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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 24 mai 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1985-05-24, Collections de BAnQ.

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Dé jeûner d’aSaiies aux Fruits de Mer PSAftOTAVCRNA fcU SYMPOSIUM 4293 ST-DENIS 842-0867 Vol.LXXVI No 119 Ensoleillé avec passages nuageux.Max 24.(détail page 18) Montréal, vendredi 24 mai 1985 Côte-Nord Abitibi à Gaspesie 45 cents, Nouveau-Srunswick 50 cents.Toronto 50 cents 35 CENTS Le budget Wilson frappe durement les particuliers mais épargne les entreprises $1.4 milliard en nouvelles recettes fiscales et réduction du déficit de $4.4 milliards BERNARD DESCÔTEAUX OTTAWA — Tous les Canadiens contribueront de leurs deniers à réduire le déficit fédéral, le ministre des Finances, M.Michael Wilson, ayant décidé d’augmenter les taxes et à la consommation et certains impôts.Le premier budget du gouvernement Mulroney augmente en effet la taxe fédérale de vente, la taxe d’accise sur l’essence, la taxe sur les alcools et le tabac.Il impose par ailleurs une surtaxe temporaire pour les contribuables à revenus élevés et abandonne à toutes fins utiles l’indexation des exemptions fiscales personnelles et des tables d’impôt.Ces mesures rapporteront au trésor public $1.4 milliard de nouvelles recettes cette année et $4.9 milliards l’an prochain.En contrepartie, on accorde cetains réductions d’impôt et de taxes d’une valeur de $1.2 milliard cette année et de $3.1 milliards l’an prochain.Ces réductions profiteront surtout aux entreprises qui verront leurs impôts diminuer l’an prochain et les années suivantes alors que les particuliers subissent au contraire une hausse.Un peu comme dans la fable Les animaux malades de la peste, les victimes de la rigueur de M.Wilson ne sont pas tous égaux devant ce mauvais sort.Le budget «dur mais équitable» promis par le premier ministre Mulroney est non seulement plus généreux pour les entreprises, il frappe plus certaines catégories de citoyens.Par exemple les personnes âgées voient l’indexation de leurs pensions de vieillesse réduite à 1%.Par contre les riches, même s’ils sont frappés d’une surtaxe temporaire, profiteront d’une exemption à vie de un demi million de dollars accordée sur les gains de capital.Ce budget, a soutenu M.Wilson aux Communes ne vise qu’un objectif : la création d’emplois qu’il cherche à atteindre par deux moyens.Tout d’abord par la mise en ordre des finances de l’État, ce qui amène des réductions de dépenses et des augmentations d’impôts.Puis par les stimulants économiques qui, sans exception, visent à encourager l’initiative privée, particulièrement dans le secteur de la petite et de la moyenne entreprise.Cette année, M.Wilson n’a pas un sou pour la création des programmes d’emplois visant à soulager les chômeurs.La seule attention que l’on a pour les 1.4 millions de Canadiens en chômage est de leur garantir pour un an encore le statu quo de l’assurance-chômage.Pour le reste, les chômeurs en sont réduits à compter sur les investissements privés.Le ministre ne cache pas que son budget marque «une rupture fondamentale avec le passé».En matière de finances publiques, les mesures annoncées hier par le ministre des Finances visent à réduire de $4.4 milliards le déficit.Celui-ci est ramené à $33.8 milliards, ce qui est moins que ce que le milieu des affaires espérait.On a préféré une approche plus équilibrée et à plus long terme en raison d’une conjoncture incertaine, dit-on, mais aussi en raison des coûts politiques de l’opération.Pour sortir du cercle vicieux du déficit, M.Wilson a écarté la solution consistant à faire marcher la planche à billets qui aurait amené la reprise de l’inflation et la hausse des taux d’intérêts.Compter seulement sur la croissance économique, était par ailleurs trop risqué, a-t-il expliqué avant de faire état des augmentations d’impôts suivantes: ¦ Augmentation de 2% des droite d’accise sur l’alcool à compter d’aujourd’hui.Augmentation des droits sur le tabac de $0.2S par paquet de 25 cigarettes (ce qui vient s’ajouter à une augmentation identique décré-Volr page 10: Le budget Pour les riches: une surtaxe temporaire mais une exemption à vie sur les gains en capital Pensions : Wilson promet l’égalité aux femmes PAULE DES RIVIÈRES PhotolMcr CP Sous l’oeil intéressé du premier ministre, M.Brian Mulroney, et du ministre de la Défense, M.Erik Nielsen, M.Michael Wilson a livré hier le premier discours du budget d’un ministre des Finances conservateur depuis celui de son collègue John Crosbie, qui avait entraîné la chute du gouvernememnt Clark en 1979.Un « budget de promesses brisées », selon Turner MICHEL C.AUGER OTTAWA (PC) — L’opposition, tant libérale que néo-démocrate, a été unanime à condamner le budget ?AUTRES INFORMATIONS EN PAGES 4 ET 11 du ministre des Finances, M.Michael Wilson, tant pour les hausses de taxes qu’il contient que pour le peu d’importance qu’il accorde à la création d’emplois.Aux Communes, le critique financier de l’opposition libérale, M.Donald Johnston, a soutenu qu’il s’agit de l’un des pires budgets jamais présentés et que l’oeuvre de M.Wilson est remplie de « taxes injustes et ré- gressives qui vont stimuler l’inflation et créer du chômage ».Selon M.Johnston, les Canadiens devront payer $ 1.1 milliard de plus en impôts cette année, $ 4.3 milliards l’an prochain et la classe moyenne sera touchée dès cette année pour quelque $350 millions.« Le premier ministre devrait s’excuser pour avoir trompé les Canadiens pendant la campagne électo- rale et depuis qu’il est au pouvoir », a soutenu M.Johnston aux Communes, lors de sa brève réplique au budget.Le député de St-Henrl-Westmount a soutenu que les gens du quartier St-Henri de son comté se souciaient peu de l’exemption de taxe de gains en capital annoncée dans le budget mais étaient bien plus touchés par les hausses de taxes.Voir page 10; Promesses OTTAWA — Au plan social, le gouvernement frappe durement en mettant fin à l’indexation automatique des pensions de vieillesse.Comme les allocations familiales, elles ne seront indexées que si Tinflation dépasse 3%.Le gouvernement n’apporte non plus aucune amélioration au Régime de pension du Canada mais en revanche, il annonce que la réforme tant attendue des régimes privées de pension deviendra réalité le premier janvier 1987.Le budget satisfait une bonne partie des revendications des femmes dans le domaine des pensions en s’engageant à interdire toute forme de discrimination.C’est d’ailleurs la seule tranche du budget s’attardant spécifiquement aux femmes.La reforme annoncée comprend deux volets, d’abord celui des bénéfices touchant les entreprises et employés relevant du fédéral et dont les deux motsclés sont accessibilité et transférabilité.Sur ces points, le gouvernement assure que les provinces suivront emboîteront le pas bientôt dans ce qu’il quaUfie de «exemple remarquable de coopération fédérale-provinciale».L’autre volet, le fiscaL touche tous les Canadiens et il consiste en une série d’encouragements à l’épargne-re-traite, incluant l’établissement d’un plafond de déduction comparable pour tous les employés; pour une majorité le plafond dMuctible est relevé.Et pour beaucoup le relèvement sera de $2,000.Il s’agit d’encou-Volr page 10: Pension* FfSIlVAL DES AMEIIDDES Fascinant ratage du Squat ROBERT LÉVESQUE Étonnant, déroutant, à la fois merveilleux et raté, évidemment inachevé, le spectacle que le Squat Theater de New York est venu créer au premier soir du Festival des Amériques, à 22 heures mercredi, aura donné à la ligne de départ de cette importante manifestation culturelle son premier choc.Tout festival qui affiche des créations prend des risques, et celui-ci était en un sens magnifique.II s’agit d’un spectacle qui a été donné dans des conditions précipitées, et qu’un public exigeant de spectacles soignés aura eu raison de recevoir froidement (les comédiens ne sont pas venus saluer à la fin).Des ennuis techniques ont miné toute la représentation, en particulier ces micros sans fil aux bruits parasites auxquels ont fait confiance les gens du Squat.La facture technique de Dreamland Burns devra être revue de fond en comble.Mais tout cela était par ailleurs fascinant.Il faut dire que ce groupe de comédiens hongrois, qui se sont installés dans la métropole américaine en 1977 (Peter Halasz, Peter Berg et Anna Koos avaient créé leur groupe à Budapest en 69 sous le nom de Kassak Studio avant de devoir s’exiler aux USA), n’en est qu’à son quatrième travail et qu’à chaque coup leurs produits théâtraux remettent tout en question, en particulier le rapport du réel et de l’illusion.Dans les trois premiers cas ( Pig, Child, Fire !, Andy Warhol’s Last Loveei Mr Dead and Mrs Free), leurs propositions s’établissaient au moyen d’une vitrine oui, séparant la salle de la rue, réunissait les deux dans un moment de théâtre éclaté où le spectateur déstabilisé se demande ce qu’il y a de vrai et de faux dans ce manège.À Montréal, le Squat se lançait Voir pago 10: Ratage Sabra et Chatîla tombent aux mains des chiites ?Arafat accuse à la fois la Syrie, les USA et Israël BEYROUTH (Reuter, AFP) -Après trois jours de combats acharnés, les miliciens chutes ont réussi à prendre le contrôle des camps de Sabra et Chatila où, néanmoins, une poignée de Palestiniens livraient encore par endroits un combat désespéré.Dans le camp de Bourj El-Baraj-neh, plus au sud, les Palestiniens offraient hier après-midi une farouche résistance aux miliciens chiites, dans le dernier réduit d’un km carré qu’ils défendent.De son côté, l’artillerie palestinienne a poursuivi, hier, pour la seconde journée consécutive, les bombardements de la banlieue-sud de Beyrouth.Les bombardements ont commencé hier en début d’après-midi sur la banlieue-sud, d’abord par intermittence, pour atteindre une rare intensité vers 18h00 locales.Le bruit sourd des obus était entendu dans toute la capitale.De source policière, on indiquait que près de 300 obus se sont abattus dans les régions à forte densité chiite, mais la banlieue-sud chrétienne, notamment Ain el Remma-neh, n’a pas été épargnée.Le mouvement de dissidence du Fatah, dirigé par le colonel Abou Moussa, a revendiqué, mercredi, la responsabilité des bombardements, affirmant qu’ils venaient en riposte au pilonnage des camps par le mouvement Amal, et qu’ils avaient permis de renforcer les positions de ses combattants.De source proche d’Amal, on a indiqué, hier, qu’un nouveau cessez-le-feu a été proposé, afin de permettre aux combattants palestiniens de remettre leurs armes à une partie qui aurait la confiance d’Amal.De source palestinienne, on indique qu’une proposition a été soumise au chef de ce mouvement, M.Nabih Berri, pour conclure un accord qui stipule l’entrée dans les camps des forces du Front national démocratique ( FND), qui regroupe le Parti Voir page 10: Sabra LA COUR SUPRÊME : Le citoyen soumis à l’alcootest a le droit de parler à un avocat MICHEL C.AUGER OTTAWA (PC) — Une personne interpellée par les policiers et sommée de passer l’alcootest est «détenue» au sens de la Charte des droits et a donc le droit de communiquer avec son avocat.C’est ce qu’a statué, hier, la Cour suprême du Canada dans un jugement partagé.La Cour ne se prononce toutefois pas sur les procraures que doivent appliquer les policiers en pareilles circonstances et en particulier si on doit administrer l’alcootest avant qu’on ait pu rejoindre l’avocat du prévenu.«Il ne nous est pas nécessaire d’après le présent dossier de tran- cher la question plus épineuse de savoir ce que l’agent de la paix peut faire (conformément au Code criminel une fois que les conditions de la Charte sont remplies)», écrit le juge Willard Estey.Le plus haut tribunal du pays a donc ordonné un nouveau procès pour un citoyen de la Saskatchewan et un autre de l’Alberta qui s’étaient vu refuser le droit de communiquer avec leur avocat avant de passer l’alcootest, procès au cours duquel les résultats de ce test ne pourront être admis en preuve.La Cour a également acquitté un résidant de Terre-Neuve qui avait dû passer l’alcootest dans les mêmes circonstances.Dans leur jugement majoritaire.Voir page 10: Le citoyen TiMpdolo AP Du bout de son arme (une mitrailleuse soviétique AK-47), un combattant chiite emmène un civil palestinien capturé au moment où il tentait de fuir le camp de Chatila.Le prisonnier a ensuite été emmené en voiture.Le message est le même dans les deux langues^ dit Johnson LIA LÉVESQUE QUÉBEC (PC) — Même si les pages publicitaires réservées dans les quotidiens anglophones et francophones pour expliquer la position constitutionnelle du gouvernement ne citent pas les mêmes passages du document, le message global reste le même dans les deux langues.C’est ce qu’a tenté d’expliquer hier à l’opposition le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, M.Pierre-Marc Johnson.Les députés libéraux Michel Gratton et Gérard D.Lévesque se sont indignés hier contre le fait que la publicité en anglais est une traduction fidèle du texte français mais ne cite pas en exemple le même passage du document constitutionnel.Alors qu’en français on précise que la reconnaissance du peuple québécois est un préalable essentiel à la reprise des négociations constitutionnelles, en anglais on définit ce peuple québécois comme étant formé d’anglophones, de francophones et d’autres communautés.M.Johnson a tenté d’expliquer que les textes n’étaient nullement contradictoires mais que chacun ne faisait que citer des passages distincts « parce qu’on s’adresse à Voir page 10: Le message Le Devoir, vendredi 24 mai 1985 Fabius: les relations franco-québécoises sont si solides qu’elles échappent de plus en plus aux gouvernements MARIE-AGNÈS THELLIER PARIS — Aux yeux du premier ministre français, M.Laurent Fabius, la coopération franco-québécoise est devenue tellement solide, tellement quotidienne, que les relations échappent de plus en plus aux gouvernements.« Ces relations deviennent l’affaire des hommes et des femmes de nos pays, une affaire de coeur mais aussi d’intérêts réciproques », a déclaré M.Fabius lors du dîner offert hier midi en l’honneur du premier ministre du Québec, M.René Lévesque.À ses yeux, une réunion de travail réunissant des ministres des deux pays ressemble même à un vrai conseil des ministres.« La réunion que l’on tient ressemble un peu à un conseil des ministres.Maintenant on est tellement habitués à travailler ensemble que cela marche », a déclaré M.Fabius à l’issue de la réunion de travail élargie hier en fin d’après-midi.Selon M.Lévesque, les premiers entretiens se sont déroulés dans une atmosphère « de chaleur et de compréhension».Premier fruit de cette efficacité: une entente de coopération franco-québécoise portant sur les droits des femmes.Elle sera signée aujourd’hui à Paris par la ministre française des Droits de la femme, Mme ¦yvette Roudy et le ministre québécois des Finances, M.Yves Duhaime, au nom de sa collègue ministre de la Condition féminine, Mme Francine Lalonde.Il n’est pas impossible que d’autres ententes soient signées d’ici demain soir, terme du voyage officiel en France de M.Lévesque, qui est ac- compagné de M.Duhaime, ministre du Loisir de la Chasse et de la Pêche, M.Jacques Brassard.Mais, dans le domaine économique, la consigne du silence a été strictement respectée hier et M.Lévesque ne s’est pas aventuré à vendre la peau de l’ours, comme ce fut le cas pour le contrat des micro-ordinateurs en juin 1983.« Il y a des choses qui doivent être signées, qui sont concrètes », a déclaré M.Lévesque lors d'une rencontre impromptue avec la presse hier en fin de matinée après son premier tête-à-tête avec M.Laurent Fabius.Ce dernier prévoyait aussi le déblocage de dossiers communs.li ne semble pas cependant que les ententes éventuelles seront aussi majeures que l’annonce de l’implantation de Péchiney ni même que le fameux contrat des micro-ordinateurs Com-term-Matra.Au terme de la réunion de travail qui a réuni trois ministres québécois, quatre ministres français et leurs principaux collaborateurs, un conseiller de M.Fabius a annoncé la signature d’une entente dans le domaine de la condition féminine.La France pourra tirer profit « des législations et modes de faire intéressants », qui se sont développés au Québec tandis que le Québec pourra s’inspirer des actions menées en France pour favoriser une l’égalité professionnelle, a expliqué ce conseiller lors d’un briefing avec les journalistes.Dans les allocutions prononcées au dîner officiel, il n’a pas été question de ces ententes, mais de l’amitié entre la France et le Québec et de la francophonie.M.Fabius a rendu un hommage très particulier à M.Lévesque dont c’est probablement le dernier voyage officiel en France en tant que premier ministre.« Nous vous devons beaucoup à vous qui, présidant aux destinées du Québec depuis plus de huit ans, avez permis d’institutionnaliser nos relations, non pour les rendre bureaucratiques, mais pour leur donner la pérennité qui leur avait fait défaut pendant deux siècles », a notamment déclaré le premier ministre français.M.Fabius se félicitait de ce que les relations franco-québécoises ne soient plus l’apanage d’un groupe, mais l’objet d’un large consensus dans les deux sociétés, consensus qui transcende les clivages politiques.« Les bases en sont très solides » a-t-il dit, il a ajouté que les relations franco-québécoises « font désormais partie de nous même ».En effet, après vingt ans, ces relations « participent à notre quotidien » estime-t-il, De son côté, M.Lévesque a remercié la France « de l’admirable continuité avec laquelle elle prolonge et intensifie le premier accord de 1965 ».Les deux premiers ministres ont signalé l’intérêt d’une rencontre annuelle pour régler les problèmes au fur et à mesure.Constance rime avec exigence.M.Lévesque a estimé que « l’on peut être exigeant d’autant plus que l’on devient des amis » tandis que M, Fabius a signalé « qu’on est avec raison plus exigeants par rapport à ceux que l’on considère privilégiés».Par ailleurs, le premier ministre français se dit particulièrement soucieux de faire fructifier le patrimoine culturel commun au monde francophone.Le premier ministre du Québec a 'X m 5 PhotolaMT AP Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, a reçu hier le premier ministre de France, M.Laurent Fabius, à droite, à la résidence de la déléguée du Québec à Paris, Mme Denise Beaudoin, à gauche.Mme Corinne Lévesque est à la droite de son mari.lui aussi évoqué la « force de frappe » que constituerait une mobilisation du monde francophone autour des impératifs de changement.L’organisation d’un sommet de la francophonie sera à l’ordre du jour de la rencontre entre M.Lévesque et le président de la République française M.François Mitterrand ce midi à l’Élysée.Il n’a pas beaucoup été question de constitution hier, lors du tête-à-tête Lévesque-Fabius mais il doit en être davantage question aujourd’hui lors de cette rencontre avec M.Mitterrand.M.Lévesque a cependant signalé que le gouvernement français juge « réaliste » l’attitude prise par son gouvernement.Lors de leur premier entretien hier matin à l’Hôtel Matignon, le pre- Dans un jugement unanime La Cour suprême confirme la condamnation pour collusion de quatre compagnies de dragage OTTAWA (CP) - La Cour suprême du Canada a confirmé hier, dans un jugement unanime, la condamnation de quatre compagnies accusées de collusion dans les offres de contrats de dragage du gouvernement fédéral.Il s’agit des sociétés Canadian Dredge and Dock Co.Ltd., Marine Industries Ltd., The J.P.Porter Co.Ltd., et Richelieu Dredging Corp.Inc.Toutes quatre avait nié leur responsabilité au criminel pour les gestes de leurs représentants qui avaient traité les appels d’offres de dragage.Dans les années 1970, un certain nombre de dirigeants d’entreprises de dragage avaient été reconnus coupables et envoyés en prison.Les entreprises, elles, prétendaient que leurs mandataires avaient agi pour leur seul bénéfice personnel et contrairement aux instructions reçues.Ces mandataires, alléguait-on, avaient outrepassé leur fonction et leurs employeurs ne devaient pas être aussi tenus criminellement responsables.Suivant les accusations portées dans l’affaire du dragage, les compagnies s’étaient mises d’accord pour préparer ensemble leurs offres de service, les plus bas offrants prévoyant un coussin servant à verser une compensation aux plus hauts ou aux firmes ne faisant pas d’offre.La décision de la Cour, unanime, a été rendue par le juge Willard Es-tey, endossé par six collègues.Le jugement statue que les compagnies sont criminellement resplon-sables en vertu de la doctrine de l’identification de l’entreprise avec ses officiers.Cette doctrine repose sur le postulat fondamental qu’il y a identitié entre les intentions de la direction de la compagnie et les intentions de la compagnie elle-même.L’employé qui agit pour la compagnie en commettant un crime personnifie la compagnie elle-même.Donc, même dans les cas où il faut prouver une intention coupable, si la cour trouve que le dirigeant ou le gérant a été un instrument vital de la compagnie et virtuellement son âme dirigeante dans la sphère de responsabilités qui lui est assignée en sorte que ses actions et son intention sont l’action et l’intention de la compagnie, celle-ci pourra être tenue criminellement responsable.L’action injustifiée d’un représentant supérieur de la compagnie, en étant attribuée à la compagnie elle-même, crée une responsabilité supérieure plutôt qu’une responsabilité déléguée.La doctrine de l’identité confond conseil d’administration, gérant général, surveillant, gérant et quiconque a qui la compagnie a délégué son pouvoir exécutif.Et la conduite de l’un ou l’autre de ces entitées est, de ce fait, attribuée à la compagnie.Suivant le juge Estey, on ne peut soutenir, en défense, qu’à moins de lui avoir donné l’ordre de commettre un crime, une compagnie ne peut être tenue responsable du crime de son gérant.Pareille condition réduirait les rôles à pratiquement rien.Il peut y avoir responsabilité de la compagnie, qu’il y ait eu ou non délégation formelle au gérant, que les administrateurs du conseil en aient eu connaissance ou pas, ou que la compagnie ait formulé ou non une interdiction expresse.Cette doctrine comporte une exception, a précisé le juge Estey.L’identité entre la compagnie et le représentant cesse quand celui-ci cesse complètement d’agir dans l’intérêt de la compagnie.Si le gérant s’emploie entièrement à détruire l’entreprise on ne peut plus le considérer, en pratique, comme l’âme dirigeante de la compagnie.De même, si l’acte criminel a été commis totalement au profit du gérant, la compagnie ne peut plus être tenue criminellement responsable.Le juge Estey a décrit les activités de dragage en cause comme une répartition de richesses entre tous les intéressés, à l’exclusion du public.Les représentants agissaient en partie pour leur propre bénéfice, en partie pour leurs compagnies.Les compagnies de dragage ont bénéficié d^im niveau accru de profits à la suite des offres arrangées par leurs représentants, a conclu la Cour suprême.Jacques Léonard fait ses adieux à la vie politique ROBERT LEFEBVRE QUÉBEC (PC) - Le député indépendant de Labelle, M, Jacques Léonard, a quitté la vie politique hier pour retourner à renseignement.Il est devenu le cinquième membre de l’équipe élue du Parti québécois, après Jacques guérin l'èdlt«ur NOUVEAUTÉ PETIT ^ GUÉRIN EXPRESS d» Gérard Langlois Parizeau, Denis Lazure, Camille Laurin et Denis Vaugeois à quitter l’Assemblée nationale depuis la crise qui a secoué le parti l’automne dernier.Il siégeait comme indépendant depuis novembre dernier.M.Léonard a eu peine à expriomer ses remerciements à l’endroit de ses collègues de la Chambre tant il était étranglé par l’émotion.On l’a même vu sangloter à plusieurs reprises.«Quitter cette enceinte, a-t-il dit, c’est tourner la page sur un partie importante de sa vie.» Faisant état des réformes menées par le ISBN-2-7601-0903-8 762 pages 19,95$ En vente dans toutes les librai ries gouvernement et notamment celle qu’il a lui-même pilotée sur l’urbanisme et l’aménagement du territoire, M.Léonard a prédit que le Québec changera davantage dans les prochaines années, «contrairement à ceux qui pensent que le Québec se prépare à réintégrer sa coquille.Heureusement, a-t-il ajouté, le pendule de l’histoire n’oscille pas toujours au même rythme.» M.Léonard deviendra, à compter du premier juin, doyen de la Faculté d’éducation po-ulaire à l’Université de ontréal.Avant d’entrer en politique, en 1976, il était vice-doyen à cette même Faculté.Le président de l’Assemblée nationale a salué la «gentilhommerie» qu’a toujours manifestée M.Léonard comme parlementaire et loué son dévouement.M.Guay a souligné que l’émotion démon- trée par le député de Labelle était légitime en pareille circonstance et «elle est tout à votre honneur.» Pour le leader parlementaire et vice-premier ministre, M.Marc-André Bédard, cette émotion reflète l’attachement que M.Léonard avait pour l’Assemblée nationale et pour les gens de son comté.Le député libéral d’Argenteuil, M.Claude Ryan, a loué la fidélité et le courage du député de Labelle à l’égard de ses convictions politiques pour avoir quitté le cabinet Léve^ue dont il ne partageait pas te virage idélologjque.Pour sa part, la députée des Iles-de-la-Ma-deleine, Mme Denise Leblanc-Bantey, avec qui il faisait équipe comme indépendantiste orthodoxe, a fait état de sa profonde honnêteté intellectuelle et son caractère chaleureux.Le seul reproche qu’elle a pu lui faire, a-t-elle souligné, c’est d’avoir agi avec trop de discrétion et de modestie.M.Léonard, qui était député de Laurentides-Laoelle, puis de Labelle, depuis le 15 novembre 19’lf6, est âgé de 48 ans et a été membre du conseil des ministres depuis son élection jusqu’au 22 novembre dernier, alors qu’il avait démissionné du cabinet.Le 27 novembre, il démissionnait du caucus pour siéger comme député indépendant.Il a été successivement ministre d’Etat à guérin •IS01 Dr olpl Mor>tr»*,ll H?T 7G?Tel (SM|04?14Rt 4560 rue Seint-Denis Montréal.Québec Tél: (514) 849-1112 Ce dlcllonnalra est ^ destiné surtout à l'étudiant et à toute per- ^ sonne qui désirent n'a-voir qu'un seul outH de r cherche et de travail pour accéder rapidement au vocabu laire usuel le plus étendu nécessaire à récriture et au langage de tous les jours.Le PETIT OUÊRIN EXPRESS regroupe ^ asset souvenL sous sept rdtefs, des catégories de mots et des dimcultés de langue qu'on doit hatrituellemeni retrouver dans autant de dictionnaires différents; étymologies • synonymes • antonymes • homonymes • paronymes • anallglea • difficultés grammaflca-lee, syntaxiques ou autres.En vente dans les librairies; Station 168 est, rue Métro-Longueuil Sainte-Catherine Longueull, Québec Montréal.Québec Tél: (514) 677-6525 Tél: (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514) 843-6241 Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: À Montréal: 332-3891 À Québec: (418)687-2022 Extérieur: Code régional: (514): 1-800-361-6059 (819): 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 , (613): 1-800-361-5699 .l’Aménagement, de 1976 à 1981 puis est devenu ministre des Affaires municipales, jusqu’en mars 1984, et a enfin hérité du portefeuille des 'Transports.Originaire de St-Jo-vite, M.Léonard a enseigné à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales de Montréal, et à l’Université nationale du Rwanda.À partir de 1968, il occupe différents postes dans l’administration de l’Université de Montréal où il devient, en 1975, vice-doyen à l’éducation permanente.Il avait tenté sans succès de se faire élire dans Labelle aux élections de 1970 et de 1973.Il se fait élire en 1976 avec une majorité de 4,000 voix, et porte cette majorité à 5,700 aux élections de 1981.M.Léonard est marié et père de trois enfants.^ LE DEVOIR VOUS OFFRE IA QUALflt POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS .844-3361 .mier ministre du Québec et le premier ministre français ont parlé à coeur ouvert des difficultés respectives de leurs deux gouvernements.À des échéances plus ou moins brèves, les gouvernements péquistes et socialistes risquent tous deux de perdre le pouvoir.Hier en fin de matinée M.Lévesque a reconnu qu’il était un « premier ministre en sursis ».Mais il dédramatise le sens du mot sursis en ajoutant qu’au bout de huit ans et demie de pouvoir, un gouvernement qui en est à son second mandat « éventuellement est en sursis ».« On a des problèmes des deux côtés au point de vue politique.Même en dépit de la reprise économique de plus en plus perceptible, tout le monde est encore conscient d’avoir passé une crise et pendant cette crise c’était les mêmes gouvernements.On en porte un peu les marques, sans compter nos problèmes internes au Parti québécois qui sont bien connus, a déclaré M.Lévesque aux joumahstes.Hier après-midi, lors de la séance de travail élargie, les ministres ont fait le point sur l’évolution des dossiers sept mois après leur rencontre à Québec.Il a été question du projet d’implantation d’une usine AMC-Re-nault en Ontario et de l’éventuelle sous-traitance par des firmes québécoises.Quelques heures auparavant, le président directeur général de la Régie Renault, M.Georges Besse, s’était rendu à Matignon, a la demande de M.Fabius, pour rencontrer le ministre des Finances du Québec ainsi que le sous-ministre au Commerce extérieur, M.Roger Pruneau, en présence d’un représentant de la ministre française du Redéploiement industriel et du Commerce extérieur, madame Edith Cresson.Le dossier était aussi à Tordre du jour de la réunion de l’après-midi.Évoquant la coopération économique franco-québécoise, M.Lévesque a fait allusion hier au complexe industriel qui est en train de s’établir de l’usine Pechiney de Bécancour, avec les investissements conjoints d’Hydro-Québec et de ia compagnie française Air Liquide.Il a aussi fait allusion à Timplantion en France de la compagnie Cascades, qui sauve 350 emplois dans une cartonnerie française en Savoie, ainsi qu’à l’entente technologique intervenue entre la firme française Merlin-Gérin et la compagnie Outils Coupants de Montréal.Aider les ménages à faible revenu à se loger QUÉBEC (PC) -L’Association des offices municipaux d’habitation du Québec (AOMHQ) recommande au gouvernement québécois d’établir un programme d’allocation-logement pour venir en aide aux ménages à faible revenu.Dans son mémoire présenté hier au ministre de l’Habitation et de la protection du consommateur M.Jacques Rochefort, en réponse au Livre vert sur l’habitation Se loger au Québec, l’organisme considère que cette solution permettrait de limiter l’engorgement des listes d’attentes de logements publics des offices municipaux d’habitation.Ces listes comprennent toujours le nombre de 30,000 requérants et le Livre vert établissait lui-même à 172,000 les ménages ayant des difficultés à se loger convenablement.L’allocation-logement est une subvention directe que l’Etat consent au locataire, en fonction de ses revenus, pour lui permettre de se maintenir dans son propre logement.La formule est déjà appliquée pour ies 20,000 ménages à faible revenu de 65 ans et plus qui bénéficient de Logi-rente.Le mémoire, qui contient les positions des membres dégagées du dernier congrès annuel de TAOMHQ, s’inscrit dans la foulée de la tournée de consultation sur le Livre vert qu’avait tenue le ministre Roche-fort en mars dernier.Présenté par le président et le secrétaire général de l’Association, MM Pierre 'Tremblay et Claude Poulin, le mémoire soutient que la po-litique d’ensemble de l’habitation doit accorder une priorité au ménage à faible revenu.Considérant l’ensemble des interventions de TE-tat dans les dernières années, TAOMHQ précise que les logements pubUcs ne comptent que pour 10 pour 100 des dépenses gouvernementales en matière d’habitation.Le mémoire, parmi les 14 recommandations qu’il contient, demande le maintien du programme de construction de logements publics.Alors qu’en Ontario on compte 9.5 logements publics par 1,000 habitants, comparativement à 7 au Québec, TAOMHQ croit qu’un rattrapage s’impose à ce chapitre.Fille constate aussi le vieillissement de la clientèle des logements publics et sollicite la collaboration du ministère des Affaires sociales pour trouver des solutions à ce problème.Les logements publics, recommande-t-elle, doivent être destinés aux personnes autonomes seulement.Le mémoire suggère enfin que la politique d’habitation encourage l’acquisition de logements existants et le recyclage d’édifices publics p.4r les transformer en HLM.Crée en 1972 dans le but de regrouper les offices municipaux d’habitation, TAOMHQ compte actuellement 400 membres et représente 95 pour 100 des logements publics.CARTES D’AFFAIRES \SS()( IJ •VSS()( lAll S ROBIC, ROBIC & Fondé* an 1892 Conseils en propriété Agents de brevets d'invention intellectuelle et de marques de commerce 1514, Docteur Penlietd Montréal.Canada.H3G 1X5 Tél (514)934-0272.Télex: 05-268656, Cable: MARION ¦TV Régie des Du permis d’alcool Toute personne, société visé dans l'art.60 du Code de 1 procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et H transmis à la Régie, s'opposer à une demande de per- H mis ci-aprés énumérée, dans les 15 jours de la présente H publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en fa- H veur dans les 30 jours de cette publication.H Cette opposition ou intervention doit être accompagnée 1 du certificat attestant de son envoi au requérant ou à H son procureur, par poste recommandée, et être adres- H sée à: La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue H Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec, H H2Y1B6.¦ Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation JEAN-GUY LAÇASSE & MAfllEHE CHARTRAND Boucherie Nous Deux Enr 293, txl Labelle Laval 1 Épicerie 293.bd Labelle Lavai LAITERIE PERRETTE LIEE Laiierif Perreite Ltee Dépanneur No 196 999 bO St-Martin Est Laval 1 Epicerie 3161 bdDagenais Laval RESTAURANT LE MERl INC Restaurant Le Men Inc 7751 bdRoiRene Ville d'AnjOu t Restaurant 7751, bd Roi Rene Ville d'Anjou POISSONNERIE STE-CATHERINE INC Poissonnerie Ste-Catherine Inc 3917 rue Ste-Catherine Est Montreal 1 Epicerie 3917 est.rue Ste-Cathenne Montréal RESTAURANT BAR "PENA PERU.Inc Restaurant Bar •Pena Peru, inc 1426 rue Notre-Dame Montreal 1 Restaurant 1 Bar 1426, rue Notre-Dame Montreal 2320-2740 QUEBEC INC 20 boui Cremazie Est Montreal 1 Bar danse, spectcies et films 20.boul Crémazie Est Montreal OPROFflUlTS MONT-ROYAL INC 707 rue Mont-Royal Est Montreal 1 Epicerie 707, rue Mont-Royal Est Montreal CHAUVETTE.Gilles Dépanneur G B Fauvette Enr 9035 rue Grosbois Montreal 1 Epicerie 9035, rue Grosbois Montreal RESTAURANT EL TORO INC Restaurant El Toro Inc 10360 Laverdure Montreal Changement permanent de l'endroit d exploitation de 1 Restaurant Permis additionnels 2 Restaurants terrasses 2 Restaurants 1647, rue Fleury Est Montréal CABARET DES FOLIES BERGÈRES INC Cabaret des Folies Bergeres Inc 316 rue Ste-Cathenne Ouest Montreal Permis additionnel 1 Bar spectacles 316, rue Ste-Cathenne Ouest Montreal 2314-9826 QUEBEC INC Pastelii 525 bd Taschereau Qreenlieid Park 1 Restaurant 525.bd Taschereau Greenfield Park WAGNER Leonard Dépanneur Dorais 4021 rue Adam Montreal Changement temporaire de l'endroit d'exploitation de l'Epicene 4021 rue Adam Montreal 136927 CANADA INC Les Papillons de Rhodes Salle des Réceptions 5292 ave du Parc 2e Etage Montréal 1 Bar 5292.ave du Parc.2e etage Montreal Le préeldant et directeur général Qhitlain K.-Laflamme, avocat Q ^ Dans l’ensemble, le CSSSRMM se dit satisfait du rapport Spitzer RENÉE ROWAN Globalement, le Conseil des services sociaux et de la santé de Montréal métropolitain (CSSSRMM) accueille de façon positive le rapport sur l’analyse du phénomène d’engorgement dans les salles d’urgence des hôpitaux de la région de Montreal rendu public mardi.Les constatations formulées par un groupe de chercheurs de l’Université McGill dirigé par le Dr Walter O.Spitzer constituent une confirmation de plusieurs difficultés déjà identifiées dans les salles d’urgence, note au cours d’une entrevue M.Gérard Marcoux, directeur général du Conseil.C’est la première fois cependant, consta-te-t-il, que les difficultés identifiées découlent d’observations faites par des chercheurs dans le milieu même des salles d’urgence.Il ne s’agit pas d’opinions.Il est évident, poursuit M.Marcoux, que les constatations contenues dans le rapport Spitzer ne peuvent plaire à tout le monde en même temps : « Quand on se trouve confronté à une remise en question, ce n’est pas toujours agréable de constater que l’on doit réajuster son tir et apporter des correctifs.» Les médecins, en particulier, ont plutôt mal accueilli le rapport Spitzer qui remet sérieusement en question leur rôle, en particulier celui des médecins spécialistes.En conférence de presse, le Dr Spitzer a déclare que « les spécialistes ne font pas des patients sur civière en salle d’urgence leur priorité numéro 1».Notons, d’autre part, que la Fédération des omnipraticiens de Montréal a, de son côté, préparé une étude sur les urgences.Selon ce que l’omen sait, cette analyse serait très différente de celle de l’équipe de chercheurs de McGill.La Fédération rendra cette étude publique la semaine prochaine.On peut questionner le fait que l’étude Spitzer met uniquement l’emphase sur ce qui se passe dans le département de l’urgence, note M.Marcoux.Cela est toutefois normal, indique-t-il, puisque c’était le mandat confié aux chercheurs de McGill.Cependant, avant de porter un jugement final sur l’ensemble de la situation, il faudra voir de quels débouchés la salle d’urgence dispose dans les unités de soins à l’intérieur de l’hôpital.Les cas urgents n’entrent pas seulement par l’urgence.Chaque matin, lorsque les médecins spécialistes se présentent au bureau d’admission, ils doivent identifier les cas prioritaires à hospitaliser.Ces patients ne passent pas par l’urgence; ils se présentent directement à rhôpital.Aurait-il fallu confier un mandat plus large à l’équipe de chercheurs pour qu’eUe ne s’attarde pas uniquement à une facette du problème?« Possiblement », répond M.Marcoux.Cependant, ajoute-t-il, des résultats d’analyse du fonctionnement des urgences à Montréal constituent un pas en avant important qui permettra de faire avancer le dossier.Cette analyse, estime-t-il, était essentielle, le service d’urgence étant tellement prioritaire qu’il conditionne le fonctionnement de tout l’hôpital.Le rapport Spitzer ne met nullement en cause la qualité des services offerts aux citoyens.Ce qu’il fait ressortir, c’est un problème d’accessi- bilité.Ce qu'il condamne, c’est le choix des moyens, entre autres, le système d’admission, le mode de fonctionnement d’Urgences santé, le comportement des médecins spécialistes.« Pour moi, que les moyens soient remis en question, je ne trouve pas ça insultant, remarque M.Marcoux, parce que notre fin, ce ne sont pas les moyens, mais les services à la clientèle.S’il n’était pas du mandat de l’équipe de recherche d’analyser la performance d’Urgences santé et la nécessité de replanifier sa stratégie, le rapport observe toutefois qu’en tentant de contrôler l’arrivée des patients transportés par ambulance.Urgences santé a bien peu d’impact sur les problèmes d’engorgement.« En d’autres mots, ce qu’on nous demande de faire, c’est d’améliorer le mode de fonctionnement d’Urgences santé, en particulier en ce qui touche la répartition des cas entre les hôpitaux.Nous avions déjà pris des mesures pour tenter de corriger la situation, note le directeur du CSSSMM : nous allons continuer de travailler en ce sens.» L’adolescence perturbée,un mythe ANDRÉ BOUTHILLIER CHICOUTIMI - Le tableau traditionnel de l’adolescent nécessairement tourmenté et pertubé n’est qu’un cliché, qu’un stéréotype socialement transmis dans notre culture et qui cache la réalité.Tel fut le propos tenu hier par le Dr François Saucier, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, au cours d’un colloque sur la santé de la jeunesse tenu dans le cadre du congrès de l’AC-FAS.La perpétuation d’une image déformée de l’adolescence s’explique entre autres par une mauvaise compréhen- sion des problèmes des jeunes par les adultes, a expliqué le Dr Saucier.S’appuyant sur les résultats de récentes études (dont la sienne en 1981), le conférencier a ajouté qu’il n’y avait pas d’apparition soudaine de tumulte émotionnel chez les adolescents auparavant sans problèmes.L’adolescence existe pourtant bel et bien.Phase nouvelle de développement, elle est apparue à la suite des transformations socioéconomiques des siècles derniers.Celles-ci ont eu pour effet d’allonger sensiblement la période de dépendance et de protection des jeunes en même temps que de raccourcir, de façon aussi marquée, la période de l’enfance biologique.que siècles antérieurs la majorité des enfants, par le travail, devenaient socialement adultes avant ou au moment de leur maturité sexuelle, au cours de la première moitié du 20e siècle, la majorité des enfants devenaient biologiquement adultes plusieurs années avant de le devenir socialement.D’où l’apparition de l’adolescence», a précisé le Dr Saucier.Le conférencier a ajouté que les adolescents de la première moitié de ce siècle avaient vécu cette divergence profonde entre le biologique et le social sous le signe du renon-cenent: refoulement systématique des agirs sexuels, sauf la masturbation secrète et culpa- bilisante; importance accrue de la réussite scolaire ; grande valeur de la fantasmatisation.Ce demi retrait, les adolescents l’ont vécu sous la pression sociale imposée par les adultes, solidaires entre eux.Mais, depuis le début des années 60, on assiste à un changement majeur des comportements.«A l’intérieur de la famille, explique-t-il, le travail des deux parents contribue à une surveillance moins stricte de l’adolescent ; ensuite l’idéologie courante chez les adultes de la réalisation maximum de leur potentiel pousse ceux-ci à consacrer beaucoup d’énergie à leur carrière et à parfois désinvestir plus tôt La loi 3 et la dissidence Le juge Brossard met le procureur général sur le gril JEAN-PIERRE PROULX Le juge André Brossard de la Cour supérieure a « cuisiné » hier pendant près de trois heures le représentant du procureur général dans le but de savoir si l’exercice du droit à la dissidence prévue par la loi 3 était en pratique possible.Ce droit garanti par la Constitution permet à des citoyens appartenant à une croyance religieuse différente de celle de la majorité de former leur propre commission scolaire.« La loi 3, a dit le juge Brossard, ne fait aucune obligation à une commission scolaire de transférer à d’éventuels dissidents les immeubles dont ils auront besoin.Théoriquement, ces dissidents devraient donc repartir à zéro.J’ai le témoignage de M.Marcel Fox, le directeur général de la CÉPGM, qui me dit que c’est impensable et inconcevable ».• « J’avoue que ce se- rait embêtant », a admis Me Jean-Yves Bernard, le représentant du procureur général.Néanmoins, a-t-il expliqué, les écoles de ceux qui auront fait dissidence vont continuer d’exister et leur professeurs aussi.« La commission scolaire ne va pas placarder ces écoles ni mettre leurs professeurs à pied.Tout cela va continuer d’exister».Si en pratique, a poursuivi Me Bernard, surgissent des difficultés d’application rendant impossible l’exercice du droit à la dissidence, les personnes visées devront revenir devant les tribunaux faire la preuve que tel est le cas.Mais le juge a insisté: « Comment la loi 3 garantit-elle que les dissidents vont avoir l’école dont ils ont besoin?» « Peut-on penser honnêtement, a répondu Me Bernard, que lorsque la loi prévoit exp^licitement le droit à la dissidence, qu’on va en même temps priver ceux qui l’exercent des moyens nécessaires à son exer- cice.On ne peut pas prêter une telle mauvaise foi aux législateurs.Vous devez présumer de sa bonne foi et qu’en affirmant le droit il en a prévu les moyens».C’est précisément le fait qu’on leur demande de s*en remettre aux pouvoirs et à la bonne foi du ministre que con-steste l’autre partie, a rétorqué le juge.« Si c’est cela le problème, a répliqué Me Bernard, vous n’aurez pas à déclarer inconstitutionnelle toute la loi comme vous le demandent les requérants ».« Il y a en a bien d’autres », a coupé le juge.L’ajournement rituel a permis au procureur général de souffler et de corporations.On a même prévu demander aux électeurs lepr religion afin de faciliter leur droit à la dissididence.Les éventuels dissidents se retrouveront donc, a-t-il conclu, en meilleure position que ceux qui ont dû l’excer-cer avant la Confédération.« Mais il y a effectivement un prix à payer pour la dissidence ».Quant aux dissidents qui ont été amalgamés avec des commissions scolaires pour catholiques ou protestants, ils ont cesse de l’être, a répété Me Bernard.Ils l’on fait librement parce qu’ils y voyaient leurs avantages.Leurs descendants ne peuvent pas prétendre à la propriété se préparer quelques écoles qu’ils ont à munitions.La loi permet l’origine construite, explicitement, a-t-il ex- pliqué à la reprise des débats, aux éventuelles commissions scolaires de lever des taxes auprès de leur coreligionnaires et même, ce qui n’était pas le cas avant la Confédération, de profiter au prorata de la taxe perçue auprès des Une «apparente générosité» pour les maisons d’hébergement Les 35 membres du Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence déplorent « l’apparente générosité » dont le ministère des Affaires sociales a fait preuve à leur endroit lors de la Conférence sur la sécurité économique des Québécoises la semaine dernière.Après sept ans d’attente, le Regroupement s’attendait à ce que le MAS profite de Décisons 85 pour dévoiler officiellement la politique d’aide aux femmes violentées.« Ce que l’on a eu, c’est la promesse d’une politique pour la mi-juin.Nous ne disposons pas encore d’un document officiel qui fasse état, dans un cadre précis, des modalités quant aux dispositions gouvernementales à notre égard », a commenté, hier, en conférence de presse, la présidente du Regroupement, Hélène Bohémier.Si les femmes se réjouissent de la promesse d’une reconnaissance officielle de leur existence, en revanche elles se demandent comment la reconduction annuelle de leurs sub-.ventions sera « améliorée et facilitée », comme l’a annoncé le MAS.Les maisons d’hébergement espèrent que le MAS entend par là mettre un terme à l’insécurité qu’elles vivent d’une année à l’autre par rapport à leur financement.Jusqu’à maintenant, aucune des 43 nfiaisons d’hébergement du Québec ne connaît le montant total de sa subvention pour l’année en cours.Leur budget sera-t-il accepté ou rejeté?Elles ne le savent toujours pas.En outre, 53 jours après la fin de leur année fiscale, cinq maisons sont toujours dans l’attente d’un premier versement.Pour continuer à fonctionner, elles ont dû emprunter à la banque, situation qu’elles jugent inacceptable.origine construite.« Je prétends que la province qui a juridiction sur l’éducation a le droit de transférer les propriétés d’une commission scolaire à une autre commission scolaire lorsque les besoins de l’éducation le justifie».Le juge l’attendait: « Prétendez-vous que l’Etat aurait le droit de transférer à une commission scolaire commune l’école que des dissidentes auraient payée en taxant ses contribuables deux fois plus que ceux de la commission scolaire commune?».« Non, a répondu Me Bernard, ce serait de la discrimination ».Et le débat s’est poursuivi à la grande satisfaction des requérants! L’équivalent du Child Find américain Un nouvel organisme québécois à la recherche des enfants disparus ANGÈLE DAGENAIS Les parents québécois pourront désormais bénéficier de l’expertise et des ressources d'une association nord-américaine qui a fait ses preuves depuis cinq ans à retrouver des enfants disparus, Enfants Retour-/Child Find, et d’un numéro secours sans frais, le 1-800-387-7962.Child l'ind, fondé à New York en 1980, a en effet retracé plus de 1400 enfants recherchés et possède maintenant 140 bureaux aux Etats-Unis et dans sept provinces canadiennes.L’initiative du bureau québécois revient à Mme Marcèle Lamarche, libraire de Sainte-Rose, appuyée de quatre femmes de divers horizons, Mmes Carole Leduc (commerçante), Chantal Carron (éducatrice), Susan Armstrong (directrice de garderie) et Carmen Trudeau (infirmière).Enfants Retour est le seul organisme québécois à but non lucratif voué à la recherche active d’enfants disparus ou enlevés par un conjoint.Ce réseau est né au Canada, comme Child Find aux États-Unis, de l'inefficacité et des limites du système policier ou judiciaire à aider les parents victimes du rapt de leur enfant à mener à bon terme leurs recherches.La fondatrice de Child Find, Mme Gloria Yer-kovitch, en est arrivée à ce constat à la suite du rapt de sa fille de six ans par son ex-conjoint en 1974.Mme Yerkovitch a retrouvé sa fille dix ans plus tard, une adolescente perturbée, incapable de départager ses sentiments envers son père qui l’a enlevée et élevée et sa mère - devenue pour elle une étrangère - qui a mis suf pied un réseau national pour la retrouver.Enfants Retour, c’est d’abord un service téléphonique gratuit et confidentiel a l’usage des parents, ‘des informateurs et même des enfants enlevés qui pourraient avoir accès à un téléphone.«Il est primordial que l’information circule sur ce problème», affirme Mme Lamarche.C’est aussi un centre de documentation et de diffusion des données relatives à un enlèvement.Contrai- rement au Service de police de la CUM qui prend mille et une précautions avant de diffuser photos et descriptions des enfants, Mme Lamarche prétend que les 48 premières heures de recherche après l’enlèvement sont cruciales pour la survie des enfants menacés par des criminels ou des déséquilibrés.Enfants Retour s’associe également avec tous les mouvements visant l’identification d'enfants par photo^aphies, empreintes digitales et description détaillée consignés dans un carnet qui devrait toujours être à la portée des parents.Demain, 25 mai, « Journée consacrée aux enfants portés disparus » par Child Find aux Etats-Unis, Enfants Retour se joindra au programme Identificenfant (Kidendification) au Centre d’achat Fair-view, commandité par la station radiophonique CJFM.Mais le projet principal d’Enfants Retour pour 1985 est de publier un bottin des enfants disparus et de le diffuser « partout » : écoles, garderies, maternelles, hôpitaux, CLSC, hôtels.leurs enfants, dès la puberté.Finalement, avec le taux croissant du divorce, l’adolescent est soit plus souvent laissé à luimême, soit appelé à recevoir des confidences d’adultes du parent gardien ou à le conseiller sur des sujets difficiles comme le changement de travail ou le choix d’un nouveau conjoint».Résultat: la période de l’adolescence s’écourte parce que le jeune a accès de façon plus précoce à la vie adulte.Le Dr Saucier dira plus loin: «Que ce soit dans le domaine de la sexualité, de la drogue, de la violence ou de l’activité politique, les jeunes d’aujourd’hui ont cessé d’être socialement des enfants.Leur dépendance économique, toujours présente, les empêche d’être des adultes a part entière, ce qui entraîne une autre série de contradictions psychologiques et sociales dont on commence à faire le tour».Le Dr Saucier conclut que ces transformations de l’adolescence, en marche depuis plusieurs siècles et continuant encore aujourd’hui, sont probablement la raison profonde de la grande perplexité des adultes vis-a-vis des jeunes.Il estime que c’est prenant conscience de cette évolution historique que les adultes réussiront à mieux comprendre les adolescents.k J Photo Jacquet Grenier Deux stations de métro, sur la ligne 5, donneront accès au campus de l’Université de Montréal.Il s’agit de la station Édouard-Montpetit, à l’intersection de l'avenue Vincent-D’Indy, et de la station Université de Montréal, près des avenues Lacombe et Louis-Collin.L’achalandage des deux stations devrait atteindre 11,000 personnes par jour, dont 60 % seront des étudiants.Le Bureau de transport métropolitain a préparé les plans et les maquettes de ces ouvrages présentés hier au public par le président du comité exécutif de la CUM, M.Pierre Des Marais II, et le recteur de l’université, M.Paul Lacoste.La station Université de Montréal, dont on aperçoit la maquette, est creusée dans le roc du Mont-Royal.L’ouverture des stations est prévue pour le début de 1987.restaurants, garages, commerces, etc.« C’est un énorme projet, d’expliquer Marcèle Lamarche, pour un organisme qui vit de dons de compagnies, de particuliers et de bénévolat mais nous sommes en train de négocier une très grosse commandite avec une corporation bien cormue qui devrait nous permettre de le réaliser».Le Centre canadien de la statistique juridique (Statistique Canada) rapportait pour 1983, 984 cas d’enlèvements d’enfants dont 119 émanant du Québec.Ces chiffres transmis par les corps policiers sont incomplets, affirme Mme Lamarche, parce qu’ils ne tiennent pas compte des enlèvements non rapportés et des disparitions interprétées « arbitrairement » par les policiers comme des fugues.« Ce n’est que la pointe de l’iceberg », ajoute Mme Lamarche qui soutient que plus de 2000 cas de disparitions d’enfants surviennent chaque année au Canada.Ce chiffre est tiré d’une recherche gouvernementale ontarienne.Les conclusions de ce rapport soulignent également que les services de police n’ont pas les ressources nécessaires pour effectuer les enquêtes qui s’imposent et que les gouvernements tardent à adopter les lois pour protéger les enfants et faciliter les démarches pour les retrouver.Il est vrai que 130,000 à 150,000 enfants de moins de 16 ans « fuguent » chaque année au Canada et que 90 % d’entre eux reviennent au domicile de leurs parents, ce qui a provoqué sans doute chez les policiers un réflexe de lais-ser-faire, explique Mme Lamarche.Mais 10,000 enfants sont également enlevés illégalement par un de leur parent (un divorce sur dix se termine par l’enlèvement d’un enfant) et 20% seulement sont retrouvés.Dans ces cas, les forces de l’ordre ne traitent absolument pas ces dossiers de façon prioritaire, explique Marcèle Lamarche, sous prétexte qu’il s’agit de « chicanes de ménage » alors que ces enfants, enlevés non pas par amour mais par vengeance envers l’ex-conjoint, grandissent le plus souvent déracinés, avec des sentiments de haine pour leur vie antérieure, doivent changer de nom, d’identité, de couleur ou de coupe de cheveux, ou encore sont battus, molestés ou négligés lorsque le fardeau de leur garde par le parent ravisseur devient trop lourde.Reflexion Jean Hamburger La puissance et la fragilité Bsui sur les rnéumorphoses de la médecine cl de l’homme fzvetan Todorov Théories du symbole Edgar Morin La méthode 2.La Vie de la Vie Michel Serres y Hermès I La communication EN PLEIN AIR.FAITES-LE DONC, POURVOIR! Points Seuil ^^*eau destins Qofses Offert par votre libraire pour l'achat de 3 Points : 'Le château des destins croisés" d'Italo Calvino (Edition hors commerce) Le Devoir, vendredi 24 mai 1985 LE PREMIER BUDGET CONSERVATEUR Les points saillants OTTAWA (PC) — Le ministre des Finances, M Michael Wilson, a présenté, hier aux Communes, le premier budget du gouvernement conservateur En VOICI les faits saillants ; ¦ le déficit sera de $33 8 milliards pour 198,5-86, une réduction de $4 4 milliards, et il sera réduit de $8 milliards en 1986-87 pour le ramener à $32 7 miUiards À la fin de la décennie il devrait être réduit de plus de $20 milliards, ¦ les hausses nettes d’impôt s’élèveront à $200 millions en 1985-86 et à $18 milliard en 1986-87, ¦ à partir du 1er janvier 1986, les prestations de sécurité de vieillesse et les allocations familiales ne seront indexées que sur la hausse de l’indice des prix à la consommation qui dépasse trois pour cent; ¦ l’indexation totale sur l’indice des prix à la consommation sera maintenue pour le supplément de revenu garanti et les prestations aux anciens combattants, ¦ le gouvernement cherchera à limiter la croissance des transferts aux provinces, afin de réa liser des économies annuelles de $2 milliards vers la fin de la décennie , ¦ les droits d’accise sur l’alcool augmentent de deux pour cent dès maintenant, ainsi que l’application d’une nouvelle taxe de 25 cents sur un paquet de 25 cigarettes, ¦ une taxe de deux cents le litre d’essence entrera en vigueur à compter du 3 septembre, ¦ tes taux de la taxe fédérale de vente augmenteront d’un point à compter du premier janvier 1986, ¦ à compter de 1986, l’indexation des exemptions personnelles et des tranches d’imposition ne reflétera que la hausse de l’indice des prix à la consommation qui dépasse trois pour cent, ¦ une surtaxe temporaire de réduction du déficit sera imposée aux particuliers à revenu supérieur ($40,000) et aux grandes sociétés, dans le cas des particuliers elle s’appliquera du 1er juillet au 31 décembre 1986, elle sera de cinq pour cent par an de l’impôt fédéral de base au-delà de $6,000 et d’encore cinq pour cent au-dessus de $15,000, ¦ les cotisations à des régimes enregistrés d’épargne-logement ne donneront plus droit à un régime fiscal préférentiel, ¦ les Canadiens se verront accorder une exemption à vie d’un demi-million de dollars au titre de leurs gains en capital, tous les biens en immobilisations seront admissibles à cette exemption, ¦ le gouvernement fédéral accordera un crédit d’impôt aux particuliers qui investissent dans le Fonds de solidarité du Québec ( FTQ) ou dans des fonds semblables qui bénéficient d’une aide fiscale des provinces, ¦ les petites entreprises bénéficieront d’un remboursement de 100% du crédit d’impôt qu’elles acquièrent sur les deux premiers millions de dépenses admissibles de recherches et développement effectuées chaque année, ¦ le transfert du crédit d’impôt à la recherche scientifique accordé aux investisseurs étrangers est éhminé, ¦ en 1986-87, le gouvernement af fectera $900 millions aux programmes de formation et d’em plois, ¦ le programme et les critères d’admissibilité à l’assurance-chô-mage seront revus en profondeur, ¦ le gouvernement s’engage à rendre le régime fiscal des sociétés plus équitable et efficace et songe à l’abolition d’un certain nombre d’encouragements fis eaux, ¦ les bonbons et produits de con fiserie, les eaux gazeuses, les aliments pour animaux, certains biens visant à accroître le ren dement énergétique, les articles de beauté et de santé ne seront plus exemptés de la taxe fédérale de vente; ¦ la différence de taxe entre les matériaux de construction sur et hors chantier sera supprimée à compter du mois de juillet, M les sociétés de la Couronne qui ont une valeur commerciale mais ne répondent plus aux objectifs de la politique publique seront vendues et celles qui n’ont aucune valeur commerciale ni utilité pu blique seront dissoutes ou inté grées aux mimstères existants, ¦ des mesures seront pnses pour réduire les effectifs de la fonction publique de 15,000 personnes au cours des six prochaines années, ¦ les dépenses dans le secteui des Transports seront réduites de $75 milbons cette année et de $200 milhons l’an prochain, ¦ les dépen.ses agricoles seront diminuées de $50 millions par an, ¦ les usines d’eau lourde de Glace Bay et Port Hawkesbury en Nouvelle-Ecosse, qui coûtent plus de $100 millions aux contribuables annuellement et fabriquent un produit pour lequel il n’existe pas de marché .seront fer mées, ¦ des allégements fiscaux .seront offerts aux employés qui .sont tou chés par la fermeture d’une en treprise dans une localité isolée, ¦ à compter de 1986, le crédit d’impôt pour enfants ver.sé aux familles à revenu modeste sera sensiblement majoré pour atteindre $524 par enfant en 1988, soit une hau.sse de $140 Les exemptions fiscales pour les enfants sont réduites et les crédits d’impôts augmentés BERNARD DESCOTEAUX OTTAWA — Le ministre des Finances, M Michael Wilson, a tranché à la Salomon le débat sur les programmes d’aide à la famille.Il a maintenu, tout en les réduisant progressivement, les exemptions fiscales pour enfants et il a augmenté légèrement le crédit d’impot pour enfants Le budget fédéral a amsi tourné la page sur le débat qui, pendant quelques mois, a retenu toute l’attention des Communes sur t’uraversaUté des programmes d’aide financière aux familles, le ministre préservant les deux prmcipales positions Le débat avait été lancé en novembre par le premier ministre Mul-roney qui avait posé publiquement la question de l’opportumté de verser à un président de banques des allocations familiales dans un contexte où les ressources de l’État diminuent.Selon lui, il fallait que l’État concentre le peu de ressources dispombles à aider les plus démums.L’idée d’abolir les allocations fa-mihales avait soulevé un tollé de protestations, même si le sentiment général était de rechercher des moyens pour rendre le système actuel plus équitable.Le ministre des Fmances a retenu le principe général prôné par l’opposition et de nombreux groupes so- ciaux voulant que l’on augmente l’aide versée aux familles à bas revenu.Cependant, cette augmentation sera malgré tout faible et graduelle.Ainsi, en 1989, les familles à revenu unique ayant deux enfants recevront $328 de plus par année qu’en 1985.Les familles à haut revenu recevront $284 de moins.M.Wilson maintient par ailleurs les trois éléments de base du système d’aide familiale.Ainsi les allocations familiales sont maintenues, ce qui sauvegarde le principe de l’u-mversalité de l’aide aux familles car seules les allocations sont touchées par tous sans distinction de la situation financière des individus.La seule nuance est que l’on réduit con- sidérablement la portée de l’mdexa-tion des allocations familiales.Comme pour les pensions de vieillesse, celles-ci ne seront indexées que pour la portion de l’inflation supérieure à 3%.Les exemptions d’impôt pour enfants de $710 par enfants sont pour leur part réduites progressivement.On reconnaît ainsi le fait qu’elles profitent davantage aux familles à haut niveau de revenus.Les familles à bas revenu ne peuvent dans bien des cas en profiter.Maintenues intégralement en 1986, elles sont réduites à $560 en 1987 puis à $470 en 1988 puis à un montant équivalent à celui des allocations familiales en 1989, soit environ $400 Le crédit d’impôt pour enfants sera augmenté de $70 par enfant cette année pour atteindre $454.Ce crédit va dimmuant à partir d’un certain seuil de revenu.M.Wilson, contrairement à toutes les recommandations, a décidé de réduire ce seuil plutôt que de l’augmenter II passera de $26,330 à $23,500 À chaque tranche de revenu de $100, il dimnuera de $5.En 1987, on augmentera le crédit d’impôt de $35 ainsi qu’en 1988 Ces changements feront que les familles ayant des revenus de moins de $23,000 auront une aide accrue Celles qui gagnent plus de $27,000 environ recevront des montants identiques ou inférieurs à ce qu’ils reçoivent actuellement.Récompense pour les investisseurs Wilson demeure prudent sur l’impact de son budget sur l’emploi mais croit que les choses iront mieux 35.78 80 82 BERNARD DESCÔTEAUX 33.8 32.7 l30 milliards de dollars 86 PC OTTAWA — Le budget Wilson présenté hier n’amènera pas de réduction substantielle du chômage au cours des deux prochaines années, cela même si on évalue à quelque 470,000 le nombre d’emplois qui seront créés en 1985 et 1986 Selon les mdications données dans les documents budgétaires rendus publics hier, l’emploi devrait s’accroître de 2.1% cette année et l’an prochain En raison de l’augmentation de la population active, les possibilités de réduction appréciables du taux de chômage sont toutefois limitées.À la fin de 1986, il se situerait à 10 3% prévoit-on.En conférence de presse, le mims-tre Wilson s’est fait très prudent pour sa part sur l’impact de son budget sur l’emploi.Si certaines mesures peuvent être évaluées, d’autres ne le peuvent pas.C’est le cas de l’exemption de $500,000 sur les gains de capital C’est le cas pour le regain de confiance qu’aura le budget chez les mvestisseurs, assure le mmistre.M Wilson fait reposer sa conviction que les choses iront mieux sur le fait que déjà depuis le changement de gouvernement les milieux économiques ont manifesté leur confiance dans le nouveau gouvernement 200,000 emplois nouveaux ont été créés en raison d’un nouveau climat de confiance.Ce que le budget ajoute, c’est l’assurance que désormais il y aura une récompense pour ceux qui veulent prendre des nsques, investir et créer des emplois.Selon le ministre, cela ne prend pas une réponse massive.Si seulement chaque PME créait un nouvel emploi, il y aurait 700,000 chômeurs de moins, dit-il.Si les attentes du gouvernement ne sont pas satisfaites, M Wilson as- sure qu’il n’a pas l’intention de ressortir un quelconque bâton pour menacer les entreprises ou encore recommencer à investir dans les programmes de création d’emploi.Le gouvernement n’a d’autre choix que la stratégie employée, assure le ministre qui invoque l’absence de ressources du gouvernement De propos délibéré, on a écarté les programmes de création d’emploi pour mves-tir le peu de ressources disponibles là où on estimait pouvoir avoir une réponse rapide.À de nombreuses reprises dans son discours du budget, M Wilson m-siste sur le fait que le gouvernement «rompt résolument avec le passé».Le passé a démontré que l’accroissement de la dette et du déficit ne peuvent contribuer à créer des emplois.On mise à fond sur l’entreprise privée à qui on veut montrer qu’on Im fait confiance, dit le ministre.M Wilson s’est refusé à voir son budget comme une sorte de pan.Ce fut un choix bien pesé et le fruit d’un jugement longuement analysé, dit-il.Au passage, il reconnaît par exemple qu’il avait un objectif de réduction du déficit qui pour cette année aurait été un peu plus élevé, mais qu’il a cherché un moyen terme entre les problèmes de la dette du gouvernement et les problèmes économiques Les milieux d’affaires auraient préféré un déficit qui aurait été plus près du $30 milliards.Il sera, si les prévisions du ministre s’avèrent, de $33.8 milliards à la fin de l’exercice financier Sans les réductions de dépenses et les augmentations de taxes et d’impots, il aurait été de $38.2 milliards.L’an prochain, le déficit descendra à $32.7 milliards, estime M.Wilson.Celui-ci se refuse à faire des prédictions à long terme en raison de l’in- certitude de la situation économique.La variation de un point de pourcentage des taux d’intérêt équivaut à $1 milliard de plus ou de moins sur le budget annuel, dit-il Les documents budgétaires tracent trois scénarios pour la fin de la décennie selon l’évolution de la situation internationale.Le scénario favorable situerait le déficit à $24 milliards.Le scénario intermédiaire à $30 Milliards.Le scénario défavorable, basé sur une croissance inférieure à la moyenne et des taux d’intérêts élevés, donnerait un déficit de $40 milliards À court terme, les économistes du ministère des Finances prévoient que les taux d’intérêts devraient diminuer.Les taux d’intérêts nominax à court terme seront aux environs de 10.5% en 1985 et l’an prochain une légère détente les amènerait près de 10%, croit-on.Ces prévisions sont qualifiées de prudentes.Ces prévisions servent de base aux calculs budgétaires.Le ministère prévoit par ailleurs une croissance économique réelle soutenue mais modérée.La production réelle devrait progresser de 3.1% en 1985 L’an prochain, la croissance réelle du PNB devrait être de 2.4%, la consommation fléchissant sous la persistance des taux d’intérêts élevés à l’étranger et la croissance des exportations dimmuant en raison d’une vigueur moins grande de l’économie améneame.L’mflation qui était de 4.4% en 1984 devrait être de 4.1% cette année et de 4.2% l’an prochain.M.Wilson qui avait déjà dit que son budget pourrait avoir un impact inflationiste, a assuré hier que cet inmpact serait très limité.La hausse des taxes à la consommation a été répartie pour limiter cet impact, a-t-ü exphqué Le gouvernement se départira de 15,000 fonctionnaires d’ici 1990 PAULE DES RIVIÈRES OTTAWA — Le gouvernement fédéral poursuit son entreprise de «dégraissage», en allégeant son admmis-tration «aux proportions gigantesques» et en sabrant dans ses programmes D’ici 1990, il se sera départi de 15,000 fonctionnaires Sous les seuls chapitres «économie de gestion» et «économie de programme», le gouvernement prévoit sauver cette année $4 5 milliards, chiffre qui melut les compressions de novembre dernier et marquent simplement la suite d’une opération de «rationalisation» qui se poursuivra jusqu’en 1990 Les programmes de création et de formation d’emploi subnont des compressions de $78 millions cette année mais le gouvernement espère que seule l’admimstration sera affectée Par ailleurs, renouvelant son engluement à privatiser les sociétés d’Etat, le gouvernement annonce la privatisation prochaine d’au moins 13 d’entre elles et confirme que des pourparlers se déroulent avec des acheteurs éventuels de Canadair, de llavilland.Eldorado nucléaire Un accord est presque signé pour la vente de la .Société des Transports du Nord et Arsenaux Canada Tout comme Téléglobe et la Corporation de développement du Canada, ces deux pourraient être vendues cette année et le gouvernement espère ainsi réduire le déficit de $350 millions en 1985-86 et réduu'e ses besoins financieis de $675 millions «Non seulement l’État a pris des proportions gigantesque.s, a déclaré le ministre des Finances, M Michael Wilson, hier, mais il intervient de façon excessive dans presque tous les secteurs de l’économie» Dans le secteur des Transports, une nouvelle réduction de $75 millions est annoncée, après des compressions de $200 millions à l’automne, et une invitation est faite à Via Kail de devenir rentable, après avoir pei du $93 millions il y a quelques mois, .sinon Une réduction de $100 millions au soutien à l’industrie (s’ajoutant à des compressions de $220 en novembre dernier et à une autre de $150 millions l’année prochaine) est prévue.Par ailleurs, les deux usines d’eau lourde du Cap-Breton, situées dans le territoire de l’ex-ministre libéral Allan MacEachen, seront fermées sous peu Elles coûtaient $100 millions par année et représentaient, souhgne le gouvernement, «des symboles de gaspillage et de mauvaise gestion de l’État» Quelque 700 emplois seront perdus dans une région déjà fortement touchée par le chômage Le gouvernement réduira aussi de $100 millions son aide à la recherche à Énergie atomique du Canada, mais ce montant s’échelonnera sur cinq ans, et il économisera $51 millions d’ici trois ans en coupant dans son aide aux programmes d’énergies renouvelables C’est au chapitre de l’énergie que le gouvernement espère réaliser les économies les plus importantes, découlant de l’Accord sur l’énergie dans l’Ouest, soit $800 cette année (annoncés en novembre) et autant en 1986-87, avec l’abolition du programme d’encouragements pé-trohers Le gouvernement perd aussi beaucoup en revenus avec cet accord mais espère aller le récupérer en haussant le prix de l’essence Le budget d’aide publique au développement sera moins élevé que prévu de $50 millions l’an prochain, ceci s’ajoutant aux $180 déjà retranchés pour l’année en cours Pour aider les entreprises canadiennes à participer plus activement aux projets du tiers-Monde, un nouveau bureau commerce-dévelopijement sera créé Un appel au secteur privé est aussi lancé dans le domaine culturel Le gouvernement annonce la création d’un groupe de travail sur le financement des arts, qui devra «étudier les moyens d’encourager le .soutien financier public» Les subventions au secteur des pêches seront réduites de $25 millions par année à compter de l’an prochain.Cette aimée déjà, le gouvernement avait réduit de $40 millions les dépenses du ministère des Pêches Deux organismes sont plus directement responsables de cette entreprise de nettoyage, soit le Conseil du trésor et le comité de révision des programmes que préside le mimstre de la Défense et vice-premier ministre, M Enk Nielsen Dans le second cas, il est très clair que la révision est à peine entamée et que si, cette fois, certains ministères comme celui des Affaires indiennes, sont épargnés, il pourrait en être autrement plus tard M Nielsen a complété l’étude de quatre secteurs' les programmes rehés à l’emploi, à l’agriculture, aux petites entreprises et aux affaires indiennes.Dans les «économies de gestion», le gouvernement est déterminé à ce qu’il y ait 15,000 fonctionnaires de moins qu’à l’heure actuelle en 1990, ceci sans parler des 15,000 de plus qui auraient normalement joint les rangs de la fonction publique fédérale au cours des cinq prochaines an- nées.La diminution commencera l’an prochain avec une réduction de 2% des effectifs (des économies de $150 millions), pour se poursuivre à un rythme de un pour cent par la suite Le Conseil du trésor compte aussi économiser plusieurs centaines de millions en mettant fin à l’indexation automatique des budgets de fonctionnement des mimstères fédéraux Le programme d’assurance-chô- mage échappe au couperet mais tous ses aspects continuent de faire l’objet d’une révision en profondeur.Le comité de M.Nielsen a par ailleurs décidé de regrouper un certain nombre de programmes d’aide à l’emploi et d’accroître l’orientation économique de ceux destinés à la formation, poui que cette formation corresponde aux besoins du marché et fasse davantage appel à l’entreprise privée Les syndicats demeurent préoccupés (PC) — Le Comseildu patronat du Québec estime que le budget Wilson est beaucoup moins sévère que prévu et «somme toute assez traditionnel» Selon le président du Conseil, M.Sébastien Allard, et le vice-président exécutif, M Ghislain Dufour, le gouvernement n’a pas bvré la marchandise attendue, c’est-à-dire une réduction draconienne des dépenses gouvernementales qui aurait pu permettre une réduction plus importante du déficit «Certains s’attendaient à une remise en cau.se de certains programmes à caractère universel, ils seront déçus, d’autres envisageaient une I éduction importante du déficit afin de recréer un climat de confiance chez les investisseurs, ils .seront également déçus», ont déclaré MM Allard et Dufour Le président de la Fédération des travailleurs du Québec ( FTQ), M Louis Laberge, croit que le gouvernement fédéral a pris un «pan énorme» en laissant uniquement à l’entreprise privée le soin de créer des emplois (.’ommentant le budget Wilson, M Laberge a soutenu que le gouvernement avait mis «tous ses oeufs dans le même panier» «Le gouvernement donne beaucoup de réduction d’impôts et d’autres cho.ses semblables aux investisseurs en espérant qu’ils vont s’embarquer et que ça va créer des emplois C’est un pari beaucoup trop élevé L’entreprise privée n’a pas toujours répondu aux besoins à ce chapitre», a-t-il .soutenu Selon lui, cette tentative de création d’emplois sera vouée à l’échec si jamais les taux d’intérêts se remettent à grimper Or, soutient M Laberge, il n’y a rien dans le budget qui indique la volonté du gouvernement de mamtemr les taux d’mtérêt au mveau actuel ou de les rédume encore.Tout en soubgnant que les miheux syndicaux sont aussi préoccupés par l’importance du déficit fédéral que les hommes d’affaires, M.Laberge trouve cependant que le gouvernement a mis beaucoup trop d’emphase sur sa réduction dans son budget.De son côté, le président de la Confédération des syndicats nationaux, M.Gérald Larose, affirme qu’il y a «une certaine forme d’hypocrisie» dans ce budget M Wilson prétend que le gouvernement accorde la priorité absolue à l’emploi mais les mesures contenus dans son budget auront au contraire pour effet de créer du chômage, es-time-t-il En mettant autant d’emphase sur la réduction du budget, a soutenu M I.arose, le gouvernement va provoquer une hau.SvSe «catastrophique» du chômage M.Larose trouve aus.si «indécent» que l’on encourage ceux qui ont les moyens d’enregistrer des gains de capitaux pour une valeur d’un demi-million de dollars «D’ici cinq ans, l’impôt direct des particuliers augmentera de $4 4 milliards et la fiscalité des sociétés sera réduite de $2.6 milliards C’est la meilleure indication des choix fondamentaux de ce gouvernement», a précisé le président de la CSN Pour le président de la Centrale des syndicats démocratiques, M.Jean-Paul Hêtu, les exemptions sur les gains de capitaux constituent une mesure efficace pour favoriser les investissements et la création d’emplois M.Hêtu se réjouit également de la décision du gouvernement de consacrer $900 milbons additionnels à la formation professionnelle Il déplore toutefois l’absence d’outils de prévision ou de planification qui permettraient au gouvernement de «conjuguer cet effort d’investissement avec le développement de la formation professionnelle».M.Hêtu voit d’autre part d’un bon oeil les mesures touchant les régimes de retraite, dont l’harmomsa-tion des régimes de rentes du Canada et du Québec.Le président de la Fédération canadienne du travail, M James Mc-Cambly, le budget est vraiment le fruit d’un gouvernement qui veut se montrer plus conservateur que progressiste.Le syndicaliste s’est déclaré très inquiet de constater l’augmentation des taxes et des impôts qui touchera davantage les moins bien nantis et la classe moyenne et épargnera les entreprises et les gens d’affames.«11 semble y avoir, a-t-il dit, toute une différence entre ce qui est juste pour la brebis et ce qui est bon pour le loup».Selon le président de l’Alliance de la fonction publique du Canada et vice-président général du Congrès du travail du Canada, M.Pierre Sam-son, le gouvernement a promis de créer des emplois, mais il s’est contenté, dans son premier budget, d’annoncer qu’il éliminera 15,000 fonctionnaires.Rappelant les propos rassurants du premier ministre lors de la Conférence économique nationale, les 22 et 23 mars, M Samson a déclaré que tout ce qu’il a entendu à ce moment-là «n’était en fait que des mensonges» Le Devoir, vendredi 24 mal 1985 EN BREF.¦ BIsalllon et Raquette sont déboutés à l’AN QUÉBKC (PC) — Les députés indépendants Guy BisaïUon et Gilbert Paquette ont été déboutés hier de leur requête voulant que l’Assemblée nationale se prononce avant l’ajoumement d’été sur le principe de deux projets de loi, le droit du Québec à l’autodétermmation et l’entreposage et la production d’armes nucléaires sur le territoire québécois La motion qui avait été présentée en ce sens par M Bisaillon a été défaite par 57 VOIX contre 52 Les six députés indépendants ont obtenu l’appui de Gilles Grégoire et de l’opposition libérale Le député de Sainte-Marie avait déposé en Chambre le 13 novembre dernier un projet de loi interdisant la production, l’entreposage, le commerce et l’utibsation d’armes nucléaires au Québec Ce projet de loi «dort» au feuilleton depuis cette date ¦ Privatisation improvisée QU KBKC (PC) — La privatisation des succursales de la Société des alcools du Québec est marquée par l’improvisation, l’amateurisme et par la volonté du gouvernement d’« encaisser le plus rapidement possible » quelques millions de dollars C’est la critique qu’ont faite hier les députés libéraux de Laporte, M André Bourbeau, el de Vaudreuil-Soulanges, M Daniel Johnson, lors de la période d’interpellation portant sur la mise en vente du réseau de succursales de la Société des alcools du Québec Selon les députés h-béraux, il est improbable que le consommateur bénéficie de la privatisation des succursales, particulièrement sur le plan du prix des vins et spiritueux Le gouvernement a annoncé récemment son intention de vendre à l’entreprise privée sous forme de franchises une possibilité de 360 succursales de la SAQ La vente se fera par la voie de soumissions pubüques et débutera par les 126 succursales de la région de Montréal.Les premiers appels d’offres seront publiés dans les journaux du samedi 15 juin, a fait savoir hier le ministre de l’Industrie et du Commerce, M Rodrigue Biron ¦ Le rappport sur Marine iundi QUÉBKC (PC) — Le ministre du Travail, M Raynald P’réchette, recevra lundi matin le rapport des médiateurs extraordinaires dans le dossier de Manne industrie à Sorel.C’est ce qu’il a indiqué hier en Chambre, en réponse aux questions du whip de l’opposition et député hbéral de Portneuf, M Michel Pagé.Le rapport ne sera cependant pas rendu pubhc avant que les parties patronale et syndicale aient eu l’occasion d’en prendre connaissance, a précisé M.Fréchette Le ministre du Travail a encore une fois donné l’assurance que le rapport contiendra cette fois une recommandation ferme au gouvernement concernant la façon de régler le litige.La grève à Marine industrie, de Sorel, dure depuis près de 10 mois ¦ Fonyo court encore CHILLIWACK, C -B (PC) - Favorisé par un sol plat et une pluie fine.Steve Fonyo a poursuivi son périple hier malgré une vive douleur ressentie à la jambe droite «Ma jambe me fait encore très mal, mais je la masserai ce soir et tout devrait aller mieux demain», de dire le coureur unijambiste L'onyo espère qu’il pourra se rendre jusqu’au bout de son long périple à travers le Canada, qui doit se terminer le 29 mai prochain à Victoria Smon, tant pis.Je me rendrai quand même jusqu’à la côte, a-t-il ajouté ¦ Plus de dons d’organes QUÉBKC (PC) — Afin d’augmenter le nombre de donneurs d’organes, Québec songe à reformuler la phrase inscrite sur les permis de conduire Ainsi, ce sont ceux qui refusent de donner leurs organes après leur décès qui devraient signer le formulaire Telle est l’une des voies envisagées à long terme par le gouvernement afin de regarnir la banque d’organes du Québec II faudra d’abord tenir un débat sur cette question, a laissé entendre le ministre des Affaires sociales, M Guy Chevrette Ce débat n’aura pas lieu dans les prochaines semaines mais plutôt à l’automne ¦ Un patriarche à Montréal (PC) — Le patriarche de l’Kglise orthodoxe d’Antioche, Ignace IV, a demandé hier à tous les chrétiens de faire un effort pour comprendre les musulmans Le monde islamique, a signalé Ignace IV, connaît actuellement une «renaissance» dont l’Ouest doit être au courant.«Je crois que nous sommes en tram d’apprendre que l’islam n’est pas une religion de second ordre, que les musulmans ne sont pas des êtres humains de second ordre, qu’il faut corriger ou réformer ou civiliser», a dit le patriarche, qui a commencé à Montréal une visite pastorale de deux mois en Amérique du Nord ¦ Godin veut les pleins pouvoirs QUÉBKC (PC) — Au cours de son prochain entretien avec son vis-à-vis fédéral, Mme Flora MacDonald, le ministre de l’Immigration, M.Gé-rald Godin, entend réclamer pour le Québec les pleins pouvoirs sur les prestations d’accueil des immigrants.C’est ce qu’il a indiqué hier aux membres de la commission parlementaire de la Culture qui se penchent sur les problèmes de la démographie au Québec Présentement, en vertu de l’entente Cullen-Couture de 1978, le Québec s’est vu confier certains pouvoirs en ce qui coiicei ne l’immigration Mais Ottawa peut toujours décider du lieu d’établissement de ces immigrants ce qui ne va pas toujours dans le sens des intérêts ou priorités du gouvernement québécois ¦ Liste de criminels WINNIPKG (PC) — La commission présidée par le juge Jules Deschênes a reçu, jusqu’à maintenant, plus de 100 noms de présumés criminels de guerre vivant actuellement au Canada C’est ce qu’a révélé, mercredi, le principal avocat de cette commission.Me Michael Meig-hen, qui a ajouté que la commission n’avait pas encore eu le temps de scruter chacun de ces noms Un autre avocat.Me David Matas, porte-parole de la Ligue pour les droits de la personne de B’nai Brith, a réclamé, pour sa part, que les lois canadiennes .servent à poursuivre les criminels de guerre vivant au Canada «À moins que le système judiciaire canadien puisse réagir contre les criminels de guerre se trouvant au milieu de nous, le Canada est coupable de procurer un paradis à des meurtriers», a affirmé Me Matas La commission Deschênes, formée en février dernier, tient des audiences privées et publiques à divers endroits du pays pour déterminer le nombre de criminels de guerre nazis au Canada et la façon de les traduire devant les tribunaux L’Atelier Continu menacé de fermeture par la CÉCM le 30 juin NATHALIE PETROWSKI Après le TNM et le Cinéma parallèle, une troisième salle à vocation culturelle est menacée de fermeture.Il s’agit cette fois de l’Atelier Continu, théâtre de 290 places voué au Jeune Théâtre depuis 1980 et situé rue Laurier dans l’ancienne école Jacques-Mar-quette Si la CECM persiste à lui refuser un renouvellement de bail, l’Atelier Continu sera obligé de fermer le 30 juin prochain, et de disparaître à tout jamais.C’est en tous cas le cri d’alarme qu’ont lancé hier Gilbert David et Denis Larose du Conseil d’administration de l’Ateber Contmu.Aux journalistes présents se mêlaient plusieurs artistes comme Michel Lemieux, Andrée Lachapelle, Louisette Dussault et Chantal Beaupré qui acceptent mal de voir disparaître une salle aussi essentielle à l’essor du Jeune Théâtre qui réclame depuis des années des salles dites moyennes À ce titre, l’Atelier Continu est le seul de sa catégorie, offrant, en plus d’une salle de spectacle, des salles de répétition ainsi que des ateliers de costume, de munui-sene et de graphisme.Prévue pour midi, la conférence de presse faisait suite à une rencontre que les porte-paroles de l’Ateher Continu avaient eu le ma- tln-mème avec le préaident de la CECM, M.Michel Falasclo.Tout es^ralent une promesse de règlement.Mais la CECM a maintenu sa position.Le bail ne sera pas renouvelé, mettant en péril la survie de trois organismes dont l’Ateher Continu et une garderie de 96 enfants Le local libéré sera repris par les Atehers d’éducation populaire, un organisme d’éducation des adultes en pleine expansion et qui doit quitter meessamment une an- cienne école jugée Insalubre.Sans chercher è accabler les Ateliers d'éducation populaire, les porte-parole de l'Atelier Continu trouvent leur démarche opportuniste.« Il est clair qu’ils veulent à tout prix notre salle et qu’ils ont entrepris les démarches nécessaires auprès de la direction de la CECM pour l’obtenir » déclarait Gilbert David L’essentiel des récriminations de l’Atelier Continu sont néanmoins dirigées vers la CECM, qui se comporte, déclarent-ils, « comme un promoteur Immobilier Indifférent qui ignorerait bêtement les efforts du milieu théâtral pour développer un lieu dynamique de diffuaon culturelle.» Mais il n’y a pas que la CECM, il y également le ministère des Affaires culturelles qui ne veut pas intervenir dans le dossier tant que la question du bail n’aura pas été réglée Le ministère des Affaires culturelles a pourtant accordé une subvention de plus de îlOO.OOO pour la rénovation ‘de l’école désaffec téeenl981 Aujourd’hui les porte-parole se posent des questions sur le pertinence de la politique du théâtre du ministre Clément Richard « Il parle de consolider les organismes les plus porteurs de viabilité, mais il ne dit mot des structures d’accueil et de diffusion Où joueront les compagnies de théâtre et de danse itinérantes ’’ Dans les nouveaux bureaux du minis tère à Montréal '' demandent-ils La discipline pourrait être sapée par la présence de femmes au combat, craint l’armée canadienne OTTAWA (PC) — Un rapport confidentiel de l’Armée canadienne dont le quotidien Globe and Mail de Toronto a publié hier des extraits affirme que les femmes, parce qu’elles peuvent être l’objet de liaisons amoureuses, doivent être exclues des unités combattantes Les attitudes protectrices traditionnelles et persistantes des hommes à l’égard des femmes et le développement de l’attirance sexuelle naturelle pourraient menacer la bonne exécution des ordres ainsi que les relations adé- quates entre supérieurs et subordonnés et par conséquent saper la disciphne, assure notament le rapport cité par le journal torontois Le rapport souligne également que les femmes sont inférieures aux hommes sur le plan de la force physique et de l’endurance Selon le Globe and Mail, le rapport prévoit des conséquences militaires catastrophiques si le gouvernement canadien était obligé de retirer avant la fin d’un conflit les femmes des terrains d’opération, sous la pression de l’opinion publique émue par les images de télévision montrant des combattantes tuées, mutilées ou victimes de sévices sexuels Le rapport avertit par ailleurs que des pays aux mentalités plus conservatrices pounaient refuser l’appoint des forces militaires ca nadiennes comportant des femmes Il rappelle à cet égard que seuls la Norvège, le Danemark, les Pays-Bas et la Belgique accep tent des femmes-soldats dans les unités de combat et qu’elles sont totalement exclues en Grèce, en Itahe, en Espagne et en Turquie Au Canada, moins de 7,000 fem- mes, soit 8 5 % des effectifs des forces armées, sont sous les di a peaux Klles sont limitées à des missions auxiliaires LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR 286-1200 Dites à votre député vous coûte la taxe de vente de 9 pour cent sur les primes d’assurances.Une taxe inacceptable et injustifiée L’assurance, un besoin essentiel Vous devez vous assurer pour protéger vos proches en cas de décès, d’invalidité, d’accident ou de maladie, pour obtenir une plus grande sécurité financière, pour protéger vos biens en cas de sinistre.À l’instar de l’assurance-chômage, de l’assurance-récolte et des régimes de rentes, l’assurance en général est une mesure indispensable de protection du revenu.Elle ne devrait jamais être taxée.Une taxe anti-sociale Cette taxe pénalise ceux qui font preuve de prévoyance et agissent de façon responsable.Elle s’attaque à l’ensemble des citoyens qui ont à coeur de protéger leurs biens et de mettre leur famille à l’abri du besoin au lieu de se retrouver à la charge de l’État.Une taxe injuste Toutes proportions gardées, cette taxe frappe davantage les personnes à faibles revenus.Par exemple, les personnes âgées.Celles qui sont à la retraite.Les jeunes qui débutent dans la vie, etc.Une taxe sur une taxe Les primes d’assurances sont déjà taxées et cet impôt déguisé rapporte 100 millions de dollars par année au gouvernement.La décision du gouvernement de taxer de nouveau les primes porte les taxes réelles sur les primes à 11 ou 12 pour cent, selon le cas.C’est inacceptable et injustifié ! Une taxe anti-économique Cette taxe aura des effets extrêmement négatifs sur l’économie du Québec.Elle augmentera indûment les frais d’exploitation, rendra les entreprises québécoises moins concurrentielles et découragera l’investissement.Manifestez votre mécontentement.Calculez combien cette nouvelle taxe de vente vous coûte réellement.Prenez les montants des primes que vous payez annuellement*.Multipliez ces chiffres par 9 pour cent.Inscrivez les résultats dans les espaces prévus à cet effet sur le coupon ci-contre * Dans le cas de l'assurance-vie, déduire la portion «épargne» qui n'est pas taxée Complétez ce coupon et postez-le à votre député.A mon député.Voici ce que me coûte réellement la taxe de vente de 9 pour cent sur les primes d'assurances.Je proteste vigoureusement contre cette taxe.J’espère qu’en tant que représentant de mes intérêts à Québec, vous prendrez les mesures appropriées pour faire abolir cette taxe antisociale et antiéconomique.assurance-vie assurance-groupe (vie, invalidité, accident et maladie) assurance-automobile (ajouter le montant de la Regie d'assurance automobile) assurance-incendie/vol/ responsabilité Investissez 32 cents pour épargner des centaines de dollars en faisant parvenir le tout a votre depute Hôtel du Parlement, Québec (Québec), G1A1A4 Nom Adresse Comité 1001, boul de Maisonneuve ouest Bureau 1230 Montreal (Quebec) H3A 3C8 Action contr* /• tmM9 $yr tôt •••urancoi dos Ouébécoit Agornst TëMêtTon ot Assuronco in Québec Association provinciale des assureurs-vie du Québec, Fédération des courtiers d’assurance du Québec, Association des directeurs d’agence-vie du Canada, Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes inc.L'EDITEUR NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION 5304 Le Ôevoir, vendredi 24 mai 1985 INFORMATIONS INTERNATIONALES Le procès des comploteurs de la filière « bulgare » dans l’attentat contre le Jean-Paul II s’ouvrira lundi à Rome ROME (AFP) — L’ombre du KGB plane sur le procès du Bulgare Ser-guei Ivanov Antonov, accusé de « concours actif » dans l’attentat contre le pape, qui s’ouvre lundi prochain à Rome.Ce procès va opposer, par magistrats Italiens et suspects bulgares m-terposés, l’Est et l’Ouest et leurs services secrets respectifs.Qui a donné les ordres à Ali Agça, le tueur turc condamné à vie en juillet 1981 pour avoir grièvement blessé le pape Jean Paul II le 13 mai précédent sur la place Samt-Pierre?Qui a tout orgamsé et lui a donné l’argent nécessaire pour voyager à travers l’Europe pendant plusieurs mois avant l’attentat?Son réseau d’ex-trême-droite turque les « Loups gris », la mafia turque avec ses « connections bulgares », les services spéciaux bulgares, en manipulant les « Loups » et le milieu turc, mais en intervenant aussi directement dans la dernière phase des préparatifs?Donc, en dernier ressort, le KGB, la puissante police secrète soviétique, dirigée à l’époque par Youri Andropov'' Cette dernière conclusion est contenue implicitement dans le rapport du procureur, M Antomo Albano, qm a décidé de déférer M.Antonov devant les tribunaux itahens.Pour M Albano l’attentat a été décidé par un « important dirigeant » de l’Est, en raison du soutien accordé par Jean Paul II au syndicat indépendant Solidarité et de l’évolution de la crise polonaise.De leur côté, la Bulgane et l’URSS ont déclenché une intense campagne* de propagande, accusant les miheux de droite américains et la CIA d’avoir « inventé » la « piste bulgare » pour établir un lien entre le terrorisme et les pays de l’Est Les media de l’Est insistent fortement sur les inexactitudes dans les aveux d’Agça mettant en cause les Bulgares, et sur ses rétractations partielles, notam- ment à propos d’un projet d’attentat contre Leph Walesa.Ils ont passé sous silence d’autres indices qui semblent établir la thèse d’un complot né à Sofia.Le secret d’instruction étant bien gardé en Itahe, on ignore, à quelques jours du procès, quelles sont exactement les preuves recueilhes par le juge, M Ilario Martella, et lesquels des multiples mystères de l’affaire seront éclaircis au cours du procès.Deux personnages clés manqueront à l’appel.Le trafiquant turc Be-kir Celenk, qui aurait conclu avec Agça le « contrat » pour assassiner le pape qui est « retenu » en Bulgarie Les autorités de Sofia estiment que la demande d’extradition que leur a adressée l’Italie n’est pas suffisamment fondée Quant à l’ami turc d’Ah Agca, Oral Cehk — qui, selon les magistrats itahens, aurait lui aussi tiré sur le pape — les pohces européennes ont perdu sa trace.Les deux juges, et les six jurés tirés au sort, de la cour d’assises de Rome ne verront pas non plus les deux coïnculpés bulgares de M Antonov, fonctionnaires de l’ambassade de leur pays en Italie, identifiés par Agça comme participants au complot.MM Todor Aivazov et Zelia L’aviation iranienne bombarde deux centraies éiectriques irakiennes La « guerre des villes » reprend entre l’Iran et l’Irak TÉHÉRAN (AFP) — L’aviation iranienne a mené un raid hier après-midi contre une autre centrale électrique en Irak, à Hour al-Zobeyr, au sud du pays, lui infligeant « d’importants dégâts », a annoncé Radio-Téhéran Tôt hier matin, les avions iraniens avaient bombardé une autre centrale électrique à Doukan, au nord-est de Kirkouk (nord de l’Irak) (’es raids ont été effectués « en représailles des bombardements irakiens de mardi contre des installations économiques iraniennes », souligne l’état-major de Téhéran.Ainsi donc la guerre irano-ira-kienne est entrée cette semaine dans une nouvelle phase de tension avec la reprise des bombardements d’objectifs civils, commencés mardi avec trois raids de l’aviation irakienne, qui ont entraîné hier le double raid iramen.(Le premier raid a toutefois été démenti à Bagdad par un porte-parole militaire irakien, qui a affirmé que deux avions iraniens qui tentaient de pénétrer en Irak vers Doukan ont été contraints par la DCA irakienne à rebrousser chemin.) Mardi, une centrale électrique à Ahwaz (Khouzistan, sud de l’Iran) avait été endommagée par les bombardiers irakiens ainsi que deux installations pétrolières — des stations de pompage, selon Bagdad — dans la provmce du Lorestan (centre-ouest).Ces opérations ont mis fin à une trêve tacite de plus de 40 jours, sans qu’aucun accord n’ait été conclu pour épargner les installations civiles.Cette pause dans la « guerre des villes », qui avait fait rage pendant plus d’un mois à partir du 4 mars, a coïncidé avec la visite dans la région du secrétaire général des Nations unies, M Javier Perez de Cuellar, qui n’a cependant pas été en mesure d’annoncer des résultats concrets et immédiats après sa mission de bons offices.« L’Irak a saisi cette occasion pour s’arrêter, nos tirs de missiles sol-sol sur Bagdad s’étant révélés très dissuasifs », affirmait récemment au correspondant de l’AFP un haut responsable militaire iranien.Il a toutefois évité de déclarer que cette phase de la guerre était close, les plus hauts dirigeants des deux pays ayant d’ailleurs souligné publiquement que la « guerre des villes » n’é-tait pas termmée Le 24 avril, le président irakien, M.Saddam Hussein, annonçait la reprise des raids dans « quelques jours », expliquant leur interruption par la tenue à Bagdad d’un congrès de docteurs de la Foi.Toutefois, la nouvelle escalade qui a débuté mardi n’a pas encore directement affecté les villes, seules les « installations économiques » ayant été visées, ainsi que l’avait annoncé Bagdad face à l’absence de réaction iramenne à une offre de cessez-le-feu irakienne à la veille du mois de ramadan.Ces nouveaux bombardements n’ont pas provoqué pour le moment de prises de position spectaculaires des responsables à Téhéran.Cependant, le cycle infernal des ripostes et des représailles est désormais enclenche.Déjà, on signale de sources sûres qu’Iran Air assure à nouveau ses baisons avec l’Europe via l’URSS et a renoncé depuis deux jours à la route directe par la Turqme qui passe près de l’Irak.Ce couloir aérien, abandonné après les menaces irakiennes du 20 mars, était emprunté à nouveau par les appareils iraniens depuis une semaine.Le prince Saoud al-Fayçal, à son départ le 20 mai de Téhéran, était resté très discret sur le contenu de ses entretiens, rappelle-t-on.Vassiliev ont regagné Sofia peu après l’attentat.En revanche, deux Turcs, Musa Serdar Celebi, l’un des leaders des « Loups gris » en RFA et intermédiaire entre Agça et Celenk, et Omar Bagci, résident en Suisse, qui a gardé chez lui le browmng du cnme pour le fourmr au terroriste avant l’attentat, sont détenus en Itahe.Par ailleurs, la cour entendra probablement le syndicahste italien, M.Luigi Scncciolo, un des responsables de la centrale social-démocrate UIL, devenu, avec sa femme, agent des services de renseignement bulgares.M.Scncciolo, qui aurait identifié M.Antonov comme l’un de ses « contacts », déclare avoir été chargé par ses employeurs d’entrer en rapport avec tes terroristes d’extrême-gau-che des Brigades rouges Selon les avocats et la famille de Serguei Antonov, l’ancien chef d’escale de la compagnie Balkan Air, 37 ans, est en mauvaise santé Arrêté le 25 novembre 1982, détenu pendant plus d’un an, assigné à résidence, réincarcéré et de nouveau assigné à résidence, il souffrirait de « troubles psychiques et gastriques».Il participera au procès et répondra aux questions du juge, a déclaré vendredi dernier à Rome sa soeur, Mme Tania Gheorgheva, mais il ne sera pas en mesure d’assurer une «défense active».La partie bulgare s’attend à des « coups d’éclat » au procès, qu’elle assimile d’avance à des « manoeuvres ».De leur côté, de nombreux observateurs diplomatiques à Rome s’attendent à des révélations.Le juge Martella, estiment-ils, connu pour son mtégrité professionnelle, ne saurait fonder se accusations seulement sur les déclarations d’Ali Agça.Un complot est déjoué contre Tambassade US au Caire LE CAIRE (AFP) -La Libye, la Syrie et une « organisation terroriste » installée à Damas — qui pourrait être un mouvement palestinien — ont été accusées d'avoir tenté de détruire l'ambassade des États-Unis au Caire à l’aide d’une voiture piégée, dans un communiqué du ministère de l’Intérieur publié hier après-midi au Caire L’opération, commanditée par un agent des services secrets libyens et supervisée de Damas en collaboration avec LE MONDE EN BREF ¦ Mort de 50 Kurdes turcs ANKAR.A (AFP) — Le ministre turc de l’Intérieur, M Yildinm Akbulut, a qualifié de « guérilla » les incidents survenus au sud-est de la Turquie, au cours de.squels près de 50 militants séparatistes du mouvement kurde et 35 soldats ont été tués depuis l’été dernier ¦ Troisième rang pour Mme Thatcher LONDRE.S (AFP) — Le Parti conservateur au pouvoir se trouve en troisième position dans les intentions de vote, selon un nouveau sondage que publiait hier le quotidien britannique The Güardian(hbéral) Les deux formations en tête, le Parti travailliste et l’Al liance libérale-sociale-démocrate, se trouvent à égalité avec 35 % des intentions de vote, devant les conservateurs qui n’en recueillent plus que 29 %, selon le sondage effectué par l’institut Marplan Le sondage vient confirmer les conclusions d’un sondage de l'institut Gallup publié par le Daily Tele-gi aph la .semaine dernière, qui avait accordé 30,5 % des intentions de vote aux Conservateurs, derrière le Labour (34 %) et l’Alliance (33,5%) ¦ USA: Le Sénat permet les armes chimiques WASHINGTON (AFP) — Le Sénat américain, à majorité républicaine, a voté mercredi en faveur d’une reprise de la fabrication des armes chimiques, interrompue depuis 16 ans aux États-Unis.Les sénateurs ont voté par 50 voix contre 46 contre un amendement visant à supprimer du budget de la défense pour l’année fiscale 1986, qui commence le 1er octobre prochain, des crédits pour la fabrication de gaz innervants Néanmoins, le problème qui agite le Congrès depuis des années est loin d’être résolu Le texte doit encore en effet être voté par la Chambre des représentants à majorité démocrate, qui refuse depuis trois ans tout crédit pour des armes chimiques ¦ L’affaire Sakharov: fin de non recevoir NATIONS UNIES (N Y ) (AFP) - La mission de l’URSS à l’ONU a renvoyé une note diplomatique américaine accompagnée d’une pétition signée par 20,000 personnes réclamant des a.ssurances sur le sort du physicien dissident Andrei Sakharov et de son épouse Elena Bonner, a indiqué mercredi la mission américaine à l’ONU Cette note demandait notamment la fin du régime d’exil intérieur à Gorki imposé depuis 1980 à l’académicien soviétique Elle avait été transmise le 15 mai dernier par le chargé d’affaires américain à rONU, M José Sorzano Ce dernier a déclaré que les « États-Ums regrettent profondément ( .) de voir la mis.sion soviétique à l’DNU traiter des milliers de pétitions concernant les Sakharov comme des matières dangereu ses nécessitant d’être renvoyées plutôt que comme des expressions d’inquiétude mentant l’attention la plus sérieuse • une « orgamsation terroriste », installée en Syrie, devait avoir lieu mercredi à 14 heures, moment de grande affluence, a précisé le communiqué « L’objectif était de faire le ma-ximum de victimes parmi la population civile », a-t-il ajouté La voiture piégée, entrée depuis le 30 avril dermer en Égypte par le port d’Alexandrie, était chargée de 83 kg de plastic et de 15 kg d’autres explosifs, « camouflés dans les pneus et dans d’autres caches du véhicule », selon le com-mumqué Le « terroriste » — dont la nationalité n’a pas été précisée — chargé d’exécuter cette opération était « sous le contrôle de la police depuis novembre dermer », a-t-il indiqué II se serait rendu en Syne immédia-tement avant la date prévue de l’opération pour recevoir une formation en matière de maniement des explosifs à retardement, ainsi que les derniers ordres, poursuit le communiqué.L’agent libyen qui a commandité l’opération et dont l’identité n’a pas été révélée non plus, résiderait actuellement en dehors de la Libye, dans un « pays étranger » dont le nom n’est pas cité par le communiqué.Le quartier de Garden City, à l’entrée duquel se trouve l’ambassade des États-Unis au Caire, avait été bouclé durant l’après-midi de mercredi et la nuit d’hier par des cordons de pohciers des brigades anti-émeutes, arme au poing, qui interdisaient l’accès a la chancellerie Des fourgonnettes faisaient barrage dans les rues adjacentes au bâtiment et deux camions de pompiers avaient été installes devant le portail principal.Les employés de l’ambassade avaient été avertis par haut-parleurs intérieurs qu’un « exercice antiterroriste » des brigades anti-émeutes égyptiennes était en cours, selon des témoins Hier matin, un communiqué laconique du ministère égyptien de l’Intérieur avait annoncé sans plus de précisions qu’une « opération terroriste dingée de l’extérieur» avait été déjouée à Garden City C’est le troisième « complot terroriste » — dont deux imputés à la Libye seule — déjoué par la police égyptienne depuis novembre dernier Il intervient, relèvent les observateurs, au lendemain du départ mardi du Caire de l’é-missaire et cousin du colonel Mouammar Kadhafi, chef de la révolution libyenne, M Ahmed Kaddaf Ad-Dam, que le président Moubarak a refusé de recevoir Le dispositif de sécurité, a été levé hier matin, a constaté un journaliste de l’AFP sur place Pérès refuse de libérer des extrémistes juifs JERUSALEM (AP)-Le premier ministre israélien, M Shimon Pérès, a demandé hier aux membres de son cabinet de cesser le débat sur le pardon à accorder aux terroristes juifs, en ex pliquant à la radio que la controverse mettait en danger le système judiciaire israélien La polémique a éclaté après l’échange de trois soldats i.sraéliens contre 1,150 prisonniers palestiniens et arabes, dont plusieurs reconnus coupables de meurtres La droite et les colons israéliens estiment, dans ces conditions, que le gouvernement devrait aussi libérer 25 membres d’une organisation juive extrémiste, accusés d’attentats contre des Palestiniens.« l.a .seule autorité qui peut décider du .sort de ceux qui n’ont pas été condamnés, c’est le ministre de la J ustice, et ni les ministres ni le premier ministre ne doivent exercer de pression sur lui à cause des risques de blocage de notre système judiciaire », a souligné M Pérès Par ailleurs un colon juif a été reconnu coupable hier de plusieurs tentatives d’attentat contre la mo.squée d’Al-Aqsa à Jérusalem et des maires palestiniens des territoires occupés Menachem Neuber-ger, 29 ans, a plaidé coupable après que les notions d’attaques criminelles et d'appartenance à un réseau terroriste eurent été gommées de la procédure d’accusation Coiffé de la kippa des juifs religieux, l’accusé a déclaré qu’il avait fait une erreur en préparant ces attentats.Effectuez un dépôt à terme dans une caisse populaire participai^ et courez la chance de vous mériter un magnifique cadeau! JOUEZ LE 1 SUR 3 C’est tout un cadeau avec votre dépôt ' le jeu 1 sur 3 vous donne la chance de gagner un prix en faisant un dépôt à terme] Obtenez les règlements détaillés du jeu 1 sur 3 à l’une des Caisses participantes.Caisse Populaire Mistral 8164, St-Hubert Montréal Martine Lalonde 270-7221 Caisse Populaire St-Vincent Ferrier 205, rue Jarry est Montréal Réjeanne Péronneau 382-6096 Caisse Populaire Villeray 7720, St-Hubert Montréal Jean Arbour 273-271 1 Caisse Populaire St-Denis 445, Laurier est Montréal Huguette Amyot 277-3141 RADIO PORTATIF 15 000 - 24 999 25 000 - 49 999 VIDEO TOSHIBA VOYAGE MIAMI VOYAGE A PARIS caraïbes ou MEXIQUE 75 000 - 99 999 CAMERA VIDEO ou VOYAGE 2 semaines Hawai rÔÔÔOO 149 99 GIANCARLO GIANNINI Mi LINA SASTRI CINÉMAS N PLACE VILLE-MARIE CINEMA-1 866-0689 Version Italienne avec sous-titre anglais.12.20, 2.35, 4.50, 7.05, 9.20.11 nominations aux Oscars 05 {f - GRAND GAGNANT DE DEUX % - Après '¦LE PONT DE LA RIVIÈRE KWAI" "LAWRENCE D'ARABIE" et "DOCTEURIIVACO" Le nouveau film de DAVID LEAN Voyc*2 le film et visitez les Indes grâce à gagnez im voyage pour deuj personnes à NOUVKI.Lh: DEl.lUet HOMUAY ! En vollnPorolton avet sioti Fr.inc.nsf* (Jp ARSSAt J TO INDIA cl 1rs \ISS COHFI.LI CORELLI UMILM ni l'AV ,1 1 t AS .PI OLI ASHLROn • lum DAVIS • IAMI S F OX ALK CUINNFSS • NIGI L HAVI RS {T VIcrOR RANF RJ! l Ermitage, ven.: 7.00 - 10.05.Sam.Dim.: 12.55 - 3.55 - 7.00 10 05.Lun.à jeu.: 6.00 Brotsard.ven.: 7.00 • 10.00.Sam 1 00 - 4.00 • 7.00 • 10.00.Dim,: 1.00 • 4.00 - 8.00.Lun.à Jeu 8 00 - BROSSARD 1 ST DENIS JUBBV 366 5577 MAIL CH6MPLAIN 465 5906 LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS U\ RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS __________844-3361____________ Le souffle poétique de Pelletier CAROL BERGERON Un récital du pianiste Louis-Philippe Pelletier.Au programme : Brian Cherney (1942-), In the stillness of the 7th autumn; Alban Berg (1885-1935), Sonate op.1; Beethoven (1770-1827), Sonate op.101; Schumann 0810-1856), Fantaisie op.17, en bis, Schumann.Romance op.28 no 2.Mercredi 22 mai, à la salle Pollack de l'Université McGill.Il suffirait de répondre à l’invitation de Louis-Phiüppe Pelletier pour avoir le privilège d’entendre un récital extraordinairement chargé d’émotion, un récital parcouru, d’un bout à l’autre, par un souffle jwétique d’une intensité exceptionnelle.11 n’est donné qu’aux grands musiciens, le privilège d’un tel état de grâce.Par-delà les imperfections techniques, qui disparaîtraient si le pianiste avait l’occasion de jouer fréquemment, il y a une capacité exceptionnelle de communiquer l’essence même des oeuvres.En écoutant ce fabuleux musicien, on a l’impression de vivre au rythme de ce qu’il interprète.En cela, on peut le comparer à un Mi^el Angel Estrella, ce célèbre pianiste argentin qui nous visitait l’automne dernier.Qu’il s’agisse de Cherney (compositeur canadien), de Berg, de Beethoven ou de Schumann, Louis-Philippe Pelletier possède comme peu de musiciens la faculté de sentir, de recréer l’atmosphère d'une oeuvre.Il sait magistralement passer d’un compositeur à l'autre, d'une époque à l’autre.Il faudrait s’arrêter à chacune des pièces du programme pour parler de la manière étonnante de refaire le paysage impressionniste du Cherney, des accents déchirants du Berg, de la force'et de l’émouvante intériorité du Beethoven.Cela nous mènerait à la Fantaisie op.17, sans doute l’oeuiTe pour piano la plus redoutable de Schumann.'lYanscendant par sa musicalité les passages les plus difficiles, Louis-Philippe Pelletier y fut passionné jusqu'à devenir bouleversant.ATTENTION LE DEVOIR RECHERCHE UN AUTEUR DE BANDES DESSINÉES en collaboration avec Salon international et le de la bande dessinée de Montréal RÈGLEMENTS DU CONCOURS Exl9«naM Chacim d«8 paiticipanis devra soumettre trois (3) bandes quotidienaes inédites pot-tant sur trois sujirts ou thèmes différents.Cbaiiue bande aura une dimension de 3" X 12".Les bandes dessinées doivent être des oeu-' vres originales, en noir et blanc, réalisées sur du papier ou du carton blanc, à l'encre (plume, pinceau ou crayon feutre) et présentées sur une seule planche.Lett oeuvres, dûment ideutiliées, devront parvenir au Solon iateraertlonod de lo bande desslinFe de Montréal, 6024 Christophe-Colomb, Montréal, QC, H2S 2G2, ovnnt 17:00 hues le 24 mat 1985.îury Le jury est composé d'un représentant du Sodon iniwnotlonal de la bonde dessinée de Montréal, de deux représentants du.Devoir et de M.lean-Pierre Coailier de la station CIEL 98,5.L'auteur gui sera déclaré gagnant recevra une bourse de 500$ et ses bandes quotidiennes seront publiées à raison d'une par semaine pendant treize (13) semaines; la direction du Devoir se réserve le droit de refuser une œuvre.Le gagnant sera dévoilé lors de l'inauguration du Solon tnternotional da la bande dessinée de Montréal, le 29 mai 1985 A 14:00 hres.Les oeuvres non-sélectionnées pourront être récupérées au bureau du S.LB.D.M., 6024 Christophe-Colomb, Montréal, antre le 3 et le 7 juin 1985.Salon International delà bande dessinée de Montréal VŒUX PORT DE MONTRÉAL 29 Kiei nu 2 juin CHAMPS DE MARS FESTIVAL DE THEATRE DES AMERIÛUES '85 Q, Hydro Québec Bell Canada Teleglobe Canodo DE RIO A INUKJUAK: LE THÉÂTRE DES AMÉRIQUES À MONTRÉAL DU 22 MAI AU 4 JUIN BILLETS DE 8$ A 12$ 6 BILLETS ET PLUS: RÉDUCTIONS DE 15% À 25% EN VENTE AUX COMPTOIRS TICKETRON ET À LA BILLEITERIE DU FESTIVAL 1682, RUE ST-DENIS, MONTRÉAL (514) 288-6792 LE JOUR MEME: TICKETRON ET BILLETTERIE JUSQU A 17h.ET AUX SALLES DE SPECTACLES UNE HEURE AVANT LA REPRESENTATION.VENDREDI 24 MAI_______________.» 19H: ALBERTINE, EN CINQ TEMPS (Québec) THEATRE DU RIDEAU VERT P RADIO CITE P.O- Métropolitain AUTOUR DU FESTIVAL RENSEIGNEMENTS: (514) 288-3722 RENCONTRES DU MATIN HÔTEL DU PARC TOUS LES JOURS DE lOh à midi 19H: BOLIVAR (Vénézuéla) STUDIO ALFRED LALIBERTÉ_____________________ 19H: LES PURS (Québec) Gaz SALLE FRED-BARRY Métropolitain 20H30: TITANIC (Québec) ANGLE HENRI-JULIEN ET DU CARMEL 22H: DREAMLAND BURNS (U.S.A.) THÉÂTRE D.B.CLARKE (Concordia) 22H: OMER VEILLEUX (Québec) SALLE ANDRÉ PAGÉ ______________________ 22H: MANSAMENTE (BrésiO MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU .MONT-ROYAL ^ 22H: REAL TALKING PEOPLE SHOW (Canada) ATELIER CONTINU________________________ 22H: STUFF AS DREAMS ARE MADE ON (U.S.A.) ESPACE LIBRE Canadien Pacifique Atelier Continu: 1200, rue Laurier est (Métro Laurier, autobus 47) 270-1175 D.B.Clarke Theatre: 1455, boul de Maisonneuve ouest (Métro Guy) 879 5995 Espar'e Libre: 1945, rue Fullum (Métro Frontenac) 521-4198 Matson de la Culture du Plateau Mont-Royal: 465, rue Mont Royal est (Métro Monl-Royal) 872-2266 Salle André-Pagé (École Nationale de Théâtre); 360, tue Laurier est (Métro Laurier) 842 7954 Salle Fred-Barry: 4353, rue Sle-Cath'erine est (Métro Papineau, autobus 34) 253-8974 Studio Alfred-Laliberté lUÜAM): 1455, rue St-Denis (Métro Berri-de-Montigny, niveau métro) 282-3456 Théâtre du Rideau Vert: 4664, ru« St-Denis (Métro Laurier) 844-1793 16' FESTIVAL QUÉBÉCOIS DU JEUNE THÉÂTRE O M L.O utevoir, venaredi Ü4 mai 1906 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef Lise Bissonnette Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Christian Bellavance Directeur de l’Information Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints Denis Lord, Pierre Beaulieu Directeur des services administratifs Michel Paradis LA LUNE DE MIEL TELEVISUELLE DU MOINS jusqu’au budget d’hier soir, les fréquentations amorcées en septembre dernier continuent d’être harmomeuses entre les gouvernements de Québec et d’Ottawa.Surtout entre les ministres qui, dans l’une et l’autre capitale, ont du sang « bleu » dans les veines, les relations ne cessent d’être cordiales.C’est particulièrement le cas des ministres des Commum-cations MM Marcel Masse et Jean-François Bertrand ont, de toute évidence, des affimtés qui remontent à leur ancienne allégeance umomste, et dont ils ne cessent de fau'e étalage Ils ont d’ailleurs été les premiers, dès l’automne, à se rencontrer, à dialoguer, à donner des mandats à leurs fonctionnaires en vue de communes actions éventuelles.Ainsi, pour la première fois, Québec et Ottawa ont mis en commun des ressources pour évaluer conjointement et globalement la situation de la télévision francophone au Québec et au Canada Au heu de se lancer dans une nouvelle et coûteuse enquête, dans un secteur où les études et recommandations foisonnent, ils ont demandé à leurs technocrates de faire le point Le résultat, pragmatiste et réaliste, ils l’ont rendu public conjointement, mardi dernier, à la délégation générale du Québec à Ottawa.Sobre et factuel, le rapport d’une centaine de pages, marqué aux logos du Canada et du Québec, met en évidence la spécificité de la télévision francophone et propose diverses actions aptes à en favoriser le développement II se veut l’amorce d’une fructueuse consultation Les mimstres souhaitent qu’il en surgisse des consensus qui puissent faire l’objet d’actions immédiates de la part des deux gouvernements Il faut espérer qu’il en soit ainsi, que le Québec en particuher saisma bien fort cette perche pour commencer enfin à jouer le rôle qui lui appartient En tout cas, le rapport constitue une base sohde de réflexion Il fait d’abord ressortir que le système télévisuel francophone possède des acquis qu’il importe de conserver et de renforcer II compte d’abord un secteur privé relativement bien développé et fort rentable, jouissant d’une forte cote d’écoute Il y a ensuite la télévision d’État (Radio-Canada), diversifiée et visant des standards de haute qua-hté En plus de la concurrence croissante et saine entre les deux réseaux, et de la forte proportion d’émissions francophones canadiennes en tête des cotes d’écoute, il faut tenir compte de l’émergence de Radio-Québec et de la télévision communautaire En contrepartie de ces atouts non néghgeables, des problènmes de plus en plus aigus et menaçants compromettent la réussite relative du système actuel Amsi, des reports d’écoute croissants des francophones vers les télévisions anglophones (plus de 20 pour cent des heures d’écoute des francophones) indiquent un énorme manque d’attrait des programmations francophones, surtout chez les Québécois bihngues, de plus en plus nombreux Si le système francophone n’offre pas rapidement de contrepartie intéressante, la gamme sans cesse élargie de services spécialisés, anglophones et câblés, accentuera les reports d’écoute De plus, pour ces services raffinés, le petit marché francophone se prête moins bien que l’anglo- phone, vaste et riche, à une fragmentation rentable des auditoures Un autre problème cuisant découle de la volonté des gouvernements, étant donné l’état précaire de leurs finances publiques, de stabiliser leurs subventions aux télévisions d’État.La menace de freinage s’accentue du fait que, la production indépendante ayant peu accès au ^tit écran, il y a un manque inquiétant de renouvellement créateur et d’innovation.Enfin, le rapport souligne le manque de services francophones hors-Québec et dans un grand nombre de petites communautés au Québec.Fort ce ce diagnostic bien étayé et tenant compte des caractéristiques propres au système télévisuel francophone, le comité des sous-mims-tres Alain Gourd et Jacques Pigeon formule des recommandations aptes a consoüder les acquis et à faire face aux graves problèmes Mme de rien, comme si cela allait de soi, il recommande que le système francophone soit reconnu comme une entité spécifique du système canadien et que, en conséquence, des politiques distinctes lui soient apphquées.En quelques hgnes, il sonne le glas du pancanadianisme à outrance.Du même coup, il annonce un statut particulier pour le Québec, dans un secteur névralgique et qui fait d’ailleurs l’objet des revendications québécoises depuis deux générations.Ainsi, suggèrent les technocrates, Radio-Canada français, étant donné son importance et son impact, devrait évoluer de façon distincte de la CBC De plus, une pohtique francophone du câble devra encourager et protéger l’émergence de services spécialisés.Mieux encore, les télévisions privées devraient réinvestir davantage dans la programmation francophone.Et ainsi de suite pour un ensemble de recommandations de bonne venue, qm répondent à des urgences.Ce catalogue généreux présuppose la concertation permanente des deux gouvernements pour établir et développer les consensus nécessaires, qui font terriblement défaut, sur le rôle et la coor-dmation des télévisions pubhques et privées Cela pourra se faire par le truchement d’une entente formelle entre Ottawa et Québec, en vue de l’harmonisation de leurs politiques.Comme dirait M Bernard Landry, l’arbre Ottawa-Québec est en fleurs et il faut attendre les fruits pour juger des résultats.Mais force est de constater que, dans le secteur des communications tout au moins, le dégel persiste et, pour peu que la volonté pohtique ne chancelle pas, les gestes posés à ce jour sont de bon augure II n’y a normalement rien d’extraordinaire a ce que des ministres se concertent au lieu d’ériger des barricades mais, étant donné que l’on sort à peine de l’âge de pierre, la lune de miel télévisuelle de MM.Masse et Bertrand est fort réjouissante Pourvu que ça dure.Les consultations sont certes nécessaires Mais l’état de ce dossier pourri est tellement bien connu qu’il importe de passer rapidement à l’action.On est lom du slogan de la « souveraineté culturelle » de M Robert Bourassa, mais le petit pas qui s’amorce timidement doit être suivi de plusieurs autres à brève échéance — GILLES LESAGE Productivité contre protectionnisme — 2 LES AGRICULTEURS québécois sont lourdement endettés Les paiements d’intérêt qu’ils ont verses en 1984 représentent 38 pour cent du revenu agricole net C’est trop Un climat d’insécunté règne dans le mibeu agricole On ne sait trop ce que réserve l’avenir Mais cette plaie de l’endettement n’est pas circonscrite au Québec Elle s’étend à l’ensemble du continent nord-américain Aux États Unis, les agriculteurs sont encore plus durement touchés, l’administration Reagan ayant décidé de réduire sensiblement certains programmes d’aide Dans le seul Etat d’Iowa, 17,000 des 113,000 fermiers sont menacés de faillite Selon le Washington Post, environ 40 pour cent des exploitations des États du Midwest vivent sous la même menace Dans les régions agricoles, les économies locales sont sérieusement ébranlées Pour sortir rapidement de l’impasse, les agriculteurs américains réclament, sans trop se faire d’illusion, le rétablissement ou le main tien de l’aide gouvernementale Ils mettent toutefois plus d’espoir dans une mesure simple et croient en son efficacité l’établissement de bar rières douanières sur les produits agricoles importés Bref, le protectionnisme Le Canada est directement concerné Un des contentieux les plus liti gieux est celui du porc La semaine dernière, les États du Nebraska, d’Iowa, du Dakota du Sud et du Minnesota ont interdit l’importation du porc canadien Comment expliquer cette réaction ’’ Le Canada exporte 20 pour cent de sa production de porcs aux États Unis C’est un marché non négligeable de $ 400 millions Le Québec y occupe une place importante, plus du quart de sa production étant écoulé chez nos voisins du sud Bien qu’elles ne représentent que deux pour cent du marché du porc américam, les exportations canadiennes irritent les producteurs américains Au cours des années soixante-dix, la situation était complètement inversée Les éleveurs américains exportaient alors largement au Canada Ils occupaient près de 15 pour cent de notre marché À la faveur de la dépréciation du dollar canadien et d’une baisse des pnx, le surplus commercial américain s’est vite transformé en un déficit, d’où la frustation des éleveurs améncains Pour rétablir leur position, les Américains s’en prennent aux mesures protectionmstes canadiennes Sans elles, soutiennent-ils, les éleveurs canadiens ne pourraient soutenir la concurrence Le département du Commerce a ouvert une enquête Son rapport est attendu vers le 10 juin Mais entre-temps, il a imposé une taxe provisoire de 5 3 cents la livre aux importations canadiennes Puis est venu s’ajouter l’mterdit des quatre États Les éleveurs américains peuvent compter sur l’appui du secrétaire à l’Agriculture, M John Block, lui-même éleveur de porcs et ardent défenseur du libre-échange Bien qu’il dénonce publiquement la décision des États, il appuie par ailleurs sans réserve la bataille des tarifs que mène le département du Commerce Les États-Unis veulent par cette douane provisoire forcer la main du Canada Les arguments soi-disant objectifs importent assez peu dans les négociations commerciales Aux accusations américaines, le gouvernement canadien et ceux des provinces ont répondu que les producteurs américains jouissaient aussi de généreuses subventions Le ministre Jean Garon a même soutenu que les éleveurs améncams avaient reçu une subvention de $ 10 47 par porc produit, contre seulement $ 2 59 pour les producteurs du Québec Les chiffres ont un pouvoir limité Au-delà, il y a le rapport de forces Pour maintenir ses positions et même les améliorer, le Canada doit miser sur l’accroissement de la productivité et la concurrence À terme, les pobtiques protec tionnistes limitent grandement la marge de manoeuvre des producteurs Les ministres américain et canadien de l’Agriculture ont déjà commencé à négocier Lors de la dernière rencontre, au début de mai, le responsable canadien a déclaré qu’une entente était en vue concernant deux productions Le Canada augmenterait ses importations de boeuf américain En contre-partie, les exportations de sucre canadien seraient accrues La question du porc n’a pas été abordée Les deux parties attendent la décision du département du Commerce II est probable que le commerce du porc fera l’objet d’un marchandage plus glo bal II n’est pas certain alors que la décision sera favorable aux producteurs canadiens Les discussions sur le commerce du porc illustrent d’une mamère par ticulière les conflits potentiels entre les provmces et le gouvernement fédéral dans les questions relatives au commerce mtemational M Clark ne manquera pas d’occasions dans les prochains mois d’enrichir son livre vert sur la politique extérieure, si étrangement silencieux sur ce sujet Le Québec compte environ 6,000 producteurs de porcs Leur situation fmancière est déjà précaire Environ 25 pour cent sont en arrérages de paiement S’ils fournissent 32 pour cent de la production canadienne, ils subissent une vive concurrence des éleveurs de l’Ouest qui ont accru, ces dernières années, leur part du mar ché Ceux-ci jouissent d’avantages naturels et ils économisent sur les frais de transport Leurs coûts de production sont de six à huit cents de moins la livre que ceux des producteurs québécois Il ne sera pas facile pour le gou vemement fédéral de satisfaire tous les producteurs et toutes les provinces Le ministre de l’Agriculture a déposé en janvier dernier à la Cham bre des communes le projet de loi C-25 Ceprojetvise, entre autres, à harmoniser certaines politiques d’aide fédérales et à encadrer davantage les politques provinciales Ce projet de loi ne rallie pas toutes les provinces Le Québec et l’UPA ont émis d’importantes réserves L’avenir n’est sûrement pas bou ché pour les producteurs de porcs Mais il sera difficile Le marché mondial enregistre d’importants sur plus Plusieurs pays augmentent leur production et forcent les marchés d’exportation Pour s’affirmer, un pays doit être essentiellement compétitif Le protectionnisme peut s’avérer nécessaire pour ménager des transitions difficiles, mais sur une longue période, il constitue un frem à la croissance — ALBERT JUNEAU LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par I Imprimerie Populaire.société à responsabilité limitée dont le siège social est situé au numéro 211 rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 Il est composé et Imprimé par I Imprimerie Dumont division du Groupe Québécor Inc dont les ateliers sont situés é 9130 rue Bol- vin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne esl autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques division du Groupe Québécor Inc située A 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, M4N ISS Tél 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siècles Amen ' Je constate aussi que notre époque est inégalée dans sa naïveté et sa suffisance Mais ce n’est pas l’af faire des contemporains d’en juger Demam s’est toujours chargé d’inventorier les lacunes d’hier avec une conscience d’honnête justicier, tout à l’honneur de la jalousie des vivants Les hommes meurent deux fois de la main de leurs frè res et du pied quelque part des héritiers Pour ma part, je m’enorgueillis de vivre les grandes félicités du siècle de la spécialisation J’adhère à cette saine philosophie que rend bien un proverbe séculier et séculaire « Chacun son métier » Elle assure à notre existence la paix, la sécurité et la bonne conscience J’admire que l’mdividu soit devenu une mare de science indivise, que borne une mer d’ignorance et que les affluents d’une autre compétence non compétitive n’inquiètentpas Gloire à la caste des castrés du bornage par cadastre ' L’éducation nouvelle a compris la nécessité de ce cloisonnement Elle presse les étapes de la maturation de l’élève, afm qu’il rende de plus en plus vite le pur nectar ho- mogénéisé de sa capacité de rendement, pour la bonne fortune de l’économie humaine À ce rythme, le temps est proche où le sourcier-pédagogue pourra, dès les vagissements du nouveau-né, déterminer ses appétences, ses aptitudes, et le diriger sans detour — avec interdiction de batifoler — vers son destm cellulaire Il est de notoriété universelle que les cerveaux oecuméniques servent mal la spéciaüsation Léonard de Vmci et Biaise Pascal, pour avoir dilapidé leurs nchesses mtel-lectuelles à tous les tourbillons, ont manqué d’avoir été onentés professionnellement On se dit, par exemple, que SI l’inventeur de la machine à calculer avait laissé les jésuites tranquilles, la technique de la mécanographie serait de cinquante ans en avance sur ce qu’elle est Qui ht aujourd’hui Les Provinciales ^ Quelques pamphlétaires Si, au moins, les jésuites en étaient morts ' Au contraire, ils ont enterré les jansémstes Le même reproche peut être adressé à Einstein Qu’avait-il à faire de jouer les musicologues ’ Ce qu’il a jeté de lumière sur le génie de Mozart (voilà un spécialiste ' ) aurait pu servir à éclairer davantage les arcanes méconnus de la physique nucléaire Faute de ne pas s’être cantonné dans ses gé-males mtuitions mathématiques, le Québec en est encore à son usme de Gentilly On n’en fimrait pas de citer au tnbunal du Progrès les dilettantes coupables de n^avoir pas su garder leurs vaches et rien que leurs vaches Heureusement, le monde scien tifique honore la spécialisation et se fait bien payer Un omnipraticien, aujourd’hui, c’est d’un vulgaire ' A-t-on idée de donner à achever un moribond à un seul homme de Tart, alors que dix auraient pu ménager au malheureux un trépas plus savamment démontré’’ Enfin, la spécialisation vint et fait florès N’est-ce pas merveilleux le spectacle qu’offrent ces travailleurs conglomérés, dont chaque particule se mêle de ne pas savoir ce que fait sa voisine, tout en connaissant presque tout sur à peu près rien ’ Si les termites étaient capables d’envie, ils en crèveraient A cette belle pyramide, à la rigidité de laquelle chaque citoyen est appelé à « participactionner », il manque un bloc émietté qui n’a pas l’air de vouloir se conglomérer les artistes Je retiens particulièrement les écnvains Chacun fait son petit roman à lui, aligne ses petits vers hbres dans sa sohtude, entasse dans ses tiroirs, secrètement, plans sur ébauches de pièces de théâtre Quel drame ! Il se fait à la fois l’engendreur, Tengrossé et l’accoucheur de son oeuvre Voilà pourquoi la httérature n’a pas professé depuis Sumer et Homère Que ne se hguent-ils pas en communautés d’écriture Ils bâtiraient le grand oeuvre (une Baie-James de la httérature) en équipe, en faisant appel à tous les corps de métier httéraires L’association pourrait grouper un assembleur de matériaux, Un raconteur d’histoires, un critique, un « ideaman », un lexicologue, un recherchiste, un collectionneur de métaphores, un dialoguiste, un rhéteur, un agen-ceur d’intrigues, un émondeur de bavardages, un détrousseur d’invraisemblances, etc Quelle belle saga cela ferait ' Elle n’aurait peut-etre pas de succès, mais elle aurait fait travailler et vivre beaucoup de monde N’est-ce pas, en définitive, la raison suffisante du spécialiste ’’ Olof Palme sur la défensive Le Monde LE CONFLIT social le plus important que la Suède ait jamais connu dans la fonction publique a pris fin lundi le 20 mai Les 60,000 fonctionnaires en grève depuis deux semaines et demie ont repris le travail Les traditions Scandinaves ont été respectées le gouvernement n’a pas recouru à la législation d’exception qui lui permet, dans des circonstances extrêmes, d’imposer la reprise du travail, il a ainsi respecté le droit de grève des salariés et le droit au lock-out des employeurs Ce confht n’en est pas moins singulier le compromis finalement intervenu non seulement s’est fait attendre plus longtemps qu’il n’est de règle dans ce pays, mais il semble en outre n’être dû — et c’est exceptionnel — qu’à l’intervention personnelle du premier ministre M Olof Palme avait rencontré les représentants des syndicats mercredi, et même s’il affirme ne pas avoir « négocié un accord » avec eux, c’est bien à partir de cette rencontre que le compromis a pu se dessiner Les fonctionnaires, mécontents de voir leurs salaires déraper par rapport à ceux du secteur privé, ré-clamaient un réajustement de 3 1 % Ils devront se contenter de 2 %, ce qui est tout de même un recul de la part du gouvernement Ce dernier accepte en effet que les augmentations accordées aux fonctionnaires dépassent le plafond de 5 % qu’il avait fixé pour l’ensemble des salaires dans le cadre d’une politique où priorité devait être donnée à la lutte contre l’inflation II prend aussi le risque de voir se lever une vague de revendications de même nature parmi les autres syndicats des secteurs pubhc et pnvé Des élections législatives doivent avoir heu en septembre en Suède, et les considérations politiques ne sont sans doute pas absentes du règlement qui vient d’être trouvé le Parti social-démocrate ne pouvait laisser pourrir une querelle avec les syndicats dont les adhérents constituent la base de son électorat Il ne pouvait non plus laisser s’éterniser un confht dont les effets (entre autres les perturbations dans renseignement) devenaient de plus en plus impopulaires et dommageables à l’ensemble de l’économie la paralysie des ports, du trafic aérien et d’une partie des transports ferroviaires commençait à peser dangereusement sur le commerce extérieur du pays L’intervention du gouvernement paraît ainsi de nature surtout défensive D’autant qu’elle survient une semaine après les mesures d’urgence adoptées pour freiner la consommation privée (relèvement du taux de l’escompte, restriction des crédits aux particuhers notamment) et qui ont porté attemte à la crédifaihté de l’ensemble de la pohtique économique L’opposition conservatrice a beau jeu de dénoncer la hausse des prix, le déficit de la balance des paiements et, de mamère générale, les paradoxes de la pohtique de M Palme il freine la consommation privée mais accorde une ristourne fiscale aux salariés, il plafonne les hausses de salaires mais tolère des exceptions Pour les conservateurs, le mal est le niveau atteint depuis longtemps par les dépenses pubhques Ils prônent une rupture plus radicale avec des décenmes de gestion social-démocrate et le retour, comme dans d’autres pays d’Europe occidentale, à une pohtique plus directement inspirée des principes du hbérahsme Ce qu’ils analysent comme des incohérences de la part du gouvernement ne peut qu’apporter de l’eau à leur moiüm (Édition du 21 mai.) ¦ Une cause Juste I cille Mil cssêc diipremier ministre M liené I é\ esque MARDI, 31 avril dernier, j’ai eu l’occasion d’assister avec de nom breux confrères et consoeurs ex-religieux, qui remplissaient les galeries de l'Assemblée nationale, à Id période de questions où M Claude Ryan s’adressait à M Michel Clair, président du Conseil du lYésor Ce dernier est d’avis que nous avons une cause juste et légitime, mais notre dossier ne se règle pas pour autant, et cela, après avoir passé toutes les étapes qui au raient dû, à ce jour, nous donner un règlement équitable dont nous pourrions présentement nous pré valoir Si un tel règlement exis tait, des centaines de jeunes prêts pour l’enseignement pourraient prendre la relève au heu d’être en proie à toutes les formes de découragement M Clair parle de séparer la facture un peu comme l’ont fait les employes de l’Ilydro-Québec N’avons nous pas séparé la fac ture pendant 10,15,20 ans et plus lorsque nous étions en commu nauté, travaillant pour des salai res très inférieurs à ceux de nos confrères laïcs ’’ Et encore, aujourd’hui, ceux et celles qui ont 35 ans et plus d’enseignement ne continuent ils pas à partager la facture parce qu’on leur refuse une pension décente ’’ Encore faut il ajouter que nous avons eu un droit de rachat pen dant 25 ans, ce que les employés de l’Hydro Québec n’ont jamais eu Le président du Conseil du Trésor parle aussi de consultation auprès des membres En tant que responsable des régions de Jo bette et de Repentigny, je puis vous assurer que la consultation se fait auprès de tous les mem bres Connaissant aussi les responsables des autres régions du Québec et les structures que nous nous sommes données, cette même consultation se fait partout De plus, M Raymond Dolbec et son équipe communiquent régulièrement par écrit avec tous les membres de chacune des régions du Québec Jamais il n’y a eu une telle information et consultation lors de la loi 60 en 1978 De plus, contrairement à 1978, nous travaillons en étroite collaboration avec notre syndicat, la CEQ Ne croyez-vous pas, monsieur le premier ministre, qu’il est urgent, en cette fm d’année scolaire, que ce dossier des ex-rehgieux reçoive une solution équitable et qui ferait d’une pierre deux coups 1 ) des emplois pour des jeunes qui sont prêts à prendre la relève, et 2) une retraite grandement méritée pour ces ex-rehgieux qui ont déjà atteint, dans bon nombre de cas, l’âge de la retraite — GËRALD MASSE au nom de tous les ex-rehgieux de la région de Lanaudière Johette, 6 mai ¦ Une décision dépiorabie Lettre adressée à M Léo Létourneau, président de la Fédération des francophones hors Québec LA PRÉSENTE est pour exprimer notre mécontentement vis-à-vis la décision de la FFHQ d’exclure l’Association des parents du programme-cadre de français du colloque national sur l’enseignement postsecondaire, en mai L’avenir des institutions post-secondaires, en ce qui a trait à l’enseignement en français pour les francophones, dépend des parents qui ont choisi de faire instruire leurs enfants en français en milieu minoritaire et qui ont transmis à ces jeunes l’importance de poursuivre leur forma- tion académique en français Toutes les philosophies expri mées et tous les fonds dépensés ne porteront aucun fruit s’il n’y a pas d’étudiants Nous trouvons regrettable que vous ayez choisi de ne pas collaborer avec les porte parole officiels des associations de parents des différentes provinces, concernant des décisions qui affecteront l’avenir des enfants de la Colom-bie-Bntarmique En espérant, monsieur, que cette situation ne se reproduise pas, nous vous prions d’accepter l’expression de nos sentiments distingués — SUZANNE HORIE pour la présidente de l’Association des parents du programme cadre de français Vancouver, 14 mai ¦ Féiicitations, M.Maiiéjac ! J’AIMERAIS féliciter Jo Mal léiac pour son article intitulé « Émile Zatopek a été plus qu’un grand coureur» Lui, au moins, n’a pas oubhé ' Peu importent les générations, jeunes ou vieillissantes ' Il est incroyable que la visite historique de MM Émile Zatopek et Alain Mimoun soit passée pour ainsi dire incognito Nous avons pu les voir à peme quelques secondes au réseau TVA en compagnie de M Malléjac lors de leur arrivée à Mirabel Où étaient passés les ca meramen de Radio-Canada ’ Ils auraient eu intérêt à y être Cela nous aurait changé un peu des in terminables résultats de hockey aux nouvelles du sport Pour qui s’intéresse un tantinet à l’athlétisme, comment ne pas se souvenir de ces deux grands athlètes et de ce qu’ils ont apporté à cette cause '> Vraiment, je trouve déplorable que les médias d’information aient été au.ssi dis crets — FRANCINE AUDETTE Montréal, 14 mai Le Devoir, vendredi 24 mai 1985 M 9 DES IDEES, DES EVENEMENTS PLACE À L’ARCHITECTURE JEAN-CLAUDE MARSAN L5 ARCHITECTE torontois George Baird écrivait dans la défunte revue Trace, il y a quelques années, que Montréal demeurait toujours la première ville au Canada pour la richesse et la variété de son architecture, quoi qu’on en dise et malgré les errements des années 1960.L’établissement à Montréal du Centre ca- nadien d’architecture, dont le nouvel immeuble a été mis en chantier il y a deux semaines, apparaît comme une superbe consécration de cette réalité historique et sociale.L’architecture, à divers titres, a toujours fait partie des musées.Le British Museum de Londres est encombré de fûts et de chapiteaux de colonnes antiques.À Paris, au palais de Chaillot, il y a le Musée des monuments français : des architectures y ont été reconstruites de façon à mettre en valeur Élévation (boulevard Dorchester) et, ci-dessous, plan général du futur Centre canadien d'architecture intégrant la maison Shaughnessy.révolution de la sculpture française, notamment celle des grandes cathédrales, et des exemples remarquables de peintures murales.Un authentique petit temple égyptien, le temple de Dendur, a même été remonté pierre par pierre dans une aile du Metropolitan Museum of Art de New York, spécialement construite à cette fin.La plupart du temps, ces pièces architecturales sont présentées comme des témoins isolés d’une période ou d’une civilisation et ce sont souvent leurs qualités d’excellence ou de rareté qui en constituent le plus grand attrait.Cette façon de présenter l’architecture dans les musées est cependant en train de changer.Dans la nouvelle aile du Musée d’art moderne de New York, des dessins et des maquettes de chefs-d’oeuvre de l’architecture moderne, tels qu’ont pu en concevoir Frank Lloyd Wright, Louis Kahn, Mies van der Rohe et, plus prés de nous, James Stirling et Michael Graves, sont présentés d’une manière chronologique de façon que le public puisse apprécier et comprendre le développement historique des styles architecturaux et de la technologie au cours du 20e siècle.Les objectifs du Centre canadien d’architecture s’inscrivent dans cette nouvelle perspective.Conçu comme un lieu de rencontre du grand public, des historiens, des théoriciens et des praticiens de l’architecture, il a pour mission principale « d’étudier et de 3aire connaître les oeuvres architecturales lans leur relation avec l’histoire et la société ».Il aura, cependant, une caractéristique bien à lui, unique ; en effet, comme l’a souligné John Harris, président de l’interna-tional Confederation of Architectural Mu- seums, le Centre canadien d’architecture sera la première institution de son genre au monde à se doter d'un immeuble spécialement conçu pour répondre aux exigences de sa mission.Ce nouvel immeuble, de 11,150 mètres carrés, sera érigé dans Tîlot borné par les rues Saint-Marc, Baile, du Fort et le boulevard Dorchester.Intégrant l’historique maison Shaughnessy (1874), il aura son entrée principale du côté de la rue Baile, donnant sur un jardin public qu’on espère nommer place de l’Architecture.Le concept architectural développé par l’architecte Peter Rose, avec la collaboration de l’architecte associé Erol Argun et de Tarchitecte-conseil (et directrice du CCA) Phyllis Lambert, apparaît clair et bien maîtrisé.Le zonage des fonctions y est vertical.L’étage noble du nouvel édifice, comprenant les salles d’exposition, de lecture de la bibliothèque, la librairie, l’auditorium, le cabinet des documents rares et les bureaux des chercheurs, de même que celui de la maison Shaughnessy, réservé aux salons et au restaurant, concentreront les activités accessibles au public.Les bureaux de la direction occupront les étages supérieurs de la vieille résidence historique tandis que les réserves des collections et les locaux techniques se déploieront en grande partie dans les sous-sols du nouveau bâtiment.En plan, la maison Shaughnessy se trouvera encadrée d’une façon presque symétrique par cette construction neuve en forme de U (l’aile ouest contenant l’auditorium et Taile est le cabinet des documents rares et les bureaux des chercheurs), communiquant par sa façade arrière avec le grand hall ou nouvel édifice.En autant que l’on puisse en juger par les plans préliminaires et la maquette, ce projet possède d’excellentes chances de devenir une oeuvre architecturale marquante à Montréal.Dans cette ère d'éclectisme que nous traversons, écartelée entre des recherches désespérées (et désespérantes) d’originalité et le mimétisme le plus laborieux, il s’impose par son assurance, par ses masses bien équilibrées et par son architecture sobre et contrôlée, qualités que l’emploi de la pierre grise comme matériau de revêtement devrait venir consolider.De facture néoclassique, au parti clair et volontaire, ce projet présente une composition architecturale d’ensemble bien articulée et subtile, qui évite le piège de la symétrie parfaite, et qui réjouit par la justesse de ses proportions, notamment dans leurs relations avec la remarquable maison Shaughnessy.Alain Duhamel, dans un récent article de sa chroniq^ue sur le patrimoine (LE DEVOIR du 13 mai), émettait l’opinion que la sauvegarde en 1974 de la maison Shaughnessy et d’autres événements semblables ont changé le cours de l’histoire à Montréal.Selon lui, ces événements ont « non seulement préservé Montréal de la banalité architecturale dans laquelle la ville sombrait, mais ils ont réhabilité le patrimoine urbain du 19e siècle.Jusque là ignoré, voire méprisé .» La réalisation du projet du Centre canadien d’architecture complétera ce changement en montrant qu’une architecture contemporaine bien conçue peut représenter un patrimoine futur tout en intégrant et en mettant en valeur le patrimoine architectural du passé.Des analphabètes à l’université TEMOIGNAGE RENÉ SOLER ÉVÉNEMENT extraordinaire dans l’histoire du Québec : près de 450 analphabètes venus de tous les coins de la province se sont rencontrés à l’Université Laval grâce au Regroupement des groupes populaires en alphabétisation.Ce fut une expérience unique.J’aimerais souligner quelques commentaires qui m’ont particulièrement frappé.« Quand j’ai su que cela se passerait à l’université, j’avais très peur de me perdre là-dedans.» C’est ce que disait une apprenante à la plénière finale qui fut animée entièrement par les participants et participantes des groupes populaires.Quand on connaît la peur des analphabètes d’être identifiés comme tels dans leur famille ou leur voisinage, la peur des railleries, des insultes ou des rejets, on ne peut que se réjouir de voir tant de personnes se réunir pour affirmer : Oui, nous existons et nous voulons être reconnus afin que le monde nous prenne en considération et que le gouvernement établisse un plan budgétaire en fonction de nos besoins ! Durant longtemps, l’analphabétisme fut considéré comme une « maladie » honteuse.En 1985, grâce à un travail de conscientisation dans les mass media et le grand public, réalisé par les groupes populaires, la « maladie » s’est transformée en analyse socio-politique des causes de l’analphabétisme.Cette analyse sociologique a confirmé une donnée que le système voulait ignorer : le parallélisme entre prolétariat et analphabétisme.Que près de 5(KI personnes sortent de l’anonymat et osent parler ouvertement de ce qu’elles vivent, c’est une grande victoire du peuple québécois et des groupes populaires.Mon seul regret à ce niveau est le refus du comité organisateur d’inviter des journalistes.Il me semble qu’une occasion historique comme celle-la — de conscien- tiser l’ensemble de la population sur ce que vivent les 300,000 analphabètes complets du Québec — n’aurait jamais dû être manquée ! Espérons que le prochain numéro d’Alphabétisation populaire compensera ce manque d’information.En décembre 1982, nous rêvions d’ouvrir un dialogue entre l’Université et le Peuple.En novembre 1984, l’université favorisait le dialogue au cours d’un colloque sur l’alphabétisation communautaire.En mai 1985, elle ouvre enfin ses portes au peuple, mais .Parfois, je me prends à rêver à une université qui soit vraiment populaire, qui retrouve sa vocation première : être réellement au service du peuple et non pas d’une classe de privilégiés.Qu’elle ne se contente pas de loger, nourrir et offrir ses locaux — cela coûte cher —, mais qu’elle donne concrètement au peuple — et aux analphabètes en particulier — la possibilité d’apprendre.Ivan Illitch rêvait d’une « société sans école ».Mon utopie serait plutôt une société où l’on puisse apprendre partout : dans un salon, une cuisine, une cour de bidonville, une église, un parc public, un parvis, etc.L’université favoriserait l’émergence d’une nouvelle catégorie de communicateurs du savoir qui créeraient des lieux d’apprentissage partout où cela est possible.Dans les groupes populaires, au Québec et dans plusieurs pays d’Amérique latine, cela se pratique déjà, mais pourquoi l’université resterait-elle fermée à différents types d’enseignement ?Quand les analphabètes — et le peuple — se sentiront-ils vraiment a l’aise dans ce milieu financé aussi par le peuple ?Dans un des ateliers auquel je participais, Carole, une apprenante, nous disait : « Mon mari ne voulait pas que je participe aux cours d’alphabétisation.Il préférait me garder à la maison avec les enfants.J’ai tenu ferme.L’an prochain, je serai une des responsables.» Cécile ajoutait : « Quand mes enfants sont partis, je me suis retrouvée seule.J’étais frustrée.J’ai essayé de m’enlever la vie.Depuis que je participe au groupe d’alphabétisation, j’ai repris goût à la vie.J’invite d’autres amies à venir boire un café avec nous.» Durant ces deux jours, nous avons pu entendre ainsi des milliers de témoignages de femmes et d’hommes qui ont décidé d’oublier les mauvais souvenirs de la « petite école » avec toutes ses répressions pour apprendre et devenir autonomes.Des jeunes, sortis de nos polyvalentes, analphabètes, ont utilisé la vidéo pour nous dire ce qu’ils pensent de l’école, la famille, les préjugés des gens, leurs problèmes et les solutions possibles.D’autres groupes comme L’Arbalète de Sherbrooke ou le Centre haïtien ont mis en scène les situations parfois dramatiques qu’ils vivent dans le métro ou la vie courante.Près de 40 ateliers se sont partagé les 450 personnes présentes.Quelques titres seulement pour nous donner le goût d’en savoir plus : « Les analphabètes et leurs enfants », « Les jeunes, les immigrants et l’analphabétisme », « La prison, moi j’y suis allé », « Pourquoi les pilules ?», « Post-alpha », « Comment faire un journal », « Écrire nos poèmes, nos histoires ».Ce qui revenait sans cesse dans plusieurs interventions et témoignages, c’était cette liberté d’expression, cette créativité sans limite, ce besoin de se retrouver ensemble dans une atmosphère détendue et familiale où chacun peut exprimer ce qu’il vit, sans gêne et avec beaucoup d’amour.Cette « grande rencontre » a été préparée conjointement par le Regroupement et les apprenants et apprenantes pendant un an.Dans le journal Écrire pour la première fois, no 9, où les analphabètes peuvent exprimer ce qu’ils vivent, je relève quelques interventions : « Pour moi, c’est très important de pouvoir rencontrer des nouvelles personnes que l’on ne connaît pas, pour parler et essayer de comprendre que l’on est pas seul qui va à l’école pour apprendre à lire et à écrire.Ça va être la première fois qu’on va pouvoir se voir » (Danny Lachance, 27 ans, de L’Arbalète).« On veut faire un diaporama pour montrer comment ça fonctionne au centre.Le travail à faire a été partagé par équipe.Il y a une équipe qui travaille sur le financement et le transport et une autre équipe sur le diaporama.On y parle des problèmes que les personnes analphabètes rencontrent au travail, au restaurant et beaucoup d’autres sujets.On y parle aussi de ce qui décide les personnes à venir au centre et comment ça se passe la première fois qu’elles viennent » (Mikeley Bernadel, de la CLE).Cette rencontre historique des 10 et 11 mai à Québec a donc été le résultat d’un long travail de préparation où chaque CToupe a essayé d’apporter son expérience et sa propre créativité.Dès le premier soir, l’ambiance était créée : théâtre, improvisation et musique ont favorise un climat d’échanges fraternels et d’amitié.Le lendemain, durant les ateliers, tout le monde était à Taise pour parler de son vécu et de ses aspirations.À la plénière finale qui fut d’une richesse mcomparable, le voeu de chacun était très clair : que Tan prochain nous puissions réunir encore plus d’apprenants et d’apprenantes de tout le Québec.Ce jour-là, j’espère que les journalistes seront présents afin de diffuser partout ce que vivent les 1.2 million d’analphabètes fonctionnels de chez nous.L’analphabétisme n’est pas une caractéristique du tiers monde, mais aussi des sociétés post-industrielles, comme le Québec.Enfin, un dernier mot au sujet de la présence des immigrants et immigrantes à cette « grande rencontre ».Pour la première fois, des analphabètes d’ici et d’ailleurs, ensemble, ont pris conscience qu’ils vivent les mêmes problèmes.Pour les uns et les autres, ce fut une occasion unique de mieux se connaître et de dépasser les préjugés racistes primaires où les deux groupes peuvent facilement tomber.La centralisation, un processus irréversible ?LU JOCELYN COULON * Edmond Orban, La Dynamique de la centralisation dans l’État fédéral : un processus Irréversible ?La CENTRALISATION des pouvoirs, qu’ils soient politiques, économiques, sociaux ou culturels, est toujours l’objet d’âpres discussions, non seulement chez les con- stitutionnalistes et tes politiciens, mais aussi chez les citoyens.Lorsqu’une administration est trop centralisée, elle risque de perdre contact avec la population qui, bien des fois, marque son mécontentement lors d’élections ou de référendums.Si elle n’est pas assez centralisée, elle manque de moyens pour entreprendre de grands développements économiques ou sociaux.C’est un dilemme que tous les États occidentaux affrontent, surtout lorsque ce sont des démocraties.Edmond Orban, professeur de ¦ L’étoffe d’un maire l.elire omvrte ù M .liicque,s Parixenu.LES ÉLECTIONS du Québec s’en viennent, celles de Montréal aussi.Vous êtes en réserve de la république : encore faudrait-il décider laquelle.Il ne manque pas de prétendants pour briguer le poste de René Lévesque, mais qui pourra remplacer .lean Drapeau ?Il faut un grand bonhomme, parce que Montréal est une grande ville; un nationaliste parce que c’est à Montréal que se pose notre question nationale; un homme d’imagination mais aussi un homme de gestion; un habile politique oui sache jouer la carte de Montréal entre les deux capitales, comme le lui commande sa géographie.Enfin, pour nous provinciaux, il nous faut conserver une vraie métropole, et cela dépend en partie du maire qu’elle se donne.— JACQUES GAGNON Sherbrooke, 13 mai.science politique à l’Université de Montréal, a analysé, dans quatre États fédéraux modernes, le processus de centralisation.Pour l’auteur, la conclusion n’est pas difficile à tirer.La centralisation « des pouvoirs essentiels » est une tendance irréversible que Ton pourra difficilement renverser.ÎTauteur identifie trois causes majeures des tendances centralisatrices.La première a trait à l’État providence.À la suite des deux grandes guerres mondiales et de la crise de 1929, les gouvernements, influencés par les théories keynésiennes, sont intervenus de plus en plus dans la vie économique.Il s’agissait souvent, comme aux États-Unis, de relever une économie ravagée par le krach de 1929.L’État central fut alors le moteur de la reprise, s’ap-prcmriant de nombreux pouvoirs, lé-gifCTant dans une foule de domaines, etc.La deuxième concerne l’innovation technologique.Le développement des communications « facilite les contacts du gouvernement central avec les composantes d’une fédération, tout en Mrmettant de contrôler celles-ci ».Enfin, la troisième et non la moindre : l’interdépen- dance complexe.La politique étrangère n’est plus l’attribut du seul pouvoir central.Aujourd’hui, les provinces, dans le champ de leur juridiction, deviennent « des acteurs internationaux sui generis » en s’intéressant à des problèmes aussi divers que la pollution, la circulation des biens et des personnes, les ventes de matières premières, etc.L'ouvrage du professeur Edmond Orban saura passionner les lecteurs grâce aux cas étudiés — États-Unis, Allemagne de l’Ouest, Suisse et Canada.Ces pays représentent les États fédéraux les plus modernes et, en plus, le cas du (Canada se distingue des autres.Dans les trois premiers exemples, les entités provinciales — lander ou cantons — ont des pouvoirs et des revendications politiques qui ne remettent pas en cause l’état de la fédération.Au Canada, la situation est différente à cause du Québec.L’étude du fédéralisme canadien est stimulante pour l’auteur à cause de l’incertitude qui demeure quant à l’avenir du Quebec.À un moment où le gouvernement français « décentralise », cette étude arrive à point pour nous indiquer les limites d’un pareil processus dans une grande démocratie.Non à une signature cadenas, non au statut particulier LIBRE OPINION DENIS MONIÈRE NOUS nous opposons à la signature du Canada Bill parce qu’une telle signature signifierait qu’on décide encore une fois de notre destin politique sans avoir consulté au préalable le peuple québécois.Si les Québécois ont dit non au projet du Parti québécois lors du référendum, ils n’ont pas pour autant dit oui à la nouvelle constitution qui a été concoctée par des premiers ministres n’ayant aucun mandat pour le faire et qui a eu pour effet de légaliser la centralisation des pouvoirs.Les Québécois qui ont dit oui et qui ont dit non au référendum s’attendaient à un autre type de réforme constitutionnelle.Ils ont été dupés par le Canada Bill.Or, aujourd’hui, ce même gouvernement qui, avec l’accord quasi unanime de l’Assemblée nationale, a refusé de cautionner la combine nocturne, qui est descendu dans la rue pour dénoncer le coup de force constitutionnel, renie ses principes, abdique ses responsabilités nationales en s’apprêtant à signer une reddition en échange de quelques aménagements superficiels qui n’accroissent pas substantiellement les pouvoirs du Québec.Nous disons non à ce gouvernement qui, pour un plat de lentilles et quelques considérations électorales, veut régler le sort d’un peuple en l’enfermant dans le carcan juridique canadien.La signature d’une constitution est une chose trop importante pour être laissée entre les mains de politiciens car on ne change pas de régime constitutionnel à tous les quatre ans.Les constitutions sont faites pour durer.Le gouvernement du Québec n’a reçu aucun mandat pour engager irrémédiablement l’avenir du peuple québécois.Si un référendum était nécessaire pour avoir le mandat de négocier une nouvelle entente avec le Canada, pourquoi, cette fois-ci, le gouvernement veut-il se soustraire à cette exigence démocratique ?Nous ne voulions pas d’une constitution qui, comme celle de 1867 et celle de 1982, serait faite et décidée au-dessus du peuple.Si nous voulons être reconnus comme peuple, il faut avant toute chose permettre à ce peuple de s’exprimer et de déterminer lui-même son avenir.Nous avons, nous aussi, notre mot à dire sur la conception du pays où nous voulons vivre.Pour nous, indépendantistes, signer le Canada Bill signifie enfermer le peuple québécois dans un système juridique qui subordonne nos choix collectifs à la volonté d'une majorité étrangère.Signer le Canada Bill, c’est consentir nous-mêmes au statut de peuple minoritaire, et être reconnu comme tel; c’est accepter d’être subordonné et dominé par un pouvoir qui est extérieur à nous.La signature du Canada Bill signifie la minorisation définitive autant sur le plan démographique que politique.C’est mettre un cadenas Photolattr CP M Denis Monière.sur Tune des voies possibles de notre avenir.C’est dire non à Tin-dépendance.Nous refusons de cautionner une capitulation par laquelle on voudrait consacrer le statut de province particulière.Nous refusons d’être assujettis à une charte des droits et à une formule d’amendement qui nient notre droit à l’autodétermination.Si nous disons non à la signature du Canada Bill, c’est pour éviter d’hypothéquer l’avenir du Québec; c’est pour garder ouvertes le plus grand nombre d’avenues possibles quant au statut ultérieur du Québec.Nous refusons d’être intégrés dans un cadre politique où nous serons maintenus en état d’adolescence permanente.Nous refusons d’être régis par un système politique où nous ne serons jamais en majorité et où nous ne serons jamais capables de décider de ce qui est bon pour nous.Nous n’acceptons pas de céder à des juges nommés en majorité par le gouvernement central le pouvoir de déterminer notre destin.Nous n’acceptons pas de confier à une majorité de provinces le droit de décider de notre avenir politique.Le droit de retrait avec compensation financière n’est que de la poudre aux yeux car il ne permettra jamais d’accroître les pouvoirs du Québec puisqu’il ne s’applique que lorsque des provinces veulent se départir de compétences au profit du gouvernement central.Il permet tout juste de maintenir le partage des pouvoirs tel qu’établi par l’Acte de l’Amérique du Nord britannique en 1867.Il ne pourra jamais répondre à nos aspirations, à notre besoin de contrôler les pouvoirs essentiels pour orienter notre devenir.Il nous confine à des juridictions culturelles qui sont bien insuffisantes pour affronter les défis de l’avenir.L’inclusion dans la charte du concept de peuple distinct qui, à la suite des négociations, se transformera en société distincte ne garantit strictement rien car la reconnaissance d’une entité culturelle distincte n’implique nullement la reconnaissance comme majorité politique distincte.Ne pas signer est la seule 'açon de manifester concrètement notre existence comme nation distincte.Nous croyons que dans le contexte actuel une non-signature est préférable à une signature du Canada Bill car elle manifeste notre refus d’adhérer à une communauté qui n’est pas fondée sur l’égalité politique des peuples et notre volonté de continuer le combat pour l’indépendance.Nous ne signons pas le Canada Bill. SUITES DE LA PREMIERE PAGE ^ Le citoyen les juges Estey, Jean Beelz, Julien Chouinard et Bertha Wilson affirment que les policiers ont clairement violé les droits consitutionnels de l’accusé en refusant de lui permettre de consulter son avocat et en ne l’informant pas de son droit de le faire.L’article 10 de la Charte des droits affirme que chaque personne arrêtée ou détenue a le droit «d’avoir recours sans délai à l’assistance d’un avocat et d’être informé de ce droit».Les juges affirment qu’une personne qui est interpellée pour passer l’alcootest est bel et bien détenue au sens de la Charte et qu’elle a donc le droit de consulter son avocat.Mais la Charte prévoit également, à son article 24, que si des éléments de preuve ont été obtenus en violation des droits garantis par la Charte, ils doivent être écartés si «leur utilisation est susceptible de déconsidérer l’administration de la justice».C’est là que les juges sont en désaccord.Pour les six juges de la majorité par la voix du juge Estey, «les policiers ont violé de façon flagrante un droit garanti par la Charte sans avoir le pouvoir de le faire.» Une violation aussi manifeste que celle qui a été commise en l’espèce, à notre avis, peut entraîner le rejet les éléments de preuve ainsi obtenus», affirment-ils.Mais les juges Gerald Le Dain et William McIntyre sont dissidents et affirment que le poUcier, dans le cas dont la Cour était saisie, pouvait présumer de bonne foi que le prévenu n’avait pas droit à l’assistance d’un avocat.«En raison de ce fondement sur la bonne foi, il m’est impossible de conclure, eu égard aux circonstances, que l’utiUsation de la preuve obtenue au moyen de l’alcootest en l’espèce est susceptible de déconsidérer l’administration de la justice», écrit le juge Le Dain.D’autre part, le jugement laisse en suspens la question du délai de deux heures prévu par le Code criminel et au cours duquel on doit faire passer l’alcootest.«Il n’est pas nécessaire en l’espèce d’examiner la question de savoir si le délai de deux heures prévu par le (Code criminel) impose une limite justifiée à la nature et à l’étendue de l’accès à un avocat qu’on peut avoir dans des circonstances données», écrit le juge Le Dain.4 Le budget tée par le ministre des Finances du Québec); supression de l’indexation automatique des droits d’accise, qui apportera $200 millions cette année et $240 millions l’an prochain.¦ Augmentation à compter du 3 septembre de 2 cents le litre de la taxe ^accise sur l’essence.M.Wilson laisse passer l’été pour protéger l’industrie touristique et les vacanciers.Il s’enrichira ainsi de $395 millions cette année et de $930 millions l’an prochain.Par contre le ministre fait disparaître à compter du 1er juin la taxe de canadianisation de 0.7 cent imposée par l’ancien gouvernement libéral dans le cadre de son programme énergétique national.Il est très douteux que les pétrolières laisseront les consommateurs profiter de cette réduction.Rappelons qu’au premier juin, les prix du pétrole canadien seront déréglementés, passant au prix international.Une augmentation des prix de l’essence est alors probable.¦ Élargissement de la taxe fédérale de vente qui s’appliquera désormais à tous les produits: bonbons, boissons gazeuses, aliments pour animaux, articles de beauté et de santé.M.Wilson encaissera cette année $275 millions de plus et $510 millions l’an prochain.¦ Hausse de 1% de la taxe de vente à compter du 1er janvier 1986.Celle-ci passera à 7% sur les matériaux de construction, à 14% sur l'alcool et le tabac et à 10% pour les autres produits.Déjà le 1er octobre dernier, la taxe avait augmenté de 1% jusqu’au 31 décembre 1988.M.Wilson précise que le temporaire deviendra dans ce cas permanent.Pour l’année fiscale en cours, ses revenus augmenteront de $80 millions et l’an prochain de $990 millions.¦ Modification de l’indexation des exemptions fiscales personnelles personnelles et des tables d’impôt à compter du 1er janvier de telle façon que ne sera indexé que ce qui est supérieur à 3% d’inflation.Avec un taux d’inflation de 4.2% en 1986, cela fait disparaître l’indexation à toutes fins utiles.Pour sa part, il obtiendra $80 millions de plus cette année et $570 millions l’an prochain.¦ Une surtaxe temporaire de réduction du déficit sera imposée aux particuliers à revenus élevés et aux grandes sociétés.Pour les particuliers, elle sera de 5% du montant d’impôt payé au-dessus de $6,000 et d’un autre 5% au-dessus de $15,000.Cette surtaxe s’appliquera du 1er juillet 1985 au 31 décembre 1986.Pour les sociétés, elle prendra fin le 30 juin 1986.On estime que les personnes ayant des revenus bruts inférieurs à $40,000 ne seront pas affectées par cette surtaxe.Notons que cet impôt temporaire rétablira en partie l’équilibre entre les contribuables ontariens et québécois.Sur le plan provincial, les Québécois échapperont à cette surtaxe alors que les contribuables des autres provinces y sont assujettis automatiquement.¦ Parmi les autres impôts levés par M.Wilson, notons l’abandon des Régime d’épargne logement.L’argent accumulé ($2 millards) pourra être dépensé à n’importe quelle fin, propose M.Wilson qui veut rapidement injecter cet argent dans l’économie.Il impose par ailleurs un impôt spécial de deux ans sur le capital des banques et sociétés de fiducie.Il fait disparaître par ailleurs le dégrèvement fédéral de $50 dont jouissaient tous les contribuables.¦ Un impôt minimum sur les riches est enfin promis pour l’an prochain.Trois hypothèses sont mises de l’avant pour fins de consultation, mais, précise-ton, il y aura toujours des personnes qui échapperont à cet impôt minimum que M.Mulroney avait solennellement promis en campagne électorale à la suite des pressions du NPD.Les compressions de dépenses permettront par ailleurs à M.Wilson de réaliser des économies substantielles, cette année, mais surtout au cours des prochaines années puisque l’on met en place un programme serré de révision des dépenses de $15 milliards d’ici la fin de la décennie.Parmi les victimes de M.Wilson, il y a les fonctionnaires, qui verront leur nombre réduit de 15,()00 au cours des six prochaines années.Les bénéficiaires d’allocations familiales et de pensions de viellesse seront encore davantage frappés puisque l’indexation de ces paiements de transfert ne s’appliquera que sur la portion de l’inflation supérieure à 3%.D’ici la fin de la décennie, cela signifiera pour ces personnes une réduction de revenus de $2 milliards, ce qui sera autant de gagné pour M.Wilson.Les paiements de transferts comptent pour plus de $40 milliards et il n’est que juste que les bénéficiaires de ces paiements fassent leur part, soutient le ministre.L’an prochain, ce seront les provinces qui seront mises à contribution, avertit le ministre.Le ministre propose par ailleurs une série d’économies en réduisant des programmes.Il parle de $520 millions pour cette année et de $1.5 milliard pour l’an prochain.Mentio-nons parmi ces compressions une réduction des subventions au développement industriel régional (250 millions en deux ans), une réduction de $275 millions en deux ans du budget de Via Rail et des réductions de plus de $1 milliard au ministère de l’Énergie.La victime principale de M.Wilson sur ce plan sont les travailleurs du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse.On y ferme les deux usines d’eau lourde de Glace Bay et de Port Hawkes-bury, symboles du gaspillage de l’État puisque l’eau lourde produite ne sert à rien.On économisera $100 AUJOURD’HUI l.'.Xssocialion des jeunes travailleurs et travailleuses de Montréal annonce la réouverture de sa base de plein air, l'auberge l.'Interval, à Sainte-l.ucie des Laurent ides Pour réservations 279-9349.¦ l.'As.sociation des déprimés anonymes vous invite tous les vendredis soirs à 19 h 13 à un bingo au 4475, rue Bannantyne à Verdun, ¦ Soirée d'information sur les voyages en ( bine, à 19 h 30 à la Société Canada-Chine (1072, rue Saint-Laurent).Au programme : conférence, diaporama, présentation des accompagnateurs et di-scus-sion en .savourant du thé chinois.866-4119.¦ Vingtième congrès annuel de la Fédération des sociétés d'hi.stoire du Québec, à l'Auberge des Seigneurs (PiOO, boulevard Daniel-.lohnson à Saint-llyacinthe) ¦ L'Hôpital de Montréal pour enfants offre une journée commémorative du Dr Ilyman ( aplan avec le Dr Judith Wallers-tein.Le thème : .La séparation et le di vorce ; les enjeux thérapeutiques pour les familles et les enfants » Rendez-vous à l'hôtel Ritz-Carllon (1228, rue Sherbrooke ouest).934-4449, poste 2176.¦ Le ('entre pour victimes d'agression sexuelle existe depuis 1980 et offre (gratuitement les services suivants : counselling.examen médical et traitement ou examen médico-légal, information, groupes de soutien, accompagnement à la cour et au poste de police et sensibili.sa-tion sociale.Le centre recrute présentement des femmes bénévole.s, conscientisées et bilingues, pour participer à la .se,s,sion de formation qui aura heu ces '24, 25 et '26 mai et le 1er juin.287-96,56 ¦ Le deuxième colloque provincial des services de garde en milieu scolaire se tient cette année au cégep de l’Outaouais à Hull 771-7175.Du '24 au 29 juin se déroulera le congrès international du laïcat dominicain.Les personnes intéressées à obtenir davantage d'informations sont priées de com-muni()uer au 843-6603.¦ Soirée de prière pour les vocations au (irand Séminaire de Montréal (2065, rue Sherbrooke ouest), avec Mgr André Ci-michella.Rendez-vous à 20 h.93,5-1169.¦ Dans le cadre de son assemblée générale annuelle.Coopération Nord-Sud en éducation reçoit M.Paul Dejean,du Bureau de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal.M.Dejean parlera de l'importance des relations interculturelles.Son intervention sera suivie d'un échange avec la .salle.Rendez-vous à 20 h au mnna.stère des dominicains (2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine).381-8891 ¦ Onze athlètes du Centre Immaculée-Conception participeront à la deuxième édition de la Coupe intercontinentale de (aekivon-r/oqui aura lieu ce week-end au Centre .sjmrtif de Sainte-Koy.527-12,56.¦ L'Arc-en-Ciel, centre de croi.s.sance par le rêve, vous invite à un atelier pratique intitulé « Rêve, réalité et thérapie ».Ce séminaire aura lieu en résidence de ce vendredi à 19 h au dimanche 26 mai à 17 h.388-'2334 ¦ Le centre L'Arc-en-Ciel vous convie à une fin de ,semaine animée par André Lé-ve,s1986-87> (en millions de doWars)' Impôt direct des particuliers 26,967 28,913 32,370 36,490 Impôt direct des sociétés .7,286 9,475 10,995 11,920 Taxe sur les recettes pétrolières et gazières 2,009 2,426 2,240 1,420 Impôt des non-résidents 908 1,025 1,185 1,175 Taxe de vente 6,680 7,734 9,085 10,565 Droits à l’importation 3,380 3,858 3,940 3,835 Taxe d’accise sur l’essence 386 417 840 1,375 Autres taxes et droits d'accise 2,111 2,292 2,680 2,935 Autres taxes sur l'énergie 1,640 1,285 540 0 Taxes diverses 126 105 ISO 160 Ensemble des recettes fiscales 51,473 57,530 64,035 69,875 Le Fonds de solidarité de la FTQ obtient le crédit d’impôt demandé OTTAWA —PC Lors d’une rencontre en tête-à-tête avec le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), M.Louis Laberge, à l’automne dernier, le premier ministre Brian Mulroney avait promis de se pencher sur la possibilité d’accorder un crédit d’impôt aux détenteurs d’actions dans le Fonds de solidarité de cette centrale syndicale québécoise et il a tenu son engagement.Dans le premier discours du budget qui a suivi celte rencontre entre les deux hommes, le ministre des Finances a annoncé, hier, qu’il accorderait le crédit d’impôt demandé et reconnaîtrait toutes les autres initiatives du genre dans les autres provinces.« Dans le domaine du financement des entreprises, a souligné M.Wilson, une initiative intéressante a été prise par les travailleurs syndiqués au Québec, en coopération avec le gouvernement de la province ».« Le Fonds de solidarité administré par la FTQ, a poursuivi le ministre, a servi à maintenir et à créer des emplois en investissant dans des petites et moyennes entreprises ».Cete initiative, selon le ministre, mérite d’être appuyée non seulement au Québec, mais dans tout le Canada.C’est ain.si que le gouvernement fédéral accordera un crédit d’impôt aux particuliers qui investissent dans le Fonds de sohdarité du Québec ou dans des fonds semblables qui béiiefaieiit d une aide fiscale des provuices.sur seulement $ 250,000 de revenus autrement imposables.Mais si le fisc lève partiellement les yeux sur les gains en capital que réalise le contribuable, il ne reconnaît plus par contre les pertes de capital qu’il peut essuyer.Jusqu’à hier, les pertes nettes en capital pousaient être déduites des autres revenus jusqu’à concurrence de $2,000.Le ministère du Revenu estime à $ 300 millions et $ 600 millions, les manques à gagner résultant de la l’entrée en vigueur progressive de cette exemption, en 1985-1986 et 1986-87 respectivement.Il recueillera par contre $ 240 millions et $ 1,610 millions pour ces mêmes périodes, grâce à la suppression partielle de l’indexation des déductions forfaitaires, la surtaxe de l’impôt fédéral de base et à l’élimination du dégrèvement fédéral.Selon M.Wilson, cette mesure encouragera un plus grand nombre de Canadiens à investir dans les petites et grandes entreprises.« Elle aidera les sociétés canadiennes à redresser plus rapidement leur situation financière en attirant de nouveaux capitaux propres », a-il-ajouté.Un observateur, M.Gilles Faquin, doyen de la faculté d’administration de l’Université d’Ottawa, met cependant en doute la réalisation de cet objectif.À son avis, la théorie de la carotte s’applique difficilement au marché boursier.« Je ne vois pas pourquoi le contribuable transférerait à la Bourse ses épargnes placés dans des dépôts surs, si ce n’est pour aller dans des titres aussi sûrs, voire les grandes compagnies, a-t-il déclaré au DEVOIR en rappelant l’échec à ce chapitre du Régime d’épargne-actions du Québec.D’autant plus que le gain en capital n’est que la juste rétribution pour le risque encouru dans un placement de cette nature et qu’en conséquence, enlever l’impôt sur ces revenus n’ajoute rien mais ne fait que rendre justice à l’investisseur ».M.Wilson n’a d’ailleurs pas caché que cette mesure ne constituait avant tout qu’un encouragement général laissant aux Canadiens de choix de leurs placements.« Les décisions seront prises, comme elles doivent l’être, par les Canadiens, et non par des politiciens ou des fonctionnaires à Ottawa », a-t-il déclaré.On peut par ailleurs se demander quel accueil réservera le marché boursier à celte annonce.La mesure vient en effet bouleverser les règles traditionnelles de gestion financière en jetant un discrédit sur les titres à rendement variables, qui demeurent imposables.Les règles fiscales faisaient en effet en sorte jusqu’à maintenant, par différents mécanismes, d’imposer dans la même mesure le gain en capital, ou sa contrepartie, le dividende versé par une corporation à ses actionnaires.« Il ne faut cependant pas croire que les titres à rendement, comme les actions privilégiées, seront jetés sur le parquet des Bourses canadiennes par les investisseurs, a fait remarquer un analyste financier au DEVOIR.Plusieurs facteurs militent encore en faveur de ces titres ».Ainsi, les investisseurs institutionnels, comme les fonds de pension, qui comptent pour près de 60 % du marché boursier canadien, ne sont pas imposés sur leurs revenus.Ils ne font donc pas la différence entre revenus de capital et revenus de dividendes.De plus, un portefeuille équilibré devra toujours faire la part entre revenus fixes et revenus variables.Or, même s’ils sont moins avantageux par rapport aux gains de capital, les dividendes sont néanmoins toujours favorisés par rapport aux revenus d’intérêts tirés de dépôts ou d’obligations.Il convient aussi de signaler que le fisc reconnaît toujours une déduction maximum de $ 1,000 pour les revenus annuels de dividendes et d'intérêts d’un contribuable, les gains de capital imposables étant maintenant exclus.En contrepartie à ce nouveau régime, le ministre Wilson a par ailleurs annoncé l’abrogation du Régime de placements en titres indexés, instauré par son prédécesseur, qui visait par un mécanisme complexe a exonérer d’impôts la partie inflationiste d’un gain en capital.bwppm ’t.t 4 ml * ri r* .pi: '¦f' Photo CP Lastrphoto Le ministre des Finances, Michael Wilson, a expliqué hier aux Communes que le gouvernement fédéral fermera deux usines d’eau lourde en Nouvelle-Écosse, soit celle de Glace Bay (photo), et celle de Port Hawkes-bury.700 personnes perdront leur emploi.Le gouvernement fermera deux usines en Nouvelle-Écosse : 700 chômeurs OTTAWA (PC) — Les usines d’eau lourde de Glace Bay et Port Hawkes-bury, en Nouvelle-Écosse, seront définitivement fermées, a annoncé dans son budget, hier aux Communes, le ministre des Finances, M.Michael Wilson.Selon le ministre, ces usines qui emploient plus de 700 travailleurs dans une région fortement touchée par le chômage sont des symboles du gaspillage et de la mauvaise gestion de l’État.« Elles coûtent, a-t-il ajouté, plus de $ 100 millions aux contribuables de ce pays et fabriquent un produit pour lequel il n’existe plus de demande.Nous entreprenons de fermer ces usines, mais nous n’abandonnerons pas les gens de la région du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse).» M.Wilson a indiqué que les 700 travailleurs des deux usines recevront des indemnités de départ et bénéficieront d’une aide pour se trouver un nouvel emploi.O Nous instaurons, a poursuivi le ministre, un encouragement fiscal amélioré aux nouveaux investisse- ments effectués au Cap-Breton.» Cet engagement prendra la forme d’un élargissement du champ d’application de l’actuel crédit d’impôt à l’investissement de 50%.Le ministre de l’Expansion industrielle régionale, M.Sinclair Stevens, annoncera bientôt la composition d’un comité consultatif du secteur privé qui sera chargé de recommander au gouvernement fédéral et provincial de nouvelles initiatives pour le développement économique et de la création d’emplois au Cap-Breton.Un impôt minimum empêchera les hauts salariés d’échapper au fisc DENIS LESSARD de la Presse canadienne OTTAWA — Bien qu’il n’en espère pas de recettes mirobolantes, le gouvernement fédéral imposera, dès l’an prochain, un impôt minimum afin que les hauts salariés ne puissent plus échapper au fisc.Hier, dans son premier discours du budget le ministre des Finances, Michael Wilson a rappelé que la plupart des contribuables « éprouvent de la frustration lorsqu’ils constatent que certaines personnes à revenu élevé ne paient guère ou pas du tout d’impôt.Je partage leur sentiment.» En 1982, dernière année pour laquelle on dispose de données complètes, 30,000 contribuables gagnant plus de $ 50,000 par année (7.6 % de cette couche de revenus)sont parvenus à payer moins de 10 % d’impôt parce qu’ils ont su profiter au maximum des abris fiscaux fédéraux, 4,000 d’entre eux ont même réussi à se soustraire totalement au fisc.Ce groupe compte beaucoup plus de petits entrepreneurs, d’agriculteurs de propriétaires fonciers et d’investisseurs que de salariés ou de professionnels.La promesse d’un impôt minimum pour éviter que les hauts salariés s’exemptent du fisc avait été faite par le premier ministre Mulroney, lors du débat entre les chefs de partis durant la campagne électorale.Promettant d’instai or dès 1986 cet impôt de base, le muuslre Wilson a déposé hier un document de discussions qui se penche sur les trois for- mules qui s’offrent au gouvernement.Du même souffle, il invite les provinces à suivre Ottawa sur cette route et à adopter le système qui sera retenu « pour maintenir l’uniformité et la cohérence du régime fiscal ».Les consultations de^buteron immédiatement afin de donner au gouvernement le temps d’accoucher de son projet avant la fin de l’année.L’étude déposée hier souligne que dans la plupart des options qui sont offertes, les recettes supplémentaires que peut espérer Ottawa d’une teUe mesure restent modestes.« Quelle que soit sa forme un impôt minimum sera complexe et pourrait n’avoir qu’un rendement modeste », affirme le ministère, ajoutant toutefois que la mesure restaurerait un peu d’équité au système fiscal.En outre, il est impossible en pratique d’assurer qu’aucun contribuable à revenu élevé pourra se soustraire totalement à l’impôt, les exemptions de pertes d’entreprises pour les années antérieures ne pouvant être éliminées.Selon la voie qu’il empruntera, le fédéral peut espérer entre $ 4 et $ 440 millions de recettes supplémentaires annuelles d’une telle mesure.Dans son étude, Ottawa distingue trois formules possibles.Un impôt minimum de remplacement réduisant les abris fiscaux des hauts salariés mais doté d’une forte exemption de base pour épargner les moyens revenus Selon celle formule le contribuable a revenu élevé aurail à payer l’impôt le plus élevé entre celui imposé a tous les contribuables et celui décrété pour sa tranche de revenu.Cette formule offrirait des recettes supplémentaires au Trésor variant entre $ 4 et $ 192 millions, selon le pourcentage d’impôt retenu.Entre 2,000 et 100,000 contribuables auraient eu davantage d’impôt à payer mais 320 contribuables à haut revenus auraient évité de payer de l’impôt.Un « impôt minimum complémentaire » limiterait l’utilisation excessive d’exemptions fiscales.Ces abris seraient additionnés et, dans les cas où le contribuable dépasserait un certain taux de base, un impôt forfaitaire s’ajouterait à celui normalement payé.Avec cette formule Ottawa aurait encaissé $ 5 à $ 74 milions de plus en 1982, mais 1,600 hauts revenus seraient quand même parvenus à éviter l’impôt.Finalement, le gouvernement pourrait se rabattre sur une limitation des avantages fiscaux, en limitant le montant total des exemptions possibles, à la différence de la précédente formule ces coupures imposeraient l’excédent de revenus au taux marginal et non à un taux défini arbitrairement.Plus de 3,500 hauts revenus seraient toujours épargnés totalement, mais la proportion de ceux qui paient moins de 10 % serait considérablement diminuée.Selon son degré d’application, cette formule toucherait entre 2,000 et 81,000 contribuables et aurait drainé entre $ 6 à $ 442 milüons d'argent frais ver s les coffres fédéraux pour l’année 1982.Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur. 12 Le Devoir, vendredi 24 mai 1985 LE DEVOIR ECONOMIQUE LES AFFAIRES .EN âUELaUES LIGNES SYLVAIN BLANCHARD ¦ Woodward’s et Cambridge modifient leur entente de principe Le président du conseil d’administration de Woodward’s Limited, M.Charles Woodward, et le vice-président administratif des Centres Commerciaux Cambridge Limitée, M.Donald Priddle, ont annoncé hier que les deux sociétés avaient modifié l’entente de principe qu’elles avaient conclue le 17 mai dernier.A la suite de cette modification, chaque actionnaire 'de Woodward’s aura le choix de recevoir $ 19 au comptant par action pour sa participation globale dans Woodward’s, ou de recevoir $ 13.50 au comptant par action en plus de conserver sa participation dans la société Woodward’s qui cédera ses biens immobiliers à Cambridge.L’augmentation de 25 cents par action, tous les 60 jours, pour les paiements au comptant, demeure en vigueur.Les transactions proposées seront toujours assujetties aux conditions annoncées le 17 mai, y compris les procédures d’injonction entamées par M.Grant W.MacLaren contre M.Woodward et les sociétés contrôlées par ce dernier.Il a également été annoncé que M.Woodward et les sociétés qu’il contrôle ont signé une entente avec Cambridge en vertu de laquelle ils s’engagent, pendant une période de six mois, à ne vendre les actions de Woodward’s qu’à Cambridge.M.Woodward et les sociétés qu’il contrôle ont également annoncé leur intention d’accorder à Cambridge une option de $ 19 par action en plus de leur participation de 25 % dans Woodward’s et d’accepter de voter en faveur de la proposition faite par Cambridge.I.’option sera assujettie à leur droit de vendre leurs actions dans le cadre d’une offre con-curentielle de plus de $ 20 par action.¦ Profit de $ 107 millions pour la TD La banque Toronto-Dominion a terminé le deuxième trimestre de son exercice financier avec un profit de $ 107.4 millions, ou 76 cents par action.Il s’agit d’une augmentation substantielle par rapport aux $ 88.9 millions, ou 65 cents par action, réabsés l’an dernier.La TD a donc réalisé au cours de son premier semestre un profit de $ 208 millions, ou $ 1.48 l’action.L'actif de la banque Toronto-Dominion se chiffre présentement à $ 48.7 milliards.¦ Hausse de 33 % du bénéfice de Gulf Le bénéfice net de Gulf Canada pour le premier trimestre s’élève à ) 97 millions, ou 43 cents par action, soit une augmentation de 33 % par rapport aux $ 73 millions, ou 32 cents par action, recueillis à ce chapitre l’année dernière.Cette hausse est attribuable à un bénéfice accru provenant du secteur des produits raffinés, lequel provient de marges accrues sur la vente de ces produits.Le bénéfice tiré du secteur des ressources naturelles a légèrement fléchi par rapport au premier trimestre de 1984 en raison de la faiblesse de la production de pétrole brut classique et des dépenses élevées reliées a l’exploration et au forage de puits secs depuis l’accroissement des activités de forage au large de la côte est.¦ Great- West encaisse $14.7 millions Le bénéfice net d'exploitation de la Great West pour le premier trimestre de l’année se chiffre à $ 14.7 millions, ou $ 7.35 l’action.Il s’agit d’une augmentation de près de 16 millions par rapport au montant enregistré à ce poste douze mois plus tôt.Les souscriptions d’assurances-vie ont augmenté de 17 % pour atteindre 12.4 milliards.Le revenu en primes des contrats de rente se chiffre quant à lui à $ 235 millions, ce qui représente une baisse de 5 % par rapport au premier trimestre de 1984.La valeur comptable de l’actif se situe actuellement à $ 9.5 milliards, en hausse de $ 454 millions depuis le début de l’année.¦ Le chiffre d’affaires de Shell passe à $ 1.27 milliard Le chiffre d’affaires de la pétrolière Royal/Dutch-Shell a atteint la somme de $ 1.27 milliard au cours du premier trimestre de 1985, somme qui, selon la compagnie, reflète bien la chute de valeur de la monnaie britannique.Les revenus nets de la société pour cette période se chiffrent à $ 1.4 milliard, contre $ 1.24 milliard pour la même ^riode de 1984.¦ Dividende de 44 cents pour les actionnaires de Domtar Le Conseil d’administration de Domtar a déclaré hier un dividende trimestriel de 44 cents par action ordinaire, lequel sera payable le 15 septembre prochain aux actionnaires qui seront inscrits avant le 15 août.Ce dividende représente une augmentation de 9 cents, soit 25 %, par rapport au dernier dividende trimestriel.Au cours de la même réunion, les administrateurs ont déclaré un dividende trimestriel de 25 cents par action privilégiée, rachetable, à dividende cumulatif de 11.00, payable le 1er octobre aux détenteurs inscrits le 3 septembre 1985.¦ Importante chute du bénéfice chez Rothmans La compagnie Rothmans a terminé son exercice financier 1984-1985 avec un bénéfice consoUdé de $ 24.2 millions, soit envrion $ 21 millions de moins qu’au 31 mars 1983.Le chiffre d’affaires de la compagnie se chiffre à $ 1.473 milliard, comparativement à $ 1.491 milliard il y a douze mois.Le fonds de roulement consolidé s’élève, quant à lui, à près de * 150 millions, contre $ 174.5 millions un an auparavant.¦ C-l-L prolonge la durée de son offre de rachat d’actions C-I-L Inc.a décidé hier de prolonger la durée de son offre visant le rachat de toutes ses actions privilégiées de premier rang, émises et en circulation, au prix de $ 45 l’action.La date de clôture a ainsi été reportée au 13 juin 1985.¦ Seagram Intéressée à RamazzottI Selon l’Agence France-Presse, la société Seagram tenterait en ce moment de se porter acquéreur de la société italienne Ramazzotti.Ramazzotti est l’un des quatre grands producteurs italiens de digestifs et spiritueux.En fait, ces derniers détiennent 60 % d’un marché de 60 millions de bouteilles par an, ce qui représente un chiffre d’affaires de $ 150 millions.¦ 4 nouvelles chaudières électriques pour la papetière QNS La compagnie de papier QNS Limitée a inauguré hier quatre nouvelles chaudières électriques de 35 mégawatts chacune à son usine de pâtes et papiers de Baie-Comeau.Ces chaudières, qui remplacent des installations fonctionnant à l’huile, permettront de produire six fois plus de vapeur.L’entreprise a conclu une entente de quatre ans avec Hydro-Québec.La société d’Etat prévoit que cette transformation lui permettra de retirer des revenus bruts de l’ordre de $,50 millions au cours de cette période.De son côté, QNS compte réduire sa facture énergétique d’environ $10 millions pendant la même période et améliorer ainsi sa position face à ses concurrents sur les marchés européens et américains.¦ La Chase renonce à se défaire de la Chase Econometrics La Chase Manhattan Bank a finalement choisi de renoncer à se défaire de sa filiale d’études et de prévisions économiques Chase Econometrics Inc.Contrairement à ce qu’elle avait laissé savoir il y a deux jours, la Chase Manhattan Bank vient en effet de mettre fin à son projet de cession de cette firme au ^oupe de publications McGraw-HUL Cette dernière société possède déjà la plus importante firme privée d’études et de prévisions économiques, la Data Resources.L’achat de laChase Econometrics Inc.aurait pu, selon les spécialistes, nettement réduire la concurrence dans ce domaine d’activités.Selon une étude réalisée par le Conference Board auprès de 400 répondants Au Canada, de plus en plus d’entreprises adoptent la rémunération au rendement HOLLANDE PARENT (PC) — De plus en plus d’entreprises canadiennes accordent des augmentations salariales à leurs employés cadres et non syndiqués en se fondant uniquement sur le rendement, révèle une étude menée par le Conference Board du Canada.Selon Kevin O’Farrell, du centre de recherche sur la rémunération, sur 400 entreprises nationales sondées, la moitié a adopté cette politique pour 1985 comparativement à 46% l’année précédente.M.O’Farrell estime que le phénomène de la rémunération au rendement existe depuis longtemps dans certaines compagnies, chez IBM par exemple, mais qu’il a véritablement pris de l’ampleur depuis la récession.Auparavant, beaucoup d’entreprises utilisaient un système de rému- nération mixte qui se modelait sur le taux d’inflation, assorti d’une portion liée au rendement.Ce mode de ré-munératon demeure celui de 26 % des entreprises qui ont participé au sondage du Conference Board.En outre, 8 % des entreprises n’ont pas de critères spécifiquement définis pour accorder des augmentations salariales alors que seulement 5 % d’entre elles accordent automatiquement les mêmes augmentations à tous leurs employés.Il appert qu’on évalue le rendement d’un cadre et d’un non- syndiqué en vérifiant si les obiectifs fixés en début d’année ont été atteints.Dans la majeure partie des entreprises, cette évaluation se fait une rois l’an.Dans les entreprises qui basent les augment lions salariales uniquement sur le rendement, 25 % des effectifs ont obtenu l’augmentation la plus forte.Ceux qui ont eu un ren- dement insatisfaisant et qui doivent s’améliorer s’en tirent avec une augmentation équivalente au niveau de l’inflation.M.O’Farrell reconnaît que la rémunération au rendement ne modifie pas dramatiquement le salaire des employés et qu’il importe de distinguer le mythe de la réalité.« Même s’ils reçoivent une augmentation qui ne se situe que légèrement plus haut que le taux de l’inflation, les gens croient qu’ils l’ont obtenue parce qu’ils ont donné le rendement voulu.» C’est excellent pour la motivation et ça permet d’impliquer davantage les employés, estime le chercheur.Jean-Pierre Laroche, vice-président au Canadien National, reconnaît l’influence d’un programme d’évaluation et de rémunération sur la bonne marche et la réussite des entreprises.n se demande cependant si, lors de l’évaluation, on tient compte du degré de difficulté de la tâche à accomplir, des défis à relever ou encore du contexte qui peut influer sur le degré de succès.Pour Roland Thériault, professeur à l’École des Hautes études commerciales, la rémunération est un puissant instrument de gestion sous-utilisé à l’intérieur des entreprises.Hier, lors de cette journée de discussions organisée par le Conference Board du Canada, il a fait part des résultats d’une enquête sur le mode de rémunération, menée auprès d’une quinzaine de grandes entreprises québécoises et canadiennes.Il en ressort que le système idéal doit, en ordre d’importance, favoriser la performance individuelle au travail, permettre à l’entreprise de demeurer concurrentielle et reconnaître les contributions exceptionnelles de certains gestionnaires aux résultats de l’entreprise.Les producteurs sont devenus plus concurrentiels Les perspectives de la sidérurgie américaine sont encourageantes, affirme M.Trautlein NEW YORK (AFP) - Pour la première fois depuis plusieurs années, le président de l’Institut américain du fer et de l’acier, M.Donald Trautlein, a affiché un certain « optimisme » en ce qui concerne les perspectives de la sidérurgie des États-Unis.Les raisons en sont les suivantes, a expliqué M.Trautlein qui s’adressait à rassemblée annuelle de cet institut : — Les producteurs américains d’acier sont « devenus plus compétitifs, grâce à une amélioration de leur productivité, de leur rendement en produits finis et de leurs coûts».Citant l’étude d’un expert, M.Trautlein, a indiqué notamment que la production d’une tonne d’acier au carbonne a représenté l’an dernier aux États-Unis l’équivalent de 6.2 heures de travail d’un métallo, contre 6.8 au Japon, 9.7 en RFA, 10.3 en France et 10.7 en Grande- Bretagne.— La sidérurgie américaine peut s’appuyer sur un vaste marché intérieur qui « continue de consommer près de lOO millions de tonnes d’acier par an».— Le président des États-Unis ainsi que le Congrès apprécient désormais « pleinement rampleur du problème commercial » posé par le fait que « la plupart des sidérurgistes étrangers n’etablissent pas leurs prix en fonction des coûts de production mais de leurs besoins en devises étrangères et de la nécessité d’utiliser des capacités excédentaires et de maintenir le niveau de l’emploi ».M.Trautlein a souligné à cet égard la nécessité d’une application vigoureuse du programme gouvernemental visant à ramener la pénétration des aciers étrangers à moins de 20 % du marché améncain.Cette pénétration, qui Tan dernier est ressortie à près de 30 %, était encore de 27.1 % au 1er trimestre 1985.M.Trautlein, qui préside par ailleurs aux destinées de Bethlehem Steel Corp., a conclu en prédisant qu’à l’horizon 1990, la sidérurgie américaine sera « moins importante qu’aujourd’hui, mais aussi bien plus forte et bien plus compétitive ».Intervenant par la suite, les dirigeants de plusieurs grands groupes sidérurgiques américains se sont plaints de la grande lenteur de la mise en oeuvre du programme de réduction des importations d’acier aux États-Unis.Le niveau de ces importations est encore tel que « nous parvenons tout juste à nous maintenir », a notamment affirmé M.David Hoag, président de LTV Steel Co., second ^oupe sidérurgique des États-Unis.Les mêmes dirigeants ont également fait part de leurs craintes devant la réduction des déductions fiscales au titre des investissements envisagés dans la réforme de la fiscalité que prépare la Maison Blanche.Cette réduction, ont-ils dit, risque d’influer gravement sur la sidérurgie américaine en freinant ses propres investissements et ceux des autres secteurs de l’économie.Bell Canada lance un téléphone qui accepte la monnaie électronique GILLES GAGNON Bell Canada a procédé hier matin au lancement d’un appareil téléphonique public révolutionnaire : le « Cartophone ».Il s’agit, a déclaré M.Jacques Bérubé, vice-président - services abonnés du géant canadien de la téléphonie, d’un appareil qui acceptera la monnaie flectro-nique.Plus précisément, cette innovation technologique permettra d’acheminer des appels en utilisant les cartes d’Appel de Bell Canada et d’AT&T, et les cartes de crédit American Express, MasterCard et Visa, plutôt que les pièces de monnaie.Les téléphones, munis d’un lecteur de cartes, pourront donc lire les bandes magnétiques à l’endos des cartes et transmettre les divers renseignements à un dispositif placé dans le central téléphonique.L’essai commercial des nouveaux téléphones a commencé hier matin et il s’étendra sur une année.La compagnie en a installés une cinquantaine à Montréal et un nombre équivalent à Toronto.Les consommateurs pourront trouver ces appareils dans certains hôtels, dans les aéroports et les gares.Le porte-parole a déclaré que l’essai importait beaucoup à Bell Canada : « Cet essai est très important pour nous : il nous permettra d’analyser diverses données telles que l’usage et l’acceptation par les consommateurs, ainsi que la performance technique du dispositif.» L’appareil retenu pour l’essai est un tout nouveau produit lancé récemment aux États-Unis par la compagnie R-Tec Systems du Texas, de concert avec Southlake Technoloçes de Washington, qui a mis au point le microprocesseur.Les nouveaux appareils seront raccordés aux autocommutateurs DMS 100 de Northern Telecom, une compagnie de haute technologie dont Entreprises Bell Canada détient la majorité des actions.Les appels acheminés au moyen d’une carte d’appel ou d’une carte de crédit seront facturés selon les tarifs des appels acheminés par le téléphoniste.Bell Canada entreprend l'essai de téléphones publics qui acceptent la monnaie électronique.Ces appareils, appelés « Cartophone », sont installés dans différents endroits publics de Montréal et de Toronto.Le déficit industriel des USA augmente toujours JEAN LEMPÉRIËRE Le Monde En l’espace de deux ans, de 1982 à 1984, les rapports entre les États-Unis et le tiers-monde ont été marqués à la fois par les progrès rapides de la production dans les pays en développement et par la transformation progressive de l’économie américaine.Hors pétrole, la part des produits manufacturés est devenue la même dans les deux sens ; voisine de 72 % (près de 50 % dans les livraisons du Sud, sans les quatre grands pays exportateurs d’Extrême-Orient).L’image traditionnelle du tiers-monde fournisseur de matières premières et produits alimentaires, et acheteur de produits finis est bien dépassée.Accentués par la forte demande américaine et le niveau élevé du dollar pendant la période de reprise, ces changements traduisent aussi une évolution à long terme.Des économistes américains regrettent d’ailleurs la nouvelle vague de délocalisations vers l’Asie dans le secteur de la haute technologie, qui entraînera de nouveaux déficits.Retournement significatif : le solde des échanges de produits manufacturés entre les États-Unis et le tiers-monde, traditionnellement bénéficiaire de plusieurs dizaines de milliards de dollars ($ 18.3 milliards encore en 1982), est devenu déficitaire de $ 14.3 milliards en 1984.Des distinctions s’imposent naturellement en fonction des secteurs et des pays partenaires, mais le tiers-monde marque ainsi ses capacités de fournir des articles de plus en plus diversifiés.En deux ans, les envois de produits manufacturés du tiers-monde ont augmenté des deux tiers, tandis que les exportations des États-Unis vers le Sud demeuraient encore inférieures d’un cinquième à leur niveau de 1981, malgré une très légère reprise en 1984.Les progrès en Amérique latine ont été compensés par un recul sur les marchés pétroliers.Devenu en 1983 le premier fournisseur de produits industriels des États-Unis (le Monde du 5 juin 1984), le tiers-monde a conservé largement cette place en 1984 (27.5 %), devant le Japon et l’ensemble des pays européens (23.4 %).Malgré une augmentation substantielle de leurs ventes, la position des exportateurs européens est en recul de près de 1 point.Dès 1983, Taiwan était en passe de rejoindre l’Allemagne fédérale; la Corée et Hongkong passent devant la Grande-Bretagne et le Mexique devant la France.En outre, les produits les plus élaborés prennent une place croissante dans les livraisons du tiers-monde, et tout laisse prévoir que ce mouvement se poursuivra.Les biens d’équipement rejoignent dès maintenant les biens de consommation.Les exportateurs du Sud fournissent la moitié des importations des États-Unis en équipement électrique et le tiers du matériel de télécommunication, matériel de bureau et informatique, immédiatement après le Japon.Leurs progrès sont nets dans certains secteurs de l’équipement mécanique où ils ont gagné une place appréciable : moteurs (un sixième), principalement d’Amérique latine; équipement mécanique général; navires.Ces importations sont alimentées par le développement parallèle de deux types de productions : les productions organisées ou contrôlées dans le Sud par les multinationales et la concurrence commerciale directe des producteurs du tiers-monde.Elles ont suscité les protestations des producteurs américains : de longues listes de produits ont été dressées, pour lesquels des limitations d’exportations sont demandées à la Corée ou à Taiwan.Des pouvoirs exceptionnels ont été attribués fin 1984 au président Reagan (Omnibus Trade Actl, lui permettant de prendre unilatéralement — et contrairement aux principes du GATT — des mesures de rétorsion contre des exportateurs étrangers jugés ne pas suivre les bonnes rèdes commerciales.Ce sont autant cTln- dications sur la très vive concurrence commerciale des exportateurs du Sud, fortement ressentie dans de nouveaux secteurs.Les multinationales ont dans l’ensemble profité de la crise grâce à leur ubiquité et à leurs capacités financières.Leur position, dominante dans certains secteurs dont elles gar-dent le contrôle au Sud comme au Nord (électronique, informatique, automobile), n’exclut pas de multiples initiatives extérieures.Pour l’ensemble des livraisons industrielles, leur part est très variable selon les pays : largement dominante à Singapour, très forte au Brésil (45 %), mais inférieure à 20 % en Corée, a Taiwan ou à Hongkong et très faible en Inde.La part des composants américains dans les articles venant des pays d’Asie est maintenant du même ordre que dans les envois des pays Industriels, ce qui est une indication significative sur le niveau des productions locales.Le tiers-monde assure moins de 30 % de l’approvisionnement des États-Unis en matières premières et métaux non ferreux, et les États-Unis sont fournisseurs nets du tiers-monde en matières premières.Cette situation n’est pas nouvelle, mais prend plus de relief au moment où dans tous les grands secteurs de produits manufacturés, sauf la chimie, et sur tous les marchés, les déficits s’aggravent et les soldes bénéficiai-resoiminuent : déficit doublé pour les demi-produits, accru de moitié pour les biens de consommation et surtout excédent réduit de moitié pour l’équipement et les matériels de transport, malgré la stabilité sur TA-mérique latine.Les exportations des États-Unis sont de plus en plus écartelées entre articles à haute technologie et produits primaires, avec des perspectives d’avenir qui ne sont pas exemptes d’inquiétude.Les revues américaines ne cessent à présent de souligner l’importance des produits alimentaires et des matières premières pour les exportations américaines : avec lesproduits à haute technologie, le blé, le mais, les conserves, les boissons, les aliments pour animaux, le charbon, le cuir, constitueront le gros des ventes à l’Asie et à l’Amérique latine.Cependant, les progrès des ventes ÿ l’Asie et de l’Amérique latine aux États-Unis sont dus pour moitié à quelques secteurs : électronique, matériel électrique, équipement industriel, matériel de bureau ou d’informatique.Les milieux industriels et la presse économique sont d’accord pour prévoir l’accès prochain du Brésil, de TInde et des pays du Sud-Est asiatique à des techniques de haut niveau et à une production massive dans ces secteurs, en filigrane dans les délocalisations récentes.Les responsables américains en sont venus à considérer ces produits de niveau technologique élevé comme les articles les plus sensibles et susceptibles d’entraîner des mesures de rétorsion.Après des déclarations de principe sur l’attachement des États-Unis au libre-échange, M.Malcom Baldrige, secrétaire au commerce, écrit dans Business America : « Nous sommes bien décidés à mettre fin aux pratiques non conformes aux règles commerciales de certains de nos partenaires qui ont enlevé de vastes marchés aux producteurs américains de matériel de télécommunications, secteur où nous sommes hautement compétitifs, mais où nous prévoyons pour 1985 un déficit de $ 1.7 milliard.» Avec la forte demande américaine et les effets du dollar élevé, un cer-^in renversement des rapports États-Unis-tiers-monde s’est accéléré qui ne cessera pas avec l’essoufflement de la reprise.Les délocalisations entraînent une désindustrialisation.La production s’organise au dehors.En 1984, les services à eux seuls représentaient les deux tiers du produit national brut américain et 70 % de l’emploi.Malgré les précautions de tous ordres et les limuations d’exportations imposées, les produits étrangers fournissent maintenant 20 % du marché américain de produits manufacturés. LE DEVOIR ECONOMIQUE Le Devoir, vendredi 24 mai 1985 U 13 Olympia & York achète les intérêts de Chevron dans Gulf Canada pour $3 milliards Canadian Dow Jones Olympia & York se porte acquéreur des intérêts de la compagnie Chevron dans Gulf Canada pour la somme de $ 3 milliards CA.Il s’agit de la deuxième plus importante prise de contrôle au Canada, la plus importante ayant été l’acquisition de Hudson Bay Oil and Gas par Dome Petroleum.En vertu de cette entente, Olympia and York achètera près de 112 milUons d’actions ordinaires de Gulf Canada à un prix unitaire de $ 22.21 CA d’ici au 16 juillet prochain.L’entente prévoit que la firme torontoise détiendra un minimum de 49.24 % des actions de la compagnie.En outre, la compagnie des frères Reichman achètera avant le 16 juillet 25 millions d’options sur les ac- tions ordinaires à $ 6 chacune.Ces options fixent cependant le prix des actions ordinaires à $ 15.04 seulement et cette option est exercable avant le 31 décembre.Si cela se concrétise, Olympia and York possédera alors 60.2 % de toutes les actions ordinaires de Gulf Canada.L’accord prévoit qu’Olympia and York devra payer la moitié de la somme due pour les 112 millions d’actions ordinaires avant le 16 juillet.Olympia and York a d’autre part indiqué qu’elle n’avait pas l’intention de faire une offre similaire aux autres actionnaires de Gulf Canada.Bien que les paiements d’Olympia and York à Chevron seront faits en dollars canadiens, la compagnie a informé le gouvernement fédéral que la conversion en dollars américains pour Chevron sera effectuée de façon à minimiser l’impact possible sur la valeur du dollar canadien.Grâce à cette entente, la propriété canadienne dans l’industrie pétrolière du pays passe de 40 à 45%.Les transactions sur Gulf Canada avaient été arrêtées hier matin.L’action de Gulf Canada s’échangeait alors à $ 19.375.Un analyste a déclaré avoir entendu Olympia and York discuter d’un prix entre $ 17 à $ 23 au cours des dernières semaines.La direction d’Olympia and York, compagnie appartenant à la famille Reichman, n’était pas disponible pour commentaires.Des courtiers ont laissé entendre que l’achat est susceptible d’être fait par la filiale Abitibi-Price, compagnie cotée en bourse, ce qui n’est pas le cas d’Olympia and York.Un autre analyste a déclaré que l’achat par OY sera à un prix bas de sorte que la prime tombera sous le niveau de 15 % nécesaire pour éviter une offre générale à tous les actionnaires selon la législation de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario.D’ailleurs, toute l’offre est conditionnelle à l’acceptation des agences de réglementation avant le 18 juin prochain.Le prix de l’action de Gulf Canada conséquemment a fermé en baisse de 87 cents en bourse de Toronto à $ 18.50.Sperry-Dorval a exporté son 250,000e bloc d’alimentation pour ordinateurs CLAUDE TURCOTTE La compagnie Sperry de Dorval a tenu une véritable fête de famille hier avec ses 240 employés pour célébrer la production de son 250,000e bloc d’alimentation en 13 ans pour les ordinateurs de la grande société américaine Sperry Corporation.Cette société multinationale a déclaré pour l’année finissant le 31 mars 1985 un chiffre d’affaires de $5.7 milliards US.Sperry Dorval, qui fait partie intégrante de la filiale canadienne Sperry Inc est un fournisseur pour l’ensemble des usines de Sperry qui ont au total 18,000 clients dans 50 pays sur les six continents.Tout ce que produit Sperry Dorval est destiné à l’exportation.Cette filiale constitue en somme une toute petite unité de 240 personnes et une équipe qui apparait tout à fait remarquable à plusieurs égards.40 % du personnel est composé d’ingénieurs, de designers et de techniciens hautement spécialisés.Le personnel est en général jeune, bien que 35 % des employés sont là depuis au moins 10 ans.Dans ce petit noyau de 240 personnes, on retrouve des représentants de 23 ethnies différentes et pouvant parler pas moins de 21 langues.La langue anglaise semble être la principale langue de travail, mais il y a plusieurs francophones et il y a plusieurs capables de parler français parmi les autres.Toutefois la créativité et l’innovation sont les deux caractéristiques essentielles de la maison.Depuis l’ouverture en 1972 de cette usine, située à Dorval près de l’autoroute 40, on y a conçu plus de 300 modèles de blocs pour presque tous les équipements informatiques commerciaux de Sperry international.Cette année seulement, Sperry Dorval produira 31 modèles diffé^-rents de blocs d’alimentation.Le personnel se dit fièrement à l’avant-garde de la technologie et entend ne rien ménager pour le demeurer.Depuis 1972, les ingénieurs de Sperry Dorval affirment avoir amélioré le rendement de leurs blocs d’alimentation de 90 % et d’en avoir réduit de 16 fois la taille et le poids.Au fait, un bloc d’alimentation est une pièce d’équipement électronique hautement perfectionné qui procure une source constante d’alimentation électrique aux composants logiques des ordinateurs.Selon la quantité et le type des composants logiques, le bloc produit des niveaux de voltage stables en transformant divers niveaux de courant alternatif en niveaux de courant continu.L’usine de Dorval utilise les ordi- nateurs Sperry pour assurer le contrôle du matériel, de l’inventaire et de la quaUté.Grâce à l’ordinateur, on peut vérifier la qualité de 700 points d’un bloc d’alimentation en moins de 60 secondes.On y effectue les tests requis à toutes les étapes depuis les premières ébauches à sortir des tables à dessin jusqu’aux vérifications finales pour vérifier la résistance aux chocs, aux températures extrêmes et à Thumidite.Il va sans dire que la recherche et le développement sont un aspect majeur des activités de Sperry Dorval.Sperry Inc., la filiale canadienne, a son siège social à Mississauga en Ontario.Elles des usines à Winnipeg, Ottawa, Rockland et Dorval.Elle a 2,200 employés et son chiffre d’affaires dépasse les $300 millions.Sperry international a pour sa part 74,000 emplovés, qui travaillent dans 30 pays différents.La Fédération de Montréal des caisses populaire a augmenté son actif de $ 1 milliard en 1984 Le taux d’escompte glisse de 9.70 à 9.59 % OTTAWA (PC) - En dépit des prédictions selon lesquelles l’économie américaine est à la veille de connaître une reprise, les taux d’intérêt canadiens à la consommation semblaient devoir amorcer un mouvement de retrait, jeudi.Une banque a en effet annoncé une réduction de ses taux avant que l’institut d’émission abaisse son taux d’escompte à 9.59%.Le taux d’intervention de la Banque du Canada, qui était de 9.70 % la semaine dernière, se trouve ainsi à son plus bas niveau depuis 18 mois.Hier, quelques heures avant que le taux d’escompte ait été révisé la Banque Royale faisait savoir qu’elle réduisait son taux de prêt à la consommation de 11 à 10.75 %, et son taux de base des prêts à taux fixe de 12 à 11.75 %, le plus bas niveau depuis juillet 1979.Ces changements entrent en vigueur aujourd’hui même.Plus tôt dans la semaine, sentant peut-être le vent tourner, plusieurs banques canadiennes avaient ramené leur taux de base de 10.75 à 10.5 %.Des tensions à la baisse semblent également devoir s’exercer sur les taux hypothécaires, puisque la London Life Insurance Co.a réduit son taux de cinq ans, mercredi, à 11.87 %, un niveau inconnu depuis l’été 1979.La plupart des banques et compagnies fiduciaires comptent actuellement 12.25% pour le même terme.Les cambistes ont noté que, dès le début de la semaine, il apparaissait que le taux d’escompte de la banque centrale allait encore fléchir.Le marché s’est affermi, ont-ils expliqué, en partie à cause d’un recul des taux d’intérêt américains la semaine dernière.Le taux de base US est de 10 % et le taux d’escompte de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis), de 7.5%.La demande pour les bons du Trésor s’est donc affermie au début de la semaine.Mais les prédictions d’un redémarrage de l’économie américaine ont entraîné une correction en hausse à la dernière minute, ce qui, au dire d’un cambiste, pourrait expliquer la différence de 11 points du taux d’escompte de la Banque du Canada cette semaine.(Dans le jargon des cambistes, un point est égal à un centième de 1 %.) OMPTE 9.59% 1985 ‘(hebdomadaire) ““Source: Banque du Canada LAURENT SOUMIS Avec une croissance de $ 1 milliard de son actif consolidé en 1984, la Fédération dés caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’Ouest du Québec a enregistré des résultats exceptionnels sur tous les plans au cours du dernier exercice financier.Son actif atteint désormais les $ 7.7 milliards.En conférence de presse, hier, à Montréal, le'président et chef de la direction de la Fédération, M.Guy Bernier, s’est félicité des « résultats extrêment positifs » de la dernière année, mais a tenu à rappeler le principal défi auquel devront faire face les caisses montréalaises.Si elles veulent maintenir leur position privilégiée, les caisses montréalaises devront maintenir et développer le sentiment d’appartenance aux institutions coopératives de leurs deux millions de membres, a-t-il soutenu.Au cours de l’assemblée générale de la Fédération qui aura lieu, dans la métropole, en fin de semaine, le président entend d’ailleurs sensibiliser les dirigeants locaux aux nouvelles exigences auxquelles sont confrontées les caisses d’épargne et de crédit.« La solidarité et l’appartenance ont fait le succès du Mouvement Desjardins, a-t-il dit.Les services bancaires automatisés et à distance qui limitent le contact direct des membres avec leurs caisses nous po- CARLING O’KEEFE LIMITÉE AVIS DE DIVIDENDES Avis est donné par la présente que le Conseil d'administration a déclaré les dividendes suivant qui seront payables le 1er juillet 1985.aux actionnaires Inscrits à la clôture des affaires le 7 juin 1985: 1 Un dividende trimestriel de 55 cents par action sur les actions privilégiées en circulation de la Qompagnie.série A.à dividende cumulatif 2,20$; 2 Un dividende trimestriel de 66% cents par action sur les actions privilégiées en circulation de la Compagnie, série B.à dividende cumulatif 2,65$: 3 Un dividende trimestriel de 12 cents par action sur les actions ordinaire en circulation de la Compagnie.PAfI ORDRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION Peter John Young Vlce-préeldenl, Affalret juridiques et secrétaire général EN DATE du 22 mai 1985 sent de nouveaux défis.» Tout en dressant le bilan de santé de la Fédération, le président a annoncé la mise en place d’importants programmes de développement technologique et d’aide à la jeunesse qui marqueront les 61 ans de la Fédération.Sur le plan financier, la Fédération a encaissé pour l’exercice se terminant le 28 février 1985 des revenus totaux de plus de $ 192 millions, soit $33 millions de plus que pour l’exercice précédent.Au cours de la même période, les trop-perçus sont passés de $ 12 millions à $18 millions.L’ensemble des dépôts des membres a crû de 14.2 %¦; les prêts sur hypothèques ont augmenté de 16 %; les prêts sur reconnaissance de dette ont connu une croissance de 17.2%.C’est à la performance du secteur des prêts qu’est dûe l’augmentation impressionnante de l’actif consolidé.Avec un volume de prêts personnels, commerciaux et institutionnels de $ 1.57 milliards, la Fédération a prêté environ $ 230 millions de plus que l’année précédente.Alors que les prêts commerciaux ont augmenté de 12 % — ils représentent 10.3 % du to- tal des prêts — là”valeur des prêts institutionnels a fait un bon de 95 %.Depuis 1980, la croiss-sance des prêts commerciaux de la Fédération a augmenté de 66 %.Toutefois, ce sont les hypothèques, avec une hausse de 16 %, qui expliquent à elles seules plus de 72 % de la croissance totale des prêts.L’augmentation moyenne des deux dernières années s’élève à 33%.Au cours de la dernière année, les dépôts des membres des caisses de la Fédération ont augmenté de plus de $ 803 millions.Cette hausse de 14.2 % porte la somme des depots des sociétaires à $ 6.47 milliards.C’est la hausse de $ 680 millions de l’épargne à terme qui a alimenté la majeure partie des fonds utilisés sous forme de prêts hypothécaires.L’an dernier, 92 % des épargnes des membres ont été recyclés sous forme de prêts.Avec une hausse de 20.2 %, le patrimoine consolidé des caisses affiliés a enregistré une croissance de $ 32.7 millions.Pour répondre à la demande de crédits, les caisses ont dû recourir aux fonds de la Fédération pour près de $ 522 millions, soit $ 134 millions de plus que Tannée précédente.Les intérêts versés sur les dépôts de liquidité des caisses ont atteint $ 31.6 millions et marquent une hausse de $ 6.5 millions.En 1985, le fonds de dépôt à terme a versé aux caisses plus de $ 39 millions en intérêts pour un rendement moyen de 11.27 %.Lors de l’assemblée générale de la Fédération, samedi prochain, les administrateurs recommanderont aux 1,000 délégués représentant les 334 caisses membres de retourner aux institutions locales des trop-perçus additionnels de près de $ 12 millions et de virer à la réserve générale plus de $ 5 millions.Ceci aura pour effet de porter la réserve à près de $ 29 millions.Pour l’instant, elle s’établit à $ 3 pour chaque $ 100 déposés dans les caisses populaires Desjardins de Montréal et de l’ouest du Québec.En conférence de presse, le président et chef de la direction de la Fédération, M.Guy Bernier, a annoncé la mise en marche d’un vaste programme de développement et d’applicatioin de technologies nouvelles.Sur une période de trois ans, la Fédération procédera à l’installation de 150 guichets automatisés à l’intérieur des caisses.Pour l’heure, la Fédération regroupe 54 des 124 guichets du réseau Desjardins.D’autres guichets seront également implantés hors des succursales.La Fédération poursuivra ses expériences dans le domaines des services bancaires à distance et des virements électroniques de fonds qui devraient être étendues à grande échelle dès 1987.« En matière de changements technologiques la Fédération a adopté une politique claire, a déclaré M.Bernier.Nous avons une politique de recyclage et de mobilité de la main d’oeuvre qui nous évite d’avoir à procéder à des mises à pied.» À l’occasion de TAn- Voir page 17: Caisse £n quête de nouveaux marchésZ^ Avec 9 milliards $ d^investissement, Ça bouge chez nous! mimmmmM mmmÊÊÊÊM i^^itfmli.i N RAYMOND GIRARD La Fondation canadienne des maladies du rein.Succursale du Québec, tenait son assemblée annuelle à Chicoutimi les 26, 27 et 28 avril derniers, À cette occasion, les élections des membres de son Conseil d'administration ont eu lieu.Monsieur Raymond Girard de Ra-dio Québec a été élu à la présidence.Les nouveaux vice-présidents sont mademoiselle Suzanne Fréchette, monsieur David Pigott et mon-sieur Guy Bouchard.Monsieur Claude Brous-seau.c.g.a., a été élu au poste de trésorier et Monsieur Réal Morand a été réélu au poste de secrétaire UN RASSEMBLEMENT IMPORTANT.Hôte du Sommet Socio-Économique de l'Estrie (janvier 85) qui a reconnu Compton au titre de Viiiage Touristique Giobal.• Jusqu’à 350 personnes à réunir en atelier, en plénière, etc.• Un horaire chargé • Aucun compromis possible • Jusqu’à 625 personnes • Choix de 20 salles de travail équipées • Haute cuisine • Piscine intérieure chauffée • Bains sauna et tourbillon Stimatnc iftntnt-ïmurctit île QInmpton C.P 180 Compton, Québec JOB 1L0 (819) 835-5464 (à frais virés) Montréal: (514) 397-9667 L'Hon.Eric Berntson Ministre du Développment économique et du Commerce tin tout, 77 grands programmes d’investissement d’au moins 10 millions chacun sont prévus ou en cours.11 s’agit d’une somme totale de 9 milliards de dollars, consacrée à la mise en valeur des ressources naturelles, au développement du transport et à l’expansion des secteurs industriel, commercial et institutionnel.Hydrocraquers de pétrole lourd, centrales électriques, mines d’uranium et de potasse, chemins de fer, hôpitaux, magasins .Au cours des cinq à dix prochaines années, ces investissements représentent 20 milliards de dollars, en tenant compte des emplois directs et indirects et des retombées économiques.Autres faits et chiffres: Exploration et production pétrolière record Plus de 40% des terres cultivées au Canada Des réserves de potasse pour 3 000 ans — La première province productrice d’uranium au Canada Une industrie de pointe qui fabrique des composants pour la NASA, le réseau de satellite brésilien et des réseaux mondiaux de fibres optiques.Ça bouge en Saskatchewan! Appelez-nous.Nos programmes d’encouragement industriel sont parmi les plus simples en Amérique du Nord.ÎP Ministère du Développement économique et du Commerce de la Saskatchewan 2103, 11® Avenue Regina (Saskatchewan) S4P 3V7 Tél: (306) 787-2232 14 Le Devoir, vendredi 24 mai 1985 LE DEVOIR ECONOMIQUE TORONTO Venfw Crownx A 121029 Crnx 200 P 1M35 Les 300 dégringolent 'l'ORON'l'O ( I’(') — I.e marché a encore perdu du terrain, hier à la Bourse de Toronto I-’mdice composé a dégringolé de 16 77 points et marquait 2691 38 au terme de la .séance Le volume des échanges a diminué à 9.92 millions, comparativement à 11.81 millions le jour précédent Dans les industrielles, Culf Canada perd 7-8 à $18 1-2: Bell Knterprises 1-2à $41 7-8; National Victoria and Grey Tru.stco 1-2 à $20; Shell Canada 1 1-8 à $281-4 et Spar Aerospace 1-4 à $28 1-2.Royal Bank gagne 3-8 à $29 7-8; Argcen Holdings 3 à $25 1-8; Goodyear Canada I 1-2 à $40, Woodwards A 1 à $18 1-8 et Trans Canada Glass 1 à $27 1-2 Dans les mines.Lac Minerais cède 1 7-8 à $32, l’ine Point Mme 1 à $30 et Barnck Resources un cent à $1 33.Wnght-llargreaves gagne 11-4 à $14 3-4 et Lake Shore Mmes 7 3-4 à $83 3-4 Dans les pétroles, Gulfstream Resources abandonne II cents à $1 37; Ranger Oil cinq cents à $4,30 et Calais Re.sources trois cents à 82 cents.Canada Northwest l•'.nergy gagne 1 à $23 et Cimarron 3-8 à $7 3-8.Cours tournis par la PRESSE CANADIENNE 2300 17700 3 4 10'.'?lOV?-5».$ 5».$ 8’^ m 9'/4 9'/4 5V?5% 4 34 34 4 32'/4 32'/4 4 6V?6V?- 180 180 - 16V?16% 16% 16%-23 23 375 375 - 6% 6% 9V?10 4 120 120 4 18».$ 19 7V?7Va ?6'/4 26% 19'/?19%- iTLInd 5050 285 ITL Ind Ip 350 $I0V$ ITT Con p 13700 $26V?lU mil 1096 $2I’/4 Icor 0 7000 105 imosco 72827 $28% Imp Lite P 400 $27V?ImpMetIo 1000 114 Imp Oil A 38482 $51»/$ Into 0 Inco Inco 10 Inco wt ndol 1700 385 28321 $19% 2100 $29V$ 14050 350 9675 $15% Inland Gos 7386 $19 Inland G P 600 $11% Innopoc 7400 $13»$ Intercity 16491 $14% Inter C A 0 zSO $14% Infrmefco IBM mil Thom mtpr Pipe Inverness Inverns 875 Ipsco Irwin Toy Ivoco A f ivoco B tvoco C p Ivoco D p Ivoco E p ivoco F D Ivoco H p Ivoco w JOS A p Jomte 0 Jonnock 2000 $18% 544 $181 XS5 $8% 4391 139V?10800 $S'/4 900 $U>/4 1765 $14% 3415 $6% 10500 $20% 6300 $20'/4 250 M5V?900 $26 200 $28 700 $28% 3200 $32'/4 860 $6% 6200 $26'/.6250 47 6500 $14% I Jonock wt 217700 $7V?i Jonpol 2538 87 Joulel 0 500 27 K L______________ Keg ResI ' Keg A f ' Kelly DA t Kelsey h I Kerr Add ' L A Voroh ! LAVw > Lobott L Mnr Locono Loforge Loidlow A 285 265 • 10% 10V8 -26% 26V2 21'/4 2n/4 105 105 ^ 28% 28V?4 27V?27'/?-114 114 4 51 51 - 370 370 - 19V4 19'/4 -28»% 28»/$-340 350 ISV?15V?4 19 19 11 11 13»/$ 13»/$ 14% 14% 4 14% 14% IO'/4 10% 4 181 181 8V?8% - 39>/4 39% 4 5% S'A 4 14% 14% -14% 14%-6% 6% 20 20% 4 20'/4 20'/4 4 45V?45V?26 26 28 78 - 28 28 -32 32 6Va 6V?-25V?25V?-45 47 4 14'/$ 14'/4 7% 7% 4 07 87 - 27 27 506 2017 100 100 3503 3400 600 28843 182168 18600 3004 6200 Lshore 30496 Lombdo 0 1600 LmbdoAp 500 Lonpor 1200 Lonot OG 7600 Lourosioo 13200 LovoCopo 2000 Leigh Inst 17400 Lenoroo Leons Frn Liberian LIneor T LL LOC Loblow Co Lob Co pr Lbchel A I I 1500 Lochiel B 7070 Lumonics 3300 Lynx Con 0 2200 Lvttor'Mo 18000 M N 350 340 340 —10 275 275 275 $72% 22% 22% - T $37'/.37’/4 37'/4 4 1/4 $I4»$ 14»$ 14»$ 375 370 370 - 5 90 90 90 —5 $27'/4 26»$ 27 — % $33 31'/4 32 -1»$ $12'/4 12 12 - % $10% 10'/4 10% — % $13% 13V?13'$—% 83% 4 7% 15 15300 too 500 5005 17697 1350 225 $85 81 215 205 215 215 215 215 355 355 355 no no no 4 3 30 28 30 4 2 171 171 171 - 3 272 765 266 —12 88 82 82 —3 $14% 14% 14% 4 % 190 190 190 4 5 $IS'/4 15 15% 4 % $70 68 70 4 4% $18 18 18 $27% 27% 27V8 67 67 67 —1 71 7) 71 $20V?20% 20% 38 37 37 -1 123 119 123 4 3 22900 32950 1)00 600 9300 400 400 MÜS B t Mice Mice 8% Mice 8 P VId-one MSP Exp Mcknz Melon H X 5416?MeInHYf 40914 Mocmllon 30893 Mcmiln 200 4295 Mcmiln 208 1005 Mcmiln 221 1300 Modeline 2000 Mogno A f 8300 Mognelcs 8800 Mohr p 500 Molstc Con 3000 $14% 14 330 315 $9 9 $8% 8V?270 265 475 475 $12% 124 fRogerC B 8X $11% 11% 11% fRolind A SX $19% 19% 19% - % Ro—rw pr 1 SX $10'/4 10% 10'4 Ro—no pr 3 I3X $10% 10% 10% - % Rothmon 2» $X% x% X% -1% Rv Treo A I6X SX 19% 19% - % RTr$tc2 n 3X $28% »% a%- *4 S T tSI CemA 12X SX 37% X ?% Sceptre I7X $6% 6'/4 Scept 7p IX $16% 16% 16% - % Scot Paper Z76 $16Vi 16% 16% - *4 Seogrom 19178 $57% 56'/4 56 $7 15 4X 275 X 35 85 X 145 4X 3X 25 2X 2X 45 65 135 IX 155 IX I $5^ X 3X IX IX 2X 255 270 1 15 $6V} S6V} 25 $5'/4 X 35 85 75 $8% 65 X7 3X 155 325 275 225 212 165 375 Op Ag 12V}p Ag 15 440 Ag 15 p 1 Ag 17V}p X Nv 15 $5 Nv 15 p 5 Nv 17% XS Nv 17V}p 45 Nv X p ISO Fb X P200 Fb 52% 400 Fb 52V}p300 Fb 55 290 Fb 55 P410 Ag 40 Ag 40 P Ag 42% Ag 42V}p Ag 45 Ag 4$ p Ag 47V} 475 Ag 47%p SO Ag 55 p390 Nv 45 $7% $8V8 $10Vb Nv 45 P X 55 200 Nv 47% $5% 56V» S8Vr Nv 47%p IW IX IX Nv X 410 440 $5% Nv X PIX 185 IX Nv S2V}p XS 310 240 Nv 55 IX 210 255 Nv 55 P 400 440 475 10 465 465 10 35 35 25 $5% X 325 315 X X IX IX 225 IX 425 3X 3X 4X $11'/4 $11% $13V} 5 X 10 $8% $9p 10 Mitei Jn S p S Jn 10 4X 4X 440 1177 Mitei Jn 7V} IX 195 IX IX Jn 10 p 15 75 Mitei Jn 7ViP 1 5 5 333 Jn 12V] 175 IX IX 773 Mitei Jn 9 X X 45 X57 Jn 12V}p 15 X 43 MHei Jn 9 p 5 X X 1109 Option Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mitel Mite) Mitel Mitel Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Moore Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Not Bk Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tet Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Nor Tel Noron Noron Noron Noron Noron Noron Noron Noron Noron Noron Noron Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Numoc Nvo A f Nvo A f Nvo A f Nvo A f Nvo A f Nvo A f Nvo A f Nvo A f Nvo A f Nvo A f Nvo A f Dern en Mois Prix Offre Dem Trans cir Jn )0 P 65 X 85 105 Jn 12% 1 10 5 300 Jn 12V2P 310 345 325 Sp 5 425 4X $S'/4 52 Sp 5 P 1 X Sp 7% X5 2X IX 413 Sp 7V}p 7 25 15 92 Sp 10 P 100 110 100 88 Sp 12% 15 25 15 1781 Sp 12%P 310 345 Dc 10 100 1)0 Dc 10 P 95 )X Fb 25 2X 3X Fb 25 P )X IX Fb 27% 145 185 Eb 27%p 2X 3X Ag 18% $7% $7% Ag 18%p Ag X P 1 Ag 21% 425 Ag 21%P 1 Ag XV} 355 Ag WV}p 1 Ag 23% 280 Ag 23%p X Ag 25 165 Ag 25 p 65 Ag 27V} X Ag 27V}p IX Nv 21% 4X Nv 21%p Nv XV} XS Nv XV}p 10 Nv 23%p X Nv 25 XS Nv 25 P X Nv 27V}p7X Fb 17V}p X Fb X 135 Fb X P l! Ag 12V} : Ag 12V}p Ag 15 P Ag 17V}p Nv 15 p Nv 17'/} X5 Nv 17V}p 25 Nv X P 140 Jo JQ Jo Jo Jo Jo Jo Jo Jy Jv 10 15 X 475 X XS 310 31 X 65 11 3X 3X 343 X 85 X IX IX 104 lis 110 X 70 X 18 2X $5 3X 72 X 435 X 85 75 9 2X 2X 2X IX 200 6 300 65 IX IX 45 175 Va $6% 748 10 2X 15 6X X 15 649 X 45 245 15W X 107 IX 125 19 45 $9*/8 $9'/?$6'} 45 P 125 IX 95 47V} $7V} $7% $6 47V}p 175 195 175 X P 270 52%P 370 55 XS 55 P $5 40 40 2X X5 395 3X $5% $10% $11 $13*/4 3 15 X 310 Jv 42% $e'/4 $8% $10% Jy 42%p 3 X X Jv S2V}p 280 X5 245 Jv 55 p 460 $5 400 Jy 57V}p $7% Jv X P $9*/4 $9% $11% Oc 42% $9% 510’/4 5)0% Oc 42%P 40 X 70 Oc 45 p 85 105 X Oc 47V} $5% 56'/4 X% Oc 47V2P IX IX IX Oc 52V}pX5 370 2X Oc SS P 4X 55*/4 X5 Oc S7%p X% $7% Oc X 105 IX IX Oc X P $9% $10 $11% Fb 15 P IX 145 Fb 17% 105 )X Fb 17V}p280 Ag 15 P 70 Ag X P $5 $5% Ag 22% 1 15 Ag 22%p S7V} $7% Nv 15 P 9$ IX 125 Nv 17%p2X 295 Nv X XX Nv X P $5 $5% Fb 12V} X5 2X Fb 12%P K 105 Fb 15 105 IX Fb 15 p 2X 255 Fb 17% X 65 Fb17V}pXS $5V8 Ag 12% 110 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04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Obd 04 Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Placer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Plocer Jn 77*/} $13'f Jn 77Vjp Jn X p 2 Jn 82'/7P 1 Jn 85 p S Jn 87%p 15 25 X Sp 80 $11%$))% Sp X p S X Sp 82'/} $8Vn $9% Sp 8?'/}p 5 25 Sp 85 p 25 45 De X $11%$11%$n'/4 Dr X P 15 40 X Dc 82% $8'b $9% Oc as $6% $6% De 85 P 65 75 75 De X P 195 2X 2X Jn 92V} Jn 92%P Jn 95 Jn 95 p Jn 97V} Jn 97'/}p Jn IX Jn IX P Jn 102'/} Jn 102Vîp Jn 105 Jn 105 P Jn )07V} Jn 107%p Sp 97% Sp 97V}p Sp IX Sp IX P Sp 102% Sp 102V7P Sp lOS Sp 105 p Sp 107% Sp 107V}p Oc 87% Dc 67V}p Oc X De X p Dc 92'/} De 92'/}P De 95 Dc 95 p Dc 97% De 97'/}p Dc IX Oc IX P Dc 102'/} Dc 102V}p Dc 105 Oc 105 p Dc 107''?De )07V}p Jn B7V} $12»fl $13% Jn 82'/?p 15 Jn 85 $10% $10% Jn 85 p 1 15 Jn 87V} $7% $8% Jn 87'/}p 1 X Jn X $5% $5% Jn X p 2 X Jn X% X5 3X Jn X%p 10 35 Sp 85 $10% $10% Sp es p X 25 Sp 87% $7% $8% Sp 87%p 10 35 Sp X $5% $5% $5% 25 Sp X p 35 X 44 Sp 92*/} 3X 375 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baisse de l.-IO point Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Imlice VeRinw Varkatiwis Uén^iral («n nUniettt} dastitr^s 1 1177,64 ! 1 11.0 ! 1 437 1 INDICE GENERAL I2i0r VOLUME (en millions) 21 18 15 12 ¦j JVIMMJ VlMMJVtMMJ'VMMJ 25 76 19 30 1 2 3 6 7 8 9 10 13 14 15 W 17 2t 22 23 Ventes Hevt les ferw O).Ventes Haut Bot Ferm.Ot A B Berkly i 6500 135 IX 135 A O Berl res i 1500 26 26 26 1500 140 135 135 -10 BrmS 1 8500 80 70 80 Aber rs i 4000 90 90 90 BrmS wi 5000 2/ 27 27 -3 Abi osb 1 2000 16 16 16 -2 Best rs » 20500 32 32 32 Abilibt 15000 25 25 25 Better i 1000 2U 20 20 Abooil 7000 58 56 56 Big ben i 131X 150 140 145 -3 Acockt i 2000 11 11 11 +1 Bighrn i 3000 7 7 / + 1 Acgph 1 31700 112 108 110 -3 Bgs mnr 7580 26 26 36 —4 Açhots 1 2500 40 38 40 Bishop 1 6000 95 90 95 + 5 Achron 24250 36 34 35 -3 Bison Z13 60 60 60 Acorn 1 5000 21 21 21 Bitec dv 1 3000 150 150 150 Acqulin 1 6000 60 60 60 Bitterrt i 1000 4U 40 40 Aeqest 1 5500 60 60 60 —1 Bik Dmd 6000 36 35 36 -2 A dm 1 6000 80 80 80 BIc shp t 3500 95 90 92 -8 Adams 1 10500 105 100 100 Bloc SW 1 7000 47 44 44 -1 Adopt te 3500 103 100 103 + BIk thdr i 18000 42 40 42 + 2 Admiri 1 8500 11 11 11 Bikdme 1000 280 280 2W Adnorn i 47500 50 40 40 —10 élu dmd 2000 10 lÜ 10 Advonc 1 5000 20 20 20 Bouldr 1 9000 25 25 25 Aegis rs i 17000 43 35 37 -3 Bowes 1 4000 16 16 16 Aerolift 2000 40 40 40 -5 Brace 2700 43 43 43 + 3 Albon ex 2000 36 36 36 —2 Brodsu 1 5000 20 20 X Alcino 1800 50 50 50 —5 Brama i 3000 40 40 40 Alice ik 1 2000 30 30 30 Brkwtr 2600 $6^ 6^ 6^ Almo 1 2200 30 30 30 Brent rs 8297 105 IX IX -10 AU star 1 10500 17 15 17 ?Brese i 500 70 70 70 Alotta 17000 95 85 95 ?15 Bneon 1100 110 110 110 Amork X 3700 33 32 33 * Bntcol 1 9500 15 13 13 -2 Amozn 8000 55 55 55 + Brit poc 1 9000 72 72 72 Ambrht i 7000 14 14 14 Bro res i 4000 26 22 26 + 6 Ambrq ( 13500 33 33 33 Bullet i 22500 34 X 33 ?3 25833 39 Bullet r 1 Z47000 10 6 10 + 4 AmbI w 1 3000 3 3 3 Bunvro i 11000 60 60 60 + 10 Amco 6700 85 78 78 —7 Bur gid 1 1000 15 15 15 Amr oq i 13000 28 27 28 —2 Butin 17900 82 81 81 + 1 Am mer i 5000 12 12 12 C D Amer o 19100 275 2/0 275 Amr tel i 6000 450 445 445 -5 C T Exp 13000 25 25 Amertx 3750 19 19 19 —1 Coro w 0 15500 41 39 39 Amhwk 12000 15 15 15 16500 85 65 85 Amir 1 2000 65 62 62 -a 2000 Amstor 1 43400 58 55 58 —1 11000 15 15 15 Amsl w 1 39000 13 12 13 Cotif slv 100 $6'/4 6V4 Anchor i 23500 60 55 55 —5 650 310 XS Andorx 4000 43 43 43 Z3 20 20 X Andron i 1000 39 39 39 Corn nt 3700 120 110 IX Anglo 5500 55 53 55 Con om 12000 26 25 26 * 1 Angus rs 2700 21 21 21 —4 2000 21 21 21 An orbr i 2000 37 37 37 7000 52 47 SI ?1 Applied 1 350 150 150 150 Conbec 3500 X X X Arbsq 1 2166 35 34 34 -t Condol 1 29706 ISO 135 140 —10 Arbor J 5000 40 40 40 * 4 Coneco 221900 59 55 57 -2 Artc Red 4000 30 30 30 1700 ISO 146 148 —2 Argo dev 5000 35 35 35 Cnreo i 1500 65 65 65 Argont j 40000 34 25 34 t- 11 5000 17 17 17 Arcono 1 125500 44 39 40 -3 Cnuc 1 40000 169 152 166 Anesi 400 310 310 310 •f 10 Copello i 52300 56 sa 52 -3 Arizona 1000 280 280 280 + 20 Copia w 1 14000 17 15 15 -3 Ark en i 4000 16 16 16 Copilno 1 4500 90 88 89 Ark loi 9000 60 55 55 -5 Cpricrn i 7500 19 19 19 Armno i 26200 190 160 I/o -20 Coprk 1 3000 X X X -2 Armor i 5500 50 48 46 Coribe 3500 10 8 8 * Arnhm i 31900 15^4 5H SM ?'4 Corlsn 1 4500 34 34 34 ?2 Ashbrt 1 1500 10 10 10 Cornes i 1000 X X X —1 Ashertf 1 10500 11 11 11 —4 3500 42 43 43 —3 Asftko i 5000 63 61 61 —4 8700 55 53 53 —1 Aspn gr i 6300 35 35 35 Casio w 1 16000 15 15 15 Au res 1 6000 63 50 50 -10 Clear o i 1000 13 11 13 + 2 Augsts i 6500 20 20 20 Cotiow i 13500 69 62 65 Austro t 2500 30 30 30 + 10 Coulfid 500 35 35 35 —5 Avoln 1 7000 26 26 26 Cdn orc i 2500 52 50 50 -2 Avance i 7500 34 34 34 Cdn ferit zSO 36 36 36 Avmo 1525 250 250 250 —1 C P 200 $9'.: Awsom 1 1000 30 30 30 13600 82 75 75 —13 Averok 10000 7 -1 Cdn pm i 14000 113 110 110 + 5 Azoro 1 2500 16 16 16 Cdn untd 9200 165 165 165 + 5 7535 240 235 240 + 5 5000 63 63 BCTel 2400 $22'4 22 4 22''4 - '/B Bocker i 2000 110 110 110 + 10 33500 Boden 1 6000 24 24 24 ?1 2000 35 Boho rs r 11000 58 50 55 ?2 Bohmo i 18000 72 67 70 Champ 1500 15 14 Bonbry 6000 48 47 47 500 Bonco 1 2500 215 210 215 ?10 Chrimg ( 6500 39 10535 $5'c SM 5'/2 Bonkit 1 500 33 33 33 -3 5500 X Bnqwsi 1 56500 65 53 64 + 16 Cheryl 1 3100 45 Bor 4000 60 56 56 7000 31 Bordne i 700 $8Vr 6^7 8''2 Chopp 1 23100 $9^ 9'/î Boroq 1 10000 55 52 52 —10 Chrchil 1 2000 23 Borq w 1 15000 12 10 10 -2 Chutin t 19500 37 Boredo 1 63500 80 75 79 + Bk Corn 4500 $33'8 33^ Bon res 100 190 190 190 -5 Cisco rs 1 2100 18 Bottle 4500 42 40 42 etco or a 1928 60 60 60 Bdc md i 41200 35 31 34 Clr mn i 10500 13 11 Beover 7500 77 5 77 *2 Csf rng ( 9000 115 110 115 Qeloir 1 3500 32 32 32 + 6 Coostro 1 1500 22 22 22 Betmni 141800 133 IW IX ?10 3300 35 BImorI 28600 240 230 240 ?10 Colfox 100000 73 62 70 ?1 FONDS COMMUNS DE PLACEMENTS MEMBERS AetnO'MMlond MMF (9 76) 10 00 Pix Inc )0M Dividend 9 86 Rsces Con 10 38 AGF Greup Amer Gwth 19 34 Cdn Gos Egv 7 32 Cdn Sec Gth 6 94 Cdn Trusteed 4 51 Coro inv 11 15 Coro inv Stk 6 44 Owlh Eqfy 7 25 HiTech 8 60 iopon 8 88 RMMF 9 67 10 00 O^ln Eqty 4 62 Soeciol 1102 Pfd Income 10 01 nAttoc Inv 6 06 Bolton TremOtov Cdo Cumul 1311 Income Fund 11 00 Interntl 16 82 Mny Fd 9 73 1 00 PId Rsces 1167 TouruS 5 02 Colvin Bullock 6r CIF 739 Americon 5 78 Dividend 10 21 Grovdh 2.00 Income 8 25 Central Group yCompound 13 37 vDividend 13.81 /Fund 4000 6.50 fIntT Gvvth 8 52 fNot Res Gth 5 93 fNorthn Eov S 04 y4(ev Gwth 3 84 yAlnivest 6.67 CORfed Group dolphin Eqty 8 09 yOolph Mtge 5 18 Cundill Group vSecurlty 12.53 Value 11.05 Dvnomlc Group vnDv Am Cdn 9 92 vnOy Am US 7.22 yhOv Cdn Fd 17.16 YIiDv Grd GM 4 28 V/iOy Income 5.76 tnProspeclor 93 ynSovos 8.66 10.00 Eoton BOY Group çmmnwilh 9 53 DIvIderM 6 75 Growth 12 11 thcome 4 00 mttrn'tl 13 40 «MF /3P Ag 35 Ag 35 P Nv 30 Nv 30 p Nv 32'/2 Nv 32^30 Nv 35 Nv 35 p 175 200 $9V4 »9^2 25 $6^ $7 25 430 455 S X 25 50 80 105 1 lis 140 W/t S7'/8 25 450 475 Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wcoost Wlkr R Wlkr R Wlkr R Wlkr R Jn 12^3 475 Jn 12V3P Jn 15 P Jn 17W 20 Jn 20 1 Jn 20 P 235 Sp 12^3 490 Sp 12V3P Sp 15 255 Sp 15 P 2 Sp 17V3P 50 Sp 20 15 Sp 20 P 245 De 12V3 $5 De 12V3P 1 De 15 275 De 15 P S Oc Î7V3 95 De 17^30 75 De 20 40 Oc 20 p 255 Jn 22V2 S7V4 Jn 22y3P 1 Jn 25 S5V4 Jn 25 P 1 S5, XCli XCb XCb XCB XCE- XXM XXV XXV XXV XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM XXM Sp 22V3 Sp 22V3P Sp 25 Sp 25 P Sp 27V3 Sp 37V2P Sp 30 P Sp 32^2 Sp 32y3p De 27V2 De 27^30 De 30 p De 32'-3 De 32V2P Jn 120 Jn 120 P Jn 125 Jn 125 P Jn 130 p Jy 120 Jy 120 p Jy 125 Jy 125 p Jy 1» Jy 130 p Jy 135 Jy 135 p kg 125 Ag 125 p Ag 130 Ag 130 P Ag 135 Ag 135 P Jn 125 Jn 125 p Jn 130 Jn 130 p Jn 135 Jn 135 p Jy 130 Jy 130 p Jy 135 Jy 135 P Ag 130 p Ag 135 Ag 135 P r^ ^ Dern.en Trans cir 52 25 224 79 514 281 314 392 85 110 260 285 S9V« SIOV4 25 485 S5H S 40 150 200 S10 SlOYs 1 50 $5VS 25 75 245 295 225 275 45 95 S5V% S5V.Sé’-w 45 95 330 380 275 325 100 150 $5V^ S6'/4 S7 S8 OPTIONS TRANS-CAHADA TRANSIGEES Suite de la page 14 Op.Fam •a le.du Optton Hola Prti Vol.dre.tram.TRrt Un Poe 12 1602 50 Vj 49S« 49kk- V.UnBrnd 20 279 167j 15^4 16 - H UtdMM 10 38 13 12k« V| US Steel 20 7103 29H 29 29k»- 7i USWst 8 2297 76»-^ 76^ 7672- k» Un Tech 8 2002 41 40''4 40k» UnoCal 9 1358 34kt 35784 'Xi Volero .4523 U12H 11S« 1274 4 k» Vqrco 24 3 .Vornod 11 65 4174 40^4 40ki- V2 W X Woinoc 135 9Vi 8*iï 9 4 V» WkHRs 93 22k(.22'-4 22k»- k» WoltJm 8 1366 37 36k« 36k4 WrnCm 2250 28^8 2772 27k» 4 74 WornL 14 3358 u40ki.40'’4 4072 4 74 WstetT 30 257 W/» 12V« 12k» Wn Air 83 1804 6kS 67: 6k» WUnion .1006 11 lOkii 10k bas duplex très propre planchers bas franc 600$/mas — 677-7105 27 05-85 OUERBES prés Laurier, 6)5 refait â neuf 700$ 1er juillel 343-5961 sar 276-9431 27-05-85 A SOUS LOUER 1850 Ave üncoln, métro Guy 1)5 tout compris 250$ Jusdu au 1er octobre 937-8638 27-5-85 MEUBLE haut duplex N D G 2 c c.foyer boiserie impeccable près métro et tous services Ier juillet pour un an seulement 2884581 25^)5-85 Snowdon pres métro très beau haut duplex 7'/5 spacieux équipé chaudé garage $750 733-0385 30-05-85 Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Situation generale une crete de haute pression apportera du beau temps sur la plupart des regions Une prochaine depression atteindra le nord de I Ontario en soiree Des precipitations continues toucheront les regions plus au nord alors que des averses ou orages disperses atteindront les secteurs du nord-ouest en apres-midi Le front troid balayera eventuellement toutes les regions samedi apportant des averses ou orages MONTRÉAL Ensoleillé avec passages nuageux Max 24 Samedi ciel variable et averses dispersées LEVER DU SOLEIL 5 h 14 COUCHER 20 h 26 QUÉBEC Abilibi-Témiscamingue ennua-gemenl en matinée Quelques aver ses et risque d orages par la suite Vents devenant modérés Max 20 Risque de précipitations 50% Samedi dégagement Réservoirs Cabonga et Gouin ensoleillé en matinée Nébulosité croissante par la suite et possibilité d a verses en lin de journée Vents de venant modérés Max 20 Risque de précipitations 30% Samedi quelques averses Pontiac-Galineau et Lièvre généralement ensoleillé Ennuagemeni en fin de journée avec possibilité d averses ou orages Vents devenant modérés Max 25 Risque de précipitations 30 % Samedi quelques averses ou orages Laurenlides généralement ensoleillé Max 23 Risque de précipitations 10% Samedi quelques aver ses ou orages Otiawa-Hull-Cornwall ensoleillé avec passages nuageux Max 24 Samedi nuageux avec quelques averses Trois-Rivières et Drummondville Beauce Québec ensoleillé avec passages nuageux Max 24 Risque de prtopitations 10% Samedi ciel variable averses dispersées LaeSt-Jean Saguenay La Tuque Reserve des Laurenlides ensoleillé avec passages nuageux Max 20 Samedi ennuagemeni suivi d averses Charlevoix et Riviére-du-Loup Ri-mouski-Matapédia ensoleillé avec passages nuageux Max 20 Sa medi nébulosité croissante Sie-Anne-des-Monis et Parc de la Gaspésie Gaspé Parc Forillon en soleillé avec passages nuageux Max 18 Samedi beau Baie-Comeau Sept-lles ensoleillé avec passages nuageux Vents modérés par moments Max 15 Samedi beau Basse Côte nord-Anticosti seul le secteur de Blanc-Sablon ensoleillé avec passages nuageux Vents modérés Max 12 Samedi peau Secteur de Blanc-Sablon dégagement graduel et vents modérés Max 8 Risque de précipitations 20% Samedi beau CARRÉ ST-lOUIS grand 4)5, sous-lo-cation ter juillet 450$ — 289-9587 27-05-85 PONT VIAU bas duplex grand 6 pièces sur terrasse résidentielle garage cave terrain gazonné s b 1985 fenêtres Arco près centre d achats Ideal professionnel libre ter septem-bre 667-4518 27-05-85 ROSEMONT ST-ANDRE 5)5 rénové avec garage et stationnement non-chauffé 525$ - 628-0186 658-7953 27-05ê5 CDN près métro haut duplex 6)5 chautte équipé garage Louer par lager vendre Jour 285-6804 Sar 342 5312 24-05-85 OUTREMONT BERNARD can McEa chran 5)5 rénové balcon cuisinière réfrigérateur eau chaude chautté libre immédiatement 725$ 272- 5961 27-05-85 VAN HORNE près Oulréfflont i'h -275$ 4'ô semi-sol 325$ 4)5 - 400$ Impeccables spaciaux appareils — 389-2125 084)6-85 ¦ Bateaux Voilier 4 70 pertamance fibre de verre spr trappe parlart état 3 500$ incluant remorque neuve Jour seulement 284-9696 27-05-85 i ¦ Bureaux i louer I .BERRirSTE-CATHERINE maison victorienne rénovée 3 étages (superbe lott) escalier acajou — 678-1209 — 842 2806 254)5-85____________ OUTREMONT rue Bernard petite boutique très luxuauM pour objets dart parfumerie bijouterie 150â300 P 250$/moiS 274-2078 17-06« OUTREMONT rue Bernard bureaux luxueux de ISO â 600 P* climatisé etc Tout inclus 274-2078 184)M5 BOUL ST-JOSEPH est (1550), 2,100 PC 737-2703 27-0545 I Bureaux à louer Coin St-Michel et Henri Bourassa 400 a 1200 PC, 321-0630 30-05-85 Mont-Royal près Delorimier spacieux professionnel ou commercial 1100 PC libre 1er juillet 521-4525 27-05-85 I Chalets à louer BORD D UN PETIT LAC endroit tranquille 12 milles de Lachute Pine-Hill poêle réfrigérateur chauffage électrique saison 20 juin-2t septembre 2 400$ location mensuelle possible juillet 1200$ août 1000$ Soir t9h a 21 h 382-6150 27-05-85 I Chalets à vendre CHALET LUXUEUX tranquille bord de I eau terrain paysager Irais naturel 4 saisons meublé loyer 3cc Fautvar 48 000$- 1-222-1735 286-8212 27-05-85 I Collections SALON DE L'ARME DE COLLECTION 25 - 26 MAI Armes antiques et modernes Vente — Achat et Échange Organise par L A C A B C Samedi 25 mal — 9h à 17h.Dimanche 26 mal — 9h à 15h.Endroit Aréna de Westmount, édifice voisin de la caserne du Royal Montréal Regiment, 4625 0 rue Ste-Catherlne, Montréal, Oc Admission: 3,00$ 27-5-85 I Offres d’emploi I Offres d’emploi Condominiums à vendre OUTREMONT vous attend 1425 ouest, Bernard app.3 Magnifique 5 1/2 rénové à neuf site enchanteur 75 360$ Visite mer.au dim.Incl.t hre à S hres P.M , 352-4496 DERNIÈRE CHANCE 27-5-85 I Condominiums à vendra CENTRE-VILLE Quelques appartements à 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lui permettant de défausser une de ces perdantes Qu’arrivera-t-il de son contrat’ Le joueur doit déterminer dès la première carte jouée, la marche qu’il devra suivre pour réduire à 3 les levées à perdre, il doit faire son plan de jeu.Souvent les enchères n’apportent aucun indice pouvant aider le déclarant Cependant dans le cas présent il est d’augure que les valeurs des adversaires soient localisées dans la main du joueur en Ouest, celui-ci ayant contré l’ouverture de 1 coeur Cette philosophie que le déclarant observe est une prise de position mentale qui se construit dès que l’entame est faite et que le mort étale ses cartes sur la table.C’est un tour de force qui doit se faire vivement sans que le joueur affuble sa crainte ou la faiblesse d’une couleur ou la technique qu’il suivra car les défenseurs habiles savent organiser leur tir et souvent brillamment surtout SI le défenseur tombe dans le précipice de jouer un carreau Sur l’entame du 3 de pique, le 7 du mort est placé et le joueur en Est prend la levée de son Roi et retourne le Valet L’ordinateur Sud enregistre ce Roi et ce Valet que possède le joueur Est II tire la conclusion que toutes les autres cartes fortes sont dans la main du contreur.Ce travail mental se fait alors que le déclarant prend la deuxième levée avec l’As de pique du mort; il fait 3 tours d’atouts en flairant bien les écarts et les hésitations que se permettent les adversaires, surtout celui de sa gauche Sud joue d’une manière très prudente; il tient son succès dans ses mains, sachant bien où sont les forces adverses connaissant aussi la stratégie toute faite qu’il est à mettre en exécution Il joue l’As de trèfle et coupe de sa main le petit trèfle du mort éliminant ainsi cette couleur.À ce moment stratégique Il passe la main à la Dame de pique de Ouest qui doit retourner vers la couleur carreau du déclarant.Cette couleur stratégique bien isolée et bien gardée en embuscade dès la première carte jouée donne 2 levées au déclarant et son contrat est assuré.Le joueur de classe n’a pas que des As et des Rois pour ses armes de victoire C>nj,/TiA de Rax Da-verell,sam 20h,sam 14h 20h — Salle Théitre Comédie de Genève présente t L'oiseau vert > de Benno Basson.24-25 mal.20h — Salle Opéra Cleveland Orchestra, Christoph von Dohnanyl.chef d'orchestre, 24 mai, 20h 30 million dans le gras de 80% des bélugas étudiés, alors que la norme acceptable décrétée par Environnement Canada ne s’élève qu’à 50 parties par million.«La contamination très importante par le BPC est certes l’une des causes prmcipales du manque de dynamisme de la population de bélugas du Saint-Laurent.Mais il faudra poursuivre nos recherches avant de l’affirmer sans risquer de se tromper», a expliqué hier l’un des responsables de l’étude, M.Pierre Béland, au colloque sur l’écologie animale tenue dans le cadre du 53e congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (AC-FAS).Les chercheurs de Rimouski basent leur conclusion préliminaire sur l’autopsie de 29 carcasses de baleines blanches qui ont échoué sur la rive-sud du fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Kamouraska, au cours des 28 derniers mois.Ils ont entre- pris leur étude à l’automne 1982 après avoir remarqué la faible reproduction du béluga.Au début du siècle, on en comptait 5,000.Vers la fin des années 60, après une longue période de chasse, ü n’en restait plus que 500 environ.Depuis, leur nombre a été réduit à 350.M.Béland attribue la diminution des bélugas depuis la fin des années 60 au déversement de polluants dans le fleuve.Cela lui permet de penser que les autres mammifères (marsouins, grosses baleines) qui s’v promènent ont aussi été contammés par le BPC.Ses recherches ont aussi décelé la présence de DDT et de Mlrex dans les carcasses de bélugas, mais le haut taux de BPC a retenu l’attention de l’assistance, hier, en raison de la couverture de presse qui lui a été consacrée depuis deux semaines au Canada.Selon M.Béland, le BPC peut entraîner chez le béluga cancer, maladie pulomonaire et stress physio- logique.«D’autres études ont déjà dmontré qu’un taux moins important du BPC décelé chez le béluga uuvait endommager sérieusement a santé d’animaux domestiques», a-t-il ajouté.L’importance des effets du BPC dans la diminution progressive de la population des baleines blanches du Saint-Laurent ne pourra peut-être jamais être mesurée avec précision.Pour V parvenir, a expliqué M.Béland, U faudrait comparer en laboratoire, sur une longue période, la santé de deux groupes de bélugas vivants, l’un placé dans un réservoir d’eau pure, l’autre dans un réservoir contaminé par du BPC.Une baleine blanche peut mesurer jusqu’à une quinzaine de pieds.Cela n’empêchera pas le Centre de recherche en écologie des pêches de Rimousml de poursuiwre ses études en collaboration avec le Laboratoire r^onal d’inspection de Longueull et l’E^cole de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe.Car son but ultime consiste à sauver le béluga du Sain-tLaurent, menacé de disparition.Au rythme actuel de la mortalité, prévoit M.Béland, il ne restera plus aucune baleine blanche entre Baie-Comeau et Kamouraska dans une dizaine d’années.Le taux d’accroissement de la population est nulle, alors que celui des baleines blanches de rA;tt"''ie atteint au moins 2% Présent au colloque, un épldéml-loglste de l’Université McGill, M.Claude Tremblay, a expliiiuépour sa part qu’il était impensable de faire une relation de cause à effet entre la contamination par le BPC chez le béluga et chez l’être humain.De toute manière, a-t-U affirmé, les Québécois ne doivent pas panlcjuer lorsque la presse lui parle des dangers de contamination par cette substance toxique.« Les recherches ne sont pas assez avancées.En attendant leurs résultats, je continuerai à manger du poisson.» AVIS PUBLICS Prenéz avii que JACEK ZABICKI, né le 27-01-1958.domicilié é 2376 Clil-lon, app A, A Montréal, demande au Ministère de la Justice de changer son nom pour celui de JACQUES MILLER Avis est donné que M Raynald Tremblay Enr.résidani el domicilié au 2368B Moreau.Montréal, délenteur du permis No M-710797-002 région 10.s'adressera à la Commission de Transports du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de Iransiérer son permis en laveur de Raynald Tremblay Transport Inc , corporation légalement constituée, ayant son siège social au 2368B Moreau, Montréal, région 10, ét ce conformément aux dispositions de I article 30 du réglement sur les régies de pratique et de régie interne de la CTQ Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux lèrepàrulion le 23 mai 1985 2iéme parution le 24 mai 1985 Vous remerciant à l'avance de votre collaboration, je demeure, Votre tout dévoué.SIMON RICHTER, avocat PRENEZ AVIS QUE la requérante.Transport Papineau Inc, détentrice du permis M-300374 des dossiers de la Commission des Transports du Québec, s'adressera à la C T Q afin d obtenir l'autorisation d'effectuer le service suivant TRANSPORT RESTREINT - LONGUE DISTANCE — RAYON - CONTRAT De Blainville à tous points de la Province de Québec dans un rayon de 350 milles de ladite ville pour le transport de ciment pré-mélangé en contenants de toutes sortes pour le compte de Pavage de Matériaux King Liée et retour DROIT ADDITIONNEL A l'occasion du service ci-haut mentionné la requérante pourra traverser les frontières Ouébec/Ontario (port de sortie Hull, Ottawa) et desservir Ottawa el toutes les localités situées dans un rayon de 30 milles de ladite ville La requérante invoque au surplus l'article 85 des regies de pratique et de régie interne afin que la décision devienne en vigueur à la date ou elle sera rendue Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours suivant la deuxième parution dudit avis en s'adressant à la C T Q , au 505 est, rue Sherbrooke.Montréal.Québec 11ère publication 23 mai 1985 2iéme publication 24 mai 1985 Par ME FRANÇOIS PERREAULT PAQUETTE PERREAULT RIVET i TRUDEAU 200 Sl-Jacques, Suite 900 Montréal.Cluébec H2Y1M1 DECES Lm ivit d* dAcèé dolvént noué p«rv*nlr avant 16 haurat pour publication la landamaln.TOUSIGNANT ROBERT — accidentellement à Angers (France), le 19 mat IQH.'i à l'âge de .58 ans.est décédé M Robert Tou.si-gnant, époux de Johanna Ammon, père de Denise, Nicole, Martin et Benoit II laisse également dans le deuil son frère Clément, ses soeurs Marie-Paule, Liliane, Denise et leur famille, de nombreux amis et collègues, ainsi que la grande famille de la communauté chrétienne de St-Lue.M.Tousignant P.h.D en pédagogie de l'Univer-site de Louvain ( Belgique), Il était professeur titulaire S' et vice-doyen à la gestion k- des ressources à la faculté r des sciences de l'éducation 5 de ru ni versité de Montréal, Il collaborait au catéchu-ménat de Montréal.Les fu-nérailles auront heu lundi le 27 mai à 13:,30h, en l'église J.St-Luc lieu de la rencontre 48 Boul ouest Parc DoUard-I Des-Ormeaux Kt de là au jardin commémoratif Rideau S'il vous plait pas de fleurs, mais des dons à la fondation Jules et Paul-Êmile Léger, section de la Croix d'Or, 130 Ave.De l'Épée, Outremont, Qc , II2V 3'r2, seraient appréciés VENDETTI Lucie — À Montréal, le 23 mai 1985 à l'âge de 60 ans, est décédée, Mme Paul Vendetti, née Lucie Rédard.Outre son époux elle laisse dans le deuil ses frères, Roland et George, sa soeur Suzanne, sa belle soeur Mme Marguerite Pronovost, ainsi que plusieurs neveux el nièces Les funérailles auront lieu samedi le 25 mai.Le convoi funèbre partira des Salons Urgel Bourgie Liée, 3503, rue Papineau, pour se rendre à l'église St-Atha-nase de St-Jean d'Iberville, et de là au cimetière du même endroit, lieu de la sépulture Parents et mais sont priés d'y assister sans autre invitation SOCIETE IMMOBILIÈRE EKAPRO INC Avis est, par les présentes, donné que la compagnie iSOClETÉ IMMOBILIÈRE EKAPRO INC > demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission d'obtenir sa dissolution Montréal le 27 avril 1985 Pour la compagnie.Edward A Kassabian CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MQNTRÉAL COUR PROVINCIALE No 500-02-011023-855 TEXTILES VAL-ABEL LTÉE Demanderesse -vs- BARRY REDIKER Défendeur ORDONNANCE Il est ordonné au défendeur, Barry Rediker, de comparaître d'ici trente (30) jours, copies du brel et de la déclaration ayant été laissés au Greffe à son attention MONTRÉAL, le 16 mai 1985 DANIEL MORRIS.C r Procureur de la Demanderesse CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-04-001731-851 MARTINE ÉMOND, partie demanderesse -VS- MICHAEL KOTSILIDIS, partie défenderesse -ET- le protonotaire de la cour SUPÉRIEURE 8 AL Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR La partie défenderesse MICHAEL KOTSILIDIS est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 40 jours de la publication Une copie du bref d'assignation est laissée au greffe de la Cour à son intention Que la partie défenderesse prenne avis qu'à défaut par elle de déposer une comparution dans les délais indiqués, la partie demanderesse procédera à obtenir jugement contre elle par défaut Brossard, le 15 mai 1985 DOMINIQUE DIBERNARDO, P A Leclerc Alie 8 Bissonnette 6185 boul Taschereau, suite 201 Brossard Me Jacques Bissonnette Canada PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE Chambra da la Famille (Divorces) NO 500-12-143052-854 IZANIÉ BOURCIQUOT, couturière, domiciliée et résidant au 6845 — 26iéme Avenue Rosemont, App t8, à Montréal, district de Montréal.Requérante -vs- FRANK JN LOUIS, présentement de domicile Inconnu, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, FRANK JN LOUIS, est, par les présentes, requis de comparaître dans un délai de quarante (40) jours de 'a publication du présent avis Uns copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des divorces du district de Montréal, à son intention PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparutlion ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesuras accessoires qu'elle sollicite contre vous MONTRÉAL, le 16 mai 1985 Mes TOULET BUSHEY TURGEON 8 BLACKBURN 3236 rua Masson.Suite 201 Montréal.Oué.Procureurs de la requérante CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE No 5004)2-004380-658 LÉS DISTRIBUTIONS DOMINIC PAMPENA INC corporation légala-menl constituée et ayant sa principale place d'affaires au 9450, boul Langelier, en la cité de St-Léonard, District de Montréal.Demanderesse -vs- PEPPE RESTAURANT INC corporation légalement constitués at ayant eu sa principale place d'affaires au 1212 Peel, en la cité el District de Montréal.Province de Québec.Défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR LA détenderesss, Psppe Restaurant Inc .est par les présentes sommés de comparaîtra dans un délai de trente (30) jours de cette publicahon L'exemplaire du bref d'assignation et de la déclaration a été laissé au greffe de la Cour Provinciale du District de Montréal à son attention (Demande de 4 358,81 $ pour marchandises vendues et livrées) De plus.PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre voua un jugement par défaut conforme aux conclusions qu'elle sollicite VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE MONTRÉAL, le 17 mai 1985 DOMINIQUE DI BERNARDO.pacpm FARGNOLI, ALLEN 8 ASS 7170, boul Sl-Laurent Suite 2(X) Montréal.Ouébéc H2S 3E2 Procureurs de la Demandaresae Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 25 avril 1985 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à WATCH-GUARD DU CANADA LTÉE a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL le 30éme jour d'avril 1985, sous le numéro 35811777 Ce17ejourdemai1985 LA BANQUE TORONTO-DOMINION LOI SUR LE CHANGEMENT DE NOM ET D'AUTRES QUALITÉS DE L'ÉTAT CIVIL (SQ 1965,C 77 et mod) AVIS LUCILLE GAUDET Avis est donné que Lucille Gaudet, sans profession, domiciliée au numéro 1820 du boulevard Rosemont, à Montréal, district de Montréal, s'adressera au ministre de la justice pour obtenir un certificat changeant son nom en Marie-Christine Dons Lucille BOUGIE Le nom d'aucune autre personne n'est affecté par la requête Signé à Montréal ce 10iéme jour de mai 1985 Ghislaine Laramée, procureur dP la requérante CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO 500-12-136811-845 GÉRARD DELANGIS, Requérant -vs- HELENA LEWIS, Intimée AVIS Par les présentes, avis est donné à DAME HELENA LEWIS, que l'Hono-rable Juge Louis Paradis.J C S , a prononcé le 26 février 1985, un jugement conditionnel de divorce qui se lit comme suit “La Cour prononce un jugement conditionnel de divorce des parties, dont le mariage a été célébré le 12 novembre 1952, jugement qui deviendra irrévocable si demande lui en est laite après l'expiration des délais el aux autres conditions prescrits par la Loi " Une copie dudit jugement a été déposé au greffe de cette Cour à son intention MONTRÉAL, ce 16 mai 1985 HOWARD GAGNÉ BISSONNEHE 8 ASS, Procureurs CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-(M-001986-851 JEAN MARC TURGEON.Requérant -vs- MARIE CÉCILE NOÉL, Intimée -et- CLAUDE DRAPEAU.Notaire, Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR Prenez avis que la présenté requête pour être autorisé à vendre seul un immeuble, affidavit el avis sera présentée pour adjudication devant l'un des juges de celle Honorable Cour, siégeant en division de pratique, dans et pour le district de Montréal, vendredi le 7 juin 1985 è 9 15 heures de l'avant midi, en salle 2 16 du Palais de Justice de Montréal Une copie de la dite requête a été laissée à l'intention de MARIE CÉCILE NOÉL, au bureau de la direction générale des Greffes au Palais de Justice de Montréal au no 1 est.rue Notre-Dame a Montréal dit district VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE Montréal ce 21 mai 1985 Mes Brosseau, Dubuc, Trudeau 8 Ass Avocats 818 est, rue Sherbrooke, Montréal P Q.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 5004)4-002005-859 DAME CHRISTINE LORD.demanderesas —va— MAURICE DURAND délandeur PAR ORDRE DE LA COUR Nous vous avisons qu'il y a eu dépOl el réception au greffe dé la Cour Supérieure du district dé Montréal d'une action de nom dudit enfant intentée par la demanderease Si vous désirez comparaître, vous devez le faire Dans un délai de quarante (40) jours a compter de la publication d'uns insertion d'un résumé de talla ordonnance parue en français dans un journal publié dans ce district, soit Le Devoir De plus, SI vous désirez produire une délense ou proposer las demandas que vous entendez opposer é la déclaration, vous devez le faire dans le même délai Il est important que vous agissiez dans le délai mentionné dans ce document — son en vous adressant é un avocat qui peut vous représenter et agir en votre nom, — son en vous rendant vous-même au palais de justice pour y remplir une formule de comparution.Si vous n'agissez pas dans la délai mentionné dans ce document, personnellement ou par avocat, la partie demanderesse aura droit d'agir en votre absence et le juge pourra alors rendre un jugement sans que vous en soyez avise Me BENOIT GENDRON 400 est rueJarry Montréal.QC H2P1V3 TÉL 381-2504 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie GESTION CATY INC, demandera é ^ln^ pecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre Montréal, le 21 mai 1985 AVIS Prenez avis qu'une assemblée générale de l'Association P.C.de St-Léonard-Anjou aura lieu le S juin 1985, à 17h30.au buffet La Savoureuse, situé au 6830 Joseph-Renaud.Plerre-M.Gauthier Président Le présente est pour aviser que.en vertu d'un acte enregistré au Bureau d'enregistrement de la Division d'enregistrement de Montréal sous le no 3575441, la Banque ROYALE OU CANADA a rétrocédé et transféré de nouveau à DISTRIBUTION FUSION III INC 353 rue St-Nicholas, Montréal, Québec, tout droit, titre et intérêt de la Banque en vertu d'un transport général de créances fait par le client en faveur de la Banque en date du 19 octobre 1983 et enregistré au Bureau d'enregistrement de la Division d'enregistrement de Montréal sous le no 3415513 Fait ce 17e jour d'avril 1985 LA BANQUE TORDNTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-04-001889-857 DAME HO-LE, THI KIM ANH, des Cité et district de Montréal.Demanderesse -vs- NGUYEN, THANH OUI, de lieux inconnus.Defendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le defendeur NGUYEN.THANH QUI.est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 30 (trente) jours de la présente publication Une copie de la DEMANDE EN DÉCHÉANCE DE L'AUTORITÉ PARENTALE, DÉCLARATION et AVIS a été laissée au bureau du Protonotaire de la Cour Supérieure, au Palais de Justice de Montréal, à l'intention du defendeur MONTRÉAL.17 mai 1985 GISÈLE DE MADDELEIN, P A C S M Mes PLANTE.DUONG, HUTCHISON 8 GIULIANI 230 Henri-Bourassa est, «201 Montréal.P O H3L1B8 Procureurs de la demanderesse AVIS DE LA DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la Compagnie "LE CLUB DE FILLES JASPER" demandera au Ministre des Institutions Financières el Coopératives, la permission de se dissoudre St-Hubert, ce 15 mai 1985 Serge Lariviére, notaire et procureur de la Compagnie Avis est par les présentes donné que le contrai de vente en date du 25 avril 1985 é U BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures payables a SERVICE DE SÉCURITÉ GARDA (DÉTAIL) LTÉE a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division de MONTRÉAL le 30éme jour d'avril 1985, sous le numéro 3581179 Ce 17e jour de mai 1965 LA BANQUE TORONTO-DOMINION La présente est pour aviser que.en vertu d'un acte enregistré au Bureau d enregistrement de la Division d'enregistrement de Montréal sous le no 3575911.la Banque Royale du Canada a rétrocédé et transféré de nouveau à CHATEAU D'ARGENT INC , 3441 rue Ashby, Montréal, Québec, tout droit, titre et intérêt de la Banque en vertu d'un transport général de créances tait par le client en faveur de la Banque en date du 26 lévrier 1980 el enregistré au Bureau d enregistrement de la Division d'enregistrement de Montréal sous le no 3054797 Fait ce 17e jour d'avni 1985 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 5004)4-001730-853 MARTINE ÉMOND.partie demanderesse -VS- MICHAEL KOTSILIDIS.partie défenderesse -ET- LE PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE 8 AL Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR La partie défenderesse MICHAEL KOTSILIDIS est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 40 jours de la publication Une copie du bref d'assignation est laissée au grefle de la Cour a son intention Que la partie défenderesse prenne avis qu'à défaut par elle de déposer une comparution dans les délais indiqués, la partie demanderesse procédera à obtenir jugement contre elle par défaut Brossard, le 15 mai 1985 DOMINIQUE DIBERNARDO.P A Leclerc Alie 8 Bissonnette 6185 boul Taschereau, suite 201 Brossard Me Jacques Bissonnette PRENEZ AVIS QUE.DÉMÉNAGEMENT JOCELYN NADEAU INC, demande a la Commission des Transports du Québec de pouvoir modifier ses tarifs comme suit Les taux de déménagement, Sorel — 8 3 kilomètres, local Temps Tamps Temps régulier et demi double Un homme et un camion 33,001 42,00$ $1,00$ Deux hommes et un camion $0,00 80,00 87,00 Trois hommes et un camion 8S,00 90,00 11$,00 Quatre hommes et un camion 7$,00 10S,00 13$,00 Employés additionnels 18,00 27,00 38,00 Superviseur 2$,00 37,00 $0,00 Les taux ci-dessus s'appliquent à partir du temps de dépari au temps d'arrivée à nos bureaux à un taux minimum de quatre heures Les taux ci-dessus sont entre huit heures le matin et cinq heures le soir après lesquelles les taux de temps et demi entrent en vigueur Samedi Minimum de quatre heures à temps et demi jusqu'à cinq heures le soir, après lesquelles temps double entre en vigueur Dimanche Minimum de quatre heures à temps double Congés Minimum de quatre heures à temps double et demi Pour les distances qui ne sont pas à l'Intérieur du service local.Il faut ajouter le taux d'un dollar du mille parcouru aller et retour au taux du service local La requérante invoque l'article 65 des règles de pratique Tout intéressé peut Introduire une opposition ou une Intervention dans Iss cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dudit avis en s'adressant a la Commission des Transports du Québec.505 est.rue Sherbrooke.Montréal.Québec, H2L1K2 1ère publication le 24 mal 1985 2iéms publication le 25 mal 1985 PAQUEHE, PERREAULT, RIVET, TRUDEAU 8 ASSOCIÉS Par Me Adrien E Paquettte/Procureur la fierté a une ville 11*1 COMMISSION DES SERVICES ÉLECTRIQUES AVIS D'APPEL D’OFFRES La Ville lance un appel d'offres pour les travaux suivants Contrat 617 — Construction de conduits souterrains dans la rue Sherbrooke, entre la 60e Avenue et la 81e Avenue, côté sud Fourniture du dossier: Les entrepreneurs peuvent obtenir les documents de soumission à la Commission des services électriques.110, boulevard Crémazie Ouest, bureau 900 Montréal, contre le dépôt d'un chèque visé de 50 dollars garantissant le retour des pièces Ouverture des soumissions: Les soumissions devront parvenir, sous pli cacheté dans les enveloppes fournies à cette fin, à l'hôtel de ville, au secrétariat administratif, 275, rue Notre-Dame Est, bureau 415, au plus tard mercredi le 5 juin 1985 à 12 00, heure locale et seront ouvertes par le Greffier en séance publique, au bureau 120.Immédiatement après cette heure Axée pour la clôture des soumissions LE OREFFIER, MAURICE BRUNET Le 24 mai 1985 AVIS Avis est, par les présentes, donné que Télé-Réception Parobec Inc , ayant ses bureaux d'affaires au 4420 boul Lévesque, bureau «211, St-Vincenl de Paul, Laval.Province de Québec, a transporté en laveur de Headway Factors Company Limited, ses comptes recevables, ses dettes de livres, réclamations, (art 1571d du Codé Civil) etc suivant transport général de créances, reçu devant le notaire soussigné le 30 avril 1985 sous le numéro 4955 de ses minutes, et enregistré dans la Division d'En-registrement de Laval, sous le numéro 576993, le 10 mai 1985 Me BERNARD FAUTEUX.notaire Avis est donné que DONALD BLACKBURN s adressera à la Commission des Transports du Québec pour l'obtention d'un permis spécial de location de voitrues de promenade, stations-wagons camionnettes et pick-ups d'une masse maximale en charge de 11.000 kg au 1400 Adélard Grenon à Ville de La Baie (LRQ.c T-12,r10) Toute personne intéressée peut Introduire une intervention ou une opposition dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution du présent avis Première publication 23 mai 1985 Deuxième publication 24 mai 1985 Pierre Saint-Pierre, c r Procureur du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MQNTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 5004)54)07051-848 ENTREPRISES D'AMÉNAGEMENT RÉMIGO INC.Demanderesse -VS* CENTRE PHYSIOMAGNÉTIQUE CPM LTÉE, el Al, Défenderesse -el- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION O ENREGISTREMENT DE SAINT-JEAN, Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR La défenderesse CENTRE PHYSIOMAGNÉTIQUE CPM LTÉE, est par la présente requis de comparaître dans un délai de 30 (trente) jours de la présente publication Une copie du brel d'assignation, déclaration, déclaration amendée et avis au défendeur (art 119a C P C ) a été laissée au bureau du Protonotaire de la Cour Supérieure, au Palais de Justice de Montréal à l'inlen-tion de la défenderesse MONTRÉAL, 17 mai 1985 DOMINIQUE DI BERNARDO.PACSM Mes GÉNÉREUX, GAUTHIER 8 MA-RUCA 276 St-Jacques, *905 Montréal, P Q,H2Y1N3 Procureurs de la demanderesse ANECO ENGINEERING LIMITED/ INGÉNIERIE ANECO LIMITÉE 280 Donral Avenue Suite 200 Dorval, Québec H9S3H4 AVIS DE LIQUIDATION ET DISSOLUTION PRENEZ AVIS que par résolution spéciale en date du 20e jour de décembre, 1984, autorisation a été obtenue en vue de la liquidation de l'actif de ANECO ENGINEERING Ll-MITED/INGÉNIERIE ANECO LIMITÉE, et de sa dissolution volontaire en vertu des dispositions de la Loi sur les Sociétés Commerciales Canadiennes Un certificat d'intention de dissolution a été délivré à la Corporation le Toute preuve de réclamation contre la corporation doit lui être produite dans les deux (2) mois suivant la date du présent avis, à l'expiration de ce délai, les biens de la corporation serons distribués aux personnes qui en ont droit, eu égard aux réclamation dont la compagnie aura alors reçu avis DATÉ A DORVAL.Québec, ce 30 avril 1985 Mes Amaron, Stead 8 Viberg Avocats Suite 2(X), 280 avenue Donral Dorval.Québec H9S 3H4 Procureurs de ANECO ENGINEERING LIMITED/INGÉNIERIE ANECO LIMITEE 61,00$ taux horaire 32,00$ 44,00$ 56,00$ 68,00$ PRENEZ AVIS QUE, la modification tarifaire demandée par la requérante DÉMÉNAGEURS AFFILIÉS DE MONTRÉAL INC rôle M-83-29779-1, cause M-304701 -110, laquelle se lisait comme suit Un camion 8 un chauffeur taux horaire 30,00$ Un camion 8 un chauffeur 8 un aide 41,00$ Un camion 8 un chauffeur 8 deux aides 51,00$ Un camion 8 un chauffeur 8 trois aides Chaque aide additionnel est de 12,00$ l'heure à être amendée pour se lire comme suit Un camion 8 un chauffeur Un camion 8 un chauffeur 8 un aide Un camion 8 un chauffeur 8 deux aides Un camion 8 un chauffeur 8 trois aides Chaque aide additionnel est de 12,00$ l'heure La requérante invoque l'article 85 des régies de pratique Tout intéressé peut introduire une opposition ou uns intervention dans le cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dudit avis en s'adressant a la Commission des Trnsports du Québec.505 est, rue Sherbrooke.Montréal (Québec) H2L1K2 1ère publication le 24 mai 1965 2iéme publication le 25 mai 1965 PAQUETTE 8 ASSOCIÉS PAR Me Céline Trudeau 200 ouest, rus St-Jacques Suite 900 Montréal (Québec) H2Y 1M1 ¦-^.Travaux publics Public Works ¦ Canada Canada Canada APPEL D’OFFRES Des SOUMISSIONS CACHETÉES portant sur les projets énumérés ci-dessous, adressées au chef.Politique et administration des contrats.Travaux publics Canada, 9925,109e Rue, pièce 200, Edmonton (Alberta), T5K 2J8, téléphone (403) 420-3213, seront reçues jusqu'à 11 h 30.heure normale des Rocheuses, à la date limite indiquée.On peut se procurer les documents de soumission au 9925, 109e Rue, pièce 200, Edmonton (Alberta), T5K 2J8, sur versement du dépôt exigé PROJETS No 610007 — Environnement Canada Resolute Bay (T N -O.) Hangar de l'aéroport Contrat de gestion No 610006 — Inuvik (T.N.-O.) Hangar de l'aéroport Contrat de gestion Date limite: 14 juin 1985 Dépôt.50 S REMARQUE- Une réunion d'information à l'endroit du projet à l'intention de tous les soumissionnaires aura lieu à 10 h (heure d'été des Rocheuses), le 7 juin 1985, au hangar de l'aéroport, Resolute (T.N.-O.), et à 10 h (heure d'été des Rocheuses), le 10 juin 1985, au hangar de l'aéroport.Inuvik (T N -O.).DIRECTIVES Le dépôt afférent aux plans et devis doit être établi à l'ordre du Receveur général du Canada Il sera remboursé sur retour des documents en bon état dans le mois suivant le jour de l'ouverture des soumissions Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Canada Avis est par les présentes donné que le contrat de vente an date du 25 avril 1985 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou lutures.payables à BDL CONSULTANTS IN(;, a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de MONTRÉAL le 30éme jour d'avril 1985.sous le numéro 3581178 Ce 17e jour de mai 1985 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est par les présentes donné que IVAN PAUL DOBRORUKA.joal-lier.résidant el domicilié au 6010 Cavendish, app 306, Cité et District de Montréal, adressera une demande au Lieutenant-Gouvereneur en Consil de la Province du Québec afin de changer son nom en celui de IVAN PAUL DOBREN Montréal, le 15 mai 1985 MORTON PIASETSKI Procuruer de la candidate r&MADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE No 500-12-141486856 CARLINE BLAISE.Requérante -C- NESLY CANGE, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé NESLY CANGE est.par les présentes requis de comparaître dans un délai de quarante (40) jours de la publication Une copie de la requête en divorce a été laissée au Greffe de la Cour Supérieure Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier ou de produire votre comparution ou contestation dans les délais susdits la requérante procédera à obtenir contre vous, par defaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance qu'il sollicite contre vous GISÈLE DE MADDELEIN, P a YVES BOISROND 12335, boul Rolland Suite 10 Montréal-Nord (Québec) H1G 6A6 Procureur de la requérante AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie ALIMENTATION GILBERT FLEURY INC demandera à l'inapscteur général des inatilutions financlérés la par-mission da se dissoudra Montréal le 21 mai 1965 DE GRANDPRÉ, GODIN 8 Aaaociés ANNEXE "A" DESCRIPTION DE LA DEMANDE PRENEZ AVIS que AUTOBUS DES Erables LTÉE aSO.SZiémerue, Sl-Georges Ouest Beauce, Québec, s'adresse à la Commission des Transports du Québec pour demander la permission d augmenter ses tarifs pou' le transport le midi des étudiants sur le territoire du Grand Sl-Georges villes el campagnes, dans l'exploitation du service 3 décrit a son permis de la façon suivante TARIFS EN VIGUEUR Passage simple $ 0 40 6 billets pour $ 2 00 Passe annuelle $100 00 TARIFS PROPOSÉS Passage simple $ 040 7 billets pour $ 2 50 Passe annuelle $105 00 )pour le transports le midi durant I année scolaire) (pour le troisième entant de la même famille, la passe annuelle sera de $80 00) Toute personne intéressée pour s opposer à la présente demande dans les cinq (5) jours de la deuxième parution de cette demande dans les journaux en s'adressant à la Commission des Transports du Quebec Demande en vertu de l'article 33 du réglement sur les Régies de Pratique et de Régie Interne de la Commission des Transports du 0u6 bec Me Pierre Delorme, LAPOINTE ROSENSTEIN lOtO ouest, rue Sherbrooke Suite 1 too Montréal Québec H3A 2R7 tére parution 23 mai 1985 2iéme parution 24 mai 1965 la fierté a une ville I I • I SECRÉTARIAT MUNICIPAL AVIS PUBLIC 2e AVIS AVIS en vertu des dispositions de l'article 36a de la charte de la Ville de Montréal Afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu des dispositions de l'article 36a de sa charte, le Comité exécutif a approuvé, à sa séance du 24 avril 1985, la description d'une partie de la rue La Fontaine siss entra les rues Darling et Davidson cl-après décrite La rue La Fontaine (numéro P 30-87 du cadastre du Village de Hochelaga) sise entre les rues Darling et Davidson.bornés vers le nord-ouest par le lot numéro 267, vers le nord-est par une autre partie du lot numéro 30-87 (rue Davidson), vers le sud-est par les lots numéros 30-49-A.30-50-A, 30-51-A.30-62-A, 30-6S-A.30-66-A St 30-67-A et vers le sud-ouest par une autre partie du lot numéro 30-87 (rue Darling) Le droit A une Indemnité su égard é ces acquisitions doit être exercé par requête devant le tribunal d'expropriation dans l'année qui suit la troisième publication du présent avis Cet avis est le deuxième que la Ville est tenue de publier MAURICE BRUNET Qreffler de la Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 17 mal 1985 2b avis AVIS en vertu des dispositions de l'article 36a de la charte de la Villa de Montréal A sa séance du 24 avril 19B5.le Comité exécutif a approuvé la description des ruelles suivantes, afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu des dispositions de L'article 36a de sa charte «les ruelles numéros 172-1561,172-1562 et 172-1579 du cadastre du Village de la Côte-de-la-VIsItatlon, sises au sud-ouest de la 1ère Avenus, au nord-est de la rue Mol-son, entre les rues Dandurand et Holt.» Le droit à une Indemnité eu égerd è ces acquisitions doit être exercé par requête devent le tribunal d'expropriation dans l'année qui suit la troisième publication du présent avis Cet avis est le deuxième que la Ville est tenus de publier MAURICE BRUNET Qreffler de le Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 17 mal 1985 2e AVIS AVIS en vertu des dispositions de l'article 36a de la charte de la Ville de Montréal Afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu des dispositions de l'article 36a da sa charte, le Comité exécutif a approuvé, à sa séance du 24 avril 1985, la description de la partie de ruelle cl-après mentionnée sis au sud de la rue Prince Arthur et à l'ouest du boulevard de la Rousseliére (PoInte-aux-Trembles) et composée de la partie de lot suivante «une partie du lot 208-440 (ruelle), du cadastre de la Paroisse da PoInta-aux-Trembles.bornée vers le nord per une partie du lot 206-407, vers l'est par une autre partie dudit lot 208-440 (rue Sherbrooke), vers le sud par uns partie du lot 208-417 et vers l'ouest par une partie du lot 208-408 (ruelle)» Le droit à une Indemnité au égard à ces acquisitions doit être exercé par requête devant le tribunal d'expropriation dans l'année qui suit la troisième publication du présent avis Cet avis est le deuxième que la Ville est tenue de publier.MAURICE BRUNET Qreffler de la Ville Hôtel de Ville, Montréal, le 17 mal 1985 20 Le Devoir, vendredi 24 mai 1985 SPORTS La série est égale 1-1 Les Oilers gagnent au Spectrum BERNARD CYR PHILADELPHIE (PC) - Les Oilers d’Edmonton ont accompli leur mission en disposant des Flyers de Philadelphie 3-1, hier soir au Spectrum, dans le deuxième match de la série finale de la coupe Stanley.Comme l’an dernier face aux Islanders de New York, quand les Oilers ont gagné la Coupe Stanley pour la première fois de leur histoire, ils avaient l’intention de remporter un des deux premiers matches disputés en terrain ennemi.Ce qu’ils ont réalisé hier soir, pour égaler la série à 1-1.Les trois prochains matches seront disputés à Edmonton.« J’aime bien Philadelphie, mais pas au point de vouloir y revenir dans cette série.Nous devons absolument gagner ce match », avait déclaré le pilote des Oilers, Glen Sather, en matinée.Il s’agissait seulement du deuxième revers des Flyers à leurs 25 derniers matches au Spectrum (22-2-1) et il a été acquis non sans peine par les Oilers.BASEBALL Ligue Nationale Mercredi Los Angeles 4, Montréal 0 St Louis 5, Atlanta 3 Chicago 7, Cincinnati 4 San Diego 5, New York 4 S Franc'co 6, Phila'phie 2 Houston 5, Pittsburgh 3 Hier Aucun match à l'affiche Aujourd’hui Houston, Ryan (3-2) à Chicago, Ruthven (1-2), 16 h 05 St.Louis, Tudor (1-6) à Cincinnati, Soto (6-3), 19 h 35 San Francisco, Laskey (1-4) à Montréal, Hes-keth (4-2), 19 h 35 Pittsburgh, Winn (0-0) à Atlanta, Bedrosian (1-2), 19 h 40 Los Angeles, Hershiser (3-0) à New York, Lynch (2-2), 20 h 05 San Diego, Dravecky (3-2) à Philadelphie, Denny (1-4), 20 h 05 BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.dlH.NEW YORK 23 13 .639 — CHICAGO 22 14 .611 1 MONTRÉAL 22 17 .564 2V2 ST-LOUIS.19 19 .500 5 PHILADELPHIE 15 23 .395 9 PITTSBURGH 12 25 .324 11 '/z Section Ouest SAN DIEGO 22 14 .611 — CINCINNATI 21 18 .538 2 72 HOUSTON 21 18 .538 2 72 LOS ANGELES 19 21 .475 5 ATLANTA.16 22 .421 7 SAN FRANCISCO 15 23 .395 8 LIGUE AMÉRICAINE Section Est TORONTO 25 14 .641 — BALTIMORE 21 16 .568 3 DETROIT 20 16 .556 372 NEW YORK 19 16 .543 4 BOSTON .18 20 .474 6 72 MILWAUKEE 15 21 .417 8 72 CLEVELAND 15 24 .385 10 Section Ouest CALIFORNIE 23 16 .590 — MINNESOTA 21 18 .538 2 CHICAGO.19 17 .528 2 72 KANSAS CITY 20 18 .526 2 72 OAKLAND 19 20 .487 4 SEATTLE.17 21 .447 572 TEXAS 11 27 .289 11 72 HOCKEY Coupe Stanley Les meneur! i a pts (Finale 4 de 7) D Mardi Gretzky, Edm.11 26 37 Philad'phie 4, Edmonton 1 Savard, Chi .9 20 29 Hier Edmonton 3.Philad'phie 1 Samedi Philadelphie à Edmonton Mardi, 28 mai Coffey, Edm 9 Kurri, Edm 18 Anderson, Edm 9 P.Stastny, Qué 4 18 27 6 24 15 24 19 23 Philadelphie à Edmonton Jeudi, 30 mai Larmer, Chi.,.Goulet, Qué.9 .11 13 22 10 21 Philadelphie à Edmonton Messier, Edm.10 10 20 Dimanche, 2 juin Sutter, Chi .12 7 19 ?Edmonton à Philadelphie T Murray, Chi .5 14 19 Mardi, 4 juin Secord, Chi.7 9 16 ?Edmonton à Philadelphie Propp, Phi .6 9 15 (* St nécessaire) COUPE STANLEY Série “O” Pi g P bp bc pts PHILADELPHIE 2 1 1 5 4 2 EDMONTON 2 1 1 4 5 2 TELEVISION Ligue Américaine Mercredi Toronto 10, Chicago 0 Milwaukee 6, Cleveland 5 Boston 4, Minnesota 3 Kansas City 6.Texas 3 Detroit 3, Californie 2 Baltimore 3, Oakland 0 Seattle 4, New York 1 Hier Oakland 4, Baltimore 2 Toronto 6, Cleveland 5 Boston au Texas New York à Seattle Aujourd'hui Toronto, Alexander (5-2) à Cleveland, Ruble (1- 2) , 19 h 35 Minnesota, Smithson (4- 3) à Milwaukee, Burris (1-4), 20 h 35 Chicago, Burns (5-3) à Kansas City, Jackson (2-2), 20 h 35 Boston, Boyd (4-3) au Texas, Hough (3-3), 20 h 35 Baltimore, Davis (1-1) en Californie, Slaton (4-2), 22 h 30 New York, Cowley (2-2) à Oakland.Codiroli (5-1), 22 h 35 Detroit, Wilcox (1-2) à Seattle, Moore (4-4), 22 h 35 Les frappeurs pb CS ppcc moy.Brooks .135 35 20 2 ,259 Butera .11 4 1 0 ,364 Dawson.143 40 21 6 .280 Dilone.38 7 2 0 .184 Dnessen.121 34 15 5 .281 Fitz'rald .104 24 11 0 .231 Flynn.5 1 0 0 .200 Francona .36 11 2 0 ,306 Law 100 26 8 0 ,260 Nicosia .3 0 0 0 .000 Rames .133 35 9 0 .263 Wallach .136 39 16 2 .287 Was'ngton .72 20 9 0 ,278 Winn'gham , 87 22 6 1 ,253 Wohllord .41 8 4 1 ,195 Buts volés: Raines, 11, Win-mngham, Dawson 6, Washington, 4, Dilone, 3.Wallach, Fitzgerald, Law, Dries-sen, 2 chacun.Brooks.Francona, 1 chacun Les lanceurs g-p ml pm rab mpm Burke 0-0 19.1 6 16 2.79 Glynn 0-0 2.1 5 2 21.43 Gullickson 5-4 55.2 21 17 3.39 Hesketh 4-2 47.2 11 41 2.08 Lucas 0-0 3,1 0 1 0.00 Palmer 3-4 480 17 35 3.18 Reardon 2-1 26.1 4 23 1.36 Roberge 0-1 20.2 6 11 2.61 St Clair 0-0 0.0 0 0 0.00 Schatzeder 1-0 26.0 14 13 4,84 Smith 51 52.2 10 30 1.71 Victoires préservées: Reardon.9.Burke.1, Roberge, 1 Ils ont dû blanchir les Flyers en troisième période et s’accrocher à une mince avance d’un but, obtenue lorsque Willy Lindstrom a marqué, à 16:08 minutes de la deuxième période.Dave Hunter leur a permis de respirer un peu mieux, avec seulement 27 secondes à faire au match, quand il a marqué dans un filet désert.Wayne Gretzky, blanchi lors du premier match, avait ouvert la marque à 10:29 du premier engagement et Tim Kerr avait provoqué l’égalité à 10:22 de la deuxième période.Il s’agissait pour Gretzky d’un 50e but en 67 rencontres des séries éliminatoires.La stratégie des entraîneurs n’a pas été différente du premier match, Ron Sutter et Howe étant opposés à Gretzky et Jari Kurri, tandis que Brad Marsh se retrouvait sur la glace en même temps que Mark Messier.Sather a par ailleurs fait jouer la recrue Esa Tikannen avec Gretzky et Kurri en début de match, pendant un avantage numérique et en fin de période.Le jeune homme s’est bien tiré d’affaires, décochant deux des huit tirs au but des siens, et a démontré une belle assurance.Le troisième match de la série aura lieu demain soir au Northlands Coliseum.ÉCHOS — La Ligue nationale a fait connaître le nom des finalistes pour ses divers trophées individuels, qui seront remis la 12 juin à Toronto.Il n’y a pas de doute que Mario Lemieux, des Penguins de Pittsburgh, méritera le trophée Calder (recrue par excellence) devant Chris Che-lios, du Canadien.Le fait d’être considéré la deuxième recrue de la ligue cette saison constitue un honneur important pour le défenseur du Tricolore.Mike Keenan, des Flyers, et Barry Long, des Jets de Winnipeg, sont les finalistes pour le trophée Adams (instructeur de l’année); Paul Coffey, des Oilers, se mesurera à Raymond Bourque, des Bruins, pour le titre de meilleur défenseur et le trophée Norris; Jari Kurri, des Oilers, et Joe MuUen, des Blues de St.Louis, se feront la lutte pour le trophée Lady Byng (joueur le plus gentilhomme); Wayne Gretzky, des Oilers, devrait remporter le trophée Hart (joueur par excellence) devant Dale Hawerchuk, des Jets, et il est déjà assuré du trophée Art Ross, remis au meilleur marqueur.Oilers 3, Flyers 1 Première période 1-EDMONTON: Gretzky 11 (Coffey).10:29 Pénalités — Cofféy E 4:17, Fogolin E 6:03, Hunter E, Marsh P mineures 9:22, Kerr P 15:16, Tikkanen E.Tocchet P 19:21 Deuxième période ¦2-PHILADELPHIE: Kerr 10 (Poulin, Carson).10:22 3— EDMONTON: Lindstrom 4 (Krusheinyski, McClelland).16:08 Pénalités — Hunter E, Kerr P majeures 2:39, Tocchet P 4:56, Krusheinyski E, Hospodar P mineures 7:22, Marsh P 12:11, Fogolin E, Dvorak P 17:58.Huddy El 8:53, Kerr P 19:51.Troisième période 4— EDMONTON: Hunier 2 (Anderson).19:33 Pénalité — Aucune.Tirs au but Edmonton.8 14 8—30 Philadelphie .6 8 4—18 Gardiens — Edmonton: Fuhr; Philadelphie: Lindbergh.A—17,191.îSff.’’ Photolas*r AP Jack Nicklaus vient de rater un autre roulé au cours de la première ronde du tournoi Memorial.Nicklaus a joué 71 hier, et accuse un retard de quatre coups sur Jim Simons et Lon Hinkle.Le Canadien Dave Barr est troisième à 68.Un premier quart de saison Murray Cook a livré la marchandise DANIEL CAZA ( PC ) — A l’issue du match de ce soir, les Expos auront terminé le premier quart de la saison régulière.Au camp d’entraînement, la majorité des observateurs leur accordait dans le meilleur des cas le cinquième rang de la division Est de la Ligue nationale.Même s’il est trop tôt pour dire que les « experts » se sont trompés, on ne peut qu’être impressionné par la tenue des hommes de Buck Rodgers.Une fiche de 22-17 et le troisième rang, à deux parties et demie des Mets de New York.Murray Cook ne racontait pas d’histoires quand il a affirmé, au milieu de son grand ménage de décembre, que l’alignement des frappeurs des Expos allait être plus équilibré malgré l’absence de Gary Carter.Après 38 matches, l’équipe était au deuxième rang de la Ligue nationale pour la moyenne au bâton (.260), les doubles (61) et les triples (11).« La principale différence se situe aux septième et huitième rangs de l’ordre des frappeurs, a indiqué le joueur de troisième but Tim Wallach, qui prouve cette saison à quel point la présence de Doug Flynn et d’Argenis Salazar lui avait nui l’an dernier.« Herman Winningham et Mike Fitzgerald ont accompli un travail remarquable jusqu’ici », a-t-il ajouté.Les Expos sont également mieux équilibrés au plan d^e la vitesse sur les sentiers.Avec 40 larcins, l’équipe occupe le troisième rang de la Ligue nationale dans ce département.Mais lorsqu’on parle des succès des Expos cette saison, on ne peut passer sous silence le travail irréprochable du releveur Jeff Reardon: 2-1 et neuf victoires préservées, moyenne de point mérité de 1.37 en 26 manches et un tiers, et les Expos ont gagné les 14 des 15 matches auxquels il a participé.« Buck Rodgers sait à quel moment m’utiliser.C’est la raison de mes succès », a mentionné Reardon.Et Reardon n’est pas le seul joueur des Expos à faire l’éloge du nouveau gérant.Lorsqu’on discute de la situation de l’équipe avec les autres joueurs, le nom de Rodgers revient souvent comme raison des succès des Expos.« La porte de son bureau est toujours ouverte, a affirmé le lanceur Tim Burke, qui a joué pour Rodgers l’an dernier, à Indianapolis.Si un joueur a un problème, il tend l’oreille.Je n’ai jamais connu un gérant pour qui il est si facile de jouer.Il suffit de fournir notre pleine mesure pour le satisfaire.» EN BREF.¦ Vancouver congé^t^e Harry Neale VANCOUVER (PC) - Les CanucKS de Vancouver ont congédié hier leur directeur général Harry Neale qui était avec l’équipe depuis sept ans.Ils nommeront probablement la semaine prochaine un directeur des opérations hockey pour le remplacer.Arthur Griffiths, l’assistant au président du conseil des directeurs, a indiqué hier que Neale en est venu à une entente quant aux deux dernières années de son contrat.Neale occupait le poste de directeur général depuis près de trois ans au cours desquels il a congédié deux entraîneurs pour ensuite leur succéder derrière le banc des joueurs.Les Canucks ont terminé au dernier rang de la division Smythe en 1984-85, et ils ont été exclus des éliminatoires.Neale a remplacé BiU Laforge comme entraîneur après seulement 20 parties.Griffiths a dit hier qu’un directeur des opérations hockey a été choisi et il ne reste plus qu’à négocier les conditions salariales.Enfin, l’ex-entraîneur des Rangers de New York, Herb Brooks, a confirmé que les Canucks lui ont proptosé un poste pyour la prochaine saison.¦ Z/co condamné en Italie UDINE, Italie (AFP) — Le piopulaire attaquant brésilien de l’Udinese Arthur Antunez Coimbra Zico, a été condamné par les juges du tribunal d’Udine, à une peine de huit mois de prison ferme, et une amende de 1.63 milliard de lires ($1.1 million) pour exportation illégale de capitaux pwur un total évalué à 1.21 milliard.Zico, qui avait été entendu mercredi par les magistrats, était parti aussitôt après pour Belo Horizonte au Brésil où il a rejoint la sélection nationale de son pays.Les juges, qui ont délibéré pendant plus de deux heures avant de livrer le verdict, ont reconnu Zico coupable d’avoir signé le 30 août 1983 à Lugano (Suisse), un contrat publicitaire avec la société de Londres Groupings Limited, sans avoir sollicité l’autorisation du ministère du Commerce extérieur italien et du bureau italien de Changes.Au cours de son interrogatoire mercredi, Zico avait affirmé que le contrat avait été signé à Rio en juin 1983 et que le contrat de Lugano constituait une copie conforme ne comportant aucune clause nouvelle.¦ Andre Sabbah gagne au 3 mètres WINNIPEG (PC) — Le jeune Montréalais de 10 ans, André Sabbah, a rempxyrté sans difficulté les épreuves au tremplin de trois mètres, hier, au Championnat canadien de plongeon groupie d’âge.Sabbah, dont les succès en plongeon remontent en 1979, a accumulé 245.35 points, pour devancer aisément Karl Fix (210.20) et Yanik Bérubé, de Montréal (180.40).Chez les jeunes filles, Anne Mompminy, de Montréal, a terminé devant Dee Dee Merritt, de Thunder Bay et Alison Saklafske, de Saskatoon.O m PREMItRE ÉDITION CE THE NEWS O O O LE MONDE O a MIDDAY (1h.appr.) (33 LOVE CONNEaiON CD WWNY NEWS - 7 AT NOON O* SPIDERMAN (33 W RYAN'S HOPE (Q LE DIX VOUS INFORME IB THE FLINTSTONES IB ID O L'ENAP PRÉSENTE Reprise de dimonche, 13h30 (SE) APPELEZ-MOI BRUCE (FC) NEVER SAY NEVER AGAIN ID LES NOUVELLES RÉGIONALES C£) ACROSS THI FINCE O O O CD CINC*CMJIZ PIC ET PIC ET COLÉGRAM.(2h.l5) CD rCNTREVUE O TtUXARTS Reprise de jeudi, 23h26 (£] A LA FERME œ CE MIDI EN VILLE O CD CD CD allô sou sou (Ih.) CD GD THE YOUNO AND THE RESTLESS (Ih.) (T) SEARCH FOR TOMORROW O* MIDDAY NEWSLINE (D (2) LOVINO CD PULSE 12i30 CB CD CD LE CORPS HUMAIN LES HORMONES.m SONJOUR, SON APPETIT O COMMUNITY NOTES ¦nrr.Tni O O CD (S) all MY CHILDREN Oh.) CD DAYS OF OUR LIVES (Ih.) o* CD THE DON HARRON SHOW Inv.i Potrick Reid, directeur de j'Expo '86; Liono Soyd, guitariste classique; No-Nome Players, com-édiensimprovisoteurs et Jenilee Harrison, octrke.(Ih.) ED CD CD CHIESEC SCHOOL TELECAST ED SUPER PLATINE O CD CD IE) AU JOUR LE JOUR (Ih.) CD CD AS THE WORLD TURNS (Ih.) CD CD €S) LE MARCHÉ AUX IMAGES (Ih.) Reprise de lOhOO ED AU théâtre CE SOIR (Ih.45) O O OALUS Oh.) (D O* CD ANOTHER WORLD (Ih.) QCl @ ONE LIFE TO LIVE (Ih.) (SE) BENNY HILL ¦ EI^M o (X) CD CD TÉLÉ-FEUILLHON JEAN-CHRISTOPHE (5e de 9), Avec Klaus Mario Brandauer, Bruno Devoldere, Virginie Billet-doux et Jocques Morel.— Guéri grâce oux soins de Sidonie, Jean-Christophe reprend espoir.Une amitié sincère le rapproche d'Olivier avec qui il portoge un nouvel appartement en plein coeur de Montpornasse.()h.) X (X CAPITOL O O O CD FORUM (Ih.) CD CD 69 CARnS SUR TABLE (SE) US VOUURS DE LA NUIT (FC) NATIONAL LAMPOON'S CLASS REUNION iUT.M CD CD GUIDING LIGHT |1h.) CI Q CORONATION STRin ^ TOM B JÉRRY AND FRIÉNDS O ‘ 03 IB 32 OiNIRAL HOSPITAL (Ih.).IB QB SB PAUSE MUSICAU ¦ MISH CD INnRMÉDIi CABUS OPTIQUiS, PRIMIlRI ¦ H!SM O (X ID Q) PRINCI NOIR O O O CD DRdLI DI MON DI O O ALL IN THI FAMILY X TRANZOR-Z IB m BD TÉLÉFILMS THEODOR CHINDIER (3« d« 4).(2h.oppr.), Repris» d« dimonche, 21h30 3Zl MR.ROOIRS' NIIOHtORHOOD m U THÉÀTRI Df lOUVARD ¦ H.TH CS U FAMILLI RAROIOT Bsm o X O IB tOMNO X ALICI O L'HIURi DI LA DONNI HUMIUR a O DO IT FOR YOURSfLF X THE DATING OAMf O O CD LA BANDI A NIMÉI X SCOOBT DOO O* WHEEL OF FORTUNE X POLICE WOMAN FISH.(Ih.) IB MUSIC VISION @ HE-MAN AND THE MASTERS OF THE UNIVERSE (S; SESAME STREET (ih.)q (FC) GATHER TOUR DREAMS ¦ WM'S e X ID IB L'ESCAPADE X TAXI a a SPIRIT BAY X the newlywed oame O O ODTSStf X bewitched a* M‘A’S*H PAYDAY.— le jour de la paie apporte une aubaine à Hawkeye, un polde-vin à Henry, un collier de perles à Hotlips, et la malchonce au poker pour Trapper.REPRISE.OD LES SAnLLIPOPETnS IB TAXE A BREAK SCOOBT DOO CS LE VILLAGE DANS LIS NUAOES (SE) LE ZOO SANS tliPHANT (FC) INSPECTOR OADOn IB FAMILY FfUD CB L’ACADtMII DIS NEUF a NEWSWATCH UPDATE ¦ tJT'M a TEii-s g lA CHASSE AUX TRÉSORS Anim.; Didier Lecat, Eisa Menet et Philippe de Oieuleveut.Deux candidats doivent résoudre trois énigmes ciont les réponses se trouvent dons I1le de Ceylon.(Ih.) X SINSON O B o IB MONTRlAL, IN DIRia (Ih.) a e VIDEO HITS X jeopardy X THRil'S COMPANY O' WKRP IN CINCINNATI A SIMPLE lITTLE WEDDING.— Arthur et Carmen Corlson veulent le marier très limplement, malt Maman Carlson t immisce dons leur proiet.REPRISE.X VIOAS MILLIKEN'S STASH.(1 h.) X m CINlMA DI S HEURES JUtlE POT DE COLLE.(1h.30) O VIVRE A TROIS O THI PRICE IS RIGHT (Ih.) ELECTRIC COMPANY (FC) NOBODY'S HUO ¦T7!TiTl X PIOPU’S COURT a O (SI THRU'S COMPANY ?) M-A-S-H XI ) WHEEL OF FORTUFM ¦ WIBSnR Avec Emmanuel Lewis.ID OENIES en HERBE IB IB CB MAYA L'ABEILU Reprise de dimanche, 18h30 (St 3-2-1 CONTAa ?m LE JOURNAL (FC) SPECTRUM ¦ HT.T.l O m CE SOIR XTHE NEWS (Ih.) O a O U MONDE (1 h.) auxO O O ¦ a THE PRICE 1$ RIGHT (Ih.) X NIGHTLY NEWS ON S a NEWSWATCH (Ih.) X WWNY NEWS 0‘ NEWSLir» (Ih.) X TVS NEWS IB LE IB HEURES IB PULSE (Ih.) IB ID CB HISTOIRES DE CIRQUE LE DOMPTEUR DE LIONS.— Gerd Simoneit nous explique ses techniques de dresseur de lions.(Si NEWS CENTER 22 ISS EDUCATIONAL COMPUTING CB LA BOUTIILLE A LA IMIR (SC) SAIGONi L'ANNlE DU CHAT (FC) SHARI ULRICH Sus NOUVELLES SIGNALES iriüM a us NOUVILUS DU SPORT tmn a CE SOIR EN VILU nSEQ e us NOUVELUS DU SPORT X NBC NIGHTLY NEWS X CBS IVENIF4G NEWS X UX ABC WORLD NEWS TONIGHT b X U 9 VOUS INFORME a ODYSSCl a U 13 vous INFORME a a CB TtusiRvici PLUS (Ih.oppr.).En reprise à 23hOO (SX NIGHTLT BUSINESS BIPORT a des chiffres n dis LETTRES imim a a AVIS DE RECHERCHE a ATOUT PIC Mciyr.i a X a A PUIN TEMPS Avec Rito Bibeou, Roymond Clou-tiy, Suzonne Champagne et Guy L'Ecuyer.Voix de Lorraine Auger, Johanne Eontoine, Roymor:d le- Rouit, Suzonne Marier et Johanne tveillè.X CBS NEWS O O O a CINEMA DU VENDREDI PILASSE.(2h.) O QUEBEC TODAY X WHEEL OF FORTUNE O REACH FOR THE TOPs NATIONAL PLAYOFFS X A COMMUNIQUER (Ih.) O* a ENURTAINMENT TONIGHT Rendons-nous en compagnie de Stefanie Powers sur le lieu de tournage du téléfilm intitulé "Deceptions".XTAXI a GILLET, PURE LAINE (2l BARNEY MILUR SC MACNEIL/UHRER NEWSHOUR (Ih.) a AUJOURD'HUI LA VIE CHANSONS TÉMOINS CHAN-SONS MIROIRS.Anim.; Dominique Verdeilhon et Marc Legras.Inv.; Pierre Saka, Potrick Burgel, Sophie Duprés, Isabelle Moye-reou, Doniel Guichard, Peter Lorne et Yves Duteil.(Ih.) (F€) PlltSSTARnR grifvyi CS œ CS) TIRAOC DC *‘LA QUOTIOlINNi** O (DW VIVU A TROIS Avec Joyce De Witt, John Ritter et Priscilla Barnes.— Jack est menacé de perdre son emploi s'il ne s'éloigne pas de la fille du potron.(J) D FAMILY FlUO O o TOO CLOSi FOR COMFORT FOR EVERY MAN THERE’S TWO WOMEN ovec Ted Knight et Noncy Dussoult.— Henry décide de prendre les choses en main au moment où lo police refuse de se mettre à lo recherche des deux femmes qui ont ogressé Monroe.REPRISE.CD M*A*$*H O* ilZARRI Anim.: John Byner.O A RUIN TIMRS CS MNSON Avec Robert Guillaume.CB CD CD RITRAITi-AaiON Anim.: Nicole Germain.— Les relotions des enfants ovec les personnes 6gées.En reprise mercredi suivant, } 6h30 ® THI UNNY HIU SHOW S'MyPl O CE) a a HORS siRisg ET LA VIE CONTINUE (Se de 8).Avec Virno Lisi, Jeon-Pierre Mo-rielle, Clio Goldsmith et Béotrice Comurot.Une esclandre de Giovanno pousse Saverio à lo foire interrvsr.Après une célébration de Noël particulièrement réussie, on fête le 90ième anniversaire du grond-p^* Betocchi.La fête est brutalement interrompue.(Ih.) DD CBS SRICIAL MOVII RRISINTATION CADOYSHACK.(2h.) O o MMRDIR SHI WROTI Avec Ar>gelo Lonsbury.(Ih.) CD V BREAKOUT avec Michael Ironside, Marc Singer et Blair Tefkin.— Des étrongers copturent Donovan et Ham.Les deux guérilleros.Robin Maxwell et KyTe Botes, le fils rebelle de Nothon, combinent un plan d'évasion.(Ih.) O* THE COStY SHOW Avec Bill Cosby et Phylicio Ayer- sAllen.CD (SI WEBSHR g Avec Suson Clark, Alex Karros et Emmanuel Lewis.CS MAH HOUSTON U DEATH WATCH avec Lee Horsley, Pomelo Hensley et Lincoln Kilpo-trick.— Houston aide le lieutenant Hoy à tendre un piège à un policier malhonnête.Le pion échoue.Houston est fait prisonnier.(Ih.) CB CD CS DROIT DE RAROU Anim.: Cloire Lomorche.ph.).En reprise mardi suivant, 15h30 (SZ) WASHINGTON WUK IN REVIEW g W ftONJOUR, BON ARRÉTIT Michel Oliver et Christian Milieu préparent lo recette de "Poulet howoien", (SE) ARRiUZ-MOI BRUCE O* SNOW JOB A WING AND A PRATER avec Leslie Neilson, Joonne Côté et Liliane Clune.— Il semble que les employés qui, en principe, ou-raient dû assister à un cor>grès, r>e soient jamais parvenus à aestir>o-tlon.Avery jette son dévolu sur Renée.(D (2) BENSON 9 Avec Robert Guillaume, Ingo Swenson et James Noble.dT) WAU STREET VYSEK CD SUPER PLATINE Anim.: Jocky.— Vidéo clips de: Jeone Mas, Moon Rov, Nick Kers-how, Patrick Bruel, Thierry Pastor et Village People.gTTTTl O a IN Roun POUR MnORIA Dossier sur l’ochot d'armements soviétiques par l'Afrique du Sud.Comment un Allemand en résidence illégale aux Etats-Unis se rend ô Por^ pour négocier rochot d’ormes soviétiques avec les Bulgares.(Ih.) P O O QD LA RAROU EST rvous Anim.: Gérord-Morie Soivin et Hélène Letendre.(Ih.) OOEYE TO EYE (Ih.) (D MIAMI VICE Avec Don Johnson, Miguel Pinero et Philip Michoel Thomas.— Les détectives Crockett et Tubbs tentent d'extrader Calderone, lo tète dirigeonte d'une opèrotion de tro* fie OB drogue.(2h.).REPRISE.O* CD CTV SRICIAL MOVIE PRESENTATION WHEN DREAMS COME TRUE.(2h.) CD (&) abc MOVIE SRICIAL g GENERATION.(2h.) (D CD HARSKY IT HUTCH ESPRIT ES-TU LA?avec Dovid Soul et Poul Michoel Gloser.( I h.) CD CD IB ÇA VAUT U VOYAGE Avec Robert Toupin et Amulette Gorneou.En reprise jeudi, Iôh30 dZl FRIDAY NIGHT MOVIE THE UNSINKABLE MOLLY BROWN.(2h.05) IB VENDREDI FACE A LA TROIS.Anim.; Geneviève Guicheney, Robert Nomios et André Compono.Inv.: Dominique Boudis, moire de Toulouse, député européen et conseiller gé-nérol.(Ih.l5) (FC) PSYCHO II HITM a a a incursions Anim.: Donold Dodier.P (D CD CE) U TÉLÉJOURNAL g (D GD FALCON CREST g Avec Jane Wymon, Robert Fox-worth et Suson Sullivan.(Ih.).DERNIÈRE.O SPEa-ARTS Anim.: Rémy D'Anjou.O O THE NATIONALg P L'HEURE JUSn Anim.: JeorvLuc Mortgroin.O CB VIDÉO CUR Anim.: Nathalie Lobelle.CD CD IB C'EST RAS SI SIMRU QUE ÇA Une émission oui se penche sur les Problèmes a'infertilité chei homme.Quelles sont les causes de ce problème et quelles solutions peut v apporter la médecir>e moderrw?(Ih.) (SE) BENNY HIU IB MÉMOIRES DS BRUMES Des récits des compagnes de pêche à la morue dons les brumes de TerreNeuve ou ckins les banquises du Groenland, racontés de façon simple par les derniers terre-neu-vos.yms-s-e B a THI JOURNAL en IS VJ B X a a U POINT evîivM (U) U BOURRiAU OIS COEURS gHltM O LA PlRSONNALITt SPORTIVI Anim.i Claude Mercier.SH.TH a a O a TiRAGu M LOTO-OUlMC Avec Yves Corbeil et Louise Lqtro-verse.gSl.T.T.l a X a LA MtTto XTHINnVS a a o a us nouvelus TVA a a NIWSWATCH X) NIGHTLY NEWS ON S X WWNY NEWS O* a CTV NATIONAL NEWSQ X TVS NEWS a US NOUVELUS REGIONALES a a a teuservice plus (Ih.).Reprise de I8h30 (21 NEWS CENTCR 22 (FC) THE OEVONSVILU TCRROR ¦rVÎIT.tl O X a US NOUVELUS DU SPORT ¦rVÎT.T-J SZI BURNS AND ALUN a U THEATRE DE BOUVARD ¦-V1.T.H a us NOUVELUS DU SPORT O TEUXARTS X U 9 VOUS INFORMS a CE SOIR EN VILU a U 13 VOUS INFORME ¦rVliVM a a THE NATIONAL UPDATE ?a LAMETtO a LA FJLMILU BAROEOT a PULSE O U MONDE O* NIOHTLINE e X a a vivre en FORME Conseils sur la pratique des sports.Comnt.: Goéton Boucher.a O U MONDE REGIONAL a U DIX VOUS INFORME a a GOOD ROCKIN' TONin ( 1 ere de 2).Anim.; Terry David Mulligan.— Vidéos de Julian Lennon, Bryon Adomi, Kotrino and The Waves, Sade, et de Doug and The Slugs.Suite à 0h27 a U JOURNAL I-'VItM O a a a LA couuur inj TEMPS ¦ il!tn o a a CINÉMA DE FIN DE SOIREE LE DIABLE À TROIS.(2h.) e CINÉMA DE FIN DE SOIRU DIVINE.(2h.15) ¦rvimj e a ROCK WARS Anim.; Brod Giffen.Fir>oles entre Edmonton (Peter Mann and The Lonely), Toronto (Eye Eye), Mont-réoi (tchukon) et Voncouver (H.B.Concept).Irl'liT.T.l a* THE TWIUOHT ZONE Kl A GAME OF POOL.— Jesse Cardiff est un jeune homme oui o l'ambition de devenir le meilleur joueur de billard de lo rue Randolph.REPRISE.D THE START OF SOMCTHING BIG (Ih.) CD NITELIFE Anim.; Peter King.(Ih.) (2) 100 HUNTUY STBIfT (Ih.) (SE) QUE U SPEOACU COMMENU EQSi] a a GOOD ROCKIN' TONin (2e partie).— Terry David Mul-ligon s'entretient avec Nick Kershaw (The Riddle), nous énumère les vingt 45tours qui figurent au palmorés et nous présente les vi-déos de Billy Oceon, U.S.A.for Africa, The Bluebells, Til Tuesday and Jutes Shear.Les rtoms des gagnants du concours Jeffrey (5s-borne seront dévoilés.(Ih.) o a CINÉMA UN DRÔLE DE flic.(2h.20) X X CRS un NIGHT «AOVIE LOVELY BUT DEADLY.PoeelbUlté d'un match doe eérloe éllminaissirat da benkotboH au rétaou CBS.oooaus SPORTS X THE TONIGHT SHOW (Ih.) X W AK NEWS NIOHTLINE X CINÉ-SOIR fEAéMES fEMMES.{2h.) a CINÉ-SOIR LES SEPT MERCENAIRES.(2h.30) Sn UnNIOHT AMIRICA (Ih.) a esn 2 noir X WCAX 3 blanc OCFCMdnoIr a CKRM S noir X WPTZ S blanc a CBMT A noir O CHLT 7 noir X WWNY7blanc a CHIM I noir O’ CJOH R noir avec X WMTW • Monc X CKSH 9 blonc a CFTM 10 noir aCIVT 11 noir aCKFIRneb-aCKTMUnoIr aCIVQISneIr a CIVM 17 noir (2) WVNY 22 blanc a CIVO 30 noir 171 WCFI S7 blanc a TVFQ 99 noir (SI) eupor ocron (FC) firti cholca
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