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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 28 décembre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-12-28, Collections de BAnQ.

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VOLUME Hi~Nc.306 MOINTKEaL.SAMEDI 28 DEC b MB K K, 1912 UN SC U LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne ï ©ANADA ET ETATS-UNIS .tmiON POSTALE.$3.00 $6.00 Edition Hebdomadaire : • • • • CANADA .ETATS-UNIS.ONION POSTALE .* « « » $1.00 $1.50 $2.00 Rédaction et Admin^ ,^ onj ?' 71a RUE SAINT-JACQb.5^ MONTREAL.\ TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION: Main 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CRISE DES “ DREADNOUGHTS ” DES CHIFFRES QUI FONT RÉFLÉCHIR 11 BILLET DU SOIR LA SAGESSE DU MIROIR Les deux partis s’accordent h nous lancer dans la crise des dreadnoughts.M.Barden veut tout de suite en faire construire trois qui seront mis à la disposition de l’Amirauté britannique.M.Laurier, qui avait omis les “dreadnoughts” de son plan de 1910, propose d’en placer un à la tète de chacune des deux escadres qu’il veut faire construire sur l’Atlantique et le Pacifique.M.Borden, qui prétend détenir les derniers secrets de l’Amirauté, place à un peu plus de $11,650,000 ($11,600,666) le prix approximatif de chacun de ces vaisseaux.C’est précisément pourquoi il fixe à $35,-000,000 le taux de sa contribution.Nous sommes donc, sans compter le reste, et sans escompter l’avenir, en face d’une dépense projetée de $23,000,000 et de $35,000,000 du seul fait des “dreadnoughts.” Ces chiffres sont en eux-mêmes fort respectables et ils donnent une bonne idée de l’abîme vers lequel nous acheminent les deux politiques; mais ils deviennent particulièrement suggestifs quand on les examine d’un peu près et par le détail.* # Dans le Witness de jeudi, le capitaine Held, un ancien officier de l’armée anglaise, décomposait ainsi le prix de revient de chacun des “dreadnoughts”: Cogue.$2,386,000 Chaudières et machines.2,000,000 Projecteurs et appareils électriques Chaloupes.400,000 40,000 $4,826,000 Blindage en acier.$3,240,000 Cinq tourelles protectrices et dix canons .3,000,000 Canons de six pouces 400,000 Cinq tubes lance-torpilles $6,640,000 200,000 $6,840,000 Dons, ‘>i nous nous en tenons aux chiffres du capitaine Reid, nous devons porter à $0,640,000, soit plus de la moitié du coût total, le prix du blindage, des canons el des tourelles de protection (barbettes) sur chaque “dreadnought.” ^ L’acier employé à ces armatures et à ces canons ne peut être fabriqué que par les constructeurs qui ont obtenu de l’usine allemande Kruipp le droit d’exploiter leur brevet exclusif.Krupp et les grands constructeurs anglais forment donc, en réalité, un syndicat détenteur d’un monopole.M.Arnold Hills, le président de la Thames Iron Works Shipbuilding Company et constructeur du super-dreadnought Thunderer, a publiquement déclaré que le prix des canons el du blindage est de cinquante pour cent plus élevé qu’il ne devrait raisonnablement l’être.C’est-à-dire que, sur chaque “dreadnought” canadien, le “trust” fera un profit approximatif de $3,320,000—soit $6,640,000 pour les bes-sons de M.Laurier et $9,960,000 pour les “triplets” de AL Borden.On voit que l'industrie est payante, et comme les propriétaires de brevets ont partie liée en Allemagne et en Angleterre, ils sont toujours les bons marchands,- Si nos trois “dreadnoughts”—grâce auxquels ils empocheront près de dix millions—décident les Allemands à en construire trois autres, c sera encore dix millions dans leurs caisses.Est-il vraisemblable qu’une industrie aussi considérable, aussi frue tueuse, ne trouve pas le moyen de jouer des passions politiques dans les différents pays pour pousser les nations, non seulement à accroître leurs flottes, mais à adopter le type de vaisseaux dont la construction lui rapporte de si magnifiques profits?C’est le contraire qui serait incroyable.Mais pourquoi, non contents de violer nos traditions et de sacrifier nos meilleurs intérêts, ferions-nous si bénévolement les affaires du “trust” anglo-allemand?Orner HER0UX.Heureux ceux qui ne se rasent pas! Les stations longues devant le miroir ont, quand, vient une fin d'année, la tristesse d'une auscultation grave chez le médecin.Passé le quart de siècle, chaque année signe son passage à une ride ou un cheveux blanc et les moins coquets voudraient presque s’épiler ou de se masser pour effacer ces traces indiscrètes.Chez les hommes, ces constatations éveillent de la mélancolie, et presque du désespoir, chez les femmes.Mais toüs également fous en cela, nous nous soucions moins de ta vieillesse que de ses signes physiques et si nous pouvions éviter ceux-ci, celle-là ne nous inquiéterait pas.Le fait est que le nouvel un marquant une étape franchie dans la course à la mort, une réversion du sablier qui peut-être ne se retournera plus pour nous, n’a rien de lugubre: c’est te temps des fêtes.Nous dansons autour du Temps en agitant les grelots de la folie pareils aux pitres de ta Rome impériale, qui à un signe du pouce des tyrans interrompaient leurs bouffonneries pour mourir.Peu de gens voudraient recommencer l'année, sauf peut-être quelques rares vieillards, car les malheureux y voient une étape qui les éloigne davantage d’un lieu où ils ont souffert, les autres sont heu reux et le bonheur enivre d’une ivresse qui fait croire qu’il durera toujours.Non décidément, il n’y a que le miroir impitoyable qui enseigne la vraie philosophie, qui enseigne réfléchir quand on sait s’y regarder.Cette science-lù, des siècles d’expérience ne l’ont pas donne aux femmes, mais les hommes l’acquièrent tôt quand ta neige dn temps blanchit leurs teles car ils comprennent que la vie n a qu un printemps et qu’il est passé pour eux irtemédiablement.L'antique proverbe a raison: Qui bien se mire Bien se voit, Qui bien se voit Bien se connaît.Qui bien se connait Très sage est.Louis BRETON.PAROLES D’HIER M.Nantel et la question navale.En attendant cpie nous puissio ns donner des extraits du remarquable discours qu’il prononça aux Communes, on lira avec intérêt ces extraits de discours fails à Ja tri b une populaire par M.Nantel, dé puté de Terrebonne, aujourd’hui ministre du Revenu de l’intérieur: “La création de cette m arine Ale guerre et>t la mise à exécution du programme impérialiste conçu par Chamberlain.On voudrait fédérer toutes les colonies pour les fins de la paix et de la guerre.Elles seraient sous le contrôle de l'Angleterre, obligées de prendre part à toutes ses guerres, justes ou injustes, mais n’auraient pa's à son parlement de représentants chargés d‘y défendre leurs intérêts.Au moyen tic faveurs, de titres, de décora- ; prononcer depuis la confédéra- ont voté avec M.Monk.11 faut combattre cette marine par tous les moyens, s’écrie en terminant son discours, M.Nantel.(Discoure à Saint-Eustache, le 17 juillet 1910).• • • Cette question de La marine en est une excessivement importante, une des plus importantes sur lesquel les l’électorat canadien ait eu à se lions, l'Angleterre a réussi a entraîner nos hommes publics dans celte politique néfaste.Nous ne devons pas employer nos deniers, à des oeuvres de ce genre, lorsque nous ne sommes pas en état d’exécuter sur notre propre territoire des entreprises qui contribueraient puissamment à développer notre commerce, comme par exemple, le canal de la Baie Géorgienne dont le coût, dit-on, ne dépasserait pus $100.000,000.Le canal serait bien plus utile à l’Angleterre que quelques navires de guerre puisqu’il abaisserait le prix du blé de trois centins par boisseau.(Discours à Coteau Landing, le 24 avril 1910).* * * “En écoutant le député de Jacques-Cartier, j’étais heureux de constater que la province de Qué-®ec -avait un chef aussi distingué que M.Monk.“Nous n’étions que 18 députés pour faire la bille contre le • bill Laurier, nous avons combattu durement.Si nous eussions été plus nombreux, nous n’aurions pas eu de marine.” M.Nantel dit que jamais cette Importante question n’a été discutée devant le peuple, et que c’est w>n droit de connaître les mesures jour lesquelles il doit payer.Il explique ensuite La discussion #u bill Laurier en Chambre, l'attitude d» AIM.Laurier et Borden, et (1 conclut à la justesse de 1^ conduite de M.Monk et de ses amis, y compris les 10 députés anglais qui compte des intérêts des créanciers de l’empire ottoman.Comme les alliés sont pauvres, ils ont tout avantage à ménager des capitalistes qui pourront à l’avenir leur être d’une grande utilité, même dans le règlement de la question territoriale.# * # Nous venons de dire que les alliés sont pauvres.Les Etats balkanique sont, en effet, des pays agricoles qui tirent leurs jjrincipaux revenus de la culture des terres et de l’élevage.Ils ont cependant produit en Europe une impression générale de surprise en se lançant dans une guerre décisive avec des ressources limitées.Cette impression eut été moins vive si Tou avait connu leur prépa ration linancière.11 est intéressant de se rendre compte de l’elfort considérable qu’ont réalisé ces petits Etats pour organiser, équiper et instruire les armées qui leur ont permis d’engager la lutte acharnée dont ils sont sur le point de réaliser les résultats.La Bulgarie, la Serbie et la Grèce ont beaucoup emprunté sur le marché français; elles ont consacré la plus grande partie de ces cm prunts à accroître leur puissance militaire, sachant bien que leur développement économique suivrait tout naturellement et bénéficierait de la considération qui va aux forts.A ce propos, nous trouvons dans la Croix, de Paris, un simple rapprochement entre les dépenses mi litaires de 1900 et de 1911, qui mon tre dans quelle mesure elles se sont accrues au cours de ces douze der nières années.En voici les chiffres arrondis: 1900 1911 fr.fr.24.000.000 40,000,000 16.000.000 30,000,000 18.000.000 29,000,000 Sur le Pont d’Avignon.Les finances après la guerre Bulgarie .Serbie .Grèce .Monténégro.100,000 L’Allemagne, parait-il, a décidé d’augmenter le nombre des aérostats dirigeables de telle sorte qu’elle aurait la flotte aérienne la plus considérable du inonde.Pourquoi M.Borden ne change-t-il pas nos trois dreadnoughts pour trois ballons dernier modèle?» * $ John D.Rockefeller conseillait avant-hier à une jeune institutrice, éblouie de sa richesse, de ménager ses sous, et qu’elle aussi pourrait avoir de beaux domaines.Si les institutrices qui ont visité M.Rockefeller sont aussi bien payées que celles de notre province, le conseil est d’une méchante ironie: elles ont à peine de quoi se loger et se nourrir! « • * Aucun ministre du cabinet fédéral n’aurait de titres du roi, à ce Jour de l’An-ci, disent les dépêches.Les Chambres n’ont pas encore voté les trois dreadnoughts; voilai * * » Victoria, Colombie - Anglaise, vient d’instituer le c'ouvre-feu pour les enfants de moins de seize ans.A neuf heures au plus tard, tous doivent être au logis.Et c’est excellent.On a beau dire, certaines coutumes du Moyen-Age étaient si sensées qu’il faut y revenir, tôt ou tard, en dépit de Godfrey Langlois.!S St * La Presse donnait avant-hier le compte rendu de l’entrevue des délégués canadiens-français avec le premier ministre ontarien, M.Whitney.Or cette rencontre n’a eu lieu que vingt-quatre heures plus tard.Le journal de M.Berthiaume est donc encore plus entreprenant que la Patrie, quoique celle-ci ait trou-é jadis le tour de publier, avant qu’il l’ait fini, le discours de M Borden sur la question navale, et d’affirmer qu’elle l’avait traduit au fur et à mesure que le premier ministre parlait 276,000 * * * CAUSERIE ARTISTIQUE L'ART ET SES FALSIFICATIONS lion.Jamais il n’en avait éié question avant l’année dernière, ni en Chambre, ni sur les tréteaux pu blics, pas plus en 1902 qu’en 1904 ou en 1908.Je vous le demande vous électeurs de Saint-Jean et Iberville, est-ce pour vous construi re une marine que vous avez élu votre député actuel, Joseph De-mers?Cette question n’a donc jamais été soumise au peuple avant d’être présentée en Chambre.En demandant l’appel au peuple, nous sommes convaincus que nous prêchons la seule vraie politique qui a toujours été prèchée par lous les chefs des deux grands partis.La position que nous avons prise sur cette question, c’est absolument celle qu'auraient dû prendre sir Wilfrid Laurier et les moutons qui le suivent, s’ils avaient voulu être conséquents avec les idées qu’ils ont soutenues jusqu’en 1908.La première chose que l’on doit attendre d’un homme politique, c’est qu'il prêche au pouvoir ce qu’il a (prêché alors qu’il était dans l’opposition.Si jamais notre parti prend la tète des affaires de ce pays, moi pour un, je vous promets de rester fidèle à mes principes d’aujourd’hui.Et ni le contraire arrivait, ch bien! je demande à ceux qui nous auraient élevés au pouvoir de noun en chasser.” (Assemblée de Saint-Jean 3 décembre 1910)' Avec les diplomates européens, tes financiers vont entrer en scène, et il faut s’attendre à ce qu’ils exercent sur le reglement de la question balkanique une influence qui n’est pas à dédaigner.Ils ont leur mot à dire dès qu’il s’agit de la note à payer; leurs intérêts peuvent même contrebalancer ceux de la politique, internatioanle et des nations, belligérantes.En dehors des questions que soulève la liquidation des frais de la guerre, certaines puissances ont des réclamations spécifiques à faire valoir d’un côté ou de l’autre.Ainsi la Russie est créancière de la Turquie pour un montant élevé.La Porte doit encore au gouvernement du Tsar une forte partie de l’indemnité exigée après la guerre russo-turque de 1877-78.La Russie n’est pas pressée de clore ce compte qui assure au cabinet de Saint-Pétersbourg un pied à terre précieux à Constantinople.11 permet de diriger, dans une certaine mesure, la politiqu d’un sultan qui aurait d’inconvenantes velléités d’indépendance.•Outre cette dette envers la Russie, qui constitue une charge distincte, la Turquie doit un peu —et même beaucoup — à tout le inonde en Europe.Ses finances ont été réorganisées par un conseil* de détenteurs d’obligations de façon à lui permettre de racheter ses obligations en souffrance.Le principal aviseur financier du gouvernement turc est un expert anglais résidant à Constantinople, qui agit par procuration au nom des créanciers des autres nationalités.Dès le début de la guerre, le conseil de la dette ottomane n’a pas tardé à s’alarmer des progrès des alliés et de la perspective d’une nouvelle amputation du territoire turc, qui signifierait une soustraction correspondante des garanties de remboursement final.Dans une circulaire publiée récemment, le conseil évalue à une moyenne de $3,600,000 depuis cinq ans le revenu annuel des provinces qui seront probablement détachées de l’Empire à la suite de cette guerre.La perte de ces provinces représenterait Une perte d’environ 20 pour cent en garanties pour les détenteurs d’obligations turques.Les alliés seraient, en conséquence, invités à limiter leurs exigences de façon à dédommager les créanciers.La demande d’une indemnité de $175,000,000, payable comptant ou par anuités,—faite par la Turquie en retour de l’abandon de ses provinces d’Europe, a évidemment été suggérée par les détenteurs de bons turcs.Que la paix se fasse ou non, H faudra nécessairement tenir Totaux .58,000,000 99,270,000 L’accroissement est de 41 millions (francs — soit $8,200,000 environ), 70 pour 100! Les dépen ses' militaires ont presque doublé pour le Monténégro; pour la Serbie el la Bulgarie, elles ont augmenté de 65 pour cent envirpn.Il est vrai que les budgets mill taires des Etats balkaniques ne sont pas comparables aux budgets militaires des grandes puissances européennes — toutes proportions gardées; mais comme ces pays sont relativement très pauvres, ils au raient été impuissants à faire l’effort militaire qu’ils viennent d’accomplir s’ils ne traversaient en ce moment une ère de grande prospérité économique.Grâce à cette prospérité, à une excellente politique budgétaire et à leurs efforts méthodiquement dirigés vers le but à atteindre, les Etats balkaniques se trouvent donc aujourd’hui dans une situation financière bien supérieure à celle de la Turquie.Ils ont constitué de toutes pièces leurs forces militaires, en s’imposant une charge relativement faible; ils ont préparé la guerre sans écraser d’impôts leurs contribuables; leifrs ressources ont été suffisantes jusqu’à présent pour soutenir l’effort que représente l’entretien de leurs armées mobilisées.Il y a lieu d’espérer que, si cet effort est de courte durée, leur développement économique, qui était en si bonne voie, reprendra son essor, leur permettant de réparer rapidement les pertes subies.En somme, même au point de vue financier, c’est encore la Turquie qui a le plus d’intérêt à faire promptement la paix.Uldéric TREMBLAY.SOMMAIRE Saint- PAGE 2 —La Fédération Nationale Jean-Baptiste.—Dans le Monde Ouvrier.PAGE 3 —Le Crime du Siècle — Historique du procès des dynamitards, à Indianapolis.PAGE 4 NOTRE PAGE LITTERAIRE :- —Dante: L’Homme, Charles Mourras.—Un “penseur” moderne, François Veuillot.PAGE 5 —Les conférences de M.Gaul héron.Le ' loyal serviteur”, historien de Bayard.PAGE 6 LA VIE SPORTIVE:- —lAs joutes de ce soir.PAGE 7 —L’apostolat dn Père Estevenon.DERNIERE PAGE Toutes les dernières nouvelles de ta dernière heure.M.MacNab quitte le “ Star ” Des journaux constatent que, à mesure que les terres exploitées, sur l’île de Montréal, par des cultivateurs, passent en la possession des hommes d’affaires, il se fait moins de culture.Il fallait s’y attendre.Et c’est pour cela que le coût de la vie monte sans cesse, ici.La faute en est autant aux spéculateurs qu’aux marchands de denrées alimentaires, s» * * Un médecin allemand affirme que l’homme de cinquante ans possède des avantages incontestables d’expérience, de jugement et de beauté physique sur un homme plus jeune.Pour les choses de l'intelligence et de l’esprit, certes! Mais, pour beauté physique?Le médecin qui a fait cette découverte doit avoir cin quante ans et une forte dose de fatuité.sf: v î!4 Un aviateur anglais parle dé” la possibilité d’établir un service d’aéroplanes entre Vancouver et Victoria, que sépare un large bras de mer.Le projet a tout autant de bon sens (iue celui de construire entre ces deux rives un pont trois fois plus long que celui de Québec, dont on attend encore le parachèvement.* * * La Chambre des Députés, en France, vient de discuter, en secon de lecture, un projet de loi relatif au problème de la natalité, dont l’auteur Ta saisie.il y a quatorze ans.Si notre Chambre des Communes imitait, pour une fois, cette lenteur, en étudiant la loi navale Borden, personne ne l’en blâmerait sauf les fabricants d’armements.Elle prouverait son utilité.Mais l’Empire est si pressé, dit l’Evénement, avec M.Foster! On se plaint, à Londres, des maisons de jeu où la jeunesse anglaise perd le plus clair de son argent.Il y a des maisons de jeu dans toutes les grandes villes.Montréal en a sa large part.Différentes étiquettes servent à dissimuler la vraie nature de ces établissements.Mais il en sort si souvent des gens qui viennent d’y perdre une fortune sur le tapis vert qu’il n’y a pas de doute à entretenir quant au véritable caractère de ces lieux de réunion.Ce sont des tripots.Et cependant la police les tolère.Le Veilleur.i/Ëncyclique Rerum No varum M.B.A.MacNab, qui a été attaché à la rédaction du “Star” depuis un quart de siècle environ, quitte ce journal pour entrer dans un autre genre de journalisme.M.MacNab n’a pas voulu faire connaliKi ses projets, mais il a dit qu'il avait reçu une lettre do sir Hugh Graham lui exprimant son regret de le voir quitter la direction du "Star”.Les directeurs ou les présidents des cercles d’études, des congrégations, des associations professionnelles désirent quelquefois, à l’occasion du nouvel an, faire un cadeau à leurs membres.L’édition canadienne de l’Encyclique Rerum Nooarum que vient de publier l’Ecole Sociale Populaire est l’article idéal.Elle ne coûte que dix sous.Et elle constitue le plus précieux des documents pour tous les catho liques qui veulent s’occuper d’ac tion sociale.En vente au secréta riat de l’Ecote, 1075 rue Rachel et chez tous les libraires.Fortes re mises par quantités.Catalogues français Nous devons remettre à la semaine prochaine notre liste de ca talogucs français.Ce sera une des dernières fois qu’cite paraîtra.Que nos amis fassent encore un effort, et peu d’industriels ou de mar chands nous auront échaptpè.’Joute oeuvre d’art incarne le beau dans une forme sensible: dessin, coloris, sons ou mots du langage humain.J’appelle beau tout être en qui je vois resplendir Tordre dans la perfection du type.La perception de Tordre nécessitant un jugement de l’esprit, il s’ensuit qu’il ne peut y avoir d’animaux esthétiques ou pouvant ^admirer le beau.L’esprit humain peut ressentir de délicieuses jouissances à contempler l’harmonie et les proportions d’une fleur, d’un arbre, d’un paysage de la nature, parce qu’il perçoit en même temps l’existence d’une intelligence qui a laissé dans cette fleur, dans cet arbre et dans ces paysages la trace de sa sagesse.L’esprit atteint en quelque sorte l’esprit et jouit de son semblable.Similis simili yaudet.Car l’adage reste vrai: on ne jouit que de son semblable.Puisque Thoimme ne jouil que de son semblable, l’oeuvre d’art qui compte sera celle qui incarnera dans une forme sensible, transparente, Tordre et les grandeurs de l’âme humaine ou des esprits plus beaux que l’âme humaine, ou en core les perfections infinies de l’Absolu.L’artiste peut atteindre au beau en nous inspirant l'horreur du,vice, car cette horreur n’est au tre chose que Tamour de la vertu Et, en effet, la scène où lady Mac beth essaye en vain de laver les ta ches de sang qui souillent ses mains homicides, nous cause une pro fonde impression d’art.Mais ne nous laissons pas don ner le change.Le plaisir eslhéti que est un plaisir de Tesprn, car c’est la visio^i de Tordre resplendis sant à Travers les perfections de êtres.Une émotion qui n’atteint qu les sens n’est pas esthétique.Ne confondons jamais l’effet, le paroxysme de la passion animale où ’esprit disparaît, avec le beau.Sous prétexte d’art que de nudités parlant surtout aux plus'bas instincts de l’homme, ne nous exhibe-t-on pas, dans certaines vitrines et certains musées?Qu’a donc l’émotion esthétique, en général, à démêler avec les plaisirs offerts a la cl i entête dels pa rcs publics ou aux flâneurs devant certains magasins de la rue Sainte-Catherine?Il y a même certains plaisirs grossiers et violents qui attaquent les sources mêmes de la délicatesse de Tâme, et la rendent inapte à savourer les joies pures du beau qui sont des joies de Tesprit.De quelles jouissances élevées peuvent bien être capables les spectateurs trépignant de bonheur à voir des boxeurs s’entretuer, ou des lutteurs couverts de sueur grinçanl des dents, ‘se traînant sur un ignoble lapis dans un bestial corps-à-corps?L’architecture, la sculpture, la peinture, s’adressent à Tesprit, en faisant resplendir Tordre,mais elles le font resplendir à travers les ob jets matériels, parlant à la vue.La musique et la poésie ne s’adressant pas à la vue et ne pouvant que très imparfaitement faire resplendir Tordre, dans la perfection de a matière, doivent eux surtout faire resplendir Tordre qui éclate dans Tâme, et dans ses nobles aspirations.C’est là leur objet propre.Si à l’aide de la mélodie, de l’harmonie et du rylhme, vous ne suscitez point les nobles aspirations du coeur, vous pouvez faire de l’effet, mais vous n’atteignez pas au beau.Là où des badauds battront des mains, un vrai critique d’art musical, M.Arthur Laurendeau dira de la Tosco: “On y voit réunis dans une effroyable bacchanale, les j crimes les plus impudents, les “ convulsions animales les plus re-“ poussantes et les hystéries les “ plus sanglantes.La force est assimilée à la brutalité, la puis— “ sance au mouvement.Toutes ces secousses, toutes ces crudités d’eau-de-vie ne donnent que des sensations purement physiques.“ Raucité des sons,vociférations des “ cuivres, excès de batterie, hurle-“ ments dans le chant, partout 1e “ cri est érigé à la hauteur d’un “ système.” Que la foute trépigne d’aise à ces auditions, il ne faut pas s’en étonner, car elle se sent une joie toute animale à Tau dit ion du "ragtime”, et de toutes tes vulgarités, mais son impression ne peut pas être une impression d’art.Pour la même raison, un littérateur s’éloigne d’autant plus de Tart et du beau, qu’il chatouille la volupté animale ou frappe par la peinture de passions fougueuses a qui la raison ne commande plus.Zola a eu du succès, il a corront-ju jusqu’aux moëlles tes déchets de l’humanité, mais quel rang occupe Zola dans l’échelle de Tart?La chanson de café-concert, te monologue où les sous-entendus canailles fourmillent, les pièces corsées pour spéculer sur les basses passions de la populace, ou même (te la bourgeoisie faisandée, doivent être rangés sous la même rubrique.Ici Teffet remplace l’art.Combien de nos spectacles doit-on stigmatiser de cette étiquette?Deux choses: le fond et la forme font l’artiste.11 y a de faux idéalistes, natures souples d’écrivains qui se sont fait 1 un style aisé, souple, coloré, original et ciui drapent dans une forme splendide la statue de la volupté, de la vengeance, du blasphème.Le style donne le change et quelques-uns prennent pour sublimes les cris voluptueux de Sapho ou d’Anacréon, les blasphèmes de Vigny, les satyres et les nymphes, êtres amoraux et irresponsables qui dansent dans l’oeuvre de Régnier, les élans aphrodisiaques des néo-païens et des néo-païennes, légion aujourd’hui, les plasticités boudhiques de Lecomte de Lisle, etc.Une certaine presse a porté jusqu’aux nues le dernier roman d’Anatole France: les Dieux ont soif, mais la véritable critique a parlé bien autrement par la bouche da M.1e Grix, dans la Revue hebdomadaire: “Une oeuvre d’art digne da ce nom ne saurait admettre le pro-“ cédé ironique; elle se doit d’aug-“ menter la confiance en Thomme, “ en l’imprégnant d'un sentiment “de paix et de consolation.Ad-“ mirons que Voltaire se soit servi “ de la langue française avec agré-“ ment, mais n’acceiptons pas que “ son nom soit inscrit au Panthéon “des dieux humains.” Que ressort-il de ce roman les dieux ont soif?“Il ressort que les “ dieux ont soif de nos souffrances, “ de nos deuils, de nos larmes, de “notre mort; ils ont soif surtout “ de se divertir à nos dépens.Dans “ Thistoire du monde, sans cesse “ déroulée et sanglante devant ses “yeux, M.France n’a pas voulu “ voir autre chose.Tout Tart de vi-“ vre, c’est d’oublier chaque matin, “ en se levant Tatrocité tragique “ de la destinée humaine, le contre-“ sens, tout au moins le contre-bon “ sens éternel.” Voilà, si je ne me trompe, un effort.de blasphème épouvantable, couvert de l’ironie la plus dissolvante.Tous reux qui prennent la vie au sérieux, et qui sont convaincus de Texistence des grandes Réalités qui nous dominent, le chrétien surtout qui sait de science certaine que la vie éphémère a pour enjeu l’éternité, et qui veut indurer son âme, par les énergies qui poussent au devoir, éprouveront à la lecture de ce fumiste de France, ce qu’éprouvait Barrés en entendant pérorer te grassouillet Renan sur la douceur de l’absinthe et des plaisirs faciles.“Le jeune homme ne sut “comprendre l’agrément de cette “ philosophie, il poussa tes bornes “ du pyrrhonisme.jusqu’à soudain “ administrer à ce vieillard com-“ pliqué une volée de coups do “ canne.” Je désirerais qu’en ce pays de, la Nouvelle-France, il y eut plus d indignation énergique pour le faux et pour te laid.Avant de clore ces réflexions, je remercie M.Arthur Laurendeau de nous avoir donné de la véritable et solide critique musicale et d’avoir dit des paroles qui m’ont consolé rte bien des veuleries.Je profite de l’occasion pour féliciter tous les autres critiques que je n’ai pas lus et qui auraient émis des jugements semblables.Edmond LEO.1’“Evénement” el la question navale Si 1e Canada refusait de répon dre à Tappel pressant de la mère patrie, nous dit gravement l’Evénement, ce serait un pas vers Tin-dépendance, vers Tinconnu pour tes Canadiens-français plus particulièrement.Or cet appel pressant ne date pas d’hier.On Ta fait à la conférence impériale de 1902, à la conférence de 1907 et à la conférence de 1909.En 1909, M.Laurier céda.Il créa sa marine canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre, et l’Amirauté sc déclara aussi satisfaite qu’aujourd’hui.Donc, refuser de répondre à l'Amirauté, c’était en 1909 autant qu’en 1912 faire un pas vers l'indépendance et Tinconnu.Et pourtant, l’Evénement n’approuva pas alors le projet Laurier Approuva-t-il au moins te projc! de contribution Borden?Non.Mais il réclama le plébiscite.L’Evénement de 1909 à 1911 contient au moins cent articles de rédaction en faveur du plébiscite.L’Evénement tenait tellement au plébiscite que lorsque 1c Sews de Toronto parla d’expulser M.Monk du parti conservateur, à cause de son attitude sur la question navale il prit, immédiatement parti poui Tex-ministre dos Travaux publics et soutint contre l’organe jingo de Toronto une polémique très vive.En fait, l'Evénement a" été de tous les journaux conservateurs dans l’opposition, l’avocat le plus ardent et te plus persévérant dv olébiscite.Jean DUMONT. LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.28 DECEMHHE 1912 \'( )L,.III.No.:{()6.FÉDÉRATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE VSSOCIATIOX S l’ROFICSSION N ELLE DES EMI*LOYEES|DEjMANU-FACTURE.Les vaillantes travanileiares furent Jonorées d’avoir pour •conMu'encier à leur dernière assemblée le R.P.Ohos-Wgros, S.J., elles ont ueligieusement •coûté l’intéressante conférence intitulée “l’Unité italienne’ ou “le pourvoir temporel du pape”.i(’ Le pape n’est-il pas lee-père légiti-l|ne de la catholicité ?En ce cas, irX'estHl Pas du devoir de tout bon ca-tholinne de connaître ses devoirs en-rei«;ce Saint-Père, l’aimér, le vénérer, ^connaître ses droits,: les respecter, ,16s faire respecter at les défendre ?- C’es.'Tlce qu’a voulu frfire le R.P.Chosse ?ros, S.J., en rap pelant à son nuditoi.'* la longue série d’épreuves qu’a ai wfferts Je Pape dans le cours fies siècl îs.Pour prouver que les bien de l’Eglise furent réellement usurpés, révérend père cita les noms < des généreux donateurs de patrimoinee * aux souverains pontifes qui se sont succé dé sur, le f rêne de Saint-Pierre ; teflvi «pie Pepin le Bref, premier fondt iteit", du pouvoir temporel du pape ; \ ce Toi fit don de plusieurs états 6 Etienne II en 752.Charlemagne fi lt le deuxième protecteur et donati tur des biens pontificaux rétabliss.tnt définitivement le pouvoir temporel & ous Adrien I en lui dobnant plusi étr, -s états.La comtesse Mathilde d.ta aussi la plus grande partie de s.ts biens à Léon IX pour assurer le po uv °'r temporel du Pape.Sous le règne* de Grégoire VIT tous les états po,tt ificaux furent constitués ; ils furent t isurpéa en 1870 sous le règne de Sa S'a nteté Pie IX.Le Quirinal qui fut uni- .les résidences du pape est depuis lors1 !i xabité par le roi d’Italie et sa famiKie, Tous les ours le représentant (le i Tésus-Christ .¦ntend des insultes de la np 'art de ses isurpateurs.On remarquait dans l’a ssemblêe, tîmes Gérin-Lajoie, Ls.Dectiuy, Langlois et Papineau.Mlle Tremblay a été l’heure une gagnante du prix de présence un joli porte-monnaie don de la présit lente.Quarante-six jours de bénéfice :s furent payés.Les cours de cuisine seront sut pendus jusqu’au lundi 12 janvier .prochain, nous continuerons ensuite’ la série jusqu’à la quinzième leçon.Nous ne voulons pas terminer cet te année sans témoigner toute notre rv > connaissance pour le travail accom -pli par les vaillantes membres de l’Association Professionnelle des Employées de Manufacture pour 1912.| Nous leur souhaitons une bonne et! heureuse année, qu’en 1913 leur asso- l; ciation professionnelle soit prospère, j que de nouvelles zélatrices viennent généreusement remplacer celles à qui la divine Providence a choisi d’autres vocations.LES ECOLES MENAGERES PROVINCIALES.14 RUE CHURCH.BANS LE Monde Ouvrier ASSOCIATION PROCESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE BUREAU.La séance de l’A.P.E.B.qui eut lieu dimanche dernier, 22 courant, au Monument National, sous la présidence temporaire de Mlle Bouthillier, fut re qu’on peut appeler: “un vrai succès sur toute la ligne”.La partie musicale du programme préparé par Mlle Bouthillier, musicienne elle-même, fut ce que nous avions espéré; un véritable concert.Toutes les artistes qui y figurèrent mrent nous charmer et obtinrent les plus vifs applaudissements.Citons en pi’emier lieu le duo d’ouverture par les Déliés Bélanger, qui fut très goûté; un morceau de violon par Mlle Giroux, qui eut les honneurs du rappel; puis deux morceaux de chant superbe par Mme Huard-Thibaudeau, qui ont lté vivement appréciés.Après avoir goûté les charmes de l’harmonie, nous eûmes la bonne fortune de jouir de ceux de l’esprit, lesquels nous furent offerts sous forme d’une très soirituelle causerie ayant pour titre; “Glanures féministes”, par Mademoiselle Daveluy, une de nos charmantes sociétaires.Pour donner un compte rendu exact de cette causerie, il me faudrait la citer en entier, mais malheureusement je ne puis le faire dans l’espace qui m’est réservé.Qu’on sache seulement uqe la charmante conférencière, qui était à ses débuts dans la carrière des lettres, a conquis d’emblée son auditoire dès le début de sa causerie par le charme de son style, de sa diction et de son esprit pétillant.En nous faisant part de ses glanures féministes cueillies par-ci par-là, depuis les premiers temps du christianisme jusqu’à nos jours, Mlle Daveluy a fait preuve d’une rare érudition et d’un jugement qui lui fait le plus grand honneur.Elle termina sa causerie en évoquant Je récent passage à Montréal, de M.Etienne Lamy, l’éminent académicien français, et en nous invitant à mettre en pratique les conclusions qui se dégagent de son livre remarquable: “La femme de demain”, lesquelles peuvent se résumer à peu près dans les grandes lignes suivantes; “Servir le catholicisme, pour la femme, c’est servir sa propre cause.L’intelligence ne saurait être trop développée par la culture intellectuelle.Les têtesêbien remplies sont celles qui sont moins faciles à faire tourner”, etc., nous mettant ainsi en garde contre tout excès de zèle à servir la cause du féminisme ou plutôt en nous en indiquant les véritables moyens.Mlle la présidente pria M.l’abbé IL Gauthier de bien vouloir être notre Interprète auprès de l’aimable conférence.Celui-ci se rendit de bonne grâ-re à notre demande et exprima à Mlle Daveluy, avec le tact et la délicatesse que nous connaissons, tout ce qu’il pensait de sa causerie.Inutile de dire ïue ce ne fut que de belles et bonnes îhoses, et puisque Mlle la conféren-lière en était à ses débuts, il lui profit, pour l’avenir, si elle continue à rultiver ses talents, les plus grands Succès dans le monde des lettres.M.l’abbé voulut bien ajouter quelques mots sur la mission providentielle de la femme dans la société, de l’in-Juence incontestable qu’elle y exerce; St par suite, de l’importance, pour elle, e ne jamais s’écarter du chemin du devoir et de la vertu.Mlle Annie Godbout, présidente d’office, attira l’attention sur le prochain euchre qui aura lieu à l’Assistance Publique, le mercredi, 15 janvier, et invita les jeunes filles à se Srocurer des billets, soit aux bureaux le la “Patrie”, soit à l’Association Catholique féminine, 60, Notre-Dame list, ou à l’Assistance Publique.Les jeunes filles qui voudraient bien iffrir des prix à cette occasion, sont riées de les faire parvenir, aussitôt ue possible, à Mlle Lécuyer, 529, rue aint-André, ou à Mlle Morache, directrice de l’Assistance Publique.Le prix de présence, don gracieux fie Mlle Bouthillier, fut gagne par Mlle 'Juneau.—La Secrétaire.Tél.Est 3700.Tél.Est 4447.A l’occasion îles fêtes de Noël et de la nouvelle année l'Ecole Ménagère sera fermée du 21 décembre au 8 janvier 1913.A partir Ue janvier 1913 to is let cours de l’Ecole Ménagère seront au même prix c’est-à-dire $2.00 la série de 10 leçons, exception faite des 3 cours suivant le détail 1 onné ci dessous.Les personnes désirant suivre les cours de l’Ecole Ménagère sont priées de noter et de bien vouloir observer les points suivants : lo.Tous les cours sont à $2.00 la série de 10 leçons payables d'avance à la date d’inscription.Exception est faite pour les cours suivants : A.— Cours de cuisine fine le mardi matin dont le prix sera soit de 25c la leçon ou 10 leçons pour $2.00.B.— Cours de cuisine bourgeoise le jeudi soir à 10c la leçon ou 12 leçons pour $1.00.C.— Cours de coupe par le modelage le jeudi soir dont le prix sera de $9.00 pour 9 leçons payables d’avance.2o.—Les dix leçons de la série doivent être prises en suivant.3o.— Les leçons manquées ne peuvent pas être reprises.4o.— Le prix d’une série de leçons n’est pas transmissible à une autre série ; chaque cours doit être payé séparément.5o.—Si pour une cause quelconque de la part de l’élève une série de leçons devait être discontinuée, le reste des leçons de la série ne pourra être transmis à une autre personne.6o.—Les cartes des cours de couture, modes, broderies et dentelles n’ont plus aucune valeur après le 20 décembre 1912.Le cours de modes de chapeaux recommencera le 3 février 1913 et il n’y aura que 10 leçons du soir et 10 leçons du jour avant la fin de l’année scolaire.Li's personnes désirant suivre un ou plusieurs cours sont instamment priées de s’inscrire au plus têt en écrivant à la directrice, 97 rue Church ou en téléphonant à E.4447.Envoi du prospectus sur demande.L’Ecole Ménagère vient de publier un livre de cuisine, dont les recettes ont toutes été éprouvées et corrigées.Il est intitulé : “350 recettes de cuisine’’ et contient, outre les recettes, quelques menus de cuisine fine et les expression: les plus usitées dans le langage culinaire.Il est en vente à ,l'Ecole aux prix suivants : Volume relié 90c.Volume broché, 60c.•HOPri’AIL SAINTE-JUSTINE POUR LES., ENFANTS.ir———¦ I * PETITES ANNONCES Distalnsaîre au No 1107 av.Delori-mier, bous les jours à 10 hrs.Tous Jes jours, médecine.Luîndi et vendredi, yeux, nez, gorge «et «miles.Meurdi,, maladies de la peau.Mercredi et.vendredi, chirurgie.Jeudi, dentiste.Goutte Me lait, 1107 av.Delorimier, jdistrihsitilon à 10 hrs a.m.iFune/railles de M.Emile Dubé 'De/* rioti’P’ correspondant) Fraservitle, 23.— Les funérailles de M.Emile Dubé, entrepreneur et commerçant de cette ville, ont eu lieu ce matin.Toutes les classes de la société étaient largement représentées.Le deuil était conduit par .M.Char les Eugène Dubé, frère du défunt ; par MM.S.Belle et Arcand, leurs fils, et Atkinson, ses beaux-frères et John Lyons, de Moncton, N.-B., son allié.Les porteurs des coins du poêle étaient M.M.Ernest Lapointe, M.P.Archibald Fraser, seigneur, L.V.Dm maio, registrateur, Wm.Lachance, entrepreneur, qui fut son associé ; J.’ O.Girard, marchand, E.H.Cinion, avocat ; A.C.Sutherland, gérant de banque et E.A.Boucet, grand connétable.M.le curé fit la levée du corps et M.Lagueux, curé de Saint Koch de Québec chanta le service avec diacre et sous-diacre, tandis qu’aux autels lattéraux deux prêtres célébraient des messes liasses.M.le curé Thibaudeau, de Saint-François-Xavier de Fraserville, bénit la fosse dans le terrain de la famille.Nous réitérons l’expression de nos condoléances à la famille dans sa grande épreuve.Service des Fêtes sur le C.P.R.31 décembre— DK PARTS DK LA GARE DE TA PLAGE VIGER 3.15 p.m.pour • Nnntcl et stations intermédiaires.4.(Ml p.m., pour Mont Laurier et stalions intermédiaires.Avec wagon-sakm jusqu’à Ivrv, 5.35 p.m., pour Calumet et stations intermédiaires.1er janvier— 8.20 a.m., pour ’Calumet et stations intermédiaires, 8.35 a.m.pour Gabelle et stations intermédiaires.8.30 p.m., pour Stc-Agathe et stations intermédiaires.9.15 a.m., pour St-Lin et stations intermédiaires.DK l.\ GARE WINDSOR.12.01 (midi) pour Rigaud et station intermédiaires.5.25 p.m., de Rigaud pour Montréal.ARRIVEE A LA GARE PLACE VIGER 5.00 p.m., de Gabelle ; 6.30 p.m., de Nantel.Avec wagon-salon de Xante].5.25 p.m., de St-Jérôme et stations intermédiaires.7.10 p.m., de St-Lin et stations intermédiaires.0.00 p.m.do St-Eustarhe et stations intermédiaires.5.30 p.m., de Calumet et stations intermédiaires.2 janvier— 6.05 a.m., de Sic-Agathe et stations intermédiaires.r Mort d’un membre du Congrès (Service particulier! Harrisburg, Pennsylvanie, 28.— M.John G.McHenry, membre du Congrès.est mort à Bantou, hier.Il était malade depuis 6 mois.Il était ftgé de 54 ans.1 NT K R ES,SA NT POINT DE DROIT.! ne discussion animée est engagée actuellement, dans les principaux cercles ouvriers de Montréal, qui, si elle ne doit apporter rien de bien pratique dans la solution des questions pendantes, n’en demeure pas moins intéressante par elle-même.En voici le sujet : Le patron qui s’est acquitté envers son ouvrier ou son employé, du salaire convenu entre eux, reste-t-il encore redevable envers son ouvrier ou son employé 7 Ce problème a été posé au sujet du système de la participation des ouvriers dans les bénéfices du patron, que certains économistes proposent, comme la solution finale de la question sociale.Si le patron reste encore redevable à son ouvrier, après lui avoir payé le salaire convenu, la participation dans les bénéfices est une mesure qui s’impose de droit, et le patron, en cons-i-iencc, doit nécessairement s’y soumettre.Si.au contraire, le patron, après s’être acquitté envers son ouvrier, du salaire convenu, ne lui doit plus rien, le système de la participation dans les bénéfices n'a de valeur que celle que l’on reconnaît aux autres systèmes proposés qui ne comportent aucun droit a être imposés.Ceux qui soutiennent que le patron reste toujours redevable à son employé môme après lui avoir payé son salaire, s’appuient sur cet argument, : Nous devons a autrui ce que autrui nous a procuré.Or, le bénéfice que relire le patron, déduction faite do la valeur du travail personnel du patron, c’est l'ouvrier qui le lui a procuré par son travail.Donc, en plus de son salaire.le patron doit encore quelque chose à l'ouvrier.C’est de ce principe que partent ceux qui attribuent à l’ouvrier toute la prospérité de l'industrie, et qu’ils l’appellent : Lo constructeur du bien-être publie.Les autres, au contraire, soutiennent que son salaire convenu étant payé, l’ouvrier ne peut, en conscience, rien réclamer de plus A son patron.Et la preuve, ajoutent-ils, c’est que si le patron subit des pertes, dans son exploitation, l’ouvrier, qui a son salaire payé, ne se croit point le devoir de remettre, en tout ou en partie, la valeur de ce salaire qui lui a été payé, cependant, pour une industrie qui a péréclité.D'après ces derniers, on ne doit pas regarder la participation dans les bénéfices, comme une mesure à conseiller; car il faudrait, en même temps, pour être juste, imposer la participation dans les pertes comme dans les bénéfi-ci's.Or, quel est l’ouvrier qui pourrait prendre un pareil engagement ?L'ouvrier doit être assuré de toucher son salaire, si petit soit-il, parce qu'il en a besoin, pour la subsistance de sa famille.("est le cas de le dire : Un “ tien ” vaut mieux que deux “tu l’auras ” ! Et la discussion continue.Qui trou- | ' era à la question,-la juste et vraie solution ?NOUVEAUX OFFICIERS.A la dernière assemblée de l’union nationale des boulangers, les officiers suivants ont été élus, pour le terme prochain: Président, F.Harbour ; 1er vici-président, Odilon Giguère ; 2e vice-président, Ilerménégilde Lemieux ; secrétaire-archiviste.Louis Blouin ; sc-• rétaire financier, Télesphore Blouin ; trésorier, L.Turcotte ; guide.Charles I.avenu; sergent d’armes, Ferdinand f’ouliot : syndics, Ls Blouin et Rosario Bernier ; comité exécutif, Jacques Savard.F.f’ouliot, Ernest Lntulippo, K.Blouin, IL Lemieux ; auditeurs, .T.Savard, Irénée Harbour et Charles I.a veau.UN APPEL DES (1(1 A RI ERS.Au nom de l’union des oigariers de Montreal, l’appel suivant est adressé aux ouvriers organisés, comme, en général.à tout le publie des fumeurs, à l’occasion du renouvellement de l’année.A I occasion du nouvel an.l’union des oigariers désire remercier, par i’en-tremise du journal “ Le Devoir ”, tous les ouvriers organisés de cette ville, ainsi que tous les citoyens qtli, sincèrement et franchement, ont, durant 1 année qui vient de s’écouler, bien voulu accorder leur appui moral à cette union, et encourager la vente des cigares des manufacturiers qui ont obtenu le privilège de se servir de l’étiquette bleue.Cette étiquette représente admi-i ableiinnt l’entente cordiale .litre le capital et le travail.Cotte union eroit.pouvoir espérer et compter que l’année 1913 lui sera, sous tous rapports, aussi favorable et fmc-tueuse que l’année P.M2, et que l’encouragement qu elle a reçu jusqu’à ce jour, pour 1 achat des cigares d’union, lui sera egalement continué.Il nous est agréable aussi de compter encore plus, s il est possible, sur la bonne foi des débitants de cigares de cette ville, pour la vente de cigares dont la boîte sera revêtue de l’étiuuct-te bleue.A tous, 1 union des eigariers offre scs plus sincères sentiments de reconnaissance, et ses meilleurs souhaits de bonheur et de prospérité.Signé : li.DROLET.Président île l’union des eigariers ELECTION D OFKICIERS.f.es employés de tramways d’Otta- i wa ont procédé, à leur dernière nssem- i hier, a.1 election de leurs officiers pour I le terme prochain.Ont été élus : J resident, A, Beck : vice-président, H.O Meara : secrétaire-archiviste, V.I Boivin ; trésorier.M.Blancfield ; se- j en taire-financier, p, ( olin.Le comité MM.A.Beret J.“Comparez-la à n'importe quelle bière brassée".Vous n’avez pas d’idée combien une caisse de BIERE BOHEMIENNE D’EKERS ajoutera à vos plaisirs du JOUR DE L’AN.Les BIERES spéciales pour les fêtes sont maintenant en vente/’ ‘Embouteillée dans la salle blanche comme neige”.DM,*.-.!-' îFPçsy'i The National Breweries Limited.-f ! 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La campagne est, maintenant.^vi-goureusement poussée SURVEYER & FRtGON ÎNGENTEURS CONSEILS Expertises, levés de Flans, ksutaattous et Projets Rarmnrts Tpebnîmjps et Finnaeters .ADRESSE : 68 BEAVER HALL HILL Téléphone Uptown 2808.MONTKEAI DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, C rurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3f 165 rue Saint-Denis, 4 portes de 1 niversité.CARTES D AFFAIRES ACIIII.1.K DAVID Entrepreneur électricien , 250 rue Saint-PauJ.Tél.Bell, Main 929.Résidence, Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.— 55 St-Fran* çois-Xavier, Montréal.ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES J.A.W.DUFAULT, Entrepreneur de pompes funèbres, No.784 rue Ontario-Est, Montréal.Tel, Bell, Est 2323.Tél.Marchands.1704 990 VOL.III.No.306.LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 28 DECEMBRE 1012 3 =*¦ ' LE CRIME DU SIECLE .’historique du procès des 41 hauts fonctionnaires unionistes, accusés d’avoir pris part indirectement au dynamitage du Los Angeles Times et aux nombreuses explosions qui partout ailleurs semèrent la mort et la désolation.WEUX DE QUELQUES-UNS DES ACCUSES - DEUX COINCIDENCES (Voir aussi en dernière page) PRECIS DE L’AFFAIRE (Service particulier) Indianapolis, 27.— Les autorités gouvernementales êtudi&rent pour la première fois, exactement un an après l’explosion du “Los Angeles Times”, la légalité d’une poursuite instituée par le gouvernement fédéral relativement au transport illégal d’explosifs.Le 16 février 1912, le grand jury accuse 54 dignitaires des unions ouvrières.Le 19 février, la plupart des accusés, dispersés dans toutes les parties du pays, sont arrêtés.Le 14 octobre, le procès commence exactement un an après l’explosion de Los Angeles, cinquante accusés sont présents; trois sont acquittés par le gouvernement; Ortis E.McManigal s’avoue coupable, les 4(5 autres subissent leur procès.Le 3 octobre on procède au recrutement du jury qui se compose presque exclusivement de fermiers.Le gouvernement commence la cause.Le 5 octobre, Herbert S.Hockin, accusé par le procureur du district d’avoir espionné pour le compte des dynamitards et d’avoir fourni des armes à la poursuite.Le 7 octobre, Edward Clark, Cincinnati, s’avoue coupable d’avoir fait sauter un pont à Dayton, O., et accuse Hockin d’avoir fourni la dynamite; il reste 45 inculpés.Le 9 novembre, McManigal commence à raconter sa confession à la barre des témoins.Il implique les chefs de l’Union des ouvriers en fer qui lui ont indiqué des travaux à faire sauter.Le 23 novembre on augmente la caution de Hockin qui ne pouvant déposer cette somme supplémentaire est écroué.Il est accusé d’avoir été employé par des détectives alors qu’il était membre de l’Union.La Cour dit de Hockin que “c’est un individu à qui on ne pourrait se fier ni de jour ni de nuit”; Mlle Mary Field, un écrivain, est dénoncé par le procureur du district comme anarchiste parce qu’elle a critiqué la façon dont était conduit le procès dans une revue de l’Union; l’un des impliqués, Olaf A.Tveitmoe, est également dénoncé par le procureur pour avoir dénoncé le tribunal dans l’un des jour-laux de San-Francisco en des termes anarchistes.Le 2 décembre, le gouvernement termine l’instruction de sa cause après avoir présenté 549 témoins dont les dépositions couvrent 25,000 pages.Quatre autres inculpés sont acquittés par le gouvernement, laissant 41 accusés.Hockin donne sa démission comme secrétaire de l’Union des ouvriers en fer.L’accusation portée contre eux était la suivante; avoir conspiré pour transporter illégalement de la dynamite sur des trains de voyageurs ou en avoir effectivement transporté.LES ACCUSATIONS Ties accusés ont entendu proférer une à une les accusations contre eux.Tveitmoe a souvent entendu mentionner son nom.Il était accusé d'avoir fourni le secours de Caplan et de Schmidt pour faire sauter l’édifice du “Times”.IL aurait, un mois avant l’explosion, écrit à McNamara “tout va bien sur la côte’’ et aurait de nouveau demandé d’envoyer des dynamitards à Los Angeles.Il aurait qualifié l’explosion du 25 décembre 1910 de présent de Noël.McManigal dit qu’il arrêta au bureau de Tveitmoe à San Francisco mais n'y rencontra que Eugène A.Clancy.Selon ce témoin, Anton Johannsen aurait aidé Tveitmoe.William J, Burns témoigna qu’il avait dit au maire Alexander de Los Angeles, le lendemain de Vexplosic«a.“Tveitmoe et Johannsen en sont les auteurs.” Les témoins purent dire ;e.qu’ils savaient de Johannsen,bien qu’il ne fût pas un accusé, parce qu’il avait été prouvé qu'il était un conspirateur.J.K.Munsey, de Salt Lake City, était accusé d’avoir hébergé durant deux semaines, les dynamitards de Los Angeles.Un tailleur de Sait Lake City a déclaré qu'il avait modifié les habits des dynamitards.Plusieurs autres témoins ont juré qu’ils avaient vu ensemble Munsey et McNamara.De tous les accusés, Herbert S.Hockin fut celui dont le témoignage tut le p.lus remarqué.Voici le témoignage de Hockin ; comme organisateur d’union, il incita McNamara à se faire dynamitard.Il commença alors à retenir une certaine partie des sommes allouées à McNamara pour les explosions qu’il provoquait.Cela provoqua des querelles entre eux.Les frères McNamara décidèrent de cesser leurs relations avec lui.Sachant cela, Hockin alla trouver un entrepreneur de Pittsburg et trahit les frères McNamara.C’était quelqué'temps avant la catastrophe de Los Angeles.Plus tard, Hockin travailla pour Burns tout en demeurant un fonctionnaire des unions ouvrières.Quand îe jury commença son enquête à Indianapolis Hockin fournit des indices au gouvernement.A la suite de son témoignage à CENT EXPLOSIONS Le jury a étudié plus de cent cas d’explosions qui eurent lieu dans un territoire s'étendant entre Boston et Los Angeles.Le jury se posa cette question ; “ Qui a causé ces explosions ?” D’une manière générale on accusait J., J.McNamara de les avoir commandées croyant que c’était un excellent moyen de lutte contre les entrepreneurs qui favorisaient le travail non unioniste.“Causez autant d» dommages que possible" disait toujours McNamara d^ns ses ordres Des propriétés valant des centaines de mille dollars ont été détruites.Trou-vant que le maintien d’une équipe de dynamitards coûtait cher, on dit que McNamara fit appel à l’union.Cela a permis au gouvernement d'impliquer d’autres personnes dans cette conspiration.Ainsi le comité exécutif de l’union locale vota à McNamara une allocation mensuelle de ?1,000, dont il ne devrait pas rendre compte.Le gouvernement a aussi produit des lettres montrant que des agents, tenant l’équipe des dynamitards pour une organisation régulière, indiquaient le travail à faire.Les lettres des fonctionnaires déclaraient qu’ils étaient tous unis dans leur crime.Telle était la cause que le gouvernement prétendait à l’ouverture du procès présenter au jury.On déclarait que par le nombre des accusés, îeurs rapports avec les unions ouvrières, par l’étendue de la conspiration, ce procès n’avait pas de précédent.On étudia la confession de Mc Manigal qui se reconnaissait coupable de 21 meurtres pour savoir quel les parties de son témoignage devaient être corroborées.Lamartine et les caricaturistes Le poète des Méditations a plusieurs statues.De son vivant, il ac copia volontiers de poser devant d’innombrables peintres, graveurs el sculpteurs.Mais on a peut-être oublié le mépris dans lequel il tenait les caricaturistes.Le fait suivant en témoigne: sollicité, com me la loi l’exigeait, tie donner l’autorisation à un hebdomadaire, Lu Lune, de publier une charge, Lamartine répondit au directeur de cette publication: “Monsieur, quelle que soit ma re connaissance pour l’article biogra phique dont vous me parlez, je ne puis pas autoriser sur ma personne une dérision de la figure humaine qui, si elle n’offense pas l’homme offense la nature et prend l’humani té en moquerie.Je vous dis et je vous le répète, cette fausse magna nimité de ma part autoriserait contre d’autres la même offense à la dignité de créature de Dieu.Je ne veux pas m’en rendre complice.“Je vous l’ai dit quand vous m’a vez fait l’honneur de venir chez moi à ce sujet, ma figure appartient à tout le monde, au soleil comme au ruisseau, mais telle qu’elle est Je ne veux pas la profaner volon tairement, car elle représente un homme et est un présent de Dieu.’ LAMARTINE.P.S.— Je vous autorise parfaite ment à imprimer cette lettre.La charge d’André Gill ne parut pas.Toutefois, les petits journaux satiriques de l’an 1867 trouvèren dans la lettre du poète matière leurs plaisanteries charivaresquès Les vaudevillistes et auteurs de re vues de fin d’année s’en donnèren ensuite à coeur-joie.Grammaire me auquel fis vendaient actuellement des explosifs.LES ACCUSES Ce fut une scène tragique que celle qui mit en présence ceux qui durant des semaines subirent le procès maintenant historique du complot des dynamitards.Des témoins nombreux défilèrent et ceux dont le sort était entre les mains des jurés entendirent à maintes reprises l’histoire du .meurtre de Los Angeles qui tua 21 personnes quand l’édifice du “Times” fit explosion.La vision d’un spectre portant une bombe sous son manteau devint familière aux auditeurs en cour parmi lesquelles se trouvaient les parents des accusés.Parmi les avocats de la défense se trouvait une figure plus remarquable que les autres, c’était Olaf A.Tveitmoe, de San Francisco.Un autre attirait aussi l’attention du public, c’était Herbert S.Hockin ayant sans cesse deux huissiers à ses côtés, car la cour avait déclaré qu’on ne pouvait avoir en lui aucune confiance.Ce fut Hockin qui dit-on fut le promoteur du complot, ce fut lui qui fut accusé de payer les dynamiteurs.Ce fut lui encore qui à ce qu’on raconte fut cause du désaccord entre les McNamara et McManigal.Ce fut lui qui fut accusé d’avoir trahi dans un but.d’intérêt personnel ses anciens associés dans le crime.I.es cheveux gris et portant plus vieux que son âge, se trouvait parmi les accusés Frank M.Ryan président des “Iron Workers” qui grâce à cette situation était un des leaders du conseil de la Fédération Américaine du Travail.McManigal ,qui avoua être un dynamitard,déposa comme témoin pendant toute une semaine racontant avec une tranquillité inouïe une série d’attentats qui furent rarement égalés.Durant l’été de 1905 des travaux à New-Haven auxquels des membres de l’union n’étaient pas employés, furent trouvés dynamités, plus tard les “Iron Workers” proclamèrent la grè-ce chez-plusieurs entrepreneurs et la grève devint générale.Tel fut d’après le gouvernement le commencement du complot, McNanamara organisa une bande de dynamitards et presque en même temps 100 explosions se produisirent parmi lesquelles celle du “Times” de Los Angeles.DKUX COINCIDENCES Ce procès fut marqué de coïncidences.Le premier octobre 1911, exactement un an après la destruction de la bâtisse du “Times” de Los Angeles, où 21 personnes perdirent la vie, les autorités fédérales à Indianapolis étudièrent pour la première fois la possibilité de poursuites pour transport illégal de dynamite et de nitroglycérine sur des trains de voyageurs entre états.La confession d’Ortie E, McManigal, obtenue après son arrestation et celle des frères McNamara, mettait en cause plusieurs autres chefs ouvriers.Cela, nécessita la no- ination d’un grand jury pour faire une enquête.Indianapolis était le quartier-général des McNamara et le lieu d’origine de la conspiration.C’est de là aussi que partaient ceux qui transportaient des explosifs dans différents états.Le premier octobre 1912, second anniversaire de l’explosion de l’édifice du “Times”, commençait le procès des conspirateurs.Le grand jury fédéral, après une enquête qui .plusieurs mois, mettait en accusation j jel (le la phrase (ils et vous) est au 54 fonctionnaires des unions ouvriè-j Phjriel.res.Avant que les accusés présentassent leur défense la poursuite retirait ses accusations contre treize d’entre eux.Le gouvernement prétendait que les crimes des dynamitards étaient motivés par la grève contre le travail non-unioniste.Des entrepreneurs de ponts, de viaducs et de maisons favorisaient le travail libre et engageaient des ouvriers sans demander s’ils étaient ou n’étaient pas unionistes.On n’a jamais proclamé la fin de cette grève.Le gouvernement alléguait qu’un état de guerre voulu par l’union c’était répandu dans tout le pays jusqu’à ce qu’on recourût à la violence, ou, en d’autres termes, qu’ “on allât de l’espionnage â la violence, de la violence à la dynamite et de la dynamite à la nitroglycérine.” UN COMPLOT BIEN ORGANISE A ce moment les entrepreneurs ne soupçonnaient nullement McNamara qui sc tenait aux quartiers généraux à Indiananolis.Quand McManigal et James B.McNamara, frère du secrétaire de l'Union devinrent des dynamitards payés, employés de John J.McNamara et travaillant sous la directir.n de Hockin, les explosions étaient préparées avec une telle audace qu'on les crut le fait d’une bande organisée.Les détectives faisaient des recherches depuis un certain temps quand l’assassinat de 21 individus à Los Angeles démontra que les dynamitards ne reculaient plus devant meurtre.Beaucoup de faits dont î.i confession de culpabilité des frères McNamara empêcha la divulgation à Los Angeles ont été divulgués dans le dernier procès.Le juge Albert W.Anderson jugea que bien que les ac-c/isés fussent inculpés de transport â Faut-il dire: “Us ont pris chacun son chapeau”, ou bien: “Ils ont pris chacun leur chapeau?” Tout d’abord, on observe qu chacun ne prend qu’un seul cha peau, le sien: et c’est ce qu’on ex prime très clairement lorsqu’on emploie le mot chacun (mot, coin me disent les grammairiens, distri butif).Sans doute.Et, alors, ncu dirons avec assurance: “Ils ont pris chacun son chapeau.” Gela semble si évident qu’on ;li rait la question réglée une bonne fois.Cependant, oseriez-vous dire : “Nous avons pris chacun son chapeau?” Non, vous ne l’oseriez pas! Eh bien! c’est tout à fait la même chose, ici et là.Chacun, dans les deux cas, est également distri-duràj butif; et, dans les deux cas, le su- De sorte (pie la seule logique ne nous tire point d’embarras.Le mieux est de consulter l’usage, qui est de dire: “Nous avons pris chacun notre chapeau; vous avez pris chacun votre chapeau.” Et l’usa- ge permet qu’on dise également bien: “Us ont pris chacun leur ou son chapeau.” -+- Une fête chez îes Sourdes-Muettes Durabilité Richesse Distinction Les dames particulières sur la qualité, le style et le fini d'une pièce de fourrure, sont cordialement invitées à visiter notre magasin.Nous doutons qu’il existe en cette ville un assortiment de fourrures aussi considérable et aussi varié que celui que nous offrons à votre choix.Tous les styles, unis ou de fantaisie, tous les nouveaux dessins américains et.européens y sont compris, et chaque pièce, de la plus modeste à la plus dispendieuse, représente le maximum de qualité, de distinction cl de fini.NOUS ATTIRONS VOTRE ATTENTION SUR LES ARTICLES SUIVANTS: MANTEAUX : TOILETTE : Mouton de Perse, Vison Canadien, Poney Russe, Renard noir, gris ou fauve, Seal Alaska, Lynx noir ou gris, Seal Baltique, Hermine et Loup, Near Seal, Loutres du Labrador.ET AUSSI SUR NOS GRANDES SPECIALITES QUI NOUS ONT VALU UNE HAUTE REPUTATION DANS TOUT LE CANADA.Mouton de Perse.Vison Canadien.Nos Prix sont des Prix de Gros.Une Comparaison vous Permettra de le Vérifier.LABERGE, CHEVALIER & CIE, smjt -paul Marchands de Fourrures en Gros iil 1 l’enquête on augmenta le chiffre de ' illégal de dynamite on pouvait eases cautions et il dut aller en pri- ! tendre des témoignages relatifs aux son.Hockin a affirmé à ceux pr.ur | explosions afin de prouver un motif lesquels il servit d’espion qu’il ne prit aucune part aux explosions.Des témoins de Muncie, Ind.et de Cincinnati l’ont désigné comme l'botn- LAXATIFS NArDMKO i sont les meilleures pour les ^ mères qui allaitent parcequ’ellesl n’affectent pas les autres parties l I du système.Elles sont modérées, mais certaines.25 cents la botte chez votre pharmacien.NATIONAL DRUG AND CHEMICAL CO.OF CANADA, LIMITCO.163F pour le transport d'explosifs.Les témoignages prouvèrent que la des- | fêtes do traction de l’édifice du “Times” ne! faisait pas partie de la campagne i contre les ouvriers non unionistes, | mais était une tentative pour unifier i les différents corps de métier de Los | Angeles.James B.McNamara qui i plaça la bombe, était un imprimeur, j Les témoins déclarèrent que McNa- j mara exprima peu de regret de la j mort de 21 personnes et déclara nettement son désappointement de ne point avoir réussi à assassiner le général Harrison Gray Otis, propriétaire du “Times”, que le dynami-tard avait été envoyé à la côte à la demande de Tveitmoe, un chef reconnu des unions ouvrières, que Tveit-moc avait frmrni, comme compa- La ville de Montréal ne manque pas d’âmes charitables qui, chaque année, à la Noël, sont anxieuses de faire plus de bien encore qu’à toute autre époque du calendrier.Les pauvres déshérités de la fortune bénéficient de la générosité de ces âmes; les malades aussi et, dans nos institutions de charité on rivalise de zèle et de bonté.Les dames patronnesses de l’institution des Sourdes-Muettes sont prodigues, on le sait, et c’était charmant, avant-hier, de les voir à l’oeuvre.Le diner annuel servi aux pensionnaires de la maison avail lieu.Les dames et plusieurs jeunes tilles, après avoir envoyé de quoi composer un menu succulent, avaient tenu, coniine les années précédentes, à servir elles-mêmes les jeunes convives.La salle-réfectoire était toute pimpante, décorée, avec goût, d’écussons, de drapeaux et de guirlandes vertes.— De longues tables étaient dressées qui n’attendirent pas longtemps les élèves.Toutes étaient souriantes.Quelques-unes parlaient^ entre elles, car on n’ignore pas que les Soeurs de la Providence réussissent — avec quelle patience ! — à délier la langue de ces pauvres muettes.Sa Grandeur, l’archevêque de Montréal, qui tient à assister à ces charité, arriva quelques minutes avant une heure.Aussitôt Sa Grandeur, accompagnée de M.l’abbé Deschamps, aumônier de l’institution, et de M.le curé de S:iint-Louis-de-France se rendit au réfectoire.On l’accueillit par des applaudissements.Mgr Bruchési bénit les mets et aussitôt commença le concert des couteaux et des fourchettes.Toutes les convives firent honneur au repas.Celui-ci étant terminé, on monta à la salle des séances.Quelques élèves interprétèrent une jolie saynetle puis l’une d’elles lut une adresse pleine de bons souhaits pour Monseigneur et les da- atwoj» • UDROf rai w.ciffi Syrup of T* [¦CD 111 b* 011 nécessite les soins les plus immédiats afin d’évi-les complications graves de la Bronchite Aigue: la Bronchite Capillaire toujours dangereuse ou la Bronchite Chronique avec son cortège de misères, ou encore, la Consomption qui rarement pardonne.Prenez du SIRUP MATH S El a base de Goudron, d'Kuilc de Foie de Morue et autres Extraits Médicinaux En Vente Partout : 3Bc.la Bouteille Il soulage, calme l’iriitation et guérit la Bronchite tout en soutenant les forces du malade.On associera au traitement les PoüdresNervinesteMathiflu qui combattent la fièvne es la dépression nerveuse et favorisent la ênérison.Souveraines contre Maux de tête, Névralgies, Migraines.Exemptes de Morphine, do Chloral et autres drogues dangereuses.En Vente Partout 25c.la bails d?18 poudres CIE J.L.MATHIEU, Proprietaire SHERBROOKE, P.Ç.I.CHAPUT, FILS & CIE, LIMITEE Un Article en Cuir pour CADEAU du JOURdeL’AN Cadeaux pour Dames.Cadeaux pour Hommes.Denositalres en Gros, MONTREAL Tout ce qu’il y a de plus acceptable et de plus agréable à donner, peut être obtenu à notre magasin.Notre assortiment d’articles de cuir n’a jamais été aussi varié et mieux choisi.Vous y trouverez des cadeaux pour tous les goûts aux prix les plus abordables BAZAR DU VOYAGE OUVERT TOUS LES SOIRS D'ICI AU JOUR DE L’AN i Un idéal Cadeau du Jour de l’An Un idéal Cadeau du Jour de l’An.452 RUE STE-CATHERINE EST, MONTREAL.Via-a-vis chez Dupuis Frères i wmamamm A position du Bien-Etre de l'Enfance.L’oeuvre des Soeurs de la Providence est digne de tout éloge et mérite l’hommage de la plus profonde admiration.i enons à McNamara, David Caplan et mcs patronnesses.Sa Grandeur ré-M.A.Schmidt, lesquels sont accusés I pondit et avec ces dames distribua de meurtre mais n’ont Jamais été ensuite à chacune des élèves des arrêt*'* | cadem.'* Notre Page Littéraire ! LE CADEAU ou JOUR D ____________________________________r I -——— ., , , ¦ l Le plus apprécié __________________ _____________ ____ % DANTE - L’HOMME UN “ PENSEUR ” MODERNE Une femme de France, madame de Lespinasse-Mongenet, publie ces jours-ci, à Paris, une superbe traduction du poème de l’Enfer de Dante.M.Charles Maurraf, de l’Action Française, a préfacé ce livre, et nous en détachons ce passage de haute tenue littéraire., S’il n’est pas le roi des poètes, comme il faut bien en convenir, le mort dans l’âme, s’il ne préside pas toute la poésie moderne, car Paris comme Athènes, y précède Floren ce, c’est peut-être le roi des hommes.On se fait une idée de cetb royauté en considérant ses por traits.Le long masque aiguisé creusé, dont la stylisation excessive peut aboutir à une véritable caricature, dégage, à l’examen, les signes d’une sorte de supériorité générique antérieure aux distributions du destin.Sans le bonnet pointu qui le classe déjà parmi les docteurs et les sages, la maigre ef-hgie laurée d’or pourrait servir à désigner tout autre maître des hommes, guide politique ou chef militaire: volonté de Jules César (1) ou du grand Condé, idées d’Aristote ou de Richelieu.Une destinée différente changerait peu de chose a ! accent décisif de ce visage supérieurement calme et clos, mais dont les traits crispés disent tant de passion: impérieux bien plus qu inspirés et méditatifs.Le front haut, les tempes serrées, les joues creuses, une amère bouche abaissée qui allonge encore la face, le grand oeil reculé du profil aquilin, sous l’arcade proéminente, font tessembler le dessin de ce caractère au type abstrait du maître en soi, du chef essentiel, l’homme *cl non l’homme qui s’appelle Callias (modeie qui n’a pas été inventé au quinzième siècle et que le douzième avait déjà reçu de l’antiquité).La poésie aura été l’organe de Dante, et son moyen de s’exprimer ; mais sa fin primitive était de se porter en avant pour être suivi.Peu d’hommes eurent une vie plus complète et plus riche.On ne saurait se contenter d’en élever aux nues, comme Marsile Ficin, l’excellence: Dante Aligheri, per pal-tria celeste, per ahitazione florenti-no, cH stirpe angelica, in professio- ne filosofo poetico.D’abord son existence ne se borne point à la philosophie ni à la poésie: soldat, chef de faction, magistrat, diploma-te,, dessinateur, médecin (à moins flu’il ne fût droguiste ou marchand d épices), auteur d’opuscules de physique et d’une ample théorie de la Monarchie, philologue, organisateur d une langue, créateur d r.ne, littérature et d’une pensée qui n’est pas épuisée, il représente a peu près tout ce que l’homme a pu etre de son temps et dans son pays.Sans imprimer sur tous les points les marques du même génie.R y laissa souvent l’empreinte de la gnfie du feu.Le sentiment qu’il a des variétés de l’histoire, avec ses nuances et ses couleurs, est tellement vif que son art ressemb; et resume le moyen âge entier, autant et plus encore qu’il n’annonce la Renaissance.En môme temps ci,
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