart puisqu’il accepte les évaluations de certains dons, et participe ainsi à l’édification des valeurs du marché.Il déplore l’absence des galeristes à tous les niveaux dans les mécanismes de gestion et de consultation des musées, alors ou’ils possèdent une expertise concrete.Pour M.Michel Giroux, directeur de la Galerie Jolliet, de relation musée-galerie, « il n’y en a pas », même quand certains de ses artistes exposent au musée.Il souhaiterait une réelle collaboration surtout pour divulguer l’art d’ici à l’extérieur.Cette carence, croit-il, comme la pauvreté du milieu en général, vient d’une tradition culturelle très récente.M.Antoine Blanchette, directeur de la Galerie 'Treize, insiste sur la nécessité, pour les musée, d’obtenir des fonds pour soutenir les jeunes artistes et les galeries, par le biais des acquisitions.Mmes Elca London, et Sarah Mc-Cutcheon, dont les deux galeries sont situées près du Musée des beaux-arts, déplorent l’absence de visites des représentants de cette institution.Elles souhaitent appui, aide mutuelle, et plus d’acquisitions directes en galeries.M.Michel Groleau, directeur de la Galerie Noctuelle, trouve que « les musées nous regardent comme des BIENTOT UN CARREFOUR NATIONAL DE L'ART populaire LA MALBAIE CHARLEVOIX VOUTES DU PALAIS LE CENTRE D’INITIATION À L’HISTOIRE DE LA VILLE DE QUÉBEC exposition « être jeune à Québec » dans les années 30 da le juflfet au 30 septembre au mardi au dimanche de I2h30 i 17h tél.i (418) 694-6285 EN PLEIN AIR.FAITES-LE DONC, POURVOIR' pamcimcnoni HUIT PEINTRES RÉALISTES CLAUDE BIBEAU FRANCESCO CAPELLO ARIEL BEN DAVID CHRISTIAN DEBERDT MARCELLA MALTAIS LAURÉAT MAROIS DONATELLA MERLO CATIEN MOISAN EXPOSITION jusqu’au 25 mai 1985 galerie l'art français JEAN-PIERRÉ VALENTIN „ 370 ouest, avenue Laurier, Montréal Çanada H2V 2K7 lé/éphon#: (514) 277-2)79 parents pauvres », à qui elles n’achètent pas.Il aimerait une complicité où galeries et musées pourraient se proposer des projets.Mais les musées, dit-il, « ne nous font pas confiance ».Pourtant, dit M.Michel Tétreault, de la galerie du même nom, «même si nos galeries sont jeunes — et comment pourrait-il en être autrement lorsque les difficultés font fermer les galeries après quatre ou cinq ans de survie — la sélection et la présentation de jeunes artistes constituent d’ores et déjà un fait qui s’inscrit dans l’histoire de l’art québécois ».Il insiste sur la nécessité d’alléger les modalités d’acquisition d’oeuvres, dans les musées.Il réclame une priorité d’achats à 80% d’art actuel, pour éviter les erreurs du passé et les rattrapages coûteux.Il ne sent pas vraiment d’appui de la part des musées.« Tout le milieu est à redéfinir, c’est le temps de s’articuler pour développer le milieu et le marché.» Mme Marie-France Thibault, de la galrie Apart’, pense que les musées se nourrissent uniquement des galeries.Pour elle, les structures muséales hiérarchisées empêchent toute ouverture, malgré la disponibilité de certains conservateurs.Il faut remettre cette structure en question, dit-elle.Les musées, selon elle, ne sont pas assez actifs dans le débat sur la problématique du milieu.Mme Madeleine Forcier, directrice de la Galerie Graff, a « toujours l’impression de quêter l’intérêt des musées ».Pour elle, comme pour la majorité des directeurs de galeries d’art contemporain de Montréal, il faut une meilleure relation, des bu-gets d’acquisition suffisants.« Les gens de musée, dit-elle, semblent apprécier notre travail mais ignorer totalement les difficultés des galeries commerciales.Ils sollicitent directement nos artistes.On ne considère pas assez, en milieu muséal, le fait que les galeries présentent des oeuvres difficiles parfois pour les acquisitions du grand public.» Les musées doivent aider à promouvoir internationalement nos artistes, pense-t-elle.« Mais nous sommes-nous assez manifestés ?Avons-nous signalé clairement nos besoins ?» Au Musée d’art contemporain, quatre conservateurs répondent.Ce sont Mmes Sandra Marchand, adjointe au directeur, France Gascon, responsable des expositions temporaires, Paulette Ga^on, responsable de la collection permanente et M.Réal Lussier, responsable des expositions itinérantes.Pour eux, la relation avec les musées, sans être idéale, n’est ni inexistante, ni marquée d’indifférence, même si elle est souvent indirecte.Tous quatre se disent conscients des difficultés des galeries, affirment les visiter le plus possible, et faire des recommandations pour certaines oeuvres.« Toutefois, n’ayant pas droit de décision aux comités d’acquisitions, nos propositions sont reçues au même titre que celles de l’extérieur.» Ils soumettent des propositions d’exposition à la direction et soutiennent que le Musée n’a pas laissé les jeunes de côté, mais qu’il fait un travail de diffusion proche de celui des galeries, à l’exception des ventes, et du temps de recul dont ils profitent pour cogiter et établir des lignes directrices.Ils considèrent à la fois le travail des galeries parallèles et des galeries commerciales.M.Lussier pense que le musée ne peut acheter l’oeuvre d’un jeune artiste lors d’une première exposition, ni établir une politique «des dix dernières années», ce qui lui paraîtrait dangereux.« Il faut, dit-il, faire des choix logiques, et suivre l’évolution de l’histoire de l’art.» Mme Paulette Gagnon fait remarquer que les politiques d’acquisition sont redéfinies par chaque comité, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de suivi.Mais les conservateurs ne peuvent pas, de cette façon, diffuser a l’extérieur les critères de choix.Elle apprécie le concours des galeries qui envoient des donateurs au Musée.Pour Mme Gascon, « il ne peut y avoir de choix exhaustifs.Les musées reçoivent souvent des doléances de la part des jeunes artistes et des galeries.On oublie souvent que le musée a d’autres mandats.Nos ressources humaines et financières sont limitées ».Il faudrait, disent-ils, sensibiliser le public et les compagnies à une connaissance de l’art.Pour eux, le problème dépasse la relation galeries-musées.1 'OPIl VV llIlICIIEL TETREBULT “-^ ^ /a h 4160 rue 5T-DEN1S MONTREAL.H7J 2K8.15141 843-5487 4427 Si-Denis 282-1756 du lundi au samedi de Ilh à 17h «Il sur rendez-vous GRAVURES INTERNATIONALES CHAGALL, CHIRICO, DELVAUX, FINI, MAGRITTE, MIRO, RIOPELLE et plusieurs autres .4260 RUE ST-DENIS, MONTREAL, H2J 2K8, (514| 843-5487 Peintures et sculptures L’AXE New-York, Montréal Paris LA GALERIt EST OUVEITE OU MERCREDI AU DIMANCHE ET SUR RENDEZ-VOUS R RT COnTERIPORRin NOS HOMMAGES AUX MUSÉES DU QUÉBEC, DES PARTENAIRES INDISPENSABLES ^û/erie 2 2 m PI R ô 1333, avenue Van Horne, Outremont, 271-1783 du rçiercredj^ou dimanche de 12 à 18 heures A GALERIE NOCTUELLE 307, RUE STE-CATHERINE OUEST SUITE 555 MONTRÉAL (QUÉBEC)H2X 2A3 TÉL (514) 845-5555 Artistes de la galerie Danielle April Denis Petlerin Aline Beaudoin Gilbert Poissant Paul Béliveau Hélène Roy Denis Charland Todd Siler Carmen Coulombe Roger H.Vautour Tatiana Demidolf SégLiin Gilles Morisette Karen Dugas Pierre-Yves Dupuis Michel Côté Michelle Héon Nicole Malenfant Hélène Urd Yves Lahey Christiane Lemire Lauréat Marois Yves Louis-Seize Paule Lamarche Paul Lussier Christian Tlsari John Mingolla Sean Rudman Mer.jeu.ven.tlh à 18h sam.ilh è 17h dim.13h i 17h Exposition âPise Qe/ti/ais Qeuvuea cfioisiGs 1960-85 Jusqu'au 25 mai La Galerie d’Arts Contemporains de Montréal 2165 rue Crescent, 2e étage, Montréal H3G 2C1 Tél.: 844-6711 Heures d'outerture: du lundi au samedi de 10 h à 18 h A.wZPJL/ML/ MUMML/ Mii/MUMJÊmMki^f' sur les Plaines d'Abraham TOUS LES JOURS DE 9H15 À 21H00 ENTRÉE LIBRE • BIBLIOTHÈQUE SPÉCIALISÉE LIBRAIRIE D’ART • VISITES DE GROUPE Pour réservations: tél.; (418) 643-4103 Rétrospective Richard Lacroix 25 années de production artistique de l'un des plus importants graveurs au Québec.maniérés, un langage GALERIE 2 DU 12 JUIN AU 22 SEPTEMBRE 1985 Cornélius Krieghoff et le XIX^ siècle.À partir des œuvres de la collection du Musée, les liens et les différences entre Krieghoff et les artistes de son temps tels Légaré, Plamondon et Jacobi.50 années de peinture contemporaine signée Marc-Aurèle Fortin, Qoodridge Roberts, John Lyman, Alfred Pellan, Jean McEwen et Jacques Hurtubise, des œuvres tirées de la collection du Musée.• GALERIE 8 • DU 19 JUIN AU 22 SEPTEMBRE 1985 • GALERIE 4 • DU 19 JUIN AU 22 SEPTEMBRE 1985 L’été arrive bientôt Afin de préparer sa programmation estivale, le Musée du Québec est dans l'obligation de fermer temporairement ses portes du 21 mai au 12 juin Galerie Qi)i ITCI?I7 fllf Place royale 24, RUE CHAMPLAIN TÉL.: 643-7975 ENTRÉE LIBRE MERCREDI, SAMEDI ET DIMANCHE DE 12H À 18H JEUDI DE 12H À 21H ET VENDREDI DE 12H A 20H Françoise Sullivan Peinture Cycle Crétois 1983-1984 Bva Brandi Photographies Through the golden gates • JUSQU'AU 9 JUIN • DU 12 JUIN AU 28 JUILLET 1985 Le Devoir, samedi 18 mai 1985 musées au Québec A l’école, les arts visuels deviennent mirage LISE BISSONNETTE rédactrice en chef, LE DEVOIR Jaune soleil contre noirs hiboux, le portefolio est superbe, et son contenu tout autant.Planche à planche, on en extrait des reproductions d’oeuvres d’art, qui vont de Kandinsky à Bruegel, de Krieg-hoff à Tousignant en passant par Dumouchel et Borduas.Elles sont plastifiées, inusables.Parce que destinées à supporter sans problème des doigts d’enfants, année après année, dans les écoles primaires et bientôt aussi dans les écoles secondaires du Québec.Quand il a fait parvenir un échantillon de ce matériel scolaire au DEVOIR, Yvan Boulerice, directeur des éditions L’image de l’art, voulait relever le gant d’une controverse sur les nouveaux programmes d’enseignement des arts.Au moment de leur publication, je les avais critiqués pour le peu de cas qu’ils me semblaient faire des éléments cognitifs de l’apprentissage, de l’initiation à l’oeuvre des autres, en dehors de l’expression du «soi» que tous les programmes exaltent tant.Mais la richesse didactique du matériel qu’a préparé Mme Monique Brière agit en effet comme un antidote: jamais les écoles publiques n’auront-elles eu un tel accès à la culture visuelle nationale et universelle.Au lieu de dessiner une maison avec une règle, les enfants vont se faire l’oeil sur Bosch ou Mondrian.«Que l’élève ait à cotoyer, dans ses démarches d’apprentissage, les oeuvres d’art comme éléments déclencheurs ou comme éléments de lectures historiques, ne peut que l’amener à considérer l’art comme un des éléments de son vécu, et l’aider à apprivoiser ses réactions face aux oeuvres d’art et face à la culture en général, écrivait M.Boulerice au DEVOIR.Ceci, inscrit dans un système d’éducation, ne peut que graduellement rétrécir l’éternel fossé qui existe entre les arts visuels et la population.» ¦ Dans l’école recyclée et proprette qui sert de centre administratif à la région nord-est de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), Réal Dupont, coordonnateur de l’enseignement des arts, ne tarit pas d’éloge sur le matériel d’Yvan Boulerice.Penché sur le programme officiel, d’encombrants schémas qui se lisent comme des plans d’architecte, il explique le lien entre l’un et l’autre, et comment le «moi» de l’enfant est moins dictatorial que je le pense quand on s’en sert comme outil de découverte du monde de l’art.Il enseigne.Nous rêvons ensemble à ce jeune public des musées, que les images éternelles et actuelles rejoindront désormais en classe.Mais le crayon retombe d’un coup, avec l’enthousiasme.«Je peux bien essayer de vous convaincre que nous avons le meilleur programme au monde.Que vous soyez d’accord ou non, le problème n’est pas là.' Les arts plastiques, à l’école sont en train de mourir.» Le drame commence au primaire, l’hécatombe se produit au secondaire.Les musées québécois qui tablent sur l’éducation pour leur amener des générations de nouvelles clientèles peuvent réfrigérer leur rêve, et continuer, comme pour la nôtre et les précédentes, a compter sur le hasard.À la «petite école», l’enseignement des arts plastiques est obligatoire.Mais les spécialistes sont en voie de disparition.À la CECM, Photo Jacques Grenier L’image de l'art, un matériel scolaire qui vient de faire son entrée dans les écoles primaires du Québec, et qu’on trouvera bientôt dans les écoles secondaires.Tanbobé, Borduas, Delaunay, Lichtenstein, les enfants fréquenteront enfin un échantillon d'oeuvres d’art de toutes les époques, du Québec et de l’étranger.pourtant la plus favorisée de la province, 36 spécialistes oeuvrent dans 50 écoles.Les quelque 150 autres institutions remettent la tâche à des titulaires sans formation ou si peu, qu’animent tant bien que mal une petite équipe de conseillers.«On ne peut pas le leur reprocher, dit Réal Dupont, mais ils retournent d’instinct à ce qu’ils ont eux-mêmes appris, le bricolage.» Au secondaire, ironiquement, ce n’est plus le manque de spécialistes qui fait problème.Ce sont les élèves qui ne sont plus là et qui font donc, par le système des ratios, disparaître le besoin de spécialistes.En secondaire I et II, l’enseignement des arts comme champ disciplinaire est obligatoire, et l’élève doit théoriquement avoir le choix d’un «art» sur quatre: musique, danse, théâtre, arts plastiques.Mais les commissions scolaires, réduites à des acrobaties dans l’organisation des grilles-matières et l’affectation rigide des enseignants, appliquent le régime pédagogique avec une grande «fantaisie», expliquait en mars 1984 l’Association québécoise des éducateurs spécialisés en arts plastiques, dans un mémoire-alarme expédié au ministre de l’Éducation de l’époque, M.Yves Bérubé.Elles imposent souvent «l’art» que l’enfant doit «choisir», ou réduisent impunément le nombre de crédits, ou empêchent la continuité: l’enfant étudie les arts plastiques une année, la musique l’année suivante, d’où un papillonnage sans lendemain.En troisième année du secondaire, le champ artistique tout entier devient optionnel.Et il est, littéralement, en voie d’extinction.On a vu récemment à l’émission Le Point, une équipe de Radio-Canada à Rimouski illustrer avec efficacité le drame des classes vides, des instruments abandonnés, des professeurs inutiles.La situation est la même partout dans la province, affirme M.Dupont.À Montréal, elle fi est en tout cas catastrophique.En 1984-85, sur 4,279 élèves en secondaire III, 768 suivaient un cours d’arts plastiques, soit moins de 20^.La proportion est à peu près la meme pour les deux autres années du secondaire.Une petite minorité a droit, en somme, à l’un des champs de connaissance le plus essentiel à l’humanité moderne.Les raisons?La plus importante est certes l’influence des cégeps, dont la course aux prérequis oblige les élèves du secondaire à choisir des «options» qui deviennent en pratique obligatoires, notamment en mathématiques et en sciences.Les plus forts, on le conçoit, sont oussés par les orienteurs à amé-iorer ainsi leur profil d’entrée au collège.Et comme les cégeps n’exigent pas la moindre formation artistique à l’entrée — pas même pour leur programmes en arts — les jeunes ne prennent pas de risques.Au cas où ils devraient un jour se réorienter, il vaut toujours mieux avoir dans ses bagages des matières «solides».L’art redevient un luxe, que n’aborderont vraiment que les seuls chanceux inscrits dans les rares écoles publiques spécialisées (mi-temps pédagogique, mi-temps artistique par exemple), ou encore ceux dont les parents ont les moyens et le goût de les inscrire à des cours prives de toutes sortes, ou de leur faire passer quelques dimanches au musée.> Pour espérer un redressement, il faut avoir la foi du charbonnier.Au ministère de l’Éducation, les ressources d’encadrement de l’enseignement des arts pour l’ensemble de la province, pour toutes les disciplines et pour le primaire et le secondaire, s’élèvent à.une personne.Une seule, Mme Lorraine Boutin, qui a même perdu, au gré des coupures, les répondants spé-ciaüsés qu’elle trouvait dans les directions régionales du MEQ.Le budget des arts plastiques était de $1.5 millions par année à l’époque de l’élaboration des nouveaux programmes, et l’équipe était de cinq personnes.Tout cela a fondu, paradoxalement, au moment de leur mise en application.Les commissions scolaires ont été livrées à elles-mêmes.Certaines ne se font pas tordre le bras, dit Mme Boutin, qui souligne le travail d’enseignement artistique des commissions scolaires de Québec, des Laurenti-des, de Drummondville, de Trois-Rivières, qui en font même plus que le programme en demande.Mais le reste fait très majoritairement problème.Devant les protestations des enseignants en arts, le ministère vient de créer un comité, dont les travaux commenceront à la fin mai, pour remettre un rapport et des recommandations en octobre.C’est le seul espoir.Le ministère des Affaires culturelles et le MEQ ont aussi investi chacun $50,000 pour des «projets de sensibilisation à l’oeuvre des créateurs», que soumettront des pédagogues intéressés.On pense à des rencontres avec des artistes, à des visites de musées.Mais la somme est si mince et les besoins si grands que quelques visites, surtout en régions éloignées, suffiraient à manger ce budget.En l’état actuel de l’enseignement des arts à l’école, on se demande même si ces actions ponctuelles ne seraient pas pur gaspillage, puisqu’elles ne peuvent compenser les vides de l’horaire régulier.Bref, ce n’est pas demain la veille que les musées pourront passer la main à l’école pour l’éducation et l’animation, ni que les hordes scolaires les envahiront.4 Permanence En art récent, on y rencontre surtout des peintres de la région tels Hélène Beck, Arthur Villeneuve, Léopold Tremblay, Marc-Aurèle Fortin.Dynamique, le musée réussit à présenter, grâce à 12 expositions par an, 50 % de sa collection.Le Musée de Joliette qui possède 5,000 pièces, a mis l’accent sur quatre thèmes dans ses choix d’acquisitions.'Trois salles rendent hommage à l’art canadien — avant 1930, de 1930à aujourd’hui et l’art décoratif religieux au Québec.Deux autres espaces sont consacrés à l’art européen dont l’un présente la peinture et le mobilier aux XVIIIe et XIXe siècle, et l’autre, la statuaire religieuse-espagnole, portugaise, hollandaise et française.Cette collection de la statuaire de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance est une des plus importantes du Canada.Son fonds de 600 oeuvres sur papier canadiennes et européennes de XVIIIe au XXe siècle n'est point exposé faute d’espace et pourtant, la série de gravures La loggia de Rafael (18e s.) de Volpato est un ensemble exceptionnel dont existent cinq exemplaires dans le monde.En modifiant tous les ans l’accrochage, le Musée tient le pari de montrer 17 % de ses richesses.La chapelle-musée d’art de Saint-Laurent (Montréal) a privilégié la main et l’outil comme regard face au passé.Plus de 5,000 objets attestent la vitalité créatrice de l’orfèvrerie, la ferblanterie, la tonnellerie, la bourrellerie et la sellerie, la vannerie, la sculpture religieuse, les images taillées, les industries domestiques .Parmi les objets importants, nous avons remarqué, entre autres, un Chérubin de Philippe Liébert, des fonds baptismaux de Louis-Thomas Berlinguet et des trophées liturgiques de André Paquet.Modifiant ses assemblages tous les deux ans, ce Musée, édifié dans une magnifique chapelle de 1867, offre la possibilité de voir 40% de ses possessions.Le Château Dufresne, devenu monument historique, porte l’appellation de Musée des arts décoratifs de Montréal depuis 1979.Respectant la collection Dufresne dans laquelle on retrouve le mobilier original de la maison, des tableaux, des sculptures, des porcelaines et de l’argenterie, le Musée possède, au niveau de sa section historique, cinq salles qui ne sont jamais modifiées.Ce qui fait l’originalité des réserves permanentes, c’est la collection de design international des années 1940 à nos jours.Au niveau design, le Musée peut s’enorgueillir d’avoir le plus bel ensemble après le Modem Art Museum de New York.Bien que 20%de ces objets soient montrés, on peut découvrir en trois ans la quasi-totalité de ses biens grâce à six expositions par an.Possédant la seule grande collection ethnographique au Québec, le Musée McCord recèle une des plus considérables collections amérindiennes et inuit du Canada.Cet ensemble comprend des artefacts des quatre principales divisions culturelles des peuples autochtones — TAr-ticque, les forêts de l’Est, les Prairies et la côte du Nord-Ouest.Les deux salles qui abritent une partie de ces 12,500 objets, ne sont modifiées qu’à tous les 10 ans.Peintures, estampes et dessins au nombre de 25,250 sont particulièrement intéressants au niveau documentaire.On y retouvre des oeuvres d’annalistes, de portraitistes et de paysagistes tels James Duncan, Théophile Hamel, Ozias Leduc.Quant aux 10,000 costumes que possède le Musée, on modifie la salle de présentation deux fois l’an.lit que dire des archives photographiques Notman, du nom du célèbre photographe d’origine écossaise, si ce n’est qu’elles contiennent 1.250.000 photos et négatifs en verre.Mal^é sa richesse documentaire, un minuscule fragment est présenté chaque année à travers trois expositions.Possédant plus de 1,323,000 objets, en incluant les archives (20,000 documents) et les arts décoratifs (5,500 pièces), le Musée ne peut montrer dans son espace de 9,000 pieds carrés que 1 % de son avoir.Le Musée du Cinéma de la cinémathèque québécoise possède 8,000 films d’oeuvres québécoises et de cinéma d’animation, 350 appareils, 100.000 photographies de plateau sur le cinéma national et international sans oublier ses 10,000 affiches.Et pourtant, à défaut d’espace, les photos et les affiches servent de fonds documentaire, car ici encore, l’exiguïté du lieu ne permet point leur déploiement même pour une exposition d’envergure.Parmi les 350 appareils photographiques, 10 % sont montrés annuellement.Au 31 mars 1984, le Musée des beaux-arts de Montréal possédait 23,592 objets : peinture et sculpture, 1,505; dessins, gravures, livres et manuscrits, 6,886; arts décoratifs, 15,201.Ces collections qui vont de l’Antiquité à nos jours, se répartissent en plusieurs saUes dont la plupart, selon son directeur, sont en cours de réaménagement.Ainsi Ton trouvera un lieu pour Tart islamique, les antiquités grecques, romaines et égyptiennes, tandis que TArt précolombien s’organisera autour de l’art inuit ; une salle sera consacrée aux arts décoratifs.Une autre pièce mettra la lumière sur la peinture canadienne, sans négliger les anciens mmtres européens dont la période du Moyen Âge au XVIIIe siècle, et celle du XIXe siècle à nos jours (Pissaro, Monet, Sisley, Bouguereau.).Malgré la qualité de nombreuses pièces de ces collections permanentes, on ne peut voir actuellement que 3.8 % de cet ensemble.Afin d’interroger certaines statistiques hors du Québec, nous avons fait une brève incursion à la Vancouver Art Gallery et au Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa). la Vancouver Art Gallery, mise à part une salle permanente dédiée à Emily Carr, trois autres étages sont voués à l’exposition mensuelle des collections permanentes (3,500 objets) qui se composent de peintres contemporains canadiens (de 1950 à aujourd’hui), la peinture américaine actuelle et le début du XXe siècle européen.U n pourcentage de 7 % des acquis est présenté chaque année.Depuis l’inauguration, le 6 mars 1880, de la Galerie nationale du Canada (actuellement Musée des beaux-arts du Canada) par le marquis de Lome, alors gouverneur général du Canada, ce Musée a acquis 40,710 oeuvres : peintures, 3,433; sculpture, 740; gravure, 9,124; dessins, 4,880; argenterie, 6,500; photographie, 15,516 et autre, 517.Bien qu’il modifie les accrochages tous les trois ans, le Musée actuel ne présente que 2.2 % de ses collections permanentes, alors qu’en 1987, il pourra montrer dans son nouvel édifice, 4.1 % de ses richesses.Par exemple, la fameuse collection d’argenterie Birks pourra être montrée en partie; un entrepôt où Ton découvrira 15 % des réserves du Musée, sera ouvert au public ; une salle est prévue pour la photographie qui, pour le moment, n’a pas eu un droit permanent à la cimaise.Ainsi de 13.1 % actuellement visible de la peinture canadienne, on pourra en découvrir 25 %.De même, pour la gravure et le dessin dont on peut admirer 0.6 % et que Ton pourra voir à 1 % en 1987.À travers le temps, que reste-t-il d’un peuple, si ce n’est son art ?Que survit-il d’une nation, si ce n’est sa culture ?Et pourtant, à la lumière de cette brève interrogation statistique dans certains de nos mûsées.Ton se rend compte qu’enviroiî 3 % seulement des oeuvres sont visibles, alors que, dans les grands musées internationaux, 18 % à 20 % des collections permanentes sont montrées.Comment expliquer cette situation accablante ?Plusieurs conservateurs soulignent leur pénurie de budget, d’espace voire de professionnels de Tart.MUSÉE J.ARMAND BOMBARDIER Case Poitole 370, VALCOURT, QUÉ.A Æ7A A JBFJBfA Ce musée abrite la collection permanente des principales inven-tians de Joseph-Armand Bombardier, ciepuis les premiers tracteurs pouvant circuler sur la neige jusqu'à lo motoneige, en passant par les tracteurs industriels.L’ensemble donne ou visiteur une excellente perspective du développement d^ cette importonte industrie québécoise.Ouvert tous les jours de 13h à 16h30.Sur rendez-vous, pour les groupes de 25 personnes et plus, du lundi ou vendredi de 9h à 16h30.Entrée libre.Renseignements: 514>532*2258.-S’, uzanne leémiiLj ComvilIvK.' vn Invc^ti^scmcnl d'Aii 693 rue Masson Repentigny, (Qc) J6A 5K8 Pour rendez-vous 585-1399 LA GALERIE D'ART DE MATANE INC.616.ST-RÉDEMPTEUH MATANE, QUE G4W 3P7 tél.: l7h Jeudi cl vendredi I5h-2lh 31 oeuvres 23 artistes ^ Exposition présentée en collaboration avec le CONSUL |k>r DES ARTISTES lO peintres DU QUÉBEC Séminaire Si Joseph 858 rue Laviolette T rois Rivières Qc Musée Pierre Boucher Tous les jours 14h a 16h 19ha2130h Tel (819)373 7816 8 MAI AU 3 JUIN VIII Le Devoir, samedi 18 mai 1985 Les musées au Québec du 4 juillet au 15 septembre SI LE SÉMINAIRE M’ÉTAIT CONTÉ Exposition historique relative au 125e anniversaire de fondation du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières.BAS ST-LAURENT — GASPÉSIE MUSÉE DU BAS SAINT-LAURENT 300, rue Saint-Pierre, Rivière-du-Loup Heures d'ouverture ; du 24 juin au 2 septembre : tous ies jours: de 10 h à 17 h du 25 avril au 26 mai FABULATIONS ET L'ÂME ENFILÉE Murales de tissus et dentelies contemporaines.du 1er au 26 mai FRANCE DIONNE Production récente, montages.du 8 au 26 mai SANS HONTE ET SANS EMPLOI Collectif de Montréal.produit avec la participation d'organismes locaux, du 15 mai au 26 juin LECTURE-DUPLICATION Assemblage de notes fragmentées autour du concept d’écodesign.du 30 mai au 28 juillet COLLECTION SOUCY Pièces choisies à l'intérieur de la Collection d'oeuvres d'art québécoises de 1910-1970 du Musée.du 29 juin au 13 octobre JEU D’ALENTOUR Découvrir notre environnement à travers un labyrinthe d'images du Bas St-Laurent.du 30 juillet au 30 août MARIE-CHRISTINE LANDRY Sculptures contemporaines, du 2 août au 22 septembre MARAIS SAUMATRES MUSÉE DE LA GASPÉSIE 80, boul.Gaspé, Gaspé du 25 avril au 9 juin LE RÊVE Gouaches, pastels et photos de Nouchka Galouchko.LES PLANTES RARES DE FORILLON Exposition de dessins, du 13 juin au 11 août BIENNALE DES ARTS VISUELS DE l’EST DU QUÉBEC UN POINT D’AMOUR Encres de Gil Pitre.MUSÉE FRANÇOIS-PILOTE INC.100, avenue Painchaud, La Pocatière Heures d’ouverture : tous les jours: de 9 h à 17 h dimanche: de13hà17h du 15 mai au 15 juin ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE DU CANADA EN 1920 35 aquarelles de Lagacé, textes d'accompagnement, etc.du 15 juin au 30 août SCÈNES RURALES 17 Rodolphe Duguay, 8 Feneteau, 4 Kaufman, 10 Massicotte, etc.Permanente LA PAROISSE RURALE VERS 1900 La paroisse rurale : métiers, instruments aratoires, etc.MUSÉE DE LA MER DE RIMOUSKI 1034, Du Phare, Pointe au Père Heures d'ouverture : du lundi au dimanche : de 10 h à 18 h du 15 juin au 1er septembre EMPRESS OF IRELAND Artéfacts provenant du navire, photos, interprétation.CABOTAGE RÉGIONAL Maquettes, photos, jeux électroniques, interprétation.POINTE AU PÈRE FACE À LA MER Photoraphies historiques.L’ESTUAIRE MARITIME Maquettes, jeux, diorama, instruments scientifiques, interprétation.POINTE AU PÈRE : 1910 Diorama du site historique au début du siècle.GASPÉSIENNE NO 38 Chantier de rénovation, animation LE PHARE ET SES DÉPENDANCES Visite guidée et interprétation.ESTRIE — BEAUCE CENTRE D’ART DE LA RÉGION DE L'AMIANTE 37, rue Notre-Dame sud, Thetford Mines Heures d'ouverture : du mardi au vendredi : de 13 h 30 à 16 h 30 vendredi : de 19 h à 21 h dimanche : de 13 h 30 à 16 h 30 du 12 au 26 mai AQUA-TEINTE Exposition solo de Michelle Audet Blondeau du 2 juin au 19 août AU FIL DE L’EAU ET DES VENTS Exposition de groupe, membres- artistes du Cara.CENTRE D’EXPOSITION LEON MARCOTTE 222, Frontenac, Sherbrooke Heures d'ouverture : du mardi au dimanche : de 12 h 30 à 17 h du 2 au 30 juin ARCHÉOLOGIE Recherches et fouilles réalisées au Canada.R O  N du 14 au 27 mai 1985 Galerie Michel Ange 430, rue Bonsecours Vieux-Montréal 875-8281 INVESTISSEZ AVEC MESURE: ANNONCEZ DANS LE DEVOIR EN SCÈNE Rôles de l’interprétation et connaissance des parcs canadiens.du 17 juillet au 17 août L’ART CANADIEN DE LA NATURE 1985 Peintures.ÉCOMUSÉE DE LA HAUTE-BEAUCE MUSÉE TERRITOIRE Route 108, St-Évariste Heures d'ouverture : du 10 au 21 juin : du mardi au vendredi : de 10 h à 16 h 30 du 24 juin au 2 septembre : du mardi au vendredi : de 10 h à 16 h 30 samedi et dimanche : de 13 h à 16 h 30 du 9 juin au 13 décembre LE PEUPLEMENT DE LA HAUTE-BEAUCE Avec l'intégration des objets de la collection Napoléon Bolduc.5e ANNIVERSAIRE DE L’OUVERTURE AU PUBLIC Le 12 juillet 1980.INTERPRÉTATION RÉGIONALES du 10 juin au 2 septembre LA MAISON DES GENS DE ST-HILAIRE L’architecture traditionnelle, la naissance, l’école, généalogie de 4 familles), du 25 juin au 2 septembre EXPO-TRAIN À COURCELLES « Le moulin tourne avec entrain ».MUSÉE BEAULNE 96, rue Union, Coaticook Heures d’ouverture : du 15 mai au 15 septembre: tous les jours: de 11 h à 17 h du 15 septembre au 15 mai: du mercredi au dimanche : de 13 h à 16 h du 2 au 16 juin LUC TANGUAY, peintre LÉON LEBLANC, scuipteur du 20 juin au 2 septembre JEANNINE BOURRET Peintre-graveur de mars au 3 septembre DENTELLES LITURGIQUES DU QUÉBEC 1865-1965 Exposition de dentelles liturgiques accompagnée de photoraphies et documentation, de janvier à novembre COATICOOK : UN APERÇU DU DÉVELOPPEMENT SPORTIF Le début du sport à Coaticook.MUSÉE DU COMTÉ DE COMPTON R.R.1, Cookshire Heures d’ouverture : du 15 mai au 31 octobre: du lundi au dimanche : de 9 h à 17 h du 15 mai au 31 octobre JE ME SOUVIENS Nous allons fêter l’Église catholique.MUSÉE MARIUS BARBEAU 139, rue Ste-Christine Saint-Joseph de Beauce La pauvreté: le lot de la majorité JEAN CHARTIER Une série d'accréditations successives du ministère des Affaires culturelles a créé en 1974 le réseau des musées québécois, mais aucune évaluation n’a été faite jusqu’à maintenant quant à la qualité des collections recueillies.La raison tient à ce que les subventions accordées jusqu’ici pour l’équipement et les montants versés ont été fort peu élevés à ce jour.Le directeur des programmes au ministère des Affaires culturelles, M.Michel Côté, explique que le budget de fonctionnement s’est élevé à quelque $ 6.6 millions pour l’année budgétaire 1984-1985 pour 42 musées et là-dessus, il faut compter $2.8 millions au Musée des beaux-arts de Montréal et $ 591,000 au Musée du Séminaire de Québec.Cela signifie que seulement 10 autres musées ont obtenu $ 100,000 en subventions de Québec.M.Côté explique que ce budget de $ 6.6 millions en 1984 doit se comparer au premier budget alloué aux musées en 1975, soit $ 325,000.En fait, il s’est agi, en priorité, de mettre sur pied un réseau qui n’existait pas voici dix ans et il s’agit maintenant de voir si on peut reconnaître officiellement plus de 48 musées pour couvrir tout le territoire québécois.On compte en tout 300 musées au Québec mais il faut savoir que cette appellation n’est pas protégée de sorte que des gens ne se sont pas gênés pour créer, par exemple, un « musée de la torpille » à Gaspé.En Ontario, la démarche retenue a été aux antipodes de celle du Québec.On a défini une norme idéale pour une institution muséologique, et les musées ont quatre ou cinq ans pour satisfaire a cette norme, sinon ils sont exclus des subventions gouvernementales.Le ministère des Affaires culturelles a préféré axer son activité sur le développement mais le stade de la mise sur pied est maintenant dépassé.Les musées sont d’ailleurs d’accord pour qu’on procède maintenant à une analyse de leur politique d’acquisition, de leur politique de conservation et de leur politique de recherche.Le MAC veut s’équiper pour procéder à une évaluation d’ici un an.À court terme, le ministre des Affaires culturelles a obtenu un budget accru de 21 %, ce qui va permettre finalement, après de nombreuses années de vaches maigres où les musées ont été privés d’indexation, de donner un coup de pouce à tous les petits musées.Leurs subventions sont prévues présentement au pied carré.Ces nouveaux montants seront révélés au congrès de la Société des musées québécois le 17 juin.Il reste néanmoins que le budget du ministère des Affaires culturelles ne dépasse pas les $ 140 millions.Les priorités du MAC en 1984 ont été d’aider le Musée des Beaux-Arts de Montréal mais les $ 25 millions affectés à sa rénovation ne proviennent pas du budget du MAC mais plutôt de programmes d’^ui-pement payés par d’autres minls- Heures d’ouvertures : du lundi au samedi : de 10 h à 16 h 30 dimanche: de 12 h à 16 h 30 du 24 Juin au 2 septembre LA RUÉE VERS L’OR EN BEAUCE Exposition relatant la ruée vers l’or du 19e siècle dans la Beauce.LA FIÈVRE DES SUCRES Les traditions rattachées à la saison des sucres dans la Beauce au début du 20e siècle.MUSÉE MINÉRALOGIQUE ET MINIER DE LA RÉGION DE L’AMIANTE 671, boul.Smith sud, Thetford-Mines Heures d’ouverture : du mardi au vendredi : de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h samedi et dimanche : de 13 h à 17 h du 19 mai au 9 juin DE L’EAU EN SANTÉ Collectif sur le thème de l’eau comme priorité environnementale.du 16 juin au 1er septembre REFLET DE LA RÉGION Club diaphoto de Thetford-Mines.Région de l’amiante en photographies.MUSÉE MINÉRALOGIQUE D’AS-BESTOS INC.104, rue Letendre, Asbestos Une autre subvention a été allouée pour l’exposition Picasso.L’autre grande assistance du MAC a été versée à la Fondation Rio-pelle à Québec qui a obtenu $ 7 millions.À titre de comparaison, les subventions de fonctionnement du Musée de Québec et du Mus^ d’art contemporain sont respectivement de $ 1.3 et de $ 2.8 millions.Le directeur de la Société des musées québécois, M.Jean-Claude Leblond, estime que le réseau est très peu subventionné, à tel point que « les directeurs des mus^s de province en sont souvent réduits à nettoyer les chiottes, à laver le plancher, à faire l’accrochage des tableaux et à recevoir les gens.Cela ne leur permet pas de faire la recherche de collections originales, de ‘taper’ les donateurs, de faire du lobbying et d’organiser des lunchs pour amasser des fonds.« À la limite, dit-il, ce qu’il faut maintenant aux musées du Québec, c’est un système d’aide à l’emploi qui résoudrait le problème de personnel; c’est une sorte de Travail-Québec pour les musées ».Parallèlement,à Ottawa, le ministère des Communications dispose d’une politique de subventions au mérite pour les expositions des grands musées nationaux.Ceci inculque un caractère de fragilité à l’aide aux musées au niveau canadien et les coupures budgétaires annoncées par M.Masse dans les autres secteurs culturels n’apportent pas une grande sécurité la non plus aux créateurs picturaux.Heures d’ouverture : du 20 mai au 21 juin : du lundi au samedi : de 10 h à 16 h du 24 juin au 2 septembre : du dimanche au vendredi : de 10 h à 16 h 30.du 24 juin au 8 novembre MINÉRAUX ET PHOTOGRAPHIES — BOLIVIE 1950-1952 Collection Louis Sonneveld, Ing.QUATRE MINES DE L’ESTRIE Minéraux de la collection Paul Fortin.COLLECTION DES FORMATIONS ROCHEUSES DES APPALACHES DU SUD DU QUÉBEC Une histoire géologique de plus de 600 millions d’années.I L N I O ' ^îwipOBAlN Eva Bouchard 1885-1949 Musée Louis-Hémon A l'occasion du centenaire de sa naissance, il nous est agréable de proposer à nos visiteurs, une exposition consacrée d EVA BOUCHARD GARDIENNE du MUSÉE LOUIS-HÉMON, de Péribonka; où grâce à une liasse de documents inédits et de photographies, une « légende-montée-de-toutes-pièces» et démantelée! Pour ainsi apporter un «nouvel éclairage» sur ies débats difficiles de notre institution muséale.Cordiale bienvenue à tous les hémonites et chapdeiainiens.700 Morio-Chapdelaine, Péribonka, GOW 2G0 — (418)374-2177 O He découvri'’ LUS- ° U 30 P*'””"'' olis: Aurora 30 J,, parc «""«"S'”’"'”- de % y Entrée: 2.gnts: ¦ a oUi* mvsiP^®' cl'P® J n luin, de pgrc Le leud' 131 Hôtel du , IS S’-'’" ., S'””’'””” ,68 0.Labrecque 28» Galerie d’art sans but lucratif commanditée par l’Alliance mutuelle-vie l/K tance 680, rue Sherbrooke ouest Montréal, Québec H3A 2S6 (514) 284-3768 Du lundi au samedi de 11 h à 17 h.,n.erna' gouverne àes ^ Québec, ^(-jation ' - I de la SOC'®'® .g, ôe du P®'® hère P'®® Textile InC-Qorninioc exposition du 22 mai au 12 juin 1985 Tableaux de choix de peintres canadiens et européens Nous désirons acheter des oeuvres canadiennes et européennes de qualité Galerie BERN^RI3 DESRCEHES 1444 ouest, rue Sherbrooke, Montréal (514) 842-8648 Ouvert de 9h i I7h30 du lundi au .samedi; dimanche de 13h à I7h À LA DÉCOUVERTE DES ÉCOMUSÉES DU QUÉBEC POUR DES VACANCES DIFFÉRENTES • Deux-Rives (Valleyfield), • Haute-Beauce (Beauce)y • Insulaire (Sorel), • Lanauciière, (5t-Gabrlel de Brandon) • La Rouge (Nominingue), • Maison du Fier monde (Montréol), • St-Constant (St-Consfont).• Communauté Rortugoise de Montréal ASSOCIATION Dis ÉCOmSéiS DU OUÊBiC (514) a82-417S Cp, 334, PépSt N Montréal, H2X 3M4 LES MUSEES UN ACTIF CULTUREL ¦\ V Québec Le réseau des musées et des centres d'exposition témoigne de l'art et de la vie d'hier et d'aujourd'hui dans toutes les régions du Québec.Le ministère des Affaires culturelles, en collaboration avec ses partenaires des différents secteurs, soutient le développement des musées et centres d'exposition.Gouvernement du Quebec Ministère des Affaires culturelles
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