Le devoir, 31 août 1931, lundi 31 août 1931
Vol.XXII —No 201 # t Montréal, lundi 31 août 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste* Y Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.*UNISet fcmplre Britannique .8.00 UNIÔN POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Directeur: HENRI B0URASSA FAIS CE QUE DOIS ! Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : , .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant : .„ .HArbour 4897 La crise anglaise Face à face - Et demain ?Lçs situations se tranchent: il est maintenant clair que les vieux chefs travaillistes: MM.MacDonald, Snowden et Thomas (nous ne.parlons point de lord Sankey ni de sir William Jowitt, qui n’étaient que de très récentes recrues), n’entraîneront avec eux, dans la Chambre des Communes du moins, qu’un très petit nombre de leurs co-'partisans.On raconte même qu’à la dernière réunion du parti parlementaire travailliste, seul le fils de M.MacDonald, Malcolm, osa défendre l’attitude de l’ancien premier ministre.Le gros, la quasi-totalité du parti a décidé de se constituer en opposition officielle et de combattre à fond les projets du nouveau gouvefnement national.Comme les travaillistes, sans disposer d’une majorité absolue, constituent le groupe’le plus nombreux de la Chambre, les coalisés n’auront sur l’opposition nouvelle qu’une majorité de cinquante voix.S’ils n’apportent au gouvernement national, dans la Chambre, que leurs quelques voix et le prestige de leurs très hautes personnalités, les anciens ministres travaillistes feront-ils dans les masses populaires, du moins chez celles qui recevaient d’eux jadis leur mot d’ordre,.une importante trouée?Les apparences permettent d’en douter.Les unes après les autres, les associations syndicales, les sociétés politiques dénoncent les vieux chefs.Le comité électoral de M.Snowden (on sait que celui-ci, malade, relevant à peine d’une grave opération chirurgicale, a nettement déclaré qu’il ne se représenterait pas), tout en louant ses mérites anciens, a tenu à blâmer son entrée dans le nouveau gouvernement.L’exécutif du parti travailliste dans la circonscription que représente M.MacDonald lui a demandé sa démission.Le groupe travailliste local auquel il appartient vient de l’expulser.D’autre part, M.Thomas, devant l’hostilité de see anciens camarades, abandonne ce matin le poste éminent qu’il occupait chez les ouvriers de chemin de fer.La rupture, entre les anciens chefs et leurs troupes, apparaît donc complète.* * * Aux Communes, qui se réuniront le 8 septembre, la lutte entre le nouveau gouvernement et la nouvelle opposition sera, selon toutes les apparences, extrêmement dure.Ni M.MacDonald ni son ancien collègue Henderson ne sont des emballés, mais il n’est pas sûr que ce soit leur propre température qui anime le gros de leurs partisans.Puis, il s’agit d’une question très, très grave.M.Baldwin a déclaré qu’on n’avait échappé que par une décision extrêmement rapide — l’affaire de quelques heures — à une effroyable crise.Et il ne faut pas oublier que, de l’avis des travaillistes, la solution qu’accepte aujourd’hui M.MacDonald, la façon dont il entend résoudre la crise et protéger le crédit britannique contredisent toutes leurs théories économico-politiques.La coupure que le gouvernement se propose d’opérer dans l’indemnité de chômage et le traitement des fonctionnaires leur paraît l’amorce d’une réduction générale des salaires.Et l’on voit par là quel élément de passion personnelle vient s’ajouter à l’acrimonie traditionnelle des querelles entre anciens compagnons d’armes, aux polémiques d’idées: 2,500,000 personnes seront directement atteintes par la réduction de l’indemnité de chômage, 300,000 par la réduction du traitement des fonctionnaires et combien de millions d’autres se sentiront menacés par la baisse appréhendée des salaires?Cela fait un remous terrible, où, lors des élections prochaines, pourraient biep sombrer les coalisés d’aujourd'hui.Aussi fait-on remarquer que, même chez les députés conservateurs et libéraux qui représentent des circonscriptions ouvrières, l’inquiétude est considérable.On est sûr de l’attitude des Chambres, on croit nécessaire la politique d’économie et de coupure, mais on se demande de quelle façon elle sera accueillie par la foule à laquelle il faudra Finalement la soumettre.* * * L’un des chefs politiques disait récemment qu’après une rapide collaboration, les partis reprendraient leur liberté et leur identité et que l’on se battrait sur la question du tarif.Est-ce aussi certain que cela?D’abord, combien de temps durera la collaboration actuelle?Certains disent: sept ou huit semaines; mais d’autres prétendent qu’il faudra, tant le problème à résoudre est grave et de solution compliquée, qu’elle se prolonge pendant dix-huit mois ou deux anfc.En tout cas, une chose paraît certaine: c’est que lé parti travailliste, privé de ses chefs les plus modérés, dépouillé des responsabilités du pouvoir, sera enclin à prendre une attitude beaucoup plus agressives et qui accule les autres à la défensive.Et plusieurs se demandent, en face du mécontentement que ne peuvent'manquer de produire et la coupure de l’indemnité de chômage et la réduction des salaires, et le cri qu’on veut protéger les riches au détriment des pauvres, plusieurs se demandent si les travaillistes, sur cette vague de déception et de colère, ne gagneront point les prochaines élections.Où cela conduira-t-il Lg; Grande-Bretagne, c’est autre chose et que nous n’oserions pas essayer de prédire.Mtis, qu’un gouvernement national pratique une politique qui heurte violemment les susceptibilités des masses ou qu’un gouvernement travailliste entreprenne d’appliquer une politique résolument anti-riches, les perspectives ne sont pas roses.La Grande-Bretagne paraît bien être à l’un des moments tragiques de son histoire.Orner HEROUX Chronique Les clés Pendant de longues années, Pascal Grinchard avait économisé.U s’était privé de bien des choses: tabac, liqueurs, livres amusants: il omit refusé à sa femme des toilettes, des manteaux et surtout.des chapeaux.Lorsqu'elle devenait trop pressante, il lut disait pour l'apaiser: —"Tu n'y penses pas, Alphonsi-ne.Un chapeau neuf?Ce serasun mois de retard dans l’achat de notre auto".C’était Targument décisif, concluant.Alphonslne sc taisait, car elle tenait à Fanto autant que son mari.L’autre mois, ils Feurent enfin, leur voiture, après douze années d’attente.Ce n’était pas une voiture commune.Pascal avait économisé trop longtemps pour se contenter d’un véhicule quelconque.L'automobile de Pascal était une belle voiture de style, elle valait bien une couple de mille dollars.Le vernis luisant et les ornementations au chrome de l’auto jetaient des reflets ensoleillés devant la porte de Pascal.Le temps s’assombrissait-il?Vite Pascal remisait sa voiture, sa belle voiture, dans un garage bien clos, où il se glissait furtivement pour l’admirer, la contempler, la palper longuement.Or, un bon soir, la belle voiture de Pqscal disparut.Un voleur Favail trouvée à son goût; il t’avait prise.Pascal faillit mourir de syncope en avertissant la police du vol.—"Troublez-vous pas", lui dit un constable à la mine patibulaire que ces sortes de choses laissaient indifférent."On va vous la retrouver.voire machine".Elle fut retrouvée, en effet, mais par la police de la Commission des liqueurs.U y avait dedans des bouteilles qui ne venaient pas des magasins gouvernementaux.Le vo- leur fut traduit devatU les tribunaux, avoua le délit, fut condamné en conséquence.Pascal attendait avec une impatience facile à comprendre qu an lui rendit sa voiture.Il fit des démarches à cette fin; on lui apprit que la voilure, saisie était devenue propriété du gouvernement, ainsi que le veut la loi dans de telles circonstances, "Ils veulent se payer ma tête, ces bons messieurs", se dit Pascal."C’est ma voiture.On me Fa volée.Le gouvernement ne peut pas me l’enlever.Je vais m’adresser à un avocat".Un maître du barreau lui déclara qu’il n’y avait qu’un moyen de rentrer en possession .de .sa voiture: poursuivre le gouvernement.Or, pour poursuivre le gouvernement, il faut, chez nous, lui en demander la permission.Sans son assentiment, on ne peut le poursuivre.L’avocat écrivit au procureur général pour obtenir la permission de poursuivre la Commission des liqueurs.—"Nous allons demander à la Commission si elle veut se laisser poursuivre", lui répondit-on.A la Commission, réponse laconique: "Non, nous ne voulons pas nous laisser poursuivre”.Pascal comprit qu’il avait perdu sa voiture.L’autre soir, il eut une courte joie.Il était assis tristement dans son salon, à côté de sa femme qui songeait à tous les chapeaux qu’elle avait sacrifiés à cette automobile ’éphémère.Un monsieur se présenta.—"Je suis un employé du gouvernement", dit-il."Je viens du Pied-du-Courant, où l’automobile qui vous appartenait et qui est maintenant la propriété de la Commission sert à M.Fingosier, deuxième dégustateur en chef.Vous savez sans doute que les clés de la voilure manquent, puisque vous les avez en votre possession.Il nous les faudrait, sans quoi nous serons dans l’obligation de défaire les serrures des portes et de les retourner à la manufacture, ce qui serait désagréable pour M.Fingosier.Vous comprenez qu’il n’y a pas de notre faute si cette voiture est maintenant notre propriété.C’est malchance si vous l’avez perdue.St vous étiez aimable, comme me Fa expliqué M.Fingosier en m'envoyant ici, vous me remettriez les clés qui vous sont bien inutiles maintenant”.Pascal n’a pas remis les clés.Il avait une envie folle de prêter pour quelques secondes sa botte.Il s’est contenu devant Alphonsine à laquelle il doit l’exemple de la résignation.Si jamais vous rendez visite à Pascal, vous verrez, dans son salon, sous globe de verre, les précieuses clés; et il vous racontera certainement l’histoire de l’éphémère automobile sur les coussins de laquelle j il vous arrivera peut-être un de ces jours de voir M.Fingosier se prélasser, gras et luisant.PROSPER Bloc'notes Un congrès libéral?La dernière fois qu’il y eut congrès ou convention du parti libéral fédéral, ce fut en 1919, lorsque M.King devint chef du parti en remplacement de sir Wilfrid Laurier.Les conservateurs, eux, ont eu leur dernière grande réunion après l’élection et la défaite de 1926, alors que M.Bennett prit la succession de M.Meighen à la tète du parti qui gouverna le Canada de 1911 à 1921.Le programme conservateur est donc de rédaction plus nouvelle que celui du parti libéral.La Free Press, de Winnipeg, est d’avis qu’il serait bon pour ce dernier de tenir en 1932 des assises générales afin de remettre au point son programme d’ensemble, ses méthodes d’action, etc.L’occasion, dit ce quotidien, est excellente, quand ce ne serait que pour rendre le parti plus acceptable à une masse de gens qui n’ont pas de sympathies politiques bien définies et qui n’ont guère foi dans celui-ci ou celui-là.Au surplus, “le parti libéral fédéral a besoin dans une large mesure d’être remanié”.Et il ne serait pas mauvais qu’il y eût de nouvelles prises de contact entre les parlementaires du parti libéral et les groupements qui constituent le parti.“Ce que celui-ci ne peut endurer davantage c’est de rester dans la douteuse demi-obscurité présente”, conclut la Manitoba Free Press.La suggestion que fait ce quotidien aura-t-elle l’heur de plaire aux chefs du parti, à M.Mackenzie King tout le premier, ainsi qu’à ses conseillers intimes?M.Burrell L’un des délégués du Canada à la session de la Sdciété des Nations, à Genève, ces jours-ci, M.Martin Burrell, n’est plus dans la politique active depuis une dizaine d’années.Il a succédé dans le temps à M.Griffin, conservateur de langue anglaise de la bibliothèque parlementaire, à Ottawa.M.Burrell, jadis ministre de l’agriculture dans l’ancien cabinet Borden, est un homme de belle culture; il collabore occasionnellement aux publications de langue anglaise, A Ottawa et ailleurs.Il a écrit de nombreux essais sur des sujets littéraires ou philosophiques, depuis une décade.Né en Angleterre, il vit au Canada depuis plus de quarante ans.Et lorsqu’il devint ministre, représentant de la Colombie britannique, il habitait depuis des années cette province.Au temn* mie M.Burrell était minis— M.J.'H.Thomas démissionne comme président de Tunion des cheminots LONDRES, 31.(S.P.A.) — M.|.-H.Thomas, secrétaire pour les Dominions et pour les colonies, dans le cabinet de coopération nationale, a résigné la présidence de l’union nationale des cheminots.Le comité exécutif de cette union a demandé la démission de M.Thomas comme ministre.Me plier à la requête de ceux qui veulent ma démission du cabinet, a dit M.Thomas, marquerait comme lâche, comme pleutre.Dans sa lettre de démission de la présidence de l’union, il dit que c’est la plus pénible décision de sa vie et il rappelle que depuis l’âge de onxc ans, alors qu’il était employé au nettoyage des locomotives, il a sans cesse été au service de l unidn.Il était presque en larmes lorsqu’il a annoncé sa démission, à son bureau.tre, et jusqu’en 1917, M.Guthrie, chef de la délégation canadienne à Genève, et ministre de la justice dans le cabinet conservateur Bennett, était un des députés libéraux les plus en vue; ce'n’est que plus lard qu’il abandonna sir Wilfrid Laurier pour entrer vers 1917 dans le ministère unioniste, d’où il est passé dans les rangs conservateurs pour y atteindre aux plus hauts postes.L’Ile d’Orléans On a beaucoup parlé, avant l’élection du 24 août, du pont que le ministère québécois va faire construire de la côte de Beaupré à l’Ile d’Orléans.Cette entreprise sera coûteuse, plus ou moins utile, mais plusieurs tiennent à ce projet.Comment le goûtera le peintre Horatio Walker, établi à Beaulieu, sur nie d’Orléans, et qui s’est illustré dans le monde des arts en s'inspirant des paysages, des moeurs et des habitants de cette île?On ne sait.Mais à en juger par la brève entrevue qu’il vient de donner à Beaulieu à l’un des rédacteurs du Star de Toronto, Augustus Bridle, le peintre ne sera guère enchanté si le pont de l’ile devient réalité.Walker constate que depuis qu’il s’est fixé sur î’He d’Orléans, il y a déjà plusieurs décades, l’atmosphère y a changé de façon considérable: aujourd’hui, le téléphone, la radio, les instruments aratoires les plus perfectionnés, l’automobile, etc., se sont introduits dans l’ile, les coutumes et les usages ont évolué."Modernism plays the devil with people even more than it does with painters", dit entre autres choses Waiker à Bridle.Que sera-ce quand le pont aura relié Tile à la terre ferme?L’invasion se poursuivra douze mois par année; et l’un des coins les plus pittoresques de la province deviendra de la dernière banalité.Ainsi va le progrès.C.P.Jack Miner et son sanctuaire d'oiseaux Un potier ontarien qui s’intéresse à la vie des oiseaux sauvages du Canada — Les moeurs, les us et coutumes, les traditions de ces oiseaux — Un octroi qui a sa raison d'être Qui voudra douter après cela que c’est une crise bien générale que celle que nous traversçms?Jusqu'aux oiseaux du ciel qui en souffrent.Des dépêches des Etats-Unis laissent entendre que les gouvernements de ce pays vont raccourcir, celle année, la chasse aux canards ainsi qu’aux oies sauvages, dans tout le territoire de la république, à cause de la rareté de ce gibier.Cette rareté est due à la sécheresse de cet été dans les provinces de l’Ouest canadien.Les canards et les oies sauvages, qui sont des oiseaux migrateurs, passent l’hiver dans le sud des Etats-Unis et l’été dans les diverses provinces canadiennes, principalement dans les provinces des prairies.La prairie canadienne, parsemée de lacs peu profonds et de mares, est l’habitacle naturel de ces oiseaux pendant l’été.C’est dans res parages que s’opère la nidification.Ceux qui ont voyagé, en été, dans les provinces de l’Ouest, ont vu, au passage des convois du Canadien National ou du Pacifique Canadien.s’élever des nuages de gibier à plumes, des légions de canards et d’oies et de poules de prairie.Ces oiseaux, à la façon des touristes des Etats-Unis, villégiaturent chez nous.Quand l’automne a fini de roussir le steppe canadien, ils s’envolent par bandes vers des climats plus doux, les oisillons du printemps à la traîne des ainés.Cette année, à cause du peu de pluie et de la grande chaleur, la^s et mares se sont desséchés.Ce n’est plus un habitacle pour des oies et des canards sauvages non phis que pour des poules de prairies qu’un pays sans eau.Les couvées de la nidification de 1931 ont ¦Mé pauvres.Non seul»-ment les oisillons n*ont-ils mi naître et survivre mais, par milliers, les oiseaux adultes sont morts de misère.Pour sauver ces espèces intéressantes, nos voisins du sud seraient disposés à en prohiber la chasse, »u moins d’ici quelque temps.Jugera-t-on à propos de faire la même chose au Canada?* * * Ce ne serait d'ailleurs dus la pre- mière mesure qui serait prise au Canada pour la préservation du gibier à plume.Le sanctuaire des oiseaux de Jack Miner date en effet de 1904.Si nous disions un mot de cette institution, créée par l’initiative privée.Depuis quelques années, le gouvernement fédéral a pris l’habitude d'inscrire dans son budget de dépense un octroi à Jack Miner.Octroi modeste, qui ne va pas au delà de quelques milliers de dollars.Jack Miner l’a obtenu, pour la première fois, alors que M.Mackenzie King était au pouvoir.Le gouvernement de M.Bennett, cette année, a jugé à propos de continuer l’octroi en question.Quand un petit groupe de députés du sud-ouest de l’Ontario commencèrent à parler en Chambre du sanctuaire des oiseaux de Jack Miner, les trois quarts et demi do leurs collègues ne savaient pas ce dont il s’agissait.Aujourd’hui, l’octroi annuel passe sans que personne demande d’explication.Mais je n’ai pas voulu me contenter des explications fournies par quelques députés ontariens.J'ai écrit à Jack Miner lui-même et il me transmet, entre autres choses, un certain nombre d’articles publiés dans des journaux et des magazines des États-Unis sur son sanctuaire d’oiseaux.Le sanctuaire en question, qui sert principalement à la préservation des canards et des oies sauvages, est établi à Kingsville, dans le comté ontarien d’Essex.Kingsville se trouve sur le lac Erie, mais à peu de distance de la ville de Windsor.Dans leurs migrations printanières et automnales, les oiseaux sauvages passent par là.Le sanctuaire est comme un port d’escale.Jack Miner offre à manger aux voyageurs.11 va sans dire que sur sa vaste propriété, toute chasse est interdite.Elle l’est aussi, en vertu d’une loi provinciale, dans une bordure d’un mille autour de cette propriété.Aujourd’hui, Jack Miner est âgé d’un peu plus de soixante ans.De son métier il est potier et c’est son métier qui en a fait un naturaliste et un ornithologiste.Né aux Etats-Unis, à Dover, dans l’Etat de l’Ohio, il avait treize ans quand sa famille vint s’établir au Canada.Dans l’un des livres qu’il a publiés, Jack Miner and the birds, il se désigne: horn in United States and made in Canada.Le comté ontarien d’Essex est un pays plan, où l’irrigation est nécessaire.Le père de Jack Miner avait été, aux Etats-Unis, fabricant de tuyaux de drainage.Son fils reprit la même industrie au Canada.Selon son expression, il fit ses débuts avec a one horse tile yard.Mais pour fabriquer des tuyaux de drainage, il fallait enlever de la glaise.A mesure qu'une excavation était pratiquée elle se remplissait d’eau.Les oiseaux migrateurs, d’eux-mèmes, y vinrent d’abord barboter, Jack Miner sut les attirer en plus grand nombre en les nourrissant.C’est ainsi que s’est établi le sanctuaire des oiseaux de Kingsville.S’imagine-t-on ce qu’il en peut coûter pour nourrir les oiseaux du ciel?Jack Miner avoue qu’il n’y serait jamais parvenu sans l’aide de ses amis.A l’heure actuelle, l’alimentation des oiseaux de passage du sanctuaire de Kingsville représente une dépense annuelle d'environ $6,000.C’est un budget cpû dépasse les moyens d’un modeste potier.Heureusement que le gouvernement fédéral accorde maintenant un octroi de quelques milliers de dollars, le gouvernement provincial d’Ontario, un autre de $400.Les amis de Jack Miner et les visiteurs de son sanctuaire d’oiseaux fournissent aussi quelques contributions.Jack Miner se charge de la différence.Il y a d’abord la vente de ses livres et ensuite le produit des conférences qu’il est invité à donner au Canada ainsi qu’aux Etat4* Unis.Jack Miner se vant d’avoir, à plusieurs reprises, attiré assez d’auditeurs pour remplir Massey Hall, à Toronto, qui peut contenir quatre mille personnes.Non seulement Jack Miner nourrit-il les oiseaux du ciel, en bon ornithologiste, il cherche à étudier leurs moeurs, leurs us et coutumes, leurs traditions.L’oie sauvage canadienne l'intéresse particulièrement.Il a inventé une trappe qui lui permet d’en saisir un certain nombre ehaque année, de façon à leur mettre un anneau A la patte.Il est facile ensuite de suivre les oiseaux dans leurs migrations, de se rendre compte de leurs allées et venues, du Tord au sud du continent nord- Une allocution de S.E.Mgr Forbes termine la semaine sociale d’Ottawa Le R.P.Archambault annonce la nomination de deux nouveaux membres à la Commission générale et le sujet de la prochaine Semaine - Hommage à M.le sénateur Belcourt - Un cours de sociologie à l’Université d’Ottawa Ottawa, 29, (D.N.G.) La Semaine sociale du Canada, ouverte à Ottawa le 2,r) août, sous la présidence de S.E.le délégué apostolique, s’est terminée hier soir par une brillante soirée.La salle de l’Université était complètement remplie par un auditoire d’élite.On y remarquait les sommités ecclésiastiques et civiles du diocèse et plusieurs personnalités étrangères.Le président des Semaines sociales, le R.P.Archambault, S.J,, prit le premier la parole.11 remercia tous ceux qui avaient contribué au succès de cette dixième session, et tout spécialement les conférenciers.Il exprima aux autorités de l’Université la reconnaissance des semainiers pour leur généreuse hospitalité et annonça, aux applaudissements de l'auditoire, que le recteur de cette maison, le R.P.Marchand, O.M.I., avait été élu membre de la Commission générale des Semaines sociales.Une deuxième nomination devait être faite pour remplacer le R.P.Leduc, O.P., appelé à Rome par ses supérieurs.Le choix des membres do la Commission tomba sur le R.P.Gaudrault, O.P.Fortifiées par ce sang nouveau, encouragées par le succès de cette session dont les travaux représentent un remarquable effort intellectuel et auront assurément une profonde répercussion sur la marche des idées dans notre pays, à une époque où plus que jamais, devant le débordement des théories anarchiques, la nécessité s’impose pour les gouvernants comme pour les individus d’une doctrine d’ordre et de paix basée sur les principes chrétiens, les Semaines sociales du Canada.déclare leur président, vont continuer avec unj» indéfectible énergie l'oeuvre commencée il y a douze ans et à laquelle la lettre du cardinal secrétaire d’Etat apportait hier le plus précieux des témoignages.Le R.P.Archambault annonce alors que l’encyclique Qnadragesi-mo Anno fera le sujet de la prochaine Semaine.I M.Léopold Richer, journaliste au Droit, d’Ottawa, présente le conférencier.Il rappelle brièvement la carrière de M.Adélard Leduc, surtout ses années de service dans l’A.C.J.C.dont il fut le vice-président général.M.Leduc a fait A grands traits l’histoire de la Confédération.S.E.Mgr Forbes L’archevêque d’Ottawa prononça ensuite l’allocution suivante.R.P.Président, Mesdames et Messieurs, Dans cette allocution, qu’en ma qualité de président d’honneur de cette séance de clôture de notre Semaine sociale je suis invité à faire, il me semble que je doive, tant bien que mal, me faire l’interprète des sentiments de chacun de nous, les heureux élèves de ces courtes mais fécondes journées d’enseignement sur la question de l’Etat, mot qu’on a vite prononcé, mais qui renferme un monde en quelque sorte infini de considérations.Je me suis fait un devoir de ne pas manquer une seule des séances, et je m’en félicite.J’v ai appris bien des choses, et de belles choses.Ceux et celles qui ont eu l'avantage de suivre ces leçons peuvent dire de même.Je vous remercie, Mesdames et Messieurs, de l’encouragement que vous nous avez donné par votre assiduité.Je suis assuré d’exprimer le sentiment île tous en adressant A tous les distingués professeurs et conférenciers de ces cours nos plus chaleureux et sincères remerciements.Il est impossible vraiment de dire combien nous avons apprécié leurs magistrales études toules marquées au coin de la vérité catholique, appuyées sur la Sainte Ecriture, sur la doctrine du Docteur Angélique, qualificatif auquel le Saiiit-Pèrc a ajouté le titre de docteur catholique, appuyées sur renseignement j que les Papes depuis Léon XIII ont semé en toutes leurs Encycliques.Ces études, quelque profonde qu’é- j tait leur sujet, portaient toutes aus- j si le cachet de la plus belle litté- j rature de notre langue.Nous avons eu lieu d’admirer la disposition des cours allant du gé- j néral au particulier, exposant les principes et les applications dans toutes les sphères où se trouvent les actions et les relations de l’Etat, pour arriver chez nous, dans l’Etat canadien et dans la Confédération canadienne.Nous avons admiré et apprécié le choix, la qualité et la diversité de profession des maîtres de cette icmnine: hommes d’Eglise et hommes d’Etat, clercs et Jaïqucs, théologiens, philosophes, professeurs d’Université, légistes, juriconsultes, conseillers juridiques, historiens, sociologues, journalistes.Je m’en voudrais de ne pas mentionner, en parlant des conférenciers de cette Semaine, un de nos grands législateurs, l’honorable sénateur Belcourt, qui devait présider la séance solennelle de mardi dernier, et qui en a été empêché par la maladie.La courte mais très substantielle adresse que M.Rélanger a lue en son nom est à elle-même, dans sa précision et malgré sa concision, une des belles leçons de cette semaine.Nous étions fiers de notre sénateur ontarien, qui £ii maintes circonstances a tenu fenjio et haut le drapeau des catholiques, auprès de l’Etat, pour la revendication des droits des parents dans l’éducation de leurs enfants, et des droits du mariage chrétien.Nous avons applaudi A ces paroles qu’il écrivait l’autre soir: “Gouvernants et gouvernés ont l’obligation plus urgente que jamais de se pénétrer eux-mêmes et de faire pénétrer davantage dans leurs gouvernements les enseignements et prescriptions de la loi naturelle, de la justice chrétienne et de l’autorité divine”.D’ici en votre nom.Mesdames et Messieurs, à son lit de convalescent, je lui envoie vos remerciements chaleureux.Le Grand-Maître de cette Ecole Sociale, le Recteur magnifique, — c'est le terme que Pie XI donne aux recteurs d’Universités, — le Recteur magnifique de cette Université ambulante, comme on a appelé l’institution des Semaines sociales, qui a sollicité, et gagné ces ouvriers intrépides et ces maîtres avertis, le R.P.Archambault mérite nos plus vives félicitations et notre gratitude la plus profonde.Que Dieu le garde longtemps pnqr diriger, inspirer et mettre en mouvement l’Action sociale catholique en notre pays, oeuvre à laquelle il s’est donné de toute son âme.de tout son coeur, de toutes ses forces, oeuvre à laquelle il sait entraîner tant d’autres.Son Excellence le Délégué apostolique a regretté de ne pouvoir venir ce soir.Nous le regrettons nous aussi.Mais nous lui exprimons notre reconnaissance pour la part qu’il a prise à cette Semaine par ses bénédictions, ses prières, ses conseils et son assistance.En lui nous vénérions, nous voyions le Très Saint Père.Mais mardi soir dernier, vous avez constaté que le bien-aimé Pontife de l’Action catholique, de l’Action sociale, était avec nous plus intimement, ainsi que nous le témoignait la précieuse lettre de son éminent Secrétaire d’Etat.En retour «les encouragements et des bénédictions, que le Saint-Père nous adressait pour cette Semaine, nous lui avons exprimé nos hommages reconnaissants et nos voeux de triomphe dans son oeuvre d’action catholique.En réponse, le Très Saint Père renouvelle ses bénédictions.Son Excellence le Délégué vient de nous transmettre le câble présent: “Cité Vatican e, 28 mars, Délégué apostolique, Ottawa.Saint-Père remercie pour hommage de la Semaine, renouvelle bénédiction apostolique.Cardinal Pacelli”.A la communication de ce message.Son Excel-lence le Délégué ajoute: “Voici la belle couronne de la Semaine Sociale.vives félicitations à Votre Excellence, au cher Père Archambault, à tous.Cassulo, Délégué apos-tolirme.” Mesdames et Messieurs, je termine par une très heureuse nouvelle que je vous donne, à la demande «lu R.P.Recteur de l’Université d’Ottawa, et en ma qualité de Chancelier apostolique de cette grande institution.C’est «pie.comme fruit de la Semaine sociale qui se termine, Semaine qui a illuminé Ottawa, Semaine où l’Université a exercé d’une manière si charmante le rôle d’hôtesse, comme fruit de la Semaine Sociale, l’Université d’Ottawa, inaugurera cette année un cours de sociologie, en vue de l’Action catholique que le Pape vient de recommander tout dernièrement encore dans une Lettre aux Evêques de l’Argentine.Encore une fois merci de tout coeur à tous! américain.Le potier Jack Miner fait sûrement une belle oeuvre et le gouvernement fédéral a certes raison de lui voter un octroi annuel, Emile BENOIST \ Les travaux municipaux Le programme des travaux municipaux de chômage à exécuter cet hiver, sera prêt et mis au point dès cette semaine.Les autorités fédérales ont promis de paver leur quote-part des travaux.Il ne restera plus pour l’exécution prochaine des travaux, qu’à obtenir le consentement des autorités fédérales.Une délégation da la ville ira rencontrer M.L.-A.Tas* chereait, premier ministre de la province, pour obtenir de QuébeU une contribution, ainsi que la permission de négocier l’emprunt ressaire pour l’exécution dea vaux.per* * LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 31 AOUT 1931 VOLUME XXII — No 201 La navigation Vers Churchill L« Warkworth sera le premier navire à se rendre de Montréal à Churchill v prendre une cargaison de blé pour l’Europe.Il doit quitter Montréal de façon à parvenir à Churchill vers le 12 septembre prochain.Le deuxième navire it entrer dans la Haie d’Hudson pour prendre au port océanique du Manitoba une autre cargaison de grain qui sera transportée en Europe, sera le Farnworfh.L’un des grands désavantages du port de Churchill est que l’on n'y trouve pas d’eau douce et que les navires doivent se faire une forte provision d’eau douce pour leurs voyages, Le Wark-worth est un navire de 4941 tonnes construit en 1924 A Glasgow.Il mesure 401 pieds de longueur et 53 de largeur.A bord de l’“A«cania" Les principaux passagers qui sont venus d’Europe à bord de l'Asca/i/cr, de la ligne Cunard.saut MM.le Dr A.Laquerrière, électroradiologiste de l’hôpital Herold, de Paris, qui s’en vient donner à Montréal des cours de radiologie; M.Victor Doré, président de la Cone-mission des écoles catholiques de Montréal, qui revient d'un voyage d’études sur le traitement! fait aux enfants infirmes au point de vue scolaire dans les pays d’Europe, ainsi que Mme Dore et Mlles Doré, leurs filles; et sir Ion H.Benn, président du eomité du pilotage du fort de Londres et directeur de rice Brothers, Limited, qui s’en vient assister à l’assemblée annuelle de cette compagnie à Québec.' Sir Ion a déclaré qu’il est directeur de Price Bros, depuis 30 ans.Il a ajouté que selon lui, l’un des principaux moyens d’enraver la dépression .économique serait de rétablir l’étalon-argent.Sur le Montcalm L'actrice de cinéma canadienne.Pauline Garon, s’embarque sur le Montcalm, du Pacifique Canadien, pour le Havre et Paris où elle tournera un film français.Les grains Les arrivages de grains à date au port de Montréal se totalisent A 57,016.615 boisseaux contre 48,-375,947 l’an dernier, et les expéditions, à 55,636,390 boisseaux contre 49,168,945 l’an dernier.Au cours des dernières vingt-quatre heures, les arrivages furent de 225,747 boisseaux contre 506,-484 l’an dernier, et les expéditions, de 250,063 boisseaux contre 318,-145.Mouvement des paquebots L'Alaunia, ligne Cunard, parti du Havre, à Montréal dimanche.Le Doric, ligne White Star, parti de Liverpool, à Montréal dimanche.Le Duchess of Atholl, ligne de la C.P.S., parti de Liverpool, à Montréal samedi.l.'Empresx of Britain, ligne de la C.P.S., parti de Southampton, à Québec aujourd’hui.Le Laetitia, ligne Cunard, parti de Glasgow, à Montréal dimanche.Le Montrose, ligne de la C.P.S., parti do Hambourg, A Montréal samedi.L’Adriatic, de la compagnie While Star,, parti de Liverpool, arrive à New-York aujourd’hui.Le Paris, de la Compagnie générale Transatlantique, parti do Plymouth.à New-York aujourd’hui.Le Rama, de la Navigazione ge-! nerale italiana, parti de Gênes, arrive à New-York aujourd’hui.M.Ovila Léveillé reçoit des blessures graves Deux coureurs en automolbüe, Ovila Léveillé, 36 ans, 6229, rue | Drolet, et Armand Dubois, 23 ans, 5501.12ème avenue, .Rosemont, ont été blessés hier à Louiseville où ils regardaient une autre équipe de ! coureurs en automobile se disputer j les honneurs d’une course.Ils | étaient le long fie la clôture lors i qu’une automobile dérapa dans un tournant pour aller les frapper.Le-veillé a été grièvement blessé.Les médecins ont constaté une fracture de la base crânienne et une double fracture de la jambe droite.Son compagnon a été moins gravement atteint.lTne ambulance de l'hôpital Notre-Dame est allée chercher les deux victimes.Léveillé a été opéré j d’urgence à son arrivée ici.Mort du baron de Lonsueuil Il habitait à Pau, «n France — Le titre pane à son demi-frère, (oh Moore de Bienville Charles Grant, qui demeure en Angleterre Réginuid-Charles Grant d’Iberville de Sainte-Hélène, huitième baron de Longueuil, est décédé ces jours derniers en France, à Caudebcc-en-Caux.Le baron demeurait à Pau, en France, et il n’était jamais venu au Canada bien qu'il se soit toujours intéressé, parait-il, aux affaires de notre pays.Comme il n’avait pas d’enfant, le titre passe à son demi-frère, John Moore «le Bienville, Charles Grant, qui demeure en Angleterre.Lu baronnie de Longueuil est le s«ml titre héréditaire au Canada.C’est M.George-R.Wilson qui administrait l«‘s biens de la seigneurie et qui se chargeait de percevoir les rentes et d’en envoyer le produit au seigneur.La seigneurie de Longueuil a été créée en 170() par le roi Louis XIV de France et reconnue en 1880 par la reine Victoria.La seigneurie est formée de trois concessions faites à Charles Lemoyne sur la rive sud: la première concession fut faite par Maisonneuve lui-même à date de 1654.Le troisième baron de Longueuil, Charles-Jacques Lernoy-ne, fut tué â la bataille du lac St-Sacrement et sa jeune veuve épousa le receveur général du Canada, William Grant.Réginald-Charles Grant, qui vient de mourir, était né en 1856 et il avait épousé Kate Isabel Constance, fille de M.John Church et veuve de M.W.-H.Burrowcs.Il avait hérité du titre en 1898 à la mort de son demi-frère, le septième baron de Longueuil.A la Faculté de philosophie M.l’abbé Lucien Pinault abandonne le secrétariat' — Le R.P.Ccslas Forest O.P., le remplace temporairement aidé de M.Damien Jasmin — Réorganisation du personnel et des programmes d’étude, à la Faculté de philosophie de l'Université de Montréal Onze personnes blessées T.Dans deux accidents d'automobiles sur la route Montréal-Sherbrooke Granby, 31.— Onze personnes résidant dans la province de Québec et aux Etats-Unis, ont été blessées au cours de deux accidents d’automobiles sur la grande route Montréal-Sherbrooke, samedi après-midi.Le premier accident s’est produit vers deux heures trente, à un endroit situé à «piatre milles d'ici.Une auto a frappé le cheval et la voiture de M.Elisée Poisson.67 ans, cultivateur, alors qu’il quittait la route pour entrer sur sa ferme.Le cheval a été tué, la voiture détruite et M.Poisson lancé dans le champ.L’automobile, qui contenait cinq personnes, est allée frapper un arbre.Tous les occupants ont été blessés.M.Poisson a eu la clavicule fracturée et on l’a transporté à un hôpital de Granby.Les cinq personnes qui voyageaient dans l’automobile s’en sont tirées avec de légères blessures.Cinq heures plus tard, à un mille d’ici, deux automobiles, l’une do Montréal et l’autre de Windsor Mills, se sont frappées en se rencontrant.Cinq personnes ont été blessées.Trois d’entre elles ont dû être transportées à l’hôpital de Granby.Les victimes sont: Ernest Skilling et sa femme, de Montréal; Maurice Saint-Pierre, Béatrice Fa-vreau et Roland Favreau, de Windsor Mills.Mme Skilling a eu une jambe fracturée.Mlle Favreau a été blessée â la tête.On a dû transporter cette dernière à un hôpital (le Sherbrooke.Nouveautés canadiennes Avex-vous besoin de bons livre»?Âdretsex-vous au Service de librairie du "Devoir", 430 rue ¦'^re-Dame es», Montréal.(Té-* H Arbour 1241’'').Avis de décès ST-GERMAIN — A Montrés' le 29 «ont 1931, fc l’ftge de 78 &ns.est décédée Annie Bélqué.épouse de François 8t-Clertna!n.l.es funérailles auront lieu lundi le 31 du courant.convoi funèbre partira de sa demeure.No 51M, avenue du Parc pour se rendre à 1 église 8t-Vlateur ofi le service sera célébré A 8 h.t», et de 1A au cimetière de la Côte-dee-Neiges.Heu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister «ans autre Invitation.FIGURES F.T PAYSAGES, par T.ouyse de Bienville, préface de M.Edouard Montpctit.Volume de 240 pages.Au comptoir et par la poste $1.00.NORD-SUD, roman canadien, par Léo-Paul Desrosiers.Volume de 200 pages.Au comptoir et par la poste $1.00.LITTERATURE F R A N Ç AISE MODERNE, par Robert Rumilly.\olume de 225 pages.Au comptoir et par la poste $1.00.MOMENT DE VERTIGE, par | Maxine.Volume de 285 pages.Au comptoir et par la poste $1.00.B L A NC H E D’HABERVILLE (drame), par Georges Monarque.Volume de 165 pages.Au comptoir et par la poste $1.00.L’EVEIL DE LA RACE.— Un épisode de la résistance franco-ontarienne (Pembroke 1923-1927).par Alfred Longpré.préface de Victor Barrette, rédacteur au i Droit.Brochure de 63 pages, ornée i de cinq photographies hors-texte I Au comptoir et ; .r la poste .3ôs Au cent $30.00.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DFA’OlR 430 Notre-Dame est.Montréal.Pour se conformer aux nouveaux règlements qui régiront désormais les universités catholiques, l’Université de Montréal réorganisera comme suit le personnel de su Faculté de philosophie afin d’en réorganiser aussi les programmes d’étude.M.l’abbé Lucien Pineault, secrétaire de la Faculté depuis sa fondation, abandonne cette charge, étant nommé, comme on l’annonce ailleurs, curé de Ste-Cunégonde.Il sera remplacé temporairement comme secrétaire par le R.P.Ceslas Forest, O,P,, déjà doyen de la Faculté.M.Damien Jasmin, professeur de la Faculté de philosophie et assistant secrétaire général de PUnivei*-sité de Montréal, devient secrétaire adjoint de la Faculté.M.l’abbé Pineault demeure cependant membre du conseil de la Faculté avec le R.P.M.-A.Lamarche, O.P.Le nombre des professeurs de la Faculté sera augmenté dès cette année, et la liste en sera publiée dans quelques jours.De plus, tous les professeurs enseignant la philosophie dans une Faculté ou école supérieure affiliée à l’Université de Montréal seront considérés comme professeurs de la Faculté de philosophie, à condition que leur nomination soit approuvée par le conseil de cette dernière Faculté.Par ailleurs, pour se conformer dès maintenant aux règlements nouveaux édictés par Rome, l’Université de Montréal organisera des cours scientifiques à la Faculté de philosophie.Au cours de psychologie ralionnelle, on ajoutera des cours de psychologie expérimentale, de physiologie et de psychologie appliquée.On complétera les cours de cosmologie par des cours de physique générale, et l’étude philosophique des problèmes de la vie par des cours de biologie.Ges cours seront faits par des spécialistes et en étroite collaboration avec, les professeurs de philosophie dans les matières correspondantes.A l’histoire de la philosophie moderne.la Faculté a aussi l’intention d'ajouter un cours d’histoire de la philosophie en Amérique.Enfin, les élèves de la Facyjté pourront continuer à bénéficier des conférences que M.Etienne Gilson, le R.P.Chenu, O.P., et M.le chanoine Jeanjean donneront sous les auspices de l’Institut scientifique Franco-canadien.Comme nous l’avons déjà dit, d’autres modifications seront étudiées au cours de l’année.Celles que nous venons d’énumérer oc-croitronl l’efficacité de l’enseignement philosophique à l’Université de Montréal.Les professeurs de la Faculté de philosophie s’attendent, cette année, à une inscription nombreuse.Les cours scrooit donnés les lundis.mercredis et vendredis de chaque semaine, de 7 hrcs 30 à 9 hres 30 p.nv.L’Inscription sera faite par M.Damien Jasmin, à son bureau de l’Université, tous les jours, de 10 heures à midi, et le soir tous les lundis et mercredis, de 7 heures j 30 à 8 heures 30.Comme les années précédentes, il | v aura en plus de 8 heures 30 à 10 heures 30, a.m., le samedi, un cours spécial pour ceux et celles qui ne peuvent suivre les cours réguliers du soir.Ia?s cours sont ouverts à tous, prêtres et laïques, hommes et femmes.Les Statuts de la Faculté de philosophie de l'Université de Mont-I réal ont été approuvés à Rome, à deux reprises, en 1924 et en 1928.cette dennière fois pour dix ans.Ils devront quand même être modifiés et soumis de nouveau à la S.C.des | Séminaires c! des Universités avant le 30 juin 1932.Le Conseil de lai Faculté a l’intention de consacrer! Notes agricoles Le travail de» jugea du Mérita Agricole eat terminé — Prochain rapport — L’inspection des étalons en 1931 — Augmentation du personnel de la Section des Bovins L'Industrie Laitière Le mérite agricole.— Suivant le dernier rapport que le secrétaire du Conseil d’agriculture, M.Oscar Lessard.a actuellement en main, les Juges du concours du Mérite agricole, à la date du 6 août, avaient visité 102 fermes inscrites ci concours de 1931, dans la deuxième région agricole de la pro vino.: de Québec.Il leur restait alors à visiter deux fermes dans le cntn'.é de Chambly, six dans le comté de Richelieu, deux dans le comté d:' Ver-chères et onze dans le comté d’Ya-maska.Ils avaient aussi à juger les fermes de deux des concurrents pour la médaille d’or."En ce moment, a déclaré M.Lessard, j’ai toute raison de croire que la visite est terminée et que les juges sont à reviser leurs notes avec le secrétaire de la Commission, et je compte recevoir dans quelques jours un rapport qui désignera le lauréat de la médaille d’or et la classification des autres concurrents".La surveillance des étalons.— Les inspecteurs chargés de procéder annuellement à la classification des étalons dans la province de Québec ont terminé récemment leur travail pour 1931.Leur rapport établit que 542 étalons ont été inspectés depuis le nrintemps.Sur ce total, on compte 61 étalons croisés et 395 sujets de race pure, (dont 179 primés conjointement par le ministère fédéral de l’agriculture et le ministère de l’agriculture de Québec) qui ont été acceptés pour la monte.Seuls les étalons classés "A" ou “B” peuvent être primés sur la recommandation d’une société d’agriculture.La prime est calculée à raison de tant par poulain engendré par le reproducteur primé, jusqu'à concurrence de $300 pour les étalons classés “A”, et $210 pour les étalons classés "B”.L’an dernier, les deux ministères ont payé conjointement une somme totale de $24,302.00 en primes d’après ce système.La surveillance des étalons fut inaugurée il y a une dizaine d’années dans la province de Québec.Le nombre des étalons était alors plus élevé qu’il ne l’est aujourd’hui, mais le pourcentage des étalons de race pure était faible.Depuis, c’est par plusieurs centaines que les étalons croisés ont été graduellement éliminés, au point de tomber à 61 en 1931, de 439 qu’ils étaient il y a environ dix ans.Dans le même laps de temps, le nombre des étalons de race pure passa de 329 à 395.Mais il n’y a pas à considérer que l’augmentation en nombre.Il faut aussi tenir compte du progrès obtenu sous le rapport de la qualité.Les inspecteurs admettent que les propriétaires d’étalons se soucient aujourd’hui de garder les meilleurs reproducteurs.de les tenir dans des conditions plus hygiéniques qu’autre-fois, de ménager leur vigueur en ne les surmenant pas, etc., etc.Il y va d’ailleurs de leur intérêt, car la réputation de leur étalon comme re-1 producteur leur assure une bonne | clientèle et contribue à le faire recommander par là société d’agriculture du comté pour l’obtention de la prime fédérale-provinciale.Les inspecteurs, en vertu d’un règlement adopté par le comité de surveillance des étalons, n’acceptant plus pour la monte, en dehors des étalons enregistrés, que les étalons croisés acceptés avant 1929, lorsqu’ils sont sains et de bonne conformation, l’élimination des croisés se fait graduellement chaque année, sans aucun heurt, sans désorganiser cet élevage, et l’on peut prévoir qu’avant longtemps le service de la monte ne sera assuré que par des reproducteurs de race pure.L’élevage chevalin aura alors accompli nn grand pas dans la l’année à cette tâche.Les nouveaux règlemtonts doivent entrer en vigueur au début de Tanné universitaire 1932-33.voie du progrès.Le bétail laitier.— Le service de l’industrie animale, nu ministère de l’agriculture de Québec, renferme une section dont l’organisation n'est pas très ancienne, mais qui a déjà accompli un gros travail.Nous voulons parler de la section des bovins, placée sous la direction de M.R.-R.Sabourin, R.S.A.En ces derniers temps, celle section a augmenté son personnel de sept nouveaux propagandistes, de sorte qu’aujourd’hui la province compte un propagandiste de l’élevage des bovins dans chaque district agronomique.De plus un propagandiste est spécialement attaché aux comtés de l'Abitibi et du Témiscamingue dans lesquels l’industrie laitière a pris une forte expansion depuis une couple d’années, grâce aux encouragements accordés par le ministère de l'agriculture pour l'achat et le transport de bonnes vaches laitières dans celle région neuve.Cette section, par l'intermédiaire de ses propagandistes, travaille activement à assurer l’amélioration du bétail laitier en même temps que rabaissement du coût de production.Les propagandistes, lorsqu’ils visitent les fermes, recommandent l’adoption de rations bien balancées, économiquement calculées, qui onl pour douille effet d’augmenter la production et de diminuer les frais d’alimentation.Ils donnent aussi des démonstrations sur l'appréciation du bétail, des conférences avec ou sans projections lumineuses, surveillent l’alimentation du jeune et du vieux bétail, et guident le cultivateur dans ses achats.Cette dernière phase de leurs activités rend de grands services aux cultivateurs et leur évite bien souvent des achats qu’ils regretteraient dans la suite.Une plus forte production laitière, au coût e plus économique possible, tel est le secret du succès dans ce domai-ne' C’est ce à quoi vise la section des bovins, et c’est le but vers lequel notre industrie laitière progresse d’année en année.(Communiqué du ministère provincial de l'agriculture).Le commerce du blé dans les Pays-Bas importations totales de blé aux Pays-Bas, durant le deuxième trimestre de 1931 font voir une diminution de volume aussi bien que de valeur sur le premier trimes-r AI;oS.chlffres respectifs sont de i /o.u/x tonnes métriques d’une va-cur de $4,131,160, et de 193,125 ^nnne^ roetryiucs évaluées à 4,416,-400.Ceci a été causé par un ralentissement des arrivages de la Russie, quoiqu il y ait eu des accélérations dans le cas des autres pays, y compris les Etats-Unis et le Caha-na.En avril, 39,058 tonnes métriques i sont arrivées de Russie, rien en ! mai, et 17,653 tonnes en juin Au cours de la période de janvier à avril.Je total avait été de 133,982 tonnes métriques, ou plus que deux fois autant.ïx?s importations d’origine canadienne ont été légères en avril et mai, avec des chiffres de 5,904 tonnes et 6,698.resnectivement.En juin, le total fut de 14.783 tonnes ce qui fait ensemble 27.385 tonnes d une valeur de $750,000, compara-t'vemcnt à 18,554 tonnes évaluées à soUl.bOO pour le premier trimestre.La valeur du blé canadien durant la période sous revue représente environ $27.03 par tonnes métrique.comparativement à $23.59 par tonne métrique pour toutes les importations.Les rapports publiés par le ministère de l’agriculture des Pays-Bas signalent une amelioration de 1 état de la récolte de blé domestique.La loi du Mélange du Blé, qui est entrée en vigueur le 4 juillet, a eu comme effet de stimuler grandement la production.Les importations totales de farine de blé durant le deuxième trimestre ont été île 44,425 tonnes métriques, vis-à-vis de 39,728 il y a un an, et de 36,610 pour les trois premiers mois de Tannée courante.Les importations de cette marchandises du Ga-nada durant le deuxième trimestre ont été de 2,670 tonnes évaluées à $! 13,200, au lieu de 2,112 d’une valeur de $93,600 pour les trois mois précédents.Feu M.Alb.McDougall La ville de Verdun voit disparaître un «le ses plus anciens citoyens dans la personne de M.Albert McDougall, rentier, demeurant au uo 90, me de l'Eglise.M.MacDouea'U habitait Verdun depuis 35 ans.Il fut l'un des fondateurs de la paroisse.[1 était mêlé à Unîtes les organisations religieuses et municipales.Né à Munir étal, le 26 février 1867, de Samuel McDougall el de Sophie Malboeuf, il fut employé au Grand Tronc pendant 27 ans; plus tard il occupa d'immeuble et d’assurance; mais depuis plusieurs mois il était retiré des affaires.Il est décédé à sa demeure samedi dernier, à Tàge de 64 ans el 6 mois, après une Ion-, guo maladie.Lui survivent: sa femme.Lamina i Gagnon; cinq fils: l’abbé Henri, au-1 mônier au Mont Ste-Mnrie; l'abbé Georges, vicaire à Notre-Dame de Lourdes de Verdun; Albert, Lucien, Armand; quatre filles.Mme Albert Casault, (Yvonne): Mme Edmond Beaudin, (Blanche); Mme Frédéric Bédard, (Juliette); et Berthe; plusieurs neveux et nièces et de nombreux petits-enfants.Ses funérailles auront lieu demain matin, à 9 heures, à l’église Notre-Dame des Sept-Douleurs de Verdun.Avex-vous besoin de bons livres?Adressex-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Té-léphone: H Arbour 1241*).TRES CHIC LE COPLEY - PLAZA Copley Square BOSTON, MASS.Près des grands magasins, édifices publics, théâtres, etc.Taux raisonnables.Pour brochures, adressez-vous à votre agent de voyages ou 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Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles—SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCES, 120, Rachel Est, MONTREAL.O.Vandelac.jr.Tél.BELAIR 1203-1204 Aies.Oour »*gtitysfe ^ • La Uv do Mesl*.«10 St-Denie.Montréal M.MacDonald arrive à Londres L« premier ministre britannique, de retour de Lossiemouth, déclare qu'il n’abandonnera pas sa tâche avant la fin de la crise et qu’il n’a pas l’intention , de faire perdre du temps Londres, 31, (S.P.A.) — Le premier ministre Ramsay MacDonald est arrivé de Lossiemouth cet après-miçU, P.our présider une réunion du cabinet.11 a voyagé en avion de «on village natal a 1 aéro-drame de Hendon.Réitérant sa promesse de rester à la tête du cabinet pendant toute la crise financière, il a clairement laissé entendre qu’il n’a pas l’intention de se soumettre à la demande de ses commettants de Sea-ham-Harbor, qui veulent sa démission de la Chambre des communes.Je resterai jusqu’à la fin de la crise, a-t-il dit.Il n’y a pas de temps à perdre et je n’ai pas l’intention .de faire nerdre du temps.A la réunion de cet après-midi, le cabinet étudiera des projets d’économies se chiffrant par $600,000,-000, peut-être $650,000,000.Il ne paraît pas possible qu’une seule séance suffise pour la mise au point de ces projets.Il y aura vrai semblablement plusieurs autres réunions du cabinet cette semaine.Cela n’indique certes pas que le gouvernement perd du temps.Cela révèle l’étendue de la tâche à accomplir avnt la rentrée du Parlement en session, le 8 septembre.M.MacDonald a parlé avec optimisme, dans une interview, à Lossiemouth, il y a quelques heures.Il a dit qu’il a reçu plusieurs lettres de socialistes et de sans travail et que 90 pour cent de ses correspondants comprennent les besoins du pays et ont exprimé leur disposition à participer à n’importe quels sacrifices.Ce ne sont pas les socialistes qui nous barrent le chemin, a dit M.MacDonald.C’est une partie des trade-unions qui nous fait obstacle.Ces gens ne se rendent pas compte de la force morale de notre appel au pays, et ils ne comprennent pas que si rien n’est fait, les pauvres se trouveront dans une misère encore plus grande.Nous entendons franchir la crise.Dans un article de fond, le Sun-day Observer dit que si l’Ecossf ne réélit nas M.MacDonald, l’Angleterre le fera._ Les inondations en Chine Pont les chAmeurs de la Colombie Du travail pour 3,000 hommes d’ici la fin de la semaine Winnipeg, 31.(S.P.C.) gïaisi Feu M.Caston Boissonnault Mort de M.W.-C.McCarthy Ottawa, 31 (S.P.C.).— M.Wil-Ram C.McCarthy, un avocat qui pratique à Ottawa depuis 30 ans, est décédé dimanche après une maladie de 24 heures.M.McCarthy, qui est né à Prescott.Ontario, en 1858.avait d’abord pratiqué à Toronto avec le bureau légal McDonald et Boland.La Colombie anglaise est en tête des trois autres provinces de l’ouest dans la course pour fournir du travail à des milliers de chômeurs.M.R.-W.Bruhn, ministre provincial des travaux publics, a annoncé hier «oir que 3,000 hommes auraient du travail dans la province d'ici la fin de la semaine.Ayant reçu d’Ottawa l’autorisation de commencer le travail sur la section occidentale de la route trans-Canada et l’assurance que le gouvernement fédéral paierait la moitié du coût, M.Bruhn a donné des instructions à ses ingénieurs pour qu’ils commencent les travaux immédiatement.Un télégramme du ministre du travail, M.Cideon Robertson, déclarait que le gouvernement fédéral s’engage à payer 50% du coût pour la route trans-Cana-da et 40% pour les routes provinciales.Le gouvernement de la Saskatchewan suit de près.Le gouvernement s’attend à placer 1,500 hommes dans les camps d’ici la deuxième semaine de septembre.On ne connaît pas encore grand’chose des projets des gouvernements du Manitoba et de l’Alberta.Dîner aux étudiants écossais la VILLE DE MONTREAL REÇOIT UN GROUPE D’ELEVES DE L’UNIVERSITE SAINT-ANDRE L'approvisionnement des sinistrés — On compte 250,000 morts dans le district de Wuhan — La famine et les maladies font des ravages Shanghaï, 31.(S.P.A.) — Les autorités chinoises cherchent à se rendre compte de la situation exacte dans le nord de la province de Kiangsu récemment éprouvée par le débordement du fleuve Yangse.Le président Chiang Kai-Shek est arrivé vendredi à Hankow ayant, laissé à ses lieutenants la conduite de la campagne anticommuniste qu’il a entreprise dans le sud; il a trouvé les conditions affreuses dans le district de Wuhan, et il a aussitôt donné ordre aux autorités des provinces de Kiangsi et Hunan de lever l’embargo sur le riz afin qu’il soit possible d’envoyer des vivres aux inondés.On dit que les premiers rapports qui évaluaient ie nombre des morts à 200,000 on 300, 000 étaient grandement exagérés.Le général Chu Chiang-Lan, directeur des opérations de la commission nationale des inondations, et le colonel G.-G.Strobe, ingénieur en chef de la commission du Yangtse, qui sont de retour à Shanghai apres avoir survolé les régions inondées, ont déclaré qu’ils n’ont rien vu qui pouvait laisser croire que le désastre était aussi grand qu’on l’avait prétendu tout d’abord.Le district de Wuhan, que vient de visiter le président de la république chinoise aurait, d’après les rapports à déplorer la perte de 250,000 personnes; 163,000 maisons auraient été détruites et 500,000 personnes seraient sans abri.Les gens meurent de faim et le choiera, la dysenterie et les autres maladies font leurs ravages.Le diner que la ville de Montréal a offert samedi soir aux étudiants écossais de l’Université Saint-André de passage en cette ville a fait revivre la traditionnelle amitié qui existe entre Canadiens français et Ecossais.De part et d’autre, on a réitéré les expressions de cette amitié et on a fait valoir la coopération et la bonne entente qui ont toujours existé entre les familles écossaises et françaises au Canada.M.l’échevin Weldon présidait et a souhaité la bienvenue aux visiteurs.Le professeur John Read, directeur du groupe, a répondu à la santé de la ville et déclaré que les étudiants écossais viennent rendre la visite que les étudiants canadiens leur ont faite à plus d’une reprise au cours (tes dernières années.Ces visites, dit-il, sont de nature à promouvoir la bonne entente entre nos deux races déjà amies.M.Georges Baril, représentant l’Université de 'Montréal, a parlé en français.De même que nous avons deux langues, deux races, 'nous avons aussi à Montréal, dit-il.deux universités, l’une anglaise et l’autre française, qui se développent toutes deux dans l’harmonie et la coopération scientifique.Il fait ensuite allusion à la construction du nouvel immeuble universitaire de la montagne.M.Maurice Dubrûle a parlé au nom des représentants des journaux.Ont aussi adressé la parole: le professeur Sinclair I«aird.le colonel Wilfrid Bovey, Mlle Doreen Jellie, tous trois du McGill.On remarquait aussi à la table d’honneur MM.T.-H.Matthews, du McGill, et Emile Vaillancourt, échcvin d’Ou-tremont.MM.Aimé Malo et A.Parent avaient organisé le dîner.Les examens à la Faculté de droit Samedi soir est décédé subitement M.Gaston Boissonnault, frère de M.l’abbé Louis Boissonnault, curé de Saint-Vincent de Paul de Montréal; de la R.Mère supérieure des Dames de la Congrégation, à Saint-Jean, P.Q., et de Mlle Gra-ziella Boissonnault.Ses funérailles auront lieu demain matin, à 8 heures et demie, à l’église Saint-Stanislas.Le Devoir offre à la famille en deuil ses sympathies les plus profondes.A 7 heures ce matin, seize élèves cxtracollégiaux ont commencé à subir les examens du baccalauréat de rhétorique et de philosophie dans la salle 214 de l’Université de Montréal.Le baccalauréat d’automne ne réunit que huit candidats aux examens de lettres et huit aux examens de sciences.11 y a séance cet après-midi et même programme demain qu’aujourd’hui.M.le chanoine Emile Chartier, vice-recteur de l’Université et doyen de la Faculté des lettres est en charge de cet important examen.Le “Graf Zeppelin” se dirige vers Pernambouc Saint-Vincent, île du Cap-Vert, 31 (S.P.A.) — Le dirigeable allemand “Graf Zeppelin”, qui se rend sans arrêt de Frirdrichshafen à la ville brésilienne de Pernambouc.a été signalé au-dessus de cette ville un peu avant midb Projets abandonnés On, dit dans les milieux munici-.paux que la salle de congrès projetée sur le réservoir McTavish, et la tour-observatoire sur le Mont-Royal, ne seront pas construites, mais que les fonds affectes à ces projets serviront aux travaux de conduites souterraines, pour l’enfouissement des fils électriojies.Assermentation du cabinet Stewart Charlottetown, I.P.E„ 31 (S.P.C.) — Le nouveau cabinet du gouvernement de Pile du Prince-Edouard a prêté le serment d’office, il y a quelques heures.Le cabinet comprend le premier ministre James D.Stewart, le ministre des travaux publics Leonard Mac-NelU, le ministre de l’agrieulture et secrétaire provincial G.Shelton Sharp, le ministre de la santé et de l'instruction W.J.P.MacMillan.La limitation des armements - M.Joseph Paul-Boncour propose que les nations placent leurs de la Société des Nations et forces armées sous le contrôle affirme que la France donnera l’exemple à la conférence de 1932 Paris, 31 (S.P.A.) — Dans une communication à YAssociated Press, M.Joseph Paul-Boncour, président du comité parlementaire des affaires étrangères de France, propose que les nations placent leurs forces armées sous le contrôle de la Société des Nations et affirme que la France donnera l’exemple, sous ce rapport, à la conférence du désarmement qui aura lieu en 1932.Vu que M.Paul-Boncour est reconnu comme la plus ^grande autorité française en matière de désarmement et qu’il sera à coup sûr le chef de la délégation de son pays à la conférence de.désarmement, on attache à sa communication une importance telle qu’on estime qu’elle placera sous un jour tout à fait nouveau la lutte pour la dimi- ' notion et pour la limitation des | armements.On croit qu’il ne ferait pas une telle déclaration s’il n’était pas convaincu de sa concordance avec l’opinion française responsable.Nous croyons, a dit M.Paul-Boncour, que lorsque la conférence de désarmement se sera entendue sur les chiffres des forces défensives de chaque pays, ces forces ne devraient plus être laissées entièrement à la disposition de leurs pays respectifs et qu’il faudrait leur imposer une hypothèque internationale.Je veux dire que si le conseil de la Société des Nations se trouvait en face d’un cas établi de guerre, d’agression, il devrait avoir le pouvoir, en vertu de l’article 16 du covenant de la Société, de faire usage de ces forces pour régler la crise.Les autres pays sont-ils prêts, comme l’est le nôtre, consentiraient-ils à placer leurs forces permanentes aériennes, navales et terrestres sous le contrôle et à la disposition de la Sociélé des Nations?Un tel geste pourrait résoudre le problème de la parité, M.Paul-Boncour a dit que la limitation des armements est liée à l’idée de la création d’une force armée internationale pour assurer le respect des décisions arbitrales; qu’elle est aussi liée au principe de sanctions pénales aux pays déclarés agresseurs.Il a fait remarquer qu’en France on désire la paix perpétuelle, mais qu’on y I éprouve des appréhensions au sujet de la conference de désarmement.Les troubles de l’Europe, a-t-il continué, la campagne pour la révision des traités, l’hypocrisie avec laquelle on jauge la force militaire de la France, tout en ignorant ses responsabilités, et l’envie au sujet de la situation financière de la France, envie qui ne tient nas compte des sacrifices de la France, tout cela engendre dans notre pays l’impression qu’il existe un désir de ruiner la sécurité de la France.Après avoir fait observer que la conférence de désarmement sera un des événements les plus lourds de conséquences depuis la signature des traités de guerre, M.Paul-Boncour continue: De son succès, ou de son échec, dépend l’avenir de la paix.Les peuples observent la France.Plusieurs sont déjà prêts à nous tenir responsables d’un échec de la coqférence ou ne peuvent en envisager le succès qu’aux dépens de la France.Je veux dire eue l’échec de la conférence de désarmement serait le signal de réarmement de puissances que les traités de paix soumettent à certaines limitations.L’Allemagne nous l’a dit clairement, et la Hongrie pense comme l’Allemagne.Le général von Seeekt, qui a formé la nouvelle armée professionnelle de l’Allemagne et qui cherche à compléter cette armée au moyen de la milice, a récemment posé des prémisses inacceptables.Elles sont basées sur l’idée de parité mathématique entre les forces armées des nations.C’est une idée contraire au covenant de la Société des Nations.Cette idée est un écho de la pensée de Mussolini, qui, avec son franc-parler habituel, prend pour l’Italie l’engagement d’accepter un minimum de forces acceptable aux autres grandes puissances continentales.Cela «ignifie la France, puisqu’il parait clair qu’au point de vue naval au moins on accorde aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne une supériorité qui bien qu’entiè-rement défensive et légitime n’en est pas moins un accroc au principe de la parité entre nations.Le covenant dp la Société n’envisage pas une parité mathématique d’armements, parce que ses auteurs savaient que cela serait à la fois duplicité et impossibilité.Il serait stupide de supposer qu’un grand pays colonial comme la France dût avoir les mêmes armements que d’autres pays ayant des responsabilités moindres.C’est leur situation géographique, qui, du consentement de tous, maintiendra ja supériorité navale des Etats-Unis et de la Grande-Breta-gne, (/est a cet endroit que M.Paul Boncour a parlé de mise à la disposition de la S.D.N.des forces militaires des pays et qu’il a dit que la France est prête à prendre l’i^i- M.Bray est en faveur d’une enquête M.Allan Bray, président du comité exécutif, a déclaré ce matin que non seulement il n’est pas opposé h une enquête sur l’administration municipale depuis l’année 1926, mais qu’il y est favorable.M.Biggar, leader du conseil, annonce qu’il demandera cette enquête cet après-midi par avis de motion •• - tiative à ce sujet, à la conférence de désarmement.Affirmant que tant que le problème de l’aide mutuelle ne sera pas résolu, il y aura de formidables obstacles, M.Paul-Boncour a cité les conférences navales de Washington et de Londres comme cas topiques.Le général von Seeekt, a-t-11 continué, a dit que la Grande Guerre a substitué la très réelle suprématie de la France à l’hégémonie éventuelle que l’on redoutait de voir établir par l’Allemagne.On pourrait dire beaucoup de choses «à ce sujet, mais cela n’est pas la question.La question n’en est pas une de succession d’hégémonies ou de lutte pour ime hégémonie.Ce que nous devoirs assurer c’est l’hégémonie de la Société des nations.Nos entrevues Le Dr A.Laquerrière Trait d’union entre la France et les Etats-Unis, diffusant la science ipédicale française chez scs voisins et exportant en France la science médicale d’Amérique tout en bénéficiant lui-même de ces deux courants scientifiques, voilà comment le Dr A.Laquerrière, électro-radiologiste de Paris, voit le Canada français en cette terre d’Amérique.Le Dr Laquerrière vient d’arriver nu Canada à bord de YAscania, de la ligne Canard; ses amis, îles médecins de Montréal, l’ont conduit au Cercle.Universitaire où il a pris temporairement ses quartiers.C’est là que ce matin il nous a accordé une brève entrevue pour nous exposer le but de sa venue à Montréal et nous faire part de ses impressions sur le Canada qu’il a visité lors de la tenue ici même du dernier congrès des médecins de langue française de l’Amérique du Nord.Placés au voisinage immédiat des Etats-Unis et pariant tous l’anglais, les Canadiens français sont à même de faire le trait d’union entre la médecine française et la médecine américaine, reprend M.le Dr Laquerrière.Comme j’ai eu l’occasion de le dire en France, si nous les soutenons, les Canadiens ont au Canada un double rôle à remplir: répandre aux Etats-Unis la science française; faire connaître aux Français, qui si souvent sont rebelles à l’étude des langues étrangères, la science américaine.En invitant, dit-il.les Français à mieux vous connaître, vous, les Canadiens, je n’obéissais pas seulement à un sentiment de reconnaissance pour la façon inoubliable dont j’ai été reçu; mais j’estimais et j’estime encore que je les incite à se rapprocher .d’agents de liaison dont l’importance peut être énorme pour la diffusion de la science, qui, si les savants ont une patrie, plane au-dessus «les frontières.L’attachement des Canadiens à leur mère-patrie peut faire d’eux les missionnaires du plus noble des internationalismes.Le Dr Laquerrière nous expose ensuite avec bienveillance le but de sa venue au Canada.“J’arrive ici, dit-il, comme médecin électroradiologiste de l’hôpital Notre-Dame.Après des conférences, des entrevues, j’essaierai d’organiser une clinique d’électro-radiologie.Quant à l’enseignement je ne puis rien dire encore.Les moyens de réalisation restent imprécis.Organiserons-nous un enseignement pour les étudiants ou pour les jeunes médecins?Cela dépendra des programmes actuels.Je n’arrive pas ici avec des idées préconçues, toutes faites, mais avec l’intention de tirer le meilleur parti des circonstances cl des conditions locales.“Par l’organisation d’une clinique d’électro-radiologic et peut-être de cours ensuite, il deviendra peut-être possible de créer à I’hopit.il Notre-Dame un centre dç perfectionnement en électro-radiologie pour les étudiants et les jeunes médecins.Les séjours en Europe sont coûteux et depuis longtemps on songe- à trouver le moyen de permettre aux médecins de trouver ici en certains domaines ce qu’ils vont chercher ailleurs.J’étais depuis longtemps déj^à en correspondance avec les autorités de l’hôpital Notre-Dame au sujet de l’orga.nisation d’une clinique d’élertro-radiolo-gie; mais il valait mieux juger sur place des besoins et des conditions du pays et voilà pourquoi on m’a fait venir, l/avenir dira maintenant ce qu’il ronvient le mieux d’organiser ici.” La famille du docteur Laquerrière viendra le rejoindre à Montréal dans quelques semaines.La taxe d’eau M.Philip, trésorier de la cité, avertit que le délai pour paiement de la taxe d’eau, expire demain et que ceux qui veulent éviter la charge d’intérêt et sauver l’escompte devront payer leur dû immédiatement.Le congrès de la C.T.C.G.Messe d’ouverture à l’église Notre-Dame de Grâce de Québec — Sermon de l'abbé Lavergne —Banquet chez les Franciscains — Les allocutions Québec, 31 (D.N.C.) Le dixième ¦congrès de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada s'est ouvert hier matin par une messe dite à l'église Notre-Dame de Grâce.C’est M.l'abbé V.Lavergne qui a prononcé le sermon de circonstance.M.le curé a salue d’abord les ouvriers comme de vaillants et solides lutteurs qui put su opposer le remparts des syndicats aux éléments mauvais qui veulent monter à l’assaut de la société pour la bouleverser.Puis il insiste sur le rôle des congrès ouvriers pour répan dre les enseignements pontificaux.Ces enseignements ne font d’ailleurs point défaut.M.l’abbé Lavergne rappelle l’encyclique Quadragesima anno et surtout cet te partie où Pie XI insiste sur la justice et la charité pour l’édification d’une société nouvelle nécessaire au maintien de l’ordre social.Mais pour que les ouvriers catholiques aient le courage de propager la doctrine du Christ, ils doivent réfléchir dans la retraite fcTmée et se fortifier dans la Communion.M.l’abbé Maxime Fortin, aumônier de la Confédération des travailleurs catholiques, a dit la messe.Mgr P.B.Garneau assistait nu choeur et représentait Mgr le vicaire capitulaire.Plusieurs membres du clergé étaient également présents et que nous retrouvons au magnifique banquet organisé chez les Sogurs Franciscaines de la Providence.Le banquet Ces agapes devaient être mar quées au coin de la camaraderie ia plus fraternelle.M.Louis Morin, * président du conseil central de Québec, présidait.11 avait à ses côtés.S.H.le maire Lavigueur, M.l’abbé Maxime Fortin, M.le chevalier Pierre Beauté, M.Quirck, représentant du gouvernement fédéral, M.Clovis Bernier, de Montréal, M.Chs.Paquet, président de la Fédération des imprimeurs.M.Jos.Bernard, président des tailleurs de pierre, et un grand nombre d’aumôniers dont: MM.Arthur Fortier, de Chicoutimi, J.E.Lanoux, de Saint Hyacinthe, E.Delisle, de Québec, A.Lafortune, de Montréal, J.Bou-rassa, de Sherbrooke, A.Méthot, des Trois-Rivières, Alfred Côté, de Québec, les HR.PP.Gratton et Sheffer, d’Ottawa, M.l’abbé E.V.Lavergne et M.l’abbé Humais y assistaient également.Soulignons encore la présence de MM.Pierre Gosselin, J.Delis-ic, E.Verret, Alf.Crowe, Aniédée Fillion, G.Tellier, M.Charpentier, Jos.Brousseau, M.Girard, MM.de Léry, Papineau, Robitaille, etc., etc.Au cours de ce banquet, de nom breux discours furent prononcés.Les représentants des autorités civiles se plurent à reconnaître l’importance du rôle des syndicats catholiques.M.l’abbé Maxime Fortin s'est fait l’interprète des aumôniers et a prédit que d’ici trois ans, les patrons auront fini par comprendre la nécessité de répondre à l’appel du Souverain Pontife.“Si les patrons décidaient maintenant de se réunir pour aviser des meilleurs moyens à prendre pour suivre les directives sociales du Pape glorieusement régnant, la crise actuelle serait réglée.” M.Louis Morin M.Louis Morin prononce l'allocution présidentielle.Il jsouhaite la bienvenue à tous et souligne la présence de plusieurs délégués nouveaux, représentants des affiliations nouvelles à la Confédération.Le président rappelle le souvenir de Son Eminence le cardinal Bouleau dont Ja sympathie pour le syndicalisme catholique était aussi connue que féconde.M.Morin remercie les Soeurs de la Providence de leur hospitalité princière.Le R.P.Gratton Invité à répondre à la santé de Notre Saint Père le Pape, le R.P.Gratton, O.M.I., d'Ottawa, déclare: Sans avertissement, on exige que je réponde à la santé de Pie XI.Il est vrai qu'un fils n’a guère besoin de préparation pour parler de son père.Mes sentiments à l'égard du Souverain Pontife ne sont autres que les vôtres, sentiments d’affection, d’amour et de gratitude pour l'attention qu’il porte à la classe ouvrière.Nous n’avons, semble-t-il, qu’un voeu à émettre, c’est que notre amour et notre obéissance pour le Pape soient des sentiments mie partagent toutes les classes de la société.Représentant officiel du gouvernement fédéral, M.Quirck accepte de parler à sa santé.Après quelques mots en français, l’oraieur fait l’éloge des syndicats catholiques, souhaite succès aux travaux du congrès et affirme que le gouvernement fédéral «et bien disposé à l'égard du syndicalisme catholique en qui il voit un facteur d’ordre et de progrès.M.Alfred Growe remplace M.Francoeur, ministre des travaux publics et du travail.Au nom du ministre, il souhaite que les questions à l’étude reçoivent une solution favorable.A son avis, les syndicats catholique* oantti tuent un, facteur impor- Nouveau curé de Sainte-Cunégonde M.l’abbé Lucien Pineault remplace l'abbé Armand Paiement — M.l’abbé Georges Denigcr est nommé aumônier général des étudiants de l'Université de Montréal M.l’abbé Lucien Pineault, depuis de nombreuses années aumônier des étudiants de l’Université de Montréal et professeur de philosophie à la même université, vient d’être nommé par Mgr l'arehevêque-coadjuteur curé de Nainte-Gunégon-de, en remplacement de M.l’abbé Armand Paiement qui occupe maintenant la cure de Saint-Louis de France.M.Pineault avait donné sa démission comme aumônier des étudiants au cours des vacances, il reste toutefois professeur de logique à la Faculté de philosophie.M.l’abbé Georges Deniger, vicaire à Sainte-Madeleine d’Outrcmont, devient aumônier général des étudiants de l'Université de Montréal en emplacement de M.l’abbé Pineault.tant dans notre vie économique.Pour le prouver, il retrace l’évolution du mouvement syndical et les conquêtes qu’il a opérées notamment dans le domaine législatif.Il n’hésite pas à reconnaître que les unions catholiques ont été pour beaucoup dans la reconnaissance des droits ouvriers par nos législateurs.Les ouvriers et la ville de Québec Le maire Lavigueur est l’orateur suivant.Après «voir salué les délégués, notre premier magistrat proclame que si la crise n’a pas encore troublé l’ordre social, c’est grâce à la bonne entente qui existe entre les autorités civiles et les ouvriers.Or, cette entente et cette coopération ont été possibles grâce aux autorités des syndicats.Le maire rend hommage à M.le chevalier Beauté et à M.l'abbé Maxime Fortin, pour le dévouement dont Ils ont fait preuve à l’égard des ouvriers et pour leur désir de concilier les intérêts de la ville avec ceux du travailleur.Ainsi le chômage a pu être combattu mieux que partout ailleurs et ces dispositions sont un gage de succès pour l’avenir.Sou Honneur termine en réitérant l’expression (te ses bonnes dispositions pour la classe ouvrière qu’il veut prospère et heureuse, M.le chevalier Pierre Bcaulé propose la santé de la Confédération des travailleurs catholiques.M.le president souligne la sincérité des louanges de notre premier magistrat et rend hommage à son tour à l’esprit social de celui qui veille aux destinées de ia cité.M.Reaulc déclare que Je maire Lavigueur n’a jamais été sourd aux appels des ouvriers catholiques.Le président de la C.T.C.C.estime que la confédération se porte bien.Il noie ses plus récentes victoires.L’obtention de la nouvelle loi des accidents du Travail, la reconnaissance par la Législature du droit collectif, la faculté de pouvoir faire de l’assurance confédérative, etc.Parlant du programme d'avenir, l’orateur insiste sur l’importance des assurances sociales que la confédération veut obtenir.M.Chs Pâquet répond à la santé des fédérations.Si Jes fédérations se portent bien, la confédération ira à merveille.F^t pour qu’elles fonctionnent bien, il faut que chaque ouvrier qui la -compose fasse tout son possible pour assurer son succès.M.A.Charpentier parle nu nom des conseils centraux.11 est (l’avis que tous ne s’acquittent pas comme Ils le pourraient de leurs obligations envers la confédération et propose que tous les congressistes partent avec la résolution de ne rien négliger pour faire du syndicalisme catholique Ja puissance qu’il doit constituer.Que chacun mette l’épaule à la roue et tout ira bien.L’histoire des conseils centraux, qu'il rappelle brièvement, le démontre de façon péremptoire.Les aumôniers M.Louis Morin invite ensuite les convives à boire à la santé des aumôniers.M.l’abbé Maxime Fortin se fait alors l'interprète de scs confrères pour remercier les congressistes de penser à eux.II en profite pour rappeler le rôle des prêtres jm sein des syndicats catholi-quosf Vos aumôniers, dit-il, sont auprès de vous, non pour se créer des situations ou faire de l’argent mais pmw vous transmettre ia doctrine de l’Eglise et les directives des papes.Cette tâche est plus difficile que vous ne le pensez car il faut peser chaque revendication et se demander ce que dirait le pape en présence de ce cas particulier.Rôle bien difficile à remplir et il ne faut pas s’étonner si des mots durs sont parfois prononcés.Mots durs, précise l'aumônier général, mais mots justes et vrais.Et ce fut la grande joie de ma vie, le 15 mei dernier, d’entendre le Souverain Pontife répéter le geste de Léon XIII.Après l'avoir entendu, je puis me rendre ie témoignage que jamais je n’ai donné aux ouvriers une doctrine fausse et je n’ai pas un mot doctrinal à retirer de tous ceux que j’ai prononcés.Dix ans durant, nous avons prêché If», sainte dortrine sociale, ta doctrine catholique et je puis aujourd’hui rendre le témoignage aux ouvriers .syndiqués catholiques qu’ils nous ont écouté, qu'ils ont suivi leurs chefs que nous éçlai-j rions.\ 1 Vous èteîwci-150 «délégués, «gijrë> Les clubs catholiques en Italie Leurs immeubles sont remis aux autorités catholiques en atten* dant un règlement du diffé* rend entre le Vatican «t l’Eta® italien Rome, 31 (SJpXT — Les immeubles des clubs catholiques, qui avaient été placés sous la surveilfl lance de lu polico partout en Italie*! depuis le décret du premier ministre Mussolini, qui dissolvait l’Action catholique, sont maintenant remis sans bruit aux autorités catholiques dans l’attente d’un règlement du différend entre le Vatican et l’Etal italien.Plusieurs milliers de salg les ont déjà été remises à propriétaires.I„ u a TANNIQUES A l'exposition de l'Empire Britannique A u ouiuvan, m.a.embley, Londres.Angleterre.CT.yjfERNATlnxr 306 STE-CATHERINE OUEST, MONTREAL Fondé 1895.Cours Commercial complet en anglais; Sténographie française et anglaise; Dactylographie, Conversation anglaise.Cours Individuels Jour et soir.Visite sollicitée.Catalogue gratis.Fred.Donald Casa, B.A.Prin.Tel.LAncaster 8378 Postes Mètres Kilocj, CKAC 411 73U CFCF 291.3 1030 WEAF 454.3 660 WJZ 394.5 760 WABC 348.6 860 WGY 379.5 790 WLWL 272.6 1100 WTIC 282.8 1060 Cours particuliers de I TO UIDOKinn I CQ Mlle Saint-Germain Ltd IlIKUNUtLLtO Seule maison d’éducation autorisée A la succession de l’Institut établi sous ce nom par la fondatrice des cours particuliers, Mlle Hermine Lanctôt.Seul» cours particuliers avec un programme d’études Identique A celui de l'Institut Lanctôt, Les Hirondelles.METHODE UNIQUE, MODERNE, SUPERIEURE DANS LES DEUX LANGUES Avantages de l'enseignement simultané Joints aux avantages de renseignement Individuel.Organisation idéale pour les écolières fatiguées par le régime du pensionnat ou les longues heures des classes.Cours postscolaires pour les Jeunes filles désirant continuer leur formation ont leurs loisirs.et occuper avec prof; Téléphone: BEIair 1221 DEMANDER LE PROSPECTUS.204 Boulevard Saint-Joseph Est Tramways St-Denis ou St-Laurent Appel d’un Ancien «ux élèves et anciens élèves des Frères du Sacré-Coeur En 1884 j’atteignais l’âge de 6 ans et on me priait de débarrasser l’école maternelle de ma personne quelque peu turbulente pour entrer à l’école voisine dirigcie par les Frères du Sacré-Coeur.Depuis quinze ans, mes aînés — j’étais le onzième — y avaient déjà étudié chacun à son tour.45 ans plus tard, devenu prêtre et missionnaire à Madagascar, on me confiait le district d’Arivonima-mo avec mission de mener à bonne fin da construction d’une école récemment commencée pour les Frères du Sacré-Cœur.Construire est partout pénible, mais bien plus encore dans ce pays-ci.Comme tout missionnaire, j’avais déjà fait faire un bon nonubre d’églises et d’écoles.Je savais par expérience, toutes les épreuves qui m’étaient réservées.Cependant, ce n’est pas seulement par devoir que je me suis mis à l’oeuvre, mais avec tout mon coeur.J’avais gardé trop bon souvenir des 4 années passées sous la direction des Frères du Sacré-Coeur, et j’étais trop heureux que la Providence m’eût réservé la consolation de travailleur pour eux.Le 28 novembre 1930, Son Excellence Monseigneur Fourcadier tenait à venir en personne, bénir la maison qui leur était destinée et à y introduire les trois premiers Frères.Journée fort consolante, attendue, en vain, par beaucoup de mes prédécesseurs.Cependant, à ma joie se mêlait une profonde tristesse.Les Frères avaient une maison pour se loger, deux nouvelles classes avaient été ajoutées à celle qui existaient auparavant, mais le pensionnat si nécessaire restait inachevé.Une partie seulement, faute de ressources, avait pu être construite et elle n’avaii ni fenêtres ni meubles.L’est encore dans le même état.Un appel avaît été fait à tout le district, mais les Malgaches des campagnes sqnt pauvres, ont bien peu à donner.De ce peu ils ont encore cédé avec une générosité qui m’a confondu.Un exemple seulement.Une couturière, veuvo sans enfant, sou par sou, après des années de travail, avait fini par ramasser 500 francs, somme qui est ici une petite fortune.Un jour elle se présente chez le missionnaire d’Arivonimamo et lui remet tout pour l’école.Le Père, très ému.se récrie et refuse de prendre Tar-gent.Elle ne veut rien entendre et part en disant.“J’ai bonne santé, je travaillerai de nouveau et Dieu m’aidera bien.” Combien d’autres, sans être aussi généreux, se sont Drivés pour aider à la construction de l’école?Combien, n’ayant rien, sont venus donner leur travail, on fait des briques, servi de manoeuvres, elr?Hélas! même en y ajoutant des aumônes venues de France, tout cela n’a pas suffi.La Mission, de son côté, ne pouvait venir à mon secours.Cette construction coïncidait avec colle du Grand Séminaire.Son Excellence Monseigneur Four-endier m'a donné sa bénédiction et ses encouragements.L’est tout ce qu’il pouvait faire.Pouvons-nous en rester là Ce serait manquer le but pour lequel cette école a été entreprise.Elle n’est pas seulement pour Arivonimamo,.ni même pour ie district qui l’entoure.Elle est pour tout l’Ouest du Vicariat Apostolique, c’est-à-dire pour plus de 200 paroisses.Parmi celles-c: certaines sont récentes, presque toutes ne voient le prêtre que de loin en loin, beaucoup une seule fois par an.Ce qu’il nous faut donc, ce sont des maîtres d’école, des catéchistes, des chrétiens biens instruits qui fassent pénéterr la vie chrétienne dans les endroits les plus reculés.De partout il peut nous venir des ««lèves, mais comment les recevoir sans pensionnat?L’est In conversion de milliers de païens cependant qui serait assurée si nous l’avions, iYoiià ce qu’on attend de cette COLLEGE LAVAL SAINT-VINCENT-DE-PAUL, P.Q.Dirigé par les Frères Maristes.Cours commercia: et scientifique, français et anglais, llime année.Communications faciles par l'autobus, les tramways, le C.P.R.Prospectus sur demande.Rentrée le 3 septembre.ERNEST LAVICNE Organiste à St-Jean-Baptiste Professeur de piano, orgue, théorie, solfège.958, avenue Duluth Eat TéL FRonteaao 5144 - Montréal école d’Arivonimamo.Vouiez-vous aider les Frères du Sacré-Loeur à finir le pensionnat?Chaque jour vous récitez le Pater et vous répétez: “Que votre Règne arrive”.Mais où donc Notre-Seigneur veut-il régner?Au Canada?Sans doute; mais au Canada seulement?dans les pays où II est connu depuis des siècles?C’est le monde entier qu’il veut conquérir.Les Actes des Apôtres nous rapportent que, dans une vision, saint Paul vit un Macédonien se présenter à lui et lui faire cette prière: “Passe les mers, sauve-nous!” Ce cri de détresse, ce sont des millions d’âmes qui le poussent à l’heure actuelle, ce sont les habitants de Madagascar qui ne cessent de le répéter.Vos Frères Canadiens ont entendu la plainte déchirante de cette île lointaine.Généreusement, ils ont répondu: “Nous voici 1“ Ils sont venus, abandonnant leur cher Canada et tout ce qu’ils y aimaient, leur famille, leurs élèves auxquels ils étaient si attachés, une vie plus facile et plus consolante, pour élever les petits Malgaches, coopérer dans ce pays à l’avènement de Notre-Seigneur.Les laisserez-vous seuls >à leur oeuvre sainte?Ne les aiderez-vous pas dans la mesure où vous le pourrez à accomplir la tâche pour laquelle ils sont venus?Tout chrétien, pour être complètement chrétien, ne doit-il pas être missionnaire?Dieu ne vous demande pas de passer les mers, mais ne pourrez-vous pas faire franchir les Océans à un peu de votre superflu! Vous qui, comme moi, avez eu l'immense grâce de recevoir des Frères une instruction chrétienne, ne voudrez-vous pas les aider à répandre celte même instruction ici en pays païen?Combien d’âmes vous devront leur salut et seront ensuite le gage le plus certain des bénédictions de Dieu sur vous et sur vos familles! Sans doute vous ne devez pas négliger vos oeuvre canadiennes, et ce sont elles d’abord qui doivent vous préoccuper.Mais songez aussi à ces âmes pour lesquelles vos Frères sont venus dépenser leur vie, et Dieu vous bénira si.obéissant è votre coeur charitable, vous faites quelques chose pour les aider.Fernand RiOUFFIAC, S.J., Ancien élève des Frères du Sacré-Coeur, 1884-1888.(Collège Coindre, dirigé par les Frères du Sacré-Coeur, Arivonimamo, Madagascar).Externat Classique de Sainte-Croix 2351 Letourneux Eléments, syntaxe, méthode, versification Entrée le 4 septembre TéL CLalrval 0098.M.Victor Doré est de retour M.Victor Doré, président général de la Commission des écoles catholiques, est revenu d’Europe il y a quelques heures.On sait que M.Doré est allé en Europe cet été pour se renseigner en prévision de l’établissement d’une école pour enfants infirmes.Il a représenté la province, la Commission des écoles et la Société d’aide aux enfants infirmes à un congrès d’orthopédie à La Haye.Il fera un rapport à la Commission scolaire à la fin de septembre.Il fera aussi une conférence publique sur la question de l’enseignement des petits infirmes et des arriérés mentaux.Le commerce en Russie Moscou, 31 (S.P.A.).— Le commissariat du commerce étranger et le conseil économique suprême ont ordonné à toutes les organisations soviétiques d’importation et à toutes les organisations économiques faisant des commandes à l’étranger de tenir compte, lorsqu’elles font des commandes, non seulement des conditions générales de la technique commerciale, mais aussi des droits de douane dont le gouvernement soviétique frappe les marchandises importées des divers pays.La décision de M.Snowden Londres, 31 (S.P.A.).— A u reunion spéciale, le comité exéc tif des travaillistes de la circoi cription Colne-Valley du Yorkshi a accepté la décision que M.Phi! Snowden, chancelier de l’Ecl quier, a prise de ne plus poser candidature à la représentation cette circonscription au parlemei Le comité déclare qu’il apprécie 1 services que M.Snowden a rend; mais qu’il réprouve sa particii lion au nouveau gouvernement.Nouveaux Taux Réduits— 12 SEPTEMBRE DORIC pour Belfast, Glasgow et Liverpool Autres départs .Laurentic le 26 sept.- Doric le 10 oct.Vous pouvez aussi obtenir sur ces paquebots des voyages en Europe, avec toutes dépenses comprises, à des taux raisonnables.Renseignez-vous.Laurent Turcotte, Directeur du Service Français 485 rue McGill, Montréal ou tout Agent Autorité Will H STAR LINE SERVICE CANADIEN PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL '''On a «cuvent besoin d’un plus “ferré’’ que soi" — dirait La Fontaine HArbour 7J37 Bélanger & Bélanger Prêts hypothécaires 10 rut St>) acquêt est • Montréal Professeur* m PUtMU Cour préparatoire du profeeaet René Savoie, I.C., I.E.Bachelier é* art* et sciences appliquée# Cours classique, commercial, leçon, privées BREVETS 1448 RUE SHERBROOKE OUÏS VOLUME XXII — No 201 LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 31 AOUT 1931 S ) eoe .):ni;cATiON Savons-nous aimer nos enfants?SCIENCE ET SENTIMENT — DES LIVRES — DE L’OBSERVATION — DES FICHES Eh! oui! Savons-nous?Car U amour des parents n’est pas seu-’ement affaire de sentiment; il est ne science du bien, du bien que, précisément, Tamour veut.Le berceau paré de rubans, la nursery remplie de jouets, des caresses à satiété, ce n’est pas cela i Tamour.Et ce n‘est pas davantage Tenfant unique au.foyer, ayant à ison seul service nos ressources, nos activités, notre vie.ni non plus inos égoïsmes, et Dieu sait si les dormes en sont multiples: gavage des cerveaux; irritation de tous leurs genres d’insuccès, scolaires et autres; prétention de choisir le jeu, le métier, le conjoint.Toutes choses qui n’ont rien à voir avec Tamour véritable, qui en sont, parfois, l’opposé.Apprenons donc à aimer, c’est-à-dire à vouloir le bien et à réaliser ce bien en ordonnant toutes les richesses que nous voulons pour nos enfants: beauté, santé, intelligence, moralité, de façon que toutes se compénètrent et se servent, et servent toutes leur vrai bonheur au plus bref, — leur destinée, — cette destinée qu’ils commencent dans le temps et que, en tant qu’ètres spiri-•lels, ils achèvent dans l’éternel.La science de Tamour s’apprend: ins les livres, tout d’abord, et en-lite dans la réalité la plus concrè-e, dans l’observation méthodique et minutieuse de nos enfants, travail que seuls nous pouvons faire et auquel ni livres ni hommes ne sauraient suppléer.Les livres, nous en avons parlé maintes fois; il en existe pour tous les âges et pour toutes les divisions de la science de Tenfant: livres de puériculture, d’éducation, de médecine, dans lesquels nous apprendrons, peu à peu, à bien connaître le corps et l’esprit de Tenfant.Aujourd’hui, je voudrais surtout insister.sur notre rôle personnel, notre collaboration effective à la science de notre enfant, dont celle-ci aura planté les premiers et nécessaires jalons.Je suppose que nous avons acquis celle-ci, autant que possible tout au moins, car la science de Tenfant n’est pas une science momifiée: chaque époque, chaque année même, y apporte ses matériaux; mais, enfin, je suppose que, consciencieusement, selon les connaissances actuelles, nous ayons appris Tenfant.J’irai plus loin: soit que notre enfant, nos enfants présentent certaines anomalies, soit que nous nous défiions sagement de nos déductions, j’imagine que nous avons cru voir demander à un spécialiste — tucateur ou docteur, selon le cas une consultation, des conseils.C’est parfait à une condition: „ est que nous n’en restions pas là et que nous soyons persuadés que rien encore n'est fait tant que Tenfant, les enfants qui nous préoccupent, ne sont pas Tobjet de notre propre observation.ibservations du corps de l'enfant.Maladies et indispositions, leur •que, leur modalité, les diverses ctéristiques de leur évolution, isurations: courbes de taille et - poids à époques régulières; indications concernant la dentition, le développement, la tenue, la circulation, les tics.Prenons sur tous ces points des notes et tenons ces notes à jour.L’aspect seul du corps de Tenfant nous renseigne non seulement sur sa santé, mais il peut nous mettre sur la voie de la cause et, par conséquent, du remède de nombreux troubles psychologiques.Car Vàtat psychologique est également à observer.Les épreuves, ou tests de développement général, sont difficiles à utiliser: mais il est, en tout cas, deux choses qui ne peuvent échapper à l’attention des parents: c’est l’activité et la joie que manifeste leur enfant.La vie est normalement de l’énergie, de la force, elle doit se réaliser dans l’équilibre et l’harmonie.Lorsque l’activité, la bonne humeur sont défaillantes, par excès ou par defaut, nous devons nous demander si quelque chose n’estpas troublé dans Tètre profond, physique ou psychologique de Tenfant.Pour bien connaître nos enfants, observons-les dans l’exercice de leurs libres activités, dans le jeu, dans la causerie.Conversons avec nos enfants; je ne dis pas monologuons, mais conversons, écoutons-les.Regardons, méditons, aimons.Efforçon-nous d’arracher de nos coeurs les égoïsmes.Nos vues seront plus sereines, plus lumineuses, plus exactes et plus pures.Notons nos observations, brièvement, régulièrement, tous les quinze jours ou tous les mois.Un quart d’heure par mois peut suffire.- Ces notes, qu’elles restent vivantes, c’est-à-dire expression de vie et départ de meilleure vie.Pour cela, relisons-les, comparons-les; constatons les progrès, les défaillances, cherchons sans fièvre, mais cherchons à voir plus clair et à mieux faire.Nous puiserons dans ce travail, soit que nous l’utilisions nous-mêmes, soit que nous le soumettions à autrui, au médecin, au pédagogue, de nouvelles possibilités pour l’avenir de nos enfants; et, à coup sûr, jour après jour, nous agrandirons, ensemencerons ce champ de Tamour paternel qui seul est en droit d’attendre les abondantes récoltes.(Petit Echo de la Mode).Conte Les bottines de M.Coste Je n’ai pas de mon collège un souvenir désagréable.Fondé par les Oratoriens, sous Henri IV, il a pendant deux siècles élevé Télite de la noblesse du Bas-Languedoc.Collège magnifique d’architecture, à la lisière d’un faubourg, sur la riante campagne, cours spacieuses et aérées, longues terrasses au-dessus d’un plan qu’ombrageaient les ormeaux, les mûriers et les platanes; un grand bosquet sauvage, un jardin botanique.Je n’en finirais plus de dire les charmes de mon collège.Hélas! il n’existe plus tel que je Tai habité longtemps, tel que je Taime toujours.Des barbares l’ont flanqué par terre, sans motif, par haine de l’ancien et du beau.Tout de même, quand il fallait, en octobre, rentrer au collège, c’était un peu pénible.Et pourquoi?On avait tant de plaisir à travailler sous le gouvernement de bons professeurs, presque tous paternels!.Cette année-là, je n’étais pas triste.J’allais en quatrième, chez M.Coste, qui parlait le pointu parisien, bien qu’il descendît du bourg d’Hérépian, proche Lamalou, dans la Cévenne.Il u’était pas laid, M.Coste: bien habillé, au contraire, blond comme un Flamand, fin comme un jonc, coquet comme un ténor d’opérette, avec son lorgnon d’or, sa moustache de mousseline et ses lèvres rouges.Il n’exigeait de nous aucun effort ennuyeux.Parfois, pour s’éviter la peine de corriger nos devoirs, il les trouvait d’avance assez bien.Quant aux leçons, elles ne l’intéressaient guère, surtout en été: nous marmonnions ce qui nous passait par la tête.Et il nous approuvait avec empressement: — Bien!.Asseyz-vous!.Un jour de juillet, il monta dans sa chaire, plus nonchalant que d’habitude, et, du bout des doigts frappant son pupitre, il dit: — Quelle chaleur! mes enfants!.C’est un joli temps pour les cigales.Je crois que nous ne ferions pas du bon travail.Qu’en pensez-vous?— C’est vrai, Monsieur.— On va se reposer un peu.Occupez-vous à votre fantaisie pourvu que vous ne dérangiez pas la classe d’à côté.Soyez sages.Je ne sais plus quelle occupation fut la nôtre, pendant qu’il sommeillait, la tête entre les bras; mais nous restâmes tellement sages qu’à la fin de la classe, il nous adressa des complimènts.Un autre jour, il arriva cahin-caha, en boitillant.Quand il fut installé dans sa chaise, il dit: — Lequel d’entre vous va me chercher Pantoukett?— Moi!.Moi!.—Vous, Beaume.Priez-le de venir ici tout de suite.Je cours jusque chez le portier UN MODELE INSPIRE DU XVIIIe SIECLE mmm.%.Pantoukett qui, dans son étroite loge malodorante, raccommode du matin au soir des chaussures.Je lui transmets la prière de mon professeur.Pantoukett, enroulant son tablier de cuir autour des reins, me suit.Fin classe, il se plante au pied de la chaire.— Me voilà, Monsieur! — Merci, mon brave.Mes bottines ont besoin d’une petite réparation.Te charges-tu de la faire tout de suite?— Oui, Monsieur.— Le principal peut venir ici d’un instant à l’autre.— Je vais.— Alors, dépêche! M.Coste tend ses bottines au savetier-portier.— Un quart d’heure, Monsieur?— Oui, pas plus.Et Pantoukett décampe, non sans avoir esquissé sur la porte une pirouette, pour nous amuser.M.Coste est donc prisonnier dans la chaire.On récite des leçons, on corrige des devoirs.Un quart d’heure passe.Un autre.Pas de Pantoukett! Ah! ça, est-ce qu’il se moque de M.Coste 1 II en est bien capable.Enfin, M.Coste m’ordonnait de m’en retourner chez, ce diable de Pantoukett, lorsque nous entendi-mes sur le gravier de la cour le pas pesant du principal.— Oh! mon Dieu! Je suis perdu! bredouilla M.Coste.En effet, le principal, toujours en redingote, une vieille redingote tachée de graisse et de poussière, se présenta soudain.Bien qu’il affectât une humeur bourrue, avec sa grosse tête, sa barbe grisonnante, ses lunettes et sa toque de velours, il était un grandpère bonasse.— Bonjour, Messieurs, salua-t-il.D’ordinaire, quand le principal se présentait, le professeur descendait aussitôt de sa chaire et se mettait en quelque sorte à son service.Cette fois, M.Coste ne bougea pas.11 était devenu pâle, et entre ses doigts crispés par la colère, il pressait le bord de son pupitre.— Qu’y a-t-il donc?fit le principal en le regardant.— Oh! Monsieur, excusez-moi.— Vous êtes malade?— Non.Je vais tout vous avouer.J’ai confié mes bottines à Pantoukett, afin qu’il les répare.Il aurait dû me les rapporter depuis une demi-heure.Quand se décidera-t-il à se montrer?.Le principal demeure bouche bée.Puis, rassurant ses lunettes sur son gros nez, il dit : — Ne vous troublez pas, Monsieur Coste.Pantoukett n’en fait jamais d’autres.C’est un gredin qui ne songe qu’à s’amuser.— A nies dépens aujourd’hui.— Je vais le tancer d’importance.Aussi charitable qu’avait été courageux M.Coste, le principal sortit à pas précipités, et je crois qu’une fois dans la cour il éclata de rire.Georges BEAUME (La Masion) BON A SAVOIR Stoppage instantané.— Prenez une feuille de gutta-percha de Té-paisseur d’une feuille de papier, glisser-la sous l’accroc, entre l’étoffe et la doublure, et passez dessus un fer à repasser très chaud.tU» gutta-percha colle la doublure à Té-toffe: le racommodage est opéré.Notez que, si la partie à réparer n’était pas doublée, il faudrait glisser sous la feuille de gutta un morceau de tissu quelconque.Pour réparer les casseroles trouées en métal, — Lorsqu’une de vos casseroles ou tout autre objet en métal a un trou, prenez du papier de plomb (celui qui enveloppe le chocolat, par exemple), collez-en un petit morceau sur le trou extérieurement à Talde de blanc d’oeuf.Lorsque c’est bien sec, collez une autre petite feuille par-dessus la première, et plus tard, quand celle-ci est bien sèche, une troisième et même une quatrième, selon la solidité que vous voulez obtenir.Le résultat est parfait.Votre récipient peut affronter le feu le .plus violent.Moyen de remédier à un mets brûlé.— Placez immédiatement la casserole sur la pierre à évier et, après avoir mis le couvercle, faites couler dessus un filet d’eau pendant une dizaine de minutes; ensuite, changez de casserole.Vous pouvez servir sans crainte de goût de brûlé.* Ÿ Ÿ La benzine nettoie très bien les papiers peints sans en altérer les couleurs.Servez-vous de préférence d’un chiffon de flanelle pour ce genre de nettoyage auquel aucune tache ne résiste.* * * En été, toute espèce de fromage doit être envcloppeie d’un linge humide.Changez ce linge aussi souvent que possible.Le fromage se garde plus frais ainsi que sous une cloche, encore que l’usage de celle-ci soit à préconiser quand il sent fort.ÿ âF Ajoutez une petite cuillerée de vinaigre à Tenu où cuisent vos pommes de terre.Elles ne noirciront pas ensuite.Les petites vestes d’automne Cintrées à la taille, évasées sur les hanches, les pefites vestes accompagnent des jupes semblables ou différentes — La recherche de l'encolure y met une note personnelle Le succès que remportent les vestes courtes depuis le printemps, n’est pas près de se ralentir, et les ensembles juvéniles qu’elles composent.resteront notre tenue simple.préférée pour l’automne.Quelle variété elles nous offrent! Leurs formes, leurs proportions différentes permettent à chacune de choisir le modèle qui lui sied le mieux.! PETITES AFFICHES 1 L-—.'.'ui.:,.s.'j.1-.—S, — Tarif — TOUTES DEMANDES — Location», malton», chambr»».masaMn».«te.— A vendre.Perdu.Trouvé, etc— 1 aou le mot, minimum 2S »oua.— La même annonce, un mol», remue de 10%.NAISSANCES.DECES.MESSES.REMERCIEMENTS — 50 bour par insertion.CARNET MONDAIN, etc.—*1.00 par insertion.A vendre Par Crépeau & Crépeau, notaire», 1423 rue Visitation, Montréal.Tél.Cherrter 1744.Rue Dandurand: No» 4035 A 4039; maison à 2 étages, troll logement».Rue Rachel, angle Oaacon.Terrain de 50 x 30.deux logements, écurie, remise», etc.Avenue Malo: No» 1534-1838; deux logement», écurie, remise».Rue Nleolet; 2114 à 2120 quatre logements — Boulevard Oouli-, ancien No 1471: 128000 pied» de terrain, (323 pied» de front) en bloc ou par partie».A Laval-des-aptdes: angle Montmorency et Laval: terrain de 96 pied» par 100 Çleds; maison fc 2 étage»; serre, garage, etc.'erraln» vacant» à Longueull; a Ville 8t-Laurent; A Notre-Dame de Grâce; (rue Borden, Cavendish, Côte St-Luo et Rau-dall).Pour détail» et condition», venez noua voir.l.n.o.CHAMBRES A LOUER St-Denia 6980, petite et grande chambre», propres, 4 et 5 piastre» par semaine, dans Famille privée, tranquille, respectable, sans enfants.CAlumet 3033.21-8-31 Harmonium-orgue à vendre 2 cUviers, 18 registres, pédalier moderne, soufflerie électrique; bien bon instrument, convenable pour chapelle ou petite église.S’adresser à A.Dumas, 735a, Avenue Outremont, j.n.o.Position demandée Comptable, expérience consommée, affaires banque, crédit, collection, pour petite industrie, commerce, jour ou soir.Calumet 3033.21-9-31 Les paletots en effet sont seyants à toutes, à condition que leur coupe et leur ligne soient en harmonie avec la silhouette.La mode veut les paletots cintrés à la taille.Sous la ceinture qui souligne celle-ci dans nombre de modèles, aucune ampleur superflue ne doit former de plis qui engonceraient.Pour cela, les coutures des dessous de bras se creusent nettement et s’arrondissent ensuite suivant la pente des hanches.Pour les tailles fines, cela ne suffit pas; des pinces reprennent l’excès d’ampleur.On les répartit seulement dans le dos ou tout autour, sous les découpes, ces pinces se dissimulent aisément.Ailleurs la basque est rapportée au bas du corps du vêtement bien ajusté.Tous ces détails permettent de cintrer la ligne autant qu’on le désire et surtout qu’il sied à la silhouette.N’abusez pas en effet de ce mouvement cintré.Madame, si vous êtes très cambrée et si les hanches sont fortes.Mieux vaut en ce cas, conserver un peu d’aisance à la taille pour atténuer les différences de proportions.Evitez de souligner une taille un peu épaisse par une ceinture.La coupe cintrée rappelant celle du veston est préférable.A moins de les compléter par une écharpe de même tissu ou une cravate de fourrure, les vestes de l’automne seront pourvues de cols.La forme étroite à la nuque qui s’élargit devant en deux grands revers est fort goûtée cette saison.Retenez également le gracieux effet de l’écharpe prolongeant d’heureti-se façon les découpes et s’enroulant à volonté autour du cou.Un peu de fourrure rase, au col et aux manches réchauffera confortablement l’aspect de vos vestes d’automne.__________ MICHF.LLE tX NORMAND {Madame Léo-Pot Desrosle.rs) : Au* tour de la Maison.illtustia-lions de Madame Lionel d» Bellefeuille).Un des plus grand succès de li bratrle du Canada français, ce livre, dont la troisième édition vient de paraître, en est à sou sixième mille.“Livre immortel chef-d’oeuvre du terroir”, ainsi le qualifiait notre poète \lbert Lozcnu à sa piv rution.Rempli d’originalité, de ta tous.les âges.Au comptoir.*1.00: franco.11.05 EATON s Pour le commencement de la saison! 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Gi **tteC PRngitler et Pytlak * .,.Deu*i«ne partie: «nltimore .1002000-«•{iffalo 100045*- La Ligue de Crosse Internationale commence demain soir une semaine imiortante, et il se peut que lundi prochain à pareide date, il y ait de gros changements dans la position des équipes.A l’heure qu’il est, Toronto est premier, Montréal deuxième, et Canadien troisième.Cornwall est dernier et n’a plus aucune chance d’arriver au championnat.Mardi soir, il y a deux parties à l’affichg, le Canadien jouant à Corn-wall, tandis que Montréal reçoit Toronto.Il est admis qu’U faudrait que le Canadien soit bien malchanceux pour nv pas triompher â Cornwall.Seul un excès de confiance pourrait lui jouer un mauvais tour.Et au For Uni, la rencontre des Maple Leafs et des Maroons va fournir une lutte qui promet d’être aussi intéressante que celle de vendredi dernier, alors que Montréal a triomphé de Canadien par la faible marge d’un poinl.Et ce qui va le plus stimuler les Maroons, c’est le fait de savoir que le Canadien a des chances de le rejoindre encore une fois.Car si Montréal est défait et que Canadien dispose de Cornwall, il y aura encore égalité pour la deuxième place.Les gérants des deux clubs vont aligner leur meilleure équipe demain soir au Forum.D’abord, Paddy Brennan croit que Nelson Stewart est assez bien rétabli pour se remettre de la partie.Comme on se le rappelle, le colosse des Maroons a été blessé dans une collision avec Meril Paquette, lors de la dernière visite des Colts au Forum.La joute va aussi opposer les meilleurs compteurs de la Ligue Internationale.Du côté de Montréal on verra Conacher, et Bury devra travailler dur pour le retenir.Kendall sera un autre joueur qui sera suivi de près et il est certain que la défense du Montréal en aura plein les bras contre lui.Samedi soir à Toronto il a compté six points.White, qui est en deuxième place de la Ligue avec 29 points et 14 “assists” ce qui lui fait un total de 43 points est un autre des Maple Leafs qui donnera du fil à retordre à la défense duJ Montréal.On rapporte que la Ville Reine est anxieuse d’obtenir une autre franchise dans la Ligue Internationale.S’il faut en croire les rumeurs qui circulent, la Ligue se composera de huit clubs, l’an prochain.On parle de depx Qlufes pour Montréal, deux poilr Toronto, deux pour New-Y’ork, ua pour * Boston, Chicago, Ottawa fil Hamilton.On se demande qui sera nommé pour diriger la partie de demain soir.Vendredi soir, le président de la Ligue a nommé deux Torontp-niens, et ils se sont gort bien acquittés de leur tâche.Il n’y a rien comme des arbitres neutres dans des parties de cette importance.Lionel Conacher est ambitieux.D’ici à la fin de la saison régulière de la Ligue Internationale, il voudrait compter 100 points, v compris ses "assists”, pour établir un record.Naturellement, ceci n’est pas fait pour bien encourager les joueurs de défenses.Nate Penny, qui est maintenant le “papa” de la Ligue Internationale n'a pas l’air de faiblir.On dirait que plus il vieillit, plus il fait des progrès.Vendredi soir, contre Canadien, il avait l’air d’un des plus jeunes joueurs, surtout lorsqu’il fonçait.Penny est rapide ei rusé comme un renard.Le classement des équipes LIGUE INTERNATIONALE G.P.P.C.Newark 82 60 .577 Baltimore 83 63 .568 Rochester 81 82 .566 Montréal 74 70 .514 Toronto 73 69 .514 Reading 67 75 .472 Jersey City .58 87 .400 Buffalo 56 88 .389 LIGUE AMERICAINE Philadelphie 80 35 .718 Washington 79 51 .592 Newr 5 ork 73 52 .584 U,level and 62 62 5.00 Saini-.îy Ois 53 74 .417 Boston ., 49 74 .398 DetroU 50 76 .397 Chicago 50 76 .397 LIGUE NATIONALE Saint-f/.fuis 84 45 .651 New Vlirk 71 54 .568 Chic* f 71 60 .542 Brook Sir Austen Chamberlain, türfhiler M.Snowden, chancelier de l'EcbiqUlee; Readio».ministre des «Maires étrangères; 6' Neville Chamberlain, ministre de la santé; 7) srr Herbert crétaire dés affaires intérieures; 8) M.|.H.Thomas, secretaire pour les Dominion» et les colonie».Les autre* membres qui n'apparaissent pas lu'* c#ttc pHotofrapHie sont M, Ranviay MacDonald, lord Santuv* Haut chancflitrl Stanley Baldwin» président du Conseil, et sir Philippe Cunlifte-Uster, présljeftr du Board df Trade "'W .1 * i frueboU assurent les services réguliers inaugurés par Cunard en 1840.Départs fréquents dt Montréal et New-York à destination des ports Européens.* Prix de passage et OA ^ retour à partir de f.Cl2 CUNARD ANCHOR-DONALDSON IMF Avis légal Province de Queoec, District de Montréal No B-85084 Cour Supérieuta , LUraiNO OASPARE CHU8KP4*S > aviateur et ancien commandant l'Amée Ttallenne, demeurant 4 Mont dans le Royaume d'Italie, 9*.vs OEOROE8 WASHINGTON __________ Cité et District de Montréal, «a lit* de légataire universel en.tisu seul exécuteur de la succession , Marguerite Clair* Stephens, demeurant, de la CU* et le District di son vivant dans Montréal, et Défendeur, THE CANADIAN SOCIETY FOR THE PREVENTION OF CRUELTY TO ANIMALS corps politique et Incorporé •ayant «on bureau cnel aux Cité et District de Montréal: MARGUERITE F.W WILSON et JOHN W: WILSON d'Ascot.Angleterre; DAMH BRENDA EATON, épouse de Seaforth MacNab et ledit SEAFORTH MacNAB.tous les deux de» Cité et District de Montréal; DAME MARGUERITE STEARNS; DAME ETHEL McDOUOALL, *P°use
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