Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 26 décembre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1912-12-26, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME in—No.304 UN SCU LE NUMERO MONTREAL, JEUDI 26 DECEMBRE.1912 ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS UNIS.93.00 ONION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .91.00 ETATS-UNIS .» »».$1.50 UNION POSTALE .$2* *00 LE DEVOIR Rédadtion et Adn ^%*ationj 71a RUE SAINT-JAtV x MONTREAL.^ TELEPHONES : ADMINISTRATION: Mai.7461 REDACTION: Muo 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA SESSION PROVINCIALE La session qui vient de se terminer n'a pas dû coûter grands sacrifices de temps et d’ rgent aux députés.M.Teilier et quelques autres députés exceptés, la plupart des mandataires du peuple ont suivi les travaux législatifs avec une rare assiduité suivant la spirituelle expression d’un ancien avocat à son clerc, qu’il n’avait presque jamais vu au bureau.Suivre est peut-être même jugement téméraire pour un certain nombre d’entre eux qui n’écoutent des débats que re qui cadre avec leur mentalité de partisans outrés.L’on dit que ce n’est pas pire ici qu’ailleurs.C’est possible, mais cela ne fait pas l’éloge des institutions parlementaires.Si le peuple qui croit se gouverne* par l’intermédiaire de ses représentants voyait ce qui se passe aux parlements, il reviendrait vile de son illusion.* * « Quelle est la cause de cette indifférence?A Québec l’une des causes, sinon la principale, est évidemment la prépondérance des intérêts privée.Notre législature devient de plus en plus une usine de législation privée.La session a commencé le 5 novembre.Or de cette date au 12 décembre, pas une mesure de quelqu’importaace n’a été présentée par le gouvernement.Et si le Dr Einnie n’avait pas soumis de nouveau son projet de loi sur l’instruction obligatoire, qui a provoqué un débat de trois jours, nous n’aurions pas eu à la Chambre une seule bonne journée de tras’ail avant la fin de la session.Par contre beaucoup de tapage dans les différentes commissions à propos de projets d’intérêts locaux, de successions, d’interprétations de testaments, de rivalités entre différents tripoteurs d’affaires, de promoteurs impudents auxquels on a le soin de mêler quelques naïfs de bonne réputation,pour couvrir les maquignonnages en perspective.C’est dans ces commissions que l’assiduité temporaire est le plus remarquable.Au moment du vote, l’on voit rentrer en bande la file de moutons que conduisent, suivant le besoin du moment, deux ou trois des dix à douze députés auxquels sont invariablement confiés les projets de loi privés et qui ont réussi à faire de la législature le principal comptoir de leur bureau en temps de session.Jamais cet état de choses qui dure en s’accentuant depuis longtemps n’a été remarqué autant que cette année.Devant les tribunaux, l’opinion politique des avocats n’est généralement pas un obstacle au succès.A la législature l’on a réussi à faire comprendre aux intéressés que-l’exercice du pouvoir comporte nécessairement la servitude en tout et partout, et que les causes douteuses surtout ne peuvent réussir que si elles sont défendues par les amis du gouvernement.Aussi voyez-vous des associations de Montréal désigner à leur mandant le bureau légal auquel ils devront s’adresser et ce bureau est presque toujours représenté dans la législature par un député ministériel.11 ne vient plus un avocat conservateur sur vingt à la législature de Québec.„ Pliés à cette mentalité, que voulez-vous que les députés sans valeur, sans courage fassent, sinon donner dans le courant?Ils y sont d’ailleurs poussés volontairement ou non par le gouvernement qui les laisse une bonne moitié de la session sam; sujets de réflexions et d’études.A cette session surtout l’inertie des ministres a été pire que jamais.La première mesure ministérielle d’importance n'a été prête pour la discussion que le douze décembre, neuf jours avant la prorogation.Puis s nt venus presque#tous à la fois une dizaine d’autres pro-jets d'une portée considérable: modification de la loi de la voirie, extension des p uvoirs de la commission du régime des eaux courantes, prévention des incendies à la campagne, service civil, censure des représentation!: cinémalographiques, chasse et pêche, subventions aux chemins de fer.En fait, la session d’intérêt public n’a duré que huit jours.Encore une fois que voulez-vous que des députés si mal dirigés fassent si non devenir la i roie des faiseurs?• * • Pour l’opposition, ce système conduit à une accumulation de travail qui rend sa tâche doublement lourde.Tous ces projets de loi qu'on apporte à la dernière heure réfèrent à une foule de textes épars dans les statuts ou de rapports connus (tes ministres seuls.Il lui faut par con-séqnen! référer à tou*, ces documents, les parcourir, quelquefois les scruter, puis examiner la portée des modifications ou des changements complets que l’on propose.M.Teilier ne se dérobe pourtant pas.On le voit, le malin aux commissions, l’après-midi à la Chambre, infatigable de vigilance comme d’énergie et de courtoisie, intervenant au plus obscur des débats et prodiguant à tous, aux particuliers comme au gouvernement les conseils d’une expérience de vingt ans, les enseignements d’une science légale constamment fortifiée par l’étude, les ressources d’un esprit clair et le prestige d’une admirable droiture d’intention.Beaucoup de particuliers lui doivent le respect de leurs droite légitimes; le gouvernement lui-même lui doit bien des modifications avantageuses de ses projets mal conçus et plus mal rédigés encore.Mais il ne commande pas la majorité et son action est souvent paralysée par l’intérêt privé et la passion de parti.Jean DUMONT.L’attentat de Delhi L'attentat commis lundi dernier coi tre la vie du vice-roi des Indes indique suffisamment que la flamme des haines -de races est loin d’être éteinte cl qu’elle couve sous la cendre dans le pays des antiques splendeurs.Qu oi qu’on puisse penser de la domination anglaise dans l’Inde et du régime politique qu’elle y a établi, on admet généralement qu’elle ronstitue une sauvegarde contre les guerres d’extermination qui ne manqueraient pas d’éclater entre les différentes castes, comme entre les tenants des anciennes religions Drientalcs cl les fidèles du faux prophète Mahomet.L’nutorité de la Grande-Bretagne disparue, on verrait se précipiter les uns contre les antre!; les éléments disparates de l’énorme population indienne, chez qui le sentiment de la solidarité nationale est encore totalement inconnu.jui sera donné aux pauvres malades de l’Hôpital Notre-Dame, le samedi, 28 décembre, à midi, sera sous la présidence de Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Montréal.Les Gouverneurs, administrateurs, Médecins èt Patronnesses de l’Institution sont priés de vouloir bien être présents.Le jour du dineiS tirage du piano et de la peinture en loterie, au profit de l'oeuvre.Billets encore en vente à la Procure de l’Hôpital Notre-Dame.NOËL A OTTAWA Ottawa, 26.— La journée de Noël s’est passée paisiblement dans la Capitale.Les traditions des années passées ont été observées dans les édifices du gouvernement.Son Altesse Royale le duc de Connaught a fait la distribution de eadéaux de Noël aux quarante employés qui travaillent autour de la résidence vice-royale.Les membres du personnel de sa maison n’ont pas été oubliés.Le due leur a souhaité un heureux Noël.Leurs Altesses Royales ont assisté au service divin à l’église St-Bertho-lemew et ont reçu à dîner hier soir.LES PAUVRES DE NEW-YORK New-York, 26.— Los Associations Philantropiques de la ville ont secouru les pauvres de la ville aujourd’hui, L’Armée du Salut u donné le dîner h 25,000 personnes.Au manège militaire du 9ème régiment, 5,000 paniers ont été distribués.Le congressman “Big Jim Sullivan”, l’ami des miséreux de Bowery, a donné son dîner do Noël comme par les ENERGIQUES PROTESTATIONS D'énergiques protestations, de ia part de l’Union des employés civiques de Montréal sont adressées aux Commissaires, contre la décision prise par l’ingénieur en chef, contre plusieurs contremaîyes ou chefs de section, accusés d’avoir répandus sur les trottoirs des cendres non tamisées.Ou sait que ces employés furent suspenÜus de leur fonctions, puis quelques jours plus tard, réinstallés dans leurs fonctions.Or, la condamnation, puis la réinstallation, tout cela fut fait sans que les principaux intéressés, c’est-à-dire les contremaîtres frappés, aient seulement été entendus, au moins, pour s’expli qüer ou pour se défendre.Mardi soir, à l’assemblée générale de l'Union des employés civiques l’affaire a été longuemeift expliquée.Les contremaîtres suspendus ont été réinstallés, mais leur salaire a été retenu, par l’Hôtel de Ville.C’est la pénitence qu’on inflige à ces malheureux pères de famille, qui avec leur plein salaire, ont de la peine à joindre les deux bouts.Mais ce au'ü y a de plus piquant, c’est qu'ils protestent de leur innocence.Ils soutiennent, qu’en agissant comme ils Uont fait, ils nr’ont qu’obéi fidèlement aux ordres qu’ils avaient reçu.C'est pourquoi ils font appel du jugement de l’ingénieur en chef, devant les Commissaires.Ils l’accusent même de les avoir condamnés de lui-même, sur la simple dénonciation d’un journal, et sans faire la moindre enquête.Un comité de trois membres a été nommé, avec mission de se rendre auprès des commissaires, de leur exposer la question sous son vrai jour, et d’ériger au nom de la justice, que le salaire de ces contremaîtres injustement frappé leur soit remis intégralement.EMOTION CHEZ LES TEXTILES Une vive émotion règne depuis quatre ou cinq jours, parmi les ouvriers des filatures d’Hochelaga appartenant à la “Dominion Textile Coy’’.Un contremaître de la priocipale filature, se disant autorisé, a lancé la rumeur que le 2 janvier prochain, jour où la loi des 55 heures doit être mise en vigueur dans les filatures, ia compagnie avait décidé de faire commencer la journée à six heures du matin.Il n’en fallu pas davantage pour donner naissance à de multiples canards, qui ont parcouru le populeux quartier dans tous les sens depuis ces trois jours.En effet, lés ouvriers, et' surtout les femmes et les enfants attendaient avec anxiété que cette loi bienfai-faisante fût appliquée, pour ne commencer la journée qu’à sept heures r.ce qui n’a jamais été fait dans ces filatures, où depuis leur fondation, il y a plus de 30 ans, les ouvrières commencent à travailler à 6 h.ou à G h.10 a.m.Plusieurs ouvriers parlaient déjà de la possibilité d’une grève.Mais, que tous les ouvriers textiles se rassurent.La loi est formelle.Dans aucune filature, les femmes et les enfants ne peuvent commencer à travailler avant sept heures du matin.Et voici le texte même de cet article de la loi : “Dans les filatures de coton ou de laine, les garçons au-dessous de dix-huit ans, -les enfants, les filles et les femmes ne peuvent être admis à travailler pendant plus de dix heures dans une même journée, ni pendant plus de cinquante-cinq heures dans une même semaine.Il doit être accordé une heure pour le repas, chaque jour, à midi ; mais cette heure ne doit pas faire partie du nombre d’heures de travail ci-dessus indiqué.La journée, dont il est fait mention dans le présent article, ne doit pas commencer “avant sept hçures du matin”, ni se terminer après six heures et demie du soir.” 1.La • présente loi entrera en vigueur le premier jour de janvier 1913.CHEZ LES PLATRIERS Les plâtriers organisés de Montréal qui sont toujours en pourparlers avec l’Association des entrepreneurs pour l’obtention d’un nouveau contrat, doivent se réunir demain soir au Temple du Travail pour prendre une dernière décision.Accepteront-ils, ou n’accepteront-ils pas les conditions proposées par les patrons ?L’ancien contrat expire le 31 courant.Dans le cas où le nouveau ne serait pas signé, il est possible que la grève éclate, mais ce ne pourrait être dans le pire des cas, qu’une grève partielle, car un accord a été déjà signé entre les plâtriers et plusieurs entrepreneurs, qui ne font pas partie de l’Association.Outre cette importante question du contrat à intervenir, les plâtriers auront à élire leur agent d’affaires.M.Raoul Lefèvre qui occupe cette fonction depuis plusieurs années est de nouveau candidat.’Tout indique qu’il n’aura pas d’opposition.OFFICIER HONORE Avoir occupé pendant 20 ans sans interruption les fonctions de secrétaire de sa société, avoir su conserver la confiance des membres de son union pendant ce long espace de temps, et jouir toujours de leur estime inaltérable, c’est une bonne fortune qui n’arrive qu’à quelques privilégiés.Or, c’est la bonne fortune de M.Adolplje Gariépy, secrétaire-trésorier, depuis 20 ans de l’Union des cigariers.Aussi, pour commémorer ce remarquable anniversaire, de son entrée en jonction, ii y a 20 ans, les membres de l’Union des ciga-riers organisent en l’honneur de leur estimé secrétaire, une fête intime qui aqra Heu samedi prochain, à la salle Chagnon.On ne doute pas qu’elle remporte le plus éclatant succès.REUNIONS POUR CE SOIR (4ème jeudi du mois) AIT TEMPLE DU TRAVAIL Comité exécutif du Conseil des Métiers et du Travail.Section des étiquettes.Conseil ouvrier des Métiers de la construction.A LA SALLE DIONNE Union des cordonniers finisseurs do la Boot & Shoo Workers Union.APRES UNE JOURNEE ET UNE NUIT D'ANGOISSE, ILS SONT RECUEILLIS ET RAMENES A NEW-YORK.¦-TS ' New-York, 2G.— Les cinquante-sept passagers et les dix-huit matelots du navire Turrialba, de la United Fruit-Company Steamship, échoué depuis mardi matin sur les battîmes à Brigantine, à neuf milles au nor dd’Atlantic City, N.J., sont arrivés ici ce soir à bord du navire de la douane, Seneca.Le navire de sauvetage passa la nuit dernière près du Turrialba, et à neuf heures hier matin, il reçut à son bord, les passagers, une partie de l’équipage, les bagages et la malle.La mer était douce et la température favorable; il n’y eut aucune panique.D’après les rapports reçus ici, le Turrialba a une hélice brisée; l’é-tambot et le gouvernail ont été arrachés.Si la température est favorable, le navire sera probablement renfloué, toutefois on sera obligé de jeter, sa cargaison de bananes à la mer.HEURES D'ANGOISSES Pinceurs passagers du navire échoué ont déclaré qu’ils pensaient leur tin venue lorsque l’échoue-nient se produisit.Nous avions fait le sacrifice de nos vies, déclara l’inspecteur de police Edward Hughes, qui revenait d’un voyage pour rétablir sa santé.Nous parlions du Titanic et nous savons un peu maintenant un peu ce que ces pauvres naufragés eurent à souffrir.Je crois que nous frapp, mes le banc de sable à 3 heures 55 du matin.Je vins sur le pont m’assurer de ce qui en était; le navire craquait comme s’il eût été pour casser en deux.Il neigeait, et le vent venait du nord-est.Les chaudières furent fermées, puis ouvertes, dans le but de faire donner un contre-coup qui sortirait le navire de sa mauvaise position.Mais tout fut inutile.Alors le capitaine Lindsay envoya des demandes de secours et bientôt après une réponse arriva disant que le Seneca était en route.Les passagers en furent informés par les bulletins, affichés sur la passerelle.De bonne heure dans Taprès-mi-dj, le navire de sauvetage tenta d’approcher le Turrialba, mais la vague le poussa avec violence sur les chaloupes du navire échoué.Les femmes furent effrayées.Les chaloupes de sauvetage fuient baissées vers les trois heures, mais le navire penchait tellement que les passagers n’étaient pas capables de se tenir debout.Quelques minutes plus tard, on signalait le Seneca, mais après une conférence, les officiers des deux navires décidèrent de transborder les passagers seulement quand la mer serait plus calme.La mer élail très favorable, ce matin, et le transbordement se lit en peu de temps.NAUFRAGE D’UN TROIS-MATS Saint-Pierre, Maine, 26.— On croit que l’équipage du schooner anglais Aldine, comprenant probablement six hommes, a péri dans la tempête d’hier.On a trouvé aujourd’hui, au point du jour, l’épave du navire au nord de Saint-Pierre Roads, mais aucune trace de l’équipage.Des barils de pétrole et divers autres objets ont été recueillis sur le rivage.Le schooner Aldine devait se rendre à Boston.C’était un trois-mâts de 112 tonnes, propriété de A.V.Conroy, de Lunenbcrg, N.E.PAQUEBOT JETE A LA COTE Wilmington, N.C., 26.— Le remorqueur Columbia est arrivé, ici, aujourd'hui, avec le capitaine Gar-rod et vingt-six membres de l’équipage du paquebot anglais Alcazar, parti de Port au Pain, Haïti, avec une cargaison de bois de campè-che.U Alcazar a été jeté à la côte, jeudi dernier, durant la grande tempête; il était à quinze milles du Cap Lookout.Le Columbia aperçut ses signaux de détresse.Il réussit à renflouer le navire, mais il penchait tellement qu’il ne peut le remorquer.Le Semnale, un cutter de la douane, est parti à la recherche du navire.COLLISION ENTRE NAVIRES Philadelphie, 26.— Les navires anglais Merion et Occano qui sont venus en collision hier soir, dans la Baie Delaware sont arrivés à Philadelphie ce matin.Les dommages ne semblent pas être très considérables.Le Merion était parti hier matin pour Liverpool, portant cargaison et passagers.Les passagers pour la plupart étaient endormis lors de la collision, et il n’y eut aucune panique à bord.L’O-ceano venait de Nawick, et se dirigeait vers Philadelphie avec une cargaison de fer.Des experts examineront les navires afin d’évaluer les dommages.RETARDE PAR LE MAUVAIS TEMPS Queenstown, 26.— Le transatlantique'' Àfifflc, de la compagnie White Star’,’ parti de Boston li> 17 décembre n destination de Queenstown et Liverpool, est arrivé au large de Queenstown tard dans l’après-midi, mais n’a pu débarquer ses passagers.,à cause du mauvais temps; il s’est 'dirigé sur Liverpool.PAQUEBOT AVARIE Falmouth, 26.— Le paquebot anglais Hcrmislon, en route pour Rotterdam, est arrivé hier, ici, avec sa machinerie dérangée.Des réparations devraient être failes avanl que le navire continue sa route.Au Pérou “Bo&z trouva dans tet champs un trésor plut précieu* que le trouva Ruth, sa femme.’ La légende de Ruth et de Boaz, qui nous initie aux moeurs de 1 antiquité, nous montre que la culture du blé remonte à une époque reculée.Le Canada se glorifie à jufie titre de produire le meilleur blé du monde et c e4t dans les Moulins les plus modernes de TAmerique du Nord, que ce blé eft transformé en Farine de Haute Qualité de la marque la plus populaire : FARINE ST.LAWRENCE Il n y a jamais eu, à aucune époque de l’hiffoire du Canada, une qualité de farine qui se compare à la farine de cette marque.Elle a subi victorieusement l'épreuve rigoureuse de la concurrence et elle eff reconnue comme étant supérieure au point de vue de la saveur et des propriétés nutritives.„ - Elle fait du BON pain.c.r S SL THE ST.LAWRENCE FLOUR MILLS CO.LIMITtO 1110 Bue Notre-Dame Ouest MONTREAL.PHONE BELL.MAIN 6741, •L» Kwine Si.L»wrence efipureel blanche comme le Lya* > Y M lin.J.P.Morgan est généreux Oeuvre Philanthropique et d'UtllIté Nationale Il donne §10,006 à une veuve, histoire de dentiste.Une New-York, 26.— M.J.P.Morgan, un dentiste et sa blanchisseuse étaient les héros d’une histoire que tous les financiers de New-York racontaient à leur dîner aujourd’hui.M.Morgan était sur une chaise de dentiste et souffrait beaucoup.Pour le soulager, le dentiste lui disait le dé-nûment complet dans lequel se trouvait cette blanchisseuse.Son époux était décédé et l’avait laissée avec 13 enfants, dont cinq seulement pouvaient travailler, et pendant qu’il était à travailler les dents de son riche client, il narrait avec d’abondants détails le% épreuves de la pauvre femme.M.Morgan partit sans faire aucun commentaire, mais le lendemain le dentiste reçut une lettre ainsi conçue: “Cher docteur: Vous m’avez fait bien mal mais votre histoire de la veuve et de ses 13 enfants m’a aidé quelque peu.Inclus vous trouverez §10,000 que vous voudrez bien remettre à la veuve et, dites-lui de ma part qu’elle a été bien folle d’avoir eu treize enfants.” Le premier congrès sacerdotal diocésain COMPAGNIE des SERRES de STE-THERESE, Limitée Incorporée à Ottawa, le 1er Octobre 1912.T CAPITAL SOCIAL : $150,000.00 DIRECTION : M.L.E.Desmarais, négociant, président.M.Eug.Desmarais, négociant, vice-président et trésorier.*8 M.Jos.Girard, propriétaire, directeur M.Jean Fittes, industriel, directeur.M.Jh.Dehertogh, courtier, directeur, secrétaire.I Le but de la Compagnie est de créer à Sainte-Thérèste, et en d'autres lieux de grands centres d’approvisionnements pour le marché de Montréal, afin d’obvier en partie au coût élevé des produits d’alimentation.Les cultures modernes en serres, couches chaudes et en pleine terre permettront de distribuer au moins 20 pour cent aux actionnaires la première année.SOUSCRIPTION POPULAIRE: — Pour permettre aux petites bourses, aux travailleurs, de participer à cette oeuvre, De prix des parts a été fixé à $5.00.N.B.— Un bonus important sera alloué jusqu'au 31 décembre 1912.Pour renseignements supplémentaires et pour souscrire, s'adresser à : JH.DEHERTOGH, 97 RUE SAINT-JACQUES Chambre 48 montrea; Tel.Main 4567 Le premier ministre Malpartida démissionne à la suite d’un vote de censure.Promptement remplacé.années passées à 5,000 hommes.Lorsqu'ils eurent mangé eh abondance, on leur donna du tabac et des pipes, et un billet bon pour des chaussures et des bas le 6 février prochain.Big Jim n’a pu assister à ce banquet, il est malade, A BOSTON Boston, 26.— Dans le sud do l'état de Massachusetts, il y avait deux pieds de neige hier.Dans le nord, à peine quelques traces blanches couvraient la terre, ici et là.Le temps était beau partout.— Lima, Pérou, 26.—- Le Dr Elias Malpartida, premier ministre et ministre de l’Intérieur, a donné sa démission hier, après un vote de censure du sénat mardi soir.Le général Eurique Varela, ministre de la Guerre et de la Marine, a été nommé premier ministre et- le sénateur Abel Montes succède au Dr Malpartida comme ministre de l’Intérieur.Le gouvernement a retiré tous ses projets, y compris l’emprunt proposé de §28,500,000.Le congrès s’est ajourné.L'action du sénat et la démission du premier ministre ont causé une sensation, mais on a confiance au gouvernement qui a payé aujourd’hui tout le budget jusqu’à la fin de l’année pour une somme dépassant $5,-000,000.Le premier congrès sacerdotal diocésain se réunira le 29 et le 30 janvier au Grand Séminaire de Montréal, sous la présidence de Mgr l’Archevêque.Les travaux porteront sur les bientaits de l’Eucharistie et les œuvres paroissiales, au point de vue de l’action sociale.Voici le programme de ces travaux avec les noms des rapporteurs : MERCREDI, le 29 JANVIER 1913,— PREMIER SEANCE : 9 h.30.1— L'Apostolat de la communion chez les adultes ; Rapporteurs : M.l’abbé Payette, curé de Longueuil.2— Première communion des enfants.Confession et communion fréquentes des enfants.- Rapporteur» M.le chanoine Jasmin, curé de Sainte-Thêtèse.DEUXIEME SEANCE, 2 h.30 1—L’organisation des cathéchismes.Rapporteur : M.l’abbé Richard P.S.S.2—Sanctification personnelle du prêtre par l’Eucharistie.Rapporteur : M.l’abbé Lecoq, supérieur de Saint-Sulpice.JEUDI, LE 30 JANVIER 1912.— PREMIERE SEANCE : 9 h.30.1.—La paroisse, base d’action socia- le.L’utilisation, au point de vue paroissial, des œuvres existantes.Rapporteur : M.l’abbé de la Du-rantaye, curé de Saint-Jérôme.: 2.—Les œuvres de jeunesse.Rapporteur : M.l’abbé Perrier, curé de Saint-Lambert.DEUXIEME SEANCE : 2 h.30 1.—Les Cercles ouvriers.Rapporteur : Le R.P.Hudon.S.J.2.—Les Caisses populaires.Rapporteur : M.A.Desjardins, fondateur des Caisses Populaires.•US**.*##.###, #*** «êé-ê*#*».*-*** 1 DECOUPEZ CETTE : ! 4b 4b l4b 4b 'J 4b « 4b 4b 1*4 ! 0 Pour vos CADEAUX DU JOUR DE L’AN, adressez-vous à la maison.F.X.VALIQUETTE& Cie 646 RUE SAINTE-CATHERINE, Maisonneuve où vous trouverez un assortiment complet de Jouets, Meubles de tous genres pour les petits et les grands.De plus, d’ici au Jour de l’An, avec tout achat de $5.00 et plus, vous recevrez gratuitement un joli cadran avec alarme, d’une valeur régulière de $1.50.N’OUBLIEZ PAS L’ADRESSE: 646 RUE SAINTE-CATHERINE, COIN PIE IX, MAISONNEUVE.i'W****** **?*******?* **** «««« Sténographie officielle La semaine dernière avaient lieu au Palais de Justice, devant la commission déléguée par le Barreau, les épreuves pour l’admission à la pratique de la sténographie officielle.Sur dix aspirants qui se sont présentés, trois seulement sortirent victorieux et très brillamment- de l’épreuve ; M.Leet, pitmani/ite, et Mlles Clémentine Varin et Léa Pierrette Letcllicr, élèves des cours publics donnés au Monument National, par le professeur Denis R.Perrault.Ces demoiselles furent proclamées lauréates aux examens de fin d’année.Les deux lausé-ates ont été chaleureusement félicitées par les examinateurs, tant pour la jolie caligraphle sténographique que pour la manière précise et rapide dont elles ont lu leurs notes, alors qu’elles se sont révélées sténographes consommées.M.Perrault nous informe que ses deux élèves portent à dix-sept le nombre de ses candidats qui ont décroché le brevet de sténographie officielle.La science finira par triompW du terrible fléau ^ Notre vigilance et l’observation des règles de l’hygiène et de U prudence nous protégeront contre la Consomption, si, au premier accès de Toux, de Rhume, de Bronchite, nous recourons aux bienfaisants effets du sirop MATHIEU a base de Goudron, d'Huile do Foie de Morua ai autres Eiirails Médicinaux ÇN VENTE PARTOUT -.35c LA BOUTEILLE Il soulage tr malade, relève aei foren, répare les pertei organique: et guérit.On complétera utilement son action avec les POUDRES NERVINES DE MATHIEU qui combattent la Dépression nerveuse, l'Accablement, les Maux de Tète, Douleurs Névralgiques.Mies sont exemptes d’Ontum, de Morphine et autres Drogue» dangereuses.EN VENTE PARTOUT : 25c LA BOITE DE U POUDRES OIE J.L.MATHIEU, Propriétaire, Sherbrooke P.Q.MajeiMi Kfcni ; r'fc'rtugt* Les Juifs roumains Berlin, 21 — L’un des collaborateurs du “Tagelblatt” demande, en prevision de la révision du traité de Berlin, que l’on prenne bien soin d’accorder aux Roumains d’origine juive égalité devant la loi avec tous les autres, comme 11 avait été stipulé.Le collaborateur demande que les Etats EuroDêens ne permettent aucun traité de paix profitable à la Roumanie, à la suite de la guerre des Balkans, à moins que cet état ne cesse scs exactions contre les gens de religion juive.On a pris, en effet, en Roumanie des mesures très énergiques pour empêcher les Juifs de prendre pied ; on Interdit aux Juifs les professions libérales et on leur défend même de firme" dans les vil* légof 6512 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 26 DECEMBRE 1912 11.¦ —-¦ - ¦¦ -—-—, , , i VOL.III.^ No.SOI.Notre Page Féminine Lettre de Fadette Et Noël est venu, givré de paillettes, ouaté de neigé, solennel, touchant et joyeux avec ses carillons, sonnant dans la nuitï la venue du Rédempteur qui apporte à la terre le salut dans /’«-! mour.Et de même que la neige recouvre et embellit les toits sombres, les pardons multiples et efficaces font disparaître les laideurs mortes, et dans nos âmes rajeunies se lèvent les sauve-nirs exquis des Noëls passés, des Noëls pastellisés de rêve et de | lointain, où, dans les petits lits, les enfants guettent le passage, des auges au vol silencieux, qui sèment le duvet de leurs ailes en parc elles de neige fine.et les éveils joyeux, et les ravissements ci la vue des cadeaux qu’enveloppe un si troublant mystère ! Les Noëls défilent : les premières messes de minuit avec l’é- \ blouissement de la clarté d’or des cierges minces, les grand"s rafales des orgues sonores, les doux cantiques anciens, et I -bas, à droite, la crèche où repose l’Enfant Jésus qui sourit si douce-ment en tendant se* petits bras vers notre faiblesse d'enfant.Et j voilà que s’allonge la théorie des Noëls suaves des couvents, où chaque petite fille prépare dans son coeur la crèche de pureté et de tendresse où viendra le Jésus des enfants.Et les Noëls rustiques de la campagne, les vieux cantiques criés par les voix argentines et aiguës des petits garçons de l’école, l’aspect réjouissant des bons habitants embaumant le fauve, avec leurs capots de poil couverts des neiges de la route qui fondent doucement dans la tiédeur de l’église, et dont la vapeur se mêle à la fumée de l’encens qui monte toute bleue jusqu’aux voûtes.Là comme dans tes chapelles, les âmes purifiées Sont tout près de Dieu et Vuniverselle prière part des profondeurs des âmes pour monter comme une flèche immatérielle jusqu’à Celui qui aime les enfants et les coeurs simples.Et voici les Noëls carillonnés des grandes villes où l’air vibre de toutes les voix de bronze qui s’éparpillent aux quatre coins de l’espace, le ruissellement des lumière dans les cathédrales, les voix de flamme répondant aux voix humaines qui chantent éperdument le.“Venite adoremus”, Vagenouillement des foules, ta splendeur des ceremonies enveloppant l’indigence des âmes, les sortant une seconde de leur apathie, leur communiquant le frémissement oublié des ferveurs d’antan, faisant taire leurs doutes amers, leurs inquiétudes et leurs désespérances, leur ouvrant un coin du ciel qui les repose de leurs petits enfers.O les chères nuits de Noël où la '.erre et les âmes veulent être blanches et sereines pour s’approcher de la crèche d'où émane la confiance indicible qu’inspire l’enfance adorable et la puissance d’amour qui de notre Dieu a pu faire notre frère petit et douloureux.FADETTE.Les Perplexités de mon Libraire ETUDE DE MORALE PRATIQUE La fleur de Noël La Vierge est inclinée, et, d’une main adroite.Assise sur su chaise, elle brode en rêvant, Le petit Jésus dort dans son berceau mouvant : On peut voir le lointain par la fenêtre étroite.La neige couvre tout, arbres, toits et chemins, Voici : Rien avant l'heure ou son enfant s’éveille, Marie a dans les prés cherché la fleur pareille A celle qu’elle brode à pu sent de ses mains.Elle a cherché la fleur en plein hiver fleurie; Mais comment la trouver?La neige était dessus.Or, c’est Noël, le jour où nous est ne Jésus.Que donner à l’Enfant?s’est demandé Marie.Et de son voile fin elle a pris un lambeau: Elle a cherché longtemps, assise sur sa chaise, Pour broder à l’Enfant une fleur qui lui plaise, Sa plus jolie aiguille cl son fil le plus beau.Elle a pris de ce fil comme elle en file encore, Teint de mille couleurs qu’un souffle fait changer.Dont elle livre au vent parfois un brin léger Qui s’accroche en Avril aux rayons de T aurore.Et maintenant, assise, elle brode en rêvant, Sur le lambeau du voile une fleurette blanche : Près de la fleur ouverte un bouton clos se penche; La tige verte plie et tout semble vivant.Quelle grâce à la fleur si blanche et si petite! Mais ce travail fragile était presque achevé.Quand un malheur, Jésus-Marie! est arrivé: La Vierge s’est piquée en travaillant trop vite! Une goutte de sang rouge et pure, coula, Faisant sur la corolle une tache vermeille.O Madame Marie! Et l’Enfant qui s’éveille!.Il faut donner la fleur telle que la voilà.De voir la fleur si blanche il s’est pris à sourire ; D’y voir la marque rouge il s’est mis à pleurer; \ Mais sachant bien quel sang vient de la colorer.Tout de suite il l'aima plus qu’on ne saurait dire.Et vite, vite, aux mains de sa mère il la prit.Et sur-le-champ la fleur, odorante et plus belle,  cause du sang pur qui fleurissait en elle, S’anima sur sa tige, et le bouton s’ouvrit.Jean AICARD.à la vie et dont le plus honnête homme ne peut pas ne pas tenir compte.Il conduit les auteurs à ces mièvreries dont les petites pensionnaires elles-mêmes devinent le mensonge, puisqu'elles ne les relisent pas.” (Mr.I René Bazin) .Ces remarques d’un ' homme de l’art qui n’a jamais osé j substituer sa conscience littéraire à sa conscience catholique me semblent d’application opportune au cas présent.car les mêmes privilèges et restrictions demeurent en partage à ceux qui font naître la beauté ou la produisent au grand jour.Je me suis efforcé, d'ailleurs, tout le long de | cette étude, d’exposer les principes ! de maîtres reconnus, en ne laissant | transpirer de mof-même qu’un allègre empressement à emboîter ____ sentier et une disposition instinctive à ne pas confondre ‘‘la voie étroite” avec la voie fermée.fr.M.-A.LAMARCHE, des Frères-Prêcheurs.‘‘Le Rosaire”.r Notre Album Malheur à l’homme qui méprise la femme! Car il n’y a plus ni de sève ni de jeunesse dans son coeur, la vie dévore son âme comme une plaie.Il n’est point d’âge ni de condition dans la vie où l’amitié ne soil toujours douce, souvent utile et quelquefois nécessaire.L’homme sent qu’il est plus petit et moins fort que les événements, qu’il ne peut rien contre eux; et que le seul parti qu’il ait à prendre, c’est de courber la tète et de se soumettre à eux.Le temps est presque toujours plus fort que l’homme parce qu’il est patient dans son action, constant et réglé dans sa marche.Charles Sainte-Foi.r N N Education Je connais un libraire qui possède an vieil ami grincheux.Possédez-vous un ami grincheux ?Si oui, di-atez votre âme et ne tarissez pas Factions de grâces, car ce peut être pour vous un grand bienfait.Si vous lavez abdiquer votre personnalité en sa présence, obéir au moindre signe 5t accepter jusqu’à ses nuances d’opinion, vous serez bientôt son favori.Il vous inondera de sa protection.Il ibtiendra pour vous de l’argent et les titres.Tracassier, monotone et iccablant dans l’ensemble des rapports, il sera tout à fait délicieux lans les petits détails.Mais si, par nalheur, il vous arrive, un beau malin, de vous éveiller avec une idée qui n'est point sienne, un projet qu’il n'a point caressé ou une manie que son >ropre usage n’a point consacrée, préparez vous à douze heures de martyre, tout simplement.Seul et n’ayant que votre âme à conduire, vous subirez en silence l’hostilité passagère de votre intime et personne autre n’aura à supporter les conséquences du conflit.Etes-vous au contraire placé à la tête d’un département ou d’une entreprise quelconque, son ingérence ira troubler jusqu’aux rouages les plus obscurs de votre administration.Etes-vous libraire.Tous les matins, donc, ayant stationné quelques secondes à la vitrine, l’ami grincheux fait irruption dans le magasin.Ah ! croyez-m’en, ce n’est pas “Ha-milcar, prince somnolent de la cité des livres”, mais bien plutôt Rami-nagrobis, le héros de la fable, sournois, fureteur, enfariné de perfide indifférence.Il vient passer en revue habituelle les feuilles d’annonces, les tréteaux d’étalage et les multiples rayons.Il fait d’abord et rapidement l’inspection de la vieille garde: in-folio du XVIe siècle, histoires de la Grèce et de Rome antiques, littérature Ce voyages, tribune sacrée, tout est bien en place et rien à craindre de ce côté-là.Mais il a hâte d’en venir aux jeunes recrues, c’est-à-dire, aux magazines, aux pièces de théâtre et aux romans à 3 fr.50.Oh ! ces derniers, à couverture jaune, il se précipite vers eux, affti de voir si quelque intrus, depuis hier, ne s’est pas glissé dans leurs rangs.Et dans ce cas, vole ma farine, il faut bien que l’indifférence cède le pas à l’esprit de contrôle.Malheur aux nouveaux venus, s’ils ne portent pas une signature sympathique au reviseur ! “Vous viendrez tous au logis”.Le logis, c’est la fournaise du magasin.Demandez â Jules Lemaître, Léon de Tinseau et Henry Bordeaux ce qu’ils ont souffert dans cette flamme.Quant au libraire, homme d'un caractère un peu faible, 11 souffre davantage encore, et ses affaires également: car la clientèle diminue chaque semaine et s’adresse aux maisons rivales de Boston, de New-York et de Paris pour l’achat des livres supprimés.Je le rencontrai l’autre jour, hagard et soucieux.Il me dft son malaise, partagé qu’il était entre les inquiétudes temporelles, les troubles de conscience et les alarmes d’une amitié en péril.Impossible, on le conçoit, de rompre ouvertement avec ce vieillard maussade, mais dévoué à sa manière, et qui, avant de lancer tout haut ses remarques d’un brio pittoresque, a toujours soin de purifier le dessus de ses intentions, pour mieux sentir l’agrément de blesser sans le reproche de nuire."S’il y avait moyen.d'éclairer cet homme.en exposant la vérité.dans une revue ou un Journal”.Et je sentais bien, à chaque pause, que l’on me demandait “d'attacher le grelot”.O'est ce que je viens faire aujourd'hui, sans trop de répugnance.Etablissons d’abord une distinction en vue d'écart»»- mainte équivoque : ceci n’est pas une consultation sur la lecture, mais sur la vente des livres; et les deux problèmes diffèrent considérablement, comme aussi les principes de solution.S’il s’agissait de lecture en ce moment, à part la condamnation des œuvres positivement mauvaises ou absolument dangereuses, 11 y aurait toute une dissertation à faire sur les productions relativement dangereuses, c’est-à-dire, plus ou moins redoutables aux lecteurs, selon les différences d’âge, de tempérament, d’expérience ou d’éducation.Pour élever la thèse au dessus de ces particularités, il y aurait lieu ensuite de regretter la lecture du roman chez les jeunes gens et jeunes filles et de s’approprier la réflexion suivante de Mr.René Bazin : “La lecture du roman, genre d’observation, destiné à peindre les hommes tels qu’ils sont, ne peut convenir à tout le monde, parce qu’elle demande une expérience personnelle de la vie.Ceux qui ont souffert, ignorants ou savants, comprendront toujours quelque chose aux récits de la vie et sauront n’en retenir que le côté instructif.Les autres, ceux qui sont jeunes, doivent attendre la leçon commune et mépriser le roman comme une oeuvre pour eux vide de sens, écrite dans une langue étrangère.Ils l’ouvriront le lendemain du jour où ils auront pleuré.” Mais la question de la vente des livres est plus facile à résoudre et n’offre qu’un rapport Indirect avec ces complexités et ces finesses de la morale subjective.Elle se rattache à la doctrine de la '’“Coopération”.Le mot coopération commande en théologie l’emploi péjoratif et signifie, non pas l’entraînement au mal, mais l’offrande ou la concession d’un secours quelconque propre à en favoriser l'accomplissement.Si l’aide offerte ou consentie “doit” favoriser l’agent principal, soit par destination de nature, soit par volonté dh coopérateur, la coopération, dite alors "formelle”, n’est approuvable à aucun titre.Il n'est jamais permis, par exemple, d’écrire un article de réclame en faveur d’une oeuvre immorale ou de contribuer une somme d'argent pour en assurer la diffusion.Si l’aide offerte ou consentie “peut” favoriser l’agent principal, mais par mauvaise volonté de celui-ci et simple permission ou tolérance du coopérateur, la coopération, devenue simplement “matérielle”, est parfois obligatoire et très souvent justifiable moyennant certaines conditions.Je puis coopérer matériellement à une œuvre mauvaise, permettre qu’on abuse de mon nom, de mon argent, de mon influence, de tel objet donné, prêté ou vendu, pourvu que préside à ma démarche une intention pure, dirigée vers de sérieux motifs.Parmi ces motifs très variâmes, on doit compter en premier lieu, l’utilité publique et le souci d’épargner à l’agent principal ou au coopérateur lui-même un mal plus grave que l’effet présumé de la coopération.Qu’aux susdits motifs vienne se joindre la circonstance d’une non responsabilité officielsle, cette circonstance sera toute à la décharge du complaisant auxiliaire.Appliquons d’abord ces claires notions à la vente des livres impies, obscènes ou “absolument” dangereux, c’est-à-dire, aptes à induire au mal par destination essentielle et dans la plupart des cas.Livrer de tels volumes au public sans distinction me semble une coopération formelle cju libraire à l’Imprudence ou aux visées malhonnêtes de certains acheteurs: C’est la tentation en permanence et le “scandale indirect” des théologiens, à supposer qu’on ne fasse aucun effort pour activer la vente.On ne verrait pas sans inquiétude et sans dégoût, dans la vitrine d’un libraire catholique, les oeuvres de Maupassant, d’Anatole France et de la Comtesse-de Noailles, ni celles de Bourget, Huysmans et Loti première manière, ou de Champileury, Zola et Mirbeau pas de manières.Mais, comme la lecture de ces ouvrages et de certains autres d’un caractère scientifique reste permise aux professionnels, dans la limite des besoins respectifs et de la conscience in- fus de la part de ce dernier.L’acheteur éconduit ou pressé de questions s’adressera désormais, pour obtenir la marchandise, à de sordides boutiques, où l’on mettra de plus à sa disposition les romans donjuanesques et les pires productions de l’impiété contemporaine.Le libraire timoré verra baisser son chiffre d’affaires au profit de tenanciers sans scrupules.Et cela, pour avoir voulu écarter un dan dividuelle, il s’ensuit qu’un libraire a 5 ger souvent chimérique, suspecter des le droit de les tenir en réserve, de les personnes d’une entière bonne foi ou vendre aux personnes autorisées en 1 découvrir l’état morbide de certaines apparence et même d’en publier l’an- âmes sans cesse à l’affût du scandale nonce dans les revues spéciales.Pour | passif et le recherchant jusque dans ce qui concerne les volumes à l’Index, j les livres de piété, il va sans dire que le marchand n’est! J’admets volontiers qu’il y a des pas tenu de s’enquérir au sujet de la I circonstances où le danger n’est ni dispense pontificale oui ou non solli- recherché ni chimérique et je ne veux citée.Sa bonne foi peut être mise à point soustraire aux libraires ni aux l’épreuve et trompée dans certains employés de librairie la faculté d’excas, mais il sortira de l’impasse par ercer leur zèle à bon escient.Mais je la voie honnête de la coopération ma- j me place au point* de vue de l’obliga-térielle.tion stricte, et je demande aux es- Et maintenant, n’est-ce pas encore 1 prits modérés, à tous ceux que n’a de pure et simple coopération maté- pu troubler la hantise dn mieux au vielle qu’il s’agit dans l’objet en litige détriment du bien, si, même dans ces ou.la vente des livres “relativement” circonstances, le vendeur est tenu, dangereux?Le marchand n’est-il pas “sous peine de péché,” de faire ceu-justifiable de les livrer sans distinc- ! vre d’apostolat.tion à toutes sortes de personnes, ou | Enfin, l’utilité publique exige la mi-peu s’en faut, et même d’en activer la ; se en circulation et le libre écoule-vente par l’exposition et la réclame?ment de ces livres honnêtes, bien ins-Je réponds oui.Un libraire possède le pirês, offrant néanmoins, par cer-droit d’affronter le péril relatif, en cé- : tains aspects, un caractère relative dant sa marchandise à l’acheteur in- ; ment dangereux.Il n’importe que connu.Et ce droit lui est conféré en, ‘‘Donatienne” renferme deux pages de vertu de sa non-responsabilité cfîi- description réaliste de nature à trou-cielle, à cause d’un plus grand mal à tder une pensionnaire, si l’intérêt du éviter,et pour une raison d’utilité pu- public liseur demande que “Dona-blique.Qu’est-ce qu’un danger re- tienne” soit exposée en vente, et si latif?Un danger possible ou exis- l'auteur, comme il l’avouera implici-tant, mais fondé sur des circonstan- tement dans une prochaine citation, ces individuelles, un danger variable j n ^ intercala ces pages que dans un par conséquent, d’un individu à un i but de vérité et de probité artisti-autre.C’est à la conscience et aux dues.C’est aux surveillantes de la éducateurs de la conscience qu’il ap- Pensionnaire qu’il appartient de lui partient de reconnaître l’existence et d’apprécier la nature des dangers relatifs auxquels notre âme se trouve chaque jour exposée.Ces dangers, en effet, sont réels ou chimériques, lointains ou rapprochés, nécessaires ou évitables selon l’âge, l’éducation, la position sociale, les dispositions habituelles ou actuelles du tempérament.A qui revient l’obligation d’observer ces facteurs, d’analyser ces circonstances, si ce n’est à l’individu en premier lieu, puis, aux parents, aux supérieurs et professeurs, et à toute personne chargée de responsabilité on investie d’autorité à son égard?Nul parmi eux n’aura le droit de l’induire au péril, de l’exposer à l’aveuglette et sans investigation préalable.“Un motif suffisant pour justifier le coopérateur privé,” dit S.Alphonse, “ne saurait servir d’excuse au maître, au supérieur ni à aucun personnage que des fonctions officielles, et non pas simplement un devoir de charité, obligent à prévenir le mal chez autrui.” Mais vouloir ranger les marchands de livres dans cette dernière catégorie serait une prétention singulièrement abusive.“Une librairie n’est pas une bibliothèque paroissiale,” disait récemment un personnage ecclésiastique des plus en vue.Pareillement, un libraire n’est pas un directeur de conscience; il n’a charge d’âmes qu’au sens limjté du mot; on lui interdit, comme au marchand de nouveautés, de scandaliser son prochain, en connaissance de cause, mais il s’en abstient suffisamment, quand il surveille avec soin le commerce de ces livres qui portent le scandale immanent sous leur couverture.On objecte à cette thèse qu’à défaut d’un mandat officiel, le libraire est tenu en charité d’éloigner tout danger et tout |mal de Pâme de son prochain.Oui, sans doute, à moins que l’ingérence.ne devienne en ce cas plus nuisible encore que l’abstention.Or, il est à craindre qu’un plus grand mal, et pour la clientèle et pour le libraire en personne, no doive résulter d’une enquête indiscrète ou d’un re- interdire cette lecture.Quant au li braire, s’il n’a point charge d’âmes, à proprement parler, il a une mission sociale à remplir, et cette mission consiste, en ce pays, à propager la littérature française, pour sauver la langue française et tout ce du’elle représente de grandeur pour le passé et de puissance pour l’avenir.Les orateurs du Congrès de Qu’êbec ont mis en relief cette nécessité d’un retour vers les sources françaises.L’un d’eux s’écriait, aux applaudissements de la foule : “Si, dans la littérature française contemporaine, le poison n'est pas ménagé, est-il besoin d’ajouter que le contre-poison y surabonde?.Ouvrons donc la porte toute grande à ce qu'il y a d’admi rable, de fort, de bienfaisant, d'idéaliste, dans cette production éternelle du génie français dont il semble que Dieu ait voulu faire, dans l’ordre intellectuel, la continuation du génie grec, et, dans l’ordre moral, le foyer principal de la pensée chrétienne et de tous les apostolats généreux.” Les patriotes hésitants demandent s’il n’est point possible aux libraires d’importer ce contre-poison sans qu’aucun poison ne s’y mêle.Oui, la chose est possible, quand 11 s'agit do poésie.La poésie n’est pas une peinture, mais une évocation ; elle ne repose qu'en partie faible sur l'observation réelle ; elle vit surtout d’Idéal, et Louis Mercier, Vermenouzo et Francis J am mes sont là pour le prouver.Mais le roman ?“Qui donc pourrait nier que le roman soit d’abord une œuvre d’observation de la réalité ?Or, la réalité est .mélée de bien et de mal, et la proportion 'du mal dépasse celle du bien.Sans doute, il y a un choix à faire, et la licence de tout dire n’existe pas.Mais l'écrivain doit savoir et il doit dire le mal, tout en soumettant son art à la loi de la morale.Et par là, son devoir est tout autre que celui des parents, qui est de préserver l'enfant de la vue du mal.Voilà pourquoi le “roman pour toutes les mains” est un genre faux.Il écarte de la vio un élément uni appartient L’oeuvre de l’éducation exige l’entente du père et de la mère ; alors même que sur certains points il y aurait divergence d’opinions, il faut éviter que les enfants constatent ou même soupçonnent cette divergence.C’est en des conversations intimes que père et mère doivent discuter sur ce qui les divise, mais nous le répétons, les jeunes intéressés ne doivent percevoir aucun écho de cette controverse : l’autorité paternelle ei l’autorité maternelle s’en trouveraient considérablement affaiblies.Pour les enfants en bas âge, et même pour beaucoup d’entre tes autres, c’est la mère qui a la principale charge dans l’oeuvre de l’éducation; le père est retenu liois du logis familial et ne peut surveiller que de fort loin les etres- auxquels son travail donne le pain quotidien.Il se bornera le plus souvent à mettre sa force à la disposition de l’autorité maternelle et se gardera de réprouver devant l’enfant les punitions infligées ou de contrecarrer par son attitude les desseins de la maman.1 Or, il y a beaucoup de manières de mal faire à cet égard.Ainsi la mère a erp pouvoir infliger une punition; le mari rentre et trouve son garçon en larmes; aussitôt de s’exclamer: “C’est ridicule d’être toujours ainsi à crier après les enfants, ils ont bien le temps de devenir sérieux!” Le bambin ne se le fait pas répéter, et la prochaine fois que maman voudra sévir, il saura parfaitement se retrancher derrière l’autorité — ou la faiblesse — paternelle.Autre exemple; un père quand il rentre le soir de son travail, entend ne trouver qu’une récréation pour lui au foyer; il se plie à tous les caprices des enfants et joue au “papa gâteau”, laissant à la mère le rôle de “rabat-joie”.Rien d’éton-nant s’il est l’objet de toutes les préférences et de toutes les caresses, au grand détriment de l’oeuvre entreprise par la mère, qui, en raison même de la perpétuité de sa tâche, ne peut ni ne doit tolérer tout cÊ que le père est disposé à souffrir durant un instant de repos.Mais les meilleures choses ont parfois leurs mauvais côtés.Il en est ainsi de l’éducation maternelle qui, par l’excès même de ses qualités, risque d’amollir l’enfant et d’en faire une “poule mouillée.” Le gamin se cogne-t-il contre une porte ou une commode, maman toute émue et larmoyante, l’appelle dans ses bras; “Viens mon ange adoré! Tu t’es fait bien du mal mon pauvre chatl” et toutes les métaphores les plus tendres de se suivre, variant du chien au lapin, en passant par toute la gamme des animaux domestiques.L’enfant, qui tout d’abord ne songe pas à sa bosse, ne tarde pas à se laisser gagner par l'inquiétude maternelle; il se dit qu’il doit être vraiment à plaindre et il ne tarde H.pas à répandre un océan de larmes sur un mal imaginaire, Les mamans doivent être convaincues qu’en face de lu douleur, il n'y a que deux attiludes éducatives; le combat quand on peut vaincre le mal, et la résignation quand il faut le subir.Pour xpie l’oeuvre d’éducation se fasse en parfaites conditions, il ne suffit pas qu’il y ait entente apparente entre le père et la mère F entente soit réelle.Le Cadeau du Jour de l’An Le plus apprécié sera un GRAPHOPHONE # COLUMBIA Il est à la portée de toutes les bourses Le plus grand assortiment à Montréal Canadian Graphophone Co.641 Sainte-Catherine Ouest .J V.qui êtes nées pour souffrir, et aus-i partagent tout ce qu’elles possèdent si pour consoler.Vous en qui s’opè- ! avec les femmes albanaises ; aux rent les transformations de la vie, vous, gardiennes de nos joies et de leur fruit, vous, notre faute et notre rédemption, vous représentez le divinité de la douleur.Le douleur pour nous, hommes, c’est une loi rude: elle nous irrite et nous impatiente.Mais vous, vous avez le secret merveilleux d’une douleur utile, aimée, maternelle.La douleur nous abat, elle vous féconde.Notre faiblesse est digne de pitié, la vôtre est forte, ou du moins, elle crée votre force; nous vivons pour nous, et vous pour d’autres; notre honneur est d’agir, le vôtre de souffrir.Le monde entier sort de vos larmes; c’est comme le lange où s’enveloppent éternellement nos faiblesses.Vous nous rachetez, parce que nos faiblesses physiques et morales retentissent en vous.Vous êtes l’hostie du sacrifice.Vous payez pour tous; pour vous, pour vos maris, pour vos enfants.Si vous avez un enfant souffreteux, à lui vole votre coeur: ses douleurs sont spécialement à vous.Il faut être heureux et n’avoir besoin de rien pour échapper à votre douce affection.Votre douceur va jusqu’à mort, même la vôtre.La vie matérielle a beau vous stigmatiser, faire litière de vos sentiments, vous assujettir à des infirmités pénibles, à des servitudes douloureuses, vous ileurissez sur ce fumier! Votre sérénité domine encore cette misère! Et il vous semble même que votre lampe brûle plus clairement en consumant tout ce que vous étiez.“J’ai de bonne heure senti le besoin que les femmes ont d’être raisonnables” disait Madame de Lambert, Quel mot femmes serbes de Macédoine qui se déversent misérables et ruinées sur la Serbie ; aux femmes bulgares de Macédoine, qui se rêfug'ient en Bulga-Tie pour échapper à des ^ortures sans nom ; aux femmes grecques de la Macédoine et de l’Epire qui fuient en Grèce les atrocités turques.Nous quêtons au nom de toutes ! ” Enfin, nos admirables religieuses religieuses font comme toujours tout leur admirable devoir avec toute la belle simplicité chrétienne.Les moins pieux leur rendent hommage.Tel ce rédacteur du “Matin” qui télégraphie de Constantinople ses impressions d’hôpital, à la suite de sa visite ai^T blessés turcs.Il subit, lui aussi, le grand fait catholique : “Je leur montrai les guimpes blanches des Soeurs qui mettaient dans cette obscurité, je ne sais quelle douce lumière.“—Est-ce que ces femmes vous soignent bien ?” "Les figures crispés se détendirent et un murmure de remerciement courut le long des lits.“—Oh oui! elles nous stagnent bien ! ” "L’un d’eux, qui devait être le chef des autres, ajouta : “—Ni notra-père, ni notre mère na nou soignerait mieux.“—Eh bien, leur dis-je, quand vom retournerez là-bas, dans vos montagnes, dites que ces femmes qui vou< ont soignés camme ne l’aurait pa( fait votre mère, venaient de Fran» ce.” “Les figures blêmes répétèrent 11 nom de la France, et le chef encor* ajouta : “—La France est généreuse, Merci à la France ! ’,’ çruU profond! S,,r,2re ch»Uo| n»! •»-! longue, vous vivez d’idées.Vous n’avez plus de jambes, mais il vous reste des ailes.Votre coeur a des clartés que nul scalpel ne touchera jamais et qu’aucune main humaine n éteindra! “Soutenir les tribulations, c’est la force; s’en réjouir, c’est la sagesse.” Et ainsi il arrive que de la douleur même, vous faites un art, car il arrive que vous Taimez pour ce qu’elle vous procure, que vous courez à elle comme à une providence.Le destin vous traite à la serpe, et cependant la douleur vous ramène reflet brutal dans l’œil, mais dont la voix rauqui avait pris une inflexion de douceui inconnue pour prononcer ces mots, ej je m’enquis de sa ville natalef “Il me jeta : “—Adana ! ” "Adana ! Pourquoi ce mot me fffi! 11 tressaillir et évoqua-t-il dans ma pensée toute une b’stoire de meurtre et de sang au fond des wontagnç* d’Arménie ?y “Adana ! Ce nom la petite Sœun de Charité aussi l’avait bien entendu, car se tournant vers moi, elle me dit : • à vos joies.“Si l’on n’a pas souf-j “—Adana.Il y a trois ans, nous fort, on ne connaît pas ( l’amour.” avons eu une de nos Soeurs qui a Et, en effet, malheur aux femmes que nous ne connaissons que par le plaisir 1 sans la douleur, nous ne les respecterions pas; il n’y aurai! pas de contact entre le rêve et la réalité; elles ne seraient ni nos mères, ni nos femmes, ni de vraies et chères amies.Tandis que, sachant souffrir, ayant le don des larmes, vous pleurez bien avec ceux qui souffrent, vous savez soulager! votre instinct se révèle dans votre talent à retrouver, par la douleur d’autrui la pitié, la bonté, ces formes primitives de l’amour! R.de MAULDE LA CLAVERIE.Actualités ‘hé- cor- On nous parle maintenant d’un roïsme” tout moderne, celui du respondant de guerre.“Le correspondant de guerre, nous dit Claretie qui tint lui-même ce rôle en Alsace, est un soldat en son genre, et sa fonction ne va pas sans péril.Les balles aveugles ne se demandent pas si ca» monsieur qui se montre à l’horizon porte en poche une carte de journaliste.Les laissez-pas ser leur importent peu.“Le reporter (r* au feu comme le il est encore nécessaire que cetbi teoupier, et •*.sais dry: ‘i.-fivellistcs • ' '¦ ’ ” .-pii «’ussenf mérité 'vt ly-.cdaille mili- 1,’ententc conjugale est faite quement de bonne volonté que et prévenante.Au fond, üuî ne s’itnagine avoir eu les pointers torts, et si chacun s’cnfcnn.e dans ce qu’il croit être son bon droit et attend que son conjoint fasse les premières avances, Ht bouderie ne tardera pas à jeter les époux sur le chemin de la désaffection.On ne s’en tire qu’en plaidant devant soi-même la cause de l’autre époux.Envisagés de cette façon, les petits désaccords ne tardent pas à se présenter sous un jour nouveau et chacun reconnaît que tout n’esl pas sans fondement dans l’opinion adverse.Comment, dès lors, un stupide amour-propre empccherait-il de tendre une main qui sera acceptée avec reconnaissance?Max.TURMANN.i i^ppro-j Eh bis* 4 Ufx précédent, croy- Le jardin des roses et la vallée des larmes La vie n’est qu’un hochet, sqns le chagrin qui la rend grave, Je m’adresse aux femmes, je les prends ù témoin que la douleur en soi peut être aimable, qu’on peut aimer certaines douleurs si on les sent fécondes.O femmes, nous tendons vers vous notre âme et nos mains énergiques! Nous avons travaillé et pensé: nous voici exténués et las.Notre coeur seul reste Jeunet tendez-nous voire pelite muni C’exi vous ons-ncy*,.iikie ï’¦histoire de la presse modee : e’eat une femme qui est le correwpondant de “Daily Chronicle” sur le théâtre des opérations de guerre au Monténégro ! Miss Mary Durham, auteur d’ouvrages fort appréciés sur les.Etats balkaniques, a adressé de.r dgoritza à son journal un répit de bataille remarquable.Entre temps, entre deux articles, elle trouve le moyen de soigner les blessés et de se rendre utile dans les ambulances ! A cet autre poste vraiment digne de la femme, “iffUnion des Femmes de France” est au premier rang.Lorsque la princesse George de Grèce fit appel à r-lle, la Croix-Rouge décréta l’envoi dans la péninsule des Balkans d’une section d’infirmières qui aurait pour mission spéciale do soigner les blessés à Athènes.Une autre section fut désignée pour Constantinople.Sur la demande de la légation française en Bulgarie, un envoi de médicaments et d’objets de pansements fut dirigé sdr Sofia.T,es Femmes de France ont exaucé aussi le vœu de Mme Bompard, la femme de notre ambassadeur en Turquie, en organisant une autre équipe d’infirmières qui, sans distinction de races, donnent leurs soins aux victimes turques de la guerre.Il ne faut pas oublier non plus l'œuvre, bienfaisante de Secours des Femmes Françaises nux femmes d’O-rient que dirige Mme Aiiam, ”ln grande Française”.”A côté des sociétés de secours aux blessés, notre œuvre, dit Mme Adam, enverra des étoffes, des vêtements chauds pour nos èicprs chrétiennes, des couvertures, de l’argent.Elle les enverra aux femmes monténégrines qui failli être tuée dans le massacre.“ Mais elle, la vaillante fille, elle n’avait pas de frisson.Ijile se pencha, au contraire, très maternelle, vers le blessé et le borda comme un enfant, tandis que le chapelet qu’ellJ portait en sautoir heurtait doucement la barre dq fer du lit et que, sur la blancheur du drap, je voyais se détacher une petite croix où un Christ étendait sur les haines des hommes ses grands bras de pitié.” NOS RECETTES SOUPE VELOUTEE AUX SALSIFIS Détail : 1 botte de salsifis, 4 c.à s.de beurre, 2 cuil.à s.de farine, 3 Susses de lait, 1 tasse d’eau, 1-2 tasse de crème, poivre et sel.Ratisser les salsifis et les jeter au fur et à mesure dans de l’eau acidulée pour éviter qu’ils noircissent.Les mettre ensuite dans une casserole avec 2 cuil.à s.de beurre, assez d’eau pour les couvrir, une pincée de sel et les cuire pendant une heure.Au bout de ce temps, les- égoutter parfaitement dans une passoire en ayant soin de conserver leur cuisson et les remettre dans la même casserole avec 2, cuil.à soupe de beurre et 2 cuil, à soupe de, farine.Mélanger parfaitement celle-ci avec, les salsifis, puis les couvrir avec le lait et diluer parfaitement cette pâte en remuant le tout jusqu’à ebullition.Laisser cuire vingt minutes et passer a travers le tamis fin.Recueillir la purée dans une casserole, la met-à point avec la cuisson précédemment réservée et la porter à l’ébullition sans cesser de la remuer.Au moment de servir, mettre les jaunes d’ouefs dans la soupière avec la crème, les battre un moment, verser dessus la soupe peu à peu.Servir avec des croûtons frits au beurre.PLUM PUDDING Détail; — 1 tasse raisin mplaga, 1 tasse raisin de Smyrnc, 1 tasse raisin corinthc, 1-2 tasse citrons confits, 1-2 tasse d’angélique, 1 tasse de farine, 1 tasse de dattes, 1 lasse de figues, 2 tasses cassonade, 3 à 4 pommes fameuses, 2 tasses de suif haché, 1 zeste de citron, 1-2 cuil.à th éde chacun ries épices suivantes: clou, cannelle, 1 cuil.à Isé de sel, 1 cuil.à thé poudre allemande, 4 oeufs entiers.Préparer les raisins, ôter les pépins, les hacher, laver les raisins de cortnlhc et le faire mariner 1 hnure dans 1-4 de tasse de rhum.Couper en filets minces les fruits confils, émietter le pain, peler el hacher les pommes, hacher les dalles et les ligues.Mettre tous les ingredients dans un bol en grès, les mélanger, ajouter la farine, les oenis, les épices, le rhum; bien pétrir le lout.P irrer un moule à couvercle, l'emplir aux trois quarts de ce mélange.mcUre le couvercle d faire cuire le pudding à la va-pcul pendant Irois heures, Au montent de servir, démouler le pudding, le saupoudrer de suerc lin, l’.irroser de rhum et le (Uunbcr.Sauce,au vin.TANTE POT-AU-FEU » vol.in.Le.un.vum, MOMKh-AL, JEUDI.26 DELKMnr.r.ï.ïiæ Vf ACADIENS ET CANADIENS Pourquoi il y a une “ cause acadienne ” Nous recevons d'un jeune étudiant acadien cette intéressante lettre : Si je pouvais réussir dans ce petit article à démontrer pourquoi les Acadiens ont droit de parler de cause purement acadienne et non canadienne, je croirais avoir rendu service à mes chers compatriotes et aussi à mes chers lecteurs canadiens-français.Se demander pourquoi il y a une cause acadienné, c’est eu d’autres termes se demander pourquoi il y a encore, des Acadiens.Or, si nous jetons un coup d’ceil en arrière, nous voyons qu’au début du dii-septième siècle deux colonies françaises furent fondées au Canada.La première en date eut son berceau à l’antique Port Royal, en Nouvelle-Ecosse, et prit le nom d’Acadie : de là, le nom d’Aca-diens qu’adoptèrent ses premiers colons.Heureusement ils ne se contentèrent pas d’adopter ce nom, ils surent aussi le conserver avec un soin scrupuleux ; et cela, pour commémorer la lutte spéciale qu’ils dûrent soutenir dès leur venue en Acadie.Leur cause visait peut-être au même but— la lutte pour la vie — que celle des colons de la Nouvelle-France, cette deuxième colonie en date, actuellement désignée sous le nom de jirovin-ce de Québec ; toutefois elle n’en différait pas moins par la manière dont elle dût être défendue.Les Acadiens, en effet, ne reçurent aucun service notable de leur Mère-Patrie, tandis que cette même Mère-Patrie consentit en faveur de la Nouvelle-France des sacrifices, Insuffisants sans doute, mais bien plus grands.Alors, par conséquent, les Acadiens avaient plein droit de parler de- cause purement acadienne.Ils ne pouvaient pas, d’ailleurs l’appeler “canadienne”, car, vu les difficultés de communication, ils ne connaissaient pas encore les Cana-iiens ou les colons de la Nouvellc-i’rance.Alors même qu’ils en auraient mtendu parler un peu, nev connais-lant aucunement la distance exacte qui séparait ces deux colonies, ils auraient facilement pris pour étrangers nos Canadiens actuels et, par suite, n’auraient point voulu se nommer comme eux.S’ils agirent de cette façon, cependant, ce n’est point, comme on est encore tenté de le croire, ni par mépris, ni par esprit d’antipathie.Çès qu’ils apprirent, en effet, à lour grande surprise que l’Acadie faisait partie de ce grand Canada, ils surent se dire Canadiens-français ; mais, j’aime à le faire remarquer, ils surent aussi conserver leur ancien nom d’Acadiens, non pas pour se distinguer, mais pour perpétuer la mémoire des premiers colons , et de la lutte spéciale qu’ils eurent à soutenir au prix des sacrifices les plus grands.Les Acadiens actuels aiment encore à conserver leur nom pour se rappeler une lutte bien plus terrible encore.Ils aiment à se souvenir de cette ignoble tragédie, de ce crime politique sans parallèle du 5 septembre, 1755 et ils attachent d’autant plue d’importance à cette date mémorable que les Anglais ont essayé de l’enlever de leur histoire.Ce iour-là, en effet, ce fut comme Canadiens sans doute, mais ce fut aussi et surtout comme Acadiens, comme possesseurs de ces riantes plaines de l’Acadie, nue ces fiers descendants de la vieille France se résignèrent à mourir martyrs de leurs traditions ancestrales, martyrs de leur belle langue françai- se, bien plus, martyrs de leur foi t- minemment catholique.I COURTES DÉPÊCHES Toutefois c'est en vain que l’on rêva ce jour-là, l’extermination de la race acadienne-française.On voulait éteindre le feu complètement, mais, par imprudence, on a to»R simplement secoué les cendres pour permettre aux tisons encore brûlants de s’enflammer davantage et de produire une flamme bien plus vive et bien plus intense.Pendant plus d'un siècle après ce malheureux 1755, les Acadiens ont été persécutés et traqués dans leurs traditions ancestrales, dans leur langue et dans leur foi.Heureusement l’homme est ainsi fait qu’il apprécie bien plus ce qu’on lui dispute et qu’il s’attache davantage à ce qu’on veut lui enlever, j Voilà pourquoi les Acadiens savent actuellement tirer de cet exil et de cette persécution un amour plus enthousiasmé encore de leur ancien nom d’Acadiens et de leur admirable cause acadienne.Personne ne devrait leur en vouloir pour cela.: Pour rester, en effet, dignes fils de leurs pères et pour ne pas mériter le qualificatif de dégénérés, il est bien naturel pour eux de chérir à jamais ce nom d’Acadiens que leurs ancêtres ont voulu avec raison conserver au prix de l’exil, de la mort et du martyre.N’est-il pas par suite aussi naturel pour eux de parler de cause acadienne '?Rien ne prouve le contraire.Cette cause acadienne, en effet, signifie la lutte des Acadiens pour reconquérir leurs droits et pour conserver leur langue et leur foi.Or, ces mêmes Acadiens savent que les Canadiens de la Province de Québec n’ont ' pas eu à soutenir pour ce double but une lutte aussi acharnée que la leur; par suite, ils savent aussi qu’ils ont le droit de parler et de leurs propres succès et d’une cause qui leur appartient en propre, qu'ils appellent avec bon sens “cause acadienne.” J’aime encore à le taire remarquer, cependant, si les Acadiens ont été longtemps sans sympathiser avec leurs frères, les Canadiens de la Province de Québec, ce n’est point,comme on le dit parfois, parce qu’ils les haïssaient et qu’ils Ites méprisaient Non, seulement i*s se trouvaient trop faibles pour se rallier à eux dans la lutte générale, qui visait au progrès du Canada tout entier.Ainsi, ils se sont contentés de rester chez eux, dans leur propre petit pays et d’y développer leurs énergies intellectuelles et morales jusqu’à ce qu’ils aient , eu, grâce à leur patriotisme et leurs j maisons d’éducation, des prêtres, des I médecins, des avocats, des députés, j etc., qui pussent rivaliser avec des ; étrangers de mêmes professions ou de mêmes occupations.Depuis lors ils purent fréquenter davantage les Canadiens, et, j’aime à le constater, les communications de nos jours sont assez fréquentes.Je profite de cette occasion pour féliciter les Etudiants Canadiens de Laval, à Québec d’avoir si admirablement prouvé leurs sympathies envers leurs confrères Acadiens en choisissant deux de ces derniers : l’un, comme secrétaire, l’autre, comme vice-président de la Faculté de méd«cine.Espérons enfin que Mgr LeBlanc saura faire beaucoup pour renouer ce lien d’amitié et de fraternité qui semblait avoir été rompu à jamais par la sênaration de nos vieux pères, venus de France : les uns pour fonder l’Acadie, les autres pour coloniser la Nouvelle France.Edmond AUCOIN.Les femmes d’affaires BEANCE FRUCTUEUSE.— CORRESPONDANCE INTERESSANTE.— AFFILIATION DES PRINCIPALES MAISONS DE GROS DANS LE MOUVEMENT POUR LA PROTECTION DU GOMMER-CE DE DETAIL.Dans son dernier procès-verbal, l’Association des Femmes d’Affaires montre une grande activité et elle.peut être fière des résultats obtenus.On sait déjà que cette association s’est donné pour mission de régulariser les rapports du gros avec le détail dans les différentes branches de commerce qui concernent ses membres.Aujourd’hui, le succès do ces démarches est assuré, si nous en jugeons par la correspondance entendue provenant des maisons de gros les plus on vue de Montréal L’adhésion do ces marchands est réellement l’affiliation nécessaire à une entente cordiale et fructueuse dont les Femmes d’Affaires no se méprennent pas sur le sens et l’importance.Pour donner une idée de l’encouragement que reçoivent ccs dames nous donnerons la teneur d’une de ces lettres adressées à l’association.Mlle M.L.Bousquet, secrétaire, Association des Femmes d’Affaires de Montréal.Mademoiselle, Nous Rivons l’honneur d’accuser réception de la requête .de l’association des Femmes d’Affaires de Montréal relativement à la vente au détail dans les établissements du commerce do gros.Nous approuvons avec enthousiasme les démarches et les efforts très louables de votre association.Le mal existe.Il a toujours existé et nous craignons bien qu’il ne cessera pas de sitôt.Comme le corps humain le commerce est sujet à certaine maladie, celle-ci a des racines profondes.11 est donc indispensable que chacun fasse des efforts incessants pour en diminuer l’action malfaisante, i Qui est responsable de eet état de chose ?Tout le monde : le grrts et le détail.Signalons entre autre une habitude mauvaise chez certains détail-leurs, celle d’amener leurs clients dans les maisons de gros lorsqu’ils n’ont pas la marchandise demandée, Cjest leur montrer le chemin évidemment.Par la suite, ces mêmes personnes y viennent seules munies d’un ordre d’un marchand de la campagne généralement dont très souvent la signature n'est pas autbentiqu.Ces ordres, il nous semble, sont accordés avec trop de complaisance.Nous ne pourrions trop vous recommander de bien vouloir dire aux membres de votre association d’être plus sévères sur ce cha*-pitre et dites-leur surtout qu’elles n’amènent jamais leurs clients dans le gros.Cette observation n’est pas faite dans le but de dégager notre responsabilité, loin do là, nous n’avons aucune hésitation à en prendre notre part.Nous ne croyons pas non plus vous apprendre quelque chose de nouveau, vous êtes au courant de ce qui se passe, mais nous avons cru devoir vous signaler ce fait, car on ne peut trop lo répéter.Du détail, mais-nos intérêts s’y opposent absolument.C’est un ennui qui demande notre personnel, bref il n’y a aucun bénéfice pour nous tandis qu’il n’en est pas de même .pour le détailleur, ce sont de belles ventes qu’il perd.Vos suggestions sont judicieuses et bien à propos, aussi ne manquerons-nous pas de les mettre en pratique, ce que d’ailleurs nous faisions déjà, mais peut-être pas d’une façon aussi complète.C’est un bon mouvement que les Femmes d’Affaires viennent d’inaugurer, soyez persévérantes, surveillez bien les maisons de gros et lorsque vous constaterez quelque infraction ne manquez pas he la signaler au coupable et à votre association.Si vous agissez de cette façon vous obtiendrez certainement un bon résultat.' Veuillez croire.Mademoiselle, à notre entier dévouement àvVotra cause.Différentes motions dans l’intérêt de l’Association ont été adoptées.Des résolutions de condoléances ont été adoptées pour être transmises à Mlle Bousquet, ancien secrétaire de l’ Association & l’oêoasion du décès de M.Lussier, son beau-frère.Parocqu’elles agissent agréablement (sans put gor ni sans coliques) mais cependant Intégralement.LAXATIFS NA-DRU-CO sont les meilleures pour les enfants «t pour les grandes personnes.28 cents la boit» dur voir» phsrmaelsn.Iillinil Iras an* Chimlcal Co.al Canaëi, Ihifli*.T Le “ missing link ” ' de Darwin Londres, 2(1.— Le Dr Woodwafd, qui n découvert les fragments dans un dépôt de gravier de la période pleistocene dans le Sussex, prétend avoir trouvé le missing link de Darwin, un être moitié homme, moitié^ singe; il propose de donner à cet être le nom d’eothrope, ce qui voudrait dire en français homme de la naissance.Le professeur Keith croit le crâne antérieur encore à la période pléistocène, c’est-à-dire à l’époque pliocène.¦ .' M - — Pompiers blessés Chicago, 26.— Le chef de district des pompiers, Thomas Hac-kett, et son chauffeur sc sont fait sérieusement blesser dans un accident d’auto.Les deux hommes se rendaient à un incendie qui a détruit le temple épiscopnlien Suint-Andrews.Une automobile, menée à grande vitesse a frappé leur voiture et l’a renversée.Le temple qui valait $50,000 était bâti depuis 40 ans.Incendie à Sussex, N.~B.Sussex, N.B., 26 — Un incendie a causé, hier, trente mille piastres de dommages en cette ville.La Propriété ravagée appartenait à M.Geo.W.Fowler, M.P.M.WILSON EST SOUFFRANT.Princeton, N.J., 26.— Le président Wilson a passé au lit la plus grande partie du jour de Noël; il souffre d’une légère attaque de grippe, ayant pris froid lundi dernier.Ce soir, le gouverneur et sa famille ont reçu dès amis.Le gouverneur sera demain à Trenton, d’où il partira vendredi, pour Staunton, Va., lieu où il est né.Le 28 décembre, jour anniversaire de sa naissance, une fête aura lieu en son honneur.UN RECORD New-York, 26.— D’après un rapport de la compagnie de téléphonne de New-York, les affaires de la veille et de Noël et la tempête qui s’est abattue sur la ville, hier, ont eu pour résultat un million d’appels de plus qu’en temps normal, où la compagnie en reçoit environ deux millions.Cette augmentation d’appels téléphoniques est sans précédent dans l’histoire de la ville.UN AVIATEUR EST TUE.Londres, 24.— Edward Petre, aviateur anglais bienn connu, s’est tué aujourd’hui près de Radoar en essayant de voler de l’aérodrome de Brooklands à Edimbourg, dans l’intention de faire le parcours sans arrêt.Son monoplan a été pris dans un violent tourbillon pendant le trajet, et il a été précipité sur le sol; le moteur est tombé sur l’aviateur, le tuant sur le coup.IL DEMISSIONNE.New-York, 26.— Wm.Loeb, jr., ancien secrétaire du président Roosevelt et qui était collecteur du port de New-York depuis la dernière administration Roosevelt, doit donner sa démission au commencement de la nouvelle année pour accepter une position administrative dans les entreprises minières Guggenheim, d’après un bruit répandu ici aujourd’hui.On disait qu’il devait recevoir un traitement plus élevé que les $12,000 que lui rapporte son poste du gouverne-mept et que tout en restant à New-York, M.Loeb dirigerait le travail des compagnies Guggenheim dans de nombreuses parties du monde.AUGMENTATION DANS LE CANAL DU SAULT.Sault Sainte-Marie, Midi., 26.— Le rapport du Lake Commerce rendu public aujourd’hui, accuse une augmentation dans tous les genres de trafic qui passent par le canal et les écluses Soo.Il y a une augmentation de 13,000,-000 de tonnes de fret enregistré et de près de 20,000,000 de tonnes non enregistrées sur l’an dernier.Le trafic des passagers a été moin-!re qu’en 1911.Le total était cette an-lée de 66,000 contre 79,000 en 1911.1 y a aussi une légère diminution !ans le tonnage de la farine, le miné-ai d’or et la construction.Les consignations de blés sont d’en-iron 114,000,000 boisseaux, une aug-lentation de 17,000,000 sur l’année 911» Les autres céréales ont donné ne augmentation moyenne de 25 à 50 our cent.Le tonnage des céréales pour l’an-lée 1912 est le plus fort qu’on ait eu usqu’ici.C’est un record.GROS INCENDIE A PITTSBURG Pittsburg, Penn., 26.— Un incendie s’est déclaré ce matin dans un édifice de huit étages, et a causé pour environ $100,000 de dommages.Six pompiers ont été suffoqués par les flammes.Cet édifice servait d’entrepôt à la Westinghouse Electric and Manufacturing.Le feu a été causé par les conduits électriques.MARIAGE DRAMATIQUE Taylorville, 111., 25.— John Belder, un charpentier, armé d’un revolver, a pénétré, ce soir, dans la maison de sa belle-mère, Mme Edna Fisher, où avait lieu un mariage.Tl a fait feu plusieurs fois sur Mme Fisher, sur les nouveaux mariés et sur les officiers de police qui avaient été appelés pour arrêter le forcené.Il fut blessé mortellement par‘un des policiers.Madame Fisher, qui est âgée de 68 ans, mourra.J h cérémonie du mariage eut lieu apri.cet attentat.Belder voulait empêchér sa fille de marier Ora Redfem.LA LUTTE CONTRE LE TRUST DE L’ACIER Washington, 26.— Un rival formidable du Trust de l’acier va être créé dans la Nouvelle-Galles du Sud, où une aciérie sera construite au prix de $5,000,000.Telle est la nouvelle envoyée à son gouvernement par le consul général des Etats-Unis à Sydney.Une somme de $50,000 a déjà été dépensée en travaux préliminaires.L’aciérie sera construite près de Newcastle et sera augmentée au fur et à mesure des besoins., La somme à consacrer à ces établissements sera illimitée, déclare le consul, parce que la compagnie dépensera de l’argent continuellement.On pense que la Broken Hill Proprietary Company soutient ce projet, qui contrôlera un jour tout le marché australien.LES SUFFRAGETTES SE REPOSENT.Hudson, N.J., 26.— L’armée des suffragettes qui est en route pour Albany, n’a pas marché aujourd’hui.La générale Rosalie Jones, pour-la première fois depuis le départ de New-York, le 10 décembre, a commandé un repos complet à l’occasion de la fête de Noël.Ce soir, les suffragettes assisteront à un bal de charité où Mlle Jones et autres feront des discours en faveur de la cause.Demain, les suf-gragettes se rendront à Stuyvessnt Falls, qui est situé à neuf milles d’ici.Il y a beaucoup de neige.“ DESJARDINS ’’ DE SUPÉRIORITÉ Les cannibales sont des gourmets San Francisco, 26.— Guy de Ville pion, ancien professeur dans une académie locale, arrivé hier, ici, de la côte ouest de l’Amérique du Sud, raconta qu’il avait été engraissé par des cannibales.11 fut pris alors qu’il tentait de traverser de Cindad à Buenos-Ayres.Il s’éch *ppa après de nombreuses aventures et se rendit à Callao.• "C’étaient des gens êtranves”, ‘dit-il, “ayant l’air moitié hommes et moitié singes.Je ne doute pas.qu’ils se proposaient de me manger.Je tus mystifié de toutes les bontés mi’i's eurent pour mol Jusqu’au moment o«ù ^|e m’aperçus qu’elles n’a valent pour but que de m’engraisser.Alors, je pensai à fuir et j’y réussis.’ De Vlllopion était correspondant de journaux pendant la guerre russo-japonaise.MANTE AUX POUR DAMES MOUTON DE PERSE de tout premier choix VISON ET SEAL SKIN de très belle qualité, ou toutes autres FOURRURES A LA MODE Incontestablement le plus grand choix qui puisse se trouver en fait de confedtion de cette valeur.Nous les faisons aussi sur mesure.Examinez bien surtout les doublures et autres fournitures, de même que le travail toujours soigné.LE SOIR nos magasins sont ouverts jusqu’à 9 heures.BIENVENUE A TOUS LES VISITEURS CHEZ » /30 nue 6T.D£N/S ^ gïT/ig L£i STlCAMe*** V OQ*C*e3TC» Montreal LE ROLE SOCIAL DES JEUNES Les nécessités de Téducation, par M.l'abbé Camille Roy Dans la “Nouvelle-France” de décembre, M.l’abbé Camille Roy écrit, à propos de la “Croisade d’Adoles-cents” de l’abbé Groulx, ces paroles intéressantes : Il y a, d’ailleurs, toute une doctrine d’éducation dans ces pages qu’a écrites M.l’abbé Groulx, doctrine qui accompagne le récit, qui s’y juxtapose, qui le dispose, et qui élargit singulièrement le cadre de l’ouvrage.Et la doctrine qui enseigne aux jeunes gens la nécessité de l’effort, le courage dans l’épreuve, la vaillance quand même, n’est pas la moins opportune.Au début de son livre, M.l'abbé Groulx, rappelant les motifs qui l’ont engagé à livrer au publie •‘¦ant de confidences, écrit cette phrase : “Je révélerais aux jeunes âmes qui s’ignorent les noblesses morales dont elles portent la semence ; aux maîtres qui débutent, des raisons plus hautes de s’éprendre de leur tâche.” Les jeunes n'ignorent-ils pas trop, en effet, les énergies dont ils disposent, et de quelles œuvres ils sont capables ?Et ne manquent-ils pas trop souvent de l’assurance calme, modeste mais ferme, de la confiance en soi-même qui est une indispensable condition de succès ?Le spectacle ici présenté des efforts accomplis par des camarades, il y a quelques années, efforts qui ont abouti à un suffisant succès, n’est-il pas, plus que bien des discours, capable de persuader les jeunes de leur grande puissance pour le bien ?Ne révèle-t-il pas à nos écoliers leur particulière grandeur, ce programme très simple d’un rhétoricien fondateur de “l’Action Catholique” ?“Observer le silence partout, travailler de toutes mes forces, ne donner que de bons exemples, voiià mon programme.Il place le sacrifice, l’effort à tous les instants de ma vie.C’est le sacrifice, c’est la fidélité au devoir qui me feront homme puis apôtre.Je veux qu’on me croit loyol ; je ne veux demander à mes camarades que ce que j’ai le courage de pratiquer moi-même.Ce rhétoricien achève ses résolutions par le mot juste et profond d’Ollé-Laprune ; “L’on agit moins par ce que l’on dit et par ce que Von fait, que par ce que l’on est.” N’y a-t-ü pas une application courageuse de ces principes de vie dans l’aveu suivant d’un membre de l’A.C.?“J’ai fait une sottise ce midi.Elle a été publique.Pour prévenir une répétition, je vais simplement me “briser” et faire réparation.Dieu sait si, dans les circonstances présentes, cette réparation me sera dure.Mais j’ai assez négligé d’occasions de réagir avec force contre moi-même pour profiter enfin de celle-ci.Aux grands madx, les grands remèdes ! et pour vaincre mon incroyable penchant à l’orgueil, il me faut de ces humiliations.Ce n’est après tout que mon devoir peut-être, mais il en coûte parfoia de faire son devoir.” «• C’est parce que nos jeunes gens,nos êtudiapts sont capables d’une telle générosité, que les éducateurs doivent s’employer avec soin à la faire valoir ; et c’est parce que mettre en oeuvre de pareilles forces morales, c’est la tâche très noble des éducateurs, que ceux-ci doivent s’éprendre de leur mission, et y consacrer tout leur dévouement.Certes, ce dévouement n’est pas d’hier, dans nos maisons d’éducation, et principalement dans nos collèges et nos petits séminaires.Il fut toute la raison d’exister de ces nombreux établissements.L’apostolat fut une vertu de nos éducateurs.Mais cet apostolat prend différentes formes selon les temps et les circonstances.Autrefois, il y a même quinze ou vingt ans, il consistait surtout à former chez les jeunes gens des vertus dont la pratique assurerait une bonne vie personnelle, individuelle.Aujourd’hui l’on est plus préoccupé de formation sociale.Et c’est sans doute parce que l’on voit mieux aujourd’hui, après tant d’égoïsme dont la vie contemporaine offre souvent le spectacle, la nécessité de préparer les jeunes au devoir social.L’on s’aperçoit qu’il ne suffit pas de donner à son pays de bons citoyens très capables de s’enfermer dans leurs vertus ou dans leurs intérêts, mais qu’il importe d’apprendre aux étudi-diants que leur vie ne sera vraiment pleine et féconde que si elle est vécue pour des causes supérieures à tous les intérêts de la commodité personnelle, que si elle est dépensée pour le triomphe des idées saines, pour l’élargissement et l’élévation de la vie publique, pour le progrès des institutions, pour le règne social de Dieu et de son Eglise.Sans doute, le jeune homfhe qui entre dans la vie professionnelle, doit Une réclamation de $200,000 s’y préoccuper d’abord d’y assurer son existence: il n’y a rien que de légitime dans la recherche du pain quotidien.Sans doute encore, il faut que la vie personnelle et familiale soit elle-.même édifiante et chrétienne; c’est là ! le fondement solide de toute action sociale.Mais peut-être, dans le passé, n’a-t-on pas suffisamment attiré l’at-tention des jeunes sur leur rôle possible, actif et bienfaisant, sur l'obli-gation.où se trouve chaque citoyen, le citoyen instruit surtout, d’être, en même temps^ qu’un pourvoyeur de son ' foyer, non seulement un pratiquant intègre, mais encore un semeur d'idées ^ chrétiennes, et un apôtre de Jésus-Christ.M.Antonio Perrault a écrit sur ce sujet, en 1905, des paroles un peu sévères peut-être, mais dont il faut tenir compte: il n’y a guère de personnes qui puissent mieux que nos élèves nous juger, et constater, à l’entrée de la vie, les lacunes de la formation que nous leur avons donnée.M.l’abbé Groulx cite ces graves paroles de l’ancien président général de l’Association de la Jeunesse catholique: “Je sais des jeunes hommes qui, en se ralliant' à l’A.C.J.C.il y a trois ans, entendirent parier pour la première fois du rôle social à remplir en ce pays.Us avaient traversé les collèges, écouté discourir sur la question sociale, voire le socialisme, comme de points noirs étrangers à notre pays ; ils avaient noté que si la providence ne les appelait pas au sacerdoce, ils devaient “aller dans le monde” et s’y tenir du côté du vrai et du bien.Mais de carrière libérale vue et pratiquée de haut; mais de rôle politique ou social rempli pour le peuple et dans l’intérêt vrai du pays; mais de défense active, intelligente, raisonnable et partant efficace du catholicisme et des traditions de notre race, ils n’avaient peu ou point entendu parler, et en tous cas, n’avaient sur ces questions rien de précis ni de ferme.” Il conviendrait d’ajouter à ces affirmations que si, il y a quinze ans ou vingt ans, l'on était moins préoccupé qu’on ne l’est aujourd’hui de la question et de la formation sociales, c’est, sans doute, qu’il y a quinze ou vingt ans, dans nos milieux Canadiens-français, la question sociale elle-même ne se posait nas avec autant de précision qu’aujourd’hui.A ce point de vue de la préparation à la vie, les sollicitudes des maîtres sont toujours, dans une grande mesure, conditionnées parles sollicitudes du public.Aussi, de nos jours, il devient de plus en plùs évident, par suite de l’évolution rapide de notre vie publique, que l’éducation sociale, même en notre province, s’impose à l’attention des professeurs.Et les professeurs s'y emploient.Il faut en convenir, tout n’est pas fait quand nous avons formé des humanistes et instruit nos jeunes gens de la philosophie scolastique, de la science et de l’histoire universelle.Il reste à leur enseigner comment ils doivent faire descendre jusque dans la pratique de la vie personnelle et de la vie publique les prinaipes chrétiens auxquels doivent se rattacher toute leur instruction et toute leur éducation; il reste à leur apprendre comment ils seront utiles, dans le monde, non seulement à eux-mêmes, et à leurs familles, mais encore à la société, à leur pays, à l’Eglise.Et cette sorte d’enseignement est à peu près aussi long et aussi compliqué que l’autre ; quelques paternelles allocutions sur la vertu n’y suffisent point.Il faut que l’élève, au collège et au petit séminaire, soit plongé dans une atmosphère d’idées et de préoccupations sociales: e(î il faut donc que le maître ne perde aucune occasion de faire sortir de son enseignement les applications pratiques, chrétiennes ou sociales, qu’il comporte.Il faut surtout qu’il ne craigne pas de donner, soit en littérature, soit en histoire, soit en philosophie, soit en science, un enseignement apologétique.En d’autres termes, il ne faut pas qu’il craigne de traiter au point de vue des intérêts du catholicisme, et du catholicisme social — et non pas seulement individuel — les questions qu’il étudie.Et il doit donc se préoccuper de former en même temps que des esprits chrétiens, ouverts aux doctrines, des volontés chrétiennes, prêtes à l’action.Je sais bien tout ce que l’on a dit de cette méthode d’enseignement, et par exemple que le point de vue chrétien et apologétique était une sorte de parti pris, et qu’il n’êtait donc pas scientifique ; et je sais que les éducateurs de la “libre” pensée se sont autorisés de ce jugement trop absolu, pour donner une sorte d'ensei- gnement neutre, que peut-être, inconsciemment, et par pure routine, et sans autre motil, nous avons trop souvent pratiqué.La Cour de Révision a renversé sa.Je sais bien encore que 1 on a sou- me(j.U i jUgement de M.le juge De-v ent répété que les préoccupations mers dans la cause de Lee contre Ja-sociales, ou, pour parler plus exacte- coj)S Le demandeur voulait obtenir de ment, l’étude des questions sociales j ^ Jacobs un compte des profits don-peut venir en eontlit avec les pro- n£s par l’exploitation des mines du lac grammes, ou, ce qui est pire, détour- Kerr, faute de quoi il demandait qu’il ner les élèves de leur travail scolaire.fût condamné à lui rembourser $200,-Et il peut y avoir là, en effet, un ré- qqq commission.Lee alléguait qu’en el inconvénient, si l’on ne sait pas vertu de la coutume de Cobalt il avail enfermer dans de justes limites cette droit, comme découvreur de la mine, a étude et ces préoccupations.Mais il un intérêt de 10 pour cent sur les prone s’agit pas, et il n’a jamais été fits.question, de distraire les élèves de Le défendeur Jacobs a produit un leurs devoirs d’étudiants ; il s'agit reçu signé par Lee pour le paiement plutôt de donner à ces devoirs tout en entier de tous ses services, corn.leur sens réel, de créer chez les écoliers, par des influences d’idées et do j milieu, une mentalité à la fois chré- j tienne et sociale ; il s’agit encore de leur apprendre à mieux utiliser les loisirs que leur laissent leurs études, | et, par exemple, les exercices auxquels ils se livrent dans leurs soclê- ! tés littéraires.Trop longtemps nos sociétés liftêraires n’ont été que des académies de virtuoses où l’on s’appliquait surtout à former des dêcla-mateurs et des orateurs, où, sous prétexte d’étudier une question d’histoire, l'on se livrait avec frénésie à toutes les agitations du parlementarisme, et où quelquefois, et cela est bien pire, l’on s’habituait, comme dans une école de sophistes, à défendre sans conviction le pour et le contre, le juste et l’injuste.Certes, il faut que nos élèves s’habituent à parler en public : mais ils s'y habitueront tout aussi bien si l’on oriente autrement leurs discussions littéraires, et si l’on en fait l’occasion d’une solide éducation de l’esprit ca-| tholique et de l’esprit social.M.l’abbé Groulx a insisté sur le ; rôle joué à l’Académie Sainte-Cécile, du Collège de Valleyfi Id, et à l’Académie Emard.nar les jeunen membres de l’Action Catholique, et il a suffisamment indiqué quel parti l’on peut tirer de ces acidémiciens de collège pour la formation intellectuelle, morale et sociale de nos écoliers.Nous ne voulons pas davantage insister sur ces théories d'éducation que soulève à chaque instant le texte d’ “Une Croisade d'Adalescents.’’ Les maîtres aimeront à le lire pour y | chercher eux-mêmes le stimulant dont ils ont toujours besoin.Us y apprendront peut-être à mieux aimer les étudiants, c’est-à-dire à leur être plus utiles ; rts chercheront davantage, après cette lecture, à renouveler leur esprit apostolique, à se faire jeunes toujours, malgré leur âge grandissant, pour mieux comprendre les jeunes, et les atteindre plus sûrement ; ils sc rendront mieux compte qu’il faut, même à quarante ou cinquante ans, se souvenir que la jeunesse n'est pas l’âge mûr, qu’elle est stimulée par d’autres motifs que ceux qui parfois nous inspirent, qu’elle est généreuse sans mesure, qu’elle va tout naturellement aux actions les plus chevaleresques, qu’il faut donc toujours parler d’idéal à ceux dont l’é-i clat de ce mot fascine le regard, et qu’un éducateur cesse de l’être le jour où il se sent blasé de tout ce qui enthousiasme et fait tressaillir une âme de vingt ans.mission, c.’aire, dépenses, etc.-?- M.McBride s’illusionne Londres, 26 — En acceptant de devenir un des vice-présidents à vie d* la Ligue Navale, M.McBride, premie* ministre de la Colombie Britannique, a déclaré que c’était pour lui un plaisir et un devoir de faire tout son possible pour renforcer l’Empire britannique.“La splendide manière dont le peuple de la Grande Bretagne a reçu la politique navale de M.Borden est une grande satisfaction pour le* Canadiens,” ajoute-t-il.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR Autour de l'élection présidentielle en France Paris, 26.— M.Couyb i, ancien ministre et grand amateu1' de cout-ses, a dressé une petite lisle, ù l’u-sage des sénateurs ses collègues, à propos de la prochaine élection j présidentielle et des chances des différents candidats.M.Paul Deschanel, président de la Chambre des députés, qui était à 4 contre 1, il y a quinze jours, est maintenant à 2 contre 1.Le président du conseil, M.Poincaré, considéré comme un partant douteux, est coté à 3 contre 1.M.Jules Pains, ministre de l’agriculture, est à 5 contre 1, et M.I Hibot, ancien président du conseil, est à 1 contre 2.M.Antonin Dubosl, président du sénat, n’est pas cfoté.Quoi qu’il en soit de ces chiffres, ils représentent bien l’état présent de l’opinion publique.Il est admis que si M.Poincaré se présente, les aptres candidats se retireront.Quand M.Léon Bourgeois, ministre du travail', refusa définitivement de poser sa candidature, les chances de M.Deschanel semblèrent considérablement accrues ; mais on a appris depuis que M.Poincaré ne voudrait lias garder la présidence du conseil, M.Deschanel étant président de la république, et cela réduit les chances de ce dernier.On dit à Paris que les femmes de ces deux hommes politiques ne s’accordent pas et que leur désaccord a provoqué une certaine froideur entre leurs maris.ROBE DE DAME Dans ce modèle nous montrons un joli vêtement pour usage général, et très facile h confectionner.1] ferme élégamment et convenablement sur le devant et la jupe ft trois lés peut avoir lu taille Empire ou ordinaire.On peut se servir de serge, de cachemire, de cordé (whipcord), ou de taffetas, avec les garnitures en tissu contrastant.Le patron No.6,043 est taillé en grandeurs do 32 ft 42 pouces, mesure de buste.La taille?moyenne exigera 5 verges 1-4 de tissu de 36 pouces et 3-4 de verge de tissus contrastants de t7 pouces.On peut obtenir ce patron un envoyant 10 cents nu bureau de ce journal.Les lectrices du “Devoir” peuvent obtenir ces patrons aux conditions suivantes: Envoies ce coupon nnrftg que vous Usures rempli, nu RAYON DES PATRONS.ATT "DEVOIR”, avec 13 rentu.soit en timbres ou en argent et le patron H-dessus vous sers envoyé quelques jours après.COUPON Département des Patrons au “De.Ecrives lisiblement.-PATRON No.6,043 Rom Ko.m.Mesnrs du busts .Bus Ds taille Quand vous désires un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionne* lamnls la mesurs; mentionnes Tlf* laulemaut.» LP DEVOIR, MONTREAL.JEUDI, 26 DECEMBRE 1912, VOL.III.— No.304.LA VIE SPORTIVE AUX AMATEURS DE HOCKEY t Afin de permettre aux amateurs de se tenir au courant des parties de hockey qui seront jouées cet hiver “Le Devoir” a fait imprimer plusieurs milliers de cartes indiquant les dates des joutes de la N.H.A., et de la ligue de la Cité.Les personnes désireuses de se procurer ces cartes voudront hien passer à nos bureaux, où elles sont gratuitement à leur dispo-cition.LE TORONTO EST DEFAIT PAR LE CANADIEN DANS LA JOUTE D’OUVERTURE DE LA N.H.A.Après avoir eu l’avantage dans les deux premières périodes les joueurs de Bruce Ridpath succombent à l’équipe canadienne-française.— Laviolette eét l’étoile du club visiteur RESULTAT FINAL : 9 à S Toronto, !2ti, — 1.'équipe ranadienne-franenise a triomphé dans la première ioute régulière rie la N.fl.A., louée cotte ville hier local.Les 4,500 amateurs ont aspisté à la joute surpris de la défaite d tonienne, mai de c< ni In club de hockey qui n’ont pas été l’équipe toron-ont été toutefois sa- r lub Toronto a j tisfaits de voir que fait assez bonne mine devant ses ri vaux plus expérimentés.Les Toronto ont réussi à tenir le score à égalité dans la première période et réussirent même à s’assurer l’avantage dans la deuxième.Le Canadien se rallia toutc-ioiss dans les deux derniers quarts et s'adjugea finalement la victoire par un M ore de 9 ù 5.Le club Toronto peut être comparé >1 Une équipe de baseball eomp osée de jeunes joueurs auxquels il manque la rlireetion d'un vétéran.Le matériel est là, mais il faudra du temps pour leur donner l’homogénéité d'une équipe de champions.Leur défense joua d'une façon désordonnée dans la dernière période, ce qui permit aux Canadiens de s'assurer un bon avantage.La partie fut intéressante à suivre dans ses deux premières périodes.Les arbitres Marshall et Marsh e montrèrent.très sévères.Les' T oronto reeouru-ç’ent à trop de combinaison, défaut qui permit à la défense du ’V.iiadicn tie s’emparer à maintes reprises du t’a ou te houe.T,a troisième' et.dernière période vit pendant quelques temps tes deux équipes à égaillé avec un score de I à 1.T.e gérant liidpath fit à le moment preuve de manque de jugement o.n remplaçant un joueur aü moment même où Pitre descendait axer, in rondelle.Profilant do l'absence de ton couvert.Pitre seora et donna l'avantage à son club.Les Toronto avaient aligné sept joueurs lui n’aient jamais pris part, à une joute profos-rionnellc et onze joueurs furent remplacés au cours de la partie.Tous à [’exception de Doherty, se sont montrés bons tireurs, mais l'équipe a été faible dans le jeu d'ens létte a été l'étoile de la a bien joué.Lalonde n sensationnel et Smith a Cameron, le couvert s'est montré le meilleur équipier du (Tub local H se distingua tout parti-eulièrement dans la période finale alors embh partie.Vézina ’a rien fait de bien travaillé, du Toronto, qu’en possession de la rondelle il fit une course de toute beauté et.après avoir déjoué (.rnis adversaires il tonip tn un point en faveur de son club.La joute d’hier soir fut exempte de brutalité et deux joueurs seulement furent pris en défaut.Pitre devra payer ST et \ ézina s’est x’u imposer une amende de S5.Les équipe» s’alignaient comme suit: 1 anadien.Vézina.Ruts.Holmes bubon u.Points.Davidson Laviolette.Couverts.Cameron Lalonde.Avant s.Foyston Pitre.Avants, f .Wilton Smith.Avants.Doherty CTI A NG F.Ml INT.S 1ère période - Walker a remplacé Foyston, et Fovston a remplacé AA'al-ker.-’'¦ni" période —- Walker a remplacé Foyston : Fovston a -remplacé Dourg erty ; Kandall a remplacé W ilson : Neighbor a remplacé Walker ; Wilson a remplacé Randall : >)opp a remplacé Oameron : Berlanquotte a remplacé Smith : Dougherty a remplacé Neigh hot-; Cameron a remplacé Topp : Mc-Git’tin a remplacé Doherty.•Tème période — Walker a remplacé McGiîfin : Smith a remplacé Berlan-quetto ; Doherty a remplacé Walker ; .Neighbor a femplaoc Foyston ; Randall a remplacé AV il son : Foyston a remplacé Neighbor ; Wilson a iemplace Randall ; Walker a remplacé Doherty.Arbitre, Jack Marshall; assistant I.ou Marsh.¦SOMMAI RH 1ère période.1.—Canadien, Smith .1.00 ‘J.—Toronto, Wilson.Kl.00 0.- ('anadien.Laviolette.1.00 1.—Toronto, Davidson.1.15 2èmc période 5.Toronto, Wilson.10.00 Oètne période .Canadien, Smith.2.00 7.- ( ’anadien, I.aviolette.00 S,-Toronto, Foyston.2.00 0.—Canadien, Pitre.1.15 10.—Canadien, Smith.15 IL-Canadien, Lalonde.2.00 12.-Canadien.Smith.1.00 10.Toronto, Cameron.1.20 II.—Canadien, Pitre.1.00 qu’à ce que, au sommet du swing, il repose principalement sur le pied gauche.C’est cette parfaite distribution de son poids qui, pour bonne part, explique le dythme étonnant et la précision de son coup, car, en cela, git le grand secret du I “golf-drive”, la préservation du ! “centre”, l’on peut dire, du “golf-j swing”.La vérité de ce point fondamen-; ta] ressort visiblement ties clichés j XXIV et XXV du Great Golfer.J*eux choses ont induit en erreur i lous les écrivains qui ont abordé ce I ce sujet.D’abord, le joueur pivote | sur la surface intérieure de l’orteil j gauche, ce qui donne à son contact ’ avec le sol une apparence de légèreté.encore qu’il ne soil pas nécessaire d’être grand mécanicien pour voir que ce geste de pivotage sur l’orteil ne procure rien quant à l’effort qu’on lui impose.Secondement, la jambe droite est raidie el tordue, et cet effort de torsion, peut passer pour celui qu’imposerait une charge.Très caractéristique est la façon donl Vardon dispose de son poids, j au sommet du swing.Il y a bien j des années, j’ai vue une statuette 1 de lui, au sommet de son coup, et parlant en pleine ignorance, j’ai dit; “Voyez où est son poids, tout sur le pied gauche.Assurément, une bien mauvaise forme.” .Te n’ai pus éié long qu’il est de l’essence du bon driving de porter le poids sur la gauche .au sommet du drive.Vardon.Braid et Taylor sont unanimes dans leur erreur.11 sera très intéressant d’entendre la défense attendu que Vardon n’esl pas seul à apporter, par la parfaite exécution de scs coups, la meilleure con-damnalion de son enseignement.Nous arrivons maintenant à la vieille fable de la prédominance de la main gauche.Cette singulière illusion a reçu de rudes démentis ces dernières années, mais avec l’appui d’aussi grands noms que ceux de Vardon, Braid, Taylor.11 n’est pas étonnant qu’elle résiste! P.A.Vaile.Le hockey aux Trois-Rivières (De notre correspondant) Trois-Rivières, 26 déc.— Dimanche dernier avait lieu, au Séminaire des Trois-Rreières, une partie de hockey entre les clubs Maple Leaf et S.T.R.j La joute fut très intéressante, con-j testée, et sans aucune brutalité.Les étoiles de la partie furent MM.Bouchard, Panneton, et Massicotte.L’équipe du S.T.R.fut assez heureuse pour commencer la saison en mettant une victoire à son actif ; elle l’emporta nar un résultat final de 3 points à î.Les équipes s’alignèrent comme suit : S.F.R.Maple Leaf Cloutier Buts Lepage Panneton Points Dubois x Massicotte Couverts Lamarre Rivard Centres Lajoie Vennr Voltigeurs Ross Lacroix Aile droite Bouchard Gouin Gauche Dubois x Remplacé à la 2e période par L.Leduc.SOMMAIRE Première période 4.— S.T.R.— J.Rivard.2.— S.T.R.— H.Lacroix.Deuxième période 3.— Maple Leaf — E.Bouchard.4.— Maple Leaf — E.Bouchard.— S.T.R.— G.Gouin.|Le Tricolore de Maisonneuve SE B MEMBRES FETENT LA SOIREE DE NOEL DE BRILLANTE FAÇON.— MESSE DE MINUIT ET REVEILLON.Après avoir obtenu un magnifique succès avec la guignolée, les membres du club Tricolore de Maisonneuve ont assisté en corps à la messe de minuit à Maisonneuve et après l’Office Divin tous se rendirent à la salle des spectacles où un magnifique réveillon les attendait.Cette réunion véritablement canadien ne-française fut organisée par MM.George Reid, A.Richer et Noé Tellier.Ces messieurs reçurent les félicitations de tous pdur le ton “du terroir” qu'ils surent donner à ces agapes.Plus de 75 convives prirent part à ce festin que présidait M.O.Dufour, l’un des fondateurs du club Tricolore.Les représentants de la ville, de la Commission Scolaire et de la paroisse de Maisonneuve prirent également part à ce btvnquet intime.Les santés de la Ville de Maisonneuve, du Tricolore, de la Commission Scolaire de la paroisse Maisonneuve, du Comité de raquette, des Dames et de la presse furent proposées et l’on leva les verres pour acclamer ces différents appuis du Tricolore.M.l'échevin Le-may, Réal Cloutier, Dr Goyette, M.Laurin, W.Gagnon, N.Houle, E.C.Bt-Père et M.Brosseau, répondirent à ces santés.Nous avons noté parmi les* invités et les raquetteurs : M.et Mme O.Dufour, prés.-sec.raquette ; M.J.E.Lemay, échevin M.et Mme Dr F.X.Goyette, prés des directeurs ; M.E.C.St-Père “Le Canada” ; M.et Mme Réal Clou tier, commissaire d’école ; M.Nap Houle, marguillier ; M.et Mme Jo seph Laurin, marguillier ; M.et Mme Geo.Reed, 1er vice-prés.sec.raqueti te ; M.et Mme Arthur Durocher, 2e vice-sec.raquette ; M.et Mme N.Gagnon, capitaine ; M.et Mme A.Ar-cand, ass.-capitaine ; M.et Mme O.Lalonde, M.et Mme J.A.Gauthier, M.et Mme M.Tellier, M.et Mme O.Caron, M.et Mme Rod.Dussault, M.et Mme R.H.Laurin, Mlle Marie-Anne Leclerc, Mlle Cecile Leclerc, M.Marc Leclerc, ass.secrétaire ; Mlle Berthe Chapleau, M.Horace Drolet, Mlle Antoinette Rochon, M.Eugène Chapleau, Mlles Jeanne Drolet, Eva Perrault, Irène Perrault, M.Léon Pressault, M.R.Laurin, M.R.Prévost, M.A.Drolet, Mlle V.Dufour, Mlle L.Tellièr, Mlle A.Riendeau, M.Bidou Villeneuve, M.R.Bavard, M.R.Dussault, Mlle A.Arcand, M.Alphonse Richer, M.Alp.Richard, Mlle Corine Soulièrc, M.Alf.Lefebvre, Mlle Joséphine Cloutier, M.L.A.Dussault, M.L.A.Desautels, Mlle Corinne Pagê, M.Gaston Laurin, Mlle Aurore Lapointe, Mlle J.O.Bélanger, M, Roméo Dufour, M.J.A.Fafard, Mlle Alice Durocher, M.Arthur Sévigny, Mlle Antoinette Riendeau, Mlle O.McKircher, M.Brosseau, M.Patry, “Le Devoir”, et une foule d’autres.Æfc r Les rencontres de Sa semaine ILS NE PRATIQUENT PAS CE QU’ILS ENSEIGNENT Les principaux professionnels du jeu de Golf et que!ques= uns aussi des plus éminents amateurs, dans les ouvrages qu’ils publient, enseignent le jeu d’après des règles, en parfait contraste avec leur pratique.Sur la piste de Hillcrest FRANK MORAN ET GUNBOAT SMITH SE RENCONTRERONT DEMAIN SOIR A SAN FRANCISCO.Comment expliquer la remarquable différence de qualité qui sépare le jeu du professionnel golfeur, de relui de l’amateur?Voilà une question souvent posée.La réponse qu'au fait d’habitude — que le professionnel joue beaucoup plus — rend bien compte, jusqu’à un certain point, de la dite différence, mais il V a une cause beaucoup plus profonde que celle-là.C’est un fait, et Indiscutable, que les principaux professionnels et quelques-uns aussi des plus éminents amateurs, dans les ouvrages qu’ils publient, enseignent le jeu d’après des règles eu parfait contraste avec leur prati-tpie.Or, on peut poser en fait que l’enseignement des grands joueurs a ane influence sur le jeu de la masse pt il tombe sous le sens que si cet enseignement des maîtres est erroné, le jeu des élèves s’en ressent.J’affirme donc, sans hésiter, que le jeu de golf souffre beaucoup du faux enseignement, malheureusement associé à quelques-uns des noms les plus fameux de l’histoire liu golf.Mais comme il est facile de lancer des affirmations générales de cette sorle, pour être précis, nous examinerons le jeu dans trois île ses parties, d’importance absolument fondamentale : lo La distribution du poids dans le drive: 2o Le rôle de la main et du bras gauches, comparé à celui de la main et du bras droits; Ho L’étude du putting.J’analyserai renseignement de Harry Vardon, de James Braid et de J.-H.Taylor.Nous admettrons que ces noms représentent tout ce qu’il y a de sain el de bon en fait de golf, et (pie leurs conseils aux joueurs doivent avoir la même nature.Nul golfeur ne croira que s’il en est autrement, le brillant triumvirat précité, puisse désirer de n’è-Ire pas contredit,.Je.ne pense pas t|ue quelqu’un, méritant le nom de golfeur, imagine l’un de ces artistes lionne de fausses instructions à un élève au’il dirige, et pourtant, si mes critiques soûl jusles, c’est ce que lait chacun d’eux par ses instructions imprécises.Voyons d’abord la distribution du poids dans le drive.Vardon, Braid et Taylor, tous déclarent à l’envi, que dans le ballant, le poids doit porter presqeu tout entier sur la jambe droite.Cela, je te maintiens, est du très mauvais golf, en parfait désaccord avec leur pratique.' Citons-lcs: A la page 68, du Complete Golfer, Harry Vardon dit: “Au moment où cela se passe.le poids du corps est graduellefnent porté sur la jambe droite, laquelle, en conséquence, se raidit jusqu’à ce ([lie, au sommet du coup, elle est tout à fait rigide, cependant que la jambe gauche, comparativement libre, légèrement repliée en dedans vers la droite, avec juste assez de pression sur l’orteil pour fixer la position.” A la page 56, de Advanced Golf, James Braid dit: “Ln plein ballant, bien (pie presque tout.le poids doive porter sur le pied droit, le joueur doit sentir une certaine pression sur le gauche, c’est-à-dire que celui-ci doit porter une petite part de la charge du corps.” A la page 207, de T agio r and Golf, J.H.Taylor écrit: “Alors, tandis que le Club revient en arrière dans le swing, le poids se déplace graduellement, jusqu’à ce que le Club ayant atteint son point culminant, tout le poids du corps porte sur la jambe droite, le pied gau-| ehe étant, à ce moment, un peu tourné en dehors, et le genou gauche replié vers la jambe droite.” Or, ces hommes, sachez-le, ne se sont pas partagé entre eux, moins dj 14 championnats ouverts: mais je le dis sans hésitation aucune: par ce sleçons, ils répandent des notions fatales nu rythme du swing el radicalement contraires à leur propre pratique.Harry Vardon lui-même est le plus frappante réfutation de cette fausse doctrine.Dès la seconde où son club quitte la balle, son poids commence à se porter en avant jus- ÜNE ASSISTANCE CONSIDERABLE A ETE .TEMOIN DE L’OUVERTURE DE LA REUNION DE TROT ET D’AMBLE D’HIER A-PRES-MIDI.Toronto, 26 — L’ouverture de la réunion de courses sur la glace a eu lieu hier à Hillcrest Park devant une assistance considérable.Voici les résultats des épreuves : 2.18 trot, bourse .$600 — Margot Léonard, par Oro Wilkes, J.Hurson, Toronto (Dennis) .111 Silvertail, Ward et Sgeppard, Toronto (Bedford).2 2 3 Monarehial Lady, M.Faulkner, Ottawa (Tracey).4 4 2 Shaun Rhue, F.Ryan, Toronto (Ryan) .344 Reprobate, W.Gilks, Barrie (Hume) .6 3 5 Princess Eleanor, R.Patterson, Toronto .5 7 8 Woodpoints, C.Daws, Dorchester, (Daws).7 8 6 Bernolga, A.C.Hutson, Toronto (Ray).957 Roy Brook, J?Noble, Toronto (Noble) .86 ret Temps — 2.22 3-4 ; 2.23 1-4 ; 2.24.2.30 trot.'600 2.30 trot, $600.— Creosote, par Todd, R.J.Maokensie, Winnipeg (Ray) .16611 Oro B., par Oro Wilkes, Ward et Sheppard, Toronto (Bedford) .21122 Axle Auduhon, T.Williamson, Toronto (Williamson et Dennis) .63244 Midnight Oro, Johnson et Orr, Wing-ham (McEwan) .4 2 5 6 3 Lon McDonald, W.’Fitch, Hamilton (Higgs).3 5 4, 3 6 Miss Brownlee, G.L.Brownlee, Ottawa (Tracey) .5 4 3 5 5 Bedelia B., A.B.Baxter, Hamilton Baxter) .7 ret Temps — 2.21 1-2 , 2.25 , 2.29 , 2.26, 2.27.-4- Changement d’horaire du C.P.R.Le train qui part de la gare de la rue Windsor A 10.10 a.m.pour Winnipeg sera supprimé après le 31 décembre.Un nouveau train sera mis en circulation, partant de la station de Broad St., A Ottawa, A 1.55 p.m.tous les jours, excepté le dimanche, pour North Bay.Les passagers peuvent partir de Montréal, A la gare de la rue Windsor à 8.05 a.m.et 9.15 a.m.et A la gare de la Place Vlger à 8.30 a.m.et arriver A Ottawa pour prendre ce nouveau train.*- New-York, 26 — Plusieurs “espoirs de la race blanche” figurent dans les assauts, cette semaine.Frank Moran, de Pittsburg, Pe., qui depuis quelque temps, ne fait que remporter des victoires, sur la côte du Pacifique, se mesurera avec Gunboat Smith, à San Francisco, Cal., vendredi soir.S’il gagne, il est probable que les promoteurs californiens lui donneront une chance de rencontrer le vainqueur du match Palzer-McCarthy.Jess Willard, considéré par beaucoup comme étant le meilleur homme après Palzer et McCarthy, s’en prendra A Soldier Kearns, à New-York, vendredi soir.Arthur Pelky, de Chicopee, Mass., en viendra aux coups avec Jeff Madden, de Boston, Mass., à Augusta, Me., ce soir.Liste des assauts : JEUDI Arthur Pelky vs Jeff Madden, Augusta, Me.Jack (Twin) Sullivan vs One-Round Davis, Buffalo.Joe Carroll vs Tom O’Brien, Young Carson vs Young Aronson et Patsy de Lucca vs Ted Thompson, Lawrence.VENDREDI Gunboat Smith vs Frank Moran, San Francisco.Jess Willard vs Soldier Kearns, Leach Cross vs Ted Maloney, Phil.Cross vs Willie Beecher et Kid Hogan vs Young Brown, New-York.Packy McFarland vs Fred Daniels, Omaha.Patsy Brannigan vs Harry Dell, Windsor, Ont.SAMEDI Cy Smith vs Johnny Waltz et Young Wagner vs Kid Herman, New-York.Tom McMahon vs Jim Savage, Pittsburg.Willie Schadler va J.Dohan, Brooklyn.Sprague et Newsy devront comparaître Toronto, 26.— Lo bras de In loi vient d’atteindre Sprague Cleghorn et Newsy Lalonde.Cos deux joueurs ont été avertis de comparaître en Cour de Police vendredi matin.Tous deux devront expliquer le pourquoi de leurs actes au magistrat Denison.*.«?' v *-• -__________.çï Hz?¦V.'A mm Bières et Porters DOW sont les Breuvages qu’il faut au Dîner Le Rôti a Meilleur Goût quand il est assaisonné d’un Pot de Bière Dow.The National Breweries Limited, Montréal.Les raisons de son insuccès M.WILFRID CABANA EXPLIQUE POURQUOI IL N’A PU ETABLIR LE RECORD DES POIDS ET HALTERES AU PARC SOHMER* Montréal, 25 déc.1912.Monsieur le Rédacteur du sport, Le “Devoir” Monsieur, Veuillez être assez bon de m’accorder un peu d’espace dans les colonnes de votre populaire journal afin de laisser savoir aux amateurs de sport que je suis très peiné de n’avoir pu établir le record que je m'étais proposé de faire mercredi dernier au Parc Sohmer, et qui consistait à épauler d’une seule main une barre A sphères pesant 280 livres 1-4 et la pousser au bout d’un bras.Comme je n’ai pu arriver à accomplir le tour assez corectement, à ce qu’il paraît, je me ferai un devoir de me reprendre le 13 janvier prochain au Théâtre Français.J'espère que je ferai plaisir à tous mes amis en me reprenant et en levant non seulement 280 livres 1-4, mais plus.J’aimerais à laisser savoir que la cause de mon échec de mercredi dernier a été la hauteur de la scène qui est brillamment illuminée et ferai remarquer aussi que je préfère lever 300 livres en haltères courts que de lever une barre A sphères car il est beaucoup plus difficile d’équilibrer cette dernière.Je vous remercie M.le rédacteur.Votre humble serviteur.W.G.CABANA.DE L’ARGENT POUR TOUS! OPERATION DE PRET COOPERATIF Inscrivez-vous immédiatement pour avoir droit à TjN EMPRUNT DE S 1,000 REMBOURSABLE $5.00 PAR MOIS PENDANT 20 ANS (Intérêt et capital compris) PROSPECTUS adressé franco sur demande._ s “ LA CAISSE HYPOTHECAIRE, LIMITEE,” CHAMBRE 307 103 RUE ST FRANÇOIS-XAVIER.N.-B.—AGENTS DEMANDES Le Comptoir Mobilier Franco-Canadien 117-119 RUE CRAIG OUEST Fait des avances d’argent sur tous objets ou effets ayant une valeur commerciale et déposés à ses Bureaux.Ligue de la Cité LES PARTIES DE LUNDI PROCHAIN AU JUBILEE.— HOCHE-LAGA SERA AUX PRISES AVEC LES GARNETS.Pour les prochains jeux olympiques LE TOURNOI DE 1916, EN ALLEMAGNE SERA DIRIGE DE LA MEME FAÇON QUE CELUI DE STOCK- i HOLM.- 8SOO,OOU SEGONT DEPENSES.Zbysco victorieux LE CHAMPION EUROPEEN PREND «El X CHUTES CONSECUTIVES CON'IRE CHARLES CUTLER A BOSTON, HIER SOIR.Boston, 26.— Charles Cufl' C, do Chicago, a été défait, par Stanislas Zbysco, hier soir.Ce champion européen prit deux chutes consécutives, la première en I heure et 12 minutes, et la deuxième en 13 minutes et 10 secondes.Le Boucanier Les membres du cercle Dramatique National Canadien-Français, du Boucanier, ainsi qui* 1 * * * 5 * * * * 10 II.leurs amis, sont priés de se rendre, ce soir et demain soir, à 7 heures 39, il l'église Saint-Jean-Bnp-tisln, rue Drolet, pour courir la gui- Le beau début des six clubs de la ligue de hockey de la Cité,- lundi soir dernier au Jubilée, lait bien augurer pour les trois parties qui seront jouées lundi prochain, et dont voici le programme : 8 à 9 Garnets vs Hochelaga.9 à 10, Shamrock vs Champêtre.10 à 11, Stars vs Saint-Jacques.Les trois parties seront sans doute chaudement contestées.La grande rivalité qui existe entre les Garnets et les Hochelaga fait présager une lutte acharnée, ce qui n’empêche pas que les deux autres événements au programme ne sauraient laisser le public indifférent.La rencontre Shamrock et Champêtre promet également des émotions.La victoire, des Champêtres sur "es Garnets, lundi dernier, a sonné de la confiance aux joueurs et leur a créé de nombreux admirateurs La dernière partie de la soirée, entre les Stars et les Saint-Jacques sera aussi chaudement contestée.La première partie commencera à S heures précises.La position des dus dans la Ligue de la Cité, est actuellement la suivante : G.P.Pr.C.Aj.Champêtre .1 0 4 1 9 Hochelaga .1 0 8.2 9 Saint-Jacques .1 0 5 2 9 Stars.0 13 8 9 Shamrock.0 12 5 9 Garnets.*.0 1 1 4 9 Stockholm, Suède, 26.—Le secrétaire-général des jeux olympiques, qui auront lieu à Berlin, Allemagne, on 1916, M.Diom, est à passer quelque temps ici, pour prendre des informations du comité suédois, et a déclaré au correspondant de la Presse Associée que le prochain tournoi sera dirigé tout à fait de la même façon que celui de Stockholm, il y aura un comité central et des comités adjoints.Le Stadium de Berlin, qu’on achèvç de construire, en ce moment, contiendra une piste de course, qui sera entourée d’une autre piste, pour cyclistes.La piste do course mesurera 666 mètres de longueur, et A l’intérieur, il y aura suffisamment d’espace pour les autres jeux.Le Stadium coûtera $800,-000.Nouvelles Sportives Chicago, 111.26.— Le 1 anceur Louis Ritchie, des Chicagos Cubs, a reçu, hier, de ce club, un chèque de *81,000, comme cadeau de Noël.Ritchie a gagné plus de 60 pour cent de ses parties durant la dernière saison, et c’est pour le récompenser que le président Charles W.Murphy lui a donné cet argent.Détroit, Midi., 26.—Pour la treizième fois, dans un même nombre d’années.George Mullin s’est engagé, hier, à lancer pour les Tigers, l’année prochaine.Pittsburg, Pe., 26.— Bill Locke espère toujours obtenir le control ' des Phillies et il a déclaré, hier, que ce sera ayant la fin de la semaine.Locke travaille en cc moment, à acheter la majorité des actiohs du club.Ordemann contre Jess Westergard CES DEUX PRETENDANTS Al TITRE DE CHAMPION DU MONDE A LA LUTTE LIBRE SE RENCONTRERONT LE 7 JANVIER PROCHAIN.Minneapolis, Minn., 26.— Henry Ordemann, de cetto ville, rencontrera Jess Westergard, de Des Moines, Iowa, ici, le mardi, 7 janvier, dans une lutte au genre libre.Le vainqueur réclamera le titre de Frank Gotch, qui a pris sa retraite.Ordemann et Westergard se sont mesurés deux fois déjà, et ils ont remporté chacun ‘une victoire.Service spécial du Grand* Tronc à l’occasion des têtes En prévision de l’augmentation du nombre des voyageurs à l’occasion des fêtes de Noël et du Jour de l’An, la Compagnie de Chemin de Fer du Grand-Tronc a décidé de faire circuler un train spécial qui partira de Montréal pour Fort Covington, N.Y., et tes stations intermédiaires à 4.10 p.m., les mardis 24 et 31 décembr- La traversée de la Seine à la nage Paris, 25.— Le concours de traversé» de ta Seine à lu nage, pour ta coupe de Noël, a eu lieu, aujourd’hui, | en présence de milliers de spectateurs, I Ln température était excessivement ! douce.Douze concurrents, y compris : une femme, Mme Renée Mortier, s'alignaient pour le départ au pont Alexandre III.La course a été facilement gagnée, I par Gérard Mcismer.qui Couvrit les 1160 mètres (environ 172 Verges) en l I minute et 54 secondes.Mme Mortier, qui souffrait d'une contusion récente, fit un dernier effort inais n’arriva q.ue dernière; elle fut I acclamée par la foule.Boston, Mass., 26.— On a reçu, hier aux bureaux dos Boston Bràves, le contrat signé de Charles E.Brown, lanceur, mieux connu sous le prénom de “ Bustcr Brown est actuellement à Onaway, Iowa, Sydney, N.G.-du S., 26.—Hugh McIntosh a déclaré hier qu'il avait vendu ses intérêts au promoteur “ Snn-wey ’ Baker.Ce dernier a acheté le Stadium où toutes les grandes rencontres de boxe ont été disputées ci son premier “ fait d’armes ” sera d’organiser un tournoi mondial de poids-légers.Cleveland, 26.— La rumeur circule que Napoléon Lajoie sera remplacé par Oison l’été prochain sur l’équipe des Naps.Le contrat de Napoléon est expiré et le club lui offrira un salaire réduit.11 est fort probable que Lajoie refusera le montant qui lui sera offert.Remerciements Les dames Religieuses du Bon Pasteur accusent réception de la somme de $480.00 et offrent à MM.les directeurs de la Banque d’Epargne de la cité et du district de Montréal, l’exr pression de leur vive gratitude pour ce don fait à leur Institution, 64, rue Sherbrooke-Est.Montréal, 24 décembre 1912, M.BENJAMIN MERCIER M.Benjamin Mercier, de la maison Boucher & Mercier, tailleurs, 292 Boulevard Saint-Laurent, a succombé subitement à une syncope du coeur, lundi soir.' M.Mercier tenait commerce sur le Boulevard Saint-Laurent depuis au-delà de 20 ans.Il laisse une femme une nombreuse famille.T I < i VOL.III.— No.304.LE DEVOIR.MONTREAL.JEL'DI.26 DECEMBRE l‘J12 t L'ATTITUDE AUTRICHIENNE CAUSE BEAUCOUP D’ANXIETE On appréhende un coup d'Etat au Portugal Les délégués monténégrins alarmés triche n a pas contremandé sa mobilisation.M.Miyuskovitch dit que son pays préfère 1 extermination plutôt que de rendre Loweden ou Scutari ., .j UN CONFLIT ENTRE LES CON- par le lait que 1 Au-| servateurs et les demo- CRATES.— LISBONNE.DES TROUBLES A Londres, 25.— La promptitude avec laquelle le gouvernement turc a déridé de faire des contre-propositions à celles des alliés fait croire que les conditions du traite sont loin d’être arrêtées et
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.